Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Darok le Dim 13 Mai - 12:41

Je m’empare des rouleaux d’une main ferme, décidé à terminer cette mission drastique. Pourtant, je ressent une hésitation, qui me noue le ventre. Je ne repère pourtant rien d’anormal, ce qui m’incite à ramener les rouleaux à moi. Rien ne se déclenche, heureusement. Mais bien évidemment, ce fut trop facile. Les rouleaux me glissent des mains, comme mus par une force invisible, et vinent se figer dans celles d’une kunoichi, la tête vers le sol et les pieds au plafond. Cette dernière était restée invisible à mes yeux depuis un bon bout de temps.

[Saori] « Et hop ! Par ici le joli rouleau ! ^___________^ »

*Bon Dieu, sur quelle énergumène sommes-nous encore tombés ? Une femme qui se dissimule aux yeux d’un Chuunin accompagné d’un Genin… on aura tout vu de nos jours. *

L’Hiyori s’empresse de s’avancer, resserrant- son étreinte sur son arme blanche et acérée. Je l’arrête vivement d’un signe de main. Il s’immobilise. Je fixe ardemment la demoiselle toute fière de son œuvre. Qu’importe le prix, elle ne doit pas s’échapper d’ici.
Mais on ne peut pas risquer un affrontement direct, elle nous est de loin supérieure. La meilleure solution serait de l’immobiliser à l’intérieur d’une sphère aqueuse jusqu’à étouffement, mais l’attraper semble assez complexe. D’un mouvement demi-circulaire, je m’oppose entre elle et la sortie et répond à l’air interrogatif de mon subordonné.


« Mauvaise idée... Si pendant tout ce temps on n'a pas réussi à la voir, c'est que ce n'est pas un shinobi ordinaire. De plus, si elle se met à découvert de la sorte, c'est peut être justement qu'elle nous réserve quelque chose... Restons méfiants... »

Après une suite infructueuse de questions en vue d’un dialogue dont la solution pourrait se résoudre à l’amiable, je me vois obligé de dégainer mon arme. Je ressens encore de la douleur dans mes doigts. Je dirige la pointe de mon sabre dans la direction de la voleuse, d’un air qui se voulait menaçant. Si je ne me remémore pas mes mouvements préalablement travaillés, je suis cuit.

Le quatrième soir du trajet, l’avant dernière soirée, Darok se tenait une fois de plus éloigné de son disciple, pour perfectionner à son insu une technique difficile, semeuse de mort. En face de lui, se tenait une copie pour le moins parfaite. Le Chuunin tenait son sabre à deux mains, à l’horizontale, se concentrant. Il était couvert de sueur et de boue respectivement à cause de ses efforts et de ses échecs. Sa main droite était bandée, car couverte de trois ampoules le gênant considérablement. Son manche aussi était recouvert d’un fin bandage, pour limiter les frottements. Il maniait bien mieux son sabre, et se synchronisait de plus en plus au cours de la technique avec son clone. Leurs mouvements laissaient de moins en moins d’échappatoires à la cible.
Le Chuunin s’élançait à peine sur son ennemi que déjà il s’était démultiplié et abattaient leurs sabres pourfendeurs. Le clone pris pour cible n’avait le choix qu’entre la disparition en un nuage, ou la survie en se plongeant vers le faux attaquant, immatériel. Mais faire le bon choix semblait impossible, ou tout du moins difficile. Malheureusement, trop concentré sur son coup, il négligea les ordres données mentalement à son sosie, et il y eut comme une distorsion de l’avatar, qui devint flou. Le dupàlicata du shinobi, fin calculateur, remarqua ce détail et esquiva l’attaque à moitié, disparaissant en un nuage de fumée blanche.

Darok n’était toujours pas satisfait du résultat, ne pouvant s’en prendre qu’à lui. Ils arriveraient dans deux jours à peine au fort, et devait maîtriser cette technique avant d’y pénétrer. Qui savait quels ennemis puissants il pouvaient rencontrer ? S’ils savaient…
L’adolescent se remis en position, les deux mains sur son sabre à l’horizontal. Il fléchit ses jambes, et bondit, comme un jaguar. Rapide comme une flèche, il se dédoubla et abattit sa lame une fois de plus, une fois encore.

Ma pointe scintille grâce aux reflets du soleil couchant dont la lumière pénètre par l’entrée. J’ai l’impression de déjà-vu. Cette fille ne m’est certainement pas inconnue, mais son nom m’échappe. Peut-être que je ressens cette impression simplement parce que son comportement me rappelle le vieux ? Elle ne semble malheureusement pas effrayée ni par mon attitude, ni par ma lame, pourtant effilée comme un rasoir. Ne suis-je pas imposant ? Apparemment pas autant que je ne le pense. Elle se permet une critique désinvolte après avoir sorti un kunai de sous son kimono.


[Saori] « C'est terrible ces jeunes garçons, ça veut toujours jouer les gros bras... Tu veux ce rouleau ? Viens le chercher ! :p »

Elle me nargue de gestes enfantins. Vais-je résister à sa provocation ? Non, sinon ma menace n’aura servi à rien. L’important est de rester –ou de devenir- terrifiant, et de mettre en évidence que je gère dans mon domaine. Je dois être très agile, montrer que je sais me servir de mon arme, donner quelques coups qui la mettront en difficulté, éviter une possible riposte, puis revenir aux côtés de l’Hiyori. En bref, l’intimider afin qu’elle sache à quoi s’en tenir. Je ne dois pas encore me servir de ma technique, elle n’est pas finalisée. Je ne dois l’utiliser qu’en dernier recours. Bien, tout est en place dans ma tête, alors, j’attaque, mademoiselle.

Rapide, je frappe à la taille. Je suis véloce et puissant, mon arme ne peut pas être arrêtée facilement. Je mets quelques dixième de seconde avant de me rendre compte qu’elle l’a cependant paré avec son petit kunai et ses bras frêles. Je continue sur ma lancée et tente une percée à l’aide de la taille de mon arme. Je réussis à repousser mon adversaire qui ne se déséquilibre même pas.


* Je ne dois pas la juger sur son apparence, elle est redoutable. Mais d’après cet échange, je devrais pouvoir lui tenir tête, et peut-être même m’en défaire à l’aide d’Iba. Fini l’intimidation, je lui rentre dedans. Advienne que pourra. *

La lame du ninja fendit l’air et fut stoppée net par la main de la kunoichi. Darok fut étonné de ne pas la lui avoir coupée, mais l’entaille semblait néanmoins profonde. Le sang de la femme dégoulina le long de la lame, ce qui répugna le Chuunin qui voulut se dégager. Toutefois, la demoiselle retint l’arme d’une poigne imposante.

[Saori] « Bah alors ? On a peur tout d'un coup ? Le gentil garçon à honte de blesser une jolie jeune fille ? Allons... Tu sais, il te faudra tuer encore et encore si tu veux accomplir tes idéaux, gamin... »

Tu n’as pas à me faire la morale, et tu n’es pas une jolie jeune fille ! Voilà ce que j’aurais voulu répondre si je n’avais pas été éjecté d’un coup de pied dans l’abdomen. J’en eus le souffle coupé. Elle s’accroupit, se tenant la main et hurlant sa douleur comme une enfant. Comment ai-je pu me faire rétamer par ça ? Quand tout à coup, l’atmosphère changea radicalement, devenant humide, glaciale : Iba décomposait des signes. Mon épiderme se hérissa, l’aura dégagée par Iba me congelait le sang. Une multitude de miroirs se créèrent, encadrant la demoiselle pour le moins féroce et narcissique. Elle se retourna plusieurs fois sur elle-même, analysant la technique du Réprouvé très certainement.

Je suis spectateur de l’offensive Kiréenne, Iba ne devrait pas tarder à désosser cette charmante voleuse. Moi, je me tiens prêt à l’attendre si par chance elle sortait de ce lieu hermétiquement clos. Réellement clos ? Au comble de l’ironie, je la vois poser sa main sur le miroir après s’être longuement observée et se complimentant. Sa main s’enfonce dans le miroir. Mes yeux s’écarquillent, alors que son bras entier disparaissait.


[Saori] « Merci pour la porte de sortie ! Bisous bisous ! »

Puis je la vois se retournant vers moi, et me faisant un baiser éloigné. J’entends encore le « smack » que firent ses lèvres à ce moment là. Pourtant, la chose qui m’attira le plus, qui me paralysa, furent ses yeux.

Rouges.

Elle était rentrée dans le miroir, seul l’Hiyori pouvait maintenant s’en occuper. Même s’il s’agissait de son monde, de sa dimension, je n’étais pas rassuré du tout. Cette fille avait détourner le flux de chakra de l’Hiyori pour s’échapper. elle l’avait fait, à l’aide de ses pupilles. Des sharingans.


« Fais attention Iba, n’engage rien de stupide. »

Quand même, ce n’est pas mon jour aujourd’hui. Je me suis fait étaler par un Général d’Asahi, qui m’a épargné, puis je me fait battre par une fille excentrique et narcissique qui en prime me dérobe les parchemins assez honteusement. Comment l’annoncerai-je à Shinji si jamais elle parvenait à s’enfuir ? Un sourire se dessina sur mon visage en imaginant le savon que je me prendrai. Saori s’était peut-être échappée, mais l’Hiyori était à sa poursuite. Et moi, je devais trouver un moyen de le secourir, car jamais Iba ne sera en position dominante face à elle. Je rengaine mon katana, qui coulisse dans son fourreau jusqu’au bout. Finalement, je n’aurai pas encore eu l’occasion de tester ma technique.

Darok est essoufflé. L’Hiyori dors déjà, mais lui s’est relevé pour s’entraîner. Il a apposé un couvre-feu au garçon, qu’il ne respecte pas lui-même. Cependant le Réprouvé est beaucoup plus dérangé ces derniers temps car ils approchent du Fort, c’est pourquoi il a besoin de lus de sommeil. Le Chuunin, prompt à l’offensive, se saisit une fois encore de son katana, à la lame étincelante. Ses pas s’enfoncent dans la neige, devenue marron. Il saute, puis se démultiplie. La cible se déplace, afin d’esquiver l’assaut, mais le coup qui l’atteint semble porté de nulle part et de partout à la fois. Impossible d’y échapper, le clone fut découpé en deux avant de s’en rendre compte. Le vrai Darok atterrit sur la carcasse de sa copie, et, comme s’il s’agissait d’un vrai adversaire, lui plante l’épée dans la tête. Bien sûr, l’unique conséquence qui résulte cet acte est l’apparition de volutes de fumée.
L’adolescent tombe à genoux, s’appuyant sur son arme. Il fait disparaître la copie qui l’a aidé à leurrer, et reste seul, haletant, aux milieu des bois.

Cela fait bien dix minutes que je suis assis par terre, perdu dans mes pensées, quand une sensation hostile m’envahit. Je pose ma main sur la poignée de mon sabre. Je ne suis plus seul.


[La suite dans l’arène]

Darok
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Iba Hiyori le Dim 24 Juin - 20:38

Le jeu était lancé, les règles établies. Le garçon riait encore intérieurement de son trait de « génie ». Il avait put observer son adversaire de trop longues minutes, et ses traits de caractères n’avaient pas manqué de resurgir, ainsi il avait décelé l’un des défauts de la demoiselle. Il était étonnant qu’elle soit si forte et pourtant manque à un des préceptes les plus fondamentaux de l’initiation aux arts ninja.
Cacher ses sentiments en tout endroit, à tout moment.
Etait-ce l’écart qui les séparait qui lui permettait une telle décontraction ? Peut-être… Elle avait bien accepté le duel. Les premiers instants se passaient plutôt bien, l’ennui se lisait très nettement sur le visage de sa concurrente, elle allait céder, le genin n’en doutait pas un instant. La jeune kunoichi tenta bien une feinte, le chatouiller. Le garçon contracta alors ses abdominaux latéraux, et fixa ses idées sur une pensée triste, pour cette dernière, il avait l’embarras du choix. Elle se lassa bien vite, voyant que cela ne prenait pas avec l’enfant. Soudain, elle s’écria…


[Saori] «- Attention. »

Bien tenté, mais cela ne prends pas avec moi…, voilà à peu près ce qu’il dût lui dire. Elle devait être mauvaise joueuse, en plus d’être particulièrement instable, puisqu’elle se saisit instantanément d’une ombrelle rouge, et la lança dangereusement dans sa direction. Encore une fois, il se trouvait pris de vitesse, ses réflexes trop lents. Il allait tenter une permutation, déjà il composait les signes. Son esprit cherchait à toute vitesse avec quoi il, pouvait interchanger sa place, mais il n’y avait rien ici, si ce n’est de l’eau, encore de l’eau, juste de l’eau à perte de vue. Ils se trouvaient sur une aire de combat gigantesque : un lac souterrain appartenant à une dimension, un plan inconnu.
A la dernière seconde, le funeste projectile aux teintes « sang » dévia de sa course, puis se stoppa dans les airs dans un grand bruit métallique. Aussitôt il se retourna, et quelle ne fut pas sa surprise.


«- Protéus ! »

Il y avait quelque chose d’étrangement dérangeant chez cet homme. Le garçon ne pouvait pas distinguer son visage, c’était comme si quelque chose l’empêchait de le voir, comme s’il l’on perturbait exprès sa vision des choses et qu’il en résultait une image floue. Protéus avait un faciès vaporeux, effacé avec le reste de sa personne, l’individu semblait faux, sonnait creux, par cette absence de traits concrets, de contours nets, pourtant il y avait quelque chose d’indescriptible dans la démarche, la physionomie de l’être qui lui était familière, presque même apaisante alors qu’il s’agissait sans conteste d’un puissant ennemi.
Saori continuait de faire des siennes, et commençait déjà à narguer l’ombrageux émissaire. Etait-elle de taille face à une tel pouvoir. Son ombrelle en main, elle s’extasiait, et se vantait d’avoir déceler la « véritable » forme de Protéus…
Une fois encore, l’esprit du genin fonctionnait à toute vitesse pour comprendre les échanges verbaux. Il était devenu coutumier du fait ; il lui fallait déchiffrer et assimiler prestement sinon il ne ferait pas de vieux os. En y repensant bien, son passé de « Réprouvé » avait développé cette faculté, celle de s’oublier pour ne plus qu’écouter les autres et l’espace d’un instant vivre les « bons » moments passés au travers de leur narration. Rebut, il n’avait plus eut le droit à la parole, mais on n’avait put lui enlever l’écoute. Intercepter une conversation de deux passants et être capable de saisir le sens de phrases était en quelque sorte devenu une espèce de jeu, de défi pour le garçon. Sa formation de shinobi n’avait fait qu’aller dans ce sens avec le développement de ses facultés physiques et mentales. Il maîtrisait aussi le système d’intonation, mais le jeune homme avait encore des difficultés à déceler le mensonge de la vérité, un faible tremblement dans la voix, une hésitation, et d’autres signes. Il manquait encore d’un peu d’expérience, mais il ne faisait aucun doute qu’il arriverait à dominer l’art subtil de la discussion, et plus tard qui sait il s’attellerait comme son maître à apprendre à lire sur les visages, déchiffrer les expressions ; le rictus de suffisance, la contraction d’énervement, l’affaissement de fatigue. Toutefois pour aujourd’hui la question n’était pas là, il devait interpréter l’échange entre Saori et Protéus. « Vraie » forme sous-entendait que l’apparence revêtue par son bourreau n’était qu’une illusion, cela n’expliquait pas pourquoi, s’il était sous l’emprise d’un genjutsu, l’image que l’on apposait à ses yeux était trouble, était-ce parce que l’être hostile était un piètre illusionniste? Très peu probable, d’après la force de l’individu, il excellait dans tout les domaines. Son esprit résistait-il au charme ? Aucune chance, Shinzo-sempaï, et les multiples hallucinations dont il avait été victime prouvaient sans conteste que ses barrières psychiques étaient d’un niveau lamentable.
Il ne put aller plus loin dans son raisonnement, stopper par un acte contre nature, la jeune fille flottait dans les airs, et aux vues des ses gesticulations, c’était contre sa volonté. Une puissance inconnue soulevait la kunoichi, par réflexe, le garçon s’arma d’un kunai, prêt à se défendre si l’on attaquait aussi.

La voix serpentine susurra doucement, avec un trop plein de mièvreries, qu’une alliance entre était possible. Son esprit, promptement accompagné par sa parole rejetèrent en bloc la proposition. Une fois de plus, les capacités intellectuelles du garçon furent durement sollicitées, pourquoi Protéus avait-il cherché à le blesser ? Il devait très certainement y avoir un intérêt quelconque là dedans. Le genin se refusait à croire que cette terrible personne s’amuserait à le tourmenter sans but précis, de plus ce n’était pas la première fois qu’il cherchait à le meurtrir, mais jamais à le tuer.

Jamais à le tuer…

Effectivement, une fois, il lui avait transpercer l’épaule, il aurait put l’achever, et il devait y avoir d’autres occasions de faiblesses où l’homme aurait put mettre fin aux jours du jeune shinobi. La conclusion apparaissait dans son esprit, Protéus ne pouvait, ou ne voulait pas le tuer, mais l’affaiblir. Une question restait en suspens :

Pourquoi ?

Il ne s’attendait pas à ce que le monstre à l’apparence humaine lui donne la réponse.


[Protéus] «- Allez Iba, laisse toi enivrer par le pouvoir... Viens avec moi... »

C’était donc cela, cette entité avait besoin de lui. Iba devait utiliser les pouvoirs de Protéus pour une obscure raison. Ainsi l’individu ne pouvait faire expirer son dernier souffle à l’enfant, mais pour l’obliger à faire appel à sa puissance, devait l’amoindrir. Shinobu l’avait déjà mis en garde, il ne se laissera pas prendre à ce petit jeu, pourtant…
Pourtant pour attirer Saori ici, il avait eut besoin de sa puissance. Il ne s’agissait pas d’un cas de force majeur, et néanmoins il avait dû…Que se passerait-il lorsqu’il serait dans une situation véritablement désespérée. Tôt, le Vieux lui avait enseigné à ne pas chercher de réponses, et Iba avait longtemps crut qu’il y avait une raison profonde, véritable qui poussait le mentor décédé à lui dicter cette conduite. Souvent il songeait qu’il était dans l’erreur et qu’on lui montrerait le droit chemin, le bon chemin. Mais il n’y a pas de «bon » et de « mauvais » choix, il y a juste ceux qu’on regrette d’avoir éviter et ceux qu’on regrette d’avoir fait. Il faut se poser des questions et chercher à y répondre. L’ancêtre avait juste voulu lui éviter la douleur des révélations. Celle qui suivit fut comme une lame enfoncée en travers de tout son être, il suffoquait rien que d’y penser. Protéus et Shinobu se connaissaient intimement, et surtout, après tant de mises en garde, son maître avait lui même franchit l’interdit et s’était allié avec son agresseur. Il était littéralement scié, ne sachant plus que penser.

Il s’était déroulé tellement de choses en une seule journée.

Les pièces d’un puzzle gigantesque s’étalait dans son esprit et les morceaux commençaient à s’imbriquer correctement. Il devait en apprendre plus pour accéder à la vérité, sa vérité…


«- Vous connaissiez Shinobu-sensei ? Qui êtes vous vraiment ? »

Le dialogue entre ses deux agresseurs reprit de plus belle, éludant avec aisance sa question. Il semblerait que Saori ait, en plus de sa force extraordinaire, des pouvoirs insoupçonnés. Cependant, elle continuait de se comporter par gaminerie, on aurait dit qu’elle possédait une double personnalité, c’était presque un passage du rire aux larmes. En fait, elle était plutôt incompréhensible, quel était donc son but ? Comment connaissait-elle Protéus ? Soudain ses yeux virèrent aux rouges. Il avait déjà vu ses pupilles, déjà redouté…

[Saori] «- Sharingan !Son esprit ne captais plus les paroles que par intermittence.
[…]Je vais te révéler le secret de cette dimension. Elle n'est que la finalisation des pouvoirs de ceux de ta lignée, c'est-à-dire qu'elle n'est qu'un immense miroir parmi tant d'autres.[…]
Kai !


Ses yeux…MAMORU…le monde se brisa, comme un verre tombé de trop haut.

***

Cela ne remontait pas à si loin, la guerre opposant Kiri no Kuni au village du vent. Sur la plage, il avait été dépêché pour évacuer les civils pour qu’ils ne soient pas prit dans les affrontements. Il se souvenait de l’odeur de la marée montante, les algues sur les rivages. Il pouvait encore sentir la sueur perler sur son front alors qu’il courait à vive allure. C’est là qu’il était apparu, le genin aux sharingan. Le garçon revoyait son affrontement dans les moindres détails, ressentait encore la douleur des coups, et plus que tout la rage de vaincre celui qui lui avait prit pour la seconde fois sa famille. La photographie aux coins cornés, jaunit par le temps était retournée à l’état de cendre et poussière. Là encore il avait fait appel à Protéus, invoquant un gigantesque raz-de-marée pour venir à bout de l’agilité démentielle de son adversaire. Cela avait-il suffit, il ne le saurait jamais…
En se remémorant ce morceau de passé, il se souvenait avoir été surpris par le changement de couleur au niveau des pupilles. A la fin de la guerre, il était allé trouver des renseignements à la bibliothèque, ou tout du moins ce qu’il restait du bâtiment. Une bonne partie avait été pris dans les flammes , le bâtiment n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été, comme bon nombre de ces confrères. Plusieurs pans de murs s’étaient même effondrés, on dénombrait des milliers de livres manquants, un vrai désastre. Le genin ne s’attendait bien sûr pas à découvrir facilement ce qu’il le préoccupait, pourtant se fut tout le contraire. Il n’aurait jamais crut que les Uchiwa soient une lignée si connue de par le monde. Il avait lu tout ce qu’il pouvait sur ces pupilles. Leur possesseur voyait ses capacités d’anticipation et de lecture des mouvements adversaires considérablement augmentées, mais ce n’était pas tout, les plus imminents représentants de cette caste arrivaient à copier des techniques lancées par leur adversaire. Cet œil représentait un considérable avantage. De répertorié dans les grimoires, il y avait le sharingan dit « deux » et à « trois virgule », toutefois nombre de ces ouvrages sous-entendaient qu’il existait très certainement d’autres formes ainsi que maintes autres utilisations. Si cela était vrai personne n’avait vécut assez longtemps pour rapporter ce fait.

Les livres s’envolèrent et la bibliothèque se dissipa.

Le genin retrouva la grotte froide et humide qu’il connaissait, entouré par deux individus peu recommandables. Soudain une énorme pression s’abattit sur le pauvre enfant. Il courba aussitôt l’échine, ses yeux se révulsèrent, et de la bave pour ne pas dire de l’écume pointèrent au niveau de ses lèvres. Cela dépassait tout ce qu’il avait connu, ce n’était pas douloureux, c’était autre…irrésistible. De nombreuses horloges de diverses tailles apparurent autour de garçon, l’encadrant avec rigueur. Elles tintaient toutes avec un son différents, créant une cacophonie abominable. Iba fut alors pris de spasmes, tandis que sur les cadrans sans aiguilles se gravaient des scènes de sa vie. L’une d’entre elles attira fortement l’attention du garçon, bien qu’à demi-conscient. Il s’agissait de lui, enfermé dans un cristal de glace…
Etrangement, il ne s’en souvenait pas, et une partie de son être lui criait que ce n’était pas vrai, ce n’était lui, il hallucinait. Iba se mit à suffoquer, pour l’air lui manquait-il ? Une douleur suraiguë se déclencha dans son esprit, il se tordit de douleurs, il ne contrôlait plus rien, seul son affinité avec les Eaux lui permettait, inconsciemment de se maintenir à le surface du lac. Une énorme horloge apparut au dessus de sa tête, elle avait des aiguilles, contrairement aux autres, et affichait minuit. Douze coups devaient retentir. Un, deux…

Il y eut un bruit d’éclats de verre, et quelqu’un hurla.


[Protéus] «- Sale garce ! Arrêtes cela immédiatement ! Il ne faut pas briser l’enchantement ! »

Trois, quatre…Malgré la vue floue d’Iba, il put voir fondre sur les Eaux une forme humanoïde armée d’une grande faux. Protéus, hors de lui, avait décidé d’attaquer directement Saori, et cela à une telle vitesse que les sharingan de la kunoichi furent inefficaces. Son déplacement faisait littéralement volé des quantités astronomiques d’eau, c’était tout bonnement extraordinaire. La maîtresse de l’assassinat reçut un terrible coup de genoux dans la mâchoire, couplé avec un coup de pied retourné, ce qui eut pour principal effet de la faire d’écouler à plusieurs mètres du sol. Elle s’écrasa par suite contre une des parois de la caverne dans un fracas assourdissant. Protéus prit un pied d’appui et se propulsa à son niveau, armant sa faucille. Il s’égosillait toujours comme un dément. Cinq, six…

[Protéus] «- CESSE ! »

Il relâcha le coup, fondant complètement la roche sur une bonne dizaine de mètres. Saori avait disparu dans un nuage de fumée. Sept…les cadrans s’étaient éclipsés, le visage de Protéus, si on avait put le voir, se serait décrispé. Iba quant à lui, pensait s’évanouir, son esprit s’enfuit, mais son corps resta debout, mû par une nouvelle volonté.

[Protéus] «- Encore toi ! ? »

Saori s’extirpa des décombres, une légère entaille sur la joue droite, et la lèvre inférieure fendillée. Elle était débrayée et couverte de poussière, ce qui apparemment ne semblait pas lui plaire du tout.

[Saori] «- Alors tu es revenu ? Shinobu… »

Iba releva la tête et parla, pourtant ce n’était pas sa voix. L’air se fit terriblement froid, et le vent se mit à souffler.

«- Finis de jouer…Hikke ! »

[Je poste la suite très prochainement]

Iba Hiyori
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Iba Hiyori le Dim 1 Juil - 17:39

Un froid intense venait d’envahir la salle aux murs de granits. Le lac sous les pieds d’Iba gelait. Saori, quant à elle, finissait de s’épousseter. Protéus, ou plutôt Hikke restait impassible, mais ce voile qu’il posait sur son visage n’abusait personne. Il enrageait intérieurement.

[Hikke] «- Alors c’est arrivé…Saori a brisé partiellement le sceau. Tu peux donc outrepasser certains des interdits, Shinobu…c’est fort regrettable. »

«- Epargne-moi tes sarcasmes, j’ai accumulé assez d’énergie dans l’entre deux mondes où tu m’as exilé pour te battre. C’est la fin, Hikke. »

Saori semblait suivre la discussion avec le plus grand des intérêts. Hikke, sous sa forme humaine, se mit à rire bruyamment. Il était comme pris d’un fou rire.

[Hikke] «- Tu crois sincèrement ce que tu dis ? Je vis dans chaque maître de l’Eau. Comment pourrais-tu me vaincre, c’est tout bonnement impossible. Tu n’es qu’un pantin parmi tant d’autres qui a eut besoin de mon savoir. »

«- Un pantin qui a vu clair dans ton jeu. »

Soudain l’apparence d’Hikke se modifia, ses traits se modifièrent. Il était devenu autre, quoique toujours humain, on pouvait désormais poser un nom sur le visage devenu familier du dénommé Protéus : Aku.
Le grand frère d’Iba était revenu d’entre les morts pour affronter le maître du genin. Le garçon déglutit.


[Hikke] «- Je me suis dis que tu apprécieras ces charmantes retrouvailles. Quand penses-tu ?

«- Immonde lézard…Tu m’as déjà pris un disciple, tu n’auras pas l’autre. »

[Hikke] «- Des mots, toujours des mots, seulement sept coups ont retentit, j’ai encore de la marge…Tu es comme moi, un menteur, un manipulateur. Le corps du gamin n’est pas assez grand pour deux conspirateurs. »

Hikke leva sa faux et s’apprêta à l’abattre sur Iba lorsqu’un cri retentit. C’était Saori qui venait de se rendre compte que sa robe avait été déchirée par les attaques récemment subites. En colère, elle se rua sur son ancien assaillant et lui assena un puissant coup d’ombrelle ce qui l’envoya valdinguer sur les flots. Iba mue par la volonté de Shinobu allait se lancer à l’assaut, quand son corps fut pris d’un déséquilibre.

«- J’ai compris mon garçon, les parchemins aussi… »

[Saori] «- Si tu les veux, il faudra venir les prendre. Qui que tu sois…Shinobu ou Iba. »

Tournant sa main, paume ouvert, l’enfant invoqua un sabre de glace. Le gel se forma sur ses sourcils et ses cheveux. Ses yeux devinrent d’un blanc teinté de bleu. Un halo d’énergie crépitant l’entourait. Hikke, Iba et Saori s’élancèrent, et il se forma une mêlée sans nom. Coups et techniques s’enchaînaient à une vitesse délirante. Le petit monde d’eau et de pierre tremblait comme jamais. Les fers se croisaient, bien qu’il aurait été plus exact de parler d’ombrelle, de faux et de katana. Aucun des combattants ne cédait un pouce de terrain à ses adversaires. La hargne et l’envie de vaincre se lisaient dans leurs yeux. Pourrait-il n’en rester qu’un ? Ou bien allait-il tous se tuer ? Par le fruit du hasard, Hikke et Iba attaquèrent simultanément la pauvre kunoichi qui ploya sous l’assaut et fut éjecté hors de l’affrontement, laissant seul à seul les deux autres protagonistes. Les deux lames en contact, les regards d’Hikke et d’Iba se croisèrent.

«- Tu ne peux pas me vaincre, se serait détruire ce corps pour y parvenir. »

[Hikke] «- C’est bien peu de chose comparé à la satisfaction de te savoir afin terrassé.
Tu faiblis, tes réserves s’épuisent beaucoup plus vite que les miennes, comme tu l’as dit ce n’est pas ton corps.»


Relâchant l’étreinte sur leur arme, ils s’écartèrent de plusieurs pas, pour se faire face. Saori revint dans le combat. Ils formaient un triangle parfait. Tous trois se mirent à accumuler du chakra, en quantité gigantesque. Les sharingan de Saori se mirent à luire de plus en plus fort. Elle allait copier la technique.
«- C’est la fin ! »

[Hikke] «- Tu te répètes. L’âge peut-être, passe la main… », le ton était narquois.

L’air se figea, gelé, par les énergies dégagées par les trois individus. Le poing droit d’Iba fut recouvert de glace. La faux d’Hikke étincelait. Les yeux de Saori brillait d’un rouge anormalement sanglant. Puis le monde s’effondra alors qu’il relâchait le jutsu ultime des maître ninjustu de Kiri.


[Hikke, Saori, Shinobu] «Suiton !Dai Hyogen no jutsu ! »

La glace devint maîtresse de l’affrontement, et une brume épaisse se forma, peut-être pour masquer les désastres provoqués par ces trois attaques simultanées à la puissance insoupçonnée. La grotte avait été ravagée, à tout jamais changé. Les parois étaient déchirées par des failles gigantesques, grêlées par la fureur des assauts. Il se mit à neiger, et chaque flocon mourrait en touchant la surface de l’eau. La vapeur se dissipait, dévoilant les vainqueurs, ou plutôt les survivants.
Saorie se tenait debout, haletante. Sa robe était en lambeau, mais tenait encore sur son jeune corps par une raison qui échappera sans doute toujours au commun des mortels. Plusieurs engelures courraient sa peau, ses yeux avait perdu leur teinte carmin.
Hikke, sous l’apparence d’Aku avait perdu le bras droit, complètement gelé. Un de ses propres mouvements le fit voler en éclats. Il rugit de douleur et de rage à peine contenues. Hurlant de plus belle, il se mit à maudire Shinobu. Son flanc droit était lui aussi très atteint. Soudain, il fit un pas, et se brisa en morceaux, disparaissant…
Sur le genin, il y avait de nombreuses lésions externes contenues par des croûtes de glaces. Néanmoins ce n’était pas suffisant et son sang perlait par endroit. Le plus inquiétant était sans aucun doute son regard perdu dans l’immensité du vide.


«- Iba…je sais que tu m’entends, où que tu sois. Je n’ai plus de forces. Je n’irais pas par quatre chemins, nous ne nous reverrons pas. J’ai utilisé les dernières réserves d’énergie qu’il me restait dans ce combat. Je ne pourrais pas regagner mon plan d’exil. Je vais mourir ou errer, faible à jamais, dans une autre dimension. L’important n’est pas là. Je suis…je suis fier de toi.

La voix se faisait de plus en plus tenue. La tête penchait dangereusement vers l’eau du lac.


«- Fais attention à toi, il reviendra…tu sais…l’important c’est de vivre pour ne pas avoir de regrets…soit ce que tu souhaites être. »

La voix se tût. Les yeux se fermèrent, puis se rouvrir, de lourdes larmes coulèrent sur les joues de l’enfant. Il peinait à se tenir debout.

«- Il est parti… », il y avait de l’amertume, de la peine, de la souffrance dans sa voix.
«- Il est parti, comme tout les miens… », l’enfant pleurait à chaudes larmes. Saori ne dit rien. La haine se fit plus forte que le désespoir.
«- Tout cela c’est de ta faute ! », il lui fallait un coupable. Saori le serait.

Il réprima un sanglot, puis un hoquet. Que devait-il faire ? C’était trop pour une seule journée. Un pan de sa mémoire sur un passé qu’il n’avait jamais envisagé lui était revenu, mais il avait perdu son maître pour cela. Pour un raison qu’il ignorait encore, Hikke l’avait enfermé durant six longues années, juste après l’attaque du fort, dans un cristal, l’empêchant de grandir. Les blocages sur les dates, ses trous de mémoires subits, tout prenait une explication logique.

Vivre sans regrets. C’était cela qu’il devait faire. Dans l’état actuel des choses, il lui fallait mener à bien sa mission. Pour cela il devait subtiliser les rouleaux à Saori, ce qui aux vues de son état et de leur écart de niveau se révélait quasi-impossible. Pourtant ce genre d’appréhensions ne le préoccupait plus, il n’avait pas l’esprit assez clair pour se faire de telles remarques et chargea tête baissée sur la kunoichi blessée. Elle l’esquiva sans mal, lui filant au passage un coup de pied dans le dos. Mais le genin ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Son chakra avait été préservé et celui de Shinobu dilapidé, donc il lui restait des forces, même s’il était physiquement diminué. Il appela à lui des copies aqueuses et ensemble ils s’empressèrent d’attaquer la jeune fille. Elle retrouva son sourire habituel et son ton espiègle.


[Saori] «- Ah ! On joue à chat maintenant ? Même à dix vous n’arriverez pas à me toucher. Tu es bien trop mauvais.

Elle esquiva sans mal, c’est désespérant. Soudain un Iba apparu dans le dos de Saori, traversant la surface lisse délimitant la séparation entre eau et air. Il s’était téléporté à l’aide d’un miroir sous l’eau. La main ouverte, il s’apprêtait à chaparder le rouleau, quand la kunoichi l’évita au dernier moment. Malgré ses blessures est restait extrêmement vive.

[Saori] «- Tu pensais vraiment que l’énergie dépensée pour créer un miroir passerait inaperçue ?

Une nouvelle main apparue derrière elle, coupée de son bras par une glace gelée. Cette dernière se saisit des rouleaux et s’en fut par là où elle étais venue.

«- Nimuro m’avait prévenu pour l’énergie. C’était juste suffisant pour créer une diversion et que tu ne te rend pas compte de mon autre miroir plus petit. Tu as enfin fait une erreur, je l’ai saisi. »

Iba, à plusieurs mètres de son opposante, tenait les parchemins dans sa main, un sourire nerveux sur le visage. Saori fulminait. Elle lui ordonna de les lui rendre et allait s’élancer pour lui flanquer une rouste monumentale, quand elle fut stoppée, le souffle court. Ses engelures n’étaient pas bénignes, et elle dut marquer un temps d’arrêt, ce qui fut suffisant à Iba pour créer un miroir et s’échapper de cette dimension.
Il réapparut à l’endroit où il avait lancé sa technique des miroirs démoniaques. Darok n’était plus là, il y avait des traces d’affrontement, un pan de mur avait été arraché, en bas se trouvait la mer. Qu’était-il arrivé ? Le genin avait la respiration saccadée, de la sueur plein le front. Son corps lui faisait mal, mais c’était encore supportable avec les coquilles de glaces. Il se releva, puis il fut parcourut par des frissons de mauvaises augures. Saori sortit d’une espèce de faille. Décidément, elle était plus qu’obstinée. Sans l’ombre d’une hésitation, le jeune homme se remit sur ses pieds, et s’élança vers la brèche dans le mur. Il devait faire vite, Saori ne commettrait pas deux impairs. La peur au ventre, il passa par le trou béant du mur, sautant dans le vide. La mer et les récifs se rapprochaient vite, très vite, trop vite. Saori avait, elle aussi, sauté. Bandant sa volonté, le garçon réussit à appeler un nouveau miroir, et disparut au travers de celui-ci. Cela le mena au milieu de la ville, aussitôt il se mit à courir, dévalant les ruelles. Le genin savait qu’il ne faudrait pas longtemps à sa poursuivante pour trouver l’endroit où son miroir l’avait transporté. L’enfant marchait sur les murs des maisons et autres bâtiments en ruine, à l’aide de l’adhésion de chakra, pour éviter de laisser trop de traces au sol et de se faire ainsi pister. Lorsque le souffle lui manqua, il entra dans un immeuble en ruine et s’y cacha. Combien de temps Saori mettrait-elle à le retrouver ? Il était presque certain de ne pas pouvoir la semer. Que faire ? Et il ne savait pas où se trouvait son sempaï…
Une terrible explosion le lui indiqua. Apparemment, Darok avait des problèmes. Mais le plus terrible dans tout cela, c’est qu’il ne savait pas s’il devait aller porter secours au chuunin. Ce dernier lui avait dit qu’il n’hésiterait pas à mettre sa vie en jeu pour accomplir la mission. En allant le secourir, il était sûr que Saori le retrouverait. Il ne ferait peut-être qu’empirer la situation. La mission doit passer en premier…
Les autres considérations sont secondaires. Voilà ce qu’on lui avait appris. Toutefois, seul pourrait-il semer la kunoichi ? S’il partait du fort maintenant et prenait la direction de Kiri, pourrait-il arriver sain et sauf ? S’il partait du fort maintenant, sans aider son sempaï, pourrait-il demain se regarder dans une glace ? L’important, c’est de vivre sans regrets. L’enfant ferma les yeux, calma sa respiration et prit sa décision. Il cacha les parchemins, dans un endroit que lui seul pourrait retrouver et s’en fut en direction du combat. Il avança au maximum de ce que son corps lui permettait sans plus se soucier d’attirer l’attention. Trois minutes plus tard, il fut intercepté par la terrible shinobi. La clameur de l’affrontement dans lequel était pris Darok s’intensifiait de minute en minute.


«- Pousse-toi ou je te tue. », c’était la première fois qu’Iba proférait de telles menaces.

On aurait put les tourner en ridicule, car elles étaient proférées par un garçon d’une douzaine d’années, pourtant la voix déterminée et glaciale leur prêtait un crédit absolu. Saori, pour une fois, ne répondit pas par un enfantillage. Elle semblait quelque peu excédée, ce qui pouvait sans peine se comprendre.


[Saori] «- Donnes moi les rouleaux. », là aussi l’injonction était impérieuse. Iba attaqua aussitôt à l’aide d’un suiton, la kunoichi se déroba comme à l’accoutumé.
«- Pousses toi ! », le ton était empli de colère et de fureur, l’enfant se refusait à laisser l’une des seules personnes qui comptait pour lui, mourir. Le genin avait sauté avec une vitesse qu’il n’aurait jamais crut posséder et attaqua derechef avec un jutsu qu’il ne connaissait pas.Hyuton ! Byakurai !. Il avait seulement vu son maître et Aku l’utiliser. Serait-il possible que la « fusion » de son corps avec l’esprit de Shinobu lui ait apporté plus qu’il ne l’aurait crut ? Toujours est-il que Saori esquiva d’extrême justesse le faisceau lumineux projeté par le garçon. Sans perdre un instant, le genin relança sa course effrénée. Un coup dans l’épaule l’envoya valser, et manger un tas de poussière.

[Saori] «- Les rouleaux… »

Iba lança une nouvelle offensive qui se solda par un cuisant échec. Il n’avait encore jamais touché la jeune fille, était-il à ce point inférieur ? Il attaqua encore et encore, son corps n’était plus que douleur. La gorge en feu, le nez et la lèvre inférieure en sang, les joues rougies par l’effort, il posa un genou à terre.

[Saori] «- Pendant encore combien de temps va-t-il falloir que je te tapes ? Je ne m’amuse plus du tout…Où as-tu caché les rouleaux ? »

Iba déglutit…La fatigue se faisait sentir, ses muscles étaient lourds. Il tenta sa dernière chance. Le destin lui avait déjà sourit une fois, pourquoi pas une deuxième ?

«- Si la mission venait à être vouée à l’échec, nous avions ordre de détruire les parchemins. Tu es bien trop forte pour moi…j’ai donc suivi les directives. »

Prendrait-elle au bluff ? Qu’importe, elle ne pourrait de toute façon pas trouver les rouleaux…

[Zab' je te laisse poursuivre.]

Iba Hiyori
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Iba Hiyori le Mar 6 Nov - 11:18

[Iba : +15 XP RP
Darok: + 7 XP RP
Iba: Camouflage dans la Brume appris / + 3XP technique]

Iba Hiyori
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Iba Hiyori le Lun 23 Juin - 20:52

[Pour replacer dans le contexte. Iba doit être level 13-14 et genin. Cela se déroule bien avant le tournoi chuunin et donc aussi avant son retour de ce dernier à Kiri. La refonte du staff, et d'autres impératifs nous ont empêcher de finir plus tôt cette mission.]

Non, il n'était décidément pas de taille face à cette kunoichi. Depuis le début de son affrontement il n'avait pas réussit à la toucher une seule fois. Une seule feinte, au demeurant fort complexe, lui avait permis de lui soutirer les rouleaux, mais elle restait trop forte et n'aurait certainement aucun mal à les lui reprendre.

Darok avait des problèmes. Il se devait d'aller son senseî...

"- Laisses moi passer !", sa voix avait perdu de sa témérité. Il était éreinté, même si Shinobi n'avait pas puisé dans ses réserves d'énergie, sa forme physique n'avait pas très bien supporté cette union contre nature. De plus, il avait attaqué sans relâche et surtout sans succès. Saori lui était bien supérieure, dans les domaines. Il ne luttait pas à arme égale.

Autour de lui, les ruines du Fort oppressaient sa mémoire. Ses récentes découvertes sur son passé le tourmentait. Il n'y avait là qu'une part de vérité parmi des mensonges tous plus important les uns que les autres. Il semblerait que comme son frère, il n'ait été qu'un jouet dans les mains de manipulateurs. Hikke avait dit que son maître en était un, devait-il le croire ? Le genin ne pouvait même pas s'y consacrer pleinement, à cause de sa terrible adversaire, mais son esprit ne pouvait pas totalement s'en détacher. C'est alors que retentit l'Ordre.

[Saori]"- Où sont les rouleaux ?"

La voix était impérieuse et ne souffrait pas la contestation. Iba l'entendait résonner dans son esprit. Genjutsu !
Elle essayait de le forcer à obéir. Il devait se protéger, barrer les accès mentaux à son esprit. Vite ! Ne pas céder de terrain, il s'agissait de son esprit. Le sien ! Il sentait une présence étrangère s'insinuer dedans. Il devait lutter, sinon la mission échouerait, il ne pouvait se le permettre. Darok était en train de se battre, il ne pouvait pas lui faire l'affront de tout faire rater en cédant maintenant. Le genin tomba à genoux. Il luttait, la mâchoire serrée, tout les muscles de son corps bander au maximum. Un seul obligation:

Ne rien lâcher, se battre jusqu'au bout.

La pression était si forte. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front. C'était comme si on utilisait un bélier pour forcer un mur de paille. Il se sentait vaciller. Le garçon allait être vaincu. Il ne supportait pas cette idée. Il devait trouver une alternative. Une feinte...

Rien ne venait, il n'arrivait pas à réfléchir avec l'intrusion de Saori. Il était battu, ou alors le serait d'ici peu. Il s'en voulait et il la détestait. Il ne devait pas perdre et pourtant...

Soudain quelque chose se brisa dans son esprit et il perdit le contrôle de son corps. Il n'était plus qu'un simple pantin. Elle lui ordonna de se lever, et il le fit dans l'instant. Il bougeait sans y penser. Il n'était plus que spectateur de ses propres mouvements. Avec ses yeux, il se voyait, mais tous ses ordres mentaux étaient ignorés par son cerveau. Il n'arrivait plus à imposer sa volonté.

C'était effroyablement terrifié.

Le garçon fut pris d'une crise de panique intérieure, alors qu'extérieurement, il semblait posséder la sérénité d'un moine zen. Elle lui demanda de le conduire aux rouleaux, il ne résistait plus et se mit à marcher. Quelques dédales de rues plus loin, elle l'obligerait à lui donner les rouleaux, puis tout serait fini.

C'était perdu.

Il ne pouvait rien face à un adversaire d'un tel niveau. Il était complètement dépassé par sa puissance. L'écart entre eux deux était trop grand, se battre contre elle c'était comme essayer de remplir un canyon avec du sable et une petite cuillère.

Toutefois Iba ne voulait pas encore s'avouer vaincu. Une lueur d'espoir jaillit en lui lorsqu'une idée lui vint. Il ne lui restait qu'une maigre chance de réussir, mais il s'accrochait à son espérance, comme on s'accroche à une bouée de sauvetage lors d'un naufrage.

Ils y étaient, sur le seuil de sa cachette. "Donnes les moi", hurla-t-elle mentalement dans son esprit. Saori ne rigolait plus. L'enfant aux allures candides et aux remarques tantôt cyniques, tantôt enfantines, n'était plus. Il ne restait qu'une personnalité froide. Iba rentra alors dans une petite maisonnée délabrée, poussa ce qui semblait avoir été une armoire. Elle tomba lourdement sur le sol. Derrière se trouvait les rouleaux. Le garçon se mit genoux et les prit dans une main.
"Donne les moi", répéta Saori, avec force, mais d'un coup, Iba qui était resté passif jusque là, relâcha son énergie brusquement. La kunoichi fut surprise, elle croyait avoir maté l'esprit du genin. Elle l'avait sous-estimée, et Iba avait bien fait de miser là-dessus. Retrouvant une partie de ses facultés, il se saisit d'une pierre sur le sol et la fracassa sur son genoux droit.

La douleur fut intense, mais salvatrice. Il avait chassé l'esprit de son ennemie. Aussitôt, il lâcha la pierre, puisant dans son courage et son inquiétude pour son sempaï, les forces lui permettant de nouveau de lutter. Il prit une grosse poignée de sable traînant sur le sol délabré de la bâtisse et le jeta aux yeux de son adversaire. Cela elle ne pouvait l'éviter. L'effet fut immédiat, elle hurla en se mettant les mains sur les yeux. Iba entreprit alors de se lever tout en agrippant les rouleaux. Il boitait...La sortie était à moins de deux pas, mais même privée de la vue, son adversaire lui était encore bien supérieur. L'odorat et l'ouïe lui furent suffisante pour attraper le garçon et à l'aide d'une force prodigieuse lui faire traverser le mur de la vieille maisonnée. Iba était complètement sonné. Du sang coulait le long de son visage, il ne savait pas où il était blessé et les couleurs dansaient dans ses yeux.

Une chose était sûr, il tenait toujours les parchemins et ne les lâcherait que mort.

Saori qui semblait l'avoir compris, s'apprêtait à exécuter sa sale besogne, quand une ombre surgit de nulle part. C'était Darok ! Il assena un magnifique coup de pied retourné dans le visage de la kunoichi. L'élément de surprise avait eut raison de sa capacité de réaction. Il était couvert de blessures, mais vivant. Comme toujours, en un regard, les deux shinobi surent se dire tout ce qu'il y avait à dire.

[Darok]"- Vas-y. Fais ce que j'aurais fait."

Il n'en fallait pas plus au genin pour comprendre. Concentrant ses dernières forces, le genin invoqua un miroir de Glace et se jeta dedans avec les rouleaux en main.

[Saori]"- NON !", cria-t-elle.

Plus prompt que la Foudre, elle se téléporta devant l'entrée du Miroir, passant outre la défense de Darok, et y rentra aussi.
Iba se déplaçait à travers l'espace, il ne savait pas où allait le mener ce Miroir, mais il devait aller le plus loin possible. Saori était à ses trousses. Le Miroir le ramena dans une forêt qui lui était inconnue. Aussitôt il réinvoqua un Miroir et sauta de nouveau dedans et le referma prestement. Saori aussi forte soit-elle n'avait pas la rapidité nécessaire pour suivre à la même vitesse Iba dans son propre Miroir. Le genin sut mettre ce gain de temps à profit et son adversaire ne put entrer dans la seconde plaque de glace avant qu'elle ne se referme.

Le genin avait réussit à piéger Saori, à des dizaines de kilomètres du Fort, et il n'était pas peu fier de l'exploit.

L'autre Miroir le ramena à Darok. Le genin est à bout, physiquement et mentalement.

[Darok]"- Je savais que tu comprendrais..."

Ils étaient tout deux essoufflés et ensanglantés et ils ne devaient pas rester trop longtemps ici. On ne savait jamais quel tour était encore capable de leur jouer Saori.

Iba Hiyori
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Darok le Jeu 26 Juin - 9:03

Je venais de vaincre Rezan, ninja de classe supérieure et assassin sans merci. J’étais venu à bout de ce monstre à la force colossale ! Je n’en revenais pas moi-même et dû me le répéter plusieurs fois pour saisir l’étendue de mon acte. Désormais, j’étais la cible des assauts de Nezu et de ses hommes. Je déglutit, amer. Puis un sourire s’afficha sur mon visage : Nezu était lui aussi la cible des assauts des Enfants de la Brume, à partir de maintenant.

Mais où ai-je la tête ? Je dois vite aller secourir mon disciple. Plus tôt, une voleuse très compétente s’est immiscée dans la grotte et nous a dérobé les rouleaux. Puis Iba et elle se sont téléportés je ne sais où. Depuis j’ai perdu toutes traces de mon élève.
Ce Fort a été la scène du meurtre de toute sa famille, ou presque. Il est hors de question que je le laisse mourir ici aussi.

Mes jambes tremblent encore après l’ultime effort que j’ai effectué pour vaincre Rezan. Malgré la pilule de soin, je ne me sens pas encore tout à fait à l’aise. Alors que j’allais me diriger vers le lieux où j’avais entendu des bruits d’armes, de son côté, Rezan reprenait conscience suite à l’ingurgitation de ma pilule de soin. Mais bien qu’il le put certainement plus aisément que moi il ne se leva pas et sans même se retourner vers moi, il m’adressa la parole.

______________________________________________________________

Je devais courir, je n’avais plus le choix. La vie, c’est décidément trop beau pour être perdu. Je dois protéger celle d’Iba, coûte que coûte. Mes jambes vacillent, puis reprennent de l’assurance. L’effet de la pilule a réparé l’os de ma jambe, mais n’a pas pu faire d’autre miracle. Pourtant, ça me suffisait. Si la vie était trop simple, on perdrait le goût de l’effort.

De longues gouttes de sueur débordait de mes pores et ruisselaient le long de mon corps. Combinée à mon sang séché, le tout formait une mixture étrange qui collait mes habits à ma peau. Qu’importe ! Je me hâte.
La déclaration de Rezan avait ravivé en moi une vive émotion que je semblais avoir oublié depuis la mort de Zabuza-sama.

Ça y est ! Me voilà sur les lieux d’un autre affrontement. Mais je ne ressens aucune adversité. Il n’y a aucun esprit combatif dans la zone. Me serai-je trompé d’endroit ? Mon instinct me dit que non.
J’attends un peu. Iba est-il déjà mort ? Ou la kunoichi alors ? Cette première hypothèse m’horrifie. Et si… ? Et si j’étais arrivé en retard ? Les remords commencèrent déjà à m’engloutir, quand enfin, je ressentis une forte énergie d’opposition. L’esprit combatif de l’Hiyori s’était réveillé. Je me sentis alors pousser des ailes, et pris mon envol.

Mes pieds frappaientt le sol, puissamment. Chacun me portaient plusieurs mètres en avant. J’avait l’impression d’être très léger, de pouvoir voler, littéralement.

Soudain, je les vois, je vois mon disciple, vivant. Son genou est ensanglanté, Saori s’apprête à l’achever. Je puise dans mes ressources pour asséner un terrible coup de pied dans son visage. Je n’ai pas pour habitude de frapper les filles, mais celle-ci est bien trop dangereuse pour être considérée comme une simple fille.

Immédiatement je regarde l’Hiyori. Des mois de complicité nous ont permis de comprendre les intentions de l’un et de l’autre par un simple regard.

*Utilise tes miroirs pour la piéger ! *

" Fais ce que j’aurais fait ! " Il ne faut pas éveiller les soupçons de Saori, sinon, le plan tombe à l’eau.

Déjà, et c’est un bon point, l’Hiyori ouvre un passage dimensionnel grâce à ses miroirs. Nous nous sommes compris, je suis soulagé. Puis je fais mine de me faire passer par Saori, pour qu’elle suive Iba dans le dédale de glace.

Le miroir derrière moi se referme, subitement. Je compte sur toi, Iba.
Je m’assoit. Si Iba revient seul, on a gagné. Si Saori réapparait elle aussi, nous sommes perdus. Je profite de ce temps libre pour me rappeler les dernières paroles de Rezan…

______________________________________________________________

[Rezan] " Pourquoi ne m’as tu pas achevé ? " rugit-il.

Sa question me désarçonne. Je m’arrête d’avancer. Je ne le sais pas moi-même, au fond. Etait-ce de la pitié, ou bien un sentiment voisin ? Non, rien de tout ça.

" Je pense que ta vie vaut la peine d’être vécue. " J’arrête de lui tourner le dos, et tourne ma tête dans sa direction. " Mais surtout, ce qui m’a plu, c’est que tu dépasses tes limites pour ce qui te paraissait juste, et pour ce qui compte le plus à tes yeux. Et je me suis revu en toi…
Ta mort, un instant, j’ai bien cru que c’était la mienne. Si je dois trouver une raison, c’est celle-ci. "

Il se retourne vers moi, à son tour, le regard inquisiteur.

[Rezan] " Mais on m’a dit que Shinji ne t’avais donné que deux pilules de soin… Tu m’aurais donné celle de l’Hiyori ! ? " J’acquiesce d’un signe de tête. " Tu es… le plus stupide des ninja que j’ai jamais rencontré ! " vociféra-t-il.

Je baisse la tête. Quoi ! Je lui sauve la vie et c’est ainsi qu’il me remercie ?

[Rezan] " Et si à cause de ça ton disciple mourrait ou ta mission échouait ? Prendras-tu tes responsa… "

" Je n’y crois pas une seule seconde. " le coupais-je, calme. " Je ne pense pas que l’Hiyori puisse mourir. Il est fort, non seulement, mais aussi très rusé. Il se débrouillera toujours pour vivre, je le sais.
Mais toi, tu ne sembles pas content de vivre. "

[Rezan] " Si. "

Il s’était calmé. Ma phrase semblait lui avoir fait remarquer qu’il était encore en vie. Comme s’il venait tout juste d‘échapper à la mort. Non, il n'avait pas échapper à la mort, il avait ressucité. Il avait approché la Faucheuse de si près que c'était comme s'il avait mis un pied dans le royaume des morts.
Son envie de vivre prit le dessus sur sa rage et son honneur d’avoir été sauvé par l’ennemi. Il me retourna le dos et sembla trembler. Je m’approche ; il a un hoquet. Apparemment, il pleure, et ne veux pas le montrer.

[Rezan] " Merci…Merci Darok. " sanglota-t-il. " Je veux…je veux vivre. Je ne veux pas mourir. Il me reste trop de regrets… " Il renifla. Je n’avais jamais vu un shinobi aussi expert que Rezan verser une larme. " Je veux vivre…car il me reste au moins une dernière chose à faire. "

Une chose ?

[Rezan] " Je n’ai pas encore remercié Nezu, de m'avoir sauvé moi et mon petit frère… Je veux vivre, mais avant ça je veux surtout me venger. De toi, et de tous.
Une vie sans but ne mérite pas d’être vécue, non ? Merci Darok. Grâce à toi, je viens de m’en rendre compte. "

Mais, c’est bien sûr…
Je souris, puis m’en alla vers mon disciple. Lui aussi à un rêve. Il ne doit pas mourir avant de l’avoir réaliser. Surtout pas. Nous aussi, nous avons une vie qui mérite d'être vécue, car nous avons tous deux un but.

______________________________________________________________

Un miroir de glace s’ouvre à mes côtés. C’est l’instant de vérité. Saori ou pas ? L’Hiyori sortit le premier, je retint mon souffle.

Le miroir se referma. Ouf. Nous sommes hors de danger pour l’instant, mais si nous nous attardons, nous nous ferons attraper.

" Je savais que tu comprendrais. Maintenant il faut fuir. On ne sait pas ce que Saori nous réserve encore. "

Ensanglantés, à bout de force, c’est notre conviction qui nous a permit de nous débarrasser les uns après les autres de nos poursuivants.

" Comment va ton genou ? " La question était stupide, la réponse était négative. Me voilà bien embêté, la mission semblait fortement compromise.

" Bon, file moi les rouleaux. " L’échange fait, je pris l’Hiyori sur mes épaules. Mais ma faiblesse était encore trop présente. J’avais du mal à avancer, et en plus, nous étions lourdement chargé. Je me contentais alors de le décharger un peu, et nous partîmes à une allure constante.
L’Hiyori devra serrer les dents.

Au loin, je voyais la silhouette de Rezan lui aussi prendre le chemin du retour. J’ai pensé un instant qu’il pourrait m’aider à transporter l’Hiyori, mais je me retint de dire à mon élève que j’avais donné sa pilule à Rezan.

[Rezan] *Darok, tu es désormais le shinobi que je hais le plus : j'ai échoué à cause de toi. Mais tu es aussi celui que je respecte le plus aussi, pour m'avoir sauvé la vie. Une seule chose est sûre, je te vaincrai, bientôt...*

______________________________________________________________

Sur un arbre, Saori attendait. Elle semblait énervée.

" Je ne sais même pas où je suis. Où m’a-t-il téléporté ? Quelle direction prendre ? Je me suis faite avoir comme une débutante…
Bon, ce ne sont pas les élèves de…de Zabuza pour rien. " Elle se prit la tête dans les mains comme si elle fut prise d’une intense douleur frontale.
Elle voyait des images ressurgir. Quelle drôlerie, pensa-t-elle.


Dernière édition par Darok le Lun 7 Juil - 18:13, édité 1 fois

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Iba Hiyori le Dim 29 Juin - 12:20

Iba sortit du Miroir de Glace parmi les ruines du Fort, au grand soulagement de Darok. Son genoux endolori lui faisait légèrement mal, mais ce n'était rien vu l'euphorie qui manqua de s'emparer de lui lorsqu'il s'aperçut que Saori ne le poursuivait pas.

Ils avaient réussi...

Les rouleaux étaient en leur possession. Ils se mirent à rire nerveusement, puis de plus en plus en fort, c'était un fou rire incontrôlable qui s'était déclenché avec la retombée d'adrénaline, de stress, la disparition de la nervosité.

Ils avaient réussi...

Ensemble, ils avaient vaincu leurs adversaires et fait tombé les obstacles qui les séparaient de la réussite.Ensemble, ils pourraient rentrer au village de la Brume la tête haute. Darok essaya de porter Iba sur son dos, mais c'était peine perdue, il était aussi fatigué que le genin. Il décida alors juste de la décharger un peu de son équipement. Le garçon avait mal à son genoux, toutefois, il ne pensait pas que se soit cassé ou quoique se soit dans le genre. Cela avait été bien plus douloureux lors de l'effondrement de la maison du partisan de Zabuza. Inconsciemment de la glace se mit à se former sur sa blessure.

Le duo se mit alors en route pour rentrer à Kiri no Kuni.

Il était plus que temps. Rapidement, ils quittèrent ce lieu hanté de souvenirs maudits et des secrets honnis. Lorsqu’ils furent à une bonne distance du Fort, Iba se hasarda à demander ce qui c’était passé pour que son sempaï soit dans cet état.

[Darok] « - Il semblerait que Nezu souhaite aussi les rouleaux. Son homme de main, un dénommé Rezan, et moi avions donc quelques désaccords à mettre au clair. »

Le chuunin sourit, il n’en fallait pas plus à Iba pour comprendre. Il était content que tout cela se finisse ainsi, de son côté, il aurait des choses à mettre au clair sur les révélations qui lui avait été faite, mai cela pouvait attendre encore. De toute manière la route était encore longue avant d’arriver au village de la Brume, ils auraient le temps de discuter. C’était une certitude...

Cela devait faire plusieurs heures qu’ils marchaient, en discutant de tout et de rien. Puis Iba se risqua à poser une question.

«- Est-ce que l’on ne pourrait pas ouvrir les parchemins ? L’ordre de mission ne spécifiait rien à ce sujet, n’est-ce pas ? »

Darok ne répondit rien. Le tandem marchait près de la rivière qui les avait guidé jusqu’au Fort. Tout deux devaient se souvenir de la course poursuite avec l’ours, ils auraient de quoi rire aurpès d’un bon feu de cheminée en racontant ses anecdotes farfelues.

«- Je pense que nous avons le droit de savoir pourquoi nous avons risqué nos vies ? »

Le chuunin restait toujours silencieux, puis finit par hocher la tête, un signe affirmatif. Iba n’aimait pas les secrets, et il était bien content que ces parchemins n’en resta pas un pour lui. Enfin, il n’aimait pas les secrets qu’il ne connaissait pas, par contre, dans son esprit, cela ne le dérangeait pas de garder secret des choses aux autres. Les dérives des Maîtres de l’Eau commençaient déjà à se faire sentir sur son comportement.

[Darok] «- Nous regarderons ce soir lorsque nous nous arrêterons pour la nuit. »

Iba ne répondit pas, il était certes impatient, mais pas au point de ne pas pouvoir attendre ce soir. Il comprenait aussi Darok qui souhaitait mettre le plus de distance possible entre le Fort et eux et partageait sur ce point, complètement son opinion. Pour rien au monde, il ne souhaitait recroisé Saori ou Karasu...
Enfin tant qu’il ne serait pas en mesure de les corriger comme ils l’avaient fait.

Il y avait des progrès à faire, c’éatit une certitude, et elle lui permettrait de continuer à avancer.

La nuit finie par arriver, et ils installèrent leur campement. Les deux shinobi se réunirent autour d’un feu de camps. Darok et Iba, dans un premier temps nettoyèrent la plaie du genin puis la bandèrent. Une fois fait, ils mangèrent et burent. Puis le silence se fit, Darok se saisit des rouleaux et ensemble ils enlevèrent le crochet empêchant le papier de se dérouler. Ainsi sous la nuit étoilée, le duo apprit ce que renfermait les rouleaux du Fort de la rivière rouge.

***


Cela faisait maintenant une semaine qu’ils avaient pris le chemin du retour. Ils n’avaient eut aucun problème, pas même de nourriture, les rations avaient été pris en excès et ils avaient fort bien fait. Ils avaient profité du chemin du retour pour soigner leurs blessures et dormir plus qu’à l’accoutumé, se permettant même une fois de dormir jusqu’au déjeuné. Ils finirent par arriver devant les Portes de la ville. Darok s’identifia et on les laissa entrer.

Ensemble, ils se rendirent à la Mairie.

Shinji les y attendait. Darok remit les rouleaux au dirigeant intermédiaire de Kiri et fit un rapport succinct des évènements, la rencontre avec un des généraux d’Asahi, avec Saori, la kunoichi inconnue et l’affrontement avec Rezan. Tous ces faits ne manquèrent pas d’étonner Shinji.

[Shinji] «- Vous avez réussi et êtes revenus vivant et presque en forme, c’est le plus important. »

Il sourit aux deux shinobi. Le trio eut une longue discussion où ils relatèrent tous évènements plus en détail. Shinji décala deux réunions pour entendre la fin de leur récit. Enfin lorsque tout fut dit, il les remercia

[Shinji] «- Reposez vous bien car demain vous partez pour Kumo, là où se déroulera le prochain tournoi chuunin. J’espère que tu feras des étincelles Iba. Darok, je compte sur toi pour veiller au grain. »

Les deux ninja sortirent de la mairie. Ils allaient encore certainement passé un bout de la journée ensemble et demain, ils partiraient pour accomplir de nouveaux exploits.

[Le tournoi chuunin à Kumo est une concordance avec celui qui s’est déroulé dernièrement.]

Iba Hiyori
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

Message  Iba Hiyori le Dim 29 Juin - 12:27




Mission de rang B: Le Fort de la Rivière Rouge : Accomplie

Kiri: + 6 points de Prestige

Darok:
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Iba:
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