Les cascades chaudes

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Message  Yumemi Riku le Sam 12 Juil - 11:57

Son équipier afficha une mine étrange si bien que Riku ne put savoir s’il était content ou pas que quelqu’un le dérange. Comme à chaque fois le Uchiha semblait perdu dans des pensées lointaines, seul dans l’ombre de ses tourments. Le genin aux cheveux blancs s’était donné un autre but, sans compter ses désirs personnels, que celui d’être la meilleure équipe, il voulait que Sabi devienne moins renfermé et rit plus souvent.

*Après tout on fait partie d’une famille maintenant…*

Le garçon originaire d’Iwa se demandait ce qu’avait fait Sabi depuis leur dernière rencontre, lui-même n’avait eut esse de s’entraîner chose qu’il faisait encore aujourd’hui. Mais en voyant le garçon à l’éventail dans cet état de lassitude il se doutait qu’il n’avait pas du beaucoup s’amuser.

Sabi parut soudain intéressé par la technique, il ironisa sur le fait de souffrir de son manque d’entraînement et… sourit. Riku eut du mal à y croire puis finalement accepta ce changement d’état chez son équipier avec joie. Il lui sourit après avoir répondu, sûr de réussir a le sortir de l’ombre dans le futur.

[Riku] – Si je te détruisais qui m’accompagnerai lors de notre première mission hein ?

Le Uchiha demanda alors à l’autre genin de ne pas retenir ses coups, lequel n’en avait nullement l’intention car il savait que c’est dans la souffrance que l’on transcende son esprit et son corps. Il allait l’aider à se remettre d’aplomb et retrouver l’envie de devenir plus fort, car deux amis sont forcément rivaux. C’est ce qui leur permet de progresser ensemble et tel était le lien auquel aspirait Riku. Bien que ne connaissant très peu Sabi, il l’estimait beaucoup rien que par l’impression qu’il lui avait laissé lors de leur première rencontre, mais ça il ne lui dirait pas avant longtemps.

*Nous serons frères…*

Le genin aux cheveux noirs raprocha ses mains dans un choc qui expulsa le chara de son corps, un instant Riku se demanda s’il allait effectuer la technique que lui aussi voulait pratiquer. Puis lentement Sabi commençait à être plus présent, son aura grandissait et intimait une sensation de puissance.

[Riku] – Je te reconnais mieux maintenant…

Lorsque le Uchiha annonça sa technique, Riku ne fut pas surpris mais il sentait quand même la différence. Les yeux se teintèrent de rouge et deux virgules se trouvaient aux abords des pupilles, des yeux de démons sans aucun doute. La sensation d’être décortiqué était désagréable, le garçon aux cheveux blancs sentait que tout ce qu’il ferait serait vu et analysé immédiatement, tel était le pouvoir de ces yeux.

*Cependant, tu n’es pas contre moi mais avec moi… Donc on vas y aller à fond et un jour tes yeux ne me ferons plus cet effet…*

Sabi était tout proche de Riku, suffisamment pour que la technique travaillée plus tôt fonctionne. Riku joignit ses mains en effectuant rapidement les signes puis cria d’un ton assuré.

[Riku] – Chakra no Haretsu !

La douleur traversa son corps sous forme de chaleur intense, le chakra s’échappant de lui d’un flux bref et puissant le malmenait. Cependant c’était aussi le signe de la réussite car Sabi allait subir le choc et être projeté au loin se sentant obligé de se défendre après un assaut au chakra pur.

Yumemi Riku
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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Sam 12 Juil - 16:03

Le monde changeait. Comme un formidable artifice, il devenait noir, blanc, remplis de camaieus tous plus horribles les uns que les autres. Finalement, son approximation du dôjutsu maudit devenait peut-être un peu plus réel qu'il ne l'avait imaginé, et c'était avec un sentiment d'excitation qu'il se rendait vraiment compte de la puissance qu'il avait toujours refusé. Alors quoi ? S'arrêter là, pour ne plus jamais continuer cette belle histoire ? Riku était pourtant là, et malgré sa surprise, certes modérée par une connaissance approfondie des diverses castes de shinobis. Et il n'avait pas peur. L'éphémère peur qui dirige chaque esprit à la vue de ces yeux si intéressants se dissipait dans le sien bien plus vite que toute autre.

[Riku] – Si je te détruisais qui m’accompagnerai lors de notre première mission hein ?

Le raisonnement se tenait. Sabi sortait peu à peu de sa torpeur. Et bien que Riku essaye de le rassurer en soit, il savait qu'il se donnerait à fond. Il savait aussi que l'éloquence de l'Uchiha ressemblait plus à un sorte de provocation, qui finirait à un moment ou à un autre par le réveiller complètement de son état de béatitude. Même équipe même combat ? Peut-être allait-il trop loin. Malgré son bon sens, et malgré leur ressemblance dans la différence, il ne fallait pas ramené les éléments trop vite. La seule manière de se satisfaire d'une situation correcte, entre ami, frère et coéquipier était de voir ce que chacun d'eux était capable. Alors le chakra commençait à se diffuser dans les bois de Konoha. Sabi n'était pas prêt, pas encore. Son sharingan, cette fatailité l'avait sorti d'une torpeur trop attachante. La flemme il n'avait jamais connu, et s'il remerciait Riku pour son arrivée, il n'avait pas encore totalement mêlé le geste à la parole. Il concentrait son chakra, et regardait ses pieds et ses mains, ses seules armes en fait, comme des atouts qu'aucun autre ne pourrait égaler.

[Riku] – Je te reconnais mieux maintenant…

Oui trop loin. Sa moue se transforma en un sourire de félicitation et de remerciement. Mais voila, la naïveté de l'étudiant allait à son paroxysme, et une nouvelle fois, cela rendait service à l'Uchiha. Son sourire devint alors narquois, sournois, presque malsain. Il continuait de malaxer son chakra. Il n'avait dans sa poche, que peu d'élément, conséquence directe de son manque d'entraînement et de présence dans ces lieux saints et dans l'académie. Mais soit. Testons, testons, et poussons le change jusqu'au bout. Les regards n'en finissaient pas de traverser la maigre clairière et de se choquer, les uns aux autres.

[Riku] – Chakra no Haretsu !

Surpris, sa confiance se dissipa. Etait-il si faible ? A la première technique lancée, il fuyait intérieurement. Non, l'orgueil, la fierté d'un Uchiha devait être présente dans chaque moment de la vie. Même s'il devait perdre un jour, ce qu'il n'accepterait sûrement pas, il se releverait et continuerait. Les concentrations de chakra devenaient presque intéressantes.

Il ne connaissait pas cette technique, mais il la sentait. Elle n'avait pas d'effet sur la nature en elle-même, alors que provoquait-elle ? Elle ne pouvait être ni invisible, ni inutile. Il essayait de capter ce chakra dans un monde comme parallèle. Chaque membre du corps de Riku commençait alors à exploser de l'intérieur, et avec ça, la signification de tout ce chisme. Peut-être s'attendait-il a ce que Sabi sorte une arme, aussi petite soit-elle, mais Yasu lui avait appris à se battre avec ses propres lames : ses mains, et ses pieds. son sharingan ne ferait qu'augmenter la sentence, même s'il prévoyait déjà la suite.

Il s'avança, se teint droit, fier, face à son ami, et adversaire du jour, et peut-être des suivants. Puis se mordillant la lèvre, il recula sa jambe droite, plia ses coudes, et alligna ses mains, droite et fines. Il avait rattaché doucement les lacets de ses sandales fines et plates, et prenait appui sur le sol presque meuble des cascades chaudes. Il emploierait simplement l'art du Taijutsu, il n'avait que ça à faire.

Un dernier sourir, un premier soupir, une impulsion, et le temps qui semblait s'arrêter sur la forêt de Konoha. L'Uchiha volait. Il se défendrait, résisterait tant qu'il le pourrait, même pourrait-il peut-être parer, esquiver, puis contre-attaquer. Mais il ferait tout pour pousser à bout le ninpô de Riku, et provoquer de la même manière la rupture de ses propres limites. Maintenant, ce n'était plus à lui de mener la danse...

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Message  Yumemi Riku le Sam 12 Juil - 16:44

L’adversaire fut repoussé comme prévu, ne profitant pas de l’instant suivant pour attaquer Riku attendait que Sabi se relève. Maintenant le Uchiha devait avoir pris conscience que le combat serait mené avec sérieux. Il s’avança face à Riku se tenant droit prêt à l’affront, il se mit en position de combat, mains nues.

*Alors comme ça tu suis la voie du Taijutsu… tu verras que tes poings n’auront pas la même puissance que mes jutsu ou encore que Sadame… Cependant ensemble nous ferons un carnage...*

Les yeux dans les yeux, partageant le plaisir de l’imminence du combat, les deux genin étaient prêt. Tandis que Sabi avait pris position, Riku avait fait un signe d’une seule main. Son adversaire n’avait pas du rater ce mouvement son sharingan lui permettant de tout voir, mais il ne lui permettrait pas de briser cette armure. Seule la force des poings pourrait venir à bout de sa peau de pierre.

*Je ne devrais pas utiliser mes dernières attaques, je ne voudrais pas le blesser réellement. Cependant un jour viendra ou nos combats seront digne des plus grands shinobis et même s’ils restent amicaux, nous déploierons tout notre arsenal…*

Sabi fonça sur lui, le combat commençait réellement et Riku comptait bien se donner à fond. Lui aussi prépara sa tactique, elle devrait se montrer efficace. Il dégaina Sadame pour deux raisons, intimider et attaquer. Des yeux extérieurs et naïfs auraient jugé cette attitude d’excessive mais Riku savait bien que les poings de Sabi pouvaient être tout aussi dangereux que son sabre.

*J’en ai fais l’expérience avec Sasaki…*

Les coups commencèrent à fuser droite, gauche, haut, bas les réflexes des deux genin étaient mis à rude épreuve. Riku reçut des coups qui lui rappelèrent que rien n’était jamais gagné dans un combat.

Sabi faisant preuve d'une maitrise de son corps extremement poussée, Riku savait qu'il perdrait s'il ne se batttait quau corps à corps. Il fallait y remédier et alterner les phase de combat, le rythmer. Puis il décida enfin de mettre sa tactique en pratique, concentration et expulsion.

[Riku] - Chakra no Haretsu !

Cette attaque imparable lui permettrait d’enchaîner sur sa seconde attaque, l’ennemi se sentant obligé de se défendre que ferait-il contre une de ses arcanes préférés.

[Riku] – Doton !

La masse de terre se souleva accompagnée de quelques blocs rocheux bien compact. Il la dirigea droit sur le Uchiha incapable de faire autre chose que subir. Le genin aux cheveux blancs savait que ce n’était que le début, Sabi allait se réveiller réellement et attaquer avec tout son potentiel.

*D’ailleurs…Je n’attends que ça…*

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Dim 13 Juil - 13:07

La première attaque avait donné le ton. Il y voyait dedans, une maîtrise du chakra de même niveau, si pas un peu plus poussée, malgré le fait que les Uchiha sont des shinobis qui ressentent dès le plus jeune âge et avec une force sans contraire, un chakra différent des autres, une substance qu'ils se sentent pouvoir manipuler avec une ardeur et une précision affligeante. Bien sûr, il existait d'autres clans, d'autres personnes, aussi rares soient-elles qui pouvaient contrôler leur chakra à un niveau si faible, avec autant, si pas plus de précision et de rapidité leur atout de shinobi. Il pensait naturellement aux Hyûgas. Mais chez eux, tout était si pragmatique. Leur vie ne semblait finalement pas si agréable.

*La mienne non plus, en fait...*

Oui, finalement, la révélation était simplement saugrenue. Il ne pouvait même plus blâmer ces pauvres Hyûga, alors que les deux clans ne cessaient de se partager la puissance de Konoha. C'était une culture qu'il perdait à nouveau, alors que Takeshi venait de tout lui réapprendre. De plus, le dernier passage de Keiko lui avait montré à quel point la vie n'était pas toujours comme on voulait la voir, ou comme on croyait la voir. Il l'avait traité de génie ? Oui, effectivement c'était impressionnant. Evidemment, il n'avait pas voulu l'écouter même s'il l'avait remercié intérieurement. Mais, ce genre de compliments...

*C'était trop profond pour que ça soit juste provocateur.*

Keiko n'avait pas l'art de la provocation, de toute manière. Il avait toujours été un Uchiha franc, calme et censé, contrairement à tous ses autres frères, Sabi compris. Il le connaissait peu, mais son passage au vieux chène de Konoha avait des ravages, dans le sens du poil. Une nouvelle fois, il lui avaot sorit de manière brute ce qu'il pensait de lui. Alors non, il ne devait pas lâché, continuer à se battre, continuer à s'entraîner. Pas pour Takeshi, pas pour lui, pour Riku, pour son équipe. Eventuellement pour Genko, Ginjo, Kunko, enfin leur senseï quoi. Après tout, c'était lui qu'on pointerait en ligne de mire. C'était lui le surdoué à l'oeil maudit, celui qu'on attend tous. Il n'avait pas le droit à l'erreur.

Sabi volait vers son adversaire. La tenue principale du clan avait déjà fait des dégàts, et Takeshi lui avait enseigné à l'utiliser avec beaucoup de précautions, mais avec une précision presque sans faille. Elle laissait peu d'ouvertures à un spécialiste non avéré, mais ouvrait justement, dans un angle minutieux des pointes à utiliser avec harmonie, joignant maîtrise du taijutsu et ses propres membres. Tout cela relevait d'une danse que le genin adorait. Oui car il était devenu genin. Ce bandeau du village de Konoha qui trônait dans ses cheveux, lui donnant une coiffure un peu plus exotique que d'habitude. C'était une marque de son renouveau.

*Se donner à fond... et vivre !*

La terre se soulevait. Il ne pouvait pas dire s'il avait prévu ce genre de jutsu ou non, mais de la même amnière que Riku s'habituerait peu à peu à ses yeux noirs et rouges, lui apprendrait à effacer son ninjutsu déjà bien emmerdant. Fragmentée en de nombreux morceaux qui en imposaient, la roche plongeait sur lui, alors que la terre formait une couverture ondulante, qui se compactait à mesure que Riku manipulait son chakra. Il n'avait pas d'autre choix que de se le prendre. D'ailleurs, il était net que le genin voulait éviter quelque peu le combat au corps à corps. Son chakra no Haretsu en était la preuve. Et c'était très bien joué. A chaque fois il le repousserait, puis il l'anihilerait avec un ninjutsu élémentaire bien placé. C'était bien vu.
Esquivant avec habilité plusieurs bloc, une grosse motte de terre le ramena au sol, et il percuta un autre rocher. Une douleur fragile à la nuque le prenait, et d'autres plaies béantes saignaient légèrement au niveau de ses bras. Il devait à tout prix profiter de son sharingan et venir le plus vite possible au corps à corps. Son Chakra no Haretsu restait une arme possible, mais il n'avait pas été difficile de constater que Riku s'infligeait lui-même des dégàts internes. Qui tiendrait le plus longtemps : lui, se prenant continuellement ses dotons, ou Riku, se mutilant afin d'éviter un combat rapproché ?

Ils avaient repris les mêmes positions. Tout ça... pour rien. Non, pour commencer à se comprendre, pour s'aisir les compétences de l'adversaire qui sera plus souvent un ami et un frère qu'un ennemi. Déjà les dès étaient lancés, et Sabi souffrait de son manque de techniques et de diversités dans celles-ci. Il remarquait sans peine qu'une fois coupé du corps à corps, il ne valait plus rien. Pourtant sa vitesse était bien plus grande que celle de son adversaire. Cependant Riku enchaînait les taos à une vitesse tout autant formidable. Alors que faire ?


"Bunshin !"

Un deuxième Sabi apparut juste à côté de lui. Ils prenaient tous deux la position du clan, genoux pliés, prêt à bondir tel le tigre, jambe droite en retrait, coudes pliés, mains fermes et droites. Attendre l'offensive... Puis foncer !

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Re: Les cascades chaudes

Message  Yumemi Riku le Dim 13 Juil - 15:56

Tandis que la terre tentait de plaquer le genin au sol, celui-ci esquivait et sautait à travers les roches. Une telle agilité et dextérité impressionna Riku. Le pouvoir d’analyse du Sharingan était étonnant mais petit à petit il s’y habituerait, lui aussi avait ses propres atouts et comptait bien s’en servir.

*Il a du comprendre ma stratégie maintenant… il ne reste plus qu’a le déstabiliser.*

Changer de stratégie lui permettrait de surprendre son ami qui lui faisait face. Sabi avait beau être un spécialiste du taijutsu, Riku avait lui aussi travaillé son style de combat au corps à corps. Il serait certes un peu moins efficace mais pouvait se révéler terrible lorsqu’il est bien placé dans le combat.

De nouveau face à face, éloigné et immobile. Chacun attendait le moment propice pour se lancer, Riku attendait Sabi, il allait le surprendre. Sa peau de pierre lui donnait une défense plus efficace et le Uchiha devait le sentir lorsqu’il frappait. Cette fois il ne le repousserait pas, non seulement cela le blessait aussi mais en plus lui coûtait du chakra.

Sabi créa un clone, c’était une tactique très intéressante pour un spécialiste du taijutsu car il attirait l’attention du spécialiste du ninjutsu sur l’un des deux. Notamment dans le cas de Riku qui n’arrivait pas à viser plusieurs cible avec ses jutsus élémentaires. Aucune importance, le genin originaire d’Iwa prévoyait autre chose.

[Riku] – Je t’attends…

Les deux Sabi passèrent à l’attaque, Riku frappa au hasard sur l’un d’eux avec Sadame, voulant économiser son chakra. La fumée se répandit après l’explosion, l’adversaire saisit l’opportunité pour frapper Riku qui essaya de se défendre du mieux que possible. Le second assaut était plus intense encore que le premier, Sabi se réveillait enfin.

*Allez encore un peu et je te montre un nouveau truc, tu l’auras mérité…*

Les coups pleuvaient, l’armure de pierre le protégeait mais elle commençait à s’éffriter sous l’abondance des coups. Sabi de son côté esquivait les attaques plutôt bien, ce qui décida Riku à lancer sa technique.

[Riku] – Hien !

Le combat ne cessa pas pour autant, mais les esquives de Sabi devenaient bien plus difficiles, la lame de chakra allongeant la portée. Cependant ce n’était pas cette technique que le genin aux cheveux blanc voulait montrer à son équipier mais bien une véritable tempête.

[Riku] – Arashi no hasaki !

La lame classique, améliorée par hien et la lame de chakra crée fondirent sur le Uchiha, telle un tempête meurtrière. Bien qu’à ce niveau ce n’était pas si dangereux et que l’intention de tuer n’était pas présente dans leurs esprits. La fatigue commençait à se faire sentir, le chakra était puisé en abondance pour ce combat intense. Riku regardait Sabi, il avait utilisé moins de technique mais avait essuyé plus de dégâts.

*S’il peut encore continuer je me calmerais un peu sur les jutsu de haut niveau mais j’ai encore de la ressource…*

L’armure de pierre l’avait bien protégé mais elle puisait du chakra, de pus les poings de Sabi l’avaient bien entamée. Riku rompit la technique et regarda Sabi dans les yeux, leurs torses se soulevaient en même temps lors de leur respiration. Ils suaient eau et le sang coulait de leurs blessures, c’était un combat magnifique. Ils se connaissaient bien mieux désormais mais avaient encore beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Bientôt ils se battraient côte à côte. Il sourit.

[Riku] – On continue ?...

Yumemi Riku
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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Dim 13 Juil - 22:28

Bande-son du combat


Tout semblait idéalement conçu. Evidemment, Sabi avait encore du retard. Il le voyait bien. Si sa vitesse et son agilité lui permettait de se dépetrer d’un combat rapproché contre son compagnon, il se voyait excessivement faible face à un ninjutsu de nature doton que le tout récent genin maîtrisait parfaitement. Voilà ce qu’il lui manquait. Un panel plus large de technique. Il fallait qu’il arrête de se mener à rester chez lui et à regarder les cygnes qui barbotaient au bord de l’étang. Il fallait également qu’il réduise son temps d’enseignement culturel et ses passages à la bibliothèques. Il devait se concentrer principalement sur son entraînement physique, sur les bases de la formation en équipe et sur son enseignement pratique à l’académie. Cela faisait longtemps qu’il avait réduit sa cadence d’allés et venues. Mais l’enseignement académique était la base de tout. C’était là qu’il apprenait de nouvelles techniques, c’était ici aussi qu’il pouvait avoir les meilleurs conseils. Ginko ne ferait que s’amuser, il en était certain. Alors il fallait qu’il retrouve Reiko, à la section ninjutsu, et également Yasu. Sa technicité au corps à corps laissé bien évidemment à désirer.

*Je ferais ça, pour pouvoir toujours progresser !*

Les effusions de chakra transcendaient la petite clairière. Après quelques techniques élémentaires, dont les deux hommes n’étaient pas sorti indemne, ils en venaient enfin aux mains. Riku tenaient fermement dans ses mains son cruel Katana. Il semblait dégager une passion pour celui-ci qui allait contre tout. Pourtant bien jeune, le genin semblait le connaître par cœur, comme si cela faisait plusieurs années qu’il le manipulait. Pour l’Uchiha, tout cela n’avait aucun sens. Qu’importe les outils de Riku, lui, n’avait que ses mains et ses pieds pour frapper et pour faire mal.

Il sentait le vent polir ses joues, l’ombre se frottait continuellement à ses mollets droits et tendus. Les droits contractés, les mains en avant, chaque cheville tournoyait et impulsait sur le sol comme une véritable suspension. Le tigre, car c’était bien un tigre ne cessait de progresser. Peu à peu se furent ses yeux qui devinrent la véritable source de son pouvoir. Tout s’accentuait, les mouvements de Riku devenaient de plus en plus lent, et lui continuait de persévérer dans un mouvement qu’il savait trop complexe. Mais peu importait. Il fonçait sans prendre conscience des conséquences de ses actes. Peut-être la lame de Riku le transpercerait-il. Mais il n’hésiterait pas à parer par sa propre chaire.

*Tu m’attends ?*

Malgré ses multiples blessures, l’Uchiha souriait devant la naïveté de Riku. On ne pouvait qu’attendre la mort, on attendait pas de vivre. C’est ainsi que l’on ne peut qu’attendre un Uchiha, il est impossible de le rattraper. Une fois lancé, le tigre bondissait, et plus rien ni personne ne pourrait le stopper. Même s’il savait qu’un doton bien placé le dominerait facilement, Sabi continuait de se jetait, seul, dans une bataille, plus contre lui-même que contre son camarade.
Hien, Arashi no Hasaki, il en connaissait des techniques, mais du point de vue de l’Uchiha, il n’allait pas au plus profond de lui même. Il se fichait du nom ou de la puissance de la technique utilisée, il regardait simplement ce qu’elle produisait. Etait-ce tout ? Quelques giclures de sang, quelques griffures males placées ? Une concentration de chakra, une éphémère rapidité inconsistante et le combat perdurait. Non, la vision du corps à corps était bien différente chez l’un comme chez l’autre.


[Riku] – On continue ?...

Sabi releva doucement la tête. Il fixa son adversaire, et un sourire légèrement sadique se dessina sur ses lèvres. Ses cheveux huilés par la sueur qui venait glisser sur son visage s’étaient défait de toute structure et tombaient sur ses yeux noirs. Quelques gouttes coulaient le long de son cou et de multiples contusions faisaient surface sur son épiderme. Ses vêtements étaient déchirés en de nombreux endroits, mais cela ne faisait que paraître plus violent qu’à l’accoutumée. Il était motivé, il était hargneux, presque teigneux, dans les règles de l’art en soit. Sabi se mordillait la lèvre supérieur de plaisir. On continue ? C’est une question ?

*C’est une belle connerie ! On commence ! Riku-kun ! On commence !*

Sa hargne redoublait. Il concentrait son chakra dans ses membres dangereux : ses pieds et ses mains. Ses chevilles devenaient d’une légèreté presque affligeante. Il repensait à son cours de la matinée. Yasu avait voulu lui faire comprendre quelque chose qui allait bien au delà du simple boost par le chakra. C’était un principe, un idéal, et non une simple efficacité physique. Maîtriser son chakra offensif.

"Tu as sûrement compris l’opération. Mais ce que tu me fais là, c’est du ninjutsu. Tu dois apprendre à utiliser automatiquement ton chakra de manière à ce que ton coup soit violent, et extrêmement rapide, afin de toujours t’enfoncer un peu plus sur l’adversaire. C’est ça, une offensive."

S’enfoncer sur l’adversaire. Que de belles paroles. Il l’adorait. Il aimait sa façon de voir le combat, sa façon de l’aborder. Un abordage, libérer ses propres sens, se jeter sur un champ même suicidaire. Développer ses muscles, ne jamais avoir peur. Et lorsque même celle-ci nous prend, alors s’arrêter et comprendre pourquoi. Mais à ce stade-là du combat, aussi amical soit-il, la peur n’avait plus lieu d’être. Il devait s’intégrer corps et âme à l’esprit du corps à corps. Il redoubla sa concentration en chakra, se relevant majestueusement, à quelques mètres de Riku. La clairière était sous pression et la lumière semblait influencée par les émanations de chakra des deux garçons nommés fraîchement genin. Fermant ses poings et les regardant avec insistance il sentait une puissance encore inconnue monter en lui. Il devait provoquer ce chakra, il devait le modeler comme il l’entendrait. C’était ce que Yasu avait affirmée. Plus tard, au fil du temps, cela viendrait tout seul, comme un automatisme. Mais le taijutsu générique était un art bien complexe. Il fallait qu’il s’y fasse.

On continue ? On continue ? On continue ? Il semblait que répéter de plus en plus en rapidement cette phrase le mettait dans un état comme presque second. Oui ! Continuons ! Il souleva simplement ses talons. Ses doigts de pieds uniquement le retenaient au sol. Sans cela, il s’envolerait. Les coudes toujours légèrement pliés, le plaisir de pouvoir se battre contre un ami dans le regard, légèrement caché par la présence de plus en plus forte d’un sharingan à deux virgules dans sa version la plus complète. C’était cela qu’il n’arrivait pas à mettre en scène, à accepter. La totalité de son pouvoir. Les deux virgules formaient un tout, et il venait d’en passer le cap. Il comprenait maintenant. Son sourire s’accentua alors encore un peu plus.
Légère impulsion. Cheville légère. Mollet tendu, puis détendu dans un temps infime. Il traversait l’air. Il n’avait pas besoin d’arme pour perforer le temps, la pression, la jour et la nuit, l’eau le feu ou toute autre entité. Il se servait de son corps comme s’il dansait. Comme s’il dansait pour vivre ! Son poing s’échoua sur la lame de Riku, de profil à l’occasion. Le temps s’arrêta. Il n’aurait pas eu le réflexe de maintenir sa garde, son visage serait rouge. Comme le sang. Comme son sang, plus exactement. Leurs deux sourires s’affrontèrent. Le genin tenait sa lame avec une assurance presque dangereuse. Ses deux mains crampées dessus pour éviter qu’il ne cède sous la pression. Le temps se remettait en marche : une nouvelle impulsion, sa cheville droite volait et propulsait son genoux vers les côtes de Riku. Il en broierait une, voire deux. Mais le genin délégua son centre de gravité bien plus bas et dans une rotation ce décala sur le côté gauche de l’Uchiha. Il fallait qu’il fasse bouger ses méninges. « Avec le temps tout changera, Sabi-kun… » « Ne subis pas le combat : tu es le combat, tu es ta propre lame, ton propre feu, ta flamme, à toi, il n’y en a aucune autre qui ne t’es égale. » Ces phrases, il se les répétait sans cesse. Yasu, Takeshi… N’avaient-ils pas confiance en lui ? Perdre ne serait pas déshonorant, loin de là, mais ils voulaient le voire non pas haut, mais lui. Et c’était ce qu’il devenait. Sabi Uchiha. « Tu es le combat ! »

Il sourit encore un peu plus, dévoilant toutes ses dents. Il n’en finissait plus de consumer du chakra, peut-être un peu trop, mais ses coups déjà rapides de natures devenaient d’une puissance extrême. Il repensait à cet entraînement avec les boulets autour de chaque membre. Il rependait à ce qu’il avait été capable de faire avec. Alors il se sentit léger, le sharingan ne faisant qu’accentuer cette vitesse. Riku entamait un mouvement circulaire.

*Trop tard.*

Alors que la lame allait lui lacérer tout le côté gauche, Riku sa main sur sa garde, Sabi appuya dessus avec sa main gauche et fit basculer le Katana vers le sol, sautant juste au dessus. Il n’avait qu’une nouvelle fois, à prendre appui et ses deux chevilles volaient vers la tête du genin. Sa main libre protégeait sa seule ouverture… Riku se baissa, en toute logique et recula d’un ou deux mètres. Sabi se réceptionnait et se remit sur ses pattes. Touchant, à l’image d’un sprinteur, le sol avec ses doigts, le tigre repartit de plus bel. Mais, déjà sans sa peau de pierre, Riku ne pouvait peut-être pas se permettre de recommencer un tel exercice. Sabi non plus d’ailleurs, mais une sorte de démence, un plaisir fou, sans s’encombrer des blessures le projetait au corps à corps. Alors le Yumemi concentra une nouvelle fois son chakra et de toute sa superbe le fit exploser. Sabi s’attendait à une telle éventualité. Aussi sauta-t-il haut dans les airs, passant au dessus de son adversaire. Propulsé par le chakra qui Riku balançait sans même prendre compte de son état, il se réceptionna, une dizaine de mètres plus loin.

Constatant avec soupir ses nombreuses plaies, il voyait surtout sa défaite dans ses prunelles maudites. Dix mètres, c’était trop. Riku reprenait la main.


*La tour mange le fou... Echec et maths...*


Dernière édition par Uchiha Sabi le Ven 25 Juil - 17:22, édité 2 fois

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Re: Les cascades chaudes

Message  Yumemi Riku le Jeu 17 Juil - 19:08

Le sourire du Uchiha en disait long sur sa motivation, bien sûr qu’il continuerait, il irait jusqu’au bout et cela plaisait à Riku. Un plaisir du combat partagé, même si les intentions étaient différentes chez les deux genins. Une vision différente mais un but unique, progresser toujours plus.

*J’en ai fait la promesse à Ginko, je deviendrait fort…Nous deviendrons fort et notre équipe sera la meilleure.*

Sabi semblait utiliser son chakra d’une nouvelle manière, profitant d’autres de ses capacités que son oeil maudit qui lui permettait l’analyse parfaite du combat. L flux d’énergie parcourait le corps de son équipier, ses poings ainsi soutenus par le chakra redoubleraient de puissance. Il ne semblait s’en apercevoir que maintenant, du potentiel qui était le sien.

*Je te réveillerais moi…je te l’ai déjà dit…*

Le genin aux cheveux blanc se sentait un peu mieux, petit à petit le combat devenait intéressant. L’adversaire repris une posture de combat avec plus de conviction et il attaqua, rapide et puissant. Riku tenta une parade avec la lame, chose innovante et imprévue sous le coup de la précipitation, cela fut efficace. Un autre regard, un sourire et le combat reprenait de plus belle, intensément. Riku réaffirma sa prise sur Sadame et repoussa l’assaut, Sabi en profita pour essayer de frapper aux côtes de son genou.

*Non….Je dois esquiver…*

Dans son esprit s’enchaînèrent des pensées, des vieux souvenir d’entraînement avec son oncle. Lorsqu’ils parcouraient les villages fuyant son père le garçon avait appris de bien des maîtres. Un jour dont il se souviendrait était celui où il avait travaillé l’esquive dans un petit village. Un vieil homme avait la réputation d’être intouchable, il avait expliqué à Riku que le secret était dans l’équilibre des forces. Pour éviter au mieux, il fallait s’effacer et laisser la place à la puissance entrante, tel le Yin et le Yang pouvaient être une symbolisation.

Riku pivota en se baissant un peu, il réussit à esquiver par miracle. Sabi n’était pas encore à fond dans le combat, trop occupé par diverses pensées sans doute, mais cela faisait partie de l’éveil. Lui aussi avait eut à réfléchir durant son entraînement, et le Uchiha était comme un autre, au final.

Lentement comme c’était le cas depuis le début, le genin aux cheveux noirs progressait. Non pas dans ses capacités mais dans l’utilisation de ses ressources, après un autre sourire il repartit de plus belle. Riku se décida à effectuer une frappe puissante, mais à peine plus lente qu’une attaque classique. Il arma et frappa mais déjà son équipier était là, il réussit même à dévié le coup vers le bas et passer par-dessus.

*Très joli…Sabi-kun mais tu ne fait que commencer…et moi aussi !*

Rapidement l’attaque opportune suivit, Riku ne put qu’esquiver en s’effaçant. Il perdait du terrain mais c’était nécessaire, pour pouvoir revenir en force. Sabi prenait appuis de tous ses membres et se rua à nouveau sur lui, vraiment différent. Ils souriaient tous les deux, Sabi pour son plaisir du combat sans aucun doute et Riku pour le plaisir de voir le changement de son camarade.

*Pas le choix, cette fois il est à fond… Enfin sortit de sa torpeur…*
[Riku] - Chakra no haretsu !

Le Uchiha qui avait littéralement bondit sur lui, fut projeté de l’autre côté en subissant la morsure de la libération d’énergie pure. Il se réceptionna facilement, Riku nota l’état de son camarade et se demanda s’il s’en était rendu compte. Sans doute que non, l’ivresse du combat le droguait mais l’heure de la fin approchait.

Les deux genin à distance, chacun ses blessures et ses réserves de chakra bien entamées, le combat ne durerait pas beaucoup plus longtemps. Riku savait qu’il lui restait quand même de quoi résister, sans doute plus que Sabi qui s’était jeté à corps perdu dans le combat. Il était enfin réveillé.

[Riku] – J’ai enfin réussi à te tirer de ta flemme on dirait…Aurais-je réussit à réveiller le tigre Uchiha ?

Le tigre étant l’animal auquel Riku avait pensé en voyant la façon de se battre de Sabi, en souplesse, en finesse, en rapidité et en puissance. Ses bonds et le mordant de ses coups tout collait. Le genin aux cheveux blancs était plus posé, des gestes net et précis, un style différent en l’apparence mais aussi efficace au final.

La joie emplissait son cœur, il avait motivé Sabi, lui avait redonné l’envie de progresser. Il le savait, il voulait être celui qui l’aiderait à progresser tout en évoluant avec. Il était le second, celui qui reste dans l’ombre du premier même étant capable de mieux. Il fuyait la place du premier, trop convoitée, trop de responsabilités bref, la tranquillité était son but. Mettre sa force au profit de d’une personne qui dirigeait, tel les anciens samouraïs qui donnaient corps et âmes à celui qu’ils jugeaient bon de servir.

*Sera-t-il celui que je suivrais ? Jusqu'à ce que je puisse me débarrasser de cette pensée obsédante.*

[Riku] – Il est temps d’en finir avec ce combat…

Il aurait voulu rajouter bien des phrases mais ce n’était pas le lieu ni le moment. Certes on a bien appris l’un sur l’autre, certes tu t’es enfin réveillé, certes tu as un grand potentiel…mais…tu dois encore progresser. Voila les mots qui restaient enfermés, il allait les exprimer par la fin de ce combat, il allait finir maintenant puis il discuteraient ensuite.

Sabi souriait toujours ivre de combat, Riku ressentait aussi un certain plaisir dans la douleur, celui d’être vivant, de progresser. Ils repartirent en même temps, se lançant l’un vers l’autre comme deux aimants qui s’attirent. Ils étaient opposés mais en même temps très proches, ils se soudaient ainsi en s’affrontant durement, montrant la confiance dans la force de l’autre, reconnaissant l’adversaire comme capable d’être un adversaire de taille.

* Ne dit on pas : Choisi comme ennemi celui qui en temps de paix serait digne d’être ton ami… ?*

Le combat recommença, les poings de Sabi étaient cruels soutenus par le chakra. Sans doute comme Sadame sublimé de Hien. Les attaques fusaient à nouveau, Riku sorti un Doton qui plaqua le Uchiha au sol, et celui-ci répondit en surprenant Riku. Une lame de chakra vint le frapper, aucune défense n’était envisageable tellement il avait été surpris par le placement judicieux du genin. La technique était impressionnante et puissante, une agréable surprise. Il était temps d’achever tout ça, de lui montrer que malgré son potentiel il était un peu en dessous.

* Non…je n’utiliserai pas encore ces techniques…*

[Riku] – Chakra no haretsu !

Les deux genin furent séparés et chacun tomba au sol, Sabi un peu plus violemment car il subit la technique de Riku. Après un court instant, Riku se releva en titubant et se dirigea vers Sabi qui ne bougeait pas. Il lui tendit la main en souriant malgré ses nombreuses blessures et la saleté sur tout son corps.

[Riku] – Allez le combat et fini pour aujourd’hui, on prend un bain aux sources et je t’invite au restau !

Une dernière pensée quand aux paroles de Ginko le jour de son entraînement, elle avait raconté l’histoire d’un surnom pour sa propre équipe. Riku en imagina un sur l’instant, le tigre sur la montagne, Sabi quii prendrait appuis sur lui et ensemble ils dépasseraient les plus hauts, les plus forts.

Yumemi Riku
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Re: Les cascades chaudes

Message  Akogare Hyuuga le Ven 18 Juil - 17:06

Sabi : +52 XP RP
Riku: +45 XP RP

Premier entraînement d'équipe ! Very Happy

Akogare Hyuuga
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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Dim 10 Aoû - 16:23

Presque à tâtons, dans le plus extrême des silences, les deux gamins qui se tenaient presque la main progressaient lentement dans les sous-bois de Konoha. Par moments, quelques animaux passaient, nocturnes ou simplement insomniaques. Mais Sabi y faisait peu attention. Zaka, plus jeune, plus désinvolte mais toujours moins serein que l’Uchiha en disgrâce, se risquait à frissonner à chaque craquement, tendant son dos à chaque mouvement de l’air, battement d’aile d’une chouette, zéphyr incertain cherchant son chemin. Pourtant les deux garçons continuaient leur chemin. Traçant son chemin avec une assurance déconcertante, Zaka commençait à prendre peur, non plus de la nature qui l’entourait, mais quant à l’objectif même de la mission.

[Zaka] « On arrive bien… »

[Sabi] « Shuut. »

Sabi se retourna, tout en continuant de faire plier les branches basses, et plaça son index sur ses lèvres et imposait à Zaka le silence. Il faisait nuit et il n’avait aucunement le droit de réveiller la forêt. Il n’avait même peut-être pas le droit d’être ici. Lorsqu’ils seraient arrivés, alors ils pourraient communiquer. Mais mise à part quelques gestes significatifs, les deux mômes ne pouvaient plus se parler. Regardant la lune haut dans les cieux bleutés, ils voyaient le temps passé excessivement vite. Dans quelques heures le soleil se lèverait et imposerait son imposante clarté. Et Konoha se réveillerait, avec elle ses frasques, ses humeurs et ses émotions.

Bousculant un dernier buisson épais de ses deux bras, il libéra le chemin pour Zaka qui de taille plus petite passa sans problème. Ils arrivèrent alors dans une clairière relativement grande, où une fumée légère et fine montait dans les airs. Le bruit étouffé de l’eau qui tombait s’échappait du même endroit, et une douce odeur de fruits tâchés par la rosée finissait ce tableau enchanteur. Ils s’avancèrent. Sabi se demandait comment ils feraient pour pouvoir se voir, il n’y avait pas pensé avant de partir et espérait qu’il trouverait une solution avant d’être mis devant le fait accompli. Mais c’était bien la lune et ses sujets qui illuminaient la petite clairière, profitant d’un trou dans la toiture naturelle de la forêt pour éclairer intensément et d’un blanc preux les moindres interstices des cascades chaudes. Cependant ils ne pouvaient toujours pas faire trop de bruit, un peu plus loin en amont le vieux dormait dans sa cabane de bois. Cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu, il essayerait de lui passer un petit bonjour plus tard.

Ils s’avancèrent tranquillement, comme si quelqu’un pouvait surgir des bois à tout moment et ils engageraient un combat de folie. Mais non, quelques oiseaux, quelques poissons encore réveillés qui volaient et qui barbotaient doucement dans le ciel et dans l’eau d’une même teinte foncée et pure. Ils défirent leurs lacets, retirèrent leurs claquettes et plongèrent leurs pieds dans l’eau d’habitude tiède mais étrangement chaude du petit bassin qui se formait au pied de la cascade.

[Sabi] « Tu l’aimes bien Tsubaki ? »

La question était posée étrangement. Comme s’il fallait qu’il engage la conversation, par tout ou n’importe quoi, cela suffisait. Il fallait qu’un des deux prenne la parole pour faire disparaître cette latence longue et ennuyante. Et Zaka dans cette atmosphère peu rassurant avait perdu cette humeur joviale et éternelle. Il regardait ses pieds tremper dans l’eau claire. Il jouait avec les têtards qui balbutiaient leurs quelques premiers mouvements.

[Zaka] « Ouais, c’est une super senseï. Elle nous apprend plein de truc, j’trouve ça cool. Tu la connais ? »

[Sabi] « Je suis plus habitué à Reïko-senseï. Cependant je suis allé la voir pour qu’elle m’apprenne une nouvelle technique. »

L’œil humide, Zaka semblait intéressé par cette dernière affirmation. Il savait que Tsubaki n’avait pas pour habitude d’enseigner n’importe quoi à ses élèves. Et vu le niveau de l’Uchiha, il ne doutait pas de la puissance de celle-ci. Le mioche se souvenait de ces nombreuses heures où ils jouaient dans la salle, puis la jeune et ravissante chuunin rentrait et rien que par sa démarche, ils restaient tous béhats, et écoutaient attentivement, comme des petits lapins. C’était sûrement pour ça que Tsubaki avait de si bon résultats pédagogique. Car mise à part chez les filles, l’attention et la mise en valeur étaient des principes tout à fait respecter dans sa salle. Sabi quant à lui, commençait à regretter, et se rappelait de Chubaka, l’autre gros débile et sa bande de tarés insupportables. Ses longues minutes dans le brouhaha, et Reïko qui ne peinait pas, certes, mais à y repenser, Sabi avait un peu honte et de lui avoir causé tant de tort. Il ne lui avait même jamais dit merci, il ne lui avait jamais expliqué qui il était vraiment.
Parce qu’elle le savait. Dès le premier coup d’œil elle s’en était aperçue. Tant pis…

Sabi se leva, il recula, et s’assura que Zaka regardait bien. Puis il se décala quelque peu afin d’éviter d’infliger à l’étudiant une souffrance inutile. Puis il retroussa violemment sa manche et garda sa main au contact de son coude. Il leva ensuite celui-ci vers le ciel, pointant du doigt la lune, l’astre noir de la nuit, la déesse des songes et des rêves. Dans l’obscurité de la nuit, il concentrait son chakra, une aura blanche se découvrait, et envahissait la pleine clairière. La pression montait au sein même de son membre, et son chakra affluait aussi rapidement que possible. D’un grand mouvement, il jeta nue longue lame d’énergie qui vint fracturer plusieurs arbres. La lumière se dissipa laissant place à une seule et unique source, celle placée au dessus de leur tête. Zaka sortit de l’eau tout content d’avoir eu la chance de voir une telle technique, même si aux yeux de l’Uchiha, elle n’était que la prémisse du véritable jutsu. Bien sûr il connaissait le Chidori, c’était comme un but ultime. Et le Taitou Suiryoku y ressemblait. Mais en bien moins puissant. Le Chidori serait une épreuve qu’il redoutait déjà. Takeshi lui avait promis qu’il lui en parlerait.

[Zaka] « Waouuuu ! C’est super ! C’est Tsubaki-senseï qui t’a appris ça ? »

[Sabi] « Ouais, en parti… C’est le Taitou Suiryoku. Quand on s’est croisé… je finissais mon entraînement. »

Zaka sourit devant le flash-back qu’il venait de provoquer. Effectivement, maintenant il comprenait l’état de forme du genin lorsqu’il l’avait rencontré. Presque dormant debout.

Mais déjà au loin, sous gazouillement d’un piaf des mauvais jours, le soleil se levait. Il se pointait dans le ciel, mais on ne pouvait le voir qu’au tiers. Il suffisait de cela pour que la lune disparaisse, atterrée par l’omnipotence de l’astre divin. Sabi regardait avec amertume cette soirée en demi-teinte se terminer. Mais il repensait au lit qu’il allait pouvoir retrouver, et finalement cette simple pensée lui redonna le sourire. Zaka tombait carrément de sommeil et n’avait même plus la force de mettre sa main devant sa bouche lorsqu’il baillait –le mauvais petit garçon… Sabi lui montra la direction, et ils partirent tous deux, traversant une deuxième fois le grande forêt de Konoha. Arrivé à la lisière, ils se séparèrent.

[Sabi] « Evite de rentrer ainsi une nouvelle fois dans le domaine, hein… »

Le mioche lui sourit et partit en courant. Sabi en fit de même et pénétra avec facilité dans le Domaine du Cygne. Heureusement il ne croisa personne, à cette heure-là il aurait à s’expliquer. Mais la simple idée de bavasser d’un sujet quelconque aussi favorable soit-il lui déplaisait. Il passa avec sommeil les portes de sa chambre et s’y enferma…


[Session terminée // De retour au Domaine Uchiha]

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Mar 2 Sep - 17:43

L’horloge tourne. Ronde comme une pleine lune, je regarde le ciel. Dans le blanc laiteux façon fromage de chèvre de l’astre tournant d’un circulaire gerbant, les aiguilles tournent toujours à la même vitesse. Chaque seconde perdue est senti comme déchue. Puis la minute passe. Je ne sais pas combien il en passe chaque jour, chaque semaine, mais les années passent sans que je me rende compte vraiment que sur mon front mon âge grandit, ajoutant avec un paradoxe fou l’impression que je ne suis pas plus mature qu’un autre, d’un âge plus précoce.

Prendre recul, voilà ce que je devais faire, mais c’était d’une difficulté dont je n’avais jamais imaginé la source. Je regardais le soleil se balader dans le ciel sans remarquer qu’il tourne et tourne et tourne encore, et qu’à chaque fois que je le vois passé devant moi, reflétant son éternelle aura dans mes pupilles dilatées par l’effet d’une telle harmonie, un jour s’écoule. Le lendemain, qui l’eut cru, il revient. L’horloge lunaire me permet de ne pas perdre le fil, mais tôt le matin le père revient, et dans une nouvelle prière je me retourne vers lui pour constater avec amertume qu’il est toujours le même, et que le temps, lui, passe avec synchronisme sur les sbires d’un homme trop occupé pour voir sa vie défilé.

Le temps, ses frasques, ses amours et ses haines. Il semble bien homme, le temps. Je m’imagine un homme, qui regarde les autres et qui s’amuse de voir nos rides enfler et s’étendre autour de notre front, cernant nos yeux pour finir dans une boite de bois. Il joue de nos meurt alors que la peur recouvre le cœur de nombreux hommes et de nombreuses femmes chaque minute. D’un geste fictif de la main il balaye ses remords. La conscience il n’en a aucune, je le sens grand maître. Lorsque bien malgré nous l’un des nôtres meurt subitement, il pleure enfin, et se confine à notre tristesse : il n’avait aucune emprise sur cet homme-là. Et lorsqu’il comprend, que sa sagesse bien au delà de sa détresse n’a rien de moins humain que son corps, la colère le prend, et il se déchaîne sur des individus quels qu’ils soient. Le temps les emporte, et sans prendre attention, nous vieillissons. Vertu d’un âge, prouesse d’un autre, la sagesse n’arrive que lorsque la mort nous emporte. Alors on nous décrit comme des grands de ce monde. Je n’ai pas vu les années passés, et cela prouve que je suis heureux de ma vie. Je n’ai rien regretté, je me vois comme dans une harmonie avec moi-même tout à fait symbiosique. Vivre chaque seconde sans penser ni à la précédente ni à la suivante, voilà ce que chacun de nous devrait faire.

Mais le temps nous rappelle sans cesse que nous avons un passé et un avenir, et que nous ne pouvons négliger ni l’un ni l’autre. Parce que les souvenirs et les expériences forgent notre destiné, celle que nous allons vivre, il n’y a aucune place pour le présent, il n’y a rien pour ce que le corps, et l’esprit vivent du moment instinctif. Il n’existe pourtant rien de meilleur que de ne pas avoir à se soucie du lendemain, il n’y a rien de mieux que de ne pas se reposer sur un passé trop heureux, ou de compter sur un futur meilleur.

Les malheurs des hommes sont en grande partie les conséquences de leurs espoirs…


*** ***


[Sayuri] « Ey, Sabi-kun ! »

Je regardais avec étonnement la juunin se dévergondait jusqu’à moi. Cousine hein ? Hum… Parfois la honte arrive à faire dire n’importe quoi aux gens ! Cousine certes, mais dans certains moments et sous certains aspects j’aurais simplement dit inconnue… Fort jolie, mais inconnue tout de même !

[Sabi] « Oha, Sayuri-chan. Qu’est-ce que tu fais là ? »

Dans les grandes rues de Konoha la question sonnait comme idiote, et elle, la finaude, l’avait évidemment remarqué. Dans le centre ville de Konoha on pouvait se perdre comme se trouver avec une facilité déconcertante. Aussi, cela faisait longtemps que je n’avais pas revu le visage de la jeune femme.

[Sayuri] « La même chose que toi, grand nigaud ! Comment tu vas ? »

Elle et le nom qu’elle portait, bien que je ne lui en voulais aucunement, me faisait remonter avec disgrâce tant de souvenirs. Pas tous joyeux. La plupart même emplis d’une tristesse et d’une colère sans égale. Mais le passé était le passé et on ne pouvait pas le changer. Je regardais les étalages avec une moue - d’enfer…

[Sabi] « Moi je vais bien. Mais toi… enfin vous ? »

Elle reconnut facilement mon hésitation, et ma peur d’aborder un sujet encore un peu trop chaud à mon goût. Sayuri, dans sa sempiternelle confiance en elle, voyait toujours les choses du bon œil. Je savais que mon départ l’avait touché. Elle s’était rendue compte de la mauvaise tenue du clan. Ce n’était pas le premier indice ni le dernier, et j’espérais simplement qu’elle n’essayerait pas de me faire revenir. Elle pourrait avoir des arguments plausibles. Je savais qu’il en existait et elle en connaissait des dizaines de manière pour me voir réintégrer le clan dans sa structure propre. Mais jamais je ne flancherais. Je commençais à douter que, malgré sa finesse d’esprit - ahem – elle l’est compris.

[Sayuri] « J’allais dire bien. En fait c’est plutôt comme d’hab. Tu vois quoi. »

Elle me rétorqua un petit sourire dont elle savait si bien exprimer le sentiment. D’une manière rassurant, d’une autre d’un bonheur qu’elle s’exaltait à étaler devant tous, quelque soit leur rang ou leur dignité, quelque soit leur nom leur âge ou leur condition. Je lui répondais doucement. Elle était formidable. Alors le clan n’avait pas changé. La bonne nouvelle c’est que Takeshi ne s’était pas encore donné la mort, dans une dépression des plus violentes qui soit. Mais d’un clin d’œil je comprenais que ce n’était pas le genre du personnage.

Alors vint une grande discussion, celle que je n’avais encore jamais eu avec elle. On parlait de mon nouveau chez-moi, juste à côté de l’appartement de mon coéquipier, Riku, un natif d’iwa, comment on avait galérer pour trouver les papiers administratifs, puis trouver plusieurs raisons afin de gruger tous ceux qui avaient levé leur doigt pour tenir eux aussi à emménager dans les locaux de l’immeuble. On avait fait appel à je ne sais combien de personne, demandant même les tampons de l’administration académique de Konoha pour obtenir en priorité la propriété du lieu. Alors pendant plusieurs semaines on avait partagé son appart’, lui et moi comme deux bons colocataires, et je n’avais pas assez de mot pour lui narrer ce sur quoi nous avions étalé des rires fous, ou encore des sentiments communs. Comment on regardait les filles passer depuis l’étage, ou encore comment on énervait les voisins en écoutant la musique un peu trop fort. Et puis il y avait cette fois où on avait invité des filles, la famille du dessus avait pété un câble. Il y avait la mission avec Saezu. Je lui narrais sans peine les traits soufflés de maquillage de la jeune femme - enfin jeune, cela restait à prouver, il fallait voir son vrai visage en fait – et son caractère de tueuse. Mais je n’avais pas eu besoin d’aller bien loin, la marchande était connue dans ton Konoha, et Sayuri tombait de rire dès la première fois que je prononçais son nom. Les premiers vrais moments passés avec un membre réel du clan, et je m’en satisfaisait largement.

De toutes mes aventures, les plus futiles aux plus grandes expéditions que je n’avais jamais fait, peu à peu je me rendais compte qu’un an était déjà passé, et que derrière moi, j’avais laissé tant de personnes, tant de cœurs et d’âmes. J’abandonnais d’innombrables et potentiels amis, mais je levais les yeux vers un futur que je voulais encore meilleur. J’avais passé la meilleure année de ma vie, et ce moment, de quelques heures avec la jeune femme était la poursuite d’une époque que je n’espérais pas révolu. Elle me donnait des nouvelles de Keïko-san, et des autres membres de la famille. Elle me parlait sans équivoque et sans peur de me choquer de personnes que je ne connaissais que de vue, ou que je n’avais même pas à l’esprit. Elle me décrivait l’ambiance du clan, ses histoires de mec, ses aventures hasardeuses sur les lézardes et savonneuses pente de l’amour. Je découvrais peu à peu le caractère joyeux de Sayuri qui semblait s’amuser avec les hommes comme moi avec mes baguettes dans mon bol de riz, comptant avec acharnement le nombre de grain de riz. Je rigolais et souriais sans peine, le cœur ouvert devant le bonheur que dégageait ma cousine à un degré que j’avais déjà oublié, il ne valait pas grand chose aujourd’hui. Qu’importe la famille, qu’importe ses principes.

[Sayuri] « Tu veux manger quelque chose ? »

J’aimais cet accent féminin, ce touché si précis. Elle ressemblait à ce que je voulais voir d’une mère. Me confinant comme un poussin devant sa mère poule, elle s’occupait de moi comme si j’avais toujours été comme son fils. Je n’étais plus un enfant, mais je me laissais bercer par les frasques de la jeune femme. Et j’avais honte de ne pouvoir lui renvoyer l’amour qui émanait d’elle. Un amour si subtil, si particulier. Pas celui qui lie un homme et une femme, non. Bien que celui qui lui prenne ait à mon sens une certaine chance - et encore, vu le personnage… De par cette relation privilégiée, quelques mouvements apparurent. Une peur s’immisça et elle le sentit. Mais son sourire rassurant l’effaça rapidement, et je n’avais plus aucune appréhension à me laisser passer sa main douce dans mes cheveux. J’avais quel âge pour accepter ça ? Finalement peu importait, à côté d’elle je restais un gamin, je resterais toujours un môme. Tout doux, je me sentais impuissant devant sa douceur maternelle que je n’avais jamais connu. Comment pouvait-elle savoir que je n’avais jamais connu cela ? J’imaginais que le clan devait communiquer. Mais qu’elle soit au courant ou non, que ma mère fut nommée la rue très rapidement, mon père son pavé, ne changeait pas grand chose à l’affaire. Il était aisé de deviner que d’elle cela venait naturellement sans que personne n’ai à la pousser.

Nous nous installâmes à un petit restaurant, qui sur la terrasse découvrait le ciel bleuté de Konoha. C’était une journée radieuse. Le serveur, craquant devant le charme fou de Sayuri nous servit double ration, sur sa note bien évidemment.

[Sayuri] « Avec Keïko-kun, on a eu une idée. »

Le suspens qu’elle laissait dans un moment si intense de bonheur me laissait perplexe. Son visage souriant restait avec la même figure de joie. Me peur s’effaçait peu à peu, et une nouvelle fois, devant son regard confiant. Elle ne semblait ni sérieuse, ni dramatique. Je sirotai tranquillement mon sirop avant de répondre d’un petit « oui » mal affirmé.

[Sayuri] « Hihihi ! T’es chou. Non, sérieusement, si tu veux, lui et moi on pourrait s’occuper de ton entraînement. Tu n’es plus n’importe quoi pour Konoha, Sabi-chou. Il est un moment, où même si tu n’es plus Uchiha, il te voudra l’envie d’en apprendre un peu plus. »

Je me sentais de plus en plus intéressé par la rhétorique dévoratrice de la juunin.

[Sabi] « Qu’est-ce que tu veux dire ? »

[Sayuri] « Héhéhé ! Le Chidori Sabi-chou ! Va falloir s’y mettre »

Cela faisait longtemps que je n’avais plus entendu le nom de cette technique presque aussi emblématique du clan que ses Katon dévastateurs dont je n’avais pas non plus aucune connaissance. Je me faisais des visions de l’apothéose grandiose que la technique des milles oiseaux devait donner à son niveau le plus ultime. Une spectacle pour les yeux. Je regardais Sayuri les yeux humides de bonheur. Je pleurais presque, et pour la peine elle me recommanda un nouveau sirop (…).

La nuit, à un moment tomba. Je me doutais que le temps aurait raison de nous, et les heures étaient passées sans même que nous nous en rendions compte. Lâchant un bisous sur mon front enfantin, elle me laissait rejoindre mon appartement dans lequel je continuai de vivre en harmonie avec celui de mon voisin. De toutes nos aventures, elle avait compris que s’il y avait un endroit où je me sentais bien, c’était bien chez moi. Et cela faisait longtemps que ce sentiment ne m’avait pas envahi.

Un chez moi.

*** ***


Deux ans, c’est long. Ca paraît. Et pourtant je ne les ai pas vu passé. Entre les engueulades entre potes à propos de trips les plus fous qui puissent exister, entre les entraînements d’une difficulté toujours grandissante avec Keïko et Sayuri, et les missions qui se devaient d’être enchaînée, je n’avais plus le temps de penser. Cela faisait longtemps que j’avais oublié cette colère, mélange de regret et de sanguinolente envie de vengeance.

Oui, le temps passe, et après tout ce temps comme genin, l’examen chuunin pour moi comme pour les autres arrivait. Quinze ans, à peine et pas encore debout sur ses deux pattes je n’appréhendais pas ce passe qui pourrait changer ma vie comme celle de Riku, de notre équipe et de notre village. Je continuais d’arpenter les chemins qui s’enfilaient dans les bois de Konoha et m’enivraient de leurs senteurs d’encens et de fruits à fleurs. Dans un bref craquement, je me tournai vers le bruit suspect. Des buissons épais et verts qui entouraient les cascades bouillantes d’écume, apparut Keïko-san et Sayuri-chan. Sur leur deux visages, un sourire. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu le jeune homme avec qui j’avais déjà fait un entraînement au vieux chêne. Depuis, il était resté en dehors des affaires du clan, et depuis tout ce temps je n’avais eu de nouvelles que son visage lorsque j’étais parti du Domaine.

[Sayuri et Keïko] « Yooo Sabi-kun ! »

La honte. Je me jetais vers eux. J'avais quinze ans. Et pourtant mon visage de treize ne s'effaçait pas de mon esprit. Tant mieux.

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Mer 3 Sep - 12:25

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu Keïko, et bien contre ma volonté, mon bonheur me surpris et laissa échapper quelques gouttes de bonheur. Ce n'était pas ce genre de scènes que les filles raffinent, de voir les homme pleurer, qu'importe soit la raison. Personnellement, même si j'avais énormément changé, contrôler mes sentiments restait quelque chose que j'appréciais et qui me sortait souvent de passes dont je ne trouvais aucune autre solution.

*** ***


Cela faisait longtemps que je n'avais pas revu Ooromi. Le vieux Sendu restait caché dans sa demeure au fond de la cascade. Et plus le temps passait, plus il prenait sagesse et aisance dans l'âge, moins il sortait. Ce que je trouvais bien évidemment fort dommage et de plus en plus étrange. Pourtant, je sentais que le vieux devenait un peu plus aigri chaque année. Alors je le laissais tranquille, dans sa chaumière de pierre.

Pourtant, une fois, il n'y a pas longtemps de ça, alors que je traînais les pieds dans l'eau sans trop savoir quoi faire sauf regarder les étoiles grimper sur leur lit bleuté, attirées par une lune céleste et pleine, il est venu me voir, je-ne-sais pour quelle raison. Il avait apporté une théière qui fumait et dégageait une odeur de menthe tout à fait délectable. Je lui avais souris, et sans répondre à mon appel, il s'assit à côté de moi, laissant ses chevilles au sec cependant.

[Sabi] "Quelque chose ne va pas, Ooromi-sama ?"

Il dédaigna enfin se tourner vers moi. Je l'aimais bien le vieux, finalement. Même si son âge se reportait de plus en plus sur son visage, et que je devinais avec aisance qu'il savait sa fin prochaine, je déployais une certaine affection pour lui. Un jour je m'étais demandé si cela relevait plus de la pitié qu'une véritable sensation d'amitié. J'avais sûrement raison. Mais je m'en contentais, et prenait le Sendu comme Sayuri avait pu me prendre.

[Ooromi] "C'est toi, tu me fais peur."

Etonné par sa réponse, je me tournai doucement vers lui. J'avais lâché les étoiles de mon regard d'enfant, et les posai maintenant sur le vieil homme. Je ne savais pas vraiment comment prendre ses propos. Dans sa bouche, aucune intonation particulière ne pouvait m'indiquer quoi que se soit.

[Sabi] "Moi ? Ou quelque chose en moi ?"

Je lui parlais comme si j'avais en face de moi un enfant de cinq ans. Pourtant, c'était la seule façon de me faire comprendre... et de le comprendre.

[Ooromi] "Tu as changé, Sabi-kun. Depuis la dernière fois."

Il commençait sérieusement à m'énerver. Je m'occupais le plus possible de lui, et... il ne voulait rien voir. Critiquer les autres était une chose qu'il savait admirablement bien faire...

[Sabi] "En même temps tu sors tellement peu souvent de ton trou que, j'ai largement le temps d'évoluer oui."

Ma colère passait. C'était une petite pointe de tristesse, une mélancolie absurde certes, mais bien présente qui achevait mes retrouvailles avec Ooromi. A la question : pourquoi devait-il me faire ça ? je n'avais aucune réponse. Je me défendais, comme je pouvais. Tout avait tant changé, effectivement, depuis la dernière fois où il me parlait de l'histoire d'un clan auquel je n'ai plus aucun lien, mise à part cet oeil maudit.

[Sabi] "C'est toi qui m'avait expliqué qu'il fallait toujours progresser. Cela fait plus de deux ans ! Comment comptais-tu me retrouver aujourd'hui ? Avec la même bouille d'antan ? Les mêmes caprices les mêmes colères ?"

Il dédaigna tout de même tournée sa tête, recouverte d’une grosse capuche. De son visage que je devinais aisément, je ne voyais que le bout de son nez aquilin qui dépassait allègrement. Le reste n’était qu’un tapis d’ombre, une chape que le vieil homme s’amusait à greffer entre lui et moi.

[Ooromi] « C’est à dire que… »

Je m’énervais.

[Sabi] « Que quoi ? »

[Ooromi] « Tu n’entends que ce que tu veux bien écouter, Uchiha-kun. »

Le pompom, la cerise sur le gâteau. Sans bondir, je sortis rapidement de l’eau, et comme une furie, me penchai vers ma victime assise à mes pieds.

[Sabi] « Non ! *Vous* faites ce que bon vous sembles ! *Vous* ne voulez pas écouter ! Vous et encore vous. Cela fait un an que je ne porte plus ce nom. Les choses changent sans que vous vous en rendiez compte, et… vous ne voulez ni comprendre ni voir que je ne suis plus le petit Uchiha fier et égoïste. Je suis… »

[Ooromi] « Tu es ? »

Ma colère passa une nouvelle fois. Je devenais presque lunatique. Lui ne voulait exprimer aucune émotion. Comme un défouloir, il était pour moi le purgatoire de tous mes malheurs. Parallèlement à mon changement d’humeur, je retrempai mes pieds dans l’eau tiède.

[Ooromi] « Tu as changé… »

[Sabi] « Vous ne l’avez pas déjà dit ? »

[Ooromi] « Je n’ai pas dit que tu t’étais rabaissé… »

[Sabi] « Alors quoi ? »

Il prit une grande inspiration, et jeta son dévolu sur l’onde qui remuait fébrilement.

[Ooromi] « Tu as raison, tu n’es plus le petit enfant que j’ai trouvé chez moi. Tu as évolué. En bien. Mais il reste toujours cette petite partie de toi que tu rattaches à quelque chose d’indissociable. »

Je cherchai avec une certaine impatience la suite de son discours. Mais je ne trouvais pas. A vrai dire, voyant les secondes s’écouler sans que le Sendu ne réagisse, je commençais à croire que lui non plus… ne savait plus trop ce qu’il disait.

[Ooromi] « Il faut que tu écoutes un peu plus encore tes sentiments, Sabi-kun. Tu dois arrêter de vouloir les maîtriser. Ils sont là… pour toi, et sont à ton image. Il n’y a rien de plus vrai qu’eux, même si tu peux en avoir honte.

Tu ne sais pas ce que tu es, ni qui tu es. Eux, ils le savent. Ils sont ce que tu es. Il *suffit* de comprendre ça… »


Je le regardai, plongé dans sa capuche. J’avais envie de lui botter les fesses. Mais en y réfléchissant, une nouvelle fois il parlait juste. *Trop* juste.

*** ***


Alors même inconsciemment, j’avais intégré ses conseils. Je ne l’avais plus revu depuis, mais ses paroles, comme toutes les autres, restaient gravées dans ma mémoire. Je sentis les larmes monter. Je ne comprenais toujours pas pourquoi c’était aussi dur. Mais avec un peu plus de motivation, j’y étais arrivé.

Ruisselant comme l’onde qui polissait la pierre des cascades, je balayai le sol des quelques gouttes de bonheur qui glissaient sur mes joues. Je plongeai mes bras dans ceux de Keïko qui m’accueillait avec un sourire que je n’avais pas revu depuis un an. L’homme d’une vingtaine d’année me laissa quelques minutes, puis, accompagnée de Sayuri, un immense sourire dévoilant ses petites dents polies et blanches, il m’accompagna jusqu’aux cascades.

Je revoyais le vieux Ooromi, assis à côté de moi. L’entraînement pouvait maintenant commencer.

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Mer 3 Sep - 15:45

Premier jour. Sayuri ne m'avait donné aucune information supplémentaire. Je savais juste que cela durerait un temps indéfini et souvent plus proche du long que du court. J'en déduisais sans peine que cela pourrait aller de la semaine à l'année. Bref, le flou complet en gros.

[Keïko] "Mais tu vas voir, ça se passera bien..."

Il me lança un regard du genre "je suis là il peut rien t'arriver, alors arrête de t'inquiéter". Je me doutais bien que sa présence ici, en temps que rare perle médecine du village, et du clan qui plus est, me permettait de me faire mal jusqu'au sang sans que je n'ai besoin de brailler dans toutes les rues de Konoha jusqu'à l'hôpital.

[Sayuri] "Bon, Sabi-chouuuu ! J'vous laisse entre hommes, moi j'ai un rendez-vo... des choses à faire ! On se revoit demain pour voir comment ça se passe okay ?"

J'avais bien envie de l'ennuyer un peu plus en lui disant que j'avais envie qu'elle reste, mais connaissant le caractère de ma cousine, j'évitai le cataclysme nucléaire contre un bref tête à tête avec Keïko. Je le dévisageai une dernière fois, afin de bien imprégner son visage dans ma mémoire de moucheron. Ses grands mèches brunes étaient nouées en un seul noeud derrière la nuque. Il avait des yeux prunes qui ruisselaient d'intelligence. Je n'avais pas passé beaucoup de temps avec le juunin, mais je le savais d'une finesse technique sans égale - sauf peut-être le doigté divin de Tsubaki, mais je reste dans la catégorie *encore humain* de la chose. D'un bref signe de la main, je terminai les bonjours en pleurs et laissai voguer Sayuri à ses activité... paranormales.

Peu à peu ma curiosité reprenait le dessus, et je voulais simplement savoir comment on aller procéder. C'était la première fois que je découvrais cette technique que je savais puissante, à l'image d'un rasengan parfaitement bien maîtrisé. Keïko, me regardait, moi et mes étoiles dans les yeux. Il me lâcha un sourire dantesque, et dans une position à la Nice Gay, son pouce venait de frotter les narines.

[Keïko] "Okay... Cours théorique !"

Vladadam je retouchais terre dans un choc critique.

[Sabi] "Théorique ?!?"

Amusé par mon étonnement, qu'il avait également prévu, comme il l'avait eu lors de sa propre découverte du Chidori, il me dirigea au centre de la petite clairière.

[Keïko] "Le principe, c'est de donner à ton chakra une pression telle qu'il en deviendra d'un électrique puissant. En concentrant ton chakra en un point précis, tu bouscules carrément les molécules qui doivent crisser de la force que tu leur impose.

Tu le devines alors, le Chidori requiert énormément de chakra, sur une superficie restreinte. La difficulté réside principalement dans le fait que tu dois résoudre l'équation qui régit pression/concentration."


J'étais déjà submergé par tous ces mots complexes.

[Keïko] "On va commencer par un exercice simplet, mais qui sera la base même de la technique. Tu vas concentrer ton chakra dans ton bras droit, du poignet jusqu'aux doigts."

Pourquoi il me demandait ça ? C'était pas compliqué, on faisait ça à l'académie. Je malaxai doucement mon chakra dans mon organisme, mélangeant avec finesse mon énergie spirituelle - celle que je déployais en ouvrant largement les deux portes de mon esprit, chose que j'avais appris à faire sans peur - et mon énergie corporelle. Le courant froid traversait mon corps, plongeant sa substance dans toutes les cellules de mon corps. Puis j'accélérai progressivement le rythme afin de créer un véritable flux de chakra. Concentré dans les cellules de mon corps, les deux énergies d'une folle puissance se scindaient, puis se regroupaient pour créer un chakra fluide et homogène.

Libérant la puissance de mes tenketsus, je bloquai peu à peu toutes les sorties possibles de mon corps pour laisser ouvertes celles de mon bras droit. Le chakra affluait et comme un coulis de fraise sur une boule de glace vanille à teneur bourbon, la substance bleuté recouvrait peu à peu toutes les cellules musculaires et mon poignet de ma main. Dès les prémices de la réalisation je sentis mon membre tenir en son sein une puissance extraordinaire. Mais c'était les bases de la concentration du chakra et jusqu'à maintenant je ne voyais pas de grandes différences avec les premiers cours sur le chakra en présence de Reïko.

[Sabi] *Sauf qu'elle est quand même carrément plus canon que Keïko...*

Je souris de ma remarque totalement idiote, et Keïko voyant mon ange de soubresaut des lèvres ne voulut pas chercher plus loin.

[Keïko] *Amuse toi tant que tu peux, tu verras après... Huhuhu*

Je restai concentré. Les minutes passèrent, et je continuais d'augmenter la teneur en chakra de mon membre. La pression devint telle que je commençai à souffrir quelque peu de la torture que j'infligeais à mon chakra, reclus dans un si petit endroit. Je me vidai progressivement de mon chakra, et m'obligeai d'en créer un peu plus chaque minute. Une aura bleuté aux reflets azur émeraude s'émana du bout de mon majeur jusqu'au poignet.

[Keïko] "Tu ressens quoi ?"

Surpris par sa prise de parole, je levai les yeux vers lui, une certaine crispation se dessinant sur mon visage.

[Sabi] "Ca commence à être gênant. Presque douloureux."

Il sourit de satisfaction, me faisant presque peur.

[Keïko] "C'est good alors. Continue."

Grrr le vilain. Il me laisse dans mon amateurisme des plus affligeants qui soit. Pourtant je ne me décourageais pas. Mes jambes commencèrent à trembloter et je pris logiquement la décision de m'asseoir. Mon fessier écrasa avec attention l'herbe verte qui amortissait pour mon plus grand bonheur, mon appui sur le sol. Repliant mes jambes en tailleur, je fermai finalement mes yeux, même si je n'aimai pas vraiment cela. Mais je n'avais pas vraiment le choix et je devais accélérer le processus. Le chakra devenait oppressant, pourtant je devais continuer de le concentrer avec acharnement et force.

Les minutes passèrent. Bientôt les heures. A rester prostré, assis toujours dans la même position, mes yeux fermés, mes dents mordillant mes lèvres, et mon bras qui s'épuisait de recevoir tant de chakra. C'était impossible que cela ne fonctionne pas. Je concentrais tant de chakra sans voir de changement que je me demandais presque s'il n'y avait pas des *fuites*. Cela semblait improbable qu'il s'évapore sous les effets du soleil ou de je-ne-sais quel autre facteur. Mais lorsque l'astre divin commença à descendre peu à peu, puis lorsqu'il passa derrière les grands arbres, je commençais à me dire que j'avais peut-être perdue une journée.

[Keïko] "Rien n'est jamais perdu, Sabi-kun."

Il lisait dans mes pensées ou quoi ? Je le regardai, étonné, voire surprise. Presque choqué. Il me sourit de ce même plissement de lèvre qui voulait dire "mec, j'ai fait ça avant toi"... Je détestais être compris par tout le monde. Sayuri, Keïko, Ooromi, ils se donnaient le mot ou quoi ?

[???] "Sabi-chouuuuuuu !"

Tout en gardant un oeil sur mon bras, je me retournai comme je pouvais, accompagné par mon cousin Uchiha, pour découvrir Sayuri débouler dans la clairière alors que la nuit commençait à s'annoncer comme fraîche.

[Sayuri] "Keïko-chou, j'ai rame..."

[Keïko] "J'tai déjà dit de plus m'appeler comme ça !"

Le juunin dépité ne semblait plus savoir quoi faire pour calmer les ardeurs de sa cousine. Les gros yeux façon *chat demandant câlin instantanément* de Sayuri n'avaient bien évidemment plus aucun effet sur lui, mais elle continuait. Et puis contrarier Sayuri était souvent synonyme de torture les plus viles qui soient - comme s'il était vachement bien au courant...

[Sayuri] "Pardon, Keïko-chou - pourquoi tu grimaces ? J'ai apporté les tentes !"

[Sabi] "Les ten..."

[Keïko] "On est pas encore couché..."

Sayuri posa enfin son regard de félin sur moi, mon bras dans ma main gauche, une vilaine aura bleu en émanait avec opacité tellement j'avais concentré de chakra.

[Sayuri] "Ca marche pas ?"

D'un succin signe de la tête je lui signifiai que non.

[Sayuri] "Elles sont nazes tes techniques, Keïko-chou."

Elle s'assit devant moi, découvrant son décolleté mal fermé - des ébats de la journée certainement - et ses cheveux en bataille. Puis, plaçant son coude droite sur son genoux en tailleur, elle leva la main vers moi. Elle voulait quoi ? Un bras de fer ? Son sourire défait m'indiquait clairement que oui.

[Sabi] "C'est le moment ?"

Keïko derrière elle commençait à rigoler. Elle ne changerait donc jamais ? Hochant joyeusement la tête, elle m'indiquait que - apparemment - oui. Je mettais ma main dans la sienne. Mais elle ne me laissa pas vraiment le temps de savourer sa peau douce, me serrant les doigts avec une force qui faisait presque peur venant d'elle. Je ne pouvais que rétablir l'écart, et je forçai alors également. Le duel commençait. Peu à peu je prenais le dessus, son bras commençant à flancher. Mais d'un rictus sadique elle concentra une petite touche de chakra et renversa carrément la tendance. Je me voyais défait dès les premières attaques. Impossible. Je contractais mes muscles, jouant d'ailleurs sur tout mon corps, et pourtant, elle ne cédait pas. Je gonflait mon bras de chakra, sans même en prendre conscience. Je modifiais légèrement sa structure et le condensait encore un peu plus. Pénétrant au plus profond de mes cellules, il dévastait tout. Je sentais progressivement que j'allais jusqu'au bout de mes limites et que dans quelques secondes je ne tiendrai pl...

Un cri effroyable déchira la forêt. Quelques oiseaux froissèrent les branches et s'envolèrent dans le ciel éclairé par une magnifique lune. Je tombai de douleur, tenant mon bras dans lequel le chakra s'était dissipé. Le vacarme n'avait duré que quelques secondes, mais il avait été strident. Presque convaincant. Cela ressemblait à quoi ?

[Keïko] "Milles oiseaux. C'était à peu près ça oui. Bien joué Sayuri-chan."

Elle me releva, encore groggy. J'avais l'impression que mon bras avait éclaté.

[Keïko] "On va se coucher, tu dois être crevé. Demain on continue, mais voila déjà une bonne chose de faite."

Son sourire réconfortant, et les mains douces de Sayuri effacèrent toute douleur. Je m'endormais sans même me rendre compte que la rosée commençait à purifier la forêt.

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Jeu 4 Sep - 15:58

Quelque chose me chatouilla le nez. J'ouvrais un oeil désespéré, puis le refermait immédiatement, agressé par la lumière du jour. Ouvrant progressivement ma paupière jusqu'à ce que je m'habitue à l'idée que le soleil devait m'en vouloir de me réveiller si tard, je remarquais le corps fin d'une sauterelle, cherchant je ne sais quoi dans ma narine. Attirée par ma respiration sourde et jusqu'alors souple et tranquille, elle semblait se dorloter de la chaleur que dégageait mon organisme par les seules aérations que l'homme possédait. Je devais réagir. Je réagissais. Levant ma main dans un geste frivole et dénué de sens pur, je chassai un peu à la manière d'un ivrogne l'insecte malheureux qui venait combler mes orifices nasaux.

Soulevant mon corps fin, je me reposai sur mes deux coudes, frottant comme je pouvais mes yeux endoloris et encore un peu endormis. Dans un état de latence tout à fait extraordinaire j'avais l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur. Malgré la lumière ambiante, il y avait quelque chose qui bloquait les rayons de l'astre et qui flirtait avec la morosité d'une couche purificatrice : rien que ça ! Calfeutré derrière une toile, quelqu'un avait caché le soleil de ses sujets ! Horrifié je me levai d'un bond et percutai une tige de métal. Dans un crac dont je ne connaissais pas encore toute la signification mais que je savais porteur d'une mauvaise nouvelle, un corps chuta sur moi, m'étalant à nouveau sur le sol.

*** ***


Quelque chose me chatouillait le nez. Puis, comme pris dans une torpeur sans nom, j'avais l'impression de glisser sur le sol, passant d'un confort plastique à une couche chatouillante et humide, mon dos en première ligne.

[???] "Sabi-chouuu ! Faut se lever !"

Depuis quand les sauterelles parlaient-elles ? J'écarquillais mes deux prunes de gamin, et dans une rondeur infernale, mes yeux se louvèrent vers la source d'une telle bêtise. Dirigeant en toute logique la sauterelle s'était métamorphosée en un doigt fin et rose, qui appuyait avec amusement sur mon appareil nasale, plissant avec amusement mes deux narines. Je passais alors régulièrement du cochon à l'homme, sans comprendre d'où provenaient les glouglou moqueurs et amusés de deux consonances différentes.

[???] "Sabi-kun, faut y aller maintenant."

Oui, oui, j'avais compris. Satanée sauterelle. Ou satané doigt, peu importait la cause de ce réveil débordant d'ironie. De la même manière, je me reposai sur mes deux coudes et dans un élan de motivation, ouvris les yeux. Le soleil n'était pas le même et la lumière bien plus chaude. Durant quelques minutes, toujours mué par cette position plutôt désagréable - en plus de sauterelles qui se transformaient en doigt et qui appuyait sans cesse sur mon pif, des milliers de fourmis s'attaquaient à mes deux bras, pénétrant même la chair, incompréhensible - je m'habituai à cette nouvelle ambiance. Je découvris - presque - surpris deux visages que je connaissais bien, pouffant de rire. Sayuri et Keïko gloussait dans leur barbe - façon de parler - comme deux gamins, de mon âge, voir moins encore. Ils m'aidèrent à me lever, et passant mes mains dans une grande bassine d'eau froide, je finissais de réveiller mon corps. Débarbouiller par une douche froide digne des plus grande pluie de Konoha, je m'étirai largement, comme s'il me prenait l'envie de gratter le soleil avec mes petits doigts.

[Keïko] "Bon, la journée commence plutôt bien..."

Il pouffa une nouvelle fois de rire, et Sayuri ne put s'empêcher de le suivre. Avec la même bouille d'incompris, je les regardai rire de désespoir. Ces deux-là...

*** ***


Il était six heure du matin. Lorsqu'on m'annonça l'heure du lever j'aurais voulu que mon chidori soit au point pour clouer au sol les deux acolytes qui me tenaient compagnie. Trouvant ma tente complètement détruite, je comprenais que mon premier réveil - du à cet stupide sauterelle - avait eu plus de conséquence que ce que j'avais voulu penser. La barre métallique qui maintenant la tente avait cédé devant mon levé quelque peu brutal, croyant voir le soleil couvert d'une couverture, alors que ce n'était que le feutre brun qui me protégeait d'une éventuelle pluie et qui, bien évidemment, reposait sur cette fameuse barre de métal.

[Sayuri] "Ba, on t'a réveillé. Mais comme tu étais endormi sous la tente totalement défaite, on a pris la seule chose qui dépassait : tes pieds - huhuhu. Et on a tiré !"

[Keïko] "L'herbe était pas trop fraiche ?"

Ils gloussèrent une nouvelle fois de rire. De véritables dindons. Je faisais la moue devant cette journée qui commençait *merveilleusement* bien.

[Keïko] "Sa va on rigoooole Sabi-kun !"

Son même sourire rassurant me rappela qu'il ne se moquait pas - trop - de moi, et qu'une fois que nous aurions bien mangé, je serais de nouveaux en forme pour la suite des évènements. Ils allumèrent la gazinière de poche, invention de Dieu certainement, et firent chauffer l'eau déjà tiède des cascades. Plaçant le lait de soja dedans, il ne tarda à prendre une telle température qu'il fut bientôt impossible de tenir les briques dans les mains. Si bien qu'on du attendre encore quelques minutes avant que la température ne baisse et lorsqu' on me servit le liquide beige dans un petit gobelet façon Poly-Pocket des temps modernes, il était froid. Le rire amusé de Keïko lorsqu'il se rendit compte que son verre était trouvé et que le liquide s'était étalé sur son vêtement me rappela qu'il fallait que je continue à prendre tout du bon côté des choses.

[Sabi] *Après tout, ce n'est que du lait... Humhum...*

Dans le plus grand silence nous avons fini de manger, il devait être six heure et demi, et les animaux, comme par enchantement nous laissèrent ce plaisir d'écouter les arbres respirer. Cela devenait presque glauque. Jusqu'au moment où le soleil s'imposa doucement mais sûrement dans la petite clairière et qu'on retrouvait avec joie la douce lumière heureuse qui illuminait Konoha chaque jour.

*** ***


Mon poignet commençait déjà à me faire mal. Cela faisait une heure que j'essayais de réitérer le même exploit que la veille. Je concentrai mon chakra avec la même intensité, cependant la douleur ne venait pas. A croire qu'il fallait que j'ai mal pour que ça marche. Non, ce n'est pas tout à fait ça, mais disons que c'était un indice de progression. Depuis la réussite d'hier, je ne ressentais plus rien, sauf l'éternelle douleur musculaire d'un mauvais geste lors de notre bras de fer monumental avec Sayuri-chan. Alors je ne cessais de densifier mon chakra. Peu à peu, je changeais sa structure, reconnaissant ce dont j'avais besoin. Je faisais en sorte qu'il soit plus compréhensible pour que je puisse le tasser encore un peu plus. Keïko m'avait bien affirmer qu'une fois ce cap passé, cela viendrait *tout seul*. Façon de parler j'imagine, mais d'un certain côté il avait raison puisque quelque chose avait changé, comme si une fois la limite repoussée, voire dépassé, je pouvais passer outre et museler mon chakra un peu plus profondément dans ma chair.

Comme un courant électrique, un onde étrange, mon bras s'éprenait d'une couleur blanche pétante, puis des filaments de la même couleur s'emmêlèrent les uns aux autres...

[Sabi] "Chidori..."

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Sam 6 Sep - 17:22

Le crépitement éternel restait gravé dans ma mémoire, remplaçant les plus grands souvenirs de ma vie. Devant la lumière encore faible que dégageait le Chidori, tout s'effaçait, les grandes marques d'une histoire, tout un passé que je voulais ou non oublier, je ne pouvais choisir. La puissance du ninjutsu m'interpellait et m'envoyait dans un avenir totalement nouveau, une nouvelle conception du combat.

Les étincelles blanches modelaient mon bras comme un grand bec, comme emprit d'une pression que je ne connaissais pas. Leur ruisselante puissance déformait mon chakra transformé en une véritable torpille de mort.

Pourtant ce n'était qu'un début, et malgré les congratulations de Sayuri, Keïko savait parfaitement qu'il restait encore du travail, et que, malgré le bon début que je leur promettais ne devait pas s'arrêter ici, en chemin presque.

*** ***


Les jours passèrent, et paradoxalement, se fut bien plus difficile que je ce que j'aurais pu penser. Les nuits étaient courtes et je dépensais énormément de chakra, fatigué par tous mes traits. Les réveils durs, et tenir une concentration hors norme, de chaque instant, me demandait encore plus d'énergie. La spirale infernale se mettait en route.

Les trois premiers jours, Sayuri et Keïko durent réutiliser la technique du bras de fer, chose farfelues et enfantine mais qui marchait avec un franc succès à chaque essai. Puis, mon chakra diffus, j'essayais tant bien que mal de le sculpter de sorte qu'il tienne dans la durée. C'était le programme. Tenant mon bras dans mon autre main, j'appuyais pour éviter toute évaporation du chakra, il ne devait y avoir aucune sortie possible pour lui.

Fermement, j'occultais mon chakra, lui donnait plusieurs textures possibles, essayant de trouver une combinaison qui aurait marcher à tous les coups. Peu à peu mon Chidori se stabilisait. Le cri qu'il dégageait devenait de plus en plus strident et sa forme taillée un peu plus en lame, aiguisé, je n'osais touché de ma propre main mon majeur, dépassant de la structure et pointant comme le paroxysme de mon jutsu.

*** ***


Le quatrième jour, enfin, j'arrivais finalement à trouver une dose adéquate de chakra. Rompant avec toute technique utilisant le chakra, je m'allongeais sur l'herbe chaude de la clairière.

[Keïko] "On a fait le plus dur, Sabi-kun."

Je le regardais, interloqué.

[Sabi] "On a pas fini ?"

Son sourire m'indiquait que je continuais encore à être un tantinet niais quant à mon niveau et à celui de la technique que j'essayais d'apprendre depuis plus d'une semaine. Keïko se leva, on était seuls, lui et moi, Sayuri pris par l'obligation de retrouver son amphi d'amants et de fans. Autour de nous, les arbres nous regardaient, ils nous épiaient et chacun de mouvements, intriguants, les menaient dans une danse nouvelle. Plongés dans l'esprit d'une nature bien vivante, Keïko se mit face à moi, et alors ils comprirent.

[Keïko] "Regarde bien..."

Il leva légèrement son bras, retroussant doucement sa manche, et pendant une demi seconde, un éclair balayait la clairière. La pression augmentait, et un flux contraire vint brasser mes mèches noires aux doux reflets pourpre. Son bras entièrement recouvert d'éclairs, pouvait être comparé à un véritable générateur électrique.

Une centrale sur patte.

Il pointa sa main vers moi, un léger sourire sur son visage. Le Chidori changeait le visage d'un homme.

[Keïko] "Lève toi."

J'eu besoin de quelques secondes pour me sortir de ma torpeur pour comprendre qu'il me parlait, et que dans cette danse, il m'invitait. Pourtant, son assurance, habituelle certes, me faisait craindre quelque chose. Keïko n'était pas un shinobi qui aimait étaler sa science, et ce regain de puissance, ce spectacle en tout point, m'intriguait.

A ses ordres, je me mettais sur mes deux pieds, mais je chancelais tellement la lumière quelques secondes avant douce et harmonieuse, maintenant agressive m'éblouissait. Le cri strident me broyait les tympans, et pourtant je l'enviais. Devant lui je ressemblais à une fourmis qu'il écraserait d'un simple mouvement du pieds, sous sa semelle, morte pour rien, morte d'un rien.

Instinctivement, je laissai ma veste au sol, la jetant au loin derrière moi, découvrant mes bras.

[Keïko] "Allez."

Mon étonnement était l'égal de ma petitesse.

[Sabi] "Maintenant ?"

Son sourire devenu sadique s'accentua, et me fit presque peur. Mais non, il voulait m'inclure dans un challenge, une mission, la véritable forme des Milles oiseaux. Je voulais les voir voler, déployant leurs ailes, mêmes courtes, couvrant le ciel. Je voulais m'emparer de leur bec, long ou court, et regarder dans leurs grands yeux le reflet d'une mer d'appréhension.

Mon reflet.

[Keïko] "A toi de voir..."

Il bougea. Cela faisait plusieurs secondes que nous étions tous deux immobiles l'un en face de l'autre, et j'étais resté cloîtré dans cette situation d'attente. Une latente souffrance. J'étais tiraillé, d'un côté l'envie d'en découdre, de l'autre la peur de souffrir.

Mais je n'avais pas le choix.

Une effluve de chakra traversa mon corps. J'échappais un relent de sa puissance, puis me ressaisissait. Le flux soudain et violent prenait le contrôle de mon corps. Je plongeais au plus profond de mon âme, retrouvé ces immenses plaines ,ces forêts vierges de toute présence humaine. Non, là-bas, chez moi, je n'étais ni homme ni animal, j'étais entité. Je retrouvais les animaux, d'une complexité buissonnière tout à fait exceptionnelle, je retrouvais l'air sain et pur que j'avais laissé lors de mon précédent passage. Et dans un élan divin je me soulevais pour ouvrir définitivement, dans le plus grand des angles possibles, les deux portes de mon esprit. Pris dans une vague dont je n'avais plus aucun contrôle, je me laissais porter par cette énergie que je libérais. Parcourant les chemins les plus âpres, voguant comme un ange entre les fosses et les abîmes, survolant d'une fierté sans nom les ravins et les coulisses de la terre des ombres, la foule poussait pour sortir sans que je puisse satisfaire chacun.

[Keïko] "Hum... Je préfère ça..."

Campé sur mes deux jambes qui sous la pressions s'enfonçaient dans le sol, mon chakra s'infusait dans chaque cellule de mon bras. Pris d'une foudre sans effroi, l'éclair, le tonnerre, la décharge électrique même, comme un Raiton dont on ne pouvait mettre de nom, je concentrais tellement de matière qu'il se transformer avec subtilité mais puissance en une véritable arme de guerre. Le chakra crépita, et je me délectai du doux son de ce millier d'oiseaux. Qu'importe leur nom, qu'importe leur espèce.

Tant qu'ils apportent puissance.

Mon sourire répondit finalement au sien. Lui, comme moi, nous nous sentions bien. Terriblement bien.

Puis, nos chevilles annoncèrent le décalage. Les siennes d'abord. Elles se levèrent, ses doigts prenant tout le poids de son corps, prêt à bondir. Je l'imitais, dans une posture qui me rappelait un grand félin. Nous étions noir.

Comme la panthère.

Vitesse, endurance, une certaine majesté. Nous partîmes tous deux, volant dans les airs, à une vitesse ahurissante, fouettant le sol d'une légère pression, soulevant à notre passage un fin nuage de poussière. Les crocs, nous les avions. L'envie, la rage, celle du tigre, celle du grand roi qui va se battre. Nos deux bras en retrait, parés au choc...

D'une même voix, d'un même ton, nos cordes vocales se turent pour mieux crier. Nos lèvres se mouvèrent, décrivant les mêmes mouvements. Puis, dans une rage folle, nous lancions la dernière action. Nous avions leurs ailes pour planer, et leur vitesse pour frapper.

[Keïko] "Chi..."

[Sabi] "...Do..."

[Keïko] "...Ri !"

...Les Milles oiseaux...

*** ***

J'étais épuisé. Je regardais mon bras fumant, et me demandais combien de chakra j'avais dépensé. Je n'en avais aucune idée, mais la puissance de ce dernier m'impressionnait. Keïko semblait moins subir cet entraînement. Le juunin s'envoyait pourtant avec la même fougue que moi, il lâchait tout et ne négligeant rien, il mettait tout sa rage dans ses actions. je le découvrais, véritable visage d'un génie calme, d'un Uchiha si spécial. Peu à peu, les flammes électriques montèrent jusqu'à mon coude, m'offrant un véritable bras de foudre. Je le taillais à ma manière, fin et poli par mon chakra. Le cri strident s'accentuait, et je poussais vers les aigus sa consonance jusque là trop grave. Je ne voulais pas celui faiblard de la mouette ou de la pie. Non, je désirais plus que tout les prémices de l'aigle, le vautour carnassier planant dans les montagnes et plongeant, lacérant de ses immenses serres sa proie, si infime pourtant.

Aucune chance de survie.

Deux jours passèrent, et je jetais mon dévolu sur la forêt. Désolé de lui faire subir mes envies de puissance, mais c'était pour elle une contribution à mon évolution. Je creusais le bois, et plus je m'appliquais plus je m'enfonçais facilement et profondément. Bientôt, l'impact devenait tel que j'en avais presque peur...

*** ***


[Sayuri] "Sabi-chouuuu ! Comment tu vas !"

[Sabi] "J'ai le droit de dire que ça va pas ?"

Elle me foutu une droite sur la tête, qui m'avait fait chauffer le cuir chevelu.

[Keïko] "Pfou.. j'en peux plus moi..."

Sourire de satisfaction, j'avais quand même réussi à le crever un peu. Me passant rapidement la main dans les cheveux, je frottais avec vigueur mes cheveux afin de faire disparaitre le plus vite possible la douleur.

[Keïko] "Dix jours à dormir sur l'herbe et à pas revoir la civilisation... j'en peux plus !"

Désillusions.

Il me passa la main dans les cheveux, puis, toujours avec le même sourire rassurant et confiant, il m'entraîna vers le campement afin de ranger toutes les affaires. Effectivement, dans quelques heures j'allais retrouver mon lit douillet. Pour quelques jours à peine je m'en doutais, bien sûr. Demain, j'aurais quinze ans. Et comme cadeau d'anniversaire, le passage de toute une vie. L'examen Chuunin.

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Re: Les cascades chaudes

Message  Akogare Hyuuga le Ven 19 Sep - 14:44

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Akogare Hyuuga
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