Satsubatsu Ketsueki

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Satsubatsu Ketsueki

Message  Ketsueki Satsubatsu le Dim 11 Oct - 19:04

Nom :: Satsubatsu

Prénom :: Ketsueki

Âge :: 12 ans

Village :: Kiri

Grade Envisagé :: Genin

Kekkai Genkai Souhaitée :: Satsubatsu

Techniques de départ :: (Résistance à la douleur, extraction de sang, don de sang), quelques techniques de Suiton

Histoire ::

I La Naissance

Clop. Clop. Clop.

De hauts talons contre le chemin de terre battue. Le village dormait en cet automne glacial, aucune lumière n’était allumée. Le vent soufflait fort, manquant d’emporter chaque débris, chaque objet délaissé par son propriétaire au milieu de la route. C’était l’une de ces rares nuits ou le village de Kiri n’était pas recouvert par ce brouillard maudit avec lequel les habitants de l’eau avaient apprit à cohabiter. Cela n’en enlevait pas à l’humidité pesante qui écrasait chaque être vivant se tenant dehors en cette nuit noire, ou il n’y avait ni lune, ni étoiles. Et les seuls bruits audibles se résumaient en les sifflements de la brise à travers le village et le « clop » constant des talons de ce qui semblait être le seul être éveillé de l’endroit.

Vêtue d’une étrange tunique que personne n’aurait reconnue ailleurs mais que chaque Kiréen connaissait bien, la jeune femme marchait d’un pas rapide. Le pantalon noir brodé de rouge. La veste aux courtes mais larges manches. Le t-shirt rouge. Et surtout, ces étranges bandages beiges qui recouvraient ses bras, ses mains, son cou et le masque qui recouvrait le bas de son visage. Elle avait de longs cheveux blancs ondulés. Aujourd’hui, un évènement spécial allait arriver. Une naissance dans le Clan, celle de la cousine du Chef des célèbres et souvent craints Satsubatsu.

Fubuki Satsubatsu, car c’était son nom, accéléra le pas lorsque enfin, alors qu’elle se trouvait légèrement à l’écart du village, les lumières tamisées qui filtraient à travers les fenêtres du bâtiment du Clan. Lors du changement de cadence, un frottement entre son bras et son flanc droits provoqua une douleur aiguë, et elle s’arrêta un instant. Puis, elle poussa la grande porte qui menait à la grande salle et la trouva remplie de seulement quelques personnes. Elle se rua presque vers l’arrière du bâtiment pour y trouver la chambre de Maemi, une amie à elle se trouvant aussi à être la tante de Jikkei’ji, le Chef.

Fubuki s’arrêta dans le couloir et soupira. Il était vide. Il n’y avait personne. Contrairement à l’habitude lors d’accouchement chez les Satsubatsu, le père n’était pas là. Il n’y avait plus de père. Tetsuo avait été tué lors d’une tentative de capture d’un déserteur jugé « peu dangereux ». Maemi avait trouvé cette affirmation absurde, et sa meilleure amie Fubuki aussi. Quand la jeune femme avait apprit sa grossesse, quatre jours après la mort de son mari, elle s’était jurée de rester forte pour son enfant. Et Fubu s’était jurée d’être là pour son amie. Elle avait par la suite vécu neuf mois très pénibles, car chez les Satsubatsu, la maladie accentuait les risques lors de la grossesse et les femmes devaient ralentir leur mode de vie. Un ennui mortel pour une guerrière aussi aguerrie que Maemi.

Un cri sorti de la pièce. Fubuki ne réagit pas et s’assit sur le sol. Elle appuya son dos contre le mur et ferma ses yeux noisette. Son long toupet blanc tomba devant son visage à moitié couvert. Et elle attendit. Attendit. Attendit. Et puis un autre ci retentit dans tout le couloir. Les Satsubatsu commencèrent à se presser devant la porte, Jikkei’ji le premier. Le jeune adolescent entra dans la pièce et permit à Fubu de faire de même, mais les autres restèrent dehors. À l’intérieur, une surprise de taille attendait les deux ninjas.

Le bébé que l’un des meilleurs médecins de tout le Clan tenait, une petite fille, n’était pas normal pour un Satsubatsu. Comme la plupart des bébés naissants, elle n’avait pas encore de stigmates. Cependant, ses cheveux étaient d’une couleur étrange. Ils étaient blonds comme les blés. Pas blancs comme ceux de tous les membres du Clan, sans exception. Jamais cela n’était arrivé à la connaissance des gens présents, jusqu’à ce que le grand-père de Maemi, un très vieil homme au visage masqué, arrive.
-Elle est aussi malade que vous. Ma défunte sœur aussi est née blonde. Elle l’est restée deux ans, et après, ses cheveux ont pâli.
Maemi soupira. Elle aurait souhaité en secret que sa fille ne soit pas accablée par la tare du Clan. Elle la nomma Ketsueki, qui signifiait « Sang ». Ç’avait été le nom de l’une des premières Satsubatsu.

Fin du chapitre


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Ketsueki Satsubatsu
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Re: Satsubatsu Ketsueki

Message  Ketsueki Satsubatsu le Dim 11 Oct - 19:16

II La Petite Enfance

-Ketsueki ! Viens ici, petite peste !
Deux hommes se promenaient dans les couloirs de la Demeure. Ils étaient en colère. Très en colère. Cette enfant était un monstre. Elle était déchaînée. Comme si on ne l’avait pas élevée. Il était vrai que sa mère était constamment en mission à l’extérieur, en tant qu’Oï-nin. Mais n’empêche, même à 3 ans, on devait avoir un minimum de savoir vivre.

Hors Satsubatsu Ketsueki n’était pas comme les enfants de son âge dans le Clan. Eux en étaient encore au stade des jeux de ninja, ils ne s’entraînaient pas vraiment et n’avaient que peu de lésions dues à la maladie : quelques cicatrices sur les bras, les jambes, dans le dos ou sur l’abdomen. Leurs cheveux étaient toujours blancs. Les adultes, surtout leurs parents, représentaient une autorité suprême. Tsu, elle, ne ressemblait physiquement pas aux autres. Elle était légèrement plus grande que la moyenne, et surtout plus maigre. Ses cheveux étaient encore blonds, comme à sa naissance. On avait craint qu’elle ne reste comme cela pour toujours, d’autant plus qu’elle n’avait aucune lésion. Cependant, une fine mèche blanche était apparue dans son toupet peu avant qu’elle atteigne ses 3 ans. Elle était solitaire, réservée, silencieuse, mais était terriblement désobéissante. C’était une égoïste et une voleuse. D’ailleurs, elle avait volé un coffret de pièces se trouvant dans la chambre de l’un des deux hommes qui la poursuivaient. Elle n’en avait rien à faire, mais il semblait que même à son âge, elle était un brin kleptomane.

-Tsu ! Sors de ta cachette ou nous devrons sévir !
Elle n’avait pas l’intention de sortir d’où elle était. Elle était recroquevillée sous l’un des comptoirs de la cuisine, et serrait le coffre contre elle. Elle entendait les pas se rapprocher. Elle n’aimait pas ces hommes. Toujours à lui donner des ordres, et à la regarder avec des airs. Elle était trop jeune pour comprendre pourquoi, mais les autres savaient bien que c’était à cause de son apparence de « normale ». Elle n’était pas comme eux. Elle n’avait pas les cheveux de la bonne couleur et n’avait pas la maladie, en tout cas, rien ne paraissait pour l’instant. C’était une chance d’un côté, mais aussi une tare d’un autre. Elle sentit soudain une main recouverte de bandages se refermer sur son bras et se sentit tirée hors de sa cachette. Elle poussa un hurlement aigu et sur mit à donner des coups de pied à l’homme qui la tenait. L’autre lui arracha le coffret.
-C’est mal de voler Ketsueki ! Ta mère en entendra parler !
Maemi était la seule personne que la fillette respectait vraiment. Elle lui vouait toute son admiration, et dès que la redoutée Oï-nin Satsubatsu se trouvait dans les parages, Tsu devenait un véritable angelot. Sa mère était sévère et pouvait lui donner de bonnes corrections malgré son jeune âge. Donc, elle l’écoutait au doigt et à l’œil. Elle frissonna, mais se décida tout de même à fixer l’homme qui la tenait avec ses yeux aux iris rouge, seul héritage du père qu’elle ne connaîtrait jamais.

-


-On joue aux ninjas !
Le jeune Benjiro, 6 ans, se dressait fièrement devant les cinq petits enfants qui se tenaient devant lui. La plupart d’entre eux respectaient ce garçon, qui n’était pas le plus vieux mais leur semblait le plus fort. C’était comme ça que ça marchait dans le Clan. La loi du plus fort, surtout chez les gosses. Il était très grand et très costaud pour son âge, et était très fier d’avoir les avant-bras et les mains couverts de bandages, ainsi qu’une grande partie de son dos et de ses cuisses. En effet, la maladie semblait avoir progressé assez vite chez lui.
-Ok, alors c’est Daiki qui va être le chef de l’équipe des méchants, et c’est moi qui serai celui des gentils !
-Ah, mais c’est pas juste Ben ! Je veux être un gentil pour une fois !
-Nan, c’est moi !
Les petits garçons ne s’obstinèrent pas longtemps. Le grand dadais de Daiki ne pouvait rivaliser à la forte tête du « chef des gentils ». Les deux chefs commencèrent ensuite à choisir leurs joueurs.

Ketsueki, du haut de ses 5 ans, trouvaient ces jeux idiots. Ça n’avait rien à voir avec la vraie vie, selon la mère. Alors qu’elle s’entraînait avec cette dernière dès qu’elle le pouvait, ces gosses jouaient encore. Ils ne commenceraient un entraînement régulier qu’à 7 ans, et encore là, sérieux était un bien grand mot… La petite fille ne ressemblait toujours pas vraiment à une Satsubatsu. Ses longs cheveux ondulés et épais étaient un mélange de blond et de blanc, un mélange d’or et d’argent. Et toujours aucune lésion sur son petit corps d’enfant. Ses cheveux blanchissaient, lentement mais sûrement, mais elle ne manifestait pas de symptômes de la maladie. Elle ne pourrait jamais apprendre les techniques du Clan.

Elle fut choisie comme méchante. Les méchants devaient jouer le rôle de déserteurs et se cacher partout dans la Demeure, pendant que les gentils faisaient les oï-nins et les cherchaient. Une partie de cache-cache, quoi. Tsu courut se trouver une cachette en vitesse. Elle vit déjà que deux enfants avaient choisi un endroit peu original : une armoire et le dessous d’un bureau. Pathétique. Les autres, elle ne les voyait plus. Elle se retrouva dans un couloir et repéra un tas de vêtements fraîchement sortis de la lessive. Elle se cacha en dessous et attendit. Attendit. Attendit.

L’intérieur de son avant-bras gauche lui piquait, elle le frotta donc contre les vêtements pour que ça s’arrête. Elle entendit un « oï-nin » passer. Ils en avaient trouvé 2 sur 3. Déjà… quelle bande de nul. Elle était donc la dernière. Son bras la grattait encore. Elle le frotta toujours. Finalement, elle le gratta avec ses doigts et une vive douleur la traversa comme un éclair. Elle regarda ses doigts, rouges de sang. Puis sont avant-bras. Une entaille courte mais béante, entourée de chaire qui semblait presque putréfiée.

On vit la gamine traverser le couloir en hurlant, un cri entre la terreur, la douleur et la joie, aucun des enfants qui la virent ne purent le dire. Elle courut vers les appartements voisins de ceux du Chef. Maemi se trouvait assise et lisait un bouquin. Il s’agissait de l’un de ses rares jours de repos, et sa fille venait la déranger. Elle lui montra son bras ensanglanté.
-Maman ! J’suis plus une ratée !

-


-Dis, Pépé, est-ce que je peux avoir un sucre, mois aussi ?
Tous les enfants du Clan adoraient les petits bonbons au sucre de Pépé, qui était le grand-père de Maemi. Personne ne connaissait son nom, en fait, même les adultes l’appelaient par son sobriquet. Il était tout vieux et tout ratatiné, ainsi que de petite taille. La moitié droite de son visage était couverte d’un masque vert feuille, et ses bandages étaient de la même couleur. C’était un homme joyeux. Il se déplaçait en chaise roulante depuis dix ans. Dans son jeune temps, il avait été Juunin et il adorait raconter ses exploits aux enfants. Sa préférée restait son arrière-petite-fille Ketsueki, même si personne ne l’aimait vraiment. Il lui tendit un sucre.
-Merci.
Elle avait dit ça de sa petite voix d’enfant, et avait engloutit la sucrerie. Ils se trouvaient dans le salon, près de l’âtre. Quelques adultes discutaient sur un divan dans le coin, et de jeunes enfants de deux ou trois ans jouaient avec des peluches au centre de la pièce. L’endroit était relativement tranquille.

Depuis l’apparition de son premier stigmate, Tsu avait vu son caractère changer. Elle était devenue plus calme et n’avait plus la mauvaise habitude de voler. Si elle restait toujours seule dans son coin, loin des autres enfants. Elle avait maintenant trois plaies béantes sur l’avant-bras gauche, et une autre sur son omoplate droite. La douleur n’était pas encore insupportable, mais pour un enfant de cet âge, d’était l’horreur. Un jour, pendant les entraînements que sa mère lui dispensait, elle lui demanda d’où venait la maladie. Maemi sortit un bouquin de son étagère.
-Et lorsqu'elle rendit son dernier souffle sur la tombe de sa famille, le démon qui la convoitait sortit des ténèbres.
La créature au sourire démoniaque rongé par tous ses péchés
recouvrit de son ombre la vierge blanche.
L'absurde être à la tête de femme s'empara alors du corps
et s'accoupla avec la morte.
C'est alors que déchirant les chairs de l'ancienne vierge
Un enfant sortit de son ventre.
Le premier Satsubatsu naquis dans un cimetière,
Fruit du désir d'un Démon envers une femme morte...

L'enfant survécut, et chercha son père.
Les dieux qui avaient assisté à la scène décidèrent d'intervenir.
Ils expliquèrent à l'enfant que son père n'était qu'un démon,
Qu'il ne devrait pas chercher à le revoir,
Et qu'il devrait se faire pardonner auprès de sa mère pour avoir oser naître.
L'enfant demanda comment pourrait-il faire cela.
Les dieux lui donnèrent trois choix pour cela,
La privation, la douleur et la vénération
L'enfant choisit la douleur.

La jeune fille avait écouté l’histoire avec attention. On lui en avait déjà fait un résumé. Elle se mit à réfléchir. Comment une femme morte pouvait-elle tomber enceinte ? D’un démon de surcroît ?
-Alors, Tsu, crois-tu que l’enfant a fait le bon choix ?
La petite réfléchit un instant.
-La vénération l’aurait rendu dépendant de quelque chose, ce qui lui aurait probablement fait vivre une vie monotone. La privation l’aurait empêché de faire ce qu’il voulait. Quel intérêt de vivre si on ne peut pas faire ce qu’on veut de sa vie ? Oui, je crois qu’il a fait le bon choix. La douleur était celle qu’il fallait prendre.

Mangeant un autre sucre offert par Pépé, la petite fille sentit son omoplate lui brûler. Elle ne le montra pas. Déjà, elle semblait s’y habituer. Sans doute l’une des capacités héréditaires des Satsubatsu. Elle écouta une autre histoire de guerre du vieil homme, et s’émerveilla d’entendre ce qu’il avait fait pour le village de Kiri tout au long de sa vie. C’est dès lors qu’elle sut qu’elle voulait devenir ninja, elle aussi.

-

-Allez, je sais que tu peux faire mieux !
La fillette de 6 ans qu’était devenue Ketsueki était si épuisée qu’elle en tremblait. Sa chevelure désormais courte tombait devant ses yeux vermeils. Elle était désormais argentée, parsemée de quelques mèches blond clair. Elle avait mal. Son bras gauche, désormais couvert de stigmates et recouvert de bandages, la faisait atrocement souffrir. Il y avait de l’eau partout autour d’elle, sur l’herbe tendre sur laquelle elle était assise. Pas une goûte de vent ne perturbait le paysage que la brume avait englobé. La respiration bruyante de l’enfant était le seul bruit audible.
-Je n’en peux plus maman.
-Tu sais, je me suis toujours fendue en quatre pour prouver aux autres que je n’avais pas mis au monde une ratée. Tu serais en train de me dire que je me suis battue pour rien ?
Les yeux de l’Oï-nin brillaient de colère. Ketsueki se releva, les genoux flagellant. Elle allait lui prouver qu’elle n’était pas faible. Toute sa vie, on l’avait trouvée stupide. Laide. On l’avait toujours traitée de ratée. Elle s’empressa de faire un signe de mains, et l’eau qui se trouvait autour d’elle se retrouva dans les airs. Elle se concentra et toutes les gouttelettes se transformèrent en une seule masse d’eau flottante. Elle la projeta sur sa mère, qui recula d’un pas lorsqu’elle reçut l’eau en plein visage. Elle secoua ses cheveux trempés.
-C’était minable. Allez, un peu de nerfs.
Tsu n’aimait pas se mettre en colère. Elle avait l’impression de ne plus pouvoir se contrôler et de devenir un danger pour elle-même. Elle ferma les yeux et se concentra. Elle pouvait réussir à forcer sa mère à mettre au moins un genou à terre. Elle détacha une partie des bandages qui recouvraient son avant-bras gauche, découvrant les énormes coupures qui s’étaient formées au cours de la dernière année. Le sang commença à en sortir et se retrouva sur le sol, tachant l’herbe. La petite fille ressentait une douleur fulgurante, et les larmes commencèrent à couler sur ses joues pâles. Plus jamais elle ne serait une ratée. Le sang qui s’était échappé de ses plaies se retrouva flottant dans les airs. L’eau vint le rejoindre. Et, sang crier gare, il fonça sur Maemi.

L’impact fut tel qu’on eut l’impression qu’une bourrasque de vent avait balayé la zone. L’Oï-nin fut projetée deux mètres en arrière et atterrit sur le dos, puis glissa un peu, écorchant sa peau déjà à vif. Puis, la masse liquide revint à la charge, et lui fonça dessus. Si la ninja pouvait se défendre, il lui était difficile de se relever. Elle resta donc près d’une minute sur le sol, à bloquer et à esquiver les attaques de sa fille. Quand elle parvint enfin à dissoudre la masse de liquide et à se relever.
-Je ne suis pas minable.
La voix de l’enfant était posée, trop mature pour son âge. Maemi n’avait jamais vu une gamine de 6 ans réussir à mêler sang et eau, et surtout à réussir à se servir de cette technique à une telle vitesse. Mais elle se garda bien de le dire. Il ne manquerait plus qu’elle soit la mère d’une tête enflée.

Fin du chapitre


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Ketsueki Satsubatsu
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Re: Satsubatsu Ketsueki

Message  Ketsueki Satsubatsu le Dim 11 Oct - 19:35

III L’Enfance

-Fubuki-chan !
La petite Ketsueki de 8 ans se jeta dans les bras de la meilleure amie de sa mère, celle qui l’avait presque élevée de sa naissance à ses 4 ans. Voilà quatre années qu’elle ne l’avait pas vue, et elle s’en rappelait toujours bien. Elle avait changé. Ses cheveux étaient plus courts, et plusieurs stigmates recouvraient ses joues. Elle semblait aussi plus maigre. Malgré tous ces changements, elle était restée pour sa filleule une très belle femme. Fubuki était officiellement Juunin, mais Tsu se doutait bien qu’on l’avait promue Anbu et que cela expliquait pourquoi elle était partie si longtemps.
-Tsu ! Comme tu as grandi… et tes cheveux… ils sont magnifiques !
En effet, depuis leur dernière rencontre, ses cheveux étaient devenus entièrement blancs. Ils tombaient longuement dans son dos et étaient retenus en une queue de cheval.
-Maman est en mission depuis presque un an, mais Pépé s’occupe bien de moi, et je m’entraîne avec les autres. Dis, tu voudras m’entraîner ?
-Bien sûr, chérie ! Mais je vais me reposer un peu aujourd’hui. Je reviens d’un long voyage.
-Tu me le raconteras ?
-Si je le pouvais, je le ferais, mais c’était une mission secrète.
-Oh.
Si beaucoup d’enfants ne vivant pas entouré de beaucoup de ninjas auraient insisté, ce ne fut pas le cas de Ketsueki. En fait, aucun enfant du Clan n’insistait lorsqu’on leur disait cela. On respectait les ordres des supérieurs de Kiri, même lorsque cela supposait de ne plus jamais parler à qui que ce soit de quatre années de sa vie.

Ketsueki se rendit à l’entraînement dispensé par un vieil homme que tout le monde respectait énormément. Il leur montra un peu de taijutsu, à savoir les grandes bases, comme ou frapper, comment esquiver, comment mettre de la puissance dans ses coups… il poussait les enfants à frapper dans des billots de bois. C’était douloureux et exigeant, mais les Satsubatsu utilisaient ces méthodes d’entraînement depuis des lustres. Elles forgeaient le caractère et la résistance mais pieds et des mains. Surtout que pour quelqu’un du Clan, savoir résister à la douleur était impératif.

Alors que toute sa petite enfance, Tsu avait été considérée comme une tare pour les Satsubatsu, elle était devenue la plus douée de sa génération dans beaucoup de domaines. Elle était d’une sagesse et d’un calme impressionnant, surtout pour quelqu’un de son âge. Elle était celle qui résistait le mieux à la douleur et elle était très agile. Cependant, côté taijutsu et puissance brute, c’était moins bon. Mais après tout, son ninjutsu était déjà bien meilleur que la moyenne des jeunes de son âge, alors elle n’avait pas à s’en plaindre. Malgré tout, comme tout le monde se gardait bien de lui montrer comme elle était talentueuse, elle continuait sans cesses à essayer de devenir meilleure, et s’améliorait constamment.

-

-J’arrive pas à croire qu’il soit mort.
Les larmes inondaient les joues de la petite fille de 9 ans. Assise sur les draps rouges du lit de Fubuki, le bras de celle-ci autour de l’épaule, elle pleurait celui qui s’était toujours occupé d’elle, Pépé. Parce que Pépé était mort cette nuit dans son lit. Il était mort de vieillesse à l’âge de 101 ans. Elle se rappelait de sa gentillesse et de la façon dont il la réconfortait dès qu’elle se sentait triste. Maintenant, elle se sentait si seule, mais avec le bras de Fubuki autour de l’épaule. La Juunin la serra dans ses bras.
-Il a eut une vie heureuse et pleine. C’était un Juunin émérite et un père, un grand-père et un arrière-grand-père dévoué. Il a été enterré dans le cimetière des héros, parce qu’il a sauvé la vie de milliers de personnes au cours de sa carrière. Il était temps qu’il se repose.
-Je présume… mais il me manque.



Fubuki l’emmena vers l’appartement qu’autrefois, elle partageait avec sa mère. Mais cette dernière était partie depuis deux ans maintenant. « Mission secrète et de la plus haute importance », selon son cousin Jikkei’ji. La petite fille s’écrasa sur son lit et fixa le plafond, alors que la Juunin quittait la pièce en fermant la porte derrière elle. L’enfant s’assit dans son lit et donna un puissant coup dans le mur de pierre. La douleur la traversa au grand complet. Elle se leva, se mit face au mur, et frappa. Elle évacua sa colère en donnant de puissants coups au mur, qui finit par avoir un renfoncement significatif. Elle avait mal partout, et prit d’un des comprimés se trouvant dans une petite boîte sur sa table de chevet. Aussitôt, elle ressentir une sensation de froid et la douleur s’atténua légèrement. Elle s’étendit sur son lit et ferma les yeux.

-

« Bienvenue à l’Académie de Kiri »

Ketsueki sourit. Enfin, à l’âge de 10 ans, elle entrait à l’Académie. Elle aimait bien les entraînements avec les Satsubatsu, mais là, elle commencerait les choses sérieuses. Elle apprendrait le nom des techniques, à mieux canaliser son chakra… Son rêve se réalisait. Elle venait d’entrer chez les Shinobis. Et sa mère n’était même pas là pour voir ça.

Les premiers mois furent décourageants. Pas parce qu’ils étaient difficiles, non, au contraire : ils étaient d’une facilité déconcertante. C’était à croire que les autres aspirants ne savaient même pas malaxer leur chakra ! C’était une vraie blague. Bien vite, on sépara les élèves qui en savaient déjà pas mal de ceux qui peinaient à les suivre. Comme ça, tout le monde était content, même si les moins bons élèves avaient tendance à haïr ceux avec des capacités innées. D’ailleurs, les élèves Satsubatsu effrayaient les autres, ce qui ne fit qu’encourager Ketsueki à se refermer sur elle-même.

L’enfant revit sa mère au bout d’un an, quand elle sortit pour quelques temps de l’Académie. Cette dernière la traita comme à l’habitude : froidement, comme si elle n’était qu’un autre objet sans intérêt. Pour l’Oï-nin, l’entraînement de Tsu était toujours un échec, alors que tout le monde la louangeait pour son talent et ses progrès constants. Mais Ketsueki ne se décourageait pas. Cela lui donnait un but dans la vie : impressionner Maemi Satsubatsu.

Après, la ninja repartit en mission et Tsu retourna à l’Académie. Elle apprit d’autres techniques et plus de théorie, et réussissait chaque exercice, avec succès pour beaucoup. Malheureusement, côté taijutsu, ça n’y était toujours pas et ça la frustrait. De ce qu’on lui avait dit, son père était un expert là-dedans. Cela décevait Tsu de ne même pas arriver à sa cheville. Évidemment, elle avait fait de grands progrès, mais elle ne se satisfaisait pas.

Et il y avait encore autre chose pour lui mettre des bâtons dans les roues. La Maladie. Depuis le début de son entraînement à l’académie, les crises se faisaient plus fréquentes et la douleur, cent fois plus présente. Elle engloutissait ses comprimés à la vitesse de l’éclair et ne cessait de devoir aller en chercher d’autres à la Demeure. Ainsi, on lui expliqua que l’une des plantes qui poussaient dans la cour de l’académie avait des propriétés d’anti-douleur quand elle était fumée. C’est ainsi que la petite commença à s’intoxiquer les poumons à l’âge de 11 ans.

Finalement, un an plus tard, suite à deux examens, l’un pratique et l’autre théorique, elle devint Genin. Elle se sentait si fière. Elle se rappelait qu’elle ne devait pas ressentir trop de fierté tout de même. L’humilité rendait bien plus puissant. On allait bientôt l’intégrer à une équipe.

Lorsqu’elle sortit de l’Académie, personne n’était là pour l’attendre. Après la mort de Pépé trois ans plus tôt et celle de Fubuki il y avait un mois (elle était morte lors d’une mission secrète, disait-on), Ketsueki ressentait un immense vide. Sa mère était encore en mission, et elle se vit rentrer seule à la Demeure pour annoncer la bonne nouvelle au clan.

Fin du chapitre et de l'histoire

Description physique ::

Ketsueki est une fille de taille moyenne à la peau au teint de cadavre et aussi douce et froide que de la porcelaine. Ses doigts sont longs, même trop longs, et ses traits sont d'une finesse incroyable. Elle a de longs cheveux ondulés, étant d'une teinte argentée. Ses yeux sont grands et d'une couleur rare : ils sont vermeils. Bien que ressemblant principalement à sa mère, ses iris lui viennent de son défunt père. Elle étonne par sa musculature quasi-absente. Elle est très maigre. Ses avant-bras et ses mollets sont entièrement recouverts de bandage, ainsi que sa main gauche, mais pas ses doigts. Elle a aussi l'épaule et l'omoplate droites de recouvertes. Ses bandages sont noirs, simplement car c'est moins salissant et parce que quand elle n'a pas le temps de les changer, ça parraît moins qu'ils sont saturés. Elle porte la tenue traditionnelle des Satsubatsu, et c'est le signe de Kiri qui est brodé dans son dos.

Description psychologique ::

Tsu est d'une intelligence remarquable. La plupart des gens sont surprits de l'entendre parler, car sa maturité est supérieure aux gens de son âge. Elle est particulièrement rusée, manipulatrice et menteuse. Ses techniques de combats perfides du genre "baiser ou être baisée" rappelent la philosophie de son clan, à savoir pas de cartiers. Elle est très calme et difficile à perturber, se montrant froide envers tout le monde. Elle est déterminée et connaît mal ses limites : elle s'entraîne souvent trop et en paye le prix. Elle est renfermée et ne parle pas beaucoup, en fait, elle a commencé à parler devant d'autres personnes que sa mère à l'âge de 5 ans, et il semble que cette étrange timidité lui soit restée.


Dernière édition par Ketsueki Satsubatsu le Lun 12 Oct - 1:22, édité 1 fois

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Re: Satsubatsu Ketsueki

Message  Liori Satsubatsu le Dim 11 Oct - 20:13

Bienvenue sur Ryoma.
J'ai bien aimé ta fiche, d'autant plus que tu demandes à intégré le clan que j'ai créé avec mes petites mains. (Comment resté objectif quand quelqu'un fait cette demande).
Plus sérieusement, je n'ai pas grand chose à redire concernant l'histoire, mis à part un point qui m'a dérangé : Pépé Sannin. Je n'imagine pour l'instant aucun Satsubatsu capable d'obtenir ce rang. (Peut être Jikkei'ji, et encore).
Pour l'écriture, mis à part quelques petites fautes d'inattention, il n'y aucun problème majeur. En revanche, tu as oublié de mettre les balises de couleur pour la dernière partie de ta fiche ^^.
Je valide donc ta fiche, avec les techniques et le grade demandé. Tu recevras bientot ton bandeau au couleur de kiri et tu pourras commencer à RP dans le village. (N'hésites pas à demander dans la section RP, ou sur la ChatBox pour entamer une session avec d'autre kiréens).

Fiche validé : +25xp BG

(Liori : +10xp Lecteur).

Ps : Concernant tes techniques, je ne sais pas si tu l'as compris, mais celle du clan s'apprennent automatiquement dés que tu remplies les prérequis, donc c'est peut-être superflu de les demander à l'inscription.

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