L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
Après avoir échangé encore quelques paroles où Chihiro tenta de démontrer à Zabuza l’ambiguïté du rôle du shinobi, le garçon ferma les yeux et s’endormit sur ses genoux. Elle hésita à le ramener dans son lit, et décida, attendrie, de n’en rien faire.
La nuit s’écoula avec lenteur, sans que Chihiro ne ressente la moindre fatigue. Elle demeurait silencieuse, effleurant parfois du bout des doigts le visage de l’enfant. Méditative, elle sombrait dans un demi songe délicieusement agréable, où ses pensées erraient sans but et ne la tourmentaient pas.
Alors qu’une brume insidieuse et glaciale envahissait les rues du village, à une heure où l’on ne sait plus s’il est tard le soir ou tôt le matin, un homme s’accroupit à ses côtés, observant avec compassion le petit Zabuza. Il y avait du regret dans sa voix lorsqu’il murmura, et de la résignation. Il s’empara délicatement de l’adolescent, et retourna dans sa chambre, où il l’allongea. Chihiro l’avait suivi comme une ombre, sachant qu’il ne la voyait pas. Elle s’adossa au mur face au lit, laissant le shinobi s’installer dans un fauteuil et veiller sur le sommeil du garçon avec attention.
"Zabuza, des gens te protègent, et tu ne les distingues pas…"chuchota-t-elle.
Le matin arriva bien trop vite au gré de la jeune fille. Qu’allait subir celui qui deviendrait son maître ? Elle était agitée lorsqu’ils se rendirent au bureau du Mizukage, mais elle ne laissa pas paraître son inquiétude lorsqu’elle sourit avec confiance à Zabuza, l’encourageant. L’homme qui les avait accompagnés se détourna après s’être incliné devant le chef de Kiri.
Ce fut quand la porte se referma que le Mizukage consentit à entretenir Zabuza sur ce qui allait suivre.
La kunoichi était extrêmement soulagée de savoir que le passage au grade de genin allait être réformé. Une telle boucherie pour raffermir les jeunes cœurs n’était que pure cruauté. Elle aurait souhaité que l’homme développe une explication sur le Démon de Kiri, mais ce n’était à priori pas son but.
Il laissa ensuite entrer ceux qui deviendraient les partenaires de Zabuza, et les battements cardiaques de Chihiro semblèrent se stopper un long instant. La kunoichi parvint enfin à reprendre sa respiration, mais l’air inhalé paraissait lui brûler les poumons. Ses parents… Là, devant elle, si vivants, si… jeunes. En regardant Yuhi, la genin avait presque l’impression de se voir dans un miroir.
"Maman…"
Chihiro s’avança vers sa mère, mais celle-ci ne la regardait pas. La kunoichi réprima un sanglot et se mordit les lèvres pour retenir ses pleurs. Pourquoi ? Pourquoi une telle insensibilité à la souffrance qu’elle éprouvait ? Qui était capable de cela ? Dans quel but la blessait-on de cette manière ?
Elle osa enfin diriger son regard vers celui qui allait être son père, ne l’ayant encore jamais aperçu. Ses mains tremblèrent convulsivement, et elle laissa les larmes couler sur ses joues.
"Pourquoi tu ne me vois pas ?" siffla-t-elle, une pointe de haine dans le ton.
Elle se tourna vers le seul être qui connaissait sa présence. Elle lut sur son visage la joie d’être avec ses amis, la fierté d’avoir reçu leurs compliments, mais aussi la crainte… La crainte de l’inconnu et de l’incompréhension, la peur inspirée par les faibles connaissances qu’il possédait sur lui-même.
La kunoichi s’en voulut : elle s’était montré égoïste. Elle avait dit qu’elle le soutiendrait, elle se l’était promis et n’en avait rien fait. Elle devant faire une croix sur le passé, personne ne la remarquerait jamais ici, et ses parents ne reviendraient pas : ils étaient morts, et il fallait qu’elle cesse de se voiler la face. Ce n’était que de illusions, en aucun cas elle n’aurait la possibilité de leur parler réellement. Pour son futur maître, la situation était totalement différente.
Elle essuya ses yeux avec le bout de ses manches et se plaça derrière Zabuza, posant ses mains sur ses épaules de manière réconfortante. D’une voix rendue hésitante par ces pleurs, elle murmura à son oreille.
"Ne crains rien, Zabuza, tu dois être fier de ce que tu es. Je suis persuadée que tu apprendras à maîtriser le pouvoir que tu possèdes et qui te rend plus puissant que nul autre. Plus puissant mais plus faible. Ne reste pas aveugle."
La nuit s’écoula avec lenteur, sans que Chihiro ne ressente la moindre fatigue. Elle demeurait silencieuse, effleurant parfois du bout des doigts le visage de l’enfant. Méditative, elle sombrait dans un demi songe délicieusement agréable, où ses pensées erraient sans but et ne la tourmentaient pas.
Alors qu’une brume insidieuse et glaciale envahissait les rues du village, à une heure où l’on ne sait plus s’il est tard le soir ou tôt le matin, un homme s’accroupit à ses côtés, observant avec compassion le petit Zabuza. Il y avait du regret dans sa voix lorsqu’il murmura, et de la résignation. Il s’empara délicatement de l’adolescent, et retourna dans sa chambre, où il l’allongea. Chihiro l’avait suivi comme une ombre, sachant qu’il ne la voyait pas. Elle s’adossa au mur face au lit, laissant le shinobi s’installer dans un fauteuil et veiller sur le sommeil du garçon avec attention.
"Zabuza, des gens te protègent, et tu ne les distingues pas…"chuchota-t-elle.
Le matin arriva bien trop vite au gré de la jeune fille. Qu’allait subir celui qui deviendrait son maître ? Elle était agitée lorsqu’ils se rendirent au bureau du Mizukage, mais elle ne laissa pas paraître son inquiétude lorsqu’elle sourit avec confiance à Zabuza, l’encourageant. L’homme qui les avait accompagnés se détourna après s’être incliné devant le chef de Kiri.
Ce fut quand la porte se referma que le Mizukage consentit à entretenir Zabuza sur ce qui allait suivre.
La kunoichi était extrêmement soulagée de savoir que le passage au grade de genin allait être réformé. Une telle boucherie pour raffermir les jeunes cœurs n’était que pure cruauté. Elle aurait souhaité que l’homme développe une explication sur le Démon de Kiri, mais ce n’était à priori pas son but.
Il laissa ensuite entrer ceux qui deviendraient les partenaires de Zabuza, et les battements cardiaques de Chihiro semblèrent se stopper un long instant. La kunoichi parvint enfin à reprendre sa respiration, mais l’air inhalé paraissait lui brûler les poumons. Ses parents… Là, devant elle, si vivants, si… jeunes. En regardant Yuhi, la genin avait presque l’impression de se voir dans un miroir.
"Maman…"
Chihiro s’avança vers sa mère, mais celle-ci ne la regardait pas. La kunoichi réprima un sanglot et se mordit les lèvres pour retenir ses pleurs. Pourquoi ? Pourquoi une telle insensibilité à la souffrance qu’elle éprouvait ? Qui était capable de cela ? Dans quel but la blessait-on de cette manière ?
Elle osa enfin diriger son regard vers celui qui allait être son père, ne l’ayant encore jamais aperçu. Ses mains tremblèrent convulsivement, et elle laissa les larmes couler sur ses joues.
"Pourquoi tu ne me vois pas ?" siffla-t-elle, une pointe de haine dans le ton.
Elle se tourna vers le seul être qui connaissait sa présence. Elle lut sur son visage la joie d’être avec ses amis, la fierté d’avoir reçu leurs compliments, mais aussi la crainte… La crainte de l’inconnu et de l’incompréhension, la peur inspirée par les faibles connaissances qu’il possédait sur lui-même.
La kunoichi s’en voulut : elle s’était montré égoïste. Elle avait dit qu’elle le soutiendrait, elle se l’était promis et n’en avait rien fait. Elle devant faire une croix sur le passé, personne ne la remarquerait jamais ici, et ses parents ne reviendraient pas : ils étaient morts, et il fallait qu’elle cesse de se voiler la face. Ce n’était que de illusions, en aucun cas elle n’aurait la possibilité de leur parler réellement. Pour son futur maître, la situation était totalement différente.
Elle essuya ses yeux avec le bout de ses manches et se plaça derrière Zabuza, posant ses mains sur ses épaules de manière réconfortante. D’une voix rendue hésitante par ces pleurs, elle murmura à son oreille.
"Ne crains rien, Zabuza, tu dois être fier de ce que tu es. Je suis persuadée que tu apprendras à maîtriser le pouvoir que tu possèdes et qui te rend plus puissant que nul autre. Plus puissant mais plus faible. Ne reste pas aveugle."
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Chihiro Sanada-

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
La crainte qui m'avait envahi s'estompa lorsque Chihiro eut posé les mains et sur mes épaules et m'eut murmuré des paroles réconfortantes à l'oreille. Je lui aurait volontiers répondu à ce moment là, mais personne d'autre que moi ne semblait la voir. Rassuré, je repris la parole et m'adressai au Mizukage.
"Ma situation ? Qu'entendez-vous par là ? Que je suis un monstre ? Que les gens ont peur de moi et que seuls Rokuro et Yuhi veulent s'approcher de moi ?"
"Calme-toi, Zabuza. Je n'ai pas dit ça..."
"Et vous voulez me faire croire ça ? Je ne suis pas idiot, j'ai toujours été rejeté ne serait-ce que par mon nom ! Vous croyez que le fait d'avoir massacré tous mes camarades me rendra plus populaire ???"
"Arrête, Zabuza. Nous savons tous que ce n'était pas ta faute..."
La colère m'envahit alors que les paroles hypocrites du Mizukage résonnaient dans ma tête. Je baissai la tête et serrai les poings, et les dents. Une lueur rougeâtre se mit à briller dans mes yeux, et tous purent discerner une perturbation dans mon Chakra. Lentement, je relevai la tête et fixai le chef suprême de Kiri no Kuni.
"Je vous montrerai un jour... Je deviendrai le shinobi le plus puissant de ce village et je vous tuerai pour vous apprendre à décider de mon destin à ma place..."
"Zabuza, assez ! Tu n'as pas le droit de t'adresser au seigneur Mizukage de la sorte."
"Ce n'est rien, Rokuro. Quant à toi, Zabuza, menace-moi tant que tu veux, je ne te crains pas. Mais quitte à vouloir me tuer alors entraîne-toi, nuit et jour, sans relâche, et tue-moi si tu le peux. Il n'y a pas de honte à être vaincu par un adversaire supérieur, et lorsqu'un chef devient faible il faut le remplacer. Mais n'oublie pas que pour l'instant tu n'es qu'un apprenti shinobi et une déchet dont personne ne veut."
Pris de colère, je quittai la pièce en courant, cachant mes larmes.
"Zabuza !"
"Laisse-le partir. S'il a fui, c'est surement pour ne pas nous montrer sa souffrance. Il peut sembler dur et méchant, mais au fond de lui il a mal de ne pas être reconnu par les villageois. Peut-être la colère l'aidera-t-elle à se trouver."
"Rokuro..."
"Il a raison, Yuhi. Malgré son jeune âge, Zabuza a surement déjà pu faire l'expérience de toutes les afflictions dont peut souffrir le coeur d'un être humain. C'est aussi pour ça que j'ai accepté votre demande. Sans vous il cèdera au Démon de Kiri et pourrait devenir le pire danger que le village ait jamais connu. Si vous le soutenez, il deviendra surement un héros pour ce village."
"Malgré le respect que je vous dois, Mizukage-sama, vos raisons m'importent peu. Zabuza est mon ami, et Yuhi et moi sommes la seule "famille" qu'il ait. De ce fait, nous serons toujours à ses côtés, avec ou sans votre approbation. N'est-ce pas, Yuhi ?"
"... Oui, nous ne pouvons pas le laisser tomber. Lui en tout cas, ne nous abandonnerait surement pas."
"Bien, je vois que les liens qui vous unissent sont vraiment forts. En ce cas, je n'ai pas de souci à avoir pour l'avenir."
J'étais parti me réfugier sur les rochers, au bord de la mer. Ici, personne ne venait jamais me déranger, pas même les pêcheurs qui me considéraient comme un oiseau de mauvaise augure.
Ma main droite saignait tant j'avais frappé dans un des rochers et j'étais fatigué d'avoir pleuré toutes les larmes de mon corps. Chihiro finit par me retrouver et s'assit près de moi, en silence.
"Tu crois que le vieux a raison ? Peut-être effectivement que je ne suis qu'un dêchet comme il l'a dit..."
"Ma situation ? Qu'entendez-vous par là ? Que je suis un monstre ? Que les gens ont peur de moi et que seuls Rokuro et Yuhi veulent s'approcher de moi ?"
"Calme-toi, Zabuza. Je n'ai pas dit ça..."
"Et vous voulez me faire croire ça ? Je ne suis pas idiot, j'ai toujours été rejeté ne serait-ce que par mon nom ! Vous croyez que le fait d'avoir massacré tous mes camarades me rendra plus populaire ???"
"Arrête, Zabuza. Nous savons tous que ce n'était pas ta faute..."
La colère m'envahit alors que les paroles hypocrites du Mizukage résonnaient dans ma tête. Je baissai la tête et serrai les poings, et les dents. Une lueur rougeâtre se mit à briller dans mes yeux, et tous purent discerner une perturbation dans mon Chakra. Lentement, je relevai la tête et fixai le chef suprême de Kiri no Kuni.
"Je vous montrerai un jour... Je deviendrai le shinobi le plus puissant de ce village et je vous tuerai pour vous apprendre à décider de mon destin à ma place..."
"Zabuza, assez ! Tu n'as pas le droit de t'adresser au seigneur Mizukage de la sorte."
"Ce n'est rien, Rokuro. Quant à toi, Zabuza, menace-moi tant que tu veux, je ne te crains pas. Mais quitte à vouloir me tuer alors entraîne-toi, nuit et jour, sans relâche, et tue-moi si tu le peux. Il n'y a pas de honte à être vaincu par un adversaire supérieur, et lorsqu'un chef devient faible il faut le remplacer. Mais n'oublie pas que pour l'instant tu n'es qu'un apprenti shinobi et une déchet dont personne ne veut."
Pris de colère, je quittai la pièce en courant, cachant mes larmes.
"Zabuza !"
"Laisse-le partir. S'il a fui, c'est surement pour ne pas nous montrer sa souffrance. Il peut sembler dur et méchant, mais au fond de lui il a mal de ne pas être reconnu par les villageois. Peut-être la colère l'aidera-t-elle à se trouver."
"Rokuro..."
"Il a raison, Yuhi. Malgré son jeune âge, Zabuza a surement déjà pu faire l'expérience de toutes les afflictions dont peut souffrir le coeur d'un être humain. C'est aussi pour ça que j'ai accepté votre demande. Sans vous il cèdera au Démon de Kiri et pourrait devenir le pire danger que le village ait jamais connu. Si vous le soutenez, il deviendra surement un héros pour ce village."
"Malgré le respect que je vous dois, Mizukage-sama, vos raisons m'importent peu. Zabuza est mon ami, et Yuhi et moi sommes la seule "famille" qu'il ait. De ce fait, nous serons toujours à ses côtés, avec ou sans votre approbation. N'est-ce pas, Yuhi ?"
"... Oui, nous ne pouvons pas le laisser tomber. Lui en tout cas, ne nous abandonnerait surement pas."
"Bien, je vois que les liens qui vous unissent sont vraiment forts. En ce cas, je n'ai pas de souci à avoir pour l'avenir."
J'étais parti me réfugier sur les rochers, au bord de la mer. Ici, personne ne venait jamais me déranger, pas même les pêcheurs qui me considéraient comme un oiseau de mauvaise augure.
Ma main droite saignait tant j'avais frappé dans un des rochers et j'étais fatigué d'avoir pleuré toutes les larmes de mon corps. Chihiro finit par me retrouver et s'assit près de moi, en silence.
"Tu crois que le vieux a raison ? Peut-être effectivement que je ne suis qu'un dêchet comme il l'a dit..."
Dernière édition par le Sam 14 Oct - 10:16, édité 1 fois

Zabuza Momochi- Mort
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
Le Mizukage s'y était pris de la mauvaise manière. Voilà ce que pensait la kunoichi en fouillant en tout sens Kiri pour retrouver Zabuza. Si semblable à celui qu'elle connaissait, mais totalement différent du village qu'elle aimait. Elle continua sa course éperdue, et chaque instant elle voyait l'espoir de retrouver la trace du garçon s'éloigner un peu plus.
*Ce n’était pas la bonne façon de s’adresser à lui. Il n’a pas confiance en lui-même, pourquoi le rabaisser ? Les mots avaient blessé l’enfant bien plus que ne l’auraient fait des coups. Je comprends à quel résultat voulait parvenir Mizukage-sama en agissant de la sorte, et il me semble qu’il a réussi, mais il y a d’autres moyens. Pourquoi toujours user de la violence, de la peur et de la provocation ?*
La leçon avait en tout cas porté ses fruits, Chihiro ne pouvait que le confirmer. En effet, des années plus tard, Zabuza emploierait la même technique à son encontre, pour que la jeune fille puisse aller de l’avant.
Mais elle n’était pas dans la même situation que son futur maître, quoi qu’elle-même avait du affronter cette épreuve dans la solitude. Elle avait été rassurée par ce que ses parents avaient dit sur l’amitié qu’ils portaient à Zabuza, elle était à présent certaine qu’il ne serait pas seul.
La réaction qu’il avait eue était compréhensible. Susciter sa colère à un tel degré revenait à s’en faire un ennemi, et la genin était sûre que le Mizukage le savait pertinemment.
*Alors voici l’homme que vous avez tué avec l’aide de mon père, Shihan…*
Chihiro s’arrêta pour reprendre son souffle, et surtout pour méditer sur la cachette la plus probable. Elle repensa aux différents endroits qu’elle avait traversés avec Zabuza. Le toit de l’hôpital lui était inaccessible, car l’on remarquerait aussitôt sa présence…
Où pouvait-il être ?
Elle emprunta une marche rapide, moins harassante qu’une course, et qui lui permettrait d’observer convenablement les environs.
Elle avançait à bonne allure le long de la mer, croisant des pêcheurs et des familles qui profitaient de la clémence du temps, quand elle aperçut un garçon assise sur des rochers.
Il avait ramené ses genoux contre sa poitrine et entourait ses jambes de ses bras, les poings serrés rageusement. Le menton posé sur ses genoux, il regardait l’horizon, une lueur haineuse dans les yeux. Chihiro remarqua le sang qui dégoulinait de sa main droite, mais ne s’en inquiétait pas outre-mesure.
Elle hésitait à s’installer à ses côtés, ne sachant comment l’adolescent réagirait à sa présence, devinant qu’il voulait peut-être rester seul. Toutefois, Zabuza s’adressa à elle, et elle se plaça près de lui.
"Tu crois que le vieux a raison ? Peut-être effectivement que je ne suis qu'un déchet comme il l'a dit..."
"C’est ce que tu penses ? Est-ce l’opinion que tu as de toi ? Un mot suffit à anéantir ta confiance ? Vis-tu à travers ce que les autres disent de toi ? Perds-tu espoir si facilement ? Te détestes-tu à ce point ?"
La kunoichi secoua doucement la tête, désemparée.
"Non, ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. Montre lui qu’il se trompe, tu as toutes les capacités pour devenir un grand ninja de Kiri. Personne n’a le droit de te traiter de déchet, car même la personne la plus banale, la plus inintéressante, celle qui ne sait rien faire et qui n’a aucun talent, même celle-ci à un rôle à jouer ici-bas. Un jour, elle se découvrira une chose qu’elle seule est capable de faire, et sa vie sera éclairée par une autre lumière, elle se prouvera qu’elle n’est pas inutile. Tu peux devenir bien plus fort que Mizukage-sama, tu sais ? Tu peux devenir bien plus indispensable à Kiri qu’il ne l’est. Garde courage ! Bientôt il saura que de vous deux, le déchet n’est pas toi. Mais j’ai beau parler, il faut que ce soit toi qui en fasse l’expérience, que tu trouves la preuve toi-même de ton utilité au sein de Kiri, ou plutôt pour ce qui t’est précieux. Tu es en train d’éprouver l’ambiguïté entre ton devoir de shinobi et ton cœur d’homme. Montre leur que tu es bien plus que ce qu’ils ne voient !"
*Ce n’était pas la bonne façon de s’adresser à lui. Il n’a pas confiance en lui-même, pourquoi le rabaisser ? Les mots avaient blessé l’enfant bien plus que ne l’auraient fait des coups. Je comprends à quel résultat voulait parvenir Mizukage-sama en agissant de la sorte, et il me semble qu’il a réussi, mais il y a d’autres moyens. Pourquoi toujours user de la violence, de la peur et de la provocation ?*
La leçon avait en tout cas porté ses fruits, Chihiro ne pouvait que le confirmer. En effet, des années plus tard, Zabuza emploierait la même technique à son encontre, pour que la jeune fille puisse aller de l’avant.
Mais elle n’était pas dans la même situation que son futur maître, quoi qu’elle-même avait du affronter cette épreuve dans la solitude. Elle avait été rassurée par ce que ses parents avaient dit sur l’amitié qu’ils portaient à Zabuza, elle était à présent certaine qu’il ne serait pas seul.
La réaction qu’il avait eue était compréhensible. Susciter sa colère à un tel degré revenait à s’en faire un ennemi, et la genin était sûre que le Mizukage le savait pertinemment.
*Alors voici l’homme que vous avez tué avec l’aide de mon père, Shihan…*
Chihiro s’arrêta pour reprendre son souffle, et surtout pour méditer sur la cachette la plus probable. Elle repensa aux différents endroits qu’elle avait traversés avec Zabuza. Le toit de l’hôpital lui était inaccessible, car l’on remarquerait aussitôt sa présence…
Où pouvait-il être ?
Elle emprunta une marche rapide, moins harassante qu’une course, et qui lui permettrait d’observer convenablement les environs.
Elle avançait à bonne allure le long de la mer, croisant des pêcheurs et des familles qui profitaient de la clémence du temps, quand elle aperçut un garçon assise sur des rochers.
Il avait ramené ses genoux contre sa poitrine et entourait ses jambes de ses bras, les poings serrés rageusement. Le menton posé sur ses genoux, il regardait l’horizon, une lueur haineuse dans les yeux. Chihiro remarqua le sang qui dégoulinait de sa main droite, mais ne s’en inquiétait pas outre-mesure.
Elle hésitait à s’installer à ses côtés, ne sachant comment l’adolescent réagirait à sa présence, devinant qu’il voulait peut-être rester seul. Toutefois, Zabuza s’adressa à elle, et elle se plaça près de lui.
"Tu crois que le vieux a raison ? Peut-être effectivement que je ne suis qu'un déchet comme il l'a dit..."
"C’est ce que tu penses ? Est-ce l’opinion que tu as de toi ? Un mot suffit à anéantir ta confiance ? Vis-tu à travers ce que les autres disent de toi ? Perds-tu espoir si facilement ? Te détestes-tu à ce point ?"
La kunoichi secoua doucement la tête, désemparée.
"Non, ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. Montre lui qu’il se trompe, tu as toutes les capacités pour devenir un grand ninja de Kiri. Personne n’a le droit de te traiter de déchet, car même la personne la plus banale, la plus inintéressante, celle qui ne sait rien faire et qui n’a aucun talent, même celle-ci à un rôle à jouer ici-bas. Un jour, elle se découvrira une chose qu’elle seule est capable de faire, et sa vie sera éclairée par une autre lumière, elle se prouvera qu’elle n’est pas inutile. Tu peux devenir bien plus fort que Mizukage-sama, tu sais ? Tu peux devenir bien plus indispensable à Kiri qu’il ne l’est. Garde courage ! Bientôt il saura que de vous deux, le déchet n’est pas toi. Mais j’ai beau parler, il faut que ce soit toi qui en fasse l’expérience, que tu trouves la preuve toi-même de ton utilité au sein de Kiri, ou plutôt pour ce qui t’est précieux. Tu es en train d’éprouver l’ambiguïté entre ton devoir de shinobi et ton cœur d’homme. Montre leur que tu es bien plus que ce qu’ils ne voient !"
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
"Tu as surement raison ..."
Le désespoir avait une nouvelle fois laissé place à la colère. Ce jour-là, je me fit une promesse, celle de ne plus jamais verser de larmes, quelle qu'en soit la raison. Je serrai rageusement mon poing gauche et ramassai un galet de la main droite, puis le lançai à la surface de l'eau. Il ricocha plusieurs fois et à ce moment-là, la vision de Chihiro changea.
Le monde autour d'elle se brouilla, et de nouveaux évènements apparurent à ses yeux. Les cercles sur l'eau n'était plus laissés par le caillou, mais par le déplacement d'un Zabuza un peu plus vieux qu'il y avait quelques secondes ; il devait avoir quinze ans tout au plus.
La kunoichi reconnut l'endroit où elle se trouvait immédiatement : elle était dans les gradins du Bassin aux Requins, sur la surface de l'eau, Zabuza et Rokuro se battaient. Le Mizukage et les Jounin du village observaient le combat avec attention.
"Abandonne, Zabuza, tu ne peux pas me vaincre et tu le sais."
"Tu te trompes sur mon compte, Rokuro. J'ai changé depuis le temps. Aujourd'hui c'est moi qui vais te vaincre."
Rokuro fonça sur moi, tentant de me décocher un coup de pied dans les côtes. Prenant appui de ma main sur sa jambe, je passai par dessus lui et atterit dans son dos, kunai en main, et lui en portait un coup. D'un rapide mouvement de tête, il esquiva la lame et me retourna un coup du dos de son poing fermé. Je me baissai prestement, laissant sa main raser le sommet de mon crâne et reculai d'une cabriole.
"Tu te débrouilles plutôt bien. D'habitude tu n'es pas si agressif en combat contre moi."
"Aujourd'hui je suis motivé plus que jamais. Si je gagne je deviendrai Chuunin et je pourrai réaliser mon rêve !"
"Tu n'as toujours pas abandonné cette idée hein..."
"Le Mizukage m'a promis que si je réussissais il me confierait cette mission. Même si je dois te tuer, je ne peut pas laisser passer l'occasion."
"Tu es vraiment stupide ou quoi ??? Tu crois vraiment que même si tu arrives à rentrer dans la grotte tu pourras récupérer Kubikiri Houcho ? Depuis plus d'un siècle, tous ceux qui ont tenté ne sont jamais revenus ! Zabuza, je t'empêcherai d'y aller, quitte à te blesser gravement !"
"Je ne suis pas n'importe qui ! Je suis Zabuza Momochi, le Démon de Kiri. Maintenant je vais te montrer !
Kage Bunshin no Jutsu !"
Un autre Zabuza apparut à mes côtés. J'allais devoir montrer à Rokuro ce dont j'étais vraiment capable afin de pouvoir réaliser mes rêves pour l'avenir.
*C'est mauvais ! Zabuza a plus de Chakra que moi, je vais devoir ruser ; je ne sais pas quel coup il prépare.*
Les deux Zabuza reculèrent et l'un d'entre eux se mit à reproduire les sceaux du Suiton, alors que l'autre se plaçai devant lui pour le défendre. Rokuro fonça alors sur le deuxième et sauta par dessus lui pour affronter celui qui préparait un jutsu.
Il se mit à le frapper violement pour briser la chaîne de sceaux et fut trè surpris de voir qu'au bout de quelques coups, il se dissipa dans un nuage de fumée.
"Il a insufflé du Chakra dans son clone pour me leurrer ???"
"Tu compris vite, Rokuro, mais maintenant, c'est terminé.
Kirigakure no Jutsu !!!"
Un épais brouillard se leva sur toute l'arène, et tout ce que l'on put distinguer furent des bruits de combat et le son du métal qui s'enfonce dans la chair. Lorsque la Brume se dissipa, l'assistance marqua un moment de silence, horrifiée. Je me tenai derrière Rokuro, un kunai planté au niveau de ses reins et un autre au niveau de son coeur. Je relâchai alors mon étreinte et mon ami de toujours tomba dans l'eau, s'enfonçant vers le fond.
"Félicitations, Chuunin Zabuza Momochi."
Sans mot dire, je sautai en direction des gradins et passai devant Yuhi.
"Zabuza !!! Comment as-tu pu ???"
"Il vivra. J'ai évité les points vitaux. Je ne pourrai pas sacrifier un ami pour mon rêve, même si je dois l'atteindre coûte que coûte."
A ce moment là, Rokuro sortit la tête hors de l'eau. Les Jounins se précipitèrent pour le sortir et lui prodiguer les premiers soins. Yuhi se retourna à nouveau dans ma direction, mais je n'étais déjà plus là.
*Zabuza...*
[Chihiro, Zabuza : +4 EXP RP]
Le désespoir avait une nouvelle fois laissé place à la colère. Ce jour-là, je me fit une promesse, celle de ne plus jamais verser de larmes, quelle qu'en soit la raison. Je serrai rageusement mon poing gauche et ramassai un galet de la main droite, puis le lançai à la surface de l'eau. Il ricocha plusieurs fois et à ce moment-là, la vision de Chihiro changea.
Le monde autour d'elle se brouilla, et de nouveaux évènements apparurent à ses yeux. Les cercles sur l'eau n'était plus laissés par le caillou, mais par le déplacement d'un Zabuza un peu plus vieux qu'il y avait quelques secondes ; il devait avoir quinze ans tout au plus.
La kunoichi reconnut l'endroit où elle se trouvait immédiatement : elle était dans les gradins du Bassin aux Requins, sur la surface de l'eau, Zabuza et Rokuro se battaient. Le Mizukage et les Jounin du village observaient le combat avec attention.
"Abandonne, Zabuza, tu ne peux pas me vaincre et tu le sais."
"Tu te trompes sur mon compte, Rokuro. J'ai changé depuis le temps. Aujourd'hui c'est moi qui vais te vaincre."
Rokuro fonça sur moi, tentant de me décocher un coup de pied dans les côtes. Prenant appui de ma main sur sa jambe, je passai par dessus lui et atterit dans son dos, kunai en main, et lui en portait un coup. D'un rapide mouvement de tête, il esquiva la lame et me retourna un coup du dos de son poing fermé. Je me baissai prestement, laissant sa main raser le sommet de mon crâne et reculai d'une cabriole.
"Tu te débrouilles plutôt bien. D'habitude tu n'es pas si agressif en combat contre moi."
"Aujourd'hui je suis motivé plus que jamais. Si je gagne je deviendrai Chuunin et je pourrai réaliser mon rêve !"
"Tu n'as toujours pas abandonné cette idée hein..."
"Le Mizukage m'a promis que si je réussissais il me confierait cette mission. Même si je dois te tuer, je ne peut pas laisser passer l'occasion."
"Tu es vraiment stupide ou quoi ??? Tu crois vraiment que même si tu arrives à rentrer dans la grotte tu pourras récupérer Kubikiri Houcho ? Depuis plus d'un siècle, tous ceux qui ont tenté ne sont jamais revenus ! Zabuza, je t'empêcherai d'y aller, quitte à te blesser gravement !"
"Je ne suis pas n'importe qui ! Je suis Zabuza Momochi, le Démon de Kiri. Maintenant je vais te montrer !
Kage Bunshin no Jutsu !"
Un autre Zabuza apparut à mes côtés. J'allais devoir montrer à Rokuro ce dont j'étais vraiment capable afin de pouvoir réaliser mes rêves pour l'avenir.
*C'est mauvais ! Zabuza a plus de Chakra que moi, je vais devoir ruser ; je ne sais pas quel coup il prépare.*
Les deux Zabuza reculèrent et l'un d'entre eux se mit à reproduire les sceaux du Suiton, alors que l'autre se plaçai devant lui pour le défendre. Rokuro fonça alors sur le deuxième et sauta par dessus lui pour affronter celui qui préparait un jutsu.
Il se mit à le frapper violement pour briser la chaîne de sceaux et fut trè surpris de voir qu'au bout de quelques coups, il se dissipa dans un nuage de fumée.
"Il a insufflé du Chakra dans son clone pour me leurrer ???"
"Tu compris vite, Rokuro, mais maintenant, c'est terminé.
Kirigakure no Jutsu !!!"
Un épais brouillard se leva sur toute l'arène, et tout ce que l'on put distinguer furent des bruits de combat et le son du métal qui s'enfonce dans la chair. Lorsque la Brume se dissipa, l'assistance marqua un moment de silence, horrifiée. Je me tenai derrière Rokuro, un kunai planté au niveau de ses reins et un autre au niveau de son coeur. Je relâchai alors mon étreinte et mon ami de toujours tomba dans l'eau, s'enfonçant vers le fond.
"Félicitations, Chuunin Zabuza Momochi."
Sans mot dire, je sautai en direction des gradins et passai devant Yuhi.
"Zabuza !!! Comment as-tu pu ???"
"Il vivra. J'ai évité les points vitaux. Je ne pourrai pas sacrifier un ami pour mon rêve, même si je dois l'atteindre coûte que coûte."
A ce moment là, Rokuro sortit la tête hors de l'eau. Les Jounins se précipitèrent pour le sortir et lui prodiguer les premiers soins. Yuhi se retourna à nouveau dans ma direction, mais je n'étais déjà plus là.
*Zabuza...*
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
Chihiro était partie à la suite de Zabuza, sans un regard vers ses parents.
Les voir était bien trop douloureux pour elle…
Elle devait tirer un trait là-dessus, elle n’était pas là pour ça. Mais porter les yeux sur sa mère et découvrir que le regard qu’elle lui rendait la traversait comme si elle était invisible la mettait à la torture. Elle préférait fuir ce contact visuel qu’elle seule percevait. De plus, elle était trop intimidée par son père avec lequel elle ne semblait pas avoir vécu longtemps, pour le regarder dans les yeux.
Elle devait se satisfaire de l’issue du combat, car elle comprenait les motivations de son futur maître, à présent à peine plus jeune qu’elle, et se félicitait de la décision de l’adolescent de ne pas avoir blessé son père mortellement. Cela aurait été inutile, le porteur du Démon de Kiri ayant obtenu ce qu’il souhaitait. Elle avait assisté au combat entre deux adversaires féroces et déterminés à atteindre la victoire malgré leur amitié, et cela l’avait fortement impressionnée. Rien à voir avec les combats d’étudiants dont elle avait été spectatrice, elle avait pu ici apercevoir la rage de vaincre que son maître tentait de distiller aux shinobi du village du brouillard.
*Alors il a réellement tenu ses engagements… Il est devenu chuunin et a battu mon père. Mais comme il semble froid ! Il a l’air de s’être endurci, et adopte un air imperturbable. Que reste-t-il de l’enfant expressif ? Dans quelle mesure est-il semblable à Shihan ?*
Rokuro voulait empêcher son ami de partir à la recherche du grand sabre qui ne le quitterait plus jamais par la suite. La genin savait qu’il reviendrait sauf de la grotte où gisait Kubikiri Houcho, et ne s’inquiétait pas, mais si les rumeurs prétendaient que personne n’en était revenu, l’acharnement que mettait son père à retenir Zabuza était justifié.
Par ailleurs, le chuunin se souviendrait-il d’elle et des conseils qu’elle avait essayé de lui prodiguer ?
Instinctivement, elle accéléra pour parvenir à sa hauteur et saisit sa manche comme elle le faisait habituellement avec le Mizukage. Subitement, elle se rendit compte que le jeune homme à ses côtés n’était pas son maître, au sens où elle ne le connaissait pas vraiment.
Elle relâcha le tissu et s’écarta légèrement, soudainement gênée.
"Félicitations pour cette victoire et ta promotion, Zabuza."
Les voir était bien trop douloureux pour elle…
Elle devait tirer un trait là-dessus, elle n’était pas là pour ça. Mais porter les yeux sur sa mère et découvrir que le regard qu’elle lui rendait la traversait comme si elle était invisible la mettait à la torture. Elle préférait fuir ce contact visuel qu’elle seule percevait. De plus, elle était trop intimidée par son père avec lequel elle ne semblait pas avoir vécu longtemps, pour le regarder dans les yeux.
Elle devait se satisfaire de l’issue du combat, car elle comprenait les motivations de son futur maître, à présent à peine plus jeune qu’elle, et se félicitait de la décision de l’adolescent de ne pas avoir blessé son père mortellement. Cela aurait été inutile, le porteur du Démon de Kiri ayant obtenu ce qu’il souhaitait. Elle avait assisté au combat entre deux adversaires féroces et déterminés à atteindre la victoire malgré leur amitié, et cela l’avait fortement impressionnée. Rien à voir avec les combats d’étudiants dont elle avait été spectatrice, elle avait pu ici apercevoir la rage de vaincre que son maître tentait de distiller aux shinobi du village du brouillard.
*Alors il a réellement tenu ses engagements… Il est devenu chuunin et a battu mon père. Mais comme il semble froid ! Il a l’air de s’être endurci, et adopte un air imperturbable. Que reste-t-il de l’enfant expressif ? Dans quelle mesure est-il semblable à Shihan ?*
Rokuro voulait empêcher son ami de partir à la recherche du grand sabre qui ne le quitterait plus jamais par la suite. La genin savait qu’il reviendrait sauf de la grotte où gisait Kubikiri Houcho, et ne s’inquiétait pas, mais si les rumeurs prétendaient que personne n’en était revenu, l’acharnement que mettait son père à retenir Zabuza était justifié.
Par ailleurs, le chuunin se souviendrait-il d’elle et des conseils qu’elle avait essayé de lui prodiguer ?
Instinctivement, elle accéléra pour parvenir à sa hauteur et saisit sa manche comme elle le faisait habituellement avec le Mizukage. Subitement, elle se rendit compte que le jeune homme à ses côtés n’était pas son maître, au sens où elle ne le connaissait pas vraiment.
Elle relâcha le tissu et s’écarta légèrement, soudainement gênée.
"Félicitations pour cette victoire et ta promotion, Zabuza."
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
"Félicitations pour cette victoire et ta promotion, Zabuza."
Je me retournai vers la kunoichi et, imperturbable au début, finis par lui adresser un sourire. Comme toujours, sa présence me faisait du bien et me redonnait confiance en mes convictions.
"Merci, Chihiro. Si j'en suis là aujourd'hui, c'est grâce à toi. Tout ce que tu m'as dit précédemment m'a beaucoup aidé."
Elle et moi nous regardâmes longuement dans les yeux, puis je repris ma route, la jeune fille sur mes talons. Elle comprit immédiatement où je me dirigeai, reconnaissant la route menant à la Grand Fontaine de Kiri.
"Zabuza, pourquoi cherches-tu tant à t'approprier Kubikiri Houcho ?"
"On dit que c'est le Grand Sabre que portait le fondateur de Kiri no Kuni. Si je reviens avec, je deviendrai un symbole et je détiendrai la puissance nécessaire pour réaliser mon rêve."
"Tu as bien grandi alors..."
"Avant je n'avais rien. Maintenant j'ai cette raison d'être."
Nous continuâmes notre route en silence, jusqu'à ce que nous arrivions à l'entrée de la grotte. Chihiro put ressentir un vent glacial provenant des profondeurs de la terre.
"Tu peux venir avec moi si tu le désires. De toute façon, seul moi peut te voir on dirait."
Chihiro ne dit rien à ce moment là, mais elle fut rassurée de savoir que sa présence importait à mes yeux. Toujours silencieuse, elle me suivit, s'agrippant à nouveau à ma manche.
Après avoir erré de nombreuses heures dans des boyaux rocheux, et avoir marché sur et dans l'eau glaciale, nous finîmes par arriver devant un autel sur lequel reposait un sabre gigantesque. Chihiro reconnut immédiatement l'arme que son maître portait toujours dans le dos.
"Cela me semble bien facile..."
"La véritable épreuve commence maintenant je pense. Regarde tout autour de nous, il reste des ossements humains au niveau de l'autel. Mais je ne suis pas comme eux, je réussirai moi."
Je posai la main sur le manche de Kubikiri Houcho et relâchai mon Chakra, le faisant entrer en résonance avec l'autel. Une forme se dessina dans l'air, au dessus de nous ; à ce moment là, Chihiro laissa échapper un cri de surprise, reconnaissant la petite fille au masque de renard.
Cette dernière et moi même commencèrent à nous affronter du regard, ses yeux jaunes perçant jusqu'à mon âme. Sans que je ne puisse le contrôler, le Démon de Kiri refit surface en moi, et cette fois ce furent mes yeux qui prirent une couleur étrange et malsaine : rouge sang.
Aucun des deux ne lâcha prise, et, flottant dans l'air, Sorincha descendit à ma hauteur. Sans trahir la moindre émotion, elle enfonça sa main dans ma poitrine, au niveau de mon cœur. Un frisson me parcourut l'échine et transperça mon corps alors que je la sentit fouiller dans mes sentiments et mes souvenirs.
La petite fille sembla surprise et eut un mouvement de recul. J'esquissai un sourire et enfonçai à mon tour la main dans sa poitrine en la fixant dans les yeux. Nous restâmes ainsi, nous regardant fixement, de longues minutes. Chihiro, de son côté restai silencieuse et horrifiée. Ainsi son maître aussi avait rencontré cet étrange enfant de par le passé, c'était donc là la preuve que tous les trois étaient liés d'une façon ou d'une autre.
"Tu vois, moi aussi je suis comme toi. Il n'y a plus que la rancœur et la détresse qui me font vivre et autant l'un que l'autre, nous avons déjà versé toutes les larmes de notre corps."
Je relâchai ma poigne et retirai doucement ma main du corps de Sorincha. Cette dernière attrapa le bout de mes doigts de ses deux mains et me fixa à nouveau de son regard jaunâtre, qui me sembla bien moins malsain que quelques instants auparavant. J'aurai presque pu croire que j'y lisai de la tristesse, une tristesse semblable à la mienne, mais cette pensée me quitta bien vite.
"Promis, nous nous reverrons un jour, et comme tu le souhaites, j'oublierai tout jusqu'à ce moment."
L'enfant disparut alors, quant à moi, je tombai à genoux, épuisé, prenant appui sur Kubikiri Houcho afin de ne pas me retrouver face contre terre, mais l'épreuve que j'avais subi était bien plus éprouvante que ce que je ne l'avais pensé, et je sombrai dans l'inconscience au bout de quelques secondes.
"Zabuza !"
Je me retournai vers la kunoichi et, imperturbable au début, finis par lui adresser un sourire. Comme toujours, sa présence me faisait du bien et me redonnait confiance en mes convictions.
"Merci, Chihiro. Si j'en suis là aujourd'hui, c'est grâce à toi. Tout ce que tu m'as dit précédemment m'a beaucoup aidé."
Elle et moi nous regardâmes longuement dans les yeux, puis je repris ma route, la jeune fille sur mes talons. Elle comprit immédiatement où je me dirigeai, reconnaissant la route menant à la Grand Fontaine de Kiri.
"Zabuza, pourquoi cherches-tu tant à t'approprier Kubikiri Houcho ?"
"On dit que c'est le Grand Sabre que portait le fondateur de Kiri no Kuni. Si je reviens avec, je deviendrai un symbole et je détiendrai la puissance nécessaire pour réaliser mon rêve."
"Tu as bien grandi alors..."
"Avant je n'avais rien. Maintenant j'ai cette raison d'être."
Nous continuâmes notre route en silence, jusqu'à ce que nous arrivions à l'entrée de la grotte. Chihiro put ressentir un vent glacial provenant des profondeurs de la terre.
"Tu peux venir avec moi si tu le désires. De toute façon, seul moi peut te voir on dirait."
Chihiro ne dit rien à ce moment là, mais elle fut rassurée de savoir que sa présence importait à mes yeux. Toujours silencieuse, elle me suivit, s'agrippant à nouveau à ma manche.
Après avoir erré de nombreuses heures dans des boyaux rocheux, et avoir marché sur et dans l'eau glaciale, nous finîmes par arriver devant un autel sur lequel reposait un sabre gigantesque. Chihiro reconnut immédiatement l'arme que son maître portait toujours dans le dos.
"Cela me semble bien facile..."
"La véritable épreuve commence maintenant je pense. Regarde tout autour de nous, il reste des ossements humains au niveau de l'autel. Mais je ne suis pas comme eux, je réussirai moi."
Je posai la main sur le manche de Kubikiri Houcho et relâchai mon Chakra, le faisant entrer en résonance avec l'autel. Une forme se dessina dans l'air, au dessus de nous ; à ce moment là, Chihiro laissa échapper un cri de surprise, reconnaissant la petite fille au masque de renard.
Cette dernière et moi même commencèrent à nous affronter du regard, ses yeux jaunes perçant jusqu'à mon âme. Sans que je ne puisse le contrôler, le Démon de Kiri refit surface en moi, et cette fois ce furent mes yeux qui prirent une couleur étrange et malsaine : rouge sang.
Aucun des deux ne lâcha prise, et, flottant dans l'air, Sorincha descendit à ma hauteur. Sans trahir la moindre émotion, elle enfonça sa main dans ma poitrine, au niveau de mon cœur. Un frisson me parcourut l'échine et transperça mon corps alors que je la sentit fouiller dans mes sentiments et mes souvenirs.
La petite fille sembla surprise et eut un mouvement de recul. J'esquissai un sourire et enfonçai à mon tour la main dans sa poitrine en la fixant dans les yeux. Nous restâmes ainsi, nous regardant fixement, de longues minutes. Chihiro, de son côté restai silencieuse et horrifiée. Ainsi son maître aussi avait rencontré cet étrange enfant de par le passé, c'était donc là la preuve que tous les trois étaient liés d'une façon ou d'une autre.
"Tu vois, moi aussi je suis comme toi. Il n'y a plus que la rancœur et la détresse qui me font vivre et autant l'un que l'autre, nous avons déjà versé toutes les larmes de notre corps."
Je relâchai ma poigne et retirai doucement ma main du corps de Sorincha. Cette dernière attrapa le bout de mes doigts de ses deux mains et me fixa à nouveau de son regard jaunâtre, qui me sembla bien moins malsain que quelques instants auparavant. J'aurai presque pu croire que j'y lisai de la tristesse, une tristesse semblable à la mienne, mais cette pensée me quitta bien vite.
"Promis, nous nous reverrons un jour, et comme tu le souhaites, j'oublierai tout jusqu'à ce moment."
L'enfant disparut alors, quant à moi, je tombai à genoux, épuisé, prenant appui sur Kubikiri Houcho afin de ne pas me retrouver face contre terre, mais l'épreuve que j'avais subi était bien plus éprouvante que ce que je ne l'avais pensé, et je sombrai dans l'inconscience au bout de quelques secondes.
"Zabuza !"
Dernière édition par le Sam 14 Oct - 10:25, édité 1 fois

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
"Zabuza !"
Le chuunin s'était effondré, épuisé par l'épreuve que lui avait imposé Sorincha.
Quel rôle jouait cette petite fille ? Quel lien entretenait-elle avec le futur Mizukage et la genin ? Chihiro ne parvenait pas à deviner les intentions de la fillette au masque, mais ce qui était certain, c'était qu'il suffisait qu'elle apparaisse pour que l'esprit de la jeune fille se trouble. Quand elle était là, la kunoichi cherchait désespérément un souvenir la concernant, où la moindre information qui pourrait lui indiquer son identité, en vain. Elle était profondément terrorisée rien qu'en regardant ses yeux jaunes.
Zabuza gisait dans l'inconscience, la garde du grand sabre nouvellement acquis serré dans sa main crispée. Elle le retourna sur le dos avec douceur, et desserra lentement ses doigts, posant avec respect Kubikiri Houcho à ses côtés.
"Quel est ton rêve, Shihan ?"
Chihiro s'était assise à ses pieds, ne sachant pas quoi faire. Elle soupira et lissait pensivement la manche de son vêtement.
*Je souhaiterais rester avec toi pour pouvoir te conseiller. En connaissant le futur, peut-être pourrai-je t'aider à éviter le pire... Je ne connais pas toute la vie de Shihan, c'est certain, mais je te serai certainement utile... De cette manière, est-ce-que mes parents auraient pu échapper à la mort ? Je ne serais pas orpheline dans ce cas, je n'aurais pas quitté Kiri, j'aurais vécu avec eux et je n'aurais pas perdu la mémoire...*
La kunoichi sentit le picotement familier qui lui brûlait les yeux, et avala sa salive, furieuse contre elle-même.
*Ne te laisse pas bercer par l'illusion, jamais tu ne pourras rien changer ici...
Ce n'est pas la réalité! Pourquoi faut-il toujours que je me torture en imaginant des choses qui ne se produiront jamais ?*
Elle se leva et fit quelques pas. Jamais elle ne serait capable de sortir de la grotte le garçon sans aide. Elle avait bien trop peur de se perdre dans les nombreux boyaux souterrains du fait qu'elle ne connaissait pas le chemin, et ils avaient marché pendant des heures. Le mieux était d'attendre le réveil de Zabuza. Finalement, il lui semblait qu'elle ne pouvait l'assister d'aucune manière, et son agacement fut renforcé par cette impression. Elle était toujours dépendante de quelqu'un, elle n'arrivait à prendre aucune décision par elle-même, et surtout elle ne parvenait pas à se sortir de cette situation. De quelle manière devait-elle soutenir le chuunin cette fois là ? Celui qui deviendrait son maître paraissait avoir trouvé un sens à sa vie, et était déterminé à poursuivre son but. Le combat contre Rokuro l'avait prouvé, il était prêt à tout pour atteindre son objectif. La kunoichi s'agenouilla sur le sol froid et posa la tête de Zabuza sur ses genoux, comme elle l'avait fait quand il était plus jeune. En s'évanouissant, son front avait heurté une pierre, et la jeune fille essuya le sang qui avait séché sur la blessure bénigne. L'obscurité, le froid et les ossements jonchant le sol lui donnaient des frissons d'angoisse, mais elle se força à rester calme, levant les yeux vers le plafond irrégulier de la cavité.
"Je crois que je t'en veux... Au nom de tes idéaux, tu m'as volé mes parents, Shihan. Je m'étais promis de te tuer, mais je n'en vois plus l'intérêt à présent. Ma raison a du étouffer mon ressentiment, depuis que j'ai appris la vérité et à te connaître. Mais je t'en veux toujours... Un peu."
Chihiro taisait le vertige qui s'emparait d'elle. Ce qu'elle avait évoqué avec sa mère, elle s'était juré de le cacher, et elle respecterait cela. Yuhi, elle, l'avait deviné, ce qui lui avait permis de lui confier à demi-mots ce qu'elle ressentait.
Les syncopes ne duraient jamais très longtemps, Chihiro le savait. Quand elle entendit le souffle de Zabuza changer de rythme, elle sut qu'il ne tarderait plus à s'éveiller. En effet, quelques minutes plus tard, le chuunin ouvrit les yeux. La kunoichi lui sourit et l'aida à se relever. Elle observa le shinobi ramasser le grand sabre, prenant appui sur lui pour compenser sa fébrilité. Il se passa une main sur les yeux pour en chasser le voile qui perturbait sa vision. Quand la genin fut sûre que l'état du jeune homme était revenu à la normale, elle s'approcha de lui.
"On rentre, maintenant ?"
Le chuunin s'était effondré, épuisé par l'épreuve que lui avait imposé Sorincha.
Quel rôle jouait cette petite fille ? Quel lien entretenait-elle avec le futur Mizukage et la genin ? Chihiro ne parvenait pas à deviner les intentions de la fillette au masque, mais ce qui était certain, c'était qu'il suffisait qu'elle apparaisse pour que l'esprit de la jeune fille se trouble. Quand elle était là, la kunoichi cherchait désespérément un souvenir la concernant, où la moindre information qui pourrait lui indiquer son identité, en vain. Elle était profondément terrorisée rien qu'en regardant ses yeux jaunes.
Zabuza gisait dans l'inconscience, la garde du grand sabre nouvellement acquis serré dans sa main crispée. Elle le retourna sur le dos avec douceur, et desserra lentement ses doigts, posant avec respect Kubikiri Houcho à ses côtés.
"Quel est ton rêve, Shihan ?"
Chihiro s'était assise à ses pieds, ne sachant pas quoi faire. Elle soupira et lissait pensivement la manche de son vêtement.
*Je souhaiterais rester avec toi pour pouvoir te conseiller. En connaissant le futur, peut-être pourrai-je t'aider à éviter le pire... Je ne connais pas toute la vie de Shihan, c'est certain, mais je te serai certainement utile... De cette manière, est-ce-que mes parents auraient pu échapper à la mort ? Je ne serais pas orpheline dans ce cas, je n'aurais pas quitté Kiri, j'aurais vécu avec eux et je n'aurais pas perdu la mémoire...*
La kunoichi sentit le picotement familier qui lui brûlait les yeux, et avala sa salive, furieuse contre elle-même.
*Ne te laisse pas bercer par l'illusion, jamais tu ne pourras rien changer ici...
Ce n'est pas la réalité! Pourquoi faut-il toujours que je me torture en imaginant des choses qui ne se produiront jamais ?*
Elle se leva et fit quelques pas. Jamais elle ne serait capable de sortir de la grotte le garçon sans aide. Elle avait bien trop peur de se perdre dans les nombreux boyaux souterrains du fait qu'elle ne connaissait pas le chemin, et ils avaient marché pendant des heures. Le mieux était d'attendre le réveil de Zabuza. Finalement, il lui semblait qu'elle ne pouvait l'assister d'aucune manière, et son agacement fut renforcé par cette impression. Elle était toujours dépendante de quelqu'un, elle n'arrivait à prendre aucune décision par elle-même, et surtout elle ne parvenait pas à se sortir de cette situation. De quelle manière devait-elle soutenir le chuunin cette fois là ? Celui qui deviendrait son maître paraissait avoir trouvé un sens à sa vie, et était déterminé à poursuivre son but. Le combat contre Rokuro l'avait prouvé, il était prêt à tout pour atteindre son objectif. La kunoichi s'agenouilla sur le sol froid et posa la tête de Zabuza sur ses genoux, comme elle l'avait fait quand il était plus jeune. En s'évanouissant, son front avait heurté une pierre, et la jeune fille essuya le sang qui avait séché sur la blessure bénigne. L'obscurité, le froid et les ossements jonchant le sol lui donnaient des frissons d'angoisse, mais elle se força à rester calme, levant les yeux vers le plafond irrégulier de la cavité.
"Je crois que je t'en veux... Au nom de tes idéaux, tu m'as volé mes parents, Shihan. Je m'étais promis de te tuer, mais je n'en vois plus l'intérêt à présent. Ma raison a du étouffer mon ressentiment, depuis que j'ai appris la vérité et à te connaître. Mais je t'en veux toujours... Un peu."
Chihiro taisait le vertige qui s'emparait d'elle. Ce qu'elle avait évoqué avec sa mère, elle s'était juré de le cacher, et elle respecterait cela. Yuhi, elle, l'avait deviné, ce qui lui avait permis de lui confier à demi-mots ce qu'elle ressentait.
Les syncopes ne duraient jamais très longtemps, Chihiro le savait. Quand elle entendit le souffle de Zabuza changer de rythme, elle sut qu'il ne tarderait plus à s'éveiller. En effet, quelques minutes plus tard, le chuunin ouvrit les yeux. La kunoichi lui sourit et l'aida à se relever. Elle observa le shinobi ramasser le grand sabre, prenant appui sur lui pour compenser sa fébrilité. Il se passa une main sur les yeux pour en chasser le voile qui perturbait sa vision. Quand la genin fut sûre que l'état du jeune homme était revenu à la normale, elle s'approcha de lui.
"On rentre, maintenant ?"
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
"Je crois que je t'en veux... Au nom de tes idéaux, tu m'as volé mes parents, Shihan. Je m'étais promis de te tuer, mais je n'en vois plus l'intérêt à présent. Ma raison a du étouffer mon ressentiment, depuis que j'ai appris la vérité et à te connaître. Mais je t'en veux toujours... Un peu."
*Alors c'est ce que l'avenir me réserve... Quel est le but de ta présence, Chihiro ? Sachant ça, je devrais me méfier de toi, mais même en le voulant je n'y arrive pas..*
Je serai bien resté ainsi encore quelques temps, mais je ne devais pas laisser la jeune fille s'occuper de moi ainsi, je pourrais en perdre ma résolution et mes buts en m'attachant trop à elle. Je finis par ouvrir les yeux, ne laissant pas paraître que j'avais attendu ses paroles, puis sans oser la regarder, ramassai Kubikiri Houcho et me relevai.
"On rentre, maintenant ?"
"Oui, repartons ; nous n'avons plus rien à faire ici. A présent, le destin est en marche et plus rien ne pourra l'arrêter. Je possède Kubikiri Houcho, symbole du village de la Brume, je vais pouvoir redonner à Kiri sa gloire passée."
Chihiro ne put retenir un frisson à l'évocation de ces faits. Elle, elle savait ce qui allait arriver et ce qui allait advenir de notre pays pour les années à venir. Mais malgré toutes mes belles déclarations, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'autre chose me motivait dans ma quête.
Nous errâmes à nouveau pendant des heures dans les souterrains, nous appuyant l'un sur l'autre, épuisés que nous étions. Alors que nous ne voyions toujours pas la sortie, Chihiro trébucha et tomba. La fatigue avait eu raison d'elle, et la jeune fille ne trouvait plus la force de se relever.
"Je suis désolée, mais je n'en peux plus..."
"C'est normal. Cette grotte n'est pas ordinaire. La fatigue que nous ressentons attaque notre corps et notre esprit. Il faut garder son Chakra concentré à tout moment."
Je pris Chihiro sur mon dos et me remit en route. Il ne fallait pas rester ici si nous voulions vivre plus longtemps. Au bout de quelques heures, nous aperçûmes la lumière du jour. Sans hésiter, je me dirigeai vers la sortie et nous menai hors de la grotte.
Alors que nous sôrtimes de la structure rocheuse, la scène changea. Chihiro fut alors témoin d'un spectacle qui lui glaça le sang. Nous étions à présent dans une fôret ; Rokuro affrontait un shinobi qui le gardait à distance respectable, alors que Yuhi subissait les assauts d'un maître Taijutsu et que moi j'étais paralysé par ce qu'elle reconnut immédiatement comme une Pupille de Peur.
*Je ne veux pas... Je ne dois pas mourir maintenant... Je ne veux pas que Yuhi meure...*
Mes yeux virèrent au rouge, comme lorsque j'étais dans la fosse, et la colère me fit sortir du Genjutsu. Mon adversaire fut si surpris qu'il ne put esquiver le coup de Grand Sabre qui sépara sa tête de son corps.
Fou de rage je me jetai sur l'adversaire de Yuhi. Il comprit de suite que j'étais bien plus dangereux qu'elle et se décida à m'affronter, alors qu'elle restait tétanisée par la peur. Plusieurs fois il me frappa, s'attendant à ce que j'évite ses coups, mais je n'en fit rien. Je restai sur mes positions et le frappai de ma lame jusqu'à ce qu'il tombe au sol, puis encore après.
Alors que je frappai ce qui n'était plus qu'une bouillie sanguinolante, Yuhi, qui était déjà genoux au sol, n'en put plus et m'attrappa par la taille, me suppliant d'arrêter ce massacre.
"Arrête, Zabuza !!! Je ne veux pas voir ça..."
[Chihiro, Zabuza : +4 EXP RP]
*Alors c'est ce que l'avenir me réserve... Quel est le but de ta présence, Chihiro ? Sachant ça, je devrais me méfier de toi, mais même en le voulant je n'y arrive pas..*
Je serai bien resté ainsi encore quelques temps, mais je ne devais pas laisser la jeune fille s'occuper de moi ainsi, je pourrais en perdre ma résolution et mes buts en m'attachant trop à elle. Je finis par ouvrir les yeux, ne laissant pas paraître que j'avais attendu ses paroles, puis sans oser la regarder, ramassai Kubikiri Houcho et me relevai.
"On rentre, maintenant ?"
"Oui, repartons ; nous n'avons plus rien à faire ici. A présent, le destin est en marche et plus rien ne pourra l'arrêter. Je possède Kubikiri Houcho, symbole du village de la Brume, je vais pouvoir redonner à Kiri sa gloire passée."
Chihiro ne put retenir un frisson à l'évocation de ces faits. Elle, elle savait ce qui allait arriver et ce qui allait advenir de notre pays pour les années à venir. Mais malgré toutes mes belles déclarations, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'autre chose me motivait dans ma quête.
Nous errâmes à nouveau pendant des heures dans les souterrains, nous appuyant l'un sur l'autre, épuisés que nous étions. Alors que nous ne voyions toujours pas la sortie, Chihiro trébucha et tomba. La fatigue avait eu raison d'elle, et la jeune fille ne trouvait plus la force de se relever.
"Je suis désolée, mais je n'en peux plus..."
"C'est normal. Cette grotte n'est pas ordinaire. La fatigue que nous ressentons attaque notre corps et notre esprit. Il faut garder son Chakra concentré à tout moment."
Je pris Chihiro sur mon dos et me remit en route. Il ne fallait pas rester ici si nous voulions vivre plus longtemps. Au bout de quelques heures, nous aperçûmes la lumière du jour. Sans hésiter, je me dirigeai vers la sortie et nous menai hors de la grotte.
Alors que nous sôrtimes de la structure rocheuse, la scène changea. Chihiro fut alors témoin d'un spectacle qui lui glaça le sang. Nous étions à présent dans une fôret ; Rokuro affrontait un shinobi qui le gardait à distance respectable, alors que Yuhi subissait les assauts d'un maître Taijutsu et que moi j'étais paralysé par ce qu'elle reconnut immédiatement comme une Pupille de Peur.
*Je ne veux pas... Je ne dois pas mourir maintenant... Je ne veux pas que Yuhi meure...*
Mes yeux virèrent au rouge, comme lorsque j'étais dans la fosse, et la colère me fit sortir du Genjutsu. Mon adversaire fut si surpris qu'il ne put esquiver le coup de Grand Sabre qui sépara sa tête de son corps.
Fou de rage je me jetai sur l'adversaire de Yuhi. Il comprit de suite que j'étais bien plus dangereux qu'elle et se décida à m'affronter, alors qu'elle restait tétanisée par la peur. Plusieurs fois il me frappa, s'attendant à ce que j'évite ses coups, mais je n'en fit rien. Je restai sur mes positions et le frappai de ma lame jusqu'à ce qu'il tombe au sol, puis encore après.
Alors que je frappai ce qui n'était plus qu'une bouillie sanguinolante, Yuhi, qui était déjà genoux au sol, n'en put plus et m'attrappa par la taille, me suppliant d'arrêter ce massacre.
"Arrête, Zabuza !!! Je ne veux pas voir ça..."
[Chihiro, Zabuza : +4 EXP RP]

Zabuza Momochi- Mort
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
Chihiro, brisée par la fatigue, tremblait sporadiquement. L'épuisement n'était pas tant physique que mental, elle souhaitait que ça s'arrête, que l'on se lasse de ce jeu pour la laisser retourner dans le monde auquel elle appartenait. Elle savait bien que rien n'exaucerait son souhait, et qu'elle devait tenir jusqu'au bout, malgré tout ce qu'on pouvait lui faire subir.
Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait le Démon de Kiri à l'oeuvre. Cependant, il semblait qu'à présent Zabuza l'avait accepté comme faisant partie de lui-même, et qu'il y avait recours. La kunoichi n'avait jamais vu une telle haine dans ses yeux, tandis que le shinobi s'acharnait sur celui qui s'en était pris à Yuhi, continuant à le frapper alors qu'il était déjà mort, jusqu'à ce que l'homme soit méconnaissable.
Le coeur soulevé, Chihiro avait fermé les yeux face à cette scène insupportable, tétanisée de dégoût, se crispant un peu plus à chacun des cris de l'adversaire de sa mère.
Elle entendit l'interpellation de cette dernière, et vit qu'elle retenait Zabuza, couvert du sang, son regard rouge si effrayant.
Encore une fois, la jeune fille se posa la question. Quelle relation entretenait son maître avec l'entité qui le hantait ?
Voir ses parents la laissait plus ou moins indifférente. Ils appartenaient à un passé qu'elle ne pourrait jamais atteindre, malgré son désir brûlant de les voir lui sourire ou s'adresser à elle, de se rendre compte de sa présence. Mais elle savait qu'il n'en serait rien, et n'espérait plus. Elle était seulement spectatrice des souvenirs du futur Mizukage, totalement impuissante à changer quoi que ce soit.
Pourquoi voulait-on qu'elle voie cela ? C'était trop, ou pas assez. Elle ne se sentait pas à sa place, ayant l'impression qu'elle épiait des choses que son maître aurait voulu garder cachées. Mais cela aiguisait sa curiosité, et elle aurait voulu en connaître plus, comprendre le passé de Zabuza qui lui semblait si mystérieux. Ce qui lui semblait certain, c'est qu'elle sera liée à lui, plus qu'à n'importe qui, lorsqu'elle aura surmonté ces épreuves... Si, pour le moins, ce qu'on lui montrait était la vérité...
Lorsque ses nausées s'apaisèrent, elle avança vers le trio. Son père avait vaincu le shinobi qu'il affrontait, sans efforts apparents, car l'homme avait perdu toute sa concentration par la peur que lui avait inspiré la mort de ses compagnons. Jamais elle ne jeta un coup d'oeil en direction des corps inertes, et serrait les poings pour arrêter ses tremblements.
Etait-ce le destin qui l'attendait ? Tuer des personnes inconnues, qui avaient sans doute une vie, une famille qui attendait leur retour et qui pleurerait leur départ, tuer sans la moindre hésitation pour ne pas être tuée ? Etait-ce vraiment ce qu'elle désirait ? Non, elle détestait le combat. Pourtant, elle avait porté des coups à Tomohiko, un camarade. Pourtant, elle savait que si son maître le lui demandait, elle tuerait, pour le bien de Kiri, pour son propre salut, pour protéger ce qu'elle aimait. Les raisons pour qu'elle ne retienne pas ses attaques étaient nombreuses, et elle avait ça dans le sang apparement.
Chihiro doublerait ses efforts, quoi qu'on lui demande, le défi ne serait jamais trop difficile. Aller à l'encontre de ses principes, voilà son catharsis, voilà ce qui purifierait son âme du sentiment dont elle avait tellement honte.
Elle devait toutefois reconnaitre que c'était grâce à ce qu'elle ressentait qu'elle persévérait sur la voie qu'elle avait choisie, bravant sa répulsion du meurtre.
La kunoichi sentait la tension dans l'air, s'apercevait combien ses parents et son maître semblaient gênés, troublés par ce qui s'était produit. Le silence était lourd, pesant. Le regard de Yuhi était-il chargé de reproche ou de crainte ? Ce qui était certain, c'est qu'elle n'osait plus regarder celui qui l'avait sauvée. Rokuro, lui, ne savait que dire, et paraissait attendre que quelqu'un se décide à dénouer la situation, sans oser prendre l'initiative.
"Pourquoi une telle fureur, Shihan ?" demanda-t-elle d'un ton calme.
L'appelation lui avait échappée. Mais, après tout, son maître et le chuunin étaient la même personne, bien que de différentes époques.
"Que savez-vous sur le Démon de Kiri ? Je ne comprends pas..."
Elle ne comprenait pas, mais se tut. Elle venait de se rendre compte que Zabuza ne pouvait lui répondre tant que ses parents se trouvaient avec lui. Elle avait tellement envie d'en savoir plus sur le Démon, et de questionner le jeune homme.
*Nous en parlerons plus tard, si on nous en laisse l'occasion...*
Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait le Démon de Kiri à l'oeuvre. Cependant, il semblait qu'à présent Zabuza l'avait accepté comme faisant partie de lui-même, et qu'il y avait recours. La kunoichi n'avait jamais vu une telle haine dans ses yeux, tandis que le shinobi s'acharnait sur celui qui s'en était pris à Yuhi, continuant à le frapper alors qu'il était déjà mort, jusqu'à ce que l'homme soit méconnaissable.
Le coeur soulevé, Chihiro avait fermé les yeux face à cette scène insupportable, tétanisée de dégoût, se crispant un peu plus à chacun des cris de l'adversaire de sa mère.
Elle entendit l'interpellation de cette dernière, et vit qu'elle retenait Zabuza, couvert du sang, son regard rouge si effrayant.
Encore une fois, la jeune fille se posa la question. Quelle relation entretenait son maître avec l'entité qui le hantait ?
Voir ses parents la laissait plus ou moins indifférente. Ils appartenaient à un passé qu'elle ne pourrait jamais atteindre, malgré son désir brûlant de les voir lui sourire ou s'adresser à elle, de se rendre compte de sa présence. Mais elle savait qu'il n'en serait rien, et n'espérait plus. Elle était seulement spectatrice des souvenirs du futur Mizukage, totalement impuissante à changer quoi que ce soit.
Pourquoi voulait-on qu'elle voie cela ? C'était trop, ou pas assez. Elle ne se sentait pas à sa place, ayant l'impression qu'elle épiait des choses que son maître aurait voulu garder cachées. Mais cela aiguisait sa curiosité, et elle aurait voulu en connaître plus, comprendre le passé de Zabuza qui lui semblait si mystérieux. Ce qui lui semblait certain, c'est qu'elle sera liée à lui, plus qu'à n'importe qui, lorsqu'elle aura surmonté ces épreuves... Si, pour le moins, ce qu'on lui montrait était la vérité...
Lorsque ses nausées s'apaisèrent, elle avança vers le trio. Son père avait vaincu le shinobi qu'il affrontait, sans efforts apparents, car l'homme avait perdu toute sa concentration par la peur que lui avait inspiré la mort de ses compagnons. Jamais elle ne jeta un coup d'oeil en direction des corps inertes, et serrait les poings pour arrêter ses tremblements.
Etait-ce le destin qui l'attendait ? Tuer des personnes inconnues, qui avaient sans doute une vie, une famille qui attendait leur retour et qui pleurerait leur départ, tuer sans la moindre hésitation pour ne pas être tuée ? Etait-ce vraiment ce qu'elle désirait ? Non, elle détestait le combat. Pourtant, elle avait porté des coups à Tomohiko, un camarade. Pourtant, elle savait que si son maître le lui demandait, elle tuerait, pour le bien de Kiri, pour son propre salut, pour protéger ce qu'elle aimait. Les raisons pour qu'elle ne retienne pas ses attaques étaient nombreuses, et elle avait ça dans le sang apparement.
Chihiro doublerait ses efforts, quoi qu'on lui demande, le défi ne serait jamais trop difficile. Aller à l'encontre de ses principes, voilà son catharsis, voilà ce qui purifierait son âme du sentiment dont elle avait tellement honte.
Elle devait toutefois reconnaitre que c'était grâce à ce qu'elle ressentait qu'elle persévérait sur la voie qu'elle avait choisie, bravant sa répulsion du meurtre.
La kunoichi sentait la tension dans l'air, s'apercevait combien ses parents et son maître semblaient gênés, troublés par ce qui s'était produit. Le silence était lourd, pesant. Le regard de Yuhi était-il chargé de reproche ou de crainte ? Ce qui était certain, c'est qu'elle n'osait plus regarder celui qui l'avait sauvée. Rokuro, lui, ne savait que dire, et paraissait attendre que quelqu'un se décide à dénouer la situation, sans oser prendre l'initiative.
"Pourquoi une telle fureur, Shihan ?" demanda-t-elle d'un ton calme.
L'appelation lui avait échappée. Mais, après tout, son maître et le chuunin étaient la même personne, bien que de différentes époques.
"Que savez-vous sur le Démon de Kiri ? Je ne comprends pas..."
Elle ne comprenait pas, mais se tut. Elle venait de se rendre compte que Zabuza ne pouvait lui répondre tant que ses parents se trouvaient avec lui. Elle avait tellement envie d'en savoir plus sur le Démon, et de questionner le jeune homme.
*Nous en parlerons plus tard, si on nous en laisse l'occasion...*
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Chihiro Sanada-

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
La voix de Yuhi arrêta mon geste immédiatement. Peu à peu, la colère me quitta, et le voile rouge qui avait enténébré mon esprit se dissipa. Plus aucun de nos ennemis ne respirait encore ; nous avions accompli notre devoir de shinobi.
La kunoichi relâcha son étreinte et fondit en larmes, Rokuro resta interdit, quant à moi, je remis Kubikiri Houcho dans mon dos en silence. En me retournant vers mes camarades, je put lire de la peur dans leurs yeux, une peur qui n'était dirigée qu'envers ma personne.
Détournant le regard, je repris la direction du village de la Brume, les laissant seuls. Chihiro, contrairement aux autres me suivit. J'attendis d'être sûr que nous fûmes seuls avant de lui adresser la parole.
"Pour répondre à ta question de tout à l'heure, je ne sais pas comment je suis rentré dans cet état de folie meurtrière. Je sais juste que chaque fois que la mort me guette, comme dans la fosse, je perds le contrôle de moi même.
Je ne sais pas vraiment ce qu'est le Démon de Kiri ; j'ai entendu le Mizukage en parler mais il ne m'a jamais dit ce que c'était vraiment. Tout ce que je sais, c'est qu'il est en moi."
Chihiro écouta mes paroles, inquiète et dans l'incompréhension la plus totale. Tant de choses semblaient être liées, mais elle n'arrivait pas à trouver le fil conducteur. Ce qui la troublait le plus était la promesse que j'avais faite à Sorincha dans la grotte. Pour quelle raison avais-je juré d'oublier ?
La kunoichi se rendit compte que cela faisait quelques temps qu'elle n'avait pas vu le vrai Zabuza. Elle se demandait où il pouvait être et s'il allait bien. Elle eut un peu honte de ne pas avoir pensé à lui avant et se rendit compte que l'endroit où elle se trouvait à présent n'était pas son monde. Cette dernière pensée la mina tout le long du chemin du retour.
Quant à moi, je restai silencieux tout le reste du chemin. Je repensai à la peur de Yuhi et à son geste. La seule personne au monde dont je voulais l'affection me voyait à présent comme un monstre et me rejetterait surement.
Arrivé à Kiri no Kuni, je me rendis sans attendre au bureau du Mizukage et lui fit mon rapport sur la mission que nou venions d'accomplir. Ce dernier m'écouta attentivement et me demande de prendre congé.
"Mizukage-sama, j'ai une requête à vous présenter."
"Parle, Zabuza. Je t'écoute."
"Je souhaite passer les tests pour devenir Jounin."
"Déjà ? Ta passation au grade de Chunin ne date que de quelques mois, ne penses-tu pas que c'est prématuré ?"
"J'ai bien réfléchi. Je suis prêt."
"Pour que tu viennes me faire une telle demande, j'imagine que quelque chose s'est produite, sinon tu ne songerais pas à te séparer de tes compagnons, qui ne sont d'ailleurs pas au rapport."
"L'attachement que j'ai pour eux est une faiblesse que je dois éliminer. De plus, je pense être plus efficace seul ; ils ne sont plus à mon niveau depuis que j'ai battu Rokuro et pris possession de Kubikiri Houcho."
Le Mizukage me regarda et aquiesca de la tête. Il savait surement quelles étaient mes vraies motivations, même s'ils ne les évoquaient pas. Sans mot dire, il ouvrit un des tiroirs de son bureau et en sortit un papier aux entêtes de Kiri. Il griffonna quelques mots dessus, puis porta à nouveau son regard sur moi en me tendant le formulaire.
"Voilà ta convocation pour les tests. Ils auront lieu la semaine prochaine ; sois à l'heure."
"Merci, Mizukage-sama."
Une fois sorti de l'office du vieil homme, je me dirigeai vers la plage et allai m'asseoir sur les rochers comme à mon habitude. Chihiro ne m'avait pas quitté une seule seconde depuis mon retour, mais je ne savais pas quoi lui dire. A ce moment là, je me sentis désespérément seul.
La kunoichi relâcha son étreinte et fondit en larmes, Rokuro resta interdit, quant à moi, je remis Kubikiri Houcho dans mon dos en silence. En me retournant vers mes camarades, je put lire de la peur dans leurs yeux, une peur qui n'était dirigée qu'envers ma personne.
Détournant le regard, je repris la direction du village de la Brume, les laissant seuls. Chihiro, contrairement aux autres me suivit. J'attendis d'être sûr que nous fûmes seuls avant de lui adresser la parole.
"Pour répondre à ta question de tout à l'heure, je ne sais pas comment je suis rentré dans cet état de folie meurtrière. Je sais juste que chaque fois que la mort me guette, comme dans la fosse, je perds le contrôle de moi même.
Je ne sais pas vraiment ce qu'est le Démon de Kiri ; j'ai entendu le Mizukage en parler mais il ne m'a jamais dit ce que c'était vraiment. Tout ce que je sais, c'est qu'il est en moi."
Chihiro écouta mes paroles, inquiète et dans l'incompréhension la plus totale. Tant de choses semblaient être liées, mais elle n'arrivait pas à trouver le fil conducteur. Ce qui la troublait le plus était la promesse que j'avais faite à Sorincha dans la grotte. Pour quelle raison avais-je juré d'oublier ?
La kunoichi se rendit compte que cela faisait quelques temps qu'elle n'avait pas vu le vrai Zabuza. Elle se demandait où il pouvait être et s'il allait bien. Elle eut un peu honte de ne pas avoir pensé à lui avant et se rendit compte que l'endroit où elle se trouvait à présent n'était pas son monde. Cette dernière pensée la mina tout le long du chemin du retour.
Quant à moi, je restai silencieux tout le reste du chemin. Je repensai à la peur de Yuhi et à son geste. La seule personne au monde dont je voulais l'affection me voyait à présent comme un monstre et me rejetterait surement.
Arrivé à Kiri no Kuni, je me rendis sans attendre au bureau du Mizukage et lui fit mon rapport sur la mission que nou venions d'accomplir. Ce dernier m'écouta attentivement et me demande de prendre congé.
"Mizukage-sama, j'ai une requête à vous présenter."
"Parle, Zabuza. Je t'écoute."
"Je souhaite passer les tests pour devenir Jounin."
"Déjà ? Ta passation au grade de Chunin ne date que de quelques mois, ne penses-tu pas que c'est prématuré ?"
"J'ai bien réfléchi. Je suis prêt."
"Pour que tu viennes me faire une telle demande, j'imagine que quelque chose s'est produite, sinon tu ne songerais pas à te séparer de tes compagnons, qui ne sont d'ailleurs pas au rapport."
"L'attachement que j'ai pour eux est une faiblesse que je dois éliminer. De plus, je pense être plus efficace seul ; ils ne sont plus à mon niveau depuis que j'ai battu Rokuro et pris possession de Kubikiri Houcho."
Le Mizukage me regarda et aquiesca de la tête. Il savait surement quelles étaient mes vraies motivations, même s'ils ne les évoquaient pas. Sans mot dire, il ouvrit un des tiroirs de son bureau et en sortit un papier aux entêtes de Kiri. Il griffonna quelques mots dessus, puis porta à nouveau son regard sur moi en me tendant le formulaire.
"Voilà ta convocation pour les tests. Ils auront lieu la semaine prochaine ; sois à l'heure."
"Merci, Mizukage-sama."
Une fois sorti de l'office du vieil homme, je me dirigeai vers la plage et allai m'asseoir sur les rochers comme à mon habitude. Chihiro ne m'avait pas quitté une seule seconde depuis mon retour, mais je ne savais pas quoi lui dire. A ce moment là, je me sentis désespérément seul.

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
Chihiro était debout, les mains dans le dos, les yeux fermés. Elle profitait du silence si particulier de la mer. Le refrain des vagues, qui lui avait paru si bruyant quelques minutes auparavant, n'était plus qu'un doux murmure qui apaisait son esprit tourmenté.
Elle se sentait lasse, terriblement lasse, et sa seule envie était de rentrer chez elle. De retrouver le monde dans lequel elle vivait, de revoir les gens qu'elle connaissait et de quitter cette affreuse illusion où elle ne distinguait plus le mensonge de la réalité.
Son maître lui manquait, et elle avait été tellement préoccupée par ce qu'elle vivait qu'elle en avait oublié sa disparition durant quelques temps. Elle en avait éprouvé de la honte, puis c'était finalement dit qu'elle ne pouvait affronter qu'un seul problème à la fois. Tant qu'elle ne serait pas venue à bout de ce songe, elle ne pourrait venir en aide à Zabuza. Ainsi, elle prit la décision de le secourir dès qu'elle retournerait dans le souterrain.
Depuis combien de temps était-elle là ? Combien d'heures, de jours, de semaines, de mois ? De quand datait son départ de Kiri ? Elle n'arrivait pas à estimer le temps passé, ne se souvenant même plus à quand remontaient ses dernières paroles avec Shinobu et Darok.
Mais cette mission inattendue lui avait permis de rencontrer le Mizukage d'un telle manière qu'elle le connaîtrait mieux que personne par la suite. Elle avait découvert cet enfant empli de crainte, cet adolescent déchiré par ses doutes et ses désirs qu'il avait été. A travers ce qu'il avait vécu, elle avait eut un aperçu de le vie qu'avaient mené ses parents, avant sa naissance. En rien elle n'était renseignée sur son enfance, mais elle entendait maintenant les liens qui s'étaient tissés entre le trio.
L'amitié semblait être une chose difficile à entretenir, et ce sentiment n'entravait-il pas le rôle qu'il avaient à tenir ? Apparemment non, puisque Zabuza n'avait pas hésiter à laisser le Démon de Kiri agir, sans se soucier des conséquences. Toutefois, il subissait à présent les effets de son geste, et la kunoichi, sans doute aucun, se devait de lui venir en aide. La solitude n'aide personne lorsqu'on se sent envahi par le désespoir.
Ainsi, alors qu'elle aurait souhaité demeurer dans cette paix, dans cet instant de tranquillité qu'elle dégustait lentement, elle sut qu'elle devait sortir de son mutisme, et que son devoir n'était pas de se renfermer sur sa propre personne. Examiner ce qu'elle ressentait était une chose, mais s'apitoyer sur son sort comme elle en avait envie était hors de question.
Elle ne parvenait pas à trouver un moyen efficace de rassurer le chuunin. Elle comprenait parfaitement sa décision, mais il lui semblait que le jeune homme oubliait une chose importante. Elle l'observait à la dérobée, assis sur les rochers dans la même posture qu'il avait adopté lorsqu'il était enfant et qu'il était venu se réfugier à cet endroit précis. La genin ne bougea pas et poussa un soupir audible, rouvrant les yeux pour contempler l'étendue d'eau embrasée par les derniers rayons du soleil.
"As-tu si peu confiance en tes amis, Zabuza ?" demanda-t-elle d'une voix douce.
Sans attendre de réponse, elle continua, le regard perdu dans l'horizon.
"Ils craignent le Démon, pas Zabuza. Ils ont peur de ce que la créature qui t'habite pourrait te faire endurer, que tu perdes le contrôle et qu'il t'arrive quelque chose d'irréversible. Ce n'est pas toi qui les effraie, ce sont tes... capacités peu ordinaires. L'amitié qu'ils ressentent pour toi ne s'est pas évanouie aujourd'hui. Ils ont été épouvantés car tu n'étais plus toi-même, mais ont parfaitement compris la nécessité de ton geste. Tu ne serais pas intervenu, Yuhi serait morte, ou pour le moins grièvement blessée. Laisse-leur le temps de s'en remettre, et tu verras que tu n'as rien perdu. Ils t'ont accepté, Zabuza, tel que tu es, et ils ne reviendront pas sur leur décision. Chaque fois que tu auras besoin de soutien, ils seront à tes côtés, quoiqu'il leur en coûte..."
Chihiro avait tenté de bannir l'amertume qui l'envahissait lorsqu'elle prononça ces derniers mots. Elle savait que le prix des actions qu'entreprendrait son maître serait la vie de ses parents, mais elle ne pouvait, dans tous les cas, empêcher ce qui se passerait.
"Apprends à compter sur le lien qui vous unit. Il ne cassera pas, je peux te l'affirmer, quelle que soit la décision que tu prennes. Aujourd'hui, tu as choisi une voie qui t'éloignera d'eux, sans doute, mais pas autant que tu ne le penses... Ils n'ont peut-être pas ton niveau, mais ils sont pour le moins aussi déterminés que toi. N'essaie pas de te débarrasser de cette amitié pour les protéger de toi, ou pour n'importe qu'elle autre raison. Car, pour le coup, tu t'attirerais réellement leurs foudres, et cette fois ci, ils t'en voudraient de les laisser en arrière. Ne regrette pas l'objectif que tu t'ais fixé, fais tout pour l'atteindre, mais assure tes arrières, n'oublie pas ceux qui t'ont soutenu, et qui te soutiendront jusqu'au bout."
Un sourire étira les lèvres de la jeune fille quand elle se tourna vers le futur dirigeant de Kiri.
"Je ne suis pas très douée pour les discours, et je ne veux pas devenir moralisatrice. Je te dis simplement ce que je pense, et c'est à toi de voir ce que tu veux faire de mon avis. Mais peut-être qu'une vision extérieure t'éclairera sur des aspects que tu avais négligé, bien que je ne sois pas fine observatrice et que mes jugements ne soient certainement pas sans faille. Je ne détiens pas la vérité, et ce n'est pas à moi de décider de ce que tu vas faire, et je ne veux pas t'influencer. Je voudrais juste t'aider."
Elle se sentait lasse, terriblement lasse, et sa seule envie était de rentrer chez elle. De retrouver le monde dans lequel elle vivait, de revoir les gens qu'elle connaissait et de quitter cette affreuse illusion où elle ne distinguait plus le mensonge de la réalité.
Son maître lui manquait, et elle avait été tellement préoccupée par ce qu'elle vivait qu'elle en avait oublié sa disparition durant quelques temps. Elle en avait éprouvé de la honte, puis c'était finalement dit qu'elle ne pouvait affronter qu'un seul problème à la fois. Tant qu'elle ne serait pas venue à bout de ce songe, elle ne pourrait venir en aide à Zabuza. Ainsi, elle prit la décision de le secourir dès qu'elle retournerait dans le souterrain.
Depuis combien de temps était-elle là ? Combien d'heures, de jours, de semaines, de mois ? De quand datait son départ de Kiri ? Elle n'arrivait pas à estimer le temps passé, ne se souvenant même plus à quand remontaient ses dernières paroles avec Shinobu et Darok.
Mais cette mission inattendue lui avait permis de rencontrer le Mizukage d'un telle manière qu'elle le connaîtrait mieux que personne par la suite. Elle avait découvert cet enfant empli de crainte, cet adolescent déchiré par ses doutes et ses désirs qu'il avait été. A travers ce qu'il avait vécu, elle avait eut un aperçu de le vie qu'avaient mené ses parents, avant sa naissance. En rien elle n'était renseignée sur son enfance, mais elle entendait maintenant les liens qui s'étaient tissés entre le trio.
L'amitié semblait être une chose difficile à entretenir, et ce sentiment n'entravait-il pas le rôle qu'il avaient à tenir ? Apparemment non, puisque Zabuza n'avait pas hésiter à laisser le Démon de Kiri agir, sans se soucier des conséquences. Toutefois, il subissait à présent les effets de son geste, et la kunoichi, sans doute aucun, se devait de lui venir en aide. La solitude n'aide personne lorsqu'on se sent envahi par le désespoir.
Ainsi, alors qu'elle aurait souhaité demeurer dans cette paix, dans cet instant de tranquillité qu'elle dégustait lentement, elle sut qu'elle devait sortir de son mutisme, et que son devoir n'était pas de se renfermer sur sa propre personne. Examiner ce qu'elle ressentait était une chose, mais s'apitoyer sur son sort comme elle en avait envie était hors de question.
Elle ne parvenait pas à trouver un moyen efficace de rassurer le chuunin. Elle comprenait parfaitement sa décision, mais il lui semblait que le jeune homme oubliait une chose importante. Elle l'observait à la dérobée, assis sur les rochers dans la même posture qu'il avait adopté lorsqu'il était enfant et qu'il était venu se réfugier à cet endroit précis. La genin ne bougea pas et poussa un soupir audible, rouvrant les yeux pour contempler l'étendue d'eau embrasée par les derniers rayons du soleil.
"As-tu si peu confiance en tes amis, Zabuza ?" demanda-t-elle d'une voix douce.
Sans attendre de réponse, elle continua, le regard perdu dans l'horizon.
"Ils craignent le Démon, pas Zabuza. Ils ont peur de ce que la créature qui t'habite pourrait te faire endurer, que tu perdes le contrôle et qu'il t'arrive quelque chose d'irréversible. Ce n'est pas toi qui les effraie, ce sont tes... capacités peu ordinaires. L'amitié qu'ils ressentent pour toi ne s'est pas évanouie aujourd'hui. Ils ont été épouvantés car tu n'étais plus toi-même, mais ont parfaitement compris la nécessité de ton geste. Tu ne serais pas intervenu, Yuhi serait morte, ou pour le moins grièvement blessée. Laisse-leur le temps de s'en remettre, et tu verras que tu n'as rien perdu. Ils t'ont accepté, Zabuza, tel que tu es, et ils ne reviendront pas sur leur décision. Chaque fois que tu auras besoin de soutien, ils seront à tes côtés, quoiqu'il leur en coûte..."
Chihiro avait tenté de bannir l'amertume qui l'envahissait lorsqu'elle prononça ces derniers mots. Elle savait que le prix des actions qu'entreprendrait son maître serait la vie de ses parents, mais elle ne pouvait, dans tous les cas, empêcher ce qui se passerait.
"Apprends à compter sur le lien qui vous unit. Il ne cassera pas, je peux te l'affirmer, quelle que soit la décision que tu prennes. Aujourd'hui, tu as choisi une voie qui t'éloignera d'eux, sans doute, mais pas autant que tu ne le penses... Ils n'ont peut-être pas ton niveau, mais ils sont pour le moins aussi déterminés que toi. N'essaie pas de te débarrasser de cette amitié pour les protéger de toi, ou pour n'importe qu'elle autre raison. Car, pour le coup, tu t'attirerais réellement leurs foudres, et cette fois ci, ils t'en voudraient de les laisser en arrière. Ne regrette pas l'objectif que tu t'ais fixé, fais tout pour l'atteindre, mais assure tes arrières, n'oublie pas ceux qui t'ont soutenu, et qui te soutiendront jusqu'au bout."
Un sourire étira les lèvres de la jeune fille quand elle se tourna vers le futur dirigeant de Kiri.
"Je ne suis pas très douée pour les discours, et je ne veux pas devenir moralisatrice. Je te dis simplement ce que je pense, et c'est à toi de voir ce que tu veux faire de mon avis. Mais peut-être qu'une vision extérieure t'éclairera sur des aspects que tu avais négligé, bien que je ne sois pas fine observatrice et que mes jugements ne soient certainement pas sans faille. Je ne détiens pas la vérité, et ce n'est pas à moi de décider de ce que tu vas faire, et je ne veux pas t'influencer. Je voudrais juste t'aider."
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
"En fait, ils sont bien plus forts que moi, parce qu'ils s'aiment. Chacun donne la force à l'autre de se battre et survivre. Chacun est une raison d'exister pour l'autre, mais moi... moi je n'ai rien de tout ça. Malgré tout, je suis seul et je ne peux compter qur moi pour me donner une raison d'avancer. C'est pour ça que je souhaite quitter le groupe."
Chihiro et moi restâmes silencieux un long moment. Je ne savais quoi dire. Je me doutais qu'elle avait compris la nature de mes sentiments pour Yuhi et le trouble que cela engendrait pour moi vis à vis de Rokuro. Mais ces choses là, je ne pouvais les dire à personne et devait les garder pour moi. Finalement, ce fut elle qui brisa le silence.
"Tu devrais peut-être aller lui en parler. Même si elle ne partage pas tes sentiments, elle ne peut pas te détester. Et si elle te dit clairement les choses, alors tu seras fixé et pourras tirer un trait."
"Tu as sûrement raison..."
Je restai assis sur mon rocher, à jeter des galets dans l'eau, pendant encore une bonne heure, puis me dirigeai en direction de l'hôpital, où Yuhi devait certainement être. Chihiro se contenta de me suivre de loin.
Je toquai à la porte de la chambre que l'on lui avait assigné et entrai. Evidemment, Rokuro était là lui aussi, et à leurs regards je compris qu'il y avait quelque chose entre eux, ce quelque chose que je ne pourrai jamais obtenir.
"Je vous dérange ? Je peux revenir plus tard si vous le voulez..."
"Non, reste. Je m'inquiétais de ne pas te voir en arrivant au village, mais le Mizukage nous a dit que tu nous avait précédé et n'était pas blessé."
"C'est tout ce qu'il vous a dit ?"
Un silence pesant règna sur la pièce suite à cette question. Alors le vieil homme les avait déjà mis au courant... Que voulait-il bien faire ? Avait-il encore quelque chose de prévu pour moi ? J'eus la sensation que mon destin ne m'appartenait pas vraiment.
"Je vais vous laisser. Je crois que ce n'est pas à moi de t'en parler."
Rokuro se leva du tabouret sur lequel il était assis et se dirigea vers la porte. Nos regards se croisèrent alors. Dans celui de mon ami se lisait un mélange de colère et de tristesse, dans le mien de la lassitude et la douleur de prendre cette décision. Puis, il sortit.
Je m'avançai du lit de la convalescente et m'adossai au mur, près de la fenêtre. Je n'osai pas la regarder ni lui adresser la parole. Je savais que quoi que l'on dise, nous allions nous blesser et surement nous dire adieu.
"Zabuza... Pourquoi veux-tu nous quitter ?"
"Le Mizukage vous l'a déjà dit. Je veux devenir Jounin. Je pense que nous n'avons plus le même niveau vous et moi. Et j'ai un rêve à accomplir."
"Pourquoi te caches-tu toujours derrière ce masque, même avec nous ? Pourquoi ne dis-tu jamais ce que tu as vraiment sur le coeur ?"
"A quoi bon ? Cela serait voué à l'échec. Je préfère tirer un trait sur tout ça et vivre pour moi."
"Ce n'est pas facile pour moi non plus tu sais..."
"..."
"J'aurais préféré me comporter en kunoichi digne de ce nom et faire passer mon devoir avant mes sentiments, mais je ne peux pas. J'aime Rokuro, et je comprends ce que tu ressens aussi, mais je ne peux pas aller à l'encontre ce que mon coeur me dicte..."
"Alors tout est dit..."
"Tu vas nous quitter, n'est-ce pas ? Tu vas nous fuir à cause de moi et nous abandonner..."
"Je vais aller chercher mon destin ailleurs ; c'est tout."
"Reste s'il te plait... Nous avons besoin de toi..."
"Ma décision est prise. Adieu, Yuhi. Je compte sur toi pour faire part de la nouvelle à Rokuro."
Sur ces derniers mots, je quittai la pièce, laissant Yuhi seule avec ses larmes et filai vers ma zone d'entraînement.
"Idiot..."
Chihiro me suivit de loin. Elle avait tout entendu de derrière la porte. Une fois arrivé dans la région des grands lacs de Kiri, je sautai au sol et me retournai vers le dernier arbre sur lequel j'avais mis le pied, écrasant rageusement mon poing contre son tronc.
[Chihiro, Zabuza : +4 EXP RP]
Chihiro et moi restâmes silencieux un long moment. Je ne savais quoi dire. Je me doutais qu'elle avait compris la nature de mes sentiments pour Yuhi et le trouble que cela engendrait pour moi vis à vis de Rokuro. Mais ces choses là, je ne pouvais les dire à personne et devait les garder pour moi. Finalement, ce fut elle qui brisa le silence.
"Tu devrais peut-être aller lui en parler. Même si elle ne partage pas tes sentiments, elle ne peut pas te détester. Et si elle te dit clairement les choses, alors tu seras fixé et pourras tirer un trait."
"Tu as sûrement raison..."
Je restai assis sur mon rocher, à jeter des galets dans l'eau, pendant encore une bonne heure, puis me dirigeai en direction de l'hôpital, où Yuhi devait certainement être. Chihiro se contenta de me suivre de loin.
Je toquai à la porte de la chambre que l'on lui avait assigné et entrai. Evidemment, Rokuro était là lui aussi, et à leurs regards je compris qu'il y avait quelque chose entre eux, ce quelque chose que je ne pourrai jamais obtenir.
"Je vous dérange ? Je peux revenir plus tard si vous le voulez..."
"Non, reste. Je m'inquiétais de ne pas te voir en arrivant au village, mais le Mizukage nous a dit que tu nous avait précédé et n'était pas blessé."
"C'est tout ce qu'il vous a dit ?"
Un silence pesant règna sur la pièce suite à cette question. Alors le vieil homme les avait déjà mis au courant... Que voulait-il bien faire ? Avait-il encore quelque chose de prévu pour moi ? J'eus la sensation que mon destin ne m'appartenait pas vraiment.
"Je vais vous laisser. Je crois que ce n'est pas à moi de t'en parler."
Rokuro se leva du tabouret sur lequel il était assis et se dirigea vers la porte. Nos regards se croisèrent alors. Dans celui de mon ami se lisait un mélange de colère et de tristesse, dans le mien de la lassitude et la douleur de prendre cette décision. Puis, il sortit.
Je m'avançai du lit de la convalescente et m'adossai au mur, près de la fenêtre. Je n'osai pas la regarder ni lui adresser la parole. Je savais que quoi que l'on dise, nous allions nous blesser et surement nous dire adieu.
"Zabuza... Pourquoi veux-tu nous quitter ?"
"Le Mizukage vous l'a déjà dit. Je veux devenir Jounin. Je pense que nous n'avons plus le même niveau vous et moi. Et j'ai un rêve à accomplir."
"Pourquoi te caches-tu toujours derrière ce masque, même avec nous ? Pourquoi ne dis-tu jamais ce que tu as vraiment sur le coeur ?"
"A quoi bon ? Cela serait voué à l'échec. Je préfère tirer un trait sur tout ça et vivre pour moi."
"Ce n'est pas facile pour moi non plus tu sais..."
"..."
"J'aurais préféré me comporter en kunoichi digne de ce nom et faire passer mon devoir avant mes sentiments, mais je ne peux pas. J'aime Rokuro, et je comprends ce que tu ressens aussi, mais je ne peux pas aller à l'encontre ce que mon coeur me dicte..."
"Alors tout est dit..."
"Tu vas nous quitter, n'est-ce pas ? Tu vas nous fuir à cause de moi et nous abandonner..."
"Je vais aller chercher mon destin ailleurs ; c'est tout."
"Reste s'il te plait... Nous avons besoin de toi..."
"Ma décision est prise. Adieu, Yuhi. Je compte sur toi pour faire part de la nouvelle à Rokuro."
Sur ces derniers mots, je quittai la pièce, laissant Yuhi seule avec ses larmes et filai vers ma zone d'entraînement.
"Idiot..."
Chihiro me suivit de loin. Elle avait tout entendu de derrière la porte. Une fois arrivé dans la région des grands lacs de Kiri, je sautai au sol et me retournai vers le dernier arbre sur lequel j'avais mis le pied, écrasant rageusement mon poing contre son tronc.
[Chihiro, Zabuza : +4 EXP RP]

Zabuza Momochi- Mort
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
"Shihan..." murmura-t-elle.
Chihiro n'osait s'avancer, rendue indécise par la fureur qui émanait du jeune homme.
Que pouvait-elle faire ? C'était inéluctable, elle le savait, et ne pouvait tenir rigueur à sa mère d'avoir écouté ses sentiments. Elle-même ne pouvait pas se le permettre, alors elle comprenait la décision de Yuhi, et était persuadée que celle qui l'avait mise au monde connaissait les conséquences de son acte. Malgré toutes les supplications qu'elle aurait pu lui adresser, Zabuza ne serait pas revenu. C'était bien trop dur. Blessé dans sa fierté et dans son amour, il ne pouvait que s'éloigner du couple.
Le temps apaiserait sa douleur. Viendrait l'époque où l'amitié qui liait les trois chuunin renaîtrait de ses cendres. Elle n'était pas morte, de toute façon. Leur lien était plus fort que cela, même si le futur Mizukage le reniait pour l'instant.
Rokuro... Elle trouvait le comportement de son père lâche. Elle ne sentait pas proche de lui, ou moins de lui que de sa génitrice en tous cas. Il aurait du parler avec Zabuza, c'était son meilleur ami après tout. Personne n'était responsable de ce qui se passait, mais elle avait l'impression que son père avait fui des explications qui auraient peut-être été nécessaires. Toutefois, il était impossible pour le moment de parler avec celui qui deviendrait jounin dans peu de temps; sa colère était bien trop vive.
"Shihan ?"
Il lui tournait le dos, les épaules affaissées, la tête baissée, silencieux. La kunoichi inspira et retint son souffle quelques secondes, réunissant son courage.
*Je ne sais pas si ce que tu as fais était un bon choix, mais...*
Si douloureux. Si la kunoichi avait eu à choisir, elle aurait préféré être dénuée de émotions. Comme elle le comprenait ! Et comme elle se sentait incapable à lui venir en aide ! Elle se doutait que Zabuza avait compris, dès qu'il avait fait connaissance avec elle, que jamais Yuhi ne lui appartiendrait. Il avait simplement mis fin à ses vaines espérances, ce soir.
"C'est mieux ainsi. Si tu avais caché cela, même si elle le soupçonnait, ça n'aurait fait qu'empirer les choses. La situation est claire maintenant entre vous, et ne le regrette pas. Tu le savais au fond de toi..."
Ses propres paroles lui faisaient mal. Tout ce qu'elle fuyait était devant ses yeux, cette souffrance aurait pu être sienne.
"Cela vaut mieux que fuir ! Tu aurais toujours été peiné de la voir avec lui, inaccessible, ignorante de tes tourments. Elle le sait à présent, n'éprouve pas de remords !"
*Mais...*
Zabuza ne réagissait pas. La kunoichi avait haussé le ton, non pas de manière agressive, mais l'on entendait dans sa voix toute la détresse qui était tapie au fond de son âme. Malheureuse, traversée par une tristesse sans bornes parce qu'elle comprenait trop bien ce que son maître pouvait ressentir, elle s'approcha de lui et lui saisit avec hésitation la manche.
"Shihan..."
*Mais, même si tu es persuadé du contraire...*
"... Elle t'a repoussé, c'est vrai. Mais ne pense pas que tout est fini pour vous, même si ça ne sera jamais ce à quoi tu aspires tant."
Chihiro retenait les larmes menaçantes, consciente que les dernières paroles de sa mère avant sa mort seraient un supplice pour le jeune homme.
"Elle s'en souviendra bien avant la fin, je te le jure. Elle aura besoin de ton aide... parce que..."
*Elle a essayé de te le dire, tu ne l'as pas écoutée...*
"... Tu ne l'as pas perdue!"
Chihiro n'osait s'avancer, rendue indécise par la fureur qui émanait du jeune homme.
Que pouvait-elle faire ? C'était inéluctable, elle le savait, et ne pouvait tenir rigueur à sa mère d'avoir écouté ses sentiments. Elle-même ne pouvait pas se le permettre, alors elle comprenait la décision de Yuhi, et était persuadée que celle qui l'avait mise au monde connaissait les conséquences de son acte. Malgré toutes les supplications qu'elle aurait pu lui adresser, Zabuza ne serait pas revenu. C'était bien trop dur. Blessé dans sa fierté et dans son amour, il ne pouvait que s'éloigner du couple.
Le temps apaiserait sa douleur. Viendrait l'époque où l'amitié qui liait les trois chuunin renaîtrait de ses cendres. Elle n'était pas morte, de toute façon. Leur lien était plus fort que cela, même si le futur Mizukage le reniait pour l'instant.
Rokuro... Elle trouvait le comportement de son père lâche. Elle ne sentait pas proche de lui, ou moins de lui que de sa génitrice en tous cas. Il aurait du parler avec Zabuza, c'était son meilleur ami après tout. Personne n'était responsable de ce qui se passait, mais elle avait l'impression que son père avait fui des explications qui auraient peut-être été nécessaires. Toutefois, il était impossible pour le moment de parler avec celui qui deviendrait jounin dans peu de temps; sa colère était bien trop vive.
"Shihan ?"
Il lui tournait le dos, les épaules affaissées, la tête baissée, silencieux. La kunoichi inspira et retint son souffle quelques secondes, réunissant son courage.
*Je ne sais pas si ce que tu as fais était un bon choix, mais...*
Si douloureux. Si la kunoichi avait eu à choisir, elle aurait préféré être dénuée de émotions. Comme elle le comprenait ! Et comme elle se sentait incapable à lui venir en aide ! Elle se doutait que Zabuza avait compris, dès qu'il avait fait connaissance avec elle, que jamais Yuhi ne lui appartiendrait. Il avait simplement mis fin à ses vaines espérances, ce soir.
"C'est mieux ainsi. Si tu avais caché cela, même si elle le soupçonnait, ça n'aurait fait qu'empirer les choses. La situation est claire maintenant entre vous, et ne le regrette pas. Tu le savais au fond de toi..."
Ses propres paroles lui faisaient mal. Tout ce qu'elle fuyait était devant ses yeux, cette souffrance aurait pu être sienne.
"Cela vaut mieux que fuir ! Tu aurais toujours été peiné de la voir avec lui, inaccessible, ignorante de tes tourments. Elle le sait à présent, n'éprouve pas de remords !"
*Mais...*
Zabuza ne réagissait pas. La kunoichi avait haussé le ton, non pas de manière agressive, mais l'on entendait dans sa voix toute la détresse qui était tapie au fond de son âme. Malheureuse, traversée par une tristesse sans bornes parce qu'elle comprenait trop bien ce que son maître pouvait ressentir, elle s'approcha de lui et lui saisit avec hésitation la manche.
"Shihan..."
*Mais, même si tu es persuadé du contraire...*
"... Elle t'a repoussé, c'est vrai. Mais ne pense pas que tout est fini pour vous, même si ça ne sera jamais ce à quoi tu aspires tant."
Chihiro retenait les larmes menaçantes, consciente que les dernières paroles de sa mère avant sa mort seraient un supplice pour le jeune homme.
"Elle s'en souviendra bien avant la fin, je te le jure. Elle aura besoin de ton aide... parce que..."
*Elle a essayé de te le dire, tu ne l'as pas écoutée...*
"... Tu ne l'as pas perdue!"
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Chihiro Sanada-

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
"On ne peut perdre ce que l'on n'a jamais acquis... J'ai aimé Yuhi au moment où je l'ai vue, mais j'ai de suite compris qu'elle n'avait d'yeux que pour lui.
Alors je me suis tu pendant toutes ces années, espérant qu'elle changerait d'avis, qu'elle me remarquerait. Mais je me rends à l'évidence : jamais je ne pourrai être sien.
Rokuro et elle ont reconnu ma valeur ; ils ont sûrement été les seuls. Je ne leur en veut pas, mais je préfère partir loin d'eux, pour leur bonheur..."
Je me retournai lentement vers Chihiro. Cette dernière n'avait pas lâché ma manche et semblait tout autant triste que moi. Je me demandai quelle était la raison des tourments qui l'étreignaient, mais je préférai lui laisser le libre arbitre de m'en parler si elle le pensait nécessaire.
Je regardai la kunoichi en souriant et prit ses mains dans les miennes. Le rouge monta aux joues de la jeune fille et elle baissa la tête, n'osant parler.
"Je sais que le temps ne changera rien. Ta présence ici est la preuve que rien ne pourra défaire les liens entre Rokuro et Yuhi. Et puis, je ne voudrais pas empêcher que tu ne viennes au monde... J'espère te revoir dans ma vie future..."
Chihiro voulut me dire ce qu'elle ressentait. L'espace d'un instant, elle se dit que peut être cela changerait notre avenir à tous les deux, peut être qu'ainsi, la vie serait moins difficile. Prenant son courage à deux mains, elle se décida à se lancer.
"Shihan, je..."
Mais à ce moment là, la scène changea et je ne tenai déjà plus ses mains. Ce que la kunoichi vit la glaça d'effroi. Nous étions dans une tente de commandement, Rokuro, Yuhi, dont le ventre était déjà rond, et moi même. A l'extérieur, une odeur de sang planait dans l'air, omniprésente.
Chihiro put remarquer que ses parents portaient eux aussi des gilets de Jounin. Quant à moi, je devais avoir son âge à présent. Elle se rendit compte à quel point j'avais grandi depuis le dernier passage de ma vie qu'elle avait vu, et cette pensée la fit sourire et rougir.
Mais elle fut vite sortie de sa rêverie par le son des voix qui montaient. La discussion entre nous trois était animée et virait à la dispute.
"Il est hors de question que Yuhi aille combattre dans son état."
"Nous n'avons pas le choix, c'est la guerre. Soit Kumo nous écrase, soit nous les écrasons, et pour cette deuxième option nous avons besoin de TOUS nos Jounin."
"Mais elle attend un enfant !!! C'est du suicide pur et simple !"
"Et alors ? Avant d'être une femme, elle est une kunoichi. Son devoir passe avant tout et la sureté du village aussi."
"Elle est avant tout MA femme ! Je ne peux la laisser être mise en danger de la sorte. De plus, sa condition risquerait de mettre la mission en péril."
"Tu t'insubordinnerais donc à mes directives et abandonnerait la défense de ton village juste parce que tes sentiments te disent le contraire Rokuro ? Quel merveilleux shinobi tu fais.
Maintenant écoute-moi et écoute-moi bien. Je suis le chef de cette équipe et je ne laisserai aucun de mes camarades mourir, alors reste calme et obéis moi. Si tu persistes dans ton refus et ton erreur, je me verrai contraint de te résigner par la force. Est-ce que tu désires ?"
"Le pouvoir t'es monté à la tête, Zabuza. Autrefois tu nous aurais considéré comme des amis ; aujourd'hui nous ne sommes que des subordonnés... Je ne te reconnais plus."
"Nous avons tous changé. La différence à présent c'est que votre amour mutuel vous a rendu faibles. Moi de mon côté, je n'ai vécu que pour moi et je suis devenu fort."
Rokuro serra son poing droit et m'attrappa par le col de la main gauche, prêt à me frapper. Moi, je le regardai froidement, sans montrer la moindre émotion derrière mon masque. Yuhi, quant à elle, baissa les yeux et fixa le sol, honteuse.
"Je ne te permets pas !!!"
"Et ? Tu n'as rien à me permettre ni à m'interdire, Rokuro. C'est fini cette époque où tu étais le Senpai et moi le Kohai. A présent je suis bien plus fort que toi ; la preuve en est : je t'ai ecrasé lors de l'examen Chunin et je suis devenu Jounin bien des années avant toi. Maintenant ravale ta fierté et ferme la."
"Je vais te..."
"Arrêtez-tous les deux !!! J'en ai assez !!! Pourquoi faut-il toujours que vous soyiez en compétition ? Pourquoi êtes vous sans cesse en train de vous jalouser ? J'en ai assez !"
Rokuro resta silencieux, peiné de voir des larmes rouler le long des joues de sa bien-aimée. De mon côté, je restai impassible et repris la parole.
"Tu en as assez dis-tu ? Sache que si tu n'étais pas là, tout aurait toujours été pour le mieux. Maintenant je vous laisse le choix, soit vous reprenez vos esprits et vous remettez à penser comme des shinobi, soit vous disparaissez de ma vue immédiatement.
Yuhi, si tu ne t'endurcis pas, tu mourras forcément sur le champ de bataille. Dehors, c'est la guerre, et elle n'épargne ni femme ni enfant.
Rokuro, tu dis vouloir protéger ta femme ? Comment peux-tu déjà survivre toi même si la peur de la perdre obscurcit ta raison ?
Comprenez à présent que je ne peux avoir confiance en vous si vous persistez dans votre erreur de jugement."
Je pris un kunai dans l'étui attaché le long de ma cuisse et le lançai en direction de Yuhi. Elle ferma les yeux et mis ses bras devant elle pour se protéger. Rokuro, lui resta immobile, surpris par mon geste.
Le projectile termina sa course dans le poteau de bois, à quelques centimètres de la kunoichi. Elle s'effondra à genoux et se mit à sangloter, incapable de parler.
"Vous comprenez à présent ? Voilà ce que nous allons faire. Je vous laisse une dernière chance. Je vais sortir d'ici et vous laisser. Soit vous revenez tous les deux, résolus et obéissants, soit ce kunai vous délivre de cette vie qui est la votre.
Je veux vous revoir tous les deux ou bien ne plus jamais vous revoir tout court. Ai-je été bien clair ?"
Sans les regarder, je sortis de la tente. Nous étions dans une région rocheuse, parsemée de ravins et de canyons. J'avais choisi ce point de façon stratégique ; ici, nous pouvions facilement tendre des embuscades à nos adversaires.
Je me posai au bord d'une falaise, les bras croisés sur le torse, regardant dans le lointain. Chihiro avait laissé ses parents seuls et m'avait suivi, surprise du discours que je leur avait tenu.
Alors je me suis tu pendant toutes ces années, espérant qu'elle changerait d'avis, qu'elle me remarquerait. Mais je me rends à l'évidence : jamais je ne pourrai être sien.
Rokuro et elle ont reconnu ma valeur ; ils ont sûrement été les seuls. Je ne leur en veut pas, mais je préfère partir loin d'eux, pour leur bonheur..."
Je me retournai lentement vers Chihiro. Cette dernière n'avait pas lâché ma manche et semblait tout autant triste que moi. Je me demandai quelle était la raison des tourments qui l'étreignaient, mais je préférai lui laisser le libre arbitre de m'en parler si elle le pensait nécessaire.
Je regardai la kunoichi en souriant et prit ses mains dans les miennes. Le rouge monta aux joues de la jeune fille et elle baissa la tête, n'osant parler.
"Je sais que le temps ne changera rien. Ta présence ici est la preuve que rien ne pourra défaire les liens entre Rokuro et Yuhi. Et puis, je ne voudrais pas empêcher que tu ne viennes au monde... J'espère te revoir dans ma vie future..."
Chihiro voulut me dire ce qu'elle ressentait. L'espace d'un instant, elle se dit que peut être cela changerait notre avenir à tous les deux, peut être qu'ainsi, la vie serait moins difficile. Prenant son courage à deux mains, elle se décida à se lancer.
"Shihan, je..."
Mais à ce moment là, la scène changea et je ne tenai déjà plus ses mains. Ce que la kunoichi vit la glaça d'effroi. Nous étions dans une tente de commandement, Rokuro, Yuhi, dont le ventre était déjà rond, et moi même. A l'extérieur, une odeur de sang planait dans l'air, omniprésente.
Chihiro put remarquer que ses parents portaient eux aussi des gilets de Jounin. Quant à moi, je devais avoir son âge à présent. Elle se rendit compte à quel point j'avais grandi depuis le dernier passage de ma vie qu'elle avait vu, et cette pensée la fit sourire et rougir.
Mais elle fut vite sortie de sa rêverie par le son des voix qui montaient. La discussion entre nous trois était animée et virait à la dispute.
"Il est hors de question que Yuhi aille combattre dans son état."
"Nous n'avons pas le choix, c'est la guerre. Soit Kumo nous écrase, soit nous les écrasons, et pour cette deuxième option nous avons besoin de TOUS nos Jounin."
"Mais elle attend un enfant !!! C'est du suicide pur et simple !"
"Et alors ? Avant d'être une femme, elle est une kunoichi. Son devoir passe avant tout et la sureté du village aussi."
"Elle est avant tout MA femme ! Je ne peux la laisser être mise en danger de la sorte. De plus, sa condition risquerait de mettre la mission en péril."
"Tu t'insubordinnerais donc à mes directives et abandonnerait la défense de ton village juste parce que tes sentiments te disent le contraire Rokuro ? Quel merveilleux shinobi tu fais.
Maintenant écoute-moi et écoute-moi bien. Je suis le chef de cette équipe et je ne laisserai aucun de mes camarades mourir, alors reste calme et obéis moi. Si tu persistes dans ton refus et ton erreur, je me verrai contraint de te résigner par la force. Est-ce que tu désires ?"
"Le pouvoir t'es monté à la tête, Zabuza. Autrefois tu nous aurais considéré comme des amis ; aujourd'hui nous ne sommes que des subordonnés... Je ne te reconnais plus."
"Nous avons tous changé. La différence à présent c'est que votre amour mutuel vous a rendu faibles. Moi de mon côté, je n'ai vécu que pour moi et je suis devenu fort."
Rokuro serra son poing droit et m'attrappa par le col de la main gauche, prêt à me frapper. Moi, je le regardai froidement, sans montrer la moindre émotion derrière mon masque. Yuhi, quant à elle, baissa les yeux et fixa le sol, honteuse.
"Je ne te permets pas !!!"
"Et ? Tu n'as rien à me permettre ni à m'interdire, Rokuro. C'est fini cette époque où tu étais le Senpai et moi le Kohai. A présent je suis bien plus fort que toi ; la preuve en est : je t'ai ecrasé lors de l'examen Chunin et je suis devenu Jounin bien des années avant toi. Maintenant ravale ta fierté et ferme la."
"Je vais te..."
"Arrêtez-tous les deux !!! J'en ai assez !!! Pourquoi faut-il toujours que vous soyiez en compétition ? Pourquoi êtes vous sans cesse en train de vous jalouser ? J'en ai assez !"
Rokuro resta silencieux, peiné de voir des larmes rouler le long des joues de sa bien-aimée. De mon côté, je restai impassible et repris la parole.
"Tu en as assez dis-tu ? Sache que si tu n'étais pas là, tout aurait toujours été pour le mieux. Maintenant je vous laisse le choix, soit vous reprenez vos esprits et vous remettez à penser comme des shinobi, soit vous disparaissez de ma vue immédiatement.
Yuhi, si tu ne t'endurcis pas, tu mourras forcément sur le champ de bataille. Dehors, c'est la guerre, et elle n'épargne ni femme ni enfant.
Rokuro, tu dis vouloir protéger ta femme ? Comment peux-tu déjà survivre toi même si la peur de la perdre obscurcit ta raison ?
Comprenez à présent que je ne peux avoir confiance en vous si vous persistez dans votre erreur de jugement."
Je pris un kunai dans l'étui attaché le long de ma cuisse et le lançai en direction de Yuhi. Elle ferma les yeux et mis ses bras devant elle pour se protéger. Rokuro, lui resta immobile, surpris par mon geste.
Le projectile termina sa course dans le poteau de bois, à quelques centimètres de la kunoichi. Elle s'effondra à genoux et se mit à sangloter, incapable de parler.
"Vous comprenez à présent ? Voilà ce que nous allons faire. Je vous laisse une dernière chance. Je vais sortir d'ici et vous laisser. Soit vous revenez tous les deux, résolus et obéissants, soit ce kunai vous délivre de cette vie qui est la votre.
Je veux vous revoir tous les deux ou bien ne plus jamais vous revoir tout court. Ai-je été bien clair ?"
Sans les regarder, je sortis de la tente. Nous étions dans une région rocheuse, parsemée de ravins et de canyons. J'avais choisi ce point de façon stratégique ; ici, nous pouvions facilement tendre des embuscades à nos adversaires.
Je me posai au bord d'une falaise, les bras croisés sur le torse, regardant dans le lointain. Chihiro avait laissé ses parents seuls et m'avait suivi, surprise du discours que je leur avait tenu.
Dernière édition par le Mar 12 Déc - 13:15, édité 3 fois

Zabuza Momochi- Mort
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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)
Chihiro devait accélérer pour suivre le pas rapide de son maître. Rendue silencieuse par la dispute qui avait opposé Zabuza et son père, elle ne savait que dire. Elle connaissait mieux le jounin que ses propres parents, dont elle avait perçu l'impuissance lors de cette mise au point.
Elle comprenait mieux d'où lui venait son caractère faible.
La kunoichi ne savait pas trop ce qu'elle devait penser de son père. Sa mère lui ressemblait fortement, et elle se sentait naturellement proche d'elle. Le lien n'était pas brisé, malgré la technique qui avait effacé sa mémoire. Il lui semblait se rappeler du sentiment de sécurité que lui apportait sa présence, de la chaleur maternelle qui lui avait été arrachée. Une réminiscence de son passé qu'elle imaginait peut-être.
Mais pour Rokuro... Rien, rien du tout. Les souvenirs dataient trop sans doute, il était mort quand elle était encore enfant. Cette absence la rendait mélancolique, et un léger sentiment de culpabilité s'était insinué dans sa réflexion. Elle aurait du se remémorer quelque chose à son propos, c'était injuste. Elle n'avait la possibilité de le découvrir qu'à travers Zabuza, et l'image qu'elle en avait n'était certainement pas celle qu'elle aurait du avoir. Elle s'en voulait... Elle s'en voulait car elle ne savait plus ce qu'elle ressentait pour lui quand il était encore en vie.
D'un autre côté, elle estimait que le futur Mizukage avait été dur dans ses paroles. Pour que Yuhi soit forcée de se battre malgré son état, les choses devaient aller mal. Il n'avait sûrement pas le choix.
Battus par le vent, ses cheveux fouettaient son visage. Elle les repoussa avec agacement, et s'immobilisa brusquement. Auparavant, elle avait vu sa mère faire exactement le même geste, alors que Zabuza et Rokuro discutaient vivement. Attendrie, elle eut un sourire, ravie de voir qu'elle ne s'était pas tant éloignée de cette femme qu'elle aurait du chérir, mais qui lui était inconnue.
La place qu'elle occupait au sein du trio n'était pas facile, et la jeune fille éprouvait de la compassion pour sa mère, qui se sentait la cause du déchirement entre les deux jounin.
Le choix du lieu de combat était judicieux, comme le remarqua Chihiro. Elle ne possédait pas de grands talents stratégiques, mais elle savait que le terrain était souvent un enjeu primordial lors d'une bataille. Elle n'était pas tellement renseignée sur cette guerre, mais cela lui importait peu. Cela s'était déjà produit, et elle en connaissait l'issue. Ses géniteurs et son maître en ressortiraient vivants.
Elle rougit en pensant à ce qu'elle avait failli faire. Emportée par un trop-plein d'émotions, elle en était presque à déclarer ce qu'elle voulait tenir caché. Un heureux hasard avait fait en sorte que l'illusion évolue avant qu'elle ait eu le temps de dire quoi que ce soit. Elle devait être plus précautionneuse, car elle se doutait bien qu'en parler n'arrangerait pas la situation, et créerait un malaise certain.
Une idée avait germé dans son esprit, quelque chose qu'elle essayait de repousser mais qui la tourmentait. Elle s'avança pour se mettre à la hauteur de Zabuza, qui scrutait l'horizon, le visage fermé.
"Shihan... Ce n'est pas un moyen détourné de vous..."
Peine perdue, la kunoichi ne trouvait pas de terme qui adoucirait sa question.
"... de vous venger ?" souffla-t-elle en un murmure à peine audible, presque honteuse d'avoir prêté de mauvaises intentions à son maître.
Ce n'était de toute façon pas possible, elle ne croyait pas qu'il puisse raisonner de cette manière. S'il avait donné l'ordre à la femme qu'il aimait de se battre, bien qu'elle porte un enfant, c'était qu'il n'avait pas d'autres choix.
"Je vous prie de m'excuser. Je n'aurais jamais du me permettre de dire une chose pareille." s'exclama Chihiro d'un ton d'excuse. "Je manque de clairvoyance."
Elle inclina légèrement la tête, notant qu'elle vouvoyait de nouveau Zabuza. Était-ce parce qu'il n'était plus un enfant, ou à cause de l'autorité qui émanait de lui, et qui lui faisait craindre des représailles ? Elle n'aurait su le dire, mais se sentait subitement mal à l'aise.
Elle comprenait mieux d'où lui venait son caractère faible.
La kunoichi ne savait pas trop ce qu'elle devait penser de son père. Sa mère lui ressemblait fortement, et elle se sentait naturellement proche d'elle. Le lien n'était pas brisé, malgré la technique qui avait effacé sa mémoire. Il lui semblait se rappeler du sentiment de sécurité que lui apportait sa présence, de la chaleur maternelle qui lui avait été arrachée. Une réminiscence de son passé qu'elle imaginait peut-être.
Mais pour Rokuro... Rien, rien du tout. Les souvenirs dataient trop sans doute, il était mort quand elle était encore enfant. Cette absence la rendait mélancolique, et un léger sentiment de culpabilité s'était insinué dans sa réflexion. Elle aurait du se remémorer quelque chose à son propos, c'était injuste. Elle n'avait la possibilité de le découvrir qu'à travers Zabuza, et l'image qu'elle en avait n'était certainement pas celle qu'elle aurait du avoir. Elle s'en voulait... Elle s'en voulait car elle ne savait plus ce qu'elle ressentait pour lui quand il était encore en vie.
D'un autre côté, elle estimait que le futur Mizukage avait été dur dans ses paroles. Pour que Yuhi soit forcée de se battre malgré son état, les choses devaient aller mal. Il n'avait sûrement pas le choix.
Battus par le vent, ses cheveux fouettaient son visage. Elle les repoussa avec agacement, et s'immobilisa brusquement. Auparavant, elle avait vu sa mère faire exactement le même geste, alors que Zabuza et Rokuro discutaient vivement. Attendrie, elle eut un sourire, ravie de voir qu'elle ne s'était pas tant éloignée de cette femme qu'elle aurait du chérir, mais qui lui était inconnue.
La place qu'elle occupait au sein du trio n'était pas facile, et la jeune fille éprouvait de la compassion pour sa mère, qui se sentait la cause du déchirement entre les deux jounin.
Le choix du lieu de combat était judicieux, comme le remarqua Chihiro. Elle ne possédait pas de grands talents stratégiques, mais elle savait que le terrain était souvent un enjeu primordial lors d'une bataille. Elle n'était pas tellement renseignée sur cette guerre, mais cela lui importait peu. Cela s'était déjà produit, et elle en connaissait l'issue. Ses géniteurs et son maître en ressortiraient vivants.
Elle rougit en pensant à ce qu'elle avait failli faire. Emportée par un trop-plein d'émotions, elle en était presque à déclarer ce qu'elle voulait tenir caché. Un heureux hasard avait fait en sorte que l'illusion évolue avant qu'elle ait eu le temps de dire quoi que ce soit. Elle devait être plus précautionneuse, car elle se doutait bien qu'en parler n'arrangerait pas la situation, et créerait un malaise certain.
Une idée avait germé dans son esprit, quelque chose qu'elle essayait de repousser mais qui la tourmentait. Elle s'avança pour se mettre à la hauteur de Zabuza, qui scrutait l'horizon, le visage fermé.
"Shihan... Ce n'est pas un moyen détourné de vous..."
Peine perdue, la kunoichi ne trouvait pas de terme qui adoucirait sa question.
"... de vous venger ?" souffla-t-elle en un murmure à peine audible, presque honteuse d'avoir prêté de mauvaises intentions à son maître.
Ce n'était de toute façon pas possible, elle ne croyait pas qu'il puisse raisonner de cette manière. S'il avait donné l'ordre à la femme qu'il aimait de se battre, bien qu'elle porte un enfant, c'était qu'il n'avait pas d'autres choix.
"Je vous prie de m'excuser. Je n'aurais jamais du me permettre de dire une chose pareille." s'exclama Chihiro d'un ton d'excuse. "Je manque de clairvoyance."
Elle inclina légèrement la tête, notant qu'elle vouvoyait de nouveau Zabuza. Était-ce parce qu'il n'était plus un enfant, ou à cause de l'autorité qui émanait de lui, et qui lui faisait craindre des représailles ? Elle n'aurait su le dire, mais se sentait subitement mal à l'aise.
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Je suis une vilaine

Chihiro Sanada-

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