[EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
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[EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
[EK] - Hôpital de Konoha, j'écoute ?
La pluie frappait les vitres de l'hôpital avec une cadence régulière. Virulente, l'eau s'effaçait le long des gouttières et s'enfonçait dans les égouts dans un écoulement rapide. Konoha s'était peu à peu vidé de sa substance, mise à mal par le temps. Et par l'homme. Les fenêtres s'étaient fermées, et les volets clos cachaient le silence des habitants, intrigués, suspicieux. Craintifs et effrayés. L'eau lavait tout. Elle était une véritable douche naturelle qui polissait chacun des pavés qui meublait les ruelles du village. Elle purifiait la moelle de Konoha comme s'il en dépendait de sa survie. Avec un amour inconditionnel, les nuages déversés sur eux, le sang de la nature. Ce soir-là il pleuvait des trombes dans un ciel noir de colère. Konoha s'était, depuis trop longtemps, laissé salir par les poussières de son âme.
Le soleil recouvrait chaque jour les cœurs et les enjouait. Avec un sourire fécond ils le remerciaient. Mais la lumière, aussi blanche et lumineuse soit-elle, cache de l'ombre ce que l'esprit ne peut même détecter. Cette fois-ci, plus rien ne lui échapperait. Les grands cumulus noir qui cachaient l'astre avec tant de vigueur qu'on questionnait même son existence, les éclairs criards qui déchiraient le ciel, illuminant durant une courte seconde un tableau un peu trop foncé, se posant sur leur cible avec un hasard divin. Et les grondements qui tonnaient, dont les murs tremblaient, et qui se répercutaient jusque dans les plus infimes cavités des cœurs battants et battus par la peur...
Shinji n'avait pas peur de la pluie. Comme il ne redoutait pas le vent, la foudre, ou la chaleur accablante du soleil. Retranché dans son bureau, les coudes allongés sur des éprouvettes vides et les yeux posés sur des calculs interminables, sa seule frayeur était la mort. Au plus profond de son âme, le scientifique se persuadait que tout homme avait cette boule au fond de l'estomac, lorsque la grande faux arrivait vers eux. Que lorsque cette possibilité-là, celle d'en finir, se faisait à eux comme un déclic dans leur esprit, alors la peur se lisait dans leurs yeux comme on lit la naïveté dans un livre pour enfants. Tout homme avait peur de la mort, et c'était ce qui le rendait humain. Shinji avait arrêté là ce raisonnement. Il ne lui en fallait pas plus pour se motiver à rendre la vie, quelque chose de bien plus attrayant encore qu'une simple fuite du destin. Il trouverait ce qui rendait chacune des cellules du corps humain immortelles. La longévité n'était plus un concept, une idée, ou ne serait-ce qu'un rêve. Elle était là, à portée de main. Quelque part aux milieux des dizaines de cerveaux réunis dans un même enclave pour la simple réussite de ce projet. L'image de ses deux collègues étendus sur le carrelage froid du caveau stérile remonta à la surface de sa mémoire. La jeune femme, même morte, avait toujours ce teint brillant qui la rendait si belle. S'il avait été là... il l'aurait certainement sauvé. Peut-être aurait-il du faire un choix, peut-être aurait-il du le laisser mourir, lui. Et il s'en serait voulu. Mais il n'avait rien pu faire et Kaze lui avait demandé d'oublier.
Comme on oublie cinq ans de sa vie à aimer.
Lorsqu'il passa les portes de l'hôpital, il se rendit compte à quel point il pourrait encore sauver des dizaines d'autres personnages. Le lourd masque qu'il portait, accroché à son crâne et couvrant les marges de sa longue tunique le haussait de la foule, comme si un gros doigt le pointait derrière son dos, et qu'une voix fluette chuchotait derrière toutes les oreilles : "C'est lui, il est là". Mais dans leurs visages à tous, on lisait la suspicion. Ou même la haine. "C'est lui, il est là, celui à cause de qui nous souffrons". Et ils n'avaient pas totalement tort...
Les couloirs étaient bondés. La salle d'attente s'était transformée en une salle d'examen de fortune et les patients attendaient, posés contre le mur, avec une impatience que seul le masque blanc qu'ils portaient sur la bouche pouvait cacher. Les quelques infirmières qui s'occupaient du service paraissaient déjà dépassés, mais petit à petit les consultations s'organisaient et l'hôpital se construisait autour d'une sobre organisation. Les deux premiers étages accueillaient le flux infini d'infectés alors que les deux derniers avaient été rapidement fermés, afin d'y laisser les cas les plus graves se reposait dans la tranquillité qu'il méritait. Mais Shinji savait pertinemment bien que d'ici quelques heures, nombre parmi eux mériteraient cette tranquillité...
[Shinji] - Bonsoir, Masaki.
Le médecin se retourna, leva un sourcil et parut sourire. Le rictus que Shinji devinait sous son masque ressemblait plutôt à l'appréhension d'une mauvaise surprise. La voix caverneuse de l'homme en blouse blanche était rapide, comme à chaque crise qu'il gérait, et entrecoupé de raclements de gorges qui faisaient à l'habitude frémir chacun de ses patients.
[Masaki] - Quoi de neuf le génie ?
Shinji sourit. Il avait oublié le désappointement sarcastique et cynique de son ancien ami.
[Shinji] - Pas grand chose que tu ne sais pas déjà.
Masaki se releva subitement, et tourna la paume de ses mains vers le ciel. D'un air choqué, il se retourna vers les documents qu'il feuilletait avant son arrivée.
[Masaki] - Alors qu'est-ce que tu fiches ici ?!
[Shinji] - C'est Kaze qui m'envoie...
Masaki s'arrêta aussi rapidement qu'il s'était remis au travail. Ses épaules tombèrent nonchalamment et un long soupir meubla le paradoxal silence qui régnait autour d'eux.
[Masaki] - Qu'est-ce qu'il se passe ?
[Shinji] - Une équipe de shinobi devrait arriver d'une minute à l'autre, afin d'aider le personnel à gérer cette... hum... crise. Je me demandais si tu pourrais...
Masaki se retourna une nouvelle fois, et pointa le regard de Shinji d'une petite pointe moqueuse. Ses yeux roulèrent lentement dans leurs cavités, puis retombèrent sur le scientifique.
[Masaki] - Je m'occuperais de tes gus. C'est mon hôpital, au cas où tu ne serais pas au courant. Maintenant dégage.
Shinji sourit poliment, et déposa une frappe amicale sur l'épaule de son collègue. Celui-ci grinça des dents, ignorant encore comment on pouvait faire ce genre de choses à un âge si prononcé, mais ne dit rien. Il soupira une seconde fois, et se remit dans les dizaines de papiers qu'il avait à remplir. Quelque part, il leur en voulait d'avoir gâché sa nuit. Mais Masaki sourit lorsqu'il se dit à lui-même que la fatigue était une bonne excuse à son humeur bougonne qui le possédait chaque minute de sa vie. Et qui le posséderait jusqu'à sa mort.
D'un sourire cynique, il s'en contenterait.
***
- MJ's (gère la mission) : Iki Namikaze (Masaki Sukaru)
- Descriptif : Une équipe doit réussir à s'organiser afin d'accueillir du mieux qu'ils peuvent les malades qui arrivent par dizaines à l'hôpital de Konoha, civils comme militaires. Avec tout ce que cela comporte : les paranoïaques, les froids, les suicidaires, les jemenfoutistes, les généreux, les orgueilleux... etc etc. Vous venez en aide au personnel médical, débordé, sous les ordres du médecin en chef, Masaki Sukaru
- Situation : Vous pénétrez dans l'hôpital et découvrez le spectacle qui se déroule devant vos yeux ébahis. Un seul nom vous vient à l'esprit : Masaki Sukaru. Vous le trouverez un peu plus loin, au rez de chaussée...

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
Des nuages gris, une ambiance électrique. Tout n’est que désolation et désordre. Des gens cours à travers les ruelles, tombant, vomissant, crachant. Un vent d’une force incroyable menaçait chaque demeure. Des éclaires parsemaient le ciel d’une lumière qui remplaçait celle du soleil. Une pluie battante venait laver le sang des rues que les habitants de Konoha délaissaient chaque jour un peu plus. Les arbres tremblaient sous la force démentielle de mère nature. Elle se déchainait ne laissant aucune chance à quiconque s’opposerait à son courroux. Ses mains électriques pouvaient tuer sans effort, son air bouillante déformerait les visages tandis que sa voix terrifierait les plus courageux. L’apocalypse d’un nouveau jour incertain régnait sur le village caché de la feuille. L’habitant le plus vieux ne réussissait pas à se remémorait tel destruction de mémoire. Le désespoir emportait le cœur des plus faibles en voyant les plus forts succomber. Le chaos régnait, chacun souhaitant sa part de survie dans un enfer incompris.
Kenji était dans la cuisine de la villa de Takeshi. Ce dernier n’était pas présent, il n’y avait que Shiori. Tous les deux portaient un masque de protection. Il n’était plus vraiment blanc mais faisait encore l’affaire comme bouclier face au virus. On les avait prévenus, il fallait se protéger à tout prix. Une maladie inconnue recouvrait le village comme la main d’une mère sur le crâne de son enfant. Elle entrainait des maux puissants et dont la solution n’était pas encore connue. Les seuls qui n’étaient pas encore infectés portaient un masque de médecine. Ils étaient rares et seulement en sursis.
Kenji ne savait pas par quel miracle il n’avait pas était atteint alors que Taki lui-même gisait inconscient dans la demeure voisine. Shiori sortait rarement mais elle avait une chance inouïe. Car les seuls fois où elle pointait le nez dehors était pour se rendre au marché. Lieu d’échange et de rencontre où il était facile de se transmettre une maladie. Mais la fortune semblait leur sourire.
Ils étaient tous les deux assis, l’un en face de l’autre. Kenji lisait un bout de parchemin tandis que Shiori respectait le silence qu’il venait d’instaurer. Cela dura quelques minutes alors que les yeux sombres de l’Uchiha sondaient le bout de papier. L’encre noire était formelle et il ne l’avait encore jamais vue. Mais le tampon en bas de page suivi de la signature indiquait qu’il fallait prendre cette missive au sérieux. Il leva alors son regard vers celui de Shiori qui était emplit d’inquiétude.
[Kenji] – C’est une convocation. Je dois me rendre à l’hôpital.
Shiori prit le papier des mains de Kenji d’un geste vif et le lu rapidement. Elle était inquiète, sortir signifier se laisser aller au danger de cet affreux virus.
[Shiori] – Kenji…
Le jeune garçon se leva et inspira profondément. Il se passa doucement une main dans les cheveux et sans un mot partit. Il laissait derrière lui les sentiments d’une mère inquiète. Pourtant lui-même n’avait pas peur de cette maladie. Ce n’était qu’une bactérie, peut être mortelle mais il n’en avait que faire. Tout homme devait mourir un jour, que cela soit dans l’inconnu ou dans la gloire. Ils y passeraient tous.
Il marcha le pas vif et rapide en direction du grand hôpital de Konoha. Les rues étaient désertes si ce n’est de temps en temps la présence d’une mère pressant le pas un panier en osier à la main. Car même si les habitants avaient peur de sortir il fallait bien qu’ils se nourrissent.
La pluie tombait avec force sur la capuche noire du jeune shinobi. Un ensemble au couleur de la nuit le cachait. Avec le masque de protection sur le visage seul ses yeux et quelques mèches de cheveux sombres étaient visible. Les mains devant le visage, il luttait contre le vent pour avancer, essayant de trouver l’abri des murs de certaines demeures le plus souvent possible. La route fut fatigante et bien plus longue qu’à l’accoutumée mais il arriva enfin devant le bâtiment de soin. Etrangement il n’y était jamais allé pour se faire soigner. A croire que les dieux souhaitaient le garder en bon état.
Encore quelques pas et il pénétra l’arche de pierre de la petite cours précédent l’hôpital. L’herbe n’était plus, à la place la boue créée par la pluie trônait tandis que les petites allées de fleures subissaient le même sort. Les pierres qui traçaient le chemin jusqu’à l’entrée étaient glissantes mais il parvint à entrer tout de même dans l’édifice.
Les portes s’ouvrirent presque automatiquement et il fut enfin à l’abri. Il inspira un grand coup tout en abaissant sa capuche. Un geste de la tête lui remit sa chevelure en place mais il se stoppa net en voyant le spectacle affolant qui se dressait comme une pièce de théâtre devant ses yeux.
Des centaines de malades ou de blessé. Peu étaient ceux qui possédaient un masque car la plus part savaient déjà qu’ils étaient atteint du virus. Le sol était recouvert de sang par endroit tandis que l’air ambiant était fétide. Kenji aurait presque pu croire que la mort volait à travers les murs. Mais ce qui était le plus dérangeant était la panique qui gonflait petit à petit. Comme un abcès prêt à éclater à tout moment, une sensation de suspense incontrôlable.
Kenji reprit ses esprits rapidement et se souvint de quoi parlait la lettre. Il devait retrouver un certain Masaki Sukaru, c’était lui qui donnerait les directives dans tout ce chaos. La priorité était donc de le rencontrer en vitesse. Il commença alors son cheminement. Balloté entre les malades il avançait comme dans un labyrinthe. Un malade cracha prés de lui, il l’esquiva sans trop savoir comment et réussit dans un ultime effort à s’extirper de cette masse difforme d’individu. En jetant un rapide coup d’œil derrière lui, il vit que ce n’était qu’une petite partie de tout ce qui se trouvait dans l’hôpital. C’était un jour bien sombre qui se levait sur Konoha.
Il tourna la tête droite devant lui et vit un médecin. Il était le seul présent à cet étage et sachant qu’il devait être au courant de l’arrivée prochaine des ninjas, cela devait être Masaki qui les attendait. Kenji n’était pas le seul convoqué en ce lieu de chaos, c’était une sorte de mission et il retrouverait d’autre compagnon surement. Ce qu’il vit, c’était qu’il était le premier mais ce n’était pas intéressant. Il s’approcha du médecin et l’interloqua avec une voix neutre transformée à travers son masque.
[Kenji] – Masaki Sukaru ?
Kenji marqua une courte pause avant de continuer.
[Kenji] – Je suis Kenji Uchiha, on m’a convoqué ici pour vous aider. Mes services sont votre.
L’Uchiha se passa doucement une main dans les cheveux. Il avait réussi la première partie de sa petite mission. Il méritait le peu de calme que lui permettait cette rencontre. Il souffla et se reprit en plongeant son regard sombre et sans vie dans celui de Masaki. Il n’y avait aucune provocation mais juste la façon d’être d’un jeune garçon. Mais de toute façon il n’en avait que faire, personne ne comprenait et ce n’était pas l’heure de philosopher.
Kenji était dans la cuisine de la villa de Takeshi. Ce dernier n’était pas présent, il n’y avait que Shiori. Tous les deux portaient un masque de protection. Il n’était plus vraiment blanc mais faisait encore l’affaire comme bouclier face au virus. On les avait prévenus, il fallait se protéger à tout prix. Une maladie inconnue recouvrait le village comme la main d’une mère sur le crâne de son enfant. Elle entrainait des maux puissants et dont la solution n’était pas encore connue. Les seuls qui n’étaient pas encore infectés portaient un masque de médecine. Ils étaient rares et seulement en sursis.
Kenji ne savait pas par quel miracle il n’avait pas était atteint alors que Taki lui-même gisait inconscient dans la demeure voisine. Shiori sortait rarement mais elle avait une chance inouïe. Car les seuls fois où elle pointait le nez dehors était pour se rendre au marché. Lieu d’échange et de rencontre où il était facile de se transmettre une maladie. Mais la fortune semblait leur sourire.
Ils étaient tous les deux assis, l’un en face de l’autre. Kenji lisait un bout de parchemin tandis que Shiori respectait le silence qu’il venait d’instaurer. Cela dura quelques minutes alors que les yeux sombres de l’Uchiha sondaient le bout de papier. L’encre noire était formelle et il ne l’avait encore jamais vue. Mais le tampon en bas de page suivi de la signature indiquait qu’il fallait prendre cette missive au sérieux. Il leva alors son regard vers celui de Shiori qui était emplit d’inquiétude.
[Kenji] – C’est une convocation. Je dois me rendre à l’hôpital.
Shiori prit le papier des mains de Kenji d’un geste vif et le lu rapidement. Elle était inquiète, sortir signifier se laisser aller au danger de cet affreux virus.
[Shiori] – Kenji…
Le jeune garçon se leva et inspira profondément. Il se passa doucement une main dans les cheveux et sans un mot partit. Il laissait derrière lui les sentiments d’une mère inquiète. Pourtant lui-même n’avait pas peur de cette maladie. Ce n’était qu’une bactérie, peut être mortelle mais il n’en avait que faire. Tout homme devait mourir un jour, que cela soit dans l’inconnu ou dans la gloire. Ils y passeraient tous.
Il marcha le pas vif et rapide en direction du grand hôpital de Konoha. Les rues étaient désertes si ce n’est de temps en temps la présence d’une mère pressant le pas un panier en osier à la main. Car même si les habitants avaient peur de sortir il fallait bien qu’ils se nourrissent.
La pluie tombait avec force sur la capuche noire du jeune shinobi. Un ensemble au couleur de la nuit le cachait. Avec le masque de protection sur le visage seul ses yeux et quelques mèches de cheveux sombres étaient visible. Les mains devant le visage, il luttait contre le vent pour avancer, essayant de trouver l’abri des murs de certaines demeures le plus souvent possible. La route fut fatigante et bien plus longue qu’à l’accoutumée mais il arriva enfin devant le bâtiment de soin. Etrangement il n’y était jamais allé pour se faire soigner. A croire que les dieux souhaitaient le garder en bon état.
Encore quelques pas et il pénétra l’arche de pierre de la petite cours précédent l’hôpital. L’herbe n’était plus, à la place la boue créée par la pluie trônait tandis que les petites allées de fleures subissaient le même sort. Les pierres qui traçaient le chemin jusqu’à l’entrée étaient glissantes mais il parvint à entrer tout de même dans l’édifice.
Les portes s’ouvrirent presque automatiquement et il fut enfin à l’abri. Il inspira un grand coup tout en abaissant sa capuche. Un geste de la tête lui remit sa chevelure en place mais il se stoppa net en voyant le spectacle affolant qui se dressait comme une pièce de théâtre devant ses yeux.
Des centaines de malades ou de blessé. Peu étaient ceux qui possédaient un masque car la plus part savaient déjà qu’ils étaient atteint du virus. Le sol était recouvert de sang par endroit tandis que l’air ambiant était fétide. Kenji aurait presque pu croire que la mort volait à travers les murs. Mais ce qui était le plus dérangeant était la panique qui gonflait petit à petit. Comme un abcès prêt à éclater à tout moment, une sensation de suspense incontrôlable.
Kenji reprit ses esprits rapidement et se souvint de quoi parlait la lettre. Il devait retrouver un certain Masaki Sukaru, c’était lui qui donnerait les directives dans tout ce chaos. La priorité était donc de le rencontrer en vitesse. Il commença alors son cheminement. Balloté entre les malades il avançait comme dans un labyrinthe. Un malade cracha prés de lui, il l’esquiva sans trop savoir comment et réussit dans un ultime effort à s’extirper de cette masse difforme d’individu. En jetant un rapide coup d’œil derrière lui, il vit que ce n’était qu’une petite partie de tout ce qui se trouvait dans l’hôpital. C’était un jour bien sombre qui se levait sur Konoha.
Il tourna la tête droite devant lui et vit un médecin. Il était le seul présent à cet étage et sachant qu’il devait être au courant de l’arrivée prochaine des ninjas, cela devait être Masaki qui les attendait. Kenji n’était pas le seul convoqué en ce lieu de chaos, c’était une sorte de mission et il retrouverait d’autre compagnon surement. Ce qu’il vit, c’était qu’il était le premier mais ce n’était pas intéressant. Il s’approcha du médecin et l’interloqua avec une voix neutre transformée à travers son masque.
[Kenji] – Masaki Sukaru ?
Kenji marqua une courte pause avant de continuer.
[Kenji] – Je suis Kenji Uchiha, on m’a convoqué ici pour vous aider. Mes services sont votre.
L’Uchiha se passa doucement une main dans les cheveux. Il avait réussi la première partie de sa petite mission. Il méritait le peu de calme que lui permettait cette rencontre. Il souffla et se reprit en plongeant son regard sombre et sans vie dans celui de Masaki. Il n’y avait aucune provocation mais juste la façon d’être d’un jeune garçon. Mais de toute façon il n’en avait que faire, personne ne comprenait et ce n’était pas l’heure de philosopher.

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
Le matin s’était levé sur Konoha, baignant le village d’une étrange et sombre clarté. Même s’il ne pouvait pas la voir, Kehydan avait immédiatement ressenti les changements météorologiques depuis la veille. Sa peau et son nez le tenaient informé de ce qu’il se passait là-haut, dans le ciel nuageux. Il s’était quand même aventuré jusqu’à chez son maître, Valiran, qui commençait à le faire travailler réellement sur les bases du corps à corps, connues de tout bon shinobi. En effet, jusqu’à présent, les exercices se limitaient à l’augmentation pure de ses capacités : l’assouplissement et la musculation de son corps, ainsi que le développement de sa perception et de son endurance. Il abordait donc un aspect plus technique.
Et contrairement à ce qu’il aurait cru (et aussi à ce qu’il affirmait : un bon Lyushan ne saurait avouer ce genre d’appréciation) il aimait bien ce nouveau type d’entraînement. Il ne suffisait pas de répéter bêtement un mouvement dans le but de s’épuiser, mais de perfectionner un geste en le reproduisant inlassablement. Même s’il n’était pas doué, il pouvait y trouver un sentiment de plénitude et sortait de ces heures de pratiques avec une intense satisfaction. En même temps, ce qu’il apprenait là ne tenait pas tout à fait de l’affrontement, ce serait la prochaine étape et il la craignait. D’autant qu’il se voyait progresser et s’en rapprocher. Cependant, la désagréable impression de stagnation disparaissait depuis, et il se sentait mieux, en dépit des remarques désobligeantes du Quatrième Sage. Sans doute était-il incapable de formuler le moindre compliment. Cette pensée lui arracha un sourire amusé. Il avait désormais l’habitude de ces réprimandes. N’empêche que cette fois-ci, il avait poussé le bouchon un peu trop loin. Son nez se plissa légèrement, contrarié.
*M’obliger à traverser Konoha par ce temps…*
Bon, il l’avait un peu cherché en se plaignant du froid qui s’était abattu sur le village en même temps que la pluie, et ce durant l’entraînement. Le jounin avait alors répliqué qu’un véritable ninja doit être capable d’effectuer n’importe quelle mission quel que soit la météo, même sous la neige. C’est là que l’étudiant avait fait déborder le vase, en rappelant justement qu’il n’était pas un « véritable ninja », et certainement pas en « mission ». Pas encore. Valiran gronda longuement sur son manque de sérieux et décida finalement de lui imposer le plus long circuit à travers la ville. Il grogna quelque chose d’autre au sujet de le rendre plus résistant aux intempéries et de travailler sa perception et son équilibre avant de l’envoyer paître.
C’est comme cela qu’il se retrouve, juché sur ses roulettes, à parcourir des rues quasiment désertes dans tous les sens. Brusquement, sa roue dérapa. Il tomba lourdement sur les pavés et parcouru un bon mètre, emporté par son élan. Un élancement traversa tout se côté droit – il devait bien avoir de la peau arrachée ici et là – mais il se remit debout péniblement et tremblotant. Une véritable épreuve que voici. Transi de froid dans ses vêtements trempés, ses gestes se faisaient plus lents et plus gourds. La pluie ne cessait de tomber en un rideau épais qui le gênait pour percevoir autour de lui. Difficile de voir autre chose qu’un mur d’eau. C’est d’ailleurs en partie pour cela qu’il était tombé, comme les fois d’avant. Il voyait les obstacles sur sa route que bien trop tard, comme ce virage. Et encore il connaissait ces ruelles, ce qui lui facilitait la tâche. Son dernier problème – et pas le moindre – l’eau qui ruisselait continuellement sur le sol. Il ne s’agit pas là de pavés humides et de quelques flaques, non. Il pleuvait tant qu’une pellicule d’eau permanente s’était formée. De ce fait, chaque fois qu’il posait le pied au sol, il craignait de glisser. L’impossibilité d’aller vite l’empêcher de se réchauffer, ce qui l’enfermait dans un cercle vicieux.
Kehydan soupira en imaginant sans peine qu’il devait faire bien sombre sur Konoha, probablement illuminé par instant par des éclairs zébrant le ciel. Lui n’entendait que le tonnerre indiquant que la foudre avait frappé. Depuis qu’il était tout petit, il avait toujours trouvé ça fascinant, et aujourd’hui, ce devait être magnifique. Dire qu’il ratait le spectacle… Il s’ébroua finalement à l’approche d’un petit bar.
*Pour une fois, je ne rêve pas de jus de pommes mais d’un bon chocolat chaud… Tant pis, je vais faire une pause. Et puis j’irai faire un tour dans un magasin de fringues pour me changer, je suis trop trempé. Je vais tomber malade si je continue comme ça… Et même malade, un futur ninja doit aller à l’entraînement, je suppose… Et je n’en ai pas envie.*
Frissonnant, il s’arrêta devant la porte au moment où un homme en sortit, portant un masque blanc sur la bouche. Il ignora le jeune garçon et se retourna pour fermer le bar avant de s’éloigner rapidement. Surpris, Kehydan ne le rattrapa pas. S’il était malade et contagieux au point de fermer boutique en portant ce bout de tissu, autant ne pas l’approcher. Simple précaution. Cessant d’être centré sur ses petits problèmes vis-à-vis de son exercice, il observa les alentours avec plus d’attention et se rendit rapidement compte que quelque chose clochait. Bon, les rues étaient quasiment vides, normal avec cette pluie. Sauf que tous les commerces l’étaient aussi, la porte close. Et que les rares passants portaient tous ce même masque. Son cœur eût une brusque accélération.
*Une épidémie ? Nooon... Pas possible… En si peu de temps… Bon, tant pis pour l’entraînement, il y a un truc vraiment pas net.*
Il fit demi-tour en direction du dôjô où Valiran passait le plus clair de son temps, sans cesser de réfléchir. Tomber malade ne lui faisait pas vraiment peur, en soi. Mais être atteint d’un mal inconnu – peut-être mortel, il n’en savait rien – en pleine épidémie avait quelque chose d’effrayant. Le point positif de ce foutu entraînement, c’est qu’il ne s’était approché de personne depuis deux bonnes heures et qu’en quittant son maître tout semblait aller bien. Il s’arrêta brutalement au pied d’un immeuble familier, non loin de sa destination, frappé par une nouvelle idée. Le dôjô serait probablement fermé lui aussi. Il leva la tête en direction du deuxième étage, là où son maître vivait. Un bruit résonna dans la cage d’escalier, suivi d’un toussotement, et le Quatrième Sage apparut sur les marches.
[Valiran] Kehydan… Je me demandais où tu étais passé…
Une quinte de toux le prit, et instinctivement, le jeune garçon fit un pas en avant, prêt à aider le jounin qui ne semblait pas au meilleur de sa forme. Mais la voix de son maître suspendit son geste.
[Valiran] Non… *kof* Reste où tu es, si tu n’es pas malade… Tu as appris ce qu’il se passe ?
[Kehydan] Pas vraiment, je me suis rendu compte que ça clochait alors j’ai interrompu l’entraînement et je suis revenu. Vous allez bien ?
[Valiran] Rentre chez toi et met un masque. Il y a une épidémie en ville et la plupart des gens sont touchés. Shinobis compris, comme moi. Même si tu n’es qu’un aspirant, ton aide risque d’être sollicitée si tu n’es pas malade. Il faut que Konoha continue de tourner pour notre bien à tous.
[Kehydan] Mais… Vous n’allez pas bien, je ne peux pas vous laisser ainsi là…
[Valiran] Bien sûr que si. L’hôpital a normalement envoyé de quoi m’emmener là bas. Inutile que tu tombes malade toi aussi, ce serait stupide et inutile. Allez, file de là. Sinon je veillerai à t’infliger le pire des entraînements possibles dès que cette histoire sera enterrée.
L’étudiant ne s’était jamais vraiment bien entendu avec cet homme au caractère bien trempé. Cependant il avait passé beaucoup de temps en sa compagnie dernièrement, et l’idée de le laisser comme cela lui nouait l’estomac. Pourtant, sous les injures et crachotements du jounin, il finit par s’éloigner en emportant avec lui ce sentiment de culpabilité. Syara l’attendait dans le petit logement, inquiète mais rapidement rassurée. Il se changea et mangea quelques pommes, laissant le temps s’écouler au rythme de la pluie incessante. L’après-midi approchait de son terme lorsqu’une missive arriva.
*Hmm… Je n’ai jamais rien reçu de tel… Qui c’est Okugane ? Vu le tampon, sûrement quelqu’un d’important…*
Kehydan n’avait jamais participé à une mission jusqu’à présent, juste quelques réunions d’équipe. Il se sentait un peu anxieux de ce fait, et se mit immédiatement en route sous les rires de Syara. Elle en avait carrément les larmes aux yeux. C’est donc les oreilles toute rouges du ridicule de la situation qu’il se présenta à l’hôpital. Pourquoi ? Simple. Une touffe de cheveux blancs humide et plaquée sur son visage par la pluie qui lui donnait une tête de chien battu et cachait son front, les yeux masqués par un bandeau noir et la bouche recouverte d’un masque blanc. À peine l’air débile, hein. Malin, ça. Il sentait les regards étonnés se porter sur lui tandis qu’il s’approchait d’un jeune homme qui se présentait comme étant Kenji Uchiha, convoqué auprès de Masaki Sukaru.
[Kehydan] Bonjour. J’ai aussi été mandé ici. Je suis Kehyda … *atchaaa* Excusez-moi. Kehydan Lyushan, disais-je.
*Guère pratique ce masque sur la bouche quand on éternue… En plus, je dois éviter de me moucher.*
Il releva la tête et se rendit compte que les gens autour de lui l’observaient différemment, comme entouré d’une aura de suspicion. Il comprit soudain et offrit son plus beau sourire.
[Kehydan] Oh ça… Ne vous en faites pas, j’ai juste attrapé un bon rhume.
Ce qui est bête avec ce sourire, c’est que personne ne pouvait le voir avec ce masque, ni le deviner à travers ses yeux. Au moins cela s’entendait-il dans sa voix. Il renifla un peu avant d’être enfin tout ouïe auprès de ses interlocuteurs.
Et contrairement à ce qu’il aurait cru (et aussi à ce qu’il affirmait : un bon Lyushan ne saurait avouer ce genre d’appréciation) il aimait bien ce nouveau type d’entraînement. Il ne suffisait pas de répéter bêtement un mouvement dans le but de s’épuiser, mais de perfectionner un geste en le reproduisant inlassablement. Même s’il n’était pas doué, il pouvait y trouver un sentiment de plénitude et sortait de ces heures de pratiques avec une intense satisfaction. En même temps, ce qu’il apprenait là ne tenait pas tout à fait de l’affrontement, ce serait la prochaine étape et il la craignait. D’autant qu’il se voyait progresser et s’en rapprocher. Cependant, la désagréable impression de stagnation disparaissait depuis, et il se sentait mieux, en dépit des remarques désobligeantes du Quatrième Sage. Sans doute était-il incapable de formuler le moindre compliment. Cette pensée lui arracha un sourire amusé. Il avait désormais l’habitude de ces réprimandes. N’empêche que cette fois-ci, il avait poussé le bouchon un peu trop loin. Son nez se plissa légèrement, contrarié.
*M’obliger à traverser Konoha par ce temps…*
Bon, il l’avait un peu cherché en se plaignant du froid qui s’était abattu sur le village en même temps que la pluie, et ce durant l’entraînement. Le jounin avait alors répliqué qu’un véritable ninja doit être capable d’effectuer n’importe quelle mission quel que soit la météo, même sous la neige. C’est là que l’étudiant avait fait déborder le vase, en rappelant justement qu’il n’était pas un « véritable ninja », et certainement pas en « mission ». Pas encore. Valiran gronda longuement sur son manque de sérieux et décida finalement de lui imposer le plus long circuit à travers la ville. Il grogna quelque chose d’autre au sujet de le rendre plus résistant aux intempéries et de travailler sa perception et son équilibre avant de l’envoyer paître.
C’est comme cela qu’il se retrouve, juché sur ses roulettes, à parcourir des rues quasiment désertes dans tous les sens. Brusquement, sa roue dérapa. Il tomba lourdement sur les pavés et parcouru un bon mètre, emporté par son élan. Un élancement traversa tout se côté droit – il devait bien avoir de la peau arrachée ici et là – mais il se remit debout péniblement et tremblotant. Une véritable épreuve que voici. Transi de froid dans ses vêtements trempés, ses gestes se faisaient plus lents et plus gourds. La pluie ne cessait de tomber en un rideau épais qui le gênait pour percevoir autour de lui. Difficile de voir autre chose qu’un mur d’eau. C’est d’ailleurs en partie pour cela qu’il était tombé, comme les fois d’avant. Il voyait les obstacles sur sa route que bien trop tard, comme ce virage. Et encore il connaissait ces ruelles, ce qui lui facilitait la tâche. Son dernier problème – et pas le moindre – l’eau qui ruisselait continuellement sur le sol. Il ne s’agit pas là de pavés humides et de quelques flaques, non. Il pleuvait tant qu’une pellicule d’eau permanente s’était formée. De ce fait, chaque fois qu’il posait le pied au sol, il craignait de glisser. L’impossibilité d’aller vite l’empêcher de se réchauffer, ce qui l’enfermait dans un cercle vicieux.
Kehydan soupira en imaginant sans peine qu’il devait faire bien sombre sur Konoha, probablement illuminé par instant par des éclairs zébrant le ciel. Lui n’entendait que le tonnerre indiquant que la foudre avait frappé. Depuis qu’il était tout petit, il avait toujours trouvé ça fascinant, et aujourd’hui, ce devait être magnifique. Dire qu’il ratait le spectacle… Il s’ébroua finalement à l’approche d’un petit bar.
*Pour une fois, je ne rêve pas de jus de pommes mais d’un bon chocolat chaud… Tant pis, je vais faire une pause. Et puis j’irai faire un tour dans un magasin de fringues pour me changer, je suis trop trempé. Je vais tomber malade si je continue comme ça… Et même malade, un futur ninja doit aller à l’entraînement, je suppose… Et je n’en ai pas envie.*
Frissonnant, il s’arrêta devant la porte au moment où un homme en sortit, portant un masque blanc sur la bouche. Il ignora le jeune garçon et se retourna pour fermer le bar avant de s’éloigner rapidement. Surpris, Kehydan ne le rattrapa pas. S’il était malade et contagieux au point de fermer boutique en portant ce bout de tissu, autant ne pas l’approcher. Simple précaution. Cessant d’être centré sur ses petits problèmes vis-à-vis de son exercice, il observa les alentours avec plus d’attention et se rendit rapidement compte que quelque chose clochait. Bon, les rues étaient quasiment vides, normal avec cette pluie. Sauf que tous les commerces l’étaient aussi, la porte close. Et que les rares passants portaient tous ce même masque. Son cœur eût une brusque accélération.
*Une épidémie ? Nooon... Pas possible… En si peu de temps… Bon, tant pis pour l’entraînement, il y a un truc vraiment pas net.*
Il fit demi-tour en direction du dôjô où Valiran passait le plus clair de son temps, sans cesser de réfléchir. Tomber malade ne lui faisait pas vraiment peur, en soi. Mais être atteint d’un mal inconnu – peut-être mortel, il n’en savait rien – en pleine épidémie avait quelque chose d’effrayant. Le point positif de ce foutu entraînement, c’est qu’il ne s’était approché de personne depuis deux bonnes heures et qu’en quittant son maître tout semblait aller bien. Il s’arrêta brutalement au pied d’un immeuble familier, non loin de sa destination, frappé par une nouvelle idée. Le dôjô serait probablement fermé lui aussi. Il leva la tête en direction du deuxième étage, là où son maître vivait. Un bruit résonna dans la cage d’escalier, suivi d’un toussotement, et le Quatrième Sage apparut sur les marches.
[Valiran] Kehydan… Je me demandais où tu étais passé…
Une quinte de toux le prit, et instinctivement, le jeune garçon fit un pas en avant, prêt à aider le jounin qui ne semblait pas au meilleur de sa forme. Mais la voix de son maître suspendit son geste.
[Valiran] Non… *kof* Reste où tu es, si tu n’es pas malade… Tu as appris ce qu’il se passe ?
[Kehydan] Pas vraiment, je me suis rendu compte que ça clochait alors j’ai interrompu l’entraînement et je suis revenu. Vous allez bien ?
[Valiran] Rentre chez toi et met un masque. Il y a une épidémie en ville et la plupart des gens sont touchés. Shinobis compris, comme moi. Même si tu n’es qu’un aspirant, ton aide risque d’être sollicitée si tu n’es pas malade. Il faut que Konoha continue de tourner pour notre bien à tous.
[Kehydan] Mais… Vous n’allez pas bien, je ne peux pas vous laisser ainsi là…
[Valiran] Bien sûr que si. L’hôpital a normalement envoyé de quoi m’emmener là bas. Inutile que tu tombes malade toi aussi, ce serait stupide et inutile. Allez, file de là. Sinon je veillerai à t’infliger le pire des entraînements possibles dès que cette histoire sera enterrée.
L’étudiant ne s’était jamais vraiment bien entendu avec cet homme au caractère bien trempé. Cependant il avait passé beaucoup de temps en sa compagnie dernièrement, et l’idée de le laisser comme cela lui nouait l’estomac. Pourtant, sous les injures et crachotements du jounin, il finit par s’éloigner en emportant avec lui ce sentiment de culpabilité. Syara l’attendait dans le petit logement, inquiète mais rapidement rassurée. Il se changea et mangea quelques pommes, laissant le temps s’écouler au rythme de la pluie incessante. L’après-midi approchait de son terme lorsqu’une missive arriva.
*Hmm… Je n’ai jamais rien reçu de tel… Qui c’est Okugane ? Vu le tampon, sûrement quelqu’un d’important…*
Kehydan n’avait jamais participé à une mission jusqu’à présent, juste quelques réunions d’équipe. Il se sentait un peu anxieux de ce fait, et se mit immédiatement en route sous les rires de Syara. Elle en avait carrément les larmes aux yeux. C’est donc les oreilles toute rouges du ridicule de la situation qu’il se présenta à l’hôpital. Pourquoi ? Simple. Une touffe de cheveux blancs humide et plaquée sur son visage par la pluie qui lui donnait une tête de chien battu et cachait son front, les yeux masqués par un bandeau noir et la bouche recouverte d’un masque blanc. À peine l’air débile, hein. Malin, ça. Il sentait les regards étonnés se porter sur lui tandis qu’il s’approchait d’un jeune homme qui se présentait comme étant Kenji Uchiha, convoqué auprès de Masaki Sukaru.
[Kehydan] Bonjour. J’ai aussi été mandé ici. Je suis Kehyda … *atchaaa* Excusez-moi. Kehydan Lyushan, disais-je.
*Guère pratique ce masque sur la bouche quand on éternue… En plus, je dois éviter de me moucher.*
Il releva la tête et se rendit compte que les gens autour de lui l’observaient différemment, comme entouré d’une aura de suspicion. Il comprit soudain et offrit son plus beau sourire.
[Kehydan] Oh ça… Ne vous en faites pas, j’ai juste attrapé un bon rhume.
Ce qui est bête avec ce sourire, c’est que personne ne pouvait le voir avec ce masque, ni le deviner à travers ses yeux. Au moins cela s’entendait-il dans sa voix. Il renifla un peu avant d’être enfin tout ouïe auprès de ses interlocuteurs.

Kehydan Lyushan- Aspirant de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
Masaki répétait souvent qu’il était le meilleur. Et c’était sûrement le cas. Mais devant tant d’insistance, le personnel de l’hôpital avait rapidement conclu un pacte tacite : Masaki était le meilleur médecin de Konoha, et le pire personnage que Konoha n’ait jamais porté. Pour cette raison, Masaki fut très vite détesté. Non, pas haï, ni rejeté jusqu’aux profondes abysses de la solitude sociale, mais on apprit très vite à ne plus écouter le quadragénaire. A hocher avec dédain de la tête et à continuer son chemin, comme si de rien n’était. Alors Masaki avait peu à peu appris à détester les hommes, à haïr l’humanité et à la fusiller du regard au moindre mouvement de trop. Il était fier, mais il ne l’était pas assez pour l’assumer pleinement. C’était quelque chose de très violent.
La misanthropie.
L’effervescence qui régnait dans son hôpital l’horripilait. Le calme, la sensation de sérénité et de chaleur lui manquait. Il se rappelait sans mal les nombreuses années qu’il avait passé à chercher, et chercher encore, résolvant un à un et du mieux qu’il pouvait les dossiers qu’on lui confiant. Des dossiers. Ce n’étaient pas véritablement des patients, mais Masaki n’aimait traiter qu’avec des symptômes. Le reste n’était que du détail. Aussi insignifiant était-il. Aussi humain était-il. Les heures passées dans l’obscurité de la nuit, penché sur une tonne de papiers recouverts de noms à l’orthographe douteuse et à la définition plus complexe encore. Tout cela lui manquait. Et l’atmosphère qui envahissait l’accueil n’arrangeait en rien cette nostalgie.
Dans la rareté des choses, quelque chose attirait Masaki. Ce qui était atypique, ou simplement marginal ; il ne pouvait s’adonner à une médecine démodée et cruellement banale. Le virus qui flottait dans l’air, dans l’air de son hôpital et du village qu’il chérissait plus que tout au monde changerait les hommes. En bien, ou en mal, Masaki n’en savait rien il n’avait pas cette vision manichéenne qu’on les enfants lorsqu’ils regardent le monde avec leurs yeux encore embrumés dans des contes de fées. Il changeait les hommes, et c’était ce qu’il y avait de plus important à ses yeux. Parce que Masaki n’avait jamais rencontré une chose qui puisse les changer si facilement, en si peu de temps, et dans une si large mesure. C’était ça, qui le fascinait.
La voix du jeune homme derrière lui n’apparut dans son esprit que deux longues secondes après qu’elle y ait pénétrée. Autour du médecin, le temps, le son, le présent s’étaient arrêtés, et il continuait sa longue marche vers le rare et le fascinant sans eux. Les infirmières, les collègues et les patients. C’était-là un monde bien à part, une minuscule sphère qu’on croit invulnérable et douée de sagesse. En réalité, Masaki reconnaissait avec d’autant plus de facilité que les autres le reconnaissaient à leur propre égard : les médecins n’étaient que de prétentieux personnage qui reluquaient les pupilles des gens pour admirer combien leur reflet brille dans leur âme.
Il se retourna et sourit durant une ou deux secondes. Puis ses lèvres retombèrent dans un dédaigneux et glacial rictus.
[Masaki] – Où est-ce que t’as appris à parler toi ? D’ailleurs, qu’est-ce que tu crois pouvoir faire pour moi ?
Il indiqua le bandeau de l’Uchiha du bout des yeux.
[Masaki] – Tu crois que ce machin de fer va sauver ton monde ? Si tu ne sais pas manier un scalpel et pratiquer une opération digne de ce nom, tu m’es inutile.
Masaki répéta le même cycle et sourit par pure politesse durant quelques secondes avant de retrouver les quelques tas de feuilles qui ornaient le bureau au fond de la salle d’accueil bondée. L’Uchiha disparut instantanément de son esprit, mais le nom du second shinobi lui vint aux oreilles, un peu trop vite à son gout. Il refit le même mouvement et sans répondre, décrit du regard le jeune garçon, masqué jusqu’aux oreilles.
Un soupire silencieux déchira pourtant la salle.
[Masaki] – Je devrais vous virer d’ici avec mon pied au derrière pour avoir éternuer dans mon service gamin…
Son ton avait quelque chose de bien plus calme. Et de plus désespéré. Oui, c’était certainement cela. Masaki n’avait d’autre choix que d’accepter le sort que le destin lui avait joué. D’une manière ou d’une autre il paierait. Et il y avait ce simili de promesse. Celle qu’il avait faite à Shinji.
[Masaki] – Mais effectivement je risque avoir besoin de vous. Comme vous le voyez autour de vous, il y a un peu trop de monde à traiter aujourd’hui, et mon personnel est plutôt réduit. Etant donné que j’ai travaillé bien plus dur pour apprendre la médecine que pour apprendre à lire et à écrire, je vais donc logiquement aller découper quelques jambes et recoudre quelques bras. Vous. Vous vous occuperez de ça.
Il désigna d’un mouvement des épaules les trois piles de feuilles qui n’avaient pas diminué depuis que Masaki s’en était emparée. Les mains dans les grandes poches de sa blouse blanche, il afficha un sourire vainqueur que son masque n’arrivait plus à cacher et leur fit une frappe moyennement amicale dans le dos.
[Masaki] – J’ai besoin que vous me triez tout ça avant demain matin. Vous trouverez une salle de disponible au bout du couloir là-bas. Il indiqua une entrée couverte par deux portes battantes. Le service est… plus ou moins… bouclé…. Vous y serez à l’aise.
La raison de cette fermeture alors que l’hôpital était en surchauffe pondérale ne lui remontait pas en mémoire. Mais dans sa tête, quelque chose comme « problèmes sanitaires » lui venait à l’esprit. C’était peut-être ça. Ou simplement que les imbéciles qui s’occupaient de gérer son hôpital faisaient ça très mal.
Mais ça ne serait guère nouveau.
[Désolé pour le retard. Juste une précision : ne vous inquiétez, je ne vous ferais pas le coup du "vous devez classer des dossiers", ce serait bien trop juste de ma part (oui juste, ce que j'ai préparé, c'est rien à côté). Profitez de votre prochain RP pour faire un peu ce que vous voulez : parlez, découvrez-vous, tout en allant vers la salle susdites. Votre Rp s'arrêtera simplement au beau milieu du couloir qui doit y mener, et là je reprendrais les choses en mains. Bonne lecture et bonne rédaction !]
La misanthropie.
L’effervescence qui régnait dans son hôpital l’horripilait. Le calme, la sensation de sérénité et de chaleur lui manquait. Il se rappelait sans mal les nombreuses années qu’il avait passé à chercher, et chercher encore, résolvant un à un et du mieux qu’il pouvait les dossiers qu’on lui confiant. Des dossiers. Ce n’étaient pas véritablement des patients, mais Masaki n’aimait traiter qu’avec des symptômes. Le reste n’était que du détail. Aussi insignifiant était-il. Aussi humain était-il. Les heures passées dans l’obscurité de la nuit, penché sur une tonne de papiers recouverts de noms à l’orthographe douteuse et à la définition plus complexe encore. Tout cela lui manquait. Et l’atmosphère qui envahissait l’accueil n’arrangeait en rien cette nostalgie.
Dans la rareté des choses, quelque chose attirait Masaki. Ce qui était atypique, ou simplement marginal ; il ne pouvait s’adonner à une médecine démodée et cruellement banale. Le virus qui flottait dans l’air, dans l’air de son hôpital et du village qu’il chérissait plus que tout au monde changerait les hommes. En bien, ou en mal, Masaki n’en savait rien il n’avait pas cette vision manichéenne qu’on les enfants lorsqu’ils regardent le monde avec leurs yeux encore embrumés dans des contes de fées. Il changeait les hommes, et c’était ce qu’il y avait de plus important à ses yeux. Parce que Masaki n’avait jamais rencontré une chose qui puisse les changer si facilement, en si peu de temps, et dans une si large mesure. C’était ça, qui le fascinait.
La voix du jeune homme derrière lui n’apparut dans son esprit que deux longues secondes après qu’elle y ait pénétrée. Autour du médecin, le temps, le son, le présent s’étaient arrêtés, et il continuait sa longue marche vers le rare et le fascinant sans eux. Les infirmières, les collègues et les patients. C’était-là un monde bien à part, une minuscule sphère qu’on croit invulnérable et douée de sagesse. En réalité, Masaki reconnaissait avec d’autant plus de facilité que les autres le reconnaissaient à leur propre égard : les médecins n’étaient que de prétentieux personnage qui reluquaient les pupilles des gens pour admirer combien leur reflet brille dans leur âme.
Il se retourna et sourit durant une ou deux secondes. Puis ses lèvres retombèrent dans un dédaigneux et glacial rictus.
[Masaki] – Où est-ce que t’as appris à parler toi ? D’ailleurs, qu’est-ce que tu crois pouvoir faire pour moi ?
Il indiqua le bandeau de l’Uchiha du bout des yeux.
[Masaki] – Tu crois que ce machin de fer va sauver ton monde ? Si tu ne sais pas manier un scalpel et pratiquer une opération digne de ce nom, tu m’es inutile.
Masaki répéta le même cycle et sourit par pure politesse durant quelques secondes avant de retrouver les quelques tas de feuilles qui ornaient le bureau au fond de la salle d’accueil bondée. L’Uchiha disparut instantanément de son esprit, mais le nom du second shinobi lui vint aux oreilles, un peu trop vite à son gout. Il refit le même mouvement et sans répondre, décrit du regard le jeune garçon, masqué jusqu’aux oreilles.
Un soupire silencieux déchira pourtant la salle.
[Masaki] – Je devrais vous virer d’ici avec mon pied au derrière pour avoir éternuer dans mon service gamin…
Son ton avait quelque chose de bien plus calme. Et de plus désespéré. Oui, c’était certainement cela. Masaki n’avait d’autre choix que d’accepter le sort que le destin lui avait joué. D’une manière ou d’une autre il paierait. Et il y avait ce simili de promesse. Celle qu’il avait faite à Shinji.
[Masaki] – Mais effectivement je risque avoir besoin de vous. Comme vous le voyez autour de vous, il y a un peu trop de monde à traiter aujourd’hui, et mon personnel est plutôt réduit. Etant donné que j’ai travaillé bien plus dur pour apprendre la médecine que pour apprendre à lire et à écrire, je vais donc logiquement aller découper quelques jambes et recoudre quelques bras. Vous. Vous vous occuperez de ça.
Il désigna d’un mouvement des épaules les trois piles de feuilles qui n’avaient pas diminué depuis que Masaki s’en était emparée. Les mains dans les grandes poches de sa blouse blanche, il afficha un sourire vainqueur que son masque n’arrivait plus à cacher et leur fit une frappe moyennement amicale dans le dos.
[Masaki] – J’ai besoin que vous me triez tout ça avant demain matin. Vous trouverez une salle de disponible au bout du couloir là-bas. Il indiqua une entrée couverte par deux portes battantes. Le service est… plus ou moins… bouclé…. Vous y serez à l’aise.
La raison de cette fermeture alors que l’hôpital était en surchauffe pondérale ne lui remontait pas en mémoire. Mais dans sa tête, quelque chose comme « problèmes sanitaires » lui venait à l’esprit. C’était peut-être ça. Ou simplement que les imbéciles qui s’occupaient de gérer son hôpital faisaient ça très mal.
Mais ça ne serait guère nouveau.
[Désolé pour le retard. Juste une précision : ne vous inquiétez, je ne vous ferais pas le coup du "vous devez classer des dossiers", ce serait bien trop juste de ma part (oui juste, ce que j'ai préparé, c'est rien à côté). Profitez de votre prochain RP pour faire un peu ce que vous voulez : parlez, découvrez-vous, tout en allant vers la salle susdites. Votre Rp s'arrêtera simplement au beau milieu du couloir qui doit y mener, et là je reprendrais les choses en mains. Bonne lecture et bonne rédaction !]

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
Les pluies, relativement rares dans le pays du feu, exacerbaient toujours l'aspect mélancolique du tempérament d'Hotaru, ce qui n'a rien d'exceptionnel. Qui n'a jamais regardé à travers une fenêtre ruisselante la grisaille d'un paysage battu par l'onde, les pensées mornes et apathiques? Mais l'orage qui s'était abattu n'avait de commun avec ce genre d'ondée rien de plus que la notion d'humidité. Les éclairs déchirant un ciel d'encre et les puissants roulements de tonnerre, se succédant de plus en plus rapidement, éveillaient comme en écho dans le coeur de la Genin une rage mal définie. Nulle crainte à avoir, Konoha avait affronté en son temps de bien plus grande menace que ces vétilles météorologiques. Dans l'une des calmes et majestueuses résidences du clan Hyuuga, Hotaru écoutait, assise sur le sol de bois, la tempête inhabituelle. Sa dernière séance d'entrainement s'était terminée il y a à peine quelques minutes, et elle portait encore la tenue simple et pratique, blanche, dans laquelle elle avait répété encore et encore les mêmes mouvements, recherchant à chaque coup et chaque parade la perfection, l'équilibre précis entre le force et la vitesse, la puissance et l'économie d'énergie. Depuis qu'elle était devenue Genin, la tâche se faisait plus rude, et on ne lui cachait pas que le plus dur restait à venir. A présent, chacun de ses progrès pouvait lui sauver la vie, ou celle d'un éventuel équipier. Il lui fallait prouver sa valeur, et elle s'y adonnait avec la rigueur convenant à cet état de fait. Détournant son attention de la manifestation de la colère de la nature, elle baissa ses yeux dépourvus de pupilles, si blancs, vers ses mains qu'elle tenait paumes vers le haut. Ce délicat assemblage d'os et de chair étaient ses seuls véritables armes. Elles et l'ensemble de son corps qui, si ses efforts portaient leurs fruits, leur permettrait de se jouer des défenses ennemies et d'assener coup après coup. Elle prit le temps d'une profonde inspiration, et tourna à nouveau son regard vers la fenêtre d'où lui parvenait la violente lueur de la foudre. La porte s'ouvrit dans son dos et elle se crispa par reflexe, comme d'autres sursautent. Elle n'était jamais aussi à l'aise que lorsqu'elle était seule. Un coup d'oeil en arrière lui apprit qu'il s'agissait de l'homme dont elle avait suivi les leçons de longues heures cet après-midi. Se relevant et se retournant souplement, dans un même mouvement, elle s'inclina rapidement devant lui.
"Senseï? Puis-je vous être utile?"
"Il nous a été remis ceci pour toi. Et il y a de fortes chances que tu ai besoin de ceci dans les heures qui viennent."
Il tenait d'une main un plis cacheté, dont le sceau présentait un impressionnant aspect officiel. De l'autre, il lui tendait un masque du genre que portaient les médecins ninja.
"Konoha traverse une crise. La population s'est vue frapper par un virus hautement contagieux semble-t-il, et tous les shinobi non infectés sont mobilisés pour faire face. Ce qui t'inclut, malgré ton peu d'expérience."
Le coeur d'Hotaru manqua un battement, et se serra aussitôt qu'il reprit son rythme normal. Il lui fallut quelques secondes pour intégrer l'information, mais une fois celle-ci acceptée, le reste coulait de source. Les conséquences, outre la maladie elle-même, pouvaient s'étendre jusqu'à la panique, la violence, ou des fuites de personnes malades qui iraient contaminer les régions alentours. Elle s'accorda une seconde pour etre sûre que sa voix ne tremble pas et répondit.
"Merci, Senseï, je ferai de mon mieux."
Etait-ce un reniflement de dédain qu'elle entendit lorsqu'il lui confia les deux objets avant de s'en aller? Elle ne creusa pas la question, vaine et futile à un moment pareil, mais ressentit malgré tout une petite pointe, de douleur, douleur familière qu'elle n'eut guère de difficulté à juguler. Décachetant la lettre, elle la parcourut rapidement pour prendre connaissance de son ordre de mission. L'hôpital? Il était déjà tard, et elle devrait traverser presque tout le village. Pesant le pour et le contre, elle se résolut à partir le plus vite possible, sans équipement particulier. Il ne semblait pas qu'elle aurait à se battre, et pouvait de toutes façons se débrouiller sans. En revanche, un retard pouvait causer bien des dommages selon la situation sur place. Enfilant le masque, elle sortit de la pièce et fonça dans le couloir, en direction de la sortie, s'emparant au passage de son vêtement de pluie qui pendait à un portemanteau près de la porte : une large cape à capuchon, d'un violet sombre, plus pratique qu'un manteau quelconque quand il s'agissait d'échapper aux intempéries. Ses mains tremblaient un peu lorsqu'elle en recouvrit ses épaules, de peur, d'excitation? Il lui fallut le temps de s'engouffrer dans la rue pour qu'un examen de conscience honnête l'oblige à se dire qu'il s'agissait bien de peur. Les quelques missions qu'elle avait effectuées, du genre de celles qui servent plus à dérouiller un peu les Genin qu'autre choses, n'avaient rien de bien sorcier. Voilà que sa première tâche importante se faisait en temps de crise, dans un chaos qui, soupçonnait-elle, laissait peu de temps aux dirigeants de Konoha pour organiser au mieux équipes et shinobis. Au moins serait-elle au sec, à défaut d'être au calme.
Elle courait dans les rues sombres, ses pieds soulevant des gerbes d'eau, indifférente aux silhouettes mal définies qu'elle croisait, que les éclairs illuminaient brusquement et brièvement, comme pour en montrer tous les détails si fugacement qu'on n'était jamais sur d'avoir bien vu. Manquant de peu déraper à un tournant, elle percuta un homme qui l'interpella d'une voix si enrouée qu'elle ne comprit pas un traitre mot. Sans s'émouvoir, elle s'excusa par politesse et reprit sa course. Une sensation étrange, un peu gluante, sur sa main, persistait, et elle discerna à la faveur d'un éclair qu'un peu de sang s'y était déposé. La pluie la lava rapidement, elle se demanda si elle devait rebrousser chemin pour amener l'inconnu à l'hopital où elle se rendait. Mais elle ralentit à peine un instant avant de poursuivre. Sa mission était de se présenter au dit hopital et de s'y rendre utile, et il était déjà bien tard. Un dernier virage mieux négocié cette fois, et le bâtiment illuminé lui apparut. Il y avait déjà foule à ses pieds, et elle suspectait que ce serait pire à l'interieur. Des râles et des sanglots se faisaient entendre, et il lui fallut s'arrêter le temps de rassembler son courage. Tant de gens réclamant de l'aide... Jamais le contingent de médecins ne pourrait faire face...
Comme elle l'avait deviné, l'affluence était pire à l'intérieur. L'odeur puissante et agressive des sucs gastriques lui irritait le nez, tandis que celle plus lourde et entêtante du sang lui soulevait le coeur. Hotaru fut très vite happée au milieu de la foule informe, et sa taille de jeune adolescente l'empêchait de voir au delà des personnes qui l'entourait. Comme la calme de son domaine lui manquait! Endurant avec stoïcisme tous ces désagréments, se rappelant qu'elle-même était privilégiée car, pour le moment en tous cas, non infectée, elle avança, ou nagea, pour fendre cette foule et s'approcher d'un infirmier, qui, masque au visage, tentait de préserver un semblant d'ordre. Elle fut sur le point de tirer sur ce masque horripilant pour parler plus librement, mais à peine son geste était-il entamé que l'énormité de ce qu'elle allait faire lui apparut et la paralysa. Bon sang, il lui fallait mieux se concentrer! Pas question d'échouer aussi stupidement! Tirant sur la manche du jeune homme pour attirer son attention, elle s'exprima le plus rapidement possible.
"Hotaru Hyuuga. On m'a chargée de vous aider, et je dois voir Masaki Sukaru."
On lui répondit d'un hochement de tête, et d'un signe de la main vers une zone plus calme, où, à la faveur d'un mouvement de foule, elle put apercevoir le médeçin et deux jeunes ninjas, masqués comme elle. Ouf, elle n'était finalement pas arrivée trop tard. Le doute la saisit un instant au sujet du malade qu'elle avait croisé, mais il n'était de toutes façons plus temps d'y penser... Quelques brasses plus tard, et elle s'approchait suffisamment pour entendre la fin de la diatribe méprisante de Masaki, ce qui attisa la colère que l'orage avait éveillé en elle. Quoi, c'était donc tout ce qu'il trouvait à leur faire faire durant une telle crise? De la paperasse? Son masque dissimulait la grimace amère de sa bouche, aussi les rejoignit-elle sans attendre.
"Hotaru Hyuuga répéta-t-elle. Je suis moi aussi envoyée en renfort, mais inutile de répéter vos directives, j'ai entendu et ne vous ferai pas perdre plus de temps."
Si les paroles étaient respectueuses, ainsi que le ton, ses yeux étaient un peu secs et son hochement de tête en guise de salut frisait la désinvolture. La Genin prit le temps d'examiner ses compagnons d'infortune. L'un d'eux avait un bandeau sur les yeux... Un shinobi aveugle? Qu'on envoyait classer des dossiers? Comment pourrait-il seulement les lire? Remettant le problème à plus tard, elle fit quelques pas pour s'emparer de la première pile de documents et fit un signe de tête vers les doubles portes indiquées par leur...supérieur. Peut-être était-ce sa féminité qui parlait, mais elle était heureuse d'être arrivée après que l'idée de cette frappe dans le dos ne soit venue à l'esprit de Masari. Et elle serait tout autant ravie d'être hors de portée avant que celle-ci ne lui revienne. Elle se devait de lui obeir sans broncher, aussi absurde ses ordres soient-ils, mais rien ne l'obligeait à subir son contact... Si jusque là son empressement à s'acquitter de la tâche qui leur avait été confiée n'avait été interprétée que comme un signe de bonne volonté, elle réduisit à néant cette illusion en s'adressant d'un ton un peu vif, impatient, au garçon le plus proche d'elle, le seul dont elle avait une idée de son identité. N'ayant encore jamais fait partie d'une équipe, elle ne connaissait presque aucun des autres Genins, mais on retenait généralement facilement les traits des membres d'un clan rival, avec lesquels on était plus ou moins poussés à entrer en compétition.
"Tu es un Uchiha non? Ravie de te rencontrer. Viens donc, plus vite on aura commencé..."
Kehydan n'eut droit qu'à un autre signe de tête, tout aussi explicite que des paroles. Du moins le crut-elle avant de se rendre compte de sa stupidité... Avec ce bandeau sur les yeux, comment aurait-il pu percevoir son geste? Elle se mordit la lèvre, partagée entre son malaise à l'idée d'une question aussi...dérangeante et une curiosité bien naturelle à l'égard de ce shinobi bien singulier. Elle se contenta finalement d'adoucir sa voix pour ne pas risquer de paraitre plus agressive que nerveuse en formulant son interrogation.
"Et toi, dis-moi... Tu es vraiment...aveugle n'est-ce pas?"
"Senseï? Puis-je vous être utile?"
"Il nous a été remis ceci pour toi. Et il y a de fortes chances que tu ai besoin de ceci dans les heures qui viennent."
Il tenait d'une main un plis cacheté, dont le sceau présentait un impressionnant aspect officiel. De l'autre, il lui tendait un masque du genre que portaient les médecins ninja.
"Konoha traverse une crise. La population s'est vue frapper par un virus hautement contagieux semble-t-il, et tous les shinobi non infectés sont mobilisés pour faire face. Ce qui t'inclut, malgré ton peu d'expérience."
Le coeur d'Hotaru manqua un battement, et se serra aussitôt qu'il reprit son rythme normal. Il lui fallut quelques secondes pour intégrer l'information, mais une fois celle-ci acceptée, le reste coulait de source. Les conséquences, outre la maladie elle-même, pouvaient s'étendre jusqu'à la panique, la violence, ou des fuites de personnes malades qui iraient contaminer les régions alentours. Elle s'accorda une seconde pour etre sûre que sa voix ne tremble pas et répondit.
"Merci, Senseï, je ferai de mon mieux."
Etait-ce un reniflement de dédain qu'elle entendit lorsqu'il lui confia les deux objets avant de s'en aller? Elle ne creusa pas la question, vaine et futile à un moment pareil, mais ressentit malgré tout une petite pointe, de douleur, douleur familière qu'elle n'eut guère de difficulté à juguler. Décachetant la lettre, elle la parcourut rapidement pour prendre connaissance de son ordre de mission. L'hôpital? Il était déjà tard, et elle devrait traverser presque tout le village. Pesant le pour et le contre, elle se résolut à partir le plus vite possible, sans équipement particulier. Il ne semblait pas qu'elle aurait à se battre, et pouvait de toutes façons se débrouiller sans. En revanche, un retard pouvait causer bien des dommages selon la situation sur place. Enfilant le masque, elle sortit de la pièce et fonça dans le couloir, en direction de la sortie, s'emparant au passage de son vêtement de pluie qui pendait à un portemanteau près de la porte : une large cape à capuchon, d'un violet sombre, plus pratique qu'un manteau quelconque quand il s'agissait d'échapper aux intempéries. Ses mains tremblaient un peu lorsqu'elle en recouvrit ses épaules, de peur, d'excitation? Il lui fallut le temps de s'engouffrer dans la rue pour qu'un examen de conscience honnête l'oblige à se dire qu'il s'agissait bien de peur. Les quelques missions qu'elle avait effectuées, du genre de celles qui servent plus à dérouiller un peu les Genin qu'autre choses, n'avaient rien de bien sorcier. Voilà que sa première tâche importante se faisait en temps de crise, dans un chaos qui, soupçonnait-elle, laissait peu de temps aux dirigeants de Konoha pour organiser au mieux équipes et shinobis. Au moins serait-elle au sec, à défaut d'être au calme.
Elle courait dans les rues sombres, ses pieds soulevant des gerbes d'eau, indifférente aux silhouettes mal définies qu'elle croisait, que les éclairs illuminaient brusquement et brièvement, comme pour en montrer tous les détails si fugacement qu'on n'était jamais sur d'avoir bien vu. Manquant de peu déraper à un tournant, elle percuta un homme qui l'interpella d'une voix si enrouée qu'elle ne comprit pas un traitre mot. Sans s'émouvoir, elle s'excusa par politesse et reprit sa course. Une sensation étrange, un peu gluante, sur sa main, persistait, et elle discerna à la faveur d'un éclair qu'un peu de sang s'y était déposé. La pluie la lava rapidement, elle se demanda si elle devait rebrousser chemin pour amener l'inconnu à l'hopital où elle se rendait. Mais elle ralentit à peine un instant avant de poursuivre. Sa mission était de se présenter au dit hopital et de s'y rendre utile, et il était déjà bien tard. Un dernier virage mieux négocié cette fois, et le bâtiment illuminé lui apparut. Il y avait déjà foule à ses pieds, et elle suspectait que ce serait pire à l'interieur. Des râles et des sanglots se faisaient entendre, et il lui fallut s'arrêter le temps de rassembler son courage. Tant de gens réclamant de l'aide... Jamais le contingent de médecins ne pourrait faire face...
Comme elle l'avait deviné, l'affluence était pire à l'intérieur. L'odeur puissante et agressive des sucs gastriques lui irritait le nez, tandis que celle plus lourde et entêtante du sang lui soulevait le coeur. Hotaru fut très vite happée au milieu de la foule informe, et sa taille de jeune adolescente l'empêchait de voir au delà des personnes qui l'entourait. Comme la calme de son domaine lui manquait! Endurant avec stoïcisme tous ces désagréments, se rappelant qu'elle-même était privilégiée car, pour le moment en tous cas, non infectée, elle avança, ou nagea, pour fendre cette foule et s'approcher d'un infirmier, qui, masque au visage, tentait de préserver un semblant d'ordre. Elle fut sur le point de tirer sur ce masque horripilant pour parler plus librement, mais à peine son geste était-il entamé que l'énormité de ce qu'elle allait faire lui apparut et la paralysa. Bon sang, il lui fallait mieux se concentrer! Pas question d'échouer aussi stupidement! Tirant sur la manche du jeune homme pour attirer son attention, elle s'exprima le plus rapidement possible.
"Hotaru Hyuuga. On m'a chargée de vous aider, et je dois voir Masaki Sukaru."
On lui répondit d'un hochement de tête, et d'un signe de la main vers une zone plus calme, où, à la faveur d'un mouvement de foule, elle put apercevoir le médeçin et deux jeunes ninjas, masqués comme elle. Ouf, elle n'était finalement pas arrivée trop tard. Le doute la saisit un instant au sujet du malade qu'elle avait croisé, mais il n'était de toutes façons plus temps d'y penser... Quelques brasses plus tard, et elle s'approchait suffisamment pour entendre la fin de la diatribe méprisante de Masaki, ce qui attisa la colère que l'orage avait éveillé en elle. Quoi, c'était donc tout ce qu'il trouvait à leur faire faire durant une telle crise? De la paperasse? Son masque dissimulait la grimace amère de sa bouche, aussi les rejoignit-elle sans attendre.
"Hotaru Hyuuga répéta-t-elle. Je suis moi aussi envoyée en renfort, mais inutile de répéter vos directives, j'ai entendu et ne vous ferai pas perdre plus de temps."
Si les paroles étaient respectueuses, ainsi que le ton, ses yeux étaient un peu secs et son hochement de tête en guise de salut frisait la désinvolture. La Genin prit le temps d'examiner ses compagnons d'infortune. L'un d'eux avait un bandeau sur les yeux... Un shinobi aveugle? Qu'on envoyait classer des dossiers? Comment pourrait-il seulement les lire? Remettant le problème à plus tard, elle fit quelques pas pour s'emparer de la première pile de documents et fit un signe de tête vers les doubles portes indiquées par leur...supérieur. Peut-être était-ce sa féminité qui parlait, mais elle était heureuse d'être arrivée après que l'idée de cette frappe dans le dos ne soit venue à l'esprit de Masari. Et elle serait tout autant ravie d'être hors de portée avant que celle-ci ne lui revienne. Elle se devait de lui obeir sans broncher, aussi absurde ses ordres soient-ils, mais rien ne l'obligeait à subir son contact... Si jusque là son empressement à s'acquitter de la tâche qui leur avait été confiée n'avait été interprétée que comme un signe de bonne volonté, elle réduisit à néant cette illusion en s'adressant d'un ton un peu vif, impatient, au garçon le plus proche d'elle, le seul dont elle avait une idée de son identité. N'ayant encore jamais fait partie d'une équipe, elle ne connaissait presque aucun des autres Genins, mais on retenait généralement facilement les traits des membres d'un clan rival, avec lesquels on était plus ou moins poussés à entrer en compétition.
"Tu es un Uchiha non? Ravie de te rencontrer. Viens donc, plus vite on aura commencé..."
Kehydan n'eut droit qu'à un autre signe de tête, tout aussi explicite que des paroles. Du moins le crut-elle avant de se rendre compte de sa stupidité... Avec ce bandeau sur les yeux, comment aurait-il pu percevoir son geste? Elle se mordit la lèvre, partagée entre son malaise à l'idée d'une question aussi...dérangeante et une curiosité bien naturelle à l'égard de ce shinobi bien singulier. Elle se contenta finalement d'adoucir sa voix pour ne pas risquer de paraitre plus agressive que nerveuse en formulant son interrogation.
"Et toi, dis-moi... Tu es vraiment...aveugle n'est-ce pas?"

Hotaru Hyuuga- Genin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
Dans l’hôpital bondé, Kehydan écoutait Masaki avec une patience infinie. D’une part, il n’était pas homme à accepter facilement qu’on le contredise, et sa sombre humeur serait probablement heureuse de dévorer un étudiant comme lui osant le défier. D’un autre côté, il se concentrait pour éviter d’éternuer une seconde fois, malgré le chatouillement incessant au fond de ses narines. Aussi se contenta-t-il de marmonner de plates excuses auprès du médecin et d’attendre ses instructions.
À cet instant, il remarqua une jeune fille qui s’était arrêtée à leurs côtés et qui portait un bandeau ninja de Konoha, ainsi qu’une attention polie en direction de l’homme qui les relégua à de bêtes classements administratifs. Le genre de tâches qui ne paraissent pas franchement être en mesure d’aider le service hospitalier lors d'une telle urgence. En même temps, il avait raison. Ils ne sont pas médecins…
*En fait… C’est vrai que moi, je le suis… Eux, je n’en sais rien… Mais mes connaissances sont bien trop limitées pour espérer être utiles, quoiqu’il en soit…*
Kehydan accepta la tape dans le dos de bonne grâce et soupira. Il avait encore des difficultés à lire, même s’il avait bien progressé, et ce travail se révèlera sans aucun doute laborieux pour le petit aspirant. La demoiselle se présenta alors et en focalisant son attention sur la Hyuuga, il remarque que ses pupilles étaient étranges. Mais cela ne le préoccupa qu’un très bref instant, car à Konoha, il avait déjà rencontré plusieurs fois des yeux étranges et son maître lui avait expliqué qu’il s’agissait le plus souvent d’une capacité héréditaire s’appuyant sur leur organe oculaire.
Valiran… Il se demanda comment allait son maître à présent, il n’avait pas eu la moindre nouvelle depuis la fin de la matinée. Peut-être se trouvait-il ici en ce moment même. Sans doute. Mais où ? Il ne le verrait probablement pas, et lui serait furieux si Kehydan cherchait à le voir. Ce Masaki serait lui aussi mécontent en fait. D’ailleurs, ce dernier ressemblait quelque peu au Quatrième Sage, à bien y réfléchir. Mais le docteur avait l’air tout de même un poil plus sadique, il ne possédait pas cette bienveillance cachée à première vue.
Hotaru prit les devants et s’empara d’une pile avec une sorte d’impatience que Kehydan eut du mal à saisir. Ce n’est pas comme si on leur demandait de trier les pommes qui seront servies en tartes, en confiture ou nature. Au moins, là, on peut en subtiliser quelques unes pour se remplir l’estomac. Alors que dans ce cas de figure, ils allaient devoir s’enfermer dans une morne pièce pour déchiffrer des documents tandis que des gens seront aux portes de la mort à deux pas de là.
Il se secoua néanmoins et attrapa le second tas, laissant le dénommé Kenji s’occuper du dernier. Maintenant que le médecin s’était éloigné, le silence s’abattait paisiblement sur les trois jeunes gens. L'aspirant prit alors un peu plus conscience du brouhaha qui régnait autour d’eux. Les bruits habituels d’un hôpital en temps de crise, avec son lot d’enfants pleurant et gémissant, à moins qu’ils ne crient et jouent, le visage rougi par la fièvre. Et puis les gens qui spéculent sur l’origine de cette épidémie, qui discutent en essayant d’oublier leurs angoisses. Sans oublier ceux qui y cèdent et harcèlent le personnel soignant. Les portes qui s’ouvrent et se referment régulièrement, un peu plus loin, laissant passer un courant d’air frais dans la salle bondée, et accentuant le bruit de la pluie rageuse. Et les brancards transportant ceux dont la santé fragile a déclenché un malaise important. Outre les dégâts de la nouvelle maladie, il y a les cas habituels, les membres cassés ou blessures plus graves encore. Mais Kehydan n’en distingua pas dans la salle. Peut-être étaient-ils rassemblés ailleurs, afin d’éviter qu’ils soient trop en contact avec une maladie qui risquerait d’aggraver leur cas.
[Hotaru] Tu es un Uchiha non?
L’adolescente sortit le jeune Lyushan de ses réflexions. Elle faisait manifestement référence au nom de leur compagnon. Il avait vaguement entendu dire que certains clans ancestraux étaient particulièrement reconnus au sein du village. Parfois même, leur renommée s’étendait bien au-delà des frontières de nos pays grâce à leurs pouvoirs issus d’une longue lignée qui les entretenait avec soin. Il s’approcha un peu plus d’eux, dans sa volonté de se joindre à la conversation.
[Kehydan] Les Uchiha sont connus, c’est ça ? Ils ont quoi de spéciaux en fait ?
Sa question resta en suspend quelques secondes, peut-être un peu surprenante pour ses interlocuteur. Il en profita pour ajouter quelques mots.
[Kehydan] Au fait, je crois que tu ne m'as pas entendu me présenter. Je suis Kehydan Lyushan, un simple aspirant. Et enchanté de faire équipe avec vous deux.
Il se promit ensuite de demander plus tard à la Hyuuga si son clan faisait aussi parti de ces familles connues. Il releva une mèche de cheveux avec un sourire intérieur. La « célébrité » ne lui plaisait guère. Ici, il n’avait à se préoccuper de personne. Dans son clan, au village de Shenmuan, c’était le fils du chef absolument irrécupérable. La situation sera probablement bien pire la prochaine fois qu’il rentrera chez lui, car en plus de cela, il avait choisi de devenir ninja. Non, il aimait bien être un inconnu parmi tant d’autres, se fondre dans la masse, venant d’un clan que très peu de gens connaissent. Personne n’attendait de lui qu’il fasse des exploits, les siens ne s’étaient pas vraiment révélés doués, à l’exception d’une poignée d’entre eux. Il aimait cette douce tranquillité.
[Hotaru] Et toi, dis-moi... Tu es vraiment...aveugle n'est-ce pas?
Une question qui le poursuivait sans arrêt depuis qu’il était ninja à Konoha, et il ne savait toujours pas quoi y répondre. C’est vrai, ses yeux étaient encore capables de fonctionner, il n’est donc pas aveugle. Sauf que le bandeau peut être considéré comme une forme de cécité. Néanmoins, il possède son Oeil Intérieur. Il ouvrit un des battants de la double-porte en la poussant délicatement avec son épaule droite. Une odeur d’antiseptiques assaillit alors ses narines, venant du couloir face à lui. Il fronça légèrement le nez, ce qui donna à sa réponse une intonation quelque peu nasillarde.
[Kehydan] Hmmm… Eh bien cela dépend du sens que tu veux donner au mot aveugle… Physiquement, je ne le suis pas, techniquement, je le suis à cause de ce bandeau. Mais ça ne m’empêche pas de percevoir ce monde à ma façon.
Il fit quelques pas entre les murs lisses de l’hôpital, quelques lits roulants stationnés ici rompant la monotonie. Peut-être étaient-ils cassés pour être inutilisés en un moment pareil. Ou gardés en réserve pour des cas plus graves. Il se demanda si l’obscurité les enveloppait. Probable, d’après Masaki qui leur avait dit que cette section était bouclée et qu’il n’y aurait personne. Il s’intéressa aux tubes censés éclairer les environs, mais il ne parvenait pas à voir un quelconque indice à ce sujet. Il s'arrêta, attendant que ses deux compagnons d'infortune passent la porte à leur tour et décident de toucher aux interrupteurs ou non. Il n'avait pas tellement envie de rappeler qu'il était différent, juste après la question d'Hotaru.
*Bon, quelle pièce ? Il a dit tout au fond… Sûrement la porte, là-bas…*
À cet instant, il remarqua une jeune fille qui s’était arrêtée à leurs côtés et qui portait un bandeau ninja de Konoha, ainsi qu’une attention polie en direction de l’homme qui les relégua à de bêtes classements administratifs. Le genre de tâches qui ne paraissent pas franchement être en mesure d’aider le service hospitalier lors d'une telle urgence. En même temps, il avait raison. Ils ne sont pas médecins…
*En fait… C’est vrai que moi, je le suis… Eux, je n’en sais rien… Mais mes connaissances sont bien trop limitées pour espérer être utiles, quoiqu’il en soit…*
Kehydan accepta la tape dans le dos de bonne grâce et soupira. Il avait encore des difficultés à lire, même s’il avait bien progressé, et ce travail se révèlera sans aucun doute laborieux pour le petit aspirant. La demoiselle se présenta alors et en focalisant son attention sur la Hyuuga, il remarque que ses pupilles étaient étranges. Mais cela ne le préoccupa qu’un très bref instant, car à Konoha, il avait déjà rencontré plusieurs fois des yeux étranges et son maître lui avait expliqué qu’il s’agissait le plus souvent d’une capacité héréditaire s’appuyant sur leur organe oculaire.
Valiran… Il se demanda comment allait son maître à présent, il n’avait pas eu la moindre nouvelle depuis la fin de la matinée. Peut-être se trouvait-il ici en ce moment même. Sans doute. Mais où ? Il ne le verrait probablement pas, et lui serait furieux si Kehydan cherchait à le voir. Ce Masaki serait lui aussi mécontent en fait. D’ailleurs, ce dernier ressemblait quelque peu au Quatrième Sage, à bien y réfléchir. Mais le docteur avait l’air tout de même un poil plus sadique, il ne possédait pas cette bienveillance cachée à première vue.
Hotaru prit les devants et s’empara d’une pile avec une sorte d’impatience que Kehydan eut du mal à saisir. Ce n’est pas comme si on leur demandait de trier les pommes qui seront servies en tartes, en confiture ou nature. Au moins, là, on peut en subtiliser quelques unes pour se remplir l’estomac. Alors que dans ce cas de figure, ils allaient devoir s’enfermer dans une morne pièce pour déchiffrer des documents tandis que des gens seront aux portes de la mort à deux pas de là.
Il se secoua néanmoins et attrapa le second tas, laissant le dénommé Kenji s’occuper du dernier. Maintenant que le médecin s’était éloigné, le silence s’abattait paisiblement sur les trois jeunes gens. L'aspirant prit alors un peu plus conscience du brouhaha qui régnait autour d’eux. Les bruits habituels d’un hôpital en temps de crise, avec son lot d’enfants pleurant et gémissant, à moins qu’ils ne crient et jouent, le visage rougi par la fièvre. Et puis les gens qui spéculent sur l’origine de cette épidémie, qui discutent en essayant d’oublier leurs angoisses. Sans oublier ceux qui y cèdent et harcèlent le personnel soignant. Les portes qui s’ouvrent et se referment régulièrement, un peu plus loin, laissant passer un courant d’air frais dans la salle bondée, et accentuant le bruit de la pluie rageuse. Et les brancards transportant ceux dont la santé fragile a déclenché un malaise important. Outre les dégâts de la nouvelle maladie, il y a les cas habituels, les membres cassés ou blessures plus graves encore. Mais Kehydan n’en distingua pas dans la salle. Peut-être étaient-ils rassemblés ailleurs, afin d’éviter qu’ils soient trop en contact avec une maladie qui risquerait d’aggraver leur cas.
[Hotaru] Tu es un Uchiha non?
L’adolescente sortit le jeune Lyushan de ses réflexions. Elle faisait manifestement référence au nom de leur compagnon. Il avait vaguement entendu dire que certains clans ancestraux étaient particulièrement reconnus au sein du village. Parfois même, leur renommée s’étendait bien au-delà des frontières de nos pays grâce à leurs pouvoirs issus d’une longue lignée qui les entretenait avec soin. Il s’approcha un peu plus d’eux, dans sa volonté de se joindre à la conversation.
[Kehydan] Les Uchiha sont connus, c’est ça ? Ils ont quoi de spéciaux en fait ?
Sa question resta en suspend quelques secondes, peut-être un peu surprenante pour ses interlocuteur. Il en profita pour ajouter quelques mots.
[Kehydan] Au fait, je crois que tu ne m'as pas entendu me présenter. Je suis Kehydan Lyushan, un simple aspirant. Et enchanté de faire équipe avec vous deux.
Il se promit ensuite de demander plus tard à la Hyuuga si son clan faisait aussi parti de ces familles connues. Il releva une mèche de cheveux avec un sourire intérieur. La « célébrité » ne lui plaisait guère. Ici, il n’avait à se préoccuper de personne. Dans son clan, au village de Shenmuan, c’était le fils du chef absolument irrécupérable. La situation sera probablement bien pire la prochaine fois qu’il rentrera chez lui, car en plus de cela, il avait choisi de devenir ninja. Non, il aimait bien être un inconnu parmi tant d’autres, se fondre dans la masse, venant d’un clan que très peu de gens connaissent. Personne n’attendait de lui qu’il fasse des exploits, les siens ne s’étaient pas vraiment révélés doués, à l’exception d’une poignée d’entre eux. Il aimait cette douce tranquillité.
[Hotaru] Et toi, dis-moi... Tu es vraiment...aveugle n'est-ce pas?
Une question qui le poursuivait sans arrêt depuis qu’il était ninja à Konoha, et il ne savait toujours pas quoi y répondre. C’est vrai, ses yeux étaient encore capables de fonctionner, il n’est donc pas aveugle. Sauf que le bandeau peut être considéré comme une forme de cécité. Néanmoins, il possède son Oeil Intérieur. Il ouvrit un des battants de la double-porte en la poussant délicatement avec son épaule droite. Une odeur d’antiseptiques assaillit alors ses narines, venant du couloir face à lui. Il fronça légèrement le nez, ce qui donna à sa réponse une intonation quelque peu nasillarde.
[Kehydan] Hmmm… Eh bien cela dépend du sens que tu veux donner au mot aveugle… Physiquement, je ne le suis pas, techniquement, je le suis à cause de ce bandeau. Mais ça ne m’empêche pas de percevoir ce monde à ma façon.
Il fit quelques pas entre les murs lisses de l’hôpital, quelques lits roulants stationnés ici rompant la monotonie. Peut-être étaient-ils cassés pour être inutilisés en un moment pareil. Ou gardés en réserve pour des cas plus graves. Il se demanda si l’obscurité les enveloppait. Probable, d’après Masaki qui leur avait dit que cette section était bouclée et qu’il n’y aurait personne. Il s’intéressa aux tubes censés éclairer les environs, mais il ne parvenait pas à voir un quelconque indice à ce sujet. Il s'arrêta, attendant que ses deux compagnons d'infortune passent la porte à leur tour et décident de toucher aux interrupteurs ou non. Il n'avait pas tellement envie de rappeler qu'il était différent, juste après la question d'Hotaru.
*Bon, quelle pièce ? Il a dit tout au fond… Sûrement la porte, là-bas…*

Kehydan Lyushan- Aspirant de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
L’atmosphère était étrange. Tout semblait s’être arrêté alors que la précipitation régnait il y a quelques secondes. Un mélange qui ne se mariait pas très bien ensemble. Kenji voyait autour de lui la pittoresque attitude de l’Homme face à une peur inconnue. C’était pitoyable, aucun d’entre eux n’arrivaient vraiment à se maîtriser et ils étaient tous tétanisés par la peur. Le courage semblait avoir quitté leur veine sans même n’y avoir jamais coulé. C’était assez bluffant de voir un tel spectacle et si désolant. Les plus naïfs y trouveraient surement de la pitié. Kenji voyait seulement des Hommes résignaient pour la plus part tandis que d’autre se confondaient dans une comédie navrante en croyant être malade tout en se forçant à tousser. Ces derniers étaient détestable mais il fallait tout de même s’en occuper et ne rien laissait aller. Car en commençant à faire le tri on pouvait perdre le plus important : la solidarité.
Kenji se passa doucement une main dans les cheveux en écoutant le petit discours du médecin. Il semblait être si fier de sa position et de ce qu’il était devenu qu’il ne valait mieux ne pas le critiquer. C’était ce genre de médecin qui croyait surement que sans lui le monde tournerait moins bien et qui aimait martyriser les jeunes pour le faire comprendre la dureté de la vie. Car lui, grand docteur, avait vu des gens mourir. Et pourtant, un grand nombre de shinobi voyaient leur ami partir durant des missions plus ou moins périlleuses et ce n’était pas pour cela qu’ils n’étaient que des enfants. Mais on pouvait retenir tout de même que pour enrailler une épidémie à grande échelle on lui avait confié une équipe assez jeune sans compétence, au premier abord, en médecine.
Il finit de parler et les invita à poursuivre leur route vers une masse difforme de document qu’ils allaient devoir trier. Quel affront ! Ils étaient des shinobis, enfin tout du moins Kenji en était un. Car avec un gamin aveugle et enrhumé plus une jeune fille avec une peau encore trop lisse il était difficile de les prendre au sérieux. Il aurait bien maudit ces deux personnages mais ils étaient ses compagnons de mission et il devait les respecter. Alors il ne dit rien et les laissa passer devant. Ils étaient jeunes et les petites tâches de la vie quotidiennes devaient les émoustiller. L’Uchiha était quand à lui réellement déçu, il se trouvait trop vieux pour ce type de mission. Il n’était pas à sa place avec ces enfants, certains diraient que c’était de la prétention mais en y regardant de plus prés on pouvait voir que les faits étaient biens présents.
Il s’avança de quelques pas et prit la dernière pile de document sans un mot. Il laissa les deux jeunes enfants passer devant lui alors qu’il les suivait de prés le regard fuyant et balayant les alentours. Il inspira doucement et aurait bien aimé se passer une main dans les cheveux si ces dernières n’avaient pas été prises. Le masque blanc commençait à lui coller un peu trop les joues tandis qu’il sentait une perle de sueur sur son front dans le tumulte un peu trop chaleureux de l’hôpital. Mais le plus lourd fut les paroles des deux jeunes shinobi.
Des enfants qui parlaient avec insouciances. Il ne semblait pas comprendre ce qu’un nom pouvait signifier pourtant la jeune fille était une Hyûuga, ses pupilles blanches le prouvaient. Il posa alors son regard sombre et sans émotion sur les deux petits qui le regardaient, intense et profond il plongeait dans leur esprit. Il ne dit rien durant quelques courtes secondes et laissa l’air ambiant faire le travail à sa place. Puis il ouvrit la bouche derrière sa couverture blanche, sa voix neutre vint tout de même envouter les oreilles de son auditoire doucement.
[Kenji] – Le pouvoir ne s’acquiert pas seulement avec un nom.
Il redressa légèrement la tête et leur passa devant.
[Kenji] – Travailler autant l’esprit que le corps est le meilleur moyen de progresser.
Il leur faisait un honneur en partageant son expérience avec eux. Jeune, encore pur et vierge de tout acte malsain il fallait qu’ils se renforcent rapidement. Puis, ils étaient jeunes et devaient voir à l’Uchiha une personne importante. Et pourtant, il avait lamentablement échoué durant l’examen chunin, face à un adversaire qu’il aurait pu vaincre facilement. Mais à l’époque il n’avait travaillé que sa force et son discernement laissait à désirer.
Il était maintenant devant eux. Ils pouvaient voir dans son dos le magnifique éventail du clan qui brillait sous les lueurs des néons du plafond de l’hôpital. Il se passa mentalement une main dans les cheveux et posa son regard sombre devant la petite peinture qui se dessinait face à lui. Il entendait derrière lui les deux petits parler du bandeau que le garçon portait sur les yeux. Il y a voyait donc. Mais il n’y avait rien de vraiment intéressant dans son discours qui manquait cruellement de clarté. Alors, Kenji continua en silence voyant la porte de la salle qu’il devait pénétrer se dessiner peu à peu.
* ! *
Kenji tendit brutalement son bras gauche sur le côté pour empêcher les deux autres ninjas de faire un geste. Ils arrivaient à un étrange carrefour de l’hôpital et les sens de l’Uchiha étaient en émois. Il prit les documents sous son bras droit et se passa sa main libre dans les cheveux avant d’avancer doucement. L’air ambiant était devenu plus dense et tout était laissé au suspense de la situation. Le temps s’était arrêté, on disait souvent que c’était une particularité des médecins de pouvoir permettre au temps de ralentir pour mieux analyser un problème qui s’offrait à eux. Une légende de village pensait Kenji, personne ne peut contrôler le temps et l’espace…
Kenji se passa doucement une main dans les cheveux en écoutant le petit discours du médecin. Il semblait être si fier de sa position et de ce qu’il était devenu qu’il ne valait mieux ne pas le critiquer. C’était ce genre de médecin qui croyait surement que sans lui le monde tournerait moins bien et qui aimait martyriser les jeunes pour le faire comprendre la dureté de la vie. Car lui, grand docteur, avait vu des gens mourir. Et pourtant, un grand nombre de shinobi voyaient leur ami partir durant des missions plus ou moins périlleuses et ce n’était pas pour cela qu’ils n’étaient que des enfants. Mais on pouvait retenir tout de même que pour enrailler une épidémie à grande échelle on lui avait confié une équipe assez jeune sans compétence, au premier abord, en médecine.
Il finit de parler et les invita à poursuivre leur route vers une masse difforme de document qu’ils allaient devoir trier. Quel affront ! Ils étaient des shinobis, enfin tout du moins Kenji en était un. Car avec un gamin aveugle et enrhumé plus une jeune fille avec une peau encore trop lisse il était difficile de les prendre au sérieux. Il aurait bien maudit ces deux personnages mais ils étaient ses compagnons de mission et il devait les respecter. Alors il ne dit rien et les laissa passer devant. Ils étaient jeunes et les petites tâches de la vie quotidiennes devaient les émoustiller. L’Uchiha était quand à lui réellement déçu, il se trouvait trop vieux pour ce type de mission. Il n’était pas à sa place avec ces enfants, certains diraient que c’était de la prétention mais en y regardant de plus prés on pouvait voir que les faits étaient biens présents.
Il s’avança de quelques pas et prit la dernière pile de document sans un mot. Il laissa les deux jeunes enfants passer devant lui alors qu’il les suivait de prés le regard fuyant et balayant les alentours. Il inspira doucement et aurait bien aimé se passer une main dans les cheveux si ces dernières n’avaient pas été prises. Le masque blanc commençait à lui coller un peu trop les joues tandis qu’il sentait une perle de sueur sur son front dans le tumulte un peu trop chaleureux de l’hôpital. Mais le plus lourd fut les paroles des deux jeunes shinobi.
Des enfants qui parlaient avec insouciances. Il ne semblait pas comprendre ce qu’un nom pouvait signifier pourtant la jeune fille était une Hyûuga, ses pupilles blanches le prouvaient. Il posa alors son regard sombre et sans émotion sur les deux petits qui le regardaient, intense et profond il plongeait dans leur esprit. Il ne dit rien durant quelques courtes secondes et laissa l’air ambiant faire le travail à sa place. Puis il ouvrit la bouche derrière sa couverture blanche, sa voix neutre vint tout de même envouter les oreilles de son auditoire doucement.
[Kenji] – Le pouvoir ne s’acquiert pas seulement avec un nom.
Il redressa légèrement la tête et leur passa devant.
[Kenji] – Travailler autant l’esprit que le corps est le meilleur moyen de progresser.
Il leur faisait un honneur en partageant son expérience avec eux. Jeune, encore pur et vierge de tout acte malsain il fallait qu’ils se renforcent rapidement. Puis, ils étaient jeunes et devaient voir à l’Uchiha une personne importante. Et pourtant, il avait lamentablement échoué durant l’examen chunin, face à un adversaire qu’il aurait pu vaincre facilement. Mais à l’époque il n’avait travaillé que sa force et son discernement laissait à désirer.
Il était maintenant devant eux. Ils pouvaient voir dans son dos le magnifique éventail du clan qui brillait sous les lueurs des néons du plafond de l’hôpital. Il se passa mentalement une main dans les cheveux et posa son regard sombre devant la petite peinture qui se dessinait face à lui. Il entendait derrière lui les deux petits parler du bandeau que le garçon portait sur les yeux. Il y a voyait donc. Mais il n’y avait rien de vraiment intéressant dans son discours qui manquait cruellement de clarté. Alors, Kenji continua en silence voyant la porte de la salle qu’il devait pénétrer se dessiner peu à peu.
* ! *
Kenji tendit brutalement son bras gauche sur le côté pour empêcher les deux autres ninjas de faire un geste. Ils arrivaient à un étrange carrefour de l’hôpital et les sens de l’Uchiha étaient en émois. Il prit les documents sous son bras droit et se passa sa main libre dans les cheveux avant d’avancer doucement. L’air ambiant était devenu plus dense et tout était laissé au suspense de la situation. Le temps s’était arrêté, on disait souvent que c’était une particularité des médecins de pouvoir permettre au temps de ralentir pour mieux analyser un problème qui s’offrait à eux. Une légende de village pensait Kenji, personne ne peut contrôler le temps et l’espace…

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
C’est un matin comme tous les autres. Comme presque tous les autres, s’amusaient à répéter à tue-tête Korune, au grand damne de sa mère, Yosu. Il tournait en trombe autour de la petite table basse et parfois, il s’amusait à s’effondrer sur le parquet ciré. Yosu rouspétait, mais il se relevait avec ce sourire amusé.
[Korune] – J’ai fais exprééééuuuh !
Elle sourie souvent, Yosu. La nature a décidé de la choyer, elle s’en contenterait et jouirait de tout le bonheur que lui procurait Korune. Un petit enfant sortie d’une relation qui n’allait nulle part, elle en était consciente, mais c’était une femme forte. Un bébé, c’est la meilleure chose qui puisse arriver à une femme. Korune, c’est la meilleure chose qu’il puisse arrive à quiconque ici, sur cette terre. Elle leva les yeux aux ciels. « Et seul les cieux savent à quelle point ce monde est noir ».
Elle est comme ça, une femme noire, qui utilise son enfant pour trouver la lueur d’espoir. Il y en a beaucoup des mères comme celles-ci. Il y en a même énormément se disait-elle, mais après tout, qu’il y a-t-il de mal à cela ?
C’est un matin à peu près comme tous les autres. Il fait peut-être un peu plus froid, mais cela donne au jardin qui borde leur petite maison en banlieue de Konoha, une petite touche d’originalité, une nouveauté que Korune prit à cœur de décrire les moindres splendeurs. Les gouttes de rosée qui perlent sur les pétales de roses rouges, les insectes qui sortent de leur tanière, un jour où le soleil est clément, les canards qui batifolent dans une marre peu profonde ; l’enfant admirait cette nature, ce système. Un système bien pauvre en vérité.
Un système différent de l’archaïsme naturel qui règne, dehors. Les enfants n’ont pas besoin de connaître le bas mot de l’histoire, Yosu. Ils n’en ont pas besoin.
Les nuages qui avancent en loin l’effraient. Son visage n’exprime aucune peur, mais au plus profond d’elle, elle boue. La lumière du soleil, la chaleur de ses rayons, personne n’a l’habitude de vivre sans cette présence rassurante. L’horizon se coiffe d’un chapeau sordide, d’un chapeau noir. Elle sent le vent qui fouette son visage, l’humidité qui s’entache dans ses cheveux noués, la colère de l’orage qui gronde, là-bas. Très loin.
Yosu prit son enfant entre ses bras féminins. Elle pensait que son corps le protègerait des frasques de la nature, de ses passions et de ses pulsions. Mais ce qui se prépare dans les confins de l’infini, ce qui se touche dans l’incommensurable invisible, aux portes de l’enfer et du parais réunis, ce que les dieux s’avouent enfin, personne, personne d’humain ne saurait le deviner. Aucune autre ne saurait le parer.
Une pluie fracassante perça le toit de leur maisonnée. L’air vicié qui s’est répandu dans toute la ville accentua la peur qui régnait dans le regard de Yosu, et l’innocence dans celui de l’enfant. Puis, elle tomba malade.
La queue était interminable. Une queue infinie de masques blancs ou verts clairs. Les respirations entrecoupées de halements et de toux rauques et grasses muaient dans les fibres de coton ou de lin du tissu. Le silence processionnel s’était rapidement transformé en un effrayant vacarme physique.
Korune était un peu trop petit pour son masque. Les tiges élastiques lui remontaient jusque sur le crâne, et le bandeau couvrait même son menton et ses oreilles. Il s’amusait, inconscient de la gravité de la situation, à cacher son regard dans le linge blanc, et à se perdre dans un monde amusant. L’hôpital en était déjà un, en soi, pour le petit garçon, qui découvrait l’ambiance stressante de ce lieu.
Il ne tenait littéralement plus en place. Il fallait dire que les sièges reposaient bien les jambes, mais laissaient la tête sujette à ses propres tourments. Korune se leva subitement. Puis il s’enfuit.
Masaki repoussa d’un coup de main dédaigneux les affaires qui bloquaient l’accès à son bureau. Il prit entre ses deux mains un épais carton et y entassa toute sorte de documents, de sorte qu’ils ne le gênent plus. Il ne repensait plus à la petite équipe de son ancien collègue lui avait envoyé. Du travail il en avait bien assez, s’occuper d’une bande de mioches n’était pas ce qu’il préférait le plus, bien loin de là.
On bouscula ses jambes. Masaki s’étala sur le sol et grogna quelque chose d’injurieux. La douleur disparut soudainement. Le médecin releva rapidement la tête et décrit du regard le dos d’un gamin qui courrait vers le grand couloir et qui avait involontairement assiégé ses deux jambes. Il se précipita à sa suite, ouvrit en trombe les deux grands battants du couloir et aperçu les trois shinobi, au fond. L’enfant venait de leur passer au nez et à la barbe…
Mon dieu qu’ils étaient bêtes…
[Masaki] – Posez moi ces dossiers et retrouvez-moi ce gosse avant qu’il ne sorte d’ici bande de crétins !
Masaki enfonça son pouce et son index dans ses deux yeux et soupira.
[Korune] – J’ai fais exprééééuuuh !
Elle sourie souvent, Yosu. La nature a décidé de la choyer, elle s’en contenterait et jouirait de tout le bonheur que lui procurait Korune. Un petit enfant sortie d’une relation qui n’allait nulle part, elle en était consciente, mais c’était une femme forte. Un bébé, c’est la meilleure chose qui puisse arriver à une femme. Korune, c’est la meilleure chose qu’il puisse arrive à quiconque ici, sur cette terre. Elle leva les yeux aux ciels. « Et seul les cieux savent à quelle point ce monde est noir ».
Elle est comme ça, une femme noire, qui utilise son enfant pour trouver la lueur d’espoir. Il y en a beaucoup des mères comme celles-ci. Il y en a même énormément se disait-elle, mais après tout, qu’il y a-t-il de mal à cela ?
C’est un matin à peu près comme tous les autres. Il fait peut-être un peu plus froid, mais cela donne au jardin qui borde leur petite maison en banlieue de Konoha, une petite touche d’originalité, une nouveauté que Korune prit à cœur de décrire les moindres splendeurs. Les gouttes de rosée qui perlent sur les pétales de roses rouges, les insectes qui sortent de leur tanière, un jour où le soleil est clément, les canards qui batifolent dans une marre peu profonde ; l’enfant admirait cette nature, ce système. Un système bien pauvre en vérité.
Un système différent de l’archaïsme naturel qui règne, dehors. Les enfants n’ont pas besoin de connaître le bas mot de l’histoire, Yosu. Ils n’en ont pas besoin.
Les nuages qui avancent en loin l’effraient. Son visage n’exprime aucune peur, mais au plus profond d’elle, elle boue. La lumière du soleil, la chaleur de ses rayons, personne n’a l’habitude de vivre sans cette présence rassurante. L’horizon se coiffe d’un chapeau sordide, d’un chapeau noir. Elle sent le vent qui fouette son visage, l’humidité qui s’entache dans ses cheveux noués, la colère de l’orage qui gronde, là-bas. Très loin.
Yosu prit son enfant entre ses bras féminins. Elle pensait que son corps le protègerait des frasques de la nature, de ses passions et de ses pulsions. Mais ce qui se prépare dans les confins de l’infini, ce qui se touche dans l’incommensurable invisible, aux portes de l’enfer et du parais réunis, ce que les dieux s’avouent enfin, personne, personne d’humain ne saurait le deviner. Aucune autre ne saurait le parer.
Une pluie fracassante perça le toit de leur maisonnée. L’air vicié qui s’est répandu dans toute la ville accentua la peur qui régnait dans le regard de Yosu, et l’innocence dans celui de l’enfant. Puis, elle tomba malade.
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La queue était interminable. Une queue infinie de masques blancs ou verts clairs. Les respirations entrecoupées de halements et de toux rauques et grasses muaient dans les fibres de coton ou de lin du tissu. Le silence processionnel s’était rapidement transformé en un effrayant vacarme physique.
Korune était un peu trop petit pour son masque. Les tiges élastiques lui remontaient jusque sur le crâne, et le bandeau couvrait même son menton et ses oreilles. Il s’amusait, inconscient de la gravité de la situation, à cacher son regard dans le linge blanc, et à se perdre dans un monde amusant. L’hôpital en était déjà un, en soi, pour le petit garçon, qui découvrait l’ambiance stressante de ce lieu.
Il ne tenait littéralement plus en place. Il fallait dire que les sièges reposaient bien les jambes, mais laissaient la tête sujette à ses propres tourments. Korune se leva subitement. Puis il s’enfuit.
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Masaki repoussa d’un coup de main dédaigneux les affaires qui bloquaient l’accès à son bureau. Il prit entre ses deux mains un épais carton et y entassa toute sorte de documents, de sorte qu’ils ne le gênent plus. Il ne repensait plus à la petite équipe de son ancien collègue lui avait envoyé. Du travail il en avait bien assez, s’occuper d’une bande de mioches n’était pas ce qu’il préférait le plus, bien loin de là.
On bouscula ses jambes. Masaki s’étala sur le sol et grogna quelque chose d’injurieux. La douleur disparut soudainement. Le médecin releva rapidement la tête et décrit du regard le dos d’un gamin qui courrait vers le grand couloir et qui avait involontairement assiégé ses deux jambes. Il se précipita à sa suite, ouvrit en trombe les deux grands battants du couloir et aperçu les trois shinobi, au fond. L’enfant venait de leur passer au nez et à la barbe…
Mon dieu qu’ils étaient bêtes…
[Masaki] – Posez moi ces dossiers et retrouvez-moi ce gosse avant qu’il ne sorte d’ici bande de crétins !
Masaki enfonça son pouce et son index dans ses deux yeux et soupira.
Mission de Rang D
Descriptif de l'étage : [PLAN]
1. Salle de Repos
2. Salle d'opération
3. Salle de Réanimation
4. Salle d'attente
5. Annexe Sanitaire
6. Point Cafétéria
7. Secrétariat
8. Salle de Repos
9. Entrepôt
Descriptif :
Il est 20h10. Chaque Action (une Action équivaut à un RP, ou à deux si vous vous séparez) avance l'heure de 3 minutes. A 20h48, l'enfant sortira de l'hôpital par l'une des sorties fléchée en rouge et répandra la maladie à l'extérieur. Vous vous situez au niveau de la croix rouge, l'enfant est caché dans l'une des salles numérotées de 1 à 5. A chaque Action de votre part, il bougera aléatoirement (ou restera sur place) d'une pièce à une autre, jusqu'à 20h48, sauf si la pièce dans laquelle il se trouve est fouillé au même moment.
Un Rp est composé d'un déplacement et/ou d'une Action. Un Déplacement indique que : vous passez d'une salle à une autre, ou que vous vous déplacez dans le couloir. Traverser le couloir pour aller d'une pièce à une autre n'est pas un déplacement (sauf si la distance dans le couloir entre les deux pièces est trop grande).
Exemple : Je peux me déplacer de la Salle 1 à la Salle 2, ce qui équivaut à un Déplacement. Je ne peux pas aller directement de la Salle 1 à la Salle 5. Par contre je peux passer un Déplacement dans le Couloir pour pénétrer dans la Salle 5 au RP suivant.
Attention à bien gérer votre timing, vos déplacements et vos Actions !
Une Action peut-être utilisée comme bon vous semble : parler, fouiller une salle, user d'un nouveau déplacement (dans ce cas vous ne pourrez rien faire d'autre), etc etc.
Règles spéciales :
- Fouille approfondie : lors de la fouille d'une pièce, il y a une pourcentage non nul que vous passiez trop vite devant un indice important et que vous ne trouviez pas l'enfant caché sous votre nez. Pour 2 minutes de plus pour une Action, vous pouvez prendre le temps de faire une fouille plus approfondie de la zone.
- Le hasard des couloirs : il se peut tout à fait que vous aperceviez une ombre ou une partie de l'enfant, qui courre vers une autre salle durant la résolution de votre Action. Auquel cas, vous serez prévenu par un indice plus ou moins explicite dans le contenu de la mission !
Note : adressez moi par MP toutes vos questions et incompréhensions. Bon courage.

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
Kenji le vit stupéfait passer devant lui. Jeune, fougueux et insouciant il courait à travers les couloirs, son masque blanc scintillant sous la lueur des néons. Un petit corps frêle qui tentait de se frayer un chemin vers la liberté. L’équipe laissa l’enfant courir devant eux sans un geste. Des regards surpris ou inactif, Kenji lui n’en avait que faire. C’était un patient parmi tant d’autre, il pouvait bien partir. Puis il devait s’avouer qu’il était très déçu de cette mission à ranger des documents qu’on leur avait confiés. Il n’était plus un enfant et devait avoir plus de respect.
Une douce colère emplissait chaque jour un peu plus ses entrailles. Il avait été prétentieux et orgueilleux durant sa jeunesse. Maintenant, il corrigeait ce défaut par une prise de conscience sur ce qu’il était et ce qu’il faisait. Mais peu à peu la frustration le gagnait et la confiance qu’il avait en lui-même redevenait cette prétention agaçante. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre et inspira lentement. La chaleur oppressante de l’ambiance de l’hôpital mariée à cette clarté aveuglante sur des murs couleurs neiges n’aidait en rien à rester lucide. Assommante harmonie qui n’avait pas lieu d’être ici. Les couloirs raisonnaient du mal être des individus, il fallait être positif et surtout compréhensif.
La voix perçante du médecin qui les prenait pour ses larbins vint crisper ses oreilles. L’enfant semblait important tout du moins il ne devait pas sortir de l’hôpital. Un bras tendu aurait suffit à l’arrêter, une douce parole l’aurait fait se rassoir gentiment dans son fauteuil inconfortable et quelques heures plus tard il serait rentré chez lui. Tel le battement d’aile d’un papillon provoquant un ouragan à l’autre bout du monde, un geste habituel pour Kenji révélait une montagne de question.
Puis il y avait ces deux enfants qu’on lui avait confiés. Il fit un signe de tête au médecin qui semblait désespéré de ne pas avoir eu des docteurs professionnel à la place des genin qu’on lui avait confié. Kenji laissa son regard noir se perdre sur ce qui entourait le maître des lieux et il ne vit que chaos et désolation. Les patients gémissaient, vomissaient, suppliaient. Des documents s’accumulaient de part et d’autre de la pièce. L’air ambiant devenait de plus en plus lourd et oppressant. Comme dans un aquarium une impression de cage de verre où l’on ne pouvait sortir se dessinait peu à peu. Les responsabilités faisaient que même si une porte de sortie apparaissait le médecin titulaire ne la prendrait pas, il ne poserait même pas un regard dessus. Il était quelqu’un de dur, surement froid mais de confiance. Jamais il ne laisserait tomber ce qui avait besoin de lui car au fond c’était ça le travail d’un docteur. Se sacrifier constamment pour les autres en disant que l’on trouve cela ignoble et cruel alors qu’on adore ce sentiment.
Kenji posa doucement sa pile de dossier sur le sol et se retourna vers les deux ninjas qui l’accompagnaient. Il se passa doucement une main dans ses cheveux sombres tout en plongeant son regard noir tour à tour dans leur pupille. Il les dominait de son charisme naturel qui faisait fondre Nara même s’il n’en avait que faire. Il inspira doucement et avisa un regard un peu plus forcé envers le jeune Kehydan. Son regard vide se perdit dans une réflexion absolue tandis qu’il semblait ciblé sur le Lyushan. Mais ce n’était pas cela.
Il y avait une carte accroché au mur derrière le garçon et Kenji venait tout juste de la remarquer. Elle était surement disposée ici pour que les malades retrouvent facilement leur chambre ou réussissent à fuir si des problèmes venaient à surgir. Mais si on était à l’hôpital c’était que l’on avait déjà de gros soucis.
Kenji redressa les épaules et prit la parole d’une voix plutôt neutre. Le son s’échappa doucement de ses lèvres pour venir flotter avec mélodie autour des oreilles de ses deux partenaires.
[Kenji] – Ecoutez, à cet étage l’hôpital contient neuf salles majeures où l’enfant a pu se cacher. Pour faire au plus vite nous devons nous séparer, cela nous permettra de couvrir une zone plus vaste.
Kenji se passa doucement une main dans les cheveux et avança d’un pas entre les deux ninjas. Il se positionna à côté du plan fixé au mur et continue son discours.
[Kenji] – Kehydan, Hotaru mémorisez ce plan.
Kenji leur laissa quelques secondes mais il ne pouvait attendre plus longtemps. L’enfant était jeune, il devait courir vite et surtout savoir trouver une cachette adéquate à la situation. Il était surement rongé par la peur, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Si jeune et déjà tant de chose qui lui tombait dessus.
Kenji expira doucement, il était temps de se lancer dans la poursuite. Il reprit la parole sur le même ton mais cette foi-ci il ne les regardait plus. Son visage sans émotion observait attentivement le couloir qui s’offrait à eux. Une porte sur leur droite et il n’était que de pauvre genin classant des dossiers. Une honte, une humiliation que Kenji aurait surement mal supportée. Maintenant, il y avait cet enfant à retrouver, cela mettait un peu de piquant. Mais malheureusement ce n’était toujours pas ce qu’il attendait.
[Kenji] – Hotaru la salle d’attente et la salle de réanimation sont toutes proches. Kehydan la salle d’opération et celle de repos suivent. Je surveillerais le couloir et chercherais des traces de son passage en attendant. Des questions ?
Une douce colère emplissait chaque jour un peu plus ses entrailles. Il avait été prétentieux et orgueilleux durant sa jeunesse. Maintenant, il corrigeait ce défaut par une prise de conscience sur ce qu’il était et ce qu’il faisait. Mais peu à peu la frustration le gagnait et la confiance qu’il avait en lui-même redevenait cette prétention agaçante. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre et inspira lentement. La chaleur oppressante de l’ambiance de l’hôpital mariée à cette clarté aveuglante sur des murs couleurs neiges n’aidait en rien à rester lucide. Assommante harmonie qui n’avait pas lieu d’être ici. Les couloirs raisonnaient du mal être des individus, il fallait être positif et surtout compréhensif.
La voix perçante du médecin qui les prenait pour ses larbins vint crisper ses oreilles. L’enfant semblait important tout du moins il ne devait pas sortir de l’hôpital. Un bras tendu aurait suffit à l’arrêter, une douce parole l’aurait fait se rassoir gentiment dans son fauteuil inconfortable et quelques heures plus tard il serait rentré chez lui. Tel le battement d’aile d’un papillon provoquant un ouragan à l’autre bout du monde, un geste habituel pour Kenji révélait une montagne de question.
Puis il y avait ces deux enfants qu’on lui avait confiés. Il fit un signe de tête au médecin qui semblait désespéré de ne pas avoir eu des docteurs professionnel à la place des genin qu’on lui avait confié. Kenji laissa son regard noir se perdre sur ce qui entourait le maître des lieux et il ne vit que chaos et désolation. Les patients gémissaient, vomissaient, suppliaient. Des documents s’accumulaient de part et d’autre de la pièce. L’air ambiant devenait de plus en plus lourd et oppressant. Comme dans un aquarium une impression de cage de verre où l’on ne pouvait sortir se dessinait peu à peu. Les responsabilités faisaient que même si une porte de sortie apparaissait le médecin titulaire ne la prendrait pas, il ne poserait même pas un regard dessus. Il était quelqu’un de dur, surement froid mais de confiance. Jamais il ne laisserait tomber ce qui avait besoin de lui car au fond c’était ça le travail d’un docteur. Se sacrifier constamment pour les autres en disant que l’on trouve cela ignoble et cruel alors qu’on adore ce sentiment.
Kenji posa doucement sa pile de dossier sur le sol et se retourna vers les deux ninjas qui l’accompagnaient. Il se passa doucement une main dans ses cheveux sombres tout en plongeant son regard noir tour à tour dans leur pupille. Il les dominait de son charisme naturel qui faisait fondre Nara même s’il n’en avait que faire. Il inspira doucement et avisa un regard un peu plus forcé envers le jeune Kehydan. Son regard vide se perdit dans une réflexion absolue tandis qu’il semblait ciblé sur le Lyushan. Mais ce n’était pas cela.
Il y avait une carte accroché au mur derrière le garçon et Kenji venait tout juste de la remarquer. Elle était surement disposée ici pour que les malades retrouvent facilement leur chambre ou réussissent à fuir si des problèmes venaient à surgir. Mais si on était à l’hôpital c’était que l’on avait déjà de gros soucis.
Kenji redressa les épaules et prit la parole d’une voix plutôt neutre. Le son s’échappa doucement de ses lèvres pour venir flotter avec mélodie autour des oreilles de ses deux partenaires.
[Kenji] – Ecoutez, à cet étage l’hôpital contient neuf salles majeures où l’enfant a pu se cacher. Pour faire au plus vite nous devons nous séparer, cela nous permettra de couvrir une zone plus vaste.
Kenji se passa doucement une main dans les cheveux et avança d’un pas entre les deux ninjas. Il se positionna à côté du plan fixé au mur et continue son discours.
[Kenji] – Kehydan, Hotaru mémorisez ce plan.
Kenji leur laissa quelques secondes mais il ne pouvait attendre plus longtemps. L’enfant était jeune, il devait courir vite et surtout savoir trouver une cachette adéquate à la situation. Il était surement rongé par la peur, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Si jeune et déjà tant de chose qui lui tombait dessus.
Kenji expira doucement, il était temps de se lancer dans la poursuite. Il reprit la parole sur le même ton mais cette foi-ci il ne les regardait plus. Son visage sans émotion observait attentivement le couloir qui s’offrait à eux. Une porte sur leur droite et il n’était que de pauvre genin classant des dossiers. Une honte, une humiliation que Kenji aurait surement mal supportée. Maintenant, il y avait cet enfant à retrouver, cela mettait un peu de piquant. Mais malheureusement ce n’était toujours pas ce qu’il attendait.
[Kenji] – Hotaru la salle d’attente et la salle de réanimation sont toutes proches. Kehydan la salle d’opération et celle de repos suivent. Je surveillerais le couloir et chercherais des traces de son passage en attendant. Des questions ?
Dernière édition par Kenji Uchiha le Sam 24 Oct - 7:11, édité 1 fois

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
[Kenji] Le pouvoir ne s’acquiert pas seulement avec un nom.
Sa voix résonna gravement tandis qu’il passait devant les deux jeunes gens d’un pas impérieux, le dos droit et la tête haute. Kehydan parut perplexe – la réponse du genin n’ayant pas de lien visible avec sa propre question – mais respecta son silence bien qu’un peu hautain à première vue. Il semblerait qu’il s’agisse d’une mode, chez les ninjas. Parler à demi-mots. Après tout, lui-même agissait ainsi, parfois, lorsque l’image de son frère hantait les conversations. Il pouvait comprendre cela même si cela affamait sa curiosité.
Leur marche lente et silencieuse s’interrompit brutalement et les lourds documents commencèrent à peser douloureusement sur les frêles petits muscles du Lyushan. Derrière eux, un bruit avait attiré l’attention de Kenji qui avait étendu les deux bras pour empêcher ses coéquipiers d’avancer. Il s’imposait ainsi, en quelque sorte, comme le chef de leur petite équipée, destinée à un travail particulièrement ennuyeux. Sans doute que les trois shinobis – dont un qui ne l’était pas tout à fait – ressentaient la même amertume à ne pas pouvoir aider plus que cela l’hôpital de Konoha, plongé dans la tourmente de cette épidémie.
Kehydan n’eut pas besoin de se retourner pour voir un gamin courir droit vers eux en poussant quelques gazouillis de joie étouffés par son masque. Il ne sembla pas ralentir à la vue des trois individus, et l’aspirant, par reflexe, se colla en douceur au mur pour éviter d’être percuté par l’enfant.
[Kehydan] Hey, fait gaffe un peu… s’exclama-t-il à l’intention de la petite fusée qui traçait à toute vitesse son chemin sans s’en préoccuper le moins du monde.
*Heureusement que je l’ai esquivé, sinon, toutes les feuilles se seraient étalées par terre, ça aurait été facile à ranger après…*
Il sursauta lorsque le médecin surgit et rougit à sa réflexion plus qu’agacée par leur incompétence. Crétin… Mais comment pouvait-il deviner, hein, franchement ? Même si le docteur n’en savait rien, c’était sans doute lui le plus responsable de sa fuite, puisqu’il s’était poussé afin de le laisser passer, ce qui fit naître malgré tout en lui un sentiment de culpabilité. Le cramoisi sur ses pommettes et ses oreilles persista alors qu’il déposait la pile de dossiers sur le sol en soupirant de soulagement. Il se redressa en massant discrètement ses avant-bras. Le Uchiha prit les devants et leur demanda de se séparer pour aller fouiller les salles droit devant où le gamin aurait pu se réfugier.
[Kehydan] Heu… Non, pas de questions…
C’était très bien tout ça. Oui, très bien, tenta de se rassurer Kehydan. Il tourna le dos au genin et s’appliqua à observer le plan, concentrant toute son attention dans cette laborieuse lecture. Heureusement que ce plan de secours n’était pas recouvert d’une plaque de verre, comme cela arrive parfois, autrement il n’aurait rien pu lire. Il fit glisser lentement son index sur le dessin afin de mieux mémoriser pendant que l’inquiétude s’emparait petit à petit de lui.
Se promener tout seul dans les salles d’une aile de l’hôpital déserte, surtout pour visiter la salle d’opération… Et s’il restait des gens là-dedans ? Il faut avouer que c’est assez flippant, non ? Bon, okay, il ne pouvait pas manquer de lumière, et ne risquait pas de s’enfoncer dans l’obscurité, mais il n’aimait pas ça non plus pour autant.
Cet endroit lui rappelait sa mère malade, et combien elle lui manquait ainsi que toute sa famille. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas eu de nouvelles d’eux… Il frémit en pensant qu’elle n’était peut-être déjà plus de ce monde… Sans qu’il le sache… Et l’angoisse pesa comme une énorme boule dans son estomac. Il évitait toujours de penser à cette éventualité, mais ici, il se sentait comme dans l’antichambre de la mort et cette idée ne pouvait que l’obséder.
Ici, de nombreuses âmes souffrent et meurent… Et les gens d’ici, de Konoha… Ne respectent pas les rituels qui précèdent au retour à la vie. Peut-être y en a-t-il, coincées en ce lieu, cherchant les vivants qu’ils jalousent tant pour la vitalité qu’ils possèdent. Une vitalité brillant tel un soleil impossible à manquer pour ces moitiés d’êtres errants. Un frisson lui parcourut délicatement le dos, le long de l’échine. Le Lyushan joignit précipitamment ses mains afin de former un cercle et le porta à son cœur pour rassurer ses âmes. Normalement, il ne devrait pas y avoir de souci. À moins que cette section de l’hôpital soit précisément fermée pour ces raisons ?
Alors que Kenji s’avançait entre les surfaces lisses des murs, Kehydan saisit, un peu trop vivement, le bras de Hotaru qui s’apprêtait à entrer dans la salle d’attente et parla d’une petite voix, trahissant sa tension.
[Kehydan] Heu... Ben, je vais plutôt chercher avec Hotaru, on ira plus vite si on cherche à deux, hein...
L’aspirant poussa Hotaru dans la pièce et s’engouffra à sa suite dans la salle d’attente, sans laisser à Kenji le temps de répliquer. La porte se referma doucement sur les deux jeunes gens tandis qu’ils observaient l’apparence première de cette salle.
[Kehydan] Bon, commençons à fouiller. Prenons le temps de tout bien voir.
Un sourire forcé se glissa sous son masque, il renifla un peu, le nez toujours bouché, et respira lentement. Une salle d’attente. Aucune raison qu’une quelconque âme rôde ici. Les gens ne meurent pas vraiment là…
Leur marche lente et silencieuse s’interrompit brutalement et les lourds documents commencèrent à peser douloureusement sur les frêles petits muscles du Lyushan. Derrière eux, un bruit avait attiré l’attention de Kenji qui avait étendu les deux bras pour empêcher ses coéquipiers d’avancer. Il s’imposait ainsi, en quelque sorte, comme le chef de leur petite équipée, destinée à un travail particulièrement ennuyeux. Sans doute que les trois shinobis – dont un qui ne l’était pas tout à fait – ressentaient la même amertume à ne pas pouvoir aider plus que cela l’hôpital de Konoha, plongé dans la tourmente de cette épidémie.
Kehydan n’eut pas besoin de se retourner pour voir un gamin courir droit vers eux en poussant quelques gazouillis de joie étouffés par son masque. Il ne sembla pas ralentir à la vue des trois individus, et l’aspirant, par reflexe, se colla en douceur au mur pour éviter d’être percuté par l’enfant.
[Kehydan] Hey, fait gaffe un peu… s’exclama-t-il à l’intention de la petite fusée qui traçait à toute vitesse son chemin sans s’en préoccuper le moins du monde.
*Heureusement que je l’ai esquivé, sinon, toutes les feuilles se seraient étalées par terre, ça aurait été facile à ranger après…*
Il sursauta lorsque le médecin surgit et rougit à sa réflexion plus qu’agacée par leur incompétence. Crétin… Mais comment pouvait-il deviner, hein, franchement ? Même si le docteur n’en savait rien, c’était sans doute lui le plus responsable de sa fuite, puisqu’il s’était poussé afin de le laisser passer, ce qui fit naître malgré tout en lui un sentiment de culpabilité. Le cramoisi sur ses pommettes et ses oreilles persista alors qu’il déposait la pile de dossiers sur le sol en soupirant de soulagement. Il se redressa en massant discrètement ses avant-bras. Le Uchiha prit les devants et leur demanda de se séparer pour aller fouiller les salles droit devant où le gamin aurait pu se réfugier.
[Kehydan] Heu… Non, pas de questions…
C’était très bien tout ça. Oui, très bien, tenta de se rassurer Kehydan. Il tourna le dos au genin et s’appliqua à observer le plan, concentrant toute son attention dans cette laborieuse lecture. Heureusement que ce plan de secours n’était pas recouvert d’une plaque de verre, comme cela arrive parfois, autrement il n’aurait rien pu lire. Il fit glisser lentement son index sur le dessin afin de mieux mémoriser pendant que l’inquiétude s’emparait petit à petit de lui.
Se promener tout seul dans les salles d’une aile de l’hôpital déserte, surtout pour visiter la salle d’opération… Et s’il restait des gens là-dedans ? Il faut avouer que c’est assez flippant, non ? Bon, okay, il ne pouvait pas manquer de lumière, et ne risquait pas de s’enfoncer dans l’obscurité, mais il n’aimait pas ça non plus pour autant.
Cet endroit lui rappelait sa mère malade, et combien elle lui manquait ainsi que toute sa famille. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas eu de nouvelles d’eux… Il frémit en pensant qu’elle n’était peut-être déjà plus de ce monde… Sans qu’il le sache… Et l’angoisse pesa comme une énorme boule dans son estomac. Il évitait toujours de penser à cette éventualité, mais ici, il se sentait comme dans l’antichambre de la mort et cette idée ne pouvait que l’obséder.
Ici, de nombreuses âmes souffrent et meurent… Et les gens d’ici, de Konoha… Ne respectent pas les rituels qui précèdent au retour à la vie. Peut-être y en a-t-il, coincées en ce lieu, cherchant les vivants qu’ils jalousent tant pour la vitalité qu’ils possèdent. Une vitalité brillant tel un soleil impossible à manquer pour ces moitiés d’êtres errants. Un frisson lui parcourut délicatement le dos, le long de l’échine. Le Lyushan joignit précipitamment ses mains afin de former un cercle et le porta à son cœur pour rassurer ses âmes. Normalement, il ne devrait pas y avoir de souci. À moins que cette section de l’hôpital soit précisément fermée pour ces raisons ?
Alors que Kenji s’avançait entre les surfaces lisses des murs, Kehydan saisit, un peu trop vivement, le bras de Hotaru qui s’apprêtait à entrer dans la salle d’attente et parla d’une petite voix, trahissant sa tension.
[Kehydan] Heu... Ben, je vais plutôt chercher avec Hotaru, on ira plus vite si on cherche à deux, hein...
L’aspirant poussa Hotaru dans la pièce et s’engouffra à sa suite dans la salle d’attente, sans laisser à Kenji le temps de répliquer. La porte se referma doucement sur les deux jeunes gens tandis qu’ils observaient l’apparence première de cette salle.
[Kehydan] Bon, commençons à fouiller. Prenons le temps de tout bien voir.
Un sourire forcé se glissa sous son masque, il renifla un peu, le nez toujours bouché, et respira lentement. Une salle d’attente. Aucune raison qu’une quelconque âme rôde ici. Les gens ne meurent pas vraiment là…

Kehydan Lyushan- Aspirant de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?
La Hyûuga semblait distante et sans émotion. Loin de se sentir concerné par ce qui l’entourait son regard ne laissait rien transparaître et depuis le déboulé du petit garçon elle ne disait plus un mot. Cela arrivait de temps à autre surtout lors d’une première mission. Le stress, la tension qui monte pouvait faire perdre ses moyens à des ninjas valeureux. Mais d’un autre côté, ce n’était pas quelque chose d’exceptionnel qui leur était demandé. Il devait retrouver cet enfant contagieux avant qu’il ne quitte l’hôpital et transmette un peu plus le virus à toute la population du village caché de la feuille. C’était une question d’hygiène et de temps. Car Konoha ne pouvait plus se permettre d’avoir autant de shinobi malade et sans défense. Si les autres venaient à l’apprendre une attaque adverse pourrait être envisagée.
Il fallait faire vite.
Le jeune Kehydan qui semblait le plus frêle et le moins motivé prit pourtant les devants. Peut-être impressionné par la prise de décision de l’Uchiha et ses airs supérieurs, il ne s’opposa pas à ses paroles. Kenji les regarda alors partir devant lui tout en se passant doucement une main dans sa chevelure sombre. Il inspira doucement, gêné par ce masque blanc qui commençait à l’agacer. Il ferma les yeux se laissant quelques secondes de répit dans cet enfer.
Lorsqu’il les ouvrit à nouveau, son regard sombre se posa sur un monde de désolation.
Bien, qu’il ne voyait plus la salle d’attente, il régnait toujours en ces lieux cette étrange odeur de maladie et de mort. Comme si l’esprit lent et lasse de chaque individu se confondait avec l’air ambiant jusqu’à n’être plus qu’une seule et même entité. Une sensation de gravité oppressante resserrant une étreinte quasiment mortelle autour de l’esprit. Des chaînes qui s’enlacent pour garder la place forte de notre être mais qui ne jouent que le rôle d’une prison plus moderne.
Kenji secoua la tête, il était un bon ninja et réussissait à se détacher de toutes ces présomptions. Il avait une mission à accomplir et la ferait avec sérieux. Il marcha alors dans les traces des deux jeunes shinobis qui l’accompagnaient. Sans un mot, il se fondait dans l’ambiance de ce lieu si éclairé mais pourtant obscure qu’était l’hôpital de Konoha.
La porte claqua doucement alors que Kehydan et Hotaru pénétrait à l’intérieur de la première salle qu’ils devaient fouiller. Ils n’avaient pas respecté son plan et ils ne lui avaient pas laissé le temps de les disputer non plus. Ce n’était encore que des enfants qui ne comprenaient pas ce qui se passait autour d’eux. Kenji aurait pu ouvrir la porte d’un coup de pied, rentrer dans la pièce tel un héro et crier pour leur dire tout le mal qu’il allait faire à la société. Mais il n’était pas comme cela et s’ils n’avaient pas envie de l’écouter, c’était leur droit. Il ne leur était en rien supérieur.
Kenji inspira profondément et se posa contre le mur blanc entre les deux portes menant aux salles qu’auraient dut visiter les deux autres membres de son équipe. Il replia sa jambe contre le mur tout en croisant les bras.
*Ils ne devraient pas mettre plus que quelques minutes pour vérifier que la pièce est vide, surtout à deux…
Et à cette conclusion, Kenji ajouta le fait que l’un des deux étaient un Hyûuga et possédait des capacités de perception au dessus de la moyenne. Il fallait tout de même espérer que malgré sa jeunesse, il connaisse la maîtrise du don de son clan.
L’Uchiha se passa doucement une main dans sa chevelure sombre, le regard analysant tout ce qui se trouvait autour de lui. Etrangement, les couloirs étaient vides, il n’y avait que peu de patient qui errait. Kenji voyait surtout des médecins marchant d’un pas forcé, sortant d’une pièce pour pénétrer dans une autre. Leur masque blanc était devenu jaune de sueur tandis que certains trébuchaient de fatigue devant les chariots remplit de seringue et autres sérums permettant d’aider les malades.
Ce petit chariot roulant, seul en plein milieu du couloir. Finalement, il gênait plus que ce qu’il n’aidait. Les seringues qui étaient dessus semblaient avoir déjà servit tendis que le petit drap blanc qui en recouvrait les côtés se grisait sur les bords. Les petites roues métalliques martelaient le sol dans une musique grinçante et dérangeante. Il manquait de peu de se renverser à chaque fois qu’un médecin passait un peu trop prêt de lui. Seul en milieu hostile.
* ! *
Il n’y avait pas de vent à l’intérieur de l’hôpital, et pourtant, le drap entourant le chariot bougeait. D’une manière assez étrange et suspect il fit un petit mouvement qui fit apparaître une bosse en son milieu qui disparue aussi tôt.
Kenji cligna des yeux l’air las. Jouer à cache-cache n’était pas son métier. Il s’approcha alors d’un pas vif du chariot puis il s’accroupi devant. D’un geste de la main il ouvrit le drap révélant le trésor qu’ils convoitaient tant devant lui. Il posa son regard sombre sur le jeune garçon sans aucune expression, tandis que ce dernier semblait mourir de peur et d’inquiétude. Il fallait l’aider.
L’Uchiha lui tendit une main salvatrice pour l’aider à sortir de cette cachette, l’enfant l’accepta avec un grand sourire. Il sauta sur le sol lisse du couloir et ne lâcha plus la main de Kenji, ce qui dérangea fortement ce dernier. Mais c’était la mission.
Alors qu’ils allaient partir en direction de la salle d’attente, le binôme de valeureux shinobi parti en exploration dans une pièce hostile resurgit. Kenji posa son regard noir sur eux et sans un mot leur passa devant pour ramener l’enfant. Il marcha avec le jeune garçon dans sa main droite, en silence. Il n’était pas fait pour être gardien dans une nurserie. Il était un grand ninja, tout du moins, il essayait de se valoriser un maximum en ces temps difficiles où il devait s’amuser avec un gamin insouciant.
Il arriva finalement dans la salle d’attente où l’enfant lâcha naturellement la main de son sauveur pour retourner sur son siège prés de sa famille. Une fois en place, il fit de grand signe à Kenji qui le regarda quelques secondes sans une expression sur le visage. Il souffla doucement à travers son masque blanc puis se passa doucement une main dans sa chevelure sombre.
Ils avaient réussi leur mission, mais ce n’était pas à quoi l’Uchiha aspirait. Retrouver un enfant perdu dans les méandres d’un hôpital, ranger des dossiers durant de longues heures pour réussir à décocher un regard dédaigneux sur le visage d’un médecin encore plus fier que lui. C’en était trop pour lui.
C’était une journée pourri, une journée comme les autres.
[Désolé mais niveau inspi c’était pas ça du tout.]
Il fallait faire vite.
Le jeune Kehydan qui semblait le plus frêle et le moins motivé prit pourtant les devants. Peut-être impressionné par la prise de décision de l’Uchiha et ses airs supérieurs, il ne s’opposa pas à ses paroles. Kenji les regarda alors partir devant lui tout en se passant doucement une main dans sa chevelure sombre. Il inspira doucement, gêné par ce masque blanc qui commençait à l’agacer. Il ferma les yeux se laissant quelques secondes de répit dans cet enfer.
Lorsqu’il les ouvrit à nouveau, son regard sombre se posa sur un monde de désolation.
Bien, qu’il ne voyait plus la salle d’attente, il régnait toujours en ces lieux cette étrange odeur de maladie et de mort. Comme si l’esprit lent et lasse de chaque individu se confondait avec l’air ambiant jusqu’à n’être plus qu’une seule et même entité. Une sensation de gravité oppressante resserrant une étreinte quasiment mortelle autour de l’esprit. Des chaînes qui s’enlacent pour garder la place forte de notre être mais qui ne jouent que le rôle d’une prison plus moderne.
Kenji secoua la tête, il était un bon ninja et réussissait à se détacher de toutes ces présomptions. Il avait une mission à accomplir et la ferait avec sérieux. Il marcha alors dans les traces des deux jeunes shinobis qui l’accompagnaient. Sans un mot, il se fondait dans l’ambiance de ce lieu si éclairé mais pourtant obscure qu’était l’hôpital de Konoha.
La porte claqua doucement alors que Kehydan et Hotaru pénétrait à l’intérieur de la première salle qu’ils devaient fouiller. Ils n’avaient pas respecté son plan et ils ne lui avaient pas laissé le temps de les disputer non plus. Ce n’était encore que des enfants qui ne comprenaient pas ce qui se passait autour d’eux. Kenji aurait pu ouvrir la porte d’un coup de pied, rentrer dans la pièce tel un héro et crier pour leur dire tout le mal qu’il allait faire à la société. Mais il n’était pas comme cela et s’ils n’avaient pas envie de l’écouter, c’était leur droit. Il ne leur était en rien supérieur.
Kenji inspira profondément et se posa contre le mur blanc entre les deux portes menant aux salles qu’auraient dut visiter les deux autres membres de son équipe. Il replia sa jambe contre le mur tout en croisant les bras.
*Ils ne devraient pas mettre plus que quelques minutes pour vérifier que la pièce est vide, surtout à deux…
Et à cette conclusion, Kenji ajouta le fait que l’un des deux étaient un Hyûuga et possédait des capacités de perception au dessus de la moyenne. Il fallait tout de même espérer que malgré sa jeunesse, il connaisse la maîtrise du don de son clan.
L’Uchiha se passa doucement une main dans sa chevelure sombre, le regard analysant tout ce qui se trouvait autour de lui. Etrangement, les couloirs étaient vides, il n’y avait que peu de patient qui errait. Kenji voyait surtout des médecins marchant d’un pas forcé, sortant d’une pièce pour pénétrer dans une autre. Leur masque blanc était devenu jaune de sueur tandis que certains trébuchaient de fatigue devant les chariots remplit de seringue et autres sérums permettant d’aider les malades.
Ce petit chariot roulant, seul en plein milieu du couloir. Finalement, il gênait plus que ce qu’il n’aidait. Les seringues qui étaient dessus semblaient avoir déjà servit tendis que le petit drap blanc qui en recouvrait les côtés se grisait sur les bords. Les petites roues métalliques martelaient le sol dans une musique grinçante et dérangeante. Il manquait de peu de se renverser à chaque fois qu’un médecin passait un peu trop prêt de lui. Seul en milieu hostile.
* ! *
Il n’y avait pas de vent à l’intérieur de l’hôpital, et pourtant, le drap entourant le chariot bougeait. D’une manière assez étrange et suspect il fit un petit mouvement qui fit apparaître une bosse en son milieu qui disparue aussi tôt.
Kenji cligna des yeux l’air las. Jouer à cache-cache n’était pas son métier. Il s’approcha alors d’un pas vif du chariot puis il s’accroupi devant. D’un geste de la main il ouvrit le drap révélant le trésor qu’ils convoitaient tant devant lui. Il posa son regard sombre sur le jeune garçon sans aucune expression, tandis que ce dernier semblait mourir de peur et d’inquiétude. Il fallait l’aider.
L’Uchiha lui tendit une main salvatrice pour l’aider à sortir de cette cachette, l’enfant l’accepta avec un grand sourire. Il sauta sur le sol lisse du couloir et ne lâcha plus la main de Kenji, ce qui dérangea fortement ce dernier. Mais c’était la mission.
Alors qu’ils allaient partir en direction de la salle d’attente, le binôme de valeureux shinobi parti en exploration dans une pièce hostile resurgit. Kenji posa son regard noir sur eux et sans un mot leur passa devant pour ramener l’enfant. Il marcha avec le jeune garçon dans sa main droite, en silence. Il n’était pas fait pour être gardien dans une nurserie. Il était un grand ninja, tout du moins, il essayait de se valoriser un maximum en ces temps difficiles où il devait s’amuser avec un gamin insouciant.
Il arriva finalement dans la salle d’attente où l’enfant lâcha naturellement la main de son sauveur pour retourner sur son siège prés de sa famille. Une fois en place, il fit de grand signe à Kenji qui le regarda quelques secondes sans une expression sur le visage. Il souffla doucement à travers son masque blanc puis se passa doucement une main dans sa chevelure sombre.
Ils avaient réussi leur mission, mais ce n’était pas à quoi l’Uchiha aspirait. Retrouver un enfant perdu dans les méandres d’un hôpital, ranger des dossiers durant de longues heures pour réussir à décocher un regard dédaigneux sur le visage d’un médecin encore plus fier que lui. C’en était trop pour lui.
C’était une journée pourri, une journée comme les autres.
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Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: [EK] - Hôpital de Konoha j'écoute ?

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Namikaze Iki- Juunin de Konoha

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