Le "Carré Bleu"
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Le "Carré Bleu"
On l’appelle le « Carré Bleu ». Son nom vient certainement de la forme de la salle de taille moyenne, parfaitement, idéalement, presque divinement … carrée.
Située à quelques pas de la salle des professeurs, le Haut Conseil de Konoha avait décidé d’ouvrir, depuis de nombreuses années maintenant, une pièce à même de répondre aux attentes de ses élites. Là où les enseignants ont leur petit coin rien que pour eux, le « Carré Bleu » est entièrement réservés à ceux qui arborent fièrement – ou non – le grade de chuunin et de juunin. Parce que les équipes ne sont jamais réellement stables, parce qu’elles évoluent en fonction de la mission auxquelles on les attribue, en fonction des disponibilités et des relations que les shinobi se sont crées au fil du temps, le « Carré Bleu » remplit toute sorte de fonction : c’est avant tout un lieu de détente où, entre deux missions, les ninjas de classe moyenne et les ninjas d’élite peuvent se reposer. Peu à peu, le « Carré Bleu » se remplit de shinobi et de kunoichi et devint une plaque tournante de tout chuunin ou juunin voulant s’intégrer véritablement dans le village. Bientôt, les autorités déposèrent purement et simplement leurs ordres de missions dans cette salle, avec l’assurance d’être transmis le plus rapidement possible, ce qui incita d’autant les militaires d’y passer régulièrement.
Le « Carré Bleu » est également muni de nombreux ouvrages entassés dans une large bibliothèque. Elle présente notamment quelques manuels sur les techniques du village mais la majorité des œuvres analysent et décomposent la géographie, les systèmes politiques, les cultures et les relations internationales qui configurent le monde shinobi, de sorte qu’il est possible de trouver en quelques heures toutes sortes d’informations nécessaires au bon déroulement d’une mission dans n’importe quel pays que se soit. La grande majorité des archives y sont également entreposée, la plupart n’étant, certes, que de vulgaires copies de dossiers fidèlement classés dans les bureaux du Haut Conseil et du Poste de Police de l’ANBU.
Iki frappa violemment la porte qui valsa devant lui. Elle s’écrasa bruyamment contre le mur et ne bougea plus, comme si elle venait simplement de comprendre la leçon qu’on venait de lui donner. Le shinobi s’avança fièrement dans la grande salle puis, après quelques grands pas chaloupés d’un froncement des sourcils et d’un mouvement des épaules exagéré, s’arrêta et fixa lentement le Carré Bleu.
Iki – Vide …
Hizu sortit de derrière le mur et sauta sur son dos, enlaçant ses bras autour de son cou. D’un geste du bras, elle poussa Iki en avant et ils s’enfoncèrent ainsi tous deux dans la grande pièce. Le souffle lui manquait de plus en plus, néanmoins le juunin ne pouvait s’empêcher de sourire, comme un grand enfant sourit lorsqu’on lui tend son cadeau. Iki n’avait jamais eu de cadeau, il considérait cela comme une futilité de la vie, quelque chose de si peu agréable et d’éphémère qu’elle en devenait inutile.
Il tomba dans un siège et laissa Hizu grimper sur ses jambes. Ses mouvements devinrent alors plus limpides, lents, bien plus sensuels. Elle termina son étreinte par un baiser le long de son cou, puis remonta jusqu’à ses lèvres, qu’elle effleura. C’était un cadeau comme un autre, tout aussi futile, tout aussi inutile, et tout aussi éphémère. Mais, mon dieu, que c’était bon.
Hizu – Je ne t’ai pas encore félicité pour ta promotion.
Il sourit et mordilla sa lèvre inférieure.
Iki – Je déteste qu’on me félicite.
Hizu – Clair. T’es qu’un imbécile au dessus de tout ça.
Elle se retourna rapidement et se blottit contre lui, sa tête dans le creux de son bras. Ses mains zigzaguaient le long de son bras tandis que ses pieds se mêlaient aux siens presque inconsciemment. Iki plaça un fin tube blanc entre ses lèvres et gratta machinalement une allumette sur son pantalon. La flamme jaillit et une petite bouffée de fumée embruma rapidement la pièce. Iki appréciait ses petits moments de bonheur, là, assis sur sa chaise les pieds sur le bureau, Hizu qui ronronnait contre lui, presque étouffée par la chaleur qui émanait de son corps qu’elle sombrait dans une veille latente, une cigarette dans le coin de la bouche, dont le foyer se grillait sans difficulté.
Hizu – Tu as vu Keira ?
Il haussa un sourcil. Comprendre les femmes, c’était comprendre comment leur esprit sélectionnait les idées et les exprimait toujours au moment où l’on s’y attendait le moins. S’il avait pu, il l’aurait laissé tomber sur le sol, puis il serait sorti, sans rien dire d’autre qu’un : « on s’en branle de Keira, chérie ».
Iki - On s’en fiche de Keira, chérie.
La nuance fait tout. Il tira généreusement sur sa cigarette et inspira, tranquille. Un léger sourire se dessina sur son visage reposé.
Iki - Ouais, je l’ai vu. Je me demande si je serais dans le même état à son âge.
Hizu pouffa de rire.
Hizu – Si un jour tu atteins sa place, je pense que tu te ficheras de ton âge.
Iki – Grave. Mais pas de ma tronche.
Iki s’étira doucement. Il ne s’imaginait pas à la place de Keira. Il ne s’imaginait même pas dans deux mois, comment pouvait-il ne serait-ce qu’essayer de prévoir ce à quoi il aspirerait. L’avouer n’était pas très difficile : la conseillère lui avait fait forte impression. Contrairement à une grande majorité d’autres hommes et femmes qu’Iki avait pu rencontrer ou ne rencontrerait jamais, Keira n’avait pas eu besoin de dire un mot pour que le Namikaze n’ouvre pas sa grande bouche de con. Elle la respectait pour cela. Et certainement pour son était physique. Il fallait croire que la politique n’était pas si reposante que ça.
Lentement, l’idée de passer le reste de sa vie avec la juunin grimpa dans son esprit et y prit une place prépondérante. Cette peur qui prenait une grande majorité des hommes à cette idée, il ne la ressentait pas. Néanmoins, pour une des rare fois de sa vie, Iki doutait de se lancer dans une telle entreprise. L’amour, les enfants, la fidélité ; ce n’étaient que des concepts stupides. Ce qui changeait, c’était la quantité : l’incertitude du lendemain n’était pas supportable, elle le motivait ; l’incertitude du lendemain à deux, ça, c’était terrifiant.
Iki leva soudainement les yeux vers la porte d’entrée. Il sourit pleinement, une rangée de petites dents blanches apparut sous sa lèvre inférieure. Il resserra le bandeau azuré qui retenait ses courtes mèches rougeâtres et retira sa clope de ses lèvres.
Iki – Tiens, Minato et Hakuba, ça faisait une paye. La dernière fois c’était quand ?
Il leva un doigt vainqueur.
Iki – Ah oui, j’étais encore chuunin !
Située à quelques pas de la salle des professeurs, le Haut Conseil de Konoha avait décidé d’ouvrir, depuis de nombreuses années maintenant, une pièce à même de répondre aux attentes de ses élites. Là où les enseignants ont leur petit coin rien que pour eux, le « Carré Bleu » est entièrement réservés à ceux qui arborent fièrement – ou non – le grade de chuunin et de juunin. Parce que les équipes ne sont jamais réellement stables, parce qu’elles évoluent en fonction de la mission auxquelles on les attribue, en fonction des disponibilités et des relations que les shinobi se sont crées au fil du temps, le « Carré Bleu » remplit toute sorte de fonction : c’est avant tout un lieu de détente où, entre deux missions, les ninjas de classe moyenne et les ninjas d’élite peuvent se reposer. Peu à peu, le « Carré Bleu » se remplit de shinobi et de kunoichi et devint une plaque tournante de tout chuunin ou juunin voulant s’intégrer véritablement dans le village. Bientôt, les autorités déposèrent purement et simplement leurs ordres de missions dans cette salle, avec l’assurance d’être transmis le plus rapidement possible, ce qui incita d’autant les militaires d’y passer régulièrement.
Le « Carré Bleu » est également muni de nombreux ouvrages entassés dans une large bibliothèque. Elle présente notamment quelques manuels sur les techniques du village mais la majorité des œuvres analysent et décomposent la géographie, les systèmes politiques, les cultures et les relations internationales qui configurent le monde shinobi, de sorte qu’il est possible de trouver en quelques heures toutes sortes d’informations nécessaires au bon déroulement d’une mission dans n’importe quel pays que se soit. La grande majorité des archives y sont également entreposée, la plupart n’étant, certes, que de vulgaires copies de dossiers fidèlement classés dans les bureaux du Haut Conseil et du Poste de Police de l’ANBU.
Aux Chuunin et Juunin de Konoha … celui qui prend la dernière tasse de café en refait pour tous les autres. Merci.
***
Iki frappa violemment la porte qui valsa devant lui. Elle s’écrasa bruyamment contre le mur et ne bougea plus, comme si elle venait simplement de comprendre la leçon qu’on venait de lui donner. Le shinobi s’avança fièrement dans la grande salle puis, après quelques grands pas chaloupés d’un froncement des sourcils et d’un mouvement des épaules exagéré, s’arrêta et fixa lentement le Carré Bleu.
Iki – Vide …
Hizu sortit de derrière le mur et sauta sur son dos, enlaçant ses bras autour de son cou. D’un geste du bras, elle poussa Iki en avant et ils s’enfoncèrent ainsi tous deux dans la grande pièce. Le souffle lui manquait de plus en plus, néanmoins le juunin ne pouvait s’empêcher de sourire, comme un grand enfant sourit lorsqu’on lui tend son cadeau. Iki n’avait jamais eu de cadeau, il considérait cela comme une futilité de la vie, quelque chose de si peu agréable et d’éphémère qu’elle en devenait inutile.
Il tomba dans un siège et laissa Hizu grimper sur ses jambes. Ses mouvements devinrent alors plus limpides, lents, bien plus sensuels. Elle termina son étreinte par un baiser le long de son cou, puis remonta jusqu’à ses lèvres, qu’elle effleura. C’était un cadeau comme un autre, tout aussi futile, tout aussi inutile, et tout aussi éphémère. Mais, mon dieu, que c’était bon.
Hizu – Je ne t’ai pas encore félicité pour ta promotion.
Il sourit et mordilla sa lèvre inférieure.
Iki – Je déteste qu’on me félicite.
Hizu – Clair. T’es qu’un imbécile au dessus de tout ça.
Elle se retourna rapidement et se blottit contre lui, sa tête dans le creux de son bras. Ses mains zigzaguaient le long de son bras tandis que ses pieds se mêlaient aux siens presque inconsciemment. Iki plaça un fin tube blanc entre ses lèvres et gratta machinalement une allumette sur son pantalon. La flamme jaillit et une petite bouffée de fumée embruma rapidement la pièce. Iki appréciait ses petits moments de bonheur, là, assis sur sa chaise les pieds sur le bureau, Hizu qui ronronnait contre lui, presque étouffée par la chaleur qui émanait de son corps qu’elle sombrait dans une veille latente, une cigarette dans le coin de la bouche, dont le foyer se grillait sans difficulté.
Hizu – Tu as vu Keira ?
Il haussa un sourcil. Comprendre les femmes, c’était comprendre comment leur esprit sélectionnait les idées et les exprimait toujours au moment où l’on s’y attendait le moins. S’il avait pu, il l’aurait laissé tomber sur le sol, puis il serait sorti, sans rien dire d’autre qu’un : « on s’en branle de Keira, chérie ».
Iki - On s’en fiche de Keira, chérie.
La nuance fait tout. Il tira généreusement sur sa cigarette et inspira, tranquille. Un léger sourire se dessina sur son visage reposé.
Iki - Ouais, je l’ai vu. Je me demande si je serais dans le même état à son âge.
Hizu pouffa de rire.
Hizu – Si un jour tu atteins sa place, je pense que tu te ficheras de ton âge.
Iki – Grave. Mais pas de ma tronche.
Iki s’étira doucement. Il ne s’imaginait pas à la place de Keira. Il ne s’imaginait même pas dans deux mois, comment pouvait-il ne serait-ce qu’essayer de prévoir ce à quoi il aspirerait. L’avouer n’était pas très difficile : la conseillère lui avait fait forte impression. Contrairement à une grande majorité d’autres hommes et femmes qu’Iki avait pu rencontrer ou ne rencontrerait jamais, Keira n’avait pas eu besoin de dire un mot pour que le Namikaze n’ouvre pas sa grande bouche de con. Elle la respectait pour cela. Et certainement pour son était physique. Il fallait croire que la politique n’était pas si reposante que ça.
Lentement, l’idée de passer le reste de sa vie avec la juunin grimpa dans son esprit et y prit une place prépondérante. Cette peur qui prenait une grande majorité des hommes à cette idée, il ne la ressentait pas. Néanmoins, pour une des rare fois de sa vie, Iki doutait de se lancer dans une telle entreprise. L’amour, les enfants, la fidélité ; ce n’étaient que des concepts stupides. Ce qui changeait, c’était la quantité : l’incertitude du lendemain n’était pas supportable, elle le motivait ; l’incertitude du lendemain à deux, ça, c’était terrifiant.
Iki leva soudainement les yeux vers la porte d’entrée. Il sourit pleinement, une rangée de petites dents blanches apparut sous sa lèvre inférieure. Il resserra le bandeau azuré qui retenait ses courtes mèches rougeâtres et retira sa clope de ses lèvres.
Iki – Tiens, Minato et Hakuba, ça faisait une paye. La dernière fois c’était quand ?
Il leva un doigt vainqueur.
Iki – Ah oui, j’étais encore chuunin !

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

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Re: Le "Carré Bleu"
A la manière d’un enfant, Hakuba tira doucement le bas de la manche du grand manteau vert foncé de Minato.
Hakuba – Minato-kun, Minato-kun, Minato-kun … Laisse moi le détruire. Je t’en prie, laisse le moi.
Minato fronça les sourcils. Son immense main se posa sur l’épaule de son collègue et la retint fermement. Hakuba pouvait tout à fait s’élancer. Oui, il en était capable. Oh, il ne ferait sans doute pas long feu contre le très récent juunin qu’était Iki, néanmoins il serait à même de lui poser quelques problèmes embarrassants.
Hakuba n’aimait pas qu’on se moque de son grade. Le professeur n’aimait pas grande chose de toute manière, ironisait Iki.
Hizu se leva calmement et passa une main dans ses cheveux, comme pour y chasser quelques pensées malsaines. Elle regarda son amant qui se délectait sur sa cigarette puis sourit, à la fois fière et satisfaite de son homme. Au-delà de l’apparence du juunin (qui, elle, ne changerait très certainement jamais), bien des choses avaient évolué ces dernières semaines et, surtout, ces derniers jours. Il l’avait embrassé. C’était ce qui l’avait le plus marqué.
Minato – Je ne crois pas que nous ayons eu l’occasion de te féliciter, Iki-kun.
Il ricana amèrement.
Iki – Y’a pas de quoi, Minato. Fais, si ça peut te faire plaisir, moi je m’en fous.
Hakuba – Tu n’as pas le droit de cracher dans cette soupe. Tu n’as pas le droit …
Iki – Et toi tu me gonfles à toujours répéter deux fois les choses.
Le bras du chuunin balaya la main de Minato qui vola violemment dans les airs. Etrangement, ce dernier ne fit rien pour retenir plus longtemps son collègue et le laissa finalement se diriger en grandes trombes face au Namikaze. Minato n’était pas de ceux qui s’opposaient à la nature. Il mettait en garde (et il avait mis en garde Hakuba, il avait posé cette main lourde de signification sur son épaule et le chuunin, parce qu’il le connaissait mieux que quiconque, l’avait très bien compris) et donnait à celui qui l’écoutait, la mesure du choix. Le recul nécessaire à la décision, afin qu’elle ne soit ni impulsive, ni transformée en un geste émotionnellement inéluctable.
D’un coup de pied dans la chaise qu’Iki balançait d’arrière en avant sur deux pieds, Hakuba renversa le juunin. Iki chuta violemment sur le sol mais resta enfoncé dans le fond de sa chaise, à l’horizontale. Il passa sa main le long de ses lèvres et y déposa le bout de sa cigarette. Il tira dessus et pencha son regard sur la longue cheminée de fumée qui se dégageait finalement de sa bouche. Finalement, il posa ses yeux sur le visage bouillonnant d’Hakuba qui, n’appréciant pas qu’on se moque ainsi de lui, supportait encore moins qu’on l’ignore de cette manière. Il posa sa main sur le col d’Iki et le souleva dans les airs, comme on soulève une petite chose pas bien lourde. Son autre main s’empara du poignet du juunin et, tournant sur lui-même, la bloqua contre son dos. Iki sourit. Il sourit pleinement, satisfait de sa situation quoique délicate. Hakuba restait sérieux, énervé et concentré.
Iki laissa tomber sa cigarette sur le sol et, du bout du pied, l’écrasa sur le sol. Subitement, son autre pied fouetta le tibia du professeur qui chancela en avant. Une seconde d’hésitation, une seconde de relâchement, il n’en fallut pas moins à Iki pour se soustraire de l’autorité physique de son homologue. Son bras se contracta et se défit de la clé de bras puissante d’Hakuba. A son tour il s’empara du poignet qui une seconde auparavant le bloquait. Il ne répéta pas ce mouvement à son tour mais poussa simplement et violemment le coude d’Hakuba vers son buste. Déstabilisé, Hakuba s’effondra facilement sur le râteau que la jambe d’Iki venait de lancer sur ses chevilles. Il n’eut que le temps d’apercevoir, dans les airs, le puissant poing du lion s’effondrer sur lui, alors qu’il chutait encore, sans aucun appui. Hakuba s’effondra sur le sol comme un vulgaire sac. Il se releva aussi rapidement qu’il était tombé et sa main droite s’empara de celle d’Iki. Face à face, la main dans la main, les deux shinobi se toisèrent quelques instants du regard.
Iki passa un bras le long de son épaule. L’accolade fut courte mais intense. Hakuba s’éloigna d’un pas puis s’inclina respectueusement.
Hakuba – Félicitations, Iki-kun. Tu mérites cette promotion.
Il sourit et alluma lentement une cigarette.
Iki – Dis pas n’importe quoi, tu la mériterais aussi.
L’odeur amère mais néanmoins chaleureuse du café se répandit dans la salle. Minato en avala une importante gorgée avant de tirer discrètement la langue due à une température un peu trop élevée du liquide. L’imposant professeur feuilletait ça et là quelques textes qui ne semblaient pas si importants qu’ils n’en avaient l’air. Effectivement, Minato posait plus souvent son regard sur son entourage que sur les longues lignes qui décoraient ça et là son bouquin. Il regardait Iki avec une amertume marquée, même s’il ne considérait pas ce système de grade comme vraiment important. Néanmoins, à ses yeux cela représentait beaucoup, pour Iki, comme pour lui.
La poitrine d’Hizu montait et descendait dans une cadence régulière parfaitement respectée. Ses paupières fermées laissaient à l’imagination la beauté de ses prunelles tandis que ses longues mèches blondes tombaient parfois de la couche au fond du Carré Bleu. Il lui arrivait de se retourner, de maugréer quelques mots incompréhensibles, provoquant un bref sourire sur les visages d’Hakuba et d’Iki.
Hakuba – Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?
Iki expira un grand nuage de fumée et ne sourit pas.
Iki – Probablement me reposer, quelques jours.
Hakuba – Je ne suis pas sûr qu’Hizu soit le meilleur moyen …
Hakuba sourit volontiers. Il redevint très vite sérieux.
Hakuba – Et Okugane, dans toute cette histoire, il devient quoi ?
Iki – Viré, si pas plus. Son sort ne m’intéresse pas tant que ça.
Hakuba – Il devrait pourtant. Ce mec a pourri ta vie…
C’était vrai. Le juunin l’avait fait venir de Shimenu jusqu’ici, il lui avait donné de nombreuses missions, toutes dangereuses, mais pire que tout, il lui avait imposé un style de vie. C’était peut-être pour cela (très certainement en fait) qu’Iki s’était rapidement réfugié dans l’Académie, où il avait pu rencontrer quelques shinobi sans que cela ne dérange personne, et notamment pas Okugane. L’espace d’un instant, il s’avoua comblé de s’entendre si bien avec Hakuba et Minato, avec Yasu et avec Hizu. Cette pensée s’effaça bien rapidement et le juunin se répondit à lui-même en mettant dédaigneusement ses pieds sur la table et en tirant généreusement sur sa cigarette.
Iki – Ouais. Mais franchement, si même lorsqu’il n’est plus là je dois m’occuper de lui, ça va encore foutre la merde un peu partout. Je vais me reposer je te dis, ensuite…
Il leva les yeux vers le plafond.
Iki - Ensuite, j’aurais plein d’autres trucs à faire.
Hakuba – Tant que ça ?
Iki – Tu n’imagines même pas. Vous, les professeurs, vous êtes confortablement installé dans votre siège de bureau la moitié de l’année.
Hakuba grimaça. Il n’appréciait pas qu’on insulte ainsi son travail. Aucun professeur, de manière générale, n’aimait qu’on parle ainsi de leur condition de vie. Cependant Hakuba avait très vite appris à ne plus relever les lancées provoquantes de son ami. D’abord parce qu’en temps normal, il perdait plus souvent qu’autre chose. Et puis, Iki avait cette manière de dire les choses telles qu’elles étaient. Il y a des tabous un peu partout, même dans les rangs de l’Académie. Leur oisiveté, même si s’en n’était pas, parce qu’ils travaillaient dur pour arriver là où ils étaient et que leur travail était respectable, contrastait violemment avec le quotidien des autres shinobi.
L’enseignement était une mission comme une autre. Une mission où l’on ne risquait pas de mourir cependant.
Iki – Le Haut Conseil, c’est un monstre sur patte Hakuba. Ils te tendent la main d’un côté, et te poignarde de l’autre. Je pensais que ma promotion me libérerait.
Hakuba – Okugane n’est plus là, tu ne peux pas être plus libre.
Il ricana.
Iki - Keira ou Okugane, la différence ?
Hakuba resta intrigué. Il fixa le juunin avec insistance.
Iki – Okugane était un ambitieux pathétique. Keira, elle, c’est une salope.
Il pointa son index vers le haut et sourit.
Iki – Une salope gentille.
Hakuba - Tu es sûr qu’on ne nous écoute pas ?
Iki – Il faut un putain de courage pour gérer un village comme Konoha. Je ne veux même pas imaginer toutes les merdes que le Haut Conseil nous cache, mais si cela s’avère nécessaire …
Il marqua une pause.
Iki – Alors Keira est une salope gentille, et nécessaire.
Hakuba – Minato-kun, Minato-kun, Minato-kun … Laisse moi le détruire. Je t’en prie, laisse le moi.
Minato fronça les sourcils. Son immense main se posa sur l’épaule de son collègue et la retint fermement. Hakuba pouvait tout à fait s’élancer. Oui, il en était capable. Oh, il ne ferait sans doute pas long feu contre le très récent juunin qu’était Iki, néanmoins il serait à même de lui poser quelques problèmes embarrassants.
Hakuba n’aimait pas qu’on se moque de son grade. Le professeur n’aimait pas grande chose de toute manière, ironisait Iki.
Hizu se leva calmement et passa une main dans ses cheveux, comme pour y chasser quelques pensées malsaines. Elle regarda son amant qui se délectait sur sa cigarette puis sourit, à la fois fière et satisfaite de son homme. Au-delà de l’apparence du juunin (qui, elle, ne changerait très certainement jamais), bien des choses avaient évolué ces dernières semaines et, surtout, ces derniers jours. Il l’avait embrassé. C’était ce qui l’avait le plus marqué.
Minato – Je ne crois pas que nous ayons eu l’occasion de te féliciter, Iki-kun.
Il ricana amèrement.
Iki – Y’a pas de quoi, Minato. Fais, si ça peut te faire plaisir, moi je m’en fous.
Hakuba – Tu n’as pas le droit de cracher dans cette soupe. Tu n’as pas le droit …
Iki – Et toi tu me gonfles à toujours répéter deux fois les choses.
Le bras du chuunin balaya la main de Minato qui vola violemment dans les airs. Etrangement, ce dernier ne fit rien pour retenir plus longtemps son collègue et le laissa finalement se diriger en grandes trombes face au Namikaze. Minato n’était pas de ceux qui s’opposaient à la nature. Il mettait en garde (et il avait mis en garde Hakuba, il avait posé cette main lourde de signification sur son épaule et le chuunin, parce qu’il le connaissait mieux que quiconque, l’avait très bien compris) et donnait à celui qui l’écoutait, la mesure du choix. Le recul nécessaire à la décision, afin qu’elle ne soit ni impulsive, ni transformée en un geste émotionnellement inéluctable.
D’un coup de pied dans la chaise qu’Iki balançait d’arrière en avant sur deux pieds, Hakuba renversa le juunin. Iki chuta violemment sur le sol mais resta enfoncé dans le fond de sa chaise, à l’horizontale. Il passa sa main le long de ses lèvres et y déposa le bout de sa cigarette. Il tira dessus et pencha son regard sur la longue cheminée de fumée qui se dégageait finalement de sa bouche. Finalement, il posa ses yeux sur le visage bouillonnant d’Hakuba qui, n’appréciant pas qu’on se moque ainsi de lui, supportait encore moins qu’on l’ignore de cette manière. Il posa sa main sur le col d’Iki et le souleva dans les airs, comme on soulève une petite chose pas bien lourde. Son autre main s’empara du poignet du juunin et, tournant sur lui-même, la bloqua contre son dos. Iki sourit. Il sourit pleinement, satisfait de sa situation quoique délicate. Hakuba restait sérieux, énervé et concentré.
Iki laissa tomber sa cigarette sur le sol et, du bout du pied, l’écrasa sur le sol. Subitement, son autre pied fouetta le tibia du professeur qui chancela en avant. Une seconde d’hésitation, une seconde de relâchement, il n’en fallut pas moins à Iki pour se soustraire de l’autorité physique de son homologue. Son bras se contracta et se défit de la clé de bras puissante d’Hakuba. A son tour il s’empara du poignet qui une seconde auparavant le bloquait. Il ne répéta pas ce mouvement à son tour mais poussa simplement et violemment le coude d’Hakuba vers son buste. Déstabilisé, Hakuba s’effondra facilement sur le râteau que la jambe d’Iki venait de lancer sur ses chevilles. Il n’eut que le temps d’apercevoir, dans les airs, le puissant poing du lion s’effondrer sur lui, alors qu’il chutait encore, sans aucun appui. Hakuba s’effondra sur le sol comme un vulgaire sac. Il se releva aussi rapidement qu’il était tombé et sa main droite s’empara de celle d’Iki. Face à face, la main dans la main, les deux shinobi se toisèrent quelques instants du regard.
Iki passa un bras le long de son épaule. L’accolade fut courte mais intense. Hakuba s’éloigna d’un pas puis s’inclina respectueusement.
Hakuba – Félicitations, Iki-kun. Tu mérites cette promotion.
Il sourit et alluma lentement une cigarette.
Iki – Dis pas n’importe quoi, tu la mériterais aussi.
***
L’odeur amère mais néanmoins chaleureuse du café se répandit dans la salle. Minato en avala une importante gorgée avant de tirer discrètement la langue due à une température un peu trop élevée du liquide. L’imposant professeur feuilletait ça et là quelques textes qui ne semblaient pas si importants qu’ils n’en avaient l’air. Effectivement, Minato posait plus souvent son regard sur son entourage que sur les longues lignes qui décoraient ça et là son bouquin. Il regardait Iki avec une amertume marquée, même s’il ne considérait pas ce système de grade comme vraiment important. Néanmoins, à ses yeux cela représentait beaucoup, pour Iki, comme pour lui.
La poitrine d’Hizu montait et descendait dans une cadence régulière parfaitement respectée. Ses paupières fermées laissaient à l’imagination la beauté de ses prunelles tandis que ses longues mèches blondes tombaient parfois de la couche au fond du Carré Bleu. Il lui arrivait de se retourner, de maugréer quelques mots incompréhensibles, provoquant un bref sourire sur les visages d’Hakuba et d’Iki.
Hakuba – Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?
Iki expira un grand nuage de fumée et ne sourit pas.
Iki – Probablement me reposer, quelques jours.
Hakuba – Je ne suis pas sûr qu’Hizu soit le meilleur moyen …
Hakuba sourit volontiers. Il redevint très vite sérieux.
Hakuba – Et Okugane, dans toute cette histoire, il devient quoi ?
Iki – Viré, si pas plus. Son sort ne m’intéresse pas tant que ça.
Hakuba – Il devrait pourtant. Ce mec a pourri ta vie…
C’était vrai. Le juunin l’avait fait venir de Shimenu jusqu’ici, il lui avait donné de nombreuses missions, toutes dangereuses, mais pire que tout, il lui avait imposé un style de vie. C’était peut-être pour cela (très certainement en fait) qu’Iki s’était rapidement réfugié dans l’Académie, où il avait pu rencontrer quelques shinobi sans que cela ne dérange personne, et notamment pas Okugane. L’espace d’un instant, il s’avoua comblé de s’entendre si bien avec Hakuba et Minato, avec Yasu et avec Hizu. Cette pensée s’effaça bien rapidement et le juunin se répondit à lui-même en mettant dédaigneusement ses pieds sur la table et en tirant généreusement sur sa cigarette.
Iki – Ouais. Mais franchement, si même lorsqu’il n’est plus là je dois m’occuper de lui, ça va encore foutre la merde un peu partout. Je vais me reposer je te dis, ensuite…
Il leva les yeux vers le plafond.
Iki - Ensuite, j’aurais plein d’autres trucs à faire.
Hakuba – Tant que ça ?
Iki – Tu n’imagines même pas. Vous, les professeurs, vous êtes confortablement installé dans votre siège de bureau la moitié de l’année.
Hakuba grimaça. Il n’appréciait pas qu’on insulte ainsi son travail. Aucun professeur, de manière générale, n’aimait qu’on parle ainsi de leur condition de vie. Cependant Hakuba avait très vite appris à ne plus relever les lancées provoquantes de son ami. D’abord parce qu’en temps normal, il perdait plus souvent qu’autre chose. Et puis, Iki avait cette manière de dire les choses telles qu’elles étaient. Il y a des tabous un peu partout, même dans les rangs de l’Académie. Leur oisiveté, même si s’en n’était pas, parce qu’ils travaillaient dur pour arriver là où ils étaient et que leur travail était respectable, contrastait violemment avec le quotidien des autres shinobi.
L’enseignement était une mission comme une autre. Une mission où l’on ne risquait pas de mourir cependant.
Iki – Le Haut Conseil, c’est un monstre sur patte Hakuba. Ils te tendent la main d’un côté, et te poignarde de l’autre. Je pensais que ma promotion me libérerait.
Hakuba – Okugane n’est plus là, tu ne peux pas être plus libre.
Il ricana.
Iki - Keira ou Okugane, la différence ?
Hakuba resta intrigué. Il fixa le juunin avec insistance.
Iki – Okugane était un ambitieux pathétique. Keira, elle, c’est une salope.
Il pointa son index vers le haut et sourit.
Iki – Une salope gentille.
Hakuba - Tu es sûr qu’on ne nous écoute pas ?
Iki – Il faut un putain de courage pour gérer un village comme Konoha. Je ne veux même pas imaginer toutes les merdes que le Haut Conseil nous cache, mais si cela s’avère nécessaire …
Il marqua une pause.
Iki – Alors Keira est une salope gentille, et nécessaire.

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

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Re: Le "Carré Bleu"
On ne se comprend pas toujours. Il arrive que, par moments, l’on fasse certaines choses dont on ne saisit ni la portée, ni l’utilité. Ces faits et actes, ces agissements font régulièrement l’objet de la curiosité de tous. L’image d’un homme manipulé comme une vulgaire marionnette par une force au-dessus de nous, par une force à la fois invisible et étrangement présente, imprégnée dans notre moelle, composant l’essence de ce que nous sommes, cette image intrigue et effraie à la fois. Iki mit quelques années à comprendre sa passivité. Encore aujourd’hui, il ne comprenait pas d’où provenait l’énergie qu’il avait déployée afin de serrer les dents face à Okugane et de simplement lui désobéir. Il avait pris à sa propre charge une mission dont l’issue avait une influence plus ou moins importante sur le résultat de la crise biologique à Konoha. A bien y repenser, si la malade n’avait pas été résorbée, ils vivraient toujours avec ce masque blanc sur le visage, déformant leur voie, les empêchant de fumer, d’embrasser, ni plus, ni moins, de vivre. Un village fantôme enclavé au centre du monde, entouré de denses et hautes forêts sombres. Puis Iki remonta plus loin dans le passé. Près de quatre ans, pour être totalement exact. C’était à cette date-là qu’il avait intégré les rangs des shinobi de Konoha avec le grade de chuunin. A cette date-là également, Iki nourrissait une haine farouche contre le village qui l’avait accueilli. Il n’avait pas hésité à l’insulter, à le profaner et à lui cracher sur la figure comme l’on crache à la figure d’une vulgaire putain. Malgré tout, les putains sont là, le soir suivant, et le soir suivant encore, et encore. Si bien que malgré les multiples preuves de colère qu’il éprouvait à leur égard, bientôt sa colère elle-même se mua en un désagréable dédain. L’espace d’un instant, Iki crut s’avouer qu’il avait perdu. Perdre contre une catin, il n’y a peut-être rien de plus déshonorant au monde pour un homme.
Iki repensa aux nombreuses missions qu’il avait effectué en la compagnie d’Hizu et de Jisuga (et peut-être d’autres, mais ils n’étaient pas intéressants à ses yeux, et comme toutes les autres choses pas intéressantes, il en avait oublié l’existence), pour la solde de Konoha. Ou peut-être bien pour la solde d’un seul homme. Dans le contexte, cela revenait à peu près au même : d’un côté, un commanditaire assoiffé et de sang, et d’argent, et de pouvoir ; de l’autre des opprimés traités en esclaves pour le bien de la première entité. Iki n’avait jamais réellement compté ce que lui devait Konoha et qu’il lui devait, néanmoins à ses yeux une chose était sûre : qu’importe le prix qu’on posait sur sa tête et qu’il récupérait chaque fin du mois dans la petite boite aux lettres de son appartement, la vie n’avait aucune assurance et la mort, elle, était paradoxalement gratuite. Une simple question lui vint alors à l’esprit. C’était peut-être en dévisageant l’air serein de Minato qui dévisageait Hizu autant qu’il dévisageait un épais bouquin, sinon plus, qu’il se rendit compte à quel point sa vie n’avait jamais été celle qu’il réclamait réellement et que, contrairement à son imposant ami, il supportait plus qu’il ne portait le poids de ses rêves, de leurs fardeaux et de leurs conséquences. Un rêve qui se transforme en cauchemar reste une chose sortie personnelle avant tout, se dit-il intérieurement. Des cauchemars, Iki en avait subi bien des dizaines et en avait peut-être résolu le double. De cauchemar, il s’en était extirpé, et d’autres cauchemars, il s’était d’abord embourbé puis dans un dernier effort il l’avait vaincu. Mais aucun de cela n’étaient les siens. Ils appartenaient à un homme, un seul, qui représentait à la fois et l’autorité et la comparaison métaphorique d’une entité. Une entité bien moite, floue et imprécise qu’Iki écrasait de ses pieds chaque fois qu’il avançait d’un pas dans ses ruelles ensoleillées. Iki ne rêvait pas, si bien qu’il s’en sentit vidé. Si toutefois on peut considérer que du vide on peut en retirer une partie afin qu’il n’en reste que plus encore.
Il écrasa instinctivement sa clope en centre du petit cendrier et ne rouvrit pas ses yeux. Hakuba s’était décalé de l’autre côté de la table lorsqu’il avait remarqué la fatigue de son camarade et qu’il considéra que la conversation était bien plus intéressante de l’autre côté, en compagnie de Minato et d’Hizu. Tout aussi instinctivement, Iki en ralluma une autre et, sans tirer dessus, laissa le foyer se consumer de lui-même dans la salle.
Il repensa à toutes les pensées que son âme avait accumulé jusque là : il faisait partie d’une entité qu’il avait haï, il avait parcouru les quatre coins du monde en compagnie de personnes qui s’avérèrent très rapidement être de confiance et aujourd’hui, sans s’en vouloir réellement, il se sentait irrémédiablement vide. Pourquoi n’était-il donc pas parti ? Pourquoi était-il resté ici à supporter les foudres de sa haine et les foudres de l’administration konohéennes ? Des occasions, il en avait eu des dizaines et des dizaines. Des raisons, il en avait tout autant sinon plus. Konoha n’acceptait jamais de comprendre un déserteur, mais après tout, personne n’avait réellement connaissance de son existence, en tant que Lion et en tant que génétiquement unique, sinon Okugane (et aujourd’hui, Okugane ne vaut plus rien). On l’aurait certainement recherché mais il se serait caché. Shimenu, ce fut sa première mauvaise idée. Shimenu serait le premier endroit où ils chercheraient.
D’un geste de la main dans le vide il balaya ses pensées : cela n’avait plus aucune importance puisque jamais Iki n’avait osé, ni même imaginé s’évader de sa prison personnelle. Enclavé, il ne l’était pas seulement. Au-delà du simple fait qu’on l’y oblige, à réaliser toutes ses corvées, il mettait une sorte de cœur à l’ouvrage qui paraissait trompeur, incohérent et irrationnel. Quelque part, il ne s’était jamais inquiété du fait qu’il soit un si compétent shinobi, malgré ses divergences de cœurs, ses divergences sentimentales à l’égard de celui qui commandait ses mains et ses pieds et qui, encore heureux, n’avait aucune emprise sur sa tête et sur sa façon de percevoir le monde. Auquel cas, sûrement, aurait-il fait bien plus que de cracher sur une putain et, qu’à défaut de la violer, il l’aurait très certainement laissé morte sur le trottoir, gisant dans son sang. Il ne s’en était jamais inquiété parce qu’il était conscient de la folie guerrière qui l’habitait depuis le plus jeune âge. Kawazi avait peut-être éludé certains de ses souvenirs que l’enfance, trompeuse, avait effacé de sa mémoire, néanmoins il n’avait jamais réellement oublié quel homme il était réellement. C’était cela qui avait fait de lui, sinon un génie, un excellent lion. Et, par conséquent, c’était ce qui faisait de lui un excellent shinobi, terrifiant d’efficacité. Il n’empêche, si la mort fait toujours peur, elle est souvent supplantée par la blessure. Et la blessure est très régulièrement une bien meilleure option. Aujourd’hui cette excuse lui semblait en partie caduque. Il avait « sauvé » Konoha d’une crise biologique qui ne le touchait à priori en rien. Il aurait simplement pu rentrer chez lui et remuer la désinvolture d’Okugane à son égard dans un petit paquet de cigarette lors d’une sieste bien méritée. L’idée qu’il fasse cela pour le simple plaisir de voir Okugane souffrir, d’une manière ou d’une autre, était plutôt cohérente. Mais Okugane n’était pas toujours là, derrière lui, à lui pourrir la vie.
Iki se releva lentement. Il laissa sa tête tomber entre ses deux épaules et posa sa cigarette sur ses deux lèvres. Suspendues dans le vide, les cendres tombèrent en un gros paquet gris et éclatèrent au contact du sol. Un fin sourire satisfait perça son visage, bien qu’il ne sache vraiment pourquoi il apparut. Peut-être le plaisir d’avoir quelques minutes tranquilles pour lui, pour réfléchir et pour prendre du recul. S’il avait eu ce temps-là, si on ne l’avait pas fait bosser comme un forcené durant ces trois dernières années, peut-être ce passage aujourd’hui clos de sa vie se serait-il bien mieux passé. Peut-être même n’aurait-il jamais existé. Peut-être …
Finalement, il décida de se lever. Ses deux yeux s’ouvrirent lentement, afin que la lumière du jour ne l’assaille pas trop. Il avait vraiment besoin de repos. L’image de son lit se dessina dans sa tête et il sourit, intérieurement. Ses paupières fatiguées se soulevèrent, même si elles paraissaient lourdes, trop lourdes. Iki ne se sentait pas particulièrement bien, même si rien ne devait véritablement trouver le bonheur latent dans lequel il vivait depuis la démission d’Okugane et sa promotion. Il soulevait ses jambes avec une extrême fatigue, comme si ce geste lui demandait des efforts inconsidérés. Hizu se joignit à lui très rapidement, sous le regard amusé de Minato et d’Hakuba. Les deux chuunins l’accompagnèrent du regard jusqu’à la porte, sa main dans celle d’Iki, et lui firent un « au revoir » souriant de la main. La porte se referma derrière Iki qui, quelque pas plus tard, s’effondra contre le mur. Il ne montrait aucun signe d’une quelconque douleur alors Hizu se permit un sourire auquel Iki fit mine de répondre.
Iki – Je vais partir quelques temps, Hizu.
Shimenu n’était pas un secret pour la jeune femme. Toutes les missions qu’Iki avait effectuées, Hizu les avait faites avec lui. Elle n’était certes pas une très grande experte du corps à corps cependant il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que les déplacements, la défense, et la manière de frapper de son ami n’avait rien de commun avec les autres shinobi de Konoha. Il ne lui raconta que plus tard d’où il venait, quelle était son histoire mais, de toute manière elle savait. Ses yeux orangés par les Rois Lions l’avaient trompée. Son dossier aussi, un peu.
Iki – Je dois retrouver Kawazi à Shimenu. Lui seul a les réponses à mes questions. Et puis … je dois prendre l’air. Okugane n’est plus là, je peux profiter de la liberté qu’on m’offre. Désolé.
Hizu posa la paume de ses mains contre le mur, de part et d’autre du visage d’Iki et colla son front contre celui de son partenaire. Iki put ressentir son souffle agité et irrégulier, parfois bloqué, parfois intense. Hizu souffrait, c’était certain. Elle souffrait de ne pas profiter plus qu’elle ne le méritait de sa présence. Elle souffrait de voir ses espoirs envolés, dissolus. Elle souffrait de comprendre ses raisons, de les accepter parce que c’était la seule chose à faire mais de lui en vouloir de la quitter ainsi.
Hizu ne s’y était jamais réellement préparé, au jour où il partirait. Sans elle.
Hizu – Je comprends.
Quelques larmes perlèrent le long de ses paupières mais n’osèrent couler le long de sa joue.
Iki – Je ne suis pas sûr. Si je m’en vais, je n’ai aucune idée de quand je reviendrais. Ni de comment. Shimenu est un lieu très particulier pour moi. Beaucoup de choses s’y sont passées durant mon enfance, et pas ces choses que tu as lu dans mon dossier ou que j’ai eu le courage de …
Il s’en était presque voulu. Pourtant, étant donné l’effort qu’il avait fourni à expliquer une brève partie de sa vie, Iki ne regrettait pas. Cela aurait été un peu trop compliqué, certainement.
Iki – Ecoute, la seule chose que je puisse te dire, c’est que je reviendrais. Quand, comment, j’en sais rien. Je reviendrais, c’est tout. Déso …
Elle le gifla.
Hizu – Ne t’excuse pas … J’ai été stupide de penser qu’un jour …
Ses larmes roulèrent sur la joue d’Hizu et tombèrent sur son pied. Elles étaient terriblement froides, et tristes à la fois. La juunin se releva et resta droite face à lui quelques secondes. Iki ne bougea pas, il ne fit rien d’autre que de regarder le visage de son amie, baissé, caché par de nombreuses mèches. Cette sensation, son souffle le long de ses lèvres, il aurait du le deviner. Mais non, il ne regrettait pas. Iki devait partir, c’était presque une condition de vie. La mort, elle, ne le méritait probablement pas, il n’avait pas l’intention de mourir. En pleurant, elle s’en alla. A travers le couloir, ses pas résonnaient calmement et pressaient son cœur à chaque fois, comme si elle lui marchait dessus. Il ne regrettait pas, non.
Kawazi avait les réponses à ses questions, lui seul pouvait déterminer quelle était la clé. Iki avait trouvé une porte qu’il ne savait pas ouvrir, et comme à chaque fois il demandait l’aide de son maître, le seul qu’il n’ait jamais eu. Il faut croire qu’en trois ans à Konoha, il n’avait pas évolué, il n’avait pas réellement changé ; de portes, il n’en avait trouvé aucune. Sa main remonta jusque sur sa joue qu’il caressa, se mordillant la lèvre inférieure. Une douleur le piquait chaque fois qu’il touchait ce morceau de peau que la main d’Hizu avait méchamment fouettée. Il se crispa et grimaça. Il alluma une cigarette, soupira puis se remit droit et déambula dans le couloir, s’éloignant lentement du Carré Bleu.
Iki – Iki Namikaze, petit juunin de Konoha …
Il tira généreusement sur sa cigarette et expulsa un gros nuage de fumée presque opaque. D’une main tremblante, il poussa les portes de l’Académie et sortit sous le ciel bleu de Konoha, l’air encore humide des derniers jours de pluies.
Un sourire frais mais fatigué étira ses traits.
Iki – Tu n’es qu’un sombre idiot.
Iki repensa aux nombreuses missions qu’il avait effectué en la compagnie d’Hizu et de Jisuga (et peut-être d’autres, mais ils n’étaient pas intéressants à ses yeux, et comme toutes les autres choses pas intéressantes, il en avait oublié l’existence), pour la solde de Konoha. Ou peut-être bien pour la solde d’un seul homme. Dans le contexte, cela revenait à peu près au même : d’un côté, un commanditaire assoiffé et de sang, et d’argent, et de pouvoir ; de l’autre des opprimés traités en esclaves pour le bien de la première entité. Iki n’avait jamais réellement compté ce que lui devait Konoha et qu’il lui devait, néanmoins à ses yeux une chose était sûre : qu’importe le prix qu’on posait sur sa tête et qu’il récupérait chaque fin du mois dans la petite boite aux lettres de son appartement, la vie n’avait aucune assurance et la mort, elle, était paradoxalement gratuite. Une simple question lui vint alors à l’esprit. C’était peut-être en dévisageant l’air serein de Minato qui dévisageait Hizu autant qu’il dévisageait un épais bouquin, sinon plus, qu’il se rendit compte à quel point sa vie n’avait jamais été celle qu’il réclamait réellement et que, contrairement à son imposant ami, il supportait plus qu’il ne portait le poids de ses rêves, de leurs fardeaux et de leurs conséquences. Un rêve qui se transforme en cauchemar reste une chose sortie personnelle avant tout, se dit-il intérieurement. Des cauchemars, Iki en avait subi bien des dizaines et en avait peut-être résolu le double. De cauchemar, il s’en était extirpé, et d’autres cauchemars, il s’était d’abord embourbé puis dans un dernier effort il l’avait vaincu. Mais aucun de cela n’étaient les siens. Ils appartenaient à un homme, un seul, qui représentait à la fois et l’autorité et la comparaison métaphorique d’une entité. Une entité bien moite, floue et imprécise qu’Iki écrasait de ses pieds chaque fois qu’il avançait d’un pas dans ses ruelles ensoleillées. Iki ne rêvait pas, si bien qu’il s’en sentit vidé. Si toutefois on peut considérer que du vide on peut en retirer une partie afin qu’il n’en reste que plus encore.
Il écrasa instinctivement sa clope en centre du petit cendrier et ne rouvrit pas ses yeux. Hakuba s’était décalé de l’autre côté de la table lorsqu’il avait remarqué la fatigue de son camarade et qu’il considéra que la conversation était bien plus intéressante de l’autre côté, en compagnie de Minato et d’Hizu. Tout aussi instinctivement, Iki en ralluma une autre et, sans tirer dessus, laissa le foyer se consumer de lui-même dans la salle.
Il repensa à toutes les pensées que son âme avait accumulé jusque là : il faisait partie d’une entité qu’il avait haï, il avait parcouru les quatre coins du monde en compagnie de personnes qui s’avérèrent très rapidement être de confiance et aujourd’hui, sans s’en vouloir réellement, il se sentait irrémédiablement vide. Pourquoi n’était-il donc pas parti ? Pourquoi était-il resté ici à supporter les foudres de sa haine et les foudres de l’administration konohéennes ? Des occasions, il en avait eu des dizaines et des dizaines. Des raisons, il en avait tout autant sinon plus. Konoha n’acceptait jamais de comprendre un déserteur, mais après tout, personne n’avait réellement connaissance de son existence, en tant que Lion et en tant que génétiquement unique, sinon Okugane (et aujourd’hui, Okugane ne vaut plus rien). On l’aurait certainement recherché mais il se serait caché. Shimenu, ce fut sa première mauvaise idée. Shimenu serait le premier endroit où ils chercheraient.
D’un geste de la main dans le vide il balaya ses pensées : cela n’avait plus aucune importance puisque jamais Iki n’avait osé, ni même imaginé s’évader de sa prison personnelle. Enclavé, il ne l’était pas seulement. Au-delà du simple fait qu’on l’y oblige, à réaliser toutes ses corvées, il mettait une sorte de cœur à l’ouvrage qui paraissait trompeur, incohérent et irrationnel. Quelque part, il ne s’était jamais inquiété du fait qu’il soit un si compétent shinobi, malgré ses divergences de cœurs, ses divergences sentimentales à l’égard de celui qui commandait ses mains et ses pieds et qui, encore heureux, n’avait aucune emprise sur sa tête et sur sa façon de percevoir le monde. Auquel cas, sûrement, aurait-il fait bien plus que de cracher sur une putain et, qu’à défaut de la violer, il l’aurait très certainement laissé morte sur le trottoir, gisant dans son sang. Il ne s’en était jamais inquiété parce qu’il était conscient de la folie guerrière qui l’habitait depuis le plus jeune âge. Kawazi avait peut-être éludé certains de ses souvenirs que l’enfance, trompeuse, avait effacé de sa mémoire, néanmoins il n’avait jamais réellement oublié quel homme il était réellement. C’était cela qui avait fait de lui, sinon un génie, un excellent lion. Et, par conséquent, c’était ce qui faisait de lui un excellent shinobi, terrifiant d’efficacité. Il n’empêche, si la mort fait toujours peur, elle est souvent supplantée par la blessure. Et la blessure est très régulièrement une bien meilleure option. Aujourd’hui cette excuse lui semblait en partie caduque. Il avait « sauvé » Konoha d’une crise biologique qui ne le touchait à priori en rien. Il aurait simplement pu rentrer chez lui et remuer la désinvolture d’Okugane à son égard dans un petit paquet de cigarette lors d’une sieste bien méritée. L’idée qu’il fasse cela pour le simple plaisir de voir Okugane souffrir, d’une manière ou d’une autre, était plutôt cohérente. Mais Okugane n’était pas toujours là, derrière lui, à lui pourrir la vie.
Iki se releva lentement. Il laissa sa tête tomber entre ses deux épaules et posa sa cigarette sur ses deux lèvres. Suspendues dans le vide, les cendres tombèrent en un gros paquet gris et éclatèrent au contact du sol. Un fin sourire satisfait perça son visage, bien qu’il ne sache vraiment pourquoi il apparut. Peut-être le plaisir d’avoir quelques minutes tranquilles pour lui, pour réfléchir et pour prendre du recul. S’il avait eu ce temps-là, si on ne l’avait pas fait bosser comme un forcené durant ces trois dernières années, peut-être ce passage aujourd’hui clos de sa vie se serait-il bien mieux passé. Peut-être même n’aurait-il jamais existé. Peut-être …
Finalement, il décida de se lever. Ses deux yeux s’ouvrirent lentement, afin que la lumière du jour ne l’assaille pas trop. Il avait vraiment besoin de repos. L’image de son lit se dessina dans sa tête et il sourit, intérieurement. Ses paupières fatiguées se soulevèrent, même si elles paraissaient lourdes, trop lourdes. Iki ne se sentait pas particulièrement bien, même si rien ne devait véritablement trouver le bonheur latent dans lequel il vivait depuis la démission d’Okugane et sa promotion. Il soulevait ses jambes avec une extrême fatigue, comme si ce geste lui demandait des efforts inconsidérés. Hizu se joignit à lui très rapidement, sous le regard amusé de Minato et d’Hakuba. Les deux chuunins l’accompagnèrent du regard jusqu’à la porte, sa main dans celle d’Iki, et lui firent un « au revoir » souriant de la main. La porte se referma derrière Iki qui, quelque pas plus tard, s’effondra contre le mur. Il ne montrait aucun signe d’une quelconque douleur alors Hizu se permit un sourire auquel Iki fit mine de répondre.
Iki – Je vais partir quelques temps, Hizu.
Shimenu n’était pas un secret pour la jeune femme. Toutes les missions qu’Iki avait effectuées, Hizu les avait faites avec lui. Elle n’était certes pas une très grande experte du corps à corps cependant il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que les déplacements, la défense, et la manière de frapper de son ami n’avait rien de commun avec les autres shinobi de Konoha. Il ne lui raconta que plus tard d’où il venait, quelle était son histoire mais, de toute manière elle savait. Ses yeux orangés par les Rois Lions l’avaient trompée. Son dossier aussi, un peu.
Iki – Je dois retrouver Kawazi à Shimenu. Lui seul a les réponses à mes questions. Et puis … je dois prendre l’air. Okugane n’est plus là, je peux profiter de la liberté qu’on m’offre. Désolé.
Hizu posa la paume de ses mains contre le mur, de part et d’autre du visage d’Iki et colla son front contre celui de son partenaire. Iki put ressentir son souffle agité et irrégulier, parfois bloqué, parfois intense. Hizu souffrait, c’était certain. Elle souffrait de ne pas profiter plus qu’elle ne le méritait de sa présence. Elle souffrait de voir ses espoirs envolés, dissolus. Elle souffrait de comprendre ses raisons, de les accepter parce que c’était la seule chose à faire mais de lui en vouloir de la quitter ainsi.
Hizu ne s’y était jamais réellement préparé, au jour où il partirait. Sans elle.
Hizu – Je comprends.
Quelques larmes perlèrent le long de ses paupières mais n’osèrent couler le long de sa joue.
Iki – Je ne suis pas sûr. Si je m’en vais, je n’ai aucune idée de quand je reviendrais. Ni de comment. Shimenu est un lieu très particulier pour moi. Beaucoup de choses s’y sont passées durant mon enfance, et pas ces choses que tu as lu dans mon dossier ou que j’ai eu le courage de …
Il s’en était presque voulu. Pourtant, étant donné l’effort qu’il avait fourni à expliquer une brève partie de sa vie, Iki ne regrettait pas. Cela aurait été un peu trop compliqué, certainement.
Iki – Ecoute, la seule chose que je puisse te dire, c’est que je reviendrais. Quand, comment, j’en sais rien. Je reviendrais, c’est tout. Déso …
Elle le gifla.
Hizu – Ne t’excuse pas … J’ai été stupide de penser qu’un jour …
Ses larmes roulèrent sur la joue d’Hizu et tombèrent sur son pied. Elles étaient terriblement froides, et tristes à la fois. La juunin se releva et resta droite face à lui quelques secondes. Iki ne bougea pas, il ne fit rien d’autre que de regarder le visage de son amie, baissé, caché par de nombreuses mèches. Cette sensation, son souffle le long de ses lèvres, il aurait du le deviner. Mais non, il ne regrettait pas. Iki devait partir, c’était presque une condition de vie. La mort, elle, ne le méritait probablement pas, il n’avait pas l’intention de mourir. En pleurant, elle s’en alla. A travers le couloir, ses pas résonnaient calmement et pressaient son cœur à chaque fois, comme si elle lui marchait dessus. Il ne regrettait pas, non.
Kawazi avait les réponses à ses questions, lui seul pouvait déterminer quelle était la clé. Iki avait trouvé une porte qu’il ne savait pas ouvrir, et comme à chaque fois il demandait l’aide de son maître, le seul qu’il n’ait jamais eu. Il faut croire qu’en trois ans à Konoha, il n’avait pas évolué, il n’avait pas réellement changé ; de portes, il n’en avait trouvé aucune. Sa main remonta jusque sur sa joue qu’il caressa, se mordillant la lèvre inférieure. Une douleur le piquait chaque fois qu’il touchait ce morceau de peau que la main d’Hizu avait méchamment fouettée. Il se crispa et grimaça. Il alluma une cigarette, soupira puis se remit droit et déambula dans le couloir, s’éloignant lentement du Carré Bleu.
Iki – Iki Namikaze, petit juunin de Konoha …
Il tira généreusement sur sa cigarette et expulsa un gros nuage de fumée presque opaque. D’une main tremblante, il poussa les portes de l’Académie et sortit sous le ciel bleu de Konoha, l’air encore humide des derniers jours de pluies.
Un sourire frais mais fatigué étira ses traits.
Iki – Tu n’es qu’un sombre idiot.

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Re: Le "Carré Bleu"
Iki : +50 XP
Fin du topic me concernant, mais cette salle est réellement ouverte à tout le monde, et, notamment, aux chuunin et juunin. Bon jeu à tous =)
La suite aura lieu dans un prochain topic dans le Pays du Feu, narrant le départ d'Iki pour Shimenu et la Rokushishi Ryu. Bonne lecture à tous =)
Fin du topic me concernant, mais cette salle est réellement ouverte à tout le monde, et, notamment, aux chuunin et juunin. Bon jeu à tous =)
La suite aura lieu dans un prochain topic dans le Pays du Feu, narrant le départ d'Iki pour Shimenu et la Rokushishi Ryu. Bonne lecture à tous =)

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

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Re: Le "Carré Bleu"
[Suite du Domaine du Tigre]
Dans le hall de l’académie, un courant d’air anormal se fit sentir. Au centre de celui-ci, deux silhouettes se dessinèrent de haut en bas. Rapidement, tout remous d’air cessa et les couloirs ressemblaient à nouveau à ce qu’ils avaient toujours été. Sur les panneaux d’affichage, les feuilles épinglées revinrent se coller à leur paroi tutrice. Les quelques personnes présentes terminèrent de les dévisager et reprirent leur route, parfois en soupirant, parfois en pestant… ou encore sans réaction particulière.
Taka, quant à elle, leva les yeux vers le plafond puis les murs. A l’académie, rien n’avait changé. Ca faisait longtemps qu’elle n’y était plus retournée, faute de temps et surtout d’intérêt. Elle sembla chercher du regard la direction à prendre puis elle se tourna vers Kinari en souriant. Celui-ci rangea ses mains dans ses poches avant de se mettre en route, direction la salle des profs. Calmement, la jeune fille lui emboita le pas, sans même prononcer un mot. Ils saluèrent deux ou trois têtes connues avant d’emprunter l’angle d’un couloir pour déboucher directement sur une portion totalement rénovée. La kunoichi haussa les sourcils avant de s’avancer un peu plus et par la suite, de passer le cadre d’une porte qui était immédiatement sur sa droite. A l’intérieur, il n’y avait presque exclusivement que des Chuunin et Juunin. Elle reconnaissait là un ancien élève qui ne pouvait être que Genin… non pas qu’il faisait tâche, mais pour une fois, les subalternes étaient en nombre vraiment inférieur. Elle fit un petit tour de salle du regard, s’attardant sur l’agencement des lieux et leur degré de fréquentation.
Pour être honnête, ça ressemblait plus à un foyer pour gradé qu’à un carrefour utile à la profession, du moins c’était la première impression laissée. Elle se doutait que les choses n’étaient certainement pas comme dans le concept initial. Elle fit un pas en avant comme si elle avait été l’ombre de Kinari, puis elle se tourna vers lui d’un air de demander s’il se présentait souvent dans cette pièce là. Il la regarda en rigolant légèrement.
[Kinari] C’est vrai que tu es partie pendant près d’un mois… Voici le dernier bébé de l’académie. On l’appelle le Carré bleu, et devine pourquoi ?! Bah c’est une salle carrée et… bleue. Bref ! A la base c’est pour « favoriser la cohésion entre les membres d’un grade moyen ou supérieur ».
Il avait pris un air pincé de coincé tout à fait tordant, illustrant à la jeune fille qu’il ne perdait pas son humour de toujours. Il sourit à son tour avant de continuer sa brève présentation.
[Kinari] Ca a l’air d’une salle de jeu ou de repos… sans doute d’un cafet’, mais faut pas croire, pour ceux qu’ont rien à faire, c’est devenu un sacré lieu de rendez vous. Bref, devant ce succès, les grands pontes ont eu l’idée de rajouter des tableaux d’affichages pour faire circuler toutes sortes d’informations. Et… là bas derrière le comptoir, tu peux trouver les ordres de mission disponibles, référencé et classés par catégorie.
Sinon… bah tu peux toujours prendre un café ou une boisson… tu peux faire une partie de cartes avec les squatteurs de fauteuils et encore bien d’autres choses. Je crois même que certains profitent de cet endroit pour nouer contact avec de belles et jeunes chuunin en recherche de gloire ou d’affection…
Il lui servit un clin d’œil tout à fait amical auquel elle répondit par une brève moue. Tsss ! Comme si elle était une fille à chercher n’importe quelle paire de lèvres à embrasser. Elle choisissait ses fréquentations, elle ! Hum… sans doute tellement qu’elle s’isolait plus qu’autre chose. Elle secoua la tête pour chasser ces pensées là de son esprit, puis elle s’avança de façon autonome au milieu de la salle en symbole de prise des lieux. Le blondinet qui l’accompagnait se dirigea directement vers la machine à café. Quant à elle, la jeune fille s’avança directement au comptoir pour jeter un œil de l’autre côté. Elle fit le tour de l’espace de travail avant d’en faire le tour. Une fois à l’opposé, elle parcouru une brève liste qui était disposée là, à plat, où des références diverses se succédaient les unes les autres. Ses yeux se tournèrent vers les casiers sur sa droite où ses doigts ne tardèrent pas à se balader.
*A… B… C… Ouais non on va éviter les missions de rang D je suis plus une Genin. Disons seule… je prendrai C. B si je trouve quelqu’un pour m’accompagner. En parlant de ça, faut avouer que c’est plutôt pas mal fréquenté dans le coin, ce pourrait-être sympathique d’y faire des rencontres. Et puis, ce serait l’occasion de trouver une équipe digne de ce nom. Je me demande si Riku passe souvent par là…*
Elle releva brièvement la tête pour vérifier qu’il n’était pas déjà sur les lieux. Non, personne qu’elle connaissait, sauf bien sûr l’autre avec ses cheveux jaunes. Il semblait connaître du peuple, lui… En tout cas il blaguait déjà avec un rouquin, inconnu au bataillon. Beurk… Taka n’aimait pas les rouquins. Elle trouvait que c’était pas humain d’avoir cette couleur de pilosité. Elle fronça les sourcils un instant, s’attardant sur les cheveux du dit roux, puis elle descendit progressivement le long de sa tenue pour s’en aller imaginer…
*Oulà ! Allez hop ! Cherche ta mission avant de penser à n’importe quoi. On disait donc C ou B.*
Elle tira un premier tiroir dans lequel les dossiers s’alignaient. Il y en avait de toute sorte, des enquêtes, des recherches du transport… D’ailleurs, celle là semblait l’intéresser pas mal, au même titre qu’une autre qui la guiderait tout droit vers le pays de l’herbe. Charmante coïncidence, elle qui se rappelait en avoir parlé il y a peu, au détour d’un sentier dans la région d’Ekô. Elle grimaça en se rappelant quel fou furieux elle avait croisé dans cette forêt. Un frisson la parcourut avant qu’elle ne se remette à fouiller dans les dossiers. Elle trifouilla encore quelques secondes, voire minutes, puis elle referma le tout. C’était bon, elle avait surement trouvé une ou deux mission pas trop compliqués pour reprendre sur de bonnes bases. Ce fait, elle s’écarta, satisfaite, de ce coin là et s’en alla, comme si elle visitait, jusqu’au tableau des informations. Ses yeux parcoururent rapidement la surface, captant des bribes de nouvelles par ci par là jusqu’à ce que quelque chose de particulier les attire. Dans le coin, en bas à gauche du panneau, était affiché un trombinoscope des nouveaux promus du mois. Parmi ce, un nom et une photo lui sautèrent au visage et avant qu’elle ne s’en soit rendu compte, son poing se crispait sur lui même.
Devant la feuille, son visage se serra soudain, arborant presque une expression menaçant que le pauvre morceau de papier ne méritait pas. S’il avait été vivant, il aurait d’une part pris un coup de poing, d’autre par réveillé un instinct tout à fait étrange chez la jeune fille car il arborait fièrement le nom d’une personne qu’elle connaissait bien et qu’elle avait côtoyée lorsqu’elle n’était qu’une Chuunin toute récente. Pourtant, le temps passait et bien plus vite qu’on ne pouvait le voir. Elle pesta intérieurement, notamment contre Hakai qui s’était évertué à lui dire que Kenji restait le même. Pourtant, c’était une affirmation fausse. On avait fini par en faire un gradé, ce qui voulait dire qu’il avait plus que mûri. Quand-est-ce que Kenji était devenu un leader ? Avait-il trouvé la fibre pour devenir un chef d’équipe ? Ce, sans la participation de Taka. Ou était le temps où on l’affectait à une unité dont la jeune fille était la dirigeante ? Il fallait le reconnaître, elle avait sûrement perdu beaucoup de temps là où son ami n’avait cessé de s’entraîner, de se perfectionner et de grandir. Sa mâchoire se serra, son poing à nouveau… Kenji n’était plus un enfant. Il fallait qu’elle reprenne l’entrainement, c’en devenait une affaire d’orgueil jusqu’à… ce qu’une main se pose sur son épaule et la sorte de tout ceci.
[Kinari] Ca va pas ? T’as lu un drame ou quoi ?
Le jeune homme insouciant se mit à rire, ignorant totalement ce déversement d’adrénaline que la nouvelle avait provoqué chez la jeune fille. Elle tourna la tête vers son collègue en souriant légèrement.
[Taka] C’est rien… Je remarque que beaucoup de choses changent. J’ai l’impression que le temps me file entre les doigts et je n’aime pas ça.
[Kinari] Ah… ca ! C’est un peu notre problème à tous. T’imagines ? T’as vu le type à qui je parlais à côté de la cafetière ? Dis-toi que c’était un de mes élèves il y a seulement deux ans. Quand j’y pense ! Il a bien grandi le bougre. Il se prépare à partir en mission, là.
Les deux confrères s’échangèrent un sourire sincère avant de se tourner mutuellement vers le tableau. Un peu plus haut, il y avait aussi la liste des pertes des deux derniers mois, sans doute un peu plus. Taka perdit sa bonne expression, se remémorant nombre de choses peu joyeuses.
[Taka] Quand on commence, on croit tous que ninja c’est un grand rêve magnifique et qu’on va sauver le monde… On n’était pas les premiers, on n’est pas les derniers. Ce garçon là… Celui qui a été promu ce mois-ci, je le connais bien. Enfin, je le connaissais bien. Ca fait longtemps que je ne l’ai plus vu. Je me rappelle de ses paroles il y a quelques temps, tellement graves et pourtant si innocentes.
Le jeune homme émit un petit rictus avant de regarder la jeune fille du coin de l’œil.
[Kinari] Ecoute, Taka… Je sais que c’est pas facile facile pour toi en ce moment. En fait, je le sais depuis que je te connais parce que, même si tu l’as jamais dit, tu réfléchis tout le temps et tu broies du noir. Faut que tu te relèves, sinon tu pourras jamais construire l’avenir de ce pays… Et pourtant, seuls les Dieux savent combien on a besoin de personnes comme toi. Ne serait-ce que pour former la prochaine génération.
Je sais pas à quoi ça tient, mais t’as ce petit truc qui fait que tes leçons sont écoutées, sauf peut-être par toi. Mais ça, c’est un problème bien connu. Arrête de te prendre le citron, c’est mauvais pour la santé du cigare et tu le sais. Alors ce que tu vas faire, c’est aller prendre l’air en attendant demain ou après demain. Après ça tu reprendras l’entrainement et, si tu veux, on partira en mission ensemble.
Elle eut un petit sourire gêné. Même si elle ne le remerciait pas, on sentait qu’elle le faisait du fond du cœur, dans son silence.
[Kinari] Tu vois ! C’est pour ça qu’il faut que tu gardes la pêche ! Tous ces petits trucs là, ces petites expressions qui veulent tout dire bien que tu gardes ton timide silence… Tout ça c’est très bien, et ça plait. Crois-moi.
Elle se tourna subitement vers lui, sous les regards de quelques uns, un peu trop curieux.
[Taka] Franchement ! T’aurais pas de copine, je penserais que tu me dragues. Quoi qu’il en soit… tu as raison. On se voit plus tard.
[Kinari] D’accord, prends le temps de te reposer.
Elle lui sourit une dernière fois afin qu’il lui fasse confiance puis elle se retourna et quitta le carré bleu sans même énoncer un « au revoir » pour le reste de l’assemblée de toute façon trop occupée à glander. Le blondinet la regarda s’en aller en souriant lui aussi.
*Elle se cache encore derrière un sourire… Cette fille me fera toujours halluciner.*
*Du repos ? Il n’y a qu’un endroit pour ça… Grand parc de Konoha… tu m’as manqué.*
[Suite au Parc Seibutsu]
Dans le hall de l’académie, un courant d’air anormal se fit sentir. Au centre de celui-ci, deux silhouettes se dessinèrent de haut en bas. Rapidement, tout remous d’air cessa et les couloirs ressemblaient à nouveau à ce qu’ils avaient toujours été. Sur les panneaux d’affichage, les feuilles épinglées revinrent se coller à leur paroi tutrice. Les quelques personnes présentes terminèrent de les dévisager et reprirent leur route, parfois en soupirant, parfois en pestant… ou encore sans réaction particulière.
Taka, quant à elle, leva les yeux vers le plafond puis les murs. A l’académie, rien n’avait changé. Ca faisait longtemps qu’elle n’y était plus retournée, faute de temps et surtout d’intérêt. Elle sembla chercher du regard la direction à prendre puis elle se tourna vers Kinari en souriant. Celui-ci rangea ses mains dans ses poches avant de se mettre en route, direction la salle des profs. Calmement, la jeune fille lui emboita le pas, sans même prononcer un mot. Ils saluèrent deux ou trois têtes connues avant d’emprunter l’angle d’un couloir pour déboucher directement sur une portion totalement rénovée. La kunoichi haussa les sourcils avant de s’avancer un peu plus et par la suite, de passer le cadre d’une porte qui était immédiatement sur sa droite. A l’intérieur, il n’y avait presque exclusivement que des Chuunin et Juunin. Elle reconnaissait là un ancien élève qui ne pouvait être que Genin… non pas qu’il faisait tâche, mais pour une fois, les subalternes étaient en nombre vraiment inférieur. Elle fit un petit tour de salle du regard, s’attardant sur l’agencement des lieux et leur degré de fréquentation.
Pour être honnête, ça ressemblait plus à un foyer pour gradé qu’à un carrefour utile à la profession, du moins c’était la première impression laissée. Elle se doutait que les choses n’étaient certainement pas comme dans le concept initial. Elle fit un pas en avant comme si elle avait été l’ombre de Kinari, puis elle se tourna vers lui d’un air de demander s’il se présentait souvent dans cette pièce là. Il la regarda en rigolant légèrement.
[Kinari] C’est vrai que tu es partie pendant près d’un mois… Voici le dernier bébé de l’académie. On l’appelle le Carré bleu, et devine pourquoi ?! Bah c’est une salle carrée et… bleue. Bref ! A la base c’est pour « favoriser la cohésion entre les membres d’un grade moyen ou supérieur ».
Il avait pris un air pincé de coincé tout à fait tordant, illustrant à la jeune fille qu’il ne perdait pas son humour de toujours. Il sourit à son tour avant de continuer sa brève présentation.
[Kinari] Ca a l’air d’une salle de jeu ou de repos… sans doute d’un cafet’, mais faut pas croire, pour ceux qu’ont rien à faire, c’est devenu un sacré lieu de rendez vous. Bref, devant ce succès, les grands pontes ont eu l’idée de rajouter des tableaux d’affichages pour faire circuler toutes sortes d’informations. Et… là bas derrière le comptoir, tu peux trouver les ordres de mission disponibles, référencé et classés par catégorie.
Sinon… bah tu peux toujours prendre un café ou une boisson… tu peux faire une partie de cartes avec les squatteurs de fauteuils et encore bien d’autres choses. Je crois même que certains profitent de cet endroit pour nouer contact avec de belles et jeunes chuunin en recherche de gloire ou d’affection…
Il lui servit un clin d’œil tout à fait amical auquel elle répondit par une brève moue. Tsss ! Comme si elle était une fille à chercher n’importe quelle paire de lèvres à embrasser. Elle choisissait ses fréquentations, elle ! Hum… sans doute tellement qu’elle s’isolait plus qu’autre chose. Elle secoua la tête pour chasser ces pensées là de son esprit, puis elle s’avança de façon autonome au milieu de la salle en symbole de prise des lieux. Le blondinet qui l’accompagnait se dirigea directement vers la machine à café. Quant à elle, la jeune fille s’avança directement au comptoir pour jeter un œil de l’autre côté. Elle fit le tour de l’espace de travail avant d’en faire le tour. Une fois à l’opposé, elle parcouru une brève liste qui était disposée là, à plat, où des références diverses se succédaient les unes les autres. Ses yeux se tournèrent vers les casiers sur sa droite où ses doigts ne tardèrent pas à se balader.
*A… B… C… Ouais non on va éviter les missions de rang D je suis plus une Genin. Disons seule… je prendrai C. B si je trouve quelqu’un pour m’accompagner. En parlant de ça, faut avouer que c’est plutôt pas mal fréquenté dans le coin, ce pourrait-être sympathique d’y faire des rencontres. Et puis, ce serait l’occasion de trouver une équipe digne de ce nom. Je me demande si Riku passe souvent par là…*
Elle releva brièvement la tête pour vérifier qu’il n’était pas déjà sur les lieux. Non, personne qu’elle connaissait, sauf bien sûr l’autre avec ses cheveux jaunes. Il semblait connaître du peuple, lui… En tout cas il blaguait déjà avec un rouquin, inconnu au bataillon. Beurk… Taka n’aimait pas les rouquins. Elle trouvait que c’était pas humain d’avoir cette couleur de pilosité. Elle fronça les sourcils un instant, s’attardant sur les cheveux du dit roux, puis elle descendit progressivement le long de sa tenue pour s’en aller imaginer…
*Oulà ! Allez hop ! Cherche ta mission avant de penser à n’importe quoi. On disait donc C ou B.*
Elle tira un premier tiroir dans lequel les dossiers s’alignaient. Il y en avait de toute sorte, des enquêtes, des recherches du transport… D’ailleurs, celle là semblait l’intéresser pas mal, au même titre qu’une autre qui la guiderait tout droit vers le pays de l’herbe. Charmante coïncidence, elle qui se rappelait en avoir parlé il y a peu, au détour d’un sentier dans la région d’Ekô. Elle grimaça en se rappelant quel fou furieux elle avait croisé dans cette forêt. Un frisson la parcourut avant qu’elle ne se remette à fouiller dans les dossiers. Elle trifouilla encore quelques secondes, voire minutes, puis elle referma le tout. C’était bon, elle avait surement trouvé une ou deux mission pas trop compliqués pour reprendre sur de bonnes bases. Ce fait, elle s’écarta, satisfaite, de ce coin là et s’en alla, comme si elle visitait, jusqu’au tableau des informations. Ses yeux parcoururent rapidement la surface, captant des bribes de nouvelles par ci par là jusqu’à ce que quelque chose de particulier les attire. Dans le coin, en bas à gauche du panneau, était affiché un trombinoscope des nouveaux promus du mois. Parmi ce, un nom et une photo lui sautèrent au visage et avant qu’elle ne s’en soit rendu compte, son poing se crispait sur lui même.
Devant la feuille, son visage se serra soudain, arborant presque une expression menaçant que le pauvre morceau de papier ne méritait pas. S’il avait été vivant, il aurait d’une part pris un coup de poing, d’autre par réveillé un instinct tout à fait étrange chez la jeune fille car il arborait fièrement le nom d’une personne qu’elle connaissait bien et qu’elle avait côtoyée lorsqu’elle n’était qu’une Chuunin toute récente. Pourtant, le temps passait et bien plus vite qu’on ne pouvait le voir. Elle pesta intérieurement, notamment contre Hakai qui s’était évertué à lui dire que Kenji restait le même. Pourtant, c’était une affirmation fausse. On avait fini par en faire un gradé, ce qui voulait dire qu’il avait plus que mûri. Quand-est-ce que Kenji était devenu un leader ? Avait-il trouvé la fibre pour devenir un chef d’équipe ? Ce, sans la participation de Taka. Ou était le temps où on l’affectait à une unité dont la jeune fille était la dirigeante ? Il fallait le reconnaître, elle avait sûrement perdu beaucoup de temps là où son ami n’avait cessé de s’entraîner, de se perfectionner et de grandir. Sa mâchoire se serra, son poing à nouveau… Kenji n’était plus un enfant. Il fallait qu’elle reprenne l’entrainement, c’en devenait une affaire d’orgueil jusqu’à… ce qu’une main se pose sur son épaule et la sorte de tout ceci.
[Kinari] Ca va pas ? T’as lu un drame ou quoi ?
Le jeune homme insouciant se mit à rire, ignorant totalement ce déversement d’adrénaline que la nouvelle avait provoqué chez la jeune fille. Elle tourna la tête vers son collègue en souriant légèrement.
[Taka] C’est rien… Je remarque que beaucoup de choses changent. J’ai l’impression que le temps me file entre les doigts et je n’aime pas ça.
[Kinari] Ah… ca ! C’est un peu notre problème à tous. T’imagines ? T’as vu le type à qui je parlais à côté de la cafetière ? Dis-toi que c’était un de mes élèves il y a seulement deux ans. Quand j’y pense ! Il a bien grandi le bougre. Il se prépare à partir en mission, là.
Les deux confrères s’échangèrent un sourire sincère avant de se tourner mutuellement vers le tableau. Un peu plus haut, il y avait aussi la liste des pertes des deux derniers mois, sans doute un peu plus. Taka perdit sa bonne expression, se remémorant nombre de choses peu joyeuses.
[Taka] Quand on commence, on croit tous que ninja c’est un grand rêve magnifique et qu’on va sauver le monde… On n’était pas les premiers, on n’est pas les derniers. Ce garçon là… Celui qui a été promu ce mois-ci, je le connais bien. Enfin, je le connaissais bien. Ca fait longtemps que je ne l’ai plus vu. Je me rappelle de ses paroles il y a quelques temps, tellement graves et pourtant si innocentes.
Le jeune homme émit un petit rictus avant de regarder la jeune fille du coin de l’œil.
[Kinari] Ecoute, Taka… Je sais que c’est pas facile facile pour toi en ce moment. En fait, je le sais depuis que je te connais parce que, même si tu l’as jamais dit, tu réfléchis tout le temps et tu broies du noir. Faut que tu te relèves, sinon tu pourras jamais construire l’avenir de ce pays… Et pourtant, seuls les Dieux savent combien on a besoin de personnes comme toi. Ne serait-ce que pour former la prochaine génération.
Je sais pas à quoi ça tient, mais t’as ce petit truc qui fait que tes leçons sont écoutées, sauf peut-être par toi. Mais ça, c’est un problème bien connu. Arrête de te prendre le citron, c’est mauvais pour la santé du cigare et tu le sais. Alors ce que tu vas faire, c’est aller prendre l’air en attendant demain ou après demain. Après ça tu reprendras l’entrainement et, si tu veux, on partira en mission ensemble.
Elle eut un petit sourire gêné. Même si elle ne le remerciait pas, on sentait qu’elle le faisait du fond du cœur, dans son silence.
[Kinari] Tu vois ! C’est pour ça qu’il faut que tu gardes la pêche ! Tous ces petits trucs là, ces petites expressions qui veulent tout dire bien que tu gardes ton timide silence… Tout ça c’est très bien, et ça plait. Crois-moi.
Elle se tourna subitement vers lui, sous les regards de quelques uns, un peu trop curieux.
[Taka] Franchement ! T’aurais pas de copine, je penserais que tu me dragues. Quoi qu’il en soit… tu as raison. On se voit plus tard.
[Kinari] D’accord, prends le temps de te reposer.
Elle lui sourit une dernière fois afin qu’il lui fasse confiance puis elle se retourna et quitta le carré bleu sans même énoncer un « au revoir » pour le reste de l’assemblée de toute façon trop occupée à glander. Le blondinet la regarda s’en aller en souriant lui aussi.
*Elle se cache encore derrière un sourire… Cette fille me fera toujours halluciner.*
*Du repos ? Il n’y a qu’un endroit pour ça… Grand parc de Konoha… tu m’as manqué.*
[Suite au Parc Seibutsu]
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Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60.2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin

Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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Re: Le "Carré Bleu"
C’était le moment, Kenji venait de passer chuunin. Cela ne faisait que quelques jours qu’il avait combattu Iki et que ce dernier lui avait annoncé la nouvelle qu’il attendait depuis des années. Il avait eu le temps de panser ses plais et de faire un rapide bilan de ce qu’il avait accomplit jusqu’à présent. Maintenant, il était un peu plus gradé et responsable, on lui faisait confiance. Takeshi lui avait dit de prendre le contrôle d’une équipe et c’était ce qu’il avait fait avec l’équipe neuf de Konoha. Il était assez fier des progrès de ses élèves, Azumi semblait la plus puissante mais Ying ne restait pas loin avec une détermination sans faille. Tout proche il y avait Shinjin qui ne demandait qu’à se transcender. Kenji n’aurait jamais pensé donner autant aux autres il y a peu, mais son esprit avait comprit des choses qui restaient flous dans son esprit depuis tant de temps. Une barrière c’était levé et l’enclos ouvert lui ouvrait de nouveau horizon.
Il était Kenji Uchiha, Chuunin de Konoha.
Il marchait tranquillement dans les ruelles de Konoha accompagné de Taki, lui aussi venait de monter en grade. Il enseignait aussi pour une équipe dont le numéro échappé à l’esprit du jeune garçon. Même si Kenji l’avait maintenant surpassé, il restait ensemble lors des entrainements du clan, un lien spécial les unissait que l’enfant prodige avait du mal à reconnaître tandis que Taki savait qu’ils étaient amis. Voir son ami aussi interrogateur le faisait tout autant sourire. Ce dernier prit la parole un ton enjoué.
[Taki] – Alors, tu vas faire souffrir ton équipe aujourd’hui ?
Kenji esquissa un petit sourire avant de se passer doucement une main dans les cheveux.
[Kenji] – Je suis pas leur nourrice, je vais pas passer toutes mes journées avec eux…
[Taki] – Tu rigoles ! Fais gaffes, tu vas en faire des ninjas moyens, faut les pousser un peu ! Aujourd’hui, je les emmène en forêt, un petit parcours du combattant leur fera du bien. Tu fais quoi si t’es pas eux ?
Les pupilles sombres du jeune garçon se braquèrent. Il savait très bien ce qu’il allait faire mais il n’avait pas envie que Taki le sache, les préjugés étaient si vite arrivé. Il se racla doucement la gorge et murmura quelques mots.
[Kenji] – Disons qu’aujourd’hui c’est moi qui vais souffrir.
[Taki] – Je vois… Faudra se faire une revanche bientôt !
Taki fit un dernier sourire à son ami et partit dans une ruelle sur la droite de Kenji. Ce dernier s’arrêta quelques secondes, il se demandait vraiment ce qu’il était entrain de faire. Il était si seul d’habitude et il s’était habitué à cette solitude mais étrangement le fait d’avoir passé du temps avec Iki et Reiko l’avait changé. Il acceptait la compagnie de Taki ou des élèves de son équipe. Il leur enseignait son savoir et partageait avec eux. Comme s’il n’était plus lui-même…
Un enfant courant sans regarder devant lui le percutant par l’épaule. Il s’excusa et continua son chemin dans la même course effrénée. Kenji ne lui en tint pas rigueur et secoua la tête. Il était monté en grade et il devait aller voir Reiko. Il partit alors en direction de l’académie l’esprit un peu troublé mais le pas confiant. La grande bâtisse se dessina à l’horizon, ce n’était pas la première fois qu’il y entrait en tant que professeur mais cela faisait toujours étrange de ne plus être un élève cherchant de l’aide. Il esquissa un sourire en voyant les jeunes aspirants courir pour ne pas être en retard à leur cours de la journée. La jeunesse, les pousses de Konoha qui feraient l’avenir de ce village.
Il poussa la porte d’entrée et salua d’un bref signe de tête la secrétaire derrière son comptoir. Il ne l’appréciait pas et elle le lui rendait bien. Donc, dans un commun accord, il ne se disait que bonjour sans chercher plus loin. Kenji passa derrière le comptoir et poussa la porte de la salle des gradés.
Elle était spacieuse et bien organisée. Des sièges confortables trônaient sur sa droite et non loin un petit bar avait été dressé pour y déposer quelques denrées et la fameuse cafetière. Sur sa gauche des chaises autours d’une table de simple facture. La pièce était incroyablement carrée, le soleil pénétrant dans le lieu par une belle fenêtre ouverte reflétait le bleu azur des murs dans une sensation de voyage marin. La salle n’était pas vide et Kenji y reconnu quelques professeurs. Hiryuu était assit à la table se perdant dans des livres sur la maîtrise exceptionnelle du feu qu’il possédait. Minato bavardait dans un coin avec Yasu et d’autre individu partageait entre eux mais l’Uchiha ne les connaissait pas.
Son entrée ne changea pas grand-chose. Rares étaient ceux qui tournèrent la tête et Kenji n’en avait que faire. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre et partit vers le comptoir du petit bar avant de tirer un tabouret et de s’y installer. Il jeta un bref regard autour de lui et vit que Reiko n’était pas là, ce n’était pas un problème, il allait l’attendre. Il n’avait prévu que cela aujourd’hui. Mais le un petit tableau où quelques post-it étaient accrochés attrapa son attention. Il lança son regard sombre sur ce dernier et y vit avec étonnement son visage. Il ne savait pas comme l’académie avait eu cette information et il n’aimait pas qu’on l’expose ainsi, comme un animal. Il faisait parti des promus de mois, un honneur ridicule. Il tourna la tête et rapporta son intérêt sur les missions disponibles.
Il avait en tête de sortir son équipe pour qu’ils puissent faire leur premier pas en dehors du village. Mais il ne fallait pas quelque chose de trop risqué ou il risquerait de devoir faire tout le travail à leur place et ce n’était pas le but de l’exercice. Il vit quelques missions de rang C, mais il n’y avait rien qui attiré son œil de professeur, il lâcha alors le tableau du regard se disant qu’il verrait cela plus tard.
Il tourna ses pupilles d’ombres vers la porte d’entrée et patienta sans excitation.
Il était Kenji Uchiha, Chuunin de Konoha.
Il marchait tranquillement dans les ruelles de Konoha accompagné de Taki, lui aussi venait de monter en grade. Il enseignait aussi pour une équipe dont le numéro échappé à l’esprit du jeune garçon. Même si Kenji l’avait maintenant surpassé, il restait ensemble lors des entrainements du clan, un lien spécial les unissait que l’enfant prodige avait du mal à reconnaître tandis que Taki savait qu’ils étaient amis. Voir son ami aussi interrogateur le faisait tout autant sourire. Ce dernier prit la parole un ton enjoué.
[Taki] – Alors, tu vas faire souffrir ton équipe aujourd’hui ?
Kenji esquissa un petit sourire avant de se passer doucement une main dans les cheveux.
[Kenji] – Je suis pas leur nourrice, je vais pas passer toutes mes journées avec eux…
[Taki] – Tu rigoles ! Fais gaffes, tu vas en faire des ninjas moyens, faut les pousser un peu ! Aujourd’hui, je les emmène en forêt, un petit parcours du combattant leur fera du bien. Tu fais quoi si t’es pas eux ?
Les pupilles sombres du jeune garçon se braquèrent. Il savait très bien ce qu’il allait faire mais il n’avait pas envie que Taki le sache, les préjugés étaient si vite arrivé. Il se racla doucement la gorge et murmura quelques mots.
[Kenji] – Disons qu’aujourd’hui c’est moi qui vais souffrir.
[Taki] – Je vois… Faudra se faire une revanche bientôt !
Taki fit un dernier sourire à son ami et partit dans une ruelle sur la droite de Kenji. Ce dernier s’arrêta quelques secondes, il se demandait vraiment ce qu’il était entrain de faire. Il était si seul d’habitude et il s’était habitué à cette solitude mais étrangement le fait d’avoir passé du temps avec Iki et Reiko l’avait changé. Il acceptait la compagnie de Taki ou des élèves de son équipe. Il leur enseignait son savoir et partageait avec eux. Comme s’il n’était plus lui-même…
Un enfant courant sans regarder devant lui le percutant par l’épaule. Il s’excusa et continua son chemin dans la même course effrénée. Kenji ne lui en tint pas rigueur et secoua la tête. Il était monté en grade et il devait aller voir Reiko. Il partit alors en direction de l’académie l’esprit un peu troublé mais le pas confiant. La grande bâtisse se dessina à l’horizon, ce n’était pas la première fois qu’il y entrait en tant que professeur mais cela faisait toujours étrange de ne plus être un élève cherchant de l’aide. Il esquissa un sourire en voyant les jeunes aspirants courir pour ne pas être en retard à leur cours de la journée. La jeunesse, les pousses de Konoha qui feraient l’avenir de ce village.
Il poussa la porte d’entrée et salua d’un bref signe de tête la secrétaire derrière son comptoir. Il ne l’appréciait pas et elle le lui rendait bien. Donc, dans un commun accord, il ne se disait que bonjour sans chercher plus loin. Kenji passa derrière le comptoir et poussa la porte de la salle des gradés.
Elle était spacieuse et bien organisée. Des sièges confortables trônaient sur sa droite et non loin un petit bar avait été dressé pour y déposer quelques denrées et la fameuse cafetière. Sur sa gauche des chaises autours d’une table de simple facture. La pièce était incroyablement carrée, le soleil pénétrant dans le lieu par une belle fenêtre ouverte reflétait le bleu azur des murs dans une sensation de voyage marin. La salle n’était pas vide et Kenji y reconnu quelques professeurs. Hiryuu était assit à la table se perdant dans des livres sur la maîtrise exceptionnelle du feu qu’il possédait. Minato bavardait dans un coin avec Yasu et d’autre individu partageait entre eux mais l’Uchiha ne les connaissait pas.
Son entrée ne changea pas grand-chose. Rares étaient ceux qui tournèrent la tête et Kenji n’en avait que faire. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre et partit vers le comptoir du petit bar avant de tirer un tabouret et de s’y installer. Il jeta un bref regard autour de lui et vit que Reiko n’était pas là, ce n’était pas un problème, il allait l’attendre. Il n’avait prévu que cela aujourd’hui. Mais le un petit tableau où quelques post-it étaient accrochés attrapa son attention. Il lança son regard sombre sur ce dernier et y vit avec étonnement son visage. Il ne savait pas comme l’académie avait eu cette information et il n’aimait pas qu’on l’expose ainsi, comme un animal. Il faisait parti des promus de mois, un honneur ridicule. Il tourna la tête et rapporta son intérêt sur les missions disponibles.
Il avait en tête de sortir son équipe pour qu’ils puissent faire leur premier pas en dehors du village. Mais il ne fallait pas quelque chose de trop risqué ou il risquerait de devoir faire tout le travail à leur place et ce n’était pas le but de l’exercice. Il vit quelques missions de rang C, mais il n’y avait rien qui attiré son œil de professeur, il lâcha alors le tableau du regard se disant qu’il verrait cela plus tard.
Il tourna ses pupilles d’ombres vers la porte d’entrée et patienta sans excitation.

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