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 Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)

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MessageSujet: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mar 30 Mai - 10:15

[On va considérer que la mission se passe après le RP de Darok avec Takeshiro et Takakuro.]

Il était encore tôt et la lumière du soleil perçait à peine le voile de la nuit dans le ciel, pourtant, Darok, Hyrungo, Iba et Zen se tenaient prêts devant la mairie de Kiri no Kuni.

Chacun avait traversé les rues du village encore gorgées de brume au petit matin pour me retrouver au point de rendez-vous que je leur avait fixé. Iba et Hyrungo étaient un peu anxieux de devoir faire leurs premières armes, Darok et Zen, eux, s'ils l'étaient, ne le montraient pas.

A cette heure-ci, le bâtiment administratif était fermé, ainsi ne furent-ils pas surpris de trouver porte close et attendirent patiemment ma venue, ne sachant pas que j'étais là bien avant qu'ils n'arrivent et que je les observais. Finalement, ma silhouette se détacha de la brume et j'apparus devant eux.


"Je vois que vous êtes ponctuels ; c'est une bonne chose. Si je vous ai fait venir aussi tôt c'est pour une raison simple : il se peut que des espions de Suna rôdent dans le village, de ce fait vous allez partir maintenant, profitant du camouflage que le brouillard vous procure. Ainsi, cela nous laissera une journée de marge dans le meilleur des cas."

Je glissai ma main dans ma veste et en sortit une missive pliée et aposée de mon sceau. Regardant les quatre shinobi tour à tour, je m'arrêtai sur Zen et la lui tendit.

"Je te confie la lettre que vous devrez remettre à Shinzo. Faîtes au plus vite, et surtout revenez en vie. Des questions ?"

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mar 30 Mai - 18:57

[En provenance des ruelles]

Iba se remettait doucement des événements qu’il venait de vivre. Il avait réussit à calmer son souffle et à garder l’esprit clair. Il se dirigeait vers la mairie avec Darok, en sautant de maison en maison. En y repensant tout c’était déroulé à un rythme effréné, depuis la chute.
Darok avait souhaité lui faire recommencer un saut, et pour se faire, il était remonté avec lui en haut d’un immeuble…d’une manière peu conventionnelle.


*L’adhésion du chakra sur les parois…
Une autre utilisation de mon énergie qu’il faut que je maîtrise à la perfection…*


Mais à peine la technique présentée, qu’ils se trouvaient déjà au sommet de l’édifice. Le genin avait alors réitéré sa démonstration et s’était propulsé sur une autre toit. Aussitôt les pieds de nouveau sur une matière solide, l’adolescent avait demandé à Iba de le suivre. Toutefois, le genin était resté aux aguets, pour éviter de se retrouver une fois encore dans une situation délicate.
Iba avait analysé les raisons de son dernier échec, et grâce aux conseils avisés du genin, il savait qu’il devait mieux gérer son extériorisation de chakra., cependant ce n’était pas une mince affaire car du doigté et de la précision étaient demandé.

Iba atterrit sur une tuile une peu branlante, ce qui le déstabilisa un instant, le faisant pousser un juron. Le genin se retourna.


[Darok] «- Dépêches-toi ! Nous devons arriver rapidement à la Mairie. »

De nouveau stable sur ses appuis, les deux ninjas s’élancèrent dans les airs et raterrirent quelques mètres plus loin sur un autre toit.

*En y repensant, ce n’était pas si dur. Il fallait juste prendre le coup de main.*

Juste après leur cabriole couplé à leur atterrissage mouvementé, Darok avait donc forcé le jeune garçon à sauter derechef. Il avait malaxé moins de chakra pour ne pas fracturer le rebord de l’immeuble, une fois de plus…il en avait malaxé moins…enfin, pas assez. Il atterrit d’extrême justesse sur le toit opposé et ne dut son salut qu’à la présence d’esprit de son compagnon qui le retint par la veste pour l’empêcher de perdre son équilibre et chuter.
Le troisième essai fut beaucoup plus concluant, et depuis Iba s’en sortait fort bien.


*Oui, c’est vraiment juste un coup à prendre.*

Iba sourit légèrement en repensant à ce qui s’était passé ensuite. Leurs tenues étaient devenues poisseuses à cause du jus des fruits et Darok avait donc décidé de passer d’abord dans les habitations respectives de chacun pour se changer et prendre leur nécessaire. L’habitation du genin était plus proche que celle d’Iba, ce fut par conséquence, leur première destination. Ils arrivèrent peu de temps après au lieu dit. L’adolescent et Iba rentrèrent dans l’immeuble gris, montèrent les escaliers et débouchèrent devant une porte en bois. Darok dit à l’étudiant qu’il ne serait pas long, le jeune garçon attendit donc sur le seuil de la porte. Trois minutes plus tard, le genin sortait de son logement.
Ils se dirigèrent ensuite vers l’appartement d’Iba, et durant ce laps de temps, Darok expliqua à l’aspirant les affaires qu’il devait prendre, puis une fois sur la place, la même chose se répéta.
Au final, une demi-heure plus tard, ils étaient propres et beaux comme des sous neufs, avec leurs matériels.

Ils filèrent alors vers la mairie.
Ils parvinrent rapidement à l’édifice désiré. Vu de l’extérieur, le bâtiment semblait bien ordonné, mais il savait qu’à l’intérieur tout était régenté par une bureaucratie et une paperasserie qui créait un bazar sans nom, qui avait le don de rendre plus d’un usager furieux ou « fou »…
Iba espérait qu’il n’y perdrait pas trop de temps.
Une force supérieure dut l’entendre puisque les deux ninjas purent accéder directement à une responsable à l’accueil, sans avoir à faire de file d’attente ou d’abuser de leur statut. La mairie était tout simplement vide, déserte. La préposée semblait avoir la cinquantaine et avait le nez plongé dans un magazine «people ». La une avait de quoi faire sourire…
Quand le Mizukage reviendra-t-il ?


*Un train de retard^^…*

Il put aussi voir un peu plus bas sur la page, différents articles qui y était proposé, tel que :
La montée du groupe « Red Hot Chilli Ninjas »
Nouveaux implants mammaires pour Britney, encore un raté ?
Chute de Kiri no Kuni Bourse, le marché s’affole à l’approche de la guerre .

Darok se racla la gorge et la vieille dame leva aussitôt la tête. Il voulut récupérer la missive, mais la dame lui répondit que c’était impossible, car leur Mizukage leur remettrait en main propre, le lendemain matin. Les deux soldats de Kiri étouffèrent un juron, sut été trop simple. Ils convinrent tous les deux de se retrouver aux aurores, devant l’habitation du genin pour aller ensemble à la mairie, le jour suivant. Après quelques recommandations de la part de Darok sur l’adhésion de chakra, ils se séparèrent.


-----------------------------

Darok avait accéléré le rythme depuis que les deux ninjas s’étaient retrouvés. Ils n'étaient pas en retard sur le rendez-vous fixé la veille par la préposée de la mairie...
Iba en déduit que son compagnon et supérieur cherchait à le tester ou à l'entraîner, en augmentant la difficulté de l'exercice.
Tout juste avaient-ils posés le pied sur un bâtiment qu'ils prenaient une impulsion pour se projeter sur un autre. Le jeune étudiant appréciait le défi officieux lancé par Darok et s'appliquait de son mieux pour y parvenir. Toutefois on voyant encore clairement qu'il n'y était pas habitué et qu'il débutait dans ce type de déplacement car contrairement au genin toute sa concentration se portait sur ces mouvements. Il ne parlait pas et écoutait difficilement ce qu'on lui disait. Avec l'habitude et l'entraînement, ce défaut disparaîtrait bientôt...
Ils atteindraient bientôt la Mairie et selon Darok, ils auraient une bonne dizaine de minutes d'avance.
Le jeune garçon était un peu anxieux à l’idée de partir pour sa première mission, et tentait de ne rien montrer


*Tout se passera bien...
C’est juste une mission de rang D.*


L'air était humide et froid, le soleil luisait haut dans le ciel. Le temps était dégagé, l'étudiant espérait qu'il se maintiendrait ainsi tout du long de la mission, bien que c'était fort peu probable avec le climat qui régnait sur Kiri.
Darok et lui arrivèrent enfin au grand bâtiment qu’était la Mairie. Une brume légère entourait l’édifice.


[Darok]"- Vérifie une dernière fois ton matériel, après, si tu as oublié quelque chose tu devras faire sans.

"- Bien, Darok-san"

Le jeune aspirant s’exécuta. Il ne lui manquait rien...sauf ses futurs partenaires...
Qui arrivèrent peu de temps après, séparément.
Zabuza-sama décida alors de se montrer, et sortit de la brume, ce qui ne manqua pas de surprendre les quatre ninjas ci-présent. Les paroles de Zabuza-sama étaient de plus inquiétantes : de possibles espions pouvaient les prendre en filature. Voilà qui ne présageait rien de bon…


*C’est vraiment une mission de rang D ?*

Le jeune garçon ne dit rien, de tout façon ce n’était plus le moment. Il verrait bien en temps voulut.
Toutefois il comprenait pourquoi une telle mission avait put leur être attribuée, en faisant passer cela pour une simple mission de routine, menée en partie par des bleus, ils pourraient peut-être éviter d’attirer l’attention des éléments infiltrés de Suna…


*C’est sur qu’une mission de classe S, mené par une équipe d’anbu, ça aurait fait beaucoup plus de bruits, au sein de la communauté des ninjas.*

Le Mizukage donna la lettre à Zen. Ils étaient fin prêts à partir.

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 31 Mai - 16:22

Contre toute attente, de fins rayons du soleil levant filtraient periodiquement à travers la fine couche de nuages. La brume était naturellement présente mais un peu moins dense que ces derniers jours, surtout près de la mairie, qui avait été érigée sur une butte surplombant le reste du village. Et les températures aussi étaient inhabituellement douces pour une matinée à Kiri. Ce fut donc un genin pimpant et d'excellente humeur qui vint des quarties résidentiels aux portes de la mairie.
Il n'était apparement pas le premier arrivé, et certains de ses coéquipiers patientaient déjà. Zen n'avait pas oublié les evenements de la veille, et il ne doutait pas que les autres les avaient aussi gardé en mémoire. Alors il fit comme si de rien était. Il s'annonça d'un guilleret "Salut tout le monde ^^", affichant un sourire sincère qu'aucun commentaire ne saurait affecter. Ce qui était fait était fait et n'était plus à refaire, alors autant ne pas se laisser déprimer. Il espérait juste que personne ne lui demanderait d'excuses : il avait toujours detesté s'excuser. Pardonner ne lui posait pas de problème mais demander pardon revenait à admettre un tord, et ça l'horripilait...

Au bout de quelques minutes passées dans un silence assez lourd, il s'assit à même le sol et décida de simplemenet profiter pleinement de cette matinée agréable.

*Que les autres angoissent s'ils pensent qu'ils n'ont que ça à faire. Pas la peine de s'enerver avant même la première difficulté*

Il ne se départit jamais de son sourire...

Après un long moment, son attention fut captée par un mouvement dans le brouillard. La silhouette impressionnante du Mizukage apparut au milieu des remous laiteux de la brume. Zen ne put s'empecher de remarquer la stature puissante de son chef. Le genin avait toujours negligé l'interêt de la force physique, mais il devait bien admettre que cette simple vision lui inspirait un sentiment dérangeant de faiblesse.

Zabuza prit la parole d'un ton neutre. Comme d'habitude, il alla droit au but. La perspective d'avoir des espions directement infiltrés au sein même du village était assez inquiétante. Il était difficile de concevoir que ces rues si familières pouvaient abriter un ennemi mortel. Bon, autant prendre la chose du bon côté, les quatres coéquipiers connaissaient suffisament le terrain pour pouvoir s'y cacher efficacement. Ce ne serait sans doute plus le cas une fois à l'exterieur des remparts, vu leur experience en matière de mission.
Là, Zen commençait à angoisser... juste un peu.

Le mizukage sortit une enveloppe de son vêtement. L'objet principale de leur mission n'avait rien de très original, hormis la marque de cire qui la fermait. Zen n'avait pu voir ce sceau que deux fois dans sa vie. La première fois, il avait surpris sa mère alors qu'elle déchirait un de ses ordres de mission. La seconde fois, c'était Shinji qui la lui avait montrée, juste avant de la détruire.
Le grand homme fixa tour à tour chacun d'entre eux. Il allait bientôt décider qui allait hériter du fardeau de papier. Darok semblait tout indiqué pour la tâche : genin serieux et efficace, appliqué et, pour autant que Zen avait pu en juger, patriote.
Pourtant, c'est en étouffant un hoquet de surprise que le jeune Azechi tendit les mains pour recevoir la missive. C'était d'autant plus surprenant qu'il ne s'attendait pas à se qu'on lui accorde beaucoup de confiance après les evenements de la veille...
Ne sachant pas trop comment réagir, il se contenta de ranger la lettre dans sa poche d'un geste mécanique, et d'adresser un discret signe de tête (qui se voulait confiant) au mizukage.


"Je te confie la lettre que vous devrez remettre à Shinzo. Faîtes au plus vite, et surtout revenez en vie. Des questions ?"

Souhaiter à des bleus de revenir en vie d'une mission supposée sans danger avait quelque chose de suspect...

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 7 Juin - 16:20

[Bon, vu qu'Hyrungo ne post pas, je me lance. Si tu passes par là Hyrungo, saches que Zen et Iba ont leur bac la semaine prochaine, et donc qu'il faut qu'on sois un peu plus présent durant cette période. Il se peut aussi que j'emprunte le perso d'Iba, afin de faire avancer la mission. Pour plus d'organisation, je propose d'établir un ordre de postage. On le définira par mp, pour éviter le hs.]

*Mais quel empoté !*

La chute de l’Hiyori était déjà bien entamée quand Darok l’intercepta. Il se rattrapa sur un bord de fenêtre, usé et délabré par le temps, aggripant fermement le Réprouvé de l’autre main. Malheureusement, le poids des deux shinobis renforcé à la chute qu’ils venaient d’avoir firent en sorte que le support s’arracha sous la paume du genin. Assez proche du mur pour adhérer grâce au chakra, Darok tenta sa chance. Il lança ses deux jambes, priant pour être à bonne distance. Par chance, il l’était. Il concentra son chakra dans la paume de ses pieds. Malgré cela, la chute continua. Darok laissait des traces sur le mur, comme une voiture en laisserait sur du sable. Finalement, un pan du mur céda sous la pression de l’énergie, et Darok, déstabilisé fut entraîné dans la dégringolade déclenchée par l’étudiant. Ils tombèrent sur un étalage qui avait eu la bonté d’être là où il fut, amortissant la chute.
Néanmoins, le tissu craqua et les deux shinobis tombèrent dans les aliments que le marchand vendait. Surpris et effrayé, ce dernier poussa un cri strident. Lorsqu’il comprit ce qui se passait, il engueula les deux ninjas de la brume. Alors Darok regarda l’Hiyori froidement, avec un semblant de rancune. Cependant, il ne pouvait pas lui en vouloir. Il préféra quand même le mettre sous pression, la meilleure situation de la réussite. Il garda donc son expression de dureté, et déclara d’un ton solennel.


« C’était ton premier et dernier échec…sinon je pense que tu ferais mieux de ne pas partir en mission avec nous. »

Sales, ils enlevèrent les détritus qui ornaient leur tunique, et Darok dispersa la foule.

« Ninjas en mission. Circulez, il n’y a rien à voir.»

Le marchand sembla calmé, mais Darok ne prit pas le temps de voir si cela était vrai. Il attrapa le Réprouvé par le col et le tira de toutes ses forces vers le mur. Il monta à la verticale jusqu’au sommet du toit. L’Hiyori semblait encore plus incrédule, mais surtout il avait eu une peur bleue et ne s’en était pas encore remis. Darok lui laissa le temps de reprendre son souffle, et de se faire à l’idée qu’il a échappé à un retour à l’hôpital. Lorsqu’il lui sembla que l’Hiyori eut recouvert ses esprits, il lui remontra le saut.

Iba ne bougeait pas, il regardait et analysait le mouvement de son supérieur. Il se sentait bien, cette fois. Il ne devait pas échouer, sinon, il perdrait l’estime déjà peu grande que Darok aurait pu avoir pour lui. Il se concentra, fermant les yeux. Un halo bleu entoura ses jambes. Il en réduisit le débit, affaiblissant l’éclat du bleu. Il était prêt. S’élançant à vive allure, il arriva au bord de l’immeuble. A cet instant, il libéra le chakra contenu dans sa jambe. Tout se passa rapidement. Il fut propulsé malgré lui jusqu’à l’immeuble suivant. Alors qu’il croyait avoir réussi, son trajet s’arrêta, et Iba atterrit sur l’extrémité de l’immeuble. En équilibre entre la chute et la réussite, il agitait vainement les bras. Tombant en arrière, il sentit une main s’agripper à son veston et le tirer vers l’intérieur de l’espace.


« Là, c’est bien mieux Hiyori. Je propose qu’on laisse la première étape là où elle en est, tu t’entraîneras par toi même plus tard. Allons chercher l’enveloppe et notre matériel, nous nous occuperons de la deuxième étape plus tard. Profites de notre trajet pour mettre en pratique ce que tu viens d’apprendre. »

Se retournant, Darok sauta d’immeubles en immeubles, comme il l’avait montré précédemment. Bien que l’Hiyori fut plus lent que lui, il démontra une grande capacité d’adaptation, et réussit la technique coup sur coup. Il prit le coup de main assez vite, et sautait de plus en plus vite, et plus précisément. Ils rentrèrent d’abord chez eux, afin de se changer. Ce détour ne leur avait pas prit trop de temps.
Ils atteignirent enfin la mairie en peu de temps. Iba était légèrement essoufflé, alors que Darok était aussi frais qu’au lever. Ils pénétrèrent dans le bâtiment, et marchèrent jusqu’à la secrétaire. Sans lever le nez de ses papiers, elle leur demanda.


[Secrétaire] « C’est pour quoi ? »

« Est-ce que par hasard, le Mizukage vous aurait laissé une lettre avant son départ ? »

Elle sembla réfléchir un instant, marmonnant quelque chose. Elle se remit à écrire, ignorant Darok. Le genin fut légèrement irrité par ce comportement, mais avant qu’il ne puisse dire quoi que se soit, la secrétaire lui répondit.

[Secrétaire] « Non, partez, vous dérangez mon travail.»

« Nous avons reçu l’ordre de prendre cette lettre. Cet ordre provient du Mizukage. S’il vous plaît, prenez au moins la peine de vérifier si vous ne l’avez pas.»

Elle chercha quelque chose dans un tiroir rempli de papiers. Puis d’un signe négatif de la tête, elle fit comprendre à Darok qu’elle ne l’avait réellement pas.

[Secrétaire] « Il m’a par contre dit d’annoncer aux personnes qui me demanderaient une lettre, qu’il les attendraient le lendemain, ici même, tôt. Maintenant, filez ! Vous perturbez mon travail. » lâcha-t-elle d’un ton amer.

Et voilà, il s’était empressé, et avait donné un mauvais rendez-vous à Zen et Hyrungo. Il ne se souciait pas pour eux, ils étaient avec le Mizukage et il rectifierait certainement cette erreur. Rassasié de réponses, Darok se retourna vers Iba et conclut de le rejoindre plus tôt, demain, afin de se rendre ensemble au départ de la mission, aux aurores…

_____________________________________________________________

Le lendemain, comme convenu, le genin et l’étudiant sous sa tutelle se rejoignirent afin de se rendre à la mairie. Le ciel n’était ni totalement dégagé, ni totalement couvert. La pâle clarté du matin se déversait entre les rideaux sombres du ciel.
Ils se rendaient à la mairie, pour le rendez-vous de la mission. Iba était stressé, anxieux, alors que Darok ne s’inquiétait pas outre mesure. Ils étaient les premiers arrivés, pourtant, Darok sentait la présence d’une tierce personne. Le brouillard se leva, comme à son habitude aux aurores, et Zen et Hyrungo arrivèrent.

Une ombre s’extirpa de la brume, laissant apparaître la silhouette de l’imposant Mizukage. Il leur confia ses dernières requêtes et ordres, puis donna la lettre à Zen. Darok soupira mentalement. Il pourrait ainsi se concentrer sur son étudiant sans crainte. De plus, il préférait défendre qu’être défendu.
Le Mizukage apporta quelques derniers conseils, puis la troupe attendirent le départ de la mission.


«Tout est en ordre...»

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 14 Juin - 22:26

[Hyrungo, se serait sympa de se motiver^^ surtout que ta dernière connexion remonte à aujourd'hui, et ton dernier post date du 24 mai 2006 soit plus de trois semaines. Tu n’as donc pas de problème d’internet. Dis nous au moins si tu es puni ou quelque chose comme ça.]
[Dsl, double-post, mais c’est pour la mission.]

« Tout est en ordre… »

Enfin, pas tant que ça. Les étudiants ne cessaient de vérifier leur matériels, se grattant la tête afin de savoir s’il n’avait pas oublier quelque chose, et ce, même en présence du Mizukage. Darok hésita à les remettre sur le droit chemin, mais jugea que ce stress inutile leur servirait de leçon pour leur missions futurs.
Il se remis en tête les directives du chef. Il devrait atteindre les grands lacs, comme but premier de la mission. Le deuxième objectif consisterait à retrouver cet ermite. Comme tout ermite qui se respecte, il doit vivre non loin d’un cours d’eau décent, et bien sûr reclus. L’élément le plus contraignant était de persuader l’ermite. Ne sachant presque rien de lui, il devenait difficile de trouver des failles à exploiter. Il semblait impossible que le Mizukage en dévoile davantage.

Tout reposait sur cette lettre, que Zen avait fermé dans une poche à double fermeture. Après avoir vérifier que la poche n’était pas trouée [on sait jamais], Zen et Darok se regardèrent. Contrairement à sa dernière mission, cette fois, Darok, et son compère, encadreraient le groupe, prenant les décisions qu’ils jugeront nécessaires. A cette idée, Darok frémit. Ils avaient le rôle de capitaine. Il avait annoncé, à son arrivée, que lors d’une mission, il ferait passer le but de la mission avant tout, mais dans ses circonstances, avec l’approche de la guerre, ne devait-il pas privilégier la vie de ses hommes ? Il déciderait de ça le moment venu, bien qu’il n’y ait pas beaucoup de risques. Il considéra aussi qu’il faudrait faire attention à ne pas se faire suivre. Selon le Mizukage, de possibles espions peuvent se lancer à leur poursuite.

Voilà pourquoi la disposition qu’ils adopteraient serait :
Iba en première ligne, ses déplacements étant les plus lents du groupe, en le mettant devant, ils étaient sûrs de tous aller à la même allure. Darok sentait aussi qu’il aurait besoin de lui pour une tâche postérieure. Son genin protecteur serait juste derrière lui, afin de réagir rapidement si une attaque était portée de front. Il vérifierait aussi les flancs. Zen et Hyrungo seraient situés sur la même et dernière ligne de la marche, quoique Zen fut un peu plus proche de Darok que de la queue de la file. En effet, Zen porteur de missive devait impérativement être mis en protection, et ainsi entouré, il était protégé des possibles attaques. Il devait aussi être proche d’Hyrungo, toujours pour les cas d’urgence. Enfin, les deux maître genjutsu sécuriseraient l’arrière et le surveilleraient d’éventuelles filatures.

Darok proposa cette organisation à Zen, qui opina. Zabuza les regardait. Ils devaient partir pendant la période de brouillard matinal, afin d’être le plus discret possible. Zen et Hyrungo s’étaient mis d’accords afin de repérer les hypothétiques poursuivants. Si jamais ils n’y arrivaient pas, le choix s’offrait sur deux possibilités. Soit il n’y avait personne à leur trousse, soit il(s) avai(en)t un niveau bien supérieur aux leurs. Le cas échéant, ils se feraient rattraper et exterminés, sauf un coup de chance exceptionnel. Si jamais ils y arrivaient, Darok pourrait user de son brouillard pour distancer les poursuivants. Sinon, ils pourraient tenter une embuscade. Au cas où les groupes de deux, formés par le Mizukage, se serait dispersé (cas que Darok trouva extrêmement dangereux), le point de rassemblement serait les grands lacs.

Le brouillard s’intensifia, c’était l’heure. Leur déplacements, rendus invisibles et discrets, leur assuraient un départ réussi. C’est ainsi que la troupe se mit en marche. Ils traversèrent la ville, silencieusement, dans la disposition organisée tantôt. Ils arrivèrent à la Porte Est, où le garde les laissa passer rapidement. Darok fut étonné de la rapidité de réaction du garde, car la dernière fois, ils avaient dû le convaincre. Apparemment, le mot était passé chez les gardes, et Darok sentait que malgré le fait que cette mission était de rang B, elle leur apporterait des difficultés.

Leurs déplacement étaient aussi furtifs que le souffle du vent, aussi rapide que la morsure du cobra, aussi précis que le regard du lynx. Lorsqu’ils se furent assez éloignés de Kiri, et que l’heure était déjà moins matinale, le brouillard se dissipa petit à petit, laissant les ninjas sans couvert. Ils traversèrent sans encombre la plaine séparant Kiri, fortifiée, des bois sombres et effrayants. Ils atteignirent l’orée de la forêt, alors que le soleil venait de dépasser les hautes herbes. A l’intérieur des bois, la progression était plus lente et ardue. En effet, Iba en tête, prenait plus de temps pour sauter de branche en branche que les autres. Darok n’osa pas imaginer ce qui se serait passer s’il n’avait pas fait son petit exercice pratique la veille. Ils étaient déjà bien enfouis entre les branchages qu’un bruit lointain leur parvint. Zen s’avança au niveau de Darok et lui murmura quelque chose.


[Zen] « J’ai disposé un piège de mon père à l’entrée de la forêt, et il vient d’être activé. J’en suppose que l’on est poursuivi, mais pas par des personnes incroyablement fortes. Le piège n’était pas facilement visible, mais un ninja de niveau supérieur l’aurait détecté. »

L'autre genin hocha la tête

« Bien, je vais les brouiller un peu plus. Espérons que l’on puisse retrouver l’ermite avant que ces personnes ne nous tombent dessus… »

Zen reprit sa place, alors que Darok se mit à élaborer des signes complexes. Tout en les composant, Darok s’approcha d’Iba. Il lui dit de ne pas s’inquiéter, et de le suivre pas pour pas. Il lui rappela aussi qu’il n’irait pas trop vite, mais qu’il faut absolument qu’ils restent proches l’un de l’autre. Zen tint à peu près le même discours à Hyrungo. Alors qu’il achevait ses signes incantatoires, une fine bruine vint se répandre dans la forêt. Bruine qui se changea en brume, puis qui se transforma en brouillard. Le groupe, en parfaite cohésion, se suivait sans problème. Il n’y avait plus que deux lignes : Darok et Iba devant, Zen et Hyrungo derrière. Darok espérait que le fait de manquer à la vue retarderait les traqueurs. En tout cas, les étudiants se débrouillaient bien, déplacement parlant.

Cependant, Iba rata une branche à un moment. Il tomba, de son arbre haut de plusieurs dizaines de mètres. Darok effleura sa main, sans pouvoir la rattraper. Iba chuta, rapidement, la tête en bas, la bouche ouverte, sans pouvoir crier. Il n’y avait pas de médecin dans l’équipe, et le Réprouvé ne pourrait pas se rattraper. Soit sa chute allait lui être fatale, soit il allait se briser quelque chose et compromettre la mission. Darok se retrouva dans le choix qui l’avait durement atteint avant le départ de mission. Soit il sautait pour secourir l’étudiant et ralentissait l’équipe, permettant aux poursuivants de les rattraper, soit il laissait Iba là, et continuaient. Sans réfléchir, il choisit l’option « survie de l’équipe » et plongea à travers les branchages à la recherche de l’étudiant. Zen et Hyrungo continuaient d’avancer : ils ne devaient pas perdre la missive.

Dans le brouillard et la vitesse de la chute, Darok ne distingua pas réellement, mais il lui avait semblé qu’une émanation glaciale s’était répandue dans l’air, autre que son brouillard. Une sensation de froid et de peur intenses. Il frôla de la joue le coin pointu d’un rectangle de glace, qui le déstabilisa. Il effectua un demi-tour sur lui-même afin d’éviter de se prendre une branche juste en dessous de lui et du miroir par la même occasion. Il roula en l’air pour éviter un deuxième « miroir » glacé, une dizaine de mètres plus bas. Il était aussi rude que le premier, et ses contours étaient parfaits. Il atterrit au sol, proche de son étudiant recroquevillé en forme de fœtus, en un seul morceau vu de l’extérieur. Les quadrilatères de glace explosèrent en milliers de morceaux. Darok réveilla le Réprouvé d’une grosse claque. L’étudiant ronchonna et se releva, tant bien que mal, se frottant le bassin endolori.


*Dieu soit loué, il n’a rien de cassé. Nous pouvons continuer l’avancée et rattraper Zen et Hyrungo. Mais qu’est-ce que c’était que ces rectangles de glace ?*

L’étudiant avait subi un choc, mais apparemment, il s’en était sorti indemne. Qu’est-ce que c’était que ces morceaux de glace ? Darok avait bien l’impression d’avoir vu le Réprouvé passer au travers du premier, mais le reste était flou. Il le retint de tomber, et partit avec lui, sur ses épaules. Darok ressentait la fatigue avec le poids, bien que léger, de l’Hiyori. À la vitesse où ils allaient, ils auraient tôt fait de retrouver leurs camarades. Iba ne se manifestait pas trop, honteux. Darok était désireux de connaître le secret de cet instant, mais ne jugea pas le moment propice. Les branches étaient humides de rosée, et la mousse indiquait la direction à prendre. Le brouillard était dense, et Darok voyait au dernier instant les branches, mais il pouvait s’orienter aisément grâce à une recherche précédente sur la forêt. En effet, faute de discerner des traces de ses acolytes, Darok avait repérer les grands lacs comme étant au Sud. Or la mousse ne pousse que sur la face est des arbres. Les traqueurs ne connaissant pas leur destination mettraient du temps à les rattraper.

Darok aperçut un cours d’eau, calme, bien que plus exposé que dans les arbres. Darok savait que, inconsciemment, les ninjas laissaient des traces sur les branches, feuilles ou arbres qu’ils avaient utilisés pour avancer. Mais ce n’était pas le cas pour une rivière. On ne pouvait pas laisser d’indice sur l’eau. Grâce à la brume, Darok pouvait le parcourir sans être repéré. Cependant, il doutait que l’Hiyori parvienne à ce résultat, il le porterait donc encore un moment. Il sauta sur la rivière, paisible et douce, et couru sur le liquide. Le genin avançait vite, mais le lit fluide ne prenait pas forcément le chemin le plus court pour arriver aux grand lac. Il faisait une sorte de grand cercle parmi la végétation. Darok s’efforça donc de rester un maximum sur le fil bleu, pour que les ennemis perdent leurs traces pendant un grand laps de temps. Lorsque sa direction fut assez éloignée de son but, il quitta la rivière pour retourner dans les arbres.

L’Hiyori retrouvait la capacité de son esprit, et commençait à se masser les tempes, un mal de tête bourdonnant dans sa petite tête de Réprouvé. Le brouillard se dissipait, le genin ne pouvant plus le maintenir. Ce dernier lâcha l’étudiant, et ils s’arrêtèrent un instant, sur une branche. Iba grimaçait, sa tête prenant des formes toutes plus folles les unes que les autres. Darok attendait que son protégé reprennent pleine possession de ses moyens avant de repartir. Il profita de cette pause pour créer un clone non-consistant. Il l’envoya vers le nord, et lui dit de prendre bien soin de laisser des traces visibles, mais pas en trop grand nombre. Après quoi le clone partit et laissa les deux ninjas, seuls, au repos. Darok pouvait bien permettre à Iba ce repos, puisqu’il avait pris pleins de précautions. Il l’interrogerait très bientôt, mais se doutait à son air tout aussi interrogateur qu’il ne saurait pas tellement plus qu’il n’est déjà informé.

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 14 Juin - 22:30

[C'était un peu trop long donc c'est en deux post, dsl...]

Lorsque le mal fut passé, soit quelques petites minutes plus tard, le duo repartit, bien que moins vite. Darok se demandait comment Zen et Hyrungo s’en sortait. Ils devaient absolument les rejoindre…et pour ça, ils devaient se rendre aux grands lacs.
Les grands lacs, il les appelait plutôt les grands marécages… Darok jugea opportun d’apprendre la deuxième phase du contrôle du chakra à Iba.


« Hiyori , tu t’es rendu compte lors de ta chute, que ton pied à glissé. Alors je vais t’apprendre la phase de la maîtrise du chakra qui suit celle qu’on a réalisée ensemble dans la ville. »

Iba était attentif, les yeux rivés vers son instructeur.

[Iba] « Ne devrions-nous pas plutôt faire avancer la mission ? »

« Mais nous faisons avancer la mission, Hiyori. Il est possible que tu nous pose des problèmes lors de l’avancement de la mission, et je pense que c’est très important. De plus, nous avons assez de temps car je leur ai crée quelques difficultés, et que nos poursuivants risquent d’y prendre. Passons aux explications. Tu dois canaliser ton chakra dans la partie qui doit adhérer. Je te montre, en implantant le chakra dans ma paume de pieds. »

Darok s’avança, et se laissa tomber de la branche en se penchant en avant. L’Hiyori poussa un petit cri aigu. Il s’attendait à voir Darok tomber du haut de l’arbre, mais rien n’y fit : le genin avait la tête vers le bas. L’étudiant avait les yeux exorbités de stupeur. Darok marcha à l’envers sur la branche jusqu’au tronc de l’arbre, où il le monta à l’horizontal, sans les mains. En haut, il fit un demi-tour, et redescendit l’arbre.

« Comme pour l’autre exercice, lorsqu’on a pris le coup de main, on y arrive ensuite de plus en plus facilement, et de plus en plus rapidement. Cependant, il se peut que tu n’y arrive pas, car il faut trouver la dose de chakra adaptée. Mais comme pour le précédent exercice, seule la pratique pourra t’aider. »

[Iba] « Lorsqu’on y arrive, est-ce qu’on peut marcher sur l’eau, comme tu l’as fait tout à l’heure ? »

Cette phrase fit sourire Darok. La malice que dégageait l’étudiant se ressentait dans son trop pleins de questions.

« Marcher sur l’eau est le même système, mais il est autrement plus difficile de tenir sur quelque chose d’immatériel. Techniquement parlant, si tu arrives à faire cet exercice, tu pourras maîtriser et employer toutes les techniques possibles. Commences par monter à l’arbre, si tu tombes, je pourrai te rattraper. Il serait mieux que tu cours…»

L’étudiant ravala sa salive, et joignit ses mains. Un flux bleuté entoura ses pieds sandalés. Darok aurait aimé lui dire de se dépêcher, malheureusement, il ne souhaitait pas le stressé. Le flux s’intensifia, et Iba courut vers le tronc de l’arbre. Il posa un pied, deux, trois…mais son pied dérapa, et il retomba. Il se rattrapa sur ses mains et effectua un saut de main brillamment réussi. Se ressaisissant, il recommença la même formule. Il accentua cependant sa dose de chakra. Son coccyx lui fit lâcher un grognement rauque, alors qu’il s’élançait vers le tronc. Son pied entouré d’un halo se posa fermement contre l’arbre. Le deuxième imita le premier, et le troisième se contenta de suivre le rythme. L’Hiyori gravit plusieurs mètres, avant que son pieds ne s’enfonce dans l’arbre. Darok fut impressionné d’une si rapide amélioration.

« Bien, c’est très bien, Hiyori. Essaye de le faire plus vite, néanmoins… »

Le Réprouvé hocha de la tête. Il se retourna vers son arbre, et décida de changer de tronc. En effet, le sien avait un trou. Darok espérait que les traqueurs ne le repéreraient pas. Bien qu’il y ait peu de chances, le taux de risque était présent. Iba sauta, conformément au premier exercice. Il atterrit sur la deuxième branche, humide. Se concentrant vers son objectif, il s’imagina escalader le tronc sans encombre. Il joignit ses deux mains, paume contre paume, index et majeur en l’air, et les autres doigts entrelacés. Le flux vint plus rapidement, et Iba monta encore plus haut que la dernière fois. Sans nul doute, il avait un fort potentiel.

« Excellent Hiyori. Nous poursuivrons ça plus tard. Essaye de ne pas oublier ce que tu as fait ici même et maintenant. » dit-il en se retournant vers leur destination. « Au fait, Hiyori, c’est quoi déjà ton prénom ?… »

Iba fut interloqué. Il s’immobilisa, et murmura

[Iba] « …Iba…Iba Hiyori. »

« Bien, Iba, suis moi. Direction les Grands Lacs… »

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 15 Juin - 14:10

[Iba, Zen : + 4EXP RP]

[Darok : +6 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Ven 16 Juin - 13:49

[Yeah, je peux enfin reposter…c’est fini le Bac, enfin après l’espagnol de cette aprem^^…]

Iba était anxieux, et comme d’habitude, il n’arrivait pas à le masquer. Immanquablement si Shinobu avait été là, il lui aurait fait la remarque. Penser à son senseï arracha un sourire discret à l’étudiant. Ce dernier se demandait bien quand il allait le revoir. Il avait beaucoup de choses à lui raconter, d’ailleurs il ne savait même pas par où il allait commencer. Qu’importe, il aviserait le moment venu.

Darok expliqua alors la formation qu’ils allaient adopter lors de leurs déplacements. Evidemment, on le mit en pôle position, pour pouvoir parer à ses bévues. Iba était vexé par une telle attitude, mais l’appréhension prit le pas sur son ressentiment, ce qui fit que personne ne le remarqua. Il fallait aussi dire que ses « antécédents » ne jouaient pas en sa faveur, sans nul devait-il être considéré comme le plus faible du groupe. Cette pensée démoralisa encore un peu plus l’étudiant…pour l’instant il n’avait pas encore eut le droit à des remarques désobligeantes ; peut-être parce qu’ils étaient en mission…ou peut-être...


*Qu’est-ce que tu vas t’imaginer…c’est juste parce que tu es en mission…*

Iba était en mission. Il devait réussir, pour montrer sa valeur, mais aussi parce qu’il n’aurait sûrement pas de deuxième chance. Un léger regard, quoique lourd de sens de son nouveau garde-fou, lui fit reprendre ses esprits. Derrière lui se tiendrait Darok, comme s’il s’agissait du pilier de l’équipe, mais Iba n’était pas dupe, il était surtout là pour « veiller au grain ». Le garçon laissa échapper un faible soupir : quand cela changerait-il ?
La marche serait fermée par Hyrungo et Zen qui auraient pour principal objectif de prévenir le groupe de la présence éventuelle de poursuivants. Son genin ne manqua bien sûr pas d’évoquer ce qui se passerait si par malheur ils étaient pris en filature. Iba avait encore un goût amer dans la bouche en repensant à ce que cela faisait d’être traqué…


*Les limbes…les âmes errantes…*

Le jeune aspirant réprima un frisson. Les explications touchaient à leurs fins, et le groupe finit par se mettre en route. Ils se dirigèrent vers la porte Est de la ville, se déplaçant de toits en toits, et adoptant la formation énoncée précédemment. Les autres semblaient se mouvoir sans difficultés, et Iba pestait intérieurement contre sa faiblesse. Il devait s’améliorer et rapidement. En peu de temps, ils arrivèrent sur la muraille qui longeait les bordures de la ville et menait à la porte. Sur celle-ci se trouvait posté deux chunins, qui leur ouvrir prestement.

[Garde] «- Bonne route. »

Ils les laissaient sortir comme ça, sans rien leur demander. Ils auraient put être des agents infiltrés de Suna et on les aurait laissés filer comme cela. Non, impossible, des directives avaient dû être données…pour une simple mission de rang D…
Ils se mirent alors à se déplacer dans les arbres, sautant de branches en branches, parfois prenant appui sur les troncs, ou toutes autres surfaces solides susceptibles d’être prise comme support. La mission venait à peine de commencer que le jeune garçon était mis en difficulté. Il ne voulait pas montrer ses faiblesses aux autres et faisait tout pour conserver un allure vive, mais de ce fait, toute sa concentration était dirigée sur ses déplacements. Il n’aurait plus manqué qu’il rate une branche et tombe, surtout à leur hauteur actuelle : pas loin de dix mètres au dessus du sol, caché dans les feuillages. D’ailleurs, l’aspirant s’était déjà pris plusieurs petits branchages dans les avant-bras, mais aussi dans les cuisses, ce qui avait faillit le déséquilibrer plus d’une fois. Heureusement pour lui et son amour-propre il avait réussit à se récupérer à chaque fois.

Cela faisait plus d’une demi-heure qu’ils se déplaçaient promptement parmi les végétaux lorsque Zen accéléra pour se mettre au niveau de Darok. Cependant, Iba ne put pas entendre les murmures prononcés entre les deux genins, toutefois l’air qui s’inscrit sur le visage de son nouveau tuteur en disait long. A coup sûr ils étaient suivis…étrangement la panique ne prit pas l’étudiant, non pas qu’il ne réalise pas ce qu’une telle révélation signifiait, mais plutôt que le fait d’être entouré et d’avoir déjà vécut une expérience similaire lui donnait une certaine assurance, dont il ne faisait que rarement preuve.

Darok se rapprocha de lui et lui tint des propos rassurants. Iba n’avait pas besoin d’être materné, toutefois il n’en voulait pas au genin, c’était, à n’en pas douter, la première fois qu’il avait à charge un étudiant. De plus, les paroles de Darok provoquait un léger pincement au cœur de l’aspirant : prenait-il soin de lui, ou le prévenait-il juste pour qu’il ne commette pas de « gaffes » qui puissent compromettre la mission ? Le genin commença à entamé des signes incantatoires, ce qui attira fortement l’attention de l’étudiant. Que faisait-il ? Il lançait un jutsu, mais pourquoi faire ? Se devait forcément avoir un rapport avec leurs poursuivants…
Effectivement, en quelques instants, la brume au travers des arbres s’intensifia, pour devenir aussi épaisse qu’une purée de pois cassés. Il n’en fallut malheureusement guère plus pour déstabiliser le pauvre étudiant, qui n’y voyant plus et n’étant pas bien maître de sa technique de déplacement, manqua lamentablement une branche. Son pied, puis toute sa jambe cherchèrent l’appui absent, et ne le trouvant pas, entraînèrent tout le corps dans une chute vertigineuse. Même avec une vision avoisinant le nul, il ne fallait pas beaucoup d’imagination à Iba pour comprendre ce qui venait de lui arriver et surtout ce qui allait se passer. Généralement dans la lutte qui oppose la rencontre d’un corps avec la terre, le corps sort rarement gagnant.

La panique envahit le petit garçon qui tendit les bras vers l’avant comme pour se rattraper à une branche invisible. Cette fois, il ne pouvait pas se faire pousser des ailes…
Darok sauta aussitôt pour tenter de le rattraper, mais trop tard, il n’avait pas été assez rapide à réagir. Le sol se rapprochait à une vitesse exponentielle, il était proche, trop proche. L’impact semblait inévitable.
C’est alors que se produit l’impensable : inconsciemment le chakra du garçon se mit à parcourir son corps et fut extériorisé par ses mains. Un rectangle de glace d’environ deux mètres de longueur sur un mètre cinquante de largeur se créa devant lui. Iba allait le heurter violemment, il le briserait sous son poids.
Il n’en fut rien, sa main gauche, puis droite furent absorbées au contact de la surface gélatineuse et pourtant solide et gelée du miroir. Par suite, tout le corps du garçon fut aspiré. Seul le rectangle de glace resta, en suspension dans les airs, et finit par se dissoudre.

Iba était passé de l’autre côté…

Il se trouvait plongé dans un milieu aqueux. On aurait qu’il était au fond de l’océan, de l’eau, partout…partout.
Et pas d’oxygène…
L’aspirant n’aurait pas le temps de remonter à la surface, c’était bien trop loin, il mourrait asphyxié avant. Refusant de céder à ses peurs et surtout de retourner si tôt voir le nocher, il tourna sur lui-même pour chercher une alternative à ce sort funeste.
Là…le miroir, plus en bas. Le garçon fit quelques mouvement de brasse pour le rejoindre, mais l’objet semblait s’éloigner de plus en plus. Le temps lui était compté…mais rien à faire il n’y arrivait pas.
Finalement la terreur prit les devants et il se mit à faire plains de mouvements pour atteindre son objectif, ce qui ne fit que gaspiller ses faibles réserves, et approcher l’échéance dernière. Ses poumons commençaient à le brûler, il ne pouvait plus bouger.


*Serait-ce déjà la fin ?*

Iba sombrait lentement dans l’inconscient, son cerveau n’étant plus assez alimenté en oxygène. Soudain, le miroir s’illumina, brillant de milles feux, comme une porte ouverte sur un autre monde. Il remonta de quelques mètres, pour arriver au niveau de l’étudiant. Une main sortit du rectangle lumineux pour le saisir et le faire passer au travers.

Un miroir se créa, dans la forêt aux tons oscillant entre le blanc neige et le gris sombre, à une vingtaine de centimètres du sol. Le corps de l’aspirant en sortit et s’aplatit contre la surface rugueuse. Il n’avait rien, il était juste inconscient…et plus intrigant sec.
Il se tenait recrevillé sur lui-même, dans l’herbe. A l’instant même au Darok arriva à ses côté, l’étrange rectangle de glace disparut, en explosant en des milliers de morceaux qui se dissipèrent ensuite dans l’air. Le genin réveilla d’une manière on ne peut plus brutale son étudiant, néanmoins cela avait le mérite de fonctionner. Iba rouvrit les yeux. Il ne se sentait pas bien, barbouillé, avec des relents de petit déjeuner. Un orchestre entier semblait tambouriner dans son esprit. Posé sur son derrière, il se massa les tempes pour tenter d’occulter sa souffrance, sans effets.
Les expressions sur le visage du genin trahissait à la fois son étonnement, son soulagement mais aussi sa colère. Zen et Hyrungo avait continué, et son supérieur et Iba allaient devoir les rattraper : autant dire que cela n’allait pas être de tout repos. Le jeune garçon tenta de se lever, mais ses jambes se dérobèrent sous sa masse. Il était pris d’un gros coup de fatigue. Darok le prit alors sur son dos et se remis en route. Ils devaient perdre le moins de temps possible.
Le genin choisit de continuer leur route sur un cours d’eau, et à la grande surprise du garçon, Darok se révéla capable de marcher sur l’eau. Comment était-ce possible ? Il n’aurait su le dire…d’autant plus que sa migraine ne faisait qu’empirer. Il y réfléchirait plus tard, pour le moment il devait profiter du repos que le genin lui procurait.
La brume continuait de les dissimuler aux yeux de tous. On aurait dit un de ces matins au bord d’un cours d’eau,, où la brume monte lentement sur les berges, comme un envahisseur insaisissable.
La rivière zigzaguait et les obligeait à dévier de leur route plusieurs fois. Iba finit cependant par comprendre pourquoi Darok avait préféré continuer par voie maritime…


*Pas de trace…toutefois, nous sommes exposés, totalement à découvert ; enfin pas tant que cela grâce à son jutsu…*

Cela faisait maintenant une petite heure que Darok se déplaçait avec Iba sur son dos. Ce dernier semblait avoir retrouvé ses esprits, ce qui décida Darok à s’arrêter : apparemment le cumul de la technique de camouflage, ainsi que le fait de trimballer le jeune garçon sur son dos tout au long de leur marche, l’avait passablement fatigué. D’un revers de la main, il essuya la sueur qui perlait sur son front.
Il entama une nouvelle série de signes qu’Iba connaissait.


*Le clonage…*

Iba se demanda pourquoi il n’y avait pas pensé plus tôt…voilà qui était ingénieux, grâce au clone, ils allaient créer de fausses pistes, et dérouter les éventuels adversaires. Le genin se tourna alors vers l’aspirant. Iba allait devoir continuer son apprentissage : sa chute révélait une faiblesse à laquelle il fallait pallier le plus vite possible. Darok voulait apprendre à son apprenti à marcher sur les arbres, toutefois l’esprit critique d’Iba intervint.

«- Ne devrions-nous pas plutôt faire avancer la mission ? »

Zen et Hyrungo était déjà devant, et ils retardaient l’avance de la mission…ils devaient continuer car la mission et son succès priment avant tout, n’était-ce pas une des règles élémentaires chez les ninjas. Darok lui répondit cependant qu’il perdrait plus de temps s’il n’arrivait pas à utiliser correctement son chakra. Iba ne répliqua pas, son supérieur avait certainement raison, et puis l’expérience et le grade parlaient pour lui.
La démonstration du genin sur l’utilisation du chakra, désempara le garçon, et en même temps l’excita. Sa chute et le retard qu’il l’occasionnait dans cet mission le contraignait énormément, il devait saisir cette chance et « re »monter dans l’estime de tous, ou plutôt de « monter »...
Les explications se succédèrent rapidement, et le jeune garçon ne put s’empêcher de poser une question concernant la marche sur l’eau qui lui avait fit forte impression. Darok lui répondit que c’était le stade supérieur, l’exercice suivant…après avoir réussit à grimper aux arbres.

L’étudiant se tenait face à l’arbre. Il allait lui montrer, à son supérieur, de quoi il était capable. Il concentra son chakra dans ses pieds. Il fut surpris de ne même plus avoir besoin de penser à comment malaxer son chakra, il le faisait par automatismes, et cela assez promptement.


*Il y a fort à parier que je ne puisse pas y arriver immédiatement, essayons donc de prendre la mesure…dans un premier temps.*

Comme prévu le garçon ne réussit qu’à faire trois pas sur l’arbre, ce qui lui permis d’anticiper sa chute et de se reprendre correctement avec une jolie pirouette arrière. Il avait toutefois manqué d’assurance, ce qui par conséquent l’avait empêcher de monter plus haut. Bien, qu’à cela ne tienne, il allait y aller franchement. Il ferma les yeux un court instant, puis les rouvrit et s’élança contre l’arbre, grimpant sur plusieurs mètres, jusqu’à ce qu’un surplus de chakra crée un trou dans le tronc. Le bruit de craquement avertit immédiatement l’aspirant que quelque chose n’allait pas et il effectua un autre saut arrière pour ratterir à même le sol.

*Ce n’est pas très dur, l’exercice précédent et son application pure et dure dans la forêt, m’ont déjà bien formé. Le tout c’est de contrôler…*

Iba changea d’arbre, le précédent étant abîmé. Il réitéra la même manœuvre, et grimpa à l’arbre à une vitesse alarmante, atteignant presque la cime. Le plus fort fut sa manière de redescendre : il surfa à la perpendiculaire, sur le tronc, en concentrant correctement son flux de chakra dans ses pieds. Son nouvel enseignant semblait satisfait.

[Darok] «- Excellent Hiyori. Nous poursuivrons ça plus tard. Essaye de ne pas oublier ce que tu as fait ici même et maintenant…
Au fait, Hiyori, c’est quoi déjà ton prénom ?… »


Iba fut étonné qu’une telle question lui soit posée…on l’avait toujours considéré comme un Hiyori, comme un fils de Réprouvé. Hormis Shinobu et, dernièrement Zabuza, personne n’avait pris la peine de le voir autrement…personne le l’avait vu comme Iba…

«-…Iba…Iba Hiyori. », murmura-t-il, un sourire en coin.

[Darok] «-Bien, Iba, suis moi. Direction les Grands Lacs… »

Les deux ninjas concentrèrent alors leur chakra dans leurs jambes, puis bondirent, s’élevant dans les airs, pour finir par atterrir sur des branchages.

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Sam 17 Juin - 20:02

[Dsl pour le double post : je fais avancer la mission.]

Darok et Iba se déplaçait rapidement parmi les arbres, en prenant attention à ne pas laisser trop marques sur leur passage. L’aspirant se demandait si Zen et Hyrungo était loin devant eux, mais aussi dans combien de temps ils arriveraient aux Grands lacs.
De mémoire le garçon ne se souvenait pas s’y être rendu. A quoi cela ressemblait-il ? Son imagination lui donnait diverses réponses mais aucune ne lui semblaient convenables. Il était impatient d’arriver à destination. Son contrôle du chakra s’était amélioré : la pratique en était la principale cause.
Toutefois c’était assez fatiguant, et il n’arrivait pas encore à détacher son attention de ses sauts.
Quelle distance leur restait-il à parcourir ? L’étudiant n’en avait aucune idée, et il ne posa pas la question à son supérieur de peur que son impatience soit mal interprétée.
Depuis qu’ils s’étaient remis en route, après leur petite pause pour qu’Iba apprenne l’adhésion du chakra, les deux ninjas n’avaient plus échangé un mot, comme si chacun étaient perdu dans ses propres pensées. Cela ne gênait pas autre mesure le garçon qui était habitué au mutisme des personnes à son encontre.

Seuls les bruits de leurs mouvements, plus ou moins étouffés, ainsi que les gazouillis des oiseaux troublaient la profonde harmonie qui régnait en ces lieux. A un moment, Iba aperçut même un renard qui se faufilait en contrebas. Il n’en avait encore jamais vu, si ce n’est dans des livres. C’était beaucoup moins gros que dans ses pensées.
Soudain Darok l’agrippa par l’épaule et lui intima de se taire. Iba obéit immédiatement et les deux ninjas se cachèrent prestement parmi les feuillages drus. Le jeune garçon ne comprenait pas, mais à voir le visage de son homologue ce qui se passait ne devait pas être rassurant : l’inquiétude se lisait sur ses traits.
Effectivement, peu de temps après ils purent entendre des voix, des personnes se trouvaient dans les alentours. Apparemment elles ne faisaient pas attention aux bruits qu’elles provoquaient. De plus elles arrivaient par voie terrestre. Ces deux données apaisèrent les ninjas, mais pour autant leur faire relâcher leur vigilance.
Deux minutes, Darok et Iba purent les distinguer : ils s’agissait d’un groupe d’individus, environ la vingtaine, pas moins, peut-être un peu plus pour certains. Ils portaient de lourds sacs sur leurs dos et parlaient de vive voix.


«- Il ne s’agit que de randonneurs. C’est une fausse alerte., murmura le jeune garçon.

[Darok]- Tais-toi !, ordonna le genin.

Iba ne protesta pas. Darok sortit de son étui un kunai et l’empoignait avec force. Rien ne se produisit. Personne ne les remarqua, ils étaient à l’abri dans leur cachette naturelle. Ils attendirent patiemment et sans un bruit que le groupe se soit éloigné. Une fois fait, l’étudiant ne put s’empêcher de questionner son supérieur.

«- Pourquoi ? Ce n’était qu’un groupe de randonneurs… »

Darok répondit de manière un peu évasive, tandis que les deux individus se remettaient en route, lentement.

[Darok] «- Peut-être, peut-être pas. As-tu simplement pensé qu’il pouvait avoir utiliser un henge.

- Un henge ?, répondit Iba, d’un air interrogateur.
Qu’est-ce que c’est ? »

Un profond désarroi, mêlé à un désespoir apparurent sur les traits de Darok, qui leva les yeux au ciel.

[Darok] «- Zabuza-sama…Quel bleu m’avez vous confié là . Il ne sais même pas ce que c’est qu’un henge ! »

Face à l’incompréhension du garçon, Darok se mit alors à lui expliquer les tenants et aboutissants de cette technique, tout en surveillant ses déplacements et ceux de l’aspirant. Il n’aurait plus manqué qu’il chute une seconde fois.

[Darok] «- Concentres-toi sur tes déplacements…
Bien…le henge est un justu permettant à un ninja de se métamorphoser en quelqu’un d’autre, de prendre son apparence. C’est la technique d’excellence pour une infiltration, une filature, ou n’importe quelle mission qui requiert un minimum de discrétion…
Et il s’agit d’un des acquis de base. »


Il n’en fallut pas beaucoup plus à Iba pour comprendre ce que lui reprochait son genin-surveillant. La suite de leur parcours se passa sans trop d’encombres et au bout de trois heures supplémentaires de parcours au travers de la forêt ils arrivèrent sur la zone des Grands Lacs.
Cela faisait plusieurs minutes qu’Iba s’attendait à voir apparaître devant lui les lacs. La diminution de la luxuriante forêt avait été le signe avant-coureur signalant le fait qu’ils touchaient au but.
Quelle ne fut pas la surprise du jeune garçon : c’était tout bonnement gigantesque. Une étendue d’eau s’éloignant jusqu’à l’infini. De l’eau, de l’eau et encore de l’eau.


«- Incroyable, c’est immense. »

Le genin semblait moins enjoué à la vue des lacs.

[Darok] «- Oui c’est immense, c’est bien là le problème. Comment allons-nous faire pour retrouver Zen et Hyrungo., il se mit à pester à voix basse.
Si au moins on était sûr de ne pas être suivis on aurait put faire un feu pour signaler notre position. »

Perdu dans ses réflexions, le genin ne vit pas que son étudiant s’approchait de l’eau. il se baissa et en bu à grandes rasades pour se désaltérer. Elle était fraîche et limpide. Il se retourna et demanda à Darok.

«- Alors on peut marcher sur l’eau ?

[Darok]- A ton niveau c’est trop compliqué, tu risques plus de finir trempé que victorieux. »

L’atmosphère entre les deux individus semblaient être moins tendus, plus convivial, mais là encore le doute subsistait dans l’esprit d’Iba : était-ce simplement circonstanciel ?
Au diable toutes ses réflexions…la mission avant tout.


*Finir trempé…même pas en rêve. Tu vas voir, Darok-« senseï » si j’ai pas le niveau.*

Iba ferma alors les yeux et décrispa toutes ses muscles. Il devait retrouver cet état, cette symbiose avec l’eau, comme lors de son altercation avec le Mizukage. Il ouvrit son esprit sur le monde, il percevait l’eau, faiblement, devant lui. C’était indescriptible comme sensation, tellement hors du commun, tellement nouveau, tellement doux. Il se sentait bien, près de cette étendu d’eau : comme s’il était enfin dans son élément. Il rouvrit les yeux, ses pupilles étaient devenus d’un bleu gris argenté. Il s’avança simplement vers l’eau, sans même malaxer de chakra dans ses pieds.

Darok était perdu dans ses pensées, il cherchait vainement un moyen de retrouver ses compagnons. Iba l’appela, il releva la tête. L’étudiant se tenait à une bonne dizaine de mètres du rivage, sur l’eau.


«- Darok-san, je suis sec ! », dit-il avec une pointe d’ironie.

Il ne savait pas lui même comment il avait réussit ce tour de force. L’eau semblait le repousser, comment ? Aucune idée. Pourquoi ? Parce qu’il l’avait demandé : il avait demandé à l’eau de pouvoir marcher à sa surface, et aussi incroyable que cela puisse paraître, ça avait marché. Il sentait l’eau autour de lui, partout. Il la sentait sous ses pieds, le repousser. Plongé dans cette sorte de léthargie, il pouvait contrôler l’eau. Zabuza-sama lui avait dit, Iba possédait un pouvoir héréditaire : une affinité particulière avec les eaux. Il en avait longtemps douté, mais plus maintenant.
Il pouvait aller encore plus loin. Il concentra un léger flux de chakra dans ses pieds, pencha un peu son buste vers l’avant en s’arquant sur ses jambes. Il relâcha ensuite une décharge d’énergie et se mit alors à glisser sur l’eau, avec une vélocité impressionnante, créant de grandes ondulations derrière lui, tel un bateau à moteur. Il concentra encore un peu sur la zone de contact entre ses pieds et l’eau ce qui lui permit d’accélérer encore un petit peu. La vitesse était grisante, le vent lui fouettait le visage. Il exultait intérieurement d’une joie simple, laissant transparaître son jeune âge.

Iba longeait les berges, car avec cette célérité, il aurait vite fait de retrouver Zen et Hyrungo s’ils se trouvaient eux aussi aux alentours. Ces deniers n’étaient effectivement pas très loin, cinq minutes de glisse sur l’eau. Iba leur fit un signe de la main et leur indiqua leur position, ou plutôt la position de Darok.


*Oups, il va me passer un de ces savons..*

Il se dépêcha de retourner voir son genin, après, toutefois s’être assurer que ses deux autres compagnons, prenaient la bonne direction.

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Lun 19 Juin - 12:01

[Iba : +6 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mar 20 Juin - 16:56

Cela ne faisait guère plus de trois ou quatre minutes qu'ils avaient franchis les portes du villages, lorsqu'un tintement caractéristique parvint aux oreilles de Zen. Il connaissait le principe de fonctionnement du piège qu'il avait posé sur leur chemin, mais ne put s'empecher de sursauter en entendant ce faux bruit.
En fait, Shinji, juste avant qu'il ne parte vers la mairie le matin même, lui avait confié un petit objet que le genin n'avait eu l'occasion de voir que dans des livres. Il était composé d'un fil fin et solide, collé à une note marquée d'un sceau. En théorie, il suffisait d'"activer" le bout de papier de la même façn qu'on utiliserait une note explosive, et de tendre le fil sur le passage supposé de l'ennemi. Ce dernier, par pression sur le filin, déchirerait la note, ce qui entrainerait le retour d'une sorte d'"echo" résonant dans le réseau de chakra de celui qui avait posé le piège.

Le genin prit un peu d'avance sur Hyrungo et se rapprocha de Darok. Il lui murmura de telle façon que les deux autres ne puissent entendre :

« J’ai disposé un piège de mon père à l’entrée de la forêt, et il vient d’être activé. J’en suppose que l’on est poursuivi, mais pas par des personnes incroyablement fortes. Le piège n’était pas facilement visible, mais un ninja de niveau supérieur l’aurait détecté. »

« Bien, je vais les brouiller un peu plus. Espérons que l’on puisse retrouver l’ermite avant que ces personnes ne nous tombent dessus… »

Lorsque les premières voluptes de brume apparurent, Zen prit conscience que leurs supposés poursuivants se rendraient compte que leurs proies avaient perçu leur présence. Toutefois, il ne parla pas de son inquiétude à Darok, dans la mesure où il était hautement improbable qu'ils n'aient pas vu le piège ... dans le meilleur des cas après avoir trébuché dessus...
Le genin reprit sa position près d'Hyrungo, s'efforça de reprendre une contenance aussi confiante que possible avant de se retourner vers lui.

" Bon, ben Zabuza avait raison on dirait. Apparement, on est suivi. Pas de problème ceci dit : on garde la même formation et la même allure. De toute façon, s'ils sont hostiles, ils ne sont pas bien forts...
Quelques secondes tendues passèrent, puis il ajouta, sur le ton de la plaisanterie.
"A moins que ce ne soit juste un écureuil curieux qui a activé le piège ^^

Il doutait qu'un écureuil fusse assez lourd pour déchirer la note... un chat sauvage à la rigueur. Ironiquement, il se dit qu'il avait suffisament de malchance avec les félins en ce moment pour qu'une de ces damnées bestioles ne mette la pression sur leur petit groupe en déclenchant accidentellement le detecteur.

Le brouillard s'épaississait presque à vue d'oeil, et leurs déplacements n'en devenaient que plus délicats. Si les deux de devant semblaient s'amuser comme des enfants à passer de branche en branche, les deux apprentis genjutsu fatiguaient plus vite et éprouvaient moins d'aisance à trouver des prises sures. Zen étouffa un juron lorsqu'il faillit se tordre la cheville lors d'une mauvaise receptions.

*pas le moment, pas le moment*

Et puis il y avait ce bout de papier dans sa poche interieur qui le rendait nerveux. S'il le perdait, ou peut être même seulement s'il était abimé, la mission se solderait sur un echec. Il commençait à maudir le Mizukage pour ce cadeau empoisonné. Mais bon, tout malheur ayant son revers, il avait été positionné de telle façon qu'il ne serait jamais la première personne au courant en cas d'attaque...
Zen fut brusquement sorti de ses revasseries par le bruit d'un branchage qui cède et de quelque chose de lourd qui tombe. Il releva les yeux et cherchait ses deux autres compagnions du regard. Seule la silhouette de Darok était visible au travers de la brume, et elle ne tarda pas à plonger elle aussi dans l'ombre au dessous. Le genin ne mit pas longtemps à comprendre ce qui était arrivé. Sans trop se poser de question, il fit signe à Hyrungo de continuer sans s'arreter d'un geste rapide de la main.
Il lui sembla qu'il pouvait voir une forme tomber dans le vide lorsqu'ils passèrent au dessus de la branche qui s'était cassée...

Quelques minutes plus tard, lorsque le choc fut passé et que l'adrénaline fut retombée, Hyrungo demanda ce qui s'était passé.

"Je crois que l'autre étudiant a raté une branche...
Le genin marqua une pause. Il avait prit la décision de ne pas ralentir leurs déplacements sur le coup, mais sans se demander si c'était vraiment la bonne. Hésitant, il ajouta :
"-Darok a sauté pour essayer de le rattraper. Il a du croire que le gamin ne saurait pas s'en sortir seul...
Hyrungo ne le manifesta pas ouvertement, mais Zen sentit qu'il était un peu dérangé par le fait qu'ils ne s'étaient pas arretés. D'ailleurs, lui aussi commençait à douter d'avoir pris la meilleure décision.
"-Bon, trêve de bavardage. Revenir sur nos pas maintenant serait inutile, alors avançons...

Il ne parlèrent plus pendant le reste du trajet.
En réalité, ils étaient anxieux tous les deux, du moins Zen le pensait il. Leur équipe avait été divisée, et ce qui en restait était surement insuffisant pour anticiper et déjouer une attaque ennemie. Ils n'avaient aucun moyen de savoir comment allaient leurs équipiers, si Darok avait pu rattraper Iba, ou si un accident était survenu. Bien sûr, ils étaient toujours TECHNIQUEMENT en mesure d'accomplir la mission puisqu'ils avaient l'enveloppe ... mais ils avaient encore un long chemin à parcourir, et qui sait ce qui pouvait arriver. Il allait leur falloir une certaine capacité d'abnégation pour ne pas se laisser embourber dans une paranoïa stérile et dangereuse.
Puis ils parvinrent à la lisière de la forêt qui bordait le quart Est du village de Kiri. Terminée la couverture rassurante des frondaisons, ils devraient maintenant se déplacer à découvert, dans une région plate à la végétations minimaliste. Hyrungo appréhendait manifestement de s'avancer dans la plaine, mais, paradoxalement, il restait plus calme que son genin attitré.
Evidement, celui ci savait pertinement ce qu'il en était. Mais la simple vue de ces grandes étendues d'eau placides le mettait mal à l'aise. Il était d'autant plus nerveux qu'il souhaitait vraiment éviter de montrer sa phobie aux autres. En revanche, il ignorait si la profondeur des lacs présentait vraiment un danger ou non, et il était encore trop loin pour le vérifier. Et même s'il savait que peu de gens se seraient posé cette question à sa place, la profondeur de l'eau était à ce moment devenue une préoccupation plus angoissante pour lui que le sort de ses deux compagnons manquants...

Ils reprirent leur chemin, sur l'initiative d'Hyrungo. Mais ils se déplaçaient beaucoup plus lentement. D'abord parce qu'ils étaient fatigués par leur longue course de branche en branche, ensuite parce qu'ils s'étaient rapidement aperçu que leur appréhension devant les grands espaces ouverts étaient infondées. Ils étaient sans doute plus faciles à localiser pour un pousruivant éventuel, mais celui ci aurait beaucoup plus de mal à rester discret tant le nombre de cachettes était réduit.
Ils longeaient les berges des lacs (pas trop près, évidemment...), en quête des signes d'une habitation. Aucun des deux n'osait l'avouer mais ils avaient aussi ralenti l'allure afin d'être plus vite rattrapés par les deux autres. La perspéctive d'affronter le vieil hermite n'était pas des plus agréables, et autant se présenter à lui comme une équipe organisée et efficace que comme deux "survivants épuisés" qui feraient honte à Kiri no Kuni.

Alors qu'ils marchaient, chacun enfermé dans ses pensées (qui consistaient principallement, pour le genin, en une observation minutieuse du sol dans le but de minimiser les risques de glisser et de tomber en direction de l'eau...), un mouvement capta leur attention. Quelqu'un semblait marcher sur la surface brillante du lac.
Marcher ?
Pas exactement...
Le genin reconnut rapidement l'étudiant de Darok, qui glissait allegrement sur le liquide comme s'il s'était agi de glace.

*ça pourrait faire un sport interessant...*
Il leur fit de grands signes, leur indiquant une direction, probablement celle de Darok. D'ailleurs, Zen fut surpris de voir l'étudiant sans son superieur. Est ce qu'il lui était arrivé quelque chose ou bien l'avait il seulement laissé partir seul ? Autant qu'il pouvait en juger à cette distance, le jeune homme ne semblait nullement angoissé, bien au contraire...

Hyrungo demanda d'un ton mal assuré s'ils allaient devoir, eux aussi, marcher sur l'eau. Ce à quoi le genin répondit avec un franc sourire

"-mmmh, on va faire le tour."

Quelques minutes plus tard, le quatuor fut à nouveau réuni, et la confiance reprit son bon droit dans l'état d'esprit de ces jeunes gens...

"-Hum, sinon, quelqu'un sait où on va ?"

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 21 Juin - 10:46

*Parfait, c'est le moment...*

A plusieurs kilomètres de distance, l'homme qui observait le quatuor se décida enfin à agir. Il n'avait manqué aucun de leurs faits et gestes depuis le moment où ils étaient entrés dans la région des Grands Lacs, riant intérieurement de leurs mésaventures.

*Quelle bande de bras cassés... Amusons-nous un peu.*

Alors que les quatre shinobi de la Brume se regroupaient au bord du lac, l'eau derrière eux se mit à tourbillonner et à s'élever en une grande vague, s'abbattant sur eux.

Zen fut happé et tiré dans l'eau, tentant désespérement de lutter contre sa phobie, buvant la tasse, tétanisé. Des souvenirs du passé lui revinrent alors en tête. Il se revit au bord de l'eau, après son "accident", sa mère tentant en vain de lui apprendre à nager.


"Mais c'est pas possible ! Qui m'a fichu un fils pareil ? Tu n'es même pas capable d'apprendre à nager, comment veux-tu un jour devenir un shinobi de Kiri ? Tu seras la honte de l'Académie !"

Les paroles d'Asuka avaient blessé Zen au plus profond de sa fierté et de sa confiance ce jour-là, et la blessure ne s'était jamais refermée. Pourtant aujourd'hui, il était un des disciples du Mizukage, insigne honneur parmi les guerriers de la Brume...

Darok de son côté fut tiré au fond de l'eau et perdit connaissance. A son réveil, il se trouvait sur la plage de Kiri, enveloppée dans le brouillard. Il y avait une tension indéfinissable dans l'air, quelque chose de lourd, de pesant.

Le Genin avança en silence, sur ses gardes, jusqu'à ce que son champ de vision ne soit plus obstrué par la brume. Ce qu'il vit le frappa en plein coeur. Au sol, tous ses camarades gisaient, morts. Les alentours était marqué des signes de la guerre : maisons détruites ça et là, cadavres de shinobi de Suna, armes laissées à même le sol. Face à lui, se tenait le Mizukage, adossé à un pan de mur en ruine, au bord de la mort. Il le regardait d'un oeil réprobateur.


"Darok... Pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt ? Nous t'attendions tous pour affronter Suna..."

"Mizukage-sama, je..."

Darok avait à Kiri une réputation de patriote, on le considérait comme l'un des plus fidèles et fanatiques combattant à la solde de Zabuza. Pourtant, aujourd'hui, il avait failli à sa tâche. Il était arrivé trop tard pour défendre son pays. Qu'allait-il advenir de lui ?

De son côté, Iba avait été balayé par la vague et repoussé au loin. Lorsqu'il ouvrit les yeux, lui aussi était ailleurs. Le sol sous ses pieds était fait de pierre solide ; regardant autour de lui, le petit garçon se rendit compte qu'il se trouvait sur le parvis d'un fort, au dessus de l'eau, tout seul.

Faisant quelques pas, il comprit bien vite où il était... le Fleuve Rouge... Pris de panique, Iba se rua sur la porte qui devait surement donner sur la cage d'escalier et tenta de l'ouvrir, puis de l'enfoncer, en vain.


"Il ne sert à rien de fuir..."

Le jeune shinobi se retourna pour faire à son interlocuteur et porta la main à sa bouche pour ne pas vomir. L'homme qui se tenait face à lui, Iba l'avait déjà vu en photo. C'était d'ailleurs la seule façon dont il l'avait jamais vu. Une larme roula le long de sa joue.

"Papa..."

"Iba... Pourquoi vis-tu encore ? Comment se fait-il que le sang des Hiyori coule toujours ? Nous sommes une lignée maudite et pervertie ; nous n'avons pas le droit de vivre... Et toute ta vie tu porteras ce fardeau, toute ta vie tu seras un Réprouvé... Rejoins-nous..."

Iba se retrouvait seul face à son passé, cette fois de façon très réelle. Qu'allait-il décider ?


[Je ne mets rien pour Hyrungo étant donné qu'il ne passe pas plus pour poster.]


Dernière édition par le Mar 12 Déc - 14:51, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mer 21 Juin - 19:50

Iba venait à peine de retourner sur la terre ferme, les sens encore tout excité de sa nouvelle expérience…
Comme c’était grisant…jamais il ne s’était sentit si vivant, l’espace d’un instant il avait tout oublié : son passé, ses problèmes, même sa mission. Sentir l’eau sous ses pieds, le vent qui glissait sur sa peau ; il était euphorique.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
Il venait de poser pied à terre, coupant le lien mental installé avec l’eau environnante, ses yeux reprirent une teinte normale. Un instant après il se faisait incendié par son supérieur, car tel était le terme. Iba ne savait pas bien si ce dernier parlait sous le coup de la colère, ou bien si l’inquiétude était aussi de mise. Une chose était certaine, il était hors de lui. Le jeune garçon s’en voulait de s’être laissé emporter, mais comment aurait-il put résister ? C’était comme si tout son être avait été appelé par les flots.
Il attendait maintenant que l’orage passe en courbant l’échine et en promettant de ne plus recommencer. Darok, lui, ne manqua pas de lui rappeler ses échecs, comme pour enfoncer un peu plus le clou…
Il se calma néanmoins à l’approche de Zen et Hyrungo.


«- Je les ai retrouvé… »

Darok ne répondit pas, peut-être l’ignorait-il ? Néanmoins les quatre ninjas étaient de nouveau réunis. Toutefois cela n’allait pas durer bien longtemps. Une personne étrangère semblait en avoir décider autrement.
L’eau du lac, si calme il y a quelques instants se mit à faire des bulles bizarres (ok je sors^^), puis à tourbillonner, avec de plus en plus de violence, ramenant tout débris voguant sur le lac, à son centre. Le vent s’était levé et soufflait des bourrasques qui faillirent déséquilibrer plusieurs fois Iba. Le ciel venait de s’assombrir, les nuages qui obstruait le passage des rayons lumineux étaient d’un noir ténébreux. Certains arbres sous les rafales, toujours plus puissantes furent déracinés. Darok, le « genin-gardien » d’Iba lui hurla alors de malaxer son chakra pour tenter d’adhérer au sol. Une vrai tempête venait de se lever soulevant des quantités de poussière et même des galets qui longeaient les berges.
Soudain, tout s’arrêta, le vent retomba pour ne plus être qu’une brise diffuse. Etaient-ils sortis d’affaire ?
Un craquement sonore retentit, les contours d’une vague se dessinèrent au loin.


*C’est impossible, pas ici…pas sur un lac !*

La vague se rapprochait des berges à une vitesse monstrueuse, sa taille ne cessait d’augmenter. Les ninjas restaient comme tétanisés face à cette vision apocalyptique. C’est alors que Darok repris ses esprit.

[Darok] «- Tous dans la forêt ! »

Trop tard, la vague était déjà sur eux. Iba s’arqua sur ses jambes, mit les bras au-dessus de sa tête pour se protéger et attendit l’impact. Pas de doute, ça allait faire mal ! C’est dans un craquement sinistre que la vague se brisa, déversant des litres d’eau sur les ninjas désemparés. Le jeune étudiant ne résista pas même une seconde face à un tel déchaînement des forces de Dame Nature. Il fut littéralement propulsé suite à l’impact, ballotté dans tout les sens. Il avait perdu tout ses repères sensoriels, le rouleau de la vague l’entraînait toujours plus loin. S’en était trop pour le garçon qui perdit connaissance.
Lorsqu’il rouvrit les yeux, il se trouvait sur un sol dur et rugueux…il était sur le chemin de garde d’un fort…Iba se releva, l’air empestait la mort. Il connaissait cet endroit, oui, impossible de se tromper. Son passé semblait l’avoir rattrapé. Pourquoi ?


*Non, pas ça…pitié, pas ça…*

La peur lui tenaillait maintenant le ventre. Il voulait fuir cet endroit tant haï, cause de son malheur, il voulait être loin , ailleurs…Il courut, cherchant une issue, une échappatoire à cet endroit maudit. Il n’en trouvait pas. Il faillit vomir en voyant en contrebas les monceaux de cadavres kuméens et kiréens, mélangés, baignant dans le sang. Non, il ne voulait pas revivre cela. Il courrait encore et toujours sur ce chemin de pierre qui ne semblait pas finir, s’étendant jusqu’à l’infini. Il était terrifié, et trébucha plusieurs fois. Où se trouvait Darok, Zen et Hyrungo ? Pourquoi n’était-il pas avec lui ? La vague ? Pourquoi ? Pourquoi se retrouvait-il ici ? Le garçon était totalement paniqué, il transpirait malgré le froid mordant qui régnait en haut du fort, près des créneaux.
Il arriva à une porte, peut-être débouchait-t-elle sur une sortie, une issue de secours ? L’étudiant agrippa goulûment la poignée, mais impossible de la tourner. Il la tira dans tout les sens, s’en faisant mal aux mains, mais rien n’y fit, la porte restait là, immobile, impassible. Il recula de deux pas pour enfoncer la porte, puis chargea. Tout ce qu’il réussit à faire fut de se blesser, quoique légèrement. Sa panique augmentait de seconde en seconde, il perdait la notion du réel.
Et si les ninja de Kumo le trouvaient ? Ils le tueraient sans aucun doute…Il fallait avertir les autorités de Kiri, sinon, il savait ce qui allait arriver : le Fleuve Rouge et ses milliers de morts. Il continuait à s’acharner sur la porte métallique, sans effet ; il fallait prévenir Zabuza, les troupes de Kumo avait prit le fort Est, alors que tous disaient que c’était impossible. Les kuméens allaient foncer vers Kiri sans rencontrer la moindre résistance…une tentative désespérée des troupes de Kiri essayeront de les arrêter au Fleuve Rouge.


*Non pas ça…il ne faut pas que cela arrive…
La bataille du Fleuve Rouge est l’un des plus grand revers militaire du village caché de la brume.*


Les généraux de Kumo s’attendaient à une réaction pareille, et les troupes de Kiri sont tombées tout droit dans une embuscade géante…
Il fallait à tout prix qu’Iba empêche cela d’arriver…
Soudain, une voix surgit de la pénombre…un voix qu’Iba connaissait, une voix qu’il n’avait pas entendu depuis bien longtemps, bien trop longtemps.


[Izaki] «- Il ne sert à rien de fuir… »

Iba se retourna pour faire face à cette personne qu’il connaissait…
Lorsqu’il l’aperçu, une nouvelle nausée vint, et il lui fallut réunir toute les restes de sa volonté pour ne pas vomir. Son père se tenait là face à lui. Les larmes commençaient à perler…
Il appela son père, le timbre tremblant et hésitant…


«- Papa… »

Depuis combien de temps ne l’avait-il pas vu ? Depuis combien de temps la Faucheuse lui avait-elle retiré cet être cher ? Trop longtemps, c’était une certitude. Les brumes s’étaient intensifiées autour de l’apparition. Sa voix s’était faite grave comme lorsque l’on va aborder un sujet important.

[Izaki] «- Iba... Pourquoi vis-tu encore ? Comment se fait-il que le sang des Hiyori coule toujours ? Nous sommes une lignée maudite et pervertie ; nous n'avons pas le droit de vivre... Et toute ta vie tu porteras ce fardeau, toute ta vie tu seras un Réprouvé... Rejoins-nous... »

La main de l’individu était tendue, cherchant à prendre celle du garçon déboussolé. Tout s’enchaînait dans sa tête, sans lien logique, la douleur du passé, les années de brimades, tout revenait. Il souffrait…sans même faire attention aux propos de son père.

«- Papa… », une fois encore son appel retentit. Il aurait pu émouvoir les corbeaux, tant sa voix était déchirée.

Une main se posa sur l’épaule du garçon, son frère, Aku, se tenait derrière lui. Comme à son habitude, il sourit légèrement.

[Aku] «- Iba, le temps de Hiyori est fini…nous avons lamentablement échoué…seule la mort peut laver nos péchés… »

Son frère n’avait même pas fini de parler que face à lui, avec son père, trois autres silhouettes apparurent. Sa mère, Yui, ses sœurs Naru et Nyami. D’une seule et même voix, comme une plainte ou un chant mortuaire, elles l’appelèrent…

[Yui, Naru, Nyami] «- Viens Iba… »

Le garçon avançait comme hypnotisé. Devant lui se tenait toutes les personnes qu’il avait aimé, lui qui ne pouvait plus maintenant que les chérir en souvenir. Les larmes coulaient abondamment sur ses joues, il était pris de violents hoquets, ainsi que de reniflements peu discrets. Toutefois il n’arrivait pas à les rejoindre : ses jambes étaient de plomb, impossible d’avancer.
Il souhaitait plus que tout les rejoindre, plus rien d’autre n’avait d’importance. il voulait juste être de nouveau réunis avec sa famille, retrouver une vie normale…mais pourquoi ne pouvait-il donc pas bouger ? Le destin se jouerait-il donc toujours de lui ?
Une autre forma apparue : Mya, et peu de temps plus tard, se fut au tour de son maître de se matérialiser en face de lui.


[Shinobu] «- Il est temps Iba…Ils t’attendent depuis longtemps, va les rejoindre. »

Aku, toujours derrière, le poussait fraternellement vers le reste de sa famille. Iba dû faire un effort qui lui parut surhumain, pour avancer. Il avait l’impression que tout ses muscles se déchiraient, que ses os étaient broyés…mais qu’importe, du moment qu’il pouvait être avec ceux qu’il aimait tant…
Il tomba à genoux devant sa mère et se mit à serrer ses jambes, continuant de pleurer à chaudes larmes…


«- Vous m’avez tant manqué…c’est si dur d’être seul… »

Yui caressa doucement les cheveux de son protégé…Puis le groupe s’écarta légèrement pour former un demi-cercle, laissant le champs de vision d’Iba libre. Les vapeurs et la brume s’intensifiaient encore et encore…

[Yui] «- Il te reste encore une épreuve avant de nous rejoindre…Soit fort Iba. »

Parmi la brume, les contour d’une forme apparurent. Il s’agissait d’une silhouette encapuchonnée. Une de ses mains tenait une énorme faucille, qui traînait allègrement sur le sol, émettant des crissement sonores et désagréables au possible. Il venait prendre Iba. Ce dernier à genoux, attendait patiemment. Ne lui avaient-ils pas tous dit que c’était le seul moyen pour les retrouver ?
Shinobu s’écarta un peu de groupe et prit la parole, les brumes les mangeaient et son image disparaissait.


[Shinobu] «- Tout ce que tu y verras sera réel mais ne le sera pas. »

L’instant d’après, il ne fut plus rien…Seul restait le vent, à sa place. Ses paroles plongèrent le jeune étudiant dans l’hésitation, où les avait-il donc entendu ? Quand ? Fallait-il finalement mourir ? plus il essayait de se rappeler et plus ses souvenirs s’enfuyaient.

[Aku] «- Inutile de te tourmenter, petit frère. Tu vas voir, ce ne sera pas long »

En effet, la silhouette avec la faucille se rapprochait, elle n’était plus qu’à quelques mètres devant lui. Mais que pouvait bien vouloir dire son maître ? La dernière fois qu’il l’avait vu, c’était à l’Académie…qu’avait-il fait ce jour-là ? Ils avaient longuement discuté. Tout restait flou pour le garçon tandis que l’étrange masse en haillon approchait, inexorablement.
Ils avaient travaillé une technique…suite à son combat contre Hyrungo, Iba avait demandé à son maître de lui enseigné une technique pour vaincre une illusion : le kaï.


* Tout ce que tu y verras sera réel mais ne le sera pas.*
Genjutsu…je suis sous l’emprise d’un genjutsu…*


A peine avait-il eut cette pensée que les six membres restants se jetèrent sur lui, pour le maîtriser et l’empêcher de s’enfuir. Tout expression pacifique et familière avait quitté leur visage. Leurs yeux étaient dorénavant injectés de sang, les traits tirés à l’extrême. Ils le maintinrent à genoux, les bras en croix.

[Izaki] «- Il est hors de question que tu t’échappes, mon fils…Tu vas venir avec nous ! »

La faucheuse se trouvait devant lui, elle leva son arme., s’apprêtant à s’exécuter son travail.

*Il faut que je sorte de cette illusion, et vite !*

Iba ferma les yeux, ainsi il ne sera pas perturber par la vision. L’aspirant malaxa une grande quantité de chakra, pour la libérer soudainement, ce qui n’eut pour autre conséquence que de créer une vive douleur au niveau de son bas-ventre, cependant cela ne semblait pas suffire. L’emprise qui le maintenait sous cette illusion était terriblement forte. La faux allait s’abattre. Iba extériorisa beaucoup plus de chakra, si bien que la douleur se propagea dans tout son corps, il hurla l’espace d’un instant…juste le temps que cette réalité se dissipe…

Il se retrouvait de nouveau aux abord du lac. Il cracha beaucoup de sang, il avait eut énormément de difficultés à fuir cette illusion. Ses forces l’abandonnaient, et il s’effondra contre le sol. Shinobu l’avait pourtant prévenu que cette technique pouvait être dangereuse…

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 22 Juin - 9:59

[Zen : +5 EXP RP

Iba : +7 EXP RP


J'attends que tout le monde ait répondu pour poursuivre.]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 22 Juin - 23:59

Zen se tenait dos à l'onde alors que les quatres jeunes gens se félicitaient d'avoir surmonté cette épreuve. Même s'il était sicèrement soulagé de voir que Darok et son étudiant n'avaient rien, une partie de son attention restait concentrée sur ce qui se passait quelques mêtres juste derrière lui. Dès lors, il réagit au quart de tour lorsqu'il entendit le fracas d'un déplacement d'eau anormalement important. Poussé par une impulsion qui tenait plus du reflexe que d'un acte raisonné, il se jeta en avant, manquant de bousculer Hyrungo. Il se dit, un peu gêné, qu'il devrait trouver une explication à leur fournir...
Il n'avait même pas encore terminé son mouvement qu'un poid énorme s'abattit sur ses épaules et le jeta à terre. Il se sentit happé par le reflux du liquide, et ses mains se crispèrent violement sur le sol. Il s'aggripa aussi fort qu'il put, mais l'eau s'avera plus puissante et finit par le tirer dans les profondeurs du lac, laissant sur ses paumes de profondes entailles causées par les frottements contre les gravillons...

Cette désagréable sensation, il avait espéré ne plus jamais avoir à la subir. Aussi fort se débattait-il, le fluide entravait ses mouvements et réduisaient du coup ses chances de remonter à la surface. La pression de l'eau, glaciale, s'exerçait sur tout son corps, qui se tétanisa instamment. Il ferma ses paupières, ses muscles se crispèrent jusqu'à en devenir douloureux. Mais il n'avait pas été assez rapide, et ses yeux étaient déjà irrités par le contact du liquide.
Si sa pensée avait eu encore la plus petite once de raison à cet instant, s'il n'avait pas sombré dans les abimes d'une panique indiscible, il aurait pu se féliciter d'avoir songé à bloquer sa respiration, alors même qu'il avait déjà commencé à boire la tasse lorsque le reflux l'avait emporté.
Mais il ne faisait que retarder l'inéluctable... lorsque le reflexe prendrait le pas sur la pensée consciente et qu'il serait forcé d'inspirer, inspirer et finalement etouffer. Peut être en viendrait il à attendre que son cerveau, faute d'une irrigation et d'un approvisionnement conséquent en oxygène, dégénère et s'arrete de fonctionner, mettant fin à la cruelle torture de la noyade.

A quand remontait la dernière fois qu'il avait subi ça ?

Il se revit, plusieurs années auparavant, au bord de l'eau avec sa mère. Il revoyait tous les détails de la scène avec une précision qui semblait lui conférer une crédibilité superieure à celle d'une simple hallucination. Sur le coup, Zen ne s'en préoccupa pas et mit ça sur le compte d'un délire du cerveau qui perdait toutes ses marques...
Il distinguait, au travers d'un filtre de larmes, le visage sévère d'Asuka. Il entrevoyait chaque détail de son expression excédée, presque méprisante. Illusion cérébrale, véritable souvenir ou un mélange des deux ? A cet instant, il n'aurait pas pu le dire avec certitude.

Il se souvint en même temps de sa terreur passée, maladive. Il ne devait guère avoir plus de six ou sept ans à cette époque, et il était encore un peu trop jeune pour faire face à sa peur pathologique. Tel qu'il se rappellait la scène, il s'aggripait vainement à une souche, à quelques mètres de la rivière.


"Ecoute, calme toi un peu et reflechis. C'est juste de l'eau, nager dedans n'a rien de difficile. Il te suffit de secher ces larmes vaines et on y retourne, tu n'as pas à avoir peur..."

Mais le ton de sa voix tranchait nettement avec l'aspect réconfortant de ses paroles. Le tout jeune Zen s'en aperçut sans difficulté, habitué à subir l'impatience de sa mère, et ses pleurs redoublèrent d'hystérie. Il ne voulait pas aller dans l'eau. Peu importe comment cette femme s'y prendrait, il refuserait obstinément de retenter l'experience... la première fois avait été assez terrifiante. Alors que ces ongles s'enfonçaient presque dans le bois humide de la souche, il ne pensait qu'à une seule chose : quitter cette berge, oublier sa phobie si handicapante, s'éloigner de cette femme qui, il le savait sans oser se l'avouer, finirait par employer des manières moins douces. Et son père qui n'était pas là ... pourquoi l'abandonnait il maintenant ?
Ces evenements aussi simples prenaient une tournure dramatique dans l'esprit de l'enfant que Zen était redevenu.
Il demanda son père. Il savait qu'il le comprenait, qu'il ne le forcerait pas. Il pensait même qu'il était capable de lui faire combattre sa peur, mais pas ELLE !

Au milieu de ses sanglots, il entendit sa mêre lui répondre que Shinji passait son épreuve ... encore une fois. La cinquième ? Même pour un enfant, le dédain que montrait Asuka envers les piètres performances de son mari lors de l'examen chunin était clairement perceptible. Paniqué, furieux, il la haït pour ça. Il hurla, cracha. Il ne lacha sa souche que pour griffer la main qu'approchait sa mêre !

"Mais c'est pas possible ! Qui m'a fichu un fils pareil ? Tu n'es même pas capable d'apprendre à nager, comment veux-tu un jour devenir un shinobi de Kiri ? Tu seras la honte de l'Académie !"

Les pleurs s'arretèrent dans un hoquet. L'enfant se retrouva devant un dilemne proprement insoluble, qui le paralysa. Il voulait integrer l'académie, et il le ferait car il savait que c'était ce que Shinji voulait. Il avait compris son père, il avait saisi pourquoi il devait se rendre utile, et il savait comment y arriver. Integrer l'académie était son idée fixe du moment, et voilà qu'il apprenait qu'il échouerait s'il ne nageait pas ! Mais il ne voulait pas entrer dans l'eau. Que ce soit une phobie stupide, qu'elle puisse être guérie rapidement, il s'en contre fichait éperdument. Son seul souhait était d'en finir, de s'enfuir, et il l'aurait fait s'il n'avait pas eu un peu peur des capacités de sa mère...
Bloqué.
Indécis.
En fin de compte, il devrait renoncer à son rêve.
L'enfant se sentit vide et creux, partagé entre la colère qu'il ressentait à l'égard de son bourreau et le desespoir qu'il subissait alors qu'il comprenait qu'il ne pourrait pas accomplir le souhait de son père.

"Mais c'est pas possible ! Qui m'a fichu un fils pareil ? Tu n'es même pas capable d'apprendre à nager, comment veux-tu un jour devenir un shinobi de Kiri ? Tu seras la honte de l'Académie !"

Et elle avait surement raison. Pourquoi continuer alors ? Il n'avait qu'à lui dire qu'il renonçait à devenir ninja et elle le laisserait surement en paix. Il pourrait regagner sa chambre, et n'aurait plus à se préoccuper de savoir nager ou non. En plus, il était sur que la femme n'attendait que ça. Depuis le début elle s'était opposée à son idée...
Ca n'avait rien de dur, seulement quelques mots à prononcer et il pourrait se reposer. Finalement il s'était forgé une trop haute idée de lui même. Autant revenir à son vrai niveau...


"Mais c'est pas possible ! Qui m'a fichu un fils pareil ? Tu n'es même pas capable d'apprendre à nager, comment veux-tu un jour devenir un shinobi de Kiri ? Tu seras la honte de l'Académie !"

Sa volonté s'effritait un peu plus à chaque fois qu'il entendait le ton sec et cassant d'Asuka. Il leva les yeux vers elle, prêt à lui annoncer son abandon, prêt à contempler la satisfaction sur son visage.

"Mais c'est pas possible ! Qui m'a fichu un fils pareil ? Tu n'es même pas capable d'apprendre à nager, comment veux-tu un jour devenir un shinobi de Kiri ? Tu seras la honte de l'Académie !"

L'image "sautait". Elle était nette par moment, puis devenait floue et bougeait instantanément vers une autre position, comme si le raccord entre deux chaines d'images successives avait été raté. Le desespoir de l'enfant se creusait maintenant dangereusement. Sa volonté de devenir ninja n'était plus la seule en cause. Il commençait à ressentir la pointe d'un dégout de soi même qu'il n'avait jamais ressenti. Il ressentait un vide de plus en plus décourageant, et il eut envie, pour la première fois, d'en finir, vraiment...
Un phénomène interessant se produisit alors au niveau de sa conscience. Elle se fractura, et sa raison prit une direction différente de celle qu'elle avait prit ce jour là, près de la rivière. Cette partie rationnelle, plus mature que l'enfant, s'élevait contre le sentiment d'impuissance qui le taraudait. Elle avait déjà affronté ce sentiment, et l'avait déjà vaincue, ou du moins refoulé efficacement, alors elle ne comprenait pas pourquoi elle avait à subir ça à nouveau.


"-Oh, réveille toi un peu. Ce n'est plus un problème maintenant. Tu y as pensé si longuement, tu as compris ce qui s'était passé avec Asuka... allez, c'est qu'un mauvais souvenir, et tu en as déjà tiré les leçons"

La voix de l'adolescent ne sembla pas parvenir aux oreilles de l'enfant, trop découragé pour réagir à un quelconque stimulus exterieur. Il ouvrit la bouche, résigné à prononcer son voeu de renoncer, mais en lieu de mots, seule de l'eau s'écoula. Il ne le réalisa pas tout de suite, mais il était devenu incapable de prononcer quoi que ce soit. Il vomissait des quantités impossibles d'eau, qui se répandait en flaques autours des pieds d'Asuka.

"Mais c'est pas possible ! Qui m'a fichu un fils pareil ? Tu n'es même pas capable d'apprendre à nager, comment veux-tu un jour devenir un shinobi de Kiri ? Tu seras la honte de l'Académie !"

Alors que l'enfant paniquait en pensant qu'il étoufferait rapidement à force de cracher de l'eau, la partie rationnelle s'offusqua de ces incohérence. Elle prit conscience que l'esprit de Zen allait s'embourber dans un souvenir contrefait.
"-Assez ! Tu as reflechi et tu as compris qu'Asuka n'a jamais voulu te décourager. Elle est un peu névrosée et cherchait à être sure que tu avais toutes les chances de réussir.
L'enfant n'écoutait pas, et se mit à appeler son père frénétiquement. L'hystérie le gagna alors que l'eau qu'il crachait montait et menaçait de l'engloutir.
"-Ca ne colle pas. Tu ES genin. Tu ES entré à l'académie et tu AS réussi.
"-Tu as compris ces sentiments. Tu as reflechi et tu as compris pourquoi tu as réagi comme ça. Tu étais trop jeune pour tout saisir. Ce ne sont pas des erreurs que tu referait. Tu t'es promis de ne pas les refaire ! Le mur d'ironie que tu as errigé n'est pas là pour rien ! C'est pour ça que tu ne laisses plus tes émotions te guider ... tu considère la raison comme la valeur suprème. Toujours reflechir avant d'agir. Toujours reflechir avant de réagir à une situation. C'est aussi pour ça que je suis là et que je peux te parler maintenant...
"-Ton comportement est incohérent.
"-reflechis
"-et sors de là, tu n'as pas le temps pour ça.


L'eau lui arrivait maintenant au menton. Il voyait toujours le visage de sa mère, au dessus de lui, qui débitait la même phrase sur les mêmes intonations, encore et toujours. Il paniquait, se sentait impuissant et terrifié à la fois. Impossible de mettre fin à ce calvaire. Si seulement il pouvait parler ! Il pourrait abandonner et tout s'arreterait.
Ou peut être était il préférable de mourir ici, de cette sotte façon... après tout, il ne valait pas grand chose...


"- Tu n'analyse même pas tes propres sentiments. Veux tu abandonner la vie ? Veux tu abandonner ton avenir de ninja ? Veux tu parler, ou te taire et etouffer ? Tu ne le sais pas toi même, tu es la marionnette de ton désespoir. Ressaisis toi !"

Mais ces paroles ne semblaient toujours pas parvenir à l'enfant, dont la tête était maintenant immergée. Soudain, une nouvellle voix se fit entendre. Ni l'enfant, ni la raison consciente de Zen ne surent d'où elle venait exactement, mais chacun fut soulagé de la reconnaitre.

"J'espère que ta poche est imperméable..."

Le ton espiègle et moqueur de Shinji parvint sans peine à trouver son chemin vers les oreilles de l'enfant. Rassuré d'entendre la voix de son père, il se calma un instant, et chercha à comprendre le sens de ces paroles. Tout à coup, il se souvint de la lettre. Il se rappela qu'il était genin, et en mission de surcoit. Il retrouva la maturité necessaire pour comprendre les actions de sa mère, et pour ne plus éprouver cette colère à son égard. L'enchantement avait été rompu pendant un instant, et l'adolescent avait pu se faire entièrement comprendre de l'enfant paniquant.

"Hum, merci du coup de main
"-Pas de quoi, mais t'as plus besoin de moi maintenant normallement ... pratiquement 18 ans quand même...

Le souvenir, devenu inutile, s'évanouit de lui même, laissant Zen, dont la conscience avait retrouvé son unité originelle, dans l'eau qu'il avait lui même craché. Pourtant, maintenant qu'il avait retrouvé son calme et sa faculté de raisonner, il comprenait que cette situation n'avait pas pu se produire, et que donc il ne pouvait pas se noyer. Il se sentait prisonnier d'un rêve, ou d'un cauchemard. Alors il tenta de se reveiller comme il l'avait toujours fait, dès son plus jeune age. Lorsqu'il voulait sortir d'un rêve désagréable, il fermait les yeux dans ce rêve, fort, et il les rouvrait d'un coup.
Normallement, c'étaient ses vraies paupières qui s'ouvraient, et il était reveillé.

Cette fois ci, ça fonctionna, et il s'aperçut que son visage était immergé sous une fine couche d'eau. Il remua les bras, éprouvant un certain plaisir à retrouver l'usage de ses vrais membres, n'étant plus enfermé dans un cocon spirituel. Il s'appuya sur le fond vaseux et se leva brusquement, en toussant et recrachant ce qu'il avait pu avaler.
Jetant un oeil aux alentours, il vit qu'il se trouvait dans l'eau, à quelques centimêtres du rivage, là où la profondeur n'excedait pas vingt centimètres. Encore un peu déboussolé, il se dit qu'il aurait été stupide de mourir dans cette flaque...

Mais il n'y avait pas de doute, il était revenu à la réalité. Il parcourut le paysage des yeux...

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Sam 24 Juin - 0:48

[Je m'étais dit que je postais ce soir, c'est chose faite.]

Darok réfléchissait au moyen le plus rapide et discret de retrouver ses compagnons. Lui-même et son étudiant étaient sur le chemin des grands lac. Ce dernier s’émerveiller des richesses de la nature : des bourgeons florissants ici, des lianes de couleur exotique par là… L’Hiyori semblait fasciné…
Iba maîtrisait de mieux en mieux son chakra, et Darok se convainquait qu’il n’y étais pas indifférent.

Il y eut une peur bleue lors d’un passage d’individu bruyant. Darok s’était jeté sur son élève l’empêchant de parler. L’étudiant ne comprit pas tout de suite ce qui s’était passé, mais après quelques échanges, il lui apparut que son protecteur avait raison. Darok lui parla ensuite d’une technique basique inconnue du répertoire des Hiyori. Darok hésita à se suicider, mais finit par expliquer au jeune le fonctionnement et le but stratégique de ce jutsu.

Ils arrivèrent enfin au lac. Comme Darok l’avait lu dans les livres, il s’agissait plutôt d’une étendue d’eau avoisinant le vert. Darok se replongea alors dans ses méditations, interrompues par des questions d’Iba. Le genin le rembara, ce qui eut pour effet de choquer la fierté de l’étudiant. Darok ne le regardait pas, songeant qu’il serait assez mature pour ne pas faire de bêtises. Il se trompait.

Par on ne sait quel miracle, l’Hiyori réussi à monter sur l’eau, défiant la prudence de son genin. Il profita de son moment d’inattention pour s’amuser stupidement à glisser sur l’eau. Il allait à une vitesse phénoménale, bien plus grande que s’il avait été sur la terre ferme. Il trouva rapidement les autres membres de l’équipe, alors qu’il était en terrain découvert. Darok sortit de ses pensées et constata que son élève n’était plus là. Il le retrouva sur l’eau, glissant sans arrêt. La colère monta en lui, pour contrer son impression d’indulgence qui s’était répandue dans son corps. Mais quand Darok regarda son étudiant s’y prendre, il ne put que consolider son opinion de ses compétences. Il est vrai qu’il possédait une familiarité singulière avec l’eau, si bien que Darok soupçonna un quelconque don…voire un pouvoir héréditaire. Si on y réfléchissait bien, il avait quand même manipuler l’eau de multiples canalisations, réussit du premier coup un exercice pour ninja confirmé… Sa méthode lui avait fait gagner un peu de temps, mais avait dévoiler leur position. Si jamais les personnes ne les avait pas repéré à la vue, ils l’auraient fait à l’ouie. En effet, il avait crée un boucan d’enfer. Il devrait quand même lui passer un savon symbolique.
L’étudiant revint, et Darok adopta un teint rougeâtre, synonyme de colère.


« C’est pas possible ! Obligé de faire son intéressant à longueur de journée ! Comment peux-tu être aussi irréfléchi ? Ta p’tite tête de Réprouvé ne t’as pas répété maintes fois que dans cette mission, conneries = sur le banc de touche ? Mais bon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?… » reprenant un ton plus calme, il ajouta… « Il y avait tellement de possibilités plus discrètes, et presque aussi rapide…la prochaine fois, fait marcher ton muscle qui te sers de cerveau… »

Leurs camarades arrivèrent. Darok s’était calmé, et la mission pouvait reprendre son cours, avec une équipe au complet. Le genin put voir que ses compagnons avaient un visage soulagé bien que celui de Zen gardait une touche d’anxiété.

[Zen] « -Hum, sinon, quelqu'un sait où on va ? »

Darok n’eut pas le temps de répondre que le vent cessa de souffler. Il y eut un silence pesant, inhabituel, louche. Puis un retentissement sonna haut et fort. L’eau tourbillonnait en cercle diffus. Une vague immense surgit de l’eau verte. Elle était irréelle, disproportionnée. Ça ne pouvait pas être une vague naturelle, sortit d’un lac calme. Non, c’était une attaque. Et c’était une attaque qui ne laissait aucun échappatoire à l’équipe. Trop tard, Darok cria un « Dans la forêt » inutile. La vague était sur eux. Déjà, Zen avait plongé sur le côté. Darok eut le réflexe d’attraper son élève et de le lancer vers l’arrière, se positionnant dos à la vague. La lame s’abattit sur eux aussi puissamment que l’aurait fait un coup de marteau sur un clou. Darok fut engloutit sous la pression de l’immense houle. Il sentit son corps quitter l’apesanteur terrestre. Ses mains partaient dans tous les sens, essayant d’attraper un quelconque appuis pour résister à cette force inconnue. Tous ce que sa main saisit ne fut que fluide. Pas même un végétal… Mais il avait permis à son étudiant d’échapper à la vague, le choc l’ayant quand même repousser vers les terres forestières.

Le choc l’avait temporairement étourdi, mais sur une plus longue durée, Darok s’évanouit complètement. Il ne sentait plus le contact tant apprécié de l’eau sur son corps, il ne ressentait plus qu’une vague sensation de froide tiédeur.
Il rouvrit ses yeux. Il était vivant. Il était sur la terre ferme. Il était allongé. Il était épuisé. Mais il ne comprenait pas ce qui se passait.

Le sol était rugueux au toucher de sa paume. Il était sur des dalles de pierres. Il releva la tête et constata que le sol était jonché de cadavres. Une odeur pestilentielle résidait dans l’air, l’odeur de la mort. Le pavé était ensanglanté, et Darok reconnut l’endroit : il était à Kiri. Il se releva en hâte et regarda les environs. Il parcouraient les cadavres en essayant de comprendre ce qu’il s’était passé. La dernière chose dont il se souvenait, c’était qu’une vague immense l’avait submergé. Il avança entre les cadavres, passant au dessus des corps inanimés de ses compatriotes. Sa chère patrie était souffrante, blessée, presque morte.

Il hoqueta quelques fois, en reconnaissant les dépouilles de personnes qu’il connaissait. Personne n’avait été épargné, les femmes, les enfants, ils étaient tous morts… Au fur et à mesure que Darok voyait les macchabées, il ne se souvenait plus de leur nom. Il lui restait au bout de la langue, sans pourtant émettre de sons. Darok entendit une voix familière. Une voix qui le remettait sur le droit chemin à chaque mot. Celle de son maître, le Mizukage. Sa voix lui fit comprendre qu’il n’était pas le seul survivant, et une bouffée de chaleur l’envahit.


[Zabuza] « Darok... Pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt ? Nous t'attendions tous pour affronter Suna... »

Darok écarquilla les yeux. Des larmes coulèrent sur ses joues. Son élan de soulagement s’était effondré en une petite phrase. Le Mizukage était blessé, mortellement. N’étant pas médecin, Darok ne pouvait pas le soigner, il ne pouvait rien faire. Tout aussi alarmant, il n’avait pas su remplir les attentes de son pays. Darok s’effondra à genoux, un hoquet menaçant s’en prenait à sa gorge, l’empêchant de parler convenablement.

« Mi…Mizukage-sama…je… »

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que son chef s'affaissa à même le sol, décédé. Darok plaça ses mains devant sa bouche, comme pour s’empêcher de hurler de tristesse. Il voulait crier sa détresse, mais il ne savait déjà plus pour qui il devait rugir. Il avait oublié l’homme qui se tenait devant lui. Une fois de plus, son nom restait coincé dans les lèvres du genin. Une tache blanche vint recouvrir et faire disparaître le corps de Zabuza ainsi qu’une partie du décor qui entourait le ninja.

Une main lui saisit violemment l’épaule. Darok se retourna tout aussi brutalement. Il voyait son père adoptif et sa mère. Des souvenirs lui revinrent en mémoire…des moments passés en famille, à parler ou à faire la fête. La joie qui s’en dégageait était intense. Il voulut les prendre dans ses bras, mais leurs bras se décomposèrent sous ses yeux. De petits morceaux de chairs se détachaient petit à petit du corps de ses parents, jusqu’à n’en laisser plus que des lambeaux. Les larmes de Darok s’intensifièrent. Il ne savait plus pour qui pleurer, mais il pleurait, seul.

Une autre marque blanche recouvrit le corps de ses défunts parents, masquant encore un peu plus le paysage. Vint le tour de nombre de ses camarades, de Shinobu, du banquier, et de passants qu’il avait entr’aperçu un jour. Darok ne comprenait plus du tout ce qu’il se passait. Il ne savait plus où les choses allaient le mener, mais après tout, il ne l’avait jamais su. Il essaya de remettre en ordre sa mémoire, alors que de plus en plus de blanc recouvrait le milieu, laissait un espace immaculé, sans forme ni vie. Ses souvenirs avaient disparus, du moins il ne se souvenait plus de rien. Il ne se rappelait pas ses passages à l’académie, sa première rencontre avec son sensei, sa famille, et sa ville…plus rien.

Darok frappa rageusement l’espace vide avec ses poings, sans pour autant toucher quoi que se soit. Laissant passer ses mains devant lui, il les trouva sanguinolentes. Il rechercha sur son corps une blessure apparente, et découvrit son corps baignant dans son propre sang. Lorsqu’il eut conscience de sa blessure, il ressentit une profonde douleur qui lui retourna les entrailles. Il se roulait en boule, cherchant la position qui lui ferait le moins souffrir, puis son corps cessa de bouger, se recouvrant de blanc à son tour. La couleur tant haïe gagnait son corps à une vitesse affolante. Il ressentait des petits picotements dans ses membres engourdis et disparus.

Soudain, une silhouette sombre se dessina dans les contours blanchâtres. Elle était flou. Enfin, Darok ne savait pas s’il ne voyait plus correctement, ou si le monde s’était retourné et que la nature avait décidé de détruire l’humanité. La forme s’avança. Elle était encapuchonnée, mais contre toute attente, ne portait pas de faux. Darok ne bougeait plus, à la limite de l’inconscience. Il sentit enfin le blanc recouvrir toute sa tête. S’en était fini, il avait disparu.
Mais son esprit resta éveillé, comme si l’ombre l’avait décidé ainsi. Elle était grande, ténébreuse. Le flou empêchait Darok d’en faire une description détaillée. Puis elle commença à parler, d’une voie déformée, amplifiée…


[Ombre] « Quelle incompétence. Je ne croyais pas que ça se passerait ainsi. Darok, qu’attends-tu ? »

Darok ? À qui parlait cette étrange personne. Qui était ce fameux Darok ? Pourquoi ne laissait-il pas plutôt l’esprit se reposer en paix. Il ne demandait que du repos. Comme si la personne l’avait entendu, elle lui répondit d‘un ton froid.

[Ombre] « Non, il n’est pas l’heure de se reposer. Je ne me suis pas déplacé pour te laisser partir. N’oublies pas qui tu es… »

« N’oublies pas qui tu es ? » . Trop tard, et puis, cela n’avait plus beaucoup d’importance. Alors que le genin sentait son âme inspirée par l’Au-delà, une chaîne le retint au sol. La chaîne en elle-même était accrochée à sa poitrine et rattachée à l’espace vide. Ce détail attacha de l’importance à Darok. Comment pouvait-on attacher quelque chose à du rien ?
La chaîne l’attirait vers le sol, l’empêchant de rejoindre l’Autre Lieu.


[Ombre] « N’oublies pas qui tu es… »

Une bribe d’image lui revint en tête. Il se revoyait…il ne savait plus quand, mais il se revoyait. Il se reconnaissait, il se souvenait de son nom…en tout cas de son nom adoptif… Son corps était sorti du blanc.

[Ombre] « Je vois que tu as compris le fonctionnement… »

L’Ombre repartait dans le blanc. Mais avant qu'elle ne disparaisse totalement, Darok crut voir qu'elle se scindait en trois parties. De ses zones d'ombre naquirent trois personnes. Iba, Zen et Hyrungo.

La chaîne l’attirait de plus en plus, inexorablement, vers le sol. Ses souvenirs revenaient en masse, mais le blanc refusait de partir. Darok souffrait d’un mal de tête abominable. Il se prenait la figure entre ses deux mains, pour atténuer la douleur. Sans effet. Il tenta de l’extérioriser d’un grand cri rauque, mais le fait de bouger sa bouche lui fit ressentir une cuisante gêne dans toute sa mâchoire.


*Bats-toi, bats-toi.*

Darok entendait des voix dans sa tête. Les voix se faisaient de plus en plus fortes… elles résonnaient dans son esprit comme une clarinette. Elles répétaient sur le même ton, les mêmes mots… Le sang battait à ses tempes et de grosses gouttes de sueur débordaient de son visage

*Bats-toi, bats-toi, BATS-TOI !*

Darok lâcha prise et hurla à s’en casser la voix. Le blanc explosa en morceaux étincelants, et Darok rouvrit les yeux sur la berge, avec autour de lui Hyrungo et Iba qui lui soufflaient des « bats-toi » incessants.


Dernière édition par le Sam 24 Juin - 12:56, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Sam 24 Juin - 11:38

Boom !…Boom !….Boom !
La cage thoracique du garçon se soulevait doucement, avec la régularité d’une horloge. Les yeux mi-clos, il tentait vaguement de reprendre ses esprits. Ses muscles étaient endolories et rechignaient aux moindres déplacements. Ses pensées erraient ci et là, à demi-conscient, allongé de tout son long contre la berge trempée du lac.
Poussa un grognement digne d’un ours mal léché au réveil d’une hibernation, il se retourna sur le dos. Le ciel était devenu gris maussade, remplis de nuages aux formes hétéroclites. Sans précipitation il essaya de vérifier qu’il contrôlait tout ses membres, et surtout qu’aucun ne manquait à l’appel. D’abord les doigts de sa main droite, en essayant de les plier, puis de les déplier. Une nouvelle grimace se peint sur la face de l’étudiant. Le « retour à la vie réelle » était douloureux, comme si tout son corps était engourdi, tel au petit matin, au moment où l’on se réveille, et que l’on échappe à ses songes.
Ayant réussit l’exercice, il essaya par la suite de faire bouger ses doigts séparément. Les actions du garçon auraient put sembler dénudées de sens à un observateur externe à la scène, pourtant c’était loin d’être le cas. En commençant par des actions simples cela permettait à son esprit de se remettre tranquillement de l’attaque mentale qu’il venait de subir, mais aussi de raffermir son emprise sur le monde réel.
Il s’exerça ensuite avec son autre main, toutefois il lui fallut beaucoup moins de temps pour parvenir à l’effet voulu. Puis il se redressa, sans aller trop vite, pour éviter d’avoir des nausées ou étourdissements. Il tourna la tête à droite et à gauche. Tout ses camarades semblaient avoir été atteint du même mal que lui, toutefois ils étaient tous en meilleur état que lui, tout du moins, le jeune aspirant le voyait ainsi.


*Je suis encore à la traîne…*

Le sang perlait sur son menton, le kaï n’était pas une technique de « tendre »…
Il s’appuya sur son bras droit pour se relever, mais il fut pris de tremblements ce qui empêcha Iba d’y parvenir. Il dû faire appel à son autre bras. Une fois debout, il chercha du regard si leur agresseur n’était pas dans les parages. Il ne vis rien.


"- Comment…Comment allez-vous ?"

Sa voix était mal assurée ; tremblante, comme lui. La question ,elle, s’adressait à l’ensemble du groupe. Il eut des murmures d’approbation. Soudain, la soif le prit…
Il fit quelques pas en direction du lac. Seul quelques mètres le séparait maintenant de l’étendu d’eau, cependant il hésitait. Il voulait boire, mais il avait peur du lac…est-ce qu’une autre vague similaire pouvait de nouveau déferler sur lui.
La soif eut raison de la peur et Iba franchit les derniers mètres qui le séparaient encore de l’étendu d’eau, s’accroupit et bu, se rinçant par la même occasion le visage.
C’est alors qu’un cri de ses camarades les firent sursauter : il s’agissait d’Hyrungo.


[Hyrungo] «- Darok-san est toujours dans l’illussion ! »

Bien que titubant presque, Iba s’empressa de rejoindre son genin. Zen fit de même, par suite. Il formèrent un petit cercle autour de lui, pas trop près pour le laisser respirer. Iba eut la bonne idée de le retourner sur le dos, pour que son visage, tourner vers le ciel, puisse respirer plus aisément. Hyrungo, souleva la tête de Darok avec son veston. Le pauvre genin semblait se débattre avec ses fantômes…que pouvait-il bien voir ? En tout cas cela devait être terrifiant à en voir les terribles grimaces qu’il tirait et les multiples convulsions qui parcouraient son corps. Ses lèvres étaient bleu foncé et ses yeux révulsés, une véritable vision d’horreur.

* J’étais comme cela il y a à peine un instant ?*

«- Que devons-nous faire Zen-san ?, dit l’aspirant d’une voix qui trahissait son inquiétude.

Soudain, Hyrungo, qui s’était pensé sur la bouche de Darok, s’exclama…

[Hyrungo] « Il respire encore… »

Le regard des deux aspirants se tourna alors vers leur supérieur…celui-ci semblait interdit. Bien sûr, aucun d’entre eux n’avait été préparé à une telle situation. Zen dit alors que Darok devait vaincre ses démons, seul, toutefois, peut-être pouvait-il nous entendre, là, où son esprit se trouvait. C’est ainsi qu’Hyrungo et Iba empoignèrent le genin, le secouant doucement, en scandant un « bats-toi » effrayé et chaleureux.
Au bout de quelques minutes, le visage du supérieur reprit ses couleurs usuelles, et ses paupières s’ouvrirent. Hyrungo laissa échapper un cri de satisfaction mêlé au soulagement.

Ils avaient tous réussis à échapper au terrible genjutsu. Le quatuor était de nouveau réunis, près du lac, paré pour continuer leur mission.


Dernière édition par le Dim 25 Juin - 12:41, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Sam 24 Juin - 19:52

[Iba :+8 EXP RP

Darok, Zen : +6EXP RP

Bon boulot vous trois, vous pouvez éluder si vous voulez, moi je vous réponds lundi.]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Mar 27 Juin - 10:13

"Vous vous débrouillez pas trop mal pour des bleus *hic*... Mais ce n'est pas comme ça que vous allez me trouver..."

Cette voix semblait sortir de nulle part et surprit les quatre shinobi de la Brume. Ainsi donc, leur cible avait compris qu'ils étaient à ses trousses et ne comptaient pas se laisser attrapper aussi facilement.

Darok et Zen se regardèrent en silence, comprenant qu'ils devaient changer de méthode d'approche. Iba, quant à lui, toussa et cracha encore un peu de sang. Apparement, le Kaï lui avait coûté plus que ce qu'il ne croyait.


[Darok]
"Shinzo-san, nous ne somme pas là pour vous agresser. Nous portons une missive de la part du Mizukage Zabuza Momochi !"

Seul le vent lui répondit. Apparement son explication n'avait pas suffi à convaincre le vieil ermite. Darok se retourna alors vers ses trois camarades et se rendit compte qu'il n'y en avait plus que deux ; Hyrungo avait disparu.

Le vent souffla à nouveau derrière eux, et les arbres en bordure de la fôret s'écartèrent, ouvrant un passage aux trois shinobi.


[Zen]
"Bon, on dirait que nous n'avons pas le choix..."

[Darok]
"Allons-y..."

Et le trio s'aventura sur le chemin qui s'ouvrait devant eux...


[Désolé pour le retard, ma connexion merdait hier.

Continuez sans Hyrungo, il m'a prévenu par MP de son absence sur la mission.]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 29 Juin - 16:38

Après être sorti de l'eau, Zen s'assit dans l'herbe sur la berge et entreprit de se secher. Son esprit, encore embrumé par ses récentes mésaventures, fonctionnait au ralenti, et il regarda distraitement ses camarades s'extirper chacun à leur manière de l'illusion qui les enchainait. L'étudiant de Darok (*faudra quand même que je pense à lui demander son nom*) avait apparement été le premier à se reveiller. Il avait manifestement utilisé une technique que le genin ne connaissait pas, et éprouvait des difficultés à se lever. Il tremblait et crachait un peu de sang. Le genin songea vaguement qu'il devrait aller l'aider, mais il se sentait encore trop pataud pour réussir à se mettre debout, et il se contenta de regarder l'étudiant revenir péniblement à la réalité.
Alors qu'Hyrungo poussait un grognement rauque quelques mêtres à sa gauche, Zen vérifia que l'enveloppe était toujours intacte et que l'eau n'avait pas eu le temps de traverser sa poche pendant les quelques secondes qu'il avait passées immergé. D'ailleurs, il était surpris d'avoir réussi à garder son calme lorsqu'il s'était aperçu qu'il était sous la surface. Il mettait ça sur le compte de l'abrutissement consécutif à la sortie d'une illusion bien plus traumatisante...

Le genin s'étira, et s'efforça de se détendre. Pas facile après tout ça, mais il detestait être nerveux. De plus, il recouvrait peu à peu toutes ses facultés, et il se rendit compte que même s'ils avaient manifestement été aggressés mentalement, aucune attaque physique n'avait suivi. Ceci pouvait signifier plusieurs choses, soit qu'on ne les prenait pas au serieux, soit qu'on jouait avec eux, mais dans tous les cas leur vie n'était pas immédiatement menacée.


Hyrungo : «- Darok-san est toujours dans l’illusion ! »

Le cri le fit presque sursauter. Il tourna un peu la tête et vit qu'Hyrungo était penché sur une forme sombre et immobile dans les herbes hautes de la berge. L'autre étudiant se traina tant bien que mal vers Darok, manifestement inquiet.
Zen se désinteressa d'eux dans un premier temps. Il n'y avait aucune raison que Darok ne puisse pas s'en sortit comme eux... Il parcourut l'horizon des yeux, à la recherche de leur aggresseur, mais sans succès. Il se demanda un instant à quelle distance il était possible d'utiliser une technique de genjutsu. Cependant, lorsqu'il s'aperçut de l'inquiétude réelle des deux étudiants pour le genin encore à terre, il se leva et s'approcha d'eux, titubant un peu.

Le spectacle était moins joli à voir que ce à quoi il s'attendait. Le visage du genin se crispait dans des grimaces tour à tour terrifiées puis dégoutées.
Zen ressentit un certain malaise en contemplant les effets sur le corps d'un genjutsu qui, même s'il avait apparement été remarquablement bien executé, restait relativement basique. Autant qu'il avait pu en juger, l'illusion était principalement visuelle et auditive, et prenait racine dans un souvenir désagréable du sujet. Sur ce point, toutefois, il se trompait : la nature de l'illusion était determinée par une angoisse plus ou moins cachée de l'individu, mais ça n'avait pas tant d'importance.


Iba : «- Que devons-nous faire Zen-san ?

Ah, on lui demandait son avis ? C'était prévisible, dans la mesure où il était le plus experimenté des trois, tant dans la discipline de l'illusion que de l'art ninja en général. Il en fut cependant un peu surpris et ne répondit qu'après quelques secondes d'hésitation, d'un ton mal assuré.

"Euh... bah ... pas grand chose. Qu'est ce que vous voulez y faire ? ... Je veux dire ... on ne peut pas vraiment le sortir de là, c'est à lui de vaincre ses propres démons. A mon avis, il suffit de lui laisser un peu de temps et ... il trouvera bien la solution à son problème tout seul..."
Il se tut pendant quelques instants, puis ajouta, un peu plus sûr de lui :
"Ceci dit, il devrait pouvoir nous entendre. Je sais pas si ça serait d'une grande aide, mais ça peut lui fournir un contact plus précis avec la réalité. Ca l'aiderait pas à vaincre l'illusion, mais au moins à la distinguer, si vous voyez ce que je veux dire..."

Il ne sut jamais si les étudiants "voyaient ce qu'il voulait dire". Ils s'étaient presque immédiatement mis à scander des "bats toi !" frénétiques, où perçaient à la fois inquiétude et espoir.
*ça risque de lui faire un peu bizarre.... vous pourriez être un peu plus doux, et arretez de le secouer comme un prunier...*
Un maigre sourire s'esquissa sur ses lèvres devant l'aspect relativement cocasse de la situation. Puis, lorsqu'il constata que le visage du genin reprenait des couleurs, il se permit un discret ricanement, soulagé, et retourna à son observation des environs.

La suface du lac était absolument placide. Il n'y avait pratiquement pas de vent et l'immobilité de l'ensemble de leur environnement avait quelque chose d'inhabituel. Ou peut être devenait il paranoïaque ?
Aucun animal ne venait troubler ce calme. Pourtant, si un étranger se déplaçait en ses lieux, on aurait pu s'attendre à ce qu'il dérange un groupe d'oiseaux des lacs. Mais le ciel était desespérément vide.
Le seul bruit qui lui parvenait était celui de Darok qui recouvrait ses esprits en se levait derrière lui.


"Vous vous débrouillez pas trop mal pour des bleus *hic*... Mais ce n'est pas comme ça que vous allez me trouver..."

La voix n'était venue de nulle part et avait surpris tout le monde. Il y eut un temps de silence pendant lequel les deux genins se regardèrent, indécis. Il leur apparut clairement que la personne qu'ils cherchaient les avait trouvés avant, et n'avait pas la moindre intention de leur faciliter la tache.

Darok : "Shinzo-san, nous ne somme pas là pour vous agresser. Nous portons une missive de la part du Mizukage Zabuza Momochi !"

Zen remarqua non sans un certain interêt que son coéquipier avait réussi à recouvrer toutes ses capacités bien plus rapidement que lui même. Il en déduit qu'il devrait serieusement songer à trouver un moyen de s'entrainer à contrer le genjutsu.
Il ne fut pas vraiment surpris de l'absence de réponse de l'homme invisible. En revanche, l'inquiétude le prit violemment lorsqu'il se rendit compte de l'absence d'Hyrungo, disparu sans un bruit. Etait il parti parce qu'il avait vu quelque chose ? Ou bien l'avait on "encouragé" à quitter le groupe ? L'homme n'avait blessé personne alors qu'il avait eu mille occasions de le faire et il n'y avait pas de raion apparente pour qu'il commence maintenant, mais ça n'en diminuait pas l'angoisse du trio pour autant. COmment pourraient ils raisonner quelqu'un qui avait un tel avantage ?

Un sentier sembla s'ouvrir devant eux dans la forêt. Zen se demanda si c'étaient les arbres qui avaient bougé ou bien si on leur avait fait croire que les arbres bougeaient, puis il se força à ne pas aborder ce problème insoluble, de peur de devenir vraiment parano. Il se détendit autant qu'il put, et dit d'une voix qui se voulait maitrisée, et donc rassurante :

"Bon, on dirait que nous n'avons pas le choix..."

Le trio s'avança entre les arbres, qui s'écartaient toujours sur leur passage pour leur indiquer la voie à suivre. Ils étaient tous conscient de suivre un plan établi par une personne pas forcément des plus amicales, mais ils savaient aussi que c'était leur seule chance d'approcher leur cible.
Alerte, Zen portait son attention sur tous les petits détails. Il ne parvenait toujours pas à determiner si les arbres s'écartaient ou s'il Voyait les arbres s'écarter sur son passage. Il se félicitait de parvenir à conserver son calme et à ordonner ses pensées, et il essayait de porter une attention particulière à ses perceptions.
Il n'aurait pas su l'expliquer précisément, mais il était si concentré qu'il espérait que, si quelque chose changeait dans sa façon de percevoir la réalité, il le saurait vite et ne se laisserait pas abuser par une simple illusion sensible. Evidemment, le risque subsistait d'être frappé par un genjutsu d'un autre type, plus retors et demandant plus d'adresse pour être déchiffré, ou plus direct, ce qui mettrait inéluctablement les trois jeunes gens à terre avant qu'ils aient pu s'en rendre compte...

Difficile de ne pas voir des ombres menaçantes sur toutes les branches...
Si bien que Zen réalisa bientôt que l'homme cherchait probablement à leur mettre a pression en leur laissant imaginer ce qui pourrait arriver à chaque instant.

*qu'on en finisse. Montre toi vieux rigolo...*

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 29 Juin - 23:45

[???] « - Vous vous débrouillez pas trop mal pour des bleus *hic*... Mais ce n'est pas comme ça que vous allez me trouver... »

*Qu’est-ce que…
C’est l’ermite !*


La voix semblait venir du bois et en même temps du lac, comme si l’individu qui leur adressait la parole se trouvait à plusieurs endroits à la fois. De plus il ne semblait pas dans un état « normal », c’est-à-dire qu’il devait être saoul, peut-être même « rond comme une pelle », si c’était le cas, il ne serait guère difficile de mettre la main sur cet olibrius. Le jeune garçon tournait la tête à droite et à gauche, cherchant à découvrir parmi les reliefs naturels, une forme, une ombre, voire même un signe révélateur de la présence dissimulée de leur interlocuteur.

*Où peut-il bien se cacher ?*

La brise s’était faite légère, caressant les cheveux de l’aspirant et portant les sons provenant de la forêt. Le vent dans les branches, le bruissements de feuilles, les gazouillis des oiseaux, tous étaient perceptibles tant les ninjas restaient circonspects et silencieux.
Soudain le corps du garçon se serra, il posa les mains sur son ventre, poussa un gémissement avoisinant la plainte, voire plutôt le couinement. L’espace d’un instant la douleur se lut sur son visage, puis il cracha encore du sang sur la berge verdoyante qui se vit alors rougir.
Il fut ensuite assaillit par des tremblements, tout ces signes combinés constituaient les effets secondaires de l’utilisation du kaï.
Ces partenaires le dévisageaient avec inquiétude, Iba leur devait une explication. Sa souffrance finit par disparaître et son visage reprit peu à peu une expression normale. Ses yeux qui jusqu’à maintenant n’avait pas quitté le sol, vinrent se river sur ses supérieurs.


«- Shinobu-sama m’a enseigné une technique pour se défaire d’une illusion… »

Il était essoufflé et dû attendre un court instant, pour reprendre son souffle et continuer son explication. L’étudiant chercha à trouver une position un peu plus confortable, évitant aux muscles de ses jambes de s’ankyloser. Il fit, en désespoir de cause par s’asseoir sur son postérieur.

«- Toutefois ce jutsu n’est pas sans risque…plus le genjutsu est fort, plus les effets secondaires sont importants. »

Une nouvelle crise, il se replia sur lui-même. Il se sentait impuissant, honteux et faible. Cela ne pouvait pas continuer ainsi, pas devant eux : il fallait que cela cesse. Il prit sur lui, serra les dents pour que sa douleur ne paraissent plus aux yeux des autres, Shinobu ne lui avait-il pas sans cesse répéter : un shinobi doit savoir cacher ses émotions et afflictions sous un masque de neutralité.
Le garçon décrispa soudain les dents, et son visage se fit calme, quoique sa respiration restait saccadée.


*Zabuza-sama avait raison, cet ermite est vraiment fort…*

Darok tenta une approche en douceur pour convaincre notre agresseur de se montrer, mais la seule réponse que le groupe reçue fut un profond silence. Ils attendirent quand même quelques minutes dans l’espoir utopique que l’homme se montrait. Rien, toujours rien, hormis le vent et le silence implacable et immuable.
Les genins semblaient réfléchir, tandis qu’Hyrungo…


*Hyrungo ? !*

Le garçon effectua un tour sur lui même pour voir si son coéquipier était caché par un autre, mais non : il avait disparut. Tout de suite, Iba fit la relation entre l’ermite et Hyrungo…toutefois peut-être que ce dernier était simplement partit après avoir vu quelque chose. Improbable, il aurait prévenu le groupe, l’aspirant l’aurait vu s’éloigner. Aussi impossible que cela puisse paraître, Hyrungo s’était volatilisé, comment ? Le jeune garçon ne le savait pas. Ses deux autres partenaires, s’ils étaient aussi effarés que lui, ne le montraient guère, peut-être réfléchissaient-ils aux diverses causes reliés à « l’enlèvement » de l’étudiant, ou bien aux moyens de le retrouver, pour sa part, Iba était apeuré, il n’avait rien vu, rien entendu, et l’étudiant n’était plus là…

*Et si j’étais le prochain ?*

Cette pensée était très loin d’être rassurante. Par réflexe pour se protéger, le garçon se rapprocha un peu de ses supérieurs, lui procurant une fausse sensation de sécurité. Il se retourna par suite pour faire face au lac, fixant sa surface lisse, sans aucune aspérité. Une fine brume se formait sur le bassin d’eau, et s’intensifiait pour devenir une sorte de nuage sur l’eau, en moins de quelques secondes. Iba fixait toujours des yeux, l’eau, qui n’était à présent plus visible, masquée par une épaisse couche de fumée blanche. Une ombre se dessinait au travers de cette masse opaque. L’atmosphère devint lourd, Iba était gagné par l’inquiétude.
Soudain, une voix sépulcrale vint de la zone où se trouvait la forme ténébreuse...
En l’écoutant bien, le garçon reconnut celle de son père…


[Izaki] «- Tu aurais dû venir avec nous Iba…
Il n’est pas trop tard… »


D’un coup, la brume disparut, la voix aussi, tout…Darok lui avait mit une petite tape sur l’épaule, pour le secouer légèrement.

[Darok] «- Iba, ça va ? »

Le lac était redevenu normal, visible et clair, comme quelques instants auparavant. Un peu décontenancé, il répondit au genin d’une voix peu assurée…

«- Oui, oui…tout va bien… »

*Je n’aurais pas réussis à détacher complètement mon esprit de l’illusion ?
Inutile de les alarmer pour si peu…de plus ça ne ferait que confirmer le fait que je suis un nul…*


Il se remit dans le groupe, essayant de chasser de sa conscience sa dernière vision. Tout rentrerait dans la normale, dans peu de temps, tout du moins, le garçon l’espérait. Zen fixait un point de la forêt, et par pur instinct grégaire, Iba en fit autant, cherchant à comprendre ce qui motivait une aussi vive attention chez le genin. Il ne mit pas trop longtemps à trouver ce qui était la source de tout cela : un passage dans le cœur même de la forêt semblait s’ouvrir à eux. Certainement un piège pensa l’étudiant, mais ils n’avaient pas le choix, Hyrungo était peut-être prisonnier, et leur mission était de retrouver l’ermite.
Ils décidèrent alors de s’enfoncer sur le sentier qui venait de se proposer à eux. L’aspirant n’était guère emballé, même réticent, mais que pouvait-il faire d’autre, rien…
Toutefois, il n’avait plus peur comme au début, certes il restait une certaine appréhension des événements futurs, mais plus la même terreur que celle qu’il avait ressenti en voyant, ou plutôt en ne voyant pas disparaître l’autre étudiant…pourquoi ? Sûrement parce que les genins semblaient sûr d’eux ou tout du moins ne laissaient pas paraître leurs peurs…


*Si le général est preux, les soldats sont braves…
Tâchons d’être brave…*

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Sam 1 Juil - 0:15

[Edit: fait]

Darok ouvrit les yeux rapidement, comme sortant d’un cauchemar. Son torse se releva brutalement, et il posa les mains au sol pour servir d’appui. De la sueur coulait de son front. Il n’en revenait toujours pas, ils avaient été attaqués !

Zabuza-sama les avait pourtant rassuré en leur confirmant que cet ermite ne les attaquerait pas. Mais il leur avait lancé un genjutsu d’une effroyable qualité. Enfin, Darok ne pouvait pas juger en connaissance de cause, puisqu’il n’avait jamais subi une seule de ces meurtrières illusions. Il fut saisi par le réalisme de l’attaque. Il pouvait toucher les murs, sentir les odeurs, dialoguer avec les gens… Il ne comprenait cependant pas l’ermite et sa façon d’agir.

Le quatuor était inconscient, au sol, plongé dans l’irréel. Il n’avait pas plus de travail à faire que pour égorger un bébé endormi. Pourquoi ne les avait-il pas tuer ? S’il leur avait simplement lancé un genjutsu, c’était pour s’amuser ?…Darok savait bien qu’ils jouaient tous le jeu de cet homme, un jeu dangereux, mais ils n’avaient pas le choix.
Il doutait que Zen fut capable de reproduire un tel mirage. Iba, lui, manquait carrément d’expérience, et Darok n’était même pas capable de sortir d’un genjutsu, même s'il y arriverait à coup sûr la prochaine fois.Ainsi, s'il venait à rencontrer l'ermite, il ne pourrait pas le persuader par la force.


*C'est un sacré personnage, comme nous l'avait dit Seigneur Zabuza...*

Une voix surgit de nulle part pour jaillir dans les oreilles des ninjas. Elle surpris tout le monde. A tous les coups, l’ermite les narguait.

[Ermite] « Vous vous débrouillez pas trop mal pour des bleus *hic*... Mais ce n'est pas comme ça que vous allez me trouver... »

Darok et Zen ne mirent pas longtemps à conclure de ce qu’il fallait faire, mais ils hésitèrent à le réaliser. En effet, il fallait chercher les bons mots. La moindre offense pouvait décider de la tournure de la mission.

Iba suffoquait dans son coin, mais personne ne lui prêtait de l'attention, jusqu'à ce qu'il crache un énorme filet de sang. Tout le monde se tourna vers lui. Il était à quatre pattes, en appuis sur ses mains. Iba essuya son liquide rougeâtre qui coulait de sa lèvre inférieure. Darok comprit qu'il n'avait pas encore la constitution requise pour employer un sort de ce niveau. Puis l'étudiant se rassit sur ses fesses, pour prétendre à une meilleure respiration. L'Hiyori les pria de ne pas faire plus attention à lui. Il expliqua cependant sa technique.


[Iba] «- Shinobu-sama m’a enseigné une technique pour se défaire d’une illusion… Toutefois ce jutsu n’est pas sans risque…plus le genjutsu est fort, plus les effets secondaires sont importants. »

Sans doute avait-il peur qu'on ne le prenne pour un faible, voire un lâche. Peut être jugeait-il simplement que la mission primait. Mais de toutes les façons, le Réprouvé leur demanda de s'en retourner à leurs affaires.

Finalement, le genin pratiquant le ninjutsu déclara à haute voix que le groupe avait une missive du Mizukage à remettre. Le destinataire étant bien sûr cet ermite, bizarre et dangereux. La réponse ne vint pas tout de suite… mais elle vint quand même. Un long souffle de vent se déroba entre les quatre ninjas. Ils se regardèrent. A la stupeur de tous, Hyrungo avait disparu, volatilisé. Sans que quiconque ne s'en doute un instant, Hyrungo n'était plus là. Etait-il rentré, ayant pris peur? Non, Hyrungo n'est pas ce genre d'homme...


*Mince ! Il a disparu... Est-ce qu’il l’a enlevé ?*

Zen semblait soucieux et perplexe. Il avait la garde de l’étudiant. Sans doute, s’ils retrouvaient l’ermite, ils retrouvaient l’élève. A ce moment, Darok crut voir la frayeur passer sur le visage de son étudiant. Il se doutait et redoutait que l’enlèvement d’un shinobi de son grade l'effrayait. Darok tenta de le rassurer.

« Je pense qu’il n’a pas besoin de deux personnes. Il veut juste être sûr qu’on ne fera pas de bêtises en route. Et puis, il tient vraiment à s’amuser… »

Surpris de tant d'attention, Iba ne prononça rien. Il n’était pas plus apaisé, mais il tentait de garder son sang-froid. Le ciel se dégageait, offrant une journée ensoleillée en perspective. Un fine bruine se dissimulait néanmoins sur le lac, accrochée à sa vie éphémère.
Un chemin s’écarta entre les arbres, indiquant une voie à suivre. Darok était méfiant, mais Zen le conforta dans son idée : ils n’avaient, une fois de plus, pas le choix. Iba était indécis, irrésolu, et son regard filait vers le lac, embrumé.


*Il est vraiment attiré par l’eau, ce môme… c'est dingue.*

Une lueur étrange, un reflet se dessina sur l’eau, se séparant de l'épaisseur de la brume. Darok ne vit que du flou, mais Iba ne semblait pas avoir ce problème de vision. Pour lui, la silhouette était sans aucun doute, visible. Darok lui donna un petit coup de coude dans les côtes, qui le ramena à la réalité.

« Est-ce que tout va bien ? »

[Iba] « Oui...oui, tout va bien. »

L’étudiant répondant affirmativement, Darok se décontracta en inspirant fortement. Ils retournaient vers l'obscurité de l'intérieur des bois. Ils couraient aussi vers un piège imminent. Le danger était grand, les risques aussi. Darok n'aimait être mené de cette manière, embarqué dans des endroits contre son gré.
C’est à contrecœur et avec une certitude que le groupe courait vers un énorme problème, qu’il s’avança dans les branchages, Iba et Zen devant lui...

Le trio ressentait une pression mystérieuse et immense. La peur de l'inconnu certainement. Mais étais-ce autre chose? Est-ce que la dispartion d'Hyrungo et le chemin des arbres n'était pas une autre illusion? Comment le savoir? Darok s'aperçut que Zen était attentif à tous les détails. Il se doutait qu'il devait en faire de même. Iba, lui, était stressé, et se mettait régulièrement une main devant la bouche pour cacher que son sang coulait encore...


*Nous voilà dans de beaux draps...*

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 6 Juil - 15:42

"Il vous en aura fallu du temps pour passer cette première *hic* épreuve."

Une fois de plus, la voix venait de nulle part, ce qui n'était pas pour rassurer le trio. Iba cracha encore un peu de sang ; le Kaï qu'il avait exécuté semblait lui avoir coûté cher.

Au plus les shinobi de la Brume avançaient dans la fôret au plus ils avaient l'impression de tourner en rond. Zen, calme de nature et qui avait hérité de l'esprit d'analyse de son père, laissa une entaille d'un coup de kunai sur un grand chêne pour en avoir le coeur net.

Cinq minutes plus tard, les deux Genin et l'Etudiant repassèrent devant l'arbre et s'arrêterent afin de trouver une solution.


[Zen]
"Nous tournons en rond, il faut trouver une solution. Nous sommes de façon évidente pris dans un Genjutsu une fois de plus. Les arbres ne bougent pas d'eux-mêmes, c'est impossible..."

[Darok]
"Ou alors les arbres bougeraient sous l'utilisation d'un Ninjutsu ?"

[Zen]
"C'est impossible. Je suis absolument certain que la technique qu'il a employé tout à l'heure est la Pupille de Peur. Nous avons forcément à faire à un maître en Genjutsu."

[Iba]
"Et s'il possédait un don héréditaire lui aussi ?"

Darok et Zen marquèrent une pause suite à la phrase du jeune Etudiant, et ce dernier repartit dans une quinte de toux mélée de sang.

*Oh oh tu m'as l'air bien amoché toi... Jouons un peu.*

Une violente tempête de neige se leva sur le champ, obstruant le champ de vision des trois compagnons, et gelant tout sur son passage. De la glace se mit à se former autour des membres des guerriers de la Brume, les immobilisant totalement.

[Darok]
"Qu'est-ce que c'est ???"

[Zen]
"Restez calme ! C'est juste une illusion !"

Darok tenta de se calmer et de respirer calmement, faisant le vide dans son esprit. Lentement, il sentit ses membres se dégourdir et la morsure du froid disparaître. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il se trouvait toujours devant le grand arbre et nulle trace de neige n'était visible.

[Zen]
"Ca va ? Tu as mis du temps à sortir du Genjutsu... Nous avons un nouveau problème sur les bras... Ton Etudiant a disparu..."


[Darok, Iba, Zen : +6 EXP RP

Zabuza : +3 EXP RP]


[Darok et Zen, vous poursuivez. Iba, je vois avec toi en MP ^^]

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Jeu 6 Juil - 20:09

[J'ai par pur hasard trouvé les accents. Dieu existe, la chance et les miracles aussi.]

Le trio entrait dans les bois sombres, sans se douter de ce qui leur arriverait dans un futur proche. Iba, dont le corps éprouvait encore des séquelles de la précédente attaque, souffrait, crachant son sang sur le sol inanimé. Le groupe avait adopté une formation en ligne. Zen marchait en tête de queue, attentif au moindre détail, au moindre bruit. Venait ensuite l'Hiyori, mal en point mais vivant et sur ses deux jambes. Enfin, fermant la marche, Darok, se tenant aux aguêts, prêt à bondir si une chose se passait.

[Ermite] "Il vous en aura fallu du temps pour passer cette première *hic* épreuve."

La voix surpris une fois de plus le groupe, habitué à un silence pesant. Elle venait de nulle part et de partout à la fois. Impossible de repérer la position de celui qui parlait. Iba recracha une fois de plus son sang. Redoutant d'être tombé dans un sortilège d'illusion une fois encore, Zen sortit un kunai et marqua un arbre d'un trait très voyant. Ainsi, s'il venait à repasser devant cet arbre, ils sauraient immédiatement qu'il tourne en rond.

La marche continua pendant un certain temps. Zen avançait tout droit, sans jamais faire de détours. La flore était bizarre: le toucher était poreux, sec, et pourtant, il était vrai, réaliste. La terre semblait n'être qu'une éponge, et le ciel n'était pas visible. D'autant d'éléments qui firent que Darok ne fut pas surpris de se retrouver, un petit moment plus tard, devant l'arbre auquel Zen avait laissé une marque. Il n'était pas surpris, juste en colère: ils s'étaient fait reprendre! À ce moment, Iba eut une quinte de toux passagère. un peu de sang perla de sa bouche. Le kaï lui avait coûté si cher que cela? À ce rythme, Iba serait mort d'hémorragie avant même qu'il n'ait retrouvé cet ermite. Darok et Zen s'arrêtèrent afin de discuter d'une solution.


[Zen] "Nous tournons en rond, il faut trouver une solution. Nous sommes de façon évidente pris dans un Genjutsu une fois de plus. Les arbres ne bougent pas d'eux-mêmes, c'est impossible..."

Darok sembla réfléchir un instant. Il lui apparaissait en effet difficile que les arbres se soient déplacés tous seuls. Non, c'était même impossible. Mais peut être leur vue ne leur faisait pas défaut cette fois. En effet, il avait lu un sujet sur un art secret, connu de très peu de shinobis. C'était le Mokuton, l'art d'utiliser la flore. Il était en effet possible que cet ermite ait exécuté un jutsu de type Mokuton pour que les arbres s'écartent, et qu'il ait déplacé l'arbre marqué afin de nous faire croire à un Genjutsu. Mais dans quel but? Il devait partager cette intuition avec le reste de l'équipe.

"Ou alors les arbres bougeraient sous l'utilisation d'un Ninjutsu ?"

Les deux derniers membres de la team le regardèrent avec étonnement. Sans doute ne connaissait-il pas ce domaine. Darok doutait néanmoins que Zen ignore quelque chose d'aussi important. Il pensait plutôt que s'il avait utilisé un jutsu de cette envergure, ils l'auraient forcément remarqué. Chose tout à fait plausible.

[Zen] "C'est impossible. Je suis absolument certain que la technique qu'il a employé tout à l'heure est la Pupille de Peur. Nous avons forcément à faire à un maître en Genjutsu."

" Je croyais que pour lancer ce genre de jutsu, il fallait un contact visuel. Or je n'ai jamais vu et encore moins regardé dans les yeux cet ermite..." répondit Darok perplexe.

[Iba] "Et s'il possédait un don héréditaire lui aussi ?"

Lui aussi ?! Que signifiait ce "aussi" ? Ça voulait forcément dire qu'un membre de l'équipe possèdait ce genre de pouvoirs... Avait-il raison à propos du Réprouvé ?... Il remettrait à plus tard ces réfléxions sans importance, et considéra enfin la réponse de l'étudiant dans toute sa catastrophique ampleur. Si cet ermite, apparemment avide de jeu, possèdait des pouvoirs héréditaires, permettant le maniement des Genjutsu à la perfection, alors ils couraient au-delà d'ennuis bien plus grands qu'ils ne les avaient escomptés. L'étudiant recracha une fois encore son fluide vital dans une toux importante. Il commençait à ressentir la pression... puissante et cuisante. Il semblait à Darok que les problèmes étaient loin d'être terminés.

Et en effet, une tempête de neige pris de court le trio. Darok lacha un "Qu'est-ce que c'est ?" machinal, mais cette fois encore, l'attaque était trop incrédule pour fonctionner correctement: Darok avait déjà deviné la nature de la technique, et il savait que ses camarades aussi. La question qui lui vint donc à l'esprit fut *Pourquoi?...*

[Zen] "Restez calme ! C'est juste une illusion !"

La réponse vint à Darok rapidement. Si cette attaque était prévisible, elle n'en restait pas moins longue à s'en défaire. C'était une diversion, et un autre membre de l'équipe risquait de disparaître Le vent se changeat rapidement en glace, qui vint recouvrir les membres des jeunes ninjas. Ils ressentaient le froid mordre leur chair et le vent griffer leur peau. Darok en vint même à complimenter le talent de l'ermite pour la qualité de ses illusions. Mais il ne pouvait pas se permettre de perdre trop de temps. Il ne savait pas comment sortir d'une illusion. Il pensa donc qu'écouter le conseil de Zen devenait la priorité. Cachant son angoisse, il redécouvrit lentement la chaleur, et un souffle posé. La forêt se redessina autour de lui. Zen était déjà revenu à lui. Sans même se retourner, Darok devina que son étudiant n'était plus là.

[Zen] "Ça va ? Tu as mis du temps à sortir du Genjutsu... Nous avons un nouveau problème sur les bras... Ton étudiant a disparu..."

Le genin ne semblait pas dramatisé par cette disparition, bien qu'elle lui procura un léger gêne. Mais que pouvait-il faire face à un niveau de puissance comme celui de cet ermite ?

" J'ai une question, Zen. Est-il possible de lancer un genjutsu à l'intérieur d'un autre genjutsu? Car si l'on en croit ce qu'on a appris jusqu'à présent, c'est ce qu'il vient de faire..."

Darok soupira lorsqu'il vit la tête de Zen faire un aller-retour de haut en bas. Au moins, pour cette fois, il ne s'agissait pas de pouvoirs héréditaires.

[Zen] " Ça s'appelle un genjutsu additionnel. Lorsque tu réussi une illusion, tu peux envoyer un sort meurtrier par dessus. Ce n'est pas difficile à deviner mais... employer deux genjutsu à la suite c'est... incroyablement difficile. Notre adversaire nous surpasse complètement. À quoi pouvais bien penser le Mizukage quand il nous a confié cette mission?"

MessageSujet: Re: Mission D : Le vieil Ermite (Darok, Hyrungo, Iba, Zen)   Sam 8 Juil - 23:41

C'était son sentiment croissant de paranoïa qui avait poussé Zen à entailler l'écorce d'un arbre, et le fait qu'ils soient repassés devant quelques minutes plus tard n'avait rien arrangé à son état d'esprit. Il restait calme, autant en apparence qu'en réalité, mais il ne pouvait pas s’empêcher de redouter l'instant où leur "agresseur" se lasserait de son petit jeu et déclencherait un assaut psychologique plus dangereux.
La tension était palpable entre les trois ninjas, et il se demandait comment chacun gérait la panique. Le jeune étudiant manifestait bien plus la souffrance physique consécutive à sa technique qu'une quelconque angoisse, quand à Darok, il semblait garder la tête froide, plus ou moins ...

Dans cette ambiance malsaine, celui qui pense trop finit par céder à la paranoïa, c'est pourquoi Zen brisa volontairement le silence, même en sachant qu'il ne changerait rien à la situation par ce qu'il allait dire.

"Nous tournons en rond, il faut trouver une solution. Nous sommes de façon évidente pris dans un Genjutsu une fois de plus. Les arbres ne bougent pas d'eux-mêmes, c'est impossible..."

Darok répondit promptement. Il avait apparemment déjà envisagé ce sujet.
"Ou alors les arbres bougeraient sous l'utilisation d'un Ninjutsu ?"

Zen n'y croyait guère. En premier lieu, il n'avait jamais entendu parler de ce genre de technique. Et même s'il prenait garde de ne jamais sous estimer les autres branches du jutsu, il lui paraissait inconcevable qu'un seul homme puisse modifier à sa guise la configuration d'une forêt, sans que personne ne le remarque. De plus, cela n'expliquait pas leur tendance à tourner en rond alors qu'ils avançaient sans détours. Il refusait en effet de croire que l'arbre qu'il avait marqué pouvait se déplacer plus vite qu'eux et les doubler sans qu'ils s'en aperçoivent.

"C'est impossible. Je suis absolument certain que la technique qu'il a employé tout à l'heure est la Pupille de Peur. Nous avons forcément à faire à un maître en Genjutsu."
Darok : " Je croyais que pour lancer ce genre de jutsu, il fallait un contact visuel. Or je n'ai jamais vu et encore moins regardé dans les yeux cet ermite..."
Iba : "Et s'il possédait un don héréditaire lui aussi ?"

Il n'accorda aucune attention à l'hypothèse de l'étudiant, tant il réfléchissait à l'objection de l'autre genin. Effectivement, ils ne se souvenaient pas avoir regardé le vieux dans les yeux. Etait il possible qu'une de ces illusions ait pu supprimer un tel souvenir ? Zen connaissait certains aspects théoriques de la manipulation de la mémoire mais le sujet n'était pas vraiment de son niveau.
Par contre, la technique qui l'avait plongé dans le souvenir désagréable de sa mère tentant de le mettre à l'eau ressemblait trait pour trait à la "pupille". En tout cas, le principe était similaire : le déclenchement d'une réaction de renfermement sur soi même, en utilisant différentes émotions comme ressort (peur, désespoir...), à partir d'une impulsion suggestive. Ainsi, il était à peu près certain qu'il avait lui même, sans action de son agresseur, conçu l'illusion visuelle dans laquelle il s'était enfermé. Il ne croyait pas que le maître Genjutsu avait pu pénétrer dans sa mémoire et y déterrer le souvenir le plus dangereux pour lui. D'après lui, on lui avait simplement suggeré la peur, et son cerveau avait mécaniquement suivi le mouvement en créant l'illusion sensitive..... comme pour une pupille de peur !

Une brutale chute de température l'interrompit dans sa reflexion. Il eu juste le temps de penser *zut*, avant que tout ce qui l’entourait ne soit pris dans un gel surréaliste. Il se dit qu'il était hautement improbable qu'une tempête de neige survienne en cette saison, et encore plus aberrant qu'elle frappe aussi vite et avec autant de violence. Pourtant, la brûlure gelée qu'il sentait au niveau de son visage et de ses bras n'avait rien d'onirique...

"Restez calme ! C'est juste une illusion !"

Il se redonna confiance en remarquant que cette technique était beaucoup plus basique que la précédante. En effet, elle ne faisait intervenir que les sens, et n'appelait en rien l'esprit à s'enfermer lui même dans une émotion stérile. Restait à savoir comment convaincre son corps que le froid qui le prenait n'était qu'illusion...
Zen se concentra attentivement. Il regarda la tempête qui se déchaînait devant lui en tentant d'y voir autre chose, il porta son attention sur ses membres engourdis pour y détecter la perception d'une atmosphère plus tempérée. L'illusion leur était sans doute imposée par surimpression sur le monde réel, ce qui signifiait qu'il devait y avoir un moyen d’accéder aux véritables perceptions.
Le genin s'approcha d'un arbre et en toucha l'écorce du bout des doigts. Au début il ne sentit pratiquement rien, dans la mesure où les extrémités de ses membres était totalement engourdis par le froid. Il ferma les yeux et frotta légèrement l'écorce. Il pensait que, comme il se savait être pris dans un genjutsu, il ne devrait pas être trop difficile d'en sortir, et il finit par avoir raison. Il perçut rapidement une impression de rugosité sous ses doigts (alors que la surface de l'arbre était apparemment gelée, et donc lisse), mais cette impression restait secondaire et semblait irréelle. Zen se concentra alors afin de se persuader que l'écorce était sèche et réellement rugueuse. Il la gratta si énergiquement qu'il s'entailla légèrement le bout des doigts, et il constata avec une pointe de fierté que la douleur qui lui parvint n'avait rien d'illusoire.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, la forêt était aussi sèche et sombre qu'elle l'avait été quelques temps auparavant. Il se retourna et le sourire qu'il affichait s'effaça...
Il ne vit que Darok, le visage livide et les yeux mi-clos (comme pour se protéger d'un vent mordant). Le jeune étudiant avait totalement disparu...

Une fois le premier choc passé, Zen comprit le véritable but de l’attaque qu’ils venaient d’encaisser : une simple diversion. Leur adversaire jouait avec eux, et malheureusement ils ne pouvaient pas faire grand chose. Le genin ne ressentit pas le peur à laquelle il aurait pu s’attendre, il ne céda pas non plus à la panique. Cependant, la lassitude le prit… La situation semblait inextricable, et Darok et lui étaient condamnés à attendre que le vieil excentrique ne daigne leur adresser la parole. D’autre part, les étudiants qui avaient été placés sous leur responsabilité avaient disparus. Pour résumer, ils avaient purement et simplement échoué dans le rôle qui leur avait été confié.

Il attendit que Darok sorte de lui même de l’illusion, puis lui lança sur un ton où perçaient nettement abattement et mauvaise humeur :

"Ca va ? Tu as mis du temps à sortir du Genjutsu...
Puis il ajouta, cynique :
Nous avons un nouveau problème sur les bras... Ton Etudiant a disparu..."

Le second genin, curieusement, ne parut pas particulièrement affecté par cette disparition. Il ne tarda pas à se reprendre et à demander :
" J'ai une question, Zen. Est-il possible de lancer un genjutsu à l'intérieur d'un autre genjutsu? Car si l'on en croit ce qu'on a appris jusqu'à présent, c'est ce qu'il vient de faire..."

Zen, surpris, s’accorda un moment de réflexion, puis acquiesça d’un mouvement de tête.
" Ça s'appelle un genjutsu additionnel. Lorsque tu réussis une illusion, tu peux envoyer un sort meurtrier par dessus. Ce n'est pas difficile à deviner mais... employer deux genjutsu à la suite c'est... incroyablement difficile. Notre adversaire nous surpasse complètement. À quoi pouvais bien penser le Mizukage quand il nous a confié cette mission?"

En effet, soit le Mizukage avait commis une grave erreur en les envoyant se faire abattre, soit il avait supposé que même si le vieux refusait de coopérer, il n’en viendrait pas non plus à les attaquer pour de bon. Et apparemment, jusqu’à présent, les attaques qu’ils avaient subi n’avaient jamais été dangereuses.
Il leur était donc permis d’espérer que les deux étudiants allaient bien. Le vieux était joueur, mais à priori pas excessivement dangereux. Cette pensée, ainsi que la volonté manifeste de Darok de ne pas se laisser abattre, remirent Zen d’aplomb.
Le vieux était joueur ? Alors il fallait essayer de lui offrir une partie qu’il apprécierait, en changeant un peu les règles si c’était vraiment nécessaire…

Autant commencer par une petite bravade envers la forêt…

« - HO ! Ya quand même une question que j’aimerais vous poser, vieil homme. Pourquoi s’amuser à nous faire tourner en rond dans cette damnée forêt ? Vous ennuyez vous tant que ça, perdu au milieu des lacs ? Si oui, je veux bien comprendre que vous ayez envie de plaisanter avec des visiteurs inexpérimentés comme nous, mais vous savez, là, je m’ennuie moi ! Alors je vais arrêter de tourner en rond maintenant. Je vais aller tout droit, au hasard. Peut être que je vais sortir de cette forêt, peut être que je tomberai sur vous au gré de ma chance, mais en tout cas, si vous voulez encore jouer avec nous, il va falloir innover un peu… »

Il se tourna alors vers Darok, et lui parla à voix basse.
« - Bon, je suis pas complètement sûr de mon coup, mais ça vaut le coup d’essayer. Tu as remarqué que seuls les arbres les plus proches de nous s’écartent sur notre passage ? Le chemin n’est pas tracé à l’avance, il se trace devant nos pas. Or, tu sais qu’un genjutsu n’affecte que l’esprit de sa cible. Donc on peut toujours compter sur les lois physiques…

Il porta alors la main à son étui à kunai, en saisit une arme, puis il y attacha un morceau de sa chemise, blanche, préalablement arraché. *ma mère va me tuer…*. Enfin, il le lança sur l’un des arbres les plus éloignés qu’il pouvait apercevoir. Le bruit sourd de l’arme se fichant dans le bois leur confirma qu’elle avait atteint sa cible.

« - La trajectoire parcourue par le kunai est rectiligne, quoi que puissent te dire tes sens. Donc, si on se dirige vers lui, on sera sûrs d’avancer tout droit. Ne fais plus attention aux arbres, concentre toi sur la tache blanche au loin.
… bon, évidemment, s’il veut encore nous perdre, il peut le faire sans problème. Il ne lui serait pas difficile de nous faire perdre de vue le bout de tissu avec une autre technique, mais comme je le disais, ça vaut le coup d’essayer. Peut être qu’il se lasse lui aussi…
Quand on sera arrivés à cet arbre là bas, il faudra relancer le kunai. On n’a aucun moyen d’être sûrs qu’on le relancera dans la même direction, le vieux peut très bien nous le faire lancer sur le côté pour qu’on se remette à tourner en rond, sauf que le rond serait beaucoup plus large…
Mais, normalement, il ne devrait pas pouvoir faire ça. C’est un genjutsu assez subtil, je ne pense pas qu’il puisse arriver à nous faire confondre notre droite et notre gauche. Même si on dévie un peu de notre trajectoire, on devrait globalement réussir à avancer à peu près droit grâce à cette astuce.
Enfin j’espère … si t’as pas d’autre idée, je crois qu’il faut tenter ça, non ? »


Ils se mirent en route. Ce fut tout d’abord très étrange, car ils avaient l’impression de marcher selon une trajectoire courbe alors que leur objectif était droit devant eux. Ils connurent une légère sensation de vertige, désagréable. Mais au fur et à mesure qu’ils avançaient, cette sensation s’évanouissait, preuve que leur cerveau commençait à s’habituer à cette anormalité…

Restait à savoir si le vieux allait réagir, ce sur quoi comptait Zen, optimiste…
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