Les Ruelles
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Re: Les Ruelles
Les deux formes serpentines s’écrasèrent sur le mur et en explosèrent une partie. Les débris du choc fusèrent en tous sens, et l’Hiyori faillit en recevoir un de plein fouet, alors que son maître en reçut un dans la jambe. Pendant un instant, le tandem redouta la chute de l’édifice, mais mis à part le brouhaha de la collision, il n’y eut aucun autre bruit. Peut-être les secouristes avaient-ils entendu le bruit, et se mettraient en quête des garçons, mais cela restait très improbable.
À la lumière de la pièce se joignit une tiédeur moite et angoissante provenant de l’obscurité de l’autre côté du mur. Une fumée verte se dégagea du trou et Darok s’alarma. Ils n’avaient plus beaucoup d’oxygène à respirer dans cette pièce, mais l’air qui venait des canalisations semblaient toxiques.
*Ils avaient quand même prévu une infiltration des sunéens et avaient gazé le terrain ? Maudits politiciens…*
Il fallait réagir promptement car la nuée se mélangeait au peu d’espace que la salle comportait. L’Hiyori avait lui aussi relevé l’ampleur du désastre et affichait un faciès désespéré, regardant son sensei d’un air apeuré. Les côtes du Chuunin le firent souffrir diaboliquement, alors qu’inspirant une bouffée d’air pollué il toussa violemment. Il y avait de l’air, certes, mais irrespirable. Quelle fin stupide, que de mourir asphyxié ainsi…
Darok tomba à genou, s’étouffant lui-même. Une idée lui traversa l’esprit, pendant que son élève tombait à son tour à genoux. Il tenta, entre deux toussotements, d’exécuter des signes souvent réalisés ses dernières heures. Recouvrant les corps des deux shinobis, l’eau tournoyait vite, si vite, qu’elle en devint verdâtre, aspirant les bactéries contenues dans l’air à proximité. L’air dans la bulle d’eau devint enfin respirable, mais le champs de vision était troublé. L’eau agissait comme un filtre, ne laissant pas rentrer les impuretés. Darok estima qu’il leur restait un peu moins de vingt minutes qu’avant que le liquide ne soit totalement opaque et que la vue soit impossible. Les ninjas reprenaient un souffle normal et fluide, grâce au jutsu du Chuunin, tout en se relevant. Heureusement pour eux, ils avaient encore de quoi faire au niveau du chakra. Le plus gradé expliqua la situation à son subordonné.
« Mon bouclier aqueux forme une barrière empêchant le poison de nous tuer. Ainsi, l’air devient respirable dans cette bulle d’eau. Bien, nous avons peu de temps et… »
La température chuta sous la barre des zéro et l’eau en rotation ralentit : étant plus froide, elle était plus dense. Les cheveux d’Iba bleuirent, tout comme ses yeux, et soudainement, la taille de la sphère augmenta prodigieusement. Sa couleur était devenue bien plus pâle. Sur le sol, quelques traces de givres datants du dragon aqueux s’agrandirent, alors que d’autres, plus petites, se créèrent. Darok semblait stupéfait.
[Iba] « Ça devrait être mieux ainsi. »
Le Chuunin opina et le groupe commença à avancer. Malgré sa jambe cassée, grâce à l’attelle du Chuunin, le Genin put se mouvoir sans trop de difficulté, arrachant de temps à autre un gémissement implorant.
Le duo s’avança dans la pénombre de la salle annexe, anxieux de découvrir les lieux, et espérant une lueur d’espoir concernant une issue probable. Emportant la lampe à lucioles et le plan, Darok marchait à tâtons dans une substance visqueuse et répugnante. Apparemment, le poison s’en était pris à toutes sortes de vie. Les animaux –rats, insectes- étaient amassés sur le sol, pattes en l’air. Les murs corrodés et couvert d’une verdure ressemblant à de la mousse ne tenait debout que sur l’injonction de la sainte trinité.
Une ombre sur le sol s’agrandit momentanément, et l’Hiyori poussa un bref cri de stupeur, indiquant à son sensei que quelque chose n’allait pas. Bégayant comme un demeuré, il désigna un endroit proche d’eux où une forme s’était déplacée.
[Iba] « Il y a quelqu’un, j’en suis sûr ! » dit-il en se mettant en garde. Sa jambe fêlé faillit se dérober sous son brusque mouvement, mais son sempaï le rattrapa d’une main ferme.
« Très bien, on va voir ce que c’est alors… »
Il tourna la lampe vers le lieu désigné, et un gros bloc de pierre fit son apparition. Iba soupçonnais un Henge, mais Darok le détrompa rapidement. Sans protection, personne ne pouvait survivre ici bas. En tournant la lampe, il avait juste fait bougé l’ombre –très certainement. Mimant de le consoler en posant une main sur sa tête, il regarda en réalité si son front était chaud ou non.
*Bouillant… Le gaz et ses blessures n’ont pas dû l’aider. Le pauvre, j’espère qu’il ne s’en prendra pas trop dans la pomme avant notre mission tout de même.*
Le duo continua sa route, et la bulle d’eau rétrécissait de taille et de volume au fur et à mesure qu’ils avançait dans le dédale. L’Hiyori n’avait certainement plus la force de tenir le bouclier aussi fermement qu’avant. Suivant les indications du plan et son sens de l’orientation, Darok menait le petit groupe dans des couloirs miteux en vue d’une échappatoire vers les catacombes, non polluées cette fois. A partir des catacombes, il y avait plus de sorties, mais plus de plan. La lumière de la lampe à lucioles, faiblit, et le Chuunin la secoua vivement afin que la clarté revienne. Le Genin souffrait, et ça se voyait sur son visage. Peut-être qu’engager une discussion le fatiguerait… mais peut-être avait-il besoin de parler ?
« En supposant que les sources délivrant du gaz n’aient été posées que dans les canalisations, on peut espérer que le gaz soit dilué dans les catacombes. Autrement dit, on pourra se reposer un peu là- bas. »
[Iba] « On aurait dû rester… dans l’abri… on y était en sûreté… » Son souffle était saccadé. Le Chuunin répondit froidement à la remarque de son disciple.
« Et ça aurait été notre tombeau, certes. »
[Iba] « C’est toujours mieux que de mourir ici ! » La colère affluait dans ses paroles. N’y avait-il pas aussi de la peur ? La peur de mourir ? Si, en grande partie. L’Hiyori n’était pas encore prêt à succomber, Darok non plus. Dans leur esprit, la mort était inacceptable. Cette volonté de vivre les pousserait à avancer, pour survivre. Esquissant un sourire en entendant son élève le disputer, Darok se rappela que ce matin, alors qu’il lui avait ordonné de se sauver, le Réprouvé était resté à sa place. Il lui devait une fière chandelle sur ce coup-là, bien qu’il ne lui diras jamais.
« On va pas mourir ici. On en a vu des pires, non ?
Selon le plan les catacombes sont proches, séparé des canalisations par une grande porte. Tout est expliqué. »
L’Hiyori se contenta de ce maigre réconfort en hochant la tête, et gardant au mieux son contrôle de l’eau, il avança, boitant. Avec la réduction de la taille du bouclier s’annonçait la réduction de leur réserve de chakra.
Le rai de lumière inonda le petit couloir dans lequel les shinobis patauge. Leur bouclier aqueux était devenu maintenant bien plus petit et verdâtre. Dans peu de temps, il ne filtrerait plus l’air et les garçons mourraient empoisonner. Sur le plan que tenait Darok, la porte devrait être visible, mais sa vision se troubla et la fatigue l’emporta sur sa fougue. Ses membres s’engourdissaient, son cœur se serra, il manquait d’oxygène. Le bouclier aqueux ne remplissait plus son office, la zone étaient soit trop polluée, soit les garçons n’avaient plus la force de le maintenir en état. L’Hiyori tomba au sol, plat ventre, de la bave à la bouche, immobile. Le Chuunin ferma ses yeux, calmant son organisme.
*Alors c’est ainsi que je vais finir, dans un égout puant comme un rat crevé ? Et…et pourtant, j’en étais sûr, on allais s’en sortir, comme à chaque fois. La porte devrait être juste à côté, mais le bouclier m’empêche de la voir… Je veux vivre…
…
Hiyori, je ne t’ai pas remboursé la dette de ce matin… Même si c’est la dernière chose que je fais, tu vas vivre. Abruti de disciple, on m’a demandé de veiller sur toi jusqu’à ma mort et je compte bien réussir cette mission.
Zabuza-sama, j’espère que vous regardez de là où vous êtes…car voici… le dernier acte de votre plus fervent disciple !*
Darok ouvrit les paupières vivement, ses yeux noisettes illuminés d’un feu ranimé. Il boucha sa respiration et écarta les bras ; le bouclier s’effondra sur le sol. La porte devint visible, elle était en acier avec une poignée oxydée. Puis il pris le Genin sur son épaule –heureusement léger- et fonça vers la porte, tourna la poignée… qui se détacha du lot. En miettes, la poignée de ce côté-ci avait fait faux bond au shinobi, qui ne douta cependant pas que la crémone de l’autre côté était intacte.
Mentalement, Darok jura. Il se recula et tenta d’enfoncer la porte. Une de ses côtes le tortura et sa tentative se résolut par un cuisant échec. Il n’avait plus de respiration, l’Hiyori allait bientôt décéder s’il ne sortait pas de cet endroit. Des larmes d’effort vinrent s’agglomérer sur ses yeux alors que se redressant –pour un ultime essai- il expira l’air contenu dans sa bouche en un cri. . Concentrant son chakra dans ses jambes et dans son épaule, il chargea de nouveau la porte en acier. Par mégarde, il inspira du gaz toxique.
Le verrou lâcha, et la porte s’ouvrit en fracas. Darok tomba au sol en déposant le Réprouvé. De ce côté, il y avait de petites lampes, et les murs semblaient en bon état.
*Je…je dois au moins, refermer la porte pour éviter que le gaz ne s’infiltre ici aussi.*
Du bout des doigts, le Chuunin repoussa la porte dans l’alignement du mur et utilisant ses dernières ressources, il la déplaça jusqu’à entendre un « clic ». Satisfait de lui, il ferma les yeux, pour la dernière fois pensa-t-il. Son chakra intérieur, si peu ménagé ses derniers temps, trouva enfin le repos mérité auquel il aspirait afin de se régénérer.
Au bout du couloir, une silhouette cachée dans une ombre avait observé la scène. Un rat passa devant elle, se faisant attraper vivement par ce qui semblait être une main. Elle porta ses « mains » à sa bouche, et mangea le rat vivant. Puis le personnage se gratta la tête, observant le bras gauche du Genin.
[ ? ? ?] « Des ninjas ? »
À la lumière de la pièce se joignit une tiédeur moite et angoissante provenant de l’obscurité de l’autre côté du mur. Une fumée verte se dégagea du trou et Darok s’alarma. Ils n’avaient plus beaucoup d’oxygène à respirer dans cette pièce, mais l’air qui venait des canalisations semblaient toxiques.
*Ils avaient quand même prévu une infiltration des sunéens et avaient gazé le terrain ? Maudits politiciens…*
Il fallait réagir promptement car la nuée se mélangeait au peu d’espace que la salle comportait. L’Hiyori avait lui aussi relevé l’ampleur du désastre et affichait un faciès désespéré, regardant son sensei d’un air apeuré. Les côtes du Chuunin le firent souffrir diaboliquement, alors qu’inspirant une bouffée d’air pollué il toussa violemment. Il y avait de l’air, certes, mais irrespirable. Quelle fin stupide, que de mourir asphyxié ainsi…
Darok tomba à genou, s’étouffant lui-même. Une idée lui traversa l’esprit, pendant que son élève tombait à son tour à genoux. Il tenta, entre deux toussotements, d’exécuter des signes souvent réalisés ses dernières heures. Recouvrant les corps des deux shinobis, l’eau tournoyait vite, si vite, qu’elle en devint verdâtre, aspirant les bactéries contenues dans l’air à proximité. L’air dans la bulle d’eau devint enfin respirable, mais le champs de vision était troublé. L’eau agissait comme un filtre, ne laissant pas rentrer les impuretés. Darok estima qu’il leur restait un peu moins de vingt minutes qu’avant que le liquide ne soit totalement opaque et que la vue soit impossible. Les ninjas reprenaient un souffle normal et fluide, grâce au jutsu du Chuunin, tout en se relevant. Heureusement pour eux, ils avaient encore de quoi faire au niveau du chakra. Le plus gradé expliqua la situation à son subordonné.
« Mon bouclier aqueux forme une barrière empêchant le poison de nous tuer. Ainsi, l’air devient respirable dans cette bulle d’eau. Bien, nous avons peu de temps et… »
La température chuta sous la barre des zéro et l’eau en rotation ralentit : étant plus froide, elle était plus dense. Les cheveux d’Iba bleuirent, tout comme ses yeux, et soudainement, la taille de la sphère augmenta prodigieusement. Sa couleur était devenue bien plus pâle. Sur le sol, quelques traces de givres datants du dragon aqueux s’agrandirent, alors que d’autres, plus petites, se créèrent. Darok semblait stupéfait.
[Iba] « Ça devrait être mieux ainsi. »
Le Chuunin opina et le groupe commença à avancer. Malgré sa jambe cassée, grâce à l’attelle du Chuunin, le Genin put se mouvoir sans trop de difficulté, arrachant de temps à autre un gémissement implorant.
Le duo s’avança dans la pénombre de la salle annexe, anxieux de découvrir les lieux, et espérant une lueur d’espoir concernant une issue probable. Emportant la lampe à lucioles et le plan, Darok marchait à tâtons dans une substance visqueuse et répugnante. Apparemment, le poison s’en était pris à toutes sortes de vie. Les animaux –rats, insectes- étaient amassés sur le sol, pattes en l’air. Les murs corrodés et couvert d’une verdure ressemblant à de la mousse ne tenait debout que sur l’injonction de la sainte trinité.
Une ombre sur le sol s’agrandit momentanément, et l’Hiyori poussa un bref cri de stupeur, indiquant à son sensei que quelque chose n’allait pas. Bégayant comme un demeuré, il désigna un endroit proche d’eux où une forme s’était déplacée.
[Iba] « Il y a quelqu’un, j’en suis sûr ! » dit-il en se mettant en garde. Sa jambe fêlé faillit se dérober sous son brusque mouvement, mais son sempaï le rattrapa d’une main ferme.
« Très bien, on va voir ce que c’est alors… »
Il tourna la lampe vers le lieu désigné, et un gros bloc de pierre fit son apparition. Iba soupçonnais un Henge, mais Darok le détrompa rapidement. Sans protection, personne ne pouvait survivre ici bas. En tournant la lampe, il avait juste fait bougé l’ombre –très certainement. Mimant de le consoler en posant une main sur sa tête, il regarda en réalité si son front était chaud ou non.
*Bouillant… Le gaz et ses blessures n’ont pas dû l’aider. Le pauvre, j’espère qu’il ne s’en prendra pas trop dans la pomme avant notre mission tout de même.*
Le duo continua sa route, et la bulle d’eau rétrécissait de taille et de volume au fur et à mesure qu’ils avançait dans le dédale. L’Hiyori n’avait certainement plus la force de tenir le bouclier aussi fermement qu’avant. Suivant les indications du plan et son sens de l’orientation, Darok menait le petit groupe dans des couloirs miteux en vue d’une échappatoire vers les catacombes, non polluées cette fois. A partir des catacombes, il y avait plus de sorties, mais plus de plan. La lumière de la lampe à lucioles, faiblit, et le Chuunin la secoua vivement afin que la clarté revienne. Le Genin souffrait, et ça se voyait sur son visage. Peut-être qu’engager une discussion le fatiguerait… mais peut-être avait-il besoin de parler ?
« En supposant que les sources délivrant du gaz n’aient été posées que dans les canalisations, on peut espérer que le gaz soit dilué dans les catacombes. Autrement dit, on pourra se reposer un peu là- bas. »
[Iba] « On aurait dû rester… dans l’abri… on y était en sûreté… » Son souffle était saccadé. Le Chuunin répondit froidement à la remarque de son disciple.
« Et ça aurait été notre tombeau, certes. »
[Iba] « C’est toujours mieux que de mourir ici ! » La colère affluait dans ses paroles. N’y avait-il pas aussi de la peur ? La peur de mourir ? Si, en grande partie. L’Hiyori n’était pas encore prêt à succomber, Darok non plus. Dans leur esprit, la mort était inacceptable. Cette volonté de vivre les pousserait à avancer, pour survivre. Esquissant un sourire en entendant son élève le disputer, Darok se rappela que ce matin, alors qu’il lui avait ordonné de se sauver, le Réprouvé était resté à sa place. Il lui devait une fière chandelle sur ce coup-là, bien qu’il ne lui diras jamais.
« On va pas mourir ici. On en a vu des pires, non ?
Selon le plan les catacombes sont proches, séparé des canalisations par une grande porte. Tout est expliqué. »
L’Hiyori se contenta de ce maigre réconfort en hochant la tête, et gardant au mieux son contrôle de l’eau, il avança, boitant. Avec la réduction de la taille du bouclier s’annonçait la réduction de leur réserve de chakra.
Le rai de lumière inonda le petit couloir dans lequel les shinobis patauge. Leur bouclier aqueux était devenu maintenant bien plus petit et verdâtre. Dans peu de temps, il ne filtrerait plus l’air et les garçons mourraient empoisonner. Sur le plan que tenait Darok, la porte devrait être visible, mais sa vision se troubla et la fatigue l’emporta sur sa fougue. Ses membres s’engourdissaient, son cœur se serra, il manquait d’oxygène. Le bouclier aqueux ne remplissait plus son office, la zone étaient soit trop polluée, soit les garçons n’avaient plus la force de le maintenir en état. L’Hiyori tomba au sol, plat ventre, de la bave à la bouche, immobile. Le Chuunin ferma ses yeux, calmant son organisme.
*Alors c’est ainsi que je vais finir, dans un égout puant comme un rat crevé ? Et…et pourtant, j’en étais sûr, on allais s’en sortir, comme à chaque fois. La porte devrait être juste à côté, mais le bouclier m’empêche de la voir… Je veux vivre…
…
Hiyori, je ne t’ai pas remboursé la dette de ce matin… Même si c’est la dernière chose que je fais, tu vas vivre. Abruti de disciple, on m’a demandé de veiller sur toi jusqu’à ma mort et je compte bien réussir cette mission.
Zabuza-sama, j’espère que vous regardez de là où vous êtes…car voici… le dernier acte de votre plus fervent disciple !*
Darok ouvrit les paupières vivement, ses yeux noisettes illuminés d’un feu ranimé. Il boucha sa respiration et écarta les bras ; le bouclier s’effondra sur le sol. La porte devint visible, elle était en acier avec une poignée oxydée. Puis il pris le Genin sur son épaule –heureusement léger- et fonça vers la porte, tourna la poignée… qui se détacha du lot. En miettes, la poignée de ce côté-ci avait fait faux bond au shinobi, qui ne douta cependant pas que la crémone de l’autre côté était intacte.
Mentalement, Darok jura. Il se recula et tenta d’enfoncer la porte. Une de ses côtes le tortura et sa tentative se résolut par un cuisant échec. Il n’avait plus de respiration, l’Hiyori allait bientôt décéder s’il ne sortait pas de cet endroit. Des larmes d’effort vinrent s’agglomérer sur ses yeux alors que se redressant –pour un ultime essai- il expira l’air contenu dans sa bouche en un cri. . Concentrant son chakra dans ses jambes et dans son épaule, il chargea de nouveau la porte en acier. Par mégarde, il inspira du gaz toxique.
Le verrou lâcha, et la porte s’ouvrit en fracas. Darok tomba au sol en déposant le Réprouvé. De ce côté, il y avait de petites lampes, et les murs semblaient en bon état.
*Je…je dois au moins, refermer la porte pour éviter que le gaz ne s’infiltre ici aussi.*
Du bout des doigts, le Chuunin repoussa la porte dans l’alignement du mur et utilisant ses dernières ressources, il la déplaça jusqu’à entendre un « clic ». Satisfait de lui, il ferma les yeux, pour la dernière fois pensa-t-il. Son chakra intérieur, si peu ménagé ses derniers temps, trouva enfin le repos mérité auquel il aspirait afin de se régénérer.
Au bout du couloir, une silhouette cachée dans une ombre avait observé la scène. Un rat passa devant elle, se faisant attraper vivement par ce qui semblait être une main. Elle porta ses « mains » à sa bouche, et mangea le rat vivant. Puis le personnage se gratta la tête, observant le bras gauche du Genin.
[ ? ? ?] « Des ninjas ? »

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Les Ruelles
Darok remuait ciel et terre, retournant toute la cave en quête d’on ne sait quoi…l’illumination qui sait. Au fond, il a certainement raison, rester inactif n’apportera rien. Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soit même. Il y avait fort à parier que si le chuunin s’agitait ainsi c’était parce qu’il était convaincu que personne ne viendrait les sauver.
Il vient de s’attaquer à un bureau. Sa chute était-elle plus grave que ce que croyait le genin ? Il retournait tout ce qui lui passait sous la main, à croire qu’il était devenu frénétique. Soudain, il s’esclaffa, il venait de mettre la main sur un morceau de plastique, que le garçon était bien en peine d’identifier.
Iba ne douta plus de la folie de son supérieur lorsque celui-ci se mit à frapper sur les murs. Il avait dû prendre un gros morceau de mur sur la figure durant leur chute.
Toutefois, les petits neurones d’Iba se mirent en activité alors même que Darok lui expliqua ce sur quoi il venait de mettre la main. Il ne s’agissait ni plus ni moins d’une carte des canalisations, donc, à l’instant même il était en train de chercher le mur creux, celui qui reliait la pièce mal éclairée au monde extérieur. Le chuunin tentait tant bien que mal d’expliquer au genin pourquoi il devait s’échapper. Les secours ne viendraient pas, tout simplement parce que personne ne savait qu’ils étaient enfouis sous les décombres. Ils leur étaient non plus pas possible de lancer un jutsu pour exploser le plafond, ou tout du moins le carcan de métaux et de pierre qui surplombait leur tête car aussitôt les décombres leur tomberaient dessus, qui plus est, comme le soulignait à juste titre Darok, il risquait de mourir asphyxier à cause de la consommation excessive des molécules d’oxygène, mal ô combien nécessaire pour lancer leur attaque.
Le chuunin lui proposait un plan encore plus insensé. Il souhaitait que l’on détruise le mur les séparant des canalisations puis qu’ils s’en aillent faire une « promenade de santé ». Avec sa jambe cassée, il n’avait vraiment rien de mieux à faire que marcher. Il ne manqua pas de faire la remarque à son supérieur, en oubliant d’ailleurs le respect qu’il lui devait. La situation le dépassait très nettement, et cela s’en ressentit sur sa façon d’agir, de parler et de réfléchir. Il ne voulait pas mourir…mais pour lui l’idée de Darok s’était du suicide en barre. Autant se couper les veines. Son sempaï dû le sentir, et aussitôt lui cracha au visage une pique bien acerbe.
Etonnant, Darok connaissait mieux Iba qu’il n’y semblait paraître.
Le genin était hors de lui. Déjà il se rappelait Okubo sur son lit de réanimation, inerte, « légumé » à vie. Le comparer à un Yasuo, pourriture politique, déchet de corruption il n’y a pas à dire, Darok avait tapé juste.
Ah ! Il voulait détruire le mur ! Et bien détruisons ce mur ! Iba s’en allait l’exploser, le réduire en miettes. Le comparer avec un Yasuo…Espèce de raclure de bidet ! Nom de nom, tu vas voir…
La garçon avait réussit à se mettre debout en utilisant ses pouvoirs de sang, de la glace s’était déposé sur sa jambe.
Unis les deux shinobi se mirent à composer les signes incantatoires. L’air se dissipait, et Iba prit une grande bouffée. Le dernier tao venait d’être effectué, et deux formes serpentines vinrent s’abattre sur la cloison de plâtre et de pierres.
Ils n’étaient pas morts, enfin pas encore…la paroi avait cédée sous l’assaut, et les fondations de la bâtisse ne s’étaient pas écroulées. C’était la bonne nouvelle…
La mauvaise était que, à cause de la guerre contre Suna, les canalisations avaient été gazées, histoire d’éviter toutes attaques par le sous-sol. Dans un élan de paranoïa, le garçon se dit qu’il s’agissait d’une étrange coïncidence, on souhaitait assassiner un soutien politique de feu Zabuza-sama et comme par hasard ses canalisations se retrouvaient piégées. En attendant, cela ne résolvaient pas leur problème. Le gaz commençaient à lui brûler les poumons, c’était corrosif. Ses yeux piquaient, pleurant involontairement. Sa trachée lui indiquait très clairement qu’il ne fallait pas respirer une seconde de plus l’air nocif. Darok eut alors un éclair de génie et engloba le binôme d’un bouclier protecteur.
Immédiatement, le genin lui emboîta le pas, puisant dans ses dernières réserves. Il était hors de question de mourir ici. Le chuunin semblait ravi de l’aide apportée par son disciple, et il se munit de la lampe à luciole et du plan. Iba de son côté, ramassa les quelques victuailles qui se trouvaient sur le bureau, à savoir trois barres de céréales. Il aurait bien aimé cherché plus longtemps de quoi se substantiver, mais malheureusement le temps jouait dorénavant en leur défaveur. Il fallait se hâter de trouver une issue sinon ses canalisations seraient leur tombeau.
Les minutes se succédaient, Darok menant la cadence, et Iba traînait de la patte. Il suait trop pour que cela soit dû à l’effort. Il avait de plus en plus de mal à maintenir le bouclier, bientôt il n’arriverait même plus à malaxer son chakra correctement. La fin arrivait, et l’enfant angoissait. Le manque de contrôle sur la situation, être totalement dépendant de son sempaï, avancer dans l’inconnu à la frontière de la mort, toute ces choses lui minaient, l’épuisait nerveusement. Il n’en pouvait plus, il n’allait pas tarder à craquer, il voulait revoir le ciel, les rayons du soleil ou la blancheur de l’astre lunaire, mais par pitié, plus de murs noirs, couvert de mousse. Plus de gaz, plus d’animaux crevé à ses pieds. Tout cela devait disparaître…
Il n’en pouvait plus.
Soudain un mur bougea, de longs membres se dessinèrent, il voulait agripper le garçon, l’entraîner dans les profondeurs abyssales d’un monde sans nom. Il cria, comme pour faire fuir le monstre illusoire. Il perdait ses moyens, tremblant comme une feuille. Il était brûlant, sa jambe lui faisait horriblement mal, et pourtant il n’avait toujours pas relâché son jutsu. Peut-être aurait-il dû ?
«- Il y a quelqu’un, j’en suis sûr ! »
D’un geste maladroit il avait attrapé son kunai et se tenait prêt à lancer une offensive. Un rictus de douleur traversa son visage alors que le sol se dérobait sous ses pas. Le chuunin le rattrapa fermement. Malgré la pénombre, les traits de ce dernier trahissait son inquiétude pour le genin.
[Darok] «- Très bien, on va voir ce que c’est alors… »
A l’aide d’un mouvement ample, il fit décrire à la lampe à lucioles plusieurs arcs de cercle, éclairant toute la zone indiqué par le garçon, il n’y avait rien. Iba répliqua immédiatement qu’il s’agissait d’une ruse, il avait vu quelque chose bouger, Darok lui répondit qu’il n’en était rien et qu’il valait mieux continuer leur progression parmi le dédale de murs sombres et assassins.
Le tandem avançait lentement, suivant les instructions indiquées sur la carte. Insidieusement la panique commençait à submerger Iba. Et si la carte était faussée, et s’il s’agissait d’un piège, et s’ils n’arrivaient pas à sortir. Ils allaient mourir ? L’angoisse se faisait de plus en plus profonde, et la fièvre n’arrangeait rien à tout cela.
Le chuunin souhaitait trouver les catacombes, ou tout du moins la jonction entre ces dernières et les canalisations. Le sempaï avançait des suppositions quant à leur futur proche, mais tout ceci ne convenait pas au garçon, il lui fallait du concret, sa patience était à bout, ses nerfs réduit à l’état de pulpe, tout son être réclamait la fin de ce supplice. Mais rien ne se produisait…
C’est alors qu’il s’opposa ouvertement à la décision de son supérieur. Un acte de rébellion inutile s’il en était puisqu’il était impossible de faire marche arrière dorénavant. Toutefois cela n’avait plus d’importance, il ne pouvait pas rester simple spectateur, s’en était trop, beaucoup trop pour lui. Il contestait d’une voix faible et éteinte, l’initiative de Darok. Jamais ils n’auraient dû quitter l’abri, les secours auraient bien fini par les retrouver, Nimuro aurait prévenu des personnes, on serait forcément venu les secourir. Il refusait de mourir, surtout mourir ainsi, seul, dans l’oubli, sans rien avoir accompli pour rétablir l’honneur des siens. Partir pour l’autre monde comme un rat crevé, non merci…
Contrairement à ses attentes, le chuunin tenta de le réconforter, ce qui fut un échec lamentable de sa part, néanmoins le garçon se rendit alors compte d’une chose : son égoïsme. Dans sa crainte de ne pas survivre à cette épreuve, il en avait totalement oublié que le chuunin était lui aussi dans une situation délicate, que depuis le début il le soutenait pour lui permettre d’avancer, et surtout que si Iba n’avait pas été là, Darok aurait put parcourir beaucoup plus vite le chemin qui menait aux catacombes. Il se plaignait, par sa faute, il allait peut-être emporter avec lui, dans la tombe, un chuunin de Kiri. Sa gorge se serra à cette pensée…
Quel échec…
Lui qui avait rêvé de redorer le blason de sa famille, lui qui avait crut pouvoir devenir un grand ninja…
Je serais aussi fort que Zabuza-sama et je leur montrerais à tous à quel point ils avaient tort…
Il allait y rester, sans rien accomplir, en emportant en plus avec lui un ninja supérieur du village de la Brume. Une immense lassitude s’abattit sur l’enfant. Il n’était plus capable de maintenir le bouclier, et pouvait à peine marcher, l’air mortel filtrait petit à petit à travers le rempart aqueux. Ses poumons brûlaient doucement. Sa conscience se volatilisait. Il n’en pouvait plus…
Un fin rai de lumière apparu au bout du couloir, était-ce le tunnel blanc dont tout le monde parle ?
Un faux mouvement avec sa jambe cassée lui arrachèrent un petit cri de douleur. Trop…
Il s’effondra sur le sol, quittant la réalité.
***
Iba s’éveillait, son corps perclus de courbature, adossé contre une porte métallique. Tout ses sens lui indiquaient qu’il ne valait mieux pas bouger sous peine de subir d’atroces souffrances. Le simple fait de respirer lui semblait être un supplice. Sa gorge était en feux, ses paupières refusaient catégoriquement de se lever. Il n’était pas mort, mais peut-être aurait-il mieux valu ? En tout cas, il n’en était pas loin…
Soudain ses réflexes de ninja parlèrent, il sentait une présence à ses côtés. Dans un effort surhumain, il ouvrit les yeux. On eut dit qu’on lui enfonçait un pieu dans la tête. Devant lui se tenait une silhouette humanoïde difforme, soulevant un gros pavé. Elle allait le frapper avec ? Pas de temps pour les questions ! Rugissant tel un lionceau enrhumé, il releva son dos de la paroi, agrippa son kunai et l’enfonça promptement dans ce qui semblait être la jambe de l’individu. Iba eut un râle baveux de douleur, tandis que la chose poussait un cri strident, en lâchant son parpaing. Elle continua à hurler des choses incompréhensibles, tout en s’arrachant les cheveux.
Le genin retira son kunai et s’apprêta à frapper derechef. L’immondice voyant cela prit la fuite, tout en criant :
[ ? ? ?] «- Ninjas ! Ninjas ! Ninjas !… »
La tête du garçon tourna, d’un regard, il aperçut Darok à ses côtés, du sang coulait par ses yeux, son nez et les oreilles. Il avait été exposé au gaz…Une quinte de toux, le garçon cracha un peu de sang, puis posa sa tête sur le sol froid pour resombrer une nouvelle fois dans l’inconscience.
Il finit par s’éveiller, il n’avait aucune notion du temps qui venait de s’écouler. Seule restait sa soif, qui lui fallait satisfaire. Rien de plus facile en temps normal…
En temps normal…
Il n’arrivait même plus à sentir son chakra, ni à le malaxer. Sa jambe ne cessait pas de se rappeler à lui, il voulut se relever. Mauvaise idée, très mauvaise, il s’écroula de nouveau sur le sol froid, sa main lui servant d’appui ayant glisser sur quelque chose de visqueux. Cherchant par la suite la cause de son échec il mit, grâce à une chance inouïe, un coup dans la lampe à luciole. Aussitôt de la lumière réapparu, et il pu faire l’état des lieux. Apparemment ils se trouvaient dans une section désertée des catacombes, puisqu’il n’y avait pas de cadavres, ni même de cercueil, juste quelques ossements disséminés ci et là…Il aperçut alors un pan de mur ou de l’eau suintait. Il s’y traîna en avançant à la seule force de ses bras. Après ce qui lui parut une éternité, il parvint à destination. Le liquide était vert et cela ne présageait rien de bon. Ingénieux, il déchira le pan de sa manche en plusieurs morceaux, et à l’aide de ses shurikens les positionna contre le mur, sur le parcours du filet d’eau. Il lui fallut deux trois essais avant que l’expérience ne soit concluante, et qu’il puisse observer quelques brins de saleté retenus par le tissu. L’eau était un peu plus clair, il devrait de toute façon se contenter de cela…
Une fois qu’il eut bu tout son soûl, il reporta son attention sur son sempaï, il était toujours inconscient. Se saisissant, tant bien que mal d’un crâne d’homme, il le remplit un peu d’eau, non sans l’avoir d’abord épousseter, puis retourna en rampant près du chuunin. Il passa son bras derrière sa tête, puis le fit boire, en inclinant légèrement le crâne. D’abord Darok recracha une bonne partie du liquide, il finit cependant par reprendre un peu ses esprits et à boire convenablement.
Une fois réveillé, le genin sortit de sa poche les barres de céréales qu’il avait piqué sur le bureau de l’abri souterrain. Les deux shinobi les mangèrent prestement, néanmoins cela n’était pas suffisant…
Plusieurs couinements retentirent, des petites formes poilues longeaient les murs éclairés par la lanterne, un même regard complice traversa les yeux du duo alors qu’une série de kunai, aiguilles, shuriken s’abattait sur les petits êtres. Darok réussit à se lever, en poussant un grognement digne d’un ours, (certainement ses côtes), et ramassa les dépouilles, en poussant un peu ses recherches, il trouva quelques lattes de bois, il semblait y avoir des cercueils que le genin n’avait pas aperçu au bout du couloir. Le chuunin revint près de son disciple, qui avait pris soin de reprendre ses armes, et ensemble ils firent un petit feu, et firent cuire les rongeurs. En attendant que leur « délicieux » met soit fin cuit, le chuunin prit la parole :
[Darok] «- Le plan des catacombes n’est pas indiqué sur la carte. Ces dernières sont immenses… »
Pas besoin d’en dire plus pour comprendre qu’ils n’étaient pas encore sorti de l’auberge, ou plutôt des catacombes…
«- Vous devriez essuyer le sang séché sur votre visage sempaï. », lui conseilla l’enfant. Il reçut un oui approbateur en réponse.
«- …Darok-sempaï, comment allons-nous sortir ?
[Darok] «- Je n’en sais strictement rien…Comment va ta jambe ?
«- J’ai connu des jours meilleurs. Tant que je ne bouge pas trop, c’est supportable. »
Son supérieur hocha la tête. C’était prêt, et il mangèrent de bon cœur. Cuit, ce n’était pas si mauvais. Certes, c’était carbonisé par endroit, il restait parfois une touffe de poils, mais il ne pouvait pas se permettre de jouer leurs difficiles. Ce repas lui parut d’ailleurs être l’un des meilleurs qu’il eut mangé de tout sa vie, tant la faim le tiraillait. Il semblait en être de même pour le chuunin.
Soudain leur regard se croisèrent. Iba et Darok se saisirent de leur kunai respectif, quelqu’un les espionnait.
Il vient de s’attaquer à un bureau. Sa chute était-elle plus grave que ce que croyait le genin ? Il retournait tout ce qui lui passait sous la main, à croire qu’il était devenu frénétique. Soudain, il s’esclaffa, il venait de mettre la main sur un morceau de plastique, que le garçon était bien en peine d’identifier.
Iba ne douta plus de la folie de son supérieur lorsque celui-ci se mit à frapper sur les murs. Il avait dû prendre un gros morceau de mur sur la figure durant leur chute.
Toutefois, les petits neurones d’Iba se mirent en activité alors même que Darok lui expliqua ce sur quoi il venait de mettre la main. Il ne s’agissait ni plus ni moins d’une carte des canalisations, donc, à l’instant même il était en train de chercher le mur creux, celui qui reliait la pièce mal éclairée au monde extérieur. Le chuunin tentait tant bien que mal d’expliquer au genin pourquoi il devait s’échapper. Les secours ne viendraient pas, tout simplement parce que personne ne savait qu’ils étaient enfouis sous les décombres. Ils leur étaient non plus pas possible de lancer un jutsu pour exploser le plafond, ou tout du moins le carcan de métaux et de pierre qui surplombait leur tête car aussitôt les décombres leur tomberaient dessus, qui plus est, comme le soulignait à juste titre Darok, il risquait de mourir asphyxier à cause de la consommation excessive des molécules d’oxygène, mal ô combien nécessaire pour lancer leur attaque.
Le chuunin lui proposait un plan encore plus insensé. Il souhaitait que l’on détruise le mur les séparant des canalisations puis qu’ils s’en aillent faire une « promenade de santé ». Avec sa jambe cassée, il n’avait vraiment rien de mieux à faire que marcher. Il ne manqua pas de faire la remarque à son supérieur, en oubliant d’ailleurs le respect qu’il lui devait. La situation le dépassait très nettement, et cela s’en ressentit sur sa façon d’agir, de parler et de réfléchir. Il ne voulait pas mourir…mais pour lui l’idée de Darok s’était du suicide en barre. Autant se couper les veines. Son sempaï dû le sentir, et aussitôt lui cracha au visage une pique bien acerbe.
Etonnant, Darok connaissait mieux Iba qu’il n’y semblait paraître.
Le genin était hors de lui. Déjà il se rappelait Okubo sur son lit de réanimation, inerte, « légumé » à vie. Le comparer à un Yasuo, pourriture politique, déchet de corruption il n’y a pas à dire, Darok avait tapé juste.
Ah ! Il voulait détruire le mur ! Et bien détruisons ce mur ! Iba s’en allait l’exploser, le réduire en miettes. Le comparer avec un Yasuo…Espèce de raclure de bidet ! Nom de nom, tu vas voir…
La garçon avait réussit à se mettre debout en utilisant ses pouvoirs de sang, de la glace s’était déposé sur sa jambe.
Unis les deux shinobi se mirent à composer les signes incantatoires. L’air se dissipait, et Iba prit une grande bouffée. Le dernier tao venait d’être effectué, et deux formes serpentines vinrent s’abattre sur la cloison de plâtre et de pierres.
Ils n’étaient pas morts, enfin pas encore…la paroi avait cédée sous l’assaut, et les fondations de la bâtisse ne s’étaient pas écroulées. C’était la bonne nouvelle…
La mauvaise était que, à cause de la guerre contre Suna, les canalisations avaient été gazées, histoire d’éviter toutes attaques par le sous-sol. Dans un élan de paranoïa, le garçon se dit qu’il s’agissait d’une étrange coïncidence, on souhaitait assassiner un soutien politique de feu Zabuza-sama et comme par hasard ses canalisations se retrouvaient piégées. En attendant, cela ne résolvaient pas leur problème. Le gaz commençaient à lui brûler les poumons, c’était corrosif. Ses yeux piquaient, pleurant involontairement. Sa trachée lui indiquait très clairement qu’il ne fallait pas respirer une seconde de plus l’air nocif. Darok eut alors un éclair de génie et engloba le binôme d’un bouclier protecteur.
Immédiatement, le genin lui emboîta le pas, puisant dans ses dernières réserves. Il était hors de question de mourir ici. Le chuunin semblait ravi de l’aide apportée par son disciple, et il se munit de la lampe à luciole et du plan. Iba de son côté, ramassa les quelques victuailles qui se trouvaient sur le bureau, à savoir trois barres de céréales. Il aurait bien aimé cherché plus longtemps de quoi se substantiver, mais malheureusement le temps jouait dorénavant en leur défaveur. Il fallait se hâter de trouver une issue sinon ses canalisations seraient leur tombeau.
Les minutes se succédaient, Darok menant la cadence, et Iba traînait de la patte. Il suait trop pour que cela soit dû à l’effort. Il avait de plus en plus de mal à maintenir le bouclier, bientôt il n’arriverait même plus à malaxer son chakra correctement. La fin arrivait, et l’enfant angoissait. Le manque de contrôle sur la situation, être totalement dépendant de son sempaï, avancer dans l’inconnu à la frontière de la mort, toute ces choses lui minaient, l’épuisait nerveusement. Il n’en pouvait plus, il n’allait pas tarder à craquer, il voulait revoir le ciel, les rayons du soleil ou la blancheur de l’astre lunaire, mais par pitié, plus de murs noirs, couvert de mousse. Plus de gaz, plus d’animaux crevé à ses pieds. Tout cela devait disparaître…
Il n’en pouvait plus.
Soudain un mur bougea, de longs membres se dessinèrent, il voulait agripper le garçon, l’entraîner dans les profondeurs abyssales d’un monde sans nom. Il cria, comme pour faire fuir le monstre illusoire. Il perdait ses moyens, tremblant comme une feuille. Il était brûlant, sa jambe lui faisait horriblement mal, et pourtant il n’avait toujours pas relâché son jutsu. Peut-être aurait-il dû ?
«- Il y a quelqu’un, j’en suis sûr ! »
D’un geste maladroit il avait attrapé son kunai et se tenait prêt à lancer une offensive. Un rictus de douleur traversa son visage alors que le sol se dérobait sous ses pas. Le chuunin le rattrapa fermement. Malgré la pénombre, les traits de ce dernier trahissait son inquiétude pour le genin.
[Darok] «- Très bien, on va voir ce que c’est alors… »
A l’aide d’un mouvement ample, il fit décrire à la lampe à lucioles plusieurs arcs de cercle, éclairant toute la zone indiqué par le garçon, il n’y avait rien. Iba répliqua immédiatement qu’il s’agissait d’une ruse, il avait vu quelque chose bouger, Darok lui répondit qu’il n’en était rien et qu’il valait mieux continuer leur progression parmi le dédale de murs sombres et assassins.
Le tandem avançait lentement, suivant les instructions indiquées sur la carte. Insidieusement la panique commençait à submerger Iba. Et si la carte était faussée, et s’il s’agissait d’un piège, et s’ils n’arrivaient pas à sortir. Ils allaient mourir ? L’angoisse se faisait de plus en plus profonde, et la fièvre n’arrangeait rien à tout cela.
Le chuunin souhaitait trouver les catacombes, ou tout du moins la jonction entre ces dernières et les canalisations. Le sempaï avançait des suppositions quant à leur futur proche, mais tout ceci ne convenait pas au garçon, il lui fallait du concret, sa patience était à bout, ses nerfs réduit à l’état de pulpe, tout son être réclamait la fin de ce supplice. Mais rien ne se produisait…
C’est alors qu’il s’opposa ouvertement à la décision de son supérieur. Un acte de rébellion inutile s’il en était puisqu’il était impossible de faire marche arrière dorénavant. Toutefois cela n’avait plus d’importance, il ne pouvait pas rester simple spectateur, s’en était trop, beaucoup trop pour lui. Il contestait d’une voix faible et éteinte, l’initiative de Darok. Jamais ils n’auraient dû quitter l’abri, les secours auraient bien fini par les retrouver, Nimuro aurait prévenu des personnes, on serait forcément venu les secourir. Il refusait de mourir, surtout mourir ainsi, seul, dans l’oubli, sans rien avoir accompli pour rétablir l’honneur des siens. Partir pour l’autre monde comme un rat crevé, non merci…
Contrairement à ses attentes, le chuunin tenta de le réconforter, ce qui fut un échec lamentable de sa part, néanmoins le garçon se rendit alors compte d’une chose : son égoïsme. Dans sa crainte de ne pas survivre à cette épreuve, il en avait totalement oublié que le chuunin était lui aussi dans une situation délicate, que depuis le début il le soutenait pour lui permettre d’avancer, et surtout que si Iba n’avait pas été là, Darok aurait put parcourir beaucoup plus vite le chemin qui menait aux catacombes. Il se plaignait, par sa faute, il allait peut-être emporter avec lui, dans la tombe, un chuunin de Kiri. Sa gorge se serra à cette pensée…
Quel échec…
Lui qui avait rêvé de redorer le blason de sa famille, lui qui avait crut pouvoir devenir un grand ninja…
Je serais aussi fort que Zabuza-sama et je leur montrerais à tous à quel point ils avaient tort…
Il allait y rester, sans rien accomplir, en emportant en plus avec lui un ninja supérieur du village de la Brume. Une immense lassitude s’abattit sur l’enfant. Il n’était plus capable de maintenir le bouclier, et pouvait à peine marcher, l’air mortel filtrait petit à petit à travers le rempart aqueux. Ses poumons brûlaient doucement. Sa conscience se volatilisait. Il n’en pouvait plus…
Un fin rai de lumière apparu au bout du couloir, était-ce le tunnel blanc dont tout le monde parle ?
Un faux mouvement avec sa jambe cassée lui arrachèrent un petit cri de douleur. Trop…
Il s’effondra sur le sol, quittant la réalité.
***
Iba s’éveillait, son corps perclus de courbature, adossé contre une porte métallique. Tout ses sens lui indiquaient qu’il ne valait mieux pas bouger sous peine de subir d’atroces souffrances. Le simple fait de respirer lui semblait être un supplice. Sa gorge était en feux, ses paupières refusaient catégoriquement de se lever. Il n’était pas mort, mais peut-être aurait-il mieux valu ? En tout cas, il n’en était pas loin…
Soudain ses réflexes de ninja parlèrent, il sentait une présence à ses côtés. Dans un effort surhumain, il ouvrit les yeux. On eut dit qu’on lui enfonçait un pieu dans la tête. Devant lui se tenait une silhouette humanoïde difforme, soulevant un gros pavé. Elle allait le frapper avec ? Pas de temps pour les questions ! Rugissant tel un lionceau enrhumé, il releva son dos de la paroi, agrippa son kunai et l’enfonça promptement dans ce qui semblait être la jambe de l’individu. Iba eut un râle baveux de douleur, tandis que la chose poussait un cri strident, en lâchant son parpaing. Elle continua à hurler des choses incompréhensibles, tout en s’arrachant les cheveux.
Le genin retira son kunai et s’apprêta à frapper derechef. L’immondice voyant cela prit la fuite, tout en criant :
[ ? ? ?] «- Ninjas ! Ninjas ! Ninjas !… »
La tête du garçon tourna, d’un regard, il aperçut Darok à ses côtés, du sang coulait par ses yeux, son nez et les oreilles. Il avait été exposé au gaz…Une quinte de toux, le garçon cracha un peu de sang, puis posa sa tête sur le sol froid pour resombrer une nouvelle fois dans l’inconscience.
Il finit par s’éveiller, il n’avait aucune notion du temps qui venait de s’écouler. Seule restait sa soif, qui lui fallait satisfaire. Rien de plus facile en temps normal…
En temps normal…
Il n’arrivait même plus à sentir son chakra, ni à le malaxer. Sa jambe ne cessait pas de se rappeler à lui, il voulut se relever. Mauvaise idée, très mauvaise, il s’écroula de nouveau sur le sol froid, sa main lui servant d’appui ayant glisser sur quelque chose de visqueux. Cherchant par la suite la cause de son échec il mit, grâce à une chance inouïe, un coup dans la lampe à luciole. Aussitôt de la lumière réapparu, et il pu faire l’état des lieux. Apparemment ils se trouvaient dans une section désertée des catacombes, puisqu’il n’y avait pas de cadavres, ni même de cercueil, juste quelques ossements disséminés ci et là…Il aperçut alors un pan de mur ou de l’eau suintait. Il s’y traîna en avançant à la seule force de ses bras. Après ce qui lui parut une éternité, il parvint à destination. Le liquide était vert et cela ne présageait rien de bon. Ingénieux, il déchira le pan de sa manche en plusieurs morceaux, et à l’aide de ses shurikens les positionna contre le mur, sur le parcours du filet d’eau. Il lui fallut deux trois essais avant que l’expérience ne soit concluante, et qu’il puisse observer quelques brins de saleté retenus par le tissu. L’eau était un peu plus clair, il devrait de toute façon se contenter de cela…
Une fois qu’il eut bu tout son soûl, il reporta son attention sur son sempaï, il était toujours inconscient. Se saisissant, tant bien que mal d’un crâne d’homme, il le remplit un peu d’eau, non sans l’avoir d’abord épousseter, puis retourna en rampant près du chuunin. Il passa son bras derrière sa tête, puis le fit boire, en inclinant légèrement le crâne. D’abord Darok recracha une bonne partie du liquide, il finit cependant par reprendre un peu ses esprits et à boire convenablement.
Une fois réveillé, le genin sortit de sa poche les barres de céréales qu’il avait piqué sur le bureau de l’abri souterrain. Les deux shinobi les mangèrent prestement, néanmoins cela n’était pas suffisant…
Plusieurs couinements retentirent, des petites formes poilues longeaient les murs éclairés par la lanterne, un même regard complice traversa les yeux du duo alors qu’une série de kunai, aiguilles, shuriken s’abattait sur les petits êtres. Darok réussit à se lever, en poussant un grognement digne d’un ours, (certainement ses côtes), et ramassa les dépouilles, en poussant un peu ses recherches, il trouva quelques lattes de bois, il semblait y avoir des cercueils que le genin n’avait pas aperçu au bout du couloir. Le chuunin revint près de son disciple, qui avait pris soin de reprendre ses armes, et ensemble ils firent un petit feu, et firent cuire les rongeurs. En attendant que leur « délicieux » met soit fin cuit, le chuunin prit la parole :
[Darok] «- Le plan des catacombes n’est pas indiqué sur la carte. Ces dernières sont immenses… »
Pas besoin d’en dire plus pour comprendre qu’ils n’étaient pas encore sorti de l’auberge, ou plutôt des catacombes…
«- Vous devriez essuyer le sang séché sur votre visage sempaï. », lui conseilla l’enfant. Il reçut un oui approbateur en réponse.
«- …Darok-sempaï, comment allons-nous sortir ?
[Darok] «- Je n’en sais strictement rien…Comment va ta jambe ?
«- J’ai connu des jours meilleurs. Tant que je ne bouge pas trop, c’est supportable. »
Son supérieur hocha la tête. C’était prêt, et il mangèrent de bon cœur. Cuit, ce n’était pas si mauvais. Certes, c’était carbonisé par endroit, il restait parfois une touffe de poils, mais il ne pouvait pas se permettre de jouer leurs difficiles. Ce repas lui parut d’ailleurs être l’un des meilleurs qu’il eut mangé de tout sa vie, tant la faim le tiraillait. Il semblait en être de même pour le chuunin.
Soudain leur regard se croisèrent. Iba et Darok se saisirent de leur kunai respectif, quelqu’un les espionnait.

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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[Darok, Iba : +10 EXP RP]

Zabuza Momochi- Mort
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Re: Les Ruelles
Une présence venait d’apparaître, quelqu’un ou quelque chose à une distance de cinq ou dix mètres. Toutefois avec l’obscurité, impossible de voir de qui ou de quoi il pouvait s’agir. L’état d’Iba ne lui permettait pas de courir jusqu’à cette position. Celui de Darok ne devait guère être mieux.
D’un accord tacite, ils décidèrent de ne pas bouger et d’attendre que l’ennemi, s’il s’agissait bien de cela, fasse le premier pas. Les deux compagnons finirent les restes de rats brûlés, ponctuant leur frugal repas de phrases sans importance. Ils essayaient tant bien que mal de montrer patte blanche et d’éviter que le soi-disant adversaire ne soit sur ses gardes.
Néanmoins au bout de dix bonnes minutes d’inactivité, la présence s’en fut et lorsque les deux compères furent persuadés que plus personne ne se trouvait dans les environs, ils se levèrent. Bien sûr, ils allèrent voir l’emplacement où devait se trouver la chose. Darok portait la lampe luciole d’une main, Taoshi de l’autre. Iba lui s’appuyait sur un mur avec l’une, et tenait fermement un kunai dans l’autre.
Qu’importe qui était cette chose, une seule certitude restait, elle pouvait peut-être guider les deux shinobi à la sortie de ce mystérieux dédale. Le chemin bifurquait à un moment en angle droit, ce devait être là que se trouvait la chose quelques instant auparavant. Une flaque de liquide rouge opaque vient confirmer tout ceci. L’individu ou la bête était blessé.
Tant mieux, il n’en serait que plus simple de le suivre.
Ils continuèrent d’avancer dans la semi-pénombre et l’atmosphère oppressante. Par instant, le genin laissait échapper des petit couinements de souffrance. La glace sur sa jambe ne suffisait pas, il avait besoin de soin et de repos, pas d’une longue marche, mêlé de craintes. Le chuunin savait tout cela pertinemment, mais que pouvait-il faire. Rien…absolument rien…
Ils devaient sortir de ce traquenard rapidement.
La respiration du garçon était haletante, la sueur perlait sur son front, tout le côté gauche de son corps endolori. Les allées et couloirs se succédaient sans grand changement. Darok et lui suivait ardemment les taches de sang. Le petit garçon tressaillait à des moments, lorsque la lumière de la lampe luciole éclairait partiellement un squelette dans une position incongrue. Assurément, cette petite marche dans les catacombes n’était pas de tout repos.
[Darok] «- Dis moi, Iba, qu’est-ce que tu aimerais faire quand on sera sorti de ce trou puant ? »
La question laissa pantois le genin. Tout d’abord, son sempaï venait de l’appeler par son prénom. Cela faisait déjà trois fois en une seule et même journée, alors qu’en deux mois il ne l’avait jamais fait une seule fois. Et puis la question en elle-même…
Incompréhensible, était-ce bien le moment ? Darok cherchait à lui remonter le moral, car même si pour l’instant le jeune garçon ne craquait pas physiquement, psychologiquement, il n’était pas loin de sa limite. Le chuunin devait s’en douter, c’était pour cela qu’il essayait de le distraire.
«- Je ne sais pas…d’un certain côté, il n’y a personne qui m’attends dehors. »
Le jeune ninja s’en retournait broyer du noir, c’était vrai…sans famille, sans attache, qui pouvait bien s’inquiéter pour lui ? Nimuro ? Bah, il avait déjà bien assez à faire avec ses nouvelles fonctions cumulées avec la charge de l’orphelinat. Qui d’autres ? Les orphelins ? La petite fille dont le nom lui échappait n’avait pas l’air enthousiaste à l’idée de le revoir…au fond c’était sûrement pareil pour les autres. Mme Kisako ? Tout comme Nimuro, elle avait d’autres chats à fouetter.
Non personne ne l’attendait, alors à quoi bon continuer…
Darok percevait clairement le désarroi de son disciple, et il était hors de question de le laisser s’abattre ainsi...
[Darok] «- Moi, j’adore les crêpes. »
Iba se mit, suite à cette exclamation, à douter de la fraîcheur mentale de son supérieur. Au final, c’était peut-être lui le plus traumatisé du binôme. Cependant la phrase attendait une réponse…
Mais que dire ?
«- J’en ai mangé plusieurs fois, mais cela fait longtemps. Je ne me souviens plus vraiment du goût. C’est bon ?
Darok sourit, son disciple oubliait peu à peu sa morosité, et son esprit focalisé sur autre chose ne lui rappelait plus à chaque pas, ses blessures.
[Darok] «- Pour sûr que c’est bon ! Le mieux c’est quand elles sont bien chaudes avec de la crème de marron ou du chocolat dessus. Là c’est un vrai régal. »
Un léger gargouillis secoua les ventres des deux ninjas. Le garçon était sûr d’une chose maintenant, les rats avaient une valeur calorique très faible. Il essayait de rassembler à lui tout les souvenirs possibles sur cette étrange chose que les crêpes. Les couloirs défilaient encore et toujours, depuis combien de temps marchaient-ils, dix minutes, une heure, plus ? Ils étaient des chiens traqueurs, un tandem, suivant les gouttelettes de sang tombées ci et là.
«- On peut aussi en manger avec du sucre, non ? »
[Darok] «- Bien sûr que oui… « Le gouffre de ton inculture culinaire me sidère. »
C’est décidé, dès qu’on sort, on va en manger. Cela te va ? »
Iba ne répondit pas, le duo venait de déboucher sur une grande salle rectangulaire. Le plafond était beaucoup plus élevé que dans les catacombes. Des gravats jonchaient les pans de murs…mais surtout, il y avait deux lampes allumées qui reposaient sur une table en bois miteux. De plus la salle par endroit était éclairée, alors que l’on ne distinguait aucune ouverte béante, suffisante pour laisser passer les rayons d’un hypothétique soleil.
Darok s’approcha de la table, Iba, des sources annexes de lumière. Il s’avérait que ces dernières étaient fabriquées à l’aide de réflexions sur des miroirs. Il y a avait une légère fente dans le mur. De là sortait un faisceau de lumière qui venait se réfléchir sur un morceau de glace et ainsi de suite, de telle manière que le faisceau était décuplé en une dizaine, chacun se dispersant dans des directions différentes. Il y avait donc un individu qui vivait ici. Aucun animal n’aurait put construire une pareille installation.
Non loin d’une source de lumière, il y avait une espèce de potager, des plantes poussaient de manière désordonnée. Les rayons réfléchis permettaientt la photosynthèses des végétaux. Intéressant…
Le chuunin arrivait lui aussi à la conclusion qu’une personne avait habité ou habitait encore ici. Il demanda au genin de venir le rejoindre prêt de la table vermoulue. Dessus ornait tout un tas d’objets hétéroclites, tel qu’un crâne humain, plusieurs de rats, un squelette de poisson, un ensemble de bocaux, et de verres, un espèce de montage de distillation, un sabre à la lame émoussée, des sachets de poussière blanche. Darok se saisit d’un des petit sac, tacha avec précaution la poudre, c’était très volatile. Il renifla, et recula brusquement sa tête, un profond dégoût sur le visage.
[Darok] «- C’est de la rose des mers. Comment se fait-il qu’il y en ait ici ?
«- De la rose des mers ? »
La répétition était stupide certes, mais l’état du garçon suivait à lui seul pour l’excuser. Le chuunin paraissait vraiment surpris.
[Darok] «- Il s’agit d’une algues qui ne pousse que dans les baies longeant les côtes de Kiri no Kuni. Elle peut se développer grâce aux courants marins très spéciaux développé en bordures de nos îles. Réduit en poussière ainsi, il s’agit d’un très puissant narcotique capable de faire jeu égal avec de l’héroïne, sur bien des pans de comparaison. Nombre de trafiquants pillent nos côtes pour cette raison… »
La joie causée par la trouvaille que représentait la salle, qui rompait complètement avec les couloirs des catacombes avait complètement effacé la raison première qui les avait mené ici : le chemin de sang.
Ce qui devait arrivé, arriva, une ombre surgit des ténèbres, une masse hirsute de poils, portant des lambeaux en morceaux, épongeant qu’à moitié le sang qui s’écoulait d’une blessure. Elle fondit sur Iba, bâton à la main, et frappa dans sa jambe cassée. La glace se brisa, le garçon hurla immédiatement de douleur, et s’effondra sur le sol, en gémissant puissamment. Les réflexes de Darok, engourdis par les événements précédents, n’eurent pas l’effet escompté, et il ne put mettre qu’un coup de kunai dans le vent.
La forme humanoïde se déplaçait vite, et arrivait déjà à l’entrée, et unique sortie de la salle. Promptement elle appuya sur une dalle d’un mur, juste après la jonction entre la pièce et une allée des catacombes. Un bruit de grincement retentit, une herse allait s’abaisser les enfermant dans la pièce. Mais le chuunin ne le voyait pas de cet œil là. Il agrippa le pommeau du katana, déposé négligemment sur ce qui était sensé être une table.
Il s’arqua sur ses jambes, y concentra ses dernières réserves de chakra. Sa vitesse et son accélération étaient décuplées, pour ne pas dire bluffantes. Avec une rapidité inhumaine, il arriva près des rouages actionnant la descente de la herse, et y planta la lame, ce qui n’eut pour autre effet que de bloquer le mécanisme. Néanmoins la chose ne semblait pas avoir dit son dernier mot, et plaça un coup magistral dans la mâchoire de Darok qui s’écroula alors lourdement sur le sol.
[ ? ? ?] «- NINJAS ! NINJAS ! NINJAS ! », on aurait dit une sirène, ce « truc » était enragé. Il aurait certainement pu rouer de coup, le chuunin au sol, mais l’hideuse forme préféra tirer sa révérence.
Quelques instants plus tard, Darok se relevait en massant délicatement sa mâchoire. Dans la grande salle résonnait les gémissements de son genin. Il se tordait de douleur en s’agrippant la jambe. A cours d’énergie, ce dernier n’était plus capable de créer une protection de glace, soulageant grandement sa souffrance. Le chuunin serrait les dents, que pouvait-il donc faire ? il y avait bien une solution mais elle était très risquée, après tout on ne savait pas quels pouvaient être les effets secondaires…
De la rose des mers…
Ils n’avaient pas vraiment le choix, lui aussi était à plat, même durant la guerre son niveau d’énergie n’avait pas été aussi bas. L’utilisation prolongée du bouclier aqueux, l’utilisation du dragon aqueux, ses blessures, le gaz, tout cela avait contribué à le mettre dans cet état.
Il s’approcha de la table, saisit un bocal remplit de liquide incolore. Il l’ouvrit, une forte odeur s’en dégagea, de l’acide. Dommage, il cherchait de l’eau…
Tous les autres récipients étaient remplis de mixtures de diverses couleurs, donc pas d’eau. C’était vraiment rageant, il aurait bien aimé diluer le produit avant de l’inoculer à son disciple. Iba ne se tordait plus dans tous les sens, essayant de se maîtriser, mais on pouvait lire sur son visage que c’était peine perdue.
Darok prit alors un petit sac, et préleva une infime quantité de poudre. Il s’approcha du garçon…
[Darok] «- Avale ça… »
Iba le regarda droit dans les yeux, comment pouvait-il lui demander une chose pareille après lui avoir dit tant de mal dudit produit. Il aurait voulut répondre non, mais il ne s’en sentait pas le courage.
[Darok] «- On a pas le temps pour se chamailler. Alors bouffe ça presto. C’est un ordre compris ? ! »
Iba s’exécuta. Il ne se passa rien dans un premier temps, puis au bout d’une ou deux minutes, il sentit la douleur se dissiper, et ses forces revenir. Ses yeux virèrent à l’azur alors qu’une épaisse couche de glace se forma tout autour de sa blessure. L’air se rafraîchit, Darok imita le genin, et à son tour sentit le regain d’énergie venir.
Le monde tournait légèrement pour Iba, mais qu’importe, il pouvait se lever. Cependant, il craignait les effets secondaires et surtout d’être dans l’obligation d’en reprendre lorsqu’il sentirait de nouveau ses forces l’abandonner. Le chuunin ramassa la lampe, et les deux garçons se chargèrent chacun d’un sac de poudre blanche. Ils sortirent de la salle, Darok récupéra le katana, en faisant attention de ne pas briser la lame en l’extirpant du mécanisme. Ce dernier, débloqué, fit tomber la herse.
Le duo mettrait la main sur cette chose…et elle n’allait pas passer un bon quart d’heure.
Iba pouvait presque marcher normalement grâce à sa prothèse de glace, en fait il boitait légèrement, un peu comme Nimuro. De la même manière que précédemment, le tandem suivit les traces de sang éparses. Toutefois, cette fois-ci, ils étaient aux aguets.
Les marques rougeâtres les amenèrent cette fois-ci dans une autre pièce, plus petite, tout les murs étaient en bon état, l’air très épais, une gigantesque porte en acier se dressa, ouverte, devant l’entrée. Le tandem suivait le sang, entrèrent, ils devaient toucher au but, et tout deux le sachant, s’apprêtaient à bondir sur l’ennemi.
[Darok] «- Merde, c’est un piège. Iba, vite, dehors ! »
Trop tard malheureusement, la lourde porte d’acier se ferma, un bruit de succion indiquant que c’était une fermeture hermétique. Il fallut quelques secondes pour qu’Iba comprenne. Le sang s’arrêtait brusquement au milieu de la pièce. C’était donc que l’on voulait les amener ici. On s’était bien joué d’eux. De plus la seule issue possible était dorénavant bouchée. Soudain des vannes, du haut de la pièce s’ouvrirent, commençant à déverser des litres d’eau.
«- C’est pas vrai…on est dans un des réservoirs de stockage d’eau du village de la Brume. »
D’un accord tacite, ils décidèrent de ne pas bouger et d’attendre que l’ennemi, s’il s’agissait bien de cela, fasse le premier pas. Les deux compagnons finirent les restes de rats brûlés, ponctuant leur frugal repas de phrases sans importance. Ils essayaient tant bien que mal de montrer patte blanche et d’éviter que le soi-disant adversaire ne soit sur ses gardes.
Néanmoins au bout de dix bonnes minutes d’inactivité, la présence s’en fut et lorsque les deux compères furent persuadés que plus personne ne se trouvait dans les environs, ils se levèrent. Bien sûr, ils allèrent voir l’emplacement où devait se trouver la chose. Darok portait la lampe luciole d’une main, Taoshi de l’autre. Iba lui s’appuyait sur un mur avec l’une, et tenait fermement un kunai dans l’autre.
Qu’importe qui était cette chose, une seule certitude restait, elle pouvait peut-être guider les deux shinobi à la sortie de ce mystérieux dédale. Le chemin bifurquait à un moment en angle droit, ce devait être là que se trouvait la chose quelques instant auparavant. Une flaque de liquide rouge opaque vient confirmer tout ceci. L’individu ou la bête était blessé.
Tant mieux, il n’en serait que plus simple de le suivre.
Ils continuèrent d’avancer dans la semi-pénombre et l’atmosphère oppressante. Par instant, le genin laissait échapper des petit couinements de souffrance. La glace sur sa jambe ne suffisait pas, il avait besoin de soin et de repos, pas d’une longue marche, mêlé de craintes. Le chuunin savait tout cela pertinemment, mais que pouvait-il faire. Rien…absolument rien…
Ils devaient sortir de ce traquenard rapidement.
La respiration du garçon était haletante, la sueur perlait sur son front, tout le côté gauche de son corps endolori. Les allées et couloirs se succédaient sans grand changement. Darok et lui suivait ardemment les taches de sang. Le petit garçon tressaillait à des moments, lorsque la lumière de la lampe luciole éclairait partiellement un squelette dans une position incongrue. Assurément, cette petite marche dans les catacombes n’était pas de tout repos.
[Darok] «- Dis moi, Iba, qu’est-ce que tu aimerais faire quand on sera sorti de ce trou puant ? »
La question laissa pantois le genin. Tout d’abord, son sempaï venait de l’appeler par son prénom. Cela faisait déjà trois fois en une seule et même journée, alors qu’en deux mois il ne l’avait jamais fait une seule fois. Et puis la question en elle-même…
Incompréhensible, était-ce bien le moment ? Darok cherchait à lui remonter le moral, car même si pour l’instant le jeune garçon ne craquait pas physiquement, psychologiquement, il n’était pas loin de sa limite. Le chuunin devait s’en douter, c’était pour cela qu’il essayait de le distraire.
«- Je ne sais pas…d’un certain côté, il n’y a personne qui m’attends dehors. »
Le jeune ninja s’en retournait broyer du noir, c’était vrai…sans famille, sans attache, qui pouvait bien s’inquiéter pour lui ? Nimuro ? Bah, il avait déjà bien assez à faire avec ses nouvelles fonctions cumulées avec la charge de l’orphelinat. Qui d’autres ? Les orphelins ? La petite fille dont le nom lui échappait n’avait pas l’air enthousiaste à l’idée de le revoir…au fond c’était sûrement pareil pour les autres. Mme Kisako ? Tout comme Nimuro, elle avait d’autres chats à fouetter.
Non personne ne l’attendait, alors à quoi bon continuer…
Darok percevait clairement le désarroi de son disciple, et il était hors de question de le laisser s’abattre ainsi...
[Darok] «- Moi, j’adore les crêpes. »
Iba se mit, suite à cette exclamation, à douter de la fraîcheur mentale de son supérieur. Au final, c’était peut-être lui le plus traumatisé du binôme. Cependant la phrase attendait une réponse…
Mais que dire ?
«- J’en ai mangé plusieurs fois, mais cela fait longtemps. Je ne me souviens plus vraiment du goût. C’est bon ?
Darok sourit, son disciple oubliait peu à peu sa morosité, et son esprit focalisé sur autre chose ne lui rappelait plus à chaque pas, ses blessures.
[Darok] «- Pour sûr que c’est bon ! Le mieux c’est quand elles sont bien chaudes avec de la crème de marron ou du chocolat dessus. Là c’est un vrai régal. »
Un léger gargouillis secoua les ventres des deux ninjas. Le garçon était sûr d’une chose maintenant, les rats avaient une valeur calorique très faible. Il essayait de rassembler à lui tout les souvenirs possibles sur cette étrange chose que les crêpes. Les couloirs défilaient encore et toujours, depuis combien de temps marchaient-ils, dix minutes, une heure, plus ? Ils étaient des chiens traqueurs, un tandem, suivant les gouttelettes de sang tombées ci et là.
«- On peut aussi en manger avec du sucre, non ? »
[Darok] «- Bien sûr que oui… « Le gouffre de ton inculture culinaire me sidère. »
C’est décidé, dès qu’on sort, on va en manger. Cela te va ? »
Iba ne répondit pas, le duo venait de déboucher sur une grande salle rectangulaire. Le plafond était beaucoup plus élevé que dans les catacombes. Des gravats jonchaient les pans de murs…mais surtout, il y avait deux lampes allumées qui reposaient sur une table en bois miteux. De plus la salle par endroit était éclairée, alors que l’on ne distinguait aucune ouverte béante, suffisante pour laisser passer les rayons d’un hypothétique soleil.
Darok s’approcha de la table, Iba, des sources annexes de lumière. Il s’avérait que ces dernières étaient fabriquées à l’aide de réflexions sur des miroirs. Il y a avait une légère fente dans le mur. De là sortait un faisceau de lumière qui venait se réfléchir sur un morceau de glace et ainsi de suite, de telle manière que le faisceau était décuplé en une dizaine, chacun se dispersant dans des directions différentes. Il y avait donc un individu qui vivait ici. Aucun animal n’aurait put construire une pareille installation.
Non loin d’une source de lumière, il y avait une espèce de potager, des plantes poussaient de manière désordonnée. Les rayons réfléchis permettaientt la photosynthèses des végétaux. Intéressant…
Le chuunin arrivait lui aussi à la conclusion qu’une personne avait habité ou habitait encore ici. Il demanda au genin de venir le rejoindre prêt de la table vermoulue. Dessus ornait tout un tas d’objets hétéroclites, tel qu’un crâne humain, plusieurs de rats, un squelette de poisson, un ensemble de bocaux, et de verres, un espèce de montage de distillation, un sabre à la lame émoussée, des sachets de poussière blanche. Darok se saisit d’un des petit sac, tacha avec précaution la poudre, c’était très volatile. Il renifla, et recula brusquement sa tête, un profond dégoût sur le visage.
[Darok] «- C’est de la rose des mers. Comment se fait-il qu’il y en ait ici ?
«- De la rose des mers ? »
La répétition était stupide certes, mais l’état du garçon suivait à lui seul pour l’excuser. Le chuunin paraissait vraiment surpris.
[Darok] «- Il s’agit d’une algues qui ne pousse que dans les baies longeant les côtes de Kiri no Kuni. Elle peut se développer grâce aux courants marins très spéciaux développé en bordures de nos îles. Réduit en poussière ainsi, il s’agit d’un très puissant narcotique capable de faire jeu égal avec de l’héroïne, sur bien des pans de comparaison. Nombre de trafiquants pillent nos côtes pour cette raison… »
La joie causée par la trouvaille que représentait la salle, qui rompait complètement avec les couloirs des catacombes avait complètement effacé la raison première qui les avait mené ici : le chemin de sang.
Ce qui devait arrivé, arriva, une ombre surgit des ténèbres, une masse hirsute de poils, portant des lambeaux en morceaux, épongeant qu’à moitié le sang qui s’écoulait d’une blessure. Elle fondit sur Iba, bâton à la main, et frappa dans sa jambe cassée. La glace se brisa, le garçon hurla immédiatement de douleur, et s’effondra sur le sol, en gémissant puissamment. Les réflexes de Darok, engourdis par les événements précédents, n’eurent pas l’effet escompté, et il ne put mettre qu’un coup de kunai dans le vent.
La forme humanoïde se déplaçait vite, et arrivait déjà à l’entrée, et unique sortie de la salle. Promptement elle appuya sur une dalle d’un mur, juste après la jonction entre la pièce et une allée des catacombes. Un bruit de grincement retentit, une herse allait s’abaisser les enfermant dans la pièce. Mais le chuunin ne le voyait pas de cet œil là. Il agrippa le pommeau du katana, déposé négligemment sur ce qui était sensé être une table.
Il s’arqua sur ses jambes, y concentra ses dernières réserves de chakra. Sa vitesse et son accélération étaient décuplées, pour ne pas dire bluffantes. Avec une rapidité inhumaine, il arriva près des rouages actionnant la descente de la herse, et y planta la lame, ce qui n’eut pour autre effet que de bloquer le mécanisme. Néanmoins la chose ne semblait pas avoir dit son dernier mot, et plaça un coup magistral dans la mâchoire de Darok qui s’écroula alors lourdement sur le sol.
[ ? ? ?] «- NINJAS ! NINJAS ! NINJAS ! », on aurait dit une sirène, ce « truc » était enragé. Il aurait certainement pu rouer de coup, le chuunin au sol, mais l’hideuse forme préféra tirer sa révérence.
Quelques instants plus tard, Darok se relevait en massant délicatement sa mâchoire. Dans la grande salle résonnait les gémissements de son genin. Il se tordait de douleur en s’agrippant la jambe. A cours d’énergie, ce dernier n’était plus capable de créer une protection de glace, soulageant grandement sa souffrance. Le chuunin serrait les dents, que pouvait-il donc faire ? il y avait bien une solution mais elle était très risquée, après tout on ne savait pas quels pouvaient être les effets secondaires…
De la rose des mers…
Ils n’avaient pas vraiment le choix, lui aussi était à plat, même durant la guerre son niveau d’énergie n’avait pas été aussi bas. L’utilisation prolongée du bouclier aqueux, l’utilisation du dragon aqueux, ses blessures, le gaz, tout cela avait contribué à le mettre dans cet état.
Il s’approcha de la table, saisit un bocal remplit de liquide incolore. Il l’ouvrit, une forte odeur s’en dégagea, de l’acide. Dommage, il cherchait de l’eau…
Tous les autres récipients étaient remplis de mixtures de diverses couleurs, donc pas d’eau. C’était vraiment rageant, il aurait bien aimé diluer le produit avant de l’inoculer à son disciple. Iba ne se tordait plus dans tous les sens, essayant de se maîtriser, mais on pouvait lire sur son visage que c’était peine perdue.
Darok prit alors un petit sac, et préleva une infime quantité de poudre. Il s’approcha du garçon…
[Darok] «- Avale ça… »
Iba le regarda droit dans les yeux, comment pouvait-il lui demander une chose pareille après lui avoir dit tant de mal dudit produit. Il aurait voulut répondre non, mais il ne s’en sentait pas le courage.
[Darok] «- On a pas le temps pour se chamailler. Alors bouffe ça presto. C’est un ordre compris ? ! »
Iba s’exécuta. Il ne se passa rien dans un premier temps, puis au bout d’une ou deux minutes, il sentit la douleur se dissiper, et ses forces revenir. Ses yeux virèrent à l’azur alors qu’une épaisse couche de glace se forma tout autour de sa blessure. L’air se rafraîchit, Darok imita le genin, et à son tour sentit le regain d’énergie venir.
Le monde tournait légèrement pour Iba, mais qu’importe, il pouvait se lever. Cependant, il craignait les effets secondaires et surtout d’être dans l’obligation d’en reprendre lorsqu’il sentirait de nouveau ses forces l’abandonner. Le chuunin ramassa la lampe, et les deux garçons se chargèrent chacun d’un sac de poudre blanche. Ils sortirent de la salle, Darok récupéra le katana, en faisant attention de ne pas briser la lame en l’extirpant du mécanisme. Ce dernier, débloqué, fit tomber la herse.
Le duo mettrait la main sur cette chose…et elle n’allait pas passer un bon quart d’heure.
Iba pouvait presque marcher normalement grâce à sa prothèse de glace, en fait il boitait légèrement, un peu comme Nimuro. De la même manière que précédemment, le tandem suivit les traces de sang éparses. Toutefois, cette fois-ci, ils étaient aux aguets.
Les marques rougeâtres les amenèrent cette fois-ci dans une autre pièce, plus petite, tout les murs étaient en bon état, l’air très épais, une gigantesque porte en acier se dressa, ouverte, devant l’entrée. Le tandem suivait le sang, entrèrent, ils devaient toucher au but, et tout deux le sachant, s’apprêtaient à bondir sur l’ennemi.
[Darok] «- Merde, c’est un piège. Iba, vite, dehors ! »
Trop tard malheureusement, la lourde porte d’acier se ferma, un bruit de succion indiquant que c’était une fermeture hermétique. Il fallut quelques secondes pour qu’Iba comprenne. Le sang s’arrêtait brusquement au milieu de la pièce. C’était donc que l’on voulait les amener ici. On s’était bien joué d’eux. De plus la seule issue possible était dorénavant bouchée. Soudain des vannes, du haut de la pièce s’ouvrirent, commençant à déverser des litres d’eau.
«- C’est pas vrai…on est dans un des réservoirs de stockage d’eau du village de la Brume. »

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Les Ruelles
J’ai souvent eu affaire à des péripéties extraordinaires. J’ai été en mission plusieurs fois, rencontré une Impératrice, perdu dans un marécage, à la recherche d’un vieux, emprisonné dans des illusions infaillibles, été à la guerre, sur le front. Mais je m’en suis toujours sorti. Rien qu’aujourd’hui, j’ai accumulé malheur sur malheurs, si bien que je me demande si je vais cette fois-ci encore, réussir à survivre. Voir le bout du tunnel, ça me ferait tant plaisir ! Mais survivre n’est-ce pas avant tout un terme ambiguë ? Je veux survivre, mais pas dans un hôpital branché avec des fils. Je veux survivre, mais pas uniquement dans les cœurs ou la mémoire des gens. Je veux survivre, afin de mener ma propre vie et marquer l’histoire de Kiri.
Mais avant tout, et ce depuis peu, je veux survivre pour protéger mes compagnons, les enfants de la brume, et les idéaux de Zabuza-sama.
Depuis ce matin, nous sommes entré dans une maison enflammée, avons secouru ses habitants, avons été enterrés vivants, sommes entrés dans des canalisations gazées, une côte cassée pour moi, une jambe pour l’Hiyori, avons pénétré les catacombes, et été agressés par une créature hideuse et poilue, avons été contraints de manger des rats, de boire de l’eau infecte, d’absorber de la rose des mers.
Alors que pouvait-il bien nous arriver de pire ?
Tomber sur un monstre mutant aimant casser des œufs pourris sur le corps de ses victimes encore vivantes, ou alors se rendre compte que notre pantalon n’est pas humide que d’eau et que des insectes vénéneux fourmillent dans nos chaussures ?
Non, il vaut vraiment mieux en rire qu’en pleurer car nous sommes désormais coincé dans un réservoir d’eau de Kiri, se déversant à grands flots, sans échappatoire, pris au piège par une créature affreuse. Le comble de la malchance, en bref.
Cette journée aura été bien mouvementée, alors qu’elle ne devait être qu’une remise en forme. Bon sang, comment se fait-il que la poisse s’accumule toujours sur une seule personne au lieu de se répartir convenablement entre tous les Humains ?
Je n’avais compris que trop tard que nous étions tombés maladroitement dans un traquenard. Décidément, la personne hirsute de tout à l’heure n’était pas le monstre qu’elle affectait d’être. Lorsque je m’aperçut du piège, nous étions déjà condamnés à être noyé. La porte s’était refermé sur nous, nous bloquant l’unique sortie et nous privant de notre salut. Et voilà que du haut se déversait des trombes d’eau. je connaissais bien ce mécanisme, l’eau allait monter jusqu’au haut du sas, rester dans cette situation quelques minutes, avant de s’écouler par un tuyau spécial qui s’ouvrira à cette effigie et qui les déverse jusqu’au lac. Il est sur le côté, mais complètement inaccessible à cause d’un mécanisme complexe et méconnu.
Nous avons déjà de l’eau jusqu’au mollet. La salle n’est pas bien grande, elle mesure tout au plus dix mètres carrés et trois mètres de hauteur, mais l’eau qui nous tombe dessus semble être en quantité suffisante pour la remplir trois ou quatre fois. J’ai beau réfléchir, la salle est hermétiquement fermé, et mes connaissances ne sont pas assez poussée pour me permettre de nous délivrer. Soudain, ma mémoire se raviva. L’Hiyori ! Il possédait une affinité avec les eaux ! Il pouvait peut-être retardé la chute de l’eau le temps que les vannes s’ouvrent ? Aussitôt je détournai mon regard vers lui pour lui exposer la situation. Mais ce que je vis me refroidit : l’Hiyori, bien que diplomate avec les eaux et ayant recouvré des forces à l’aide de drogues avait du mal à tenir debout.
L’eau nous parvenait maintenant jusqu’aux cuisses. Il fallait trouver un échappatoire, et rapidement. Ah, si seulement le tuyau était accessible, ce serait notre carte de sortie. Adieu ce foutu dédale, et bonjour la lumière du jour !
Mon disciple pousse un cri de douleur, sa jambe le faisait souffrir à nouveau.
« Hiyori, tu devrais pouvoir colmater la plaie avec toute cette eau à disposition, non ? »
Mais l’Hiyori n’entendait plus rien, un mal bourdonnait à ses oreilles. La rose des mers faisait déjà son terrible office et perturbait les sens du garçon. Aussi n’entendait-il plus la voix de son maître, et ne ressentait que la douleur. Puis tout d’un coup, il ouvrit les yeux, car ses souffrances étaient diminuées. Darok venait d’user le fond de son chakra pour créer de la glace en quantité autour de la jambe de l’Hiyori.
« Elle tiendra sûrement moins bien que la tienne, mais c’est tout ce que je peux faire pour t’éviter tes douleurs inutiles… »
Iba hocha de la tête, en se concentrant, il arrivait à comprendre à peu près les paroles du Chuunin. Ce dernier ne subissait pas encore les inconvénients de la drogue peut-être parce qu’il était moins fragile.
Ses côtes le tenaillait, mais s’ils comptaient sortir d’ici, il ne pouvait plus gaspiller du chakra pour limiter le gêne. Il ne lui restait que quelques gouttes, et il fallait en faire bon usage. Ils avaient dorénavant de l’eau jusqu’aux hanches, et Darok espérait que la glace créée autour de la jambe de son élève ne le coulerait pas lorsqu’ils devront flotter. Darok désespérait de trouver une solution, si bien qu’il demandait conseil à tous ceux qui l’avaient formé.
*Que feriez-vous à ma place, mes maîtres ? *
Mais aucune réponse ne vint, évidemment. Ils devaient encore et toujours se battre seuls, et résoudre leurs problèmes seuls. L’eau leur arrivait maintenant jusqu’au milieu des abdominaux, et les effets secondaires de la rose des mers étaient plus importants encore sur le genin. En effet, il ne sentait pas l’odeur nauséabonde de cette eau usée. En soi, c’était plutôt un avantage. Mais le Chuunin devait désormais agir vite, pendant que son disciple était conscient. Il devait réfléchir méthodiquement : son but, c’était le tuyau qui les mènerait au lac. Pour y accéder, il y avait deux solutions, soit attendre qu’il se découvre, soit détruire le mur et tenter de le trouver. Mais ce mur épais ne se briserait pas sous l’effet d’un dragon aqueux, car il était trop épais.
Un espoir se dessina sur son visage. Le mur était habitué à subir la pression de l’eau de toute une salle, sauf que cette pression était répartie sur, justement, toute la salle. S’ils arrivaient à concentrer l’eau sur un seul pan du mur, ils arriveraient alors à le fissurer, et qui sait, à l’exploser. Et là, ils pourraient aisément sortir de ce trou puant ! Il regarda le mur, qui mesurait près de sept mètres carrés. Maîtriser l’eau sur une parcelle aussi large ne serait pas chose aisée, mais il fallait essayer.
Il devait faire part de sa découverte à l’Hiyori, et tourna la tête afin de se déplacer vers lui. Ses mouvements étaient ralentis car il avait de l’eau jusqu’à la clavicule.
« Hiyori, Hiyori ! » Aucune réponse.
« Tu m’entends, Iba ? » dit-il en le secouant. Le garçon était plus petit que son maître, et l’eau lui arrivait presque à la bouche. S’il perdait connaissance, ce serait la fin. « Iba, réponds moi ! » Il regarda son maître, et hocha de la tête comme pour dire qu’il l’écoutait.
« Iba, tu ne t’évanouis pas ! Il faut qu’on envoie l’eau le long du mur à notre droite. Derrière, il y a un tuyau assez large qu’il faut qu’on emprunte, c’est la seule issue, tu m’entends, la seule ! Il faut la répartir sur TOUT le mur !
J’ai besoin de toi pour le faire ! Alors ne sombre pas dans l’inconscience, d’accord ? Tu m’entends ? »
Le genin hocha la tête, mais Darok n’était pas convaincu de l’acquiescement du garçon. A l’aide de leurs dernières, toutes dernières réserves de chakra, ils se mirent à flotter sur l’eau – qui ne leur arrivait alors plus qu’au genoux- et se mirent à réaliser des signes. Une couche d’eau partit se coller contre ledit mur de telle sorte que seules leurs chaussures touchaient désormais la surface de l’eau.
« Allez Iba, c’est notre ultime espoir, réparti bien l’eau partout, on y va, il faut enfoncer ce mur ! »
« Ce mur » ne bougea pas. Il était habitué à recevoir une pression importante et à y résister. Mais peut-être, justement, que recevoir cette pression l’avait ébréché ou tout du moins rapiécé. Toutes les chances étaient à prendre, ils ne devaient rien laisser filer.
L’Hiyori utilisait sa technique pour dépasser ses limites, technique que Darok ignorait, afin de rester à la surface. La glace le tirait vers le fond et c’est grâce à son mental qu’il restait encore conscient. Darok puisait dans se retranchait dans un seuil critique, il allait lui aussi bientôt s’évanouir à ce rythme. Et de plus en plus d’eau continuait de tomber du plafond, si bien que dans peu de temps, les ninja allaient le toucher.
La paroi était complètement recouverte d’eau. Darok posa ses mains sur la surface de l’eau agitée, et utilisa son domaine de prédilection afin d’augmenter la pression infligée sur le mur. L’Hiyori n’avait pas besoin de mettre ses mains sur l’eau, sa seule et unique pensée commandait.
[Iba] * À moi les eaux ! Enfoncez ce mur. *
Un petit craquement se fit entendre. La tête de l’Hiyori touchait le plafond, il dut se courber. Encore un peu, ils y étaient presque ! les yeux de l’Hiyori, bleu saphir, se rapprochèrent d’un blanc opale. Au contraire, darok commençait à devenir tout rouge. Ils poussèrent ensemble un cri de rage, délivrant toute leur énergie dans un ultime assaut contre le dernier rempart. Il y eut un craquement plus sonore, et une fissure se dessina. Sa taille augmentait aussi longtemps que les shinobi relâchait leur énergie. Les cheveux d’Iba étaient hérissés en pointe, avant de redevenir normaux… Il cracha une gerbe de sang et s’effondra, une deuxième fois aujourd’hui. Darok se sentait vide d’énergie, et n’avait plus envie de lutter.Mais il réussit cependant à attraper d’une main de fer le jeune homme. Il s’écroula à son tour, l’effort étant trop intense. L’eau agglomérée au mur s’effondra et le niveau d’eau de la salle augmenta dangereusement.
Mais le mur ne supportait plus la force exercée par l’eau, et de la fissure se dessinèrent d’autres brèches, innombrables. Un bloc du mur explosa au fond de la salle, car c’était là où la pression était la plus intense. L’eau commençait à se déverser, mais un autre bloc de pierre éclata vivement. Un éclat parvint dans l’arcade sourcilière du Chuunn, le sortant de son mutisme, juste avant que le pan du mur ne s’effondre littéralement. Il découvrit alors le large tuyau, sous quelques décombres. Le niveau de l’eau était nulle, car elle s’infiltrait entre les rocs et partait dans le tuyau.
Quel soulagement ! Il profita de l’inconscience de son élève pour verser quelques larmes de joie.
Leur vie n’était plus menacée !
Mais alors un bourdonnement sourd lui parvint. Il se mit à genoux et se prit la tête entre les mains. La rose des mers faisait son office sur lui dorénavant. Il eut cru que quelqu’un tapait avec un marteau sur sa tête, ou bien qu’on découpait son cerveau avec des ciseaux. Quoi qu’il en soit, c’était vraiment insupportable. Il s’effondra, de la bave coulant de sa lèvre. Ses yeux frétillèrent et ses globes oculaires devinrent blancs, il allait de nouveau sombrer dans l’inconscience… et ça il en était hors de question. Il se cogna la tête fortement sur le sol et roula sur le côté sous le choc. Son front était maculé de sang, mais il avait réussi à rester conscient. Il prit le Genin sur son épaule, et après avoir enlevé des cailloux obstruant le passage, il se jeta dans le tuyau, direction la sortie.
Le tube était comme un petit toboggan, il était lisse et glissant et ils eurent vite fait d’arriver au lac. Ils étaient enfin libres ! La direction que prenait le tuyau les obligeait à plonger dans le lac, mais Darok en sortit rapidement. Sur la berge, il s’autorisa à s’effondrer. C’était un endroit très peu fréquenté, il y avait pu de chances qu’ils croisent quelqu’un, et lorsqu’ils se réveilleraient, ils iraient à l’hôpital ; ils n’étaient pas en mesure d’y arriver dans leur état actuel.
Le chuunin retomba sur le dos et sentit alors la lame qu’il avait prise dans les catacombes.
*Elle est toute émoussée… mais ce que j’ai fait la dernière fois, la vitesse à laquelle j’ai exécuté mon déplacement… Il se peut que grâce à elle je devienne encore plus fort…*
[Nous permets-tu de débloquer "zone de dégâts" ainsi, Zab'? ^____^]
[A part si Iba veux faire un dernier post, il est fort possible que ce RP s'achève ainsi. Merci à tous ceux qui nous ont lu
]
Mais avant tout, et ce depuis peu, je veux survivre pour protéger mes compagnons, les enfants de la brume, et les idéaux de Zabuza-sama.
Depuis ce matin, nous sommes entré dans une maison enflammée, avons secouru ses habitants, avons été enterrés vivants, sommes entrés dans des canalisations gazées, une côte cassée pour moi, une jambe pour l’Hiyori, avons pénétré les catacombes, et été agressés par une créature hideuse et poilue, avons été contraints de manger des rats, de boire de l’eau infecte, d’absorber de la rose des mers.
Alors que pouvait-il bien nous arriver de pire ?
Tomber sur un monstre mutant aimant casser des œufs pourris sur le corps de ses victimes encore vivantes, ou alors se rendre compte que notre pantalon n’est pas humide que d’eau et que des insectes vénéneux fourmillent dans nos chaussures ?
Non, il vaut vraiment mieux en rire qu’en pleurer car nous sommes désormais coincé dans un réservoir d’eau de Kiri, se déversant à grands flots, sans échappatoire, pris au piège par une créature affreuse. Le comble de la malchance, en bref.
Cette journée aura été bien mouvementée, alors qu’elle ne devait être qu’une remise en forme. Bon sang, comment se fait-il que la poisse s’accumule toujours sur une seule personne au lieu de se répartir convenablement entre tous les Humains ?
Je n’avais compris que trop tard que nous étions tombés maladroitement dans un traquenard. Décidément, la personne hirsute de tout à l’heure n’était pas le monstre qu’elle affectait d’être. Lorsque je m’aperçut du piège, nous étions déjà condamnés à être noyé. La porte s’était refermé sur nous, nous bloquant l’unique sortie et nous privant de notre salut. Et voilà que du haut se déversait des trombes d’eau. je connaissais bien ce mécanisme, l’eau allait monter jusqu’au haut du sas, rester dans cette situation quelques minutes, avant de s’écouler par un tuyau spécial qui s’ouvrira à cette effigie et qui les déverse jusqu’au lac. Il est sur le côté, mais complètement inaccessible à cause d’un mécanisme complexe et méconnu.
Nous avons déjà de l’eau jusqu’au mollet. La salle n’est pas bien grande, elle mesure tout au plus dix mètres carrés et trois mètres de hauteur, mais l’eau qui nous tombe dessus semble être en quantité suffisante pour la remplir trois ou quatre fois. J’ai beau réfléchir, la salle est hermétiquement fermé, et mes connaissances ne sont pas assez poussée pour me permettre de nous délivrer. Soudain, ma mémoire se raviva. L’Hiyori ! Il possédait une affinité avec les eaux ! Il pouvait peut-être retardé la chute de l’eau le temps que les vannes s’ouvrent ? Aussitôt je détournai mon regard vers lui pour lui exposer la situation. Mais ce que je vis me refroidit : l’Hiyori, bien que diplomate avec les eaux et ayant recouvré des forces à l’aide de drogues avait du mal à tenir debout.
L’eau nous parvenait maintenant jusqu’aux cuisses. Il fallait trouver un échappatoire, et rapidement. Ah, si seulement le tuyau était accessible, ce serait notre carte de sortie. Adieu ce foutu dédale, et bonjour la lumière du jour !
Mon disciple pousse un cri de douleur, sa jambe le faisait souffrir à nouveau.
« Hiyori, tu devrais pouvoir colmater la plaie avec toute cette eau à disposition, non ? »
Mais l’Hiyori n’entendait plus rien, un mal bourdonnait à ses oreilles. La rose des mers faisait déjà son terrible office et perturbait les sens du garçon. Aussi n’entendait-il plus la voix de son maître, et ne ressentait que la douleur. Puis tout d’un coup, il ouvrit les yeux, car ses souffrances étaient diminuées. Darok venait d’user le fond de son chakra pour créer de la glace en quantité autour de la jambe de l’Hiyori.
« Elle tiendra sûrement moins bien que la tienne, mais c’est tout ce que je peux faire pour t’éviter tes douleurs inutiles… »
Iba hocha de la tête, en se concentrant, il arrivait à comprendre à peu près les paroles du Chuunin. Ce dernier ne subissait pas encore les inconvénients de la drogue peut-être parce qu’il était moins fragile.
Ses côtes le tenaillait, mais s’ils comptaient sortir d’ici, il ne pouvait plus gaspiller du chakra pour limiter le gêne. Il ne lui restait que quelques gouttes, et il fallait en faire bon usage. Ils avaient dorénavant de l’eau jusqu’aux hanches, et Darok espérait que la glace créée autour de la jambe de son élève ne le coulerait pas lorsqu’ils devront flotter. Darok désespérait de trouver une solution, si bien qu’il demandait conseil à tous ceux qui l’avaient formé.
*Que feriez-vous à ma place, mes maîtres ? *
Mais aucune réponse ne vint, évidemment. Ils devaient encore et toujours se battre seuls, et résoudre leurs problèmes seuls. L’eau leur arrivait maintenant jusqu’au milieu des abdominaux, et les effets secondaires de la rose des mers étaient plus importants encore sur le genin. En effet, il ne sentait pas l’odeur nauséabonde de cette eau usée. En soi, c’était plutôt un avantage. Mais le Chuunin devait désormais agir vite, pendant que son disciple était conscient. Il devait réfléchir méthodiquement : son but, c’était le tuyau qui les mènerait au lac. Pour y accéder, il y avait deux solutions, soit attendre qu’il se découvre, soit détruire le mur et tenter de le trouver. Mais ce mur épais ne se briserait pas sous l’effet d’un dragon aqueux, car il était trop épais.
Un espoir se dessina sur son visage. Le mur était habitué à subir la pression de l’eau de toute une salle, sauf que cette pression était répartie sur, justement, toute la salle. S’ils arrivaient à concentrer l’eau sur un seul pan du mur, ils arriveraient alors à le fissurer, et qui sait, à l’exploser. Et là, ils pourraient aisément sortir de ce trou puant ! Il regarda le mur, qui mesurait près de sept mètres carrés. Maîtriser l’eau sur une parcelle aussi large ne serait pas chose aisée, mais il fallait essayer.
Il devait faire part de sa découverte à l’Hiyori, et tourna la tête afin de se déplacer vers lui. Ses mouvements étaient ralentis car il avait de l’eau jusqu’à la clavicule.
« Hiyori, Hiyori ! » Aucune réponse.
« Tu m’entends, Iba ? » dit-il en le secouant. Le garçon était plus petit que son maître, et l’eau lui arrivait presque à la bouche. S’il perdait connaissance, ce serait la fin. « Iba, réponds moi ! » Il regarda son maître, et hocha de la tête comme pour dire qu’il l’écoutait.
« Iba, tu ne t’évanouis pas ! Il faut qu’on envoie l’eau le long du mur à notre droite. Derrière, il y a un tuyau assez large qu’il faut qu’on emprunte, c’est la seule issue, tu m’entends, la seule ! Il faut la répartir sur TOUT le mur !
J’ai besoin de toi pour le faire ! Alors ne sombre pas dans l’inconscience, d’accord ? Tu m’entends ? »
Le genin hocha la tête, mais Darok n’était pas convaincu de l’acquiescement du garçon. A l’aide de leurs dernières, toutes dernières réserves de chakra, ils se mirent à flotter sur l’eau – qui ne leur arrivait alors plus qu’au genoux- et se mirent à réaliser des signes. Une couche d’eau partit se coller contre ledit mur de telle sorte que seules leurs chaussures touchaient désormais la surface de l’eau.
« Allez Iba, c’est notre ultime espoir, réparti bien l’eau partout, on y va, il faut enfoncer ce mur ! »
« Ce mur » ne bougea pas. Il était habitué à recevoir une pression importante et à y résister. Mais peut-être, justement, que recevoir cette pression l’avait ébréché ou tout du moins rapiécé. Toutes les chances étaient à prendre, ils ne devaient rien laisser filer.
L’Hiyori utilisait sa technique pour dépasser ses limites, technique que Darok ignorait, afin de rester à la surface. La glace le tirait vers le fond et c’est grâce à son mental qu’il restait encore conscient. Darok puisait dans se retranchait dans un seuil critique, il allait lui aussi bientôt s’évanouir à ce rythme. Et de plus en plus d’eau continuait de tomber du plafond, si bien que dans peu de temps, les ninja allaient le toucher.
La paroi était complètement recouverte d’eau. Darok posa ses mains sur la surface de l’eau agitée, et utilisa son domaine de prédilection afin d’augmenter la pression infligée sur le mur. L’Hiyori n’avait pas besoin de mettre ses mains sur l’eau, sa seule et unique pensée commandait.
[Iba] * À moi les eaux ! Enfoncez ce mur. *
Un petit craquement se fit entendre. La tête de l’Hiyori touchait le plafond, il dut se courber. Encore un peu, ils y étaient presque ! les yeux de l’Hiyori, bleu saphir, se rapprochèrent d’un blanc opale. Au contraire, darok commençait à devenir tout rouge. Ils poussèrent ensemble un cri de rage, délivrant toute leur énergie dans un ultime assaut contre le dernier rempart. Il y eut un craquement plus sonore, et une fissure se dessina. Sa taille augmentait aussi longtemps que les shinobi relâchait leur énergie. Les cheveux d’Iba étaient hérissés en pointe, avant de redevenir normaux… Il cracha une gerbe de sang et s’effondra, une deuxième fois aujourd’hui. Darok se sentait vide d’énergie, et n’avait plus envie de lutter.Mais il réussit cependant à attraper d’une main de fer le jeune homme. Il s’écroula à son tour, l’effort étant trop intense. L’eau agglomérée au mur s’effondra et le niveau d’eau de la salle augmenta dangereusement.
Mais le mur ne supportait plus la force exercée par l’eau, et de la fissure se dessinèrent d’autres brèches, innombrables. Un bloc du mur explosa au fond de la salle, car c’était là où la pression était la plus intense. L’eau commençait à se déverser, mais un autre bloc de pierre éclata vivement. Un éclat parvint dans l’arcade sourcilière du Chuunn, le sortant de son mutisme, juste avant que le pan du mur ne s’effondre littéralement. Il découvrit alors le large tuyau, sous quelques décombres. Le niveau de l’eau était nulle, car elle s’infiltrait entre les rocs et partait dans le tuyau.
Quel soulagement ! Il profita de l’inconscience de son élève pour verser quelques larmes de joie.
Leur vie n’était plus menacée !
Mais alors un bourdonnement sourd lui parvint. Il se mit à genoux et se prit la tête entre les mains. La rose des mers faisait son office sur lui dorénavant. Il eut cru que quelqu’un tapait avec un marteau sur sa tête, ou bien qu’on découpait son cerveau avec des ciseaux. Quoi qu’il en soit, c’était vraiment insupportable. Il s’effondra, de la bave coulant de sa lèvre. Ses yeux frétillèrent et ses globes oculaires devinrent blancs, il allait de nouveau sombrer dans l’inconscience… et ça il en était hors de question. Il se cogna la tête fortement sur le sol et roula sur le côté sous le choc. Son front était maculé de sang, mais il avait réussi à rester conscient. Il prit le Genin sur son épaule, et après avoir enlevé des cailloux obstruant le passage, il se jeta dans le tuyau, direction la sortie.
Le tube était comme un petit toboggan, il était lisse et glissant et ils eurent vite fait d’arriver au lac. Ils étaient enfin libres ! La direction que prenait le tuyau les obligeait à plonger dans le lac, mais Darok en sortit rapidement. Sur la berge, il s’autorisa à s’effondrer. C’était un endroit très peu fréquenté, il y avait pu de chances qu’ils croisent quelqu’un, et lorsqu’ils se réveilleraient, ils iraient à l’hôpital ; ils n’étaient pas en mesure d’y arriver dans leur état actuel.
Le chuunin retomba sur le dos et sentit alors la lame qu’il avait prise dans les catacombes.
*Elle est toute émoussée… mais ce que j’ai fait la dernière fois, la vitesse à laquelle j’ai exécuté mon déplacement… Il se peut que grâce à elle je devienne encore plus fort…*
[Nous permets-tu de débloquer "zone de dégâts" ainsi, Zab'? ^____^]
[A part si Iba veux faire un dernier post, il est fort possible que ce RP s'achève ainsi. Merci à tous ceux qui nous ont lu

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Les Ruelles
[Bon, je clôture ce RP dans les ruelles…en réitérant la demande de Darok, vis-à-vis de « Zone de dégâts », et en espérant que ce récit pour le moins « mouvementé » vous aura plu.
]
S’il s’agissait d’une plaisanterie, elle était vraiment de très mauvais goût, et encore l’enfant mâchait ses mots. La tête du garçon commençait à lanciner, tandis que déjà ses pieds barbotaient dans une flaque d’eau géante. Inconsciemment, il repensa au discours que l’on tenait aux nouveaux postulants souhaitant intégrer l’Académie…
Ne crois pas qu’il suffise de vouloir pour pouvoir. La vie du shinobi est parsemée d’embûches. Nombres sont ceux qui sont tombés avant d’avoir fini leur formation. Alors pourquoi toi, y parviendrais-tu ?
Oui…pourquoi y parviendrait-il ? Comment sortir de cette impasse ? Enfin, forcé d’avouer qu’on ne lui avait pas dit à son entrée à l’Académie, qu’il devrait faire un séjour en enfer, ni même explorer d’autres dimensions, ou encore affronter un Kazekage démoniaque…
A côté de cela mourir noyer dans un réservoir d’eau de son propre village semblait réellement ridicule. En y repensant bien, il avait quand même eut une sacrée journée…
Est-ce que mit bout à bout, on pouvait considérer que cela était équivalant à une discussion plutôt unilatérale avec le Nocher ou un affrontement avec un démon sorti dont ne sait trop où ?
Darok s’agitait beaucoup…Pourquoi bougeait-il autant ? L’esprit du genin s’embrumait peu à peu. S’échapper, il fallait s’échapper. Surtout ne pas fermer les yeux, ne pas s’endormir, céder maintenant, se serait trop bête. Le sas était hermétiquement fermé et les murs donnant sur les catacombes devaient être terriblement épais, une inondation dans les sous-sol de Kiri no Kuni serait catastrophique pour les fondations de certaines habitations. Il manquerait plus que le duo crée un effondrement en plein centre-ville, parce que niveau « casse », ils avaient plutôt dépassé le quota pour la journée.
Un sifflement parvint à ses oreilles. Diffus pour l’instant…
Le chuunin continuait de bouger, encore et encore, mais Iba lui n’avait qu’une envie, s’asseoir et dormir. Il ne sentait plus rien, pas même l’eau qui lui parvenait déjà aux genoux. Le cri aigu se transforma en roulements de tambours, claquement de cymbales, comment pouvait-on se concentrer dans un tel brouhaha. Comment pouvez-vous réfléchir lorsqu’un orchestre entier semble jouer juste à côté de vos deux oreilles ? Il allait faire bouffer sa baguette au chef, crever le flan des percussions, casser du bois, couper des cordes…
Il ne se rendait pas compte que la seule corde qu’il cisaillait activement, c’était celle qui le maintenant en vie. Les drogues l’endormaient complètement, l’anesthésiant, ses paupières devinrent lourdes, si lourdes que même Atlas n’aurait put les soutenir.
Soudain, un mouvement trop brusque fit voler en éclats pour la seconde fois la protection argenté sur la jambe du garçon, aussitôt il s’effondra la douleur submergeant complètement son esprit las et fatigué. Darok semblait lui parler, mais le garçon ne l’entendait pas, se débattant contre sa souffrance, mais aussi pour garder la tête hors de l’eau.
Avouez qu’une telle fin pour un Maître de l’Eau, c’est plutôt inattendu…
Heureusement pour Iba, son sempaï ne l’entendait pas de cette oreille et utilisa un peu des quelques forces qui lui restait pour réparer l’attelle transparente. Presque aussitôt, les peines furent atténuées. Le genin serrait les dents.
Il se redressa, et essaya de parler aux Eaux, le contact était faible pour ne pas dire inexistant, néanmoins, il flottait, sans trop d’efforts, une chance…
A voir l’expression du chuunin, la situation s’annonçait vraiment désespérée. Vers qui se tourner, d’où viendrait la solution ? Et si elle ne venait pas ? Condamnés, c’était le mot pour qualifier la situation. Les effets bénéfiques de la drogue s’était complètement dissipés, seuls restaient sa douleur et son impuissance. Il ne sentait plus son chakra, peut-être était-il totalement vide de toute énergie ? Par quel miracle pouvaient-ils encore espérer réchapper à la Mort qui semblait les courser ? Le miracle c’était plutôt qu’ils aient réussis à survivre jusqu’ici. En fin de compte, peut-être pouvaient-ils s’estimer heureux d’avoir survécu aussi longtemps. Ils s’étaient bien battus, mais leur course s’arrêtaient là…
Il allait rejoindre les siens.
Pourraient-ils le faire le regard haut et fier. Sûrement. Il avait tout donné, la fin semblait inéluctable. Il aurait bien aimé dire à Darok qu’en fin de compte, sous ses airs de rustre aux élans patriotiques, il avait été plus qu’un simple compagnons d’arme, mais un réel ami. Toutefois, le Destin en décida autrement, ses lèvres refusaient obstinément de bouger. L’eau continuait de monter, rapprochant de plus en plus la sentence « divine ».
On le secouait.
C’est pas vrai, jusqu’à la fin on l’ennuierait ? Ne pouvait-on pas le laisser rendre l’âme en paix ? Sa vue était floue, ses oreilles bourdonnaient. Qui lui parlait ? Cette forme, ces contours…Cette odeur ? ! Darok ?
[Darok] «-Iba, réponds moi ! »
A quoi bon ? Tout était fini. Ne s’en était-il toujours pas rendu compte…Personne ne viendrait nous sauver, et le binôme n’était pas à même d’échapper à cette situation « embarrassante ».
[Darok] «- Iba, tu ne t’évanouis pas ! Il faut qu’on envoie l’eau le long du mur à notre droite. Derrière, il y a un tuyau assez large qu’il faut qu’on emprunte, c’est la seule issue, tu m’entends, la seule ! Il faut la répartir sur TOUT le mur !
J’ai besoin de toi pour le faire ! Alors ne sombre pas dans l’inconscience, d’accord ? Tu m’entends ? »
Il ne comprenait pas, peut-être parce qu’il n’entendait qu’un mot sur deux. Ce devait être cela…
Et puis qu’est-ce que c ’était cette histoire de tuyau ? Soudain son bras droit fut prit d’un violent spasme, ses veines se contractant, puis ressortant, profondément de son avant-bras. La zone autour de sa gemme était la plus marqué.
Pas maintenant…tu ne dois pas abandonner…
Cette voix, il aurait put la reconnaître entre mille. Maître…
Son esprit essayait d’assimiler ce que le chuunin venait de lui dire. En gros, il fallait agglomérer l’eau sur le pan et augmenter sa pression pour faire craquer le mur extérieur, donnant sur l’air libre. Physiquement, il aurait été plus simple d’augmenter la pression sur une petite surface pour la faire céder, mais le trou trop petit ne permettrait certainement pas d’écouler assez vite l’eau pour les empêcher de se noyer. Faire plusieurs petit trous restait une solution, mais le temps et les forces leur manquaient. Ils n’avaient le droit qu’à un seul essai.
Se remémorant les préceptes de Shinobu, Iba coupa la circulation, bien que très faible dans certains de ces membres, l’emmagasinant le plus possible pour créer un maximum de chakra et employer un maximum d’eau. Cette dernière devait s'entasser sur toute la surface du mur, c’était comme prendre plusieurs individus pour cible. Le duo avait presque atteint le plafond à cause de la montée des Eaux.
[Darok] «- Allez Iba, c’est notre ultime espoir, réparti bien l’eau partout, on y va, il faut enfoncer ce mur ! »
Harangué par son supérieur, le garçon relâcha toute l’énergie qu’il lui restait, du sang coulait de ses oreilles et de ses yeux. Il hurla mentalement des instructions aux Eaux. Une seule directive, abattre le mur, l’exploser, le réduire en miette, l’atomiser.
D’abord rien…puis des craquements se firent entendre, des fissures apparaissaient sur toute la surface du mur, le lézardant. Le garçon sentait un liquide chaud couler sur son visage, ce qui contrastait fortement avec la température de celui dans lequel il était plongé. Subitement la paroi céda, libérant ces prisonniers et déversant des litres et des litres d’eau à l’air libre.
Ils étaient sains et saufs…et libres. Enfin presque.
Néanmoins la fin de l’histoire échappa à la mémoire du garçon. En effet, dès le mur effondré, sa conscience le quitta. Il ne se réveilla que plusieurs heures plus tard, dans un lit, emmitouflé dans une quantité impressionnante de bandages. Nimuro était à ses côtés. Darok lui aussi, sur une autre couche juste à sa droite.
Il apprendrait plus tard, qu’après être tombé inconscient, Darok l’avait porté et qu’ils avaient effectué une descente en toboggan qui les avaient mené au lac de Kiri. Là une patrouilles les avait trouvé et emmené à l’hôpital.
Sa jambe ne lui faisait plus mal, Nimuro ne devait pas y être étranger. Un sourire rayonnait sur le visage de ce dernier. Darok grogna, il s’éveillait.
[Nimuro] «- Je suis heureux que vous soyez sain et sauf. »
«- Moi aussi… » et le garçon lui rendit son sourire.
Darok semblait avoir retrouvé ses esprits, et être pleinement conscient. Il se releva appuyant son dos contre le mur avec quelques difficultés et demanda expressément.
[Darok] «- Masara ?, il sembla s’étouffer à moitié. Aucun des deux shinobi n’étaient complètement d’aplomb.
[Nimuro] «- En sécurité, Shinji-sama c’est occupé de tout…D’ailleurs, il est passé rapidement pour vous voir, mais vous étiez encore assoupis. Vous devez partir demain pour le Fort. Profitez bien de cette journée de repos pour reprendre des forces. Normalement toutes vos blessures ont été guéries, mais contre l’épuisement nous sommes impuissants.
Darok et Iba hochèrent la tête. Puis le genin fit face à Darok.
«- Sempaï, vous me devez une crêpe. », et le duo éclata de rire, ce qui laissa un peu au dépourvu le jounin. Reprenant son souffle, Darok ajouta.
[Darok] « Par contre rien ne change, c'est toujours Senseï, abruti de disciple.» Et ils rièrent de plus belle.
S’il s’agissait d’une plaisanterie, elle était vraiment de très mauvais goût, et encore l’enfant mâchait ses mots. La tête du garçon commençait à lanciner, tandis que déjà ses pieds barbotaient dans une flaque d’eau géante. Inconsciemment, il repensa au discours que l’on tenait aux nouveaux postulants souhaitant intégrer l’Académie…
Ne crois pas qu’il suffise de vouloir pour pouvoir. La vie du shinobi est parsemée d’embûches. Nombres sont ceux qui sont tombés avant d’avoir fini leur formation. Alors pourquoi toi, y parviendrais-tu ?
Oui…pourquoi y parviendrait-il ? Comment sortir de cette impasse ? Enfin, forcé d’avouer qu’on ne lui avait pas dit à son entrée à l’Académie, qu’il devrait faire un séjour en enfer, ni même explorer d’autres dimensions, ou encore affronter un Kazekage démoniaque…
A côté de cela mourir noyer dans un réservoir d’eau de son propre village semblait réellement ridicule. En y repensant bien, il avait quand même eut une sacrée journée…
Est-ce que mit bout à bout, on pouvait considérer que cela était équivalant à une discussion plutôt unilatérale avec le Nocher ou un affrontement avec un démon sorti dont ne sait trop où ?
Darok s’agitait beaucoup…Pourquoi bougeait-il autant ? L’esprit du genin s’embrumait peu à peu. S’échapper, il fallait s’échapper. Surtout ne pas fermer les yeux, ne pas s’endormir, céder maintenant, se serait trop bête. Le sas était hermétiquement fermé et les murs donnant sur les catacombes devaient être terriblement épais, une inondation dans les sous-sol de Kiri no Kuni serait catastrophique pour les fondations de certaines habitations. Il manquerait plus que le duo crée un effondrement en plein centre-ville, parce que niveau « casse », ils avaient plutôt dépassé le quota pour la journée.
Un sifflement parvint à ses oreilles. Diffus pour l’instant…
Le chuunin continuait de bouger, encore et encore, mais Iba lui n’avait qu’une envie, s’asseoir et dormir. Il ne sentait plus rien, pas même l’eau qui lui parvenait déjà aux genoux. Le cri aigu se transforma en roulements de tambours, claquement de cymbales, comment pouvait-on se concentrer dans un tel brouhaha. Comment pouvez-vous réfléchir lorsqu’un orchestre entier semble jouer juste à côté de vos deux oreilles ? Il allait faire bouffer sa baguette au chef, crever le flan des percussions, casser du bois, couper des cordes…
Il ne se rendait pas compte que la seule corde qu’il cisaillait activement, c’était celle qui le maintenant en vie. Les drogues l’endormaient complètement, l’anesthésiant, ses paupières devinrent lourdes, si lourdes que même Atlas n’aurait put les soutenir.
Soudain, un mouvement trop brusque fit voler en éclats pour la seconde fois la protection argenté sur la jambe du garçon, aussitôt il s’effondra la douleur submergeant complètement son esprit las et fatigué. Darok semblait lui parler, mais le garçon ne l’entendait pas, se débattant contre sa souffrance, mais aussi pour garder la tête hors de l’eau.
Avouez qu’une telle fin pour un Maître de l’Eau, c’est plutôt inattendu…
Heureusement pour Iba, son sempaï ne l’entendait pas de cette oreille et utilisa un peu des quelques forces qui lui restait pour réparer l’attelle transparente. Presque aussitôt, les peines furent atténuées. Le genin serrait les dents.
Il se redressa, et essaya de parler aux Eaux, le contact était faible pour ne pas dire inexistant, néanmoins, il flottait, sans trop d’efforts, une chance…
A voir l’expression du chuunin, la situation s’annonçait vraiment désespérée. Vers qui se tourner, d’où viendrait la solution ? Et si elle ne venait pas ? Condamnés, c’était le mot pour qualifier la situation. Les effets bénéfiques de la drogue s’était complètement dissipés, seuls restaient sa douleur et son impuissance. Il ne sentait plus son chakra, peut-être était-il totalement vide de toute énergie ? Par quel miracle pouvaient-ils encore espérer réchapper à la Mort qui semblait les courser ? Le miracle c’était plutôt qu’ils aient réussis à survivre jusqu’ici. En fin de compte, peut-être pouvaient-ils s’estimer heureux d’avoir survécu aussi longtemps. Ils s’étaient bien battus, mais leur course s’arrêtaient là…
Il allait rejoindre les siens.
Pourraient-ils le faire le regard haut et fier. Sûrement. Il avait tout donné, la fin semblait inéluctable. Il aurait bien aimé dire à Darok qu’en fin de compte, sous ses airs de rustre aux élans patriotiques, il avait été plus qu’un simple compagnons d’arme, mais un réel ami. Toutefois, le Destin en décida autrement, ses lèvres refusaient obstinément de bouger. L’eau continuait de monter, rapprochant de plus en plus la sentence « divine ».
On le secouait.
C’est pas vrai, jusqu’à la fin on l’ennuierait ? Ne pouvait-on pas le laisser rendre l’âme en paix ? Sa vue était floue, ses oreilles bourdonnaient. Qui lui parlait ? Cette forme, ces contours…Cette odeur ? ! Darok ?
[Darok] «-Iba, réponds moi ! »
A quoi bon ? Tout était fini. Ne s’en était-il toujours pas rendu compte…Personne ne viendrait nous sauver, et le binôme n’était pas à même d’échapper à cette situation « embarrassante ».
[Darok] «- Iba, tu ne t’évanouis pas ! Il faut qu’on envoie l’eau le long du mur à notre droite. Derrière, il y a un tuyau assez large qu’il faut qu’on emprunte, c’est la seule issue, tu m’entends, la seule ! Il faut la répartir sur TOUT le mur !
J’ai besoin de toi pour le faire ! Alors ne sombre pas dans l’inconscience, d’accord ? Tu m’entends ? »
Il ne comprenait pas, peut-être parce qu’il n’entendait qu’un mot sur deux. Ce devait être cela…
Et puis qu’est-ce que c ’était cette histoire de tuyau ? Soudain son bras droit fut prit d’un violent spasme, ses veines se contractant, puis ressortant, profondément de son avant-bras. La zone autour de sa gemme était la plus marqué.
Pas maintenant…tu ne dois pas abandonner…
Cette voix, il aurait put la reconnaître entre mille. Maître…
Son esprit essayait d’assimiler ce que le chuunin venait de lui dire. En gros, il fallait agglomérer l’eau sur le pan et augmenter sa pression pour faire craquer le mur extérieur, donnant sur l’air libre. Physiquement, il aurait été plus simple d’augmenter la pression sur une petite surface pour la faire céder, mais le trou trop petit ne permettrait certainement pas d’écouler assez vite l’eau pour les empêcher de se noyer. Faire plusieurs petit trous restait une solution, mais le temps et les forces leur manquaient. Ils n’avaient le droit qu’à un seul essai.
Se remémorant les préceptes de Shinobu, Iba coupa la circulation, bien que très faible dans certains de ces membres, l’emmagasinant le plus possible pour créer un maximum de chakra et employer un maximum d’eau. Cette dernière devait s'entasser sur toute la surface du mur, c’était comme prendre plusieurs individus pour cible. Le duo avait presque atteint le plafond à cause de la montée des Eaux.
[Darok] «- Allez Iba, c’est notre ultime espoir, réparti bien l’eau partout, on y va, il faut enfoncer ce mur ! »
Harangué par son supérieur, le garçon relâcha toute l’énergie qu’il lui restait, du sang coulait de ses oreilles et de ses yeux. Il hurla mentalement des instructions aux Eaux. Une seule directive, abattre le mur, l’exploser, le réduire en miette, l’atomiser.
D’abord rien…puis des craquements se firent entendre, des fissures apparaissaient sur toute la surface du mur, le lézardant. Le garçon sentait un liquide chaud couler sur son visage, ce qui contrastait fortement avec la température de celui dans lequel il était plongé. Subitement la paroi céda, libérant ces prisonniers et déversant des litres et des litres d’eau à l’air libre.
Ils étaient sains et saufs…et libres. Enfin presque.
Néanmoins la fin de l’histoire échappa à la mémoire du garçon. En effet, dès le mur effondré, sa conscience le quitta. Il ne se réveilla que plusieurs heures plus tard, dans un lit, emmitouflé dans une quantité impressionnante de bandages. Nimuro était à ses côtés. Darok lui aussi, sur une autre couche juste à sa droite.
Il apprendrait plus tard, qu’après être tombé inconscient, Darok l’avait porté et qu’ils avaient effectué une descente en toboggan qui les avaient mené au lac de Kiri. Là une patrouilles les avait trouvé et emmené à l’hôpital.
Sa jambe ne lui faisait plus mal, Nimuro ne devait pas y être étranger. Un sourire rayonnait sur le visage de ce dernier. Darok grogna, il s’éveillait.
[Nimuro] «- Je suis heureux que vous soyez sain et sauf. »
«- Moi aussi… » et le garçon lui rendit son sourire.
Darok semblait avoir retrouvé ses esprits, et être pleinement conscient. Il se releva appuyant son dos contre le mur avec quelques difficultés et demanda expressément.
[Darok] «- Masara ?, il sembla s’étouffer à moitié. Aucun des deux shinobi n’étaient complètement d’aplomb.
[Nimuro] «- En sécurité, Shinji-sama c’est occupé de tout…D’ailleurs, il est passé rapidement pour vous voir, mais vous étiez encore assoupis. Vous devez partir demain pour le Fort. Profitez bien de cette journée de repos pour reprendre des forces. Normalement toutes vos blessures ont été guéries, mais contre l’épuisement nous sommes impuissants.
Darok et Iba hochèrent la tête. Puis le genin fit face à Darok.
«- Sempaï, vous me devez une crêpe. », et le duo éclata de rire, ce qui laissa un peu au dépourvu le jounin. Reprenant son souffle, Darok ajouta.
[Darok] « Par contre rien ne change, c'est toujours Senseï, abruti de disciple.» Et ils rièrent de plus belle.
[FIN]

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Les Ruelles
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Zabuza Momochi- Mort
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Re: Les Ruelles
Durant tout le chemin, Sakray s'était retrouvé entre Hasumi et Taiki. C'était Irako qui l'avait voulu, il avait été clair à ce sujet-là. Sakray n'avait rien à redire, contrairement à Hasumi qui a -vainement- tenté de renverser les choses. Mais Irako avait été catégorique, et ne changea pas d'avis. Il avait même soufflé à Sakray de les empêcher de s'approcher durant le trajet, ce qu'il dût faire deux fois, et qui mis Hasumi en colère.
Le trajet jusque Kiri fût assez rapide, en tout cas plus que celui Suna-Kumo. Le Sunéen ne fit pas attention au paysage, il ne faisait que marcher, sans rien penser. Hormis que la différence entre les climats des 2 villages était très...flagrante.
Une fois devant le village, les grandes portes leur furent ouvertes, et Irako alla rapidement toucher quelques mots à certaines personnes qui étaient présentes. Celles-ci jetèrent un rapide regard vers Sakray, puis hochèrent la tête. Ils s'en allèrent rapidement, puis la délégation entra, et les portes fûrent refermées. Il resta entre Taiki et Hasumi, lorsque Irako s'avanca vers lui.
[Je te laisse continuer
]
Le trajet jusque Kiri fût assez rapide, en tout cas plus que celui Suna-Kumo. Le Sunéen ne fit pas attention au paysage, il ne faisait que marcher, sans rien penser. Hormis que la différence entre les climats des 2 villages était très...flagrante.
Une fois devant le village, les grandes portes leur furent ouvertes, et Irako alla rapidement toucher quelques mots à certaines personnes qui étaient présentes. Celles-ci jetèrent un rapide regard vers Sakray, puis hochèrent la tête. Ils s'en allèrent rapidement, puis la délégation entra, et les portes fûrent refermées. Il resta entre Taiki et Hasumi, lorsque Irako s'avanca vers lui.
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Sakray- Chuunin de Suna

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Re: Les Ruelles
[Irako] - Ok c'est bon. On t'arrange les papiers administratifs.
Il hocha la tête.
[Irako] - Tout se passera bien. S'il y a des provocations, ni répond que si ta vie est en danger.
Cela l'ennuierait véritablement de devoir démontrer par A + B que c'était bien le Kiréen qui avait déclenché les hostilités, et que le Sunéen n'avait fait que se défendre. Ce serait si... chiant.
[Irako] - En attendant mieux, tu habiteras chez nous.
Fukujiro sourit.
[Fukujiro] - Bon, ça s'est fait...
Hasumi le foudroya du regard.
[Hasumi] - Ouais...
[Fukujiro] - Avoue que tes velléités hormonales en prennent un coup, Hasu.
Irako leva une main. Plus personne ne parlait.
[Irako] - Ok. Sujet tabou N°1 : l'activité hormonale de ma soeur.
Hasumi rougit, se retourna et s'éloigna en marmonnant ce qui était très certainement une insulte. Fukujiro donna un coup de coude discret à Taiki.
[Fukujiro] - Et dire que c'est avec cette bouche-là qu'elle...
Nouvelle main levée.
[Irako] - Ok, très bien, autant pour moi. Sujet tabou N°2 : la bouche de ma soeur. Et Sujet Tabou N°3 : l'intégrité physique de ma soeur. Donc, quand on évoque Hasumi c'est : soit pour le boulot, soit elle est en danger de mort, soit elle est enceinte. C'est tout.
Mise au point certainement nécessaire. Bande de petits cons. À reluquer la famille Matsumoto. Cela ne se passera pas comme ça, au non ! Ils allaient bosser, suer, le supplier de les achever, se traîner sur les bras avant pour rentrer. Oh oui ! ils allaient morfler.
[Irako] - Ces précisions apportées, rentrez chez vous. Taiki, j'ai bien dit chez vous. Pas chez moi. À demain. Non. Après-demain. Demain... je fais pas cours.
Sujet Tabou N°4 : les jours de repos. Mais il ne le précisa pas. Cela, après tout, allait de soi.
Il se remit à marcher vers chez eux. Chez lui.
[Taiki] - Je repasserai ce soir alors. Bonne journée Irako !
Et le respect alors ? Il ne releva pas. Sakray marchait à ses côtés. Il était bon que les Kiréens voient le Sunéen avec lui. Cela les rassurerait. Et éviterait un malencontreux accident. Du genre mortel. Noyade, hydrocution. Ce genre de brouilles.
[Irako] - Bon demain je dors. On commencera plus tard. Tu pourras te promener dans Kiri. Tu n'as pas de limites d'accès - à part celles de tout le monde.
Irako sourit.
[Irako] - Pense bien que les Kiréens ne te font pas une faveur. Quelques uns attendent d'avoir une raison suffisante de te faire emprisonner. Ça durera quelques jours.
Quelques années, oui.
Il hocha la tête.
[Irako] - Tout se passera bien. S'il y a des provocations, ni répond que si ta vie est en danger.
Cela l'ennuierait véritablement de devoir démontrer par A + B que c'était bien le Kiréen qui avait déclenché les hostilités, et que le Sunéen n'avait fait que se défendre. Ce serait si... chiant.
[Irako] - En attendant mieux, tu habiteras chez nous.
Fukujiro sourit.
[Fukujiro] - Bon, ça s'est fait...
Hasumi le foudroya du regard.
[Hasumi] - Ouais...
[Fukujiro] - Avoue que tes velléités hormonales en prennent un coup, Hasu.
Irako leva une main. Plus personne ne parlait.
[Irako] - Ok. Sujet tabou N°1 : l'activité hormonale de ma soeur.
Hasumi rougit, se retourna et s'éloigna en marmonnant ce qui était très certainement une insulte. Fukujiro donna un coup de coude discret à Taiki.
[Fukujiro] - Et dire que c'est avec cette bouche-là qu'elle...
Nouvelle main levée.
[Irako] - Ok, très bien, autant pour moi. Sujet tabou N°2 : la bouche de ma soeur. Et Sujet Tabou N°3 : l'intégrité physique de ma soeur. Donc, quand on évoque Hasumi c'est : soit pour le boulot, soit elle est en danger de mort, soit elle est enceinte. C'est tout.
Mise au point certainement nécessaire. Bande de petits cons. À reluquer la famille Matsumoto. Cela ne se passera pas comme ça, au non ! Ils allaient bosser, suer, le supplier de les achever, se traîner sur les bras avant pour rentrer. Oh oui ! ils allaient morfler.
[Irako] - Ces précisions apportées, rentrez chez vous. Taiki, j'ai bien dit chez vous. Pas chez moi. À demain. Non. Après-demain. Demain... je fais pas cours.
Sujet Tabou N°4 : les jours de repos. Mais il ne le précisa pas. Cela, après tout, allait de soi.
Il se remit à marcher vers chez eux. Chez lui.
[Taiki] - Je repasserai ce soir alors. Bonne journée Irako !
Et le respect alors ? Il ne releva pas. Sakray marchait à ses côtés. Il était bon que les Kiréens voient le Sunéen avec lui. Cela les rassurerait. Et éviterait un malencontreux accident. Du genre mortel. Noyade, hydrocution. Ce genre de brouilles.
[Irako] - Bon demain je dors. On commencera plus tard. Tu pourras te promener dans Kiri. Tu n'as pas de limites d'accès - à part celles de tout le monde.
Irako sourit.
[Irako] - Pense bien que les Kiréens ne te font pas une faveur. Quelques uns attendent d'avoir une raison suffisante de te faire emprisonner. Ça durera quelques jours.
Quelques années, oui.

Hasumi Matsumoto- Chuunin de Kiri

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Re: Les Ruelles
[Irako]"Ok c'est bon. On t'arrange les papiers administratifs."
[Sakray]"Ma présence n'est pas requise pour cela ? Je suppose que vous êtes allé voir un responsable et que vous m'avez désigné de loin."
Irako hocha la tête en signe d'affirmation.
[Irako]"Tout se passera bien. S'il y a des provocations, ni répond que si ta vie est en danger."
[Sakray]"Bien. La difficulté va être de dicerner si ma vie sera en danger ou non. Dans tous les cas, je suppose que je suis en droit d'esquiver toute tentative de coups donnés à mon encontre."
[Irako]"En attendant mieux, tu habiteras chez nous."
[Sakray]"Je suppose que c'est la meilleure solution. Si je devais aller dormir dans un hotel, je serais une cible facile pour les Kiréens."
Fukujiro, qui était encore présent et qui écoutait les recommandations d'Ikaro à Sakray, se mit à sourire, tout en regardant Hasumi du coin de l'oeil.
[Fukujiro]"Bon, ça s'est fait..."
[Hasumi, foudroyant Fukujiro du regard]"Ouais..."
[Fukujiro]"Avoue que tes velléités hormonales en prennent un coup, Hasu."
Ikaro les fit taire d'un signe de la main, les empêchant d'aller trop loin et d'en venir aux mains.
[Irako]"Ok. Sujet tabou N°1 : l'activité hormonale de ma soeur."
Sakray regarda avec un léger amusement Hasumi rougir et s'en aller, marmonnant quelquechose d'incompréhensible. Fukujiro donna un léger coup de coude à Taiki, et lui chuchota quelquechose qu'il fallait mieux qu'Hasumi n'entende pas. Malheureusement, Ikaro, lui, l'entendit, et la sanction ne tarda pas à tomber.
[Irako]"Ok, très bien, autant pour moi. Sujet tabou N°2 : la bouche de ma soeur. Et Sujet Tabou N°3 : l'intégrité physique de ma soeur. Donc, quand on évoque Hasumi c'est : soit pour le boulot, soit elle est en danger de mort, soit elle est enceinte. C'est tout."
Sakray regarda Ikaro, toujours avec amusement. Il appréciait ses méthodes, pour l'instant, mais qui sait, peut-être qu'en tant que professeur, il était bien pire.
[Irako]"Ces précisions apportées, rentrez chez vous. Taiki, j'ai bien dit chez vous. Pas chez moi. À demain. Non. Après-demain. Demain... je fais pas cours."
Ils reprirent la marche, en direction de l'allée centrale. De là, ils se séparèrent et Taiki se permit une remarque qu'Irako ne releva pas.
[Taiki]"Je repasserai ce soir alors. Bonne journée Irako !"
Ils le regardèrent s'en aller, et Sakray resta avec Irako. Ils marchèrent ensemble sur le chemin de la maison de ce dernier.
[Irako]"Bon demain je dors. On commencera plus tard. Tu pourras te promener dans Kiri. Tu n'as pas de limites d'accès - à part celles de tout le monde."
[Sakray]"Je n'en abuserai pas, vous avez ma parole. Je suis peut-être un Sunéen, mais lorsque je promet quelquechose, je le fais."
Irako sourit suite à cette remarque, puis il fit une dernière mise en garde pour Sakray.
[Irako]"Pense bien que les Kiréens ne te font pas une faveur. Quelques uns attendent d'avoir une raison suffisante de te faire emprisonner. Ça durera quelques jours."
[Sakray]"Hé bien, ils ne perdent pas de temps quand aux intentions hostiles. Je ferai en sorte d'éviter tout malentendu."
Irako hocha la tête puis après un petit moment à marcher, ils finirent par arriver à destination. Sakray décida d'aller se coucher, suite aux récentes avantures dont il avait pris part.
[Sakray]"Ma présence n'est pas requise pour cela ? Je suppose que vous êtes allé voir un responsable et que vous m'avez désigné de loin."
Irako hocha la tête en signe d'affirmation.
[Irako]"Tout se passera bien. S'il y a des provocations, ni répond que si ta vie est en danger."
[Sakray]"Bien. La difficulté va être de dicerner si ma vie sera en danger ou non. Dans tous les cas, je suppose que je suis en droit d'esquiver toute tentative de coups donnés à mon encontre."
[Irako]"En attendant mieux, tu habiteras chez nous."
[Sakray]"Je suppose que c'est la meilleure solution. Si je devais aller dormir dans un hotel, je serais une cible facile pour les Kiréens."
Fukujiro, qui était encore présent et qui écoutait les recommandations d'Ikaro à Sakray, se mit à sourire, tout en regardant Hasumi du coin de l'oeil.
[Fukujiro]"Bon, ça s'est fait..."
[Hasumi, foudroyant Fukujiro du regard]"Ouais..."
[Fukujiro]"Avoue que tes velléités hormonales en prennent un coup, Hasu."
Ikaro les fit taire d'un signe de la main, les empêchant d'aller trop loin et d'en venir aux mains.
[Irako]"Ok. Sujet tabou N°1 : l'activité hormonale de ma soeur."
Sakray regarda avec un léger amusement Hasumi rougir et s'en aller, marmonnant quelquechose d'incompréhensible. Fukujiro donna un léger coup de coude à Taiki, et lui chuchota quelquechose qu'il fallait mieux qu'Hasumi n'entende pas. Malheureusement, Ikaro, lui, l'entendit, et la sanction ne tarda pas à tomber.
[Irako]"Ok, très bien, autant pour moi. Sujet tabou N°2 : la bouche de ma soeur. Et Sujet Tabou N°3 : l'intégrité physique de ma soeur. Donc, quand on évoque Hasumi c'est : soit pour le boulot, soit elle est en danger de mort, soit elle est enceinte. C'est tout."
Sakray regarda Ikaro, toujours avec amusement. Il appréciait ses méthodes, pour l'instant, mais qui sait, peut-être qu'en tant que professeur, il était bien pire.
[Irako]"Ces précisions apportées, rentrez chez vous. Taiki, j'ai bien dit chez vous. Pas chez moi. À demain. Non. Après-demain. Demain... je fais pas cours."
Ils reprirent la marche, en direction de l'allée centrale. De là, ils se séparèrent et Taiki se permit une remarque qu'Irako ne releva pas.
[Taiki]"Je repasserai ce soir alors. Bonne journée Irako !"
Ils le regardèrent s'en aller, et Sakray resta avec Irako. Ils marchèrent ensemble sur le chemin de la maison de ce dernier.
[Irako]"Bon demain je dors. On commencera plus tard. Tu pourras te promener dans Kiri. Tu n'as pas de limites d'accès - à part celles de tout le monde."
[Sakray]"Je n'en abuserai pas, vous avez ma parole. Je suis peut-être un Sunéen, mais lorsque je promet quelquechose, je le fais."
Irako sourit suite à cette remarque, puis il fit une dernière mise en garde pour Sakray.
[Irako]"Pense bien que les Kiréens ne te font pas une faveur. Quelques uns attendent d'avoir une raison suffisante de te faire emprisonner. Ça durera quelques jours."
[Sakray]"Hé bien, ils ne perdent pas de temps quand aux intentions hostiles. Je ferai en sorte d'éviter tout malentendu."
Irako hocha la tête puis après un petit moment à marcher, ils finirent par arriver à destination. Sakray décida d'aller se coucher, suite aux récentes avantures dont il avait pris part.
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Sakray- Chuunin de Suna

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Re: Les Ruelles
[En espérant que je ne coupe pas votre RP, Sakray et Hasumi. Si c'est le cas, MP et je déplacerai mon post =). Voilà, Iba, chose promie, chose due^^]
J'étais sorti du cours de Hyô dans un état mitigé... En effet, Gengoemon m'avait complètement fait perdre le contrôle de moi même, alors que l'intervention de Hyô avait apaisé cette colère, en me refroidissant au plus profond de mon être... J'étais sorti de l'académie, et marchai d'un pas souple. Le ciel s'était assombri, et des bourrasques de vent soufflaient par moments, portant avec elles le froid de la nuit tombante, et couvrant de leur manteau de gel le monde des vivants... La nuit commençait juste à s'installer. J'aimais contempler ainsi le village, au clair-obscur... Tout changeait d'aspect, tout prenait une connotation étrange, qui pouvait faire oublier tous les tords à n'importe qui, aussi sûrement qu'une nuit de sommeil complète... Je fixai le bâtiment qui me servait d'habitation, que je pouvais apperçevoir du banc devant l'académie où j'étais assis.J'aurais pu rester des heures ici , voir même la nuit... J'aurais tellement aimé demander à l'anbu s'il pouvait m'apporter des conseils sur la façon de pratiquer le kaï, et sur la façon d'être, ne pas laisser transparaître ses sentiements, savoir se dissimuler aux yeux du monde. Porter un masque.
Je commençais à m'assoupir, lorsque j'entendis un léger rire. Un rire d'homme. Je me retournai discrètement, et restai estomaqué. C'était Hyô, bras dessus bras-dessous avec une charmante jeune femme... Et il riait! Lui qui d'habitude était si avare de paroles, et ne souriait jamais, lui qui, constamment, était entouré d'une aura glacée
[Hyô] « Allez, je te raccompagne... Il va faire froid , tu sais! »
Un grand sourire s'étalait sur ses joues...
[Jeune Femme] « D'accord... Tu sais, je suis grande maintenant, je n'ai plus besoin de nourrice! »
Et ils partirent tous les deux en un fou rire immense... Je ne revenais pas de ma surprise. Hyô. L'homme de Glae. Même avec Mr.T, il ne souriait pas, et ne se donnait pas la peine d'écouter les blagues de la peluche... Enfin, de l'homme métamorphosé en peluche... Décidant de saisir ma chance pour parler à l'anbu, je me levai sans faire de bruit, et commençai à suivre le couple à travers les ruelles embrumées de Kiri... Il faisait de plus en plus noir, et je devais presser le pas pour être bien sûr de ne pas perdre leur trace... Autour de moi, les murs des maisons s'assombrissaient à vue d'oeil, et je devais maintenant éviter les lampadaires, sous peine de me faire repérer à coup sûr... Je progressai ainsi pendant une vingtaine de minutes, m'arrêtant parfois pour reprendre mon souffle, et laisser le temps aux deux de s'éloigner encore un peu...
* Il y en a encore pour longtemps comme ça? *
La question resta en suspends dans mon esprit, sans avoir besoin de réponse. En effet, les deux venaient de stopper devant une maison assez grande... La porte du rez-de-chaussé était ouverte, et une lumière tamisée filtrait à l'extérieur, éclairant les alentours d'un halo rougeâtre.J'entendis les bribes d'une conversation.
[Jeune Femme] « Tu ne veux pas passer la nuit ici, tu est sûr? »
Son ton avait quelque chose de suppliant qui me fit sourire malgré moi...
[Hyô] « Désolé... C'aurait été avec plaisir, mais je n'ai vraiment pas le temps, ce soir... Et j'ai encore du travail qui m'attend...A demain... »
La porte se ferma, et je resentis un grand froid en moi... Hyô venait de remettre le masque, et son aura jaillissait, plus puissante que je ne l'avais encore jamais ressentie... Il fit quelques pas , se dirigeant vers la grand rue, puis il s'arrêta au milieu de la route, regardant les étoiles qui commençaient à fleurir dans un ciel qui était devenu noir comme un gouffre... Enfin, après de longues minutes, il se retourna.
[Hyô] « Sors donc de ta cachette, Shuo, et explique moi pourquoi tu m'as suivi... »
J'étais sorti du cours de Hyô dans un état mitigé... En effet, Gengoemon m'avait complètement fait perdre le contrôle de moi même, alors que l'intervention de Hyô avait apaisé cette colère, en me refroidissant au plus profond de mon être... J'étais sorti de l'académie, et marchai d'un pas souple. Le ciel s'était assombri, et des bourrasques de vent soufflaient par moments, portant avec elles le froid de la nuit tombante, et couvrant de leur manteau de gel le monde des vivants... La nuit commençait juste à s'installer. J'aimais contempler ainsi le village, au clair-obscur... Tout changeait d'aspect, tout prenait une connotation étrange, qui pouvait faire oublier tous les tords à n'importe qui, aussi sûrement qu'une nuit de sommeil complète... Je fixai le bâtiment qui me servait d'habitation, que je pouvais apperçevoir du banc devant l'académie où j'étais assis.J'aurais pu rester des heures ici , voir même la nuit... J'aurais tellement aimé demander à l'anbu s'il pouvait m'apporter des conseils sur la façon de pratiquer le kaï, et sur la façon d'être, ne pas laisser transparaître ses sentiements, savoir se dissimuler aux yeux du monde. Porter un masque.
Je commençais à m'assoupir, lorsque j'entendis un léger rire. Un rire d'homme. Je me retournai discrètement, et restai estomaqué. C'était Hyô, bras dessus bras-dessous avec une charmante jeune femme... Et il riait! Lui qui d'habitude était si avare de paroles, et ne souriait jamais, lui qui, constamment, était entouré d'une aura glacée
[Hyô] « Allez, je te raccompagne... Il va faire froid , tu sais! »
Un grand sourire s'étalait sur ses joues...
[Jeune Femme] « D'accord... Tu sais, je suis grande maintenant, je n'ai plus besoin de nourrice! »
Et ils partirent tous les deux en un fou rire immense... Je ne revenais pas de ma surprise. Hyô. L'homme de Glae. Même avec Mr.T, il ne souriait pas, et ne se donnait pas la peine d'écouter les blagues de la peluche... Enfin, de l'homme métamorphosé en peluche... Décidant de saisir ma chance pour parler à l'anbu, je me levai sans faire de bruit, et commençai à suivre le couple à travers les ruelles embrumées de Kiri... Il faisait de plus en plus noir, et je devais presser le pas pour être bien sûr de ne pas perdre leur trace... Autour de moi, les murs des maisons s'assombrissaient à vue d'oeil, et je devais maintenant éviter les lampadaires, sous peine de me faire repérer à coup sûr... Je progressai ainsi pendant une vingtaine de minutes, m'arrêtant parfois pour reprendre mon souffle, et laisser le temps aux deux de s'éloigner encore un peu...
* Il y en a encore pour longtemps comme ça? *
La question resta en suspends dans mon esprit, sans avoir besoin de réponse. En effet, les deux venaient de stopper devant une maison assez grande... La porte du rez-de-chaussé était ouverte, et une lumière tamisée filtrait à l'extérieur, éclairant les alentours d'un halo rougeâtre.J'entendis les bribes d'une conversation.
[Jeune Femme] « Tu ne veux pas passer la nuit ici, tu est sûr? »
Son ton avait quelque chose de suppliant qui me fit sourire malgré moi...
[Hyô] « Désolé... C'aurait été avec plaisir, mais je n'ai vraiment pas le temps, ce soir... Et j'ai encore du travail qui m'attend...A demain... »
La porte se ferma, et je resentis un grand froid en moi... Hyô venait de remettre le masque, et son aura jaillissait, plus puissante que je ne l'avais encore jamais ressentie... Il fit quelques pas , se dirigeant vers la grand rue, puis il s'arrêta au milieu de la route, regardant les étoiles qui commençaient à fleurir dans un ciel qui était devenu noir comme un gouffre... Enfin, après de longues minutes, il se retourna.
[Hyô] « Sors donc de ta cachette, Shuo, et explique moi pourquoi tu m'as suivi... »
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Shuo- Genin de Kiri

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Re: Les Ruelles
Je ne me souviens pas bien de mon enfance, elle est passée trop vite. On m'a dit que c'était parce ce que j'étais trop pressé de grandir. J'étais doué, beaucoup plus que les autres, j'avais le talent, je l'ai toujours...
J'analyse plus vite, je comprends plus vite, je suis plus fort, alors je n'ai pas le droit de rester petit.
Mon père et ma mère n'étaient que de simples paysans. Je les aidais à labourer les champs, à récolter les provisions de la future année. L'été, j'allais me baigner à l'étang non loin. Déjà, je la retrouvais, Hana. Il y avait aussi Samo et Iruko, les deux fils du fermier voisin. Ainsi qu'Isumi, la fille de la boulangère. Parfois, on voyait aussi au plan d'eau, Haru, le fils de l'épicier, mais c'était plus rare, car il était plus vieux et préférait, retrouver le groupe "d'anciens"...
C'était de vieilles notions, de vieux souvenirs, d'une autre vie. Une existence perdue, une sérénité à jamais défunte. Cela c'était fait en un jour. Une journée, moins de vingt-quatre heures avait suffit pour que sa vie bascule.
Ses pouvoirs s'étaient éveillés à lui...
Avec une violence inouïe. Il était le nouveau prodige de cette décennie. Personne n'avait jamais rien de tel. On ne pouvait pas le laisser ici, sans entraînement, trop dangereux pour la population locale...et puis si jamais l'ennemi s'en emparait, non, un seul mot d'ordre régnait dans toutes les têtes de Kiri no Kuni: il devait devenir shinobi.
Un enfant capable de geler un lac et les champs environnants juste par sa volonté, ne pouvait rester sans contrôle. Ainsi Hyô avait commencé sa formation, sur le tard, à treize ans révolu. Il surprit tout ses supérieurs en passant chuunin en moins d'un an. Onze mois et quatre jours précisément, le record de l'Académie. Cinq mois plus tard, il était nommé jounin. Huit autres suivirent avant qu'il ne soit nommé membre du célèbre corps ANBU. Littéralement, escouade spéciale de tactique et d'assassinat. Depuis, jamais son masque ne l'avait quitté, tout comme la Mort. Elle prenait ses compagnons les uns après les autres, mais pas lui, il avait toujours réussit à s'en sortir, non sans mal. Parfois, un ou plusieurs de ses camarades revenaient avec lui, plus ou moins entiers, mais rares étaient les missions où l'escouade entière revenait.
Ainsi était né la légende de l'Homme de Glace. Celui qui n'avait jamais connu la défaite...
Comme il haïssait ce surnom...
Il était bâti uniquement sur la mort de ses amis et cela il ne pouvait le supporter. C'était juste parce que lui avait réussit à s'en sortir vivant et pas eux. Il le détestait, s'il avait put, il l'aurait tué, ce surnom. Mais on ne peut tuer une légende, juste l'amoindrir. C'est ce qu'il essayait de faire en restant de marbre, froid, sans être cassant. Il se faisait passer pour une coquille vide...
Cependant ce soir c'était différent, il allait retrouver Hana. Elle n'avait jamais accepté son départ de la ferme. Trouvant au fond d'elle-même une force qu'elle n'imaginait même pas, elle avait fugué de chez ses parents pour rejoindre Kiri no Kuni et se faire intégrer à l'Académie. Elle y était parvenu un an et demi plus tard que Hyô. Étonnamment à son arrivée, elle avait tout fait pour ne pas le voir, pour l'éviter. Hana voulait lui prouver qu'elle aussi elle pouvait...
L'anbu, d'abord vexé, n'eut pas trop de mal à comprendre cette mentalité, et laissa au temps, le temps.
Ce qu'elle avait fait un peu plus de deux ans plus tard, en obtenant le grade de chuunin. Depuis elle enseignait, et s'était d'un coup considérablement rapproché d'Hyô, jusqu'à un point très intime depuis ces derniers mois. Se devait être l'une des rares personnes à qui l'Homme de Glace s'était confiée.
Sans aller dans le sens de l'attitude publique adoptée par Hyô, elle n'avait rien fait pour l'en décourager.
Ce soir, ils avaient rendez-vous. Et aussi étrange que cela puisse paraître, on pouvait voir un large sourire sur le visage d'Hyô. Douce illusion et réalité incroyable ?
Voilà ce que Shuo devait se demander en voyant la scène de l'anbu, si froid, aux mains d'une si charmante créature.
Le duo semblait avoir passé une excellente soirée et le jeune homme, faisant preuve de galanterie se proposait aimablement de raccompagner la douce et tendre moitié. Shuo décida alors de les suivre, mais son art de la filature n'était pas assez évolué pour duper les sens affutés d'Hyô, et la manœuvre de l'étudiant fut très rapidement mise à jour. Toutefois l'Homme de Glace ne dit rien, il savourait l'instant présent et savait qu'il n'y avait rien à craindre du jeune garçon.
Enfin ils arrivèrent au moment tragique des séparations. C'est vrai qu'il aurait bien passé la fin de la soirée avec Hana, mais il avait de sérieuses obligations. Le sannin Azechi l'avait fait mandé. Une mission de rang S était en préparation, le chef de Kiri no Kuni voulait son avis, et aussi si possible sa participation. Il devait y aller...
Lorsqu'il fut certain que son aimée n'avait rien à craindre, il s'en alla, non s'en manquer d'apostropher le garçon qui l'avait suivi tout du long.
« Sors donc de ta cachette, Shuo, et explique moi pourquoi tu m'as suivi... »
Il savait pourquoi il l'avait suivi, mais il voulait l'entendre de sa bouche. Son attitude, redevenue si humaine, avait dû le surprendre au plus haut point. Il ne pouvait plus se cacher derrière des apparences froides, cela aurait été profondément hypocrite. Il retira son masque de porcelaine, et se rapprocha de la cachette du garçon. Autant discuter pour que la rumeur de son petit jeu ne se répande pas...
"- Que dirais-tu de faire le bout du chemin de retour avec moi ?"
Il aurait certainement un peu de retard avec le sannin, mais qu'importe...
J'analyse plus vite, je comprends plus vite, je suis plus fort, alors je n'ai pas le droit de rester petit.
Mon père et ma mère n'étaient que de simples paysans. Je les aidais à labourer les champs, à récolter les provisions de la future année. L'été, j'allais me baigner à l'étang non loin. Déjà, je la retrouvais, Hana. Il y avait aussi Samo et Iruko, les deux fils du fermier voisin. Ainsi qu'Isumi, la fille de la boulangère. Parfois, on voyait aussi au plan d'eau, Haru, le fils de l'épicier, mais c'était plus rare, car il était plus vieux et préférait, retrouver le groupe "d'anciens"...
C'était de vieilles notions, de vieux souvenirs, d'une autre vie. Une existence perdue, une sérénité à jamais défunte. Cela c'était fait en un jour. Une journée, moins de vingt-quatre heures avait suffit pour que sa vie bascule.
***
Ses pouvoirs s'étaient éveillés à lui...
Avec une violence inouïe. Il était le nouveau prodige de cette décennie. Personne n'avait jamais rien de tel. On ne pouvait pas le laisser ici, sans entraînement, trop dangereux pour la population locale...et puis si jamais l'ennemi s'en emparait, non, un seul mot d'ordre régnait dans toutes les têtes de Kiri no Kuni: il devait devenir shinobi.
Un enfant capable de geler un lac et les champs environnants juste par sa volonté, ne pouvait rester sans contrôle. Ainsi Hyô avait commencé sa formation, sur le tard, à treize ans révolu. Il surprit tout ses supérieurs en passant chuunin en moins d'un an. Onze mois et quatre jours précisément, le record de l'Académie. Cinq mois plus tard, il était nommé jounin. Huit autres suivirent avant qu'il ne soit nommé membre du célèbre corps ANBU. Littéralement, escouade spéciale de tactique et d'assassinat. Depuis, jamais son masque ne l'avait quitté, tout comme la Mort. Elle prenait ses compagnons les uns après les autres, mais pas lui, il avait toujours réussit à s'en sortir, non sans mal. Parfois, un ou plusieurs de ses camarades revenaient avec lui, plus ou moins entiers, mais rares étaient les missions où l'escouade entière revenait.
Ainsi était né la légende de l'Homme de Glace. Celui qui n'avait jamais connu la défaite...
Comme il haïssait ce surnom...
Il était bâti uniquement sur la mort de ses amis et cela il ne pouvait le supporter. C'était juste parce que lui avait réussit à s'en sortir vivant et pas eux. Il le détestait, s'il avait put, il l'aurait tué, ce surnom. Mais on ne peut tuer une légende, juste l'amoindrir. C'est ce qu'il essayait de faire en restant de marbre, froid, sans être cassant. Il se faisait passer pour une coquille vide...
Cependant ce soir c'était différent, il allait retrouver Hana. Elle n'avait jamais accepté son départ de la ferme. Trouvant au fond d'elle-même une force qu'elle n'imaginait même pas, elle avait fugué de chez ses parents pour rejoindre Kiri no Kuni et se faire intégrer à l'Académie. Elle y était parvenu un an et demi plus tard que Hyô. Étonnamment à son arrivée, elle avait tout fait pour ne pas le voir, pour l'éviter. Hana voulait lui prouver qu'elle aussi elle pouvait...
L'anbu, d'abord vexé, n'eut pas trop de mal à comprendre cette mentalité, et laissa au temps, le temps.
Ce qu'elle avait fait un peu plus de deux ans plus tard, en obtenant le grade de chuunin. Depuis elle enseignait, et s'était d'un coup considérablement rapproché d'Hyô, jusqu'à un point très intime depuis ces derniers mois. Se devait être l'une des rares personnes à qui l'Homme de Glace s'était confiée.
Sans aller dans le sens de l'attitude publique adoptée par Hyô, elle n'avait rien fait pour l'en décourager.
Ce soir, ils avaient rendez-vous. Et aussi étrange que cela puisse paraître, on pouvait voir un large sourire sur le visage d'Hyô. Douce illusion et réalité incroyable ?
Voilà ce que Shuo devait se demander en voyant la scène de l'anbu, si froid, aux mains d'une si charmante créature.
Le duo semblait avoir passé une excellente soirée et le jeune homme, faisant preuve de galanterie se proposait aimablement de raccompagner la douce et tendre moitié. Shuo décida alors de les suivre, mais son art de la filature n'était pas assez évolué pour duper les sens affutés d'Hyô, et la manœuvre de l'étudiant fut très rapidement mise à jour. Toutefois l'Homme de Glace ne dit rien, il savourait l'instant présent et savait qu'il n'y avait rien à craindre du jeune garçon.
Enfin ils arrivèrent au moment tragique des séparations. C'est vrai qu'il aurait bien passé la fin de la soirée avec Hana, mais il avait de sérieuses obligations. Le sannin Azechi l'avait fait mandé. Une mission de rang S était en préparation, le chef de Kiri no Kuni voulait son avis, et aussi si possible sa participation. Il devait y aller...
Lorsqu'il fut certain que son aimée n'avait rien à craindre, il s'en alla, non s'en manquer d'apostropher le garçon qui l'avait suivi tout du long.
« Sors donc de ta cachette, Shuo, et explique moi pourquoi tu m'as suivi... »
Il savait pourquoi il l'avait suivi, mais il voulait l'entendre de sa bouche. Son attitude, redevenue si humaine, avait dû le surprendre au plus haut point. Il ne pouvait plus se cacher derrière des apparences froides, cela aurait été profondément hypocrite. Il retira son masque de porcelaine, et se rapprocha de la cachette du garçon. Autant discuter pour que la rumeur de son petit jeu ne se répande pas...
"- Que dirais-tu de faire le bout du chemin de retour avec moi ?"
Il aurait certainement un peu de retard avec le sannin, mais qu'importe...

Geïrou Hyô- Anbu de Kiri

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Re: Les Ruelles
« Sors donc de ta cachette, Shuo, et explique moi pourquoi tu m'as suivi... »
Je sortis de l'ombre où je m'étais tapi, dans la peur de me faire repérer. J'étais honteux de moi, et savais bien que j'aurais dû lui demander conseil à l'académie plutôt qu'ici... J'étis tellement troublé que je n epensai d'abord pas à répondre...
« Que dirais tu de faire un bout de chemin avec moi? »
La question m'avait surpris au plus haut point... Hyô, me proposer de l'accompagner un bout de temps? De plus, il n'avait pas remis son masque d'homme froid et distant... Ces deux évènements devaient chacun avoir un inérêt pour l'anbu. Le premier était relativement compréhensible: il savait que je ne représentais pas plus de risque q'un enfat égaré, et ne désirait pas voir cette histoire apparaître au grand jour... Le deuxième, par contre, était plus difficilement compréhensible... Hyô ne supportait-il pas l'hypocrisie, lorsqu'il avait dévoilé sa vraie nature, fait tomber son masque? Perturbé par ces pensées, je mis du temps à répondre au professeur...
« Dépèche-toi de choisir, il va bientôt faire froid... »
A vrai dire, il faisait déjà froid. Enfin, pour moi...
« Euh... Pourquoi pas... Si je vous ai suivi... Eh bien... Comment dire, c'est un peu compliqué, voyez-vous... Je ne suis pas originaire de Kiri, et n'y suis établi que depuis quelques mois... J'ignore donc tout du pourquoi et du comment , au sujet de votre surnom... »
A ces mots, Hyô fit un petit geste de la main pour m'indiquer qu'il fallait éviter ce sujet...
« Excusez-moi... Et donc, je voulais vous demander... Vous demander quelques conseils sur la vie d'un ninja! Vous savez, j'ai grandi dans un village où l'on ne savait rien ou presque des ninjas... Comment faites vous pour être si impassible? »
Je savais bien que la question était compliquée, pour moi comme pour lui. La nuit était désormais complète, et l'on ne voyait pas à un mètre devant soi à cause de la brume environnante... Hyô me fit signe.
« Marchons un peu, veux-tu? »
Un ton sans réplique... Il partit d'un pas modéré, comme pour me laisser le temps de suivre. Je lui emboitai le pas aussitôt... Nous marchâmes pendant quelques dizaines de minutes... Le silence était quasi-total... Seuls nos pas , ainsi que le battement du sabre de Hyô contre sa jambe, résonnaient dans les rues désertes... Nous avions l'impression d'être isolés sur une planète lointaine, où le silence règnerait en maître incontesté, et incontestable... Nous étions arrivés à proximité du parc, quand l'anbu brisa la glace du silence.
« Shuo... La vie, est un empilement complexe de choses, qui peuvent arriver n'importe quand, n'importe comment... C'est pourquoi elle est si précieuse. Elle peut se prolonger au delà de tes espérances, ou bien être aussi éphémère qu'un matin d'été... Tu dois te demander en quoi cela à rapport avec le fait d'être ninja? En fait , cette chose si précieuse, que nous possédons tous, le ninja parvient à la voir, la sentir, peut la protéger, et y mettre un terme... Le ninja est un élément qui perturbe, et peut enclencher un nombre réellement effrayant de réactions. Qui peuvent souvent causer une peine plus grande que celle qu'il a infligé lors de ses missions. »
Il fit une courte pause, durant laquelle je commençai à sentir ce qu'il essayait de dire. Pour une fois, le professeur ne manquait aucunement de pédagogie.. J'avais l'impression qu'il me faisait grandir...
« Une peine plus grande, car c'est lui qu'elle concerne, et qu'il est le seul à en prendre conscience... Ainsi, il peut arriver qu'une peine trop importante pour être supportée, ou encore révélée au grand public, ait pour conséquence le silence, et le renfermenment sur soi même... J'espère que tu commences à comprendres? »
J'acquiesçai d'un léger signe de tête, troublé par ce long discours qui donnait soudain une tangibilité à la vie, que je ne lui avais jamais supposé avant... j'attendis qu'il reprenne son discours, silencieux...
Je sortis de l'ombre où je m'étais tapi, dans la peur de me faire repérer. J'étais honteux de moi, et savais bien que j'aurais dû lui demander conseil à l'académie plutôt qu'ici... J'étis tellement troublé que je n epensai d'abord pas à répondre...
« Que dirais tu de faire un bout de chemin avec moi? »
La question m'avait surpris au plus haut point... Hyô, me proposer de l'accompagner un bout de temps? De plus, il n'avait pas remis son masque d'homme froid et distant... Ces deux évènements devaient chacun avoir un inérêt pour l'anbu. Le premier était relativement compréhensible: il savait que je ne représentais pas plus de risque q'un enfat égaré, et ne désirait pas voir cette histoire apparaître au grand jour... Le deuxième, par contre, était plus difficilement compréhensible... Hyô ne supportait-il pas l'hypocrisie, lorsqu'il avait dévoilé sa vraie nature, fait tomber son masque? Perturbé par ces pensées, je mis du temps à répondre au professeur...
« Dépèche-toi de choisir, il va bientôt faire froid... »
A vrai dire, il faisait déjà froid. Enfin, pour moi...
« Euh... Pourquoi pas... Si je vous ai suivi... Eh bien... Comment dire, c'est un peu compliqué, voyez-vous... Je ne suis pas originaire de Kiri, et n'y suis établi que depuis quelques mois... J'ignore donc tout du pourquoi et du comment , au sujet de votre surnom... »
A ces mots, Hyô fit un petit geste de la main pour m'indiquer qu'il fallait éviter ce sujet...
« Excusez-moi... Et donc, je voulais vous demander... Vous demander quelques conseils sur la vie d'un ninja! Vous savez, j'ai grandi dans un village où l'on ne savait rien ou presque des ninjas... Comment faites vous pour être si impassible? »
Je savais bien que la question était compliquée, pour moi comme pour lui. La nuit était désormais complète, et l'on ne voyait pas à un mètre devant soi à cause de la brume environnante... Hyô me fit signe.
« Marchons un peu, veux-tu? »
Un ton sans réplique... Il partit d'un pas modéré, comme pour me laisser le temps de suivre. Je lui emboitai le pas aussitôt... Nous marchâmes pendant quelques dizaines de minutes... Le silence était quasi-total... Seuls nos pas , ainsi que le battement du sabre de Hyô contre sa jambe, résonnaient dans les rues désertes... Nous avions l'impression d'être isolés sur une planète lointaine, où le silence règnerait en maître incontesté, et incontestable... Nous étions arrivés à proximité du parc, quand l'anbu brisa la glace du silence.
« Shuo... La vie, est un empilement complexe de choses, qui peuvent arriver n'importe quand, n'importe comment... C'est pourquoi elle est si précieuse. Elle peut se prolonger au delà de tes espérances, ou bien être aussi éphémère qu'un matin d'été... Tu dois te demander en quoi cela à rapport avec le fait d'être ninja? En fait , cette chose si précieuse, que nous possédons tous, le ninja parvient à la voir, la sentir, peut la protéger, et y mettre un terme... Le ninja est un élément qui perturbe, et peut enclencher un nombre réellement effrayant de réactions. Qui peuvent souvent causer une peine plus grande que celle qu'il a infligé lors de ses missions. »
Il fit une courte pause, durant laquelle je commençai à sentir ce qu'il essayait de dire. Pour une fois, le professeur ne manquait aucunement de pédagogie.. J'avais l'impression qu'il me faisait grandir...
« Une peine plus grande, car c'est lui qu'elle concerne, et qu'il est le seul à en prendre conscience... Ainsi, il peut arriver qu'une peine trop importante pour être supportée, ou encore révélée au grand public, ait pour conséquence le silence, et le renfermenment sur soi même... J'espère que tu commences à comprendres? »
J'acquiesçai d'un léger signe de tête, troublé par ce long discours qui donnait soudain une tangibilité à la vie, que je ne lui avais jamais supposé avant... j'attendis qu'il reprenne son discours, silencieux...
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Shuo- Genin de Kiri

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Re: Les Ruelles
[Non-non il n'y a pas de soucis ^^]
Finalement, Taiki n'était pas venu chez les Matsumoto, à cause de la présence de Sakray. Mais Ikaro ne faisant pas cours aujourd'hui, ils allaient sûrement se retrouver quelque part en ville. Et avec un peu de chance, Sakray allant se balader, ils allaient se tomber dessus.
Le Sunéen sortit donc en ville, histoire de faire un tour, et se promena au hasard des rues. Il s'arrêta quelques minutes devant la devanture de l'armurerie locale, histoire de jeter un oeil aux armes et armures qu'ils proposaient, et de les comparer à celles de Suna. Le travail était plaisant, et agréable à voir. Mais ce n'était pas l'esthétique qui déterminait l'efficacité d'une arme.
C'est en pensant à cela que Sakray continua sa route. Il reconnu quelques allées qu'il avait traversé lors de la guerre qui avait opposé ces deux villages. Il finit par arriver à celle où il avait littéralement massacré 3 jeunes Genins. Il passa tout en se rappelant cette instant de plaisir sans limite qu'il avait traversé, d'ailleurs, il y avait encore quelques tâches sombres sur le marbe, là où ils s'étaient vidé de leur sang. Un bruit lui fit tourner la tête sur la droite, et il pû voir un shinobi portant le bandeau de Kiri -ce qui était normal, étant dans le village- en train de le regarder. Curieusement, son village lui rappelait quelquechose, mais il ne se rappelait pas qui.
[Sakray]"Exusez-moi, nous serions-nous déjà rencontré quelque part ?"
[Ninja]"C'est fort probable, en effet."
D'un coup, il se retrouva derrière Sakray, comme s'il s'était téléporté.
[Ninja]"Tu ne te rappèles pas quand tu as tué mon frère, lors de la guerre ? Je t'avais attaqué étant plus jeune, et tu m'avais dit de devenir ninja, si je voulais le venger. C'est chose faite, comme tu as pû le constater."
[Sakray]"Ah oui, cela me revient. Mais la question est, es-tu seulement devenu suffisament fort pour venger ton frère ?"
[Ninja]"J'ai été le premier Genin de ma promotion, le plus fort, le plus rapide. Le meilleur, quoi."
[Sakray]"Félicitations, vraiment. Quand à moi durant tout ce temps, je me suis perfectionné dans mon art, et je suis passé Chunnin tout récemment."
Il se retourna vers son interlocuteur, et tapota la colonne vertébrale qui faisait guise de poignée à Tartanos, tout en articulant les mots "C'est la sienne.", toutefois sans les prononcer. Ce fut la goutte d'eau en trop pour le Kiréen, qui se lança à l'assaut du Chunnin. Sakray se souvint alors des paroles d'Irako, et qu'il lui avait promis de ne rien faire, juste se défendre si sa vie était en danger. Estimant que cela n'était pas le cas, il se contenta d'esquiver simplement les coups.
[Sakray]"Allez, montre-moi ce que tu es devenu depuis le temps, j'ai hâte de voir cela."
Finalement, Taiki n'était pas venu chez les Matsumoto, à cause de la présence de Sakray. Mais Ikaro ne faisant pas cours aujourd'hui, ils allaient sûrement se retrouver quelque part en ville. Et avec un peu de chance, Sakray allant se balader, ils allaient se tomber dessus.
Le Sunéen sortit donc en ville, histoire de faire un tour, et se promena au hasard des rues. Il s'arrêta quelques minutes devant la devanture de l'armurerie locale, histoire de jeter un oeil aux armes et armures qu'ils proposaient, et de les comparer à celles de Suna. Le travail était plaisant, et agréable à voir. Mais ce n'était pas l'esthétique qui déterminait l'efficacité d'une arme.
C'est en pensant à cela que Sakray continua sa route. Il reconnu quelques allées qu'il avait traversé lors de la guerre qui avait opposé ces deux villages. Il finit par arriver à celle où il avait littéralement massacré 3 jeunes Genins. Il passa tout en se rappelant cette instant de plaisir sans limite qu'il avait traversé, d'ailleurs, il y avait encore quelques tâches sombres sur le marbe, là où ils s'étaient vidé de leur sang. Un bruit lui fit tourner la tête sur la droite, et il pû voir un shinobi portant le bandeau de Kiri -ce qui était normal, étant dans le village- en train de le regarder. Curieusement, son village lui rappelait quelquechose, mais il ne se rappelait pas qui.
[Sakray]"Exusez-moi, nous serions-nous déjà rencontré quelque part ?"
[Ninja]"C'est fort probable, en effet."
D'un coup, il se retrouva derrière Sakray, comme s'il s'était téléporté.
[Ninja]"Tu ne te rappèles pas quand tu as tué mon frère, lors de la guerre ? Je t'avais attaqué étant plus jeune, et tu m'avais dit de devenir ninja, si je voulais le venger. C'est chose faite, comme tu as pû le constater."
[Sakray]"Ah oui, cela me revient. Mais la question est, es-tu seulement devenu suffisament fort pour venger ton frère ?"
[Ninja]"J'ai été le premier Genin de ma promotion, le plus fort, le plus rapide. Le meilleur, quoi."
[Sakray]"Félicitations, vraiment. Quand à moi durant tout ce temps, je me suis perfectionné dans mon art, et je suis passé Chunnin tout récemment."
Il se retourna vers son interlocuteur, et tapota la colonne vertébrale qui faisait guise de poignée à Tartanos, tout en articulant les mots "C'est la sienne.", toutefois sans les prononcer. Ce fut la goutte d'eau en trop pour le Kiréen, qui se lança à l'assaut du Chunnin. Sakray se souvint alors des paroles d'Irako, et qu'il lui avait promis de ne rien faire, juste se défendre si sa vie était en danger. Estimant que cela n'était pas le cas, il se contenta d'esquiver simplement les coups.
[Sakray]"Allez, montre-moi ce que tu es devenu depuis le temps, j'ai hâte de voir cela."
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Re: Les Ruelles
Hyô marchait d'un pas souple et leste. Il était d'humeur joviale, ce qui pour tout autre personne que Shuo et quelques rares privilégiés étaient de l'ordre de l'inconcevable. L'Homme de Glace pouvait-il être chaleureux ?
La preuve semblait faite...
L'étudiant et l'anbu se déplaçaient parmi les allées de Kiri no Kuni. Une rue simple, pavée de pierre grise, un ciel sombre, peu d'étoiles. Une brise légère vint les caresser. Hyô ne frissonna pas. Jamais il n'avait eut froid, jamais il n'aurait froid...
On disait que dans les derniers instants de la vie, on ressentait cette étrange sensation. La peau qui se hérisse, les lèvres bleuissent. Tout cela lui était inconnu.
Shuo semblait gêné de s'être fait prendre. Il est vrai que sa position sans excuse valable était condamnable, mais il restait jeune...
Quelques années de moins que le membre des forces spéciales, simplement. Il passa outre la question sur son surnom, cela ne l'intéressait pas et il n'avait pas envie que des gens puissent y trouver, de quelques manières que ce soit, un attrait, un "mystère"...
La seconde question était plus instructive, beaucoup plus ouverte aussi. Il y répondit ouvertement, comme on parle à un ami. Il décrivit ses sensations, son ressenti, ses impressions. Il n'était pas difficile à Hyô de dépeindre sa vision du monde, il était par contre plus dur de l'expliquer. Il ne souhaitait, bien sûr, pas l'imposer, ni y trouver une logique implacable.
Il s'agissait juste de son avis.
La vie valait le coup d'être vécut intensément. Il avait vu trop de ses amis la perdre prématurément. D'une certaine manière, il portait le deuil permanent de ses coéquipiers tombés au combat...
D'habitude, il était avare en paroles ainsi qu'en expressions, mais pas ce soir. Sa rencontre avec Hana et le regard pétillant de Shuo le convainquirent de faire un effort.
Il n'aimait pas parler de lui, il y répugnait, pourtant des exemples concrets restaient la simplicité même pour expliquer.
"- Une équipe, c'est comme une sorte de deuxième famille. On traverse des moments durs ensemble, on se serre les coudes et on fait front pour vaincre l'adversité..."
Il marqua une pause, son expression était contrastée. Combien d'équipes avaient-ils eut ? Trop, beaucoup trop.
"- Un jour, j'étais en mission, rien de bien compliqué sur le papier. Faire un chek-up de tout les points de contrôle sur la zone ouest de notre île. C'était l'histoire d'une semaine pas plus. On disait qu'il s'agissait d'une excursion de printemps, de quoi flâner...
C'est vrai que depuis plusieurs années il n'y avait pas eut d'attaques de pirates, le calme plat."
Nouvelle pause, l'air se radoucit, devenant plus froid. Y avait-il un lien avec les émotions tumultueuses que ressentait l'anbu ?
"- Au deuxième point, après trois jours de marche, nous avons été attaqués. Sans mal, nous avons repoussé l'assaut, nos capacités martiales et leur faible nombre nous permettant de surclasser sans effort ces "corsaires".
Mais deux d'entre eux se sont échappés de la rixe. L'un a été rattrapé et l'autre s'était échappé sûrement parce qu'ils connaissaient parfaitement le terrain, tout du moins mieux que nous."
Hyô continuait à marcher tranquillement en racontant son histoire. Rares étaient ceux qui pouvaient se vanter avoir entendu conter de la propre bouche de l'Homme de Glace, une de ses aventures.
"- Nous avions questionnés les survivants. Nous étions quatre. Nous apprîmes qu'ils étaient innombrables. Plusieurs bateaux remplis à rabord venant de petites îles plus au Nord. Nous avions décidé d'en apprendre le plus possible avant de rentrer donner l'alerte à Kiri. Malheureusement, ils ont été plus malin que nous, ils devaient se douter que nous tenterions quelques choses dans ce genre et tendit que nous nous approchions du rivage pour trouver leur point de débarquement, les pirates bougeaient en masse pour nous couper nos voies de retraite. Lorsque nous avions trouver le campement désert, nous avions immédiatement compris que nous avions été piégé.
Par suite, nous avons dû nous frayer un chemin dans la nasse..."
Une nouvelle pause, pour reprendre son souffle et affronter une nouvelle fois la réalité des faits.
"- Je ne sais plus combien d'adversaires j'ai tué ce jour-là. Trente, cinquante, cent ? nous étions éreintés, à bout, mais ils nous ont poursuivit avec une énergie dépassant toute attente. Ils tendaient embuscade sur embuscade.Nous n'avions pas une minute de répit. Puis, une de mes coéquipières, Lanastu, a flanché au milieu d'un affrontement. J'étais moi aussi aux prises avec des ennemis, tout comme tout les membres de mon équipe, mais seul Maji, notre spécialiste du corps à corps à réussit à l'aider. Il s'est interposé entre l'ennemi et elle. Le coup qu'il a reçut l'a tué sur le coup."
Hyô se tut et s'arrêta de marcher. Son visage était empreint d'une infinie tristesse, un regret sincère. Doucement, il se mit à neiger.
"- Maji était un héros, un vrai. Lamatsu et Heito aussi. Je suis le seul à être rentré vivant de cette mission. Je suis celui qui a averti de l'attaque...
Mes amis n'ont eut en remerciements que leurs noms marqués sur un morceau de granit, mais moi, je suis la légende vivante, le héros. Je suis l'Homme de Glace."
Son dépit et le ton sarcastique ne laissaient que peu de doutes quant à ses pensées. Oui, ses amis avaient leurs noms gravés sur la stèle des héros morts au combat, mais personne ne les connaissait.
La preuve semblait faite...
L'étudiant et l'anbu se déplaçaient parmi les allées de Kiri no Kuni. Une rue simple, pavée de pierre grise, un ciel sombre, peu d'étoiles. Une brise légère vint les caresser. Hyô ne frissonna pas. Jamais il n'avait eut froid, jamais il n'aurait froid...
On disait que dans les derniers instants de la vie, on ressentait cette étrange sensation. La peau qui se hérisse, les lèvres bleuissent. Tout cela lui était inconnu.
Shuo semblait gêné de s'être fait prendre. Il est vrai que sa position sans excuse valable était condamnable, mais il restait jeune...
Quelques années de moins que le membre des forces spéciales, simplement. Il passa outre la question sur son surnom, cela ne l'intéressait pas et il n'avait pas envie que des gens puissent y trouver, de quelques manières que ce soit, un attrait, un "mystère"...
La seconde question était plus instructive, beaucoup plus ouverte aussi. Il y répondit ouvertement, comme on parle à un ami. Il décrivit ses sensations, son ressenti, ses impressions. Il n'était pas difficile à Hyô de dépeindre sa vision du monde, il était par contre plus dur de l'expliquer. Il ne souhaitait, bien sûr, pas l'imposer, ni y trouver une logique implacable.
Il s'agissait juste de son avis.
La vie valait le coup d'être vécut intensément. Il avait vu trop de ses amis la perdre prématurément. D'une certaine manière, il portait le deuil permanent de ses coéquipiers tombés au combat...
D'habitude, il était avare en paroles ainsi qu'en expressions, mais pas ce soir. Sa rencontre avec Hana et le regard pétillant de Shuo le convainquirent de faire un effort.
Il n'aimait pas parler de lui, il y répugnait, pourtant des exemples concrets restaient la simplicité même pour expliquer.
"- Une équipe, c'est comme une sorte de deuxième famille. On traverse des moments durs ensemble, on se serre les coudes et on fait front pour vaincre l'adversité..."
Il marqua une pause, son expression était contrastée. Combien d'équipes avaient-ils eut ? Trop, beaucoup trop.
"- Un jour, j'étais en mission, rien de bien compliqué sur le papier. Faire un chek-up de tout les points de contrôle sur la zone ouest de notre île. C'était l'histoire d'une semaine pas plus. On disait qu'il s'agissait d'une excursion de printemps, de quoi flâner...
C'est vrai que depuis plusieurs années il n'y avait pas eut d'attaques de pirates, le calme plat."
Nouvelle pause, l'air se radoucit, devenant plus froid. Y avait-il un lien avec les émotions tumultueuses que ressentait l'anbu ?
"- Au deuxième point, après trois jours de marche, nous avons été attaqués. Sans mal, nous avons repoussé l'assaut, nos capacités martiales et leur faible nombre nous permettant de surclasser sans effort ces "corsaires".
Mais deux d'entre eux se sont échappés de la rixe. L'un a été rattrapé et l'autre s'était échappé sûrement parce qu'ils connaissaient parfaitement le terrain, tout du moins mieux que nous."
Hyô continuait à marcher tranquillement en racontant son histoire. Rares étaient ceux qui pouvaient se vanter avoir entendu conter de la propre bouche de l'Homme de Glace, une de ses aventures.
"- Nous avions questionnés les survivants. Nous étions quatre. Nous apprîmes qu'ils étaient innombrables. Plusieurs bateaux remplis à rabord venant de petites îles plus au Nord. Nous avions décidé d'en apprendre le plus possible avant de rentrer donner l'alerte à Kiri. Malheureusement, ils ont été plus malin que nous, ils devaient se douter que nous tenterions quelques choses dans ce genre et tendit que nous nous approchions du rivage pour trouver leur point de débarquement, les pirates bougeaient en masse pour nous couper nos voies de retraite. Lorsque nous avions trouver le campement désert, nous avions immédiatement compris que nous avions été piégé.
Par suite, nous avons dû nous frayer un chemin dans la nasse..."
Une nouvelle pause, pour reprendre son souffle et affronter une nouvelle fois la réalité des faits.
"- Je ne sais plus combien d'adversaires j'ai tué ce jour-là. Trente, cinquante, cent ? nous étions éreintés, à bout, mais ils nous ont poursuivit avec une énergie dépassant toute attente. Ils tendaient embuscade sur embuscade.Nous n'avions pas une minute de répit. Puis, une de mes coéquipières, Lanastu, a flanché au milieu d'un affrontement. J'étais moi aussi aux prises avec des ennemis, tout comme tout les membres de mon équipe, mais seul Maji, notre spécialiste du corps à corps à réussit à l'aider. Il s'est interposé entre l'ennemi et elle. Le coup qu'il a reçut l'a tué sur le coup."
Hyô se tut et s'arrêta de marcher. Son visage était empreint d'une infinie tristesse, un regret sincère. Doucement, il se mit à neiger.
"- Maji était un héros, un vrai. Lamatsu et Heito aussi. Je suis le seul à être rentré vivant de cette mission. Je suis celui qui a averti de l'attaque...
Mes amis n'ont eut en remerciements que leurs noms marqués sur un morceau de granit, mais moi, je suis la légende vivante, le héros. Je suis l'Homme de Glace."
Son dépit et le ton sarcastique ne laissaient que peu de doutes quant à ses pensées. Oui, ses amis avaient leurs noms gravés sur la stèle des héros morts au combat, mais personne ne les connaissait.

Geïrou Hyô- Anbu de Kiri

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