Reishou - Sourire Ecarlate
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Reishou - Sourire Ecarlate
Nom : Ishiin
Prénom : Hanzo
Surnom : Reishou
Âge : 21 ans
Village : Voyageur
Grade Envisagé : Voyageur Compétent
Techniques de départ :
- Saisei - Régénération
- Shi no Shiru - Savoir de Mort
- Ude - Bras
- Toteikikan - Apprentissage du Taijutsu
Description physique :
L'homme que l'on appelle Reishou fait l'effet d'être plus âgé qu'il ne l'est réellement. En effet, plusieurs rides d'expression sont visibles partout sur son visage qui, lui même, garde bien souvent un masque figé, un rictus amusé et moqueur. Cette impression est accentuée par le contraste entre ses lèvres purpurines, à la couleur vive, et son épiderme blafard. Bien que la pulpe de sa bouche ne soit pas si épaisse qu'elle en a l'air, elle ressort ainsi de manière grotesque, quasi-continuellement figée en un sourire malsain et dérangeant. Mais le pire reste à venir car, même quand notre homme ne rit ou ne sourit pas, les entailles présentes aux commissures de ses lèvres, qui remontent sur quelques centimètres, lui dessine un sourire éternel. Ces plaies mal cicatrisées sont maintenues fermées par quelques points de suture grossiers, ajoutant une note désagréable à ce curieux tableau. A vrai dire, le faciès de Reishou rapelle vaguement le crâne d'un mort, tant par sa blancheur cadavérique, que par la maigreur de ses traits et l'étendue sinistre de son sourire, laissant souvent appraitre des dents très légèrement jaunies.
Du reste, le regard du bonhomme n'est pas beaucoup plus rassurant : Ses yeux verrons, l'un vert bouteille, l'autre vert d'eau, reflètent une lueur de folie et d'amusement permanent, que rien ne semble pouvoir entamer. Sa chevelure, pourtant, est en parfaite contradiction avec l'aspect désordonné de sa sale trogne. En effet, ses longs cheveux lisses sont plaqués sur son crâne, puis noués en une natte qui lui tombe jusqu'au milieu du dos, de manière impeccable. Impeccable également, sa tenue, costume violet à cravate verte. Aucun pli disgracieux, aucune tache ne sont visibles sur ses vêtements, qui dénotent une faculté à la propreté quasi-maniaque. Il ne se sépare jamais non plus de ses gants de velours violet. Sous ce costume, sa carrure semble bien taillée. Le bougre doit disposer d'une musculature supérieure à la moyenne ce qui, compte tenu de son apparence générale, n'a rien de spécialement rassurant...
Description mentale :
Une chose est certaine, c'est que Reishou est complètement et irrémédiablement fou. Sa psyché brisée est incapable de concevoir des notions pourtant aussi communes que la pitié, ou la peur. A la place, tout, pour lui, n'est que vaste fumisterie, une blague grotesque et profondément drôle, qui illumine toujours son visage macabre d'un sourire dément. Sa personnalité, à vrai dire, n'a pas de forme clairement définie : Reishou change d'état psychique quasiment à volonté, juste parce qu'il trouve ça drôle, que c'est utile pour faire quelques bonnes blagues. De ce fait, il est extrêmement doué pour faire passer des émotions dans ses discours et à convaincre les autres, puisqu'il croit généralement réellement à ce qu'il dit... même lorsqu'il profère le plus grotesque des mensonges. Evidemment, ce genre de petit jeu se termine toujours sur une note humoristique, que notre homme lui même trouvera forcément amusante (ce qui ne sera pas forcément le cas de tout le monde). Ce point là est particulièrement inquiétant car, du fait qu'il soit complètement dérangé mentalement, rien ne l'empêche de devenir très sérieux et d'élaborer des plans et stratégies accessibles aux plus raisonnables et aux plus sains d'esprit. Mais ce que notre comique a de plus, lui, c'est qu'il peut mettre au point des plans tout à fait grotesques et sans logique, sans peur de l'échec...
Du reste, l'instabilité mentale de Reishou le rend insensible à plusieurs notions pourtant universellement connues. La peur et la pitié lui sont étrangères. Par extension, la douleur n'est pas pour lui une notion clairement définie. Nul ne sait vraiment s'il est profondément masochiste, si sa propre souffrance n'a aucune importance pour lui ou s'il trouve simplement la douleur risible mais, ce qui est certain, c'est qu'il y résiste davantage que la plupart des gens. Paradoxalement, il semble capable d'une profonde empathie envers les autres. Non pas que ça le rende aimable ou sociable, mais il sait sentir les émotions et les sensations des autres. Ce dernier point fait de Reishou un bourreau incomparable, qui n'a pas son pareil pour les séances de tortures aussi bien physiques que morales... et il ne pose pas toujours des questions.
La logique des actions de Reishou, ses buts et ses aspirations demeurent un mystère pour tous. Pourquoi aide-t-il quelqu'un plutôt que quelqu'un d'autre ? Pourquoi s'oppose-t-il à certains plutôt qu'à d'autre ? Seul quelqu'un capable de voir au travers du miroir brisé de sa psyché saurait le dire... Et pareil exercice ne saurait être sans danger pour la santé mentale de l'explorateur spirituel.
(à suivre)
Dernière édition par Reishou le Mer 4 Nov - 10:34, édité 2 fois

Reishou- Voyageur
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Histoire :
Ryoko rentrait du marché. Il n'y était pas pour faire les courses, au contraire, puisqu'il y travaillait. Son boulot était relativement simple, il se chargeait de revendre les produits que les fermiers de la région pouvaient produire. Ils étaient peu et c'était un petit village, mais beaucoup de marchands passaient et avaient besoin de matière première à exporter ailleurs, où elle pourrait être raffinée et transformée en des produits plus finis. Aujourd'hui, Ryoko avait fait un bon chiffre d'affaire. Il pourrait nourrir sa famille pendant près d'une semaine avec le fruit de cette seule matinée. Malgré le poids qu'il portait sur son dos, notre homme avançait d'un pas léger, chantonnant un air enjoué. Le patelin étant petit, il ne tarda pas à rentrer chez lui, contournant d'abord sa maison pour stocker le grain et le riz non vendu, pour revenir vers la porte principale. une fois à l'intérieur, sa voix éclata, irradiant de bonne humeur. Il appelait sa femme. Il réclamait sa fille. Mais personne ne répondit.
Pas inquiet pour deux sous, il se mit à l'aise, retirant son gros manteau de laine, avant de s'avancer vers la table. Quelque chose n'allait pas : le repas n'était pas prêt et aucune odeur de cuisine ne montait de la cuisine. Encore une fois, il appela sa femme, puis sa fille. Personne ne vint. Refusant de céder à la peur, il décida de s'énerver contre ces deux idiotes qui avaient envie de faire capoter cette belle journée. D'une poussée rageuse, il ouvrit la porte de la cuisine, pour finalement se figer.
- Bienvenu chez toi, marchand, je me suis permis...
- Que...
Sa femme était étendue sur la table, attachée aux pieds de bois et baillonnée. A en juger par la rougeur de ses yeux et la manière dont ils luisaient, elle avait du pleurer. Juste à côté, un homme en costume violet et à la chevelure verte était tranquillement assis. Ryoko eut un frisson lorsqu'il vit son visage souriant, lorsqu'il remarqua à quel point ce sourire était lugubre, tailladé... Mais plus effrayant encore, il tenait sa fille, sa petite Kimiko sur ses genoux, lui caressant doucement les cheveux. La pauvre gramine n'avait rien, mais elle semblait terrifiée, paralysée par la peur. Avant que le marchand n'ait finit de digérer la chose, l'individu reprit la parole. Sa voix grave trahissait un amusement certain, lorsqu'il souffla distinctement :
- Regarde cette jolie petite famille, ne sont ils pas adorables ? Un peu sinistre à mon gout, pas très souriants... Les gamines de cet age devraient sourire plus souvent, non ? Lentement, l'homme porta une lame de rasoire contre la joue de la gamine, sans la blesser, avant de poursuivre. Si je l'aidais un peu ? Les gens me considèrent comme un véritable clown, parfois...
- Non !
- Non ? Tu ne veux pas voir ton enfant rayonner de joie ? Quel père indigne tu fais...
- Non... Pitié... Prenez ce que vous voulez, mais ne faites pas de mal à ma fille...
L'homme au sourire écarlate sembla réfléchir quelques secondes, se grattant le menton avec sa lame de rasoir. Puis, son sourire s'élargit de nouveau, dévoilant largement sa dentition. Sans s'arrêter de caresser la chevelure de l'enfant de sa main libre. Prenant un air faussement compatissant, il prit une voix de grand seigneur, pour répondre :
- Bon... Je consens à laisser cette fillette bouder, mais en échange, je veux que tu tues ta sœur.
- Mais...
- Un problème avec ça ?
- Je... Je n'ai pas de sœur. Je vous jure !
Pour toute réponse, l'homme lança un regard agacé à Ryoko, avant de poser de nouveau sa lame sur la commissure des lèvres de l'enfant, qui commença à pleurer en silence. Le pauvre marchand ouvrit la bouche pour protester de nouveau, mais aucun son ne sortit. Après quelques secondes, ses épaules s'affaissèrent. D'un pas las, il ramassa un couteau de cuisine, avant de sortir de chez lui. Cette journée, qui avait si bien commencé, se révélait finalement être la pire de son existence. Arpentant la petite bourgade, d'une démarche monotone, il réfléchissait. Il ne se connaissait aucune sœur existante... Alors comment pourrait il éviter à son enfant d'être défigurée à vie par ce malade ?
Au bout de quelques minutes, l'homme croisa le chemin de la vieille laitière. Prit d'une impulsion, il la suivit, d'un pas décidé. Non, il ne pouvait pas laisser sa fille se faire taillader par ce fou, il devait faire quelque chose. Il n'avait pas de sœur, mais comment ce type pourrait savoir que le sang qui maculerait ses mains ne serait pas celui voulu ? Il ne pourrait pas le savoir. Une fois la vieille femme passée dans une ruelle plus isolée, Ryoko la suivit et posa sa main sur son épaule. Lorsqu'elle se retourna, elle sentit avec surprise une lame se planter entre ses côtes. Ils restèrent ainsi figés, lui la poignardant et elle le regardant... Comme elle ne semblait pas vouloir mourir, il ressortit le couteau de la plaie, avant de le planter quelque part ailleurs. La pauvre femme suffoqua, toussa et cracha du sang sur le visage de son agresseur, avant de s'écrouler. Le marchand la fixa un moment, comme hébété. Puis il partit en courant, revenant chez lui. L'homme en costume violet n'avait pas bougé, ni mis sa menace à exécution.
Lorsque ce dernier vit Ryoko couvert de sang, la conviction du devoir accompli au fond des yeux, il lâcha la gamine, qui alla se réfugier dans les bras de son père. Ce dernier lui souffla d'aller dans sa chambre, ce qu'elle fit sans demander son reste. Puis il attendit alors, avec appréhension la suite des évènements. Cet homme, ce monstre qui l'avait poussé à tuer, s'approcha, un sourire triomphant sur les lèvres. Il posa une main gantée de velours sur son épaule, avant de s'exclamer :
- Évidemment, je n'étais pas sérieux, quel genre de grand malade tailladerait une pauvre fillette sans défenses ? Ma plaisanterie vous a plu j'espère, hein ? Elle était bonne non... Huhuhu... Lâchant le marchand, il s'en alla, laissant quelques mots dans son sillage : N'hésitez pas à la refaire, si elle vous a plu !
Puis l'homme partit d'un fou rire dément qui couvrit le grincement de la porte d'entrée, ainsi que son claquement. Ce rire raisonna dans la maison encore longtemps après que le fou fut partit. Ryoko, lui, restait figé, à regarder sa femme attachée, indemne, à la table. Lentement, il regarda ses mains poisseuses de sang, avant de tomber à genoux. Puis, prit d'un profond sentiment de dégout, il se mit à pleurer.
Chapitre Premier - Une mauvaise blague.
Ryoko rentrait du marché. Il n'y était pas pour faire les courses, au contraire, puisqu'il y travaillait. Son boulot était relativement simple, il se chargeait de revendre les produits que les fermiers de la région pouvaient produire. Ils étaient peu et c'était un petit village, mais beaucoup de marchands passaient et avaient besoin de matière première à exporter ailleurs, où elle pourrait être raffinée et transformée en des produits plus finis. Aujourd'hui, Ryoko avait fait un bon chiffre d'affaire. Il pourrait nourrir sa famille pendant près d'une semaine avec le fruit de cette seule matinée. Malgré le poids qu'il portait sur son dos, notre homme avançait d'un pas léger, chantonnant un air enjoué. Le patelin étant petit, il ne tarda pas à rentrer chez lui, contournant d'abord sa maison pour stocker le grain et le riz non vendu, pour revenir vers la porte principale. une fois à l'intérieur, sa voix éclata, irradiant de bonne humeur. Il appelait sa femme. Il réclamait sa fille. Mais personne ne répondit.
Pas inquiet pour deux sous, il se mit à l'aise, retirant son gros manteau de laine, avant de s'avancer vers la table. Quelque chose n'allait pas : le repas n'était pas prêt et aucune odeur de cuisine ne montait de la cuisine. Encore une fois, il appela sa femme, puis sa fille. Personne ne vint. Refusant de céder à la peur, il décida de s'énerver contre ces deux idiotes qui avaient envie de faire capoter cette belle journée. D'une poussée rageuse, il ouvrit la porte de la cuisine, pour finalement se figer.
- Bienvenu chez toi, marchand, je me suis permis...
- Que...
Sa femme était étendue sur la table, attachée aux pieds de bois et baillonnée. A en juger par la rougeur de ses yeux et la manière dont ils luisaient, elle avait du pleurer. Juste à côté, un homme en costume violet et à la chevelure verte était tranquillement assis. Ryoko eut un frisson lorsqu'il vit son visage souriant, lorsqu'il remarqua à quel point ce sourire était lugubre, tailladé... Mais plus effrayant encore, il tenait sa fille, sa petite Kimiko sur ses genoux, lui caressant doucement les cheveux. La pauvre gramine n'avait rien, mais elle semblait terrifiée, paralysée par la peur. Avant que le marchand n'ait finit de digérer la chose, l'individu reprit la parole. Sa voix grave trahissait un amusement certain, lorsqu'il souffla distinctement :
- Regarde cette jolie petite famille, ne sont ils pas adorables ? Un peu sinistre à mon gout, pas très souriants... Les gamines de cet age devraient sourire plus souvent, non ? Lentement, l'homme porta une lame de rasoire contre la joue de la gamine, sans la blesser, avant de poursuivre. Si je l'aidais un peu ? Les gens me considèrent comme un véritable clown, parfois...
- Non !
- Non ? Tu ne veux pas voir ton enfant rayonner de joie ? Quel père indigne tu fais...
- Non... Pitié... Prenez ce que vous voulez, mais ne faites pas de mal à ma fille...
L'homme au sourire écarlate sembla réfléchir quelques secondes, se grattant le menton avec sa lame de rasoir. Puis, son sourire s'élargit de nouveau, dévoilant largement sa dentition. Sans s'arrêter de caresser la chevelure de l'enfant de sa main libre. Prenant un air faussement compatissant, il prit une voix de grand seigneur, pour répondre :
- Bon... Je consens à laisser cette fillette bouder, mais en échange, je veux que tu tues ta sœur.
- Mais...
- Un problème avec ça ?
- Je... Je n'ai pas de sœur. Je vous jure !
Pour toute réponse, l'homme lança un regard agacé à Ryoko, avant de poser de nouveau sa lame sur la commissure des lèvres de l'enfant, qui commença à pleurer en silence. Le pauvre marchand ouvrit la bouche pour protester de nouveau, mais aucun son ne sortit. Après quelques secondes, ses épaules s'affaissèrent. D'un pas las, il ramassa un couteau de cuisine, avant de sortir de chez lui. Cette journée, qui avait si bien commencé, se révélait finalement être la pire de son existence. Arpentant la petite bourgade, d'une démarche monotone, il réfléchissait. Il ne se connaissait aucune sœur existante... Alors comment pourrait il éviter à son enfant d'être défigurée à vie par ce malade ?
Au bout de quelques minutes, l'homme croisa le chemin de la vieille laitière. Prit d'une impulsion, il la suivit, d'un pas décidé. Non, il ne pouvait pas laisser sa fille se faire taillader par ce fou, il devait faire quelque chose. Il n'avait pas de sœur, mais comment ce type pourrait savoir que le sang qui maculerait ses mains ne serait pas celui voulu ? Il ne pourrait pas le savoir. Une fois la vieille femme passée dans une ruelle plus isolée, Ryoko la suivit et posa sa main sur son épaule. Lorsqu'elle se retourna, elle sentit avec surprise une lame se planter entre ses côtes. Ils restèrent ainsi figés, lui la poignardant et elle le regardant... Comme elle ne semblait pas vouloir mourir, il ressortit le couteau de la plaie, avant de le planter quelque part ailleurs. La pauvre femme suffoqua, toussa et cracha du sang sur le visage de son agresseur, avant de s'écrouler. Le marchand la fixa un moment, comme hébété. Puis il partit en courant, revenant chez lui. L'homme en costume violet n'avait pas bougé, ni mis sa menace à exécution.
Lorsque ce dernier vit Ryoko couvert de sang, la conviction du devoir accompli au fond des yeux, il lâcha la gamine, qui alla se réfugier dans les bras de son père. Ce dernier lui souffla d'aller dans sa chambre, ce qu'elle fit sans demander son reste. Puis il attendit alors, avec appréhension la suite des évènements. Cet homme, ce monstre qui l'avait poussé à tuer, s'approcha, un sourire triomphant sur les lèvres. Il posa une main gantée de velours sur son épaule, avant de s'exclamer :
- Évidemment, je n'étais pas sérieux, quel genre de grand malade tailladerait une pauvre fillette sans défenses ? Ma plaisanterie vous a plu j'espère, hein ? Elle était bonne non... Huhuhu... Lâchant le marchand, il s'en alla, laissant quelques mots dans son sillage : N'hésitez pas à la refaire, si elle vous a plu !
Puis l'homme partit d'un fou rire dément qui couvrit le grincement de la porte d'entrée, ainsi que son claquement. Ce rire raisonna dans la maison encore longtemps après que le fou fut partit. Ryoko, lui, restait figé, à regarder sa femme attachée, indemne, à la table. Lentement, il regarda ses mains poisseuses de sang, avant de tomber à genoux. Puis, prit d'un profond sentiment de dégout, il se mit à pleurer.
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Reishou- Voyageur
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Re: Reishou - Sourire Ecarlate
Chapitre Second - Docteur Maboule
Entrée n°27
- Notes concernant les nouveaux sujets d'expérience : Cette famille de comédiens - les Ishiin je crois - semble une source de matière première prometteuse pour mes expérimentations. Les derniers sujets tests étant mort, j'ai été obligé de capturer ceux là pour aller plus avant dans mes recherches. J'ai exécuté directement le grand père dont la santé posait un problème plus qu'évident. Il me reste toujours le père, la mère, la tante et les deux fils. Je place tous mes espoirs dans le père et le ainé, qui sont de loin les plus robustes et, donc, les plus aptes à éliminer les toxines encore présentes dans mes prtotypes.
- Notes concernant les prototypes : Le composé est, pour l'instant, particulièrement instable. Les effets recherchés ne sont obtenus que rarement et jamais pendant une durée satisfaisante. De plus, les effets secondaires s'avèrent presque toujours dévastateurs, sinon mortels. Ces variations observées d'un individu à l'autre sont très problématiques et j'ai bon espoir de pouvoir corriger ce problème en expérimentant sur plusieurs sujets à la fois. L'arrivée de cette famille est un don que je saurais exploiter.
Entrée n°28
- Notes concernant les nouveaux sujets d'expérience : Malheureusement, la mère et le fils cadet n'ont pas supporté la dernière expérience et en sont mort. La mère à cause d'une surabondance de saignements vaginaux et le fils cadet a succombé à une attaque cardiaque fulgurante. Malgré mes compétences de médecin, je n'ai rien pu faire pour les sauver. Les autres ont bien supporté le choc, malgré les quelques effets secondaires. La tante se révèle être un sujet d'expérience plus fiable que prévu, le prototype ne semble avoir eu aucun effet sur elle, contrairement au père et au fils ainé.
- Notes concernant les prototypes : Des effets secondaires sont encore apparus sur les deux derniers hommes de la famille. Le père perd peu à peu cheveux, ongles et dents. A la vérité, son organisme semble se séparer de toute partie qui n'est pas clairement vivante. Le fils, lui, a simplement vu sa pilosité virer au vert et souffre encore de douleurs qu'aucun calmant n'arrive à atténuer. J'ai peur qu'il ne décède rapidement.
Entrée n°29
- Notes concernant les sujets d'expérience : Le père est mort, finalement. Ces pertes se sont accentuées suite à l'ingestion de la nouvelle mouture du prototype, agissant sur lui comme une lèpre fulgurante. Je l'ai euthanasié afin qu'il ne souffre pas trop. La tante ne montre toujours aucun signe de sensibilité au produit, ce qui me permet de croire qu'elle n'en subira définitivement aucun effets secondaires. Les choses ne sont pas aussi simples avec l'ainé, malheureusement, qui continue à souffrir. J'ai du le bâillonner, tant ses hurlements me tapent sur les nerfs et m'empêchent de me concentrer. Après quelques tests, j'ai pu constater que sa vie n'était cependant pas en danger.
- Notes concernant les prototypes : La peau du garçon, déjà pâle, a encore blanchit sous l'effet du prototype. Cette dépigmentation de la peau m'apparait comme un effet bien plus normal et parfaitement acceptable quand à son utilité finale. Cependant, les douleurs sont plus inquiétantes.
Entrée n°30
- Notes concernant les sujets d'expérience : TaNtINe EsT trOp SEriEusE. J'aI pLaCE uN SOurIrE sUr SOn vIsAGe. Doc MaBOuLe A tRouVé BIzArrE quE jE TrOuVe SeS ExpErIeNceS cOmIquEs. JE cRoiS qu'IL a PEuR quE je Me VeNGe. A vRaI dIrE, jE lUI sUiS reConNaISsant. GRâCe à LUi jE m'AMusE coMme un FoU...
Un fOu... Héhé... ElLe eST bOnNe ceLle là !
- Notes concernant les prototypes : UnE blaGUe. C'EsT SenSé ÊtRE lE fUTur ReMèDe coNTre lA TuMEur dU CeRVeAu du Doc MaBoULe. HilAraNt !
Entrée n°32
- Notes concernant les sujets d'expérience : MoN vIsAGe éTaIt tROp séRiEux, AlOrs j'aI pLacE un soUrIrE desSus. CEluI dE tAnTIne comMeNce à sE nEcroSEr. ElLe vA mOuRIr... TrIsTe IRonIe, j'Ai DU mAl A nE pAS eN RIre. DOc M'a SuPpliE dE l'EParGneR. Je LiS sEs LivRes et ExPErimEnte suR lUi. JE cROis quE çA lE fAiS soufFrIr.
- Notes concernant les prototypes : Je mElAnGe cE quE jE peUx. Ca fAit dEs jOLiEs CouLEurS. TaNTinE a tOuT vOmiT.
Entrée n°33
- Notes concernant les sujets d'expérience : Mes mains ne tremblent plus beAUcOup, maintenant. Je crois que les effets du produit du doc Maboule s'estompent et que mon corps redevient à peu près normal... C'est dommage, j'aimais bien mOn écriTure... Mais c'était involontaire. Bah, je m'amuse toujours comme un petit fou. Dernièrement, j'ai appris comment faire bouger les doigts d'une main coupée. Visiblement, tantiNe n'a pas l'aIr de trOuVer ça aussi drôle que moi. Peut être est ce due au fait qu'il s'agisse de sa mAiN ?
- Notes concernant les prototypes : J'ai trouvé la formule d'un dératiseur ! Il est vert fluo et il tue aussi les plantes. C'est magnifique ! Je l'ai d'abord fait tester aux rats, parce que j'ai pas envie que mes sujets d'expérience ne meurent trop vite...
Entrée n°34
- Notes concernant les sujets d'expérience : Amusant ce que les ninjas connaissent comme trucs utiles. Avoir une lame, même quand on est tout nu, ça c'est un tour de magie intéressant ! J'arrive à créer des scalpels de chakra maintenant... Je les ai testés pour tailler un sourire au bon docteur maboule. Tantine est morte, les cellules nécrosées de son visage ont été portées par le sang et ont touché des points vitaux... Elle qui était la femme fatale du groupe, c'est plutôt marrant comme fin. Parce qu'avec sa trogne pourrie, elle est plutôt moche.
- Notes concernant les prototypes : La potion du jour est fushia. Le doc a pas voulu la boire, même quand je lui ai dis que c'était du jus de betterave rouge. Moi je n'aime pas ça, la betterave rouge, j'allais pas boire pour lui montrer que c'était sans danger.
Entrée n°35
- Notes concernant les sujets d'expérience : Dernière entrée dans le suivit des expériences du docteur maboule. Le pauvre est mort, après que je lui ai ouvert l'abdomen pour apprendre le fonctionnement du corps humain. Enfin, la vérité c'est qu'il est mort quand j'ai commencé à enlever des organes, parce qu'il criait encore quand je lui enlevait la peau du ventre. Après tout, les tablettes de chocolat sont pas des organes vitaux... Du coup, sans sujet d'expérience, je vais aller voir ailleurs, si j'y suis. Ce laboratoire lugubre n'a rien de très amusant, à vrai dire. Enfin, pas en lui même en tout cas.
- Notes concernant les prototypes : J'ai versé le dernier directement dans l'estomac du bon docteur. Il n'a pas apprécié... Pourtant j'ai bien fait : c'était un acide très corrosif, qui aurait endommagé sa bouche et son œsophage...
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Reishou- Voyageur
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Re: Reishou - Sourire Ecarlate
Chapitre Troisième - La danse du Clown
Cela faisait maintenant plus d'une semaine qu'Hanzo Ishiin était sortit de ce laboratoire secret. A en juger par les documents présents dans cet endroit malsain, celui qui menait les expérience devait être un ancien shinobi de Kumo, pratiquant assidut de l'Eisi, qui avait déserté pour pouvoir mener plus avant ses expériences contre nature. Son captif, transformé par l'absorption répétée de produits instables, avait finalement réussi à se libérer. Quelle ironie que la création finisse par détruire le créateur, Reishou trouvait cet état de fait particulièrement drôle... Mais quand, finalement, le bon docteur Maboule avait rendu l'âme, le sujet d'expérience - devenu fou - décida de partir, de construire une œuvre, une vaste plaisanterie qui en affecterait plus d'un. Dans sa fuite, il s'était emparé de nombreux écrits médicaux, ainsi que de plusieurs parchemins d'apprentissage de l'Eisei, afin de parfaire ses connaissances. Non pas qu'il prévoyait de soigner beaucoup de gens, bien au contraire, mais il riait d'avance en imaginant la tête des gens, lorsqu'il se rendraient compte que le clown qu'il était contrôlait mieux leurs corps qu'eux même...
Ce soir, encore, il s'était plongé dans l'étude de ces écrits. Là, assis contre un arbre, son sac posé sur le côté, il lisait consciencieusement. De temps en temps, quelques petits rires nerveux secouaient ses épaules, sans qu'il ne s'arrête une seconde de faire glisser son regard sur ces lettres et ces mots, gardiens de la puissance curative du chakra. Soudain, un craquement figea l'homme, lui donnant une immobilité de pierre. Au bout de quelques secondes, les yeux verrons glissèrent sur le côté, tandis que les lèvres purpurines s'étirèrent davantage encore que d'habitude, dévoilant sa dentition jaunie. Qui pourrait bien troubler ses études solitaires, en un lieu pareil ? Aucune ville, aucun village n'était situé à proximité et la foret était trop danse et trop massive pour qu'un voyageur s'y risque.
Alors qui ?
Le silence dura ainsi quelques minutes, qui s'écoulèrent durant une petite éternité. Une éternité ou pas un son ne retentit, entre les arbres épais, caractéristiques du pays de la Feuille. Finalement, au terme de cette attente sans fin, un individu atterrit juste devant Reishou, comme tombé du ciel. Il se réceptionna souplement, trahissant des talents étendus dans l'acrobatie, que seul les ninjas connaissaient. De toute façon, sa tenue était sans équivoque : une veste Juunin, un katana dans le dos... et un bandeau de Kiri. Barré. Levant calmement la tête, le plus taré des deux gratifia ce nouvel arrivant d'un large sourire, sans prononcer le moindre mot. L'autre eut une mimique dégoutée en remarquant le sourire tailladé de ce type en costume violet. Calmement, il dégaina son sabre, pour le pointer vers le visage de l'homme assis, avant de prononcer d'une voix essoufflée et douloureuse :
- Désolé, mon gars, mais je vais avoir besoin de ta bouffe et de ton argent.
- C'est une blague ? Héhé... j'aime bien.
Grognant, le shinobi éleva son arme, avant de la rabattre sur cette face souriante, dans l'intention de lui fendre le crâne en deux. Mais, au lieux de croiser la chair et l'os, le fil de l'arme ne trancha que du bois. Reishou, lui, avait roulé misérablement sur le sol, exactement comme l'aurait fait un clown. En le voyant, le déserteur se demanda s'il était vraiment aussi ridicule qu'il en avait l'air, ou bien s'il se moquait. Incrédule, il regarda ce comique en costume violet se relever et s'épousseter, dans un soupire faussement rassuré. Puis, une fois qu'il eut remis sa tenue en place, il afficha de nouveau ce sourire malsain, élargit par les cicatrices qui lui mangeaient les joues. Ce type se moquait. Prenant une position de combat, le ninja souffla de nouveau, comme un dernier avertissement :
- Je te préviens, pauvre guignol, j'ai été capable d'éliminer à moi seul une équipe de quatre Oï-Nin. Si ça a le moindre sens pour toi, tu devrais prendre conscience du danger que je représente.
- Ouuuuh, j'ai peur... Héhéhé... Reishou écarta les bras, présentant son torse sans protection. Hahaha... HAHAHAHAHAHuck !
Le rire avait été coupé par un hoquet de stupeur, tandis qu'un filet de sang s'écoulait de la bouche souriante, pour glisser contre le menton marmoréen. Baissant les yeux, Reishou remarqua finalement la lame qui était profondément enfoncée dans son ventre et en perdit le sourire. Puis il fixa le déserteur, qui le regardait d'un air énervé. Huk...huk... Mais la bonne humeur ne quittait jamais vraiment Hanzo qui, étirant de nouveau ses lèvres, referma sa main sur la lame du katana, comme pour l'empêcher de sortir de son ventre. Hu...huhuhu... héhé... hahahAHAHA ! Son autre poing, fermé, percuta violemment le ventre de son adversaire, qui tomba à genoux dans un râle de douleur. Dans coup de pied dans la tempe, il l'étendit à plat dos, constatant avec une certaine hilarité, que le shinobi avait une large tache de sang au niveau du ventre. De toute évidence, son précédent combat dont il s'était vanté d'être sortit vainqueur lui avait coûté plus qu'il ne l'aurait cru. Reishou, d'une simple frappe de la main, avait aggravé une plaie déjà présente. Refermant ses doigts gantés de velours autour de la poignée du sabre qui lui perforait les entrailles, l'homme l'extirpa de sa chair avec lenteur, pendant que l'autre reprenait ses esprits. A peine l'acier avait il quitté l'organisme détraqué du fou que, déjà, les bords de la plaie semblaient se mouvoir d'eux même pour se refermer.
Une fois que le déserteur fut debout, les deux hommes se regardèrent longuement. L'un avait la rage et la peur dans le regard, tandis que l'autre semblait s'amuser comme un fou. Puis, finalement, ce fut le clown qui fit le premier mouvement, levant son sabre nouvellement acquis au dessus de sa tête, avant de hurler un puissant : Yiiihaaaaa ! La danse du clown venait de commencer.
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Reishou- Voyageur
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Re: Reishou - Sourire Ecarlate
Chapitre Final - Sourire Ecarlate
- Regarde moi ça... Pour toute réponse, quelques oiseaux piaillent ici et là, une douce mélodie à peine couverte par le souffle du vent. La voix masculine ne reflète aucun amusement. Pour une fois, Reishou n'est pas amusé du tout. REGARDE MOI CA !
CLONK.
PUTAIN DE SALOPERIE DE DESERTEUR DE MES DEUX ! C'est une mauvaise blague... UNE TRES MAUVAISE BLAGUE ! Le silence, de nouveau. Des battements d'ailes. Les oiseaux ont fuit. Tu sais combien ça coute un costume comme ça ? TU LE SAIS AU MOINS ? Petit con.
PAK.
Non mais regarde ! J'ai l'air d'un bouffon moi, avec mes frusques en charpie maintenant... Héhéhé... Un bouffon, elle est bonne celle là... Et toi alors, tu m'écoutes ? Non hein ? Les gens sont tellement insensibles, ils finissent toujours par vous ignorer, une fois qu'ils sont morts. Allez va, j'te pardonne, notre petit face à face était rigolo. J't'emmène, tes vieux collègue vont bien se marrer quand ils comprendront que ta fuite n'était qu'une petite plaisanterie. Après tout, t'espérais pas t'échapper éternellement non ? Que ce soit moi un autre qui te trouve, ça changeait pas grand chose...
...
...
...
Héhé... Héhéhé... Aaaah... Pffff... Faut pas que je me marre, sinon je vais encore avoir mal au bide. Pffffuhuhu... N'empêche, j'dois avoir l'air con à parler tout seul comme ça. Fufufu... Ahaaaahahahahaaa... AHAHAHAHAH !
AH !
AH !
AH !
AH !
Hurm... Bon, faut p'tetre que j'y aille, il commence à puer l'autre macchabée...
Le rire dément de Reishou résonnait encore dans la foret silencieuse, semblant persister alors même qu'il avait arrêté ses cordes vocales. Se redressant, il épousseta les restes de son costume lacéré, par pure réflexe. Sous cette étoffe violette, réduite à l'état de chiffon déchiré, le corps blafard de l'homme n'était marqué d'aucune coupure. Ses plaies s'étaient refermées depuis longtemps, sous l'influence curative du chakra. A quelques mètres de là, le corps sans vie du Nukenin gisait dans une petite flaque de sang. A en juger par sa posture bizarre, il avait du recevoir plusieurs coups de pieds post-mortem. Probablement pour permettre au clown morbide de se défouler. Autre détail inquiétant : la tête manquait au tableau. Une observation minutieuse de la scène permettrait de remarquer le sac de toile maculé de sang, à la forme curieusement ronde, qui était passé par dessus l'épaule du vainqueur.
Ce dernier, après avoir rassemblé ses affaires, ramassa le katana du gisant, avant de le rendre à son ancien propriétaire, clouant ce dernier au sol à l'aide de la lame. Puis, après avoir fait quelques pas en arrière, le survivant effectua une courbette gracieuse à l'attention du cadavre sans tête, avant de s'en aller.
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Le pays de la brume ne portait pas son nom par hasard. Reishou y pénétra sans précautions aucune, sans chercher à éviter les autorités. Il ne tarda pas à se faire remarquer par un groupe d'Anbus chargés de patrouiller sur le territoire... Comment pourrait on passer à côté d'un type en costume violet, au sourire écarlate éternellement figé au visage et qui transportait un colis sanglant, de la taille d'une tête ? Rapidement, le voyageur fut encerclé par trois shinobis masqués, qui lui demandèrent ce qu'il venait faire, si près du village caché de Kirigakure. Pour toute réponse, l'homme blafard eut un ricannement nerveux, avant de lancer son paquet sur l'un des shinobis. Ce dernier eut le réflexe de l'attraper, tandis que les autres eurent celui de dégainer leurs armes : Katanas et kunais, pour tenir ce curieux personnage en joue. Levant innocemment les mains vers le ciel, Reishou prit la parole. Le ton de sa voix trahissait une hilarité contenue :
- Messieurs, messieurs, rangez vos armes, je viens en ami, ramenant par chez vous un ami que vous aviez perdu...
Cette affirmation ne fut accueillie que par un silence pesant. Les anbus ne savaient pas réellement à quoi s'attendre ? Ce type leur ramenait la tête d'un des leurs et les narguait avec une assurance presque insolente... Était il à ce point pressé de mourir, ou bien avait il assez de talent pour s'occuper seul de trois ninjas d'élite ? Prudemment, celui qui tenait le paquet rond et malodorant défit le tissus ensanglanté. Lorsqu'il reconnut le visage gris de la tête tranchée, il eut un hoquet de stupeur, avant de reporter son attention sur le clown macabre. Ce dernier reprit la parole, sans laisser le temps à son interlocuteur d'en placer une, un sourire triomphant aux lèvres :
- Il avait quelques rouleaux intéressants avec lui, j'ai pensé que ça vous plairait de les récupérer aussi...
- Kio Mibu était un criminel, recherché pour désertion, vol d'informations et de techniques de Kiri. Je suppose que vous venez réclamer la prime placée sur sa tête. Les rouleaux ne faisaient pas partie du contrat, mais je suppose que vous pourrez réclamer un supplément pour ça...
- Huhuhu... Non, gardez votre argent... Je suis un voyageur solitaire, bien que j'aime beaucoup rigoler. Contre la prime, j'espère juste que cette bonne action pour le village de Kiri me vaudra le droit de cité entre ses murs. Après tout, avoir un village caché dans sa liste d'ami est toujours une bonne chose... Pas vrai ?
- Quel est votre nom ?
- Hmmm... Appellez moi juste Reishou. Héhé... ouais, bien trouvé celui là.
- Reishou ? Curieux surnom... Votre requête sera soumise à qui de droit et vous saurez ce qu'il en est quand vous arriverez aux portes de Kirigakure. Si vous voyagez à une allure normale, évidemment. Maintenant, si vous voulez nous excuser.
Le groupe d'Anbu, après avoir récupéré tout le matériel du défunt nukenin possédé par Reishou, se dispersa, laissant l'homme à la chevelure verte seul. Sa tête ne leur revenait pas, mais ils n'étiaent pas en droit de juger. Après tout, un nouvel allié n'était jamais de trop, en ces temps troublés, avec la menace d'Asahi qui planait sur le monde shinobi... Le voyageur, lui, reprit sa route. Il se dirigeait vers le village caché de la brume, pressé de rencontrer la population locale, histoire de voire si tous étaient aussi comique que celui qui avait déserté... et qui en avait perdu la tête.

Reishou- Voyageur
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Re: Reishou - Sourire Ecarlate
(re)bienvenue Reishou, bon, ce qui va suivre n'est qu'une formalité étant donner que l'on a pratiquement fait ta fiche sur la box XD
Bon bah je trouve ton personnage cinglé à souhait, qui vit dans son propre petit monde et qui voyage dans ce petit monde ^^
Pour moi, la fiche est bonne et je la valide ^^
Je laisse le soin aux admins modos le soin de te mettre tes xp (j'ai pas encore validée assez de fiche pour faire ça ^^) et donner des informations complémentaire si nécessaire.
Un admin passera aussi te donner tes accès de voyageur.
Bienvenue sur Ryoma donc et courage pour la suite ^^
Bon bah je trouve ton personnage cinglé à souhait, qui vit dans son propre petit monde et qui voyage dans ce petit monde ^^
Pour moi, la fiche est bonne et je la valide ^^
Je laisse le soin aux admins modos le soin de te mettre tes xp (j'ai pas encore validée assez de fiche pour faire ça ^^) et donner des informations complémentaire si nécessaire.
Un admin passera aussi te donner tes accès de voyageur.
Bienvenue sur Ryoma donc et courage pour la suite ^^

Motoko Houjuu- Aspirant de Kiri

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Re: Reishou - Sourire Ecarlate
Reishou : +26 XP
Motoko : +10 XP
Ton personnage me rappelle quelqu'un mais... rien à faire, je vois pas
Ton action auprès de Kiri pourrait te valoir d'être "toléré", cela signifiera toutefois que tu n'as aucun droit (à part manger / louer une chambre), que tu peux être expulsé sans trop de raisons ou qu'on peut te demander un nouveau service =) Mais je laisse les responsables de Kiri gérer de leur côté.
En revanche, l'acquisition de l'apprentissage du Taijutsu (qui représente malgré tout quelque chose de légèrement plus poussé que des types de qualités diverses =p) n'est pas particulièrement abordée.
Bon jeu sur Ryoma, amuse-toi bien.
Motoko : +10 XP
Ton personnage me rappelle quelqu'un mais... rien à faire, je vois pas

Ton action auprès de Kiri pourrait te valoir d'être "toléré", cela signifiera toutefois que tu n'as aucun droit (à part manger / louer une chambre), que tu peux être expulsé sans trop de raisons ou qu'on peut te demander un nouveau service =) Mais je laisse les responsables de Kiri gérer de leur côté.
En revanche, l'acquisition de l'apprentissage du Taijutsu (qui représente malgré tout quelque chose de légèrement plus poussé que des types de qualités diverses =p) n'est pas particulièrement abordée.
Bon jeu sur Ryoma, amuse-toi bien.

Akogare Hyuuga- Oi-nin de Konoha

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Re: Reishou - Sourire Ecarlate
Je rejoins ce qu'a dis Ako pour le lien entre ton personnage et Kiri. Le village sera plus enclin à te faire confiance, mais voilà, les dirigeants ne sont pas forcément des enfants de cœur. Ils se souviendront de ton aide, ou pas (selon que cela les arrange ou non, pour tout dire ^^)
Personnellement, je note cela. Si tu as des interactions que tu souhaites établir avec Kiri pour tes RPs futurs, contactes moi par MP.
Sinon jolie présentation, ton personnage est mon méchant préféré (à égal mesure avec When Zong de Hoshin, l'Investigature des Dieux, mais lui était pas méchant, juste trop puissant au goût des autres, mais là, c'est une question de point de vue). Certains des passages de ton texte m'ont bien fait "sourire" =)
Bienvenue sur Ryoma et j'espère que tu t'amuseras bien parmi notre communauté ^^
Personnellement, je note cela. Si tu as des interactions que tu souhaites établir avec Kiri pour tes RPs futurs, contactes moi par MP.
Sinon jolie présentation, ton personnage est mon méchant préféré (à égal mesure avec When Zong de Hoshin, l'Investigature des Dieux, mais lui était pas méchant, juste trop puissant au goût des autres, mais là, c'est une question de point de vue). Certains des passages de ton texte m'ont bien fait "sourire" =)
Bienvenue sur Ryoma et j'espère que tu t'amuseras bien parmi notre communauté ^^

Iba Hiyori- Oi-nin de Kiri

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