Les Ruines Enflammées
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Re: Les Ruines Enflammées
Un simple bonjour, Kenji avait connu la directrice de l’académie bien plus bavarde. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre analysant rapidement la femme qui se trouvait devant lui. Il savait que malgré ses aspects doux et maternelle se cachait une dame avec une poigne de fer exceptionnelle. Elle n’était pas devenue directrice de l’académie du village caché de la feuille pour rien.
Gracieusement elle sourit à Kenji qui ne baissa pas les yeux. Il se redressa du mur contre lequel il était accoudé et inspira doucement avant de plonger son regard sombre dans le regard de son enseignante pour la journée.
[Kenji] – Merci d’être venu Reiko Sama.
Elle lui sourit et l’invita à continuer. Ils partirent ainsi, ensemble, vers un lieu unique et magnifique pour peu que l’on sache apprécier une beauté légèrement différente de celle vue tous les jours.
Arrivant face aux deux grandes portes rouges du village, Kenji vit Reiko faire des signes aux deux gardes surveillants les aller et venus des habitants. Il n’était qu’un genin et c’était grâce à elle qu’il allait pouvoir sortir de ces lieux encore une fois. Ils n’allaient pourtant pas bien loin, mais la logique militaire de Konoha ne voulait et ne pouvait se permettre de laisser sortir et vagabonder une jeune shinobi. Pourtant, ce n’était pas l’expérience qu’il manquait à l’Uchiha mais juste une ligne de plus sur sa fiche ninja, affirmant qu’il était capable de sortir seul.
Une garderie qu’il n’appréciait que de moins en moins chaque jour.
Après un long périple à chevaucher de branche en branche dans un silence total, ils arrivèrent enfin dans l’antre abandonné du démon. Un ancien village complètement dévasté et maintenant rongé par les flammes. Il n’y avait pas de petite étincelle ici, juste des couloirs de feu ressurgissant de l’enfer lui-même. L’apocalypse se vivait alors à chaque instant et chacun pouvait laisser sa trace.
Il y a quelques années, Kenji l’avait fait. Un peu plus loin, derrière les murs noirs d’une ancienne bâtisse se trouvait le pan de mur que l’Uchiha avait roussit. Il avait laissé sa trace en ces lieux pour toujours comme de nombreux membres de son clan par le passé. Il faisait parti du paysage et en ressentait une certaine fierté. Même s’il aimait toujours ce qu’il faisait, ici, c’était différent. Comme si grâce au feu il avait marqué dans la chaire de Konoha qui il était. Il lui rapellait qu’il existait et qu’il continuerait à la harceler jusqu’à ce qu’elle réponde à ses attente. Cette mère feuillage, si douce en apparence mais si brutal à l’intérieur.
Kenji reprit alors son attention sur la directrice de l’académie. Il fit quelques pas en sa direction avant se passer doucement une main dans les cheveux. Beaucoup prenait cela pour de la prétention avec un petit air hautain sur le visage. Mais ce n’était pas cela, ses yeux n’exprimait aucune émotion tout comme les traits de son visage. Il ne ressentait que très peu de chose, le bien, le mal, tout cela pour lui était des notions dépassées et sans définitions précises. Il préférait se faire sa propre opinion sur ce qui l’entourait plutôt que de se laisser pervertir par les préjugés.
Sa voix était neutre, sans être agressive. Il se tenait droit, la fierté des Uchiha resurgissant sur lui en ces lieux. Ce n’était pas forcément volontaire, mais le sang de l’orgueil coulait dans ses veines.
[Kenji] – Il y a peu j’ai appris l’Orbe Tourbillonnante…
Cela faisait quelques semaines que Kenji était parti en forêt avec pour seul ami un livre traitant des tenants et aboutissants de l’Orbe Tourbillonnante, l’apprentissage c’était déroulé sans problème, l’enfant prodige avait fait parler son talent naturel et il avait été déçu. Le résultat final avait été très loin de ses attentes du début. On lui avait tant parlé de cette technique en positif qu’il avait trouvé d’une futilité affligeante les dégâts qu’elle avait engendré contre Hakai lors de sa première utilisation.
Cela avait été une rencontre amicale, il avait donc usé de technique encore inconnue en combat pour se perfectionner. Et malgré la puissance de l’impact et le fait que son adversaire ait volé sur quelques mètres, il n’avait pas été très charmé. Il se passa doucement une main dans les cheveux.
[Kenji] – Mais je trouve ce jutsu encore trop basique, n’y-a-t-il pas moyen de l’améliorer ?
Il vint s’assoir sur le petit muret juste à côté de la directrice. Au vue de sa position dans la hiérarchie de l’académie elle devait surement avoir les réponses que le jeune garçon attendait. Il allait perfectionner une technique qu’il maîtrisait à la perfection. C’était l’un des seuls jutsu qui ne servait pas à tuer et qu’il avait assimilé. Contrairement aux milles oiseaux, il n’avait personne à transpercer ou égorger avec un peu de chakra. C’était une modeste compensation au mal qu’il créerait plus tard.
Il inspira doucement tout en levant son regard sombre sur des cieux dégagés. Une fois on l’avait traité d’assassin à cause de son panel de technique un peu trop détestable. Mais qui pouvait dire la nature d’un individu aux travers des jutsu qu’il maîtrise.
Kenji esquissa un sourire.
Gracieusement elle sourit à Kenji qui ne baissa pas les yeux. Il se redressa du mur contre lequel il était accoudé et inspira doucement avant de plonger son regard sombre dans le regard de son enseignante pour la journée.
[Kenji] – Merci d’être venu Reiko Sama.
Elle lui sourit et l’invita à continuer. Ils partirent ainsi, ensemble, vers un lieu unique et magnifique pour peu que l’on sache apprécier une beauté légèrement différente de celle vue tous les jours.
Arrivant face aux deux grandes portes rouges du village, Kenji vit Reiko faire des signes aux deux gardes surveillants les aller et venus des habitants. Il n’était qu’un genin et c’était grâce à elle qu’il allait pouvoir sortir de ces lieux encore une fois. Ils n’allaient pourtant pas bien loin, mais la logique militaire de Konoha ne voulait et ne pouvait se permettre de laisser sortir et vagabonder une jeune shinobi. Pourtant, ce n’était pas l’expérience qu’il manquait à l’Uchiha mais juste une ligne de plus sur sa fiche ninja, affirmant qu’il était capable de sortir seul.
Une garderie qu’il n’appréciait que de moins en moins chaque jour.
Après un long périple à chevaucher de branche en branche dans un silence total, ils arrivèrent enfin dans l’antre abandonné du démon. Un ancien village complètement dévasté et maintenant rongé par les flammes. Il n’y avait pas de petite étincelle ici, juste des couloirs de feu ressurgissant de l’enfer lui-même. L’apocalypse se vivait alors à chaque instant et chacun pouvait laisser sa trace.
Il y a quelques années, Kenji l’avait fait. Un peu plus loin, derrière les murs noirs d’une ancienne bâtisse se trouvait le pan de mur que l’Uchiha avait roussit. Il avait laissé sa trace en ces lieux pour toujours comme de nombreux membres de son clan par le passé. Il faisait parti du paysage et en ressentait une certaine fierté. Même s’il aimait toujours ce qu’il faisait, ici, c’était différent. Comme si grâce au feu il avait marqué dans la chaire de Konoha qui il était. Il lui rapellait qu’il existait et qu’il continuerait à la harceler jusqu’à ce qu’elle réponde à ses attente. Cette mère feuillage, si douce en apparence mais si brutal à l’intérieur.
Kenji reprit alors son attention sur la directrice de l’académie. Il fit quelques pas en sa direction avant se passer doucement une main dans les cheveux. Beaucoup prenait cela pour de la prétention avec un petit air hautain sur le visage. Mais ce n’était pas cela, ses yeux n’exprimait aucune émotion tout comme les traits de son visage. Il ne ressentait que très peu de chose, le bien, le mal, tout cela pour lui était des notions dépassées et sans définitions précises. Il préférait se faire sa propre opinion sur ce qui l’entourait plutôt que de se laisser pervertir par les préjugés.
Sa voix était neutre, sans être agressive. Il se tenait droit, la fierté des Uchiha resurgissant sur lui en ces lieux. Ce n’était pas forcément volontaire, mais le sang de l’orgueil coulait dans ses veines.
[Kenji] – Il y a peu j’ai appris l’Orbe Tourbillonnante…
Cela faisait quelques semaines que Kenji était parti en forêt avec pour seul ami un livre traitant des tenants et aboutissants de l’Orbe Tourbillonnante, l’apprentissage c’était déroulé sans problème, l’enfant prodige avait fait parler son talent naturel et il avait été déçu. Le résultat final avait été très loin de ses attentes du début. On lui avait tant parlé de cette technique en positif qu’il avait trouvé d’une futilité affligeante les dégâts qu’elle avait engendré contre Hakai lors de sa première utilisation.
Cela avait été une rencontre amicale, il avait donc usé de technique encore inconnue en combat pour se perfectionner. Et malgré la puissance de l’impact et le fait que son adversaire ait volé sur quelques mètres, il n’avait pas été très charmé. Il se passa doucement une main dans les cheveux.
[Kenji] – Mais je trouve ce jutsu encore trop basique, n’y-a-t-il pas moyen de l’améliorer ?
Il vint s’assoir sur le petit muret juste à côté de la directrice. Au vue de sa position dans la hiérarchie de l’académie elle devait surement avoir les réponses que le jeune garçon attendait. Il allait perfectionner une technique qu’il maîtrisait à la perfection. C’était l’un des seuls jutsu qui ne servait pas à tuer et qu’il avait assimilé. Contrairement aux milles oiseaux, il n’avait personne à transpercer ou égorger avec un peu de chakra. C’était une modeste compensation au mal qu’il créerait plus tard.
Il inspira doucement tout en levant son regard sombre sur des cieux dégagés. Une fois on l’avait traité d’assassin à cause de son panel de technique un peu trop détestable. Mais qui pouvait dire la nature d’un individu aux travers des jutsu qu’il maîtrise.
Kenji esquissa un sourire.

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: Les Ruines Enflammées
Ciel, si beau ciel ...
Je ne cesse de m'extasier, devant la beauté de ciel si limpide ...
Après tout, pourquoi n'en profiterai-je pas ? Ce ciel mérite d'être contemplé, encore et encore, chose belle dans un monde qui l'est bien trop déjà.
Je ne m'en cache pas, mes regards se perdent à l'horizon, alors que mon élève, Uchiha Kenji, et moi-même, nous dirigions vers les portes du village, démarche lente et détendue, comme si nous étions en promenade, tout simplement, rien ne laissant présager nos véritables intentions, qui étaient celles de quitter le village pour un entraînement spécial.
D'ailleurs, une interrogation persistante s'imposa enfin à mon esprit, question aillant germée au moment même où j'avais reçue sa lettre, question reléguée à un second plan, dans les abysses de mon psyché, et qui ressurgissait maintenant, alors que la destination se profilait.
La dernière fois, nous étions venus ici pour apprendre et pratiquer le Endan ... Les Ruines Enflammées, un lien d'entraînement spécial, un lieu où moi et mes amis pratiquions nos jutsus les plus puissants, à l'abri de tous.
Aurait-il enfin atteint un niveau qui lui permettrait d'apprendre des techniques ... intéressantes ?
Sourire amusé qui s'étire sur mes lèvres.
J'avais raison, à son sujet. Il arrivera loin, si on lui laisse le temps de dévoiler son plein potentiel.
Enfin arrivés aux portes, petit sourire et geste de la main aux gardes en faction, réponse de leur part enthousiaste, je serais bien restée, j'aurais bien engagée la conversation, ce sont des gens de bien, mais, aujourd'hui je ne le pourrais, notre destination nous imposait de ne perdre de temps, ici.
Il y aurait tout le temps pour revenir, prendre des nouvelles.
Mon regard se pose sur le jeune Kenji, à l'expression impénétrable.
J'imagine à quel point cela doit être frustrant, de ne pouvoir se déplacer à souhait, d'être dépendant de quelqu'un, pour juste sortir à la lisière du village ...
Nous nous avançons, dans la forêt, avec la même allure qu'auparavant, regard se perdant dans la contemplation des bois, vagabondant ici et là, plantes sauvages, animaux peureux montrant parfois le bout de leur museau, traces de pas humaines ou non, en fait, profiter des plaisirs de la nature, en somme.
Je sens mon jeune élève s'impatienter, et, à regret je dois l'avouer, je me retire de mes contemplations, et chuchoter d'une voix douce.
-Courons, je te prie, Kenji.
Le reste du parcours se fit dans le silence le plus total, peut être car nous n'avions rien à nous dire, peut être car nous étions concentrés sur le parcours, sautant de branches en branches, à travers la canopée, jusqu'à qu'enfin, nous nous retrouvions au lieu choisi.
Comment définir ces lieux, si ce n'est comme l'enfer sur terre, la preuve qu'il faut du mal pour qu'il y ait du bien, du mauvais pour qu'il y ait du bon ? Terres brûlées, maisons brûlées, ciel lui-même qui semble embrasé. Décor digne d'un cauchemar, bien trop réel, malheureusement. Ce lieu appartient aux morts, mais, pourtant, nous osions y pénétrer. Par pur défi, diraient certains. La vérité est tout autre, cette Terre est imprégnée du Katon, tous ceux aillant l'affinité sent le flux d'énergie, parcourant le sol, imprégnant l'air.
Une énergie vivifiante, et qui permet de mieux assimiler sa nature.
Mon regard se posa sur les murs teintés de noir, traces d'entraînements récents et moins récents, avant que finalement, mon regard se fixe sur un lieu en particulier. De nombreux Uchiha, s'étaient entraînés en ces lieux. Et le Endan du jeune Kenji trônait désormais ici, parmi les Katon de bien de ses ancêtres.
Dos appuyé au mur, regard qui balaye de nouveau le paysage dévasté, me plongeant dans mes souvenirs d'étudiante, à l'époque où nous testions nos tout premiers Katon ... Dire que de cette époque, nous ne sommes plus que trois, à être encore là.
Il faut profiter de chaque instant de la vie, aussi magnifique soit-elle, elle est si facile à prendre, à étouffer ...
Le jeune Kenji s'avance vers moi, je m'arrache à mes souvenirs.
Je lève la tête, pose mon regard sur lui, avant qu'un sourire éclaire de nouveau mon visage, devant son geste, qu'il répétait bien souvent : passer sa main dans les cheveux une habitude que beaucoup prendraient comme arrogante. Je ne la voyais pas ainsi, moi. Par contre, cela me dérangeait, par pure pragmatisme.
-Kenji, navrée si cela te dérange, mais essayes de contrôler cette habitude, que tu as de passer ta main dans tes cheveux ... Si lorsque tu remplaces quelqu'un, ce tic apparaît malgré toi, tu pourrais compromettre la mission que tu mènes.
Je lui souriais, pour amoindrir le reproche, avant d'écouter ce qu'il avait à me dire.
Il avait assimilé le Rasengan, une technique de rang A ... Impressionnant, il fallait le dire. Mais toute parole à un but. La logique s'imposa à mon esprit, si il était venu quémander mon aide, c'était pour apprendre un Jutsu de Rang Supérieur ... A savoir lequel, maintenant, même si la suite semblait logique, et elle apparut à moi comme je l'espérais.
Une version améliorée du Rasengan ... Oui, il y en avait, pas qu'une de plus. Ce serait un entraînement long par contre, mais je ne doutais pas de Kenji. Il avait la patience et la motivation suffisante pour l'endurer.
Souvenirs qui refont surface, souvenirs du jour où j'ai pratiqué son entraînement, ici même.
Petit sourire imperceptible.
Le Rasengan n'est pourtant pas un jutsu de base, comme il le dit, de sa voix posée. Quel usage ferait-il d'une arcane plus puissante que celle-ci ? L'utilisera-t-il en bien ou en mal ? Si ces notions ont un temps soit peu de sens à ses yeux, bien sûr. Je le jauge du regard, un moment.
Il deviendra fort, et ce sera passionnant, de le voir avancer.
-Le Rasengan est une arcane puissante, oui ... Mais comme tu le dis, elle est basique.
Je lui adressais un sourire maternel, avant de m'avancer vers une esplanade, puis reprendre cette fois-ci sur un ton plus sérieux.
-Ce jutsu se décline sous plusieurs formes, le Rasengan étant la plus faible d'entre elle.
Pour appuyer mes paroles, je concentrais le chakkra dans ma paume, dessinant la forme d'une sphère. Une sphère tourbillonnante, que je maintenais moyennant peu d'efforts. Mon regard se perdit dans celle-ci, avant que la sphère prenne en ampleur, devant plus large, requérant une attention plus importante, afin de ne pas perdre son contrôle. L'air autour de ma main se sature d'énergie, alors que la technique se maintient de longues secondes durant, pompant mes forces.
-Oodama Rasengan, sa déclinaison suivante. Une technique létale, même si la base du jutsu reste la même ... Juste infuser plus de chakkra à la sphère de base, afin de lui donner des dimensions suffisantes, qui permettent de par sa simple concentration, des dégâts que l'on pourra qualifier de "majeurs", et, à sa libération, d'un effet repoussant ... Ne dépendant pas de la force de son utilisateur.
J'attendais ses réactions, sourire bienveillant aux lèvres.
Je devais lui montrer la troisième déclinaison très vite, si je ne souhaitais manquer de ressources ...
-Il existe une version améliorée du Oodama Rasengan, mais nous ne nous attarderons dessus, pour l'instant. Je préfère plutôt porter ton attention sur le Rasengan auquel on couple un élément. Eau, terre, feu, foudre, air, qu'importe, le Rasengan à ceci de particulier qu'il s'allie avec une facilité déconcertante avec n'importe lequel d'entre eux. Bien entendu, facilité déconcertante est à prendre avec distance. Former le Rasengan est déjà une tâche difficile, en soit, atteindre une maîtrise suffisante de son affinité pour changer sa nature, l'est d'autant plus.
L'orbe prit une belle couleur orangée, avant de prendre l'intensité de l'écarlate, que la température devienne brûlante, accablante, dans un environnement où la température était tout sauf basse, avant qu'enfin, dans un dernier effort, je dissipe l'énergie concentrée.
Je halete, éreintée par l'effort, dos appuyé contre le muret.
En combat, les deux techniques que je lui ai montré ne sont si exigeantes en énergie, c'est le simple fait de les avoir gardées, activées, un si long moment, alors que leur utilisation ne le conçoit pas.
Je reprend mon souffle, avant d'enfin reprendre la parole, regard espiègle.
-Voilà, tu connais les deux déclinaisons du Rasengan. Nous étudierons la première, la deuxiéme demandant une autorisation spéciale afin de pouvoir être enseignée ... Commençons par observer ton Rasengan, afin de voir si son façonnement peut être amélioré d'une quelconque façon, pour ensuite étudier à proprement parler du façonnement de l'Oodama Rasengan.
Après tout, rappelle toi bien de ceci : Les quantités d'énergie que tu vas manipuler ne sont plus du même ordre, une seule erreur dans le dosage, dans la confection, et tu risqueras de perdre le contrôle ... Pour un résultat désastreux.
Je lui souriais, doucement, comme pour le mettre au défi.
J'étais impatiente de voir, comment il allait le relever.
Je ne cesse de m'extasier, devant la beauté de ciel si limpide ...
Après tout, pourquoi n'en profiterai-je pas ? Ce ciel mérite d'être contemplé, encore et encore, chose belle dans un monde qui l'est bien trop déjà.
Je ne m'en cache pas, mes regards se perdent à l'horizon, alors que mon élève, Uchiha Kenji, et moi-même, nous dirigions vers les portes du village, démarche lente et détendue, comme si nous étions en promenade, tout simplement, rien ne laissant présager nos véritables intentions, qui étaient celles de quitter le village pour un entraînement spécial.
D'ailleurs, une interrogation persistante s'imposa enfin à mon esprit, question aillant germée au moment même où j'avais reçue sa lettre, question reléguée à un second plan, dans les abysses de mon psyché, et qui ressurgissait maintenant, alors que la destination se profilait.
La dernière fois, nous étions venus ici pour apprendre et pratiquer le Endan ... Les Ruines Enflammées, un lien d'entraînement spécial, un lieu où moi et mes amis pratiquions nos jutsus les plus puissants, à l'abri de tous.
Aurait-il enfin atteint un niveau qui lui permettrait d'apprendre des techniques ... intéressantes ?
Sourire amusé qui s'étire sur mes lèvres.
J'avais raison, à son sujet. Il arrivera loin, si on lui laisse le temps de dévoiler son plein potentiel.
Enfin arrivés aux portes, petit sourire et geste de la main aux gardes en faction, réponse de leur part enthousiaste, je serais bien restée, j'aurais bien engagée la conversation, ce sont des gens de bien, mais, aujourd'hui je ne le pourrais, notre destination nous imposait de ne perdre de temps, ici.
Il y aurait tout le temps pour revenir, prendre des nouvelles.
Mon regard se pose sur le jeune Kenji, à l'expression impénétrable.
J'imagine à quel point cela doit être frustrant, de ne pouvoir se déplacer à souhait, d'être dépendant de quelqu'un, pour juste sortir à la lisière du village ...
Nous nous avançons, dans la forêt, avec la même allure qu'auparavant, regard se perdant dans la contemplation des bois, vagabondant ici et là, plantes sauvages, animaux peureux montrant parfois le bout de leur museau, traces de pas humaines ou non, en fait, profiter des plaisirs de la nature, en somme.
Je sens mon jeune élève s'impatienter, et, à regret je dois l'avouer, je me retire de mes contemplations, et chuchoter d'une voix douce.
-Courons, je te prie, Kenji.
Le reste du parcours se fit dans le silence le plus total, peut être car nous n'avions rien à nous dire, peut être car nous étions concentrés sur le parcours, sautant de branches en branches, à travers la canopée, jusqu'à qu'enfin, nous nous retrouvions au lieu choisi.
Comment définir ces lieux, si ce n'est comme l'enfer sur terre, la preuve qu'il faut du mal pour qu'il y ait du bien, du mauvais pour qu'il y ait du bon ? Terres brûlées, maisons brûlées, ciel lui-même qui semble embrasé. Décor digne d'un cauchemar, bien trop réel, malheureusement. Ce lieu appartient aux morts, mais, pourtant, nous osions y pénétrer. Par pur défi, diraient certains. La vérité est tout autre, cette Terre est imprégnée du Katon, tous ceux aillant l'affinité sent le flux d'énergie, parcourant le sol, imprégnant l'air.
Une énergie vivifiante, et qui permet de mieux assimiler sa nature.
Mon regard se posa sur les murs teintés de noir, traces d'entraînements récents et moins récents, avant que finalement, mon regard se fixe sur un lieu en particulier. De nombreux Uchiha, s'étaient entraînés en ces lieux. Et le Endan du jeune Kenji trônait désormais ici, parmi les Katon de bien de ses ancêtres.
Dos appuyé au mur, regard qui balaye de nouveau le paysage dévasté, me plongeant dans mes souvenirs d'étudiante, à l'époque où nous testions nos tout premiers Katon ... Dire que de cette époque, nous ne sommes plus que trois, à être encore là.
Il faut profiter de chaque instant de la vie, aussi magnifique soit-elle, elle est si facile à prendre, à étouffer ...
Le jeune Kenji s'avance vers moi, je m'arrache à mes souvenirs.
Je lève la tête, pose mon regard sur lui, avant qu'un sourire éclaire de nouveau mon visage, devant son geste, qu'il répétait bien souvent : passer sa main dans les cheveux une habitude que beaucoup prendraient comme arrogante. Je ne la voyais pas ainsi, moi. Par contre, cela me dérangeait, par pure pragmatisme.
-Kenji, navrée si cela te dérange, mais essayes de contrôler cette habitude, que tu as de passer ta main dans tes cheveux ... Si lorsque tu remplaces quelqu'un, ce tic apparaît malgré toi, tu pourrais compromettre la mission que tu mènes.
Je lui souriais, pour amoindrir le reproche, avant d'écouter ce qu'il avait à me dire.
Il avait assimilé le Rasengan, une technique de rang A ... Impressionnant, il fallait le dire. Mais toute parole à un but. La logique s'imposa à mon esprit, si il était venu quémander mon aide, c'était pour apprendre un Jutsu de Rang Supérieur ... A savoir lequel, maintenant, même si la suite semblait logique, et elle apparut à moi comme je l'espérais.
Une version améliorée du Rasengan ... Oui, il y en avait, pas qu'une de plus. Ce serait un entraînement long par contre, mais je ne doutais pas de Kenji. Il avait la patience et la motivation suffisante pour l'endurer.
Souvenirs qui refont surface, souvenirs du jour où j'ai pratiqué son entraînement, ici même.
Petit sourire imperceptible.
Le Rasengan n'est pourtant pas un jutsu de base, comme il le dit, de sa voix posée. Quel usage ferait-il d'une arcane plus puissante que celle-ci ? L'utilisera-t-il en bien ou en mal ? Si ces notions ont un temps soit peu de sens à ses yeux, bien sûr. Je le jauge du regard, un moment.
Il deviendra fort, et ce sera passionnant, de le voir avancer.
-Le Rasengan est une arcane puissante, oui ... Mais comme tu le dis, elle est basique.
Je lui adressais un sourire maternel, avant de m'avancer vers une esplanade, puis reprendre cette fois-ci sur un ton plus sérieux.
-Ce jutsu se décline sous plusieurs formes, le Rasengan étant la plus faible d'entre elle.
Pour appuyer mes paroles, je concentrais le chakkra dans ma paume, dessinant la forme d'une sphère. Une sphère tourbillonnante, que je maintenais moyennant peu d'efforts. Mon regard se perdit dans celle-ci, avant que la sphère prenne en ampleur, devant plus large, requérant une attention plus importante, afin de ne pas perdre son contrôle. L'air autour de ma main se sature d'énergie, alors que la technique se maintient de longues secondes durant, pompant mes forces.
-Oodama Rasengan, sa déclinaison suivante. Une technique létale, même si la base du jutsu reste la même ... Juste infuser plus de chakkra à la sphère de base, afin de lui donner des dimensions suffisantes, qui permettent de par sa simple concentration, des dégâts que l'on pourra qualifier de "majeurs", et, à sa libération, d'un effet repoussant ... Ne dépendant pas de la force de son utilisateur.
J'attendais ses réactions, sourire bienveillant aux lèvres.
Je devais lui montrer la troisième déclinaison très vite, si je ne souhaitais manquer de ressources ...
-Il existe une version améliorée du Oodama Rasengan, mais nous ne nous attarderons dessus, pour l'instant. Je préfère plutôt porter ton attention sur le Rasengan auquel on couple un élément. Eau, terre, feu, foudre, air, qu'importe, le Rasengan à ceci de particulier qu'il s'allie avec une facilité déconcertante avec n'importe lequel d'entre eux. Bien entendu, facilité déconcertante est à prendre avec distance. Former le Rasengan est déjà une tâche difficile, en soit, atteindre une maîtrise suffisante de son affinité pour changer sa nature, l'est d'autant plus.
L'orbe prit une belle couleur orangée, avant de prendre l'intensité de l'écarlate, que la température devienne brûlante, accablante, dans un environnement où la température était tout sauf basse, avant qu'enfin, dans un dernier effort, je dissipe l'énergie concentrée.
Je halete, éreintée par l'effort, dos appuyé contre le muret.
En combat, les deux techniques que je lui ai montré ne sont si exigeantes en énergie, c'est le simple fait de les avoir gardées, activées, un si long moment, alors que leur utilisation ne le conçoit pas.
Je reprend mon souffle, avant d'enfin reprendre la parole, regard espiègle.
-Voilà, tu connais les deux déclinaisons du Rasengan. Nous étudierons la première, la deuxiéme demandant une autorisation spéciale afin de pouvoir être enseignée ... Commençons par observer ton Rasengan, afin de voir si son façonnement peut être amélioré d'une quelconque façon, pour ensuite étudier à proprement parler du façonnement de l'Oodama Rasengan.
Après tout, rappelle toi bien de ceci : Les quantités d'énergie que tu vas manipuler ne sont plus du même ordre, une seule erreur dans le dosage, dans la confection, et tu risqueras de perdre le contrôle ... Pour un résultat désastreux.
Je lui souriais, doucement, comme pour le mettre au défi.
J'étais impatiente de voir, comment il allait le relever.

Reiko Kairi- Chuunin de Konoha

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Nombre de messages: 27
Date d'inscription: 07/04/2007
Re: Les Ruines Enflammées
Une odeur de souffre mélangée à celle du brûlée venait caresser les narines des deux protagonistes. Cette sensation de vivre l’enfer sur terre au travers du massacre qu’avait vécu ce village était dérangeant. Tout du moins pour des individus normal qui n’avaient pas à affronter la mort chaque jour dans un cycle infernal dont on ne pouvait se sortir. Les combattants du village caché de la feuille ne voyaient que des ruines mélangés à de la sueur, et pouvaient ainsi venir s’entrainer sans créer de problème avec leur conscience. Une sorte de bouclier protecteur s’élever autour de leur esprit ne laissant plus de place au doute et leur permettant de vivre libre dans un monde qu’ils s’étaient créés entre eux. Les règles n’étaient pas fixes et pourtant, tous suivaient le même chemin. Les barrières qui se dressaient sur les bords de la route étaient facilement surmontable mais personne ne voulait faire le bond qui leur ouvrirait les yeux sur ce qui les entourait vraiment.
Le ciel était bleu, seul étendard du peu de nature en ces lieux. Les arbres n’avaient pas osé s’aventurer dans cette espèce pourtant autrefois ouvert sur le monde. Les nuages ne voulaient pas déranger le maître céleste dans sa tyrannie et les oiseaux n’avaient même pas l’idée de venir planer sur ces ruines, spectacle de désolation.
Le regard sombre du jeune garçon sondait l’esprit de son enseignante. Il n’exprimait rien mais essayer de comprendre ce que pouvait croire la directrice de l’académie lorsqu’il lui avait dit qu’il trouvait cette technique basique, presque faible. C’était pourtant un jutsu puissant, d’une catégorie supérieur à ses autres techniques et pourtant, le doute subsistait toujours dans son esprit. Peut-être était-il trop perfectionniste et en demandait trop ? Ou tout simplement car le défi tant attendu n’avait pas était présent. De la déception ou de l’arrogance, il ne savait pas très bien ce qui le motivait. Il n’avait aucun but à atteindre, alors pourquoi faire tout cela…
Reiko, lui expliqua qu’il existait de nombreuse forme de l’Orbe Tourbillonnante. Elle commença alors à tendre sa main en avant et à concentrer son énergie bleue dans le creux de sa main. Aucune tension ne se lisait véritablement sur son visage, pour un ninja de son rang réaliser un tel exercice devait être devenu quelque chose de futile.
La sphère bleue apparue accompagné d’un petit son agréable et envoutant. Kenji perdit ses yeux dans le globe durant de courtes secondes qui parurent durer une éternité. Le mélange du bleu et du blanc sans pour autant se marier complètement. Une harmonie entre les deux forces opposées qui façonnaient cette force si puissante, si grisante. Elles se complétaient dans une danse irrésistible qui les faisait tourner toujours plus vite dans un rythme singulier et soutenu.
La valse d’une Orbe Tourbillonnante.
Mais au de là de toute cette beauté, l’enseignante fit une remarque des plus désobligeante envers le jeune garçon. Ses cheveux, sa chevelure d’ombre qu’il remettait bien souvent en place dans un geste presque devenu habituel. Elle venait de critiquer ce mouvement comme si cela n’était rien. Kenji tourna alors les yeux vers le ciel ne sachant pertinemment qu’il n’avait pas le droit de tuer un professeur de Konoha. Mais il n’était pas non plus un enfant et comprenait les motivations de la directrice qui l’avaient poussé à rendre cette remarque vivante. Il baissa alors son regard noir dans les yeux de son opposante, sans un mot, sans un geste.
Elle continua la démonstration.
Son visage se plissa légèrement laissant apparaître quelques rides autours des yeux. Son regard se fit plus perçant dans le creux de sa main là où l’Orbe grandissait. Plus son sourire s’effaçait de son visage, plus la technique gagnait en taille et donc en puissance. Kenji ne perdit pas un seul instant ce qui se passait sous ses pupilles noirs. Le spectacle de toute une vie pour certains, une étape parmi tants d’autres pour des individus plus talentueux.
Ce que lui prouva Reiko. Après lui avoir expliqué les atouts et les défauts du Rasengan, elle continua à maintenir la technique qui prit un tout autre aspect. Feu, puissance guerrière et démon de ces ruines. Elle ajouta son affinité principale à la création de l’Orbe et ce n’est point sans étonnement que Kenji vit la couleur du jutsu virer au rouge clair. Légèrement orangé sur les bords, il possédait les caractéristiques d’un petit soleil. Puissant et rayonnant, il inspirait la crainte et le respect, c’était une boule d’énergie pure et infinie. Mais il était aussi dangereux et vils, ce que Kenji vit aussitôt. Son enseignante ne tenait plus debout seul et sans appui. Son dos avait prit position contre le petit muret qui les opposait et quelques perles de sueurs vint lui décorer le front.
Mais son enseignante préférait attirer son attention sur la première forme de l’Orbe qu’elle lui avait présenté. L’autre requérant des demandes spéciales pour être assimilées, elle ne pouvait lui apprendre aujourd’hui. Il ne dit rien, le regard perdu dans les songes de son avenir. Comme dicté par un dieu qu’il ne voyait pas, il ne savait pas pourquoi il entamait cette course poursuite au pouvoir qui faisait de lui cette machine. Il en aurait presque soupiré, mais il n’était pas comme cela.
Elle parle de risque majeur, de dégât important. Ceux sont là des termes qui feraient sauter de joie n’importe quel shinobi un peu très naïf, mais Kenji n’était ce pas de ce ressort. Il savait que ces techniques étaient créées dans un seul but, faire plus de mal que la précédente. C’était la dure loi à laquelle se pliaient tous les ninjas sans pour autant pouvoir s’y opposer. Il esquissa un sourire, c’était vraiment un monde pourri qui faisait l’illusion de servir celui qui se prostituait le mieux. Ce vendre pour la gloire ou du pouvoir c’était comme donner son corps à la science en espérant recevoir de l’argent, alors qu’on est déjà mort. Cette reconnaissance est si versatile, des qu’elle n’a plus l’argent qui l’entretient elle vous tourne le dos comme la profiteuse qu’elle est et sera à jamais.
Kenji se redressa devant Reiko. Il ne la toisait pas mais sa posture montrait qu’il était prêt et sûr de lui. Il tendit sa main droite devant lui soutenue par sa main gauche au niveau du poignet. Il inspira alors doucement et tout en expirant une petite spirale bleue commença à se former dans le creux de sa main. Il continua la concentration d’énergie pure jusqu’à ce que l’Orbe prenne forme et garde cette aspect si respecté. Elle était de la même facture que celle de son enseignante, un bleu infini se mariant avec une luminosité de tous les instants.
Il se retourna alors dans un geste vif et plaqua sa main contre le petit muret derrière eux. Une voix roque sortie de sa gorge alors qu’une explosion de faisait entendre.
[Kenji] – Rasengan !
La fumée entoura son membre droit durant de courtes secondes. Elle s’estompa peu à peu lança place à sa main dans un trou béant. Le muret n’avait pas résisté à la puissance de l’Uchiha. Ce dernier, satisfait de ce qu’il venait de produire, se redressa doucement et lorsqu’il se teint droit, le petit mur s’effondra sur lui-même. Un bruit de brique et de bois s’entrechoquant se fit entendre tandis que la poussière de cendre qui les entourait s’éleva de quelques centimètres au dessus de leurs chevilles. Il se retourna alors doucement vers son enseignante. Et prit la parole d’une voix neutre et pourtant sincère.
[Kenji] – J’aimerais savoir quelque chose avant, Reiko Sama. Croyez-vous qu’il faut vraiment avoir un objectif à atteindre pour devenir fort ? Tout ce qui tourne autour de la puissance, du potentiel semble si lié à la notion de destinée.
Un rayon de soleil vint éclaire cette douce scène. Kenji n’avait parlé de son manque d’objectif qu’à une seule personne. Nara. Elle n’avait pas comprit ce qu’il lui avait dit et il s’était lassé de lui expliquer réellement ce qu’il pensait. Il espérait que Reiko ne lui réponde pas le spectacle habituelle sur son clan, son maître ou encore Konoha. Il était le fils de personne, il n’était pas né dans ce village et pourtant on plaçait des espoirs en lui. Bien sûr qu’il voulait voir le clan rayonner, qu’il voulait que Konoha devienne une grande puissance. Mais ce n’était pas les objectifs personnels d’un individu mais de tout un collectif. Il était seul, et il s’ennuyait.
Le ciel était bleu, seul étendard du peu de nature en ces lieux. Les arbres n’avaient pas osé s’aventurer dans cette espèce pourtant autrefois ouvert sur le monde. Les nuages ne voulaient pas déranger le maître céleste dans sa tyrannie et les oiseaux n’avaient même pas l’idée de venir planer sur ces ruines, spectacle de désolation.
Le regard sombre du jeune garçon sondait l’esprit de son enseignante. Il n’exprimait rien mais essayer de comprendre ce que pouvait croire la directrice de l’académie lorsqu’il lui avait dit qu’il trouvait cette technique basique, presque faible. C’était pourtant un jutsu puissant, d’une catégorie supérieur à ses autres techniques et pourtant, le doute subsistait toujours dans son esprit. Peut-être était-il trop perfectionniste et en demandait trop ? Ou tout simplement car le défi tant attendu n’avait pas était présent. De la déception ou de l’arrogance, il ne savait pas très bien ce qui le motivait. Il n’avait aucun but à atteindre, alors pourquoi faire tout cela…
Reiko, lui expliqua qu’il existait de nombreuse forme de l’Orbe Tourbillonnante. Elle commença alors à tendre sa main en avant et à concentrer son énergie bleue dans le creux de sa main. Aucune tension ne se lisait véritablement sur son visage, pour un ninja de son rang réaliser un tel exercice devait être devenu quelque chose de futile.
La sphère bleue apparue accompagné d’un petit son agréable et envoutant. Kenji perdit ses yeux dans le globe durant de courtes secondes qui parurent durer une éternité. Le mélange du bleu et du blanc sans pour autant se marier complètement. Une harmonie entre les deux forces opposées qui façonnaient cette force si puissante, si grisante. Elles se complétaient dans une danse irrésistible qui les faisait tourner toujours plus vite dans un rythme singulier et soutenu.
La valse d’une Orbe Tourbillonnante.
Mais au de là de toute cette beauté, l’enseignante fit une remarque des plus désobligeante envers le jeune garçon. Ses cheveux, sa chevelure d’ombre qu’il remettait bien souvent en place dans un geste presque devenu habituel. Elle venait de critiquer ce mouvement comme si cela n’était rien. Kenji tourna alors les yeux vers le ciel ne sachant pertinemment qu’il n’avait pas le droit de tuer un professeur de Konoha. Mais il n’était pas non plus un enfant et comprenait les motivations de la directrice qui l’avaient poussé à rendre cette remarque vivante. Il baissa alors son regard noir dans les yeux de son opposante, sans un mot, sans un geste.
Elle continua la démonstration.
Son visage se plissa légèrement laissant apparaître quelques rides autours des yeux. Son regard se fit plus perçant dans le creux de sa main là où l’Orbe grandissait. Plus son sourire s’effaçait de son visage, plus la technique gagnait en taille et donc en puissance. Kenji ne perdit pas un seul instant ce qui se passait sous ses pupilles noirs. Le spectacle de toute une vie pour certains, une étape parmi tants d’autres pour des individus plus talentueux.
Ce que lui prouva Reiko. Après lui avoir expliqué les atouts et les défauts du Rasengan, elle continua à maintenir la technique qui prit un tout autre aspect. Feu, puissance guerrière et démon de ces ruines. Elle ajouta son affinité principale à la création de l’Orbe et ce n’est point sans étonnement que Kenji vit la couleur du jutsu virer au rouge clair. Légèrement orangé sur les bords, il possédait les caractéristiques d’un petit soleil. Puissant et rayonnant, il inspirait la crainte et le respect, c’était une boule d’énergie pure et infinie. Mais il était aussi dangereux et vils, ce que Kenji vit aussitôt. Son enseignante ne tenait plus debout seul et sans appui. Son dos avait prit position contre le petit muret qui les opposait et quelques perles de sueurs vint lui décorer le front.
Mais son enseignante préférait attirer son attention sur la première forme de l’Orbe qu’elle lui avait présenté. L’autre requérant des demandes spéciales pour être assimilées, elle ne pouvait lui apprendre aujourd’hui. Il ne dit rien, le regard perdu dans les songes de son avenir. Comme dicté par un dieu qu’il ne voyait pas, il ne savait pas pourquoi il entamait cette course poursuite au pouvoir qui faisait de lui cette machine. Il en aurait presque soupiré, mais il n’était pas comme cela.
Elle parle de risque majeur, de dégât important. Ceux sont là des termes qui feraient sauter de joie n’importe quel shinobi un peu très naïf, mais Kenji n’était ce pas de ce ressort. Il savait que ces techniques étaient créées dans un seul but, faire plus de mal que la précédente. C’était la dure loi à laquelle se pliaient tous les ninjas sans pour autant pouvoir s’y opposer. Il esquissa un sourire, c’était vraiment un monde pourri qui faisait l’illusion de servir celui qui se prostituait le mieux. Ce vendre pour la gloire ou du pouvoir c’était comme donner son corps à la science en espérant recevoir de l’argent, alors qu’on est déjà mort. Cette reconnaissance est si versatile, des qu’elle n’a plus l’argent qui l’entretient elle vous tourne le dos comme la profiteuse qu’elle est et sera à jamais.
Kenji se redressa devant Reiko. Il ne la toisait pas mais sa posture montrait qu’il était prêt et sûr de lui. Il tendit sa main droite devant lui soutenue par sa main gauche au niveau du poignet. Il inspira alors doucement et tout en expirant une petite spirale bleue commença à se former dans le creux de sa main. Il continua la concentration d’énergie pure jusqu’à ce que l’Orbe prenne forme et garde cette aspect si respecté. Elle était de la même facture que celle de son enseignante, un bleu infini se mariant avec une luminosité de tous les instants.
Il se retourna alors dans un geste vif et plaqua sa main contre le petit muret derrière eux. Une voix roque sortie de sa gorge alors qu’une explosion de faisait entendre.
[Kenji] – Rasengan !
La fumée entoura son membre droit durant de courtes secondes. Elle s’estompa peu à peu lança place à sa main dans un trou béant. Le muret n’avait pas résisté à la puissance de l’Uchiha. Ce dernier, satisfait de ce qu’il venait de produire, se redressa doucement et lorsqu’il se teint droit, le petit mur s’effondra sur lui-même. Un bruit de brique et de bois s’entrechoquant se fit entendre tandis que la poussière de cendre qui les entourait s’éleva de quelques centimètres au dessus de leurs chevilles. Il se retourna alors doucement vers son enseignante. Et prit la parole d’une voix neutre et pourtant sincère.
[Kenji] – J’aimerais savoir quelque chose avant, Reiko Sama. Croyez-vous qu’il faut vraiment avoir un objectif à atteindre pour devenir fort ? Tout ce qui tourne autour de la puissance, du potentiel semble si lié à la notion de destinée.
Un rayon de soleil vint éclaire cette douce scène. Kenji n’avait parlé de son manque d’objectif qu’à une seule personne. Nara. Elle n’avait pas comprit ce qu’il lui avait dit et il s’était lassé de lui expliquer réellement ce qu’il pensait. Il espérait que Reiko ne lui réponde pas le spectacle habituelle sur son clan, son maître ou encore Konoha. Il était le fils de personne, il n’était pas né dans ce village et pourtant on plaçait des espoirs en lui. Bien sûr qu’il voulait voir le clan rayonner, qu’il voulait que Konoha devienne une grande puissance. Mais ce n’était pas les objectifs personnels d’un individu mais de tout un collectif. Il était seul, et il s’ennuyait.

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: Les Ruines Enflammées
L'Orbe Tourbillonnant, qu'il façonnait ... Aucune faille visible, formé avec précision et rapidité, agréable couleur bleutée, apaisante, contrastant dans ce paysage à la couleur bien trop rouge ... Bleu apaisant, tel le ciel limpide trônant au-dessus de nous, au point même où j'oublierai à quel point cette sphère était létale ...
La beauté cache des choses bien terribles, parfois.
Mais, pour l'instant, profitons-en, oublions ne serai-ce qu'une seconde à quels desseins cette arme est destinée.
Instant qui s'écoule trop rapidement, à mon goût. La puissance n'était plus à démontrer, il maîtrisait parfaitement l'arcane, vu le trou béant qui trônait au milieu du muret, d'une part, et du fin nuage de poussière qui enveloppe nos pieds, d'autre part.
Tout semble parfait, à priori.
Pourquoi ai-je l'impression, pourtant, que quelque chose ne semble pas aller ? Alors qu'il se retourne vers moi, légère impression que quelque chose dans son visage à changer ...
Je fronce les sourcils, surprise.
Une telle question de sa part ... Moi qui avait pensé, qu'il avait choisi une voie toute tracée par son clan, son domaine. Il arrivera loin, très loin.
Ma voix s'éleva sombre, sibylline, alors que je m'appuyais contre le muret, yeux fermés.[/i]
- Une question très profonde ... Tu le sais sûrement, mais bien des philosophes ont débattus sur le sujet, sans jamais être d'accord, avoir posé une quelconque base ... Ce que je vais te répondre, ne concerne que mon point de vue.
Je le toisais un long moment durant, me perdant dans son regard ébène, qui ne dévoilait aucun sentiment, mais où se lisait pourtant un profond malaise. Le malaise de ne savoir pourquoi on vit.
Un sourire maternel vint éclairer mon visage, alors que je commençais, d'une voix douce.
- L'homme dit se battre pour ses amis, sa famille, son être aimé, son pays, son honneur, par vengeance ... Et je ne fais que citer ceux qui reviennent le plus souvent. L'homme dit se battre pour bien des choses, car ils les considèrent comme son moteur, son impulsion, sa raison de vivre. Mais, si il advient que leur raison d'être disparait ... Ils restent inertes, sans vie ni motivation. Et ils cessent d'exister en tant que tels. Ainsi, si tu ne veux cesser d'exister en tant que tel, et si tu veux pouvoir combattre pour ce que tu crois bon et juste, il faut avant tout que tu combattes pour toi même. Combattre pour toi même, pour ensuite combattre pour les autres.
- Pourquoi devons nous combattre pour les autres ?
Un nouveau sourire éclaira mon visage.
Il comprenait vite, et il se posait les bonnes questions.
-Si nous existions que pour nous même, tu imagines que nous ne vivrions pas dans un monde où il y a des milliers de nos semblables ... *petit rire* Et, plus sérieusement. Aussi bien les autres peuvent te faire défaut, que toi aussi tu peux te faire défaut. A l'instar du général qui n'est rien sans son armée, nous ne sommes rien sans personne qui veille sur nous, et sur lesquelles nous veillons.
Je me relevais, le contemplant un long silence, longue secondes de silence en un lieu qui ne connaissait que cela, depuis bien des années ...
Je tendais la main devant moi, paume vers le ciel, yeux clos.
L'énergie flua dans mon corps, se concentra dans ma main ... Plus et plus de chakkra se concentra, jusqu'à ce que l'Orbe Tourbillonnant prenne des dimensions respectables, seconde déclinaison du Rasengan.
-Montre moi quel est ton pouvoir, Uchiha Kenji.
Un sourire mordant éclaira mon visage.
Il aura tout le temps de penser à ça plus tard, maintenant, l'important, était l'entraînement.
La beauté cache des choses bien terribles, parfois.
Mais, pour l'instant, profitons-en, oublions ne serai-ce qu'une seconde à quels desseins cette arme est destinée.
Instant qui s'écoule trop rapidement, à mon goût. La puissance n'était plus à démontrer, il maîtrisait parfaitement l'arcane, vu le trou béant qui trônait au milieu du muret, d'une part, et du fin nuage de poussière qui enveloppe nos pieds, d'autre part.
Tout semble parfait, à priori.
Pourquoi ai-je l'impression, pourtant, que quelque chose ne semble pas aller ? Alors qu'il se retourne vers moi, légère impression que quelque chose dans son visage à changer ...
Je fronce les sourcils, surprise.
Une telle question de sa part ... Moi qui avait pensé, qu'il avait choisi une voie toute tracée par son clan, son domaine. Il arrivera loin, très loin.
Ma voix s'éleva sombre, sibylline, alors que je m'appuyais contre le muret, yeux fermés.[/i]
- Une question très profonde ... Tu le sais sûrement, mais bien des philosophes ont débattus sur le sujet, sans jamais être d'accord, avoir posé une quelconque base ... Ce que je vais te répondre, ne concerne que mon point de vue.
Je le toisais un long moment durant, me perdant dans son regard ébène, qui ne dévoilait aucun sentiment, mais où se lisait pourtant un profond malaise. Le malaise de ne savoir pourquoi on vit.
Un sourire maternel vint éclairer mon visage, alors que je commençais, d'une voix douce.
- L'homme dit se battre pour ses amis, sa famille, son être aimé, son pays, son honneur, par vengeance ... Et je ne fais que citer ceux qui reviennent le plus souvent. L'homme dit se battre pour bien des choses, car ils les considèrent comme son moteur, son impulsion, sa raison de vivre. Mais, si il advient que leur raison d'être disparait ... Ils restent inertes, sans vie ni motivation. Et ils cessent d'exister en tant que tels. Ainsi, si tu ne veux cesser d'exister en tant que tel, et si tu veux pouvoir combattre pour ce que tu crois bon et juste, il faut avant tout que tu combattes pour toi même. Combattre pour toi même, pour ensuite combattre pour les autres.
- Pourquoi devons nous combattre pour les autres ?
Un nouveau sourire éclaira mon visage.
Il comprenait vite, et il se posait les bonnes questions.
-Si nous existions que pour nous même, tu imagines que nous ne vivrions pas dans un monde où il y a des milliers de nos semblables ... *petit rire* Et, plus sérieusement. Aussi bien les autres peuvent te faire défaut, que toi aussi tu peux te faire défaut. A l'instar du général qui n'est rien sans son armée, nous ne sommes rien sans personne qui veille sur nous, et sur lesquelles nous veillons.
Je me relevais, le contemplant un long silence, longue secondes de silence en un lieu qui ne connaissait que cela, depuis bien des années ...
Je tendais la main devant moi, paume vers le ciel, yeux clos.
L'énergie flua dans mon corps, se concentra dans ma main ... Plus et plus de chakkra se concentra, jusqu'à ce que l'Orbe Tourbillonnant prenne des dimensions respectables, seconde déclinaison du Rasengan.
-Montre moi quel est ton pouvoir, Uchiha Kenji.
Un sourire mordant éclaira mon visage.
Il aura tout le temps de penser à ça plus tard, maintenant, l'important, était l'entraînement.

Reiko Kairi- Chuunin de Konoha

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Re: Les Ruines Enflammées
La directrice rayonnait sous le soleil de feu qui les recouvrait. Elle vint se positionner prés de l’Uchiha le dos droit mais l’esprit léger. Elle l’observa hardiment rendant au jeune garçon cette intensité qu’il possédait dans ses pupilles sombres. Il ne sourcilla point et maîtrisa la réaction de ses émotions sans que rien ne vienne le trahir. Il respecta le silence qui s’imposait doucement entre eux avant qu’elle ne prenne enfin la parole répondant à sa question. Il cherchait depuis toujours une réponse et se demandait si un jour il l’a trouverait, tout n’était qu’illusion autour de lui et son esprit s’empêtrait dans un tourbillon de confusion.
Sa tirade était parfaite, envoutante et en symbiose avec ce qu’attendait Kenji. Il savait déjà tout cela. Mais l’entendre d’une voix extérieure rassurait toujours. Il savait que de nombreuses personnes se battaient pour des valeurs, des principes irréels mais dans lesquels ils croyaient les yeux fermés. Ce n’était pourtant que des illusions sans base et sans raison, mais pour tous ces gens, cela avait le goût d’une ambition saine dans laquelle il était prêt à mordre avec délectation.
D’autres se battaient pour des objectifs plus réels. Un sourire sur le visage d’un ami qui continue à subsister et bien d’autre chose encore. Mais Kenji avait du mal à cerner cela. Pour lui, les autres étaient un monde à part. Il ne comprenait pas le concept de devenir fort pour aider les autres. Cela revenait alors à se battre pour ces commerçants fourbes qui osent prendre encore plus que ce qu’ils ne devraient avoir. Il faut tout donner pour ces dirigeants sans cœur qui prétendent voir le bien du village aux travers de leurs actions. Tous ces individus asservis par leur intérêt personnel au dépend, et ce bien trop souvent, de celui des autres.
Alors, la réplique au petit discours de Reiko vint tout naturellement dans l’esprit de l’Uchiha. Il était rare qu’il soutienne une conversation, mais ces questions ne l’avaient que trop rongées.
[Kenji] – Pourquoi devons-nous combattre pour les autres ?
L’enseignante semblait avoir comprit. Elle sourit à son élève tout en reprenant un ton tout aussi mielleux et joyeux.
Mais finalement, la fin du discours de Reiko déçu Kenji. Elle prétendait qu’il fallait des individus qui veillent sur nous même pour réussir à ne pas se perdre sur le sentier de la vie. Des sortes de boussoles utilisables à souhait. Le bas blessait tout autant.
Kenji n’était rien.
Personne ne veillait sur lui, tout de moins pas comme l’entendait Reiko. Takeshi, son maître, le manipulait, il le savait. Il passait son temps à faire de lui une poupée pour l’avenir du clan. Et l’ennui de Kenji faisait qu’il se laissait faire. Shiba, garde du corps de son maître un peu plus social, prônait lui aussi les valeurs du Cygne. Il n’avait jamais connu ses parents, il ne connaissait pas son passé et restait seul. Comment pouvait-on alors lui reprocher son attitude ?
Il baissa légèrement la tête, une mèche de cheveux vint se perdre sur son front cachant une partie de son visage. Il leva légèrement la main pour la remettre en place mais arrêta son geste avant de le faire. Il venait de comprendre. Reiko veillait sûr lui, comme sur tous ses élèves. Elle était pourtant étrangère au clan et au domaine. Il ne la voyait pas autant qu’il aurait pu et pourtant…
Il secoua la tête et se redressa du muret le cœur vaillant. Les dernières paroles de l’enseignante ne firent qu’attiser la flamme qui brûlait déjà en lui. Il n’était pas perdu et même s’il était seul, il acceptait cette solitude. Le destin voulait faire de lui son jouet, il n’irait pas à l’encontre de ce dernier mais il deviendrait le meilleur des jouets.
Quelques pas en avant et il se retrouva devant un mur bien plus grand que les autres. L’un des vestiges les plus résistants de ces ruines. Il esquissa un petit sourire. Sa main droite le long du corps était déjà entrain d’engranger du chakra sans qu’il ne bouge. Il effleura du bout des doigts, avec sa main libre, la suie sur le mur avant d’observer ses membres le regard perdu.
Il savait ce qu’il avait à faire. L’amélioration du Rasengan tenait dans le chakra et son contrôle. Il fallait plus d’énergie et donc plus de concentration. Il n’y avait pas de grande subtilité dans cette technique et pourtant elle réclamait beaucoup de calme et de confiance.
La première étape de l’Orbe était prête.
Il releva alors sa main droite devant lui observant le Rasengan à son état le plus faible. Il fallait le faire grandir. Il inspira doucement tout en fermant les yeux. Sa main gauche vint recouvrir l’Orbe laissant la boule d’énergie croitre entre ses deux mains. Il sentait l’afflux de chakra partirent entres ses mains pour pénétrer dans la spirale infernale qu’il créait peu à peu. Elle grossissait à vue d’œil mais lui ne pouvait le voir ses pupilles étant voilées.
Il recroquevilla légèrement son coude vers sa hanche et plia les genoux. Il ouvrit les yeux dans une expiration profonde et tapa avec les deux mains le mur en face de lui. Un cri rageur sortit de sa gorge alors que la poussière se faisait de nouveau reine à ses pieds.
Un bruit sourd se fit entendre alors que ses percutaient le mur. Le souffle lent, les muscles tétanisés, il ne bougeait plus. Le résultat n’était pas à la hauteur de ses attentes. Un trou avait belle et bien était fait mais des spirales l’ornaient de part et d’autre prouvant qu’il ne concentrait pas assez son chakra.
Il ne regarda pas derrière lui, il savait pertinemment que Reiko avait vu la scène. Il n’aimait pas ne pas maîtriser une technique du premier coup, c’était un signe de faiblesse. Il assimilait la théorie puis il n’avait plus qu’à mettre les gestes en pratiques et bien souvent cela réussissait. Il jura intérieurement et recommença.
Ses deux mains se joignirent à nouveau et la sphère bleue apparue entre elles. Elle prit de l’ampleur rapidement et vint s’écraser, dans un sempiternel cycle, contre le mur. Les spirales tout autour étaient encore là. Il se mordit doucement la lèvre n’acceptant pas qu’une technique lui fasse de la résistance. Il était Kenji, persévérance faisait parti de sa vie. Il était Kenji Uchiha, travail, rigueur et détermination était sa vie.
La sueur perlait sur son front tandis qu’il sentait ses forces le quitter à chacune de ses tentatives. L’attaque consommait beaucoup de chakra et Reiko n’avait surement pas plus de temps à perdre. Il porta alors sa main droite sur son col et le déboutonna légèrement laissant son haut volé au gré de la petite bise naissante. Il vit que son membre commençait à être noirci par les brûlures de chakra, mais il n’en avait que faire. Il réussirait au prix de beaucoup de chose.
[Kenji] – Cette fois-ci je réussirais.
Sa voix n’était plus neutre et son regard sombre avait perdu ce vide céleste. La notion d’ennuie avait disparu de son esprit. Son ton était confiant et assuré, ses pupilles exprimaient toutes sa détermination.
Il recula de quelques pas et concentra une quantité énorme de chakra dans la paume de sa main. Il n’y avait plus que lui et ce mur. Il n’y avait plus que lui et cette technique qui lui résistait. Mais il ne se laisserait pas faire, il donnerait tout jusqu’au dernier moment. Son regard pouvant briser le mur à lui seul, ses pas faisant renaitre les braises d’un passé enfoui.
Ses genoux se plièrent et il s’élança.
[Kenji] – Oodama Rasengan !
Sa voix ébranla la terre elle-même, ses pas firent monter un nuage de cendre brûlant de détermination et ses mains percutèrent violement et férocement le mur qui n’avait plus d’arme pour résister.
Le bruit du mur qui s’effondrait sur lui-même s’ajoutait à la fumée qui l’entourait. Kenji fit un petit saut en arrière avant de retomber accroupit à côté de Reiko. Son souffle était court et sa main droite le faisait horriblement souffrir. Mais il avait la satisfaction d’avoir réussi. Il avisa la fumée qui s’estompait peu à peu ne laissant place qu’à des ruines enterrées dans un cratère de la profondeur d’un homme. Quelques cailloux continuèrent à s’écrouler tandis que le sol se remettait doucement de ce qu’il venait de vivre.
Kenji se redressa doucement et ferma les yeux quelques instants pour se retrouver. Il venait clairement d’utiliser une attaque des plus puissantes. Il n’en revenait pas et bizarrement ce pouvoir le fit réfléchir. Le pouvoir entrainait la maîtrise des autres, il permettait de contrôler. Le pouvoir exerçait une sorte de pression sur ce qui ne le possédait pas. Le pouvoir rendait fort. Il était fort.
Il posa alors ses yeux noirs dans ceux de son enseignante. Il esquissa un léger sourire.
[Kenji] – Vous aviez raison, il peut y avoir des dégâts « majeurs ».
Il se reprit en inspirant doucement. Sa tension était redescendu et mais sa main le brûlait toujours autant. Mais il ne montrait aucun signe de faiblesse, son torse luisant, quand le vent poussait son haut, sous les rayons du soleil.
[Kenji] – Il est étonnant de se dire que l’on maîtrise autant de puissance…
Sa tirade était parfaite, envoutante et en symbiose avec ce qu’attendait Kenji. Il savait déjà tout cela. Mais l’entendre d’une voix extérieure rassurait toujours. Il savait que de nombreuses personnes se battaient pour des valeurs, des principes irréels mais dans lesquels ils croyaient les yeux fermés. Ce n’était pourtant que des illusions sans base et sans raison, mais pour tous ces gens, cela avait le goût d’une ambition saine dans laquelle il était prêt à mordre avec délectation.
D’autres se battaient pour des objectifs plus réels. Un sourire sur le visage d’un ami qui continue à subsister et bien d’autre chose encore. Mais Kenji avait du mal à cerner cela. Pour lui, les autres étaient un monde à part. Il ne comprenait pas le concept de devenir fort pour aider les autres. Cela revenait alors à se battre pour ces commerçants fourbes qui osent prendre encore plus que ce qu’ils ne devraient avoir. Il faut tout donner pour ces dirigeants sans cœur qui prétendent voir le bien du village aux travers de leurs actions. Tous ces individus asservis par leur intérêt personnel au dépend, et ce bien trop souvent, de celui des autres.
Alors, la réplique au petit discours de Reiko vint tout naturellement dans l’esprit de l’Uchiha. Il était rare qu’il soutienne une conversation, mais ces questions ne l’avaient que trop rongées.
[Kenji] – Pourquoi devons-nous combattre pour les autres ?
L’enseignante semblait avoir comprit. Elle sourit à son élève tout en reprenant un ton tout aussi mielleux et joyeux.
Mais finalement, la fin du discours de Reiko déçu Kenji. Elle prétendait qu’il fallait des individus qui veillent sur nous même pour réussir à ne pas se perdre sur le sentier de la vie. Des sortes de boussoles utilisables à souhait. Le bas blessait tout autant.
Kenji n’était rien.
Personne ne veillait sur lui, tout de moins pas comme l’entendait Reiko. Takeshi, son maître, le manipulait, il le savait. Il passait son temps à faire de lui une poupée pour l’avenir du clan. Et l’ennui de Kenji faisait qu’il se laissait faire. Shiba, garde du corps de son maître un peu plus social, prônait lui aussi les valeurs du Cygne. Il n’avait jamais connu ses parents, il ne connaissait pas son passé et restait seul. Comment pouvait-on alors lui reprocher son attitude ?
Il baissa légèrement la tête, une mèche de cheveux vint se perdre sur son front cachant une partie de son visage. Il leva légèrement la main pour la remettre en place mais arrêta son geste avant de le faire. Il venait de comprendre. Reiko veillait sûr lui, comme sur tous ses élèves. Elle était pourtant étrangère au clan et au domaine. Il ne la voyait pas autant qu’il aurait pu et pourtant…
Il secoua la tête et se redressa du muret le cœur vaillant. Les dernières paroles de l’enseignante ne firent qu’attiser la flamme qui brûlait déjà en lui. Il n’était pas perdu et même s’il était seul, il acceptait cette solitude. Le destin voulait faire de lui son jouet, il n’irait pas à l’encontre de ce dernier mais il deviendrait le meilleur des jouets.
Quelques pas en avant et il se retrouva devant un mur bien plus grand que les autres. L’un des vestiges les plus résistants de ces ruines. Il esquissa un petit sourire. Sa main droite le long du corps était déjà entrain d’engranger du chakra sans qu’il ne bouge. Il effleura du bout des doigts, avec sa main libre, la suie sur le mur avant d’observer ses membres le regard perdu.
Il savait ce qu’il avait à faire. L’amélioration du Rasengan tenait dans le chakra et son contrôle. Il fallait plus d’énergie et donc plus de concentration. Il n’y avait pas de grande subtilité dans cette technique et pourtant elle réclamait beaucoup de calme et de confiance.
La première étape de l’Orbe était prête.
Il releva alors sa main droite devant lui observant le Rasengan à son état le plus faible. Il fallait le faire grandir. Il inspira doucement tout en fermant les yeux. Sa main gauche vint recouvrir l’Orbe laissant la boule d’énergie croitre entre ses deux mains. Il sentait l’afflux de chakra partirent entres ses mains pour pénétrer dans la spirale infernale qu’il créait peu à peu. Elle grossissait à vue d’œil mais lui ne pouvait le voir ses pupilles étant voilées.
Il recroquevilla légèrement son coude vers sa hanche et plia les genoux. Il ouvrit les yeux dans une expiration profonde et tapa avec les deux mains le mur en face de lui. Un cri rageur sortit de sa gorge alors que la poussière se faisait de nouveau reine à ses pieds.
Un bruit sourd se fit entendre alors que ses percutaient le mur. Le souffle lent, les muscles tétanisés, il ne bougeait plus. Le résultat n’était pas à la hauteur de ses attentes. Un trou avait belle et bien était fait mais des spirales l’ornaient de part et d’autre prouvant qu’il ne concentrait pas assez son chakra.
Il ne regarda pas derrière lui, il savait pertinemment que Reiko avait vu la scène. Il n’aimait pas ne pas maîtriser une technique du premier coup, c’était un signe de faiblesse. Il assimilait la théorie puis il n’avait plus qu’à mettre les gestes en pratiques et bien souvent cela réussissait. Il jura intérieurement et recommença.
Ses deux mains se joignirent à nouveau et la sphère bleue apparue entre elles. Elle prit de l’ampleur rapidement et vint s’écraser, dans un sempiternel cycle, contre le mur. Les spirales tout autour étaient encore là. Il se mordit doucement la lèvre n’acceptant pas qu’une technique lui fasse de la résistance. Il était Kenji, persévérance faisait parti de sa vie. Il était Kenji Uchiha, travail, rigueur et détermination était sa vie.
La sueur perlait sur son front tandis qu’il sentait ses forces le quitter à chacune de ses tentatives. L’attaque consommait beaucoup de chakra et Reiko n’avait surement pas plus de temps à perdre. Il porta alors sa main droite sur son col et le déboutonna légèrement laissant son haut volé au gré de la petite bise naissante. Il vit que son membre commençait à être noirci par les brûlures de chakra, mais il n’en avait que faire. Il réussirait au prix de beaucoup de chose.
[Kenji] – Cette fois-ci je réussirais.
Sa voix n’était plus neutre et son regard sombre avait perdu ce vide céleste. La notion d’ennuie avait disparu de son esprit. Son ton était confiant et assuré, ses pupilles exprimaient toutes sa détermination.
Il recula de quelques pas et concentra une quantité énorme de chakra dans la paume de sa main. Il n’y avait plus que lui et ce mur. Il n’y avait plus que lui et cette technique qui lui résistait. Mais il ne se laisserait pas faire, il donnerait tout jusqu’au dernier moment. Son regard pouvant briser le mur à lui seul, ses pas faisant renaitre les braises d’un passé enfoui.
Ses genoux se plièrent et il s’élança.
[Kenji] – Oodama Rasengan !
Sa voix ébranla la terre elle-même, ses pas firent monter un nuage de cendre brûlant de détermination et ses mains percutèrent violement et férocement le mur qui n’avait plus d’arme pour résister.
Le bruit du mur qui s’effondrait sur lui-même s’ajoutait à la fumée qui l’entourait. Kenji fit un petit saut en arrière avant de retomber accroupit à côté de Reiko. Son souffle était court et sa main droite le faisait horriblement souffrir. Mais il avait la satisfaction d’avoir réussi. Il avisa la fumée qui s’estompait peu à peu ne laissant place qu’à des ruines enterrées dans un cratère de la profondeur d’un homme. Quelques cailloux continuèrent à s’écrouler tandis que le sol se remettait doucement de ce qu’il venait de vivre.
Kenji se redressa doucement et ferma les yeux quelques instants pour se retrouver. Il venait clairement d’utiliser une attaque des plus puissantes. Il n’en revenait pas et bizarrement ce pouvoir le fit réfléchir. Le pouvoir entrainait la maîtrise des autres, il permettait de contrôler. Le pouvoir exerçait une sorte de pression sur ce qui ne le possédait pas. Le pouvoir rendait fort. Il était fort.
Il posa alors ses yeux noirs dans ceux de son enseignante. Il esquissa un léger sourire.
[Kenji] – Vous aviez raison, il peut y avoir des dégâts « majeurs ».
Il se reprit en inspirant doucement. Sa tension était redescendu et mais sa main le brûlait toujours autant. Mais il ne montrait aucun signe de faiblesse, son torse luisant, quand le vent poussait son haut, sous les rayons du soleil.
[Kenji] – Il est étonnant de se dire que l’on maîtrise autant de puissance…

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: Les Ruines Enflammées
Étrangement, j'ai un sentiment de ... non-accomplissement.
Comme si ce que j'avais dis, n'était pas assez, comme si ce que j'avais dis, ne reflétait pas réellement mon point de vue sur la question.
Regard intense, sur mon jeune élève, alors que des débris et volutes de fumée volent autour de lui, Orbe Tourbillonnant s'écrasant inlassablement, encore et encore, contre le pan de ce mur ...
Comme si il était une barrière qui l'empêchait d'avancer, de s'accomplir, un obstacle à sa route ...
Petit frisson qui longe mon échine.
Est-ce ainsi, qu'il se défait de tout ce qui l'entrave ?
Regard qui se perd dans l'horizon, voilé par l'incandescence des flammes éternelles, recouvrant les vestiges de ce qu'il y a de plus noir et brutal, violent et fou, dans la psyché de l'Homme.
Un ciel bleu, un bleu infini et pur, comme celui qui compose un Rasengan, un bleu d'océan, un bleu dans lequel on pourrait se perdre pour l'éternité, un bleu de rêve et songes, de désirs inavouables pourtant bien avoués ...
Sourire qui se dessine sur mes lèvres, air béat.
Qu'il est bon, de profiter de telle beauté.
Je replonge dans mes pensées, afin d'y mettre de l'ordre, de pouvoir mieux les définir, les exprimer, de faire passer le message que je souhaite, à Kenji ...
Jeune enfant, perdu, solitaire ... Instrument du Domaine du Cygne ...
Mon regard se porte de nouveau sur lui, alors que des fissures commencent à émietté le muret ...
Dos posé contre le mur, je régénère mon chakkra, mis à dure épreuve dans cette démonstration ... Au moins, puis-je avoir la satisfaction qu'elle a été concluante, vu son ardeur à la tâche. Persévérant et rigoureux ... Sourire qui éclaire mon visage, satisfaite de moi-même, satisfaite de lui, surtout.
Jusqu'où arrivera-t-il ? Jusqu'où le laissera-t-on arriver ?
Loin, comme première réponse ... Comme deuxième réponse ... Dés qu'ils auront perdu tout contrôle sur lui, son espérance de vie tombera en chute libre, sans soutien du clan, entouré de brigands et autres personnes intéressées par son Don ...
Je dois le protéger, veiller sur lui, il faut qu'il exprime son plein potentiel, et pour cela ... Il n'a besoin que de temps ...
Et de confiance, dans les autres.
J'ai essayé de lui faire comprendre, avec ma tirade maladroite ... Bien entendu, cela n'a pas dû lui sembler maladroit, mais pour l'image que je m'en fais ...
L'amitié, un concept que je ne saurais décrire avec des mots, un sentiment qui ne peut être exprimé que par émotions, gestes, tonalités de voix ...
Ce sentiment d'être ... protégé, d'être apprécié à sa juste valeur, de pouvoir se confier sans honte, de n'être jugé pour ce que l'on est.
Voilà, ce que j'aurais souhaité lui partager ... Mais il est toujours temps.
Lui qui est égaré, perdu dans une nuit sans étoiles ... Je me fais un devoir, de le mener vers une voix plus lumineuse, vers un avenir avec tout autant d'incertitudes, mais pourtant bien plus plaisantes ...
Qu'il est agréable, de sentir la chaleur du soleil, même si l'on sait que lever le regard vers lui est si douloureux.
Kenji du clan Uchiha, tu deviendras fort pour mener ta vie comme tu le souhaites, afin d'être heureux.
Même si je sais que pour cela, certains sacrifices devront être faits ...
L'on ne se rend compte de la vrai valeur d'une chose, que lorsque l'on sacrifie des choses précieuses, pour celle-ci.
Oh que oui. Je l'ai appris à mes dépends.
Un bien pour un mal, un mal pour un bien, c'est ainsi que la vie fonctionne.
Et c'est ainsi que je profite de celle-ci.
Large sourire qui se dessine sur mes lèvres, le contemplant, dans ses efforts acharnés à se dépasser, afin de devenir pour lui même ... Devenir fort pour soit, avant de le devenir pour les autres.
Chevalier protecteur à la cuirasse d'ombre et d'ébène ...
Ainsi je le vois, là, alors que des brûlures qui se font de plus en plus graves commencent à orner ses bras, là où le chakkra lacérant, mordant, vient se concentrer.
N'importe quel enseignant l'aurait arrêté, n'importe quel enseignant l'aurait forcé à revenir au village, pour guérir ses plaies, pour reprendre plus tard l'entraînement.
Mais je ne suis pas n'importe quelle enseignante. Je suis Reiko Kairi, directrice de l'Académie de Konoha ...
Et je sais que le stopper, maintenant, serait pour lui la plus grand des humiliations, ébranlant son mental, réduisant à néant son impulsion première.
Qu'il réussisse, brisant la résistance de ce mur, ou qu'il échoue, tombant au sol, épuisé, meurtri, n'a aucune importance.
Je sais que de toutes façons, il réussira ... Allez, Kenji.
Mon regard balaya son corps nue, transpiration luisant à la lumière du soleil tombant, tant de temps passé, pour que Ser Soleil laisse place à son épouse et compagne Dame Lune, dans la cérémonie du Crépuscule, pour qu'elle trône dans l'immensité de la voute stellaire, en compagnie de ses sujets les étoiles.
La nuit tombe, et avec elle, sortent les habitants nocturnes de ses vastes forêts, petits et grands, à plumes ou fourrures, symphonie des criquets qui s'élève d'une seule voix vers l'au-delà, les premières étoiles pointant timidement leur fin éclat féérique.
Regard perdu vers le soleil, rouge sang, magnifique et terrible, Lune venant compléter la scène sublime, annonçant à son tendre et doux qu'ils se reverront une fois l'Aube arrivée, que ce moment ne représente que quelques secondes, secondes pourtant si douloureuses ...
Que j'aime, contempler si magnifique coucher de soleil ... Romantisme, quand tu nous tiens.
Petit éclat de rire, qui s'échappe de ma gorge malgré moi, enjouée.
Voix qui résonne, impérieuse, assurée, rage de vaincre qui s'y sent, alors que j'ai à peine le temps, de tourner la tête, juste le temps de voir des volutes de cendres ardents s'élever dans l'air, sur son passage, juste le temps de voir un halo bleu de puissance concentrée se répandre autour du point d'impact, dévastant la surface du mur, désagrégeant les éléments le composant, laissant pour seule et unique trace poussière et débris à moitié-détruits ...
La pouvoir de détruire ... Effrayant.
Mais malheureusement nécessaire, si nous souhaitons que le monde que nous connaissons reste tel qu'il est, pour nous, pour ceux qui viendront après nous, pour ceux qui viendront après eux.
Notre devoir, pour un monde meilleur.
Il est si fort ... Jeune Kenji, se relevant, poussière souillant son corps, brûlures profondes dont il faudra immédiatement s'occuper ...
L'impression d'être revenue à l'époque où j'étais une jeune Genin, quand je regarde la facilité avec laquelle il a assimilé cette technique ...
Il est l'enfant prodige, et ce sobriquet est pourtant loin, si loin de la réalité que je contemple ...
- Vous aviez raison, il peut y avoir des dégâts « majeurs ».
Le calme de sa voix m'arrache un sourire, et même un petit éclat de rire cristallin.
Cet enfant est vraiment spécial ... Je me rappelle avoir enseignée cette technique a des shinobis plus mûrs, plus expérimentés, et pourtant, aucun n'a jamais dis ça, aucun ...
Je le regarde doucement, regard qui se confronte avec le sien, sans pour autant avec animosité.
L'impression qu'on se regarde, comme des égaux se regardent.
- Il est étonnant de se dire que l’on maîtrise autant de puissance …
Un nouveau sourire vint éclairer mon visage.
Maîtriser autant de puissance ... A quoi bon, après tout, si ce n'est que pour engendrer plus de violence, de destruction qu'il y en a ?
Pour sauvegarder ce qui nous est précieux, ce qui a vraiment du sens, pour nous.
Car, l'important, c'est de vivre heureux, même si les objectifs pour l'être sont absurdes.
Mon regard s'attendrit, avant que ma voix commence à susurrer d'un ton doux, sucré.
- Toute puissance demande contrepartie. Tout pouvoir demande responsabilité. Toute force que l'on obtient, demande des sacrifices pour être pleinement maîtrisée. Jusqu'où seras-tu capable d'aller, Uchiha Kenji ?
Puis, je reprenais d'une voix qui se voulait plus sérieuse, même si mon regard pétillant le contredisait.
- Pour ce qui est de l'entraînement, je considère que la technique est comprise et apprise, même si des finitions et des ajustements devront être accomplis ... Mais je n'ai nul doute que tu arriveras à le faire par toi même. Mais, plus immédiat, tes blessures : Direction Konoha tout de suite, et je ne tolérerai aucune discussion.
Je me laissais tomber sur le lit, épuisée.
Ces Orbes Tourbillonants m'avaient épuisées plus que je ne le croyais, plus que je ne souhaitais le montrer ... Couchée sur le dos, encore toute habillée, sandales toujours aux pieds, alors que je contemple le plafond d'un air songeur, yeux se refermant d'eux mêmes, par moment.
Le jeune Kenji avait tenu le trajet sans émettre aucune plainte, trajet silencieux, avant qu'enfin, une fois au villages arrivé, je ne prenne congé de lui aux portes de l'Hôpital, une fois sûre qu'on s'occuperait de lui.
Baîllement, à m'en décrocher la mâchoire, alors que je roule sur le coté, jusqu'à ce que ma tête repose sur un doux coussin, que mes jambes se replie sur mon torse, que mes bras entourent le cousin, et le serre contre ma tête, regard perdu fixant un point du mur, regard dans le vague, qui disparaît qui se voile enfin de ténèbres, alors que mes dernières paroles résonnent dans mon esprit ...
- Passe me voir à l'Académie, une fois que tu seras Chuunin ... Je te promet un cadeau ... particulier.
Comme si ce que j'avais dis, n'était pas assez, comme si ce que j'avais dis, ne reflétait pas réellement mon point de vue sur la question.
Regard intense, sur mon jeune élève, alors que des débris et volutes de fumée volent autour de lui, Orbe Tourbillonnant s'écrasant inlassablement, encore et encore, contre le pan de ce mur ...
Comme si il était une barrière qui l'empêchait d'avancer, de s'accomplir, un obstacle à sa route ...
Petit frisson qui longe mon échine.
Est-ce ainsi, qu'il se défait de tout ce qui l'entrave ?
Regard qui se perd dans l'horizon, voilé par l'incandescence des flammes éternelles, recouvrant les vestiges de ce qu'il y a de plus noir et brutal, violent et fou, dans la psyché de l'Homme.
Un ciel bleu, un bleu infini et pur, comme celui qui compose un Rasengan, un bleu d'océan, un bleu dans lequel on pourrait se perdre pour l'éternité, un bleu de rêve et songes, de désirs inavouables pourtant bien avoués ...
Sourire qui se dessine sur mes lèvres, air béat.
Qu'il est bon, de profiter de telle beauté.
Je replonge dans mes pensées, afin d'y mettre de l'ordre, de pouvoir mieux les définir, les exprimer, de faire passer le message que je souhaite, à Kenji ...
Jeune enfant, perdu, solitaire ... Instrument du Domaine du Cygne ...
Mon regard se porte de nouveau sur lui, alors que des fissures commencent à émietté le muret ...
Dos posé contre le mur, je régénère mon chakkra, mis à dure épreuve dans cette démonstration ... Au moins, puis-je avoir la satisfaction qu'elle a été concluante, vu son ardeur à la tâche. Persévérant et rigoureux ... Sourire qui éclaire mon visage, satisfaite de moi-même, satisfaite de lui, surtout.
Jusqu'où arrivera-t-il ? Jusqu'où le laissera-t-on arriver ?
Loin, comme première réponse ... Comme deuxième réponse ... Dés qu'ils auront perdu tout contrôle sur lui, son espérance de vie tombera en chute libre, sans soutien du clan, entouré de brigands et autres personnes intéressées par son Don ...
Je dois le protéger, veiller sur lui, il faut qu'il exprime son plein potentiel, et pour cela ... Il n'a besoin que de temps ...
Et de confiance, dans les autres.
J'ai essayé de lui faire comprendre, avec ma tirade maladroite ... Bien entendu, cela n'a pas dû lui sembler maladroit, mais pour l'image que je m'en fais ...
L'amitié, un concept que je ne saurais décrire avec des mots, un sentiment qui ne peut être exprimé que par émotions, gestes, tonalités de voix ...
Ce sentiment d'être ... protégé, d'être apprécié à sa juste valeur, de pouvoir se confier sans honte, de n'être jugé pour ce que l'on est.
Voilà, ce que j'aurais souhaité lui partager ... Mais il est toujours temps.
Lui qui est égaré, perdu dans une nuit sans étoiles ... Je me fais un devoir, de le mener vers une voix plus lumineuse, vers un avenir avec tout autant d'incertitudes, mais pourtant bien plus plaisantes ...
Qu'il est agréable, de sentir la chaleur du soleil, même si l'on sait que lever le regard vers lui est si douloureux.
Kenji du clan Uchiha, tu deviendras fort pour mener ta vie comme tu le souhaites, afin d'être heureux.
Même si je sais que pour cela, certains sacrifices devront être faits ...
L'on ne se rend compte de la vrai valeur d'une chose, que lorsque l'on sacrifie des choses précieuses, pour celle-ci.
Oh que oui. Je l'ai appris à mes dépends.
Un bien pour un mal, un mal pour un bien, c'est ainsi que la vie fonctionne.
Et c'est ainsi que je profite de celle-ci.
Large sourire qui se dessine sur mes lèvres, le contemplant, dans ses efforts acharnés à se dépasser, afin de devenir pour lui même ... Devenir fort pour soit, avant de le devenir pour les autres.
Chevalier protecteur à la cuirasse d'ombre et d'ébène ...
Ainsi je le vois, là, alors que des brûlures qui se font de plus en plus graves commencent à orner ses bras, là où le chakkra lacérant, mordant, vient se concentrer.
N'importe quel enseignant l'aurait arrêté, n'importe quel enseignant l'aurait forcé à revenir au village, pour guérir ses plaies, pour reprendre plus tard l'entraînement.
Mais je ne suis pas n'importe quelle enseignante. Je suis Reiko Kairi, directrice de l'Académie de Konoha ...
Et je sais que le stopper, maintenant, serait pour lui la plus grand des humiliations, ébranlant son mental, réduisant à néant son impulsion première.
Qu'il réussisse, brisant la résistance de ce mur, ou qu'il échoue, tombant au sol, épuisé, meurtri, n'a aucune importance.
Je sais que de toutes façons, il réussira ... Allez, Kenji.
Mon regard balaya son corps nue, transpiration luisant à la lumière du soleil tombant, tant de temps passé, pour que Ser Soleil laisse place à son épouse et compagne Dame Lune, dans la cérémonie du Crépuscule, pour qu'elle trône dans l'immensité de la voute stellaire, en compagnie de ses sujets les étoiles.
La nuit tombe, et avec elle, sortent les habitants nocturnes de ses vastes forêts, petits et grands, à plumes ou fourrures, symphonie des criquets qui s'élève d'une seule voix vers l'au-delà, les premières étoiles pointant timidement leur fin éclat féérique.
Regard perdu vers le soleil, rouge sang, magnifique et terrible, Lune venant compléter la scène sublime, annonçant à son tendre et doux qu'ils se reverront une fois l'Aube arrivée, que ce moment ne représente que quelques secondes, secondes pourtant si douloureuses ...
Que j'aime, contempler si magnifique coucher de soleil ... Romantisme, quand tu nous tiens.
Petit éclat de rire, qui s'échappe de ma gorge malgré moi, enjouée.
Voix qui résonne, impérieuse, assurée, rage de vaincre qui s'y sent, alors que j'ai à peine le temps, de tourner la tête, juste le temps de voir des volutes de cendres ardents s'élever dans l'air, sur son passage, juste le temps de voir un halo bleu de puissance concentrée se répandre autour du point d'impact, dévastant la surface du mur, désagrégeant les éléments le composant, laissant pour seule et unique trace poussière et débris à moitié-détruits ...
La pouvoir de détruire ... Effrayant.
Mais malheureusement nécessaire, si nous souhaitons que le monde que nous connaissons reste tel qu'il est, pour nous, pour ceux qui viendront après nous, pour ceux qui viendront après eux.
Notre devoir, pour un monde meilleur.
Il est si fort ... Jeune Kenji, se relevant, poussière souillant son corps, brûlures profondes dont il faudra immédiatement s'occuper ...
L'impression d'être revenue à l'époque où j'étais une jeune Genin, quand je regarde la facilité avec laquelle il a assimilé cette technique ...
Il est l'enfant prodige, et ce sobriquet est pourtant loin, si loin de la réalité que je contemple ...
- Vous aviez raison, il peut y avoir des dégâts « majeurs ».
Le calme de sa voix m'arrache un sourire, et même un petit éclat de rire cristallin.
Cet enfant est vraiment spécial ... Je me rappelle avoir enseignée cette technique a des shinobis plus mûrs, plus expérimentés, et pourtant, aucun n'a jamais dis ça, aucun ...
Je le regarde doucement, regard qui se confronte avec le sien, sans pour autant avec animosité.
L'impression qu'on se regarde, comme des égaux se regardent.
- Il est étonnant de se dire que l’on maîtrise autant de puissance …
Un nouveau sourire vint éclairer mon visage.
Maîtriser autant de puissance ... A quoi bon, après tout, si ce n'est que pour engendrer plus de violence, de destruction qu'il y en a ?
Pour sauvegarder ce qui nous est précieux, ce qui a vraiment du sens, pour nous.
Car, l'important, c'est de vivre heureux, même si les objectifs pour l'être sont absurdes.
Mon regard s'attendrit, avant que ma voix commence à susurrer d'un ton doux, sucré.
- Toute puissance demande contrepartie. Tout pouvoir demande responsabilité. Toute force que l'on obtient, demande des sacrifices pour être pleinement maîtrisée. Jusqu'où seras-tu capable d'aller, Uchiha Kenji ?
Puis, je reprenais d'une voix qui se voulait plus sérieuse, même si mon regard pétillant le contredisait.
- Pour ce qui est de l'entraînement, je considère que la technique est comprise et apprise, même si des finitions et des ajustements devront être accomplis ... Mais je n'ai nul doute que tu arriveras à le faire par toi même. Mais, plus immédiat, tes blessures : Direction Konoha tout de suite, et je ne tolérerai aucune discussion.
Je me laissais tomber sur le lit, épuisée.
Ces Orbes Tourbillonants m'avaient épuisées plus que je ne le croyais, plus que je ne souhaitais le montrer ... Couchée sur le dos, encore toute habillée, sandales toujours aux pieds, alors que je contemple le plafond d'un air songeur, yeux se refermant d'eux mêmes, par moment.
Le jeune Kenji avait tenu le trajet sans émettre aucune plainte, trajet silencieux, avant qu'enfin, une fois au villages arrivé, je ne prenne congé de lui aux portes de l'Hôpital, une fois sûre qu'on s'occuperait de lui.
Baîllement, à m'en décrocher la mâchoire, alors que je roule sur le coté, jusqu'à ce que ma tête repose sur un doux coussin, que mes jambes se replie sur mon torse, que mes bras entourent le cousin, et le serre contre ma tête, regard perdu fixant un point du mur, regard dans le vague, qui disparaît qui se voile enfin de ténèbres, alors que mes dernières paroles résonnent dans mon esprit ...
- Passe me voir à l'Académie, une fois que tu seras Chuunin ... Je te promet un cadeau ... particulier.

Reiko Kairi- Chuunin de Konoha

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