Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
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Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
[Arrivée depuis le Cimetière]
Le cimetière s'était vidé peu à peu. Taka s'était éloignée des autres avant la fin des obsèques. Les différents conviés s'en retournait chez eux à leurs occupations car pour tous, qu'on l'ait voulu ou non, la vie continuait. La jeune kunoichi regardait de loin les beau parents de son défunt camarade en train de consoler leur fille dont les larmes avaient provoqué une réaction en chaine.. D'abord chez le petit dernier de la famille mais aussi à une cinquantaine de mètre d'eux, sur la joue de l'Uchiha qui sentait glisser sur son long ce liquide amer et transparent, parfois cristallin au soleil. Mais encore une fois, la météo n’était pas propice à ce genre de phénomène qui aurait été mal venu, encore que mourir pour ses idées puisse être une belle fin.
Taka essuya son visage, se forçant à ne pas laisser sortir trop d’eau de son corps, même si quelque part elle savait que c’était penser à tort et que pas de larme n’est pas forcément être fort. Sachant qu’elle ne résisterait pas longtemps, elle se libéra un peu dans un silencieux sanglot, quittant discrètement les lieux pour laisser la famille se recueillir comme elle le souhaitait. Adressant un léger signe de tête quand elle passa à leur proximité, elle s’envola comme un fantôme derrière les murs de la nécropole essuyant ses main sur sa tunique intégralement noire, et la défroissant à certains endroits. Elle poursuivit sur le premier sentier que ses pieds voulaient bien emprunter, sans y réfléchir vraiment, jusqu’à arriver en bordure du Parc Seibutsu. Là encore, elle en franchit l’entrée, enfin ce qui en représentait l’entrée, puis se laissa aller guidée par ses pas plus que par ses envies, levant brièvement la tête pour voir surgir non pas des images réelles mais des souvenirs tenaces dans une mémoire tonique.
[Oroken] – Je dois avouer… Tu te débrouilles plutôt bien. Et puis, je ne t’ai pas encore trop entendu l’ouvrir pour rien.
Elle ne répondit pas, plus par timidité qu’autre chose bien qu’elle ait ressenti un sérieux agacement à toujours entendre les même choses. Mais il n’y avait pas de place pour tout ça, pas à cet instant là, ni même plus tard sans doute.
[Oroken] – Non mais sérieusement… Peut-être qu’on pourrait bien s’entendre. Enfin ça a l’air plus sûr que pour nombre de personnes.
[Taka] – Pourtant vous n’aimez pas les gens de mon espèce.
[Oroken] – Ne m’vouvoie pas hein !
Le sourire divin, la chevelure radieuse dans un soleil scintillant… On aurait presque dit un prince charmant, en tout cas pour elle. Il n’avait pas l’air mauvais dans le fond. Il disait ce qu’il pensait, chose qu’elle n’avait que rarement vu car l’on osait pas vraiment par chez elle.
[Oroken] – Et puis… Les Uchiha ne sont pas des animaux. Juste… Qu’ils ont la fâcheuse habitude de te considérer comme un sous moins que rien. Ca en deviendrait vite énervant si je devais supporter ça tout le temps.
Il grimaça, certes inconsciemment au début puis il le transforma en attitude amicale, voire bienveillante.
[Oroken] – Non mais… Sérieusement, tu es beaucoup moins lourde que pas mal d’autres. Et de loin. En fait… T’es normale quoi.
*Le troisième à me considérer comme tel… De lui même.*
Peu à peu la nostalgie prenait la place de la tristesse, mais très doucement. Taka continuait de marcher, seule dans cette zone du parc, sûrement grâce au gris menaçant qui surplombait toute la région. Elle balaya l’endroit du regard sans interrompre sa balade solitaire, puis cherchant un endroit tranquille où elle pouvait s’asseoir, chercher un peu de réconfort ne serait-ce que dans la nature, elle dévia un peu du sentier pour se placer au pied d’un arbre dont les racines semblaient aussi accueillantes qu’imposante. Elle s’installa presque confortablement, profitant de la petite vue sur le village qu’octroyait le léger dénivelé de cette partie du parc.
Elle baissa de nouveau les yeux puis passa la main à son cou, se heurtant à l’aspérité du collier qu’elle portait. Encore une fois elle eut un léger sourire et l’ôta pour mieux le contempler. Celui-là était un présent… Un cadeau qui prenait plus de valeur à cet instant qu’à n’importe quel autre, pourtant il en avait déjà une si grande avant.
La croisée des âmes : il s'appelle Kenji
Le cimetière s'était vidé peu à peu. Taka s'était éloignée des autres avant la fin des obsèques. Les différents conviés s'en retournait chez eux à leurs occupations car pour tous, qu'on l'ait voulu ou non, la vie continuait. La jeune kunoichi regardait de loin les beau parents de son défunt camarade en train de consoler leur fille dont les larmes avaient provoqué une réaction en chaine.. D'abord chez le petit dernier de la famille mais aussi à une cinquantaine de mètre d'eux, sur la joue de l'Uchiha qui sentait glisser sur son long ce liquide amer et transparent, parfois cristallin au soleil. Mais encore une fois, la météo n’était pas propice à ce genre de phénomène qui aurait été mal venu, encore que mourir pour ses idées puisse être une belle fin.
Taka essuya son visage, se forçant à ne pas laisser sortir trop d’eau de son corps, même si quelque part elle savait que c’était penser à tort et que pas de larme n’est pas forcément être fort. Sachant qu’elle ne résisterait pas longtemps, elle se libéra un peu dans un silencieux sanglot, quittant discrètement les lieux pour laisser la famille se recueillir comme elle le souhaitait. Adressant un léger signe de tête quand elle passa à leur proximité, elle s’envola comme un fantôme derrière les murs de la nécropole essuyant ses main sur sa tunique intégralement noire, et la défroissant à certains endroits. Elle poursuivit sur le premier sentier que ses pieds voulaient bien emprunter, sans y réfléchir vraiment, jusqu’à arriver en bordure du Parc Seibutsu. Là encore, elle en franchit l’entrée, enfin ce qui en représentait l’entrée, puis se laissa aller guidée par ses pas plus que par ses envies, levant brièvement la tête pour voir surgir non pas des images réelles mais des souvenirs tenaces dans une mémoire tonique.
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[Oroken] – Je dois avouer… Tu te débrouilles plutôt bien. Et puis, je ne t’ai pas encore trop entendu l’ouvrir pour rien.
Elle ne répondit pas, plus par timidité qu’autre chose bien qu’elle ait ressenti un sérieux agacement à toujours entendre les même choses. Mais il n’y avait pas de place pour tout ça, pas à cet instant là, ni même plus tard sans doute.
[Oroken] – Non mais sérieusement… Peut-être qu’on pourrait bien s’entendre. Enfin ça a l’air plus sûr que pour nombre de personnes.
[Taka] – Pourtant vous n’aimez pas les gens de mon espèce.
[Oroken] – Ne m’vouvoie pas hein !
Le sourire divin, la chevelure radieuse dans un soleil scintillant… On aurait presque dit un prince charmant, en tout cas pour elle. Il n’avait pas l’air mauvais dans le fond. Il disait ce qu’il pensait, chose qu’elle n’avait que rarement vu car l’on osait pas vraiment par chez elle.
[Oroken] – Et puis… Les Uchiha ne sont pas des animaux. Juste… Qu’ils ont la fâcheuse habitude de te considérer comme un sous moins que rien. Ca en deviendrait vite énervant si je devais supporter ça tout le temps.
Il grimaça, certes inconsciemment au début puis il le transforma en attitude amicale, voire bienveillante.
[Oroken] – Non mais… Sérieusement, tu es beaucoup moins lourde que pas mal d’autres. Et de loin. En fait… T’es normale quoi.
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*Le troisième à me considérer comme tel… De lui même.*
Peu à peu la nostalgie prenait la place de la tristesse, mais très doucement. Taka continuait de marcher, seule dans cette zone du parc, sûrement grâce au gris menaçant qui surplombait toute la région. Elle balaya l’endroit du regard sans interrompre sa balade solitaire, puis cherchant un endroit tranquille où elle pouvait s’asseoir, chercher un peu de réconfort ne serait-ce que dans la nature, elle dévia un peu du sentier pour se placer au pied d’un arbre dont les racines semblaient aussi accueillantes qu’imposante. Elle s’installa presque confortablement, profitant de la petite vue sur le village qu’octroyait le léger dénivelé de cette partie du parc.
Elle baissa de nouveau les yeux puis passa la main à son cou, se heurtant à l’aspérité du collier qu’elle portait. Encore une fois elle eut un léger sourire et l’ôta pour mieux le contempler. Celui-là était un présent… Un cadeau qui prenait plus de valeur à cet instant qu’à n’importe quel autre, pourtant il en avait déjà une si grande avant.
Dernière édition par Uchiha Taka le Mer 8 Avr - 20:33, édité 1 fois
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Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
Un ciel gris, presque pluvieux surplombait le Domaine du Cygne. Grisant, déprimant et mélancolique il n’inspirait que dépression et tristesse. C’était ces journées où les questions fusaient dans l’esprit des shinobis. Des choix passés explosaient à nouveau dans les méandres d’une mémoire bien terne. Une même demande toujours aussi lancinante, désespérante. Les oiseaux ne volaient pas, peut être à cause d’une peur croissante, d’un mal être douloureux qui étreignait le cœur de tous les ninjas du pays du feu lorsque cette grisaille tombait sur eux. Doucement, un petit voile noir venait recouvrir leur âme et il n’y avait alors plus de sourire sur leur doux visage pour une journée entière…
Kenji sortit de la villa sous ce temps déplorable. Il avait besoin de marcher, de s’aérer l’esprit après la discussion qu’il venait d’avoir avec Takeshi. Sa défaite l’avait fortement touché et son honneur avait prit un coup des plus puissants. Il n’arrivait pas encore à mettre une marque sur cet impact psychologique qui lui donnait plus de confusion que de douleur. CE qui était sûr c’est qu’il ne se sentait pas d’attaque à provoquer un autre combat pour le moment. Malgré sa maîtrise du Chidori toutes rages avaient quitté son corps lors de son affrontement contre Riku. Il ne savait plus qu’elle émotion utiliser pour présenter ses sentiments. Les sensations n’étaient plus les mêmes lors des combats. Takeshi lui disait d’être fier et de le montrer tandis que de nombreuses autres personnes lui expliquaient qu’il devait ouvrir les yeux pour arrêter de se faire des ennemies. Tandis que certains individus osaient remettre en cause son origine divine.
Sa main souleva doucement ses cheveux sombre alors qu’il quittait le quartier Uchiha. Mais le son d’une voix familière lui fit tourner la tête. Le visage légèrement métissé de Shiba lui apparut. En tenue chunnin il avançait la mine sombre mais le regard bienveillant.
[Shiba] Kenji !
[Kenji] Shiba.
[Shiba] Takeshi ne pourra pas t’entrainer cette semaine, après les « incidents » de l’examen il ne sera pas très présent mais bon passons. Il m’autorise à t’exercer à sa place demain.
[Kenji] Tu ne dois pas rester prés de Takeshi-Sama normalement ?
[Shiba] Si… Mais c’est exceptionnel et je ne suis pas le seul à protéger Takeshi.
[Kenji] D’accord je t’attendrais prés du lac demain.
[Shiba] Non, non, ça sera spécial et je ne vais pas t’apprendre une arcane du clan car je n’en ai pas le pouvoir. Takeshi doit donner son aval et j’ai eu son consentement pour autre chose. De plus il vaut mieux que Taki ne te vois pas.
[Kenji] Bien.
[Shiba] J’ai entendu dire que tu avais un petit coin bien à toi, une sorte de clairière dans la forêt pour t’entrainer ?
[Kenji] Effectivement.
[Shiba] Demain dans la matinée je viendrais te chercher et nous nous y rendrons. Bonne après-midi.
Sur ces mots les deux protagonistes se quittèrent dans un bref salue. Des directions opposaient et Kenji se retrouva de nouveau seul. Il marcha doucement, les mains dans les poches et le regard feutré. Déambulant dans les rues de Konoha ne cherchant rien et ne trouvant rien. Ses pas le menèrent dans le parc Seibutsu du village caché de la feuille. Il n’était pas revenu ici depuis qu’il avait rencontré Yumi. Il ne la voyait d’ailleurs plus beaucoup, son entrainement lui prenant la plus grande parti de son temps… Elle ne lui apportait aucune aide et ne l’aidait en rien, les amis étaient des poids pour la réussite. Seul on réussissait, seul on avançait.
Sans soleil le parc ne ressemblait que très eu à lui-même. Il était devenu un lieu de pèlerinage sans grand intérêt. Aussi blasant que la journée en elle-même. Marchant tranquillement sur un petit sentier Kenji ressentit quelque chose, cette sensation qu’il ne percevait que durant des instants très spéciaux. Il ne s’attendait pas du tout à ressentir cela ici. Ses yeux le picotaient, doucement sans grande méchanceté. Il continua sa route en ne faisant pas cas de cette sensation. Mais il du s’y résigner lorsqu’elle devint encore plus forte.
Avec souplesse il approcha d’un arbre beaucoup plus imposant que les autres. Il avança en le contournant et arriva devant une sorte de petit prémonitoire. Il surplombait légèrement le village et offrait une vue relaxante. Il se passa une main dans les cheveux en inspira profondément. Que faisait-il ici ? … Lui L’Uchiha, lui le genin… Il devrait être entrain de s’exercer à de nouvelle technique, devenir plus fort d’heure en heure. Se surpasser et ne jamais tomber. Au lieu de tout cela, il vagabondait tel un clochard dans un parc sans vie. Si Takeshi le voyait quelle honte aurait-il pour le clan.
Ne trouvant la source du picotement Kenji se retourna et se mit en tête de repartir pour le Domaine du Cygne. Mais une surprise vint lui éclaircir les yeux. Assise entre les racines d’un arbre une jeune fille resplendissante semblait bien triste. Elle portait un assemble noir traduisant d’un certain deuil. Mais au plus profond de lui Kenji comprit que cette jeune fille était une Uchiha. Il n’en eu la confirmation quand voyant l’éventail du clan brodé sur un pan de sa jupe.
Le torse légèrement bombé comme à son habitude il approcha doucement. Voir un membre ayant le même sang que lui triste le déboussolait quelque peu. Alors qu’on lui apprenait la fierté et à refouler ses sentiments il ne put retenir les mots qui quittèrent sa bouche.
[Kenji] Bien triste journée…
Il tendit une main à la jeune fille pour l’inciter à se lever.
[Kenji] Il ne sert à rien de ressasser les tristesses passé. Seul l’avenir compte.
C’était un jeune garçon plein de promesse qui disait cela. Dans sa bouche ces mots n’avaient aucune intention de blesser mais c’était son éducation. Jour après jour on lui apprenait à oublier le passé pour se concentrer sûr un future qu’il devait façonner. Ainsi sa doctrine parlait pour lui. Avec son autre main, comme à son habitude, il souleva une mèche de cheveux et la remit en place. Il ne laisserait pas un membre du clan dans la détresse.
Kenji sortit de la villa sous ce temps déplorable. Il avait besoin de marcher, de s’aérer l’esprit après la discussion qu’il venait d’avoir avec Takeshi. Sa défaite l’avait fortement touché et son honneur avait prit un coup des plus puissants. Il n’arrivait pas encore à mettre une marque sur cet impact psychologique qui lui donnait plus de confusion que de douleur. CE qui était sûr c’est qu’il ne se sentait pas d’attaque à provoquer un autre combat pour le moment. Malgré sa maîtrise du Chidori toutes rages avaient quitté son corps lors de son affrontement contre Riku. Il ne savait plus qu’elle émotion utiliser pour présenter ses sentiments. Les sensations n’étaient plus les mêmes lors des combats. Takeshi lui disait d’être fier et de le montrer tandis que de nombreuses autres personnes lui expliquaient qu’il devait ouvrir les yeux pour arrêter de se faire des ennemies. Tandis que certains individus osaient remettre en cause son origine divine.
Sa main souleva doucement ses cheveux sombre alors qu’il quittait le quartier Uchiha. Mais le son d’une voix familière lui fit tourner la tête. Le visage légèrement métissé de Shiba lui apparut. En tenue chunnin il avançait la mine sombre mais le regard bienveillant.
[Shiba] Kenji !
[Kenji] Shiba.
[Shiba] Takeshi ne pourra pas t’entrainer cette semaine, après les « incidents » de l’examen il ne sera pas très présent mais bon passons. Il m’autorise à t’exercer à sa place demain.
[Kenji] Tu ne dois pas rester prés de Takeshi-Sama normalement ?
[Shiba] Si… Mais c’est exceptionnel et je ne suis pas le seul à protéger Takeshi.
[Kenji] D’accord je t’attendrais prés du lac demain.
[Shiba] Non, non, ça sera spécial et je ne vais pas t’apprendre une arcane du clan car je n’en ai pas le pouvoir. Takeshi doit donner son aval et j’ai eu son consentement pour autre chose. De plus il vaut mieux que Taki ne te vois pas.
[Kenji] Bien.
[Shiba] J’ai entendu dire que tu avais un petit coin bien à toi, une sorte de clairière dans la forêt pour t’entrainer ?
[Kenji] Effectivement.
[Shiba] Demain dans la matinée je viendrais te chercher et nous nous y rendrons. Bonne après-midi.
Sur ces mots les deux protagonistes se quittèrent dans un bref salue. Des directions opposaient et Kenji se retrouva de nouveau seul. Il marcha doucement, les mains dans les poches et le regard feutré. Déambulant dans les rues de Konoha ne cherchant rien et ne trouvant rien. Ses pas le menèrent dans le parc Seibutsu du village caché de la feuille. Il n’était pas revenu ici depuis qu’il avait rencontré Yumi. Il ne la voyait d’ailleurs plus beaucoup, son entrainement lui prenant la plus grande parti de son temps… Elle ne lui apportait aucune aide et ne l’aidait en rien, les amis étaient des poids pour la réussite. Seul on réussissait, seul on avançait.
Sans soleil le parc ne ressemblait que très eu à lui-même. Il était devenu un lieu de pèlerinage sans grand intérêt. Aussi blasant que la journée en elle-même. Marchant tranquillement sur un petit sentier Kenji ressentit quelque chose, cette sensation qu’il ne percevait que durant des instants très spéciaux. Il ne s’attendait pas du tout à ressentir cela ici. Ses yeux le picotaient, doucement sans grande méchanceté. Il continua sa route en ne faisant pas cas de cette sensation. Mais il du s’y résigner lorsqu’elle devint encore plus forte.
Avec souplesse il approcha d’un arbre beaucoup plus imposant que les autres. Il avança en le contournant et arriva devant une sorte de petit prémonitoire. Il surplombait légèrement le village et offrait une vue relaxante. Il se passa une main dans les cheveux en inspira profondément. Que faisait-il ici ? … Lui L’Uchiha, lui le genin… Il devrait être entrain de s’exercer à de nouvelle technique, devenir plus fort d’heure en heure. Se surpasser et ne jamais tomber. Au lieu de tout cela, il vagabondait tel un clochard dans un parc sans vie. Si Takeshi le voyait quelle honte aurait-il pour le clan.
Ne trouvant la source du picotement Kenji se retourna et se mit en tête de repartir pour le Domaine du Cygne. Mais une surprise vint lui éclaircir les yeux. Assise entre les racines d’un arbre une jeune fille resplendissante semblait bien triste. Elle portait un assemble noir traduisant d’un certain deuil. Mais au plus profond de lui Kenji comprit que cette jeune fille était une Uchiha. Il n’en eu la confirmation quand voyant l’éventail du clan brodé sur un pan de sa jupe.
Le torse légèrement bombé comme à son habitude il approcha doucement. Voir un membre ayant le même sang que lui triste le déboussolait quelque peu. Alors qu’on lui apprenait la fierté et à refouler ses sentiments il ne put retenir les mots qui quittèrent sa bouche.
[Kenji] Bien triste journée…
Il tendit une main à la jeune fille pour l’inciter à se lever.
[Kenji] Il ne sert à rien de ressasser les tristesses passé. Seul l’avenir compte.
C’était un jeune garçon plein de promesse qui disait cela. Dans sa bouche ces mots n’avaient aucune intention de blesser mais c’était son éducation. Jour après jour on lui apprenait à oublier le passé pour se concentrer sûr un future qu’il devait façonner. Ainsi sa doctrine parlait pour lui. Avec son autre main, comme à son habitude, il souleva une mèche de cheveux et la remit en place. Il ne laisserait pas un membre du clan dans la détresse.

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
Comme à chaque fois, des journées comme celle là révélaient à la lumière cette étonnante capacité à s’accrocher à certaines choses, certains souvenirs. Parfois même des moments que l’on pensait avoir totalement oubliés, d’autres fois, certains dont on était sûr d’avoir le souvenir entier qui se complétait pourtant à chaque seconde passante. Le temps filait trop vite et glissait entre les doigts, il ne fallait pas le négliger tant qu’il était au creux de nos mains et dans ce petit monde à sa merci, Taka se sentait seule, bien seule. Pourtant, après seulement quelques minutes de cet isolement tant désiré, elle perçut, un peu malgré elle, des pas qui venaient traverser le parc.
S’enfonçant un peu plus au creux des racines, elle remis sont pendentif à sa place tout en regardant ce qui se tramait en ces lieux par une journée si peu accueillante. A croire que le temps était à la déprime dans Konoha, ou au moins au mal être. Ainsi, derrière elle passait un garçon dont la chevelure sombre était tout à l’opposé de ce à quoi elle pensait à cette heure là. Le jeune homme avançait, visiblement sans l’avoir remarquée. Par chance se dit-elle un instant, redoutant les réactions des gens dans ce genre de situation. Et puis, si elle était ici à ce moment là c’était bien pour ne pas avoir à discuter de trop.
Le fixant encore quelques secondes alors qu’il s’immobilisait un peu plus loin, le regard plongeant sur le village, elle ne put se retenir de détourner complètement son attention de son activité principale du jour, tout ça pour une coïncidence banale ou presque.
*Décidément, le clan est à la dérive… Il a fallu que c’en soit un..*
Puis laissant tout ceci de côté, elle revint à ses moutons, regardant à son tour le petit village paisible qu’elle et tant d’autres confrères et congénères avaient à défendre, protéger et servir. Certains étaient morts pour ça, d’autres étaient juste morts pour leurs convictions, si peu attachées à la communauté aient-elles pu être.
C’était une clairière fraîche et lumineuse au milieu de laquelle la paix régnait. Un petit ruisseau passait là, faisant la joie de plusieurs espèces animales résidentes mais aussi de multiples mousses toutes plus douces les unes que les autres. Allongée sur le ventre, les coudes au sol et les main en guise de socle pour la tête et le visage, la jeune fille remuait légèrement les jambes tout en lisant un livre posé à même le sol. A côté d’elle gisait un jeune homme à l’air relaxé, une fleur ressemblant à une marguerite dans la bouche et la tête posé sur des mains l’une au creux de l’autre.
Comme souvent le ciel radieux de Konoha donnait le sourire à ses habitants. Ainsi, même un peu moins exposé, cet homme là avait le coin de lèvre légèrement remonté, gage de bonne humeur, de paix et d’insouciance. Allongé lui aussi, il semblait apprécier la légère brise plus chaude que tiède que l’air daignait lui apporter. Il ne bougeait pas, immobile à la façon d’une statue de cire, et l’on aurait parié qu’il dormait profondément à cet instant. Pourtant il ouvrit un œil qu’il tourna en direction de la jeune fille qui lui offrait vue pleine sur ses formes.
[Oroken] – Je ne sais pas si je te plais… Mais t’es obligé de me montrer ce que tu portes ?
[Taka] – …Hein ? Héééé !
Le jeune homme éclata de rire.
[Oroken] – Je t’embête. J’ai rarement côtoyé plus pudique que toi pour dire vrai… Au moins je saurai ça de toi mais je ne sais pas si ça m’aidera pendant nos future missions. Comme le fait que tu dévores constamment des livres…
[Taka] – Vous pouvez toujours commencer par faire la conversation…
[Oroken] – Raa… C’est trop chiant de faire ça. Et je t’ai déjà dit de ne pas me vouvoyer, ca me vieillit trop. Bref, on est là pour se connaître un peu plus je te rappelle
[Taka] – Parle de toi dans ce cas… Les autres sont toujours là à avoir des théories sur tout, pourquoi pas toi ?
[Oroken] – J’ai l’air d’un vieux crouton donneur de morale ? Et puis tu voudrais parler de quoi ?
[Taka] – J’en sais rien…De pourquoi t’es shinobi.. Et surtout de pourquoi tu es comme ça avec la hiérarchie.
Jusque là paisible, l’expression du jeune homme devint soudain grave. Corde sensible ? Possible, c’était souvent pareil avec tout le monde au final. Taka ferma son livre et se retourna pour s’asseoir et écouter.
[Oroken] – Ca, c’est une question à laquelle je ne saurai plus répondre. C’était parti d’un désir d’enfant. Se faire un nom, enfin lever la souillure que certains avaient pu y déposer. Puis la recherche de force couplée à une histoire de… « Grande famille appelée Konoha ».
Un coup de vent léger vint couper la conversation. Puis se calmant, il laissa la place à un silence qui ne dura pas.
[Taka] – Et maintenant ?
[Oroken] – Maintenant ? Maintenant… J’ai juste envie d’offrir un endroit calme à ma famille. Pouvoir donner des bases solides à mon fils, c’est tout ce qui m’intéresse.
*Chacun ses convictions, ses objectifs.*
Elle replongea instantanément en ces temps maussades, perdant le petit sourire qu’elle avait gagné en repensant à tout ça. Mais ce fut un sursaut qui la tira de cet état.
[ ??] - Bien triste journée… Il ne sert à rien de ressasser les tristesses passées. Seul l’avenir compte.
Le jeune garçon des quelques secondes auparavant était là. Elle l’avait totalement oublié et il ne l’avait pourtant pas remarquée au premier abord. Elle le regarda dans les yeux puis descendit légèrement sur sa main tendue en guise d’aide. Hésitant un moment, elle finit par s’en saisir puis se leva. Epoussetant ses habits, elle tourna la tête vers le village.
[Taka] – Le problème de l’avenir, c’est qu’il est flou.
Sa voix n’était pas puissante, en fait, il n’aurait pas été étonnant que telle douceur la rende parfois si discrète qu’elle en devienne inaudible. Taka regardait au loin, dans les rues de Konoha ou si peu de monde s’agitait.
[Taka] – Et penser au futur avec un temps pareil… C’est qu’il faille qu’il s’annonce bien gris.
Ses deux yeux noirs se tournèrent de nouveau, cette fois-ci sur le garçon à qui elle parlait. Cette personne qui quelque part venait troubler le recueil mais qui pouvait s’annoncer comme l’outil contre le naufrage dans la tristesse, au moins pour ce jour là. Au moins le temps que le repas familiale arrive. C’était pourtant rare de la part de la kunoichi, elle qui trouvait son père et sa sœur trop bruyants n’espérait qu’une chose… Qu’ils viennent remplir ce trou que les évènements avaient creusés.
[Taka] – A qui ai-je l’honneur ?
S’enfonçant un peu plus au creux des racines, elle remis sont pendentif à sa place tout en regardant ce qui se tramait en ces lieux par une journée si peu accueillante. A croire que le temps était à la déprime dans Konoha, ou au moins au mal être. Ainsi, derrière elle passait un garçon dont la chevelure sombre était tout à l’opposé de ce à quoi elle pensait à cette heure là. Le jeune homme avançait, visiblement sans l’avoir remarquée. Par chance se dit-elle un instant, redoutant les réactions des gens dans ce genre de situation. Et puis, si elle était ici à ce moment là c’était bien pour ne pas avoir à discuter de trop.
Le fixant encore quelques secondes alors qu’il s’immobilisait un peu plus loin, le regard plongeant sur le village, elle ne put se retenir de détourner complètement son attention de son activité principale du jour, tout ça pour une coïncidence banale ou presque.
*Décidément, le clan est à la dérive… Il a fallu que c’en soit un..*
Puis laissant tout ceci de côté, elle revint à ses moutons, regardant à son tour le petit village paisible qu’elle et tant d’autres confrères et congénères avaient à défendre, protéger et servir. Certains étaient morts pour ça, d’autres étaient juste morts pour leurs convictions, si peu attachées à la communauté aient-elles pu être.
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C’était une clairière fraîche et lumineuse au milieu de laquelle la paix régnait. Un petit ruisseau passait là, faisant la joie de plusieurs espèces animales résidentes mais aussi de multiples mousses toutes plus douces les unes que les autres. Allongée sur le ventre, les coudes au sol et les main en guise de socle pour la tête et le visage, la jeune fille remuait légèrement les jambes tout en lisant un livre posé à même le sol. A côté d’elle gisait un jeune homme à l’air relaxé, une fleur ressemblant à une marguerite dans la bouche et la tête posé sur des mains l’une au creux de l’autre.
Comme souvent le ciel radieux de Konoha donnait le sourire à ses habitants. Ainsi, même un peu moins exposé, cet homme là avait le coin de lèvre légèrement remonté, gage de bonne humeur, de paix et d’insouciance. Allongé lui aussi, il semblait apprécier la légère brise plus chaude que tiède que l’air daignait lui apporter. Il ne bougeait pas, immobile à la façon d’une statue de cire, et l’on aurait parié qu’il dormait profondément à cet instant. Pourtant il ouvrit un œil qu’il tourna en direction de la jeune fille qui lui offrait vue pleine sur ses formes.
[Oroken] – Je ne sais pas si je te plais… Mais t’es obligé de me montrer ce que tu portes ?
[Taka] – …Hein ? Héééé !
Le jeune homme éclata de rire.
[Oroken] – Je t’embête. J’ai rarement côtoyé plus pudique que toi pour dire vrai… Au moins je saurai ça de toi mais je ne sais pas si ça m’aidera pendant nos future missions. Comme le fait que tu dévores constamment des livres…
[Taka] – Vous pouvez toujours commencer par faire la conversation…
[Oroken] – Raa… C’est trop chiant de faire ça. Et je t’ai déjà dit de ne pas me vouvoyer, ca me vieillit trop. Bref, on est là pour se connaître un peu plus je te rappelle
[Taka] – Parle de toi dans ce cas… Les autres sont toujours là à avoir des théories sur tout, pourquoi pas toi ?
[Oroken] – J’ai l’air d’un vieux crouton donneur de morale ? Et puis tu voudrais parler de quoi ?
[Taka] – J’en sais rien…De pourquoi t’es shinobi.. Et surtout de pourquoi tu es comme ça avec la hiérarchie.
Jusque là paisible, l’expression du jeune homme devint soudain grave. Corde sensible ? Possible, c’était souvent pareil avec tout le monde au final. Taka ferma son livre et se retourna pour s’asseoir et écouter.
[Oroken] – Ca, c’est une question à laquelle je ne saurai plus répondre. C’était parti d’un désir d’enfant. Se faire un nom, enfin lever la souillure que certains avaient pu y déposer. Puis la recherche de force couplée à une histoire de… « Grande famille appelée Konoha ».
Un coup de vent léger vint couper la conversation. Puis se calmant, il laissa la place à un silence qui ne dura pas.
[Taka] – Et maintenant ?
[Oroken] – Maintenant ? Maintenant… J’ai juste envie d’offrir un endroit calme à ma famille. Pouvoir donner des bases solides à mon fils, c’est tout ce qui m’intéresse.
**
*Chacun ses convictions, ses objectifs.*
Elle replongea instantanément en ces temps maussades, perdant le petit sourire qu’elle avait gagné en repensant à tout ça. Mais ce fut un sursaut qui la tira de cet état.
[ ??] - Bien triste journée… Il ne sert à rien de ressasser les tristesses passées. Seul l’avenir compte.
Le jeune garçon des quelques secondes auparavant était là. Elle l’avait totalement oublié et il ne l’avait pourtant pas remarquée au premier abord. Elle le regarda dans les yeux puis descendit légèrement sur sa main tendue en guise d’aide. Hésitant un moment, elle finit par s’en saisir puis se leva. Epoussetant ses habits, elle tourna la tête vers le village.
[Taka] – Le problème de l’avenir, c’est qu’il est flou.
Sa voix n’était pas puissante, en fait, il n’aurait pas été étonnant que telle douceur la rende parfois si discrète qu’elle en devienne inaudible. Taka regardait au loin, dans les rues de Konoha ou si peu de monde s’agitait.
[Taka] – Et penser au futur avec un temps pareil… C’est qu’il faille qu’il s’annonce bien gris.
Ses deux yeux noirs se tournèrent de nouveau, cette fois-ci sur le garçon à qui elle parlait. Cette personne qui quelque part venait troubler le recueil mais qui pouvait s’annoncer comme l’outil contre le naufrage dans la tristesse, au moins pour ce jour là. Au moins le temps que le repas familiale arrive. C’était pourtant rare de la part de la kunoichi, elle qui trouvait son père et sa sœur trop bruyants n’espérait qu’une chose… Qu’ils viennent remplir ce trou que les évènements avaient creusés.
[Taka] – A qui ai-je l’honneur ?
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Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
[Taka] – Le problème de l’avenir, c’est qu’il est flou.
La vérité des propos de la jeune fille frappa l’Uchiha de plein fouet. L’avenir ? Le Futur ? Des termes qui ne prenaient plus beaucoup de sens en ces jours si triste. Comment construire un futur avec des bases de construction fragile et prêtent à s’écrouler. Tout n’était que mensonge, trahison et blasphème. Il ne savait plus où il en était, ne connaissant pas son passé il partait dans un avenir très incertain. La doctrine Uchiha emplissait son esprit, il l’assimilait peu à peu alors qu’il n’avait pas forcément d’attache très importante avec le clan. Mais lorsqu’on est seul, que tout nous paraît noir on n’est prêt à accepter le moindre compromis et ce sans forcément s’en rendre compte. Une famille… Une vie…
La voix douce et quasiment inaudible de la jeune fille pénétra dans les oreilles de Kenji comme un doux son berçant et reposant. Elle semblait avoir vécu de dur moment et être bien seul pour se relever.
[Taka] – Et penser au futur avec un temps pareil… C’est qu’il faille qu’il s’annonce bien gris.
*…*
Tout était si vrai. Kenji se passa doucement une main dans les cheveux avec un petit air légèrement mélancolique. Il croisa le regard sombre de la jeune Uchiha, elle semblait si triste. Il voulait l’aider, il se devait de lui porter secours. C’était un membre de son clan, même si elle ne l’avait jamais, même si lui, ne l’avait jamais rencontré auparavant l’entraide était demie. L’exemple parfait pour prouver cela était Sabi. Il le détestait, ils se détestaient mais lorsque Kenji apprit sa mort il se sentit affectait. Une tristesse profonde et inconnue lui avait serré le cœur si fort.
Aujourd’hui c’était un autre Uchiha qui avait besoin d’aide et il serait là. Pour couronner le tout la jeune fille possédait un certain charme. Son visage était entouré de cheveux noirs jet et donnait de la profondeur à son regard. Sa tenue, bien que portant le deuil, montrait un corps élancé et agréable à regarder.
Elle lui demanda son nom avec toujours cette même voix envoutante.
[Kenji] – Je m’appelle Kenji Uchiha. J’appartiens au Domaine du Cygne. J’ai reconnue sur tes vêtements l’éventail de notre clan mais je crois ne jamais t’avoir encore rencontré ?
Il avança doucement vers elle et l’incita avec le regard à marcher un peu le long d’un sentier. Le soleil matinal finissait son ascension peu à peu vers le corps céleste. Mais le ciel restait désespérément gris… Déprimant.
[Kenji] – Garder nos peines pour soi n’est pas toujours très sein. Nous sommes de la même « famille », je suis prêt à t’écouter si tu le souhaites.
Du coin de l’œil il observait de temps à autre l’Uchiha tout en repensant à Yumi. Si jamais elle apprenait qu’il était dans le parc, lieu de leur première rencontre, avec une autre fille, elle le piégerait surement dans un genjutsu puissant à vie. Le souvenir de leur conversation passé le fit sourire.
[Yumi] - Kenji… Pourquoi tu ne montres jamais tes sentiments ?
*Peut être que je n’en ai pas …*
[Kenji] – Serais-tu plus heureuse si je t’offrais cesse des cadeaux ou autres objets symbolisant quelque chose entre nous ?
Elle rougît quelques secondes et se rapprocha de lui.
[Yumi] – Oui…
[Kenji] – Je ne suis pas comme ça.
[Yumi] – Depuis que tu vis avec ton clan tu es devenu distant…
Il la repoussa et la fixa ardemment dans les yeux.
[Kenji] – Qu’insinues-tu ? Tu ne sais pas ce que je suis entrain de vivre.
[Yumi] – Expliques moi alors…
[Kenji] – Non.
[Yumi] – Mais pourquoi ?
[Kenji] – Car je n’en ais pas envie.
Sur ces mots, le jeune couple se quitta dans une crise passagère. Il n’avait pas revu la jeune fille depuis ce petit moment. Kenji n’en avait que faire. Il ne ressentait rien pour Yumi et profitait d’elle quand il s’ennuyait.
Doucement, sa main vint soulever ses cheveux couleur ténèbres. Il se sentait bien à côté de la jeune fille. Seul son esprit se brouillait et partait dans des directions trop lointaines pour un si petit être. Il avait beau être fort et fier il n’en était pas moins un homme. Même s’il ne le comprenait pas la solitude le menait à sa perte. Riku avait longuement essayé de lui faire comprendre mais sans réussite. Non pas que Kenji était borné et têtu mais il fallait plutôt prendre cela pour de la détermination et un mal être inconnu.
Leurs pas étaient lents et se voulaient reposant comme l’atmosphère qui régnait entre les deux protagonistes. Ils avancèrent ainsi tranquillement à l’orée d’une nouvelle journée.
La vérité des propos de la jeune fille frappa l’Uchiha de plein fouet. L’avenir ? Le Futur ? Des termes qui ne prenaient plus beaucoup de sens en ces jours si triste. Comment construire un futur avec des bases de construction fragile et prêtent à s’écrouler. Tout n’était que mensonge, trahison et blasphème. Il ne savait plus où il en était, ne connaissant pas son passé il partait dans un avenir très incertain. La doctrine Uchiha emplissait son esprit, il l’assimilait peu à peu alors qu’il n’avait pas forcément d’attache très importante avec le clan. Mais lorsqu’on est seul, que tout nous paraît noir on n’est prêt à accepter le moindre compromis et ce sans forcément s’en rendre compte. Une famille… Une vie…
La voix douce et quasiment inaudible de la jeune fille pénétra dans les oreilles de Kenji comme un doux son berçant et reposant. Elle semblait avoir vécu de dur moment et être bien seul pour se relever.
[Taka] – Et penser au futur avec un temps pareil… C’est qu’il faille qu’il s’annonce bien gris.
*…*
Tout était si vrai. Kenji se passa doucement une main dans les cheveux avec un petit air légèrement mélancolique. Il croisa le regard sombre de la jeune Uchiha, elle semblait si triste. Il voulait l’aider, il se devait de lui porter secours. C’était un membre de son clan, même si elle ne l’avait jamais, même si lui, ne l’avait jamais rencontré auparavant l’entraide était demie. L’exemple parfait pour prouver cela était Sabi. Il le détestait, ils se détestaient mais lorsque Kenji apprit sa mort il se sentit affectait. Une tristesse profonde et inconnue lui avait serré le cœur si fort.
Aujourd’hui c’était un autre Uchiha qui avait besoin d’aide et il serait là. Pour couronner le tout la jeune fille possédait un certain charme. Son visage était entouré de cheveux noirs jet et donnait de la profondeur à son regard. Sa tenue, bien que portant le deuil, montrait un corps élancé et agréable à regarder.
Elle lui demanda son nom avec toujours cette même voix envoutante.
[Kenji] – Je m’appelle Kenji Uchiha. J’appartiens au Domaine du Cygne. J’ai reconnue sur tes vêtements l’éventail de notre clan mais je crois ne jamais t’avoir encore rencontré ?
Il avança doucement vers elle et l’incita avec le regard à marcher un peu le long d’un sentier. Le soleil matinal finissait son ascension peu à peu vers le corps céleste. Mais le ciel restait désespérément gris… Déprimant.
[Kenji] – Garder nos peines pour soi n’est pas toujours très sein. Nous sommes de la même « famille », je suis prêt à t’écouter si tu le souhaites.
Du coin de l’œil il observait de temps à autre l’Uchiha tout en repensant à Yumi. Si jamais elle apprenait qu’il était dans le parc, lieu de leur première rencontre, avec une autre fille, elle le piégerait surement dans un genjutsu puissant à vie. Le souvenir de leur conversation passé le fit sourire.
***
[Yumi] - Kenji… Pourquoi tu ne montres jamais tes sentiments ?
*Peut être que je n’en ai pas …*
[Kenji] – Serais-tu plus heureuse si je t’offrais cesse des cadeaux ou autres objets symbolisant quelque chose entre nous ?
Elle rougît quelques secondes et se rapprocha de lui.
[Yumi] – Oui…
[Kenji] – Je ne suis pas comme ça.
[Yumi] – Depuis que tu vis avec ton clan tu es devenu distant…
Il la repoussa et la fixa ardemment dans les yeux.
[Kenji] – Qu’insinues-tu ? Tu ne sais pas ce que je suis entrain de vivre.
[Yumi] – Expliques moi alors…
[Kenji] – Non.
[Yumi] – Mais pourquoi ?
[Kenji] – Car je n’en ais pas envie.
Sur ces mots, le jeune couple se quitta dans une crise passagère. Il n’avait pas revu la jeune fille depuis ce petit moment. Kenji n’en avait que faire. Il ne ressentait rien pour Yumi et profitait d’elle quand il s’ennuyait.
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Doucement, sa main vint soulever ses cheveux couleur ténèbres. Il se sentait bien à côté de la jeune fille. Seul son esprit se brouillait et partait dans des directions trop lointaines pour un si petit être. Il avait beau être fort et fier il n’en était pas moins un homme. Même s’il ne le comprenait pas la solitude le menait à sa perte. Riku avait longuement essayé de lui faire comprendre mais sans réussite. Non pas que Kenji était borné et têtu mais il fallait plutôt prendre cela pour de la détermination et un mal être inconnu.
Leurs pas étaient lents et se voulaient reposant comme l’atmosphère qui régnait entre les deux protagonistes. Ils avancèrent ainsi tranquillement à l’orée d’une nouvelle journée.

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
Le garçon, ce Kenji, avait le tic presque dérangeant de se passer la main dans les cheveux. On aurait presque dit qu’il jouait un certain rôle et d’un certain charme dont il jouissait. Sans doute cette classe naturelle que tant de Uchiha aimaient, et aiment, mettre en avant. Il était du domaine de Takeshi-sama, connu et réputé dans tout le clan à l’extérieur et sans doute au delà de ce que l’on pouvait penser. Un frisson parcourut Taka sans qu’elle ne laisse en rien trahir la présence de cette espèce de crainte mêlée au mépris qu’elle pouvait éprouver face à une telle concentration d’orgueil et de dédain pour l’autre. Parce que chez les Uchiha, ces choses là étaient devenu l’équivalent d’une seule et même légende vivante.
Elle regardait toujours le jeune homme sans lui répondre quoi que ce soit et surtout sans laisser son regard parler de trop. Elle était triste et sûrement démoralisée. Elle connaissait le risque encouru mais elle avait signé. Devant tant de silence, Kenji reprit la parole. Il semblait ne pas vouloir démordre, luttant sûrement sans le savoir contre l’hésitation qui emplissait la décision de la kunoichi. Il l’incita à reprendre le sentier afin de ne pas rester là à se morfondre sans succès au début. En fait, tout ce qu’elle fit, c’est tourner les yeux noirs entrés en résonnance avec le ciel vers les toits qui reflétait tout autant ce voile céleste. Une seconde passa, puis une autre. Puis sa main se déploya vers la racine où elle prit appui. Taka plia ses jambe et se dressa dessus. Elle épousseta doucement sa tenue en regardant le sol puis ajusta son collier. Elle finit par le regarder de nouveau, lui qui semblait nourrir une bonne intention, ce dont elle doutait encore venant d’un membre du Cygne.
*Ceci dit, il ne sait pas pour moi. Tenons nous en au minimum.*
[Taka] – Uchiha Taka…
Apparemment, elle retirait enfin quelques liens qu’elle s’imposait elle même, par peur ou par méfiance vis à vis de n’importe quelle autre et vis à vis de cette doctrine qui poussait son sang sur une route où personne n'osait lever les yeux même si tout le monde voulait remettre à sa place celui ou celle qui la suivait.
[Taka] – Je ne passe pas beaucoup de temps dans le quartier… Et quand ce n’est pas dans ma maison, c’est dans des coins où personne ne vient me courir après. C’est surement pour ça que l’on ne se croise pas.
Elle s’inclina néanmoins respectueusement, suivant les bonnes manières inculquées dans son foyer par les dames ninja qu’elle côtoyait et qui veillaient à ce qu’elle ne perde rien d’une vraie femme ou future femme. D’ailleurs, ces dernières avouaient qu’elle avait sûrement tout pour devenir une épouse et une mère d’exception, comme beaucoup de malheureux aimeraient en avoir. Taka se redressa puis fit un pas en avant afin d’initier le mouvement vers le sentier. Elle se plaça ensuite au côté de Kenji, veillant à ne pas être ou trop près ou trop loin. Premièrement parce qu’elle n’avait pas envie de se sentir collée à quelqu’un deuxièmement pour ne pas éveiller de soupçon.
[Taka] – Alors ton âme en peine est aussi venue s’exiler dans le coin… ?
Toujours aussi bas, mais toujours aussi compréhensible. De cette voix pouvait parfois émaner quelque chose de réconfortant même si elle ne disait aucune parole à l’attention particulière. C’était une de ces qualités qui faisaient que chez elle l’on prenait au sérieux le moindre de ses mots. Mais Taka était trop respectueuse pour exprimer quelque objection que ce soit. Prenant la plupart du temps sur sa propre personne en justifiant le fait que les plus anciens voyaient plus souvent juste que de jeunes âmes. Cependant, cette prise de parole presque soudaine pouvait s’avérer maladroite, profondément indiscrète et vraiment déplacée. Elle en avait conscience même si quelque part elle jugeait qu’une oreille prête à écouter était sûrement une voix en manque de confession.
[Taka] – S’il t’es gênant de répondre… Tu peux aussi ne pas le faire.
Elle baissa les yeux se demandant si elle n’exprimait pas là un faux désir de ne pas entendre les tumultes d’une autre vie. Elle se demanda même si inconsciemment elle n’avait pas réellement envie de fermer les écoutilles. Mais elle n’était pas une profonde égoïste. Même si elle ne savait pas manier l’art de la parole, elle avait ce qu’il fallait d’attention et de discrétion pour pouvoir libérer quelqu’un en toute confiance. En attendant que Kenji prenne la parole, elle marchait en silence, une main dans l’autre et avant bras croisés devant le pan avant de sa tenue, tout en balayant ses yeux au rythme des pas qu’elle faisait.
*Combien de temps avant que l’on puisse découvrir cette mentalité ? C’est un Uchiha, je devrais peut-être me montrer dure et détachée. Mais il a déjà trouvé mes maux en train de se balader tout autour de moi… Serait-ce déjà trop tard ? J’étais venue ici pour éviter les gens, et surtout le clan.*
Elle regardait toujours le jeune homme sans lui répondre quoi que ce soit et surtout sans laisser son regard parler de trop. Elle était triste et sûrement démoralisée. Elle connaissait le risque encouru mais elle avait signé. Devant tant de silence, Kenji reprit la parole. Il semblait ne pas vouloir démordre, luttant sûrement sans le savoir contre l’hésitation qui emplissait la décision de la kunoichi. Il l’incita à reprendre le sentier afin de ne pas rester là à se morfondre sans succès au début. En fait, tout ce qu’elle fit, c’est tourner les yeux noirs entrés en résonnance avec le ciel vers les toits qui reflétait tout autant ce voile céleste. Une seconde passa, puis une autre. Puis sa main se déploya vers la racine où elle prit appui. Taka plia ses jambe et se dressa dessus. Elle épousseta doucement sa tenue en regardant le sol puis ajusta son collier. Elle finit par le regarder de nouveau, lui qui semblait nourrir une bonne intention, ce dont elle doutait encore venant d’un membre du Cygne.
*Ceci dit, il ne sait pas pour moi. Tenons nous en au minimum.*
[Taka] – Uchiha Taka…
Apparemment, elle retirait enfin quelques liens qu’elle s’imposait elle même, par peur ou par méfiance vis à vis de n’importe quelle autre et vis à vis de cette doctrine qui poussait son sang sur une route où personne n'osait lever les yeux même si tout le monde voulait remettre à sa place celui ou celle qui la suivait.
[Taka] – Je ne passe pas beaucoup de temps dans le quartier… Et quand ce n’est pas dans ma maison, c’est dans des coins où personne ne vient me courir après. C’est surement pour ça que l’on ne se croise pas.
Elle s’inclina néanmoins respectueusement, suivant les bonnes manières inculquées dans son foyer par les dames ninja qu’elle côtoyait et qui veillaient à ce qu’elle ne perde rien d’une vraie femme ou future femme. D’ailleurs, ces dernières avouaient qu’elle avait sûrement tout pour devenir une épouse et une mère d’exception, comme beaucoup de malheureux aimeraient en avoir. Taka se redressa puis fit un pas en avant afin d’initier le mouvement vers le sentier. Elle se plaça ensuite au côté de Kenji, veillant à ne pas être ou trop près ou trop loin. Premièrement parce qu’elle n’avait pas envie de se sentir collée à quelqu’un deuxièmement pour ne pas éveiller de soupçon.
[Taka] – Alors ton âme en peine est aussi venue s’exiler dans le coin… ?
Toujours aussi bas, mais toujours aussi compréhensible. De cette voix pouvait parfois émaner quelque chose de réconfortant même si elle ne disait aucune parole à l’attention particulière. C’était une de ces qualités qui faisaient que chez elle l’on prenait au sérieux le moindre de ses mots. Mais Taka était trop respectueuse pour exprimer quelque objection que ce soit. Prenant la plupart du temps sur sa propre personne en justifiant le fait que les plus anciens voyaient plus souvent juste que de jeunes âmes. Cependant, cette prise de parole presque soudaine pouvait s’avérer maladroite, profondément indiscrète et vraiment déplacée. Elle en avait conscience même si quelque part elle jugeait qu’une oreille prête à écouter était sûrement une voix en manque de confession.
[Taka] – S’il t’es gênant de répondre… Tu peux aussi ne pas le faire.
Elle baissa les yeux se demandant si elle n’exprimait pas là un faux désir de ne pas entendre les tumultes d’une autre vie. Elle se demanda même si inconsciemment elle n’avait pas réellement envie de fermer les écoutilles. Mais elle n’était pas une profonde égoïste. Même si elle ne savait pas manier l’art de la parole, elle avait ce qu’il fallait d’attention et de discrétion pour pouvoir libérer quelqu’un en toute confiance. En attendant que Kenji prenne la parole, elle marchait en silence, une main dans l’autre et avant bras croisés devant le pan avant de sa tenue, tout en balayant ses yeux au rythme des pas qu’elle faisait.
*Combien de temps avant que l’on puisse découvrir cette mentalité ? C’est un Uchiha, je devrais peut-être me montrer dure et détachée. Mais il a déjà trouvé mes maux en train de se balader tout autour de moi… Serait-ce déjà trop tard ? J’étais venue ici pour éviter les gens, et surtout le clan.*
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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
[Taka] – Uchiha Taka…
*Une Uchiha…*
Tout ce que pensait Kenji était confirmé. Ses yeux le picotant, l’éventail sur la robe de la jeune fille et cet aspect si familier. C’était un membre du clan qui comprendrait qui il était et ce qu’il faisait. Enfin quelqu’un qui ne le jugerait pas sur une parole, sur un geste car cet individu irait plus en profondeur. Poussant l’analyse à son paroxysme, elle comprendra tout le fond qui se dessine à travers ces mimiques. Arrogance devenait confiance et prétention n’était que juste cause pour la fierté d’un clan.
Il se passa doucement une main dans les cheveux à l’écoute de Taka qui illuminait quelque peu sa journée, sa vie qui était devenue bien morne et monotone. Tristesse et confusion le déchirait mais là, à cet instant, il trouvait quelqu’un avec qui il était sur de pouvoir partager sans risque. Une confiance aveugle dans les Uchiha n’était pas forcément le plus bénéfique pour le jeune homme mais qu’en la doctrine est présente, ancré jusqu’au plus profond de notre esprit, on ne pense pas ce genre de chose.
La voix salvatrice de la jeune fille le réveilla de ses pensées.
[Taka] – Je ne passe pas beaucoup de temps dans le quartier… Et quand ce n’est pas dans ma maison, c’est dans des coins où personne ne vient me courir après. C’est surement pour ça que l’on ne se croise pas.
Taka était une solitaire. Très loin du caractère et de l’état d’esprit extravagant des Uchiha. Une sorte de marginal dans cette société. Elle préférait rester seule, loin du regard des autres et même loin de ses proches à ce que Kenji comprenait. Ce qui était tout le contraire du jeune garçon. Lui qui tentait à aspirer à une haute position social non pas pour lui mais pour l’honneur du clan, de son clan.
Il ne cernait pas très bien la raison pour laquelle l’on pouvait apprécier de se retrouver seul. La reconnaissance était tout ce dont pouvait rêver un Uchiha. Le fait d’être entourait d’individu, de leur montrer ses talents n’était que jouissance absolue pour Kenji. Les sentiments de Taka lui étaient flous.
[Taka] – Alors ton âme en peine est aussi venue s’exiler dans le coin… ? S’il t’est gênant de répondre… Tu peux aussi ne pas le faire.
Alors qu’il marchait tranquillement, Kenji sentit l’ombre d’une brise un peu trop fraiche lui lécher le visage. Allait-il avouer toute sa confusion à une inconnue, lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur ? Lui le fort Uchiha, fervent supporteur de l’orgueil et incarnant la fierté absolue dans tous les sens des termes.
[Kenji] – Je suis un Uchiha et comme tu dois t’en douter je ne peux parler d’exils…
Au loin un petit banc de bois se dessinait doucement. Il avait été construit avec minutie et amour. L’on pouvait voir tout l’intérêt que l’auteur avait porté au détail. Un amour qu’il devait certainement vouloir partager avec de nombreuse personne.
D’un regard assez direct, Kenji invita Taka à s’assoir. Le banc était étroit et ils se retrouvèrent plus proches que ce que le jeune garçon avait pensé. Mais en contre partie il possédait une vue indéniable sur les quartiers environnement du village.
A l’Est du centre ville on le distinguait. Grand, majestueux et peut être même terrifiant, le quartier Uchiha. Kenji le montra d’un signe de tête et continua sa prise de parole.
[Kenji] – Je pense qu’on peut dire que le Domaine du Cygne a placé beaucoup d’espoirs en moi. J’ai accès au meilleur entrainement possible et je suis l’un des meilleurs Genin de ce village. Mais…
Le jeune garçon pesait ses mots. Il ne voulait pas trop en dire, mais avait besoin de parler. Le nécessaire serait suffisant.
[Kenji] – Mais disons que malgré un avenir déjà tracé, je me demande encore ce qui va advenir. Paradoxal…
Kenji pouvait sentir la chaleur émanant du corps de la jeune fille à ses côtés. Comme pour ne pas l’importuner il se leva devant elle, lui lassant ainsi plus de place et de confort.
Il arracha une feuille d’un arbre et la regardât quelques secondes. La brise revint et la fit s’envoler. Tout n’était qu’éphémère. Il ne silla pas devant le regard de la jeune fille. Observa sa tenue quelques secondes, il la trouvait très belle.
[Kenji] – L’enfant prodige se balade dans un parc en délirant sur son avenir quel bêtise. Et toi Taka-Chan ? Tu ne dois pas te laisser aller. Un sourire radieux peut faire fuir les nuages les plus noirs.
*Sourit-Taka…*
Ombre baladeuse ne rêvant qu’à un autre futur sans s’en rendre compte. Suivant un code fictif l’obligeant à croire en des objectifs aucunement lucratif. Apprend, comprend, assimile, évolue et devient puissant. Uchiha jusqu’au bout de toi-même, donnes ton corps à une science névrosé qui ne laisse de suspense que pour la mort. Enfant prodige, destinée divine, les cieux t’ont choisis, tu es Kenji Uchiha.
Il avait choisit le confort d’une vie guidé, mais en contre partie il se devait de faire honneur aux siens jusqu’à la mort. Un combat de tous les jours pour la fierté du clan, car la famille croyait en lui.
[J'ai honte mon RP est vraiment nul désolé.]
*Une Uchiha…*
Tout ce que pensait Kenji était confirmé. Ses yeux le picotant, l’éventail sur la robe de la jeune fille et cet aspect si familier. C’était un membre du clan qui comprendrait qui il était et ce qu’il faisait. Enfin quelqu’un qui ne le jugerait pas sur une parole, sur un geste car cet individu irait plus en profondeur. Poussant l’analyse à son paroxysme, elle comprendra tout le fond qui se dessine à travers ces mimiques. Arrogance devenait confiance et prétention n’était que juste cause pour la fierté d’un clan.
Il se passa doucement une main dans les cheveux à l’écoute de Taka qui illuminait quelque peu sa journée, sa vie qui était devenue bien morne et monotone. Tristesse et confusion le déchirait mais là, à cet instant, il trouvait quelqu’un avec qui il était sur de pouvoir partager sans risque. Une confiance aveugle dans les Uchiha n’était pas forcément le plus bénéfique pour le jeune homme mais qu’en la doctrine est présente, ancré jusqu’au plus profond de notre esprit, on ne pense pas ce genre de chose.
La voix salvatrice de la jeune fille le réveilla de ses pensées.
[Taka] – Je ne passe pas beaucoup de temps dans le quartier… Et quand ce n’est pas dans ma maison, c’est dans des coins où personne ne vient me courir après. C’est surement pour ça que l’on ne se croise pas.
Taka était une solitaire. Très loin du caractère et de l’état d’esprit extravagant des Uchiha. Une sorte de marginal dans cette société. Elle préférait rester seule, loin du regard des autres et même loin de ses proches à ce que Kenji comprenait. Ce qui était tout le contraire du jeune garçon. Lui qui tentait à aspirer à une haute position social non pas pour lui mais pour l’honneur du clan, de son clan.
Il ne cernait pas très bien la raison pour laquelle l’on pouvait apprécier de se retrouver seul. La reconnaissance était tout ce dont pouvait rêver un Uchiha. Le fait d’être entourait d’individu, de leur montrer ses talents n’était que jouissance absolue pour Kenji. Les sentiments de Taka lui étaient flous.
[Taka] – Alors ton âme en peine est aussi venue s’exiler dans le coin… ? S’il t’est gênant de répondre… Tu peux aussi ne pas le faire.
Alors qu’il marchait tranquillement, Kenji sentit l’ombre d’une brise un peu trop fraiche lui lécher le visage. Allait-il avouer toute sa confusion à une inconnue, lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur ? Lui le fort Uchiha, fervent supporteur de l’orgueil et incarnant la fierté absolue dans tous les sens des termes.
[Kenji] – Je suis un Uchiha et comme tu dois t’en douter je ne peux parler d’exils…
Au loin un petit banc de bois se dessinait doucement. Il avait été construit avec minutie et amour. L’on pouvait voir tout l’intérêt que l’auteur avait porté au détail. Un amour qu’il devait certainement vouloir partager avec de nombreuse personne.
D’un regard assez direct, Kenji invita Taka à s’assoir. Le banc était étroit et ils se retrouvèrent plus proches que ce que le jeune garçon avait pensé. Mais en contre partie il possédait une vue indéniable sur les quartiers environnement du village.
A l’Est du centre ville on le distinguait. Grand, majestueux et peut être même terrifiant, le quartier Uchiha. Kenji le montra d’un signe de tête et continua sa prise de parole.
[Kenji] – Je pense qu’on peut dire que le Domaine du Cygne a placé beaucoup d’espoirs en moi. J’ai accès au meilleur entrainement possible et je suis l’un des meilleurs Genin de ce village. Mais…
Le jeune garçon pesait ses mots. Il ne voulait pas trop en dire, mais avait besoin de parler. Le nécessaire serait suffisant.
[Kenji] – Mais disons que malgré un avenir déjà tracé, je me demande encore ce qui va advenir. Paradoxal…
Kenji pouvait sentir la chaleur émanant du corps de la jeune fille à ses côtés. Comme pour ne pas l’importuner il se leva devant elle, lui lassant ainsi plus de place et de confort.
Il arracha une feuille d’un arbre et la regardât quelques secondes. La brise revint et la fit s’envoler. Tout n’était qu’éphémère. Il ne silla pas devant le regard de la jeune fille. Observa sa tenue quelques secondes, il la trouvait très belle.
[Kenji] – L’enfant prodige se balade dans un parc en délirant sur son avenir quel bêtise. Et toi Taka-Chan ? Tu ne dois pas te laisser aller. Un sourire radieux peut faire fuir les nuages les plus noirs.
*Sourit-Taka…*
Ombre baladeuse ne rêvant qu’à un autre futur sans s’en rendre compte. Suivant un code fictif l’obligeant à croire en des objectifs aucunement lucratif. Apprend, comprend, assimile, évolue et devient puissant. Uchiha jusqu’au bout de toi-même, donnes ton corps à une science névrosé qui ne laisse de suspense que pour la mort. Enfant prodige, destinée divine, les cieux t’ont choisis, tu es Kenji Uchiha.
Il avait choisit le confort d’une vie guidé, mais en contre partie il se devait de faire honneur aux siens jusqu’à la mort. Un combat de tous les jours pour la fierté du clan, car la famille croyait en lui.
[J'ai honte mon RP est vraiment nul désolé.]

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
[Honte de? Dis pas de bêtises ^^]
Les Uchiha et leur règles… Quelle discipline ! Mais parfois, quelle idiotie. Mais à y penser un peu plus, on avait bien vu d’autres civilisations devenir de puissantes armées par la simple discipline et le cadrage des hommes. Quelque part, Taka désapprouvait cette mentalité transformant les moins bons en déchets ou chair à canon, et les meilleurs en des automates avides de nouvelles technologies leur fournissant un avantage supplémentaire sur l’adversaire. Cependant, cette rigueur qu’elle retrouvait jusque dans le Tigre avait de quoi former des citoyens droits, vigoureux et responsables.
[Kenji] – Je suis un Uchiha et comme tu dois t’en douter je ne peux parler d’exils…
Elle préférait le laisser parler à cet instant, même si déjà des répliques naissaient dans un coin de son esprit. Mais avant de se lancer, elle devait jauger le terrain, juger s’il était possible de trouver réconfort ou ne serait-ce que de combler le vide. Malsains desseins ! Prévoyait-elle d’utiliser Kenji comme passe temps dans ces minutes de peine et de douleur ? Peu importait ! Tout le monde l’avait fait au moins une fois en se faisant pardonner. Et… Dans l’absolu, ne rien dire entrainait qu’elle n’avait techniquement rien fait de mal.
Le garçon désigna un banc plus loin, un banc finement taillé sur lequel nombre de couples avaient du s’asseoir. Une œuvre plus qu’un objet, pourtant étudiée pour devenir un outil à ce que certains appelaient « l’amour », d’autres « la drague », et certains derniers « la chasse ». Beaucoup d’autres dérivés existaient mais pour la kunoichi le mot « élégantes consolations » correspondait au mieux en ces instants. Elle s’installa sans rechigner, frissonnant à la brise fraîche jusqu’à ce que la chaleur corporelle du jeune homme vienne remplacer la caresse froide du vent.
Le panorama semblait les lier encore un peu plus, offrant vue imprenable sur l’imposant quartier du clan. Un peu comme s’il leur rappelait leur origine et peut-être le devoir et la reconnaissance qu’ils devaient à leur sang, le sang de la puissance et de la domination, l’essence d’une dynastie de guerriers fiers, nobles mais surtout… Très hautains et aussi méprisants que méprisables.
[Kenji] – Je pense qu’on peut dire que le Domaine du Cygne a placé beaucoup d’espoirs en moi. J’ai accès au meilleurs entrainement possible et je suis l’un des meilleurs Genins du village. Mais…
Kenji vivait de doute et de doctrine. Entendre encore le nom du royaume de Takeshi-sama déclencha un nouvel influx nerveux sur l’échine de la jeune fille. Elle se demandait s’il était possible de perdre totalement de vue les autres aspect de l’existence, à défaut de voir ceux de la vie. Taka écoutait. Elle ne disait rien à ce moment, prêtant une oreille attentive à ce qu’on lui contait.
[Kenji] – Mais disons que malgré un avenir déjà tracé, je me demande encore ce qui va advenir. Paradoxal…
Puis Kenji se leva, laissant la jeune fille à la morsure de l’air. Quelque part, elle lui en voulait un peu, même si la proximité la gênait généralement. Il s’agissait là de praticité. Elle ne bougea pas de place, contractant légèrement ses muscles afin de faire quitter cette chair de poule qui habillait peu à peu son corps. Elle regarda la feuille s’envoler au gré des courants puis tourna ses deux pupilles bordées de l’obscurité congénital du clan sur le jeune homme.
[Kenji] – L’enfant prodige se balade dans un parc en délirant sur son avenir, quelle bêtise. Et Toi Taka-chan ? Tu ne dois pas te laisser aller. Un sourire radieux peut faire fuir les nuages les plus noirs.
Elle le fixait sans sourciller, un peu comme si elle tentait de lire en lui, avec un regard perçant, presque aussi perforant que s’il avait été empli de ce rouge sang que nombre de Uchiha connaissent. La Chuunin cherchait quelque chose chez ce garçon, mais quoi ? Elle ne le savait pas elle même. Il y avait forcément une explication à cet intérêt qu’elle nourrissait soudain pour ce membre du Cygne, un intérêt qui n’effaçait pourtant pas les raisons de sa présence là.
[Taka] – Prodiges ou non, nous ne sommes que des enveloppes charnelles de plus au milieu de semblables. Des semblables trop souvent moins… doués.
Belle répartie ! De quoi flatter les plus vantards des Uchiha. Mais c’était tout de même gros et seuls quelques imbéciles y auraient attaché une importance capitale. Tout du moins, c’était ce qu’elle pensait en disant tout ceci. Mais elle avait conscience que cette arrogance pouvait être entretenue par n’importe quel brin de compliment, parfois même par une insulte où l’on trouvait que l’autre s’avouait inférieur à ce que représentait ce sang.
[Taka] – Mais aussi doué puisse-t-on être… Tendre une main au vécu n’est pas se laisser aller. Ces nuages sur le quartier, non sur Konoha, sont aussi l’illustration de certaines peines. Les cloches ont sonné il y a quelques heures, tu ne les as pas entendues ?
Purement rhétorique… Elle savait pertinemment que ces massifs instruments de bronze avaient été disposés à des endroits spécifiques afin que chaque habitant soit tenu au courant du décès d’un de ses protecteurs. C’est en pensant à ça qu’elle saisit un nouveau paradoxe de l’existence. Sa voix modula de nouveau l’air afin d’aller exciter doucereusement les tympans de Kenji.
[Taka] – Nous nous croisons alors que tu voles vers l’avenir pendant que je plonge dans mon passé. C’est aussi une extravagance notable… Et même si nous sommes des Uchiha dont le chemin semble d’ores et déjà dessiné, je pense qu’il nous reste encore le droit de disposer de ce bout de lueur que nous offre le recueil, peu importe ce que l’on cherche.
Elle faisait surement preuve de plus de souplesse que n’importe quel autre membre du clan. Sans doute était-ce une erreur de dévoiler ainsi au grand jour ce que le Cygne pouvait considérer comme une faiblesse. Mais ne faisant cas de tout ceci, enfin plus exactement en se forçant à dépasser ces choses pour un instant, elle posa sa main sur le banc juste à côté d’elle et le tapota en regardant Kenji, l’air de dire que la place était libre.
[Taka] – Tu ne peux pas prétendre tout envisager. L’avenir sera ce qu’il sera et les sages me disent qu’il faut prendre la décision quand le choix se présente, pas avant, peu importent ta force et ton talent.
Y croyait-elle vraiment au fond d’elle ? Sûrement oui. Elle ne courait pas aveuglément après la puissance, mais généralement dans des buts précis. Elle se forçait à faire preuve de clairvoyance même si son jeune âge représentait un handicap à la maturité, question de développement du cerveau. Et son cerveau, l’empêchait de sourire à Kenji. Pas ce jour là, pas juste après avoir souhaité un long et bon voyage à son ami.
[Taka] – Mais dis moi, jeune prodige… Après quoi court ton existence ?
*Si tout es tracé, tu as forcément quelque chose à me dire.*
Le ton était un peu taquin, même si le cadre restait bien sombre. De toutes façons, elle n’était pas le genre à s’amuser en embêtant les gens et il apparaissait clairement que la question n’était pas juste une boutade, mais bien une interrogation sérieuse.
Les Uchiha et leur règles… Quelle discipline ! Mais parfois, quelle idiotie. Mais à y penser un peu plus, on avait bien vu d’autres civilisations devenir de puissantes armées par la simple discipline et le cadrage des hommes. Quelque part, Taka désapprouvait cette mentalité transformant les moins bons en déchets ou chair à canon, et les meilleurs en des automates avides de nouvelles technologies leur fournissant un avantage supplémentaire sur l’adversaire. Cependant, cette rigueur qu’elle retrouvait jusque dans le Tigre avait de quoi former des citoyens droits, vigoureux et responsables.
[Kenji] – Je suis un Uchiha et comme tu dois t’en douter je ne peux parler d’exils…
Elle préférait le laisser parler à cet instant, même si déjà des répliques naissaient dans un coin de son esprit. Mais avant de se lancer, elle devait jauger le terrain, juger s’il était possible de trouver réconfort ou ne serait-ce que de combler le vide. Malsains desseins ! Prévoyait-elle d’utiliser Kenji comme passe temps dans ces minutes de peine et de douleur ? Peu importait ! Tout le monde l’avait fait au moins une fois en se faisant pardonner. Et… Dans l’absolu, ne rien dire entrainait qu’elle n’avait techniquement rien fait de mal.
Le garçon désigna un banc plus loin, un banc finement taillé sur lequel nombre de couples avaient du s’asseoir. Une œuvre plus qu’un objet, pourtant étudiée pour devenir un outil à ce que certains appelaient « l’amour », d’autres « la drague », et certains derniers « la chasse ». Beaucoup d’autres dérivés existaient mais pour la kunoichi le mot « élégantes consolations » correspondait au mieux en ces instants. Elle s’installa sans rechigner, frissonnant à la brise fraîche jusqu’à ce que la chaleur corporelle du jeune homme vienne remplacer la caresse froide du vent.
Le panorama semblait les lier encore un peu plus, offrant vue imprenable sur l’imposant quartier du clan. Un peu comme s’il leur rappelait leur origine et peut-être le devoir et la reconnaissance qu’ils devaient à leur sang, le sang de la puissance et de la domination, l’essence d’une dynastie de guerriers fiers, nobles mais surtout… Très hautains et aussi méprisants que méprisables.
[Kenji] – Je pense qu’on peut dire que le Domaine du Cygne a placé beaucoup d’espoirs en moi. J’ai accès au meilleurs entrainement possible et je suis l’un des meilleurs Genins du village. Mais…
Kenji vivait de doute et de doctrine. Entendre encore le nom du royaume de Takeshi-sama déclencha un nouvel influx nerveux sur l’échine de la jeune fille. Elle se demandait s’il était possible de perdre totalement de vue les autres aspect de l’existence, à défaut de voir ceux de la vie. Taka écoutait. Elle ne disait rien à ce moment, prêtant une oreille attentive à ce qu’on lui contait.
[Kenji] – Mais disons que malgré un avenir déjà tracé, je me demande encore ce qui va advenir. Paradoxal…
Puis Kenji se leva, laissant la jeune fille à la morsure de l’air. Quelque part, elle lui en voulait un peu, même si la proximité la gênait généralement. Il s’agissait là de praticité. Elle ne bougea pas de place, contractant légèrement ses muscles afin de faire quitter cette chair de poule qui habillait peu à peu son corps. Elle regarda la feuille s’envoler au gré des courants puis tourna ses deux pupilles bordées de l’obscurité congénital du clan sur le jeune homme.
[Kenji] – L’enfant prodige se balade dans un parc en délirant sur son avenir, quelle bêtise. Et Toi Taka-chan ? Tu ne dois pas te laisser aller. Un sourire radieux peut faire fuir les nuages les plus noirs.
Elle le fixait sans sourciller, un peu comme si elle tentait de lire en lui, avec un regard perçant, presque aussi perforant que s’il avait été empli de ce rouge sang que nombre de Uchiha connaissent. La Chuunin cherchait quelque chose chez ce garçon, mais quoi ? Elle ne le savait pas elle même. Il y avait forcément une explication à cet intérêt qu’elle nourrissait soudain pour ce membre du Cygne, un intérêt qui n’effaçait pourtant pas les raisons de sa présence là.
[Taka] – Prodiges ou non, nous ne sommes que des enveloppes charnelles de plus au milieu de semblables. Des semblables trop souvent moins… doués.
Belle répartie ! De quoi flatter les plus vantards des Uchiha. Mais c’était tout de même gros et seuls quelques imbéciles y auraient attaché une importance capitale. Tout du moins, c’était ce qu’elle pensait en disant tout ceci. Mais elle avait conscience que cette arrogance pouvait être entretenue par n’importe quel brin de compliment, parfois même par une insulte où l’on trouvait que l’autre s’avouait inférieur à ce que représentait ce sang.
[Taka] – Mais aussi doué puisse-t-on être… Tendre une main au vécu n’est pas se laisser aller. Ces nuages sur le quartier, non sur Konoha, sont aussi l’illustration de certaines peines. Les cloches ont sonné il y a quelques heures, tu ne les as pas entendues ?
Purement rhétorique… Elle savait pertinemment que ces massifs instruments de bronze avaient été disposés à des endroits spécifiques afin que chaque habitant soit tenu au courant du décès d’un de ses protecteurs. C’est en pensant à ça qu’elle saisit un nouveau paradoxe de l’existence. Sa voix modula de nouveau l’air afin d’aller exciter doucereusement les tympans de Kenji.
[Taka] – Nous nous croisons alors que tu voles vers l’avenir pendant que je plonge dans mon passé. C’est aussi une extravagance notable… Et même si nous sommes des Uchiha dont le chemin semble d’ores et déjà dessiné, je pense qu’il nous reste encore le droit de disposer de ce bout de lueur que nous offre le recueil, peu importe ce que l’on cherche.
Elle faisait surement preuve de plus de souplesse que n’importe quel autre membre du clan. Sans doute était-ce une erreur de dévoiler ainsi au grand jour ce que le Cygne pouvait considérer comme une faiblesse. Mais ne faisant cas de tout ceci, enfin plus exactement en se forçant à dépasser ces choses pour un instant, elle posa sa main sur le banc juste à côté d’elle et le tapota en regardant Kenji, l’air de dire que la place était libre.
[Taka] – Tu ne peux pas prétendre tout envisager. L’avenir sera ce qu’il sera et les sages me disent qu’il faut prendre la décision quand le choix se présente, pas avant, peu importent ta force et ton talent.
Y croyait-elle vraiment au fond d’elle ? Sûrement oui. Elle ne courait pas aveuglément après la puissance, mais généralement dans des buts précis. Elle se forçait à faire preuve de clairvoyance même si son jeune âge représentait un handicap à la maturité, question de développement du cerveau. Et son cerveau, l’empêchait de sourire à Kenji. Pas ce jour là, pas juste après avoir souhaité un long et bon voyage à son ami.
[Taka] – Mais dis moi, jeune prodige… Après quoi court ton existence ?
*Si tout es tracé, tu as forcément quelque chose à me dire.*
Le ton était un peu taquin, même si le cadre restait bien sombre. De toutes façons, elle n’était pas le genre à s’amuser en embêtant les gens et il apparaissait clairement que la question n’était pas juste une boutade, mais bien une interrogation sérieuse.
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Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60.2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin

Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
Le temps passe et tire le voile des illusions. La perception ne devient que plus claire et la lucidité revient. Mais veut-il vraiment voir la vérité ? Bercé par le faux sa vie n’était pas meilleure. Il va lui falloir choisir, se créer sa propre identité. Certain lui diront de se réveiller, d’autres qu’il devient quelqu’un de bien. Discerne le vraiment vrai du faux. Vie dans cette fausse réalité qui t’endors mais te nourrit. Il est à l’aise dans ce cocon, même en connaissant la vérité il ne veut ouvrir les yeux. La peur envahi son âme, il est effrayé. Il ne veut plus qu’on lui retire ce à quoi il goûté autre fois. Comme un tic, le tac vient s’emmêler dans son esprit formant une brume qu’il accepte. Il déborde d’arrogance non pas par caractère ou fascination mais par respect et détermination. Les règles sont en lui, car il a ouvert son corps, son cœur à la fourberie ou plutôt à la compagnie. Oui. Oui aujourd’hui il n’est plus seul. Malgré la vérité il se veut à tout jamais un Uchiha. Kenji Uchiha.
Kenji, grand et majestueux se dressait devant la jeune fille qui était quand même un peu plus âgée que lui. Il éprouvait un intérêt soudain pour elle et ses paroles ne firent qu’attiser de plus belle cette envie de connaître et de comprendre. Il y avait différente façon de voir la situation. Taka était une fille charmante et emplit de beauté, Kenji encore perdu et répugné du collage excessif qu’exerçait Yumi sur lui avait besoin de changer d’air. Inconsciemment il se rapprochait de l’Uchiha sans même s’en rendre compte.
Une douce brise s’était levée depuis quelques minutes refroidissant le parc déjà bien sombre. Mais l’ambiance entre les deux protagonistes c’était légèrement réchauffée, comme une tendresse retrouvée. Ils ne se connaissaient pas il y a une heure mais paraissaient terriblement proche dans la détresse. Rien de bien joyeux pour des Uchiha’s.
[Taka] – Prodiges ou non, nous ne sommes que des enveloppes charnelles de plus au milieu de semblables. Des semblables trop souvent moins… doués.
Kenji sourit à l’entente de ces paroles. Il avait l’impression que Taka avait été briefée par Takeshi avant de le rencontrer. Elle lui déblatérait des choses qu’il savait déjà. D’ailleurs tout le monde savait que les Uchiha’s étaient les plus puissant, les plus fort et les plus beaux. Enfin, ce dernier adjectif était plus une addiction de la pensée de Kenji qu’une réelle règle instauré par le patriarche du Domaine du Cygne. C’était un génie, un être supérieur. Le sharingan permettait aux membres du clan de s’élever à l’état de demi-dieux voir même de puissance divine en assimilant totalement les facultés de ces rubis.
[Taka] – Mais aussi doué puisse-t-on être… Tendre une main au vécu n’est pas se laisser aller. Ces nuages sur le quartier, non sur Konoha, sont aussi l’illustration de certaines peines. Les cloches ont sonné il y a quelques heures, tu ne les as pas entendues ?
Les cloches ? … Kenji avait cru qu’elles avaient sonné en l’honneur de Sabi Uchiha. Frère mort au combat durant une attaque sur Konoha. Puis dans tous les cas il n’en avait que faire des autres. Sauf si, bien sûr, cette personne venait à être un Uchiha. Un mort de plus n’était rien d’autre qu’une vie qui naissait autre part.
Pour Kenji, il ne fallait pas s’attarder à ce genre de chose. Bien trop de gens s’arrêter devant la mort d’un proche et c’est là que la théorie du genin prenait toute son ampleur. Les amis, les connaissances étaient des poids. Lourd boulet à traîner si l’on s’attachait trop à eux. On réussissait mieux seul, sans obligation. Sauf, encore et toujours, si dans nos relations le ninja comptait un Uchiha. Il avait alors une chance inouïe de faire des missions avec la crème de la crème Konoharienne. C’était la doctrine de Kenji et il y croyait dur comme fer.
[Taka] – Nous nous croisons alors que tu voles vers l’avenir pendant que je plonge dans mon passé. C’est aussi une extravagance notable… Et même si nous sommes des Uchiha dont le chemin semble d’ores et déjà dessiné, je pense qu’il nous reste encore le droit de disposer de ce bout de lueur que nous offre le recueil, peu importe ce que l’on cherche.
La jeune fille parlait d’une façon assez complexe. Kenji était intelligent mais trouvait fatiguant de devoir résoudre des énigmes à chaque phrase énoncée par Taka. Elle essayait, avec toute l’habilité qu’elle possédait, de faire passer des principes inconnus au jeune garçon. Il n’avait pas le droit de choisir, sa ligne de conduite était dessinée et rien ne pouvait aller à l’encontre de cela. Le domaine du Cygne l’avait désigné comme leur fer de lance, la procréation d’une nouvelle force.
Elle l’invita à se rassoir prés d’elle. Il en fût d’abord étonné mais il accepta la proposition de Taka. Il sentait la douce chaleur de son corps s’estomper. Elle avait surement un peu froid en cette journée bien terne sur Konoha. C’était une fille, si fragile et si forte à la fois. Sa voix toujours envoutante lui fit l’effet du réconfort d’une bougie durant une longue soirée d’hivers.
[Taka] – Tu ne peux pas prétendre tout envisager. L’avenir sera ce qu’il sera et les sages me disent qu’il faut prendre la décision quand le choix se présente, pas avant, peu importent ta force et ton talent. Mais dis-moi, jeune prodige… Après quoi court ton existence ?
La chaleur du corps de la jeune fille lui détendit un peu plus les muscles. Il se sentait bien et était prêt à s’ouvrir alors qu’il ne l’aurait jamais fait auparavant. Mais ici, le cadre était spécial et cette fille lui faisait l’effet d’un enchantement qui l’envoutait peu à peu.
Il plongea son regard ténébreux au plus profond de son être et s’il n’avait pas été un Uchiha il aurait sourit, espérant en retour un autre signe affectif de la jeune fille. Son ventre se contracta et il détourna le regard. Il ne savait pas trop ce qu’il se passait et sentait se défense le quitter une à une tout doucement. Sa voix était emprunt d’une émotion sincère qu’il n’arrivait pas à cacher malgré tout ses efforts.
[Kenji] – Mon existence ? … J’ai été choisi. Tu dois surement connaître Takeshi-Sama ? Je suis son élève, l’élu des Cygnes. Plus tard, je serais l’emblème du clan. Tu dois croire qu’on se sert de moi comme d’une arme, un vulgaire pantin mais… Mais… Ne rigole pas… Mais je comprends tout cela et je n’arrive pas à m’y opposer. Je suis le fer de lance de la famille Uchiha pour leur avenir et leur reconnaissance future. Et il y a des jours, comme celui-ci, où je vois cette tâche comme une montagne infranchissable. Mais je n’ais pas le droit de penser cela ! Je suis un Uchiha et rien ne m’es impossible !
C’était la première fois qu’il prenait la parole durant d’aussi longue minute. Lui qui habituellement ne parlait que très peu préférant les actes à la parole venait de se surpasser. En cette journée si spéciale il allait à l’encontre de la plus part de ses principes et il commençait à le comprendre. Il s’en voulait.
Voyant son erreur il tourna son visage angélique vers Taka. Ils étaient face à face. Le jeune garçon remarquait les courbes dignes des plus beaux anges de l’expression de l’Uchiha. Elle avait fier belle allure derrière cette petite barrière de soupçon qu’elle dressait. Dans un murmure portait par la brise il lui glissa.
[Kenji] – Tu dois me prendre pour un pauvre fou qui n’a que la doctrine des Uchiha’s en tête. Il est difficile de comprendre ce que je vis. J’aimerais tant…
*Que tu comprennes…*
[Kenji] - Que les gens comprennent…
Il inspira doucement, laissa la fraicheur de l’air emplir ses poumons d’une nouvelle énergie. Le temps se rafraichissait dangereusement surtout pour des habitants habitués à la lourde chaleur du pays du feu.
Comme d’un geste habituelle, alors qu’il n’en avait pas vraiment l’habitude, Kenji fit glisser doucement sa veste de ses épaules. D’une couleur bleu nuit, elle montrait fièrement l’écusson Uchiha en son dos. Il frissonna quelques secondes en sentant la froideur de l’air au contact de son épiderme. Mais c’était un jeune garçon fort et il ne fit pas cas de se dérangement. Il tendit d’un geste souple le bout de tissu à la jeune fille.
[Kenji] – Il fait un peu frais et je m’en voudrais qu’en plus de devoir écouter mes problèmes, tu tombes malades.
Sa voix se voulait gentille mais il était emplit de maladresse dans son ton. Ce n’était pas sa faute s’il on privilégiait chez lui l’entrainement à la sociabilité. Kenji Uchiha, fier combattant, dénué de toute approche humaniste. Robot dirigé par le clan, se servant de lui comme une arme. Il ne trouvait rien à répondre à cela car sous un certain angle il aimait être encadré pour donner le meilleur de soi-même. Et par-dessus tout il aimait le clan. Le Geneki était depuis longtemps enterré dans les méandres d’un passé douloureux et sans âme.
Il se passa doucement une main dans les cheveux et afficha une expression rassurante envers Taka.
[Kenji] – Je suis désolé si une personne proche de toi est partie.
Il avisa son regard sur le coup de la jeune fille. Malgré la noirceur du temps quelque chose de beau scintillait. Un bleu aussi pur que de l’eau régnait sur la peau de Taka. Pour ne pas avoir l’air déplacé Kenji releva la tête et d’un regard toujours aussi profond lui demanda ce que c’était.
[Kenji] – C’est un magnifique bijou que tu possèdes là…
Il aurait tant voulu trouver les mots pour la rassurer. Mais c’était un jeune garçon pas très habile en parole qui essayait de réconforter une jolie jeune fille de la perte d’un être cher. Il éprouvait un profond désespoir et se demandait vraiment ce qu’elle pouvait penser de lui. Le prenait-elle pour un idiot ? Un fou à la merci du clan ? Ou un garçon aussi confus qu’elle ? Seul l’avenir nous le dirait. Un future qui semblait si sûr et si flou à la fois…
Kenji, grand et majestueux se dressait devant la jeune fille qui était quand même un peu plus âgée que lui. Il éprouvait un intérêt soudain pour elle et ses paroles ne firent qu’attiser de plus belle cette envie de connaître et de comprendre. Il y avait différente façon de voir la situation. Taka était une fille charmante et emplit de beauté, Kenji encore perdu et répugné du collage excessif qu’exerçait Yumi sur lui avait besoin de changer d’air. Inconsciemment il se rapprochait de l’Uchiha sans même s’en rendre compte.
Une douce brise s’était levée depuis quelques minutes refroidissant le parc déjà bien sombre. Mais l’ambiance entre les deux protagonistes c’était légèrement réchauffée, comme une tendresse retrouvée. Ils ne se connaissaient pas il y a une heure mais paraissaient terriblement proche dans la détresse. Rien de bien joyeux pour des Uchiha’s.
[Taka] – Prodiges ou non, nous ne sommes que des enveloppes charnelles de plus au milieu de semblables. Des semblables trop souvent moins… doués.
Kenji sourit à l’entente de ces paroles. Il avait l’impression que Taka avait été briefée par Takeshi avant de le rencontrer. Elle lui déblatérait des choses qu’il savait déjà. D’ailleurs tout le monde savait que les Uchiha’s étaient les plus puissant, les plus fort et les plus beaux. Enfin, ce dernier adjectif était plus une addiction de la pensée de Kenji qu’une réelle règle instauré par le patriarche du Domaine du Cygne. C’était un génie, un être supérieur. Le sharingan permettait aux membres du clan de s’élever à l’état de demi-dieux voir même de puissance divine en assimilant totalement les facultés de ces rubis.
[Taka] – Mais aussi doué puisse-t-on être… Tendre une main au vécu n’est pas se laisser aller. Ces nuages sur le quartier, non sur Konoha, sont aussi l’illustration de certaines peines. Les cloches ont sonné il y a quelques heures, tu ne les as pas entendues ?
Les cloches ? … Kenji avait cru qu’elles avaient sonné en l’honneur de Sabi Uchiha. Frère mort au combat durant une attaque sur Konoha. Puis dans tous les cas il n’en avait que faire des autres. Sauf si, bien sûr, cette personne venait à être un Uchiha. Un mort de plus n’était rien d’autre qu’une vie qui naissait autre part.
Pour Kenji, il ne fallait pas s’attarder à ce genre de chose. Bien trop de gens s’arrêter devant la mort d’un proche et c’est là que la théorie du genin prenait toute son ampleur. Les amis, les connaissances étaient des poids. Lourd boulet à traîner si l’on s’attachait trop à eux. On réussissait mieux seul, sans obligation. Sauf, encore et toujours, si dans nos relations le ninja comptait un Uchiha. Il avait alors une chance inouïe de faire des missions avec la crème de la crème Konoharienne. C’était la doctrine de Kenji et il y croyait dur comme fer.
[Taka] – Nous nous croisons alors que tu voles vers l’avenir pendant que je plonge dans mon passé. C’est aussi une extravagance notable… Et même si nous sommes des Uchiha dont le chemin semble d’ores et déjà dessiné, je pense qu’il nous reste encore le droit de disposer de ce bout de lueur que nous offre le recueil, peu importe ce que l’on cherche.
La jeune fille parlait d’une façon assez complexe. Kenji était intelligent mais trouvait fatiguant de devoir résoudre des énigmes à chaque phrase énoncée par Taka. Elle essayait, avec toute l’habilité qu’elle possédait, de faire passer des principes inconnus au jeune garçon. Il n’avait pas le droit de choisir, sa ligne de conduite était dessinée et rien ne pouvait aller à l’encontre de cela. Le domaine du Cygne l’avait désigné comme leur fer de lance, la procréation d’une nouvelle force.
Elle l’invita à se rassoir prés d’elle. Il en fût d’abord étonné mais il accepta la proposition de Taka. Il sentait la douce chaleur de son corps s’estomper. Elle avait surement un peu froid en cette journée bien terne sur Konoha. C’était une fille, si fragile et si forte à la fois. Sa voix toujours envoutante lui fit l’effet du réconfort d’une bougie durant une longue soirée d’hivers.
[Taka] – Tu ne peux pas prétendre tout envisager. L’avenir sera ce qu’il sera et les sages me disent qu’il faut prendre la décision quand le choix se présente, pas avant, peu importent ta force et ton talent. Mais dis-moi, jeune prodige… Après quoi court ton existence ?
La chaleur du corps de la jeune fille lui détendit un peu plus les muscles. Il se sentait bien et était prêt à s’ouvrir alors qu’il ne l’aurait jamais fait auparavant. Mais ici, le cadre était spécial et cette fille lui faisait l’effet d’un enchantement qui l’envoutait peu à peu.
Il plongea son regard ténébreux au plus profond de son être et s’il n’avait pas été un Uchiha il aurait sourit, espérant en retour un autre signe affectif de la jeune fille. Son ventre se contracta et il détourna le regard. Il ne savait pas trop ce qu’il se passait et sentait se défense le quitter une à une tout doucement. Sa voix était emprunt d’une émotion sincère qu’il n’arrivait pas à cacher malgré tout ses efforts.
[Kenji] – Mon existence ? … J’ai été choisi. Tu dois surement connaître Takeshi-Sama ? Je suis son élève, l’élu des Cygnes. Plus tard, je serais l’emblème du clan. Tu dois croire qu’on se sert de moi comme d’une arme, un vulgaire pantin mais… Mais… Ne rigole pas… Mais je comprends tout cela et je n’arrive pas à m’y opposer. Je suis le fer de lance de la famille Uchiha pour leur avenir et leur reconnaissance future. Et il y a des jours, comme celui-ci, où je vois cette tâche comme une montagne infranchissable. Mais je n’ais pas le droit de penser cela ! Je suis un Uchiha et rien ne m’es impossible !
C’était la première fois qu’il prenait la parole durant d’aussi longue minute. Lui qui habituellement ne parlait que très peu préférant les actes à la parole venait de se surpasser. En cette journée si spéciale il allait à l’encontre de la plus part de ses principes et il commençait à le comprendre. Il s’en voulait.
Voyant son erreur il tourna son visage angélique vers Taka. Ils étaient face à face. Le jeune garçon remarquait les courbes dignes des plus beaux anges de l’expression de l’Uchiha. Elle avait fier belle allure derrière cette petite barrière de soupçon qu’elle dressait. Dans un murmure portait par la brise il lui glissa.
[Kenji] – Tu dois me prendre pour un pauvre fou qui n’a que la doctrine des Uchiha’s en tête. Il est difficile de comprendre ce que je vis. J’aimerais tant…
*Que tu comprennes…*
[Kenji] - Que les gens comprennent…
Il inspira doucement, laissa la fraicheur de l’air emplir ses poumons d’une nouvelle énergie. Le temps se rafraichissait dangereusement surtout pour des habitants habitués à la lourde chaleur du pays du feu.
Comme d’un geste habituelle, alors qu’il n’en avait pas vraiment l’habitude, Kenji fit glisser doucement sa veste de ses épaules. D’une couleur bleu nuit, elle montrait fièrement l’écusson Uchiha en son dos. Il frissonna quelques secondes en sentant la froideur de l’air au contact de son épiderme. Mais c’était un jeune garçon fort et il ne fit pas cas de se dérangement. Il tendit d’un geste souple le bout de tissu à la jeune fille.
[Kenji] – Il fait un peu frais et je m’en voudrais qu’en plus de devoir écouter mes problèmes, tu tombes malades.
Sa voix se voulait gentille mais il était emplit de maladresse dans son ton. Ce n’était pas sa faute s’il on privilégiait chez lui l’entrainement à la sociabilité. Kenji Uchiha, fier combattant, dénué de toute approche humaniste. Robot dirigé par le clan, se servant de lui comme une arme. Il ne trouvait rien à répondre à cela car sous un certain angle il aimait être encadré pour donner le meilleur de soi-même. Et par-dessus tout il aimait le clan. Le Geneki était depuis longtemps enterré dans les méandres d’un passé douloureux et sans âme.
Il se passa doucement une main dans les cheveux et afficha une expression rassurante envers Taka.
[Kenji] – Je suis désolé si une personne proche de toi est partie.
Il avisa son regard sur le coup de la jeune fille. Malgré la noirceur du temps quelque chose de beau scintillait. Un bleu aussi pur que de l’eau régnait sur la peau de Taka. Pour ne pas avoir l’air déplacé Kenji releva la tête et d’un regard toujours aussi profond lui demanda ce que c’était.
[Kenji] – C’est un magnifique bijou que tu possèdes là…
Il aurait tant voulu trouver les mots pour la rassurer. Mais c’était un jeune garçon pas très habile en parole qui essayait de réconforter une jolie jeune fille de la perte d’un être cher. Il éprouvait un profond désespoir et se demandait vraiment ce qu’elle pouvait penser de lui. Le prenait-elle pour un idiot ? Un fou à la merci du clan ? Ou un garçon aussi confus qu’elle ? Seul l’avenir nous le dirait. Un future qui semblait si sûr et si flou à la fois…

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
Si peu de temps passé mais déjà un éventuel ami. Il était un peu formaté quelque part, mais c’était une question d’éducation. Taka ne se plaignait finalement pas qu’il soit là. Tout deux à nager dans une mer brumeuse, au contact d’une eau froide capable de geler le cerveau, capable de faire perdre au plus sage sa lucidité. Et pour ces deux personnes, deux origines distinctes étaient source de cette froideur. Mais peu importait tant que tout deux pouvaient s’aider à la combattre.
Kenji s’assit, contre toute attente. En fait, la kunoichi ne faisait que peu confiance à son apparence, encore moins dans ces moments de faiblesse, déroute et désarroi. Malgré tout ce poids qui forçait à faire baisser la tête, elle la maintenait droite et regardait Kenji, encore et encore. Ce garçon avait un quelque chose. Un quelque chose d’inexplicable autant dans le comportement que sur le physique lui même. Etait-ce le fruit du hasard, des conditions réunies ? Un soupçon de fraicheur dans une boite grise, mêlé à trois gouttes de tristesse et une pincée de nostalgie. Etait-ce la recette nouvelle d’un processus de rapprochement ? Non, il n’y avait pas que ça. Quelque part au fond d’elle, Taka savait qu’elle avait changé par rapport aux gens qui n’ont pas ce don et ce fardeau de s’appeler Uchiha. Et ce qu’elle avait appris, elle le tenait toujours de la même, non, des même personnes. Car Keitaro avait eu le mérite de se faire une place dans le petit monde de l’adolescente.
Assis, Kenji ne dit rien pendant quelques secondes. Il pensait à quelque chose. Il était introverti et ne parlait pas des masses. Il avait ce que le stéréotype du Uchiha veut bien porter mais au fond, s’il était un vrai individualiste supplanté d’un égoïste, il ne se serait jamais retourné pour aller la voir lorsqu’elle était encore perdue entre ses deux racines à presque pleurer en regardant son atour et le village. Finalement, le Genin répondit à l’interrogation de la jeune fille, et son discours avait de quoi être attristant. En fait, n’était-il pas plus décevant que n’importe quel autre ? Quelque part, il fallait bien se résigner à voir qu’il n’était qu’un objet des autorités, encore plus que n’importe quel autre shinobi. Tout le monde est un pantin s’il n’est pas dans les hautes sphères, et encore, même certains de ceux là font partie du spectacle sans même en avoir conscience. L’avantage de Kenji, c’est qu’il semblait intelligent. Lui, il savait.
*De toutes façons, qui pourrait s’y opposer ? Avec notre niveau, nous ne sommes rien pour les grands noms du clan, et nous sommes encore plus ridicules pour ceux qui les dirigent, s’ils existent.*
Kenji semblait reprendre du poil de la bête. Il parlait de fer de lance de la famille, mais aux yeux de pas mal de monde, sans doute même à ceux de Taka, il était simplement le fer de lance de peu de monde, en particulier si le dit Takeshi, l’effroyable, puissant et malicieux Takeshi-sama, chef du clan, était chargé d’entraîner cet enfant. Car Kenji, autant que Taka, restait un enfant à cet instant. Et il leur faudrait à chacun encore du temps avant d’arriver à ne plus avoir ce statut. Le shinobi semblait en avoir gros sur le « cœur ». Il était encore humain, il arrivait à ressentir, même s’il s’agissait de désespoir, de colère ou de mépris, cette capacité à pouvoir exprimer des émotions montrait que les grands n’avaient pas encore réussi à toucher du doigt leurs ambitions. C’était plus qu’un espoir pour l’avenir, même en tant qu’arme, du jeune garçon. Le coin des lèvres de Taka se releva légèrement à cette vision. Elle ne s’en rendit pas totalement compte, mais ce type là avait un certain impact sur elle. Sans doute était-il l’image d’une des possible options pour sa sœur, sa chère et tendre petite sœur dont l’entraînement ressemblait plus à celui du domaine du Cygne que celui du Tigre.
Cet horizon avait de quoi l’inquiéter. Et maintenant qu’elle avait une partie des résultats devant elle, des choses venaient se recouper dans sa tête, des choses qu’elle aurait préféré ne pas pouvoir imaginer, mais il valait mieux qu’elle soit au courant, car elle sentait qu’au fond d’elle, et ce depuis qu’elle avait vu la petite Suzu naître, elle devait tenir un rôle de seconde mère. Ce rôle protecteur, d’amour et de fraternité. Elle n’avait jamais su pourquoi, mais elle s’était fixé cette mission, surtout après avoir eu pour connaissance les talents et les qualité de la dernière née.
[Kenji] – Tu dois me prendre pour un pauvre fou qui n’a que la doctrine des Uchiha’s en tête. Il est difficile de comprendre ce que je vis. J’aimerais tant… Que les gens comprennent…
La fin n’était pas celle d’origine, mais rien ne l’indiquait. Elle le regardait encore. Quelque part elle admirait cet état d’esprit combattif. Une force né de préceptes, d’ambition et de fierté. Tant de choses aussi peu représentables qui donnaient une vigueur hors du commun accompagnée d’une volonté de fer, d’où le fer de lance se dit-elle. Elle détourna son regard pour le jeter dans les feuilles d’un arbre adjacent. Des feuilles dont le mouvement perpétuellement répété par ceux de l’air faisait naître dans la tête de la jeune fille une idée de recommencement éternel, peu important la génération, peu important les êtres. C’était surement partout pareil, chez les Hyuuga, chez les Yamanaka, les Akimichi… Tous, ils avaient tous leur nom et leur fierté, leur noblesse et leurs valeurs. Mais les Uchiha avait quelque chose de plus, leur mépris et leur attitude hautaine. La kunoichi avait du mal à l’accepter quelque part, mais tout ce mélange pouvait avoir du bon, preuve en était, Kenji était tiré vers le haut grâce à ceci. Mais la réussite ne s’en tenait pas qu’à la performance professionnelle, il y avait d’autres choses à ajouter pour ne pas s’enfermer dans une avidité grandissante.
[Taka] – Les gens ne comprendront pas… S’il ne sont pas d’un clan, s’ils ne sont pas comme nous. J’y vis aussi. Ces questions n’ont peut-être pas cette ampleur chez moi, faute de talent, mais il n’est pas difficile d’imaginer ce que notre éducation entraîne.
Quoi de plus sincère que cette phrase. La kunoichi la trouvait vraie. Elle n’avait pas l’impression de mentir. Elle même utilisait des expressions comme « Vrai Uchiha », « Je suis meilleure que toi parce que je suis une Uchiha ». Elle même disposait d’une part de cette arrogance et de cette superbe de soi et de son sang. « Être un Uchiha, c’est être meilleur que quiconque. »
*J’espère juste qu’un peu de lumière te touchera dans toutes les bassesses de ce monde. Sans cette lumière, il est si facile de prendre la mauvaise route. Je l’ai trouvée… Enfin au moins pour une part. Mais elle s’est éteinte.*
Elle semblait plus ou moins partie dans ses pensée, ramenée à la réalité par la fraîcheur de l’air. Mais devant elle, une veste était tendue. Elle remonta le long du col puis de la main qui la tenait pour arriver sur le visage de Kenji. Il ne pouvait cacher un frisson, aussi préféra-t-elle commencer par décliner l’offre, mais le garçon se voulait insistant.
[Kenji] – Il fait un peu frais et je m’en voudrais qu’en plus de devoir écouter mes problèmes, tu tombes malades.
[Taka] – Il faut bien quelqu’un qui comprenne si l’on veut avoir la sensation d’être écouté.
Ses yeux semblaient le remercier. Mais elle n’osait pas le dire à voix haute. Se résignant à plier sous la pression, elle attrapa la veste pour la passer sur ses épaules sans l’enfiler. Le mouvement en dégagea l’odeur de Kenji de façon aussi évidente que ce que l’éventail apparaissait sur le dos du vêtement. Non pas un parfum, mais bien une odeur. Après quoi, la conversation en revint à la vie de la jeune fille.
[Kenji] – Je suis désolé si une personne proche de toi est partie.
Un air triste évident s’afficha chez elle. Elle plongea ses yeux dans ceux de Kenji, se décidant finalement à lui répondre, et à parler un peu de ça aussi. Après tout, elle avait eu accès à une part de la vie de Kenji, et elle lui en devait une, les bons comptes faisant les bons amis.
[Taka] – C’était mon chef d’équipe et mon ami. Il avait beau ne pas être des nôtres, le connaître valait le détour. Comme ces rares personnes qui se font une place tout près de toi et qui ont cette force de te rendre toujours plus fort.
La façon dont elle en parlait ressemblait plus à un amour perdu qu’autre chose. Mais dans le contexte, Taka savait bien qu’elle avait, le temps de quelques mois, trouvé un grand frère vers qui se tourner. Une paire de bras qui pouvait la border quand ça n’allait pas, une personne qui lui avait appris à écouter, à s’intéresser à des choses qu’elle dépassait sans même les regarder. Elle devait beaucoup à ce type là et elle commençait à le faire notamment en écoutant Kenji parler. Il semblait en avoir bien besoin.
[Taka] – Mais on fait un métier dangereux où les erreurs coûtent cher. Je paie la mienne, voilà tout.
Elle ne semblait pas vouloir aller plus loin même si le sens semblait clair. Il s’agissait là d’une faute professionnelle dont la sanction était immédiate, le revers de la médaille lorsqu’on passe au grade supérieur. Il y avait un temps pour tout, et peut-être que Kenji aurait une autre occasion d’en savoir plus sur ce sujet. Il voulut passer à autre chose, en quête du pouvoir de réconforter la jeune fille.
[Kenji] – C’est un magnifique bijou que tu possèdes là…
Un silence régna. Elle baissa les yeux sur le dit bijou qui était en fait son collier. Ce collier qu’elle avait ôté plus tôt pour l’observer, pour se rappeler, pour ne jamais oublier. Doucement, dans la chaleur de la veste du Genin, elle fit remonter sa main jusqu’au pendentif qu’elle toucha du bout des doigts, baissant cette fois-ci la tête. Un air sombre atteint soudain son visage. Le bleu scintillait juste en dessous de ses yeux et les sept petits cristaux jusque là aux contours nets se troublèrent en moins d’une seconde. Elle se couvrit un peu plus, masquant le jeu des muscles de son coup et de sa gorge qui semblaient s’être contractés lors d’un silencieux reniflement. Elle serra un peu plus la veste encore luttant comme elle le pouvait.
*Taka… Jeune Taka. Ne résiste plus, je suis plus forte que toi. Laisse toi aller, non pas une bonne fois pour toute, mais au moins un peu, sinon c’est le drame assuré.*
Puis à l’abri du vent, sous ses mèches, une larme coula. Elle était si lourde qu’elle tomba sur l’habit du garçon, dessinant un cercle parfait dans le tissu, et perçant à jour la trop grande émotion qui la parcourait. Elle sanglotait très discrètement, pour une part parce qu’il était assis à côté d’elle, et c’était compréhensible. Elle bougea un peu la tête pour mieux se confiner derrière ses cheveux, mais plus rien ne pouvait cacher son mal être, et rien n’arrivait à l’arrêter. Elle cherchait maintenant en tâtonnant un petit coin plus chaud dans une froide obscurité. Et c’est dans cette quête que sans s’en rendre compte, son corps bascula un peu pour aller se loger sur celui du garçon. Elle qui avait maintenu la distance tout ce temps là… Mais elle ne pensait plus, elle ne réfléchissait plus. Mère Tristesse qui s’était adressée à elle juste avant avait gagné la bataille, et malheureusement pour Kenji, il devait panser les plaies et enterrer les morts.
[Oroken] – Je comprends pas comment tu fais pour ne pas te faire agresser par tous les gars qui passent. C’est rare de croiser des Kunoichi aussi bien foutues que Reiko ou Tsubaki, ou aussi mignonnes que toi.
Kenji s’assit, contre toute attente. En fait, la kunoichi ne faisait que peu confiance à son apparence, encore moins dans ces moments de faiblesse, déroute et désarroi. Malgré tout ce poids qui forçait à faire baisser la tête, elle la maintenait droite et regardait Kenji, encore et encore. Ce garçon avait un quelque chose. Un quelque chose d’inexplicable autant dans le comportement que sur le physique lui même. Etait-ce le fruit du hasard, des conditions réunies ? Un soupçon de fraicheur dans une boite grise, mêlé à trois gouttes de tristesse et une pincée de nostalgie. Etait-ce la recette nouvelle d’un processus de rapprochement ? Non, il n’y avait pas que ça. Quelque part au fond d’elle, Taka savait qu’elle avait changé par rapport aux gens qui n’ont pas ce don et ce fardeau de s’appeler Uchiha. Et ce qu’elle avait appris, elle le tenait toujours de la même, non, des même personnes. Car Keitaro avait eu le mérite de se faire une place dans le petit monde de l’adolescente.
Assis, Kenji ne dit rien pendant quelques secondes. Il pensait à quelque chose. Il était introverti et ne parlait pas des masses. Il avait ce que le stéréotype du Uchiha veut bien porter mais au fond, s’il était un vrai individualiste supplanté d’un égoïste, il ne se serait jamais retourné pour aller la voir lorsqu’elle était encore perdue entre ses deux racines à presque pleurer en regardant son atour et le village. Finalement, le Genin répondit à l’interrogation de la jeune fille, et son discours avait de quoi être attristant. En fait, n’était-il pas plus décevant que n’importe quel autre ? Quelque part, il fallait bien se résigner à voir qu’il n’était qu’un objet des autorités, encore plus que n’importe quel autre shinobi. Tout le monde est un pantin s’il n’est pas dans les hautes sphères, et encore, même certains de ceux là font partie du spectacle sans même en avoir conscience. L’avantage de Kenji, c’est qu’il semblait intelligent. Lui, il savait.
*De toutes façons, qui pourrait s’y opposer ? Avec notre niveau, nous ne sommes rien pour les grands noms du clan, et nous sommes encore plus ridicules pour ceux qui les dirigent, s’ils existent.*
Kenji semblait reprendre du poil de la bête. Il parlait de fer de lance de la famille, mais aux yeux de pas mal de monde, sans doute même à ceux de Taka, il était simplement le fer de lance de peu de monde, en particulier si le dit Takeshi, l’effroyable, puissant et malicieux Takeshi-sama, chef du clan, était chargé d’entraîner cet enfant. Car Kenji, autant que Taka, restait un enfant à cet instant. Et il leur faudrait à chacun encore du temps avant d’arriver à ne plus avoir ce statut. Le shinobi semblait en avoir gros sur le « cœur ». Il était encore humain, il arrivait à ressentir, même s’il s’agissait de désespoir, de colère ou de mépris, cette capacité à pouvoir exprimer des émotions montrait que les grands n’avaient pas encore réussi à toucher du doigt leurs ambitions. C’était plus qu’un espoir pour l’avenir, même en tant qu’arme, du jeune garçon. Le coin des lèvres de Taka se releva légèrement à cette vision. Elle ne s’en rendit pas totalement compte, mais ce type là avait un certain impact sur elle. Sans doute était-il l’image d’une des possible options pour sa sœur, sa chère et tendre petite sœur dont l’entraînement ressemblait plus à celui du domaine du Cygne que celui du Tigre.
Cet horizon avait de quoi l’inquiéter. Et maintenant qu’elle avait une partie des résultats devant elle, des choses venaient se recouper dans sa tête, des choses qu’elle aurait préféré ne pas pouvoir imaginer, mais il valait mieux qu’elle soit au courant, car elle sentait qu’au fond d’elle, et ce depuis qu’elle avait vu la petite Suzu naître, elle devait tenir un rôle de seconde mère. Ce rôle protecteur, d’amour et de fraternité. Elle n’avait jamais su pourquoi, mais elle s’était fixé cette mission, surtout après avoir eu pour connaissance les talents et les qualité de la dernière née.
[Kenji] – Tu dois me prendre pour un pauvre fou qui n’a que la doctrine des Uchiha’s en tête. Il est difficile de comprendre ce que je vis. J’aimerais tant… Que les gens comprennent…
La fin n’était pas celle d’origine, mais rien ne l’indiquait. Elle le regardait encore. Quelque part elle admirait cet état d’esprit combattif. Une force né de préceptes, d’ambition et de fierté. Tant de choses aussi peu représentables qui donnaient une vigueur hors du commun accompagnée d’une volonté de fer, d’où le fer de lance se dit-elle. Elle détourna son regard pour le jeter dans les feuilles d’un arbre adjacent. Des feuilles dont le mouvement perpétuellement répété par ceux de l’air faisait naître dans la tête de la jeune fille une idée de recommencement éternel, peu important la génération, peu important les êtres. C’était surement partout pareil, chez les Hyuuga, chez les Yamanaka, les Akimichi… Tous, ils avaient tous leur nom et leur fierté, leur noblesse et leurs valeurs. Mais les Uchiha avait quelque chose de plus, leur mépris et leur attitude hautaine. La kunoichi avait du mal à l’accepter quelque part, mais tout ce mélange pouvait avoir du bon, preuve en était, Kenji était tiré vers le haut grâce à ceci. Mais la réussite ne s’en tenait pas qu’à la performance professionnelle, il y avait d’autres choses à ajouter pour ne pas s’enfermer dans une avidité grandissante.
[Taka] – Les gens ne comprendront pas… S’il ne sont pas d’un clan, s’ils ne sont pas comme nous. J’y vis aussi. Ces questions n’ont peut-être pas cette ampleur chez moi, faute de talent, mais il n’est pas difficile d’imaginer ce que notre éducation entraîne.
Quoi de plus sincère que cette phrase. La kunoichi la trouvait vraie. Elle n’avait pas l’impression de mentir. Elle même utilisait des expressions comme « Vrai Uchiha », « Je suis meilleure que toi parce que je suis une Uchiha ». Elle même disposait d’une part de cette arrogance et de cette superbe de soi et de son sang. « Être un Uchiha, c’est être meilleur que quiconque. »
*J’espère juste qu’un peu de lumière te touchera dans toutes les bassesses de ce monde. Sans cette lumière, il est si facile de prendre la mauvaise route. Je l’ai trouvée… Enfin au moins pour une part. Mais elle s’est éteinte.*
Elle semblait plus ou moins partie dans ses pensée, ramenée à la réalité par la fraîcheur de l’air. Mais devant elle, une veste était tendue. Elle remonta le long du col puis de la main qui la tenait pour arriver sur le visage de Kenji. Il ne pouvait cacher un frisson, aussi préféra-t-elle commencer par décliner l’offre, mais le garçon se voulait insistant.
[Kenji] – Il fait un peu frais et je m’en voudrais qu’en plus de devoir écouter mes problèmes, tu tombes malades.
[Taka] – Il faut bien quelqu’un qui comprenne si l’on veut avoir la sensation d’être écouté.
Ses yeux semblaient le remercier. Mais elle n’osait pas le dire à voix haute. Se résignant à plier sous la pression, elle attrapa la veste pour la passer sur ses épaules sans l’enfiler. Le mouvement en dégagea l’odeur de Kenji de façon aussi évidente que ce que l’éventail apparaissait sur le dos du vêtement. Non pas un parfum, mais bien une odeur. Après quoi, la conversation en revint à la vie de la jeune fille.
[Kenji] – Je suis désolé si une personne proche de toi est partie.
Un air triste évident s’afficha chez elle. Elle plongea ses yeux dans ceux de Kenji, se décidant finalement à lui répondre, et à parler un peu de ça aussi. Après tout, elle avait eu accès à une part de la vie de Kenji, et elle lui en devait une, les bons comptes faisant les bons amis.
[Taka] – C’était mon chef d’équipe et mon ami. Il avait beau ne pas être des nôtres, le connaître valait le détour. Comme ces rares personnes qui se font une place tout près de toi et qui ont cette force de te rendre toujours plus fort.
La façon dont elle en parlait ressemblait plus à un amour perdu qu’autre chose. Mais dans le contexte, Taka savait bien qu’elle avait, le temps de quelques mois, trouvé un grand frère vers qui se tourner. Une paire de bras qui pouvait la border quand ça n’allait pas, une personne qui lui avait appris à écouter, à s’intéresser à des choses qu’elle dépassait sans même les regarder. Elle devait beaucoup à ce type là et elle commençait à le faire notamment en écoutant Kenji parler. Il semblait en avoir bien besoin.
[Taka] – Mais on fait un métier dangereux où les erreurs coûtent cher. Je paie la mienne, voilà tout.
Elle ne semblait pas vouloir aller plus loin même si le sens semblait clair. Il s’agissait là d’une faute professionnelle dont la sanction était immédiate, le revers de la médaille lorsqu’on passe au grade supérieur. Il y avait un temps pour tout, et peut-être que Kenji aurait une autre occasion d’en savoir plus sur ce sujet. Il voulut passer à autre chose, en quête du pouvoir de réconforter la jeune fille.
[Kenji] – C’est un magnifique bijou que tu possèdes là…
Un silence régna. Elle baissa les yeux sur le dit bijou qui était en fait son collier. Ce collier qu’elle avait ôté plus tôt pour l’observer, pour se rappeler, pour ne jamais oublier. Doucement, dans la chaleur de la veste du Genin, elle fit remonter sa main jusqu’au pendentif qu’elle toucha du bout des doigts, baissant cette fois-ci la tête. Un air sombre atteint soudain son visage. Le bleu scintillait juste en dessous de ses yeux et les sept petits cristaux jusque là aux contours nets se troublèrent en moins d’une seconde. Elle se couvrit un peu plus, masquant le jeu des muscles de son coup et de sa gorge qui semblaient s’être contractés lors d’un silencieux reniflement. Elle serra un peu plus la veste encore luttant comme elle le pouvait.
*Taka… Jeune Taka. Ne résiste plus, je suis plus forte que toi. Laisse toi aller, non pas une bonne fois pour toute, mais au moins un peu, sinon c’est le drame assuré.*
Puis à l’abri du vent, sous ses mèches, une larme coula. Elle était si lourde qu’elle tomba sur l’habit du garçon, dessinant un cercle parfait dans le tissu, et perçant à jour la trop grande émotion qui la parcourait. Elle sanglotait très discrètement, pour une part parce qu’il était assis à côté d’elle, et c’était compréhensible. Elle bougea un peu la tête pour mieux se confiner derrière ses cheveux, mais plus rien ne pouvait cacher son mal être, et rien n’arrivait à l’arrêter. Elle cherchait maintenant en tâtonnant un petit coin plus chaud dans une froide obscurité. Et c’est dans cette quête que sans s’en rendre compte, son corps bascula un peu pour aller se loger sur celui du garçon. Elle qui avait maintenu la distance tout ce temps là… Mais elle ne pensait plus, elle ne réfléchissait plus. Mère Tristesse qui s’était adressée à elle juste avant avait gagné la bataille, et malheureusement pour Kenji, il devait panser les plaies et enterrer les morts.
[Oroken] – Je comprends pas comment tu fais pour ne pas te faire agresser par tous les gars qui passent. C’est rare de croiser des Kunoichi aussi bien foutues que Reiko ou Tsubaki, ou aussi mignonnes que toi.
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Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60.2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin

Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
***
La journée était ensoleillée et tout prêtait à croire que le temps resterait ainsi. Invulnérable chaleur qui tenait le pays du feu et tout Konoha au creux de sa main. Doucement elle la refermait avec un petit sourire narquois se dessinant sur ses lèvres allégoriques.
Kenji était tranquillement assis le dos contre un arbre. A l’ombre du regarde de mère nature grâce aux différentes feuilles formant un vrai parasol biologique. Avec délicatesse il se passa une main dans ses cheveux encore légèrement humide d’un entrainement intense durant la matinée.
Non loin de lui, une forme familière approchait. Imposante et majestueuse elle se dressait face à lui comme une évidence. Son nom faisait frémir la plus part des habitants, on l’attribuait souvent au clan Uchiha. Il était la classe, la puissance et la maîtrise absolue. Takeshi Uchiha, le monarque des temps modernes. Il vint s’assoir tout prêt de Kenji et après quelques minutes de silence que le jeune garçon respecta comme à son habitude, il prit enfin la parole.
[Takeshi] – Kenji il est temps que tu assimiles au plus profond de toi la doctrine des Uchiha.
Kenji hocha la tête.
[Takeshi] – Tu es un garçon intelligent et les différentes étapes de la vie que tu as passé avec brio ont du t’apprendre quelque chose. Qu’est-ce que le sharingan pour toi ?
[Kenji] – On peut voir plus rapidement les mouvements autour de nous.
[Takeshi] – Mais encore ?
[Kenji] – Sincèrement ? Je pense que nous avons hérité d’un pouvoir divin. On peut en quelque sorte prédire l’avenir. Nos attaques sont dévastatrices !
[Takeshi] – Bien. Alors maintenant écoutes-moi. Tout ce que tu dis n’est pas faux, ni vrai. Mais saches que dans tout les cas nous sommes supérieurs aux autres et ne perd jamais une occasion de leur montrer.
Sur ces mots Takeshi se redressa et repartit vers la villa du Domaine du Cygne, laissant là son jeune prodige réfléchissant à la morale de cette discussion.
***
Aujourd’hui, le soleil était mort, enterré derrière un nombre incalculable de nuage gris, terre d’un passé douloureux. Tout avait changé, tout le monde changeait. Kenji était emplit de confusion et allait à l’encontre d’une doctrine implanté au plus profond de lui. Il aurait du se moquer de Taka, la railler et la pousser encore plus loin au fond du gouffre pour lui montrer qui était le plus fort. Mais il n’avait pas réussit.
Subjugué par un visage angélique, toutes ses défenses étaient tombé une à une aux côtés de la jeune fille. C’était une Uchiha, mais sa politique, ses caractéristiques morales semblait à des années lumières du clan. Et pourtant derrière tous ces traits surprenant, on arrivait à ressentir une certaine confiance en soi, cette sérénité qui était comme une étiquette accolée aux membres du clan, aux Uchiha.
Les paroles de Taka résonnaient dans l’esprit du jeune Uchiha. Emprunt d’une sincérité certaine elle le comprenait. Ce qu’il souhaitait le plus intérieurement et inconsciemment se réalisait. Par le passé il n’y avait eu que Sabi, et peut être Riku, qui avait comprit cette douleur interne qui faisait la force du ninja. Une sorte de mélancolie moderne que peut de gens appréhendait et assimilait. Elle lui disait que cette situation n’était pas une tare mais une preuve que nous pouvions encore choisir notre destin. Kenji pensait tout autrement mais laissé la jeune fille tenter de lui expliquer.
Des remarques fusèrent dans son esprit. Mais elle n’aurait servit strictement à rien. Dans son discours Taka montrait bien qu’elle aussi avait une pincée, même minime, du caractère des Uchiha en elle. Peut être cherchait-elle à le cacher ? Ou est-ce involontaire et dans ses habitudes ? Personne ne pouvait répondre mise à par la concernée elle-même.
Une phrase, une suite de mot qui s’enchaine. Rien de très surprenant mais tout de même quelque chose fort.
[Taka] – Il faut bien quelqu’un qui comprenne si l’on veut avoir la sensation d’être écouté.
Elle était forte et savait parler aux gens. Comme un psychologue, Taka trouvait toujours les bons mots pour relancer l’intention de son interlocuteur. Après quelques politesses elle accepta la proposition pour sa veste et l’enfila tout juste sur ses épaules. Kenji ne laissa rien transparaitre mal il sentait son ventre le torturait lorsqu’il était à côté d’elle. Une sensation bien inconnue qu’il n’arrivait pas à définir.
Émotions qui jouaient les fictions éphémères. Elles brûlent les entrailles, déchirent l’âme et rendent toutes pensées en simple confusion.
Perdu. Trouvé. Confus. Navré.
[Taka] – C’était mon chef d’équipe et mon ami. Il avait beau ne pas être des nôtres, le connaître valait le détour. Comme ces rares personnes qui se font une place tout près de toi et qui ont cette force de te rendre toujours plus fort. Mais on fait un métier dangereux où les erreurs coûtent cher. Je paie la mienne, voilà tout.
Un silence qui voulait en dire beaucoup s’installa entre eux. Kenji acquiesça moralement ce qu’elle disait. Tant de sagesse à un si jeune âge était déconcertant. Analyser cette situation si grave avec autant de recule était formidable. Taka montrait des facultés exceptionnelles au niveau psychologique qui devait en faire une grande kunoichi.
Pour détendre l’atmosphère la conversation dévia sur le magnifique collier bleu de Taka. C’était une stratégie comme une autre de la part du jeune garçon mais elle fut un échec. Des larmes tombèrent sur la veste de Kenji. Il sentait la jeune fille tremblait légèrement, non pas de froid mais d’un mal-être intérieur. Mais quoi de plus normal lorsque l’on vient de perdre un être cher ?
Il l’a sentit se blottir légèrement vers lui. Peut être était-ce inconsciemment ? Kenji était peu habitué à ce genre de situation. Les seules fois où il était proche de quelqu’un c’était avec Yumi. Il se rappelait lorsqu’ils étaient dans un restaurant ou dans ce même parc allongé dans l’herbe. Il avait des gestes normaux, dictés comme une habitude pour faire plaisir à la jeune fille. Il n’éprouvait rien mais Yumi paraissait heureuse et il participait à ce bonheur sans trop s’ennuyer…
Ici, la situation était à quelques points prés semblable. Mais Kenji ne se sentait pas comme à son habitude. Ses gestes n’étaient plus aussi sûrs et assuré. Il était pourtant un Uchiha, un être emplit de confiance en soi, mais cette fille… Que faisait-elle ? Elle essaya de cacha ses larmes, ce qui était considéré comme une faiblesse pour les Uchiha.
Le jeune garçon leva un bras maladroit et alla le mettre autour de l’épaule de Taka. Il faisait pareil avec Yumi et cela la rendait heureuse. Mais il se souvint que la jeune Kunoichi était différente, plus introverti. Il frotta quelque peu ses épaules pour la rassurait mais il se sentait mal. Il ne la connaissait pas assez pour avoir de tel geste, même si c’était une Uchiha, même s’il l’a trouvé très belle, le respect ne devait pas être oublié.
Il souleva son bras et fit face à Taka. Alors qu’elle avait la tête basse, sa main attraper avec délicatesse son menton pour lui soulever doucement le visage. Kenji crût sentir son cœur se briser en deux en plongeant son regard dans les rubis noirs de la jeune fille. Il se secoua les idées et murmura quelques mots qui se voulaient rassurant et amical.
[Kenji] – Nous sommes des Uchiha et les larmes sont signes de faiblesse… Mais... Mais je ne pense pas cela. Il n’y a pas de honte à pleurer quelqu’un surtout si cet être était vraiment cher à ton cœur. Il avait beau ne pas être un Uchiha je suis sûr que cela devait être quelqu’un de bien.
Non. Non ce n’était pas lui qui parlait. Pas Kenji Uchiha, le jeune garçon fier, arrogant et orgueilleux que la plus part des gens voulait combattre pour lui montrait qu’il n’était qu’un gamin prétentieux. Non. Non ce n’était pas lui. Que se passait-il ? …
Il relâcha l’emprise qu’il avait sur le menton de Taka mais soutint son regard quelques secondes. Il était perdu et ne croyait plus en ce qu’il venait de dire. Si Takeshi avait été là il aurait traité de faible et l’aurait surement renvoyé du Domaine. Cette fille était diaboliquement envoutante.
[Kenji] – Tu es très courageuse de vouloir assumer tes erreurs de cette manière. Mais je pense qu’il y a un temps aux responsabilités et un autre où un peu de réconfort n’est pas forcément mauvais.
Sa voix était toujours très douce. Il se repositionna un peu plus confortablement prés de la jeune fille laissant libre choix à cette dernière. Il n’attendait rien de spécial mais essayait sincèrement d’aider Taka. C’était une Uchiha certes, mais elle avait réussit à ébranler son âme. C’était la première fois qu’une telle sensation le prenait. Il avait vu pourtant sa mère se faire éventrer mais il était encore trop jeune pour comprendre. Maintenant, des années étaient passées, et il ne ressentait toujours rien. Pour Taka c’était différent et la voir sourire était une sorte de défi qu’il s’était lancé inconsciemment.
Avec souplesse il se passa une main dans les cheveux et voulu sourire lui-même à la kunoichi pour la rassurer. Mais il n’y arriva pas.
*Ce n’est pas comme ça que Takeshi m’a élevé. Pourquoi ? …*

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
Dans du gris teinté d’une lueur scintillante et qui se mouvait tout droit vers le sol, dans le froid et la brise devenu désagréable, Taka avait trouvé un refuge temporaire. Un abri même éphémère qui lui fournissait ce qu’il fallait de tiédeur pour rendre ces larmes moins mordantes. Des larmes douloureuses malgré leur petit nombre, de simple gouttes qui suffisaient à montrer une telle faiblesse aux gens. Elle savait qu’elle en avait besoin, mais elle savait aussi que c’était une erreur venant d’une kunoichi, venant d’une Uchiha. Pourtant, elle connaissait certaines personnes qui lui auraient annoncé qu’elle pouvait pleurer sans crainte et que son cœur pouvait être aussi l’une de ses meilleures armes, mais quelque part, elle en doutait encore, même si elle fuyait pas mal de choses qui pouvaient la transformer en automate, en un simple protocole visant à n’apporter que souffrance, désolation et mort.
Quelque chose bougea chez Kenji. Elle ne sut pas trop quoi dans un premier temps mais compris qu’il s’agissait de son bras qui était allé entourer ses deux épaules si frêles à cette heure de leur existence. Elle laissa sortir encore ce qu’elle avait en elle, devant cet inconnu, en face de cette personne qui quelques minutes auparavant n’était qu’un simple passant au même simple blason. Puis, même maladroitement et avec un certain tremblement qu’elle crut percevoir, Kenji frotta le bras de Taka. Un va et vient si classique et si primaire mais qui gardait ce pouvoir rassurant, ce pouvoir comparable à celui d’un baume sur un coup. Où étaient passées les manières ? A cet instant, on aurait dit des amis. On aurait dit. L’instant d’après ce n’étaient plus des amis en apparence, mais plus que ça. Elle revint à la réalité à ce moment là, mais se laissa faire car, il fallait se l’avouer, elle était bien.
La main du Genin vint, dans une sorte de caresse, saisir le menton de l’adolescente qui laissa son visage se faire guider sous cette douce pression. Cette chaleureuse impulsion qui lui fit plonger ses yeux dans ceux du garçon et inversement. Cet art des yeux, les Uchiha l’avaient au même titre que d’autres… Mais à cet instant il semblait y avoir comme un charme en action, et ce fut très loin de l’indifférence que les iris des deux jeunes gens entrèrent en résonance dans une mise en abîme perdurant à l’infini.
[Kenji] – Nous sommes des Uchiha et les larmes sont signes de faiblesse… Mais... Mais je ne pense pas cela. Il n’y a pas de honte à pleurer quelqu’un surtout si cet être était vraiment cher à ton cœur. Il avait beau ne pas être un Uchiha je suis sûr que cela devait être quelqu’un de bien.
Une nouvelle larme se forma au coin de l’œil gauche de la jeune fille, mais si légère qu’un coup de vent l’emporta avec elle, s’offrant la compagnie des dernières émotions fortes qu’avait pu ressentir la kunoichi pendant les secondes fraîchement passées. Elle se surprit, pour la première fois de sa vie, à apprécier s’enfoncer dans ces yeux sombres qui caractérisaient sa lignée. Malgré toutes ces choses qu’elle déplorait, ça faisait partie d’elle et elle comprit que ce regard était une sorte de chez soi, quelle que fut l’aversion pour quelque point dérangeant. Des organes et des capacités dont elle pouvait être fière malgré tout, et elle en découvrait toujours de nouvelles, comme cette capacité de compassion chez un autre de son rang.
Puis Kenji lâcha prise sans démordre, fixant toujours Taka avec ce qu’elle prit pour de l’intensité et qu’elle lui rendit en bonne et due forme. Le hasard faisait sûrement bien les choses, si l’on se contentait de ce moment, mais après ? Oui, et après qu’adviendrait-il d’une amitié avec un gars du Cygne ? Eux qui restaient pour la majorité si rigides et si bornés ? Soudain elle pensa au grand doyen, le dit Takeshi-sama… Allait-elle attirer des ennuis à Kenji ? Quelque part, c’était un peu sa part du jeu, révéler ou non ces choses là à son maître. Mais si tel était le cas, elle aurait vite fait de se faire écraser car considérée comme un élément perturbateur.
*De toutes façons, je ne m’inclinerai pas… réellement.*
[Kenji] – Tu es très courageuse de vouloir assumer tes erreurs de cette manière. Mais je pense qu’il y a un temps aux responsabilités et un autre où un peu de réconfort n’est pas forcément mauvais.
Le temps des responsabilités, c’était tout le temps pour elle. Pour son rang, pour son grade, pour son rôle de grande sœur et celui de kunoichi tout simplement. La période de réconfort, elle le garda d’ailleurs pour elle, elle était en plein dedans. Elle n’en était pas sûr, mais c’était surement déjà un petit pas de fait dans un deuil qu’elle pensait difficile à porter, toujours pour ces mêmes responsabilités.
Kenji se repositionna dans une posture plus classique sans rompre la courte distance physique qui les séparait. Comme un réflexe, il se passa la main dans les cheveux. Il avait la classe. Ses mots disaient qu’il possédait l’assurance, son histoire brièvement contée qu’il disposait surement de grands talents et sa voix avait su être douce et rassurante quand sa main avait imposé une sorte de protection contre la douleur, un soulagement. Taka renifla doucement, le plus élégamment possible afin de balayer les dernières traces de ce petit laisser aller.
*Tu fais les bons choix jeune fille. Les bons choix…*
[Taka] – Désolée… je dois te faire honte et pitié en même temps.
Petite perte d’assurance après tout ceci, mais elle conservait cette légèreté naturelle, cette douceur qui la décrivait lorsqu’elle prenait la parole. Elle semblait vraiment gênée à cet instant, si bien qu’elle se retira légèrement, prenant réellement conscience qu’elle s’était installée au creux de l’épaule du Genin.
*Tu fais une belle tourte, ma pauvre… Etre ainsi avec un passant. Certes un Uchiha mais ceci n’excuse pas cela. Mais son discours est étonnant… Même s’il me plait.*
Elle se passa la main sur le visage pour effacer les dernières traces de larmes puis soupira doucement tout en en profitant pour reprendre un rythme respiratoire normal. Puis elle posa les mains sur ses cuisses comme si cette nouvelle postures était une aide à la recherche d’un nouveau départ. Il était pourtant loin et il faudrait quelques jours avant de retrouver des bases solides sur lesquelles pouvoir construire. Puis elle secoua un peu la tête.
*Allez ma grande, reprends toi. Tu vaux mieux que ça.*
Même si tout ceci semblait peu naturel, elle se tourna vers Kenji, comme si la tristesse était presque partie. Elle aurait aimé décocher un sourire mais c’était encore au dessus de ses forces. Elle réfléchit un instant regardant encore les feuilles bouger sur les arbres qui tapissaient le parc. Soudain, la jeune fille se leva puis se mit face au Genin. Sans même prévenir, elle lui attrapa la main et le força plus ou moins à se lever. Une fois ce fait, elle tomba la veste de ses épaules pour la remettre sur le dos de son propriétaire.
[Taka] – Je… J’aimerais te montrer quelque chose. Ca ne sera sûrement pas grand chose… Mais j’y tiens.
Toujours en lui tenant la main et semblant ne pas vouloir en ajouter plus, elle l’entraina dans une marche calme les faisant quitter le parc par le côté opposé à celui où Kenji était arrivé. Etrangement, elle semblait les diriger vers la forêt.
[Suite dans la forêt]
Quelque chose bougea chez Kenji. Elle ne sut pas trop quoi dans un premier temps mais compris qu’il s’agissait de son bras qui était allé entourer ses deux épaules si frêles à cette heure de leur existence. Elle laissa sortir encore ce qu’elle avait en elle, devant cet inconnu, en face de cette personne qui quelques minutes auparavant n’était qu’un simple passant au même simple blason. Puis, même maladroitement et avec un certain tremblement qu’elle crut percevoir, Kenji frotta le bras de Taka. Un va et vient si classique et si primaire mais qui gardait ce pouvoir rassurant, ce pouvoir comparable à celui d’un baume sur un coup. Où étaient passées les manières ? A cet instant, on aurait dit des amis. On aurait dit. L’instant d’après ce n’étaient plus des amis en apparence, mais plus que ça. Elle revint à la réalité à ce moment là, mais se laissa faire car, il fallait se l’avouer, elle était bien.
La main du Genin vint, dans une sorte de caresse, saisir le menton de l’adolescente qui laissa son visage se faire guider sous cette douce pression. Cette chaleureuse impulsion qui lui fit plonger ses yeux dans ceux du garçon et inversement. Cet art des yeux, les Uchiha l’avaient au même titre que d’autres… Mais à cet instant il semblait y avoir comme un charme en action, et ce fut très loin de l’indifférence que les iris des deux jeunes gens entrèrent en résonance dans une mise en abîme perdurant à l’infini.
[Kenji] – Nous sommes des Uchiha et les larmes sont signes de faiblesse… Mais... Mais je ne pense pas cela. Il n’y a pas de honte à pleurer quelqu’un surtout si cet être était vraiment cher à ton cœur. Il avait beau ne pas être un Uchiha je suis sûr que cela devait être quelqu’un de bien.
Une nouvelle larme se forma au coin de l’œil gauche de la jeune fille, mais si légère qu’un coup de vent l’emporta avec elle, s’offrant la compagnie des dernières émotions fortes qu’avait pu ressentir la kunoichi pendant les secondes fraîchement passées. Elle se surprit, pour la première fois de sa vie, à apprécier s’enfoncer dans ces yeux sombres qui caractérisaient sa lignée. Malgré toutes ces choses qu’elle déplorait, ça faisait partie d’elle et elle comprit que ce regard était une sorte de chez soi, quelle que fut l’aversion pour quelque point dérangeant. Des organes et des capacités dont elle pouvait être fière malgré tout, et elle en découvrait toujours de nouvelles, comme cette capacité de compassion chez un autre de son rang.
Puis Kenji lâcha prise sans démordre, fixant toujours Taka avec ce qu’elle prit pour de l’intensité et qu’elle lui rendit en bonne et due forme. Le hasard faisait sûrement bien les choses, si l’on se contentait de ce moment, mais après ? Oui, et après qu’adviendrait-il d’une amitié avec un gars du Cygne ? Eux qui restaient pour la majorité si rigides et si bornés ? Soudain elle pensa au grand doyen, le dit Takeshi-sama… Allait-elle attirer des ennuis à Kenji ? Quelque part, c’était un peu sa part du jeu, révéler ou non ces choses là à son maître. Mais si tel était le cas, elle aurait vite fait de se faire écraser car considérée comme un élément perturbateur.
*De toutes façons, je ne m’inclinerai pas… réellement.*
[Kenji] – Tu es très courageuse de vouloir assumer tes erreurs de cette manière. Mais je pense qu’il y a un temps aux responsabilités et un autre où un peu de réconfort n’est pas forcément mauvais.
Le temps des responsabilités, c’était tout le temps pour elle. Pour son rang, pour son grade, pour son rôle de grande sœur et celui de kunoichi tout simplement. La période de réconfort, elle le garda d’ailleurs pour elle, elle était en plein dedans. Elle n’en était pas sûr, mais c’était surement déjà un petit pas de fait dans un deuil qu’elle pensait difficile à porter, toujours pour ces mêmes responsabilités.
Kenji se repositionna dans une posture plus classique sans rompre la courte distance physique qui les séparait. Comme un réflexe, il se passa la main dans les cheveux. Il avait la classe. Ses mots disaient qu’il possédait l’assurance, son histoire brièvement contée qu’il disposait surement de grands talents et sa voix avait su être douce et rassurante quand sa main avait imposé une sorte de protection contre la douleur, un soulagement. Taka renifla doucement, le plus élégamment possible afin de balayer les dernières traces de ce petit laisser aller.
*Tu fais les bons choix jeune fille. Les bons choix…*
[Taka] – Désolée… je dois te faire honte et pitié en même temps.
Petite perte d’assurance après tout ceci, mais elle conservait cette légèreté naturelle, cette douceur qui la décrivait lorsqu’elle prenait la parole. Elle semblait vraiment gênée à cet instant, si bien qu’elle se retira légèrement, prenant réellement conscience qu’elle s’était installée au creux de l’épaule du Genin.
*Tu fais une belle tourte, ma pauvre… Etre ainsi avec un passant. Certes un Uchiha mais ceci n’excuse pas cela. Mais son discours est étonnant… Même s’il me plait.*
Elle se passa la main sur le visage pour effacer les dernières traces de larmes puis soupira doucement tout en en profitant pour reprendre un rythme respiratoire normal. Puis elle posa les mains sur ses cuisses comme si cette nouvelle postures était une aide à la recherche d’un nouveau départ. Il était pourtant loin et il faudrait quelques jours avant de retrouver des bases solides sur lesquelles pouvoir construire. Puis elle secoua un peu la tête.
*Allez ma grande, reprends toi. Tu vaux mieux que ça.*
Même si tout ceci semblait peu naturel, elle se tourna vers Kenji, comme si la tristesse était presque partie. Elle aurait aimé décocher un sourire mais c’était encore au dessus de ses forces. Elle réfléchit un instant regardant encore les feuilles bouger sur les arbres qui tapissaient le parc. Soudain, la jeune fille se leva puis se mit face au Genin. Sans même prévenir, elle lui attrapa la main et le força plus ou moins à se lever. Une fois ce fait, elle tomba la veste de ses épaules pour la remettre sur le dos de son propriétaire.
[Taka] – Je… J’aimerais te montrer quelque chose. Ca ne sera sûrement pas grand chose… Mais j’y tiens.
Toujours en lui tenant la main et semblant ne pas vouloir en ajouter plus, elle l’entraina dans une marche calme les faisant quitter le parc par le côté opposé à celui où Kenji était arrivé. Etrangement, elle semblait les diriger vers la forêt.
[Suite dans la forêt]
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[Suite du Carré Bleu]
La route qui séparait l’académie et le parc n’était pas bien longue. Cependant, le pas lent et quasi détendu de Taka donnait l’impression d’une éternité pour joindre les deux bouts. Elle allait, le nez en l’air et pourtant le regard bas, flirtant avec les pavée des travées, ruelles et rues du village. Elle n’était pas partie si longtemps que ça quand on y pensait, mais un mois loin de chez soi avait pu semblait une éternité. Tant et si bien qu’elle avait l’impression de poser un œil neuf sur ces lieux qu’elle avait pourtant côtoyés de tout temps. Et malgré les années passant et la mélancolie qu’elles apportaient, elle se rendait compte qu’elle avait toujours vu les mêmes scènes. Certes, sous des angles différents, mais avec du recul, tout se répétait inlassablement. La jeune fille s’arrêta en plein milieu de son chemin et leva la tête vers cette petite collinette qui lui semblait si énorme lorsqu’elle était enfant. Elle se rappelait s’y asseoir, adossée à l’arbre et regarder ses petits camarades jouer au ninja, se battant tous pour être le héros de l’histoire.
Ses yeux glissèrent le long de la pente pour venir atterrir sur la rue elle même. A ce même endroit, comme si un code génique se transmettait de génération en génération, un groupe d’enfants s’amusait exactement de la même façon. Elle sourit en entendant un petit aux cheveux clairs crier à ses copains qu’il était Le Grand Akogare, héros de Konoha qui allait abattre toute menace planant sur le village. En fait elle ne put se retenir de rire légèrement, d’abord de bon cœur, et puis avec un pointe de tristesse par la suite. Combien donnerait-elle pour être l’idole de ces enfants ? Ou du moins, une de leurs idoles. Certes, les gens particulièrement en lumière n’ont plus forcément une vie normale… Mais quelque part, elle ne pouvait se mentir. La renommée avait ses bienfaits et voir son nom mentionné par une enfant qui passe, disant qu’elle la prend pour modèle avait de quoi mettre du baume au cœur. Un soupir quitta ses lèvres alors que ses mains plongeaient dans ses poches. Elle reprit sa marche abattue, s’activant difficilement pour rejoindre le dit parc.
Au détour d’un coin de rue, elle passa devant un restaurant de petite envergure d’où le chef sortait par l’arrière porte, une poubelle à la main. Elle fronça les sourcils et décida de s’en approcher pour lui demander s’il lui restait des petits croutons de pain qui ne lui servaient à rien. L’homme, surpris par la demande, confirma avant de rentrer dans le restaurant. Il revint une ou deux minutes plus tard, un petit sachet à la main rempli de croutons de pain. Néanmoins curieux, il se risqua à interroger sur une telle requête, et ce fut avec une surprise encore plus affichée qu’il comprit qu’il s’agissait juste de nourriture pour des oiseaux. Il ne put réprimer un sourire, imaginant une belle et radieuse demoiselle assise sur un banc, en train de jeter des miettes de pain à des volatils dont on n’avait rien à cirer. Il s’autorisa même à dire qu’en général, les vieilles dames au temps trop vide s’occupaient de la sorte, ce à quoi Taka s’amusa à répondre qu’elle était peut-être une vieille femme bien conservée. Il rit une dernière fois avant de lui souhaiter la bonne promenade et de retourner au travail.
Son sachet dans les mains, la kunoichi n’avait plus qu’une chose à faire : gagner le Grand Parc Seibutsu, toujours aussi bien entretenu, toujours aussi ouvert et accueillant. D’ailleurs, il était toujours aussi rempli de petits couples se bécotant dans l’herbe, de parents qui baladaient les enfants pour des divertissements en famille et de plein d’autres clichés de la sorte. Elle croisa un garçon, jeune adolescent qui s’occupait à retirer les pétales d’une fleur, probablement en train d’essayer de se convaincre d’un amour fictif qu’on lui portait. Et puis, s’il était réel, c’était tant mieux pour lui, il aurait au moins connu un peu de bonheur avant de se faire tuer sur un champ de bataille… Ah oui, j’avais oublié de préciser qu’il portait un bandeau au front. Taka s’avança encore sur les sentiers du parc, finissant par trouver un banc vide sur lequel elle aurait tout le loisir de poser son petit et délicat derrière. Elle s’installa confortablement et jeta un œil aux alentours. Comme prévu, les oiseaux étaient un peu partout. Elle commença à effriter un premier morceau de pain, espérant les attirer rapidement mais pas en masse.
*Franchement ma vieille… tu touches vraiment les fonds.*
Quel triste retour. Elle devait attendre le soir pour revoir sa famille, et certainement autant pour revoir ses amis. Elle avait tant de personnes à croiser avant de retourner s’isoler dans une sphère remplie d’entrainements et de nindo. Il fallait qu’elle en profite comme il se devait.
Ses yeux glissèrent le long de la pente pour venir atterrir sur la rue elle même. A ce même endroit, comme si un code génique se transmettait de génération en génération, un groupe d’enfants s’amusait exactement de la même façon. Elle sourit en entendant un petit aux cheveux clairs crier à ses copains qu’il était Le Grand Akogare, héros de Konoha qui allait abattre toute menace planant sur le village. En fait elle ne put se retenir de rire légèrement, d’abord de bon cœur, et puis avec un pointe de tristesse par la suite. Combien donnerait-elle pour être l’idole de ces enfants ? Ou du moins, une de leurs idoles. Certes, les gens particulièrement en lumière n’ont plus forcément une vie normale… Mais quelque part, elle ne pouvait se mentir. La renommée avait ses bienfaits et voir son nom mentionné par une enfant qui passe, disant qu’elle la prend pour modèle avait de quoi mettre du baume au cœur. Un soupir quitta ses lèvres alors que ses mains plongeaient dans ses poches. Elle reprit sa marche abattue, s’activant difficilement pour rejoindre le dit parc.
Au détour d’un coin de rue, elle passa devant un restaurant de petite envergure d’où le chef sortait par l’arrière porte, une poubelle à la main. Elle fronça les sourcils et décida de s’en approcher pour lui demander s’il lui restait des petits croutons de pain qui ne lui servaient à rien. L’homme, surpris par la demande, confirma avant de rentrer dans le restaurant. Il revint une ou deux minutes plus tard, un petit sachet à la main rempli de croutons de pain. Néanmoins curieux, il se risqua à interroger sur une telle requête, et ce fut avec une surprise encore plus affichée qu’il comprit qu’il s’agissait juste de nourriture pour des oiseaux. Il ne put réprimer un sourire, imaginant une belle et radieuse demoiselle assise sur un banc, en train de jeter des miettes de pain à des volatils dont on n’avait rien à cirer. Il s’autorisa même à dire qu’en général, les vieilles dames au temps trop vide s’occupaient de la sorte, ce à quoi Taka s’amusa à répondre qu’elle était peut-être une vieille femme bien conservée. Il rit une dernière fois avant de lui souhaiter la bonne promenade et de retourner au travail.
Son sachet dans les mains, la kunoichi n’avait plus qu’une chose à faire : gagner le Grand Parc Seibutsu, toujours aussi bien entretenu, toujours aussi ouvert et accueillant. D’ailleurs, il était toujours aussi rempli de petits couples se bécotant dans l’herbe, de parents qui baladaient les enfants pour des divertissements en famille et de plein d’autres clichés de la sorte. Elle croisa un garçon, jeune adolescent qui s’occupait à retirer les pétales d’une fleur, probablement en train d’essayer de se convaincre d’un amour fictif qu’on lui portait. Et puis, s’il était réel, c’était tant mieux pour lui, il aurait au moins connu un peu de bonheur avant de se faire tuer sur un champ de bataille… Ah oui, j’avais oublié de préciser qu’il portait un bandeau au front. Taka s’avança encore sur les sentiers du parc, finissant par trouver un banc vide sur lequel elle aurait tout le loisir de poser son petit et délicat derrière. Elle s’installa confortablement et jeta un œil aux alentours. Comme prévu, les oiseaux étaient un peu partout. Elle commença à effriter un premier morceau de pain, espérant les attirer rapidement mais pas en masse.
*Franchement ma vieille… tu touches vraiment les fonds.*
Quel triste retour. Elle devait attendre le soir pour revoir sa famille, et certainement autant pour revoir ses amis. Elle avait tant de personnes à croiser avant de retourner s’isoler dans une sphère remplie d’entrainements et de nindo. Il fallait qu’elle en profite comme il se devait.
Dernière édition par Uchiha Taka le Jeu 12 Nov - 0:08, édité 1 fois
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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
Le pâle soleil matinal frappait les rues de Konoha de ses rayons jaunâtres. La brume avait disparu un peu plus tôt, et la chaleur avait fait sécher la rosée sur les feuilles des arbres en proie au vent. La nuit avait été plutôt fraîche, et les malheureux vivant dehors pouvaient le soutenir à ceux qui profitaient de la douceur d’un logis chauffé par la technologie. Akizuchi pourrait en attester. Il avait frissonné, cette nuit. À cause du froid, à cause de ses pensées, à cause des souvenirs qui lui revenaient en mémoire. Les enfants du clan lui manquaient. La présence de ses semblables, aussi. À cause de ses doutes, également. Mais qui n’en avait pas ? Il s’interrogeait toujours sur le bien fondé des méthodes de son clan, et même s’il était résolu à le changer, la route serait longue, et pavé de difficultés.
Aujourd’hui, il ne s’entraînerait pas. Il ne ferait aucune mission. Il voulait juste profiter d’une journée ensoleillée. Oublier un peu les résolutions des shinobis, et passer un jour comme une personne normale. Peut-être rencontrer du monde, regarder le ciel, se poser dans un coin tranquille et voir passer le temps doucement. Il marchait dans la rue, la faim lui tenaillant le ventre. Il avisa l’échoppe d’un marchand de fruit, et y entra en souriant, parcourant les rayons à la recherche d’une chose bien précise. Après quelques instants, le marchand le héla :
“- Vous cherchez quelque chose, mon brave ?
- Et bien... Akizuchi s’était retourné vers lui, hochant la tête et l’inclinant pour planter son regard dans celui de l’homme. ... Oui, je voudrais savoir si vous aviez quelques framboises ?”
L’homme reconnut son interlocuteur et tapa dans ses mains en opinant du chef, acquiesçant la question de l’Hayasa. Il farfouilla dans les rayons pendant un instant, et revint vers son client avec un petit sachet.
“- Oh, vous en avez encore !”
Akizuchi sourit, satisfait. Il venait ici renouveler son stock de temps à autre et il commençait à être un bon client de la petite échoppe. D’autant plus qu’il ne se contentait pas d’acheter des framboises, préférant parfois d’autres fruits, plus de saison.
“- Bien sûr. Je vous sais amateur de ces fruits. Même s’il est rare d’en croiser en cette période, il m’en restait. Et, croyez-moi, elles sont délicieuses !”
Le ninja remercia le marchand en sortant sa bourse et en payant l’homme, avant de quitter la boutique avec un signe de la main pour lui. Il referma la porte derrière lui, et ouvrit le petit sachet, en sortant un fruit délicat, rosé, qu’il porta à ses lèvres et fit rouler sur sa langue, le faisant doucement éclater contre son palet. La saveur se répandit dans sa bouche, tandis qu’il fermait les yeux pour apprécier la fraîcheur du fruit et sa très légère acidité, mêlée à l’arôme sucré si agréable. Le visage d’Ine apparut en cet instant. Il sourit une seconde, avant d’avaler simplement.
Il se remit à marcher, enjoué, joyeux, en direction du Grand Parc Seibutsu. Ce serait l‘endroit idéal pour un moment de calme. Il y parvint bien vite, observant les lieux avec un petit sourire. Un groupe d’enfant courait, armé de kunais et de shurikens en bois. Ils hurlaient des mots incompréhensibles, sûrement des jutsus inventés par leur soin, et riaient ensemble. Cette vision mit du baume au coeur au jeune homme. S’il y était disposé, il se serait bien joint à eux. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas pu profiter d’une présence enthousiasmée et innocente. Il avait toujours été apprécié par les enfants. Capable de s’en occuper des heures durant, il se souvint qu’au sein de son clan, il était souvent complimenté par les parents de leur permettre quelques heures de répit en gardant leur progéniture. Il prit une deuxième framboise, observant les petites têtes blondes encore un instant, avant de se détourner. Deux amoureux, à droite. Il sourit, attendri, avant de cesser de les fixer, souhaitant leur laisser tout de même un peu d’intimité. Même si au demeurant, ils seraient mieux dans une chambre plutôt qu’ici, au vu de leur activité.
Il pouffa, et son rire claqua, clair et entraînant, dans le parc, tandis qu’il marchait à la recherche d’un endroit où s’asseoir. Il leva les yeux vers le ciel, fermant les yeux et inspirant longuement l’air doux.
Il ressentit soudain un craquement sous son pied. Ni de l’herbe, ni un caillou. Fronçant les sourcils, il baissa la tête en ouvrant les paupières, avisant qu’il marchait au milieu de petits morceaux de pain. Une volée d’oiseau tournoyait autour de lui, lui lançant des piaillements agressifs et presque railleurs. Il se recula prestement, regardant les volatiles.
“- Je ne vous avais pas vu...”
Puis, il lui sembla étrange de trouver du pain ici, au milieu du parc. Il tourna la tête, et ses iris rouges rencontrèrent l’obscurité de ceux de la jeune femme assise sur le banc, tout près. Il resta immobile un instant, et lui sourit, parlant d’une voix douce. Pas plus que d’habitude, certes, mais son interlocutrice semblait très calme, et inconsciemment, peut-être ne voulait-il pas la brusquer.
“- Excusez-moi, vous donniez de la nourriture aux oiseaux... Je n’ai pas fait attention, j’espère que je ne vous ai pas dérangé...”
Il la détailla un instant. C’était une femme belle. Une certaine présence émanait d’elle, tandis que ses cheveux noirs glissaient jusque ses épaules. Elle était plus petite que lui, à première vue. Sa peau, dénuée d’impureté, était claire, presque pure, aurait-il pu dire. Oui, elle dégageait quelque chose. Mais ce n’était qu’une simple rencontre, alors il ne se posa pas plus de questions sur elle. Il resta juste là, attendant sa réponse, voulant s’assurer de ne l’avoir pas embêté en avançant au hasard sur le sentier traversant le parc... Il tenait toujours son sachet de framboise dans sa main, et ses deux bras étaient croisés dans son dos. Il souriait, toujours aussi...
Aujourd’hui, il ne s’entraînerait pas. Il ne ferait aucune mission. Il voulait juste profiter d’une journée ensoleillée. Oublier un peu les résolutions des shinobis, et passer un jour comme une personne normale. Peut-être rencontrer du monde, regarder le ciel, se poser dans un coin tranquille et voir passer le temps doucement. Il marchait dans la rue, la faim lui tenaillant le ventre. Il avisa l’échoppe d’un marchand de fruit, et y entra en souriant, parcourant les rayons à la recherche d’une chose bien précise. Après quelques instants, le marchand le héla :
“- Vous cherchez quelque chose, mon brave ?
- Et bien... Akizuchi s’était retourné vers lui, hochant la tête et l’inclinant pour planter son regard dans celui de l’homme. ... Oui, je voudrais savoir si vous aviez quelques framboises ?”
L’homme reconnut son interlocuteur et tapa dans ses mains en opinant du chef, acquiesçant la question de l’Hayasa. Il farfouilla dans les rayons pendant un instant, et revint vers son client avec un petit sachet.
“- Oh, vous en avez encore !”
Akizuchi sourit, satisfait. Il venait ici renouveler son stock de temps à autre et il commençait à être un bon client de la petite échoppe. D’autant plus qu’il ne se contentait pas d’acheter des framboises, préférant parfois d’autres fruits, plus de saison.
“- Bien sûr. Je vous sais amateur de ces fruits. Même s’il est rare d’en croiser en cette période, il m’en restait. Et, croyez-moi, elles sont délicieuses !”
Le ninja remercia le marchand en sortant sa bourse et en payant l’homme, avant de quitter la boutique avec un signe de la main pour lui. Il referma la porte derrière lui, et ouvrit le petit sachet, en sortant un fruit délicat, rosé, qu’il porta à ses lèvres et fit rouler sur sa langue, le faisant doucement éclater contre son palet. La saveur se répandit dans sa bouche, tandis qu’il fermait les yeux pour apprécier la fraîcheur du fruit et sa très légère acidité, mêlée à l’arôme sucré si agréable. Le visage d’Ine apparut en cet instant. Il sourit une seconde, avant d’avaler simplement.
Il se remit à marcher, enjoué, joyeux, en direction du Grand Parc Seibutsu. Ce serait l‘endroit idéal pour un moment de calme. Il y parvint bien vite, observant les lieux avec un petit sourire. Un groupe d’enfant courait, armé de kunais et de shurikens en bois. Ils hurlaient des mots incompréhensibles, sûrement des jutsus inventés par leur soin, et riaient ensemble. Cette vision mit du baume au coeur au jeune homme. S’il y était disposé, il se serait bien joint à eux. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas pu profiter d’une présence enthousiasmée et innocente. Il avait toujours été apprécié par les enfants. Capable de s’en occuper des heures durant, il se souvint qu’au sein de son clan, il était souvent complimenté par les parents de leur permettre quelques heures de répit en gardant leur progéniture. Il prit une deuxième framboise, observant les petites têtes blondes encore un instant, avant de se détourner. Deux amoureux, à droite. Il sourit, attendri, avant de cesser de les fixer, souhaitant leur laisser tout de même un peu d’intimité. Même si au demeurant, ils seraient mieux dans une chambre plutôt qu’ici, au vu de leur activité.
Il pouffa, et son rire claqua, clair et entraînant, dans le parc, tandis qu’il marchait à la recherche d’un endroit où s’asseoir. Il leva les yeux vers le ciel, fermant les yeux et inspirant longuement l’air doux.
Il ressentit soudain un craquement sous son pied. Ni de l’herbe, ni un caillou. Fronçant les sourcils, il baissa la tête en ouvrant les paupières, avisant qu’il marchait au milieu de petits morceaux de pain. Une volée d’oiseau tournoyait autour de lui, lui lançant des piaillements agressifs et presque railleurs. Il se recula prestement, regardant les volatiles.
“- Je ne vous avais pas vu...”
Puis, il lui sembla étrange de trouver du pain ici, au milieu du parc. Il tourna la tête, et ses iris rouges rencontrèrent l’obscurité de ceux de la jeune femme assise sur le banc, tout près. Il resta immobile un instant, et lui sourit, parlant d’une voix douce. Pas plus que d’habitude, certes, mais son interlocutrice semblait très calme, et inconsciemment, peut-être ne voulait-il pas la brusquer.
“- Excusez-moi, vous donniez de la nourriture aux oiseaux... Je n’ai pas fait attention, j’espère que je ne vous ai pas dérangé...”
Il la détailla un instant. C’était une femme belle. Une certaine présence émanait d’elle, tandis que ses cheveux noirs glissaient jusque ses épaules. Elle était plus petite que lui, à première vue. Sa peau, dénuée d’impureté, était claire, presque pure, aurait-il pu dire. Oui, elle dégageait quelque chose. Mais ce n’était qu’une simple rencontre, alors il ne se posa pas plus de questions sur elle. Il resta juste là, attendant sa réponse, voulant s’assurer de ne l’avoir pas embêté en avançant au hasard sur le sentier traversant le parc... Il tenait toujours son sachet de framboise dans sa main, et ses deux bras étaient croisés dans son dos. Il souriait, toujours aussi...

Akizuchi Hayasa- Aspirant de Konoha

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Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha
La matière céda sous la pression. Dans un petit craquement, Taka venait de briser un quignon pour le jeter à un ou deux mètres, juste devant elle. Sûrement affamés, les premiers individus commencèrent leur phase d’approche. Ils descendirent de leur perchoir, tournoyant autour du pain immobile comme s’il avait d’agit d’une proie prête à fuir à tout instant. Pourtant, sauf si coup de vent indésirable, cette pitance là n’irait sûrement pas bien loin.
La jeune fille jeta la deuxième moitié de son morceau de pain, offrant un peu plus de vivres à ces trois pigeons qui venaient de la rejoindre. Elle se frotta les doigts, émiettant les résidus restés collés à ses gants, d’abord pour ne pas priver ces joyeux ailés des ressources en bouffe et puis parce qu’elle ne supportait pas de voir son vêtement tâché de ces petites particules collantes. Elle était assise à regarder le vide plus qu’à s’intéresser vraiment à ce qu’elle faisait ou ne faisait pas ; légèrement penchée vers l’avant, le coude gauche sur la cuisse du même bord au bout duquel le sachet contenant la suite du repas pendouillait. Ses cheveux tombaient inlassablement, pointant le sol de la plus belle des manières et conformément aux croyances ou superstition du pays… A ce que disaient les anciens, il semblait que les femmes devaient porter une longue chevelure désignant leur pas afin de retirer de la terre l’énergie cosmique nécessaire à leur avancée. Quelle débilité… C’était pour ça que depuis toute jeune, on lui avait laissé pousser cette longue coiffure. Enfin bon, elle en tirait quand même quelque chose… Notamment qu’ils étaient particulièrement embêtant à traiter mais en contrepartie, elle avait la chance de se faire envier par un certain nombre d’autres jeunes filles. Des jeunes filles comme celles qui passaient non loin…
Taka en arrivait à oublier qu’elle était dans un lieu public. Elle jetait machinalement le pain à des oiseaux toujours plus voraces, se battant les uns contre les autres bien que la quantité soit plus que suffisante pour tous. Elle regarda la scène avec un vague troublant… C’était un peu comme les hommes. Mais fallait-il vraiment s’en plaindre ? Parce qu’après tout, c’était bien parce que les hommes pouvaient s’entretuer qu’ils pouvaient aussi s’aimer les uns les autres. Ou… en tout cas trouver des terrains d’entente dans n’importe lequel des conflits, y compris les plus ridicules. C’était à l’image de ce qui survenait… Une fois de plus, Taka jeta un quignon en direction des pigeons afin qu’ils cessent de se mettre des coups de bec mutuels. Cependant, trop perdu dans ses pensées, elle ne réalisa pas que quelqu’un passait au milieu à ce moment. C’est comme ça qu’un jeune homme, accompagné de ces deux bouseux de potes, se tourna vers elle, offensé d’avoir reçu un déchet pareil. Il la fusilla du regard alors qu’elle levait des yeux hagards vers lui.
[Jeune Homme] Tu peux pas faire attention ?!
[Taka] D… Désolée, je n’avais pas remarqué.
[Jeune homme] Ouais, facile à dire !
Trois jeunes gens, à l’attitude de faux loubards jouant les malins avec une demoiselle… Elle avait vraiment besoin de ce genre de rat de la société. Etait-ce un trip qu’ils se faisaient ? Etaient-ils juste de mauvais poil ? Elle n’en savait fichtrement rien mais avait déjà trop de choses à penser. Le type s’approcha d’un pas vers elle, l’air déterminé à l’emmerder. Dans l’instant, elle décida de résoudre le problème sans même une escarmouche. Il s’immobilisa de lui même, prenant soudain conscience d’une éventuelle grosse erreur qu’il aurait commise. Comment eut-il la révélation ? Et bien… On aurait entendu dire que des pupilles rouge sang avaient le pouvoir d’effrayer des combattants de métier… Qu’en était-il de simples passants ?
Rapidement, les trois détalèrent avant de se faire rôtir sur place. Pourtant, elle n’avait pas bougé. Elle soupira une fois de plus, laissant ses iris retomber au noir, jeta un nouveau morceau de pain dans la population amoindrie par les évènements. Et seulement quelques secondes plus tard, c’était un pied qui venait écraser ce crouton que déjà tant de monde se disputait. La jeune fille avait plus ou moins vu arriver les choses, et ce jeune homme qui marchait tête en l’air et les yeux fermés n’avait aucun moyen de voir ce qu’il allait faire. Il s’immobilisa puis baissa la tête sous les agressives revendications des volatiles. Elle sourit sans ne rien dire, se contentant d’être une spectatrice et témoin de la scène jusqu’à ce qu’il la remarque et lui adresse la parole.
[???] Excusez-moi, vous donniez de la nourriture aux oiseaux… Je n’ai pas fait attention, j’espère que je ne vous ai pas dérangé.
Toujours légèrement souriante, elle indiqua d’un signe négatif de la tête qu’elle n’avait pas été dérangée. Rapidement, ses yeux détaillèrent le jeune homme qui semblait plutôt grand, en tout cas, plus qu’elle. Lui aussi avait un sachet à la main, rempli d’elle ne savait quoi. Dans sa façon d’arriver, elle avait pu lire une grande détente, une légèreté indéniable. Etait-ce son jour de repos ? Elle n’en savait strictement rien, par contre, avec son attitude et sa voix docile elle était à peu près sûre qu’il s’agissait de son jour de grâce. A un point tel qu’il subsistait une impression étrange chez la jeune fille qui percevait un étonnant contraste entre les deux protagonistes. Elle ne put, d’ailleurs, s’empêcher de commenter la situation.
[Taka] C’est rassurant de voir un peu de légèreté… C’était à la limite si je croyais que les gens n’étaient que des nids de soucis au point d’en devenir sombres.
Elle pouvait parler… Avec sa triste mine et son passe-temps de vieux, elle avait le profil adéquat pour rentrer dans cette catégorie de gens qui ne touchent jamais la lumière. Pourtant, ce n’était pas faute d’essayer. Sans doute Hakai et Kinari avaient raison, elle réfléchissait trop et tout le temps, et cet instant n’échappait pas à la règle. Inconsciemment, ses yeux étaient tombés vers le sol alors qu’elle s’évadait dans ses pensées. Rapidement, elle se reprit et revint sur le jeune homme.
[Taka] Je… ne voudrais pas vous déranger mais… Accepteriez-vous de m’offrir un peu de votre légèreté ?
Elle souriait de nouveau, posant le sachet qu’elle tenait en bout de banc, et se redressant un peu sur elle même. Sa voix… Sa voix était audible sans être percutante. Elle coulait doucement aux oreilles sans agresser, répondant à la douceur de celle d’Akizuchi. Sans doute le meilleur à retenir était que ce n’était pas forcé, et qu’une pareille propriété se ressentait comme naturelle. Souvent, elle avait été un atout sans qu’elle n’essaie d'en tirer profit. Mais cette fois là, elle espérait vraiment que ce serait un plus. Et si toutefois il refusait, elle n’aurait qu’à se consoler en se disant qu’elle avait essayé.
La jeune fille jeta la deuxième moitié de son morceau de pain, offrant un peu plus de vivres à ces trois pigeons qui venaient de la rejoindre. Elle se frotta les doigts, émiettant les résidus restés collés à ses gants, d’abord pour ne pas priver ces joyeux ailés des ressources en bouffe et puis parce qu’elle ne supportait pas de voir son vêtement tâché de ces petites particules collantes. Elle était assise à regarder le vide plus qu’à s’intéresser vraiment à ce qu’elle faisait ou ne faisait pas ; légèrement penchée vers l’avant, le coude gauche sur la cuisse du même bord au bout duquel le sachet contenant la suite du repas pendouillait. Ses cheveux tombaient inlassablement, pointant le sol de la plus belle des manières et conformément aux croyances ou superstition du pays… A ce que disaient les anciens, il semblait que les femmes devaient porter une longue chevelure désignant leur pas afin de retirer de la terre l’énergie cosmique nécessaire à leur avancée. Quelle débilité… C’était pour ça que depuis toute jeune, on lui avait laissé pousser cette longue coiffure. Enfin bon, elle en tirait quand même quelque chose… Notamment qu’ils étaient particulièrement embêtant à traiter mais en contrepartie, elle avait la chance de se faire envier par un certain nombre d’autres jeunes filles. Des jeunes filles comme celles qui passaient non loin…
Taka en arrivait à oublier qu’elle était dans un lieu public. Elle jetait machinalement le pain à des oiseaux toujours plus voraces, se battant les uns contre les autres bien que la quantité soit plus que suffisante pour tous. Elle regarda la scène avec un vague troublant… C’était un peu comme les hommes. Mais fallait-il vraiment s’en plaindre ? Parce qu’après tout, c’était bien parce que les hommes pouvaient s’entretuer qu’ils pouvaient aussi s’aimer les uns les autres. Ou… en tout cas trouver des terrains d’entente dans n’importe lequel des conflits, y compris les plus ridicules. C’était à l’image de ce qui survenait… Une fois de plus, Taka jeta un quignon en direction des pigeons afin qu’ils cessent de se mettre des coups de bec mutuels. Cependant, trop perdu dans ses pensées, elle ne réalisa pas que quelqu’un passait au milieu à ce moment. C’est comme ça qu’un jeune homme, accompagné de ces deux bouseux de potes, se tourna vers elle, offensé d’avoir reçu un déchet pareil. Il la fusilla du regard alors qu’elle levait des yeux hagards vers lui.
[Jeune Homme] Tu peux pas faire attention ?!
[Taka] D… Désolée, je n’avais pas remarqué.
[Jeune homme] Ouais, facile à dire !
Trois jeunes gens, à l’attitude de faux loubards jouant les malins avec une demoiselle… Elle avait vraiment besoin de ce genre de rat de la société. Etait-ce un trip qu’ils se faisaient ? Etaient-ils juste de mauvais poil ? Elle n’en savait fichtrement rien mais avait déjà trop de choses à penser. Le type s’approcha d’un pas vers elle, l’air déterminé à l’emmerder. Dans l’instant, elle décida de résoudre le problème sans même une escarmouche. Il s’immobilisa de lui même, prenant soudain conscience d’une éventuelle grosse erreur qu’il aurait commise. Comment eut-il la révélation ? Et bien… On aurait entendu dire que des pupilles rouge sang avaient le pouvoir d’effrayer des combattants de métier… Qu’en était-il de simples passants ?
Rapidement, les trois détalèrent avant de se faire rôtir sur place. Pourtant, elle n’avait pas bougé. Elle soupira une fois de plus, laissant ses iris retomber au noir, jeta un nouveau morceau de pain dans la population amoindrie par les évènements. Et seulement quelques secondes plus tard, c’était un pied qui venait écraser ce crouton que déjà tant de monde se disputait. La jeune fille avait plus ou moins vu arriver les choses, et ce jeune homme qui marchait tête en l’air et les yeux fermés n’avait aucun moyen de voir ce qu’il allait faire. Il s’immobilisa puis baissa la tête sous les agressives revendications des volatiles. Elle sourit sans ne rien dire, se contentant d’être une spectatrice et témoin de la scène jusqu’à ce qu’il la remarque et lui adresse la parole.
[???] Excusez-moi, vous donniez de la nourriture aux oiseaux… Je n’ai pas fait attention, j’espère que je ne vous ai pas dérangé.
Toujours légèrement souriante, elle indiqua d’un signe négatif de la tête qu’elle n’avait pas été dérangée. Rapidement, ses yeux détaillèrent le jeune homme qui semblait plutôt grand, en tout cas, plus qu’elle. Lui aussi avait un sachet à la main, rempli d’elle ne savait quoi. Dans sa façon d’arriver, elle avait pu lire une grande détente, une légèreté indéniable. Etait-ce son jour de repos ? Elle n’en savait strictement rien, par contre, avec son attitude et sa voix docile elle était à peu près sûre qu’il s’agissait de son jour de grâce. A un point tel qu’il subsistait une impression étrange chez la jeune fille qui percevait un étonnant contraste entre les deux protagonistes. Elle ne put, d’ailleurs, s’empêcher de commenter la situation.
[Taka] C’est rassurant de voir un peu de légèreté… C’était à la limite si je croyais que les gens n’étaient que des nids de soucis au point d’en devenir sombres.
Elle pouvait parler… Avec sa triste mine et son passe-temps de vieux, elle avait le profil adéquat pour rentrer dans cette catégorie de gens qui ne touchent jamais la lumière. Pourtant, ce n’était pas faute d’essayer. Sans doute Hakai et Kinari avaient raison, elle réfléchissait trop et tout le temps, et cet instant n’échappait pas à la règle. Inconsciemment, ses yeux étaient tombés vers le sol alors qu’elle s’évadait dans ses pensées. Rapidement, elle se reprit et revint sur le jeune homme.
[Taka] Je… ne voudrais pas vous déranger mais… Accepteriez-vous de m’offrir un peu de votre légèreté ?
Elle souriait de nouveau, posant le sachet qu’elle tenait en bout de banc, et se redressant un peu sur elle même. Sa voix… Sa voix était audible sans être percutante. Elle coulait doucement aux oreilles sans agresser, répondant à la douceur de celle d’Akizuchi. Sans doute le meilleur à retenir était que ce n’était pas forcé, et qu’une pareille propriété se ressentait comme naturelle. Souvent, elle avait été un atout sans qu’elle n’essaie d'en tirer profit. Mais cette fois là, elle espérait vraiment que ce serait un plus. Et si toutefois il refusait, elle n’aurait qu’à se consoler en se disant qu’elle avait essayé.
Dernière édition par Uchiha Taka le Jeu 12 Nov - 0:09, édité 2 fois
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Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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