Amaya Hitomi [Termniée!]
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Amaya Hitomi [Termniée!]
Nom : Hitomi
Prénom : Amaya
Âge : 17 ans
Village : Kumo
Grade Envisagé : Guenin
Kekkai Genkai Souhaitée : ------
Techniques de départ :
Choumanin – Surcharge (Rang D)
Raiton Daishino – L'Éclair Fendu (Rang D)
Zofuku – Amplification (Rand C)
Histoire : De tout kumo, on ne connaissait famille plus nombreuse que celle d’Hitomi. Sans être un clan, on ne pouvait pas dire que la fécondité faisait défaut. Jamais famille n’avait comptée autant de petits chérubins depuis moult âges, et c’est avec surprise que, au fil des années, les naissances se succédèrent. Un garçon d’abord, fierté du père, puis une petite fille, puis trois autres mecs… et enfin, la dernière, une autre petiote toute charmante, à la grande joie de la grande sœur, d’ailleurs !
Chaque jeunes gens avaient eut des idées de carrières relativement différentes, bien que trois des frères aient décidé de prendre la relève et de devenir des défenseurs de Kumo. Entre eux, une entente cordiale, familiale, très agréable. Des mâles, en somme.
Le plus vieux, plutôt intellectuelle, préféra largement se lancer en affaire plutôt que de se battre sur le terrain et acquit rapidement une indépendance et une certaine distance envers la famille, bien que son humour particulière soit toujours agréable à chaque fête.
La grande sœur d’Amaya, quant à elle, se chercha longtemps. Passant de petits boulots à petits boulots sans trouver ce qui la bottait vraiment, enfermée dans une crise d’adolescence qui ne semblait pas se résoudre avec le temps, alors que tout le monde en avait un peu ras le cul…
Parlons de la petite, notre sujet principal. Dès six enfants, c’était bien la plus tranquille, la plus douce et la plus sage qu’on est vue. Du penseur à la défroquée, en passant par un hyper actif, un calculateur et un bourru, il fallait bien qu’un petit ange s’invente une place au sein de cette grande marmaille. Si une fausse couche n’était pas survenue entre le flot ininterrompu de petits garçons, elle n’aurait probablement jamais vue le jour.
Elle était donc, non officiellement, la septième enfant du couple. Dans certaine région, les chiffres revers de l’importance, quelque chose de magique, parfois simple folklore ou véritable croyance, on n’en disait pas moins qu’à l’époque où la petite à peine âgée de cinq ans, avait un don avec ses mains.
Il ne suffisait que d’un touché pour qu’une douleur s’en aille, absorbée, sans doute, par le courant de son chakra.
On parlait déjà d’une carrière en médecine ou, avec moins de prestige, d’une masseuse à talent.
Amaya n’avait que faire, se sentant aimée et appréciée de tous, même si quelques disputes éparses allaient et venaient entre les membres de sa famille, qu’elle observait de loin avec un calme plat, spectatrice de tant d’émotion qu’elle ne connaissait pas.
Puis, comme tout enfant, elle se découvrit une passion pour ce qui avaient attraient aux petites bêtes. Avec les autres gamins, elle allait souvent à la recherche d’insectes, de petits animaux fuyards et de lieux où se réunir pour le plaisir du jeu.
C’est lors d’une rare belle journée pour le pays de la foudre, qu’elle et sa maman prirent une marche longue en dehors du village, pour se ressourcer un peu, ou cueillir des herbes, qui sait.
Elle devait avoir dans les sept ans à l’époque et, curieuse de tout, questionnait sa mère sur n’importe qu’elle sujet, dans sa phase « pourquoi? » et « comment? » qui amène souvent aux trucs embarrassant de la vie.
Il ventait, bien sûr, mais ça n’empêcha pas la petite de voir, même les yeux plissés et des mèches partout dans la gueule, la pointe d’un toit entre des arbres, chose étonnante!
Tout de suite curieuse, elle se mit à courir vers ce drôle d’endroit. Une maison en dehors des murs, ce n’étaient pas très classique! Bien que sa mère suive derrière, petite et rapide, elle y arriva avec une large avance, ses jeunes yeux s’emparant avec la force de l’étonnement de l’image de la maison, cherchant un signe de vie à travers les murs, les portes coulissantes.
Elle aperçut un petit garçon descendre sur le côté, avec des gestes tellement lent qu’il lui devenait un peu désagréable à regarder, Amaya étant habitée à la vitesse prodigieuse donc pouvait faire preuve ses frères.
Quand il fut enfin tout en bas, elle le vit se diriger avec prudence sous le couvert de quelques arbres, alors que son esprit enfantin lui dictait de le suivre, bien trop intrigué pour se sentir inquiéter de tels gestes.
Presque sautillante, car sa bonne humeur ne pouvait être tachée, elle gambada donc jusqu’au garçon, se planta devant lui en agitant la main dans un coucou peu discret, avec la ferme intention de se lier, au du moins, d’être sympa.
« Halloooo… !»
Ça la démonta un peu, il faut dire, quand le gosse alla se planter derrière un arbre sans rien dire, comme si elle allait lui brûler les orteils un après l’autre… mais ne lâcha pas prise! Fronçant les sourcils, elle le prit par derrière, alors qu’au loin sa mère grognait un peu, et attrapa le petit par les épaules! Elle aurait du s’en douter, il piqua une course… et se planta directement contre un arbre, ce qui la fit grimacer d’une douleur imaginaire, alors qu’immobile, les mains crispées, elle l’observait tituber, plus très sûr de la marche à suivre.
Pensant directement à ses mains, la petite s’avança doucement.
« Arrête de t’enfuir ! J’voulais seulement jouer… »
Elle lui parla un peu, lui prenant un bras en le laissant s’asseoir au sol, s’en allant pour déposer la chaleur bienfaitrice de sa main gauche contre son front… et souleva alors les sourcils, surprise qu’il n’ait pas le réflexe de fermer les yeux. Elle qui jusqu’alors croyait qu’il était simplement maladroit! Ça bouche enfantine manifesta un « Ô » significatif, alors que sa petite main tombait mollement, stupéfaite.
« Tu vois pas! »
Elle s’amusa à faire toute sorte de signe près de sa tête, cherchant quelque chose qui pourrait le faire réagir, des prises les plus ridicules, jusqu’à mimer des tentatives de frappe, mais rien.
Croisant les bras, elle chercha une solution, face à son silence et à sa non voyance, mais sursauta en entendant le craquement des feuilles mortes et l’appelle de sa mère. D’un bon elle se leva, le forçant presque à en faire autant en tirant sur ses vêtements, lui fit un câlin et s’enfuit en courant vers sa mère en criant à son nouveau copain… car pour elle, il ne faisait aucun doute, il allait le devenir, de faire attention à lui la prochaine fois et qu’elle trouvait bien une solution à son mal, qu’elle pourraient faire quelque chose, et blablabla…
Elle ne le revit pas avant des jours, mais son image l’hanta. Comme une rêve, un espoir insoutenable, elle voulait que ses mains accomplissent un tour de passe incroyable, qu’on l’acclame d’avoir redonné la vue, sûr qu’elle allait réussir, qu’elle avait la force, le pouvoir requit ! Elle sentait toute la puissance de son imagination palper au niveau de son corps, un espoir immense l’envahir tout entier de l’intérieur, faisant trembler sa gorge alors qu’aucun éclair n’arrivait plus à lui faire peur. S’appropriant soudainement leurs forces.
Enfin, Amaya n’en pouvait plus de rêvasser secrètement. Elle avait fait de se garçon un projet, une réussite ou un échec. Par une journée bien venteuse, elle se faufila en dehors du village, fila vers la maison et, sans cogner, grimpa plutôt jusqu’à la fenêtre et toqua largement en clamant que c’était elle, comme s’il était supposé la reconnaître! Enfin! Il fini par lui ouvrir la fenêtre…
Inutile de le dire. Ce fut un lamentable échec. Au titre même qu’Amaya versa un gentil petit torrent de malédiction et qu’elle se laissa ramasser par le timide aveugle… qui n’avait pas trop le choix d’ailleurs, puisqu’elle semblait incroyablement désolé et surtout, qu’elle s’accrochait avec ses petites mimines, casse pied, reniflant un peu trop bruyamment, bref, la grosse frustration!
En tout cas… à partir de ce jour, Amaya cessa de croire dur comme fer à tout ce qu’on pouvait lui dire, préférant ce fier à son seul flaire, et surtout, ne lâcha plus Shinji d’une semelle, ce dernier devenant son meilleur ami.
Aujourd’hui, dix ans de ma vie venaient de s’écouler. Comme ma sœur me l’avait si bien fait remarquer à mon réveil, que ce fut mon anniversaire ou pas, je venais de plonger dans l’âge ingrat. Bientôt, disait-elle, j’allais commencer à trouver tout le monde con, à vouloir faire ce qui me plait quand ça me plairait, à tenir tête aux ordres de mes parents et surtout, subir des sauts d’humeurs effrayent…
Je n’étais pas très apeurée par la nouvelle. Il fallait dire que, depuis, je m’étais faite à l’idée. Ma sœur prenait sa vie comme un grand cycle sacré que tout adolescent ce devait de franchir, avec les hauts, mais surtout les bas. Quant à moi, hausser les épaules à ses dires et profiter de ma journée m’avait semblé une solution agréable et puis, ça me chassait de la tête que mes frères n’étaient pas encore revenu de mission, qu’ils me manquaient terriblement et que Shinji était confiné chez lui parce qu’il avait été insolant avec son vieux.
Oui, j’avais bien quelques autres amis, mais sans Shin, je me sentais un peu seule, ça n’était pas la même énergie. Je préférais amplement, du coup, arpenter la ville en solitaire que de me mêler aux groupes de mon âge, à la recherche d’une maturité qui me semblait toute méritée, l’effet du chiffre dix me trottant dans le corps comme un petit plus. À chaque pas, j’avais ce sentiment de laisser quelque chose derrière moi que je ne pourrais jamais retrouver, mon petit confort protégé et douillet d’enfant.
Mes yeux se pausaient sur un peu tout à la fois, hagards. Aucun son teintant n’indiquait d’une bourse que je pouvais m’offrir quelque chose en ce jour, mais l’envi ne se faisait pas absent pour autant. Depuis quelques semaines, je me passionnais pour les armes et quand l’occasion se présentait, je ne perdais jamais la chance de coller ma truffe à une vitrine ouverte ou simplement tâter du bout des doigts quelques objets coupants, m’imaginant bien vite manier tout ceci avec dextérité… enfin! Je rêvais. Mes parents ne voudraient jamais que je devienne une kunoichi, même si l’image de mes frères revenant de temps à autre emplissait ma petite tête de tableau de combat épique et de sang, de victoire et d’honneur. Qu’ils en pensent ce qu’ils voulaient, moi, j’avais décidé. On ne pouvait quand même pas ruiner les rêves de l’ange que j’étais?
Pour les rassurer, j’avoue, je leurs promettais de faire médecine. Mais je voyais proliférer à l’horizon quelque chose de plus glorieux. Je voulais apprendre les techniques Raiton, transporter la puissance de Kumo avec mes mains, détruire ennemis et mauvais gens d’un éclair bien sentie! Savoir que, par une action des doigts, je pouvais griller les gens…
J’en soupirais, fantasmant secrètement de devenir la meilleur, de surpasser même mes frères… de fantaisie ou non, à chaque fois que je me mettais à divaguer, je sentais quelque chose pétiller dans la paume de mes mimines, réchauffer mon corps et m’emplir d’énergie.
Rah ! Voilà! Il me fallait bouger maintenant! Mais sans gamins avec qui faires la course, je ne voyais pas grand moyen.
Je sais, j’étais en plein milieux d’une rue marchande, immobile, bras croisée, à la recherche d’une solution, les épaules bousculées de ci de là par l’agacement des passants, mais… j’étais têtue. Plus on me pousserait, plus je planterais les pieds au sol pour rester de marbre. J’étais comme ça, préconisant la douceur et la politesse plutôt que la brutalité sans finesse… mis à part dans un combat.
Voilà! Comme un éclair, j’adorais cette expression, je me précipitais vers les montagnes, avide de surprendre des shinobis en plein entrainement.
Pas très intelligent, mais terriblement excitant !
Partout autour de moi, je voyais le soleil aller et venir. En même temps, c’était logique, depuis le matin, des nuages monstrueux passaient en courant d’air au dessus du village, créant une pénombre ambiante bien distincte à Kumo. Malheureusement pour moi, qui aimais les orages, aucun vent annonciateur, pas même la moindre brindille d’humidité, n’accompagnait les gros morceaux de couleur sale.
… ah ouais, de la pierre, de la pierre, de la pierre. J’étais bel et bien dans la montagne. L’une des montagnes ! Tout ce roc ! J’en aurais bien sourie de plaisir si, tout en face de moi, un drôle de mec n’était pas en train de tenir sa jambe dans les airs, puis l’autre, sans prendre compte, le moins du monde, de ma petite présence. Un œil plus gros que l’autre, j’approchai sans gêne, avide de connaissance.
« Heu… dite, ‘faites quoi là… monsieur? »
Aie. Je croyais ma voix plus assurée. Désillusion… enfin presque, puisque ce drôle de type me servit un sourire digne d’un masque de mascarade et que, sans cesser son activité, se penchait jusqu’au sol, les doigts bien contre la pointe de ses orteils.
« Ah! Les jeunes, curieux comme tout! »
… je m’attendais à ce qu’il rajoute quelque chose, mais semblerait que, avec tous ses cheveux, ses muscles et ses armes, son sourire, les craquements de son corps, il ait oublié de répondre à ma question. Bon sang, je le savais que j’étais curieuse, ce n’était pas ce que je voulais entendre ! Je m’éclaircis la gorge avec humeur, observant ses étirements.
« … vous n’avez pas répondu… »
Étais-je insolente? Je voyais bien le bandeau du village pendouiller, forma ceinturon, à la taille du Shinobi. J’aurais sans doute mieux fait de lui témoigner respect et silence plutôt que de l’importuner ainsi. Pourtant, je n’avais pas l’impression de m’imposer, surtout pas avec l’air réjouit qui se peignait sur le visage de ce dernier. J’avoue, j’étais surprise. J’imaginais les guerriers comme des êtres plus froids, moins sociale. Un peu brut…?
« Vois-tu petite, le chakra circule comme un second réseau de veine dans tout ton corps. À mon compte, avant quelque chose de plus costaud, je m’étire toujours pour faciliter le flux… »
Il fit une petite pause, se frottant la barbichette d’un air songeur, me regardant.
« Bah… ce n’est que ma croyance… »
Il écarta les bras largement, se pencha jusqu’à terre et déposa ses paumes contre le sol, amenant lentement ses pieds de chaque côté de ses oreilles. J’avais un petit malaise en le voyant ramasser de la sorte, mais je considérais déjà l’information comme une source intéressante à creuser. Du haut de ma dixième année, je crois que… que j’avais pigée l’essentielle, même si pour le moment je grimaçais légèrement en le voyant se déplier, tellement lentement, que je reculais d’un pas. Un peu trop imaginative, j’avais l’impression soudaine de me retrouver devant un insecte géant !
Me trouvant une rapide excuse, plus calme qu’il y a quelque minute, je retournai au village en dévalant les pentes, une envie de blabla me prenant de partout. Fallait raconter ça aux autres ! Surtout à Shin, demain, ho oui !
Le temps avait passé depuis cette drôle de rencontre et Amaya ne revit jamais le chevelu dans les montagnes, qu’elle eut cherchées ou pas. Ses frères ne lui furent pas d’une grande aide puisqu’ils affirmaient sans discussion qu’ils n’avaient jamais rencontré un combattant de Kumo aussi poilu qu’elle pouvait le dire et qu’elle ferait bien de cesser de blablater et d’aller jouer avec des poupées, plutôt que de leurs tourner autour de la sorte comme un vautour sur une belle tranche de viande légèrement avariée, ce qui mettait en général la petite en colère.
Mais cas cela ne tienne ! Il y avait chose plus important que les déviations orales de ses connards de frangins, à commencer par la relation de Shinji et de son jumeau qui devenait toujours un peu plus envenimée. Amaya ne trouvait pas ça palpitant du tout. Ça lui minait le morale de voir les efforts de son meilleur ami réduit en échec par la mauvaise volonté évidente de Shouji. D’ailleurs, la demoiselle aurait bien voulut déjouer le sujet à son petit jeu mesquin pour le laisser s’auto détruire en paix, mais Shin ne semblait, avec évidence, pas de cet avis.
Elle l’écoutait avec patience, acceptant de recevoir entre ses deux oreilles chaque mots qui pour elle, confirmait ses propres pensées.
Pour ce qui était de sa famille, sa grande sœur avait finie par prendre le large, désirant voyager, voir le monde, chercher plus loin si elle y était. L’un de ses frère était dans le coma depuis des mois et, imperturbable, le côté commerciale du plus vieux ne perdait pas la main. La vigilance de ses parents commençaient à peser sur ses épaules, l’était du frérot leurs semblants un excellent exemple pour tenter de lui changer ses projets d’avenir.
Rien n’y faisait !
Fatigué d’entendre toujours les mêmes choses, elle finie par se couper du reste du monde, restant sourde aux protestations, argumentations, problèmes et sagas qui pouvaient arriver à ses oreilles tout comme elle s’enfermait sur elle-même, voyant en Shinji quelqu’un de soudainement rabat joie, alors qu’elle continuait de se sentir délaissée à chaque fois qu’elle était loin de lui ou qu’ils se mettaient en colère l’un l’autre pour un rien.
Butée jusqu’au bout, elle laissa quelques années filer, endormant ses désirs dans une attitude froide et distante, dormant de longues heures et parlant peu, se réfugiant dans les montagnes pour s’étirer sans explication significative. Elle prit même les devants de son destin en cherchant un petit emploi au marché local, une envie de liberté tiraillant ses entrailles. Depuis bien trop longtemps avait-elle été la gentille petite fille obéissante, bien trop douce pour se laisser aller à un métier qui promettait un futur violent, dangereux.
Pourtant !!!
Shinji lui, il avait le droit, son père en avait rit qu’il puisse vouloir devenir Shinobi malgré qu’il n’y voyait strictement rien, que le danger était encore plus grand pour lui que pour elle! La jalousie couvait entre son sein, bien qu’elle ne veuille pas s’avouer vaincue par se sentiment désagréable et fourbe.
Restant sympathique, elle se mit à étudier son meilleur ami, cherchant ce qu’il pouvait bien avoir de mieux qu’elle pour affronter l’aventure, changeant ses appréhensions négatives en jeux entre eux. Car elle ne pouvait se résoudre à entretenir une colère futile contre lui… bien que l’envi de compétition restait inéluctablement présent.
Quand seize ans arrivèrent. C’est tout en surprise que ses parents se levèrent un matin en voyant le clair de la chambre de leur petite dernière plus ou moins vide. Amaya s’étant trouvée un appartement sans ressentir le besoin d’en parler, elle était partie la veille au soir, faisant des allées retours, sachant le lourd sommeil que le couple avait, habitué qu’il était à entendre du bruit dans la maison avec la meute de petits qu’il avait fait…
Quoiqu’il en soit, ce matin là, cette journée là, la demoiselle pouvait enfin réaliser ses ambitions. Une fougue nouvelle, éclatante, enflammait son esprit, son corps ! Elle passa bien la demi-journée à prendre de drôle de pose, voulant être sûr de passer l’examen pour l’admission.
Quand l’heure sonna, elle était déjà sur place, observant la foule de jeunes qui arrivait de chaque coins, aussi motivée et stressée qu’elle, alors que ses yeux verts cherchaient une seule et unique personne, son petit aveugle favoris à travers la marre humaine montante. Mais ! Force d’habitude, malgré le vent, malgré les cheveux, malgré les gens, la donzelle l’aperçu au loin, arriver avec son père et son frangin. Se levant sur la pointe des pieds, tentant d’enterrer les voix environnantes, elle porta ses mains autour de sa bouche et lança :
« Shinji ! Je suis là ! »
Coup de coude, coup d’épaule, la demoiselle se fraya un chemin jusqu’à son pote comme celui-ci s’amenait, lui évitant la joie de traverser des jeunes gens surexcités. À ses côtés, comme la folie palpitait dans l’air, la conversation s’amena d’instinct à leurs lèvres respectives alors qu’ils s’engageaient, les uns après les autres, vers le test crucial…
Et que de réussite ! La jubilation était au rendez-vous comme les yeux affamés, réjouis, observaient encore et encore le bandeau qui, dans les mains de la jeune femme, semblait vouloir tout dire, tout promettre…
Amaya fêta tard, câlinant chaque personne pour qui elle avait de la sympathie, mais regretta que Shinji du manger en famille. Elle aurait adoré festoyer à ses côtés, le bercer, lui tambouriner le crâne de cries joyeux et le corps de gros câlins, distribuer sa bonne humeur dans chaque fibre de son être et ressentir la sienne !
Le lendemain, aux premiers signes de réveil, j’en jubilais encore. Ma tête devait avoir l’air ahurie en tout temps, quand bien même que je me forçais à rester allongé… inutile, en voyant le tableau, de vous dire que les draps sont partis rejoindre les cieux pendant que je sautais sur mes pieds, gambadant d’un côté à l’autre de mon appartement, un bol dans la main, des baguettes de l’autre, des nouilles plein la gueule, plein le sol !
Chose encore plus charmante, un orage tonitruant m’avait tiré du lit, pareil à une fin du monde sonore. Mes oreilles n’en croyaient pas, mes yeux non plus! J’en pompais une fierté personnelle, voyant ce caprice naturel comme une félicitation à tous les passants de la veille, mon corps tremblant de félicité tout en effectuant des pas de danses sans queue ni tête, des pâtes pendants entre mes lèvres, suivant le rythme de ma joie..!
Description Physique & Mentale (facultatif) :
Imaginez… des cheveux bruns, noisettes, fouetter un dos long et gracile, chatouiller le creux des genoux et la mâchoire en de nombreuses mèches, longues et courtes, dans un vent de montagne qui n’arrête jamais, transporter par le caractère crépitant d’un orage imminent. Le son des vêtements qui tapent les uns contre les autres, rabattus par les bourrasques fraiches, sifflantes. Une peau pâle rougit par la froide atmosphère, des nuages noirâtres roulant dans les prunelles d’un regard vert, des sourcils fins à peine froncés par une résolution sourde. Un désir brûlant dans un ventre plat, celui de dépasser en puissance un seul homme, de l’écraser sous la suprématie, emporter par un amour qui, de frustration, se changea en compétition.
Imaginez… les muscles fins et forts de bras tressaillant de colère, emportant dans leurs coups une force brute, implacable. Un corps aux attaques sèches, rusées, transporté par le parfum d’une femme mûre, intouchée…
Amaya est une froide combattante dans un corps qui commence à intéresser la gent masculine, alors qu’elle n’en vise qu’un seul. Cherchant à le dépasser sans arrêt dans les cours, les entraînements. La seule chose qui soit en ébullition dans son être tout entier reste sa soif fulgurante d’attirer son attention.
Tout cela mis à part, cependant, elle demeure une demoiselle avec qui il fait bon de s’amuser. Très à l’écoute des petits détails, il n’en reste pas moins qu’elle n’a aucun talent pour exprimer ses pensées, préférant plutôt garder le silence et espérer qu’on comprenne magiquement ce qu’elle ressent et ainsi de suite, fermée à s’exprimer d’avantage avec ses amis comme sa famille.
Il y a bien une chose qu’elle ne peut s’empêcher d’exposer et c’est bien la joie et l’affection. Il n’est pas rare qu’elle se prenne d’envie de faire un câlin ou deux à ses frères, ses parents, ses connaissances, mais jamais plus.
Elle peut être très joueuse et, comme ça, avoir soudain une envie de solitude… m’enfin ! Il n’en reste pas moins qu’elle garde tous les secrets qu’on veut bien lui transmettre et que, dans l’ensemble, globalement parlant, c’est une gentille fille... promis !
Prénom : Amaya
Âge : 17 ans
Village : Kumo
Grade Envisagé : Guenin
Kekkai Genkai Souhaitée : ------
Techniques de départ :
Choumanin – Surcharge (Rang D)
Raiton Daishino – L'Éclair Fendu (Rang D)
Zofuku – Amplification (Rand C)
Histoire : De tout kumo, on ne connaissait famille plus nombreuse que celle d’Hitomi. Sans être un clan, on ne pouvait pas dire que la fécondité faisait défaut. Jamais famille n’avait comptée autant de petits chérubins depuis moult âges, et c’est avec surprise que, au fil des années, les naissances se succédèrent. Un garçon d’abord, fierté du père, puis une petite fille, puis trois autres mecs… et enfin, la dernière, une autre petiote toute charmante, à la grande joie de la grande sœur, d’ailleurs !
Chaque jeunes gens avaient eut des idées de carrières relativement différentes, bien que trois des frères aient décidé de prendre la relève et de devenir des défenseurs de Kumo. Entre eux, une entente cordiale, familiale, très agréable. Des mâles, en somme.
Le plus vieux, plutôt intellectuelle, préféra largement se lancer en affaire plutôt que de se battre sur le terrain et acquit rapidement une indépendance et une certaine distance envers la famille, bien que son humour particulière soit toujours agréable à chaque fête.
La grande sœur d’Amaya, quant à elle, se chercha longtemps. Passant de petits boulots à petits boulots sans trouver ce qui la bottait vraiment, enfermée dans une crise d’adolescence qui ne semblait pas se résoudre avec le temps, alors que tout le monde en avait un peu ras le cul…
Parlons de la petite, notre sujet principal. Dès six enfants, c’était bien la plus tranquille, la plus douce et la plus sage qu’on est vue. Du penseur à la défroquée, en passant par un hyper actif, un calculateur et un bourru, il fallait bien qu’un petit ange s’invente une place au sein de cette grande marmaille. Si une fausse couche n’était pas survenue entre le flot ininterrompu de petits garçons, elle n’aurait probablement jamais vue le jour.
Elle était donc, non officiellement, la septième enfant du couple. Dans certaine région, les chiffres revers de l’importance, quelque chose de magique, parfois simple folklore ou véritable croyance, on n’en disait pas moins qu’à l’époque où la petite à peine âgée de cinq ans, avait un don avec ses mains.
Il ne suffisait que d’un touché pour qu’une douleur s’en aille, absorbée, sans doute, par le courant de son chakra.
On parlait déjà d’une carrière en médecine ou, avec moins de prestige, d’une masseuse à talent.
Amaya n’avait que faire, se sentant aimée et appréciée de tous, même si quelques disputes éparses allaient et venaient entre les membres de sa famille, qu’elle observait de loin avec un calme plat, spectatrice de tant d’émotion qu’elle ne connaissait pas.
Puis, comme tout enfant, elle se découvrit une passion pour ce qui avaient attraient aux petites bêtes. Avec les autres gamins, elle allait souvent à la recherche d’insectes, de petits animaux fuyards et de lieux où se réunir pour le plaisir du jeu.
C’est lors d’une rare belle journée pour le pays de la foudre, qu’elle et sa maman prirent une marche longue en dehors du village, pour se ressourcer un peu, ou cueillir des herbes, qui sait.
Elle devait avoir dans les sept ans à l’époque et, curieuse de tout, questionnait sa mère sur n’importe qu’elle sujet, dans sa phase « pourquoi? » et « comment? » qui amène souvent aux trucs embarrassant de la vie.
Il ventait, bien sûr, mais ça n’empêcha pas la petite de voir, même les yeux plissés et des mèches partout dans la gueule, la pointe d’un toit entre des arbres, chose étonnante!
Tout de suite curieuse, elle se mit à courir vers ce drôle d’endroit. Une maison en dehors des murs, ce n’étaient pas très classique! Bien que sa mère suive derrière, petite et rapide, elle y arriva avec une large avance, ses jeunes yeux s’emparant avec la force de l’étonnement de l’image de la maison, cherchant un signe de vie à travers les murs, les portes coulissantes.
Elle aperçut un petit garçon descendre sur le côté, avec des gestes tellement lent qu’il lui devenait un peu désagréable à regarder, Amaya étant habitée à la vitesse prodigieuse donc pouvait faire preuve ses frères.
Quand il fut enfin tout en bas, elle le vit se diriger avec prudence sous le couvert de quelques arbres, alors que son esprit enfantin lui dictait de le suivre, bien trop intrigué pour se sentir inquiéter de tels gestes.
Presque sautillante, car sa bonne humeur ne pouvait être tachée, elle gambada donc jusqu’au garçon, se planta devant lui en agitant la main dans un coucou peu discret, avec la ferme intention de se lier, au du moins, d’être sympa.
« Halloooo… !»
Ça la démonta un peu, il faut dire, quand le gosse alla se planter derrière un arbre sans rien dire, comme si elle allait lui brûler les orteils un après l’autre… mais ne lâcha pas prise! Fronçant les sourcils, elle le prit par derrière, alors qu’au loin sa mère grognait un peu, et attrapa le petit par les épaules! Elle aurait du s’en douter, il piqua une course… et se planta directement contre un arbre, ce qui la fit grimacer d’une douleur imaginaire, alors qu’immobile, les mains crispées, elle l’observait tituber, plus très sûr de la marche à suivre.
Pensant directement à ses mains, la petite s’avança doucement.
« Arrête de t’enfuir ! J’voulais seulement jouer… »
Elle lui parla un peu, lui prenant un bras en le laissant s’asseoir au sol, s’en allant pour déposer la chaleur bienfaitrice de sa main gauche contre son front… et souleva alors les sourcils, surprise qu’il n’ait pas le réflexe de fermer les yeux. Elle qui jusqu’alors croyait qu’il était simplement maladroit! Ça bouche enfantine manifesta un « Ô » significatif, alors que sa petite main tombait mollement, stupéfaite.
« Tu vois pas! »
Elle s’amusa à faire toute sorte de signe près de sa tête, cherchant quelque chose qui pourrait le faire réagir, des prises les plus ridicules, jusqu’à mimer des tentatives de frappe, mais rien.
Croisant les bras, elle chercha une solution, face à son silence et à sa non voyance, mais sursauta en entendant le craquement des feuilles mortes et l’appelle de sa mère. D’un bon elle se leva, le forçant presque à en faire autant en tirant sur ses vêtements, lui fit un câlin et s’enfuit en courant vers sa mère en criant à son nouveau copain… car pour elle, il ne faisait aucun doute, il allait le devenir, de faire attention à lui la prochaine fois et qu’elle trouvait bien une solution à son mal, qu’elle pourraient faire quelque chose, et blablabla…
Elle ne le revit pas avant des jours, mais son image l’hanta. Comme une rêve, un espoir insoutenable, elle voulait que ses mains accomplissent un tour de passe incroyable, qu’on l’acclame d’avoir redonné la vue, sûr qu’elle allait réussir, qu’elle avait la force, le pouvoir requit ! Elle sentait toute la puissance de son imagination palper au niveau de son corps, un espoir immense l’envahir tout entier de l’intérieur, faisant trembler sa gorge alors qu’aucun éclair n’arrivait plus à lui faire peur. S’appropriant soudainement leurs forces.
Enfin, Amaya n’en pouvait plus de rêvasser secrètement. Elle avait fait de se garçon un projet, une réussite ou un échec. Par une journée bien venteuse, elle se faufila en dehors du village, fila vers la maison et, sans cogner, grimpa plutôt jusqu’à la fenêtre et toqua largement en clamant que c’était elle, comme s’il était supposé la reconnaître! Enfin! Il fini par lui ouvrir la fenêtre…
Inutile de le dire. Ce fut un lamentable échec. Au titre même qu’Amaya versa un gentil petit torrent de malédiction et qu’elle se laissa ramasser par le timide aveugle… qui n’avait pas trop le choix d’ailleurs, puisqu’elle semblait incroyablement désolé et surtout, qu’elle s’accrochait avec ses petites mimines, casse pied, reniflant un peu trop bruyamment, bref, la grosse frustration!
En tout cas… à partir de ce jour, Amaya cessa de croire dur comme fer à tout ce qu’on pouvait lui dire, préférant ce fier à son seul flaire, et surtout, ne lâcha plus Shinji d’une semelle, ce dernier devenant son meilleur ami.
*
Aujourd’hui, dix ans de ma vie venaient de s’écouler. Comme ma sœur me l’avait si bien fait remarquer à mon réveil, que ce fut mon anniversaire ou pas, je venais de plonger dans l’âge ingrat. Bientôt, disait-elle, j’allais commencer à trouver tout le monde con, à vouloir faire ce qui me plait quand ça me plairait, à tenir tête aux ordres de mes parents et surtout, subir des sauts d’humeurs effrayent…
Je n’étais pas très apeurée par la nouvelle. Il fallait dire que, depuis, je m’étais faite à l’idée. Ma sœur prenait sa vie comme un grand cycle sacré que tout adolescent ce devait de franchir, avec les hauts, mais surtout les bas. Quant à moi, hausser les épaules à ses dires et profiter de ma journée m’avait semblé une solution agréable et puis, ça me chassait de la tête que mes frères n’étaient pas encore revenu de mission, qu’ils me manquaient terriblement et que Shinji était confiné chez lui parce qu’il avait été insolant avec son vieux.
Oui, j’avais bien quelques autres amis, mais sans Shin, je me sentais un peu seule, ça n’était pas la même énergie. Je préférais amplement, du coup, arpenter la ville en solitaire que de me mêler aux groupes de mon âge, à la recherche d’une maturité qui me semblait toute méritée, l’effet du chiffre dix me trottant dans le corps comme un petit plus. À chaque pas, j’avais ce sentiment de laisser quelque chose derrière moi que je ne pourrais jamais retrouver, mon petit confort protégé et douillet d’enfant.
Mes yeux se pausaient sur un peu tout à la fois, hagards. Aucun son teintant n’indiquait d’une bourse que je pouvais m’offrir quelque chose en ce jour, mais l’envi ne se faisait pas absent pour autant. Depuis quelques semaines, je me passionnais pour les armes et quand l’occasion se présentait, je ne perdais jamais la chance de coller ma truffe à une vitrine ouverte ou simplement tâter du bout des doigts quelques objets coupants, m’imaginant bien vite manier tout ceci avec dextérité… enfin! Je rêvais. Mes parents ne voudraient jamais que je devienne une kunoichi, même si l’image de mes frères revenant de temps à autre emplissait ma petite tête de tableau de combat épique et de sang, de victoire et d’honneur. Qu’ils en pensent ce qu’ils voulaient, moi, j’avais décidé. On ne pouvait quand même pas ruiner les rêves de l’ange que j’étais?
Pour les rassurer, j’avoue, je leurs promettais de faire médecine. Mais je voyais proliférer à l’horizon quelque chose de plus glorieux. Je voulais apprendre les techniques Raiton, transporter la puissance de Kumo avec mes mains, détruire ennemis et mauvais gens d’un éclair bien sentie! Savoir que, par une action des doigts, je pouvais griller les gens…
J’en soupirais, fantasmant secrètement de devenir la meilleur, de surpasser même mes frères… de fantaisie ou non, à chaque fois que je me mettais à divaguer, je sentais quelque chose pétiller dans la paume de mes mimines, réchauffer mon corps et m’emplir d’énergie.
Rah ! Voilà! Il me fallait bouger maintenant! Mais sans gamins avec qui faires la course, je ne voyais pas grand moyen.
Je sais, j’étais en plein milieux d’une rue marchande, immobile, bras croisée, à la recherche d’une solution, les épaules bousculées de ci de là par l’agacement des passants, mais… j’étais têtue. Plus on me pousserait, plus je planterais les pieds au sol pour rester de marbre. J’étais comme ça, préconisant la douceur et la politesse plutôt que la brutalité sans finesse… mis à part dans un combat.
Voilà! Comme un éclair, j’adorais cette expression, je me précipitais vers les montagnes, avide de surprendre des shinobis en plein entrainement.
Pas très intelligent, mais terriblement excitant !
Partout autour de moi, je voyais le soleil aller et venir. En même temps, c’était logique, depuis le matin, des nuages monstrueux passaient en courant d’air au dessus du village, créant une pénombre ambiante bien distincte à Kumo. Malheureusement pour moi, qui aimais les orages, aucun vent annonciateur, pas même la moindre brindille d’humidité, n’accompagnait les gros morceaux de couleur sale.
… ah ouais, de la pierre, de la pierre, de la pierre. J’étais bel et bien dans la montagne. L’une des montagnes ! Tout ce roc ! J’en aurais bien sourie de plaisir si, tout en face de moi, un drôle de mec n’était pas en train de tenir sa jambe dans les airs, puis l’autre, sans prendre compte, le moins du monde, de ma petite présence. Un œil plus gros que l’autre, j’approchai sans gêne, avide de connaissance.
« Heu… dite, ‘faites quoi là… monsieur? »
Aie. Je croyais ma voix plus assurée. Désillusion… enfin presque, puisque ce drôle de type me servit un sourire digne d’un masque de mascarade et que, sans cesser son activité, se penchait jusqu’au sol, les doigts bien contre la pointe de ses orteils.
« Ah! Les jeunes, curieux comme tout! »
… je m’attendais à ce qu’il rajoute quelque chose, mais semblerait que, avec tous ses cheveux, ses muscles et ses armes, son sourire, les craquements de son corps, il ait oublié de répondre à ma question. Bon sang, je le savais que j’étais curieuse, ce n’était pas ce que je voulais entendre ! Je m’éclaircis la gorge avec humeur, observant ses étirements.
« … vous n’avez pas répondu… »
Étais-je insolente? Je voyais bien le bandeau du village pendouiller, forma ceinturon, à la taille du Shinobi. J’aurais sans doute mieux fait de lui témoigner respect et silence plutôt que de l’importuner ainsi. Pourtant, je n’avais pas l’impression de m’imposer, surtout pas avec l’air réjouit qui se peignait sur le visage de ce dernier. J’avoue, j’étais surprise. J’imaginais les guerriers comme des êtres plus froids, moins sociale. Un peu brut…?
« Vois-tu petite, le chakra circule comme un second réseau de veine dans tout ton corps. À mon compte, avant quelque chose de plus costaud, je m’étire toujours pour faciliter le flux… »
Il fit une petite pause, se frottant la barbichette d’un air songeur, me regardant.
« Bah… ce n’est que ma croyance… »
Il écarta les bras largement, se pencha jusqu’à terre et déposa ses paumes contre le sol, amenant lentement ses pieds de chaque côté de ses oreilles. J’avais un petit malaise en le voyant ramasser de la sorte, mais je considérais déjà l’information comme une source intéressante à creuser. Du haut de ma dixième année, je crois que… que j’avais pigée l’essentielle, même si pour le moment je grimaçais légèrement en le voyant se déplier, tellement lentement, que je reculais d’un pas. Un peu trop imaginative, j’avais l’impression soudaine de me retrouver devant un insecte géant !
Me trouvant une rapide excuse, plus calme qu’il y a quelque minute, je retournai au village en dévalant les pentes, une envie de blabla me prenant de partout. Fallait raconter ça aux autres ! Surtout à Shin, demain, ho oui !
*
Le temps avait passé depuis cette drôle de rencontre et Amaya ne revit jamais le chevelu dans les montagnes, qu’elle eut cherchées ou pas. Ses frères ne lui furent pas d’une grande aide puisqu’ils affirmaient sans discussion qu’ils n’avaient jamais rencontré un combattant de Kumo aussi poilu qu’elle pouvait le dire et qu’elle ferait bien de cesser de blablater et d’aller jouer avec des poupées, plutôt que de leurs tourner autour de la sorte comme un vautour sur une belle tranche de viande légèrement avariée, ce qui mettait en général la petite en colère.
Mais cas cela ne tienne ! Il y avait chose plus important que les déviations orales de ses connards de frangins, à commencer par la relation de Shinji et de son jumeau qui devenait toujours un peu plus envenimée. Amaya ne trouvait pas ça palpitant du tout. Ça lui minait le morale de voir les efforts de son meilleur ami réduit en échec par la mauvaise volonté évidente de Shouji. D’ailleurs, la demoiselle aurait bien voulut déjouer le sujet à son petit jeu mesquin pour le laisser s’auto détruire en paix, mais Shin ne semblait, avec évidence, pas de cet avis.
Elle l’écoutait avec patience, acceptant de recevoir entre ses deux oreilles chaque mots qui pour elle, confirmait ses propres pensées.
Pour ce qui était de sa famille, sa grande sœur avait finie par prendre le large, désirant voyager, voir le monde, chercher plus loin si elle y était. L’un de ses frère était dans le coma depuis des mois et, imperturbable, le côté commerciale du plus vieux ne perdait pas la main. La vigilance de ses parents commençaient à peser sur ses épaules, l’était du frérot leurs semblants un excellent exemple pour tenter de lui changer ses projets d’avenir.
Rien n’y faisait !
Fatigué d’entendre toujours les mêmes choses, elle finie par se couper du reste du monde, restant sourde aux protestations, argumentations, problèmes et sagas qui pouvaient arriver à ses oreilles tout comme elle s’enfermait sur elle-même, voyant en Shinji quelqu’un de soudainement rabat joie, alors qu’elle continuait de se sentir délaissée à chaque fois qu’elle était loin de lui ou qu’ils se mettaient en colère l’un l’autre pour un rien.
Butée jusqu’au bout, elle laissa quelques années filer, endormant ses désirs dans une attitude froide et distante, dormant de longues heures et parlant peu, se réfugiant dans les montagnes pour s’étirer sans explication significative. Elle prit même les devants de son destin en cherchant un petit emploi au marché local, une envie de liberté tiraillant ses entrailles. Depuis bien trop longtemps avait-elle été la gentille petite fille obéissante, bien trop douce pour se laisser aller à un métier qui promettait un futur violent, dangereux.
Pourtant !!!
Shinji lui, il avait le droit, son père en avait rit qu’il puisse vouloir devenir Shinobi malgré qu’il n’y voyait strictement rien, que le danger était encore plus grand pour lui que pour elle! La jalousie couvait entre son sein, bien qu’elle ne veuille pas s’avouer vaincue par se sentiment désagréable et fourbe.
Restant sympathique, elle se mit à étudier son meilleur ami, cherchant ce qu’il pouvait bien avoir de mieux qu’elle pour affronter l’aventure, changeant ses appréhensions négatives en jeux entre eux. Car elle ne pouvait se résoudre à entretenir une colère futile contre lui… bien que l’envi de compétition restait inéluctablement présent.
Quand seize ans arrivèrent. C’est tout en surprise que ses parents se levèrent un matin en voyant le clair de la chambre de leur petite dernière plus ou moins vide. Amaya s’étant trouvée un appartement sans ressentir le besoin d’en parler, elle était partie la veille au soir, faisant des allées retours, sachant le lourd sommeil que le couple avait, habitué qu’il était à entendre du bruit dans la maison avec la meute de petits qu’il avait fait…
Quoiqu’il en soit, ce matin là, cette journée là, la demoiselle pouvait enfin réaliser ses ambitions. Une fougue nouvelle, éclatante, enflammait son esprit, son corps ! Elle passa bien la demi-journée à prendre de drôle de pose, voulant être sûr de passer l’examen pour l’admission.
Quand l’heure sonna, elle était déjà sur place, observant la foule de jeunes qui arrivait de chaque coins, aussi motivée et stressée qu’elle, alors que ses yeux verts cherchaient une seule et unique personne, son petit aveugle favoris à travers la marre humaine montante. Mais ! Force d’habitude, malgré le vent, malgré les cheveux, malgré les gens, la donzelle l’aperçu au loin, arriver avec son père et son frangin. Se levant sur la pointe des pieds, tentant d’enterrer les voix environnantes, elle porta ses mains autour de sa bouche et lança :
« Shinji ! Je suis là ! »
Coup de coude, coup d’épaule, la demoiselle se fraya un chemin jusqu’à son pote comme celui-ci s’amenait, lui évitant la joie de traverser des jeunes gens surexcités. À ses côtés, comme la folie palpitait dans l’air, la conversation s’amena d’instinct à leurs lèvres respectives alors qu’ils s’engageaient, les uns après les autres, vers le test crucial…
Et que de réussite ! La jubilation était au rendez-vous comme les yeux affamés, réjouis, observaient encore et encore le bandeau qui, dans les mains de la jeune femme, semblait vouloir tout dire, tout promettre…
Amaya fêta tard, câlinant chaque personne pour qui elle avait de la sympathie, mais regretta que Shinji du manger en famille. Elle aurait adoré festoyer à ses côtés, le bercer, lui tambouriner le crâne de cries joyeux et le corps de gros câlins, distribuer sa bonne humeur dans chaque fibre de son être et ressentir la sienne !
*
Le lendemain, aux premiers signes de réveil, j’en jubilais encore. Ma tête devait avoir l’air ahurie en tout temps, quand bien même que je me forçais à rester allongé… inutile, en voyant le tableau, de vous dire que les draps sont partis rejoindre les cieux pendant que je sautais sur mes pieds, gambadant d’un côté à l’autre de mon appartement, un bol dans la main, des baguettes de l’autre, des nouilles plein la gueule, plein le sol !
Chose encore plus charmante, un orage tonitruant m’avait tiré du lit, pareil à une fin du monde sonore. Mes oreilles n’en croyaient pas, mes yeux non plus! J’en pompais une fierté personnelle, voyant ce caprice naturel comme une félicitation à tous les passants de la veille, mon corps tremblant de félicité tout en effectuant des pas de danses sans queue ni tête, des pâtes pendants entre mes lèvres, suivant le rythme de ma joie..!
Description Physique & Mentale (facultatif) :
- Spoiler:
Imaginez… des cheveux bruns, noisettes, fouetter un dos long et gracile, chatouiller le creux des genoux et la mâchoire en de nombreuses mèches, longues et courtes, dans un vent de montagne qui n’arrête jamais, transporter par le caractère crépitant d’un orage imminent. Le son des vêtements qui tapent les uns contre les autres, rabattus par les bourrasques fraiches, sifflantes. Une peau pâle rougit par la froide atmosphère, des nuages noirâtres roulant dans les prunelles d’un regard vert, des sourcils fins à peine froncés par une résolution sourde. Un désir brûlant dans un ventre plat, celui de dépasser en puissance un seul homme, de l’écraser sous la suprématie, emporter par un amour qui, de frustration, se changea en compétition.
Imaginez… les muscles fins et forts de bras tressaillant de colère, emportant dans leurs coups une force brute, implacable. Un corps aux attaques sèches, rusées, transporté par le parfum d’une femme mûre, intouchée…
Amaya est une froide combattante dans un corps qui commence à intéresser la gent masculine, alors qu’elle n’en vise qu’un seul. Cherchant à le dépasser sans arrêt dans les cours, les entraînements. La seule chose qui soit en ébullition dans son être tout entier reste sa soif fulgurante d’attirer son attention.
Tout cela mis à part, cependant, elle demeure une demoiselle avec qui il fait bon de s’amuser. Très à l’écoute des petits détails, il n’en reste pas moins qu’elle n’a aucun talent pour exprimer ses pensées, préférant plutôt garder le silence et espérer qu’on comprenne magiquement ce qu’elle ressent et ainsi de suite, fermée à s’exprimer d’avantage avec ses amis comme sa famille.
Il y a bien une chose qu’elle ne peut s’empêcher d’exposer et c’est bien la joie et l’affection. Il n’est pas rare qu’elle se prenne d’envie de faire un câlin ou deux à ses frères, ses parents, ses connaissances, mais jamais plus.
Elle peut être très joueuse et, comme ça, avoir soudain une envie de solitude… m’enfin ! Il n’en reste pas moins qu’elle garde tous les secrets qu’on veut bien lui transmettre et que, dans l’ensemble, globalement parlant, c’est une gentille fille... promis !

Amaya Hitomi- Genin de Kumo

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Re: Amaya Hitomi [Termniée!]
Salut Amaya, bienvenue sur ryoma.
Bon, passons au pourquoi est-ce que je post ici =D
Tout d'abord, j'ai bien aimé la petite soirée bien arrosée et l'utilisation du mot : "Jubilé" C'était assez marrant. Donc
Je valide ta fiche.
Par contre, fais attention. Tu as quelques petites fautes qu'il serait aisé à corriger avec une petite relecture.
Je laisse un admin te donner les xp (je maîtrises pas encore bien le système d'xp et je veux pas faire de boulette ^^')
Bon, passons au pourquoi est-ce que je post ici =D
Tout d'abord, j'ai bien aimé la petite soirée bien arrosée et l'utilisation du mot : "Jubilé" C'était assez marrant. Donc
Je valide ta fiche.
Par contre, fais attention. Tu as quelques petites fautes qu'il serait aisé à corriger avec une petite relecture.
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Kallo Hone- Chuunin de Kumo

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Re: Amaya Hitomi [Termniée!]
Hé beuh
Je m'étais retenue de répondre pour tout prendre en bloque avec l'XP X)
Mais ça ne vient pas
Alors donc XD
Merci
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Mais ça ne vient pas
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Amaya Hitomi- Genin de Kumo

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Re: Amaya Hitomi [Termniée!]
Mes z'excuse pour le retard.
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Liori Satsubatsu- Chuunin Instructeur de Kiri

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