L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Chihiro Sanada le Mar 11 Juil - 12:58

Zabuza était dans la pièce principale de la maison de Rokuro et Yuhi. Cette dernière s'affairait, tandis que la petite Chihiro, qui devait avoir sept ans, lui tournait autour. Sans aucun doute, sa mère préparait leurs affaires en vue d'un départ imminent. Il faisait assez sombre, le temps était propice à un orage, bien que la journée vienne à peine de débuter.
Le silence était rompu par les soupirs agacés et fréquents de Yuhi, et par les sanglots de Chihiro.


"Maman, on ne peut pas partir ! Je ne veux pas ! Je veux rester à Kiri !" protesta-t-elle d'une voix faible, rendue rauque par les pleurs.

La femme baissa la tête, on pouvait lire sa profonde fatigue sur son visage pâle, et les traces qu'avaient laissé des larmes récentes. Elle abandonna le sac qu'elle était en train de remplir de vêtements, et s'approcha de Chihiro. Elle la serra contre elle, caressant les doux cheveux noirs de son enfant, tandis que la fillette avait enfoui son visage dans les vêtements maternels.

"Chihiro, je t'ai déjà expliqué. Il est dangereux pour nous de rester ici, tu le sais." rappela Yuhi avec lassitude.

"Tu vas abandonner Papa ! Il va rester tout seul ici, moi je ne veux pas !"

"Bien sûr que non, ma chérie... Nous devons nous mettre à l'abri, c'est ce qu'aurait voulu Rokuro, tu ne crois pas ? Il sera rassuré de nous savoir en sécurité, même si c'est loin de lui. Et puis, on a pas besoin de sa tombe pour se souvenir de lui, n'est-ce-pas ?"

Yuhi parlait de plus en plus doucement, et elle leva les yeux vers le plafond pour retenir son chagrin. Elle ne devait pas faiblir devant sa fille, elle devait se montrer réconfortante, elle devait...

"Tu vas le laisser tout seul ! Je te déteste ! Tu ne penses qu'à toi !"

La petite fille repoussa les mains de sa mère et s'élança vers la porte. Elle se retourna, et aperçut Zabuza, immobile. Elle lui adressa un regard noir, cachant sa surprise de le voir ici. N'avait-il pas fui ? Ensuite, elle se précipita dans la rue, courant en direction de la dernière demeure de son père. Yuhi se mit à pleurer, les mains plaquées sur son visage, dépassée par les évènements.

Chihiro entra dans le cimetière sans ralentir ses pas, et s'effondra dans la neige qui recouvrait l'endroit où gisait le corps sans vie de son père. Une pierre tombale avait été dressée lors de l'enterrement, mais la fillette n'avait pas besoin de lire les gravures pour savoir que c'était bien là. Elle pleurait à chaudes larmes, comprenant que non seulement la décision de sa mère était irrévocable et nécessaire, mais aussi que celle-ci n'avait pas le choix. Cependant, la petite fille ne pouvait se résoudre à partir en laissant son père derrière elle, même s'il était mort.

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Mar 11 Juil - 15:46

*Yuhi... malgré tout ça tu ne détestes pas... Pourtant j'ai brisé ton bonheur...*

J'aurais voulu la réconforter et la prendre dans mes bras, mais même ici je n'en avais pas le droit. Sûrement parce que le but de ma présence en cette époque était tout autre. Sachant ce que j'avais à faire, je rattrappai Chihiro et la vit s'effondrer sur la tombe de son père en pleurant.

*Toi aussi j'ai brisé ta vie ce soir...*

La petite fille se rendit compte de ma présence et se retourna dans ma direction. Elle me lança un regard noir tout en reniflant à cause des larmes.

"Pourquoi tu es là ? Tout le monde dit que tu es un méchant et que tu as fui le village !"

"Peut-être ont-ils raison... Peut-être que je suis une mauvaise personne... Tu sais, les gens ne comprennent pas toujours tes actes ou tes paroles... Parfois tu veux agir pour le bien de tous et les autres croient que tu leur veux du mal. La vie est ainsi..."

"Alors pourquoi tu es encore là si tout le monde te court après ?"

Je m'accroupis devant la petite fille et la regardait d'un air complice.

"Tu as oublié ? C'est la technique secrète que je t'apprendrai quand tu seras kunoichi. Personne d'autre que toi ne peut me voir ; c'est notre petit secret."

Chihiro esquissa un sourire puis reprit avec des sanglots dans la voix :

"Oni-chan, je serai jamais kunoichi, maman veut qu'on quitte Kiri..."

"Elle a raison. C'est mieux pour vous. Kiri est devenu un endroit où il ne fait pas bon vivre. Et puis je serai toujours là pour vous protéger..."

Chihiro se mit à pleurer à chaudes larmes et se jetta dans mes bras, serrant la manche de ma veste dans ses petits poings.

"C'est vrai hein ? Tu feras pas comme papa ? Tu vas pas nous laisser ? Je veux pas que tu partes moi !"

*Si seulement tu savais ce qui nous attend tous les deux ...*

"Promis, je serai toujours avec toi."

Cette promesse, je ne pourrai pas toujours la tenir ; je savais ce qui allait arriver, mais au fond de moi, je souhaitais faire changer les choses, inverser le cours du temps pour que rien de tout cela n'arrive, comme Sorincha l'avait fait, mais en avais-je seulement le droit ?


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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Chihiro Sanada le Mer 12 Juil - 12:43

La fillette releva la tête et sourit franchement à Zabuza, réconfortée par sa promesse. Elle avait confiance en lui, car il ne lui avait jamais menti, avait toujours respecté sa parole engagée envers elle, et, de plus, il lui confiait quelques uns de ses secrets, comme celui de la technique d’invisibilité.
Elle se sentait plus importante qu’une enfant au regard de Zabuza.
Chihiro se releva en essuyant ses pleurs renifla une dernière fois, et se tourna vers la tombe de son père.


"Maman et moi, on va partir, Papa. On sera loin de toi, mais on sera en sécurité. Rester à Kiri, c’est dangereux pour nous, et je sais que tu ne veux pas ça. Ce n’est pas parce qu’on part que l’on va t’oublier, c’est promis. Et je te jure aussi qu’un jour, je deviendrai une kunoichi, que je reviendrai ici."
sussura Chihiro d’un ton empreint de tristesse, mais aussi de résolution.

La petite fille fit volte-face, attrapa la main du futur Mizukage, et partit en direction de sa maison.
Alors qu’ils traversaient les ruelles tortueuses de Kiri, Chihiro demanda avec calme à celui qui deviendrait son maître :


"Je crois qu’il vaut mieux que tu restes invisible, Oni-chan. Je ne suis pas sûre que ton retour fasse du bien à Maman. On était persuadées que tu étais parti, et que l’on ne te reverrait pas avant longtemps."

L’homme ayant acquiescé, l’enfant accéléra son allure, et finit par courir alors que la porte n’était plus qu’à quelques mètres. Elle rentra comme une bourrasque dans la pièce principale où sa mère demeurait prostrée dans un fauteuil, son regard larmoyant perdu dans le vide. A l’arrivée précipitée de Chihiro, elle sortit de sa torpeur et se leva subitement, se hâtant de serrer sa fille dans ses bras. La fillette nicha son visage contre le cou de Yuhi, et s’écria :

"Pardon Maman ! Je ne te déteste pas, j’ai menti ! Je sais qu’on doit partir, et ce n’est pas ta faute. J’ai dit au revoir à Papa, et je sais qu’il est d’accord avec toi."

Elle recula un peu, caressant de ses petits doigts les joues de sa mère, faisant disparaître les larmes qui perlaient à ses yeux.

"Je vais t’aider à faire nos bagages Maman, et après nous partirons."


Yuhi hocha la tête et se remit à l’œuvre, non sans avoir déposé un baiser sur le front de sa fille. Chihiro savait que Zabuza était dans la pièce, mais elle n’émit aucune remarque et ne lui adressa pas la parole, de crainte de trahir sa présence. La petite fille assistait sa mère du mieux qu’elle le pouvait, et bientôt leurs sacs à dos furent prêts. Se retournant une dernière fois vers sa demeure, Chihiro adressa un signe d’adieu à son futur maître.


"Chihiro, tu viens ?"

Elle rejoignit Yuhi, lui tenant la main fermement.







Yuhi avait appris à Chihiro à maîtriser son chakra : l’adolescente marchait sur l’eau sans le moindre effort. Elle avait fourni à sa fille des shuriken et des kunai, sachant que l’aspiration de son enfant était de retourner à Kiri et de devenir kunoichi. Six années étaient passées depuis leur départ, et cet objectif ne s’était que renforcé dans l’esprit de Chihiro. Elle s’entraînait durement, sous les indications de sa mère qui la conseillait avec bienveillance.
L’après-midi de novembre était froide, et Yuhi octroya une pause à l’étudiante acharnée.
Elles s’installèrent contre un tronc d’arbre, puis Chihiro tenta de réguler sa respiration, les yeux levés vers le ciel. Depuis le temps, elle s’était accoutumée à la vie d’ermite qu’elles menaient toutes deux, cependant il arrivait que l’adolescente regrette de n’avoir pas d’autres contacts humains. Elle en était devenue assez introvertie et timide, prenant peu la parole mais écoutant beaucoup. Dans tous les cas, aujourd’hui était un jour spécial, et l’enfant s’en réjouissait. Si tout se passait comme prévu, ce soir, comme chaque année, Zabuza viendrait leur rendre visite. C’était le treizième anniversaire de Chihiro, et l’ami de ses parents ne ratait jamais l’événement annuel. Yuhi brisa le silence en demandant d’une voix complice :


"Chihiro, que dirais-tu de rentrer ? J’ai des choses à préparer pour ce soir, et tu as bien mérité du repos, tu ne crois pas ?"

L’adolescente sourit de contentement et se leva prestement. Sa mère fit de même et se dirigea vers leur maison. Chihiro observa un moment cette femme gracieuse et élégante, que le temps ne semblait atteindre. Elle l’admirait, pour sa force et sa volonté, et elle l’aimait tant… Elle voulait la protéger, pour ne jamais la perdre, et peut-être avoir un jour la possibilité de panser la blessure causée par la mort de Rokuro. Même si elles ne parlaient pas souvent de lui, Chihiro savait qu’il hantait chaque instant de leur vie. Elle lui en voulait un peu pour cela, car elle sentait sa mère incapable d’avancer, d’aller plus loin que là où elles se trouvaient. Chihiro avait été tenue au courant de la tentative d’assassinat de son père et Zabuza, et elle en comprenait l’enjeu, maintenant qu’elle était plus âgée. Elle ne pouvait le leur reprocher. La seule chose qu’elle ignorait était la façon dont était mort son père, comme si personne n’y avait assisté. Mais il défendait une noble cause, et l’adolescente était fière de lui, et elle ne se posait pas tant de questions. Elle savait aussi qu’elles ne pouvaient vivre comme tout le monde, par crainte qu’un Anbu retrouve un jour leurs traces. Elle le déplorait, mais la terreur que lui inspirait le fait d’être recherchées suffisait à brider ses lamentations.
Elles atteignirent bientôt leur masure, et, alors que Chihiro allait ouvrir la porte, sa mère lui fit un clin d’œil et déclara :


"Cette année, je vais faire un extra : tu vas avoir ton cadeau à l’avance."

A ces mots, le visage de l’enfant s’illumina d’un sourire.

"Mais, tu dois accomplir quelque chose d’abord."


Chihiro hocha la tête, l’air déterminé.

"Sais-tu encore faire cela ?"


Yuhi mit deux doigts dans sa bouche et souffla. Un sifflement strident rompit la tranquillité de leur retraire, et la jeune fille sursauta. Elle essaya à son tour. C’était son père qui lui avait appris à faire cela, mais elle n’avait jamais eu utilité à s’en servir.
Les premières tentatives se soldèrent par des échecs. Chihiro se bavait plus dessus qu’autre chose, ce qui faisait rire sa mère aux éclats. Bientôt, elle fut forcée de s’arrêter, prise de vertiges.


"Entraîne-toi et fais-moi signe quand tu y parviendras…"
indiqua Yuhi avant de rentrer chez elles.

Chihiro resta dehors un long moment, alternant les essais et les interruptions, quand elle apeçut une silhouette entre les arbres. Bondissant sur ses pieds, elle s’approcha, intriguée, quand elle tomba nez-à-nez avec Zabuza. Elle eut un recul de surprise, suivi d’un sourire de joie quand elle reconnut la personne.


*Depuis combien de temps est-il là ?*

"Oni-chan ! Tu es déjà arrivé ! Comme je suis heureuse ! Viens, Maman t’attend sans doute !"

L’apprentie kunoichi lui prit la main et l’emmena vers la maison avec entrain.

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Mer 12 Juil - 16:50

Une fois de plus, j'avais été transporté dans les souvenirs de Chihiro, dans ces moments que sa mémoire avait occultés suite au jutsu de Yuhi. Je me rappelai parfaitement ce jour, il avait eu lieu peu de temps avant le jour fatidique... Ce jour là, j'étais venu rendre visite à Yuhi et sa fille en compagnie d'Haku.

"Oni-chan ! Tu es déjà arrivé ! Comme je suis heureuse ! Viens, Maman t’attend sans doute !"

La jeune fille prit ma main et décida de m'emmener en direction de chez elle. Je savais que Yuhi ne pourrait pas me voir, et le Zabuza de cette époque ne tarderait surement pas à arriver. Il me fallait trouver une ruse.

"Attends ! Il ne faut pas que ta mère me voit, je suis là incognito..."

Chihiro marqua une pause et me regarda, surprise.

"Pourquoi Oni-chan ?"

"Et bien... parce que je suis venu t'apprendre quelque chose avant que nous fassions la fête."

Il me fallait absolument gagner du temps avant que Zabuza et Haku n'arrivent. Yuhi appelerait certainement Chihiro, ce qui me permettrait de partir sans éveiller ses soupçons.

"Tu vas me montrer ta technique pour devenir invisible ?"

"Non, ça je te l'apprendrai un autre jour. Aujourd'hui, je vais te montrer comment on siffle, comme ça ta mère sera fière de toi."

"Tu sais le faire toi ? Moi je n'y arrive pas. Papa m'avait montré, mais c'était il y a longtemps..."

"A moi aussi il m'a appris... C'était notre signal quand nous avions ton âge. Je vais te montrer."

Je desserai les bandages qui formaient mon masque et apparut à visage découvert. Ce fut la première fois que Chihiro me vit ainsi ; le rouge lui monta aux joues quelques instants, mais elle se ravisa et ne fit mine de rien.

"Oni-chan... On dit que ceux qui ont vu ton visage ne sont plus là pour le raconter... C'est vrai ?"

"Non, c'est un mythe" répondis-je en lui souriant. "Il y a des gens qui ont vu mon visage et qui sont encore vivants : ta mère, toi et Haku. C'est une histoire que l'on raconte pour faire peur aux garnements."

"Moi je suis toujours sage !"

"Mais je le sais... Bien, je vais te montrer comment siffler. Regarde, c'est facile. Tu mets tes doigts dans ta bouche comme ça et tu souffles. Il faut bien que tu serres les dents si tu ne veux pas te baver dessus."

"D'accord !"

Chihiro s'entraîna ainsi pendant une bonne demi-heure et finit par arriver à siffler correctement sous mon regard amusé. En ce qui me concernait, j'étais pris d'une étrange sensation : je me sentais serein comme jamais je ne l'avais été auparavant. Etait-ce ce qu'avait ressenti Rokuro alors qu'il était avec sa fille ? Au fond de moi, je l'enviai...

"Chihiro ! Zabuza et Haku sont arrivés ! Viens !"

Je posai mon doigt devant ma bouche, comme la première fois où j'étais apparu dans les souvenirs de Chihiro.

"Pas un mot de tout ça pendant la soirée d'accord ? Moi je vais aller reprendre la place de mon clone devant la porte pendant que ta mère te cherche. Fais la attendre un peu."

La jeune fille opina du chef alors que sautai dans l'arbre le plus proche et m'eloignai d'elle. Observant la scène de loi, je vis Yuhi arriver et ramener Chihiro à leur maison où les attendaient Haku et le moi de cette époque.

J'eut un pincement au coeur en voyant la jeune fille qui m'avait accompagnée dans mes années d'errance. Elle aussi subirait un destin funeste, perdant la vie pour me protéger...


*Haku... et toi, où est-tu à présent ? J'espère que tu es allée au Paradis...*

Dans la maisonnette , la fête battait son plein. Chihiro et Haku, qui avait quelques années de moins, jouaient toutes les deux, alors que Yuhi et mois discutions autour d'un verre de sake.

"Ca fait plaisir de les voir s'entendre aussi bien, non ?"

"Ca me fait surtout bizarre de voir Haku s'amuser et rire ainsi. Nous n'en avons pas souvent l'occasion elle et moi ; nous parcourons les routes à longueur de journées..."

"Et j'imagine que tu ne dois pas être très drôle toi non plus." dit Yuhi avec un sourire taquin.

"Un shinobi..."

"Oui, oui, oui... Un shinobi est une arme qui n'a pas de sentiments, blablabla..."

"..."

"Déride-toi un peu, Monsieur le méchant Démon de Kiri. Ce soir c'est la fête !"

Yuhi devait avoir un peu abusé du sake pour parler ainsi, elle qui d'habitude était si calme et posée, mais au moins elle avait le sourire, capacité que je la croyais avoir perdu depuis fort longtemps.

"Chihiro, tu as réussi à siffler comme je t'ai montré ?"

"Oui, maman !"

"Montre moi alors, ma chérie."

Fière d'elle, la petite fille porta ses doigts à sa bouche et siffla de toutes ses forces. La porte de la chaumière grinça légèrement, et le Zabuza de l'époque porta sa main sur la garde de Kubikiri Houcho. Quant à moi, je souris intérieurement.

Ce n'était pas un Anbu de Kiri qui avait ouvert la porte, mais une une petite boule de poils à quatre pattes, un louvetau. Ce dernier s'approcha de Chihiro et vint lui lécher la main.


"Je te présente ton nouveau compagnon, Chihiro. Il va falloir que tu en prennes soin. Bon anniversaire ma chérie."

Emerveillée, Chihiro serra l'animal contre elle et le couvra de caresses, que ce dernier lui rendit en lui léchant le visage.

"Il faut lui trouver un nom. Comment vas-tu l'appeler ?"

"Heuuuuu..."

La petite fille regarda tout autour d'elle et arrêta son regard sur Zabuza, qui était en train de boire sa coupe de sake.

"Hé bien... Comme c'est un animal qui doit faire peur, mais qu'il est gentil, comme Oni-chan, je vais l'appeler Oni !"

Zabuza manqua de s'étouffer en avalant son alcool, ce qui fit bien rire Yuhi, Chihiro et Haku.


Dernière édition par le Sam 14 Oct - 11:54, édité 1 fois

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Chihiro Sanada le Jeu 13 Juil - 11:23

La scène s’estompa, pourtant le cadre demeura le même. Une fin de journée ensoleillée, tellement identique aux autres jours, si calme que l’attention se relâche. Chihiro, plusieurs mois après avoir fêté ses treize ans, jouait avec Oni vers la rivière non loin de sa maison. Il faisait terriblement chaud ce jour-là, et l’adolescente avait poussé le loup dans l’eau, amusée par son air effaré. Celui-ci ne tarda pas à se venger, car sitôt ressorti sur la berge, il s’ébroua avec acharnement, arrosant copieusement sa maîtresse. Cette dernière éclata de rire, quand elle se rendit compte qu’elle n’était pas seule. En effet, Zabuza était sorti de sa retraite, l’air inquiet, et avançait vers la jeune fille. Chihiro l’étudia quelques instants, et sut qu’il ne s’agissait pas de son Oni-chan habituel, mais de celui qui devait rester invisible. Elle le reconnaissait car il était plus vieux que l’autre. Elle s’approcha elle aussi, lentement, accompagnée par Oni qui ne comprenait pas ce qui intriguait l’adolescente. Il jappa, et Chihiro lui caressa distraitement l’échine jusqu’à ce qu’il se calme.

"Bonjour, Oni-chan."

Ce Zabuza l’intimidait, mais elle voulait des réponses. Elle n’était plus une enfant, elle méritait la vérité.

"Tu n’es pas avec Haku-chan ? Où est-elle ? Je sais que tu n’es pas un clone de Oni-chan, et je sais que ce n’est pas une technique, mais alors qui es-tu ?"

L’homme haussa les épaules, et répondit :

"On ne peut rien te cacher... Je ne suis pas le Zabuza de ton époque, on m'a fait traverser les courants du temps pour être près de toi. Je sais ce qui va arriver à l'avenir. Je ne te dirai rien, mais sache que je serai toujours avec toi..."

Il reprit, sans se soucier de la surprise qui se lisait dans les yeux écarquillés de Chihiro :

"Nous n’avons pas le temps avec ça, où est Yuhi ?"

La jeune fille, qui le scrutait avec curiosité, indiqua avec un certain ressentiment :

"Elle est à la maison. Elle m’a demandé de sortir jouer dehors et de profiter du beau temps. Elle fait de plus en plus souvent cela…"

Elle se pencha un peu et souffla rapidement, d’un ton plus bas :

"La dernière fois, je l’ai espionné, et je suis quasiment certaine qu’elle met au point une technique de genjutsu. Elle ne veut pas le faire devant moi de peur que j’essaie, j’imagine…"

L’adolescente croisa les bras sur sa poitrine, et expliqua d’un ton boudeur :

"Maman m’a peut-être appris à me battre, mais elle n’a jamais accepté de m’enseigner des jutsu..."

Chihiro lança un regard aigu à celui qui deviendrait son maître, et lui demanda :

"Aujourd’hui, tu veux lui parler ?"

"Non, je ne le peux pas, tu es la seule capable de savoir que je suis là."

La jeune fille hocha la tête.

"Que viens-tu faire alors ?"

Lorsque Zabuza s’apprêta à répondre, il fut interrompu par le Zabuza de l’époque, qui stoppa sa course devant Chihiro.

"Chihiro, je te cherchais partout avec Yuhi. Tu parles toute seule ?"

La gamine secoua la tête négativement.

"Je discutais avec Oni. Que fais-tu là, Oni-chan ?"

"Tu dois venir avec moi, les Anbu vous ont retrouvé, ils ne vont pas tarder à arriver."

Le sang de Chihiro se glaça. Elle regarda avec insistance le Mizukage, celui invisible aux yeux de son double, se questionnant sur ce qui allait suivre. Ce qu’elle avait tant redouté était sur le point de se produire. Sans perdre un instant, elle siffla Oni et courut en direction de leur masure. Sa mère attendait, assez alarmée, et serra Chihiro dans ses bras quand elle arriva. Elle leva ensuite les yeux vers Zabuza.

"Merci beaucoup. J’aurais perdu plus de temps que toi à la chercher. Nous devons partir à présent."

L’adolescente avait peur. Elle savait ce qui allait se passer si les Anbu les rattrapaient. Mais elle savait également que si Zabuza était là, c’était pour les protéger. Ils allaient s’en sortir. Ils s’éloignèrent de la masure si chère au cœur de la jeune fille, abandonnant tout ce à quoi elle tenait, et principalement les souvenirs qui leur restaient de Rokuro. Toutefois, elle ne pleurait pas, bien trop occupée à s’éloigner le plus rapidement possible. Oni jouait l’éclaireur, gambadant avec aisance à travers les arbres, sans se douter de ce qui se passait. Il était ravi de la promenade, bien que personne ne semblait faire attention à lui. Le loup revint vers sa maîtresse, et frotta vigoureusement sa tête contre la jambe frêle. Chihiro passa sa main dans les poils du cou de l’animal, lui sourit timidement sans cesser sa marche. Ils cheminaient avec diligence, néanmoins la tension était palpable.
Au bout de quelques temps, ils parvinrent à la rive d’un large fleuve. Yuhi échangea un regard entendu avec Zabuza, puis se tourna vers sa fille.


"Chihiro, nous allons continuer à fuir. Toi, tu vas partir par là." dit-elle en pointant un doigt vers la rivière.

L’adolescente, tétanisée, ne dit rien. Des larmes perlèrent à ses yeux. Elle se doutait que si sa mère voulait se séparer d’elle, c’était pour la sauver, ce qui signifiait que si elles restaient ensemble, elles n’avaient presque aucune chance de survivre.

"Ecoute, Chihiro, je n’ai pas beaucoup de temps.. Je vais faire quelque chose qui te protégera quoi qu’il arrive, ma chérie. Je sais que tu es au courant. J’ai élaboré un jutsu qui va effacer ta mémoire…"

"Non ! Je t’en prie, Maman, Ne fais pas ça !"

La jeune fille pleurait pour de bon, et se jeta dans les bras de sa mère.

"Je ne veux pas te quitter, je ne veux pas t’oublier, je veux rester avec toi, je t’en supplie !"

Yuhi rétorqua d’une voix faible :

"Et moi je veux que tu restes en vie, Chihiro. Si le destin est clément, je ne tarderai pas à te rejoindre."

"Ce n’est pas vrai ! Je ne veux pas partir toute seule !"

"Chihiro, tu dois comprendre que nous n'avons pas le choix ; c'est pour ton bien..."

"Je veux pas ! Je veux rester avec toi !"

"Ma fille, nous n'avons pas toujours le choix, et parfois nous devons en faire certains contraires à nos sentiments. Ne crois pas que j'ai envie de t'abandonner, mais il le faut, pour que tu vives."

"Pourquoi ??? Papa est parti et n'est jamais revenu, je veux pas que tu fasses comme lui !!!" s’écria Chihiro avec rancœur.

"Chihiro, tu ne seras jamais seule. Oni viendra avec toi et Zabuza sera là aussi. Et tu te feras des amis avec le temps." affirma la kunoichi d’une voix qu’elle avait du mal à maintenir ferme.

"Yuhi, dépêchons-nous. Les Anbu ne vont pas tarder."

Quand Zabuza annonça cela, l’adolescente le dévisagea avec son regard le plus noir.

"Je suis désolée, Chihiro." s’excusa Yuhi, en plongeant ses yeux dans ceux de sa fille.

La jeune fille s’évanouit instantanément. Les deux shinobi la mirent à l’eau, accrochée à un tronc d’arbre, accompagnée de Oni. Ils la regardèrent s’éloigner quelques instants, puis partirent à toute vitesse.
Inconsciente, Chihiro atteignit promptement l’embouchure du fleuve aux eaux agitées, puis la mer. Zabuza l’avait suivi en marchant sur l’eau. Inutile de poursuivre Yuhi, il savait ce qu’il allait advenir. Oni ne cessait de gémir, mordillant le poignet de sa maîtresse sans réussir à l’éveiller. La mer était houleuse, et le tronc penchait dangereusement. Un orage se préparait, et la nuit était en train de tomber.
Quelques instants plus tard, Chihiro reprit ses esprits. Elle sourit à Oni, sans le reconnaître, et prit conscience de la fillette au masque qui était assise à ses côtés. Celle-ci l’épia avec intérêt, quand la tempête éclata subitement. Les vagues submergèrent le radeau de fortune, et Oni ne tarda pas à sauter dans l’eau pour rejoindre la plage, que l’on voyait au loin. Chihiro, elle, s’agrippait de toutes ses forces sous la vision indifférente de la petite fille. Finalement, elle lâcha prise, n’étant pas de taille à lutter avec l’élément en fureur. Elle était épuisée, et son esprit demeurait vide. De ce fait, l’eau l’engloutit, pénétrant dans sa bouche et son nez, emplissant ses poumons, tandis que l’adolescente ne faisait aucun geste pour se sauver.

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Jeu 13 Juil - 12:18

Je savais ce qui allait arriver, j'avais déjà tellement revu cette scène dans mes cauchemars pendant des années. Un instant je fut tenté de suivre Yuhi, mais je me ressaisis ; j'étais dans les souvenirs de Chihiro, et ce n'était certainement pas pour rien.

Marchant sur l'eau, je fut témoin du nauffrage de l'embarcation de fortune sur laquelle nous avions laissé la jeune fille. Emportée par le courant, elle luttait de toutes ses forces pour ne pas se noyer ; Oni quant à lui se cramponnait comme il pouvait parfois au tronc, parfois aux vêtements de sa maîtresse.

Et moi, je ne pouvais rien faire. J'aurais voulu user de mon pouvoir, commander aux vagues et leur ordonner le calme, comme mon statut me le permettait, mais je n'étais qu'un spectateur...

Une fois la nuit tombée, une forme familière apparut aux côtés de Chihiro. Ce masque, ce kimono... elle était une nouvelle fois là... Sorincha...


"Sorincha... ?"

La petite fille me regarda et se leva, puis se rapprocha de moi, flottant au dessus de l'eau.

"Que fais-tu ici ...?"

"L'héritage... il n'y pas que le Forgeron qui soit revenu à cette époque..."

"Héritage ? Forgeron ? De quoi parles-tu ?"

Sorincha pointa Kubikiri Houcho du doigt, me regardant de ses yeux jaunes sans expression.

"Tu as pris sa place... Elle, elle me vole la mienne... Te rappelles-tu ta promesse, Démon ?"

Les yeux de la petite fille se mirent à luire derrière son masque et son regard sembla transpercer jusqu'à mon âme. Un souvenir que j'avais jusque là oublié me revint.

Je me revis dans la grotte, saisissant mon Grand Sabre pour la première fois. Sorincha avait plongé sa main dans mon coeur et moi dans le sien. Elle m'avait parlé dans ma tête.


"Tu vois, moi aussi je suis comme toi. Il n'y a plus que la rancœur et la détresse qui me font vivre et autant l'un que l'autre, nous avons déjà versé toutes les larmes de notre corps."

"Tu m'as abandonné, Kiri... Tu m'as laissé en ce monde et tu es parti ? Pourquoi ?"

"Je ne suis pas Kiri, je ne suis pas le fondateur du village de la Brume, je suis Zabuza Momochi..."

A ce moment là, mes yeux virèrent au rouge, comme lorsque le Démon de Kiri prenait contrôle de moi, mais on aurait dit que cette fois, il réagissait à la rancoeur de Sorincha.

"Je comprends mieux... Tu as hérité de son fardeau alors..."

"???"

"Et toi ? Me laisseras-tu derrière, seule dans cette prison qui est la mienne ?"

"Non, je reviendrai te chercher. Je ne peux pas dire pourquoi, mais je sais que je dois le faire. Je serai là."

"J'ai envie de te croire, il y a quelque chose dans ton regard identique à ce qu'il y avait dans le sien. Je t'attendrai, mais si jamais tu ne tiens pas ta promesse, tu regretteras amèrement...

En attendant, tu te dois de m'oublier jusqu'à ce jour et accomplir ton destin, mais saches que moi, je n'oublieria rien."


"Promis, nous nous reverrons un jour, et comme tu le souhaites, j'oublierai tout jusqu'à ce moment."

Je revins à la réalité. Ce souvenir... je ne m'en étais jamais rappelé avant aujourd'hui... Pourquoi ? La lueur dans les yeux de Sorincha s'était estompée et nous étions toujours sur l'eau, dans les souvenirs de Chihiro.

"Maintenant qu'Hikke m'a privé du droit qui était le mien et que Chihiro m'a pris ma place, que vas-tu faire ?"

"Tenir ma promesse. Je t'ai donné ma parole, je m'y tiendrai."

"Sache que si tu viens me délivrer, tu modifieras incontestablement le destin et sèmeras le désordre dans la cosmogonie de Kiri. Sachant cela, viendras-tu ?"

"Je suis Zabuza Momochi, je suis le Mizukage. Personne ne m'empêchera de régner en maître sur Kiri no Kuni, pas plus les Orochi que les Grands Dragons que le Kazekage.

Je veux pouvoir croire que je forge mon destin moi même. J'ai été leur pion trop longtemps, à présent je ne me laisserai plus manipuler."


"Qu'il en soit ainsi... Je t'attendrai donc très bientôt..."

La brume se leva à nouveau, et avant de disparaître je pus assister à la fin de la scène. Chihiro se réveilla, regardant Sorincha, puis retomba à l'eau et fut emportée jusqu'au bord de l'eau, Oni nageant derrière elle.

Sorincha me lança un dernier regard...



[Chihiro, Zabuza : +8 EXP RP]

[Fin de la deuxième partie.]

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Dim 16 Juil - 11:10

[J'anticipe sur ton post afin de faire avancer la mission. Tu me laisseras quelque chose sur le village comme je te l'ai indiqué.]

Le brouillard avait fini par se dissipe et je me retrouvais à mon point de départ, de l'autre côté de l'éboulis. J'avais l'impression que cela faisait des siècles que je n'étais pas revenu ici, pourtant qui sait combien de temps cela avait duré.

Je ressentis un Chakra familier faire son apparition de l'autre côté du tas de gravat, un Chakra que j'aurais pu reconnaître entre mille...


"Chihiro !"

"Shihan !"

Nous étions enfin réunis, et cette fois dans le monde physique et non celui des souvenirs, ce qui voulait dire que nous avions réussi à surmonter les épreuves qui nous attendaient. Il ne me restait plus qu'à la rejoindre et continuer notre route à travers le tunnel.

"Chihiro, recule et colle toi au mur !"

"Bien, Shihan !"

Je me mit à concentrer mon Chakra et à composer des sceaux à toute vitesse. L'eau qui recouvrait le sol du couloir s'éleva et vint tourbillonner tout autour de moi, de plus en plus vite, gagnant à chaque instant en force centrifuge.

"Suiton ! Daibaku no Jutsu !!!"

La masse aqueuse cessa de m'entourer et se reforma devant moi en une boule gigantesque, puis partit en rayon sur la paroi et entama la roche, la vrillant et la fendant. Au bout de quelques secondes, un trou béant fut formé en son milieu, m'autorisant le passage.

Chihiro se rapprocha de moi et se jetta dans mes bras, telle une enfant qui n'aurait pas vu son père depuis des années.


"Shihan ! Vous êtes revenu !"

"Je n'allais pas te laisser ici, et de plus, nous avons quelque chose à accomplir en ce lieu."

Alors que Chihiro était toujours collé contre moi, une autre présence familière apparut au loin dans le tunnel. Sorincha était là elle aussi et nous regardait, ses yeux jaunes ne trahissant aucune émotion.

*Sorincha... Qu'essayes-tu de me dire ? Souhaites-tu me guider ou me leurrer ?*

"Bien, nous avons encore à faire, mettons nous en route."

"Oui, Shihan..."

Même si elle ne fit aucune réflexion, Chihiro sentit quelque chose de changé en moi. Etais-je troublé ou bien est-ce que ce que j'avais vu m'avait rendu plus froid, elle n'aurait su le dire, cependant, elle eut une impression de solitude qui ne la quitta pas pendant quelques minutes.

Alors que nous continuâmes notre avancée, la brume se leva une fois de plus, nous transportant dans un nouveau lieu. Nous nous trouvions à présent près d'une falaise. Au lieu six hommes se trouvaient assis sur leurs genoux, en position rituelle. Chacun d'entre eux avait déposé un Grand Sabre devant lui. Un septième homme leur faisait face, Kubikiri Houcho dans le dos.


"Shihan... Où sommes-nous...?"

"Nous sommes à Kiri. Cette falaise est celle-là même où je t'ai donné ton titre de Genin. Par contre, je ne saurais te dire à quelle époque..."

Personne ne semblait avoir remarqué notre présence, ainsi ma disciple et moi nous approchâmes de la scène afin d'entendre ce qui se disait.

[Porteur de Kubikiri Houcho]
"Mes amis, je suis désolé d'en arriver là, mais afin de préserver la paix, nous devons faire disparaître les Sept Grands Sabres de Kiri. J'espère ne jamais devoir les faire réapparaître...

[Homme n°1]
"Kiri-sama, ne parlez pas ainsi. Vous avez forgé ces armes et nous les avons porté pour protéger ce monde. Bien plus que ces armes de guerre, ce sont des symboles d'espoir et de liberté !"

[Homme n°2]
"Hoshigaki a raison, Kiri-sama. Nous nous sommes battus à vos côtés car nous savions votre cause noble, et aujourd'hui, offrons tous notre vie sans le moindre regret. Ces armes sont puissantes et doivent être cachées au yeux du monde. Et nous, nous emporterons votre secret dans la tombe."

[Kiri]
"Mes enfants... Votre dévotion et votre honneur, je ne les oublierai jamais. J'espère vous revoir par delà la tombe..."

Dans un silence respectueux et rituel, les six hommes prirent leur kunai et se portèrent un coup au coeur, arborant chacun un sourire. Kiri était à présent seul sur la falaise, contemplant l'archipel d'îles à l'horizon.

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Chihiro Sanada le Lun 17 Juil - 12:13

Chihiro se releva, étourdie par son arrivée brutale dans le tunnel. Elle secoua la tête et passa une main sur son crâne avec un gémissement.

[Chihiro] * Ca promet une belle bosse…* pensa-t-elle en regardant autour d’elle.

Elle était revenue dans le couloir de pierre où elle avait été séparée de son maître. Cela signifiait que tous deux avaient réussi leurs épreuves, mais la suite n’allait certainement pas être plus simple.

[Zabuza] « Chihiro ! »
[Chihiro] « Shihan ! » répondit l’interpellée avec soulagement : elle n’était pas seule ici.

Alors qu’elle se demandait de quelle manière ils allaient venir à bout du mur d’éboulis qui les séparait, le Mizukage lui demanda de reculer. Elle se plaça contre le mur, soufflée par l’énorme quantité de chakra que son maître manipulait. Quelques secondes plus tard, une énorme masse d’eau explosa la paroi instable, et l’air déplaçé fit voler la chevelure noire de la jeune fille, obstruant momentanément sa vision. Le vacarme avait été assourdissant, toutefois la genin n’avait pas été touchée par les éclats projetés. Une fois le silence revenu, elle ouvrit les yeux et contempla avec stupeur le gigantesque trou causé par le Suiton. La kunoichi leva le regard vers son maître et se précipita vers lui, réconfortée par sa présence.
Quand elle fut assurée qu’il était véritablement devant elle, et qu’il ne la quitterait pas, ils se remirent en route. Nul doute que l’on allait pas les laisser cheminer tranquillement, et qu’une autre vision ne tarderait pas à les surprendre.
En effet, l’attente fut brève. Mons d’une cinquantaine de mètres plus loin, la brume les entoura, les emportant vers une scène d’un autre temps. Sept hommes armés de grands sabres, dont Kubikiri Houcho, s’étaient assis en seiza, les jambes repliées, le dos droit, les mains posées bien à plat sur leurs cuisses, dégageant une telle impression de sérénité que même le cœur troublée de la jeune fille s’apaisa. Les sabres étaient posés avec précaution devant eux. Le porteur du sabre dont s’était emparé Zabuza était debout, et s’adressa au groupe.
Le maître et sa disciple se rapprochèrent sans bruit, bien qu’il fut impossible qu’on les remarque.
Chihiro ne comprenait pas très bien de quoi il était question. Faire disparaître les grands sabres ? Mais pour quelle raison ? Qu’avaient-ils causé ?
Les hommes parlaient d’un ton serein, sans élever la voix, comme s’ils avaient atteint un niveau de plénitude tel qu’ils étaient au-dessus des autres hommes, si impulsifs.
Chihiro attentdit la suite de leur conversation, quand Kiri fit une déclaration qui ressemblait à un adieu.
Juste après, les hommes se suicidérent sans la moindre hésitation, le visage éclairé par un sourire énigmatique.
Choquée, Chihiro s’empara de la manche de Zabuza pour attirer son attention et s’écria :


[Chihiro] « Shihan ! Pourquoi ont-ils fait cela ? Pourquoi ils se sont suicidés ? »

Elle observait avec fureur à celui qui était appelé Kiri-sama.

[Chihiro] « Pourquoi ils l’ont écouté ? »

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Lun 17 Juil - 12:45

"Parce qu'il le fallait pour l'avenir..."

Chihiro ne comprit pas le sens des paroles de son maître. Comment pouvait-on demander à ses élèves de se donner la mort ? Et pourquoi faire disparaître les Grands Sabres, symboles d'espoir et de puissance pour Kiri ?

"Shihan, je ne comprends pas..."

"Ces hommes sont morts comme ton père est mort : dans l'honneur des guerriers. Nous ne somme pas ici comme à Konoha ou Kumo ; nous sommes une nation de fiers et courageux combattants. Le sacrifice rituel de ces six hommes est la preuve de leur amour pour Kiri no Kuni et leur maître.

Les Grands Sabres sont dangereux, Chihiro. Ce sont des armes qui ont une conscience. Seul Kiri, le Forgeron avait l'art d'en produire de telles, mais il ne les a pas créés pour faire la guerre, son but était de protéger la paix, et en tant de paix, nul homme n'a besoin d'armes."


Comment savais-je tout ça ? Cette partie de l'histoire n'avait jamais été écrite dans aucun livre, mais pourtant je le savais. Le Forgeron... quel était le lien avec moi ? Kubikiri Houcho m'apporterait-elle vraiment des réponses ?

"Shihan... où sommes-nous vraiment ?"

"Il y a cent ans de cela..."

Le silence régna en maître, rompu uniquement par le bruit du vent, et le brouillard se leva, nous emportant à nouveau vers un autre pan de l'histoire du village de la Brume.

Nous étions cette fois sur une île rocheuse perdue au milieu de l'océan. Kiri était assis en tailleur sur la plage de galets, méditant. Un peu plus loin, une petite fille jouait au bord de l'eau, pieds nus. Son kimono sembla familier à Chihiro.


*L'île du Diable, hein ? Tamafune ne m'a pas attiré ici pour rien lors de notre première rencontre....*

"Shihan ! Cet accoutrement... c'est Sorincha !"

"Oui, je le sais... et je sais à présent qui nous a attiré ici..."

La mer se mit subitement à gronder et une gigantesque vague s'abattit sur la petite fille, l'emportant au large. Kiri se leva pour lui porter secours, mais une masse d'ombre informe se dressa sur sa route.

*Tu n'iras pas Kiri... Tu vas payer le prix de ta trahison...*

"Ecarte-toi ! Je t'ai déjà dit que ne te servirai plus jamais !"

*Nul ne peux rompre un pacte avec l'Abysse, sache-le... A présent contemple ton destin...*

Les vagues recrachèrent le corps sans vie de Sorincha sur la plage. Kiri s'approcha d'elle et la serra dans ses bras une dernière fois. Levant la tête, il poussa un terrifiant cri de rage qui fit trembler le ciel. Ses yeux étaient à présent rouges, un rouge que Chihiro connaissait bien pour l'avoir déjà vu dans le regard de son maître...

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Chihiro Sanada le Lun 17 Juil - 14:48

L’explication de Zabuza ne calma pas le sentiment d’incompréhension et de révolte que ressentait la jeune fille. Qu’ils veulent faire disparaître les sabres était une chose, mais en quoi ce suicide collectif avait-il servi leurs intérêts ?

[Chihiro] « Sacrifice rituel… Comme si la mort pouvait contribuer à quelque chose. Il y a d’autres moyens de montrer sa dévotion envers un chef ou un village, qui sont bien plus utiles que se tuer. Ce n’est que mon avis, car je ne parviens pas à comprendre le sens de cette cérémonie. » souffla la kunoichi, les yeux brillants. « Je ne saisis pas la portée de leur geste, ce que cela a apporté à Kiri-sama, et surtout en quoi cela a aidé à la disparition des ces armes. »

Après quelques secondes de silence, elle demanda d’un ton moins amer où ils se trouvaient. La réponse de son maître ne lui donna pas satisfaction, mais elle n’eut pas le temps de demander des précisions. Déjà la brume se levait pour les emporter ailleurs.
L’île sur laquelle ils arrivèrent semblait être un lieu de quiétude. Une légère brise jouait avec les cheveux de Kiri, immobile. Chihiro réussit difficilement à détacher ses yeux de l’homme pour reporter son attention sur la seconde présence.
A sa grande surprise, celle-ci était Sorincha ! Elle en fit part à son maître qui ne paraissait absolument pas étonné.
Le Mizukage devait voir une logique à l’enchaînement d’évènements que la jeune fille ne percevait pas. Elle serait libre de demander des explications plus tard, à moins que les réponses viennent d’elles-mêmes par la suite. Le puzzle était difficile a reconstitué, et Chihiro doutait que ce soit son rôle. Pour sa part, elle se contenterait d’assister son maître comme elle l’avait toujours fait. Il n’était pas bon de se poser trop de questions.
La kunoichi surveillait d’un œil attendri les jeux de la fillette, qui cherchait à éviter que l’eau ne frôle ses pieds nus.
Subitement, une énorme vague la submergea, l’emportant loin de la rive. Chihiro poussa un cri de détresse, cachant son visage dans ses mains. Elle ne pouvait rien faire, elle n’avait aucune consistance dans l’illusion…
Kiri se leva et s’élança vers l’étendue mouvementée, jusqu’à ce qu’une ombre le contraigne à assister au drame sans pouvoir intervenir. Le dialogue qui suivit intrigua la genin, si bien qu’elle se tourna vers Zabuza et l’interrogea d’une voix blanche :


[Chihiro] « Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de l’Abysse ici… Tous les kage y sont-ils liés ? »

Cependant, elle n’attendit pas que son maître prenne la parole, absorbée par la vision de Kiri qui serrait le corps inerte de Sorincha. Les larmes menacèrent de noyer les yeux de Chihiro quand elle tempêta :

[Chihiro] « C’est injuste ! Sorincha n’était pour rien dans tout ça ! Pourquoi l’avoir sacrifiée ? Parce qu’elle était la plus importante pour Kiri ? Parce que c’était la seule punition valable pour lui reprocher d’avoir quitté l’Abysse ? C’était une enfant ! »

La kunoichi aperçut la lueur rouge dans le regard de l’homme. Son cœur battit plus vite, tandis qu’une hypothèse qu’elle repoussait de toutes ses forces se formait dans son esprit.

[Chihiro] « Shihan, ne me dites pas que vous êtes lié à cette ombre, vous aussi ? »

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Lun 17 Juil - 16:44

"C’est injuste ! Sorincha n’était pour rien dans tout ça ! Pourquoi l’avoir sacrifiée ? Parce qu’elle était la plus importante pour Kiri ? Parce que c’était la seule punition valable pour lui reprocher d’avoir quitté l’Abysse ? C’était une enfant !"

"C'est exactement ça. C'est une méthode comme une autre pour briser un homme... Ne le tue pas et détruis les gens proches de lui, ainsi il deviendra faible et manipulable... Voilà ce qu'a fait l'Abysse...

Si tu restes près de moi, c'est ce qu'il peut arriver un jour. Tu seras la cible d'attaques de la part de mes détracteurs ; tu pourrais te faire tuer ou pire encore..."


Fou de rage et de douleur, Kiri se mit à hurler comme un dément et succomba au Démon, tout comme moi lorsque je n'arrivais plus à me maîtriser.

"Alors voilà le véritable rôle de l'Enfant... Tout commence à devenir clair..."

Chihiro était révoltée par ce qu'elle venait de voir, mais plus que la colère, c'était l'inquiétude qui la dominait à présent.

"Shihan, ne me dites pas que vous êtes lié à cette ombre, vous aussi ?"

"Je n'en sais rien, mais il y a de fortes chance que oui... Le Kazekage y est lié lui aussi, ça j'en suis sûr, mais les autres..."

Le temps sembla s'accélérer autour de Chihiro et moi. Le corps de Sorincha disparut et fut remplacé par son apparence actuelle, celle avec le masque et les yeux jaunes, inhumaine et impassible. Elle se tenait à présent face à un Kiri fatigué et qui semblait porter sur ses épaules tout le poids du monde.

"Je suis désolé, Sorincha. Par ma faute, ton âme est privée du repos éternel et tu erres sur Terre..."

"Père..."

"Je ne peux pas te laisser ainsi. Vois-tu je vais partir... quitter ce monde pour lequel je suis une menace, mais toi tu dois rester..."

"Je ne veux pas ! Pourquoi devrais-je rester toute seule ici ? Je ne veux pas que tu m'abandonnes !"

"Sorincha... J'ai besoin de toi, tu vas garder Kubikiri Houcho en attendant la venue de mon successeur. Tu ne peux pas rester en ce monde, c'est trop dangereux pour toi et pour les autres, je vais devoir t'enfermer... Je le regrette, mais mon héritier viendra et te libérera..."

"Non !!! Je ne veux pas !!!"

Kiri s'entailla les veines, et un sang bleuté et cristallin s'en écoula, se répandant sur le sol. Le maître de la Brume réalisa quelques sceaux avec ses mains et Kubikiri Houchu apparut au côté de Sorincha. Son sang continua de couler et former une sphère autour de la petite fille, puis commença à disparaître à travers les dimensions.

"Non !!! Tu me le paieras, père ! Tu paieras de m'avoir abandonné !"

Sorincha et sa prison disparurent, laissant Kiri seul sur la plage de galets.

"Je suis désolé, ma fille. Je n'ai pas le choix..."

La brume se leva à nouveau, nous ramenant dans le tunnel de pierre au bout duquel Sorincha nous attendait...


[Chihiro, Zabuza : +5 EXP RP]

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Chihiro Sanada le Lun 17 Juil - 18:35

La kunoichi avait la sensation de s’éveiller d’un mauvais rêve. Un rêve, cela ne pouvait être qu’un rêve, un monde peuplé par des êtres aux sang bleuté et par des fantômes qui ne parviennent pas à trouver le repos.

[Chihiro] *Qu’il est facile de fermer les yeux…*

Elle savait que tout ce qu’elle voyait était, ou avait été réel. Elle avait vu tant de choses étranges depuis son arrivée à Kiri… Surtout depuis que Zabuza avait pris le pouvoir.
C’était donc de cette manière que Sorincha était devenue la haineuse gardienne de Kubikiri Houcho. Son propre père l’avait scellée au sabre, ne pouvant attendre son descendant à cause de ses remords, et… d’autre chose, mais Chihiro n’aurait su dire quoi. Kiri disait être une menace pour son monde, mais dans quelle mesure ? L’Abysse s’était-elle emparée d’elle totalement ? Allait-elle lui prendre son maître, à elle aussi ?
La jeune fille commençait à avoir peur de l’ombre qu’elle avait aperçu. Une entité jouait avec eux, pactisant avec les plus forts pour mieux les briser. Quel était son but ? Qu’était-ce exactement que l’Abysse ? La genin ne le savait pas, et ne parvenait pas à le deviner. Dans tous les cas, elle craignait que le scénario subi par Kiri et Sorincha ne se reproduise, la séparant à jamais du seul être qui comptait véritablement pour elle.
Elle secoua la tête doucement, puis repoussa les longues mèches noires qui encadraient son visage, consentant enfin à relever les yeux. En face d’elle se trouvait la fillette au masque, plus effrayante que jamais par son silence et son impassibilité.
Cependant, la kunoichi n’eut aucune réaction. Oui, elle était alarmée par tout ce qui se passait et qu’elle ne comprenait pas. Oui, elle éprouvait de l’effroi à l’idée que quelque chose qui lui était supérieur puisse décider de couper le fil de sa vie sans autre raison que le goût du jeu et de la vengeance. Néanmoins, jamais elle ne repousserait Sorincha, bien qu’elle ne sache pas de quoi la petite fille était capable. Elle éprouvait de la compassion pour celle-ci, qui avait du tant souffrir, qui avait été une victime innocente. Son seul crime était d’avoir été aimé de Kiri.
La jeune fille se sentait proche d’elle comme d’une sœur, sachant que leur situation était similaire. Toutefois, cela ne devait pas se reproduire. Chihiro ne voulait pas mourir emportée par la haine de cette ombre.
Elle aurait voulu faire partager ses sentiments à Sorincha, mais n’osa dire un mot. La fillette masquée restait intimidante pour elle, et elle ne voulait pas se montrer indiscrète. Ainsi, elle demeura muette, fixant Sorincha avec intérêt.
Elle entendait bien sa réaction : pour une petite fille, ce qu’avait fait Kiri semblait être non seulement un abandon, mais aussi une trahison. Il l’avait condamnée à la solitude, à veiller sur une arme dont elle n’avait cure. Même si c’était essentiel, le fait que ce soit une enfant qui en fasse les frais, non seulement en mourant mais en étant destinée à ne jamais trouvé le repos serrait le cœur de la kunoichi.
Ignorant toujours son rôle, elle patienta jusqu’à ce que Sorincha ou Zabuza prenne la parole, impatiente de découvrir ce qui allait se passer malgrè son appréhension.

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Lun 17 Juil - 20:52

"Viens, le chemin est encore long..."

Chihiro se sentit plus que jamais perdue. Elle ne comprenait plus rien à la situation, et son maître, lui, semblé mû par des choses qu'elle pensait irréelles. Comment pouvait-il savoir ou comprendre ce que Sorincha montrait ? Ses énigmes n'avaient ni queue ni tête, et pourtant le Mizukage lisait entre les lignes...

"Shihan, seuls quelques mètres nous séparent d'elle..."

La kunoichi avait prononcé ces mot pour se rassurer et pour tenter d'obtenir un indice de la part de son maître. Que voyait-il par delà le tunnel et en Sorincha ? Seul lui semblait le savoir...

"Il y a encore beaucoup de douleurs qui nous attendent sur ce chemin... Encore beaucoup d'énigmes à résoudre et de combats à mener pour sortir d'ici. Depuis le début nous sommes dans la prison de Sorincha, celle que Kiri même a créé avec son sang. Nous ne pourrons la quitter que lorsque nous l'aurons délivrée ou que nous mourrons..."

Je repris mon avancée dans le tunnel, Chihiro sur les talons, lorsque la brume nous enveloppa à nouveau. Cette fois-ci nous n'étions plus dans une scène du passé, mais dans une sphère noire, sans lumière, hormis des filets de cristal bleu solides. Sorincha était là elle aussi ; les trois protagonistes principaux de cette quête était enfin réunis.

"Enfin..."

"Je te l'avais promis, je suis venu."

"Mais tu es venu avec elle... Elle qui m'a volé ma place..."

"Volé... ta place ?"

"Chihiro n'y est pour rien, ce sont les manigances d'Hikke qui nous ont menés ici. Même si tu n'es plus l'Enfant, tu peux sortir d'ici et vivre libre, à Kiri no Kuni."

"Il n'y a pas de place pour elle et moi... Seuls deux d'entre nous pourront ressortir de cette prison, pas les trois. Tu dois faire ton choix entre elle et moi..."

"J'ai promis de toujours protéger Chihiro, et toi je t'ai promis de te sortir de là, je ne briserai aucun de mes deux serments. Nous sortirons d'ici tous les trois."

"Tu ne me laisse pas le choix alors..."

La brume se leva à nouveau et nous entoura Chihiro et moi. Lorsqu'elle fut dissipée, la kunoichi se retrouva dans un endroit qu'elle reconnut aussitôt.

*La fosse... c'est ici que Shihan a...*

En effet, des cadavres de jeunes Kiréens jonchaient le sol et l'enfant qu'avait été Zabuza finit d'égorger le dernier d'entre eux, kunai en main. Il se tourna alors vers Chihiro, prêt à en découdre avec elle.

*On dirait qu'il ne me reconnait pas...*


[Suite : Arène de Kiri]

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Zabuza Momochi le Jeu 20 Juil - 12:32

[Précédent : Arène de Kiri]

Hikke avait complétement été pris au dépourvu par ma dernière attaque. Se tortillant sur le sol tel un serpent blessé, le grand dragon sifflait des menaces à mon encontre.

*Zabuza, chien ! Comment-oses tu ? Comment as-tu su que j'étais là ?*

"Pauvre idiot... Crois-tu vraiment que je n'avais pas compris ton petit jeu depuis le début ? Shinobu m'avait mis en garde contre toi... et Sorincha aussi !"

*Quoi ? Que dis-tu ?*

"Lorsque je t'ai pris une écaille, alors que tu vaquais entre deux dimensions, Shinobu est venu me voir et m'a dit qui tu étais vraiment... ce qui tu as fait aux maîtres de l'eau... Mais moi vivant tu n'auras pas le jeune Hiyori !"

*Ce traître de Shinobu... J'aurais dû me douter qu'il ne t'avait pas envoyé ici pour rien... Mais pour Sorincha ... ? Je la surveille depuis des années, comment est-ce possible... ?*

Ma première réponse fut de sortir Kubikiri Houcho et la pointer en direction d'Hikke. La deuxième ne tarda pas à venir.

"Le jour où j'ai reçu ceci... Elle et moi avons communiqué. J'ai vu dans son coeur et elle a vu dans le mien. J'ai alors compris la raison de tes actes...

Tu l'as déchu de son rôle pour qu'elle ne puisse pas me protéger, et tu as fait venir Chihiro dans mon passé pour qu'elle modifie le cours du temps, parce que tu savais que Chihiro peut mourir et pas Sorincha !

Je connais ta véritable identité, Hikke le gardien des miroirs du temps !"


*J'ai été berné depuis le début... Mais tu n'aurais pas dû pouvoir sortir de mon Genjutsu... comment-as tu fait ...?*

"Le rôle de l'Enfant est de protéger le Forgeron. Tu pouvais empêcher Chihiro de me sauver, mais tu as oublié l'autre..."

*Sorincha... C'est impossible, elle ...*

"Je suis l'héritier de Kiri ! Le maître incontesté de toutes les créatures vivantes au pays de la Brume ! Moi seul décide de la vie, de la mort, ou du rôle de chacun !

Tu ne pouvais pas me vaincre, Hikke ! En te terassant, j'ai levé la malédiction posée sur Sorincha, et je vais t'empêcher de réaliser ton marché avec l'Abysse ! Vous n'aurez pas Satsushiki !"


*Alors tu es au courant de tout... Mais tu ne le sauveras pas pour autant, crois moi...*

Hikke se dressa sur son corps et commença à se fondre dans l'obscurité, mais quelque chose le retint : ma main placée autour de sa gorge.

*Que fais-tu...?! Lâche-moi...!*

"Allons, allons... On a peur ? Rassures-toi, je ne te tuerai pas, je préfère te savoir ruiné auprès de l'Abysse. Il y a juste quelque chose que je veux... On dit que les écailles de dragon ont le pouvoir de régéner les blessures et l'énergie des gens, raison pour laquelle vous êtes immortels. Tu vas juste m'en donner quelques unes..."

Sans vraiment lui demander son avis, je frappai Hikke de la lame de mon Grand Sabre. Trois de ses écailles tombèrent au sol, alors qu'il poussait un cri de douleur. Je le lâchai, lui permettant de fuir et d'affonter son destin.

*Tu me le paieras... Zabuza...*

Je ramassai alors les écailles de la créature en tendis une à Chihiro.

"Mange ça. Ca devrait te remettre sur pieds."


[Chihiro, remets toi à full de HP et MP]


[Zabuza : +6 EXP pour cette narration et la précédente]

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Re: L'héritage du Forgeron (Chihiro, Zabuza)

Message  Chihiro Sanada le Ven 21 Juil - 13:37

Chihiro prit l’écaille entre ses doigts tremblants. Elle l’observa quelques secondes. Elle avait perdu son éclat depuis qu’elle avait été détachée du corps de son propriétaire, et paraissait ternie. Mais en y regardant de plus près, la kunoichi s’aperçut qu’elle était parcourue de nervures aux couleurs chatoyantes, extrêmement fines.

[Chihiro] * C’est réellement comestible ? *

Dans l’état de faiblesse où elle se trouvait, elle n’avait de toute façon pas le choix. La technique qui lui permettait de tenir bon ne tarderait pas à cesser de faire effet, et elle s’évanouirait. Elle ouvrit la bouche et posa l’écaille sur sa langue avec appréhension.

[Chihiro] * Dois-je la sucer, la laisser fondre ou la croquer ? *

Après un instant de réflexion, elle jugea que cela importait peu. Si le met original avait une consistance gélatineuse, elle ne lui trouvait aucun goût particulier. Elle n’osait pas le mordre, mais l’écaille n’avait pas l’air de vouloir fondre, et la garder dans sa bouche la répugnait un peu, car, après tout, c’était une partie de Hikke. Elle ferma les yeux et déglutit, avalant d’un coup. Elle craignait que le morceau reste coincé dans sa gorge, mais il n’en fut rien.
Presque immédiatement, la jeune fille sentit une douce chaleur envahir l’intégralité de ses membres, et sa fatigue se dissipa quelque peu. Elle tendit un bras, surprise par le léger tiraillement qu’elle ressentait, et se rendit compte que ses blessures étaient en train de cicatriser. Mieux que cela, les marques disparurent, ainsi que celles, bien plus anciennes, qui lui avaient été infligées par son combat contre Tomohiko. L’énergie affluait en elle, et la genin fut vite capable de se relever et de se tenir debout sans ressentir de vertiges. Elle eut un sourire et son regard se fixa dans la direction prise par Hikke pour fuir.
Encore une fois, elle n’avait pas entièrement compris ce qui s’était passé.
L’attaque qu’elle aurait du recevoir avait frappé le dragon. Sorincha avait extirpé Zabuza de l’influence de l’entité, jouant le rôle qu’elle tenait auparavant envers Kiri. Rôle que Chihiro avait été incapable de remplir… Le Mizukage avait ensuite mis le dragon en déroute, et délivré Sorincha.
Cela signifiait que leur mission ici était terminée ?
Chihiro soupçonnait qu’ils ne possédaient pas encore toutes les clés de l’énigme, et que l’entraînement risquait de durer encore un peu…

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