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 Bibliothéque de Hatori

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MessageSujet: Bibliothéque de Hatori   Dim 1 Mai - 1:12

Rappel du premier message :

Içi c'est la salle de lecture et la bibliothéque pour ceux ou celles qui voudrais en apprendre plus sur les differentes choses qui composes notre fabuleux monde !


Al: Pv: 60/60 Mp: 40/40
Pv:120/120 Mp:15/110
For:12 Agi:11 Vit:11 Dex:8 int:8 Sag:11
Tai:12 Nin:8 Gen:10
Tech:fiche
XP:7/120 Nv:8 £: 275
Ar:2Shuriken,2Kunai,Hallebarde(MQ),chaine,2PK,Katana(HQ).
Pot:d'aether,pte soin.


Dernière édition par le Mar 19 Juil - 14:08, édité 3 fois

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mer 30 Mai - 23:19

Il était aujourd’hui officiellement ninja du village de la brume et comptait bien mettre à profit ce tout nouveau statut. L’euphorie de la bonne nouvelle avait eût le temps de se dissiper.
Il marchait dans les rues du village comme à son habitude. Il essayait néanmoins d’accrochait un regard, de percevoir un chuchotement. Quelqu’un qui l’aurait désigné du doigt faisant valoir sa réussite mais rien de tout ceci n’arriva. Et Tenrou dût bien vite se rendre compte de la réalité.


*Je viens d’être admis. Il ne fallait pas s’attendre à une haie d’honneur ou quoi que ce soit de semblable.
Probablement aucune de ces personnes ne doit être au courant.*


Tenrou continuait à marcher dépassant un à un les petits commerces du centre ville.
Rien n’avait changé depuis ce matin. Il avait certes était admis mais rien ne le laisser entendre. Il allait bien vite fait de comprendre combien le travail des ninja était ingrat.


*Et puis c’est mieux comme ça…*

Il cherchait désespérément un moyen de faire valoir ses nouveaux droits. Mais la question était de savoir comment. Il n’allait pas agresser un passant prétextant un quelconque motif. Ce n’était de toute manière pas son genre et cela aurait été assurément mal vu.
Continuant à marcher, la réponse vint d’elle même.


*Mais bien sur, comment n’ai-je pas pût y penser !
La bibliothèque ! C’est l’endroit idéal.*


Il se tenait devant la bâtisse et s’en voulait d’avoir pût penser à mal. Lui qui avait tant étudié durant les années antérieurs, il avait là l’occasion de s’instruire encore plus.
Sans attendre plus longtemps, il emboîta le pas dans la bibliothèque. A peine eût-il le temps d’arriver à la réception qu’il se fît interpeller.


« On n’accepte pas les punks ici. Tu peut faire demi tour. »


Le ton était froid et inamicale. Le regard fuyant, la réceptionniste lui avait lancé ces quelques mots. Elle ne pris même pas la peine de le regarder plus longtemps qu’elle se replongea dans son livre.
Tenrou quelque peu surpris se retourna dans un premier temps mais il n’y avait malheureusement personne derrière lui. C’était bien à lui qu’elle s’adressait. L’index pointait vers lui, il essaya de prendre à témoin les quelques personnes présente dans la bibliothèque mais sans succès.
Il se rapprocha alors de la réceptionniste afin d’éclaircir la situation. D’un air gêné et d’une voix quasi inaudible, il s’adressa à cette dernière.


« Heu…Excusez moi, mais ce n’est pas ce que vous croyez. J’ai récemment été admis au sein de l’académie et je viens ici pour m’instruire. »

Tenrou était apparemment de trop. Et aussi la réceptionniste ne lâcha pas son livre des mains. Elle se contenta de jeter par dessus ses lunettes un regard tranchant. Elle désignait de ses yeux, les cheveux du garçon et ses boucles d’oreilles.
Tenrou bien décidé à dépasser ce point de contrôle, posa les deux mains sur le comptoir de la femme et essaya de se faire le plus convaincant possible.


« Vous savez, c’est tout à fait naturel. Je suis né comme ça en faite.
Enfin pas avec mes boucles d’oreilles bien sûr mais mes cheveux je veux dire.
En faite, ça concerne toute ma famille. On a tous un… »


Un bruit sourd se fit entendre et Tenrou se crispa quelque peu. La réceptionniste avait violemment refermé son livre n’ayant apparemment rien écoutait de ce que le garçon lui disait. Elle s’était focalisé tout ce temps sur les mains de Tenrou qui étaient posées devant elle.
D’un mouvement ascendant, elle porta son regard sur Tenrou qui s’empressa de retirer ses mains. Il plaça ses dernière dans son dos, l’attitude presque militaire. Le sourire crispé, il aurait voulu prendre ses jambes à son cou. Mais le regard assassin de la réceptionniste l’en empêchait.
Elle enleva ses petites lunettes ronde et d’un mouvement brusque se leva. Tenrou commença dès lors à prier, les yeux fermés et les poings serrés.


« S’il vous plaît ne me tuez pas…J’ai une famille…Je suis encore jeune… »


La sanction tardait à tomber et Tenrou se risqua à rouvrir les yeux. Il se rendit compte peu à peu que celle qui deux minutes auparavant voulait sa mort s’était rassise. Elle avait repris la même posture que lorsqu’il était arrivé. Ses lunettes sur le bout de son nez et livre en main. Elle semblait ignorait royalement le garçon qui restait incrédule. Il se palpa à plusieurs reprise comme pour s’assurer qu’il était toujours bien en vie.

*Je suis vivant !!*

Alors qu’il se réjouissait de ne pas avoir trépasser, la curiosité le gagna peu à peu. Il n’eût pas le temps de réfléchir bien longtemps qu’une voix l’interpella. C’était un vieille homme, les cheveux blanc et le sourire sincère. Il se tenait à coté de la réceptionniste. Sûrement était il arrivé pendant que Tenrou avait les yeux fermé.


« Bonjour mon garçon, tu peut aller comme bon te semble dans la bibliothèque.
Il ne faut pas faire attention à mon assistante, elle est juste un peu trop passionnée.
Tu trouvera tout ce que tu recherche. Et n’hésite pas à demander quoi que ce soit si tu te retrouve perdu dans les étagères.
Mon assistante et moi sommes là pour t’aider. »


Tenrou avait retrouvé sa décontraction habituelle et d’un hochement de tête signifia qu’il avait bien compris. Il ne préférait pas s’attarder plus longtemps au risque de s’attirer les foudres de la réceptionniste. D’un pas léger il s’enfonça dans la bibliothèque

*Une chose est sure, je ne demanderai pas l’aide de cette femme.*

De son coté le vieux bibliothécaire fit un petit sourire à son assistante, lui tapotant l‘épaule dans le même temps. Cette dernière sans quitter son livre des yeux, lâcha un petit soupire.


« Vous êtes vraiment trop gentil… »

[To be continued...]

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Jeu 31 Mai - 12:44

Les allés étaient immense et les étagères plus remplie les unes que les autres. Une chose est sur, il ne devait certainement pas manquer de livre ici. Tenrou s’imaginait difficilement ne pas trouver ce qu’il recherchait dans cet incroyable déploiement de connaissance.

*La base des base. La base avant toute chose.
Allons droit au but.*


Il lui semblait bien difficile de trouver ce qu’il cherchait. Tenrou ne faisait que tourner en rond sans s’approcher de son but.
Au bout de quelque minutes, il leva la tête pour apercevoir les indications portées en hauteur. Il avait été assez niais ce coup ci.
L’information saisie, il bifurqua à droite puis continua tout droit pour finalement arriver à l’endroit de ses désirs.


*Voilà, j’y suis enfin. Maintenant, il n’y a plus qu’à trouver le bon livre.*


Un autre problème se présentait désormais à lui. Problème qui ne semblait pas vraiment en être un tant le garçon repéra vite le livre qui lui conviendrait le mieux.
Il se saisit du livre en question et commença à le feuilleter.
Il ne prit même pas la peine de s’asseoir.


Le livre était usé et plein de pliures. Il avait sans nul douté était consulté maintes et maintes fois. Il présentait également quelque tâches à certains endroits mais rien de bien méchant.
C’est avec ce livre que beaucoup ont du commencer et Tenrou ne dérogeait pas à la règle.
Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas ouvert un livre. Depuis qu’il s’occupait de sa petite sœur, il avait perdu toute enthousiasme concernant les études.


*C’est pas le moment de faire mon fainéant. J’ai un but à atteindre.*

Le jeune homme empoigna le livre. Il y était présentait quelques notions sur lesquels Tenrou ne voulait pas s’attarder et sur lesquels il ne s’attarde pas d’ailleurs.
Lorsqu’il eût trouver ce qui l’intéresser, il leva les sourcils et pointa du doigt le mot qui l’intéressait: « Chakra ».


Il en savait déjà l’essentiel mais un petit rappel ne pouvait que lui faire du bien.
Il savait donc déjà que le chakra était de deux sortes et que la combinaison de ces deux énergies permettait la réalisation de techniques diverses et variées.
Il passa également brièvement sur le système du chakra. Chakra qui aurait pour fonction la régulation de l’énergie entre les différentes parties du corps.

Ce qui l’intéressait n’était pas tant l’aspect théorique. Aspect dont il eût bien vite fait de faire le tour. Il voulait savoir concrètement comment mettre cela en pratique.
Comment contrôler son chakra ? Voilà la question qui le saisissait sur le moment.

Il tourna quelques pages. Certaines étaient tellement usées qu’on en distinguait difficilement les écrits. Mais ces pages ne l’intéressant pas, il ne se plaignit pas plus que cela.
Il y était, il arrivé enfin au but.

Il y était dit que deux entraînement étaient conseillé. Plus que conseillé, il semblait être primordiaux afin de bien maîtriser son chakra.
Tenrou semblait intrigué et quelque peu sceptique. Deux entraînement seulement ? Cela lui paraissait bien faible devant l ‘énorme acquis que cela octroyait.
Il tourna la page et poussa un petit cris en découvrant la nature de ces deux entraînement.
Quelque personne se retournèrent et Tenrou ne manqua pas de s’excuser.


*Grimper aux arbres…Marcher sur l’eau…
C’est physiquement impossible ! Vraiment qu’est ce qu’on va pas inventé.*


Alors qu’il voulait se replonger dans son livre, un énorme bruit s’échappa de son ventre. Il passa son bras sur son ventre comme pour le retenir et le prévenir de ne plus recommencer.
Et d’un petit sourire gêné, il essayait de calmer les quelques visiteurs de la bibliothèque.


*Arf! J’en ai complètement oublié de manger!*


Son ventre ne semblait pas vouloir s’arrêter et réclamait son dû. Tenrou se rendit à l’évidence, ce n’était plus le moment pour les études.
Il reposa alors son livre direction la sortie. En chemin, il s’attira le regard de tout ceux qu’ils croisaient. Et pour cause son ventre ne cessait de se manifester.

Il était maintenant près de la sortie. Le dernier point de contrôle s’annonçait mortel pour le jeune homme. La réceptionniste était encore une fois plongée dans son livre mais Tenrou se méfiait d’elle.
Il retint sa respiration et se tint le plus droit possible. Son ventre ne devait pas faire des siennes sous peine de ne plus rien voir finir dans son estomac. Il l’avait bien compris et fit preuve du plus grand mutisme. Dépassant, la réceptionniste qui ne sourcilla même pas pour finalement arriver à la sortie.
Là, il lâcha tout ce qu’il avait retenu. Le bruit fut heureusement recouvert par l’activité qui subsistait dans les rues de Kiri.


*Il faudra un petit moment avant que je me fasse oublier. D’ici là je crois que je vais éviter la bibliothèque.
Je n’ai plus qu’a allé manger maintenant.*

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Ven 1 Juin - 18:36

[Ne confond pas ait(impft) é(passé composé) et er(infinitif).
Vieille homme.
la première ligne de ton 2ème post il manque pleins de pluriels
on dit qu'une chose est sûre avec un accent circonflexe Wink
Et il y a une contradiction tu dis qu'"il te semble difficile d ene pas trouver ce que tu cherches" puis "difficile de trouver ce que tu cherches".
enfin voilà^^

Tenrou : + 5EXP RP]

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mar 15 Jan - 23:29

[Je prends l’initiative de faire un RP d’entraînement, pour avancer par moi-même.]

C'était une belle journée, non pas une belle journée pour le commun des mortels mais pour ceux dont l'habitude était la brume sans soleil, mais ce jour-là, la brume était comme par magie partie, et dans les nombreux nuages, les rayons du soleil passaient en abondance, si bien qu'on pouvait sentir la chaleur sur les joues des passants. Tahanazu était l'un deux, et la chaleur faisait sa joie, tellement il n'en avait pas senti depuis longtemps.

Ce jour-là, le réveil avait été facile, tellement les rayons du soleil s'étaient montré progressifs à se dévoiler. L'air était plus pur qu'à l'habitude et il fut facile d'aérer la chambre, et pour une fois, il pouvait profité pour la douche d'une eau bien chaude, comme il lui fallait à l'habitude. Il sortit de sa chambre assez rapidement, avec pour but d'aller à l'académie, pour visiter rapidement la bibliothèque.

Malgré qu'il soit tôt, les rues étaient pleines, peut-être tout le monde se rendait compte de la rareté du climat de ce jour. Enfin arrivé à l'Académie ninja, il passa devant la réception, sans que personne ne lui fasse commentaire, puis se dirigea vers la bibliothèque. Elle était ouverte mais peu de gens y étaient. Il se dirigea vers le bureau tenue par un jeune ninja, qui semblait quelque peu érudit.


[Tahanazu] "Bonjour, c'est la première fois que je viens ici, et pourriez-vous m'expliquer comment cette bibliothèque est organisée ?"

Le jeune ninja détourna son regard de son livre pour le poser sur Tahanazu. Il paraîssait bien plus accueillant que le seul ninja qui n'avait jamais accuelli Tahanazu, Satoshi Kagehisa.

[Jeune érudit] "Bien sûr, de gauche à droite, ce sont les différents niveaux de lecture. Au gauche, le plus simple, pour les étudiants, puis de plus en plus élevé plus c’est à droite."

[Tahanazu] "Très bien, merci."

Tahanazu parti assez rapidement vers les étagères les plus à gauche. Il avait avec lui un bout de papier et un crayon. Il y avait une affiche qui indiquait qu’un livre était sorti pour guider les nouveaux étudiants. Il s’appelait 'Premier guide de progression pour jeunes étudiants de Kiri.' Il y avait une table de libre le plus loin possible de l’entrée de l’allée. Il prit un des livres annoncé et commença à le lire.

Premier guide de progression pour jeunes étudiants de Kiri. a écrit:
Pour les nouveaux étudiants, qui ne maîtrisent pas bien leur chakra, veuillez allez page cinq, les autres, commencez à la page huit.

Tahanazu se considérait comme de la première catégorie, et il tourna rapidement les quelques pages pour la page cinq, il tomba sur une double page d'explication.

Premier guide de progression pour jeunes étudiants de Kiri. a écrit:
...le chakra est facile à faire apparaître, mais pour le maîtriser, c'est beaucoup plus dur. Ici, nous allons voir deux méthodes pour mieux le maîtriser, mais ne vous inquiétez pas, ce sera progressif. Voici les deux méthodes
    - Grimper sur les arbres sans les mains.
    - Marcher sur l’eau.

Pour cela, il faudra d’abord vous entraîner à la première chose, d’abord faire quelques pas. Puis, peu à peu, marcher jusqu’au fut. Quand vous aurez fait au moins dix pas sur un arbre, commencez à marcher sur l’eau...

Tout le reste parlait de la manière de bien s’entraîner et de la manière de commencer. Du te ce qu’il y avait, Tahanazu n’écrit que quelques petites choses.

Tahanazu a écrit:
Pour bien s’entraîner :
    - Faire apparaître dix fois, pendant dix secondes, du chakra autour de ses mains.
    - La même chose autour de ses pieds.
    - Commencer à doser le chakra dans vos pieds et grimper sur quelques pas sur le tronc d’un arbre
    - Après avoir monté de deux mètres sur l’arbre, commencer à s’entraîner à marcher sur l’eau en projetant le chakra vers le bas.
    - S’améliorer progressivement jusqu’à être arrivé au niveau Gennin. Etre monté de 15 mètres au moins, et avoir fait 10 mètres sur l’eau.
    - Au début, faire trois heures d’entraînement par jour à ça, puis réduire à une demi-heure chaque jour avant chaque séance.

*Bien, commençons par ça.*

Tahanazu rangea le bout de papier dans sa poche, se leva et alla ranger le livre. Il sorti de la bibliothèque dans le but d’aller à la zone des grands Lacs, faite pour l’entraînement, à ce qu’il avait entendu dire.


Dernière édition par le Mer 16 Jan - 18:38, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mer 16 Jan - 0:32

[Bonne initiative Smile
Tahanazu: + 7EXP RP]

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Sam 19 Juil - 15:44

Mr T n'était pas à l'académie.
L'utilisation de mon Chakra m'était devenue familière et cette rencontre avec Liori, lui aussi Genin tout comme moi, avait éveillé ma curiosité.
En effet, que pouvais donc réserver un Médecin en combat? C'était la question qui me trottait dans la tête depuis que l'on s'était séparé après notre repas.
Il avait précisé que cette voie, permettait à ses utilisateurs, de venir en aide à ses camarades en leur prodiguant des soins divers. Jusque là, aucunes surprises... Un Médecin soigne... Ok! Mais les voies Ninja ne s'arrêtaient jamais à ce dont pouvaient porter les apparences.

Cette soif de connaissance venait de mon oncle et Senseï, Sugimoto sama. Il ne cessait de m'en apprendre chaque jours et jamais, je ne m'en lassais. Il m'avait inculqué cette envie d'apprendre, de comprendre.

J'entrais dans la Bibliothèque pour la première fois depuis longtemps... et c'est cette curiosité qu'était la Médecine à mes yeux, qui me mena dans cette batisse, véritable réservoir de connaissances diverses.

[Hanzo] *Bon. Déjà pour commencer, où est ce que je vais pouvoir trouver des bouquins traitant de la Médecine? Ma foi, y'a bien quelqu'un pour me renseigner... Voyons voir...*

Je m'approchais lentement d'un contoir, là où un homme, les cheveux en pétard et portant des lunettes, était plongé dans sa paperasse.
Je m'accoudais à ce qui semblait servir d'une sorte d'accueil et...

[Hanzo] "Excusez moi... J'ai une question à vous poser."

[Bibliothécaire] "..."

[Hanzo] *Il fait exprès ou quoi?*

Oulà, il devait certainement être très occupé avec ces papiers mais bon sang, il devait certainement pouvoir me renseigner.
Il n'était pas là par hasard quand même. Planté là à farfouiller dans ses papiers.

[Hanzo] "EXCUSEZ MOI!"

Insistais je. Je ne voulais pas lui faire peur mais bon, il n'avait même pas remarqué ma présence. Ce devait vraiment lui demander toute son attention... Mais bon. Cela prendrait que quelques secondes...

[Bibliothécaire] "Euh..."

Il leva la tête doucement et me regarda en plissant les yeux.
Il repositionna ses lunettes qui étaient logés à l'extrémité de son nez, pour les mettre à son sommet.

[Bibliothécaire] "Que puis je pour toi mon petit? Excuse moi mon manque de politesse mais je ne sais plus quoi faire avec toute cette paperasse. Il en vient tant que je ne sais plus où donner de la tête."

[Hanzo] "Pas grave..."

[Hanzo] *Ouais mais quand même. C'est pas comme ça que l'on va mieux connaître cette bibliothèque et l'emplacement de tout ses manuscrits.*

Je lançais un bref regard derrière moi, avant de répondre quoi que ce soit et je me rendis compte que ce n'était pas des rumeurs, au sujet du fait que la bibliothèque n'était guère fréquentée.
Au moins, je serais tranquille. Il fallait voir le bon côté des choses.
Je revins vers le réceptionniste...

[Hanzo] "Je cherche des manuels traitant de la Médecine en général... Vous devez certainement avoir ce genre de choses ici, non?"

Il se leva et tendit la main, en pointant du doigt quelque chose.

[Bibliothécaire] "Vous voyez cette rangée? Et bien empruntez là, allez jusqu'au fond de celle ci et prenez à gauche. Au fond de la rangée, vous trouverez sur votre droite tout ce qui répondra à vos attentes. N'oubliez pas de ranger les livres que vous feuilletez... J'en ai ras la casquette de devoir ranger sans cesse ce que les autres sortent."

[Hanzo] "C'est un peu votre travail non?"

J'étais allé un peu fort. Quelque peu exaspéré par le fait qu'il m'ait complètement zappé lorsque je lui avais adressé la parole. Quoi qu'il en soit, cela lui remettrait peut être les idées en place et le centrerait sur son travail... Mais que dis je? Cela ne me concernait pas... Je m'en foutais complètement à partir du moment où il me renseignait.

Il ne semblait pas apprécier ma remarque, ce qui ne me fit ni chaud ni froid. A chacun son travail, ses tâches et ses responsabilités.

[Bibliothécaire] "Bon, je dois vous laisser... j'ai du travail qui m'attend. Bonne lecture!"

Il replongea à nouveau dans toute cette foutue paperasse... Je n'en avais jamais vu autant. C'était tout en son honneur, quand même, de parvenir à faire le tri dans tout cela.
Bon trêve de plaisanteries, je n'étais pas là pour perdre mon tâche mais bel et bien, pour boire à grande gorgées tout ce dont ces livres avaient à m'apprendre.

Je prenais la direction indiquée puis regardais la fameuse étagère où était entreposée tout ces magnifiques recueils. Les techniques de la Médecine n'auraient plus de secret pour moi... bientôt...

Je pris cinq livres et en fit une pile lorsque je m'installe à la table la plus proche. Saisissant le premier livre, je me mis à le regarder de longues secondes, comme en transe, les mains aposées sur celui ci... puis je commençais ma lecture.

Je feuilletais sans cesse, infatiguable, chacunes des pages de ce magnifique recueil, pour enfin arriver sur les premiers pages descriptives au sujet des Jutsu de cette mystérieuse voie.

Cela parlait d'une technique dite de régénération. Aussi étrange que cela pouvait paraître, les Médecins étaient capables, à l'identique de certains reptiles, de régénérer leurs blessures.

[Hanzo] *Wow! Pas possible! Je ne pensais pas que c'était faisable ce truc là... Régénérer... Ben dis donc!*

Il leur était apparemment possible de recouvrer petit à petit, leur santé pour un investissement mineur mais constant de Chakra.
Le contre coup d'une telle technique, était l'affaiblissement de la constituation de son utilisateur.

[Hanzo] *Investissement contant...? Un peu comme lorsque j'active mes pupilles. Je sens que mon Chakra s'évapore à mesure que je les maintiens. Ca doit marcher un peu de la même manière cette technique là. Incroyable qu'à partir de Chakra, l'on puisse insuffler de la vitalié... Je ne pensais pas cela croyable mais bon... Bon à savoir ces trucs là, j'aurais l'air moins surpris et con si je venais à m'entrainer avec Liori.*

Etant donné le fait que ma spécialisation était le Ninjutsu Elémentaire de Kiri, cette voie ne m'était pas accessible... Dommage.
Peut être existerait il un moyen, de pouvoir s'accaparer ces techniques et pouvoir les utiliser, ça m'aurait été bien pratique.

La Médecine et tout ses secrets a écrit:

Pour cela, il suffit d'exécuter correctement les signes incantatoires présentés en page 32. Les sceaux réalisés, poser vos mains sur votre torse lorsque votre Chakra prendra une teinte blanchâtre.
Gardez vos mains plaquées contre votre torse, le Chakra ainsi matérialisé, pénètrera votre corps et se concentrera en des points vitaux de votre organisme afin de raviver la vitalité perdue suite à un combat.
Le niveau de régénération dépendra du Chakra investit dans la réalisation du Jutsu... En aucun cas, oublier les contre coups de son utilisation.

Je tournais rapidement les pages pour arriver à la 32 et ainsi étudier les signes incantatoires à utiliser pour sa réalisation.
Il n'y avait rien d'extraordinaire à sa réalisation, du moins, la différence devait certainement se faire au niveau de la concentration de Chakra et sa malaxation.

Je continuais mon étude, prenant le temps de bien tout analyser jusqu'aux moindre détails...

A mesure que j'ingurgitais chacune des pages, je tombais sur quelque chose qui coupa net toutes les impressions que j'avais eu à l'égard de la Médecine. Et comme mes doutes me l'avaient sifflé, il semblait que la Médecine ne se résumait pas à la guérison des blessures.

En effet, des Jutsus aux doux noms d'Aggravation des Blessures, Anesthésie Générale et autres Force Surhumaine, faisaient partis du panel de ce qu'un Médecin était capable.

[Hanzo] *J'avais bien raison! Ils sont capable d'agir sur leur métabolisme et celui d'autres...*

Après une profonde analyse de ces derniers, je me rendais compte qu'en plus de guérir les blessures, ils étaient capable de les aggraver, de les provoquer.
En plus de cela, ils avaient la capacité de modifier leur structure musculaire afin de jouer sur plusieurs paramètres, comme force et endurance par exemple.
Véritables magiciens de l'anatomie, les Médecins réservaient bien des surprises... Je devais me méfier d'eux, tout comme Liori.
Il s'était bien garder de me dire qu'il pouvait en plus de guérir, tuer par la même occasion... Cette voie était fascinante par ses deux facettes à la fois complémentaires dans leurs utilisations, et opposées de part leurs concepts.

Je n'avais même pas terminé l'étude de ce premier bouquin que quelques heures s'étaient écoulées et plus exactement, trois heures... Trois heures à étudier la Médecine, je ne m'étais même pas rendu compte du temps que j'y avais passé.
Il était temps de penser à mon entrainement... Les bienfaits de l'étude s'estompent quand l'esprit devient moins éguisé. Inutile de forcer sur sa mécanique et ainsi se bourrer le cerveau.
D'autres occasions se présenteront...

Je rangeais méthodiquement ces manuels afin que je puisse les retrouver au moindre coup d'oeil, espérant que personne n'y mette la main dessus avant lui.

Je quittais les lieux, non sans saluer le Bibliothécaire, rongé par son travail.

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Sam 19 Juil - 20:02

Hanzo : + 12EXP RP

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mar 29 Juil - 18:57

Cette matinée, je la consacrais à quelques petites études.
Un Ninja était à la fois, un guerrier mais un stratège aussi… les connaissances n’étaient pas en reste sur la voie du Shinobi et délaisser les études, signifiaient souvent une stagnation pure et simple dans le franchissement des échelons de la hiérarchie Ninja.
Alors autant s’instruire autant que possible, ce ne serait certainement pas chose perdue, le moment viendrait certainement où je me rendrais pleinement compte que mes lectures me seraient utiles dans certaines situations.

La bibliothèque Hattori, c’était l’étape à ne pas rater si nous voulions connaître bien des choses qui nous semblaient pourtant secrètes, mais pas tant que cela, il suffisait simplement d’ouvrir un bon bouquin et d’y passer du temps. Cela pouvait paraître rébarbatif, ne plaisait pas forcément à certains, mais la négligeait n’était guère conseillée.

Je me trouve donc, en cette belle matinée, devant la bibliothèque, d’une architecture ma foi, simple et agréable. Il ne fallait guère en faire plus, ce n’était quand même pas un monument mais simplement là où l’ensemble des connaissances du monde Ninja était centralisé.
L’on pouvait y trouver presque tout et n’importe quoi, si l’on se donnait la peine de consacrer du temps à des recherches… mais heureusement qu’il y avait ce bibliothécaire complètement débordé, qui pouvait me renseigner… Enfin, normalement.

Déjà la dernière fois, il m’avait zappé.
Je n’avais pas existé pour lui, jusqu’à ce que j’élève le ton et qu’il sorte de sa torpeur. Son travail semblait le ronger, du moins, lui demander toute son attention et son temps.
Enfin… Chacun ses problèmes et tourments… Je m’étais choisi la voie du Ninja, la voie où se reposer n’est possible. C’était une quête perpétuelle de progression, apprendre, connaître et développer.

J’avais été bien matinal aujourd’hui… beaucoup trop même.
Il fallait dire que lorsque j’avais une idée en tête, elle ne sortait pas si facilement de mon esprit, à moins que je la réalise, solution la plus simple et efficace pour que je n’y pense plus.
Quoi qu’il en soit, il était tôt… bien trop tôt pour que la bibliothèque soit ouverte et c’est donc ainsi, assis sur les marches de celles-ci que j’attendais son ouverture.

J’étais donc assis, l’esprit ailleurs… mais pas si loin que ça.
Je me rappelais de mon entraînement la veille. Je m’étais exercé à cette prétendue harmonie avec l’élément aqueux. Un état qui permettait de pouvoir manipuler l’eau à sa guise et lui faire faire ce que bon nous semblait.
Enfin, c’était beaucoup dire… Il n’était question que de manipulation simple et grossière. Lui faire prendre n’importe quelle forme, la projeter ou changer son état, était plus du domaine de certaines techniques en particulier que de cette harmonie qui au final, permet de ressentir cette eau, au plus profond de soi, comme si elle faisait parti de nous… grâce à une manipulation de Chakra bien particulière.
Il avait été impossible d’y arriver sans se chercher, faire le vide en soi et se focaliser sur une seule et même chose. Au début, cela avait été difficile et demandait beaucoup de concentration.
Avec la pratique, cet état devenait plus familier et son accession plus simple et c’est ainsi, après trois tentatives que je parvenais enfin à, un tant soit peu, ressentir l’eau dans laquelle je baignais et la faire bouger via mes pensées. J’étais en elle, elle était en moi, nous ne faisions plus qu’un.
Maintenant, il ne me restait plus qu’à découvrir ce dont je ne pouvais deviner seul au cours d’un entrainement personnel et c’était à la bibliothèque que je trouverais peut être mes réponses.

[Hanzo] *J’aurais dû regarder l’heure avant de partir au lieu de poireauter ici, sur les marches de la bibliothèque tout seul…*
*M’enfin ! J’avais rien d’autre à faire alors bon…*


Je me demandais à quoi exactement pouvait servir une telle résonnance avec l’élément aqueux. Certes, nous en sommes dépendants pour la réalisation de nos Jutsus… jusque là, tout était normal que l’on puise dans ces ressources pour faire prendre forme à nos techniques mais cette harmonie devait bien servir à quelque chose de particulier.
Déployer plus de puissance ?
Malaxer moins de Chakra ?
Obtenir des effets supplémentaires ?
C’est sur la troisième possibilité que mes pensées se dirigèrent. Choix logique me disais je.
En effet, pour déployer des Jutsu toujours plus puissant, il fallait plus de Chakra… Plus l’énergie accumulée, pour la réalisation du Jutsu, était important, plus l’énergie relâchée l’était aussi et donc, des Jutsu plus dévastateur.
Malaxer moins de Chakra pour la réalisation de ses Jutsu queux ? Je ne pensais pas, pour la simple et bonne raison que la Maîtrise du Chakra et son utilisation, en était la cause première.
Avec une utilisation quasi parfaite, pour un rendement quasi optimal, il était possible d’utiliser de moins en moins de Chakra pour réaliser ses Jutsu. L’on disait que les grands maîtres en Ninjutsu étaient capable d’utiliser seulement quelques gouttes de Chakra pour les Jutsu les plus complexes et ce, suite à une connaissance plus qu’approfondie des mécanismes du Chakra… Plus le degré de maîtrise était important, moins de Chakra était nécessaire pour réaliser ses techniques.

Je me mis alors à penser à toutes les possibilités offerte par cette symbiose avec l’élément aqueux. Peut être était ce possible d’adjoindre plus d’impact via un changement d’état. Rendre l’eau solide, vaporeuse… Bref, je n’y voyais pas très clair dans tout ça et seul, quelques recueils pouvaient y répondre.

Le soleil commençait à rayonner, illuminant les rues et ruelles du village.
Peu à peu, l’ensemble du village fut baigné par ses rayons, apportant un semblant de douceur après une nuit très fraîche.
Après avoir passer un bon moment, la tête appuyée contre les paumes de mes mains, accoudés à mes genoux, comme si je m’ennuyais, je levais les yeux vers l’immense portail d’entrée de la bibliothèque qui s’ouvrait à une grande allée jonchée d’arbres sur ses côtés.
Une silhouette se dessina à l’horizon, prenant peu à peu forme alors que je levais lentement la tête pour y voir plus clair. Quelques secondes s’écoulèrent, dévoilant personne d’autre que le fameux bibliothécaire… A voir sa démarche, il paraissait pressé, à tel point qu’il ne remarqua même pas ma présence lorsqu’il monta les marches pour enfin ouvrir la bibliothèque.

[Hanzo] *Il n’avait pas l’air dans son assiette dis donc.*

Je me levais alors, le suivant de quelques mètres. Je le vis s’enfoncer loin derrière son comptoir pour y ramener une bonne pile de documents.
Curieux de savoir ce qu’il se passait, je m’approchais de l’accueil et posa mon regard derrière le comptoir.

[Hanzo] « Vous n’avez pas l’air en forme, je me trompe… »

Il releva d’un seul coup la tête et me regarda droit dans les yeux quelques secondes.

[Bibliothécaire] « Ah ! C’est toi ! Non, je suis fatigué. Je n’ai pas beaucoup dormi. J’ai passé la nuit à potasser et classer des documents… J’ai pris du retard et du coup, je fais du rab’ chaque soir chez moi. La galère, j’te raconte pas. »

Jusqu’à présent, je ne l’avais pas trouvé guère accueillant, souriant mais je comprenais maintenant. Son boulot ne lui laissait pas la vie facile.
Je voulus donc engager la conversation et lui faire un peu oublier son tracas quotidien.

[Hanzo] « Au fait ! Je m’appelle Hanzo, et je suis Genin à Kiri. »

[Bibliothécaire] « Tu m’en vois enchanté Hanzo. Je m’appelle Noburo et comme tu dois certainement le savoir, je suis Bibliothécaire… Enfin LE bibliothécaire. Ici, c’est mon monde, ma vie et peut être… Oh, laisse tomber, j’ai trop de boulot. »

[Hanzo] « Désolé si je vous ennuie. J’ai une petite question et ensuite, je vous laisse tranquille avec votre travail. Je voulais savoir où est ce que je pourrais trouver des bouquins traitant du Ninjutsu de Kiri et tout ce qui puisse toucher de près ou de loin, à la manipulation de l’eau ou autre techniques y renvoyant. »

Pointant son doigt dans une direction, Noburo ajouta.

[Noburo] « Là bas ! Tu devrais trouver tout ce dont tu as besoin. Bon ! Maintenant, je te demande de me laisser, j’ai du retard à rattraper, plus vite ce sera, mieux ce sera et mieux je me porterais. »

[Hanzo] « Ben bon courage alors Noburo… Et merci ! »

Direction, ce coin là de la bibliothèque, cet endroit que Noburo m’avait indiqué.
J’espérais y trouver tout ce dont j’étais venu chercher et après quelques minutes de recherche soutenues, je tombais nez à nez avec un livre intitulé :

- L’hydrolyse et tous ses secrets

Hydrolyse ? Qu’était ce donc ?
Je m’attelais à la lecture de ce manuscrit pour y comprendre ce qui se cachait derrière le terme « Hydrolyse ». Mes recherches me prirent un peu de temps mais je finis enfin par y trouver un semblant de définition.

L’hydrolyse et tous ses secret a écrit:

L’hydrolyse est un état dans lequel un Ninja se fond avec son élément, ressentant celui-ci jusqu’aux plus infimes parties de son être. C’est dans cet état qu’il peut se permettre de manipuler l’élément aqueux et lui faire faire ce que bon lui semble, par la simple pensée.
Cette communion avec l’élément aqueux ouvre la voie à des effets particuliers selon les Jutsu employés. Puissance supplémentaire, adjonction d’effets troublant, modification de la composition moléculaire de l’eau… Les possibilités sont nombreuses et variées, et plus le niveau d’hydrolyse est grand, plus les possibilités sont diverses.
Cet esprit s’aiguise à force d’entrainement et d’exercices.
Plus le grade du Ninja, utilisateur de cette harmonie avec cet élément, est grand, d’autant plus de combinaisons lui seront offertes, exploitant chacune de ses techniques jusqu’à leurs extrêmes limites d’utilisation.

C’est ce dont nous réservais donc la fameuse Hydrolyse.
A force d’utilisation et d’exercices, cette capacité car oui, c’est plus une capacité passive qu’un Jutsu à proprement parlé, se maîtrise peu à peu.
Il n’y a pas vraiment de seuil limite d’utilisation… enfin, peut être que oui, disons que seul le Mizukage pourrait la connaître mais pour nous, soldat de l’ombre à la solde du village caché de la Brûme, nous ne cesserons jamais d’en apprendre encore un peu plus, chaque jour, au sujet de cette capacité si particulière.

Mais quel genre de capacité si particulière offre t’elle aux différents Jutsu que forment la voie du Ninjutsu élémentaire ? C’était là LA question, celle qui me tracassait le plus.
Cependant, je ne parvenais pas à trouver réponse dans ce recueil si ce n’est…

L’hydrolyse et tous ses secrets a écrit:

Afin d’en savoir plus sur les capacités qu’offrent l’hydrolyse vis-à-vis des Jutsu du répertoire Ninjutsu Elémentaire de Kiri, nous vous invitons à consulter directement le descriptif de ces mêmes Jutsu au travers d’autres manuels.

[Hanzo] *Il me faudra donc encore redoubler d’effort et bouquiner sans relâche pour découvrir ce dont il se connaissait sous l’utilisation de cette capacité en parallèle à nos Jutsu aqueux.*

Je rangeais ce manuel avec la ferme intention d’approfondir mes recherches, mais plus tard car l’autre objet de ma venue, se cachait derrière l’un de ces nombreux livres entassés sur ces immenses étagères.
Je caressais chacun d’eux, par leur tranche, dans le secret espoir de tomber sur l’objet de mes désirs… parvenir à marcher sur l’eau.
Quoi de plus normal qu’un Ninja de Kiri, puisse tout faire dans son élément. Et marcher sur l’eau, faisait parti de ces choses qu’un Kiréen se devait de connaître sur le bout des doigts.
Je me mis à scruter les rangées du bas, sans résultat…
Je remontais lentement, de niveau en niveau, sans rien trouver de bien croustillant mais cette traversée me fit un temps fou… Innombrables étaient les livres ici.
Et dans cette quête d’un fameux livre m’ouvrir la voie de marcher sur l’eau, je me rappelais ce que mon défunt tonton… alias Sugimoto Senseï… me disait parfois.

[Sugimoto] « Rappelle toi, Hanzo, que tout bon Ninja de Kiri se doit de maîtriser l’art de marcher sur l’eau… C’est une technique à part entière et surtout, à ne pas négliger car dans la violence des combats, il n’est pas si aisé de maintenir son Chakra constant et à un degré suffisant pour qu’il y ait adhésion complète à la surface de l’eau… »

Il fallait donc savamment doser son Chakra tout en le maintenant à un niveau constant afin qu’il y ait adhésion et que celle-ci perdure le temps désiré par son utilisateur.

[Hanzo] *C’est tout comme ce dont j’avais fais lors de ma découverte sur l’utilisation de la capacité d’hydrolyse…

[Sugimoto] « Une fois le mécanisme assimilé, le Chakra devrait être concentré à l’extrémité de ses membres… par exemple la plante des pieds afin de rester debout sur l’eau… Certains sont capable de concentrer leur Chakra sur l’ensemble du corps, afin que celui-ci adhère à n’importe quelle surface, quelque soit la situation, l’endroit et le moment…

[Hanzo] « Il n’est donc question que de concentration et de maintien de Chakra… Ce ne devrait pas être difficile. Juste le temps de trouver le bon dosage et ça ira comme dans du beurre. »

Satisfait des réponses que j’avais dénichées, je rangeais soigneusement ce dernier livre, clôturant mon étude pour aujourd’hui.
La matinée avait été sérieusement entamée… J’avais encore le temps de passer à autre chose, la journée promettait d’être longue.

Je quittais les lieux dans le plus grand calme afin de ne pas déconcentrer Noburo dans sa tâche. Tout ce dont je lui souhaitais, c’est qu’il rattrape ce foutu retard et qu’il aille mieux, peut être que nous aurions ensuite l’occasion d’échanger quelques mots et engager une véritable conversation…

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mer 30 Juil - 23:52

Hanzo : + 16 exp

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Ven 1 Aoû - 17:17

Ce rythme de vie n’était pas évident à tenir.
La vie d’un Ninja se résumait à de l’entraînement à travers divers exercices, physiques, mentaux… des cours à l’académie, des études complètes… les loisirs n’étaient pas chose répandues, à tel point que ce mot devenait proscrit du vocabulaire à mesure que les grades se faisaient plus haut.
Plus nombreuses étaient les responsabilités, plus l’on vouait sa vie au village. C’en était ainsi depuis des années et cela n’allait pas changer au jour au lendemain. Et puis, à quoi bon se plaindre, cette voie, nous la connaissions, nous l’avions choisi… assumons en les conséquences, enfin, si l’on peut les appeler ainsi, tout cela a été fait en connaissance de cause, alors autant la fermer et continuer à arpenter la voie du Ninja et arriver le plus loin possible.

Toujours est-il qu’en tant que Genin, j’avais un peu plus de temps pour moi, pour la simple et bonne raison qu’aucun Jounin ne nous avait été affecté pour notre formation et concernant la création providentielle d’une équipe, je préférais me taire que de dire des conneries.

Alors autant profiter de ce temps de libre à faire autre chose… bon, ça ne déviait guère trop de ce qu’un Ninja se devait de faire au quotidien mais bon, j’avais décidé de me rendre à la bibliothèque Hattori dans l’espoir de trouver un Noburo moins débordé.

Je n’étais pas très confiant en la chose. Son travail lui rongeait chaque parcelle de temps de liberté qu’il pouvait disposer… Comme quoi, la voie du Ninja n’est pas forcément la tâche la plus difficile qu’un homme puisse incomber.
Etant donné le fait que les recrues se faisaient rare dans les rues ou autres lieux publics de renoms, je me redirigeais vers celui qui, je pense, aurait été le plus facile à saisir pour engager une conversation… Noburo.

Voyez à quel point j’étais dans une situation délicate.
Dans l’impossibilité de retrouver Liori et son imbécile d’Osa pour envisager des entrainements comment ou autre… Sakray, que j’avais perdu de vue depuis un petit moment, il n’y avait personne d’autre en vue.
En parlant d’Osa, je préférais ne pas le croiser à nouveau. Mise à part se mettre en avant, de sa haute prestance royale, et illuminer les bouseux de sa condition divine… Il ne servait à rien.
Pour ce qui est de Liori, il était dans la même situation que moi. Genin et sans équipe.
L’idée de s’entraîner ensemble et de progresser par la même occasion était une idée intéressante car je voyais bien les autorités de Kiri nous gueuler en pleine face, ce que nous avions fait pendant tout ce temps… ce même temps pendant lequel, ils auraient pu réfléchir à nous… Quand même… C’est abusé…
Et finalement Sakray… Chuunin de Suna. Avec lui, j’aurais envisagé un entraînement plus sérieux étant donné qu’il soit plus gradé que moi et aussi plus expérimenté.
Il devait certainement en savoir des choses… Et puis bon, il avait connu le Kazekage, qui lui-même avait été le maître et Senseï du célèbre et défunt Mizukage, Zabuza Momochi.

Au lieu de tout cela, je m’étais tourné vers la solution de secours… mouais, drôle de solution de secours quand même. Mes espoirs étaient tournés vers ce personnage débordé par son travail.
Peut être qu’aujourd’hui, ça allait en être autrement.

Et contrairement à la dernière fois, je ne m’y rendais pas tôt dans la matinée. Je n’allais quand même pas poireauter à l’entrée comme un paumé, à attendre sa venue providentielle.

Je m’étais levé assez tard aujourd’hui, vers 9h à peu près.
Un petit déjeuner préparé avec lenteur… Le temps que je sorte de mon coma. Et c’est confortablement installé que je le prenais, tranquillement. J’avais quitté mon chez moi, vers 9h45 pour me rendre compte à la bibliothèque Hatori et finalement me voilà devant elle… Il était 10h10.

[Hanzo] *Ok, c’est ouvert ! J’vais bien voir s’il est occupé ou pas… Au pire, c’est pas comme s’il y avait rien à faire là-bas. Devant la quantité de bouquins qu’il y avait, j’ai de quoi bien remplir ma matinée…*
*Enfin bref… on y va et on verra…*


J’entrais alors, et immédiatement mon regard se porta vers l’accueil pour y dénicher Noburo avec sa paperasse et malheureusement, je ne parvins pas à me faire mentir.
Comme prévu, des piles de feuilles, bouquins, étaient empilées créant de véritables montagnes de papiers…

[Hanzo] *Tout ça à traiter ? Mais c’est complètement dingue ! Jamais il ne respire. Bah dis donc, s’il était Ninja, il ne s’arrêterait jamais. Toujours à bosser à longueur de journée.*

Je m’approchais alors lentement du comptoir et m’y accouda sans faire le moindre bruit susceptible de le sortir de sa transe. Je l’observais, ses gestes, ses habitudes. Tout était réglé comme une mécanique… et elle était plus que bien huilée.
On y voyait toute la maîtrise, des mois voir des années de pratique étaient concentré ici même, en la personne de Noburo… le poumon de cette bibliothèque.

Je décidais de rompre le calme…

[Hanzo] « Yop Noburo ! Comme ça va aujourd’hui ?

Il leva lentement les yeux dans ma direction et me fit un large sourire.

[Noburo] « Bah dis donc, qui voilà ! Hanzo ! Alors, on croyait pouvoir entrer et venir à moi sans se faire remarquer ? C’est raté !

Ajouta t-il en poussant un petit rire.

[Hanzo] *Mais ? J’ai pas fais le moindre bruit. Comment qu’il a fait le gus ?*

Il poussa sa chaise en arrière et se leva doucement, puis vint me rejoindre au comptoir.
Il s’y accouda, lui aussi, le sourire ne l’ayant pas lâché.

[Noburo] « Tu dois te demander comment j’ai bien pu faire pour arriver à sentir ta présence en ces murs. Ben c’est facile… Je suis tellement habitué à cet endroit, son calme, que je remarque le moindre truc qui cloche dans cette ambiance dans laquelle je suis constamment plongé.

Quelque peu embarrassé par ma tentative échouée, de le surprendre, en entrant dans son antre, sans me faire remarquer, je me grattais le sommet de la tête en faisant la grimace.

[Hanzo] « Et merde ! C’est pas encore ça… l’infiltration, va falloir mieux bosser ça parce que bon… s’il faut me rendre dans certains endroits sans me faire voir, entendre ou remarquer, c’est pas comme ça que j’y arriverais. »

Noburo tendit le bras dans ma direction, agitant son index de gauche à droite, me faisant signe de la tête négativement.

[Noburo] « Tutut ! T’es pas vraiment dans le vrai. Tu sais, j’ai été Ninja moi-même, tout comme toi… mais plus longtemps et à un grade certainement plus élevé. En effet, j’ai été Jounin, il fut un temps mais bon, les missions, et tous les accrochages qu’il peut en découler, ont eu raison de moi. Une sale blessure et me voilà reclassé à me charger de la responsabilité de cette bibliothèque et toutes ses connaissances. »
« Je suis un peu le gardien du savoir de Kiri… C’est pas forcément jovial mais ce travail ne me déplaît pas dans le fond, c’est beaucoup de responsabilité et puis bon, si tu savais tout ce que l’on peut savoir et apprendre ici, tu en deviendrais dingue. »


J’étais sur le cul !
Noburo avait été Jounin… Ma parole, je n’en croyais pas un mot.

[Noburo] « Et vouais ! Ca t’étonne hein ? Ils ne me croient jamais… alors bon, une petite démonstration s’impose et immédiatement après, ils se la ferment et me laisse tranquille car bon, tu sais… quand ça peut chambrer, ça ne se gêne pas. Et ça me fait toujours rire de voir leur tête quand je leur déballe le grand jeu… Tu devrais te voir déjà là. »

[Hanzo] « Non, c’est pas ça. C’est juste que je suis surpris. Je n’avais pas imaginé que ça aurait pu être le cas… Mais maintenant que vous me le dîtes, je n’ai pas de raisons de ne pas vous croire, même si je suis curieux de voir ce dont vous êtes capable. »

Noburo posa ses mains à plat contre le comptoir, écartant ses bras. Sa tête plus bas que la mienne, il m’inspecta sous toutes les coutures puis se redressa.

[Noburo] « Pour commencer, ne me vouvoie pas, ça me fait prendre de l’âge. »

Dit-il un énorme sourire aux lèvres.

[Noburo] « Et puis là, j’ai pas trop le temps. Si t’es venu étudier un bon moment, peut être qu’après avoir bien avancé mon boulot, je te rejoindrais pour te faire une petite démonstration… mais pour l’heure, je dois te laisser, il y a des choses qui ne peuvent attendre. »

Il me tourna le dos et retourna à ses affaires, non sans m’avoir salué de la main.
Pour ma part, j’étais toujours scotché au comptoir, abasourdi par cette nouvelle. Mais bon, il m’avait promis qu’il me ferait une démonstration après, si tout se passait bien. J’allais enfin en avoir le cœur net mais pour le moment, je devais attendre.
Cela ne me gênait pas le moins du monde, étant donné que je voulais passer un petit moment à potasser quelque chose. Il y avait des tas de choses à apprendre ici alors bon, ce n’était pas les possibilités qui manquaient.

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Ven 1 Aoû - 17:18

C’est alors que je quittais le comptoir à la recherche de quelque chose d’intéressant à lire.
Aujourd’hui, je n’allais pas consacrer mon temps dans l’étude de techniques… Je voulais un truc un peu plus intéressant… C’est alors que je vis toute une série d’étagères classées sous le nom « Histoire ».

[Hanzo] *Histoire ? J’vais pouvoir trouver des légendes et mythes, d’anciens évènements qu’a connus Kiri ou bien d’autres villages… Politique, guerre et tout un tas d’autres choses. J’vais certainement trouver quelque chose qui va me coller entre les mains pour un bon moment.*

Je m’engouffrais donc dans cette rangée, à la recherche du manuscrit qui allait consacrer toute mon attention.
Pendant mes recherches, je pouvais y voir toute sorte de recueils traitant de l’histoire de Kiri principalement, et d’autres villages. Parfois, je tombais sur des bouquins traitant des traditions du pays des vagues…
Mais il n’y avait rien de vraiment tape à l’œil. Je voulais tomber sur quelque chose qui me laisserait scotcher devant.
Je ne m’avouais toujours pas vaincu et cette volonté finit par porter ses fruits quelques minutes trop tard. Il était là, le seul… enfin, je lui mettais la main dessus.

« Mythes et Légendes Kiréenne »


Je posais ma fin, un moment, sur le livre, comme pour entrer en transe avec lui. Je me mis à caresser la face avant du bouquin afin de lui redonner une nouvelle jeunesse.
Le titre du livre me laissait évocateur. Je me laissais emporter par mon imagination.

[Hanzo] *Reprend tes esprits Hanzo !*

Je sortais brusquement de mon coma contemplatif et mon regard tomba immédiatement sur l’objet de mes recherches. Je me mis à y tourner lentement et légèrement quelques pages pour finalement tomber sur un chapitre intéressant

« Les légendes des requins de Kiri »


[Hanzo] *C’est vrai que l’on parle souvent des requins dans certaines techniques de Kiri. Il est parfois adoré comme une créature sacrée… Je me demandais toujours pourquoi les gens lui vouaient une véritable admiration… Et là, enfin ! Je vais trouver une réponse.*

Je commençais donc ma lecture, assoiffé d’en apprendre plus à ce sujet…

Les légendes des requins de Kiri a écrit:

En des temps anciens, le pays des vagues n’étaient pas ce qu’il est maintenant. C’était une terre déchirée entre les luttes de clans. Les politiciens ne parvenaient pas à avoir la mainmise afin de stabiliser la situation du pays et ensuite le lancer dans le droit chemin.
Au beau milieu de toute cette agitation, existait un clan Ninja dont le nom est perdu pour toujours, dont le chef s’essayait à réunir tout les clans Ninja afin qu’il flotte sous la même bannière.
Je vous relate l’un des faits de ce chef de clan.

Après avoir réussi à réunir chacun des clans, non pas sans avoir usé de stratagèmes et de diplomatie. Les bases du nouveau clan se renforçaient mais il était impossible de parvenir à un accord avec les politiques, pour que soit former les fondations d’un nouveau chez soi.
Et ce n’était pas sans avoir essayé, à base de concessions… mais cela entrait dans les oreilles d’un sourd.
Face à la montée en puissance de ce tout jeune pays, les terres voisines vint à jalouser les atouts, charmes et forces de Kiri et c’est ainsi que démarrer l’une des plus grandes guerres que connu le pays des vagues.
Son terrain de bataille se trouvait dans les mers et les océans… et malgré la supériorité tactique des marins de Kiri, ils ne pouvaient faire face à une armée clairement en surnombre…

Pendant ce temps, après avoir essuyé échec sur échec, le chef de clan partit à la recherche d’une aide mystique. Les connaissances de ce chef de clan, étaient démesurées, celles de l’actuel Mizukage n’étaient rien face à celles-ci.
Il partit donc en quête d’aide dans les mers du Sud du pays.
On y parlait des redoutables requins de mer de Kiri… véritables prédateurs et maîtres des eaux de Kiri… Son chef était décrit immense comme une baleine, capable d’engloutir des jeunes îles, d’un seul coup.
Après de longues recherches, on y découvrit une route pour partir à la rencontre de ce prétendu maître des mers… et c’est après de nombreuses épreuves, qu’il put enfin s’adresser à ce véritable monstre… Les conditions étaient claires, il fallait qu’il soit battu pour prétendre à la moindre alliance.

Le combat fut épique, provocateur tempête et ras de marais.
Les deux combattants ne lâchèrent pas prise malgré que le combat fût d’égal à égal. Nul ne prenait le dessus… Et devant cette honte, ce déshonneur devant son clan, les maîtres des mers entra dans une rage folle, ne se contrôlant plus. C’est là que le père de Kiri no Kuni, profita de l’occasion pour jouer de ruse… Un ennemi rendu incontrôlable par la rage, est un ennemi battu… Par des gestes d’une incroyable dextérité et précision, il vaincu le maître des mers, signifiant le début d’une alliance.

Le père de Kiri demanda aux requins des mers, de participer à la guerre, en faveur des politiciens. Le clan unifié de Kiri se chargera d’attaquer par les airs tandis que les requins les affronteraient par la mer.
Le combat final fut épique, voyant la nouvelle alliance remporter la victoire mais les pertes en fut terrible, attristant aussi bien les Ninjas que le maître des mers. Ce dernier demanda au père de Kiri de ne plus les appeler en aide car trop de sang avait été versé…
Le père de Kiri n’avait pas d’autres choix que d’accepter, cependant le maître de Kiri lui accorda l’utilisation des esprits des requins morts pour leur techniques, insufflant une nouvelle force à leurs Jutsus, les rendant plus agressifs et dévastateurs.

C’est de là qu’est née la fameuse technique des Requins des Mers.

Soudain, une voix me tira de ma transe… c’était Noburo.

[Noburo] « Hey ! Si tu veux voir si ce que je dis est vrai, amène tes fesses et plus vite que ça… Et range moi ce bordel sur ta table ! »

Je m’exécutais sans dire mots.
Cela prit quelques secondes, puis quelques minutes et j’étais enfin dehors, en compagnie de Noburo. Le spectacle allait commencer…

[Noburo] « Je vais te réaliser un Daibakufu no Jutsu… En gros, la grande cataracte. Regarde à côté, là, la fontaine… Je vais puiser la force nécessaire dans celle-ci pour donner forme et force à ma technique.. »

Je restais bouche bée devant l’artiste, buvant chacun de ses mots.

[Noburo] « Suiton ! »

Et là, les signes furent realises à la vitesse de l’éclair… impossible pour moi d’y voir un quelconque signe familier.

[Noburo] « Daibakufu no Jutsuuuuuuuuuuuuuuu ! »

L fontaine fut vidé… Non! En fait non! L’eau s’était concentrée en une forme sphérique au début… Mais elle prit rapidement forme, tel une immense vague… pour enfin s’écraser un peu plus loin.
Puis d’un simple geste, il fit revenir l’eau à sa place, comme par magie.

[Noburo] « Alors ? Impressionnant hein ? Tu me crois maintenant… ? Je parie que oui. »

Je restais silencieux…

[Hanzo] *J’aurais pu apprendre la technique en activant mes pupilles… j’aurais tout vu parfaitement… !*

[Hanzo] « Vous pouvez… »

D’un réflexe, Noburo regarda sa montre et tournant la tête rapidement dans ma direction.

[Noburo] « Faut que j’y retourne :! Du boulot m’attend ! Tu disais… ? »

Déçu…

[Hanzo] « Non… merci… »

Soupirais-je.

[Hanzo] *Merde!*

Noburo n’était plus là. Volatilisé!
Moi, je restais planté là, comme un con. J’avais raté l’occasion d’apprendre une technique redoutable sans rien faire… Mais non, j’étais tellement bête ou point de les oublier quand on en a le plus besoin.

Je quittais alors les lieux… l’air dégouté.

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Sam 2 Aoû - 15:19

Hanzo : + 21 exp

la loose Razz

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Ven 15 Aoû - 2:35

Cela faisait un moment que je ne m’étais rendu à la bibliothèque du village. Je me demandais même ce qu’avait bien pu faire, pendant tout ce temps, le serviable Noburo.
Même si son travail le prenait à la gorge, il avait su rester disponible… à sa façon.
Mais bon, c’était compréhensible, être seul à devoir gérer une telle affaire, je n’aurais pas voulu être à sa place.

J’avais passé le plus clair de mon temps à m’entraîner et avais complètement omis de me concentrer sur les études.
Aujourd’hui, je n’avais pas forcément l’intention de me documenter sur les techniques Ninja et de combat du village, je voulais m’instruire sur les autres villages cachés.
Le fait que Sakray soit Sunéen, m’avait certainement influencé.
Comment pouvais je être si ignorant au sujet de ce qu’il y avait au-delà de nos frontières.

[Hanzo] *C’est vrai. Depuis le début, je ne me suis jamais interrogé sur ce qu’il se passait en dehors de nos frontières.
Je me suis contenté de vivre mon train train quotidien, complètement ignorant de ce qu’il pouvait se passer ailleurs.
L’arrivée de Sakray me poussa à me poser des questions. Lui pouvait se permettre de connaître au moins Kiri… Moi, je ne pouvais rien avancer.
Enfin bref, aujourd’hui, il est question de réparer ces erreurs et c’est à la bibliothèque que je trouverais chacune de mes réponses.*


J’avais pris alors, assez tôt le matin, ma direction de l’édifice.
Ma marge se progression se rétrécissait mais je parvenais à franchir des étapes importantes.
Question technique de combats au Ninjutsu, je pouvais être assez fier de moi... J’avais rapidement appris les techniques vitales pour un adepte du Ninjutsu.
Mais il me manquait le plus important, les bases étaient assimilées mais le cœur de la voie ne m’était pas encore à portée de main. Celles-ci se résumaient à des techniques passives ou défensives… Rien de bien étincelants, alors qu’un maître en Ninjutsu est capable de faire pleuvoir les Jutsu offensifs.
Toujours est-il que j’en étais là mais j’avais la ferme intention de passer cette étape là et commencer à enfin me rendre utile sur des théâtres d’opérations tout autre.

[Hanzo] *Je ne connais pas la moindre technique d’attaque. C’est bien beau d’apprendre des Jutsu mais si c’est pour ne jamais pouvoir se battre, cela ne sert à rien.
Il me faut absolument apprendre le Suiryuudan no Jutsu… Je pourrais au moins commencer à m’exercer pendant des combats amicaux.
Et puis, une fois cela atteint, le répertoire de techniques qui m’attend, est immense… J’aurais l’embarras du choix.*


Les plans étaient fignolés, tout était fin prêt pour utilisation mais devait demeurer en attente pour le moment, la bibliothèque était toute proche.
J’allais enfin rendre visite à Noburo et prendre des nouvelles. En effet, avant d’avoir été Bibliothécaire, il avait été un impressionnant Jounin.
Et pour prouver ses dires, il m’avait fait l’honneur de me faire une démonstration et pour sûr, il utilisa même le Daibakufu no Jutsu… La Grande Cataracte !

C’était un Jutsu énorme et extrêmement puissant.
Le genre de Jutsu qui est utilisé pour frapper fort et rapidement… Mais il fallait néanmoins la présence de grande quantité d’eau pour espérer pouvoir déchaîner tant de fureur.

Je franchissais les grandes portes de fer forgé pour pénétrer la cours principale de la bibliothèque. Tout était très calme, comme d’habitude, je montais alors les quelques marches qui me séparaient de l’entrée, tout en regardant autour de moi ce dont il pouvait bien se passer.
Mais rien, la vie était paisible dans le coin, comme si la présence de la Bibliothèque forçait le respect et le calme. A part quelques rares personnes qui passaient de temps en temps dans le coin, on pouvait avancer qu’il ne se passait presque rien.

Je poussais alors les portes et m’avançait dans la grande salle servant de hall d’entrée.
Je voyais Noburo plongé, pour ne pas changer, dans ses affaires. A croire que les piles ne baissaient jamais mais pire, elles ne cessaient d’augmenter.
Mais il fallait bien que je le sorte un peu de là et lui offrir un peu d’originalité dans son rythme de vie morose.
Il farfouillait, ici et là, poussant quelques fois des jurons. Il se levait, fouillait à nouveau dans d’autres piles et autres tiroirs bondés de documents. Il en tirait quelques feuilles au beau milieu de ce bordel, même moi, si mon bordel était tel que celui-là, je ne parviendrais pas à trouver quoi que ce soit à l’intérieur.
Mais lui, il était dans son milieu, véritable maîtres de toutes les règles établies. Il ne retrouvait facilement… et c’est ainsi qu’il tira les quelques feuilles qu’il avait en main, pour ensuite revenir à son bureau principal… car il n’y en avait pas qu’un… mais un seul d’entre eux pouvait être encore nommé comme tel.
Il s’y installa, posa ces feuilles puis sortit deux grandes rouleaux d’un immense tiroir.
Il le déroula lentement, prenant soin de ne pas abîmer celui-ci puis y cala quatre poids pour chaque coin du rouleau.
Il y plaça l’une des feuilles qu’il avait cherché… puis la posa plus près du rouleau tout en se plaçant une paire de lunettes entre les yeux.
Son étude et son analyse avaient commencé. Voilà donc à quoi pouvait ressembler l’une des nombreuses taches de Noburo…
Malgré sa blessure, ils ne lui trouvèrent pas un poste pouvant lui servir de retraite anticipée.
Telle était la vie d’un Ninja, il fallait qu’il soit utile quelque soit l’endroit où il pouvait se trouver et se donner au maximum pour la nouvelle tache qui lui avait été attribué.

[Hanzo] *Tout ce qu’il doit savoir maintenant. Il doit être carrément incollable, quelque soit les sujets évoqués.
C’est dingue quand même… Une bibliothèque, c’est si important… On y apprend tout un tas de choses et il n’est pas forcément utile, lorsqu’on est un minimum doué, d’apprendre une technique à l’académie.
Un peu de lecture, d’analyse à la bibliothèque concernant un répertoire particulier. On mémorise les signes incantatoires nécessaires et l’on s’exerce ensuite au dosage de Chakra.
Une fois cela en tête, on se rend sur notre aire d’entraînement et on se lance… Avec beaucoup de volonté et un peu de détermination, on y parvient non sans mal.
Néanmoins, avec tout l’entraînement du monde, si on n’y investit pas une partie de son temps en des études poussées, le plus grand des guerriers devient inutile en terrain d’opération.
Comme quoi… l’un sans l’autre…*


J’approchais alors du comptoir et je tapais légèrement, du plat de la main, la surface de l’accueil… espérant que cela tire Noburo de sa transe.
Je ne voulais pas le sortir brusquement mais bon, s’il le fallait, je ne me gênerais pas le moins du monde mais j’imaginais que son travail était plus important que ma question… mais il était là pour renseigner aussi les personnes.
A chacun son boulot…

[Hanzo] « Hep Noburo ! J’ai besoin d’un renseignement. »

Il leva la tête et plissa les yeux dans ma direction.
Il ne semblait pas me reconnaître. Insistant, il baissa ses lunettes un petit moment puis me fit enfin un grand sourire, en s’approchant de moi.

[Noburo] « Mais c’est Hanzo ! Alors mon petit, comment ça va aujourd’hui ?
Et ta formation, ça se passe comment ? Ton apprentissage ?


[Hanzo] « Ben ça peut aller merci. Aujourd’hui, je me suis dis qu’il serait bon de te faire un petit coucou… et étudier tranquillement.
Sinon la formation, ben c’est toujours pareil. J’apprends seul dans mon coin, ça porte encore ses fruits mais pour l’instant, je n’ai pas encore à me plaindre… mais ça ne saurait tarder.
Heureusement qu’il y a la bibliothèque pour assimiler la théorie et par la suite, m’exercer sur mon aire d’entraînement sinon je n’aurais fais que stagner… sans Senseï, je ne me vois pas parvenir à apprendre quoi que ce soit, seul.*


[Noburo] « Oh, ne t’en fais pas mon petit. C’est souvent comme ça au début… Ca permet de voir les plus motivés. Et puis, ça va changer, ce n’est qu’une question de temps.
Et regarde toi, t’apprends dans ton coin, à ton rythme, tu t’instruis aussi… Tu fais bonne impression. Garde le cap, t’es sur la bonne voie. »


Vachement rassurant le gars.
Il n’avait pas tort dans le fond. La patience était de mise dans ce genre de situation, je n’en avais pas d’autres choix, c’en était ainsi.
J’attendrais alors et je verrais bien. Ils ne pouvaient pas nous avoir oublié, ce n’était pas possible, l’heure viendra où nous serons convoqué pour la création d’une nouvelle équipe.

[Hanzo] « Mouais, comme tu dis, ça va venir. Pour le moment, je n’y pense pas étant donné que je progresse bien, tout seul mais le jour viendra où je ne pourrais plus attendre… Enfin bref… »

[Noburo] « Doucement doucement Hanzo. Y’a pas de raison de s’en faire. Alors dis moi, quel est l’objet de ta venue ici aujourd’hui ? »

[Hanzo] « Je viens chercher de la documentation sur les autres pays qui nous entourent… et les villages Ninja.
Savoir ce qu’il se passe de part le monde, c’est très important pour moi. Au moins, savoir de quoi il s’agit… »


[Noburo] « La pièce au centre, là où y’a les tables, tu vois. Ben sur la droite, y’a des étagères sur lesquelles sont traités tout les sujets sur le domaine.
Tu vas devoir un peu chercher… Ca te demandera un peu de temps, rien de plus. Et puis bon, ça fait plaisir de te voir aujourd’hui… alors reste un peu, ça me fera de la compagnie. »


J’arrivais alors au centre de la bibliothèque, tournant sur moi-même pour pouvoir contempler le spectacle qui s’offrait à moi. Il y avait quelques tables et chaises au centre, le tout, entouré d’immenses étagères disposées en cercle.
Le toit était vitré à cet endroit là, faisant passer par la même occasion des rayons de soleil, illuminant la pièce. Cela avait le don d’éclairer le centre du complexe, rappelant qu’ici se trouvait la zone la plus importante de l’édifice.
Je me remémorais alors ce dont m’avait dit Noburo et je commençais donc ma recherche. Il me fallait quelque chose traitant des autres pays et villages Ninja. Leur environnement, leur climat, leur politique extérieure, la taille du territoire… toute l’histoire la géographie de chacun.
De cette manière, je serais moins surpris si je venais à croiser un autre Shinobi étranger, comme l’était Sakray pour Suna. Cela m’avait poussé à me documenter à ce sujet.

[Hanzo] *A quoi peut bien ressembler le village caché du Sable ? Certes, il s’agit du pays du Vent et on se laisse facilement imaginer l’environnement et le climat mais bon, ce ne sont que des idées préconçues.
M’enfin… Je vais bien voir maintenant de quoi il en retourne.*


Je tirais donc deux recueils, traitant pour l’un, du pays du Feu et de son village caché de la Feuille et pour l’autre, le pays de la Foudre et son village caché des Nuages. Il ne me restait plus que le village caché du Sable pour le pays du Vent, et le village caché de la Roche et son pays de la Terre.
Et ainsi, je pourrais commencer un semblant d’étude approfondie sur le sujet… Mais c’était comme trouver une aiguille dans une botte de foin.

Je repris alors mes recherches, fouinant où c’était encore possible de le faire pour parvenir à tirer enfin une base de travail sur le village caché d’Iwa… Il me manquait toujours ce satané recueil traitant du village caché du Sable, Suna… A croire que ces informations demeuraient secrètes aux yeux de tous et de toutes.

Je le tirais enfin de sa torpeur, placé dans une étagère inférieure, calée tout en bas, dans le coin d’une… Il fallait garder vraiment l’œil ouvert pour remarquer sa présence, comme s’il avait été caché pour une étude plus tard.
Ma foi ! Il aurait mieux fait de terminer son étude ici même que compter sur le fait que jamais personne ne viendrait le chercher pour commencer son instruction à la géographie et l’histoire du monde.

Je pris alors ce dernier recueil et le poser sur l’immense table centrale, baignée par la lumière.
Je me posais alors tranquillement, disposant les livres en demi cercle, en face de moi, tout en les regardant profondément.
Par lequel j’allais commencer… Déjà mon étude allait être certainement longue et qui plus est, il était question d’étudier quatre autres villages.
J’en dépoussiérais quelques uns tout en continuant ma réflexion quant à celui que j’allais attaquer en premier mais impossible de me décider. J’étais impatient de pouvoir la commencer mais je n’arrivais pas à trancher ou du moins, déterminer un critère qui me ferait choisir plutôt l’un que l’autre mais je me lançais quand même, prenant un au complet hasard.

[Hanzo] *On va commencer par toi. Ce sera l’étude du village caché de Konoha et son pays, celui du Feu. Ca fera déjà un excellent début…*

Histoire et Géographie du pays du Feu – village caché de la Feuille – KONOHA a écrit:

Le village caché de la Feuille ou plus communément appelé village de Konoha est le village caché des Ninja du Feu, comme son pays l’indique.
En effet, les Ninja adeptes de Konoha, ont pour élément de prédilection, le Feu et toutes ses utilisations, que ce soit défensives ou offensives.
Ces techniques sont regroupées sous le terme générique de Katon, ou technique du Feu. Les maîtres en Ninjutsu ont donc la possibilité de faire pleuvoir les flammes sur leurs adversaires ou bien les utiliser pour se défendre, ce qui n’est pas très commun comme utilisation.

L’environnement du pays du Feu est varié mais il s’étend sur des forêts à perte de vue, la verdure y est prédominante. La surface du pays est immense, quasiment la plus grande d’entre tous les villages cachés Ninja.

Toutes les voies sont représentées parmi la multitude de Shinobi présent là bas, que ce soit des adeptes en Ninjutsu, plus répandus, que des maîtres en Taijutsu ou en Genjutsu. La voie de la Médecine n’est pas en reste, Konoha ayant développé l’art des techniques médicinales bien avant l’ensemble des autres villages Ninja.
Ressentant le besoin maintenir les équipes en mission, en bon état à leur retour, le village fut poussé par un élan comme rarement il en ait connu, pour dépasser les limites que leur imposait la précédente voie de la Médecine.
Il était préférable de disposer d’un Médecin dans son équipe pour garder les troupes en état et faire en sorte, que sur un théâtre d’opération, l’ensemble des équipiers puisse être à leur maximum. Le village ayant connu trop de morts en retour de mission, tous les moyens furent mis en œuvre pour améliorer les techniques déjà existantes, en créer d’autres et codifier la voie du Médecin.

Contrairement aux techniques du village caché de la Brume, les adeptes du Ninjutsu élémentaire de Konoha, n’ont pas forcément besoin d’avoir du feu à portée de main pour réaliser leurs techniques.
Ils peuvent, à partir de rien, déployer d’immense quantité de Chakra pour réaliser leurs techniques là où les utilisateurs du Ninjutsu aqueux ont besoin d’expulser de l’eau ou d’en disposer autour d’eux, pour puiser les ressources nécessaires à la réalisation de leurs Jutsu.

Le climat y est tempéré, ne connaissant donc pas les ravages des ras de marée, tornade ou autre cyclone.
On peut dire que le village caché de Konoha a une position préférentielle parmi les autres villages cachés. En plus de disposant d’un climat clément, son environnement n’est guère trop hostile, mis à part quelques rares forêts, dont l’illustre servant de terrain d’opération pour les tournois Chuunin.


Dernière édition par Uchiha Hanzo le Ven 15 Aoû - 2:37, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Ven 15 Aoû - 2:35

Histoire et Géographie du pays du Feu - village caché de la Feuille - KONOHA a écrit:

Sa politique a toujours été pacifique pour ce que nous connaissons malgré quelques affrontements au cours de son histoire, Konoha a toujours été enclin au dialogue, renforçant sa position.
Une grande guerre avait vu Konoha sortir vainqueur et depuis ce jour, certains villages cachés ont ruminé vengeance sans pour autant l’obtenir, leur force militaire étant contrôlée d’un regard très avisé afin d’éviter les débordements qui avaient vu éclater le plus grand conflit du continent.
De ce fait et au travers du tournoi Chuunin, la politique de Konoha s’huile sans mal.
C’est l’occasion de réunir tous les villages dans un esprit de concurrence, afin de maintenir des niveaux de formation Ninja élevés, et le moyen de voir s’affronter par Genin interposés, chacun des villages, tel un simulacre de guerre à échelle réduite.

Ainsi, les relations qu’entretient le village caché de la Feuille, sont correctes. Konoha, de part sa position et sa puissance, garde un œil sur les activités suspectes des autres villages, régulant la puissance militaire de chacun afin de conserver son statut de puissance principale dans l’échiquier des villages Ninja.


[Hanzo] *C’est donc eux qui ont révolutionné la voie de la Médecine et fait d’elle, ce qu’elle est maintenant ? C’est incroyable ! Je ne pensais pas qu’un village était derrière la création et l’amélioration d’une voie principal… Comme quoi…*

Je posais alors le manuscrit traitant du village caché de la Feuille, pour plonger mon regard sur ce qu’il me restait dans tout ça.
Kumo, le village caché de la Foudre, Iwa le village caché de la Terre et Suna le village caché du Sable… Sur lequel mon attention allait être tournée maintenant.

Je me lançais, saisissant le livre traitant de Suna, continuant ainsi ma lecture.

Suna, sa Géographie et sa position politique a écrit:

Le village caché du sable ou plus communément appelé village caché de Suna, est un village reculé, vivant par ses propres moyens.
En effet, le climat Sunéen est terrible pour ses habitations. Il est constamment baigné par une chaleur étouffante. Le village est souvent balayé par des tempêtes de sable, ce qui fait que la vie y est extrêmement difficile.

Le village de Suna est connu pour les compétences de ses Ninja, en effet, les Shinobi du sable sont froids, calculateurs et cruels, n’hésitant point à utiliser tous les moyens possibles et envisageables pour arriver à leurs fins et porter la mort. Effectivement, ils sont redoutés pour leurs missions d’assassinats.

Le Ninjutsu élémentaire du village les y aidant en partie, celui-ci est basé sur l’élément du vent et tout ce qui peut en découler.
Déplacements silencieux, attaque ultra rapide, une barrière de défense… enfin, le panel des techniques disponibles sont très variés et basés sur le vent, dans une puissance plus ou moins grande.
Pour ce qui est du Taijutsu, celui-ci est essentiellement basé sur le sable, chose peu commune, car différentes des autres voies. Enfin, basé sur le sable est beaucoup dire… Comment peut on soulever le sable s’il n’y a pas de vent ? L’un et l’autre étaient liés.

Sa politique est à l’image de la situation du village… isolé.
Le village du sable a tendance à subvenir à ses propres besoins et les contacts à l’extérieur se font rare et généralement pour affaires. En effet, seuls les marchands de Suna peuvent sortir et retourner à Suna car le chemin d’accès est jalousement gardé.
Protégé par les tempêtes de sable qui auraient raison de n’importe quelle expédition, la chaleur vient en plus de cela, s’abattre sur les plus déterminés, et cela faisait des temps immémoriaux que le village est toujours à l’abris des regards extérieurs.
De ce fait, les Ninja de Suna s’y sont adapté, vivant en communauté, renforçant les liens.
Cette méconnaissance du monde extérieur pourrait être à leur désavantage mais cette rage qui les anime, les rends extrêmement dangereux en combat.

Suna est toujours demeuré indépendant, cependant, la grande guerre remporté par le village du Feu, que Suna jalouse grandement, a contre toute attente, calmé les ardeurs du pays du Vent. Désormais vaincu, les capacités militaires sont surveillées et régulées… Il leur est dans l’incapacité de préparer quoi que ce soit, sans que les pays de l’alliance soient au courant de leurs agissements.

Depuis, Suna se forge dans l’antre des combats, au milieu de cette chaleur accablante, résistant aux pires tempêtes. Cet isolement a insufflé un nouvel élan au village, le sortant de sa torpeur.
Désormais, et ce, suite à une série d’illustres Kazekage, Suna repasse lentement sur le devant de la scène même si depuis peu, le village semble être retombé dans une sorte de léthargie qu’on ne peut expliquer.


[Hanzo] *Et ben dis donc ! Je comprends pourquoi Sakray est si étrange, aussi bien extérieurement qu’intérieurement.
Les Shinobi du sable sont vraiment entraîné à tuer, sans le moindre remord et au nom du village caché du sable. C’est pour cela qu’ils sont dons tant redoutés.
Les conditions de vie sont extrêmes… bien pire que ce que l’on pouvait imaginer…
Cette allure morbide avec son armure ornée d’ossements, je comprends mieux du coup.*


Je repensais à l’endroit où j’avais tiré ce livre et je me dis qu’il serait mieux de le replacer au même endroit. S’il avait été à cet endroit, isolé de tout, bien caché au milieu de tous ces recueils, c’est qu’il y avait forcément une raison.
J’exprimais alors une petite pensée à cette personne en rangeant le livre au même endroit, respectueux.

Je revenais alors à ma table, sans m’asseoir… Je lançais un regard vers Noburo, cherchant à savoir ce dont il faisait. Il était toujours dans ses affaires, complètement dans son monde, chacun de ses gestes ressemblaient aux autres… tout n’était qu’une mécanique parfaitement huilée, le fruit de plusieurs années de pratique.
J’en étais impressionné… Je me demandais comment il pouvait faire…
Je m’asseyais alors lentement, sans lâcher du regard le bibliothécaire puis revint sur les deux manuels qui restaient à ma disposition.

Kumo, le village caché des Nuages… Pays de la Foudre.
Et Iwa, village caché de la Roche, Pays de la Terre.

[Hanzo] *Partons sur Kumo… On verra le reste. Je n’ai pas souvent entendu parler du village caché des Nuages.
A croire qu’ils vivent tranquillement dans leur coin, sans se soucier de ce qu’il peut se passer autour d’eux, un peu à l’image de Suna, sauf que le climat ne les isole pas forcément du reste du monde… Ma foi, c’est étrange. Peut être que je me trompe aussi.*


J’ouvrais alors lentement le livre, prêt à entamer ma lecture.

Situation politique et géographie du pays de la Foudre a écrit:

Le village caché des Nuages peut paraître effacé mais il en est tout autrement.
Contrairement à beaucoup d’idées reçues parmi les jeunes personnes, Kumo n’est pas vraiment un village si pacifique. En effet, il était l’instigateur de la précédente grande guerre, dans laquelle Konoha sortit vainqueur.

En effet, les villages cachés de la Foudre et de la Feuille, entrèrent en guerre, emportant avec eux, tout leurs alliés.
C’était une guerre ouverte, sur tous les théâtres d’opérations possibles. Tous les Ninja se lancèrent dans la bataille et nombreux furent les morts.
A cette époque, les capacités de la Médecine n’étaient pas ce qu’elle est désormais. Et malgré le fait qu’il existait des Médecins dans certaines équipes, leurs compétences n’étaient pas assez poussées pour résorber ce flux de cadavres dans chacun des camps.

Cependant et malgré le fait que Kumo ait un avantage en terme de puissance, la supériorité stratégique et la synchronisation de ses alliés étaient des éléments qui firent pencher la balance en leur faveur.
Et c’est ainsi que Kumo essuya une terrible défaite, se rangeant du côté des vaincu, avec Suna et bien d’autres.
Le village s’est reconstruit lentement, regagnant de sa puissance même si l’âge d’or du village datait de cette époque. Plus jamais, il n’a pu briller à nouveau avec la puissance d’antan.

Néanmoins, le village des Nuages s’avance lentement sur le grand échiquier, prenant de plus en plus une part importante dans l’équilibre des puissances.

Le Ninjutsu de Kumo est un Ninjutsu redoutable, basé sur l’électricité de ses techniques.
En plus d’être des Jutsu puissants, l’ajout de cette force tirée de la Foudre, lui donne une puissance spectaculaire.
L’on dit que même si l’attaque ne réalise pas vraiment des dommages, la Foudre déployé brûle celui qui aura eu le malheur de croiser ce genre de technique.
Le célèbre Raikiri, appelé aussi Chidori, vient de là bas. Il a été créé sur les terres de Kumo, puisant sa force dans la foudre, rendant cette attaque dévastatrice.
En plus de disposer de l’explosivité de la Foudre, avec sa vitesse complètement ahurissante, elle s’abat tel la Foudre, détruisant tout sur son passage.

Lorsque la techniques est réalisées, l’on dit aussi que le son dégagé est à l’identique du vol de plusieurs milliers d’oiseaux… D’où le surnom, les milles oiseaux de ce Jutsu.

Le Taijutsu du village, lui aussi, est basé sur l’explosivité et la puissance de la Foudre, réalisant des enchaînements et des dommages incroyables.

Pour ce qui est de la politique, les hauts dignitaires se sont forgés dans les pires cours, faignant la faiblesse et la dépendance pour mieux regagner certaines positions et refaire leur nid. Les politiciens de Kumo sont redoutés car désormais bien entourés.

Ce n’est qu’une question de temps pour que Kumo retrouve la place qui leur revient de droit… Beaucoup s’y engage et en ont fait le serment.

Je plaçais de côté le livre traitant du village du sable pour attaquer celui du pays de la Terre.
Iwa était un village vraiment méconnu… Mon oncle ne m’en avait jamais parlé contrairement aux autres villages sur lesquels quelques petites anecdotes m’étaient parvenus.
J’allais donc en savoir plus à ce sujet, j’avais enfin entre les mains quelque chose qui m’ouvrirait les portes de ce village, en savoir plus à ce sujet.

[Hanzo] *Voyons voir de quoi ça va parler. Je suis curieux de savoir ce dont il se cache derrière le village de la Terre.*

Iwa, le village caché de la Roche a écrit:

Le village caché d’Iwa n’est pas très connu dans la cour des grandes puissances Ninja de ce monde et ce, pour plusieurs raisons.
En plus d’avoir été dans le camp des perdants, Iwa n’a jamais su retrouver ses forces et n’en avait jamais eu l’occasion. Ses pertes étaient telles que panser les plaies leurs prirent trop de temps.

Le précédent Tsuchikage s’employa pourtant à la tâche, y investissant toutes ses forces et toute sa volonté mais malgré les efforts, rien ne changea véritablement.
Il y eut des changements mineurs certes mais pas définitifs, tout ne fut que poudre aux yeux et peu à peu, le village sombra dans l’oubli le plus total.

Certes, il a connu bons nombres de Ninja compétentes et courageux mais peu à peu, l’image resplendissante du village de la Terre, s’effaçait lentement mais surement.

Les techniques de ce village étaient pour la majeure partie défensives, jouant sur l’élément de la Terre pour déployer des défenses robustes.
A l’image des Ninjutsu aqueux, les Ninja d’Iwa avaient eux aussi besoin de tirer la force de leurs Jutsu, de la Terre même, les obligeant de se battre dans leur élément… sinon, ils étaient forcés de créer des quantités de Terre pour avoir encore la possibilité d’utiliser leur panel de techniques.

La situation politique n’a cessé de se détériorer depuis la grande défaite.
Le village Ninja et les politiciens ne parvenant pas à se mettre d’accord sur une nouvelle ligne directrice, faisant que tout deux plongèrent dans la suffisance.
Les années passèrent et chacun perdit de son influence sur la scène mondiale et une maladie mystérieuse vint sceller l’existence de chacun, emportant en premier le Tsuchikage lui-même.
Personne ne trouva un moyen d’enrayer le fléau, les uns après les autres, les civils et les Ninja furent obligés de quitter les lieux sous peine de se voir cette malédiction leur tomber dessus.

Certains purent quitter ces terres maudites, d’autres non mais on n’en sait toujours pas plus.
Pourquoi, ni comment… Seulement, beaucoup de choses dorment au plus profond du village caché d’Iwa, motivant des groupes s’y aventurer en quête de gloire et de richesses mais peu nombreux purent se vanter d’y revenir d’Iwa.

On parle de véritable malédiction planant sur ce village. Que trop de choses inhumaines et immondes s’y sont déroulés, faisant s’abattre la colère des dieux, les maudissant à jamais pour leurs agissements.


[Hanzo] *Et ben putain ! Je ne pensais pas qu’un village puisse disparaître comme ça… C’est sûrement pour cela que mon oncle ne m’en parlait jamais de ce village… Maintenant, je comprends, il n’y a rien à raconter depuis quelques années.*

Je mis donc ce dernier livre, au dessus de celui traitant de Kumo.
Je les avais pris ensemble, dans le même emplacement et je comptais bien les y ranger ensemble et ce, afin de ne pas désorienter ceux qui les avaient déjà placé à cet endroit.

Je me levais et prit la direction de l’étagère en question. Je déplaçais alors une petite échelle pour les replacer là où je les avais pris, bien en hauteur, afin que personne ne puisse avoir idée de les trouver à cet endroit mais ce ne fût sans compter ma curiosité qui me fit les chercher aux endroits les plus improbables.

Une fois chose faîte, je revins dans le petit hall d’entrée, retrouver le célèbre Noburo qui n’avait pas brisé le rythme.
Sacré détermination dans son travail. Je n’aurais pas imaginé qu’un tel poste puisse être aussi mouvementé et prenant… Seule la voie du Shinobi me venait à l’esprit mais pas d’imaginer ce travail là.
Et ça le prenait très à cœur… J’en venais à l’admirer.
Je m’approchais alors, tapant assez fort au dessus du comptoir, ce qui le fit immédiatement sortir de sa transe.

[Noburo] « Oh, c’est toi ! Qu’y a-t-il ? »

[Hanzo] « Non, rien de bien particulier. Je voulais juste te dire au revoir. J’en ai terminé avec mon étude… C’était vachement instructif. J’ai apprécié. »

[Noburo] « Heureux de te l’entendre dire mon petit. Sache que si tu as besoin d’un quelconque renseignement, ou bien d’un conseil, je suis là. Te fais pas de souci. »

Je le regardais alors, souriant. Qu’il m’accorde tant de disponibilité, ça faisait vraiment plaisir à voir et à entendre.

[Hanzo] « Ok, pas de problèmes. Je n’oublierais pas. Bon allez, je dois y aller. »

Je quittais alors la bibliothèque, saluant d’un léger signe de la tête, Noburo qui me rendit la pareille. Cette matinée passée à étudier m’avait revigoré. J’étais prêt et motivé à passer à autre chose et la première idée fut de me rendre sur mon aire d’entraînement, m’exercer un peu.

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Sam 16 Aoû - 14:32

Hanzo : +40 exp

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Jeu 25 Sep - 21:20

Les lourds vantaux de la porte avaient pivoté dans le silence le plus complet. La bibliothèque de Kiri était plongée dans le silence le plus total. Une sorte de tombeau. Un silence écrasant. Je me hâtai en direction de l'acceuil. Une bibliothéquaire était assise derrière le comptoir, lisant un receuil étrange de poèmes anciens. Je lui fis signe, et elle leva la tête vers moi.

« Vous désirez? »

La question avait été posée d'un ton sec, mais néanmoins neutre. J'hésitai à répondre.

« Euh... Les rangées d'ouvrages sur la médecine, je vous prie. »

Inclinant la tête, elle m'indiqua une des plus loingtaines rangées. Je la remerciai d'un signe de tête puis me dirigeai vers ces étagères gargantuesques. Tout autour de moi, les étagères se succédaient sans discontinuer, chargées de livres paraissant tous plus anciens les uns que les autres. Je n'aimais pas spécialement cette ambiance, qui me rappelait l'étouffante salle d'audiences de mon... De mon père. J'arrivai enfin au rayon. Cherchant avidement le rayon spécifié dans les connaissances, je remarquai, inserré entre deux tomes épais d'une encyclopédie de techniques offensives, un petit rouleau. Je le tirai de sa prison, tentant de ne pas chambouler le rayon entier. L'ouvrant délicatement, je m'aperçus que ce parchemin était couvert de symboles hétéroclites et totalements incompréhensibles, en plus d'une gravure du corps humain. Intrigué par cette découverte, je le fourrai dans ma poche, puis repris mes investigations. Tomes de médecine offensive, d'histoire de la médecine, tout était présent dans cette bibliothèque. Par intérêt, je saisis un ouvrage sur les origines de la médecine, puis regardai vers le haut de la colonne. Enfin, ils étaient là. Les ouvrages sur les connaissances anatomiques. Je choisis deux des plus épais livres, qui abordaient à peu près tous les sujets, puis me dirigeai vers le centre de la bibliothèque, ma caverne d'Ali Baba sous le bras. Je m'assis à une table, posai les tomes devant moi, et entrepris de feuilleter le premier. Je m'intéressai plus particulièrement à la naissance de la médecine...


Citation :
Il y a fort longtemps, lorsque les peuples n'étaient pas rassemblés sous l'égide de l'empereur, et que les Pays n'existaient pas encore, se livrait une guerre de clans, sanglante et continuelle. De cette époque lointaine, il ne nous reste que peu d'archives, rassemblées par les érudits d'autrefois. Parmi elles, l'on peut prendre connaissance de la naissance de l'Eisei.
Tout a commencé avec le clan Tekisha, guidé par Nagase Tekisha, duquel le clan tirait son nom. Ce clan, comme tous les autres, était lié étroitement avec les guerres de clan. Mais il ne disposait pas d'une grande puissance militaire, jouant donc sur la tactique, plutôt que sur la force brute. Aucun des hommes de ce clan n'était endurci, aucun des hommes de ce clan n'était apte à porter la guerre comme tous les autres. Ils survivaient. Cependant, ils payaient le prix de leur courage. Leurs villages étaient brûlés les uns après les autres, les rues étaient encombré de cadavres aux formes diverses, écirchés, calcinés, ou mutilés, hommes, femmes, ou enfants. Le clan encaissait des pertes importantes. Les raids de plus en plus fréquents à l'encontre de Tekisha étaient de plus en plus mortels, de plus en plus difficiles à arrêter, de plus en plus affaiblissants. Les terres du clan étaient en passe de se faire annexer totalement, ou de se transformer en désert stérile, ou plus aucune vie n'aurait le pouvoir de survivre.
Jusqu'au développement dans ce clan Tekisha d'un talent particulier qui allait sauver ce clan de la négation. Nagase Tekisha était ce que l'on appelle désormais un précurseur. En effet, il disposait de talents époustoufflants à manipuler les flux de son corps, à savoir le chakra. De plus, il parvint après de nombreuses recherches à surmonter une difficulté énorme: il parvint à s'introduire chez les autres, afin de manipuler leur propre chakra. Comprenant qu'il pouvait insuffler son chakra aux autres, il tenta une expérience. A la suite d'un raid de grande envergure ayant mal tourné pour le clan, de nombreux braves périrent. Ainsi que l'une des deux filles de Nagase. La seconde, quand à elle, était dans un était critique. Tous croyaient en sa mort prochaine. Nagase, lui, décida de tenter ce qu'aucun avant lui n'avait imaginé sans se faire traîner au bûcher. Apposant ses mains sur la poitrine de la jeune fille, il projeta son chakra vers elle. Un halo vert se forma autour de la main de Nagase. Il savait ce qui allait se passer. Et la jeune fille survécut.
Nagase avait inventé un nouvel art. L'information se répandit à travers le monde entier, tant et si bien que le clan devint un élément central de la guerre: tous s'arrachaient les services de Nagase, tous désiraient soigner leurs blessés. Cela ne se fit pas sans finances. La conéquence de cette célébrité fut la fondation d'une école par Nagase, dans laquelle il inculquerait ses savoirs aux générations futures Tekisha. Deux ans plus tard, Nagase fut assassiné.
Toutefois, la mise en valeur de cet art par Nagase Tekisha intéressa de nombreux ninjas, qui développèrent ses expériences, améliorant le potentiel bénéfique de l'art, mais aussi son pouvoir destructeur.
Nagase avait créé une passerelle entre la vie et la mort.


Songeur, je posai le volume sur la table. Ce petit avant-goût m'avait été fort profitable. Lorgnant le tas d'ouvrages se dressant toujours devant moi, j'en lus les tranches. Tous pourtaient des noms tarabiscotés, en rapport avec tel ou tel domaine obscur et oublié de la médecine. Je saisis avec intérêt un ouvrage sur les connaissances anatomiques les plus importantes à tout médecin, et, respirant un grand coup, me préparai à plonger dans ma lecture...

[à suivre]

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Sam 1 Nov - 20:02

Shuo : +9 XP

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Lun 3 Nov - 21:56

Chassant la poussière de l'épaise couverture de cuir du livre, je posai la main sur l'épais tome, et l'ouvris prestement. Le livre avait plutôt l'air ancien, et ravagé par les intempéries. Il avait dû traverser les siècles... Je me reportai directement au sommaire. Les grands titres étaient indiqués d'une belle écriture ronde, qui couvrait un large espace. Je décidai de suivre la hiérarchie proposée par le livre, et jetai un oeil au premier chapitre, qui concernait le système nerveux.

* Pourquoi pas? *

Après tout, de nombreuses techniques ninja avaient pour base le système nerveux du corps humain. Et de nombreuses permettaient de l'affecter grandement, à ce que j'avais entendu dire. Un petit sourire légèrement sadique s'installa sur mon visage... De plus, j'étais sûr que de nombreuses autres pouvaient bénéficier de ces connaissances sur les nerfs. Je passai mon pouce sur ma langue, puis tournai délicatement les pages. J'étais toujours respectueux envers un livre ou un ouvrage quelconque... C'était le moyen por moi de respecter le travail de l'auteur, de saluer ses efforts d'un signe de la tête.

Citation :
Chapite I: Le système nerveux


Anatomie du système nerveux:

Le système nerveux se situe principalement dans des zones du corps humain appelées « centres nerveux », a savoir le cerveau, et la moelle épinière, deux zones clef de l'anatomie humaine. Ce systèe est constitué d'un réseau complexe de fibres nerveuses, qui, reliées entre elles, forment des nerfs. Chaque fibre est constituée d'une chaîne de neurones, qui, lors d'une stimulation quelconque, (douleur, souffle, sensations diverses,...) réagit en donnant naissance à un message nerveux qui se transmettra de neurone en neurones afin d'atteindre un centre nerveux.

J'interompis ma lecture. Ce n'était pas que je me désintéressais totalement de l'anatomie, mais j'étais pour l'instant plutôt pressé de découvrir les applications que pourrait avoir un ninja sur le système nerveux. Je pris un instant afin de me remémorer l'aprentissage de la technique de résistance à la douleur. Les messages nerveux avaient été ralentis,puis immobilisés par mon chakra. Cependant, s'ils avaient mis autant de temps, c'était probablement car je ne savais pas où chercher. Il suffisait désormais que je localise la position des nerfs de mon corps... Je jetai un oeil en bas de page.
Un schéma vague représentait un corps humain stylisé: un réseau complexe le parcourait, et sous ce dessin, on pouvait lire: « schéma du réseau nerveux ».

* Une vraie toile d'araignée! Il y en a partout... *

J'étais un peu étonné par cette présence importante... Je décidai de poursuivre, en sautant la partie anatomique...

Citation :
Utilisation du chakra dans le cadre d'une technique:

Le fonctionnement du système nerveux est simple, comme expliqué ci-dessus. Il envoie des messages d'intensité différentes jusqu'aux centres nerveux. L'application de ces connaissances peut donc être déterminant dans l'acomplissement de certaines techniques. Voici maintenant différentes possibilités pour jouer avec votre système nerveux, ou celui de vos adversaires! ( ces exemples sont détailés plus précisément en partie trois du chapitre).

Première possibilité: atténuation de la douleur: le chakra peut être utilisé afin d'augmenter le nombre de cellules atténuant la douleur crées après réception du message nerveux. En d'autres termes, il suffit de ralentir les messages nerveux en les entourant de chakra: l'augmentation du nombre de cellules antiseptiques crées augmentera ainsi seule.

Deuxième possibilité: augmentation de la douleur: le fonctionnement est similaire à l'atténuation de la douleur: il s'agit cette fois-ci d'accélérér la vitesse des messages nociceptifs afin que le cerveau n'ait pas le temps de générer des cellules antiseptiques.

Troisième possibilité: prise de pouvoir au sein du système nerveux: un des aspects les plus intéressants du système nerveux, est sa facilité à se faire manipuler. En effet, il suffit de le submerger de messages pour le dérouter, ou de prendre contrôle de ces messages pour modifier les réactions du sujet. Le plus délicat dans cette technique (ou utilisation de connaissances) est de pavenir à faire passer son chakra chez l'adversaire...


Je fermai le livre, content de mes découvertes récentes. Cependant, il me restait encore tant à lire... Et il allait être l'heure de la fermeture. Je décidai alors de me lever, et me dirigeai vers le comptoir. Puis j'y posai le lourd tome.

« J' aimerais beaucoup vous emprunter ce livre. »

La secrétaire me répondit par un signe de tête, nota quelque chose dans son registre. Je me dirigeai vers la porte de la bibliothèque, et sortis dans le froid du village de la Brume...

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mer 5 Nov - 0:06

Foutue temps de merde. Il fallait toujours qu’on se les caille quand je me décide de sortir. Pour une fois que le loup dégringole sa caverne pour retrouver la civilisation… Il faut dire qu’à force de passer ses nuits en boite ou au bar, pour moi, voir le jour était devenu quelque chose d’exceptionnel… de rare.

La dernière fille qui me quittait m’en voulait de vivre la nuit. J’y pouvais quoi, moi, si la nuit, il y a moins de soleil que le jour ?

J’enveloppais un lourd manteau, et je sortais. Mon bob sur la tête, la pointe de mes oreilles protégée du vent frais, j’avais les joues qui viraient au rouge, le menton un peu engourdi, les mains frigorifiés. Dure remise en forme. Et dire que ça se veut chuunin de Kiri, il faut toujours qu’on sélectionne les meilleurs. Juste une fois : on pourrait pas les laisser tranquille ? Je cherchais avec peine un briquet dans mes poches, mais la fourrure qui entoure le bout de mes manches me gêne. J’avais envie de l’enlever, mais il faisait trop froid pour que je puisse vivre sans la peau de cet animal. Je ne savais pas vraiment comment le remercier, un jour peut-être, trouverais-je.

J’avais la marche ferme, c’était bon signe.

Je sortais une cigarette, un long tube blanc au tabac d’un blond vieillot, et je l’allumai rapidement. Ce que j’aimais les jours de grand froid, c’est que je pouvais fumer sans tenir ma clope entre les mains, genre branleur, juste entre mes deux lèvres, et je pouvais me la péter, sans que les passants ne se moquent de moi. Franchement, le coup de la clope qui tient toute seule, il tue tout ! Le problème, c’est que la plupart du temps, je me prends la fumée dans l’œil, et là… ça va très loin.

Chiyoko – Ffffffffffffffffffffffff

J’aspirais doucement la fumée qui sortait du tube, et j’avalais directement. A l’époque je me souviens, les collègues me donnaient des petits conseils pour bien avaler la fumée, j’avais jamais rien compris à leurs techniques. Mais à partir du moment où j’ai réussi à faire des trucs incroyables avec me cigarette, et que tous ils se sont calmés et m’ont demandés le respect, je me suis rendu compte qu’ils disaient pas forcément des trucs idiot. M’enfin ce genre de révélation, on évite de le crier sur les toits. Personnellement, je suis fier d’avoir appris à fumer tout seul, et je l’assume. Même si au début…

Chiyoko – Pfffffffff

Un nuage blanchâtre couvrait un peu plus la rue. C’est emmerdant de ne pas voir sa fumée. Je trouve ça blasant, ça enlève une partie du charme. Parce qu’on fume pour le charme, pour quoi d’autre pourrait-on le faire ? Se ruiner les poumons ? Je ne connais pas beaucoup d’hommes qui s’amuseraient à mourir à petit feu. Personnellement, le simple fait de me dire que demain je pourrais mourir en mission, à l’autre bout du monde, m’empêche de penser que je peux me priver d’une telle merde. Et puis, père, mère, sœur, tous ils fumaient, alors : pourquoi pas moi ? Suivre comme un mouton ? Mais j’emmerde les jaloux, ceux qui n’arrivent pas à laisser s’échapper un petit mouton juste avant d’aspirer, comme si l’enfer sortait de ma bouche, puis qu’il rentrait, dompté, ceux qui crapotent comme de vulgaires crapauds.

Chiyoko – Ouais, ce sont des crapauds. Crooooa fffffffff Croooooa Pfffff Croaaaaaaaapardon…

Elle m’a regardé bizarrement la dame. Je le savais que les crapauds faisaient peur.


Je sentis comme un courant d’air. Juste le temps de me rendre compte que la nature m’avait pris mon bob.

Chiyoko – Putain de vent.

D’une main je le rattrapais. Sortir, c’était aller à la guerre, et comme tout bon chuunin, la guerre je connaissais. Et j’peux dire sans me tromper que la guerre, ce n’est pas ça ! D’ailleurs, j’ai toujours réussi à conserver en bon état mon bob, pendant les situations les plus critiques. Kenji-sama n’arrête jamais de me répéter que c’est ce qui me tuera. Je le sais bien, mais j’ai envie de lui prouver le contraire…

Quitte à mourir de la cigarette.

En fait, je ne savais pas vraiment où j’allais. C’était comme ça à chaque fois. Je marchais une ou deux heures, en fait jusqu’à ce que je n’ai plus de clopes, et là je rentrais, et j’achetais un paquet au bureau de tabac, juste en dessous de chez moi… Franchement, je fais marcher le bizz. Parfois, le buraliste me file quelques prix, souvent de la merde, mais je la fume quand même. De la merde pas chère, c’est pas vraiment de la merde, c’est plus de la basse qualité. La merde, c’est de la basse qualité vachement chère.

Je passais devant la bibliothèque. Je ne sais pas pourquoi, mais je laissais tomber mon mégot et je l’écrasais légèrement, histoire qu’un enfant ne ramasse pas un objet marrant qui fume tout seul sur le trottoir. Je pénétrais dans le lieu que j’avais côtoyé, il y a longtemps certes, mais je me souvenais d’une rare créature. Je n’avais pas besoin de faire des tours et des tours, chez moi on emprunte les livres directement au secrétariat.

D’ailleurs qui a dit que je venais pour des livres ?


Au bureau, un petit bonhomme, au bandeau bien montré. Il posait un livre sur le comptoir, et le magnifique hochement de la tête m’indiqua que la miss avait perdu de sa vigueur depuis mon dernier passage.
C’était peut-être parce que celui-ci date d’une bonne demi-douzaine d’année. Déçu, j’allais repartir. Cependant, je ne pouvais pas avoir éteint ma clope pour rien. Non, cela ne m’arrivait jamais. Si ce n’était pas un jouet de soirée qui m’avait attiré ici, c’est qu’il y avait autre chose. Je me penchais sur le comptoir, un petit sourire à la secrétaire dont j’avais oublié le nom, par pure politesse. Je laissais mon coude me soupeser façon beau gosse que j’étais, et je fixais le jeune homme.

Je saisis son livre, l’ouvrit doucement, la couverture abîmée marquait son passé. Il devait en avoir vu des mains différentes lui. Un premier point commun avec moi. Un charabia monumental, qui m’indiquait clairement que je n’y comprenais rien. Et quand je comprend rien, cela ne peut signifier qu’une seule chose.

Chiyoko – Eisei hein ? J’ai toujours cru que les médecins étaient des bêtes de foire, qui montraient leurs muscles.

La secrétaire me regarda bizarrement.

Secrétaire – Oh ! Comment peux-tu dire ça ?

Je lui sourie au nez, et lui fait bien comprendre que je l’ai pas sonné. Moi, je rigole pas avec ces choses-là. J’avais connu un médecin, dans mon équipe, une ancienne vie sûrement.

Chiyoko – Mais toi, t’as rien de tout ça, qu’est-ce que tu veux faire avec ce petit machin-là ? C’est un bijoux tu sais !

On sortait, et je retrouvais le grand froid. Ma bouche s’emprit d’une cigarette alors que je faisais un petit clin d’œil moqueur à ma secrétaire adorée – la seule que je connaisse en vrai.

Chiyoko – Ffffffffffffff

Je retirais mon bob d’une main, passait une main dans mes cheveux bruns, presque noirs, et le reposais doucement. Alors qu’on passait devant une vitrine, je vérifiais que mon image n’était pas retouché par cette envie subite de me gratter, et une fois rassuré, je me remettais dans le droit chemin.

Chiyoko – Pffffff, moi c’est Chiyoko, chuunin mec ! Et c’est pas un cadeau…


Dernière édition par Chiyoko le Jeu 13 Nov - 14:53, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mar 11 Nov - 18:51

J'étais sur le point de sortir.

« Sur le point ». J'adorais cette expression.Un tas d'autres gens , d'ailleurs, étaient sur le point de, fin de citation. Elle est tellement ambivalente que c'en est presque comique. Sur le point. On est près de notre but, et voilà qu'un élément imprévu perturbe la lancée sur laquelle on se trouve. En l'occurence, mon but était de sortir de la bibliothèque. Et cet élément imprévu adopte la forme d'un bob qui me halpague au passage. J'observai l'individu. Il était plutôt grand, cheveux bruns. Et il portait un espèce de manteau, un truc bizzaroïde: un croisement entre une veste en cuir et un ours des cavernes. Le genre de manteaux avec une tonne et demie de poils sur les manches. Quelle aventure allait-il encore m'arriver? Et en plus, le nouveau venu n'avait pas l'air spécialement joyeux. Ni malheureux non plus.

Chiyoko – Pffffff, moi c’est Chiyoko, chuunin mec ! Et c’est pas un cadeau…

En effet. Cet homme -Chiyoko- avait l'air plutôt blasé. Enfin, blasé, ce n'était pas vraiment le mot. Plutôt fatigué. Ecrasé par sa fonction, peut être? Je n'avais jamais réfléchi au grade de chuunin. Il commençait à être assez haut dans la hiérarchie... Pas mal de responsabilités, sûrement. Une chose était sûre, je n'avais pas spécialement hâte de devenir chuunin. Ou alors un petit chuunin de rien du tout. Histoire de.
Nous étions désormais dehors.

«Je m'appelle Shuo. »

Fermant les énormes boutons de ma veste , je m'aperçus du petit vent ma foi fort sympathique qui soufflait dans les rues du village. Les façades des maisons battues par ce vent semblaient grises. Des nuances de gris. Assez impressionantes.

« Ca caille ici, non? »

Le chuunin acquiesça de la tête. Eh bien, ça promettait! Accompagné par un chuunin crevé, avec une pile de bouquins sous le bras. J'attrapai la sacoche qui se trouvait dans une des poches plus que profondes de ma veste, y glissai les livres et passai la sangle à mon épaule.

« Bon... Ben écoute, on va pas rester là, dehors, alors qu'il fait froid hein? Ca fait longtemps que j'ai pas bu un petit coup, si ça t'intéresse... »


Au sourire qui s'étala sur le visage de Chiyoko, je pus cerner le caractère alcoolique du personnage. Nous risquions de bien nous entendre...

« Euh... Par contre, si tu pouvais m'indiquer un endroit sympa... Je connais pas trop la ville, encore. Tout du moins pas les bons endroits. »


Ciyoko acquiesça. Il m'indiqua ensuite une auberge et me proposa de le suivre. J'acceptai, et lui emboîtai le pas.

* Il fait vraiment froid aujourd'hui...*

Mes mains commençaient à refroidir à une vitesse saissisante. Je les enfouis alors profondément dans mes poches. Le vent qui fouettait mon visage était agréable. Il me détendait, étrangement. Malgré sa violence... Je continuai de marcher, suivant le chuunin au travers des méandres du village...

[pas inspiré, désolé...]

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Jeu 13 Nov - 14:52

Voyons voir. Dans le genre élément de merde qui gâche la vie de quelqu’un, je pensais être l’un des meilleurs. L’élite d’une élite déjà élitiste, un truc de dingue. Je savais pas pourquoi, mais j’étais intransigeant, sérieux dans mon travail, et lorsque j’avais une proie, ô grand non jamais je ne le lâcherais. Me demander pourquoi lui, et un autre ? Pourquoi maintenant, et pas quelques minutes plus tard ? J’aimais pas répondre à ces questions. C’était lui, et c’était maintenant. Pas content le gnome ? Tant pis pour lui, il n’avait pas la compétence de décider de qui, dans ce monde, serait l’emmerdeur, et de qui serait l’emmerdé.

A vrai dire, répartir les rôles me tenait réellement à cœur. Je jouais, parfois je me divertissais. Souvent même, je ne choisissais pas et laissais la fortune me guidait à travers mes pas. Ce genre de pratique, c’est ce qui compose mes journées. Après l’amour, et le dodo. Et… un peu la clope toute de même. Mais si j’avais à faire un choix, je serais bien dans la merde. Heureusement la vie est cool avec moi, elle me laisse faire les deux sans que jamais on ne me gronde.

Je repensais au petit bonhomme que j’allais embobiner aujourd’hui. Il était jeune. J’étais à la limite d’âge, la vérité. Mais qu’importe, j’adapterais ma clémence pour lui. D’abord, le faire boire !



Non, c’est une description un tantinet péjorative de mes occupations. Non plus, je n’étais ni machiavélique, ni fourbe, ni pédophile d’ailleurs. J’étais simplement un peu ouvert, un minimum saoul un brun défoncé, le tout dans une espèce d’enveloppe de fatigue qui bride mes yeux et qui plisse mes lèvres, souriant comme un imbécile après une mauvaise blague.

Ce serait une bonne journée très cher…

Nous continuions d’avancer sur les trottoirs. De temps à autre, mon bob se cassait la figure, mais en fait, il avait l’habitude. D’autres fois, chose plus embêtante, la cendre de ma cigarette, poussée par le vent venue du Nord, s’infiltrait entre mon œil et ma paupière, et je passais mon doigt comme un imbécile qui aurait mis sa lentille du mauvais côté. Ouais, t’as raison petit bonhomme, on se les caille ici. Et ce n’est ni mon blouson mi ours mi lézard qui va me protéger de cette tourmente infernale que je vis depuis plus de dix neuf ans !

Chiyoko – Ouais t’as raison, ça caille. Un jour il faudra vraiment qu’on invente des armures ninjas spécialement conçues pour le grand nord. Allez viens, j’dois bien avoir une bonne adresse pour réaliser tes souhaits !

En fait, des adresses, j’en ai des dizaines. Je connais pratiquement tous les bars et autres sauteries de ce genre de tout Kiri. Je pouvais nous faire changer d’ambiance en quelques pas, au détour d’une rue, dans une impasse ou sur une grande avenue. Le tout était de savoir chercher. Et quand j’entends l’appel de l’alcool, je deviens le meilleur des détectives que ce monde connaisse !

Paradoxalement, je ne suis pas un grand buveur. Non, je ne bois pas jusqu’à plus soif. D’abord, parce que j’ai pas les thunes pour ça. Les pilules et la rénovation de mes diverses amures et armes me coutent la peau des fesses, et des fesses, personnellement je n’en ai que deux. Alors j’économise comme je peux. Parce que la peau, ça repousse pas vite…

Non, le problème qui apparaissait à la lumière du jour, comme si aujourd’hui le soleil avait décidé de trouer le plafond nuageux dont je ne voulais même pas imaginer l’épaisseur. Des lieux où boire un coup, j’en avais des dizaines. Des lieurs où on ne sera pas dérangé, j’en ai tout de suite moins. En fait, je cherchais plutôt quelque chose où j’étais sûr de ne croiser personne. Entre les ex qui vont venir me harceler, les rejetés qui vont vouloir se venger, ou me récupérer, et toutes celles avec qui j’ai passé une nuit et qui croient à l’amour comme à Dieu, il ne restait alors dans mon esprit, que très peu de coins tranquilles. Sans compter les mecs. Ceux qui ont voulu jouer au malin et qui étaient trop bourrés pour voir que je portais l’insigne de Kiri, ceux qui n’avaient peur de rien, ceux dont la copine était plus tombé dans mon lit que dans mon cœur, cela encore qui s’énerve par vaine jalousie.

Je n’étais pas un Dom Juan tel que la littérature. Ce qui façonne ma beauté, je n’en avais aucune idée. D’ailleurs je ne m’étais jamais vraiment trouvé très beau. J’étais juste, stylé. Ouais, un peu classe.

Chiyoko – Merde, faut encore que je… Ffffffff…. Parle de moi tout le temps… Pffffff.

Shuo me regarda étrangement. Oui, certes, je n’avais rien dit. Mais parfois j’avais un peu peur de penser trop fort… Et là, ça aurait été le drame. Je remarquai qu’il tremblait, encore un peu plus que moi. Je me défis de mon manteau, et le lui posa sur les épaules. Son regard interrogateur me plut, mais non, je n’avais pas froid, et si je tremblais, c’est que je faisais exprès. Oui je sais, je suis un très grand comédien…

Pourquoi on se les caillait autant dans ce putain de bled ?

Chiyoko – Vient, on prend par là.

Nous bifurquâmes dans une petite rue qui n’était pas glauque du tout. Non, une certaine ambiance relativement joyeuse et sereine y faisait lieu. Pourquoi ? Je n’en avais aucune idée. Je passais souvent par là, et j’avais finalement baptisé la rue : « Rue joyeuse mais je ne sais pas pourquoi ». C’était beau.

Bref, j’avais une idée en tête, et j’espérais qu’elle fonctionnerait.

Nous pénétrâmes, au bout de la « rue joyeuse mais je ne sais pas pourquoi », dans un petit renfoncement, une porte, un grand rideau et derrière, une salle d’Alibaba version les quarante voleurs Kiriéens. Des couleurs rouges pas trop fortes, juste assez pour conserver ce petit brin de chaleur que conférait le chauffage. Un comptoir s’étendait de la porte jusqu’au fond du petit barre, en face de lui, une scène où un groupe de trois hommes et une nana qui chantait fichtrement bien, remplissait le lieu d’une musique douce et calme.

J’avais l’impression de lui proposer un rendez-vous amoureux.

Il n’y avait pas grand monde aujourd’hui. A cette heure-là de toute manière… Quelques personnes les coudes sur le comptoir, d’autres les couilles sur les chaises hautes. Vraiment glamour… D’un clin d’œil au gérant qui me reconnut dans la presque seconde, je proposais une table à mi chemin entre la magnifique chanteuse et le barman, tout aussi… imposant.

Chiyoko – J’adore ce lieu. Bon, d’accord ça fait un peu… Genre je t’invite et j’te raccompagne chez moi – oui j’adore cette formule pensa-t-il – mais non, en fait pour draguer je ne vais pas du touuuut ici.

Il marqua un blanc. Un serveur habillé en croque mort version jeunot vint leur proposer deux cartes, carte que le chuunin et posa doucement sur la table. On le prenait pour quoi ? Il avait oublié qu’il était un habité ou quoi !

Chiyoko – Ici, je suis sûr de n’avoir aucun problème. L’ambiance est zen, les gens agréables et polis. J’y vais régulièrement pour me détendre… et pour boire un p’tit coup ! Alors, tu peux prendre ce que tu veux, c’est moi qui régale.

J’avais la peau des fesses qui en prenait un coup. Il était médecin ? Peut-être qu’il pourrait me la faire repousser plus vite…

[Soit on continue ici, soit on se dirige vers le Bar de Kiri, où un topic de ton choix pour continuer. Tu fais as you want !
J'espère que ça te plaira =)]

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Dim 4 Jan - 0:42

Chiyoko (as Sabi): + 33 XP (bonus MJ inclus)
Shuo: + 17 XP (bonus genin inclus)

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Mer 14 Jan - 21:16

J'avais décidé de me pencher aujourd'hui sur la technique d'adaptation métabolique, sans toutefois passer par l'amphithéâtre... J'avais donc passé la matinée à essayer de dégotter un petit coin tranquile, histoire de pouvoir s'entraîner en toute quiétude. J'avais fini par me trouver un coin sympathique de forêt, puis m'étais rendu rapidement à la bibliothèque du village...

Je me trouvais une fois de plus devant la porte monumentale de la bibliothèque. Cette fois, elle était plutôt bondée.

* Le vent dehors, probablement...*

Je m'aperçus peu après que je m'étais trompé. De nombreux étudiants étaient dans la bibliothèque, et commentaient à voix basse les évènements passés. Cette guerre civile avait été dure pour le village, et l'examen chuunin de Konoha allait être le meilleur moyen de rassurer les kiréens encore instables... Ecoutant distraitement leurs propos, je me dirigeai d'un pas désormais sûr, que je voulais déterminé, vers les livres traitant de l'Eisei, et plus précisément du domaine défensif de l'art... Cherchant avidement un receuil qui pourait traiter de ce qui m'avait amené ici. Après plusieurs minutes de recherches avides, je dénichai enfin l'ouvrage tant espéré, coincé entre une édition originale du Necronomicon et un calendrier des postes. Je sortis le lourd ouvrage, puis m'assis à une table basse, encore libre...

Je repoussai délicatement la couverture, admirant sur la page de présentation une gravure symbolisant les différents aspects de l'eisei: la défense, l'attaque, bref, une gravure plus qu'ambivalente... Le sommaire m'indiqua la page où je pourrais trouver des informations sur l'adaptation métabolique. Un coup d'oeil me suffit pour voir que le dossier était bien ordonné, et très clair, qui plus est. Je pris la première partie de ce dossier – Les applications d'une telle technique – et me plongeai dans la lecture...

Citation :
L'adaptation métabolique: ses applications

L'adaptation métabolique est une technique de médecine de base, et pourtant elle demeure très usitée chez la plupart des médecins en exercice: en effet, elle permet d'augmenter considérablement les soins apportés par un médecin.
Via une suractivité des cellules du corps humain, stimulées par une surproduction de protéines (ccréation occasionnée par le médecin, grâce à l'acquisition de cette technique d'adaptation), l'effet des soins est en effet démultiplié, lorsque le médecin utilise ses soins sur lui-même, grâce à cette suractivité cellulaire.
Toutefois, les effets de cette technique ne sont pas illimités: tout d'abord, elle ne peut fonctionner que lors des premiers effets d'une longue technique, telle que la technique de Régénération. De plus, les effets de cette technique sur des pilules créées par un médecin sont tout bonnement nuls.
Je décidai d'interrompre ma lecture sur les applications de cette technique ici: j'avais appris l'essentiel que le livre puisse m'apporter. Le reste n'était que détails divers et variés, intéressants mais pas forcément utiles. Cette technique avait l'air plutôt intéressante, de prime abord. Elle me permettrait de me perfectionner dans l'art de soinger. Retenir les morts... Si seulement... Au bord du précipice, tout le monde flanche. Si je pouvais constituer un échappatoire à cette angoisse! Un médecin, en temps général, était plutôt rassurant. Du moment qu'il ne détruisait pas. Elle permetait de rendre le médecin plus efficace... au détriment de sa propre santé, comme j'allais l'apprendre en compulsant la suite du livre...

Citation :
Les dangers d'une telle technique

L'adaptation métabolique repose sur une plus grande rapidité de régénération des cellules. Une technique de suractivité corporelle, en quelque sorte. L'usage de cette technique fatigue donc les muscles de l'utilisateur. A faible utilisation, ces effets néfastes seront nuls, ou alors insignifiants. Toutefois, plus le médecin se soignera, plus ses muscles se fatigueront, à cause de la suractivité des cellules.
Les conséquensces peuvent être diverses, mais toutefois, elles affecteront tout le corps de l'utilisateur, à long terme, bien entendû. Ces risques sont classés ici par ordre d'intensité.
Tout d'abord, la fatigue des muscles peut entraîner une perte très légère de rapidité par le médecin: il sera moins efficace lorsqu'il aura besoin de s'enfuir.
Puis les douleurs augmenteront, et la fatigue avec elles. La résistance physique de l'eisei-nin tendra à diminuer.
Ensuite, les premiers effets du vieillissement, c'est à dire une perte de rapidité et d'habileté, se décupleront, suivis de près par une baisse encore plus importante des capacités physiques du médecin.
Si celui-ci ne désire pas se retrouver totalement affaibli, il aura fort intérêt à s'appliquer la technique de Rajeunissement. L'usage d'une telle technique, en coopération avec celle de l'adaptation métabolique, vous permettra d'éviter les pires désagréments, et, dans des extrêmes plus poussés, la mort.

Je fermai le livre. Toutes ces informations étaient bonnes à prendre. La technique de Rajeunissement... Il fallait que j'y pense. Tant de choses diverses
La médecine était donc bien un domaine complexe, des couches de secrets, qui, se superposant, se mêlaient, complexifiant encore plus les relations entre chaque chose! Toutes étaient reliées entre elles, par des liens invisibles. Des fils de marionnettiste, que seul un professionnel parviendrait à manipuler. C'était le vrai sens de la médecine. Comprendre ces fls, les discerner, et parvenir à interagir avec eux, chez le patient. Une expérience formidable, tout compte fait. Connaître son corps parfaitement, savoir où agir pour obtenir tel effet... Des possibilités inespérées s'ouvraient aux eisei-nin, et leur art était en constant développement. Personne n'avait réussi à créer un mouvement perpétuel. Les eisei-nin, tout compte fait, pouvaient se targuer d'être arrivés à ce but ultime de la science d'aujourd'hui. Tant qu'il y aurait de la vie sur la planète, la science progresserait. Il y aurait toujours de nouveaux phénomènes à observer et à décoder, et le pouvoir des médecins progresserait toujours.

Je notai rapidement les informations principales de la technique sur un rouleau vierge qui trainaît dans une de mes poches à la profondeur impressionnante, puis l'y rangeai à nouveau. Je devrai le garder précieusement... Cette technique allait requérir du travail, et il falait que je m'y atèle sérieusement. Me levant de ma place, je rangeai le livre, puis gagnai la porte. Arrivant dehors, je fus surpris par le froid soudain qui était tombé sur le village. Non pas que le froid me dérangeait, mais surtout, la différence de température m'avait pris au dépourvu. Etendant la main hors de ma manche, je sentis le froid s'insinuer en moi. Il courrait dans mon manteau, soufflait sur mon visage. Il me rafraichissait, et me rassurait. Puis il entra dans mes poumons. Un courant froid, qui me parcourait tout entier et renouvelait l'air dans mon corps. Il renouvelait ma vie, mes forces. Il renouvelait ma santé.

Cet air m'avait fait comprendre quelque chose. Il me faisait reprendre des forces, il me faisait vivre. Mais en même temps, il m'approchait du terme. Cette technique avait exactement le même fonctionnement. Elle redonnait de la vitalité à son utilisateur, l'aidait à soutenir les blessures les plus dures. Elle lui redonnait des forces. Mais en contrepartie, elle lui prenait du temps. Et ne ne lui rendait pas tant qu'il ne s'était pas régénéré, le vieillissant de plus en plus. C'était ça , le véritable sens de cette technique. On jouait avec le temps. Et si l'on perdait, c'était à nos risques et périls.


[Suite au Coin Tranquille de Shuo]

MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   Sam 24 Jan - 3:01

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MessageSujet: Re: Bibliothéque de Hatori   

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