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 Mission de rang D : La fontaine de Asikaru

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Shinobu
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MessageSujet: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mer 18 Jan - 0:12

Rappel du premier message :

Les ninjas Chihiro et Darok étaient attendu de pied ferme par le anbu shinobu en personne.

La mission qu'il avait à leur confier était d'importance. Il espérait qu'il ne tarderait pas trop, il avait une feuille à leur donner représentant les objectifs de la mission.


MISSION DE RANG D :

Accompagner d'un clone du anbu shinobu, Chihiro et Darok devront se rendre à Asikura et y maintenir l'ordre jusqu'à ce que les autorités en place ait reprit le controle de la situation

Objectifs :

-Rétablir l'ordre à Asikura

-Maintenir en vie le clone de shinobu

Les ninjas Chihiro et Darok doivent de jurer tout faire pour la réussite impérative de la mission.


Ci joint un carte du pays des vagues. Vous etes dans l'obligation de détruire cette feuille après en avoir prit connaissance. Garder la carte et diriger vous vers Asikura.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


[Le choix de votre destination influencera le scénario ^^]
[[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]]


Dernière édition par le Jeu 6 Avr - 19:15, édité 1 fois

AuteurMessage
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Ven 3 Mar - 10:43

[Darok on va faire un petit edit sur ton post parce qu’en fait les renforts viendront mais sans moi et Chihiro a moins que tu te sentes le courage d’attendre pendant 4 ou 5 posts. Non tu veux pas attendre ^^ parfait c’est ce que je pensais.]

La pente semblait plus difficile à descendre qu’à monté. Meme avec Chihiro pour l’aider le Anbu sentait sa tete tourner et son regard se perdre dans le vide. Pour revenir à un état mental plus satisfaisait il se mit à fredonner une petite mélodie en fermant les yeux. Il venait de se couper un sens et en canalisait un deuxième avec sa voie. La concentration était la clé de sa matérialisation dans ce monde. Il sentait la jeune fille peigner pour le déplacer, en donnant son maximum pour se supporter cela paraissait bien peu en comparaison de l’énergie que devait dépenser sa genin. Son ses pieds le sol semblait plus stable et il en oubliait presque sa douleur au contact du corps de Chihiro. Le parfum de ses cheveux couleur d’un ciel enragé l’enveloppait dans une douce atmosphère. Il se laissa emporter par la présence bienfaitrice et lorsqu’il rouvrit les yeux elle le déposait sur une chaise de la mairie. Après l’avoir rassurer comme on rassure un enfant elle partit prévenir les autorités. Son bandeau de ninja de Kiri servait parfaitement à leur cause et Shinobu vit le maire de la ville sortir de son batiment pour se diriger vers le poste de police.


-D’ici peu Darok aura de la compagnie.


Chihiro revenait lentement vers lui, si elle ne tremblait il sentait son frisson intérieur, le meme que lorsqu’elle le portait. C’est vrai qu’il avait eu des hauts et des bas à ce moment là mais son comportement touchant n’avait plus de raison d’etre. Pour le moment elle devait se concentrer avant toute chose sur la deuxième partie de sa mission.

[Chihiro] - « Ne puis-je rien faire pour que vous alliez mieux ? »

Dans un autre contexte, il aurait été ravi de lui répondre qu’elle était gentille mais qu’il n’avait besoin de rien. Pour le moment le mieux était de tout simplement lui dire la vérité.

-C’est gentil de te soucier de moi Chihiro mais meme toi tu ne peux rien pour moi. La pureté de ton cœur réchauffe le mien.

Il s’était un peu laisser emporter, ce n’était pas vraiment le moment mais une petite raillerie ne pouvait pas faire de mal à ses vieux os.


-Quoique lorsque je t’ai vu te battre tout à l’heure je me demande si tu es si pure et innocente que ça. Je n’aurais pas aimé etre à la place de l’impératrice.

Il laissa échapper un petit soupir et attaqua directement les choses sérieuses.


-Peu importe après tout tu restes une ninja de Kiri. Je peux me dématérialiser n’importe quand. Si ça devait arriver ce ne serait pas si grave. Il vous suffirait à Darok et à toi de rentrer à Kiri, vous connaissez le chemin. Maintenant nous allons nous rendre à la fontaine, avec ton Chakra invoque l’entité qui sommeil à l’intérieur. Je te préviens tout de suite, tu risques d’avoir à combattre un adversaire peu commun et bien plus puissant que toi et Darok réunit.
A mon avis pour le vaincre le plus simple serait que tu trouves un moyen de l’embobiner pour qu’il te dise son nom. Une fois que tu l’auras inscris le sur le parchemin et inscrit le tien en lettre de sang dessus. Le parchemin fera le reste et la créature sera aspirer à l’intérieur.


En parlant de lettres de sang il se souvenait que Chihiro s’était blessé dans son combat. Il ne pensait pas l’offenser en lui demandant si elle allait bien et après tout il ne faisait que lui rendre ses intentions de tout à l’heure.


-J’espère que ta blessure de tout à l’heure ne te fait pas trop souffrir, il n’était pas dans mes intentions que tu sois blessé dans ce combat de clown. Meme si les choses difficiles commencent maintenant je ferais ce qu’il faut pour te protéger.


Shinobu de Kiri no Kuni se redressa et se leva devant la genin. Il testa la force sa volonté et elle seule permettait encore à son corps de se tenir debout. Il mit un pied devant l’autre puis passa la porte. Direction la fontaine du village de Asikaru.


-----------------------------------------------------------------------------------


Cinq policiers municipaux se hatèrent de gravir les obstacles pour rejoindre Darok. En arrivant ils virent les bandits ficeler se débattre encore et encore. Ils étaient trop tard pour eux il n’avait pas eu le temps de filer. Le sort en était jeter et tout ce joli monde se préparait pour une expédition direction la prison de la ville.
Ils virent le ninja Darok de Kiri revenir avec un jeune fille. Il l’a tenait par les épaules et semblait s’etre défait de son manteau pour la protégé du froid.


[Chef de la police] – Vous devez etre le ninja Darok, nous avons reçu l’ordre d’emmener tout ces criminels au post.

Il posa son regard sur la jeune fille gelée, instinctivement il au l’idée de dire une bétise. Puis tourna les yeux vers l’impétrice.

[Chef de la police] –Charmante amie que vous avez là. Je vous laisse entre vous, votre travail est quasiment terminé ici. Cependant nous avons reçu des ordres spéciaux pour la dénommée « Impératrice ». Elle est sous votre responsabilité apparemment, est ce le surnom de la jeune fille que vous tenez là ?

La bétise des policiers pouvaient aller loin maintenant il ne restait plus qu’à Darok de faire ses choix et de descendre en ville. A l’opposé de leur position se trouvait la plaine des jeux, dans laquelle résidait le célèbre cirque ambulant des iles Kiréennes. L'ile regorgeait de phénomène et de gens bizarroides, dans les iles c'était un peu comme une spécialité locale. Tout ce qui était certain à présent c'est que Darok avait la possibilité d'épargner la prison à une jeune fille pure et en détresse ou alors de se faire un max de blé en vendant une Impératrice.

[Une PNJ peu banale ou potetiellement de l'argent selon ta façon de marchander, à toi de voir. Je vois dejà d'ici le grand amour.]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Lun 6 Mar - 23:55

[Puisque Chihiro finit la mission, je fais un petit freestyle gratuit Wink si bien sûr, quelqu'un trouve quelque chose dont il n'est pas d'accord => mp et j'éditerai sur le champ. Enjoy reading^^]

A la tête du groupuscule, se tenait un homme en uniforme bleu et or, encourageant les autres à courir, afin d’arriver le plus vite possible. Darok eut à peine le temps de poser la jeune dame au sol, que l’officier, apparemment de police, l’interpella.

[Officier] « - Vous devez être le ninja Darok, nous avons reçu l’ordre d’emmener tout ces criminels au poste.

- Malheureusement, tous ces gens ne sont pas criminels…ils ne méritent donc pas tous leur sentence. »

Regardant la jeune fille, toussante et sous la poigne du froid, l’officier ajouta, un sourire au coin des lèvres.

[Officier] « - Charmante amie que vous avez là.

- Est-ce bien le moment de plaisanter ?

[Officier]- Je vous laisse entre vous, votre travail est quasiment terminé ici. Cependant nous avons reçu des ordres spéciaux pour la dénommée « Impératrice ». Elle est sous votre responsabilité apparemment, est-ce le surnom de la jeune fille que vous tenez là ?

- Je ne suis nullement obligé de vous répondre. Nous allons donc faire un marché, vous répondez en premier à MES questions, et ensuite je répondrais à VOS questions.
Notre accord est-il conclu ? »


[Officier] – Enfin ! Il est de votre devoir de nous aider !!

- Ah bon ? On ne m’a jamais dit ça, lors de ma convocation…Mais soit, je vous aiderai…si vous répondez à mes questions. » Sans lui laissez le temps d’acquiescer, Darok renchérit
« Premièrement, qui vous a donné ses ordres ? »

[Officier] – Euh…Enfin…Elle avait un nom bizarre…Chihi…yo ? Ta…non c’est pas ça…

- Chihiyo Madana peut-être ?

[Officier] – Non, pas tout à fait, c’est pas ça…

-Chihiro Sanada alors?

[Officier] – …
Oui ! C’est ça ! Vous la connaissez ?


- Non, mais j’ai pas fini mes questions. Il y avait quelqu’un avec elle ?

[Officier] – Pour sûr ! Le grand Shinobu ! Mais il semblait pas dans son assiette…

- Et vous ont ils dit ce qu’ils allaient faire ? Ou vous ont ils communiquer quelque chose que je devrais savoir ?

[Officier] – Oui, je n’ai pas eu le temps de vous le dire…Il paraît qu’il y a un cirque ambulant proche d’ici. Je ne sais pas ce que ça peut vous évoquer, mais personnellement, je n’ai jamais aimé les cirques…les clowns m’ont toujours fait peur ! Ils sont tous bourrés !

- N’importe quoi !

- Si ! Regardez mieux si vous y aller …» dit-il en se rapprochant de Darok pour lui chuchoter la suite « …ils ont tous le nez bleu… »

*C’est toi le clown bourré …*

- Je vois, je ferai attention. Pour tous renseignements, l’Impératrice est la fille la plus petite, autoritaire, et grincheuse des trois…Et si jamais avec ça, vous ne la reconnaissez pas, et bien c’est celle en robe bordeaux. [Darok désigne en fait la prétendue seconde de l’Impératrice].

[Officier] – Mais je suis daltonien !

*Ok, je comprends le coup du nez bleu…*

- C’est pas mon problème. » Darok regarda ensuite la jeune fille en vert. [Donc l’Impératrice Wink] « Celle là va m’accompagner, avec l’autre.

[Officier] – Attendez, je dois les embarquez au poste !

- Et alors ? J’en ai rien à faire… »

Darok s’attela à charger les deux filles, dont une endormie ou plutôt assommée, sur son dos, avec autant de grâce et d’élégance qu’un hippopotame.

[Officier] « – Mais vous êtes pas très coopératif ! Franchement, monsieur Darok, je ferai un rapport à Kiri sur vous.

- J’espère que vous y mettrez des bonnes choses.

[Officier] – Monsieur Darok, ne partez pas ! Vous n’avez pas le droit.

- Qui vous a dit que j’étais bien ce Darok ?

[Officier] – Mais enfin…je ? Mais Chihiro a…

- Vous avez eu une hallucination, monsieur…cette Chihiro n’a jamais existé.

[Officier] – Hein ? ! Alors comment se fait-il que tous ces gens soient par terre, suffoquant, et qui plus est, attachés ! ?

- C’est pourtant simple. Ma sœur s’est faite capturée il y a deux jours par ces bandits. J’attendais ma sœur, comme tous les jours, euh…depuis deux jours, lorsque, soudainement, la cabane a explosé devant mes yeux, sans doute à cause de leurs expériences douteuses. Me rappelant des mœurs de votre village, j’ai cru que ces personnes étaient ceux qui vous traumatisaient, donc ceux qui sont sortis je les ai attaché moi même.
[dans la série, je te prends pas pour un con^^]

[Officier] - Je…enfin…

- Soyez gentil et retournez aider vos amis, ils ont besoin de vous. Vous me devez bien ça, alors laissez moi partir tranquillement…

[Officier] – Mais les ordres m’inter….

- Au diable les ordres ! Ces deux personnes ne sont pas coupables des méfaits commis par ce gang, allez vous condamner des innocents à la prison.

[Officier] – Mais je…vous moquez-vous ! Que faisaient-ils ici ? »

A la surprise commune, c’est la jeune fille, qui cette fois ouvrit sa bouche. C’était la première fois qu’elle parlait devant Darok d’une manière « douce »…Sa voix ondulait comme les flots d’une rive. Entendez par là que des fois elle entrait dans les aigus (souvent en fin de phrase) de manière assez déplaisante. Cette voix ne laissait pas insensible les deux hommes.

[Jeune fille] « - Pour ma part, je suis Anna Tachimikiiiii, et j’ai été enlevééééée il y a deux grosses semaines par ces bandiiiiiits. »

Darok était consterné : il était le seul à ne pas pouvoir se boucher les oreilles, il tenait les deux jeunes filles. Les sons aigus d’Anna le laissait pantois…

[Anna] « - Sans ma voix incroyableeuuuhh, j’aurais été violééééeee depuis longtemps… »

*Ça, c’est sûr, c’est une sacrée arme…*

[Officier] – Hum, très bien…et l’autre, elle est quoi ?

- C’est ma sœur, comprenez que je ne peux pas l’abandonner à la prison. Elle a aussi été enlevée il y a plus de deux mo… euh jours . Et cela fait deux jours que je l’attend, devant cette cabane. Dieux soit loué si elle est encore en vie. [Ceci est un mensonge, cette fille est en fait l’Impératrice Wink]

[Officier] – Je…ne sais plus quoi penser…

- Vous êtes allé à Konoha ?

[Officier] – Oui, pourquoi ?

- Je comprends : ils cultivent des plantes féroces pour la raison…faites attention, si vous revoyez cette Chihiro ou ce Shinobu, c’est que votre cerveau vous refait défaut, alors ignorez les, sauf s’ils s’énervent vraiment.
Autre conseil, évitez la boisson, vous savez ça fait des ravages.


[Officier] – Je…enfin. D’accord.

- Merci, je vous revaudrai ça. Alors, bonne fin de journée. Au revoir ! »


Dernière édition par le Sam 11 Mar - 21:01, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Lun 6 Mar - 23:57

[seconde partie du texte^^]

Darok partit en direction de l’appartement de Seila. Il était si content d’avoir retrouvé sa sœur. Enfin, si elle était bien celle qu’elle prétendait être. Il était aussi content de s’être autant amusé avec ce nigaud d’officier de police. Et enfin, il allait gagner beaucoup d’argent en vendant l’Impératrice.

*Shinobu l’a dit.
Depuis que j’ai vendu leur mère supérieur à un cirque ambulant Kiréen elles me vouent toutes une haine atroce
Je vais être riche…bien que cet argent seras sûrement, en grosse partie, donné à Kiri par la suite. Oui ! Je vais aidé Kiri à se reconstruire, et pour se faire, il aura besoin de cet argent durement gagné.*


Darok courait aussi vite que ces jambes le pouvaient. Avec ces deux filles sur lui, sa vitesse était nettement réduite. C’était néanmoins un bon entraînement, même si avec tout ce manque de repos, et ces combat, il commençait à être sérieusement épuisé. Il ne se souvenait pas précisément de l’endroit de l’immeuble. Anna le guida…Il arriva finalement devant l’immeuble de Seila. Le voir sembla redonner des forces à Anna, Darok, la déposa alors sur le sol, puis l’aida à se mettre debout. Il enleva sa tenue des épaules d’Anna, la renfila, et monta les marches quatre à quatre suivi de près par la demoiselle. Quand il fut arrivé devant la porte de Seila, il eut un doute. Si jamais ce n’était pas sa sœur…si jamais il lui faisait un faux espoir. La douleur qui s’en imprégnerait serait atroce. Il ne pouvait pas faire souffrir Seila, elle qui les avait hébergé, elle qui leur avait permis de réussir la mission, elle qui ne méritait pas cette douleur. Non, il ne pouvait se permettre cet échec.

Il se tourna vers « Anna », qui avait les larmes aux yeux, bouche bée. Pas la peine de lui demander en fin de compte, elle ne pouvait pas être un imposteur avec une telle joie sur son visage devant la porte d’entrée. Darok sourit puis toqua. Seila ouvrit monotonement.
Il y eut un blanc immense. Les regards de Seila fusaient partout. Tantôt sur sa sœur, tantôt sur le genin. Elle avait des perles aux coins de chaque œil. Une larme coula sur sa joue, pour mourir dans sa lèvre. Le goût salé lui restait dans la bouche, alors qu’un nombre conséquent d’autres billes d’eau venait se loger au même endroit. Darok n’avait pas besoin de se retourner pour savoir qu’Anna pleurait elle aussi à chaudes larmes. Elle faisait bien assez de bruit et ses pleurs tombaient sur le parquet, le marquant de cercles foncés. Il avait envie de rompre le silence, cependant il se retenait de le faire, pour ne pas troubler la joie des retrouvailles. Les deux sœurs se tenaient face à face, sans pour autant se toucher, ni même bouger.
Au bout de cinq longues minutes de chagrin, Darok se décida à parler…


« - Bonjour Seila, c’est moi. Me revoilà, je te l’avais promis.

[Seila] - …snif… »

Le sanglot l’empêchait de parler, alors, elle fit les gestes nécessaires à la réponse. D’un signe de bras, elle invita Darok à rentrer. Ce dernier refusa…
Le silence retomba. Finalement, Seila se jeta sur Anna, et la serra fortement. Les pleurs recommencèrent, et Darok se décida à les laisser seules.


« - Au revoir Seila, j’espère que vos affaires iront mieux, vu que le gang est démantelé…

[Seila] - …snif… »

[Seila] * Merci, Darok, Chihiro et Shinobu. Merci infiniment…*

Darok sortait de l’immeuble, l’Impératrice toujours sur le dos. Il se dirigeait maintenant vers la plaine auparavant indiquée par son sempaï. Il faisait bien attention à ne pas repasser proche de ces simplets policiers. Il faisait tant bien que mal le trajet, puisqu’avec cette Impératrice sur le dos, la montée fut plus dur. Il monta les petits rochers un à un…
Lorsqu’il eut gravit la petite montée, rocailleuse et enneigée, (avec peine) il pouvait maintenant voir le marché. C’était un grand cirque avec plusieurs chapiteaux la plupart rouge et jaune… Il se dirigea vers les plus petits, c’était sûrement eux qui auraient le plus besoin d’Impératrice, et seraient donc prêt à en acheter une assez chère. Arrivé à destination, Darok entreprit d’ouvrir une cage, furtivement, afin d’y insérer l’Impératrice. Un grand lion, qui était malheureusement dans la même cage, se réveilla. Cela rappela à Darok un son qu’il appréciait jeune. Darok se mit à chantonner


[Il y a deux voix différentes que Darok emploie, pour un meilleur plaisir auditif, considérer le « père » par une voix grave et le « fils » par une voix plus fluette. La chanson s’appelle Raoul, je n’en conais pas l’auteur, mais franchement les paroles sont délirantes^^]

[Père]« Mais où est donc passée grand mère,
je l’ai cherchée toute la journée,
j’l’avais laissée sur le rocking chair
Y avait Sevran à la télé…
Je m’inquiète son siège est vide,
Personne l’a vue dans la maison
A-t-elle été un peu timide,
Pour nous cacher des ambitions ?
Est-elle partie vers d’autres terre,
Goûter aux délices des rois,
Chercher des jades en Montgolfière,
Mon grand fiston m’a dit « J’crois pas »

C’est Raoul mon pitt-bull,
Qui l’a trouvée appétissante,
C’est Raoul mon pitt-bull,
Il est gentil, mais qu’elle descente,
Il aime jouer, il est cool,
Mais s’il a un p’tit creux dans le ventre,
Il te croque dès que tu rentres
C’est Raoul mon pitt-bull

Bon, je l’avoue ça m’a fait drôle,
D’imaginer un tel carnage,
Mais on va pas le mettre en tôle,
On siffleras, y a l’héritage.
De toute façon elle était vieille,
Et puis elle me battait au scrabble,
Elle avait une tête de chartel,
Et ces canons étaient minables,
Mais il faut qu’j’aille prévenir Gisèle,
C’était sa mère a elle tout de même
Je crois qu’elle essuie la vaisselle, »

[Fils] « Attends Papa, y a un problème…

Y a Raoul mon pitt-bull,
Qui l’a trouvée appétissante,
C’est Raoul mon pitt-bull,
Il est gentil, mais qu’elle descente,
Il aime jouer, il est cool,
Mais s’il a un p’tit creux dans le ventre,
Il te croque dès que tu rentres
C’est Raoul mon pitt-bull »


[Père] «Oui, mais là ça devient pénible,
Si on est plus tranquille chez soi,
On va l’emmener dans un chenil,
Et on prendra un chihuahua.
Non, le plus grave dans cette affaire,
C’est que c’est bientôt l’heure de dîner,
Et je ne sais pas ce qu’on va faire,
maintenant que ta mère s’est faite bouffée.
Va chercher ta p’tite sœur anne lise,
On va aller dans un driving, »

[Fils]« Attends Papa, il faut qu’je te dise »,
[Père]« Ah non, c’est bon, j’crois qu’je devine ! »

[Père]« C’est Raoul Ton pitt-bull,
Qui l’a trouvée appétissante,
C’est Raoul Ton pitt-bull,
Il est gentil, mais qu’elle descente,
Il aime jouer, il est cool,
Mais s’il a un p’tit creux dans le ventre,
Il te croque dès que tu rentres
C’est Raoul Ton pitt-bull »


[Fils]« Non, non, non, non, non

C’est Hubert ton cocker,
Qui voulait pas se trouver en reste,
C’est Hubert ton cocker,
Avec Raoul ils se détestent,
Il voulait rester fier,
Et avoir sa part du gâteau,
C’est normal il a le sang chaud,
C’est Hubert ton coquert, »


[Père]« Tiens voilà qu’ça sonne à la porte,
Qui cela peut être à cette heure ci ? »

[Fils]« C’est p’têt Maman ? Non elle est morte…
C’est la voisine, Madame Petit »

[Père]« Elle dit qu’elle a pendant des heures,
entendu des cris dramatiques,
Qui lui ont déchirés le cœur,
Et qu’elle voudrais appeler les flics »

[Fils]« Mais entrez donc, dehors il gèle,
Il fait meilleur dans le salon,
Pendant qu’on vous sert un cocktail,
Raoul seras votre compagnon »
[just lol^^]

[Père et fils]« C’est Raoul notre pitt-bull,
Qui l’a trouvée appétissante,
C’est Raoul notre pitt-bull,
Il est gentil, mais qu’elle descente,
Il aime jouer, il est cool,
Mais s’il a un p’tit creux dans le ventre,
Il te croque dès que tu rentres
C’est Raoul notre pitt-bull »


Ce joli son, réveilla l’Impératrice. Elle mit quelques secondes à comprendre ce qui se passait, et poussa un cri strident. Le lion se leva et rugit, bien que son cri fut moins effrayant que celui de l’Impératrice.
Ameuté par le chant et par le cri, deux vendeurs apparurent en quelques secondes.
Le premier était rondouillard, petit, marchant à l’aide d’une canne ornée d’un montant en or, et portait un monocle sur l’œil gauche.
Le deuxième était svelte et élancé, vêtue d’un costume bordeaux impeccable. Il portait un chapeau de la même couleur aux parures soyeuses. Il était brun, et bien coiffé. Il avait des chaussures cirées, et d’un marron très foncé. Qu’allait-il bien se passer ?


[Mode fresstyle off^^]
[Shinobu, j'avais une bonne idée sur les marchands, je te l'envoie via mp, et t'en fais ce que tu veux Wink]
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 19 Mar - 13:24

[Vendeur rondouillard]- Que voilà un jolie cri, les betes en sont toutes retourner, c’est bestial comme truc. Grrrrr.

Le gros tendit la main en avant et la plia en avant tout en grognant pour imiter un quelconque animal. L’autre marchand ambulant s’était rapidement tourner vers la source du cri et jetait un œil attentif sur l’impératrice. Elle se tenait debout les bras croisés dans sa magnifique robe un peu sale. Dans la cage le pauvre lion ne pouvait rien faire face au regard mauvais et haineux d’une si petite fille.


[Impératrice] – Maintenant vil créature tu seras mon esclave.

La pauvre bete restait couché sur le sol et posa sa grosse patte sur ses yeux en signe de soumission.
Le deuxième vendeur prit la parole pour s’adresser à Darok.


[Vendeur maigre et bien fringué]- Hum, cette jeune fille à un talent indéniable pour soumettre les betes sauvages, cela pourrait nous etre très pratique dans nos voyages. Avec elle aucune chance que nos animaux face des betises.

Il se retourna vers son collègue et s’exila quelques instants en ignorant completement Darok, c’était une habile technique commerciale visant à faire croire que le client et ce qu’il proposait était sans importance pour descendre le prix au plus bas. Bien entendu ils leur fallaient absolument cette fille.
Ils retournèrent sur leur pas.

[Vendeur maigre et bien fringué]- Dans le cadre

[Vendeur rondouillard]- de nos voyages exhaustif

[Vendeur maigre et bien fringué]- cette beauté au cœur de pierre

[Vendeur rondouillard]- aurait un effet attractif

[Vendeur maigre et bien fringué]- sur notre humble clientelle

[Vendeur rondouillard]- ce qui augmenterait nos tarifs.

Le discours compliquer mais efficace des deux compères réussit son effet, Darok était un peu perdu. Il ne comprenait pas un traitre mot des deux marchands. Les marchands le sentaient bien et se décidèrent à attaquer.

[Vendeur maigre et bien fringué]- Jeune homme nous avons une offre en or pour vous. Confiez nous la garde de la demoisselle en l’échange de la somme fabuleuse de 550 £. Nous prendrons bien soin d’elle nous vous le garantissons.

Le vendeur plus gros serrait la main de Darok en l’agitant dans tout les sens. Restait à voir la réaction de notre jeune ami.

[Impératrice] – Toi le ninja si tu me laisses ici tu ne seras plus jamais mon esclave.

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Dim 19 Mar - 15:22

Darok était en proie à la confusion…ces marchands n’étaient pas des négociateurs pour rien. Il avait suffi de quelques phrases pour déstabiliser Darok. Mais bien qu’il n’eut pas tout compris, il ne devait pas perdre le nord. Les trois seules choses que Darok aient compris sont que ces marchands veulent absolument cette Impératrice, mais qu’ils sont des arnaqueurs comme tout les acheteurs, et que si Darok la vend ici, il sera soulagée d’un fardeau…c’est à dire elle…

*Toi le ninja si tu me laisses ici tu ne seras plus jamais mon esclave.
Que voilà une douce phrase…
Confiez nous la garde de la demoiselle en l’échange de la somme fabuleuse de 550 £
En voilà une deuxième…cependant…*


Darok se souvint d’un livre où un héros passait dans un souk. Les marchands, lorsqu’il s’agissait de vendre un objet, proposaient un prix exorbitant, et lorsqu’il s’agissait d’acheter, indiquaient un prix extrêmement bas…

Le genin se tint droit, prit un air décontracté. Il affichait un sourire joyeux, ferma les yeux en signe de consentement, et serrant la main du jeune marchand, ajouta d’un ton calme et serein, le sourire toujours étalé sur sa figure.


« C’est une jolie offre que vous me proposez là. Je suis véritablement tenté par autant de générosité. »

Darok continuait de serrer la main du marchand, qui lui aussi semblait être pris d’un sourire fou. Il ne leur laissa pas le temps de répondre, que déjà il enchaînait :

« Cependant c’est une véritable Impératrice qui est assise dans la cage. Elle sait courir, commander aux bêtes, amuser les enfants, épater la galerie et j’en passe des meilleures…Vous feriez un bénéfice énorme, sur des années, et vous pourriez passer des jours tranquilles sous le soleil de Suna…jusqu’à la fin de votre vie, avec des servantes aimables et des nuits sans fin…grâce à cette Impératrice. Pas besoin de démonstration, vous l’avez vous même vu à l’œuvre. Cette fille est un véritable spécimen, et vous le savez aussi bien que moi, elle est votre richesse prochaine…»

Il émit une courte pause, toujours avec un sourire gracieux…

« Imaginez les bénéfices faits sur les cages ! Plus besoin de révisions ni d’achats, puisqu’elle pourra les guider uniquement par le son de sa voix. Imaginez les répétitions, vous paierez moins chers vos employés puisque le risque sera moins grand, elle à côté. Imaginez les pancartes ! »

Il prit une voix de présentateur…tout en faisant un rond de ses bras, comme pour montrer quelqu’un qui dessinait leur chapiteau de ses mains.
« Le Grand Cirque Ambulant de…de…hum… »
Il arrêta ses mains…regardant les marchands. Un hésita avant de répondre…

[Vendeur rondouillet] « De…Asikaru ? »

« Oui, magnifique proposition ! »
Il recommença son petit manège…
« Le Grand Cirque Ambulant d’Asikaru ouvre ses Portes à Konoha pour vous présenter leur Impératrice for-mi-da-ble ! Elle sait courir ! Elle sait commander aux bêtes ! Elle est hilarante ! Elle est belle ! Elle est pour vous, ce soir, accompagné de la troupe d’Asikaru !Venez nombreux ! Show unique au monde !
Tout le monde s’attroupera, et vous n’aurez même pas assez de place dans votre chapiteau. Alors vous l’agrandirez, et vous aurez toujours plus de demandes ! Les gens se déplaceront de tout les pays juste pour venir voir votre spectacle ! Et en haut de l’affiche, à jamais gravé dans la mémoire du monde, dans tous les livres d’histoires, le nom que l’on retiendra jusqu’à la fin des temps, Le Grand Cirque d’Asikaru ! Celui là même qui a eu la plus gracieuse mais autoritaire des Impératrices, celui là même qui a su conquérir le cœur des jeunes enfants grâce à des blagues et des enchaînements des plus drôles, celui là même qui a eu les deux plus intelligents et généreux des directeurs, celui là même qui est devenu immensément riche en un rien de temps.»


Tout en disant ses phrases, Darok levait en même temps ses mains de plus en plus haut, pour montrer l’évolution du cirque, pour montrer qu’il va bientôt toucher le ciel de par sa splendeur…
Les marchands acquiescèrent, soudain prit d’une ivresse du lendemain…


« Songez à votre futur, est-ce qu’il vaut seulement 550£ ? Non, il vaut bien 800£. Qu’est-ce que 800£ pour un avenir assuré et des générations futures prospères et riches ? Vous me direz qu’en effet, c’est une somme élevée, mais pas tant que ça comparée à vos futures rentes, et puis c’est pour votre postérité. Pas uniquement la votre, mais aussi celle de vos enfants, petits-enfants, et qui sait, arrière petits-enfants… »

Les marchands étaient hésitants bien que l’offre soit une proposition en or. Ils semblaient être irrésolus à l’avance du ninja, même si 800£ n’était pas une si grande somme pour eux. Ils avaient une somme considérable chacun dans leur poche droite...Ils regardèrent l’Impératrice, puis reconsidérèrent l’affaire. Elle était si alléchante…

« Alors ? Marché conclu ? »

Darok était content de son petit discours, car il était assez éloquent, et que, surtout, il était convaincant. Les marchands sont souvent subjugués par des promesses d’avenir, ceux là ne feront sûrement pas abstraction à la règle. Il attendait une réaction…

[Alors, les "phrases" soulignées sont celles accentuées par Darok^^]
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mer 22 Mar - 23:41

Ils se donnèrent en simultanée des coups de coudes en se faisant d’étranges grimaces. Visiblement un langage de commerçant très élaborer car le plus gros des deux personnages se dirigea vers l’une des roulottes posés dans la partie arrière du champs du cirque. Le plus grand continua avec Darok.

-Mon cher ami votre discours m’ouvre le cœur et un papillon vient s’y blottir. Votre talent d’artiste ne peut etre remis en cause. Si vous n’étiez pas deja ninja vous seriez devenu un très bon clown chez nous.
Votre démonstration continue de m’ouvrir l’esprit, certes nous avons peu de moyen mais votre requete demeure des plus judicieuses.
Marché conclu.


Il serra la main de Darok avec un petit sourire au coin puis il se redressa et claqua des doigts. Une foule de personnes s’attroupèrent autour de lui et de Darok. Ils regardaient tous l’homme avec un respect digne d’un empereur.

-Messieurs au travail, embarquez moi cette attraction. Attention c’est du matériel fragile pas de bobos sinon ce sera retenu sur votre salaire.

Les déménageurs prirent tous une grande respiration et commencèrent à ouvrir la cage pour en extraire l’Impératrice. Au moment ou l’un d’entre eux voulut la prendre pour la transporter comme un meuble elle recommença son numéro.


-Ne me touchez pas avec vos mains sales. A genoux mortels devant l’impératrice.


La troupe ne savait que faire et se tournèrent une fois de plus vers leur chef. Il cligna discretement de l’œil et l’un d’eux sortir de sa poche une mouchoir qu’il induit d’une étrange solution. Pendant que deux gaillards tenaient les bras de la furie qui crachait sa haine dans l’air, il vint se placer derrière elle pour lui planquer le mouchoir blanc sur la bouche et le nez. Il y eut un sursaut de violence pour se terminer par un calme bienvenue. La corps de l’impératrice était immobile les bras tendant dans l’air.
Bientôt le groupe ne fut plus qu’une silhouette parmis les tentes qui tombaient de plus en plus vite au sol.


-Nous ne tarderons pas à nous en aller. Il y a tant de braves gens à qui il faut conter nos voyages et nos aventures.
Vous mettes sympathiques mon jeune garçon et vous etes bon en affaire. Vraiment je vous aime bien mais nous devrons nous quitter dans peu de temps je le crains notre séparation est inévitable.


Darok continuait à le regarder d’un air sérieux. L’impératrice s’était envoler et toujours pas de traces de son argent. Le vendeur ne mit pas longtemps à comprendre que le jeune garçon n’était pas dupe de ses flatteries. Il tourna sur lui meme et claquant des doigts à répétition.

-L’argent vient à qui sait attendre et justement vous avez assez attendu.


Les pas puissants du petit gros résonnait dans la terre. Il se représenta aux deux personnages avant de sortir de sa poche une liasse de billets.

-Je vois que tu as trouvé ce que je t’avais envoyer chercher Roole.

[Roole] – Oui mon cher et je pense que ce bon garçon en fera con usage.

Il lança l’argent au ninja. Je doute qu’il en ai jamais vu autant dans ses mains et qu’il devait se féliciter intérieurement.


-Mon cher Roole il est l’heure pour nous c’est le commencement et pour lui la fin de notre collaboration.


Les deux originaux saluèrent Darok montèrent dans la caravane prete à partir et s’enfoncèrent sur la route de tout les périls.
Darok n’avait jamais vu un déménagement si rapide. Toutes la troupe avait plier valise en moins de 30 minutes. C’était peut etre ça la force d’un cirque ambulant à moins qu’il n’y ait autre chose dans ce départ soudain.


[Darok +500£ +300£]

[Darok je t’invite à commencer d’écrire le RP de retour maintenant place à Chihiro dans peu de temps cette mission trouvera fin. Chihiro c'est donc à ton tour.]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Ven 24 Mar - 17:07

Chihiro passa la main sur son bras blessé. Elle se demandait si le sang continuait de couler ou si elle avait réussi à le stopper. La douleur était sourde maintenant, et elle ne la ressentait réellement que quand elle faisait des gestes trop brusques.

"Ça va mieux, ne vous en faites pas pour moi." indiqua-t-elle avec un sourire.

Voyant que l'anbu se levait, elle avança à sa suite, se gardant bien d'émettre à nouveau une remarque sur la faiblesse évidente du clone. Elle espérait qu'il ne disparaisse pas brutalement, car elle aurait besoin de son aide et de son soutien pour la poursuite de l'opération. Elle sentit le parchemin contre elle, et se demanda alors comment elle allait procéder pour obtenir le nom de l'entité. Elle n'était pas très efficace pour ce genre de choses, cependant elle n'avait pas le choix. Elle improviserait sur place, comme à son habitude. Il ne fallait pas s'en faire avant que quoi que ce soit ne se produise, cela ne servait à rien. Ainsi elle suivit les pas de Shinobu à travers les ruelles d'Asikaru, pensive. Elle appréhendait le reste de la mission, mais avait décidé qu'elle ne faillirait pas. Si on l'estimait à la hauteur de cette tâche, alors elle mettrait tout en œuvre pour la surmonter, quoi qu'il lui en coûte. Ce n'était apparemment pas un combat qui l'attendait, mais dans tous les cas elle devait se montrer plus rusée que son adversaire, et elle en viendrait à bout. Un vent printanier rafraîchissait cette journée printanière, et bien que le soleil déclinait, la kunoichi sentait son courage se décupler. Elle n'aimait pas prendre de risques, mais elle était prête à tout pour emprisonner la créature dans ce parchemin et enfin retourner à Kiri. Le village lui manquait beaucoup... En revanche, ses inquiétudes concernant le Mizukage s'étaient apaisées, comme si une part d'elle-même savait ce qui se passait pour lui et la rassurait sur son état. C'était déjà un souci de moins, néanmoins elle espérait le retrouver rapidement. Triturant dans l'une de ses poches, elle sentit le poignard de l'impératrice et le sortit. La lame était émoussée, mais toujours coupante, comme elle avait pu le constater... Elle l'entoura dans un épais morceau de tissu qu'elle avait récupéré des manches déchirées de la robe de l'Impératrice au cas où elle aurait besoin de changer son pansement de fortune. Ainsi, elle ne trouerait pas sa poche par mégarde. Rangeant l'arme, elle découvrit son poignet, laissant apparaître le bracelet de coquillage que sa mère avait fabriqué tant d'années auparavant. Le bijou lui arracha un sourire amer, lui rappelant des souvenirs qu'elle chérissait, et lui remit en mémoire le fait que son enfance était hors de sa portée.

*Un jour, j'arriverai à me rappeler ton visage, je te le promets.*

Toutefois, l'heure n'était pas propices à des réflexions qui demeuraient vaines pour l'instant, et la jeune fille se ressaisit. Ils étaient parvenus sur une place aux dalles couleur de sable, ombragées par des arbres qui paraissait centenaires. Des bancs en bois pâle accueillaient les promeneurs lassés de leur marche, qui pouvaient jouir de la fraîcheur et du spectacle procurés par la fontaine en question, qui trônait au centre de la place. Elle tranchait avec le reste, construite de vieilles pierres grises où la mousse prospérait, comme si elle était plus anciennes que les constructions qui l'entouraient. Des gravures, qui devaient autrefois orner le rebord, avaient été effacées par le temps et étaient maintenant illisibles. La place était vide, au grand soulagement de la genin, qui ne savait pas trop à quoi s'attendre. Le clone lui avait dit qu'elle devait invoquer l'entité à l'aide de son chakra, mais elle ne savait pas comment s'y prendre. Elle décida de ne rien changer à sa façon de faire, et se tourna tout naturellement vers l'anbu pour lui demander des précisions. Celui-ci était extrêmement pâle, à un tel point que la kunoichi crut un instant qu'il allait s'évanouir dans les airs. Elle s'aperçut qu'il contractait ses mâchoires, et prit conscience de l'effort qu'il devait fournir. Et elle ne pouvait visiblement rien faire... Elle respecta cette décision et questionna le clone :

"Shinobu-sama, comment dois-je m'y prendre pour faire apparaître la créature?"


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Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Ven 24 Mar - 18:05

Le duo arriva devant la fontaine en question. Une énergie malsaine plainait dans les airs. LA créature était toujours présente. Tant mieux une fois localisée c’était une première étape de franchie. Ce que le lui demandait Chihiro venait tout naturellement.

-Je vais faire apparaître la bête qui sommeille dans cette fontaine. Malheureusement dans mon état je ne pense pas pouvoir continuer longtemps. L’incantation va me demander mes dernières forces. Dans tout les cas toi et Darok devraient faire le chemin de retour avec ou sans moi ça n’a plus d’importance.

Il passa ses doigts dans la fontaine, la fraîcheur de l’eau lui glaça le sang. Il y avait dans cette chose toute naturelle une présence qui ne l’était pas. Impossible de la décrire avec des mots mais Shinobu la visualisait de mieux en mieux.

-La chose qui va apparaître devant toi aura la forme d’un animal après tu devrais la convaincre par tout les moyens possibles et imaginables d’entrer dans le parchemin. Ensuite il te suffira de le sceller en marquant le papier de ton sang.
La prudence est de mise. Ce n’est pas la forme ultime de l’animal qui se dressera devant toi mais elle sera certainement très puissante. La force ne reste pas le meilleur moyen mais tu es intelligente et je suis sûr que tu trouveras la meilleure solution possible.


Elle continua à fixer Chihiro. Puis plongea plus profondement sa main dans la fontaine en gardant un œil sur la genin.

-Je te dis au revoir car nous nous reverrons bientôt.

Il la salua avec l’autre main avant de la joindre à la deuxième puis l’eau prit une teinte bleutée. Le visage de shinobu se tordit juste avant d’exploser dans un nuage de fumée. La petite brise qui véhiculait sur la place emmena bien vite le nuage gris pour laisser toute la vision nécessaire à Chihiro sur la fontaine.
L’eau continuait de briller quand un second nuage de fumée vint exploser et recouvrir la fontaine. Un grand bruit de fracas et une étrange humidité frappa la jambe de la genin. De l’eau coulait sous ses pieds.
Lorsque lentement la fumée se fondit avec l’air une masse énorme se trouvait poser sur le rebord de la fontaine.
Son poids imposant avait fait s'effondrer cette dernière et de l’eau coulait partout sur la place.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]


[Intruder] – Pom Pom, me voilà donc bien dérangé. Cette petite créature m’aurait tiré de mon sommeil ?
Fort dérangeant. Petite chose si tu m’as appelé, je ne sais pas à quoi tu pensais.
Tu ne réponds pas ? Tu es bien malpolie face à quelqu’un de plus grand que toi.
Je perds mon temps ici je vais m’en aller, il n’y a point de défi à relever dans cette bourgade.


Chihiro devait par tout les moyens trouver comment convaincre la créature de devenir sienne. La suite ne dépendait plus que d'elle et de son comportement face à l'imposante créature.

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Ven 31 Mar - 16:59

La kunoichi fut saisie par l'apparition, tiraillée entre la crainte et un irrépressible fou rire. Alors l'entité de cette fontaine était... un morse ? Un sourire illumina son visage tandis qu'elle retenait son hilarité avec difficulté. Lorsqu'elle se souvient des paroles de Shinobu, qu'il lui précisait que le seul moyen de sceller la créature était de récupérer son nom, puisqu'elle n'avait aucune chance de le battre, elle reprit son sérieux. L'animal avait détruit le monument et inondé la place lors de son apparition, et sa taille pour le moins imposante réfréna la gaieté de la jeune fille. Comment allait-elle s'y prendre pour piéger l'invocation? Elle ne le savait toujours pas, mais savait que la solution se présenterait tôt ou tard. Rien ne l'empêchait de tenter tous les moyens possibles et imaginables pour parvenir à obtenir ce qu'elle souhaitait. Il lui semblait préférable de répondre au morse avec politesse dans les plus brefs délais.

"Veuillez excuser mon impudence, noble... mammifère. Je suis désolée de vous avoir sorti de votre sommeil, mais... j'ai un marché à vous proposer. Vous dites vous ennuyer ici, je peux vous aider à partir, si vous le souhaitez."

"Et pourquoi aurai-je besoin de l'assistante d'une si misérable créature?"

Chihiro délibéra rapidement en son for intérieur. Elle ne savait pas grand chose sur cette entité, et elle ne pouvait se baser que sur les hypothèses qu'elle avait élaboré, mais ne tarda pas à répliquer avec un air entendu :

"Voyons!"

Elle s'approcha du morse le plus calmement possible et continua à voix basse, obligeant l'être marin à se pencher.

"Vous savez bien... Tous vous craignent ici, mais si l'on en venait à savoir que vous êtes enchaîné à cette fontaine, cela pourrait nuire à votre réputation... Vous le comprenez n'est-ce-pas? J'ai les moyens de vous délivrer de votre prison, et vous pourrez partir vers des lieux plus palpitants. Revoir la mer ne vous tente pas? Je suis la seule à être au courant de votre faiblesse... pour le moment. Souhaiteriez-vous devenir la risée d'Asikaru?"

"Certes, non... Toutefois, je te vois venir. Vous, les humains, êtes tous pareils. Il est vrai que j'aspire à retourner à mes grandes étendues, sur lesquelles je régnais avant de me faire emprisonner ici. Mais qu'exigeras-tu en échange?"

Les yeux de la kunoichi s'écarquillèrent. Il ne fallait pas crier victoire trop tôt.

"Je voudrais simplement connaître votre nom."

Le morse se releva précipitamment, s'agitant de manière inquiétante.

"Je le savais! Je me suis déjà fait avoir une fois et je me suis retrouvé cloîtré ici! Pensais-tu m'avoir une seconde fois ?"

Chihiro se mordit les lèvres. Elle s'attendait à une réaction de ce genre, et ne savait pas exactement de quelle façon elle devait agir. Elle devait de toute évidence gagner la confiance de l'animal.

"De quelle façon vous prouver ma bonne foi ? Je ne veux pas devenir votre maître mais vous libérer de votre cage. Si vous me donnez votre nom, je vous laisserez en paix... Comment obtenir votre appui ?"

"Tu m'appelleras à ton aide, me dérangeant dans mes activités, je le sais. Et je n'aurai d'autres choix que de venir à ton secours, petite chose, parce que tel est le pacte. Et cela, je ne le veux pas."

"Et bien, restez ici alors! Pour l'éternité! Jamais personne après moi ne vous invoquera! Je suis votre seule chance!" s'énerva Chihiro.

Le morse parut réfléchir, fixé dans une pose qui offrait son profil le plus majestueux à la jeune fille. Celle-ci regrettait ces dernières paroles, persuadée d'avoir perdu tout espoir de convaincre l'entité. Finalement, l'animal se baissa pour regarder Chihiro dans les yeux.

"Que serais-tu prête à m'offrir pour me prouver tes paroles?"

La genin fut décontenancée par cette question. Elle savait que sa mission était d'extraire la mammifère de la fontaine, mais que serait-elle prête à fournir pour y parvenir ? La voie des ninja précisait que l'on devait tout faire pour remplir son devoir.

"Que seriez-vous prêt à accepter pour me laisser vous sortir de là?"

L'étonnement se lisait sur les traits de l'animal. Il se reprit néanmoins, et se rengorgea.

"Donne-moi une chose qui t'est précieuse, et tu auras mon nom..."

La kunoichi se détendit, rassurée.

"Dans ce cas-là, c'est très simple. Je vais vous donner mon nom moi aussi. C'est le seul souvenir qu'il me reste de mon enfance, le seul héritage de mes parents. Je suis amnésique, et je crois qu'échanger nos noms sera un présent suffisant à démontrer notre bonne volonté, n'est-ce-pas? C'est la seule chose que je puisse donner, car c'est la seule chose que je possède."

Chihiro mentait. Bien plus précieux que son nom était le bracelet que lui avait remis le Mizukage. Mais cela, elle ne l'échangerait pour rien au monde, fut-ce une invocation.

"Il me semble que c'est équitable. Ramène-moi vers les mers de Kiri, je te soutiendrai quand tu en auras besoin. Dis-moi ton nom et tu auras le mien."

La jeune fille décida d'accorder sa confiance au morse. Il semblait loyal, et jouer au chat et à la souris ne lui plaisait pas. De plus, elle avait hâte de terminer la mission pour retourner à son village, hâte de voir comment se portait Shinobu, s'angoissant pour lui depuis que le clone s'était évanouie, hâte de retrouver son maître.

"Je m'appelle Chihiro Sanada, kunoichi du village de Kiri."

L'animal inclina la tête en guise de salut, puis débita d'un ton lent:

"On me nomme Lord Walrus, et je règne sur les mers du nord."

Chihiro s'inclina profondément à son tour, avec un grand respect. Le fait de baisser la tête lui permit de cacher le sourire moqueur naissant au coin de ses lèvres. La kunoichi sortit le parchemin de sa poche intérieur, et le déroula avec soin. Il était vierge de toute écriture, et la créature se pencha davantage pour indiquer à la genin la façon de procéder. Il entama sa peau épaisse avec l'une de ses défenses aiguisées. Du sang perla.

"Trempe ton doigt là-dedans et écris mon nom sur le parchemin."

Chihiro s'exécuta, fébrile. Elle effleura la blessure du morse, laissant le liquide rouge couler sur son index. Attrapant le papier, elle nota le nom de l'animal, nom qu'elle trouvait singulièrement ridicule mais dont elle n'oserait se moquer ouvertement.

"Maintenant, tu dois faire la même chose, mais avec ton nom et ton sang."

La kunoichi ne voulait pas défaire le bandage qu'elle portait au bras de peur de rouvrir la plaie. Elle s'entailla l'index de sa main gauche et marqua son nom sous celui de l'entité.

"Pour terminer, tu teindras toute ta main et l'apposeras sur le parchemin. Ainsi, le pacte sera conclu."

Chihiro songea qu'elle ne comptait pas s'ouvrir la main pour réaliser cela. Alors qu'elle réfléchissait à un moyen, un douleur vive lui foudroya le flanc droit. Affolée, elle vit une profonde coupure teinter ses vêtements d'hémoglobine, comme si elle avait reçu un coup de dague, ou plutôt de sabre. Suffoquant, elle ne perdit pourtant pas ses esprits et posa sa main sur l'incision et posa sa main gauche tachée et tremblante sur le parchemin. Le morse l'observait d'un air impassible, indifférent à cette étrange blessure.

"Si tu souhaites m'invoquer, il te suffira d'utiliser ton chakra et de plaquer tes mains sur le sol. Bien entendu, ton sang devra goutter de la main avec laquelle tu as conclu le pacte. Remplis à présent tes obligations avec moi, et ramène-moi à l'endroit que je n'aurai jamais du quitter."

Chihiro hocha la tête, et le morse disparut sans plus attendre avec le parchemin. La kunoichi se releva et constata avec étonnement que sa plaie avait disparu. Encore un mystère qu'elle devrait résoudre... Pour l'instant, le chemin serait long avant de revoir Kiri, et elle souhaitait rentrer sans tarder, puisque sa mission semblait achevée.


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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 1 Avr - 0:11

[Darok, à toi le voyage de retour et se sera bon Rolling Eyes ]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Sam 1 Avr - 10:16

[Je suis en train de le faire, je pense poster soit aujourd'hui, soit demain^^cependant, Chihiro je t'envoie un mp]
[Edit: finalement, c'est plus long que prévu...je vais tenter de faire pour le mieux]
[Edit: vous pouvez suppr ce mess et celui de Shinobu si vous voulez^^]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mer 5 Avr - 23:33

Darok arriva dans la ville. Tous les volets étaient clos, pas un seul passant ou marchand dehors. Seul le vent lui tenait compagnie, compagnie dont il se serait bien passée. Il était content de sa mission, somme toute, il n’y avait pas matière à s’inquiéter. Il devait retrouver rapidement Shinobu et Chihiro, et ils pourraient enfin partir. Mais ce silence continu dans la ville ne le rassurait pas. Voilà qu’il tâtonnait ses billets, dans sa poche. Etaient-ils là ? Oui, ils étaient bien rangés. Darok avait tout vérifié auparavant, ils étaient vrais, et il y en avait le bon compte. Il en donnerai peut être une part à Chihiro, vu qu’elle avait remplit la mission avec lui.
Soudain, il y eut un bruit sourd. Puis plus rien. Darok s’arrêta…il était épuisé, la mission, bien que terminée selon lui, l’avait considérablement affaiblit. Il avança, main droite en appui sur les murs des maisons, l’autre sur le cœur.

Le soleil était presque à son zénith, et il réchauffait le corps du genin. Ce pays était totalement différent de Kiri, pourtant ils étaient très proches…la montagne n’était qu’à moitié enneigée, le soleil brillait, il ne pleuvait pas, ne neigeait pas, ne faisait pas trop froid, et les gens y étaient craintifs, soit presque le contraire, pourtant inconcevable, de Kiri. En y réfléchissant, il n’avait jamais été réellement à l’aise durant cette mission, bien que tentant par tous les moyens de le paraître…il se sentait seul. Voilà combien de temps qu’il n’avait pas tenu une conversation amicale, une conversation sereine, au cours de laquelle il ne prenait pas de risques, au cours de laquelle il se sentait véritablement honnête et lui-même? Combien de temps depuis son dernier repos au calme, où il ne devait pas se réveiller toutes les cinq minutes, à cause de l’anxiété ? Depuis combien de temps ne s’était-il pas senti en sécurité, dans son chez-lui ? Et d’ailleurs, que se passait-il à Kiri ? Que faisaient Zen, Vantros, Tomohiko, Hyrungo ? Etaient-ils vivants ? Suna avait-il attaqué ?

Voici les tourments actuels de Darok, auxquels vinrent se rajouter peu après la situation de Zabuza, pour la moins inquiétante…Il y avait tellement de troubles en lui, tellement de questions, tellement de désirs, et si peu de solutions, si peu de réponses, et si peu de satisfaction. Lui qui voulait tant faire des missions, il constatait que cette tâche, pourtant classée de rang D, n’est pas du tout aussi simple que ce qu’il s’imaginait. De plus, il avait un mauvais pressentiment, comme si le but majeur de cette mission lui avait été voilé, comme si on l’avait écarté du sujet, en l’occupant avec l’Impératrice…des doutes supplémentaires germaient dans son esprit.


*Attends ici les renforts…
Les renforts ?…les policiers d’accord, mais où étaient Shinobu et Chihiro ?…que faisaient-ils s’ils n’étaient pas là…étaient-ils réellement là où ils se prétendaient être ?
J’ai moi-même vendu leur mère supérieure
M’a-t-il explicitement incité à aller vendre l’Impératrice afin de m’éloigner d’eux… ?
Que sais-je réellement de la mission ?
Il s’agit de purifier la fontaine d’Asikaru d’un sacrilège…
Je croyais que cette impératrice faisait des expériences sur la fontaine, mais si c’était autre chose ? Si cette organisation n’était qu’une partie mineure de la mission…si c’était en fait un plan pour m’éloigner…Si le vrai but n’avait pas été atteint ?…Il y avait un projet, un dessein derrière tout ça…comment ai-je pu ne pas m’en apercevoir…Comment ? ! Ne me faisait-il pas confiance ?…*


Tout en se maudissant de sa naïveté, Darok avançait vers l’endroit où il avait entendu le bruit. On aurait pu croire à une détonation, mais le jeune ninja savait bien que ce bruit était relatif à ses deux acolytes…il avançait, toujours appuyé sur les murs des maisons alentours. Voilà qu’il venait à regretter de ne pas avoir acheter ces petites fioles magiques, car la fatigue s’était abattue sur lui d’un coup, telle la pluie sur les toits kiréens…il était décidé à comprendre. Bien plus que de se reposer, bien plus que de devenir plus fort, bien plus que tout le reste, il souhaitait comprendre. Lui qui, pendant cette dernière année, ne s’était jamais senti aussi seul, rentrer à l’Académie l’avait ressuscité. Sa promotion genin l’avait comblé, et ce départ en mission était pour lui une de ses plus grandes fiertés. Mais voilà qu’il se rendait compte qu’il n’était qu’un pion, rien d’autre. Il venait de chuter de haut, lui qui pensait être un élément de Kiri, lui qui pensait qu‘on avait fortement besoin de lui lors de la guerre, il s'avérait qu’il n’avait pas plus d’utilité qu’avant.

Il s’arrêta de marcher, toujours appuyé sur un mur, se laissant aller à la méditation. Ses souvenirs commencèrent à resurgir. Il voulait savoir ce que son père aurait fait à sa place. Comment aurait-il réagi ? Il ne savait pourquoi, il se souvenait du moment de sa mort. Tout d’un coup, il était loin de toute activité, loin du bruit montant de la ville, il ne comprenait pas que les gens ressortent de chez eux, pour on ne sait quelles raisons. Non, il n’était plus dans la rue, enfin il était présent physiquement, mais ailleurs spirituellement.

Il se rappela de lui…plus jeune…juste avant de découvrir quelque chose d’important. Un fait auquel personne ne peut jamais échapper. Une finalité commune au destin de tout être vivant. En même temps , il s’agissait de l’apothéose pour certains. On pouvait la qualifier de la cerise sur le gâteau. C’était bien connu, on garde toujours le meilleur pour la fin…
Mais cet état, ce sentiment d’immobilité et d’inconscience ; dans cet apparence de sommeil éternel, ne naissait-il pas de la vie, de l’amour ? Se battre jusqu’à la fin, pour défendre quelque chose que l’on a chérit, à laquelle on a voué corps et âme, était-ce une chose absurde ou bien, au contraire, un état d’esprit qu’il fallait conserver ?
Et la vie, ne naissait-elle pas d’abord de cet état? Comme pour la fleur ? Les graines plantées ne pourrissent-elles pas avant d’éclore et de donner une fleur superbe qui s’épanouira de jour en jour.

Darok revint dans Asikura. Il était blottit contre un mur, au milieu d’une ruelle juxtaposant l’avenue du marché, dans laquelle un brouhaha régulier se définissait par des discussions incessantes. Pour la première fois depuis son départ, Darok souhaitait la fin de la mission. Voilà qu’il devenait nostalgique. Sans doute rester loin de toutes réelles occupations et communications l’avait quelque peu embrouillé. Il se remit debout, et se rendit compte, que dans son moment de réminiscence, il avait abandonné quelques larmes sur leur funeste trajet du visage. Il les essuya, avant de revenir dans l’allée. Il était moins fatigué, enfin, plutôt ses jambes arrivaient à le soutenir convenablement, sans appuis quelconques. Il entendit un autre bruit, comme une détonation.

Il se hâta, du mieux qu’il pouvait. Dans sa course, il ne songeait plus à ses questions, aussi incroyable que cela puisse paraître. Il avançait, sans se soucier de la suite, sans se soucier de lui-même. Il ne faisait qu’avancer, sans prêter attention aux passant rencontrés et bousculés. Il avait peur.

La peur. Qu’est-ce ?

Un sentiment d’effroi ou une perception du milieu des shinobis ? Dans le cas actuel, aucune des deux solutions ne lui convenaient. La peur qu’il ressentait ne s’exprimait pas pour lui, mais bel et bien pour les autres. Les autres, qui étaient-ils ? Que représentaient-ils pour lui ? Ils étaient des amis fidèles, et cela lui suffisait pour interrompre ses réflexions, aussi futiles et intéressantes soient elles. Il s’était arrêté. Lui qui venait de douter, lui qui venait de se compromettre, lui qui avait cessé de croire. Mais croire en quoi ?



En l’amitié.

Un shinobi est avant tout un être humain. Il n’a pas que des ressentiments en lui. Il n’a pas que des bouquins et des leçons incrustés au plus profond de son cœur. Il n’est pas qu’une machine qui exécute sans réfléchir les ordres qu’on lui ordonne. Chihiro et Shinobu n’ont pas pu. Ils n’ont pas pu le laisser à l’écart si ce n’était pas pour ses intérêts et ceux du village. Même si Darok avait eu raison de s’inquiéter, même s’il avait eu raison de douter, il n’aurait jamais dû cesser de croire. Croire en cette chose qui l’avait portée si loin, si loin de lui même, sur les traces de ce qu’il a toujours rêvé de devenir, sur le chemin de ce qu’il a toujours désiré approcher.

Darok déboucha sur une gigantesque place circulaire, où une fontaine était en ruine. Pas trace de Chihiro ni de Shinobu. Il était haletant, et il y avait du sang par terre. Darok se précipita ; il avait oublié la fatigue. Il trouva proche de la fontaine un parchemin avec une inscription douteuse dessus. Il le prit et put lire avec regrets:


« Darok,
Il s'est passé bien des choses depuis le début de cette mission. Voilà qu'elle est terminée. Pour ma part, je ne peux pas rentrer avec toi. J'aimerai que tu ne te soucies pas de ce qui va m'arriver. Contentes toi de rentrer sain et sauf.
Amicalement, Chihiro Sanada.»


Darok aurait voulu demander ce qu’il s’était passé, mais il en était incapable pour deux raisons. La première était que Chihiro n'était pas là, tout simplement. La deuxième, c'est qu'il n'arrivait plus à parler, la fatigue lui engourdissant les muscles de la machoire et même la langue. Puis il réfléchit, chose ardue, mais la situation s'y prêtait. L’essentiel était de rentrer maintenant. Et puis, la question n’aurait pu lui causer que des soucis et tracas supplémentaires. Il n’y avait plus toutes les questions qui le harcelait, il n’avait plus que deux phrases à dire…

*Bonne chance Chihiro, où que tu sois...
Rentre toi aussi saine et sauve...*


Il inclina la tête, et la releva vers le ciel, comme si son interlocutrice était plus haut. Il dit d'un ton posé et doux.

Je vois. Tu dois avoir raison comme toujours, Chihiro…je rentre. C’est fini. Cependant, j’ai besoin d’un peu de repos, et je pense que toi aussi, vu ton état. Ce qui nous sépare maintenant, c'est que toi, tu es déjà repartie à l'aventure. Moi, je m'arrête ici.

Le genin se remit en marche. Il repassa par le boulevard boutiquier, empruntant un chemin familier. Finalement, il arriva devant un grand et large immeuble. Il entra, monta les quelques escaliers, arriva devant une porte en bois. Darok toqua, une jeune femme vint ouvrir. De douces odeurs s’échappèrent de l’entrebâillement de la porte, et Darok fut agréablement surpris de sentir là l’odeur d’un vrai repas. Ils restèrent là, à se regarder mutuellement, dans un grand silence. Finalement, un sourire se dessina sur le visage de la fille, qui cria haut et fort.

[Anna] « Seila ! Viens voir ! Quelqu’un est venu nous rendre visiiiiiiiite ! »

Il y eut un petit bruit comme si quelqu’un ou quelque chose venait de tomber par terre. Une petite voix reprit

[Seila] « C’est qui ? »

La fille devant le genins souffla vaguement mais discrètement. Elle le regarda, avant de lui faire signe des mains d’attendre deux minutes.

[Anna] « C’est une surpriiiiiiiiise ! »

Il y avait un grand blanc qui flottait dans l’atmosphère, et un air d’exaspération se dessina sur le visage de la jeune demoiselle. Quand soudain, l'autre voix s'exclama

[Seila] « C’est bon, j’arrive ! (tu sais que j’aime beaucoup les surprises Wink ) »

Une autre jeune personne parvint jusqu’au seuil, pour rester plantée sur le palier. Elle ne disait mot, avait le cœur lourd et serré. Elle déglutit, avant de donner une tape sur sa sœur, avec son chausson. Cette dernière tenta une esquive, ponctuée d’un léger recul. Les deux sœurs se regardèrent, avec une expression de défi dans chaque œil.

[Seila] « Tu aurais pu me prévenir que c’était Darok ! Je serai venue plus rapidement ! » elle se retourna vers les deux ninjas. « Mais je manque à tous mes devoirs. Entre donc. »

Darok s'éxécuta. Il rentra dans un couloir, le même couloir qu’hier. Il était tel qu’il l’avait laissé. Seila semblait vouloir parler, et Darok se doutait bien de ce qui pouvait lui brûler les lèvres à ce point. Mais voilà, certaines choses ne sont pas simples à dire, même si elles valent la peine d’être mentionnées. Surtout que Darok avait remarqué une assez grande fierté dans le caractère de Seila. Elle finit par se retourner, rapidement, le regarda droit dans les yeux, et le serra fort dans ses bras, puis elle le relâcha. Un sourire se forma synchroniquement sur leur visage respectif.

[Seila] « Darok, je n’ai pas encore pu te remercier. La dernière fois, j'étais...enfin. Alors, avant que tu ne partes, j’aurai aimé, enfin, plutôt… je tiens à te remercier, pour ce que tu as fais pour moi, pour ma sœur, et pour tout le village. Merci infiniment. »

Elle se tourna ensuite vers sa soeur puis reregarda Darok.

[Seila] « Dis à tes compagnons que vous serez toujours les bienvenus ici.»
Elle baissa légèrement la tête. Anna derrière elle concéda un rictus, agréable, compatissant à la douleur de sa sœur, puisqu’elle même privée de bien des choses, comme son amour, pendant deux longues semaines.

[Seila] « Mais dis nous plutôt que nous vaut ta visite… »

Darok fut surpris de tant de franchise, mais après tout, c’était normal. Il ne savait pas réellement quoi dire, il n’y avait pas pensé. Il s’était juste tourné vers elles, comme un soutien. Il tenta quand même de faire fonctionner le plus de ses méninges encore branchées, afin de leur donner la vérité, sans trop d’informations.

« En fait…j'aimerai savoir si je pouvais abuser de votre hospitalité pendant une après midi. Je suis complètement éreinté, c’est ma première mission, et je ne me suis pas encore habitué à ce genre de choses… »

Les deux filles se regardèrent, et d’un commun accord hochèrent la tête.

[Anna] « Bien sûr, nous te devons bien ça.

Merci beaucoup, je savais que votre gentillesse était grande à toutes les deux. »

Le genin s’inclina légèrement en guise de salut.

[Anna et Seila] « Allons, vous en faite trop. Suis nous, nous nous apprêtions à déjeuner. On va mettre un couvert de plus. »

Leur concordance fit échapper un petit sourire sur le visage du ninja, qui accepta gentiment, sans mot dire. Il s’installa dans la salle à manger où deux couverts étaient déjà installés. Seila était dans la cuisine, mijotant un bon petit plat que Darok aimait à humer, alors que sa sœur garnissait la table d'une assiette et couvert supplémentaire. Le genin s’assit. Seila amena le plat bien chaud, et le posa sur la table. Elle répondit, devant l’air hésitant de Darok.

[suite, juste après...]


Dernière édition par le Sam 8 Avr - 22:46, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Mer 5 Avr - 23:36

[Seila] « Depuis que Anna est revenue, soit à peine quelques heures, j’ai repris confiance et courage. On a puiser dans nos ressources financières, on peut encore tenir quelques jours, mais nous sommes bien décidées à retravailler de concert et de regagner notre vie. Alors manges à ta faim. »

Darok hésitait encore, il ne savait pas que Seila et Anna était en situation économique instable…

[Anna] « Allons, c’est comme ça que tu nous encourages? Aie un peu plus d’appétiiiiit que Diable ! »

Darok balbutia, il se rendait compte qu’il n’avait pas à s’inviter chez les gens comme ça, mais à quatorze ans, ce n’est pas forcément quelques chose d’aisée à deviner seul.
« C’est que, je n’arrive pas à manger en sachant que vos économies sont durement atteintes. »

Seila le regarda, d’un air furibond, prête à lui crier dessus. Mais à l’étonnement de sa sœur, elle se radoucit pour surprendre le genin, par un ton situé entre le calme et parallèlement, l’énervement . Elle ajouta, les yeux exorbités...

[Seila] « Finalement Darok…ce n’est peut être pas à toi de t’occuper de nous, nous sommes assez grande pour inviter qui nous voulons, et dans ton état, que tu le veuilles ou non, je te ferai manger ce que j’ai eu du mal à préparer. Et puis ce qui est cuisiné, soit tu le manges, soit nous le jetons . »

Que répondre à ça ? Darok regarda Seila puis Anna, et se tourna vers la fenêtre, comme pour chercher un soutien quelconque, un passant. Mais qu’allait-il chercher ? C’était lui qui était venu les voir, lui qui s’était laissé invité, lui qui avait eu cette idée. Il se dégageait de Seila et d’Anna deux auras d’autorité, qui lui rappela vaguement ses parents, prêts à se sacrifier pour lui, pour qu’il soit heureux.
C’est ce sentiment qui l’obligea à obéir aux dames. Lorsqu’il commença à manger, les deux visages à côté de lui s’apaisèrent.
Darok monta les baguettes à sa bouches, ses lèvres palpèrent la nourriture. C’était délicieux.


_____________________________________________________________


Il était tard, alors que le ninja salua ses hôtes. Il sortit ensuite discrètement par le hall d’entrée. La porte se referma, sans faire plus de bruit qu’une araignée sur son fil. Une ombre passa furtivement dans la nuit sombre et étoilée.
Ses pas étaient mélodieux et en résonance avec la tranquillité du paysage. Dehors, il n’y avait pas âme qui vive. Le travail était des plus faciles. Personnellement, Darok ne voulait pas que l’officier de police ne le remarque.
Il arriva aux portes du villages d’Asikura, deux grands piliers surmontés d’un énorme panneaux aux kanjis innombrables.


*Au revoir, Asikura…et peut être à bientôt. Je ne suis pas prêt de vous oublier… *

L'ombre progressa encore dans l’étendue verte. De la position du contour brumeux et sombre, il pouvait identifier clairement le ciel. Il n’y avait pas un nuage, et les étoiles scintillaient de toute leur splendeur, de ce feu qui les illumine sans arrêt. La route était toute tracée, Shinobu avait prévu une barque de retour dans le port au nord de la ville. Il devait se rendre à Synria, c’était le chemin le moins onéreux et le plus court.

Le chemin jusqu’au port fut sans encombre. La transaction avec la barque un peu moins. Le marchand, à moitié endormi, ne comprenait que la moitié des choses que le genin lui disait. Après de nombreuses péripéties, l’accord fut enfin passé, et le shinobi de la brume embarqua dans une baroque rafistolée. La mer était paisible et heureusement, car sinon, Darok ne donnais pas cher de l’état de la pauvre embarcation, ainsi que celui de son estomac.
Il y avait deux rames attachées par deux petits cercles métalliques un peu rouillés. Darok s’en servit pour faire avancer la barque. Sous le clair de lune resplendissant, un tout petit navire naviguait dans les eaux parcourues du reflets blanchâtre de la grande sphère ronde. Après un temps assez conséquent de voyage placide, le vent commença à se lever. Comble de la chance, le vent vint de dos, et Darok érigea un petit mat, à l’aide d’une rame (qu’il fit sortir de ses gongs, et d’un de ses vêtements). La barque dérivait maintenant plus rapidement.

Il débarqua sur le continent soi-disant « hanté », mais ne fut pas surpris de ne pas entendre ne serait-ce qu’un hurlement, ou un cri déchirant le ciel et la nuit. Il passa devant les échoppes du port. Le magasin d’Esiko était fermé depuis plusieurs heures. La vitrine remémora le moment où Shinobu les avait présenté au fils de son ami.


*C’était le début de notre mission, mais voilà qu’elle est finie. Que le temps passe vite. Si seulement le voyage de retour pouvait passer vite aussi…*

Le shinobi avançait sans cesse ni repos. A vrai dire, à sa vitesse, il n’avait pas réellement besoin de repos. C’était la vitesse régulière pour les longues distances. Son après-midi avait été suffisamment reposante pour entamer son fastidieux périple.
Sans grands inconvénients, mis à part une bande de trois pillards survenus au beau milieu d’une forêt traversée (affaire rapidement classée d’ailleurs.) le solitaire arriva près de Synria, mais pour on ne sait quelle raison, préféra la contourner.

Voilà que l’étoile du jour fixait le jeune du bout de l’horizon. La lune, quant à elle, commençait à se dissoudre derrière le firmament, pour ne plus laisser de traces d’elle, mais elle gardait un œil d’ouvert pour surveiller le retour du protagoniste. A se débattre dans ces hautes herbes, on aurait pu le prendre pour le nombril du monde.
Il faisait de plus en plus frais, et cela se voyait au vent printaniers et aux douces brises qui venaient des fois frôler, d’autres fois balafrer le visage du délaissé . Malgré cela, il avançait, décidé à retrouver sa fameuse et respectueuse bien-aimée cité de Kiri.
Voilà que le soleil chassait les nuages laissant place à un ciel bleu. Malheureusement ses rayons ne devaient pas parvenir sur notre jeune intrépide ninja, puisque le froid engourdissait de nouveaux ses membres habitués à la chaleur. Oui, décidément, Darok ne pouvait plus attendre. Il devait retrouver son petit logis et ses habitudes. Il devait revoir ses amis, il devait continuer son apprentissage. Il respira à pleine bouffée l’air pur que portait cette île. Ses poumons étaient bien vite remplis, et il dû expirer profondément. Quelle joie ressentait-il ? Il avait eu le mal du pays certainement.

Au loin se dessinait la mer, cette étendue bleutée. Cette fois, il n’y avait pas de barque, mais un pont. De là où il était, Darok ne l’apercevait pas encore. Au passage, il ramassa une fleur jaune, sans épine, d’où un doux parfum s’émanait, mais la jeta, après lui avoir vainement enlevé ses feuilles.
Sa progression était plus lente, car la fatigue s’insinuait sournoisement dans ses jambes. Des fumées grisâtres et noires s’élevaient au loin.
Il s'engouffra sur un petit sentier de terre. Ses pieds martelaient le sol graveleux, et sa tête résonnait intérieurement à cause des petites secousses provoquées par ses appuis sur le terrain. Autour de lui défilait un paysage aussi paisible que vert. Qui eut crut que cet espace était considéré comme hanté ? Et qui eut cru qu’à peine une à deux bornes plus loin se dressait une immense zone industrielle ? Le shinobi courait sur une étendue, mais s’arrêta. Il se trouvait que cette étendue était une falaise. En bas de la descente, se trouvait l’immensité usinière. Elle longeait la côte ensablée, et vers le bout de la plage, un édifice traversait la grandeur bleutée. Il se dirigea donc vers le pont, en restant sur la falaise.

Le soleil montait, attiré vers le haut, inexorablement. Darok augmentait sa vitesse, comme convoquer à une réunion à laquelle il était en retard. Mais en fait, seule son envie de rentrer subsistait. Il était enfin arrivé au grand pont. Cet axe, reliant Satsikare à cet îlot, était grand, et sûr. En effet, souvent des tempêtes prennent parts dans cette zone maritime, et ce pont à permis un grand échange commercial.
Le temps dégagé d’il y a quelques heures laissait place à des nuages légèrement gris. Un petit peu de sueur perlait dans la nuque et sur le front de Darok, mais il passa outre cet ennui, et essuya le tout d’un geste vif de sa manche. Il entra furtivement sur le pont, se mêlant quelque peu à la foule. Il faisait attention à ne pas croiser par hasard des gens pouvant le reconnaître, car il voulait passer sans payer les frais de passage. Chose réussie avec brio et ainsi que l’infiltration sur le pont exécutée (le coup classique de la métamorphose en petit insecte volant). Une fois hors de vue de personnes peut-être malintentionnées, le shinobi se retransforma, cette fois en corbeaux. Ses jambes avaient parcourues une longue distance, et c’était maintenant aux bras de faire le reste.
Le vol fut sans encombre jusqu’à la sortie du pont, mais une nouvelle transformation fut nécessaire, car le temps se dégradait rapidement. Redevenu humanoïde, Darok repartit encore en solitaire courageux. Son périple semblait sans fin, et le soleil, son unique soutien, s’était réfugié derrière des nuages pluvieux qui déversaient leur liquide en fins traits perçants. L’herbe parsemée de boue était humide, et gênait la progression du futile personnage. C’est sous une pluie légère, que le ninja arriva aux portes de Satsikare. Cette vaste ville déjà parcourue semblait encore plus grande et bruyante que la première fois. La voir ici réconforta Darok qui savait à peu près à présent combien de temps il lui restait à courir avant d’arriver à Kiri. Seulement voilà, il avait le ventre complètement vide. Un repas improvisé sera donc le bienvenue.
Il entra donc dans Satsikare. Partout les gens rayonnaient, exactement le contraire de ce que Darok avait pu constater au départ. Sans trop se soucier de ce qui s’était passé ici, Darok s'enfonça à travers les dédales de la ville, pour se retrouver là où leur premier repas de la mission avait été pris : « Le Délice du Voyageur ».
Darok y savait les plats peu chers et la nourriture bonne. Pas besoin de se régaler comme des rois, juste de quoi se remettre d’aplomb. A Kiri, il pouvait manger comme il le voulait, surtout avec la prime de mission, mais Darok avait d’autres idées pour son argent.
Il n’était pas temps d’en parler concrètement, il était temps de manger. Le service était d’une rapidité incroyable, et Darok n’eut pas à attendre ses plats bien longtemps. Le repas était une chose courante pour les shinobis. Ils allaient dans des tavernes à la collecte d’informations. Ici, Darok, tendant l’oreille, entendit que le maire avait repris ses fonctions après que deux ninjas kiréen aient retrouvé son chat adoré.


*Quelle histoire pitoyable. Un maire qui ne travaille pas sans son chat…mais dis donc, il y a pleins de chinois ici. C’est bien, grâce à ça, la taverne est remplie.*

Le repas terminé, Darok s’essuya délicatement la bouche avec une serviette. Il repartit sans cérémonie, laissant la somme demandée sur la table. Il s’était arrêté de pleuvoir, et on percevait des reflets argentés dans les flaques d’eau.
Il reprit la route de plus belle, le ventre rempli, vers sa destination finale. Peu à peu, Darok sentait le parfum des ruelles, le son mélodieux des chants d'oiseau. C’est comme s’il s’éveillait d’un long somme. Il voyait de longues remparts au lointain, et il ne put s’empêcher de crier intérieurement un « victoire ».

Enfin ! Il était enfin aux portes de Kiri, argentées et toujours aussi grandes. En haut, un Chuunin surveillant les remparts.


[Chuunin] « Holà ! Qui va là ? »

Darok le regarda, l’air perplexe.

« C’est Darok Kenpachi, Genin de Kiri. Je rentre de mission, je revient d’Asikura là. »

Le Chuunin le défigura rapidement. Il s’apprêtait à parler alors qu’un clone de Shinobu, ou Shinobu lui même, passait par là et l’interrompu.

[Shinobu] « Darok! Vous voilà enfin ! Mais entrez. Vous là bas, oui vous. Ouvrez donc les portes. »

*C’est bizarre, normalement Kiri devrait être plus sur ses gardes…*

Les deux grandes portes s’ouvrirent dans un fracas assourdissant, et derrière se tenait Shinobu…ou bien sûr, une de ses répliques parfaitement identique. Shinobu avait un air très décontracté.

[Shinobu] « Où est Chihiro? Ah, mais oui..suis-je bête. Attendez ! Restez où vous êtes pour le moment…J’ai une petite question à vous posez. »

*Je m’y attendais…que va-t-il bien chercher comme question ?*

[Shinobu] « Comment s’appelle le fils de mon ami, qui a repris son armurerie, et quelle arme nous a-t-il proposée ?

Encore des questions, toujours des questions… » Darok souffla péniblement. Il se remit correctement et regarda son sempaï. « Si je me souviens bien, il nous avait proposé un kunai de très bonne qualité et il avait un drôle de nom...Eiko...non non non, Esiko. Oui, c'est ça, Esiko.

Shinobu ne disait mot. Il mit son menton entre son pouce et son index, faisant mine de réfléchir, puis se remit à sourire.

[Shinobu] « Bienvenue à Kiri…bienvenue chez toi… »

[Voilà, les deux posts sont édités. Chihiro, tu peux à présent mettre ton post, et si jamais quelque chose ne va toujours pas, tu sais ce qu'il te reste à faire Wink =>mp]


Dernière édition par le Sam 8 Avr - 23:17, édité 1 fois
Shinobu
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Jeu 6 Avr - 18:49

[Fin de mission +10XP pour les deux joueurs et 50£ à aller cher à la banque.]
[Prestige +1 pour le village de Kiri]
[Chihiro + 10XP RP]
[Darok +12XP RP]
[MJ +10XP RP]

[Suite des mésaventures de Darok [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]]

MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   Lun 10 Avr - 18:43

Alors que la genin s'éloignait paisiblement de la fontaine, elle fut retenue par une voix sifflante qui résonna dans son esprit.

"Tu te trompes de chemin, jeune kunoichi. Retourne dans la fontaine. Il est temps que tu retrouves la totalité de ton être."

La jeune fille stoppa net son avancée, stupéfaite par ce qu'elle entendait. Elle regarda autour d'elle, cherchant qui avait pu s'adresser à elle de cette manière, mais ne vit personne. Comme à son arrivée, la place était déserte.

"Qui êtes-vous ? Que voulez-vous dire ?" chuchota-t-elle, troublée.

Elle n'obtint aucune réponse, bien qu'elle patienta plusieurs minutes. Après avoir pesé le pour et le contre, elle décida d'exécuter ce qu'on lui demandait et se dirigea vers la fontaine en ruine, fortement intriguée. Elle hésita longuement : devait-elle se placer devant la fontaine ou entrer dedans ? Comme il ne se passait rien, elle leva la jambe pour enjamber un bloc de pierre qui lui bloquait le passage et posa son pied dans l'eau froide. Le bas de son vêtement ne tarda guère à être trempé, lui provoquant des frissons. Toutefois, elle ne se laissa pas distraire, et se plaça au centre de ce qui restait du monument. L'eau se déversait sur les pavés de la place, et l'on aurait dit que la pierre avait explosé, projetant des débris de tailles variées dans toutes les directions. Chihiro attendit qu'il se produise quelque chose...

"Enfant, garde tes yeux fermés."

Obéissante mais tendue d'appréhension, la kunoichi fit ce qu'on lui demandait. Qui pouvait lui parler ? Qu'entendait-on par « la totalité de l'être » ? Il ne lui semblait pas avoir été partagée par quoi que ce soit... Chihiro sentit que l'ambiance avait changée. Il faisait plus froid, et l'air était saturé d'humidité. Elle ne sentait plus le vent qui balayait Asikaru, ni l'eau qui glaçait ses chevilles. Surprise, elle voulut voir de quoi il en retournait. Elle entrouvrit les paupières, devinant qu'elle désobéissait aux ordres qu'elle avait reçu, mais n'eut guère le temps de se questionner sur les conséquences. Elle se voyait, elle, l'air apeuré, aux côtés de son maître, qui ne paraissait pas être au meilleur de sa forme. La genin avait l'impression de flotter dans les airs, et elle se posa avec légèreté sur le sol, en face de son double. Jetant un regard au Mizukage, elle ne put se retenir d'élucider l'étrange mystère auquel elle faisait face avant de se préoccuper de lui. Tendant la main vers le visage de son reflet, qui n'avait pas l'air de la voir, elle effleura sa joue et... passa au travers. Sa main n'avait aucune consistance.

"Je t'avais dit de ne pas ouvrir les yeux..."

La jeune fille sentit une pointe d'agacement dans la voix, mais n'y prit garde. Elle était tellement étonnée qu'elle crût une seconde qu'elle allait se mettre à pleurer. Elle se reprit et tenta de retenir l'attention de la Chihiro qui était en face d'elle.

"Qui es-tu ?"

"Ou plutôt, qui suis-je moi ?"

Était-elle un clone, fabriqué artificiellement par une technique ? Cela semblait peu probable, puisque sa créatrice la remarquerait dans ce cas. Qu'était-elle alors ? Un spectre ? Non, ses souvenirs étaient bien trop réels et bien trop proches pour cela.

"Cela aurait été moins dur pour toi si tu m'avais écouté. Le petit jeu a assez duré."

Son double prit enfin conscience de sa présence et eut un sourire radieux.

"Je t'attendais."

Elle tendit la main pour prendre celle de Chihiro et l'attira à elle doucement, la serrant dans ses bras. Les deux Chihiro fusionnèrent, mêlant leurs souvenirs et leurs impressions pour reformer l'unité perdue.


Je suis une vilaine
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MessageSujet: Re: Mission de rang D : La fontaine de Asikaru   

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