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 Mission de rang D : La fontaine de Asikaru

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Shinobu
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MessageSujet: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mer 18 Jan - 0:12

Les ninjas Chihiro et Darok étaient attendu de pied ferme par le anbu shinobu en personne.

La mission qu'il avait à leur confier était d'importance. Il espérait qu'il ne tarderait pas trop, il avait une feuille à leur donner représentant les objectifs de la mission.


MISSION DE RANG D :

Accompagner d'un clone du anbu shinobu, Chihiro et Darok devront se rendre à Asikura et y maintenir l'ordre jusqu'à ce que les autorités en place ait reprit le controle de la situation

Objectifs :

-Rétablir l'ordre à Asikura

-Maintenir en vie le clone de shinobu

Les ninjas Chihiro et Darok doivent de jurer tout faire pour la réussite impérative de la mission.


Ci joint un carte du pays des vagues. Vous etes dans l'obligation de détruire cette feuille après en avoir prit connaissance. Garder la carte et diriger vous vers Asikura.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


[Le choix de votre destination influencera le scénario ^^]
[[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]]


Dernière édition par le Jeu 6 Avr - 19:15, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 21 Jan - 14:30

Darok et Chihiro courraient, afin d’arriver à la porte sud de kiri. Les aires d’entraînement se trouvaient proche de la porte est, bien qu’un peu plus vers le nord. On pouvaient ainsi dire que Chihiro et Darok venaient de parcourir Kiri, avec une petite escale à la banque, et une un peu plus longue à l’armurerie.

Le garde situé en hauts des remparts, immenses et fortifiés, se retourna. Première marque de stress incroyable et continue : le garde avaient ses réflexes au qui-vive. Il redoutait à tout moment de voir les troupes de suna débarquer. Il était appuyé sur une hallebarde aussi grande que lui, possédait de longues cernes, une armure de Chuunin , et un air coriace de celui qui ne s’avoue pas vaincu. Il annonça aux deux Genins


[Garde] « - Que voulez vous ? Il m’est impossible de vous ouvrir la porte, tels sont les ordres du Mizukage.
- On nous attends pour une mission importante, à l’extérieur du village.
[Garde] – C’est ce que diraient des espions à la solde de Suna pour sortir aisément. »

Il disparut un bref instant, pour réapparaître en bas de la muraille, assez proche des deux shinobis. Statistiquement, il est très difficile, même pour deux genins, de vaincre un chuunin. Ils alalient donc devoir le persuader par la raison, plutôt que par la force.

«- Ecoutez, Shinobu-sama nous a donné rendez-vous à l’extérieur du village et…
[Garde] – Par les temps qui courent ? Vous moquez-vous ?
- Absolument pas, sachez que nous sommes nous aussi shinobi de kiri. » dit-il en pointant son bandeau.

Le garde le regarda d’un air méfiant, pour ajouter :
[Garde] « - N’importe quel Henge pourrait imiter le bandeau frontal de kiri.
- Ecoutez, si vous ne nous laissez pas passer, vous aurez des ennuis avec l’Anbu Sinobu.
[Garde] – Ce sont exactement les répliques que balancent les espions : ils tentent de faire pression sur les shinobis de par leurs supérieurs. Je ne suis pas un imbécile. Je ne me laisserai pas avoir.
- Avez vous une famille ? Des enfants à nourrir ? Une femme à chérir ?
[Garde] – Je possède en effet ce bonheur.
- Que diraient-ils s’ils savaient que l’homme de la famille venait à perdre son travail parce qu’il n’a pas voulu croire quelqu’un.
[Garde] – Et que diraient-ils s’ils savaient que leur père avait sauvé le village en empêchant des espions de communiquer des informations importantes à Suna, surtout sur le retour de Shinobu…
-S’ils savaient à quel point leur père est pathétique et… »

Le garde pointa son hallebarde vers la tête de Darok.

[Garde] « - Je ne vous permet pas. »

Darok soupira.

« -Chihiro, convainc le, il est bien trop borné pour parle aisément avec lui.
[Chihiro] – L’affaire va vite être classée. Si vous ne nous laissez pas passer. Accompagner nous jusqu'à ce qu’on puisse prouver nos dires. Si vous accepter de nous laisser passer, nous communiquerons cet acte de coopération à Shinobu, et le convaincrons de le changer en fait d’arme, et vous bénéficierai sûrement d’un passage de grade. Si vous ne nous laisser pas passer, vous nous accompagnerez jusqu'à Shinobu, qui vous punira pour retardement de mission en cours.
Vous pouvez tout gagner. J’ai cru comprendre, au son de votre voix, que vous ne vivez pas dans le luxe. Un salaire de jounin serait plus qu’acceptable.

[Garde] – Je dois dire que c’est tentant. Mais telles sont les belles paroles et les belles promesses des menteurs.
- Accompagnez nous, et subissez la faiblesse de votre entêtement comme il se doit. Nous n’avons rien à gagner à vous mentir.
[Chihiro] – Connaissez-vous la fontaine d’Asikaru ? »

Le chuunin ne répondit pas. Sa seule réaction fut de remonter et d’ordonner d’ouvrir les lourdes portes. Les battants sortirent de leurs gongs, et les deux massives portes en bois, remodelées par endroit de métal, s’ouvrirent dans un fracas qui en ferait frémir plus d’un.

[Garde] « - Revenez vivants. »

*Incroyable, il a juste fallu que Chihiro prononce le nom d’une fontaine pour que le garde s’execute, lui qui était si têtu. La mission promet d’être difficile si elle l’effraie tant rien que par le nom. Pourquoi confier ça à des genins ? Dans quel pétrin me suis-je fourré. Taoshi-sama, veillez sur moi…père.*

Les deux genins partirent en même temps, en direction d’une terre encore inconnue pour Darok : il n’était jamais sorti de kiri no kuni, du moins, de l’époque où remonte son plus ancien souvenir.
Chihiro n’était pas très bavarde.


*Elle ne veux pas me communiquer trop d’informations et cela explique son manque de paroles. Elle a peur de faire une gourde. Elle est intelligente, et rapide de réflexion : elle a su régler un problème rapidement duquel je n’arrivais pas à me dépêtrer.*

Une vaste étendu de neige se perdait en face d’eux. La profondeur de la poudreuse les ralentissait quelque peu, mais ce plan de défense, que le Mizukage avait mis au point, pour ralentir Suna et fatiguer les plus faibles troupes était tout simplement un éclair de génie.

Darok et Chihiro arrivèrent tant bien que mal au lieu de rendez-vous… à l’extérieur du village. Là, une silhouette se dessinait, dans le blanc profond et pur du décor. Shinobu, habillé d’un bleu aussi clair que l’eau de roche, les regardait arriver comme on voit arriver le vent dans Suna. De la neige s’échappait d’en dessous des pieds des deux Genins. Chihiro semblait légèrement moins rapide que son équipier, mais cette différence se comblait par son intelligence et sa présence d’esprit.

Les voilà, devant leur supérieur, le maître de kiri pour l’instant, le grand Shinobu, ancien Mizukage. Le voir deux fois en trois jours laissait Darok perplexe par rapport à son évolution dans les rangs des shinobis. Ce dernier passa sa main droite dans ses cheveux, marque d’une certaine impatience.

Si Chihiro faisait présence d’un esprit presque imperturbable, Darok ne se lassait pas de contempler les sentiments des personnes apr rapport à leur tics. Pour Shinobu, il doit être certainement mécontent du temps qu’ils ont pris pour venir, car, lors de la réunion, aucune expression, tics ou quoi que se soit ne se laissait paraître sur son visage, mais là, tout était clair.

Il enleva sa main de ses cheveux, et ouvrit la bouche. Il allait parler. Allait-il dévoiler le but de la mission ? Non, aucune chance. Il va plutôt nous dire ce que nous ne devons aps faire. C’est ainsi que j’agirai. Il va juste nous dire le strict nécessaire…
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 21 Jan - 15:08

-Vous voilà. J'auraus rajouter enfin si je ne me lassais pas de voir tomber la neige. Il n'y en a pas de plus pure et de plus belle que celle de kiri.

-Mais passons il est temps se mettre en route.

-Je suis le clone de combat de Shinobu, il ne peut quitter Kiri et à juger bon de vous confier à moi.

-La mission sera simple, nous devons nous rendre à Asikaru pour remmettre de l'ordre en ville car les forces civils en présence là bas sont dépassés.

-Vous devez réussir à me préserver car seule ma voie pourra nous ouvrir les portes de l'administration de Asikaru.

-Par la meme occassion nous devrons réparer un sacrilège commis contre la fontaine de la ville qui avait été construite en l'honneur de Kiri.

-Je prends cela comme une atteinte à Kiri et il de notre devoir de faire le ménage meme si des tetes doivent tomber.


Il avait deja commencer à marcher et Shinobu tendit un feuille de papier à Darok et Chihiro. Il s'agissait d'une carte. Les deux genins semblaient surpris.

-Vous etes genins, à vous de choisir votre chemin si l'un de vous était leader se serait sa tache.

-Hors il n'y a pas de leader ici car vous etes de deux équipes différentes et je voudrais bien voir ce que vous connaissez du monde en dehors de Kiri. Cette carte devrait vous donez quelques informations de taille.

-La position exacte de notre village est indiquer dessus et ne doit pas tomber entre d'autre main que les votres mais je pense que vous vous en douter?

-Alors Chihiro et Darok part ou va-t-on ?

-Cette mission n’est pas un voyage destiner à de quelconques vacances néanmoins vous devriez pouvoir rendre le trajet agréable qu’en pensez vous ?

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 21 Jan - 16:36

Darok écoutait plus qu’attentivement. Il regarda successivement Chihiro, Shinobu, la neige tombante, leva la tête pour voir le ciel, et enfin la baissa pour observer la carte.
Chacun des genins tenaient une extrémité de la carte, et l’observait avidement. Quelle surprise lorsque Shinobu déclara ne pas être lui même. Darok aurait dû s’en douter : il aurai été stupide d’y aller alors que kiri nécessitait le plus grand soutien.

Shinobu ne se lassait pas de parler. Darok était content, il savait enfin de quoi était constituer leur escale. De plus, chacun déciderai pour l’autre, vu que Shinobu n’était pas là réellement. Une chose l’inquiétait : il est très difficile de garder le contrôle sur un clone à longue portée. Même si Shinobu est extrêmement puissant, il est presque impossible de réussir à garder le contrôle sur son clone. La suite nous le dira, mais affronter le clone de Shinobu parce qu’il a perdu la tête ne le rassurait guère.

Il effaça cette possibilité de son esprit, pour parler d’une chose plus importante, le trajet. Il se remit à étudier la carte. Plusieurs solutions s’ouvraient à lui. Il se doutait bien que Chihiro devait déjà être en train de calculer le trajet qui prenait le moins de temps. Il regarda son sempaï, et parla :


« Shinobu-sama, ne connaîtriez vous pas le chemin le plus rapide vous même ? »

Darok connaissait la réponse, et se doutait de la réaction de Shinobu. Il voulait cependant mettre les choses au point. Il vit le sourire sadique qui ornait habituellement le visage de Shinobu s’élargir jusqu’aux oreilles. Telle était sa réponse et elle convint parfaitement à Darok.

« Si l’on en croît votre carte, de nombreuses villes non cachées ornent notre route. Si nous voulons rester cacher et agir dans l’ombre comme des shinobis, il faudrait tenter de les contourner, mais ce n’est pas une bonne idée.

Nous devons nous ravitailler régulièrement, donc je serai pour de passer par plusieurs villes. Nous pourrions ainsi récolter des informations précieuses sur le style de vie des habitants d’Asikura, ou toutes autres possibilités.
Cependant, nous avons le problème de l’océan. Le traverser ne vous seras pas facile, vu que vous possédez une réserve de chackra assez petite. »
Dit-il en se tournant vers le clone de combat de Shinobu. « Passer de Nantis à Tokome est donc exclu, car trop dangereux, surtout si nous sommes pris en tempête et que le embarcation que nous emprunterons coule. Nous devrions ainsi courir avec notre chackra, et cela vous est presqe impossible.»

« Je propose donc de passer d’abord par Satsikare, notre première escale. C’est une ville que nombre de gens fréquentent pour ses monuments touristiques. Il nous seras donc facile de passer inaperçu. De plus, elle est assez proche et grande et nous pourrons nous ravitailler. »

Il réfléchit un moment, regardant la carte, perdu dans ses réflexions.

« Nous pourrions ensuite emprunter l’axe Synria-Satsukare, peu fréquenté. Synria est une petite ville, elle aussi peu fréquentée à cause de la réputation de son île…déserte et maudite. Il ne faudra pas rester trop longtemps ici. Les vagues y sont violentes et les tempêtes fréquentes. Mais comme le temps nous manque et que cet itinéraire est court, c’est une des meilleures solutions. Le problème est que nous devrons parcourir entièrement cette île… »

Il pointait du doigt le trajet qu’il avait proposé.

« Donc, on part de kiri, pour aller a Satsukare, puis on emprunte la voie de la mer pour se rendre à Synria. Ici nous laissons notre embarcation à des gens, et nous traversons l’île. Le mieux est de ne pas suivre l’axe. Selon les rumeurs, de nombreux voleurs et pirates volent les infortunés passagers. Enfin nous reprendrons un bateau, et nous rendrons à Asikura. Si on ne traîne pas, on peut faire le trajet aller en une petite semaine. Quant à ce qu'il soit agréable, j'ai des doutes...Nous ferons ce que nous pourrons pour ça. »

Il se tourna vers ses équipiers de mission les dévisageants pour voir s'ils avaient suivis sa proposition.

« Qu’est-ce que vous en pensez ? »
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Jeu 26 Jan - 11:41

Le clone de shinobu éclata de rire suite à l’argumentation de Darok, Chihiro et Darok le regardait d’un air bizarre on les auraient dit surpris et à la fois désorienté.
N’ayant fait aucune suggestion Chihiro se lança à parler en première.


[Chihiro] – Pourquoi riez vous ?

Le anbu la regarda d’un air amuser puis ne tarda pas à répondre.


-Darok a fait une argumentation parfaite à partir de cette carte mais ce qu’il ne pouvait pas deviner c’est que dans les iles de Kiri il existe de nombreux ponts qui permettent la communication autrement que part la mer. Le seul moment ou ce fera une traversée sera suite à notre départ de la terre de notre village et une embarcation nous attends deja.
Les habitants du bord de la mer sont habitués à aider les ninjas car ils se sentent protéger par notre présence proche. Ils sont très amicaux je suis meme certain qu’il nous souhaiterons bonne chance. Il y a tout de meme des avantages à etre ninja. Sur nos terre nous sommes accueilli avec l’attention et le respect que nous méritons.


-Et il ne faut oublier que nous sommes ninjas, chasser les brigands de nos terres c'est notre role et pas l'inverse.

-Nous allons suivre très exactement le trajet de Darok si tu n’as pas d’objection Chihiro ?


La genin ne dit rien et valida d’un beau sourire cette question. En parlant il avait deja bien avancer et finir en deux heures par arriver sans aucun événements troublant à Satsikare.

Ils traversèrent la ville aisement malgrès un jour de grand marché. Il y a avait de l’ambiance partout et shinobu se risqua meme à goutter la nourriture local malgrès un air un peu indigné des deux genins.


-On peut etre un clone et avoir faim ! La nourriture me permet en quelques sortes de recharger mes batteries et de préserver l’effort de shinobu pour me maintenir en vie à longue distance.

Visiblement les deux jeunes ninjas semblaient en douter, cette mission n’avançait pas lentement mais il avait tout deux très hate de se rendre sur place.


-Le stress de la première mission ? Il faut profiter de notre voyage, ce n’est pas tout les jours que l’on peut voyager. Bien sur tout cela ne doit aps nous ralentir il faut une juste mesure.


[Darok c’est parti, je te laisse la suite jusqu’à l’arrivée de sur l’ile à Synria.]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 28 Jan - 0:21

SATSIKARE-SYNRIA.

(1er Chapitre de la mission)


L’équipe rangea leur bandeau dans leur sac ou sacoche.

*Nous y voilà !*

Les portes de Satsikare s’ouvrirent pour laisser place à la grande agitation du marché. Les deux genins, furent au début étonnés, alors que l’Anbu ne réagissait pas, mais avancèrent sans craintes. A l’intérieur, les marchands venaient les agripper pour les emmener à leurs étalages, mais ils furent tous repoussés assez vivement, car le temps leur manquait.

Il y avait des marchandises un peu partout, même dans les ruelles les plus étroites ainsi que, exposé au grand jour, des amoncellements de camelotes. Parmi les quelques objets de valeurs (situés dans le district bourgeois de la ville), l’équipement Shinobi rivalisait avec celui de kiri, et les prix aussi. Passé en vitesse, le groupe ne vit aucun objet qui pouvait les aider dans leur « quête ».

Un vendeur métisse arriva vers Chihiro. Il avait remarqué la kunoichi, bien qu’il ne sache pas son emploi, et voulait lui vendre un magnifique collier…apparemment en toc. Il se déplaçait furtivement à travers la foule, collier en main, et tenta de le mettre autour du cou de la jeune fille. Il fut tout simplement remis à sa place par une gifle bien méritée (il avait bousculé beaucoup de monde). Il se ressaisit, et prononça, en écartant très largement ses bras comme pour étreindre la jeune fille, d’une voix qu’il voulait pour amicale.


[Vendeur] « - My friend, my friend. Regardez ce magnifique collier en perle d’Asikaru, forgées dans la fontaine elle-même. Quelle beauté, pour une autre beauté.
[Chihiro] – Si seulement c’était vrai. Nous ne sommes pas venu faire des achats. Veuillez rentrer à vos étalages. »

Un regard perçant vint terrorisé le vendeur. Il reprit encore une fois ses esprits, ne voulant pas perdre la face. Il voulu parler, mais aucun sons ne sortaient de sa bouche.

La peur.

Le monsieur repartit, déçu mais soulagé. Il aurait voulu insister, comme il avait l’habitude de le faire, mais le regard inquisiteur de la jeune brune l’en avait dissuadé.

La troupe traversa promptement une partie de la grande ville, et Darok, put, grâce à ses études, la guider à travers le dédale de rue. Il débouchèrent sur une grande avenue, où les marchandages battaient leur plein. C’était une incroyable organisation mise en branle. Les shinobis avaient beau tenter d’être rapide, ils devaient passer par la foule : des gens sautant de toits en toits sont quelque peu remarquables.

Finalement, les trois firent halte devant un bâtiment, avec pour insigne « Le Délice du Voyageur ». Un endroit jugé, par Shinobu, apte à glaner de la nourriture pas chère. Peut être que l’énonciation de leur « fonction » pourrait leur permettre de payer un peu moins cher. Le serveur s’approcha. Shinobu salivait déjà. Il commandait le plat du jour, avec toute sorte de sauces. Chihiro et Darok étaient dubitatifs, et se contentèrent d’un bol de ramen traditionnel et d’une petite bouteille d’eau. Comme toujours, Darok appréciait les repas, encore plus quand ils étaient simples mais pas moins agréables, comme par exemple ce dernier.

Shinobu expliqua rapidement la faim que peuvent entretenir les clones, ce qui laissa encore plus perplexe les deux genins. Au moment de régler, Shinobu mis la main à son sac, et le serveur ne prit qu’une toute petite poignée des billets tendus par l’ensemble des mangeurs. Rassasiés, les trois se levèrent, et, encore stressé par sa première mission, Darok ne dit mot. Il songeait que ne rien dire s’imposait. Ecouter, avancer, protéger et réussir. Tels étaient les mots d’ordre que Darok s’étaient mentalement fixés.

Le groupe ressortit donc, et les voilà dehors, par un temps légèrement grisâtre, qui n’allait pas en s’améliorant vers le sud…qui était justement leur destination. Pour se repérer vers Synria, il suffisait de se déplacer vers les nuages les plus gris. Ainsi, sous la fraîcheur de l’hiver, s’engage le combat entre la pluie et nos trois missionnaires.

Les portes en bois se rapprochaient au fur et à mesure que le temps passait. Cette ville marchande n’a pas subi d’attaques depuis que kiri fut fondée. Bien que l’on puisse croire le contraire, le village caché n’a été bâti que pour former des éléments pour l’avenir du continent, soit, bien après que les bandits aient mis à feu et à sang Satsikare, certes reconstruite aujourd’hui. Les portes ne servent pas à repousser l’envahisseur, mais à donner du temps aux Shinobis de kiri pour arriver. Ainsi, depuis la fondation de notre ville, Kiri et Satsikare s’entendent à merveille.

En dehors, la neige était boueuse et ne recouvrait que de légères parties du terrain vague qui s’étendait, devant eux, à perte de vue. L’herbe était par endroit humide, et de grosses flaques de boues ornaient le paysage. Des montagnes se dessinaient sur l’est, alors que la mer ne se décidait pas à montrer le bout du nez. La route n’allait pas être courte, et l’averse non plus.


_____________________________________________________________


La pluie s’était arrêtée, mais le beau temps n’était pas présent. Seuls persistaient des nuages gris, voire noirs, ci et là dans le ciel de la même couleur.

Les trois courraient, sautaient, évitaient les flaques, restaient sur leur gardes, mais avançaient rapidement. Darok avait crée six clones : deux clones consistants et quatre non consistants. Les deux plus solides restaient au niveau de Shinobu, au cas où une attaque surprendrait le groupe et aurait comme cible l’anbu. Deux non-consistants avaient accélérés pour effectuer leur tâche d’éclaireur, et permettre au groupe de passer par les chemins les plus rapides, sans devoir se fatiguer à réfléchir. Enfin, les deux dernières copies non consistantes surveillaient les arrières.

Ainsi, la petite armée avançaient le plus rapidement et précautionneusement qu’il fut permis pour des gens de ce niveau. Une longue ligne horizontale se dessinait vers l’extrême de la planète. Et ce n’était pas sans réjouir les shinobis, qui ne laissèrent néanmoins pas d’expressions distinctes sur leur visage. Les vagues étaient déchaînées, et aucune embarcation ne dérivait sur des eaux si violentes. Cependant, Darok savait que ce n’était pas toujours comme cela : des fois, la mer était calme, au repos, et ainsi, elle était agréable à contempler.


*La mer ! Enfin la mer ! Depuis combien de temps avançons nous pour atteindre cette étendue bleu ?*

Les sept s’arrêtèrent au niveau des deux éclaireurs. Apparemment, leur destination se décidait maintenant. A l’horizon, deux ponts très éloignés l’un de l’autre se perdait dans l’immensité bleuâtre. Une fine brise souleva la poussière contenue dans le sol. Darok se remémora leur itinéraire. Il devait emprunter l’axe pour aller à Sinrya. Il fallait donc aller vers l’est…vers les nuages noirs et tempétueux. Rien de très amusant ne se profilait dans leur avenir, et tous s’en doutaient. Malgré cela, Shinobu restait calme. On voyait qu’il avait l’habitude de ce genre de voyage.

Après une courte halte, les deux éclaireurs partirent, suivis du groupuscule, et de l’arrière garde. Cette région était certes plus chaude, mais il y avait plus de dépressions. Encore une fois, il plut violemment.


_____________________________________________________________


L’herbe était humide. Plus traces de neige. La pluie battait violemment les visages de nos voyageurs, si bien que l’humidité ressortait parfois des orbites laissant perler une petite larme, mais le pire restait encore et toujours le vent, qui hurlait et déchirait leur visage, tel un ennemi traître et invisible. Les arbres couvraient la troupe, et pouvait à tout moment servir de couvert. Ils aurait pu passer par la grande plaine, mais c’était trop s’exposer.

On ne pouvait pas qualifier le climat, tant il était étrange. D’un côté, une pluie violente, battante et courroucé, et de l’autre, une bise tatillonne qui réchauffait le groupe. Cependant, Shinobu ne semblait subir les contraintes de l’environnement, comme si la pluie et le vent l’évitaient.

Ils arrivèrent, trempés, à la lisière de la forêt. Il s’agissait maintenant d’une vaste étendue plate, qui ne comportait aucune aspérité. Les éclaireurs avaient donc terminer leur devoir, et Darok leur confit la tâche d’aider à surveiller les alentours. Au loin, dans le ciel, une éclaircie et un ciel bleu donnait l’envie d’aller plus vite encore, vers le pont qui, quant aux portes de la ville, ne se rapprochait pas. Cependant, ils devaient économiser leurs forces, afin de n’être jamais pris de court, par un quelconque événement. Le ciel bleu couvrait la mer dorénavant. Leur petit passage dans la forêt avait permis au soleil de reprendre sa place entre les nuages, et le vent ne secouait plus l’étendue bleue qui était redevenue plate et belle.

Darok aimait à contempler ce paysage, bien qu’il devait régulièrement enlevé les gouttelettes de pluie mêlées à celle de la transpiration. Chihiro semblait plus peiner que Darok ou Shinobu pour suivre. En effet, l’art genjutsu ne valorisait pas l’endurance, mais bien la vivacité d’esprit. Tout à coup, Darok se mit à réfléchir. Il ne savait rien de l’art ninja qu’employait Shinobu, mais il se doutait qu’il devait être puissant.

Il ne tombait plus des cordes maintenant, mais de simples gouttes assez petites. Voici le soleil, dans toute sa splendeur, qui gagne petit à petit le combat acharné pour le trône dans le ciel. Cependant, la fraîcheur retombait au fur et à mesure. Voilà la troupe à plusieurs heures de course de Satsikare, et le soleil toucherait bientôt le firmament. Darok se sentait désormais terriblement loin de son chez lui, mais il n’était pas encore seul.

Le groupe monta une petite colline verdâtre, qui terminait la plaine, et débouchèrent sur un vaste dépôt d’embarcations, à côté d’un pont immense, dont le bout n’était visible. Un souffle vint tirer les cheveux des shinobis en arrière. A partir de maintenant, les clones ne servaient plus et risquaient, au mieux, de gêner. Quelques coups bien placés volèrent, et s’enchaînèrent sept petit nuages de fumées. Darok réalisa, qu’ils avait fait, a peu près, le quart du chemin, bien que le plus simple, moins dangereux, et le plus agréable. A partir de maintenant, tout allait se compliquer.


[Voilà, j'ai enfin finit la description, et ça en fait du vert^^ même si je suis légèrement à cours d'idée...dès le départ, c'est pas bien^^...désolé pour le temps que ça m'a prit...]


Dernière édition par le Sam 28 Jan - 14:26, édité 1 fois
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 28 Jan - 12:30

Shinobu toujours flanquer à son role d’observateur continua à regarder attentivement le ciel pendait un moment. La pluie avait toujours été le fort de cette ile qui était très reconnu pour un commerce dense. On disait de Sinrya que l’on pouvait trouver tout ce que l’on voulait. Malgrès la présence d’un unique port au nord de l’ile les commerces s’entendaient un peu partout sur l’ile, la maison de l’artisan faisait aussi office de boutique. La pluie redoubla soudain de violence alors qu’il arrivait presque au pont de la ville qui leur permettraient de passer sur l’ile d’Asikura. Meme en voulant braver la tempete, le pont avait été fermé par les autorités en raison des fortes rafales de vents.

Shinobu désigna une petite maisonnette du doigt et le groupe entra à l’intérieur sans trop tarder.
Ils s’installèrent à une table libre, seule en fait de tout le restaurant. Il était plein à craquer et l’ambiance semblait assez conviviale. Les gens discutaient de tout et n’importe quoi mais un mot particulier vint aux oreilles des trois ninjas.


[Client 1] – Ouais, à ce qui paraît les gens Asikura sont morts de trouille. Depuis l’arrivé de cette bande d’étranger rien ne va plus là bas.

[Client 2] – A ce qu’il disait en arrivant des hommes de sciences mais il utilise leur soi disant savoir pour extorquer les fonds des commerçant et faire fuir les touristes.

[Client 1] – C’est pas bon tout ça, les touristes venaient souvent sur notre ile pour voir mes conceptions en verre mais j’en ai pas revu depuis un moment deja.

[Client 2] – Il faudait peut etre que la police fasse quelque chose, ces bons à rien de vendus.

La dernière phrase avait été prononcé un peu trop fort et son ami lui fit rapidement signe de se taire. Rapidement Shinobu regarda Darok et Chihiro.

-Je pense que nous savons à quoi nous en tenir maintenant. Une mafia semble avoir prit place à Asikura. Il nous suffit de trouver le chef et de lui faire quitter l’ile dans les plus brefs délais.

-L’homme semblait avoir peur des armes employer par la mafia. De la science, ce mot m’intrigue meme si nous n’avons pas grand chose à craindre restons prudent et discret.


Le petit groupe resta sage jusqu’à ce que le vent se couche mais n’allait pas attendre que la pluie s’arrete. En arrivant face au grand pont il pouvait voir de part et d’autre de la rue différents type d’échoppe dont un armurier. Sentant Darok et Chihiro le pousser dans cette direction ils rentrèrent dans la boutique et furent immédiatement interpeller par un homme d’une vingtaine d’année. Shinobu recula visiblement très surpris.

-Tu as repris les affaires de ton père à ce que je vois.


[Esiko] – Oui il dit que je suis meilleur que lui meme si j’en doute fortement. Je n’ai pas oublié votre visage Shinobu de Kiri no Kuni.

-Et moi donc Esiko meme si tu as bien grandi.

[Esiko] – Je ne pensais pas que vous déplaceriez tant de monde pour Asikura enfin je veux dire vous déplacez en personne.

-Excuse moi je te présente Darok et Chihiro malgé leur jeune age tout deux sont ninjas.
Darok, Chihiro, le père de Esiko était le plus grand armurier du pays des vagues c’est lui qui a conçu les plus grandes armes de Kiri.
Si vous voulez des armes cette boutique est bien meilleur que celle que nous avons au village.


[Esiko] – Allons je ne suis qu’un simple armurier……

-J’ai vu ton dernier travail c’était un kunai d’une grande légèreté et parfaitement équilibrer les notres passent pour de vulgaire bout de bois à coté des tiens. Darok, Chihiro si vous avez une commande à passer c’est maintenant car je ne veux pas qu’il referme à nouveau le pont.


[Kunai => 550£ à vos risques et périls on va attendre Chihiro car seul tu ne dois pas avoir assez d'argent ^^]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 28 Jan - 14:25

Enfin à Asikaru

(2ème Chapitre de la mission)


Le pont menant à Synria était glissant, mais des rebords empêchaient les maladroits de tomber dans l’eau. Il ne pleuvait plus sur cette partie du ciel, mais des nuages gris s’annonçaient. La troupe avançait maintenant très vite, car pendant la nuit, il pouvait se mouvoir parfaitement. Le pont n’était finalement pas si long, et les shinobis arrivèrent vers l’aube sur l’île soi-disante maudite. La pluie battait toujours et le vent les retardait, mais ils finirent par arriver à leur deuxième escale : Synria. Ils n’étaient pas fatigués, même si une bonne nuit de sommeil aurait été agréable.

Shinobu s’empressa de les conduire dans une vaste tanière, complètement remplies de joyeux lurons tous aussi ivres les uns que les autres. Autrement dit, les circonstances parfaites pour en savoir plus à propos d’Asikaru. Un groupe de deux jeunes travailleurs, qui semblaient avoir eu leur prime récemment, festoyait gaiement, tout en discutant. Ils abordèrent un sujet intéressant, et Shinobu prêta l’oreille, en leur payant une petite boisson supplémentaire et en s’invitant à leur table.

Shinobu tenta tant bien que mal de les laisser boire un verre supplémentaire, mais un troisième arriva et les raisonna, en expliquant clairement qu’il ne nous voulait plus comme invités. Le temps nous manquait, et plutôt que de tenter de discuter avec l’homme, Shinobu préféra se déplacer vers la seule table de libre, et les genins le suivîrent.

Cependant, et parlant trop fort (pour nous, cela est très bien), les deux bourrés éclaircirent très nettement le but de cette obscure tragédie. Shinobu nous briefa rapidement les circonstances. Des mafieus s’en prennent à Asikaru, et par la même occasion, à notre chère et sacrée fontaine. Il est hors de propos de laisser cette bande d’infâmes crapules terroriser plus longtemps la population. Comme il l’a si bien dit, pour démanteler l’organisation, chasser le chef, voire les chefs, de cette terre est la solution la plus radicale et efficace. Cependant, il faut aussi s’assurer que le reste de la bande ne puisse reprendre les activités maladroites de leur(s) commandant(s).

Décidés à ne pas perdre trop de temps, et jugeant qu’il ne pouvait plus récupérer des informations importantes, le groupe du partir, bien qu’il attendit que le vent se calme, car la tempête faisait rage dehors.
Ainsi, les trois ressortirent, et se dirigèrent vers le pont. Il était fermé, pour cause de tempête, et du fait que le sol n’était plus sûr. De nombreux magasins avoisinaient le pont, sans doutes le centre de la ville, et parmi eux, un armurier. Presque rien ne faisait plus plaisir à Darok que de contempler les différentes armes exposées. Ils entrèrent donc.

Un jeune homme, d’une vingtaine d’année, brun aux cheveux très court, mais avec de grands yeux verts, vint les accueillir. Il était de taille fébrile, mais parlait d’un ton posé et assuré. Il semblait fier de ses travaux, et, d’après ce que dit Shinobu, de son père aussi. Lançant des regards par ci par là, Darok admirait les œuvres qu’il avait forgées. Il fallait qu’il vienne aider le gros forgeron de Kiri : ensemble, la qualité serait plus qu’appréciable et les shinobis de Kiri serait apte à renvoyer d’où ils viennent les ninjas de Suna.

D’ailleurs, que devenait Kiri sans eux et le Mizukage ? Comment allait Zen, Vantros, Hyrungo et Tomohiko ? Il jugea que cette pensée n’avait rien à voir avec la mission, et la chassa donc. Il reposa son regard, cette fois sur une armoire en bois de chêne. Un kunai, plus joliment orné que « Taoshi », et plus long et pointu encore, faisait office de décoration sur ce meuble plein à craquer d’armes toutes aussi luisantes.


[Shinobu] « -J’ai vu ton dernier travail c’était un kunai d’une grande légèreté et parfaitement équilibré. Les notre passent pour de vulgaire bout de bois à coté des tiens. Darok, Chihiro si vous avez une commande à passer c’est maintenant car je ne veux pas qu’ils referment à nouveau le pont.
- Oui, en effet. Mais je n’ai malheureusement plus assez d’argent pour espérer obtenir une arme de si grande qualité. A moins qu’il n’y ait des réductions, ce dont je doute. Chihiro est, quant à elle, plus fortunée. Mais quand on regarde les travaux effectués ici, on se dit que vous devriez venir à Kiri, car vos œuvres sont tout simplement superbes et exceptionnelles à la fois. »

Darok continua de regarder les étalages, faute de pouvoir acheter, il pouvait admirer, et il ne s’en priva pas.


Dernière édition par le Sam 11 Fév - 12:23, édité 1 fois
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 28 Jan - 15:49

[Esiko]- Vous me paraissez sympathique, je me doute bien que vous n'avez pas une telle somme sur vous cependant mon travail n'est pas magique. Il faut du temps pour confectionner une arme, c'est donc une commande que vous passez avant tout.
Vous aurez donc la possibilité de me payer plus tard après votre mission.

Suite à ces paroles Darok et Chihiro durent faire un choix crucial. L'occasion ne se représenterait peut etre pas une prochaine mais le choix leur appartenait.

Après leur décision ils quittèrent rapidement la boutique pour se diriger vers le pont. L’entrée n’était pas vraiment gardé en raison du temps et de toute façon en temps que ninjas de kiri ils seraient passés sans trop de difficultés.
Constituer de pierres massives, le pont semblait solide et tout à fait capable d’affronter le temps monstrueux qu’il faisait ici tout le long de l’année. Avançant face au vent les trois protagonistes avançaient les mains devant leur yeux comme pour parer les coups du souffle du vent. Une fois le pont passer la puissance du vent diminua progressivement et disparu totalement une fois la partie nord de la nouvelle ile franchit. De la route droite et faite de pierre ils pouvaient apercevoir malgrès le ciel toujours gris les portes de la ville d’Asikura. Etrangement personne n’était là pour les accueillir meme pas une petite milice local. La ville était déserte ou du moins les gens ne sortaient pas de chez eux.


-Allons sur le marché, il se trouve sur la place central du village nous verrons ce qui se passe vraiment là bas de plus la mairie n’est pas loin du centre de cette ville.

Ils marchèrent seuls et tranquillement pendant encore quelques minutes avant de sortir d’une ruelle et de découvrir la place du marché. Il ne paraissait pas très vivant meme avec le nombre assez conséquent d’étalage qui s’y trouvait. Les gens ne discutaient pas entre eux et semblait presser de terminer leur course. Restant sur le coté de la place pour ne pas attirer leur attention ils semblaient se diriger vers la mairie lorsqu’un événement attira leur attention


Deux hommes plutot bien habiller brisèrent le silence qui régnait en renversant un étalage.

[Homme de main 1] – Alors on paye pas sa petite somme au patron, tu sais que c’est le genre de truc qui nous mets en rogne.

[Commerçante ]- Mais.. je dois terminer mon marché pour gagner de l’argent.

[Homme de main 2] – Le boss en a marre de vos excuses bidons tu vas voir ce qu’il en coute de se moquer de nous.

Il sortit de son blouson une sorte de fiole qu’il déboucha et versa la totalité du contenu sur la seule partie de l’étalage qui n’était pas tomber à terre. Le produit se répendit et à une vitesse hallucinante les fruits et légumes changèrent de couleurs pour virer au noir et s’emplir de pourriture. Les deux hommes riaient pendant que la jeune femme pleuraient en regardant sa vie s’enfuir devant elle. Autour d’eux tout les gens baissaient les yeux et personne ne semblait vouloir faire quoi que se soit au contraire ils agissaient comme si rien n’était en train de se passer. Bien vite les deux hommes se lassèrent de ce petit jeu et l’un d’eux frappa durement au visage la jeune femme avec un revers de main. Ils riaient pendant qu’elle tombait par terre et commencèrent à la rouer de coups. Shinobu leva les yeux vers Darok et Chihiro et fit un signe de tete……

[Maintenant Chihiro devient indispensable]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 29 Jan - 19:10

Le temps passait si vite pour elle...

Cette sensation étrange que la vie filait entre ses doigts, sans qu'elle puisse la retenir, sans qu'elle puisse la contrôler... tout comme ses mains tenteraient inutilement d'attraper l'eau fuyante.

Contrairement à son habitude, la jeune fille s'était enfermée dans un mutisme qui ne lui ressemblait pas depuis leur départ. Elle ne parlait que lorsque cela s'avérait indispensable, et s'était murée dans ses réflexions. Elle chercha la raison de son silence, ou plutôt les raisons.

La kunoichi mourrait d'inquiétude pour son maître. Elle aurait voulu plus que tout le voir apparaître au prochain tournant de la route, adossé à un arbre, les bras croisés et le visage imperturbable. Comme elle aurait voulu savoir de quelle manière se déroulait l'affrontement...


"Shihan, je promets de réussir cette mission, alors revenez-moi sain et sauf..."

Elle eut ensuite une brève pensée pour l'esprit de son père, qui veillait sans aucun doute sur elle.

Chihiro regrettait l'absence de l'anbu, mais elle reconnaissait qu'il ne pouvait en être autrement. Elle effleura du bout des doigts le parchemin, caché dans une poche intérieure de son vêtement, que Shinobu lui avait remis et dont l'existence ne devait être révélée.

Un soupir s'échappa de ses lèvres tandis que son regard se porta en direction du genin qui l'accompagnait. D'après l'anbu, la sécurité du garçon à ce niveau dépendait de la capacité de la kunoichi à garder le secret. Pour elle, c'était simple. Elle resterait muette à ce sujet.

L'intuition qu'elle avait eue dès sa première rencontre avec Darok s'était confirmée. C'était un shinobi digne de confiance, un genin émérite, aux qualités tant physiques qu'intellectuelles. Les propositions qu'il émettait étaient judicieuses, et Chihiro avait acquiescé d'un sourire l'itinéraire que le garçon avait choisi avec forces arguments.

La kunoichi détacha ses cheveux qui, battus par le vent, lui fouettèrent le visage.

La première partie du voyage avait été extrèmement rapide.

Leur arrivée à Satsikare se fit sans embûches. Le village était paisible et plein de vie, ce qui permit à la jeune fille de s'adonner à un nouvel exercice. Elle le pensait utile à son apprentissage du genjutsu, car elle savait que les adversaires qu'elle affronterait lui seront inconnus. Comme son art se basait principalement sur les craintes, il fallait qu'elle arrive à les deviner d'une façon ou d'une autre. Elle avait décidé d'exercer son sens de l'observation et s'amusait à décrypter le caractère des personnes qu'elle épiait à partir de leur apparence, de leur démarche, de leur comportement et de leur façon de parler, des mille et une détails qu'elle remarquait. Si elle éprouvait beaucoup de difficultés au début, cela lui sembla plus facile avec l'entraînement.

La genin fut stupéfaite en s'apercevant que Darok les guidait sans hésitation, alors qu'il n'était jamais sorti de Kiri. Il avait du étudier les cartes de la bibliothèques de longues heures pour parvenir à ce résultat. Depuis longtemps, Chihiro était perdue dans ce dédale de rues. De ce fait, elle marchait dans les pas du clone de combat, sachant que si elle s'égarait, elle ne pourrait compter sur son sens de l'orientation défaillant.

Elle allait de suprise en surprise.

Lorsque le groupuscule fit une halte pour se restaurer, elle apprit avec étonnement que le clone avait la possibilité de se nourir, et que cela s'avérait bénéfique à son entretien. Cela ne lui avait jamais traversé l'esprit, et la copie de l'anbu prouva ses dires en engloutissant un plat imposant. La kunoichi, pour sa part, avait l'estomac noué par un pressentiment. Néanmoins, elle se força à manger quelque chose, puisque le reste du parcours s'annonçait long et plus difficile.

Le temps alternait pluie et éclaircies, mais le ciel était toujours aussi maussade, et le vent glacial. Ils se mirent en marche sans tarder.

La genin ne put qu'applaudir intérieurement l'initiative de Darok, quand celui-ci façonna des clones afin de protéger leur groupe, et de servir d'éclaireurs. Elle-même devait préserver son chakra pour achever la mission, et cette perspective la plongeait dans l'appréhension, ignorant à quoi s'attendre exactement.

Ils atteignirent finalement la mer, et le coeur de la jeune fille s'allégea en voyant le déchaînement des vagues qui l'enchantait. Elle observa le genin qui contemplait l'horizon, et le suivit quand il repartit. Elle se fiait à sa faculté à trouver le bon chemin, puisqu'elle ne pouvait prétendre en faire autant. Elle se sentait inutile pour l'instant, et pressentait qu'elle allait bientôt devoir sortir de son silence pour s'impliquer dans la mission réellement.

Au bout d'un moment, la kunoichi commença à avoir des difficultés à se maintenir au rythme de ses compagnons. Toutefois, elle mettait un point d'honneur à ne pas se plaindre, et força l'allure pour rester à leur hauteur. L'humidité qui avait pénétré ses vêtements la faisait frissonner, et elle se languissait d'arriver à destination.

Au crépuscule, la petite troupe gravit une colline. L'agitation d'un grand port s'offrit à leurs yeux, et la kunoichi ressentit un certain soulagement qu'elle se garda de montrer. Darok supprima les clones devenus inutiles, et ils avancèrent vers l'entrée du village.

L'anbu et les deux genin entrèrent dans un restaurant surpeuplé et bruyant, où ils trouvèrent miraculeusement une table vide. Une fois installés, leur attention fut attirée par une conversation tenue par des hommes non loin d'eux. Chihiro tendit l'oreille sans en avoir l'air, apparement distraite par le ruban qu'elle nouait et dénouait entre ses doigts glacés. Shinobu prit la parole:


[Shinobu]-Je pense que nous savons à quoi nous en tenir maintenant. Une mafia semble avoir prit place à Asikura. Il nous suffit de trouver le chef et de lui faire quitter l’ile dans les plus brefs délais.
-L’homme semblait avoir peur des armes employer par la mafia. De la science, ce mot m’intrigue meme si nous n’avons pas grand chose à craindre restons prudent et discret.


La jeune fille hocha la tête.

"Nous devons rapidement venir en aide aux habitants d'Asikura. Je me demande de quoi il en retourne exactement... Cette histoire est vraiment intriguante..." pensa-t-elle.

Lorsque le vent se calma, ils se dirigèrent vers les échoppes, et poussèrent la porte d'un armurier dont la vitrine était attrayante. L'artisan s'adressa familièrement à Shinobu, et l'on pouvait lire de la surprise dans les yeux de ce dernier. Chihiro inclina la tête en souriant pour saluer le jeune homme quand le clone la présenta, et admira les magnifiques armes exposées... De véritables chefs d'oeuvre qui engendraient immédiatement l'envie de les posséder, par leur seule vue. Elle en détourna les yeux en entendant les derniers mots de l'anbu.


[Shinobu]-J’ai vu ton dernier travail c’était un kunai d’une grande légèreté et parfaitement équilibrer les notres passent pour de vulgaire bout de bois à coté des tiens. Darok, Chihiro si vous avez une commande à passer c’est maintenant car je ne veux pas qu’il referme à nouveau le pont.

Après s'être renseignée sur le prix d'un kunai, la kunoichi eut une moue pensive. Elle savait qu'elle disposait d'un somme d'argent assez importante, et les créations de l'armurier lui faisaient réellement envie. Elle se tourna vers Darok et ouvrit la bouche pour lui demander quelque chose, puis fit brutalement volte-face et adressa son plus charmant sourire à l'artisan.

"Je suis désolée... Je ne puis faire un tel investissement pour l'instant. J'espère sincérement que l'occasion se représentera, car votre travail est exceptionnel." s'exclama-t-elle avec admiration.

Elle s'inclina profondément.

Plus tard, ils affrontèrent un vent furieux alors qu'ils traversaient un pont massif. Une fois qu'ils eurent atteint Asikura, le groupe fut étonné par le manque de bruit du village. A la place du marché, les gens parlaient peu et semblaient pressés de rentrer chez eux, comme s'ils étaient sortis à regret. Chihiro fronça les sourcils, surprise de cette attitude commune et anormale. Tandis qu'ils allaient vers la mairie, ils assistèrent à un évènement qui mit la kunoichi hors d'elle.

Deux hommes avaient renversé l'étalage d'une commerçante, tout en la menaçant. A l'aide d'un produit, ils avaient mis hors d'état de vente le reste de la marchandise, sous les yeux effarés de la jeune femme qui commença à pleurer. Chihiro emprunta une expression méprisante en fixant les hommes, et sa main s'empara d'un kunai. Les gens faisaient semblant de ne rien voir et cela l'insupportait. Mais quand les tortionnaires frappèrent la commerçante, la colère brilla subitement dans ses yeux, et sa main serra telllement son arme que ses phalanges blanchirent. La haine durcit ses traits et la faisait trembler. Inutile d'utiliser le genjutsu, elle estimait que ses éventuels adversaires ne le méritaient pas. En outre, sa fureur réclamait une méthode plus violente. Interrogatrice, elle jeta un coup d'oeil à Darok, ayant aperçu le signe de tête de Shinobu et le prenant comme une permission de se débarrasser des deux hommes. Si intervention il devait y avoir, elle devait être immédiate. Chihiro prit conscience furtivement que cela risquait de mettre en danger le clone de l'anbu, mais pour elle, c'était clair, il fallait venir en aide à la femme sans tarder.


Je suis une vilaine

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Lun 30 Jan - 21:48

Le soleil remontait dans le ciel, et à cette heure matinale, une couleur rougeoyante se manifestait dans une partie du ciel, alors que l’autre restait empreinte d’un bleu marine. Les nuages s’espaçaient, tandis que les étoiles s’éteignaient, les unes après les autres.

Les deux jeunes bandits étaient correctement bâtis, avec des épaules assez larges, mais d’une taille peu effrayante. L’un était brun, les yeux de la même couleur, habillé d’une longue toge blanche. L’autre était roux, le visage parsemé de tâches de rousseur (ce qui lui donnait un air plus que niais) et vêtu d'un blouson noir.
Ils s’amusaient à faire souffrir une pauvre commerçante, vendeuse de légumes. Chihiro serra son kunai à s’en blanchir les doigts, tandis que Shinobu acquiesça d’un léger hochement de tête. Que demander de plus ? Chihiro s’élança promptement. Le pavé se fissura d’une très fine brèche. Il ne faisait aucun doute que la jeune fille allait gagner rapidement, mais leur suffisance et leur confiance inquiétait l’autre genin.

Trois solutions se présentaient à lui, et il devait agir vite et en conséquences. La première, attendre que Chihiro se débarrasse des vermines. La deuxième, l’aider à s’en débarrasser, et la dernière, évacuer les marchands pour un très court laps de temps.
Il n’était pas question de montrer actuellement trop de pouvoirs. Le clonage pouvait permettre d’évacuer les vendeurs, pendant que Darok se frottait aux ennemis. Mais il était fatigué, et le clonage n’arrangerai pas les choses.

Les blesser fatalement ne pourrait que leur nuire pour le futur. Un simple corps à corps bête et méchant devrait suffire, et, pendant que la kunoichi fondait sur les vils serpents, Darok se positionna de l’autre côté de la rue, afin de bloquer l’accès. Peut-être les méchants s’en prendraient aux passants (leur fourberie semblait sans limite) ainsi Darok et Chihiro se devaient de les protéger. En son fort intérieur, Darok espérait que Chihiro ne soit pas trop prise de colère pour s’apercevoir que la commerçante était bien trop exposée.
C’est donc dans cette idée que Darok courut vers les agresseurs.

Une feinte. Il devait feinter. Jamais les deux bandits ne le laisserais sauver la pauvre et malheureuse vendeuse sans répliquer. Chihiro arrivait au contact du gars à la droite de Darok, celui en toge blanche, laissant le bon soin à Darok de s'occuper du maladroit qui avait versé son produit sur les aliments de la femme. La vendeuse, dans ses cheveux aux boucles d’or, était au centre du conflit. Le bandit de gauche se tournait vers moi. Pas de chance, je vais devoir l'éloigner de la fille le plus rapidement possible. Je descend ma main jusqu'à mon étui à shuriken, en sort un, et le lance rapidement. Un sifflement accompagné d’une traînée de vent s’élancent droit vers l’adversaire. Il l’évite, tant bien que mal, en sautant vers l’étalage maintenant moisi appartenant à la victime. Darok accélère. Un mouvement ample mais bref, et la femme est dans ses bras.

Les vendeurs s’exclament, se cachent la tête dans leurs mains, crient, et certains pleurent en nous maudissant. Ainsi est le véritable visage des gens d’ici. Darok ne pouvait le croire. Ils sauvaient une femme en détresse, et c'était ainsi que les gens réagissaient. C’était impossible, il devait bien y avoir quelqu’un qui les combat, ou qui voudrait se rebeller!

Il déposa la jeune demoiselle proche du clone de Shinobu. Ici, il ne pouvait absolument rien leur arriver. Il ne voulait pas laisser trop longtemps Chihiro seule, mais avant il devait faire quelque chose. Les six marchands qui les huaient remuaient aussi les bras en faisant parfois des signes peu catholiques.
Darok s’avança rapidement. Il déposa sur eux ses yeux noisettes. Il aurait bien voulu leur lancer la pupille de peur, mais cette technique était trop difficile pour lui. Il préféra leur faire subir un châtiment d'une toute autre empleur. Non pas moins insupportable, tout simplement plus rapide et économique. Une aura se dégagea de lui, une aura bleutée, emplissant l’air d’une pression difficilement soutenable. Plus rien ne pouvait désormais le faire revenir sur ses pas. Les hommes ne respiraient plus comme avant. Ils avaient du mal. On aurait pu croire qu'ils suffoquaient, mais Darok savait tout simplement ce qu'il en était. Il avait insufflé du chakra dans l'air, afin de les faire taire.
Deux marchands s’appuyèrent sur leurs marchandises afin de rester debout. Les autres tombèrent par terre, suant de toutes parts de leur corps. La chose était faite, ils n’embêterons pas plus longtemps le groupe.

Le soleil commençait à transpercer de ses rayons les quelques nuages esseulés. Le bleu intense du ciel vira vers un petit bleu plus clair. Un doux souffle se fit sentir. Il n'apaisa cependant pas Darok, enérvé par l'attitude de ses bon à rien.

Hors de lui et suivant l'exemple de Chihiro, Darok décida alors qu’il ne retiendrait pas ses coups, et qu’il connaissait dorénavant deux personnes qui allaient avoir très mal ces deux prochains jours voire plus. Chihiro semblait à son aise au corps à corps, tandis que l'ample toge de son adversaire ne lui facilitait pas ses mouvements. L’autre, enlevant son blouson noir, descendit de son « perchoir ».

Darok tendit son bras droit, concentra son chakra dans ce dernier, et s’approcha violemment de sa future victime. Un flux bleuté le suivait dans son mouvement. Il envoya son coude en arrière, et son poing au niveau de ses tempes. Le vent souffla, et une légère feuille s’envola, avant de retomber au loin. Darok s’était lui aussi envolé, mais il n’allait pas retomber tel la feuille. Non, s'il retombait, se serait dans un fracas, soit d'os, soit de dalles. Le bandit l’avait compris, et la tension se voyait sur son visage. Un léger pas de côté, pas suffisant pour tout éviter, mais suffisant pour ne pas subir le coup dévastateur de plein fouet. L’attaquant pivota d’un quart, pour lui donner un coup de pied visant ses clavicules. Le combat était engagé, et ni Darok ni Chihiro ne semblait vouloir céder la main à leur adversaire.

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mer 1 Fév - 18:17

Darok n'avait fait aucun signe pour la retenir, aussi la kunoichi s'élança avec agilité sur un des agresseurs, qui levait le bras pour gifler la jeune femme. Tout à sa fureur, Chihiro serra les dents et accéléra. Elle sauta par-dessus le corps étendu de la commerçante et, profitant de son élan, bondit sur l'homme aux cheveux roux.

Celui-ci, accusant le coup, recula de quelques pas, déséquilibré par le poids de la genin. Cette dernière raffermit sa prise sur le kunai, et le planta profondément dans le bras du bandit. Il porta la main sur l'arme, hésitant à la retirer, alors que Chihiro se réceptionnait et jetait un bref regard en arrière, alarmée par le sifflement d'un shuriken.

Elle fut soulagée en voyant qu'il ne lui était pas destiné, mais que Darok l'avait envoyé pour détourner l'attention du second adversaire. Elle vit le garçon s'emparer de la commerçante et l'emmenait aux côtés du clone de combat, qui contemplait la scène en silence. Elle jugea l'intervention excellente, car il mettait hors de danger la femme. Elle laissait ainsi le second homme à la charge du genin, sachant qu'elle n'en viendrait pas à bout toute seule.

Toutefois, son attention fut retenue par les réactions des gens qui se trouvaient encore au marché. Elle savait que la plupart des personnes préférait fermer les yeux devant ce genre d'événements, et faire comme si rien ne se passait, plutôt que d'intervenir et de se mettre en danger. Mais là... Ces gens avaient peur de quelque chose, mais quoi?

Et, subitement, la réponse lui vint à l'esprit. Ils craignaient les représailles. Si l'on prenait en compte les paroles qu'avaient échangées les deux hommes avec la commerçante avant de l'attaquer, il était probable qu'ils fassent partie de ceux qui avaient pris possession du village...

Elle reporta ensuite son regard sur son ennemi,et celui-ci s'apprêtait à extraire le kunai de sa chair. La kunoichi voulut repartir à la charge quand elle sentit une aura impressionnante émanant de derrière elle. Surprise, elle se retourna complètement, pour s'apercevoir que Darok avait l'air furieux, et obligeait les spectateurs à se taire. Elle ressentit elle-même la pression engendrée par la technique employée, mais ne plia pas.

En revanche, cela déstabilisa son adversaire, qui abandonna l'idée de ce débarrasser de l'arme plantée dans son bras pour reculer encore, frappé d'étonnement. Mais il se reprit rapidement, et son air enragé en disait long sur ses intentions. La jeune fille, toujours décidée à ne pas employer de chakra, ajusta ses griffes de métal en attendant les prochains mouvements de l'homme en toge blanche.


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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Jeu 2 Fév - 16:44

[Reso version RP de toute façon pas de chakra utilisé et ça va tourner court]

La charge des deux genins était facilement venu à bout des deux hommes. L’élément de surprise couplé à leur formation de ninja avaient permis à Chihiro et Darok de maitrisé sans trop problème les deux hommes. La blessure de l’un dissuada rapidement le deuxième de se relever. Voyant que c’était des enfants qui étaient venu à bout d’eux il réfléchit rapidement et tentant de s’en débarrasser par des menaces.

[Homme de main 1]-Vous allez le regretter.

Ses cotes lui faisaient mal, Darok n’avait pas été tendre mais le coup était bien dosé. Il restait conscient et les ninjas avaient tout le loisir de l’interroger.
Les gens sur le marché avaient totalement disparu visiblement ce problème comme celui de la femme ne semblait pas les concerner.
La pauvre victime semblait vouloir remercier Darok mais elle voulait fuir de le regard des gens qui l’avaient attaqué un peu plus tot. L’homme en voyant l’hésitation de la femme a remercier ces sauveurs repartit dans le meme contexte que précédemment.


[Homme de main 1]-Vous croyez que c’est fini mais notre chef va s’occuper de vous, il est plus fort que deux gosses.

[Homme de main 1]-Vous allez payer la facture personne ne peut nous défier sur notre territoire.

Shinobu qui n’avait rien dit jusqu’à présent ne bougea pas d’un centimètre mais éleva la voix en direction des deux genins.


[Shinobu]-Nous sommes ninjas de Kiri votre petite partie de rigolade sera terminé dans les prochaines heures. Tu vas nous guider jusqu’à ton chef !

[Homme de main 1] – Jamais..

Il cracha en direction de shinobu, celui ci sentit l’envie de lui faire passer cet affront mais il avait une meilleur idée en tete.

[Shinobu] – Chihiro, Darok faites le parler. Une fois que nous saurons ou se cache leur chef nous en aurons presque terminer avec cette histoire.

Le clone toujours dans son coin sembla un instant lancer un lourd regard à la femme que ses genins venaient de sauver. Celle ci en entendant le mot ninja se releva et commença à ouvrir la bouche.

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Ven 10 Fév - 16:59

Voyant que Darok était venu à bout de son adversaire sans aucune difficulté, la kunoichi rangea ses griffes soigneusement. Aller plus loin était inutile. Les gens avaient déserté le marché rapidement, les laissant seuls. Chihiro se baissa, posa sa main sur le manche de son kunai, toujours planté des le bras de l'homme à la toge, et le regarda calmement avec un léger sourire d'excuse.

« Je suis navrée, mais je dois le récupérer. » murmura-t-elle.

Elle tira sur l'arme d'un coup sec, et le rouquin grimaça en retenant un gémissement de douleur. Il la regarda avec une telle hargne que la jeune fille détourna les yeux, essuyant négligemment son arme sur le vêtement de son ennemi. Celui-ci supporta l'humiliation sans broncher, tout en fixant son compagnon, qui ouvrit la bouche pour menacer le groupe.

La genin supporta les paroles, se disant qu'à leur place, elle se tairait plutôt que de s'enfoncer ainsi. Ils étaient en fâcheuse posture, et la méthode qu'ils employaient n'était évidemment pas la solution idéale pour sortir de cette situation délicate. La jeune femme qu'ils avaient secouru semblait tétanisée, et hésitait à parler. La kunoichi lui adressa un sourire encourageant. Finalement, Shinobu demanda aux hommes de les mener jusqu'à leur chef, ce qu'ils refusèrent.

[Shinobu] – Chihiro, Darok faites le parler. Une fois que nous saurons ou se cache leur chef nous en aurons presque terminer avec cette histoire.

La kunoichi retint un rire. Elle n'excellait pas aux interrogatoires, qui la rendait nerveuse. Elle ne savait comment s'y prendre pour leur sortir les vers du nez, mais elle se doutait que l'inventif Darok l'y aiderait, et sa propre imagination serait mise à contribution. A voir la surprise et la crainte marquer les traits des vaincus, elle ne put s'empêcher se secouer la tête, subitement joyeuse. Mais elle reprit son sérieux quand la commerçante énonça avec précaution :

[Commerçante] -Je vous remercie de m'être venus en aide. En compensation, je peux peut-être vous offrir un abri. J'ai un local contiguë à ma modeste maison qui pourrait convenir pour interroger de ces deux...

La femme fit un mouvement de tête dédaigneux en direction de ses agresseurs, sans finir sa phrase. Chihiro savait que la peur serait un facteur sans doute suffisant à les faire parler, les deux hommes n'ayant pas l'air habitué à jouer le rôle de victimes. En tout cas, elle l'espérait. La marchande avait l'air d'avoir la rancune tenace, et la genin comprenait son attitude. Elle pensait toutefois que ce sentiment n'était pas une bonne chose, mais qu'il pourrait peut-être s'avérer utile. La femme aux cheveux blonds pourrait aussi les éclairer sur la situation du village. La kunoichi posa un regard interrogatif sur Shinobu et Darok, considérant elle-même que la proposition était tentante. Le genin avait l'air embarrassé, et le connaissant un peu mieux depuis le début de la mission, Chihiro se dit qu'il ne souhaitait sûrement pas abuser des bontés de la commerçante. De son côté, elle pensait qu'avoir un lieu sûr ici serait aussi agréable que nécessaire, et acquiesça d'un léger mouvement de tête.

« Il me semble que c'est une bonne idée. De toute façon, nous n'avons pas tellement le choix. Nous ne pouvons rester ici pour poser des questions à ces messieurs qui ont su nous faire un si charmant accueil. »

La kunoichi sortit de l'une de ses poches sa bobine de fil ninja. Elle en testa la résistance en tirant dessus, puis, satisfaite, lia les mains de son adversaire dans son dos, de manière assez inconfortable pour prouver qu'elle ne plaisantait pas. Elle avait œuvré avait efficacité, car l'homme, en se relevant, s'aperçut qu'il ne pouvait pas bouger le moindre doigt. Elle procéda de même sur l'autre ennemi, qui la scrutait d'un air mauvais, et le groupe se mit en marche. La jeune fille gardait son kunai à portée de main, fortement amusée par ce qui se passait, mais conservant son attention et son sérieux.

[Commerçante] – Je ne me suis pas présentée... Je m'appelle Seila.

« Moi, c'est Chihiro » poursuivit la genin avec confusion, s'apercevant qu'elle avait fait impasse sur la politesse la plus élémentaire. « Et voici Darok et Shinobu. »

[Commerçante] – Enchantée... Je vous suis infiniment reconnaissante d'être venus à mon aide.

« Pas de quoi... Merci à vous de nous offrir un abri. »

[Commerçante] -Ce n'est que juste récompense.

Elle les guida à travers le village qui semblait totalement désert. Ils ne croisèrent personne dans les rues étroites, et le silence semblait si irréel à Chihiro qu'elle ressentit de l'appréhension sur ce qui pouvait suivre. Malgré cela, ils arrivèrent sans encombre à la maison de Seila, qui s'empressa d'ouvrir la porte et de les laisser entrer. Shinobu passa le premier, suivi de Darok puis de la genin. Poussant du genou l'homme roux qui traînait des pieds, Chihiro observait la pièce principale. De dimension modeste, elle était meublée et décorée avec goût, et dégageait une impression de confort et de sécurité. La vendeuse ouvrit une autre porte qui donnait accès à un débarras. Darok et la kunoichi y firent pénétrer les agresseurs, se jetèrent un regard entendu et les assommèrent d'un commun accord. Les marmonnements incessants de celui qui avait affronté le compagnon de la jeune fille furent enfin stoppés, et ils rejoignirent Shinobu, qui avait déjà pris place sur le canapé, et Seila, qui paraissait s'être remise de ses émotions et qui leur servait des rafraîchissements. S'asseyant aux côtés de l'anbu, Chihiro posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis leur arrivée ici:

« Pouvez-vous nous raconter en détail ce qui s'est passé pour que la situation se dégrade à ce point? »


Je suis une vilaine

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 12 Fév - 1:01

Un bon coup de poing suivi d’un coup de pied dans la clavicule droite et l’homme, pourtant adulte, s’écroula par terre sans demander son reste. Etouffant un juron, il tenta de se relever, mais se découragea voyant son collègue s’écrouler à son tour, mal en point.
La pensée que leur vouait Darok n’allait que dans un sens. Bien qu’il éprouve la nausée en voyant ses deux pourritures, il préférait les laisser en vie pour plusieurs raisons.
La première est qu’ils pourraient leur donner des renseignements importants. La deuxième est qu’ils pourraient se métamorphoser sous leur apparence pour se rendre chez leur patron, feignant d’avoir capturer un rebelle, ici Shinobu. Ainsi passeraient-ils sans mal, pour démanteler l’organisation au plus profond d’elle même.

Des menaces balancées en l’air, qui n’atteignirent que la jeune dame, traumatisée. Elle n’osait parler, bien que les mots lui brûlaient sa langue. Darok comme Chihiro n’avaient que faire de leur piètre revendications, et écoutant leur chef de mission (et ici aussi leur envie) ils assommèrent violemment les deux bandits d’un coup de manche de kunai. La jeune fille, rassurée par la présence de ses bienfaiteurs, réussi à parler.


[Jeune commerçante] « -…Je…euh…enfin…merci beaucoup. » dit elle en se relevant, puis en s’inclinant. Elle ne remerciait pas seulement Darok, mais aussi Chihiro.

La kunoichi se sentit légèrement gênée, mais le groupe ne s’attarda pas sur cette maigre victoire. Darok empoigna l’homme contre lequel il s’était battu, Chihiro le ficela, et il le mis sur son épaule. Il le tenait en plus par le biais de son bras gauche. Il se saisit ensuite de l’autre bandit, lui aussi ficelé, de manière à ce que la plaie lui torture son bras. Il le porta sous son aisselle, l’enroulant de son bras droit.

La jeune dame hésita. Elle porta ses doigts à sa bouche. Le groupe fit mine de partir. Elle baissa légèrement les yeux, pour finalement les ramener dans leur centre. Hésitante, elle les interpella.


[Jeune commerçante] « - Attendez ! Je vous remercie de m'être venus en aide. En compensation, je peux peut-être vous offrir un abri. J'ai un local contiguë à ma modeste maison qui pourrait convenir pour interroger ces deux...

Darok la vit le regarder. Il fronça ses sourcils…

- Hum ?

Quelques secondes avant qu’il ne comprenne que c’était des deux malfaiteurs qu’elle parlait. (Ses sourcils se détendirent)

La marchande fit une mine déconfit, en plissant les yeux. A en voir à leur attitude, les habitants étaient vraiment maltraités. Cette organisation devait être suffisamment puissante pour réussir à contrôler un village comme celui-ci : la plupart des excellents ninjas qui ont servis Kiri sont nés dans cette contrée…


« Etes vous bien sûre de vouloir loger ces deux imbéciles ?

[Jeune commerçante] – Oui, bien sûr, je vous doit bien ça en remerciements.

Bien, dans ce cas, nous vous suivons…euh…

[Jeune commerçante] – Appelez moi Seila, se sera parfait. »

Chihiro fut interloquée. Le combat lui avait fait perdre le sens de la politesse. Elle blêmit légèrement, et se reprit en présentant le groupe. Darok afficha un sourire tendre à Seila lorsque sa compagne le nomma.

La jeune dame regarda son étalage. Aucune de ses marchandises n’avaient survécues. Son seul revenu venait de s’enfuir, et pour elle ne sait quelle raison, elle venait même d’inviter des étrangers.
Malgré tout, elle gardait la tête haute, et conduit ses trois invités, plus les deux assommés, chez elle.
Ils passèrent par deux, trois rues très sobres et assez étroites. Seila n’habitait pas loin du marché. Un immeuble se dressait devant le groupe. En mauvais état de l’extérieur, l’intérieur n’avait rien a en envié lui aussi. Darok se rendit compte de ce qu’il avait fait. Il venait de se faire inviter par une personne sûrement en manque d’argent et n’ayant rien gagner aujourd’hui. Il était décidé : il allait payer ses repas.

La troupe monta jusqu’au troisième étage, où une petite porte en bois dévernie, dans laquelle était gravée « Seila Tachimiki » servait de porte d’entrée. La jeune dame poussa la porte. Un lourd grincement se fit entendre, et la porte faillit sortir de ses gongs.
L’intérieur rassura Darok, qui pensait que cette dame vivait dans la misère la plus totale. Son appartement ressemblait trait pour trait à celui de Darok. Peu d’espace vital, mais une convivialité forte et attirante. Une odeur d’encens régnait dans les pièces, et le vert dominait sur les murs. La salle à manger était agréable à voir, avec des rideaux bien tapissés, un canapé en cuir apparemment confortable et une petite table en bois autour de laquelle deux chaises de la même matière étaient disposées. Une large fenêtre laissait entrevoir un soleil resplendissant. Rien à voir avec la neige de Kiri.
De l’autre côté, une cuisine carrelée, avec quelques tiroirs en bois, et un évier (dans lequel des casseroles s’empilaient). En face, un couloir assez sombre, débouchant sur trois différentes pièces.

Seila se déchaussa, et demanda au groupuscule de l’imiter. Ils s’exécutèrent. Darok déposa les deux balourds dans un coin de la pièce. Ils allaient rester là, au cas où les deux se réveilleraient.
Shinobu était déjà assis (pour ça, on pouvait dire qu’il était très rapide), et Seila le rejoignait. Se regardant mutuellement, les deux genins suivirent la danse et allèrent s’asseoir. Seila sembla se rappeler de quelque chose, et émit un gloussement rauque. Elle se relava de son siège (qui était situé en face du canapé) pour aller dans sa cuisine. Elle en revint rapidement, portant un plateau de boissons fraîches. Elle le déposa gracieusement sur la petite table en bois. Le clone de Shinobu prit un verre, accompagné du geste par les deux autres genins, assoiffés par leur voyage.

Désaltérée, Chihiro questionna Seila. Une question fort simple, que chacun voulait poser, mais qu’elle fut la première a demander. Cette franchise de la part de Chihiro mit Darok mal à l’aise, lui qui contourne toujours (souvent plus exactement) les questions afin d’obtenir ce qu’il désirait. Il but de travers, mais se rattrapa en faisant mine de toussoter. Seila reproduit le son, mais celui-ci était un prélude avant de s’exprimer.


[Seila] « - Hum…ce qui se passe chez nous depuis l’arrivée de ce gang est…indescriptible, le malheur. Ils nous maltraitent, à la limite de l’esclavage. J’ai aussi vu plusieurs femmes violées, et ensanglantées dans un coin de rue. Voilà pourquoi j’étais terrifiée ce matin… Et puis, chaque semaine, un impôt est collecté (a en voir sa tête, on comprend que ce n’est pas quelques sous de pris) par ce… » elle fit une grimace…pas dur à traduire sa pensée envers cet homme. « …pour leurs choses, expériences ou je ne sais quoi.
Après chaque collectes, cet … (encore la même grimace) s’en va dans la montagne, jusqu’aux cimes, et disparaît après être devenue un point noir. Ma sœur a été emportée là bas pour je ne sais quelle raison. Elle n’en est pas encore revenue. Je...je suis désolée, je crois que...je ne pourrais pas vous raconter plus de choses. »


Un sanglot larmoyant et une sorte de cri de détresse s’échappèrent du doux visage de la commerçante. Apparemment, elle tenait énormément à sa sœur, et cette séparation lui avait brisé le cœur.
Le groupe ne put plus lui poser de questions : se serait trop cruel. Darok détourna donc son attention, un moment, vers le coin de la pièce où un des bandits commençait à reprendre ses esprits.


*Oulà! Déjà réveillé celui là ? J’ai tapé si fort que j’en ai senti mon bras trembler, et pourtant, à peine une heure plus tard il se réveille déjà… dur, dur. Faut croire que je me suis ramollit du bras…*

Esquissant un sourire à la jeune dame encore sanglotante, il se leva et l’aida à s’asseoir sur sa chaise. A ce stade, seul un appui psychologique pourrait l’aider. Sa sœur est très probablement morte, ou bien pire. Le bandit se délectait de la scène, et émit un rire rocailleux, avant qu’il ne se transforme en glapissement. Le regard des trois s’était posé sur lui au même instant. Il venait de perdre une occasion de se taire.
Darok s’avança à pas de loup, suivi de près par Chihiro. Shinobu, quant à lui, restait agréablement assis dans le canapé (il aimait vraiment ça). Sortant « Taoshi », Darok s’agenouilla devant sa future victime. Quand il s’agissait de ce genre de choses, l’imagination de Darok débordait. Il allait d’abord interroger agréablement sa proie, avant de la séquestrer (uniquement si nécessaire :fouet: ).


« Partons sur de bonnes bases. Quel est ton nom ?

[Bandit] Tu sais quoi ? Va te faire fou… »

Une grosse baffe, et le bandit crachat un filet de sang.

« Ça m’amuses assez, mais on a pas le temps pour continuer notre jeu. Puisque tu n’as pas de nom, tu ne verras pas d’objections à ce que je t’appelle bandit, voleur, ravisseur, malfrat, misérable, déchet, immondice, enflure, ordure, pourriture (j’aime bien les mots qui se terminent en –ure). Je peux même faire des mixes comme misérable immondice, ignoble crapule ou saleté de charogne mais je me contenterais bien de ton nom.

[Bandit] Ça t’avanceras à quoi mon nom, imbécil… »

Une autre baffe, un deuxième filet de sang.

« J’adore cet interrogatoire. Petit conseil (non, pas d’ami), d’habitude, quand on est ficelé comme un saucisson, qu’on a en face deux personnes chacune capable de te tuer en un seul coup, qu’on s’est déjà pris deux bonnes baffes, qu’on risque d’en reprendre de plus en plus fortes, et qu’on a un brin d’intelligence (c’est peut être pour ça qu’il n’a toujours pas compris où placer son avantage), on a tout à gagner de coopérer. Je reprend…ton nom ? »

Le bandit cracha aux pieds de Chihiro un projectile rougeâtre. Darok le prit à la gorge, et lui plaqua la tête en plein sur son résidu salivaire. Il lui piétina ensuite sauvagement la tête afin de lui faire regretter son acte. Si le bruit n’ameutait pas les voisins, il eut pour effet de réveiller l’autre prisonnier. S’offre à lui l’image d’un homme massacrant allègrement son compagnon. Darok s’arrêta un moment et le nouveau réveillé ravala sa salive. S’il eut voulu se replonger dans les songes sans attirer l’attention, c’est peine perdu, car, par solidarité extrême, son compagnon (tête tournée vers lui et heureux comme tout de ne plus être le seul martyr) cria :

[Bandit] « Dieu sois loué, Nat’ t’es réveillé ! Sauve moi de là !

[Nat’] Mais il peux pas la fer… »

Encore une baffe et encore un filet de sang : Darok s’en donnait à cœur joie. Laissant Chihiro surveiller le bandit (qui à présent se délectait du goût du parquet), il se tourna vers sa deuxième victime.

« Espérons que tu sois plus collaborateur que ton voisin, qui, entre nous, n’aura plus jamais les même dents qu’avant. »

Le bandit assistait malheureusement à une scène d’horreur : Darok venait de prendre la tête de son compagnon et lui avait planté les dents dans le parquet. Il leva son pied. Shinobu reprit un verre d’eau, et semblait amusé de la tournure des événements (cette fois c’est sûr, il aime vraiment ça !).
Terrorisé, aucun sons ne sortaient de la bouche du malfaiteur, juste de la salive. Alors qu’il s’apprêtait, grâce à un bon coup de pied, à détrôner royalement une bonne vingtaine de dents de leur gencive, il s'arrêta juste à temps. Se retournant vers le terrorisé immobile, il lui dit.


« Tu as trois alternatives. La première consiste à nous donner les renseignement que nous désirons. En échange, on épargneras ta misérable vie et les dents de ton pote. La deuxième consiste à regarder aux premières loges mes débuts de dentiste. La troisième consiste à rejoindre ton ami sur le parquet. S’il te plaît, ne choisit pas la troisième, sinon on va devoir nettoyer et je n’apprécie pas de perdre mon temps…alors je m’occuperai avec mon joli kunai. Tu sais, je dessine très bien. Je pourrai te faire un élégant tatouage sur ton torse. Sinon je me suis toujours dit que je pouvais être médecin. Il me semble que tu seras gravement malade et qu’une opération chirurgicale urgente s’imposera. Bien sûr je ferai avec les moyens du bord pour te sauver. Certes je ne suis guère douer mais tu sais je mets toujours beaucoup de cœur à l’ouvrage. En parlant de cœur…

Darok pointa son kunai sur la poitrine de Nat’.

«- Il me semble que j’ai oublié certaines notions d’anatomie. Peut être que si je…

[Nat’] - Arrêtes !

- Bah ? Quoi encore ? »

Sortant ses dents du plancher, l’autre lui ajouta :

[Bandit] « - Ne lui dis rien ! Surtout !

[Nat’] - Tais toi, Ukilélé !

- Alors c’est ça ton prénom…je comprend maintenant pourquoi tu voulais pas nous le dire. « Ukilélé », ça me fait penser à : ouh qu’il est laid…
En fin de compte ta mère t’avait choisi un prénom qui te va comme un gant. Elle semblait avoir du bon sens, j’espère qu’elle t’a au moins transmis cela, parce que de ce que j’en voit la nature t’a pas gâté… »
dit il en souriant.

Le rouquin se taisait. Etait-ce la petite pique de Darok ou bien l’ordre de Nat’ ? En tout cas, un silence flotta dans la salle. Le genin reprit à deux mains la tête d’Ukilélé, et la replanta plus vivement dans le plancher, si bien qu’un prémolaire se fissura.

« - Et d’une. Je voudrais vraiment y aller, alors donne nous ta réponse rapidement.

[Nat’] – Je…je collabore. »

On sentit dans le cri de douleur lancé par Ukilélé une longue et gémissante plainte destinée à son confrère. Ravalant encore sa salive, le prisonnier parla.


Dernière édition par le Mer 15 Fév - 21:14, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 18 Fév - 18:09

Chihiro n'appréciait absolument pas l'interrogatoire, qui la répugnait. Elle, qui avait pensé que la peur serait une raison largement suffisante pour parler, fut cruellement déçue. Elle ne se réjouissait pas du tour que prenaient les choses, et la violence gratuite l'indignait.
Il existait certainement des méthodes moins dures pour leur soutirer des informations, et elle fut tentée d'arrêter Darok maintes fois. Néanmoins, celui-ci semblait prendre du plaisir à torturer les deux hommes, et sa technique s'avérait, elle devait l'avouer, efficace.
Autant la perspective d'effrayer les agresseurs l'amusait, autant le passage à l'acte, qu'elle n'avait pas prévu et avait cru inutile, la meurtrissait et la rendait compatissante à l'égard des hommes de main. Par ailleurs, elle se souvenait qu'elle avait promis de renforcer ses points faibles, et resta muette devant la démonstration de force de son compagnon, ignorant ce qu'elle pouvait ressentir.

Son regard devint vague tandis qu'elle se replongeait dans les paroles de la commerçante prononcées plus tôt.


[Seila] « - Hum…ce qui se passe chez nous depuis l’arrivée de ce gang est…indescriptible, le malheur. Ils nous maltraitent, à la limite de l’esclavage. J’ai aussi vu plusieurs femmes violées, et ensanglantées dans un coin de rue. Voilà pourquoi j’étais terrifiée ce matin… Et puis, chaque semaine, un impôt est collecté par ce… pour leurs choses, expériences ou je ne sais quoi. Après chaque collectes, cet… s’en va dans la montagne, jusqu’aux cimes, et disparaît après être devenue un point noir. Ma sœur a été emportée là bas pour je ne sais quelle raison. Elle n’en est pas encore revenue. Je...je suis désolée, je crois que...je ne pourrais pas vous raconter plus de choses. »

Comme perdre un être cher devait être une épreuve difficile à surmonter...
La kunoichi ne pouvait qu'imaginer la douleur que pouvait causer ce genre d'évènements. Son esprit s'attarda sur sa mémoire emprisonnée par sa mère. Peut-être qu'un jour elle parviendrait à détruire ce mur, qui pour l'instant lui paraissait infranchissable, pour parvenir à ses souvenirs perdus.
Elle laissa ces pensées dans un coin de sa tête, sachant que c'était lorsqu'elle n'y prêterait plus attention que la solution lui apparaîtrait, tellement logique qu'elle ne l'avait envisagée.

La jeune fille examina ensuite le plafond dont la peinture blanche était lézardée. En effet, la maison avait l'air ancienne, et aurait mérité quelques rénovations, cependant Chihiro s'aperçut que l'instant était mal choisi pour réfléchir à ce genre de choses.

Au bout d'un moment qui lui sembla incroyablement long, un des interrogés consentit, dépité et blessé, à accéder aux demandes des genins.
La surprise de kunoichi se lut dans ses yeux écarquillés: l'homme aux cheveux de feu acceptait de répondre à une question que Darok n'avait pas même posée! Etait-ce la peur de la souffrance qui l'avait poussé à cette extrémité? Qu'allait annoncer ce malfrat? Le sujet de l'interrogatoire était évident pour tous, et la curiosité effaça la répugnance de la jeune fille. Comment son compagnon s'y était pris pour que leur prisonnier collabore sans rien savoir de ce que leurs bourreaux attendaient? Elle se rappela ensuite que la demande avait déjà été effectuée auparavant, sur la place du marché.


Chihiro préférait ne pas tourner autour du pot, et aller droit aux choses (N'est-ce-pas mon cher Edmund?) , même si c'était parfois pénible. Ce petit jeu l'irritait, elle aurait voulu l'interrogatoire plus direct.

[Oukilélé] (Ca me fait penser à un livre que je lisais quand j'étais très petite, qui s'appelait ainsi... D'ailleurs, je l'aimais pas parce que je le trouvais triste!) "Si vous cherchez notre repère, c'est très simple... Il suffit de partir en direction du nord, par le sentier qui s'enfonce vers la montagne. Au bout d'une vingtaine de minutes, il faut bifurquer vers la droite, après le rocher où des païens ont sculté une statue en hommage au Grand Freud. Ensuite, vous devez continuer encore tout droit jusqu'à..."

"Il suffit, Régis!" clama la jeune fille pour faire taire la voix grinçante et entrecoupée de gémissements de l'homme roux.

Elle s'agenouilla à côté de lui et lui sourit, lui proposant d'un ton doux, un sourire éclairant son visage:

"Aurez-tu l'amabilité de nous y conduire? Ce serait une façon pour toi de prouver que tu ne mens pas et de garder la vie sauve... Ca te va?"

L'agresseur lança un regard vers Nat', qui l'observait d'un air courroucé. Plaintivement, il murmura à regret:

[Ukilélé] "Oui, je pourrais faire cela, si vous promettez de ne pas me tuer une fois arrivés là-bas."

"TRAITRE!" hurla Nat'.

[Ukilélé] "Je préfère être un traître en vie qu'un bandit mort, c'est tout. Et de toute façon, le chef ne m'a jamais accordé l'attention que je méritais."

La kunoichi sourit de plus belle.

"Il semblerait que tu ais fait le bon choix."


Je suis une vilaine
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 18 Fév - 19:09

Conduit par le bandit, Chihiro et Darok suivit par le clone de Shinobu quittèrent la ville pour sortir sur la bordure ou était censé se trouver le repaire. Le chemin était sinueux mais moins long que ce qu’avait dit l’homme. Le clone de Shinobu avait beaucoup de mal à avancer il sentait son énergie et le contrôle de son corps lui échapper un peu plus à chaque instant. Darok tenait le bandit avec sa corde. Voyant que le clone du anbu peiner à avancer Chihiro ralentis et retomba rapidement à son niveau. Elle put voir les yeux du clone remplit de sang, il ne fallait pas etre médecin pour voir qu’il n’allait pas fort. Il prit l’initiative de parler avant qu’elle ne lui propose son aide.

-C’est l’altitude certainement, mon avancé est difficile mais je tiendrais sans problème jusqu’à la fin. Ne t’en fais pas.

Les pas se firent moins lourd, il ne savait pas si la genin y était pour quelque chose mais en tout cas il avançait un peu plus vite. Il était hors de question de demander de l’aide cependant il devra rester en retrait car l’affrontement n’allait pas tarder. D’après les méthodes employés au marché il avait deja sa petite idée sur la coupable. Il y a quelques années un groupe de femme avaient deja tenté avec ce genre de tour de controler des villages dans les iles adjacentes. Il pensait qu’elles avaient compris la leçon mais visiblement une ou plusieurs d’entre elle avaient recommencé leurs méfaits.


-Je vous préviens, il y a de grandes chances que nos adversaires soit des femmes. Que cela ne retienne pas votre bras surtout. N’ayez aucune pitié car elles n’en auront aucunes.

Entre quelques minutes de marche et le chemin s’arreta sur une vielle maison mais assez imposante. En extérieur inhabité et délaissé mais elle faisait le repère parfait pour des criminels.

-Pas besoin d’etre discret, on se débarasse du chef et on en finit avec cette histoire.


Il enroula un kunai avec une rune explosive et la lança par la fenetre. Une violente explosion retentit et une fumée verdatre s’echappa de la fenetre briser par le projectile.
Un dizaine d’homme se précipitèrent à l’extérieur mais s’écroulèrent quelques instants après etre sortit de la maison. Nombre d’entre eux toussaient lourdement et se convulsaient avant de s’effondrer.

Sur les cotés de la batisse trois personnes apparurent. Deux hommes et une femme. Les deux brutes ressemblaient aux agresseurs du marché mais en plus imposant. La femme avait une grande allure et une robe magnifique. On aurait dit une princesse. En la voyant le prisonnier s’affola.


[Ukilélé] – C’est … l’Impératrice.

[Impératrice] – Messieurs nous avons un traitre parmis nous. Tu n’es plus digne de ma servir je vais te faire payer ta trahison.

[Shinobu] – Cet homme nous a fait gagner un temps précieux. Chihiro, Darok allez y débarrassez moi de cette gamine.

[Impératrice] – Moi une gamine, tu viens de perdre ta dernière chance d’etre mon esclave. Vous aller voir ce qu’il en coute de me défier.

Elle sortit un éventail de sa manche et tendit le bras en signe de défi. Le combat ne faisait que commencez.


[Chihiro : +18 XP RP ]

[Darok : +24XP RP]

[MJ : +18 XP RP]

[Combat : tout le monde est à distance.]

[Ordre des annonces des actions : Shinobu, Darok, Impératrice, Homme de main 1, Homme de main 2 et Chihiro pour finir.]

[Shinobu reste en retrait, il n’utilise aucune de ces actions pour le combat sauf si il est aggressé.]

[Ce n’est pas parce que vous vous battez qu’il ne doit pas y avoir de RP, je vous en prie il reste pas mal d’élément à décrire.]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 19 Fév - 16:13

Chihiro posait une question simple, et au grand étonnement de Darok, ce fut Ukilélé qui répondit. Sans doutes savait-il que son ami allait parler, alors autant sauver sa vie. Il accepta même de les conduire à l’antre de ses supérieurs. Leurs méthodes étaient indiscutablement très éloignées, et bien que Darok sache au fond de lui que cet interrogatoire était nécessaire, il savait aussi qu’un an plus tôt, il n’aurais jamais pu faire ça. Il fallait suivre son nindô, il fallait réussir la mission coûte que coûte. Darok fut désolé de devoir laisser Seila seule. Toujours sanglotante, bien que le flot fut moindre, il s’approcha d’elle.

« J’essayerai de la ramener Seila. Quel est son nom ?

[Seila] – C’est…c’est Anna.

- Je vois. Dans tous les cas, nous reviendrons pour vous dire au revoir. »

*Enfin, si nous revenons.*

Darok cacha cette pensée d’un sourire amical. Il revint vers Ukilélé et ramassa sa dent et la lui rendit en la plaçant dans une de ses poches.

« Tiens, pour la petite souris… »

Et le groupe partit, avec devant eux les deux énergumènes. Ils saluèrent Seila, et descendirent les escaliers. Ils sortirent rapidement de la ville, et devant eux se dressait la grande montagne. Enneigée, elle se perdait dans les nuages.

*Si ce qu’a dit Ukilélé est vrai, nous n’irons pas si haut.*

La troupe marchait au pas, tantôt promptement, tantôt plus mollement. Tous étaient légèrement stressés, sauf Shinobu, qui, lui, avait des yeux embués par le sang. Que se passait-il intérieurement ?
Ils suivaient un petit chemin rocailleux, apparemment damé par on ne sait qui. Ils virent au loin une cabane, pouvant héberger une bonne trentaine d’hommes. Darok resta sur le qui-vive. Alors que Chihiro parlait avec Shinobu, lui s’occupait de la garde des deux bandits.
Sans avertir, Shinobu lança un kunai explosif dans la cabane. Une explosion et des cris. Des hommes sortirent, mais suffoquant, s’écroulèrent par terre.
Deux hommes plus résistants, portant une femme habillée d’une longue robe blanche et ornée de bijoux tous plus majestueux les uns que les autres, sortirent de la cabane les pieds dans la neige...
Ils la déposèrent à même le sol. Un des imbéciles s’écria. Il confirma ce que pensait Darok : s’il avait eu un brin d’intelligence, il aurait averti ses amis d’un danger imminent, mais même pas
.

[Ukilélé] « - L’impératrice !

- L’impératrice ? C’est quoi ces foutaises… Que vous a-t-on rentré dans le crâne ?

[Ukilélé] – Tais-toi, elle est toute puissante ! »

*Sérieusement ? Cette gamine ?*

[Impératrice] « - Il semble que l’on est un traître parmi nous. Tu n’es plus digne de ma servir je vais te faire payer ta trahison.

[Shinobu] – Cet homme nous a fait gagner un temps précieux. Chihiro, Darok allez y débarrassez moi de cette gamine.

[Impératrice] – Moi une gamine, tu viens de perdre ta dernière chance d’être mon esclave. Vous aller voir ce qu’il en coûte de me défier.

- Pffff… Comme si c’était une chance. Il n’a pas tort, qui voudrais d’une gamine comme toi ? En plus, Shinobu nous a dit que toi ou tes petites copines aviez déjà meurtri un village ?

[Impératrice] – Eheh, je vois qu’on se souvient de nous.

- Infâme créature… »

Darok et Chihiro se regardèrent. Il suffisait de coordonner leurs attaques. Déjà Darok voulait les surpasser d’un point de vue numérique, il allait cloner, pendant que Chihiro se préparerait de son côté. Ils allaient payer, et avoir bien plus mal qu’Ukilélé. En y pensant, avant d’engager quoi que se soit, Darok assomma les deux bandits. Ils allaient être libres.
Un petit regard en arrière. Shinobu ne semblait toujours pas en état de combattre…Ils allaient devoir le protéger aussi.
Beaucoup d’impératifs et peu de solutions…


Darok entama son processus de clonage, tout en gardant fixement des yeux les trois personnes. Il réalisa des signes peu communs, et insuffla une quantité de chakra non-négligeable. A ses côtés, seul un clone se tenait debout, mais Darok n’en voulait pas plus.

Action 1 de Darok : invoque un clone Invocateur.

Le clone apparut à ses côtés, mais un peu en retrait quand même. Ainsi, le vrai Darok le couvrait des projectiles et des autres éventuelles attaques. Ils se mirent tous deux à composer une série de signes identiques, jusqu’au dernier signe, où leurs mains ne formèrent plus le même sceau. Chacun s’écria fermement Bunshin.

Action 2 de Darok : invoque 3 clones consistants
Action 2 de Darok (invocateur) : invoque 4 clones non consistants

Ainsi, on pouvait dire qu’il y avait une masse de Darok. L’initial était perdu dans ses clones, pas moyen de savoir lequel était le vrai. Cependant trois clones prirent une armes, leur fumaa shuriken amélioré, et le lancèrent sur chacune des personnes.

Action 3 des clones consistants : lancent un fumaa shuriken respectivement sur babouin 1, impératrice, babouin 2.

Les Clones non consistants se séparèrent en deux groupes : trois restèrent auprès de leur maître, et un s’en allait protéger Shinobu, qui semblait ereinté.

Action 3 des clones non-consistants :
3 protègent les clones C, I ou Darok
1 protègent Shinobu

Enfin, un des Darok lança son fumaa shuriken à son tour, mais au comble de la surprise, plusieurs atteignirent la cible.

Action 3 Darok : averse mortelle sur fumaa MQ en direction de babouin 1

Pendant ce temps, le clone Invocateur ne se lassait pas de faire des signes :

Action 3 clone I : se prépare pour une technique.


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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 19 Fév - 16:52

L’impératrice cacha son sourire vicieux derrière son éventail, elle connaissait depuis longtemps le clonage et justement détruire cette ennuyante technique était sa spécialité. Les deux colosses chargèrent en meme temps et se jetèrent sur Darok et ces clones. Le gosse avait une tete énervante et ils bénéficieraient de la reconnaissance de l’impératrice si ils la débarrassaient de lui.

[Impératrice]- Ce sale gosse remet en compte mon autorité. Messieurs veuillez vous charger de lui.

Elle prit un air étonnée en écoutant les propos de Darok. Alors le grand Shinobu qui avait causé tant de problème à sa famille était présent. Si elle ne connaissait pas son visage elle devina aisement son identité. Elle serra les dents.

[Impératrice]- Alors Shinobu le grand est ici. Très bien je tuerais ces enfants devant ses yeux et ensuite je me chargerais de lui.

Shinobu passa la main sur son visage comme s’il semblait souffrir d’un mal de tete.

[Shinobu]- Mon pauvre Darok il ne fallait pas prononcé mon nom devant elle. Depuis que j’ai vendu leur mère supérieur à un cirque ambulant Kiréen elles me vouent toutes une haine atroce. Un conseil laisse tomber le…

Trop tard Darok créait une foule de clone pour se protéger, Shinobu passa à nouveau sa main sur son visage. Connaître l’ennemi était essentiel et ces femmes avaient trouvés un très bon moyen de venir à bout des clones qui avaient permis à Shinobu à l’époque de l’emporter sur leur chef.

Elle tira une fiole de sa manche et la lança en direction du Darok. Une petite lame jaillit de son éventail et partit en direction de la fiole qui explosa dans les airs juste au dessus de l’armée de clone de Darok. Le puissant acide fut projeter en centaine de gouttes. En voyant la fiole passer au dessus de leur tete les gorilles s’arretèrent sachant trop bien ce que leur réservaient leur maitresse.


[Gorille] – Ne sous-estimez pas notre impératrice, ces puissants pouvoirs viendront à bout de votre technique clonage. Vous n’avez aucune chance Héhé.

[Résumé des actions :]

[Action 1 de l’impératrice : Lance le flacon de substance douteuse.]

[Action 2 de l’impératrice : Lance un projectile de son éventail pour briser le falcon au dessus de Darok et de son armée bien regroupé.]

[Action 1 des Gorilles 1,2 : Cours vers Darok.]

[Action 2 des Gorilles 1,2 : S’arretent pour ne pas se faire toucher par l’attaque de leur maitresse.]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 19 Fév - 18:12

Chihiro aidait les bandits à se relever, tandis que Darok s'était approché de Seila et parlait d'un ton doux à la commerçante. La kunoichi inclina légèrement la tête, consciente du chagrin de la jeune femme. Sachant qu'on ne pourrait y remédier qu'en retrouvant sa soeur, Chihiro avait hâte de se mettre en route.
Ils traversèrent le village, se déplaçant avec rapidité, pour suivre le sentier qui serpentait en direction d'une immense montagne, dont la cime était perdue dans la brume. La marche dura moins longtemps que prévu, mais la jeune fille s'aperçut que Shinobu ralentissait de plus en plus. Elle s'arrêta, et emprunta l'allure du clone de l'anbu, inquiète à la vue de ses yeux ensanglantés. Alors qu'elle allait l'interroger sur un moyen de lui venir en aide, il la prit de court:


[Shinobu] -C’est l’altitude certainement, mon avancée est difficile mais je tiendrai sans problème jusqu’à la fin. Ne t’en fais pas.

Chihiro hocha la tête, respectueuse de la décision de l'anbu, qui ne voulait manifestemment pas de son soutien. Il avançait toutefois plus vite, et avec visiblement moins d'efforts.
Un peu plus tard, Shinobu les avertit que leurs adversaires seraient certainement des femmes, ce à quoi Chihiro répondit par un haussement d'épaules indifférent. Femme ou homme, les personnes sans foi qui martyrisaient des innocents incapables de se défendre méritaient ce qui allait leur arriver. Pas une seconde elle ne laissa l'idée d'échec s'insinuer dans ces pensées.
Lorsqu'ils atteignirent un bâtiment d'aspect ancien, le clone lança un kunai autour duquel il avait enroulé une rune explosive. La kunoichi plaqua ses mains sur ses oreilles, tendue par l'attente de la déflagration. Des hommes sortirent précipitamment de la maison, déchirés par une toux provoquée par la fumée, et ne tardèrent pas à s'effondrer, victimes de convulsions. Peu après apparurent deux hommes à la carrure imposante, suivie d'une femme menue, vêtue de ses plus beaux atours. Elle semblait être l'incarnation même de l'autorité, malgré sa petite taille contrastant fortement avec les deux géants qui lui servaient de gardes du corps. La kunoichi observa le mouvement de surprise que provoqua l'arrivée de la belle dame chez leur guide.


[Ukilélé] –C’est … l’Impératrice.

[Impératrice] –Messieurs, nous avons un traître parmi nous. Tu n’es plus digne de me servir, je vais te faire payer ta trahison.

La jeune fille ne douta pas un seul instant que la punition qu'infligerait l'Impératrice au pauvre bougre lui coûterait la vie. Seulement, Chihiro avait promis de le laisser sain et sauf. Aussi fut-elle heureuse d'entendre l'anbu déclarer:

[Shinobu] –Cet homme nous a fait gagner un temps précieux. Chihiro, Darok allez-y, débarrassez-moi de cette gamine.

La réponse de la femme arracha un sourire à la kunoichi. L'impératrice sortit d'une de ses manches, qui frôlaient le sol, un magnifique éventail ouvragé. Darok assoma alors les deux prisonniers qui les avaient menés ici, et se lança dans une invocation de clone. Bientôt, une dizaine de copies du genin faisaient face aux ennemis, et Chihiro vit le geste agacé de Shinobu.
Aucune crainte n'apparut sur le visage de la femme, qui lança d'un geste gracieux une fiole par dessus le groupe de clone et la brisa d'un projectile projeté avec habilité. Pendant ce temps, les gardes du corps, qui s'étaient élancés vers les Darok sur l'injonction de leur maîtresse, stoppèrent leur course.

La jeune fille sut qu'elle devait s'occuper de cette femme, à peine plus âgée qu'elle, et remercia son compagnon de la diversion qu'il provoquait. Elle savait qu'elle devait préserver son chakra, comme le lui avait conseillé Shinobu, et hésita sur la marche à suivre. Pour l'instant, les deux géants avaient les yeux rivés sur les nombreux genin, la délaissant. De même, l'Impératrice ne paraissait pas se préoccuper d'elle, mais elle avait l'air d'avoir le regard vif, éveillant une méfiance chez la genin. Comment pourrait-elle contourner le groupe sans attirer l'attention?
Finalement, elle prit un kunai et son fil ninja, puis s'élança sur la femme aux allures princières. Elle courait furtivement, sans se préoccuper des conséquences qu'entraînait le bris du flacon, profitant du fait que les deux hommes lui tournaient le dos.


"Darok, je compte sur toi..."

L'Impératrice eut un mouvement de recul en l'apercevant, puis reprit un air imperturbable. La kunoichi se souvient d'un entraînement lointain, alors qu'elle était à Kumo, où elle avait demandé à ses clones de l'attaquer. Elle répéta alors la technique employée par l'un d'eux.
Elle déroula le fil ninja et continua sa course vers la femme. Sans ralentir, elle tendit les bras délicatement, faisant mine d'enlacer son adversaire, ses mains se plaçant de chaque côté du cou fin. Elle s'arrêta brutalement pour faire volte-face, le fil ayant enserré la gorge de son ennemie. Celle-ci, sans lâcher son éventail, tenta de ses doigts délicats de se défaire de l'emprise de la kunoichi. Chihiro craignait de s'approcher d'elle, elle qui semblait pleine de ressources, et qui, bien que se trouvant dans une position délicate, ne paraissait pas vouloir s'incliner. La jeune genin reffermit sa prise sur le fil, juste assez pour étouffer un peu plus l'Impératrice qui cherchait l'air en suffoquant. Elle lui siffla des injures et eut un sourire glacial, murmurant:


[Impératrice] -Je n'ai pas dit mon dernier mot...


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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 19 Fév - 19:05

La technique employé était plutot osée malgré ça Chihiro avait profité de l’attention de l’Impératrice et de ces gorilles sur le flacon pour poursuivre cette dernière. La corde se ressera autour de son jolie l’étouffant un peu plus à chaque instant. Elle se débattait mais Chihiro semblait plus forte physiquement

[Une situation d’exception pour le calcul des dégats je vais prendre la différence entre les deux forces.]
[ 9(Chihiro)-1(Impératrice) = 8 dégats]

Darok quand à lui ne vit pas venir la déferlante de produit et fit tout ces clones disparaîtrent lorsqu’il ressentit lui même un léger picotement.


[Force (6) + Dex (13) – Agi(11)-Armure(6) = 2 dégats pour Darok et ses clones qui explosent tous.]

Le match était plutot indécis, d’un coté Darok allait subir l’assaut des brutes de l’impératrice et de l’autre Chihiro tenait leur chef.


[Au final : -2HP darok, et -8HP]
[Darok - 45MP : +5XP
[Chihiro au corps à corps]
[Darok et les brutes à distance]
[Initiative inverser, Chihiro commence donc !]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Lun 20 Fév - 13:12

La kunoichi assista avec surprise à la disparition des clones de Darok. Visiblement, le contenu de la fiole n'avait pas d'effets sur lui. La jeune fille reporta son attention sur sa captive, essoufflée, dont les joues s'étaient teintées de rouge sous le manque d'air.

"Vos gardes du corps sont tout ce qui vous reste? Ou avez-vous d'autres sbires ici?"

L'impératrice eut une moue dédaigneuse et souffla d'un ton hautain:

[Impératrice] "Je ne répondrai pas à tes questions. Lâche-moi ou tu vas le regretter."

Chihiro leva les yeux aux ciel et resserra encore le fil.

"Je vais être claire alors. Soit vous coopérez, et vous avez une chance de survivre, soit..."

La genin désigna d'un mouvement de tête le kunai qu'elle tenait à la main.

"... il se peut que vous perdiez quelques doigts. Si vous m'obligez à vous défigurer, ce dont je n'ai aucune envie, vous le regretterez par la suite. Par ailleurs, je pourrai vous tuer en quelques secondes par strangulation. Vous n'avez aucun temps de réflexion, prenez votre décision maintenant."

La femme braquait son regard brûlant de rage sur Shinobu, irritée de ne pouvoir atteindre Chihiro. Cette dernière se doutait qu'elle devait avoir des armes cachées dans ses manches, et ne relâcha pas la tension du fil.

"Mes autres serviteurs sont tous en mission dans le village pour l'instant." indiqua-t-elle à regret. "Ils sont peu..."

"Bien. Nous allons à présent vérifier à quel point vos serviteurs vous sont loyaux. Ordonnez à vos chevaliers servants de se suicider. C'est leur vie contre la vôtre."

"Quoi?" rugit l'impératrice. "Tu plaisantes?"

"Pas du tout. Que craignez-vous? Je ne vous tuerai pas s'ils vous obéissent. Faites preuve d'autorité."

La belle femme bouillait de fureur. Ses doigts blancs délaissèrent le fil qui lui mordit la chair avec plus de cruauté encore, l'étouffant un peu plus. Chihiro se tendit, anxieuse. L'impératrice laissa tomber lentement ses bras contre son corps, jusqu'à ce que ses manches couvrent ses mains. Une fraction de seconde plus tard, ce qui sembla une éternité à la kunoichi, l'orgueilleuse dirigeante se retourna d'un mouvement brusque, rendue insensible à la souffrance qui se propageait dans son cou par la colère. Comme Chihiro s'y attendait, elle visait le visage, avec un magnifique petit poignard au manche d'ivoire sculpté. L'attaque ayant été portée avec trop de rapidité pour que la genin l'esquive, elle leva le bras qui ne tenait pas le fil maintenant détendu pour parer le coup. Une douleur fulgurante la fit gémir quand la lame pénétra sa chair. Toutefois, elle ne s'égara pas et profita du fait que l'impératrice était à présent désarmée pour reprendre le contrôle du fil. Elle avait lâché son kunai quelques secondes auparavant, et elle en sortit un second de l'intérieur du large ruban qui lui servait de ceinture. Se replaçant derrière la femme, elle fit glisser la lame le long de ses manches. Des lambeaux de tissu précieux gisaient sur le sol, rendant les armes qu'ils camouflaient hors de portée. La kunoichi avait les traits tirés par la souffrance qu'elle ressentait à chacun de ses gestes. Elle ne pouvait retirer le poignard d'une seule main, et souhaita qu'il ne fut pas empoisonné. Sa voix était blanche mais ferme quand elle ordonna:

"Dites-leur!"

[Impératrice] "Je refuse."

"Dois-je vous crever un oeil pour que vous m'obéissiez?"

Un silence rassura la jeune fille. Comme elle l'avait escompté, l'impératrice tenait beaucoup à son apparence et la perspective de finir borgne ne la réjouissait pas. Elle siffla, et les deux géants se retournèrent.

[Impératrice] "Comme vous le constatez, vous ne m'avez pas protégée avec efficacité. Vous allez maintenant payer votre erreur. Vous allez immédiatement vous donnez la mort, afin que votre très-aimée Impératrice puisse survivre. Le don de vos vies servira à la poursuite de notre idéal."


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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mar 21 Fév - 14:37

Les dernières paroles de l’impératrice horrifièrent les deux colosses. La kunoichi venait de trouver la faille dans ce combat avec une grande ingéniosité. Elle semblait connaître l’impératrice mieux qu’elle ne se connaissait. Malgré la défense acharnée de cette dernière Chihiro la tenait fermement.

Les deux brutes se retournèrent d’un air bateau et restèrent immobiles de stupeur ne sachant que faire ou avec quoi répondre au besoin de leur maitresse. C’était l’impasse pour eux, serviteurs loyaux depuis leur plus tendre enfance ils ne connaissaient pas la trahison mais la volonté de vivre contrebalançait à la perfection leur idéal.

Shinobu regardait Chihiro plutot impressionner, elle avait bien géré la situation malgré un coup de sa rivale qui avait presque atteint son but. Il délaissa la belle pour concentrer son attention sur le plus important les deux monstres. Il jeta un coup d’œil rapide à Darok qui comprit immédiatement ce qu’il devait faire. Il était temps d’en terminer avec cette farce et Chihiro avait trouvé la faille pour leur faire gagner du temps en échange d’une blessure somme toute minime.

Darok s’élança et frappa avec ses poings sur l’arrière du crane des brutes, un son creux se fit entendre et les deux ennemis tombèrent à terre.


[Shinobu] – Parfait Darok, maintenant attache les au cas ou ils viendraient à se réveiller.

Ne perdant pas de temps Shinobu lança à Darok du fils ninja qu’il tirait de son sac et sentant les forces de ses jambes l’abandonner il s’assit par terre les jambes en tailleur.

[Shinobu] – Beau travail Chihiro maintenant assomme cette garce.

[Shinobu] – C’est fou comme elle ressemble à sa mère supérieur, je me demande si on peut en tirer un bon prix ?


Chihiro s’exécuta rapidement et bientôt les trois ninjas de Kiri se retrouvèrent avec une foule de méchants endormis ou dans les choux à leur pieds. Maintenant il fallait réfléchir au meilleur moyen de procéder. Il restait encore à Shinobu et Chihiro des choses à faire. Le surnombre des adversaires au sol tombaient plutot bien, il y avait de quoi occupé Darok.


[Shinobu] – Maintenant je vais vous donnez la marche à suivre. Darok tu seras charger de rester surveiller tout ce joli monde pendant que moi et Chihiro descendons en ville pour t’envoyer les autorités. Je sens que les policiers vont être ravis de faire de la perquisition dans ces jolies appartements. Tu les accompagneras et si tu croise le cirque ambulant de la ville surtout n’hésite et vend l’Impératrice, ils auront une belle collection comme ça.

Les deux genins s’agitèrent à droite et à gauche puis Chihiro commença à prendre le chemin du retour quand elle vit qu’elle n’était pas suivi. Shinobu toujours en tailleur sur le sol la regardait d’un air à la fois sérieux et plutot louche. Il hésita quelques instants à parler des briques de sons incompréhensible sortant de sa bouche. Puis sans regrets il se lança.


[Shinobu] – Heu… Chihiro, je n’arrive plus à me lever. Est ce que tu veux bien m’aider à marcher ?

[On peut terminer rapidement un combat en faisant marcher sa tete et le RP. C’était sensé etre le combat de la mission.
Darok 10% XP level 8 soit 12XP
Chihiro 10% XP level 6 soit 9XP et tu perds 1(For) + 13(ATK) – 8 (Agi) – 3(Déf) = 2HP]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Jeu 23 Fév - 20:48

Chihiro avait réalisé un coup de maître, étreignant ainsi l’Impératrice. Cette dernière fut confrontée à un cruel dilemme : soit perdre ses jolis doigts fins, soit perdre ses gorilles. Elle hésita, mais impitoyable, demanda le suicide des deux babouins. Un moment de stupeur puis un grand vide…Les deux concernés se retournèrent : erreur, Darok les assomma d’un violent coup de coude.

« Je me demande bien en quoi nous sommes finis… »

Shinobu lui passa une ficelle ninja, il allait avoir du travail…il commença par ficeler les deux hommes de main. Après quelques minutes de bobinage, Darok se sentit heureux. Ils avaient fini leur mission…enfin quasiment : il pensait cela avant de se rendre compte que devant lui gisait une vingtaine d’hommes et de femmes suffoquant. Darok aurait voulu les sauver, mais pour certains, il était déjà trop tard. Ils avaient inhaler trop de gaz toxiques, et leur organisme ne l’avait pas supporté.
Il se hâta de chercher parmi les hommes étalés au sol, une femme. Il en trouva deux plus l’Impératrice, qu’il éloigna les premières du « feu de camps ». Ensuite, il clona. Chaque clone transportait deux voire plus de personnes. En quelques aller-retour, la masse était loin de la fumée.
Darok entreprit de lancer un suiton sur le feu. Il l’éteignit aisément. Après cela, il devait effectuer la tâche la plus ennuyeuse, ficelé les gisants.


Le travail fini, il se retourna. Chihiro et Shinobu étaient déjà partis. Malgré le fait que la bobine soit longue, il n’avait pas pu attacher tous les méchants, et deux balourds et les trois filles n’était pas attachés. Darok les surveillait, lorsqu’une des filles se réveilla.

Darok s’approcha… elle toussait beaucoup. Lorsqu’elle s’arrêta, elle fixa d’un air interrogateur le genin.


« Bonjour, puis-je savoir votre nom ? »

Pour toutes réponses, la fille se leva, le regarda, rigola comme elle pouvait (entre deux toussotements) et tenta de s’échapper. Elle courait aussi vite que ses jambes le pouvaient. Des larmes coulèrent sur sa joue, mais elle continuait d’avancer, alors que le vent soufflait toujours plus fort, lui mordillant la peau. Néanmoins Darok la rattrapa et la ramena rapidement. Il essaya de la faire se rasseoir alors qu’elle lui tapait dans le dos. Un peu brusquement, il la lâcha par terre. Il lui dit ensuite…

« Je ne vous veux aucun mal, juste votre nom… »

Elle semblait craintive, et avait des larmes maintenant retenues. Elle semblait n’avoir aucune envie de satisfaire au genin mais finit par répondre…

« Je suis Jun, seconde de l’Impératrice, que me veux-tu, petit être ? »

*« Petit être ? » Elle manque pas de toupet celle-là, y a deux minutes elle chialait…et c’est encore moi qu’on rabaisse…petit, petit, je suis pas si petit que ça !*

Cette personne n’était pas la seconde de l’Impératrice (cette dernière ayant été vendue) mais bien la kagemusha…Darok ne le savait pas, mais n’en fut guère impressionné.

« Donc c’est pas toi qu’je cherche… Excusez-moi mon manque de courtoisie mais, il vaux mieux pour vous vous rendormir, afin de pouvoir mieux vous défendre si jamais vous êtes jugée. En attendant, bon somme… »

Il lui affligea une petite tape proche de la nuque, et la jeune fille s’évanouit.

Voilà un bon quart d’heure que ses compagnons étaient partis. En allant à une vitesse modérée, il devrait revenir dans une dizaine de minutes. Darok sentait la brise fraîche sur ses joues, et la neige alentour lui plaisait énormément. Plus bas, on pouvait distinguer le village, et il sembla à Darok qu’un rassemblement se dessinait dont les contours flous prenaient du volume.


*Quand donc vont-ils revenir. Et dire qu’ici il y a un…deux…trois……vingt six personnes allongées…Et ben dis donc…Combien en sont morts ou vont en mourir ? C’est une bonne question.*

Il entendit des grognements derrière lui. Plusieurs balourds s’étaient réveillés, et comme la jeune fille, se mirent à tousser violemment. Certains n’avaient même pas encore émit de sons que tout leur corps furent secoués de spasmes brutaux. Darok ne s’en souciaient pas : ils méritaient ce qui leur arrivait, même s’il eut préféré des médecins sur place pour les soigner.

La cabane maintenant noire laissait une odeur nauséabonde dans l’air, mais heureusement l’air pur montagnard compensait ce problème. Elle était en partie en ruine, mais les fondations restaient implantées dans la terre. Ainsi, il ne restait que le bas des planches de bois, à moitié noircies…

Il y avait de plus en plus de remue-ménage derrière, et Darok devait retourner à sa mission première. Il créa rapidement un autre clone, afin d ‘avoir un meilleur contrôle sur ses incompétents. Il constata que deux bandits, un en toge verte et l’autre en vermeille tentait tant bien que mal de se libérer, et qu’ils tentaient, dos à dos, de se démêler les liens. Darok s’approcha, et les écarta d’un coup de pied. Le bandit à la toge vermeille proliféra des injures odieuses, mais Darok n’en avait cure. Il ne souhaitait plus se battre pour l’instant. Il voulait dormir, retourner dans le pays des songes qui lui avait été tant refuser ses derniers jours. Cependant, il résista à la tentation, avec en tête le terme « ne pas faillir » comme soutien psychologique. Il se re-retourna et vit de l’agitation, entre plusieurs personnes qui, cette fois essayaient de se mettre debout pour courir. Darok les en empêcha de plusieurs coups de poings et de savates. Un bruit assez féminin l’extirpa de sa somnolence.

Enfin ! Enfin l’autre fille remuait les bras et les jambes, toussait à pleins poumons... Il récupéra sa vivacité, et sa fougue, en se rapprochant d’elle. Elle avait les cheveux blonds, longs, et était vêtue peu communément d’un habit simple, commençant au haut de la poitrine et se terminant aux genoux. Il était d’une couleur vert pâle , avec des contour brodés d’un vert plus foncé. Darok douta tout à coup. Cette fille n’était certainement pas celle qu’il recherchait. Non, car elle était prisonnière, et bien qu’elle fût vêtue en tout et pour tout d’un unique veston, il était en soi assez joli. Le genin pensait qu’Anna aurait été violé après avoir été un rat de laboratoire…

Sa joie s’enfuit peu à peu, quand la jeune fille lui lança un regard si sévère qu’il ressemblait presque à celui de Chihiro lorsqu’elle regardait « l’Impératrice ». D’ailleurs, celle là dormais toujours. Quelle flemmarde.


*Je me demande quel prix on pourrait en tirer de cette Impératrice ?*

Il s’en retourna à la fille. Toujours aussi désagréable et toujours dévisageant le genin…

*Donne pas envie d’être sauvée celle-là…*

«- Quel est ton nom ?

[ ? ? ?]- Qui es-tu, toi ?

-Eh ! Non, tu triches ! Je t’ai posé la question en premier !

[ ? ? ?] – Et alors ? Ça me fait quoi ?

-Pourquoi vous êtes toutes comme ça ?

[ ? ? ?] – Comme quoi ? Et d’abord, c’est quoi ton nom ?

-J ‘t’ai posé la question en premier, alors je te répondrais pas… Pffff, mais qu’est-ce que je fous là avec tous ces *****(1) !

La jeune fille regarda autour d’elle. Quelle fut sa surprise de voir tous ces hommes par terre, suffoquant. Elle élargit les yeux, comme sous le choc. Puis elle retourna sa tête vers Darok qui, à son tour, la dévisageait. Elle ne parlait pas, ils faisaient un combat de regards… Une tentative de fuite alerta Darok, un homme avait réussi à se mettre debout.

« Excusez-moi, je reviens de suite, inutile de partir, si vous ne voulez pas vous abîmer malencontreusement. »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre qu’il était déjà parti. Il était fatigué, et le fuyard courait passablement vite, ce qui eut pour effet de l’énerver (il devait accélérer). Heureusement, il y avait son clone pour rabattre les tentatives de soulèvement, derrière lui.

*Il a même pas été fichus de tous les rabaisser, puisque celui-là courre devant moi…Et…hop ! Je te tiens !*

Darok venait d’attraper le bandit. Il avait une trentaine d’années, des lunettes cocasses, et une fine moustache. Il fut ramené illico presto par Darok qui commençait à en avoir légèrement marre de toutes ces courses-poursuites.
Revenus au camps, la fille n’était plus là, et son clone rabattait inlassablement les bandits (eux, ne s’étaient pas enfuis). Darok vit que son clone, seul, avait du mal à gérer la situation. Il lui donna alors deux répliques en tant qu’aides. Lui même se lança à la poursuite d’une silhouette qui courrait sur le flanc de la montagne, pas très loin.
Darok s’élança de nouveau, en sueur.


*Si ça continue, je vais avoir un point de côté…Qu’est-ce qu’ils ont tous à courir ? Peuvent pas rester pépères dans leur coin à dormir ? Et Chihiro et Shinobu qui vont pas tarder….ralala, j’ai l’air de quoi moi ?*

Darok venait de rattraper la jeune fille. Pas dur, elle venait de tomber dans la neige. Elle grelottait de froid. Il la prit dans ses bras, et la ramena au camps. Enfin satisfaits de ses clones (tout les bandits étaient rendormis, comme par enchantement), il déposa la jeune fille et lui refila sa tenue ninja afin qu’elle ai moins froid.

Elle soupira, puis toussa, encore et toujours. Il ne fallait pas être médecin pour comprendre que son organisme avait subi des dommages irréversibles. Elle leva la tête vers Darok, celui-ci lui rendit son regard. Personne ne parlait, encore une fois, mais cette fois, la jeune fille ne regardait pas Darok de travers. Bien qu’elle ai la tenue de Darok, le froid engourdissait ses membres, et elles ne sentait plus ses doigts. Darok commençait lui aussi à ressentir le froid d’une brise furtive, dans sa nuque. Il inspira et sentit les bienfaits d’un air purifié.

Au loin une multitude de personnes revenaient. La jeune fille n’avait pas parlé, tant pis finalement…


[1. Ces astérisques de bienséances sont là pour éviter au lecteur de crouler sous les injures de notre héros. Après ce moment, le monde est exactement pareil, sauf que Darok est défoulé et la jeune fille est légèrement choquée.]


Dernière édition par le Sam 4 Mar - 12:24, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mer 1 Mar - 23:10

Chihiro afficha un sourire satisfait: les évènements se déroulaient comme elle l’avait envisagé. Les gardes du corps de l’impératrice furent abasourdis par l’ordre qu’ils reçurent, et Darok profita de leur hésitation pour les mettre hors d’état de nuire. Une fois ceci effectué, la kunoichi relâcha la tension qu’elle exerçait sur le fil, puis tordit le bras de la femme pour empêcher ses mouvements. Elle attrapa les lambeaux des manches qu’elle avait déchirées auparavant, et lui lia les mains dans le dos.

«Vous avez fait le bon choix. Je m’assurerai qu’il ne vous arrive rien de malencontreux… » lui murmura-t-elle.

Elle la laissa s’effondrer par terre, son beau visage souillé par des larmes de rage, et lui attacha les pieds afin de prévenir toute fuite.

[Shinobu] – Beau travail Chihiro maintenant assomme cette garce.

La jeune fille opina et frappa l’impératrice du manche de son kunai. Elle récupéra ensuite celui qu’elle avait laissé tombé tantôt, puis rangea ses armes. Elle dégagea ensuite le poignard de son bras, frissonnant sous la douleur. Le sang coulait à flot, mais la kunoichi n’avait pas de quoi se soigner. Elle s’empara d’un bout d’étoffe précieuse et enserra sa blessure fermement. Elle ne pouvait rien faire de plus pour l’instant, et souhaitait avant tout ne pas s’évanouir en perdant trop de sang. Elle aurait tout le temps de désinfecter cela une fois que la mission serait achevée, ce qui ne saurait tarder.


[Shinobu] – Maintenant je vais vous donnez la marche à suivre. Darok tu seras charger de rester surveiller tout ce joli monde pendant que moi et Chihiro descendons en ville pour t’envoyer les autorités. Je sens que les policiers vont être ravis de faire de la perquisition dans ces jolis appartements. Tu les accompagneras et si tu croises le cirque ambulant de la ville surtout n’hésite et vend l’impératrice, ils auront une belle collection comme ça.

Chihiro soupira : Darok allait avoir du travail. Peu lui importait ce que l’avenir réservait à celle qui l’avait blessé, du moment qu’elle avait la vie sauve… La genin joua un instant avec le poignard sculpté, puis le rangea dans une de ses poches.


« Vous permettez ? »
demanda-t-elle inutilement à la forme évanouie de la femme.

Elle avança sans attendre en direction du village. Au bout de quelques pas, elle se rendit compte qu’elle n’était pas suivie, et se retourna avec étonnement. Shinobu était assis, l’air grave, et Chihiro sentit l’inquiétude l’assaillir.


« Shinobu-sama… » appela la kunoichi d’une voix empreinte d’appréhension tout en se dirigeant vers le clone.

Ce dernier éprouvait des difficultés à parler, néanmoins il parvint enfin à articuler :


[Shinobu] – Heu… Chihiro, je n’arrive plus à me lever. Est ce que tu veux bien m’aider à marcher ?

La genin déglutit avec peine, et précipita son pas. Arrivée devant le clone aux traits fatigués, elle le prit par le bras et l’aida à se relever. Il s’appuya de tout son poids sur elle mais elle ne flancha pas.
« Je vais vous aider à marcher, Shinobu-sama. »

La kunoichi le soutenait autant qu’elle le pouvait, afin qu’il fournisse le moins d’effort possible. Elle adressa un signe de la main à Darok, et un faible sourire se dessina sur ses lèvres. Le chemin n’était pas si long jusqu’au village d’Asikaru, et ce n’était pas cela qui angoissait la jeune fille. Elle cherchait la raison de la soudaine fatigue du clone. Etait-il vraisemblable que quelque chose soit arrivée au véritable anbu ? Ou alors était-ce du à la distance ? Avait-il besoin de se restaurer ? Atteignait-il ses limites ? Comment pouvait-elle lui venir en aide ?

Elle débuta la pénible descente, torturée par toutes ces questions qu’elle n’osait poser à l’anbu, se rappelant sa réaction lors de l’ascension vers le repaire de l’impératrice alors qu’il avait subi une soudaine lassitude. Elle assistait de son mieux le clone, progressant à pas lents et supportant son poids sans broncher, terrifiée à l’idée qu’il puisse se volatiliser sans qu’elle puisse intervenir. Elle sentit le parchemin, caché à l’intérieur de son vêtement, lui frôler la peau : la mission n’était pas terminée, elle avait besoin de lui. Chihiro ne savait pas à quoi s’attendre concernant la suite des opérations et décida finalement de ne pas trop s’en faire pour l’instant. Elle aurait le temps de voir cela plus tard. Pour l’instant, son devoir était d’alerter les autorités afin qu’elles secondent Darok.

Elle aperçut la porte du village avec soulagement. La jeune fille réajusta sa prise sur le clone qu’elle n’avait jamais vu aussi pâle. Elle accéléra l’allure une fois l’entrée franchie, et se dirigea vers la mairie. Elle ne disait rien, soucieuse de ne pas importuner l’anbu et de préserver ses forces. Finalement, elle poussa la porte du bâtiment du genou, après avoir jeté un coup d’œil à la place du marché, là où l’affaire avait commencée. Dans le large couloir, fortement éclairé, étaient disposées des chaises à l’intention de ceux qui devaient patienter. Chihiro en choisit une qui n’était pas trop proche de la porte et aida Shinobu à s’asseoir. Elle se pencha vers lui et lui indiqua à voix basse :


« Je pense que le mieux est que vous restiez ici. Je vais prévenir les personnes compétentes et je reviendrai ici. Shinobu-sama… »

Elle se mordilla la lèvre, hésitant un instant, puis chuchota d’un ton gêné :


« Ne puis-je rien faire pour que vous alliez mieux ? »


Je suis une vilaine
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