Domaine Katairu

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Domaine Katairu

Message  Heionkemono Naoki le Lun 9 Fév - 12:26

Sonoko Katairu saisit un flacon qui n’avait pas été ouvert depuis longtemps. Le liquide qu’il contenait était fluide et parfaitement transparent. Sa main vint retirer le bouchon et un doigt se posa aussitôt sur l’ouverture. Le flacon se retourna et le bout du doigt était humidifié par le liquide. La veuve referma son flacon, il n’y avait qu’une seule goutte sur son index mais ça serait suffisant. Elle caressa sa gorge avec se même doigt, puis elle se frotta les mains et elle les rapprocha de son nez. L’odeur du jasmin lui fit tourner la tête. On lui avait offert ce parfum, il y avait maintenant plusieurs années mais l’odeur du jasmin s’était conservé, ce parfum avait survécut à la personne qui lui avait offert. Son défunt maris lui avait donné ce parfum lorsqu’il lui faisait la coure et ils s’étaient fiancés peu de temps après. Elle s’était rarement parfumé avec car elle souhaitait le conserver le plus longtemps possible mais maintenant que l’amour de sa vie était mort, elle étalait chaque jour une goutte d’essence de jasmin, une goutte d’amour à jamais perdu.

La porte coulissa brusquement, arrachant un hoquet de surprise à Sonoko qui respirait sans se lasser les odeurs qui s’étaient répandues dans la pièce.

Kimiko – Mère, je veux savoir qui a commandé le dernier Katana de père !

Sonoko – De quel sabre, tu veux parler chérie ?

Kimiko – Celui-ci ! Ca n’a toujours été que de ce sabre que je parle !

Kimiko montrait le Katana qu’elle avait l’habitude de porter à son côté depuis la mort de son père, le dernier chef-d’œuvre du maître forgeron, Shigure. La jeune fille portait l’intégralité de son uniforme de Shinobi, une tenue en tissus confortable et résistant et une armure légère, au grand damne de sa mère qui était habillé traditionnellement d’un kimono bleue pale. Elle avait abandonné très rapidement le noir pour porter la couleur préférée de son mari. Elle était sagement maquillée, ça ne faisait que lui ajouter plus de grâce et d’élégance ; ses cheveux noirs et raides tombaient simplement sur ses épaules. Sa fille ne lui ressemblait pas beaucoup, elle cultivait son apparence militaire et ne portait aucun maquillage. Cependant, ses cheveux étaient teins en rose, cette touche de couleur ne faisait que renforcer sa beauté naturelle et masquait par la même occasion ses cheveux blancs.

Sonoko – Je suis contente que tu te sois décidée à teindre tes cheveux, mais… Es-tu sûre que le rose était une bonne idée ? Que vont penser les gens en te voyant ainsi.

Kimiko – Je me moque de l’opinion des autres. Dis-moi, s’il te plait, qui a commandé ce sabre.

Ca faisait longtemps que Sonoko gardait ce secret pour elle seule. Elle ne voulait pas voir sa fille partir se venger et se mettre en danger. La mère voulait protéger sa fille mais elle ne pouvait plus résister à l’harcèlement qu’elle lui faisait, elle allait craquer, elle allait lui dire tout ce qu’elle savait. Bien sûr, elle ne connaissait pas l’identité exacte du commanditaire de Shigure, mais elle pouvait réduire les recherches à trois personnes, trois personnes qui venaient souvent acheter les œuvres de son mari. Mais elle ne pouvait pas imaginer que l’une d’entre elles soit responsable de la mort du maître Katairu, tout simplement parce que c’était tous des amis de la famille.

Le premier, et le plus ancien, était Mr Yokomizo. Cet homme était un ami d’enfance du forgeron, ils avaient fait une bonne partie de leurs études ensemble et malgré qu’ils se soient perdus de vue pendant plusieurs années, ils avaient finit par se retrouver et leur amitié était toujours intacte. Le père de Mr Yokomizo était un pauvre prospecteur qui avait trouvé un des plus gros filons d’or du monde ; c’est ce qui fit toute sa fortune. Ensuite, il investit dans différente affaires mais on ne peut pas dire qu’il était vraiment doué à ce petit jeu car il perdait autant qu’il gagnait. Bref, son fils n’avait plus qu’à reprendre l’affaire familiale et à prier pour que les mines ne se tarissent pas. Il était devenu un homme intègre, bourré de principe mais qui ne manquait pas de cœur. Il achetait les armes que son ami forgeait pour leur réelle qualité et non pas pour la relation qu’il avait avec le maître. Il aimait les lames qui étaient sobres mais ne présentaient aucun défaut.

Le second était Mr Okinade, un collectionneur de sabre qui n’était jamais venu à la demeure Katairu en personne mais sa femme venait souvent acheter des Katana pour les lui offrir. Sonoko s’était d’ailleurs liée d’amitié avec elle et c’est par leur biais que les messieurs se rencontrèrent à une réception chez les Okinade. Mr Okinade était à la tête d’une grosse compagnie de transport maritime et il dépensait son argent par luxure. Bien que sa femme soit très amicale, l’homme était plutôt antipathique ; à vrai dire, Sonoko se demandait comment deux personnes aussi dissemblables pouvaient être mariés jusqu’à ce qu’elle apprenne que c’était un mariage arrangé entre les deux familles. En général, Mme Okinade achetait, pour son mari, des Katana léger et privilégiait la beauté de l’objet.

Enfin, le dernier était Cho Nideaki, un jeune homme qui aurait fait un parfait époux pour Kimiko si seulement elle s’était pliée à la volonté de ses parents. La jeune fille n’avait même jamais voulut le rencontrer mais il était beau et c’était un bon parti ; il travaillait en tant que banquier et il avait les moyens de s’occuper d’une grande famille. Il collectionnait les sabres par passion, c’est un jour où il vint visiter le célèbre maître forgeron que la famille eut connaissance de lui. L’étincelle qui était dans ses yeux lorsqu’il les posa pour la première fois sur les œuvres de Mr Katairu avait impressionné Sonoko. Son mari et elle était d’accord pour dire que Cho était un connaisseur et un véritable passionné. Mr Nideaki était particulièrement intéressé par les œuvres qui sortaient de l’ordinaire. Sonoko se rappelait le jour où le garçon avait défendu l’idée que les Katana traditionnelle n’étaient que des copies du premier sabre créé, il était fervent défenseur de l’innovation.

Sonoko était donc persuader que la personne qui avait voulut acheter le sabre, que sa fille gardait, ne pouvait être que l’un de ses trois là. Shigure était une lame parfaitement forgée, légère et sa beauté ne faisait aucun doute ; à première vue, le Katana avait été forgé dans la plus pure tradition mais il avait des capacités qui sortaient incontestablement de l’ordinaire. La veuve était donc incapable de ne donner qu’un seul nom à Kimiko mais elle n’en pouvait plus de refuser de lui répondre. C’est ainsi qu’elle lui révéla tout ce qu’elle savait.

Sonoko – Il n’y a que trois personnes possibles : Mr Yokomizo, Mr Okinade ou Mr Nideaki… Encore une chose, je me rappelle que ton père avait dit que celui qui lui avait demandé son dernier chef-d’œuvre était une personne qui n’était pas du tout doué pour le sabre mais je ne sais pas si ça va t’aider.

Kimiko – Merci, mère…

Alors que la jeune fille allait s’en aller et refermer la porte, elle se ravisa et s’approcha de sa mère pour finalement se blottir dans ses bras comme une petite fille. Elles restèrent un petit moment ainsi, complètement immobiles. Le nez de Kimiko effleura le coup de sa mère.

Kimiko – Maman… qu’est-ce que tu sens bon…

Sonoko – Merci ma chérie. S’il te plait, écoutes-moi : ne fais pas d’erreur et ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter par al suite, je t’en supplie.

Kimiko – Promit.

La jeune Kunoichi se releva et quitta lentement la pièce, refermant soigneusement la porte derrière elle en la faisant coulisser calmement. Sonoko inspira profondément mais son odorat ne repérait plus le jasmin. Il y avait une autre odeur qui lui effleurait le nez, une odeur de fleur de cerisier, discrète et fragile ; le jasmin reprit bientôt le dessus.

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Re: Domaine Katairu

Message  Ran Kokoro le Mar 24 Fév - 13:41

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Re: Domaine Katairu

Message  Heionkemono Naoki le Jeu 6 Aoû - 22:07

Kimiko Katairu avait revêtu son plus beau Yukata, elle avait lissé ses longs cheveux roses pales qui tombaient gracieusement de chaque côté de ses épaules, un jasmin décorait sa coiffure. Elle s’était faîtes la plus belle possible pour l’occasion, l’occasion de son mariage. Face à elle se trouvait Mr Yokomizo, le fils de Mr Okinade et Cho Nideaki, l’un des trois était son mari, l’un des trois était l’assassin de son père. Bientôt, elle aurait assouvit sa vengeance et elle pourrait enfin s’autoriser à être heureuse.

***


Sonoko avait accepter à sa fille, une fois de plus, si elle souhaitait l’accompagner à la réception donné par le couple Okinade et pour une fois elle accepta, c’était l’occasion où jamais de lui trouver un bon fiancé et de les marier au plus tôt. La veuve ne voulait pas voir ce cercle funeste faire un tour de plus pour répandre son malheur sur la famille Katairu, elle était prête à tout pour le faire tourner dans l’autre sens en d’un évènement heureux qui éblouirait tout Konoha, elle le transformerait en cercle vertueux.

Kimiko avait accepté de l’accompagner de bonne grâce en apprenant qui était invité à cette soirée. C’était le soir idéal pour découvrir l’identité de l’assassin de son père, les trois suspects étaient présents et elle les observerait pour savoir qui en avait été capable : il fallait quelqu’un qui jouisse d’une bonne maîtrise du Katana pour tuer un amoureux des armes comme lui, il suffisait donc de les prendre à part un par un et de les tester.

La jeune fille se lança en direction de Mr Yokomizo, c’était un homme impressionnant de part son allure qui impose le respect. Il tenait dans sa main gauche une flûte de champagne, l’autre bras pendait le long de son corps. et il remarqua immédiatement la présence de la fille d’un vieil ami décédé. Une fois les mondanités passées, l’homme ne put s’empêcher de remarquer la présence de Shigure au côté de la jeune fille, sous le voile blanc qu’elle portait toujours.

Yokomizo – La dernière arme du maître…Quelle splendeur cachée… Puis-je ?

Kimiko – Elle n’est pas à vendre !

Yokomizo – C’est drôle. Vous le dites exactement comme feu votre père, quelle ressemblance frappante. Je comprends que vous la gardiez toujours avec vous. C’est une œuvre inestimable, autant en tant qu’arme aux capacités exceptionnelles qu’en tant que souvenir inégalable du maître Katairu.

Kimiko ressentit alors un ersatz de confiance pour cet homme pour lequel son père avait la plus grande considération. Elle dévoila son arme et la tendit à Yokomizo, sans en lâcher la poignée. Il fit une chose étrange : il se retourna pour poser son verre sur la table qui était dérrière lui avant d’effleurer du bouts des doigts de la main gauche l’acier froid, son autre main était resté immobile tout le temps.

Kimiko – Vous êtes gaucher ?

Yokomizo – Par la force des choses…

Il releva la manche de son bras droit, révélant une profonde cicatrice au niveau du coude, de la chair manquait toujours et pourtant, au vue de la couleur blanchâtre de la cicatrice, celle-ci devait datée de plusieurs années. Aucune chance qu’un homme presque manchot puisse tuer le forgeron de sa main non directrice qui plus est.

Yokomizo – Ca me rappelle le jour de sa mort. J’étais venu lui demander de me forger une lame plus légère, que je puisse continuer à m’entraîner avec mon bras gauche. Mais il ne ma même pas écouté, il n’arrêtait pas de faire l’éloge de cette…

Mr Okinade – Jeune fille ! Je ne vous permets pas d’effrayer mes invités avec votre épée. Veuillez quitter notre réception immédiatement avec cette chose.

Mme Okinade accourut rapidement pour calmer son mari, suivit de prêt par Katairu Sonoko qui se rapprocha de sa fille. La voix du maître des lieux avait attisé la curiosité des invités, ils commencèrent à se rassembler autour du couple Okinade, Kimiko et sa mère. Ils formaient un cercle autour d’eux et bouclaient toutes chances de fuir.

Mme Okinade – Chéri, c’est la fille de Sonoko.

Mr Okinade – Et alors ? Ca pourrait bien être le prochain Hokage que ça ne l’autorise pas à se trimballer chez moi avec un truc aussi dangereux !

Mme Okinade – S’il te plaît… Tiens, mais c’est la dernière œuvre du maître. J’ai eu beau monter le prix il a toujours refuser de me la vendre. Et puis, j’ai abandonné, ça faisait vraiment trop chère pour une lame aussi banale. Je préférai son ancienne œuvre baptisée Mille Epines, j’ai toujours aimé l’originalité et la beauté de ces créations mais là j’ai été franchement déçue.

Mr Okinade - On s’en fiche. Ca reste de l’acier inutile et dangereux !

Sonoko – Kimi… Pourquoi tu as emmené ça ici ?

La jeune fille n’écoutait plus sa mère, son esprit était devenu froid et calme. Elle se sentait sereine, elle savait enfin qui avait tué son père. Le couple Okinade ne cernait pas la véritable de Shigure : le mari semblait dégouté par la moindre arme blanche et sa femme ne s’attachait qu’à la beauté d’une arme, incapable de remarquer l’exceptionnelle chef d’œuvre qu’on lui montrait car la décoration de l’épée n’était pas à son goût… Aucun de ces deux là n’avait put tuer son mari, ce qui signifiait qu’il ne restait plus que…

Nideaki Cho – La dernière œuvre de maître Katairu… Shigure, c’est ainsi qu’il l’a appelé non ?

Sonoko – Kimiko, je te présente Nideaki-san. Elle lui glissa dans l’oreille. Un bon partit et en plus il est mignon. Tu ne voudrais pas le connaître un peu plus ?

Ca ne faisait aucun doute, il connaissait même le nom du Katana, alors que le forgeron ne l’avait même pas dit à sa femme. Nideaki était encadré par deux gorilles. Kimiko reconnut deux des œuvres de son père entre leurs mains, si Cho n’était pas capable de tuer quelqu’un, à eux deux ils étaient sûrement capables d’assassiner un bon épéiste. Tout collait, la jeune fille déploya tout son charme. Un grand sourire, quelques battements de cils, la veuve noire avait choisit sa proie et elle commençait déjà à tisser son piège.

***


Tout s’était déroulé sans anicroches, Kimiko n’avait eut aucun mal à se marier avec un homme qui ne voyait en elle que Shigure dans la dote. C’était presque trop facile pour elle. Les jeunes mariés étaient seuls dans leur suite nuptiale, Shigure sortit de sa cachette. Cho avait un sourire narquois lorsqu’il l’a vit.

Nideaki – C’était prévisible, je n’ai pas été assez prudent, ou plutôt trop gourmand. Je me rappelle encore de son dernier souffle. Il m’a dit : « Tu n’aura jamais Shigure » et je me suis dit que ça serait drôle que je prenne aussi sa fille… Mais j’aurai dût me méfier de toi…

Un seul mouvement de Kimiko et Shigure et il se tut à jamais. La kunoichi ne ressentait rien d’autre que la sérénité, elle avait enfin accomplit son devoir et il ne lui restait plus qu’à s’occuper de son destin propre. Seule la lune fut témoin de la fuite de la mariée cette nuit là.

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Re: Domaine Katairu

Message  Namikaze Iki le Mer 28 Oct - 12:30

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