Hôpital de Kiri
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Re: Hôpital de Kiri
La nuit avait passé, je me réveillais vers 10 heures. La lumière du soleil éclairait la chambre. Ma mère n’était plus là, je ne pensais pas qu’elle soit partit, elle m’aurait au moins laissé un mot. Chego n’était pas dans la chambre. Il y avait Kiru dans la chambre avec moi. Il était sur au pied du lit. Il dormait. Il y avait une télé, elle était assez vieille, à cette heure si, il devait avoir rien à par des choses crétines d’amours.
Je me levais de mon lit. Je voulais visiter un peu l’hôpital. J’enlevais mes bandages qui me seraient trop. De toute façon je ne saignais plus et ça me gênait. Je sortais de ma chambre, je descendis au rez-de-chaussée pour voir ce qu’il y avait.
Il y avait toujours cette réceptionniste, elle n’avait pas changé, à mon plus grand désespoir. Je n’allais pas m’arrêter ici. Devant moi je voyais Chego, je partis directement dans l’autre sens, il y avait un nouveau patient qui entrait dans l’hôpital, il était mal au point, des brûlures un peu partout. C’était horrible. J’allais tout au fond à droite, il y avait écrit : « Chambre D’opérations ». Je regardais par la petite fenêtre. Il y avait plusieurs médecins, tous avec la même tenu, masque sur le visage. Il opérait quelqu’un, ils avaient plusieurs instruments. Ça ne m’intéressait pas beaucoup. Je partis dans une autre direction, il y avait ici le bureau du directeur de l’hôpital. Il était assez gros, les cheveux courts et blancs. Il s’occupait de papiers sûrement important pour l’hôpital. Je partis de ce lieu où le temps c’est arrêter. Je me dirigeais dans un autre couloir. Plus sombre et pas avec ce bleu foncé sur les murs, tout était blanc.
Il y avait une grande salle. Sur la porte il y avait écrit : « Salle pour enfants ».
Je regardais à l’intérieur, il y avait plusieurs enfants qui étaient devant la télé entrant de regarder un dessin-animé. Il y avait Chego, c’était sûrement pourquoi il n’était plus prés de la réception. Je partis de la salle. Ensuite j’en trais dans une autre salle, une salle de rééducation. Il y avait des gens sur des fauteuils roulants qui essayait de marcher, c’était comme une sorte de thérapie de groupe. Je n’allais pas plus tarder à l’intérieur. Je cherchais autre chose. Je voyais une porte mais il y avait écrit « Entrée Interdite ».
*Il n’y a rien d’intéressant ici. Je m’ennuis. Je ne peux pas m’entraîner en plus, je peux rien faire, l’air frais me manque de plus en plus, je vais demander au médecin quand je pourrais partir de l’hôpital*
Je cherchais le médecin en question, je ne voulais pas demander à la femme de la réception pour savoir où il se cachait. Je retournais dans ma chambre, j’allais l’attendre. En attendant, je jouais un peu avec Kiru. Mais se n’était pas si distrayant que ça, je préférais jouer avec mes armes.
*MES ARMES, elles sont ou ?? Mince, on me l’a piqué*
Je les cherchais dans la chambre, je fouillais tous les coins mais au final, il y avait rien du tout. On avait du me les prendre pour pas que quelqu’un se blesse.
Le médecin entrait dans la chambre, il voyait les bandages par terre, il fut étonné.
« Je sais que je n’avais pas le droit mais je ne saigne plus ! »
« Dites-moi plutôt où sont mes armes ? »
« Et quand je pourrais partir d’ici ? »
« Disons environs 2 jours si tu veux être guéri très vite »
« Mais si tu en as marre d’être ici tu peux partir maintenant, mais tu n’as pas le droit aux entraînements pendant 4 jours, ton chakra n’est toujours pas revenu, si tu t’entraîne tu risque de tomber dans les pommes »
« Pour tes armes, je les pris, tu aurais pu blesser quelqu’un »
« Autre chose ? »
« Tu peux aller un peu dehors si tu veux mais pas en ville, dans le jardin de l’hôpital »
« Oui, je vais prendre l’air, merci »
« Bonne journée »
Je commençais à avoir faim, il n’allait pas tarder à être midi. Mais je suivais la recommandation du médecin ,j’allais prendre l’air quelques minutes.
Une fois dehors, je découvris qu’il y avait une balançoire, un bas à sable, inutilisable pas la neige qui était dessus. Les chaînes qui tenaient la balançoire étaient un peu rouillées avec la neige qui fondait mais malgré ça, je me balançais, j’aimais bien être dans les airs. Kiru lui jouait avec la neige qui était tombé pendant la nuit. Vu les nuages, il n'allait pas tarder à pleuvoir.
*S’il pleut, je vais encore plus m’ennuyer que tout à l’heure, quel temps de chien !*
*Moi je vais sortir, au moins je pourrais aller à la bibliothèque*
*Mais j’y pense, il n’y a pas une bibliothèque ici ?*
*J’irais voir ça après, pour l’instant, je profite d’être dehors*
Je continuais à me balancer de plus en plus haut.
Je me levais de mon lit. Je voulais visiter un peu l’hôpital. J’enlevais mes bandages qui me seraient trop. De toute façon je ne saignais plus et ça me gênait. Je sortais de ma chambre, je descendis au rez-de-chaussée pour voir ce qu’il y avait.
Il y avait toujours cette réceptionniste, elle n’avait pas changé, à mon plus grand désespoir. Je n’allais pas m’arrêter ici. Devant moi je voyais Chego, je partis directement dans l’autre sens, il y avait un nouveau patient qui entrait dans l’hôpital, il était mal au point, des brûlures un peu partout. C’était horrible. J’allais tout au fond à droite, il y avait écrit : « Chambre D’opérations ». Je regardais par la petite fenêtre. Il y avait plusieurs médecins, tous avec la même tenu, masque sur le visage. Il opérait quelqu’un, ils avaient plusieurs instruments. Ça ne m’intéressait pas beaucoup. Je partis dans une autre direction, il y avait ici le bureau du directeur de l’hôpital. Il était assez gros, les cheveux courts et blancs. Il s’occupait de papiers sûrement important pour l’hôpital. Je partis de ce lieu où le temps c’est arrêter. Je me dirigeais dans un autre couloir. Plus sombre et pas avec ce bleu foncé sur les murs, tout était blanc.
Il y avait une grande salle. Sur la porte il y avait écrit : « Salle pour enfants ».
Je regardais à l’intérieur, il y avait plusieurs enfants qui étaient devant la télé entrant de regarder un dessin-animé. Il y avait Chego, c’était sûrement pourquoi il n’était plus prés de la réception. Je partis de la salle. Ensuite j’en trais dans une autre salle, une salle de rééducation. Il y avait des gens sur des fauteuils roulants qui essayait de marcher, c’était comme une sorte de thérapie de groupe. Je n’allais pas plus tarder à l’intérieur. Je cherchais autre chose. Je voyais une porte mais il y avait écrit « Entrée Interdite ».
*Il n’y a rien d’intéressant ici. Je m’ennuis. Je ne peux pas m’entraîner en plus, je peux rien faire, l’air frais me manque de plus en plus, je vais demander au médecin quand je pourrais partir de l’hôpital*
Je cherchais le médecin en question, je ne voulais pas demander à la femme de la réception pour savoir où il se cachait. Je retournais dans ma chambre, j’allais l’attendre. En attendant, je jouais un peu avec Kiru. Mais se n’était pas si distrayant que ça, je préférais jouer avec mes armes.
*MES ARMES, elles sont ou ?? Mince, on me l’a piqué*
Je les cherchais dans la chambre, je fouillais tous les coins mais au final, il y avait rien du tout. On avait du me les prendre pour pas que quelqu’un se blesse.
Le médecin entrait dans la chambre, il voyait les bandages par terre, il fut étonné.
« Je sais que je n’avais pas le droit mais je ne saigne plus ! »
« Dites-moi plutôt où sont mes armes ? »
« Et quand je pourrais partir d’ici ? »
« Disons environs 2 jours si tu veux être guéri très vite »
« Mais si tu en as marre d’être ici tu peux partir maintenant, mais tu n’as pas le droit aux entraînements pendant 4 jours, ton chakra n’est toujours pas revenu, si tu t’entraîne tu risque de tomber dans les pommes »
« Pour tes armes, je les pris, tu aurais pu blesser quelqu’un »
« Autre chose ? »
« Tu peux aller un peu dehors si tu veux mais pas en ville, dans le jardin de l’hôpital »
« Oui, je vais prendre l’air, merci »
« Bonne journée »
Je commençais à avoir faim, il n’allait pas tarder à être midi. Mais je suivais la recommandation du médecin ,j’allais prendre l’air quelques minutes.
Une fois dehors, je découvris qu’il y avait une balançoire, un bas à sable, inutilisable pas la neige qui était dessus. Les chaînes qui tenaient la balançoire étaient un peu rouillées avec la neige qui fondait mais malgré ça, je me balançais, j’aimais bien être dans les airs. Kiru lui jouait avec la neige qui était tombé pendant la nuit. Vu les nuages, il n'allait pas tarder à pleuvoir.
*S’il pleut, je vais encore plus m’ennuyer que tout à l’heure, quel temps de chien !*
*Moi je vais sortir, au moins je pourrais aller à la bibliothèque*
*Mais j’y pense, il n’y a pas une bibliothèque ici ?*
*J’irais voir ça après, pour l’instant, je profite d’être dehors*
Je continuais à me balancer de plus en plus haut.

Hyrungo- Aspirant de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
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Re: Hôpital de Kiri
Après m’être bien balancé, je sautais de plus que je pus.
Je recherchais une bibliothèque ou encore des livres sur la médecine.
Je regardais un peu partout puis j’entrais dans ma chambre. Cette fois-ci je ne pouvais y échapper, il y avait Chego, avant que je puisse faire quelque chose, il se jeta en face de moi.
[Chego] « Alors, alors, dit-moi, je t’en supplie, aller, ce n’est pas une honte de perdre, justement, tu vas prendre les erreurs que tu as faites pour ne plus les faire »
« Et améliorer ta stratégie »
« Alors ? »
*C’est un goss qui me dit ça ? Bon je vais lui dire sinon il va faire sa crise, il va pas arrêter de me suivre te j’aurais la tête énormément grosse*
« J’ai combattu un clone de combat, plus exactement, un clone de combat de Shinobu, l’anbu de Kiri »
« J’ai trop pensé à utiliser mon chakra pour faire des clones ou des techniques de Genjustu.»
« Donc voilà ma principale erreur, ensuite comme il me restait plus de chakra le clone ne voulait pas m’abattre donc m’a laissé partir pour me faire guérir »
« Voilà, tu es content »
[Chego] « Bah maintenant, il faut que tu te dises que ton prochain combat, tu vas faire plus attention à ton chakra, ne l’utilise pas trop »
« Mais un clone de combat n’a même pas la moitié des capacités de son créateur, donc tu as perdu contre faible »
« Pif, moi qui croyais que tu étais un vrai ninja »
*Ta gueule, je te jure, j’avais mes armes, y’en avait déjà deux dans ta bouche pour te la fermer*
« Réfléchis ! Si c’est Shinobu qui l’a fait, les capacités de Shinobu sont énormes, donc les capacités de son clone sont à mon niveau. »
« Je voudrais bien t’y voir moi »
« N’importe quoi, je vais te faire taire moi »
*Oui, c’est sa, continu énerve-toi, tue-le, il n’avait pas à dire sa*
Je pris ma tête entre mes deux mains, je ne comprenais pas, j’entendais une voix dans ma tête.
Je tombais à genou, la tête renfermé.
*Arrête de pleurnicher, tue-le, il n’avait pas le droit, fait toi respecter, vas-y*
*Allez*
*Qui est-ce ? Qui est-ce ? Qui parle. Qui es-tu ?*
*Qui me parle, c’est un Genjustu. Une technique spéciale ?*
Je commençais à avoir un mal de tête fou. Chego commençait à prendre peur. Il partit de la chambre puis quelque seconde après il se ramena avec le médecin.
Il me prit et me donna un coup de poing dans la joue. Ça me sonna et je m’évanouis. Je ne savais pas ce qui se passait. Quand je me réveillais, il y avait le médecin qui me regardait.
[Médecin] « Qu’est-ce qui c’est passé ? »
« Pourquoi tu te tapais la tête sur le sol. »
« Dis-moi ce qui c’est passé, tu as subit un choc mental ? »
J’étais un peu fatigué. J’étais aussi un peu terrorisé. Je ne savais pas quoi répondre face à lui. Je devais peut-être lui dire. Après avoir réfléchis pendant 30 seconde, je préférais me taire.
« Rien, je ne sais pas, je m’en souviens plus.»
« Je ne sais pas, je ne sais pas ce qui c’est passé, pourquoi, je me suis vraiment taper la tête contre le sol ? »
[Médecin] « Oui, tu as même faillis étrangler Chego et quand je suis arriver tu voulais me tuer, en disant des choses bizarres »
« Mais bon passons, tu as dû être … »
« Passons simplement, le seul le problème, tu t’es bien tapé la tête, ce qui fait que tu as bien saigné. En clair tu va devoir rester un peu plus de temps, juste le temps que ça se répare. »
« Tu es d’accord ? »
« Du moment que je suis bien guéri et vite »
« Je vais rester, de toute façon, je pense que je n’ai pas le choix « je regardais le temps de Kiri, il pleuvait. « Et je serais mieux dehors »
[Suite bientôt]
Je recherchais une bibliothèque ou encore des livres sur la médecine.
Je regardais un peu partout puis j’entrais dans ma chambre. Cette fois-ci je ne pouvais y échapper, il y avait Chego, avant que je puisse faire quelque chose, il se jeta en face de moi.
[Chego] « Alors, alors, dit-moi, je t’en supplie, aller, ce n’est pas une honte de perdre, justement, tu vas prendre les erreurs que tu as faites pour ne plus les faire »
« Et améliorer ta stratégie »
« Alors ? »
*C’est un goss qui me dit ça ? Bon je vais lui dire sinon il va faire sa crise, il va pas arrêter de me suivre te j’aurais la tête énormément grosse*
« J’ai combattu un clone de combat, plus exactement, un clone de combat de Shinobu, l’anbu de Kiri »
« J’ai trop pensé à utiliser mon chakra pour faire des clones ou des techniques de Genjustu.»
« Donc voilà ma principale erreur, ensuite comme il me restait plus de chakra le clone ne voulait pas m’abattre donc m’a laissé partir pour me faire guérir »
« Voilà, tu es content »
[Chego] « Bah maintenant, il faut que tu te dises que ton prochain combat, tu vas faire plus attention à ton chakra, ne l’utilise pas trop »
« Mais un clone de combat n’a même pas la moitié des capacités de son créateur, donc tu as perdu contre faible »
« Pif, moi qui croyais que tu étais un vrai ninja »
*Ta gueule, je te jure, j’avais mes armes, y’en avait déjà deux dans ta bouche pour te la fermer*
« Réfléchis ! Si c’est Shinobu qui l’a fait, les capacités de Shinobu sont énormes, donc les capacités de son clone sont à mon niveau. »
« Je voudrais bien t’y voir moi »
« N’importe quoi, je vais te faire taire moi »
*Oui, c’est sa, continu énerve-toi, tue-le, il n’avait pas à dire sa*
Je pris ma tête entre mes deux mains, je ne comprenais pas, j’entendais une voix dans ma tête.
Je tombais à genou, la tête renfermé.
*Arrête de pleurnicher, tue-le, il n’avait pas le droit, fait toi respecter, vas-y*
*Allez*
*Qui est-ce ? Qui est-ce ? Qui parle. Qui es-tu ?*
*Qui me parle, c’est un Genjustu. Une technique spéciale ?*
Je commençais à avoir un mal de tête fou. Chego commençait à prendre peur. Il partit de la chambre puis quelque seconde après il se ramena avec le médecin.
Il me prit et me donna un coup de poing dans la joue. Ça me sonna et je m’évanouis. Je ne savais pas ce qui se passait. Quand je me réveillais, il y avait le médecin qui me regardait.
[Médecin] « Qu’est-ce qui c’est passé ? »
« Pourquoi tu te tapais la tête sur le sol. »
« Dis-moi ce qui c’est passé, tu as subit un choc mental ? »
J’étais un peu fatigué. J’étais aussi un peu terrorisé. Je ne savais pas quoi répondre face à lui. Je devais peut-être lui dire. Après avoir réfléchis pendant 30 seconde, je préférais me taire.
« Rien, je ne sais pas, je m’en souviens plus.»
« Je ne sais pas, je ne sais pas ce qui c’est passé, pourquoi, je me suis vraiment taper la tête contre le sol ? »
[Médecin] « Oui, tu as même faillis étrangler Chego et quand je suis arriver tu voulais me tuer, en disant des choses bizarres »
« Mais bon passons, tu as dû être … »
« Passons simplement, le seul le problème, tu t’es bien tapé la tête, ce qui fait que tu as bien saigné. En clair tu va devoir rester un peu plus de temps, juste le temps que ça se répare. »
« Tu es d’accord ? »
« Du moment que je suis bien guéri et vite »
« Je vais rester, de toute façon, je pense que je n’ai pas le choix « je regardais le temps de Kiri, il pleuvait. « Et je serais mieux dehors »
[Suite bientôt]

Hyrungo- Aspirant de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
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Zabuza Momochi- Mort
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Re: Hôpital de Kiri
*De toute façon, je n’ai pas envie de traîner dans Kiri avec cette grosse bosse sur la tête.*
*Maintenant, il faut que je sache ce qui m’est arrivé*
*Il commence déjà à faire nuit, je sens que je vais voir demain si je peux lire ou pas*
« Monsieur »
« Vous avez un livre sur les techniques médicales ? »
« Je voudrais en savoir plus »
Il se retournait, il venait de s’occuper de Chego qui était un peu traumatiser. Il me regardait, puis montra du doigt l’étagère à coté de moi.
« Tu vois cette étagère, dedans, il y a tout sur la médecine, les techniques, les méthodes »
« Si ça peut te calmer »
« Bon, bonne fin de journée, je reviens demain »
Le médecin partit. Chego me regardait avec un regard terrifié, au moins, il n’allait pas me parler. Je ne savais pas exactement ce qui c’était passé mais dans ma tête, je savais exactement. Qui a pu rentré dedans. Personne ne m’a fait de technique de Genjustu.
*Je commence à avoir la trouille dans cet hôpital*
*J’ai hâte de partir, je ne me sens pas si bien que ça*
*Mais c’est bizarre, je n’entends plus cette voix mystérieuse, je l’ai entendu quand je me suis un peu fâché*
*Je dois mettre toute ma colère en moi pour l’entendre de nouveau, mais si les conséquences sont les mêmes que la dernière fois, je pense que je vais aller en prison si ça continu*
*A quoi je pourrais penser pour me mettre en colère*
*A ma mère, elle est partie sans me dire au revoir, je ne le méritais pas ? C’ est sa ? Je suis trop faible pour qu’elle me dise au revoir ? Elle est peut-être partit en me mentant.*
*Va le rejoindre, elle n’est peut-être pas si loin que ça et demandes-lui des explications, des vraies explications, elle a du te mentir, oui, si elle ta vraiment menti tu l’empêcheras de partir*
Le même mal de tête que tout à l’heure, j’avais envie de me cogner la tête sur le mur pour ne plus sentir cette douleur atroce mais je devais savoir qui c’est. Je croyais peut-être qu’en me tapant, cette voix allait sortir mais comme je l’avais fait la dernière et ça n’avait pas marcher.
*Qui est-ce ? Quelle est cette technique ? Répondez !*
*Qui te dit que je suis une simple technique*
*Va voir ta mère je te dis, tu auras le cœur soulagé quand tu auras fait l’acte que tu attends*
*Je n’attends rien, rien du tout, je sais qu’elle ne m’a pas mentit, je veux savoir qui me fait ça*
*Comment peux-tu savoir que je serais soulagé ?*
*Comment ? Tout simplement car je suis toi, toi-même, oui*
*Je suis toi mais ton esprit fort, c’est moi qui c’est se battre toi tu n’es qu’une mauviette, tu ne sais rien faire, tu es un nul*
*C’est toi qui m’a construit, avec toute la haine que tu as accumulée, tu ne peux que t’en prendre à TOI*
*NON, ce n’est pas possible, je n’ai aucune haine envers personne, je n’ai rien*
*Je ne peux pas te créer, tu essais de m’embrouiller en faite tu n’ai rien que quelqu’un qui contrôle mon esprit*
*Tu as beaucoup de haine, envers tant de personne. Vantros en premier, ensuite il y ce clone contre qui tu as perdu, il y a aussi Suna et le dernier Chego*
*On peut dire que je me suis bien nourrie de cette haine envers toutes ces personnes*
*Maintenant, tu sais enfin que je suis là, je vais pouvoir te guider vers le bon chemin, le chemin de la victoire*
*Il n’y a pas de bon chemin avec toi, il y a que le chemin de déception*
*Tu ne vas causé que ça en moi*
*Je pense que de savoir que tu existe ne m’arrange pas beaucoup, les blessures, je n’en veux pas*
*Tu as eu des blessures au début, maintenant tu arrives à te contrôler ou je pourrais dire que j’arrive à te contrôler, je n’arrivais pas tout à l’heure, tu as riposter mais maintenant je vais pouvoir faire de toi un pion*
*Je me contrôle parfaitement, ce n’est pas toi qui va réussir à me contrôler*
*Laisse-moi ! PART*
Il faisait nuit, il devait être tard car Chego dormait et si c’était vrai, si j’éprouvais vraiment une haine envers lui !
Je ne me posais plus de questions, je savais que demain j’allais sortir de cet hôpital et enfin pouvoir prendre l’air en respirant.
Le lendemain, je me réveillais pour une fois heureu, je n’attendais plus que le médecin pour me dire que je pouvais enfin sortir, j’en avais tellement envie depuis que je suis arrivé ici.
Je me préparais, je me lavais dans la salle de bain à coté de la chambre et mis des affaires que ma mère avait dû apporter. Kiru était là, je ne l’avais pas beaucoup, il restait souvent à la cantine du premier étage car il y avait souvent des bananes. Je me disais que je n’aurais plus le temps de m’occuper de lui, je ne voulais pas qu’il meurt. Avec la formation, je vais le laisser périr si je continu.
*Si je le laissais à Chego, il s’amusait bien eux deux. Il faut bien que je trouve une solution et je pourrais le revoir, il ne doit pas habiter très loin du quartier principal*
*Il sera très content*
Je m’approchais de Chego, il voulait déjà s’enfuir, lui aussi n’attendais plus qu’une chose, sortir de cet hôpital, normalement c’était aujourd’hui, à ce que j’avais entendu, il était rester tout ce temps car sa mère n’avait plus assez d’argent pour vivre donc ils sont rester ici. Il avait toujours leur maison mais leur nourriture se faisait rare.
« Chego, n’est pas peur, je voulais te donner un cadeau »
« Un beau cadeau, mon singe »
[Chego] « Mais il ne voudra pas, il te connaît trop, il va pleurer »
« Ne t’inquiète pas, je viendrais le voir des fois, je viendrais ici »
« Il t’écoutera, j’en suis sur »
D’un coup, la porte s’ouvrit. Le médecin était là et me dit que je pouvais partir. Je laissais Kiru ici et partis de cet hôpital sans plus tarder. Je voulais aller directement à mon aire d’entraînement.
*Maintenant, il faut que je sache ce qui m’est arrivé*
*Il commence déjà à faire nuit, je sens que je vais voir demain si je peux lire ou pas*
« Monsieur »
« Vous avez un livre sur les techniques médicales ? »
« Je voudrais en savoir plus »
Il se retournait, il venait de s’occuper de Chego qui était un peu traumatiser. Il me regardait, puis montra du doigt l’étagère à coté de moi.
« Tu vois cette étagère, dedans, il y a tout sur la médecine, les techniques, les méthodes »
« Si ça peut te calmer »
« Bon, bonne fin de journée, je reviens demain »
Le médecin partit. Chego me regardait avec un regard terrifié, au moins, il n’allait pas me parler. Je ne savais pas exactement ce qui c’était passé mais dans ma tête, je savais exactement. Qui a pu rentré dedans. Personne ne m’a fait de technique de Genjustu.
*Je commence à avoir la trouille dans cet hôpital*
*J’ai hâte de partir, je ne me sens pas si bien que ça*
*Mais c’est bizarre, je n’entends plus cette voix mystérieuse, je l’ai entendu quand je me suis un peu fâché*
*Je dois mettre toute ma colère en moi pour l’entendre de nouveau, mais si les conséquences sont les mêmes que la dernière fois, je pense que je vais aller en prison si ça continu*
*A quoi je pourrais penser pour me mettre en colère*
*A ma mère, elle est partie sans me dire au revoir, je ne le méritais pas ? C’ est sa ? Je suis trop faible pour qu’elle me dise au revoir ? Elle est peut-être partit en me mentant.*
*Va le rejoindre, elle n’est peut-être pas si loin que ça et demandes-lui des explications, des vraies explications, elle a du te mentir, oui, si elle ta vraiment menti tu l’empêcheras de partir*
Le même mal de tête que tout à l’heure, j’avais envie de me cogner la tête sur le mur pour ne plus sentir cette douleur atroce mais je devais savoir qui c’est. Je croyais peut-être qu’en me tapant, cette voix allait sortir mais comme je l’avais fait la dernière et ça n’avait pas marcher.
*Qui est-ce ? Quelle est cette technique ? Répondez !*
*Qui te dit que je suis une simple technique*
*Va voir ta mère je te dis, tu auras le cœur soulagé quand tu auras fait l’acte que tu attends*
*Je n’attends rien, rien du tout, je sais qu’elle ne m’a pas mentit, je veux savoir qui me fait ça*
*Comment peux-tu savoir que je serais soulagé ?*
*Comment ? Tout simplement car je suis toi, toi-même, oui*
*Je suis toi mais ton esprit fort, c’est moi qui c’est se battre toi tu n’es qu’une mauviette, tu ne sais rien faire, tu es un nul*
*C’est toi qui m’a construit, avec toute la haine que tu as accumulée, tu ne peux que t’en prendre à TOI*
*NON, ce n’est pas possible, je n’ai aucune haine envers personne, je n’ai rien*
*Je ne peux pas te créer, tu essais de m’embrouiller en faite tu n’ai rien que quelqu’un qui contrôle mon esprit*
*Tu as beaucoup de haine, envers tant de personne. Vantros en premier, ensuite il y ce clone contre qui tu as perdu, il y a aussi Suna et le dernier Chego*
*On peut dire que je me suis bien nourrie de cette haine envers toutes ces personnes*
*Maintenant, tu sais enfin que je suis là, je vais pouvoir te guider vers le bon chemin, le chemin de la victoire*
*Il n’y a pas de bon chemin avec toi, il y a que le chemin de déception*
*Tu ne vas causé que ça en moi*
*Je pense que de savoir que tu existe ne m’arrange pas beaucoup, les blessures, je n’en veux pas*
*Tu as eu des blessures au début, maintenant tu arrives à te contrôler ou je pourrais dire que j’arrive à te contrôler, je n’arrivais pas tout à l’heure, tu as riposter mais maintenant je vais pouvoir faire de toi un pion*
*Je me contrôle parfaitement, ce n’est pas toi qui va réussir à me contrôler*
*Laisse-moi ! PART*
Il faisait nuit, il devait être tard car Chego dormait et si c’était vrai, si j’éprouvais vraiment une haine envers lui !
Je ne me posais plus de questions, je savais que demain j’allais sortir de cet hôpital et enfin pouvoir prendre l’air en respirant.
Le lendemain, je me réveillais pour une fois heureu, je n’attendais plus que le médecin pour me dire que je pouvais enfin sortir, j’en avais tellement envie depuis que je suis arrivé ici.
Je me préparais, je me lavais dans la salle de bain à coté de la chambre et mis des affaires que ma mère avait dû apporter. Kiru était là, je ne l’avais pas beaucoup, il restait souvent à la cantine du premier étage car il y avait souvent des bananes. Je me disais que je n’aurais plus le temps de m’occuper de lui, je ne voulais pas qu’il meurt. Avec la formation, je vais le laisser périr si je continu.
*Si je le laissais à Chego, il s’amusait bien eux deux. Il faut bien que je trouve une solution et je pourrais le revoir, il ne doit pas habiter très loin du quartier principal*
*Il sera très content*
Je m’approchais de Chego, il voulait déjà s’enfuir, lui aussi n’attendais plus qu’une chose, sortir de cet hôpital, normalement c’était aujourd’hui, à ce que j’avais entendu, il était rester tout ce temps car sa mère n’avait plus assez d’argent pour vivre donc ils sont rester ici. Il avait toujours leur maison mais leur nourriture se faisait rare.
« Chego, n’est pas peur, je voulais te donner un cadeau »
« Un beau cadeau, mon singe »
[Chego] « Mais il ne voudra pas, il te connaît trop, il va pleurer »
« Ne t’inquiète pas, je viendrais le voir des fois, je viendrais ici »
« Il t’écoutera, j’en suis sur »
D’un coup, la porte s’ouvrit. Le médecin était là et me dit que je pouvais partir. Je laissais Kiru ici et partis de cet hôpital sans plus tarder. Je voulais aller directement à mon aire d’entraînement.

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Re: Hôpital de Kiri
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Zabuza Momochi- Mort
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Re: Hôpital de Kiri
Chapitre I: Les limbes, un aller sans retour?
Bip……
Bip……
Bip……
Iba était étendu sur un lit, pansé et inconscient. Seul le bruit de l’appareil indiquait une quelconque forme de vie, rythmé par les « bip » sonore qu’il émettait. Sa respiration était stable, son visage avait reprit des couleurs ; on était très loin de l’état désastreux dans lequel l’aspirant avait été amené au centre hospitalier. Il était confiné dans une petite pièce, avec une fenêtre, qui laissait entrevoir des brins de lumières filtrés par un fin rideau transparent. Ses vêtements lavés, était posés sur une chaise.
____________________
[Flash-back]
Plusieurs versions de Shinobu étaient arrivés aux pas de course, haletant, à l’hôpital. Un bâtiment flambant neuf ; il avait été remis aux normes il y a peu de temps, cela avait été une des priorités de l’actuel Mizukage. Rentrés en trombe dans le hall de ce premier, l’une des copies de l’anbu était parti cherché un médecin. Les autres le déposaient à l’aide de l’infirmière de service dans un brancard, le malheureux garçon. Le médecin ne se fit pas attendre. Un homme grand et aux allures élancés, vêtu d’une simple blouse blanche, un bloc note à la main, courait à côté du clone de Shinobu.
[Médecin 1] «- Que s’est-il passé ?demanda-t-il en voyant l’état désastreux de son futur patient.
[Shinobu]- Le jutsu pour dépasser ses limites de chakra… »
Tout en écoutant l’anbu, l’homme auscultait Iba. Les autres copies de Shinobu, se voyant inutiles, retournèrent à d’autres occupations.
[Médecin 1] «- Vite il fait faut l’amener d’urgence au bloc opératoire. Ce gamin a une hémorragie interne. Il va se noyer dans son propre sang…
Apprendre un tel jutsu à un enfant, où aviez-vous l’esprit ?
[Shinobu]- C’est un ninja. Il l’a prouvé qu’il était digne de porter ce titre. Il savait pertinemment les conséquences de ses actes ; il a surmonté ses peurs et fait face à l’adversité. »
Le médecin n’objecta rien de plus. C’était inutile, et il avait beaucoup plus important à faire que de se chamailler avec l’anbu, qui connaissait amplement mieux sa fonction de précepteur que lui. D’ailleurs, il n’aurait certainement pas apprécié qu’on lui fasse des remarques sur la façon de faire son travail ; il n’en ferait donc pas sur celle des autres.
____________________
L’opération avait été une réussite. La vie d’Iba n’était plus en jeu, néanmoins cela faisait déjà deux jours que l’étudiant végétait dans un état de profond sommeil et l’on ne savait pas s’il se réveillerait. Rien ne laissait présager une éventuelle amélioration de son état actuel, seuls des spasmes violents, d’une courte période, le sortaient de sa quiétude et son immobilité.
De plus, un autre problème s’était posé depuis que l’on avait apprit l’identité du patient. S’il était encore à l’hôpital, c’est parce que son senseï s’était fermement opposé à ce que l’on l’en déloge.
____________________
[Flash-back]
[Shinobu] «- Il ne sortira pas d’ici avant d’être rétablit ! Je me suis bien fait comprendre ? »
[Médecin 2]- Vous n’y pensez pas, on ne peut pas le garder plus longtemps…
c’est impossible…
[Shinobu]- Et pourquoi cela ? Dites le moi !
[Médecin 2]- Mais enfin, vous le savez. Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi !
Je ne peux pas garder un enfant de Réprouvés dans mon établissement…
Qu'en dira-t-on lorsque cela s’apprendra ?
Je vais ruiner la réputation de l’établissement…voire pire je vais le ruiner totalement, on pourrait nous couper les fonds pour cela. Vous vous rendez compte ? Il faut qu’il parte…
En temps normaux, je veux dire si vous n’étiez pas intervenu, je ne lui aurait même pas administrer de soins… »
Les deux hommes se faisaient face, l’un impassible, l’autre irrité. Shinobu ne disait rien. Il écoutait attentivement les paroles de son interlocuteur. Aucune expression, aucun sentiment ; l’anbu restait de glace, comme s’il en était composé. D’un ton posé et froid, il formula sa réponse, sans appel, irrévocable.
[Shinobu]«- Il restera ici. J’en ai décidé ainsi. Fils de Réprouvés ou pas.
Et si vous craignez tant pour votre réputation, tâchez que cela ne s’ébruites pas. Kiri a besoin de ses aspirants, celui-là à des capacités… »
Le médecin se tut, en proie à des contradictions. Néanmoins, craignant pour son établissement plus que pour sa propre personne, il osa répondre, au représentant de l’autorité du village.
[Médecin 2]- Mais enfin, vous ne voyez pas qu’il est dans un état déplorable, même un légume réagirait plus que lui…
Il ne sera pas ninja, il faudrait qu’il se réveille pour cela.
[Shinobu]- Je ne vous permet pas. Ce garçon se réveillera.
[Médecin 2]- Comment pouvez-vous être aussi catégorique ? Même pour le meilleur des médecins c’est tout bonnement impossible.
[Shinobu]- Mes connaissances dépassent de loin votre entendement…
Pour l’instant, contentez-vous de ça, je sais qu’il va nous revenir.
Maintenant la discussion est close, et combien même cela ne vous plairait pas, vous pouvez toujours allez vous plaindre au Mizukage.
[Médecin 2]- Mais il est absent… »
Shinobu sourit, le docteur comprit et sortit de la salle. L’anbu s’assit sur une chaise, il attendrait. Il ne fallait pas laisser cet enfant seul, durant cette épreuve, sinon, il pouvait ne pas la surmonter.
*Cela n’arrivera pas.*
____________________
Iba, lui, menait un tout autre combat qu’une joute verbale ; il se battait pour vivre et ce depuis deux jours. Suite à l’utilisation intense de sa dernière technique, le jeune garçon avait allègrement dépassé ses limites, son corps ne l’avait pas supporté.
Iba s’éveilla dans le vide complet. Du blanc à perte de vue, infini, partout. Tous ses repères sensoriels étaient fossés ou neutralisés. Il n’y avait pas de gravité, il aurait très bien put se retrouver la tête en bas, en direction du sol, qu’il n’en n’aurait rien su.
*De toute façon, il n’y a pas de sol. Et même s’il y en avait un, je ne le distinguerai pas.*
Tout était vêtu d’uniformité blanche, donc pas de point où accrocher sa vision. Pas d’odeur, pas de son.
*Pas de touch….
Ahhh ! ! !*
Iba se rendit alors compte qu’il n’avait plus de corps. La panique l’envahit. Il voulut crier mais il ne put produire aucun son, il n’avait plus de bouche, ni de cordes vocales. Son esprit était soumis à un intense test, la perte de tout repère sensoriel étant extrêmement déstabilisante. Le mental de l’aspirant n’était pas entraîné à ça, il allait rapidement devenir fou. Tout d'un coup, tandis qu’Iba sombrait de plus en plus de la démence et la terreur, une forme apparue. Une silhouette qu’il connaissait depuis peu. Elle avait du mal à se matérialisée correctement, l’image que l’enfant apercevait était floue, indistincte, étrange. Elle finie néanmoins par se concrétiser.
*Le vieil homme de la plage.*
Bien que l’apparition fut pour le moins très surprenante, elle avait quelque chose de rassurant. Iba n’était plus seul, dans le néant. Tout n’était plus blanc, continu, monocorde ; l’arrivée de l’homme l’avait à coup sûr sauvé de l’aliénation . Le vieillard semblait serein, maître de sa personne, un sourire bienveillant ornait son visage d’ancien.
*Oui c’est bien moi…*
*Vous lisez dans mes pensées ?*
*Perspicace…*
*Que faites vous ici ?*
*Encore et toujours…ses fameuses questions.
Toutefois, ce n’est pas la bonne formulation. A ta place je me serais demander, que fais-je ici ?*
Iba ne le savait pas. Tout ce dont il se souvenait c’était la salle de cours, aussi vaste que vide. Il était avec son senseï, Shinobu. Qu’effectuait-il, déjà ?
Il apprenait des jutsus…
*Le dragon aqueux…
et réserve de chakra.*
Ce qu’il s’était passé ensuite, il ne s’en rappelait que très vaguement. Il avait tenté de dépasser ses limites pour lancer le jutsu aqueux. Puis tout s’était brouillé, impossible de se remémorer. Du regard, il cherchait une réponse sur le visage de son interlocuteur, mais ce dernier ne lui était d’aucun secours dans ce domaine.
*Pourquoi suis-je ici ? Où est Shinobu ? Il était avec moi, à l’Académie.
Comment se fait-il que je n’ai pas de corps ? Et puis comment se fait-il que dès que je me trouve dans une situation bizarre je vous vois ? Vous me devez des explications. Vous n’y couperez pas cette fois-ci. Je suis sûr que vous savez des choses.*
*Tu t’en sort beaucoup mieux que la dernière fois…
C’est admirable.*
*Que la dernière fois ? De quoi parlez-vous, de notre dernière rencontre sur la plage ? Pourquoi tant de mystère ?*
*Dois-je te signaler que depuis le début, tu ne parles que par interrogations…
Enfin, je vais essayer de te répondre pour une fois, cependant, que cela ne devienne pas une habitude. Tu te trouves ici dans un monde entre celui de la mort et de la vie…*
*Entre la mort et le vie ?*
*Ne penses plus ou tu n’en apprendras pas plus…
…
Bien, reprenons. Suite à ton apprentissage, tu as dépassé tes limites. Tu as coupé l’apport en chakra à ton cerveau trop longtemps. N’étant plus « alimenté », tu es tombé dans le coma, un sorte de mode de repos. Si tu n’as pas de corps c’est tout simplement parce que tu n’y penses pas. Il te suffit de t’imaginer et le reste suivra. Focalise ta pensée, comme lors d’un clonage…
Bien il semblerait que tu ai compris. *
Effectivement, le corps d’Iba prit forme en même temps que sa pensée. En peu de temps, il retrouva sa forme initiale, ce qui le réconforta moyennement. Il s’apprêtait à poser une autre question, mais de son propre chef, il s’abstient. Peut-être que le vieil homme n’avait pas finit ces explications.
*Finalement tu as compris…
Continuons…si toi et moi nous nous rencontrons à chaque fois c’est parce que nous sommes en quelque sorte liés…
« La dernière fois » c’était [incompréhensible].*
*Qu’est-ce qu’il a dit ? J’ai rien entendu*
*Evidemment j’aurai dû m’en douter. Ils n’ont pas fait les choses à moitié.*
*Qui çà « ils » ? De qui s’agit-il ?*
*Reprendrais-tu cette agaçante manie ?
Inutile que je te le dise, tu ne me comprendrais pas. Plus tard, peut-être. Nous avons d’autres préoccupations plus importantes à résoudre. Tu dois revenir dans le monde des vivants.*
*Désolé pour l’interrogation…mais comment je m’y prends ?*
*C’est simple. Tu dois mourir.*
[La suite arrive bientôt]
Dernière édition par le Dim 26 Mar - 19:02, édité 1 fois

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
Iba continuait d’évoluer dans ce monde blanc et sans limites. Il avait l’impression de flotter, ce qui en soit n’était pas désagréable. Cela finissait juste par être lassant à la longue. Il écoutait les propos du vieil homme d’un air serein. Il devait garder son calme ; la peur, l’énervement voire la colère ne l’aiderait pas à s’échapper du guêpier dans lequel il était tombé. Le dialogue mental qu’il livrait avec son interlocuteur était aussi une nouvelle sensation, là, encore une fois, ce n’était pas dérangeant, mais le jeune garçon aspirait à retrouver prestement une discussion orale. Quand l’homme lui annonça qu’il devait mourir, Iba eut un geste de recul, tout du moins, aurait eut un geste de recul, si cela avait été possible dans ce monde. Il conserva son calme, malgré son étonnement, car après tout, on venait déjà de lui annoncé qu’il se trouvait dans un monde parallèle situé entre la vie et la mort ; l’aspirant n’était plus à une ou deux nouvelles ahurissantes.
*Mourir ?*
*Oui…enfin pas au sens où tu l’entends. Pour revenir dans le monde des vivants, il n’y a pas trente-six solutions, on doit renvoyer ton esprit dans ton corps; et tu ne peux le faire toi même.*
*Vous, vous pouvez le faire, non ?*
*Non, je ne peux pas. Il faut déployer une puissance incroyable pour le faire.*
*Mais alors qui ?*
*Charon le peut…*
*Qui est-ce ?*, demanda mentalement le jeune garçon.
*Charon est le nocher des enfers, ou si tu préfères le passeur. C’est lui qui fait traverser les âmes des défunts de la rive des limbes au royaume des morts. Sa puissance est phénoménale. Les légendes disent qu’il s’agit d’un demi-dieu déchu, condamné à jamais à être le passeur des enfers. Je te préviens tout de suite, la pouvoir de cette homme, enfin, cette chose, est démentiel ; même tout les kages réunis ne pourraient espérer le blesser et encore moins le battre. Tu seras dans son monde. Il en est le maître incontesté, tu devras donc être le plus soumis et humble possible, si tu veux avoir une chance de retourner dans ton monde. Tu m’as bien compris ?*
*Oui…
Dites-moi, pourquoi me renverrait-il dans mon monde ? Si je suis mort, j’irai dans le royaume des morts comme les autres.*
*Je suis content de voir que tu arrives à faire fonctionner tes méninges…
En effet, si tu étais purement et simplement mort, tu n’aurais rien à redire et tu irais au royaume des morts, comme les autres âmes. Néanmoins ce n’est pas le cas, une partie de toi vit encore, c’est avec cet élément que tu devras convaincre le nocher.*
*Si je « meurs » pour aller voir le nocher, il n’y aura plus de vie en moi, ou je n’ai pas bien compris ?*
*Tu n’as pas bien compris. Tu ne vas pas exactement mourir, tu vas aller dans les limbes trouver Charon. Les limbes étant le premier lieu où se rendent les âmes des défunts. C’est pour cela que je te dis que tu vas devoir mourir.*
*Comment je fais ça ?*
*Je t’y envoie. Cependant, il y a un petit bémol, pour t’y envoyer, il faut que tu sois pleinement en accord avec cela.*
*Si c’est le seul moyen. Je suis pour.*
*Bien, maintenant, il te reste à te convaincre de cela.*
Iba vit une seconde forme apparaître. Elle se modelait lentement. Le jeune garçon regarda le vieil homme, celui-ci ne lui dit rien. La forme avait finit de se matérialiser. Quelle ne fut pas la surprise d’Iba lorsqu’il s’aperçut que l’individu qui se trouvait maintenant face à lui était sa réplique même, quoique vêtu entièrement de noir avec la peau blanche comme la douce pâleur des nuages.
*Aller dans les limbes et en revenir est une expérience particulièrement marquante, voire traumatisante, et d’un certain côté, enrichissante. Même si tu souhaites t’y rendre , une partie de toi s’y refuse, inconsciemment. Tu dois la vaincre pour t’y rendre.*
L’homme effectua aussitôt une série de signes incantatoires qu’Iba n’avait jamais vu auparavant. Il était totalement différent de ceux qu’il utilisait usuellement. L’air autour de lui se condensa. Iba crut être prit au cœur d’un tourbillon, il avait la nausée. L’homme continuait toujours d’effectuer ses mouvements bizarres, mais en plus il récitait une formule tout aussi singulière. L’air se dilatait à présent, pour former une salle de combat, un dojo. Le vieux semblait un peu fatigué, il avait fini. Le dojo avait des allures très sobres. Son architecture était clairement asiatique. Le tatami était en toile, net et glissant.
*Vous pouvez commencer.*
Instinctivement Iba se retourna vers son alter ego. Il s’élançait déjà vers lui, sa vitesse dépassait l’entendement. Iba avait du mal à le distinguer. En a peine quelques secondes, l’Iba à la peau blanche était sur notre aspirant s’apprêtant à lui assener un puissant coup de poing de la main droite. Notre jeune garçon, par réflexe tenta une esquive bien médiocre, et surtout bien trop lente. Le poing de son adversaire s’abattit sur sa joue, envoyant Iba volé sur plusieurs mètres et s’écraser brusquement sur le mur délimitant le dojo. Iba avait la lèvre en sang et la joue endolorie ; le coup l’avait complètement sonné, heureusement pour lui son esquive lui avait permis de ne pas prendre l’attaque à pleine puissance.
*Il ne s’agit pourtant que d’une vue de l’esprit ; alors pourquoi ? Pourquoi ai-je mal ?*
*Ce que l’esprit croit vrai te sembleras vrai. Si tu meurs ici, tu meurs dans le monde réel.*
Déjà sa copie revenait à la charge, pour abattre Iba. Le vieil homme continuait à regarder comme si de rien n’était. Son double se déplaçait trop rapidement. Comment faisait-il ?
Encore une fois, la copie de l’aspirant voulue lui flanquer une bonne « droite » ; toutefois, Iba ne fut pas dupe deux fois, même s’il ne pouvait clairement distinguer les mouvements de son adversaire, il pouvait toujours les esquiver. Il bondit sur le côté, au moment où son adversaire abattait son poing, et effectua une roulade ; Le clone dans son élan vient percuter avec son poing, le mur de la salle. Ce dernier vola en éclat, provoquant plein de gravats et de fumée.
*C’est pas humain…
S’il s’agit de mon double, il devrait avoir les mêmes capacités que moi…*
*Ah ! Oui, excuses moi, j’ai oublié de mentionner un petit point…
Tu sais avec l’âge…enfin je me fais vieux.*
La fumée se dissipait. La copie d’Iba se tenait droite. Elle n’avait pas l’air de souffrir le moins du monde après avoir littéralement explosé un pan de mur. La forme recula d’un pas, pris appui sur une partie du mur encore intact. S’arc-boutant sur ses jambes, puis les dépliant d’un mouvement vif et sec ; ce qui eut pour effet de le projeter à cinq bons mètres du sol, en direction d’Iba, qui n’en revenait toujours pas.
*Cette chose…peut faire des sauts d’une dizaine de mètres !*
Iba ne pouvait pas faire face, il serait réduit à l’état de pulpe. Sa survie résidait dans l’esquive. Son double semblait vouloir l’attaquer derechef avec son poing droit. Iba fit un bond en arrière, pour prévenir le coup, mais ce ne fut pas suffisant. Son opposant feinta, et à la place d’un coup de poing se fut un coup de pied, dont l’allonge, plus grande, vint trouver l’épaule d’Iba, dans un « crack » sonore. Notre jeune garçon décolla, pour la seconde fois, et atterri quatre mètre plus loin. Il ne sentait plus son épaule, la douleur lui embuait les yeux.
*Dans ce monde, comme dans les limbes ; il y a des règles que l’on peut transgresser et d’autres non. Si tu possèdes un esprit solide et tenace, tu y arriveras.*
*Comment faire, maintenant que j’ai l’épaule en charpie ?*
*Si ton âme ne doutes pas, reste inébranlable, tu ne sentiras pas la douleur.*
Iba n’eut pas le temps de poser des questions supplémentaires. Sa copie lui préparait encore un mauvais tour. Elle composait des signes incantatoires et pas n’importe lesquels. Cela, Iba les connaissait bien, et ça ne présageait rien de bon. Une silhouette gigantesque apparue derrière son double. Iba tremblait de peur, son adversaire était terrifiant ; jamais il ne pourrait le battre. C’était de la folie de vouloir aller dans les limbes.
*Suiryudan no jutsu*
*Comment…comment il peut faire ça, il n’y a même pas une goutte d’eau ici…*
Le dragon avait prit pleinement forme, et malgré le fait qu’il ne soit composé que d’eau, on pouvait clairement voir un regard de braise luire dans ses yeux sans vie. Puis il s’élança en direction d’Iba.
*Je vais mourir ici ?*
*C’est tout ce dont est capable un Hiyori. J’aurai mieux fait de ne rien te dire et te laisser crever seul. Après tout tu n’est qu’un fils de Réprouvés. Incapable de s’adapter et de comprendre les règles qui régissent ce monde.*
*Tu vas voir, le vieux, ce dont est capable un fils de Réprouvés*,pensa-t-il d’un ton plein d’amertume et d’irritation.
*Ce truc c’est mon double…ce qu’il peut faire, je le peut aussi.*
Le dragon fondait sur lui à grande vitesse. Le terreur d’Iba s’était muée en une froide envie de vaincre. Il détestait plus que tout qu’on salisse son nom, sa famille. D’habitude, il devait faire le dos rond face à ces insultes, mais aujourd’hui c’était différent. Il y avait quelqu’un sur lequel il pourrait passer ses nerfs, et il allait le sentir passer. Cette copie allait voler en éclats. Le dragon était dur lui, néanmoins Iba n’en avait cure. A son tour, il plia ses jambes, pour augmenter son amplitude et sauta. Il s’éleva dans les airs d’au moins cinq à six mètres, esquivant de ce fait, l’attaque de son adversaire. Iba ratterit lourdement sur ses deux jambes. Le dragon avait disparut, notre aspirant se précipita alors sur son homologue. Il était bien plus rapide que quelques minutes auparavant. Prenant un pied d’appel, il sauta sur son adversaire, genoux plié. Ce dernier vint heurter avec une force extrême le visage de son clone, dont le corps alla briser un peu plus loin.
*Voilà qui est mieux.
Comment va ton épaule ?*
Etonnamment, Iba n’avait plus mal. Il pouvait bouger correctement son bras, un sourire se lisait sur sa face. Le dojo était ravagé, toutefois ce n’était pas dérangeant
*Néanmoins tu ne devrais pas relâcher ton attention avant que le combat soit fini.
N’oublies pas, les limites, c’est toi qui les fixe. Ton esprit et ton âme sont tes armes pour vaincre. Si tu montres une faiblesse sur un de ces deux plans, tu périras.*
La copie aux habits noirs se releva. Elle avait le nez en sang, certainement cassé. Son double passa sa main sur son nez, et lorsqu’il l’enleva la blessure avait disparue. Il courut vers Iba en effectuant les mêmes signes d’incantation qu’il y a quelques minutes.
*Si chacun de nous peut se soigner, ce combat n’aura pas de fin.*
*Tu n’écoutes pas ce que je dis…
C’est toi qui fixes tes limites, par ta force d’esprit et d’âme, cependant cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de limites. A toi de les connaître…*
Le dragon apparaissait et comme le précédent chargea notre étudiant. Cette fois, Iba fit face. Dans ces yeux brûlait l’envie de vaincre. Il contracta ses muscles, s’apprêtant à frapper.
*Tu ne vas tout de même pas attaquer le dragon ?
*Ce monde admet ses propres règles…
Et c’est moi qui fixes mes limites par ma force d’esprit et d’âme. Alors regardes bien le vieux !*
Une énorme quantité de chakra se concentra dans le poing droit de l’aspirant. Sous une telle pression, le sol se craquela sous les pieds d’Iba. Il y avait tellement de chakra dans le poing de l’étudiant que cela ouvrait des plaies. Son bras devenait rouge de sang. Puis de l’eau fut créer et se mit à entourer sa main. Le visage tordu par la souffrance et l’effort, Iba se rua sur le dragon. Il y eut un grand flash lumineux lorsque les deux antagonistes se heurtèrent. Quand la vue revint au vieil homme, il vit le vrai Iba qui se tenait courber, poing tendu, en travers, du corps de son double. Derrière et devant lui, le sol était complètement fissuré, explosé. Le clone se dissipa dans un nuage de fumée noire.
*Il est temps d’aller trouver ce Charon…*
[La suite…bah ? !…ensuite…
]
*Mourir ?*
*Oui…enfin pas au sens où tu l’entends. Pour revenir dans le monde des vivants, il n’y a pas trente-six solutions, on doit renvoyer ton esprit dans ton corps; et tu ne peux le faire toi même.*
*Vous, vous pouvez le faire, non ?*
*Non, je ne peux pas. Il faut déployer une puissance incroyable pour le faire.*
*Mais alors qui ?*
*Charon le peut…*
*Qui est-ce ?*, demanda mentalement le jeune garçon.
*Charon est le nocher des enfers, ou si tu préfères le passeur. C’est lui qui fait traverser les âmes des défunts de la rive des limbes au royaume des morts. Sa puissance est phénoménale. Les légendes disent qu’il s’agit d’un demi-dieu déchu, condamné à jamais à être le passeur des enfers. Je te préviens tout de suite, la pouvoir de cette homme, enfin, cette chose, est démentiel ; même tout les kages réunis ne pourraient espérer le blesser et encore moins le battre. Tu seras dans son monde. Il en est le maître incontesté, tu devras donc être le plus soumis et humble possible, si tu veux avoir une chance de retourner dans ton monde. Tu m’as bien compris ?*
*Oui…
Dites-moi, pourquoi me renverrait-il dans mon monde ? Si je suis mort, j’irai dans le royaume des morts comme les autres.*
*Je suis content de voir que tu arrives à faire fonctionner tes méninges…
En effet, si tu étais purement et simplement mort, tu n’aurais rien à redire et tu irais au royaume des morts, comme les autres âmes. Néanmoins ce n’est pas le cas, une partie de toi vit encore, c’est avec cet élément que tu devras convaincre le nocher.*
*Si je « meurs » pour aller voir le nocher, il n’y aura plus de vie en moi, ou je n’ai pas bien compris ?*
*Tu n’as pas bien compris. Tu ne vas pas exactement mourir, tu vas aller dans les limbes trouver Charon. Les limbes étant le premier lieu où se rendent les âmes des défunts. C’est pour cela que je te dis que tu vas devoir mourir.*
*Comment je fais ça ?*
*Je t’y envoie. Cependant, il y a un petit bémol, pour t’y envoyer, il faut que tu sois pleinement en accord avec cela.*
*Si c’est le seul moyen. Je suis pour.*
*Bien, maintenant, il te reste à te convaincre de cela.*
Iba vit une seconde forme apparaître. Elle se modelait lentement. Le jeune garçon regarda le vieil homme, celui-ci ne lui dit rien. La forme avait finit de se matérialiser. Quelle ne fut pas la surprise d’Iba lorsqu’il s’aperçut que l’individu qui se trouvait maintenant face à lui était sa réplique même, quoique vêtu entièrement de noir avec la peau blanche comme la douce pâleur des nuages.
*Aller dans les limbes et en revenir est une expérience particulièrement marquante, voire traumatisante, et d’un certain côté, enrichissante. Même si tu souhaites t’y rendre , une partie de toi s’y refuse, inconsciemment. Tu dois la vaincre pour t’y rendre.*
L’homme effectua aussitôt une série de signes incantatoires qu’Iba n’avait jamais vu auparavant. Il était totalement différent de ceux qu’il utilisait usuellement. L’air autour de lui se condensa. Iba crut être prit au cœur d’un tourbillon, il avait la nausée. L’homme continuait toujours d’effectuer ses mouvements bizarres, mais en plus il récitait une formule tout aussi singulière. L’air se dilatait à présent, pour former une salle de combat, un dojo. Le vieux semblait un peu fatigué, il avait fini. Le dojo avait des allures très sobres. Son architecture était clairement asiatique. Le tatami était en toile, net et glissant.
*Vous pouvez commencer.*
Instinctivement Iba se retourna vers son alter ego. Il s’élançait déjà vers lui, sa vitesse dépassait l’entendement. Iba avait du mal à le distinguer. En a peine quelques secondes, l’Iba à la peau blanche était sur notre aspirant s’apprêtant à lui assener un puissant coup de poing de la main droite. Notre jeune garçon, par réflexe tenta une esquive bien médiocre, et surtout bien trop lente. Le poing de son adversaire s’abattit sur sa joue, envoyant Iba volé sur plusieurs mètres et s’écraser brusquement sur le mur délimitant le dojo. Iba avait la lèvre en sang et la joue endolorie ; le coup l’avait complètement sonné, heureusement pour lui son esquive lui avait permis de ne pas prendre l’attaque à pleine puissance.
*Il ne s’agit pourtant que d’une vue de l’esprit ; alors pourquoi ? Pourquoi ai-je mal ?*
*Ce que l’esprit croit vrai te sembleras vrai. Si tu meurs ici, tu meurs dans le monde réel.*
Déjà sa copie revenait à la charge, pour abattre Iba. Le vieil homme continuait à regarder comme si de rien n’était. Son double se déplaçait trop rapidement. Comment faisait-il ?
Encore une fois, la copie de l’aspirant voulue lui flanquer une bonne « droite » ; toutefois, Iba ne fut pas dupe deux fois, même s’il ne pouvait clairement distinguer les mouvements de son adversaire, il pouvait toujours les esquiver. Il bondit sur le côté, au moment où son adversaire abattait son poing, et effectua une roulade ; Le clone dans son élan vient percuter avec son poing, le mur de la salle. Ce dernier vola en éclat, provoquant plein de gravats et de fumée.
*C’est pas humain…
S’il s’agit de mon double, il devrait avoir les mêmes capacités que moi…*
*Ah ! Oui, excuses moi, j’ai oublié de mentionner un petit point…
Tu sais avec l’âge…enfin je me fais vieux.*
La fumée se dissipait. La copie d’Iba se tenait droite. Elle n’avait pas l’air de souffrir le moins du monde après avoir littéralement explosé un pan de mur. La forme recula d’un pas, pris appui sur une partie du mur encore intact. S’arc-boutant sur ses jambes, puis les dépliant d’un mouvement vif et sec ; ce qui eut pour effet de le projeter à cinq bons mètres du sol, en direction d’Iba, qui n’en revenait toujours pas.
*Cette chose…peut faire des sauts d’une dizaine de mètres !*
Iba ne pouvait pas faire face, il serait réduit à l’état de pulpe. Sa survie résidait dans l’esquive. Son double semblait vouloir l’attaquer derechef avec son poing droit. Iba fit un bond en arrière, pour prévenir le coup, mais ce ne fut pas suffisant. Son opposant feinta, et à la place d’un coup de poing se fut un coup de pied, dont l’allonge, plus grande, vint trouver l’épaule d’Iba, dans un « crack » sonore. Notre jeune garçon décolla, pour la seconde fois, et atterri quatre mètre plus loin. Il ne sentait plus son épaule, la douleur lui embuait les yeux.
*Dans ce monde, comme dans les limbes ; il y a des règles que l’on peut transgresser et d’autres non. Si tu possèdes un esprit solide et tenace, tu y arriveras.*
*Comment faire, maintenant que j’ai l’épaule en charpie ?*
*Si ton âme ne doutes pas, reste inébranlable, tu ne sentiras pas la douleur.*
Iba n’eut pas le temps de poser des questions supplémentaires. Sa copie lui préparait encore un mauvais tour. Elle composait des signes incantatoires et pas n’importe lesquels. Cela, Iba les connaissait bien, et ça ne présageait rien de bon. Une silhouette gigantesque apparue derrière son double. Iba tremblait de peur, son adversaire était terrifiant ; jamais il ne pourrait le battre. C’était de la folie de vouloir aller dans les limbes.
*Suiryudan no jutsu*
*Comment…comment il peut faire ça, il n’y a même pas une goutte d’eau ici…*
Le dragon avait prit pleinement forme, et malgré le fait qu’il ne soit composé que d’eau, on pouvait clairement voir un regard de braise luire dans ses yeux sans vie. Puis il s’élança en direction d’Iba.
*Je vais mourir ici ?*
*C’est tout ce dont est capable un Hiyori. J’aurai mieux fait de ne rien te dire et te laisser crever seul. Après tout tu n’est qu’un fils de Réprouvés. Incapable de s’adapter et de comprendre les règles qui régissent ce monde.*
*Tu vas voir, le vieux, ce dont est capable un fils de Réprouvés*,pensa-t-il d’un ton plein d’amertume et d’irritation.
*Ce truc c’est mon double…ce qu’il peut faire, je le peut aussi.*
Le dragon fondait sur lui à grande vitesse. Le terreur d’Iba s’était muée en une froide envie de vaincre. Il détestait plus que tout qu’on salisse son nom, sa famille. D’habitude, il devait faire le dos rond face à ces insultes, mais aujourd’hui c’était différent. Il y avait quelqu’un sur lequel il pourrait passer ses nerfs, et il allait le sentir passer. Cette copie allait voler en éclats. Le dragon était dur lui, néanmoins Iba n’en avait cure. A son tour, il plia ses jambes, pour augmenter son amplitude et sauta. Il s’éleva dans les airs d’au moins cinq à six mètres, esquivant de ce fait, l’attaque de son adversaire. Iba ratterit lourdement sur ses deux jambes. Le dragon avait disparut, notre aspirant se précipita alors sur son homologue. Il était bien plus rapide que quelques minutes auparavant. Prenant un pied d’appel, il sauta sur son adversaire, genoux plié. Ce dernier vint heurter avec une force extrême le visage de son clone, dont le corps alla briser un peu plus loin.
*Voilà qui est mieux.
Comment va ton épaule ?*
Etonnamment, Iba n’avait plus mal. Il pouvait bouger correctement son bras, un sourire se lisait sur sa face. Le dojo était ravagé, toutefois ce n’était pas dérangeant
*Néanmoins tu ne devrais pas relâcher ton attention avant que le combat soit fini.
N’oublies pas, les limites, c’est toi qui les fixe. Ton esprit et ton âme sont tes armes pour vaincre. Si tu montres une faiblesse sur un de ces deux plans, tu périras.*
La copie aux habits noirs se releva. Elle avait le nez en sang, certainement cassé. Son double passa sa main sur son nez, et lorsqu’il l’enleva la blessure avait disparue. Il courut vers Iba en effectuant les mêmes signes d’incantation qu’il y a quelques minutes.
*Si chacun de nous peut se soigner, ce combat n’aura pas de fin.*
*Tu n’écoutes pas ce que je dis…
C’est toi qui fixes tes limites, par ta force d’esprit et d’âme, cependant cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de limites. A toi de les connaître…*
Le dragon apparaissait et comme le précédent chargea notre étudiant. Cette fois, Iba fit face. Dans ces yeux brûlait l’envie de vaincre. Il contracta ses muscles, s’apprêtant à frapper.
*Tu ne vas tout de même pas attaquer le dragon ?
*Ce monde admet ses propres règles…
Et c’est moi qui fixes mes limites par ma force d’esprit et d’âme. Alors regardes bien le vieux !*
Une énorme quantité de chakra se concentra dans le poing droit de l’aspirant. Sous une telle pression, le sol se craquela sous les pieds d’Iba. Il y avait tellement de chakra dans le poing de l’étudiant que cela ouvrait des plaies. Son bras devenait rouge de sang. Puis de l’eau fut créer et se mit à entourer sa main. Le visage tordu par la souffrance et l’effort, Iba se rua sur le dragon. Il y eut un grand flash lumineux lorsque les deux antagonistes se heurtèrent. Quand la vue revint au vieil homme, il vit le vrai Iba qui se tenait courber, poing tendu, en travers, du corps de son double. Derrière et devant lui, le sol était complètement fissuré, explosé. Le clone se dissipa dans un nuage de fumée noire.
*Il est temps d’aller trouver ce Charon…*
[La suite…bah ? !…ensuite…

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
Iba regardait avec attention son bras ensanglanté. Il venait de se vaincre, et de ce fait éprouvait une curieuse sensation qui lui était impossible à décrire. Il ferma les yeux, se concentra sur son bras blessé. Un halo de lumière bleutée l’entoura, les plaies se résorbèrent à vue d’œil. Quand Iba rouvrit les paupières, il y avait toujours autant de fluide vital étalé sur son bras mais plus une trace de lésions externes.
*Décidément ce monde est vraiment à part…*
*Oui et non. Il est différent de celui que tu connais. Tu es encore loin d’avoir exploré l’infinité de celui-ci. Regardes…*
Autour de lui, petit à petit le dojo se reconstruisait. Les gravats s’élevaient doucement dans les airs et retournaient s’embriquer dans les murs. On aurait dit un puzzle géant, dont chaque pièce était un minuscule bout de roche. La vision était enchanteresse, Iba, était émerveillé devant un tel prodige. Son visage parcourut par de multiples expressions qui ne se ramenait qu’à une seule et même idée : comment un miracle pareil est-il possible ?
Le vieux hocha la tête, d’un air satisfait. Dévoilant, encore une fois, ses mains ridées par le temps, il composa de nouveau des signes incantatoires totalement inconnu de l’aspirant.
*Je vais créer un portail pour t’envoyer dans les limbes ; une fois que tu y seras, je ne pourrais plus t’être d’aucun secours. Tu devras juste compter sur toi même.
Une autre recommandation, si tu rencontre des âmes en peine, fuis ou alors nous n’aurons plus jamais l’occasion de nous rencontrer.*
*Qu’est-ce qu’une âme en peine ?*
*Charon est le passeur qui conduit au royaume des morts. Il le fait depuis toujours, néanmoins il ne le fait pas gratuitement. Les légendes racontent qu’il demande une pièce comme coût pour la traversée, parfois autre chose. Toutefois, il arrive que des âmes ne puissent pas payer la traversée, dès lors elles sont condamnés à errer à jamais dans les limbes. Leur seul espoir réside dans le fait d’attraper une âme qui peut payer le voyage de Charon avant qu’elle ne rencontre le nocher.*
*…*
*Evidemment les limbes sont immenses et il n’y a seulement que quelque âmes en perdition…*
*Donc je ne crains pas grand chose ?*
*En fait, si. Les âmes errantes ont développé un sens olfactif impressionnant. Elles peuvent sentir la vie à des kilomètres à la ronde. L’âme d’un mort rejoint, normalement, tout de suite, les limbes. Dès lors, elle est encore imbibée de l’odeur de la vie, ce qui attire automatiquement les âmes en peine.
Pour toi ce seras encore plus flagrant puisque tu es encore vivant, tu « empestes » la vie.*
Iba écoutait religieusement les paroles du vieil homme, car jusqu’à présent ses conseils et informations s’étaient révélés très utiles.
Aussi étonnant que cela puisse paraître l’homme continuait à effectuer des signes incantatoires, et ce, depuis plusieurs minutes. Même si Iba avait voulu retourner des limbes, en admettant qu’il en sorte, cela lui aurait été impossible. Il y avait beaucoup trop de signes, trop complexes et inconnus. Le dojo, autour de lui, achevait de se rebâtir.
*Il va donc falloir que je me dépêches si je ne veux pas que les âmes en peine ne m’attrapent…*
*Tout juste. Néanmoins en passant le portail, l’odeur de vivant qui t’imprègne sera camouflé durant un cours laps de temps…
un jour ou deux, pas plus.*
*Comment savoir où me rendre ?*
*Il te suffira d’avancer toujours devant toi. Si ton âme faiblit, tu tourneras en rond, sinon, qu’importe le chemin que tu prendras, tu avanceras. Ta course sera fini lorsque tu arriveras au bord d’un fleuve*.
*Peut-on le traverser ?*
*Surtout pas. Nombres sont ceux qui ont essayé. Ils ont tous eut des problèmes. Le fleuve t’attire inexorablement vers le fond et tu en reste à jamais prisonnier, puisqu’il est impossible de mourir deux fois.*
*Je vois…*pensa-t-il dubitativement.
*J’ai bientôt achevé l’incantation. Tu vas devoir y aller. N’oublies pas, seul une âme et un esprit forts et soudés te permettront de réussir.*
Iba hocha la tête et émit un signe affirmatif. Le vieil homme stoppa les signes et une tige de lumière blanche verticale apparue, puis s’agrandit comme lorsque l’on ouvre une porte. Il s’agissait d’une porte lumineuse. Impossible de savoir ce qui se trouvait derrière, il fallait la traverser, pour le découvrir. Iba s’avança d’un air résolu vers la porte.
*J’allais omettre un point important…
si ton âme doutes, alors la partie inconsciente que tu as vaincus, se réveilleras et s’opposeras à tout ce que tu feras. Il va sans dire qu’il vaut mieux que cela n’arrives pas. Toutefois, si une telle chose devait se produire, la seule façon d’y remédier et de raffermir ton âme. Peut-être que tu n’as que faire des paroles d’un vieil homme avec ses considérations sur l’état d’esprit et d’âme…
mais croit moi, on n’est jamais trop armé pour ce que tu vas affronter.*
*Je tiens vos propos en haute estime…*
*Bonne chance, petit.*
Iba traversa la porte.
L’étudiant était aspiré par une force inconnue. Il était pris dans un tourbillon gelé, qui lui déchirait la peau et meurtrissait tout ses sens. Sa tête lui faisait horriblement mal. Des frissons parcouraient son corps. Il ne voyait rien si ce n’est une lumière toujours plus aveuglante, comme un long tunnel. La douleur le prenait de part en part. Soudain, tout s’en fut d’un coup. Il s’écroula lentement sur un sol rocailleux et dur. Tous ses membres étaient endoloris. Un tambour résonnait dans sa tête. Il lui fallut plusieurs minutes avant de réaliser le simple fait qu’il était arriver à destination. Cela n’avait rien de réjouissant. Il se releva difficilement, tituba sur un petite distance et fixa sa vue au long. Les limbes…de ce qu’Iba en voyait ce n’était qu’une étendu désertique, où pas un brin d’herbes ne poussait et nappé d’une épaisse couche de brouillard. En se concentrant, Iba n’arrivait pas à distinguer plus loin que cinq bons mètres. Il se remémora les conseils du vieux et avança d’un pas déterminé. Il devait faire vite, le temps jouait contre lui.
*Surtout ne pas paniquer…Garder confiance et espoir.*
Iba perdait la notion de durée. Dans ce monde, il n’y avait aucun repère céleste. Heureusement pour lui, il ne ressentait pas la faim, juste la fatigue. Il ne savait pas depuis combien de temps il marchait, néanmoins, il continuait ; s’il voulait vivre, il ne devait pas s’arrêter. Continuer, tout droit, toujours tout droit.
Au long une forme de construction apparaissait, mais la brume l’empêchait de l’apercevoir correctement. Au fur et à mesure l’édifice semblait se rapprocher et ses contours s’affirmer.
Enfin, Iba fut assez proche pour déterminer la fonction du bâtiment. C’était une grande porte de trois à quatre mètres de haut, deux de large. Composé de bois noir comme l’ébène, cerclée de fer ou un autre métal sombre et munis de lourds gongs et d’heurtoirs en argent poli. La porte se tenait là, sans utilité apparente. L’aspirant voulu la contourner, cependant une grande main surgit de nulle part et l’en empêcha en lui bloquant le passage. Elle appartenait à un géant à l’air doux, mais à la posture menaçante. Vêtu d’un simple pagne blanc, le reste de son corps entièrement nu, laissait découvrir une musculature hors du commun.
[???] «- Désolé, p’tit gars mais tu peux pas passer comme ça… »
Iba fut surpris, non pas par l’allure nonchalante de l’individu, ni par sa taille et ses muscles, mais par la phrase qu’il venait de prononcer.
«- On…peut parler, ici ?
[???]- Evidemment, qu’est qui te faisait penser le contraire ?
- Rien…, dit Iba d’un air distrait
Pourquoi ne puis-je pas passer Monsieur ?
[???]- Pas besoin de politesse avec moi. On m’adresse déjà assez rarement la parole…
Mon nom c’est Al, et pour répondre à ta question, je suis le premier des sept gardiens du royaume des morts.
Impressionnant, non ? »
Iba était clairement désemparé par le franc parler de son interlocuteur. A vrai dire, il s’attendait à tout sauf à ça. Il rendit le sourire que lui avait adressé le gardien.
«- En effet, c’est impressionnant.
[Al]- Depuis le début, je suis là, et j’ai jamais faillit à mon poste…
C’est intéressant comme job, mais au bout de quelques millénaires c’est lassant. Surtout que les gens qui discutent ; des gens comme toi, c’est assez rares. D’habitude, ils sont effrayés et n’osent même pas m’adresser la parole. Tu te rends compte un peu, avant toi, ma dernière discussion remonte à cent trente huit ans, si ma mémoire ne me joue pas des tours… »
Le géant apitoyait Iba. La solitude était le pire des maux, il était bien placé pour le savoir. Il n’osait imaginer ce qu’Al avait dû endurer. Il ne voulait pas l’imaginer. Il se força à sourire.
«- Et en quoi consiste votre « job » ?
[Al]- Je vais te montrer, p’tit gars. »
D’un revers de sa main, il positionna Iba face à lui. Le géant entama un suite de signes et récita une formule. Le doute et l’inquiétude envahirent Iba. Et s’il s’agissait en fait d’une âme en peine. Trop tard, un pentagramme aux couleurs rougeoyantes s’était formé autour de lui. Il état prisonnier, il ne pouvait pas en sortir. Il essaya quand même. Sa tentative échoua et il se brûla l’épaule, ce qui lui arracha un cri. Al voyant l’agitation évidente du jeune garçon tenta de le rassurer.
[Al] «- Le rôle du premier gardien est de s’assurer qu’aucune âme de damné ne puisse accéder au royaume des morts…
Une âme damné est celle d’un homme qui a vendu son âme contre quelque chose. Dans ce cas il est légitime que l’on envoie cette âme à son nouveau propriétaire. Je m’acquitte de cette tâche.
Si tu n’as pas vendu ton âme, tout ira bien. Sinon, je prierai pour ton salut. »
Iba ne répondit rien. Il devait maîtriser sa peur sinon le vieux lui avait prédit les pires ennuis du monde. Les runes du pentagramme se mirent à luire tandis qu’Al finissait son incantation. A l’endroit où était situé le pentagramme contenant notre Iba prisonnier, s’éleva une énorme colonne de flamme. L’aspirant crut qu’il allait finir carbonisé, mais non, les flammes ne le brûlèrent pas. Elles s’immisçaient en lui, le sondaient, muent par une vie qui leur semblait propre, puis ne trouvant rien de ce qu’elles cherchaient, disparurent aussi vite qu’elles étaient apparues. Le pentagramme disparu à son tour. Il ne restait plus qu’Iba face à Al. Ce dernier s’approcha de la lourde porte et l’ouvrit lentement. Elle donnait sur le même paysage désertique et morne qui caractérisait les limbes.
[Al] «- Tu peux maintenant passer et continuer ta route.
- Merci Al…, dit Iba encore tout retourné de sa nouvelle expérience.
J’espère que nous nous reverrons.
[Al]- J’en doute fort. Néanmoins cela me ferais effectivement plaisir.
- Au fait, Al, je ne me suis même pas présenté. Mon nom est Iba.
Iba Hiyori.
[Al]- Je m’en souviendrai. Allez, va, p’tit gars !
Iba continua son chemin, passant le pas de la porte, effectuant un dernier signe de salut au géant, que la brume finit par faire disparaître. Il commençait à se lasser de ce décor apocalyptique. Ses jambes s’engourdissaient. Il ferait bientôt une pause, pas longtemps, juste pour se remettre un peu d’aplomb.
Au loin, très loin, on entendait des hurlements sordides, qui firent frémirent le jeune garçon. Il ne savait pas qui ou quoi les poussait et il n’était pas presser de l’apprendre. Il pouvait aussi s’agir du fruit de son imagination. Malheureusement pour lui, ce n’était pas une illusion.
Une horde de formes spectrales, translucides et hétérogènes se déplaçait rapidement. Une seule pensée en tête…
*Une…âme…*
[la suite arrive bientôt]
*Décidément ce monde est vraiment à part…*
*Oui et non. Il est différent de celui que tu connais. Tu es encore loin d’avoir exploré l’infinité de celui-ci. Regardes…*
Autour de lui, petit à petit le dojo se reconstruisait. Les gravats s’élevaient doucement dans les airs et retournaient s’embriquer dans les murs. On aurait dit un puzzle géant, dont chaque pièce était un minuscule bout de roche. La vision était enchanteresse, Iba, était émerveillé devant un tel prodige. Son visage parcourut par de multiples expressions qui ne se ramenait qu’à une seule et même idée : comment un miracle pareil est-il possible ?
Le vieux hocha la tête, d’un air satisfait. Dévoilant, encore une fois, ses mains ridées par le temps, il composa de nouveau des signes incantatoires totalement inconnu de l’aspirant.
*Je vais créer un portail pour t’envoyer dans les limbes ; une fois que tu y seras, je ne pourrais plus t’être d’aucun secours. Tu devras juste compter sur toi même.
Une autre recommandation, si tu rencontre des âmes en peine, fuis ou alors nous n’aurons plus jamais l’occasion de nous rencontrer.*
*Qu’est-ce qu’une âme en peine ?*
*Charon est le passeur qui conduit au royaume des morts. Il le fait depuis toujours, néanmoins il ne le fait pas gratuitement. Les légendes racontent qu’il demande une pièce comme coût pour la traversée, parfois autre chose. Toutefois, il arrive que des âmes ne puissent pas payer la traversée, dès lors elles sont condamnés à errer à jamais dans les limbes. Leur seul espoir réside dans le fait d’attraper une âme qui peut payer le voyage de Charon avant qu’elle ne rencontre le nocher.*
*…*
*Evidemment les limbes sont immenses et il n’y a seulement que quelque âmes en perdition…*
*Donc je ne crains pas grand chose ?*
*En fait, si. Les âmes errantes ont développé un sens olfactif impressionnant. Elles peuvent sentir la vie à des kilomètres à la ronde. L’âme d’un mort rejoint, normalement, tout de suite, les limbes. Dès lors, elle est encore imbibée de l’odeur de la vie, ce qui attire automatiquement les âmes en peine.
Pour toi ce seras encore plus flagrant puisque tu es encore vivant, tu « empestes » la vie.*
Iba écoutait religieusement les paroles du vieil homme, car jusqu’à présent ses conseils et informations s’étaient révélés très utiles.
Aussi étonnant que cela puisse paraître l’homme continuait à effectuer des signes incantatoires, et ce, depuis plusieurs minutes. Même si Iba avait voulu retourner des limbes, en admettant qu’il en sorte, cela lui aurait été impossible. Il y avait beaucoup trop de signes, trop complexes et inconnus. Le dojo, autour de lui, achevait de se rebâtir.
*Il va donc falloir que je me dépêches si je ne veux pas que les âmes en peine ne m’attrapent…*
*Tout juste. Néanmoins en passant le portail, l’odeur de vivant qui t’imprègne sera camouflé durant un cours laps de temps…
un jour ou deux, pas plus.*
*Comment savoir où me rendre ?*
*Il te suffira d’avancer toujours devant toi. Si ton âme faiblit, tu tourneras en rond, sinon, qu’importe le chemin que tu prendras, tu avanceras. Ta course sera fini lorsque tu arriveras au bord d’un fleuve*.
*Peut-on le traverser ?*
*Surtout pas. Nombres sont ceux qui ont essayé. Ils ont tous eut des problèmes. Le fleuve t’attire inexorablement vers le fond et tu en reste à jamais prisonnier, puisqu’il est impossible de mourir deux fois.*
*Je vois…*pensa-t-il dubitativement.
*J’ai bientôt achevé l’incantation. Tu vas devoir y aller. N’oublies pas, seul une âme et un esprit forts et soudés te permettront de réussir.*
Iba hocha la tête et émit un signe affirmatif. Le vieil homme stoppa les signes et une tige de lumière blanche verticale apparue, puis s’agrandit comme lorsque l’on ouvre une porte. Il s’agissait d’une porte lumineuse. Impossible de savoir ce qui se trouvait derrière, il fallait la traverser, pour le découvrir. Iba s’avança d’un air résolu vers la porte.
*J’allais omettre un point important…
si ton âme doutes, alors la partie inconsciente que tu as vaincus, se réveilleras et s’opposeras à tout ce que tu feras. Il va sans dire qu’il vaut mieux que cela n’arrives pas. Toutefois, si une telle chose devait se produire, la seule façon d’y remédier et de raffermir ton âme. Peut-être que tu n’as que faire des paroles d’un vieil homme avec ses considérations sur l’état d’esprit et d’âme…
mais croit moi, on n’est jamais trop armé pour ce que tu vas affronter.*
*Je tiens vos propos en haute estime…*
*Bonne chance, petit.*
Iba traversa la porte.
L’étudiant était aspiré par une force inconnue. Il était pris dans un tourbillon gelé, qui lui déchirait la peau et meurtrissait tout ses sens. Sa tête lui faisait horriblement mal. Des frissons parcouraient son corps. Il ne voyait rien si ce n’est une lumière toujours plus aveuglante, comme un long tunnel. La douleur le prenait de part en part. Soudain, tout s’en fut d’un coup. Il s’écroula lentement sur un sol rocailleux et dur. Tous ses membres étaient endoloris. Un tambour résonnait dans sa tête. Il lui fallut plusieurs minutes avant de réaliser le simple fait qu’il était arriver à destination. Cela n’avait rien de réjouissant. Il se releva difficilement, tituba sur un petite distance et fixa sa vue au long. Les limbes…de ce qu’Iba en voyait ce n’était qu’une étendu désertique, où pas un brin d’herbes ne poussait et nappé d’une épaisse couche de brouillard. En se concentrant, Iba n’arrivait pas à distinguer plus loin que cinq bons mètres. Il se remémora les conseils du vieux et avança d’un pas déterminé. Il devait faire vite, le temps jouait contre lui.
*Surtout ne pas paniquer…Garder confiance et espoir.*
Iba perdait la notion de durée. Dans ce monde, il n’y avait aucun repère céleste. Heureusement pour lui, il ne ressentait pas la faim, juste la fatigue. Il ne savait pas depuis combien de temps il marchait, néanmoins, il continuait ; s’il voulait vivre, il ne devait pas s’arrêter. Continuer, tout droit, toujours tout droit.
Au long une forme de construction apparaissait, mais la brume l’empêchait de l’apercevoir correctement. Au fur et à mesure l’édifice semblait se rapprocher et ses contours s’affirmer.
Enfin, Iba fut assez proche pour déterminer la fonction du bâtiment. C’était une grande porte de trois à quatre mètres de haut, deux de large. Composé de bois noir comme l’ébène, cerclée de fer ou un autre métal sombre et munis de lourds gongs et d’heurtoirs en argent poli. La porte se tenait là, sans utilité apparente. L’aspirant voulu la contourner, cependant une grande main surgit de nulle part et l’en empêcha en lui bloquant le passage. Elle appartenait à un géant à l’air doux, mais à la posture menaçante. Vêtu d’un simple pagne blanc, le reste de son corps entièrement nu, laissait découvrir une musculature hors du commun.
[???] «- Désolé, p’tit gars mais tu peux pas passer comme ça… »
Iba fut surpris, non pas par l’allure nonchalante de l’individu, ni par sa taille et ses muscles, mais par la phrase qu’il venait de prononcer.
«- On…peut parler, ici ?
[???]- Evidemment, qu’est qui te faisait penser le contraire ?
- Rien…, dit Iba d’un air distrait
Pourquoi ne puis-je pas passer Monsieur ?
[???]- Pas besoin de politesse avec moi. On m’adresse déjà assez rarement la parole…
Mon nom c’est Al, et pour répondre à ta question, je suis le premier des sept gardiens du royaume des morts.
Impressionnant, non ? »
Iba était clairement désemparé par le franc parler de son interlocuteur. A vrai dire, il s’attendait à tout sauf à ça. Il rendit le sourire que lui avait adressé le gardien.
«- En effet, c’est impressionnant.
[Al]- Depuis le début, je suis là, et j’ai jamais faillit à mon poste…
C’est intéressant comme job, mais au bout de quelques millénaires c’est lassant. Surtout que les gens qui discutent ; des gens comme toi, c’est assez rares. D’habitude, ils sont effrayés et n’osent même pas m’adresser la parole. Tu te rends compte un peu, avant toi, ma dernière discussion remonte à cent trente huit ans, si ma mémoire ne me joue pas des tours… »
Le géant apitoyait Iba. La solitude était le pire des maux, il était bien placé pour le savoir. Il n’osait imaginer ce qu’Al avait dû endurer. Il ne voulait pas l’imaginer. Il se força à sourire.
«- Et en quoi consiste votre « job » ?
[Al]- Je vais te montrer, p’tit gars. »
D’un revers de sa main, il positionna Iba face à lui. Le géant entama un suite de signes et récita une formule. Le doute et l’inquiétude envahirent Iba. Et s’il s’agissait en fait d’une âme en peine. Trop tard, un pentagramme aux couleurs rougeoyantes s’était formé autour de lui. Il état prisonnier, il ne pouvait pas en sortir. Il essaya quand même. Sa tentative échoua et il se brûla l’épaule, ce qui lui arracha un cri. Al voyant l’agitation évidente du jeune garçon tenta de le rassurer.
[Al] «- Le rôle du premier gardien est de s’assurer qu’aucune âme de damné ne puisse accéder au royaume des morts…
Une âme damné est celle d’un homme qui a vendu son âme contre quelque chose. Dans ce cas il est légitime que l’on envoie cette âme à son nouveau propriétaire. Je m’acquitte de cette tâche.
Si tu n’as pas vendu ton âme, tout ira bien. Sinon, je prierai pour ton salut. »
Iba ne répondit rien. Il devait maîtriser sa peur sinon le vieux lui avait prédit les pires ennuis du monde. Les runes du pentagramme se mirent à luire tandis qu’Al finissait son incantation. A l’endroit où était situé le pentagramme contenant notre Iba prisonnier, s’éleva une énorme colonne de flamme. L’aspirant crut qu’il allait finir carbonisé, mais non, les flammes ne le brûlèrent pas. Elles s’immisçaient en lui, le sondaient, muent par une vie qui leur semblait propre, puis ne trouvant rien de ce qu’elles cherchaient, disparurent aussi vite qu’elles étaient apparues. Le pentagramme disparu à son tour. Il ne restait plus qu’Iba face à Al. Ce dernier s’approcha de la lourde porte et l’ouvrit lentement. Elle donnait sur le même paysage désertique et morne qui caractérisait les limbes.
[Al] «- Tu peux maintenant passer et continuer ta route.
- Merci Al…, dit Iba encore tout retourné de sa nouvelle expérience.
J’espère que nous nous reverrons.
[Al]- J’en doute fort. Néanmoins cela me ferais effectivement plaisir.
- Au fait, Al, je ne me suis même pas présenté. Mon nom est Iba.
Iba Hiyori.
[Al]- Je m’en souviendrai. Allez, va, p’tit gars !
Iba continua son chemin, passant le pas de la porte, effectuant un dernier signe de salut au géant, que la brume finit par faire disparaître. Il commençait à se lasser de ce décor apocalyptique. Ses jambes s’engourdissaient. Il ferait bientôt une pause, pas longtemps, juste pour se remettre un peu d’aplomb.
Au loin, très loin, on entendait des hurlements sordides, qui firent frémirent le jeune garçon. Il ne savait pas qui ou quoi les poussait et il n’était pas presser de l’apprendre. Il pouvait aussi s’agir du fruit de son imagination. Malheureusement pour lui, ce n’était pas une illusion.
Une horde de formes spectrales, translucides et hétérogènes se déplaçait rapidement. Une seule pensée en tête…
*Une…âme…*
[la suite arrive bientôt]

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Re: Hôpital de Kiri
D’épais nuages noirs dérivaient au-dessus de la tête d’Iba. Le brouillard semblait rouler de rocher en rocher, gênant la progression de l’aspirant, qui avançait avec précaution. Le chemin qu’il suivait, montait en pente, si raide par endroits qu’il devait s’aider des deux mains et grimper plutôt que marcher. Iba ne songeait pas à prendre un autre chemin. Le vieux lui avait dit de continuer tout droit, il comptait bien s’exécuter. Il poursuivit dans un froid de plus en plus vif. Le vent le transperçait, balafrant son visage de ses caresses. Il se mit à pleuvoir, ce qu’Iba croyait impossible en ce monde quelques instants plus tôt. La pluie lui coulait dans le dos ; il était complètement trempé, toutefois, il continuait d’avancer prudemment.
Il ne savait pas quelle distance il avait parcouru. Le jeune garçon était fourbu de partout. Ces muscles douloureux, les épaules tombantes. La montée s’était arrêtée depuis peu. Il espérait qu’il lui faudra bientôt descendre, ce qui le réconforta moyennement. Il est toujours plus facile de descendre une côte que de la monter. Devant lui, à une centaine de mètres, peut-être un peu plus, il distinguait vaguement l’orée d’une forêt. Un court moment après, il faisait face aux arbres, si l’on pouvait appelé cela des arbres. Il s’agissait plutôt de grands morceaux de bois noueux et rabougris sans feuilles.
*Des arbres morts, ce n’est guère étonnant, vu l’endroit où je me trouve.*
Exsangue, il s’assit au creux d’un arbre, laissant la fatigue l’emporter et le danger se rapprocher. Il ferma les yeux et plongea dans un sommeil sans rêve.
____________________
Le clone de Shinobu n’avait pas bougé de sa chaise depuis plus d’une semaine. Se levant de temps en temps, pour parcourir la salle d’hospitalisation d’Iba, boire un verre d’eau, manger un peu. Puis il venait se rasseoir près de l’aspirant. Plus aucun médecin n’avait eut le cran de venir lui dire ce qu’il devait faire. Il savait que certains murmuraient dans son dos, mais ce n’était que des chuchotements, rien de condamnable en soi, puisque son autorité était respectée. Iba avait été l’objet de plusieurs crises de violents spasmes, crachant du sang, et se tortillant dans tout les sens comme un possédé. Le calme revenait, généralement vite. Shinobu regarda l’enfant, qui semblait dormir paisiblement. Qui aurait pu croire qu’en quelques instants, il pouvait prendre un air dément en se cabrant sur lui-même, les yeux révulsés ?
*Personne… *
Par mesure de précaution, on avait sanglé l’étudiant sur son lit, avec plusieurs lanières de cuir très résistantes. Shinobu était, comme qui dirait soulagé, à certains moments de voir Iba prit d’une crise. Non pas que le voir souffrir l’amusait, bien au contraire, mais la crise montrait l’envie de survivre et de revenir parmi les siens du garçon. Ainsi, tant qu’il y avait des crises, Shinobu savait qu’Iba luttait. Il espérait bien le voir rouvrir les yeux prochainement.
____________________
Depuis combien de temps courait-il maintenant ? Il n’en savait rien. L’aspirant filait à travers la forêt de bois morts. Son cœur battait fort dans sa poitrine, il menaçait d’exploser. Iba était en sueur, il ne pouvait ou plutôt ne devait plus s’arrêter, la peur lui prenait le ventre.
*Surtout ne pas céder à la panique…mon âme volerait en éclats…*
C’était bien plus facile à dire qu’à appliquer. Elles étaient là, elles étaient le chasseur et lui la proie. Les âmes en peine le traquaient. Il pouvait les sentir, derrière lui, comme une étreinte qui se resserre lentement. Il ne les voyait pas encore, néanmoins cela ne tarderait certainement pas. L’étudiant galopait entre les arbres. Il était déjà tombé plusieurs fois, les pieds pris dans une racine. Ses genoux le faisait horriblement souffrir. Il serra les dents. Soudain, un cri transperça le silence bien établit. Ce même cri qui l’avait sortit de sa douce torpeur, ce hululement qui avait donné le signal du départ de la traque. Etait-il encore loin du fleuve ?
Pour le moment, son salut résidait dans ses jambes, elles ne devaient pas flancher. Ce monde lui permettait de courir beaucoup plus vite que la normale, mais dans la forêt, cela lui était impossible, les troncs étaient trop proches les uns des autres, il se serait assommé avant d’avoir parcourut une dizaine de mètres.
Enfin il apercevait la fin de cette maudite forêt. Il allait pouvoir accélérer le rythme. Les branches avaient fouettés et meurtries sa peau, il avait de légères contusions tout le long du corps, cependant il passait outre ses considérations, il avait bien plus important à penser
*Encore quelques mètres*
Il venait de s’extirper de cette effrayante multitude d’arbres sombres. Il commença à accélérer son mouvement de jambes, ce qui provoqua un fin nuage de fumée derrière lui. Il n’avait pas de temps à perdre. Malheureusement le destin se jouait de lui. La descente tant attendue était là, cependant elle était abrupte, excessivement abrupte. Il s’agissait d’une chute libre d’une bonne cinquantaine de mètres. Devant Iba se tenait un énorme gouffre. Au loin se dessinait le fleuve, sur lequel devait naviguer Charon, sa porte de sortie. Derrière, les cris, la rage, la haine…et la mort. Iba ralentit le pas, il ne pouvait faire autrement que de contourner l’immense précipice. Il devait se hâter, mais c’était trop tard. Les âmes en peine émergeaient déjà de la forêt. Elles se déplaçaient vite ;l’entourant et lui coupant toutes issues et voies de retraite. Il était prit au piège, acculé face au vide. Les ombres blanchâtres, aux yeux rouges, injectés de hostilité, ne traduisaient qu’une seule envie : Tuer. Iba se redressa pour être bien droit, dos à l’abîme, face à ses ennemis. Une meute, une dizaine en tout. Allait-il pouvoir faire face ?
____________________
La copie de Shinobu lisait tranquillement, assis sur la même chaise depuis une semaine, il attendait. Dehors, le temps était maussade. Une journée sobre en perpective. Soudain, il lâcha son livre. Il se leva et posa sa main sur l’épaule d’Iba.
[Shinobu] «- Dans le monde peuplés des rois datants.
L’esprit invente la réalité. L’âme la conforme à sa volonté.
Les deux réunis, tes rêves tu concrétiseras.
Le clone alla se rasseoir. Son rôle était terminé, il devait maintenant patienter, espérant qu’Iba réussissent là où tant d’autres avaient échoué.
____________________
Iba était encore tout chamboulé. Une voix venait de surgir de nulle part et apparemment, les âmes en peines l’avait aussi entendu, puisqu’elles s’étaient arrêtées. L’étudiant avait nettement reconnu la voix. C’était celle de son senseï : Shinobu. Il dévisagea ses opposants. Il n’avait plus rien d’humains, s’il ont pouvait imaginer qu’ils avaient un jour appartenu à cette espèce. Ils ou elles, étaient munis de quatre membres, deux postérieurs et deux antérieurs, plus préhominiens que les précédents. De ce qu’il avait put en voir, ces choses se déplaçaient comme des singes. Leurs gueules ne recelaient aucunes expressions, si ce n’est celles exprimées par leurs yeux sanguins. Ils (ou elles) n’avait pas de nez, ni d’oreilles, juste une grande mâchoire qui recelaient de nombreux crocs. L’effet « Shinobu » semblait se dissiper, les âmes reprenaient peu à peu conscience, en même temps qu’Iba.
*Si tu rencontre des âmes en peine, fuis ou alors nous n’aurons plus jamais l’occasion de nous rencontrer.
Elles sont bien trop nombreuses, je ne pourrais pas toutes les battre.*
Une âme s’élança de nouveau en direction d’Iba, suivie prestement de toutes les autres. Cette fois, elles avaient retrouvé leurs moyens. Iba refoula sa peur, se retourna. Il avaient les bêtes dans le dos. Il commença à courir, de plus en plus vite vers le gouffre. Il courrait maintenant si vite qu’il distançant un peu les âmes, la roche se craquelait sous ses pas et le vent lui mordait le visage. Il était presque arrivé au bord de l’abîme, mais il ne ralentit pas, au contraire, il accéléra. Atteignant le bord, il prit un puissant pieds d’appui, marquant de son empreinte le sol et sauta. Il s’éleva dans les airs, sur une vingtaine de mètres. Sous lui, une cinquantaine de mètres de vide avant de retrouver la terre ferme. Puis il commença à chuter.
* Si tu meurs ici, tu meurs dans le monde réel.*
Iba se concentra, bien que au vu de la situation actuelle, cette action s’avérait très délicate. Il appela à lui toutes les ressources dont il disposait. Le sol se rapprochait rapidement, très rapidement, trop rapidement. Le temps avant l’impact se comptait en secondes.
Vingt mètres, et toujours rien.
*Dans le monde peuplés des rois datants.*
Quinze mètres, il n’y arrivait pas, se concentrer dans ces conditions, il ne pouvait pas.
Dix mètres, Iba ne devait pas céder à la panique. Il serrait les dents de toutes ses forces, ses muscles étaient tous contractés, à la limite de la crampe.
*L’esprit invente la réalité. L’âme la conforme à sa volonté.*
Six mètres, il avait réussit à créer de l’eau autour de lui ; néanmoins cela ne suffirait pas à amortir sa chute. Il concentra alors sa pensée sur son dos, ses épaules, ses omoplates.
Cinq mètres, quatre. Il devait plus qu’urgent de réussir. Trois.
* Les deux réunis, tes rêves tu concrétiseras.*
Relâchant toutes ses forces dans un ultime effort, Iba réalisa ses pensées. Des ailes argentées lui poussèrent dans le dos. Il les déploya instantanément, ce qui eut pour effet de stopper sa chute et même de lui redonner de l’altitude. Il avait réussit. La sueur perlait sur son front, son cœur battait la chamade. Le fleuve n’était pas éloigné, Iba le voyait parfaitement de sa position aérienne. Il avait réussit à fuir les âmes en peine, il était sauvé. Toutefois, il le pensait.
Il se retourna légèrement pour voir l’air rageur que devait avoir les âmes sur le rebord de la falaise. En effet, elles piaffaient de colère, cependant, l’une d’entre elle, se jeta dans le vide. Un aura rouge l’engloba. Elle se mit à flotter, puis à avancer avec célérité dans sa direction. Mécontent de cette nouvelle, Iba stabilisa sa position en vol. Il devait se débarrasser de cette gêneuse rapidement car il ne pourrait pas maintenir ces ailes bien longtemps. Déjà il sentait son âme se déchirer et la douleur le prendre. Cette matérialisation était vraiment épuisante.
*C’est toi qui fixes tes limites, par ta force d’esprit et d’âme, cependant cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de limites. A toi de les connaître…
Mes limites arrivent bien vite.*
Un dernier effort, il devait faire un dernier effort. Il concentra sa pensée sur sa main droite. L’eau qui l’entourait vint s’y loger en partie. Il obtint une sphère aqueuse qu’il envoya en direction de son adversaire, bras tendu. L’âme ne semblait pas s’en soucier, Iba avait viser bien trop haut. Elle émit un cri en guise de moquerie.
*Tu ne devras pas me sous-estimer.*
Lorsque la boule passa juste au dessus de la tête de sa cible, Iba ferma son poing droit. La boule explosa, et émit une infinité de petites gouttelettes qu’il allait asperger son ennemi. Aussitôt, il tendit son bras gauche, doigts écartés et hurla.
«- Deviens glace ! »
L’eau se cristallisa et se ne fut plus des gouttes d’eau mais des aiguilles de glace qui s’abattirent sur l’âme. Cette dernière réagit en inspirant une grande quantité d’air, qu’elle relâcha violemment en direction de l’attaque gelée.
[???] «- Fûton ! Mugensajin daitoppa ![La déferlante de sable] »
L’attaque d’Iba fut balayée en un instant face à un vent âpre, chargé de sable. L’étudiant était désemparé. L’âme continuait dans sa direction, son regard de nouveau poser sur lui. Elle inspirait encore de l’air, ce qui ne laissait rien présager de bon.
[???] «- Katon ! Gokakyu no jutsu ![Technique suprême de la boule de feu]
*Merde !*
Une énorme boule de feu se dirigeait sur Iba. Il ne pouvait pas esquiver, l’attaque était fulgurante. Il se prépara à l’impact comme il le put. Il concentra l’eau qui l’entoura devant lui, replia ses ailes sur son visage. L’eau et le feu se rencontrèrent. Une explosion dévastatrice eut lieu. Les ailes d’Iba s’évaporent. L’étudiant fut projeté en arrière, à grande vitesse, sur des dizaines de mètres. Heureusement pour lui, sa protection aqueuse amortit une grande partie des dégâts de l’attaque. Quant à la chute, son corps heurta un sol mou, composé de grains de sable gris. Il était au centre d’un cratère, sur une plage désertique. Il était finalement parvenu à destination. Son dos était à l’état de bouillie. Le reste de lui-même n’allait guère mieux. Il espérait que l’âme en peine eut perdu sa trace à cause de l’explosion. Cela lui laisserait quelques minutes de répit.
*Je ne peux pas faillir si prêt du but.*
Tour à tour, il se concentra sur ses blessures, d’abord les parties motrices du corps, pour ne pas rester au même endroit. Toute seconde de repos supplémentaire était bonne à prendre. Il devait, pour se faire, mettre le plus de distance entre lui et l’âme. Il était éreinté mais la douleur et la souffrance disparaissait peu à peu. Il déambulait le long de la plage mortuaire. A un moment, ces jambes refusèrent de la porter. Il dût s’asseoir, il se reposait. Il se devait de retrouver au plus vite ses forces s’il voulait pouvoir survivre à une autre confrontation, cependant il espérait bien trouver Charon avant que ceci ne n’eut à se reproduire.
Son esprit redevint clair et son âme s’apaisa. Ses forces lui revinrent. Elle était proche, il la sentait. Il ne pourrait pas fuir éternellement, de plus il était au terminus de son voyage, où pouvait-il filer ?
Il se releva, diverses courbatures le prenait.
L’âme était là, immobile, sur sa droite. Elle se redressa sur ces deux pattes de derrière et prit une apparence humaine. Celle d’un homme d’une vingtaine d’année, peut-être un peu plus, vêtu comme un ninja.
Les deux protagonistes s’observaient méticuleusement. Seul le souffle du vent venait troubler le silence pesant qui régnait sur la plage. Iba profitait de ces derniers instants pour soigner les fins de ses blessures.
L’homme pouvait être un chuunin, voir même un jounin. A cette pensée, Iba frissonna.
* Ton esprit et ton âme sont tes armes pour vaincre. Si tu montres une faiblesse sur un de ces deux plans, tu périras.
C’est pareil pour lui…dans ce monde nous sommes à égalité. Le premier qui craque, meurt.*
Iba se mit en position de combat. L’affrontement allait bientôt avoir lieu et il n’aura pas de pitié.
[La suite bientôt]
Il ne savait pas quelle distance il avait parcouru. Le jeune garçon était fourbu de partout. Ces muscles douloureux, les épaules tombantes. La montée s’était arrêtée depuis peu. Il espérait qu’il lui faudra bientôt descendre, ce qui le réconforta moyennement. Il est toujours plus facile de descendre une côte que de la monter. Devant lui, à une centaine de mètres, peut-être un peu plus, il distinguait vaguement l’orée d’une forêt. Un court moment après, il faisait face aux arbres, si l’on pouvait appelé cela des arbres. Il s’agissait plutôt de grands morceaux de bois noueux et rabougris sans feuilles.
*Des arbres morts, ce n’est guère étonnant, vu l’endroit où je me trouve.*
Exsangue, il s’assit au creux d’un arbre, laissant la fatigue l’emporter et le danger se rapprocher. Il ferma les yeux et plongea dans un sommeil sans rêve.
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Le clone de Shinobu n’avait pas bougé de sa chaise depuis plus d’une semaine. Se levant de temps en temps, pour parcourir la salle d’hospitalisation d’Iba, boire un verre d’eau, manger un peu. Puis il venait se rasseoir près de l’aspirant. Plus aucun médecin n’avait eut le cran de venir lui dire ce qu’il devait faire. Il savait que certains murmuraient dans son dos, mais ce n’était que des chuchotements, rien de condamnable en soi, puisque son autorité était respectée. Iba avait été l’objet de plusieurs crises de violents spasmes, crachant du sang, et se tortillant dans tout les sens comme un possédé. Le calme revenait, généralement vite. Shinobu regarda l’enfant, qui semblait dormir paisiblement. Qui aurait pu croire qu’en quelques instants, il pouvait prendre un air dément en se cabrant sur lui-même, les yeux révulsés ?
*Personne… *
Par mesure de précaution, on avait sanglé l’étudiant sur son lit, avec plusieurs lanières de cuir très résistantes. Shinobu était, comme qui dirait soulagé, à certains moments de voir Iba prit d’une crise. Non pas que le voir souffrir l’amusait, bien au contraire, mais la crise montrait l’envie de survivre et de revenir parmi les siens du garçon. Ainsi, tant qu’il y avait des crises, Shinobu savait qu’Iba luttait. Il espérait bien le voir rouvrir les yeux prochainement.
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Depuis combien de temps courait-il maintenant ? Il n’en savait rien. L’aspirant filait à travers la forêt de bois morts. Son cœur battait fort dans sa poitrine, il menaçait d’exploser. Iba était en sueur, il ne pouvait ou plutôt ne devait plus s’arrêter, la peur lui prenait le ventre.
*Surtout ne pas céder à la panique…mon âme volerait en éclats…*
C’était bien plus facile à dire qu’à appliquer. Elles étaient là, elles étaient le chasseur et lui la proie. Les âmes en peine le traquaient. Il pouvait les sentir, derrière lui, comme une étreinte qui se resserre lentement. Il ne les voyait pas encore, néanmoins cela ne tarderait certainement pas. L’étudiant galopait entre les arbres. Il était déjà tombé plusieurs fois, les pieds pris dans une racine. Ses genoux le faisait horriblement souffrir. Il serra les dents. Soudain, un cri transperça le silence bien établit. Ce même cri qui l’avait sortit de sa douce torpeur, ce hululement qui avait donné le signal du départ de la traque. Etait-il encore loin du fleuve ?
Pour le moment, son salut résidait dans ses jambes, elles ne devaient pas flancher. Ce monde lui permettait de courir beaucoup plus vite que la normale, mais dans la forêt, cela lui était impossible, les troncs étaient trop proches les uns des autres, il se serait assommé avant d’avoir parcourut une dizaine de mètres.
Enfin il apercevait la fin de cette maudite forêt. Il allait pouvoir accélérer le rythme. Les branches avaient fouettés et meurtries sa peau, il avait de légères contusions tout le long du corps, cependant il passait outre ses considérations, il avait bien plus important à penser
*Encore quelques mètres*
Il venait de s’extirper de cette effrayante multitude d’arbres sombres. Il commença à accélérer son mouvement de jambes, ce qui provoqua un fin nuage de fumée derrière lui. Il n’avait pas de temps à perdre. Malheureusement le destin se jouait de lui. La descente tant attendue était là, cependant elle était abrupte, excessivement abrupte. Il s’agissait d’une chute libre d’une bonne cinquantaine de mètres. Devant Iba se tenait un énorme gouffre. Au loin se dessinait le fleuve, sur lequel devait naviguer Charon, sa porte de sortie. Derrière, les cris, la rage, la haine…et la mort. Iba ralentit le pas, il ne pouvait faire autrement que de contourner l’immense précipice. Il devait se hâter, mais c’était trop tard. Les âmes en peine émergeaient déjà de la forêt. Elles se déplaçaient vite ;l’entourant et lui coupant toutes issues et voies de retraite. Il était prit au piège, acculé face au vide. Les ombres blanchâtres, aux yeux rouges, injectés de hostilité, ne traduisaient qu’une seule envie : Tuer. Iba se redressa pour être bien droit, dos à l’abîme, face à ses ennemis. Une meute, une dizaine en tout. Allait-il pouvoir faire face ?
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La copie de Shinobu lisait tranquillement, assis sur la même chaise depuis une semaine, il attendait. Dehors, le temps était maussade. Une journée sobre en perpective. Soudain, il lâcha son livre. Il se leva et posa sa main sur l’épaule d’Iba.
[Shinobu] «- Dans le monde peuplés des rois datants.
L’esprit invente la réalité. L’âme la conforme à sa volonté.
Les deux réunis, tes rêves tu concrétiseras.
Le clone alla se rasseoir. Son rôle était terminé, il devait maintenant patienter, espérant qu’Iba réussissent là où tant d’autres avaient échoué.
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Iba était encore tout chamboulé. Une voix venait de surgir de nulle part et apparemment, les âmes en peines l’avait aussi entendu, puisqu’elles s’étaient arrêtées. L’étudiant avait nettement reconnu la voix. C’était celle de son senseï : Shinobu. Il dévisagea ses opposants. Il n’avait plus rien d’humains, s’il ont pouvait imaginer qu’ils avaient un jour appartenu à cette espèce. Ils ou elles, étaient munis de quatre membres, deux postérieurs et deux antérieurs, plus préhominiens que les précédents. De ce qu’il avait put en voir, ces choses se déplaçaient comme des singes. Leurs gueules ne recelaient aucunes expressions, si ce n’est celles exprimées par leurs yeux sanguins. Ils (ou elles) n’avait pas de nez, ni d’oreilles, juste une grande mâchoire qui recelaient de nombreux crocs. L’effet « Shinobu » semblait se dissiper, les âmes reprenaient peu à peu conscience, en même temps qu’Iba.
*Si tu rencontre des âmes en peine, fuis ou alors nous n’aurons plus jamais l’occasion de nous rencontrer.
Elles sont bien trop nombreuses, je ne pourrais pas toutes les battre.*
Une âme s’élança de nouveau en direction d’Iba, suivie prestement de toutes les autres. Cette fois, elles avaient retrouvé leurs moyens. Iba refoula sa peur, se retourna. Il avaient les bêtes dans le dos. Il commença à courir, de plus en plus vite vers le gouffre. Il courrait maintenant si vite qu’il distançant un peu les âmes, la roche se craquelait sous ses pas et le vent lui mordait le visage. Il était presque arrivé au bord de l’abîme, mais il ne ralentit pas, au contraire, il accéléra. Atteignant le bord, il prit un puissant pieds d’appui, marquant de son empreinte le sol et sauta. Il s’éleva dans les airs, sur une vingtaine de mètres. Sous lui, une cinquantaine de mètres de vide avant de retrouver la terre ferme. Puis il commença à chuter.
* Si tu meurs ici, tu meurs dans le monde réel.*
Iba se concentra, bien que au vu de la situation actuelle, cette action s’avérait très délicate. Il appela à lui toutes les ressources dont il disposait. Le sol se rapprochait rapidement, très rapidement, trop rapidement. Le temps avant l’impact se comptait en secondes.
Vingt mètres, et toujours rien.
*Dans le monde peuplés des rois datants.*
Quinze mètres, il n’y arrivait pas, se concentrer dans ces conditions, il ne pouvait pas.
Dix mètres, Iba ne devait pas céder à la panique. Il serrait les dents de toutes ses forces, ses muscles étaient tous contractés, à la limite de la crampe.
*L’esprit invente la réalité. L’âme la conforme à sa volonté.*
Six mètres, il avait réussit à créer de l’eau autour de lui ; néanmoins cela ne suffirait pas à amortir sa chute. Il concentra alors sa pensée sur son dos, ses épaules, ses omoplates.
Cinq mètres, quatre. Il devait plus qu’urgent de réussir. Trois.
* Les deux réunis, tes rêves tu concrétiseras.*
Relâchant toutes ses forces dans un ultime effort, Iba réalisa ses pensées. Des ailes argentées lui poussèrent dans le dos. Il les déploya instantanément, ce qui eut pour effet de stopper sa chute et même de lui redonner de l’altitude. Il avait réussit. La sueur perlait sur son front, son cœur battait la chamade. Le fleuve n’était pas éloigné, Iba le voyait parfaitement de sa position aérienne. Il avait réussit à fuir les âmes en peine, il était sauvé. Toutefois, il le pensait.
Il se retourna légèrement pour voir l’air rageur que devait avoir les âmes sur le rebord de la falaise. En effet, elles piaffaient de colère, cependant, l’une d’entre elle, se jeta dans le vide. Un aura rouge l’engloba. Elle se mit à flotter, puis à avancer avec célérité dans sa direction. Mécontent de cette nouvelle, Iba stabilisa sa position en vol. Il devait se débarrasser de cette gêneuse rapidement car il ne pourrait pas maintenir ces ailes bien longtemps. Déjà il sentait son âme se déchirer et la douleur le prendre. Cette matérialisation était vraiment épuisante.
*C’est toi qui fixes tes limites, par ta force d’esprit et d’âme, cependant cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de limites. A toi de les connaître…
Mes limites arrivent bien vite.*
Un dernier effort, il devait faire un dernier effort. Il concentra sa pensée sur sa main droite. L’eau qui l’entourait vint s’y loger en partie. Il obtint une sphère aqueuse qu’il envoya en direction de son adversaire, bras tendu. L’âme ne semblait pas s’en soucier, Iba avait viser bien trop haut. Elle émit un cri en guise de moquerie.
*Tu ne devras pas me sous-estimer.*
Lorsque la boule passa juste au dessus de la tête de sa cible, Iba ferma son poing droit. La boule explosa, et émit une infinité de petites gouttelettes qu’il allait asperger son ennemi. Aussitôt, il tendit son bras gauche, doigts écartés et hurla.
«- Deviens glace ! »
L’eau se cristallisa et se ne fut plus des gouttes d’eau mais des aiguilles de glace qui s’abattirent sur l’âme. Cette dernière réagit en inspirant une grande quantité d’air, qu’elle relâcha violemment en direction de l’attaque gelée.
[???] «- Fûton ! Mugensajin daitoppa ![La déferlante de sable] »
L’attaque d’Iba fut balayée en un instant face à un vent âpre, chargé de sable. L’étudiant était désemparé. L’âme continuait dans sa direction, son regard de nouveau poser sur lui. Elle inspirait encore de l’air, ce qui ne laissait rien présager de bon.
[???] «- Katon ! Gokakyu no jutsu ![Technique suprême de la boule de feu]
*Merde !*
Une énorme boule de feu se dirigeait sur Iba. Il ne pouvait pas esquiver, l’attaque était fulgurante. Il se prépara à l’impact comme il le put. Il concentra l’eau qui l’entoura devant lui, replia ses ailes sur son visage. L’eau et le feu se rencontrèrent. Une explosion dévastatrice eut lieu. Les ailes d’Iba s’évaporent. L’étudiant fut projeté en arrière, à grande vitesse, sur des dizaines de mètres. Heureusement pour lui, sa protection aqueuse amortit une grande partie des dégâts de l’attaque. Quant à la chute, son corps heurta un sol mou, composé de grains de sable gris. Il était au centre d’un cratère, sur une plage désertique. Il était finalement parvenu à destination. Son dos était à l’état de bouillie. Le reste de lui-même n’allait guère mieux. Il espérait que l’âme en peine eut perdu sa trace à cause de l’explosion. Cela lui laisserait quelques minutes de répit.
*Je ne peux pas faillir si prêt du but.*
Tour à tour, il se concentra sur ses blessures, d’abord les parties motrices du corps, pour ne pas rester au même endroit. Toute seconde de repos supplémentaire était bonne à prendre. Il devait, pour se faire, mettre le plus de distance entre lui et l’âme. Il était éreinté mais la douleur et la souffrance disparaissait peu à peu. Il déambulait le long de la plage mortuaire. A un moment, ces jambes refusèrent de la porter. Il dût s’asseoir, il se reposait. Il se devait de retrouver au plus vite ses forces s’il voulait pouvoir survivre à une autre confrontation, cependant il espérait bien trouver Charon avant que ceci ne n’eut à se reproduire.
Son esprit redevint clair et son âme s’apaisa. Ses forces lui revinrent. Elle était proche, il la sentait. Il ne pourrait pas fuir éternellement, de plus il était au terminus de son voyage, où pouvait-il filer ?
Il se releva, diverses courbatures le prenait.
L’âme était là, immobile, sur sa droite. Elle se redressa sur ces deux pattes de derrière et prit une apparence humaine. Celle d’un homme d’une vingtaine d’année, peut-être un peu plus, vêtu comme un ninja.
Les deux protagonistes s’observaient méticuleusement. Seul le souffle du vent venait troubler le silence pesant qui régnait sur la plage. Iba profitait de ces derniers instants pour soigner les fins de ses blessures.
L’homme pouvait être un chuunin, voir même un jounin. A cette pensée, Iba frissonna.
* Ton esprit et ton âme sont tes armes pour vaincre. Si tu montres une faiblesse sur un de ces deux plans, tu périras.
C’est pareil pour lui…dans ce monde nous sommes à égalité. Le premier qui craque, meurt.*
Iba se mit en position de combat. L’affrontement allait bientôt avoir lieu et il n’aura pas de pitié.
[La suite bientôt]

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
[Dsl Hyrungo
...(private joke)]
Le vent balayait la surface de la plage, le surplus de sable décollait, lissant le sol. Sur la gauche d’Iba se trouvait, dans le lointain, la falaise d’où il avait sauté. La distance qui séparait notre étudiant de l’abîme rocheux, rendait la hauteur du gouffre minuscule et donc moins effrayante.
Sur la droite d’Iba, à une dizaine de mètres de lui, le fleuve séparant le royaume des mort des limbes était là. Il était d’une apparence irréelle car aucun remous ne venait le troubler. Il avait une couleur vert émeraude, assombrit par les nombreux nuages ténébreux qui le recouvrait.
Derrière lui, à une bonne vingtaine de mètres, se tenait un amas rocheux qui séparait en deux parties la place. Une partie de cet amoncellement de pierres finissait par ailleurs dans le fleuve.
Les deux adversaires ne se lassaient pas de se dévisager. Le combattant faisant face à Iba était grand, mince, les cheveux en bataille, le teint terne, les yeux cernés. Il ne portait pas de signes distinctifs d’appartenance à un village. Une grande entaille du menton à la poitrine révélait la cause de sa mort. L’aspirant remarqua aussi qu’il manquait un doigt à l’antagoniste.
Iba était maintenant, un peu plus opérationnel. Sûrement était-il le premier surpris de la guérison de ses blessures, vitesse grand V, par le simple biais de sa pensée, mais comme l’avait dit le vieux, ce monde était plein d’inconnus. Néanmoins, même s’il n’avait plus de blessures apparentes, les signes avant coureur de l’épuisement se ressentaient, et ceux là il ne pouvait pas les faire disparaître. Entre autre, créer des ailes avait vraiment été harassant.
*Il semblerait que je puisse guérir mes blessures physiques en me concentrant dessus comme pour un jutsu de soins. De la même manière, je peux augmenter mes capacités martiales, cependant, dans les deux cas, mon esprit en pâtit et se fatigue en contre partie. C’est une des lois de ce monde…qui régit son équilibre. Que se passe-t-il alors quand mon esprit est trop affaiblit ? Le mieux est que cela n’arrive pas.*
Il réfléchissait dorénavant à la tactique de combat à adopter. Il avait sa petite idée et se concentra sur ses pieds. Il avait l’intention d’effectuer un grand saut pour se rapprocher du ninja translucide et lui assener un bon coup de poing. L’âme face à lui tourna sa tête sur cent quatre-vingt degrés, ce qui émit un sinistre craquement. Certainement, un moyen pour le déstabiliser, toutefois, il en fallait un peu plus que ça pour mettre mal à l’aise l’étudiant après tout ce qu’il venait de « vivre », enfin de découvrir. Avant qu’elle ne ramène sa tête à sa position initiale, Iba sauta, s’élevant jusqu’à cinq mètres de hauteur. Les yeux dans le dos, l’âme en peine mit quelques secondes de plus à réagir, elles seraient amplement suffisantes pour Iba, qui créa des cercles aqueux autour de lui. Toujours en l’air il concentra son mental sur sa main droite, où naquit une sphère aqueuse, qu’il expédia sur son opposant. L’âme esquissa un pas de recul, joignant ses mains, et prononçant d’une voix d’outre-tombe.
[Ame en peine] «- Katon ! Ryuuka no jutsu ![Feu du dragon]
Un long souffle enflammé se dirigea vers la sphère d’Iba. Leur rencontre créa une nouvelle explosion, pleine de couleurs, ainsi qu’un nuage de fumée. Iba ne voyait plus mais peu lui importait, il savait pertinemment où se trouvait son adversaire. Se concentrant, cette fois-ci sur son poing gauche pour assener une importante frappe à son adversaire. La fumée se dissipait, Iba chutait, et ses pieds allaient bientôt retrouver la consistance du sol. Son ennemi était en vue, déboussolé. Iba visait la tête ; son poing entouré d’une lueur bleue s’abattit.
Au dernier moment, l’âme recula son pied gauche, désaxant son corps. L’effet obtenu fut l’esquive totale du geste d’Iba. Prit dans son élan, il frappa le sol sablonneux, soulevant une quantité de terre impressionnante. Son corps groupé, face baissée et le poing tendu et enfoncé dans le sol.
A peine avait-il tourné la tête pour conserver un contact visuel sur son adversaire que ce dernier l’attaqua avec un coup de pied visant son thorax. Iba prit appui avec son bras gauche planté dans le sable, soulevant ainsi sa masse et se dérobant à l’offensive. En équilibre sur son bras, il effectua une rotation sur lui-même, en positionnant pour se faire ses épaules sur un axe vertical, l’épaule droite au-dessus de l’épaule gauche, puis en effectuant un mouvement de bassin. Il raidit sa jambe gauche et donner un coup avec celle-ci. La frappe visait la tête, le ninja s’en protégea en croisant les bras au dessus de cette dernière, en guise de parade.
Iba était bloqué dans cette position pour le moins farfelue, l’âme en profita et lui donna un bon « chassez » dans les abdominaux. Par instinct, l’étudiant les contracta, mais il réalisa un grand « roulé-boulé » dans le sable à cause de la force de l’attaque.
Il était couvert de grains de sable et se remit fébrilement sur ces jambes. Quatre à cinq mètres le séparaient de son opposant. L’âme en peine rattaqua aussitôt, en bombant le thorax.
[Ame en peine] «- Katon ! Gokakyu no jutsu ![Technique suprême de la boule de feu] »
Une boule de feu filait en direction de l’étudiant. Iba apposa les mains sur la terre, concentrant le reste d’eau en suspension autour de lui, pour élever une barrière aqueuse de protection. Se fut une réussite, l’attaque n’avait pas passer son mur de protection, toutefois il avait perdu l’ennemi de vue ; l’erreur allait lui coûter chère. L’âme errante avait en effet profité de l’obstruction générée par la protection d’eau d’Iba pour le contourner et se retrouver ainsi dans son dos. La barrière se dissipa et l’aspirant remarqua la disparition de l’âme de son champs de vision. Instantanément, il se retourna, mais trop tard, elle était sur lui. Il encaissa un violent coup de poing dans la mâchoire, qui le propulsa à quelques mètres, la tête dans le sable, à plat ventre. Il se retourna sur le dos, il avait de la poussière et des grains de sable mêlés dans les yeux, un goût de sang dans la bouche.
Le ninja, face à lui, se cabra sur ses jambes, ferma sa main droite, contractant son bras. L’air l’environnant sembla se distiller, se déformer sous l’effet d’une force inconnue. Une fouet de flammes et de feu apparu, tenu fermement par son adversaire. L’âme en peine effectua un mouvement d’attaque avec le fouet, reculant son bras, armant son coup, puis frappant dans le vide.
*Que peut-elle bien espérer faire ainsi ?*
Iba le comprit vite et à ses dépends. L’arme s’allongea, jusqu’à avoir une portée suffisante pour attendre l’aspirant. Ce dernier roula sur lui-même, évitant ainsi le coup, dont la puissance et l’impact firent voler une imposante quantité de sable. Le fouet semblait embraser l’atmosphère.
L’objet reprit sa taille initiale mais l’âme réitéra son mouvement aussi sec. Iba effectua une roulade arrière « piquée », en poussant sur ces bras, de manière à s’éloigner le plus possible de la zone visée par l’âme déchaînée. Son antagoniste, le voyant s’échapper, tourna légèrement son poignet, ce qui orienta différemment le fouet. L’extrémité de l’arme vint alors s’enfoncer dans le sol. L’âme tourna une autre fois son poignet, néanmoins dans le sens contraire. L’extrémité du fouet sortit soudain de la terre, et s’enroula autour de la jambe gauche d’Iba comme s’il était animé.
Sur le visage de l’être translucide passa un rictus malsain qui n’eut d’autres effets que de le défigurer. Ces traits étaient tirés, tentant de conserver un semblant d’apparence humaine, sans grande réussite. Le ninja ennemi tira ensuite brusquement sur le manche de son arme, déterrant ainsi la partie enfouie de son fouet et propulsant notre jeune garçon « attaché » dans les airs.
*Il faut réagir !*
A l’envers, la tête en bas, Iba effectua machinalement des gestes pour lancer un jutsu. Il devait s’attaquer au porteur de l’arme, en espérant que le fouet disparaîtrait, une fois la concentration de son adversaire brisée.
- Suiton ! Suiryudan no jutsu !
Un dragon aux écailles argentées et aux griffes acérées fondit sur l’être errant, mais ce dernier abaissa son fouet, ce qui tira sur la jambe d’Iba. La concentration du garçon fut brisée et le dragon perdit sa direction et frappa lourdement le sol, sans causer le moindre dégât à l’âme. Iba, quant à lui, fut projeter au sol et s’encastra dans le sable, ce qui amortit sa chute et fit naître un écran de fumée et de retombée poussiéreuse. Ses côtes lui faisaient mal, la poussière le fit tousser, mais il devait se secouer sinon il allait y rester.
Derechef, l’âme leva le bras pour renouveler son attaque, cependant seul un bout de son fouet monta dans les airs. L’entrave qui retenait Iba venait d’être sectionné. La poussière et le sable en suspension dans l’air se dispersait, portés dans diverses directions par le vent. Seul restait Iba, debout, sa respiration saccadée, une main au dessus de son bassin, sur ses côtes ; son poing luisait faiblement et le visage du garçon reprenait peu à peu des couleurs. L’autre main, serrant le manche d’un katana à la lame bleue argentée. Le sabre brillait avec une grande intensité, il en devenait éblouissant. Il ramena l’arme au dessus de sa tête pour frapper verticalement. Son autre main, quitta ses côtes, pour venir se joindre à sa jumelle et prendre le pommeau. Il abattit son arme, un rayon de lumière, sifflant et déchirant l’air, entaillant le sable, fondit sur l’âme.
*Il ne pourra pas parer l’attaque avec son fouet.*
L’attaque fit mouche, soulevant sable et terre. Déjà la fumée disparaissait, Iba ne se posait pas la question de savoir s’il avait vaincu ou pas, il fonça vers la dernière position de l’âme, prêt à frapper avec sa nouvelle arme.
*…*
L’âme en peine était toujours debout, des sillons devant elle, creusés par ses pieds en encaissant l’attaque. Elle ne semblait pas avoir été touchée. Iba comprit immédiatement pourquoi, le ninja ne tenait plus un fouet mais un sabre de feu avec lequel il s’était sûrement protégé de l’offensive.
L’étudiant n’arrêta pas sa charge pour autant, sa lame fendit l’air en direction du buste de son opposant, qui contra l’assaut aisément. Les lames se croisèrent et les chocs faisaient vibrer tous les muscles d’Iba. L’aspirant attaquait sans relâche, non pas qu’il fut un fin épéiste, néanmoins sa volonté de vaincre pour survivre guidait son bras. Ses paumes brûlaient. L’âme effectua une large parade le repoussant d’un bon mètre. Les lames des deux adversaires se mirent alors à luire fortement, chacun désirant ardemment anéantir l’autre. De part et d’autre, un coup d’estoc, les katanas s’entrechoquant dans une déferlante d’énergie, se fendant complètement sous un tel impact.
La plage était totalement méconnaissable. Les deux protagonistes jettèrent respectivement le manche de leur arme brisée. Iba recula d’un pas pour ne plus être à porter de coups physiques de l’âme. Cependant cette dernière ne voulait pas en rester là et enchaîna aussitôt des gestes, bien qu’inutiles, de jutsus.
[Ame en peine] «- Ninpô ! Kamaitachi »[La lame du vent]
Iba recula de plusieurs mètres. L’aspirant avait du mal à rester sur ses deux jambes, des gravillons lui lacérèrent la peau. Il mit son bras gauche devant son visage dans une vaine tentative de le protéger. Ses habits tombaient en lambeaux, troués et déchirés par l’attaque. Ses muscles étaient endoloris, il n’avait pas le temps de se régénérer, enfin l’âme errante ne lui en laissait pas le temps. Il n’était plus aussi lucide et commençait à avoir des difficultés à analyser la situation, aucun doute possible, son esprit atteindrait bientôt ses limites.
*Je dois me dépêcher d’en finir. Il va falloir que je donne tout ce que j’ai, d’un coup.
Comment faire, vu mon état, je n’aurai droit qu’à un essai. Il pourra facilement esquiver mon assaut*
Pendant qu’il se livrait à ses réflexions, l’âme, commençait à recréer un fouet.
*Ce truc n’a donc pas de limite…
Qu’aurait fait Aku dans cette situation ?*
Se remémorer son frère mit un peu de baume au cœur du garçon. Cela lui rappelait son passé, avant que tout ne bascule et que ne disparaisse les êtres chers qu’il aimait tant. Il n’avait pas le temps de penser à autre chose qu’à son combat, il devait rester attentif. L’âme avait finit de matérialiser son arme et attaqua, toujours de la même manière, en allongeant le fouet, Iba. Ayant vu plusieurs fois l’attaque, il sut parfaitement quoi faire et il bondit sur le côté évitant allègrement le coup. Il roula sur son épaule gauche et se remit debout.
*Il faut que je l’immobilise…
Et je sais ce qu’aurait fait mon frère.*, pensa-t-il avec un sourire en coin.
____________________
C’était une journée de printemps comme les autres. Les arbres commençaient doucement à s’éveiller de leur sommeil hivernal. Des bourgeons apparaissaient à leurs extrémités. Iba venait d’assister à la séance d’entraînement de sa sœur Naru pour le prochain tournoi chuunin, qui se déroulerait à Kiri. Aku était, aujourd’hui, le professeur plus que le frère. Naru semblait épuisée, tout le contraire d’Aku, bien qu’il vienne de réaliser un jutsu particulièrement compliqué. Un peu plus loin sur l’aire d’entraînement se tenait un rondin de bois prit dans la glace. Le frère d’Iba avait juste apposé sa main au sol et le morceau de bois avait été fait prisonnier par l’eau solide.
[Naru] «- Comment as-tu fait cela ?
Aku sourit, peu, néanmoins Iba distingua bien les formes pris par les traits de son frère. Il avait sourit. Il devait être heureux que malgré l’état physique un peu affligeant de sa sœur, celle-ci cherche quand même à en apprendre le plus possible.
[Aku]- Tu as de la motivation, aujourd’hui. Ça fait plaisir à voir…
En ce qui concerne la technique, elle se transmet via la terre. Le sol est composé d’eau, tu peux donc t’en servir pour augmenter la portée de tes attaques mais aussi pour créer la surprise, car l’adversaire ne pourra pas voir qu’il s’agit d’une attaque… »
____________________
Iba n’était plus totalement sûr des propos échangés ce jour là, toutefois, le fond restait le même. Le jutsu de son frère emprisonnerait les jambes de son opposant dans la glace. La technique idéale pour entraver les déplacements de l’âme en peine. Heureusement pour lui, il se trouvait dans les limbes et pouvait ainsi utiliser la technique grâce à un simple souvenir. S’il avait été dans le monde réel, il n’aurait jamais put réaliser un tel jutsu. Il ne connaissait pas les signes, puis tout les autres paramètres qui le composait. La complexité de ce sort le dépassait de beaucoup.
*Mais je suis dans les limbes…
…
Il va falloir mettre le paquet.*
[La suite est en cours de réalisation...]
Le vent balayait la surface de la plage, le surplus de sable décollait, lissant le sol. Sur la gauche d’Iba se trouvait, dans le lointain, la falaise d’où il avait sauté. La distance qui séparait notre étudiant de l’abîme rocheux, rendait la hauteur du gouffre minuscule et donc moins effrayante.
Sur la droite d’Iba, à une dizaine de mètres de lui, le fleuve séparant le royaume des mort des limbes était là. Il était d’une apparence irréelle car aucun remous ne venait le troubler. Il avait une couleur vert émeraude, assombrit par les nombreux nuages ténébreux qui le recouvrait.
Derrière lui, à une bonne vingtaine de mètres, se tenait un amas rocheux qui séparait en deux parties la place. Une partie de cet amoncellement de pierres finissait par ailleurs dans le fleuve.
Les deux adversaires ne se lassaient pas de se dévisager. Le combattant faisant face à Iba était grand, mince, les cheveux en bataille, le teint terne, les yeux cernés. Il ne portait pas de signes distinctifs d’appartenance à un village. Une grande entaille du menton à la poitrine révélait la cause de sa mort. L’aspirant remarqua aussi qu’il manquait un doigt à l’antagoniste.
Iba était maintenant, un peu plus opérationnel. Sûrement était-il le premier surpris de la guérison de ses blessures, vitesse grand V, par le simple biais de sa pensée, mais comme l’avait dit le vieux, ce monde était plein d’inconnus. Néanmoins, même s’il n’avait plus de blessures apparentes, les signes avant coureur de l’épuisement se ressentaient, et ceux là il ne pouvait pas les faire disparaître. Entre autre, créer des ailes avait vraiment été harassant.
*Il semblerait que je puisse guérir mes blessures physiques en me concentrant dessus comme pour un jutsu de soins. De la même manière, je peux augmenter mes capacités martiales, cependant, dans les deux cas, mon esprit en pâtit et se fatigue en contre partie. C’est une des lois de ce monde…qui régit son équilibre. Que se passe-t-il alors quand mon esprit est trop affaiblit ? Le mieux est que cela n’arrive pas.*
Il réfléchissait dorénavant à la tactique de combat à adopter. Il avait sa petite idée et se concentra sur ses pieds. Il avait l’intention d’effectuer un grand saut pour se rapprocher du ninja translucide et lui assener un bon coup de poing. L’âme face à lui tourna sa tête sur cent quatre-vingt degrés, ce qui émit un sinistre craquement. Certainement, un moyen pour le déstabiliser, toutefois, il en fallait un peu plus que ça pour mettre mal à l’aise l’étudiant après tout ce qu’il venait de « vivre », enfin de découvrir. Avant qu’elle ne ramène sa tête à sa position initiale, Iba sauta, s’élevant jusqu’à cinq mètres de hauteur. Les yeux dans le dos, l’âme en peine mit quelques secondes de plus à réagir, elles seraient amplement suffisantes pour Iba, qui créa des cercles aqueux autour de lui. Toujours en l’air il concentra son mental sur sa main droite, où naquit une sphère aqueuse, qu’il expédia sur son opposant. L’âme esquissa un pas de recul, joignant ses mains, et prononçant d’une voix d’outre-tombe.
[Ame en peine] «- Katon ! Ryuuka no jutsu ![Feu du dragon]
Un long souffle enflammé se dirigea vers la sphère d’Iba. Leur rencontre créa une nouvelle explosion, pleine de couleurs, ainsi qu’un nuage de fumée. Iba ne voyait plus mais peu lui importait, il savait pertinemment où se trouvait son adversaire. Se concentrant, cette fois-ci sur son poing gauche pour assener une importante frappe à son adversaire. La fumée se dissipait, Iba chutait, et ses pieds allaient bientôt retrouver la consistance du sol. Son ennemi était en vue, déboussolé. Iba visait la tête ; son poing entouré d’une lueur bleue s’abattit.
Au dernier moment, l’âme recula son pied gauche, désaxant son corps. L’effet obtenu fut l’esquive totale du geste d’Iba. Prit dans son élan, il frappa le sol sablonneux, soulevant une quantité de terre impressionnante. Son corps groupé, face baissée et le poing tendu et enfoncé dans le sol.
A peine avait-il tourné la tête pour conserver un contact visuel sur son adversaire que ce dernier l’attaqua avec un coup de pied visant son thorax. Iba prit appui avec son bras gauche planté dans le sable, soulevant ainsi sa masse et se dérobant à l’offensive. En équilibre sur son bras, il effectua une rotation sur lui-même, en positionnant pour se faire ses épaules sur un axe vertical, l’épaule droite au-dessus de l’épaule gauche, puis en effectuant un mouvement de bassin. Il raidit sa jambe gauche et donner un coup avec celle-ci. La frappe visait la tête, le ninja s’en protégea en croisant les bras au dessus de cette dernière, en guise de parade.
Iba était bloqué dans cette position pour le moins farfelue, l’âme en profita et lui donna un bon « chassez » dans les abdominaux. Par instinct, l’étudiant les contracta, mais il réalisa un grand « roulé-boulé » dans le sable à cause de la force de l’attaque.
Il était couvert de grains de sable et se remit fébrilement sur ces jambes. Quatre à cinq mètres le séparaient de son opposant. L’âme en peine rattaqua aussitôt, en bombant le thorax.
[Ame en peine] «- Katon ! Gokakyu no jutsu ![Technique suprême de la boule de feu] »
Une boule de feu filait en direction de l’étudiant. Iba apposa les mains sur la terre, concentrant le reste d’eau en suspension autour de lui, pour élever une barrière aqueuse de protection. Se fut une réussite, l’attaque n’avait pas passer son mur de protection, toutefois il avait perdu l’ennemi de vue ; l’erreur allait lui coûter chère. L’âme errante avait en effet profité de l’obstruction générée par la protection d’eau d’Iba pour le contourner et se retrouver ainsi dans son dos. La barrière se dissipa et l’aspirant remarqua la disparition de l’âme de son champs de vision. Instantanément, il se retourna, mais trop tard, elle était sur lui. Il encaissa un violent coup de poing dans la mâchoire, qui le propulsa à quelques mètres, la tête dans le sable, à plat ventre. Il se retourna sur le dos, il avait de la poussière et des grains de sable mêlés dans les yeux, un goût de sang dans la bouche.
Le ninja, face à lui, se cabra sur ses jambes, ferma sa main droite, contractant son bras. L’air l’environnant sembla se distiller, se déformer sous l’effet d’une force inconnue. Une fouet de flammes et de feu apparu, tenu fermement par son adversaire. L’âme en peine effectua un mouvement d’attaque avec le fouet, reculant son bras, armant son coup, puis frappant dans le vide.
*Que peut-elle bien espérer faire ainsi ?*
Iba le comprit vite et à ses dépends. L’arme s’allongea, jusqu’à avoir une portée suffisante pour attendre l’aspirant. Ce dernier roula sur lui-même, évitant ainsi le coup, dont la puissance et l’impact firent voler une imposante quantité de sable. Le fouet semblait embraser l’atmosphère.
L’objet reprit sa taille initiale mais l’âme réitéra son mouvement aussi sec. Iba effectua une roulade arrière « piquée », en poussant sur ces bras, de manière à s’éloigner le plus possible de la zone visée par l’âme déchaînée. Son antagoniste, le voyant s’échapper, tourna légèrement son poignet, ce qui orienta différemment le fouet. L’extrémité de l’arme vint alors s’enfoncer dans le sol. L’âme tourna une autre fois son poignet, néanmoins dans le sens contraire. L’extrémité du fouet sortit soudain de la terre, et s’enroula autour de la jambe gauche d’Iba comme s’il était animé.
Sur le visage de l’être translucide passa un rictus malsain qui n’eut d’autres effets que de le défigurer. Ces traits étaient tirés, tentant de conserver un semblant d’apparence humaine, sans grande réussite. Le ninja ennemi tira ensuite brusquement sur le manche de son arme, déterrant ainsi la partie enfouie de son fouet et propulsant notre jeune garçon « attaché » dans les airs.
*Il faut réagir !*
A l’envers, la tête en bas, Iba effectua machinalement des gestes pour lancer un jutsu. Il devait s’attaquer au porteur de l’arme, en espérant que le fouet disparaîtrait, une fois la concentration de son adversaire brisée.
- Suiton ! Suiryudan no jutsu !
Un dragon aux écailles argentées et aux griffes acérées fondit sur l’être errant, mais ce dernier abaissa son fouet, ce qui tira sur la jambe d’Iba. La concentration du garçon fut brisée et le dragon perdit sa direction et frappa lourdement le sol, sans causer le moindre dégât à l’âme. Iba, quant à lui, fut projeter au sol et s’encastra dans le sable, ce qui amortit sa chute et fit naître un écran de fumée et de retombée poussiéreuse. Ses côtes lui faisaient mal, la poussière le fit tousser, mais il devait se secouer sinon il allait y rester.
Derechef, l’âme leva le bras pour renouveler son attaque, cependant seul un bout de son fouet monta dans les airs. L’entrave qui retenait Iba venait d’être sectionné. La poussière et le sable en suspension dans l’air se dispersait, portés dans diverses directions par le vent. Seul restait Iba, debout, sa respiration saccadée, une main au dessus de son bassin, sur ses côtes ; son poing luisait faiblement et le visage du garçon reprenait peu à peu des couleurs. L’autre main, serrant le manche d’un katana à la lame bleue argentée. Le sabre brillait avec une grande intensité, il en devenait éblouissant. Il ramena l’arme au dessus de sa tête pour frapper verticalement. Son autre main, quitta ses côtes, pour venir se joindre à sa jumelle et prendre le pommeau. Il abattit son arme, un rayon de lumière, sifflant et déchirant l’air, entaillant le sable, fondit sur l’âme.
*Il ne pourra pas parer l’attaque avec son fouet.*
L’attaque fit mouche, soulevant sable et terre. Déjà la fumée disparaissait, Iba ne se posait pas la question de savoir s’il avait vaincu ou pas, il fonça vers la dernière position de l’âme, prêt à frapper avec sa nouvelle arme.
*…*
L’âme en peine était toujours debout, des sillons devant elle, creusés par ses pieds en encaissant l’attaque. Elle ne semblait pas avoir été touchée. Iba comprit immédiatement pourquoi, le ninja ne tenait plus un fouet mais un sabre de feu avec lequel il s’était sûrement protégé de l’offensive.
L’étudiant n’arrêta pas sa charge pour autant, sa lame fendit l’air en direction du buste de son opposant, qui contra l’assaut aisément. Les lames se croisèrent et les chocs faisaient vibrer tous les muscles d’Iba. L’aspirant attaquait sans relâche, non pas qu’il fut un fin épéiste, néanmoins sa volonté de vaincre pour survivre guidait son bras. Ses paumes brûlaient. L’âme effectua une large parade le repoussant d’un bon mètre. Les lames des deux adversaires se mirent alors à luire fortement, chacun désirant ardemment anéantir l’autre. De part et d’autre, un coup d’estoc, les katanas s’entrechoquant dans une déferlante d’énergie, se fendant complètement sous un tel impact.
La plage était totalement méconnaissable. Les deux protagonistes jettèrent respectivement le manche de leur arme brisée. Iba recula d’un pas pour ne plus être à porter de coups physiques de l’âme. Cependant cette dernière ne voulait pas en rester là et enchaîna aussitôt des gestes, bien qu’inutiles, de jutsus.
[Ame en peine] «- Ninpô ! Kamaitachi »[La lame du vent]
Iba recula de plusieurs mètres. L’aspirant avait du mal à rester sur ses deux jambes, des gravillons lui lacérèrent la peau. Il mit son bras gauche devant son visage dans une vaine tentative de le protéger. Ses habits tombaient en lambeaux, troués et déchirés par l’attaque. Ses muscles étaient endoloris, il n’avait pas le temps de se régénérer, enfin l’âme errante ne lui en laissait pas le temps. Il n’était plus aussi lucide et commençait à avoir des difficultés à analyser la situation, aucun doute possible, son esprit atteindrait bientôt ses limites.
*Je dois me dépêcher d’en finir. Il va falloir que je donne tout ce que j’ai, d’un coup.
Comment faire, vu mon état, je n’aurai droit qu’à un essai. Il pourra facilement esquiver mon assaut*
Pendant qu’il se livrait à ses réflexions, l’âme, commençait à recréer un fouet.
*Ce truc n’a donc pas de limite…
Qu’aurait fait Aku dans cette situation ?*
Se remémorer son frère mit un peu de baume au cœur du garçon. Cela lui rappelait son passé, avant que tout ne bascule et que ne disparaisse les êtres chers qu’il aimait tant. Il n’avait pas le temps de penser à autre chose qu’à son combat, il devait rester attentif. L’âme avait finit de matérialiser son arme et attaqua, toujours de la même manière, en allongeant le fouet, Iba. Ayant vu plusieurs fois l’attaque, il sut parfaitement quoi faire et il bondit sur le côté évitant allègrement le coup. Il roula sur son épaule gauche et se remit debout.
*Il faut que je l’immobilise…
Et je sais ce qu’aurait fait mon frère.*, pensa-t-il avec un sourire en coin.
____________________
C’était une journée de printemps comme les autres. Les arbres commençaient doucement à s’éveiller de leur sommeil hivernal. Des bourgeons apparaissaient à leurs extrémités. Iba venait d’assister à la séance d’entraînement de sa sœur Naru pour le prochain tournoi chuunin, qui se déroulerait à Kiri. Aku était, aujourd’hui, le professeur plus que le frère. Naru semblait épuisée, tout le contraire d’Aku, bien qu’il vienne de réaliser un jutsu particulièrement compliqué. Un peu plus loin sur l’aire d’entraînement se tenait un rondin de bois prit dans la glace. Le frère d’Iba avait juste apposé sa main au sol et le morceau de bois avait été fait prisonnier par l’eau solide.
[Naru] «- Comment as-tu fait cela ?
Aku sourit, peu, néanmoins Iba distingua bien les formes pris par les traits de son frère. Il avait sourit. Il devait être heureux que malgré l’état physique un peu affligeant de sa sœur, celle-ci cherche quand même à en apprendre le plus possible.
[Aku]- Tu as de la motivation, aujourd’hui. Ça fait plaisir à voir…
En ce qui concerne la technique, elle se transmet via la terre. Le sol est composé d’eau, tu peux donc t’en servir pour augmenter la portée de tes attaques mais aussi pour créer la surprise, car l’adversaire ne pourra pas voir qu’il s’agit d’une attaque… »
____________________
Iba n’était plus totalement sûr des propos échangés ce jour là, toutefois, le fond restait le même. Le jutsu de son frère emprisonnerait les jambes de son opposant dans la glace. La technique idéale pour entraver les déplacements de l’âme en peine. Heureusement pour lui, il se trouvait dans les limbes et pouvait ainsi utiliser la technique grâce à un simple souvenir. S’il avait été dans le monde réel, il n’aurait jamais put réaliser un tel jutsu. Il ne connaissait pas les signes, puis tout les autres paramètres qui le composait. La complexité de ce sort le dépassait de beaucoup.
*Mais je suis dans les limbes…
…
Il va falloir mettre le paquet.*
[La suite est en cours de réalisation...]

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
[dsl j’ai dû faire 2 petit posts parce que cela ne passais pas en un seul]
L’aspirant se concentra alors pour accumuler le plus d’énergie possible. Ses membres se contractèrent, il serra les dents, gardant un regard froid et dur posé sur son adversaire. Son esprit s’ouvrit, son âme effaça ses craintes, les deux s’unirent pour lui donner la force, sa force. Il sentait l’énergie se déplacer dans son corps, puis s’extérioriser, l’entourant d’une aura couleur azur. L’âme errante émit un grognement sourd, se doutant que le garçon préparait un mauvais coup. Dans le moment même, elle attaqua avec son arme enflammée, qui claqua dans les airs. Iba vit l’attaque, cependant il ne chercha pas à l’éviter. Plusieurs centimètres de glace recouvrait entièrement son bras gauche. La frappe visait la tête de l’étudiant, qui ne bougeait toujours pas, jusqu’à ce que, la pointe du fouet soit à sa portée. D’un revers du bras gauche, il para le coup. Le fouet se gela immédiatement puis vola en éclats. Iba était prêt. On distinguait à l’œil nu l’énergie brute s’échapper des pores de sa peau. Il fit plonger son poing sur le sol, posant, pour se faire, le genoux gauche sur la terre, et hurlant :
«- Bouffes ça !!!
Suiton ! Les arcanes hivernales ! »
Son poing s’écrasa dans un fracas infernal sur le sol. Peu de temps après, l’âme en peine était prit au piège dans un énorme bloc de glace. L’eau solide, l’emprisonnait des jambes jusqu’au buste, ainsi qu’une partie de ses bras.
*Maintenant !*
L’aspirant recula son bras droit, écartant les doigts, comme pour agripper une balle. Un tourbillon d’air vint se condenser dans sa main, prenant une forme sphérique. L’orbe fut ensuite recouvert de glace. L’intense froid dégagée par Iba était tel que le sable, sous ses pieds, gelait. Le garçon ramena violemment le bras devant lui, relâchant la boule d’énergie en direction de l’âme en peine. La sphère éclata au contact de l’ennemi, l’enfermant dans un tombeau de glace. Iba sentit aussitôt l’éreintement le prendre, il était exsangue, complètement vidé. Son deuxième genoux rejoint le premier, contre le sol froid. Devant lui, un bloc de glace de deux mètres sur deux mètres. Il avait du mal à reprendre son souffle, sa tête tournait et lui donnait des vertiges. Il se retint de vomir. Il hésitait encore à savourer sa victoire.
*J’ai gagné ?*
Le silence était revenu sur la plage dévastée. Il baissa la face, fixant d’un regard vide, ses genoux. Une minute déjà, soudain un bruit vint troubler la paix qui s’était installée sur la rive des limbes. Iba n’osait pas relever la tête. Il y eut un autre bruit, puis encore un, suivi d’un autre. Iba tremblait de tout son corps, tétanisé par la terreur.
*Non, ce n’est pas possible…
Je t’ai vaincu.*
Il finit par se redresser. Face à lui, la glace se fendillait. Des larmes de rage se mirent alors à couler sur les joues d’Iba. Il se sentait si faible, si las. Il ne pourrait pas faire face encore une fois. Il avait tout donné dans sa dernière attaque, mais apparemment cela ne suffisait pas. Les morceaux de la prison de glace de son adversaire tombaient, toujours plus gros, toujours plus vite. Une ligne rouge fracassa le dôme du sarcophage incolore. C’était le fouet de son adversaire. Plus d’hésitations possibles, l’âme vivait encore.
*Pourquoi ? Pourquoi ?…*
«- POURQUOI ! », cria-t-il à s’en casser la voix.
Les larmes coulaient à flots sur le visage du garçon. Une crampe le prit à l’estomac, la peur de mourir. Il devait fuir, il voulait fuir mais ses jambes refusaient de le porter. L’âme en avait presque finit avec ses entraves, Iba voyait à présent son visage, qui n’avait plus rien d’humain ; déformé par la haine et l’envie de tuer.
*Fuir…vite et loin.
Iba s’appuya sur ses bras. La glace qui les recouvrait quelques instants auparavant avait disparue, fondue. Il essaya de se lever, son pied ripa et il glissa contre le sol. Il recommença avec un peu plus de succès cette fois. Il resta juste à l’âme à dégager son avant bras gauche et ses pieds pour faire disparaître tout trace du jutsu de l’étudiant. Iba voulait courir, il n’arrivait guère mieux qu’à tituber, manquant de trébucher à chacun de ses pas. Il ne voyait plus l’âme en peine, maintenant dans son dos. Le garçon tentait de gagner le couvert offert par l’amas rocheux de la plage. Derrière, il pourrait s’y cacher. Il ne faisait que retarder l’inévitable. Il se rapprochait de son sursis, quelques pas encore. Un sifflement, Iba sauta sur le côté, ou plutôt tomba sur son côté gauche. Le fouet de l’âme aplanit le sable sur sa droite. Il rampa aussi rapidement qu’il le put pour s’abriter derrière un rocher. Une fois caché, il se déplaça encore parmi le décor rocailleux. Un caillou de trois mètres de haut vola en miettes sous la frappe du fouet. Iba n’imaginait que trop bien ce qui se passerait si, par malheur, le fouet venait à le toucher. Cette pensée le fit frémir. Il continua à se décaler, à moitié en rampant et à quatre pattes, le long de la protection naturelle, pour mettre de l’écart entre lui et le rocher fracassé. Celui juxtaposant ce dernier vola lui aussi en morceaux, puis un autre, explosa ; il était situé à l’opposé du premier. L’âme semblait prendre un plaisir sadique à ne pas venir le chercher et à lui couper toute voie de retraite. Iba n’avait plus la force de soigner ses blessures. Sa tête chancelait.
* Je vais créer un portail pour t’envoyer dans les limbes ; une fois que tu y seras, je ne pourrais plus t’être d’aucun secours. Tu devras juste compter sur toi même.
Je suis seul…personne ne viendra me sauver…
Je vais mourir ainsi ? Ici sur cette plage grise ?
Iba était résigné, s’avouant battu, vaincu. Il ne pouvait pas faire face à un tel être. Il n’avait réussit qu’à le toucher une seule et unique fois, en utilisant toutes ses forces. Que pouvait-il bien espérer faire maintenant, dans son état ? C’était dérisoire de penser pouvoir encore gagner. Il ne pouvait pas s’enfuir non plus, l’âme le rattraperait aussi sec. Les rochers continuaient à exploser un par un, à intervalle régulier. Iba ne bougeait plus.
*Il s’entraîne dans les limbes depuis des années, voire plus si ça se trouve. Je n’ai vraiment aucune chance de le battre. Ce n’est pas un adversaire à ma portée.
Iba ne s’en rendait pas compte ; le bout de ses pieds, ainsi que ses doigts, s’émiettaient, flottant dans l’air, porté par le vent. Les rochers avaient arrêté d’exploser.
Iba ne pouvait le voir, mais l’âme en peine de l’autre côté, de la barrière naturelle, aspirait les miettes qui composaient quelques instants avant, le corps du jeune garçon.
Iba n’avait plus de pieds, ni de mains. Il ne l’avait toujours pas remarqué. Il ne pouvait pas le remarquer, son esprit et sa volonté étaient brisés, son âme avait cessé de croire. Une partie de sa tête disparue à son tour, sa raison devint vacillante.
*Pourquoi suis-je ici ?
…
Qu’est-ce que je fais sur cette plage ? Comment suis-je arrivé dans cet endroit ?
…
Je m’entraînais, et j’ai dépassé mes limites…pourquoi ai-je fait pareille chose ?
…
Je souhaitais devenir ninja…Pourquoi ?…
Pour moi ?
…
Non. Pour ma famille, pour leur honneur, pour laver mon nom.
…
Quel est ce nom ?*
L’aspirant se concentra alors pour accumuler le plus d’énergie possible. Ses membres se contractèrent, il serra les dents, gardant un regard froid et dur posé sur son adversaire. Son esprit s’ouvrit, son âme effaça ses craintes, les deux s’unirent pour lui donner la force, sa force. Il sentait l’énergie se déplacer dans son corps, puis s’extérioriser, l’entourant d’une aura couleur azur. L’âme errante émit un grognement sourd, se doutant que le garçon préparait un mauvais coup. Dans le moment même, elle attaqua avec son arme enflammée, qui claqua dans les airs. Iba vit l’attaque, cependant il ne chercha pas à l’éviter. Plusieurs centimètres de glace recouvrait entièrement son bras gauche. La frappe visait la tête de l’étudiant, qui ne bougeait toujours pas, jusqu’à ce que, la pointe du fouet soit à sa portée. D’un revers du bras gauche, il para le coup. Le fouet se gela immédiatement puis vola en éclats. Iba était prêt. On distinguait à l’œil nu l’énergie brute s’échapper des pores de sa peau. Il fit plonger son poing sur le sol, posant, pour se faire, le genoux gauche sur la terre, et hurlant :
«- Bouffes ça !!!
Suiton ! Les arcanes hivernales ! »
Son poing s’écrasa dans un fracas infernal sur le sol. Peu de temps après, l’âme en peine était prit au piège dans un énorme bloc de glace. L’eau solide, l’emprisonnait des jambes jusqu’au buste, ainsi qu’une partie de ses bras.
*Maintenant !*
L’aspirant recula son bras droit, écartant les doigts, comme pour agripper une balle. Un tourbillon d’air vint se condenser dans sa main, prenant une forme sphérique. L’orbe fut ensuite recouvert de glace. L’intense froid dégagée par Iba était tel que le sable, sous ses pieds, gelait. Le garçon ramena violemment le bras devant lui, relâchant la boule d’énergie en direction de l’âme en peine. La sphère éclata au contact de l’ennemi, l’enfermant dans un tombeau de glace. Iba sentit aussitôt l’éreintement le prendre, il était exsangue, complètement vidé. Son deuxième genoux rejoint le premier, contre le sol froid. Devant lui, un bloc de glace de deux mètres sur deux mètres. Il avait du mal à reprendre son souffle, sa tête tournait et lui donnait des vertiges. Il se retint de vomir. Il hésitait encore à savourer sa victoire.
*J’ai gagné ?*
Le silence était revenu sur la plage dévastée. Il baissa la face, fixant d’un regard vide, ses genoux. Une minute déjà, soudain un bruit vint troubler la paix qui s’était installée sur la rive des limbes. Iba n’osait pas relever la tête. Il y eut un autre bruit, puis encore un, suivi d’un autre. Iba tremblait de tout son corps, tétanisé par la terreur.
*Non, ce n’est pas possible…
Je t’ai vaincu.*
Il finit par se redresser. Face à lui, la glace se fendillait. Des larmes de rage se mirent alors à couler sur les joues d’Iba. Il se sentait si faible, si las. Il ne pourrait pas faire face encore une fois. Il avait tout donné dans sa dernière attaque, mais apparemment cela ne suffisait pas. Les morceaux de la prison de glace de son adversaire tombaient, toujours plus gros, toujours plus vite. Une ligne rouge fracassa le dôme du sarcophage incolore. C’était le fouet de son adversaire. Plus d’hésitations possibles, l’âme vivait encore.
*Pourquoi ? Pourquoi ?…*
«- POURQUOI ! », cria-t-il à s’en casser la voix.
Les larmes coulaient à flots sur le visage du garçon. Une crampe le prit à l’estomac, la peur de mourir. Il devait fuir, il voulait fuir mais ses jambes refusaient de le porter. L’âme en avait presque finit avec ses entraves, Iba voyait à présent son visage, qui n’avait plus rien d’humain ; déformé par la haine et l’envie de tuer.
*Fuir…vite et loin.
Iba s’appuya sur ses bras. La glace qui les recouvrait quelques instants auparavant avait disparue, fondue. Il essaya de se lever, son pied ripa et il glissa contre le sol. Il recommença avec un peu plus de succès cette fois. Il resta juste à l’âme à dégager son avant bras gauche et ses pieds pour faire disparaître tout trace du jutsu de l’étudiant. Iba voulait courir, il n’arrivait guère mieux qu’à tituber, manquant de trébucher à chacun de ses pas. Il ne voyait plus l’âme en peine, maintenant dans son dos. Le garçon tentait de gagner le couvert offert par l’amas rocheux de la plage. Derrière, il pourrait s’y cacher. Il ne faisait que retarder l’inévitable. Il se rapprochait de son sursis, quelques pas encore. Un sifflement, Iba sauta sur le côté, ou plutôt tomba sur son côté gauche. Le fouet de l’âme aplanit le sable sur sa droite. Il rampa aussi rapidement qu’il le put pour s’abriter derrière un rocher. Une fois caché, il se déplaça encore parmi le décor rocailleux. Un caillou de trois mètres de haut vola en miettes sous la frappe du fouet. Iba n’imaginait que trop bien ce qui se passerait si, par malheur, le fouet venait à le toucher. Cette pensée le fit frémir. Il continua à se décaler, à moitié en rampant et à quatre pattes, le long de la protection naturelle, pour mettre de l’écart entre lui et le rocher fracassé. Celui juxtaposant ce dernier vola lui aussi en morceaux, puis un autre, explosa ; il était situé à l’opposé du premier. L’âme semblait prendre un plaisir sadique à ne pas venir le chercher et à lui couper toute voie de retraite. Iba n’avait plus la force de soigner ses blessures. Sa tête chancelait.
* Je vais créer un portail pour t’envoyer dans les limbes ; une fois que tu y seras, je ne pourrais plus t’être d’aucun secours. Tu devras juste compter sur toi même.
Je suis seul…personne ne viendra me sauver…
Je vais mourir ainsi ? Ici sur cette plage grise ?
Iba était résigné, s’avouant battu, vaincu. Il ne pouvait pas faire face à un tel être. Il n’avait réussit qu’à le toucher une seule et unique fois, en utilisant toutes ses forces. Que pouvait-il bien espérer faire maintenant, dans son état ? C’était dérisoire de penser pouvoir encore gagner. Il ne pouvait pas s’enfuir non plus, l’âme le rattraperait aussi sec. Les rochers continuaient à exploser un par un, à intervalle régulier. Iba ne bougeait plus.
*Il s’entraîne dans les limbes depuis des années, voire plus si ça se trouve. Je n’ai vraiment aucune chance de le battre. Ce n’est pas un adversaire à ma portée.
Iba ne s’en rendait pas compte ; le bout de ses pieds, ainsi que ses doigts, s’émiettaient, flottant dans l’air, porté par le vent. Les rochers avaient arrêté d’exploser.
Iba ne pouvait le voir, mais l’âme en peine de l’autre côté, de la barrière naturelle, aspirait les miettes qui composaient quelques instants avant, le corps du jeune garçon.
Iba n’avait plus de pieds, ni de mains. Il ne l’avait toujours pas remarqué. Il ne pouvait pas le remarquer, son esprit et sa volonté étaient brisés, son âme avait cessé de croire. Une partie de sa tête disparue à son tour, sa raison devint vacillante.
*Pourquoi suis-je ici ?
…
Qu’est-ce que je fais sur cette plage ? Comment suis-je arrivé dans cet endroit ?
…
Je m’entraînais, et j’ai dépassé mes limites…pourquoi ai-je fait pareille chose ?
…
Je souhaitais devenir ninja…Pourquoi ?…
Pour moi ?
…
Non. Pour ma famille, pour leur honneur, pour laver mon nom.
…
Quel est ce nom ?*

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
[j'ai dû faire deux posts, car ça passait pas en un seul. Attention, là, vous êtes à la deuxième partie du post...
]
Il ne restait plus rien des jambes du garçon, ainsi que de son bras gauche, totalement volatilisé. De son visage, il ne restait qu’un œil, une partie du nez, sa bouche et son menton.
«- Je m’appelle Iba…Iba Hiyori. »dit-il dans un murmure.
* Je ne comprends pas comment on peut encore accepter ta présence dans cet immeuble. Tout ce que devrait avoir un enfant de ton nom, c’est le droit de mourir dehors, dans le froid et la glace de Kiri!
Réprouvés…*
«- Je ne peux pas encore mourir. Non…pas encore, pas ici, pas maintenant. »
Lentement, son esprit devint plus clair, fragment par fragment, ses membres réapparaissaient, reprenant consistance. Un hurlement de frustration. Si les limbes avaient recelé une quelconque forme d’oiseaux, Iba était sûr qu’il en aurait vu décollé des dizaines. Le garçon eut un rire nerveux ; son adversaire n’avait pas l’air d’apprécier le raffermissement de son âme. L’âme rugissait, vociférait sa rage de voir son salut s’échapper. Le fouet se rabattit de plus belle sur les pauvres roches. Iba réfléchissait, quoique difficilement, au vue de son piteux état. La fuite était exclue d’office. Sa condition déplorable et ses réserves d’énergies à zéro lui empêchaient aussi de se battre. Que pouvait-il bien faire ? Il faillit retomber dans l’état léthargique dont il avait juste réussit à échapper à l’emprise. Il se releva douloureusement, s’éloignant légèrement de l’abri éphémère que lui offrait les pierres sombres. Il prenait soin de rester masquer derrière elles. Il avait encore besoin de temps. Le jeune garçon le voyait s’écouler en même temps que les rochers disparaissaient dans un brusque nuage de fumée.
*Impossible de le battre en combat singulier…et toujours pas de Charon en vue…*
Soudain, une idée salvatrice…puis un faible sourire. Il allait devoir ruser. Néanmoins il lui fallait quand même un peu d’énergie pour mettre son plan à exécution. Il espérait que la technique « limite de chakra » de son senseï fonctionnait aussi dans les limbes. De toute façon, il n’avait plus le temps de douter ou d’essayer, le nombre de pierres bienfaitrice s’amenuisaient, il fallait passer à l’action ou « à la casserole ». La décision fut vite prise. Un gros morceau de roche vola en éclat, Iba s’élança gauchement, pour une ultime tentative, profitant de l’écran de fumée généré par la destruction du roc.
Iba sortit du nuage en courant, aussi vite et bien, que lui permettait ses membres endolories, en direction de l’âme. Elle frappa avec le fouet, qu’Iba esquiva en se décalant vivement sur sa droite. L’âme errante ricana, tournant son poignet. L’extrémité du fouet ne toucha pas le sol et repartit en sens inverse, attaquant dans le dos, Iba. Surpris, il ne vit pas le coup lui transpercer la cage thoracique.
Des bruits de courses, l’âme détourna instantanément son regard de sa victime, en direction de ces sons de mouvement, pour voir un autre Iba lui foncer dessus. L’âme ne comprenait pas. Qui était celui qu’elle venait d’empaler sur son puissant fouet de flammes. Un clone…
L’âme venait de se faire avoir, Iba était à portée de frappe et elle ne pouvait l’attaquer avec son fouet. Mais l’esprit errant n’avait pas dit son dernier mot, il lui restait encore son bras gauche, qui s’embrasa, ainsi que l’air autour pour venir frapper durement le garçon, avant que celui-ci n’ai eut le temps de faire le moindre mouvement supplémentaire. Il disparut à son tour disparut en fumée. Un autre clone…
Il venait de se faire duper. Il cherchait du regard son adversaire, tournant sa tête sur sa droite…rien si ce n’est le fleuve et la rive des limbes. Puis sa tête pivota à gauche, un dragon aqueux était sur lui, derrière se tenait le jeune étudiant de Kiri.
Le jutsu ne ressemblait pas vraiment à un dragon aqueux, mais plus à un jet d’eau avec une gueule et des crocs, cependant l’état désastreux d’Iba ne lui permettait pas de faire mieux. Les deux clones avaient détournés son attention, il venait de se faire piéger. La mâchoire du dragon se resserra alors sur son poitrail. Puis il s’éleva dans les airs, empêchant l’âme de se servir de ses jambes et faire opposition avec. Le dragon se dirigeait vers le fleuve. L’âme empoigna fermement son fouet, et d’un mouvement sec, il entoura la forme censée représenter un majestueux reptile. Le dragon et l’âme avait quitté la berge. Le fouet se contracta et fit exploser la matérialisation aqueuse. L’âme tomba dans l’eau dans un bruit fort.
* Le fleuve t’attire inexorablement vers le fond et tu en restes à jamais prisonnier, puisqu’il est impossible de mourir deux fois.
Je t’ai eu…*
Iba espérait que le vieux avait dit vrai, sinon…
Le visage de l’âme émergea des flots. Elle hurlait, à la fois de frustration et de peur…
Des mains, des bras entiers jaillirent alors de l’eau, empoignant l’âme qui se débattait furieusement pour s’échapper. C’était impossible, les mains étaient toujours plus nombreuses, l’esprit en peine fut vite submergé et finit par être emmener au fond des flots.
La surface redevint calme. Seuls les marques sur la plage marquaient encore le récent combat. Le silence était revenu. Iba pleurait, tremblant de tout son corps. Il avait survécu. Il s’effondra sur le sol, en proie à des spasmes. Il était encore sous le choc, tant physiologique que physique. Il s’agissait de son premier combat, à « mort » qui plus est. Les larmes n’en finissait plus, ses yeux étaient rougis par ses pleurs. Il avait maintenant le hoquet, et à chaque sursaut, tous ses muscles gémissaient d’une seule et même plainte commune. Le jutsu « limite de chakra » n’avait rien arrangé à l’affaire. Il avait eut si peur. Iba ne réalisait pas encore qu’il venait de vaincre. Il n’était nullement le gagnant du combat. Il était juste le survivant. Il cria, comme prit d’une douleur fictive, pour extérioriser sa peur, refouler jusqu’à présent. Son cri fini par mourir dans sa gorge, il ne restait rien du combattant froid et méticuleux qu’il avait été durant le combat. Il était redevenu, Iba, le petit garçon, fils de Yui et Izaki Hiyori. Comme il aurait voulu qu’ils soient là, présent avec lui, pour lui dire que tout était fini. Il empoigna le sable, et le compressa de toutes ses forces, pour se prouver, pour se dire : «Tu es encore vivant ».
Il s’apprêtait à sombrer dans l’inconscient, néanmoins il s’en retint, au dernier moment.
*Les autres âmes doivent toujours être à mes trousses…je ne peux pas rester ici.*
Il lui fallut deux bonnes minutes pour se relever. Une loque humaine aurait fait meilleure figure que lui. Il ne savait pas où il devait aller, quelle direction prendre, toutefois il devait bouger, priant intérieurement que le destin ne lui joue pas d’autres funestes tours.
Iba marchait, depuis des heures, inlassablement. Trébuchant, tombant à de maintes reprises ; parfois ne se relevant que plusieurs minutes après, mais il continuait, la peur de rencontrer une fois de plus des âmes en peine lui donnait la force d’avancer. Son esprit était brumeux, il croyait voir une jeune femme devant lui. De mémoire, elle ne lui rappelait personne. La peau ivoire et nacre, les cheveux dorés, blonds, vêtu uniquement d’une toge blanche, qui soulignait plus ses formes, qu’elle ne les masquait. Etrangement, elle tenait un katana à la main. Pourquoi voyait-il ce mirage ? Avait-il une signification. Iba sortit de sa torpeur lorsqu’elle lui adressa la parole, réalisant qu’il ne rêvait pas.
[Maï] «- Je suis Maï, deuxième gardienne du Grand Royaume. »
Elle disparut du champs de vision du garçon sitôt sa phrase achevée. Où était-elle passée ? Une sensation de chaleur l’envahit. Quelque chose de doux et chaud coulait sur son corps. Il baissa les yeux, il avait une lame en travers de son ventre. La lame ressortait par son abdomen, ce n’était pas une illusion. La femme se tenait derrière lui, elle venait de le transpercer. Sa vue se troublait, ses jambes vacillèrent, suivi de peu par la sensation du sable contre sa joue. Ses forces le quittèrent, il sentit le froid s’emparer de lui. La Mort venait le chercher.
[Maï] «- Les âmes impures ne peuvent prétendre rencontrer Charon et accéder au Grand Royaume. »
[suite et fin au prochain post normalement...(et tout de suite une courte page de pub-->ok je sors)]
Il ne restait plus rien des jambes du garçon, ainsi que de son bras gauche, totalement volatilisé. De son visage, il ne restait qu’un œil, une partie du nez, sa bouche et son menton.
«- Je m’appelle Iba…Iba Hiyori. »dit-il dans un murmure.
* Je ne comprends pas comment on peut encore accepter ta présence dans cet immeuble. Tout ce que devrait avoir un enfant de ton nom, c’est le droit de mourir dehors, dans le froid et la glace de Kiri!
Réprouvés…*
«- Je ne peux pas encore mourir. Non…pas encore, pas ici, pas maintenant. »
Lentement, son esprit devint plus clair, fragment par fragment, ses membres réapparaissaient, reprenant consistance. Un hurlement de frustration. Si les limbes avaient recelé une quelconque forme d’oiseaux, Iba était sûr qu’il en aurait vu décollé des dizaines. Le garçon eut un rire nerveux ; son adversaire n’avait pas l’air d’apprécier le raffermissement de son âme. L’âme rugissait, vociférait sa rage de voir son salut s’échapper. Le fouet se rabattit de plus belle sur les pauvres roches. Iba réfléchissait, quoique difficilement, au vue de son piteux état. La fuite était exclue d’office. Sa condition déplorable et ses réserves d’énergies à zéro lui empêchaient aussi de se battre. Que pouvait-il bien faire ? Il faillit retomber dans l’état léthargique dont il avait juste réussit à échapper à l’emprise. Il se releva douloureusement, s’éloignant légèrement de l’abri éphémère que lui offrait les pierres sombres. Il prenait soin de rester masquer derrière elles. Il avait encore besoin de temps. Le jeune garçon le voyait s’écouler en même temps que les rochers disparaissaient dans un brusque nuage de fumée.
*Impossible de le battre en combat singulier…et toujours pas de Charon en vue…*
Soudain, une idée salvatrice…puis un faible sourire. Il allait devoir ruser. Néanmoins il lui fallait quand même un peu d’énergie pour mettre son plan à exécution. Il espérait que la technique « limite de chakra » de son senseï fonctionnait aussi dans les limbes. De toute façon, il n’avait plus le temps de douter ou d’essayer, le nombre de pierres bienfaitrice s’amenuisaient, il fallait passer à l’action ou « à la casserole ». La décision fut vite prise. Un gros morceau de roche vola en éclat, Iba s’élança gauchement, pour une ultime tentative, profitant de l’écran de fumée généré par la destruction du roc.
Iba sortit du nuage en courant, aussi vite et bien, que lui permettait ses membres endolories, en direction de l’âme. Elle frappa avec le fouet, qu’Iba esquiva en se décalant vivement sur sa droite. L’âme errante ricana, tournant son poignet. L’extrémité du fouet ne toucha pas le sol et repartit en sens inverse, attaquant dans le dos, Iba. Surpris, il ne vit pas le coup lui transpercer la cage thoracique.
Des bruits de courses, l’âme détourna instantanément son regard de sa victime, en direction de ces sons de mouvement, pour voir un autre Iba lui foncer dessus. L’âme ne comprenait pas. Qui était celui qu’elle venait d’empaler sur son puissant fouet de flammes. Un clone…
L’âme venait de se faire avoir, Iba était à portée de frappe et elle ne pouvait l’attaquer avec son fouet. Mais l’esprit errant n’avait pas dit son dernier mot, il lui restait encore son bras gauche, qui s’embrasa, ainsi que l’air autour pour venir frapper durement le garçon, avant que celui-ci n’ai eut le temps de faire le moindre mouvement supplémentaire. Il disparut à son tour disparut en fumée. Un autre clone…
Il venait de se faire duper. Il cherchait du regard son adversaire, tournant sa tête sur sa droite…rien si ce n’est le fleuve et la rive des limbes. Puis sa tête pivota à gauche, un dragon aqueux était sur lui, derrière se tenait le jeune étudiant de Kiri.
Le jutsu ne ressemblait pas vraiment à un dragon aqueux, mais plus à un jet d’eau avec une gueule et des crocs, cependant l’état désastreux d’Iba ne lui permettait pas de faire mieux. Les deux clones avaient détournés son attention, il venait de se faire piéger. La mâchoire du dragon se resserra alors sur son poitrail. Puis il s’éleva dans les airs, empêchant l’âme de se servir de ses jambes et faire opposition avec. Le dragon se dirigeait vers le fleuve. L’âme empoigna fermement son fouet, et d’un mouvement sec, il entoura la forme censée représenter un majestueux reptile. Le dragon et l’âme avait quitté la berge. Le fouet se contracta et fit exploser la matérialisation aqueuse. L’âme tomba dans l’eau dans un bruit fort.
* Le fleuve t’attire inexorablement vers le fond et tu en restes à jamais prisonnier, puisqu’il est impossible de mourir deux fois.
Je t’ai eu…*
Iba espérait que le vieux avait dit vrai, sinon…
Le visage de l’âme émergea des flots. Elle hurlait, à la fois de frustration et de peur…
Des mains, des bras entiers jaillirent alors de l’eau, empoignant l’âme qui se débattait furieusement pour s’échapper. C’était impossible, les mains étaient toujours plus nombreuses, l’esprit en peine fut vite submergé et finit par être emmener au fond des flots.
La surface redevint calme. Seuls les marques sur la plage marquaient encore le récent combat. Le silence était revenu. Iba pleurait, tremblant de tout son corps. Il avait survécu. Il s’effondra sur le sol, en proie à des spasmes. Il était encore sous le choc, tant physiologique que physique. Il s’agissait de son premier combat, à « mort » qui plus est. Les larmes n’en finissait plus, ses yeux étaient rougis par ses pleurs. Il avait maintenant le hoquet, et à chaque sursaut, tous ses muscles gémissaient d’une seule et même plainte commune. Le jutsu « limite de chakra » n’avait rien arrangé à l’affaire. Il avait eut si peur. Iba ne réalisait pas encore qu’il venait de vaincre. Il n’était nullement le gagnant du combat. Il était juste le survivant. Il cria, comme prit d’une douleur fictive, pour extérioriser sa peur, refouler jusqu’à présent. Son cri fini par mourir dans sa gorge, il ne restait rien du combattant froid et méticuleux qu’il avait été durant le combat. Il était redevenu, Iba, le petit garçon, fils de Yui et Izaki Hiyori. Comme il aurait voulu qu’ils soient là, présent avec lui, pour lui dire que tout était fini. Il empoigna le sable, et le compressa de toutes ses forces, pour se prouver, pour se dire : «Tu es encore vivant ».
Il s’apprêtait à sombrer dans l’inconscient, néanmoins il s’en retint, au dernier moment.
*Les autres âmes doivent toujours être à mes trousses…je ne peux pas rester ici.*
Il lui fallut deux bonnes minutes pour se relever. Une loque humaine aurait fait meilleure figure que lui. Il ne savait pas où il devait aller, quelle direction prendre, toutefois il devait bouger, priant intérieurement que le destin ne lui joue pas d’autres funestes tours.
Iba marchait, depuis des heures, inlassablement. Trébuchant, tombant à de maintes reprises ; parfois ne se relevant que plusieurs minutes après, mais il continuait, la peur de rencontrer une fois de plus des âmes en peine lui donnait la force d’avancer. Son esprit était brumeux, il croyait voir une jeune femme devant lui. De mémoire, elle ne lui rappelait personne. La peau ivoire et nacre, les cheveux dorés, blonds, vêtu uniquement d’une toge blanche, qui soulignait plus ses formes, qu’elle ne les masquait. Etrangement, elle tenait un katana à la main. Pourquoi voyait-il ce mirage ? Avait-il une signification. Iba sortit de sa torpeur lorsqu’elle lui adressa la parole, réalisant qu’il ne rêvait pas.
[Maï] «- Je suis Maï, deuxième gardienne du Grand Royaume. »
Elle disparut du champs de vision du garçon sitôt sa phrase achevée. Où était-elle passée ? Une sensation de chaleur l’envahit. Quelque chose de doux et chaud coulait sur son corps. Il baissa les yeux, il avait une lame en travers de son ventre. La lame ressortait par son abdomen, ce n’était pas une illusion. La femme se tenait derrière lui, elle venait de le transpercer. Sa vue se troublait, ses jambes vacillèrent, suivi de peu par la sensation du sable contre sa joue. Ses forces le quittèrent, il sentit le froid s’emparer de lui. La Mort venait le chercher.
[Maï] «- Les âmes impures ne peuvent prétendre rencontrer Charon et accéder au Grand Royaume. »
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Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
On venait de demander à Shinobu de s’éloigner du lit d’Iba, toutefois, il n’était pas sortit pour autant de la salle et s’était posté dans un coin, observant, impassible. L’étudiant était pris d’une violente crise, bien pire que toutes les autres. Il se contorsionnait dans toutes les sens, se cabrant sur lui-même, inspirant énormément d’air comme s’il manquait de s’étouffer. Ses mains gesticulaient de manière hétéroclite, parfois lors d’un spasme, elles enserraient les draps du lit. Ses paupières s’ouvraient par moment, ses yeux se révulsaient alors, malgré que son regard fusse totalement vide. S’il n’avait pas été attaché, il aurait très certainement assommé une infirmière, d’un geste incontrôlé. La crise continua, mais en plus des spasmes, Iba se mit à tousser, crachant son sang. Le médecin et les deux aides soignantes à ses côtés, essayant tant bien que mal, d’apaiser les souffrances du garçon. Ils lui injectèrent une forte dose de tranquillisant, de la morphine, entre autre. Shinobu restait aussi calme que l’eau qui dort, nul trouble ne se lisait sur son visage.
[Shinobu]* C’est inutile…
Son mal n’est pas physique mais mental, vos calmants n’y peuvent rien. Iba est en train de mourir…*
____________________
Iba gisait sur le sol granuleux de la plage, se noyant dans son propre sang. Il avait froid, il ne sentait plus ses jambes. Sa vie semblait vouloir le quitter. Ironiquement, il n’aurait pas beaucoup de chemin à faire, son âme se trouvait déjà dans les limbes. Il distingua des mouvements près de lui, est-ce son agresseur, où plutôt son assassin ? Il n’apercevait que des formes indistinctes. Il n’avait plus mal, la douleur avait disparu peu de temps après s’être effondrer, seul le froid restait, immuable et total. Il pensait à sa famille, ses parents, son frère, ses sœurs. Il allait finalement les rejoindre un peu plus tôt que prévu. Il se remémora le jour où tout son petit monde s’était écroulé, ce jour maudit et tant haï. Puis lui revinrent les insultes, les brimades, les privations.
*C’est ici qui ma vie s’achèvera ? Sur la plage…c’est bien, je ne me voyais pas mourir ailleurs…
…
Mon nom restera à jamais entaché…
Certes, il restait bien des Hiyori à Kiri, mais ils devaient tous être de la trempe de son oncle. Iba ne fondait aucun espoir sur eux. Ces gens là n’ont pas le moindre amour propre, on pouvait les traîner dans la boue, ils ne réagissaient pas et ne réagiraient sûrement jamais.
*Je vais mourir…*
Une voix aux intonations masculines se fit alors entendre. Iba parvint à entendre, du fait de la proximité de la voix.
[???] «- Non. Tu ne vas pas mourir. Tout du moins pas, pour le moment.
Maï, je ne peux pas le purger de ses mauvaises actions. Tu sais ce que cela signifie ?
[Maï]- Comment ?…Yukihiko…tu en est sûr ?
[Yukihiko]- Certain. »
Iba poussa un cri sourd, on retirait la lame de son corps. Le froid se fit moins intense, sa vue revenait peu à peu, la douleur aussi. Que ce passait-il ? La femme, la dénommée Maï, venait de le mettre sur le dos. Elle tenait agenouillé à côté de lui, l’arme ensanglantée dans sa main. Qu’allait-elle faire ? Elle posa sa main sur la plaie béante d’Iba. De l’index, elle souligna la blessure du garçon dans toute sa longueur. Puis elle se releva, mit son arme à l’horizontale, la pointe vers le ciel.
[Maï] «- Yukihiko, soignes-le. »
Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’arme se mit à scintiller, et répondit à la jeune femme.
[Yukihiko] «- Tout de suite, Maï . »
Le sabre se mit alors à s’assombrir, les blessures d’Iba disparaissaient une par une. Il sentait la vie revenir habiter son petit corps. Le froid le quittait, remplacé par une douce chaleur. La lame était presque devenue totalement noire ; Iba n’avait plus aucune trace de blessures, pas de cicatrices, rien. Il était toujours aussi exténué, mais physiquement, il se portait à ravir.
[Yukihiko] «- Voilà, c’est fait, j’ai guéri ses blessures physiques, néanmoins je ne peux rien pour sa fatigue. Maï acquiessa d’un signe de tête.
Je suis étonné que tu n’es pas déceler le fait qu’il soit encore vivant…
[Maï]- Effectivement, je ne l’ai pas senti. Mais il faut dire que des cas comme lui, on en voit pas tous les jours…
Jeune homme, bravo. Depuis que je suis la gardienne de la deuxième porte, c’est simplement le troisième fois que je vois quelqu’un dans ton cas. Non pas qu’il y en ai peu, loin de là, ce que je veux dire c’est que tu es le troisième à arriver à la deuxième porte, encore vi…enfin on se comprend. »
Elle adressa un sourire à Iba, ce dernier ne lui rendit pas. Il était totalement chamboulé, trop de choses venaient de se produire en si peu de temps. Celle qui avait faillit être son bourreau lui souriait à présent, il ne savait plus où il en était. Que faire ? Quelle attitude adopter ? Tout ce qu’il désirait à présent c’était dormir. Elle semblait percevoir son trouble et malgré ses dehors de jeune femme, on devinait une entité bien plus ancienne et aguerrie.
[Maï] «- Je vois…
Mon rôle consiste à purger les âmes des défunts de leurs pêchés avant qu’il se rendent dans le Grand Royaume. Je me sert de Yukihiko pour cela, c’est lui qui aspire les péchés et comme je t’ai pris pour un mort…
Je tenais nullement à te tuer…
Iba hésitait encore, il n’avait plus envie de réfléchir. Soudain son visage devint livide, ses muscles se remirent à trembler. Sur la plage, se dirigeant vers les deux individus, des âmes en peine, certainement le groupe qui pistait Iba depuis le début. La masse grossissait à vue d’œil. Ils étaient plus nombreux que la dernière fois, au moins une vingtaine.
«- Des…des…des âmes en peines.
[Maï]- Oui, j’ai senti leur présence., dit-elle en se retournant
Ne t’inquiètes pas. Mon second rôle est d’empêcher les âmes errantes de passer la seconde porte »
Elle leva la main, l’air se mit à vibrer et les âmes à l’avant du groupe se mirent à hurler de souffrance, dans un concert cacophonique. Subitement, elles implosèrent, poussant une ultime plainte. Les âmes qui se trouvèrent à l’arrière du groupe se mirent à douter et préférèrent s’enfuir. Maï ne fit rien pour les retenir.
« - Les âmes qui ont explosé, que leur avez-vous fait ? Vous les avez tuées ?
[Maï]- On ne peut pas mourir deux fois…
Pour répondre à ta question, je les ai envoyé à l’opposé de notre position, dans les limbes.
- Mais alors pourquoi semblaient-elles souffrir ?
[Maï]- Je n’ai pas dit que ce procédé de téléportation était indolore. »
Iba restait dubitatif. D’un geste, Maï était venu à bout d’une dizaine d’âmes en peine, alors que lui…Elle ne lui laissa pas le temps de continuer sa réflexion.
[Maï] «- Il n’est pas bon qu’une âme comme toi reste dans les limbes, cela perturbe l’équilibre de ce monde. Dépêches-toi de passer la porte. »
Iba se releva, frotta rapidement ses restes de vêtements pour en enlever le sable qui s’était collé contre son sang. Puis il chercha la porte du regard. Il n’y avait rien, juste la plage, à perte de vue, et le fleuve sur sa droite. Il se tourna sur lui-même, et continua sa recherche, toutefois, il ne vit rien qui ressemble à une porte, ni même quelque chose qui fusse un tant soit peu incohérent avec le décor. Il regarda Maï, qui le dévisageait elle aussi, elle ne devait pas comprendre pourquoi il gesticulait ainsi.
«- Je ne vois pas la porte…,dit-il légèrement honteusement
[Yukihiko]- Maï, ne me dis pas que tu as encore oublié… »
La jeune femme sortit de sa rêverie, et son visage pris un air confus. Elle se tourna vers Iba, affichant un sourire désolé. L’étudiant crut qu’il avait, face à lui, un ange. Elle avait les yeux bleus cristallins. Il venait de le remarquer, néanmoins aussi beau et profond soit son regard, Iba ne pouvait en chasser l’éternité et l’âge sans fin qui s’y trouvais. Il finit par détourner les yeux.
[Maï] «- Je suis désolé…
- Ce n’est rien., chuchota le garçon, intimidé.
La gardienne s’avança de quelques pas. Elle commença à réciter une formule compliquée mais constituée de mots et de sons mélodieux. Elle ne parlait pas, elle chantait. Il y avait une harmonie dans le langage, c’était enivrant. Elle continuait, tranquillement, passant sa main au dessus de la terre sablonneuse, comme pour l’encenser. Iba aurait put rester des heures durant à l’écouter. Les tonalités montaient parfois dans l’aigu, sans pour autant en devenir strident, elles berçaient l’aspirant. Il se sentait bien, en sécurité, au près de cette inconnue à la voix divine. Ses paroles semblaient pouvoir apporter l’oubli et panser les blessures du cœur du jeune garçon. Maï s’arrêta, elle avait fini ; cela fit le même effet qu’un électrochoc au garçon, qui ne put empêcher de laisser couler une larme.
*C’était tellement beau.*
De fines pousses d’arbustes apparurent devant la jeune femme, à l’endroit où sa main était passée. Elles se mirent à croître, à proliférer, à se développer. Des tronc entiers jaillirent du sol, couvert de lianes, de lierres et de mousses, pour finalement stopper leur croissance à quatre mètres de hauteurs. Là, les deux plus gros troncs, séparés par trois bons mètres, se plièrent, l’un sur la droite, l’autre sur la gauche. Leurs branches se joignirent, pour ne plus former qu’un seul et unique tronc, en forme d’arche.
Iba n’en croyait pas ses yeux, la porte se tenait dressée devant lui. Elle était uniquement constituée de matériaux végétaux. Par endroit, on pouvait voir des fleurs aux couleurs exotiques et aux parfums tropicaux. Maï écarta ses bras pour les positionner en forme de croix. Elle lâcha son sabre, Yukihiko. Celui s’envola, en direction des arbres nouvellement levés, puis il se fondit avec eux. Des pans lumineux apparurent alors, parmi les arbres, délimitant les contours d’une forme rectangulaire : la seconde porte menant au royaume des Morts.
Les arbres s’écartèrent pour découvrir complètement la porte qui donnait sur une autre partie des limbes. De l’autre côté se trouvait toujours la plage, cependant, il faisait plus sombre que sur cette partie de la plage. Maï pointa du doigt l’horizon, elle désigna une petite construction en bois, un ponton.
[Maï] «- C’est là que tu rencontreras Charon. Je tenais à te prévenir aussi…
Charon est un million de fois plus fort que moi…
Et encore je me demande si je ne le rabaisse pas un peu.
…
Te voilà prévenu. Et maintenant va ! »
Iba remercia la gardienne d’un signe de tête et passa la porte. Il touchait au but.
[C’est pas la fin, même si je l’avais annoncé. Il reste un autre post…parce que le tout ne rentrait pas dans un seul…bref ça arrive bientôt
Ah j'allais oublié...dsl Hyrungo
(re private joke)]
____________________
[Shinobu]* C’est inutile…
Son mal n’est pas physique mais mental, vos calmants n’y peuvent rien. Iba est en train de mourir…*
____________________
Iba gisait sur le sol granuleux de la plage, se noyant dans son propre sang. Il avait froid, il ne sentait plus ses jambes. Sa vie semblait vouloir le quitter. Ironiquement, il n’aurait pas beaucoup de chemin à faire, son âme se trouvait déjà dans les limbes. Il distingua des mouvements près de lui, est-ce son agresseur, où plutôt son assassin ? Il n’apercevait que des formes indistinctes. Il n’avait plus mal, la douleur avait disparu peu de temps après s’être effondrer, seul le froid restait, immuable et total. Il pensait à sa famille, ses parents, son frère, ses sœurs. Il allait finalement les rejoindre un peu plus tôt que prévu. Il se remémora le jour où tout son petit monde s’était écroulé, ce jour maudit et tant haï. Puis lui revinrent les insultes, les brimades, les privations.
*C’est ici qui ma vie s’achèvera ? Sur la plage…c’est bien, je ne me voyais pas mourir ailleurs…
…
Mon nom restera à jamais entaché…
Certes, il restait bien des Hiyori à Kiri, mais ils devaient tous être de la trempe de son oncle. Iba ne fondait aucun espoir sur eux. Ces gens là n’ont pas le moindre amour propre, on pouvait les traîner dans la boue, ils ne réagissaient pas et ne réagiraient sûrement jamais.
*Je vais mourir…*
Une voix aux intonations masculines se fit alors entendre. Iba parvint à entendre, du fait de la proximité de la voix.
[???] «- Non. Tu ne vas pas mourir. Tout du moins pas, pour le moment.
Maï, je ne peux pas le purger de ses mauvaises actions. Tu sais ce que cela signifie ?
[Maï]- Comment ?…Yukihiko…tu en est sûr ?
[Yukihiko]- Certain. »
Iba poussa un cri sourd, on retirait la lame de son corps. Le froid se fit moins intense, sa vue revenait peu à peu, la douleur aussi. Que ce passait-il ? La femme, la dénommée Maï, venait de le mettre sur le dos. Elle tenait agenouillé à côté de lui, l’arme ensanglantée dans sa main. Qu’allait-elle faire ? Elle posa sa main sur la plaie béante d’Iba. De l’index, elle souligna la blessure du garçon dans toute sa longueur. Puis elle se releva, mit son arme à l’horizontale, la pointe vers le ciel.
[Maï] «- Yukihiko, soignes-le. »
Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’arme se mit à scintiller, et répondit à la jeune femme.
[Yukihiko] «- Tout de suite, Maï . »
Le sabre se mit alors à s’assombrir, les blessures d’Iba disparaissaient une par une. Il sentait la vie revenir habiter son petit corps. Le froid le quittait, remplacé par une douce chaleur. La lame était presque devenue totalement noire ; Iba n’avait plus aucune trace de blessures, pas de cicatrices, rien. Il était toujours aussi exténué, mais physiquement, il se portait à ravir.
[Yukihiko] «- Voilà, c’est fait, j’ai guéri ses blessures physiques, néanmoins je ne peux rien pour sa fatigue. Maï acquiessa d’un signe de tête.
Je suis étonné que tu n’es pas déceler le fait qu’il soit encore vivant…
[Maï]- Effectivement, je ne l’ai pas senti. Mais il faut dire que des cas comme lui, on en voit pas tous les jours…
Jeune homme, bravo. Depuis que je suis la gardienne de la deuxième porte, c’est simplement le troisième fois que je vois quelqu’un dans ton cas. Non pas qu’il y en ai peu, loin de là, ce que je veux dire c’est que tu es le troisième à arriver à la deuxième porte, encore vi…enfin on se comprend. »
Elle adressa un sourire à Iba, ce dernier ne lui rendit pas. Il était totalement chamboulé, trop de choses venaient de se produire en si peu de temps. Celle qui avait faillit être son bourreau lui souriait à présent, il ne savait plus où il en était. Que faire ? Quelle attitude adopter ? Tout ce qu’il désirait à présent c’était dormir. Elle semblait percevoir son trouble et malgré ses dehors de jeune femme, on devinait une entité bien plus ancienne et aguerrie.
[Maï] «- Je vois…
Mon rôle consiste à purger les âmes des défunts de leurs pêchés avant qu’il se rendent dans le Grand Royaume. Je me sert de Yukihiko pour cela, c’est lui qui aspire les péchés et comme je t’ai pris pour un mort…
Je tenais nullement à te tuer…
Iba hésitait encore, il n’avait plus envie de réfléchir. Soudain son visage devint livide, ses muscles se remirent à trembler. Sur la plage, se dirigeant vers les deux individus, des âmes en peine, certainement le groupe qui pistait Iba depuis le début. La masse grossissait à vue d’œil. Ils étaient plus nombreux que la dernière fois, au moins une vingtaine.
«- Des…des…des âmes en peines.
[Maï]- Oui, j’ai senti leur présence., dit-elle en se retournant
Ne t’inquiètes pas. Mon second rôle est d’empêcher les âmes errantes de passer la seconde porte »
Elle leva la main, l’air se mit à vibrer et les âmes à l’avant du groupe se mirent à hurler de souffrance, dans un concert cacophonique. Subitement, elles implosèrent, poussant une ultime plainte. Les âmes qui se trouvèrent à l’arrière du groupe se mirent à douter et préférèrent s’enfuir. Maï ne fit rien pour les retenir.
« - Les âmes qui ont explosé, que leur avez-vous fait ? Vous les avez tuées ?
[Maï]- On ne peut pas mourir deux fois…
Pour répondre à ta question, je les ai envoyé à l’opposé de notre position, dans les limbes.
- Mais alors pourquoi semblaient-elles souffrir ?
[Maï]- Je n’ai pas dit que ce procédé de téléportation était indolore. »
Iba restait dubitatif. D’un geste, Maï était venu à bout d’une dizaine d’âmes en peine, alors que lui…Elle ne lui laissa pas le temps de continuer sa réflexion.
[Maï] «- Il n’est pas bon qu’une âme comme toi reste dans les limbes, cela perturbe l’équilibre de ce monde. Dépêches-toi de passer la porte. »
Iba se releva, frotta rapidement ses restes de vêtements pour en enlever le sable qui s’était collé contre son sang. Puis il chercha la porte du regard. Il n’y avait rien, juste la plage, à perte de vue, et le fleuve sur sa droite. Il se tourna sur lui-même, et continua sa recherche, toutefois, il ne vit rien qui ressemble à une porte, ni même quelque chose qui fusse un tant soit peu incohérent avec le décor. Il regarda Maï, qui le dévisageait elle aussi, elle ne devait pas comprendre pourquoi il gesticulait ainsi.
«- Je ne vois pas la porte…,dit-il légèrement honteusement
[Yukihiko]- Maï, ne me dis pas que tu as encore oublié… »
La jeune femme sortit de sa rêverie, et son visage pris un air confus. Elle se tourna vers Iba, affichant un sourire désolé. L’étudiant crut qu’il avait, face à lui, un ange. Elle avait les yeux bleus cristallins. Il venait de le remarquer, néanmoins aussi beau et profond soit son regard, Iba ne pouvait en chasser l’éternité et l’âge sans fin qui s’y trouvais. Il finit par détourner les yeux.
[Maï] «- Je suis désolé…
- Ce n’est rien., chuchota le garçon, intimidé.
La gardienne s’avança de quelques pas. Elle commença à réciter une formule compliquée mais constituée de mots et de sons mélodieux. Elle ne parlait pas, elle chantait. Il y avait une harmonie dans le langage, c’était enivrant. Elle continuait, tranquillement, passant sa main au dessus de la terre sablonneuse, comme pour l’encenser. Iba aurait put rester des heures durant à l’écouter. Les tonalités montaient parfois dans l’aigu, sans pour autant en devenir strident, elles berçaient l’aspirant. Il se sentait bien, en sécurité, au près de cette inconnue à la voix divine. Ses paroles semblaient pouvoir apporter l’oubli et panser les blessures du cœur du jeune garçon. Maï s’arrêta, elle avait fini ; cela fit le même effet qu’un électrochoc au garçon, qui ne put empêcher de laisser couler une larme.
*C’était tellement beau.*
De fines pousses d’arbustes apparurent devant la jeune femme, à l’endroit où sa main était passée. Elles se mirent à croître, à proliférer, à se développer. Des tronc entiers jaillirent du sol, couvert de lianes, de lierres et de mousses, pour finalement stopper leur croissance à quatre mètres de hauteurs. Là, les deux plus gros troncs, séparés par trois bons mètres, se plièrent, l’un sur la droite, l’autre sur la gauche. Leurs branches se joignirent, pour ne plus former qu’un seul et unique tronc, en forme d’arche.
Iba n’en croyait pas ses yeux, la porte se tenait dressée devant lui. Elle était uniquement constituée de matériaux végétaux. Par endroit, on pouvait voir des fleurs aux couleurs exotiques et aux parfums tropicaux. Maï écarta ses bras pour les positionner en forme de croix. Elle lâcha son sabre, Yukihiko. Celui s’envola, en direction des arbres nouvellement levés, puis il se fondit avec eux. Des pans lumineux apparurent alors, parmi les arbres, délimitant les contours d’une forme rectangulaire : la seconde porte menant au royaume des Morts.
Les arbres s’écartèrent pour découvrir complètement la porte qui donnait sur une autre partie des limbes. De l’autre côté se trouvait toujours la plage, cependant, il faisait plus sombre que sur cette partie de la plage. Maï pointa du doigt l’horizon, elle désigna une petite construction en bois, un ponton.
[Maï] «- C’est là que tu rencontreras Charon. Je tenais à te prévenir aussi…
Charon est un million de fois plus fort que moi…
Et encore je me demande si je ne le rabaisse pas un peu.
…
Te voilà prévenu. Et maintenant va ! »
Iba remercia la gardienne d’un signe de tête et passa la porte. Il touchait au but.
[C’est pas la fin, même si je l’avais annoncé. Il reste un autre post…parce que le tout ne rentrait pas dans un seul…bref ça arrive bientôt
Ah j'allais oublié...dsl Hyrungo
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Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Hôpital de Kiri
Iba avançait lentement, sur la plage au sable fin et sombre. Devant lui se dressait un ponton en bois. Il se retourna, la deuxième porte des limbes avait disparu, emportant avec elle, sa gardienne et son arme extravagante. Il était seul, fatigué, sale, mais vivant.
Il regardait les alentours. Il n’y avait rien, juste du sable et le fleuve. Pas un arbre, pas une pierre, aucune trace de vie, sous quelque forme quelle soit. Iba sifflait, sous l’effet de la nervosité, crée par l’atmosphère morbide dont la plage était imprégnée.
*Il n’y a pas âme qui vive ici.*
Iba sourit intérieurement. Comment pouvait-il penser à des jeux de mots dans une telle situation ? Etait-ce la peur de l’inconnu, l’accumulation de la tension et du stress, qui le poussait à avoir cette attitude. Tout semblait figé, arrêté dans ce monde. Il n’y avait pas de bruit, pas de vent. Le soleil était inexistant, sa lumière diffuse par les épais nuages qui couvrait la plage. Ce monde était froid et mort. Seul sa présence troublait l’ordre des choses établies ici bas.
Il atteignit enfin le ponton. Il n’y avait personne. Iba monta dessus et s’avança jusqu’à son extrémité, dont les fondements plongeaient dans l’eau verdâtre. Il s’assit sur les lattes de bois et se résolut à attendre. Maï lui avait dit qu’il trouverait Charon aux alentours du ponton, il patienterait donc.
Il n’eut pas à languir très longtemps. En effet, au bout d’une dizaine de minutes, une faible lumière apparut sur les flots devenus alors brumeux. Elle se rapprochait mollement. Elle finit par être accompagner du bruit d’une barque fendant l’eau avec sa proue. La brume était devenue encore plus épaisse, on ne distinguait plus rien au-delà de dix mètres. Les bruits d’embarcation sur l’eau se firent plus intenses. Une forme de barque commença à se dessiner. Il y avait quelqu’un, ou quelque chose dessus, qui tenait une quille et l’utilisait pour faire se mouvoir la petite esquif.
Au fur et à mesure, la forme devint une ombre noire. Elle se précisait au fils des mètres. C’était humanoïde, à n’en pas douter, quoi qu’un peu voûté. Iba pensait qu’il s’agissait d’un homme, de par la largeur d’épaules de l’individu. Ce dernier était enroulé dans une grande robe noire. Il était encapuchonné de telle manière que l’on ne puisse pas voir son visage. Les manches de son habit étaient trop longues et ne laissait pas dépasser ses mains.
Dans un léger crissement, la barque fut stoppé par un banc de sable sous-marin, à un bon mètre du ponton. L’homme, si s’en était bien un, se saisit alors de la quille, la sortit de l’eau du fleuve. Instantanément, dans un déluge pyrotechnique aux couleurs oscillants entre le blanc et le noir, l’objet se transforma en un long sceptre en or et pierres précieuses, surmonté par un joyau aux teintes ocres et ténébreuses. Iba recula de quelques mètres. La forme s’éleva dans les airs pour redescendre tranquillement sur le ponton. L’aura qui l’entourait distordait l’air, la puissance qui se dégageait de la silhouette était insoutenable.
[Charon] «- Je suis Charon, troisième gardien du Grand Royaume, et nocher des morts. », dit la forme, d’une voix neutre, sans âge, indescriptible.
Au premier mot, Iba s’effondra à genoux, les mains sur les oreilles. Chacune des paroles prononcées par cet être était un supplice. Ces mots l’écorchaient littéralement, il avait l’impression qu’une lame transperçait son esprit dès qu’un son était articulé. L’étudiant se replia sur lui-même, bouchant à s’en faire mal, ses appareils auditifs. Il était en sueur, le souffle roque, comme s’il venait de fournir un effort physique intense. Il avait crut que cette forme noire pouvait être un homme, maintenant il était sûr que cela n’avait rien d’humain.
Il dût aussi détourner le regard de l’être, qui se tenait devant lui, de peur de se brûler les yeux. Iba avait peur, pas la même peur qu’il avait ressenti lors de son combat contre l’âme en peine. Non, c’était beaucoup plus intense, son combat à mort lui semblait être un divertissement comparé à ce qu’il vivait en ce moment. Il n’arrivait même plus à penser, son esprit s’embrouillait.
[Charon] «- Que veux-tu, âme d’Iba Hiyori ?
Iba rejeta sa tête en arrière, puis s’agrippa les cheveux comme pour se les arracher, poussant un cri de douleur. Une seule phrase, une seule phrase avait suffit. Iba avait l’impression d’être torturé, comme si des milliers d’aiguilles lui étaient enfoncées dans tous ces centres nerveux. Cette souffrance n’avait rien de comparable. Il rabaissa sa tête, son front presque collé contre les lattes de bois du ponton. Soudainement, Iba vomit, une substance translucide, parsemé d’éclats rouge. Il tremblait, et s’essuya maladroitement la bouche et le nez avec son avant bras droit. S’il avait encore un temps soit peu d’esprit critique, il se serait demander comment le dénommé passeur connaissait son nom. Il aurait voulu s’exprimer, expliquer son problème, pourquoi il avait parcouru tout ce chemin, mais il en était incapable. Ses forces l’avaient quittées promptement, la simple présence de cet être avait réussit à les dissiper. Maï et le vieux ne mentaient pas en prétendant que sa force n’avait pas d’égale. L’aspirant ne parvenait pas à calmer ses tremblements, qui s’intensifiaient. Il devait dire quelque chose, sinon, il aurait fait tout ce périple inutilement. Rassemblant les restes éparses de sa conscience, il tenta de formuler une phrase.
«- Je…je…veux…vivre. »
Le jeune garçon cracha à ce moment-là du sang et ne put en dire plus. Son regard fixait toujours les planches de bois, il ne savait pas si Charon le dévisageait, où s’il faisait autre chose. Il ne voulait pas y penser, il espérait simplement que la tourmente s’estompe. Son souhait fut réaliser durant quelques secondes…seulement.
[Charon] «- Effectivement…tu pourrais prétendre retourner à la vie…
Puisque ton âme recèle encore une flamme d’existence… »
Iba se tortillait maintenant sur lui-même, en émettant des couinements de désespoirs. Charon semblait passer outre.
[Charon] «- Néanmoins je pourrais te tuer, et l’affaire serait régler…tu ne perturberais plus l’équilibre fragile de ce monde… »
Une plainte mourut dans la gorge du garçon, du sang coulait de ses oreilles et de son nez. Charon leva le bras, et l’aspirant s’éleva, à la verticale, dans les airs, à hauteur du visage caché de l’entité. Le simple fait de voir la forme du passeur fit vomir Iba, une seconde fois. Charon ne réagit pas.
[Charon] «- En y réfléchissant je n’ai aucun intérêt à te tuer maintenant…
Tu va m’être utile…
Je vais te renvoyer dans le monde des vivants mais à une condition…
Tu dois me rapporter…[un triple cheeseburger, sauce ketchup, avec une maxi grande frite et un double coca…lol]
…un nanorion. Le passeur marqua une courte pause
- Il s’agit d’un cœur de démon, mais pas n’importe lequel. Tu devras me ramener le cœur d’un Obsidien, aussi appelé Haut Diable. Je ne te cache pas qu’il s’agit des démons les plus puissants résidant dans les abysses… »
Iba s’attendait à voir sa tête explosé d’un instant à l’autre, sous la souffrance et la douleur que lui infligeaient les paroles. Il n’avait pas l’envie, ni la force de réfléchir à la proposition de Charon. S’il voulait vivre il devait accepter, toutefois, aller tuer un démon n’était pas forcément une idée lumineuse pour s’assurer une vie longue. Iba prit la parole, ses lèvres se gercèrent, puis se mirent à saigner, fendues de toutes parts.
«- Je…ne…serais pas…assez…, une violente crise de toux le pris.
…assez…fort.
[Charon]- Tu me plais…même dans cette situation, tu arrives à conserver un semblant de réflexion…
Voilà qui devrait t’aider…
Charon découvrit sa main droite. Une main décharnée, squelettique. Il l’avança vers l’épaule d’Iba, qui flottait toujours, maintenue par une puissance inconnue et invisible. D’un geste fluide, le passeur enfonça son index dans le cœur du garçon. Ce dernier hurla de douleur. Il fut prit de violentes convulsions et de nausées, cracha des quantités phénoménales de sang. Il était près à sombrer dans l’inconscient, mais quelque chose l’en empêchait, certainement l’esprit du nocher. Il recula sa main, mais son index resta figé dans le haut de la poitrine de l’étudiant et s’y enfonça dans des souffrances incommensurables.
[Charon] «- Tu n’as d’autres contraintes de temps que ta propre vie…
si tu venais à échouer ou essayer de me duper, je t’empêcherais d’accéder au Grand Royaume, t’obligeant à errer pour l’éternité dans les limbes, et je réserverai le même sort à ta descendance…
Et maintenant, retournes t’en dans ton monde. Je l’ordonne !
Il y eut un flash et tout s’estompa.
____________________
Lorsqu’Iba rouvrit les yeux, il se trouvait toujours sur un plage, cependant, là il y avait du soleil et le sable était blanc. Il se releva, une brise vint lui caresser le visage. Il entendait le bruit des vagues se fracasser contre le sable. Il inspira à pleins poumons l’air marin.
[Le vieux] «- Mes félicitations, Iba…tu es revenu… »
Iba se retourna rapidement, il connaissait cette voix…le vieux…
Ils se sourirent mutuellement en guise de salut, puis d’un commun accord silencieux, ils allèrent s’asseoir face à la mer.
«- Si j’ai réussit à quitter les limbes, pourquoi je me trouve encore sur la plage ?
[Le vieux]- Tu n’es plus dans les limbes…la preuve est que nous nous parlons, ce qui est impossible dans le monde des morts. Ce n’est par ailleurs pas la même plage…
Et pour répondre à ta futur question, jeune homme, si tu ne t’es pas encore éveillé dans le monde des vivants, c’est parce que tu es en phase de réveil post-comatique…en gros, ça ne va pas tarder…
C’est à mon tour d’avoir des interrogations, Iba, te souviens-tu ?»
- Oui, je me souviens des limbes, du fleuve et du reste…Pourquoi ?
[Le vieux]- Je ne parlais pas de cela. Je te demandais si tu te souvenais[incompréhensible]
- Je n’ai pas saisi…
[Le vieux]- Tsss…c’est encore[incompréhensible]
Fais un effort de concentration…ton séjour chez les morts aurait dû t’aider sur ce point.
[incompréhensible…pouvoir…[incompréhensible]…sommeille…[incompréhensible]…oublié…
- Je n’ai pas tout compris…
[Le vieux]- Nous n’avons plus le temps…Iba, essayes de te souvenir…
____________________
Bip…Bip…Bip…
Iba ouvrit les paupières, elles étaient collées. Sa vue était encore floue, sa bouche pâteuse. Il se trouvait dans une salle blanche. Un homme se tenait à côté de lui, un autre sur une chaise. L’un dit, d’une voix étonné.
[Médecin] «- Incroyable, il vient de se réveiller, après deux semaines de profond coma…
[Shinobu]- Comment va-t-il ?
[Médecin]- Son état de santé semble stable. Il lui faudra néanmoins plusieurs jours avant de retrouver l’usage complet de ses membres. C’est la moindre des choses, suite à un coma prolongé.
[Shinobu]- Bien, laissez nous seul, s’il vous plaît.
L’homme s’exécuta, et quitta la salle. La vue revenait partiellement à Iba. Il distinguait les contours de son senpaï. Il voulut dire quelque chose, mais il ne pouvait pas, il était trop faible, et les muscles de ses lèvres, atrophiés. Soudain, Iba réalisa qu’il se trouvait dans une chambre d’hôpital, et il sentit l’inquiétude le gagner.
*Si tu en es incapable la prochaine fois que nous nous reverrons se sera dans un hôpital car ton corps ne supportera pas un jutsu de plus dans ton état.*
Comme à l’accoutumé, Shinobu comprit les doutes qui assaillaient le cœur de l’étudiant. Il rapprocha sa chaise du lit de ce dernier.
[Shinobu]- Tu reviens de loin…je t’en félicite. Néanmoins je ne veux pas que cela soit un prétexte pour flemmarder. Dès que tu seras sur pied, je veux te voir à l’Académie pour finir ton apprentissage. Me suis-je bien fait comprendre ?, proféra-t-il d’un ton faussement impérieux.
Shinobu lui sourit, il espérait que l’expérience ne laisserait pas trop de séquelles psychiques à l’aspirant. Iba se décontracta. La copie de l’anbu donna une tape amicale sur l’épaule du garçon et sortit de la pièce pour le laisser se reposer.
[Shinobu]- Remets-toi vite…
[voilà…enfin la fin du RP…c’est pas trop tôt, moi, qui à la base voulais faire deux posts…j’en suis à 9…
j’espère que cela vous aura plu…si vous avez des commentaires sur le style, l’orthographe, l’histoire-->MP, merci]
Il regardait les alentours. Il n’y avait rien, juste du sable et le fleuve. Pas un arbre, pas une pierre, aucune trace de vie, sous quelque forme quelle soit. Iba sifflait, sous l’effet de la nervosité, crée par l’atmosphère morbide dont la plage était imprégnée.
*Il n’y a pas âme qui vive ici.*
Iba sourit intérieurement. Comment pouvait-il penser à des jeux de mots dans une telle situation ? Etait-ce la peur de l’inconnu, l’accumulation de la tension et du stress, qui le poussait à avoir cette attitude. Tout semblait figé, arrêté dans ce monde. Il n’y avait pas de bruit, pas de vent. Le soleil était inexistant, sa lumière diffuse par les épais nuages qui couvrait la plage. Ce monde était froid et mort. Seul sa présence troublait l’ordre des choses établies ici bas.
Il atteignit enfin le ponton. Il n’y avait personne. Iba monta dessus et s’avança jusqu’à son extrémité, dont les fondements plongeaient dans l’eau verdâtre. Il s’assit sur les lattes de bois et se résolut à attendre. Maï lui avait dit qu’il trouverait Charon aux alentours du ponton, il patienterait donc.
Il n’eut pas à languir très longtemps. En effet, au bout d’une dizaine de minutes, une faible lumière apparut sur les flots devenus alors brumeux. Elle se rapprochait mollement. Elle finit par être accompagner du bruit d’une barque fendant l’eau avec sa proue. La brume était devenue encore plus épaisse, on ne distinguait plus rien au-delà de dix mètres. Les bruits d’embarcation sur l’eau se firent plus intenses. Une forme de barque commença à se dessiner. Il y avait quelqu’un, ou quelque chose dessus, qui tenait une quille et l’utilisait pour faire se mouvoir la petite esquif.
Au fur et à mesure, la forme devint une ombre noire. Elle se précisait au fils des mètres. C’était humanoïde, à n’en pas douter, quoi qu’un peu voûté. Iba pensait qu’il s’agissait d’un homme, de par la largeur d’épaules de l’individu. Ce dernier était enroulé dans une grande robe noire. Il était encapuchonné de telle manière que l’on ne puisse pas voir son visage. Les manches de son habit étaient trop longues et ne laissait pas dépasser ses mains.
Dans un léger crissement, la barque fut stoppé par un banc de sable sous-marin, à un bon mètre du ponton. L’homme, si s’en était bien un, se saisit alors de la quille, la sortit de l’eau du fleuve. Instantanément, dans un déluge pyrotechnique aux couleurs oscillants entre le blanc et le noir, l’objet se transforma en un long sceptre en or et pierres précieuses, surmonté par un joyau aux teintes ocres et ténébreuses. Iba recula de quelques mètres. La forme s’éleva dans les airs pour redescendre tranquillement sur le ponton. L’aura qui l’entourait distordait l’air, la puissance qui se dégageait de la silhouette était insoutenable.
[Charon] «- Je suis Charon, troisième gardien du Grand Royaume, et nocher des morts. », dit la forme, d’une voix neutre, sans âge, indescriptible.
Au premier mot, Iba s’effondra à genoux, les mains sur les oreilles. Chacune des paroles prononcées par cet être était un supplice. Ces mots l’écorchaient littéralement, il avait l’impression qu’une lame transperçait son esprit dès qu’un son était articulé. L’étudiant se replia sur lui-même, bouchant à s’en faire mal, ses appareils auditifs. Il était en sueur, le souffle roque, comme s’il venait de fournir un effort physique intense. Il avait crut que cette forme noire pouvait être un homme, maintenant il était sûr que cela n’avait rien d’humain.
Il dût aussi détourner le regard de l’être, qui se tenait devant lui, de peur de se brûler les yeux. Iba avait peur, pas la même peur qu’il avait ressenti lors de son combat contre l’âme en peine. Non, c’était beaucoup plus intense, son combat à mort lui semblait être un divertissement comparé à ce qu’il vivait en ce moment. Il n’arrivait même plus à penser, son esprit s’embrouillait.
[Charon] «- Que veux-tu, âme d’Iba Hiyori ?
Iba rejeta sa tête en arrière, puis s’agrippa les cheveux comme pour se les arracher, poussant un cri de douleur. Une seule phrase, une seule phrase avait suffit. Iba avait l’impression d’être torturé, comme si des milliers d’aiguilles lui étaient enfoncées dans tous ces centres nerveux. Cette souffrance n’avait rien de comparable. Il rabaissa sa tête, son front presque collé contre les lattes de bois du ponton. Soudainement, Iba vomit, une substance translucide, parsemé d’éclats rouge. Il tremblait, et s’essuya maladroitement la bouche et le nez avec son avant bras droit. S’il avait encore un temps soit peu d’esprit critique, il se serait demander comment le dénommé passeur connaissait son nom. Il aurait voulu s’exprimer, expliquer son problème, pourquoi il avait parcouru tout ce chemin, mais il en était incapable. Ses forces l’avaient quittées promptement, la simple présence de cet être avait réussit à les dissiper. Maï et le vieux ne mentaient pas en prétendant que sa force n’avait pas d’égale. L’aspirant ne parvenait pas à calmer ses tremblements, qui s’intensifiaient. Il devait dire quelque chose, sinon, il aurait fait tout ce périple inutilement. Rassemblant les restes éparses de sa conscience, il tenta de formuler une phrase.
«- Je…je…veux…vivre. »
Le jeune garçon cracha à ce moment-là du sang et ne put en dire plus. Son regard fixait toujours les planches de bois, il ne savait pas si Charon le dévisageait, où s’il faisait autre chose. Il ne voulait pas y penser, il espérait simplement que la tourmente s’estompe. Son souhait fut réaliser durant quelques secondes…seulement.
[Charon] «- Effectivement…tu pourrais prétendre retourner à la vie…
Puisque ton âme recèle encore une flamme d’existence… »
Iba se tortillait maintenant sur lui-même, en émettant des couinements de désespoirs. Charon semblait passer outre.
[Charon] «- Néanmoins je pourrais te tuer, et l’affaire serait régler…tu ne perturberais plus l’équilibre fragile de ce monde… »
Une plainte mourut dans la gorge du garçon, du sang coulait de ses oreilles et de son nez. Charon leva le bras, et l’aspirant s’éleva, à la verticale, dans les airs, à hauteur du visage caché de l’entité. Le simple fait de voir la forme du passeur fit vomir Iba, une seconde fois. Charon ne réagit pas.
[Charon] «- En y réfléchissant je n’ai aucun intérêt à te tuer maintenant…
Tu va m’être utile…
Je vais te renvoyer dans le monde des vivants mais à une condition…
Tu dois me rapporter…[un triple cheeseburger, sauce ketchup, avec une maxi grande frite et un double coca…lol]
…un nanorion. Le passeur marqua une courte pause
- Il s’agit d’un cœur de démon, mais pas n’importe lequel. Tu devras me ramener le cœur d’un Obsidien, aussi appelé Haut Diable. Je ne te cache pas qu’il s’agit des démons les plus puissants résidant dans les abysses… »
Iba s’attendait à voir sa tête explosé d’un instant à l’autre, sous la souffrance et la douleur que lui infligeaient les paroles. Il n’avait pas l’envie, ni la force de réfléchir à la proposition de Charon. S’il voulait vivre il devait accepter, toutefois, aller tuer un démon n’était pas forcément une idée lumineuse pour s’assurer une vie longue. Iba prit la parole, ses lèvres se gercèrent, puis se mirent à saigner, fendues de toutes parts.
«- Je…ne…serais pas…assez…, une violente crise de toux le pris.
…assez…fort.
[Charon]- Tu me plais…même dans cette situation, tu arrives à conserver un semblant de réflexion…
Voilà qui devrait t’aider…
Charon découvrit sa main droite. Une main décharnée, squelettique. Il l’avança vers l’épaule d’Iba, qui flottait toujours, maintenue par une puissance inconnue et invisible. D’un geste fluide, le passeur enfonça son index dans le cœur du garçon. Ce dernier hurla de douleur. Il fut prit de violentes convulsions et de nausées, cracha des quantités phénoménales de sang. Il était près à sombrer dans l’inconscient, mais quelque chose l’en empêchait, certainement l’esprit du nocher. Il recula sa main, mais son index resta figé dans le haut de la poitrine de l’étudiant et s’y enfonça dans des souffrances incommensurables.
[Charon] «- Tu n’as d’autres contraintes de temps que ta propre vie…
si tu venais à échouer ou essayer de me duper, je t’empêcherais d’accéder au Grand Royaume, t’obligeant à errer pour l’éternité dans les limbes, et je réserverai le même sort à ta descendance…
Et maintenant, retournes t’en dans ton monde. Je l’ordonne !
Il y eut un flash et tout s’estompa.
____________________
Lorsqu’Iba rouvrit les yeux, il se trouvait toujours sur un plage, cependant, là il y avait du soleil et le sable était blanc. Il se releva, une brise vint lui caresser le visage. Il entendait le bruit des vagues se fracasser contre le sable. Il inspira à pleins poumons l’air marin.
[Le vieux] «- Mes félicitations, Iba…tu es revenu… »
Iba se retourna rapidement, il connaissait cette voix…le vieux…
Ils se sourirent mutuellement en guise de salut, puis d’un commun accord silencieux, ils allèrent s’asseoir face à la mer.
«- Si j’ai réussit à quitter les limbes, pourquoi je me trouve encore sur la plage ?
[Le vieux]- Tu n’es plus dans les limbes…la preuve est que nous nous parlons, ce qui est impossible dans le monde des morts. Ce n’est par ailleurs pas la même plage…
Et pour répondre à ta futur question, jeune homme, si tu ne t’es pas encore éveillé dans le monde des vivants, c’est parce que tu es en phase de réveil post-comatique…en gros, ça ne va pas tarder…
C’est à mon tour d’avoir des interrogations, Iba, te souviens-tu ?»
- Oui, je me souviens des limbes, du fleuve et du reste…Pourquoi ?
[Le vieux]- Je ne parlais pas de cela. Je te demandais si tu te souvenais[incompréhensible]
- Je n’ai pas saisi…
[Le vieux]- Tsss…c’est encore[incompréhensible]
Fais un effort de concentration…ton séjour chez les morts aurait dû t’aider sur ce point.
[incompréhensible…pouvoir…[incompréhensible]…sommeille…[incompréhensible]…oublié…
- Je n’ai pas tout compris…
[Le vieux]- Nous n’avons plus le temps…Iba, essayes de te souvenir…
____________________
Bip…Bip…Bip…
Iba ouvrit les paupières, elles étaient collées. Sa vue était encore floue, sa bouche pâteuse. Il se trouvait dans une salle blanche. Un homme se tenait à côté de lui, un autre sur une chaise. L’un dit, d’une voix étonné.
[Médecin] «- Incroyable, il vient de se réveiller, après deux semaines de profond coma…
[Shinobu]- Comment va-t-il ?
[Médecin]- Son état de santé semble stable. Il lui faudra néanmoins plusieurs jours avant de retrouver l’usage complet de ses membres. C’est la moindre des choses, suite à un coma prolongé.
[Shinobu]- Bien, laissez nous seul, s’il vous plaît.
L’homme s’exécuta, et quitta la salle. La vue revenait partiellement à Iba. Il distinguait les contours de son senpaï. Il voulut dire quelque chose, mais il ne pouvait pas, il était trop faible, et les muscles de ses lèvres, atrophiés. Soudain, Iba réalisa qu’il se trouvait dans une chambre d’hôpital, et il sentit l’inquiétude le gagner.
*Si tu en es incapable la prochaine fois que nous nous reverrons se sera dans un hôpital car ton corps ne supportera pas un jutsu de plus dans ton état.*
Comme à l’accoutumé, Shinobu comprit les doutes qui assaillaient le cœur de l’étudiant. Il rapprocha sa chaise du lit de ce dernier.
[Shinobu]- Tu reviens de loin…je t’en félicite. Néanmoins je ne veux pas que cela soit un prétexte pour flemmarder. Dès que tu seras sur pied, je veux te voir à l’Académie pour finir ton apprentissage. Me suis-je bien fait comprendre ?, proféra-t-il d’un ton faussement impérieux.
Shinobu lui sourit, il espérait que l’expérience ne laisserait pas trop de séquelles psychiques à l’aspirant. Iba se décontracta. La copie de l’anbu donna une tape amicale sur l’épaule du garçon et sortit de la pièce pour le laisser se reposer.
[Shinobu]- Remets-toi vite…
[voilà…enfin la fin du RP…c’est pas trop tôt, moi, qui à la base voulais faire deux posts…j’en suis à 9…
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Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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