« Boulevard of Broken Dreams »

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  San Imanji le Sam 24 Nov - 18:36

Sa croix s’était stabilisée, elle ne se dandinait plus au bout de la chaîne. Elle, en argent, reluisait d’autant de feux que l’enfer contenait de pêcheurs. Les maillons qui la suspendait au cou du ninja étaient minces, mais résistants. Bien qu’ils ne soient pas de la même matière que la croix, leurs couleurs s’accordaient avec brio.

Suzukaze Eimi. C’était un joli nom. Le vent souffla fort, interrompant un instant les bruits de la place. Le souffle était frais, trop pour l’été, pas assez pour l’automne. Une chaude brise d’automne, ou une froide brise d’été ? Eimi portait un haut blanc, qui laissait l’abdomen à découvert, tout comme le garçon. Il se serra le corps de ses bras, le froid l’avait atteint un court instant. Il grogna faiblement puis le vent cessa. Elle reprit la parole, indiquant de l’index une direction. C’était d’où venait le religieux, avec le Père.

Celui-ci devait faire des courses, il ne rentrerait pas tout de suite. Imanji avait du temps, et il pouvait l’employer à parler avec Eimi, ou à étudier cet adversaire. Il ne se demandait pas si celle-ci l’avait interloqué pour l’étudier, à son tour, ou parce que leurs regards s’étaient croisés. Ca n'avait pas d'interêt à ses yeux. Quelle ironie du sort de devoir se battre avec une personne, et la veille, la côtoyer comme si de rien n’était. Elle lui demanda s’il voulait l’accompagner, voir les attractions. Imanji sourit nerveusement : il ne s’était jamais promené avec une fille. Mais qu’importe, le Père n’était pas là pour le surveiller.


« Je serai ravi de les découvrir avec toi… » Il s’avança, et sa croix remua. *Même si je les ai déjà toutes vues.*

Il tâchait de ne pas paraître trop timide. Il n’y avait qu’en face des filles qu’il perdait son assurance. Lui qui, d’habitude, était si silencieux, distant et froid était ici méconnaissable. Le tissu de ses épaules, accroché par un anneau à sa veste, s’enroulaient autour de ses bras. Il se rapprocha encore de Eimi – sans pour autant la coller – et d’un signe de tête la convia vers la grande place. Il se surprit lorsque sa main vint à sa poche, plutôt que sur ses Bibles.

« Je n’attends personne, donc on peut y aller sans souci. »

Les deux ninja s’avancèrent, côte à côte. C’était une vision plutôt exceptionnelle que de voir deux shinobi de villages différents, marcher ensembles après quelques phrases échangées. L’événement du lendemain n’y était pas innocent, et l’un comme l’autre savait que leur destin étaient liés. Peut-être le charme de la jeune fille avait-il aussi aidé Imanji à s’ouvrir, mais le fait était que, désormais, ils se dirigeaient d’un commun accord vers la grande place. Imanji se risqua à aborder un thème moins gai que les attractions de la grande place.

« Alors… J’ai pu voir que tu faisais partie des troupes de Kumo. Ça doit être incroyable d’organiser l’examen chez soi, vous devez en être très fiers, non ?… »

Il fit une courte pause. Il ne regardait pas Eimi, ses yeux le troublaient encore. Il fixait devant lui. Sa croix remuait violemment.

« Est-ce que… est-ce que tu y participes… ? »

San Imanji
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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Suzukaze Eimi le Sam 24 Nov - 19:43

Suzukaze emboîta le pas de son compagnon et se mit à son niveau. Elle glissait de discret coups d’œil sur le côté pendant qu’il parlait, attentive à ses paroles. En vérité, elle ne savait pas si Kumo était naturellement fier d’accueillir l’événement. Sans doute les villageois le seront-ils vraiment au moment où l’un des leurs inscrira son nom sur le tableau des vainqueurs. Kumo n’était pas le Village Caché le plus influent, ni le plus célèbre. C’était important pour lui d’être reconnu devant les plus grands, et cela leur permettrait un avenir riche.

Elle sourit néanmoins.


[Suzukaze] – Oui. On est très fiers. Moi je le suis en tout cas, et ma famille aussi.

Son sourire disparut lentement. Elle ne voulait pas les décevoir. Elle ne le voulait vraiment pas. Ce serait comme une trahison, quelque chose de détestable. Ils avaient tant donné pour qu’elle soit là aujourd’hui, à disputer le tournoi auquel tous les ninja voulaient assister. C’était peut-être l’une des seules fois où ils étaient assemblés autour d’un objectif commun. Suzukaze ne voulait pas voir de la déception dans les yeux de son frère. Elle ferait le nécessaire pour qu’il vienne la serrer dans ses bras et qu’il lui dise combien il était content d’elle.

[Suzukaze] – Je représenterai mon village demain.

Les gens continuaient de se retourner sur son passage. Elle ne savait pas exactement ce qu’ils désiraient, qu’elle remporte son combat ou bien qu’elle soit gradée Chuunin. Mais elle, elle voulait gagner. C’était dans ce but qu’elle avait travaillé avec acharnement les quatre derniers mois, depuis que la rumeur courait que les Genin seraient rassemblés autour d’un événement rare. Elle chercha de nouveau le regard d'Imanji.

[Suzukaze] – Ils sont sûrs que je vais gagner. J’aimerais être aussi confiante qu’eux.

Suzukaze n’aimait pas particulièrement aborder ses sujets avec un étranger. Ils étaient personnels, c’était comme une multitude de petites fêlures sous le verni d’un beau vase. Mais elle ne pouvait en parler à personne d’autre. Ses amis comptaient sur elle pour gagner, ses parents lui vouaient une confiance aveugle et son frère était également sûr de ses capacités. Elle n’avait pas peur de l’échec en tant que tel. Ce serait une expérience nouvelle, peut-être pas très agréable mais utile, sans aucun doute. Cependant, elle redoutait de voir les gens qui l’avaient accueilli se détourner d’elle. C’était improbable, elle savait qu’ils l’aimaient vraiment, mais elle ne pouvait s’empêcher de le craindre.

[Suzukaze] – Tu connais tes adversaires toi ? Mon frère ne m’a pas dit les noms. Il m’a juste dit…

Il prit une voix plus grave encore que celle qu’elle avait et déclara.

[Suzukaze] – "Suzukaze, ils sont à ta portée."

Elle rit brièvement puis gratta l’extrémité du trait blanc qui lui barrait la totalité de la joue droite avant de toucher sa lèvre.

Suzukaze Eimi
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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  San Imanji le Dim 25 Nov - 15:32

La compagnie de la jeune fille était très plaisante. Bien qu’ils ne parlaient pas beaucoup, leurs échanges étaient très instructifs sur l’autre. Qui aurait cru qu’ils s’affronteraient dès le lendemain ? Imanji arrivait petit à petit à soutenir le regard de la jeune fille. Il rangea sa croix sous ses vêtements car elle bougeait un peu trop et le gênait. Rangée, elle ne pourrait plus l’ennuyer. Ils prirent une petite ruelle afin d’arriver sur la place du marché.

« Je ne connais pas mes adversaires, mais comme je combat demain moi aussi, nul doute que nous nous affronteront. »

La réplique avait jeté un froid. De plus, la rue était sombre, et étroite. C’était assez glauque. Il fallait changer de sujet pour garder la bonne ambiance qui s’était installée peu avant.

« Ton frère à l’air d’être quelqu’un de bien, tu dois beaucoup l’aimer…
...
Moi, j’aurai bien aimé avoir des frères et sœurs aussi. Mais mes parents… mon père n’a pas voulu, dirons nous. »


Il s’efforça de sourire. Mais depuis que le sujet du combat avait été engagé, ni l’un ni l’autre n’arrivait à se sortir de la tête que demain, ils seraient dans l’arène et combattraient pour leur honneur, et celui de leur village. Imanji ne voulait pas vraiment affronter Eimi, elle avait été gentille avec lui. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas autant parler à quelqu’un, hormis à son père, au Père et au Seigneur. Penser au Seigneur le fit réagir. Il posa sa main sur ses Bibles. Ils sortirent de la ruelle, le soleil, l’éblouit un court instant.

Ils arrivèrent alors sur la grande place du marché, bombée de monde. Beaucoup riaient, marchandaient, criaient. C’était un véritable boucan, infernal, mais l’humeur qui régnait sur ce lieu était agréable. Imanji et Eimi avait parlé de choses les concernant, mais sans grand intérêt. Entre autre, Imanji raconta que le Père était aussi son sensei, et qu’il lui avait tout appris. Mais parler de cela n’avait fait que raviver le sujet du combat du lendemain. Imanji était songeur.


« Eimi ? »

Il n’avait jamais interpellé la jeune fille, généralement il se contentait de parler. Elle ne le remarqua cependant pas.

« Tu savais que les deux meilleurs du combat sont qualifiés pour une autre épreuve ? » Elle afficha une petite mine, elle ne le savait apparemment pas. Ou bien elle se demandait où voulait en venir Imanji. « C’est ce que m’a dit mon maître, en tout cas. »

Il mit un peu de temps avant d’oser continuer à parler.

« Alors voilà… je me demandais si tu ne penses pas que nos chances seraient augmentées si, nous nous débarrassions en premier lieu des deux autres adversaires ? » Il se reprit vite, rougissant un peu. « Je ne veux surtout pas te forcer la main, hein. »
_________


Sur l’autre place, le Père sortait du magasin, deux sacs à la main. Il remercia grassement le vendeur, et regarda sur la place pour chercher son disciple. Mais qu’importe l’endroit où ses yeux se rivèrent, le garçon était introuvable. Il se mit à marcher, scrutant les alentours.

[Le Père] « Cette brebis-là ne doit pas s’égarer… »

_________


Imanji regardait les attractions, surtout mises en place pour les jeunes enfants. On se croyait à une véritable fête. L‘examen permettait un profit énorme aux marchands, pensa le jeune garçon. Sortant d’une attraction, Imanji vit un petit enfant pleurer. Il s’approcha, mais rapidement, un adulte –qui semblait être sa mère – s’approcha de lui.

[Mère] « Qu’est-ce qui se passe, mon chéri ? »

Le gamin pleurait à chaudes larmes.

[Enfant] « J’ai perdu mon portefeuille ! »

San Imanji
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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Akogare Hyuuga le Mar 27 Nov - 23:36

San Imanji (Darok) : +15 XP RP.
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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Deishui le Ven 25 Avr - 20:36

Arrow Village de Kumo, Académie de Kumo : Salle de ninjutsu

Deishui progressait en tête, tenant fermement sa flasque au contenu très onéreux. Il comptait véritablement découvrir ce qu'était ce Uchiwa étrange dont l'instructeur avait parlé mais l'affaire s'annonçait complexe à résoudre. Il n'avait pas prit la peine de vérifier si a demoiselle au fort caractère l'avait suivi...Si elle ne l'avait pas fait, c'était sûrement mieux ainsi. En effet, elle semblait ne pas avoir cautionné que le blondinet ce permette de se rafraîchir le gosier dans les bâtiments de l'académie, à moins peut-être qu'elle fut vexé de ne pas s'en voir proposer. Quoiqu'il en soit aller la chercher exposerait Deishui à de violentes représailles, peut-être un nez cassé qui sait?

Alors qu'il marchait tranquillement et l'esprit léger dans les ruelles, un oiseau porteurs de message vint lui picoter l'épaule. Dans un premier temps, le jeune homme sursauta et tenta de faire fuir le volatil. Néanmoins, il compris, en voyant la missive que l'oiseau avait a sa patte que le message lui était peut-être destiné. Il décrocha soigneusement le petit bout de papier et lu :

Deishui Da,
Vous êtes intégrés à l'équipe numéro 2 :
Étudiants :
- Deishui
- Sho Nagoshi
- Asuna
Chef : Reisui Shouka
Ordre : Rendez vous au cimetière de Kumo à 6 heure, demain matin, ne soyez pas en retard.

*Equipe? Rendez vous au Cimetière? Qu'est-ce que cette histoire, je ne suis qu'étudiant, je n'ai pas a remplir d'obligations en théorie...Six heures...c'est tôt...Rholala, dans quelle galère je me suis embarqué, je touche même pas assez de ronds pour me payer une cave à rhum...Galère.*

Conscient qu'il avait du sommeil à rattraper, Deishui abandonna toute idée de lever le voile sur le Uchiwa puis se hâta de rentrer à son appartement. Il devait dormir, les cernes sous ses yeux parlaient pour lui. mais avant, il n'oublia pas de passer à l'épicerie chercher quelques bouteilles et autres repas pré-cuisinés.
Dormir...Puis aller au cimetière.


Arrow Village de Kumo, Centre ville Cimetière de Kumo

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"Tant qu'il a du Rhum, il y a de l'espoir !

Deishui
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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Madagascar Taimu le Mer 21 Mai - 23:03

[Suite de ce rp. Playlist.]

Sortant tout juste de chez lui, Mad’ s’engage sur l’allée principale de Kumo. Il n’a pas vraiment d’idée précise en tête de ce qu’il veut faire, juste une soudaine envie de se promener au gré de ses pensées. Il décide donc de remonter le boulevard en direction du temple du Raikage, peut-être des choses ont-elles changées depuis la dernière fois qu’il y est passé. Pourtant, quelques mètres plus loin, il est arrêté par demeure qu’il n’avait jamais remarqué auparavant. Une si grande maison ne passe pourtant pas inaperçu. A vu d’œil, elle semble composé de deux étages et est assez large pour contenir une bonne dizaine de pièce. Son aspect délabré repousse cependant le désir de l’examiner de plus prêt. C’est peut-être ce sentiment qui pousse Mad’ à se rapprocher de ce bâtiment. La plupart des vitres sont cassées, évidemment, pourtant, même en s’étant rapproché, il ne parvient à pas à distinguer l’intérieur de ladite maison. Sans pour autant paraître lugubre, il s’en échappe quelque de singulier.

Mad’ hésite encore à entrer dans cette habitation. Elle semble abandonner mais si jamais elle appartient à l’un des habitants du village de la foudre, il encourt une punition peu agréable. Mais quel type de punition est agréable au final ? Ce n’est pas fait pour cela. Ayant ceci en tête, il décide d’entrer. La porte, à l’ouverture, grince. Il craint que quelqu’un l’entende et s’apprête à lui dire qu’il n’a pas à entrer ainsi chez quelqu’un mais la foule qui sans pour autant grouiller vaque à ses propres occupations ne prête même pas attention à ses actions. Cela le conforte dans son opinion d’abandon. Il y a un bon nombre d’années que cette porte n’avait pas été ouverte, au vu de la difficulté qu’il éprouve à l’ouvrir et il est presque obligé de pousser avec son épaule pour qu’elle s’ouvre complètement. Une bouffé d’air renfermé lui arrive alors en plein visage. Un mélange de diazote et de poussière qui ne sent vraiment pas bon. Laissant passer le souffle fétide, il inspire une bouffé d’air frais et pénètre dans la maison.

La première pièce, celle dans laquelle il arrive, n’est pas vraiment différente de l’idée qu’il se fait d’une entrée. A sa gauche un meuble tout ce qu’il y a de plus banal, une sorte de commode, un peu basse, qui semblait servir de fourre-tout aux anciens habitants de la maison. En effet, sur le meuble est posé tout un tas d’objets plus ou moins inutile, selon ce qu’estime une personne. En l’occurrence, Mad’ ne voyait vraiment rien d’intéressant et poursuit son examen de la pièce. Juste devant lui, il y a deux portes dont l’une est relativement grande. Il en aperçoit aussi deux autres, juste un peu plus prêt, à sa gauche et à sa droite. Il a presque fait le tour de la pièce quand il aperçoit dans un coin un vieux portemanteau qui soutient une sorte de grande chemise. Au vu de la couche de poussière phénoménale qui est posé dessus, Mad’ préfère ne pas y toucher et décide de continuer son exploration. Il choisit la porte qui se trouve à sa gauche quand il était entré dans le bâtiment. Comme la porte précédente, celle qu’il a choisie d’ouvrir résiste quelques secondes avant de céder dans un gros craquement.

La pièce qu’il découvre est bien différente de la précédente. Alors que le corridor était plutôt sombre et mal éclairé à cause du manque de fenêtre, cette pièce avait tout d’une touche féminine. Un large piano à queue loge au milieu de la pièce et un vase vide le surplombe. Les rideaux, qui avaient du être jolies par le passé, pendent lamentablement aux fenêtres dévastées par le temps. Leur couleur grisâtre, presque noire en fait, laisse penser qu’il avait plutôt été brûlé. La pièce cependant ne porte pas d’autres marques de d’incendie. C’est un premier mystère qui se pose alors à Mad’, qui le laisse tomber pour l’instant. Il continue de regarder la pièce, qui est agréable tout compte fait. Quelques tableaux ornent l’un des murs et représentent la mer, sous différents aspects. Une fois déchaînée, une autre calme, le soleil se couchant dessus. La personne qui avait aménagé la pièce devait véritablement aimer la mer pour l’afficher ainsi. Mad’ se dirige vers le piano et machinalement appuie sur quelques touches, qui laissent tomber un son discordant qui lui irrite les oreilles. Il laisse aussi rapidement tomber le piano. Il semble qu’il ai déjà fait le tour de cette pièce. Il remarque alors un meuble assez vieux, une sorte de buffet dans lequel est rangé de la vaisselle. La fracture des plats confirme que c’est une femme qui s’était organisé de l’arrangement de cette pièce et apparemment, elle avait les moyens de le faire. Se détournant, Mad’ décide d’emprunter l’autre porte de la pièce, celle par laquelle il n’est pas venu.

[Si certains s’ennuient et veulent rp, qu’ils en profitent, on se retrouvera peut-être dans la maison. Essayez juste de garder une progression logique dans la maison.

Edithe à dit : Voici un plan de la maison que je complèterais au fur et à mesure des rps. Lien.]


Dernière édition par Madagascar Taimu le Lun 26 Mai - 18:24, édité 1 fois

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Madagascar Taimu le Lun 26 Mai - 18:21

[Suite de ce rp. Playlist. Plan de la maison]

De nouveau, Mad doit frapper la porte pour que celle-ci s'ouvre. Un nuage de fumée s'élève alors qu'il pénètre dans la nouvelle salle. Il jette un regard autour de lui, examinant la nouvelle pièce. Elle ressemblait à une grande salle à manger. Une table, longue et droite, occupait une bonne partie de la pièce. De nombreux plats étaient posés sur la nappe. Madagascar s'en approcha, trouvant étrange la présence de nourriture dans un tel endroit. Il dénombre une dizaine d'assiettes, elles aussi disposées. Une bonne couche de poussière recouvre le tout et Mad' évite d'y toucher, de peur de soulever une nouvelle fois un nuage malodorant. Au vu des plats qui étaient positionnés sur la table, Mad' appris que la famille qui vivait dans cette maison était plutôt riche. Les plats ne contiennent pas assez de viande pour caler un appétit, aussi restreints soit-il.

Il continue alors son tour de la pièce et remarquent alors que les fenêtres, qui paraissent délabrées de l'extérieur donnent de l'intérieur un curieux paysage. En effet, en s'approchant, Mad' constate que Kumo apparaît uniquement dans un teinte de gris, comme si la maison même influençait la vision de l'extérieur. Mad' se détourne et réfléchit à cette impression que lui avait fait le bâtiment la première fois qu'il l'avait vu. Bien qu'elle ait paru lugubre au premier abord, elle ne l'avait pas effrayé, bien au contraire. Il avait plutôt sentit au contraire, une impression de mélancolie à la vue de cette maison, aussi grande et pourtant abandonné des hommes. Elle aurait pu être magnifique mais pour une raison qui lui était encore inconnu, les habitants de Kumo préféraient la laisser tomber en ruine. Oui, c'est plutôt de la tristesse que Mad' avait ressentit à la vue de la maison abandonnée.

Avec un soupir, il se détache de la vitre et de cette vision acoloré de Kumo. En se retournant, il voit l'une des portes qu'il n' a pas franchi se refermer doucement, sans un bruit. Un courant d'air ? Dans la maison, Mad' n'a depuis le début pas ressentit le moindre souffle de vent. On aurait dit que la maison était parfaitement isolée. Pourtant, cette porte qui se referme doucement. Dans un élan, Mad' court à travers la pièce et saisit la porte avant que celle-ci ne se referme. Il la saisit au vol et entre alors dans une nouvelle pièce où il cherche du regard la personne qui aurait y entrer. Pourtant, alors qui pousse la porte, il ne voit nulle trace d’être humain dans la pièce qui s’offre à lui. La pièce ressemble à une salle de séjour banale, que rien ne distingue de l’ordinaire. Une large cheminée couvre un pan de mur, en face duquel se trouve un canapé. Une petite table se trouve dans un coin de la pièce, devant une fenêtre, semblable aux précédentes.

Avec un soupir, Mad’ s’assoit dans le canapé, soulevant une large gerbe de poussière de part et d’autre. Il tousse une ou deux fois, par réflexe. Cependant, au moment où il relève la tête, il perçoit dans le coin le plus obscur de la pièce une ombre. C’est un sentiment fugitif mais il sait avoir vu quelque chose. Il tente alors de ne pas perdre des yeux la silhouette qu’il a perçut. Lentement, il se lève. Il tente de ne pas faire de bruit, marche lentement sur le vieux plancher qui ne manque pas de craquer sous ses pieds. Avec le bruit, Mad’ fait une grimace, espérant que cela ne fera pas fuir la … la chose qui se trouve dans le coin. Pourtant, au fur et à mesure qu’il s’approche, la présence semble se diluer. En fait, en s’approchant, Mad’ se rend compte que l’ombre se fondait dans le mur de la maison à mesure qu’il approchait. Il tente alors de jouer le tout pour le tout et se précipite dans l’espoir de pouvoir attraper l’ombre mais il n’est pas assez rapide et se heurte au mur. Il se relève avec un soupir. Cette maison cache décidément un secret.

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Madagascar Taimu le Lun 2 Juin - 21:41

[Suite de ce rp. Playlist. Plan de la maison]

Déterminer à découvrir ce que cache la maison, Mad’ fait le tour de la pièce du regard. Rien ne semble la différencier du reste des pièces qu’il a découvert au cours de son exploration. Sans plus se préoccuper des détails des meubles de la pièce, Mad décide de jeter un coup d’œil aux divers murs de la maison pour vérifier qu’il n’y aurait pas passage secret qui aurait pu lui échapper. Il commence alors à sonder les murs de la pièce dans laquelle il se trouvait. Pourtant, ainsi qu’il s’y attendait, il ne trouve rien. L’ombre qu’il a repéré quelques minutes plus tôt n’avait pas emprunté un passage mais s’était fondu dans le mur. Mad’ décide alors d’aller se renseigner sur les anciens propriétaires de la maison et se dirige donc vers la porte qu’il avait franchi pour venir. Quand il l’ouvre, il se rend compte que la pièce d’où il venait n’était plus la même.

La salle à manger avec la grande table était devenu un boudoir féminin. Cela dépasse la compréhension de Mad’. Il décide d’entrer dans cette nouvelle pièce et d’élucider le mystère qui se posait à lui. La nouvelle pièce était typiquement féminine. Le papier peint à fleur, le service à thé en porcelaine, les fauteuils, tout cela décrivait la pièce comme un salon de thé. Mad’ décompte quatre portes, sur chacun des murs de la pièce. Il entends derrière lui la porte qu’il vient de franchir se refermer sans un bruit. Mad’ commence alors à se poser quelques questions sur le bien fondé de sa décision d’entrer dans la maison. Il décide de continuer à essayer de sortir de la maison mais en prenant quelques précautions. Il se dirige vers la porte qui se situe en face de lui et l’ouvre une première fois pour vérifier la pièce qui s’offre à lui. Il découvre un placard à balais. Il referme alors la porte et la rouvre dans un même mouvement. Ainsi qu’il s’y attendait, ce n’est pas le placard à balais qui est maintenant face à lui mais de nouveau la salle avec un piano.

Avec un soupir, il referme la porte. Apparemment, il n’a pas de vraie possibilité de sortir de la maison. Il va s’asseoir dans l’un des fauteuils du boudoir, plus pensif que déprimé par sa situation. En fait, il envisage plusieurs possibilités à sa situation actuelle. Il est possible que la maison ai été enfermé dans un puissant genjustu, qui déformerais l’espace à un niveau qui empêcherais toute personne entré d’en sortir. Le fait qu’il n’ai ressentit aucun signe de chakra lors de son entrée dans la maison s’expliquerais alors par la puissance de la technique. D’autre part, il est aussi probable que la maison, suite à un évènement quelconque, ai acquis une sorte de conscience. Une copie déformée de la pensée humaine qui lui permettrait de piéger les hommes entrant dans la maison pour un but encore inconnu. Mad’ entrevoit encore d’autres possibilités mais elles ne sont guère plus crédibles. Son principal souci reste de sortir de la maison, quel que soit ce qu’il lui ai arrivé. Une idée lui vient alors. Il se dirige vers le mur qui est en face de lui et arme son poing pour l’abattre sur le mur.

Quelques secondes plus tard, Mad’ est allongé par terre, tenant sa main ensanglantée dans l’autre. Cela faisait vraiment longtemps qu’il n’avait pas eu à frapper sérieusement quelque chose. D’ailleurs, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu à frapper tout court. Avec un nouveau soupir, il dégage de sa ceinture une bande. En bon apprenti médecin, il ne se promenait jamais sans une bande, pour parer à quelques soucis de cet ordre. Une fois la question du bandage réglée, il se retourne vers le mur et prends une inspiration. Il tente de se remémorer les cours qu’il a suivit, il y a maintenant quelques années, sur la maîtrise du chakra. Au fur et à mesure qu’il rassemble les fragments de souvenir, les explications et les commentaires lui reviennent. Malaxer, condenser et frapper. Au début, il a un peu de mal à malaxer son chakra, il lui semble être comme un animal domestique qui à découvert la liberté. Après quelques minutes d’entraînement, il estime disposer de suffisamment de chakra. Il le condense alors au niveau de sa main gauche, la droite étant hors-service. Sans lâcher le mur des yeux, il assène alors de nouveau un gros coup.

Là, le résultat lui plait bien plus. Un trou béant se forme et il aperçoit une nouvelle pièce, de l’autre coté des décombres. Pourtant, un autre événement vient rapidement calmer l’instant de triomphe qu’il ressent. Un bruit sourds monte des fondations de la maisons, faisant trembler le sol et détachant quelques morceaux du murs que Mad’ vient juste de fracturer. Le bruit, semblable à une plainte de douleur, résonne quelques dizaines de secondes puis finis par décroître. Mad’ jette un regard inquiet autour de lui, s’attendant à voir surgir quelque chose mais au final, rien ne vient. Apparemment, la deuxième hypothèse semble être la bonne. Prudemment, Mad’ entre dans la nouvelle pièce qui s’offre à lui et qui ressemble méchamment à une cuisine.

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Madagascar Taimu le Sam 14 Juin - 19:20

[Suite de ce rp. Playlist. Plan de la maison]

La cuisine, comme le reste de la maison, est relativement mal éclairé. Pourtant, cette fois çi, Mad’ ne fait plus attention à la pièce qu’il découvre. Une impression d’oppression lui parvient. Il sait que cela est lié aux bruits qu’il a entendu alors qu’il brisa le mur. La chose dans laquelle il se trouve ne semble plus vouloir jouer avec lui. Sans trop examiner la pièce, il décide de poursuivre son chemin à travers les murs de la maison pour échapper à l’ambiance hostile qui régnait dans la maison. Il se dirige alors vers le mur qui est face à lui et se recommence à se concentrer pour rebriser le mur qui lui fait face. Il expire doucement et malaxe le chakra dans son bras gauche. Après quelques secondes, il s’estime fin prêt. Il arme son bras mais au moment où il s’apprête à frapper, une silhouette apparaît devant lui, stoppant net tout mouvement de sa part. Son poing, en mouvement, retombe net à ses cotés. Il lui semble reconnaître la silhouette qu’il a vu quelque temps auparavant. La distance qui les sépare lui permet cependant de distinguer les traits de la personne devant lui.

Et c’est avec stupeur qu’il reconnaît une petite fille, à peine plus âgée que sa cousine. Mad’ reste quelques secondes bouche bée de rencontré dans cette maison une fillette mais se reprends bien vite quand il croise le regard que lui jette l’enfant. Ses yeux ne sont pas ceux d’un enfant mais plutôt d’un vieillard, empli de connaissance. Prudemment, Madagascar fait quelques pas en arrière, ne sachant pas vraiment à qui il avait affaire. La gamine, remarquant le recul de Mad’ laisse apparaître sur ses traits un large sourire et s’adresse directement à lui.

« Tu es prudent, c’est une qualité rare mais cela ne suffira probablement pas pour te sauver. »

Alors qu’elle finit de parler, elle bondit en avant et d’un coup fait tomber Mad’ sur le sol. Sa tête percute le sol dans un bruit sourd. L’enfant se penche alors sur Mad’ et applique ses mains sur les joues ses joues, commençant à pomper l’énergie vitale de Mad’

Pourtant Mad’ ne sent rien de tout cela. Pour lui, un voile rouge est tombé sur la pièce. Un torrent de voix s’élèvent dans son esprit, murmurant, hurlant de douleur et de peine. Et Mad’ écoute la symphonie que cela représente. La musique, au fur et à mesure, prends de l’ampleur, elle enveloppe son âme, la transporte sur les cimes de l’extase pour le replonger dans un enfer de haine l’instant d’après. Puis, les voix décroissent, se taisent et laisse place à l’une d’entre elle. Celle-là, Mad’ la connaît bien, c’est celle de Kahei, son ancien sensei. Mad’ veut lui échapper, ne pas se souvenir de ce qu’il lui est arrivé il y a quatre ans. Il ne veut pas revivre cette période sombre de sa vie, il ne veut pas renouveler l’expérience de la mort, il ne veut pas renaître encore alors que d’autres sont morts. Il ne veut pas ! Pourtant, il n’a pas le choix. Il est piégé, obligé d’écouter. Il faut qu’il écoute.

« Mad’. Mad’, tu meurs. »

Et les voix recommencent dans un ensemble parfaitement synchronisé. Des cris de souffrance, des mélodies de sanglots, des chansons de douleurs qui s’entremêlent pour teinter le monde d’un rouge sang. Madagascar est complètement coupé de la réalité, ne sentant pas que la maison, au travers de la fillette, le vide de son énergie vitale. Alors que son esprit est emporté dans la tourmente de son délire, quelque chose se rompt dans son esprit. Un déclic, presque malsain, se produit et un cri de rage franchit le bord de ses lèvres, prenant de plus en plus d’ampleur. Sa main gauche se soulève et attrape le visage de cette chose qui le ronge. Il sent ses doigts qui s’enfoncent un peu plus dans la chair molle. Tenant la chose dans la main gauche, il se lève et respire en saccade. Libre. Il a réussi.

Il lance contre le mur qui lui fait face ce qui lui a causé tant de problème. Avec un sourire de satisfaction, il entend se rompre les os. Il saisit le corps inerte et le frappe, encore, encore. Il ne reste bientôt dans ses mains qu’un vague bouilli d’os et de sang. Un rire sort de sa gorge, un rire sans joie qui exprime sa folie. Il a gagné et pourtant, son corps tombe. Il se sent partir en arrière, retombe lourdement sur le sol. Pourquoi ? Il avait enfin réussi. Il était libre. Il ne s’avouerait pas vaincu aussi facilement. De toute la puissance que lui procure l’esprit de son hôte, il tente de réveiller son corps, il veut continuer à vivre, il veut profiter de ce monde. Pourtant, celui ne lui suffit pas, il sent ses muscles se décontracter. Le verrou se referme sur lui et l’emprisonne de nouveau. Mais cette fois-ci, la porte ne reste qu’entrouverte. Il s’aperçoit qu’il pourra toujours murmurer, au besoin.

« Hey, reveille-toi ! Oh, tu m’entends ? Olala, il n’a pas l’air de m’entendre. Gusaï, tu es sur qu’il est sortie d’affaire ? »

« Sur et certain. Je l’ai soigné du mieux que j’ai pu. »

Les petites claques sur les joues de Mad’ l’avait poussé à se réveiller. Il ne voulait pas ouvrir les yeux mais entendait parfaitement les voix. Il sentait la main qui soutenait sa tête et une autre qui passait un tissu mouillé sur son visage. Avec un effort, il ouvre les yeux. Il découvre qu’il est au dehors de la maison. Trois ninjas sont penché sur lui, l’air inquiets. Il tente de parler mais seuls quelques bruits sortent de sa gorge. Le ninja qui le soutient lui fait signe de se taire, maintenant qu’il est assuré que Mad’ est vivant. Il s’adresse à lui d’un ton assez tranquille.

« Nous savons a peu près ce qu’il s’est passé. Tu es tombé sans le faire exprès sur un esprit que nous chassions depuis prêt d’une semaine et nous sommes arrivé un peu tard pour l’empêcher de te nuire. Tu nous as fait peur pendant un petit moment mais maintenant, tout va bien. »

Mad’ comprend alors ce qu’il s’est passé et qui sont les shinobis qui lui font face. Il en avait déjà entendu parler mais n’avais jamais eut l’occasion de les rencontrer en personne. C’est l’équipe de Kumo spécialisé en science paranormale, que l’on appelait communément Bakemono no Kumo. Il se redresse alors et remarque que son corps est en excellent état, si ce n’est une légère fatigue. Il se tourne vers les ninjas qui l’avaient sauvé pour les remercier mais se rends compte qu’il n’y a déjà plus personne. Même s’ils sont les meilleurs dans leur domaine, ils ont la réputation d’être assez lunatique. Avec un soupir, il décide de retourner chez lui pour se reposer.

Pourtant, sur le chemin du retour, il a une impression étrange. Surveillé, un peu comme quand il était enfant et que ses parents veillait à ce qu’il ne se blesse pas en jouant dehors. Il ne sait pas comment définir cette impression, il n’arrive pas à dire si elle est bénéfique ou non. Il espère juste que ce n’est pas une rechute, qu’il pourra continuer à étudier sans être trop déranger. Mais il n’y compte pas vraiment, on lui a déjà dit qu’il serait probablement malade à vie. Avec un soupir, il se met en direction de chez lui, bien décider à passer à l’académie le lendemain pour vérifier s’il n’y avait pas du nouveau quand à son intégration.

Et lui attends son heure dans l’ombre.

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Arai Tsumetai le Lun 28 Juil - 1:21

[Madagascar : +35xp (bonus Genin inclu)]

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Deishui le Dim 16 Nov - 16:31

===> Kumo, Hôpital

A cette heure si, les rues de Kumo n'étaient pas des plus encombrés, un handicap supplémentaire pour notre jeune homme en quête d'une cachette pour quelques heures voir même le restant de la journée. il le savait, il ne fallait pas lésiner sur les moyens pour échapper à ce fichu perturbateur de Sho. Si il parvenait à se faire attraper, Deishui risquait gros face aux responsables de l'Académie, une suspension de son maigre salaire ou pire encore, une expulsion de lui et son père du village. Il ne le fallait pas. Le Da était entré à l'académie pour récolter de quoi offrir une vieillesse honorable à son père. Peu lui importait de servir Kumo, peu lui importait de devenir ninja. Il n'était pas comme tout ces enfants qui rêvaient de devenir comme leur ancêtres, de braves gars qui se faisaient tuer dans l'oubli avec pour seule reconnaissance une stèle dans un cimetière peu fréquenté.

Alors qu'il vivait encore, lui et son père, dans les ports de Kiri, Deishui avait pu voir à l'exécution quelques uns de ces shinobis. Il paraissaient être comme des machines, agissant non pas pour un but qui leur tenait à cœur mais simplement par désir de reconnaissance, pour qu'à leur mort on se souvienne d'eux non pas comme de braves citoyens mais comme d'armes ayant renfloués leurs sentiments pour servir sans trembler le village.

Cette vision des choses révulsait Deishu. Lui qui avait reçut une éducation des plus humaniste, plaçant les sentiments et la réflexion au centre de tout ne comprenait pas cette philosophie si particulière. Son entrée à l'académie l'avait d'ailleurs confortée dans l'idée que lui et les shinobis n'appartenaient pas au même monde. Il y avait vu des enfants d'une dizaine d'année se livrer corps et âme à des exercices de clonage. Etaient-ils seulement conscient de ce à quoi leur servirait ces techniques? Savaient-ils que tôt ou tard ce qui était pour eux un jeu ferait d'eux des instruments de mort?
Enfin, cette entrevue avec cet autre ninja de Kumo, Sho, illustrait parfaitement le détachement inhumain dont faisaient preuve les shinobis. pourquoi n'avait-il pas cherché à comprendre cette pauvre vieille femme? Pourquoi ne lui avait-il pas accordé la moindre attention, le moindre regard? Il n'y avait probablement vu qu'un corps périmé qui ne tarderait pas à rendre son dernier souffle, un corps que l'on devait traiter comme celui d'un être dont la vie pourrait hypothétiquement se poursuivre durant plusieurs dizaines d'années. Mais l'aveugle qu'il était n'avait pas pu déceler la mélancolie dans le regard ternis de la vieille dame, il n'avait pas pu comprendre les envies de cette âme condamnée qui souhaitait seulement rompre avec son quotidien.
Par cette attitude, Sho faisait parti de ces êtres détestables aux yeux de Deishui.

Alors qu'il continuait de courir dans les rues de Kumo, conscient que son "camarade" de l'hôpital l'avait probablement suivit, le Da posa les yeux sur un établissement fort intéressant : un vendeur de vins et autres alcools en tout genre. Assurément, s'était la planque rêvée. L'odeur de ses vêtements seraient camouflée par les effluves alcoolisés et il pourrait facilement se mêler aux tonneaux de sorte de n'être repéré.
Furtivement, il s'approcha du magasin et plus particulièrement des tonneaux soigneusement rangés. Il prit place aux côtés de l'un d'eux puis, sans tarder, croisa ses doigts de manière à effectuer le seul signe qu'il avait pu retenir à l'académie.

[Métamorphose rang étudiant en tonneau]
[Modification du poids et prise de la forme d'un objet inanimé]
[-2 mp]

A présent, Deishui était devenu un bête tonneau, fait de bois et encerclé d'un métal des plus banal. Il avait recopié jusqu'aux légèrement fissures dans le bois qui auraient pu, si tout les tonneaux présents dans ce tas avaient été plein, laisser échapper le précieux liquide. Le seul risque à présent était qu'une personne tente de l'acheter, lui le faux tonneau.

*Avec la poisse que j'ai aujourd'hui, y'a bien un idiot qui va vouloir le tonneau que je suis et pas un autre...*

Quoiqu'il en soit, le bon point résidait dans le fait que Sho n'était pas encore sur ses traces...Enfin pour le moment.

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Sho Nagoshi le Mer 19 Nov - 20:03

¤,.°o°O Chapitre 5 : Renforcement O°o°.,¤
« Poursuite surprenante »

D'un seul bond, Sho se retrouva dans la petite cour de l'hôpital. Sous le poids de ses pas, il sentit quelques éclats de verre se moudre parmi la multitude de ceux qui jonchaient le sol. Deux directions s'offraient à lui désormais : la sortie de gauche ou celle de droite. Ses yeux avaient beau oscillé entre les deux, aucun d'entre elles ne l'attiraient plus que l'autre. Il ne savait pas dans quelle direction Deishui était parti et ne pouvait donc compter que sur un coup du sort pour retrouver sa trace.

Sa réflexion se faisant trop intense, il sentit comme un énorme noeud se former dans sa tête. Le stress lié au temps qui continuait inlassablement de s'écouler n'aidait en rien les choses. Son esprit était saturé ; définitivement encombré de doutes et de suppositions inutiles. Il devait toutefois prendre une décision et le plus rapidement possible, s'il ne voulait pas voir ses espoirs de retrouvaille s'évaporer. Le hasard allait-il bien faire les choses ? Le dicton pouvait l'affirmer catégoriquement, Sho n'était en rien superstitieux. Il décida donc de se fier à son instinct et prit la sortie de droite car la rue continuait, de ce côté, jusqu'au centre-ville et ses nombreux commerces. Nul doute qu'un fuyard préférerait la couverture d'une foule compacte aux rues quasiment vides des quartiers alentours.

Sho s'engouffra ainsi dans la longue rue bordée par des bâtiments de bien moindre taille par rapport à l'hôpital mais tout de même assez hauts pour jeter une ombre permanente sur la chaussée. Sur la gauche, quatre enseignes se succédaient dans des tons et des styles différents : une poissonnerie dont les étals libéraient un parfum marin dès plus agréables ; une boucherie où les abats pendus à des crochets côtoyaient des belles pièces de viandes taillées en carré ou en rectangle réguliers ; une épicerie dont les paniers regorgeaient de fruits et légumes aux couleurs vives et chatoyantes ; et finalement une sorte de cave à vins dont la vitrine croulait sous le nombre de bouteilles en exposition, et dont la devanture ressemblait à un dépositoire de tonneaux en tout genre. Sur la droite, s'élevaient des bâtisses aux façades agréablement sculptées et aux finitions remarquables - probablement des logements appartenant à des gens aisés - où les balcons en fleur apportaient un avant-goût de printemps.

Arrivé au bout de sa course, Sho tomba sur un carrefour au milieu duquel se dressait une pierre rectangulaire sur laquelle était gravé une longue série de noms. D'un simple coup d'oeil circulaire, il nota les trois autres directions qui s'ouvraient ici. Une en face, l'autre à gauche et une dernière à droite. Autant dire que ses recherches devenaient désormais impossibles.

Une sensation de chaleur qui n'avait rien avoir avec l'effort qu'il venait de fournir lui saisit le coeur. Une sorte de déception liée à son échec. Celui de ne pas avoir réussit à mettre la main sur son camarade. Il devait se trouver bien loin à présent et avait très probablement suivit l'une de ces rues, mais rien ne pouvait lui indiquer laquelle. Son instinct avait plus de chance de l'emmener à l'autre bout du village sans apercevoir un seul chat sur sa route que de retrouver la trace de Deishui dans les parages. Il devait donc se faire à cette idée ... il ne le retrouverait sûrement pas aujourd'hui et ne trouverait de ce fait, aucune réponse aux questions qui le tourmentait.

Las, il rejoignit le large socle sur lequel était posé la pierre rectangulaire et s'y assit. Un profond soupire s'échappa de ses lèvres, témoin de l'impuissance dont il était victime. Ses yeux contemplèrent le sol un long moment avant de se redresser vers la rue par laquelle il était arrivé. D'ici, seuls la devanture de la cave à vins et l'entrée d'un bâtiment aux façades aussi blanches que neige étaient visibles.

Sho ne s'attarda guère longtemps sur cette vision coquette et lui préféra celle du ciel bleu clair parsemé de nuages gris. Qu'allait-il faire désormais ? Rentrer chez lui comme si sa journée était finie ? Rester ici et attendre que le temps passe ? Qui sait, peut-être que Deishui pointerai à nouveau le bout de son nez. Prendre la route de l'Académie et s'y arrêter pour potasser quelques techniques ? Ou encore s'arrêter au Chien Fou et noyer son échec dans un savoureux Sukiyaki ? Il avait beau y avoir plusieurs issues à cette situation, le shinobi qu'il était se refusait presque à quitter cette place.

Deux minutes d'avance avaient suffit à Deishui pour se volatiliser. Deux petites minutes durant lesquelles il s'était assuré du bon traitement de cette pauvre madame Plindsou. Deux minutes de trop à en croire les évènements.

Un autre soupire, plus long encore que le premier, et Sho se pencha légèrement vers l'avant en appuyant ses coudes contre ses cuisses. Il avait le choix de dénoncer ou non son camarade mais ça n'était pas dans sa nature d'agir de cette manière. Le village n'était de toute manière pas assez grand pour le cacher assez longtemps à ses yeux. A moins que Deishui ne le quitte, il était certain qu'ils se reverraient tôt ou tard pour régler ce petit contentieux.

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Iba Hiyori le Sam 22 Nov - 20:32

Deishui: + 6 XP
Sho: + 6 XP

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Uchiha Taka le Mer 29 Juil - 18:57

C’est en armant son bandeau de kunoichi sur son bras gauche qu’elle sortit de sa chambre. Dans le couloir, tout était calme. Le temps qu’elle fasse les formalités et se détende dans une baignoire individuelle dont la compagnie avait été plus qu’agréable, le ciel de Kumo avait changé de teinte. L’horizon ne tarderait pas à entrer en fusion, et les montagnes qui entouraient le village commençaient à projeter des ombres dont la superficie était largement supérieure à la cité. Cette atmosphère était tout aussi étrange qu’inconnue. Il faisait jour mais l’on subissait déjà le soir, la fraîcheur de l’air n’était pas commune. Ou sans doute l’était-elle, mais c’était là une question d’habitude et,d e toute façon, il ne faisaitpas froid pour autant.

Taka quitta l’auberge et se rendit dans la première rue qui lui était proposée. Par chance, elle tomba sur une allée plutôt garnie en magasins et restaurants en tout genre. Certaines boutique tiraient leur rideau, mais il restait quelques irréductibles que l’obscurité naissante ne faisait pas plier. La jeune fille ne se fit pas prier plus longtemps, elle pénétra dans l’une d’elles à la recherche de quelque chose de plus chaud que ses maigres vêtements. Sans vraiment se soucier de ce qu’elle allait s’apprêter à dépenser, elle choisit quelques ensembles qui lui plaisaient, les passa rapidement avant d’en reposer une partie et de ressortir de là les bras chargés d’un grand sac a dos partiellement empli d’habits.

Il lui fallut bien peu de temps pour regagner sa chambre, s’y changer – jeter ses habits abimés par le combat – et se regarder prestement dans le miroir. Elle était bien comme ça… Cette tunique sombre lui plaisait, tellement qu’elle passerait surement chez l’armurier pour en faire un équipement tactique par la suite. Elle tourna sur elle même une dernière fois, contemplant son ensemble et ses mains fraîchement gantées. Ce fait, elle sortit de nouveau, à la recherche de calme et, sans doute, de solitude.

C’est en rôdant au gré des vents qu’elle finit par accéder à un recoin fort entretenu. Riche en végétation locale sans pour autant donner un aspect trop sauvage, le parc proposait des cadres bien différents d’un côté à un autre. Curieuse de découvrir de nouvelles sensations, Taka se dirigea vers ce plateau un peu plus haut que les autres, dominant une partie du village sans pour autant en isoler. Il était parfait, juste assez loin, mais aussi juste assez proche. Depuis ce point l’on pouvait contempler les gens, leurs habitudes, regarder où ils allaient tout en sentant le vent des hauteurs et les odeurs qu’il transportait. De ci de là, des lumières s’allumaient, signe que les foyers restaient vivant malgré la morsure imminente de la nuit.

La jeune fille jeta son regard sur ce magnifique paysage sans pour autant le dévorer. Elle se rendit compte que les toits dépareillés de Konoha ne lui manquaient pas… du moins pas encore, mais elle aurait voulu les quitter d’une autre façon.

Alea jacta est…

Des souvenirs, d’autres souvenirs… Plus les secondes passaient plus elle se fabriquait son histoire. Une histoire bien noire à cette heure là, une histoire qu’elle retournerait longtemps si elle ne faisait pas le pas. Elle pensait que le vide lui prêterait main forte, et pourtant, il venait lui rappeler tout ce qu’elle voulait éviter à cet instant précis. Les pupilles perdues sur la forêt de lucioles qui continuait de croître, elle ne se rendit que tardivement compte qu’elle n’était en fait pas seule. Sans même tourner la tête, elle s’adressa à la personne qui était là.

[Taka] Que voulez vous ?

Le ton un peu agressif, la voix de quelqu’un qui était d’ores et déjà sur la défensive. Elle n’était pas dans son monde et n’avait pas encore pris le temps de s’habituer à son nouvel environnement. Elle passa rapidement la main sur le bandage qui dépassait légèrement de son gilet, au niveau de l’épaule gauche.

Garde, blessée ne voulait pas dire inoffensive.


Dernière édition par Uchiha Taka le Jeu 12 Nov - 0:34, édité 4 fois

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Re: « Boulevard of Broken Dreams »

Message  Etsuko Kaori le Mer 29 Juil - 21:56

La nuit venait à peine de tomber. Etsuko avait passé, comme souvent, la soirée dans le parc, à admirer les buissons de fleurs visités par les plus beaux papillons de Kumo. Ceux-ci venaient par groupes, et il arrivait fréquemment que plus d'une trentaine d'individus volètent autour d'un bosquet.
La jeune fille profitait de la tombée de la nuit comme d'un cadeau quotidien. Elle aimait le soleil et ce qu'il annonçait, mais elle vénérait tout autant son coucher, puisqu'avec l'amoindrissement de la lumière se déroulaient une foule de phénomènes incroyables. C'est toujours à la tombée de la nuit que se passent les choses les plus extraordinaires dans les mythes, et elle-même en avait la preuve chaque jour qui passait : avant que la lune ne se lève, la plupart des humains allaient se terrer sous les toits, à la recherche du confort de leur habitation ou de la joie des bars, et les animaux reprenaient leurs droits. Quelques chiens erraient dans les rues, les chats réinvestissaient les toits et les gouttières, le parc était empli de nombreuses espèces nocturnes. Le seul inconvénient, c'est que la majorité des papillons allaient se terrer, suivant l'exemple des humains... Les fleurs faisaient de même, se fermant et bloquant leur respiration pour la nuit.

Le coucher de soleil, vu des hauteurs de Kumo, était magnifique, mais une fois la température retombée, la demoiselle ne tardait en général pas longtemps. Lorsqu'elle ne passait pas la soirée dans un bar à observer ses congénères, et qu'elle ne travaillait pas ses illusions seule au détour d'une ruelle, profitant ainsi du sommeil de la ville, la jeune fille se couchait tôt. Et oui, parce qu'elle se devait d'être à l'académie de bonne heure, et pour se faire, elle avait compris depuis longtemps qu'elle avait tout intérêt à se présenter en forme, au cas où quelqu'un était pris par l'envie de lui assigner une mission aussi inattendue que futile. Non, vraiment, on ne lui donnait jamais de tâche utile, comme par exemple référencer le nombre de types de cailloux différents qu'on trouvait à Kumo, ou apprendre le langage des chèvres. Ça, c'était passionnant, sans aucun doute ! Ou en tout cas, bien plus que de partir à la recherche de gens disparus (si les gens disparaissaient, c'est qu'ils ne voulaient pas être retrouvés, de toute façon...) ou que d'aller surveiller des lignes qui n'existaient que dans la tête des gens qui ne sortaient jamais de leur bureau, les pauvres.

Etsuko descendait doucement vers l'entrée du parc, regrettant qu'il soit si vide à cette heure. Elle aurait aimé savoir si les autres voyaient les mêmes merveilles qu'elle, par exemple, ou si ils préféraient les nuages aux étoiles.
Mais ce soir, pour une fois, il y avait quelqu'un. La jeune fille la repéra bien avant de s'approcher d'elle, il s'agissait d'une femme. De son âge, apparemment. A chaque pas, de nouveaux détails lui apparaissaient : ainsi, l'inconnue portait au bras le même genre de bandeau que celui qu'on lui avait donné il y a quelques années (il devait aujourd'hui prendre la poussière dans un tiroir...), mais d'une couleur différente. Ce détail l'intrigua. Pourquoi donc avait-elle teint son bandeau ? Quand elle s'approcha davantage, Etsuko remarqua un symbole étrange sur l'objet en question, bien différent du sien. Bon.
Tout d'un coup, elle était certaine que tout cela faisait partie des nombreuses leçons qu'elle était sensée avoir apprises par elle-même à un moment de sa formation. Et oui, il faut dire qu'elle avait parfaitement retenu le fait qu'il existait d'autres cités en dehors de Kumo, le sujet l'avait même fascinée pendant un temps. Mais pas exactement comme il passionnait les autres : oubliant les noms et les symboles représentants les villages, elle avait demandé à ses professeurs si les gens qui vivaient là-bas disposaient d'un bras en plus, s'ils avaient le nez au milieu du menton ou s'ils aimaient aussi les myrtilles. Les seules questions qui valaient la peine, en fait, le reste n'était que sans importance... Toujours était-il que si elle portait un bandeau, la jeune femme devait être shinobi.

Lorsqu'elle fut proche de l'inconnue, Etsuko ralentit nettement le rythme. Elle voulait l'observer de loin, comme elle observait toutes les autres personnes qu'elle rencontrait. Hélas, à sa déception, la jeune femme n'avait aucune particularité évidente. Pas de tic, ou autre chose d'aussi amusant. Non, elle semblait admirer silencieusement le paysage offert par la ville qui commençait doucement à s'éclairer de l'intérieur. La rouquine sourit : elle aussi trouvait cela beau, mais là, sur l'instant, ce qui l'intéressait, c'était de savoir si l'étrangère était comme les kuméens.

Cette dernière ne tarda pas à l'apostropher. L'avait-elle entendue, perçue ? Aucune idée, toujours était-il que l'on savait qu'elle était là, et qu'il serait plutôt bien vu, si elle voulait établir le contact, qu'Etsuko prenne la peine de sortir des sous-bois. Lorsqu'elle s'en extirpa, elle pu remarquer que l'inconnue s'était mise en position de garde, qu'elle reconnu pour l'avoir souvent observée chez d'autres shinobi. Cette position impliquait en général un combat ou un danger imminent, et la jeune fille se demanda un instant laquelle des deux circonstances était la bonne ce soir là, aucune des deux ne lui paraissant cohérente.

Alors qu'elle allait prendre la parole, l'illusionniste remarqua un bandage dépassant de la manche du gilet de la jeune femme. En général, les gens ne mettent pas de bandage pour décorer, aussi supposa-t-elle qu'elle avait été blessée. Probablement par une chèvre, si elle avait été aussi agressive avec un troupeau, il n'était pas étonnant qu'elle ai été attaquée...

Se décidant enfin à prononcer quelques mots, Etsuko s'approcha encore de quelques pas, inconsciente de la position défensive de son interlocutrice :

« En fait, là, je veux surtout savoir où vont les papillons de jour la nuit, et où vont les papillons de nuit le jour. Et j'aimerais aussi savoir si le ciel est de la même couleur qu'ici dans l'endroit d'où tu viens. Et un tas d'autres choses, encore... »

Tutoiement immédiat, comme d'habitude. A peine se rendait-elle compte de l'affront et de l'impolitesse qu'elle était en train de témoigner, mais elle ne voyait pas l'intérêt de prendre des distances avec les gens alors qu'elle voulait les connaître. Toutefois, pour ne pas la faire fuir (en général, les personnes qu'elle rencontrait fuyaient si Etsuko parlait trop longtemps de la couleur du ciel, elle n'avait jamais vraiment compris pourquoi...), elle avait évité de trop s'appesantir sur ses vœux. Si l'on demandait à la demoiselle de faire la liste de ce qu'elle souhaitait, on n'avait pas terminé, en fait... Curieuse mais préférant pouvoir continuer l'échange sans qu'il ne fut interrompu par un effroi de son interlocutrice, elle préféra laisser les questions trop personnelles de côté pour l'instant. Au lieu de ça, elle enchaîna :

« Tu crois que les gens savent qu'on les regarde allumer les lumières ? »

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