[EK] - Un dernier espoir
Page 1 sur 1 • Partager •
[EK] - Un dernier espoir
[EK] - Un dernier espoir
Iki ouvrit la paume de ses mains et son regard aiguisé décrit les lignes que formaient sa peau bronzée. Il ne comprenait pas ce sentiment de réconfort que les gens éprouvaient face à cette vision. Certains voyaient quelque chose de divin, d'autres dictaient leur vie par la simple longueur de leurs traits. Malgré son ressentiment à l'admettre, Iki convenait que cela rendait les gens plus humains qu'ils ne l'étaient par leur simple conception. Et que les croyances inutiles, que les règles sommaires mais heureuses, les rendaient heureux. Pourtant le shinobi ne s'était jamais retrouvé dans ces contes là. Il ne croyait pas aux divinités, il ne croyait pas non plus au destin. Toutes ces choses lui paraissaient si lointaines, comme des étoiles dont tous, d'une accord tacite et implicite, s'accordaient à dire qu'il ne s'agissait pas d'une peinture foncée sur laquelle on avait collée des dizaines de milliers d'autocollants réfléchissants, mais bien des entités vivantes, quelque part au plus profond de l'univers. Néanmoins, les étoiles envolaient les esprits des hommes. Il existait ainsi tout un tas d'histoires sur ces choses-là, des plus farfelues aux plus poussées. La conclusion pourtant, était similaire à chaque fois. Il s'agissait d'étoiles...
La peur de ne pas comprendre n'était pas la plus terrible de toutes. L'ignorance en était une autre, bien plus cruelle. Iki se faisait violence en refoulant sa propre mémoire. Dans les plus profondes lignes de son âme il redoutait ce qu'il y trouverait. Ou ce qu'il n'y trouverait pas. Il se savait différent, même s'il trouvait ce concept tout aussi stupide. Quelque chose lui manquait et il ne savait pas encore ce que c'était exactement. Ce qui le rendait si agressif, impulsif. Iki n'avait jamais eu de définition de la société. On ne lui avait jamais expliqué ce qu'il fallait, ou ne fallait pas faire. Les grands principes du monde moderne lui échappait comme un vulgaire savon échappe à des mains humides. Mais quelque part, il savait qu'il n'avait rien de bon à en tirer. Jamais il n'avait mis en doute les manipulations d'Okugane. Il ne lui faisait pas peur. Il regardait les hommes avec cet œil étrange, qui décrit le monde comme si on en avait déjà fait la description.
Un jour, un médecin lui avait demandé si l'absence de parents était un fardeau. Si ce flou noir et blanc qui hantait son âme et qui barrait toute approche de la vérité sur ses cinq premières années, le gênait dans sa progression, dans sa vision du monde et dans sa qualité à l'aborder. Impassible, il avait hoché négativement de la tête et s'était tu, comme à chaque fois. C'était marqué ainsi, dans son dossier. Mais Iki doutait encore de cela. De cette facilité à mentir ou à cacher la vérité. A dire un "non" silencieux de la tête à un homme qui tente, tant bien que mal, de lire les lignes de sa vie jusqu'aux plus profondes cavités de son être. Iki était vide. Un puits sans véritable fin. Dans ces conditions, être orphelin ne signifie pas grand chose. Orphelin de qui ? Orphelin de quoi ? De la providence et de sa marmaille étouffante ? Contrairement aux enfants qui perdaient leurs parents en âge de conscience, Iki n'avait plus aucun souvenir des séquences traumatisantes qui composaient son enfance. Effectivement, avec un bien fou il se libérait de ce fardeau qui paraissait peser tant et tant aux autres gosses de son âge, qui refoulaient toute sorte de choses lorsque leur âme n'avait plus prise sur eux.
Ils tombaient dans le néant. Comme lui. C'était peut-être bien ça qui rendait le paradoxe si fort. Il regardait ses mains mais ne trouvait aucune différence à celles des autres. Il avait les mêmes yeux, la même bouche, et ces facultés au combat - en dehors de cette fâcheuse tendance à extraire ses os de son propre corps pour jouer avec - n'étaient pas du à un organisme avantagé. Il travaillait dur chaque jour pour jouir de ce plaisir-là. Parfois il aurait aimé crier, damner et réclamer vengeance. Parce qu'on ne perd pas ses deux parents inopinément.
Il n'avait personne sur qui s'effondrer. Alors il s'effondrerait sur tout le monde.
L'idée qu'il pleuve sur Konoha lui plut. Curieusement, il ne s'en étonna pas. Ce soleil radieux, cette chaleur accablante et l'ombre sèche et aride qui l'entourait à longueur de journée ; tout paraissait l'assaillir. Il se contentait de la fraicheur de la pluie, de son rythme rapide lorsqu'il glissait sur le sol et de son contact froid et liquide sur sa peau découverte de vêtements. Il avait remonté ses manches et laissé sa capuche en arrière afin qu'il goutte chacune des gouttes qui lècherait son épiderme. Seul son masque couvrait son visage, dans la plus grande des déceptions. Les pavés glissants, les flaques imperturbables et les ruisseaux qui s'écoulaient jusqu'aux égouts, parfois remplis de déchets, ce décor n'était pas neutre et comme une véritable douche, il lavait le village de ses immondices. L'orgueil, la fierté de Konoha était balayé par un temps capricieux. Pour cette simple raison, il sourit et profita de chaque seconde de cet instant en espérant qu'il s'éternise à jamais.
Hizu gisait sur le pas de sa porte. Il clignota des yeux, étonné, puis lâcha un bref sourire amusé. Lorsqu’elle perçut le rire presque silencieux du shinobi elle releva doucement la tête et jeta un regard compréhensif sur lui. Chaque morceau de tissu qu’elle portait - et elle n’en portait pas beaucoup - était tant mouillé que les gouttes perlaient sur la peau de la jeune femme. L’onde glissait sur ses cheveux imbibés et tombait le long de ses pointes sur ses hanches pliées à même le sol. Elle attendait là depuis le début de l’orage. Iki se souvenait l’avoir lâché alors qu’il rejoignait les bureaux de son supérieur. Puis les nuages étaient montés haut dans le ciel et la tempête avait commencé son petit jeu processionnel. Elle l'avait attendu, en vérité. Ici, devant le pas de sa porte. Il aurait du lire dans son regard un signe de colère, ou même de déception. Mais il ne remarqua rien d'autre que le perpétuel bonheur de revoir son visage. Hizu était ainsi, débordante d'une générosité qu'elle aimait abreuver de superlatifs afin qu'elle dépasse les bornes de la crédibilité, mais il n'en était rien. Lentement elle se leva. Coincée entre Iki et la porte d'entrée, ses hanches glissaient doucement sur le bois alors que son nez caressait avec délicatesse les abdominaux du chuunin, jusqu'à faire face à son visage, dégoulinant d'une eau pure.
D'un signe de la tête, il s'excusa. Elle sourit naïvement et plaça ses deux bras autour de son cou. Elle savait que le chuunin n'aimerait pas longtemps ce petit jeu et qu'il la délogerait très rapidement. C'était ainsi qu'ils procédaient. Pourtant Iki ne bougea pas. Il laissait les gouttes perler le silence de leur note de velours et ses yeux se concentrer sur le regard amusé de la jeune femme. Quelque chose en elle le buvait. Ce n'était ni nouveau, ni vraiment vieux. Mais l'intensité de son regard avait changé. Au plus profond de ses pupilles, il lisait le chaos qui les encerclait. Et soudaine, la peur l'envahit. Elle pénétra jusqu'à sa moelle et retourna son estomac. Une boule montait le long de sa gorge avec une désagréable sensation d'être piqué par chaque pore de sa peau. Hizu arrêta de sourire lorsqu'elle remarqua qu'Iki n'avait jamais exprimé autant de bonheur. Physiquement. Son sourire, humain et chaleureux. Ses deux mains qui s'étaient posées discrètement et avec une tendresse inconnue sur ses hanches. Ses yeux, dont la flamme ne cessait de la brûler. Lentement, ils laissèrent tomber le masque blanc qui cachait leur visage, sans la moindre hésitation.
Étrangement, il l'embrassa en premier. Surprise, elle ne répondit pas et colla simplement son front contre le sien. Elle cligna nerveusement des yeux et passa sa langue sur ses lèvres, comme pour gouter le parfum d'une sucrerie sur laquelle elle n'aurait pu déposer qu'un baiser. Puis sa main passa derrière la nuque du shinobi et celles d'Iki remontèrent le long de l'échine qui creusait le milieu de son dos. La pluie ne s'arrêta pas. Elle les entourait d'une couverture d'insouciance qui peignait le tableau d'une couleur solennelle mais inhabituelle.
Elle s'était trompée. Il avait un gout encore meilleur que ceux qu'elle n'avait jamais pu imaginer dans le plus splendide de tous ses rêves...
***
Iki passa une main dans ses cheveux. Délaissant ses mèches noires, il ferma sa ceinture et craqua une allumette. La cigarette qu'il tenait dans la bouche s'alluma rapidement, dégageant une gerbe de fumée grisâtre. L'air abattu, il se dirigea vers le robinet et posa doucement le tube blanc sur le rebord du comptoir. L'eau plongea entre ses deux mains fermées, qui formaient une petite cuvette, puis, dans un mouvement sec, éclaboussa son visage déjà humidifié par la pluie et la sueur. Il revint vers le matelas posé à même le sol dans un coin de la grande pièce principale et s'y assis, un pantalon couvrant ses jambes et une chaîne fléchissant son cou. Sa cigarette se posa doucement entre ses deux lèvres et Iki put alors s'appuyer sur ses coudes. Deux mains l'entourèrent, sorties de l'ombre qui régnait, au dehors, et à l'intérieur même du bâtiment. Ils restèrent ainsi durant de longues minutes, jusqu'à ce que quelqu'un dérange leur ébats. Les trois coups sur la porte étaient réguliers et distinctement frappés.
[Hizu] - Tu attends quelqu'un ?
Iki se leva et expira un nuage opaque de fumée. D'un hochement de la tête, il acquiesça . Rapidement il enfila une chemise et laça son armure. Hizu le regardait d'un air étonné, comme perdue.
[Iki] - C'est pour le travail, je dois vraiment y aller. Il se pencha vers elle et déposa un baiser sur son front. Son regard resta bloqué quelques secondes sur son visage et sur son corps nu qu'il devinait facilement sous la finesse du drap. Un sourire amoureux dessina son visage. Et met ton masque. S'il te plait.
D'un pas vif il se dirigea vers la porte et l'ouvrit en trombe. Il tira rapidement sur sa clope et en expirant une fin cheminée de fumée sur le visiteur, il arbora un fin sourire satisfait. Comme une nouvelle victoire qui se dirigeait à l'horizon. Une victoire qui couterait cher à certaines personnes mais qui le sauverait certainement de nombreux maux. Etrangement, le Namikaze pensait à l'avenir. Dehors, le temps cédait à la panique, mais le chuunin ne s'était jamais senti aussi serein. Un doux fluide froid contrôlait chacune de ses décisions de sorte qu'elles s'emboitent parfaitement. Bientôt, il en était certain, son monde changerait.
Il grandirait.
***
- MJ's : Iki Namikaze
- Descriptif : Il s'avère qu'un antivirus a été rapidement mis au point. Cependant, il va falloir aller le chercher dans un dépôt, en banlieue de Konoha. Révéler une telle information pourrait largement nuire au maintient du calme dans la ville, et puis, qui sait, quelques bandes s'organisent ça et là, profitant de la pluie, du ciel noir et du chaos qui règne dans le village...
- Situation : Vous recevez un mot d'urgence qui vous ordonne de vous rendre à une adresse dans les Quartiers Populaire. Le papier est signé par le Haut Conseil. Le point de rendez-vous n'est autre que l'appartement d'un chuunin, Iki Namikaze, qui demande votre aide.

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

-

Nombre de messages: 2924
Age: 19
Réputation: 11
Date d'inscription: 29/01/2009
Feuille de personnage
Expérience:


(141/300)
Réputation:
Etat:
Re: [EK] - Un dernier espoir
Un temps pourri.
Tels étaient les premiers mots qui vinrent à l'esprit de Sakray, alors qu'il arpentait les rues du Village Caché de la Feuille, comme à son habitude depuis quelques temps. Il pleuvait dru, les rares habitants qu'il croisait essayaient de se réfugier du mieux qu'ils le pouvaient, courant en rasant les murs, leur veste sur la tête dans une vaine tentative de se protéger de la pluie.
D'un côté, l'élément "principal" du village étant le feu, peut-être que ces mêmes habitants avaient développés une gêne vis-à-vis de l'eau, et cherchaient à s'en protéger lorsqu'ils le pouvaient. C'était fuir un ennemi.
Et fuir un ennemi, c'est lâche.
Les quelques gouttes d'eau qui perlaient sur son visage lui rappelèrent les divers entraînements qu'il avait effectué tout au long de sa vie : combat en conditions extrêmes, combat lorsqu'entravé par l'eau, combat dans une tempête de sable,...
Seulement à Suna, les possibilités étaient limitées. Aussi, il était logique qu'il excellait dans cette dernière catégorie, et qu'il savait plus que correctement se défendre alors que ses vêtements sont gorgés d'eau, et qu'il se trouvait dans un climat caractérisé par de fortes chaleurs. Il n'avait que trop peu pratiqué le combat en altitude, son voyage à Kumo ayant été extrêmement bref.
Au bout d'un moment, il se rendit compte de quelque chose : les rues étaient totalement désertes. Les habitants de Konoha étaient si effrayés que cela par la pluie ? Marcher en étant seul ne l'amusait guère, il se mit à rentrer vers son lieu de vie, afin de s'y entraîner. Il connaissait toute sortes d'exercices aussi variés les uns que les autres, ainsi, quelque soit l'espace dont il disposait, il était en mesure de progresser.
Il avait appris que l'on pouvait donner certaines propriétés à son chakra, comme par exemple, lors d'un coup de poing dans lequel on a emmagasiné du chakra, ce dernier brûlait la victime au point d'impact. En fait, il s'agissait d'une technique, mais le principe lui plaisait, il y avait sûrement moyen de s'en inspirer pour arriver à quelque chose d'encore plus dévastateur.
Il ne se rendit pas compte que, lorsqu'il arriva "chez lui", que là encore il n'y avait personne. Tant mieux, d'un côté, personne ne viendrait le déranger. Il déposa Tartanos, qui cette fois avait une apparence de sabre traditionnel chinois, contre le mur, et se mit en position, debout, les jambes légèrement écartées, les bras le long du corps, à une dizaine de centimètres d'écart avec celui-ci.
Il avait opté pour perfectionner encore plus sa technique de l'ouverture des Verroux Psychiques. Après l'avoir apprise, il ne l'avait que peu pratiquée, et il ne pouvait pas l'exploiter à son plein potentiel, ni ouvrir les Verroux instantanément. Il avait besoin d'un petit temps de préparation, dont il ne disposerait pas en plein combat.
Il se remémora les paroles de celui qui lui avait enseigné cette technique, bien qu'il ne se rappelait plus de son nom. Comment faire circuler le chakra, le sentir, se représenter mentalement les portes dans le corps, visualiser la circulation du chakra, le sentir passer dans les méridiens,...Il lui avait fallu un certain temps pour ne serait-ce qu'arriver à sentir son énergie circuler dans son corps, et ce fut infime. Mais il avait travaillé cet exercice pendant des jours, afin de réussir à maîtriser l'ouverture de la première porte.
[Sakray]*Je me rappèle avoir utilisé une image pour sentir cela, mais impossible de me souvenir laquelle.*
[Tartanos]*Un léger ruisseau qui suit son court, et qui grossit au fur-et-à-mesure du temps, avant de déborder et d'inonder les alentours, tel ta force explosant une fois que la porte est forcée.*
Aussi, il se décontracta entièrement, tout ses muscles ne fonctionnant qu'au minimum requis pour lui permettre de se tenir debout. Il respira un grand coup, et fit le vide le plus complet dans son esprit torturé. Seule la pluie se faisant entendre, martelant les carreaux de la chambre. En fait, le bruit était utile pour le Chunnin, car cela lui permettait de mieux se représenter ce ruisseau.
Première étape, se représenter un cours d'eau. Etant allé à Kiri, il en avait vu plus d'un, la tâche ne lui serait donc pas trop difficile, peut-être à part le fait d'imaginer que l'eau rebondit contre les rochers. Dans le noir le plus complet de son esprit, un ruisseau commençait à s'écouler, lentement, sans trop d'accrocs, mais il était plutôt fluide, pas trop agité.
Deuxième étape, transformer ce ruisseau en une sorte de cascade qui s'écoulerait dans tout son corps, sans se représenter ce dernier. Lui donner le circuit que suit le chakra, le visualiser encore un peu s'écouler sans un bruit...
Troisième étape, intégrer cette mini-cascade à un corps humain, et visualiser le tout avant l'étape finale : intensifier le courant de la cascade, jusqu'à ce qu'il soit tellement puissant qu'il en force la première porte.
Sakray resta quelques instants à se représenter mentalement tout cet engrenage. Il avait volontairement pris son temps pour bien se remémorer et assimiler la façon de faire, afin de pouvoir la perfectionner ultérieurement. Une fois qu'il se sentit prêt, il se concentra afin de faire affluer "l'eau" jusqu'au point de chute -la porte-, et se représenta cet afflux massif, qui ne tarderait à se faire sentir. Il commençait déjà à se rendre compte qu'il ressentait le chakra circuler en lui, comme si on lui pressait légèrement le corps le long des méridiens.
Le moment était venu d'ouvrir la première porte. Il se représentait parfaitement l'arrivée massive de "l'eau" à la "cascade", et une fois que celle-ci y sera, il devrait une nouvelle fois sentir sa force décuplée comme jamais, avant de commencer à ressentir au bout de quelques minutes une fatigue grandissante, aspirant lentement sa vie hors de son corps, très lentement...
...comme une douce agonie.
*TOC TOC*
[Sakray]*Que ?!*
Le fait d'avoir été dérangé alors qu'il était proche d'atteindre le but final de son entraînement le plongea dans un état de colère avancé. Aussi il tourna la tête en direction de la porte, et d'un geste du bras y lança son grappin, qui s'y fixa profondément, avant que 3 crochets ne s'en déploient pour une meilleure prise. Il tira si fort qu'il arracha la porte de ses gonds, prêt à étriper le saugrenu qui aurait eu la merveilleuse idée de le déranger.
[Sakray]"...personne ?"
[Tartanos]*Peut-être pas, regarde à tes pieds.*
Il baissa les yeux, et aperçu un petit bout de papier entre les morceaux de bois qui avaient été arrachés de la porte. Il rangea son grappin, et ramassa le mot. Un premier coup d'oeil l'informa qu'il avait été rédigé à la hâte. Néanmoins, le tampon dont il faisait mention ne luit était pas inconnu. Il s'agissait en effet du sceau du Haut Conseil de Konoha.
Le Sunéen le lut attentivement, et le replia avant de le ranger dans son kimono. Il attrapa Tartanos, rangea l'épée également à l'intérieur de son haut, et sortit. Il n'avait semblerait-il pas de temps à perdre, et, grâce à ses divagations dans les rues de la ville lorsqu'il ne faisait rien, il pensait pouvoir facilement trouver le lieu qui lui était indiqué.
[Tartanos]*De quoi s'agit-il ?*
[Sakray]*Une urgence, d'après ce qui est écrit. Un Chunnin résidant dans le Quartier Populaire, du nom d'Iki Namikaze, demande mon aide.
Comment, où, et pourquoi, je n'en sais rien.*
[Sakray]"Je sens que finalement je n'aurai pas été dérangé pour rien."
Après un court trajet rapidement parcouru, il arriva devant l'adresse indiquée. Après vérification, il était bien au bon endroit. Il se plaça devant la porte, et frappa.
Trois fois.
Un homme avec un visage plus ou moins caché par une sorte de casquette et une veste à col remontant sortit presque immédiatement, une cigarette à la bouche. Il avait un nez pointu et un regard à la fois sévère et fatigué, las. Il recracha un jet de fumée sur le visage de Sakray, qui ne broncha pas malgré l'odeur peu agréable qui s'infiltra dans ses narines et titilla son odorat.
[Sakray]"Namikaze Iki, je suppose.
J'ai deux questions : pourquoi avoir requis ma présence, et auriez-vous un masque ? Je n'en ai pas à mon lieu de vie, et je n'ai pas eu le temps d'en prendre un."
Tels étaient les premiers mots qui vinrent à l'esprit de Sakray, alors qu'il arpentait les rues du Village Caché de la Feuille, comme à son habitude depuis quelques temps. Il pleuvait dru, les rares habitants qu'il croisait essayaient de se réfugier du mieux qu'ils le pouvaient, courant en rasant les murs, leur veste sur la tête dans une vaine tentative de se protéger de la pluie.
D'un côté, l'élément "principal" du village étant le feu, peut-être que ces mêmes habitants avaient développés une gêne vis-à-vis de l'eau, et cherchaient à s'en protéger lorsqu'ils le pouvaient. C'était fuir un ennemi.
Et fuir un ennemi, c'est lâche.
Les quelques gouttes d'eau qui perlaient sur son visage lui rappelèrent les divers entraînements qu'il avait effectué tout au long de sa vie : combat en conditions extrêmes, combat lorsqu'entravé par l'eau, combat dans une tempête de sable,...
Seulement à Suna, les possibilités étaient limitées. Aussi, il était logique qu'il excellait dans cette dernière catégorie, et qu'il savait plus que correctement se défendre alors que ses vêtements sont gorgés d'eau, et qu'il se trouvait dans un climat caractérisé par de fortes chaleurs. Il n'avait que trop peu pratiqué le combat en altitude, son voyage à Kumo ayant été extrêmement bref.
Au bout d'un moment, il se rendit compte de quelque chose : les rues étaient totalement désertes. Les habitants de Konoha étaient si effrayés que cela par la pluie ? Marcher en étant seul ne l'amusait guère, il se mit à rentrer vers son lieu de vie, afin de s'y entraîner. Il connaissait toute sortes d'exercices aussi variés les uns que les autres, ainsi, quelque soit l'espace dont il disposait, il était en mesure de progresser.
Il avait appris que l'on pouvait donner certaines propriétés à son chakra, comme par exemple, lors d'un coup de poing dans lequel on a emmagasiné du chakra, ce dernier brûlait la victime au point d'impact. En fait, il s'agissait d'une technique, mais le principe lui plaisait, il y avait sûrement moyen de s'en inspirer pour arriver à quelque chose d'encore plus dévastateur.
Il ne se rendit pas compte que, lorsqu'il arriva "chez lui", que là encore il n'y avait personne. Tant mieux, d'un côté, personne ne viendrait le déranger. Il déposa Tartanos, qui cette fois avait une apparence de sabre traditionnel chinois, contre le mur, et se mit en position, debout, les jambes légèrement écartées, les bras le long du corps, à une dizaine de centimètres d'écart avec celui-ci.
Il avait opté pour perfectionner encore plus sa technique de l'ouverture des Verroux Psychiques. Après l'avoir apprise, il ne l'avait que peu pratiquée, et il ne pouvait pas l'exploiter à son plein potentiel, ni ouvrir les Verroux instantanément. Il avait besoin d'un petit temps de préparation, dont il ne disposerait pas en plein combat.
Il se remémora les paroles de celui qui lui avait enseigné cette technique, bien qu'il ne se rappelait plus de son nom. Comment faire circuler le chakra, le sentir, se représenter mentalement les portes dans le corps, visualiser la circulation du chakra, le sentir passer dans les méridiens,...Il lui avait fallu un certain temps pour ne serait-ce qu'arriver à sentir son énergie circuler dans son corps, et ce fut infime. Mais il avait travaillé cet exercice pendant des jours, afin de réussir à maîtriser l'ouverture de la première porte.
[Sakray]*Je me rappèle avoir utilisé une image pour sentir cela, mais impossible de me souvenir laquelle.*
[Tartanos]*Un léger ruisseau qui suit son court, et qui grossit au fur-et-à-mesure du temps, avant de déborder et d'inonder les alentours, tel ta force explosant une fois que la porte est forcée.*
Aussi, il se décontracta entièrement, tout ses muscles ne fonctionnant qu'au minimum requis pour lui permettre de se tenir debout. Il respira un grand coup, et fit le vide le plus complet dans son esprit torturé. Seule la pluie se faisant entendre, martelant les carreaux de la chambre. En fait, le bruit était utile pour le Chunnin, car cela lui permettait de mieux se représenter ce ruisseau.
Première étape, se représenter un cours d'eau. Etant allé à Kiri, il en avait vu plus d'un, la tâche ne lui serait donc pas trop difficile, peut-être à part le fait d'imaginer que l'eau rebondit contre les rochers. Dans le noir le plus complet de son esprit, un ruisseau commençait à s'écouler, lentement, sans trop d'accrocs, mais il était plutôt fluide, pas trop agité.
Deuxième étape, transformer ce ruisseau en une sorte de cascade qui s'écoulerait dans tout son corps, sans se représenter ce dernier. Lui donner le circuit que suit le chakra, le visualiser encore un peu s'écouler sans un bruit...
Troisième étape, intégrer cette mini-cascade à un corps humain, et visualiser le tout avant l'étape finale : intensifier le courant de la cascade, jusqu'à ce qu'il soit tellement puissant qu'il en force la première porte.
Sakray resta quelques instants à se représenter mentalement tout cet engrenage. Il avait volontairement pris son temps pour bien se remémorer et assimiler la façon de faire, afin de pouvoir la perfectionner ultérieurement. Une fois qu'il se sentit prêt, il se concentra afin de faire affluer "l'eau" jusqu'au point de chute -la porte-, et se représenta cet afflux massif, qui ne tarderait à se faire sentir. Il commençait déjà à se rendre compte qu'il ressentait le chakra circuler en lui, comme si on lui pressait légèrement le corps le long des méridiens.
Le moment était venu d'ouvrir la première porte. Il se représentait parfaitement l'arrivée massive de "l'eau" à la "cascade", et une fois que celle-ci y sera, il devrait une nouvelle fois sentir sa force décuplée comme jamais, avant de commencer à ressentir au bout de quelques minutes une fatigue grandissante, aspirant lentement sa vie hors de son corps, très lentement...
...comme une douce agonie.
*TOC TOC*
[Sakray]*Que ?!*
Le fait d'avoir été dérangé alors qu'il était proche d'atteindre le but final de son entraînement le plongea dans un état de colère avancé. Aussi il tourna la tête en direction de la porte, et d'un geste du bras y lança son grappin, qui s'y fixa profondément, avant que 3 crochets ne s'en déploient pour une meilleure prise. Il tira si fort qu'il arracha la porte de ses gonds, prêt à étriper le saugrenu qui aurait eu la merveilleuse idée de le déranger.
[Sakray]"...personne ?"
[Tartanos]*Peut-être pas, regarde à tes pieds.*
Il baissa les yeux, et aperçu un petit bout de papier entre les morceaux de bois qui avaient été arrachés de la porte. Il rangea son grappin, et ramassa le mot. Un premier coup d'oeil l'informa qu'il avait été rédigé à la hâte. Néanmoins, le tampon dont il faisait mention ne luit était pas inconnu. Il s'agissait en effet du sceau du Haut Conseil de Konoha.
Le Sunéen le lut attentivement, et le replia avant de le ranger dans son kimono. Il attrapa Tartanos, rangea l'épée également à l'intérieur de son haut, et sortit. Il n'avait semblerait-il pas de temps à perdre, et, grâce à ses divagations dans les rues de la ville lorsqu'il ne faisait rien, il pensait pouvoir facilement trouver le lieu qui lui était indiqué.
[Tartanos]*De quoi s'agit-il ?*
[Sakray]*Une urgence, d'après ce qui est écrit. Un Chunnin résidant dans le Quartier Populaire, du nom d'Iki Namikaze, demande mon aide.
Comment, où, et pourquoi, je n'en sais rien.*
[Sakray]"Je sens que finalement je n'aurai pas été dérangé pour rien."
Après un court trajet rapidement parcouru, il arriva devant l'adresse indiquée. Après vérification, il était bien au bon endroit. Il se plaça devant la porte, et frappa.
Trois fois.
Un homme avec un visage plus ou moins caché par une sorte de casquette et une veste à col remontant sortit presque immédiatement, une cigarette à la bouche. Il avait un nez pointu et un regard à la fois sévère et fatigué, las. Il recracha un jet de fumée sur le visage de Sakray, qui ne broncha pas malgré l'odeur peu agréable qui s'infiltra dans ses narines et titilla son odorat.
[Sakray]"Namikaze Iki, je suppose.
J'ai deux questions : pourquoi avoir requis ma présence, et auriez-vous un masque ? Je n'en ai pas à mon lieu de vie, et je n'ai pas eu le temps d'en prendre un."
_________________
T'as pas envie d'aller jouer au frisbee sur l'autoroute, pelle à merde ?
Mêle-toi de ton business !


Sakray- Chuunin de Suna

-

Nombre de messages: 1590
Age: 18
Réputation: 16
Date d'inscription: 12/11/2005
Feuille de personnage
Expérience:


(156/140)
Réputation:
Etat:
Re: [EK] - Un dernier espoir
De nombreuses légendes peuplent le monde. Parfois tendres et naïvement belles, parfois cruelles et d’une violence sans nom, les légendes avaient ça de bien qu’elles n’existaient pas toujours, mais qu’au plus profond de l’imagination des hommes, elles vivaient, incandescentes. Et scintillantes de milles feux. Suna n’était pas vraiment une légende. Mais de ce qu’on en racontait, il y avait autant d’inventions que de faits réels, ce qui faisait de sa chute, un véritable mystère.
De la bouche des anciens, le village fut embourbé dans une démence politique. Les rumeurs d’un démon qui se serait accaparer le désert et qui rongerait sa base, creusant à même le sable, défonçant ses moindres fortifications et avalant nomades et caravanes qui s’aventuraient sur les hautes dunes ventées du désert continu qui gondolait le pays. Le gros ver de terre se serait affalé sur le visage et dans un âpre combat contre le fruit de la nature, les hommes auraient finalement perdu ce qui faisait de leurs armes un véritable danger ; l’espoir. Suna aurait ainsi été englouti. Comme un vulgaire verre de lait.
Iki ne croyait pas aux balivernes des hommes aux nez rouges, ceux qui se targuaient de comprendre le monde et d’en connaître la moindre parcelle, narrant ses histoires avec un accablant excès de détails et de dérives dans toutes les auberges de tous les pays. Le chuunin avait un certain complexe avec ce qu’on appelait les légendes, et aussi réelles soient-elles, il constatait que la plupart du temps, elles n’étaient que de brefs raccourcis de la réalité. Une réalité tronquée. La vérité sur les légendes, Kawazi le lui avait appris. Faire la part des choses entre ce que l’esprit humain saoul invente et ce qui en était réellement n’était pas une chose aisée. Mais réussir un tel pari permettait de comprendre toute l’immensité de la chose. Et qu’une légende grossie par la narration, reste une légende assez grosse pour qu’on ne l’oublie pas au travers d’un ou deux verres d’une bonne liqueur.
Paradoxalement, le shinobi n’avait entendu aucune histoire agréable au sujet de Suna. Pas de fin heureuse ni de dénouement charmeur. La chute était agressive, aussi abusive soit-elle, et les adjectifs que l’on employait pour la décrire apparaissaient rarement dans les contes pour enfants. Quelle que soit la vérité et l’invention dans les propos à l’égard du village caché, sa disparition de la carte du monde restait un mystère que personne n’avait encore envie de surmonter. Personne de conscient. Si la vérité était à la hauteur de ce que l’on en faisait – et elle l’était la plupart du temps – alors Iki n’aimerait pas savoir ce qui provoqua cette déchéance.
Durant quelques secondes, le shinobi regretta d’avoir fait appel à un tel shinobi. Il avait noté sa présence dans l’un des rapports sur le tournoi chuunin qui avait animé Konoha d’une façon un peu particulière et s’était donc empressé de le contacter. Un chuunin, de quelque village qu’il soit, restait un élément important. Un élément sur qui l’on pouvait compter. Lorsqu’il ouvrit la porte et qu’il dévisagea le bonhomme en question, il se demanda si c’était vraiment le cas.
Sakray avait cet étrange phrasé dans le creux de sa voix. C’était un homme plutôt puissant qui soupesait une lourde épée à ses côtés. Mais le discours qu’il lui tenait paraissait dénué d’un quelconque sens, comme d’un autre temps. Les mots qu’il employait, l’intonation des syllabes et les mouvements de ses lèvres lorsqu’elles s’exprimaient lui semblaient dénaturé. Comme une mauvaise comédie dramatique. Iki sourit mentalement. « Mais bien sûr, ô joie, ô désespoir, je m’en vais vaquer dans ma demeure à trouver une quelconque protection pour votre magnifique organe orateur. »
[Iki] – Je me demande laquelle de tes questions est la plus importante. Celle qui me demande pourquoi tu as marché pendant dix minutes jusqu’ici, ou celle qui va te sauver la vie ? …
Il soupira. On n’avait pas idée de traverser Konoha le nez et la bouche libre, comme une petite fille sans protection dans un village noir et refermé sur lui-même. Il tira sur sa cigarette à travers son masque et pénétra dans son appartement. Il en ressortit quelques secondes plus tard un masque de tissu blanc à la main.
[Iki] – Tiens. Evite de l’oublier la prochaine fois.
Il n’y aura peut-être pas de prochaine fois pour toi bonhomme.
[Iki] – Un virus se propage dans Konoha.
La phrase ainsi lancée, paraissait dramatique tragique. Mais on n’allait peut-être pas tous mourir, pensa-t-il en souriant mentalement.
[Iki] – J’ai besoin de toi pour aller chercher… Il réfléchit quelques secondes, puis sourit sous son masque. Pour aller chercher quelques colis dans un entrepôt en banlieue du village. Rien de bien compliqué.
Iki préféra omettre une petite partie de la vérité. Cette partie qui ferait remarquer au chuunin de Suna combien la situation du village paraissait catastrophique. Iki ne portait pas Konoha dans son coeur. Pas beaucoup plus qu’une partie du village lui-même en tout cas. Mais il n’était pas assez fou pour montrer à un shinobi étranger la faiblesse de leur organisation. D’ailleurs, Iki se rendait compte qu’en agissant ainsi, il sauvait la vie d’Okugane. Une infime partie de sa vie, certes, mais quelque part il lui rendait service.
[Iki] – Si tu n’as pas de question, nous pouvons y aller.
[Si tu as des questions, n'hésite pas à les poser, on n'est pas pressé ^^]
De la bouche des anciens, le village fut embourbé dans une démence politique. Les rumeurs d’un démon qui se serait accaparer le désert et qui rongerait sa base, creusant à même le sable, défonçant ses moindres fortifications et avalant nomades et caravanes qui s’aventuraient sur les hautes dunes ventées du désert continu qui gondolait le pays. Le gros ver de terre se serait affalé sur le visage et dans un âpre combat contre le fruit de la nature, les hommes auraient finalement perdu ce qui faisait de leurs armes un véritable danger ; l’espoir. Suna aurait ainsi été englouti. Comme un vulgaire verre de lait.
Iki ne croyait pas aux balivernes des hommes aux nez rouges, ceux qui se targuaient de comprendre le monde et d’en connaître la moindre parcelle, narrant ses histoires avec un accablant excès de détails et de dérives dans toutes les auberges de tous les pays. Le chuunin avait un certain complexe avec ce qu’on appelait les légendes, et aussi réelles soient-elles, il constatait que la plupart du temps, elles n’étaient que de brefs raccourcis de la réalité. Une réalité tronquée. La vérité sur les légendes, Kawazi le lui avait appris. Faire la part des choses entre ce que l’esprit humain saoul invente et ce qui en était réellement n’était pas une chose aisée. Mais réussir un tel pari permettait de comprendre toute l’immensité de la chose. Et qu’une légende grossie par la narration, reste une légende assez grosse pour qu’on ne l’oublie pas au travers d’un ou deux verres d’une bonne liqueur.
Paradoxalement, le shinobi n’avait entendu aucune histoire agréable au sujet de Suna. Pas de fin heureuse ni de dénouement charmeur. La chute était agressive, aussi abusive soit-elle, et les adjectifs que l’on employait pour la décrire apparaissaient rarement dans les contes pour enfants. Quelle que soit la vérité et l’invention dans les propos à l’égard du village caché, sa disparition de la carte du monde restait un mystère que personne n’avait encore envie de surmonter. Personne de conscient. Si la vérité était à la hauteur de ce que l’on en faisait – et elle l’était la plupart du temps – alors Iki n’aimerait pas savoir ce qui provoqua cette déchéance.
Durant quelques secondes, le shinobi regretta d’avoir fait appel à un tel shinobi. Il avait noté sa présence dans l’un des rapports sur le tournoi chuunin qui avait animé Konoha d’une façon un peu particulière et s’était donc empressé de le contacter. Un chuunin, de quelque village qu’il soit, restait un élément important. Un élément sur qui l’on pouvait compter. Lorsqu’il ouvrit la porte et qu’il dévisagea le bonhomme en question, il se demanda si c’était vraiment le cas.
Sakray avait cet étrange phrasé dans le creux de sa voix. C’était un homme plutôt puissant qui soupesait une lourde épée à ses côtés. Mais le discours qu’il lui tenait paraissait dénué d’un quelconque sens, comme d’un autre temps. Les mots qu’il employait, l’intonation des syllabes et les mouvements de ses lèvres lorsqu’elles s’exprimaient lui semblaient dénaturé. Comme une mauvaise comédie dramatique. Iki sourit mentalement. « Mais bien sûr, ô joie, ô désespoir, je m’en vais vaquer dans ma demeure à trouver une quelconque protection pour votre magnifique organe orateur. »
[Iki] – Je me demande laquelle de tes questions est la plus importante. Celle qui me demande pourquoi tu as marché pendant dix minutes jusqu’ici, ou celle qui va te sauver la vie ? …
Il soupira. On n’avait pas idée de traverser Konoha le nez et la bouche libre, comme une petite fille sans protection dans un village noir et refermé sur lui-même. Il tira sur sa cigarette à travers son masque et pénétra dans son appartement. Il en ressortit quelques secondes plus tard un masque de tissu blanc à la main.
[Iki] – Tiens. Evite de l’oublier la prochaine fois.
Il n’y aura peut-être pas de prochaine fois pour toi bonhomme.
[Iki] – Un virus se propage dans Konoha.
La phrase ainsi lancée, paraissait dramatique tragique. Mais on n’allait peut-être pas tous mourir, pensa-t-il en souriant mentalement.
[Iki] – J’ai besoin de toi pour aller chercher… Il réfléchit quelques secondes, puis sourit sous son masque. Pour aller chercher quelques colis dans un entrepôt en banlieue du village. Rien de bien compliqué.
Iki préféra omettre une petite partie de la vérité. Cette partie qui ferait remarquer au chuunin de Suna combien la situation du village paraissait catastrophique. Iki ne portait pas Konoha dans son coeur. Pas beaucoup plus qu’une partie du village lui-même en tout cas. Mais il n’était pas assez fou pour montrer à un shinobi étranger la faiblesse de leur organisation. D’ailleurs, Iki se rendait compte qu’en agissant ainsi, il sauvait la vie d’Okugane. Une infime partie de sa vie, certes, mais quelque part il lui rendait service.
[Iki] – Si tu n’as pas de question, nous pouvons y aller.
[Si tu as des questions, n'hésite pas à les poser, on n'est pas pressé ^^]

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

-

Nombre de messages: 2924
Age: 19
Réputation: 11
Date d'inscription: 29/01/2009
Feuille de personnage
Expérience:


(141/300)
Réputation:
Etat:
Re: [EK] - Un dernier espoir
Iki : +25 XP
Sakray : +13 XP
Sakray : +13 XP

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

-

Nombre de messages: 2924
Age: 19
Réputation: 11
Date d'inscription: 29/01/2009
Feuille de personnage
Expérience:


(141/300)
Réputation:
Etat:
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum










