Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Un pas, puis un autre. Chaque mouvement, chaque bruit, même le plus infime, s’entendait dans le fort, car le silence régnait en unique maître. Cependant, comme détrôneur de fortune, un vent glacial s’opposait de temps en temps au règne de son adversaire, faisant retentir sa voix et glaçant les os des deux garçons. Ces derniers venaient de faire irruption à l’intérieur du tombeau. Il était immense, s’étendait presque à perte de vue, mais Iba, savait, qu’au loin, minuscules, se dessinaient des murailles protectrices, contours de cet incroyable édifice.
Un pas, puis un autre. Chaque effort s’imprégnait dans leur chair et leurs muscles, éprouvés depuis le début du trajet. Les calculs de Darok s’étaient retrouvés erronés, à cause de l’Hiyori. Ce premier avait prévu de passer deux nuits à s’entraîner, mais au bout de cette dernière, la technique convoitée n’était toujours pas acquise. La sienne, à laquelle il s’entraînait durement, manque de précision. Ce dernier rien, il l’acquerra en combat réel, pensa-t-il.
Devant eux, une bâtisse. Gigantesque. Même s’il n’en reste qu’une petite moitié, de son apogée, cet immeuble devait être spectaculaire. Il n’y a plus cette architecture depuis longtemps à Kiri, au moins une décennie.
Ils pénétrèrent dans la construction délabrée, le chef d’équipe en premières lignes, aux aguets. Ils ne devaient plus être loin… sa conscience le critiquait. Ne pas prévenir l’Hiyori serait injuste. Ici, il doit savoir. Darok aurait voulu lui laisser plus de temps, il ne faut pas qu’ils se choque.
*Il faut que je lui en parle… mais pas de tout.*
« Hiyori, il y a quelque chose que tu dois savoir à propos de cet endroit. » L’enfant prêta l’oreille. « Il y a, dans ces sinistres décombres, une chose que l’on doit ramener à tout prix. Même ma vie – mais c’est mieux si je survis, hein ? Shinji-sama m’avais remis une lettre tu t’en souviens ? Elle contenait non seulement une carte détaillée du paysage, le rapport des éclaireurs, mais aussi une note…
…Concernant le véritable but de la mission ! »
L’hiyori écarquilla les yeux. Malgré lui, l’air se rafraîchit. Instable ces derniers temps, si ses pouvoirs continuaient de s’éveiller, il se pourrait que même le Chuunin ne puisse plus le contenir. Se rassurant lui-même, Darok continua.
« Dans un des immeubles de ce fort, voire dans une pièce secrète ou je ne sais quoi, est déposé un rouleaux de ninjutsu interdits. Et il se pourrait que des personnes malintentionnées tentent de s’en emparer. Notre mission change ici. Non seulement, on doit dégager les squatteurs de ce lieux, mais on doit aussi revenir avec le parchemin.
Je te préviens maintenant, Hiyori. Si j’ai cédé à ta demande, c’est parce que je savais qu’il y aurait des gens puissants ici. Autrement dit, la première position que l’on adoptera devant chaque adversaire sera la défensive. Dès qu’on crée une ouverture dans sa garde, je l’attaque avec ça. » dit-il en montrant son équipement. « Si jamais ils étaient trop forts pour nous, on se replie en attendant des renforts. La fuite n’est pas envisageable dans cette position. Donc on épie en se cachant, on guette le moment propice à l’offensive, et on tue, comme le ferait n’importe quel shinobi de Kiri.»
Le Genin déglutit à l’idée de tuer des humains. La dernière fois qu’il l’avait fait, autrement dit sa première fois, au bar, il avait ensuite été rongé par les remords des jours durant. Le silence regagna la place, accompagné de son fidèle serviteur, l’angoisse. Aux aguets, rien ne pouvait échapper au regard scrutateur du Chuunin, pas le plus infinitésimal mouvement qui fut.
De la brume commençait à se former autour d’eux…de la brume…
____________________________________________________________
« Non, non, et non ! Hiyori, tu n’arriveras à rien comme ça ! »
Le Genin arrêta de concentrer son énergie. L’air devint moins dense, il était sur la bonne voie, et le clone de Darok le savait.
[Iba] « Je sentais que ça venait ! Pourquoi m’avoir arrêté ? »
« Parce que ta tentative était trop vaine. » Il afficha un air dépité. Le clone se mit à rire faiblement. « Comment donc comptes-tu créer un brouillard sans utiliser tes dispositions aqueuses ? C’est tout simplement impossible hehe… »
[Iba] « Mais sensei, c’est vous qui m’aviez dit de ne pas utiliser mon chakra pour augmenter l’eau ambiante. »
« Alors je vais reprendre le même exemple que précédemment. Penses-tu vraiment que dans les déserts de Suna, il y ait assez d’eau pour la condenser et en faire de la brume ? Evidemment non. C’est bien de suivre les consignes de son maître, mais si on le fait aveuglément, cela te conduiras à ta perte. C’est l’enseignement que j’en ai tiré lors de notre confrontation avec comme spectateur principal, Feu Shinzo-sensei. Si toi aussi, tu n’arrives pas à te démarquer par ta souplesse d’esprit, alors tu ne vaux pas mieux que le rat crevé d’un Yasuo. Et encore, c’était un rat bâtard. »
Iba qui avait pendant le discours de son sensei baisser la tête comme signe d’appréhension, remarqua cependant la pique incisive de son sempaï. Toujours les mêmes, humiliantes et rabaissantes. Mais même répétitives, elles blessaient le jeune garçon au plus profond de son être. Décidé à écouter, analyser puis comprendre les ordres, Iba adopterait dorénavant le quatrième comportement, celui d’être son propre chef lorsqu’une situation plus envisageable, plus raisonnable se proposait à lui.
« Si tu as compris ta position, alors tu devrais pouvoir m’être utile pendant la mission. Réessaye, Hiyori. »
_____________________________________________________________
* A ce moment… ce que j’ai senti au fond de moi, au plus profond de mon être…*
Darok se calma, la brume se dissipa un peu. Il ne fallait pas se perdre, il ne fallait pas échouer. Les parchemins pouvaient être n’importe où. La brume s’intensifia, le duo ne voyait plus le bout de son nez. Brume naturelle ? Comité d’accueil déjà présent ? Le Chuunin ne ressentait aucune présence hormis celle de son disciple.
Personne.
La brume s’atténua légèrement. Darok respira un grand coup. Brume naturelle. Rien d’incohérent. Il avance à petit pas, sûr de lui. Un mouvement ? De l’air lui chatouille les chevilles ? Quelqu’un ? Le vent ? Il se retourne, empoigne Taoshi vivement.
Personne.
Il scrute la zone brumeuse. Son disciple réagit un peu tard. Dans ses mains, un shuriken. Le duo transpire, non pas d’effort, mais de sueur froide. Il y a une pression ici bas. Une pression à rendre malade. Il faut sortir de cet immeuble. L’adolescent ressent un danger imminent. Darok avance, la brume s’intensifie. Quelqu’un…
Personne ?
Des bribes de souvenirs lui reviennent inconsciemment. Devient-il fou ? Que se passe-t-il ? Un déplacement d’air. Cette fois le vent n’y est pas responsable. Ses doigts se crispent sur la garde de son Kunai. Stressé, il ne bouge plus. D’un geste, il arrête le mouvement de son disciple. Il tourne sa main, tâte son « équipement ». Il est là, tout est en ordre.
*A ce moment… ce que j’ai senti au fond de moi, au plus profond de mon être…
De la peur ?*
_____________________________________________________________
L’air se condense, et pour la première fois, le Chuunin se sent écrasé, impuissant. Le genin quant à lui, tente tant bien que mal de déverser son chakra dans l’air. Les molécules d’eau se démultiplient, se condensent. Il utilise toute son affinité avec l’élément, et le résultat ne se fait pas attendre. Il tombe, inconscient. Est-il mort ?
Darok s’empresse de tâter son pouls ; il est vivant. Le garçon prends son élève sur son épaule et l’emmène au bord de la rivière. Il a bien mérité une douche froide. Il le jette dans la rivière et quelques secondes plus tard, une tête dépasse rejetant de l’eau.
L’Hiyori sort totalement trempé du Fleuve Rouge. Il a incroyablement froid. Normal. Il regarde son sensei comme pour demander ce qui s’est passé.
« Sombre abruti. Tu t’es tellement vidé de tes forces que tu en est tombé inconscient. Tu n’as donc rien dans la cervelle ? »
_____________________________________________________________
L’Hiyori frôle l’épaule de son maître, qui retrouve alors ses sens. Il est dorénavant bien placé pour lui parler d’incapacité à se contrôler. Le lieu, c’est le lieu, lourd de souvenir, qui procurait cet effet soporifique. Indiquant une direction du doigt, le Genin désigna la route à suivre. Sans même savoir pourquoi, le Chuunin savait que l’accompagner était la bonne solution. Il gardait cependant, en lui, dans sa bouche, un goût amer.
*De la peur…*
Un pas, puis un autre. Chaque effort s’imprégnait dans leur chair et leurs muscles, éprouvés depuis le début du trajet. Les calculs de Darok s’étaient retrouvés erronés, à cause de l’Hiyori. Ce premier avait prévu de passer deux nuits à s’entraîner, mais au bout de cette dernière, la technique convoitée n’était toujours pas acquise. La sienne, à laquelle il s’entraînait durement, manque de précision. Ce dernier rien, il l’acquerra en combat réel, pensa-t-il.
Devant eux, une bâtisse. Gigantesque. Même s’il n’en reste qu’une petite moitié, de son apogée, cet immeuble devait être spectaculaire. Il n’y a plus cette architecture depuis longtemps à Kiri, au moins une décennie.
Ils pénétrèrent dans la construction délabrée, le chef d’équipe en premières lignes, aux aguets. Ils ne devaient plus être loin… sa conscience le critiquait. Ne pas prévenir l’Hiyori serait injuste. Ici, il doit savoir. Darok aurait voulu lui laisser plus de temps, il ne faut pas qu’ils se choque.
*Il faut que je lui en parle… mais pas de tout.*
« Hiyori, il y a quelque chose que tu dois savoir à propos de cet endroit. » L’enfant prêta l’oreille. « Il y a, dans ces sinistres décombres, une chose que l’on doit ramener à tout prix. Même ma vie – mais c’est mieux si je survis, hein ? Shinji-sama m’avais remis une lettre tu t’en souviens ? Elle contenait non seulement une carte détaillée du paysage, le rapport des éclaireurs, mais aussi une note…
…Concernant le véritable but de la mission ! »
L’hiyori écarquilla les yeux. Malgré lui, l’air se rafraîchit. Instable ces derniers temps, si ses pouvoirs continuaient de s’éveiller, il se pourrait que même le Chuunin ne puisse plus le contenir. Se rassurant lui-même, Darok continua.
« Dans un des immeubles de ce fort, voire dans une pièce secrète ou je ne sais quoi, est déposé un rouleaux de ninjutsu interdits. Et il se pourrait que des personnes malintentionnées tentent de s’en emparer. Notre mission change ici. Non seulement, on doit dégager les squatteurs de ce lieux, mais on doit aussi revenir avec le parchemin.
Je te préviens maintenant, Hiyori. Si j’ai cédé à ta demande, c’est parce que je savais qu’il y aurait des gens puissants ici. Autrement dit, la première position que l’on adoptera devant chaque adversaire sera la défensive. Dès qu’on crée une ouverture dans sa garde, je l’attaque avec ça. » dit-il en montrant son équipement. « Si jamais ils étaient trop forts pour nous, on se replie en attendant des renforts. La fuite n’est pas envisageable dans cette position. Donc on épie en se cachant, on guette le moment propice à l’offensive, et on tue, comme le ferait n’importe quel shinobi de Kiri.»
Le Genin déglutit à l’idée de tuer des humains. La dernière fois qu’il l’avait fait, autrement dit sa première fois, au bar, il avait ensuite été rongé par les remords des jours durant. Le silence regagna la place, accompagné de son fidèle serviteur, l’angoisse. Aux aguets, rien ne pouvait échapper au regard scrutateur du Chuunin, pas le plus infinitésimal mouvement qui fut.
De la brume commençait à se former autour d’eux…de la brume…
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« Non, non, et non ! Hiyori, tu n’arriveras à rien comme ça ! »
Le Genin arrêta de concentrer son énergie. L’air devint moins dense, il était sur la bonne voie, et le clone de Darok le savait.
[Iba] « Je sentais que ça venait ! Pourquoi m’avoir arrêté ? »
« Parce que ta tentative était trop vaine. » Il afficha un air dépité. Le clone se mit à rire faiblement. « Comment donc comptes-tu créer un brouillard sans utiliser tes dispositions aqueuses ? C’est tout simplement impossible hehe… »
[Iba] « Mais sensei, c’est vous qui m’aviez dit de ne pas utiliser mon chakra pour augmenter l’eau ambiante. »
« Alors je vais reprendre le même exemple que précédemment. Penses-tu vraiment que dans les déserts de Suna, il y ait assez d’eau pour la condenser et en faire de la brume ? Evidemment non. C’est bien de suivre les consignes de son maître, mais si on le fait aveuglément, cela te conduiras à ta perte. C’est l’enseignement que j’en ai tiré lors de notre confrontation avec comme spectateur principal, Feu Shinzo-sensei. Si toi aussi, tu n’arrives pas à te démarquer par ta souplesse d’esprit, alors tu ne vaux pas mieux que le rat crevé d’un Yasuo. Et encore, c’était un rat bâtard. »
Iba qui avait pendant le discours de son sensei baisser la tête comme signe d’appréhension, remarqua cependant la pique incisive de son sempaï. Toujours les mêmes, humiliantes et rabaissantes. Mais même répétitives, elles blessaient le jeune garçon au plus profond de son être. Décidé à écouter, analyser puis comprendre les ordres, Iba adopterait dorénavant le quatrième comportement, celui d’être son propre chef lorsqu’une situation plus envisageable, plus raisonnable se proposait à lui.
« Si tu as compris ta position, alors tu devrais pouvoir m’être utile pendant la mission. Réessaye, Hiyori. »
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* A ce moment… ce que j’ai senti au fond de moi, au plus profond de mon être…*
Darok se calma, la brume se dissipa un peu. Il ne fallait pas se perdre, il ne fallait pas échouer. Les parchemins pouvaient être n’importe où. La brume s’intensifia, le duo ne voyait plus le bout de son nez. Brume naturelle ? Comité d’accueil déjà présent ? Le Chuunin ne ressentait aucune présence hormis celle de son disciple.
Personne.
La brume s’atténua légèrement. Darok respira un grand coup. Brume naturelle. Rien d’incohérent. Il avance à petit pas, sûr de lui. Un mouvement ? De l’air lui chatouille les chevilles ? Quelqu’un ? Le vent ? Il se retourne, empoigne Taoshi vivement.
Personne.
Il scrute la zone brumeuse. Son disciple réagit un peu tard. Dans ses mains, un shuriken. Le duo transpire, non pas d’effort, mais de sueur froide. Il y a une pression ici bas. Une pression à rendre malade. Il faut sortir de cet immeuble. L’adolescent ressent un danger imminent. Darok avance, la brume s’intensifie. Quelqu’un…
Personne ?
Des bribes de souvenirs lui reviennent inconsciemment. Devient-il fou ? Que se passe-t-il ? Un déplacement d’air. Cette fois le vent n’y est pas responsable. Ses doigts se crispent sur la garde de son Kunai. Stressé, il ne bouge plus. D’un geste, il arrête le mouvement de son disciple. Il tourne sa main, tâte son « équipement ». Il est là, tout est en ordre.
*A ce moment… ce que j’ai senti au fond de moi, au plus profond de mon être…
De la peur ?*
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L’air se condense, et pour la première fois, le Chuunin se sent écrasé, impuissant. Le genin quant à lui, tente tant bien que mal de déverser son chakra dans l’air. Les molécules d’eau se démultiplient, se condensent. Il utilise toute son affinité avec l’élément, et le résultat ne se fait pas attendre. Il tombe, inconscient. Est-il mort ?
Darok s’empresse de tâter son pouls ; il est vivant. Le garçon prends son élève sur son épaule et l’emmène au bord de la rivière. Il a bien mérité une douche froide. Il le jette dans la rivière et quelques secondes plus tard, une tête dépasse rejetant de l’eau.
L’Hiyori sort totalement trempé du Fleuve Rouge. Il a incroyablement froid. Normal. Il regarde son sensei comme pour demander ce qui s’est passé.
« Sombre abruti. Tu t’es tellement vidé de tes forces que tu en est tombé inconscient. Tu n’as donc rien dans la cervelle ? »
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L’Hiyori frôle l’épaule de son maître, qui retrouve alors ses sens. Il est dorénavant bien placé pour lui parler d’incapacité à se contrôler. Le lieu, c’est le lieu, lourd de souvenir, qui procurait cet effet soporifique. Indiquant une direction du doigt, le Genin désigna la route à suivre. Sans même savoir pourquoi, le Chuunin savait que l’accompagner était la bonne solution. Il gardait cependant, en lui, dans sa bouche, un goût amer.
*De la peur…*

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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[Darok, Iba : +10 EXP RP]

Zabuza Momochi- Mort
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Au cœur des ténèbres, là où lumière et espérance ne sont que le fruit de l’imagination de quelques êtres aliénés, se trouvait le plus étrange rendez-vous qui soit. Dans ce plan obscur, dénudé de chaleur, de vie, deux entités…profondément antagonistes et intimement liées. Tel un duo d’astres funèbres, luisant de couleurs ternes, deux miroirs se faisaient face. L’un semblait s’éveiller tandis que l’esprit de l’autre était à l’affût. Une voie gutturale s’éleva alors…
[Protéus] «- Shinobu ? !…
Serais-tu devenu subitement stupide pour oser m’appeler?
Alors même que ces mots résonnaient dans l’immensité du vide, la surface d’une des barrières de glace se striait. En réponse son opposée s’ondula, la voix était posée et détendue.
[Shinobu] «- Nullement…
Je n’ai rien à craindre de toi, ni de personne, puisque je n’outrepasse pas les Règles… »
Les coloris des glaces changèrent légèrement, l’une se teintant d’un bleu foncé et scintillant, tel la voûte céleste, un soir d’hiver. Son homologue, lui devenait aussi bleu foncé, mais l’on pouvait percevoir un léger dégradé intégrant ainsi des couleurs chaudes, un reste éparse de violet et de rouge dilué, une nuit d’été. Hiver se plia sur lui même.
[Protéus] «- Tu ne cesseras donc jamais de biaiser… »
[Shinobu] «- Et c’est toi qui me fait cette remarque…je trouve cela terriblement drôle. », sa voix était devenue incisive.
[Protéus] «- Je n’ai que faire de tes sarcasmes. De moi plutôt pourquoi je suis obligé de te supporter. »
[Shinobu] «- D’où te viens ton nouveau pouvoir ? »
[Protéus] «- Tu connais pertinemment la réponse…alors pourquoi perdre ton temps à poser la question. Cette réunion contre nature ne durera pas. Je ne peux pas encore t’atteindre mais il ne s’agit plus que d’une question de patience. L’ancêtre y est passé, tu es le suivant. »
[Shinobu] «- Il y a longtemps que tu ne m’effraies plus. Même un épouvantail pourrait faire mieux. Enfin, je ne suis pas là pour te remettre une fois de plus à ta place.
Arrête d’utiliser ton pouvoir sur le petit : il n’y survivra pas…
Eté semblait s’être bombé pour paraître plus imposant, toutefois Hiver ne se laissa pas impressionner et répliqua sèchement, en se tordant dans tout les sens.
[Protéus] «- Qu’en sais-tu ? Rien…
Il est totalement différent de ses prédécesseurs. Karasu, Aku, toi, et tant d’autres…Lui, ses fils du Destin ne sont pas encore démêlés, impossible de lire son futur, seules des possibilités restent accessibles, leur champs d’action semble illimité. Il deviendra mien, il ne résistera pas, il voudra savoir, et il n’y aura que moi pour le lui donner. »
[Shinobu] «- Jouer avec les morts et leur mémoire pour apposer la vérité aux yeux du garçon, cela va le mener à la folie. Ce pouvoir te dépasse complètement, seul le Nocher en est le maître.
L’univers lui même se déchirait tandis que le ton montait entre les protagonistes. Hiver et Eté, brillant d’un éclat insoupçonné, se livrait un concours de sculpture moderne, une bataille de flash, une guerre de mots.
[Protéus] «- Qui es-tu pour contredire les décisions d’un tel être. Il nous dépasse complètement, dans tout les domaines imaginables et plus encore. Quitte a changer d’allégeance et de maître, je le choisit lui…au moins, ma puissance grandit.
…
Mais le temps passe, et ma présence n’est plus requise. Disparaît bouffon et admire mon succès, sans pouvoir rien y changer. »
Les deux miroirs explosèrent instantanément. Hiver et Eté s’en furent, et leur monde mourut.
***
Loin de ces tourmentes, inconscient de ce terrible démêlé, Iba avançait parmi les décombres de ce qui avait été autrefois une des fiertés de Kiri. Chaque pas lui semblait lourd de conséquence, sa gorge nouée, s’asséchait de seconde en seconde. Il était crispé, et sans le vouloir la tension montait petit à petit. Darok lui aussi semblait dérangé. Sans bien comprendre, il souffla pour lui même :
«- Hiver et Eté… »
Le garçon était pris de frissons, ils étaient maintenant dans l’allée principale de l’ancien fort. C’est alors que le chuunin se décida à lui révéler le véritable but de leur mission. Le genin tomba des nues…
Il ne s’agissait pas d’écarter quelques squatters, ou que sais-je encore. Non, cette fois, il y avait un réel danger : il pouvait rencontrer un adversaire maîtrisant les arts ninja. Voire même plusieurs…
La nouvelle n’était pas bonne, pas plus que le véritable motif de cette expédition : des parchemins de techniques.
Apparemment ils devaient avoir beaucoup de valeur puisque Darok lui avait clairement fait comprendre qu’il fallait à tout prix, même le plus élevé, les ramener.
Le visage de son supérieur s’était fait encore plus grave qu’à l’accoutumé, ce qui n’était pas fait pour rassurer l’enfant. Ils allaient donc devoir inspecter toutes les bâtisses, ou tout de moins ce qu’il en restait pour mettre la main sur ces fameux rouleaux.
De la brume commençait à se lever, et la pression sur le genin s’accentua encore. Alors que ces nerfs s’apprêtaient à craquer, à cause de ses récentes visions, et de ses tumultueux souvenirs, un de ses derniers resurgit plus profond et plus terrifiant que jamais. Son voyage dans les limbes, et les terribles yeux du Passeur se rappelèrent à lui. Cette ancienne peur balaya instantanément la nouvelle, et son retour sur les lieux de son passé lui parurent alors moins difficile à surmonter.
Serrant les dents, il se persuada qu’il pouvait continuer. Enfin, il essayait de s’en convaincre…
Mais les Puissants de ce monde n’en avaient pas fini de se rire du garçon.
Marchant indécis, les yeux d’Iba se vidèrent, sa présence s’enfuyant vers un passé méconnu.
***
De longues murailles en pierres brutes, un roc invincible. Il ne s’agit de rien d’autre que du fort au temps de son apogée. Plusieurs torches sur le chemin de rondes sont éteintes, bizarre…
Soudain une silhouette, emmitouflée dans une cape aux couleurs abyssales surgit des méandres de la nuit, atterrissant sur un créneau non éclairée. Elle jette un regard circulaire autour d’elle, puis hoche la tête.
[ ? ? ?] «- C’est bien… »
Une ombre semble bouger, aurais-je rêver ? L’étrange personnage lève sa main, on y perçoit un éclat argenté. Puis apparaissant de nulle part, de multiples formes se posent sur le chemin de garde. Le vent souffle, déplaçant les nuages, dévoilant ainsi l’astre lunaire.
Les formes prennent vie sous la lumière pâle, elles ont toutes un point commun : le bandeau de Kumo.
***
Iba revenait doucement à lui, Darok avait juste parcourut quelques mètres, il devait se dépêcher de le rattraper. Cela faisait longtemps qu’il avait renoncé à trouver une explication rationnelle à ses visions, toutefois, un goût amer restait dans sa bouche. Deux pas, et il se retrouvait au niveau de son supérieur, quand un tremblement le prit, son environnement changea…pourtant Darok était devant lui, toujours présent.
Le jour avait laissé place à la nuit en un instant, des cris s’élevaient de tout côté, les hurlements de batailles, une cacophonie infernale. Les décombres du Fort brûlait d’un feu nouveau, et cependant Darok ne semblait pas se troubler plus que cela, comme…comme si de rien n’était. Etait-il la cible d’un genjutsu ? Non sinon le chuunin aurait lui aussi disparut, quoique pouvait-il en être certain ?
Levant la main Darok indiqua à son disciple de s’arrêter, le garçon s’exécuta aussitôt. Avait-il entendu lui aussi les déchirements de sons…ou bien…
Tout venait de disparaître, plus de bruits, plus de flammes, plus rien…rien à part le silence, et son sempaï. C’était incompréhensible. De la sueur froide perlait sur son front, le chuunin recherchant activement la présence d’ennemis ne faisait que légèrement attention à Iba, ce qui expliquait amplement pourquoi il ne remarquait pas l’état désastreux de ce dernier. Il fallait se reprendre, inspirant une grande bouffée d’air, il essaya de se calmer, sans grand succès. Subitement, il entendit un rire cristallin, trop souvent entendu pour être oublier : une de ses sœurs disparues. Le genin tournant activement la tête dans tout les sens pour trouver la source de son émoi. Une ombre disparut au coin d’une ruelle. Le garçon savait pertinemment sur quoi l’allée débouchait…
L’ancienne tour de guet. On y avait installé un dispositif lumineux pour alerter les autres Kiréens en cas d’attaque. Oui, il se souvenait bien de cela, car tout les habitants du Fort, même les enfants, avaient pour mission d’alerter les secours en cas d’assaut. Ils avaient eut le droit à un sermon à leur arrivée, il y avait des années de cela…
D’un geste vif, il prévint le chuunin de son intention, et pointa la direction du doigt. Ce dernier accepta. Ensemble, ils s’y dirigèrent…leurs mouvements incertains.
Peu de temps après, ils arrivèrent sur place, alors s’apposa aux yeux du genin une vision insensée : la Tour de Guet était encore intacte. Impossible ! Le garçon voulut immédiatement prévenir Darok, mais les mots refusèrent de sortir.
Le jour faisait place à la nuit. Un craquement sonore retentit, tandis que toute la partie supérieure de la Tour s’effritait. Elle explosa dans un grondement retentissant. Un individu en cape noire s’en extrait aussitôt suivi de près par une silhouette familière, le bâtiment s’écroulait sur lui même.
Mais déjà un individu s’interposait entre les deux protagonistes, ce qui lui voulut d’être immédiatement criblé de bouts de glace, et de s’écrouler inerte sur le sol dur.
L’étranger à la cape atterrit sans problème sur la terre ferme, alors que son opposant créait un disque de glace sous ses pieds, pour rester dans les hauteurs. A peine était-ce fait qu’un violent éclair jaillit d’une des maisonnées, visant l’homme, flottant dans les airs. L’attaque fut immédiatement absorbé par un Miroir de glace, apparut à une vitesse déconcertante. Un second miroir se créa, retournant la foudre sur son lanceur, qui périt dans un gémissement atroce.
L’atmosphère devint subitement atrocement lourde et glaciale, et l’avant bras droit de l’individu volant se chargea d’une énergie inouïe.
«- Hyuton ! Byakurai ! »[La foudre blanche]
Un rayon de lumière brute, s’échappa alors du bras du combattant, tordant la réalité, gelant toute vie, et vint frapper l’homme en cape, élevant ainsi un énorme nuage de poussière. La fumée se dissipa peu à peu, et une voie retentit, l’homme à la cape n’était visiblement pas mort…
«- Tu es vraiment surprenant. Décondenser les molécules d’eau et éloigner les molécules d’oxygène pour créer un faisceau d’azote liquide, c’est vraiment très impressionnant, tout comme ta maîtrise des Eaux. »
«- Tu sembles me connaître ? Qui es-tu ?
De nouvelles silhouettes apparaissaient, elles arboraient le sigle du village de la Foudre. L’homme à la cape, qui était d’ailleurs réduit à l’état de vêtement calciné, leva la main gauche, tandis que la poussière finissait de retomber.
«- Il est à moi seul…Je suis sûr que cette idée te plaît, Aku. »
Il n’y avait plus de fumée, on pouvait à présent voir le visage de l’homme au sol.
[Aku] «- Toi ? ! »
Son frère si vite retrouvé, disparu derechef, alors que le jour redevenait maître sur la nuit. Darok semblait effaré, c’était peut-être parce qu’Iba était étrangement pâle ou alors parce que son pouls était devenu faible.
[Darok] «- Reprends toi, on est en mission, bordel ! », il ne pouvait pas crier de peur qu’on ne l’entende, néanmoins ses yeux trahissaient clairement son énervement. Iba hocha la tête, il devait à tout prix ne pas se laisser déborder par les émotions. Plus facile à dire qu’à faire…
[Protéus] «- Shinobu ? !…
Serais-tu devenu subitement stupide pour oser m’appeler?
Alors même que ces mots résonnaient dans l’immensité du vide, la surface d’une des barrières de glace se striait. En réponse son opposée s’ondula, la voix était posée et détendue.
[Shinobu] «- Nullement…
Je n’ai rien à craindre de toi, ni de personne, puisque je n’outrepasse pas les Règles… »
Les coloris des glaces changèrent légèrement, l’une se teintant d’un bleu foncé et scintillant, tel la voûte céleste, un soir d’hiver. Son homologue, lui devenait aussi bleu foncé, mais l’on pouvait percevoir un léger dégradé intégrant ainsi des couleurs chaudes, un reste éparse de violet et de rouge dilué, une nuit d’été. Hiver se plia sur lui même.
[Protéus] «- Tu ne cesseras donc jamais de biaiser… »
[Shinobu] «- Et c’est toi qui me fait cette remarque…je trouve cela terriblement drôle. », sa voix était devenue incisive.
[Protéus] «- Je n’ai que faire de tes sarcasmes. De moi plutôt pourquoi je suis obligé de te supporter. »
[Shinobu] «- D’où te viens ton nouveau pouvoir ? »
[Protéus] «- Tu connais pertinemment la réponse…alors pourquoi perdre ton temps à poser la question. Cette réunion contre nature ne durera pas. Je ne peux pas encore t’atteindre mais il ne s’agit plus que d’une question de patience. L’ancêtre y est passé, tu es le suivant. »
[Shinobu] «- Il y a longtemps que tu ne m’effraies plus. Même un épouvantail pourrait faire mieux. Enfin, je ne suis pas là pour te remettre une fois de plus à ta place.
Arrête d’utiliser ton pouvoir sur le petit : il n’y survivra pas…
Eté semblait s’être bombé pour paraître plus imposant, toutefois Hiver ne se laissa pas impressionner et répliqua sèchement, en se tordant dans tout les sens.
[Protéus] «- Qu’en sais-tu ? Rien…
Il est totalement différent de ses prédécesseurs. Karasu, Aku, toi, et tant d’autres…Lui, ses fils du Destin ne sont pas encore démêlés, impossible de lire son futur, seules des possibilités restent accessibles, leur champs d’action semble illimité. Il deviendra mien, il ne résistera pas, il voudra savoir, et il n’y aura que moi pour le lui donner. »
[Shinobu] «- Jouer avec les morts et leur mémoire pour apposer la vérité aux yeux du garçon, cela va le mener à la folie. Ce pouvoir te dépasse complètement, seul le Nocher en est le maître.
L’univers lui même se déchirait tandis que le ton montait entre les protagonistes. Hiver et Eté, brillant d’un éclat insoupçonné, se livrait un concours de sculpture moderne, une bataille de flash, une guerre de mots.
[Protéus] «- Qui es-tu pour contredire les décisions d’un tel être. Il nous dépasse complètement, dans tout les domaines imaginables et plus encore. Quitte a changer d’allégeance et de maître, je le choisit lui…au moins, ma puissance grandit.
…
Mais le temps passe, et ma présence n’est plus requise. Disparaît bouffon et admire mon succès, sans pouvoir rien y changer. »
Les deux miroirs explosèrent instantanément. Hiver et Eté s’en furent, et leur monde mourut.
***
Loin de ces tourmentes, inconscient de ce terrible démêlé, Iba avançait parmi les décombres de ce qui avait été autrefois une des fiertés de Kiri. Chaque pas lui semblait lourd de conséquence, sa gorge nouée, s’asséchait de seconde en seconde. Il était crispé, et sans le vouloir la tension montait petit à petit. Darok lui aussi semblait dérangé. Sans bien comprendre, il souffla pour lui même :
«- Hiver et Eté… »
Le garçon était pris de frissons, ils étaient maintenant dans l’allée principale de l’ancien fort. C’est alors que le chuunin se décida à lui révéler le véritable but de leur mission. Le genin tomba des nues…
Il ne s’agissait pas d’écarter quelques squatters, ou que sais-je encore. Non, cette fois, il y avait un réel danger : il pouvait rencontrer un adversaire maîtrisant les arts ninja. Voire même plusieurs…
La nouvelle n’était pas bonne, pas plus que le véritable motif de cette expédition : des parchemins de techniques.
Apparemment ils devaient avoir beaucoup de valeur puisque Darok lui avait clairement fait comprendre qu’il fallait à tout prix, même le plus élevé, les ramener.
Le visage de son supérieur s’était fait encore plus grave qu’à l’accoutumé, ce qui n’était pas fait pour rassurer l’enfant. Ils allaient donc devoir inspecter toutes les bâtisses, ou tout de moins ce qu’il en restait pour mettre la main sur ces fameux rouleaux.
De la brume commençait à se lever, et la pression sur le genin s’accentua encore. Alors que ces nerfs s’apprêtaient à craquer, à cause de ses récentes visions, et de ses tumultueux souvenirs, un de ses derniers resurgit plus profond et plus terrifiant que jamais. Son voyage dans les limbes, et les terribles yeux du Passeur se rappelèrent à lui. Cette ancienne peur balaya instantanément la nouvelle, et son retour sur les lieux de son passé lui parurent alors moins difficile à surmonter.
Serrant les dents, il se persuada qu’il pouvait continuer. Enfin, il essayait de s’en convaincre…
Mais les Puissants de ce monde n’en avaient pas fini de se rire du garçon.
Marchant indécis, les yeux d’Iba se vidèrent, sa présence s’enfuyant vers un passé méconnu.
***
De longues murailles en pierres brutes, un roc invincible. Il ne s’agit de rien d’autre que du fort au temps de son apogée. Plusieurs torches sur le chemin de rondes sont éteintes, bizarre…
Soudain une silhouette, emmitouflée dans une cape aux couleurs abyssales surgit des méandres de la nuit, atterrissant sur un créneau non éclairée. Elle jette un regard circulaire autour d’elle, puis hoche la tête.
[ ? ? ?] «- C’est bien… »
Une ombre semble bouger, aurais-je rêver ? L’étrange personnage lève sa main, on y perçoit un éclat argenté. Puis apparaissant de nulle part, de multiples formes se posent sur le chemin de garde. Le vent souffle, déplaçant les nuages, dévoilant ainsi l’astre lunaire.
Les formes prennent vie sous la lumière pâle, elles ont toutes un point commun : le bandeau de Kumo.
***
Iba revenait doucement à lui, Darok avait juste parcourut quelques mètres, il devait se dépêcher de le rattraper. Cela faisait longtemps qu’il avait renoncé à trouver une explication rationnelle à ses visions, toutefois, un goût amer restait dans sa bouche. Deux pas, et il se retrouvait au niveau de son supérieur, quand un tremblement le prit, son environnement changea…pourtant Darok était devant lui, toujours présent.
Le jour avait laissé place à la nuit en un instant, des cris s’élevaient de tout côté, les hurlements de batailles, une cacophonie infernale. Les décombres du Fort brûlait d’un feu nouveau, et cependant Darok ne semblait pas se troubler plus que cela, comme…comme si de rien n’était. Etait-il la cible d’un genjutsu ? Non sinon le chuunin aurait lui aussi disparut, quoique pouvait-il en être certain ?
Levant la main Darok indiqua à son disciple de s’arrêter, le garçon s’exécuta aussitôt. Avait-il entendu lui aussi les déchirements de sons…ou bien…
Tout venait de disparaître, plus de bruits, plus de flammes, plus rien…rien à part le silence, et son sempaï. C’était incompréhensible. De la sueur froide perlait sur son front, le chuunin recherchant activement la présence d’ennemis ne faisait que légèrement attention à Iba, ce qui expliquait amplement pourquoi il ne remarquait pas l’état désastreux de ce dernier. Il fallait se reprendre, inspirant une grande bouffée d’air, il essaya de se calmer, sans grand succès. Subitement, il entendit un rire cristallin, trop souvent entendu pour être oublier : une de ses sœurs disparues. Le genin tournant activement la tête dans tout les sens pour trouver la source de son émoi. Une ombre disparut au coin d’une ruelle. Le garçon savait pertinemment sur quoi l’allée débouchait…
L’ancienne tour de guet. On y avait installé un dispositif lumineux pour alerter les autres Kiréens en cas d’attaque. Oui, il se souvenait bien de cela, car tout les habitants du Fort, même les enfants, avaient pour mission d’alerter les secours en cas d’assaut. Ils avaient eut le droit à un sermon à leur arrivée, il y avait des années de cela…
D’un geste vif, il prévint le chuunin de son intention, et pointa la direction du doigt. Ce dernier accepta. Ensemble, ils s’y dirigèrent…leurs mouvements incertains.
Peu de temps après, ils arrivèrent sur place, alors s’apposa aux yeux du genin une vision insensée : la Tour de Guet était encore intacte. Impossible ! Le garçon voulut immédiatement prévenir Darok, mais les mots refusèrent de sortir.
Le jour faisait place à la nuit. Un craquement sonore retentit, tandis que toute la partie supérieure de la Tour s’effritait. Elle explosa dans un grondement retentissant. Un individu en cape noire s’en extrait aussitôt suivi de près par une silhouette familière, le bâtiment s’écroulait sur lui même.
Mais déjà un individu s’interposait entre les deux protagonistes, ce qui lui voulut d’être immédiatement criblé de bouts de glace, et de s’écrouler inerte sur le sol dur.
L’étranger à la cape atterrit sans problème sur la terre ferme, alors que son opposant créait un disque de glace sous ses pieds, pour rester dans les hauteurs. A peine était-ce fait qu’un violent éclair jaillit d’une des maisonnées, visant l’homme, flottant dans les airs. L’attaque fut immédiatement absorbé par un Miroir de glace, apparut à une vitesse déconcertante. Un second miroir se créa, retournant la foudre sur son lanceur, qui périt dans un gémissement atroce.
L’atmosphère devint subitement atrocement lourde et glaciale, et l’avant bras droit de l’individu volant se chargea d’une énergie inouïe.
«- Hyuton ! Byakurai ! »[La foudre blanche]
Un rayon de lumière brute, s’échappa alors du bras du combattant, tordant la réalité, gelant toute vie, et vint frapper l’homme en cape, élevant ainsi un énorme nuage de poussière. La fumée se dissipa peu à peu, et une voie retentit, l’homme à la cape n’était visiblement pas mort…
«- Tu es vraiment surprenant. Décondenser les molécules d’eau et éloigner les molécules d’oxygène pour créer un faisceau d’azote liquide, c’est vraiment très impressionnant, tout comme ta maîtrise des Eaux. »
«- Tu sembles me connaître ? Qui es-tu ?
De nouvelles silhouettes apparaissaient, elles arboraient le sigle du village de la Foudre. L’homme à la cape, qui était d’ailleurs réduit à l’état de vêtement calciné, leva la main gauche, tandis que la poussière finissait de retomber.
«- Il est à moi seul…Je suis sûr que cette idée te plaît, Aku. »
Il n’y avait plus de fumée, on pouvait à présent voir le visage de l’homme au sol.
[Aku] «- Toi ? ! »
Son frère si vite retrouvé, disparu derechef, alors que le jour redevenait maître sur la nuit. Darok semblait effaré, c’était peut-être parce qu’Iba était étrangement pâle ou alors parce que son pouls était devenu faible.
[Darok] «- Reprends toi, on est en mission, bordel ! », il ne pouvait pas crier de peur qu’on ne l’entende, néanmoins ses yeux trahissaient clairement son énervement. Iba hocha la tête, il devait à tout prix ne pas se laisser déborder par les émotions. Plus facile à dire qu’à faire…

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Toute trace de combat avait disparu, seules les ruines restaient. La Tour de guet était couverte de mousse, délabré, gisante à l’abandon depuis des années. Rien que le souffle du vent suffisait à effriter la pierre noire qui constituait l’essentiel de la bâtisse.
Le garçon reprenait sa respiration, sous le regard inquiet de son supérieur. Il n’y avait pas de doute à avoir, il avait bien vu un morceau de son passé. Toutefois, le plus troublant n’était pas là. Des visons, il en avait eut d’autres, mais cela, elle ne lui appartenait pas, jamais il n’avait vu cette scène. Alors comment pouvait-il, maintenant…
Etait-ce ce lieu ? Ou des esprits, démons le hantant qui venaient tourmenter l’enfant ? Il n’y avait pas de réponse et Darok ne lui laissa pas le temps d’en chercher une.
[Darok] «- Cela suffit ! Expliques-toi. Les premières fois j’ai laissé courir, mais à présent tu as intérêt à me donner une explication en béton armé. On est en mission, Hiyori. Bon sang, tu comprends ! »
Il était clairement remonté, et le pire était qu’il ne pouvait rien lui révéler sans que son homologue le prenne pour un aliéné. Le chuunin ne semblait pas vouloir en démordre, et le genin, toujours en état de choc ne savait que répondre. Il bredouilla vainement…
«- Je vois des choses…des souvenirs… »
Darok soupira, tout en fermant les yeux. Il savait que ce ne serait pas facile d’emmener l’Hiyori avec lui. Toutefois c’était indispensable. Si personne n’avait trouvé les rouleaux jusqu’ici, c’est qu’il y avait une raison, le garçon et sa mémoire leur permettraient certainement de mener cette mission à bien. L’un devait se montrer patient, l’autre courageux.
[Darok] «- Admettons., dit-il d’une voix posée.
«- Il faut que tu surmontes tout ces événements, pour te concentrer sur notre objectif. Je sais que ce n’est pas simple, mais ainsi est faite la vie du shinobi. »
Il marqua une courte pause, comme pour se laisser le temps de réfléchir, tout en vérifiant que personne n’approchait, ou ne les épiait. Rassuré par son bref contrôle, il reprit la parole.
[Darok] «- Je sais que cela date, mais te souviens-tu d’un endroit dont l’accès t’était interdit, ou bien une salle spéciale, un endroit du fort où les parchemins seraient susceptibles d’être abrités ? »
Iba secoua la tête, il n’en savait rien, et puis il ne voulait plus se souvenir, c’était beaucoup trop douloureux. Il déglutit lentement, il savait qu’ils en auraient pour des jours et des jours à fouiller les décombres du fort, et ils n’étaient même pas sûr, au final d’arriver à trouver ce qu’ils désiraient.
[Darok] « Fais un effort…Tu dois bien te rappeler de quelque chose. Non ? Pourquoi m’as-tu dit de venir à la Tour de Guet ? »
Iba dévisageait son supérieur, incrédule.
«- Tu ne l’as pas entendu ? »
[Darok] «- Mais entendu quoi, Hiyori ?, son supérieur commençait à perdre patience et il y avait de quoi (note pour une fois que ce n’était pas à cause du tutoiement). Ils parlaient à voix basse, mais le rouge sur les joues du chuunin état révélateur.
«- Les rires de la petite fille… »
Darok le dévisagea comme s’il était un dément, il posa sa main sur le front du garçon, cherchant à savoir s’il avait de la fièvre. Il n’en était rien, il ne divaguait pas.
Soudain, les deux shinobi se retournèrent en même temps. Cette fois, ils étaient victimes d’une illusion.
Tout deux avaient distinctement perçu des tintements de clochettes, suivi d’un petit rire cristallin.
Ils se regardèrent, cherchant à savoir si l’autre avait aussi entendu la même chose. Ce n’était pas sans remémorer à Darok une anecdote sur la plage.
[Darok] «- Démon. », on eut dit qu’il crachait.
***
Le cinquième jour s’était écoulé rapidement et sans encombre, d’autant plus que tout l’esprit d’Iba était tourné vers l’apprentissage de sa technique. Il ne voyait toujours pas comment Darok comptait lui faire maîtriser le camouflage sans créer une forte concentration d’eau dans l’atmosphère. Pour l’instant la seule chose qu’il avait réussit à faire c’était injecter avec rapidité son chakra dans l’air. Alors oui, il faisait cela très promptement maintenant, de l’ordre de la seconde, mais il ne créait toujours pas de brume. En résumé le garçon ne comprenait pas ce que son sempaï voulait lui faire faire, ou tout du moins comprendre.
Le soleil se couchait, et l’heure de reprendre l’entraînement arrivait. Reprenant le même rituel que ces derniers jours, les ninjas installèrent leur campement pour la soirée. Une fois fait, Iba reprit son apprentissage sous l’œil aiguisé de son instructeur.
Les essais s’enchaînaient, et à chaque fois, il s’agissait d’un échec. Evidemment, il était impossible de réaliser la technique sans condenser l’eau de l’atmosphère, alors pourquoi continuer ?
Le chuunin après avoir réprimandé son élève pour son manque de clairvoyance et surtout d’initiative lui expliqua le but de sa manœuvre.
[Darok] «- Comme je te l’ai déjà expliqué, dans les déserts, il n’y a pas d’eau, toutefois il ne tiens qu’à toi d’en créer. Les conditions sont bien sûr beaucoup plus contraignantes, pourtant tu ne dois pas perdre en efficacité. C’est pour cela que je t’ai d’abord fait travailler ta vitesse d’extériorisation. Je pense que tu as un peu prêt compris comment libérer beaucoup d’énergie en un temps minime.
Comme à son accoutumé, il marqua une pause pour laisser le temps à son disciple de comprendre ses paroles. Après une période qu’il dû juger suffisante, il repris son explication.
[Darok] «- Avant tu n’aurais pas put réussir le camouflage dans la Brume parce que tu aurais été trop lent, tout ton chakra se serait dissipé dans l’air au fur et à mesure que tu l’aurais extérioriser. Dorénavant, cela devrait fonctionner. Allez essayes ! »
Iba ne se fit pas prier, et il libéra son énergie dans l’air. Ce dernier devint lourd et glacial. Immédiatement le métabolisme du garçon réagit, ses gènes s’activèrent, ses yeux prenant une teinte bleu argenté. Un léger sifflement courait dans l’air : la gemme à sa main droite s’était mise à luire profondément. Le genin était décidé, il allait en mettre plein les yeux à son sempaï, et surtout Shinobu-sama serait fier de lui, tout comme sa famille.
Encore…Encore ! ENCORE !
Son énergie se déversait sans fin, la brume commençait à apparaître, épaisse et grise. Subitement la garçon fut prit d’un hoquet, puis tout s’arrêta. Il avait voulut aller trop vite, trop bien faire, son corps quant à lui n’avait pas suivi. Il s’écroula inconscient, c’était rageant…si prêt du but.
***
Darok et Iba suivirent le son des clochettes à travers le dédales des ruelles dévastées. Ils ne courraient pas, et restaient prudents. L’ennemi pouvait être n’importe où et frapper n’importe quand. Les tintements disparurent tandis que les ninjas se trouvaient au beau milieu d’une allée.
Il n’y avait rien si ce n’est les cendres d’un passé douloureux.
La respiration du genin commença à être haletante, ses mains tremblèrent, il n’en fallut guère plus à Darok pour comprendre ce qu’il se passait.
[Darok] «- Allez, Iba ce n’est rien, ça va passer. Je suis là. »
Cependant rien n’y faisait, déjà les hurlements d’agonies surgissaient, les bâtisses se remettaient à flamber, et les combats datants reprenaient vie. Un mur sur la droite du garçon explosa, il sursauta vivement. Un monstre de muscles brandissant une arme géante était la cause de ce désordre. Dans sa main de libre, il tenait la tête d’un de ses opposants qu’il alla fracasser contre une paroi d’une maison.
Se retournant prestement il parvient de justesse à esquiver partiellement une série d’aiguilles. Il sourit alors que son attaquant s’approchait. En une seconde, le géant se retrouva derrière ce qui allait être sa future victime. Une fois son grand sabre abattu, il ne restait plus que de la pulpe sanguinolente du soldat kuméen.
[Izaki] «- Kibo, attention ! »
Un homme d’une quarantaine d’années se jeta entre l’attaque d’un kuméen et sa cible. Le ninja des nuages avait été particulièrement silencieux, se fondant à la perfection dans les ombres. Même Iba, étranger à la scène ne l’avait pas vu arriver. La lame de l’assaillant trancha comme du beurre la protection de l’homme qui s’était interposé, il tomba lourdement, son visage alors éclairé par les feux environnant.
«- Papa ! », hurla-t-il.
[Darok] «- T’es fou…tais-toi ! », dit-il en secouant le garçon.
Izaki, étendu au sol ne bougeait plus, le kuméen tenta de pousser son avantage espérant que la mort de son camarade déstabiliserait la masse nommée Kibo. Mauvais pari.
Sa tête fut prestement décroché de son corps. Aussitôt fait, le ninja de Kiri s’agenouilla et mit en position assis, adossé contre un mur encore stable, Izaki. Iba pleurait à chaudes larmes…
L’homme perdait beaucoup de sang et en crachait encore plus.
[Kibo] «- Parle moi, vieil homme ! », le ton était terriblement inquiet.
[Izaki] «- La lame était empoisonnée…c’est trop tard… », il toussait trop, et était peu compréhensible. Kibo s’approcha et le regarda dans les yeux.
«- Protège les miens… », ses mots moururent dans sa bouche ensanglantée.
Kibo ferma les yeux de l’homme et se redressa en empoignant son sabre.
[Kibo] «- Tu as ma parole, vieil homme. Kyl est au forum, je vais aider Aku à la Tour, et ensuite nous reviendrons te donner un sépulture digne de ce nom. »
La vision venait de se dissiper et pourtant Iba tremblait toujours. Heureusement pour eux, l’exclamation du garçon n’avait fait aucun grabuge. Darok lui avait bien du mal à savoir quelle attitude adoptée avec le garçon, qui venait de se recroquevillé sur lui même en répétant des « il est mort »…
Un « qui ?» brutal du chuunin lui arracha un « mon père ».
Il fallut cinq minutes à Iba pour reprendre pleinement possessions de ses moyens…
«- Je pense qu’on devrait essayer d’aller voir le forum… »
Le garçon reprenait sa respiration, sous le regard inquiet de son supérieur. Il n’y avait pas de doute à avoir, il avait bien vu un morceau de son passé. Toutefois, le plus troublant n’était pas là. Des visons, il en avait eut d’autres, mais cela, elle ne lui appartenait pas, jamais il n’avait vu cette scène. Alors comment pouvait-il, maintenant…
Etait-ce ce lieu ? Ou des esprits, démons le hantant qui venaient tourmenter l’enfant ? Il n’y avait pas de réponse et Darok ne lui laissa pas le temps d’en chercher une.
[Darok] «- Cela suffit ! Expliques-toi. Les premières fois j’ai laissé courir, mais à présent tu as intérêt à me donner une explication en béton armé. On est en mission, Hiyori. Bon sang, tu comprends ! »
Il était clairement remonté, et le pire était qu’il ne pouvait rien lui révéler sans que son homologue le prenne pour un aliéné. Le chuunin ne semblait pas vouloir en démordre, et le genin, toujours en état de choc ne savait que répondre. Il bredouilla vainement…
«- Je vois des choses…des souvenirs… »
Darok soupira, tout en fermant les yeux. Il savait que ce ne serait pas facile d’emmener l’Hiyori avec lui. Toutefois c’était indispensable. Si personne n’avait trouvé les rouleaux jusqu’ici, c’est qu’il y avait une raison, le garçon et sa mémoire leur permettraient certainement de mener cette mission à bien. L’un devait se montrer patient, l’autre courageux.
[Darok] «- Admettons., dit-il d’une voix posée.
«- Il faut que tu surmontes tout ces événements, pour te concentrer sur notre objectif. Je sais que ce n’est pas simple, mais ainsi est faite la vie du shinobi. »
Il marqua une courte pause, comme pour se laisser le temps de réfléchir, tout en vérifiant que personne n’approchait, ou ne les épiait. Rassuré par son bref contrôle, il reprit la parole.
[Darok] «- Je sais que cela date, mais te souviens-tu d’un endroit dont l’accès t’était interdit, ou bien une salle spéciale, un endroit du fort où les parchemins seraient susceptibles d’être abrités ? »
Iba secoua la tête, il n’en savait rien, et puis il ne voulait plus se souvenir, c’était beaucoup trop douloureux. Il déglutit lentement, il savait qu’ils en auraient pour des jours et des jours à fouiller les décombres du fort, et ils n’étaient même pas sûr, au final d’arriver à trouver ce qu’ils désiraient.
[Darok] « Fais un effort…Tu dois bien te rappeler de quelque chose. Non ? Pourquoi m’as-tu dit de venir à la Tour de Guet ? »
Iba dévisageait son supérieur, incrédule.
«- Tu ne l’as pas entendu ? »
[Darok] «- Mais entendu quoi, Hiyori ?, son supérieur commençait à perdre patience et il y avait de quoi (note pour une fois que ce n’était pas à cause du tutoiement). Ils parlaient à voix basse, mais le rouge sur les joues du chuunin état révélateur.
«- Les rires de la petite fille… »
Darok le dévisagea comme s’il était un dément, il posa sa main sur le front du garçon, cherchant à savoir s’il avait de la fièvre. Il n’en était rien, il ne divaguait pas.
Soudain, les deux shinobi se retournèrent en même temps. Cette fois, ils étaient victimes d’une illusion.
Tout deux avaient distinctement perçu des tintements de clochettes, suivi d’un petit rire cristallin.
Ils se regardèrent, cherchant à savoir si l’autre avait aussi entendu la même chose. Ce n’était pas sans remémorer à Darok une anecdote sur la plage.
[Darok] «- Démon. », on eut dit qu’il crachait.
***
Le cinquième jour s’était écoulé rapidement et sans encombre, d’autant plus que tout l’esprit d’Iba était tourné vers l’apprentissage de sa technique. Il ne voyait toujours pas comment Darok comptait lui faire maîtriser le camouflage sans créer une forte concentration d’eau dans l’atmosphère. Pour l’instant la seule chose qu’il avait réussit à faire c’était injecter avec rapidité son chakra dans l’air. Alors oui, il faisait cela très promptement maintenant, de l’ordre de la seconde, mais il ne créait toujours pas de brume. En résumé le garçon ne comprenait pas ce que son sempaï voulait lui faire faire, ou tout du moins comprendre.
Le soleil se couchait, et l’heure de reprendre l’entraînement arrivait. Reprenant le même rituel que ces derniers jours, les ninjas installèrent leur campement pour la soirée. Une fois fait, Iba reprit son apprentissage sous l’œil aiguisé de son instructeur.
Les essais s’enchaînaient, et à chaque fois, il s’agissait d’un échec. Evidemment, il était impossible de réaliser la technique sans condenser l’eau de l’atmosphère, alors pourquoi continuer ?
Le chuunin après avoir réprimandé son élève pour son manque de clairvoyance et surtout d’initiative lui expliqua le but de sa manœuvre.
[Darok] «- Comme je te l’ai déjà expliqué, dans les déserts, il n’y a pas d’eau, toutefois il ne tiens qu’à toi d’en créer. Les conditions sont bien sûr beaucoup plus contraignantes, pourtant tu ne dois pas perdre en efficacité. C’est pour cela que je t’ai d’abord fait travailler ta vitesse d’extériorisation. Je pense que tu as un peu prêt compris comment libérer beaucoup d’énergie en un temps minime.
Comme à son accoutumé, il marqua une pause pour laisser le temps à son disciple de comprendre ses paroles. Après une période qu’il dû juger suffisante, il repris son explication.
[Darok] «- Avant tu n’aurais pas put réussir le camouflage dans la Brume parce que tu aurais été trop lent, tout ton chakra se serait dissipé dans l’air au fur et à mesure que tu l’aurais extérioriser. Dorénavant, cela devrait fonctionner. Allez essayes ! »
Iba ne se fit pas prier, et il libéra son énergie dans l’air. Ce dernier devint lourd et glacial. Immédiatement le métabolisme du garçon réagit, ses gènes s’activèrent, ses yeux prenant une teinte bleu argenté. Un léger sifflement courait dans l’air : la gemme à sa main droite s’était mise à luire profondément. Le genin était décidé, il allait en mettre plein les yeux à son sempaï, et surtout Shinobu-sama serait fier de lui, tout comme sa famille.
Encore…Encore ! ENCORE !
Son énergie se déversait sans fin, la brume commençait à apparaître, épaisse et grise. Subitement la garçon fut prit d’un hoquet, puis tout s’arrêta. Il avait voulut aller trop vite, trop bien faire, son corps quant à lui n’avait pas suivi. Il s’écroula inconscient, c’était rageant…si prêt du but.
***
Darok et Iba suivirent le son des clochettes à travers le dédales des ruelles dévastées. Ils ne courraient pas, et restaient prudents. L’ennemi pouvait être n’importe où et frapper n’importe quand. Les tintements disparurent tandis que les ninjas se trouvaient au beau milieu d’une allée.
Il n’y avait rien si ce n’est les cendres d’un passé douloureux.
La respiration du genin commença à être haletante, ses mains tremblèrent, il n’en fallut guère plus à Darok pour comprendre ce qu’il se passait.
[Darok] «- Allez, Iba ce n’est rien, ça va passer. Je suis là. »
Cependant rien n’y faisait, déjà les hurlements d’agonies surgissaient, les bâtisses se remettaient à flamber, et les combats datants reprenaient vie. Un mur sur la droite du garçon explosa, il sursauta vivement. Un monstre de muscles brandissant une arme géante était la cause de ce désordre. Dans sa main de libre, il tenait la tête d’un de ses opposants qu’il alla fracasser contre une paroi d’une maison.
Se retournant prestement il parvient de justesse à esquiver partiellement une série d’aiguilles. Il sourit alors que son attaquant s’approchait. En une seconde, le géant se retrouva derrière ce qui allait être sa future victime. Une fois son grand sabre abattu, il ne restait plus que de la pulpe sanguinolente du soldat kuméen.
[Izaki] «- Kibo, attention ! »
Un homme d’une quarantaine d’années se jeta entre l’attaque d’un kuméen et sa cible. Le ninja des nuages avait été particulièrement silencieux, se fondant à la perfection dans les ombres. Même Iba, étranger à la scène ne l’avait pas vu arriver. La lame de l’assaillant trancha comme du beurre la protection de l’homme qui s’était interposé, il tomba lourdement, son visage alors éclairé par les feux environnant.
«- Papa ! », hurla-t-il.
[Darok] «- T’es fou…tais-toi ! », dit-il en secouant le garçon.
Izaki, étendu au sol ne bougeait plus, le kuméen tenta de pousser son avantage espérant que la mort de son camarade déstabiliserait la masse nommée Kibo. Mauvais pari.
Sa tête fut prestement décroché de son corps. Aussitôt fait, le ninja de Kiri s’agenouilla et mit en position assis, adossé contre un mur encore stable, Izaki. Iba pleurait à chaudes larmes…
L’homme perdait beaucoup de sang et en crachait encore plus.
[Kibo] «- Parle moi, vieil homme ! », le ton était terriblement inquiet.
[Izaki] «- La lame était empoisonnée…c’est trop tard… », il toussait trop, et était peu compréhensible. Kibo s’approcha et le regarda dans les yeux.
«- Protège les miens… », ses mots moururent dans sa bouche ensanglantée.
Kibo ferma les yeux de l’homme et se redressa en empoignant son sabre.
[Kibo] «- Tu as ma parole, vieil homme. Kyl est au forum, je vais aider Aku à la Tour, et ensuite nous reviendrons te donner un sépulture digne de ce nom. »
La vision venait de se dissiper et pourtant Iba tremblait toujours. Heureusement pour eux, l’exclamation du garçon n’avait fait aucun grabuge. Darok lui avait bien du mal à savoir quelle attitude adoptée avec le garçon, qui venait de se recroquevillé sur lui même en répétant des « il est mort »…
Un « qui ?» brutal du chuunin lui arracha un « mon père ».
Il fallut cinq minutes à Iba pour reprendre pleinement possessions de ses moyens…
«- Je pense qu’on devrait essayer d’aller voir le forum… »

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
"Et moi je pense que vous n'irez pas plus loin..."
Darok se retourna, Taoshi en main. Il n'avait pas entendu l'homme venir, pas plus qu'il n'avait détecté sa présence. Le Chuunin voulut mettre en garde son binôme, mais ce dernier s'élançait déjà vers le nouveau venu, non pas pour l'affronter, mais comme un enfant qui courrait vers son père.
[Iba]
"Shinobu-sensei !"
[Darok]
"Shinobu... ? Mais il est reporté mort... Iba ! Attention !"
Mais le petit garçon venait d'entourer la taille du général d'Asahi de ses bras. En temps normal, il aurait été beaucoup plus méfiant, mais le flux de souvenirs douloureux qui l'accablait depuis quelques jours pesait trop sur son âme. Il avait envie de s'abandonner, d'oublier tout ce qui lui faisait mal. Karasu passa un main qui se voulait compatissante dans les cheveux d'Iba.
"Allons, allons... Quel gentil garçon... Tellement gentil que j'en ai la nausée !"
Darok voulut bondir vers l'inconnu, mais il croisa son regard et resta tétanisé sur place. Ses yeux étaient d'un bleu irréel, mais plus que tout, ils lui renvoyaient un tel sentiment de haine et de malice que le guerrier de la Brume en perdit ses moyens. La main du général de Kiri se crispa et il tira violement la tête d'Iba en arrière, afin de le forcer à le regarder.
"Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends !"
[Darok]
"Un frère... ?"
Karasu lâcha les cheveux d'Iba et le rattrappa au niveau de la gorge, serrant comme un damné. La vision du Réprouvé se troubla, alors que son compatriote essayait de faire cesser les tremblements dans ses membres.
"Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi !
Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs !"
Karasu fit volte face et se saisit du poignet de Darok. Ce dernier avait retrouvé ses esprits et son sens du devoir face à la menace. Son honneur de kiréen lui interdisait de laisser son élève se faire tuer sous ses yeux, tout autant que de laisser un traître à sa nation en vie.
Le Chuunin força sur son bras, afin d'enfoncer son kunai dans la gorge du félon, mais son adversaire semblait bien plus fort et plus sûr de lui. Il esquissa un sourire narquois et projeta le Patriote au loin, d'un coup de pied. Puis tirant un Iba inanimé par le bras, il avança lentement vers son adversaire, tel un tigre approchant de sa proie.
Les cheveux du général étaient aussi blanc que son kimono d'appârat, son obi d'un bleu aussi pur que ses yeux. Mais derrière cette apparente clarté, se cachait un des coeurs les plus sombres que le Pays de la Brume ait jamais connu : parjure, fratricide, ses crimes étaient bien plus nombreux et innomables.
Darok tentait de reprendre son souffle et bondit sur ses pieds lorsqu'il vit Karasu tenir Iba au dessus du vide, à travers le trou dans le mur, vestige du passé. Il tenta de se jeter sur lui pour l'en empêcher, mais le général lâcha prise avant et se retourna vers lui, formant des sceaux à toute vitesse.
"Suiton ! Suiryudan !"
Le Dragon Aqueux sortit de nulle part et vint frapper le kiréen en plein torse, le projetant contre une des parois du couloir. Le traître se pencha et regarda en contrebas : rien à part des récifs, quelques un maculés de sang. Les vagues portées par la mer venaient lécher la base du fort ; les courants marins étaient quelques peu déchaînés aujourd'hui. Le soleil était au zénith, astre doré au milieu d'un magnfique tableau bleu. La journée s'annonçait radieuse pour Karasu.
"Une bonne chose de faite... Chuunin Darok, c'est ça ? Je te laisse, je n'ai plus de raison de rester ici, même si te voir agoniser sous mes yeux me procurerait la plus grande des satisfactions. Si tu peux encore bouger, va et cherche le rouleau des techniques interdites de Kiri ; il ne m'intéresse pas.
Rapporte le à ta nation de faibles, lis le même si ça t'amuse en prévision du jour où je reviendrai mettre le feu à l'héritage de Zabuza et Shinobu. Adieu, faible kiréen..."
Darok ne voyait plus rien ; du monde extérieur, il ne percevait plus que le son des vagues et des pas de Karasu sur les dalles de pierre. Un filet de sang coula de sa bouche alors qu'il sombrait petit à petit dans l'inconscience.
[Darok]
"Iba..."
Les embruns et la sensation de l'eau autour de lui sortirent Iba de sa torpeur. Pendant quelques minutes, le jeune garçon se refusa à ouvrir les yeux ; il se sentait bien dans ce liquide auquel il commandait.
Il avait l'impression que quelque chose était accroché à sa main. Lentement il ouvrit les paupières et releva la tête. La perle incrustée dans sa paume... une chaîne semblait en être sortie et s'était enroulée autour des rochers, ralentissant sa chute et lui évitant une morte certaine.
La chaîne de cristal bleu... il l'avait déjà vue, enroulée autour du bras de Shinobu. Ainsi, par delà la mort, son maître lui avait à nouveau sauvé la vie...
[Shinobu]
*Je serai toujours avec toi, Iba...*
[Iba]
"Shinobu-sensei..."
[Je vous laisse poursuivre comme vous le souhaitez pendant quelques posts, puis je reprends la suite. Enjoy
]
Darok se retourna, Taoshi en main. Il n'avait pas entendu l'homme venir, pas plus qu'il n'avait détecté sa présence. Le Chuunin voulut mettre en garde son binôme, mais ce dernier s'élançait déjà vers le nouveau venu, non pas pour l'affronter, mais comme un enfant qui courrait vers son père.
[Iba]
"Shinobu-sensei !"
[Darok]
"Shinobu... ? Mais il est reporté mort... Iba ! Attention !"
Mais le petit garçon venait d'entourer la taille du général d'Asahi de ses bras. En temps normal, il aurait été beaucoup plus méfiant, mais le flux de souvenirs douloureux qui l'accablait depuis quelques jours pesait trop sur son âme. Il avait envie de s'abandonner, d'oublier tout ce qui lui faisait mal. Karasu passa un main qui se voulait compatissante dans les cheveux d'Iba.
"Allons, allons... Quel gentil garçon... Tellement gentil que j'en ai la nausée !"
Darok voulut bondir vers l'inconnu, mais il croisa son regard et resta tétanisé sur place. Ses yeux étaient d'un bleu irréel, mais plus que tout, ils lui renvoyaient un tel sentiment de haine et de malice que le guerrier de la Brume en perdit ses moyens. La main du général de Kiri se crispa et il tira violement la tête d'Iba en arrière, afin de le forcer à le regarder.
"Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends !"
[Darok]
"Un frère... ?"
Karasu lâcha les cheveux d'Iba et le rattrappa au niveau de la gorge, serrant comme un damné. La vision du Réprouvé se troubla, alors que son compatriote essayait de faire cesser les tremblements dans ses membres.
"Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi !
Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs !"
Karasu fit volte face et se saisit du poignet de Darok. Ce dernier avait retrouvé ses esprits et son sens du devoir face à la menace. Son honneur de kiréen lui interdisait de laisser son élève se faire tuer sous ses yeux, tout autant que de laisser un traître à sa nation en vie.
Le Chuunin força sur son bras, afin d'enfoncer son kunai dans la gorge du félon, mais son adversaire semblait bien plus fort et plus sûr de lui. Il esquissa un sourire narquois et projeta le Patriote au loin, d'un coup de pied. Puis tirant un Iba inanimé par le bras, il avança lentement vers son adversaire, tel un tigre approchant de sa proie.
Les cheveux du général étaient aussi blanc que son kimono d'appârat, son obi d'un bleu aussi pur que ses yeux. Mais derrière cette apparente clarté, se cachait un des coeurs les plus sombres que le Pays de la Brume ait jamais connu : parjure, fratricide, ses crimes étaient bien plus nombreux et innomables.
Darok tentait de reprendre son souffle et bondit sur ses pieds lorsqu'il vit Karasu tenir Iba au dessus du vide, à travers le trou dans le mur, vestige du passé. Il tenta de se jeter sur lui pour l'en empêcher, mais le général lâcha prise avant et se retourna vers lui, formant des sceaux à toute vitesse.
"Suiton ! Suiryudan !"
Le Dragon Aqueux sortit de nulle part et vint frapper le kiréen en plein torse, le projetant contre une des parois du couloir. Le traître se pencha et regarda en contrebas : rien à part des récifs, quelques un maculés de sang. Les vagues portées par la mer venaient lécher la base du fort ; les courants marins étaient quelques peu déchaînés aujourd'hui. Le soleil était au zénith, astre doré au milieu d'un magnfique tableau bleu. La journée s'annonçait radieuse pour Karasu.
"Une bonne chose de faite... Chuunin Darok, c'est ça ? Je te laisse, je n'ai plus de raison de rester ici, même si te voir agoniser sous mes yeux me procurerait la plus grande des satisfactions. Si tu peux encore bouger, va et cherche le rouleau des techniques interdites de Kiri ; il ne m'intéresse pas.
Rapporte le à ta nation de faibles, lis le même si ça t'amuse en prévision du jour où je reviendrai mettre le feu à l'héritage de Zabuza et Shinobu. Adieu, faible kiréen..."
Darok ne voyait plus rien ; du monde extérieur, il ne percevait plus que le son des vagues et des pas de Karasu sur les dalles de pierre. Un filet de sang coula de sa bouche alors qu'il sombrait petit à petit dans l'inconscience.
[Darok]
"Iba..."
***
Les embruns et la sensation de l'eau autour de lui sortirent Iba de sa torpeur. Pendant quelques minutes, le jeune garçon se refusa à ouvrir les yeux ; il se sentait bien dans ce liquide auquel il commandait.
Il avait l'impression que quelque chose était accroché à sa main. Lentement il ouvrit les paupières et releva la tête. La perle incrustée dans sa paume... une chaîne semblait en être sortie et s'était enroulée autour des rochers, ralentissant sa chute et lui évitant une morte certaine.
La chaîne de cristal bleu... il l'avait déjà vue, enroulée autour du bras de Shinobu. Ainsi, par delà la mort, son maître lui avait à nouveau sauvé la vie...
[Shinobu]
*Je serai toujours avec toi, Iba...*
[Iba]
"Shinobu-sensei..."
[Je vous laisse poursuivre comme vous le souhaitez pendant quelques posts, puis je reprends la suite. Enjoy

Karasu- Organisation Asahi

- Nombre de messages: 14
Date d'inscription: 16/06/2005
Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Karasu] « - Et moi, je pense que vous n'irez pas plus loin... »
La voix avait surgit du néant. Pourtant à l’instant d’avant, Darok venait de vérifier qu’aucune présence n’était aux alentours, comment celle-ci avait-elle put passer la vigilance du chuunin ? Un tel fait semblait improbable, dotant plus que son sempaï avait les nerfs à fleur de peau, comme l’avait prouvé son volte face instantané, dès que les premiers mots avaient retentit.
Iba se retourna, puis le temps se figea…
Le garçon n’en croyait pas ses yeux, Impossible…
Il devait encore avoir une vision. C’est impossible.
Impulsivement, l’enfant perdit le contrôle de ses faits et gestes, se laissant totalement submerger par le trop plein d’émotions qui le tiraillait depuis le début de la mission.
Ce n’était pas possible. Shinobu ne pouvait pas se tenir, droit, là, devant lui.
Les larmes commencèrent à couler, alors qu’à ses yeux s’apposaient le corps de son père agonisant, face au visage placide de Kibo. Il se mit à courir en direction de la silhouette si familière, sans même prendre garde aux injections de Darok, ni même à son état de nervosité avancé. Shinobu-senseï avait réussit à quitter sa prison, c’était tout ce qui comptait. Il serra son professeur dans ses bras frêles, ici bas, le temps ne jouait plus contre eux. D’un geste affectif, ce dernier passa la main dans les cheveux du garçon, puis arrivant au niveau de la nuque, il tira un coup sec, cambrant le genin sur lui-même. Iba n’y comprenait plus rien…
Pourquoi ? Pourquoi ? Cela n’avait pas de sens…
Le regard d’Iba croisa alors celui du général d’Asahi, les yeux bleus de ce dernier étaient identiques à ceux de son maître, mais la haine qu’il y lisait venait de le convaincre qu’il ne s’agissait pas de Shinobu.
[Karasu] «- Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends ! »
Karasu ? Asahi ? Frère ? Cela faisait beaucoup d’informations d’un seul coup, toutefois la vivacité d’esprit de l’enfant, et sa position très inconfortable, lui permirent d’assimiler toutes les données du problème en un temps record. Il n’avait pas le choix, il lui fallait comprendre vite, pour réagir vite, et surtout correctement. Shinobu avait un frère nommé Karasu, venant d’Asahi, une faction ou un groupe. Général, qu’il avait dit, cela voulait dire qu’il était puissant, tout comme son maître l’était. Le danger était donc énorme. De plus, au ton de sa voix, on pouvait en déduire que l’amour fraternel n’était plus, et n’avait peut-être jamais été. Pour conclure, la situation ne s’annonçait pas sous son meilleur jour pour les deux shinobis de la Brume.
L’étreinte sur sa masse capillaire se relâcha, mais c’était troquer un maux pour un autre, puisque aussitôt la main de Karasu vint enserrer la gorge du garçon, pressant vivement sur la trachée. Bien qu’il n’en ait pas l’air, ce général possédait la poigne d’un ours, et rapidement la vision d’Iba devint floue, la réalité lui échappant encore une fois. Il lui fallut rassembler toute sa force mentale et sa volonté pour ne pas sombrer dans l’inconscience. Il essaya vainement de se débattre, donnant de maigres coups, qui n’eurent pour autre effet que d’augmenter la rage de son assaillant.
Mais que faisait donc Darok ?
[Karasu] «- Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! »
Mauvaise nouvelle. Au moins maintenant il savait vraiment à quoi s’en tenir. Il allait falloir se battre pour survivre. Ses deux mains s’agrippèrent au poignet de son opposant, tentant de lui faire lâcher prise. Douce utopie.
[Karasu] «-Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... »
Non ! C’est faux ! Il n’avait pas tué Shinobu…Son maître n’était pas mort. Iba se débattait avec toute la vigueur dont il pouvait faire preuve, mais ce n’était pas suffisant. C’était insignifiant. Le garçon avait vu juste, Karasu haïssait son frère, et maintenant il avait reporté son attention sur lui, le disciple de Shinobu.
[Karasu] «- Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi ! »
Zabuza-sama, et…Hikke ? Que venaient-ils donc faire dans cette histoire ? Et que lui voulait donc ce Hikke ? Il ne pouvait guère continuer de réfléchir tout en frappant son adversaire. Ces assauts n’étaient plus, d’autant plus que l’oxygène commençait à lui manquer.
[Karasu] «-Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarrasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs ! »
Rassemblant toutes ses forces et son courage, il attaqua une nouvelle fois Karasu sur son poignet, diminuant l’espace d’un instant la pression exercée sur son pauvre cou, ce qui lui permit de reprendre son souffle. Il lui cracha alors au visage, d’une voix étouffée, brisée.
«- Mon maître n’est pas mort… »
Mais le général d’Asahi n’avait que faire des dires d’un triste personnage dont la vie prendrait fin dans quelques minutes, dans le meilleur des cas. Il avait retourné son attention sur Darok, qui s’était enfin décidé à agir. Enfin l’exploit restait quand même impressionnant, car l’aura de terreur qui régnait autour de Karasu en aurait pétrifié plus d’un. Malheureusement pour le chuunin, le général le surclassait totalement. Il ne lui fallut que quelques secondes pour retourner l’offensive sur son lanceur, mettant à genoux le sempaï d’Iba.
Une fois fait, il retourna son attention sur le garçon, puis affirmât son emprise sur ce dernier, ce qui n’eut pour autre effet que de lui faire cracher un filet de bave. Il avait cessé de se débattre, les forces lui manquant. Sa volonté céda et le monde matériel disparut pour ne plus laisser place qu’aux ténèbres.
Il se sentit chuter, une longue descente aux enfers ? Ou plutôt aux limbes…
Qu’importe, il n’avait rien pu faire contre Karasu, il était simplement trop fort, ou bien c’était lui qui était trop faible.
Soudain, l’air ne vint plus lui caresser les joues, il ne tombait plus. Après plusieurs secondes de doutes, il se permit d’ouvrir les yeux. Il était juste au dessus du vide. En contrebas, des récifs, aiguisés comme des couperets ; au dessus, un surplomb qui masquait toute visibilité, en face se tenait une espèce d’entrée de grotte creusée, très certainement par des hommes, d’après les cisaillements qui entaillaient la roche. Quant à lui, il tenait sur une toile cristal, tissée par une chaîne dont une des extrémités sortait de son bras, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qui venait de se porter à son secours. Une fois de plus, il l’avait sauvé…
L’amertume, la peur, voilà ce qui restait de sa confrontation avec Karasu…mais ce dernier était-il bien parti, ou allait-il revenir finir son office. Iba voulut se rapprocher de la paroi pour se cacher un peu plus, cela eut pour effet de faire bouger toute la roche. Un cliquetis sonore retentit, alors qu’un crâne décharné tombait sur les jambes du garçon. Il eut un soubresaut de terreur, mais ne put laisser s’exprimer sa peur plus clairement, déjà on l’emmenait dans une autre époque, à un autre endroit.
Il faisait nuit, il était au Fort, les maisons brûlaient. De sa position il pouvait voir tout l’intérieur du camps. Il n’y avait qu’un seul endroit où il était possible d’avoir une telle vue d’ensemble, sur le toit du forum. Là se tenait plusieurs Kiréens, pas tous en tenues de combat, certains n’étaient vêtus que de chemises de nuit en guise de protection. Après avoir fait voguer son regard sur les silhouettes, il en reconnu deux : Kyl, un membre de l’équipe d’anbu de son frère, et Naru, sa sœur aînée, celle qui avait tenté de passer le tournoi chuunin. Kyl devait avoir une vingtaine d’années tout au plus, une coupe de cheveux en brosse, déjantée, tout comme l’était le personnage. Une vraie tête brûlée…Des ombres couraient sur les toits, s’entrechoquant parfois violemment. Au loin, il y avait une série d’explosions près de la Tour de guet. Que faisait donc Aku ?
[Kyl] «- C’est trop dangereux pour une fillette de ton âge, et de ton grade de rester ici. », malgré la gravité de la situation, le ton restait enjoué.
[Naru] «- Tu auras besoin de tout les bras. Maman et Négami sont restées auprès d’Iba, à cause de sa fièvre intense. Moi, je ne leur suis d’aucune utilité là-bas. »
Tout à coup, une ombre s’approcha très rapidement du toit, si rapidement que Naru n’eut pas le temps de réagir. Heureusement ce n’était pas le cas de Kyl. Un énorme pic de glace sortit de son avant-bras, puis il l’abattit sur son adversaire, contrant et terrassant l’ennemi, surpris.
[Kyl] «- T’inquiètes pas ! La seule chose que je ne sache pas faire, c’est perdre. », lui lança-t-il avec un sourire racoleur.
Les ombres arrivaient, encore et toujours, les Kiréens étaient clairement dépassés, en sous-effectif, ils se faisaient décimés, fauchés comme du blé par la terrible offensive de Kumo. Naru tenta de lancer un jutsu, elle n’eut même pas le temps de finir sa série de signe que sa tête se détacha de son corps, derrière elle, un ninja de Kumo, il bougeait à la vitesse de la foudre. Iba avait envie de vomir, de pleurer, de hurler sa rage envers celui qui lui infligeait ce supplice, maudire son impuissance. L’assassin avait abattu sa sœur à l’aide d’un os, déjà Kyl fonçait sur lui, hurlant pour Iba, toute sa haine. Des pics de glace transpercèrent son épiderme, tandis que des os faisaient de même chez son opposant. Il y eut un bref échange de coup avant que trois katana ne viennent transpercer la cage thoracique du l’anbu de la Brume. Ils étaient beaucoup trop nombreux…
Kyl s’effondra sur le sol, vaincu, comme tout ceux qui occupaient des positions sur le toit, déjà les bruits des affrontements s’atténuaient. Sombrant peu à peu dans l’inconscient, il parvint à entendre des brides de conversations.
[ ? ? ?] «- Le Fort est tombé…Exterminez les tous, je ne veux aucun survivant, ni vieillard, ni enfant. Puis camouflez toutes traces de combat, jetez les corps trop amochés aux Eaux, disposer des preuves évidentes de trahison dans quelques bâtiments. Un quelconque pacte fera l’affaire. Je veux que les autorités de Kiri croient que ce sont les habitants du fort qui les ont trahis. Cela devrait mettre assez de pagailles pour nous laisser progresser tranquillement dans le territoire…
Le corps de Kyl fut donc porté à la falaise donnant sur la mer. Il y fut jeté, son être dévalant la roche, ses membres lacérés par cette dernière. Dans un élan de survie, il réussit à faire preuve d’assez de lucidité pour stopper sa chute avec plusieurs pics de glace, tout droit sortit de ses membres. Il s’agrippait fortement à la paroi.
[Kyl] «- Je ne dois pas mourir…pas maintenant…Je dois prévenir les… »
Il rendit alors son dernier soupir, à même la roche de la falaise, ses blessures étant beaucoup trop importantes. La réalité revint à Iba, qui tenait fermement le crâne de Kyl dans ses mains, il pleurait dorénavant à chaudes larmes. Il en avait presque oublié sa rencontre avec Karasu. Toute ses années, il avait été brimé par ses semblables, sa famille traînée dans la boue…alors que…alors qu’ils devraient être traité comme des héros. Tout cela à cause de Kumo. Il les haïssait, oui, c’était le seul sentiment qui lui restait. Tout son être réclamait vengeance, le brûlait intérieurement.
Maintenant, il avait un coupable.
Il savait à qui s’en prendre. Il la sentait monter sa rage. Il irait chercher son dû…
Kumo était à la racine de ses tourments…Haine, Kumo, tuer, Kumo…les larmes contenaient d’affluer, et le garçon ne lâchait pas le crâne d’un des nombreux héros du Fort. Oui, il irait chercher son dû de sang. Il prendrait sa vengeance, la revanche de sa famille s’abattrait sur le village des nuages. Il se ferait instrument du châtiment, il s’en faisait le serment.
Il avait un coupable.
[Darok] «- Iba ! Iba !…
Allez dis-moi que tu n’es pas mort…Iba ! »
Ses pensées se chevauchèrent, il avait complètement oublier son sempaï qui était resté affronter Karasu. Combien de temps s’était-il écoulé ? Pas mal à en juger par la position actuel du soleil. Peut-être était-ce un piège ? Avec le henge, le général d’Asahi pouvait très bien imiter la voix du chuunin. Toutefois cette dernière semblait trop désespérée pour être un leurre, tout du moins c’est ce qu’Iba préféra croire. Il répondit à l’annonce de son supérieur, lui expliquant qu’il était caché par un surplomb, il ne fallut pas longtemps pour que, à l’aide de l’adhésion de chakra, Darok vienne le rejoindre. Il était blessé, mais pas mortellement, il avait toutefois des difficultés à se mouvoir. Il semblait soulagé de retrouver Iba, sain et sauf, quoiqu’un peu secoué psychologiquement.
[Darok] «- Il nous faut nous reconcentrer sur la mission. Elle prime avant tout. Pour ce qui est du reste, les explications peuvent attendre. Donc pas de question, ni de réponse pour le moment, trouvons ces foutus rouleaux et tirons nous après. »
Toutefois, Iba ne put s’en empêcher, et il posa sa question. Elle lui brûlait trop les lèvres.
«- Karasu ? »
[Darok] «- Envolé…il te croit mort, et moi, mourant. Toutefois restons sur nos gardes. »
Iba, indiqua l’entrée de la grotte à Darok. Cachée par le surplomb, elle faisait un abri parfaitement indécelable pour les rouleaux. Le chuunin lui sourit alors qu’il comprenait où Iba voulait en venir, le genin lui rendit son sourire. Etonnante capacité qu’ont les enfants d’être capable de passer des larmes au rire.
«- Dix contre un que les rouleaux se trouvent là. La chance va peut-être enfin nous sourire. »
La voix avait surgit du néant. Pourtant à l’instant d’avant, Darok venait de vérifier qu’aucune présence n’était aux alentours, comment celle-ci avait-elle put passer la vigilance du chuunin ? Un tel fait semblait improbable, dotant plus que son sempaï avait les nerfs à fleur de peau, comme l’avait prouvé son volte face instantané, dès que les premiers mots avaient retentit.
Iba se retourna, puis le temps se figea…
Le garçon n’en croyait pas ses yeux, Impossible…
Il devait encore avoir une vision. C’est impossible.
Impulsivement, l’enfant perdit le contrôle de ses faits et gestes, se laissant totalement submerger par le trop plein d’émotions qui le tiraillait depuis le début de la mission.
Ce n’était pas possible. Shinobu ne pouvait pas se tenir, droit, là, devant lui.
Les larmes commencèrent à couler, alors qu’à ses yeux s’apposaient le corps de son père agonisant, face au visage placide de Kibo. Il se mit à courir en direction de la silhouette si familière, sans même prendre garde aux injections de Darok, ni même à son état de nervosité avancé. Shinobu-senseï avait réussit à quitter sa prison, c’était tout ce qui comptait. Il serra son professeur dans ses bras frêles, ici bas, le temps ne jouait plus contre eux. D’un geste affectif, ce dernier passa la main dans les cheveux du garçon, puis arrivant au niveau de la nuque, il tira un coup sec, cambrant le genin sur lui-même. Iba n’y comprenait plus rien…
Pourquoi ? Pourquoi ? Cela n’avait pas de sens…
Le regard d’Iba croisa alors celui du général d’Asahi, les yeux bleus de ce dernier étaient identiques à ceux de son maître, mais la haine qu’il y lisait venait de le convaincre qu’il ne s’agissait pas de Shinobu.
[Karasu] «- Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends ! »
Karasu ? Asahi ? Frère ? Cela faisait beaucoup d’informations d’un seul coup, toutefois la vivacité d’esprit de l’enfant, et sa position très inconfortable, lui permirent d’assimiler toutes les données du problème en un temps record. Il n’avait pas le choix, il lui fallait comprendre vite, pour réagir vite, et surtout correctement. Shinobu avait un frère nommé Karasu, venant d’Asahi, une faction ou un groupe. Général, qu’il avait dit, cela voulait dire qu’il était puissant, tout comme son maître l’était. Le danger était donc énorme. De plus, au ton de sa voix, on pouvait en déduire que l’amour fraternel n’était plus, et n’avait peut-être jamais été. Pour conclure, la situation ne s’annonçait pas sous son meilleur jour pour les deux shinobis de la Brume.
L’étreinte sur sa masse capillaire se relâcha, mais c’était troquer un maux pour un autre, puisque aussitôt la main de Karasu vint enserrer la gorge du garçon, pressant vivement sur la trachée. Bien qu’il n’en ait pas l’air, ce général possédait la poigne d’un ours, et rapidement la vision d’Iba devint floue, la réalité lui échappant encore une fois. Il lui fallut rassembler toute sa force mentale et sa volonté pour ne pas sombrer dans l’inconscience. Il essaya vainement de se débattre, donnant de maigres coups, qui n’eurent pour autre effet que d’augmenter la rage de son assaillant.
Mais que faisait donc Darok ?
[Karasu] «- Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! »
Mauvaise nouvelle. Au moins maintenant il savait vraiment à quoi s’en tenir. Il allait falloir se battre pour survivre. Ses deux mains s’agrippèrent au poignet de son opposant, tentant de lui faire lâcher prise. Douce utopie.
[Karasu] «-Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... »
Non ! C’est faux ! Il n’avait pas tué Shinobu…Son maître n’était pas mort. Iba se débattait avec toute la vigueur dont il pouvait faire preuve, mais ce n’était pas suffisant. C’était insignifiant. Le garçon avait vu juste, Karasu haïssait son frère, et maintenant il avait reporté son attention sur lui, le disciple de Shinobu.
[Karasu] «- Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi ! »
Zabuza-sama, et…Hikke ? Que venaient-ils donc faire dans cette histoire ? Et que lui voulait donc ce Hikke ? Il ne pouvait guère continuer de réfléchir tout en frappant son adversaire. Ces assauts n’étaient plus, d’autant plus que l’oxygène commençait à lui manquer.
[Karasu] «-Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarrasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs ! »
Rassemblant toutes ses forces et son courage, il attaqua une nouvelle fois Karasu sur son poignet, diminuant l’espace d’un instant la pression exercée sur son pauvre cou, ce qui lui permit de reprendre son souffle. Il lui cracha alors au visage, d’une voix étouffée, brisée.
«- Mon maître n’est pas mort… »
Mais le général d’Asahi n’avait que faire des dires d’un triste personnage dont la vie prendrait fin dans quelques minutes, dans le meilleur des cas. Il avait retourné son attention sur Darok, qui s’était enfin décidé à agir. Enfin l’exploit restait quand même impressionnant, car l’aura de terreur qui régnait autour de Karasu en aurait pétrifié plus d’un. Malheureusement pour le chuunin, le général le surclassait totalement. Il ne lui fallut que quelques secondes pour retourner l’offensive sur son lanceur, mettant à genoux le sempaï d’Iba.
Une fois fait, il retourna son attention sur le garçon, puis affirmât son emprise sur ce dernier, ce qui n’eut pour autre effet que de lui faire cracher un filet de bave. Il avait cessé de se débattre, les forces lui manquant. Sa volonté céda et le monde matériel disparut pour ne plus laisser place qu’aux ténèbres.
Il se sentit chuter, une longue descente aux enfers ? Ou plutôt aux limbes…
Qu’importe, il n’avait rien pu faire contre Karasu, il était simplement trop fort, ou bien c’était lui qui était trop faible.
Soudain, l’air ne vint plus lui caresser les joues, il ne tombait plus. Après plusieurs secondes de doutes, il se permit d’ouvrir les yeux. Il était juste au dessus du vide. En contrebas, des récifs, aiguisés comme des couperets ; au dessus, un surplomb qui masquait toute visibilité, en face se tenait une espèce d’entrée de grotte creusée, très certainement par des hommes, d’après les cisaillements qui entaillaient la roche. Quant à lui, il tenait sur une toile cristal, tissée par une chaîne dont une des extrémités sortait de son bras, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qui venait de se porter à son secours. Une fois de plus, il l’avait sauvé…
L’amertume, la peur, voilà ce qui restait de sa confrontation avec Karasu…mais ce dernier était-il bien parti, ou allait-il revenir finir son office. Iba voulut se rapprocher de la paroi pour se cacher un peu plus, cela eut pour effet de faire bouger toute la roche. Un cliquetis sonore retentit, alors qu’un crâne décharné tombait sur les jambes du garçon. Il eut un soubresaut de terreur, mais ne put laisser s’exprimer sa peur plus clairement, déjà on l’emmenait dans une autre époque, à un autre endroit.
Il faisait nuit, il était au Fort, les maisons brûlaient. De sa position il pouvait voir tout l’intérieur du camps. Il n’y avait qu’un seul endroit où il était possible d’avoir une telle vue d’ensemble, sur le toit du forum. Là se tenait plusieurs Kiréens, pas tous en tenues de combat, certains n’étaient vêtus que de chemises de nuit en guise de protection. Après avoir fait voguer son regard sur les silhouettes, il en reconnu deux : Kyl, un membre de l’équipe d’anbu de son frère, et Naru, sa sœur aînée, celle qui avait tenté de passer le tournoi chuunin. Kyl devait avoir une vingtaine d’années tout au plus, une coupe de cheveux en brosse, déjantée, tout comme l’était le personnage. Une vraie tête brûlée…Des ombres couraient sur les toits, s’entrechoquant parfois violemment. Au loin, il y avait une série d’explosions près de la Tour de guet. Que faisait donc Aku ?
[Kyl] «- C’est trop dangereux pour une fillette de ton âge, et de ton grade de rester ici. », malgré la gravité de la situation, le ton restait enjoué.
[Naru] «- Tu auras besoin de tout les bras. Maman et Négami sont restées auprès d’Iba, à cause de sa fièvre intense. Moi, je ne leur suis d’aucune utilité là-bas. »
Tout à coup, une ombre s’approcha très rapidement du toit, si rapidement que Naru n’eut pas le temps de réagir. Heureusement ce n’était pas le cas de Kyl. Un énorme pic de glace sortit de son avant-bras, puis il l’abattit sur son adversaire, contrant et terrassant l’ennemi, surpris.
[Kyl] «- T’inquiètes pas ! La seule chose que je ne sache pas faire, c’est perdre. », lui lança-t-il avec un sourire racoleur.
Les ombres arrivaient, encore et toujours, les Kiréens étaient clairement dépassés, en sous-effectif, ils se faisaient décimés, fauchés comme du blé par la terrible offensive de Kumo. Naru tenta de lancer un jutsu, elle n’eut même pas le temps de finir sa série de signe que sa tête se détacha de son corps, derrière elle, un ninja de Kumo, il bougeait à la vitesse de la foudre. Iba avait envie de vomir, de pleurer, de hurler sa rage envers celui qui lui infligeait ce supplice, maudire son impuissance. L’assassin avait abattu sa sœur à l’aide d’un os, déjà Kyl fonçait sur lui, hurlant pour Iba, toute sa haine. Des pics de glace transpercèrent son épiderme, tandis que des os faisaient de même chez son opposant. Il y eut un bref échange de coup avant que trois katana ne viennent transpercer la cage thoracique du l’anbu de la Brume. Ils étaient beaucoup trop nombreux…
Kyl s’effondra sur le sol, vaincu, comme tout ceux qui occupaient des positions sur le toit, déjà les bruits des affrontements s’atténuaient. Sombrant peu à peu dans l’inconscient, il parvint à entendre des brides de conversations.
[ ? ? ?] «- Le Fort est tombé…Exterminez les tous, je ne veux aucun survivant, ni vieillard, ni enfant. Puis camouflez toutes traces de combat, jetez les corps trop amochés aux Eaux, disposer des preuves évidentes de trahison dans quelques bâtiments. Un quelconque pacte fera l’affaire. Je veux que les autorités de Kiri croient que ce sont les habitants du fort qui les ont trahis. Cela devrait mettre assez de pagailles pour nous laisser progresser tranquillement dans le territoire…
Le corps de Kyl fut donc porté à la falaise donnant sur la mer. Il y fut jeté, son être dévalant la roche, ses membres lacérés par cette dernière. Dans un élan de survie, il réussit à faire preuve d’assez de lucidité pour stopper sa chute avec plusieurs pics de glace, tout droit sortit de ses membres. Il s’agrippait fortement à la paroi.
[Kyl] «- Je ne dois pas mourir…pas maintenant…Je dois prévenir les… »
Il rendit alors son dernier soupir, à même la roche de la falaise, ses blessures étant beaucoup trop importantes. La réalité revint à Iba, qui tenait fermement le crâne de Kyl dans ses mains, il pleurait dorénavant à chaudes larmes. Il en avait presque oublié sa rencontre avec Karasu. Toute ses années, il avait été brimé par ses semblables, sa famille traînée dans la boue…alors que…alors qu’ils devraient être traité comme des héros. Tout cela à cause de Kumo. Il les haïssait, oui, c’était le seul sentiment qui lui restait. Tout son être réclamait vengeance, le brûlait intérieurement.
Maintenant, il avait un coupable.
Il savait à qui s’en prendre. Il la sentait monter sa rage. Il irait chercher son dû…
Kumo était à la racine de ses tourments…Haine, Kumo, tuer, Kumo…les larmes contenaient d’affluer, et le garçon ne lâchait pas le crâne d’un des nombreux héros du Fort. Oui, il irait chercher son dû de sang. Il prendrait sa vengeance, la revanche de sa famille s’abattrait sur le village des nuages. Il se ferait instrument du châtiment, il s’en faisait le serment.
Il avait un coupable.
[Darok] «- Iba ! Iba !…
Allez dis-moi que tu n’es pas mort…Iba ! »
Ses pensées se chevauchèrent, il avait complètement oublier son sempaï qui était resté affronter Karasu. Combien de temps s’était-il écoulé ? Pas mal à en juger par la position actuel du soleil. Peut-être était-ce un piège ? Avec le henge, le général d’Asahi pouvait très bien imiter la voix du chuunin. Toutefois cette dernière semblait trop désespérée pour être un leurre, tout du moins c’est ce qu’Iba préféra croire. Il répondit à l’annonce de son supérieur, lui expliquant qu’il était caché par un surplomb, il ne fallut pas longtemps pour que, à l’aide de l’adhésion de chakra, Darok vienne le rejoindre. Il était blessé, mais pas mortellement, il avait toutefois des difficultés à se mouvoir. Il semblait soulagé de retrouver Iba, sain et sauf, quoiqu’un peu secoué psychologiquement.
[Darok] «- Il nous faut nous reconcentrer sur la mission. Elle prime avant tout. Pour ce qui est du reste, les explications peuvent attendre. Donc pas de question, ni de réponse pour le moment, trouvons ces foutus rouleaux et tirons nous après. »
Toutefois, Iba ne put s’en empêcher, et il posa sa question. Elle lui brûlait trop les lèvres.
«- Karasu ? »
[Darok] «- Envolé…il te croit mort, et moi, mourant. Toutefois restons sur nos gardes. »
Iba, indiqua l’entrée de la grotte à Darok. Cachée par le surplomb, elle faisait un abri parfaitement indécelable pour les rouleaux. Le chuunin lui sourit alors qu’il comprenait où Iba voulait en venir, le genin lui rendit son sourire. Etonnante capacité qu’ont les enfants d’être capable de passer des larmes au rire.
«- Dix contre un que les rouleaux se trouvent là. La chance va peut-être enfin nous sourire. »

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
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Zabuza Momochi- Mort
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Le Genin se perdit une fois de plus dans ses pensées, laissant le Chuunin affronter seul la pression diabolique du lieu. Il voyait des choses ? Pathétique, s’il a la berlue, Darok en référerai en haut lieu. Soudainement, il cria. Brusquement, le supérieur se jeta sur lui, lui couvrant la bouche et l’obligeant à se taire. Le gosse n’avait plus toute sa tête, il n’aurait jamais dû venir. S’il continuait ainsi, ils auraient toutes les chances de mourir. Darok ne relâchait en rien l’attention qu’il avait sur les alentours. L’Hiyori semblait avoir recouvert ses esprits et indiquait le forum. Darok était vraiment préoccupé. Une voix surgit alors de derrière lui, et instinctivement, il se retourna, fulgurant.
! ! !
La vision qu’il eut le déstabilisa brièvement. Shinobu ? ! Non, se ressaisissant il se convainquit qu’il s’agissait d’un henge ou d’une supercherie. Peut-être étaient-ils tous deux dans une illusion magistralement orchestrée ? En tout cas l’homme qui leur faisait face ressemblait en tout points à son congénère. Les mêmes cheveux blancs, les mêmes yeux bleus, le même teint, les mêmes habits d’un blanc immaculé. Mais Darok s’interdisait de tomber dans un piège si grotesque.
« Shinobu… ? Mais il est reporté mort… Iba ! Attention ! »
D’un geste de main, Darok voulut mettre en garde son élève, mais inconscient du danger et malmené par les événements, L’Hiyori était parti rejoindre son « maître », l’enserrant et l’étreignant. « Shinobu » sourit, machiavélique. Il s’apprêtait à attaquer son disciple ! Ce n’était pas le maître de l’eau, s’en était désormais certain. Darok, empoignant fortement Taoshi avança d’un pas, puis s’immobilisa. Il ne pouvait plus bouger. Un simple regard de l’individu l’avait paralysé. Quel regard... son esprit divagua.
Darok revint au Fort, son élève était tenu par « Shinobu » au niveau des cheveux, la tête tirée en arrière. Il devait agir pendant qu’il n’était pas encore trop tard ! Mais éprouvé comme il l’était, ses membres ne purent que s’entrechoquer. Sa main tenant le kunai était ensanglantée, tellement le Chuunin serrait fort.
L’homme prit la parole.
[Karasu] "Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends !"
« Un frère ? »
*Asahi, encore cette organisation maudite qui met son nez dans toutes les affaires. C’est une chance, si on pourrit un général ici, ils seront affaiblis. Il faut… juste que j’arrête de trembler comme une fillette ! *
Le général passa aux choses sérieuse et étrangla le Genin. Vite, le Chuunin devait réagir ! Mais ses membres refusaient toujours de lui obéir. Damnée impuissance !
[Karasu] "Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi ! «
*C’est lui qui as tué Shinobu ? L’enflure… et… Zabuza n’est pas un RAT ! * Pris de rage, l’enfant recouvra la possession de son corps. Il allait s’attaquer à l’ennemi pour l’honneur. De son élève, de Shinobu, de Zabuza et de Kiri.
[Karasu] « Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarrasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs !"
Mais le Chuunin se trouvait déjà derrière le traître et l’empêcherait coûte que coûte de mener à bien ses sinistres desseins.
« Shinobu est mort, Zabuza aussi, et toi ça ne vas pas tarder ! » dit-il en lançant la pointe de sa lame vers le cou de l’homme.
Mais c’était sans compter sur les réflexes admirables de l’adversaire, qui lui attrapa le poignet . Le traître venait de retourner une fois de plus la situation à son avantage. Darok tenta d’enfoncer la lame dans la gorge de l’opposant, mais Karasu était bien plus fort que lui. Sa poigne, incontestablement, valait bien celle d’un ours. Soudain, un pieds vint se figer au niveau des côtes du Patriote, l’éjectant assez loin. Il s’écrasa sur le sol lourdement, mais se releva.
Le général s’avançait maintenant avec l’Hiyori en main, vers sa nouvelle proie.
* Comment vais-je l’attaquer ? Je pourrais tenter de pénétrer son ma’ai avec ma technique dernièrement développée. Mais elle n’est pas efficace à 100%. Je préfère me contenter d’une attaque ninjutsu basique. Il va cracher, le parjure ! Dès qu’il s’est bouffé mon suiton, je l’emprisonne dans une prison aqueuse et basta. Mais… Que fait-il ? il est fou ! *
Alors qu’il croyait que le Général allait l’attaquer, voilà qu’il allait jeter l’Hiyori dans un trou d’une profondeur gigantesque. Rapide et oubliant son plan, Darok se jeta sur le membre de l’organisation.
Trop tard.
Karasu lâcha Iba dans le gouffre avant de se retourner et d’effectuer à vive allure des signes incantatoires.
*Non ! Iba !*
Un dragon aqueux frappa le Chuunin qui s’écrasa contre un mur du couloir, à demi conscient. Il entendit les dernières paroles de l’homme en blanc, qui s’assurait que le Genin avait bien dépérit de sa chute. Suffisant, il s’en alla, ne daignant même pas achever son œuvre. Quelle humiliation !
[Karasu] « Une bonne chose de faite... Chuunin Darok, c'est ça ? Je te laisse, je n'ai plus de raison de rester ici, même si te voir agoniser sous mes yeux me procurerait la plus grande des satisfactions. Si tu peux encore bouger, va et cherche le rouleau des techniques interdites de Kiri ; il ne m'intéresse pas.
Rapporte le à ta nation de faibles, lis le même si ça t'amuse en prévision du jour où je reviendrai mettre le feu à l'héritage de Zabuza et Shinobu. Adieu, faible kiréen... »
* Profites bien de ses instants, car ils seront les seuls où tu seras victorieux. La prochaine fois qu’on se croise, infâme bâtard, pourceau sanguinolent, je te…je te… *
Sans plus attendre, le Chuunin sombra dans les méandres comateuses de l’inconscience. Vaincu sans même avoir touché son adversaire. La honte s’était emparé du lieu : quiconque y viendrait croupirait dans l’amertume.
Son réveil fut délicat : la douce pluie pénétrait par le plafond détruit par le sortilège du Général et heurtait le front du Chuunin. Il ouvrit un œil, et grimaça. Il devait avoir quelques côtes cassées. En tout cas, il n’était plus en état d’affronter qui que soit. Il n’arrivait pas à bouger le moindre membres, hormis ses yeux et sa bouche. La pluie lui caressait le visage, endormi.
Sa tête se pencha, et Darok sombra dans un sommeil curatif. Il entendait le roulis des vagues qui se brisent sur les récifs. Il entendait le tonnerre gronder, le vent souffler, la pluie tomber. Le paysage était familier, oui, le temps était son seul et unique allié.
Darok rouvrit les yeux, trempé jusqu’à la moelle. Le froid engourdissait ses membres, mais à la suite d’un ultime effort, il se leva. Sa plaie à la main s’était arrêtée de saigner. Boitant, il marcha jusqu’au trou par lequel son apprenti avait été jeté. Il s’y agenouilla et baissa la tête. Il appela son disciple, désespéré de le revoir un jour. Aucune réponse ne vint. A ce moment, loin de tous regards, Darok aurait voulu pleurer. Il aurait voulu pleurer sa souffrance, son mal-être. Il aurait voulu extérioriser sa haine, son amertume, sa honte. Mais à part un hoquet, aucun larme ne coula de ses yeux. Il s’était habitué à ne plus pleurer, et ne pouvait certainement plus pleurer.
Il appela vainement son disciple, persistant dans son effort, espérant qu’il n’était pas mort, que tout ceci n’était qu’un cauchemar atroce. Il appela ainsi son élève pendant des heures entières, espérant un miracle de la Providence. Il ne se lassait pas, la pluie non plus. Le Chuunin était complètement trempé, l’eau suintait sur chaque centimètre carré de ses habits et de sa peau. L’adolescent était blessé dans son âme. Son disciple mort, lui, laissé pour mort et vaincu, la mission échouée. Fallait-il rentrer maintenant ou rester sur place ? Est-ce que des renforts allaient arriver ? Darok était las de cette situation insoutenable et méprisable. Mais il n’arrêtait pas d’appeler son élève, plus ou moins faiblement.
« Iba…Iba…
Iba. Iba… Iba ! Ibaaa !
Iba…Iba. Iba ! Iba !…
Allez dis-moi que tu n’es pas mort…Iba ! »
Une voix camouflée par une respiration saccadée surgit finalement de derrière un roc. Darok avait du mal à l’entendre, mais il s’agissait bien du Genin.
[Iba] « Je… caché par un rocher… sensei… surplomb… »
Aussitôt, Darok, émerveillé par la survie de son élève se précipita de malaxer son chakra sous ses pieds –après avoir tout de même vérifier que Karasu n’était plus dans les parages- et vint rejoindre son disciple, suspendu dans le vide à une chaîne bleutée. Son grade l’obligea à remettre les choses au clair. Ils discuteraient de ce passage plus tard. Là, il fallait trouver ces fichus parchemins et se tirer de cet endroit qui empeste la mort le plus vite possible.
« Il nous faut nous reconcentrer sur la mission. Elle prime avant tout. Pour ce qui est du reste, les explications peuvent attendre. Donc pas de question, ni de réponse pour le moment, trouvons ces foutus rouleaux et tirons nous après. »
Mais le Genin ne pouvait pas attendre et soulagea sa langue d’une question importante.
[Iba] « Karasu ? »
« Envolé…il te croit mort, et moi, mourant. Toutefois restons sur nos gardes. » répondit-il.
D’un geste du doigt, il indiqua une entrée, une grotte, masquée par le surplomb, le même qui l’avait caché aux yeux de Karasu. Que dieu bénisse ce rocher. Iba semblait certain que les parchemins étaient cachés ici. Darok, lui se montrait méfiant. Ils ne retomberont pas une deuxième fois dans le piège de Karasu. Iba avait le bras droit écorché, sûrement à cause d’une chute sur un rocher. Le garçon était toutefois souriant. Darok, lui, était sérieux et plus que jamais aux aguets. Tous ses sens en alerte, il assumait la pleine responsabilité de la blessure du Genin. S’il avait été plus fort, il aurait sauvé son disciple.
Il remontèrent jusqu’à l’entrée de la grotte. Le passage leur permettait de marcher droit, sans se courber. C’était en effet une planque idéale pour des parchemins secrets. Peut-être trop idéale… qui sait ?
Le duo avançait à pas de loup, dos contre les parois. Darok était devant l’Hiyori, sur le mur de droite, et main gauche proche de la poignée de son sabre. Iba était sur le mur de gauche, la main proche d’un fumaa shuriken.
Au bout du « couloir » rocheux, il y avait un aménagement, une sorte de porte. Les shinobi s’avancèrent vers le fond de la grotte, vérifiant qu’il n’y ait pas de piège. Leur prudence leur valut la vie. Une rafale de shuriken partit du mur droit et vint se figer dans le mur gauche, surprenant le tandem. D’autres pièges étaient à prévoir.
« Si l’on ne fais pas assez attention, ces pièges auront notre peau. Hiyori, n’oublies pas ton bouclier aqueux dès que tu sens quelque chose de néfaste arriver. »
* La chance va peut-être nous sourire. Mon œil. *
[Zab, on te laisse décider de ce qui se trouve dans la salle.]
[Darok : - 250£ Katana FQ]
! ! !
La vision qu’il eut le déstabilisa brièvement. Shinobu ? ! Non, se ressaisissant il se convainquit qu’il s’agissait d’un henge ou d’une supercherie. Peut-être étaient-ils tous deux dans une illusion magistralement orchestrée ? En tout cas l’homme qui leur faisait face ressemblait en tout points à son congénère. Les mêmes cheveux blancs, les mêmes yeux bleus, le même teint, les mêmes habits d’un blanc immaculé. Mais Darok s’interdisait de tomber dans un piège si grotesque.
« Shinobu… ? Mais il est reporté mort… Iba ! Attention ! »
D’un geste de main, Darok voulut mettre en garde son élève, mais inconscient du danger et malmené par les événements, L’Hiyori était parti rejoindre son « maître », l’enserrant et l’étreignant. « Shinobu » sourit, machiavélique. Il s’apprêtait à attaquer son disciple ! Ce n’était pas le maître de l’eau, s’en était désormais certain. Darok, empoignant fortement Taoshi avança d’un pas, puis s’immobilisa. Il ne pouvait plus bouger. Un simple regard de l’individu l’avait paralysé. Quel regard... son esprit divagua.
Darok revint au Fort, son élève était tenu par « Shinobu » au niveau des cheveux, la tête tirée en arrière. Il devait agir pendant qu’il n’était pas encore trop tard ! Mais éprouvé comme il l’était, ses membres ne purent que s’entrechoquer. Sa main tenant le kunai était ensanglantée, tellement le Chuunin serrait fort.
L’homme prit la parole.
[Karasu] "Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends !"
« Un frère ? »
*Asahi, encore cette organisation maudite qui met son nez dans toutes les affaires. C’est une chance, si on pourrit un général ici, ils seront affaiblis. Il faut… juste que j’arrête de trembler comme une fillette ! *
Le général passa aux choses sérieuse et étrangla le Genin. Vite, le Chuunin devait réagir ! Mais ses membres refusaient toujours de lui obéir. Damnée impuissance !
[Karasu] "Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi ! «
*C’est lui qui as tué Shinobu ? L’enflure… et… Zabuza n’est pas un RAT ! * Pris de rage, l’enfant recouvra la possession de son corps. Il allait s’attaquer à l’ennemi pour l’honneur. De son élève, de Shinobu, de Zabuza et de Kiri.
[Karasu] « Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarrasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs !"
Mais le Chuunin se trouvait déjà derrière le traître et l’empêcherait coûte que coûte de mener à bien ses sinistres desseins.
« Shinobu est mort, Zabuza aussi, et toi ça ne vas pas tarder ! » dit-il en lançant la pointe de sa lame vers le cou de l’homme.
Mais c’était sans compter sur les réflexes admirables de l’adversaire, qui lui attrapa le poignet . Le traître venait de retourner une fois de plus la situation à son avantage. Darok tenta d’enfoncer la lame dans la gorge de l’opposant, mais Karasu était bien plus fort que lui. Sa poigne, incontestablement, valait bien celle d’un ours. Soudain, un pieds vint se figer au niveau des côtes du Patriote, l’éjectant assez loin. Il s’écrasa sur le sol lourdement, mais se releva.
Le général s’avançait maintenant avec l’Hiyori en main, vers sa nouvelle proie.
* Comment vais-je l’attaquer ? Je pourrais tenter de pénétrer son ma’ai avec ma technique dernièrement développée. Mais elle n’est pas efficace à 100%. Je préfère me contenter d’une attaque ninjutsu basique. Il va cracher, le parjure ! Dès qu’il s’est bouffé mon suiton, je l’emprisonne dans une prison aqueuse et basta. Mais… Que fait-il ? il est fou ! *
Alors qu’il croyait que le Général allait l’attaquer, voilà qu’il allait jeter l’Hiyori dans un trou d’une profondeur gigantesque. Rapide et oubliant son plan, Darok se jeta sur le membre de l’organisation.
Trop tard.
Karasu lâcha Iba dans le gouffre avant de se retourner et d’effectuer à vive allure des signes incantatoires.
*Non ! Iba !*
Un dragon aqueux frappa le Chuunin qui s’écrasa contre un mur du couloir, à demi conscient. Il entendit les dernières paroles de l’homme en blanc, qui s’assurait que le Genin avait bien dépérit de sa chute. Suffisant, il s’en alla, ne daignant même pas achever son œuvre. Quelle humiliation !
[Karasu] « Une bonne chose de faite... Chuunin Darok, c'est ça ? Je te laisse, je n'ai plus de raison de rester ici, même si te voir agoniser sous mes yeux me procurerait la plus grande des satisfactions. Si tu peux encore bouger, va et cherche le rouleau des techniques interdites de Kiri ; il ne m'intéresse pas.
Rapporte le à ta nation de faibles, lis le même si ça t'amuse en prévision du jour où je reviendrai mettre le feu à l'héritage de Zabuza et Shinobu. Adieu, faible kiréen... »
* Profites bien de ses instants, car ils seront les seuls où tu seras victorieux. La prochaine fois qu’on se croise, infâme bâtard, pourceau sanguinolent, je te…je te… *
Sans plus attendre, le Chuunin sombra dans les méandres comateuses de l’inconscience. Vaincu sans même avoir touché son adversaire. La honte s’était emparé du lieu : quiconque y viendrait croupirait dans l’amertume.
Son réveil fut délicat : la douce pluie pénétrait par le plafond détruit par le sortilège du Général et heurtait le front du Chuunin. Il ouvrit un œil, et grimaça. Il devait avoir quelques côtes cassées. En tout cas, il n’était plus en état d’affronter qui que soit. Il n’arrivait pas à bouger le moindre membres, hormis ses yeux et sa bouche. La pluie lui caressait le visage, endormi.
Sa tête se pencha, et Darok sombra dans un sommeil curatif. Il entendait le roulis des vagues qui se brisent sur les récifs. Il entendait le tonnerre gronder, le vent souffler, la pluie tomber. Le paysage était familier, oui, le temps était son seul et unique allié.
Darok rouvrit les yeux, trempé jusqu’à la moelle. Le froid engourdissait ses membres, mais à la suite d’un ultime effort, il se leva. Sa plaie à la main s’était arrêtée de saigner. Boitant, il marcha jusqu’au trou par lequel son apprenti avait été jeté. Il s’y agenouilla et baissa la tête. Il appela son disciple, désespéré de le revoir un jour. Aucune réponse ne vint. A ce moment, loin de tous regards, Darok aurait voulu pleurer. Il aurait voulu pleurer sa souffrance, son mal-être. Il aurait voulu extérioriser sa haine, son amertume, sa honte. Mais à part un hoquet, aucun larme ne coula de ses yeux. Il s’était habitué à ne plus pleurer, et ne pouvait certainement plus pleurer.
Il appela vainement son disciple, persistant dans son effort, espérant qu’il n’était pas mort, que tout ceci n’était qu’un cauchemar atroce. Il appela ainsi son élève pendant des heures entières, espérant un miracle de la Providence. Il ne se lassait pas, la pluie non plus. Le Chuunin était complètement trempé, l’eau suintait sur chaque centimètre carré de ses habits et de sa peau. L’adolescent était blessé dans son âme. Son disciple mort, lui, laissé pour mort et vaincu, la mission échouée. Fallait-il rentrer maintenant ou rester sur place ? Est-ce que des renforts allaient arriver ? Darok était las de cette situation insoutenable et méprisable. Mais il n’arrêtait pas d’appeler son élève, plus ou moins faiblement.
« Iba…Iba…
Iba. Iba… Iba ! Ibaaa !
Iba…Iba. Iba ! Iba !…
Allez dis-moi que tu n’es pas mort…Iba ! »
Une voix camouflée par une respiration saccadée surgit finalement de derrière un roc. Darok avait du mal à l’entendre, mais il s’agissait bien du Genin.
[Iba] « Je… caché par un rocher… sensei… surplomb… »
Aussitôt, Darok, émerveillé par la survie de son élève se précipita de malaxer son chakra sous ses pieds –après avoir tout de même vérifier que Karasu n’était plus dans les parages- et vint rejoindre son disciple, suspendu dans le vide à une chaîne bleutée. Son grade l’obligea à remettre les choses au clair. Ils discuteraient de ce passage plus tard. Là, il fallait trouver ces fichus parchemins et se tirer de cet endroit qui empeste la mort le plus vite possible.
« Il nous faut nous reconcentrer sur la mission. Elle prime avant tout. Pour ce qui est du reste, les explications peuvent attendre. Donc pas de question, ni de réponse pour le moment, trouvons ces foutus rouleaux et tirons nous après. »
Mais le Genin ne pouvait pas attendre et soulagea sa langue d’une question importante.
[Iba] « Karasu ? »
« Envolé…il te croit mort, et moi, mourant. Toutefois restons sur nos gardes. » répondit-il.
D’un geste du doigt, il indiqua une entrée, une grotte, masquée par le surplomb, le même qui l’avait caché aux yeux de Karasu. Que dieu bénisse ce rocher. Iba semblait certain que les parchemins étaient cachés ici. Darok, lui se montrait méfiant. Ils ne retomberont pas une deuxième fois dans le piège de Karasu. Iba avait le bras droit écorché, sûrement à cause d’une chute sur un rocher. Le garçon était toutefois souriant. Darok, lui, était sérieux et plus que jamais aux aguets. Tous ses sens en alerte, il assumait la pleine responsabilité de la blessure du Genin. S’il avait été plus fort, il aurait sauvé son disciple.
Il remontèrent jusqu’à l’entrée de la grotte. Le passage leur permettait de marcher droit, sans se courber. C’était en effet une planque idéale pour des parchemins secrets. Peut-être trop idéale… qui sait ?
Le duo avançait à pas de loup, dos contre les parois. Darok était devant l’Hiyori, sur le mur de droite, et main gauche proche de la poignée de son sabre. Iba était sur le mur de gauche, la main proche d’un fumaa shuriken.
Au bout du « couloir » rocheux, il y avait un aménagement, une sorte de porte. Les shinobi s’avancèrent vers le fond de la grotte, vérifiant qu’il n’y ait pas de piège. Leur prudence leur valut la vie. Une rafale de shuriken partit du mur droit et vint se figer dans le mur gauche, surprenant le tandem. D’autres pièges étaient à prévoir.
« Si l’on ne fais pas assez attention, ces pièges auront notre peau. Hiyori, n’oublies pas ton bouclier aqueux dès que tu sens quelque chose de néfaste arriver. »
* La chance va peut-être nous sourire. Mon œil. *
[Zab, on te laisse décider de ce qui se trouve dans la salle.]
[Darok : - 250£ Katana FQ]
Dernière édition par le Jeu 10 Mai - 21:19, édité 1 fois

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Le Genin et son sensei se collèrent dos au mur, chacun d'un côté de la porte. Darok sortit de son sac le katana qu'il avait acheté chez l'armurier avant le début de la mission et inspira un grand coup, tentant de réprimer la grimace qui se dessinait sur son visage ; l'attaque de Karasu ne l'avait pas laissé indemne.
Iba le regarda, l'air inquiet, mais se ressaisit. Ils étaient en mission de la plus extrêmes importance et devaient à tout prix ramener ces rouleaux au Sanin Azechi, quel que soit le prix à payer...
Darok poussa la porte de la pointe de son sabre. Cette dernière grinça sinistrement et s'ouvrit lentement, déplaçant des volutes de pousière au sol. Les deux shinobi se regardèrent, acquiescèrent d'un geste de la tête et s'engouffrèrent dans la pièce.
A travers les meurtrières, la lumière orangée du crépuscule léchait le sol sur lequel était tracé un énorme sceau bleuté. En son centre était posé un rouleau de la même couleur, fermé avec les armoiries du pays de la Brume.
[Iba]
"Vous croyez que c'est ce que nous sommes venus chercher, Darok-sensei ? Ca semble si facile..."
[Darok]
"Je ne sais pas, le piège de la porte était grossier, de plus je ne connais pas les scellés tel que ceux qui sont tracés à même le sol. Le piège réside sûrement là dedans. Regarde la configuration de la pièce, il n'y a pas de place pour quelconque mécanisme, c'est une bête salle de stockage..."
N'écoutant que leur courage et leur sens du devoir, les deux kiréens avancèrent en direction de la relique tant convoitée. Iba s'arrêta ; l'air autour d'eux était chargé de particules d'eau, rien d'anormal en soi vu la position du fort, si cela n'avait pas été de l'eau de mer. Un maître de l'eau pouvait sentir cette différence, et le jeune garçon voulut prévenir son sensei, mais trop tard !
Tous deux eurent la sensation d'être aspiré par le courant marin, pourtant, ils n'avaient pas bougé d'un pouce. Le décor se mit à changer ; ils se trouvaient à présent au bord d'une plage de galets, sur la rive d'une île. Autour d'eux, l'océan semblait s'étendre à l'infini.
Un peu plus loin, un homme de grande stature était assis en tailleur, à même le sol. Une lame gigantesque était posée à ses côtés.
[Darok]
"Kubikiri Houcho !!! Mais qu'est ce que... ?"
Le Chuunin marqua un temps d'arrêt. Une forme familière venait de se dessiner derrière l'inconnu, flottant à quelques centimètres de hauteur : la petite fille au masque de renard. Un son de clochette retentit dans l'air...
[Iba]
"C'est elle..."
L'homme ouvrit des yeux rouges et se saisit du Grand Sabre, l'enfonçant d'un mouvement rapide et précis dans le corps de l'Enfant. Il passa la paume de sa main sur la lame, laissant échapper du sang bleuté par terre et entama une série de sceaux complexes, puis lacha l'arme légendaire, symbole de la toute puissance de Kiri.
"Désolé, Sorincha, mais il en est ainsi... Tout est ma faute, mais un jour, il viendra et tout deviendra clair..."
[Darok]
"Cette voix... Zabuza-sama !!!"
Mais ce n'était pas lui, quand bien même la ressemblance fut frappante. L'étranger entama une nouvelle série de sceaux ; son corps se mit à s'évaporer, se changeant en brume, et prit une forme serpentine. Une vague gigantesque se forma à la surface de l'eau et s'abattit en direction de la plage, se mélant aux volutes grises.
Darok et Iba portèrent leurs bras aux visages, prêts à être subermergés, mais le temps semblait s'être figé. Une voix terrfiante retentit ; à la place du tsunami se tenait un colossal serpent de mer, un des orochi de légende.
*Tu as fait le sacrifice de ton corps pour m'appeler, Forgeron... Formule ton souhait et nomme moi... Je te servirai par le pacte qui nous lie...*
"Ce n'est pas moi que tu serviras, orochi. Un jour, mon héritier viendra sur cette même île. Ce jour là, tu devras être là et te lier à lui. Jusqu'à ce jour, je veux que tu observes le pays de la Brume et sois son gardien. Déchaîne les tempêtes sur ses ennemis, et guide mes enfants sur le chemin qui est le leur.
Quand il arrivera, tu devrais lui réveler ce qu'il doit savoir, et le mener vers son destin..."
*Très bien... Donne moi un nom et j'accomplirai ta volonté, Forgeron...*
"A compter d'aujourd'hui, le monde te connaîtra sous le nom de Tamafune."
*Ainsi le pacte est scellé, Kiri...*
[Iba]
"Kiri ??? Mais alors, c'est le fondateur du village ???"
Darok ne répondit pas, perplexe. Il avait déjà vu Tamafune de par le passé, le jour même ou Zabuza avait pris le pouvoir à Kiri no Kuni ; il était revenu, chevauchant le grand serpent de mer...
De l'homme qui semblait être le fondateur du village de la Brume, il ne restait plus qu'une forme fantômatique. Son corps et son sang n'étaient plus de ce monde, seul son esprit subsistait encore. Il avança vers le bord de l'eau et se laissa tomber dedans.
La mer entière sembla prise dans la tourmente. Des éclairs zébrèrent le ciel et déchirèrent les nuages. Les vagues atteignirent des hauteurs telles que les deux shinobi n'en avaient jamais vues. Une petite flamme bleutée émergea et fila à vive allure en direction du village de la Brume.
Le Genin et son sensei eurent la sensation d'être emportés dans son sillage. Le paysage marin défila à toute vitesse devant leurs yeux et se figea brusquement. L'âme du Forgeron vint frapper en pleine poitrine un pêcheur qui tentait d'éviter que sa barque ne se retourne de toutes ses forces.
[Iba]
"Zabuza-sama..."
[Darok]
"Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... Mais que se passe-t-il ici ???"
Dans un flash lumineux, la vision prit fin. Les deux kiréens étaient à nouveau face au rouleau entouré de sceaux...
Iba le regarda, l'air inquiet, mais se ressaisit. Ils étaient en mission de la plus extrêmes importance et devaient à tout prix ramener ces rouleaux au Sanin Azechi, quel que soit le prix à payer...
Darok poussa la porte de la pointe de son sabre. Cette dernière grinça sinistrement et s'ouvrit lentement, déplaçant des volutes de pousière au sol. Les deux shinobi se regardèrent, acquiescèrent d'un geste de la tête et s'engouffrèrent dans la pièce.
A travers les meurtrières, la lumière orangée du crépuscule léchait le sol sur lequel était tracé un énorme sceau bleuté. En son centre était posé un rouleau de la même couleur, fermé avec les armoiries du pays de la Brume.
[Iba]
"Vous croyez que c'est ce que nous sommes venus chercher, Darok-sensei ? Ca semble si facile..."
[Darok]
"Je ne sais pas, le piège de la porte était grossier, de plus je ne connais pas les scellés tel que ceux qui sont tracés à même le sol. Le piège réside sûrement là dedans. Regarde la configuration de la pièce, il n'y a pas de place pour quelconque mécanisme, c'est une bête salle de stockage..."
N'écoutant que leur courage et leur sens du devoir, les deux kiréens avancèrent en direction de la relique tant convoitée. Iba s'arrêta ; l'air autour d'eux était chargé de particules d'eau, rien d'anormal en soi vu la position du fort, si cela n'avait pas été de l'eau de mer. Un maître de l'eau pouvait sentir cette différence, et le jeune garçon voulut prévenir son sensei, mais trop tard !
Tous deux eurent la sensation d'être aspiré par le courant marin, pourtant, ils n'avaient pas bougé d'un pouce. Le décor se mit à changer ; ils se trouvaient à présent au bord d'une plage de galets, sur la rive d'une île. Autour d'eux, l'océan semblait s'étendre à l'infini.
Un peu plus loin, un homme de grande stature était assis en tailleur, à même le sol. Une lame gigantesque était posée à ses côtés.
[Darok]
"Kubikiri Houcho !!! Mais qu'est ce que... ?"
Le Chuunin marqua un temps d'arrêt. Une forme familière venait de se dessiner derrière l'inconnu, flottant à quelques centimètres de hauteur : la petite fille au masque de renard. Un son de clochette retentit dans l'air...
[Iba]
"C'est elle..."
L'homme ouvrit des yeux rouges et se saisit du Grand Sabre, l'enfonçant d'un mouvement rapide et précis dans le corps de l'Enfant. Il passa la paume de sa main sur la lame, laissant échapper du sang bleuté par terre et entama une série de sceaux complexes, puis lacha l'arme légendaire, symbole de la toute puissance de Kiri.
"Désolé, Sorincha, mais il en est ainsi... Tout est ma faute, mais un jour, il viendra et tout deviendra clair..."
[Darok]
"Cette voix... Zabuza-sama !!!"
Mais ce n'était pas lui, quand bien même la ressemblance fut frappante. L'étranger entama une nouvelle série de sceaux ; son corps se mit à s'évaporer, se changeant en brume, et prit une forme serpentine. Une vague gigantesque se forma à la surface de l'eau et s'abattit en direction de la plage, se mélant aux volutes grises.
Darok et Iba portèrent leurs bras aux visages, prêts à être subermergés, mais le temps semblait s'être figé. Une voix terrfiante retentit ; à la place du tsunami se tenait un colossal serpent de mer, un des orochi de légende.
*Tu as fait le sacrifice de ton corps pour m'appeler, Forgeron... Formule ton souhait et nomme moi... Je te servirai par le pacte qui nous lie...*
"Ce n'est pas moi que tu serviras, orochi. Un jour, mon héritier viendra sur cette même île. Ce jour là, tu devras être là et te lier à lui. Jusqu'à ce jour, je veux que tu observes le pays de la Brume et sois son gardien. Déchaîne les tempêtes sur ses ennemis, et guide mes enfants sur le chemin qui est le leur.
Quand il arrivera, tu devrais lui réveler ce qu'il doit savoir, et le mener vers son destin..."
*Très bien... Donne moi un nom et j'accomplirai ta volonté, Forgeron...*
"A compter d'aujourd'hui, le monde te connaîtra sous le nom de Tamafune."
*Ainsi le pacte est scellé, Kiri...*
[Iba]
"Kiri ??? Mais alors, c'est le fondateur du village ???"
Darok ne répondit pas, perplexe. Il avait déjà vu Tamafune de par le passé, le jour même ou Zabuza avait pris le pouvoir à Kiri no Kuni ; il était revenu, chevauchant le grand serpent de mer...
De l'homme qui semblait être le fondateur du village de la Brume, il ne restait plus qu'une forme fantômatique. Son corps et son sang n'étaient plus de ce monde, seul son esprit subsistait encore. Il avança vers le bord de l'eau et se laissa tomber dedans.
La mer entière sembla prise dans la tourmente. Des éclairs zébrèrent le ciel et déchirèrent les nuages. Les vagues atteignirent des hauteurs telles que les deux shinobi n'en avaient jamais vues. Une petite flamme bleutée émergea et fila à vive allure en direction du village de la Brume.
Le Genin et son sensei eurent la sensation d'être emportés dans son sillage. Le paysage marin défila à toute vitesse devant leurs yeux et se figea brusquement. L'âme du Forgeron vint frapper en pleine poitrine un pêcheur qui tentait d'éviter que sa barque ne se retourne de toutes ses forces.
[Iba]
"Zabuza-sama..."
[Darok]
"Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... Mais que se passe-t-il ici ???"
Dans un flash lumineux, la vision prit fin. Les deux kiréens étaient à nouveau face au rouleau entouré de sceaux...

Zabuza Momochi- Mort
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Désolé de tarder autant. Dans ce texte, je dévoile un peu la suite du Rp dans les ruelles, délaissé, malheureusement, ces derniers temps. Quelques éléments de ce Rp seront dévoilés sous peu car fondamentaux.]
Darok sentit les parois rugueuses dans son dos, et il sut alors que ce dernier était désormais couvert. De l’autre côté, plus en retrait, son disciple était lui aussi sur ses gardes. Ce tunnel « mortel » pouvait bien les conduire à leur perte. Déjà tout à l’heure, les shurikens l’avaient éraflés et s’il n’avait pas été aux aguets, il serait à cette heure étalé sur le sol, sans vie. Au bout du sombre couloir, il y avait une porte. Nul doute que cet accès caché renfermait d’autres surprises. Le Chuunin prit son katana en main, bandée par ailleurs – ce qui lui rappela de fâcheux souvenirs de son entraînement.
Quelques jours plus tôt, alors que l’Hiyori s’exerçait encore à la maîtrise de son bouclier aqueux, Darok s’était éloigné de la rivière vers un lieu plus reclus, au sein de la forêt enneigée. Ses pieds s’enfonçaient dans la poudreuse, froide et lisse. Elle n’était qu’une variante de l’élément qu’il contrôlait, mais pouvait s’avérer tout aussi dangereuse. Il déposa un sac sur le sol duquel tout un tas de cliquetis s’échappa. Il réajusta son col, afin de se protéger du froid, plus intense dans cette humide forêt qu’en ville. Une brume éparse commençait à se former entre les troncs. Le Chuunin regarda attentivement l’environnement paisible dans lequel il venait de pénétrer : Les arbres étaient démunis de bourgeons, tout comme le sol l’était d’herbe. Quelques roches faisaient leur apparition entre deux mottes de neige, mais ces premiers étaient généralement gelés.
Darok se saisit de son katana, réparé par le forgeron. L’épée émoussée avait disparu et se tenait à sa place une magnifique lame avec de minimes inscriptions dorées. Le manche était d’un bois d’ébène, et à quelques endroits il était recouvert d’un fin bandage. La garde, assez rustique comparée aux autres attributs du sabre, n’en était pas moins admirable : le métal était parfaitement lisse et la taille de celle-ci équilibrait avec brio le sabre. Même lourd, la lame restait facilement maniable, et tout aussi effilée. Adoptant une position étudiée dans sa jeunesse, Darok fit apparaître un Bunshin, qu’il envoya proche d’un arbre.
L’entraînement pouvait commencer.
Il se précipita alors vers sa copie, préparée à l’offensive. Cette technique, instinctivement, il l’avait réalisée, mais maintenant, il devait la perfectionner, atteindre le paroxysme de son efficacité et de son potentiel. Il se dédoubla une fois encore, et le clone s’en trouva désemparé. Toutefois, peu de temps avant le coup d’épée, le double distingua son créateur de son homologue. D’un mouvement de hanche précis et rapide, il évita la lame. Dans son élan Darok détruisit sa feinte en lui éraflant la joue. Le seul double restant s’était placé dans le dos du Chuunin, incapable de réagir.
Echec cuisant pour une première tentative…
Le Chuunin se trouvait de nouveaux dans le tunnel. Son élève, toujours en retrait, avançait vers le bout du couloir, attentif comme pas deux. Allait-il jouer la carte de la prudence et envoyer des clones détruire les pièges au fur et à mesure, ou bien celle de l’économie, au cas où Karasu ou un autre ennemi se présenterait face à eux ?
Il ressentit une vive douleur dans les doigts, dues aux brûlures de son entraînement passé. Son ventre aussi lui posait problème, car le coup de pied du Général n’avait pas été indolore. La porte n’était plus qu’à quelques mètres de lui, et aucun autre piège n’était à déplorer pour l’instant.
Il abattit son épée devant lui ; aucun mécanisme ne s’était enclenché. Il s’accroupit alors, et fixa son élève. D’un geste de main, il lui indiqua qu’il allait ouvrir la porte. Si rien ne se déclenchait, il fallait s’y engouffrer le plus rapidement possible, dans la même disposition qu’actuellement.
De la pointe de sa lame, fine, il poussa le battant de la porte qui grinça sinistrement. Des volutes de poussière s’élevèrent du sol et se dispersèrent dans les airs.
Ni une ni deux, le Chuunin déplia ses jambes et traversa l’entrée. Ce qu’il vit le décontenança. Il mit sa main sur une de ses côtes le meurtrissant ; ses doigts de la main droite étaient complètement bandés, car brûlés, mais il tenait quand même fermement ce sabre si difficilement maîtrisé…
Le troisième soir du trajet vers le Fort, la brume était plus intense – faute à l’Hiyori. Le Chuunin courait dans la neige, ses pas écrasant la blancheur du paysage, avant de frapper sec et fort vers sa cible. Son sabre se planta dans l’avant bras d’une de ses copies, et lui coupa la main. Il disparu en fumée instantanément. A côté de lui, son leurre rangea la lame dans son fourreau. Darok avait réussi à être plus rapide que lui-même. Il n’était toutefois pas content de son résultat. Après trois soirs d’acharnement, il n’arrivait toujours pas à tromper complètement l’ennemi. Ici, il pouvait se concentrer, mais en combat il n’en aurait guère le temps. L’adolescent serra les poings rageusement, voici une technique qui lui posait de sérieux problèmes.
*Sapristi, il m’a encore reconnu avant que je ne le frappe. Il n’avait plus le temps d’esquiver, alors il a mit son bras pour parer. Dans cette situation, je serai la cible de nombres d’attaques faciles…
Suis-je… ?
Je suis une proie facile ? *
Darok regarda sa paume de main, des ampoules s’étaient formées entre ses doigts. Non seulement il manquait d’hygiène, mais il tenait pendant plusieurs heures chaque soir un manche en bois. Même avec ses gants, des morceaux de chairs s’étaient détachés de son index et de son pouce.
D’une sacoche, il sortit des bandages, qu’il enroula précautionneusement autour desdits doigts. Il avait terminé l’entraînement pour ce soir, plus que deux autres avant d’arriver à destination.
[Iba] « Vous croyez que c'est ce que nous sommes venus chercher, Darok-sensei ? Ca semble si facile... »
La voix de son disciple résonnait dans la salle. Le soleil se couchait sur l’horizon bleu, et sa lumière pénétrait la grotte par le tunnel, et dessinait la forme de la porte d’entrée sur le sol. Cette lumière orange détruisait un cadre magnifique, de bleu azur virant sur le violet à quelques endroits. La salle avait été peinte en bleu, elle aussi avec des motifs, indescriptibles à cause de l’usure, sur les murs. Au centre de la pièce, dans un halo de lumière, flottait un rouleau, scellé avec le cachet Kiréen. Il s’en dégageait une aura non pas diabolique, mais effrayante. Il s’agissait d’un effroi peu commun, car on ne savait pas si l’objet en question était dangereux ou non. Tout ce que l’on en savait, ressentait, c’était qu’il était attirant, et de ce fait angoissant. Tout semblait imprudent dans cette salle, chaque action, considérée ou inconsidérée était lourde de conséquences.
« Je ne sais pas. » Aurait-il voulu se contenter de dire, mais il continua, comme obligé de parler, faire part de ses impressions. « Le piège de la porte était grossier, de plus je ne connais pas les scellés tel que ceux qui sont tracés à même le sol. Le piège réside sûrement là dedans. Regarde la configuration de la pièce, il n'y a pas de place pour quelconque mécanisme, c'est une bête salle de stockage... »
Son analyse de la salle était très détaillée, rien à sa connaissance n’avait été manqué d’étudier, cependant, quelque chose d’inconnu se préparait.
Le tandem avançait à petits pas, en direction de leur objectif. L’Hiyori sursauta alors, Darok avait compris qu’il avait ressentit quelque chose d’anormal. Il n’eut pas le temps de dresser une quelconque protection qu’il fut happé par un flot marin. Il tenta d’y résister, et lorsque la vague termina son office, le duo se retrouva sur une plage, rocailleuse, aux abords d’un îlots. Ce décor leur était familier à l’un comme l’autre.
*Nous… n’avons pas bougé, et pourtant, nous sommes dans un contexte totalement différent. Qu’est-ce qui c’est passé ? Quel est ce piège ? Quel sort a-t-on lancé à notre encontre ? *
Tu es une proie. Il est le chasseur. Il te tuera.
Darok détourna la tête. Il aurait juré entendre une voix, même s’il n’était pas sûr du contenu de ses paroles. A sa droite, l’île surplombé d’une falaise. A sa gauche, l’océan. Immense, comme à l’accoutumée.
Devant lui… un homme, en tailleurs, une lame gigantesque plantée à même le sol.
« Kubikiri Houcho !!! Mais qu'est ce que... ? » La surprise pouvait se lire facilement sur le faciès du ninja.
Derrière l’homme, de forte stature, flottait une gamine avec un masque de renard. A sa ceinture, il y avait quelques clochettes qui tintaient à ses moindres mouvements. Cette fille, il l’avait déjà aperçu sur la plage le jour de la mort de Zabuza. L’Hiyori parla, mais Darok n’était pas assez concentré pour entendre son chuchotement.
Comme enragé, le colosse se saisit du grand sabre et l’abattit sur une enfant, la tuant sur le coup.
D’un geste vif, il s’entailla la paume de la main, entama une série de sceaux complexes, insaisissables à l’œil nu, et se débarrassa de la plus dévouée compagne de son maître.
Puis il se mit à marmonner. Même éloigné, Darok reconnaissait ce timbre de voix.
« Cette voix... Zabuza-sama !!! »
Mais l’homme n’entendait pas l’appel du shinobi, entamant une deuxième série de signes. Autant, la première était constituée de signes connus mais trop rapidement exécutée, autant celle-ci était complètement extraordinaire. Les doigts de l’homme prenaient des positions mystérieuses. Suite au dernier tao, l’homme s’évapora, un sourire aux lèvres. Le gaz s’allongea et pris une forme reptilienne. Tout à coup, une immense lame surgit de la mer, prêt à se fracasser sur l’île.
Darok et Iba se protégèrent comme ils purent, attendant que l’immensité aqueuse ne se déferlent. Mais rien ne vint. Darok ouvrit un œil, et découvrit une identité dont il n’avait jamais soupçonné l’existence.
Un orochi de la légende.
*Tu as fait le sacrifice de ton corps pour m'appeler, Forgeron... Formule ton souhait et nomme moi... Je te servirai par le pacte qui nous lie...* Sa voix tonnante imposait le respect aux mers et gouvernait le ciel. Même le plus puissant humain qu’ai jamais porté la Terre ne serait qu’une vulgaire abeille face à ce monstre aux proportions démesurées.
Et pourtant, ce serpent mythique prêtait allégeance à l’humain devant eux.
[Humain] « Ce n'est pas moi que tu serviras, orochi. Un jour, mon héritier viendra sur cette même île. Ce jour là, tu devras être là et te lier à lui. Jusqu'à ce jour, je veux que tu observes le pays de la Brume et sois son gardien. Déchaîne les tempêtes sur ses ennemis, et guide mes enfants sur le chemin qui est le leur.
Quand il arrivera, tu devrais lui révéler ce qu'il doit savoir, et le mener vers son destin... »
*Très bien... Donne moi un nom et j'accomplirai ta volonté, Forgeron...*
« A compter d'aujourd'hui, le monde te connaîtra sous le nom de Tamafune. »
*Tamafune ? Mais si j’ai bonne mémoire, c’est le nom que porte le Kuchyose de Zabuza-sama… Alors, l’Homme devant nous, serait…
son ancêtre ?*
*Ainsi le pacte est scellé, Kiri...*
[Iba] « Kiri ??? Mais alors, c'est le fondateur du village ??? »
Perplexe, le supérieur ne répondit pas. Ce dragon était bien plus grand que dans ses souvenirs. Zabuza l’avait déjà invoqué de par le passé, il s’en souvenait maintenant. Mais même si son pouvoir était terrifiant alors, il n’y avait rien à voir avec le monstre qui se dressait devant eux. Cette aura néfaste qui se dégageait de ses yeux pétrifiaient le Chuunin à l’idée d’un affrontement – soyons francs et utilisons plutôt le terme de suicide.
Zabuza…n’utilisait pas toutes les capacités de ce monstre ? Ne le voulait-il pas, ou ne le pouvait-il pas ?
Le fondateur, transparent, s’approcha de l’eau, et sa silhouette disparut dans les flots, qui se déchaînèrent immédiatement. Tumultueuse, la mer semblait pleurer la perte de cet être. Le ciel fut déchiré par des multitudes d’éclairs alors que les roulis des vagues effleuraient les nuages.
Un courant atmosphérique emporta les deux shinobi dans le sillage d’une petite luciole bleue. Elle naviguait seule, au dessus de la mer en furie. Les ninja, volants, esquivèrent quelques rouleaux. Darok reçu même quelques éclaboussures sur le visage. Il mit sa main à sa joue, puis son index dans sa bouche. L’eau était salée.
*Bon sang, ce n’est pas qu’une simple vision ! Si jamais ces flots nous percutent, on peut dire adieu à la vie ! *
Les distançant de quelques mètres, la lumière bleue traversa une vague immense, entraînant les garçons à sa suite. Darok ferma les yeux, mais au comble de la surprise, il ne fut pas arrêté par la vague. Grâce à la vitesse qu’il avait acquise plus tôt, il avait pu la traverser. Mais ses vêtements étaient trempés.
A l’horizon on pouvait apercevoir une île. Kiri. La lumière accéléra encore. Le vent fouettait aux oreilles des adolescents, leurs bouches s’étiraient sous l’action de ce premier. La boule bleutée pénétra dans le corps d’un homme dont la physionomie était connue par les deux ninja. Ceux-ci arrêtèrent leur course d’un seul coup lorsque la luciole s'infiltra dans le torse du pêcheur. Iba cracha un mince filet de sang à cause de l’arrêt. Rien de grave indiqua-t-il à son sensei juste après.
Ils regardèrent d’un même œil l’Homme qui était la victime des flots, impétueux.
[Iba] « Zabuza-sama...»
« Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... » répliqua-t-il aussitôt. « Mais que se passe-t-il ici ??? »
Un cercle de lumière apparut alors, illuminant les ténèbres de ce monde, et englobant les deux jeunes shinobi. Ils étaient de retour dans la salle aux parchemins. Les vêtements de Darok n’étaient plus mouillés, et l’Hiyori n’avait plus de traces de sang.
Les rouleaux n’étaient qu’à une poignée de main, mais lorsque Darok avança la sienne, il eut l’impression que les parchemins reculaient.
Non, en fait, c’est que son bras tremblait tellement qu’il n’avançait plus. Il avait peur de ces rouleaux, mais il devait s’en emparer. Affirmant son statut de supérieur, il avança le bras et se saisit d’une poigne assurée des manuscrits scellés.
Darok sentit les parois rugueuses dans son dos, et il sut alors que ce dernier était désormais couvert. De l’autre côté, plus en retrait, son disciple était lui aussi sur ses gardes. Ce tunnel « mortel » pouvait bien les conduire à leur perte. Déjà tout à l’heure, les shurikens l’avaient éraflés et s’il n’avait pas été aux aguets, il serait à cette heure étalé sur le sol, sans vie. Au bout du sombre couloir, il y avait une porte. Nul doute que cet accès caché renfermait d’autres surprises. Le Chuunin prit son katana en main, bandée par ailleurs – ce qui lui rappela de fâcheux souvenirs de son entraînement.
Quelques jours plus tôt, alors que l’Hiyori s’exerçait encore à la maîtrise de son bouclier aqueux, Darok s’était éloigné de la rivière vers un lieu plus reclus, au sein de la forêt enneigée. Ses pieds s’enfonçaient dans la poudreuse, froide et lisse. Elle n’était qu’une variante de l’élément qu’il contrôlait, mais pouvait s’avérer tout aussi dangereuse. Il déposa un sac sur le sol duquel tout un tas de cliquetis s’échappa. Il réajusta son col, afin de se protéger du froid, plus intense dans cette humide forêt qu’en ville. Une brume éparse commençait à se former entre les troncs. Le Chuunin regarda attentivement l’environnement paisible dans lequel il venait de pénétrer : Les arbres étaient démunis de bourgeons, tout comme le sol l’était d’herbe. Quelques roches faisaient leur apparition entre deux mottes de neige, mais ces premiers étaient généralement gelés.
Darok se saisit de son katana, réparé par le forgeron. L’épée émoussée avait disparu et se tenait à sa place une magnifique lame avec de minimes inscriptions dorées. Le manche était d’un bois d’ébène, et à quelques endroits il était recouvert d’un fin bandage. La garde, assez rustique comparée aux autres attributs du sabre, n’en était pas moins admirable : le métal était parfaitement lisse et la taille de celle-ci équilibrait avec brio le sabre. Même lourd, la lame restait facilement maniable, et tout aussi effilée. Adoptant une position étudiée dans sa jeunesse, Darok fit apparaître un Bunshin, qu’il envoya proche d’un arbre.
L’entraînement pouvait commencer.
Il se précipita alors vers sa copie, préparée à l’offensive. Cette technique, instinctivement, il l’avait réalisée, mais maintenant, il devait la perfectionner, atteindre le paroxysme de son efficacité et de son potentiel. Il se dédoubla une fois encore, et le clone s’en trouva désemparé. Toutefois, peu de temps avant le coup d’épée, le double distingua son créateur de son homologue. D’un mouvement de hanche précis et rapide, il évita la lame. Dans son élan Darok détruisit sa feinte en lui éraflant la joue. Le seul double restant s’était placé dans le dos du Chuunin, incapable de réagir.
Echec cuisant pour une première tentative…
Le Chuunin se trouvait de nouveaux dans le tunnel. Son élève, toujours en retrait, avançait vers le bout du couloir, attentif comme pas deux. Allait-il jouer la carte de la prudence et envoyer des clones détruire les pièges au fur et à mesure, ou bien celle de l’économie, au cas où Karasu ou un autre ennemi se présenterait face à eux ?
Il ressentit une vive douleur dans les doigts, dues aux brûlures de son entraînement passé. Son ventre aussi lui posait problème, car le coup de pied du Général n’avait pas été indolore. La porte n’était plus qu’à quelques mètres de lui, et aucun autre piège n’était à déplorer pour l’instant.
Il abattit son épée devant lui ; aucun mécanisme ne s’était enclenché. Il s’accroupit alors, et fixa son élève. D’un geste de main, il lui indiqua qu’il allait ouvrir la porte. Si rien ne se déclenchait, il fallait s’y engouffrer le plus rapidement possible, dans la même disposition qu’actuellement.
De la pointe de sa lame, fine, il poussa le battant de la porte qui grinça sinistrement. Des volutes de poussière s’élevèrent du sol et se dispersèrent dans les airs.
Ni une ni deux, le Chuunin déplia ses jambes et traversa l’entrée. Ce qu’il vit le décontenança. Il mit sa main sur une de ses côtes le meurtrissant ; ses doigts de la main droite étaient complètement bandés, car brûlés, mais il tenait quand même fermement ce sabre si difficilement maîtrisé…
Le troisième soir du trajet vers le Fort, la brume était plus intense – faute à l’Hiyori. Le Chuunin courait dans la neige, ses pas écrasant la blancheur du paysage, avant de frapper sec et fort vers sa cible. Son sabre se planta dans l’avant bras d’une de ses copies, et lui coupa la main. Il disparu en fumée instantanément. A côté de lui, son leurre rangea la lame dans son fourreau. Darok avait réussi à être plus rapide que lui-même. Il n’était toutefois pas content de son résultat. Après trois soirs d’acharnement, il n’arrivait toujours pas à tromper complètement l’ennemi. Ici, il pouvait se concentrer, mais en combat il n’en aurait guère le temps. L’adolescent serra les poings rageusement, voici une technique qui lui posait de sérieux problèmes.
*Sapristi, il m’a encore reconnu avant que je ne le frappe. Il n’avait plus le temps d’esquiver, alors il a mit son bras pour parer. Dans cette situation, je serai la cible de nombres d’attaques faciles…
Suis-je… ?
Je suis une proie facile ? *
Darok regarda sa paume de main, des ampoules s’étaient formées entre ses doigts. Non seulement il manquait d’hygiène, mais il tenait pendant plusieurs heures chaque soir un manche en bois. Même avec ses gants, des morceaux de chairs s’étaient détachés de son index et de son pouce.
D’une sacoche, il sortit des bandages, qu’il enroula précautionneusement autour desdits doigts. Il avait terminé l’entraînement pour ce soir, plus que deux autres avant d’arriver à destination.
[Iba] « Vous croyez que c'est ce que nous sommes venus chercher, Darok-sensei ? Ca semble si facile... »
La voix de son disciple résonnait dans la salle. Le soleil se couchait sur l’horizon bleu, et sa lumière pénétrait la grotte par le tunnel, et dessinait la forme de la porte d’entrée sur le sol. Cette lumière orange détruisait un cadre magnifique, de bleu azur virant sur le violet à quelques endroits. La salle avait été peinte en bleu, elle aussi avec des motifs, indescriptibles à cause de l’usure, sur les murs. Au centre de la pièce, dans un halo de lumière, flottait un rouleau, scellé avec le cachet Kiréen. Il s’en dégageait une aura non pas diabolique, mais effrayante. Il s’agissait d’un effroi peu commun, car on ne savait pas si l’objet en question était dangereux ou non. Tout ce que l’on en savait, ressentait, c’était qu’il était attirant, et de ce fait angoissant. Tout semblait imprudent dans cette salle, chaque action, considérée ou inconsidérée était lourde de conséquences.
« Je ne sais pas. » Aurait-il voulu se contenter de dire, mais il continua, comme obligé de parler, faire part de ses impressions. « Le piège de la porte était grossier, de plus je ne connais pas les scellés tel que ceux qui sont tracés à même le sol. Le piège réside sûrement là dedans. Regarde la configuration de la pièce, il n'y a pas de place pour quelconque mécanisme, c'est une bête salle de stockage... »
Son analyse de la salle était très détaillée, rien à sa connaissance n’avait été manqué d’étudier, cependant, quelque chose d’inconnu se préparait.
Le tandem avançait à petits pas, en direction de leur objectif. L’Hiyori sursauta alors, Darok avait compris qu’il avait ressentit quelque chose d’anormal. Il n’eut pas le temps de dresser une quelconque protection qu’il fut happé par un flot marin. Il tenta d’y résister, et lorsque la vague termina son office, le duo se retrouva sur une plage, rocailleuse, aux abords d’un îlots. Ce décor leur était familier à l’un comme l’autre.
*Nous… n’avons pas bougé, et pourtant, nous sommes dans un contexte totalement différent. Qu’est-ce qui c’est passé ? Quel est ce piège ? Quel sort a-t-on lancé à notre encontre ? *
Tu es une proie. Il est le chasseur. Il te tuera.
Darok détourna la tête. Il aurait juré entendre une voix, même s’il n’était pas sûr du contenu de ses paroles. A sa droite, l’île surplombé d’une falaise. A sa gauche, l’océan. Immense, comme à l’accoutumée.
Devant lui… un homme, en tailleurs, une lame gigantesque plantée à même le sol.
« Kubikiri Houcho !!! Mais qu'est ce que... ? » La surprise pouvait se lire facilement sur le faciès du ninja.
Derrière l’homme, de forte stature, flottait une gamine avec un masque de renard. A sa ceinture, il y avait quelques clochettes qui tintaient à ses moindres mouvements. Cette fille, il l’avait déjà aperçu sur la plage le jour de la mort de Zabuza. L’Hiyori parla, mais Darok n’était pas assez concentré pour entendre son chuchotement.
Comme enragé, le colosse se saisit du grand sabre et l’abattit sur une enfant, la tuant sur le coup.
D’un geste vif, il s’entailla la paume de la main, entama une série de sceaux complexes, insaisissables à l’œil nu, et se débarrassa de la plus dévouée compagne de son maître.
Puis il se mit à marmonner. Même éloigné, Darok reconnaissait ce timbre de voix.
« Cette voix... Zabuza-sama !!! »
Mais l’homme n’entendait pas l’appel du shinobi, entamant une deuxième série de signes. Autant, la première était constituée de signes connus mais trop rapidement exécutée, autant celle-ci était complètement extraordinaire. Les doigts de l’homme prenaient des positions mystérieuses. Suite au dernier tao, l’homme s’évapora, un sourire aux lèvres. Le gaz s’allongea et pris une forme reptilienne. Tout à coup, une immense lame surgit de la mer, prêt à se fracasser sur l’île.
Darok et Iba se protégèrent comme ils purent, attendant que l’immensité aqueuse ne se déferlent. Mais rien ne vint. Darok ouvrit un œil, et découvrit une identité dont il n’avait jamais soupçonné l’existence.
Un orochi de la légende.
*Tu as fait le sacrifice de ton corps pour m'appeler, Forgeron... Formule ton souhait et nomme moi... Je te servirai par le pacte qui nous lie...* Sa voix tonnante imposait le respect aux mers et gouvernait le ciel. Même le plus puissant humain qu’ai jamais porté la Terre ne serait qu’une vulgaire abeille face à ce monstre aux proportions démesurées.
Et pourtant, ce serpent mythique prêtait allégeance à l’humain devant eux.
[Humain] « Ce n'est pas moi que tu serviras, orochi. Un jour, mon héritier viendra sur cette même île. Ce jour là, tu devras être là et te lier à lui. Jusqu'à ce jour, je veux que tu observes le pays de la Brume et sois son gardien. Déchaîne les tempêtes sur ses ennemis, et guide mes enfants sur le chemin qui est le leur.
Quand il arrivera, tu devrais lui révéler ce qu'il doit savoir, et le mener vers son destin... »
*Très bien... Donne moi un nom et j'accomplirai ta volonté, Forgeron...*
« A compter d'aujourd'hui, le monde te connaîtra sous le nom de Tamafune. »
*Tamafune ? Mais si j’ai bonne mémoire, c’est le nom que porte le Kuchyose de Zabuza-sama… Alors, l’Homme devant nous, serait…
son ancêtre ?*
*Ainsi le pacte est scellé, Kiri...*
[Iba] « Kiri ??? Mais alors, c'est le fondateur du village ??? »
Perplexe, le supérieur ne répondit pas. Ce dragon était bien plus grand que dans ses souvenirs. Zabuza l’avait déjà invoqué de par le passé, il s’en souvenait maintenant. Mais même si son pouvoir était terrifiant alors, il n’y avait rien à voir avec le monstre qui se dressait devant eux. Cette aura néfaste qui se dégageait de ses yeux pétrifiaient le Chuunin à l’idée d’un affrontement – soyons francs et utilisons plutôt le terme de suicide.
Zabuza…n’utilisait pas toutes les capacités de ce monstre ? Ne le voulait-il pas, ou ne le pouvait-il pas ?
Le fondateur, transparent, s’approcha de l’eau, et sa silhouette disparut dans les flots, qui se déchaînèrent immédiatement. Tumultueuse, la mer semblait pleurer la perte de cet être. Le ciel fut déchiré par des multitudes d’éclairs alors que les roulis des vagues effleuraient les nuages.
Un courant atmosphérique emporta les deux shinobi dans le sillage d’une petite luciole bleue. Elle naviguait seule, au dessus de la mer en furie. Les ninja, volants, esquivèrent quelques rouleaux. Darok reçu même quelques éclaboussures sur le visage. Il mit sa main à sa joue, puis son index dans sa bouche. L’eau était salée.
*Bon sang, ce n’est pas qu’une simple vision ! Si jamais ces flots nous percutent, on peut dire adieu à la vie ! *
Les distançant de quelques mètres, la lumière bleue traversa une vague immense, entraînant les garçons à sa suite. Darok ferma les yeux, mais au comble de la surprise, il ne fut pas arrêté par la vague. Grâce à la vitesse qu’il avait acquise plus tôt, il avait pu la traverser. Mais ses vêtements étaient trempés.
A l’horizon on pouvait apercevoir une île. Kiri. La lumière accéléra encore. Le vent fouettait aux oreilles des adolescents, leurs bouches s’étiraient sous l’action de ce premier. La boule bleutée pénétra dans le corps d’un homme dont la physionomie était connue par les deux ninja. Ceux-ci arrêtèrent leur course d’un seul coup lorsque la luciole s'infiltra dans le torse du pêcheur. Iba cracha un mince filet de sang à cause de l’arrêt. Rien de grave indiqua-t-il à son sensei juste après.
Ils regardèrent d’un même œil l’Homme qui était la victime des flots, impétueux.
[Iba] « Zabuza-sama...»
« Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... » répliqua-t-il aussitôt. « Mais que se passe-t-il ici ??? »
Un cercle de lumière apparut alors, illuminant les ténèbres de ce monde, et englobant les deux jeunes shinobi. Ils étaient de retour dans la salle aux parchemins. Les vêtements de Darok n’étaient plus mouillés, et l’Hiyori n’avait plus de traces de sang.
Les rouleaux n’étaient qu’à une poignée de main, mais lorsque Darok avança la sienne, il eut l’impression que les parchemins reculaient.
Non, en fait, c’est que son bras tremblait tellement qu’il n’avançait plus. Il avait peur de ces rouleaux, mais il devait s’en emparer. Affirmant son statut de supérieur, il avança le bras et se saisit d’une poigne assurée des manuscrits scellés.

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Je ne sais pas si c’est à moi de poster ou pas Zab’…Darok m’avait dit que tu ferais une intervention avant qu’il touche les rouleaux, alors dans le doute…
Ps : c’est court, désolé, je ferais mieux ensuite
]
Etrange chose que la vie…
Elle perdure depuis une éternité mais peut en un instant vous être ôtée. Tel un château de sable que les vagues menacent, son gardien doit toujours être à l’affût d’un assaut maritime, creuser ses douves, fortifier ses remparts, il ne peut connaître nul répit car le moindre instant d’inattention l’enverrait tenir compagnie à Cerbère.
Mais qui peut se passer du repos ?
Les millénaires d’expérience tendent à prouver que la réponse est personne.
Un jour, tôt ou tard, l’éphémère barricade de sable s’efface face à la fureur de la mer. Peut-être certains même en arrivait à souhaiter ce moment.
Iba, venait de ressasser toutes ses idées à une vitesse folle. Il fallait dire que le kunai, à la lame légèrement émoussée, n’était vraiment pas passé très loin de son visage. D’autres shurikens traînaient non loin. Il s’en était fallut de peu. Déjà Karasu, puis le piège, décidément la Faucheuse semblait vouloir le rappeler.
Cette idée réveilla en lui un vieux sentiment de peur : il n’était pas tellement pressé de faire ses retrouvailles avec le Nocher.
Il déglutit, puis, avec son sempaï continuèrent d’avancer parmi le lugubre dédale. Peut-être touchaient-ils au terme de leur expédition, Iba l’espérait, ils avaient eut bien assez d’émotions.
D’un geste hésitant, Darok poussa une porte, qui s’ouvrit dans un grand volute de fumée, combiné avec un sinistre grincement. Sans grande surprise, les deux shinobis découvrirent ce qui semblait être les rouleaux convoités, les armoiries de Kiri l’ornant, faisant foi. Le garçon était soulagé, néanmoins ce sentiment fut de courte durée, car à peine avait-il pénétré dans l’enceinte de la salle, vieillit et sombre, que ses sens s’activèrent.
Darok et Iba avancèrent, malgré les questions sans réponse qui les assaillaient. Une était bien sûr récurrente : Pourquoi était-ce si simple ? Ou était donc le piège ?
Il y avait du danger, ce n’était pas normal. Inconsciemment ses yeux virèrent à l’azur. L’eau !…
La vapeur d’eau dans l’atmosphère…son flux était totalement désorganisé. Avant même qu’il n’eut put soufflé mot, Les Eaux étreignirent le tandem. Iba tenta de les repousser avec une injonction mentale, mais il se heurta un mur psychique. Aucun doute possible, l’entité à l’origine de ce tel déploiement de force leur était bien supérieure. Les Eaux les aspiraient, impossible de leur résister. Ils n’étaient plus que des pantins, obligés d’obéir.
Lorsque le mystique procédé s’arrêta, le duo se retrouva sur une plage inconnue. Peu de sable, mais beaucoup de galets. Les yeux redevenus normaux, Iba se rendit compte par la configuration du banc de sable qu’il devait être sur une île. Cependant il n’était pas au bout de ces surprises…
Des grelots tintèrent…
Un homme de forte stature se tenait au loin, un sabre de Kiri à la main…
Zabuza-sama ? Impossible, il était mort…à moins que…ces derniers temps, le garçon était très enclin à avoir des visions, alors pourquoi n’en serait-ce pas encore une ?
De nouveau les petits tintement furent perçut par le duo…
Et pour la première fois, Sorincha apparut aux yeux du jeune garçon. Petite fille au masque de renard, qui était-elle ? Une vive douleur traversa l’esprit du genin, on s’y introduisait de force. Ses forces mentales vacillèrent, puis se fut tout, la souffrance disparut, et les éléments s’éclaircirent…
La guerre de Suna…le dôme de ténèbres, il voyait ce qu’il n’avait put voir ce jour là. Lui qui avait crut que le sabre de Zabuza-sama bougeait, mû par sa propre volonté, celle de retrouver son maître, mais non, c’était cette enfant qu’il l’avait porté jusqu’à son possesseur.
«- Alors c’est elle… »
La surprise et l’étonnement étaient de mise, toutefois ils furent vite dépassé par l’horreur. L’homme détenant Kubikiri Houcho venait de transpercer la petite inconnue. Pourquoi ?
La scène qui se déroulait sous ses yeux était incompréhensible, tout autant que les sceaux qu’effectuaient l’homme au regard rouge. Jamais le garçon n’avait vu les doigts positionnés ainsi, à quoi rimait tout cela ?
Son corps se dissipait en volute de vapeur tandis que des Eaux océanes s’élevait un monstre marin gigantesque, et encore le mot était faible pour le décrire convenablement.
Un dialogue entre les deux étranges protagonistes s’en suivit. Forgeron…pacte…Tamafune…Kiri…
Tamafune semblait être un énorme serpent de mer avec lequel Kiri, le fondateur du village venait de sceller un pacte. Décidément c’était le jour des révélations aujourd’hui, à croire que le savoir était dangereux.
Le savoir tue, bon slogan, non ?
Ou encore le savoir c’est le pouvoir, il faut le cacher, voilà qui correspondait plus à la situation qu’il était en train de vivre.
Allant de surprise en surprise, ils en découvrirent une de taille lorsque l’esprit de Kiri, ou tout du moins ce qui semblait être son âme, ou quelque chose de la sorte, plongea dans la mer. Les flots se fondirent, le ciel hurla et se déchira, plus tourmenté que jamais, l’océan même, rugit sa puissance, déferlant sur les côtes, avec une force brute inimaginable. Une légère flamme bleue apparut alors à la surface de l’eau, et les éléments naturels se calmèrent aussitôt.
Avec une vitesse inouïe, la flamme se dirigeait vers ce qui semblait être une des îles sous la férule du village de la Brume. Dans son sillage, Darok et Iba suivait, leur vitesse était tout aussi impressionnante. Pas de doute, il s’agissait d’une vision. En réfléchissant bien, le genin comprit que l’on cherchait à lui montrer, ainsi qu’à son supérieur, un événement passé oublié ou inconnu.
La flamme rentra dans le corps d’un pêcheur, mais n’en ressortit pas.
[Iba] «- Zabuza-sama… »
[Darok] «- Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... »
Les sens d’Iba lui indiquèrent une fois de plus que les choses n’allaient pas comme il le faudrait, ou tout du moins qu’elles étaient en train de changer. Vite, beaucoup trop vite pour que cela soit naturel. Mais qu’est-ce qui pouvait bien être naturel dans une illusion ? Ils furent de nouveau aspiré dans un vortex inter-temps.
Retour à la case Départ.
Le tandem se retrouvait de nouveau face aux parchemins. Iba s’étonna de voir que ses blessures causées par Karasu, le général d’Asahi avaient disparues. Comment était-ce possible ? Et si cela n’avait pas été qu’une simple vision…
Darok s’approchait dangereusement des rouleaux, il n’était plus qu’à quelques centimètres d’accomplir la mission. Iba lui restait sur ses gardes et retenait son souffle. Il y allait automatiquement avoir quelque chose qui allait leur tomber dessus, c’était trop facile. Obligé…
Il se tenait prêt…
Ps : c’est court, désolé, je ferais mieux ensuite
Etrange chose que la vie…
Elle perdure depuis une éternité mais peut en un instant vous être ôtée. Tel un château de sable que les vagues menacent, son gardien doit toujours être à l’affût d’un assaut maritime, creuser ses douves, fortifier ses remparts, il ne peut connaître nul répit car le moindre instant d’inattention l’enverrait tenir compagnie à Cerbère.
Mais qui peut se passer du repos ?
Les millénaires d’expérience tendent à prouver que la réponse est personne.
Un jour, tôt ou tard, l’éphémère barricade de sable s’efface face à la fureur de la mer. Peut-être certains même en arrivait à souhaiter ce moment.
Iba, venait de ressasser toutes ses idées à une vitesse folle. Il fallait dire que le kunai, à la lame légèrement émoussée, n’était vraiment pas passé très loin de son visage. D’autres shurikens traînaient non loin. Il s’en était fallut de peu. Déjà Karasu, puis le piège, décidément la Faucheuse semblait vouloir le rappeler.
Cette idée réveilla en lui un vieux sentiment de peur : il n’était pas tellement pressé de faire ses retrouvailles avec le Nocher.
Il déglutit, puis, avec son sempaï continuèrent d’avancer parmi le lugubre dédale. Peut-être touchaient-ils au terme de leur expédition, Iba l’espérait, ils avaient eut bien assez d’émotions.
D’un geste hésitant, Darok poussa une porte, qui s’ouvrit dans un grand volute de fumée, combiné avec un sinistre grincement. Sans grande surprise, les deux shinobis découvrirent ce qui semblait être les rouleaux convoités, les armoiries de Kiri l’ornant, faisant foi. Le garçon était soulagé, néanmoins ce sentiment fut de courte durée, car à peine avait-il pénétré dans l’enceinte de la salle, vieillit et sombre, que ses sens s’activèrent.
Darok et Iba avancèrent, malgré les questions sans réponse qui les assaillaient. Une était bien sûr récurrente : Pourquoi était-ce si simple ? Ou était donc le piège ?
Il y avait du danger, ce n’était pas normal. Inconsciemment ses yeux virèrent à l’azur. L’eau !…
La vapeur d’eau dans l’atmosphère…son flux était totalement désorganisé. Avant même qu’il n’eut put soufflé mot, Les Eaux étreignirent le tandem. Iba tenta de les repousser avec une injonction mentale, mais il se heurta un mur psychique. Aucun doute possible, l’entité à l’origine de ce tel déploiement de force leur était bien supérieure. Les Eaux les aspiraient, impossible de leur résister. Ils n’étaient plus que des pantins, obligés d’obéir.
Lorsque le mystique procédé s’arrêta, le duo se retrouva sur une plage inconnue. Peu de sable, mais beaucoup de galets. Les yeux redevenus normaux, Iba se rendit compte par la configuration du banc de sable qu’il devait être sur une île. Cependant il n’était pas au bout de ces surprises…
Des grelots tintèrent…
Un homme de forte stature se tenait au loin, un sabre de Kiri à la main…
Zabuza-sama ? Impossible, il était mort…à moins que…ces derniers temps, le garçon était très enclin à avoir des visions, alors pourquoi n’en serait-ce pas encore une ?
De nouveau les petits tintement furent perçut par le duo…
Et pour la première fois, Sorincha apparut aux yeux du jeune garçon. Petite fille au masque de renard, qui était-elle ? Une vive douleur traversa l’esprit du genin, on s’y introduisait de force. Ses forces mentales vacillèrent, puis se fut tout, la souffrance disparut, et les éléments s’éclaircirent…
La guerre de Suna…le dôme de ténèbres, il voyait ce qu’il n’avait put voir ce jour là. Lui qui avait crut que le sabre de Zabuza-sama bougeait, mû par sa propre volonté, celle de retrouver son maître, mais non, c’était cette enfant qu’il l’avait porté jusqu’à son possesseur.
«- Alors c’est elle… »
La surprise et l’étonnement étaient de mise, toutefois ils furent vite dépassé par l’horreur. L’homme détenant Kubikiri Houcho venait de transpercer la petite inconnue. Pourquoi ?
La scène qui se déroulait sous ses yeux était incompréhensible, tout autant que les sceaux qu’effectuaient l’homme au regard rouge. Jamais le garçon n’avait vu les doigts positionnés ainsi, à quoi rimait tout cela ?
Son corps se dissipait en volute de vapeur tandis que des Eaux océanes s’élevait un monstre marin gigantesque, et encore le mot était faible pour le décrire convenablement.
Un dialogue entre les deux étranges protagonistes s’en suivit. Forgeron…pacte…Tamafune…Kiri…
Tamafune semblait être un énorme serpent de mer avec lequel Kiri, le fondateur du village venait de sceller un pacte. Décidément c’était le jour des révélations aujourd’hui, à croire que le savoir était dangereux.
Le savoir tue, bon slogan, non ?
Ou encore le savoir c’est le pouvoir, il faut le cacher, voilà qui correspondait plus à la situation qu’il était en train de vivre.
Allant de surprise en surprise, ils en découvrirent une de taille lorsque l’esprit de Kiri, ou tout du moins ce qui semblait être son âme, ou quelque chose de la sorte, plongea dans la mer. Les flots se fondirent, le ciel hurla et se déchira, plus tourmenté que jamais, l’océan même, rugit sa puissance, déferlant sur les côtes, avec une force brute inimaginable. Une légère flamme bleue apparut alors à la surface de l’eau, et les éléments naturels se calmèrent aussitôt.
Avec une vitesse inouïe, la flamme se dirigeait vers ce qui semblait être une des îles sous la férule du village de la Brume. Dans son sillage, Darok et Iba suivait, leur vitesse était tout aussi impressionnante. Pas de doute, il s’agissait d’une vision. En réfléchissant bien, le genin comprit que l’on cherchait à lui montrer, ainsi qu’à son supérieur, un événement passé oublié ou inconnu.
La flamme rentra dans le corps d’un pêcheur, mais n’en ressortit pas.
[Iba] «- Zabuza-sama… »
[Darok] «- Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... »
Les sens d’Iba lui indiquèrent une fois de plus que les choses n’allaient pas comme il le faudrait, ou tout du moins qu’elles étaient en train de changer. Vite, beaucoup trop vite pour que cela soit naturel. Mais qu’est-ce qui pouvait bien être naturel dans une illusion ? Ils furent de nouveau aspiré dans un vortex inter-temps.
Retour à la case Départ.
Le tandem se retrouvait de nouveau face aux parchemins. Iba s’étonna de voir que ses blessures causées par Karasu, le général d’Asahi avaient disparues. Comment était-ce possible ? Et si cela n’avait pas été qu’une simple vision…
Darok s’approchait dangereusement des rouleaux, il n’était plus qu’à quelques centimètres d’accomplir la mission. Iba lui restait sur ses gardes et retenait son souffle. Il y allait automatiquement avoir quelque chose qui allait leur tomber dessus, c’était trop facile. Obligé…
Il se tenait prêt…

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Darok posa la main sur le rouleau des techniques interdites de Kiri. L'impression que quelque chose de négatif était sur le point d'arriver ne voulait pas le quitter. Le Chuunin referma la main sur l'objet tant convoité, attendit quelques secondes, puis soupira lorsqu'il se rendit compte que rien ne se passait.
[Darok]
"C'est bon, on peut..."
Le Patriote resta complétement hébété lorsque le rouleau lui glissa des mains et fila en direction d'un des coins de la pièce, puis remonta vers le plafond. La lumière du soleil couchant se refléta sur le fil ninja, quasi invisible à l'oeil nu, qui ramenait inéxorablement les secrets de Kiri.
"Et hop ! Par ici le joli rouleau ! ^___________^ "
Les deux kiréens levèrent la tête en direction du plafond. Une jeune fille, assez frêle d'apparence, y était collée par concentration de Chakra. Elle tirait sur le fil en sifflotant gaiement, sans vraiment regarder les deux guerriers de la Brume.
Iba se saisit de son kunai et amorça un geste pour le lancer en direction de l'inconnue, mais Darok l'immobilisa par le poignet et lui indiqua de ne rien faire d'un geste de la tête.
[Darok]
"Mauvaise idée... Si pendant tout ce temps on n'a pas réussi à la voir, c'est que ce n'est pas un shinobi ordinaire. De plus, si elle se met à découvert de la sorte, c'est peut être justement qu'elle nous réserve quelque chose... Restons méfiants..."
"Pas la peine de parler à voix basse, je vous ai entendu mes lapinous ! ^___^ "
[Darok]
"Qui es-tu ? Et de quel côté es-tu ?"
"Gros malpoli ! On se présente d'abord avant de demander ça à une dame ! Et de quel côté je suis, bah ça se voit non ? Je suis au plafond !
Question stupide, réponse stupide ! Et toi le petit gars essaye pas de me contourner pendant que ton sensei fait diversion ! Vu ! Soleil ! Tu bouges plus et tu retournes à ton point de départ !"
Iba marqua un temps d'arrêt. Sans même les observer alors qu'ils avaient décidés de leur plan en quelques regards, l'inconnue les avait mis à nu sans la moindre difficulté. Elle tira une dernière fois sur le fil et se saisit du rouleau, le glissant dans sa ceinture, puis bondit au sol, fixant les deux kiréens du regard.
"Bon, comme je suis de bonne humeur, je vais vous faire l'immense honneur de me présenter à vous ! ^____^
Je suis la sublimissime, la merveilleuse, l'incomparable kunoichi Saori ! Tadaaaaaaaaaaaaaaaaam !!! ^___________^ "
[Iba]
"Ah... Et... ?"
"Comment ça "ah.. et... ?" ???? >__________<
C'est tout ce que tu trouves à répondre à cette fabuleuse entrée en scène ??? Petit mal appris !
Tu pourrais au moins applaudir et me dire "Mademoiselle, vous êtes rayonnante". Tsssss ! Goujât !"
[Darok]
*Mais d'où elle sort celle là... ? S'il n'était pas mort, j'aurais juré que Shinzo-sensei a utilisé le Henge pour nous faire une blague...*
"Fini de rire ! Nous sommes venus récupérer ce rouleau sur ordre du Mizukage et nous ne repartirons pas sans !"
"C'est bien dommage parce que moi aussi je le veux. ^^
On fait comment ? Jan Ken Pon ? La marelle ? Le ni-oui ni-non ?"
Pour toute réponse, Darok leva la pointe de son sabre en direction de Saori, d'un air qui se voulait menaçant. Cette dernière ne se départit pas de son sourire niais et sortit un kunai de sous son kimono.
"C'est terrible ces jeunes garçons, ça veut toujours jouer les gros bras... Tu veux ce rouleau ? Viens le chercher ! :p "
La kunoichi agrémenta son argumentation en tirant la langue et en mettant son postérieur en avant, donnant une petite tape dessus. Darok frappa de taille avec son katana, coup rapidement paré. Utilisant l'avantage de longueur de son arme, le Chuunin repoussa son adversaire en arrière et frappa à nouveau.
Il marqua un temps d'arrêt, stupéfait de sa réaction. Elle venait d'arrêter sa lame d'une seule main. L'entaille semblait profonde, et le sang de Saori coula le long de lame, puis de la garde. Darok voulut se dégager lorsque le fluide chaud et cuivré toucha ses doigts, mais la poigne de la jeune fille semblait bien trop grande.
"Bah alors ? On a peur tout d'un coup ? Le gentil garçon à honte de blesser une jolie jeune fille ? Allons... Tu sais, il te faudra tuer encore et encore si tu veux accomplir tes idéaux, gamin..."
Le ton de Saori avait radicalement changé. Cette fois-ci elle ne semblait plus plaisanter ni avoir envie de rire. Le Chuunin se mit à paniquer ; de plus en plus de sang maculait sa main.
La kunoichi relâcha son étreinte et décocha un coup de pied en plein visage du kiréen, qui partit s'étaler quelques mètres plus loin. Puis elle s'accroupit, tenant sa main blessée.
"Aieuuuuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Ca fait maleuuuuuuh T____T "
Profitant de cette ouverture, Iba se mit à créer des sceaux dont seul lui avait le secret. L'humidité de la pièce se concentra en son centre puis se changea en treize flaques d'eaux, tout autour de Saori.
[Iba]
"Hyuton ! Les Démoniaques Miroirs de Glace !"
Les flaques s'élevèrent dans l'air et devinrent miroirs, formant une prison mystique, héritage ancestral des Maîtres de l'eau. Iba se doutait que cette technique n'arrêterait pas Saori, après tout il n'était qu'un shinobi débutant, mais elle permettrait peut être de gagner du temps.
La jeune fille s'approcha du miroir le plus proche d'elle et commença à se recoiffer, apparement insouciante du danger. Le Genin, lui, plaça le point final de son jutsu en entrant dans le dédale de glace.
"Hi hi hi comme je suis jolie. ^^
C'est gentil de m'offrir un miroir, mais il est bizarre, il est tout froid ^^; "
Saori posa une main sur la surface de glace et se mit à s'enfoncer dans le miroir, de la même façon que son créateur l'avait fait.
"Merci pour la porte de sortie ! Bisous bisous !
"
Darok était stupéfait, Iba n'était-il pas censé être le seul à pouvoir se fondre dans sa création ? Il resta assis au sol, complétement abasourdi, pendant que son élève se lançait à la poursuite de leur adversaire, dans un monde qui n'était déjà plus le nôtre.
[Iba, tu vas jouer avec Saori dans l'autre monde.
Darok, on voit ensemble sur MSN pour la suite.
On continue à poster sur ce topic.]
[Darok]
"C'est bon, on peut..."
Le Patriote resta complétement hébété lorsque le rouleau lui glissa des mains et fila en direction d'un des coins de la pièce, puis remonta vers le plafond. La lumière du soleil couchant se refléta sur le fil ninja, quasi invisible à l'oeil nu, qui ramenait inéxorablement les secrets de Kiri.
"Et hop ! Par ici le joli rouleau ! ^___________^ "
Les deux kiréens levèrent la tête en direction du plafond. Une jeune fille, assez frêle d'apparence, y était collée par concentration de Chakra. Elle tirait sur le fil en sifflotant gaiement, sans vraiment regarder les deux guerriers de la Brume.
Iba se saisit de son kunai et amorça un geste pour le lancer en direction de l'inconnue, mais Darok l'immobilisa par le poignet et lui indiqua de ne rien faire d'un geste de la tête.
[Darok]
"Mauvaise idée... Si pendant tout ce temps on n'a pas réussi à la voir, c'est que ce n'est pas un shinobi ordinaire. De plus, si elle se met à découvert de la sorte, c'est peut être justement qu'elle nous réserve quelque chose... Restons méfiants..."
"Pas la peine de parler à voix basse, je vous ai entendu mes lapinous ! ^___^ "
[Darok]
"Qui es-tu ? Et de quel côté es-tu ?"
"Gros malpoli ! On se présente d'abord avant de demander ça à une dame ! Et de quel côté je suis, bah ça se voit non ? Je suis au plafond !
Question stupide, réponse stupide ! Et toi le petit gars essaye pas de me contourner pendant que ton sensei fait diversion ! Vu ! Soleil ! Tu bouges plus et tu retournes à ton point de départ !"
Iba marqua un temps d'arrêt. Sans même les observer alors qu'ils avaient décidés de leur plan en quelques regards, l'inconnue les avait mis à nu sans la moindre difficulté. Elle tira une dernière fois sur le fil et se saisit du rouleau, le glissant dans sa ceinture, puis bondit au sol, fixant les deux kiréens du regard.
"Bon, comme je suis de bonne humeur, je vais vous faire l'immense honneur de me présenter à vous ! ^____^
Je suis la sublimissime, la merveilleuse, l'incomparable kunoichi Saori ! Tadaaaaaaaaaaaaaaaaam !!! ^___________^ "
[Iba]
"Ah... Et... ?"
"Comment ça "ah.. et... ?" ???? >__________<
C'est tout ce que tu trouves à répondre à cette fabuleuse entrée en scène ??? Petit mal appris !
Tu pourrais au moins applaudir et me dire "Mademoiselle, vous êtes rayonnante". Tsssss ! Goujât !"
[Darok]
*Mais d'où elle sort celle là... ? S'il n'était pas mort, j'aurais juré que Shinzo-sensei a utilisé le Henge pour nous faire une blague...*
"Fini de rire ! Nous sommes venus récupérer ce rouleau sur ordre du Mizukage et nous ne repartirons pas sans !"
"C'est bien dommage parce que moi aussi je le veux. ^^
On fait comment ? Jan Ken Pon ? La marelle ? Le ni-oui ni-non ?"
Pour toute réponse, Darok leva la pointe de son sabre en direction de Saori, d'un air qui se voulait menaçant. Cette dernière ne se départit pas de son sourire niais et sortit un kunai de sous son kimono.
"C'est terrible ces jeunes garçons, ça veut toujours jouer les gros bras... Tu veux ce rouleau ? Viens le chercher ! :p "
La kunoichi agrémenta son argumentation en tirant la langue et en mettant son postérieur en avant, donnant une petite tape dessus. Darok frappa de taille avec son katana, coup rapidement paré. Utilisant l'avantage de longueur de son arme, le Chuunin repoussa son adversaire en arrière et frappa à nouveau.
Il marqua un temps d'arrêt, stupéfait de sa réaction. Elle venait d'arrêter sa lame d'une seule main. L'entaille semblait profonde, et le sang de Saori coula le long de lame, puis de la garde. Darok voulut se dégager lorsque le fluide chaud et cuivré toucha ses doigts, mais la poigne de la jeune fille semblait bien trop grande.
"Bah alors ? On a peur tout d'un coup ? Le gentil garçon à honte de blesser une jolie jeune fille ? Allons... Tu sais, il te faudra tuer encore et encore si tu veux accomplir tes idéaux, gamin..."
Le ton de Saori avait radicalement changé. Cette fois-ci elle ne semblait plus plaisanter ni avoir envie de rire. Le Chuunin se mit à paniquer ; de plus en plus de sang maculait sa main.
La kunoichi relâcha son étreinte et décocha un coup de pied en plein visage du kiréen, qui partit s'étaler quelques mètres plus loin. Puis elle s'accroupit, tenant sa main blessée.
"Aieuuuuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Ca fait maleuuuuuuh T____T "
Profitant de cette ouverture, Iba se mit à créer des sceaux dont seul lui avait le secret. L'humidité de la pièce se concentra en son centre puis se changea en treize flaques d'eaux, tout autour de Saori.
[Iba]
"Hyuton ! Les Démoniaques Miroirs de Glace !"
Les flaques s'élevèrent dans l'air et devinrent miroirs, formant une prison mystique, héritage ancestral des Maîtres de l'eau. Iba se doutait que cette technique n'arrêterait pas Saori, après tout il n'était qu'un shinobi débutant, mais elle permettrait peut être de gagner du temps.
La jeune fille s'approcha du miroir le plus proche d'elle et commença à se recoiffer, apparement insouciante du danger. Le Genin, lui, plaça le point final de son jutsu en entrant dans le dédale de glace.
"Hi hi hi comme je suis jolie. ^^
C'est gentil de m'offrir un miroir, mais il est bizarre, il est tout froid ^^; "
Saori posa une main sur la surface de glace et se mit à s'enfoncer dans le miroir, de la même façon que son créateur l'avait fait.
"Merci pour la porte de sortie ! Bisous bisous !
"Darok était stupéfait, Iba n'était-il pas censé être le seul à pouvoir se fondre dans sa création ? Il resta assis au sol, complétement abasourdi, pendant que son élève se lançait à la poursuite de leur adversaire, dans un monde qui n'était déjà plus le nôtre.
[Iba, tu vas jouer avec Saori dans l'autre monde.
Darok, on voit ensemble sur MSN pour la suite.
On continue à poster sur ce topic.]
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Saori- Shinobi Vagabond
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Un léger tremblement parcourut l’échine d’Iba, s’agissait-il de peur ou bien d’excitation. Peut-être les deux, qui sait…
Le chuunin venait de se saisir des rouleaux, et…
Rien ne s’était passé, pas de cataclysme, pas d’éboulement, pas d’ennemis. Les épaules du garçon s’affaissèrent de soulagement, mais il était bien trop tôt pour crier victoire. Les ennuis pointaient le bout de leur nez sous les traits d’une jeune fille, pieds collés au plafond. Le genin ne put s’empêcher de jurer mentalement. Comme si Karasu et les multiples visions n’étaient pas déjà une plaie suffisante !
La gamine venait de prendre possession des parchemins, et prompt à réagir, Iba se saisit d’un kunai. Son sempaï l’arrêta, les arguments qu’il exposait étaient clairs, même si elle ne payait pas de mine, la jeune fille devait être redoutable. Le garçon n’aurait fait que souligner son infériorité en l’affrontant directement. Toutefois, un regard de Darok, explicita au mieux ses paroles. Seul le tandem pouvait réellement comprendre ce qui venait d’être dit. Le chuunin lui indiquait très nettement de ruser pour abattre leur adversaire.
[Darok] «- Qui es-tu ? Et de quel côté es-tu ? »
Bien, c’était Darok qui s’y collait pour détourner l’attention de la kunoichi, et s’était à lui que revenait le rôle de prendre à revers l’ennemi. Il lui fallait rester discret, heureusement pour lui, la jeune fille semblait très imbue d’elle-même. Elle était focalisée sur sa tirade, se serait facile…
[Saori] «- Et toi le petit gars essaye pas de me contourner pendant que ton sensei fait diversion ! Vu ! Soleil ! Tu bouges plus et tu retournes à ton point de départ ! »
En fait, non, ce ne sera pas simple. Etonnante capacité de déduction ! Iba avait à peine bouger. Elle venait de ranger les parchemins à sa ceinture, le garçon en prenait bonne note. Elle se présenta à eux, vraiment égocentrique celle-là, peut-être un peu givré sur les bords aussi…
La représentation qu’elle donnait au duo était d’un lamentable. Qui aurait put croire qu’il s’agissait d’une arme de l’ombre, un ninja. Surtout qu’elle semblait plus s’y connaître en jeux qu’en techniques…
La situation ne semblait pas du tout convenir à Darok, il était pour lui hors de question de revenir les mains vides, et ce n’était certainement pas une petite fille qui allait être la cause de son échec. Peu importe qu’elle soit shinobi renégate ou que sais-je encore…
Le chuunin qui jusqu’alors avait préféré éviter l’affrontement direct, pour privilégier la ruse, fonça tête baissée. A la grande surprise des deux compères, elle, frêle jeune fille, stoppa à main nue l’attaque de Darok. Déjà le sang coulait, mais la demoiselle ne bronchait pas. Incroyable !
Elle tenait face au chuunin, sans même forcer, quel était donc son secret ? Il y avait obligatoirement quelque chose de caché derrière tout cela, ainsi, son supérieur avait vu juste, l’intrus n’était pas ordinaire, loin de là…
Pire ! D’un simple coup de pied, elle envoya Darok voler. Décidément ce n’était pas son jour, entre Karasu et Saori. Enfin pas le temps de palabrer, aux vues de la tournures des événements, elle pouvait très nettement être considérée comme une entrave à la mission, un ennemi. Ils ne pouvaient accepter l’échec.
Seule la Mort met fin au devoir.
Inutile de lésiner sur les moyens, il allait falloir tout donner. Iba allait procurer à son sempaï du temps, mais sûrement pas la victoire, seul le jeune garçon n’était pas de taille.
La force d’un Maître vient de son âme. Crois en toi et devient invincible…
Ces mots résonnaient encore dans tout son être. Pas de doute dans un esprit sans faille…
Ses yeux devinrent bleu luisant, l’air se rafraîchit. Un peu de glace se déposa dans ses cheveux, une légère brise les balayant. Devant lui le monde s’éveillait à nouveau. Sa vision était encore incertaine, mais il était sûr d’une chose, par instant, il pouvait voir la concentration en eau dans certains corps, objets…
«- Hyuton ! Les Démoniaques Miroirs de Glace ! »
Ils appelaient les Eaux à son aide, elles y répondirent, s’accumulant sous forme de grandes plaques verglacées. Le dôme azur finissait de s’élever, et déjà Iba l’intégrait, plongeant dans l’autre monde. Il se retrouva dans l’immensité du vide, jonché d’étoiles, de comètes. Rappelant à lui ses souvenirs, il trouva un petit chemin sablonneux dans cet espace froid et lugubre. Il devait le conduire à une porte en bois chêne. Prestement, il se déplaça, arrivant à la dite ouverture. Le genin pouvait d’ores et déjà l’apercevoir, mais soudain quelque chose d’inattendu se produisit. L’espace se mit à vibrer, onduler. Le chemin sous ses pieds menaçait de s’effondrer. Que se passait-il ?
Instinctivement, ses jambes se mirent à courir en direction de la porte, une peur incontrôlée, provoquée par l’inconnu, lui tiraillant l’estomac. Il arriva enfin à destination, posant comme à l’accoutumée la main sur la poignée. Le monde autour de lui semblait aspiré vers le néant. Tout cela ne s’était encore jamais produit avant qu’il ne tourne le loquet de la porte, où se trouvait donc la différence par rapport aux fois précédentes ?
Tire la chevillette, la bobinette cherra.
L’infini s’ouvrit alors devant lui, l’issue absorbée par un halo mystique de lumière. Le jeune garçon s’y engouffra à corps perdu. Il arriva sur la grande allée de Miroirs. Passé, Présent, Futur, tous s’y trouvaient, mais aussi tout les lieux possibles et imaginables. Pour s’y être promené plusieurs fois, le garçon connaissait bien cette galerie. Toutefois il ne manqua pas de remarquer un élément perturbateur dans son décor froid et figé.
[Saori] «- Tu en as mis du temps pour venir ! ^___^ !
Mais c’est lequel le bon pour sortir ? o__O ?
L’autre méchant, il a pas voulu me répondre… »
L’autre ? Shinobu ou Protéus ? Et puis comment avait-elle réussit à s’introduire ici ? C’était certainement elle qui avait provoqué des secousses dans le monde de transition. Avait-elle, elle aussi, des pouvoirs des maîtres de l’Eau. Non, certainement pas il l’aura senti. Néanmoins il n’était pas impossible que tout comme lui lorsqu’il se déplaçait entre ses miroirs en passant par le monde réel, elle est put perturber le champs de chakra entourant l’un des miroirs et s’y introduire. C’était à n’en pas douter l’hypothèse la plus plausible. Que faire, Darok n’avait pas été de taille tout à l’heure, commet, lui, pourrait-il l’être maintenant, qui plus est, en se battant dans un espace aussi confiné. Il fallait mener l’affrontement sur son terrain de prédilection.
Détourner son attention, en premier lui…
[Saori] «- C’est bon ? Tu as fin de réfléchir à ta stratégie de combat ? ^_____^
Ou bien tu vas me dire quel est le bon miroir ? »
Lisait-elle dans les esprits, si tel était le cas, ça allait être très dur. Un dragon aqueux surgit soudainement d’un des miroirs de glace, Saori fit un pas sur le côté et l’évita aisément.
[Saori] «- Ah ! Fais attention ! J’ai failli être mouillée. T_______T »
Promptement Iba avait sauté, minimisant la distance entre son opposante et lui. Ses yeux luisaient, sa gemme aussi, et du givre se formait sur son bras. Il relâcha un de ses plus puissants jutsu, déversant quantité d’eau. Trois petits pas en arrière permirent à Saori d’éviter les gouttes. Elle avait le regard rivé sur lui, c’était le moment, Iba, atterrissant sur le sol, décala un des miroirs qui se positionna juste derrière la jeune fille. Comme elle reculait, elle allait sans le savoir s’y enfoncer…
Du moins, il le croyait…
Saori réalisa un tour complet sur elle-même, et comme par magie, le miroir tomba en miettes.
[Saori] «- C’est pas drôle, je lis en toi comme…
Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase. La demoiselle venait d’être aspirée par un miroir placé sous ses pieds. Un voix venue d’un autre âge s’éleva alors…
[Protéus] «- Dommage que cela ne marche pas avec moi, Saori…
Iba, je t’ai aidé cette fois-ci. C’est un service qui appelle un retour. Souviens-t’en. »
Iba n’écouta qu’à moitié les paroles de Protéus, cet homme ne lui voulait clairement pas du bien, s’il l’aidait, c’était aussi dans son propre but. Rapidement, il se dirigea vers le miroir, et s’y plongea. L’endroit dans lequel il atterrit, lui était bien connu, Protéus avait bien fait les choses, au moins. Ils se retrouvaient sur l’aire d’entraînement où l’avait mené jadis son maître pour lui apprendre les arcanes de son sang : les démoniaques miroirs de glaces. Il s’agissait d’un énorme lac souterrain, une sorte de nappe phréatique, sans une seule parcelle de terre, et complètement entourée d’amoncellements de roches.
[Saori] «- Il est méchant celui là…*o*… »
«- Ta course s’arrête ici. Rends moi les rouleaux. »
[Saori] « - Si tu les veux tant que cela, tu n’as qu’à venir me les prendre. », et elle tira sa langue. Nullement intimidé, Iba fut prompt à répondre.
«- Tout à l’heure, j’ai eut un doute, mais maintenant j’en suis convaincu, tu ne peux pas appeler les Eaux. », les deux protagonistes se dévisageaient, tout en diffusant un léger flux de chakra dans l’eau pour se maintenir à la surface du lac.
[Saori] «- Et alors qu’est-ce que ça peut bien faire ? o__Ô ?
«- Tu n’as pas l’air de bien saisir, il n’y pas de sortie à ce monde hormis les Miroirs… », Iba coupa le flux de chakra sur ses pieds, tout en ordonnant aux Eaux de le maintenir à la surface. Ce qu’il décréta, fut.
Inutile d’en dire plus, l’expression sur le visage de Saori exprimait très nettement qu’elle avait compris les enjeux de la situations. Elle ne pouvait le tuer sans se condamner elle-même. Sans plus attendre, Iba attaqua, tout jouait en sa faveur, les énormes quantités d’eau à sa disposition, le lieu, dernier endroit où son maître lui avait transmis son savoir, ainsi que son pouvoir. Il ne pouvait pas se permettre de perdre.
Son dragon aqueux, bleu étincelant, comme ses yeux sans pupille, fondit sur la jeune fille. Encore une fois, elle l’esquiva sans problème, toutefois elle n’avait pas prévue les éclaboussures gigantesques dues à la retombée du monstre céleste. La pauvrette fut amplement mouillée…
Elle porta alors son regard sur Iba, furieuse. Ce dernier déglutit difficilement.
[Saori] «- Je suis toute trempée, maintenant. Sale rustre ! »
Elle se déplaçait trop vite, beaucoup trop vite. Le genin n’arriva pas à suivre ses déplacements. Elle était au corps à corps, vite ! Fuir ! Mais le temps lui manqua, et un superbe coup de pied vint vite se déposer sur sa joue avec une force et une vélocité inouïe. Iba s’envola, et rebondit à la surface de l’eau, faisant moult ricochets avant de pouvoir de nouveau se stabiliser.
Aussitôt il réattaqua, se propulsant sur le dos d’un autre dragon aqueux. Celui-ci fondit sur Saori, le jeune garçon avait sauté, sa position surélevée lui donnant un angle d’attaque avantageux. Pourtant ce ne fut pas suffisant…
La demoiselle disparut complètement de son champs de vision avant même que son dragon ne l’atteigne.
Où était-elle passée ? A gauche ? Non. Droite ? Un brusque mouvement d’air lui fit réaliser son erreur.
Au dessus…
Une fois de plus, le pied de Saori s’abattit, ouvrant légèrement l’arcade sourcilière gauche d’Iba et le propulsant à cinq bons mètres sous la surface du lac. Il lui fallut une bonne minute pour se remettre de ses émotions, et s’extirper hors de l’eau.
[Saori] «- Tu as l’air fatigué. Le jeu est fini ?
Elle se foutait ouvertement de lui et elle pouvait, la jeune fille le surclassait totalement. En affrontement direct, il n’avait aucune chance. il devait feinter, mais que faire ? Soudain, il sourit, une idée brillante venait de lui traverser l’esprit.
«- Je te défis… »
Saori semblait avoir un regain d'attention pour le jeune garçon.
«- Si je gagne, tu me donnes les rouleaux et tu repars gentiment, sans nous poser de nouveaux problèmes. Si je perds, je te ferais sortir d’ici. »
[Saori] «- C’est quoi le jeu, allez ! Dit quoi ! Allez !^________^ », elle était visiblement très emballée par l’idée d’Iba. Le garçon ne pouvait s’empêcher de sourire.
«- Je prends cela pour un « oui » »
La jeune fille trépignait sur place. Iba essayait de se maîtriser au mieux, faisant le calme en lui. Quoiqu’il arrive il ne pouvait pas perdre ici…
«- Je te défis…pour les rouleaux…au roi du silence. »
Le chuunin venait de se saisir des rouleaux, et…
Rien ne s’était passé, pas de cataclysme, pas d’éboulement, pas d’ennemis. Les épaules du garçon s’affaissèrent de soulagement, mais il était bien trop tôt pour crier victoire. Les ennuis pointaient le bout de leur nez sous les traits d’une jeune fille, pieds collés au plafond. Le genin ne put s’empêcher de jurer mentalement. Comme si Karasu et les multiples visions n’étaient pas déjà une plaie suffisante !
La gamine venait de prendre possession des parchemins, et prompt à réagir, Iba se saisit d’un kunai. Son sempaï l’arrêta, les arguments qu’il exposait étaient clairs, même si elle ne payait pas de mine, la jeune fille devait être redoutable. Le garçon n’aurait fait que souligner son infériorité en l’affrontant directement. Toutefois, un regard de Darok, explicita au mieux ses paroles. Seul le tandem pouvait réellement comprendre ce qui venait d’être dit. Le chuunin lui indiquait très nettement de ruser pour abattre leur adversaire.
[Darok] «- Qui es-tu ? Et de quel côté es-tu ? »
Bien, c’était Darok qui s’y collait pour détourner l’attention de la kunoichi, et s’était à lui que revenait le rôle de prendre à revers l’ennemi. Il lui fallait rester discret, heureusement pour lui, la jeune fille semblait très imbue d’elle-même. Elle était focalisée sur sa tirade, se serait facile…
[Saori] «- Et toi le petit gars essaye pas de me contourner pendant que ton sensei fait diversion ! Vu ! Soleil ! Tu bouges plus et tu retournes à ton point de départ ! »
En fait, non, ce ne sera pas simple. Etonnante capacité de déduction ! Iba avait à peine bouger. Elle venait de ranger les parchemins à sa ceinture, le garçon en prenait bonne note. Elle se présenta à eux, vraiment égocentrique celle-là, peut-être un peu givré sur les bords aussi…
La représentation qu’elle donnait au duo était d’un lamentable. Qui aurait put croire qu’il s’agissait d’une arme de l’ombre, un ninja. Surtout qu’elle semblait plus s’y connaître en jeux qu’en techniques…
La situation ne semblait pas du tout convenir à Darok, il était pour lui hors de question de revenir les mains vides, et ce n’était certainement pas une petite fille qui allait être la cause de son échec. Peu importe qu’elle soit shinobi renégate ou que sais-je encore…
Le chuunin qui jusqu’alors avait préféré éviter l’affrontement direct, pour privilégier la ruse, fonça tête baissée. A la grande surprise des deux compères, elle, frêle jeune fille, stoppa à main nue l’attaque de Darok. Déjà le sang coulait, mais la demoiselle ne bronchait pas. Incroyable !
Elle tenait face au chuunin, sans même forcer, quel était donc son secret ? Il y avait obligatoirement quelque chose de caché derrière tout cela, ainsi, son supérieur avait vu juste, l’intrus n’était pas ordinaire, loin de là…
Pire ! D’un simple coup de pied, elle envoya Darok voler. Décidément ce n’était pas son jour, entre Karasu et Saori. Enfin pas le temps de palabrer, aux vues de la tournures des événements, elle pouvait très nettement être considérée comme une entrave à la mission, un ennemi. Ils ne pouvaient accepter l’échec.
Seule la Mort met fin au devoir.
Inutile de lésiner sur les moyens, il allait falloir tout donner. Iba allait procurer à son sempaï du temps, mais sûrement pas la victoire, seul le jeune garçon n’était pas de taille.
La force d’un Maître vient de son âme. Crois en toi et devient invincible…
Ces mots résonnaient encore dans tout son être. Pas de doute dans un esprit sans faille…
Ses yeux devinrent bleu luisant, l’air se rafraîchit. Un peu de glace se déposa dans ses cheveux, une légère brise les balayant. Devant lui le monde s’éveillait à nouveau. Sa vision était encore incertaine, mais il était sûr d’une chose, par instant, il pouvait voir la concentration en eau dans certains corps, objets…
«- Hyuton ! Les Démoniaques Miroirs de Glace ! »
Ils appelaient les Eaux à son aide, elles y répondirent, s’accumulant sous forme de grandes plaques verglacées. Le dôme azur finissait de s’élever, et déjà Iba l’intégrait, plongeant dans l’autre monde. Il se retrouva dans l’immensité du vide, jonché d’étoiles, de comètes. Rappelant à lui ses souvenirs, il trouva un petit chemin sablonneux dans cet espace froid et lugubre. Il devait le conduire à une porte en bois chêne. Prestement, il se déplaça, arrivant à la dite ouverture. Le genin pouvait d’ores et déjà l’apercevoir, mais soudain quelque chose d’inattendu se produisit. L’espace se mit à vibrer, onduler. Le chemin sous ses pieds menaçait de s’effondrer. Que se passait-il ?
Instinctivement, ses jambes se mirent à courir en direction de la porte, une peur incontrôlée, provoquée par l’inconnu, lui tiraillant l’estomac. Il arriva enfin à destination, posant comme à l’accoutumée la main sur la poignée. Le monde autour de lui semblait aspiré vers le néant. Tout cela ne s’était encore jamais produit avant qu’il ne tourne le loquet de la porte, où se trouvait donc la différence par rapport aux fois précédentes ?
Tire la chevillette, la bobinette cherra.
L’infini s’ouvrit alors devant lui, l’issue absorbée par un halo mystique de lumière. Le jeune garçon s’y engouffra à corps perdu. Il arriva sur la grande allée de Miroirs. Passé, Présent, Futur, tous s’y trouvaient, mais aussi tout les lieux possibles et imaginables. Pour s’y être promené plusieurs fois, le garçon connaissait bien cette galerie. Toutefois il ne manqua pas de remarquer un élément perturbateur dans son décor froid et figé.
[Saori] «- Tu en as mis du temps pour venir ! ^___^ !
Mais c’est lequel le bon pour sortir ? o__O ?
L’autre méchant, il a pas voulu me répondre… »
L’autre ? Shinobu ou Protéus ? Et puis comment avait-elle réussit à s’introduire ici ? C’était certainement elle qui avait provoqué des secousses dans le monde de transition. Avait-elle, elle aussi, des pouvoirs des maîtres de l’Eau. Non, certainement pas il l’aura senti. Néanmoins il n’était pas impossible que tout comme lui lorsqu’il se déplaçait entre ses miroirs en passant par le monde réel, elle est put perturber le champs de chakra entourant l’un des miroirs et s’y introduire. C’était à n’en pas douter l’hypothèse la plus plausible. Que faire, Darok n’avait pas été de taille tout à l’heure, commet, lui, pourrait-il l’être maintenant, qui plus est, en se battant dans un espace aussi confiné. Il fallait mener l’affrontement sur son terrain de prédilection.
Détourner son attention, en premier lui…
[Saori] «- C’est bon ? Tu as fin de réfléchir à ta stratégie de combat ? ^_____^
Ou bien tu vas me dire quel est le bon miroir ? »
Lisait-elle dans les esprits, si tel était le cas, ça allait être très dur. Un dragon aqueux surgit soudainement d’un des miroirs de glace, Saori fit un pas sur le côté et l’évita aisément.
[Saori] «- Ah ! Fais attention ! J’ai failli être mouillée. T_______T »
Promptement Iba avait sauté, minimisant la distance entre son opposante et lui. Ses yeux luisaient, sa gemme aussi, et du givre se formait sur son bras. Il relâcha un de ses plus puissants jutsu, déversant quantité d’eau. Trois petits pas en arrière permirent à Saori d’éviter les gouttes. Elle avait le regard rivé sur lui, c’était le moment, Iba, atterrissant sur le sol, décala un des miroirs qui se positionna juste derrière la jeune fille. Comme elle reculait, elle allait sans le savoir s’y enfoncer…
Du moins, il le croyait…
Saori réalisa un tour complet sur elle-même, et comme par magie, le miroir tomba en miettes.
[Saori] «- C’est pas drôle, je lis en toi comme…
Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase. La demoiselle venait d’être aspirée par un miroir placé sous ses pieds. Un voix venue d’un autre âge s’éleva alors…
[Protéus] «- Dommage que cela ne marche pas avec moi, Saori…
Iba, je t’ai aidé cette fois-ci. C’est un service qui appelle un retour. Souviens-t’en. »
Iba n’écouta qu’à moitié les paroles de Protéus, cet homme ne lui voulait clairement pas du bien, s’il l’aidait, c’était aussi dans son propre but. Rapidement, il se dirigea vers le miroir, et s’y plongea. L’endroit dans lequel il atterrit, lui était bien connu, Protéus avait bien fait les choses, au moins. Ils se retrouvaient sur l’aire d’entraînement où l’avait mené jadis son maître pour lui apprendre les arcanes de son sang : les démoniaques miroirs de glaces. Il s’agissait d’un énorme lac souterrain, une sorte de nappe phréatique, sans une seule parcelle de terre, et complètement entourée d’amoncellements de roches.
[Saori] «- Il est méchant celui là…*o*… »
«- Ta course s’arrête ici. Rends moi les rouleaux. »
[Saori] « - Si tu les veux tant que cela, tu n’as qu’à venir me les prendre. », et elle tira sa langue. Nullement intimidé, Iba fut prompt à répondre.
«- Tout à l’heure, j’ai eut un doute, mais maintenant j’en suis convaincu, tu ne peux pas appeler les Eaux. », les deux protagonistes se dévisageaient, tout en diffusant un léger flux de chakra dans l’eau pour se maintenir à la surface du lac.
[Saori] «- Et alors qu’est-ce que ça peut bien faire ? o__Ô ?
«- Tu n’as pas l’air de bien saisir, il n’y pas de sortie à ce monde hormis les Miroirs… », Iba coupa le flux de chakra sur ses pieds, tout en ordonnant aux Eaux de le maintenir à la surface. Ce qu’il décréta, fut.
Inutile d’en dire plus, l’expression sur le visage de Saori exprimait très nettement qu’elle avait compris les enjeux de la situations. Elle ne pouvait le tuer sans se condamner elle-même. Sans plus attendre, Iba attaqua, tout jouait en sa faveur, les énormes quantités d’eau à sa disposition, le lieu, dernier endroit où son maître lui avait transmis son savoir, ainsi que son pouvoir. Il ne pouvait pas se permettre de perdre.
Son dragon aqueux, bleu étincelant, comme ses yeux sans pupille, fondit sur la jeune fille. Encore une fois, elle l’esquiva sans problème, toutefois elle n’avait pas prévue les éclaboussures gigantesques dues à la retombée du monstre céleste. La pauvrette fut amplement mouillée…
Elle porta alors son regard sur Iba, furieuse. Ce dernier déglutit difficilement.
[Saori] «- Je suis toute trempée, maintenant. Sale rustre ! »
Elle se déplaçait trop vite, beaucoup trop vite. Le genin n’arriva pas à suivre ses déplacements. Elle était au corps à corps, vite ! Fuir ! Mais le temps lui manqua, et un superbe coup de pied vint vite se déposer sur sa joue avec une force et une vélocité inouïe. Iba s’envola, et rebondit à la surface de l’eau, faisant moult ricochets avant de pouvoir de nouveau se stabiliser.
Aussitôt il réattaqua, se propulsant sur le dos d’un autre dragon aqueux. Celui-ci fondit sur Saori, le jeune garçon avait sauté, sa position surélevée lui donnant un angle d’attaque avantageux. Pourtant ce ne fut pas suffisant…
La demoiselle disparut complètement de son champs de vision avant même que son dragon ne l’atteigne.
Où était-elle passée ? A gauche ? Non. Droite ? Un brusque mouvement d’air lui fit réaliser son erreur.
Au dessus…
Une fois de plus, le pied de Saori s’abattit, ouvrant légèrement l’arcade sourcilière gauche d’Iba et le propulsant à cinq bons mètres sous la surface du lac. Il lui fallut une bonne minute pour se remettre de ses émotions, et s’extirper hors de l’eau.
[Saori] «- Tu as l’air fatigué. Le jeu est fini ?
Elle se foutait ouvertement de lui et elle pouvait, la jeune fille le surclassait totalement. En affrontement direct, il n’avait aucune chance. il devait feinter, mais que faire ? Soudain, il sourit, une idée brillante venait de lui traverser l’esprit.
«- Je te défis… »
Saori semblait avoir un regain d'attention pour le jeune garçon.
«- Si je gagne, tu me donnes les rouleaux et tu repars gentiment, sans nous poser de nouveaux problèmes. Si je perds, je te ferais sortir d’ici. »
[Saori] «- C’est quoi le jeu, allez ! Dit quoi ! Allez !^________^ », elle était visiblement très emballée par l’idée d’Iba. Le garçon ne pouvait s’empêcher de sourire.
«- Je prends cela pour un « oui » »
La jeune fille trépignait sur place. Iba essayait de se maîtriser au mieux, faisant le calme en lui. Quoiqu’il arrive il ne pouvait pas perdre ici…
«- Je te défis…pour les rouleaux…au roi du silence. »

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
"Pari tenu ! Quel que soit le jeu, Saori ne perd jamais ! Tiens toi le pour dit ! ^____^ "
Un sourire victorieux aux lèvres, la kunoichi des chemins trotta le long de la bande de sable, Iba ne la lâchant pas des yeux, jusqu'à ce qu'elle trouve un rocher convenable pour y poser son séant.
Le Genin fit de même et observa Saori un bon moment, attendant le moment où elle flancherait et ne pourrait plus se contenir. Elle fut tout d'abord sereine, contemplant le ciel en agitant les pieds devant elle, telle une enfant.
Très vite rongée par l'inactivité, elle sauta à même le sol et se mit à dessinner des formes dans le sable avec son index droit, formes pour le moins grotesques, tant et si bien qu'elle dût porter la main à sa bouche pour ne pas pouffer bruyemment.
Iba, lui, tentait de garder sa composition et son sérieux, chose à ne pas faire en présence de la kunoichi, qui jeta son dévolu sur lui. Elle s'approcha du petit garçon et le toucha entre les côtes du bout de son doigt ; aucune réaction, apparement il n'était pas chatouilleux. Bougonne, elle lui tourna le dos, mais fit volte face presque immédiatement.
"Attention ! "
[Iba]
"Cette feinte ne marche pas ! Tu as perdu !"
Prestement, Saori tendit le bras gauche, faisant apparaître une ombrelle de couleur rouge vive de nulle part, et la déplia d'un mouvement sec du poignet, puis la lança en direction du kiréen. Elle décrivit un arc de cercle autour de lui et le contourna. Iba se retourna, surpris d'entendre un bruit metallique derrière lui.
[Iba]
"Proteus !!!"
L'homme contre lequel son sensei l'avait mis en garde était là et avait tenté de le frapper dans le dos de son sabre, mais l'attaque avait été bloquée par le projectile improvisé de la kunoichi. Récupérant de la surprise, le Genin fit un bond en arrière et vint se poster au côté de celle qui avait dérobé le parchemin qu'il convoitait tant. Elle avait certes tenté de le doubler précédemment, mais il lui semblait que sur l'instant ils étaient du même bord.
Sans se précipiter, Saori avança en direction de Proteus. Son ombrelle tourbillonna à nouveau et revint dans sa main, repliée. Elle fixa tout d'abord l'étranger dans les yeux, puis sous toutes les coutures.
"Hihihi c'est rigolo ! ^______^ "
[Proteus]
"Qu'est-ce qui te fait tant rire... ?"
"Ta vraie forme. ^______^
En fait j'ai compris que..."
Saori fut coupée dans son discours et soulevée dans les airs par quelque force invisible la tenant par la gorge. Iba se saisit d'un kunai, la main tremblante, et se prépara à combattre.
"Allons, allons, Iba... Tu sais bien que toute resistance est inutile... Cesse de me voir comme un ennemi... Nous pouvons accomplir de grandes choses tous les deux..."
"Et c'est pour ça que vous avez tenté de me tuer il y a quelques minutes ???"
"Ca... ? C'était juste un petit test pour voir de quoi tu étais capable... Voyons, je ne t'aurais pas fait de mal..."
"Ne l'écoute pas... c'est qu'un gros menteur... Tout ce qui l'intéresse... c'est le pouvoir des miroirs..."
"Silence, femme !
Allez Iba, laisse toi ennivrer par le pouvoir... Viens avec moi..."
"Jamais ! Shinobu-sensei m'a mis en garde contre vous ! Jamais je ne me mettrai du côté d'un homme qui lui veut du mal !"
"Pourtant lui aussi a accepté mes pouvoirs en son temps..."
"Que... ?"
"Oui mais lui il avait la classe... et il a fait ça pour..."
Une nouvelle fois, Saori fut interrompue par une pression invisible sur sa gorge.
"Vous connaissiez Shinobu-sensei ? Qui êtes vous vraiment ?"
"Elle ment... Elle ne sait rien... Elle tente de te détourner de moi..."
"Oh mais maintenant ça suffit espèce de gros serpent visqueux !!! >_____<
Je vais te montrer si je suis une menteuse !!!"
Saori lâcha son ombrelle au sol et se servit de ses deux mains pour desserrer l'étreinte qui la maintenait dans les airs. Elle sembla saisir quelque chose de sa main gauche et le tira vers elle. Proteus fut soulevé et emporté vers la kunoichi, qui abbatit son poing droit directement sur son visage.
Il fut immédiatement projeté vers son point de départ et s'écrasa lourdement au sol, soulevant au passage une bonne quantité de sable. La kunoichi épousseta son kimono et ramassa son objet fétiche alors que son adversaire se relevait, crachant du sang.
"Non mais !"
"Comment se peut-il... Personne ne devrait pouvoir me blesser dans cette dimension... Qui es-tu à la fin... ?"
"Moi ? Je suis Saori ! La plus grande kunoichi de ce monde ! ^______^ "
"Foutaises ! Personne n'a jamais percé le secret de cette dimension hormis les vrais Maîtres de l'eau..."
"Ou les gens qui ont de bons yeux ! Regarde bien !
Chat qui rit !"
Rien ne se produisit. Saori resta figée sur place, son index tendu vers Proteus, l'air déconcertée. Seul un courant d'air vint rompre le silence.
"Euh... j'ai dû me tromper dans la formule quelque part... Attends ! Ca y est ! Harakiri !!!"
Toujours rien... Agacée Saori écarta légérement le pan de son kimono et regarda dans la doublure du vêtement.
"Hé ! Arrêtez de regarder tous les deux ! Petits cochons !
Voilààààà, j'ai retrouvé ce que je cherchais ; je savais que j'avais bien fait de l'écrire quelque part ! ^______^
Sharingan !!!"
Les yeux de la kunoichi changèrent alors de couleur et tournèrent au rouge vif, l'iris entouré de trois virgules noires. Iba resta stupéfait ; c'était la première fois de sa vie qu'il voyait la pupille légendaire. Proteus recula de quelques pas.
"Je comprends mieux..."
"Maintenant, Iba, je vais te révéler le secret de cette dimension. Elle n'est que la finalisation des pouvoirs de ceux de ta lignée, c'est-à-dire qu'elle n'est qu'un immense miroir parmi tant d'autres. Proteus, et je tairai son vrai nom, s'en sert pour te leurrer. Regarde plutôt sa véritable apparence et comprends ce qu'il y a à comprendre.
Kaï !!!"
Saori tendit la main vers le maître des lieux, légèrement en décalé du personnage. Le monde derrière lui se fissura, comme un miroir recevant un impact, et quelques morceaux tombèrent à même le sable. Iba porta la main à sa bouche ; il venait d'apercevoir une partie de la vraie forme de Proteus : une longue queue écailleuse et serpentine ; voilà donc ce qui avait immobilisé la kunoichi tout à l'heure.
"Tu vois ce que je veux dire ?"
[Je te laisse poursuivre. Le message pour Darok arrive.]
[Iba, Saori : +8 EXP RP]
[Darok : +5 EXP RP]
Un sourire victorieux aux lèvres, la kunoichi des chemins trotta le long de la bande de sable, Iba ne la lâchant pas des yeux, jusqu'à ce qu'elle trouve un rocher convenable pour y poser son séant.
Le Genin fit de même et observa Saori un bon moment, attendant le moment où elle flancherait et ne pourrait plus se contenir. Elle fut tout d'abord sereine, contemplant le ciel en agitant les pieds devant elle, telle une enfant.
Très vite rongée par l'inactivité, elle sauta à même le sol et se mit à dessinner des formes dans le sable avec son index droit, formes pour le moins grotesques, tant et si bien qu'elle dût porter la main à sa bouche pour ne pas pouffer bruyemment.
Iba, lui, tentait de garder sa composition et son sérieux, chose à ne pas faire en présence de la kunoichi, qui jeta son dévolu sur lui. Elle s'approcha du petit garçon et le toucha entre les côtes du bout de son doigt ; aucune réaction, apparement il n'était pas chatouilleux. Bougonne, elle lui tourna le dos, mais fit volte face presque immédiatement.
"Attention ! "
[Iba]
"Cette feinte ne marche pas ! Tu as perdu !"
Prestement, Saori tendit le bras gauche, faisant apparaître une ombrelle de couleur rouge vive de nulle part, et la déplia d'un mouvement sec du poignet, puis la lança en direction du kiréen. Elle décrivit un arc de cercle autour de lui et le contourna. Iba se retourna, surpris d'entendre un bruit metallique derrière lui.
[Iba]
"Proteus !!!"
L'homme contre lequel son sensei l'avait mis en garde était là et avait tenté de le frapper dans le dos de son sabre, mais l'attaque avait été bloquée par le projectile improvisé de la kunoichi. Récupérant de la surprise, le Genin fit un bond en arrière et vint se poster au côté de celle qui avait dérobé le parchemin qu'il convoitait tant. Elle avait certes tenté de le doubler précédemment, mais il lui semblait que sur l'instant ils étaient du même bord.
Sans se précipiter, Saori avança en direction de Proteus. Son ombrelle tourbillonna à nouveau et revint dans sa main, repliée. Elle fixa tout d'abord l'étranger dans les yeux, puis sous toutes les coutures.
"Hihihi c'est rigolo ! ^______^ "
[Proteus]
"Qu'est-ce qui te fait tant rire... ?"
"Ta vraie forme. ^______^
En fait j'ai compris que..."
Saori fut coupée dans son discours et soulevée dans les airs par quelque force invisible la tenant par la gorge. Iba se saisit d'un kunai, la main tremblante, et se prépara à combattre.
"Allons, allons, Iba... Tu sais bien que toute resistance est inutile... Cesse de me voir comme un ennemi... Nous pouvons accomplir de grandes choses tous les deux..."
"Et c'est pour ça que vous avez tenté de me tuer il y a quelques minutes ???"
"Ca... ? C'était juste un petit test pour voir de quoi tu étais capable... Voyons, je ne t'aurais pas fait de mal..."
"Ne l'écoute pas... c'est qu'un gros menteur... Tout ce qui l'intéresse... c'est le pouvoir des miroirs..."
"Silence, femme !
Allez Iba, laisse toi ennivrer par le pouvoir... Viens avec moi..."
"Jamais ! Shinobu-sensei m'a mis en garde contre vous ! Jamais je ne me mettrai du côté d'un homme qui lui veut du mal !"
"Pourtant lui aussi a accepté mes pouvoirs en son temps..."
"Que... ?"
"Oui mais lui il avait la classe... et il a fait ça pour..."
Une nouvelle fois, Saori fut interrompue par une pression invisible sur sa gorge.
"Vous connaissiez Shinobu-sensei ? Qui êtes vous vraiment ?"
"Elle ment... Elle ne sait rien... Elle tente de te détourner de moi..."
"Oh mais maintenant ça suffit espèce de gros serpent visqueux !!! >_____<
Je vais te montrer si je suis une menteuse !!!"
Saori lâcha son ombrelle au sol et se servit de ses deux mains pour desserrer l'étreinte qui la maintenait dans les airs. Elle sembla saisir quelque chose de sa main gauche et le tira vers elle. Proteus fut soulevé et emporté vers la kunoichi, qui abbatit son poing droit directement sur son visage.
Il fut immédiatement projeté vers son point de départ et s'écrasa lourdement au sol, soulevant au passage une bonne quantité de sable. La kunoichi épousseta son kimono et ramassa son objet fétiche alors que son adversaire se relevait, crachant du sang.
"Non mais !"
"Comment se peut-il... Personne ne devrait pouvoir me blesser dans cette dimension... Qui es-tu à la fin... ?"
"Moi ? Je suis Saori ! La plus grande kunoichi de ce monde ! ^______^ "
"Foutaises ! Personne n'a jamais percé le secret de cette dimension hormis les vrais Maîtres de l'eau..."
"Ou les gens qui ont de bons yeux ! Regarde bien !
Chat qui rit !"
Rien ne se produisit. Saori resta figée sur place, son index tendu vers Proteus, l'air déconcertée. Seul un courant d'air vint rompre le silence.
"Euh... j'ai dû me tromper dans la formule quelque part... Attends ! Ca y est ! Harakiri !!!"
Toujours rien... Agacée Saori écarta légérement le pan de son kimono et regarda dans la doublure du vêtement.
"Hé ! Arrêtez de regarder tous les deux ! Petits cochons !
Voilààààà, j'ai retrouvé ce que je cherchais ; je savais que j'avais bien fait de l'écrire quelque part ! ^______^
Sharingan !!!"
Les yeux de la kunoichi changèrent alors de couleur et tournèrent au rouge vif, l'iris entouré de trois virgules noires. Iba resta stupéfait ; c'était la première fois de sa vie qu'il voyait la pupille légendaire. Proteus recula de quelques pas.
"Je comprends mieux..."
"Maintenant, Iba, je vais te révéler le secret de cette dimension. Elle n'est que la finalisation des pouvoirs de ceux de ta lignée, c'est-à-dire qu'elle n'est qu'un immense miroir parmi tant d'autres. Proteus, et je tairai son vrai nom, s'en sert pour te leurrer. Regarde plutôt sa véritable apparence et comprends ce qu'il y a à comprendre.
Kaï !!!"
Saori tendit la main vers le maître des lieux, légèrement en décalé du personnage. Le monde derrière lui se fissura, comme un miroir recevant un impact, et quelques morceaux tombèrent à même le sable. Iba porta la main à sa bouche ; il venait d'apercevoir une partie de la vraie forme de Proteus : une longue queue écailleuse et serpentine ; voilà donc ce qui avait immobilisé la kunoichi tout à l'heure.
"Tu vois ce que je veux dire ?"
[Je te laisse poursuivre. Le message pour Darok arrive.]
[Iba, Saori : +8 EXP RP]
[Darok : +5 EXP RP]
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HP: ???/??? MP: ???/???
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Saori- Shinobi Vagabond
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Darok était encore sous le choc ; non seulement il venait de se faire dérober le parchemin de la façon la plus humiliante qui fut, mais leur antagoniste avait tiré profit du jutsu d'Iba pour s'enfuir, alors qu'en théorie nul ne pouvait s'échapper de la prison de miroirs.
Le Chuunin rengaina son sabre et toucha sa joue endolorie par le coup de pied ravageur de Saori. Elle n'avait l'air de rien, mais elle cachait bien sa force. Darok sourit cyniquement et intérieurement en imaginant la tête de Shinji lorsqu'il devrait lui faire état de la situation.
Lentement, le Patriote porta la main à sa ceinture et se retourna vers la porte, afin de faire face au nouvel arrivant. Il l'avait déjà vu à Kiri, et Nimuro lui en avait déjà parlé : Rezan, l'homme de main de Nezu, chef des Politiciens.
"Pas très discret comme approche ; il va falloir faire mieux.."
"Je ne suis pas du genre à attaquer les gens dans le dos. Quitte à me battre, je tiens à le faire loyalement et en face à face."
"Pfff... Je suppose que tu n'es pas là pour la forme ni pour faire des politesses..."
"Effectivement. J'imagine que tu te doutes de la raison pour laquelle je suis ici..."
"Laisse-moi deviner... Nezu t'as envoyé pour nous tuer Iba et moi ?"
"Tu es perspicace, Enfant de la Brume."
"Désolé de te décevoir, mais je ne compte pas me laisser faire !"
"C'est bien dommage... J'aurais préféré que ce soit bref et sans douleur. Ne crois pas que je prenne du plaisir à prendre la vie d'un autre, encore moins celle d'un patriote comme toi, mais je dois le faire. Pardonne-moi."
Darok fut surpris par ces derniers mots mais n'eut pas le temps de s'apesentir dessus, obligé de mettre les bras en croix devant lui pour bloquer le poing de son adversaire. Le coup le fit reculer de quelques mètres, et le Chunin profita de la distance laissée entre eux deux pour dégainer un deuxième kunai. Attaquer au sabre serait inutile ; Rezan était trop rapide pour laisser assez d'allonge à son adversaire en combat rapproché.
Le Patriote se plaça dos au mur, attendant le prochain assaut. Rezan ne se fit pas prier et se jeta sur son compatriote, enfonçant le pied dans sa poitrine lors d'une attaque sautée des plus artistiques. Mais le Darok touché se changea en flaque d'eau et le maître Taijutsu traversa le mur dans son élan, tombant dans le vide. La Permutation avait réussi.
"Suiton ! Suiryudan !"
Le Chuunin profita de l'ouverture dans la garde de son adversaire pour frapper. Le Dragon Aqueux s'éleva depuis la mer et fondit sur Rezan, dans une ascension fulgurante. D'un rapide coup de talon, l'émissaire des Politiciens fit pivoter le pan de mur qu'il avait arraché et s'en servit de bouclier ; rassemblant son Chakra dans la plante de ses pieds, il rebondit sur les éclats provoqués par l'impact du jutsu, jusqu'à l'ouverture dans la surface du bâtiment, et se saisit du bras de Darok, le tirant vers l'extérieur et l'écrasant contre la paroi de pierre.
Le maître Ninjutsu glissa sur quelques mètres et se ressaisit, remontant vers son adversaire en courant à la verticale sur le mur. Une course poursuite s'engagea entres les deux adversaires, et s'acheva lorsque tous deux se retrouvèrent sur le toit.
"Pas mal du tout ; tu me surprends pour une simple shinobi de rang intermédiaire. Je vois que les hommes du défunt Mizukage sont bien entraînés."
"Et tu n'as encore rien vu ! Nous avons survécu à la guerre et aux assauts du Kazekage ! Tu ne te débarasseras pas de moi !"
"Intéressant..."
Rezan écarta les pans de son kimono et extirpa ses bras et son torse hors du vêtement. Ces derniers étaient couverts de tatouages à l'éffigie de vagues et de tourbillons, motifs quasiment hypnotiques.
"Je t'attends. Viens m'affronter, Darok !"
[On poursuit sur l'arène.]
Le Chuunin rengaina son sabre et toucha sa joue endolorie par le coup de pied ravageur de Saori. Elle n'avait l'air de rien, mais elle cachait bien sa force. Darok sourit cyniquement et intérieurement en imaginant la tête de Shinji lorsqu'il devrait lui faire état de la situation.
Lentement, le Patriote porta la main à sa ceinture et se retourna vers la porte, afin de faire face au nouvel arrivant. Il l'avait déjà vu à Kiri, et Nimuro lui en avait déjà parlé : Rezan, l'homme de main de Nezu, chef des Politiciens.
"Pas très discret comme approche ; il va falloir faire mieux.."
"Je ne suis pas du genre à attaquer les gens dans le dos. Quitte à me battre, je tiens à le faire loyalement et en face à face."
"Pfff... Je suppose que tu n'es pas là pour la forme ni pour faire des politesses..."
"Effectivement. J'imagine que tu te doutes de la raison pour laquelle je suis ici..."
"Laisse-moi deviner... Nezu t'as envoyé pour nous tuer Iba et moi ?"
"Tu es perspicace, Enfant de la Brume."
"Désolé de te décevoir, mais je ne compte pas me laisser faire !"
"C'est bien dommage... J'aurais préféré que ce soit bref et sans douleur. Ne crois pas que je prenne du plaisir à prendre la vie d'un autre, encore moins celle d'un patriote comme toi, mais je dois le faire. Pardonne-moi."
Darok fut surpris par ces derniers mots mais n'eut pas le temps de s'apesentir dessus, obligé de mettre les bras en croix devant lui pour bloquer le poing de son adversaire. Le coup le fit reculer de quelques mètres, et le Chunin profita de la distance laissée entre eux deux pour dégainer un deuxième kunai. Attaquer au sabre serait inutile ; Rezan était trop rapide pour laisser assez d'allonge à son adversaire en combat rapproché.
Le Patriote se plaça dos au mur, attendant le prochain assaut. Rezan ne se fit pas prier et se jeta sur son compatriote, enfonçant le pied dans sa poitrine lors d'une attaque sautée des plus artistiques. Mais le Darok touché se changea en flaque d'eau et le maître Taijutsu traversa le mur dans son élan, tombant dans le vide. La Permutation avait réussi.
"Suiton ! Suiryudan !"
Le Chuunin profita de l'ouverture dans la garde de son adversaire pour frapper. Le Dragon Aqueux s'éleva depuis la mer et fondit sur Rezan, dans une ascension fulgurante. D'un rapide coup de talon, l'émissaire des Politiciens fit pivoter le pan de mur qu'il avait arraché et s'en servit de bouclier ; rassemblant son Chakra dans la plante de ses pieds, il rebondit sur les éclats provoqués par l'impact du jutsu, jusqu'à l'ouverture dans la surface du bâtiment, et se saisit du bras de Darok, le tirant vers l'extérieur et l'écrasant contre la paroi de pierre.
Le maître Ninjutsu glissa sur quelques mètres et se ressaisit, remontant vers son adversaire en courant à la verticale sur le mur. Une course poursuite s'engagea entres les deux adversaires, et s'acheva lorsque tous deux se retrouvèrent sur le toit.
"Pas mal du tout ; tu me surprends pour une simple shinobi de rang intermédiaire. Je vois que les hommes du défunt Mizukage sont bien entraînés."
"Et tu n'as encore rien vu ! Nous avons survécu à la guerre et aux assauts du Kazekage ! Tu ne te débarasseras pas de moi !"
"Intéressant..."
Rezan écarta les pans de son kimono et extirpa ses bras et son torse hors du vêtement. Ces derniers étaient couverts de tatouages à l'éffigie de vagues et de tourbillons, motifs quasiment hypnotiques.
"Je t'attends. Viens m'affronter, Darok !"
[On poursuit sur l'arène.]

Rezan- Juunin de Kiri

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