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 Cours à l'académie d'Iba

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Shinobu
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MessageSujet: Cours à l'académie d'Iba   Mar 10 Jan - 14:07

Rappel du premier message :

Sur le tableau à l'entrée de l'académie un nom et une salle cote à cote. Notre jeune recrue était attendu à la salle numéro 43, le cours allait bientot pouvoir commencer.

Une grand pièce mais bien vide de mobilier. Seul une table et deux chaise au centre de la pièce venait dévier les regards du mur gris pale et des fenetres condamner par une série de barreau.

Là assis sur le rebord de cette meme fenetre et regardant à l'extérieur, un homme dont le visage était deja bien connu songeait à tout et rien. Il avait un but il ne lui fallait rien de plus qu'un peu de patience pour voir sa nouvelle mission commencer.

Il en avait profiter pour jeter un oeil sur les équipes actuellements actives sur le village car songer à encadrer la nouvelle recrue parmis avec des élèves plus agés devenait une obligation en temps de guerre.

Il lui faudrait encore lui expliquer la situation actuel du village avant de commencer l'entrainement, la matinée s'anonçait vraiment très longue et il espérait qu'elle ne serait pas compliqué en plus du reste. Le jeune homme devrait répondre à ces attentes sinon il y aurait un problème. Il détestait avoir à répeter sans cesse les bases au jeune ninja car étant une organisation militaire Kiri ou plutot Shinobu considérait ce genre de chose comme élémentaire et instinctif.

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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Sam 11 Fév - 12:11

[précédent : Banque de Kiri]

Iba se dépêchait, traversant prestement les nombreux dédales et ruelles de Kiri, pour se rendre à l’Académie. Le ciel était nuageux, d’un gris foncé. Peu de doutes à avoir, il neigerait prochainement. L’étudiant passa devant l’armurier de Kiri. Il se souvenait de l’accueil chaleureux qu’il avait eut. Il y retournerait prochainement, il avait aperçu un fuma shuriken qui lui faisait très envie, en se serrant encore un peu la ceinture, il pourrait sûrement se le procurer. Mais Iba n’avait pas le temps de rêvasser à ses futurs achats, on l’attendait ailleurs.
Il passa devant une boulangerie, nommée Aux délices, d’où s’échappait un fumet terriblement attirant. Des souvenirs revinrent à l’enfant, des matinées plus ou moins ensoleillées, passées en compagnies de sa mère et de Négami. C’est ici que le trio venait acheter le pain et des viennoiseries pour le petit déjeuner. La grande question de l’époque était toujours :
Croissants au beurre ou pains au chocolat ?
Il abandonna là ses souvenirs et continua sa route. Peut-être un jour, Iba y retournerai pour acheter quelque chose, mais pas aujourd’hui.
La cour de l’Académie était en vue. Iba accéléra encore le pas. Il y entra, et la traversa en vitesse. Il s’apprêta à rentrer dans la grande bâtisse, quant il fut interpellé.


[Raki Yasuo]“- Iba Hiyori!”

Iba connaissait bien cette voix. Il la haïssait, plus que tout. Il ne se retourna pas, bien qu’il se fut arrêté.

*Pas maintenant!...
Retiens-toi, son heure n’a pas encore sonnée. Pour Okubo…*


[Raki]«- Retournes-toi, pourriture de Réprouvés. A moins que tu n’oses même pas me faire face ?

[senseï de Raki]- Raki ! Il suffit.

[Raki]- Restez à votre place ! Cette discussion ne concerne que moi et ce Réprouvé…»

Iba se retourna et fit face à son interlocuteur, cachant le mieux qu’il le put sa rage. Le senpaï de Raki semblait désemparé et hésitant, on devinait aisément son conflit intérieur, devait-il faire face ou non à son élève ? Apparemment, il préféra éviter la colère de la famille Yasuo et se tut.

- Que me veux-tu ?

[Raki]- Tu me tutoies ?! Si je me souviens bien cet excès de confiance t’a déjà coûté cher.

Le sang d’Iba ne fit qu’un tour, Raki parlait d’Okubo…
Il lui fallut réunir toute sa maîtrise de soi, pour s’empêcher de courir égorger l’aspirant qui se tenait face à lui.


- Je ne te dois aucunement le respect, car après tout, un Réprouvé comme moi a déjà perdu tout son honneur…
Je te laisse avec tes piques douteuses, j’ai des choses plus importantes à faire que de te remettre à ta place. Mais rassures-toi, ton heure viendra ; et je t’en fait le serment, à ce moment là, tu regretteras amèrement d’avoir vu le jour.


[Raki]- Que de menaces ! J’en tremble de tout mon corps…
A ce qu’on m’a dit tu maîtrises à peine les rudiments pour pratiquer les jutsus. Moi, je perfectionne mon art depuis longtemps, le dragon aqueux ou le clonage du même nom n’ont plus de secret pour moi. Tu ne peux pas en dire autant, n’est-ce pas ?

Tu devrais voir la tête que tu tires, c’est hilare. Aurais-je vu juste ? Bien sûr que j’ai tapé dans le mille comme à chaque fois. Ton défi m’amuse, un fils d’incapable, comme toi qui veut défier un fils de haute noblesse, comme moi ; la situation prête à rire. Néanmoins si tel est ton souhait, j’organiserai prochainement une rencontre. Prépares-toi bien, je crois que tu en as bien besoin, si tu veux au moins rivaliser avec ma cheville…
Mais quoi qu’il arrive tu échouera; car après tout l’échec, la défaite et le fiasco, c’est dans ton sang, non ? »


Un sourire mesquin se dessina sur le visage de Raki. Iba ne répondit pas, il avait raison, pour l’instant il n’était pas à la hauteur de son adversaire. Cependant il ne comptait pas en rester là, la situation changerait bientôt. Il rentra dans le bâtiment et lui adressa une dernière réplique plutôt cinglante, d’une voix forte et audible.

«- J’ai en effet de la marge avant d’arriver à égaler tes chevilles, elles sont tellement enflées. Mais ne t’inquiètes pas pour moi, j’effacerai dans peu de temps ton horrible sourire. D’ailleurs, au départ j’ai crut qu’il s’agissait d’une grimace, puisque cela t’enlaidissait. Ce que je croyais d’ailleurs impossible à faire. »

Iba entendit des jurons, que la distance finissait par étouffer. Il se dirigea vers la salle de cours. Une horloge lui indiquait qu’il était juste à l’heure, ce qui soulagea notre aspirant, sans toutefois apaiser sa rancœur.
Il arriva devant la salle, toqua deux fois, pas de réponse. Il entra et alla s’asseoir sur l’une des deux chaises meublant l’immense pièce. Shinobu ne tarderait pas, il pourrait alors lui poser toutes ces questions qui lui brûlaient les lèvres. Un court laps de temps plus tard, la porte s’ouvrit et Shinobu apparut. Bien que la présence de son senseï l’intimidait toujours autant, Iba prit les devants, d’une voix qui se voulait assurée mais qu’il ne l’était pas.


«- Bonjour Shinobu-sama.

[Shinobu]- Bonjour Iba...”

D’un regard, l’anbu comprit sans difficulté, qu’Iba voulait lui demander quelque chose.

[Shinobu]«- Que souhaites-tu me demander, Iba ?

- Vous avez devinez ?...

[Shinobu]- On peut lire en toi comme dans un livre…
Tu devrais faire attention, en combat, il est impératif de ne rien laisser paraître de ses sentiments. Alors que voulais-tu savoir ?


- Et bien…hier j’ai fait la rencontre d’un autre aspirant, dénommé Hyrungo.

[Shinobu]- Rien de très palpitant jusque là…continues.

- En effet…mais, il m’a fait des révélations pour le moins étranges…
Ce ne sont que des hypothèses…
, la voix d’Iba devint hésitante

[Shinobu]- Qu’a-t-il dit ? »

L’étudiant prit une grande bouffée d’air frais, comme pour faire de l’apnée, et raconta tout d’un coup, d’un seul trait, comme on se décharge d’un fardeau devenu trop lourd.

- Il a dit…il a dit que vous étiez mort, et que Zabuza-sama vous avait demandé votre aide près d’une fontaine dont j’ai perdu le nom…Et que suite à cela, notre Mizukage a disparu, alors que la guerre contre Suna est sur le pont d’éclater, et que vous aviez prit en main les affaires importantes à Kiri…
Est-ce vrai ?
, Iba reprit sa respiration.
Moins important, Hyrungo m’a aussi parlé d’une affectation à une équipe de ninjas…»

Iba se tut, attendant les réponses de son tuteur, comme on attend son salut.
Shinobu
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Sam 11 Fév - 14:19

Encore Hyrungo, décidement il prenait un malin plaisir à chercher là ou il ne faut pas. Sa curiosité pourrait lui valloir de méchants ennuis mais plus directement Shinobu était là pour enseigner et non pas perdre son temps à courir après les stupidités d'un étudiant qui croit en savoir plus long que tout le monde.

-C'est vrai que je suis mort mais comme tu le vois cet état ne m'a pas empecher de répondre à l'appel de Zabuza.

-Tu ne peux pas comprendre et à vrai dire je ne t'en veux pas t'en vouloir puisque personne ne le peut. Hyrungo ferait mieux de se concentrer sur ces études plutot que de te mettre dans la tete des hypothèses auxquels tu ne pourras jamais trouver de réponse.

- Aujourd'hui nous allons te faire travailler le suiton. Tu sais créer de l'eau maintenant il te faut apprendre à la diriger. La pression qu'elle peut exercer est capable de broyer ou de déchirer les chairs.

-Son utilisation va te demander des efforts et pour ne pas te fatiguer tu n'auras pas besoin de créer l'eau à manier.


Il pointa du doigt un petit lavabo dans la pièce. Il s'en rapprocha et laissa l'eau couler à flot.

-Les signes sont les suivants, ils sont très proches de ceux de la création d'eau notamment le début. Dans tout domaine de jutsu il y a des constantes que tu retrouveras systématiquement.

-Les signes sont différents mais tu dois retrouver la meme sensation que lorsque tu as créé de l'eau.


L'étudiant se mit en place proche du lavabo, Shinobu s'en éloigna mais gardait une vue sur les mains de son élève.


-Ton affectation dans une équipe ne me parait pas vraiment prioritaire il te faudra encore des bases pour pouvoir apporter quelque chose à tes camarades.

-La guerre contre Suna ne te regarde pas, nous sommes assez puissant pour faire face à toute menace et lorsque Zabuza reviendra nous n'aurons plus rien à craindre.

-Nous sommes une organisation qui ne s'arrete jamais d'avancer et chaque instant que Suna nous laisse sera une épine de plus dans son pied.

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Dim 12 Fév - 0:48

Iba était encore sous l’émotion de la réponse de son senpaï. Il était bel et bien mort, pourtant Iba le voyait se tenir devant lui. Par quelle magie ? Shinobu avait raison, cela le dépassait complètement. Il valait mieux ne plus y penser. L’étudiant se sentait soulagé, même si la réponse était un peu brusque, toutefois c’était une juste contrepartie, la question ayant été déplacée.
Iba regrettait juste d’avoir cité Hyrungo, il n’avait pas été futé sur ce coup, et il espérait que les révélations que l’aspirant lui avait fait ne lui attirerait pas d’ennuis.
Iba préféra clore le sujet pour ne pas s’attirer le courroux de son professeur, et par là même, disculper un peu Hyrungo.


«- Je vous prie de bien vouloir excuser ma curiosité impolie et mes questions douteuses. On ne m’y reprendra plus…
Je vous prie de bien vouloir excuser Hyrungo. C’est par de ma faute si vous savez les propos qu’il m’a rapporté, s’il y a donc quelqu’un à blâmer, se doit être moi. »


Iba ne savait pas si cela suffirait pour apaiser la colère de son maître ; il l’espérait. Son senseï changea de sujet, abordant le jutsu qu’Iba allait étudier aujourd’hui. Il s’agissait ni plus ni moins, de l’attaque « suiton », plus couramment appelée « dragon aqueux ». En théorie, on insufflait du chakra dans l’eau pour modéliser un dragon qui venait s’abattre sur son adversaire.

*Un sort réellement dévastateur.*

Iba en avait eut la démonstration hier, avec le pan de mur de l’Académie qui c’était effondré suite au jutsu de Raki.

*Raki…*

Raki maîtrisait déjà cette attaque, ce n’était pas de la vantardise, puisqu’il l’avait vu à l’œuvre. Iba se devait de réussir. Il était hors de question de rester derrière cette « grande gueule ». Shinobu coupa le fil des pensées d’Iba en recommençant à parler.

[Shinobu] «- Ton affectation dans une équipe ne me parait pas vraiment prioritaire il te faudra encore des bases pour pouvoir apporter quelque chose à tes camarades. »

Il était dans le vrai ; pour l’instant ses capacités n’était pas suffisantes, il serait plus un poids qu’autre chose pour les autres ninjas. Encore une fois, la phrase était rude, mais juste. Elle avait aussi le mérite de mettre au clair la situation actuelle d’Iba, ainsi que de le motiver. Il était pas dans les intentions du garçon de rester en fin de liste très longtemps.

[Shinobu] «-La guerre contre Suna ne te regarde pas, nous sommes assez puissant pour faire face à toute menace et lorsque Zabuza reviendra nous n'aurons plus rien à craindre. »

Son senpaï venait de porter un puissant coup à l’amour propre et l’orgueil du jeune garçon. Ainsi, il était inutile dans l’affrontement qui allait avoir lieu prochainement. Peut-être que comme pour l’affectation à une équipe, il n’aurait tout bonnement pas d’utilité sur le champs de bataille, et gênerait plus qu’autre chose. Cette pensée mit en rogne notre aspirant. Il pestait intérieurement contre sa faiblesse. Elle devrait cesser d’exister et cela dans les plus courts délais.
La phrase de Shinobu révéla un autre élément à l’étudiant. Zabuza-sama allait revenir, et sans aucun doute plus fort que jamais, puisque Shinobu estimait qu’après son retour au village, il n’aurait plus à redouter l’invasion des ninjas du sable.


[Shinobu] «- Nous sommes une organisation qui ne s’arrête jamais d'avancer et chaque instant que Suna nous laisse sera une épine de plus dans son pied. »

Iba comprit parfaitement ce que voulait dire son instructeur. En effet, plus Suna retardait la guerre, plus les ninjas de Kiri avaient le temps de se préparer et de s’entraîner. Lui aussi il allait s’entraîner, il ne voulait pas être mit à l’écart lors d’un événement aussi important. D’ailleurs, il comptait bien être plus qu’une simple écharde.

*Trêve de tergiversions…
Tu as un entraînement à faire !*


Iba s’avança vers l’évier indiquer par son enseignant. Il ne l’avait pas remarqué depuis qu’il avait commencé à s’entraîner dans cette salle et si Shinobu ne lui avait pas dit, il n’en aurait sûrement rien su. Il faut dire qu’il était rudement bien camouflé, derrière une grande plaque de bois. Iba la décala légèrement pour avoir accès au point d’eau. Le robinet semblait vétuste, Iba le tourna doucement, il crut qu’il allait tomber en miette dans ses mains, mais il n’en fut rien. Un liquide transparent bien connu se mit à couler. C’est fois, son apprentissage ne se déroulerait pas dans le silence. On entendait le singulier bruit que faisait l’évacuation, un bruit d’aspiration, ainsi que le clapotis de l’eau contre la surface froide et lisse de l’évier.

*Première étape, contrôler le flux de l’eau, comme lorsque je devais en créer …*

Iba se concentra sur le jet de liquide. Il focalisa sa pensée uniquement sur l’écoulement de l’eau. Comme hier, chez lui il devait le stopper, puis le contrôler. Il s’agissait de son premier exercice. Il essaya de se souvenir comment il s’y était prit la vieille.

*Essayons ça…

STOP !*


Rien ne se passa l’eau continuait à s’écouler comme si de rien n’était, impassible et constante.

*Evidemment cela aurait été trop simple…
je vais finir par croire que j’ai tout simplement rêver…
je n’ai, à coup sûr, pas put faire ça hier.*


Iba était hésitant, il estimait ne pas avoir la capacité pour réussir. Il sentit le regard de son senseï posé sur lui. Il ne pouvait lui avouer qu’il lui semblait impossible de réaliser ce qu’il demandait. Iba repensa au sourire narquois et satisfait de Raki. Il gommerait cette ignoble grimace, ne serait-ce que pour le village n’ai plus à subir cette nuisance visuelle. Iba esquissa un sourire. Il ne s’arrêterai pas là, il était encore loin de ses limites.

*Comme pour la création d’eau, il faut que je trouve le truc…
Déjà je n’ai pas utilisé mon chakra, cela à forcément un rôle à jouer…*


Iba malaxa son chakra. Il avait dû mal à y parvenir ; apparemment les journées successives d’entraînement l’avait vidé, sans qu’il eut put se régénérer. La séance promettait d’être douloureuse. L’étudiant passa outre la désapprobation de son corps et concentra son chakra dans sa paume droite. Une fois fait, il envoya un flux d’énergie vers le filet d’eau.

*STOP !*

Le flux fut sectionner un court instant, puis reprit son cours. Seule une subtile trace sur l’évier témoignait de l’action entreprise par l’étudiant. Iba serra son poing colériquement : ce n’était pas cela. Comme à chaque fois, il se mit à méditer sur son échec pour l’élucider et ne pas réitérer la même erreur. Au bout de quelques instants il lui devint évident qu’il s’y prenait vraiment mal. Il ne devait pas stopper le flux de l’eau et le diriger vers lui, pour pouvoir l’utiliser ; mais juste disposer d’un stock d’eau pour pouvoir l’utiliser. Cette nouvelle vision de l’exercice changeait pas mal de paramètres. L’étudiant boucha le trou qui permettait à l’eau de s’évacuer, puis lorsque l’évier fut remplie à raz bord, il coupa l’arrivée d’eau. Derechef, il concentra son énergie interne dans sa paume droite. Il sentait des picotements dans tout son avant-bras. Il serra les dents. Une lueur bleutée apparue autour de sa main, ainsi que des tremblements saccadés parcourant tout son bras droit. Iba fléchit ses genoux, abaissant son centre de gravité. Par la suite, en conservant sa position, il plia son bras gauche, posant sa main sur le bras opposé, puis l’enserrant, pour tempérer les tressaillements dont il était victime.
Le contrôle de son corps retrouvé, Iba intensifia l’accumulation de chakra dans sa main ; la lueur se fit beaucoup plus intense, la douleur aussi. Il ferma son poing, comme pour retenir le flot d’énergie toujours plus important qui parvenait dans sa main.


*Viens !*

L’eau se déplaça, quittant son réceptacle pour la main d’Iba. Tel un serpent, la masse liquide vint se lover autour du bras de l’aspirant, en façonnant des cercles dissymétriques. La concentration se lisait dans le regard de l’étudiant.

*Bien, maintenant, donnes lui une forme…
Comme pour suiton…mais en plus petit, pour commencer.*


Iba voulut matérialiser un petit dragon. Pour se faire, il rouvrit, quoique très précautionneusement, sa main, orientant sa paume vers les cieux. Il devait lutter à chaque instant pour ne pas se relâcher et tout rater. Il ne desserrait plus sa mâchoire, sa respiration devenait pesante et parfois même bruyante. Il se mit à penser de toutes ses forces à l’image qu’il se faisait d’un dragon. Une grande gueule, des membres puissants, des griffes acérées, des yeux et des écailles luisantes. Une fine forme naissait dans sa paume, en même temps qu’une souffrance abominable. Il avait l’impression que sa main brûlait, jetée au feu. La forme continuait sa construction, maintenant en plus des brûlures, il ressentait des vives afflictions aux extrémités de ses doigts. C’était comme si l’on plantait de multiples échardes, puis que l’on les enfonçaient une par une. Tous les muscles du jeune garçon étaient contractés, sa respiration bloquée. Subitement, il eut l’impression qu’on lui enfonçait une lame de kunai à travers la peau, il poussa un cri, en tombant à genoux. Sa concentration brisée, l’eau vint s’écrasa lourdement sur le sol de la salle de cours. Des gouttes de sueurs perlaient sur le front de l’étudiant.

[Shinobu] «- Tu as voulut briguer trop haut …
Recommences en essayant d’abord de stabiliser l’eau sous une forme plus simple, une sphère par exemple…
Une fois cela accomplit, tu pourras beaucoup plus facilement sculpter l’eau.
De plus, tu t’y prends telle une brute, en souhaitant matérialiser l’eau sous une forme donnée juste par ta volonté. Il me semble que tu as du chakra, jeune homme. Sers-t-en.

A aussi un autre point, n’essayes pas, réussis.


Iba avait le bras en feu, cependant il écoutait patiemment les conseils et instructions de Shinobu. Son pantalon était mouillé, l’entraînement n’allait vraiment pas être agréable. Il se releva, pas trop rapidement, pour ne pas être étourdi. Après, il se repositionna, le bras droit tendu, le bras gauche l’empoignant pour éviter divers spasmes indésirables. Il orienta sa paume vers le sol, en direction de l’eau, éparpillé sur la surface grisâtre. Il savait ce qui l’attendait, il l’appréhendait. Le sourire de Raki lui revint, puis celui du visage d’Okubo…
Sa détermination se raffermit aussitôt. Cherchant tout ce qu’il restait de chakra, au travers de son corps, jusqu’à ses extrémités, pour le rassembler dans sa paume. La douleur refit son apparition, le tourment recommença, Iba suait maintenant à grosses gouttes. L’eau jonché sur le sol s’élevait dans les airs, attiré par la main de l’aspirant. Bientôt, il ne resterai plus d’eau sur le sol de la classe.


*Une sphère…je dois créer une sphère…*

L’eau se réunit en un même endroit, il n’y avait plus de cercle, juste une boule difforme. Iba serrait de plus en plus fort les dents. Cette fois, c’est tout son bras qui était en proie aux délires sensitifs. Un régiment d’éléphants lui serait passé dessus qu’il aurait eut moins mal. Shinobu semblait impassible.

[Shinobu] «- Créer maintenant une couche de chakra autour de l’eau emmagasiner pour qu’elle devienne une sphère parfaite et sans défaut. »

Iba aurait bien voulu exécuter l’ordre de Shinobu, mais une fois de plus, il ne s’avait pas comment s’y prendre. La douleur l’empêchait de réfléchir. Dès lors, il agit par pur instinct. Puisant au fond de ses dernières réserves d’énergie. Il vida tout son corps de son chakra pour le centraliser dans sa main, qui luisait toujours. Il poussa un cri, suite à l’effort qu’il venait de faire.
Il mit un genoux à terre, son pantalon le gênait terriblement, la sensation au toucher était très désagréable. Il fit son possible pour ne pas y penser, recadrer son esprit sur son objectif. Créer une sphère d’eau parfaite.


*N’essayes pas, réussis*

Il vociféra une nouvelle fois, relâcha toute son énergie pour constitué une enveloppe autour de l’eau.
La douleur s’estompa. Dans sa main, Iba tenait une boule d’eau, ronde, sans disproportion. L’eau était stabilisé, il pouvait maintenant la modéliser. Il lui fallut de longues minutes pour se remettre du choc physique. Au début, la respiration roque, le pouls battant à cent à l’heure, les mains moites, le teint cireux. Par la suite, de la main qui ne tenait pas la boule, il s’essuya, d’un revers de la manche, le front. Sa respiration restait, pour le moins bruyante, mais ce calmait au fur et à mesure. Le visage d’Iba se rembrunit.
L’effort pour maintenir l’eau sous sa forme actuelle était minime ; son senseï avait parfaitement raison, c’était beaucoup plus simple comme cela.


[Shinobu] «- Bien…
dorénavant tu vas devoir insuffler du chakra dans l’eau elle-même pour pouvoir la modéliser. Utilise ton chakra comme un outil de sculpture avec lequel du va former ce que tu désires »


Iba était vidé. Il restait encore un peu de chakra dans la main de l’aspirant. Il espérait que cela suffira. Il n’avait pas le choix de tout façon, cela devait suffire, après il serait complètement à « sec ».

*ça passe ou ça casse…*

Ses paupières clignèrent, sa respiration était revenue à la normale. Il essaya de s’imaginer un scapel qui façonnerai la sphère. Il ne pouvait pas faire beaucoup de détails car il lui aurait fallut beaucoup plus de chakra. Il se contenta alors d’une simple tête de dragon. L’exercice requerrait du doigté, même s’il ne s’agissait pas d’une œuvre d’art, il fallait que l’image ressemble. A chaque fois que l’aspirant élaborait un aspect de la tête, comme les dents ou les yeux, une douleur fulgurante lui engourdissait le bras. Il l’ignora tant bien que mal. Au bout de deux minutes, il avait obtenu une image ressemblante, quoique les traits soient très grossiers. Il ne pouvait pas en faire plus car il avait épuisé tout son chakra.

[Shinobu] «Maintenant il faut recommencer avec une plus grosse quantité d’eau pour créer un vrai dragon aqueux…

- Senseï, je suis à bout, je n’ai plus une goutte de chakra en moi, c’est à peine si j’arrive à maintenir à la sphère…
Je voudrais bien continuer, mais sans chakra, cela me semble impossible…
Je suis vraiment désolé. Si seulement j’avais encore un peu de chakra…
Shinobu
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Dim 12 Fév - 12:14

Iba était en sueur et avait le souffle lourd. Il se tenait les genoux et se pliait en deux. Shinobu aurait put parier que sa tete devait tourner un peu. L’évanouissement n’était pas acceptable et il avait la solution parfaite pour y remédier. Les maitres ninjutsus se retrouvaient souvent à court de chakra mais ce n’est pas ce qui les empechaient de continuer à avancer en regle général. A chaque génération ils avaient apprit à repousse plus loin la limite de leur corps par un procédé assez odieux moralement mais au combien efficace.
Shinobu savait l’utilisé mais l’avait toujours bridé volontairement, vaincre n’était pas qu’une question de réserve de chakra, c’était le reflet de la volonté profonde.
Le corps est comme une pile, il véhicule en continu une petite décharge électrique qui permet de pouvoir maintenir toujours opérationnel des mouvements naturels non controler comme les battements du cœur. Le chakra lui est l’énergie du corps et la distinction entre ces deux sources est géré par notre organisme pour ne pas mettre en danger notre vie. C’est dans cette distinction que les maitres ninjutsu ont trouvé une source d’énergie supplémentaire.
En puisant dans ce courant électrique ils deviennent à nouveau capable de produire des jutsus. Cependant c’est une forme de puissance contre nature car puiser dans ce courant revient inexorablement à se mettre en danger. Le sang circule moins bien et tout un tas de problème se mettent alors à apparaître notamment à long terme. Ce procédé raccourci la vie d’un ninja à une vitesse folle si celui ci joue avec la limite de son corps.


Iba était un bon disciple, lui apprendre cette technique à son jeune age ne lui paraissait pas judicieux. La jeunesse est impétueuse et ne se contrôle pas, il pourrait mourir facilement dans ces conditions. Hors il appartenait à Kiri et voir mourir un élément si prometteur n’était pas acceptable.

Il sourit en se repassant ce raisonnement. Il venait de penser comme son ancien maitre du temps ou il n’était qu’un simple étudiant de Kiri, pourtant cela n’avait pas empeché le vieux bougre de lui apprendre cette astuce qui avait menacer sa vie peut de temps après.


On lui avait laissé la chance de faire ces propres expériences pourquoi ne l’a donnerait il pas aujourd’hui ?

Iba soufflait moins fort son pouls se régulait, il était resté debout pour montrer sa conviction. Soit Shinobu allait lui donner les moyens de poursuivre son ascension.


-Il existe une technique qui pourrait t’aider à avancer ! Elle ne possède pas vraiment de nom et ne demande pas de signe incantatoire. C’est une technique de l’esprit, si tu as une maitrise suffisante de ton corps elle peut te permettre de continuer à produire des jutsus meme si tes réserves semblent vide.
Avant je doit t’avertir ! C’est une technique dangeureuse, c’est avec ta vie que tu jouera à présent. Ton titre de ninja aspirant prend sa vrai valeur maintenant.


-Si tu as peur ou que tu ne t’en sens pas capable tu ne pourras pas produire cette technique car ton corps sentira ton hésitation et on ne peut mentir à soi meme.

Des paroles judicieuses, les memes que 10 ans plutot. Mot pour mot avec la meme intonation terrifiante dans la voix. Une voix profonde et sur d’elle, l’étudiant ne pouvait pas se réjouir ou rire de ce genre de mise en garde. Le corps de shinobu s’était contracté et il paraissait plus grand que jamais. Pas dans sa taille mais dans sa manière d’etre le moindre de ces gestes catalysant l’atmosphère, la rendant sombre, sérieuse mais juste. Pas de place pour le hasard ou la chance c’est ici que le talent nait ou que l’étudiant meure.

-Tu dois chercher en toi meme la seule et unique source d’énergie qu’il te reste, celle qui permet à ton corps de rester debout et à tes poumons de respirer. Cette énergie tu dois la détourner et l’utiliser pour le jutsu et non plus pour ton corps. Ce ne sera pas sans douleur chaque particules d’énergie que tu prélèveras pour ton usage personnel te sembleras etre une douce torture.

-Dans ce genre de moment tu ne peux compter que sur ta volonté. Alors montre moi que tu es digne d’etre ninja de Kiri. Si tu en es incapable la prochaine fois que nous nous reverrons se sera dans un hopital car ton corps ne supportera pas un jutsu de plus dans ton état.


Aucune force ne pouvait l'avoir préparer à ça et des heures de préparation auraient été aussi utile que de repousser le vent de Suna.
Iba était seul maintenant personne ne pouvait l’aider. Le simple mot ninja ne devait jamais avoir été si lourd de sens maintenant. Cette nouvelle épreuve avait un gout de « Bienvenu à Kiri »

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Dim 12 Fév - 14:13

Iba écoutait attentivement son professeur. Il lui expliquait qu’il pouvait repousser les limites tolérées par son corps, bien que ce ne soit pas gratuit. Une sorte d’échange de bon procédé, sa vie contre de l’énergie. Cette technique était terrifiante. Iba se demandait s’il était à même de l’utiliser. Serait-il s’arrêter ? S’il avait bien comprit la technique consistait à détourner son énergie employée pour maintenir ses fonctions vitales, pour pouvoir continuer à lancer des jutsus. Shinobu avait parfaitement raison, c’est sa vie qu’il mettait en jeu maintenant.
Iba avait peur. Il avait déjà affronter la mort…une fois. Il n’avait put la regarder dans les yeux. Il ne se souvenait que trop bien de ce sentiment de peur, d’effroi, que l’on ressent lorsque la Faucheuse vient vous prendre. Avec sa main encore valide, il survola son ancienne blessure ; sa cicatrice, la marque de son passé, apposée sur son bas-ventre. Seul une lame avait put occasionner une telle blessure. Le froid mordant de contact du sabre, suivi de peu par la sensation que la vie s’en va, matérialisé d’abord par une douce chaleur qui coule le long du corps, il s’agit du sang qui s’échappe, puis par une peur intense de l’inconnu, de l’autre monde.
Depuis ce jour, il n’avait jamais remit sa vie en jeu, ou plutôt jamais sa vie n’avait été remise en danger. Iba craignait pour sa vie, il n’était pas comme ses têtes-brûlées, que l’on retrouve en premières lignes, le premier jour de l’affrontement, puis qui après avoir vu certains goûter aux affres du trépas, retournent se terrer profondément dans leur abri. Iba savait le prix d’un mort et il n’aspirait pas à une autre rencontre avec sa fin. Non, il n’était pas ce genre de ninja.


*Comment puis-je prétendre au titre de ninja, si je ne suis pas prêt à mettre ma vie en jeu pour mes convictions ?

Ton affectation dans une équipe ne me parait pas vraiment prioritaire il te faudra encore des bases pour pouvoir apporter quelque chose à tes camarades.*


Shinobu avait, une fois encore raison ; s’il avait peur de mourir, il ne serait d’aucune utilité. Il ne méritait pas le titre de ninja. Au fond, il n’était qu’un gamin qui avait crût pouvoir jouer au héros. Iba sentit sa volonté de réussir voler en éclats. Il ne pouvait pas tenter décemment l’exercice demandé par Shinobu. C’était de la folie de mettre sa vie en jeu. Qui le ferait ? Et pourquoi ?
Iba était assaillit de doutes, son senseï avait jeter le trouble en lui.


[Shinobu] «- Si tu en es incapable la prochaine fois que nous nous reverrons se sera dans un hôpital car ton corps ne supportera pas un jutsu de plus dans ton état. »

S’il tentait cette technique et échouait, non seulement il pouvait en mourir ; ou au mieux ne plus pouvoir lancer de jutsu, rester sur un lit d’hôpital tout le reste de sa vie. Etait-ce réellement mieux ?

*Mettre sa vie en jeu…pour ce que l’on croit juste.*

Les membres de sa famille avait mit leur vie en jeu, pour Kiri, et l’avait perdu. Pourtant, malgré cet acte de bravoure, leur honneur était roulé dans la boue. Alors pourquoi ? Pourquoi devrait-il lui aussi risquer sa vie, pour enfin de compte un village qui n’avait jamais rien fait pour eux. Ne valait-il pas mieux abandonner maintenant, plutôt que de faire défaut à ses camarades le jour de l’assaut ?
Iba était désemparé.


*Qu’aurait fait Aku, à ma place ?*

Iba se rappela de son frère. Il était un grand ninja. Enfant, Iba le croyait invisible. La vérité était tout autre, et surtout elle était cruelle de vérité. Iba se souvint du corps de son frère, étendu sur le sol dur et rocailleux, baignant dans son propre sang, de multiples blessures le lacérant. Ce jour, Iba aussi avait affronté la mort ; lui avait survécu, son frère non. On l’avait retrouvé collé au corps de son frère, les yeux rougis par les larmes et le sang. Les derniers mots de son frère avait été pour lui.
Iba les entendait encore résonner dans sa tête.


[Shinobu] «- Si tu as peur ou que tu ne t’en sens pas capable tu ne pourras pas produire cette technique car ton corps sentira ton hésitation et on ne peut mentir à soi même.

Dans ce genre de moment tu ne peux compter que sur ta volonté. Alors montre moi que tu es digne d’être ninja de Kiri.


Pourquoi avait-il souhaité devenir ninja ? Pourquoi s’était-il rendu à l’Académie le jour de son inscription ? Toutes ses questions possédaient une réponse, qui ramenait à chaque fois au même mot.

*Réprouvés…*

L’attitude et la posture d’Iba changèrent, reflétant le changement de mentalité qui venait de s’effectuer en lui. Il deviendrait ninja, et laverait le nom des Hiyori de ses multiples souillures, ou il mourrait. A quoi bon vivre dans le déshonneur. Son père, sa mère, Aku et ses sœurs avaient tous préférés mourir que d’avoir à subir son joug. Iba suivrait leurs traces. Lui non plus ne vivrait pas dans l’humiliation la plus totale. Il vivrait dans l’honneur retrouvé ou il mourrait en tentant d’échapper à la honte que portait son nom.
Pour se faire, il n’hésiterai pas à mettre sa vie en jeu…
Pour Kiri no Kuni…
Il serait digne du titre que l’on lui avait accordé, le jour de son inscription ; et une fois fait, il irait accomplir la dernière volonté de son frère.
Cette technique serait un test. Cette fois, c’est la mort qui ne soutiendra pas son regard.


*Je suis Iba Hiyori…
ninja de Kiri !*


Iba ne ressentait plus la peur. Il venait de la vaincre. Il craignait encore la mort, car seul les fous et les damnés ne la redoutent pas ; néanmoins ce n’était plus pour sa vie en elle-même qu’Iba appréhendait la Mort ; non, c’était de ne pas pouvoir accomplir la tâche qui lui avait été confié. Il était dorénavant prêt, le cours pouvait continuer.

*Il s’agit d’une épreuve de l’esprit. Un test de volonté…
Je suis totalement vidé…on verra bien si je réussit.*


Iba regarda la boule aqueuse qu’il tenait dans sa main. Il ne sentait plus de chakra en lui. Plus rien.
Il serra les dents, banda ses muscles en prévision de la douleur à venir. Il devait réunir plus d’eau pour réussir à matérialiser un vrai dragon. Il fixait maintenant, du regard, le robinet. Il allait dépasser les limites de son corps. Shinobu suivant les faits et gestes de son disciple, comprit les désirs de ce dernier et réactiva l(arrivée d’eau. Iba sourit.


*Autant partir le sourire au lèvres…
Allez, viens !*


Du chakra apparut dans la main de l’aspirant, une lueur très faible. Aussitôt, l’eau se dirigea vers la sphère aqueuse qu’Iba maintenait dans sa paume. Au même instant, l’aspirant sentit ses jambes défaillirent, comme si on les rouaient de coups. Il ne put plus tenir longtemps debout, la souffrance qu’il ressentait était trop intense. Shinobu l’avait prédit, il venait d’arrêter le flux d’énergie en direction de ses jambes, pour pouvoir attirer de l’eau. De ce fait, il était logique qu’il ne puisse plus maintenir sa stature verticale. A genoux, l’étudiant se débattait pour continuer son jutsu. Sa main recommençait à lui faire mal, il devait se dépêcher de stabiliser l’énorme quantité d’eau qu’il regroupait. Il lui fallait encore plus de chakra. Il continua à puiser dans l’énergie nécessaire au maintien de ses fonctions vitales. Un quinte de toux. Iba crut qu’il allait cracher ses poumons, à la place se fut un énorme filet de sang qui en sortit. Allait-il mourir ? Iba chassa prestement cette pensée de son esprit. Il ne devait pas avoir de doutes. Pas aujourd’hui, et plus jamais, sinon c’était sûr, il irait rejoindre, plus tôt que prévu, sa famille. Il avait maintenant emmagasiner assez d’eau pour lancer le jutsu. Il continuer de pomper son chakra vital. Son bras gauche ne répondait plus. Les battements de son cœurs ralentissaient. Du sang coulait de son nez. L’eau l’entourait totalement, ainsi qu’un aura bleuté, révélant l’utilisation intense de chakra par l’étudiant. Il dut se faire violence pour bouger sa main gauche pour réaliser avec sa main droite, nouvellemnt libre, les signes incantatoires. Un dernier effort, Iba ne sentait plus battre son pouls, sa vue se troublait. Il réalisa les signes de mémoire. Il espérait ne pas se tromper.

*Encore un peu…
Dragon…
Dragon…
Dragon…
Dra…*


Une forme gigantesque commençait à se dessiner derrière l’aspirant. Une forme noueuse avec de grandes ailes. Puis des membres…des pattes plus précisément, aux multiples serres. Iba n’y voyait plus, sa respiration était un murmure. Ses membres ne lui répondaient plus, bientôt se serait son cerveau qui serait en manque, et là tout serait finit. Un nouveau spasme, Iba crachait encore un grande quantité de sang, son organisme luttait comme il le pouvait contre cette prise d’énergie impérieuse, cela se manifestait par des tremblements, des spasmes, des soubresauts. Iba n’y voyait plus, son senpaï lui aurait ordonné de s’arrêter qu’il n’aurait pas put l’entendre, seul un goût amère de son propre sang lui restait dans la bouche. Luttant contre la fatigue et la douleur, il prononça le nom du jutsu.

"- Suirydan no jutsu"

Sa voix était inaudible. Sa tête chavira lourdement en avant, ses yeux se fermèrent. Iba n’en pouvait plus. La masse d’eau s’effondra sur lui, le trempant totalement. Iba ne s’en soucia pas, il ne s’en souciait plus, il ne pouvait plus s’en soucié. Son corps étendu sur le sol de la classe, la douleur s’était estompé en même temps que le dragon. Les paupières d’Iba étaient fermé. Etait-il mort ?

*Est-ce cela mourir ?

Suis mort ?


Toujours à moitié inconscient, l’aspirant sentit son corps lui exprimer son vive mécontentement. Apparemment il n’avait pas apprécier le traitement d’Iba.

*Il semblerait que l’heure ne soit pas encore venue…
Que va penser Shinobu de moi ?


C’est sur cette dernière pensée, que l’étudiant finit par sombrer dans un profond sommeil.
Shinobu
Mort
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Dim 12 Fév - 14:55

Aussi étrange que cela puisse paraître la masse aqueuse s’effondra sur Iba. Celui ci ne put voir son propre dragon le traverser et venir percuter la table centrale de la pièce. Le bois éclata et les deux chaises furent projetées contre le même mur. Une fois lancé un jutsu ne peut etre stoppé mais sans la présence d’esprit de Iba il ne chercha pas plus loin que droit devant lui.
Le corps de Iba était inanimé sur le sol, trempé par son propre dragon.


-Il a cherché sa limite et il l’a trouvée.


Le dragon se tordait encore dans la salle quand shinobu leva le bras et sa consistance s’évanouit. Il prit Iba sur son épaule et le conduisit dans le couloir. Les autres clones près de la machine à café se pressèrent de venir le soutenir et ils le transportèrent sans difficulté à l’hôpital. Evitant les gestes brusques qui pourraient lui causer des lésions dans son état qui semblait chaotique.

-Au moins il aura appris quelque chose sur cette technique. Quelle meilleur démonstration du danger qu’elle représente. Maintenant il a compris ce que signifie être ninja. Faire passer sa vie après le reste.

-Quand il sera opérationnel il faudra qu’il revoie la direction du dragon aqueux, le sien aurait pu nous attaquer mais après tout ce n’est qu’un détail !
Shinobu
Mort
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Dim 12 Fév - 14:57

[Iba +6XP : Suiton + réserve de chakra check]
[Iba +6XP : RP]
[Shinobu +4 XP RP]

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Mar 28 Mar - 20:04

[pour situer, ce passage se déroule une fois, mon combat contre Hyrungo achevé…soit deux jours après]

Iba marchait silencieusement dans les rues de Kiri. Une brume matinale avait envahi les rues de la capitale du pays des eaux. Iba regardait les individus aux alentours, les dévisageait. Ils étaient peu nombreux à une heure aussi matinale, toutefois, tous arboraient la même expression. Celle de la crainte, de l’interminable attente. L’étudiant en était certain, maintenant ; plus personne n’ignorait que Kiri allait être attaqué par les forces de Suna. Iba se crispa à cette pensée. Encore une guerre…
Son épaule lui faisait mal, ses autres membres aussi. On pouvait voir comme le nez au milieu du visage que le jeune garçon manquait de sommeil. Il fallait dire que depuis une semaine, il avait mal et peu dormi. De fines cernes se dessinaient sous ses yeux.
Son pieds dérapa sur un plaque de verglas, par inattention. Il se rattrapa au dernier moment, en s’agrippant à un passant. D’abord furieux, l’homme commença à élever la voix. Iba le calma avec de plates excuses, ainsi que des remerciements. L’homme s’éloigna, en bougonnant. Iba n’osait penser ce qui se serait passé si cet homme avait eut vent de son identité. Il préféra oublier, le plus dur était à venir. Iba retournait, aujourd’hui, à l’Académie. Cela faisait maintenant, une semaine, jour pour jour, qu’il était sorti du coma, et il n’avait toujours pas remis les pieds dans le grand bâtiment aux tuiles bleues. Il redoutait plus que tout le courroux de son senpaï, Shinobu, lui qui avait veillé sur lui, ou tout du moins une de ses copies, durant sa convalescence, et qui en plus, était au fait de son altercation, plutôt musclée avec Hyrungo.


*J’espère ne pas m’être absenté trop longtemps…*

Son senseï lui avait dit de reprendre des forces, c’était loin d’être le cas. La maigre pension qu’il recevait jusque là venait d’être diminuée, avec pour cause les préparatifs pour la guerre, et il devait suivre un régime drastique, s’il voulait manger tout les jours. Cependant il y avait pire, il était miné de l’intérieur. Tout ces souvenirs qui remontaient à la surface de sa conscience et son épaule qui le brûlait. Il se demandait s’il était bien raisonnable de retourner à l’Académie. Dans son état, Shinobu, même s’il était indubitablement un excellent professeur, ne lui inculquerait rien, ce qui l’irriterait très certainement. C’était donner le bâton pour se faire battre. Toutefois, Iba ne voulait pas que l’on puisse l’accuser de fainéantise, en essayant de se soustraire aux cours, il n’avait pas besoin de cela, surtout pas en ce moment. Se serait donner d’autres atouts à Raki…
Il en avait presque oublié son défi avec tout ces événements. Il avait encore une autre bonne raison de retourner à l’Académie ; il devait en apprendre le plus possible pour dépasser son rival.
Iba vit alors une affiche collée sur un pan de mur, elle appelait les habitants de Kiri à s’enrôler dans une milice, portant le nom : « Les gardiens des Eaux ». S’il n’avait pas glissé, il ne l’aurait sans doute jamais remarquée.
Iba s’étonna que de telles factions puissent exister au sein même de Kiri, plus qu’une aide, il était une entrave pour les dirigeants ninja de la ville, si ces derniers n’exerçaient pas une maîtrise totale de ce groupuscule. Même si leurs intentions étaient louables, il y avait fort à parier que ces hommes, sans formation martiale quelconque, se feraient massacrer comme du bétail contre des ninjas vétérans et rompus au combat. Ils pourraient être pris en otages ou gêner simplement les actions des troupes militaires de Kiri.
Iba relut la pancarte pour savoir s’il avait bien compris. C’était bien cela, le ou les dirigeants de cette milice, appelaient les hommes à prendre les armes et se rendre sur le champ de bataille, pour affronter leurs ennemis, le tout énoncé avec des phrases patriotiques et pleines de propagande.
L’étudiant se dit que tout ces hommes auraient été bien plus utiles au sein même de Kiri, à la logistique, ou à la fabrication de fortifications, ou même en continuant de travailler normalement, voire avec plus d’ardeur, mais pas une arme à la main. Il trouvait cette idée de milice stupide.
On disait que le Mizukage, Zabuza, régissait la ville d’une poigne de fer, il n’aurait indéniablement pas permis cela, néanmoins il n’était plus là, et les autorités actuelles devaient être débordées avec l’approche de Suna, et ses troupes.


*Ceci explique cela. Voilà pourquoi une telle organisation peut exister.*

Il continua à déambuler dans les rues, attentif à ne pas glisser, quand son regard se posa sur une affiche similaire à la précédente, une fois encore, son emplacement n’était guère visible, car caché par un tas d’ordures. Le jeune apprenti continua sa route en direction de son école, en regardant un peu partout, les ruelles et coins de rues isolées. A sa grande stupeur, il se rendit compte que dans pleins de différents endroits, toujours peu exposé, généralement bien camouflées sans pour autant être invisibles, des affiches d’enrôlement pullulaient. Effectivement, si l’on passait trop vite, ou que l’on était absorbé par ses pensées, il était fort peu probable de voir les affiches.

*Pourquoi cacher des affiches, qui servent à attirer et rallier les plus de personnes à une cause ?

Evidemment pour éviter que quelqu’un les voit, mais qui ?*


C’est alors qu’un plan des plus retors se forma dans l’esprit du jeune garçon. Cette pseudo-milice ne souhaitait pas que les autorités en place aient vent de sa création. Mais pourquoi ? Iba avait mit le doigt sur un point sensible, qui paraissait des plus absurdes. Pourquoi afficher des pancartes signalant la création d’une milice pour protéger Kiri et ne pas en informer les dirigeants ?
Iba alla arracher une affiche, la plia en quatre et la mis dans une des poche de sa veste d’aspirant. Il continua sa route en direction de l’Académie, il demanderait à Shinobu, son avis sur la question. Il passa devant une boulangerie fermée, et put lire sur un petit écriteau :
Fermée pour une durée indéterminée. Je suis parti soutenir la nation.
La solution apparue évidente à Iba. Diviser pour mieux régner, il s’agissait d’une des maximes militaire les plus connues. L’approche de la guerre lui fit réaliser que le pays du sable pouvait être l’auteur de cette mascarade. Suna voulait saper les forces de Kiri de l’intérieur. En envoyant des éléments dans la ville, former et diriger une « milice », il prenait le contrôle d’une partie de la cité. Les activités, comme ce boulanger s’en trouvaient ralenties pour ne pas dire arrêtées. De plus en envoyant à l’abattoir, les activistes de la milice, cela évitait aux armées de Suna d’avoir à faire un siège de la ville, ou même détournerait suffisamment l’attention des dirigeants pour faire une percée. Oui, il était devenu évident qui si Suna était derrière cette idée de milice, Kiri allait au devant de gros ennuis. Il devait se dépêcher d’alarmer son senseï, lui saurait quoi faire, et lui dirait si oui ou non ce groupe représentait une menace réelle pour la ville. Il s’apprêtait à courir, mais s’en retint, sa forme physique, ainsi que les récentes blessures infligées lors de son combat contre Hyrungo, ne lui permettaient pas de faire des efforts physiques inutiles. Iba se calma, même si Suna pouvait être derrière tout cela, ils ne passeraient pas à l’action dans l’immédiat. Iba accéléra le pas, dans la limite du raisonnable. Il atteignit enfin l’Académie, rentra prestement dans la cour, et la traversa à la même allure. Une fois dans la place, il se dirigea parmi les enchevêtrements de couloirs et retrouva l’emplacement de sa salle de cours. Au bout du couloir, se tenait une machine à café avec son maître à côté…ou peut-être un de ses clones. Il se dirigea vers son professeur.


«- Bonjour Shinobu-sama, j’espère ne pas vous déranger. Je me suis dit qu’aujourd’hui, il était grand temps que je revienne poursuivre mon enseignement à l’Académie…
toutefois, je pense qu’il serait bon que vous jetiez un œil sur ceci… »


Iba sortit de sa poche l’affiche, et la déplia.

«- J’en ai trouvé plusieurs dissimulées, plus ou moins bien, sur le chemin menant à l’Académie. Je ne savais pas si vous étiez au courant. J’ai jugé bon de vous en informer…

Son senseï n’avait toujours rien dit et le laissa finir, cependant Iba hésitait à dire à son senseï, le fruit de ses déductions. Il pouvait très bien s’être trompé, s’être montré paranoïaque, à cause de la fatigue des derniers jours. Si c’était le cas, son maître allait se rire de lui, ce qui de surcroît à son absence n’était pas la meilleure des choses à faire.

«- Maître…je vous prie de m’excuser par avance, mais et s’il s’agissait de Suna. Et si le pays du sable organisait tout cela… »

Iba laissa sa phrase en suspens, Shinobu avait déjà compris où le garçon voulait en venir.
Shinobu
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Mer 29 Mar - 9:21

-Pfff je déteste la politique.

Il laissa s’échapper à haute voix ce qu’il pensait au plus profond de lui. La politique de Kiri était toujours associée à sa propre histoire. En temps qu’organisation militaire c’était elle qui tournait les pages et écrivait une ligne sur l’autre. Bradant les récits et les exploits de leur propre héros, souvent créés de toute pièce en empoignant la seule pointe de vérité que le village connaissait jusqu’à présent, la victoire. A chaque confrontation la politique lui rappelait son passé à travers une histoire dont il s’était privé et que personne ne connaissait hormis peut etre le nouveau Mizukage. La chose n’était pas certaine car elle pénétrait dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux de Kiri no Kuni. Chargés d’autant de secrets que de haines, les mystères de Shinobu n’avaient pas encore lieu d’etre éclairés. C’est cette façon de se voiler et de se cacher derrière un masque qu’il n’avait pas choisi de porter qui lui inspirait un profond dégoût de ceux qui prenaient les décisions. Au départ de Zabuza il ne trouva pas utile de pouvoir de se mélanger à ce genre de personnages et l’arrivée de Iba lui montrait peut-être que ce fut un tort. S’il ne faisait pas partie du même monde au moins aurait-il dû leur montrer que celui qui donnait les ordres et que celui qui était seul maître à bord c’était lui et lui seul pour le moment.
Exceptionnellement Shinobu prenait un café en compagnie de ses clones. Ses maux de tête étaient passés depuis que son clone avait disparu de Asikura. La puissance nécessaire à son contrôle avec cette distance hors norme l’avait pratiquement empêché de dormir pendant quatre jours. Il ressentit comme une profonde délivrance le moment où sa chair plongea la main dans la fontaine maudite pour réveiller la bête qui sommeillait à l’intérieur. Il n’ignorait pas ce que c’était encore une autre facette de son personnage qu’il avait rayé de sa mémoire et de celle de ses compagnons Kiréens.
Iba paraissait pâle, on l’avait connu en meilleur forme néanmoins il semblait se sentir mieux ici que sur un lit d’hôpital. Ironiquement Shinobu songea que le ninja ne pouvait aller à l’encontre de son destin à moins que ce ne soit le contraire ou que Iba ait décidé de fournir des efforts particuliers.
Sa dernière épreuve avec le Kage bushin lui avait un peu vidé l’esprit. Il avait du mal à se souvenir quelle était la dernière technique qu’il avait enseignée à son étudiant. Peut être le dragon aqueux à moins que ça ne soit plus récemment le clonage ? Ses pensées et ses souvenirs s’entremêlaient plongeant un peu plus son esprit dans le chaos. L’enseignement pouvait attendre Iba lui rappelait le pourquoi du comment et Shinobu revenait encore à se plaindre de cette bande de vieillards séniles qui inventaient chaque jour une loi plus bête que la veille.


-Un regroupement nommé les gardiens des Eaux ? Tsssssss.

Il termina rapidement son café ou peut être était-ce un jus de tomate mais la réponse n’avait lieu d’être lorsque le gobelet s’enfonça dans la poubelle à coté de la machine. Le terme choisi avait le don de le replonger malgré lui dans ses souvenirs. Le gardien des Eaux était le nom que lui avaient donné les dragons aqueux lors de son séjour à l’intérieur de la mère. Décidément la présence de Iba le rendait nostalgique. Il sentait que son heure comme celle de Kiri arrivait de plus en plus rapidement. Sa seule déception était qu’il ne participerait pas aux hostilités. Quelque chose de moins noble mais de plus pratique à Kiri comme à Suna l’attendait caché quelque attendant le moment le plus opportun pour frapper.
De toute sa vie il n’avait fait que très peu d’efforts, la nature lui avait donné un talent insolent dont il usait sans jamais se forcer à le perfectionner ou du moins pas dans le sens premier du combat. La seule chose qu’il s’était jamais fixé d’atteindre il s’en était emparé il y a maintenant quelques mois à l’avènement de Zabuza. Une réponse ultime qui lui donnait à présent tout loisir de disposer du temps lui-même comme d’un jouet. Une réponse qui n’a pas lieu d’etre dans ces lignes.


Avec tout le respect qu’il lui devait Iba lui présenta l’affiche de propagande. Un ouvrage magnifique utilisant nombre de points subtils et dissimulés pour forcer le patriotisme des kiréens. De ce point du vue une merveilleuse pièce qui valait au moins le coup d’œil pour son efficacité et le travail qu’elle avait dû demander. Ce qui décevait un peu c’était sa totale inutilité.


-C’est un beau travail, je comprends que les gens aient envie de défendre Kiri après avoir lu une de ces affiches. Je n’étais pas au courant de leur existence mais cela importe peu.
Réfléchis quelques instants Iba.


D’un point de vue global Suna était très éloigné de Kiri ou pour n’importe qui, y compris un ninja, son accès était difficile. Suna ne s’encombrerait d’aucune troupe nombreuse pour un tel périple. Une ou deux équipes d’élite formées de leurs meilleurs éléments voilà ce qui allait tenter de confondre Kiri. Le ninja n’a pas sa place sur un champ de bataille mais bel et bien dans l’ombre, agissant avec force et efficacité. Les préparatifs de ces derniers mois avaient permis de condamner n’importe quelle armée de masse. Les pièges étaient nombreux, pas forcément subtils et bien cachés mais suffisamment présents pour qu’un adversaire en grand nombre fasse des erreurs. C’est là que Kiri dominait Suna, le village de la pluie dictait son jeu à celui du vent.
Shinobu restait calme et posé. Au fur à et mesure de quelques commentaires sur les couleurs utilisées pour réveiller des sentiments particuliers en relation avec l’affiche ils avaient fini par arriver devant la porte de la salle attribuée aux entrainements étudiants.


-On va répondre à toutes tes questions d’un coup par un raisonnement logique. Cette affiche n’a aucune importance car il n’y aura pas de champ de bataille, la bataille contre Suna ne concernera qu’une faible quantité de ninja, les meilleurs. Suna ne peut pas nous affronter en nombre chez nous. Avec un climat inhabituel et un terrain à notre avantage ils n’auraient aucune chance. Ce qu’ils vont faire c’est nous envoyer leur élite et nous n’aurons pas d’autre choix que de répondre par le n’autre. La guerre n’est pas toujours une boucherie innommable il y a bien des façons de faire la guerre et de la gagner. Comme par exemple de tuer le Kage adverse.

Une méthode dont il ne s’était pas privé concernant Shino. D’autres rumeurs circulaient à propos des meurtres de Kakashi et d’autres chefs de l’époque. Si l’histoire et les ragots lui avaient attribué cette victoire, il était le seul à pouvoir honnêtement en sourire.
Il se décontracta et s’assit sur une chaise de la salle. En se forçant il aurait pu dormir, c’est ce qu’il comptait d’ailleurs faire après s’être occupé de son étudiant. Si aucun signe extérieur ne venait trahir son usure il n’en restait pas moins impatient de pouvoir se reposer un peu.


-En continuant dans ce sens la population ne sera pas mêlée à cette bataille. Cette affiche semble plus destinée à les canaliser sur un seul et même point afin d’éviter qu’ils ne se posent trop de questions. C’est comme ça que je l’interprète. On ne peut pas dire que ce soit indispensable mais il faut bien que le papier serve à quelque chose non ?

Une pointe d’humour totalement dans son ton. Il ne forçait jamais les autres à penser comme lui car il savait qu’il ne le pourrait jamais. Tout ce qu’il faisait c’était montrer des voies à Iba et qu’il en tire lui-même le final qui lui semble le plus approprié.

-A savoir maintenant si Suna à un rapport avec cette affiche je pense que tu es assez grand pour voir, entendre et comprendre seul. Ne laisse jamais personne faire ces trois choses à ta place sinon tu deviens dépendant et par la meme occasion tu t’affaiblis. Ne laisse jamais personne être un ninja à ta place, forge toi ton propre rôle c’est la meilleure des récompenses qu’un étudiant peut souhaiter.

Une récompense qu’il n’avait obtenue que par un moyen détourné et au prix du sacrifice de sa vie passée. Shinobu n’avait pas besoin de le dire à Iba, le temps avait une incidence qui assagit même l’ignorance la plus endurcie.
Un autre élément subtil méritait d’etre souligné. Elles étaient dissimulées, pourquoi ? Maintenant c’était à Iba d’agir.


-A ton avis pourquoi ces affiches étaient elles cachées ?

La réponse n’était pas simple et méritait d’etre soulignée. Le temps de réflexion nécessaire à son étudiant il devait tenter de le mettre à profit pour remettre de l’ordre dans sa tête et se préparer à une leçon.
L’affiche était à mi-chemin entre la farce et l’inutile. Il ne voulait même pas savoir qui était réellement derrière tout ça car l’interêt d’un tel tour restait très limité à ses yeux. Pour le principe il se débrouillerait pour le savoir mais à moins qu’on lui fasse comprendre qu’il n’avait pas son mot à dire dans cette histoire il ne comptait pas perdre son temps à crier sur une bande de vieux sourds aux heures où ça les arrangeait bien. Du moment que son autorité n’était contestée sur aucun point il ne voyait aucun inconvénient à de telles manœuvre à part l’éternelle perte de temps.


-Certaines choses ne sont pas forcément importantes, elle servent juste à détourner tes yeux de ce qui l’est vraiment. Tu comprends ce que je veux te dire ?

Sans s'en rendre vraiment compte Shinobu avait tissé avec Iba une sorte de relation maître à disciple. Il ne se chargeait pas seulement de lui apprendre des techniques il lui enseignait à être un ninja. S'il lui montrait comment mettre un pied devant l'autre, l'objectif final était qu'il puisse bientôt courir de lui-même.

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Mer 29 Mar - 17:35

Iba sursauta un peu en s’apercevant qu’il n’y avait pas qu’un seul Shinobu près de la machine à café. Il se pinça les lèvres en espérant ne pas s’être trompé d’interlocuteur. Cela aurait révélé qu’il n’avait pas su différencier les clones du vrai, ainsi qu’être pris pour une insulte. Enfin, son maître ne s’attardait pas sur des détails aussi futiles, quoique, en fait, il ne savait rien de son senseï. Mis à part son prénom, ou peut-être était-ce son nom, il ne connaissait rien de son précepteur. Avait-il de la famille ? Quel était son grade ? Sûrement jounin, voire même plus. Avait-il d’autres élèves ? Une pointe de jalousie infantile envahit Iba à cette pensée.

[Shinobu] «-Pfff je déteste la politique. »

Iba fut immédiatement tiré de sa rêverie. C’était bien le ninja, face à lui, qui venait de lui répondre. Iba se décontracta légèrement sous l’effet d’un certain soulagement. Au fond, il s’était inquiété un peu vite puisqu’il était aussi fort possible que tout les personnages attroupés autour du serveur mécanique de boissons chaudes ne soient que des copies de son senpaï. Néanmoins clone ou pas, l’individu face à lui n’en restait pas moins son professeur et supérieur. D’un furtif coup d’œil, il s’aperçut qu’ils étaient seuls, Iba et les Shinobu dans le couloir.

*Le silence…plutôt curieux pour une Académie.*

Son maître tenait un gobelet à la main, certainement un café. Il semblait perdu dans ses pensées, et en même temps, aussi paradoxal que cela puisse paraître, Iba avait la nette impression que Shinobu était aux aguets, comme s’il dormait tout en étant éveillé. C’était pour le moins étrange, cependant Iba mit cette remarque sur le compte des capacités des ninjas d’élite, car après tout, en mission, il fallait savoir dormir d’un seul œil, pour rester sur le qui-vive. Tandis que son instructeur lisait l’affiche, le jeune étudiant le dévisageait, en essayant de rester le plus discret possible. Un élément marqua l’aspirant, les traits de son senseï semblaient moins tirés par la fatigue, voire soulagés d’un poids qui lui incombait. Tant mieux car cela ne pouvait le mettre que de meilleure humeur. Une ou deux minutes s’écoulèrent sans qu’une seule parole ne soit prononcée. Iba en était venu à la conclusion que son senseï ne lui ferait probablement pas de remarque sur son absence prolongée, ce qui lui retira la méchante crampe à l’estomac qui le tourmentait depuis qu’il avait dépassé le seuil d’entrée de l’Académie. D’un geste précis, le gobelet de Shinobu finit au fond de la poubelle juxtaposée à la machine. Shinobu examinait l’affiche.

[Shinobu] «- C’est un beau travail, je comprends que les gens aient envie de défendre Kiri après avoir lu une de ces affiches. Je n’étais pas au courant de leur existence mais cela importe peu.
Réfléchis quelques instants Iba. »


Iba ne dit rien, la phrase n’avait pas été prononcée sur un ton de reproche.
Réfléchis un peu…
Cela voulait dire qu’il pouvait déjà écarter l’hypothèse de Suna, sinon son maître se serait, sûrement, un peu plus alarmé. Une fois de plus, Iba se trouva bien présomptueux de prétendre deviner les réactions de son mentor. Il devait revoir sa réflexion. Il semblait logique que s’il se basait sur une hypothèse fausse, le raisonnement aurait beau être le plus juste et rigoureux, son résultat en serait invariablement faux.
Pourquoi pouvait-il éliminer, comme commanditaire, Suna d’entrer de jeu ?
Peut-être parce que les finalités, que l’étudiant avait imaginées, d’une milice contrôlée par une force extérieure n’étaient pas réalisables, ou même n’étaient pas de l’ordre du souhaitable pour les ennemis. Pourtant tout ce qui pouvait jeter la discorde sur Kiri ne serait-il pas le bienvenu ? Iba comprit alors là où son raisonnement avait pêché. Il avait supposé que des membres de Suna pouvaient s’être infiltrés pour préparer le terrain pour une future conquête. Il y avait deux incohérences monstrueuses. Iba s’en voulut de ne pas les avoir remarquées plus tôt.
La première, et la moins aberrante était de d’imaginer que des membres de Suna aient put infiltrer Kiri. La surveillance de la ville avait triplé en moins de deux semaines. C’est à peine s’il n’y avait pas des patrouilles dans la ville et un couvre-feu d’instauré. De plus, où auraient pu se planquer les intrus ? Il leur aurait fallu un complice à l’intérieur même de Kiri. Cela devenait de plus en plus tiré par les cheveux.
La deuxième erreur était de penser que Suna venait faire le siège de Kiri. Certes, il ne savait rien de la guerre qui allait se dérouler, ni des forces qui y seraient engagées, néanmoins, il en avait oublié la première utilité des ninjas. Ce sont des guerriers de l’ombre, et n’agissent que rarement au grand jour. Cette guerre ne dérogerait certainement pas à la règle.
Les abords du territoire doivent être sous constante surveillance, de même si affrontement entre deux armées il devait y avoir, Kiri serait en position de force, puisse qu’elle se battrait sur ses terres. Cet élément vint souligner et confirmer la deuxième erreur de jugement d’Iba.


*Donc Suna n’est pas derrière tout cela, mais alors qui ? Pourquoi ?*

Iba repensa au vieux. Il ne pouvait pas s’empêcher de poser des questions, ce qui semblait hérisser au possible l’auguste personnage. Iba devait apprendre la patience, et il se fit fureur pour ne pas poser ses interrogations. Shinobu avait encore des choses à dire, lui couper la parole, qui plus est pour des questions auxquelles il allait à coup sûr répondre, n’était pas vraiment une bonne idée. Shinobu reprit la parole, et corrobora le fait que Suna n’était pas impliquée dans cette histoire d’affiche. Il s’arrêta quelques secondes, peut-être pour laisser à Iba le temps d’assimiler toutes les informations qu’il venait de lui donner. Un subtil sourire passa sur les lèvres de son maître, et le garçon se demanda s’il n’avait pas rêvé. Son visage reprit l’air impassible que l’étudiant avait appris à connaître, depuis le début de son enseignement.

[Shinobu] «- En continuant dans ce sens la population ne sera pas mêlée à cette bataille. Cette affiche semble plus destinée à les canaliser sur un seul et même point afin d’éviter qu’ils ne se posent trop de questions. C’est comme ça que je l’interprète. On ne peut pas dire que ce soit indispensable mais il faut bien que le papier serve à quelque chose non ? »

«- Donc les instances de Kiri pour éviter tout débordement, aurait crée une milice pour que les gens aient l’impression de participer à l’effort de guerre, ou quelque chose dans le genre.

De plus, en prenant les devants, les autorités évitaient qu’un mouvement indépendant, échappant à leur contrôle, ne se crée.
… »


*C’est sacrement ingénieux.*

Pour certains observateurs extérieurs, la réaction d’Iba pouvait paraître trop mature pour son âge. Effectivement comment un garçon de onze ans pouvait élaborer une telle réflexion ? L’enfance difficile et son rejet par une partie de la société était, à n’en pas douter, en majeure partie, la cause de la prise de conscience et de maturité d’Iba. Shinobu ne paraissait pas s’en étonner. Il faut dire qu’à l’âge qu’avait Iba, certains ninjas étaient déjà jounin, si ce n’est anbu.

[Shinobu] «- A savoir maintenant si Suna a un rapport avec cette affiche je pense que tu es assez grand pour voir, entendre et comprendre seul. Ne laisse jamais personne faire ces trois choses à ta place sinon tu deviens dépendant et par la même occasion tu t’affaiblis. Ne laisse jamais personne être un ninja à ta place, forge toi ton propre rôle c’est la meilleure des récompenses qu’un étudiant peut souhaiter. »

Iba sourit. Comme à chaque fois, les mots de Shinobu, son professeur, lui faisait chaud au cœur. Il avait quelqu’un à qui parler, lui, alors que la plupart le traitaient comme un moins que rien. Il avait une personne qui croyait en lui, en ses capacités. Depuis Mya, depuis deux ans, déjà, personne ne lui avait fait des compliments, ne l’avait pas jugé pour des fautes qu’il n’avait pas commises. Même le reste de sa famille, son oncle et les autres ; même eux, ils le considéraient comme un paria, comme un Réprouvé. La situation était ironique.

«- Oui, Shinobu-sama. Je ne l’oublierai pas…

*…et je ne vous décevrai pas…*

Si Iba redoutait tant la colère de son maître, c’était, en partie pour sa puissance, mais aussi parce qu’il ne souhaitait pas baisser dans son estime.

[Shinobu] «- A ton avis pourquoi ces affiches étaient elles cachées ? »

Iba se tut, il ne le savait pas. Pourtant il devait trouver…il allait trouver. Il s’empêcha cependant de répondre à la va-vite. Mieux valait prendre son temps et ne plus faire d’erreur, car après tout, n’était-ce pas ce que son professeur souhaitait lui apprendre ? Voyant son élève décontenancé par la question, Shinobu l’aida d’une phrase supplémentaire.

[Shinobu] «- Certaines choses ne sont pas forcément importantes, elle servent juste à détourner tes yeux de ce qui l’est vraiment. Tu comprends ce que je veux te dire ? »

Il n’en fallut pas plus pour permettre au jeune étudiant de résoudre l’énigme posée.

«- Je crois comprendre. Les affiches étaient en partie cachées pour éviter que trop de monde ne postule à la milice, désertant les secteurs et activités principaux de Kiri…
mais aussi pour que les affiches soient trouvées, et ainsi donner l’impression à l’individu qu’il vient de tomber sur quelque chose d’important. Cette simple pensée empêche les gens de se concentrer sur les vrais problèmes. Les affiches sont une sorte de mur, protection derrière lequel se cachent les véritables actions des autorités.


*C’est terriblement retors et complexe comme propagande…
Et surtout efficace puisque je me suis fait avoir…pas exactement comme ils l’entendaient, mais j’ai réellement cru qu’il pouvait s’agir de quelque chose d’important…
En fait, ce n’est qu’une broutille.*


Même s’il l’on pouvait qualifier de précoce, Iba, ce dernier se rendit compte qu’il lui restait de multiples subtilités à apprendre, et pas des moindres…

«- Merci, senseï, de m’avoir éclairé sur ce point…
Aurions-nous le temps aujourd’hui de poursuivre notre entraînement ?"


Iba s’était arrêté sur une note assez désastreuse, puisque qu’il était resté comateux durant deux semaines après son dernier cours. Il avait une idée sur ce qu’il souhaitait apprendre aujourd’hui avec Shinobu, toutefois, il ne savait pas si une telle technique existait. Son combat contre Hyrungo lui avait révélé une partie de ses faiblesses, et la plus évidente était que face à un genjutsu, il ne possédait aucune riposte. Toutefois, il hésitait à en faire la demande, pour la simple et bonne réponse que c’était Shinobu qui décidait de la marche à suivre et pas lui. Il s’enhardit et surmonta son appréhension.

«- Shinobu-sama, lors de mon affrontement contre Hyrungo. Il m’est apparu que si j’étais sous l’emprise d’un genjutsu je n’aurais pas su quoi faire pour ne pas en être affecté. Pour en avoir déjà vu auparavant, je sais combien ses attaques mentales peuvent être puissantes, j’aurais aimé apprendre une technique, si elle existe, pour les contrer…

cependant si vous estimez qu'il y a d’autres priorités… »


Il s’était empressé de rajouter cette dernière phrase, et il n’arriva pas à la finir. Qu’importe, Shinobu semblait l’avoir compris, comme à l’accoutumée.
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Jeu 30 Mar - 16:18

Logique, analyse et raisonnement tout y était. La plus parfaite étincelle de mystère dans cette affiche n’était pas resté dissimulée longtemps. Pour peu qu’on commençait à lui montrer la voie Iba demeurait assez impressionnant de lucidité. En tout cas il venait de présenter tout ce qu’il y avait de profond et d’intéressant dans le petit détail d’une affiche cachée. Bien sur Shinobu le savait déjà mais il aimait entendre ce qu’il pensait dans la bouche des autres. Il sourit en serrant les dents, le temps laissé par la petite réflexion de son élève lui avait permis de songer comment amener une certaine cohésion dans son cours comme dans sa tête. Dans un premier temps un petit compliment n’était pas de trop, il n’oubliait pas que Iba restait relativement jeune même s’il ignorait son âge exact.

-C’est bien Iba, ce genre de comportement t’aidera à toujours voir plus loin et à avancer. Je me pose une question, quel est ton âge ?

A travers le comportement on peut apprendre beaucoup de chose. Ce sont juste une somme de détails qui aident à être différent. Si on les saisit la façon de les assembler et de les décortiquer donne généralement des réponses similaires qui renseignent de façon efficace, propre et discrète. Mais deviner l’âge de quelqu’un c’est quelque chose de très difficile, il ne pouvait pas douter que personne sur terre ne pouvait deviner son âge. Pour vérifier il poserait la question à Zabuza, cette perspective annonçait un bon moment. Si Zabuza demeurait le maître de Kiri rien ne l’empêchait de lui apprendre des choses. La terre se mit à vibrer et son corps aussi. Personne d’autre que lui ne pouvait ressentir cette merveilleuse sensation. Les dragons de la terre et de l’eau devaient s’être mis à danser. Zabuza devait passer un sale quart d’heure, mais c’était le signe qu’il vivait toujours à travers l’autre monde. D’ici la fin de l’entraînement de Iba, lui rendre une petite visite ne serait pas de trop surtout pour le mettre au courant de ce qui allait se produire.
Les gens prenait le Anbu pour un imbécile mais il aurait l’occasion d’y repenser avec un sourire un peu moins diabolique et dans d’autres circonstances.

Iba souhaitait suite à son combat apprendre le Kiai. Une technique difficile à visualiser lorsqu’on avait pas d’expert Genjutsu. Mais dans un premier temps ce n’était pas ce genre de détail qui préoccupait shinobu.

-Ce qu’il faut, plus qu’une technique pour pouvoir parer après coup une technique, c’est connaître ceux qui sont autour de toi. L’information c’est la clé, tu dois connaître un maximum de tes amis comme de tes ennemis. Leurs capacités, leurs lacunes et même ce qui les gêne ou les exaspère. Certains ninjas n’ont aucune aptitude particulière hormis celle de rester si discret qu’on ne connaît rien d’eux. C’est un avantage non négligeable lorsque ton adversaire ignore tout de toi mais que toi tu as déjà sondé les moindres recoins de son âme.
Il n’y a pas de reproche dans cette analyse juste qu’il faut que tu comprennes que voir et entendre sont des choses si simples qu’elles deviennent indispensables sauf pour ceux qui ont oublié ce qu’est être ninja.


Il enchaîna directement avec la théorie sur la technique. Dans un premier temps il fallait se rendre compte de la présence de l’illusion et par la suite arriver à s'en soustraire par la douleur.

-Le Kiai est une technique de dernière chance un peu désagréable. En premier lieu il tient d’arriver à sentir que l’on est sous l’emprise d’un jutsu. Puis s’en extraire par la douleur physique, je ne sais pas si dans ton état c’est très raisonnable ?

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Ven 31 Mar - 22:41

Iba continuait à être surpris du silence qui régnait dans l’Académie. Les précédentes fois, il avait pu entendre les directives de différents professeurs, et les répliques des élèves, ainsi que les multiples bruits qui composaient un entraînement. Aujourd’hui, Iba entendait seulement le son du vent qui s’engouffrait dans les couloirs, telle la plainte d’un être venu d’un autre monde.

[Shinobu] «- C’est bien Iba, ce genre de comportement t’aidera à toujours voir plus loin et à avancer. Je me pose une question, quel est ton âge ? »

Une approbation, un compliment, c’était beaucoup plus que ce que le jeune garçon avait espéré. Il était fier de lui, et en même temps honoré d’avoir reçu des éloges. En réponse aux paroles, un sourire se peint sur son visage d’enfant.

«- J’ai onze ans, Shinobu-senseï. Bientôt douze. », répondit Iba avec engouement.

Toutefois, il regretta rapidement son geste. Encore sous le coup de la félicité, l’étudiant avait relâché sa vigilance. Peut-être n’aurait-il dû pas répondre à la question ? Voire même mentir, pour préserver le « mystère » qui l’entourait, comme tout les shinobis. Et si Shinobu l’avait testé sur cette question ?
Iba espérait que non. Il commençait déjà à se faire de nombreux reproches intérieurs lorsque son senpaï repris la parole, pour lui apprendre qu’il existait bel et bien une technique susceptible de contrer une illusion, néanmoins, avant de rentrer dans les détails théoriques de cette dernière, Shinobu l’instruit de l’art de la supercherie, de l’hallucination : le genjutsu.
L’aspirant de Kiri écouta alors avidement les paroles de son précepteur. De ce qu’il en retint, le genjutsu était un art très théorique et technique, auquel l’on devait ajouter beaucoup de connaissances, dont la plus importante était celle de l’adversaire, ses aspirations, ses rêves et ses peurs. Iba en déduit que si les ninjas étaient des guerriers de l’ombre, c’était en partie pour ne pas révéler des informations personnelles pouvant être utilisées contre eux.


[Shinobu] «-Le Kaï est une technique de dernière chance un peu désagréable. En premier lieu il tient d’arriver à sentir que l’on est sous l’emprise d’un jutsu. Puis s’en extraire par la douleur physique… »

Là, il y avait un hic de taille…pour contrer une illusion, il fallait la subir. Il n’existait pas de techniques permettant de s’immuniser contre un genjutsu. Iba se souvenait de la guerre de Kiri contre Kumo. A cette époque, il était encore jeune, toutefois, il avait vu de ses propres yeux, les effets dévastateurs d’un genjutsu. Il avait vu et observé, la folie qui prenait les gens en proie à l’attaque mentale. Certains s’arrachaient frénétiquement les yeux, d’autres restaient paralysés, incapables d’effectuer le moindre mouvement, jusqu’à ce que la mort vienne s’abattre, mettant fin à leurs jours. Il n’osait se remémorer les autres possibilités tant elles étaient horribles. Iba n’était pas sûr de vouloir subir une de ces attaques et tenter de s’y soustraire, d’autant plus, qu’il fallait s’appliquer un choc, une douleur physique pour s’échapper de la vision.

*Mieux vaut apprendre ici, que sur le champ de bataille…*

[Shinobu] «-…je ne sais pas si dans ton état c’est très raisonnable ? »

Iba ne répondit pas immédiatement. Shinobu était dans le vrai, son piteux état ne lui permettait pas de faire des folies. De plus, la remarque de Shinobu était assez perturbante pour le jeune étudiant, car en moins d’une minute, il venait d’être félicité et en plus, on se souciait de lui, de son état de santé. Iba était hésitant, quelle posture adopter ? S’il ne répondait pas bientôt, il paraîtrait être indécis. S’il répondait qu’il ne le tenterait pas, en prétextant son état de faiblesse, son senseï ne dirait rien, mais n’en penserait pas moins. Iba se refusait à le décevoir. Et s’il acceptait, il passerait pour une tête-brûlée…surtout depuis les évènements du dernier entraînement.

«- Je vous suis gré, senseï de vous préoccuper de ma santé…
Je tiens aussi à vous remercier pour avoir veillé sur moi durant ma convalescence…
Toutefois je m’en voudrais de vous avoir dérangé pour rien. Je souhaiterais essayer. La dernière fois, je suis allé trop loin, malgré vos avertissements, cela ne se reproduira plus.
Je saurai m’arrêter, ce sera d’ailleurs la preuve que j’ai bien retenu la leçon précédente…
Je ne vous décevrai pas, Shinobu-sama. »


Shinobu hocha la tête. Le vent se mit à siffler dans les couloirs blancs. Iba sursauta. Le silence redevint alors le maître des lieux, guère pour longtemps. Un rire cristallin se fit entendre, au bout de l’allée, dos à l’étudiant. Iba se retourna, il ne vit rien. Le vent ne soufflait plus.

«- Senseï, vous avez entendu ? »

Pas de réponse. Iba effectua de nouveau, un tour de cent quatre-vingt degrés, et se retrouva face à la machine à café. Shinobu et ses clones n’étaient plus là. Iba tourna la tête à droite et à gauche, cherchant du regard son tuteur mais il ne vit personne.

«- Shinobu-sama, où êtes vous ? »

Toujours pas de réponse. Iba fit alors quelque pas dans un couloir, longeant un mur. Cette fois, l’atmosphère était devenue oppressante. Il n’y avait plus un son dans l’Académie, si ce n’est les bruits de pas d’Iba sur le carrelage des allées. Les rares fenêtres du bâtiments montraient un ciel gris foncé, rempli de nuages.
Un rire.
Iba se mit à marcher dans la direction d’où venait le son. Il passa devant plusieurs salles avec leurs numéros gravés sur une plaque de cuivre, qui était accrochée sur le bois même de la porte. Chaque pièce était vide, juste remplie de meubles, chaises, bureaux, pupitres…
Un autre rire.
Il venait cette fois de la direction opposée à celle que prenait Iba. Le garçon se mit à courir, pour attraper l’auteur du bruit, mais à chaque fois qu’il pensait y arriver, il entendait un rire dans la direction contraire. Au bout de plusieurs accélérations, le garçon était en sueur. Il posa sa main sur le mur, se pliant, au niveau du bas ventre, haletant, pour reprendre sa respiration. Où se trouvait Shinobu ? Qui était la personne avec ce rire aigu et agaçant ?


*Qu’est-ce que c’est que ce @*+ »(§ #! de silence !*

Une voix fluette retentit comme un coup de semonce derrière l’étudiant, qui fit volte-face comme piqué par une abeille.

[???] «- Salut, toi !… »

Iba avait face à lui, un jeune enfant, qui ne devait pas avoir plus de six à sept ans. Il ne semblait jamais l’avoir vu auparavant. Il était blanc de peau, vêtu d’un simple pantalon de braies noir, ainsi que d’un polo gris.

«- Qui es-tu ?

[???]- Qui je suis ? Mais, voyons, Iba…je suis toi…

- C’est impossible…Tu mens, qui es-tu ? »

L’enfant étouffa un gloussement, en mettant les mains sur sa bouche, puis se transforma. Il grandit de quelques centimètres, sa peau brunit. Iba reconnut instantanément son interlocuteur : Okubo, son ami d’enfance.

[???] «- Tu as raison, Iba. Je ne suis pas toi…je suis tout le monde…

- Je deviens fou…

[???]- Peut-être, peut-être pas…

L’enfant empoigna soudain Iba, avec une force inouïe. Sa voix s’altéra, pour devenir celle d’Okubo, celle de l’ami d’Iba, celle dont il se souvenait. Cette fois, il n’y avait plus de doute possible, c’était bien son copain d’enfance qui se tenait devant lui.

[Okubo] «- Iba ! Pourquoi n’as-tu rien fait ? Pourquoi ? Pourquoi vais-je devoir finir ma vie dans un lit d’hôpital avec des capacités mentales ne dépassant pas celle d’une huître ? Pourquoi ne m’as-tu pas sauvé ? Pourquoi ne l’as-tu pas empêché ? Pourquoi n’es-tu jamais revenu me voir ?…Je te hais, je te hais !

En disant ces mots, Okubo changeait de forme, il grandissait à vue d’œil, dépassant rapidement Iba en taille. La chose venait de relâcher Iba. Le garçon venait de reculer de deux pas, et commençait à trembler de tout son corps. Le monstre qui se tenait dorénavant devant lui. Il le connaissait, oui, et même trop bien. Une âme errante. La forme ectoplasmique, tout droit venu des limbes, poussa un long hurlement, faisant voler en éclats toutes les vitres de l’Académie. Il fallut qu’Iba rassemble tout son courage, pour réussir à se mettre en mouvement. Il fuit, accélérant le pas, de plus en plus vite, grandissant les foulée. L’âme derrière lui, courant à quatre pattes, s’il s’agissait bien de pattes, grimpant par moment sur les murs pour se rapprocher de sa proie. Iba n’osait plus regarder derrière lui. Il savait trop bien ce qui l’attendait. L’étudiant cherchait désespérément la sortie du bâtiment, mais elle restait introuvable. L’âme tourmentée gagnait du terrain sur lui, ses poumons étaient en feu, il avait du mal à respirer et encore plus à se concentrer pour trouver une issue, une échappatoire. Il courait, tout simplement, juste pour prolonger sa vie. Regardant autour de lui, il s’aperçut que le monde se désagrégeait, volant en morceau, pour ne laisser que le néant. Il cavalait toujours, dans les innombrables couloirs, tel un prisonnier dans un labyrinthe. Le sol devant lui commençait à disparaître. Il n’était pas assez rapide. Il ne put continuer, et tomba dans le vide, noir et glacial. Sa chute paraissait être interminable, il se rendit compte que l’âme tombait avec lui dans les abîmes. Son agresseur le rattrapa et l’enserra, comme pour lui broyer les os. L’âme ouvrit ce qui semblait être sa mâchoire et dévoila plusieurs rangées de dents acérées comme des couperets. Le monstre la referma sur la tête d’Iba.
________________________

Iba rouvrit les yeux. Il se trouvait toujours face à la machine à café, Shinobu apposé contre sa paroi. Ses clones se trouvaient autour de lui. Il ne semblait pas content et une colère froide se lisait sur son visage. Son regard était dur et effrayait l’étudiant.

[Shinobu] «- Tu as été d’une médiocrité…non d’une nullité aberrante. De toute ma carrière, en tant qu’enseignant, ce qui n’est pas peu, je te prie de me croire, je n’avais jamais rien vu de si affligeant. Tu dois être le plus mauvais étudiant de tout Kiri… »

Le cœur d’Iba se serra, et il se mit à trembler d’impuissance et de rancœur…contre lui-même. Il avait lamentablement échoué.

[Shinobu] «- J’ai été obligé d’arrêter le genjutsu, vu que tu ne l’avais même pas décelé. Quand j’y pense je n’aurais même pas dû t’accepter à l’Académie. Un enfant de Réprouvés comme toi n’a pas sa place dans cet établissement.

Les propos tenus par son senseï déchiraient le cœur de l’aspirant. Il se retenait de ne pas fondre en larmes, et hésitait à partir en courant pour ne plus jamais revenir.

[Shinobu] «- En fait, tu n’es d’aucune utilité en ce monde… »

A ces mots, une boule de glace apparue dans les mains de son professeur. Il frappa violemment Iba avec. Ce dernier sentit son corps se raidir, le froid mordant s’emparer de lui, ses muscles se contracter, et son dernier souffle se consumer. Il était mort.
________________________

[Shinobu] «- Iba…Iba ! Réveille-toi. »

Iba se tenait debout, toujours face à la machine qui délivre la substance amère, de couleur noire. Shinobu avait une main posée sur son épaule. Par réflexe, Iba enleva la main de son senseï. Il avait encore peur, de ce qu’il venait de vivre, et surtout de ce qu’il venait d’entendre.

[Shinobu] «- C’était un genjutsu, Iba. Tout ce que tu as vu, entendu, senti, n’était que leurres et illusions. »

«- Je vous prie de bien vouloir m’excuser, senseï. C’était…la première fois, que j’étais réellement confronté à…une telle attaque…
Je vous promet de faire mieux. »
, renchérit-il aussitôt, de peur que Shinobu ait la même réaction que dans sa vision.

Iba se remettait doucement de son expérience. Au fond, ce n’était qu’un moment désagréable à surmonter. Il avait vécu bien pire en tentant de sortir des limbes. Oui, ce n’était pas une simple illusion qui allait le faire renoncer. Iba semblait, quelques minutes plus tard, un peu plus d’aplomb, son visage avait repris des couleurs.

«- Senseï, j’aimerais recommencer. Accordez moi une autre chance, s’il vous plaît. »

[Shinobu, si tu veux répondre, vas-y, sinon j’enchaîne sur la suite du RP…enfin faudra quand même attendre un peu^^…et s’il y a une parole/action qui te vas pas-->j’édite…]
Shinobu
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Sam 1 Avr - 0:56

Shinobu ne savait pas trop quoi dire. Son élève n’avait pas réussi à ressentir ce qui devait l’aider à avancer. Lorsqu’il s’agit d’un jutsu il n’y a pas de problème car l’on peut l’imager et contrôler le résultat par les yeux de son élève. Dans le cas d’un sentiment ou d’une sensation il n’y a rien à voir et à montrer l’élève est livré à lui même ce qui n’est généralement pas habituel chez lui.
En fait ce qu’il fallait c’était montrer quelque chose qui éveille l’esprit la victime. Une sorte de faux genjutsu, Shinobu réfléchit un instant en écoutant la requête de son élève.


-D’accord tu vas recommencer, je vais t’emmener dans un endroit spécial, tout ce que tu y verras sera réel mais ne le sera pas.

Il avait déjà choisi la destination mais n’en révélerait rien à Iba, trop tôt pour lui. Se souvenant du jutsu qu’on lui avait enseigné il y a longtemps, à une époque où les ninjas les plus talentueux ne se limitaient pas à une seule voie mais les maîtrisaient toutes à la perfection. Concentrant son chakra dans ses pupilles il fixa Iba l’espace d’un instant.
La tête de son élève se mit à tourner et il s’effondra sur le sol.

Un grand fracas le fit sursauter. Comme du verre qu’on aurait brisé en le jetant à terre, cependant le bruit était… inversé. Se relevant lentement avec un léger mal de crâne il reconnut d’un trait son environnement. La salle de classe mais sans porte ni fenêtre, juste des miroirs suspendus en l’air. Il s’approcha lentement de l’un des miroirs et perçut à l’intérieur non pas son propre reflet mais un lieu qui sortait d’un autre temps. Immédiatement les miroirs de glaces se rapprochèrent sur lui, instinctivement il ferma les yeux en se protégeant le visage. Lorsqu’il les ouvrit à nouveau il se trouvait ailleurs. Sur la place d’un village pour être exact, au mileu d’une foule de gens dont le visage était caché par une ombre irréelle.
Son corps bougeait tout seul il avançait jusqu’à ce qu’il finisse seul et immobile dans une impasse.
Au moment de se retourner et de faire demi tour une forme se précipita pour lui bloquer la route. Contrairement aux autres personnes il la voyait très clairement. Ses cheveux étaient longs à hauteur d’épaule et châtain clair. Son visage fin et élégant, son corps enveloppé d’une unique robe dorée flottante. Maintenant qu’il regardait attentivement elle avait un foulard jaune foncé qui lui enroulait le cou et tenait à l’aide d’un nœud papillon. Le vent dans le dos de Iba faisait flotter l’écharpe, elle semblait onduler de manière contrôlée et vivante au point que les flottements réguliers donnaient une force immense à la présence de la jeune femme. Elle devait avoir à peine dix huit ans. Du moins c’était ce que laissaient présager les formes que prenait sa robe.
Iba retenait ses grands yeux rouges empreints de force et de violence. Un regard pareil, il cherchait désespérément où sur qui il pouvait déjà avoir vu cette force. En vain la tourmente l’envahit, il ne sentait plus ses jambes ni ses bras. En fait il ne sentait plus rien du tout.
Lorsque que la jeune femme ouvrit la bouche aucun son audible n’en sortit mais Iba vit de l’eau se former devant elle créant une fine lame sans manche. Elle pointa du doigt le garçon avec un sourire avant que la lame ne fonce sur lui, traversant son cœur.

La lutte ne faisait que commencer et pour la première fois depuis un moment il sentit ses poumons brûler et sa main frotter contre le sol.
En se retournant il vit le bout de l’écharpe de son assassin, un symbole y était brodé, celui de Kiri no Kuni en caractères juste plus foncés que le jaune de son vêtement.

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Dim 2 Avr - 11:49

Iba s’était plus ou moins remis de ses frayeurs. Il regardait attentivement Shinobu, en essayant de paraître le plus serein possible, ce qui était très loin d’être réussi. Effectivement c’était la première fois qu’Iba était réellement confronté à une attaque mentale, et malgré les connaissances qu’il possédait sur ce sujet, il n’avait pas réussi à se rendre compte qu’il était sous l’emprise d’un genjutsu. Et pour cause, tout semblait tellement réel, tellement vrai ; comment le jeune garçon pouvait-il imaginer que tout était faux, qu’il ne s’agissait en réalité qu’une vue de l’esprit, de son esprit. Il devait laisser ses réflexions pour le moment et se concentrer.

[Shinobu] « - D’accord tu vas recommencer, je vais t’emmener dans un endroit spécial, tout ce que tu y verras sera réel mais ne le sera pas. »

Iba était soulagé, son entraînement allait pouvoir continuer, toutefois, il ne comprenait pas ce qu’avait voulu dire son senseï. Enfin, il se doutait bien que Shinobu parlait d’une illusion, mais était-ce tout ? N’y avait-il pas de sens cachés supplémentaires dans cette allocution ?
Il était trop tard pour le chercher, le regard d’Iba croisa celui de son senpaï, et l’étudiant s’effondra sur le sol. Tout ce qui s’en suivit n’était que fracas, discorde et bruit. Iba crut voir des miroirs, puis des formes, inconnues et masquées par une brume invisible. Sa tête tournait, les images défilaient, de plus en plus vite. D’un coup sec, tout stoppa.
Iba se trouvait maintenant dans une impasse. Une jeune femme, au visage inconnu, se tenait devant lui. Un sourire se dessinait sur ses lèvres. Une longue robe, aux éclats dorés, la recouvrait, et elle portait une écharpe autour du cou. La jeune femme ouvrit la bouche, mais Iba n’entendit rien. Une lame se matérialisa alors dans la gueule de la chose qui ressemblait à une femme. L’aspirant recula de quelques pas, et se retrouva acculé contre le mur de l’impasse. Il n’y avait pas de fuite possible. S’élançant promptement, la créature aux yeux rouge sang, transperça de sa lame le cœur de l’aspirant. Quelques secondes s’écoulèrent, plusieurs giclées de sang tombèrent à même le sol. L’étudiant aperçut soudain le sigle de Kiri, brodé sur l’écharpe de son assassin.
Qu’est-ce que tout cela voulait dire ? Pourquoi lui un ninja de Kiri se ferait-il tuer par un de ses frères d’arme ? Et…et pourquoi sentait-il sa vie lui échapper alors qu’il ne devait s’agir que d’un genjutsu. Il sentait le froid mortuaire, annonciateur de la mort imminente l’envahir. Son ventricule gauche était durement atteint. Sa respiration se faisait de plus en plus difficile. La femme-bête, devant lui, continuait d’afficher son sourire béat et satisfait. Pourquoi était-il abattu pour l’un des siens ?


*Je suis un Réprouvé…La mort de ma famille n’a pas suffi, il faut que notre sang continue de couler, pour apaiser les habitants de Kiri…
Non ! Je veux être utile…mort, je déservirais plus mon pays qu’autre chose…
Pourquoi ?*


Iba se demanda alors si ce n’était pas sa peur de mourir au combat pour sa patrie, si au fond, cette vision ne représentait pas sa crainte d’être sacrifié sur un autel, pour défendre Kiri ? Une voix surgit du néant, c’était celle du vieux.

[Le vieux] «- Iba, tu poses trop de questions… »

La forme du vieux commença à apparaître à ses côtés, et en peu de temps, il était au côté d’Iba. La femme-bête le voyant arriver, retira brusquement la lame du corps d’Iba, qui poussa alors un terrible cri de douleur, et tomba les genoux au sol.

[Le vieux] «- Iba, tu dois battre cette illusion, et pour cela tu dois te convaincre que c’en est une. »

Les paroles du vieux ne suffisaient pas à apaiser le garçon qui se mourait. Il avait peur, il avait mal, son corps était pétri de douleur. Ce ne pouvait pas être une hallucination, c’était beaucoup trop vrai. La femme-bête tenta derechef d’attaquer Iba, reculant pour prendre son élan. Iba souhaitait fuir, il voulait fuir, plus que tout au monde. Il ne voulait pas mourir, pas ici, pas maintenant. Une porte se matérialisa sur sa gauche, dans un pan de mur .L’étudiant la vit, rassembla tout son courage pour faire fi de la douleur et ouvrit la porte. Elle donnait sur un endroit désert. C’était une plaine vide, jonchée de terre morte. Le vieux passa rapidement la porte et la referma, la liaison entre les deux monde disparut.

[Le vieux] «- Nous venons de gagner quelques minutes, guère plus. »

Iba s’écroula, une fois de plus sur les genoux, il cracha et perdait une quantité abondante de sang. Les quelques minutes de gagnées ne lui serait d’aucune utilité, puisqu’il mourrait sûrement avant. Devant le garçon, des cadavres se mirent à apparaître, la plaine finit par ressembler à un champ de bataille. Iba avait déjà vu cette scène, et il ne souhaitait pas la revivre. C’était là, dans ce paysage morbide, qu’il avait trouvé son frère, gisant parmi les cadavres kuméens. Une plainte, un cri rauque, perçant le silence, se fit entendre. La voix d’Aku…

[Aku] «- Iba…Iba…Iba…
Aide-moi… »


Mais l’étudiant ne le pouvait pas, il ne pouvait pas aller aider son frère, lui qui n’arrivait déjà pas à s’occuper de lui, à rester en vie. La complainte de son frère mourant se fit de plus en plus vive, bien que sa voix soit brisée. Les larmes coulaient sur le visage d’Iba, son frère était là parmi les cadavres, et il n’arrivait même pas à le voir. Il était incapable d’aller le secourir alors qu’il en avait besoin, et ceux, tout comme la première fois. Iba était impuissant. Le vieux voulut dire quelque chose mais il fut coupé par un bruit sourd. Le ciel se fissurait, et deux mains en sortirent puis un corps entier. Il s’agissait de la femme-bête. Elle tomba de plusieurs mètres, mais atterrit sur le sol comme si de rien n’était. La chose se transforma, et prit les traits du frère disparu d’Iba, qui se mit à parler en émettant des sifflements.

[Aku] «- Iba…Pourquoi n’es-tu pas venu me sauver ? Pourquoi es-tu si faible ? Pourquoi ? Hein, dis-le moi, pourquoi notre nom était-il toujours couvert de boue ? »

[color=green]Iba tremblait comme une feuille morte, sa vue se troublait, il avait perdu trop de sang. Il était terrifié. Le vieux posa sa main sur son épaule.


[Le vieux] «- Iba, de quoi as-tu peur ? Tu dois comprendre qu’il ne s’agit que d’une supercherie, une vue de l’esprit, rien d’autre. Lève-toi et affronte tes peurs. Sinon comment expliqueras-tu ton nouvel échec à Shinobu ? Est-ce ainsi que tu comptes laver ton honneur et celui de ta famille ? En t’apitoyant sur ton sort, et en attendant que l’orage passe ? »

*Il a raison, je ne dois pas abandonner maintenant…Les limbes, c’était bien pire… *

Iba reprenait confiance, en lui et ses capacités, et étrangement sa blessure semblait se refermer d’elle-même. Le genjutsu perdait de son emprise sur le garçon, et ce grâce à l’aide du vieux. La représentation d’Aku hurla de rage et se transforma de nouveau, pour prendre cette fois, l’apparence de Raki.

[Raki] «- Je vais te crever, fils de Réprouvés… »

Raki empoigna une lame d’eau surgie de nulle part et fonça sur Iba, toutefois c’était trop tard, le vieux lui avait ouvert les yeux. Iba avait compris qu’il était piégé dans une illusion. La lame s’abattit et Iba l’arrêta avec la main gauche. Une vive douleur s’empara alors de lui, même s’il savait qu’il était sous l’emprise d’un genjutsu.

«- Raki, même dans mes hallucinations, je t’éclaterais. »

Il arma son bras droit et frappa de toutes ses forces, dans le visage de son ennemi. Le monde autour de lui s’écroula, puis disparut. Lorsqu’Iba rouvrit les yeux, il était dos au carrelage du couloir de l’Académie, Shinobu et ses clones à ses côtés, quoique toujours près de la machine à café.[de peur qu’on la vole sous leurs yeux^^]L’aspirant était en sueur, comme après qu’il ait subi la première illusion, quelques minutes auparavant. Sa respiration redevenait calme. L’étudiant tenait un kunai ensanglanté dans sa main droite, et une entaille parcourait la paume de sa main gauche. Iba se demandait comment il avait cela, certainement un réflexe de survie, pour échapper à l’emprise du genjutsu. Le sang coulait beaucoup, alors Shinobu et Iba délaissèrent le précieux distributeur qui restait quand même sous la bonne garde des clones, pour aller dans la salle de cours. La pièce était toujours aussi grande et vide. Shinobu montra un évier dans un coin de salle, pour qu’Iba puisse nettoyer sa plaie.
Le garçon s’approcha de l’appareil sanitaire, et tourna le robinet…trop vivement. Un puissant jet d’eau s’écoula de la tuyauterie. Par réflexe, il s’écarta légèrement, et hurla mentalement « stop ». L’eau s’arrêta de couler un instant. Sous le coup de la surprise, Iba relâcha son effort, et l’eau se remit à couler, avec toujours autant d’intensité. Le jeune aspirant s’approcha du robinet et referma un peu l’arrivée d’eau.


*Alors, la dernière fois, à l’appartement. Ce n’était pas un rêve…a moins que le genjutsu ne soit pas totalement dissipé?
Est-ce que Shinobu m’a vu ?…si oui, comment va-t-il réagir ? Comment j'ai fait? Est-ce que j'ai encore des hallucinations...*


Le senseï d’Iba se trouvait dans son dos, peut-être n’avait-il pas vu l’étrange scène. Iba nettoya sa plaie, fit comme si de rien n'était, et crut bon d’engager la discussion.

«- Comment était-ce cette fois, senseï ? Je pense avoir un peu mieux réussi… »

Iba marqua une courte pause, s’essuya les mains sur un torchon, le tachant de sang au passage. Shinobu lui apporta une compresse qu’il venait de sortir d’une trousse de premier soins, planquée sous le bureau de la salle. Iba le remercia et s’appliqua à se faire un pansement, à peu près convenable. Iba était un peu las…plus que ce matin, en se levant, mais de toute façon, il savait pertinemment qu’il n’irait guère mieux en se rendant à l’Académie.

«- Senseï, je sais que de telles choses ne regardent pas forcément un étudiant, mais pourquoi une organisation militaire comme Suna nous attaque ? Quel est son motif ?…s’il y en a un…
Je veux dire, comment en sommes-nous arrivés là ? A un conflit entre deux nations ?»


[la dernière question, c’est juste pour continuer à RP un peu…]
Shinobu
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Dim 2 Avr - 17:16

Iba sortait de son sommeil, il était normal qu’il s’en sorte puisque l’illusion n’en était pas une, ou du moins pas dans le sens où l’entendait un maître genjutsu. Ce qu’avait vu Iba valait bien une petite explication car à aucun moment il ne risqua réellement de sombrer dans le jutsu.

-Ce que tu as vu n’était pas une vraie illusion puisque c’est un événement qui s’est déjà produit. Certains jutsus permettent de pénétrer l’esprit de leur lanceur. C’est tout simplement ce qui s’est produit, tu as vu un évènement de mon passé à travers mes yeux. Comme je suis toujours là, à aucun moment ce jutsu ne pouvait réellement te blesser, tu as juste ressenti ce qu’il fallait pour affronter un jour un vrai genjutsu, à présent le Kiai ne devrait plus te poser de problème.


Iba semblait consterné par les propos de son sensei, tout cela demeurait bien mystérieux mais une chose aussi simple que la façon de penser de son maître devait lui être totalement étrangère. Il paraissait calme et serein, pourtant il était le seul ninja du village à avoir le droit de tutoyer le Kage et de lui parler comme il parlerait à un étudiant ou à un anbu. En fait il n’y avait jamais de discrimination dans ses paroles, pour lui tout le monde était ninja de Kiri et rien n’y changerait jamais. Même si certains disaient qu’il appartenait à une époque révolue, celle des assassins et des légendes. Pourtant il était toujours là et personne ne voyait encore assez distinctement le bout de sa lame pour le contredire ou se soustraire à son ombre.

-On peut considérer que c’est une belle réussite mais dans un combat il est mauvais d’abuser du Kiai car c’est jouer le jeu de son adversaire. C’est un combat entre ta résistance à la douleur et son chakra. Ce genre de chose n’est jamais bonne pour le corps. Il y a toujours une solution, il faut juste être toujours prêt à la saisir.

Le sujet abordé était maintenant Suna. Shinobu hésitait à en parler puisque après tout cela ne considérait personne d’autre que lui et Zabuza pour le moment.
Les explications étaient nombreuses et toutes parfaitement véridiques mais la seule qui convenait vraiment était le sujet à ne pas aborder.


-Tu peux considérer qu’il s’agit surtout d’une rivalité entre deux villages. Plus précisément entre les deux kages, Le maître et l’élève si tu veux, du moins c’est comme ça que se terminera cette histoire. J’espère que tu n’assisteras pas à ça, les desseins de Satsushiki sont nobles mais c’est la manière de procéder qui nous oblige à faire face. Aucuns ninjas hormis ceux de Kiri n’ont le droit de fouler nos terres.
En conclusion c’est un peu l’honneur des deux villages qui se forcent à s’affronter.


Il parlait comme s’il n’appartenait à aucun camp. En réalité sa mission était ailleurs, pas si loin que ça mais ailleurs. Il restait volontairement discret sur de nombreux éléments de cette question aussi bien que sur le genjutsu mais c’était à Iba et à lui seul de joindre les éléments de ses paroles.

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Lun 3 Avr - 10:47

Iba s’était assis sur une des deux chaises de la salle, pour se reposer un peu. Shinobu, lui, préférait, ou du moins, Iba le croyait, rester debout. L’étudiant semblait avoir repris un peu du poil de la bête, quoique des cernes délimitaient toujours ses yeux. Son maître prit alors la parole, et expliqua à son apprenti que ce qu’il pensait avoir subit, c’est-à-dire un genjutsu, n’en était pas un, enfin par réellement un. Iba avait bien été sous le joug d’une illusion, toutefois, elle n’aura en aucun cas put le blesser. Le jeune garçon était un peu dépité, car s’il n’avait pas vraiment subit une attaque mentale, cela voulait dire qu’il n’avait sûrement pas réussit à apprendre le contre.
Sa morosité s’envola dès que son senpaï lui apprit qu’il avait quand même compris les notions basiques pour contrer une hallucination. Cependant, une question troublante traversa l’esprit de l’aspirant. Comment son Shinobu avait-il réussit à créer un faux genjutsu ?
Tout ce que tu y verras sera réel mais ne le sera pas.
C’était donc de cela dont parlait son professeur, quelques instants avant. Néanmoins Iba demeurait perplexe, ce devait déjà être assez dur de projeter une vision dans l’esprit des gens, se devait l’être encore plus dans projeter une fausse, car cela requerrait un contrôle encore plus grand. Aussitôt une autre question vint à l’esprit du jeune garçon.


*Qui êtes vous, senseï ?*

L’interrogation lui brûlait les lèvres, mais le Vieux lui avait appris qu’il y avait des questions qui valaient mieux ne pas posées. Shinobu continuait de parler ; apparemment il n’avait pas remarqué l’histoire du robinet, ou alors Iba avait rêvé, peut-être par manque de sommeil…

[Shinobu] «-…dans un combat il est mauvais d’abuser du Kaï car c’est jouer le jeu de son adversaire. C’est un combat entre ta résistance à la douleur et son chakra. Ce genre de chose n’est jamais bonne pour le corps. Il y a toujours une solution, il faut juste être toujours prêt à la saisir. »

Iba regarda alors sa main bandée, qui rougissait par endroit. Il avait dû s’entailler la main pour échapper à l’emprise d’un faux genjutsu, que devrait-il faire pour vaincre un vrai ? Son maître avait raison, il devrait utiliser cette technique avec parcimonie.

«- Bien, senseï. Je ne l’oublierais pas. »

Un silence s’installa durant quelques secondes, comme si Shinobu hésitait à répondre à la dernière question, bien que son visage restait impassible. Iba tritura machinalement ses doigts, regrettant d’avoir posé la question. En fin de compte, cela ne le regardait pas. Il ne serait peut-être même pas appelé à défendre Kiri, peut-être le jurerait-on trop faible pour affronter les ninjas du sable. Peut-être ne désirait-on pas s’encombrer d’un poids. Shinobu lui avait dit, tant qu’il n’était pas assez fort, il ne pourrait que gêner ses coéquipiers. Son maître brisa le silence.

[Shinobu] «- Tu peux considérer qu’il s’agit surtout d’une rivalité entre deux villages. Plus précisément entre les deux kages, Le maître et l’élève si tu veux, du moins c’est comme ça que se terminera cette histoire. J’espère que tu n’assisteras pas à ça, les desseins de Satsushiki sont nobles mais c’est la manière de procéder qui nous oblige à faire face. Aucuns ninjas hormis ceux de Kiri n’ont le droit de fouler nos terres.
En conclusion c’est un peu l’honneur des deux villages qui se forcent à s’affronter. »


Une rivalité ? Une simple rivalité allait causer tant de désastres ? Iba était près d’exploser intérieurement, quand son raisonnement calculateur repris le dessus. Au fond, chez les ninjas, il en avait toujours été ainsi. Nombres des actes de bravoures avaient été dicté par l’honneur, et ici, une fois de plus, il s’agissait de le défendre, envers et contre tout. Même lui le défendait, pas à la même échelle, mais, il voulait laver son nom, et au fond, il le savait, il était près à tout pour cela, son affrontement prochain contre Raki en était d’ailleurs l’évidence même. En plus, Shinobu venait de répondre à une autre interrogation de l’étudiant : Zabuza, l’actuel Mizukage, qui avait disparu, dans des causes plutôt mystérieuses, allait revenir pour affronter le kazekage. Shinobu en semblait convaincu, c’est amplement suffisant pour convaincre son élève.

«- Merci de m’avoir répondu, senseï… »

Une foule de questions fourmillaient dans sa tête, toutefois, il ne pipa mot. Il était fatigué, et ne savait pas s’il devait continuer l’entraînement. Peut-être Shinobu allait lui enseigner une autre technique ?
Le maître et l’élève…
[toujours par deux, ils vont Razz]
Mais lequel des deux kages étaient le maître, la réputation du kazekage avait traversé les mers, on le disait l’homme le plus fort du monde…dans ce cas, se serait Zabuza, l’élève…

*L’élève surpassera-t-il le maître ?*

Iba préféra s’écarter du sujet, qui ne le concernait pas, peut-être plus tard y reviendrait-il, mais pas pour le moment; l'enfant ne pouvait se douter qu'on lui cachait des éléments de l'histoire.
Il devait poursuivre son apprentissage, pour être digne d’être accepter dans une équipe, toutefois, il ne savait pas si son état physique lui permettait d’étudier de nouvelles techniques. Pour l’instant, il fallait mieux préserver ses forces, si Shinobu jugeait bon de lui enseigner d’autres techniques, Iba exécuterait, sinon il comptait bien approfondir ses connaissances. En fait, bien que le jeune garçon n’osait pas se l’avouer, il aimait être en compagnie de Shinobu, ne serait-ce que pour discuter, et bien que se soit pur égoïsme, il cherchait à prolonger la conversation, ne souhaitant par retrouver immédiatement son amie : la solitude.


«- Shinobu-senseï, y a-t-il des choses que je devrais savoir sur les shinobis du sable ? Sur leurs techniques, mode de combat ? Je sais qu’il est fort probable qu’un aspirant comme moi ne participe pas à l’affrontement, néanmoins je m’en voudrais de n’être pas prêt si j’étais appelé à me battre… »

Iba continuait de tordre ses mains, indécis. Il préférait s’exprimer par phrase courte, car, on trouvait ainsi moins de choses à lui reprocher. Aussi contradictoire que cela puisse paraître, Iba cherchait à engager, et continuer une conversation, qui pouvait le mettre mal à l’aise. Iba se souvint du tournoi chuunin de sa sœur, des paroles de son père et du combat entre l’Akimichi et le ninja d’Iwa.

«- Y a-t-il des clans à Suna ? Possèdent-ils des pouvoirs « familiaux » ?…je ne suis plus sûr du terme…héréditaires ? Comme les Uchiwa du village de Konoha ?…

Iba hésitait à poser d’autres questions, peut-être cela exaspèrait-il son interlocuteur, malgré le fait que ces interrogations partent d’une bonne intention.
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Mar 11 Avr - 10:31

-Il y a quand meme quelque chose que j’ai oublié de lui dire.

Un souffle de souvenir revenait dans sa tête. Il se rappelait maintenant clairement pourquoi pendant longtemps il s’était interdit à prendre tout étudiant en apprentissage. Sa famille il n’en parlait pas beaucoup, même s’il avait voulu en avoir une c’était quelque chose que sa sœur lui avait interdit.
Maintenant qu’il avait pu clairement distinguer son visage il se devait de le prévenir à tout prix des dangers qu’il courait s’il revoyait cette femme.


-Si tu dois un jour pour ton plus grand malheur croisé la jeune femme que tu as vu alors n’hésite pas et cours le plus vite et le plus loin possible d’elle sans te retourner et sans te poser de questions. Pour l’instant tu es trop jeune pour comprendre mais si ma sœur savait que je t’entrainait alors je ne donne pas cher de ta peau.


Il avait presque marmonner sa dernière phrase, en regardant Iba il essayait de se revoir enfant mais il n’y arrivait pas. Peut etre parce qu’il ne l’avait jamais été mais c’était une explication trop simple compte tenu de sa condition. Un jour loin peut etre parlerait il a son disciple de l’un de ses nombreux secret. Sa sœur, il ne voulait pas y penser pour le moment, à aucun instant il n’ignorait ou elle se trouvait pourtant il avait peur de la regarder en face ou tout simplement qu’elle se réveille car ce jour les roles seraient inverser et de nouveaux il serait amener à disparaître.

En parlant de secret Iba semblait en apprendre plus sur les shinobis des sables. Du plus loin qu’il s’en souvenait Shinobu connaissait nombre de légende sur les habitants de Suna. Vivant plus reclus que les autres ninjas les gens en venaient fatalement à inventer des choses ou plutot à transformer la réalité en un conte ou un reve qui transmettait à travers son récit des informations sur le village du sable.

-Comme tu le sais ils vivent dans le désert, on dit qu’ils connaissent des techniques capables de controlés le vent et la poussière. C’est leur principal caractéristique, du plus loin que je m’en souvienne il ne possède pas de lignée noble comme celle de Konoha, par contre ils sont capables de controlés les monstres du désert à la perfection pour servir leur dessein. A force leur utilisation est devenu un art d’élite. Pour la plupart ils utilisent des substituts pour augmenter leur puissance et deviennent des monstres plus qu’autres choses.
C’est justement parce que leur ninjas ne craignent pas les conséquences de tels actes que Suna est un village puissant et craint.
Je pense pour ma part qu’ils sont un peu comme tout les villages, en dehors de leurs murs leurs forces sont grandement diminuer. Par exemple pour Kiri, le simple fait que nous ayons de l’eau à proximité partout dans le village le transforme en un terrain parfait pour un combat de jutsus. Il en va de meme pour tout les villages memes si cette regles s’appliquent particulièrement à nous.


Il reprit son souffle, il avait eu un bon débit de parole. Son emportement le laissait transformé. Maintenant qu’il revoyait sa sœur dans les pupilles de Iba il savait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps.

-Elle arrive.

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Sam 15 Avr - 13:57

Iba écoutait son professeur, en évitant de trop le dévisager. Il était redevenu pleinement maître de son esprit, et pensait avoir eut son quota d’émotions pour aujourd’hui. Il était bien loin de la vérité, à des années lumière même, si tant est que l’étudiant connaisse ce terme. Il y avait eut un blanc, qui se prolongeait et l’aspirant se demandait si sa question avait été déplacée. Le silence devenait oppressant ; il était juste troublée par les quelques bourrasques de vent, à l’extérieur de l’Académie.
Iba eut alors un léger choc…
Le visage de son instructeur était clairement marqué, et exprimait des sentiments contrastés.


*…Comment ?*

Sous le coup, l’aspirant faillit tomber de sa chaise. Son sempaï, d’habitude si impassible, si maître de ses émotions, semblait désemparé ; en proie à des troubles, ou des interrogations. Le jeune garçon sentit un frisson lui parcourir l’échine. Qu’est-ce qui pouvait bien mettre son maître dans un tel état ? Quoi ou qui que se soit, se devait être à redouter…
Shinobu dut s’apercevoir qu’il avait laissé transparaître un bref instant, ses pensées, en voyant la tête que tirait son élève. Dès lors, il repris son masque, calme et posé, parfois même un brin souriant. Son précepteur prit la parole…


[Shinobu] «- Si tu dois un jour pour ton plus grand malheur croisé la jeune femme que tu as vu alors n’hésite pas et cours le plus vite et le plus loin possible d’elle sans te retourner et sans te poser de questions… »

Iba ne réagit pas…il ne comprenait pas, il ne pouvait pas comprendre, il ne voulait pas comprendre. Tout sa vie, il avait dû se cacher, subir les affronts, les injures et autres moqueries, prendre les coups sans pouvoir les rendre. Au fond de lui, l’enfant nourrissait de la rancœur contre cette condition de vie qui lui était imposée. Contrairement à d’autres, il avait su la refouler, tout camoufler en lui, sous un air d’obéissance, et de résignation à son sort, cependant, intérieurement Iba souffrait, il souhaitait faire ses preuves, puis montrer à tout ces détracteurs, à quel point ils avaient tort, ils voulaient des excuses, même plus, il voulait qu’on lui rende ce que le temps et les autres lui avaient pris, arraché…son enfance, son honneur…
Sa famille…
Aussi utopique que cela paraisse l’étudiant rêvait parfois à un monde alternatif, où tout ce qu’il avait vécut ne se serait pas dérouler, un monde où il vivrait encore parmi les siens…
Un vie normale, pour un garçon qui se voulait banal.
Mais voilà que son rêve, ses aspirations étaient une fois de plus détruites, rasées comme un château de sable, face aux déferlantes de vagues. Il devait encore fuir, face à l’adversité, néanmoins, sa raison fut plus forte que son amertume, effectivement, si Shinobu le mettait en garde, se ne devait pas être sans raison.


*Qui est cette femme ? Elle avait l’air démoniaque, dans ma vision…Est-ce réellement sa véritable forme, ou pouvait-ce être une déformation de mon esprit ? Voire, n’était-ce pas la façon dont Shinobu, voit, lui même, cette personne ?*

Si c’était bel et bien le cas, Iba avait beaucoup de souci à se faire, car se ne devait pas être une mince affaire d’effrayer son senseï. Tant de question vinrent soudainement à l’esprit du garçon, et toutes étaient sans réponse. Qui était cette femme ? Qu’est-ce qu’elle lui voulait ? Pourquoi lui ? Qu’avait-il fait ? Comment se faisait-il que son maître en ait peur ?…Trop d’interrogations, Iba passa les mains sur son visage, et massa son front, comme s’il venait de recevoir un coup de massue, jetant sur lui tout la détresse accumulée depuis ces dernières années. Il était bien loin de la vie tranquille qu’il aurait put avoir, près de la mer, avec son frère et ses sœurs, encadrés par ses parents, à regarder l’horizon et les vagues, qui inlassablement, se brisent sur le rivage. Où avait donc disparut ses moments de son existence ? Qu’était devenu la neige blanche et brillante avec laquelle ils bataillaient ? Pourquoi n’entendait-il plus les éclats de rires de son père, au matin ? L’odeur du café de sa mère, quand il descendait dans la cuisine ? Le bruit du bois de l’escalier qui grince, indiquant que Naru était levée ? Pourquoi sa vie s’était-elle brusquement arrêtée, bifurquant sur une route sinueuse et dangereuse ?
Il était un pilier faible, fissuré, que tous cherchait à détruire…les passants, Raki, pour une faute qui n’était pas la sienne, pour une traîtrise que sa famille n’avait put commettre, et dorénavant, il devrait aussi faire face à une folle, qui pouvait décider de mettre fin à sa vie, sans qu’il en sache les raisons. Iba se laissait aller à un bref moment de déprime, il se demandait si un jour, tout cela allait avoir une fin, si ses efforts allaient « payer ». Il sentit le regard de son professeur, et esquissa un sourire. Tout n’était pas si noir…il avait encore Shinobu, avec lui, pour le soutenir. Il se redressa, faisant fit de la morosité, dont il avait fait preuve il y a quelques instants. Il ne devait pas faillir, pas maintenant, pas pour si peu.


*Après tout, je suis bien allé, et revenu des enfers…j’ai vu le passeur…Ma nouvelle ennemi, si s’en est bien une, ne peut être plus terrible*

Iba essaya de mimer l’attitude impassible de son professeur, sans grand succès, toutefois, la tentative arracha un petit sourire à son enseignant. Il avait encore bien des progrès à faire pour arriver à dissimuler ses émotions.

[Shinobu] «- Pour l’instant tu es trop jeune pour comprendre mais si ma sœur savait que je t’entraînais alors je ne donne pas cher de ta peau… »

Iba était estomaqué à la suite des informations complémentaires que son maître venait de lui révéler…La femme de sa vision n’était autre que la sœur de son senseï.

*Shinobu a donc de la famille…*

De plus il venait aussi d’apprendre le motif pour lequel, cette femme, apparemment puissante, s’en prendrait à lui. La sœur de Shinobu était opposée à ce que ce dernier l’entraîne, mais était-ce parce qu’il était un fils de Réprouvés ou bien pour une raison qui lui restait encore obscure ?
Iba ne disait mot, toutefois, n’en pensait pas moins. Il avait dû réprimer une violente envie de se balancer sur sa chaise. Ses doigts s’étaient légèrement crispés…il n’était pas à l’aise.
Shinobu lui dispensa un cours sur les ninjas de Suna. A l’entendre, leurs pouvoirs étaient grands. Iba ne devrait pas les sous-estimer, si un jour, il était amener à les affronter. Le garçon déglutit difficilement lorsque son professeur lui expliqua les rituels auxquels se livraient les ninjas du vent.


*Obliger quelqu’un à vivre en symbiose avec une autre entité pour augmenter sa force…*

Shinobu finit sur une note « d’espoir », en expliquant à son apprenti que les intrus du sable, se retrouveraient démunis, enfin quelque peu, hors de leurs terres. Son sempaï avait bien raison, les combattants de Kiri étaient chez eux, ils connaissaient le terrain, ils avaient développé une affinité avec l’eau ; pas ceux de Suna.
Soudain, Iba vit le visage de son maître se déformer, comme sous l’effet d’une inquiétude croissante. Que se passait-il ?


«- Shinobu-senseï ? Qu’est-ce…Est-ce que vous vous sentez bien ? »

Iba s’était promptement levé de son siège, néanmoins l’élève ne savait pas quelle attitude adopter avec son maître. Que devait-il faire?
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Lun 24 Avr - 10:25

Pour le moment la tournure des choses restaient satisfaisante. En quittant maintenant la pièce il libérait son élève d’une épreuve de plus à supporter. Chaque mot qu’avait prononcé le anbu ne faisait que renforcé l’expression négative sur le visage de son élève.

-Médite ce que je t’ai appris aujourd’hui. Tu connais maintenant beaucoup de choses mais il faut du temps pour les assimiler.

Des paroles sages qui recadraient aussi bien le maître que l’élève dans leur rôle respectif. La remarque précédente de Iba n’avait plus lieu d’être et le temps de la séparation venait. Shinobu se déplaça aisément jusque devant la salle, il s’arreta un instant pour saluer le jeune homme avant de continuer son avancée sinueuse et discrète.

-Porte toi bien.


On aurait presque dit un message d’adieu, c’est vrai que le temps lui était compter mais comme toujours il savait que peu importe les moyens il finirait par revenir. Sur la route de la mairie de Kiri il croisait un étrange personne qu’il avait déjà vu dans un lointain passé, un dénommé Iziro. Ce n’était pas la première fois que le ninja lui apparaissait et ils se saluèrent mutuellement, en discutant Shinobu apprit que Iziro comptait partir pour le pays des roches. Ce n’était pas son devoir d’être présent au moment de l’assaut de Suna. Comme il en était coutume chez ce curieux personnage Shinobu fut contraint de disputer une partie de go avec l’ex champion des vagues. Le score se solda sur une belle victoire de Iziro par deux parties gagnées contre une seule pour le anbu. Un score qui revenait souvent entre les deux hommes, la première partie laissait le temps à Iziro de décuver pour se mettre réellement à jouer les deux suivantes.

Iziro murmura quelques mots à l’oreille du anbu avant de se remettre à brailler et à picoler dans le coin ou il avait décidé de poser son plateau de jeu. Shinobu esquiva le bonhomme entre deux injures le sourire aux lèvres content d'avoir revu un vieux compagnon.

MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Lun 24 Avr - 16:49

Iba se tenait debout face à son maître, anxieux. En se levant, il avait fait reculer bruyamment la chaise, sous le coup de son empressement. Une fois encore, on dévisageait aisément le trouble qui assaillait l’étudiant, il n’arrivait pas à dissimuler ses émotions sous un masque de fermeté ou de froideur qui donnait à tant de ninjas, cette allure noble et sereine.
Soudain le rictus de douleur, ou de gène, disparut du visage de son senseï, et redevint impassible, presque paisible…presque. Iba ne comprenait pas, trop d’éléments et de paramètres lui restaient inconnus. Il ne pouvait monter que des hypothèses plus ou moins abracadabrantes. Peut-être était-ce un malaise ? Un nausée passagère ? Non, il en faudrait quand même plus que cela pour déstabiliser son précepteur. Quoique se soit, c’était suffisamment dérangeant, voire gênant, pour que son sempaï arrête le cours.


*Qu’est-ce qui a bien put le mettre dans cet état ?*

Une fois n’est pas coutume, Iba voulut poser des questions. Il n’aimait pas être laisser dans le vague, dans des suppositions…il n’aimait pas être mis à l’écart. Mais il prit sur lui, sachant intérieurement que même en posant ses interrogations, il n’aurait pas de réponse ; il encourait en plus les foudres de son maître pour sa curiosité. Son état quelque peu dérangé avait de quoi le rendre irritable, mieux valait s’abstenir.

[Shinobu] «- Médite ce que je t’ai appris aujourd’hui. Tu connais maintenant beaucoup de choses mais il faut du temps pour les assimiler.

- Oui, Shinobu-sama. Je ferais en sorte de me montrer digne de votre enseignement. »

Le silence s’installa quelques secondes. La dernière question d’Iba avait été éludé par son enseignant, mais qu’importe, il semblait aller mieux à présent. Shinobu se dirigea vers la porte de la salle de cours, Iba le regardait partir. C’était fini pour aujourd’hui, son maître partait et sa solitude, elle, allait revenir au grand galop. Il ne savait même pas quand aurait lieu son prochain cours, ni même ce qu’il y apprendrait. Il reviendrait demain à l’Académie, peut-être…
Son maître posa sa main sur le loquet de la porte, le tourna doucement, puis se retourna. Un blanc couplé au bruit du vent se déplaçant des les immenses couloirs du bâtiment. Iba ne disait rien, il n’y avait plus rien à dire.


[Shinobu] «- Porte toi bien. »

Iba n’eut pas le temps de répondre que son senseï était déjà sorti de la salle, s’en allant sans un mot de plus. L’étudiant resta là, planté au milieu de la salle, seul.Porte toi bien…
Il s’agissait d’un simple salut, conventionnelle pour dire au revoir, pourtant…
Oui pourtant pour Iba il s’agissait de plus, une marque de reconnaissance, l’impression d’exister aux yeux de quelqu’un, d’être autre chose qu’un enfant marqué d’un lourd passé. Il était autre chose : un ninja de Kiri, l’élève de Shinobu. Une légère frayeur étreignit le cœur du garçon.


*Cela ressemblait étrangement à un adieu…*

Son doute fut vite balayé, il n’avait rien à craindre, demain, ou peu de temps après, il retrouverait son professeur, dans cette même salle. Le jeune garçon resta encore quelques minutes dans la salle à méditer sur sa matinée, sur les paroles échangées avec son tuteur, sur sa future après-midi. Une fois fait, il sortit de la salle, traversa plusieurs allées, pour finalement se retrouver dans la cour de l’Académie. Dehors, il faisait un soleil radieux, néanmoins l’aspirant n’en profiterait que peu. Les émotions d’aujourd’hui couplées à ses dernières visions avaient fini de l’épuiser. Il allait rentrer chez lui, s’allonger sur son lit et se reposer calmement. Oui, c’était clairement la meilleure des choses à faire…s’il arrivait toutefois à dormir.
Shinobu
Mort
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MessageSujet: Re: Cours à l'académie d'Iba   Lun 24 Avr - 17:28

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