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 Orphelinat de Kiri

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MessageSujet: Orphelinat de Kiri   Dim 9 Juil - 23:39

La nuit était tombée sur Kiri. Tout le village dormait paisiblement, sauf moi. Ne parvenant pas à trouver le sommeil, je me promenai au hasard dans les ruelles du village, m'assurant que tout allait bien.

Toutes les lumières étaient éteintes et le brouillard avait déjà commencé à envelopper notre patrie lorsque je m'arretai devant un grand portail de fer donnant sur un jardin et un bâtiment.


*L'orphelinat... Quelle ironie... dire que la moitié des enfants qu'il abrite sont là par ma faute alors que c'est moi qui l'ai fait construire...*

Alors que je fixai le drapeau de Kiri qui flottait sur le toit du bâtiment, des souvenirs d'antan me revinrent en tête. Dix ans plus tôt, la guerre contre Kumo venait de s'achever. J'avais mené nos forces vers la victoire, mais les pertes étaient lourdes ; la suprématie militaire de Kiri ne s'était pas faite sans le sacrifice de bon nombre de shinobi. Ainsi avais-je décidé, après la guerre et en tant que symbole des guerriers de la Brume, de faire construire un orphelinat pour les enfants des héros tombés au champ d'honneur.

La dernière pierre avait été posée un soir d'automne, et une fois les ouvriers rentrés, j'étais resté là à contempler leur oeuvre, sous la pluie, me remémorant mes camarades disparus. Une voix familière vint me sortir de ma rêverie.


"Tu ne devrais pas rester ainsi, tu vas tomber malade. Tu imagines le Démon de Kiri enrhumé ? Ca ne ferait pas sérieux."

"Ne t'en fais pas pour moi, Yuhi."

"Tu penses encore à eux, n'est-ce pas ..?"

"..."

"Tu ne devrais pas porter sur toi le poids de leur mort, Zabuza. Tu as fait ton devoir, et eux étaient conscients de leur devoir."

"Il n'y a qu'une chose que je regrette, c'est..."

"C'est de ne pas être mort à leur place, c'est ça ? Idiot, ils sont tombés au combat pour défendre leur pays, tout comme tu l'aurais fait, cela s'appelle le patriotisme, et c'est parce que tu leur a inculqué cette valeur que nous avons gagné la guerre."

"Crois-tu que la victoire valait un tel sacrifice ? Comment peut-on être sûr d'avoir fait le bon choix quand on sait que c'est le dernier ?"

"Je ne sais pas, mais je suis sûre d'une chose, c'est que si des hommes sont prêts à donner leur vie pour une cause, alors c'est qu'elle en vaut la peine. Tu ne donnerais pas ta vie pour Kiri toi ?"

"Si..."

"Tu vois ? Tu n'as rien à regretter, bien au contraire. Ce que tu fais pour ces enfants est louable, Zabuza, et c'est la plus belle façon d'honorer la mémoire de leurs parents. Je suis certaine que dans quelques années tu seras là pour apprendre à la nouvelle génération à marcher dans les traces de leurs ainés, et que tous voudront te ressembler. Tu es l'espoir de Kiri, Zabuza..."

Pendant de longues minutes, nous restâmes ainsi, en silence sous la pluie. Je relevai la tête vers le ciel, laissant les gouttes d'eau me laver des mes doutes et de mes craintes.

"Yuhi, ça t'arrive de penser à la mort ?"

"Comment ça ...?"

"Est-ce que des fois tu imagines la façon dont tu vas mourir ?"

"Eh bien... J'espère finir dans un lit avec ma petite Chihiro et mes petits enfants près de moi. Pourquoi ?"

"Moi je sais que je mourrai seul et dans mon sang. C'est la mort que je souhaite. Si possible j'aimerais mourir sous la pluie."

"Pourquoi sous la pluie ?"

"Parce que j'aimerais que la pluie me lave de tous mes pêchés... Je voudrais terminer ma vie les yeux vers le ciel et apercevoir l'arc-en-ciel qui vient après au moment où je les fermerai à jamais. J'aimerais partir en voyage quelque chose de beau pour une fois..."

"Zabuza..."

Je sortis de ma rêverie, ramené à la réalité par le bruit du tonnerre dans le ciel. Par ma faute Yuhi n'avait pas eu la mort qu'elle souhaitait, et moi j'étais toujours là avec son sang sur les mains.

*Et toi Yuhi, qu'as-tu vu avant de partir ...?"

Je posai la main sur le mur de pierre et l'y laissai glisser, baissant la tête vers le sol alors que les premières gouttes de pluie touchèrent ma peau...

MessageSujet: Re: Orphelinat de Kiri   Lun 10 Juil - 2:02

Cette nuit-là, malgré le mauvais temps, il y avait plus d’un promeneur nocturne dans les ruelles du village. Sana-khan était revenue de son éclat de colère et de frustration du matin, qu’elle regrettait à présent qu’elle l’interprétait comme un signe de faiblesse, mais ne pouvant se résoudre à dormir, elle était repartie dans les rues sans savoir exactement quoi chercher. Elle avait besoin de réfléchir, et marcher en ville l’y aidait.

Sans même en avoir réellement conscience, elle avait repris ses habitudes de voleuse nomade et se déplaçait furtivement d’un endroit à un autre, sans bruit, en évitant les zones éclairées par la lune. Les rares passants qu’elle avait croisés, pressés de rentrer chez eux ou trop ivres pour remarquer quoi que ce soit, n’avaient pas décelé sa présence.

Elle arriva enfin devant un grand bâtiment où elle n’avait jamais mis les pieds, attirée par ce qui semblait être une ombre humaine près du mur. Quand elle fut parvenue à une distance suffisante pour distinguer de qui il s’agissait, elle fut surprise de reconnaître Zabuza.


*Que fait-il à cette heure-ci dans un endroit pareil… ? Le moment est mal choisi pour une promenade de santé… est-il de guet dans le village ? Après tout, des éléments envoyés par Suna pourraient s’introduire n’importe quand à Kiri…*

Un mélange de curiosité et de ressentiment la poussa à rester où elle se trouvait au lieu se retirer discrètement et de passer son chemin. Elle ne se sentait pas appartenir au village de la brume. Arrivée récemment, elle regrettait déjà sa vie itinérante et songeait à repartir. Mais la personnalité particulière du Mizukage avait suscité son intérêt, et bien que dévouée à des activités qui n’avaient rien de noble, elle avait un sens de l’honneur qui lui interdisait de partir du jour au lendemain sans avoir un dernier entretien avec lui. Le moment n’était pas plus mal choisi qu’un autre ; si elle s’était trouvée en ces lieux à ce moment précis, il fallait faire confiance au hasard.

Sans réfléchir plus avant, elle sortit de l’ombre de la maison dans laquelle elle s’était tapie et s’avança vers le Mizukage qui lui tournait le dos, sans chercher à le surprendre mais en restant sur ses gardes, dans une attitude méfiante et un peu agressive, la main sur son kunai. Elle était redevenue à cent pour cent celle qu’elle était avant de franchir les portes de Kiri, et venait là en étrangère pour un tête à tête qui ressemblait autant à une explication qu’à un règlement de comptes, pour une raison floue dictée par des sentiments plus que par la logique.

MessageSujet: Re: Orphelinat de Kiri   Lun 10 Juil - 10:18

La pluie... La sensation de l'eau me tombant dessus était agréable ; elle me donnait l'impression de fuir cette réalité, l'espace d'un instant fugace. Bien que je ne fut que le clone de Zabuza, je ne comprenais pas pourquoi ses souvenirs me revenaient en tête ; était-ce donc là la puissance des Kage ? Je savais que je disparaitrais sous peu, ma vie étant limitée, mais pourquoi alors rajouter à mes tourments ceux de mon créateur ?

Un bruit de pas très léger, presque inaudible me fit reprendre mes esprits. Comme à mon habitude, je fis semblant de ne rien remarquer et laissa l'étranger s'approcher.

Cette furtivité, il n'y avait qu'une seule personne dans le village de Kiri qui pouvait en faire preuve, et c'était Sana-khan, j'en étais sûr et certain. Je la sentis hésiter quelques instants et rester sur place, puis s'avancer vers moi, dans mon dos. Je ne savais pas ce qu'elle avait en tête, mais j'étais prêt à l'écouter, ne serait-ce que pour briser la solitude de cette nuit.

Un cliquetis métallique me fit comprendre qu'elle tenait son kunai en main, sous sa cape. Je souris intérieurement, sachant très bien qu'elle n'était pas assez folle pour m'attaquer. Que voulait-elle faire ? Se donner du courage ?


"Toi non plus tu n'arrives pas à dormir ? Ou cherches-tu à fuir le village de Kiri ?"

Sana-khan marqua un temps d'arrêt, surprise d'être découverte et d'autant plus étonnée de ma réflexion. Peut être n'avait-elle pas l'habitude que l'on lise dans ses intentions, ou tout simplement qu'on la comprenne.

"Alors, as-tu trouvé ta voie, voyageur venu de l'Est ?"


[Sana-khan, Zabuza : +4 EXP RP pour ces posts et ceux de la Zone des Grands Lacs.]

MessageSujet: Re: Orphelinat de Kiri   Lun 10 Juil - 11:41

Sana-khan ne répondit pas tout de suite mais s’arrêta où elle se trouvait, ne prenant la parole qu’après un long moment où seul le vent meublait le silence.

"Ma voie est tracée depuis le départ, Zabuza. Mais si je cherchais à fuir le village, cela serait chose faite et je ne me trouverais pas là ce soir. En arrivant ici, j’ai fait la promesse de vous offrir temporairement ma liberté, vous seul pouvez m’en défaire. Nous sommes peut-être indisciplinés dans nos façons de faire, mais notre clan reste voué à la servitude et nous savons ce que se soumettre signifie. "

Le Mizukage lui tournant toujours le dos, il ne vit pas l’éclair dans le regard de Sana-khan, qui signifiait aussi clairement que son discours que le souvenir de l’incident du matin était encore frais dans son esprit. Cependant elle continua aussitôt, de sa voix à l’accent inimitable ;

"Ce matin, vous m’avez dit que je ne survivrai pas dans le monde des shinobi. Mais il existe un autre univers que celui-là, qui n’est ni plus rose ni plus cruel et où la lutte pour la survie est un combat semblable. La différence est que, bien que tenus par un lien de hiérarchie auquel nous ne pouvons échapper même en parcourant des kilomètres et en changeant constamment de maître, nous disposons d’une liberté infiniment supérieure à celle des shinobi des villages cachés. Qui est le plus heureux ? Je n’en sais rien. Mais je me demande si vous avez pu ne serait-ce que toucher ce sentiment du doigt, un jour. Une fois qu’on y a goûté, il est difficile d’y renoncer ou même de rentrer chez les siens. "

Sana-khan marqua une pause après cette dernière phrase, avant de reprendre d’un ton neutre, sans cérémonie mais sans agressivité agressivité particulière non plus ;

"Je ne fais peut-être pas mon âge, mais j’ai 21 ans, Zabuza. C’est tard pour être encore en voyage initiatique, n’est-ce pas ? La vérité est que j’ai appris tant de choses au cours de ces années, j’ai vécu tant d’expériences terribles ou magnifiques que quelque chose me pousse à poursuivre cette existence, toute hasardeuse qu’elle soit. C’est cela, ma voie. A Kiri comme ailleurs, dans le monde des shinobi comme dans d’autres. Que je survive ou non, seul le destin en décidera. Vous savez comme moi que ce ne sont pas forcément les plus forts qui restent les derniers, et que la vertu et le courage ne protègent personne…"

Sur cette remarque lourde de sous-entendus, Sana-khan laissa le silence retomber. C'était la première fois qu'elle tenait ouvertement un tel discours, en marge de tout rapport maître à élève, et l'endroit où ils se trouvaient tout comme l'heure de la nuit donnaient à la scène un caractère presque surréaliste.
Le Mizukage, qui était resté immobile depuis son arrivée, se retourna lentement vers elle. Sana-khan avait levé les yeux et regardait le grand bâtiment sombre, l'air inquisiteur.


*voilà un lieu bien étrange pour des méditations nocturnes. A moins que... Les rumeurs populaires sont peut-être plus fondées que je ne le croyais...*

Elle plissa les yeux et reporta son regard pâle sur le Mizukage qui lui faisait face.

MessageSujet: Re: Orphelinat de Kiri   Lun 10 Juil - 12:21

*Etrange personnage...*

Je me retournai lentement vers Sana-khan et lui fit face. J'étais supris de l'entendre tenir de tels propos, moi qui l'imaginait plutôt distante et froide ; elle devait avoir quelque chose de lourd sur le coeur pour parler ainsi...

"La liberté... moi aussi j'y ai goûté il y a bien longtemps... Vois-tu cette marque sur ce bandeau ? Sais-tu ce qu'elle signifie ?"

Je pointai du doigt la rayure qui traversait le symbole de Kiri en son exact milieu, une entaille nette qui semblait avair été faite par une main ne connaissant pas l'hésitation. Sana-khan secoua la tête, me répondant ainsi par la négation.

"C'est la marque des Mukenin, les shinobi déserteurs... Cette entaille c'est moi qui l'ai faite de ma main le jour où j'ai décidé de quitter Kiri définitivement et de ne plus me mêler de ses affaires..."

Sana-khan avait déjà entendu cette rumeur mais ne savais pas si elle était vraie ou fondée. Ainsi donc le Mizukage, chef incontesté des guerriers de la Brume avait réellement un jour été un traître à sa patrie. Elle me fixa dans les yeux, attendant que je poursuive.

"Pendant presque dix ans, j'ai vécu en marge de la société, allant de route en route, de village en village, remplissant des contrats pour manger à ma faim, moi qui avait été autrefois le symbole d'une nation toute puissante. Et jamais, je n'ai regretté une seconde mon choix, car j'étais libre..."

"Mais alors pourquoi... pourquoi êtes-vous revenu ?"

La kunoichi avait prononcé cette dernière phrase en haussant légèrement le ton, sans s'en rendre compte, agacée par son incompréhension de la situation. Pourquoi diable Zabuza avait-il renoncé à la liberté qu'il disait avoir choisi pour revenir à Kiri et être à nouveau prisonnier de ses obligations ?

"Je suis revenu parce que c'est mon destin, parce qu'il y a des obligations auxquelles je ne peux me soustraire en tant que possesseur de Kubikiri Houcho...

Tu te dis trop vieille pour être encore en voyage initiatique ? Sais-tu quel âge j'ai Sana-khan ?"


Une fois de plus, la jeune femme secoua la tête en signe de négation. Elle n'aurait su me donner d'âge. Par delà le fait que je porte un masque, je lui semblait surtout atemporel. Elle qui ne me connaissait pas et ne savait pas depuis quand j'étais en poste ne pouvait répondre à cette question.

"J'ai presque quarante ans... Et pourtant j'apprends des choses nouvelles tous les jours, ce à votre contact à tous. J'ai vécu moi aussi bien des choses terribles et magnifiques. J'ai connu la guerre, le devoir d'envoyer des camarades mourir au front ; j'ai tué des centaines et des centaines de personnes, j'ai été tantôt adulé, tantôt bafoué. J'ai vu mon nom être sur toutes les lèvres comme une louange ou comme une insulte.

Mais il y a quelque chose que j'ai retrouvé en revenant ici à Kiri... C'est l'esprit de camaraderie entre shinobi. Tous tant que vous êtes, et moi même, nous avons un passé funeste, mais ici nous sommes notre propre famille, nous sommes les guerriers de la Brume.

J'avais cessé d'y croire autrefois, mais c'est en enseignant à la nouvelle génération que vous êtes que je me suis rendu compte de mon erreur. Protéger Kiri et ses habitants et faire de vous de vrais shinobi, voilà la voie qui est la mienne à présent."


Pendant quelques secondes, Sana-khan et moi nous regardâmes dans les yeux sans rien dire.

"Et toi, Sana-khan, es-tu prête à marcher à nos côtés ?"

MessageSujet: Re: Orphelinat de Kiri   Mar 11 Juil - 16:29

"Et toi, Sana-khan, es-tu prête à marcher à nos côtés ?"

"…"

Sana-khan baissa légèrement la tête et dégagea sa main droite de sa cape, lâchant ainsi son kunai. Elle avait l’air particulièrement lasse.

"Je suppose que je m’habituerai à vos façons de faire… L’ « esprit de camaraderie » est quelque chose que l’on ne m’a jamais encouragée à cultiver, mais cela mérite d’être essayé…"

Elle se redressa, signifiant qu’elle s’apprêtait à prendre congé.

"Quels que soient mes sentiments, je resterai ici au moins jusqu’à la résolution du conflit avec Suna. Cela sera ma manière de vous remercier pour votre accueil. "

MessageSujet: Re: Orphelinat de Kiri   Mar 11 Juil - 16:58

*Ainsi tu décides de rester parmi nous... J'ai vraiment du mal à te cerner...*

"L'esprit de camaraderie n'est pas quelque chose que je vous apprendrai. Vous le développerez vous même à travers les épreuves qui vous attendent et les moments que vous vivrez en commun. Bientôt, tes camarades partis en mission reviendront.

Ils sont déjà Genin et savent ce que c'est de marcher tous ensemble. Je suis persuadé en mon fort intérieur qu'ils te montreront cette voie qui est la notre."


Sana-khan se redressa et s'apprêta à partir, me montrant par sa promesse de rester jusqu'à la guerre contre Suna, son sens de l'honneur.

"La guerre contre Suna ne sera pas une partie de plaisir, nombre d'entre nous risquent d'y périr, moi le premier, mais tant que je peux j'essaierai de vous protéger tous.

Si tu veux me remercier, commence par venir demain sur ton aire d'entraînement pour apprendre la technique du Bunshin."


Sana-khan inclina la tête en signe d'approbation et repartit en direction du centre ville de Kiri.

"Et ammène ton jeu de shogi, tu en auras besoin pour ton apprentissage."

La kunoichi ne me répondit pas mais fis un geste de la main pour m'indiquer qu'elle m'avait entendu.

*Mon jeu de shogi... Tu es toi aussi un être bien singulier, Zabuza...*


[Sana-khan, Zabuza : +5 EXP RP]

[Suite : Entraînement de Sana-khan]
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