Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
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Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Je lance ce topic pour faire avancer la campagne de Kiri. Chronologiquement, les événements se passent après votre RP de l'incendie.]
Comme Shinji les en avait prévenus, Darok et Iba reçurent une lettre de convocation pour une mission. Ils avaient rendez-vous avec le nouveau dirigeant de Kiri à la mairie afin de recevoir leurs directives.
Les deux guerriers de la Brume furent très surpris de ne pas voir Nimuro, alors que ce dernier avait lui aussi était impliqué dans "l'incident" de la Fleur Polaire.
[Shinji]
"Bien, étant donné que vous êtes tous là, je vais vous expliquer les tenants et aboutissants de votre mission..."
[Darok]
*Tous là... ? Alors Nimuro-san ne vient pas avec nous... ?*
[Shinji]
"Nos éclaireurs aux frontières nous ont rapportés une activité certaine aux alentours du poste-frontière entre Kiri et Kumo..."
Iba ne put réprimer le frisson qui lui parcourut l'échine. Pour certains, ce lieu n'avait aucune signification, mais pour les plus anciens et pour lui, c'était le symbole de la honte, inéxorablement rattaché à la caste des Réprouvés.
[Iba]
"Le Fort de la Rivière Rouge..."
[Shinji]
"Celui-là même..."
[Iba]
"Mais pourquoi ??? Qui pourrait avoir intérêt à aller là bas ???"
Inconsciemment, Iba avait bondi de sa chaise et avait ostensiblement haussé le ton. Il fut vite ramené à la réalité par le "Hiyori" que Darok lui lança, ce de façon peu agréable.
[Iba]
"Veuillez m'excuser, Azechi-sama..."
[Shinji]
"Ce n'est rien. A présent écoutez-moi tous les deux. Ce fort est à l'abandon depuis dix ans déjà. Kumo et Kiri sont encore sous l'égide du traité de paix, Konoha est une nation pacifique, et Suna ne nous attaquera pas. Il y a de fortes chances que les personnes qui tournent autour du fort et l'aient peut être investi ne soient que des pillards ou une bande de voleurs cherchant un repaire.
Quoiqu'il en soit, je veux que vous y alliez tous les deux, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour vous faire quitter le village quelques temps et étouffer l'affaire d'il y a quelques jours. Deuxièmement pour régler cette affaire autour du fort. Et dernièrement, pour toi, Iba."
[Darok]
"Shinji-sama, Nimuro-san ne vient pas avec nous ? Après tout, il est impliqué lui aussi..."
[Shinji]
"J'ai réussi à étouffer son présence dans l'affaire. Vous avez fait tellement de dégâts à vous deux que personne ne se doutera de la présence d'un Médecin dans cette rixe. J'ai aussi grassement payé le tenancier pour qu'il se taise. De plus, je ne peux pas me passer de lui actuellement ; j'ai besoin de tous mes Jounin au village. Vous ne serez donc que tous les deux pour cette mission.
Shinji sortit une enveloppe de son tiroir et la tendit à Darok.
[Shini]
"Darok, tu trouveras là dedans une carte de la région ainsi que le rapport détaillé de nos éclaireurs. Etudie-les bien et prépare une stratégie pour ton élève au cas où vous devriez vous battre.
Sur ce, Enfants de la Brume, tout est dit. Rompez et équipez-vous en conséquence."
Comme Shinji les en avait prévenus, Darok et Iba reçurent une lettre de convocation pour une mission. Ils avaient rendez-vous avec le nouveau dirigeant de Kiri à la mairie afin de recevoir leurs directives.
Les deux guerriers de la Brume furent très surpris de ne pas voir Nimuro, alors que ce dernier avait lui aussi était impliqué dans "l'incident" de la Fleur Polaire.
[Shinji]
"Bien, étant donné que vous êtes tous là, je vais vous expliquer les tenants et aboutissants de votre mission..."
[Darok]
*Tous là... ? Alors Nimuro-san ne vient pas avec nous... ?*
[Shinji]
"Nos éclaireurs aux frontières nous ont rapportés une activité certaine aux alentours du poste-frontière entre Kiri et Kumo..."
Iba ne put réprimer le frisson qui lui parcourut l'échine. Pour certains, ce lieu n'avait aucune signification, mais pour les plus anciens et pour lui, c'était le symbole de la honte, inéxorablement rattaché à la caste des Réprouvés.
[Iba]
"Le Fort de la Rivière Rouge..."
[Shinji]
"Celui-là même..."
[Iba]
"Mais pourquoi ??? Qui pourrait avoir intérêt à aller là bas ???"
Inconsciemment, Iba avait bondi de sa chaise et avait ostensiblement haussé le ton. Il fut vite ramené à la réalité par le "Hiyori" que Darok lui lança, ce de façon peu agréable.
[Iba]
"Veuillez m'excuser, Azechi-sama..."
[Shinji]
"Ce n'est rien. A présent écoutez-moi tous les deux. Ce fort est à l'abandon depuis dix ans déjà. Kumo et Kiri sont encore sous l'égide du traité de paix, Konoha est une nation pacifique, et Suna ne nous attaquera pas. Il y a de fortes chances que les personnes qui tournent autour du fort et l'aient peut être investi ne soient que des pillards ou une bande de voleurs cherchant un repaire.
Quoiqu'il en soit, je veux que vous y alliez tous les deux, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour vous faire quitter le village quelques temps et étouffer l'affaire d'il y a quelques jours. Deuxièmement pour régler cette affaire autour du fort. Et dernièrement, pour toi, Iba."
[Darok]
"Shinji-sama, Nimuro-san ne vient pas avec nous ? Après tout, il est impliqué lui aussi..."
[Shinji]
"J'ai réussi à étouffer son présence dans l'affaire. Vous avez fait tellement de dégâts à vous deux que personne ne se doutera de la présence d'un Médecin dans cette rixe. J'ai aussi grassement payé le tenancier pour qu'il se taise. De plus, je ne peux pas me passer de lui actuellement ; j'ai besoin de tous mes Jounin au village. Vous ne serez donc que tous les deux pour cette mission.
Shinji sortit une enveloppe de son tiroir et la tendit à Darok.
[Shini]
"Darok, tu trouveras là dedans une carte de la région ainsi que le rapport détaillé de nos éclaireurs. Etudie-les bien et prépare une stratégie pour ton élève au cas où vous devriez vous battre.
Sur ce, Enfants de la Brume, tout est dit. Rompez et équipez-vous en conséquence."

Zabuza Momochi- Mort
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Hier était une journée terriblement éprouvante. Et aujourd’hui ? Après un réveil en bonne et due forme, Darok se passe la tête sous l’eau, les idées encore ensevelis sous la brume de la somnolence. Il revint dans sa chambre, puis s’habilla, en n’oubliant pas ses armes. Il passa par le couloir et découvrit une missive sur son paillasson. L’ouvrant, le Chuunin découvrit qu’une mission l’attendait. Il se gratta la tête, las, et ses yeux se fixèrent sur le rang de la mission.
* C ? Ça sera ma première de ce grade…je dois me rendre avec l’Hiyori à la mairie. Il y aura certainement déjà Nimuro. Je devrai le remercier de m’avoir guéri ma côté cassée.*
Le départ n’était pas orchestré pour tout de suite, et Darok comptait avoir du temps pour se préparer, son armure étant déchirée de toutes parts et sa botte secrète pas encore développée à son maximum. En repensant à ce qu’il avait appris hier, le shinobi se rendit compte que plutôt que de se dérouiller, il s’était amélioré. L’idée d’être de plus en plus fort le mit de bonne humeur, et ne prenant qu’une clémentine pour petit déjeuner, il fila vers le bâtiment administratif.
Il avait froid sans sa veste de ninja, et songea qu’afin d’être prêts pour la mission, il devait passer par l’armurerie pour la réparer. Insistant sur le fait qu’il avait les moyens suffisants pour payer une œuvre de qualité, Darok déposa sa tenue aux forgerons. Puis il repartit dans les ruelles brumeuses et vides de monde en quête de la bâtisse mère de Kiri.
Quelques minutes plus tard, le voilà arrivé à destination. Il est certainement le premier, l’Hiyori traînant toujours les pieds. Ils devaient se présenter à deux devant le sanin, et Darok ne tolérait pas les retards. Presque ponctuel, le Réprouvé apparut au coin d’une allée sombre. Ils se regardèrent, sans mot dire, avant d’entrer dans l’immeuble glauque.
Vide, lui aussi, le duo s’avança vers le bureau du maître de la cité.
« Avant de rentrer, Hiyori, saches quand même que passer cette pièce tu seras entièrement sous ma responsabilité, encore plus qu’avant. Si l’on fait équipe ensemble, c’est parce que tu es mon disciple. Autrement dit, s’il y a des retombées négatives de la mission, c’est pour ma pomme.
Autrement dit, je veux que tout soit nickel… »
Il acquiesce après avoir déglutit, puis nous pénétrons dans le bureau. Derrière un meuble se dresse Shinji, debout. Aucune trace de Nimuro…malheureusement. Darok se demande où peut-il bien être, mais finalement, il lui apparut qu’il ne viendrait pas.
Shinji, grave, se tourna vers eux et leur expliqua leur mission. Comme si l’avoir sur ses épaules n’était pas un assez gros fardeau, l’Hiyori protesta envers le père de Zen à cause du lieu, certes traumatisant, qui l’a tant tourmenté dans sa jeunesse. Le chuunin le rappelle à l’ordre vivement. Shinji outrepasse cet excès et continue son explication, confiant une missive au plus sérieux shinobi du tandem.
[Shinji] "Darok, tu trouveras là dedans une carte de la région ainsi que le rapport détaillé de nos éclaireurs. Etudie-les bien et prépare une stratégie pour ton élève au cas où vous devriez vous battre.
Sur ce, Enfants de la Brume, tout est dit. Rompez et équipez-vous en conséquence."
Il ouvrit la correspondance, et ses yeux s’écarquillèrent, puis il hocha la tête et rangea la lettre dans la poche de son pantalon, précieusement. Les informations qu’elle contient devraient être brûlées pour qu’elles ne tombent pas entre les mains de l’ennemi, mais Darok espérait en voir l’utilité plus tard. Autrement dit, lorsque le moment sera venu, il la détruirait de ses propres mains.
« J’en ait pris bonnes notes. A quand le début de la mission ? »
[Shinji] « Dès que vous serez prêts. N’oubliez pas que cette mission est secrète afin que vous puissiez vous faire oublier un moment. »
Le Chuunin se retourna après avoir poliment salué son interlocuteur, puis s’éclipsa, sans attendre le Réprouvé. Alors qu’il lui avait fait la morale sur son comportement avant d’entrer, dès les premiers instants il se fait remarquer. Finissant par croire que pour être un vrai ninja, il faut savoir se retenir, Darok sortit de la mairie.
Il se dirigea, contrarié, vers l’armurerie…
La porte s’ouvrit en fracas, faisant résonner la sonnette d’entrée. Le forgeron sortit sa tête toute ridée de sa forge et indiqua d’un signe facial la bienvenue au jeune homme.
« Où en est mon armure, vieil homme ? »
[Vieil homme] « Hummm tu n’es pas sans savoir qu’Esiko est malade. »
« Autrement dit, elle n’est toujours pas prête ? » dis-je mécontent.
[Vieil homme] « Nous avons toujours des objets de très bonne qualité pour les situations comme celle-ci. J’ai à côté de moi, une armure excellente, qui fera de toi un combattant hors pair et invul… »
« Evite ton baratin. » lui intimais-je. « Combien tu en veux ? »
[Vieil homme] « Ohoh, tu n’es pas d’humeur aujourd’hui Darok-kun…
Pour ce travail, je n’en demande pas moins de 900£ »
« C’est cher… »
[Vieil homme] « Rapport qualité-prix, je trouve ça bon marché. Depuis combien de temps achètes-tu dans notre magasin ? Hum ? As-tu seulement été déçu une seule fois ? Je peux descendre à 875 mais pas en dessous.»
« C’est bon, je le prends. Et concernant notre petite affaire ? »
[Vieil Homme] « Oh, oui… « il » est prêt. Je te l’apporte. »
« Parfait. » Mes yeux pétillèrent d’envie…alors que l’Hiyori arrivait devant le magasin.
* C ? Ça sera ma première de ce grade…je dois me rendre avec l’Hiyori à la mairie. Il y aura certainement déjà Nimuro. Je devrai le remercier de m’avoir guéri ma côté cassée.*
Le départ n’était pas orchestré pour tout de suite, et Darok comptait avoir du temps pour se préparer, son armure étant déchirée de toutes parts et sa botte secrète pas encore développée à son maximum. En repensant à ce qu’il avait appris hier, le shinobi se rendit compte que plutôt que de se dérouiller, il s’était amélioré. L’idée d’être de plus en plus fort le mit de bonne humeur, et ne prenant qu’une clémentine pour petit déjeuner, il fila vers le bâtiment administratif.
Il avait froid sans sa veste de ninja, et songea qu’afin d’être prêts pour la mission, il devait passer par l’armurerie pour la réparer. Insistant sur le fait qu’il avait les moyens suffisants pour payer une œuvre de qualité, Darok déposa sa tenue aux forgerons. Puis il repartit dans les ruelles brumeuses et vides de monde en quête de la bâtisse mère de Kiri.
Quelques minutes plus tard, le voilà arrivé à destination. Il est certainement le premier, l’Hiyori traînant toujours les pieds. Ils devaient se présenter à deux devant le sanin, et Darok ne tolérait pas les retards. Presque ponctuel, le Réprouvé apparut au coin d’une allée sombre. Ils se regardèrent, sans mot dire, avant d’entrer dans l’immeuble glauque.
Vide, lui aussi, le duo s’avança vers le bureau du maître de la cité.
« Avant de rentrer, Hiyori, saches quand même que passer cette pièce tu seras entièrement sous ma responsabilité, encore plus qu’avant. Si l’on fait équipe ensemble, c’est parce que tu es mon disciple. Autrement dit, s’il y a des retombées négatives de la mission, c’est pour ma pomme.
Autrement dit, je veux que tout soit nickel… »
Il acquiesce après avoir déglutit, puis nous pénétrons dans le bureau. Derrière un meuble se dresse Shinji, debout. Aucune trace de Nimuro…malheureusement. Darok se demande où peut-il bien être, mais finalement, il lui apparut qu’il ne viendrait pas.
Shinji, grave, se tourna vers eux et leur expliqua leur mission. Comme si l’avoir sur ses épaules n’était pas un assez gros fardeau, l’Hiyori protesta envers le père de Zen à cause du lieu, certes traumatisant, qui l’a tant tourmenté dans sa jeunesse. Le chuunin le rappelle à l’ordre vivement. Shinji outrepasse cet excès et continue son explication, confiant une missive au plus sérieux shinobi du tandem.
[Shinji] "Darok, tu trouveras là dedans une carte de la région ainsi que le rapport détaillé de nos éclaireurs. Etudie-les bien et prépare une stratégie pour ton élève au cas où vous devriez vous battre.
Sur ce, Enfants de la Brume, tout est dit. Rompez et équipez-vous en conséquence."
Il ouvrit la correspondance, et ses yeux s’écarquillèrent, puis il hocha la tête et rangea la lettre dans la poche de son pantalon, précieusement. Les informations qu’elle contient devraient être brûlées pour qu’elles ne tombent pas entre les mains de l’ennemi, mais Darok espérait en voir l’utilité plus tard. Autrement dit, lorsque le moment sera venu, il la détruirait de ses propres mains.
« J’en ait pris bonnes notes. A quand le début de la mission ? »
[Shinji] « Dès que vous serez prêts. N’oubliez pas que cette mission est secrète afin que vous puissiez vous faire oublier un moment. »
Le Chuunin se retourna après avoir poliment salué son interlocuteur, puis s’éclipsa, sans attendre le Réprouvé. Alors qu’il lui avait fait la morale sur son comportement avant d’entrer, dès les premiers instants il se fait remarquer. Finissant par croire que pour être un vrai ninja, il faut savoir se retenir, Darok sortit de la mairie.
Il se dirigea, contrarié, vers l’armurerie…
La porte s’ouvrit en fracas, faisant résonner la sonnette d’entrée. Le forgeron sortit sa tête toute ridée de sa forge et indiqua d’un signe facial la bienvenue au jeune homme.
« Où en est mon armure, vieil homme ? »
[Vieil homme] « Hummm tu n’es pas sans savoir qu’Esiko est malade. »
« Autrement dit, elle n’est toujours pas prête ? » dis-je mécontent.
[Vieil homme] « Nous avons toujours des objets de très bonne qualité pour les situations comme celle-ci. J’ai à côté de moi, une armure excellente, qui fera de toi un combattant hors pair et invul… »
« Evite ton baratin. » lui intimais-je. « Combien tu en veux ? »
[Vieil homme] « Ohoh, tu n’es pas d’humeur aujourd’hui Darok-kun…
Pour ce travail, je n’en demande pas moins de 900£ »
« C’est cher… »
[Vieil homme] « Rapport qualité-prix, je trouve ça bon marché. Depuis combien de temps achètes-tu dans notre magasin ? Hum ? As-tu seulement été déçu une seule fois ? Je peux descendre à 875 mais pas en dessous.»
« C’est bon, je le prends. Et concernant notre petite affaire ? »
[Vieil Homme] « Oh, oui… « il » est prêt. Je te l’apporte. »
« Parfait. » Mes yeux pétillèrent d’envie…alors que l’Hiyori arrivait devant le magasin.
Dernière édition par le Mar 2 Jan - 17:40, édité 1 fois

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Iba s’éveilla difficilement, il fallait dire que la journée d’hier avait été rude et chargée en émotions. Sa jambe lui faisait encore un peu mal, mais les soins de Nimuro étaient prodigieux. Il avait encore un peu de mal à se faire à l’idée que quelques heures auparavant, les os de sa jambe gauche étaient cassés.
Encore une fois, il était le dernier à se lever. Les autres enfants allaient finir par croire qu’il était fainéant.
Béni soit les ignorants…
Le garçon entreprit alors de se lever et de faire sa toilette. Il descendrait ensuite prendre un petit déjeuner frugal, s’il restait encore quelque chose à se mettre sous la dent. Connaissant un peu mieux Mme Kisako, il se dit qu’il lui resterait forcément quelque chose. Il faudrait qu’il la remercie, elle était d’une gentillesse excessive avec lui, et aussi avec les autres enfants. Un véritable sacerdoce…
L’eau froide finit d’aiguiser les sens du genin, qui vêtu d’affaires propres s’en alla rejoindre le réfectoire. Il restait encore quelques enfants attablés, mais la plupart était déjà en train de jouer. Un bol de lait et un biscuit constituerait son repas. Seul, il mangeait calmement. S’il avait suscité l’envie et l’intérêt au début, les orphelins s’en étaient lassés, et le voyait dorénavant comme une partie intégrante du groupe. Il n’y avait plus d’yeux ronds et scrutateurs qui le guettaient à chaque mouvement. Intégré au groupe sans vraiment l’être, voilà quelle était sa position. Sans vraiment le savoir les enfants avaient rangé Iba dans la catégorie adulte, ce qui avait eut pour effet de créer un fossé entre eux et lui. Il fallait aussi dire que le genin ne faisait pas grand chose pour leur faire changer d’opinion à son sujet.
Mme Kisako le sortit de ses réflexions, elle lui apportait une lettre. Il la remercia doublement, une fois pour la lettre, et une fois pour ses bons soins. La vieille dame lui dit qu’il n’avait nul besoin de le faire, et que ce qu’elle faisait était la moindre des choses. Iba aurait voulut protester, toutefois cela n’aurait servi à rien, la gouvernante était ainsi, à elle seule, elle devait avoir plus de générosité qu’une cinquantaine de personnes.
Elle le laissa pour retourner vaquer à ses occupations. Le garçon se saisit alors d’un couteau traînant sur la table, l’essuya sur sa serviette, et s’en servit pour ouvrir la lettre.
C’était l’ordre de mission de Shinji Azechi, le « remplaçant » de Zabuza-sama. Le garçon était convoqué à la Mairie à neuf heures trente. Un rapide coup d’œil sur la pendule du réfectoire lui apprit que s’il ne se dépêchait pas il serait en retard.
Il engloutit alors la fin de son petit déjeuner et s’empressa de retourner dans le dortoir, montant quatre à quatre les marches de l’escalier. En un temps record, il se lava les dents, se vêtit de son armure, déchirée par les aventures de la veille, et de son armement. Il redescendit aussi vite qu’il était monté les marches de l’escalier menant à l’étage, manquant de trébucher. Il tenait toujours l’ordre de mission dans sa main et tout en courant, il le relut…
Un détail ne l’avait pas marqué lors de sa première lecture…Il s’agissait d’une mission de rang C. Il ne put réprimer un frisson lui caressant l’échine, et une brève montée d’adrénaline. Il continuerait de faire ses preuves, deviendrait un grand shinobi, et imposerait la vérité aux yeux de tous. C’était son nindô.
Son coéquipier n’était autre que son sempaï Darok, s’il continuait ainsi, ils seraient bientôt plus partenaires que maître et disciple.
Sortant dans la cours de l’Académie, il croisa la gouvernante en coup de vent, et lui glissa quelques mots expliquant brièvement la situation. La vieille dame lui recommanda d’être prudent. Il lui promis, et s’en fut.
L’heure tournait.
Il courait, son rythme cardiaque montait. Le bruit de ses pas résonnaient sur les pavés glissants du village de la Brume. Il traversait à vive allure le dédale complexe de rues qui formait Kiri no Kuni. Darok ne lui pardonnerait pas d’être en retard, et lui non plus. Il arrivait, et se stoppa net, il ne manquerait plus que son homologue le voit essoufflé, inspirant correctement à plusieurs reprises pour se calmer, et essuyant la sueur qui commençait à perler sur son front, il se dirigea vers l’entrée de la Mairie. Le chuunin l’y attendait, ils entrèrent, d’un pas posé et maîtrisé.
Darok fit, avant d’entrer dans le bureau du sanin, une remarque sur la tenue que devait avoir Iba. Le garçon ne répondit pas, il avait l’habitude…
Ils entrèrent, faisant face au nouveau « maître de Kiri ». Comme Darok, Iba remarque aussitôt un absent, pas de Nimuro. Le garçon se tourne vers le chuunin. Ce dernier semble aussi surpris que lui, mais son regard lui intime de se taire. Le genin se permit de dévisager Shinji-sama. Le souvenir qu’il en avait lui disait qu’il avait maigri, et les cernes sous ses yeux lui disait que ses nouvelles fonction étaient éprouvantes.
D’entrée de jeu, le sanin leur annonça que le jounin médecin ne serait pas de la partie. Le cœur de l’enfant se serra, Nimuro était un soutien important, et sa présence apaisante. Néanmoins il devrait faire sans…
Et puis il n’avait plus besoin d’être materné !
Il était un shinobi de Kiri, où tout du moins le pensait-il…
[Shinji] «- Nos éclaireurs aux frontières nous ont rapportés une activité certaine aux alentours du poste-frontière entre Kiri et Kumo... »
Les yeux du garçon s’agrandirent, son corps fut prit d’un léger tremblement. Instantanément des images, des souvenirs affluèrent…
Le Fort de la rivière Rouge, murmura-t-il,à lui même plus qu’à l’assistance.
Il était abasourdi et en même temps hors de lui. Pourquoi…Pourquoi…Pourquoi !
«- Mais pourquoi ! »
Il ne posait pas de question. Il avait peur ? Non…peut-être. Il n’était jamais retourner sur les lieux où sa vie avait basculé. Une injonction de Darok lui rappela sa place, prenant sur lui, le garçon gredouilla de brèves excuses et se rassit.
Encore sous le coup de la nouvelle, Iba n’écoutait que d’une oreille distraite les propos de Shini-sama. Pourant un détail aurait dû l’alerter…
Dix ans…
Non, tout ce que voyait l’enfant, c’est qu’on lui demandait de se rendre sur les lieux de son malheur. Son esprit restait imperméable aux autres informations. La réunion se termina alors qu’Iba remuait toujours ses sombres pensées. Certaines informations lui étaient parvenues. Ils devaient vérifier qu’aucuns brigands n’avaient investit le fort, et il n’agissait certainement pas de ninjas.
Shinji-sama le congédia une fois la mission expliquée, le genin n’en revenait toujours pas. Darok l’avait laissé pour aller s’armer. Le garçon lui resta sur le pas de la Mairie, en proie aux doutes. Aurait-il le courage d’affronter son passé ?
Qu’aurait fait son frère dans cette situation ? Il n’aurait très certainement pas baissé les bras. Que dirait Shinobu s’il le voyait ainsi hésitant ? Le garçon, rouge de honte, n’osait même pas y penser. Il se releva, et s’empressa de rejoindre Darok à l’armurerie.
Il se demandait bien ce qu’il allait pouvoir s’acheter…son armure avait grandement besoin d’une réparation, mais il n’avait certainement pas les moyens. Dernièrement sa situation financière s’était un peu améliorée parce qu’il était nourris et logé au frais de la princesse, à savoir qu’il était pris en charge par l’orphelinat, et qu’il avait d’autres parts perçus des indemnités (médiocres certes mais fort appréciables) pour la destruction de son immeuble.
La boutique n’était plus très loin.
En entrant, le garçon fit sonner la petite clochette de la porte, le son était toujours aussi pur. Le chuunin venait de finir ses achats, Iba ne put s’empêcher de sourire en voyant que Darok « l’avait fait ». Le regard du genin se perdit sur l’attirail dont disposait le magasin, tout en « comptant » ses économies.
[Darok] «- Alors, que comptes-tu acheter ? »
Darok s’était approché de lui. Le ton était purement formel, amical peut-être, mais le garçon n’arrivait à trancher. Fixant sa protection, le garçon lui répondit.
«- Je comptais remettre à neuf ma combinaison… »
Sa voix mourut…Perspicace, il n’en fallut guère plus au chuunin pour comprendre la situation.
[Darok] «- Combien de temps va-t-il falloir que je m’occupe de toi ! Hein !…
Bon rejoins-moi à la Porte Nord rapidement."
Habile, le chuunin venait de glisser un billet dans la poche de la veste du garçon…
Le genin n’eut même pas le temps de le remercier qu’il était déjà parti…
Le tenancier alla lui chercher une protection de la réserve, après lui avoir confirmer que remettre à neuf son armure lui reviendrait plus chère que dans acheter une neuve. Fort de sa nouvelle acquisition, Iba se rendit au lieu-dit.
Il était prêt à affronter son passé.
Encore une fois, il était le dernier à se lever. Les autres enfants allaient finir par croire qu’il était fainéant.
Béni soit les ignorants…
Le garçon entreprit alors de se lever et de faire sa toilette. Il descendrait ensuite prendre un petit déjeuner frugal, s’il restait encore quelque chose à se mettre sous la dent. Connaissant un peu mieux Mme Kisako, il se dit qu’il lui resterait forcément quelque chose. Il faudrait qu’il la remercie, elle était d’une gentillesse excessive avec lui, et aussi avec les autres enfants. Un véritable sacerdoce…
L’eau froide finit d’aiguiser les sens du genin, qui vêtu d’affaires propres s’en alla rejoindre le réfectoire. Il restait encore quelques enfants attablés, mais la plupart était déjà en train de jouer. Un bol de lait et un biscuit constituerait son repas. Seul, il mangeait calmement. S’il avait suscité l’envie et l’intérêt au début, les orphelins s’en étaient lassés, et le voyait dorénavant comme une partie intégrante du groupe. Il n’y avait plus d’yeux ronds et scrutateurs qui le guettaient à chaque mouvement. Intégré au groupe sans vraiment l’être, voilà quelle était sa position. Sans vraiment le savoir les enfants avaient rangé Iba dans la catégorie adulte, ce qui avait eut pour effet de créer un fossé entre eux et lui. Il fallait aussi dire que le genin ne faisait pas grand chose pour leur faire changer d’opinion à son sujet.
Mme Kisako le sortit de ses réflexions, elle lui apportait une lettre. Il la remercia doublement, une fois pour la lettre, et une fois pour ses bons soins. La vieille dame lui dit qu’il n’avait nul besoin de le faire, et que ce qu’elle faisait était la moindre des choses. Iba aurait voulut protester, toutefois cela n’aurait servi à rien, la gouvernante était ainsi, à elle seule, elle devait avoir plus de générosité qu’une cinquantaine de personnes.
Elle le laissa pour retourner vaquer à ses occupations. Le garçon se saisit alors d’un couteau traînant sur la table, l’essuya sur sa serviette, et s’en servit pour ouvrir la lettre.
C’était l’ordre de mission de Shinji Azechi, le « remplaçant » de Zabuza-sama. Le garçon était convoqué à la Mairie à neuf heures trente. Un rapide coup d’œil sur la pendule du réfectoire lui apprit que s’il ne se dépêchait pas il serait en retard.
Il engloutit alors la fin de son petit déjeuner et s’empressa de retourner dans le dortoir, montant quatre à quatre les marches de l’escalier. En un temps record, il se lava les dents, se vêtit de son armure, déchirée par les aventures de la veille, et de son armement. Il redescendit aussi vite qu’il était monté les marches de l’escalier menant à l’étage, manquant de trébucher. Il tenait toujours l’ordre de mission dans sa main et tout en courant, il le relut…
Un détail ne l’avait pas marqué lors de sa première lecture…Il s’agissait d’une mission de rang C. Il ne put réprimer un frisson lui caressant l’échine, et une brève montée d’adrénaline. Il continuerait de faire ses preuves, deviendrait un grand shinobi, et imposerait la vérité aux yeux de tous. C’était son nindô.
Son coéquipier n’était autre que son sempaï Darok, s’il continuait ainsi, ils seraient bientôt plus partenaires que maître et disciple.
Sortant dans la cours de l’Académie, il croisa la gouvernante en coup de vent, et lui glissa quelques mots expliquant brièvement la situation. La vieille dame lui recommanda d’être prudent. Il lui promis, et s’en fut.
L’heure tournait.
Il courait, son rythme cardiaque montait. Le bruit de ses pas résonnaient sur les pavés glissants du village de la Brume. Il traversait à vive allure le dédale complexe de rues qui formait Kiri no Kuni. Darok ne lui pardonnerait pas d’être en retard, et lui non plus. Il arrivait, et se stoppa net, il ne manquerait plus que son homologue le voit essoufflé, inspirant correctement à plusieurs reprises pour se calmer, et essuyant la sueur qui commençait à perler sur son front, il se dirigea vers l’entrée de la Mairie. Le chuunin l’y attendait, ils entrèrent, d’un pas posé et maîtrisé.
Darok fit, avant d’entrer dans le bureau du sanin, une remarque sur la tenue que devait avoir Iba. Le garçon ne répondit pas, il avait l’habitude…
Ils entrèrent, faisant face au nouveau « maître de Kiri ». Comme Darok, Iba remarque aussitôt un absent, pas de Nimuro. Le garçon se tourne vers le chuunin. Ce dernier semble aussi surpris que lui, mais son regard lui intime de se taire. Le genin se permit de dévisager Shinji-sama. Le souvenir qu’il en avait lui disait qu’il avait maigri, et les cernes sous ses yeux lui disait que ses nouvelles fonction étaient éprouvantes.
D’entrée de jeu, le sanin leur annonça que le jounin médecin ne serait pas de la partie. Le cœur de l’enfant se serra, Nimuro était un soutien important, et sa présence apaisante. Néanmoins il devrait faire sans…
Et puis il n’avait plus besoin d’être materné !
Il était un shinobi de Kiri, où tout du moins le pensait-il…
[Shinji] «- Nos éclaireurs aux frontières nous ont rapportés une activité certaine aux alentours du poste-frontière entre Kiri et Kumo... »
Les yeux du garçon s’agrandirent, son corps fut prit d’un léger tremblement. Instantanément des images, des souvenirs affluèrent…
Le Fort de la rivière Rouge, murmura-t-il,à lui même plus qu’à l’assistance.
Il était abasourdi et en même temps hors de lui. Pourquoi…Pourquoi…Pourquoi !
«- Mais pourquoi ! »
Il ne posait pas de question. Il avait peur ? Non…peut-être. Il n’était jamais retourner sur les lieux où sa vie avait basculé. Une injonction de Darok lui rappela sa place, prenant sur lui, le garçon gredouilla de brèves excuses et se rassit.
Encore sous le coup de la nouvelle, Iba n’écoutait que d’une oreille distraite les propos de Shini-sama. Pourant un détail aurait dû l’alerter…
Dix ans…
Non, tout ce que voyait l’enfant, c’est qu’on lui demandait de se rendre sur les lieux de son malheur. Son esprit restait imperméable aux autres informations. La réunion se termina alors qu’Iba remuait toujours ses sombres pensées. Certaines informations lui étaient parvenues. Ils devaient vérifier qu’aucuns brigands n’avaient investit le fort, et il n’agissait certainement pas de ninjas.
Shinji-sama le congédia une fois la mission expliquée, le genin n’en revenait toujours pas. Darok l’avait laissé pour aller s’armer. Le garçon lui resta sur le pas de la Mairie, en proie aux doutes. Aurait-il le courage d’affronter son passé ?
Qu’aurait fait son frère dans cette situation ? Il n’aurait très certainement pas baissé les bras. Que dirait Shinobu s’il le voyait ainsi hésitant ? Le garçon, rouge de honte, n’osait même pas y penser. Il se releva, et s’empressa de rejoindre Darok à l’armurerie.
Il se demandait bien ce qu’il allait pouvoir s’acheter…son armure avait grandement besoin d’une réparation, mais il n’avait certainement pas les moyens. Dernièrement sa situation financière s’était un peu améliorée parce qu’il était nourris et logé au frais de la princesse, à savoir qu’il était pris en charge par l’orphelinat, et qu’il avait d’autres parts perçus des indemnités (médiocres certes mais fort appréciables) pour la destruction de son immeuble.
La boutique n’était plus très loin.
En entrant, le garçon fit sonner la petite clochette de la porte, le son était toujours aussi pur. Le chuunin venait de finir ses achats, Iba ne put s’empêcher de sourire en voyant que Darok « l’avait fait ». Le regard du genin se perdit sur l’attirail dont disposait le magasin, tout en « comptant » ses économies.
[Darok] «- Alors, que comptes-tu acheter ? »
Darok s’était approché de lui. Le ton était purement formel, amical peut-être, mais le garçon n’arrivait à trancher. Fixant sa protection, le garçon lui répondit.
«- Je comptais remettre à neuf ma combinaison… »
Sa voix mourut…Perspicace, il n’en fallut guère plus au chuunin pour comprendre la situation.
[Darok] «- Combien de temps va-t-il falloir que je m’occupe de toi ! Hein !…
Bon rejoins-moi à la Porte Nord rapidement."
Habile, le chuunin venait de glisser un billet dans la poche de la veste du garçon…
Le genin n’eut même pas le temps de le remercier qu’il était déjà parti…
Le tenancier alla lui chercher une protection de la réserve, après lui avoir confirmer que remettre à neuf son armure lui reviendrait plus chère que dans acheter une neuve. Fort de sa nouvelle acquisition, Iba se rendit au lieu-dit.
Il était prêt à affronter son passé.

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Il avait rendez-vous sur la porte nord de l’enceinte de Kiri. Darok n’appréciait pas les retardataires, et encore moins les paresseux. Iba pressa le pas, lui non plus n’aimait pas être en retard, parce que cela donnait aux autres un motif pour le discréditer, d’une certaine manière, le garçon pensait se retrouver en position de faiblesse, et il avait horreur de cela.
Grimpant aisément sur un toit, il se mit en route à coup de bonds. La porte n’était plus très loin, mais cela faisait déjà une demi-heure que le duo s’était séparé. Le genin grimaçait déjà en imaginant les remarques désagréables que le chuunin trouveraient à lui dire. Même si Darok n’était pas un de ses pires détracteurs, on ne pouvait pas dire qu’il portait Iba dans son cœur. Toutefois le garçon était des plus étonnés par le respect du chuunin envers la hiérarchie. Il avait suffit d’une injonction, d’un ordre de Zabuza-sama, pour que Darok le prennent sous son aile, même s’il était évident que l’obligation lui déplaisait au plus haut point.
Cherchant à éluder ses pensées moroses, le genin se concentra sur ce qu’il voyait. Kiri no kuni…
La ville pansait toujours ses plaies, et il était certain que même des années plus tard, rien ne serait vraiment comme avant. Il se demanda alors pourquoi Zabuza-sama n’était pas resté à leurs côtés, lui qui était si fort, il avait chuté…
Mais il n’avait pas fui son destin, il l’avait affronté, tête haute, bras levés ;alors que lui, Iba, fuyait à l’heure actuelle ses responsabilités, ou plutôt l’adversité. Son esprit se scindait en deux parties, l’un s’accusant de couardise, l’autre se protégeant à l’aide d’arguments branlants, tel que : « je suis les ordres… ».
Finalement, il était plus simple de ne penser à rien, de se concentrer uniquement sur les tuiles humides des toits du village de la Brume.
Il était arrivé à la Porte Nord, et toujours pas de chuunin, cherchant prestement aux alentours, le garçon se rendit compte qu’il était le premier arrivé sur les lieux. Tant mieux.
Cinq minutes plus tard, Darok apparut à l’horizon, zigzaguant sur les toits des habitations. Les deux compères furent vite réunis. La cause du « retard » du chuunin était présentée sous la forme de deux imposants sacs à dos. Quelques explications plus tard, Iba savait qu’il leur faudrait pas moins d’une semaine pour se rendre au Fort, qui se situait à l’extrême limite des frontières de Kiri. Darok avait prévu de la nourriture pour chacun et pour une durée de trois semaines. De plus, le sac de Darok contenait une tente, tandis que celui d’Iba contenait une trousse de soins, avec tout le tralala pour administrer les premiers secours. Pour cette mission, Nimuro n’était pas de la partie.
Darok avait décidé de remonter la Rivière Rouge, d’après lui, ou plutôt la carte, il leur faudrait une petite journée pour l’attendre, ensuite, en se dépêchant, ils ne leur faudrait que cinq jours pour attendre leur destination. Une fois leur matériel vérifié, il se mirent en route. Quittant leur village, ils s’élancèrent alors dans la plaine, une vaste étendue d’herbe. Le décor était uniforme, et rapidement la monotonie s’installa. Le ciel semblait clément, clairsemé de peu de nuages, malgré les bourrasques qui balayaient de temps à autres les hautes herbes.
Les heures s’écoulaient, toutes identiques, un violent gargouillis provenant de l’estomac du genin lui indiqua qu’il ne devait pas être loin de deux heures de l’après-midi. Le chuunin sortit alors deux barquettes de son sac à dos, et en donna une à Iba.
[Darok] «- Même si ce n’est pas aisé, nous mangerons en marchant. Cela nous évitera de perdre du temps…
Il était inutile de discuter les ordres du sempaï, même si le garçon aurait bien apprécier une pause déjeuner. L’entraînement physique subit à l’Académie lui permettait sans trop de difficultés d’avaler les kilomètres qu’ils avaient à parcourir, et cela malgré le poids du sac.
Lorsque Darok avait dit que cela ne sera pas facile de manger en marchant, il n’exagérait pas. C’était presque mission impossible. Le garçon ne comptait plus le nombre de fois où il avait faillit renverser sa barquette. Le chuunin ne semblait guère mieux s’en sortir, même s’il le laissait moins paraître. Toutefois, Iba n’était pas dupe, il l’avait bien entendu jurer parce qu’il n’arrivait pas à ouvrir son emballage.
Une fois le repas fini, Darok montra au genin comment plier le paquet repas de façon à ce qu’il prenne le minimum de place dans le sac. Il était hors de question de jeter quoique soit par terre, car premièrement, c’était laisser des traces de son passage, et deuxièmement, on ne pollue pas !
Le décor avait légèrement changé, et était devenu plus boisé, même si les deux shinobis se déplaçaient toujours parmi des herbes hautes. Les deux compagnons n’avaient échangé que de maigres mots, et Iba, las du silence perpétuel, engagea le dialogue.
«- Darok-sempaï, d’après le rapport de Shinji-sama, les éclaireurs auraient aperçu des maraudeurs. De quoi peut-il bien s’agir ?
[Darok] «- Je pense pour ma part qu’il doit s’agir de squatters, de vagabonds. Peut-être aurons nous affaire à une bande de voleurs… Au pire du pire, il s’agirait de ninjas à la solde de quelqu’un ou d’une organisation.
Rien n’est moins sûr. Toutefois nous trouverons des individus sur place, et il nous faut être prêts à les affronter. »
Darok marqua une pause, inspirant légèrement. Une fine brise venait de s’installer, et les hautes herbes avaient diminuées de moitié en taille. Sans même adresser un regard sur son disciple, il reprit.
[Darok] «- L’autre jour dans le bar, on a eut pas mal de chance de combiner nos attaques de manière cohérentes. Il n’en sera pas toujours ainsi…
Nous allons donc mettre au point des formations. Deux pour le moment…
Une, offensive, et l’autre défensive. D’après ce que tu as appris à l’Académie, quand utiliserons nous l’une plutôt que l’autre ? »
Iba ressassa ses souvenirs, cherchant la réponse à la question de son supérieur. Il avait bien une idée, mais n’en était pas sûr. Et puis départager totalement les deux situations était assez ardues, tout reposait sur son jugement. Le binôme continuait à avancer, le village de la Brume, dans leur dos avait disparu. Se rendant compte que son temps de réaction allait être trop long, le garçon répondit, incertain.
«- Je pense que nous devrions utiliser une formation offensive contre des adversaires de niveau inférieur au notre, ou contre un combattant isolé, et préférer une attitude défensive lorsque le surnombre est trop important, ou les adversaires trop puissants. »
Le silence s’installa une fois encore, puis le chuunin hocha de la tête.
[Darok] «- C’est un peu près ce que j’attendais. Lorsque le rapport des forces est incertain, nous opterons immédiatement pour une position défensive. Nombreux sont morts d’avoir surestimé leurs capacités, ou inversement, d’avoir sous-estimé leurs protagonistes. »
Le chuunin marqua une nouvelle pause, le soleil descendait dans le ciel. Au loin, on voyait des scintillements, la Rivière Rouge. Iba frémit, repoussant des désagréables souvenirs. Darok avait raison, ils y seraient avant la tombée de la nuit. Ce dernier se racla la gorge et poursuivit.
[Darok] «- Après t’avoir observé, il m’est devenu évident que tes capacités aux corps à corps sont faibles. »
Darok ne ménageait pas le genin avec ses propos. Le garçon avait l’habitude que ses interlocuteurs ne mâchent pas ses mots face à lui…quoique…ces derniers temps…
[Darok] «- C’est donc moi qui irait au contact, lorsque nous adopteront une disposition d’attaque. Aidé de ceci, cela devrait aller…
Darok se retourna vers son apprenti et lui glissa un bref sourire, en tâtant son équipement. Le garçon lui rendit son sourire…carnassier.
[Darok] «- Je te ferais gagner du temps, et te procurerait des ouvertures. Tu me soutiendras à l’aide de tes jutsus, et tu éviteras dans la mesure du possible que je me fasse contrer ou contre-attaquer lors de mon assaut. Nous fonctionnerons en tandem, notre vie dépends des performances de chacun. J’espère que cela est bien clair dans ton esprit… »
Iba acquiesça d’un signe de tête. Il était vrai qu’il risquait leur vie à chaque instant. Ils étaient en mission. Le Fleuve se détachait enfin de l’horizon. Le chuunin poursuivit sur sa lancée
[Darok] «- Lors d’une formation défensive, nos éviterons si possible d’entrer en contact avec l’adversaire, en les tenant en respect avec nos jutsus, et armement. »
Le chuunin n’avait pas évoqué le cas de la fuite face à une adversaire beaucoup plus fort…peut-être parce le genin savait qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible lors d’un tel affrontement. Interloqué, Iba ne put s’empêcher de répondre, en biaisant.
«- Mais alors lorsque nous utilisons la formation défensive, c’est que nous sommes en difficulté…Nous préserverons nos forces avec une telle disposition, mais je doute que nous recevions des renforts…et… »
Darok le coupa aussitôt, un poil d’exaspération perçait dans sa voix.
[Darok] «- Et…d’un…il s’agit d’une mission de rang C, nous n’affronteront pas de monstres chimériques, ni de ninjas aux capacités défiant l’imagination…et de deux, la meilleure défense c’est l’attaque. Un précepte bien à Zabuza-sama. La formation défensive n’est qu’une sorte de replacement, ou d’étude de l’adversaire. Une fois les capacités des opposants décelées, nous pouvons alterner avec la position d’attaque. En se coordonnant correctement, nous devrions pouvoir jongler sur les deux dispositions, et ainsi créer des trous dans les gardes adversaires.
Toutefois, je doute que nous ayons à pousser l’affrontement jusque là… »
Iba ne répondit rien, et la discussion se finit ainsi. De toutes manières, il venait d’arriver à la Rivière Rouge. Les ténèbres menaçaient de tomber, et le chuunin décréta qu’il fallait monter le camps pour passer la nuit. Ils s’installèrent sous le couvert d’un gros chêne. La Rivière était à quelques centaines de mètres. Prestement le duo déballa la tente, et la monta. C’était une première pour Iba, qui ne manqua pas d’apprendre, et aussi de provoquer une ou deux fois la fureur de Darok…
Mais quel empoté…
Tu a deux mains gauches ou quoi !
C’est pas possible…
Un sourire en coin, les deux personnages achevèrent la construction de leur abris. Darok s’en alla planté plusieurs piquets à distances diverses de la tente. Le chuunin expliqua au garçon que cela permettait de signaler aux éclaireurs qu’ils étaient bien des ninjas de Kiri en mission.
Ils ramassèrent ensuite quelques branches, firent une cercle avec des pierres trouvées aux alentours, et allumèrent un feu. Darok eut d’ailleurs des démêlés avec…ce qui ne manqua pas de faire sourire le garçon.
Une heure plus tard, la nuit tombée, ils s’installaient près des flammes mouvantes et mangeaient leur ration. Ils discutèrent de tout et rien, surtout rien, évoquant promptement Nimuro…et Shinzo.
La marche de la journée les avait néanmoins fatigués, et aucun n’avait le cœur de veiller tard. Ils allèrent donc se coucher prestement. Selon le chuunin imposer un tour de garde était inutile et ajouta que s’ils continuaient à avancer à ce rythme, ils seraient au Fort dans cinq jours et non six. Le genin s’en remis à ses dires.
Plus que cinq jours avant d’avoir à affronter son passé.
Grimpant aisément sur un toit, il se mit en route à coup de bonds. La porte n’était plus très loin, mais cela faisait déjà une demi-heure que le duo s’était séparé. Le genin grimaçait déjà en imaginant les remarques désagréables que le chuunin trouveraient à lui dire. Même si Darok n’était pas un de ses pires détracteurs, on ne pouvait pas dire qu’il portait Iba dans son cœur. Toutefois le garçon était des plus étonnés par le respect du chuunin envers la hiérarchie. Il avait suffit d’une injonction, d’un ordre de Zabuza-sama, pour que Darok le prennent sous son aile, même s’il était évident que l’obligation lui déplaisait au plus haut point.
Cherchant à éluder ses pensées moroses, le genin se concentra sur ce qu’il voyait. Kiri no kuni…
La ville pansait toujours ses plaies, et il était certain que même des années plus tard, rien ne serait vraiment comme avant. Il se demanda alors pourquoi Zabuza-sama n’était pas resté à leurs côtés, lui qui était si fort, il avait chuté…
Mais il n’avait pas fui son destin, il l’avait affronté, tête haute, bras levés ;alors que lui, Iba, fuyait à l’heure actuelle ses responsabilités, ou plutôt l’adversité. Son esprit se scindait en deux parties, l’un s’accusant de couardise, l’autre se protégeant à l’aide d’arguments branlants, tel que : « je suis les ordres… ».
Finalement, il était plus simple de ne penser à rien, de se concentrer uniquement sur les tuiles humides des toits du village de la Brume.
Il était arrivé à la Porte Nord, et toujours pas de chuunin, cherchant prestement aux alentours, le garçon se rendit compte qu’il était le premier arrivé sur les lieux. Tant mieux.
Cinq minutes plus tard, Darok apparut à l’horizon, zigzaguant sur les toits des habitations. Les deux compères furent vite réunis. La cause du « retard » du chuunin était présentée sous la forme de deux imposants sacs à dos. Quelques explications plus tard, Iba savait qu’il leur faudrait pas moins d’une semaine pour se rendre au Fort, qui se situait à l’extrême limite des frontières de Kiri. Darok avait prévu de la nourriture pour chacun et pour une durée de trois semaines. De plus, le sac de Darok contenait une tente, tandis que celui d’Iba contenait une trousse de soins, avec tout le tralala pour administrer les premiers secours. Pour cette mission, Nimuro n’était pas de la partie.
Darok avait décidé de remonter la Rivière Rouge, d’après lui, ou plutôt la carte, il leur faudrait une petite journée pour l’attendre, ensuite, en se dépêchant, ils ne leur faudrait que cinq jours pour attendre leur destination. Une fois leur matériel vérifié, il se mirent en route. Quittant leur village, ils s’élancèrent alors dans la plaine, une vaste étendue d’herbe. Le décor était uniforme, et rapidement la monotonie s’installa. Le ciel semblait clément, clairsemé de peu de nuages, malgré les bourrasques qui balayaient de temps à autres les hautes herbes.
Les heures s’écoulaient, toutes identiques, un violent gargouillis provenant de l’estomac du genin lui indiqua qu’il ne devait pas être loin de deux heures de l’après-midi. Le chuunin sortit alors deux barquettes de son sac à dos, et en donna une à Iba.
[Darok] «- Même si ce n’est pas aisé, nous mangerons en marchant. Cela nous évitera de perdre du temps…
Il était inutile de discuter les ordres du sempaï, même si le garçon aurait bien apprécier une pause déjeuner. L’entraînement physique subit à l’Académie lui permettait sans trop de difficultés d’avaler les kilomètres qu’ils avaient à parcourir, et cela malgré le poids du sac.
Lorsque Darok avait dit que cela ne sera pas facile de manger en marchant, il n’exagérait pas. C’était presque mission impossible. Le garçon ne comptait plus le nombre de fois où il avait faillit renverser sa barquette. Le chuunin ne semblait guère mieux s’en sortir, même s’il le laissait moins paraître. Toutefois, Iba n’était pas dupe, il l’avait bien entendu jurer parce qu’il n’arrivait pas à ouvrir son emballage.
Une fois le repas fini, Darok montra au genin comment plier le paquet repas de façon à ce qu’il prenne le minimum de place dans le sac. Il était hors de question de jeter quoique soit par terre, car premièrement, c’était laisser des traces de son passage, et deuxièmement, on ne pollue pas !
Le décor avait légèrement changé, et était devenu plus boisé, même si les deux shinobis se déplaçaient toujours parmi des herbes hautes. Les deux compagnons n’avaient échangé que de maigres mots, et Iba, las du silence perpétuel, engagea le dialogue.
«- Darok-sempaï, d’après le rapport de Shinji-sama, les éclaireurs auraient aperçu des maraudeurs. De quoi peut-il bien s’agir ?
[Darok] «- Je pense pour ma part qu’il doit s’agir de squatters, de vagabonds. Peut-être aurons nous affaire à une bande de voleurs… Au pire du pire, il s’agirait de ninjas à la solde de quelqu’un ou d’une organisation.
Rien n’est moins sûr. Toutefois nous trouverons des individus sur place, et il nous faut être prêts à les affronter. »
Darok marqua une pause, inspirant légèrement. Une fine brise venait de s’installer, et les hautes herbes avaient diminuées de moitié en taille. Sans même adresser un regard sur son disciple, il reprit.
[Darok] «- L’autre jour dans le bar, on a eut pas mal de chance de combiner nos attaques de manière cohérentes. Il n’en sera pas toujours ainsi…
Nous allons donc mettre au point des formations. Deux pour le moment…
Une, offensive, et l’autre défensive. D’après ce que tu as appris à l’Académie, quand utiliserons nous l’une plutôt que l’autre ? »
Iba ressassa ses souvenirs, cherchant la réponse à la question de son supérieur. Il avait bien une idée, mais n’en était pas sûr. Et puis départager totalement les deux situations était assez ardues, tout reposait sur son jugement. Le binôme continuait à avancer, le village de la Brume, dans leur dos avait disparu. Se rendant compte que son temps de réaction allait être trop long, le garçon répondit, incertain.
«- Je pense que nous devrions utiliser une formation offensive contre des adversaires de niveau inférieur au notre, ou contre un combattant isolé, et préférer une attitude défensive lorsque le surnombre est trop important, ou les adversaires trop puissants. »
Le silence s’installa une fois encore, puis le chuunin hocha de la tête.
[Darok] «- C’est un peu près ce que j’attendais. Lorsque le rapport des forces est incertain, nous opterons immédiatement pour une position défensive. Nombreux sont morts d’avoir surestimé leurs capacités, ou inversement, d’avoir sous-estimé leurs protagonistes. »
Le chuunin marqua une nouvelle pause, le soleil descendait dans le ciel. Au loin, on voyait des scintillements, la Rivière Rouge. Iba frémit, repoussant des désagréables souvenirs. Darok avait raison, ils y seraient avant la tombée de la nuit. Ce dernier se racla la gorge et poursuivit.
[Darok] «- Après t’avoir observé, il m’est devenu évident que tes capacités aux corps à corps sont faibles. »
Darok ne ménageait pas le genin avec ses propos. Le garçon avait l’habitude que ses interlocuteurs ne mâchent pas ses mots face à lui…quoique…ces derniers temps…
[Darok] «- C’est donc moi qui irait au contact, lorsque nous adopteront une disposition d’attaque. Aidé de ceci, cela devrait aller…
Darok se retourna vers son apprenti et lui glissa un bref sourire, en tâtant son équipement. Le garçon lui rendit son sourire…carnassier.
[Darok] «- Je te ferais gagner du temps, et te procurerait des ouvertures. Tu me soutiendras à l’aide de tes jutsus, et tu éviteras dans la mesure du possible que je me fasse contrer ou contre-attaquer lors de mon assaut. Nous fonctionnerons en tandem, notre vie dépends des performances de chacun. J’espère que cela est bien clair dans ton esprit… »
Iba acquiesça d’un signe de tête. Il était vrai qu’il risquait leur vie à chaque instant. Ils étaient en mission. Le Fleuve se détachait enfin de l’horizon. Le chuunin poursuivit sur sa lancée
[Darok] «- Lors d’une formation défensive, nos éviterons si possible d’entrer en contact avec l’adversaire, en les tenant en respect avec nos jutsus, et armement. »
Le chuunin n’avait pas évoqué le cas de la fuite face à une adversaire beaucoup plus fort…peut-être parce le genin savait qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible lors d’un tel affrontement. Interloqué, Iba ne put s’empêcher de répondre, en biaisant.
«- Mais alors lorsque nous utilisons la formation défensive, c’est que nous sommes en difficulté…Nous préserverons nos forces avec une telle disposition, mais je doute que nous recevions des renforts…et… »
Darok le coupa aussitôt, un poil d’exaspération perçait dans sa voix.
[Darok] «- Et…d’un…il s’agit d’une mission de rang C, nous n’affronteront pas de monstres chimériques, ni de ninjas aux capacités défiant l’imagination…et de deux, la meilleure défense c’est l’attaque. Un précepte bien à Zabuza-sama. La formation défensive n’est qu’une sorte de replacement, ou d’étude de l’adversaire. Une fois les capacités des opposants décelées, nous pouvons alterner avec la position d’attaque. En se coordonnant correctement, nous devrions pouvoir jongler sur les deux dispositions, et ainsi créer des trous dans les gardes adversaires.
Toutefois, je doute que nous ayons à pousser l’affrontement jusque là… »
Iba ne répondit rien, et la discussion se finit ainsi. De toutes manières, il venait d’arriver à la Rivière Rouge. Les ténèbres menaçaient de tomber, et le chuunin décréta qu’il fallait monter le camps pour passer la nuit. Ils s’installèrent sous le couvert d’un gros chêne. La Rivière était à quelques centaines de mètres. Prestement le duo déballa la tente, et la monta. C’était une première pour Iba, qui ne manqua pas d’apprendre, et aussi de provoquer une ou deux fois la fureur de Darok…
Mais quel empoté…
Tu a deux mains gauches ou quoi !
C’est pas possible…
Un sourire en coin, les deux personnages achevèrent la construction de leur abris. Darok s’en alla planté plusieurs piquets à distances diverses de la tente. Le chuunin expliqua au garçon que cela permettait de signaler aux éclaireurs qu’ils étaient bien des ninjas de Kiri en mission.
Ils ramassèrent ensuite quelques branches, firent une cercle avec des pierres trouvées aux alentours, et allumèrent un feu. Darok eut d’ailleurs des démêlés avec…ce qui ne manqua pas de faire sourire le garçon.
Une heure plus tard, la nuit tombée, ils s’installaient près des flammes mouvantes et mangeaient leur ration. Ils discutèrent de tout et rien, surtout rien, évoquant promptement Nimuro…et Shinzo.
La marche de la journée les avait néanmoins fatigués, et aucun n’avait le cœur de veiller tard. Ils allèrent donc se coucher prestement. Selon le chuunin imposer un tour de garde était inutile et ajouta que s’ils continuaient à avancer à ce rythme, ils seraient au Fort dans cinq jours et non six. Le genin s’en remis à ses dires.
Plus que cinq jours avant d’avoir à affronter son passé.

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
L’aube se levait à grand peine, et les rayons d’un soleil timide transperçaient la toile de la tente, pour venir irradier le faciès des shinobis. Un grognement sourd de Darok, et une roulade vers un recoin obscur de l’édifice pour Iba, furent leur seule réponse. Presque en même temps, les deux garçons ouvrirent les yeux, découvrant le même monde que celui qu’ils avaient quitté hier.
La tente était une biplace, faite d’une double couche de toile imperméabilisée à l’intérieur comme à l’extérieur. Montée en forme de dôme, elle ressemblait à une demi-sphère. L’entrée, ou la sortie, selon le moment, était conçue comme un sas, on y laissait ses chaussures, et autres affaires susceptibles de salir l’antre. L’abri avait été réalisé pour permettre à ses occupants de survivre dans des conditions extrêmes, à savoir des très fortes bourrasques de vent, des pluies diluviennes, des températures avoisinant les moins quinze degrés Celsius…
Complètement éveillés, les ninjas s’extirpèrent de leur repère, sortant avec eux leur sac de couchage qu’il rangèrent prestement. Iba nettoya le reste de la tente, tandis que Darok lui retiraient les piquets indiquant leur appartenance à Kiri no Kuni. Le chuunin entreprit aussi de masquer leur passage, dispersant les braises et camouflant leurs traces. Il vint ensuite aider Iba à ranger la tente. Une fois prêts, ils se remirent en route, mangeant quelques barres de céréales en route, en guise de petit déjeuner. La Rivière n’était plus très loin, et en moins d’un quart d’heure, le duo se retrouva sur les berges.
[Darok] «- Bien, on y va… », lança le chuunin, alors qu’il commençait à marcher sur l’eau.
Mais Iba lui n’avança pas. Il fixait son reflet sur l’eau calme et paisible, son regard se perdait dans le vide.
La Rivière rouge
Etonnamment l’eau était clair, on n’avait aucune difficulté à percevoir les galets glissant au fond, s’empilant par moment les uns sur les autres. Des joncs parsemaient les berges, ainsi que par endroits de grosses roches, plus ou moins éloignées du lit de la Rivière.
Pourquoi faire resurgir le passé ? Pourquoi maintenant ?
[Darok] «- IBA ! »
Apparemment le chuunin l’avait appelé plusieurs fois, et semblait excéder de l’absence de réponse et de réaction de son interlocuteur. Il se rapprocha du garçon et le secoua vivement.
[Darok] «- Iba ! Iba ! Tu m’entends ? ! Est-ce que ça va ? ! »
Ramené à la raison, le garçon bredouilla des excuses, mais ne trouva nul prétexte pour se défendre. Le chuunin semblait rassuré de voir que son disciple allait bien, et en profita pour se mettre en colère…
[Darok] «- C’est la première et dernière fois que tu me fais un coup comme celui-ci ! C’est compris, Hiyori ! Nous sommes en mission, pas en excursion pour touristes à la recherche de quelques souvenirs ! Tu n’as pas intérêt à l’oublier. Nous sommes shinobis du village de la Brume, nous n’avons plus de passé. Rentres toi ça définitivement dans le crâne. »
Le garçon n’avait même plus la force de répondre aux multiples remarques de son supérieur. Il laissa filer et hocha faiblement la tête.
[Darok] «- Bien…reste concentré. Nous avons encore pas mal de chemin à parcourir. »
Darok semblait s’être radoucit. Le tandem se remit en route, marchant de bon rythme sur l’eau, le sac toujours sur le dos. Le chuunin ouvrait la marche, mais gardait toujours un œil sur le garçon. Se déplacer sur le cours d’eau était certes dangereux car ils étaient totalement exposé aux attaques sans pouvoir trouver de couverts, mais le risque de se faire attaquer frôlait le nul, de plus, la Rivière était l’allié des maîtres ninjutsu…
Le soleil commençait à monter, dans le ciel, indiquant que l’on se rapprochait des heures les plus chaudes. D’un geste de la main, suivi de brèves paroles du chef de mission, le duo bifurqua en direction des berges.
Ils s’assirent à l’ombre d’un arbre, et commencèrent à déballer leur paquetage pour déjeuner. Iba, remis de ses émotions du matin, demanda.
«- Pourquoi nous arrêtons-nous alors que nous avons pris le déjeuner en marchant hier ? Pour ne pas trop nous fatiguer ?
[Darok] «- Entre autre, nous devons arriver en forme sur les lieux, il est donc inutile de trop forcer. Qui plus est, avec la montée du soleil, nous risquons d’attraper une insolation avec les reflets sur l’eau.
«- Nous aurions put continuer sur la berge… »
Le chuunin ne répondit pas, et ils mangèrent leur repas sans plus s’adresser un mot. Le déjeuner achevé, ils se remirent en route de bon train. Le soleil jouait alors à une partie de cache-cache avec les nuages, et une légère brise secouait les feuilles pendantes aux branches…
Le décor changeait peu, généralement vallonné et parsemé de grands arbres. Iba laissa vaquer son esprit, concentrer son chakra dans la plante de ses pieds pour se maintenir à la surface de l’eau, étant devenu un jeu enfantin.
Il se demandait ce qu’étais devenu Sana-khan ? Etrangère rencontrée un soir…où était-elle ? Elle était partie, comme lui aurait bien aimé le faire, toutefois Nimuro l’en avait empêché.
Et lui que devenait-il ? Cela faisait à peine une journée qu’il était parti et le garçon s’inquiétait, certes guère outre mesure, mais un peu quand même…
Il devait certainement s’occuper de beaucoup de choses, entre autre l’orphelinat, avec Mme Kisako. Il espérait que la vieille dame n’avait pas trop de problèmes. Secondé par le jounin, tout devrait se dérouler correctement.
Soudain quelque chose le ramena à la réalité…
Le courant sous ses pieds s’intensifiait, l’eau était beaucoup plus vive. Tendant son esprit, Iba utilisa ses pouvoirs pour savoir ce qui n’allait pas. La petite manœuvre ne passa pas inaperçu aux yeux du chuunin, qui l’interpella presque aussitôt.
«- On approche de rapides, on ne pourra pas remonter le cours d’eau, nous n’arriverons pas à stabiliser notre chakra. Si on continue ainsi, c’est le bain assuré.
Etonné par le don de « prescience » de son élève, Darok ne put pas se retenir de demander.
[Darok] «- Comment sais-tu cela ? », sa voix était neutre.
«- Je le sais, c’est tout. C’est comme demander pourquoi l’oiseau vole…
Il faut me faire confiance. »
Darok acquiesça d’un hochement de tête, et les shinobis se rapatrièrent sur la berge, continuant leur chemin à pieds, au sec. Effectivement, quelques centaines de mètres plus loin, il y avait bien des rapides. Le courant y était très puissant, et fouettait les multiples rochers émergeants des flots. Devant une telle force de la nature, il devenait évident qu’ils auraient eut toute les difficultés du monde à rester sur le lit de la Rivière.
Subitement, ils s’arrêtèrent simultanément. Devant, un ours, pas très gros, cependant aussi grand, si ce n’est plus que les ninjas. Il pêchait, près du bord de l’eau, cela malgré le courant. D’un geste habile, il frappait la surface cristalline, éjectant alors un poisson. Sa précision était étonnante…
Toutefois les garçons n’étaient pas au bout de leurs surprises…
Un puissant grognement surgit, derrière eux. Un ours, dressé sur ses deux pattes arrières leur faisait face, et il n’avait vraiment pas l’air amical. Un autre grognement, encore plus puissant, tétanisa le duo. L’animal était immense, il faisait pas loin de deux fois leur taille.
Il ne fallut guère de temps aux garçons pour faire le lien avec l’autre petit ours brun : une mère et sa progéniture.
Elle avait du croire que les shinobis allaient s’en prendre à son petit, ou bien qu’ils envahissaient son territoire. Dans tout les cas, mieux ne valait pas s’attarder.
Darok s’était saisi de son fuma, mais c’était inutile, l’ours était retombé sur ses quatre appuis, et les chargeait. Le projectile ne serait guère plus qu’une piqûre d’insecte, pas le temps pour des jutsus. Seule solution : courir.
L’ourson avait fui, se cachant dans un quelconque couvert végétal. Les deux ninjas s’élançaient aussi vite que leurs jambes leur permettaient mais c’était peine perdue, l’animal était amplement plus rapide. Dans quelques foulées, le monstre les aurait rattrapé.
«- Les arbres ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les deux ninjas concentrèrent leur énergie dans leurs jambes, et d’un bond s’élancèrent dans les airs. Iba avait visé un grand marronnier. Il atterrit dans les feuillage, fracassant de multiples branches, s’écorchant par endroit. Il réussit néanmoins à utiliser l’adhésion de chakra, et stoppa sa chute. Les secondes s’écoulèrent, l’ours s’approchait promptement de son arbre, et commençait à le secouer, pour faire tomber le genin comme s’il n’était qu’un fruit trop mûr.
[Darok] «- Hiyori ? Tu vas bien ?
L’ours continuait de s’acharner sur le pauvre tronc, et le garçon luttait tant bien que mal pour ne pas tomber. Il finit par stabiliser suffisamment sa position pour pouvoir sauter sur un autre arbre. L’ours n’avait rien vu…et le garçon s’empressa d’aller rejoindre son confrère.
Remis de leurs émotions, ils continuèrent leur chemin, et une fois les rapides passées, ils retournèrent sur l’eau.
Les heures qui suivirent s’écoulèrent sans problème, sans anecdote remarquable. Alors que le jour expirait, le chuunin ordonna l’arrêt, puis comme la veille, ils montèrent leur campement, puis se lavèrent dans l’eau glaciale de la Rivière, dînèrent et se couchèrent prestement. Une journée de marche était quand même éprouvante. Iba se massa les mollets, espérant ne pas avoir trop de courbatures le lendemain. Darok lui assura que non…
Ainsi se termina leur deuxième journée de voyage. Plus que quatre jours…
La tente était une biplace, faite d’une double couche de toile imperméabilisée à l’intérieur comme à l’extérieur. Montée en forme de dôme, elle ressemblait à une demi-sphère. L’entrée, ou la sortie, selon le moment, était conçue comme un sas, on y laissait ses chaussures, et autres affaires susceptibles de salir l’antre. L’abri avait été réalisé pour permettre à ses occupants de survivre dans des conditions extrêmes, à savoir des très fortes bourrasques de vent, des pluies diluviennes, des températures avoisinant les moins quinze degrés Celsius…
Complètement éveillés, les ninjas s’extirpèrent de leur repère, sortant avec eux leur sac de couchage qu’il rangèrent prestement. Iba nettoya le reste de la tente, tandis que Darok lui retiraient les piquets indiquant leur appartenance à Kiri no Kuni. Le chuunin entreprit aussi de masquer leur passage, dispersant les braises et camouflant leurs traces. Il vint ensuite aider Iba à ranger la tente. Une fois prêts, ils se remirent en route, mangeant quelques barres de céréales en route, en guise de petit déjeuner. La Rivière n’était plus très loin, et en moins d’un quart d’heure, le duo se retrouva sur les berges.
[Darok] «- Bien, on y va… », lança le chuunin, alors qu’il commençait à marcher sur l’eau.
Mais Iba lui n’avança pas. Il fixait son reflet sur l’eau calme et paisible, son regard se perdait dans le vide.
La Rivière rouge
Etonnamment l’eau était clair, on n’avait aucune difficulté à percevoir les galets glissant au fond, s’empilant par moment les uns sur les autres. Des joncs parsemaient les berges, ainsi que par endroits de grosses roches, plus ou moins éloignées du lit de la Rivière.
Pourquoi faire resurgir le passé ? Pourquoi maintenant ?
[Darok] «- IBA ! »
Apparemment le chuunin l’avait appelé plusieurs fois, et semblait excéder de l’absence de réponse et de réaction de son interlocuteur. Il se rapprocha du garçon et le secoua vivement.
[Darok] «- Iba ! Iba ! Tu m’entends ? ! Est-ce que ça va ? ! »
Ramené à la raison, le garçon bredouilla des excuses, mais ne trouva nul prétexte pour se défendre. Le chuunin semblait rassuré de voir que son disciple allait bien, et en profita pour se mettre en colère…
[Darok] «- C’est la première et dernière fois que tu me fais un coup comme celui-ci ! C’est compris, Hiyori ! Nous sommes en mission, pas en excursion pour touristes à la recherche de quelques souvenirs ! Tu n’as pas intérêt à l’oublier. Nous sommes shinobis du village de la Brume, nous n’avons plus de passé. Rentres toi ça définitivement dans le crâne. »
Le garçon n’avait même plus la force de répondre aux multiples remarques de son supérieur. Il laissa filer et hocha faiblement la tête.
[Darok] «- Bien…reste concentré. Nous avons encore pas mal de chemin à parcourir. »
Darok semblait s’être radoucit. Le tandem se remit en route, marchant de bon rythme sur l’eau, le sac toujours sur le dos. Le chuunin ouvrait la marche, mais gardait toujours un œil sur le garçon. Se déplacer sur le cours d’eau était certes dangereux car ils étaient totalement exposé aux attaques sans pouvoir trouver de couverts, mais le risque de se faire attaquer frôlait le nul, de plus, la Rivière était l’allié des maîtres ninjutsu…
Le soleil commençait à monter, dans le ciel, indiquant que l’on se rapprochait des heures les plus chaudes. D’un geste de la main, suivi de brèves paroles du chef de mission, le duo bifurqua en direction des berges.
Ils s’assirent à l’ombre d’un arbre, et commencèrent à déballer leur paquetage pour déjeuner. Iba, remis de ses émotions du matin, demanda.
«- Pourquoi nous arrêtons-nous alors que nous avons pris le déjeuner en marchant hier ? Pour ne pas trop nous fatiguer ?
[Darok] «- Entre autre, nous devons arriver en forme sur les lieux, il est donc inutile de trop forcer. Qui plus est, avec la montée du soleil, nous risquons d’attraper une insolation avec les reflets sur l’eau.
«- Nous aurions put continuer sur la berge… »
Le chuunin ne répondit pas, et ils mangèrent leur repas sans plus s’adresser un mot. Le déjeuner achevé, ils se remirent en route de bon train. Le soleil jouait alors à une partie de cache-cache avec les nuages, et une légère brise secouait les feuilles pendantes aux branches…
Le décor changeait peu, généralement vallonné et parsemé de grands arbres. Iba laissa vaquer son esprit, concentrer son chakra dans la plante de ses pieds pour se maintenir à la surface de l’eau, étant devenu un jeu enfantin.
Il se demandait ce qu’étais devenu Sana-khan ? Etrangère rencontrée un soir…où était-elle ? Elle était partie, comme lui aurait bien aimé le faire, toutefois Nimuro l’en avait empêché.
Et lui que devenait-il ? Cela faisait à peine une journée qu’il était parti et le garçon s’inquiétait, certes guère outre mesure, mais un peu quand même…
Il devait certainement s’occuper de beaucoup de choses, entre autre l’orphelinat, avec Mme Kisako. Il espérait que la vieille dame n’avait pas trop de problèmes. Secondé par le jounin, tout devrait se dérouler correctement.
Soudain quelque chose le ramena à la réalité…
Le courant sous ses pieds s’intensifiait, l’eau était beaucoup plus vive. Tendant son esprit, Iba utilisa ses pouvoirs pour savoir ce qui n’allait pas. La petite manœuvre ne passa pas inaperçu aux yeux du chuunin, qui l’interpella presque aussitôt.
«- On approche de rapides, on ne pourra pas remonter le cours d’eau, nous n’arriverons pas à stabiliser notre chakra. Si on continue ainsi, c’est le bain assuré.
Etonné par le don de « prescience » de son élève, Darok ne put pas se retenir de demander.
[Darok] «- Comment sais-tu cela ? », sa voix était neutre.
«- Je le sais, c’est tout. C’est comme demander pourquoi l’oiseau vole…
Il faut me faire confiance. »
Darok acquiesça d’un hochement de tête, et les shinobis se rapatrièrent sur la berge, continuant leur chemin à pieds, au sec. Effectivement, quelques centaines de mètres plus loin, il y avait bien des rapides. Le courant y était très puissant, et fouettait les multiples rochers émergeants des flots. Devant une telle force de la nature, il devenait évident qu’ils auraient eut toute les difficultés du monde à rester sur le lit de la Rivière.
Subitement, ils s’arrêtèrent simultanément. Devant, un ours, pas très gros, cependant aussi grand, si ce n’est plus que les ninjas. Il pêchait, près du bord de l’eau, cela malgré le courant. D’un geste habile, il frappait la surface cristalline, éjectant alors un poisson. Sa précision était étonnante…
Toutefois les garçons n’étaient pas au bout de leurs surprises…
Un puissant grognement surgit, derrière eux. Un ours, dressé sur ses deux pattes arrières leur faisait face, et il n’avait vraiment pas l’air amical. Un autre grognement, encore plus puissant, tétanisa le duo. L’animal était immense, il faisait pas loin de deux fois leur taille.
Il ne fallut guère de temps aux garçons pour faire le lien avec l’autre petit ours brun : une mère et sa progéniture.
Elle avait du croire que les shinobis allaient s’en prendre à son petit, ou bien qu’ils envahissaient son territoire. Dans tout les cas, mieux ne valait pas s’attarder.
Darok s’était saisi de son fuma, mais c’était inutile, l’ours était retombé sur ses quatre appuis, et les chargeait. Le projectile ne serait guère plus qu’une piqûre d’insecte, pas le temps pour des jutsus. Seule solution : courir.
L’ourson avait fui, se cachant dans un quelconque couvert végétal. Les deux ninjas s’élançaient aussi vite que leurs jambes leur permettaient mais c’était peine perdue, l’animal était amplement plus rapide. Dans quelques foulées, le monstre les aurait rattrapé.
«- Les arbres ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les deux ninjas concentrèrent leur énergie dans leurs jambes, et d’un bond s’élancèrent dans les airs. Iba avait visé un grand marronnier. Il atterrit dans les feuillage, fracassant de multiples branches, s’écorchant par endroit. Il réussit néanmoins à utiliser l’adhésion de chakra, et stoppa sa chute. Les secondes s’écoulèrent, l’ours s’approchait promptement de son arbre, et commençait à le secouer, pour faire tomber le genin comme s’il n’était qu’un fruit trop mûr.
[Darok] «- Hiyori ? Tu vas bien ?
L’ours continuait de s’acharner sur le pauvre tronc, et le garçon luttait tant bien que mal pour ne pas tomber. Il finit par stabiliser suffisamment sa position pour pouvoir sauter sur un autre arbre. L’ours n’avait rien vu…et le garçon s’empressa d’aller rejoindre son confrère.
Remis de leurs émotions, ils continuèrent leur chemin, et une fois les rapides passées, ils retournèrent sur l’eau.
Les heures qui suivirent s’écoulèrent sans problème, sans anecdote remarquable. Alors que le jour expirait, le chuunin ordonna l’arrêt, puis comme la veille, ils montèrent leur campement, puis se lavèrent dans l’eau glaciale de la Rivière, dînèrent et se couchèrent prestement. Une journée de marche était quand même éprouvante. Iba se massa les mollets, espérant ne pas avoir trop de courbatures le lendemain. Darok lui assura que non…
Ainsi se termina leur deuxième journée de voyage. Plus que quatre jours…

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[???]
"Iba... Iba..."
La voix était lointaine, presque imperceptible, pourtant elle résonnait dans l'esprit du Genin. Ce dernier ouvrit les yeux, persuadé que la nuit vener de s'achever et que Darok tentait de le réveiller, et pourtant...
Iba était allongé sur cette plage au sable gris, si familière, au dessus de laquelle trônait un ciel aux teintes violacées. Il était une nouvelle fois passé de l'autre côté du miroir. Le regardant de haut, Proteus était là lui aussi.
[Iba]
"Qu'est-ce que.. ?"
[Proteus]
"Tu es enfin revenu parmi nous, Iba..."
Depuis combien de temps l'étranger n'était-il pas apparu devant le petit garçon ? Il lui semblait que cela faisait une éternité ; depuis la fin de la guerre avec Suna... Proteus n'avait pas changé, toujours le même air dérangeant et cette aura autour de lui, n'augurant rien de bon...
[Iba]
"Que me veux-tu... ?"
[Proteus]
"Tu le sais... Je suis venu te montrer la voie... Je feri de toi un maître de l'eau..."
L'étranger voulut saisir Iba par l'épaule. Sa main était glaciale et son contact envoya un message d'alerte au danger dans l'esprit du Genin, qui fit un bond en arrière et se redressa.
[Proteus]
"Allons, allons... Pourquoi me fuir ? Tu sais que c'est impossible..."
Une nouvelle fois, Proteus voulut se saisir du jeune garçon, mais sa main heurta un miroir de glace. Iba resta interloqué quelques secondes ; il n'avait pas commandé aux pouvoir des eaux... Les explications attendraient, la priorité était de partir loin d'ici. Ainsi Iba se jeta dans la surface cristalline.
[Proteus]
"Encore toi..."
Le voyage à travers les eux fut sans encombre. Iba se sentait en sécurité, enveloppé d'un Chakra familier et protecteur., presque palpable. Etait-ce un rêve ou la réalite ? Il n'aurait su le dire, mais Shinobu était bien présent de l'autre côté du miroir, l'attendant.
[Iba]
"Shinobu-sensei... ?"
"Cela faisait longtemps, Iba. Je t'ai observé ; ta maîtrise sur l'eau s'est considérablement accrue depuis la dernière fois, mais tu as encore un long chemin à parcourir..."
[Iba]
"Sensei... Pourquoi n'êtes vous pas apparu avant... ?"
"Mes pouvoirs sont limités depuis que j'ai quitté le monde physique. Je ne peux plus traverser les miroirs pour sortir d'ici, et toi tu n'es pas encore assez fort pour ouvrir les portes entre les monde qui nous séparent. De ce fait, je ne peux intervenir que lorsque Proteus t'attire ici..."
[Iba]
"Mais qui est-il ? Et que me veut-il ?"
"Je ne peux te le dire... Mais tu le sauras bien assez tôt... Le temps nous est compté avant qu'il ne nous retrouve alors écoute moi bien..."
[Je te laisse la possibilité d'apprendre une des techs de ta BL si tu le souhaites, étant donné que tu ne peux le faire autrement
]
[Darok : +5 EXP RP]
[Iba : +12 EXP RP]
"Iba... Iba..."
La voix était lointaine, presque imperceptible, pourtant elle résonnait dans l'esprit du Genin. Ce dernier ouvrit les yeux, persuadé que la nuit vener de s'achever et que Darok tentait de le réveiller, et pourtant...
Iba était allongé sur cette plage au sable gris, si familière, au dessus de laquelle trônait un ciel aux teintes violacées. Il était une nouvelle fois passé de l'autre côté du miroir. Le regardant de haut, Proteus était là lui aussi.
[Iba]
"Qu'est-ce que.. ?"
[Proteus]
"Tu es enfin revenu parmi nous, Iba..."
Depuis combien de temps l'étranger n'était-il pas apparu devant le petit garçon ? Il lui semblait que cela faisait une éternité ; depuis la fin de la guerre avec Suna... Proteus n'avait pas changé, toujours le même air dérangeant et cette aura autour de lui, n'augurant rien de bon...
[Iba]
"Que me veux-tu... ?"
[Proteus]
"Tu le sais... Je suis venu te montrer la voie... Je feri de toi un maître de l'eau..."
L'étranger voulut saisir Iba par l'épaule. Sa main était glaciale et son contact envoya un message d'alerte au danger dans l'esprit du Genin, qui fit un bond en arrière et se redressa.
[Proteus]
"Allons, allons... Pourquoi me fuir ? Tu sais que c'est impossible..."
Une nouvelle fois, Proteus voulut se saisir du jeune garçon, mais sa main heurta un miroir de glace. Iba resta interloqué quelques secondes ; il n'avait pas commandé aux pouvoir des eaux... Les explications attendraient, la priorité était de partir loin d'ici. Ainsi Iba se jeta dans la surface cristalline.
[Proteus]
"Encore toi..."
Le voyage à travers les eux fut sans encombre. Iba se sentait en sécurité, enveloppé d'un Chakra familier et protecteur., presque palpable. Etait-ce un rêve ou la réalite ? Il n'aurait su le dire, mais Shinobu était bien présent de l'autre côté du miroir, l'attendant.
[Iba]
"Shinobu-sensei... ?"
"Cela faisait longtemps, Iba. Je t'ai observé ; ta maîtrise sur l'eau s'est considérablement accrue depuis la dernière fois, mais tu as encore un long chemin à parcourir..."
[Iba]
"Sensei... Pourquoi n'êtes vous pas apparu avant... ?"
"Mes pouvoirs sont limités depuis que j'ai quitté le monde physique. Je ne peux plus traverser les miroirs pour sortir d'ici, et toi tu n'es pas encore assez fort pour ouvrir les portes entre les monde qui nous séparent. De ce fait, je ne peux intervenir que lorsque Proteus t'attire ici..."
[Iba]
"Mais qui est-il ? Et que me veut-il ?"
"Je ne peux te le dire... Mais tu le sauras bien assez tôt... Le temps nous est compté avant qu'il ne nous retrouve alors écoute moi bien..."
[Je te laisse la possibilité d'apprendre une des techs de ta BL si tu le souhaites, étant donné que tu ne peux le faire autrement
[Darok : +5 EXP RP]
[Iba : +12 EXP RP]

Shinobu- Mort
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Date d'inscription: 14/03/2005
Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Ce soir là, le feu de camps crépitait doucement à l’extérieur du village, diffusant une douce chaleur aux alentours du campement. Iba, plongé sous sa couverture, cherchait le sommeil, mais sa seul trouvaille restait un état comateux, somnolant, malade.
Le marchand de sable refusait volontairement de passer…
Le garçon se retournait de temps à autre sur lui même, se mettant en boule, et s’étendant de tout son long, cherchant la position salvatrice qui lui apporterait le repos tant attendu. Malheureusement ces remuements n’avaient eu pour seul résultat d’arracher un grognement sourd du chuunin, un peu comme l’ours de ce matin…
Il faisait complètement nuit, et le genin entendait parfaitement l’eau se déplacer dans son lit, impassible, sereine.
Pour la énième fois, le garçon se retourna.
[ ? ? ?] «- Iba…Iba… »
Sur le coup le genin jura en silence, il devait avoir réveiller son sempaï, ce dernier n’allait certainement pas apprécier. Il attendait que l’épée de Damoclès s’abatte, pourtant rien ne vint. Darok dormait à poings fermés, tel un nouveau né. Mais qui alors ?
Subitement le décor changea, les pans de tentes se disloquèrent, retournant à la poussière. Le monde s’écroulait sur lui même, pour ne plus être que néant. L’apocalypse rends aveugle…
Toutefois, l’Appel, lui, perdurait…
Traversant les Âges et les Mondes, Iba retrouva la vue, apposant à ses yeux, une réalité qui lui était devenue familière. Il était sur la plage, et déjà l’air marin s’imposait à lui, les vagues se fracassaient sur le rivage. Voilà bien longtemps qu’il n’était pas revenu en ces lieux.
Allongé sur le sable gris, les contours flous du monde se firent clairs…
Toutefois le garçon regretta aussitôt de ne pas être rester privé de son sens premier. Il était là, démon de la Première heure, le lorgnant de haut. Aussitôt la peur s’insinua, se distilla dans tout son être, et le garçon se redressa légèrement, cherchant à fuir…
Quelle utopie !
Il l’avait bien appris à ses dépends, ce Monde ne connaissait pas d’échappatoire. Un sourire malsain se dessina sur ce qu’Iba pensait être, ou ressembler à des lèvres. Tout ce qui émanait de cet individu se rassemblait en une seule certitude, il n’était pas humain. Personne, non, personne ne pouvait avoir un tel regard, si froid, si cruel…
«- Que me veux-tu ? » finit-il par bredouiller.
Son sourire s’étira encore plus, déformant complètement son visage. Cette chose ressemblait au Nocher, le troisième Gardien des Limbes. Son aura était moins imposante, mais n’en demeurait pas moins terrifiante.
[Protéus] «- Tu le sais... Je suis venu te montrer la voie... Je ferai de toi un maître de l'eau... »
Sa main se posa sur l’épaule du garçon, instantanément, un frisson lui parcourut l’échine. Par réflexe, il bondit pour échapper à l’emprise glaciale de son interlocuteur. Le genin était prêt à s’élancer, courant dans le sable, il lui fallait déguerpir au plus vite, surtout ne pas rester une seconde de plus avec cette chose. Pourtant l’un comme l’autre savaient que nul fuite n’était possible ici-bas. Protéus, amusé ne manqua d’en faire le rappel à Iba. Sarcastique, l’homme au sourire défiguré, tenta une nouvelle fois d’agripper le garçon.
Cependant sa main fut stopper dans son action. Un mur cristallin s’opposant à sa volonté, ou plutôt un Miroir de Glace. Il était là, flottant dans les airs, indépendant de sa volonté. C’était sa sortie, son issue de secours et sans même savoir où l’éphémère plaque translucide le mènerait, le garçon s’y engouffra, laissant seul, le monstre devenu rageur et haineux.
Une nouvelle fois, le décor mourut, pour mieux renaître et se façonner sous un nouveau jour. Son voyage n’était pas encore achevé mais déjà le garçon savait ce qui l’attendait.
Il allait enfin revoir son maître…
Sortant du miroir de Glace, son pieds se posa sur une surface étrangement lisse, irréelle. En fait il s’agissait d’un disque d’une dizaine de mètres de diamètre. Passé les limites du cercle, il n’y avait que l’immensité du vide. Par moment des Miroirs de tailles et de coloris variés venant accoster les bords de l’étrange surface. Son maître, Shinobu-sama se trouvait là, au centre de la structure. La gorge du garçon se noua, beaucoup trop d’émotions se succédèrent en quelques instants. Il l’avait crut parti à jamais. Les mots semblaient mus par une volonté propres, refusant de s’échapper par sa bouche. De nouvelles secondes s’écoulèrent avant que le garçon ne puisse redevenir son propre maître.
«- Shinobu-senseï ?… »
Sa voix était teintée d’étonnement, de surprise, d’indécision, de mélancolie, de joie, d’égarement, et tant d’autres sentiments. Cet assemblage d’émotions hétéroclites déstabilisait complètement le genin…
Les premiers mots de son maître furent une délivrance. Soulagé, il se décontracta, si bien qu’il enchaîna aussitôt avec une question…
«- Sensei... Pourquoi n'êtes vous pas apparu avant... ? »
La réponse de Shinobu avait de quoi faire grincer les dents. Il était prisonnier de ce petit monde, et lui, Iba était encore trop faible pour se déplacer à travers les plans. Celui qui manipulait tout c’était Protéus. Encore et toujours lui…Mais pourquoi ? Pourquoi s’acharnait-il sur lui ?
La réponse de son maître à cette question était évasive, incertaine…
[Shinobu] «- Je ne peux te le dire... Mais tu le sauras bien assez tôt... Le temps nous est compté avant qu'il ne nous retrouve alors écoute moi bien... »
Un sablier géant venait d’apparaître, le décompte avait déjà commencer. Les yeux d’Iba, perdu, firent un aller-retour sur l’objet et sur son maître.
«- Si vous savez, pourquoi ne rien me dire, Maître ? Je ne comprends pas… »
Shinobu soupira, puis se tut un instant, perdu dans ses pensées, comme s’il luttait contre lui-même. Redressant la tête, il s’adressa au garçon.
[Shinobu] «- Il y a des choses que l’on peut dire, mais qu’on ne peut pas entendre, et encore moins comprendre…
Le temps joue contre nous, au dernier grain de sable, tu seras enfermé ici à jamais alors maintenant ne m’interrompt plus, je vais essayer d’éclaircir ton esprit. »
Il prit une courte pause, fit plusieurs pas, puis fixa son élève.
[Shinobu] «- En premier lieu, je pense que tu l’as rencontré…Tu l’as certainement surnommé « le Vieux », je me trompe ? »
D’un hochement de tête, Iba lui confirma son hypothèse. Au début de sa formation de ninja, il était venu à plusieurs reprises sur la plage au sable gris. Là, il avait rencontré « le Vieux », mais peu avant la Guerre contre Suna, alors qu’il errait sur ce monde sans fin, le Vieux s’était fait tué…par Protéus. Iba se souvenait clairement de cette scène, sa première rencontre avec cet être.
[Shinobu] «- En temps normal, il s’agit d’un Gardien, un mentor si tu veux. D’après ce que je sais, tout les Maîtres de l’Eau l’ont vu au moins une fois. J’ai lu tout les écrits à a disposition, parlant de cet individu, et il existe deux principales hypothèses le concernant. La première est qu’il s’agirait d’une spécificité d’un de nos gènes, l’autre, plus mystique prétendrait que le Vieux ne serait autre que le premier maître de l’Eau, guidant les nouvelles générations. Quoiqu’il en soit ce protecteur est mort…enfin pour toi.
Protéus l’a supplanté. »
Iba voulut répliquer, mais un regard de son maître le remit en place. Il avait dit : Pas d’interruption.
Soudain le sablier, dont la partie supérieure était encore au trois-quarts remplie se reversa, créant la stupeur sur le visage du maître comme de l’apprenti. Shinobu lâcha un juron…
[Shinobu] «- Vil serpent…
Iba nous n’avons plus de temps, il faut que je te renvoie dans le monde réel. J’aurais aimer t’apprendre plus de choses, mais le sort ne nous est pas favorable. »
Le shinobi entama alors un série de signes extrêmement rapide, qu’Iba serait bien incapable de reproduire. Un miroir aux éclats bleu foncé commençaient à se former à la circonférence du disque.
«- Je croyais que vous ne pouviez plus utiliser les Miroirs », dit-il d’un ton surpris.
[Shinobu] «- Je peux les invoquer, pas les traverser…
Iba, tu demanderas à Darok de t’enseigner le camouflage dans la Brume. Tu en auras besoin…
Dernier point, n’oublies pas que les apparences sont parfois trompeuses. Ne tombes pas dans l’illusion.
Maintenant va, je ne pourrai pas maintenir le portail très longtemps. »
Le Miroir était là, mais pourtant Iba hésitait. Il ne pouvait pas abandonner son maître ainsi…
Shinobu saisissant le dilemme qui tiraillait le garçon, s’exprima, malgré l’effort qui se lisait dorénavant sur son visage.
[Shinobu] «- Allez ! Ne t’inquiète pas, nous nous reverrons bientôt, mon…disciple.»
Iba s’en fut, en adressant un dernier regard à son maître, puis le Monde s’éteint.
Il se réveilla en sueur dans la tente, il suffoquait presque. Darok, à ses côtés, dormait paisiblement. Les paupières du garçon se firent alors subitement lourdes, si lourdes qu’il n’avait pas la force de repenser aux récents événements, encore moins d’en faire part à son sempaï. Il ne pensait plus qu’à dormir, ce qu’il fit sur le champs, le plongeant dans un repos sans rêve.
Le marchand de sable refusait volontairement de passer…
Le garçon se retournait de temps à autre sur lui même, se mettant en boule, et s’étendant de tout son long, cherchant la position salvatrice qui lui apporterait le repos tant attendu. Malheureusement ces remuements n’avaient eu pour seul résultat d’arracher un grognement sourd du chuunin, un peu comme l’ours de ce matin…
Il faisait complètement nuit, et le genin entendait parfaitement l’eau se déplacer dans son lit, impassible, sereine.
Pour la énième fois, le garçon se retourna.
[ ? ? ?] «- Iba…Iba… »
Sur le coup le genin jura en silence, il devait avoir réveiller son sempaï, ce dernier n’allait certainement pas apprécier. Il attendait que l’épée de Damoclès s’abatte, pourtant rien ne vint. Darok dormait à poings fermés, tel un nouveau né. Mais qui alors ?
Subitement le décor changea, les pans de tentes se disloquèrent, retournant à la poussière. Le monde s’écroulait sur lui même, pour ne plus être que néant. L’apocalypse rends aveugle…
Toutefois, l’Appel, lui, perdurait…
Traversant les Âges et les Mondes, Iba retrouva la vue, apposant à ses yeux, une réalité qui lui était devenue familière. Il était sur la plage, et déjà l’air marin s’imposait à lui, les vagues se fracassaient sur le rivage. Voilà bien longtemps qu’il n’était pas revenu en ces lieux.
Allongé sur le sable gris, les contours flous du monde se firent clairs…
Toutefois le garçon regretta aussitôt de ne pas être rester privé de son sens premier. Il était là, démon de la Première heure, le lorgnant de haut. Aussitôt la peur s’insinua, se distilla dans tout son être, et le garçon se redressa légèrement, cherchant à fuir…
Quelle utopie !
Il l’avait bien appris à ses dépends, ce Monde ne connaissait pas d’échappatoire. Un sourire malsain se dessina sur ce qu’Iba pensait être, ou ressembler à des lèvres. Tout ce qui émanait de cet individu se rassemblait en une seule certitude, il n’était pas humain. Personne, non, personne ne pouvait avoir un tel regard, si froid, si cruel…
«- Que me veux-tu ? » finit-il par bredouiller.
Son sourire s’étira encore plus, déformant complètement son visage. Cette chose ressemblait au Nocher, le troisième Gardien des Limbes. Son aura était moins imposante, mais n’en demeurait pas moins terrifiante.
[Protéus] «- Tu le sais... Je suis venu te montrer la voie... Je ferai de toi un maître de l'eau... »
Sa main se posa sur l’épaule du garçon, instantanément, un frisson lui parcourut l’échine. Par réflexe, il bondit pour échapper à l’emprise glaciale de son interlocuteur. Le genin était prêt à s’élancer, courant dans le sable, il lui fallait déguerpir au plus vite, surtout ne pas rester une seconde de plus avec cette chose. Pourtant l’un comme l’autre savaient que nul fuite n’était possible ici-bas. Protéus, amusé ne manqua d’en faire le rappel à Iba. Sarcastique, l’homme au sourire défiguré, tenta une nouvelle fois d’agripper le garçon.
Cependant sa main fut stopper dans son action. Un mur cristallin s’opposant à sa volonté, ou plutôt un Miroir de Glace. Il était là, flottant dans les airs, indépendant de sa volonté. C’était sa sortie, son issue de secours et sans même savoir où l’éphémère plaque translucide le mènerait, le garçon s’y engouffra, laissant seul, le monstre devenu rageur et haineux.
Une nouvelle fois, le décor mourut, pour mieux renaître et se façonner sous un nouveau jour. Son voyage n’était pas encore achevé mais déjà le garçon savait ce qui l’attendait.
Il allait enfin revoir son maître…
Sortant du miroir de Glace, son pieds se posa sur une surface étrangement lisse, irréelle. En fait il s’agissait d’un disque d’une dizaine de mètres de diamètre. Passé les limites du cercle, il n’y avait que l’immensité du vide. Par moment des Miroirs de tailles et de coloris variés venant accoster les bords de l’étrange surface. Son maître, Shinobu-sama se trouvait là, au centre de la structure. La gorge du garçon se noua, beaucoup trop d’émotions se succédèrent en quelques instants. Il l’avait crut parti à jamais. Les mots semblaient mus par une volonté propres, refusant de s’échapper par sa bouche. De nouvelles secondes s’écoulèrent avant que le garçon ne puisse redevenir son propre maître.
«- Shinobu-senseï ?… »
Sa voix était teintée d’étonnement, de surprise, d’indécision, de mélancolie, de joie, d’égarement, et tant d’autres sentiments. Cet assemblage d’émotions hétéroclites déstabilisait complètement le genin…
Les premiers mots de son maître furent une délivrance. Soulagé, il se décontracta, si bien qu’il enchaîna aussitôt avec une question…
«- Sensei... Pourquoi n'êtes vous pas apparu avant... ? »
La réponse de Shinobu avait de quoi faire grincer les dents. Il était prisonnier de ce petit monde, et lui, Iba était encore trop faible pour se déplacer à travers les plans. Celui qui manipulait tout c’était Protéus. Encore et toujours lui…Mais pourquoi ? Pourquoi s’acharnait-il sur lui ?
La réponse de son maître à cette question était évasive, incertaine…
[Shinobu] «- Je ne peux te le dire... Mais tu le sauras bien assez tôt... Le temps nous est compté avant qu'il ne nous retrouve alors écoute moi bien... »
Un sablier géant venait d’apparaître, le décompte avait déjà commencer. Les yeux d’Iba, perdu, firent un aller-retour sur l’objet et sur son maître.
«- Si vous savez, pourquoi ne rien me dire, Maître ? Je ne comprends pas… »
Shinobu soupira, puis se tut un instant, perdu dans ses pensées, comme s’il luttait contre lui-même. Redressant la tête, il s’adressa au garçon.
[Shinobu] «- Il y a des choses que l’on peut dire, mais qu’on ne peut pas entendre, et encore moins comprendre…
Le temps joue contre nous, au dernier grain de sable, tu seras enfermé ici à jamais alors maintenant ne m’interrompt plus, je vais essayer d’éclaircir ton esprit. »
Il prit une courte pause, fit plusieurs pas, puis fixa son élève.
[Shinobu] «- En premier lieu, je pense que tu l’as rencontré…Tu l’as certainement surnommé « le Vieux », je me trompe ? »
D’un hochement de tête, Iba lui confirma son hypothèse. Au début de sa formation de ninja, il était venu à plusieurs reprises sur la plage au sable gris. Là, il avait rencontré « le Vieux », mais peu avant la Guerre contre Suna, alors qu’il errait sur ce monde sans fin, le Vieux s’était fait tué…par Protéus. Iba se souvenait clairement de cette scène, sa première rencontre avec cet être.
[Shinobu] «- En temps normal, il s’agit d’un Gardien, un mentor si tu veux. D’après ce que je sais, tout les Maîtres de l’Eau l’ont vu au moins une fois. J’ai lu tout les écrits à a disposition, parlant de cet individu, et il existe deux principales hypothèses le concernant. La première est qu’il s’agirait d’une spécificité d’un de nos gènes, l’autre, plus mystique prétendrait que le Vieux ne serait autre que le premier maître de l’Eau, guidant les nouvelles générations. Quoiqu’il en soit ce protecteur est mort…enfin pour toi.
Protéus l’a supplanté. »
Iba voulut répliquer, mais un regard de son maître le remit en place. Il avait dit : Pas d’interruption.
Soudain le sablier, dont la partie supérieure était encore au trois-quarts remplie se reversa, créant la stupeur sur le visage du maître comme de l’apprenti. Shinobu lâcha un juron…
[Shinobu] «- Vil serpent…
Iba nous n’avons plus de temps, il faut que je te renvoie dans le monde réel. J’aurais aimer t’apprendre plus de choses, mais le sort ne nous est pas favorable. »
Le shinobi entama alors un série de signes extrêmement rapide, qu’Iba serait bien incapable de reproduire. Un miroir aux éclats bleu foncé commençaient à se former à la circonférence du disque.
«- Je croyais que vous ne pouviez plus utiliser les Miroirs », dit-il d’un ton surpris.
[Shinobu] «- Je peux les invoquer, pas les traverser…
Iba, tu demanderas à Darok de t’enseigner le camouflage dans la Brume. Tu en auras besoin…
Dernier point, n’oublies pas que les apparences sont parfois trompeuses. Ne tombes pas dans l’illusion.
Maintenant va, je ne pourrai pas maintenir le portail très longtemps. »
Le Miroir était là, mais pourtant Iba hésitait. Il ne pouvait pas abandonner son maître ainsi…
Shinobu saisissant le dilemme qui tiraillait le garçon, s’exprima, malgré l’effort qui se lisait dorénavant sur son visage.
[Shinobu] «- Allez ! Ne t’inquiète pas, nous nous reverrons bientôt, mon…disciple.»
Iba s’en fut, en adressant un dernier regard à son maître, puis le Monde s’éteint.
Il se réveilla en sueur dans la tente, il suffoquait presque. Darok, à ses côtés, dormait paisiblement. Les paupières du garçon se firent alors subitement lourdes, si lourdes qu’il n’avait pas la force de repenser aux récents événements, encore moins d’en faire part à son sempaï. Il ne pensait plus qu’à dormir, ce qu’il fit sur le champs, le plongeant dans un repos sans rêve.

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Le début de la mission s’était déroulé sans encombre, il s’agissait d’un voyage, ni plus ni moins. Le Réprouvé avait de temps en temps des pertes d’activités cérébrales, dû certainement à des souvenirs submergeants, et le Chuunin l’avait réprimandé sèchement à ce sujet. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre du temps dans le passé. A présent il fallait vivre le présent et se tourner vers l’avenir.
Après une interminable journée de marche, le duo atteignit le Fleuve Rouge, malhabilement nommé au vu de sa couleur actuelle pourrait-on penser. Mais ce fleuve fut bien plus rougeoyant autrefois, lorsque l’élément le plus présent dans cet eau fut le sang. Lieu du plus sévère revers militaire connu par Kiri, il était aujourd’hui rayonnant de clarté. Aussi incroyable soit-il, il n’était pas gelé, mais assurément froid. La première nuit tomba sur le pays de la brume, et un bout de chemin avait été parcouru par les deux shinobis. D’après les estimations du chef de l’équipe, le voyage pour aller jusqu’aux abords du fort devrait prendre un peu moins d’une semaine, environ cent quarante heures… soit six jours.
Heureusement qu’il avait prévu à manger et une tente biplace pour dormir, car le Genin était passé à côté de ces éléments. Il était jeune, et Darok n’arrivait pas à se résoudre à lui dévoiler les véritables aboutissants de la mission. L’arrivée au Fleuve Rouge l’avait persuadé que son choix restait le meilleur pour son disciple.
Il fallait le ménager, ses souvenirs traumatisants le perturbaient déjà suffisamment. Il opta pour garder le silence durant le trajet : ça économise les forces et leur permettra d’arriver plus tôt à destination et en meilleure forme.
Ils montèrent la tente, puis s’endormirent, un peu entassés. Ce bordel rappela au Chuunin son appartement, il ne lui sera pas difficile d’y dormir.
Le lendemain fut remarquablement long et lassant. Le tandem fut réveillé par les rayons solaires qui traversèrent la toile – fine mais hermétique – de la tente. Ils se rincèrent le visage dans le fleuve transparent, limpide, puis reprirent leur route sur ce même courant, avançant rapidement mais à découvert. Darok avait adopté ce chemin car c’était le plus court, la vision était nette, et il y avait beaucoup d’eau à proximité. Cependant il n’avait pas prévu que le soleil tape si fort en cette saison qu’avec le reflet sur l’eau, ils puissent attraper mal. Une insolation, c’est le comble pour un ninja de la brume, tout de même.
Après avoir prit son déjeuner sur la berge pour se refroidir les méninges, le duo reprit la route, ou plutôt la rivière. Pendant quelques heures, il coururent, faisant travailler leurs jambe et leur chakra. La forêt était paisible, et le vent était doux, balayant les branches mortes des arbres hivernaux. C’est dans ce décor qu’un événement improbable et inexplicable se produisit. L’Hiyori devina la tournure de la rivière à des centaines de mètres de distance, après un coude. Impossible qu’il l’ait aperçu, Darok fit confiance à son subalterne et tous deux se dirigèrent de concert vers la rive, par endroit enneigée. Selon son disciple, il y avait des rapides sur lesquelles les shinobis seraient tombés, impuissants et pas assez rapides.
Sur le bord de la rivière, la terre était boueuse. Quelques herbes commencèrent à repousser ; c’était bientôt le printemps…enfin, dans quelques mois. Tout d’un coup, le Chuunin dressa un bras devant le Genin pour lui indiquer de ne plus faire de bruit.
« A partir de maintenant, fais le silence le plus complet. On passe à côté discrètement.»
Le Genin acquiesça sans savoir d’où venait la cause de cet affolement. Lorsque Darok dégagea son bras, le garçon admira une magnifique bête, de leur taille. Au pelage brun, l’ours qui leur faisait face devait être un nourrisson. Mais dans ce cas, où était la mère ?
Il y eut un grognement sourd derrière eux qui donna la réponse à son interrogation au moins gradé. Sur ses deux pattes arrières, elle abattit un de ses puissants bras sur le sol dans un violent coup destiné à démembrer les shinobis. Le vent déplacé par le geste aurait pu faire reculer un oiseau en plein vol. L’ours mesurait une taille démentielle, et nul doute que les petites armes blanches telles que le kunai ou les makibishis n’aurait aucun effet sur une telle masse de la nature. Pas le temps de réfléchir, Darok sortit un fumaa shuriken de son matériel, mais la mère n’attendit pas sagement de se faire tuer et donnant un deuxième coup encore plus féroce, elle fit reculer le ninja de moyenne classe. Le duo tenta de s’enfuir, mais l’ours connaissait le terrain, et avec ses grands membres, il les rattrapa avec une facilité déconcertante. Leur seul espoir : se cacher pour s’enfuir lors d’un moment d’inattention. Les arbres de la région étaient suffisamment hauts pour que, malgré sa taille, l’ours ne soit pas en mesure de les toucher.
Les ninjas montèrent aux arbres grâce à l’adhésion de chakra et s’y cachèrent, derrière les branches. Le Chuunin était sauvé, lui, alors que la mère secouait l’arbre où son disciple était monté. Il s’agrippait à une branche qui ne tarderait pas à craquer. L’ours possédait une force titanesque, et Darok se saisit une nouvelle fois de son fumaa shuriken. Si l’ours devenait trop entreprenant, il mourrait. Darok n’aimait pas tuer des animaux, mais il en allait tout de même de la vie de l’Hiyori…
Tout à coup, le Réprouvé sauta de son arbre en direction d’un autre. La mère semblait toujours occupée à secouer le premier arbre, elle ne devait pas avoir vu le changement d’arbre du garçon. Les shinobis se rejoignirent, soufflants à pleins poumons, puis repartirent en direction de la rivière une fois les rapides franchies.
Ils installèrent, à la tombée de la nuit, la tente pour dormir, alors qu’à son accoutumée, Darok déposait des balises de reconnaissances kiréennes. Iba brilla par son manque d’habileté avec la tente, mais finalement, tout rentra dans l’ordre, et ils purent se coucher. Darok s’endormit paisiblement, alors que le Réprouvé, trop éprouvé par la journée, ne trouva pas le sommeil auquel il aspirait. Il se remuait dans tous les sens, ce qui réveilla le Chuunin. Alors qu’il allait le réprimander, le corps du Genin, s’arc-bouta brusquement pour ensuite revenir à son état normal. Le Genin dormait sur ses deux oreilles. Etrange.
Le lendemain, Darok se réveilla les cheveux en batailles, et pour la première fois depuis le début de l’excursion, il était debout avant son disciple. Après s’être habillé, le Chuunin le réveilla. Emettant un grognement, l’Hiyori ouvrit les yeux, et lorsqu’il revint à la réalité il s’assit en sursaut, postillonnant.
« Calme toi. Je te trouve bien agité ces derniers temps, Hiyori. »
Le garçon regarda son supérieur, interrogateur. Puis, écarquillant ces yeux, il lui attrapa sa veste brutalement.
[Iba] « Sensei, apprenez-moi le camouflage dans la brume ! »
Surpris, le Chuunin resta sans voix. Qu’avait-il bien pu se passer pour que le Genin soit si bouleversé ? Ne répondant pas à l’injonction de son subordonné, Darok ne réagit pas immédiatement. Puis, pestant intérieurement, il lui attrapa le poignet et lui brisant sa garde, il le força à lâcher prise. Il lui lâcha ensuite un regard féroce.
« Ne recommences jamais à m’agripper de cette manière.
…
Sinon, on est en mission, pas en entraînement ici. Cette technique t’es en plus inaccessible. La dernière fois, ton bouclier aqueux était trop diffus, il faudra faire beaucoup plus pour maîtriser ce jutsu, fierté de notre nation. Partons maintenant, il n’est plus question d’apprendre. »
Après une interminable journée de marche, le duo atteignit le Fleuve Rouge, malhabilement nommé au vu de sa couleur actuelle pourrait-on penser. Mais ce fleuve fut bien plus rougeoyant autrefois, lorsque l’élément le plus présent dans cet eau fut le sang. Lieu du plus sévère revers militaire connu par Kiri, il était aujourd’hui rayonnant de clarté. Aussi incroyable soit-il, il n’était pas gelé, mais assurément froid. La première nuit tomba sur le pays de la brume, et un bout de chemin avait été parcouru par les deux shinobis. D’après les estimations du chef de l’équipe, le voyage pour aller jusqu’aux abords du fort devrait prendre un peu moins d’une semaine, environ cent quarante heures… soit six jours.
Heureusement qu’il avait prévu à manger et une tente biplace pour dormir, car le Genin était passé à côté de ces éléments. Il était jeune, et Darok n’arrivait pas à se résoudre à lui dévoiler les véritables aboutissants de la mission. L’arrivée au Fleuve Rouge l’avait persuadé que son choix restait le meilleur pour son disciple.
Il fallait le ménager, ses souvenirs traumatisants le perturbaient déjà suffisamment. Il opta pour garder le silence durant le trajet : ça économise les forces et leur permettra d’arriver plus tôt à destination et en meilleure forme.
Ils montèrent la tente, puis s’endormirent, un peu entassés. Ce bordel rappela au Chuunin son appartement, il ne lui sera pas difficile d’y dormir.
Le lendemain fut remarquablement long et lassant. Le tandem fut réveillé par les rayons solaires qui traversèrent la toile – fine mais hermétique – de la tente. Ils se rincèrent le visage dans le fleuve transparent, limpide, puis reprirent leur route sur ce même courant, avançant rapidement mais à découvert. Darok avait adopté ce chemin car c’était le plus court, la vision était nette, et il y avait beaucoup d’eau à proximité. Cependant il n’avait pas prévu que le soleil tape si fort en cette saison qu’avec le reflet sur l’eau, ils puissent attraper mal. Une insolation, c’est le comble pour un ninja de la brume, tout de même.
Après avoir prit son déjeuner sur la berge pour se refroidir les méninges, le duo reprit la route, ou plutôt la rivière. Pendant quelques heures, il coururent, faisant travailler leurs jambe et leur chakra. La forêt était paisible, et le vent était doux, balayant les branches mortes des arbres hivernaux. C’est dans ce décor qu’un événement improbable et inexplicable se produisit. L’Hiyori devina la tournure de la rivière à des centaines de mètres de distance, après un coude. Impossible qu’il l’ait aperçu, Darok fit confiance à son subalterne et tous deux se dirigèrent de concert vers la rive, par endroit enneigée. Selon son disciple, il y avait des rapides sur lesquelles les shinobis seraient tombés, impuissants et pas assez rapides.
Sur le bord de la rivière, la terre était boueuse. Quelques herbes commencèrent à repousser ; c’était bientôt le printemps…enfin, dans quelques mois. Tout d’un coup, le Chuunin dressa un bras devant le Genin pour lui indiquer de ne plus faire de bruit.
« A partir de maintenant, fais le silence le plus complet. On passe à côté discrètement.»
Le Genin acquiesça sans savoir d’où venait la cause de cet affolement. Lorsque Darok dégagea son bras, le garçon admira une magnifique bête, de leur taille. Au pelage brun, l’ours qui leur faisait face devait être un nourrisson. Mais dans ce cas, où était la mère ?
Il y eut un grognement sourd derrière eux qui donna la réponse à son interrogation au moins gradé. Sur ses deux pattes arrières, elle abattit un de ses puissants bras sur le sol dans un violent coup destiné à démembrer les shinobis. Le vent déplacé par le geste aurait pu faire reculer un oiseau en plein vol. L’ours mesurait une taille démentielle, et nul doute que les petites armes blanches telles que le kunai ou les makibishis n’aurait aucun effet sur une telle masse de la nature. Pas le temps de réfléchir, Darok sortit un fumaa shuriken de son matériel, mais la mère n’attendit pas sagement de se faire tuer et donnant un deuxième coup encore plus féroce, elle fit reculer le ninja de moyenne classe. Le duo tenta de s’enfuir, mais l’ours connaissait le terrain, et avec ses grands membres, il les rattrapa avec une facilité déconcertante. Leur seul espoir : se cacher pour s’enfuir lors d’un moment d’inattention. Les arbres de la région étaient suffisamment hauts pour que, malgré sa taille, l’ours ne soit pas en mesure de les toucher.
Les ninjas montèrent aux arbres grâce à l’adhésion de chakra et s’y cachèrent, derrière les branches. Le Chuunin était sauvé, lui, alors que la mère secouait l’arbre où son disciple était monté. Il s’agrippait à une branche qui ne tarderait pas à craquer. L’ours possédait une force titanesque, et Darok se saisit une nouvelle fois de son fumaa shuriken. Si l’ours devenait trop entreprenant, il mourrait. Darok n’aimait pas tuer des animaux, mais il en allait tout de même de la vie de l’Hiyori…
Tout à coup, le Réprouvé sauta de son arbre en direction d’un autre. La mère semblait toujours occupée à secouer le premier arbre, elle ne devait pas avoir vu le changement d’arbre du garçon. Les shinobis se rejoignirent, soufflants à pleins poumons, puis repartirent en direction de la rivière une fois les rapides franchies.
Ils installèrent, à la tombée de la nuit, la tente pour dormir, alors qu’à son accoutumée, Darok déposait des balises de reconnaissances kiréennes. Iba brilla par son manque d’habileté avec la tente, mais finalement, tout rentra dans l’ordre, et ils purent se coucher. Darok s’endormit paisiblement, alors que le Réprouvé, trop éprouvé par la journée, ne trouva pas le sommeil auquel il aspirait. Il se remuait dans tous les sens, ce qui réveilla le Chuunin. Alors qu’il allait le réprimander, le corps du Genin, s’arc-bouta brusquement pour ensuite revenir à son état normal. Le Genin dormait sur ses deux oreilles. Etrange.
Le lendemain, Darok se réveilla les cheveux en batailles, et pour la première fois depuis le début de l’excursion, il était debout avant son disciple. Après s’être habillé, le Chuunin le réveilla. Emettant un grognement, l’Hiyori ouvrit les yeux, et lorsqu’il revint à la réalité il s’assit en sursaut, postillonnant.
« Calme toi. Je te trouve bien agité ces derniers temps, Hiyori. »
Le garçon regarda son supérieur, interrogateur. Puis, écarquillant ces yeux, il lui attrapa sa veste brutalement.
[Iba] « Sensei, apprenez-moi le camouflage dans la brume ! »
Surpris, le Chuunin resta sans voix. Qu’avait-il bien pu se passer pour que le Genin soit si bouleversé ? Ne répondant pas à l’injonction de son subordonné, Darok ne réagit pas immédiatement. Puis, pestant intérieurement, il lui attrapa le poignet et lui brisant sa garde, il le força à lâcher prise. Il lui lâcha ensuite un regard féroce.
« Ne recommences jamais à m’agripper de cette manière.
…
Sinon, on est en mission, pas en entraînement ici. Cette technique t’es en plus inaccessible. La dernière fois, ton bouclier aqueux était trop diffus, il faudra faire beaucoup plus pour maîtriser ce jutsu, fierté de notre nation. Partons maintenant, il n’est plus question d’apprendre. »

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Désolé c'était trop long pour être posté en une fois.]
Le Chuunin sortit de la tente, laissant l’Hiyori, tête baissée, méditer seul. Le tandem repartit sur le fleuve après avoir nettoyé les traces de son passage. Sur le chemin, le Réprouvé tenta à nouveau de convaincre son professeur de lui apprendre la technique convoitée, mais rien ne fit changer l’avis de ce dernier. Le chemin se poursuivit marqué par le mutisme des deux shinobis. Darok se demandait vraiment ce qui avait pu se passer chez son élève pour le secouer à ce point, mais ne laissait rien paraître sur son visage.
Le soleil continuait son ascension dans le ciel tandis que les jeunes hommes commençaient à ressentir un peu la fatigue. Chaque jour, ils faisaient plusieurs dizaines de kilomètres, et quelques courbatures tenaces ne s’en allaient plus avec les étirement habituels.
Ils s’arrêtèrent sur la berge pour déjeuner et se reposer un peu, et Darok, magnanime et voyant son élève essoufflé, rallongea un tant soit peu la pause. Le vent soufflait fort en ce début d’après midi, et les arbres servaient de couvert aux jeunes hommes. Le Chuunin relaxait ses mollets en les secouant alors que l’Hiyori s’était assis en tailleur dans une position propre à la méditation. Il tentait de faire le vide en lui, de retrouver son calme et sa froideur habituels, mais la rencontre de Shinobu revenait perpétuellement dans son esprit. Il n’arrivait pas à se détacher de cette image, de cette scène. Il rouvrit les yeux, lentement, et son regard se perdit dans le vide. Les souvenirs resurgirent des tréfonds de sa mémoire. Il revit la mort de ses parents et de son frère contre les shinobis de Kumo attaquant le fort –leur destination –, herse levée. Inconsciemment, il se souvint du Genjutsu qui l’avait affecté lors de sa première rencontre avec Shinzo. Cette attaque l’avait d’ailleurs profondément troublée. Sentant une main sur son épaule, Iba revint à la réalité. Son sempaï lui demandait de se lever afin de repartir sur le fleuve, ce qu’ils firent.
L’après-midi se déroula sans encombre, mais la brume tomba plus tôt que d’habitude. Les shinobis auraient pu continuer leur route mais Darok s’arrêta et invita l’Hiyori à en faire de même. Décontenancé par cette attitude nonchalante et peu représentative du Chuunin, le Réprouvé lui demanda pourquoi ils perdaient du temps en se reposant, alors que la veille ils mangeaient en marchant. Le plus gradé répondit immédiatement.
« N’est-ce pas toi qui boudait pour apprendre une technique il y a quelques heures de cela ? » Un sourire narquois se dessina sur son visage. L’Hiyori rougit un petit peu, phénomène très rare.
[Iba] « Je n’aurais jamais cru que tu considérerais ma demande avant l’objectif de la mission. »
« Ne me tutoies pas, Hiyori, on a pas gardé les cochons ensemble à ce que je sache.
Mais bon, au vu de ta faiblesse actuelle, je me suis dit que tu serais un poids mort pour moi. Je ne veux pas que tu me déranges, alors on va profiter du sale temps pour te former un peu… à ma manière, cette fois. Finis les gentils préceptes de Shinobu-sama, si tu veux apprendre le camouflage dans la brume, il va falloir en baver. »
Le Genin déglutit en silence, écoutant son précepteur parler. L’évocation de son premier et unique maître le fit frétiller mais il tenta de conserver son calme et son attention.
« Pour commencer, on va établir un planning. Tu ne t’entraîneras que les soirs. J’ai évalué notre marche, et il nous reste environ trois jours complets avant d’arriver à destination. Autrement dit, il te reste trois soirs pour maîtriser ton jutsu, cette nuit comprise. A partir d’un certain horaire –que je fixerai -, on arrêtera l’entraînement et on ira s’enlever la crasse dans la rivière (faut pas avoir froid), après quoi on ira dormir.
Ce soir tu vas t'exercer sur le bouclier aqueux. Il faut qu’il soit dense mais fluide. De ce que j’en ai vu dans la maison de Masara, tu t’en sors pas mal, mais j’ai remarqué que t’as des dispositions avec l’eau. Autrement dit, ton bouclier aqueux devrais être meilleur que le mien, ce qui n’est assurément pas le cas. Il y a donc un problème dans ton jutsu.
Je veux que tu profites de la brume pour perfectionner ton style.
Moi je t’observerai mais je ne te donnerai aucun indice. A chaque échec pathétique tu auras le droit à un coup. Si ton bouclier est efficace, tu n’auras pas trop mal. Sinon…je te plains. »
*Petite rectification pour moi-même : un clone l’observera. Je pourrais même faire un sorte qu’une autre copie le frappe. Ça le troublera et il sera désorienté. Pendant ce temps, moi, je pourrais m’entraîner tranquillement à ma technique. Il me manque un petit quelque chose pour qu’ « il » soit imparable.*
Prétextant un besoin pressant, Darok se cacha. Il fit deux répliques parfaites de lui-même, une retournant auprès de son élève, et l’autre partie s'embusquer, à l’affût pour porter un coup traître au Genin.
Le vrai Chuunin, lui, sortit son équipement, et s’éloignant un peu de l’aire « d’entraînement » de son disciple, se prépara à « sa » maîtrise.
Iba malaxa son chakra, et de l’eau s’éleva autour de lui. Il tenta de contrôler le flux, qui forma une sphère quasi-parfaite autour de son corps. Le clone devant lui ne bronchait pas, stoïque. Derrière un arbre, à l’abri des regards, la deuxième copie avait sorti un shuriken. Sa cible : la jambe droite du Genin. L’eau tourbillonnait assez vite autour du garçon, mais pas encore assez pour dévier une arme blanche. Le Réprouvé semblait satisfait de sa technique. Il regarda son sensei en attendant une critique, mais rien ne vint. Soudain, il sentit une douleur à la cuisse droite. Il baissa les yeux et vit qu’il avait une entaille. Le clone devant lui sourit.
[Clone] « Apparemment, Hiyori, ton bouclier n’était pas suffisant. Réessaye. »
Iba regardait tout autour de lui, afin de savoir d’où était partie l’attaque. Mais il ne savait même pas quand il avait été blessé, alors découvrir la source du jet était ardu. Il se résigna à recommencer sa technique. L’eau s’effondra sur le sol. Ses cheveux bleuirent à nouveau, tout comme ses yeux. Consciencieusement, il effectua les signes incantatoires et l’eau se mit à tournoyer autour de lui plus rapidement que précédemment. Iba se concentrait sur sa tâche et uniquement sur elle. L’emplacement du tireur n’avait plus d’importance car si son bouclier aqueux était parfait, il ne recevrait pas de blessure. Embusqué, le clone avait étudié la scène avec attention. Il se doutait bien qu’une arme simple ne suffirait plus pour traverser cette paroi aqueuse. Il se saisit alors d’un autre shuriken qu’il entoura d’une aura bleutée. Dorénavant, il attendait le moment précis pour lancer son attaque furtive. Sa cible : l’épaule gauche du Genin.
Le réprouvé détacha ses mains l’une de l’autre et contempla le résultat de sa concentration. Il n’y avait rien. Pas de sphère aqueuse comme d’habitude, il voyait son sensei parfaitement, sans interruption. Et pourtant il sentait que son énergie était drainée par une force. Il avança sa main qui rencontra une surface humide : son bouclier était si rapide qu’il ne voyait plus l’ondulation de l’eau autour de lui. Pleinement satisfait, l’Hiyori s’attendait maintenant à une attaque « surprise »… qui ne tarda pas à arriver. Trop rapide pour être esquivée, l’attaque pénétra la défense du Réprouvé et lui entailla l’épaule gauche.
[Clone] « J’avais dit fluide et dense. Tu as réussi le fluide mais échoué sur le dense. Retentes ta chance, Hiyori. »
Agacé par l’attitude hautaine du Chuunin, Iba ferma les yeux, faisant corps avec l’humidité ambiante. L’eau revenue au sol recommença son ascension, en ondulant gracieusement autour du Genin. Puis subitement, il rouvrit les yeux, terminant au passage sa série de signes. Les ondulations s’étendirent et formèrent une boule aqueuse. En rotation, l’eau gravitait sans problème près de la silhouette du garçon. Le clone devant lui fronça les sourcils, remarquant une très nette progression à chaque essai. Cette fois, le Réprouvé avait prit une quantité d’eau plus importante et la sphère, bien que plus épaisse, restait fluide et translucide. De son côté, le clone prépara un autre shuriken de chakra. Sa cible : l’avant-bras droit du garçon. À nouveau, l’adolescent s’attendit à une attaque.
Le projectile fusa vers son objectif à une vitesse vertigineuse. Laissant une petite traînée de chakra derrière lui, il pénétra dans le bouclier aqueux. Mais cette fois, la protection du Genin fut suffisamment efficace et l’arme fut déviée. Elle passa à côté de son but…
« C’est très bien, Hiyori. » dit le vrai Chuunin en applaudissant. « Tu m’as surpris, je ne pensais pas que tu y arriverai aussi facilement. » Les deux clones disparurent dans un nuage de fumée.
[Iba] « Vous m’avez bien eu, sensei. Je suppose que vous n’êtes pas restés les bras croisés, n’est-ce pas ? » dit-il en regardant mon équipement.
« En effet, j’y suis presque. Maintenant, allons nous laver. »
*Plus que quelques jours. Il faudra bien que je lui dise à un moment ou à un autre...*
Le Chuunin sortit de la tente, laissant l’Hiyori, tête baissée, méditer seul. Le tandem repartit sur le fleuve après avoir nettoyé les traces de son passage. Sur le chemin, le Réprouvé tenta à nouveau de convaincre son professeur de lui apprendre la technique convoitée, mais rien ne fit changer l’avis de ce dernier. Le chemin se poursuivit marqué par le mutisme des deux shinobis. Darok se demandait vraiment ce qui avait pu se passer chez son élève pour le secouer à ce point, mais ne laissait rien paraître sur son visage.
Le soleil continuait son ascension dans le ciel tandis que les jeunes hommes commençaient à ressentir un peu la fatigue. Chaque jour, ils faisaient plusieurs dizaines de kilomètres, et quelques courbatures tenaces ne s’en allaient plus avec les étirement habituels.
Ils s’arrêtèrent sur la berge pour déjeuner et se reposer un peu, et Darok, magnanime et voyant son élève essoufflé, rallongea un tant soit peu la pause. Le vent soufflait fort en ce début d’après midi, et les arbres servaient de couvert aux jeunes hommes. Le Chuunin relaxait ses mollets en les secouant alors que l’Hiyori s’était assis en tailleur dans une position propre à la méditation. Il tentait de faire le vide en lui, de retrouver son calme et sa froideur habituels, mais la rencontre de Shinobu revenait perpétuellement dans son esprit. Il n’arrivait pas à se détacher de cette image, de cette scène. Il rouvrit les yeux, lentement, et son regard se perdit dans le vide. Les souvenirs resurgirent des tréfonds de sa mémoire. Il revit la mort de ses parents et de son frère contre les shinobis de Kumo attaquant le fort –leur destination –, herse levée. Inconsciemment, il se souvint du Genjutsu qui l’avait affecté lors de sa première rencontre avec Shinzo. Cette attaque l’avait d’ailleurs profondément troublée. Sentant une main sur son épaule, Iba revint à la réalité. Son sempaï lui demandait de se lever afin de repartir sur le fleuve, ce qu’ils firent.
L’après-midi se déroula sans encombre, mais la brume tomba plus tôt que d’habitude. Les shinobis auraient pu continuer leur route mais Darok s’arrêta et invita l’Hiyori à en faire de même. Décontenancé par cette attitude nonchalante et peu représentative du Chuunin, le Réprouvé lui demanda pourquoi ils perdaient du temps en se reposant, alors que la veille ils mangeaient en marchant. Le plus gradé répondit immédiatement.
« N’est-ce pas toi qui boudait pour apprendre une technique il y a quelques heures de cela ? » Un sourire narquois se dessina sur son visage. L’Hiyori rougit un petit peu, phénomène très rare.
[Iba] « Je n’aurais jamais cru que tu considérerais ma demande avant l’objectif de la mission. »
« Ne me tutoies pas, Hiyori, on a pas gardé les cochons ensemble à ce que je sache.
Mais bon, au vu de ta faiblesse actuelle, je me suis dit que tu serais un poids mort pour moi. Je ne veux pas que tu me déranges, alors on va profiter du sale temps pour te former un peu… à ma manière, cette fois. Finis les gentils préceptes de Shinobu-sama, si tu veux apprendre le camouflage dans la brume, il va falloir en baver. »
Le Genin déglutit en silence, écoutant son précepteur parler. L’évocation de son premier et unique maître le fit frétiller mais il tenta de conserver son calme et son attention.
« Pour commencer, on va établir un planning. Tu ne t’entraîneras que les soirs. J’ai évalué notre marche, et il nous reste environ trois jours complets avant d’arriver à destination. Autrement dit, il te reste trois soirs pour maîtriser ton jutsu, cette nuit comprise. A partir d’un certain horaire –que je fixerai -, on arrêtera l’entraînement et on ira s’enlever la crasse dans la rivière (faut pas avoir froid), après quoi on ira dormir.
Ce soir tu vas t'exercer sur le bouclier aqueux. Il faut qu’il soit dense mais fluide. De ce que j’en ai vu dans la maison de Masara, tu t’en sors pas mal, mais j’ai remarqué que t’as des dispositions avec l’eau. Autrement dit, ton bouclier aqueux devrais être meilleur que le mien, ce qui n’est assurément pas le cas. Il y a donc un problème dans ton jutsu.
Je veux que tu profites de la brume pour perfectionner ton style.
Moi je t’observerai mais je ne te donnerai aucun indice. A chaque échec pathétique tu auras le droit à un coup. Si ton bouclier est efficace, tu n’auras pas trop mal. Sinon…je te plains. »
*Petite rectification pour moi-même : un clone l’observera. Je pourrais même faire un sorte qu’une autre copie le frappe. Ça le troublera et il sera désorienté. Pendant ce temps, moi, je pourrais m’entraîner tranquillement à ma technique. Il me manque un petit quelque chose pour qu’ « il » soit imparable.*
Prétextant un besoin pressant, Darok se cacha. Il fit deux répliques parfaites de lui-même, une retournant auprès de son élève, et l’autre partie s'embusquer, à l’affût pour porter un coup traître au Genin.
Le vrai Chuunin, lui, sortit son équipement, et s’éloignant un peu de l’aire « d’entraînement » de son disciple, se prépara à « sa » maîtrise.
Iba malaxa son chakra, et de l’eau s’éleva autour de lui. Il tenta de contrôler le flux, qui forma une sphère quasi-parfaite autour de son corps. Le clone devant lui ne bronchait pas, stoïque. Derrière un arbre, à l’abri des regards, la deuxième copie avait sorti un shuriken. Sa cible : la jambe droite du Genin. L’eau tourbillonnait assez vite autour du garçon, mais pas encore assez pour dévier une arme blanche. Le Réprouvé semblait satisfait de sa technique. Il regarda son sensei en attendant une critique, mais rien ne vint. Soudain, il sentit une douleur à la cuisse droite. Il baissa les yeux et vit qu’il avait une entaille. Le clone devant lui sourit.
[Clone] « Apparemment, Hiyori, ton bouclier n’était pas suffisant. Réessaye. »
Iba regardait tout autour de lui, afin de savoir d’où était partie l’attaque. Mais il ne savait même pas quand il avait été blessé, alors découvrir la source du jet était ardu. Il se résigna à recommencer sa technique. L’eau s’effondra sur le sol. Ses cheveux bleuirent à nouveau, tout comme ses yeux. Consciencieusement, il effectua les signes incantatoires et l’eau se mit à tournoyer autour de lui plus rapidement que précédemment. Iba se concentrait sur sa tâche et uniquement sur elle. L’emplacement du tireur n’avait plus d’importance car si son bouclier aqueux était parfait, il ne recevrait pas de blessure. Embusqué, le clone avait étudié la scène avec attention. Il se doutait bien qu’une arme simple ne suffirait plus pour traverser cette paroi aqueuse. Il se saisit alors d’un autre shuriken qu’il entoura d’une aura bleutée. Dorénavant, il attendait le moment précis pour lancer son attaque furtive. Sa cible : l’épaule gauche du Genin.
Le réprouvé détacha ses mains l’une de l’autre et contempla le résultat de sa concentration. Il n’y avait rien. Pas de sphère aqueuse comme d’habitude, il voyait son sensei parfaitement, sans interruption. Et pourtant il sentait que son énergie était drainée par une force. Il avança sa main qui rencontra une surface humide : son bouclier était si rapide qu’il ne voyait plus l’ondulation de l’eau autour de lui. Pleinement satisfait, l’Hiyori s’attendait maintenant à une attaque « surprise »… qui ne tarda pas à arriver. Trop rapide pour être esquivée, l’attaque pénétra la défense du Réprouvé et lui entailla l’épaule gauche.
[Clone] « J’avais dit fluide et dense. Tu as réussi le fluide mais échoué sur le dense. Retentes ta chance, Hiyori. »
Agacé par l’attitude hautaine du Chuunin, Iba ferma les yeux, faisant corps avec l’humidité ambiante. L’eau revenue au sol recommença son ascension, en ondulant gracieusement autour du Genin. Puis subitement, il rouvrit les yeux, terminant au passage sa série de signes. Les ondulations s’étendirent et formèrent une boule aqueuse. En rotation, l’eau gravitait sans problème près de la silhouette du garçon. Le clone devant lui fronça les sourcils, remarquant une très nette progression à chaque essai. Cette fois, le Réprouvé avait prit une quantité d’eau plus importante et la sphère, bien que plus épaisse, restait fluide et translucide. De son côté, le clone prépara un autre shuriken de chakra. Sa cible : l’avant-bras droit du garçon. À nouveau, l’adolescent s’attendit à une attaque.
Le projectile fusa vers son objectif à une vitesse vertigineuse. Laissant une petite traînée de chakra derrière lui, il pénétra dans le bouclier aqueux. Mais cette fois, la protection du Genin fut suffisamment efficace et l’arme fut déviée. Elle passa à côté de son but…
« C’est très bien, Hiyori. » dit le vrai Chuunin en applaudissant. « Tu m’as surpris, je ne pensais pas que tu y arriverai aussi facilement. » Les deux clones disparurent dans un nuage de fumée.
[Iba] « Vous m’avez bien eu, sensei. Je suppose que vous n’êtes pas restés les bras croisés, n’est-ce pas ? » dit-il en regardant mon équipement.
« En effet, j’y suis presque. Maintenant, allons nous laver. »
*Plus que quelques jours. Il faudra bien que je lui dise à un moment ou à un autre...*
Dernière édition par le Dim 7 Jan - 19:51, édité 1 fois

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Darok, Iba : +15 EXP RP]
[Darok attention au vocabulaire qui se parle mais ne s'écrit pas et casse ton style : "bug", "taffer". Ca tranche de trop avec le reste de ton texte
Sinon c'est très bien. Poursuivez.]
[J'attends la réponse d'Iba pour valider le BA.]
[Darok attention au vocabulaire qui se parle mais ne s'écrit pas et casse ton style : "bug", "taffer". Ca tranche de trop avec le reste de ton texte
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Zabuza Momochi- Mort
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Désolé pour l’attente, je poursuis, et je spoile un peu sur mon background (ah ! si j’avais le temps j’écrirais…)]
Le disque solaire pointait faiblement à l’horizon, et une chaleur tenue se diffusait lentement à l’intérieur de la tente. C’était l’aube du quatrième jour de mission.
Le levée fut plus ardu pour Iba, ce jour-ci. Ses membres étaient légèrement engourdis et son épaule gauche endolorie par l’attaque traîtresse de son « senseï ».
En y repensant cela n’avait pas été une mince affaire de convaincre Darok de lui apprendre le camouflage dans la Brume, comme lui avait dicté Shinobu. Toutefois, il ne pouvait tout de même pas révéler sa vision au chuunin, ce dernier l’aurait immédiatement catalogué au rang de fou, voire bouffon. Déjà que leurs relations étaient « tendues » par moment… pour ne pas dire tout le temps…
Cependant le garçon était bien obligé d’admettre que Darok avait raison sur un point, ils devaient faire passer la mission avant tout. L’entraînement ne pouvait pas lui damer le pion. La seule alternative restante était bien sûr de s’entraîner lorsque la nuit tombait et qu’il n’était pas raisonnable de continuer la marche.
Les deux shinobis avaient évacué la tente, et commençaient à ranger leur attirail. Les gestes devenaient mécaniques, même si quelques erreurs ou oublis venaient se glisser sur la route du genin. Le garçon, genoux pliés, enlevait les attaches au sol de l’abri. Une fois fait, il s’appuyant sur son bras gauche pour se lever, ce dernier le lançait quelque peu. Pourquoi Darok lui avait fait travailler sa maîtrise du « Bouclier aqueux » hier ?
Il devait apprendre la Brume, pas le bouclier…
Etait-ce sensé vérifier ses acquis ? Il lui semblait que la première technique n’était nullement nécessaire pour apprendre la seconde.
Son supérieur semblait satisfait, aujourd’hui il lui montrerait le camouflage. En fin de compte, apprendre la protection n’avait pas été difficile, vu qu’il avait vu et dû utiliser une forme de jutsu similaire lors de l’incendie de la maison du politicien. La pratique dans des conditions extrêmes avait considérablement accélérer son apprentissage, d’autant plus que ses capacités lui permettaient assez aisément de contrôler le sort. En résumé, beaucoup d’éléments qui jouaient plus au moins en sa faveur.
Iba n’aimait pas la façon dont Darok lui avait dicté de dominer les Eaux pour s’en fabriquer un rempart. Créer une sphère de protection, uniforme, fluide et dense…cela revenait à vouloir exercer un contrôle absolu sur les Eaux. Le garçon voyait cela comme une force et une faiblesse. Plus il y réfléchissait, plus il pensait que cette version du bouclier aqueux ne faisait que brider ses pouvoirs.
En fait, il suffisait de demander aux Eaux de le protéger, et de leur donner du pouvoir : son énergie. Néanmoins le genin s’en était rendu compte, son compère n’était pas capable de leurs parler…
Le camps était levé, plus aucune trace de leur passage : ils pouvaient reprendre le voyage. Comme la veille, ils se mirent en route sur le lac. Leurs pas créaient à chaque fois des dizaines de cercles sur la surface opaque et transparente, mourant quelques instants plus tard. Ephémères mais immortels, car ils renaissaient avec un simple mouvement…Etrange…
Le trajet se poursuivait en silence, et comme à l’accoutumer, l’enfant laissa ses pensées errer. La rivière semblait parfois mystérieuse, intrigante, lorsque cachée, tenue par le décors, la lumière du jour éclairait faiblement leur chemin. Ils avaient put observer plusieurs biches venant s’abreuver, vivement effarouchées par le passage des deux inconnus, cependant elles ne détalaient pas aussi vite que les lapins ou autres rongeurs. Qui aurait put penser en voyant la faune que si peu de temps auparavant…
Soudain, le soleil transperça ses terribles ennemis gris, imposant la clarté au monde entourant le tandem, et un puissant reflet éblouis le gamin, manquant de lui faire perdre sa concentration.
Darok semblait lui aussi ne pas avoir été épargné par l’assaut lumineux. Rapidement remis, ils s’autorisèrent un léger détour, par simple curiosité. L’éclat était venus de la berge droite, parmi de longs roseaux, et d’algues.
Il ne fallut guère longtemps au duo pour trouver la cause du méfait. Iba eut un léger sursaut, Darok déglutit difficilement, tout deux fermèrent les yeux, une ou deux secondes. Sous un couche de mousse se trouvait, les restes d’un corps, depuis longtemps devenu squelette. Malgré l’état déplorable de sa combinaison, déchirée, lacérée en de multiples endroits, on pouvait clairement reconnaître l’uniforme des shinobis datant, les parties métalliques l’ornant étant pour la plus part rouillées, mais pas toutes…C’est ainsi qu’ils avaient put remarquer le corps.
«- On approche… », sa voix se voulait forte…se voulait…
[Darok] «- Le corps à dû dériver depuis le lieu de l’affrontement sur la Rivière Rouge et être stopper par la végétation…
On l’a trouvé parce qu’on était au bon endroit, au bon moment. »
D’un signe de tête, Darok ordonna de reprendre leur marche. Ils n’offriraient pas de sépulture au cadavre, faute de temps mais aussi parce que les éléments avaient gommé le sigle sur son bandeau : Kiri ou Kumo ?
Peu importe, il était mort, certainement pour défendre ce qu’il croyait juste, le camps changeait, pas les aspirations. Une réflexion d’adulte, pour un enfant désillusionné…
Iba n’était pas inconscient de ces états de faits, il refusait tout simplement de les admettre car c’était mettre au même rang sa famille, et ses assassins. Il y a des blessures que seul le sang apaise, tout du moins le croyait-il.
Le soleil allait bientôt atteindre son zénith, et pour les mêmes causes que les jours derniers, le chuunin indiqua qu’il ferait une halte dans peu de temps. Au loin, on pouvait apercevoir une clairière qui longeait la rive droite. C’était étonnant, on aurait dit qu’il y avait une césure de la nature. Il n’y avait pas un seul arbre dans la petite sorte de prairie, il était entouré par des vallons boisés. Le contraste visuel était flagrant, ce qui ne laissa que peu de doutes dans les esprits des ninjas : le « champs » n’était pas naturel, on avait volontairement déboisé cette petite région : seulement voilà, pour quoi faire ?
Le tandem décida de faire halte non loin de la plaine, pour se restaurer. Le jeu : le roi du silence, semblait s’être installer entre les deux compagnons, ce qui ne déplaisait pas trop au garçon, ainsi il pouvait rêvasser, et ne recevait aucune critique de son supérieur…
De toutes façons, ils n’avaient rien à dire. Subitement, alors qu’Iba finissait sa barquette-repas, un frisson lui parcourut l’échine. Il avait la chair de poule. Pour une fois, Darok trop absorbé par le contenu de son repas n’avait rien vu. Iba posa son plat à moitié vide sur le sol, le chuunin adressa aussitôt un regard interrogateur à son acolyte.
«- J’ai besoin d’allerréguler les pressions internes/faire pleurer le colosse/ là où je ne peux aller que seul… »
L’excuse bidon allait-elle prendre ? Darok continuait de mâcher, n’avait-il pas entendu ce qu’il venait de dire ? Pourquoi tardait-il à lui donner son approbation ? Parce qu’il l’avait démasqué ? Attendait-il la vérité ?
[Darok] «- Va, et évite de te perdre. »
Le garçon s’élança alors, passant les minces couverts végétaux, zigzaguant entre les arbres, débouchant sur la plaine. Il en était sûr, il le sentait, quelque chose l’appelait. Il ne pouvait le décrire, mais cette force l’attirait, lui, de tout son être. Il courait maintenant, prenant garde à ne pas buter sur une pierre. Il se dirigeait vers ce que l’on aurait put qualifier de « centre » de la clairière. Là ! Il y avait une forme…une construction…C’était de taille humaine.
Ses jambes accéléraient le mouvement sans bien savoir pourquoi, ni comment. Le genin arriva en sueur prêt de l’édifice. quel ne fût pas son étonnement, sa surprise…
Il s’agissait d’une stèle de commémoration aux victimes de l’affrontement sur la Rivière Rouge. On disait qu’il y en avait plusieurs disséminées dans toute la région. Tant de noms, des centaines et des centaines…pour ne pas dire des milliers. Il n’aurait jamais crut qu’il y ait tant de ninjas à Kiri no Kuni.
Pourtant sa stupéfaction augmenta encore lorsqu’il aperçut un deuxième édifice, plus petit, le marbre avait cédé sa place au fer, rouillé, rongé, attaqué par la mousse. Ses pulsations cardiaques augmentèrent d’un coup : c’était cet objet qui l’attirait.
Promptement, il se débarrassa de la mousse, lichens et autres plantes masquant les inscriptions. Son cœur battait à grand coups, ses mains étaient moites, sa bouche sèche.
Que leurs noms et leur sang soient à jamais honnis
*Réprouvés…*
Là encore beaucoup de noms lui étaient inconnus, néanmoins son regard se stoppa sur l’un deux : Katsura Hoshino
Du bout des doigts, il effleura le nom. Un grand froid le prit soudain, et dans un tourbillon glacé, la réalité changea. Il était assis à l’avant d’une roulotte, à ses côtés se tenait une jeune femme d’une vingtaine d’années, les cheveux noirs jais, un nez aquilin, un sourire envoûtant. Le véhicule était tiré par des mulets, et cahotait doucement sur une chemin rocailleux entourés de grands arbres.
J’avais six ou sept ans ?…
Brusquement, la jeune femme se retourne vers moi, l’air contrarié, elle me sourit, quoique difficilement. Ses poings se serre sur le tissu de son pantalon. Les mots peineraient-ils à sortir ?
[Katsura] «- Dis-moi Iba, tu penses qu’Aku aime vraiment Mya ? »
Pas le temps de répondre, ma vision se déchire, le voile de cette réalité se tort pour finalement retourner au néant.
Iba en sueur, venait de retirer ses doigts de la stèle. Il était haletant, ce qui venait de se passer était tout bonnement surnaturel, il avait l’impression d’avoir complètement revécut la scène. Son esprit lui jouait-il des tours ? Il devait en avoir le cœur net. Derechef sa main glissa sur la construction, témoin du passé :
Kido Hoshigaki.
Nouveau plongeon, nouveau monde, le passé devint le présent, pour mieux s’imposer à mes yeux. Je fais face à un monstre, un géant, il me charge, mais je ne bouge pas. Il tient à une main, un sabre d’au moins deux mètres de long. C’est la fin, je ne pourrais jamais l’éviter. Tout à coup, l’agresseur disparaît, projeté une dizaine de mètres plus loin, son corps se fracassant contre un grand chêne.
Mon sauveur est la réplique même de mon attaquant. Leur physionomie correspond, et lui aussi est détenteur d’une de ses armes gargantuesques. Il s’appelle Kibo…je me souviens…
Son visage est ensanglanté, tout comme son bras gauche. L’assaillant se relève comme si de rien n’était, il vient pourtant de voler sur plusieurs mètres de distance !
[Kibo] «- Tu allais t’en prendre à un enfant sans défense ! », sa voix tonne, laissant transparaître sa colère.
[ ? ? ?] «- Les règles sont faites pour être entravées, Kibo ! Toi, plus que quiconque tu devrais le savoir ! l’échange verbal me fit trembler.
[Kibo] « - Iba, va vite de cacher dans une roulotte ! Je m’occupe de lui. Allez, pars ! »
Je m’exécute, et je pars, fuyant l’affrontement pour finalement me retrouver dans un autre monde, sans danger, au beau milieu d’un champs.
Iba aspirait goulûment l’air environnant, son esprit s’adaptant de nouveau à son environnement. Il tremblait comme une feuille morte. Cette fois, le doute n’était plus possible, il arrivait bien à se projeter dans son passé, mais comment ?
Incertain, son regard épiait dans les moindres recoins la stèle. Remontant légèrement les yeux, il finit par y parvenir…
Hiyori…
Ses dents claquaient, ses yeux s’humidifièrent. Doucement, avec une précaution infinie, sa main frôla les noms gravés.
Assis sur le sable tiède, je regarde les vagues s’échouer sur le rivage, j’entends les mouettes qui piaillent. Les senteurs marines remontent vers moi, j’inspire profondément, se doit être la première fois que je vois la mer. Au loin, l’astre solaire s’en va, décrivant un arc oranger, et miroitant sur l’eau. une main affectueuse vient m’ébouriffer les cheveux.
[Aku] «- C’est beau… »
J’acquiesce en silence, je le regarde, il me sourit.
[Aku] « - Allez viens petit frère, les parents veulent prendre une photo de toute la famille sur le bord de plage avec le soleil dans le dos…
Dépêchons nous, ou sinon on va se faire tirer les oreilles. »
Mais je n’ai pas le temps, ni la force d’aller plus loin, déjà on me rappelle…
Iba ouvrit les yeux, Darok le secouait comme un prunier tentant vaguement de lui faire retrouver ses esprits. Il avait l’air qu’à moitié soulagé de le voir conscient, quoique transis.
[Darok] «- T’es vraiment borné…je t’avais dis de faire vite. »
Le disque solaire pointait faiblement à l’horizon, et une chaleur tenue se diffusait lentement à l’intérieur de la tente. C’était l’aube du quatrième jour de mission.
Le levée fut plus ardu pour Iba, ce jour-ci. Ses membres étaient légèrement engourdis et son épaule gauche endolorie par l’attaque traîtresse de son « senseï ».
En y repensant cela n’avait pas été une mince affaire de convaincre Darok de lui apprendre le camouflage dans la Brume, comme lui avait dicté Shinobu. Toutefois, il ne pouvait tout de même pas révéler sa vision au chuunin, ce dernier l’aurait immédiatement catalogué au rang de fou, voire bouffon. Déjà que leurs relations étaient « tendues » par moment… pour ne pas dire tout le temps…
Cependant le garçon était bien obligé d’admettre que Darok avait raison sur un point, ils devaient faire passer la mission avant tout. L’entraînement ne pouvait pas lui damer le pion. La seule alternative restante était bien sûr de s’entraîner lorsque la nuit tombait et qu’il n’était pas raisonnable de continuer la marche.
Les deux shinobis avaient évacué la tente, et commençaient à ranger leur attirail. Les gestes devenaient mécaniques, même si quelques erreurs ou oublis venaient se glisser sur la route du genin. Le garçon, genoux pliés, enlevait les attaches au sol de l’abri. Une fois fait, il s’appuyant sur son bras gauche pour se lever, ce dernier le lançait quelque peu. Pourquoi Darok lui avait fait travailler sa maîtrise du « Bouclier aqueux » hier ?
Il devait apprendre la Brume, pas le bouclier…
Etait-ce sensé vérifier ses acquis ? Il lui semblait que la première technique n’était nullement nécessaire pour apprendre la seconde.
Son supérieur semblait satisfait, aujourd’hui il lui montrerait le camouflage. En fin de compte, apprendre la protection n’avait pas été difficile, vu qu’il avait vu et dû utiliser une forme de jutsu similaire lors de l’incendie de la maison du politicien. La pratique dans des conditions extrêmes avait considérablement accélérer son apprentissage, d’autant plus que ses capacités lui permettaient assez aisément de contrôler le sort. En résumé, beaucoup d’éléments qui jouaient plus au moins en sa faveur.
Iba n’aimait pas la façon dont Darok lui avait dicté de dominer les Eaux pour s’en fabriquer un rempart. Créer une sphère de protection, uniforme, fluide et dense…cela revenait à vouloir exercer un contrôle absolu sur les Eaux. Le garçon voyait cela comme une force et une faiblesse. Plus il y réfléchissait, plus il pensait que cette version du bouclier aqueux ne faisait que brider ses pouvoirs.
En fait, il suffisait de demander aux Eaux de le protéger, et de leur donner du pouvoir : son énergie. Néanmoins le genin s’en était rendu compte, son compère n’était pas capable de leurs parler…
Le camps était levé, plus aucune trace de leur passage : ils pouvaient reprendre le voyage. Comme la veille, ils se mirent en route sur le lac. Leurs pas créaient à chaque fois des dizaines de cercles sur la surface opaque et transparente, mourant quelques instants plus tard. Ephémères mais immortels, car ils renaissaient avec un simple mouvement…Etrange…
Le trajet se poursuivait en silence, et comme à l’accoutumer, l’enfant laissa ses pensées errer. La rivière semblait parfois mystérieuse, intrigante, lorsque cachée, tenue par le décors, la lumière du jour éclairait faiblement leur chemin. Ils avaient put observer plusieurs biches venant s’abreuver, vivement effarouchées par le passage des deux inconnus, cependant elles ne détalaient pas aussi vite que les lapins ou autres rongeurs. Qui aurait put penser en voyant la faune que si peu de temps auparavant…
Soudain, le soleil transperça ses terribles ennemis gris, imposant la clarté au monde entourant le tandem, et un puissant reflet éblouis le gamin, manquant de lui faire perdre sa concentration.
Darok semblait lui aussi ne pas avoir été épargné par l’assaut lumineux. Rapidement remis, ils s’autorisèrent un léger détour, par simple curiosité. L’éclat était venus de la berge droite, parmi de longs roseaux, et d’algues.
Il ne fallut guère longtemps au duo pour trouver la cause du méfait. Iba eut un léger sursaut, Darok déglutit difficilement, tout deux fermèrent les yeux, une ou deux secondes. Sous un couche de mousse se trouvait, les restes d’un corps, depuis longtemps devenu squelette. Malgré l’état déplorable de sa combinaison, déchirée, lacérée en de multiples endroits, on pouvait clairement reconnaître l’uniforme des shinobis datant, les parties métalliques l’ornant étant pour la plus part rouillées, mais pas toutes…C’est ainsi qu’ils avaient put remarquer le corps.
«- On approche… », sa voix se voulait forte…se voulait…
[Darok] «- Le corps à dû dériver depuis le lieu de l’affrontement sur la Rivière Rouge et être stopper par la végétation…
On l’a trouvé parce qu’on était au bon endroit, au bon moment. »
D’un signe de tête, Darok ordonna de reprendre leur marche. Ils n’offriraient pas de sépulture au cadavre, faute de temps mais aussi parce que les éléments avaient gommé le sigle sur son bandeau : Kiri ou Kumo ?
Peu importe, il était mort, certainement pour défendre ce qu’il croyait juste, le camps changeait, pas les aspirations. Une réflexion d’adulte, pour un enfant désillusionné…
Iba n’était pas inconscient de ces états de faits, il refusait tout simplement de les admettre car c’était mettre au même rang sa famille, et ses assassins. Il y a des blessures que seul le sang apaise, tout du moins le croyait-il.
Le soleil allait bientôt atteindre son zénith, et pour les mêmes causes que les jours derniers, le chuunin indiqua qu’il ferait une halte dans peu de temps. Au loin, on pouvait apercevoir une clairière qui longeait la rive droite. C’était étonnant, on aurait dit qu’il y avait une césure de la nature. Il n’y avait pas un seul arbre dans la petite sorte de prairie, il était entouré par des vallons boisés. Le contraste visuel était flagrant, ce qui ne laissa que peu de doutes dans les esprits des ninjas : le « champs » n’était pas naturel, on avait volontairement déboisé cette petite région : seulement voilà, pour quoi faire ?
Le tandem décida de faire halte non loin de la plaine, pour se restaurer. Le jeu : le roi du silence, semblait s’être installer entre les deux compagnons, ce qui ne déplaisait pas trop au garçon, ainsi il pouvait rêvasser, et ne recevait aucune critique de son supérieur…
De toutes façons, ils n’avaient rien à dire. Subitement, alors qu’Iba finissait sa barquette-repas, un frisson lui parcourut l’échine. Il avait la chair de poule. Pour une fois, Darok trop absorbé par le contenu de son repas n’avait rien vu. Iba posa son plat à moitié vide sur le sol, le chuunin adressa aussitôt un regard interrogateur à son acolyte.
«- J’ai besoin d’aller
L’excuse bidon allait-elle prendre ? Darok continuait de mâcher, n’avait-il pas entendu ce qu’il venait de dire ? Pourquoi tardait-il à lui donner son approbation ? Parce qu’il l’avait démasqué ? Attendait-il la vérité ?
[Darok] «- Va, et évite de te perdre. »
Le garçon s’élança alors, passant les minces couverts végétaux, zigzaguant entre les arbres, débouchant sur la plaine. Il en était sûr, il le sentait, quelque chose l’appelait. Il ne pouvait le décrire, mais cette force l’attirait, lui, de tout son être. Il courait maintenant, prenant garde à ne pas buter sur une pierre. Il se dirigeait vers ce que l’on aurait put qualifier de « centre » de la clairière. Là ! Il y avait une forme…une construction…C’était de taille humaine.
Ses jambes accéléraient le mouvement sans bien savoir pourquoi, ni comment. Le genin arriva en sueur prêt de l’édifice. quel ne fût pas son étonnement, sa surprise…
Il s’agissait d’une stèle de commémoration aux victimes de l’affrontement sur la Rivière Rouge. On disait qu’il y en avait plusieurs disséminées dans toute la région. Tant de noms, des centaines et des centaines…pour ne pas dire des milliers. Il n’aurait jamais crut qu’il y ait tant de ninjas à Kiri no Kuni.
Pourtant sa stupéfaction augmenta encore lorsqu’il aperçut un deuxième édifice, plus petit, le marbre avait cédé sa place au fer, rouillé, rongé, attaqué par la mousse. Ses pulsations cardiaques augmentèrent d’un coup : c’était cet objet qui l’attirait.
Promptement, il se débarrassa de la mousse, lichens et autres plantes masquant les inscriptions. Son cœur battait à grand coups, ses mains étaient moites, sa bouche sèche.
Que leurs noms et leur sang soient à jamais honnis
*Réprouvés…*
Là encore beaucoup de noms lui étaient inconnus, néanmoins son regard se stoppa sur l’un deux : Katsura Hoshino
Du bout des doigts, il effleura le nom. Un grand froid le prit soudain, et dans un tourbillon glacé, la réalité changea. Il était assis à l’avant d’une roulotte, à ses côtés se tenait une jeune femme d’une vingtaine d’années, les cheveux noirs jais, un nez aquilin, un sourire envoûtant. Le véhicule était tiré par des mulets, et cahotait doucement sur une chemin rocailleux entourés de grands arbres.
J’avais six ou sept ans ?…
Brusquement, la jeune femme se retourne vers moi, l’air contrarié, elle me sourit, quoique difficilement. Ses poings se serre sur le tissu de son pantalon. Les mots peineraient-ils à sortir ?
[Katsura] «- Dis-moi Iba, tu penses qu’Aku aime vraiment Mya ? »
Pas le temps de répondre, ma vision se déchire, le voile de cette réalité se tort pour finalement retourner au néant.
Iba en sueur, venait de retirer ses doigts de la stèle. Il était haletant, ce qui venait de se passer était tout bonnement surnaturel, il avait l’impression d’avoir complètement revécut la scène. Son esprit lui jouait-il des tours ? Il devait en avoir le cœur net. Derechef sa main glissa sur la construction, témoin du passé :
Kido Hoshigaki.
Nouveau plongeon, nouveau monde, le passé devint le présent, pour mieux s’imposer à mes yeux. Je fais face à un monstre, un géant, il me charge, mais je ne bouge pas. Il tient à une main, un sabre d’au moins deux mètres de long. C’est la fin, je ne pourrais jamais l’éviter. Tout à coup, l’agresseur disparaît, projeté une dizaine de mètres plus loin, son corps se fracassant contre un grand chêne.
Mon sauveur est la réplique même de mon attaquant. Leur physionomie correspond, et lui aussi est détenteur d’une de ses armes gargantuesques. Il s’appelle Kibo…je me souviens…
Son visage est ensanglanté, tout comme son bras gauche. L’assaillant se relève comme si de rien n’était, il vient pourtant de voler sur plusieurs mètres de distance !
[Kibo] «- Tu allais t’en prendre à un enfant sans défense ! », sa voix tonne, laissant transparaître sa colère.
[ ? ? ?] «- Les règles sont faites pour être entravées, Kibo ! Toi, plus que quiconque tu devrais le savoir ! l’échange verbal me fit trembler.
[Kibo] « - Iba, va vite de cacher dans une roulotte ! Je m’occupe de lui. Allez, pars ! »
Je m’exécute, et je pars, fuyant l’affrontement pour finalement me retrouver dans un autre monde, sans danger, au beau milieu d’un champs.
Iba aspirait goulûment l’air environnant, son esprit s’adaptant de nouveau à son environnement. Il tremblait comme une feuille morte. Cette fois, le doute n’était plus possible, il arrivait bien à se projeter dans son passé, mais comment ?
Incertain, son regard épiait dans les moindres recoins la stèle. Remontant légèrement les yeux, il finit par y parvenir…
Hiyori…
Ses dents claquaient, ses yeux s’humidifièrent. Doucement, avec une précaution infinie, sa main frôla les noms gravés.
Assis sur le sable tiède, je regarde les vagues s’échouer sur le rivage, j’entends les mouettes qui piaillent. Les senteurs marines remontent vers moi, j’inspire profondément, se doit être la première fois que je vois la mer. Au loin, l’astre solaire s’en va, décrivant un arc oranger, et miroitant sur l’eau. une main affectueuse vient m’ébouriffer les cheveux.
[Aku] «- C’est beau… »
J’acquiesce en silence, je le regarde, il me sourit.
[Aku] « - Allez viens petit frère, les parents veulent prendre une photo de toute la famille sur le bord de plage avec le soleil dans le dos…
Dépêchons nous, ou sinon on va se faire tirer les oreilles. »
Mais je n’ai pas le temps, ni la force d’aller plus loin, déjà on me rappelle…
Iba ouvrit les yeux, Darok le secouait comme un prunier tentant vaguement de lui faire retrouver ses esprits. Il avait l’air qu’à moitié soulagé de le voir conscient, quoique transis.
[Darok] «- T’es vraiment borné…je t’avais dis de faire vite. »
Dernière édition par le Lun 19 Fév - 12:07, édité 1 fois

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Je croyais que tu finirais l'apprentissage du Bouclier Aqueux dans ton post 
Bon, pas grave, comme récompense de vos RP communs et de qualité :
Iba : +3 EXP Bouclier Aqueux Appris
Darok : +1 EXP Enseignement]
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Zabuza Momochi- Mort
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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
[Zab’ on saute quelques étapes du trajet qui seront mises sous forme de flash-back dans nos prochains posts.]
Le Chuunin avait remarqué depuis la matinée que le Genin agissait de manière distraite. Silencieux comme jamais, il avançait dans l’ombre de son mentor, se contentant de hocher la tête pour répondre à une question posée. Inquiet mais ne le laissant pas paraître, Darok continua sa route sur le fleuve. Ils s’arrêtèrent pour manger et se reposer quelques instants. L’Hiyori semblait effaré, troublé, comme si une présence le dérangeait, comme s’il était appelé par une entité supérieure, divine. Inconsciemment, il ne se rendait pas compte que ses gestes devenaient imprécis, confus, distraits. Ses baguettes laissèrent s’échapper de nombreux grains de riz à chaque ascension vers l’orifice buccal, lui qui était par habitude si consciencieux. Il se leva, incapable de résister à l’appel, et prétexta un besoin pressant. Darok réfléchit rapidement, à savoir si le laisser partir dans cet état était responsable, et si le genin pouvait se protéger seul en cas de danger. Sur la carte, une croix notée par Shinji lui-même indiquait une sépulture… à éviter si possible.
*Il a besoin de la voir, je pense. On ne se sépare pas de son passé ainsi. Peut-être comprendra-t-il par lui-même que se raccrocher comme il le fait à une époque révolue est démodé. Là-bas, ce qu’il trouvera ne le contenteras peut-être pas… Que faire ? *
Il regarda le Genin qui lui lançait un regard timide, affable, presque séduisant. Darok mit un peu de riz sur ses baguettes, qu’il porta à sa bouche. Puis, il acquiesça d’un signe de tête, ajoutant de ne pas être trop long. L’Hiyori quitta les lieux promptement, se déplaçant à vive allure, alors que Darok terminait paisiblement son repas. Lorsque la boîte fut vide, il rangea ses affaires, et prit celles de l’Hiyori.
*Je vais pas tarder à aller le chercher, il doit déjà y être…*
_____________________________________________________________
Darok venait de prendre les provisions pour quelques semaines. Avant de se rendre pour la porte Nord où devait déjà l’attendre son disciple, il se dirigea vers la mairie, passer prendre quelques informations supplémentaires. Il poussa la grande double-porte. La secrétaire au guichet lui indiqua que Shinji-sama n’était pas en rendez-vous. Il monta alors les marches, et se retrouva une fois de plus devant le bureau du dirigeant. Il toqua deux fois, s’arrêta, puis retoqua une fois : c’était un signe qui permettait à Shinji de savoir qu’un membre des Enfants de la Brume lui rendait visite. D’une voix forte, il lui intima d’entrer. Il s’exécuta. Le fauteuil tourné vers la baie vitrée, dos au Chuunin, le sanin s’exprima.
[Shinji] « Darok, il est dangereux pour toi, comme pour moi, de nous voir ensemble. Pourquoi es-tu là ? »
« A votre demande, j’ai étudié la carte, que vous avez marqué d’une croix. Qu’est-ce qu’elle signifie ? »
Le sanin se retourna vers son interlocuteur. Des cernes se formaient sous ses yeux.
[Shinji] « Il s’agit là d’une sépulture des morts au fort. » Darok sembla interpellé. « De manière exceptionnelle, j’aimerai que tu la contourne. On ne sait pas comment pourrait réagir Iba-kun. J’ai bien peur, que son passé, son présent, et son futur ne s’entrechoquent au cours de cette expédition. N’ayez pas peur, Enfants de la Brume. »
« Ce qui m’effraie n’existe pas…
[Shinji] …Ce qui me tourmente n’existe plus. Pars maintenant.
Fais attention à lui. »
_____________________________________________________________
« Il est l’heure.
J’espère qu’il a fini. »
Il mit son sac sur son dos, et pris sous l’aisselle celui de son disciple. Il inspira une longue bouffée d’air et s’en fut vers la croix. Ses pas étaient rythmés sur le sol. Au loin, une forme noire se dessinait sur le sol un peu enneigé. Le Chuunin ne ralentit pas sa course. Petit à petit, les contours de la silhouette se faisaient plus distincts. Le Réprouvé était à genoux devant une sépulcre de petite taille, fissurée. De la mousse était à sa base et en recouvrait une majeure partie. L’Hiyori ne remarquait pas la présence du Chuunin à ses côtés, effleurant les doigts de la sépulture comme s’il touchait le visage de ses parents défunts. L’instructeur posa sa main sur l’épaule du garçon, le ramenant à la réalité.
«- T’es vraiment borné…je t’avais dis de faire vite. »
Le garçon semblait ému, troublé. Il tenta de parler, mais qu’avait-il à dire ? Lui-même ne le savait pas, il avait tout simplement besoin de parler à quelqu’un. Il pleurait, visiblement affecté plus profondément que ce que le chuunin l’aurait crut. Se rendant compte de sa faiblesse, il cacha ses pleurs d’un revers de la manche, puis se releva.
[Iba] « C’est certainement le seul endroit où le nom de ma famille est écrit. Et même ici, il est dégradé, humilié. »
« Il est temps d’y aller, Hiyori. »
Il renifla bruyamment, et cacha son visage dans son avant-bras. Il lança un regard affectueux envers la plaque aux multiples noms, et le Chuunin reposa sa main sur son épaule, l’entraînant. Le genin se résolut à partir au bout de quelques instants. Darok se questionnait, voyant l’état de son disciple. Avait-il bien fait de le laisser voir la sépulture ? S’il ne l’avait pas consentit, le Réprouvé n’aurait pas détaché son attention de « l’appel », mais voilà qu’il se retrouve à pleurer, ressassant le passé.
« Allons, ressaisis-toi, tu es un shinobi de Kiri tout de même. Les larmes ne servent qu’à nous distraire, tu n’en as pas besoin. N’oublies pas la maxime de Zabuza-sama… »
[Iba] « Oui…oui, vous me l’avez répétée maintes fois, sensei. »
Darok sembla étonné. Rare fut les fois où, de la voix du genin, émanait du respect pour son supérieur. Généralement, il ne disait sensei que par pure formalité, mais cette fois, sa voix semblait réellement humble. Comment interpréter ce changement ?
*Shinji-sama ? J’aurai peut-être dû vous écouté et jouer la carte de la sûreté…*
Le tandem reprit la route en direction du fleuve. S’ils suivaient le cours d’eau, ils ne pouvaient pas s’égarer. Cette fois, le fleuve circulait au milieu d’une plaine si vaste qu’on n’en voyait pas le bout. Il n’y avait aucun couvert à l’horizon. Plus les garçons se rapprochaient de leur destination, plus l’ambiance devenait macabre, l’air se faisait insoutenable. Pourquoi ?
Un autre dilemme s’offrait au Chuunin : il devait à un moment ou à un autre dévoiler le but de la mission à l’Hiyori. Mais lui dévoiler ici et maintenant ne ferait sûrement que le déboussoler davantage. Le Chuunin ne trouva pas cela nécessaire. Ils continuèrent ainsi leur route la journée durant. Le soir, sur la plaine, ils s’arrêtèrent. Le fort n’était pas encore visible. Sûrement, demain il apparaîtrait. Ce soir, le duo monta le camp. La nuit était fraîche, mais par chance, il n’y avait pas de brouillard. L’Hiyori était un petit veinard… Darok installa ses petits piquets. L’Hiyori avait complètement oublié que ce soir, le Chuunin lui montrait une technique très populaire : le camouflage dans la brume. Ce jutsu était très difficile à manipuler correctement. C’est lorsqu’il réussit à le maîtriser, que le village s’intéressa de plus près à Darok. Le supérieur eut une pensée pour Ao, un de ses anciens sensei, jamais revenu d’une de ses missions.
L’Hiyori était assis, les bras enserrant ses jambes. Darok le sortit de ses songes d’un appel brusque.
« Hiyori, à partir de ce soir, je te demanderai toute ton attention. La technique que je m’apprête à te montrer se situe à un rang B. Autrement dit, se sera la technique la plus difficile que tu aies jamais eu à apprendre.
Voilà comment nous allons procéder… »
Le pied du Chuunin foula la terre, cendrée, noire, et morte. L’endroit était lugubre, malsain, détruit qui plus est. Darok s’approcha frôla la pierre obscure du bout des doigts. Elle était sèche, ce qui était plutôt rare dans ce pays. De l’autre côté, un mur semblait humide… dit d'une autre façon, il y a eu un feu de grande envergure ici. Darok renifla, plusieurs odeurs se mêlèrent, et en formèrent une, répugnante : celle de la mort. Ce lieu, insalubre, avait été le tombeau de nombre de shinobi.
C’est donc ça le Fort ?…
Les garçons adoptèrent une formation de combat, le Chuunin devant le Genin. Sur leur garde, ils avancèrent furtivement, tels de vrais shinobi. Darok n’avait pas trouver le courage de dire à son élève que leur but n’était pas juste de faire partir les intrus… Dans le fort, il y avait quelque chose de plus précieux que l’argent, plus précieux encore que la renommée.
Le Chuunin avait remarqué depuis la matinée que le Genin agissait de manière distraite. Silencieux comme jamais, il avançait dans l’ombre de son mentor, se contentant de hocher la tête pour répondre à une question posée. Inquiet mais ne le laissant pas paraître, Darok continua sa route sur le fleuve. Ils s’arrêtèrent pour manger et se reposer quelques instants. L’Hiyori semblait effaré, troublé, comme si une présence le dérangeait, comme s’il était appelé par une entité supérieure, divine. Inconsciemment, il ne se rendait pas compte que ses gestes devenaient imprécis, confus, distraits. Ses baguettes laissèrent s’échapper de nombreux grains de riz à chaque ascension vers l’orifice buccal, lui qui était par habitude si consciencieux. Il se leva, incapable de résister à l’appel, et prétexta un besoin pressant. Darok réfléchit rapidement, à savoir si le laisser partir dans cet état était responsable, et si le genin pouvait se protéger seul en cas de danger. Sur la carte, une croix notée par Shinji lui-même indiquait une sépulture… à éviter si possible.
*Il a besoin de la voir, je pense. On ne se sépare pas de son passé ainsi. Peut-être comprendra-t-il par lui-même que se raccrocher comme il le fait à une époque révolue est démodé. Là-bas, ce qu’il trouvera ne le contenteras peut-être pas… Que faire ? *
Il regarda le Genin qui lui lançait un regard timide, affable, presque séduisant. Darok mit un peu de riz sur ses baguettes, qu’il porta à sa bouche. Puis, il acquiesça d’un signe de tête, ajoutant de ne pas être trop long. L’Hiyori quitta les lieux promptement, se déplaçant à vive allure, alors que Darok terminait paisiblement son repas. Lorsque la boîte fut vide, il rangea ses affaires, et prit celles de l’Hiyori.
*Je vais pas tarder à aller le chercher, il doit déjà y être…*
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Darok venait de prendre les provisions pour quelques semaines. Avant de se rendre pour la porte Nord où devait déjà l’attendre son disciple, il se dirigea vers la mairie, passer prendre quelques informations supplémentaires. Il poussa la grande double-porte. La secrétaire au guichet lui indiqua que Shinji-sama n’était pas en rendez-vous. Il monta alors les marches, et se retrouva une fois de plus devant le bureau du dirigeant. Il toqua deux fois, s’arrêta, puis retoqua une fois : c’était un signe qui permettait à Shinji de savoir qu’un membre des Enfants de la Brume lui rendait visite. D’une voix forte, il lui intima d’entrer. Il s’exécuta. Le fauteuil tourné vers la baie vitrée, dos au Chuunin, le sanin s’exprima.
[Shinji] « Darok, il est dangereux pour toi, comme pour moi, de nous voir ensemble. Pourquoi es-tu là ? »
« A votre demande, j’ai étudié la carte, que vous avez marqué d’une croix. Qu’est-ce qu’elle signifie ? »
Le sanin se retourna vers son interlocuteur. Des cernes se formaient sous ses yeux.
[Shinji] « Il s’agit là d’une sépulture des morts au fort. » Darok sembla interpellé. « De manière exceptionnelle, j’aimerai que tu la contourne. On ne sait pas comment pourrait réagir Iba-kun. J’ai bien peur, que son passé, son présent, et son futur ne s’entrechoquent au cours de cette expédition. N’ayez pas peur, Enfants de la Brume. »
« Ce qui m’effraie n’existe pas…
[Shinji] …Ce qui me tourmente n’existe plus. Pars maintenant.
Fais attention à lui. »
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« Il est l’heure.
J’espère qu’il a fini. »
Il mit son sac sur son dos, et pris sous l’aisselle celui de son disciple. Il inspira une longue bouffée d’air et s’en fut vers la croix. Ses pas étaient rythmés sur le sol. Au loin, une forme noire se dessinait sur le sol un peu enneigé. Le Chuunin ne ralentit pas sa course. Petit à petit, les contours de la silhouette se faisaient plus distincts. Le Réprouvé était à genoux devant une sépulcre de petite taille, fissurée. De la mousse était à sa base et en recouvrait une majeure partie. L’Hiyori ne remarquait pas la présence du Chuunin à ses côtés, effleurant les doigts de la sépulture comme s’il touchait le visage de ses parents défunts. L’instructeur posa sa main sur l’épaule du garçon, le ramenant à la réalité.
«- T’es vraiment borné…je t’avais dis de faire vite. »
Le garçon semblait ému, troublé. Il tenta de parler, mais qu’avait-il à dire ? Lui-même ne le savait pas, il avait tout simplement besoin de parler à quelqu’un. Il pleurait, visiblement affecté plus profondément que ce que le chuunin l’aurait crut. Se rendant compte de sa faiblesse, il cacha ses pleurs d’un revers de la manche, puis se releva.
[Iba] « C’est certainement le seul endroit où le nom de ma famille est écrit. Et même ici, il est dégradé, humilié. »
« Il est temps d’y aller, Hiyori. »
Il renifla bruyamment, et cacha son visage dans son avant-bras. Il lança un regard affectueux envers la plaque aux multiples noms, et le Chuunin reposa sa main sur son épaule, l’entraînant. Le genin se résolut à partir au bout de quelques instants. Darok se questionnait, voyant l’état de son disciple. Avait-il bien fait de le laisser voir la sépulture ? S’il ne l’avait pas consentit, le Réprouvé n’aurait pas détaché son attention de « l’appel », mais voilà qu’il se retrouve à pleurer, ressassant le passé.
« Allons, ressaisis-toi, tu es un shinobi de Kiri tout de même. Les larmes ne servent qu’à nous distraire, tu n’en as pas besoin. N’oublies pas la maxime de Zabuza-sama… »
[Iba] « Oui…oui, vous me l’avez répétée maintes fois, sensei. »
Darok sembla étonné. Rare fut les fois où, de la voix du genin, émanait du respect pour son supérieur. Généralement, il ne disait sensei que par pure formalité, mais cette fois, sa voix semblait réellement humble. Comment interpréter ce changement ?
*Shinji-sama ? J’aurai peut-être dû vous écouté et jouer la carte de la sûreté…*
Le tandem reprit la route en direction du fleuve. S’ils suivaient le cours d’eau, ils ne pouvaient pas s’égarer. Cette fois, le fleuve circulait au milieu d’une plaine si vaste qu’on n’en voyait pas le bout. Il n’y avait aucun couvert à l’horizon. Plus les garçons se rapprochaient de leur destination, plus l’ambiance devenait macabre, l’air se faisait insoutenable. Pourquoi ?
Un autre dilemme s’offrait au Chuunin : il devait à un moment ou à un autre dévoiler le but de la mission à l’Hiyori. Mais lui dévoiler ici et maintenant ne ferait sûrement que le déboussoler davantage. Le Chuunin ne trouva pas cela nécessaire. Ils continuèrent ainsi leur route la journée durant. Le soir, sur la plaine, ils s’arrêtèrent. Le fort n’était pas encore visible. Sûrement, demain il apparaîtrait. Ce soir, le duo monta le camp. La nuit était fraîche, mais par chance, il n’y avait pas de brouillard. L’Hiyori était un petit veinard… Darok installa ses petits piquets. L’Hiyori avait complètement oublié que ce soir, le Chuunin lui montrait une technique très populaire : le camouflage dans la brume. Ce jutsu était très difficile à manipuler correctement. C’est lorsqu’il réussit à le maîtriser, que le village s’intéressa de plus près à Darok. Le supérieur eut une pensée pour Ao, un de ses anciens sensei, jamais revenu d’une de ses missions.
L’Hiyori était assis, les bras enserrant ses jambes. Darok le sortit de ses songes d’un appel brusque.
« Hiyori, à partir de ce soir, je te demanderai toute ton attention. La technique que je m’apprête à te montrer se situe à un rang B. Autrement dit, se sera la technique la plus difficile que tu aies jamais eu à apprendre.
Voilà comment nous allons procéder… »
Le pied du Chuunin foula la terre, cendrée, noire, et morte. L’endroit était lugubre, malsain, détruit qui plus est. Darok s’approcha frôla la pierre obscure du bout des doigts. Elle était sèche, ce qui était plutôt rare dans ce pays. De l’autre côté, un mur semblait humide… dit d'une autre façon, il y a eu un feu de grande envergure ici. Darok renifla, plusieurs odeurs se mêlèrent, et en formèrent une, répugnante : celle de la mort. Ce lieu, insalubre, avait été le tombeau de nombre de shinobi.
C’est donc ça le Fort ?…
Les garçons adoptèrent une formation de combat, le Chuunin devant le Genin. Sur leur garde, ils avancèrent furtivement, tels de vrais shinobi. Darok n’avait pas trouver le courage de dire à son élève que leur but n’était pas juste de faire partir les intrus… Dans le fort, il y avait quelque chose de plus précieux que l’argent, plus précieux encore que la renommée.

Darok- Juunin Spécial de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Ils y étaient enfin, devant les portes du Fort. Les six jours de voyages achevés. Iba n’avait pas reconnu les environs, peut-être parce que plus jeune, il n’avait pas fait attention au trajet. La gorge du garçon se noua, il avait beau s’être préparé mentalement autant que possible, le choc restait rude. Déjà, rien que lorsqu’il l’avait aperçu au loin, il s’était mis à frissonner. Décidément il n’aimait vraiment pas cet endroit.
Le Fort se tenait à l’embouchure de la Rivière Rouge et de la Mer, dans le temps, il servait à contrôler les flux maritimes…et à éviter les raids par la voie des eaux. Aujourd’hui il ne restait plus grand chose de ce qui avait été autrefois un vaillant point d’ancrage pour les troupes kiréennes. Le feu l’avait rongé en partie, ainsi que la colère des familles des victimes. Etrangement, par endroit, la pierre était noire, brûlée, calcinée, à d’autres, elle suintait des gouttelettes transparentes. De mémoire combinée avec ce qu’il avait put en voir en approchant, le fort faisait pas loin de trois kilomètres de circonférence, délimité par des murailles, brisées, qui s’élevait sur cinq bons mètres. On pouvait masser jusqu’à mille habitants.
Le tandem se tenait devant l’entrée principale du Fort, avançant prudemment. Vu qu’ils n’avaient remarqué aucune attitude suspecte, pas de feu, ni de campement aux abords, ni quoique se soit qui montre une activité interne au Fort, les deux garçons s’avançaient sans être à couvert, juste sur leurs gardes. Il ne restait rien de la herse, ni des lourds battants en bois gardant l’entrée : des cendres et des regrets…
L’amertume vint rapidement à la bouche du garçon, il ne devait plus se laisser submerger par ses souvenirs, surtout pas comme il y avait de cela deux jours, près de la dalle de commémoration. Darok l’avait une fois encore réprimandé pour son attitude irréfléchie. Le genin lui n’avait put que serrer les dents, sachant que son supérieur n’avait pas tort., pour ne pas dire qu’il avait même entièrement raison.
Un ninja doit tuer ses émotions.
Un ninja ne verse pas de larmes.
Un ninja…
Beaucoup d’édits qu’il enfreignait d’un seul coup, heureusement pour lui la fin de journée s’était plus bien passée. Il n’y avait aucun autre incident à déplorer, et la nuit tombée, Darok avait commencé à lui enseigner le camouflage dans la Brume. Le chuunin n’était pas un tendre, c’était le moins que l’on puisse dire…
[Darok] «- Bon, nous y voilà. Regardes les taos à effectuer…, et il s’exécuta.
- Là, tu as vu ? Bon je recommence encore une fois, parce que tu m’as l’air un peu empoté…J’espère que ce ne sera qu’un « peu ». Compris ?
Le chuunin réalisa une nouvelle fois l’ensemble des signes, Iba lui le dévorait des yeux. Shinobu-sama lui avait dit d’apprendre la technique, il ne pouvait pas échouer. Neuf signes, en tout.
Le garçon portait toute son attention sur son sempaï. On aurait put tirer un canon à ses côtés que ses yeux n’auraient pas démordu de son supérieur.
[Darok] «- Passons au choses sérieuses. Je te donne une explication et tu cherches, tu te débrouilles, et tu finis par maîtriser cette technique tout seul. C’est le meilleur moyen pour apprendre. Si je guide trop l’handicapé que tu es, tu risques de t’emmêler les pinceaux durant un affrontement, et j’ai nullement l’envie de te sauver la peau à chaque fois. »
Un sourire narquois perçait sous son masque de rigidité. Le chuunin chauffait son apprenti pour le motiver, même s’il n’y avait pas un grand besoin en l’occurrence. Darok voulait former son élève de la meilleure manière qui soit, en faire un ninja et plus un pleurnichard. Il subirait un entraînement à la dure, « à la Zabuza ». Cela lui ferait les pieds.
[Darok] «- La consigne est : interdiction de créer de l’eau de n’importe quelle manière que se soit. Seul l’air doit t’aider. Attention, je ne veux pas non plus que tu augmentes à l’aide de ton chakra, la quantité d’eau de l’atmosphère nous environnant. Ce que tu dois faire c’est simplement condenser les rares molécules d’eau, pour qu’elles deviennent bruine, puis brume. »
Ce que demandait Darok était hautement improbable, puisque la brume ne pouvait se former que lorsque l’atmosphère était saturée en eau. S’il avait interdiction de le faire comment pouvait-il lancer son jutsu. Le garçon dû prendre un air hébété puisque le chuunin soupira profondément.
[Darok] «- Qu’est-ce qu’il y a, tu ne comprends pas c’est cela ?, le ton était faussement provocateur.
«- Non, c’est juste que… », Darok le coupa net.
[Darok] «- C’est juste que tu ne seras jamais dans des conditions idéales pour lancer un jutsu. Crois-tu que dans les déserts de Suna, il y ait de l’eau en abondance ? Non…
Nombres sont les endroits où elle te manquera. Dis-moi face à un ennemi, si ne peut plus lancer de jutsus, combien de temps penses-tu survivre ? »
Iba avait baissé la tête, derechef son sempaï avait raison. Ce dernier lui fit signe de s’exercer seul, et s’en fut. Le garçon commença…
Deux longues heures s’étaient écoulées, Iba suait sang et eau, mais rien à faire, il n’avait pas put invoquer la brume, les conditions imposées par Darok rendait l’histoire impossible. Sans dépasser le seuil de saturation, le genin ne voyait pas comment réussir, c’était physiquement impossible, c’était vouloir aller contre la Nature elle-même.
Le chuunin revint, il n’avait pas l’air en meilleur état que lui, s’était-il aussi entraîné. D’un air absent, il demanda :alors ?
Iba hésita un instant à lui révéler son échec, de toute façon cela ne servait à rien de lui mentir puisqu’il lui demanderait de montrer la technique. Alors tant qu’à prendre une réprimande autant que ce soit simplement pour avoir échouer et non pas, en plus, pour avoir menti.
«- Je n’ai pas encore réussi… », dit-il entre deux bouffées d’air.
[Darok] «- Montres-moi. »
Sitôt dis, sitôt fait. Le genin effectua les signes prestement et injecta du chakra dans l’air, avec vélocité, prenant soin de juste vouloir transformer l’air des environs en brume, et de ne pas le saturer en eau.
Le chuunin opina de la tête, il semblait satisfait.
[Darok] "- Allons nous coucher."
Frustré par la réponse de son supérieur, le garçon s’en allait répondre, toutefois Darok l’arrêta, d’un regard froid, suivi d’un : « j’ai dit demain… »
Une dizaine de mètres les séparait dorénavant de l’entrée du Fort. La mission commençait véritablement et les deux shinobi venaient d’adopter une formation de combat, Darok sur les avants pour agresser l’ennemi, Iba en arrière pour couvrir. Si le danger était trop grand, retour à une position défensive. Le garçon se rappelait les conseils tactiques de son sempaï.
Ils avançaient à pas de loup…le lieu délabré, le ciel était terne. Tout le contraire de sa première visite.
Il y a avait une bonne quinzaine de roulottes prêt des portes de l’immense forteresse, attendant patiemment qu’on leur ouvre. Il s’agissait des renforts promis. Aku discutait avec plusieurs gardes, moi, je l’observais, avare de ses faits et gestes. Maman était vite venue me rappeler à l’ordre. il avait encore fallut attendre une heure, mais sous le reluisant soleil se n’était pas désagréable. Le ciel était bleu, pas de nuage à l’horizon. Aku s’approcha de notre charrette, là où Maman et moi étions assis. Les battants de bois et de fer s’écartait, nous autorisant l’accès.
[Aku] «- On y va ? »
Darok et Iba se trouvaient juste sous l’arche de l’entrée principale, le chuunin hôcha la tête, résolu, autant que le genin était incertain.
«- On y va. », souffla le garçon.
Le Fort se tenait à l’embouchure de la Rivière Rouge et de la Mer, dans le temps, il servait à contrôler les flux maritimes…et à éviter les raids par la voie des eaux. Aujourd’hui il ne restait plus grand chose de ce qui avait été autrefois un vaillant point d’ancrage pour les troupes kiréennes. Le feu l’avait rongé en partie, ainsi que la colère des familles des victimes. Etrangement, par endroit, la pierre était noire, brûlée, calcinée, à d’autres, elle suintait des gouttelettes transparentes. De mémoire combinée avec ce qu’il avait put en voir en approchant, le fort faisait pas loin de trois kilomètres de circonférence, délimité par des murailles, brisées, qui s’élevait sur cinq bons mètres. On pouvait masser jusqu’à mille habitants.
Le tandem se tenait devant l’entrée principale du Fort, avançant prudemment. Vu qu’ils n’avaient remarqué aucune attitude suspecte, pas de feu, ni de campement aux abords, ni quoique se soit qui montre une activité interne au Fort, les deux garçons s’avançaient sans être à couvert, juste sur leurs gardes. Il ne restait rien de la herse, ni des lourds battants en bois gardant l’entrée : des cendres et des regrets…
L’amertume vint rapidement à la bouche du garçon, il ne devait plus se laisser submerger par ses souvenirs, surtout pas comme il y avait de cela deux jours, près de la dalle de commémoration. Darok l’avait une fois encore réprimandé pour son attitude irréfléchie. Le genin lui n’avait put que serrer les dents, sachant que son supérieur n’avait pas tort., pour ne pas dire qu’il avait même entièrement raison.
Un ninja doit tuer ses émotions.
Un ninja ne verse pas de larmes.
Un ninja…
Beaucoup d’édits qu’il enfreignait d’un seul coup, heureusement pour lui la fin de journée s’était plus bien passée. Il n’y avait aucun autre incident à déplorer, et la nuit tombée, Darok avait commencé à lui enseigner le camouflage dans la Brume. Le chuunin n’était pas un tendre, c’était le moins que l’on puisse dire…
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[Darok] «- Bon, nous y voilà. Regardes les taos à effectuer…, et il s’exécuta.
- Là, tu as vu ? Bon je recommence encore une fois, parce que tu m’as l’air un peu empoté…J’espère que ce ne sera qu’un « peu ». Compris ?
Le chuunin réalisa une nouvelle fois l’ensemble des signes, Iba lui le dévorait des yeux. Shinobu-sama lui avait dit d’apprendre la technique, il ne pouvait pas échouer. Neuf signes, en tout.
Le garçon portait toute son attention sur son sempaï. On aurait put tirer un canon à ses côtés que ses yeux n’auraient pas démordu de son supérieur.
[Darok] «- Passons au choses sérieuses. Je te donne une explication et tu cherches, tu te débrouilles, et tu finis par maîtriser cette technique tout seul. C’est le meilleur moyen pour apprendre. Si je guide trop l’handicapé que tu es, tu risques de t’emmêler les pinceaux durant un affrontement, et j’ai nullement l’envie de te sauver la peau à chaque fois. »
Un sourire narquois perçait sous son masque de rigidité. Le chuunin chauffait son apprenti pour le motiver, même s’il n’y avait pas un grand besoin en l’occurrence. Darok voulait former son élève de la meilleure manière qui soit, en faire un ninja et plus un pleurnichard. Il subirait un entraînement à la dure, « à la Zabuza ». Cela lui ferait les pieds.
[Darok] «- La consigne est : interdiction de créer de l’eau de n’importe quelle manière que se soit. Seul l’air doit t’aider. Attention, je ne veux pas non plus que tu augmentes à l’aide de ton chakra, la quantité d’eau de l’atmosphère nous environnant. Ce que tu dois faire c’est simplement condenser les rares molécules d’eau, pour qu’elles deviennent bruine, puis brume. »
Ce que demandait Darok était hautement improbable, puisque la brume ne pouvait se former que lorsque l’atmosphère était saturée en eau. S’il avait interdiction de le faire comment pouvait-il lancer son jutsu. Le garçon dû prendre un air hébété puisque le chuunin soupira profondément.
[Darok] «- Qu’est-ce qu’il y a, tu ne comprends pas c’est cela ?, le ton était faussement provocateur.
«- Non, c’est juste que… », Darok le coupa net.
[Darok] «- C’est juste que tu ne seras jamais dans des conditions idéales pour lancer un jutsu. Crois-tu que dans les déserts de Suna, il y ait de l’eau en abondance ? Non…
Nombres sont les endroits où elle te manquera. Dis-moi face à un ennemi, si ne peut plus lancer de jutsus, combien de temps penses-tu survivre ? »
Iba avait baissé la tête, derechef son sempaï avait raison. Ce dernier lui fit signe de s’exercer seul, et s’en fut. Le garçon commença…
Deux longues heures s’étaient écoulées, Iba suait sang et eau, mais rien à faire, il n’avait pas put invoquer la brume, les conditions imposées par Darok rendait l’histoire impossible. Sans dépasser le seuil de saturation, le genin ne voyait pas comment réussir, c’était physiquement impossible, c’était vouloir aller contre la Nature elle-même.
Le chuunin revint, il n’avait pas l’air en meilleur état que lui, s’était-il aussi entraîné. D’un air absent, il demanda :alors ?
Iba hésita un instant à lui révéler son échec, de toute façon cela ne servait à rien de lui mentir puisqu’il lui demanderait de montrer la technique. Alors tant qu’à prendre une réprimande autant que ce soit simplement pour avoir échouer et non pas, en plus, pour avoir menti.
«- Je n’ai pas encore réussi… », dit-il entre deux bouffées d’air.
[Darok] «- Montres-moi. »
Sitôt dis, sitôt fait. Le genin effectua les signes prestement et injecta du chakra dans l’air, avec vélocité, prenant soin de juste vouloir transformer l’air des environs en brume, et de ne pas le saturer en eau.
Le chuunin opina de la tête, il semblait satisfait.
[Darok] "- Allons nous coucher."
Frustré par la réponse de son supérieur, le garçon s’en allait répondre, toutefois Darok l’arrêta, d’un regard froid, suivi d’un : « j’ai dit demain… »
***
Une dizaine de mètres les séparait dorénavant de l’entrée du Fort. La mission commençait véritablement et les deux shinobi venaient d’adopter une formation de combat, Darok sur les avants pour agresser l’ennemi, Iba en arrière pour couvrir. Si le danger était trop grand, retour à une position défensive. Le garçon se rappelait les conseils tactiques de son sempaï.
Ils avançaient à pas de loup…le lieu délabré, le ciel était terne. Tout le contraire de sa première visite.
***
Il y a avait une bonne quinzaine de roulottes prêt des portes de l’immense forteresse, attendant patiemment qu’on leur ouvre. Il s’agissait des renforts promis. Aku discutait avec plusieurs gardes, moi, je l’observais, avare de ses faits et gestes. Maman était vite venue me rappeler à l’ordre. il avait encore fallut attendre une heure, mais sous le reluisant soleil se n’était pas désagréable. Le ciel était bleu, pas de nuage à l’horizon. Aku s’approcha de notre charrette, là où Maman et moi étions assis. Les battants de bois et de fer s’écartait, nous autorisant l’accès.
[Aku] «- On y va ? »
***
Darok et Iba se trouvaient juste sous l’arche de l’entrée principale, le chuunin hôcha la tête, résolu, autant que le genin était incertain.
«- On y va. », souffla le garçon.

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)
Le Fort de la Rivière Rouge... Place hautement stratégique pour Kiri au cas où Kumo voudrait attaquer le village de la Brume, et cadre d'un des plus sanglants événements de l'histoire de ce dernier.
Le général d'Asahi, tout de blanc vêtu comme à l'accoutumée, avançait, nonchalant, les bras croisés dans le dos, vers le monolithe de cristal posé à même le sol.
Peu de gens connaissaient l'existence de cette pièce secrète, cachée au dernier sous-sol du bâtiment, mais Karasu était certainement la dernière personne vivante à se souvenir.
*Hikke... Alors c'est ainsi que tu l'avais enfermé il y a six ans de cela... Et toi, Shinobu, me détestais-tu tant que tu aies préféré pactiser avec notre pire ennemi pour que je ne prenne pas ta succession ?*
Le maître de l'eau passa son index le long du rebord de la structure et le ramena vers son visage, soufflant dessus pour faire s'envoler les copeaux de minéral cristallin.
"Sois maudit, Shinobu... Tu m'as toujours tout volé... Tu es né quelques minutes avant moi et tu as été le favori du clan... Tu as été élu par les Eaux et moi laissé à l'abandon... Quant cet enfant est né, tu as choisi de lui transférer tes pouvoirs... Et moi ? Qui suis-je pour que tu me considères si peu ???"
Le frère jumeau de l'ancien Mizukage faisait à présent les cent pas autour du cercueil de cristal, regardant vers le plafond, d'où s'écoulaient de nombreuses gouttes d'eau.
"Viens, Iba Hiyori... Je t'attends depuis des années... Cette perle qui est incrustée dans ta main, je te l'arracherai et te ferai me supplier de t'achever...."
Le général d'Asahi, tout de blanc vêtu comme à l'accoutumée, avançait, nonchalant, les bras croisés dans le dos, vers le monolithe de cristal posé à même le sol.
Peu de gens connaissaient l'existence de cette pièce secrète, cachée au dernier sous-sol du bâtiment, mais Karasu était certainement la dernière personne vivante à se souvenir.
*Hikke... Alors c'est ainsi que tu l'avais enfermé il y a six ans de cela... Et toi, Shinobu, me détestais-tu tant que tu aies préféré pactiser avec notre pire ennemi pour que je ne prenne pas ta succession ?*
Le maître de l'eau passa son index le long du rebord de la structure et le ramena vers son visage, soufflant dessus pour faire s'envoler les copeaux de minéral cristallin.
"Sois maudit, Shinobu... Tu m'as toujours tout volé... Tu es né quelques minutes avant moi et tu as été le favori du clan... Tu as été élu par les Eaux et moi laissé à l'abandon... Quant cet enfant est né, tu as choisi de lui transférer tes pouvoirs... Et moi ? Qui suis-je pour que tu me considères si peu ???"
Le frère jumeau de l'ancien Mizukage faisait à présent les cent pas autour du cercueil de cristal, regardant vers le plafond, d'où s'écoulaient de nombreuses gouttes d'eau.
"Viens, Iba Hiyori... Je t'attends depuis des années... Cette perle qui est incrustée dans ta main, je te l'arracherai et te ferai me supplier de t'achever...."

Karasu- Organisation Asahi

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