BK002 : Damoclès sur la tête.
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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
Des nombreux chemins qui mènent à Kumo, l'escorte du scientifique avait jeté son dévolu sur le plus direct. Une route faisant partie des axes les plus empruntés par divers marchands et voyageurs. Après la journée de marche d'hier ils avaient parcouru une bonne partie du trajet. La nuit s'était passée sans embûches et leurs pieds les entraînaient à nouveau le long de cette route par une matinée ensoleillée.
Riku avait servit de garde rapprochée et Taka flairait le chemin en bon éclaireur. L'heure du repas approchait, le soleil à son zénith, inondant le sol de sa lumière et de sa chaleur leur intimait de faire halte sous un couvert. La kunoïchi laissa progressivement la distance qui la séparait du reste du groupe s'amoindrir.
*Super on va enfin pouvoir faire une pause et se casser le ventre ! *
Riku avait passé cette matinée avec Daiki et n'étant pas très doué pour faire la conversation, surtout si le sujet devait tomber sur quelque chose qu'il ne connaissait pas, il préféra retenir sa langue. De son côté le scientifique paraissait absorbé dans ses réflexion et bien qu'il afficha un sourire courtois lorsqu'il croisait le regard de son escorte, le chuunin se demandait sans cesse ce qui tracassait l'homme à ce point.
Soudain alors que Taka n'avait pas tout à fait rejoins le groupe et que les désirs de Riku se portaient sur la nourriture trois hommes arrivèrent de nulle part. Deux d'entre eux bloquaient la route que ce soit devant ou derrière. Le troisième s'approchait de Taka d'un air sûr tout en jouant une comédie grotesque. Rien n'était clair, il fallait attendre avant d'agir, de quelque manière que ce soit.
Les deux chuunins ayant été entraîné pour de telles situations gardaient leur calme, analysant tout. L'homme portait des habits qui camouflaient tout sauf son visage et les quelques mèches de cheveux qui dépassaient sous son chapeau. A première vue rien de très impressionnant mais l'entrée qu'ils avaient faite tous trois ne laissait aucun doutes c'étaient tous des shinobis.
*Finalement on est tombé dans un vieux traquenard à deux balles... *
L'homme parla tout en s'approchant doucement de Taka, il annonçait de manière polie qu'il allait leurs voler tous leurs biens sans quoi tous mourraient.
*Un point pour nous, il ne sait pas qui nous sommes. *
La face de l'homme brun se tordit, il présenta son chapeau pour qu'on lui remette l'argent. Il était proche de Taka, trop proche au goût de Riku et la phrase qu'il prononça ensuite obligea le chuunin de Konoha à s'engager à son tour. Après avoir serré le poignet de Daiki fermement, lui faisant comprendre de ne rien faire, il s'approcha.
*S'il commence à la tripoter il verra que sous nos manteaux on a planqué nos armes et nos bandeaux frontaux. *
Leur couverture de simple voyageur serait alors percée à jour et le combat serait inévitable. A trois contre deux, pris en tenaille avec quelqu'un à protéger en prime... c'était peine perdue.
Quand Riku arriva proche du leader ennemi, celui-ci le toisa puis fit mine de le chasser d'un revers de chapeau. Rien de bien méchant, le chuunin esquiva sans faire miroiter ses talents de shinobi, il voulait se faire passer pour un paysan. Si ces hommes en voulaient à Daiki, l'idée qui germait dans sa tête pourrait peut être les sauver. Le fauchage qui s'ensuivit laissa le chuunin perplexe et aussi à terre. Un peu frustré dans son égo, Riku admit quand même que l'homme était très fort, mais se dit qu'en situation de combat et non de bluff il pourrait sûrement lui tenir tête. Cependant l'homme brun lui offrait l'occasion de s'affirmer dans son rôle et tandis qu'il faisait la morale sur les chevaliers, les vers et la mort Riku se montra tel que désirait le voir son adversaire, faible. Il se roula lamentablement au sol de manière à s'asseoir, surtout ne pas se relever, il lui fallait obéir pour le moment montrer sur son visage et dans sa posture la peur et la couardise.
Tandis que le regard de l'homme scanait le chuunin, un second ennemi entra en action. Il annonça à Jikeo que d'autres groupes entraient dans la zone. Il semblait pressé et pas vraiment intéressé par l'argent du groupe. Sans trahir le sourire intérieur sur son visage exprimant parfaitement l'obéissance et la crainte Riku nota de nouveaux éléments à apporter dans son jeu.
*Deux points pour nous, nous savons qui ils sont... Et troisième point ils surveillent une zone... *
Le dénommé Jikeo rabroua sèchement son acolyte, à son ton n'importe qui aurait compris qu'il ne le portait pas dans son coeur et qu'il lui en voulait pour avoir commis cette terrible erreur.
*Quatrième point pour nous, le groupe n'est pas entièrement soudé. Cinquième, Jikeo commande. *
Tandis que Jikeo avait le regard tourné, Riku vit que son fourreau dépassait de son manteau. C'était une terrible erreur, son cerveau tournait furieusement à la recherche d'une solution et la peur qui le saisit lui permit de rendre son mimétisme plus vrai que nature. Le chuunin aurait voulu pouvoir parler à Taka par télépathie mais il ne pouvait espérer seulement qu'elle comprenne son stratagème et surenchérisse dans son sens.
Jikeo se retourna l'air plus décidé que jamais et Riku baissa les yeux lorsqu'il croisa son regard et mima un frisson. L'ennemi révéla alors son objectif réel, Daiki Ekon ainsi que sa suspicion sur l'identité de leur protégé.
*Sixième point nous savons ce qu'ils veulent... Et on va leur donner.*
Le moment d'agir était là, il avait des cartes en mains, à lui de les jouer dans le bon ordre. Riku tenta le tout pour le tout.
Adoptant une expression de surprise suivie d'hésitation, le chuunin entama son rôle d'acteur.
[Riku] – Ah ! Je... je... Vous avez raison Jikeo-sama... Nous avons voyagé avec un homme qui s'appelait Daiki et un groupe de ninjas avant qu'ils ne nous doublent et nous quittent pour prendre la longue route qui passe à l'Est. Pourtant ils allaient aussi à Kumo ! C'est ce qu'il à dit le gars, une grosse brute toujours a vouloir se battre ! Un vrai tempérament de feu ! D'ailleurs il se moquait de mon sabre disant que c'était un jouet ! Mais quand l'autre avec son grand chien lui à ordonné de se taire il a obéit...
Riku laissa passer un instant très bref, il devait rajouter un peu d'eau pour faire passer le médicament.
[Riku] – Votre ami a tort, on a de l'argent, tenez prenez le mais laissez nous en vie je vous en supplie...
Pour pousser le jeu à son plus haut niveau, Riku attrapa sa petite bourse personnelle qui contenait soixante treize ryos et la tendit à Jikeo tout en se mettant à genou. Il mima quelques sanglots et réussi a faire couler quelques larmes à force d'avoir gardé les yeux ouverts.
Il avait parfaitement joué son rôle, un homme qui d'ordinaire fais le malin en arborant un sabre minable et frappant les faibles tellement lâche que face à un homme plus fort que lui se soumet immédiatement en le flattant et en lui offrant tout son argent et tout ce qu'il sait.
De l'autre côté, il avait donné les informations dont jikeo avait besoin, mais sans trop préciser pour éviter que l'adversaire comprenne le manège. Il avait aussi mis une notion d'urgence en insinuant que le prétendu groupe voyageait plus vite qu'eux. Les descriptions des faux shinobis étaient basé sur des fait que n'importe qui aurait pu remarquer : Le tempérament exécrable des Senjago intuitivement lié à tempérament de feu ainsi qu'un homme avec un grand chien faisait référence au clan Inuzuka. Il indiquait donc en biaisant la provenance du groupe de ninja comme étant de Konoha. Enfin il ajoutait un peu de discorde en disant qu'Osawa était l'ami de Jikeo, mais montrait qu'il respectait Jikeo comme le chef en lui donnant ce qu'il avait demandé à l'origine et en suppliant. Après tout Jikeo le voyait comme un ver de terre, il serrait ver de terre.
Riku espérait que Taka trouverait un rôle adéquat, qu'elle ait honte de son frère si pitoyable et lâche par exemple, ou n'importe quoi qui presserait l'ennemi à partir tout en préservant l'identité de Daiki. Pour cela on pouvait le prétendre atteint d'une maladie où autre dans le pire des cas, la lèpre dissuade bien des braves de s'approcher.
[HRP Désolé de mon retard, c'était une période pas facile au boulot mais là avec les vacances qui arrivent je devrais être bien plus disponible]
Riku avait servit de garde rapprochée et Taka flairait le chemin en bon éclaireur. L'heure du repas approchait, le soleil à son zénith, inondant le sol de sa lumière et de sa chaleur leur intimait de faire halte sous un couvert. La kunoïchi laissa progressivement la distance qui la séparait du reste du groupe s'amoindrir.
*Super on va enfin pouvoir faire une pause et se casser le ventre ! *
Riku avait passé cette matinée avec Daiki et n'étant pas très doué pour faire la conversation, surtout si le sujet devait tomber sur quelque chose qu'il ne connaissait pas, il préféra retenir sa langue. De son côté le scientifique paraissait absorbé dans ses réflexion et bien qu'il afficha un sourire courtois lorsqu'il croisait le regard de son escorte, le chuunin se demandait sans cesse ce qui tracassait l'homme à ce point.
Soudain alors que Taka n'avait pas tout à fait rejoins le groupe et que les désirs de Riku se portaient sur la nourriture trois hommes arrivèrent de nulle part. Deux d'entre eux bloquaient la route que ce soit devant ou derrière. Le troisième s'approchait de Taka d'un air sûr tout en jouant une comédie grotesque. Rien n'était clair, il fallait attendre avant d'agir, de quelque manière que ce soit.
Les deux chuunins ayant été entraîné pour de telles situations gardaient leur calme, analysant tout. L'homme portait des habits qui camouflaient tout sauf son visage et les quelques mèches de cheveux qui dépassaient sous son chapeau. A première vue rien de très impressionnant mais l'entrée qu'ils avaient faite tous trois ne laissait aucun doutes c'étaient tous des shinobis.
*Finalement on est tombé dans un vieux traquenard à deux balles... *
L'homme parla tout en s'approchant doucement de Taka, il annonçait de manière polie qu'il allait leurs voler tous leurs biens sans quoi tous mourraient.
*Un point pour nous, il ne sait pas qui nous sommes. *
La face de l'homme brun se tordit, il présenta son chapeau pour qu'on lui remette l'argent. Il était proche de Taka, trop proche au goût de Riku et la phrase qu'il prononça ensuite obligea le chuunin de Konoha à s'engager à son tour. Après avoir serré le poignet de Daiki fermement, lui faisant comprendre de ne rien faire, il s'approcha.
*S'il commence à la tripoter il verra que sous nos manteaux on a planqué nos armes et nos bandeaux frontaux. *
Leur couverture de simple voyageur serait alors percée à jour et le combat serait inévitable. A trois contre deux, pris en tenaille avec quelqu'un à protéger en prime... c'était peine perdue.
Quand Riku arriva proche du leader ennemi, celui-ci le toisa puis fit mine de le chasser d'un revers de chapeau. Rien de bien méchant, le chuunin esquiva sans faire miroiter ses talents de shinobi, il voulait se faire passer pour un paysan. Si ces hommes en voulaient à Daiki, l'idée qui germait dans sa tête pourrait peut être les sauver. Le fauchage qui s'ensuivit laissa le chuunin perplexe et aussi à terre. Un peu frustré dans son égo, Riku admit quand même que l'homme était très fort, mais se dit qu'en situation de combat et non de bluff il pourrait sûrement lui tenir tête. Cependant l'homme brun lui offrait l'occasion de s'affirmer dans son rôle et tandis qu'il faisait la morale sur les chevaliers, les vers et la mort Riku se montra tel que désirait le voir son adversaire, faible. Il se roula lamentablement au sol de manière à s'asseoir, surtout ne pas se relever, il lui fallait obéir pour le moment montrer sur son visage et dans sa posture la peur et la couardise.
Tandis que le regard de l'homme scanait le chuunin, un second ennemi entra en action. Il annonça à Jikeo que d'autres groupes entraient dans la zone. Il semblait pressé et pas vraiment intéressé par l'argent du groupe. Sans trahir le sourire intérieur sur son visage exprimant parfaitement l'obéissance et la crainte Riku nota de nouveaux éléments à apporter dans son jeu.
*Deux points pour nous, nous savons qui ils sont... Et troisième point ils surveillent une zone... *
Le dénommé Jikeo rabroua sèchement son acolyte, à son ton n'importe qui aurait compris qu'il ne le portait pas dans son coeur et qu'il lui en voulait pour avoir commis cette terrible erreur.
*Quatrième point pour nous, le groupe n'est pas entièrement soudé. Cinquième, Jikeo commande. *
Tandis que Jikeo avait le regard tourné, Riku vit que son fourreau dépassait de son manteau. C'était une terrible erreur, son cerveau tournait furieusement à la recherche d'une solution et la peur qui le saisit lui permit de rendre son mimétisme plus vrai que nature. Le chuunin aurait voulu pouvoir parler à Taka par télépathie mais il ne pouvait espérer seulement qu'elle comprenne son stratagème et surenchérisse dans son sens.
Jikeo se retourna l'air plus décidé que jamais et Riku baissa les yeux lorsqu'il croisa son regard et mima un frisson. L'ennemi révéla alors son objectif réel, Daiki Ekon ainsi que sa suspicion sur l'identité de leur protégé.
*Sixième point nous savons ce qu'ils veulent... Et on va leur donner.*
Le moment d'agir était là, il avait des cartes en mains, à lui de les jouer dans le bon ordre. Riku tenta le tout pour le tout.
Adoptant une expression de surprise suivie d'hésitation, le chuunin entama son rôle d'acteur.
[Riku] – Ah ! Je... je... Vous avez raison Jikeo-sama... Nous avons voyagé avec un homme qui s'appelait Daiki et un groupe de ninjas avant qu'ils ne nous doublent et nous quittent pour prendre la longue route qui passe à l'Est. Pourtant ils allaient aussi à Kumo ! C'est ce qu'il à dit le gars, une grosse brute toujours a vouloir se battre ! Un vrai tempérament de feu ! D'ailleurs il se moquait de mon sabre disant que c'était un jouet ! Mais quand l'autre avec son grand chien lui à ordonné de se taire il a obéit...
Riku laissa passer un instant très bref, il devait rajouter un peu d'eau pour faire passer le médicament.
[Riku] – Votre ami a tort, on a de l'argent, tenez prenez le mais laissez nous en vie je vous en supplie...
Pour pousser le jeu à son plus haut niveau, Riku attrapa sa petite bourse personnelle qui contenait soixante treize ryos et la tendit à Jikeo tout en se mettant à genou. Il mima quelques sanglots et réussi a faire couler quelques larmes à force d'avoir gardé les yeux ouverts.
Il avait parfaitement joué son rôle, un homme qui d'ordinaire fais le malin en arborant un sabre minable et frappant les faibles tellement lâche que face à un homme plus fort que lui se soumet immédiatement en le flattant et en lui offrant tout son argent et tout ce qu'il sait.
De l'autre côté, il avait donné les informations dont jikeo avait besoin, mais sans trop préciser pour éviter que l'adversaire comprenne le manège. Il avait aussi mis une notion d'urgence en insinuant que le prétendu groupe voyageait plus vite qu'eux. Les descriptions des faux shinobis étaient basé sur des fait que n'importe qui aurait pu remarquer : Le tempérament exécrable des Senjago intuitivement lié à tempérament de feu ainsi qu'un homme avec un grand chien faisait référence au clan Inuzuka. Il indiquait donc en biaisant la provenance du groupe de ninja comme étant de Konoha. Enfin il ajoutait un peu de discorde en disant qu'Osawa était l'ami de Jikeo, mais montrait qu'il respectait Jikeo comme le chef en lui donnant ce qu'il avait demandé à l'origine et en suppliant. Après tout Jikeo le voyait comme un ver de terre, il serrait ver de terre.
Riku espérait que Taka trouverait un rôle adéquat, qu'elle ait honte de son frère si pitoyable et lâche par exemple, ou n'importe quoi qui presserait l'ennemi à partir tout en préservant l'identité de Daiki. Pour cela on pouvait le prétendre atteint d'une maladie où autre dans le pire des cas, la lèpre dissuade bien des braves de s'approcher.
[HRP Désolé de mon retard, c'était une période pas facile au boulot mais là avec les vacances qui arrivent je devrais être bien plus disponible]

Yumemi Riku- Chuunin de Konoha

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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
Voilà déjà la demi-journée qu’ils marchaient. Toujours rien à l’horizon, aucun danger sur les côtés ni même derrière. Le travail devenait ennuyant et profondément monotone, tant et si bien que la Chuunin tomba dans le piège de la lassitude. Certes, son attention ne baissa que de façon peu remarquable mais c’était déjà suffisant. A ceci s’ajoutait la faim naissante qui lui torsadait les entrailles. Un curieux mélange dont l’efficacité était plus que redoutable. Elle laissait progressivement la distance s’abattre d’elle même entre les deux autres et sa propre position d’éclaireur. Réprimant un bâillement, elle s’étira discrètement les muscles en pointant les poings vers le sol, clignant brièvement et à plusieurs reprises jusqu’à… Jusqu’à ce qu’un léger pressentiment la gagne. Elle n’eut en aucun cas le temps de se poser la question d’un ressenti justifié ou non qu’elle en possédait la réponse.
La jeune fille s’immobilisa sur place alors qu’un homme lui barrait la route. Il était seul, du moins de se côté là. Derrière, deux autres étaient venus contrecarrer toute retraite du groupe avant même qu’aucun n’ait l’idée de faire quoi que ce soit. Tout ceci en un battement de cils, tout ceci à l’insu de son regard jusque là plutôt attentif. Qui étaient c’est types ? Elle n’en savait rien et le but du jeu était de glaner quelques informations. Le tout se ferait à l’improvisation car malheureusement, personne n’avait pensé à se procurer une couverture suffisamment poussée pour s’inventer une identité toute particulière.
[Jikeo] Mesdames et Messieurs, ceci est un vol. Donnez nous tous vos biens et vous repartirez sain et sauf. Je pense qu'il est inutile de vous expliquer ce qu'il se passerait si vous refusiez d'obtempérer.
Quelle réplique ringarde. Mais sa façon de procéder associée à ce qu’il dégageait et son entrée en matière avait de quoi alerter n’importe qui. Cet homme était… puissant. Il s’approcha se Taka un rictus malsain dessiné sur le visage. Elle ne voulait pas qu’il la touche sinon c’était la fin. Il s’approcha dangereusement de la jeune fille au point même où il allait lui poser la main dessus mais Riku intervint, laissant Daiki un peu plus en arrière, faisant mine de fuir la main de Jikeo. La Chuunin jeta un œil rapide pour voir si les deux autres bougeaient, mais non, aucun ne semblait prêt à se mouvoir. Le temps qu’elle tourne de nouveau les yeux sur le voyageur qui lui faisait face, Riku était au sol, le chapeau pas si loin de lui, à avaler sa fierté pour un rôle qu’il semblait vouloir jouer. Jikeo, de son côté, était l’homme imposant du moment et il fut trahi par son acolyte qui semblait le considérer comme son supérieur ou quelque chose dans ce goût là.
*Trois types de ce niveau dirigés par ce mec là… Ils sont au courant des entrées dans une zone mais je ne vois aucun micro, aucun collier ou aucune oreillette. De toute évidence, autre chose se cache là dessous… Il n’y a que le Kage Bunshin que je connaisse qui puisse faire ça. Depuis quand sommes nous surveillés ? Ce matin ? Cette nuit ? Je n’ai rien remarqué…*
Elle aurait du plisser les yeux, au lieu de ça elle sortit un vague rictus intimidé. Quelque chose de léger où se dessinaient crainte et infériorité.
*Jikeo a-t-il dit ? Je ne connais personne de ce nom là… Des groupes de ce genre, il y en a partout, tapis dans l’ombre.*
[Jikeo] Nous cherchons un homme du nom de Daiki Ekon, un scientifique de Kumo. Je pense que nous savons tous où se trouve cet homme.
La phrase eut l’action d’un coup de fouet aux oreilles de Taka. Il y avait urgence… Il fallait vraiment trouver quelque chose pour les dévier de leur route, surtout quand ils touchaient du doigt leur but. L’infériorité numérique et le mauvais placement stratégique donnaient une défaite à plus de quatre vingt dix pourcents, beaucoup trop pour tenter quelque chose de l’ordre de l’affrontement direct. Dans le cerveau de Taka, une multitude de signaux se déversèrent, elle ne put retenir la décharge d’adrénaline qui s’emparait d’elle pendant qu’elle réfléchissait à une issue plus favorable. Riku embraya beaucoup plus rapidement qu’elle, lui offrant le loisir de perdre l’attention de Jikeo, toujours trop proche. Pendant qu’il s’empressait de révéler de fausses informations, elle posa ses yeux sur les sous de Riku re-vérifia la distance qui les séparaient de Daiki. Elle attrapa la bourse de Riku qu’elle posa au sol avant d’attraper le Chuunin par le bras. Sa voix résonna alors à son tour, teinté d’un grand respect et d’une frayeur certaine lorsqu’elle s’adressa à Jikeo. Elle s’employa même à se donner un léger accent qui laissait entendre qu’ils n’étaient pas de la région.
[Taka] Voilà toutes nos économies… C’est tout ce qu’il nous restait pour espérer obtenir l’aide des médecins de Kumo.
Elle avait l’air dépitée su l’instant. Elle se tourna ensuite vers Riku qu’elle tenait toujours par le bras et qu’elle ramenait vers Daiki.
[Taka] Quant à toi… Tu auras ce que tu mérites lorsque nous aurons trouvé autre chose pour soigner grand-père. D’ici là, sois sûr que je ne te laisserai pas vivre à ta guise.
Sa voix était devenue menaçante à l’égard de son camarade, méprisante qui plus était. Elle s’efforça de s’approcher le plus prêt possible de Daiki avant que Jikeo ne tente d’interrompre ce regroupement. A cette pensée, elle se tourna de nouveau vers le voyageur pour ajouter quelque chose.
[Taka] L’homme au sang qui frétille dont vous a parlé mon frère… Il disait que lui et ses amis atteindraient la frontière en trois jours seulement. Ils avaient l’air très pressés.
Elle n’avait rien de plus à ajouter. Il fallait espérer s’être montrée convaincante tout en veillant à ne pas rappeler que Jikeo voulait qu’elle finisse en maison close.
La jeune fille s’immobilisa sur place alors qu’un homme lui barrait la route. Il était seul, du moins de se côté là. Derrière, deux autres étaient venus contrecarrer toute retraite du groupe avant même qu’aucun n’ait l’idée de faire quoi que ce soit. Tout ceci en un battement de cils, tout ceci à l’insu de son regard jusque là plutôt attentif. Qui étaient c’est types ? Elle n’en savait rien et le but du jeu était de glaner quelques informations. Le tout se ferait à l’improvisation car malheureusement, personne n’avait pensé à se procurer une couverture suffisamment poussée pour s’inventer une identité toute particulière.
[Jikeo] Mesdames et Messieurs, ceci est un vol. Donnez nous tous vos biens et vous repartirez sain et sauf. Je pense qu'il est inutile de vous expliquer ce qu'il se passerait si vous refusiez d'obtempérer.
Quelle réplique ringarde. Mais sa façon de procéder associée à ce qu’il dégageait et son entrée en matière avait de quoi alerter n’importe qui. Cet homme était… puissant. Il s’approcha se Taka un rictus malsain dessiné sur le visage. Elle ne voulait pas qu’il la touche sinon c’était la fin. Il s’approcha dangereusement de la jeune fille au point même où il allait lui poser la main dessus mais Riku intervint, laissant Daiki un peu plus en arrière, faisant mine de fuir la main de Jikeo. La Chuunin jeta un œil rapide pour voir si les deux autres bougeaient, mais non, aucun ne semblait prêt à se mouvoir. Le temps qu’elle tourne de nouveau les yeux sur le voyageur qui lui faisait face, Riku était au sol, le chapeau pas si loin de lui, à avaler sa fierté pour un rôle qu’il semblait vouloir jouer. Jikeo, de son côté, était l’homme imposant du moment et il fut trahi par son acolyte qui semblait le considérer comme son supérieur ou quelque chose dans ce goût là.
*Trois types de ce niveau dirigés par ce mec là… Ils sont au courant des entrées dans une zone mais je ne vois aucun micro, aucun collier ou aucune oreillette. De toute évidence, autre chose se cache là dessous… Il n’y a que le Kage Bunshin que je connaisse qui puisse faire ça. Depuis quand sommes nous surveillés ? Ce matin ? Cette nuit ? Je n’ai rien remarqué…*
Elle aurait du plisser les yeux, au lieu de ça elle sortit un vague rictus intimidé. Quelque chose de léger où se dessinaient crainte et infériorité.
*Jikeo a-t-il dit ? Je ne connais personne de ce nom là… Des groupes de ce genre, il y en a partout, tapis dans l’ombre.*
[Jikeo] Nous cherchons un homme du nom de Daiki Ekon, un scientifique de Kumo. Je pense que nous savons tous où se trouve cet homme.
La phrase eut l’action d’un coup de fouet aux oreilles de Taka. Il y avait urgence… Il fallait vraiment trouver quelque chose pour les dévier de leur route, surtout quand ils touchaient du doigt leur but. L’infériorité numérique et le mauvais placement stratégique donnaient une défaite à plus de quatre vingt dix pourcents, beaucoup trop pour tenter quelque chose de l’ordre de l’affrontement direct. Dans le cerveau de Taka, une multitude de signaux se déversèrent, elle ne put retenir la décharge d’adrénaline qui s’emparait d’elle pendant qu’elle réfléchissait à une issue plus favorable. Riku embraya beaucoup plus rapidement qu’elle, lui offrant le loisir de perdre l’attention de Jikeo, toujours trop proche. Pendant qu’il s’empressait de révéler de fausses informations, elle posa ses yeux sur les sous de Riku re-vérifia la distance qui les séparaient de Daiki. Elle attrapa la bourse de Riku qu’elle posa au sol avant d’attraper le Chuunin par le bras. Sa voix résonna alors à son tour, teinté d’un grand respect et d’une frayeur certaine lorsqu’elle s’adressa à Jikeo. Elle s’employa même à se donner un léger accent qui laissait entendre qu’ils n’étaient pas de la région.
[Taka] Voilà toutes nos économies… C’est tout ce qu’il nous restait pour espérer obtenir l’aide des médecins de Kumo.
Elle avait l’air dépitée su l’instant. Elle se tourna ensuite vers Riku qu’elle tenait toujours par le bras et qu’elle ramenait vers Daiki.
[Taka] Quant à toi… Tu auras ce que tu mérites lorsque nous aurons trouvé autre chose pour soigner grand-père. D’ici là, sois sûr que je ne te laisserai pas vivre à ta guise.
Sa voix était devenue menaçante à l’égard de son camarade, méprisante qui plus était. Elle s’efforça de s’approcher le plus prêt possible de Daiki avant que Jikeo ne tente d’interrompre ce regroupement. A cette pensée, elle se tourna de nouveau vers le voyageur pour ajouter quelque chose.
[Taka] L’homme au sang qui frétille dont vous a parlé mon frère… Il disait que lui et ses amis atteindraient la frontière en trois jours seulement. Ils avaient l’air très pressés.
Elle n’avait rien de plus à ajouter. Il fallait espérer s’être montrée convaincante tout en veillant à ne pas rappeler que Jikeo voulait qu’elle finisse en maison close.
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Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
Riku tendait une bourse à Jikeo. Ce dernier leva un sourcil, découvrant un visage crispé, presque figé par l'indécision et la colère. Ses yeux lançaient un regard mauvais, presque meurtrier. D'un geste colérique, il balaya l'objet présenté, l'envoyant voler à plusieurs mètres.
Il était évident que Jikeo se retenait. Il aurait pu les tuer ici et maintenant, la question ne se serait plus posée et ainsi il en était fini du choix.
S'ils étaient bien ceux qu'ils prétendaient être alors ils auraient pu les balayer comme il venait de disperser aux quatre vents les maigres revenus du pauvre hère. Jikeo était fort, il le savait. Il avait tué, tant et si bien qu'il se vantait maintenant de marcher aux côtés de la Faucheuse.
Que représentait trois cadavres de plus sur son chemin ?
Il ne pouvait toutefois perdre plus de temps ici si les dires de ces bouffons étaient avérés. Les shinobi et leur cible risquaient de leur échapper. Une fois à Kumo, ils leur seraient impossible de le tuer. Ils ne prendraient jamais le risque de pénétrer dans le villages des Immortels. Il était nukenin, il était puissant, il n'était pas fou, encore moins suicidaire.
La gamine continua à baragouiner. On aurait presque crut que les yeux de Jikeo était injecté de sang, tant cette mauvaise blague l'énervait. C'était eux, ils étaient trop parfaits, ils étaient tellement...tellement.
Rah !
Jikeo - Ta gueule !
Il avait crié sur Taka, elle avait reculé de deux pas et s'était tu. L'homme l'avait senti, Osawa allait dire quelque chose, le déserteur s'était retourné et lui avait jeté un regard d'une noirceur telle qu'on eu l'impression de voir son interlocuteur rentrer sa tête dans son cou, comme une tortue se cache dans sa carapace et de l'entendre pousser un gémissement plaintif.
Son frère le dévisagea. C'était à Jikeo de prendre les décisions, il l'avait toujours fait jusqu'à présent et aujourd'hui, comme les jours d'avant, cela ne changerait rien. Le déserteur savait que son frère le suivrait quoiqu'il choisisse. Ils étaient unis comme les doigts de la main. L'un comme l'autre n'hésiterait pas à se couper les deux bras si cela pouvait empêcher son frangin de trépasser. Jikeo aimait Eichi, bien que cela n'ait pas toujours été le cas, cela lui avait été vite appris à grand coup de claques. Cela et le respect de la famille.
Il pouvait les tuer s'il ne s'agissait que de voyageurs, ses doutes s'estomperaient et ils pourraient partir à la recherche des shinobi et de Daiki l'esprit tranquille. Il chercha la réponse dans le regard de son frère.
"N'est-ce pas seulement trois corps de plus ?"
Mais il lisait sur son visage la même réponse que celle donnée par sa conscience malade, programmée dans les années de sa petite enfance.
Son père n'avait jamais été un ivrogne, ni même un feignant. Il était travailleur, attentif, aimant, sévère et juste. Sa mère n'avait jamais été pute, soumise encore moins acariâtre. Elle était douce, prévenante et intelligente. Ses parents étaient des modèles. Ils les avaient bien éduqué, son frère et lui. Ils étaient fiers de les voir rentrer à l'Académie. Encore plus de les savoir promu.
Et puis Père est tombé gravement malade.
Nous sommes rentrés à la maison pour aider notre mère, abandonnant nos postes respectifs. Le village avait alors refusé de nous soutenir financièrement. Qu'à cela ne tienne, ils nous avaient appris, nous avons utilisé, d'abord "honnêtement". Les traitements étaient inefficaces. Mère est tombé malade à son tour. Il fallait toujours plus d'argent. Le village menaçait de nous classer en tant que déserteur.
Leurs parents étaient morts peu de temps après, sans apprendre la mauvaise nouvelle. Avant de partir, il leur avait fait jurer "Toujours ensemble". Depuis Eichi et Jikeo vagabondaient, offrant leurs services, au départ en faisant attention aux objectifs. Cependant, ils ne purent longtemps se permettre d'être sélectif, l'argent manquait et il fallait bien se nourrir. Ils avaient progressivement fini par fermer les yeux et effectuer les sales besognes en échange d'une soupe chaude et d'un bon lit.
Aujourd'hui cela ne leur posait plus de problème. Enfin, Jikeo le croyait.
Ils pouvaient toujours laisser Osawa en retrait pour surveiller le groupe ? Mais si ce n'était pas eux ? Il y avait plein d'autres groupes à surveiller dans la zone ? Si les deux voyageurs disaient vrai et que les shinobi se dirigeaient bien vers Kumo par un chemin détourné ?
Ils ne pouvaient pas tuer tous les groupes qu'ils rencontreraient ?
Pouvaient-ils tuer une famille avec un malade ? Il avait fait pire, bien pire, mais pourquoi aujourd'hui cela lui rappelait son père, le visage blême, dans son lit. Sa mère, tout aussi pâle, le bordant et lui disant des mots doux.
Il n'avait plus le temps, il réfléchirait en chemin. Il devait d'abord faire taire ses troubles et clarifier sa pensée.
Jikeo - Disparaissez de ma vue. Immédiatement !
D'un signe de main, il signifia qu'ils partaient à la poursuite des shinobi. Tous.
Il était évident que Jikeo se retenait. Il aurait pu les tuer ici et maintenant, la question ne se serait plus posée et ainsi il en était fini du choix.
S'ils étaient bien ceux qu'ils prétendaient être alors ils auraient pu les balayer comme il venait de disperser aux quatre vents les maigres revenus du pauvre hère. Jikeo était fort, il le savait. Il avait tué, tant et si bien qu'il se vantait maintenant de marcher aux côtés de la Faucheuse.
Que représentait trois cadavres de plus sur son chemin ?
Il ne pouvait toutefois perdre plus de temps ici si les dires de ces bouffons étaient avérés. Les shinobi et leur cible risquaient de leur échapper. Une fois à Kumo, ils leur seraient impossible de le tuer. Ils ne prendraient jamais le risque de pénétrer dans le villages des Immortels. Il était nukenin, il était puissant, il n'était pas fou, encore moins suicidaire.
La gamine continua à baragouiner. On aurait presque crut que les yeux de Jikeo était injecté de sang, tant cette mauvaise blague l'énervait. C'était eux, ils étaient trop parfaits, ils étaient tellement...tellement.
Rah !
Jikeo - Ta gueule !
Il avait crié sur Taka, elle avait reculé de deux pas et s'était tu. L'homme l'avait senti, Osawa allait dire quelque chose, le déserteur s'était retourné et lui avait jeté un regard d'une noirceur telle qu'on eu l'impression de voir son interlocuteur rentrer sa tête dans son cou, comme une tortue se cache dans sa carapace et de l'entendre pousser un gémissement plaintif.
Son frère le dévisagea. C'était à Jikeo de prendre les décisions, il l'avait toujours fait jusqu'à présent et aujourd'hui, comme les jours d'avant, cela ne changerait rien. Le déserteur savait que son frère le suivrait quoiqu'il choisisse. Ils étaient unis comme les doigts de la main. L'un comme l'autre n'hésiterait pas à se couper les deux bras si cela pouvait empêcher son frangin de trépasser. Jikeo aimait Eichi, bien que cela n'ait pas toujours été le cas, cela lui avait été vite appris à grand coup de claques. Cela et le respect de la famille.
Il pouvait les tuer s'il ne s'agissait que de voyageurs, ses doutes s'estomperaient et ils pourraient partir à la recherche des shinobi et de Daiki l'esprit tranquille. Il chercha la réponse dans le regard de son frère.
"N'est-ce pas seulement trois corps de plus ?"
Mais il lisait sur son visage la même réponse que celle donnée par sa conscience malade, programmée dans les années de sa petite enfance.
***
Son père n'avait jamais été un ivrogne, ni même un feignant. Il était travailleur, attentif, aimant, sévère et juste. Sa mère n'avait jamais été pute, soumise encore moins acariâtre. Elle était douce, prévenante et intelligente. Ses parents étaient des modèles. Ils les avaient bien éduqué, son frère et lui. Ils étaient fiers de les voir rentrer à l'Académie. Encore plus de les savoir promu.
Et puis Père est tombé gravement malade.
Nous sommes rentrés à la maison pour aider notre mère, abandonnant nos postes respectifs. Le village avait alors refusé de nous soutenir financièrement. Qu'à cela ne tienne, ils nous avaient appris, nous avons utilisé, d'abord "honnêtement". Les traitements étaient inefficaces. Mère est tombé malade à son tour. Il fallait toujours plus d'argent. Le village menaçait de nous classer en tant que déserteur.
Leurs parents étaient morts peu de temps après, sans apprendre la mauvaise nouvelle. Avant de partir, il leur avait fait jurer "Toujours ensemble". Depuis Eichi et Jikeo vagabondaient, offrant leurs services, au départ en faisant attention aux objectifs. Cependant, ils ne purent longtemps se permettre d'être sélectif, l'argent manquait et il fallait bien se nourrir. Ils avaient progressivement fini par fermer les yeux et effectuer les sales besognes en échange d'une soupe chaude et d'un bon lit.
Aujourd'hui cela ne leur posait plus de problème. Enfin, Jikeo le croyait.
***
Ils pouvaient toujours laisser Osawa en retrait pour surveiller le groupe ? Mais si ce n'était pas eux ? Il y avait plein d'autres groupes à surveiller dans la zone ? Si les deux voyageurs disaient vrai et que les shinobi se dirigeaient bien vers Kumo par un chemin détourné ?
Ils ne pouvaient pas tuer tous les groupes qu'ils rencontreraient ?
Pouvaient-ils tuer une famille avec un malade ? Il avait fait pire, bien pire, mais pourquoi aujourd'hui cela lui rappelait son père, le visage blême, dans son lit. Sa mère, tout aussi pâle, le bordant et lui disant des mots doux.
Il n'avait plus le temps, il réfléchirait en chemin. Il devait d'abord faire taire ses troubles et clarifier sa pensée.
Jikeo - Disparaissez de ma vue. Immédiatement !
D'un signe de main, il signifia qu'ils partaient à la poursuite des shinobi. Tous.

Jikeo Ogawa- Voyageur
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Date d'inscription: 12/09/2008
Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
[Très bof pour le coup...]
Les réactions de ce type n’étaient pas nettes. Un coup à menacer de simples passants pour les extorquer, un coup à refuser le butin, si maigre soit-il, en le rejetant d’un revers de main méprisant et hautain. Les yeux du voyageur qui braquaient le petit convoi de Konocha auraient lancé des éclairs s’ils avaient pu en faire tant. Malheureusement pour lui et son envie de montrer sa supériorité, ils devaient se limiter à un regard colérique et foncièrement mauvais. Taka s’efforçait de maintenir leur couverture le temps d’avoir une ouverture pour s’enfuir. Mais l’impulsif personnage qui leur faisait face la remballa illico presto en vociférant deux simples petits mots. Des mots qui résonnèrent chez la jeune fille et qui manquèrent de déclencher une éruption volcanique.
*Calme-toi ma fille ! Calme-toi… Il en va de la mission !*
Elle se retint de serrer le point et la mine, manquant de trahir sa farouche envie de lui faire avaler dans l’instant ce qu’il venait de dire. Il en allait presque de sa fierté, du moins elle l’avait senti comme ça sur l’instant. C’était le contre coup d’appartenir à la noblesse d’une nation, se faire insulter de la sorte par de simple mais puissants voyageurs. Des âmes errantes qui ne méritaient sûrement plus qu’une chose, trouver la mort qu’elles donnaient si facilement, et qu’elle les accompagne dans d’atroces souffrances. Elle se rappela soudain le jour où elle avait eu ce fameux entrainement avec Kenji, celui là même où elle parlait d’un certain feu d’artifice à base d’adversaire. Elle aurait aimé mettre tout ceci en application, malheureusement, ce n’était pas la meilleure décision à prendre pour la suite des évènements. Elle se contenta donc de reculer d’un pas où deux en saisissant Riku, et feignant un air craintif devant un danger qu’elle ne pouvait affronter. Sans doute était-ce la vérité… Sans doute n’en était-elle pas consciente. Il fallait faire attention à l’excès de confiance. Après tout elle n’était que Chuunin.
Les deux types, le chef et un autre qui n’avait encore ouvert la bouche, se regardèrent droit dans les yeux, semblant s’interroger sans même prendre la parole. Quelque chose les tourmentait, quelque chose les retenait d’agir. Le stratagème improvisé avait sûrement fonctionné. Ils étaient en état d’alerte, il se pouvait que leur butin s’échappe. Depuis combien de temps attendaient-ils de pouvoir l’occire sans qu’il ne puisse se défendre ? Le vieux Daiki était belle est bien la cible de puissants personnages, ça ne faisait plus l’ombre d’un doute… Mais ces types là, savaient-ils vraiment qui ils allaient laisser partir. Le temps pressait et Jikeo le fit bien comprendre.
[Jikeo] Disparaissez de ma vue. Immédiatement !
Taka, qui s’était efforcée de se rapprocher des autres et de resserrer les rangs au maximum, saisit la main du scientifique et le traîna avec force hors de portée des autres. Elle tenta d’attraper Riku mais il semblait avoir mieux à faire.
[Taka] Vite, avant qu’ils ne changent d’avis !
Elle emmena avec elle le vieil homme, laissant délibérément la bourse au sol, afin de feindre un mouvement de panique totale. S’il ne s’agissait que d’argent, elle pourrait rembourser Riku, et si elle ne pouvait pas, ses parents le pourraient. Elle et le scientifique s’en allèrent alors en vitesse, elle jeta cependant un œil par dessus son épaule afin de vérifier que le trio soit au complet, du moins avec très peu d’écart. On ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer, que l’homme décide de revenir sur sa parole, et qu’il s’en prenne à Riku sans préavis… A un contre trois, c’était peine perdue. Et la mission ne passait pas forcément avant, pas au prix d’une vie, encore moins au prix de deux… S’ils finissaient par rattraper les fuyards restants. Une fois tout le monde regroupé – elle avait ouvert la route en gardant près d’elle Daiki – beaucoup plus loin, elle fit signe de s’arrêter et de se mettre à couvert dans les bosquets.
[Taka] Voilà ce que j’ai à proposer… On conserve la formation en la resserrant. On active la marche, nuit comprise jusqu’à la prochaine ville, ou le prochain village. Vous, vous y changez vos vêtements, nous on y change d’apparence et on s’évanouit dans la nature. C’est tout ce qu’on a… Avant chaque changement d’identité, chacun pense à se créer un personnage dont il confie les traits aux autres pour que ce soit plus vraisemblable.
Elle n’avait plus faim, et de toute façon ils n’avaient pas le temps de manger plus que ça. Il fallait qu’ils taillent la route au maximum avant que le groupe ne découvre la supercherie. Il fallait être productif, de toute urgence.
Les réactions de ce type n’étaient pas nettes. Un coup à menacer de simples passants pour les extorquer, un coup à refuser le butin, si maigre soit-il, en le rejetant d’un revers de main méprisant et hautain. Les yeux du voyageur qui braquaient le petit convoi de Konocha auraient lancé des éclairs s’ils avaient pu en faire tant. Malheureusement pour lui et son envie de montrer sa supériorité, ils devaient se limiter à un regard colérique et foncièrement mauvais. Taka s’efforçait de maintenir leur couverture le temps d’avoir une ouverture pour s’enfuir. Mais l’impulsif personnage qui leur faisait face la remballa illico presto en vociférant deux simples petits mots. Des mots qui résonnèrent chez la jeune fille et qui manquèrent de déclencher une éruption volcanique.
*Calme-toi ma fille ! Calme-toi… Il en va de la mission !*
Elle se retint de serrer le point et la mine, manquant de trahir sa farouche envie de lui faire avaler dans l’instant ce qu’il venait de dire. Il en allait presque de sa fierté, du moins elle l’avait senti comme ça sur l’instant. C’était le contre coup d’appartenir à la noblesse d’une nation, se faire insulter de la sorte par de simple mais puissants voyageurs. Des âmes errantes qui ne méritaient sûrement plus qu’une chose, trouver la mort qu’elles donnaient si facilement, et qu’elle les accompagne dans d’atroces souffrances. Elle se rappela soudain le jour où elle avait eu ce fameux entrainement avec Kenji, celui là même où elle parlait d’un certain feu d’artifice à base d’adversaire. Elle aurait aimé mettre tout ceci en application, malheureusement, ce n’était pas la meilleure décision à prendre pour la suite des évènements. Elle se contenta donc de reculer d’un pas où deux en saisissant Riku, et feignant un air craintif devant un danger qu’elle ne pouvait affronter. Sans doute était-ce la vérité… Sans doute n’en était-elle pas consciente. Il fallait faire attention à l’excès de confiance. Après tout elle n’était que Chuunin.
Les deux types, le chef et un autre qui n’avait encore ouvert la bouche, se regardèrent droit dans les yeux, semblant s’interroger sans même prendre la parole. Quelque chose les tourmentait, quelque chose les retenait d’agir. Le stratagème improvisé avait sûrement fonctionné. Ils étaient en état d’alerte, il se pouvait que leur butin s’échappe. Depuis combien de temps attendaient-ils de pouvoir l’occire sans qu’il ne puisse se défendre ? Le vieux Daiki était belle est bien la cible de puissants personnages, ça ne faisait plus l’ombre d’un doute… Mais ces types là, savaient-ils vraiment qui ils allaient laisser partir. Le temps pressait et Jikeo le fit bien comprendre.
[Jikeo] Disparaissez de ma vue. Immédiatement !
Taka, qui s’était efforcée de se rapprocher des autres et de resserrer les rangs au maximum, saisit la main du scientifique et le traîna avec force hors de portée des autres. Elle tenta d’attraper Riku mais il semblait avoir mieux à faire.
[Taka] Vite, avant qu’ils ne changent d’avis !
Elle emmena avec elle le vieil homme, laissant délibérément la bourse au sol, afin de feindre un mouvement de panique totale. S’il ne s’agissait que d’argent, elle pourrait rembourser Riku, et si elle ne pouvait pas, ses parents le pourraient. Elle et le scientifique s’en allèrent alors en vitesse, elle jeta cependant un œil par dessus son épaule afin de vérifier que le trio soit au complet, du moins avec très peu d’écart. On ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer, que l’homme décide de revenir sur sa parole, et qu’il s’en prenne à Riku sans préavis… A un contre trois, c’était peine perdue. Et la mission ne passait pas forcément avant, pas au prix d’une vie, encore moins au prix de deux… S’ils finissaient par rattraper les fuyards restants. Une fois tout le monde regroupé – elle avait ouvert la route en gardant près d’elle Daiki – beaucoup plus loin, elle fit signe de s’arrêter et de se mettre à couvert dans les bosquets.
[Taka] Voilà ce que j’ai à proposer… On conserve la formation en la resserrant. On active la marche, nuit comprise jusqu’à la prochaine ville, ou le prochain village. Vous, vous y changez vos vêtements, nous on y change d’apparence et on s’évanouit dans la nature. C’est tout ce qu’on a… Avant chaque changement d’identité, chacun pense à se créer un personnage dont il confie les traits aux autres pour que ce soit plus vraisemblable.
Elle n’avait plus faim, et de toute façon ils n’avaient pas le temps de manger plus que ça. Il fallait qu’ils taillent la route au maximum avant que le groupe ne découvre la supercherie. Il fallait être productif, de toute urgence.
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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
C'était fini, tout avait marché. Riku n'osait pas vraiment y croire, son coup de bluff bien que effectué avec talent aurait pût être percé aisément. La chance se trouvait du côté de Konoha et plus particulièrement des deux chuunin et du scientifique. Maintenant il fallait se hater... plus le temps de penser.
Taka avait reculé jusqu'à se retrouver près de Daiki en passant près du chuunin. Riku esquiva la main de Taka, il n'osait pas se retourner tant que les trois autres n'auraient pas manifesté une esquisse de départ. Vu la pression que les shinobi avaient mis sur le groupe ennemi il ne s'attardèrent pas et une fois qu'ils eurent tourné le dos, Riku rejoignit Taka qui courait Daiki à son côté.
Le chuunin les suivait de près, Taka lui jeta un regard dans lequel il ne sut pas définir les sentiment qui dansaient. Tout en courant il pouvait réfléchir, cela lui convenait. Comment continuer la mission, qu'est ce que Daiki pensait de leur façon d'agir ? Après tout, tant qu'ils restaient en vie le client n'avait pas à se plaindre. Ce n'était pas lui qui s'était humilié, et vu la situation et la puissance présumée des nukenin il valait mieux éviter le conflit. Dans le pire des cas et sans Daiki ils auraient pu tenter de résister.
Voyant la kunoïchi bifurquer dans les fourrés, il plongea à sa suite. Une fois qu'ils eussent repris leur respiration, Taka se mit à parler. Son idée de métamorphose multiple semblait tout à fait acceptable, de même que la marche forcée. Le principal était d'atteindre Kumo au plus vite, avec le soutient d'un ou deux garde spéciaux de Daiki, il pourraient coller une merveilleuse raclée a ce Jikeo.
*ça me plairait bien ça... *
Riku hocha la tête en signe de consentement lorsque Taka posa sur lui un regard interrogateur. Le ventre du chuunin grogna furieusement le stress lui avait donné faim, mais comme pour les autres la bouffe attendrait !
Ils se remirent en marche, forçant l'allure. Ils menaient un train d'enfer que Daiki suivait non sans mal, mais son envie de vivre avait du être stimulée par le spectacle d'un homme se rabaissant pour tromper l'ennemi. Riku lui adressa la parole.
[Riku] – Tant que nous ne serons pas suffisamment proche de Kumo pour que vos garde d'élite prennent la relève nous préférons ne pas nous battre et bluffer. Avec vous sur le champ de bataille nous serions difficilement vainqueurs.
Daiki laissa échapper son souffle un peu trop brutalement en voulant répondre, il se contenta d'acquiescer. Ils marchèrent comme des déments, se tuant les pieds et les mollets.
*Avec le chemin que je leur ai indiqué, il ne devraient pas nous rattraper avant que nous arrivions a Kumo, après tout je leur ai donné le chemin le plus long... Par contre s'il laisse un des trois gars revenir sur nous il faudra se battre... *
riku attendait de voir comment cela continuerait.
Taka avait reculé jusqu'à se retrouver près de Daiki en passant près du chuunin. Riku esquiva la main de Taka, il n'osait pas se retourner tant que les trois autres n'auraient pas manifesté une esquisse de départ. Vu la pression que les shinobi avaient mis sur le groupe ennemi il ne s'attardèrent pas et une fois qu'ils eurent tourné le dos, Riku rejoignit Taka qui courait Daiki à son côté.
Le chuunin les suivait de près, Taka lui jeta un regard dans lequel il ne sut pas définir les sentiment qui dansaient. Tout en courant il pouvait réfléchir, cela lui convenait. Comment continuer la mission, qu'est ce que Daiki pensait de leur façon d'agir ? Après tout, tant qu'ils restaient en vie le client n'avait pas à se plaindre. Ce n'était pas lui qui s'était humilié, et vu la situation et la puissance présumée des nukenin il valait mieux éviter le conflit. Dans le pire des cas et sans Daiki ils auraient pu tenter de résister.
Voyant la kunoïchi bifurquer dans les fourrés, il plongea à sa suite. Une fois qu'ils eussent repris leur respiration, Taka se mit à parler. Son idée de métamorphose multiple semblait tout à fait acceptable, de même que la marche forcée. Le principal était d'atteindre Kumo au plus vite, avec le soutient d'un ou deux garde spéciaux de Daiki, il pourraient coller une merveilleuse raclée a ce Jikeo.
*ça me plairait bien ça... *
Riku hocha la tête en signe de consentement lorsque Taka posa sur lui un regard interrogateur. Le ventre du chuunin grogna furieusement le stress lui avait donné faim, mais comme pour les autres la bouffe attendrait !
Ils se remirent en marche, forçant l'allure. Ils menaient un train d'enfer que Daiki suivait non sans mal, mais son envie de vivre avait du être stimulée par le spectacle d'un homme se rabaissant pour tromper l'ennemi. Riku lui adressa la parole.
[Riku] – Tant que nous ne serons pas suffisamment proche de Kumo pour que vos garde d'élite prennent la relève nous préférons ne pas nous battre et bluffer. Avec vous sur le champ de bataille nous serions difficilement vainqueurs.
Daiki laissa échapper son souffle un peu trop brutalement en voulant répondre, il se contenta d'acquiescer. Ils marchèrent comme des déments, se tuant les pieds et les mollets.
*Avec le chemin que je leur ai indiqué, il ne devraient pas nous rattraper avant que nous arrivions a Kumo, après tout je leur ai donné le chemin le plus long... Par contre s'il laisse un des trois gars revenir sur nous il faudra se battre... *
riku attendait de voir comment cela continuerait.

Yumemi Riku- Chuunin de Konoha

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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
Jikeo, son frère et Osawa s'élançaient rapidement. Les deux autres attendaient les ordres du déserteur. Ce dernier essayait de mettre ses idées en place. Il avait beaucoup d'informations à traiter et devait faire vite.
Jikeo - Eichi, tu as marqué la zone ?
Un signe de tête affirmatif lui répondit. Bien s'était toujours cela de pris. D'après les informations donnés par le groupe, l'escorte de Daiki était composé de deux shinobi, un combattant, surement du Taïjutsu et l'autre, avec un chien. S'il venait de Konoha, il s'agissait certainement d'un membre du clan Inuzuka.
Ils allaient vite, les branches et les paysages défilaient sous leur pas. Soudain Jikeo leva la main et le groupe s'arrêta. Son esprit s'activait à une vitesse folle. Il le surchargeait de détails. Premièrement, il fallait occulter les paroles inutiles des voyageurs. S'ils étaient paniqués, ils en avaient sans doute trop dit ou trop fait pour espérer avoir la vie sauve.
Qu'est-ce qui était vraiment important ?
Le groupe adverse était composé de deux shinobi et de Daiki. Il y avait peut-être une troisième membre en couvert qui ne s'était pas révéler ? Il s'égarait encore dans ses réflexions. Une chose semblait sûre, c'est que les deux groupes s'étaient séparés à un moment. Trois jours pour arriver à Kumo ? En faisant des détours ? Il fallait faire vite, mais cela ne lui semblait pas impossible. Il aurait peut-être dû poser plus de questions ? Non cela serait revenu au même, ils auraient pu inventer les réponses tout comme ils avaient pu inventer cette histoire de shinobi. Peut-être n'avait-il tout simplement rien vu ?
Jikeo - La zone sur laquelle s'étend notre surveillance est importante. Si les shinobi l'ont contourné, ils nous sera impossible de les retrouver en un laps de temps inférieur à trois jours. Nous n'avons aucun moyen de les suivre à la trace, ce ne doit pas être des débutants, ils ont dû effacer leurs traces s'ils sont sortis en dehors des sentiers battus.
Son frère ne disait rien, Osawa non plus. Tout deux savait que Jikeo réfléchissait et qu'il ne valait mieux pas le perturber. S'ils avaient des remarques et ils en auraient, ils les formuleraient lorsque Jikeo aurait fini ses raisonnements ou les autoriseraient à s'exprimer. Ce n'était pas tant du fait de son autorité qu'ils se taisaient, mais bien parce qu'ils savaient pertinemment que Jikeo était le plus à même de trouver une solution à leur situation, prestement.
Jikeo - C'était une erreur de jugement que de penser à leur courir après. Sans leur position actuelle, c'est dérisoire. Nous avons une position qui date d'au moins un jour, voire plus, espérer y trouver quelque chose qui nous mènerait à eux relève de l'utopie et quand bien même on trouverait des traces, ils auraient plusieurs jours d'avance sur nous et seraient soit déjà arrivé à Kumo, soit non loin.
Il parlait à voix haute pour que les deux compères puissent comprendre pourquoi il allait dicter de nouveaux ordres et quelle serait leur nouvelle ligne de conduite. Le nukenin semblait ennuyeux, il s'en voulait d'avoir réagit trop promptement, cela ne lui ressemblait pas, il aurait dû mieux analyser la situation, avec plus de détachement. La faute à ses souvenirs ? Peut-être. Il pouvait encore se rattraper et ne pas faire de cette mission un échec cinglant.
Jikeo - Nous savons qu'ils se rendent à Kumo, c'est juste avant que nous devrons les stopper. Je voulais éviter que nous nous approchions trop près du village pour éviter de tomber sur une équipe en déplacement, mais nous n'avons plus vraiment le choix. Le plan initial que j'avais monté, s'avère inefficace. S'ils ont contourné la zone de surveillance, nous allons les manquer. Ils n'ont pas dû passer aux travers des mailles...
Oui, la dernière solution était de les attendre à Kumo, juste avant qu'il ne rentre dans le village. Il faudrait couvrir plusieurs voies d'accès, mais se serait faisable, avec un bon timing, ils devraient pouvoir éviter que les shinobi de la foudre ne les trouvent en ne maintenant cette zone de surveillance qu'une dizaine d'heures.
Jikeo - S'ils ne sont que deux, Eichi et moi en viendront à bout. Osawa, tu vas donc étendre la zone de surveillance actuelle et diminuer l'étau au fur et à mesure, en rapprochant les clones du village des Nuages. C'est un risque à prendre, mais en densifiant nos recherches, nous retrouverons peut-être une piste intéressante aux abords du village.
Avec ce que demandait Jikeo, Osawa allait vider ses réserves de chakra, il ne serait plus à même de se battre convenablement, déjà que le nukenin le trouvait faible.
Osawa - Si je fais cela, je n'aurais presque plus d'énergie ?
Jikeo soupira. Osawa était vraiment un crétin de premier ordre. Eichi prit le temps de lui expliquer plus en détail le raisonnement. Il demanda toutefois à son frère s'il ne voyait pas un autre moyen de poursuivre.Jikeo réfléchit plusieurs minutes supplémentaires.
Jikeo - Non. Osawa invoque les.
Osawa se mordit alors le doigt et appela d'une autre dimension des multitudes de petits oiseaux aux couleurs excentriques. Ils s'envolèrent dans toutes les directions. L'exercice semblait d'or et déjà le fatiguer.
Jikeo - Tu vas nous attendre aux alentours de Kumo. Eichi et moi allons régler un dernier point.
Maintenant, il avait du temps et plus de doute.
Alors que Riku, Taka et Daiki avançaient à vive allure, des formes sortirent des fourrés pour venir bloquer la route. Il y avait là Eichi et Jikeo.
Eichi - Ne bougez plus.
La surprise était de mise en cet instant. Il ne fallut pas longtemps aux shinobi pour comprendre que les attaquants avaient changé d'avis. Ils hésitèrent un instant sur la marche à suivre. Étrangement, les deux nukenins ne semblaient pas vouloir les attaquer.
Jikeo - Restez où vous êtes.
Ce dut être la phrase de trop, qui à l'aide des éléments gracieusement donnés par Osawa permirent au shinobi de Konoha de comprendre la situation. Ils étaient face à des clones. Aussitôt ils se mirent en mouvement, un simple coup leur permirent de se débarrasser des copies gênantes. Elles n'étaient là que pour les retarder le temps que les originaux arrivent.
Le trio accéléra le rythme, malheureusement leur vitesse était bien limitée par les aptitudes physiques du scientifique. De nouveau, Jikeo et Eichi sortirent des bois. Cette fois, ils semblaient avoir de véritables intentions belliqueuses, l'un tenta de frapper Taka, qui s'accroupit pour éviter le coup et riposta.
Encore un double.
Riku se débarrassa lui aussi promptement de son opposant. Ils n'avaient encore pas montré leurs capacités de guerriers de l'ombre et rien ne les différenciait de simples combattants. Les minutes se succédaient, et pour la troisième fois, un Eichi et un Jikeo apparurent. Eichi faisait face à Daiki, Taka lui hurla qu'il ne s'agissait que de copie inoffensif et qu'il fallait passer outre. Prenant son courage à deux mains, l'homme fonça sur son adversaire comme s'il voulait le renverser avec sa masse.
Un pas de côté, une faible rotation des hanches et un fulgurant coup de poing vint percuter la figure d'un Daiki complètement pris au dépourvu. Le scientifique s'effondra au sol, complètement sonné.
C'est deux là étaient les originaux.
Jikeo sortit de sa sacoche deux bolas et les envoya sur Riku et Taka. Chacun, d'un bond, ils esquivèrent l'assaut. Riku avait sortit son katana et Taka semblait en position offensive.
Jikeo - Il semblerait que nous n'ayons finalement pas à nous rendre à Kumo, petit frère.
Il y avait un rictus mauvais sur sa face. Certes maintenant ils n'étaient plus que deux à cause de la manœuvre de ces shinobi, mais le duo fraternel écraserait leurs adversaires, aucun des deux n'en doutait.
Jikeo (as Iba) : + 54 XP (bonus Oï-inin)
Taka : + 105 XP (bonus Chuunin Instructeur)
Riku : + 100 XP (bonus Chuunin)
[A suivre : Combat dans l'arène - Jikeo et Eichi contre Riku et Taka.
Postez vos réactions à ce post dans le topic de l'arène créé et envoyez vos déclarations à Akogare.
Riku, Taka sont à distance de Jikeo, Eichi et Daiki.
Jikeo est à distance de Daiki et d'Eichi.
Eichi et Daiki sont au corps à corps.
Daiki est inconscient pour toute la durée du combat. Attention, d'après les nouvelles règles de combat, si un adversaire reste deux actions successives au corps à corps avec une cible inconsciente en déclarant la mettre à mort et qu'il n'est pas interrompue, la cible meurt.
Bon courage
]
Jikeo - Eichi, tu as marqué la zone ?
Un signe de tête affirmatif lui répondit. Bien s'était toujours cela de pris. D'après les informations donnés par le groupe, l'escorte de Daiki était composé de deux shinobi, un combattant, surement du Taïjutsu et l'autre, avec un chien. S'il venait de Konoha, il s'agissait certainement d'un membre du clan Inuzuka.
Ils allaient vite, les branches et les paysages défilaient sous leur pas. Soudain Jikeo leva la main et le groupe s'arrêta. Son esprit s'activait à une vitesse folle. Il le surchargeait de détails. Premièrement, il fallait occulter les paroles inutiles des voyageurs. S'ils étaient paniqués, ils en avaient sans doute trop dit ou trop fait pour espérer avoir la vie sauve.
Qu'est-ce qui était vraiment important ?
Le groupe adverse était composé de deux shinobi et de Daiki. Il y avait peut-être une troisième membre en couvert qui ne s'était pas révéler ? Il s'égarait encore dans ses réflexions. Une chose semblait sûre, c'est que les deux groupes s'étaient séparés à un moment. Trois jours pour arriver à Kumo ? En faisant des détours ? Il fallait faire vite, mais cela ne lui semblait pas impossible. Il aurait peut-être dû poser plus de questions ? Non cela serait revenu au même, ils auraient pu inventer les réponses tout comme ils avaient pu inventer cette histoire de shinobi. Peut-être n'avait-il tout simplement rien vu ?
Jikeo - La zone sur laquelle s'étend notre surveillance est importante. Si les shinobi l'ont contourné, ils nous sera impossible de les retrouver en un laps de temps inférieur à trois jours. Nous n'avons aucun moyen de les suivre à la trace, ce ne doit pas être des débutants, ils ont dû effacer leurs traces s'ils sont sortis en dehors des sentiers battus.
Son frère ne disait rien, Osawa non plus. Tout deux savait que Jikeo réfléchissait et qu'il ne valait mieux pas le perturber. S'ils avaient des remarques et ils en auraient, ils les formuleraient lorsque Jikeo aurait fini ses raisonnements ou les autoriseraient à s'exprimer. Ce n'était pas tant du fait de son autorité qu'ils se taisaient, mais bien parce qu'ils savaient pertinemment que Jikeo était le plus à même de trouver une solution à leur situation, prestement.
Jikeo - C'était une erreur de jugement que de penser à leur courir après. Sans leur position actuelle, c'est dérisoire. Nous avons une position qui date d'au moins un jour, voire plus, espérer y trouver quelque chose qui nous mènerait à eux relève de l'utopie et quand bien même on trouverait des traces, ils auraient plusieurs jours d'avance sur nous et seraient soit déjà arrivé à Kumo, soit non loin.
Il parlait à voix haute pour que les deux compères puissent comprendre pourquoi il allait dicter de nouveaux ordres et quelle serait leur nouvelle ligne de conduite. Le nukenin semblait ennuyeux, il s'en voulait d'avoir réagit trop promptement, cela ne lui ressemblait pas, il aurait dû mieux analyser la situation, avec plus de détachement. La faute à ses souvenirs ? Peut-être. Il pouvait encore se rattraper et ne pas faire de cette mission un échec cinglant.
Jikeo - Nous savons qu'ils se rendent à Kumo, c'est juste avant que nous devrons les stopper. Je voulais éviter que nous nous approchions trop près du village pour éviter de tomber sur une équipe en déplacement, mais nous n'avons plus vraiment le choix. Le plan initial que j'avais monté, s'avère inefficace. S'ils ont contourné la zone de surveillance, nous allons les manquer. Ils n'ont pas dû passer aux travers des mailles...
Oui, la dernière solution était de les attendre à Kumo, juste avant qu'il ne rentre dans le village. Il faudrait couvrir plusieurs voies d'accès, mais se serait faisable, avec un bon timing, ils devraient pouvoir éviter que les shinobi de la foudre ne les trouvent en ne maintenant cette zone de surveillance qu'une dizaine d'heures.
Jikeo - S'ils ne sont que deux, Eichi et moi en viendront à bout. Osawa, tu vas donc étendre la zone de surveillance actuelle et diminuer l'étau au fur et à mesure, en rapprochant les clones du village des Nuages. C'est un risque à prendre, mais en densifiant nos recherches, nous retrouverons peut-être une piste intéressante aux abords du village.
Avec ce que demandait Jikeo, Osawa allait vider ses réserves de chakra, il ne serait plus à même de se battre convenablement, déjà que le nukenin le trouvait faible.
Osawa - Si je fais cela, je n'aurais presque plus d'énergie ?
Jikeo soupira. Osawa était vraiment un crétin de premier ordre. Eichi prit le temps de lui expliquer plus en détail le raisonnement. Il demanda toutefois à son frère s'il ne voyait pas un autre moyen de poursuivre.Jikeo réfléchit plusieurs minutes supplémentaires.
Jikeo - Non. Osawa invoque les.
Osawa se mordit alors le doigt et appela d'une autre dimension des multitudes de petits oiseaux aux couleurs excentriques. Ils s'envolèrent dans toutes les directions. L'exercice semblait d'or et déjà le fatiguer.
Jikeo - Tu vas nous attendre aux alentours de Kumo. Eichi et moi allons régler un dernier point.
Maintenant, il avait du temps et plus de doute.
***
Alors que Riku, Taka et Daiki avançaient à vive allure, des formes sortirent des fourrés pour venir bloquer la route. Il y avait là Eichi et Jikeo.
Eichi - Ne bougez plus.
La surprise était de mise en cet instant. Il ne fallut pas longtemps aux shinobi pour comprendre que les attaquants avaient changé d'avis. Ils hésitèrent un instant sur la marche à suivre. Étrangement, les deux nukenins ne semblaient pas vouloir les attaquer.
Jikeo - Restez où vous êtes.
Ce dut être la phrase de trop, qui à l'aide des éléments gracieusement donnés par Osawa permirent au shinobi de Konoha de comprendre la situation. Ils étaient face à des clones. Aussitôt ils se mirent en mouvement, un simple coup leur permirent de se débarrasser des copies gênantes. Elles n'étaient là que pour les retarder le temps que les originaux arrivent.
Le trio accéléra le rythme, malheureusement leur vitesse était bien limitée par les aptitudes physiques du scientifique. De nouveau, Jikeo et Eichi sortirent des bois. Cette fois, ils semblaient avoir de véritables intentions belliqueuses, l'un tenta de frapper Taka, qui s'accroupit pour éviter le coup et riposta.
Encore un double.
Riku se débarrassa lui aussi promptement de son opposant. Ils n'avaient encore pas montré leurs capacités de guerriers de l'ombre et rien ne les différenciait de simples combattants. Les minutes se succédaient, et pour la troisième fois, un Eichi et un Jikeo apparurent. Eichi faisait face à Daiki, Taka lui hurla qu'il ne s'agissait que de copie inoffensif et qu'il fallait passer outre. Prenant son courage à deux mains, l'homme fonça sur son adversaire comme s'il voulait le renverser avec sa masse.
Un pas de côté, une faible rotation des hanches et un fulgurant coup de poing vint percuter la figure d'un Daiki complètement pris au dépourvu. Le scientifique s'effondra au sol, complètement sonné.
C'est deux là étaient les originaux.
Jikeo sortit de sa sacoche deux bolas et les envoya sur Riku et Taka. Chacun, d'un bond, ils esquivèrent l'assaut. Riku avait sortit son katana et Taka semblait en position offensive.
Jikeo - Il semblerait que nous n'ayons finalement pas à nous rendre à Kumo, petit frère.
Il y avait un rictus mauvais sur sa face. Certes maintenant ils n'étaient plus que deux à cause de la manœuvre de ces shinobi, mais le duo fraternel écraserait leurs adversaires, aucun des deux n'en doutait.
Jikeo (as Iba) : + 54 XP (bonus Oï-inin)
Taka : + 105 XP (bonus Chuunin Instructeur)
Riku : + 100 XP (bonus Chuunin)
[A suivre : Combat dans l'arène - Jikeo et Eichi contre Riku et Taka.
Postez vos réactions à ce post dans le topic de l'arène créé et envoyez vos déclarations à Akogare.
Riku, Taka sont à distance de Jikeo, Eichi et Daiki.
Jikeo est à distance de Daiki et d'Eichi.
Eichi et Daiki sont au corps à corps.
Daiki est inconscient pour toute la durée du combat. Attention, d'après les nouvelles règles de combat, si un adversaire reste deux actions successives au corps à corps avec une cible inconsciente en déclarant la mettre à mort et qu'il n'est pas interrompue, la cible meurt.
Bon courage

Jikeo Ogawa- Voyageur
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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
[Suite de l'arène]
Comme auparavant, il fallait veiller au côté de son équipier. Elle ne connaissait que trop ce genre de situation, mais cette fois-ci, elle avait la certitude qu’il ne mourrait pas. Elle ne savait pas bien pourquoi mais son combat lui avait semblé beaucoup moins violent que celui qui avait retiré la vie à Oroken. Pourtant… Le temps passant, elle avait sûrement eu l’occasion de gonfler sa puissance et sa technique. Enfin bon, la situation restait la même, une énième défaite à son sens et une blessure morale, plus que mentale.
Sous ses yeux, Riku reprit conscience. Elle put le voir à son attitude générale même s’il ne se sentait la force d’esquisser le moindre geste, ses fonctions semblaient sorties de leur pseudo coma. Ses pupilles se mouvaient plus abondamment sous ses paupières, c’était très bon signe. Elle sourit légèrement devant ce maigre réconfort, puis se tourna pour aller chercher les deux Fuuma Shuriken qui trainaient et dont un lui avait tranché la chair. Le Chuunin qui l’accompagnait n’esquissait toujours aucun mouvement… Il devait être grandement atteint, plus que prévu. Elle savait ce que les pouvoirs de l’esprit pouvaient provoquer chez des personnes qui avaient du mal à se défendre mentalement… Elle s’en remerciait presque d’être Uchiha sur ce point là. Elle revint vers son équipier qui ouvrit les yeux. Elle plongea ses propres iris dans ceux de Riku puis se baissa vers lui, le surplombant momentanément. La seule chose qu’elle put faire, c’est sourire légèrement, avec compassion et déception. Tout ceci retomba lorsque la tête de Riku se tourna vers celle manquante de Daiki. La mort rôdait toujours tout près, surtout quand la guerre faisait rage. Cette journée là… C’était un peu comme une bataille perdue.
[Taka] Riku, il faut bouger d’ici. La route n’est pas le meilleur endroit pour…
Etonnamment, sa voix était devenue froide. Mais malgré ce, son équipier lui coupa la parole.
[Riku] Laisse moi ici et suis ton chemin, j’ai besoin de récupérer… On se retrouvera plus tard…
Elle se redressa légèrement, jugeant presque une attitude puérile. Mais il fallait rester conscient du traumatisme vécu, un traumatisme dont elle avait aussi été partiellement victime. Elle fronça légèrement les sourcils puis regarda la route qui menait à Kumo. Finalement elle se posta sur ses deux jambes avant de reprendre la parole
[Taka] Tu rêves éveillé. Je ne te laisse pas seul, encore moins dans cet état. Kumo a de bons toubibs, on peut y faire un saut quand même, s’il te reste des lésions le temps que l’on y soit. En plus, même ratée, on doit terminer la mission…
Elle n’attendit pas plus longtemps pour se mettre au travail. Sortant sa couverture, elle s’approcha de Daiki et lui étala sur le corps entier. Après quoi, elle s’efforça de passer un pan sous la dépouille décapitée pour finir par l’enrouler à la façon d’une momie. Elle arrangea un peu les extrémités puis laissa le tout ici avant de retourner vers Riku.
[Taka] On doit amener le corps à Kumo. Peu importe que l’on ait la face ou pas… Quoi qu’il en soit, ne compte pas sur moi pour être souple, tu iras coute que coute car on ne se sépare pas.
Ses yeux noirs exprimaient quelque chose de sévère. Elle n’avait rien dit sur le temps que ça prendrait, elle était prête à attendre ce qu’il fallait pour qu’il puisse se mouvoir et qu’il se décide à le faire. Jusque là… Elle veillerait au moins sur lui.
Comme auparavant, il fallait veiller au côté de son équipier. Elle ne connaissait que trop ce genre de situation, mais cette fois-ci, elle avait la certitude qu’il ne mourrait pas. Elle ne savait pas bien pourquoi mais son combat lui avait semblé beaucoup moins violent que celui qui avait retiré la vie à Oroken. Pourtant… Le temps passant, elle avait sûrement eu l’occasion de gonfler sa puissance et sa technique. Enfin bon, la situation restait la même, une énième défaite à son sens et une blessure morale, plus que mentale.
Sous ses yeux, Riku reprit conscience. Elle put le voir à son attitude générale même s’il ne se sentait la force d’esquisser le moindre geste, ses fonctions semblaient sorties de leur pseudo coma. Ses pupilles se mouvaient plus abondamment sous ses paupières, c’était très bon signe. Elle sourit légèrement devant ce maigre réconfort, puis se tourna pour aller chercher les deux Fuuma Shuriken qui trainaient et dont un lui avait tranché la chair. Le Chuunin qui l’accompagnait n’esquissait toujours aucun mouvement… Il devait être grandement atteint, plus que prévu. Elle savait ce que les pouvoirs de l’esprit pouvaient provoquer chez des personnes qui avaient du mal à se défendre mentalement… Elle s’en remerciait presque d’être Uchiha sur ce point là. Elle revint vers son équipier qui ouvrit les yeux. Elle plongea ses propres iris dans ceux de Riku puis se baissa vers lui, le surplombant momentanément. La seule chose qu’elle put faire, c’est sourire légèrement, avec compassion et déception. Tout ceci retomba lorsque la tête de Riku se tourna vers celle manquante de Daiki. La mort rôdait toujours tout près, surtout quand la guerre faisait rage. Cette journée là… C’était un peu comme une bataille perdue.
[Taka] Riku, il faut bouger d’ici. La route n’est pas le meilleur endroit pour…
Etonnamment, sa voix était devenue froide. Mais malgré ce, son équipier lui coupa la parole.
[Riku] Laisse moi ici et suis ton chemin, j’ai besoin de récupérer… On se retrouvera plus tard…
Elle se redressa légèrement, jugeant presque une attitude puérile. Mais il fallait rester conscient du traumatisme vécu, un traumatisme dont elle avait aussi été partiellement victime. Elle fronça légèrement les sourcils puis regarda la route qui menait à Kumo. Finalement elle se posta sur ses deux jambes avant de reprendre la parole
[Taka] Tu rêves éveillé. Je ne te laisse pas seul, encore moins dans cet état. Kumo a de bons toubibs, on peut y faire un saut quand même, s’il te reste des lésions le temps que l’on y soit. En plus, même ratée, on doit terminer la mission…
Elle n’attendit pas plus longtemps pour se mettre au travail. Sortant sa couverture, elle s’approcha de Daiki et lui étala sur le corps entier. Après quoi, elle s’efforça de passer un pan sous la dépouille décapitée pour finir par l’enrouler à la façon d’une momie. Elle arrangea un peu les extrémités puis laissa le tout ici avant de retourner vers Riku.
[Taka] On doit amener le corps à Kumo. Peu importe que l’on ait la face ou pas… Quoi qu’il en soit, ne compte pas sur moi pour être souple, tu iras coute que coute car on ne se sépare pas.
Ses yeux noirs exprimaient quelque chose de sévère. Elle n’avait rien dit sur le temps que ça prendrait, elle était prête à attendre ce qu’il fallait pour qu’il puisse se mouvoir et qu’il se décide à le faire. Jusque là… Elle veillerait au moins sur lui.
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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
Taka refusa immédiatement, apparemment elle ne comptait pas laisser le loisir au chuunin de se morfondre cela était sans doute le mieux mais il ne l'avouerait pas. Elle voulait finir la mission et aller à Kumo malgré la mort du scientifique, mais bordel il n'y avait plus de mission ! Elle s'était finie lorsque la lame avait créé un espace entre la tête et le corps de Daiki.
*Et à quoi bon ramené le corps décapité du vieux... Il nous lyncheraient c'est tout... Bordel... *
La kunoïchi soulignait ses paroles d'un regard à faire éclater un roc, Riku répondit par son air à moitié endormi. Il se rallongea au sol et ferma les yeux, il avait déjà bien récupéré. Son corps avait été mis hors service avant qu'il ne se vide de son chakra, il récupérait donc plus vite.
Les yeux fermés, feignant le sommeil, il réflechissait. Comment il avait put se faire mettre hors service si rapidement... une mauvaise décision stratégique sûrement. Venait s'ajouter à cela une mauvaise, mais alors très mauvaise connaissance de sa partenaire. Ils auraient dû être un ou deux de plus pour réussir la mission.
*Je manque cruellement d'entraînement... Il faut que je rentre et que je m'installe avec mon oncle, il me montrera ce que je doit savoir... Il me rendra fort... je ne partirai pas en mission avant d'être prêt ! *
Il s'endormit. Une demi heure plus tard Riku se réveilla en meilleure forme, il réussit à se lever et faire quelques pas. Son visage se tourna vers Taka puis vers le corps décapité toujours allongé par terre. Une hésitation l'immobilisa, fallait-il l'enterrer ? Taka désirait jouer les pompes funèbres jusqu'à Kumo, ce serait son problème.
[Riku] – Comme je te l'ai dit, je n'irai pas à Kumo, je rentre directement à Konoha... Fait ce que tu veux du corps, bonne chance et si je retombe sur l'un d'eux ne t'en fait pas il ne survivra pas cette fois...
Le chuunin tourna le dos, pas très stable mais ça revenait de plus en plus. Il avança en direction de Konoha. Trois pas plus tard il s'était téléporté.
*J'aurais bien voulu voir sa tête... Si elle me retrouve elle va m'en coller une c'est sûr... *
Riku pris le chemin du retour d'un pas décidé, une défaite de plus... Au final peut être fallait il s'habituer à perdre maintenant, le monde étant remplis de personnes plus fortes que soi. Cela changerait, il deviendrait plus fort et ne serait plus jamais défait, quitte à ne pas vaincre.
*Je me demande si je rencontrerait un de ces connards, si je pouvait mettre la main sur Jikeo sans son frère... Bah j'ai eu ma chance ! Goroshi prépare l'entraînement ! *
*Et à quoi bon ramené le corps décapité du vieux... Il nous lyncheraient c'est tout... Bordel... *
La kunoïchi soulignait ses paroles d'un regard à faire éclater un roc, Riku répondit par son air à moitié endormi. Il se rallongea au sol et ferma les yeux, il avait déjà bien récupéré. Son corps avait été mis hors service avant qu'il ne se vide de son chakra, il récupérait donc plus vite.
Les yeux fermés, feignant le sommeil, il réflechissait. Comment il avait put se faire mettre hors service si rapidement... une mauvaise décision stratégique sûrement. Venait s'ajouter à cela une mauvaise, mais alors très mauvaise connaissance de sa partenaire. Ils auraient dû être un ou deux de plus pour réussir la mission.
*Je manque cruellement d'entraînement... Il faut que je rentre et que je m'installe avec mon oncle, il me montrera ce que je doit savoir... Il me rendra fort... je ne partirai pas en mission avant d'être prêt ! *
Il s'endormit. Une demi heure plus tard Riku se réveilla en meilleure forme, il réussit à se lever et faire quelques pas. Son visage se tourna vers Taka puis vers le corps décapité toujours allongé par terre. Une hésitation l'immobilisa, fallait-il l'enterrer ? Taka désirait jouer les pompes funèbres jusqu'à Kumo, ce serait son problème.
[Riku] – Comme je te l'ai dit, je n'irai pas à Kumo, je rentre directement à Konoha... Fait ce que tu veux du corps, bonne chance et si je retombe sur l'un d'eux ne t'en fait pas il ne survivra pas cette fois...
Le chuunin tourna le dos, pas très stable mais ça revenait de plus en plus. Il avança en direction de Konoha. Trois pas plus tard il s'était téléporté.
*J'aurais bien voulu voir sa tête... Si elle me retrouve elle va m'en coller une c'est sûr... *
Riku pris le chemin du retour d'un pas décidé, une défaite de plus... Au final peut être fallait il s'habituer à perdre maintenant, le monde étant remplis de personnes plus fortes que soi. Cela changerait, il deviendrait plus fort et ne serait plus jamais défait, quitte à ne pas vaincre.
*Je me demande si je rencontrerait un de ces connards, si je pouvait mettre la main sur Jikeo sans son frère... Bah j'ai eu ma chance ! Goroshi prépare l'entraînement ! *

Yumemi Riku- Chuunin de Konoha

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Re: BK002 : Damoclès sur la tête.
Sous la pression qu’exerçait la kunoichi, et s’ajoutant son état de fatigue, Riku resta posé là, au bord de la route, trop meurtri pour esquisser le moindre geste. Lorsqu’il s’endormit, sa partenaire s’empressa de le déplacer vers une esplanade un peu plus couverte où elle ramena la dépouille du scientifique mort par la même occasion. Riku dormait à poings fermés. Ne présentant désormais plus un danger, et se trouvant hors des regards indiscrets, l’équipe de shinobis au complet s’assoupit. Ce ne fut qu’une trentaine de minutes plus tard que chacun ouvrit les yeux, comme s’ils avaient tous été lié au même réveil. Riku se sortit un peu de sa fatigue, il semblait avoir bien récupéré déjà. Il regarda Taka terminer d’embaumer le cadavre… Elle semblait presque à son aise comme ça.
[Riku] Comme je te l’ai dit, je n’irai pas à Kumo, je rentre directement à Konoha. Fais ce que tu veux du corps. Bonne chance. Et si je retombe sur l’un d’eux, ne t’en fais pas, il ne survivra pas cette fois.
Alors qu’il lui tournait le dos, Taka fit subitement volte-face. Elle regardait Riku avec une expression un peu perturbée. Elle ne savait que trop penser de tout ce qu’il disait, de ce qu’il projetait. Enfin, la dominante était qu’elle le trouvait stupide pour le coup. Elle haussa les épaules comme si ça ne l’affectait pas qu’il la laisse ainsi.
[Taka] Même maintenant tu penses pouvoir t’en faire deux… Tu es trop fatigué. C’est un fait, il vaut mieux que tu ne leur tombes pas dessus. Enfin bon, si tu y tiens, commence par abattre Jikeo si le cœur t’en dit. Même si l’autre est avec lui, il a subit de lourds dommages et il faudra un certain temps avant que ses chairs calcinées ne soient remplacées.
Elle disait ces mots avec presque un ton supérieur. Oui, elle aurait pu le tuer. Oui, elle aurait pu en faire une véritable torche humaine afin de marquer la mémoire d’Eichi… « Celle qui aurait tué mon si charismatique frère ». Mais à quoi bon, la mission était la mission et la vengeance n’était rien. Et puis, en regardant ses bras, Jikeo lui même se souviendrait d’elle. C’était une maigre victoire dans la défaite. Elle regarda Riku un peu plus attentivement. Il fit trois pas et disparut sans qu’elle n’esquisse le moindre mouvement.
*Esprit d’équipe… Mon cul.*
[Taka] Tss…
Elle se tourna de nouveau et s’approcha de Daiki. Pendant quelques secondes elle le regarda, légèrement peinée mais surtout dans de beaux draps. C’est qu’il faisait son poids le lascar. Pour le bouger seule, ça demanderait pas mal d’efforts. Sans aucune aide, c’était tout bonnement impossible. Elle ferma les yeux un instant, faisant bilan des forces qu’il lui restait. Ce n’était pas déplorable, elle avait de quoi tenir jusqu’au soir au moins. Se motivant comme elle le pouvait, elle gonfla tout son corps de chakra et souleva le scientifique. Le plaçant sur une de ses épaules, elle poussa péniblement sur ses jambes pour se redresser. Une fois sur pieds, elle ajusta son sac et gagna la route.
De longues heures de marche… Le soleil poursuivait sa course dans le ciel, le temps filait comme les pas s’enchaînaient. Elle avait connu des randonnées beaucoup plus actives que celle là, mais il fallait un peu de tout pour faire de l’expérience. Encore une fois, elle levait la tête, à la limite du désespoir, vers l’horizon. Kumo était encore loin et il lui fallait arriver au premier village dans la soirée avant que le corps n’eut pris une douce odeur de putréfaction. Ainsi, malgré toutes les difficultés qui lui barraient la route – il s’agissait surtout de l’effort physique fourni en continu – Taka arriva aux abords d’une petite bourgade plutôt bien fréquentée. Elle établit son bivouac à quelques centaines de mètres, par précaution, et gagna la ville où elle s’offrit le loisir de faire quelques emplettes pour son voyage.
La première chose qu’elle fit, une fois de retour à son campement, fut de garnir de charbon de bois la couverture. C’était, certes, du poids en plus, mais ce petit dispositif rudimentaire retarderait l’apparition d’effluves nauséabondes et indésirables. Une fois ce fait, elle s’autorisa un repas riche afin de favoriser sa récupération puis elle s’endormit dans une nouvelle couverture dont elle avait aussi fait l’acquisition en ville. Elle trouva bien vite le sommeil, emportée par la fatigue accumulée tout le jour, et ce ne fut qu’au petit matin qu’elle ouvrit de nouveau les yeux après un sommeil lourd.
Après une brève toilette faite aux moyens du bord, elle reprit la route. Marchant sur les chemins de pierres et de terre, seule, avec pour seule compagnie ce pauvre type inanimé et devenu tout raid depuis la veille. Pourtant, aux alentours de midi, un petit cortège de charrettes passa à son côté et s’immobilisa à sa hauteur. Sur la première, un vieil homme, sans doute de l’âge du scientifique, accompagné d’un enfant. Le premier descendit du véhicule et s’approcha de Taka, tout sourire. Sa petite moustache blanche tombante frémissait et c’est avec une attitude joviale qu’il salua la jeune fille.
[Paysan] Hola, ma p’tite dame ! C’m’o l’air bien lourd c’qu’o vous m’portez la ! V’z’auriez po b’soin d’aide par hasard ?
Il récolta un regard sombre sur les premiers instants. Rapidement, Taka le jaugea de haut en bas, puis elle tourna ses deux yeux vifs vers le garçon puis vers la deuxième charrette où un jeune homme attendait de nouveau le départ. Elle revint sur l’homme qui l’avait accostée.
[Taka] Ma foi, tant que vous n’essayez pas de me détrousser.
[Paysan] Ha ha ha ! L’es bin bonne celle lo !
Elle plissa un peu les yeux, pas sûre de savoir s’il parlait de ce qu’elle venait de dire, où s’il discutait de son physique. Après tout, il s’était tourné vers l’autre conducteur qui s’était mit à sourire lui aussi.
[Paysan] V’savez, nous on est juste des gars d’coin. C’po comme si on allait v’voler. Ma foi, v’m’avez l’air bien embarrassée, si’on peut vous aider. Ou qu’elle va la dame ?
[Taka] Demoiselle… Je me rends à Kumo. J’ai des choses à livrer…
[Paysan] Ah bah ço ! J’vois bien qu’vous d’vez livrer ! Allez ! Posez le à l’arrière d’ma carriole, j’vais v’z’emm’ner.
Il s’approcha de Taka et saisi le corps bien recouvert de Daiki.
[Paysan] Nom di diou ! Mais c’qu’il fait l’poids d’un homme c’barda ! Hé ! C’s’rait pas un gary que vous nous transportez là ! Ha ha ha !
Le mieux, c’était encore de rire à sa blague. Pour un bouseux, il en avait du flair, pourtant ce n’était pas faute d’avoir prit des précautions. Ainsi, le cadavre fut chargé à l’arrière de la première charrette, au milieu de tonneaux et de foin. Sur la deuxième, il y avait plusieurs ballots, sûrement des marchandises « fraiches » que l’homme ramenait pour vendre. On pria Taka de s’installer confortablement dans le foin où elle pouvait dormir et se reposer à sa guise. En s’y allongeant, elle n’aurait jamais imaginé pouvoir y être aussi bien. Rapidement, elle s’endormit, prenant quand même comme précaution de mettre son sac sous elle, dans la motte de foin. Deux à trois heures après, elle se réveilla.
[Paysan] Ah bah ! C’tait pas un p’tit somme que v’nous avez fait ! V’z’aviez l’air fatiguée.
[Riku] Comme je te l’ai dit, je n’irai pas à Kumo, je rentre directement à Konoha. Fais ce que tu veux du corps. Bonne chance. Et si je retombe sur l’un d’eux, ne t’en fais pas, il ne survivra pas cette fois.
Alors qu’il lui tournait le dos, Taka fit subitement volte-face. Elle regardait Riku avec une expression un peu perturbée. Elle ne savait que trop penser de tout ce qu’il disait, de ce qu’il projetait. Enfin, la dominante était qu’elle le trouvait stupide pour le coup. Elle haussa les épaules comme si ça ne l’affectait pas qu’il la laisse ainsi.
[Taka] Même maintenant tu penses pouvoir t’en faire deux… Tu es trop fatigué. C’est un fait, il vaut mieux que tu ne leur tombes pas dessus. Enfin bon, si tu y tiens, commence par abattre Jikeo si le cœur t’en dit. Même si l’autre est avec lui, il a subit de lourds dommages et il faudra un certain temps avant que ses chairs calcinées ne soient remplacées.
Elle disait ces mots avec presque un ton supérieur. Oui, elle aurait pu le tuer. Oui, elle aurait pu en faire une véritable torche humaine afin de marquer la mémoire d’Eichi… « Celle qui aurait tué mon si charismatique frère ». Mais à quoi bon, la mission était la mission et la vengeance n’était rien. Et puis, en regardant ses bras, Jikeo lui même se souviendrait d’elle. C’était une maigre victoire dans la défaite. Elle regarda Riku un peu plus attentivement. Il fit trois pas et disparut sans qu’elle n’esquisse le moindre mouvement.
*Esprit d’équipe… Mon cul.*
[Taka] Tss…
Elle se tourna de nouveau et s’approcha de Daiki. Pendant quelques secondes elle le regarda, légèrement peinée mais surtout dans de beaux draps. C’est qu’il faisait son poids le lascar. Pour le bouger seule, ça demanderait pas mal d’efforts. Sans aucune aide, c’était tout bonnement impossible. Elle ferma les yeux un instant, faisant bilan des forces qu’il lui restait. Ce n’était pas déplorable, elle avait de quoi tenir jusqu’au soir au moins. Se motivant comme elle le pouvait, elle gonfla tout son corps de chakra et souleva le scientifique. Le plaçant sur une de ses épaules, elle poussa péniblement sur ses jambes pour se redresser. Une fois sur pieds, elle ajusta son sac et gagna la route.
De longues heures de marche… Le soleil poursuivait sa course dans le ciel, le temps filait comme les pas s’enchaînaient. Elle avait connu des randonnées beaucoup plus actives que celle là, mais il fallait un peu de tout pour faire de l’expérience. Encore une fois, elle levait la tête, à la limite du désespoir, vers l’horizon. Kumo était encore loin et il lui fallait arriver au premier village dans la soirée avant que le corps n’eut pris une douce odeur de putréfaction. Ainsi, malgré toutes les difficultés qui lui barraient la route – il s’agissait surtout de l’effort physique fourni en continu – Taka arriva aux abords d’une petite bourgade plutôt bien fréquentée. Elle établit son bivouac à quelques centaines de mètres, par précaution, et gagna la ville où elle s’offrit le loisir de faire quelques emplettes pour son voyage.
La première chose qu’elle fit, une fois de retour à son campement, fut de garnir de charbon de bois la couverture. C’était, certes, du poids en plus, mais ce petit dispositif rudimentaire retarderait l’apparition d’effluves nauséabondes et indésirables. Une fois ce fait, elle s’autorisa un repas riche afin de favoriser sa récupération puis elle s’endormit dans une nouvelle couverture dont elle avait aussi fait l’acquisition en ville. Elle trouva bien vite le sommeil, emportée par la fatigue accumulée tout le jour, et ce ne fut qu’au petit matin qu’elle ouvrit de nouveau les yeux après un sommeil lourd.
Après une brève toilette faite aux moyens du bord, elle reprit la route. Marchant sur les chemins de pierres et de terre, seule, avec pour seule compagnie ce pauvre type inanimé et devenu tout raid depuis la veille. Pourtant, aux alentours de midi, un petit cortège de charrettes passa à son côté et s’immobilisa à sa hauteur. Sur la première, un vieil homme, sans doute de l’âge du scientifique, accompagné d’un enfant. Le premier descendit du véhicule et s’approcha de Taka, tout sourire. Sa petite moustache blanche tombante frémissait et c’est avec une attitude joviale qu’il salua la jeune fille.
[Paysan] Hola, ma p’tite dame ! C’m’o l’air bien lourd c’qu’o vous m’portez la ! V’z’auriez po b’soin d’aide par hasard ?
Il récolta un regard sombre sur les premiers instants. Rapidement, Taka le jaugea de haut en bas, puis elle tourna ses deux yeux vifs vers le garçon puis vers la deuxième charrette où un jeune homme attendait de nouveau le départ. Elle revint sur l’homme qui l’avait accostée.
[Taka] Ma foi, tant que vous n’essayez pas de me détrousser.
[Paysan] Ha ha ha ! L’es bin bonne celle lo !
Elle plissa un peu les yeux, pas sûre de savoir s’il parlait de ce qu’elle venait de dire, où s’il discutait de son physique. Après tout, il s’était tourné vers l’autre conducteur qui s’était mit à sourire lui aussi.
[Paysan] V’savez, nous on est juste des gars d’coin. C’po comme si on allait v’voler. Ma foi, v’m’avez l’air bien embarrassée, si’on peut vous aider. Ou qu’elle va la dame ?
[Taka] Demoiselle… Je me rends à Kumo. J’ai des choses à livrer…
[Paysan] Ah bah ço ! J’vois bien qu’vous d’vez livrer ! Allez ! Posez le à l’arrière d’ma carriole, j’vais v’z’emm’ner.
Il s’approcha de Taka et saisi le corps bien recouvert de Daiki.
[Paysan] Nom di diou ! Mais c’qu’il fait l’poids d’un homme c’barda ! Hé ! C’s’rait pas un gary que vous nous transportez là ! Ha ha ha !
Le mieux, c’était encore de rire à sa blague. Pour un bouseux, il en avait du flair, pourtant ce n’était pas faute d’avoir prit des précautions. Ainsi, le cadavre fut chargé à l’arrière de la première charrette, au milieu de tonneaux et de foin. Sur la deuxième, il y avait plusieurs ballots, sûrement des marchandises « fraiches » que l’homme ramenait pour vendre. On pria Taka de s’installer confortablement dans le foin où elle pouvait dormir et se reposer à sa guise. En s’y allongeant, elle n’aurait jamais imaginé pouvoir y être aussi bien. Rapidement, elle s’endormit, prenant quand même comme précaution de mettre son sac sous elle, dans la motte de foin. Deux à trois heures après, elle se réveilla.
[Paysan] Ah bah ! C’tait pas un p’tit somme que v’nous avez fait ! V’z’aviez l’air fatiguée.
[Fin de l'aller dans le pays du feu]
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Uchiha Taka- Chuunin Instructeur de Konoha

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