Salle de Littérature
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Re: Salle de Littérature
Vient de : Amphi de ninjutsu.
Takeshi sortit de salle en courant, après le cours à propos du chakra, de Shinzo Megane, qui maîtrisait son cours à la perfection. Takeshi avait bien compris la leçon, mais le sensei avait demandé de faire un tour à la salle de littérature pour en apprendre plus sur la maîtrise du chakra, et par la suite s’entraîner. Takeshi, ne connaissant pas encore le bâtiment, était perdu. Il cherchait, cherchait, montait, descendait les escaliers. Plus cela durait, plus il commençait à s’inquiéter.
Il allait abandonner quand il vit qu’à l’entrée de l’escalier, il y avait un plan du bâtiment. Takeshi s’y précipita. Il parcourut rapidement les noms et numéros, et repéra la salle de littérature. Takeshi se trouvait en fait à l’opposé de la salle. Maintenant plus sûr, il partit en direction de la salle, grimpa quatre à quatre les escaliers, et déboucha sur un grand couloir. Au bout, une porte entre-ouverte, la salle de littérature. Il s’avança et poussa doucement la porte. A l’entrée, une pancarte indiquait : « Ne pas faire de bruit. »
Takeshi, qui n’aimait d’ailleurs pas se faire remarquer, respecta la consigne à la lettre. Son sac en bandoulière, il parcourut les rayons, ne sachant où chercher. Mais, alors qu’il passait devant un rayon, il tourna la tête. Il reconnut une chevelure particulière. Shinju. Il se dit que c’était ici que se trouvait le bon rayon. Il s’approcha de son ami.
« C’est ici ?chuchota-t-il.
-De quoi ? répondit Shinju sur le même ton.
-Le livre sur le chakra.
-Ah, oui. C’est là. Tu as le choix. Il y a une tonne de livres.
-OK, merci.
-De rien. »
Après quoi, Takeshi passa en revue tout le rayon. Pleins de livres sur les bases du ninjutsu. Takeshi découvrit une série fort intéressante : « Les bases du ninjutsu pour les aspirants ninja ». Parfait ! Takeshi en prit le premier tome. Il ouvrit le livre et tomba sur le sommaire.
*Introduction… Qu’est-ce que le ninjutsu… Ha ! Le chakra ! Page 26.*
Il sauta quelques pages. Enfin, arriva à la bonne page. Le chakra. Mélange entre l’esprit et le physique. Des schémas. Tout une page sur la théorie. Mais c’était la page suivante qui intéressait Takeshi.
« La maîtrise du chakra.
Comment faire ? »
Après avoir lu les quelques lignes, il ferma le livre. Il parla deux petites secondes à Shinju puis s’éloigna. Arrivé à la porte, il se dit :
*Qu’est-ce qu’il y avait marqué déjà ? Bah, je m’en souviens plus. Faut que je le note sur un bout de papier.*
Il repartit dans l’autre direction. Il retrouva facilement son livre, et la bonne page. Quelques secondes plus tard, il sortit un papier, un crayon. Il nota tout, sans rien oublier. Il rangea rapidement le papier, et ferma son sac. Il commença à partir, quand Shinju l’interpela.
« Heu… C’est quoi le livre que tu lisais ?
-Tiens ? Tu as besoin de moi ? Bon je vais te dire lequel c’est. »
Il lui fit signe de le suivre. Arrivés au bon endroit, Takeshi prit le même livre pour la troisième fois. Il le tendit à Shinju. Ce dernier, après avoir lu les quelques lignes qui l’intéressaient, ferma le livre et le rangea. Takeshi proposa :
« Ca te dirait de venir t’entraîner avec moi ?chuchota-t-il.
-Pas de problème. Je viens. Mais attends, je vais prendre mes affaires. »
Shinju revint sous peu. Ensuite, tout deux sortirent de la pièce. Ils regardèrent par la fenêtre. Des rayons de soleil perçaient la noirceur des nuages, illuminant le village et les contrées alentour. C’était signe que le mauvais temps allait laisser place au soleil. Takeshi demanda à Shinju l’heure. Quatorze heures cinquante. Avec un peu de chances, dans quelques minutes, ils seraient déjà en train de s’entraîner. L’ami de Takeshi partit dans une direction, et notre personnage le suivit.
Continuation du RP : Montagnes de Kumo.
Takeshi sortit de salle en courant, après le cours à propos du chakra, de Shinzo Megane, qui maîtrisait son cours à la perfection. Takeshi avait bien compris la leçon, mais le sensei avait demandé de faire un tour à la salle de littérature pour en apprendre plus sur la maîtrise du chakra, et par la suite s’entraîner. Takeshi, ne connaissant pas encore le bâtiment, était perdu. Il cherchait, cherchait, montait, descendait les escaliers. Plus cela durait, plus il commençait à s’inquiéter.
Il allait abandonner quand il vit qu’à l’entrée de l’escalier, il y avait un plan du bâtiment. Takeshi s’y précipita. Il parcourut rapidement les noms et numéros, et repéra la salle de littérature. Takeshi se trouvait en fait à l’opposé de la salle. Maintenant plus sûr, il partit en direction de la salle, grimpa quatre à quatre les escaliers, et déboucha sur un grand couloir. Au bout, une porte entre-ouverte, la salle de littérature. Il s’avança et poussa doucement la porte. A l’entrée, une pancarte indiquait : « Ne pas faire de bruit. »
Takeshi, qui n’aimait d’ailleurs pas se faire remarquer, respecta la consigne à la lettre. Son sac en bandoulière, il parcourut les rayons, ne sachant où chercher. Mais, alors qu’il passait devant un rayon, il tourna la tête. Il reconnut une chevelure particulière. Shinju. Il se dit que c’était ici que se trouvait le bon rayon. Il s’approcha de son ami.
« C’est ici ?chuchota-t-il.
-De quoi ? répondit Shinju sur le même ton.
-Le livre sur le chakra.
-Ah, oui. C’est là. Tu as le choix. Il y a une tonne de livres.
-OK, merci.
-De rien. »
Après quoi, Takeshi passa en revue tout le rayon. Pleins de livres sur les bases du ninjutsu. Takeshi découvrit une série fort intéressante : « Les bases du ninjutsu pour les aspirants ninja ». Parfait ! Takeshi en prit le premier tome. Il ouvrit le livre et tomba sur le sommaire.
*Introduction… Qu’est-ce que le ninjutsu… Ha ! Le chakra ! Page 26.*
Il sauta quelques pages. Enfin, arriva à la bonne page. Le chakra. Mélange entre l’esprit et le physique. Des schémas. Tout une page sur la théorie. Mais c’était la page suivante qui intéressait Takeshi.
« La maîtrise du chakra.
Comment faire ? »
Après avoir lu les quelques lignes, il ferma le livre. Il parla deux petites secondes à Shinju puis s’éloigna. Arrivé à la porte, il se dit :
*Qu’est-ce qu’il y avait marqué déjà ? Bah, je m’en souviens plus. Faut que je le note sur un bout de papier.*
Il repartit dans l’autre direction. Il retrouva facilement son livre, et la bonne page. Quelques secondes plus tard, il sortit un papier, un crayon. Il nota tout, sans rien oublier. Il rangea rapidement le papier, et ferma son sac. Il commença à partir, quand Shinju l’interpela.
« Heu… C’est quoi le livre que tu lisais ?
-Tiens ? Tu as besoin de moi ? Bon je vais te dire lequel c’est. »
Il lui fit signe de le suivre. Arrivés au bon endroit, Takeshi prit le même livre pour la troisième fois. Il le tendit à Shinju. Ce dernier, après avoir lu les quelques lignes qui l’intéressaient, ferma le livre et le rangea. Takeshi proposa :
« Ca te dirait de venir t’entraîner avec moi ?chuchota-t-il.
-Pas de problème. Je viens. Mais attends, je vais prendre mes affaires. »
Shinju revint sous peu. Ensuite, tout deux sortirent de la pièce. Ils regardèrent par la fenêtre. Des rayons de soleil perçaient la noirceur des nuages, illuminant le village et les contrées alentour. C’était signe que le mauvais temps allait laisser place au soleil. Takeshi demanda à Shinju l’heure. Quatorze heures cinquante. Avec un peu de chances, dans quelques minutes, ils seraient déjà en train de s’entraîner. L’ami de Takeshi partit dans une direction, et notre personnage le suivit.
Continuation du RP : Montagnes de Kumo.

Takeshi Miomu- Aspirant de Kumo

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Sho Nagoshi- Chuunin Instructeur de Kumo

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Re: Salle de Littérature
On sort d’une salle. On tourne à droite. On avance, encore, encore, encore. Pourquoi on avance ? On avance, c’est tout. Il faut avancer, alors on avance. On tourne à gauche. On avale mécaniquement les mètres. Le mur à droite. Beige, une peinture rayée, mal faite. A gauche, un mur. Une peinture rayée, mal faite. En face, un couloir. A ses pieds, du carrelage, beige, de moyenne qualité. Il défile. Tout défile. On lève la tête. On voit quelque chose. Un carré de lumière sur le sol. Une fenêtre. On passe à travers le halo lumineux. On est ébloui. Mais on continue, on avance, on avance.
Et on avance. On tourne à droite. Toujours le même mur, toujours les mêmes fenêtres, toujours le même carrelage. Le mur, le carrelage, les fenêtres. Le chemin s’étend, le but s’éloigne au fur et à mesure que l’on avance. Mais on continue. On ne sait pas pourquoi. On avance, on avance. Nouveau tournant, nouveau paysage, si familier. On ralentit le pas. Oui, on entend quelques sons, assez faibles. Mais on continue. On avance, on avance. Le bruit se rapproche. Cela devient des voix, cela devient des cris, cela devient des pleurs.
On pousse une porte à deux battants. C’est le choc. Le son envahit ses oreilles habituées au silence. Un brouhaha. Trop bruyant, trop puissant, trop discontinu, trop illogique. Mais on voit. On voit des personnes. On ne voit pas les couleurs. On ne voit pas les visages. On voit juste des formes. Qui étaient ces formes ? On ne le savait pas. Mais on continuait, malgré le son, malgré les images, malgré ce qui nous agace, nous assomme, nous détruit. On pousse une nouvelle porte à deux battants.
Les sons s’éloignent. On se sent mieux. On entend le bruit de ses pas. C’est bizarre. Le bruit des pas. Ca fait clac, clac, clac. D’une manière répétitive, un rythme, qui durait. Cela devenait agaçant. On n’en pouvait plus. Qu’est-ce qu’on cherchait déjà ? On ne le savait pas. Le corps guidait la marche. On suivait, de l’esprit. On sent un vent chaud nous parcourir les vêtements. La tête chauffe, le front brûle. Les membres tremblent. C’est bizarre, pourquoi on tremble ? Il faut chaud. On oublie les soucis. Et on continue. Mais, il y a toujours un moment où on ne peut plus continuer.
C’est le noir complet. On sent quelque chose de froid s’abattre sur le corps. Ou plutôt on s’abat sur ce quelque chose. On a mal. Mais on ne voit rien. On n’entend rien. On ne peut pas continuer. On ne peut rien faire. On ne peut rien faire ! On s’agace, on grogne de rage, on n’en peut plus. Il faut faire quelque chose !
L’agacement s’éloigne. On a l’impression de se libérer de ce noir complet, de cette douleur, de cet saleté d’impuissance. On est là, on se sent bien. Tout est blanc. On est mort ? Peut-être. Mais cela n’a aucune importance. On est bien, et rien ne peut nous en priver. On avance. On n’entend pas le bruit des pas. On sent une légère brise. On écarte les bras, on s’arrête. On inspire, et un air frais nous parcourt les narines et les poumons. On se sent revivre. C’est tellement bon ! Sans souci, sans problèmes, sans personne, sans rien. Que nous.
Mais tout a une fin.
On se sent happé. On lutte, mais on ne peut rien y faire. La tranquillité disparaît. On est à nouveau assailli par cette douleur. Par cet agacement. La vie refait surface. Non, on n’était pas mort. On sentait le sol sous soi, on sentait la main froide sur sa joue. On entendait quelqu’un crier. Qu’est-ce que cela pouvait bien nous faire ? On avait marre. Mais la voix se faisait insistante. On finit par abandonner. On reprend le contrôle de son corps. On ouvre les yeux.
Takeshi fut assailli par la lumière qui illuminait là où il se trouvait. Il ferma les yeux. L’éclat lumineux lui parut moins insistant. Il ouvrit à nouveau les yeux. Il vit Shinju. Ce grand gamin brun, qui lui tapotait la joue. L’académicien lève les bras. Il ramène ses jambes, il s’aide du mur, il se lève. Il regarde à nouveau Shinju. L’ami était inquiet. Ses yeux trahissaient ses peurs.
« Qu’est-ce que… ?
-Tu t’es évanoui. Comme ça. Je ne sais pas pourquoi. Mais… Tu es sûr que ça va ?
-Oui, oui, ne t’inquiètes pas. »
Il avance, bouge un peu les bras. Il n’y avait personne à part eux. Takeshi se tourne vers son interlocuteur.
« Où est-ce qu’on est ?
-En face de la salle de littérature. »
La salle de littérature ? Illumination. Elle était en face. La porte. Cette foutue salle de littérature qu’il voulait tant rejoindre. Et qu’est-ce que ça lui a coûté… Il était là. Il fallait l’ouvrir, cette saleté de porte ! Il s’avance.
« On fait quoi, hein, Takeshi ? »
L’interpellé arrêta net son mouvement. Quoi, qu’est-ce qu’on fait ? Il faisait ce qu’il voulait Shinju.
« Tu as eu cours ?
-Bien sûr ! Il est midi !
-Quoi ?! »
Midi ! Quatre heures qu’il était comme ça ? C’était quoi la blague, bordel ? Il s’avance vers la porte, il fallait aller dans cette salle de littérature avant l’après midi. Il posa la main sur la poignée.
« Ah, et au fait, Takeshi… »
Il lâcha le bout de métal. Il se retourne violemment.
« Quoi encore ?
-Le prof’ a dit que pour le cours de c’t’aprem, t’étais pas obligé de venir. Il a dit que tu devrais te concentrer sur ton affinité.
-Tu me le jures ?
-Je te le jure. »
Takeshi n’en croyait pas ses oreilles. On l’avait dispensé de cours !
« Ah ! Et il a aussi ajouté que pour la maîtrise du lancer de kunai tu étais assez expérimenté. »
En effet, Takeshi s’était entraîné dur sur ce point. Il pouvait lancer un kunai à moins d’un centimètre de sa cible, sur une distance, de vingt à quarante mètres. Il y avait passé des jours et des nuits. Finalement, l’entraînement allait payer. Mais, une chose le turlupinait. Comment le prof le savait ? Shinju, comme s’il avait lu en lui, répondit à sa question silencieuse :
« Il le sait parce qu’il t’a vu t’entraîner. C’est tout. Donc, va t’entraîner sur ton affinité . Bonne chance ! »
Sur ce, Shinju, s’en alla. Takeshi ouvrit enfin la porte. Il entra. Une grande salle avec des rangées de bouquins s’entassaient. L’académicien parcourut les rayons, et s’arrêta dans la partie « ninjutsu élémentaire de Kumo ». Cela occupait tout un rayon, avec toutes les techniques électriques élémentaires du village de Kumo. Etait-ce possible ? Takeshi parcourut rapidement les rayons, emprunta quelques livres, sans oublier de le signaler au documentaliste, puis sortit. Il partit en direction des montagnes, son terrain d’entraînement.
Et on avance. On tourne à droite. Toujours le même mur, toujours les mêmes fenêtres, toujours le même carrelage. Le mur, le carrelage, les fenêtres. Le chemin s’étend, le but s’éloigne au fur et à mesure que l’on avance. Mais on continue. On ne sait pas pourquoi. On avance, on avance. Nouveau tournant, nouveau paysage, si familier. On ralentit le pas. Oui, on entend quelques sons, assez faibles. Mais on continue. On avance, on avance. Le bruit se rapproche. Cela devient des voix, cela devient des cris, cela devient des pleurs.
On pousse une porte à deux battants. C’est le choc. Le son envahit ses oreilles habituées au silence. Un brouhaha. Trop bruyant, trop puissant, trop discontinu, trop illogique. Mais on voit. On voit des personnes. On ne voit pas les couleurs. On ne voit pas les visages. On voit juste des formes. Qui étaient ces formes ? On ne le savait pas. Mais on continuait, malgré le son, malgré les images, malgré ce qui nous agace, nous assomme, nous détruit. On pousse une nouvelle porte à deux battants.
Les sons s’éloignent. On se sent mieux. On entend le bruit de ses pas. C’est bizarre. Le bruit des pas. Ca fait clac, clac, clac. D’une manière répétitive, un rythme, qui durait. Cela devenait agaçant. On n’en pouvait plus. Qu’est-ce qu’on cherchait déjà ? On ne le savait pas. Le corps guidait la marche. On suivait, de l’esprit. On sent un vent chaud nous parcourir les vêtements. La tête chauffe, le front brûle. Les membres tremblent. C’est bizarre, pourquoi on tremble ? Il faut chaud. On oublie les soucis. Et on continue. Mais, il y a toujours un moment où on ne peut plus continuer.
C’est le noir complet. On sent quelque chose de froid s’abattre sur le corps. Ou plutôt on s’abat sur ce quelque chose. On a mal. Mais on ne voit rien. On n’entend rien. On ne peut pas continuer. On ne peut rien faire. On ne peut rien faire ! On s’agace, on grogne de rage, on n’en peut plus. Il faut faire quelque chose !
L’agacement s’éloigne. On a l’impression de se libérer de ce noir complet, de cette douleur, de cet saleté d’impuissance. On est là, on se sent bien. Tout est blanc. On est mort ? Peut-être. Mais cela n’a aucune importance. On est bien, et rien ne peut nous en priver. On avance. On n’entend pas le bruit des pas. On sent une légère brise. On écarte les bras, on s’arrête. On inspire, et un air frais nous parcourt les narines et les poumons. On se sent revivre. C’est tellement bon ! Sans souci, sans problèmes, sans personne, sans rien. Que nous.
Mais tout a une fin.
On se sent happé. On lutte, mais on ne peut rien y faire. La tranquillité disparaît. On est à nouveau assailli par cette douleur. Par cet agacement. La vie refait surface. Non, on n’était pas mort. On sentait le sol sous soi, on sentait la main froide sur sa joue. On entendait quelqu’un crier. Qu’est-ce que cela pouvait bien nous faire ? On avait marre. Mais la voix se faisait insistante. On finit par abandonner. On reprend le contrôle de son corps. On ouvre les yeux.
Takeshi fut assailli par la lumière qui illuminait là où il se trouvait. Il ferma les yeux. L’éclat lumineux lui parut moins insistant. Il ouvrit à nouveau les yeux. Il vit Shinju. Ce grand gamin brun, qui lui tapotait la joue. L’académicien lève les bras. Il ramène ses jambes, il s’aide du mur, il se lève. Il regarde à nouveau Shinju. L’ami était inquiet. Ses yeux trahissaient ses peurs.
« Qu’est-ce que… ?
-Tu t’es évanoui. Comme ça. Je ne sais pas pourquoi. Mais… Tu es sûr que ça va ?
-Oui, oui, ne t’inquiètes pas. »
Il avance, bouge un peu les bras. Il n’y avait personne à part eux. Takeshi se tourne vers son interlocuteur.
« Où est-ce qu’on est ?
-En face de la salle de littérature. »
La salle de littérature ? Illumination. Elle était en face. La porte. Cette foutue salle de littérature qu’il voulait tant rejoindre. Et qu’est-ce que ça lui a coûté… Il était là. Il fallait l’ouvrir, cette saleté de porte ! Il s’avance.
« On fait quoi, hein, Takeshi ? »
L’interpellé arrêta net son mouvement. Quoi, qu’est-ce qu’on fait ? Il faisait ce qu’il voulait Shinju.
« Tu as eu cours ?
-Bien sûr ! Il est midi !
-Quoi ?! »
Midi ! Quatre heures qu’il était comme ça ? C’était quoi la blague, bordel ? Il s’avance vers la porte, il fallait aller dans cette salle de littérature avant l’après midi. Il posa la main sur la poignée.
« Ah, et au fait, Takeshi… »
Il lâcha le bout de métal. Il se retourne violemment.
« Quoi encore ?
-Le prof’ a dit que pour le cours de c’t’aprem, t’étais pas obligé de venir. Il a dit que tu devrais te concentrer sur ton affinité.
-Tu me le jures ?
-Je te le jure. »
Takeshi n’en croyait pas ses oreilles. On l’avait dispensé de cours !
« Ah ! Et il a aussi ajouté que pour la maîtrise du lancer de kunai tu étais assez expérimenté. »
En effet, Takeshi s’était entraîné dur sur ce point. Il pouvait lancer un kunai à moins d’un centimètre de sa cible, sur une distance, de vingt à quarante mètres. Il y avait passé des jours et des nuits. Finalement, l’entraînement allait payer. Mais, une chose le turlupinait. Comment le prof le savait ? Shinju, comme s’il avait lu en lui, répondit à sa question silencieuse :
« Il le sait parce qu’il t’a vu t’entraîner. C’est tout. Donc, va t’entraîner sur ton affinité . Bonne chance ! »
Sur ce, Shinju, s’en alla. Takeshi ouvrit enfin la porte. Il entra. Une grande salle avec des rangées de bouquins s’entassaient. L’académicien parcourut les rayons, et s’arrêta dans la partie « ninjutsu élémentaire de Kumo ». Cela occupait tout un rayon, avec toutes les techniques électriques élémentaires du village de Kumo. Etait-ce possible ? Takeshi parcourut rapidement les rayons, emprunta quelques livres, sans oublier de le signaler au documentaliste, puis sortit. Il partit en direction des montagnes, son terrain d’entraînement.

Takeshi Miomu- Aspirant de Kumo

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Sho Nagoshi- Chuunin Instructeur de Kumo

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