Mairie de Konoha

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Re: Mairie de Konoha

Message  Heionkemono Naoki le Ven 26 Déc - 19:05

Naoki était un garçon de quatorze ans. Il assistait à une réunion avec deux autres personnes, son camarade Yosuke qui avait au moins deux ans de plus que lui et il était Chunin depuis plus de quelques minutes et Tago Shimaru, un Jounin adulte qui ne passait pas inaperçu. L’adolescent se sentait écrasé par ses deux êtres bien plus expérimentés que lui, il n’osait plus parler dans cette pièce. Naoki n’avait plus son mot à dire dans cette réunion, il avait accepté la promotion et la mission, il ne savait toujours pas pourquoi on l’avait choisit lui mais apparemment sa bonne entente avec Yosuke avait joué en sa faveur.

Et de toute manière, il n’en avait pas l’utilité, les explications du Jounin étaient très claires et Naoki comprit ce que signifiait « Top-secret ». Ce n’était pas agréable d’apprendre que Konoha avait été sérieusement attaqué alors que l’information n’avait jamais circulée parmi les villageois. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il comprenait pourquoi les dirigeants du village n’avait pas révélé cette information, pour éviter les mouvement de panique peut-être, ou bien pour éviter une seconde attaque d’un autre groupe d’opportuniste.

Toga Shimaru leur disait vraiment des choses que beaucoup ignoraient, le garçon se sentait privilégié par ces confidences. Avant, il pensait qu’Akogare était un Jounin comme les autres, un type étrange qui devait aimer la provocation, sinon il ne se serait-il pointer dans une bibliothèque avec un casque audio sur les oreilles et des lunettes de soleil sur le nez. Maintenant, il savait qu’Akogare Hyuga était un puissant Shinobi, il était peut-être même plus fort que Shimaru et pourtant il ne dégageait pas du tout la même énergie, sûrement parce que le Jounin qui était devant lui était un homme de l’administration du village et l’autre non.

Les moyens mis à leur disposition pour mener à bien étaient effrayant, encore une preuve du caractère capitale qu’elle revêtait pour le village. Naoki était surprit qu’on lui offre la possibilité d’utiliser plusieurs identités différentes ou de disposer d’un passe droit pour ouvrir des portes qui resteraient close pour n’importe qui d’autres. Et pourtant, on leur laissait également une totale liberté de mouvement, on les avait soulagé de toutes contraintes. On pouvait dire qu’ils avaient carte blanche pour réaliser cette mission ou bien Naoki était incapable de voir les limites à ne pas dépasser. Il en aurait presque oublié la dangerosité de l’organisation Asahi.

Et dire que Yosuke avait encore la force de poser des questions au Jounin. Naoki en était incapable lui mais il écouta attentivement les réponses aux questions qu’il aurait posés si Yosuke ne l’avait pas fait avant lui. Ainsi, ils ne savaient rien, ils n’avaient aucune piste et ils ne savaient même pas comment ils devraient communiquer au village ce qu’ils allaient peut-être découvrir. Voilà qui présageait pas mal de travail à réaliser.

Yosuke - Nous y allons.

Naoki avait l’impression de se réveiller d’un long rêve assez agréable. Par cette simple phrase, Yosuke venait de lui dire qu’il fallait agir, redevenir acteur de cette scène. Naoki se leva et sortit à la suite de son équipier en souhaitant un au revoir à l’intention du Jounin qui était resté assis à son bureau. Hiromida montrait le chemin et son équipier se contentait de suivre. Il constata un regard désagréable de la part de la secrétaire de l’accueil mais il n’en tint pas compte. Ils étaient enfin ressortis de la mairie, en espace ouvert. Le privé et le top-secret l’étouffait et il était content de retrouver l’espace pur des zones publiques où on pouvait parler sans crainte de choses dont la popularité n’était égalé que par la futilité des propos.

Yosuke - Des questions ?

Naoki –Hum ?!

Naoki ne s’était pas attendu à ce qu’on lui demande s’il n’avait pas une question à poser. Après tout, tout était clair comme de l’eau de roche. Ils allaient partir pour une mission de récolte d’information. Il n’y avait plus aucune question à poser mis à part :

Naoki – Quand est-ce qu’on part ?

Il se rappelait de la joie qu’il avait ressentit lorsqu’il était rentré de sa mission avec Tainoka, Oni et Shinji, il avait eu l’impression qu’il resterait longtemps au village. Ca faisait déjà un bon bout de temps mais ça n’était pas assez à ses yeux. Son retour au village s’était rapidement dégradé avec le décès de son père et de son cousin et finalement ce n’était pas plus mal de déjà repartir. Ce plus, il pourrait peut-être apprendre quelque chose sur leur assassin. Pour l’instant, tout ce qu’il savait, c’était qu’il devait être un Shinobi originaire du village de la foudre. Peut-être que cette bibliothèque qu’ils devaient examiner ne se trouvait pas loin de Kumo, il en avait aucune idée.

Naoki – On se rejoindra aux portes de la ville ? J’ai besoin d’un petit peu de temps pour faire mes bagages, prévenir mes proches… Et puis il faut encore que j’aille à la bibliothèque…

Naoki n’eut pas à se tourner pour comprendre que Yosuke le regardait. Il était certainement surprit par la dernière phrase prononcée par le garçon. Et pourtant, il n’y avait rien de mystérieux à cela. Naoki devait se rendre à la bibliothèque avant de partir par pure nécessité.

Naoki – Oh ça n’a rien à voir avec ça, il faut juste que je ramène des livres si je ne veux pas avoir une amende à notre retour.

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Re: Mairie de Konoha

Message  Yosuke le Mar 30 Déc - 13:42

[Yosuke] « La bibliothèque ? »

Yosuke avait encore un nombre assez important de livres qu’il avait emprunté, sources d’informations presque inépuisables sur le domaine du feu. Il fallait absolument qu’il garde ce document, et qu’il en prenne d’autres.

[Yosuke] « Tu sais quoi ? Je t’accompagne à la bibliothèque ok ? »

Il pressa le pas à côté de Naoki qui s’était déjà éloigné. Etait-il pressé ? Je ne sais pas, mais c’est vrai qu’il y avait tellement à faire.

[Yosuke] « Tago m’a donné un certain nombre d’autorisation dont celle d’emporter des livres de la bibliothèque avec nous. Il faudra qu’on se mette d’accord sur quoi emporter pour qu’on puisse voyager léger. Ca marche ? »

C’est ainsi que la nouvelle équipe qui ne portait ni nom, ni numéro commençait son travail d’investigation. Yosuke et Naoki étaient des inconnus pour l’extérieur, l’un fils de bibliothécaire, l’autre fils caché d’un clan qui ne soupçonnait pas son existence. Ils partiraient ensemble à la conquête du monde extérieur. Ils ne savaient pas encore qu’est-ce qui les attendaient, l’envergure de leur tâche mais le monde ne s’attendait pas non plus à quoi il s’exposait désormais.

[Yosuke] « Naoki, la bibliothèque, c’est pas plutôt de l’autre côté ? »

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Re: Mairie de Konoha

Message  Heionkemono Naoki le Mar 30 Déc - 14:15

Naoki *Je partirai, je vais partir, je pars, je suis partit.*

Naoki était tellement pressé de régler quelques petites affaires qu’il n’attendit pas une seule seconde la réponse de son coéquipier. Il avait bien réfléchit à tout ce qu’il devait faire ; tout d’abord, aller rapidement chez lui pour récupérer les livres et aller les rendre à la bibliothèque du village ; ensuite, faire un petit tour à l’armurerie pour voir s’il n’y avait pas quelques nouveautés intéressantes et enfin, rentrer pour préparer ses bagages et prévenir ses proches de son départ, quoique Shirohime serait sûrement au courant de tout avant même qu’il ne lui en parle.

Yosuke - Naoki, la bibliothèque, c’est pas plutôt de l’autre côté ?

Naoki s’arrêta brusquement et se retourna pour regarder son ami. Ainsi donc il voulait également aller à la bibliothèque pour récolter quelques informations avant de partir. Il est vrai que le garçon n’allait pas du tout dans la bonne direction pour la simple raison qu’il se rendait à son appartement. Mais finalement il décida de rebrousser chemin et d’aller directement à la bibliothèque.

Naoki – Tu as raison, excuses-moi.

Le nouveau Chunin était impatient de voir l’étendue des privilèges que lui donnait ce fameux passe-droit par rapport à n’importe quel autre Chunin. Il se voyait déjà en train de le montrer à la bibliothécaire pour qu’elle leur ouvre les salles secrètes renfermant, certainement, un tas de livre que peu de monde avait eut l’occasion de tourner les pages.

[ Arrow Bibliothèque ]

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Re: Mairie de Konoha

Message  Syo Tainoka le Dim 25 Jan - 16:47

Naoki: + 50 XP (bonus chuunin inclus)
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Re: Mairie de Konoha

Message  Namikaze Iki le Lun 9 Mar - 3:54

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Les vallées de la mort sont de belles, ô oui de très belles, formes voluptueuses aux grands arbres froids et noirs dans lesquels vit et survit une population enragée de haine et de colère atrocement douloureuses. On y traverses champs d’éventails pourris jusqu’à la moelle, des villages entiers de cadavres sanguinaires et ventripotents, le tout dans une sordide ambiance à vous glacer les os et vous donner une chaire de poule comme même un poule n’en a jamais vu. Oui, les vallées de la mort, cette magnifique métaphore qui enveloppe l’esprit de tourment et de songes profonds et sans limites, entourées de deux superbes montagnes blanches et pures où des entités vivaces vous annonce avec plaisir le prix à payer pour vivre, et non plus survivre. Deux seins que le soleil n’aurait jamais pu bronzer séparées par une rangée de poils.

Tout de suite ça calme.

Les vallées de la mort, combien d’auteurs, de peintres, de poètes et de charlatans empruntant le nom d’artiste à modeste titre les ont exprimés ces dix dernières années ? Tout un tas. Mais d’artistes ils n’ont que le nom. Les vrais, les seuls, les uniques, les archanges de toutes ces rupestres peintures et autre beuveries que la vie vous offre sans concession aucune sinon celle de feindre un large sourire, de lier vos deux vos dix doigts et vos autres orteils en dégageant une moue époustouflée et faussement étonnée et d’annoncer avec une voix mielleuse et crépitante combien ce tableau-ci vous tient à cœur de vous rappeler votre enfance douloureuse après la mort de votre père toujours en vie ; les vrais, les seuls, les uniques, les archanges de toutes ces rupestres peintures et beuveries que la vie vous offre sans concession aucune, ce sont vous, mes chers amis. Oui, vous qui tenez entre vos mains, non pas un magnifique pinceau en poil de paon ou un crayon de bois avec lequel votre prose onirique baillera sans cesses les timbres de ces vallées-là, mais bien un long et étincelant katana, un fin et filant shuriken, ou une simple baguette que le moindre passant digne de ce nom reconnaîtra comme un ustensile pour manger vos boulettes de riz épicées au curry.

Si seulement les gens pouvaient imaginer ce qu’on pouvait faire avec un senbon.

Iki dévala les escaliers avec une étonnante joie de vivre. Oh non, rien de bien méchant, c’est une simple question de métabolisme. Qu’est-ce qui vous autant chier sur cette planète : les gens qui sont passionnés par leur propre existence et qui croit en jouir avec un foldingue amour fusionnel. Qu’est-ce qui vous rend malade : se sentir vivre. Paradoxe. Ah ! La médecine ne remettra jamais assez à sa place le caractère psychologique et si ridicule de l’être humain. Alors comment un être aussi fantasmatique peut-il survivre dans ce monde, où il déteste ceux qui vivent, et où se sentir lui-même vivant le fait mourir à petit feu - l’entraînant dans d’étranges quêtes où la simple récompense est ce misérable flacon d’antidépresseurs qui gisait dans la poche du Chuunin ? La réponse est simple. Puisque la vie est nécessaire, et que la mort l’est tout autant pour se sentir vivre, il suffirait de la braver. Trop compliqué, et surtout très dangereux - Iki n’avait aucune envie de se louper de veine en s’entaillant le poignet et de voir tout son rouge de sang se répandre dans la cuvette de ses toilettes où il était assis alors qu’il vomissait ses boulimiques repas d’anorexiques, la vie est vraiment mal fichue. Non, le simple fait d’emmerder les gens qui se sentent bien dans ce monde cruel rend tout de suite le plaisir bien plus appréciable. Briser le cœur des gens est une passion tout à fait honorable : elle les rend réaliste. Il paraissait qu’un jour, il y a fort longtemps, un bonhomme assez ingrat avait crié sur une place publique à un aveugle « lève-toi et marche ! ». Charlatan, les vallées de la mort t’iraient parfaitement bien tatouées sur la fesse droite, et sur la fesse gauche « God bless Konoha » afin d’équilibrer le poids de l’encre de part et d’autre du corps. C’était revenir à dire à môme de quinze ans en pleine illusion d’optique quant à notre place sur le monde « imbécile, regarde la merde qui t’entoure, et goute là, tu verras qu’elle a bon gout »

Mais ça franchement, ça n’a rien d’exceptionnel.

Alors voila, Okugane, malgré toute la pestilentielle hypocrisie qui émanait de sa petite personne, de l’immonde et acariâtre manipulation qui gisait comme un résidu de défection dans une toilette à la chasse d’eau bouchée à ses moindres faits et gestes, Okugane donc, lui laissait l’autorisation de répandre tout autour de lui, la divine odeur de la médiocrité humaine. Mieux, il l’obligeait. Ca lui aurait presque gâcher son plaisir, mais non, cela faisait trop longtemps qu’Iki devait achever le moindre obstacle qui se dressait devant lui sans lui laisser la chance de l’enfoncer un peu plus dans une léthargie rhétorique qui, s’il avait été un Administratif tel que son juunin de chef, lui aurait provoqué une érection, qu’il ne se priverait pas d’un passager moment de jouissance intense et passionnelle avec ce que l’on appelle : la descente en flèche du plaisir de vivre d’une bande joyeux lurons adolescents et encore tout heureux d’avoir sur le petit front tout blanc et tout poli cette vilaine plaque de métal qui faisait d’eux les pires êtres que le monde n’ait jamais porté - après les femmes et le chou : le Genin.

Iki n’allait pas se remémorer son dernier séminaire sur le place de cette petite bête dans les rangs sociaux du village, séminaire où il était interlocuteur et seul spectateur, mais il était tout aussi plaisant et malsain de revoir les discours que sont capables d’émettre les professionnels en la matière. Les douces joies des amphithéâtres de l’esprit.

Le Grand Schtroumpf, avec ses doigts bleutés par le stylo et la chape rouge Konohéenne avait parlé. Vingt minutes, plus que dix maintenant, en espérant qu’ils soient à l’heure, c’était tout ce qu’il avait à attendre. Quel discours, quel entraînement, quelle préparation, pour déboucher sur la question ultime, celle qu’ils poseraient tout de suite en arrivant avant même de lui dire leur nom et leur prénom ce qui pourrait être tout à fait utile étant donné que son ordre de mission - trois jeunes enfants recherchent nounou, allaitement recommandé - n’était arrivé il y a à peine dix minutes et que le seul indice qu’on lui avait laissé étaient… qu’ils étaient genin, ce qui en soit était totalement stupide, cette espèce là est, malheureusement, en voie de reproduction intensive, cette question ultime était donc : pour quelle future mission ?

Ah les joies des camps en pleine nature, du pipi entre deux arbres et des bestioles qui rentrent et ressortent cinq fois de vos organes, les deux premières par le nez, les trois dernières, une fois dans la bouche, une fois par l’oreille et enfin je vous laisser deviner la conclusion, sachant que la cinquième est emplie de salive, de suc gastrique et d’une immonde et pustulante chapelure couleur guimauve qui s’effrite au toucher lorsqu’elle s’assèche et qui vous fait étrangement penser à la dernière diarrhée de votre grand-mère lorsqu’elle s’humidifie..

Indice : c’est après le colon.

Voila, les dès étaient lancées. Ces petites préparations morales, ces préliminaires carrément schizophrène mais qui lui faisaient un bien fou le mettaient totalement en condition. Chauffé, bouillant, explosif, il pourrait réduire un éléphant à l’état de lavette hygiénique par la seule force des mots. Iki zyeuta avec une moue dubitative le comprimé qu’il avait intercalé entre ses deux doigts puis l’envoya valser dans les airs avant qu’il ne retombe dans sa bouche. Ces trucs là n’avaient aucun gout et c’était sûrement mieux.

Iki se calma. Les idées fusaient dans sa tête comme des armes que l’on jetait lors d’un combat de toute violence. Lui en avaient d’uniques, mais le rendu était le même. Il était maintenant prêt, continuer sur cette lancée ne ferait qu’envenimer la chose. Et à défaut de cuisiner ses futurs élèves afin de mieux les déguster, ils les avaleraient trop cuis, et cela serait exécrable, c’est indéniable. Il prit sa tête entre ses deux mains et regarda avec un soupçon de tristesse le tube qui gisait entre ses deux mains. Où en était-il rendu pour qu’on lui inflige cela ? Qu’est-ce qui avait tant changé depuis le premier jour ? Peut-être le fait que sa colère légitime se soit transformée avec le temps, en une flamme inutile qu’il n’oubliait pas de raviver chaque matin. Tout cela ne rimait sûrement à rien, mais c’était ce que voulait Okugane, qu’il oublie tout, Kawazi, les Six Lions. Iki devenait sûrement fou, mais il ne laisserait pas ce plaisir là à son supérieur. Il ne deviendrait jamais ce chuunin de Konoha dont il rêvait tant. Cela faisait trois ans que son projet n’avançait plus, et malgré les réussites que rien n’avait pu ternir du Namikaze dans tout ce qu’il faisait, le Juunin n’avait pas toujours reçu la promotion tant attendue.

S’imaginer un épais dossier dans un de ses placards, un dossier qui amènerait la gloire mais qui par la force d’un homme, par la force de ce dossier-même, ne s’arrêterait jamais de gonfler. Un jour, il exploserait.

Il n’acceptait pas pour autant de subir ce genre de procédés. Les antidépresseurs ne serviraient pas à grand-chose sinon à calmer quelque peu ses ardeurs. Mais il resterait intact, propre à lui-même. Okugane pouvait toujours déplacer des hommes, manipuler les pions avec une dextérité politique affligeante mais oui, efficace, il ne pouvait utiliser les sentiments. Sinon il l’aurait déjà fait.

Une cigarette vint se poser sur ses deux lèvres et le jeune homme l’alluma sans broncher. Yasu avait du détaler, pleurer à un endroit quelconque et se remettre à travailler sans dire un mot de plus, prouvant à elle-même la femme forte qu’elle était. Ou qu’elle voulait être. Il faisait son beau, le chuunin au bob posé sur la tête cachant ses mèches décoiffées, oui, il se voulait fort, il se voulait sûr, mais il n’était rien de tout cela. A vrai dire, il ne s’était jamais senti aussi faible, aussi largué depuis qu’il les avait tous quitté. Ce n’étaient pas ces fiches comprimés qui allaient lui prouver le contraire. Iki sourit. Il n’allait pas voler son propre plaisir. Il avait enfin matière à rebondir, à reprendre un peu de sa fugacité passée, et il allait en profiter, à fond. Jusqu’à ce de l’autre côté ils craquent. Quitte à sacrifier une équipe.

Konoha n’était pas son village. Il ne le serait jamais.

Adossé contre le mur, il extirpait doucement la fumée du tabac brûlé de sa clope. Le bob toujours sur la tête, il le raffermit un peu de sorte à cacher son regard aux yeux des autres. Il les attendrait ici. Ses deux joues se soulevèrent pour faire apparaitre un sourire malsain mais vrai. Ils avaient intérêt à être en retard.

Ca n’en serait que plus amusant.


Dernière édition par Iki Namikaze le Lun 16 Mar - 18:48, édité 1 fois

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Re: Mairie de Konoha

Message  Hakai Uchiha le Sam 14 Mar - 20:21

Toujours le même quotidien, les mêmes choix, les mêmes actions. La vie d'un shinobi n'est vraiment pas amusante quand rien ne semble vouloir troubler l'imperturbable. Six heures du matin, début de l'entrainement matinal. Pompe, abdominaux, traction. Sept heures, début des vingt kilomètres. Et tout cela dans la bonne humeur et la rigolade, car lorsque l'on a pleuré toutes les larmes de son corps en criant à l'injustice et que l'on a la chance de changer son destin comme moi, on croque la vie à pleine dent. Dix heures, petit-déjeuner de beignet. J'en étais devenue accroc. Il faut dire que c'est un vrai délisse les beignets de cette échoppe. Après avoir dégusté la petite dizaine de beignet, c'était rebelote pour finir les quelques kilomètres qui restaient. Une fois cela terminait, c'est la balade quotidienne dans les rues fréquentés de Konoha jusqu'à l'heure du déjeuner. C'est dans la petite maison qui longe la route principale de Konoha que je mange tous les midis. C'est ici que j'avais déjeuné avec Taka. J'avais passé un bon moment avec elle alors je mettais décidé de devenir fidèle au chef cuisto.

« Veuillez vous rendre à la mairie de Konoha à treize heures. Votre professeur d'équipe vous serez présenté. »

Le silence régnait dans l'appartement. J'avais du mal à réaliser. Je m'entraînais tous les jours depuis un bon mois pour espérer avoir la chance de participer à des missions, mais la on me dit que je suis carrément dans une équipe. Cependant, ma joie fut très vite effacée. Il était déjà deux heures et je devais me rendre là-bas à une heure. J'hurlais tout en prenant ma veste. Je me précipitais dans les rues de Konoha à la recherche de la mairie. Je n'y avais jamais mis les pieds.

[Vieille] « Continue tout droit mon garçon et tu y arriveras. »

Et en effet, au bout de plusieurs minutes de course, j'apercevais le bâtiment administratif se rapprocher mètre après mètre. Du monde rentrais et sortais du bâtiment par ses portes magnifiques, on aurait pu croire de l'or au rayon du soleil. Je pénétrais à mon tour à l'intérieur en bousculant bon nombre de personne.

[Hakai] « Ouf ! J'y suis. »

Je regardais les alentours. Aucune personne semblait être shinobi. Tous habillaient en costume cravate sauf... un homme au bob. Nan y pouvait pas être shinobi. Au plus on dirait qui dort contre le mur. Je me dirigeais alors vers la secrétaire.

[Hakai] « Excusez-moi. On m'a dit de venir ici pour intégrer mon équipe. »

[Secrétaire] « Oui attendait un moment. Je vais chercher votre professeur. »

Hakai Uchiha
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Re: Mairie de Konoha

Message  Yuriko Yuichi le Dim 15 Mar - 21:31

Deux jours se sont écoulés depuis son passage au rang de genin.
Yuri, se réveillant, se sentit particulièrement de bonne humeur. Le sourire retenue, elle se mit en hâte de se vêtir, réjouie à l’idée, semble t’il, de pouvoir porter autre chose que son fringuant kimono. A moins que ce ne soit l’excitation de cette nouvelle expérience ?!
Le fait est qu’elle s’était déjà trouver convenante et habillée à l’arrivée de ses parents ; une avancé fort extraordinaire, puisqu’à présent, il avait fallu pieds et mains pour ne serait ce que la réveiller. Ils s’osèrent même pendant un instant, à en espérer davantage ; des rêves mirobolants qui se brisèrent bien vite quand d’un geste de la main, elle leur peste de déguerpir de sa chambre.

Ramassant les kunais qu’elle leur a lancés, elle les range à nouveau dans sa blouse verdâtre, et se remet à ses préparatifs. A commencer par le haut de son crâne, auquel elle ajoute le bandeau dûment gagné. Vient ensuite la préparation à ses affaires. Ne sachant que prendre pour cette première journée, elle ouvre simplement un grand sac, et y déverse tout le contenu de sa table basse. Les feuilles, plumes et pots d’encre se mélangent ainsi dans un grand fouillis, et il est même plutôt chanceux qu’un verre ne se soit brisé dans la manœuvre. Ceci fait, elle flanque le tout sur son dos, et s’en va direct à la mairie, prenant au passage brioches qu’elle engouffrera sur le chemin...

Là voilà maintenant aux portes. Bien que sans détour, sa marche est loin d’avoir été pressé par les évènements, et c’est donc sans surprise qu’elle constate sur sa montre un léger retard. A peine entrée, la jeune Yuichi peut constater une queue déjà fort allongée ; effrayant quand on sait que la secrétaire n’est pas en face de l’entrée. Au vue du nombre de personnes qui stagnent devant elle, son retard de deux minutes ne va pas tarder à se transformer en bon quart d’heure. Ça ne l’aurait pas gêné davantage, mais là, à rester debout, ses jambes vont subir plus de douleur qu’elle n’est prête à en supporter. Certains ne sont là en plus que pour boucher ; obligé quand l’espace est si serré. Un genin ne s’embarrasse pas ; il pousse et fait sa place. Opportuniste la grenat en profitera pour suivre son sillage.

- « Excusez-moi. On m'a dit de venir ici pour intégrer mon équipe ».

* Tiens, lui aussi est venu pour intégrer une équipe. *

Yuri est quelque peu surprise qu'on lui vole sa réplique, mais elle s'en remet bien vite.

- « Oui attendez un moment. Je vais chercher votre professeur ».

* Parce qu’elle sait déjà de qui il s’agit ? Ça doit être la seule équipe prévu aujourd’hui. Je peux donc en déduire que je vais être avec lui. Et que c’est mon responsable qu’elle va chercher également ; attendons donc *

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Re: Mairie de Konoha

Message  Namikaze Iki le Dim 15 Mar - 21:58

Iki dévisageait les passants, un à un. Toi, tu as un méchant bouton. Toi ton pas est mal assuré. Bombe le torse et regarde la vie comme elle vient, tu verras que la demoiselle qui t’ignore mais que tu scrutes depuis de longues et belles minutes verra très vite qu’elle s’est trompé sur ton compte. Jouer un jeu, c’était si simple. Jouer le jeu de l’autre, c’était tant difficile. Difficile mais jouissif.

Posé contre le mur le chuunin, retraçait avec animosité sa modeste journée. Des journées comme on n’en vivrait pas deux. La seconde étant la dernière, à priori.

Il se demandait comment est-ce que cela allait se passer. Iki n’avait été que rarement professeur, chef d’équipe qui plus est. Remplacements succins, accompagnements opportuns, la vie est pleine de surprises, mais celle-ci n’est ni un cadeau, ni une idée lumineuse. C’est un cadeau empoisonné, une idée dont la scintillante lumière serait cachée par une chape d’ombre. La fumée qui émanait de sa cigarette recouvrait le soleil. Eteins-toi morne astre. Ressasser les faits de sa propre existence n’est jamais une bonne chose. Sa rencontre avec Kawazi s’était faite en dépit de toute logique, de toute rationalité. Parfois nos pas nous mènent sur des chemins dont nous ignorons tout. Le grand Lion l’avait pris entre ses deux bras massifs et s’était fait de défi de former ce petit être. Jugeant même que les règles érigées pouvaient être surpassées. Contournées.

Nous ne faisons que des compromis. Lorsqu’à l’autel, je récite le meilleur comme le pire devant une mariée en tenue de blanche puritaine, je feins. Nous sommes accrochés au meilleur comme au pire, en toute circonstance, en tout lieu, à tout moment. Le contexte se joue de nous, l’histoire rigole et nous pauvres crétins, nous pleurons de ne pas avoir une vie meilleure. Mais la vie est faite de compromis, le dire et le redire ne servirait à rien. Les hommes ne changent pas, les hommes ne changent jamais. Ils ne font qu’effriter le peu mur qui les sépare de ce qu’ils sont vraiment. Alors oui, les compromis sont de ce que nous sommes, et non de ce que nous paraissons être. Pour le meilleur comme pour le pire. Un mariage en bonne et due forme, sans alliance, sans tenues et sans condiments. Avec pour seul accompagnement ces deux parents qui vous tiennent dans leurs bras chaleureux. Oublier que dans quelques années leurs cordes vocales jureront par monts et par vaux de ce que ces compromis seront capables de faire faire à leur propre marmaille.

Règles il y a, règles il y aura toujours. Iki s’envolait vers des sommets meilleurs, ceux où les seules règles seraient d’écouter ce que la foi dirait de tout cela. Cette même foi qui nous sacrifie pour un corps, pour une entité. Ne sommes-nous pas ici pour cela ? Aujourd’hui était un jour sain, parce que la vie l’avait attaché par une chaîne aux mailles invulnérables à ce qu’il détestait le plus au monde : lui-même.

Cette jeunesse, cette passion, cette envie ambitieuse de progresser plus vite que son voisin. Iki n’avait jamais été le petit sage que Kawazi avait espéré, qu’il aurait aimé comme son fils. Un faux fils, une brèche dans l’amour familial. Non, tu ne m’as pas tenu dans tes bras, mais lorsque ces barrières s’échappent, lorsqu’on oublie ces règles, celles-là mêmes que tu as outrepassé pour m’éviter la pénitence des loups et des lions, pour m’empêcher de subir le jugement divin : le seul qui le soit vraiment, celui de la nature. Oublier tout cela, et recommencer depuis un début frivole.

Il se sentait coupable, et finalement, il n’y pouvait rien.

La plus grande peur des hommes, c’est de décevoir. Le bonheur, c’est de voir la fierté chez celui qu’on aime. Ah sottises, sentiments improbables, les hommes ne changent pas, ils mentent. Il suffit de dire la vérité, et vous verrez ce que les hommes sont capables de faire…

[ ???] - Dites, il y deux personnes qui vous attendent là-bas.

Surpris, le chuunin tourna la tête vers la jeune femme au décolleté saillant de pudeur. Son ton rugueux indiquait avec certitude une certaine impatience. M’engueulez pas, je n’y suis pour rien, n’osa-t-il pas lui répondre. Sur le cadran horaire, les aiguilles tournaient depuis maintenant une bonne heure et on l’attendait. Cela méritait réflexion mais il avait, apparemment, mieux à faire.

[Iki] - Ils attendent… ou ils vous mattent. Je sais pas bien encore. Merci quand même.

De dédain il jeta sa cigarette sur le trottoir et laissa la secrétaire en plan. Offusquée, sûrement. Son parfum enflammait trop les hormones masculines pour qu’elle subisse un régime de faveur. Dans le grand hall, la même agitation gardait cette ampleur étrange d’une existence sommaire. Dans la grande fourmilière, on ne s’ennuyait pas. Les passants ronchonnaient derrière les quelques personnes qui patientaient devant elles, les secrétaires ne cessaient de répondre de leur yeux globuleux et maquillés, à des questions saugrenues. Les gens croient que leurs problèmes sont intéressants. Alors on peut compatir, le métier du secrétariat pourrait ne pas être une simple partie de plaisir. Mais les grandes blondes aux langoureuses jambes épilées ont toujours cette petite pique qui rend le problème plus que problématique. Tout est raison d’état, tout est à même d’accélérer, d’aggraver et de rendre qui n’était autrefois qu’une histoire, une véritable raison de s’enduire de mousse hydratante et de boire des litres entiers de café. Oui, le stress est facteur d’énervement. L’énervement est facteur de stress. La boucle est bouclée, le monde continuera de tourner tant qu’on ne se rendra pas compte que l’administration de Konoha n’a que faire des soucis du peuple.

Les talons de la secrétaire clapotaient contre le carrelage. Etrangement, ils avaient cette façon de claquer qui induisait un excès volontaire. A l’accoutumée, les femmes se grandissent, se font remarquer, par le seul son que produisent leurs chaussons sur le sol ; c’est involontaire, mais c’est voulu. Paradoxe féminin. Mais le sourire mirobolant qui affichait sur le visage crispé de la jeune indiquait sérieusement qu’elle n’était pas de bon poil, et que chaque pat ressemblait à une ultime punition, un peu plus violente à chaque fois. Elle dépassa Iki et renforça cette petite touche déjà mal jouée. D’un hochement de la tête elle lui indiqua un bonhomme et une jeune fille, adolescente sûrement. Iki s’arrêta et se mit à les contempler.

On ne sait pas bien pourquoi, mais le genin est toujours fascinant. Iki ne savait rien de lui, et il n’en devinait rien de plus, même si sa posture menait à cette conclusion. L’air sérieux, il se détache du tableau, simplement parce que sur son front git le bandeau du village, mais que cela ne lui donne aucun autre privilège. Sinon celui d’être vu. C’est bien dommage que le respect ne prouve rien, sinon le genin aurait pu être privé d’un des plus plaisirs que le monde couve. Mais au fond de lui-même, il y a cette crainte qui le rend fragile. Il est en retard, et il ne connait rien de son futur professeur. Peut-être sera-t-il lui aussi en retard et dans ce cas il serait heureux d’apprendre qu’il existe du laxisme dans les rangs du village. Peut-être comprendrait-il et qu’il lui ferait part de la petite importance de la chose. Ou alors sera-t-il un bourreau, un homme sans cœur ni passion, qui voit à chaque minute passée, sa vie s’éternisé en un monotone récital de recommencement. Ce genre de questions est à même de détourner le genin de sa propre utilité ici. Il n’y avait pas d’archétype du professeur. Mais Iki défaisait toutes les lois, il n’avait absolument rien, d’un professeur…

[Iki] - Salut gamins. Je suis Iki Namikaze. Je dirigerais votre nouvelle…

Il tourna sur lui-même, jeta un œil derrière le jeune homme, à côté de la genin, puis derrière lui et se ravisa.

[Iki] - .. équipe.

Votre nouvelle nounou, en fait. Oui, nounou, il aimait bien ce terme, cela définissait à peu près ce qu’il pensait du rôle de professeur. Cela induisait l’incapacité du genin à se morfondre dans le monde, à prendre sa place à travers les autres, et à trouver ce qui est juste et ce qui ne l’est pas.

[Iki] - Suivez-moi.

Iki s’enfonça dans un sombre couloir et passa quelques portes avant de trouver ce qu’il cherchait. Ouvrant son bras il poussa la porte et d’un signe de la tête laissa passer les genin dont il ignorait encore le nom. Quelques tables étaient alignées comme une bonne salle de classe. Iki monta sur le bureau et s’adossa contre le tableau d’ardoise. Il s’empara d’une craie et se mit à jouer avec, jonglant entre ses cinq doigts.

[Iki] - Je m’appelle Iki Namikaze, je suis Chuunin de Konoha. On m’a mis ce matin au courant que j’étais maintenant en charge d’une équipe. Equipe qui normalement est constitué de trois éléments. Vous êtes deux, soit, vous expliquerez au dernier, si dernier il y aura, de quoi il est question. Mettons les choses au clair tout de suite. Je ne suis pas votre ami, je ne suis ni votre frère, ni votre père, pas même un mur derrière lequel vous devez vous rabattre en cas de soucis. Je suis votre nouvelle nounou, mais je ne donne pas le sein, et je ne change pas les couches. Pour moi il n’y a pas de travail plus irritant que de s’occuper de bonshommes dans votre genre, mais je n’ai pas le choix. Le monde n’est pas beau, le monde n’est pas rose ou blanc, il est obscur, malsain et cruel. Et en son sein, vous n’est qu’une petite chose insignifiante. Il n’y a rien à attendre de lui, il n’y a rien à attendre des autres.

Nous le sommes tous, pensa-t-il.

Il inspira un grand coup afin de reprendre sa respiration et regarda les deux genin qui lui faisaient face. Ils ne s’étaient pas encore enfuis, ils n’étaient pas morts de trouille, ou morts tout court. C’état déjà un bon point. Iki fronçait tant les sourcils, qu’il en avait mal. L’hypocrisie, il n’y en aurait pas. Du respect, un peu tout de même. Mais propre à lui-même, il ferait comme bon lui semblerait, et comme il avait toujours fait. Si les mots existent, c’est bien qu’il y a des choses à dire. Alors autant ne rien mâcher. Il vaut mieux souffrir violemment quelques secondes, que lentement pendant une éternité.

Souvent l’éternité ne suffit même pas.

Le chuunin se détendit. Un sourire aurait été de mise, mais il n’était pas encore arrivé au moment où il appréciait d’être ici. Son ton serait cependant plus calme, plus lent. Le pire était passé, se cachait-il dans un coin de son esprit.

[Iki] - Il y a beaucoup de choses de moi que vous ne saurez jamais. A vous de comprendre où, comment et quand ériger une barrière entre vous et moi. Je me donne uniquement au Taijutsu, les corps en mouvement sont ma seule passion.

Il marqua une pause. Ce repos fatal qui indiquait qu’il faille prendre le pas, le premier pas. Avancer un pion, et le couvrir.

[Iki] - J’aurais préféré étudier à l’avance vos cas. Ce n’est pas possible, alors essayez de me dire ce qu’il en ait pour vous.

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Re: Mairie de Konoha

Message  Hakai Uchiha le Sam 21 Mar - 13:09

Finalement, le mec au bob était bien ninja. Il était même semble-t-il mon sensei. Entre temps une jeune femme un peu plus jeune que moi ou même Taka s'était incrusté, il semblerait que j'ai trouvé ma première coéquipière. L'homme au bob nous demanda de le suivre d'un léger signe et nous conduit dans une salle qui ressemblait comme deux goûtes d'eau à une salle de cour à l'académie.

*Pourquoi avoir une salle de cour dans la mairie?*

L'homme sauta sur le bureau et nous primes place alors chacun sur l'une des nombreuses tables, pas trop loin, mais ni trop prêt. On ne peut avoir ce qu'il nous réserve.

[Iki] - Je m’appelle Iki Namikaze, je suis Chuunin de Konoha. On m’a mis ce matin au courant que j’étais maintenant en charge d’une équipe. Equipe qui normalement est constitué de trois éléments. Vous êtes deux, soit, vous expliquerez au dernier, si dernier il y aura, de quoi il est question. Mettons les choses au clair tout de suite. Je ne suis pas votre ami, je ne suis ni votre frère, ni votre père, pas même un mur derrière lequel vous devez vous rabattre en cas de soucis. Je suis votre nouvelle nounou, mais je ne donne pas le sein, et je ne change pas les couches. Pour moi il n’y a pas de travail plus irritant que de s’occuper de bonshommes dans votre genre, mais je n’ai pas le choix. Le monde n’est pas beau, le monde n’est pas rose ou blanc, il est obscur, malsain et cruel. Et en son sein, vous n’est qu’une petite chose insignifiante. Il n’y a rien à attendre de lui, il n’y a rien à attendre des autres.

Pas très éloquent le bonhomme. Ainsi donc selon lui, le fait d'être chef d'équipe était une gêne. Alors pourquoi est-il devenu ninja? Cet homme ne sait ce qu'il veut. De plus, pourquoi juger ses élèves sur le premier coup d'oeil? Croit il vraiment que j'ai besoin d'une nounou? C'est vrai que cette fille semble un peu fragile mais les apparences sont souvent trompeuse. Taka par exemple.

[Iki] - Il y a beaucoup de choses de moi que vous ne saurez jamais. A vous de comprendre où, comment et quand ériger une barrière entre vous et moi. Je me donne uniquement au Taijutsu, les corps en mouvement sont ma seule passion.

Au moins il y avait une bonne nouvelle. Malgré que sa nouvelle fonction lui prenne la tête, je pourrais lui montrer mes mouvements. Peut être est-il même un membre de la compagnie qui n'est pas entré en contact depuis un moment.

[Iki] - J’aurais préféré étudier à l’avance vos cas. Ce n’est pas possible, alors essayez de me dire ce qu’il en ait pour vous.


[Hakai]"Je dois dire que jamais je n'aurais cru cela. Un chuunin instructeur qui n'aime pas instruire. Je peux vous dire de profiter de la chance que vous avez, car il y en a d'autre qui vous envie et je sais de quoi je parle."

Le silence retombait. Le premier dialogue entre l'élève et son maitre n'avait pas été courtoi, mais il fallait se dire la vérité, pas de mensonge, c'est ainsi que je vois l'état d'esprit d'une équipe.

[Hakai]"Mais pour vous répondre, je pratique également le taijutsu. Les corps en mouvement c'est ma spécialité. Avec moi, pas de coup qui crée des cratère, tout en finesse. Je tente également de pratiquer le ninjutsu, mais ce n'est pas évident."

J'avais fini de me présenter. Il ne m'inspirait pas confiance alors pour le moment cela suffira. J'avais su me montrer gentil et agréable avec Taka, mais pourquoi le saurais je avec cet individu incapable de voir la chance qu'il a. Non, s'il ne change pas, je ne pense pas en être capable. Attendons maintenant la présentation de la jeune femme.

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Re: Mairie de Konoha

Message  Akogare Hyuuga le Jeu 7 Mai - 12:01

Iki : +30 XP
Hakai : +7 XP


Edit Iki : Hakai, désolé de ne pas avoir continué ce début de chemin. Aussi je te propose de rejoindre mon PNJ dans l'Arène de Konoha pour ta nouvelle équipe. Tute.

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