[CE2] - Bonne Conscience

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[CE2] - Bonne Conscience

Message  Satoshi Kagehisa le Lun 2 Fév - 20:17

Il y avait deux types de journées que Satoshi appréciait. Celles où il était attablé dans un bar et où il faisait croitre ses actions placées dans la crédulité humaine, et celles où il abattait à un contrat à plus de quarante mille ryos. Mais quel que soit le sens dans lequel il retournait la configuration présente, cette soirée allait être désagréable.

Satoshi avait la paume ouvert devant le dénommé Oni. Il jeta un coup d’œil à l’autre nabot à quatre pattes par terre, et se demanda comment il allait le dégager d’ici. Quand il avait entendu l’explosion, la première chose qu’avait faite Satoshi avait été de se téléporter dans cette foutue arène, pas tant pour faire cesser un combat terminé, mais plus pour montrer à tous qu’ici, il y avait Satoshi Kagehisa et qu’aujourd’hui encore, il n’allait pas mourir.

Il dévisagea Oni, puis l’arbitre de la rencontre. Il était membre de Konoha.

[Satoshi] – Soutiens le perdant, il n’aura pas la force de faire ce qu’on va faire. S’il est chiant, assomme-le, ça ne m’intéresse pas.

L’arbitre acquiesça. Satoshi leva les yeux vers Shinji. Le vieil homme était pris en main par Kenji et par Konoha. Bien. Satoshi s’était naturellement préposé à l’évacuation.

Décidément, une idée de merde la téléportation.

[Satoshi] – Sortez par l’arrière.

Il ne prit pas le temps d’expliquer la logique évidente de l’action pour s’en retourner près des gradins. Il attira l’attention de deux Anbu de Konoha, et de deux autres de Kumo.

[Satoshi] – Dites aux gens de descendre dans l’arène, calmement. Vous prendrez la porte arrière, je conduirais la grosse troupe à l’abri.

Les hommes se dispersèrent. Satoshi se tourna vers l’autre versant de l’arène ; quelqu’un d’autre avait pris les choses en main. Ainsi, il n’aurait pas trop de personnes à charge, ils avaient quelque espoir de passer inaperçu. Et si ce n’était pas le cas, eh bien, ils étaient toujours shinobi. Il se dirigea d’un pas vif vers l’ouverture qu’il convoitait. Un regard en arrière lui apprit que les gens commençaient à descendre.

Il ne savait pas qui attaquait, ni même si cela était grave ou dangereux, mais il ne fallait pas se laisser aller à la paresse. L’explosion pouvait être due à un accident, une mauvaise manipulation, mais quelque chose lui indiquait que non. Il n’était pas le meilleur dans ce domaine, mais il y avait une forte concentration de chakra dans l’air, un chakra qui vient d’être utilisé pour exploser. Ce n’était pas anodin.

Il le saurait bien assez tôt.

Satoshi se retourna et s’alluma une cigarette. Il lui fallait un plan. Cela faisait longtemps qu’il n’était pas venu à Konoha, mais il se souvenait de la façon dont il était organisé. L’attaque avait eu lieu au sud, il fallait par conséquent partir dans la direction opposée. La tour du Kage fournirait un abri suffisamment grand pour tout le monde. Il n’était pas sûr que regrouper les gens soit le plus opportun si jamais le bâtiment s’effondrait mais ils seraient là pour empêcher quiconque d’approcher. Oui, mieux valait concentrer tout le monde dans un point précis ; ils n’auraient pas à se déplacer après.

Satoshi observait les gens qui s’amassaient autour de lui. Il y avait des jeunes Genin, des étudiants également, sans bandeaux, mais des civils également et, il le supposait, des ninja gradés qui aideraient à les encadrer. Ils avaient l’air angoissé, mais pas terrorisé. C’était déjà ça. Un regard aux loges lui apprit que Shinji était déjà parti.

Satoshi reconnaissait certains des participants du tournoi, qui s’étaient produits plus tôt dans la journée. Longue, longue journée, hé ?

[Satoshi] – Konoha est visiblement attaqué. On va évacuer les lieux. Vous me suivez, vous faites ce que je dis, et rien de plus. On ne sait pas qui attaque, mais il est vraisemblablement beaucoup plus fort que vous.

Ou alors tout simplement fou. Satoshi ne s’appesantit pas plus et s’enfonça dans l’obscure arche. Les Jounin et les Chuunin qui composaient son étrange équipe assuraient la protection des flancs et de l’arrière. Un instant, Satoshi caressa l’idée de rejoindre le combat. Il entendait les bruits, les éclats, la fureur. Ce monde l’attirait, mais pour le moment, il n’était pas pour lui. Il serait bien temps de dévorer quand une carcasse se présentera à lui. De toute façon, les Villages ninja ne pouvaient compter que sur eux-mêmes à cette heure-ci. Le temps que des renforts arrivent, ou sachent qu’il se passe quelque chose, Konoha serait transformée en cendres.

Mais heureusement, aujourd’hui, Konoha n’était pas seul à faire face.

[Pendant l'intervention de Kikuria, vous (vous = joueur) êtes sous la responsabilité de Satoshi. Vous le suivez, et vous répondez si vous le souhaitez dans ce topic. Vous voyez les combats de très loin, et vous entendez certains sons.

Si vous souhaitez vous rapprochez, postez dans le sujet Mauvaise Conscience. A vos risques et périls, bien sûr.
]

Satoshi Kagehisa
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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Sho Nagoshi le Mar 3 Fév - 11:44

¤,.°o°O Chapitre 7 : Chaos O°o°.,¤
« Le brasier au cœur de Konoha »
--

Le regard plongé dans le vague ; les souvenirs avaient toujours plus de facilités à refaire surface. Une immense vallée sous un soleil étincelant. Les rayons du jour glissant sur les grandes montagnes qui se dressaient de part et d'autres des lieux comme des murailles infranchissables. Au bas de leurs versants, cette vallée verdoyante où le moindre regard avertit se perdait dans une esquisse de ce que les Hommes appelaient le paradis. La vallée verte ou encore la route d'émeraude, c'est ainsi qu'on l'appelait ; ainsi que Sho Nagoshi l'avait toujours connu. Cette vision de la terre qui l'avait vu naître hantait son esprit au beau milieu de cet inconnu et des acclamations qui l'accompagnaient.

Assit au premier rang des gradins sud de l'arène, il revivait certains fragments de son enfance tandis qu'au milieu de la rotonde se jouait le dernier acte d'une longue série de combats à laquelle il avait lui-même participé. Tapis dans son silence, il ne savait pas encore que le destin avait voulu que ce jour précis soit entacher du plus effroyable des attentats.

Une première explosion assourdissante mit terme à ses vagabondages. Quelques battements de cils pour revenir à la réalité et il découvrit la folie et la peur dans ce qu'elles avaient de plus destructeur. Autour de lui et dans toute l'arène, les gens se précipitaient le plus rapidement possible au centre du cercle de sable et de gravas, se bousculaient comme ci des chiens enragés étaient sur leurs traces. Les cris de frayeur s'élevaient dans toutes les directions dans un mouvement de panique général. Un seul regard, un bref coup d'oeil lancé en direction des loges officielles désormais vides, et Sho réalisa qu'un terrible évènement venait d'avoir lieu. Ses yeux inquiets parcoururent la foule à la recherche du moindre indice, de la moindre piste à suivre quand une silhouette fine et élancée apparut brusquement à deux mètres tout au plus de sa position. L'individu en question portait un masque blanc difforme au milieu duquel trônait une sorte de museau. Un Anbu de Kumo. Il n'y avait aucun doute. Il le reconnaissait pour l'avoir déjà vu durant le trajet qui les avaient conduis, lui et la délégation kuméenne, à Konoha.

L'homme indiqua aux différentes personnes attroupées dans les environs de descendre avec le plus grand calme possible au centre de l'arène. Lorsqu'il se tourna dans sa direction, il braqua momentanément son visage masqué sur lui. Bien que son regard ne luisait en rien au travers des deux petits orifices noirâtres percés dans le masque, Sho pouvait sentir tout le poids de son regard peser désormais sur le sien. Il lui aurait sans doute adressé la parole si les circonstances n'étaient pas si chaotiques mais Sho réalisa qu'il devait suivre les consignes en attendant d'en savoir davantage.

Un simple hochement de tête pour lui signifier qu'il avait compris et le genin descendit calmement les gradins un à un jusqu'à se fondre dans la foule nouvellement réunie.

Le regard toujours aussi vif malgré le désordre apparent, Sho se fraya tant bien que mal un chemin au milieu de cette foule à la recherche de visages connus. Il tourna ainsi en rond pendant quelques minutes en vain. Personne, il n'avait croisé personne avec qui il avait put établir un contact à court ou à long terme. Une seconde explosion retentit alors et une troisième plus proche encore que les deux premières. Le chaos s'approchait à grandes enjambées. Tous les gens réunis dans l'arène étaient en danger. Tout le village était en danger ! D'où pouvait provenir un tel orchestre macabre ? Qui en était le chef ? Et pour quelles raisons menait-il à la baguette un tel désir de destruction ? Personne ne le savait. Personne ne pouvait comprendre ce qui se passait au dehors à cause des hauts murs d'enceinte de l'arène. Sho avait beau adresser quelques regards vers leur sommet, rien, il ne distinguait rien. Le mystère demeurait total pendant que le calme revenait à petits pas au centre de l'arène.

Sho croisa le regard d'un homme qu'il n'avait jamais vu jusqu'à maintenant. D'apparence détendue, l'homme en question avait un regard sombre et tenait une cigarette entre ses lèvres légèrement pincées. Autour de lui, Sho trouva enfin quelques visages bien connus. L'heure n'était malheureusement pas aux échanges de bons procédés ... Sho sentit la terre trembloter sous ses pieds mais il n'entendit rien cette fois-ci. La seule chose qui parvint à ses oreilles se fut ces quelques mots :

? – Konoha est visiblement attaqué. On va évacuer les lieux. Vous me suivez, vous faites ce que je dis, et rien de plus. On ne sait pas qui attaque, mais il est vraisemblablement beaucoup plus fort que vous.

Suivre le convoi vers la sûreté ou se rendre sur le devant de la scène pour y guetter le mal. Ce choix chacun devait le faire en tout humilité. Sho jeta un dernier regard vers le sommet du mur d'enceinte de l'arène comme pour réessayer de distinguer quoi que ce soit. Que faire dans une telle situation ... bien que son coeur le portait à se rendre sur le terrain pour prêter son aide au plus nécessiteux, sa conscience lui laissait clairement entendre qu'il était un médecin et que sa place était sur les arrières. Que viendrait-il à faire s'il rejoignait les forces engagées de l'autre côté de ce mur ? Probablement rien de plus qu'au milieu de cette arène. Les Anbus, les jounins, les chuunins, tous les plus hauts gradés des villages représentés devaient déjà se trouver sur les lieux. Il ne pouvait rien apporter à ce groupe d'élite qu'il ne possédait déjà. En revanche, il deviendrait rapidement un obstacle à leur rapidité de mouvement si par mégarde il se faisait attaquer par les envahisseurs. Aussi grande pouvait être sa détermination, Sho n'avait pas la carrure pour combattre sur les devants et même si ses soins auraient noblement servis les plus mal en points, ses réserves restaient limitées. Il n'avait d'autres choix que de se retirer en attendant de meilleures nouvelles.

Le pas lent, le regard ramené sur le visage de l'individu qui venait d'appeler la population à le suivre, Sho se rapprocha du groupe compact qui se tenait aux côtés de ce dernier. Des blessés, il y en aurait certainement un très grand nombre d'ici quelques temps. Il devait économiser son énergie pour ces gens. Il ne doutait bien évidemment pas des compétences des médecins konohéens mais n'était-il pas de légende que ceux de Kumo étaient parmi les plus accomplis ? Sho était en tout cas persuadé que ses techniques de soins seraient capables d'aider que ce soit à un moment ou à un autre.

La furie continuait de faire rage au dehors. Plus les secondes s'écoulaient et plus l'ombre de la brutalité se rapprochait encore et encore. Sho s'accroupit et laissa sa main droite recueillir un peu de cette terre sablonneuse. Entre ses doigts fins, la matière fut réduite à poussière. Une poussière qu'il relâcha en ouvrant sa main et en l'inclinant légèrement vers le sol. Pourvu que le sang ne vienne pas la souiller. Pourvu que la victoire soit la leur. Pourvu que le destin fasse pencher la balance du côté du village de la feuille et de ses alliés. Sho eut une pensée pour les Immortels qui devaient déjà très certainement se tenir à quelques pas de là, au coeur du courroux. S'il voulait leur faire honneur ce n'était sûrement pas en se sacrifiant inutilement sur l'autel de la naïveté. S'il voulait leur faire honneur alors il devait se tenir prêt à soigner quiconque en serait dans le besoin. Tel était sa mission.

Sho aurait voulu mettre au courant l'homme à la cigarette qu'il était en mesure de rejoindre le centre de soins au vu de sa spécialité mais le convoi se mit en marche, mené et encadré de prêt par une troupe d'élite. Les pensées de ces personnes devaient très certainement être tournées vers leurs compagnons au combat. Pourtant, ils étaient ici non pas par plaisir ou par crainte mais parce qu'il en était ainsi de leur devoir. Sho l'avait compris et suivait la marche, conscient que chacun aurait un rôle à jouer dans cette histoire que ce soit dans quelques secondes comme dans quelques heures.

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

Sho Nagoshi
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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Kenji Uchiha le Mar 3 Fév - 16:25

Etendu sur le sol à quatre pattes Kenji cracha plusieurs fois du sang. Il venait de recevoir l’une des plus grosses attaques d’Oni de plein fouet. La danse sous la nouvelle lune lui avait lacéré les membres et son abdomen. C’était assez paradoxal de perdre le combat à cause d’une technique que l’Uchiha lui-même avait aidé à enseigner à son adversaire. C’était un peu comme tendre une arme pour mieux se faire tuer. Mais par le passé Kenji ne savait pas que l’examen chunnin allait avoir lieu, ni même qu’il devrait combattre son sensei du jour.
Et maintenant le voilà au sol se tenant le ventre pour essayer à tout prit d’interrompre le sang qui coulait avec abondance.
Un bruit sourd apparu soudain autour d’eux. Non. Le bruit était plutôt lointain. Vers le sud, un peu plus loin que l’arène de la fumée s’élevait. Tout le monde se mit alors en mouvement. Des anbus cachés prirent position, les hauts dignitaires commencèrent à partir dans le calme tandis qu’un individu pour le moins étranges se téléporta dans l’arène.
Le corps d’un homme fort, un style particulier on pouvait sentir que ce ninja n’était pas un faible messager venu crier haut et fort une chose inutile comme « Il y a eu une explosion. ». Chaque habitant du village avaient comprit et n’avaient pas besoin de se le faire répéter. Une chevelure sombre masquait des yeux rouges profonds. S’il ne s’était pas déjà élevé au sharingan Kenji aurait pu croire que l’individu était un Uchiha.
Oni se tenait fièrement devant le génnin. Tandis que l’arbitre de la rencontre semblait un peu perdu.

Finalement l’imposant ninja prit la parole en s’adressant à l’arbitre de la précédente rencontre.


[?] Soutiens le perdant, il n’aura pas la force de faire ce qu’on va faire. S’il est chiant, assomme-le, ça ne m’intéresse pas.

Kenji n’avait plus la force de s’énerver. Il cracha une dernière fois du sang sur le sol et essayant de se lever pour garder les lueurs de fierté qui luisait encore en lui après la défaite. Il plia doucement les genoux et réussit à tenir debout quelques secondes avant de tomber au sol. Les temps étaient durs.
L’arbitre lui fit passer son bras autour du coup et le soutint.
L’Uchiha leva un regard vers les gradins circulaire de l’arène. Il y vit Takeshi debout entouré de deux ninjas que Kenji ne connaissait pas. Ils étaient grand et arborait fièrement l’éventail des Uchiha. Juste à côtés le génin aperçu Shiba qui donnait des ordres à certaine personne ne savant pas encore quoi faire.
Le patriarche posa alors son regard vers son élève. Celui en qui il croyait. Mais il était encore jeune et manquait de technique. Il ne pouvait se dresser face à une force inconnue. Takeshi le savait, il n’était pas bête et murmura alors quelques mots à Shiba qui acquiesça d’un signe de tête. L’heure n ‘était pas venue de perdre l’un des plus prodigieux membres des Uchiha.

Shiba cria alors d’un ton ferme.


[Shiba] Takeshi veut que tu partes. Ne fais rien d’inconsidéré tu n’es pas en état de nous aider. Si tu trouves Taki fait en sorte qu’il te suive.

Sur ces mots la plupart du clan Uchiha se volatilisa laissant seul Kenji. L’homme qui semblait diriger la retraite des habitants de Konoha continua sa prise de parole.

[?] Sortez par l’arrière.

Kenji soutenu de l’arbitre de la rencontre prit alors le pas pour sortir de l’arène. Il ne savait pas où on le menait mais il n’était pas en état de combattre ou même de penser par lui-même. Il préférait se laisser porter pour l’instant et récupérer doucement de ses blessures pour être prés en cas de problème.
Il n’avait pas revu Oni depuis la fin du combat et le début des hostilités. Il savait que le Jigoku avait un désir profondément enfoncé de détruire le village. Il n’aimait cet endroit et prendrait la première occasion qui se présenterait pour se rebeller. C’était ça l’esprit d’un être de feu. Kenji n’avait pas encore bien assimilé les raisons d’un tel acte et ce n’était pas aujourd’hui qu’il le ferait.

Après plusieurs mètre et voyant une foule compacte s’approcher il murmura à l’oreille de l’arbitre.


[Kenji] Merci, mais ça sera bon.
[Arbitre] J’ai ordre de vous aider ne bougez pas.

Kenji prit alors une voix ferme.

[Kenji] Je suis un Uchiha ! Lâchez moi je peux marcher seul !

L’homme s’exécuta sans se faire attendre et laissa le génnin galérer à marcher seul. Les premiers pas furent aussi atroces qu’un bain dans de l’eau bouillante. Il sentait les muscles de ses jambes qui avaient été lacéré par Oni se paralyser à chaque contraction. Mais son honneur et son arrogance d’Uchiha faisait qu’il se devait et ne pouvait se montrer dans un piteux état face aux autres habitants du village. Il essaya alors de ne plus faire cas de la douleur et d’avancer le plus fièrement possible.
Il suivait les ordres de Takeshi. C’était un des hommes les plus puissants du clan Uchiha et ne pas lui obéir aurait été synonyme de gros ennuie pour le jeune garçon. Surtout en sachant qu’il n’avait pas fini son initiation de ninja. Il se passa une main dans les cheveux et reprit légèrement du poil de la bête.

Les paroles au loin du grand ninja de Kiri résonnèrent alors dans sa tête.


[?] Konoha est visiblement attaqué. On va évacuer les lieux. Vous me suivez, vous faites ce que je dis, et rien de plus. On ne sait pas qui attaque, mais il est vraisemblablement beaucoup plus fort que vous.

L’homme passa alors au devant de la marée humaine et leur fit comprendre qu’ils devaient tous le suivre.
Non loin du ninja Kenji aperçu alors Taki qui semblait avoir fait le choix de suivre le Kirièen. Le jeune génnin s’approcha alors de son compère.


[Kenji] Taki …
[Taki] Kenji ! J’ai vu ton combat. Vraiment fort ce Jigoku…

Kenji l’interrompit.

[Kenji] On doit suivre la foule.
[Taki] Fais le si tu le souhaites moi j’vais sauver le village.
[Kenji] C’est un ordre de Takeshi.

Taki baissa alors légèrement la tête et se rapprocha du jeune Uchiha.


[Taki] Tu veux que je t’aide à marcher ?
[Kenji] Non.

Au simple nom évocateur de Takeshi, Taki avait complètement changé d’attitude. Il avait perdu cette folie, cette insouciance qui l’avait accaparé quelques minutes. Heureusement que Kenji venait de le rencontrer car qui sait ce qui ce serait produit. Des affrontements sanglants allaient avoir lieu et les jeunes pousses du clan ne devaient pas y participer pour le moment. Leurs capacités n’étaient pas assez puissantes et Takeshi comptaient sur eux.

Toutes les forces de Konoha étaient sur le qui vivent prêtes à se battre pour un village qu’ils chérissaient plus que tout, prêt à mourir pour des idéaux dans lesquels ils avaient une fois absolue. Le fier village caché de la feuille sortait ses plus beaux atouts et allait montrer aux hautes instances qu’il n’était pas l’un des meilleurs villages de shinobi pour rien. De plus il possédait une troupe d’élite que les autres n’avaient pas. Les Uchiha sortaient de l’ombre et changeraient le cours de cette bataille.


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 20:02, édité 1 fois

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Kyuza Kajitori le Mar 3 Fév - 22:01

Le combat de Kyuza était finit depuis longtemps, étant donné qu’il était passé dans les premier avec Tenson.
Le genin avait regardé tout les combats. Certain shinobi étaient impressionnants, d’autres l’étaient moins, il y avait de tout. Quelques fois le jeune homme voyait des visages familier, comme par exemple le Uchiha avec lequel il avait suivit un entraînement, ou encore les deux genins de Kumo, qu’il avait rencontrer chez eux.
L’envie de fumer étant plus grande que l’envie de suivre la fin du combat, le Kajitori s’esquiva pour aller dehors. Il y avait beaucoup de monde, les gradins étaient remplis à bloc, voir plus, certaines personnes n’étaient pas assise. Un fois passé à travers la foule de personne, il descendit des escalier, de là il pouvait entendre la foule.
Enfin il était arrivé dehors…
Etrangement il faisait plus frais devant les portes de l’arène, le vent pouvais passer dans ces cheveux contrairement à l’intérieur. Un peux de calme, c’était ce à quoi il aspirait depuis dix minutes. C’était le temps qu’il lui avait fallut pour sortir de l’arène.

Depuis qu’il avait fini son combat avec Tenson, le garçon n’avait pas encore fumé une cigarette. Il avait trop envie de suivre les autres combats pour ça et puis le temps qu’il aille s’intoxiquer les poumons quelqu’un lui aurait pris sa place …
La première bouffée fut comme une sorte de soulagement pour lui, comme si dès le moment qu’il avait absorbé la fumé son corps se dégourdissait.

Quelques secondes plus tard un explosion eu lieux plus loin dans le village, provoquant un grand nuage de poussière et une lumière intense. Tout de suite le ninja n’en croyait pas ses yeux. Le village de Konoha ne pouvait pas être attaqué ? Pas pendant le chuunin exame…
Puis les cries succédèrent à l’explosion. Ce n’était pas une blague, c’était du sérieux …

Que faire ?
Rentrer se mettre à l’abri ou essayer de voir ce qu’il c’était passé ? Dur choix pour lui.
Il n’était pas assez fort pour pouvoir ce permettre d’aller voir ce qu’il se passait, si ça se trouve le village était attaqué par un autre. Il n’en savait trop rien, mais il avait le pressentiment qu’il ne devait pas se rendre sur les lieux et que le danger était beaucoup plus fort que lui. On attaque pas un village comme ça sans organisation ni la force requise.
Kyuza tira sur sa cigarette et rentra dans l’arène pour voir si il pouvait se rendre utile.

Dans les couloir il vit des jounin de Konoha retenir la foule et leur dire de se rendre au centre de l’arène.
Deux petits enfants réussirent à passer entre les jambes et à franchire la barrière, un jounin se retourna et leur demanda de revenir. Kyuza en attrapa un et retenu l’autre par le bras, ensuite il les ramena dans la foule en s’incérant dedans avec eux. Leurs parents était là et les récupérèrent en remerciant le jeune homme.

Quelques minutes plus tard il était là où il devait être, avec les autres personnes. Toujours sa cigarette à la bouche, le spé-tai cherchait des visages qu’il connaissait. Sur le coup il ne trouva personne, mais par hasard il vit une tête de déjà vu.
C’était Sho.

Il voulut poser sa main sur son épaule pour attirer son attention, mais la personne que son homologue regardait le coupa dans son élan.

? - Konoha est visiblement attaqué. On va évacuer les lieux. Vous me suivez, vous faites ce que je dis, et rien de plus. On ne sait pas qui attaque, mais il est vraisemblablement beaucoup plus fort que vous.

Le sentiment que les forces qui étaient arrivés étaient plus fortes que lui était fondé. Au moins il avait fait le bon choix.
Mais dans la confusion il se demandait si il n’aurait pas mieux fait d’aller jetter un coup d’œil. Ici il était inutile …

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Kehydan Lyushan le Mar 3 Fév - 22:40

Jour du Chuunin Exam. De nombreux shinobis, venus de tout pays, rassemblés à Konoha pour s’affronter et monter en grade. Dans le journal de la veille, Kehydan avait pu lire les noms de différents combattants. Kyuza, son coéquipier qu’il avait pu rencontrer il y a peu, et qui avait même pris le temps de l’aider dans son entraînement, allait affronter Tenson. Or, Tenson était lui aussi leur coéquipier. Et d’après le peu que Kyuza en avait parlé, il avait eu l’impression qu’ils s’entendaient plutôt bien. En tout cas, qu’ils n’éprouvaient pas d’animosité l’un envers l’autre.

Pourquoi se battre, se blesser entre amis ? L’étudiant trouvait cette situation cruelle. L’un comme l’autre devaient espérer ardemment monter en grade. Et pour leurs ambitions, il faut qu’ils s’affrontent ? Dans une arène, comme des bêtes de foire que la foule acclame et pour lesquelles elle va retenir son souffle au rythme des combats. Avec un jury, pour noter leurs prestations.

Quelle absurdité. Kehydan n’aimait décidément pas ça. Il avait donc décidé de ne pas y aller, même pour voir. Dans son cœur, il soutenait, par une sorte de solidarité, les deux seules personnes dont le nom lui disait quelque chose. Mais il ne voulait pas être le témoin de cette lutte, ça ne l’intéressait pas. Il se sentait même ennuyé par ces traditions ninjas, qui insinuèrent une nouvelle fois le doute de ses capacités à s’adapter et à s’intégrer dans un tel univers.

Ce jour-là, il renonça à sortir, il n’en avait pas envie, manque de motivation et moral assez bas. Avec le Chuunin Exam, les cours de Syara avaient été annulés. Ce genre d’évènement n’avait pas lieu tous les ans à Konoha, et pour un village de shinobi, tout le monde devait pouvoir assister à ce tournoi. Du coup, la jeune fille resta elle aussi dans leur appartement.


[Syara] Tu vas trainer comme un rat mort toute la journée ?
[Kehydan] Hmmm… Nan… Jcrois pas…

L’air morose, le jeune garçon n’avait pas envie de quitter le matelas sur lequel il avait passé la nuit. Enroulé dans ses couvertures, il affichait l’air mou qui agaçait tant l’adolescente. Elle profita du fait qu’il soit presque à même le sol pour poser sa tête dans ses cheveux, enfonçant son nez dans l’oreiller.

[Kehydan] Hmmmpf….hmmmhmmmpf
[Syara] Tu vas te bouger oui ? J’ai pas envie de voir cette sale tronche… Si tu restes à l’appart’ pour faire la gueule, autant aller dehors, tu sais bien que ça me fout en rogne!

Le jeune étudiant se releva doucement, reprenant sa respiration en maugréant contre les mégères, ce qui lui valut de ce faire malencontreusement écraser la main par Syara qui s’éloignait sans rien dire, laissant ses longs cheveux fins flotter derrière elle.

[Kehydan] Ils sont fous ces ninjas…
[Syara] Tu le savais avant de décider de venir ici, non ? De toute façon, tant que tu n’as pas le grade de genin, tu n’es pas un véritable shinobi. Tu peux encore renoncer…
[Kehydan] Je n’en ai pas non plus envie… En plus, je suis sûr qu’on n’arrêtera pas de se moquer de moi à la maison… Kailyan le premier…
[Syara] Si tu n’as pas envie de revenir sur ta décision, tu n’as qu’à te résigner, mais arrête de faire ta larve… Que dirait ton père en te voyant ainsi ?!

Il haussa les épaules et se traîna à la salle de bain. Stimulé par une douche glacée, il se sentit déjà beaucoup mieux, dissipant ce brouillard qui faisait vaciller sa volonté par instant. C’était un garçon empli de doutes, jamais certain du bien-fondé de sa décision.

*Sya a raison… Aujourd’hui, je fais une tite pause, et demain, je me remets à bosser…*

[Syara] Une partie ?

Elle désignait la plaque de bois plutôt bon marché posée devant elle. L’étudiant hésita un instant, avant de se rendre compte qu’il s’agissait du plateau de go sur lequel il se faisait massacrer à chaque fois par les bons soins de sa douce amie… Déjà une bonne raison de refuser. Déjà qu’il n’avait pas trop le moral, alors se faire écraser sans pitié… Lorsqu’elle sortit les pions et en posa quelques uns, un malaise s’installa en lui.

[Kehydan] Je… Je ne vois plus les couleurs, donc… Bah, je peux pas jouer au go sans savoir si les pions sont noirs ou blancs…

Il vit l’expression surprise, et peut-être un peu peinée de Syara, puis les murs et le sol tremblèrent brutalement. Les pions roulèrent sous la table et le plateau fit un bon en avant, droit dans les tibias du jeune garçon qui étouffa un cri de douleur. Un bruit assourdissant résonna dans la ville.

[Kehydan] Ouch… Fait mal cte connerie…

Puis il se reprit, et leva vers Syara un visage réjoui.

[Kehydan] Tu crois que c’est un tremblement de terre ? Ce serait super cool ! J’en n’ai jamais vu !
[Syara] Moi non plus… Mais je ne crois pas que ce soit ça…
[Kehydan] Hum ?

Au dehors, les bruits d’explosions continuaient de se répandre. Et la jeune fille, livide, observait par la fenêtre les éclats rougeoyants des combats féroces. Elle regarda Kehydan qui ne semblait toujours pas comprendre. Elle le saisit par la main et l’attira vers la porte.

[Syara] Tu ne vois pas par la fenêtre… Mais dehors, ça ressemble plus à une attaque de ninjas… Des gens se rassemblent, sûrement des personnes évacuées, suivons-les !

Sa voix tremblait légèrement sous l’effet de la frayeur qui étreignait sa poitrine, et malgré son teint pâle, que Kehydan ne pouvait remarquer que grâce à la concentration de sang qui avait chutée, elle gardait la tête froide et menait le jeune étudiant. Mais celui-ci se dégagea.

[Kehydan] Je… Je suis apprenti ninja, non? Je ne devrais pas plutôt aller aider ?
[Syara] Tu es capable de te battre ? Non. Alors t’arrêtes tes bêtises et tu suis les gens… De toute façon, s’il y a des types assez fous pour attaquer un village de shinobis, ils ont un niveau avec lequel tu ne peux pas rivaliser…

Il acquiesça et suivit Syara. Dans la foule, on entendait toutes sortes de rumeurs sur les assaillants, sur les évènements, mais surtout, un ordre se relayait : évacuation de la population vers la tour du Kage. Un moment, leur petit cortège affolé en rejoignit un autre bien plus important. On y voyait un certain nombre de bandeaux ninjas issus de contrées différentes. Probablement les personnes ayant participé, en tant que combattants ou spectateurs, au tournoi du Chuunin Exam. Légèrement contrarié, l’étudiant pinça sa lèvre inférieure. Il crut apercevoir un bref instant Kyuza, mais rien n’était moins sûr, difficile de distinguer qui que ce soit là-dedans…

*C’est loin cette tour ?*

Kehydan Lyushan
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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Tenson Saishi le Mer 4 Fév - 10:30

Un grondement. Une vibration de basse fréquence qui fait frémir toute une arène. Les vagues de poussières se propulsent jusqu’au champ de bataille, répandant un sentiment d’inquiétude et de confusion parmi la foulée. On se regarde, on se dévisage, on s’enfuit.
Une explosion.


°*°


Tenson


Sentetsu fronce les sourcils, ce qui n’est pas bon signe. Il semble étudier l’horizon d’un regard douteux. Tenson arrive à peine à se détacher du combat plus qu’impressionnant. En bon pyromane qu’il est, il ne cesse de s’impressionner des techniques ardentes du Jigoku. Il est complètement mélangé avec le feu. Il ne le domine pas, ne le contrôle pas, il est le feu. Dans sa fascination, Tenson ressent tout de même une certaine peur. Le feu peut causer de tels ravages...

Le combat est maintenant terminé. Les flammes ont vaincu.

[Tenson] – Tu as vu ça, grand-père ?! C’était dément ! Il brûlait carrément ! Je n’aurais pas été surpris de le retrouver calciné... Dis, tu m’écoutes ?

[Sentetsu] – Viens, il faut filer d’ici au plus vite.

C’est là que l’explosion survient. L’arbitre du combat, le visage affiché sur l’écran géant, incite tout le monde à le suivre vers la tour du Kage. Tenson comprend enfin. Konoha est attaqué et court un réel danger. Sa curiosité le picote. Il voudrait aller à contre-courant, sur le terrain, voir ce qui se passe et intervenir du mieux possible. Mais il se dit que sa priorité reste sa famille. Ils se suivent tous, Sentetsu, Ikoda, Kijou, Kami et Raihai. Cette dernière saisit la main de son fils et l’entraîne à sa suite.


Raihai



[Raihai] – Allez, viens chéri, on va se mettre à l’abri. Dépêchons !

Entre temps, d’autres bruits ont retenti. L’ennemi se rapproche. Mais qui est-il, au juste ? Le jeune Saishi ne connaît rien de toute l’histoire. Et c’est peut-être mieux ainsi. Mieux vaut lui éviter la terreur que pourrait faire naître la vérité en lui. Du moins, c’est ce que sa mère pense. Elle s’accroche à la main de son fils avec un amour maternel indéniable en courant vers la tour le plus vite possible. Elle ignore si le refuge saura les protéger, mais elle se jura de protéger son fils coûte que coûte. Tenson, son petit Tenson, est le dernier souvenir tangible que Kishin ait laissé après son départ. Elle le cache bien, ais elle sait exactement à qui elle a affaire. La même organisation secrète qui a torturé son mari au cours de sa mission d’espionnage. On ne surprend pas ces gens-là facilement... Une boule au fond de sa gorge retient les larmes de sa profonde mélancolie, tel un pétale de cerisier qui s’accroche éperdument dans sa tendresse éphémère. Elle ferme les yeux et baisse la tête. Elle court.


Sentetsu


Un silence de réflexion et de questionnement marqué par une expression faciale plus que sérieuse. Le champ de vision s’élargit jusqu’à l’horizon, en quête d’un indice sur la force de l’ennemi. À en juger par la provenance des sons, les ennemis sont à la porte Sud. Les autorités ont eu le bon réflexe en choisissant la tour du Kage, au nord, comme refuge.

Mais que veulent-ils donc ? Sont-ils à ce point simplistes qu’ils ne désirent que puissance et pouvoir crus ? La gloire ? Il n’y a rien de très glorifiant à s’assombrir le cœur de haine, le noyant dans les ténèbres jusqu’à ce qu’il étouffe. Un suicide de l’âme. Par principe, on remet l’organe noirci en place, désormais complètement inutile. On se dit qu’il ne nous embêtera plus. On est « prêt ». Prêt à quoi ? À tuer des innocents sans remords et répandre le chaos dans un rictus pour pouvoir éradiquer et dominer ? En fait, on a besoin de solitude. On veut se retrouver seul avec le silence du trône surélevé, la tête dans les nuages. On s’imagine être un dieu alors qu’on est le Diable. On se croit en paix alors que c’est la naissance de notre propre chaos. À quoi bon dominer s’il ne reste que la nature autour de nous ? Alors on se croit assez fort pour la détruire elle aussi. On brûle tout sur son passage. Et une fois qu’on a fait le tour de la Terre, on se retrouve face à nos propres flammes.

Le vieux Saishi tient la main de son épouse, sa joie de vivre, et avance avec elle vers ce qui a le plus de chances d’être un lieu sûr. Kami et Kijou, en forme, mène la marche en frayant un chemin aux autres. Sentetsu et Ikoda laissent passer leur bru et son fils devant, question de garder un œil sur eux. Ils ne les laisseront pas trébucher. Ils seront là pour les relever après une chute. Ils sont les piliers de la famille, ceux qui font tenir l’édifice majestueux. C’est bien leur rôle que de veiller à la survie de la relève.

[Sentetsu] – Tenez bon! Ce n’est plus très loin !


Tenson



Les cris sont tellement envahissants qu’il a l’impression d’être devenu sourd. La gelée de décibels qui lui engourdit le cerveau fait naître une deuxième sorte de silence. Ce silence a de particulier qu’il est son parfait contraire. Tout semble se dérouler au ralenti et sans réel bruit, un peu comme un film muet qui défilerait image par image. Alors que sa mère lui prend la main, il entraperçoit une lueur de larme dans ses yeux. Son cœur bat la chamade alors qu’il tente de garder le rythme.

Où sont ses amis ? Nara, la mystique aux yeux violets rencontrée près du lac ? Kyuza, son équipier qui l’avait vaincu pendant leur combat ? Sabi et Riku, les élèves de Ginko ? Sho et Asuna, les Genin de Kumo qui l’avaient tant fait rire au Chien Fou ?

Il s’inquiète pour tous ces gens qui lui tiennent à cœur et qui font partie de lui. Ils sont comme les plumes d’un même oiseau. Semblables mais différents, tous aussi importants. Il espère en retrouver au moins quelques-uns dans la tour du Kage. Justement, la voilà qui se pointe.

Tenson Saishi
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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Kawaki Sokka le Sam 7 Fév - 17:31

Ayant fait mon combat, en premier, et étant encore conscient, je m’étais installai tranquillement dans les gradins de l’arène ne suivant pas trop les combats –sauf pour celui de Liori, car je ne savais pas encore ce qu’il valait réellement en combat-. Lui aussi, après avoir fait sa démonstration, il s’était installé non loin de moi. Je me souvenais plus si il m’avait félicité pour son combat, mais moi, si. Je le remerciais car durant ce combat, il avait dévoilé quelques techniques de son clan, ce qui le rendait plus intéressant à mes yeux de scientifiques, en partie.

Le dernier combat s’amorçait, d’après les dires, un affrontement assez spécial. Il ne fallut pas attendre longtemps pour comprendre ce qui n’allait pas rendre banal. Des ailes de feu, quel jutsu intéressant, son adversaire ne lui restait plus longtemps avant qu’il se trouve dans le même état que Shuo, c’était sûr. Il était à présent à terre.

Tout ce temps assis, et puis ce combat, m’avait rendu assoiffé, j’avais l’impression d’être plus desséché qu’une fleur qui avait été cueilli il y a quelques semaines. Je tournai vivement la tête. Personne n’avait à boire ? Je me trouvais de plus en plus déshydraté. Puis enfin, mon regard croisa la chose. Une chose si enviable, plus que tous les trésors du monde, à ce moment précis. Ayant plus de valeur, que les diamants ce trouvant dans ce monde, c’était plus que magnifique, J’allais toucher enfin L’eldorado. Liori détenait cette chose. Il était l’élu.

Il avait une gourde…

Elle rayonnait. Elle était sacrée. Enfin, presque, car elle m’était accessible. D’un geste, je l’attrapa assez vivement, tout en lâchant un Je peut t’emprunter deux secondes ceci, s’il te plait ? . Le Satsubatsu n’eut pas le temps de détourner ses yeux du combat pour me fixer que j’avais bu une longue gorgée.

C’était du thé, pas chaud ni glacé d’ailleurs. Le nectar était dans ma bouche, il s’écoulait tel une cascade, dans mon œsophage, Avant de rejoindre mon estomac. Enfin, ce dernier cessait de me brûler, signe qu’il était satisfait du breuvage que je lui avais offert. Et ainsi, la gourde avait été profanée. Elle était devenue inutile. Elle salissait mais mes mains. Il fallait que je m’en débarrasse. Je jetai donc la gourde loin devant moi.

Puis je lançai un regard sur Liori, il avait l’air interloqué, enfin ils avaient l’air. Liori connaissais le Bunshin ? C’était fort probable, vu qu’ils étaient quatre. Ils essayaient de me parler mais je comprenais plus rien. Je sombrai dans mon inconscient, et en sortir changé, complètement. Tout était devenu différent. Etais-je toujours présent à ce combat ? Et puis, non, je m’en foutais.

Soudain, un souffle court, un bruit sourd était venu. Une explosion s’était produite sur le sol konohéen. On pouvait le voir de la fumée s’échappait de l’endroit de l’impact. Une véritable colonne, cette fumée, elle prenait la forme d’un champignon. Mes yeux s’écarquillaient devant tant de beauté, c’était divin.

Sokka – It’s… A giant… Mushroom…

La foule s’agitait, se demandait ce qui se passait. Cependant une seule chose m’importait.

Sokka – MAYBE IT’S FRIENDLY !!!

J’allais courir vers cette magnifique oeuvre de la nature, mais un coup je fis sentir au niveau de ma nuque. Je tombai. J’allais sombrer dans mes rêves…

[beuh le petit rp... =x]

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Liori Satsubatsu le Sam 7 Fév - 17:37

Liori était assis dans les gradins quand cela s’était passé, ainsi, il ne pouvait pas témoigner de la totalité ou de l’ampleur du conflit. Ce qui se rapprochait le plus à un combat était ce qu’il avait eut à mener et à observer quelques mètres plus bas, dans l’arène destiné aux participants et concourant visant le grade de Chuunin. Des combats intense, parfois violent, parfois mené de main de maitre, parfois représentatif d’une violence exécutoire, mis à mal et interrompu, que seul les futurs suicidaires sont capables d’exécuter. Une folie mis en place par des êtres avides de complots et de puissance que seul leur propre masque d’innocent empêchez le sang de taché leur si démoniaque face.
Parfois, il arrivait que Liori, et les Satsubatsu en général, puissent penser ou raconter des absurdités étranges. Mais cette fois-ci cela pouvait être expliqué par le contexte.

Mais quel est donc ce si mystérieux et fabuleux contexte qui servait passagèrement de prétexte pour ce délire passager ? Et bien, ce n’était rien d’autre que la suite du tournoi vu du dessus. Liori s’était assis aux côtés de son camarade Kiréen, Sokka, et observait le dernier combat, opposant à nouveau deux membres d’un même village dans un combat fratricide. Il avait assisté à tous les combats depuis les tribunes afin de collecter un maximum d’information sur ses futurs adversaires, et d’ailleurs il était ravi par la victoire de Sokka, notamment pour le poids que cela avait fait prendre à sa bourse.
En fait, le seul élément qui l’avait déçu au cours de ce tournoi était son propre combat. Il en avait trop montré par rapport à son plan initial, notamment les capacités de son clan. Mais il avait senti que s’il ne le faisait pas, il allait le regretter, que ce soit sous la forme d’une crise propre au clan, ou d’une mort violente.

Donc le contexte ? Liori était assis sur les tribunes, Sokka venait de boire à sa gourde avant de la jeter sur la tête d’un spectateur, cinq rangées plus bas, et une explosion venait d’avoir lieu.

En résumé, un mouvement de panique commençait à agiter la quasi-totalité des tribunes, et Sokka venait de boire à la gourde qui contenait la dernière drogue diluée que Kuruu avait fournis aux Satsubatsu participant au tournoi. Une drogue sensé diminuer la douleur en parasitant certains signaux émis par le cerveau du consommateur… Une chose donnant donc un résultat pouvant être intéressant sur une personne non adapté à la dose…

[Sokka] – It’s… A Giant… Mushroom… MAYBE IT’S FRIENDLY !

Faute d’être intéressant, cela était amusant. Liori se demanda un instant s’il devait suivre le mouvement et rejoindre les gradés de son village pour se tenir au fait des informations, ou s’il ne valait pas mieux profiter de l’occasion de voir Sokka s’humilier tout seul en parodiant un personnage de dessin anime, et en délirant dans une langue étrangère. En tout cas, il semblait vraiment heureux du champignon de fumée qu’il observait. Cependant, une personne vint précipiter son choix.

[ ???] – Gamin ! (Liori se tourna pour voir qui appelait, car il ne faisait aucun doute que cette interpellation était adressé à quelqu’un dans leur direction.)On doit évacuer, viens.

Bien qu’inconnu, c’est personne semblait être pleine de bon sens, et visiblement elle était une connaissance de la parodie à ses côtés. Le Satsubatsu était entièrement d’accords pour suivre ce plan. Rester ici n’apporterait rien. Cependant, son compagnon faisait opposition, et Liori n’eut que le temps de l’attraper par le col pour l’empêcher de s’enfuir vers son ami le champignon imaginaire. Passant outre le fait qu’il ne pouvait être qu’admiratif devant la vitesse qu’arrivait à atteindre Sokka en faisant du surplace, il adressa un regard à moitié implorant à l’individu apparu quelques instants plus tôt.
Bientôt, il sentit l’autre Genin se calmer et s’effondrer, suite à un coup sec derrière la nuque.

[Kenichi] – Ne t'inquiètes pas, Le gamin me connait. S’il demande qui je suis, réponds Kenichi. Maintenant allez rejoindre Satoshi.

Juste après ces quelques mots, l’individu disparu… C’était plaisant de voir qu’il semblait s’enfuir en lui laissant le soin de porter un boulet qu’il ne voulait pas, ou plus, transporter…
Liori s’exécuta tout de même, rejoignant la plus haute autorité Kiréenne du secteur, en dehors du Mizukage qui avait déjà du battre en retraite.

Après avoir rejoins cette icône du village de la brume, il apprit ce qu’il savait déjà. Il y avait évacuation, et c’était une sacrée merde. Ainsi, au milieu d’une foule plus ou moins agité, le Satsubatsu marchait au rythme des fantômes de batailles qui faisait entendre leur douce et terrible voix au loin.

[Osa] – Liori-kuuuuuun !

Ca faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu lui. Sautillant tranquillement dans sa direction, le Satsubatsu masqué se porta à sa hauteur. Il ne fit aucun commentaire stupide sur la situation actuelle, mais ce contenta, comme Liori le faisait pour lui, de constater qu’il portait quelqu’un ou quelque chose.

[Osa] – C’est qui celui la ? (il désignait Sokka)

[Liori] – Une connaissance… C’est quoi ça ? (Il désignait la tête de tigre en décomposition que tenait Osa entre ses manches)

[Osa] – Une connaissance...

L’évacuation avançait pour le moment à bon rythme.

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Satoshi Kagehisa le Dim 8 Fév - 12:50

Satoshi avançait d’un pas vif. Le temps lui était malheureusement compté.

Selon ses calculs, il s’agissait d’une attaque éclair, qui visait quelqu’un en particulier. Quelqu’un de Konoha, de toute évidence. S’il s’était agi d’une personnalité de l’un des autres villages, l’agresseur aurait attaqué à un moment autre. Pendant leur voyage de retour aurait été l’occasion parfaite. Si la bataille durait encore à présent, c’est que l’attaquant n’était pas un imbécile ni un débutant.

Ainsi, ils avaient peu de chance de se faire prendre pour cible. Il sécuriserait les lieux aux alentours de la Tour, c’était sa mission. Konoha n’avait pas de Kage, la Tour n’était pas vide pour autant. Et si c’était le Haut Conseil qui était visé ? Il était à l’heure actuelle évacué de l’arène, mais un membre du groupe ennemi pourrait aller vérifier la Tour.

Mais il était trop tard pour changer de plan.

Autant que possible, Satoshi souhaitait éviter l’usage des techniques du Roi. On l’avait prévenu. Et Satoshi écoutait toujours les conseils de ceux qui étaient plus puissants que lui. Il ne fallait utiliser ces techniques que lorsque l’on sait qu’on ne pourra pas vaincre sans. Elles avaient l’étrange capacité de… fatiguer. Les yeux, le corps, l’esprit. C’était un épuisement qui prenait comme une migraine. Et Satoshi n’aimait pas du tout ce sentiment.

Quand il l’avait utilisé contre Tachi, lors de la guerre de Kiri, ce n’était pas la première fois. Mais il avait un peu abusé, bien qu’il n’ait pu faire autrement. Il retournerait voir Hiroshin. Le vieux avait refusé de lui dire quoi que ce soit de plus avant qu’il n’ait ressenti la puissance des Rois, mais maintenant, c’était fait.

Puis Satoshi s’arrêta net. Quelqu’un lui rentra dedans, mais il ne bougea pas. Il leva la tête et ferma les yeux. Cette odeur… Ce sentiment sauvage, impulsif, la violence dans ce qu’elle a de plus essentielle. Satoshi écrasa sa cigarette.

[Satoshi] – Hisa…

***


Le chaos.

L’homme, gros, chancelant, errait. L’alcool lui embrumait l’esprit. Il était seul et il trouvait cela rassurant. Lors de l’attaque, l’explosion lui avait fait mal aux yeux. Et Konoha ne lui rappelait que de mauvais souvenirs. Tout ce foutu pays ne lui rappelait que de mauvais souvenirs. Il l’aurait brûlé s’il n’était le Pays du Feu, il l’aurait détruit s’il en avait eu la force. Mais la force le fuyait de plus en plus souvent pour laisser place à ce sourd sentiment, cette mélancolie dégueulasse.

Les oreilles de l’homme sifflaient. Il entendait les bruits de combat, les cris de civils effrayés ou de shinobi vaincus et apeurés. Votre village brûle, vos vies s’éteignent et tout redeviendra poussière. Que le monde s’écroule, pourvu que j’aie plus d’alcool que de sang dans mes veines. La bonne odeur de brûlé, et la peur aussi, la douce fragrance de la peur qui grise les sens et hérisse la peau.

Un sentiment depuis longtemps endormi dans son esprit.

Et puis il tomba sur eux. Destinée. Il n’arrivait pas à se souvenir de leur nom. En vérité, il s’en moquait pas mal. L’homme du couple commençait à ployer sous les coups. Il tenait bon, encore, mais il était en difficulté. Deux adversaires, et il avait du mal ?

Quelle faiblesse. Quelle humanité.

Les chaudes matinées printanières du Pays du Feu.

Hisatomi était assis sur le perron du dojo, ses puissants bras autour d’une lanterne éteinte. Le soleil pointait déjà derrière les montagnes qui avaient abritaient son enfance, et la fraîcheur du jardin le faisait frissonner. Il profitait simplement du plaisir d’être seul, au sein d’un village puissant. Le Village des Lions, Rokushishi Ryuu. Cette école, il y était né. Il avait été élevé en tant que lion, et il espérait mourir un jour en tant que tel ; le cœur ouvert, les bras en sang, les yeux dorés.

Après avoir tout donné.

[Hiroshin] – Hisatomi.

Au son de la voix du maître, Hisatomi se redressa vivement. Il s’apprêtait à s’excuser pour paresser alors qu’il n’avait pas fini son travail quand il vit Hiroshin Kessuke s’asseoir à ses côtés. L’homme, malgré ses cheveux qui se teintaient de blanc, respirait la puissance maîtrisée. Son regard avait quelque chose de particulier. Une étincelle dangereuse et paternelle à la fois. L’étincelle du chef de la tribu.

L’étincelle de celui qui décide qui intégrer et qui abandonner.


Les Lions me manquent… Hisatomi observait son équipier bloquer les coups, et en encaisser d’autres. C’était ça, désormais, sa tribu ? … Il serra les dents et respira avec difficulté. Ses poings se seraient convulsivement, et il surprit ses jambes à trembler. L’alcool lui montait à la tête.

[Hisatomi] – Hey ! Hey, regarde-moi ! Mec, j’vais t’encastrer dans l’mur, tu vas rien comprendre !

Et Hisatomi fut sur lui.

Son adversaire, un gradé de Kiri, évita le premier coup, puissant mais sans le moindre contrôle. Il nota toutefois que Hisatomi ne se déséquilibrait pas le moins du monde. Cela l’interpella, mais il n’eut pas le temps de s’en préoccuper, deux nouveaux coups s’abattaient sur lui.

Le Kiréen reculait ; il ne pouvait faire autrement. Parfois, il tentait des ripostes, mais celle-ci étaient évitées avec une habilité qui dépassait l’entendement. Comment réussir des frappes aussi inégales et de telles esquives ?

[Hisatomi] – Hitokuchiooki !

Le poing de l’homme bedonnant s’abattit sur l’épaule du Kiréen avec force. Ce dernier s’affaissa mais alors qu’il s’apprêtait à se redresser, deux chocs le repoussèrent de plusieurs pas en arrière. Il releva la tête juste à temps pour voir cinq doigts serrés s’écraser contre sa mâchoire.

Il tomba.

Hisatomi s’avança de deux pas hésitants vers lui, et s’assit sur son torse. Il lui saisit la gorge d’une main, et frappa de l’autre le visage du Kiréen, jusqu’à sentir la dureté des os s’émietter contre ses phalanges, sentir le sang éclabousser ses bras et jusqu’à son visage, sentir le choc sourd de la chair contre la chair, de la chair qui meurt.

Il s’arrêta, soufflant fort, épuisé. Il redressa la tête. Ce ne devait pas se passer ainsi. C’était injuste. Il avait tout fait bien. Tout. Il était puissant, respecté et aujourd’hui, il fracassait des misérables dans les rues de ce foutu village de Konoha. Hisatomi poussa un grognement sourd, un rugissement d’animal, puis se releva. Il n’accorda pas le moindre regard aux autres combattants. Destinée l’ignora. Destinée l’ignorait toujours.

Destinée était une pute, et Hisatomi n’avait pas d’argent à lui donner.

Il déambula dans les rues. Sans notion du temps. Il frappait contre les volets, imitait le cri du loup, effrayait les civils qui se serraient les uns contre les autres à son passage. Il faisait peur, avec sa grosse barbe, son gros ventre, sa grosse colère. Et puis, la tristesse. Son corps était si fort, et son esprit, si faible… Il essayait de trouver l’équilibre, d’aller contre cette nature. C’était impossible. Il traînait son corps lourd de souvenirs et de regrets dans ces rues maudites.

Puis au détour d’une étroite venelle, il le vit. L’homme le dévisageait calmement, et Hisatomi percevait l’odeur de cigarette même de là où il était. Ces cheveux, ces yeux, cette carrure.

Satoshi Kagehisa. Le Croc des Flots. Numéro seize en puissance, au Rokushishi Ryuu.

A l’époque.

***


Satoshi tourna insensiblement la tête, sans quitter Hisatomi du regard.

[Satoshi] – Je m’en occupe. Conduis le groupe à la Tour.

Je vais l’éloigner. Je vais l’éloigner, et nous serons tous en sécurité.

Satoshi Kagehisa
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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Arai Tsumetai le Mer 11 Fév - 13:45

Le Tournoi était réellement intéressant, il y avait d’excellentes recrues cette année, à se demander pourquoi certains ne s’étaient pas présentés plus tôt dans leur petite vie. Les professeurs étaient parfois trop protecteurs, une poignée de participants semblaient même égaler à quelques pas près le Chuunin de la Foudre.
Cependant, Asuna avait perdu son combat. Et assez rapidement qui plus est. Son adversaire maîtrisait l’eau avec une certaine certitude, les dragons aqueux virevoltaient en masse, on se demandait parfois si ça n’était pas un Kuchiyose multiple. Arai n’en avait jamais vraiment vu, de ces bestioles. Heureusement, ce n’était qu’un combat de tournoi, en règle, surveillés et sans réel risque. Asuna était désormais prise en charge. Loin de lui. Arai ne devait pas quitter son post, ainsi qu’Izawa à l’autre bout de l’arène. De temps à autres ils s’adressaient divers signes, surveillant leur portion de gradins. Ils s’étaient tous les deux proposés pour cette tâche, insistant tout de même pour ne pas se retrouver côte à côte. Il ne fallait pas abuser non plus.
Il n’avait pas prévu que cette surveillance l’empêcherait de rendre visite à Asuna à la fin de son combat, quelle qu’en soit la conclusion. Mauvais calcul…

Se ressaisir, ne pas y penser, se concentrer sur l’arène et ses environs. Telle était sa mission, et étrangement, il était ninja avant d’être homme.

Tiens, Izawa lui fit un signe. Ca n’était pas pour le prévenir d’un danger, mais pour lui désigner les nouveaux concurrents. Aussitôt dévoilés, aussitôt observés. Arai porta son regard sur l’un des deux, principalement. Il lui rappelait quelqu’un… Oh ! Le petit Uchiha. Ce p’tit malin qu’ils avaient rencontré dans les rues de Konoha, finalement il participait au tournoi ! Bonne nouvelle, le combat en devenait plus intéressant. Le seul problème, son adversaire semblait un peu plus… sûr de lui, dans le vrai sens. Car, Kenji, lui, était sûr à mauvais escient. Il se faisait ses propres illusions, se surestimant tout seul. Dommage. L’issue du combat était préprogrammée, mais, sait-on jamais !

Le combat se déroula à coup d’explosions, de jets d’armes et de combat rapproché. Un peu d’action. Mais c’était évident, Kenji allait perdre. Ses mouvements n’étaient pour la plupart pas justifiés, impensés, non jaugés, ils en devenaient inutiles et parfois même pénalisant. Ce petit avait encore beaucoup à apprendre. Izawa se chargerait plutôt bien de son éducation future, s’il était kuméen. Ca n’était pas le cas. C’était encore une fois un membre du village accueillant le tournoi. Ils étaient nombreux cette année.

Soudain…

Le chaos.

Une explosion gargantuesque retentit dans tout le village, un nuage de fumée s’éleva haut dans le ciel. Et les fourmis au sol commencèrent à s’éparpiller dans tous les sens. La panique joignit la foule, il fallait la maîtriser. Avant même de chercher à comprendre l’origine du bruit, il se devait de protéger. La protection en aveugle, détestable sensation. Comment protéger efficacement lorsqu’on ne connait pas la menace exacte ? Un détail !
Arai se leva, sûr, et encadra les citoyen autour de lui. Un ninja atterrît au centre de l’arène, mettant fin au combat, invitant tout le monde à le rejoindre. Plusieurs autres ninjas gradés se firent visibles, regroupant les égarés. C’était une vraie cohue.

Les gradins furent vidés peu à peu, la presque totalité des spectateurs et participants furent groupés en bas, autour d’un seul et même homme. Le maître de la situation, calme, fumant sa cigarette. Arai le voyait au loin. Et il l’admirait, un tant soit peu.

Un mouvement dans son manteau le rappela. Sousei bougeait anormalement. Paniqué ? Perturbé, en tout cas. Et il n’avait pas le temps de s’en occuper. Arai descendit de plusieurs marches, fermant ainsi le cercle, le resserrant peu à peu. Quelques petits malins cherchèrent à se faufiler dans la mauvaise direction, une majorité fut rattrapée par Izawa, certains avant même qu’ils ne puissent décider d’y aller. Son autorité était d’ordre dominante. Elle les écrasait de par sa simple présence. Arai lui en chopa quelques uns, le peu qui tentèrent de partir tout du moins.

Une fois tous rassemblés au centre, Arai se trouvait non loin de son amie. Tout en surveillant sa partie, elle s’approcha du chuunin.

[Izawa] – Arai-kun ! Cet homme, c’est Kagehisa-sama. S’il est là, on a rien à craindre. Ne le perd pas de vue, on se retrouve plus loin.

[Arai] – Mais, d’où tu connais ce kiréen ? Izawa ! – la jeune fille repartait déjà – Izawa !

Rien à faire.

Suivre cet homme, Arai ne comptait pas faire autre chose. Mais… Izawa… Perdue de vue. Où était-elle allé ? Arai espérait lourdement qu’elle ne s’était pas échappée pour aller au niveau de l’explosion. Quelle idiote, si c’était le cas. Irresponsable ! Quoiqu’il en fut, il fallait se concentrer sur la foule en face de lui. Les chuunins et autres ninjas encadraient la foule parfaitement maintenant. L’homme au centre, ce Kagehisa, amorça un déplacement.
Tous suivirent.

Alors qu’ils quittaient l’arène, tous pouvaient entendre le bruit de combats plus ou moins proches. Une bataille faisait rage. L’explosion était-elle donc un attentat ? Le degré de concentration d’Arai en redoubla d’intensité. Il fallait protéger le plus de monde possible. Non, tout le monde. Il avait échoué à ses missions par le passé, aujourd’hui l’enjeu était trop important, il ne pouvait pas se permettre un nouvel échec. Il fallait une réussite totale. Non pas pour son honneur, mais pour le village lui-même.
Arai était proche du kiréen, à quelques mètres à peine, et l’homme ne semblait guère affecté par ce qui l’entourait. Il dissimulait à la perfection l’état d’alerte dans lequel il devait, probablement, être. Le chuunin tenta de l’imiter, la foule en serait d’autant plus rassurée.

Izawa, où es-tu… ?

Une nouvelle explosion, puis une autre. Et encore divers bruits de bataille. C’en était oppressant. On pouvait se demander si rien n’allait tomber sur le groupe…
Quand on parle du loup…

Kagehisa fut bousculé par une énorme masse. Sa marche en fut stoppée. A peine quelques instants d’observation, le kiréen semblait plus crispé. Le gêneur puait l’alcool à plein nez, et sa démarche en disait long sur le taux qu’il avait dans le sang. Sans se retourner, le kiréen s’adressa, visiblement, à Arai.

[Satoshi] – Je m’en occupe. Conduis le groupe à la Tour.

[Arai] – Entendu.

Il ne savait quoi répondre en cet instant. Que fallait-il dire dans ce genre de situation ? Peu importe. Il avait dorénavant une mission d’une haute importante. Mener le groupe à la Tour de Konoha. Un membre dudit village ne se trouvait pas très loin, il dirigerait le groupe avec Arai. Tous deux éloignèrent la foule de l’imminent combat. Le chuunin serait bien resté, par curiosité, mais, non.

La tour était maintenant son seul point de repère.

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Haya Sasaki le Mer 11 Fév - 14:07

Suite à son combat, Haya était retournée à l’endroit où elle avait patienté avant qu’il ne commence. Elle jeta un dernier regard à Asuna, et ne put s’empêcher de se dire que la vie des shinobi était sinon ironique, au moins étrange. Pendant la première épreuve, elles étaient alliées et là, elles se retrouvaient concurrentes. Mais cela était une vision de myope ; le tournoi était destiné à avoir un vainqueur à la fin, et ce n’était qu’un hasard qu’elle ait rencontré dès le début l’une de ses partenaires.

Il n’y avait pas lieu de se poser des questions.

Haya s’en était relativement bien tirée. Les éclairs de son adversaire avaient provoqué de vives brûlures sur ses bras, mais cela ne l’empêcherait pas de réaliser des signes. Les combats s’étaient enchaînés, jusqu’à l’explosion.

Celle-ci fut sourde, lointaine, mais retentissante. C’était comme… Haya sentit ses mâchoires se serrer. La guerre allait-elle s’abattre sur Konoha aussi ? Encore ? Elle avait quitté Kiri alors que les cendres étaient encore chaudes, et un nouveau foyer de conflit s’ouvrait sous ses pieds pour l’engouffrer à nouveau. Cette fois-ci, il n’y avait pas d’Iba pour la guider à travers les flammes. La jeune fille se leva, et observa ses équipiers. Ils murmuraient entre eux. C’était rassurant de pouvoir parler dans ces conditions. On partageait la même frayeur, on l’étouffait avec des paroles. On exorcisait. Haya ne pouvait rien voir à cause des hauts gradins de Konoha, et aucune volute de fumée ne s’échappait en direction du ciel. Elle s’approcha doucement, et vit que le dernier combat de ce premier tour avait été interrompu par Satoshi. L’homme regardait un point situé au dessus d’eux, sans doute les loges ou alors un compagnon qui lui indiquait quelque chose.

Haya se demandait jusqu’à présent s’il y avait une raison de s’inquiéter, après tout Konoha manipulait le feu et un accident était peut-être survenu, mais le coup d’œil qu’elle jeta aux gradins la dissuada de douter du danger. Les forces spéciales étaient en alerte, et un simple accident ne pouvait certainement pas les émouvoir ainsi. Ils échangeaient des mots rapides et disparaissaient ailleurs, pour avertir ou se renseigner. Le dispositif mis en place par les villages s’agençait pendant que la menace rampait au cœur même du village. Satoshi s’approchait et demanda aux personnes assemblées sur cette aile de l’arène de le rejoindre. Haya regarda derrière elle. Certains des Genin qui avaient participé, même blessés, étaient partis d’eux-mêmes. C’était des imbéciles. Il n’y avait rien d’excitant à voir des corps mourir ou des amis souffrir. Une nouvelle explosion, ou plutôt un souffle important, vint à ses oreilles. Elle se tourna vers Satoshi et s’approcha de lui. Le grand homme ne lui accorda pas le moindre regard, et elle était sûre que même si elle avait pu le saluer il ne l’aurait pas reconnue (ou il aurait feint de ne pas la reconnaître).

Il attendit que la foule se rassemble, puis donna ses consignes. Des personnalités gradées de différents villages encadraient la petite troupe. La menace était telle qu’il faille prendre tant de précautions ? Elle supposait que les villages ninja ne réagissaient jamais faiblement à un risque d’invasion.

Un risque d’invasion… peut-être que Konoha était attaqué par un village voisin. Lequel ? La plupart étaient assemblés ici. Et la plupart n’égalaient pas trois des plus puissants villages réunis. Aucun, d’après ce qu’elle savait. Cela pouvait ainsi aussi bien être l’œuvre d’un groupuscule stupide et vain, ou bien d’une organisation très puissante. Kakumei ? Haya ne savait pas si Konoha représentait un enjeu pour eux. Elle ne savait pas, d’ailleurs, si c’était bien Konoha qui était visé. Si c’était le cas, l’organisation aurait pu attendre n’importe quand pour attaquer. Mais ils avaient choisi ce moment.

Satoshi marchait devant, et Haya pouvait voir la fumée de sa cigarette s’envoler. Des chuunin et peut-être même des juunin le suivaient. Il suffisait de se faufiler dans une ruelle étroite et de disparaître à leur vue pour se rapprocher des éclats de lumière. Haya tournait la tête, néanmoins, pour regarder qui étaient leurs ennemis. S’ils étaient toujours vivants demain, ils le sauraient sans l’ombre d’un doute. Mais la curiosité est forte, même si la seule chose qu’elle pouvait voir d’ici était les silhouettes diffuses des anbu s’enfoncer dans la nuit, et le son indistinct de la lame qui rencontre la lame. Quelque part, elle trouvait cela frustrant, d’être ainsi éloigné des combats, en même temps qu’elle savait cela normal. Ils étaient jeunes. Satoshi, même si cela devait lui donner des boutons, les protégeaient de quelque chose d’encore trop gros pour eux. Ils voulaient qu’ils poussent, comme des fleurs, sans que personne ne s’avise de les couper de leur tige pour s’en servir de trophée. Et qu’ils s’épanouissent et ainsi, une nouvelle génération de shinobi viendrait épauler puis remplacer Satoshi. Et les morts… Est-ce qu’un jour elle serait aussi forte que lui, que tous ces hommes gradés qui se déplaçaient avec assurance dans l’obscurité ? Elle avait vu Iba et Satoshi combattre, et des techniques qu’elle n’avait jamais imaginé. Haya doutait un jour pouvoir faire montre d’un tel savoir-combattre mais après tout… elle n’était pas moins douée qu’une autre.

Puis Satoshi s’arrêta. La jeune fille en fut presque surprise, et elle jeta un regard au-dessus de l’épaule de l’homme qui se dressait face à elle. Il n’y avait rien. Elle avait la chance (vraiment ?) d’être en tête de peloton, et il ne fut pas bien difficile de percevoir le murmure du juunin.

Satoshi – Hisa…

Au son de sa voix, Haya comprit que c’était une vieille connaissance, mais elle ne réussit pas à savoir si c’était une heureuse rencontre ou une impasse. Il ne se passa rien. La compagnie s’était arrêtée, et Satoshi ne faisait pas mine de vouloir poursuivre. Les genin s’observaient, incrédules, quand ils entendirent les pas lents et difficiles de quelqu’un. Un homme apparut. Il était gras et barbu, répugnant et peu soigné d’aspect. Ses yeux semblaient vides, et pourtant Haya y perçut quelque chose de presque… touchant. Cela la fit frissonner. L’homme s’arrêta face à Satoshi. C’était lui, Hisa ?

Satoshi demanda à un autre shinobi, de Kumo cette fois-ci, de prendre les choses en main pour rejoindre la tour. Haya observait les deux hommes. Le juunin ne semblait pas prendre sa tâche à la légère, comme elle l’avait vu par le passé et il semblait évident qu’ils ne se connaissaient tous les deux. Quelqu’un lui tapa doucement sur l’épaule. Haya se tourna, et vit qu’un homme de Konoha lui indiquait de poursuivre sa route. Elle aurait aimé refuser, mais elle sentit ses jambes continuer d’avancer.

Elle resta la tête tournée vers Satoshi, alors que le dos du dénommé Hisa s’éloignait. Il ne faisait pas mine de vouloir les rattraper. Il ne faisait pas mine de savoir ce qu’il faisait ici. La seule chose certaine, c’était qu’il était devant Satoshi et que cela semblait important.

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Shuo le Mer 11 Fév - 19:35

Pourquoi toujours surprendre, pourquoi toujours vouloir la mort? La question me torturait alors que je suivais Satoshi, gardant une de mes mains serrées tout contre ma côte encore douloureuse. Les médecins avaient fait des merveilles, mais Sokka aussi. Et je ressentais encore la violence de son coup pénétrer ma cage thoracique... Et briser quelques côtes, sans occasionner de dommages irréversibles. Un coup de chance. Je pensais avoir de plus risqué suffisamment ma vie pour les quelques mois à venir. Aussi-fus je surpris lorsque l'organisation mystérieuse lança son attaque fulgurante sur le village de Konoha... Bruits d'explosions en chaîne, cris des mourants... Toute une cacophonie s'était déplacée avec l'organisation. Toute une compagnie grotesque, violente, furieuse, emplie de volonté de mort. L'enfer sur Konoha.

Décidément, le monde des ninjas était en train de se transformer en charnier. Une guerre civile par-çi, un massacre par là. Des explosions ici, et là bas des exécutions. Un ensemble complet. De tous les coins de la planète, on s'éclatait joyeusement, on s'ouvrait les tripes le sourire aux lèvres. Je ne pourrai jamais comprendre le massacre. Pour sûr, la lutte allait être violente. Une petite minute de silence. Tous étaient fébriles, ou presque, tous ressentaient le besoin de parler. Je resterai silencieux. C'était stupide, certes. Mais c'était comme ça. Pour ceux qui perdraient la vie. Bons, ou mauvais. La vie, ce n'était vraiment pas une carte à mettre en jeu légèrement. Chaque choix pesait, chaque placement délestait la main d'un de ses atouts.Inconscient qui jouait tout en même temps. Et, arrivé à la fin...

Game Over.

Jouer avec le feu. Au village de Konoha, quel heureux hasard. De nombreux ninjas avaient déjà quitté l'enceinte de l'arène. A la rencontre des dévastations. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'ils ne croisent pas un monstre sur leur route. Car, au vu de l'agitation de tous ces ninjas d'élite, on pouvait doter les mystérieux attaquants de carrures particulièrement effrayantes. Pourquoi certains affectionnaient-ils la paix, tandis que d'autres ne rêvaient que de sa destruction? Pourquoi certains construisaient-ils, et pourquoi d'autres détruisaient-ils? La guerre était inutile. Mais cela, peu étaient enclins à l'accepter. Elle rapporte trop. Une dénonciation silencieuse me traversa l'esprit.

*Ouvrez donc les yeux, sortez-les de votre porte monnaie! *

Partout dans l'arène, les hauts dignitaires s'enfuyaient, escortés par leurs gardes, ou se protégeant par leurs propres moyens. Amusant, en fait. Alors que le carnage le plus violent de tout ce tournoi allait débuter, laissant probablement de nombreuses tables ouvertes aux rapaces, les corbeaux s'enfuyaient, s'envolant en une déferlante de robes multicolores. Un corbeau ne prenait-il donc son festin que lorsqu'il pouvait s'en délecter en toute sécurité? Qu'ils fuient. Certains se feront probablement rattraper. Une chose était bien sûre, et tout le monde devait penser la même chose: on n'avait pas fini de compter les morts. A dire vrai, on n'était pas près de commencer non plus. Je jetai un rapide coup d'oeil au bourbier. De toutes les ruelles s'élevaient des colonnes de fumée, des cris , des pleurs, des hurlements... L'horreur en concentré.

Je reportai alors mon attention dans les gradins, et cherchais des yeux ceux que je connaissais. Liori, Sokka, Haya... La plupart des kiréens étaient restés. Toutefois, les genins de Konoha n'avaient pas hésité à partir de l'arène. Notamment celui que Kenji, lors de la première épreuve, avait appelé « Sabi ». De celui-là émanaient diverses auras. Dont une, assez impressionnante, de puissance. Il avait sûrement déjà le niveau pour passer chuunin, et ce dès le début du tournoi. Et avant? Il risquait ses gains en allant à l'aventure dans les ruelles dangereuses de Konoha. Enfin, moi, je préférais sauver la mise, même si j'avais perdu ma blind.Un ninja courait dans les rangs, s'arrêtant auprès des genins peuplant l'arène. Alors qu'il adressait la parole à un genin, je me penchai en avant.

« ...rejoindre Satoshi... »

Tiens? Voilà un nom qui rassurait... Rejoindre Satoshi. Alors que le ninja s'avançait vers moi, je lui adressai un signe de la tête. J'avais compris. Et j'avais bien l'intention de sauver ma mise. Descendant vers l'entrée de l'arène, j'y retrouvai un groupe de genins attendant autour de Satoshi. Eh bien, voilà qui avait été fait. M'intégrant au groupe, j'écoutai d'une oreille les recommandations du kiréen. L'autre oreille était trop occupée à s'emplir du malheur des autres. Plus les cris grandissaient, plus ma volonté de soigner était grande. La traversée du village était plutôt tranquille. Perdue. Isolée. Les bruits qui, constamment, nous atteignaient, nous donnaient une idée de la violence des combats. Et, en effet, j'étais heureux de ne pas m'y trouver. Une confrontation avec un des membres de cette organisation avaient l'air de se terminer, la plupart du temps, par une défaite de l'opposant. Le village allait être dur à défendre.

Ma bulle était tranquille. Je suivais sans rien dire, enrichissant mes savoirs sur le monde en jetant des coups d'oeil de part et d'autre de notre route. Heureux d'avoir sauvé ma vie, je ne vis même pas l'alcoolique qui se traînait derrière nous. Toutefois, je vis bien Satoshi qui s'arrêtait.

*Aïe. C'est mal parti.*

Mieux valait rester dans les parages. Se déplacer sans Satoshi... Cela pourrait se révéler terriblement dangereux. Toutefois, si le gros du groupe poursuivait, j'allais continuer avec eux.

A la grâce du hasard.

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Satoshi Kagehisa le Ven 13 Fév - 18:20

Satoshi avait mal au dos. Il se releva avec difficulté, furieux d’avoir été mis à terre. Il lança un coup d’œil par-dessus son épaule, et chercha frénétiquement ses cigarettes. Son paquet était dans ses affaires, posées à terre pour ne pas le gêner dans son entraînement. Satoshi s’y dirigea.

[Shaeru] – Tu abandonnes, Satoshi-san ?

[Satoshi] – Ta gueu…

Il se retrouva à terre une nouvelle fois, la main tendue vers ses cigarettes. Shaeru plantait sans ménagement son genou dans sa colonne vertébrale, l’immobilisant en lui saisissant les cheveux, et il n’y avait rien d’excitant à sentir son souffle frais dans le cou.

[Shaeru] – Tu me parleras sur ce ton quand tu seras meilleur que moi.

Elle maintient la tête de Satoshi dans la terre puis se redressa vivement. Satoshi attrapa ses cigarettes et son briquet avant de se renverser sur le dos. Il porta le filtre à ses lèvres, et ferma les yeux. Les pas qui s’éloignaient de Shaeru avaient une sonorité rassurante. Elle partait annoncer sa victoire, qui serait enregistrée. Peut-être allait-elle-même gagner une place. Satoshi se traînait neuf places derrière elle. Putain. Aujourd’hui, il s’était dit qu’il allait la défier et lui casser la gueule, vraiment, à cette poule prétentieuse. Mais tout ne se passe pas idéalement. Surtout quand on a quinze ans.

La voix de la jeune fille lui parvint au loin.

[Shaeru] – Shaeru, vainqueur.

Une ombre accentua le noir rassurant derrière les paupières de Satoshi. Il ouvrit un œil, puis le referma.

[Satoshi] – Hisa, on se bat ?

[Hisatomi] – Je suis plus fort que Shaeru, tu sais. Allez, lève-toi.

Satoshi obéit sans grande conviction. Il ignora le regard sévère d’Hisatomi pour se saisir de ses affaires et se rhabiller.

[Hisatomi] – Tu t’es bien battu pourtant. Mais tu te bats en te croyant meilleur.

[Satoshi] – Et ça, c’est bien.

Hisatomi était puissant. Il portait ses vêtements d’entraînement aujourd’hui encore, et celui-ci était ouvert sur sa poitrine musculeuse. Un jour, Satoshi l’avait vu briser une table de colère. Le geste était pourtant moins impressionnant que la lueur qui sommeillait dans ses yeux. Hiroshin n’avait pas bougé. Pas un cil. Et Hisatomi était sorti, en manquant renverser Satoshi.


Comme aujourd’hui.

Le Jounin de Kiri observait la petite troupe se séparer en direction de la tour. Hisatomi ne faisait pas mine de vouloir les rattraper. Il restait là, à observer Satoshi avec deux yeux désespérément creux.

[Satoshi] – Asahi ? ... Mmh…

[Hisatomi] – Tu n’as rien fait ce jour-là.

[Satoshi] – Non.

Les deux hommes ne se quittaient pas du regard. Hisatomi respirait toujours cette ancienne force qui avait été la sienne, qui l’était peut-être toujours. Probablement. L’alcool avait rongé ses talents comme le feu le papier. Satoshi l’avait vu s’endormir dans son vomi, les yeux fermés et les cheveux emmêlés. Il l’avait vu rater des occasions incroyables par maladresse, perdre son équilibre et tomber devant ses élèves. Il l’avait vu humilié, avili, grotesque.

Et pourtant, Satoshi le respectait encore.

[Satoshi] – Mais tu n’avais plus rien d’un lion. A part un souvenir.

[Hisatomi] – Ne parle pas… de ce que tu ignores… merdeux.

[Satoshi] – Tu empestes l’alcool...

Le regard de Satoshi s’arrêta sur les poings et les avant-bras de Hisatomi, recouverts d’un liquide rouge encore brillant. Le devant de ses vêtements était également éclaboussé du sang d’un autre. Il semblait indifférent au monde qui l’entourait, à la mission qui lui avait certainement été confiée. A l’heure actuelle, la seule chose que lui permettait encore de discerner son taux d’alcoolémie était Satoshi, réminiscence douloureuse d’un passé définitivement mort.

[Satoshi] – Tu es gras, mon dieu, Asahi t’a recruté en cas de famine ? Ton sang doit être assez sucré pour cuisiner. Quoi ? Non, ce n’est certainement pas parce que tu sais te battre, tu tiens à peine sur tes jambes. Un gros lard comme toi, tu es un lion mort. Hiroshin crache sur ton nom et sur la honte que tu as apporté au dojo.

[Hisatomi] – Ta gueule !

Cette lueur. Très exactement, celle qu’il avait lorsqu’il avait cassé la table. Satoshi sentit un frisson lui parcourir doucement l’échine, comme un serpent qui remonterait une rivière tranquille. Son corps se tendit imperceptiblement, alors que sa bouche continuait à insulter l’homme d’Asahi. Il sentait sa rage, il trépignait, il faisait mine de s’avancer, le poing chargé, puis le reposait le long de son corps. Il voulait tuer Satoshi, le faire taire, lui casser la mâchoire et le regarder pisser le sang. Mais jamais, jamais il ne pourrait tuer un membre des lions. Jamais.

[Hisatomi] – J’ai dit, TA GUEULE !

Hisatomi chargea. Satoshi recula, poussa le poing qui s’élançait contre lui, et riposta en tapant l’épaule de Hisatomi. Ce dernier ne fut aucunement ralenti, et donna un coup de coude au niveau des côtes. Satoshi reculai toujours. L’attirer loin des édifices, le perdre pour qu’il ne retrouve pas son chemin, puis retourner à la tour. Combattre Hisatomi ne lui apporterait rien.

Et il ne gagnerait sans doute pas. Pas avec cette lueur dans le regard. Pas sans créer lui aussi une lueur dorée dans ses propres yeux. Et cela, il n’en était pas question.

***


[Satoshi] – Et si un jour je rencontre Hisa ?

Shaeru haussa les épaules, les lèvres closes. Ils se tenaient aux portes du village où les lions avaient établi leur dojo. Une fraîche matinée de printemps, avec un soleil timide qui caressait plus qu’il ne tapait. La jeune femme lâcha dans un murmure où perçait une certaine nostalgie.

[Shaeru] – Il ne fait plus parti des lions. Nous ne le reverrons jamais.

Satoshi eut un sourire mauvais.

[Satoshi] – Tu ne quittes jamais le village, alors oui, tu ne risques pas de croiser grand monde.

[Shaeru] – N’oublie pas que toi tu le quittes, et que tu seras seul ce jour-là. Aucun lion pour te soutenir.

[Satoshi] – Je n’ai pas besoin d’une gonzesse pour me sauver la vie, merci.

Shaeru le dévisageait, mais il n’y avait pas de colère dans son regard, comme si elle n’avait pas écouté l’insulte. C’était désagréable, mais dans ses yeux, Satoshi sentait de l’inquiétude.

[Satoshi] – Arrête ça. Tu penses toujours que je ne mérites pas la septième place ?

Un fin sourire traversa les lèvres de la jeune femme.

[Shaeru] – Je pense que sans cette septième place, tu n’aurais pas été autorisé à quitter le village aujourd’hui.

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Namikaze Iki le Lun 16 Fév - 11:36

- Iki - Ta gueule.

Il n’avait encore rien dit, mais le doigt qui point sur sa bouche, s’enfonçant dans sa peau moelleuse ne lui autoriserait pas le moindre mot. Le chuunin dévissa doucement sa tête et dévisagea le gamin terrifié qui n’avait qu’une idée en tête. Ce n’était pas celle qu’il s’imaginait.

- Iki - Dégage.

Il ôta sa main et le bonhomme s’en fut. Loin. Très loin.

L’effroi dans la bataille ; c’est là qu’on se sent fort. Et pourtant, Iki se voyait tout petit. Il n’avait pas peur, mais devant lui, deux monstres s’adonnaient à un rituel sanguin, un fratricide purificateur.

Crève charogne, crève !

Perdu dans la foule en délire, Satoshi reculait, encore. Et encore. Les coups pleuvaient mais chaque fois il en sortait grandit. Kawazi ne lui avait jamais parlé d’un tel homme. Logique.

On a simplement besoin de le voir, pour comprendre.

Un homme l’interpella, Iki ne réagit pas. La lourde veste vint le percuter, poussée par la masse, et le juunin mit enfin sa main sur son épaule. Une phrase, une injonction sûrement, sortit à toute allure de sa bouche, mais l’homme n’était pas moins pitoyable que les autres petits genins qui courraient dans tous les sens. « Ta gueule j’ai dis ». Il n’osa pas dire tout haut ce qu’il pensait si fort. Mais sur son rictus tendu et sévère, Iki n’était pas bien difficile à décrypter. Il fronça les sourcils et rappela les obligations du chuunin. Obligations… « Dégage ».

- Iki - J’arrive. Par là.

Il s’était simplement tromper de personne. Le genin avait subi les foudres d’un homme qui les haïssait sans les connaître, et qui comptait s’adresser à un homme d’une bien plus haute prestance. Tout aurait tant jouissif, s’il avait posé son doigt délicat mais autoritaire sur les babines du grand bonhomme tiraillé par la guerre, et que d’une périphrase calculatrice, avait renvoyé chez lui, toutes les plus proches valeurs de la morale. Mais non, comme d’habitude, il se pliait, et finalement, le môme l’avait bien mérité.

Il n’avait qu’à pas être ici, à ce moment-là. Tant de variables qu’un enfant ne peut contrôler. « Tu n’avais cas pas avoir de chakra, crétin ! » C’était bouffon, mais Iki en riait. Il lâcha de son regard assidu Satoshi et le comparse répudié des Lions, et suivit les hommes. Heureusement que Yasu était là, comme un œil divin qui le protégeait, et qui le surveillait, aussi… On pouvait être une grande gueule, quoi que justifiée, on pouvait prendre confiance chez autrui, on pouvait mener les responsabilités données, et pourtant s’asseoir sur une croyance dénuée de logique et de raison. Mais finalement, ne sommes-nous pas humain ?

Iki avait très fort espéré que non. Echec et Mat.

- Iki - Et merdeeuuh.

Le Chuunin Exam était une simple et bonne excuse pour voir du sang. Et paradoxalement, on aurait pu remercier cette interruption accidentelle, de mettre un terme à ce massacre légal, dans des règles, précises, concises, autoritaires, certes, mais combien vont perdre une partie de leur corps aujourd’hui ? Et combien vont perdre la notion de vie ? Certainement plus encore. Iki avait eu la chance de ne pas avoir à effectuer une telle sottise cérémoniale pour accéder à son propre rang de Chuunin. Parader devant foule et gouvernements, afin qu’il soit aisé à ce qu’il reste du Gokage pour se réunir, voila une autre impression. Et à défaut de croire en la loyauté exacerbée chez certains, à son village, Iki n’avait que ses sentiments pour survivre. Et Yasu. Dans les tribunes, il l’avait cherché du regard, mais bien évidemment, elle était invisible. Comme toujours. Avec tous ces masques sur les têtes, et d’une habilité à la discrétion remarquable, comme découvrir la fine taille qui se cachait dans la masse ; impossible.

Il avait laissé le chemin de sang, et s’occupait au bon déroulement de l’évacuation. La marché était rapide, et pourtant la tour, au loin, restait un cure dent sur une marre d’apéritifs ; si petit, si fin.


Il les haïssait tous, mais il obéissait. Un jour, il s’en servirait. Satoshi était une lueur d’espoir dans ce conglomérat de flammes et d’étincelles. Mort au feu de Konoha, que ses cendres s’éteignent. Il ne voulait pas leur déchéance. Son seul rêve était de fuir, loin, et de retrouver ceux qui avaient fait de lui, un véritable shinobi. Pour tous les autres, il n’était qu’outil, que l’on cachait à ses propres yeux. Soit. Mais Satoshi était ici lui, alors je ne perdrais pas espoir. Et je continuerais de vous mépriser.

La vérité, ça me fait plaisir.


Dernière édition par Iki Namikaze le Mar 17 Fév - 0:36, édité 1 fois

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Re: [CE2] - Bonne Conscience

Message  Arai Tsumetai le Lun 16 Fév - 13:03

Ce satoshi… Retenir ce colosse à lui tout seul, ca devait en être un Homme ! Arai tendait l’oreille pour percevoir le moindre son du combat lointain. Il se disait que si jamais il entendait hurler la mauvaise personne, il pourrait toujours courir à son secours, lui apportant assistance, soutien ou encore soins. Mais, c’était du suicide, et très irresponsable. Il aurait alors quitté le groupe, et dans la situation actuelle ça n’était pas une très bonne idée.

Savoir ça n’empêchait pas son oreille de frétiller au moindre bruit. Ses yeux, eux, surveillaient le groupe. Ils marchaient d’un pas plutôt pressé, il fallait se mettre à l’abri le plus tôt possible, afin d’éviter les risques de pertes, ou d’attaques, simplement. Le chuunin a ses côtés, membre de konoha, connaissait la route, et tant mieux, Arai pouvait se laisser guider au travers des ruelles. Stressantes, ces ruelles. Les tuiles des toits tremblèrent à plusieurs reprises sous le souffle des explosions. Parfois, c’est une pluie d’eau pleine de chakra qui tombait timidement sur eux, quand ça n’était pas un violent coup de tonnerre, dans ce ciel si paisible… Autant dire que les éléments se déchainaient au sein du village, tous provoqués par un ou plusieurs ninjas. Les connaissances de l’homme avaient vraiment atteint des degrés impressionnants. Créer de telles choses. Un frisson parcouru calmement l’échine d’Arai, penser à ce qui pouvait leur tomber sur la tête à chaque instant lui était fort désagréable. Il n’était pas en mesure de protéger autant de monde.

Le chuunin se retourna, continuant de marcher il décida de jeter un œil dans le groupe qu’il accompagnait. Connaissait-il quelqu’un ? Oui, plusieurs élèves, quelques uns de Kumo étaient là, il ne les avait pas tous rencontrés, mais il avait dû croiser leur dossier un jour ou l’autre. Et là, ce petit gars qui avait remporté un combat plus tôt dans le tournoi, ce… médecin. Quel était son nom déjà ? Nagoshi, oui, Sho Nagoshi. Arai lui parlerait bien après tout ça. Prendre connaissance du personnage, lui proposer une petite aide, peut-être.
Il détourna les yeux, le temps de relaxation était terminé.

La falaise de Konoha se rapprochait d’eux, les visages y étant gravés les surplombaient peu à peu davantage. Arai admirait ce monument, quoiqu’un poil trop indiscret à son goût. Pour un village caché, il y a plus approprié comme statue…

Une immense tour figurait en bas des visages. Cela devait être ici qu’ils se dirigeaient, mais, étrangement, le ninja de konoha poursuivi son chemin, passant à côté de celle-ci et la dépassant. Il devait y avoir un autre chemin, enfin si on considérait cette tour comme réel lieu de rassemblement.

Sousei remua. Pourquoi ? Aucune idée. Arai ne comprenait pas vraiment cet animal. Sa rencontre avec lui sortait d’un autre univers, et sa compagnie était énigmatique. Seulement, il le suivait partout où il allait. Autant s’y habituer.

Ils arrivèrent au pied de la falaise, le ninja de konoha fit signe à quelques autres, qui se postèrent aussitôt autour du groupe, dos à la masse, afin de surveiller, couvrir, garder. Arai les imita, gardant un œil sur le meneur. Il semblait ouvrir un passage. Quelques taos, une application de son chakra sur une demi douzaine de pierres anonymes et un bruit léger se fit entendre. Arai tourna les yeux au mauvais moment. A peine avait-il vérifié la ruelle au loin, qu’une fois de retour sur le ninja, une entrée s’était faite. Un doton ? une illusion ? …
Un nouveau signal et ils se remirent en route.

Une grotte, simple, étroite et sinueuse, un ennemi ne se cacherait pas dans le peu d’ombre possible. Des torches de chakra flottaient et s’allumaient en rythme avec l’avancée du groupe. Un feu, quant à lui précédait toujours le groupe d’une quinzaine de mètres, en ‘éclaireur’. Ils descendirent, remontèrent, un voyage de quelques minutes.

Parfois, la roche tremblait, parfois certains petits morceaux de murs s’effritaient et tombaient au pied des passagers. Et tout le long un enfant, peut-être deux, pleuraient.

A plusieurs endroit le chemin se séparaient en différentes directions. Deux, trois ou même quatre chemins s’offraient à eux, le chuunin en tête choisissait naturellement le « bon ». Ca n’était même pas un choix, c’était une évidence. N’importe qui aurait pu se perdre.

Ils arrivèrent enfin au bout, ce qui pourrait s’apparenter à un nouveau cul de sac était en réalité, comme au début, une porte. La sortie. L’ouverture du passage se fit en douceur, et tout le groupe termina sa marche dans un hall d’une grande taille. Beaucoup de gens étaient déjà là, des ninjas, des civils, des marchands et autres politiciens. Arai repéra les différents groupes qui s’étaient séparés de l’arène. Plusieurs passages devaient mener ici à en observer le large mur par lequel ils étaient passés. D’autres ouvertures de ce type devaient être utilisables, une dizaine peut-être.

Le groupe se dispersa, certains retrouvant leur famille et amis, d’autres faisant leur rapport auprès des supérieurs. Arai suivit ce petit groupe de chuunin. Il ne dît rien, acquiesçant quand cela était nécessaire, simplement.

Des petites fenêtres horizontales parsemaient le mur opposé aux « portes » d’entrée, permettant à la lumière du jour de pénétrer les lieux, et accessoirement, de se renseigner sur les événements extérieurs. Le rapport terminé, Arai s’approcha, curieux. Qui ne l’était pas ?

Dehors, c’était la cohue. Environnementale tout du moins. Il n’y avait presque personne dans les rues, quelques ninjas encore présents, leur combat achevé ou non, des soutiens des éclaireurs et autres pisteurs. Des blessés, évidemment, ninjas uniquement, en tout cas de qu’Arai pouvait en voir d’ici.

Cette forme lui semblait familière, non loin d’un cercle de flammes… quelle était-ce ?

[Arai] – IZAWA !

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Arai Tsumetai
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