[BK001] - Au grès de l'automne
Page 1 sur 1 • Partager •
[BK001] - Au grès de l'automne
[Iki] – Non. Je veux Yasu.
Etrange. Keira connaissait déjà cette sensation. Comme si on lui avait déjà fait le coup de l’amour fou et capricieux.
Iki afficha un large sourire.
[Iki] – Je déconne, je m’en fous. Mais je voulais voir ce que ça faisait. Je savais que vous apprécieriez.
Keira leva des yeux de phacochère sur lui. Il ne faut pas croire, les phacochères ne sont pas ces petites créatures sympathiques à la progéniture rondelette, à la voix grave et au sourire redondant naturel. Non, Iki voyait plutôt cela comme une bête antipathique et idiote mais puissante. Et puis, tout le monde savait ça : un phacochère furieux est phacochère qui court. Et honnêtement, ça court vite, ces machins-là.
Les petits yeux ronds de la conseillère étaient profondément ancrés dans leurs orbites. Fermement assise dans le fond de son fauteuil, Keira le toisa du regard, mais Iki n’en démordait pas : Akogare avait raison, c’est plutôt amusant. L’espace d’un instant, la tigresse bureaucrate maudit le Hyuuga.
[Iki] – Désolé, trop tentant. Je vais où ?
[Keira] – Vous partez pour Mokugakure no Satô dans le Pays de la Forêt, avec Kenji Uchiha.
[Iki] – Je veux Yasu.
Keira fronça un sourcil.
[Iki] – Je suis très sérieux.
Keira fronça l’autre sourcil. Iki soupira et hocha favorablement de la tête. Soit. Il partirait avec Kenji. Il ne savait pas si c’était réellement un cadeau, ou même … ou même quoi que se soit d’autre qui ressemble à un présent. Cela faisait bien quatre mois qu’il n’avait pas revu le chuunin. Depuis leur dernière altercation depuis les toits de l’arène. Il se souvenait s’être laissé tomber de tout là-haut. De s’être fait largué comme une merde. Ensuite il était parti et il s’était passé ce qui s’était passé. Une chape noire de colère et d’horreur frappa le haut de son crâne, juste aux niveaux des sourcils avec une violence qu’il avait presque oublié. Il faut croire que les vieilles blessures ne s’effacent pas aussi vite qu’on ne l’imagine. Sinon, elles ne seraient pas vieilles, rétorqua Iki à sa propre conscience. Ouais … C’était une manière comme une autre de retrouver un semblant de sourire.
[Iki] – Bien. Nous partirons dans la soirée.
[Iki] – Yasu …
Il se recroquevilla sur lui-même et laissa sa tête tomber entre ses deux bras.
[Iki] – Je n’ai pas envie de partir.
La jeune femme s’assit juste derrière lui et plaça ses jambes de part et d’autres de celle de son compagnon. Ses bras l’enlacèrent finalement, rapportant tout le réconfort qu’ils pouvaient.
[Yasu] – Je peux faire quelque chose ?
Iki haussa un sourcil et tenta tant bien que mal de repousser toute sorte d’idées saugrenues – pas tant que ça en fait – et inappropriées de sa tête.
[Iki] – Maintenant ?
[Yasu] – On pourrait.
[Iki] – Tu ne veux vraiment pas que je parte …
L’Anbu rit quelques secondes et posa son regard à la fois fier et compréhensif sur Iki.
[Yasu] – Si tu ne me dis pas ce qui te tracasse, je ne pourrais pas t’aider, non.
[Iki] – C’est trop dur. Je ne sais pas, c’est bloqué là.
Il montra son estomac.
[Iki] – Et ça ne bouge pas. Mais ce n’est pas mort. Ca vie, et ça ne me lâche plus depuis un mois.
Le regard de la jeune femme prit une toute autre couleur. Bleu, froid. Glacé.
[Yasu] – Un mois ?
[Iki] – Oui. Tu saisis ?
[Yasu] – Oui. Je ne pensais pas que tu serais si choqué.
[Iki] – Je ne suis pas choqué, j’ai juste les boules.
[Yasu] – La mort est effrayante.
Iki porta une cigarette à ses lèvres. Tous deux avaient une expérience du combat qui s’épaississait chaque mois. Ils avaient vécu des périodes de combats horribles, des missions intransigeantes, fatigantes et traumatisantes. Pourtant ils en étaient toujours revenus, vivants et plus ou moins en forme. Il l’alluma et tira dessus machinalement.
[Iki] – Ce n’est pas la mort qui me fait peur.
Iki se laissa tomber en arrière. Le corps de Yasu suivit le mouvement et ils s’allongèrent tranquillement sur le matelas.
[Iki] – Ce sont les hommes.
Iki laça son armure avec une petite moue dubitative. Partir en mission si vite ne l’arrangeait pas, néanmoins, après la crise qu’avait connu le monde, les problèmes du Pays de la Forêt paraitrait très certainement insignifiant. Cela faisait à peine une semaine qu’il était rentré sur Konoha et il était déjà affublé d’un épais dossier qu’il n’avait pas même feuilleté. Iki posa la tasse juste à côté et termina de fumer le tabac de sa clope. D’un rapide de la main, il ouvrit le morceau de papier cartonné et passa en diagonal un bref coup d’œil sur les informations. Il le referma presque aussitôt. Rien de bien très intéressant. Une bande d’imbéciles qui pensent qu’il suffit de se servir pour vivre et que tant qu’il n’y a personne pour leur dire non, alors ce qu’ils font est bien. Oui, rien de bien très intéressant. Il avala le thé qui fumait au fond de sa tasse et posa les lanières de son sac sur son dos. Silencieusement, il déposa un baiser sur le front de Yasu, endormie, et fila discrètement de son appartement.
Il sauta du balcon et se réceptionna au milieu de la petite ruelle du centre ville qui passait sous la fenêtre du lieu de vie de l’Anbu. Il serra le bandeau qui rattachait ses mèches pourpres et posa une autre cigarette sur ses lèvres. Le soleil commençait à chatouiller la cime de la forêt de Konoha. Bientôt, on ne verrait de lui plus que quelques rayons insolents et il finirait par se coucher, insouciant, invisible jusqu’au petit lendemain matin. Dire qu’ils seraient déjà loin …
Iki marcha rapidement jusqu’aux portes du village dans l’espoir que les autorités avaient bien fait passer le lieu et l’heure du rendez-vous. Kenji ne serait pas en retard, ou il aurait particulièrement changé depuis leur dernière rencontre. Mais il doutait de cela. Bien qu’en trois mois, le chuunin avait très certainement évolué, il serait toujours à l’heure, c’était une donnée qui demandait énormément de courage à modifier. Et il doutait que Kenji en ait tant que ça. Bref, il s’en fichait de toute manière. Il posa son dos contre le pan de la porte, jetant un regard agressif au chuunin qui la gardait. Lentement, il posa ses yeux sur son bras gauche afin de vérifier que son insigne y était bien accroché et lorsqu’il se rendit compte que le tissu était fermement noué autour de son muscle, il leva les yeux au ciel et tira généreusement sur sa cigarette.
[Iki] – Kenji Uchiha, ma patience a des limites …
De très, très fines limites.
Etrange. Keira connaissait déjà cette sensation. Comme si on lui avait déjà fait le coup de l’amour fou et capricieux.
Iki afficha un large sourire.
[Iki] – Je déconne, je m’en fous. Mais je voulais voir ce que ça faisait. Je savais que vous apprécieriez.
Keira leva des yeux de phacochère sur lui. Il ne faut pas croire, les phacochères ne sont pas ces petites créatures sympathiques à la progéniture rondelette, à la voix grave et au sourire redondant naturel. Non, Iki voyait plutôt cela comme une bête antipathique et idiote mais puissante. Et puis, tout le monde savait ça : un phacochère furieux est phacochère qui court. Et honnêtement, ça court vite, ces machins-là.
Les petits yeux ronds de la conseillère étaient profondément ancrés dans leurs orbites. Fermement assise dans le fond de son fauteuil, Keira le toisa du regard, mais Iki n’en démordait pas : Akogare avait raison, c’est plutôt amusant. L’espace d’un instant, la tigresse bureaucrate maudit le Hyuuga.
[Iki] – Désolé, trop tentant. Je vais où ?
[Keira] – Vous partez pour Mokugakure no Satô dans le Pays de la Forêt, avec Kenji Uchiha.
[Iki] – Je veux Yasu.
Keira fronça un sourcil.
[Iki] – Je suis très sérieux.
Keira fronça l’autre sourcil. Iki soupira et hocha favorablement de la tête. Soit. Il partirait avec Kenji. Il ne savait pas si c’était réellement un cadeau, ou même … ou même quoi que se soit d’autre qui ressemble à un présent. Cela faisait bien quatre mois qu’il n’avait pas revu le chuunin. Depuis leur dernière altercation depuis les toits de l’arène. Il se souvenait s’être laissé tomber de tout là-haut. De s’être fait largué comme une merde. Ensuite il était parti et il s’était passé ce qui s’était passé. Une chape noire de colère et d’horreur frappa le haut de son crâne, juste aux niveaux des sourcils avec une violence qu’il avait presque oublié. Il faut croire que les vieilles blessures ne s’effacent pas aussi vite qu’on ne l’imagine. Sinon, elles ne seraient pas vieilles, rétorqua Iki à sa propre conscience. Ouais … C’était une manière comme une autre de retrouver un semblant de sourire.
[Iki] – Bien. Nous partirons dans la soirée.
***
[Iki] – Yasu …
Il se recroquevilla sur lui-même et laissa sa tête tomber entre ses deux bras.
[Iki] – Je n’ai pas envie de partir.
La jeune femme s’assit juste derrière lui et plaça ses jambes de part et d’autres de celle de son compagnon. Ses bras l’enlacèrent finalement, rapportant tout le réconfort qu’ils pouvaient.
[Yasu] – Je peux faire quelque chose ?
Iki haussa un sourcil et tenta tant bien que mal de repousser toute sorte d’idées saugrenues – pas tant que ça en fait – et inappropriées de sa tête.
[Iki] – Maintenant ?
[Yasu] – On pourrait.
[Iki] – Tu ne veux vraiment pas que je parte …
L’Anbu rit quelques secondes et posa son regard à la fois fier et compréhensif sur Iki.
[Yasu] – Si tu ne me dis pas ce qui te tracasse, je ne pourrais pas t’aider, non.
[Iki] – C’est trop dur. Je ne sais pas, c’est bloqué là.
Il montra son estomac.
[Iki] – Et ça ne bouge pas. Mais ce n’est pas mort. Ca vie, et ça ne me lâche plus depuis un mois.
Le regard de la jeune femme prit une toute autre couleur. Bleu, froid. Glacé.
[Yasu] – Un mois ?
[Iki] – Oui. Tu saisis ?
[Yasu] – Oui. Je ne pensais pas que tu serais si choqué.
[Iki] – Je ne suis pas choqué, j’ai juste les boules.
[Yasu] – La mort est effrayante.
Iki porta une cigarette à ses lèvres. Tous deux avaient une expérience du combat qui s’épaississait chaque mois. Ils avaient vécu des périodes de combats horribles, des missions intransigeantes, fatigantes et traumatisantes. Pourtant ils en étaient toujours revenus, vivants et plus ou moins en forme. Il l’alluma et tira dessus machinalement.
[Iki] – Ce n’est pas la mort qui me fait peur.
Iki se laissa tomber en arrière. Le corps de Yasu suivit le mouvement et ils s’allongèrent tranquillement sur le matelas.
[Iki] – Ce sont les hommes.
***
Iki laça son armure avec une petite moue dubitative. Partir en mission si vite ne l’arrangeait pas, néanmoins, après la crise qu’avait connu le monde, les problèmes du Pays de la Forêt paraitrait très certainement insignifiant. Cela faisait à peine une semaine qu’il était rentré sur Konoha et il était déjà affublé d’un épais dossier qu’il n’avait pas même feuilleté. Iki posa la tasse juste à côté et termina de fumer le tabac de sa clope. D’un rapide de la main, il ouvrit le morceau de papier cartonné et passa en diagonal un bref coup d’œil sur les informations. Il le referma presque aussitôt. Rien de bien très intéressant. Une bande d’imbéciles qui pensent qu’il suffit de se servir pour vivre et que tant qu’il n’y a personne pour leur dire non, alors ce qu’ils font est bien. Oui, rien de bien très intéressant. Il avala le thé qui fumait au fond de sa tasse et posa les lanières de son sac sur son dos. Silencieusement, il déposa un baiser sur le front de Yasu, endormie, et fila discrètement de son appartement.
Il sauta du balcon et se réceptionna au milieu de la petite ruelle du centre ville qui passait sous la fenêtre du lieu de vie de l’Anbu. Il serra le bandeau qui rattachait ses mèches pourpres et posa une autre cigarette sur ses lèvres. Le soleil commençait à chatouiller la cime de la forêt de Konoha. Bientôt, on ne verrait de lui plus que quelques rayons insolents et il finirait par se coucher, insouciant, invisible jusqu’au petit lendemain matin. Dire qu’ils seraient déjà loin …
Iki marcha rapidement jusqu’aux portes du village dans l’espoir que les autorités avaient bien fait passer le lieu et l’heure du rendez-vous. Kenji ne serait pas en retard, ou il aurait particulièrement changé depuis leur dernière rencontre. Mais il doutait de cela. Bien qu’en trois mois, le chuunin avait très certainement évolué, il serait toujours à l’heure, c’était une donnée qui demandait énormément de courage à modifier. Et il doutait que Kenji en ait tant que ça. Bref, il s’en fichait de toute manière. Il posa son dos contre le pan de la porte, jetant un regard agressif au chuunin qui la gardait. Lentement, il posa ses yeux sur son bras gauche afin de vérifier que son insigne y était bien accroché et lorsqu’il se rendit compte que le tissu était fermement noué autour de son muscle, il leva les yeux au ciel et tira généreusement sur sa cigarette.
[Iki] – Kenji Uchiha, ma patience a des limites …
De très, très fines limites.

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

-

Nombre de messages: 2925
Age: 19
Réputation: 11
Date d'inscription: 29/01/2009
Feuille de personnage
Expérience:


(141/300)
Réputation:
Etat:
Re: [BK001] - Au grès de l'automne
Le réveil matinal fut habituel. Le soleil commençait son ascension sur la montagne bleuté appelée ciel sans jamais lancer un regard en arrière. Il rayonnait aussi fort qu’une bougie qui venait juste de s’allumer dans l’obscurité la plus totale. La chaleur envahissait peu à peu l’environnement du pays du feu redonnant force et courage aux muscles refroidis par cette nuit passée en léthargie. L’effet d’une brume chaude et rassurante se faisait ressentir dans les ruelles d’un village qui s’étiraient pour se mettre dans la marche d’une nouvelle journée. Les commerçants ouvraient dans un bâillement, peut-être de lassitude, leur échoppe tandis que les élèves de l’académie prenait la direction de la bâtisse qu’il avait maudit pendant leur petit déjeuner.
Une petite bise se leva quelques heures après le soleil ce matin là. Elle fit frémir avec douceur les feuillages des arbres encore ankylosés. Les oiseaux se laissaient porter par cette aide qu’ils ne refusaient pas et la plus part des habitants de Konoha avaient sortit une petite veste pour résister au frémissement non voulu.
Cela faisait seulement quelques mois que l’épidémie sur le village avait cessés. Pourtant, il y avait toujours cette crainte, cette peur de tomber malade et de devoir revivre à nouveau ce cauchemar, ce calvaire. C’était à la fois compréhensible et énervant. Car à trop se soucier de la santé qui nous fait vivre, il était possible d’oublier de vivre. Mais la nature humaine était comme cela et personne ne pourrait la changer du jour au lendemain.
Kenji était tranquillement assit sur le ponton de bois s’avançant dans le lac où régnaient en maître les cygnes. Figures emblématique du domaine, il aimait les observer nager sans complexe ni soucis. Leur blancheur éclatant lui faisait penser aux milles oiseaux lorsqu’il l’activait. Et ces pupilles, si fines et si perçantes. Ils vivaient en groupe dans un système où la solidarité était bien particulière. C’était étrange et pourtant aucun ne se rebellait où essayait de bouleverser l’ordre établit. Le statut quo était demi et aucuns cygnes ne pouvaient prétendre à le chambouler. Le maître de tous, le plus vieux, restait assit sur la berge observant son troupeau d’un œil satisfait. Mais il ne se privait pas de réprimander les plus jeunes qui n’en faisaient qu’à leur tête. Ses plumes étaient légèrement ternies par le temps, mais il gardait une certaine prestance dût à son expérience et à son charisme naturel.
Kenji se passa doucement une main dans les cheveux tout en ramenant un genou vers son torse pour pouvoir y poser sa tête en douceur. Son regard sombre continua à observer l’horizon alors qu’il ressentait une présence arriver derrière lui. Il ne l’avait que trop côtoyée pour ne pas la reconnaître. Il ferma quelques instants ses pupilles au monde avant de les ouvrir à nouveau sur le monde qui l’entourait. Cette fois-ci un homme se tenait à ses côtés, grand, majestueux, il laissa son corps se poser à côté de son élève.
Le silence s’installa entre eux sans qu’ils ne le coupent. Tous les deux observaient, sans beaucoup d’attention, les cygnes devant eux. Kenji prit alors la parole d’un ton neutre qui s’envola au dessus sur la surface d’une eau lisse et transparente.
[Kenji] – Il y a un problème Takeshi Sama ?
Takeshi laissa quelques instants s’écouler encore en silence avant de prendre sans tourner un seul regard vers son discipline.
[Takeshi] – Un ordre de mission est arrivé pour toi. Tu pars ce soir.
[Kenji] – Quel type de mission ?
Takeshi se redressa laissant seul assit Kenji. Il croisa les bras et commença à partir tout en répondant à la question de son élève.
[Takeshi] – Une mission de rang B. Tu dois faire tes preuves et c’est aujourd’hui que tout commence.
Kenji ouvrit grand les yeux sans pour autant changer de posture. Il n’avait jusqu’à présent effectué que quelques tâches indignes. On le lançait dans le grand bain des shinobi avec une mission d’un grade assez important. Pour une première, cela n’allait pas être facile. Il se passa doucement une main dans les cheveux tout en faisant des cercles dans l’eau avec son pied nu.
Il n’était chuunin seulement depuis quelques mois, et maintenant, en plus de cela, Takeshi lui mettait une pression supplémentaire. La notoriété qu’il avait acquise dans le cygne devait être prouvée comme quoi elle n’était pas fortuite. Il allait faire honneur aux prédictions de son maître. Une étrange volonté semblait l’animer, lui qui d’habitude ne se laissait jamais surprendre par ses émotions. Il esquissa un brin de sourire au coin des lèvres.
L’excitation.
Ses pieds nus ressentaient la froideur de la nuit tombante. Il était encore en tenue légère un bout de parchemin dans la main. Ses yeux sombres l’analysaient sans sourciller. L’ordre de mission était assez simple, aller dans une ville pour rejoindre une caravane qu’il allait devoir protéger durant son voyage vers une autre ville. Il allait devenir un garde du corps, ce qui signifiait qu’il allait y avoir une bataille. Il allait devoir combattre pour les autres.
Cela lui refit penser au enseignant de Reiko qui lui disait de devenir fort pour lui-même et qu’ainsi il pourrait utiliser cette force pour aider les autres. Mais les individus qu’ils croisaient chaque jour, méritaient-ils vraiment sa puissance ? Bien sûr, car il n’était qu’un pion qu’on utilisait, rien de plus. Il rangea le bout de papier dans un tiroir de son bureau et se posta devant le miroir de sa chambre.
Son corps fin lui faisait face. Il inspira doucement avant de sortir de sa commode sa combinaison ninja. Elle était noire comme la nuit mais il n’en avait que faire. Il enfila tout d’abord son bas. Il était long et assez épais pour le protéger du froid automnal qu’il allait surement subir durant son voyage. Il posa alors un genou à terre et commença à lasser ses jambières sur l’autre tibia encore droit. Il répéta le même geste dans une parfaite symétrie avant de se redresser. Il enleva sa veste doucement, dévoilant son torse nu mais puissant. Puis il laissa retomber dessus un juste au corps légèrement serré avant de mettre son haut noir à manche courte. L’insigne du clan était brodé d’une façon bien plus petite qu’habituellement derrière sa nuque. Il attacha alors autour de sa fine silhouette une sorte de tablier qui lui servait de ceinture. Il y déposa avec soin ses pilules qu’ils avaient fabriqué la veille et quelques parchemins qui pourraient lui être utile en cours de route. Le bandeau de Konoha avait était brodé à même la ceinture s’exposant fièrement au regard de ses futurs assaillant.
Kenji se passa doucement une main dans sa chevelure sombre tout en observant le résultat. Il se retourna et fit alors quelques pas en direction de son bureau. Il y prit la petite bande de soin qui y était déposée et la déroula. Il commença à la lasser autour de son bras gauche pour descendre jusqu’à la limite de ses doigts, ne laissant à découvert que quelques phalanges. Il fronça les sourcils en voyant sa peau légèrement brûlée se cacher sous la bande. C’était le résultat d’une semaine intensive d’entrainement pour maîtriser sa technique la plus puissante. Il coupa le bandage d’un coup sec et le reposa sur le bureau.
Il inspira profondément tout en fermant les yeux. Ses pupilles sombres s’ouvrir une dernière fois sur son arme accrochée sur le mur. Quelques pas en avant vers ce fourreau aux couleurs de la nuit. Il y posa ses deux mains avec délicatesse avant de le descendre du mur et de le contempler quelques secondes. Le cadeau de Takeshi. Il sortit la lame de quelques centimètres laissant l’argent briller sous la lumière du soleil couchant qui avait envahit sa chambre. Il referma alors l’arme d’un coup sec et l’attacha derrière lui au niveau de sa ceinture.
Il balaya d’un bref coup d’œil sa chambre, il était prêt. Seul Takeshi et Shiba était au courant de la nouvelle. Il savait que ce dernier raconterait l’aventure à quiconque voudrait l’entendre dans le domaine. Il n’y avait pas besoin d’étendre plus le fait qu’il partait. Il restait Nara, mais elle semblait bien absente en ce moment et il n’avait pas le temps de la chercher. Taka… Cela faisait trop longtemps qu’il ne l’avait pas vu, il n’allait pas s’accrocher à un souvenir peut-être perdu et oublié. Il était seul et il en avait l’habitude.
Il passa par la baie vitrée de sa chambre et la referma doucement. Il jeta son regard noir sur l’horizon orangé et partit d’un bond en direction des portes de Konoha.
Le soleil redescendait de sa montagne bleue. Il allait se perde derrière un horizon où peut-être l’Uchiha le rejoindrait un jour. Quelques nuages l’aidaient à se cacher doucement, comme s’il ne souhaitait pas que l’on voit sa déchéance. C’était peine perdue. Les arbres commencèrent à frémir et quelques animaux s’autorisaient le loisir de sortir avant même que la lune apparaissent. Konoha se préparait pour une belle soirée.
Kenji bondissait d’habitation en habitation, silencieux et subtil dans le choix des demeures. Le bois ne craquait pas sous l’impulsion de ses pieds et personnes n’arrivaient à voir si c’était un homme ou un oiseau qui s’élevait dans les cieux. Son regard sombre restait fixé sur son objectif qu’il atteignit rapidement.
Il se posa en douceur quelques mètres avant les grandes portes de Konoha et marcha en silence jusqu’à ces dernières. L’entrée rouge était tout aussi impressionnante avec le soleil orangé qui l’éclairait. Leur hauteur inimaginable leur donnait un coup au mental des assaillants souhaitant la franchir.
Kenji abaissa le regard et vit non loin des portes, son partenaire de route. Le parchemin donnant l’ordre de mission ne mentait pas. L’animal était de retour dans son enclos pour quelques minutes avant d’être à nouveau lâché. Une musculature sans égale et un charisme important, il en imposait naturellement et ce petit air pragmatique sur le visage avec cette cigarette, hait, il n’y avait pas de doute.
Il fit rapidement les quelques pas qui les séparaient et dégagea quelques paroles de politesse. Après tout ils allaient passer de long moment ensemble, se disputer ne servirait à rien. Qui plus est, Kenji appréciait le lion.
Il esquissa un petit sourire.
[Kenji] – De retour au bercail Iki.
Une petite bise se leva quelques heures après le soleil ce matin là. Elle fit frémir avec douceur les feuillages des arbres encore ankylosés. Les oiseaux se laissaient porter par cette aide qu’ils ne refusaient pas et la plus part des habitants de Konoha avaient sortit une petite veste pour résister au frémissement non voulu.
Cela faisait seulement quelques mois que l’épidémie sur le village avait cessés. Pourtant, il y avait toujours cette crainte, cette peur de tomber malade et de devoir revivre à nouveau ce cauchemar, ce calvaire. C’était à la fois compréhensible et énervant. Car à trop se soucier de la santé qui nous fait vivre, il était possible d’oublier de vivre. Mais la nature humaine était comme cela et personne ne pourrait la changer du jour au lendemain.
Kenji était tranquillement assit sur le ponton de bois s’avançant dans le lac où régnaient en maître les cygnes. Figures emblématique du domaine, il aimait les observer nager sans complexe ni soucis. Leur blancheur éclatant lui faisait penser aux milles oiseaux lorsqu’il l’activait. Et ces pupilles, si fines et si perçantes. Ils vivaient en groupe dans un système où la solidarité était bien particulière. C’était étrange et pourtant aucun ne se rebellait où essayait de bouleverser l’ordre établit. Le statut quo était demi et aucuns cygnes ne pouvaient prétendre à le chambouler. Le maître de tous, le plus vieux, restait assit sur la berge observant son troupeau d’un œil satisfait. Mais il ne se privait pas de réprimander les plus jeunes qui n’en faisaient qu’à leur tête. Ses plumes étaient légèrement ternies par le temps, mais il gardait une certaine prestance dût à son expérience et à son charisme naturel.
Kenji se passa doucement une main dans les cheveux tout en ramenant un genou vers son torse pour pouvoir y poser sa tête en douceur. Son regard sombre continua à observer l’horizon alors qu’il ressentait une présence arriver derrière lui. Il ne l’avait que trop côtoyée pour ne pas la reconnaître. Il ferma quelques instants ses pupilles au monde avant de les ouvrir à nouveau sur le monde qui l’entourait. Cette fois-ci un homme se tenait à ses côtés, grand, majestueux, il laissa son corps se poser à côté de son élève.
Le silence s’installa entre eux sans qu’ils ne le coupent. Tous les deux observaient, sans beaucoup d’attention, les cygnes devant eux. Kenji prit alors la parole d’un ton neutre qui s’envola au dessus sur la surface d’une eau lisse et transparente.
[Kenji] – Il y a un problème Takeshi Sama ?
Takeshi laissa quelques instants s’écouler encore en silence avant de prendre sans tourner un seul regard vers son discipline.
[Takeshi] – Un ordre de mission est arrivé pour toi. Tu pars ce soir.
[Kenji] – Quel type de mission ?
Takeshi se redressa laissant seul assit Kenji. Il croisa les bras et commença à partir tout en répondant à la question de son élève.
[Takeshi] – Une mission de rang B. Tu dois faire tes preuves et c’est aujourd’hui que tout commence.
Kenji ouvrit grand les yeux sans pour autant changer de posture. Il n’avait jusqu’à présent effectué que quelques tâches indignes. On le lançait dans le grand bain des shinobi avec une mission d’un grade assez important. Pour une première, cela n’allait pas être facile. Il se passa doucement une main dans les cheveux tout en faisant des cercles dans l’eau avec son pied nu.
Il n’était chuunin seulement depuis quelques mois, et maintenant, en plus de cela, Takeshi lui mettait une pression supplémentaire. La notoriété qu’il avait acquise dans le cygne devait être prouvée comme quoi elle n’était pas fortuite. Il allait faire honneur aux prédictions de son maître. Une étrange volonté semblait l’animer, lui qui d’habitude ne se laissait jamais surprendre par ses émotions. Il esquissa un brin de sourire au coin des lèvres.
L’excitation.
***
Ses pieds nus ressentaient la froideur de la nuit tombante. Il était encore en tenue légère un bout de parchemin dans la main. Ses yeux sombres l’analysaient sans sourciller. L’ordre de mission était assez simple, aller dans une ville pour rejoindre une caravane qu’il allait devoir protéger durant son voyage vers une autre ville. Il allait devenir un garde du corps, ce qui signifiait qu’il allait y avoir une bataille. Il allait devoir combattre pour les autres.
Cela lui refit penser au enseignant de Reiko qui lui disait de devenir fort pour lui-même et qu’ainsi il pourrait utiliser cette force pour aider les autres. Mais les individus qu’ils croisaient chaque jour, méritaient-ils vraiment sa puissance ? Bien sûr, car il n’était qu’un pion qu’on utilisait, rien de plus. Il rangea le bout de papier dans un tiroir de son bureau et se posta devant le miroir de sa chambre.
Son corps fin lui faisait face. Il inspira doucement avant de sortir de sa commode sa combinaison ninja. Elle était noire comme la nuit mais il n’en avait que faire. Il enfila tout d’abord son bas. Il était long et assez épais pour le protéger du froid automnal qu’il allait surement subir durant son voyage. Il posa alors un genou à terre et commença à lasser ses jambières sur l’autre tibia encore droit. Il répéta le même geste dans une parfaite symétrie avant de se redresser. Il enleva sa veste doucement, dévoilant son torse nu mais puissant. Puis il laissa retomber dessus un juste au corps légèrement serré avant de mettre son haut noir à manche courte. L’insigne du clan était brodé d’une façon bien plus petite qu’habituellement derrière sa nuque. Il attacha alors autour de sa fine silhouette une sorte de tablier qui lui servait de ceinture. Il y déposa avec soin ses pilules qu’ils avaient fabriqué la veille et quelques parchemins qui pourraient lui être utile en cours de route. Le bandeau de Konoha avait était brodé à même la ceinture s’exposant fièrement au regard de ses futurs assaillant.
Kenji se passa doucement une main dans sa chevelure sombre tout en observant le résultat. Il se retourna et fit alors quelques pas en direction de son bureau. Il y prit la petite bande de soin qui y était déposée et la déroula. Il commença à la lasser autour de son bras gauche pour descendre jusqu’à la limite de ses doigts, ne laissant à découvert que quelques phalanges. Il fronça les sourcils en voyant sa peau légèrement brûlée se cacher sous la bande. C’était le résultat d’une semaine intensive d’entrainement pour maîtriser sa technique la plus puissante. Il coupa le bandage d’un coup sec et le reposa sur le bureau.
Il inspira profondément tout en fermant les yeux. Ses pupilles sombres s’ouvrir une dernière fois sur son arme accrochée sur le mur. Quelques pas en avant vers ce fourreau aux couleurs de la nuit. Il y posa ses deux mains avec délicatesse avant de le descendre du mur et de le contempler quelques secondes. Le cadeau de Takeshi. Il sortit la lame de quelques centimètres laissant l’argent briller sous la lumière du soleil couchant qui avait envahit sa chambre. Il referma alors l’arme d’un coup sec et l’attacha derrière lui au niveau de sa ceinture.
Il balaya d’un bref coup d’œil sa chambre, il était prêt. Seul Takeshi et Shiba était au courant de la nouvelle. Il savait que ce dernier raconterait l’aventure à quiconque voudrait l’entendre dans le domaine. Il n’y avait pas besoin d’étendre plus le fait qu’il partait. Il restait Nara, mais elle semblait bien absente en ce moment et il n’avait pas le temps de la chercher. Taka… Cela faisait trop longtemps qu’il ne l’avait pas vu, il n’allait pas s’accrocher à un souvenir peut-être perdu et oublié. Il était seul et il en avait l’habitude.
Il passa par la baie vitrée de sa chambre et la referma doucement. Il jeta son regard noir sur l’horizon orangé et partit d’un bond en direction des portes de Konoha.
***
Le soleil redescendait de sa montagne bleue. Il allait se perde derrière un horizon où peut-être l’Uchiha le rejoindrait un jour. Quelques nuages l’aidaient à se cacher doucement, comme s’il ne souhaitait pas que l’on voit sa déchéance. C’était peine perdue. Les arbres commencèrent à frémir et quelques animaux s’autorisaient le loisir de sortir avant même que la lune apparaissent. Konoha se préparait pour une belle soirée.
Kenji bondissait d’habitation en habitation, silencieux et subtil dans le choix des demeures. Le bois ne craquait pas sous l’impulsion de ses pieds et personnes n’arrivaient à voir si c’était un homme ou un oiseau qui s’élevait dans les cieux. Son regard sombre restait fixé sur son objectif qu’il atteignit rapidement.
Il se posa en douceur quelques mètres avant les grandes portes de Konoha et marcha en silence jusqu’à ces dernières. L’entrée rouge était tout aussi impressionnante avec le soleil orangé qui l’éclairait. Leur hauteur inimaginable leur donnait un coup au mental des assaillants souhaitant la franchir.
Kenji abaissa le regard et vit non loin des portes, son partenaire de route. Le parchemin donnant l’ordre de mission ne mentait pas. L’animal était de retour dans son enclos pour quelques minutes avant d’être à nouveau lâché. Une musculature sans égale et un charisme important, il en imposait naturellement et ce petit air pragmatique sur le visage avec cette cigarette, hait, il n’y avait pas de doute.
Il fit rapidement les quelques pas qui les séparaient et dégagea quelques paroles de politesse. Après tout ils allaient passer de long moment ensemble, se disputer ne servirait à rien. Qui plus est, Kenji appréciait le lion.
Il esquissa un petit sourire.
[Kenji] – De retour au bercail Iki.

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

-

Nombre de messages: 4352
Age: 18
Réputation: 16
Date d'inscription: 08/07/2008
Feuille de personnage
Expérience:


(150/230)
Réputation:
Etat:

Re: [BK001] - Au grès de l'automne
L’impression de perdre son temps l’attrapa à l’estomac. Iki contracta ses abdominaux et la douleur s’envola presqu’aussitôt. Il se sentait revenir trois ans en arrière. Temps où on l’affublait de toute sorte de missions plus ou moins dangereuses dans lesquelles il se sortait le plus souvent indemne, sinon victorieux. Néanmoins la situation avait changé, il revenait de trois mois qui resteraient ancrés dans sa vie à jamais, un peu plus que tout le reste peut-être. L’idée d’avoir tourné la page le déconcentrait. Il n’arrivait pas à imaginer comment il était physiquement possible de tirer un trait sur le passé, d’oublier tous ces monticules de souvenirs qui faisaient de lui ce qu’il était aujourd’hui. Pourtant, trois mois s’étaient écoulés depuis son départ pour Shimenu et il constatait non sans joie qu’ils lui avaient fait le plus grand bien de ce côté-là. D’un tout autre, il en était revenu meurtri, touché à la moelle. Mais il était plus fort que cela, sinon il ne serait pas revenu. Pas vivant en tout cas. Il aimait penser cela.
Kenji arriva. La dernière fois qu’il l’avait vu était presque la seule. Ils avaient eu l’occasion de parler un peu, même si Iki était resté dans cette tendance à le provoquer, en mal ou en bien, pour observer sa réaction. L’Uchiha n’en avait eu que très peu et pour cette raison, il ne l’aimait pas tellement. Toutefois Iki avait perdu cette nécessité d’emmerder le monde, qu’il lui plaise ou non. Il lui avait même annoncé de vive voix sa promotion, sur les ordres de Keira, juste après lui avoir annoncé la sienne. Sa propre promotion au grade de juunin. La qualité d’un chuunin évolue grandement par rapport à l’échelon inférieur même si Iki s’était toujours senti encadré, observé, presque espionné. Il devait énormément au village, sous peine d’être sanctionné. Tout cela avait changé, évidemment. Le nom de son rang y était pour beaucoup, même si, à l’heure actuelle, il lui suffirait de préciser son nom pour qu’il ait les mains plus ou moins libres. Cela n’empêchait personne de l’envoyer dans des missions qui paraissaient plutôt peu importantes, même si quelque part, elles représentaient beaucoup pour certaines personnes. On ne rigole jamais vraiment avec le rang B.
C’était ça, la routine du shinobi. Après un long éloignement du village et une situation clairement exceptionnelle dans le sud et à l’est du monde, il retrouvait ces vieilles habitudes. Iki avait presque perdu cette notion de « devoir ». Le village pouvait être dans la plus grande des crises, il fallait tout de même que quelqu’un s’occupe du boulot que les autorités lui donnait, afin de satisfaire ses commanditaires et de ne pas perdre de vue l’influence et l’aura dont disposait Konoha dans le monde. Le village vivait là-dessus. Sa force militaire, si elle n’était pas exploitée, ou si elle l’était exploitée d’une mauvaise manière, ne servait finalement à rien. L’image qu’il entretenait, les relations qui en découlait ; le véritable travail était avant tout politique et symbolique. Cette mission servait en partie à cela. Parce que, franchement, qu’est-ce que le Haut Conseil en avait à faire des bandes de pillards dans le nord ?
Iki se releva et tira machinalement sur sa cigarette. Il décrit Kenji du regard et lui fit un signe rapide de la tête.
[Iki] – Tu as failli nous mettre en retard le comique. La prochaine fois pense à arriver en avance.
Kenji esquissa un petit sourire sans relever la remarque d'Iki. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre et reprit un attitude plus studieuse.
De retard, ils n’en avaient aucun. Mais Iki n’aimait pas attendre. Aujourd’hui, en tout cas. Il voulait terminer cette mission le plus rapidement possible pour revenir au village ensuite et continuer de régler les nouvelles situations que généraient son retour. Pour la plupart, cela se transformer en quelques problèmes plutôt vaseux et juste assez intéressants pour l’empêcher de dormir. Ou de dormir dans les bras d’une femme dont il n’exprimait aucun amour particulier, sinon celui de son corps.
[Iki] – J’imagine que tu as lu le dossier ? On va aller jusqu’à un petit village au sud de Morigakure no Sato, le village caché du Bois du Pays de la Forêt. C’est de là-bas que partent les convois qui subissent les attaques décrites dans les rapports. Si nous partons maintenant et que nous ne arrêtons pas cette nuit, ni demain, nous arriverons là-bas en fin d’après-midi. On avisera ensuite.
Iki racla le fond de sa gorge.
[Iki] – Si tu as des questions ou des suggestions, c’est maintenant. Je n’aime pas qu’on me parle quand je cours.
Kenji ne bougea pas durant les quelques mots du Namikaze. Son regard sombre ne cilla pas et resta toujours en contact avec son opposant légèrement orangé. Il écoutait avec intention les directives pour sa première mission, et enchaina sur un ton sérieux.
[Kenji] – C'est ma première mission géré par Konoha et tu es plus gradé que moi. J'écouterais tes conseils.
Iki soupira.
[Iki] – J'ai pas la parole divine. C'est ta première mission ? Questionne et apprend. J'ai pas envie d'un pauvre imbécile qui fait tout ce que je dis et qui s'exécute silencieusement derrière moi. C'est toi qui voit.
Kenji sourit malicieusement et sans méchanceté à Iki.
[Kenji] – Ne t'en fais pas, si tu manques de bon sens, je te le dirais.
Le juunin sourit. Si à un moment ou à un autre il manquait de bon sens, alors Kenji n’aurait plus le temps de le lui dire : ils seraient tous les deux dans une situation que Iki ne leur souhaitait pas. Un peu plus proche de la mort que jamais, Kenji plus près encore. Parce qu’on avait beau dire, se voiler la face ou se mentir, des deux, Iki était le plus fort. A Konoha, il était devenu une de ses montagnes dont on ne pouvait plus réellement se passer même si tout cela était très implicite. Il ne manquerait pas de bon sens.
Il chuchota pour lui-même de sorte que son coéquipier n’entende rien : « si je manque de bon sens, t’es mort mon pote. »
Kenji arriva. La dernière fois qu’il l’avait vu était presque la seule. Ils avaient eu l’occasion de parler un peu, même si Iki était resté dans cette tendance à le provoquer, en mal ou en bien, pour observer sa réaction. L’Uchiha n’en avait eu que très peu et pour cette raison, il ne l’aimait pas tellement. Toutefois Iki avait perdu cette nécessité d’emmerder le monde, qu’il lui plaise ou non. Il lui avait même annoncé de vive voix sa promotion, sur les ordres de Keira, juste après lui avoir annoncé la sienne. Sa propre promotion au grade de juunin. La qualité d’un chuunin évolue grandement par rapport à l’échelon inférieur même si Iki s’était toujours senti encadré, observé, presque espionné. Il devait énormément au village, sous peine d’être sanctionné. Tout cela avait changé, évidemment. Le nom de son rang y était pour beaucoup, même si, à l’heure actuelle, il lui suffirait de préciser son nom pour qu’il ait les mains plus ou moins libres. Cela n’empêchait personne de l’envoyer dans des missions qui paraissaient plutôt peu importantes, même si quelque part, elles représentaient beaucoup pour certaines personnes. On ne rigole jamais vraiment avec le rang B.
C’était ça, la routine du shinobi. Après un long éloignement du village et une situation clairement exceptionnelle dans le sud et à l’est du monde, il retrouvait ces vieilles habitudes. Iki avait presque perdu cette notion de « devoir ». Le village pouvait être dans la plus grande des crises, il fallait tout de même que quelqu’un s’occupe du boulot que les autorités lui donnait, afin de satisfaire ses commanditaires et de ne pas perdre de vue l’influence et l’aura dont disposait Konoha dans le monde. Le village vivait là-dessus. Sa force militaire, si elle n’était pas exploitée, ou si elle l’était exploitée d’une mauvaise manière, ne servait finalement à rien. L’image qu’il entretenait, les relations qui en découlait ; le véritable travail était avant tout politique et symbolique. Cette mission servait en partie à cela. Parce que, franchement, qu’est-ce que le Haut Conseil en avait à faire des bandes de pillards dans le nord ?
Iki se releva et tira machinalement sur sa cigarette. Il décrit Kenji du regard et lui fit un signe rapide de la tête.
[Iki] – Tu as failli nous mettre en retard le comique. La prochaine fois pense à arriver en avance.
Kenji esquissa un petit sourire sans relever la remarque d'Iki. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre et reprit un attitude plus studieuse.
De retard, ils n’en avaient aucun. Mais Iki n’aimait pas attendre. Aujourd’hui, en tout cas. Il voulait terminer cette mission le plus rapidement possible pour revenir au village ensuite et continuer de régler les nouvelles situations que généraient son retour. Pour la plupart, cela se transformer en quelques problèmes plutôt vaseux et juste assez intéressants pour l’empêcher de dormir. Ou de dormir dans les bras d’une femme dont il n’exprimait aucun amour particulier, sinon celui de son corps.
[Iki] – J’imagine que tu as lu le dossier ? On va aller jusqu’à un petit village au sud de Morigakure no Sato, le village caché du Bois du Pays de la Forêt. C’est de là-bas que partent les convois qui subissent les attaques décrites dans les rapports. Si nous partons maintenant et que nous ne arrêtons pas cette nuit, ni demain, nous arriverons là-bas en fin d’après-midi. On avisera ensuite.
Iki racla le fond de sa gorge.
[Iki] – Si tu as des questions ou des suggestions, c’est maintenant. Je n’aime pas qu’on me parle quand je cours.
Kenji ne bougea pas durant les quelques mots du Namikaze. Son regard sombre ne cilla pas et resta toujours en contact avec son opposant légèrement orangé. Il écoutait avec intention les directives pour sa première mission, et enchaina sur un ton sérieux.
[Kenji] – C'est ma première mission géré par Konoha et tu es plus gradé que moi. J'écouterais tes conseils.
Iki soupira.
[Iki] – J'ai pas la parole divine. C'est ta première mission ? Questionne et apprend. J'ai pas envie d'un pauvre imbécile qui fait tout ce que je dis et qui s'exécute silencieusement derrière moi. C'est toi qui voit.
Kenji sourit malicieusement et sans méchanceté à Iki.
[Kenji] – Ne t'en fais pas, si tu manques de bon sens, je te le dirais.
Le juunin sourit. Si à un moment ou à un autre il manquait de bon sens, alors Kenji n’aurait plus le temps de le lui dire : ils seraient tous les deux dans une situation que Iki ne leur souhaitait pas. Un peu plus proche de la mort que jamais, Kenji plus près encore. Parce qu’on avait beau dire, se voiler la face ou se mentir, des deux, Iki était le plus fort. A Konoha, il était devenu une de ses montagnes dont on ne pouvait plus réellement se passer même si tout cela était très implicite. Il ne manquerait pas de bon sens.
Il chuchota pour lui-même de sorte que son coéquipier n’entende rien : « si je manque de bon sens, t’es mort mon pote. »

Namikaze Iki- Juunin de Konoha

-

Nombre de messages: 2925
Age: 19
Réputation: 11
Date d'inscription: 29/01/2009
Feuille de personnage
Expérience:


(141/300)
Réputation:
Etat:
Re: [BK001] - Au grès de l'automne
La grande aventure commencée.
Une fois les bases de la mission posées avec Iki, il ne restait plus qu’à se mettre en route. Kenji était un novice, il fallait se l’avouer et ne pas se voiler la face. Le Lion serait le chef et celui qui dirigerait la mission. Il était plus fort que l’Uchiha, plus charismatique et surtout plus expérimenté. Le jeune garçon allait analyser chaque action de son mentor du jour pour apprendre et grandir. Il devait ressortir changé de cette mission et assumer enfin son rôle que cela soit pour Konoha ou pour le clan. Il se sentait prêt, mais il ne savait pas si cela était dût à son orgueil naturel ou au fait que le Namikaze imposait une force tranquille rassurante. Il était étrange mais sympathique.
Pourtant, Kenji se sentait comme un gamin à ses côtés. Il ne comprenait pas toujours pourquoi car quelques années les séparaient. Mais Iki semblait à des années lumières de l’Uchiha en capacité psychologique. Il inspirait ce que souhaitait Kenji plus tard, cette force sur laquelle on sait que l’on peut se reposer en cas de problème et qui ne faillirait pas, jamais. Après tout, il n’était pas monté en grade pour rien et devait surement posséder la force et la psychologie pour assurer des missions de hautes voles.
Ils partirent alors tous les deux vers le pays de la forêt en direction du village caché du bois. Après avoir passé les deux grandes portes rouges du village caché de la feuille d’un pas symbolique, ils firent quelques pas ensemble avant de s’envoler à travers les branches et les feuillages de la forêt qui entourait Konoha. Ils avançaient tous les deux de fronts sans un regard en arrière, dans un silence agréable. Iki fumait comme à son habitude et cela ne semblait pas déranger son corps qui supportait cette course sans difficulté. L’Uchiha suivait de prés son partenaire, son regard sombre concentré et perçant sur ce qui se passait devant lui.
Alors qu’ils avançaient toujours plus vite, s’enfonçant sans peur dans une forêt qu’ils connaissaient maintenant très bien, le soleil disparaissait à l’horizon. Il ne laissait qu’une vague d’orange qui avait imprégnait les derniers nuages qui lui servait de cachette naturelle. L’air qui était toujours chaud devint agréable et doux. On respirait un certain bien-être appréciable. C’était comme une douce soirée d’hivers prés du feu, les épaules recouvertes d’une couverture de laine et le regard brillant devant les flammes réconfortantes tandis que dehors une neige frigorifiant faisait rage. Un tableau qui faisait preuve de cliché et qui était pourtant apprécié de tous.
La nuit apparue finalement. Grande prêtresse suprême, la lune d’argent se hissa dans les cieux obscurs rendant le voyage un peu plus difficile. Quelques étoiles naquirent dans le ciel éclairant la route des voyageurs mais le feuillage des arbres était dense. Les rayons lunaires avaient du mal à percer ce dôme naturel qui les protégeaient de trop de chaleur la journée mais rendait le périple plus audacieux la nuit.
Le silence reposant s’était installé entre eux. Mais quelques questions dérangeaient l’esprit du jeune garçon. Depuis qu’ils s’étaient quittés il y a de ça quelques mois, Kenji avait fait quelques recherches sur Shimenu. Ce qu’il avait trouvé avait vraiment suscité une curiosité très étrange. D’habitude il n’avait que faire des autres, mais Iki l’intéressé, il ne savait pas pourquoi mais le personnage était entouré de mystère qu’il aurait aimé percer.
Il prit alors la parole sur un ton dont il essaya de dégager toute la curiosité qu’il éprouvait. Il ne savait pas s’il avait réussi et à vrai dire, ce qui l’intéressait le plus pour le moment était les réponses.
[Kenji] – La dernière fois que l'on s'est quitté tu m'as dit que tu allais rejoindre Shimenu... J'en ais déduit que tu étais un Lion.
[Iki] – Comment tu as trouvé ça ?
[Kenji] – Bibliothèque, curiosité au prés de mes maîtres...
[Iki] – Bordel, tu es curieux ? Merde, je pensais vraiment pas que quelque chose pouvait t'intéresser tu vois.
A vrai dire, beaucoup de chose intéressé le jeune Uchiha mais peu de gens s’en rendait réellement compte. Il avait une nature secrète et froide mais chez certains individus il trouvait une raison d’avancer. Avec Taka il apprenait doucement l’amitié tandis qu’avec Iki il comprenait peu à peu l’intérêt que pouvait avoir autrui.
Iki ricana et s'arrêta une seconde. Il regarda la cime des arbres et passa un doigt dans ses yeux engourdis par la fatigue.
[Iki] – Alors, c'est quoi pour toi ... "un lion" ?
Il reprit sa course sans faire attention à Kenji. En vérité, il n'attendait aucune réponse particulière à cette question, parce qu'il savait pertinemment que cela ne changeait pas grand chose au regard des gens, sinon peut-être une petite lueur qui soulève un mystère qui n'en finalement plus un. Et qui, en réalité, n'en a jamais été vraiment.
Kenji ne prit pas la peine de répondre, car il n’avait pas réfléchit à la question et se sentait un peu prit au dépourvu. Il marqua une courte pause, le regard légèrement hésitant car autre chose trottait dans son esprit. C'était l'un des rares moments aux les yeux du jeune Uchiha reflétait un semblant d'humanité. L'obscurité perdue de son intensité avant de se reprendre et oser.
[Kenji] – Tu y es quelqu’un d’important ?
Son ton était sérieux et intéressé. Iki le regarda. Il n'avait jamais réellement vu ça sous cet angle.
[Iki] – Oui et non. J'y occupe une place importante. Mais je suis souvent loin du village, cela ne veut pas dire grand chose.
Il tira sur sa cigarette.
[Iki] – A part pour ceux qui m'affrontent, peut-être ...
Kenji était réellement intéressé par les nouvelles connaissances qu'il pouvait recevoir d'Iki. Les réponses que lui apportait le Lion étaient celles qu’il attendait. L’image qu’il s’était fait du Namikaze était donc la bonne et chaque parole justifiée ses pensées, affirmant encore un peu plus chacune de ses thèses.
[Kenji] – Tes yeux lors de notre dernière rencontre, ils viennent de cette école ?
Iki posa son regard pourpre sur l'Uchiha et sourit, dévoilant la rangée inférieure de ses petites dents blanches.
[Iki] – Je te rassure, mes yeux sont à moi, et à personne d'autre. Si tu veux parler de la couleur qu'ils avaient la dernière fois, ce n'était qu'un petit tour de passe-passe, rien de bien important. C'est une technique un peu primitive que mon maître m'avait enseigné il y a sept ou huit ans.
Il tira machinalement sur sa cigarette et se concentra sur ses pieds qui fonçaient à toute allure.
[Iki] – Ce n'est rien, en comparaison du reste.
Kenji laissa son regard sombre se perdre devant les feuillages qui l’attendaient. Son esprit était partit vers d’autre étendu, il se sentait faible, très faible. Iki maîtrisait des techniques bien avant que le sharingan naquissent des les yeux de l’enfant prodige. Toute cette pression que l’on avait mit sur ses épaules durant tants d’années étaient donc fortuite ? Takeshi c’était peut-être trompé et avait prit comme élève un minable. Il était vrai qu’en y regardant de plus prés, Kenji n’avait pas accomplit de grand-chose. Il s’était surtout illustré pour son altruisme envers le clan et son dévouement pour son chef. La preuve en était que sa première mission il ne l’effectuait qu’aujourd’hui. Il se passa doucement une main dans les cheveux détournent son visage de celui d’Iki pour qu’il ne le voit.
Ils continuèrent alors le trajet dans le même silence. Etrangement, Kenji ne ressentait que peu de fatigue son esprit était occupé ailleurs et il ne maudit pas cela. Il avançait comme un robot dans une course effrénée. Lorsqu’ils franchirent la frontière entre le pays du feu et celui de la forêt il n’y eu aucun changement. C’était toujours le même étendu vert qui les attendait et qu’ils devaient traverser. Le voyage se déroula durant encore toute la nuit et ils courraient toujours quand le soleil se leva. Ils ne firent aucune pause à midi pour manger un peu, ils espéraient arriver le plus vite possible enfin surtout Iki car Kenji ne comprenait pas très bien cet empressement.
Finalement, les arbres commencèrent à se dégarnirent peu à peu laissant le soleil venir le caresser le visage. Les branches devenaient de plus en plus espacées et ils durent continuer à pied leur pas foulant une terre nouvelle. Enfin ils abandonnèrent la forêt pour l’étendu d’une plaine. Kenji interpella rapidement Iki du regard.
[Kenji] – A droite, le campement. Il semble vide.
Alors qu’ils freinaient leur course, sur leur droite se dressaient les caravanes de transport des marchands. Mais la petite troupe qu’ils allaient devoir protéger n’était pas là. Kenji laissa son regard sombre partir devant lui et il vit le village caché du bois se dresser. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre attendant de savoir ce que voulait faire Iki.
Une fois les bases de la mission posées avec Iki, il ne restait plus qu’à se mettre en route. Kenji était un novice, il fallait se l’avouer et ne pas se voiler la face. Le Lion serait le chef et celui qui dirigerait la mission. Il était plus fort que l’Uchiha, plus charismatique et surtout plus expérimenté. Le jeune garçon allait analyser chaque action de son mentor du jour pour apprendre et grandir. Il devait ressortir changé de cette mission et assumer enfin son rôle que cela soit pour Konoha ou pour le clan. Il se sentait prêt, mais il ne savait pas si cela était dût à son orgueil naturel ou au fait que le Namikaze imposait une force tranquille rassurante. Il était étrange mais sympathique.
Pourtant, Kenji se sentait comme un gamin à ses côtés. Il ne comprenait pas toujours pourquoi car quelques années les séparaient. Mais Iki semblait à des années lumières de l’Uchiha en capacité psychologique. Il inspirait ce que souhaitait Kenji plus tard, cette force sur laquelle on sait que l’on peut se reposer en cas de problème et qui ne faillirait pas, jamais. Après tout, il n’était pas monté en grade pour rien et devait surement posséder la force et la psychologie pour assurer des missions de hautes voles.
Ils partirent alors tous les deux vers le pays de la forêt en direction du village caché du bois. Après avoir passé les deux grandes portes rouges du village caché de la feuille d’un pas symbolique, ils firent quelques pas ensemble avant de s’envoler à travers les branches et les feuillages de la forêt qui entourait Konoha. Ils avançaient tous les deux de fronts sans un regard en arrière, dans un silence agréable. Iki fumait comme à son habitude et cela ne semblait pas déranger son corps qui supportait cette course sans difficulté. L’Uchiha suivait de prés son partenaire, son regard sombre concentré et perçant sur ce qui se passait devant lui.
Alors qu’ils avançaient toujours plus vite, s’enfonçant sans peur dans une forêt qu’ils connaissaient maintenant très bien, le soleil disparaissait à l’horizon. Il ne laissait qu’une vague d’orange qui avait imprégnait les derniers nuages qui lui servait de cachette naturelle. L’air qui était toujours chaud devint agréable et doux. On respirait un certain bien-être appréciable. C’était comme une douce soirée d’hivers prés du feu, les épaules recouvertes d’une couverture de laine et le regard brillant devant les flammes réconfortantes tandis que dehors une neige frigorifiant faisait rage. Un tableau qui faisait preuve de cliché et qui était pourtant apprécié de tous.
La nuit apparue finalement. Grande prêtresse suprême, la lune d’argent se hissa dans les cieux obscurs rendant le voyage un peu plus difficile. Quelques étoiles naquirent dans le ciel éclairant la route des voyageurs mais le feuillage des arbres était dense. Les rayons lunaires avaient du mal à percer ce dôme naturel qui les protégeaient de trop de chaleur la journée mais rendait le périple plus audacieux la nuit.
Le silence reposant s’était installé entre eux. Mais quelques questions dérangeaient l’esprit du jeune garçon. Depuis qu’ils s’étaient quittés il y a de ça quelques mois, Kenji avait fait quelques recherches sur Shimenu. Ce qu’il avait trouvé avait vraiment suscité une curiosité très étrange. D’habitude il n’avait que faire des autres, mais Iki l’intéressé, il ne savait pas pourquoi mais le personnage était entouré de mystère qu’il aurait aimé percer.
Il prit alors la parole sur un ton dont il essaya de dégager toute la curiosité qu’il éprouvait. Il ne savait pas s’il avait réussi et à vrai dire, ce qui l’intéressait le plus pour le moment était les réponses.
[Kenji] – La dernière fois que l'on s'est quitté tu m'as dit que tu allais rejoindre Shimenu... J'en ais déduit que tu étais un Lion.
[Iki] – Comment tu as trouvé ça ?
[Kenji] – Bibliothèque, curiosité au prés de mes maîtres...
[Iki] – Bordel, tu es curieux ? Merde, je pensais vraiment pas que quelque chose pouvait t'intéresser tu vois.
A vrai dire, beaucoup de chose intéressé le jeune Uchiha mais peu de gens s’en rendait réellement compte. Il avait une nature secrète et froide mais chez certains individus il trouvait une raison d’avancer. Avec Taka il apprenait doucement l’amitié tandis qu’avec Iki il comprenait peu à peu l’intérêt que pouvait avoir autrui.
Iki ricana et s'arrêta une seconde. Il regarda la cime des arbres et passa un doigt dans ses yeux engourdis par la fatigue.
[Iki] – Alors, c'est quoi pour toi ... "un lion" ?
Il reprit sa course sans faire attention à Kenji. En vérité, il n'attendait aucune réponse particulière à cette question, parce qu'il savait pertinemment que cela ne changeait pas grand chose au regard des gens, sinon peut-être une petite lueur qui soulève un mystère qui n'en finalement plus un. Et qui, en réalité, n'en a jamais été vraiment.
Kenji ne prit pas la peine de répondre, car il n’avait pas réfléchit à la question et se sentait un peu prit au dépourvu. Il marqua une courte pause, le regard légèrement hésitant car autre chose trottait dans son esprit. C'était l'un des rares moments aux les yeux du jeune Uchiha reflétait un semblant d'humanité. L'obscurité perdue de son intensité avant de se reprendre et oser.
[Kenji] – Tu y es quelqu’un d’important ?
Son ton était sérieux et intéressé. Iki le regarda. Il n'avait jamais réellement vu ça sous cet angle.
[Iki] – Oui et non. J'y occupe une place importante. Mais je suis souvent loin du village, cela ne veut pas dire grand chose.
Il tira sur sa cigarette.
[Iki] – A part pour ceux qui m'affrontent, peut-être ...
Kenji était réellement intéressé par les nouvelles connaissances qu'il pouvait recevoir d'Iki. Les réponses que lui apportait le Lion étaient celles qu’il attendait. L’image qu’il s’était fait du Namikaze était donc la bonne et chaque parole justifiée ses pensées, affirmant encore un peu plus chacune de ses thèses.
[Kenji] – Tes yeux lors de notre dernière rencontre, ils viennent de cette école ?
Iki posa son regard pourpre sur l'Uchiha et sourit, dévoilant la rangée inférieure de ses petites dents blanches.
[Iki] – Je te rassure, mes yeux sont à moi, et à personne d'autre. Si tu veux parler de la couleur qu'ils avaient la dernière fois, ce n'était qu'un petit tour de passe-passe, rien de bien important. C'est une technique un peu primitive que mon maître m'avait enseigné il y a sept ou huit ans.
Il tira machinalement sur sa cigarette et se concentra sur ses pieds qui fonçaient à toute allure.
[Iki] – Ce n'est rien, en comparaison du reste.
Kenji laissa son regard sombre se perdre devant les feuillages qui l’attendaient. Son esprit était partit vers d’autre étendu, il se sentait faible, très faible. Iki maîtrisait des techniques bien avant que le sharingan naquissent des les yeux de l’enfant prodige. Toute cette pression que l’on avait mit sur ses épaules durant tants d’années étaient donc fortuite ? Takeshi c’était peut-être trompé et avait prit comme élève un minable. Il était vrai qu’en y regardant de plus prés, Kenji n’avait pas accomplit de grand-chose. Il s’était surtout illustré pour son altruisme envers le clan et son dévouement pour son chef. La preuve en était que sa première mission il ne l’effectuait qu’aujourd’hui. Il se passa doucement une main dans les cheveux détournent son visage de celui d’Iki pour qu’il ne le voit.
Ils continuèrent alors le trajet dans le même silence. Etrangement, Kenji ne ressentait que peu de fatigue son esprit était occupé ailleurs et il ne maudit pas cela. Il avançait comme un robot dans une course effrénée. Lorsqu’ils franchirent la frontière entre le pays du feu et celui de la forêt il n’y eu aucun changement. C’était toujours le même étendu vert qui les attendait et qu’ils devaient traverser. Le voyage se déroula durant encore toute la nuit et ils courraient toujours quand le soleil se leva. Ils ne firent aucune pause à midi pour manger un peu, ils espéraient arriver le plus vite possible enfin surtout Iki car Kenji ne comprenait pas très bien cet empressement.
Finalement, les arbres commencèrent à se dégarnirent peu à peu laissant le soleil venir le caresser le visage. Les branches devenaient de plus en plus espacées et ils durent continuer à pied leur pas foulant une terre nouvelle. Enfin ils abandonnèrent la forêt pour l’étendu d’une plaine. Kenji interpella rapidement Iki du regard.
[Kenji] – A droite, le campement. Il semble vide.
Alors qu’ils freinaient leur course, sur leur droite se dressaient les caravanes de transport des marchands. Mais la petite troupe qu’ils allaient devoir protéger n’était pas là. Kenji laissa son regard sombre partir devant lui et il vit le village caché du bois se dresser. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre attendant de savoir ce que voulait faire Iki.

Kenji Uchiha- Chuunin de Konoha

-

Nombre de messages: 4352
Age: 18
Réputation: 16
Date d'inscription: 08/07/2008
Feuille de personnage
Expérience:


(150/230)
Réputation:
Etat:

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum











