Les cascades chaudes

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Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Dim 20 Avr - 15:01

Les cascades chaudes

~ L'eau est source de vie. Elle est chaude, réconfortante, hydrate le corps et l'esprit dans un même soucis de bien être. Elle se faufile dans tous les interstices où il y a de la place pour sa petite personne. Elle n'a pas d'égal, car elle est la plus puissante. Ni ennemi, ni amis, l'onde est seule face à une destinée impérissable. Les forêts, les praires, rien ne serait sans cette entité de notre monde mystique, pas même le ciel, les nuages, ceux qui font là où l'eau n'existe pas, les nuages qui cacheront le soleil de nos peaux abîmées ; et là où elle existe, le pouvoir d'une source supérieure.
De la petite source, l'eau infime qui s'égoutte chaque minute, pour donner ses petites flaques dans lesquelles les enfants aiment à jouer. Un petit filin d'eau, comme un tissu qui se propage, un long serpent qu s'étale dans les crevasses de nos pensées. Et ce filin s'agrandit, il grossit, prend de l'assurance. Il devient ruisseau, et déjà, s'il est encore manipulable, il est puissant et inarrétable. Personne ne pourra se soulever contre lui, c'est une première victoire. Les pluies, puis tous les autres réseaux se mêlent à lui pour former la grande famille des rivières, des fleuves, des mers des océans ! Le cycle de l'eau est la force qui ne pourra pas être déstabiliser par n'importe quelle querelle humaine. Rien ne donnera la peur à telle nature, elle est opulente, elle vénérée, ou détestée, on la cultive, on l'utilise. Mais en ce lieu plein de tristesse et de chaleur pourtant, l'eau qui coule abondamment de cette cascade est pure. Aucune particule ne l'a touché pour la polluer de ses cellules virusées. ~

~ Les sources bien plus haut dans la montagne sorte d'un magma en pleine ascension. Réchauffé par la composition géologie de nos plaques, elle descend, prend vitesse et assurance, et tout en bas, à son paroxysme, elle se jette durant plusieurs secondes sur quelques dizaines de mètres, provoquant une nuage de brumes, de vapeur qui entoure finement une stèle. Celle qui amène l'ambiance si triste sans pourtant y amener aucuns regrets.
Il n'y avait rien autour de cette stèle placée au milieu du petit lac qui était le réceptacle de l'onde bouillante. A ses côtés, juste, une petite baraque de feuilles et de branches, une activité similaire à l'hôte des bois. Qui connait celui qui vit ainsi et ici ? Personne, la question n'est pas là. Ce qui est intéressant, c'est le nom sur la stèle, celle des douleurs et des pleurs, celui d'un homme qui releva fièrement Konoha dans ses tragédies comiques, dans un combat âpre et impossible, dans des missions plus ambitieuses que réalistes, il n'avait jamais eu l'impression de faire tel travail, il est aujourd'hui trop tard pour lui de prendre le recul et de se considérer comme un véritable sauveur, si sauveur il y a eu. ~

~ Ce nom effacé, donnait encore le ton lugubre et pourtant si chaleureux. Des cascades au doux son mielleux... ~


Dernière édition par Uchiha Sabi le Dim 20 Avr - 16:12, édité 2 fois

Sabi Uchiha
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Message  Sabi Uchiha le Dim 20 Avr - 16:11

Entraînement : Métamorphose

L'étudiant avait la possibilité de se rendre là où il le souhaitait, dans les lieux environnants Konoha. Cette zone, où les cascades étaient les plus belles, il l'aimait depuis qu'il l'avait découverte pour la première fois, c'était il y a quelques années déjà. Quand son évolution d'homme avait fait que de nouvelles aventures devaient être vécues. Le pavé ferme de Konoha était paradoxallement très tendre pour un enfant de la rue. Mais le pays du feu portait les plus belles forêts du monde. Il n'en doutait pas, même s'il ne pouvait finalement que croire ces remarques subjectives. Il en restait cependant, une large impression de bien-être au côté des brumes aqueuse que la vapeur formait. Rencontrant l'air froid, l'eau qui trônait chaudement dans la petite mare se décomposait. Les atomes d'hydrogène changeaient de texture, et un épais nuage se dégageait. Il retira sa chemise, ses sandales et s'enfonça enfin dans l'eau, propre, pure, et belle. Il s'étala à sa surface, cherchant un ciel qu'il ne pouvait trouver. Les cours du matin l'avait quelque peu fatigué. Non qu'ils étaient d'une ardeur sensationnelle, il n'y était surtout pas fraîchement habitué. Plongé dans ses propres pensées, ses songes le ramenèrent bien vite à l'exercice. Remuant ses méninges, l'Uchiha se remémora les paroles de la chuunin. Effectivement, il ne voyait aucune difficulté dans la Métamorphose. Il suffisait simplement de connaitre son chakra. Puis il se concentra sur ce regard qu'elle lui portait. Il avait effectivement caché son nom depuis treize ans. Aujourd'hui dans l'Académie, il pensait ne plus avoir à porter ce fardeau-là. D'autres arriveraient. Il n'avait pas voulu lui faire peur. Il imaginait déjà dans sa tête les futurs exploits sanguinaires qu'un dénommé Sabi Uchiha aurait commis. Son rire devint taciturne. C'était une chuunin, et lui un étudiant. De quoi aurait-elle peur ? De son destin ? Peut-être. La société l'avait tant martyrisé pour son seul attribut, qu'aujourd'hui il ne voulait plus se cacher. Uchiha, pourquoi ce nom leur procurait-il donc tant d'effroi, ou de dégout. C'était invraisemblable. Alors il avait forcé l'intonation. Ses mots se mesuraient eux-mêmes. Il ne voulait pas déclencher ce mouvement de panique qui aurait fait de lui une marionnette du clan ou des idées de certains. Il avait fait cela de la plus belle des manière. La rhétorique est étonnante. Il était sûr qu'elle avait compris, à l'instar des autres imbéciles.
Puis il plongea dans l'eau chaude, mais agréable. Il ne devait pas se laisser envahir par un sentiment de vengeance presque mérité. Mais la vengeance était-elle légitime ? Sabi recula devant la question qu'il se posait lui-même. Il avait peur d'y répondre. Il sortit la tête de l'eau, secoua avec amertume sa tignasse, puis il renfila sa chemise, tout en reprenant pied sur terre.

Il regarda autour de lui. Personne. Il se concentra, fit le vide autour de lui. Il ne devait pas être dérangé par un évènement extérieur. Aussi s'il ne pouvait compter sur l'entière coopération de la nature, il se désolidariserait d'elle. Il ferma chaque partie de son esprit pour n'être plus que seul dans un immense espace noir, vide de tout : son, formes, esprits. Il était véritablement seul. Il sentit son chakra afflué, comme à beaucoup d'autres mouvements durant sa jeunesse. Il se souvint des panneaux que Reiko avait aligné sur son tableau de craie. Le chakra était représenté dans tout le corps parce des Tenketsus qui étaient d'une certaine manière des barrières, des régulateurs. Le flux se condensait dans chaque organe, circulant dans chaque cellule. Il était uniforme et dense. Il suivait la plupart du temps le circuit sanguin, bien que celui-ci se fasse par endroit bien plus étroit. Etrangement, le shinobi ne pouvait vivre sans chakra. Il devenait une substance nécessaire à sa vie, il devait en prendre pleinement conscience. Il plongea au plus profond de lui-même, et libéra son énergie spirituelle. La fabuleuse source de l'esprit parcourait intensément son corps, pénétrant dans chaque organe, chaque cellule. Elle rencontrait son énergie corporelle. A elles deux, ils devaient exécuter le chakra. Il sentit le liquide froid qui parcourait son corps. C'était une sensation étrange mais tant jouissive. Il malaxa peu à peu son chakra et lui donna une forme qu'il voulait. Cela n'avait aucun sens, certes. Mais l'Uchiha voulait s'amuser avec. Il le mania et le remania. Il sentait cette puissance cachée qui remontait et qui prenait une position solide et ambitieuse en lui-même.

Il diffusa son chakra dans toutes les cellules de son épiderme. Il avait une petite idée en tête. Son chakra brassé tranquillement et calmement durant de longues minutes avait pris une consistance souple et maléable. C'était exactement ce que Sabi avait désiré. Son corps réagissait très bien. Il l'appliqua doucement, le déposa sur sa peau, sur ses vêtements, sur tout ce qui ressortait physiquement. Il essayait de prendre le dessus sur son chakra. Changer génétiquement la molécule qui composait le chakra, pour créer une illusion d'optique. C'était simplement ça. Influent sur le flux du chakra, il en modifia la composition. Le but était simple. Il voulait simplement changer d'apparence extérieur. Il serait le même, mais la poche corporelle qui guidait son âme serait couverte. Par une autre. D'une volonté de fer il s'y exerça.

Peu à peu les minutes passèrent. Les premiers essais n'étaient pas bien jolis. Mais Sabi ne lachait rien. A chaque nouvel echec il reconcentrait son chakra, et étudiait avec minutie chaque parcelle de cause qui se dérobait sous ses yeux. Une première fois, la dose de chakra fut bien trop élevée. Une deuxième, il n'avait pas pris assez de temps pour sculpter son oeuvre. Il ne se donnait pas de portrait particulier. Il voulait juste changer. Juste quelques secondes...

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Message  Iba Hiyori le Lun 21 Avr - 10:40

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Mer 21 Mai - 14:49

Entraînement Kawarimi


Je rentrais de l'académie. J'avais encore trois heure pour arriver à maîtriser le Kawarimi, et par la même occasion à montrer à l’autre teigne ma prévenance et ma ténacité. Je ne lui devais rien, évidemment, mais je n'avais aucune envie de voir fleurir une impression de fainéantise et de fardeau dans son esprit, ce qui existait déjà chez certaines personnes déjà. Passant la porte de la maison principale, je vérifiais bien que Takeshi-sama ne se cachait pas avec une de ces armes sophistiqueés que sont les poêles et les casseroles, et continuait ma progression. Takeshi Uchiha était mon parrain, et ses entraînements n’étaient pas des parties de plaisir. J’en avais déjà fait les frais maintes et maintes fois… Je dépassais enfin ma chambre, ouvrait bien grand sa porte-fenêtre en toile et me retrouvait dans le jardin intérieur. Bien sûr, il était là, à méditer je ne sais quelle pensée, ou quelle refleion sur un sujet quelconque.

"Takeshi-sama... J'aurais besoin de vous."

Ma requête le surprenait plus qu'elle ne l'intéressait. C'était bien la première fois que je lui demandais quelque chose. Au dela de ça, je disais clairement que j'avais "besoin" de lui, ce qui était malheureusement vrai...

"Ce matin, Reiko-senseï m'a enseigné l'art du Kawarimi. Ainsi je viendrais la revoir avec des bases que je penserais sûr. Je me demandais si vous n'aviez pas quelque idée d'exercices pour moi."

"Bien sûr que si, sombre idiot, j'ai toujours des idées pour vous qui n'en avaient jamais ! Mais, cela me fait plaisir que tu me le demandes alors je ne te fâcherais pas. Viens, avançons."

Nous nous retrouvions une nouvelle fois aux cascades chaudes, à côté des grands troncs, sous le torride soleil de l'après-midi. Il me plaça près du bord et m'ordonna de ne plus bouger ce que je faisais avec abnégation. Puis, il traça un cercle autour de lui, cercle qui passait par moi. Delà, il fit dix points ; j'en constituais un. A chaque point, il déposa une bûche de bois, relativement grande, et là je reconnaissais les marques du ninpô. Puis, il apporta un gros sac de coton, dans lequel s'entassait un nombre incalculable de shuriken.

"Le but du jeu est simple. J'imagine que ton professeur t'as appris comment utilisé le Kawarimi, ce qui en théorie est relativement simple. Mais dans des conditions réelles et connaissant les différentes utilisation du Kawarimi, il faut savoir l'utiliser à n'importe quel moment, sous n'importe quelle pression, ou évènement. Nous allons reproduire cela.

Je ne te dis rien de plus, mise à part que mes shurikens vont très vite, et que tu n'as pas le droit de sortir des points fixés."


A peine avait-il fini sa phrase qu'il prit un shuriken et d'un coup de poignet extrêmement sec, il me l'envoya, visant le visage. Je ne m'attendais pas du tout à cela, et comme un débutant, je me laissais déborder par la peur et l'angoisse. Puis je me revoyais devantReiko-senseï, et entendait à nouveau ses paroles. Tout cela me calma et je reprenais un semblant de lucidité. Dans ma tête, je revoyais les étapes de la formation du Kawarimi : lien physique, lien spirituel, lien de chakra, formation des taos, expulsion du chakra, subsitution. Tout semblait être bien façonné dans mon esprit. Seulement contrairement au fois précédentes, je n'avais ni le temps de réfléchir, ni le temps de m'appliquer, je devais me grouiller et réussir. Sans quoi, la douleur s'emparerait de moi. Je sélectionnait la bûche qui se situait jusqu'à côté de moi, au moins, je savais qu'elle n'était pas loin. Je la voyais fermement, et fermais mon esprit dessus. C'était bête, parce que ça, sa marche quand on ferme les yeux pour s'applique, je n'en ai aucunement le temps, mon chakra doit sortir très vite sans quoi... Alors clac, j'évite de penser à autre chose qu'à cette pauvre bûche qui va se prendre un shuriken à cause de moi. Je compose les quatre taos, terminant évidemment par la chèvre, et mon chakra s'expulsait de mon corps pour fabriquer réellement ce lien avec la bûche. Je jettais un coup d'oeil à l'arme qui arrivait sur moi : erreur fatale. Il était là, il me pesait. Je sentais mon ventre se nouer. Le Kawarimi se déclenchait. Dans un petit nuage, je m'envolais en espérant de tout mon coeur que j'avais réussi. Je me retrouvais à deux mètres de mon lieu de départ, le shuriken percutant le bois, le poussant d'une ou deux dizaines de centimètres. Je soufflais.

Mais déjà, le bras de mon grand-père se contractait, et un nouveau shuriken plongeait sur moi. Je m'emparais de la bûche qui se situait en face de moi, à mon opposée. Une nouvelle fois la pression m'envahissait. Je devais enchainer tout très rapidement. Je voyais la bûche, je la mémorisais, le chakra s'emplissait de mon corps. Ce lien virtuel que je tissais avec elle, il s'en emparait dès que je terminais la formation des quatre taos nécessaires, il la rendait physique si bien que dans un "pouf" magistral, je me substituait du shuriken, qui une deuxième fois, venait se planter dans la chair naturelle.

Malheureusement, je me doutais bien que Takeshi, ce vieux vicieux, n'allait pas en rester là. Et alors même qu'il découvrait ma destination, il lançait le shuriken, sans attendre de me voir. De plus, son coup de bras prit une autre forme, et la vitesse de l'arme était bien plus grande que la dernière fois. Il fallait que je me dépêche, ce truc était déjà sur moi. Je me concentrais sur une bûche qui était sur ma gauche, à quelques mètres. Je laissais mon regard s'imprégner de l'objet et ...
Tchac, le point de l'arme venait s'enfoncer dans ma cuisse, délivrant une douleur infernale. Je regardais Takeshi-sama, qui n'avait aucune expression, pas même un bonheur éphémère. Sur son visage je ne lisais qu'une chose, l'entraînement n'est pas fini. Et effectivement, sans se préoccuper de mon était, il attrapait un nouveau shuriken et il le lançait vers moi. Je retirais d'un coup sec celui qui venait de m'embrocher, et difficilement, je me reconcentrais. A nouveau mon regard bascula vers la bûche sur ma gauche. Je malaxais intensément mon chakra, en essayant d'optimiser son rendement, qu'il conserve une qualité habituelle, mais que sa vitesse soit uniforme et augmentée. Dans tout mon corps, les tenketsus desservaient à la vitesse grand V le chakra. Chaque cellule en était imprégnée, chaque organe, chaque muscle, chaque partie de mon corps. Je ne lâchais pas du regard mon but. Mais le shuriken se rapprochait dangereusement. Un "pouf" envahit l'air et je disparaissais. Mais de la même façon que la précédente, ce vil ancien avait anticipé mon jutsu, et avait déjà lancé un shuriken... que je me prenais en plein bras. Une nouvelle je le retirais. Et déjà un nouveau arrivait.

Alors je réfléchis, cela très rapidement. Comme un éclair, une idée scinda mon esprit, et je l'a mis à exécution le plus vite possible. Je repérais une bûche, à nouveau sur ma gauche, le shuriken pointant vers moi. J'imprégnais mon regard de sa substance et mettait en pratique les conseils de l'UchiHa : garder un contact ne serait-ce que mémoriel. Je tournais violemment la tête tout en gardant à l'esprit la bûche qui m'intéressait, cela à l'opposé. C'était très dur. La douleur et la pression, tout comme le stress m'empêchait d'avoir les idées claires. En plus, je devais me grouiller. Pendant une demi-seconde, je fermais les yeux. Ce temps ridicule me permis de faire le tri et d'oublier tout l'inutile. Mon corps s'emplissait à nouveau de chakra. Je commençais à m'épuiser de toujours devoir faire la même chose, deux plaies saillantes sur le corps. Alors j'augmentais sa fluidité, pour qu'il continue à être vivace, et rebondissant, comme je l'aime. Plus le temps passe et plus il se consume, plus il se solidifie, je dois éviter cela. Sans quoi, je n'aurais jamais assez de puissance. Je compose les quatre taos, et mon corps uniformément rempli de chakra s'envolait vers la bûche de gauche. Takeshi fut surpris de ne pas me voir là où il l'avait prévu. Il avait évidemment lancé sa lame sur ma droite, là où ma tête était restée figée. Mais j'étais presque à l'opposée. Il comprit rapidement le subterfuge, et s'en voulait de s'être fait avoir par un gamin comme moi. En cassant son poignet, il réussit tout de même à m'envoyer un shuriken, d'un coup sec. Je réitérais la technique utilisée par mes soins, repérant rapidement la bûche de mes souhaits. Je devais faire un sorte qu'un seul coup d’œil suffise pour déclencher le processus. Je levais les paupières, la regardaient fermement, le plus rapidement et discrètement possible, puis changeait de côté, sans pour autant être en extrême. Déjà mon corps réagissait. Je boostais comme je pouvais mon chakra, développant une énergie spirituelle bien plus abondante, bien plus violente et puissante, afin de palier l'utilisation de mon énergie corporelle. Le chakra m'envahissait, et une nouvelle fois je me substituais à mon calvaire, laissant une bûche prendre ma douleur.

C'est là qu'il me surprends le vieux. Au lieu de prendre un kunaï et de le jeter à l'avance vers ma destination la plus plausible, il en prit cinq et les jeta sur cinq des points. Il n'avait pas beaucoup de chance de me toucher, mais cela me fait extrêmement peur pour la suite... Il voit que je ne suis pas sur sa trajectoire, alors il s'en empare d'un nouveau et de la même manière il le lance un peu plus rapidement encore. Je regarde en face de moi, je n'ai pas le temps de choisir, c'est la première que je vois qui prends, désolé ma belle. Je la regarde intensément, puis détourne mes yeux. Je n'ai qu'une seconde, Takeshi-sama ne peut plus rien voir tellement mes réflexes sont vifs, il est dont impensable qu'il essaye de deviner où je vais aller. Mais il peut me forcer à deviner... Et là ça va mal. Il ne me regarde limite même plus. Moi je m'en fiche, j'ai la lame qui va tailler mon ventre. Le chakra envahit. L'effort m'épuise pourtant je résiste. Je n'oublie aucune partie de mon corps, même si plus je descends et plus c'est dur. Les orteils commencent à demander un effort encore plus grand, ça me fait chier, ils servent à rien eux !

"Pouf"

Je sentais le shuriken qui chatouillait mon ventre et enfin je virais de la situation critique à laquelle j'étais tant attaché quelques secondes auparavant. Mais ce que je redoutais c'est réellement passé. Ce n'est plus cinq shurikens qu'il a lancé, c'est quinze ! A peine j'ouvre les yeux qu'il est là, juste devant moi. Je n'ai pas le choix. Il est vif, je ne pourrais pas l'éviter sans m'en prendre dix autres derrières. Je ne vois plus rien tellement mon corps m'impose une cadence énorme. Et puis d'un coup, un doute m'envahit. Qu'est-ce qui me prouve qu'au prochain coup, ce n'est pas vingt shurikens que je vais me prendre. Il y a vingt point... Cela ne peut plus durer, l'entraînement est allé trop loin. Il faut que je me dépêche de trouver une solution, pas envie de me faire embrocher. J'ai déjà deux, non ! Trois shurikens qui se dirigent à quinze des vingt points, la prochaine fois se sera une vague. Je regarde à mes pieds... Une bûche, avec trois armes plantés dedans. Dans un moment de pitié, je m'excuse de ce qu'il a pu lui infliger, et lui explique que je vais à nouveau avoir besoin d'elle. Je m'en saisis récupère les petites shurikens et l'envoie violemment dans l'air. Là, je fais les quatre signes, je n'ai guère besoin de lever les yeux vers elle, je l'ai déjà assez vu. Le problème, c'est les trois coûteux qui se ramènent sur moi. J'exécutent les taos le plus rapidement possible, mais je ne sais pas si cela suffira. La peur me prend, l'angoisse me "sur"prend. Le chakra est comme bloqué. J'essaye de le réveiller mais il ne veut rien comprendre. Alors j'ai un réflexe qui me paraîtra sûrement bizarre quand j'y repenserais, mais je me saisis d'un des trois shurikens que j'avais rangé dans ma poche, et me coupe profondément la main. La douleur, bien plus que la peur et la terreur, me réveille et me lave de tous les maux qui me consument. Dans une ultime impulsion, mon chakra pourfend mon corps, remplissant chacune de ces cellules, et alors que la bûche est à l'apogée de sa courbe dans les airs, j'enclenche le Kawarmi.

Le "pouf" se fait sentir, et Takeshi-sama envoie trois salves de shurikens sur chaque point, comme je m'en doutais. Je n'imaginais même pas qu'il puisse exister tant d'armes dans cette maison et surtout que quelqu'un pouvait les lancer aussi vite et aussi nombreux ! Quoi qu'il en soit, j'ai vu comme un étonnement sur son visage quand, voyant ma disparition, il ne vit pas réapparition. D'en haut, je lançais deux shurikens, qu'il évita au dernier moment, surpris par ma position. Je me postais devant lui sur ma retombée, et l'attaquait avec le dernier, la main en sang. Il parait facilement et d'un des siens me bloqua.


"L'entraînement est fini. Tu n'as plus qu'à aller voir ton senseï, et faire tes preuves, en espérant que tu as saisi les leçons de cet exercice."

Je retournais dans la grande maison, me rinçait les plaies, et me soigner, Takeshi venant m'aider, alors qu'elle venait de rentrer.

Demain, j'irais à l'académie.

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Re: Les cascades chaudes

Message  Syo Tainoka le Mer 21 Mai - 17:42

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Mer 21 Mai - 18:06

Nouvelle journée, nouvelles opérations. Comme si à chaque soleil je m'attendais à des révélations. Mais non, simplement des exercices, bêtes et méchants. Cela devient presque lassant. Mais mon parrain n'en démord pas et explique sa puissance par son expérience et par son travail. Je me pose sur le sol et baisse la tête en repensant à tout ce que j'avais pu lire dans la bibliothèque du clan. Des quantités de techniques tout simplement fantastiques.
J’en avais marre d’attendre. Alors je m’étirais. Takeshi était encore parti faire je ne sais quoi pendant mon absence. Il arriverait pour l’apéro, comme ça tout le monde sera content. Ecartant les jambes avec souplesse, je me balançais d’un côté puis de l’autre. Pliant mon genoux, me tenant droit adossé à un tronc, je contractais mes cuisses, puis je sautillais quelque peu, pour remettre en forme tout le petit matériel musculaire dont je n’avas pas l’habitude d’utiliser. En fait très peu. Cependant, je constatais avec tristesse que cela devenait essentiel pour une cohérence parfaite de ma stratégie de combat. Or, s’il l’est, c’est qu’il maîtrise les arts du corps à corps et du taijutsu. Les Arts Uchiha étaient déterminés entre autre par une mesure du corps à corps tout à faire naturel. Un style souple et majestueux. Je ne parvenais pas à me défaire de l’idée que mon Sharingan deviendrait une arme redoutable si je savais maîtriser mon taijutsu. Ainsi je dois pouvoir réagir le plus vite possible. M’exercer à la vitesse semblait être la bonne solution. Un minimum je dirais… Je posais mon sac sur le sol encore chaud de la forêt environnant Konoha, puis, enfin, le grand-père à la pupille pourtant puissante arrivait, l’air renfrogné, dans son éternel sérieux, celui qu’il essayait de me transmettre. Il m’expliquait durant des heures entières que je devais être fier de mes origines alors que c’était tout ce que mon enfance m’avait interdit. Enchaînant quatre taos, il insufflait trois clones. Les bunshins, parfaits dans leur conception, se rapprochaient de moi. Il leur distribuait à chacun trois kunais, puis d’un mouvement rapide de la tête, il leur faisait comprendre le but de cet entraînement, et comment ils devraient opérer. Mais à peine m’étais-je écarter que j’entendais déjà le son de l’arme qui fendait l’air. Je me retournais, la lame se dirigeait avec vitesse vers mon dos. Je ne m’attendais pas à une réaction si vive, mais c’était tant mieux, cela mettait un peu de piquant à tout ça, et ça montrait que mes clones étaient vraiment parfaits. Prenant appui sur deux jambes, je contractais légèrement mes abdominaux, puis poussant sur ma jambe gauche, je me décalais vers la droite. D’un bon je me retournais, pivotant sur mon talon. Je faisais alors face à mes trois adversaires. Mais eux, ne lambinaient pas. Deux kunais fusaient vers moi, alors que le troisième clone ramassait déjà l’arme qu’il venait de lancé. Mes pieds dérapant sur le sol granuleux, je fonçais à la rencontre du danger. Alors que le premier visait ma tête, je me baissais rapidement, mais je voyais déjà le deuxième qui allait toucher mon torse. Le buste pratiquement vertical, je devais m’imposer. La réaction devait être brève mais franche, sinon j’y laisserais des plumes. Il fallait que je réveille chacun de mes muscles, chacun de mes ligaments, ce que je n’avais jamais fait auparavant. Ce n’était pas de la force brute, c’était véritablement un exercice de précision, d’impulsion et de reflexe. En gros, je devais largement améliorer mon esquive. Pris dans le feu de l’action, je ne voyais pas vraiment comment procéder. Mise à part tenter des trucs complètement fous, dont je n’avais même pas soupçonné l’existence. Mon corps plié à 90°, mon talon pénétrait dans le sol, afin d’être véritablement stable, et pouvoir bondir. Ma cuisse se contractait, et mon genou d’un coup sec, se détendait. Je me propulsais vers le côté, le kunai se plantait dans l’arbre, quelques mètres derrière moi. Posant les mains sur le sol, je m’élançais vers l’avant. Le tout premier attaquant, ayant ramassé son kunai, en calait un entre chaque doigt, de manière à dégainer le plus vite possible. C’était presque qu’il courrait plus vite que moi… Il y avait un bug. Peut-être que eux ne réfléchissaient pas, et qu’ils courraient, un point c’est tout. C’était cool comme méthode, je trouvais. Du physique pure. J’avais besoin d’extraire tout ce qui dérangeait mon corps, depuis de nombreuses années.
Lançant deux de ses trois kunais, dans des angles différent, je retournais légèrement ma tête, de manière à voir d’où et comment il faisait. Ralentissant d’un coup ma course, je faisais un écart sur la gauche, puis, voyant le second arriver tout droit sur moi, je n’apercevais qu’une solution. Rebondissant sur le sol, je me jetais sur l’arbre. Mettant tous mes ligaments en action, forçant leur action, je rebondissais sur le tronc. Le kunai se plantait une nouvelle fois dans le tronc d’où je venais de sauter, avec un petit tchac qui me faisait plus peur qu’autre chose. J’atterrissais sur les feuilles, soulevant un courant de poussière. Plus personnes. Cela voulait donc dire trop de monde. Sortant de toute part, j’étais enfin entouré de mes trois clones, un kunai à chaque main. Je souriais de la difficulté de l’entreprise. Ici, pas de chakra, rien que mon corps pour parer toutes leurs attaques. Cependant, le but n’était pas de les toucher, mais bien de les éviter, d’esquiver jusqu’à ce que je ne puisse rien faire. Un bras se tendait, la lame brillant à son bous. Reculant d’un pas, elle passait sous ma gorge. Déjà le deuxième attaquait. Je me baissais alors, et prenant appui je sautais le plus haut possible. Décrivant une parabole, je tombais derrière eux. Mais dans un mouvement de rotation remarquable, ils revenaient sur moi. Me jetant vers eux, je passais entre les deux bunshins, repoussant de suite le sol de ma course, en déviant d’un coup de hanche ma trajectoire, le kunai fissurant le sol. Les trois jetèrent alors deux kunais chacun. Gloups… Je me retournais et courrait, le plus vite possible ! J’avais l’impression que mes jambes ne touchaient plus le sol, elles glissaient, m’emportant dans leur course. Mon dos me tirait, à force de réagir de manière si impromptue. Avec la vitesse, je continuais ma course sur le tronc d’un arbre qui se trouvait sur ma course. Voyant que je ne pourrais monter plus haut, mes jambes se pliaient, et je m’envolais vers de nouvelles aventures… Les kunais se plantaient à nouveau dans la fibre du grand chêne. Je ne savais ni où ni comment j’allais me réceptionner. Quoi qu’il en soit, il fallait que je trouve un autre arbre, ce très vite, sinon je m’écraserais sur le sol…
Enfin ! Une branche. Je m’appuyais dessus, mais je repartais de suite, les kunais fusaient, mes bunshins encore en sol me fusillant dès qu’ils le pouvaient… Il fallait que j’aille plus loin…
Je revenais en vitesse là où j’avais laissé mon sac. Je le prends, le retourne, tout tombe, il est vide. Regroupant le plus de pierre possible, je le pose sur mon dos.



Choc terrible. Ca me refait penser à cet entraînement avec Takeshi-sama, où j’avais fait toutes ces pompes et ces tractions. C’était intenable. Il était nettement moins lourd que sa veste de torture, mais pour un tel exercice, je prenais des risques que je voyais comme inconsidérés… Déjà, alors que j’avais le moins de bruit possible, mes trois adversaires me retrouvent et lancent leur flammes dévastatrices. J’aurais aimé me retourner puis bondir d’un seul saut pour repartir comme tout à l’heure, mais bizarrement, plus rien ne marche : mes jambes ne pouvaient plus réagir face à mon buste, devenu alors bien plus lourd que prévu. Cependant je force la marche et en pivotant difficilement, je me penche, évite deux kunais, puis repart en courant. Enfin courir… C’est un bien grand mot, maintenant. Cependant cela fait parti du ‘jeu’, jeu que je n’aime plus du tout. Mais parfois il faut souffrir un peu. Je ne connais pas non plus ce terme si débile. Souffrir pour être beau. Faut être complètement siphonné oui ! Qu’importe, je me lance, mais les trois bunshins vont maintenant bien plus vite que moi. Me dépassant de chaque côté, ils sortent chacun un kunai, et je comprends alors le stratagème. Ils le lancent d’un seul mouvement, je stoppe ma course d’un seul coup. L’effort est violent. Je ne peux m’arrêter si facilement, mon poids m’emportant dans la danse. Alors que mes épaules dépassent la ligne, je vois dangereusement arrivé les deux lames vers mon visage, qui s’était bien évidemment baissé par mon mouvement. Je plonge tête en avant, exécutant une petite roulade, qui me détruit littéralement le dos. Je pensais m’en être sortit, mais le troisième bonhomme, resté en arrière est parfaitement aligné avec moi. Il n’a plus qu’à tendre le bras, casser son poignet et me voila embroché. Sérieusement, on ne s’est pas moqué de moi lorsqu’on m’a narré la puissance de ce machin-là. Je n’ai plus le choix. Il faut que j’arrive à me déporter le plus rapidement possible sur le côté. Alors que je me réceptionne de ma roulade, je pose mes mains sur le sol, pour avoir plus de prise que la plante de mes pieds seuls. Puis, forçant sur mes bras, dévissant le plus possible mes chevilles, je contracte mes muscles uniformément : il faut que tout mon corps subisse l’action, qu’il y participe, et… Clac, à peine ai-je relevé la tête, que je plonge sur la gauche. Devant moi, les bunshins se retournent à peine, alors qu’ils m’avaient dépassés. Le troisième, comme je l’avais prévu lance son kunai, qui tombe à l’endroit où j’étais la seconde d’avant. Cependant la réception laisse à désirer. Emporté par l’élan que j’ai avais eu tant de mal à faire précédemment, je m’étale sur la terre. Il faut que je me relève, mais mes articulations me tiraillent de partout. C’est presque intenable. Enfin pour quelqu’un d’habitué sûrement, mais pour moi ?... Ils s’approchent tous les trois de moi, kunai à chaque main. Comment ils font pour les ramasser aussi vite ? C’est pas possible !
Nous en venons aux mains… et aux pieds. Je n’attaque jamais, plus la force. Cependant je fais tout pour éviter leurs coups. Alors que le premier me met un coup de poing dans le ventre, j’utilise mon mouvement de rejet et de malaise pour éviter le pied du deuxième qui s’abat sur moi. Déjà le premier surenchérit. Mouvement de rotation, esquive sur la droite et… Paf ! Grande droite ! Je tombe, me relève, lève la tête, aperçoit son ombre, je glisse sur le sol, me relève une nouvelle fois. Tous mes muscles tirent. Mes articulations vont céder. Je suis pris dans chacun de mes mouvements par le poids derrière mon dos, et je dois fournir un effort terrible pour produire une vitesse telle que je puisse encore tenir tête à mes adversaires. Une branche craque derrière nous. Je déclipse la poche de mon bermuda, passe mon doigt dans l’anse d’un kunai et me retourne. Alignés, les trois bunshins juste devant moi, font la même chose, déjà prêt à riposter.

Sabi Uchiha
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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Mer 21 Mai - 18:36

C’était lui. A croire qu’il m’avait eu, une énième fois. Ce n’était pas parrain Uchiha que j’avais devant moi, mais un quatrième clone… Blasant. Mon regard sombre ne semblait pas l’intimider loin de là. Il était justement plutôt satisfait de me voir vexé, pris dans une tourmente semblable à la colère et à la haine. La provocation faisait parti de son jugement de tous les jours avec moi et à mesure que le temps passait, je devenais comme ce qu’il avait envie de me voir être. Cependant, je lui devais beaucoup et pour tous les progrès que j’avais fait, je ne pouvais lui en vouloir. Cependant, cette situation de conflit l’amusait, et il la voulait, c’était lui qui la provoquait. Je jouais pleinement dans son jeu, mais il m’avait promis la puissance. Je l’écoutais sans broncher.
Bref, j’effaçais cette idée de mon esprit abjecte et je suivais involontairement le vieux du clan, ce qu’évidemment, je n’osais pas dire devant lui. Me tirant presque par l’oreille, ou par la peau des fesses, au bon vouloir de chacun, il me traînait dans une clairière adjacente
.

"Aujourd’hui, je veux améliorer ta condition physique. Tu as dû sûrement t’en rendre compte…, mais c’est une condition nécessaire à la bonne vie du shinobi. La question n’est pas d’être fort, c’est d’être endurant, pour pouvoir résister à différentes attaques. C’est une obligation.

Nous, Uchiha, devons faire preuve d’élégance, même dans notre combat. Nos techniques doivent être suaves et intelligentes pour autant. Je viens de t’essouffler, maintenant tu vas récupérer…."


Il m’envoie un gilet. A première vue, il n’a rien de spécial, le simple fait qu’il renferme des poches plus ou moins grandes. On dirait même un veste de chuunin ou de jounin, bien que je n’en ai vu que de loin. Je m’approche pour enfiler le gilet, et là, un grand choc craque mes bras. Ce truc là pèse des tonnes ! C’est affolant comment c’est lourd ! Je le soulève et l’examine. Effectivement, dans chaque poche ce trouve du fer, métal extrêmement lourd, qui enfonce chaque partie du robuste vêtement.

"J’ai dis tu enfiles…"

A ce moment seulement je me souvenais de l’injonction si basique qui pourtant va m’être fatal. Avec ce bourreau, je suis parti pour faire des pompes et des flexions avec ce gilet sur le dos.

"500 pompes"

Boum je tombais… De désespoir, en fait. Mais je n’avais guère le choix, à croire qu’il lisait dans mon esprit. J’enfilais le gilet et déjà je sentais mes épaules me tiraillait sous la douleur. Mais je ne disais rien, j’allais quand même pas commencer à râler alors que je n’avais pas même fait deux de ces cinq cent pompes promises…On s’avance un peu dans la forêt pour être dans un endroit calme. Ainsi si je râle, il pourra me tuer à l’abri des regards, bien tranquillement, comme un vieux papi… Il m’ordonne de commencer, sinon il en rajoute dix par remarque.
Je m’allonge, la première est tendue. Elle est arde, et si je n’ai pas de mal à lever mon dos et mes épaules, rien que de se projeter dans l’avenir me donne envie de vomir. La deuxième passe sans amélioration ni quoi que se soit. Je me rebaisse. Les muscles de mes bras commencent à tirer. Je me relève. Mon dos se creuse alors que mes fesses tiennent bon. Faire des pompes rien qu’avec les fesses serait bien plus facile. Mais non, il faut que ce soit le buste qui travaille. C’est pas juste… non décidément, ce n’est vraiment pas juste. Je finis la première série de dix, et je suis essoufflé. C’est bizarre comment je suis peu habitué à l’effort. Autant résister à la douleur dans un combat à l’ambiance mortelle m’est supportable et même appréciable, mais là…. J’ai l’impression de brasser de l’air. J’ai fais dix pompe et pourtant j’ai toujours autant de mal, je ne vois pas les méga muscles de Monsieur Muscle. Sous l’impulsion de Takeshi-sama, je continue. Dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize… A mesure que le nombre augmente dans ma tête j’ai l’impression qu’il avance de moins en moins vite. Mes épaules me tirent dangereusement sous la pression du poids, mes bras tremblent comme des vermisseaux, mes abdominaux frôlent la déchirure, mes pectoraux vont exploser et les muscles antérieurs de mes jambes, qui doivent me supporter lorsque je me lève… Grrr, c’est tout mon corps qui se fait manipuler par cela. De plus, j’ai l’impression que mon dos va se briser en deux, que mon ventre va s’enfoncer dans la terre et que mon gilet va passer à travers mon corps pour se poser sur le sol qui lui, serait capable de soupeser sa véritable valeur… Mais je continue, mue par je ne sais quelle valeur, j’enchaîne les pompes. Trente, trente et un, trente deux… Je commence à lutter contre une respiration que je trouve poussive. Mon système sanguin a de plus en plus de mal à subvenir aux besoins en oxygène des nombreux muscles que j’utilise dans cet exercice. Mon inspiration devient bruyante et presque douloureuse. L’expiration est rauque, et j’ai l’impression que j’aurais le temps de mourir six fois avant la terminer. Ce sont des impressions bizarres que l’on peut tout à fait interprétée, analysée, lorsque l’on est dans des situations comme la mienne. C’est fou ce qu’on peut réfléchir dans ces cas-là. On regarde le monde qui nous entoure et on comprend comment de nombreuses personnes, de multiples peuplent souffrent nuits et jours, sous la torture d’un lendemain pire encore. Soixante-dix, soixante et onze, soixante treize, soixante quatorze. Je transpire abondamment. Je le sens parce que mon dos est froid et pourtant ma tête devient littéralement rouge et chaude. Comme si un capillaire pouvait exploser à n’importe quel moment. Mes cheveux gouttent régulièrement et le soleil n’arrange en rien la condition dans laquelle je suis.

Deux cent vingt trois, deux cent vingt quatre… Mes muscles sont très tendus. Je résiste encore et je découvre alors que le mental est une affaire importante, même si elle ne peut pas éviter une épée, elle peut pousser à faire un ultime effort pour esquiver. Bref, je continuais de croire en moi, de voir qu’à chaque nouvelle pompe je pouvais faire la suivante, cela ne mangerait pas de pain, et je continuais ainsi chaque fois. Puis je me dis à un moment qu’il fallait que je sache aussi compter sur mon corps, alors je me suis mis à l’écouter. Ecouter les battements de mon cœur qui allait à une vitesse ahurissante, écouter le cri de la fibre musculaire qui depuis une demi heure me traîne dans un mouvement répétitif et lourd. Le gilet marque en effet un nouveau que je ne connaissais pas. Les cinq cents pompes sont quelques choses de difficile, mais avec cet instrument de torture, c’est quelque chose d’inimaginable. Pourtant je continue. Mes bras lâchent et mes épaules descendent subitement. Pendant les quelques secondes de changement de position, mes bras flanchent littéralement, et ne sont plus rien qu’un mollusque affalé sur une plage. J’essaye de ne pas trop creuser le dos, sans quoi je serais obligé d’user en plus grande quantité encore de mes abdominaux, que j’utilisent déjà pour soulever mon corps et pour le maintenir droit. Mes cuisses tiennent bon et ne prennent pas l’eau. Ainsi mes jambes restent droites, mes genoux ne tombent pas vers le sol ce qui est un danger de chaque minute. C’est maintenant que le défi commence. Une fois que le ventre touche le sol, en parallèle avec les genoux, il faut remonter et là, les bras affaiblis depuis les deux cents autres pompes, les abdominaux et les pectoraux usés par un effort de chaque seconde, et le dos qui veut plonger vers le sol pour y rester à jamais. Tout cela donne une équation très négative et pour la combler je dois mêler mental et physique, ce qui reste très dur vu ma situation…

Il m’en restait … deux-cent cinquante. Arrg. Cette pause fut heureuse, mais alors qu’est-ce qu’elle fut courte. En fait, j’en savais trop rien. Mais évidemment, j’aurais préféré y rester des heures et des heures sur ma course-poursuite. J’aurais même peut-être du faire semblant de pas y arriver… … … Non, très mauvaise idée finalement. Il serait capable de me rajouter des pompes ce sadique. Mais c’est pas vrai ! Pourquoi je suis toujours dans une impasse avec lui. Mes illusions s’envolaient. Moi qui pensais que cet interlude me ferait le plus grand bien, je me plantais. Lorsque je me remettais dans une position que je déteste par dessus-tout, mes muscles que je n’avais pas étiré, s’étaient refroidis, et lorsque je commençais à la ré-utiliser, je sentais ‘vraiment’ la douleur. Cette douleur qui tire, physiquement et mentalement. Je me devais de tenir, parce que je viens à peine d’en faire vingt de plus, et si je m’arrête là, ça va être ma fête. Alors j’oublie tout : la douleur, le temps beau qui mériterait autre chose, des yeux, des bouches, des mains, toute sorte de personnes avec qui je pourrais être. J’oublie tout, sauf que je suis là et que je n’ai ‘malheureusement ‘ que deux cents pompes à faire. Oh oui ! J’aimerais en avoir le double. Technique de concentration et de motivation individuelle de merde ! Je plie mes bras, je les rehausse. Mes épaules descendent, à l’unisson, dans une vitesse plus ou moins forte. J’expire alors que je descends, et dès que l’effort redevient une actualité trop présente, j’inspire un grand coup. Je force sur mes bras. Il me pousse comme si j’allais tomber dans un vide, vide de fond. C’est glauque. Flexion, extension, flexion, extension, flexion, extension, voilà mon quotidien actuel. Sans penser à rien d’autre qu’à mon organisme qui travaille avec acharnement, mes muscles qui poussent, qui tirent, qui se contractent, tirant inlassablement sur mes ligaments. Mon cœur qui pompe et qui produit, nettoie le sang infecté par le dioxyde de carbone qu’ils rejettent continuellement et qui vient puiser l’oxygène dans mes poumons tous frais, tous jeunes, comme moi. Ils s’amusent à inspirer et expirer dans une cadence effrénée. Quelques gouttes qui recommencent à couler sur les parois de mon épiderme. C’est fou comment on est bien fichu, je trouve. Tout marche normalement, comme si on avait été rôdé durant des années, alors que non, on arrive tout petit et tout moche, et on grandit en développant le corps et l’esprit. A croire que ce dernier est plus perfectionné… Grrr, c’est pas vrai. Encore cent pompes. Je vois bientôt la fin même si j’essaye de ne pas trop y penser, sans quoi les dernières vont être terriblement difficiles. Déjà, je les sens faiblir. A nouveau mes bras commencent à trembler, mes abdominaux ne se décontractent plus à leur maximum et me donnent des douleurs insupportables. Je ne sais pas comment mon dos a fait pour ne pas avoir déjà craqué. Le poids qui m’attire vers le sol est physiquement inarrêtable. C’est bien là le problème. Pourtant je continue. Mes reins tiennent le coup mais faiblissent à mesure que le temps passe. Mes pectoraux, sont eux aussi meurtris. Je force, je force, pour espérer et faire en sorte qu’ils ne lâchent pas. Sans quoi, je ne pourrais plus jamais me relever, et là c’est le mort assuré… Mon parrain s’en occupera en tout cas, si je ne les fini pas. Mes pieds me font mal, à supporter à eux seuls tout le poids de mon corps et de celui qui gît sur le mien.


"C’est bon, le compte y est."

Je m’affale par terre. Je ne sais plus quoi faire. D’ailleurs je ne fais rien mise à part respirer, mais ça, ce n’est pas de ma faute, c’est un réflexe paraît-il humain. Si ça ne tenait qu’à moi, je ne le ferais même pas. Je n’ai plus un soupçon d’énergie.. Dans son regard, je comprends qu’il m’ordonne de me relever… Ce que je fais le plus rapidement possible, le corps complètement assommé par l’exercice. Je soufflais enfin. Mais même dans mes rêves les plus fous, je ne m’attendais à m’en sortir si bien et si vite… Enfin si vite, c’est pas comme si j’y avais pas passer plus d’une heure, mais bon…

"Tu vois l’arbre, monte dessus."

Je saute, et grimpe un peu comme je peux sur le tronc. Le poids et la fatigue me font ramer, mais en quelques secondes je me retrouve assis sur la première branche, à quelques mètres du sol.

"Maintenant, pose tes mains sur la branche, et laisse toi tomber."

Je commence à redouter l’avenir… Mais je m’exécute sans réfléchir plus que ça.

"Traction, maintenant. Cent, pour être précis. Après, on rentre."

Aaarg, comment me tuer d’un seul. Sujet, verbe, complément. Cent tractions ? Mais il est fou ! Et puis, le truc : après on arrête me déglingue plus qu’autre chose. J’ai envie de tout envoyer en l’air et de rentrer comme il dit. Mais je ne peux pas, je le sais bien pourtant.

Une nouvelle fois je voie ma vie défiler devant mes petits yeux. Je me laisse tomber, mes bras me retenant sans mon ordre à l’arbre, et m’évitant de m’écraser au sol. Doucement, je tire sur mes muscles, et ma tête dépasse la branche. Je me laisse à nouveau retomber, je ne peux même plus contrôler ma descente tellement c’est difficile…

Quinze, seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt… Je suis crevé. Je n’en peux plus. Une nouvelle fois mes pectoraux prennent un sérieux coup au moral. Je suis obligé de forcer de toute la partie haute de mon corps, sans jamais pouvoir aider de mes jambes qui ne sont qu’un poids de plus. Alors je me rends compte que ce gilet de torture est encore sur mes épaules et que finalement, il n’arrange rien, puisqu’il m’entraîne encore plus vers le bas. Mes muscles se crispent, comme si ils ne l’étaient pas déjà assez. Mes bras sont complètement empoisonnés par l’effort. Je monte, tombe, monte, descend, monte, descend. Ma tête va exploser tellement le sang agglutine. La sueur glisse sur mes joues, et se fracasse sur le sol, quelques mètres plus bas. Pourtant je continue. Soixante-deux, soixante-trois, soixante-quatre… Je pompe, mais c’est pire que tout. Je ne sens plus mes jambes qui pompent mon sang pour rien et qui pendant m’attirant vers le bas, je ne sens plus mes bras, qui forcent comme des haltérophiles, et qui pompent encore plus de mon sang. Ils vont me vider ces cons-là ! quatre-vingt-huit, quatre-vingt-neuf, quatre-vingt-dix… Bientôt la fin. Je me motive et accentue la cadence, sans prendre conscience que je risque de me péter un truc. Mes bras vont littéralement exploser. Je poursuis. Op ! Op ! Op ! Op ! Ma tête frôle la branche à chaque fois, je dois l’éviter. Cent… Je me laisse tomber jusqu’au sol et au lieu de m’affaler sur le sol, je retire le plus rapidement possible la veste de malheur et la balance avec je ne sais quelles ressources dans les bras de Takeshi-sama, qui la pose sur son épaule comme si les lois de la gravitation ne fonctionnent pas chez lui. On rentre, il commence à faire nuit. Je me couche doucement, m’enfonçant dans ma couette, ma main tâtant le parquet froid. Je m’endors doucement, sans même avoir manger.

Demain est un autre jour.

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Re: Les cascades chaudes

Message  Syo Tainoka le Mer 21 Mai - 19:40

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Mer 21 Mai - 19:58

Ce jour-là, il faisait encore beau. Pourtant, le temps aime à changer souvent dans les cabanes des nuages de Konoha, tout va vite, très vite. Le soleil se fait cacher et la foudre s’abat, comme la colère d’un dieu. En fait, ce n’est que son bonheur, il n’y a rien à craindre d’elle si elle protège et si elle émet une vigueur exceptionnelle. Celui qui refuse se verra mourir par son terreur même… Sabi posa son sac sur le rebord massif d’un de ses grands arbres. Décrivant le paysage comme il le pouvait, car tout était bouché pour la vue d’un simple gamin. Il n’y avait que le beau d’une nature morte. Le moment présent. Il s’écarta un peu de tout ce qui pouvait le gêner, puis prit une position reposante. Debout, les genoux un peu plié, les bras détendu, il humait l’air frais et pur de la forêt des Temps. Puis, prenant une petite impulsion vers l’arrière, il balança ses épaules vers l’avant. Son pieds droite en avant il se mit en appui dessus, et fit glisser son talon sur le sol feuillu d’un dernier automne. Ses bras se lançaient dans l’air, touchant des ennemis invisibles. Son pieds se jeta en arrière, décrivant une courbe la plus circulaire possible, si bien qu’une fois monté haut dans les airs, il caressa doucement la terre recouverte d’un par-terre de fleurs. Toujours en appui sur son seul pied droit, il plia violemment la plante de celui-ci, levant son talon, et poussant sur ses doigts de pied, il fit un bond en avant. Sa jambe gauche continuait de danser seule et libre. Ses bras restaient toujours détendus le long de son torse. Le jeune étudiant dansait. Pour le moment il n’avait qu’une idée en tête : c’était d’améliorer sa vitesse, pour pouvoir créer un mouvement de taijutsu uniforme et linéaire. Sa jambe gauche se tendit et la plante de son pied vint frapper l’air à la hauteur de sa tête. Son corps ne le laissait pas aller plus haut. Puis, rabaissant fermement sa jambe vers le bas, calant ses deux pieds l’un à côté de l’autre, ses bras s’élancèrent dans une rixe joviale. Battant l’air comme des fous, ils allaient à une vitesse impressionnante. Mais il fallait encore plus vite. Sabi essaya de ressentir un peu plus leur trajectoire pour leur permettre d’être aussi libre que ses jambes, mais c’était plus compliqué : ses membres antérieurs étaient bien plus lourds et donc bien moins faciles à contrôler. Alors il jouait sur leur poids pour les faire danser dans un rythme tout à fait logique pour le corps humain. Les bras étaient de petits membres très maniables, léger et surtout très vifs. Mais dans cet exercice où il voulait frapper l’ennemi très vite et peu fort, lui imposant le plus de coup possible, il devait les laisser aller. Il ferma les yeux, continuant le même mouvement. Il était sur place, et ses bras, les doigts appliqués comme une lame plate trouaient l’atmosphère, un peu plus vite à chaque coup. Mais sa vitesse était limitée, et bientôt il ne pourrait plus aller plus loin. Il avait déjà atteint cette rapidité d’exécution là, mais le but était évidemment de le dépasser, de l’exploser même. On ne progresse qu’en se faisant du mal on lui avait dit un jour. Il se rendit bien compte qu’il ne pouvait justement plus aller plus vite. Cela devenait un peu… stupide de continuer ainsi. Transpirer pour rien dans une époque où chaque minute compte.

Il se plia un peu sur lui-même, puis d’un coup jaillit. Poussant sur ses cuisses il sautait en l’air sans pour autant quitter le sol, il n’aimait pas perdre cette sensation là qui lui donnait une première sécurité. Le vol instantané, il ne l’avait jamais compris, peut-être qu’un jour,… mais ce n’était ni le lieu ni le moment. Profitant de la célérité qu’il prenait par son élan, il commença à tourner sur lui-même, son talon droit fermement ancré dans le sol. Sa jambe gauche continuait de le balancer dans le vide, et lui permettait de maintenir une vitesse adéquate. Il répétait le même enchaînement que précédemment, mais il continuait de battre l’air d’un mouvement des bras rapide et sec. Ses bras étaient placés le long du corps et, les coudes pliés, ses avant-bras à 90° de ces derniers. Il n’avait qu’à contracter pour donner une petite impulsion, et ses coudes se tendaient pour doubler la taille de ses bras et frapper. Tournant sur lui-même, l’étudiant prenait en plus de sa vitesse de lancement, une énergie de constance importante, emporté par son élan. Ses bras batifolaient comme des petits nenfants, mais il les contrôlait un minimum pour qu’ils ne s’égarent pas trop.

Puis ils s’arrête, et se tourna vers son sac. Il était toujours au même endroit. S’en emparant, il le remplit d’un bloc blanc et ferma la fermeture. C’était un de ces blocs de marbre ou de calcaire blanc qu’il avait ‘emprunté’ sur le chantier de la bibliothèque. Le remplissage de sac était une technique que Takeshi adorait utiliser à son grand malheur. Il constatait avec peine qu’il avait pris goût à l’exercice. Il devait peser bien lourd, mais l’Uchiha n’avait pris qu’un morceau, sans quoi il n’aurait même pas pu arriver jusque là, si loin du village.

Déjà le sac tirait un peu son dos. Il répéta son premier mouvement, entamant une rotation sur lui-même. Mais c’était bien plus complexe : il devait gérer sa course et son enchaînement, sans quoi il était très vite emporté par le poids qui figeait son dos. La première fois, il tomba à même le sol, puis analysant sa situation, il comprit rapidement, d’ailleurs cela semblait logique. La difficulté était là : comment prendre une vitesse tout aussi importante, en retenant ses muscles et sa course pour ne pas être emporté ? Sabi répéta plusieurs fois l’opération, et au bout d’un moment, il arriva à jongler entre vitesse et précision, maintenir une condition de l’apesanteur. Il reprit donc le même exercice, en tournant sur lui-même, enchaînant des mouvements de rotation plus ou moins sur lui-même, son talon glissait comme s’il était sur la glace, mais restait bien ancré dans le sol. Son dos le tirait affolement, mais il continuait. Ralentissant chacun de ses mouvements, il apprit à passer outre et surtout à se dépasser. Au début, ils allaient lentement, se tendant puis se détendant une fois par seconde. Profitant de sa vitesse circulaire, il accélérait la cadence, et peu à peu il trouvait le rythme parfait. Il devait maintenir ses épaules bien en avant, pour ne pas tomber, contractant comme il pouvait les muscles du dos, pour se tenir droit. Tout cela semblait simple, mais tout additionné ressemblait à une équation à six inconnus. Bref, complexe l’opération ! Sa jambe gauche fendait l’air, et peu à peu les mouvements de ses bras se mouvaient eux aussi dans la danse…


« Crétin, tu joues à quoi ? »

Il se retourna violemment rompant avec la même insistance le mouvement grâcieux qu’il venait d’exécuter. La voix était sombre, ténébreuse, mais posée. Ce n’était pas celle de Takeshi et cela ne ressemblait en rien à l’expression d’un Uchiha. Pourtant, il était le seul à connaître l’existence des cascades chaudes. Du moins le croyait-il. Il se tint droit, et toisa l’autre énergumène du regard. Il était plutôt vieux, courbés, et présentait une canne qui avait un aspect étrange.

« Depuis quand joues-tu ici comme ça ? Ce terrain ne t’appartiens pas… »

Ses reproches mettaient Sabi dans une colère presque noir. Que voulait-il, le vieux ? Pourquoi le presser ainsi. Voyant que son interlocuteur était épris d’un violent mépris, le vieillard calma son jeu. Si le timbre de sa voix restait le même, il afficha un léger sourire décontracté.

« Cela fait plusieurs jours que je t’observe, toi et l’autre. Il n’est pas là aujourd’hui ? »
« Je préfère venir seul. »
« Et tu as bien raison ! Ce lieu est magique n’est-ce pas ? »
« Je l’ai tout de suite aimé. Pourquoi vous me posez toutes ces questions ? Je ne vous connais même pas… »
« Bien sûr ! Je m’appelle Ooromi. Ooromi Sendu. Je suis… un espèce d’ermite. Je vis ici depuis longtemps tu sais. Pourtant, je n’ai vu personne… qui te ressemble. »
« Qui me ressemble ? »
« Tu possèdes quelque chose que beaucoup aimeraient avoir… D’où mon interrogation… Il y a des choses pour des gens de ta famille qui sont bien plus intéressantes que de fouetter la terre de ses pieds, aussi magiques soient-ils. »
« Vous parlez du… »
« Oui, du Sharingan bien sûr. »
« Takeshi-sama m’a dit qu’il viendrait au moment venu. En fait, je m’en fiche un peu. »
« Ils ont tous dit ça, un jour. Mais quand tu découvres la virgule qui flotte dans ton œil, le jour suivant, tu ne pourras plus t’en passer. Le Sharingan a une si longue histoire qu’aucun de votre famille ne peut l’oublier. »
« Ma famille m’a un jour renié. »
« Bien sûr. Tu est un Uchiha, et votre histoire est lourde. D’ailleurs dans notre monde qui n’a pas d’histoire au passé des plus complexe. Je ne te parlerais pas de la mienne, elle est si longue. Je crois que je ne me souviens même plus de mon enfance. Simplement que j’aimais aller regarder dans le bassin des filles avec ces cop… Enfin, tu vois, l’histoire de Konoha est aussi lourde que la tienne. D’ailleurs elles sont étrangement liées… »

L’ermite parlait avec un style qui laissait concevoir de lourds sous-entendu. Une soudaine envie de le faire parler monta à l’esprit de l’Uchiha, mais finalement, Ooromi lui semblait fort simpathique. Il n’avait pas pour habitude de le préciser, souvent il omettait de donner son impression des gens, sauf lorsqu’elle était négative bien sûr. Mais le vieillard semblait bien connaître ce clan si particulier et comprenait le gamin. D’ailleurs, rien qu’en dévisageant son regard, il entendait ses sentiments.

« Bien sûr, les anciens de ton clan en connaissent bien plus que moi, mais je doute qu’ils parlent plus que moi… Cependant… »
« Cependant ? »
« J’ai déposé une demande de mission à Konoha, mais je doute que l’on s’occupe de moi. C’est quelque chose de bénin, mais je ne peux guère me déplacer. Un vieux grigou m’a volé un pendentif. Depuis soixante ans qu’il me tire à la bourre. La dernière fois il mis des champignons dans mes mimosas, ça m’a tout cramé. Bref, il y a tous les détails. Si tu me le ramènes, je t’expliquerais certaines choses que tu serais bien heureux d’apprendre… »

Sabi se releva et regarda fébrilement Ooromi. Au fond de lui, il savait qu’il ferait cette mission…

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Re: Les cascades chaudes

Message  Syo Tainoka le Mer 21 Mai - 21:22

Sabi: + 11 XP RP

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Ven 23 Mai - 18:13

Se demander comme le vieux allait aborder le sujet était une bonne remarque. Savoir s’il tiendrait sa parole en était une d’autant plus préoccupante. D’ailleurs, au cours de cette soirée, la veille, mouvementée, il avait remarqué comment les deux anciens se tiraient la bourre. C’était déplorable. On aurait dit qu’ils avaient son âge, alors qu’ils en étaient bien loin. Mais finalement, l’âge sans amusement devait être bien ennuyeux. Finalement peut-être valait-il mieux mourir plus jeune. Ne rien laisser passer dans la vie, puis disparaître en évitant à tout un village les chamailleries de deux imbéciles qui étaient autrefois les plus grands amis du monde, et qui, en déconnant, avait dégrader leur situation pour finir dans une rivalité sans cesse.
Il avait eu le courage de prendre l’apparence d’Ooromi, et de promettre quelque chose que le vieillard ne voudrait sûrement jamais. Mais il n’avait pas eu finalement le choix. L’apparition du Sharingan l’avait surpris, mais il avait vite compris que dans cette situation il ne lui servirait à rien mise à part enrailler cette haine qu’il avait de si proéminente.

Il s’était levé, le visage encore endolori par la présence réveillée d’un artefact dont il n’avait pas soupçonné la présence jusque là. Son teint s’était assombri, ses yeux semblaient plus profonds. Etrangement, il paraissait plus calme, plus sûr de lui. La sérénité l’habitait et il la montrait plus ouvertement. Un esprit de supériorité continuait de faire son bout de chemin. Il avait croisé Takeshi, mais ne lui avait adressé qu’un bref signe de la tête, alors qu’il mangeait rapidement de quoi tenir la matinée. Il le retrouverait plus tard. Réunissant quelques affaires, il laissa son grand manteau noir au placard. C’était un monde de changement. Il avait passé un cap, il ne pouvait plus penser au passé. La vengeance viendrait plus tard. Seule l’avide envie de puissance l’impressionnait et le motivait. Il reprit le même chemin, le même sentier. Les arbres identiques n’avaient pas changé ni de place ni d’expression. Comme si cela était possible. L’air était toujours frais, et donnait une agréable sensation de bien-être. Enfin, écoutant attentivement le bruit musclé de l’onde qui s’écroulait, il retrouva le lieu dit des Cascades Chaudes. Assis tranquillement sur le rebord, Ooromi flânait. En fait, Sabi se demanda si le bonhomme faisait quelque chose de ses journée. Mais la réponse devait être trop ambiguë pour qu’il puisse poser la question. Il n’avait ce maint-là qu’une idée en tête.

Ooromi rabaissa son regard sur le nouvel arrivant. Lorsqu’il put décrire l’Uchiha avec qui il avait raboté la veille, il ne se leva pas et attendit qu’il vienne à lui. Sabi longea la rive et s’étala à quelques mètres de l’ermite.


« Tu n’as pas pris ton manteau ? Tu as raison, le blanc te vas très bien. Ca fait ressortir tes yeux. Ils sont étrangement noir aujourd’hui. Cela me rappelle le poisson que j’avais fait cuir hier. Figures-toi qu’un bruit incessant me perturba, et… cet imbécile de grill ne m’avait pas attendu. Mon poisson était tout noir, immangeable. Tu as bien dormi ? Moi très bien. Il ne faisait pas très froid cette nuit tu… »
« Vous n’êtes pas obligé de tourner en rond, Ooromi-san. Il me semble pourtant que je vous avais dit que vous parliez trop… »

L’autre se retourna et sourit de toutes ses dents. Sabi plongea sa main dans ses poches, et ressortit un petit médaillon d’ivoire, qui pendait sur une chaîne teinté d’argent. Ooromi se rapprocha de lui, rampant sur le sol frais qui bordait la cascade et examina des yeux le pendentif.

« C’est bien lui. »

Il s’en empara et le passa autour du cou.

« Je devrais te remercier, mais je l’ai déjà fait. »
« Vous me devez toujours quelque chose, Ooromi-san… »
« Tu as bonne mémoire. »
« Très. »

L’air froid de l’Uchiha ne semblait pas intrigué le vieillard, ni même changer son attitude. Contrairement à Shinsei, Ooromi n’avait aucune peur des Uchiha. Il semblait même avoir une attirance et une curiosité toute particulière pour eux. Ces personnages si particuliers l’intéressait au plus haut point.

« Tout a commencé il y a très, très, très longtemps. En fait, c’était presque la nuit des temps. Un peu moins. Enfin… Non, le monde, on ne sait pas qui l’a construit. Cependant, c’était avant que les villages ne soient crées. Alors, ça date. C’était un monde anarchique, quelque chose que je ne te souhaite jamais de vivre. En fait, il était divisé en deux. Deux clans se le partageaient, mais jouaient de lui comme un immense champ de bataille. Aucun autre ne pouvait exister, à moins qu’ils se rallient à l’un des deux partis. Ils profitaient alors de deux immenses alliances. Nul troisième entité ne pouvait concevoir de vivre indépendamment des deux autres, où même de viser une neutralité totale. Ces deux clans étaient les fondateurs de l’organisation du village caché. Ce sont eux, notamment qui établirent pour la première fois, Konohagakure No Satô. Celui dans lequel nous vivons tous. Ils ont ensuite organisé le monde tel que nous le voyons aujourd’hui, et répandirent leur influence sur le reste des régions. Car de nombreux autres pays imitèrent l’alliance qu’avait passé le Pays du Feu et le village caché de la Feuille. Entre eux tous, ils se confrontaient pour s’approcher le plus des missions, pour posséder une puissance que les autres n’auraient pas. Tu connais le nom de ces deux clans ? »

Il jeta un regard plein d’intelligence sur le jeune Uchiha, mais il savait déjà que Sabi n’avait jamais entendu parler de cette histoire-là. D’ailleurs, tous avaient oublié. Ou avaient préféré oublié.

« Leur nom ? Hashirama Senju. Du clan Senju. Un redoutable combattant. Et le premier Hokage. L’autre s’appelait Madara. Il est devenu le leader de son clan à mesure que ses combats contre Hashirama et le clan Senju prenait une dimension telle qu’ils devinrent tous deux de véritables démons du combat. Madara amena son clan à un rang qu’il ne connut plus jamais jusqu’à ce jour. Madara. Madara Uchiha. »

Sabi avait écouté tranquillement le discours du vieux sage. Mais ce dernier mot avait bloqué son corps, en véritable léthargie. Il ne savait même plus s’il respirait. Son regard restait oblique, braqué sur la fine onde qui gesticulait au bout de ses pieds. Madara Uchiha…

« Lorsque vint le moment où Konoha devait choisir son premier Hokage, Hashimara en prit la possession. Et Madara commença à sentir sa suprématie et celle du clan en déclin. Les Senju prenait une telle ampleur dans la vie du village et du pays qu’il ressentait un inquiétant danger. Il savait que, peu à peu, son clan serait détruit, ou mis à l’écart pour dépérir et que tous l’oublient. Cependant, il était seul. Seul face aux Senju, mais également face à ses frères, qui voyaient différemment la trêve demandé par l’Hokage. Il prit alors une décision qui valait peut-être mieux pour lui bien que nous soyons pas là pour le juger. Il quitta le village, qui le méprisait. Madara avait fait plusieurs choses d’une éthique incomprise qu’il ne vaux mieux pas que je te révèle maintenant. Il déserta, emportant avec lui toute sa haine. Puis, il se retourna contre eux. Dans des affrontements sanglants. Il fut battu. La vallée de la fin, tu connais ? C’est ici que tous croyaient l’avoir tué. Il n’en était rien. Du moins eux ne le savaient-ils pas à l’époque. Ce fut le jeune frère d’Hashimara Senju qui fut nommé second Hokage. Il créa la police Uchiha, et les écarta presque définitivement du pouvoir. Certains contournèrent cette stratégie, et rejoinrent leur ancien chef. Maisl es cartes étaient données. Et comme l’avait prévus les Senju, on oublia les Uchiha, confiné dans un quartier spécial.
Pourtant, un jour. Quelque chose leur rappela que Madara Uchiha était encore bien en vie. Plus que jamais… »


Sabi écoutait attentivement ce que racontait Ooromi. C’était aussi son histoire…

« Kyuubi, le neuvième Démon, celui qui possédait les neuf queues, se réveilla et attaqua le village. Le combat fut âpre et nul ne sut ensuite ce qu’il advint de la bête. Cependant, on accusa Madara d’être à l’origine de la venue de Kyuubi. Etait-ce vrai ? On n’en sait pas vraiment beaucoup. Une chose est sûre, Madara avait toutes les raisons de le faire. Cependant, beaucoup doutaient de la puissance de l’Uchiha à contrôler un démon tel que lui. Alors on n’en resta la, et les accusations continuaient de faire leur petit bout de chemin.
Intervient alors, deux autres personnages importants de ton clan. Kosuke, le plus jeune, et Heji, son frère. Cependant, cette histoire reste confuse, parce que bien trop jeune. Les frasques de Madara ont été narrés, celles des Senju et du village écrites, et par ma longue vie, j’ai su trouver les mots pour me faire entendre. Aujourd’hui, je ne peux pas t’en dire beaucoup plus. Plus tard peut-être… »


Sabi tourna doucement la tête et regarda l’ermite, qui lui se penchait à décrire le ciel. Dans sa tête, tout se chamboulait. Finalement, son histoire à lui n’avait rien d’exaltant ni de révoltant. Remettre en question tant d’à priori était difficile, mais il ne pouvait que croire le vieillard.

« Vous me cachez quelque chose ? »
« Peut-être bien que oui, p’têtre bien que non. Je veux juste que tu comprennes que la vie de tout Uchiha n’a pas été une partie de plaisir. Depuis toujours, ils ont du lutter, ou se faire latter. La tienne s’inscrit sûrement dans le prolongement de celle de tes ancêtres. Mais ne croit jamais un Uchiha qui te dit que la vie est belle. Soit il connaît cette partie de l’histoire, et il te ment, soit il est ignorant. Mais ne croit pas que tu sais tout, petit bonhomme. »

Il le regarda intensément. Puis, subitement, il comprit. Sont teint noir, ses yeux profonds, cette colère qui dépassait outre mesure sans pourtant influencer totalement le caractère du garçon.

« Tu l’as ? »
« Votre ami m’a bousculé… »
« Alors prends garde. »
« De ? »
« Rien. Tu comprendras de par toi-même. D’ailleurs, j’suis fatigué. »
« Je me suis embêter à récupérer un objet sans aucune valeur sinon historique. Juste pour vous… »
« La seule chose que je puisse te dire, c’est qu’il y a des fois où il fait bon de découvrir le monde par soi-même… Bonne chance gamin. »

Sabi sourit légèrement. Peut-être avait-il raison. Mais l’admettre officiellement relevait de l’impossibilité. Ooromi disparut dans la nature dense de Konoha. Il s’étala de tout son long sur l’herbe fraîche et humide de la petite clairière dans laquelle la cascade s’échappait et laisser se diffuser un petit nuage de vapeur d’eau…


Dernière édition par Uchiha Sabi le Dim 25 Mai - 18:23, édité 1 fois

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Re: Les cascades chaudes

Message  Syo Tainoka le Dim 25 Mai - 11:47

Sabi: +10 XP RP

[Attention en reprenant l'histoire du manga, Ryoma ne la suit pas du tout. Seul reste le monde créé par Kishimoto (Sasuke, Itachi and co n'ont jamais existé). Toutefois, tant que cela n'empiète sur aucun autre RP, tu es libre de faire ce que tu veux Smile. Si tu as des questions, envoies les moi par MP sur le compte d'Iba.]

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Ven 11 Juil - 18:43

Cela faisait plusieurs jours que Sabi n'était pas revenu aux cascades chaudes, suites logique d'une source chaude présente en amont, dans les petites vallées de la forêt de Konoha. L'étudiant avait toujours aimé venir s'y entraîner, ou même s'y reposer. Parfois, il retrouvait le vieil ermite, ils barbotaient tous deux, dans l'eau tiède et agréable du bassin. Puis, ils parlaient, de tout et de rien, utilisant une éloquence parfois linéaire, d'autres agressives. Il aimait ce jouer du vieillard par la simple parole, même s'il savait que tout n'était qu'apparence. Il connaissait bien mieux la vie que lui, et l'expérience qu'il en a forgé dépassa presque les limites de l'entendement.

Ce jour-là, il ne savait pas quoi faire. Takeshi... Il l'avait laissé tombé dans un dernier entraînement où la colère avait tout pris, y compris sa propre raison, et il lui avait laissé quelques jours de répis jusqu'à la prochaine torture. Il avait tranquillement traversé la lisière du village, et de sa forêt, et avait continué sa marche jusqu'en profondeur. Il retrouvait alors peu à peu ses propres marques, les chemins dessinés par ses fraits et par la nature, qui n'oubliait jamais son empreinte et qui lui ouvrait son coeur à chaque nouvelle fois.

Il s'allongea à l'ombre des grands chènes et retira ses souliers, d'une fine couche. Laissant tomber par le poids de ses talons ses pieds dans l'eau agréablement chaude, il les laissa ensuite glisser jusqu'à ce que l'eau recouvre ses molets. Puis, dans un signe de patience et de raison, ce qui était étonnemment rare, il plaça ses bras sous sa tête, et regarda les bribes de ciel que la forêt lui offrait. Personne ne pouvait le déranger, il fallait déjà le trouver. Et puis après tout, que se passerait-il. Ce lieu n'agrémentait aucune colère. Il ne pouvait rien arriver de fâcheux. Il laissa alors sa peau au contact d'un vent frais qui faisait retomber la température déjà haute, d'un soleil élevé dans les airs...

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Re: Les cascades chaudes

Message  Yumemi Riku le Ven 11 Juil - 22:21

Venant de sa matinée d’entraînement avec Hiryuu, Riku était décider à continuer ses exercices dans la forêt. Lorsqu’il arriva sur son aire d’entraînement, le spectacle le désola un peu, il avait vraiment abîmé la forêt. Les arbres étaient coupés et portaient aussi des marques de frappes de son entraînement au rasengan.

*Je devrais peut être changer un peu pour laisser le temps à la forêt de réparer mes dégâts…*

Après une pensée d’excuse envers les arbres, Riku repartit en sautant de branches en branches. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Sabi, à vrai dire depuis leur première rencontre ils ne s’étaient pas vraiment revus et il était temps de remédier à ça.

*Après tout c’est mon équipier et on devrait s’entraîner ensemble pour être efficace lors des missions, connaître les points forts de nos équipiers et préparer des tactiques…*

Riku passa une bonne demi heure à fouiller les coins tranquilles de Konoha. Après avoir trouvé quelques étudiants et genins qui s’entraînaient, il fut surpris de trouver Sabi allongé les pieds dans l’eau. Il ne l’aurait pas imaginé ainsi mais bon on peut toujours se tromper.

Il sauta au sol et atterrit non loin de Sabi, Sadame rebondit doucement sur son dos lui rappelant sa présence. Riku héla son ami pour lui proposer un entraînement.

[Riku] – Hey Sabi ! Ça te tentes de t’exercer avec moi ? Faut que je travaille une nouvelle technique…

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Re: Les cascades chaudes

Message  Sabi Uchiha le Ven 11 Juil - 22:55

La lumière du soleil ne cessait de se rapprocher de son visage. S'il avait du mal à trouver une once de lumière dans la densité du feuillage, il se voyait finalement aveuglé par l'astre divin. De la même manière, si la tiédeur de l'eau semblait agrable au premier abord, la température montante aurait préférée une source fraîche une eau rafraichissante. Ainsi, à mesure que la journée avançait l'Uchiha se sentait de plus en plus mal.

Il sentit heureusement une forte présence de chakra, quelques bruits étranges et peu communs dans une forêt où les animaux vivaient presque en maîtres, enroi et empereur.


[Riku] "Hey Sabi ! Ça te tentes de t’exercer avec moi ? Faut que je travaille une nouvelle technique…"

Ce timbre de voix cette présence toujours heureuse et joyeuse qui s'opposait tant à la sienne. La première fois que les deux étudiants s'étaient rencontrés, il ne lui avait pas montré beaucoup d'égard, mais il avait, contrairement à Genko-chan, parfaitement retenu son nom et son visage.

"Riku-kun..."

Même s'il ne montrait une nouvelle fois peu de motivation à l'ouvrage, il n'oubliait pas la personnalité rare du jeune garçon et sa gratifiante, presque salvatrice présence en son lieu d'entraînement. Il en avait presque oublié sa proposition.
S'entraîner, voila quelque chose que l'Uchiha avait oublié depuis quelques jours et qui le montrait comme un retardataire. Il avait été au même niveau que Riku, mais il se voyait maintenant largement dépacé.


"Une nouvelle technique ? Tant que tu ne me détruis pas..."

Il lui sourit généreusement, ce qui était relativement rare chez lui, profitant d'un rayon de soleil. Finalement, il était bien content qu'ils soient tous les deux ici.

"A fond alors. J'dois me tester.."

Il rapprocha ses deux mains dans un choc plus ou moins violent et expulsa son chakra. Une vague importante l'entoura, et bientôt tout son corps se réveilla de l'état de léthargie duquel il sortait, plusieurs heures mêmes. Voire plusieurs jours. Son corps était engourdi et resté au repos pendant bien trop longtemps, il fallait l'amener à combler ses propres limites, puis à les dépacer.

"Sharingan !"

Deux virgules se fondèrent dans un oeil qui virait au noir, dans des reliques de rouges, d'un foncé profond et maudit. Oui, maudit.C'était sûrement le cas.

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