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 Hopital de Konoha

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MessageSujet: Hopital de Konoha   Ven 18 Mar - 21:20

Rappel du premier message :

Hopital de Konoha


Un bâtiment long et plat se situait dans les quartiers Nord du Village de la Feuille tout près de la Tour des Hokage. Il n’inspirait pas vraiment le respect mais plutôt une certaine tranquillité. En pénétrant dans la grande cours par une petite arche, sur laquelle un écriteau rouge serti de noir annonçait le lieu, on se sentait serein et protégé. Ici tous les maux des shinobis s’apaisaient. C’était un peu comme un lieu de renaissance où l’on retrouvait la vie comme une mère perdue.

L’air, qui était pourtant le même dans tout le village, semblait empli d'une vie renouvelée dans ce jardin. Un petit chemin, délimité par de jolies fleurs de toutes les couleurs durant le printemps et de petits cailloux l’hiver, menait dans ce lieu envoûtant. Les ninjas y rentraient la plupart du temps sans vraiment se rendre compte de la beauté architecturale, de la minutie apportée aux détails de chaque pan de mur. Mais ce n’était qu’une chose normale car on n’aimait rarement se rendre en cet endroit malgré son charme atypique. On y allait par obligation et on n’en sortait par envie.
Une porte à double entrée grise permettait aux hommes d’y pénétrer. L’air prenait alors une tout autre odeur, légèrement mixée entre l’effet d’une drogue douce et d'une pilule revigorante. On faisait alors face au comptoir où une charmante infirmière, portant une blouse blanche seyante, nous attendait avec un sourire qui se voulait rassurant.
Elle vous invitait du regard à la rejoindre pour connaître votre destination et vous guider dans le labyrinthe qu’était l’hôpital…

A l’Est du bâtiment, les couloirs se perdaient vers des salles plus complexes. Chaque porte était ornée d’une icône rouge indiquant l’importance des lieux. On pouvait sentir la tension des médecins confirmés s’y diriger ainsi que la relaxation de ceux qui en sortaient. Une pancarte simple nous annonçait que c’était la salle des opérations et des maladies complexes.

Mais de manière générale l’infirmière vous guidez du côté Ouest où une petite salle d’attente avait été mise en place. Des bancs bleu clair assez basiques permettaient de soulager nos maux dans un certain confort, même rudimentaire.

Une fois l’attente terminée les salles de repos nous étaient ouvertes. Spacieuses, elles accueillaient souvent plusieurs shinobis à la fois. L’intimité était moindre mais la plupart dormaient. Des rideaux blancs séparaient les petits lits en fer. Les matelas étaient plus petits que la moyenne mais répondait au nécessaire pour un bon rétablissement de la part des ninjas.

Un petit chariot voguait dans les couloirs d’un blanc toujours aussi éclatant et inspirant une propreté certaine des lieux. On pouvait y voir tout type de potions et autres remèdes dessus. Un mariage de couleur et d’odeur qui aurait pu exciter malencontreusement les narines les plus sensibles. Il se dirigeait calmement vers un bloc opératoire.

Une petite porte verte s’ouvrit doucement. La stérilité de l’air rendait le lieu assez solennel. Des lavabos propres étaient disposé le long du mur. La table d’opération prenait une grande place au centre de la pièce. Plate et froide elle inspirait une maîtrise respectueuse de l’art de la médecine.
Depuis des temps anciens les Eisei étaient respectés pour leur talent. Ils possédaient un droit de vie et de mort sur les patients qui avaient entièrement confiance en eux. Même si la plupart du temps il n’avait pas le choix. La profession de médecin était très importante.

L’hôpital était leur lieu de travail mais à travers cela on pouvait voir un endroit où les miracles naissaient.

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 16 Jan - 15:18

Les draps étaient pâles. Aussi pâles que mes doigts, que ma peau, cette étrange drapé de chair qui courait sur mon corps, qui formait comme un barrière à mon esprit. Eut il craint que je ne m'échappât?
Assis sur le lit, je fixais d'un regard blasé la fenêtre qui offrait le décor de la rue à mes yeux. Un sourire s'étira légèrement sur mes lèvres quand soudain la porte s'ouvrit et je vis un être bondir sur le lit. Mes yeux fusèrent sur sa main. Une fleur pourpre s'y mourrait. Silencieux, je le regarda s'asseoir, puis d'un grand sourire, étudier autour de lui. Son regard noisette rencontra une demi seconde le mien, je ne fus assez réactif pour baisser les yeux. Par contre, l'enfant détourna le regard, mal à l'aise. Un médecin, Sien, entra. Le garçon releva ostensiblement le menton, et méprisant comme un petit prince, sortit un discours qui me fit sourire avec tendresse.

« Vous prouvez que vous existez en soignant les autres. Alors si je voulais vous être utile aujourd’hui, il fallait que je sois blessé, sinon vous n’auriez jamais voulu me voir. Et comme vous me soignez, je me sers de vous pour prouver que je suis bien ici, à vous faire perdre du temps. Donc vous vous servez de moi et je me sers de vous. »

Il avait parfaitement raison. Etait il possible que nous ayions la même définition de la vie? J'en doutais légèrement, mais mon regard avait accroché cet enfant. Il était incohérent d'user des mots ainsi. c'était comme...un cygne qui glissait sur l'eau.
Les doigts du médecin se raidirent. De ce geste qui me devait être obligatoire. Je voulais, je ressentais le désir insatiable d'être le meilleur en ce simple geste. La lueur verte flotta aussitôt autour des paumes de Sien, et la plaie se cicatrisa. Mes yeux ne lâchèrent pas une seconde le spectacle. Les lèvres du garçon s'entrouvrirent et il murmura au docteur des mots que je ne chercha pas à comprendre. Puis, l'échine de Sien se releva d'un mouvement ondulant, sous la blouse blanche, et redressé, il sourit en croisant mon regard de jais.

« Des patients m’attendent. Va voir cette personne, et avant, présente toi au garçon d’à côté. »

Le garçon d'a côté avait un nom. Un nom en opposition à son être et son devenir. L'enfant ne répondit rien, se contentant de garder une attitude raidie. Je tournais lentement mon visage vers lui, les doigts crispés sur les draps. Sien sortit, et le claquement de la porte résonna dans la pièce, bien que sourd. Silence.
Mes pieds touchèrent doucement le sol de la pièce. La poignet retourné sur mon T-shirt blanc, je m'approcha lentement de l'enfant, et me plaçais en face de lui. Un sourire timide éclaira mon visage, et je tendis la main, comme un prestidigitateur.

« Rien dans les mains. »

Mes doigts se refermèrent, et je fis lentement passer ma main autour de mon cou, vers ma nuque, passant mes doigts sous mes longues mèches noires.

« Et paf! Invocation! »

D'un mouvement plus rapide, je rouvris ma main en face du garçon, révélant Kan, le poussin. Un sourire ravi s'étira sur mes lèvres, tandis que Kan se mettait à piailler d'un ton excité. Je m'assis à côté du garçon, replié sur moi même comme un chat, captivé par son visage d'ange.

« Tu crois qu'il faut souffrir pour exister aux yeux des autres? »

Kan revint se positionner dans ma nuque, sous mes cheveux.


Spoiler:
 
Vaut il mieux oublier ou avancer?

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 16 Jan - 17:13

[You] « Euh… Salut. »

Il leva la main dans un grand signe. Qu’est-ce qu’il se trouvait bête !

[You] * Qu’est-ce que je fais là moi ? *

Mais le garçon, qui l’avait bel et bien vu, se leva. Qu’allait-il faire ? Qui était-il ? Et pourquoi fallait-il lui parler ? You n’en avait aucune idée. Peut-être n’était-ce qu’une blague de Sien ? Qui sait, c’était bien un drôle de personnage.

« Rien dans les mains. »


[You] « Hein ? »

Ces paroles l’avaient sorti de sa rêverie provisoire. Rien dans les mains ? Et alors, de quoi voulait-il bien parler ? You ne put s’empêcher de penser que ce garçon était bien étrange. Mais il n’était vraiment pas du genre à cataloguer les gens, il en avait bien trop souffert lui-même.

N’empêche qu’il était bizarre quand même…

Il posa sa main dans sa nuque, You la suivait des yeux, comme pour reluquer une bête curieuse.

« Et paf! Invocation! »

Et une petite boule de plume jaune sortit de sa main et poussant un petit cri de satisfaction. You, d’abord sans voix, écarquilla progressivement les yeux. Et, tout à coup, la bouche fit de même.

[You] « Refais-le, refais-le ! »

Il riait avec joie tout en réclamant encore et encore de revoir ce tour de magie. Il n’en avait jamais vu, et ce poussin était très mignon. Les étoiles qu’avaitn crée ce petit être dans la main de cet inconnu n’avaient pas de prix et, pour une fois, You se surprit à sourire.

Et oui, juste avec un poussin.

Il retourna dans le cou de son propriétaire qui, à son tour s’assit sur le lit. Les tours de magie étaient-ils déjà terminés ? A moins qu’il n’en préparait un autre. Alors You s’assit à côté de lui, attendant les instructions.

« Tu crois qu'il faut souffrir pour exister aux yeux des autres? »

Et là, le sourire s’effaça, presque aussitôt. La question était anodine mais elle attrapa You en plein vol, le ramenant à la réalité des choses, à sa situation et toutes les souffrances qui vont avec. A oui, le rêve apaise mais la souffrance est pire quand il s’arrête. You le savait que trop bien.

Il s’essuya la bouche, comme s’il avait une saleté collée la. C’était juste un petit geste automatique de défense, il voulait se préparer au mieux, redresser ce mur de protection qui s’était effrité l’espace d’un instant. Puis You regarda son interlocuteur. Il ne pouvait pas lui en vouloir, ni même avoir de la rancœur, il n’était juste au courant de rien.

[You] « Ca dépend en fait. »

C’était plus compliqué que ça, il le savait que trop bien. Il souffrait depuis qu’il était arrivé à Konoha. Pourtant personne n’avait fait attention à lui.

[You] « La souffrance toute seule, ça prouve que tu existes. Mais c’est seulement pour toi. Ca te montre que tu es là, quelque part. Mais c’est tout. »

Il regarda sa blessure qui n’existait déjà plu. Elle, il n’y avait plus de preuves de son passage ici.

[You] « Regarde. Je n’ai plus de cicatrice. Elle n’existe plus… Mais si tu la montres à tout le monde, alors elle existe encore.»

Mais il ne voulait plus parler de ça. Il faisait des choses au quotidien pour exister, c’était son combat de tous les jours. Mais ce n’était pas pour autant qu’il voulait s’afficher.

Changeons de sujet….

[You] « Rien dans la main. »

Mais oui, il connaissait un tour de magie lui aussi ! Il referma son poing et le réouvrit très rapidement.

[You ] « Feu ! »

Et une flamme sortit de la paume de sa main. Bien brillante et constante, elle dansait lentement et fébrilement, renseignant sur l’humeur du garçon.

[You] « Au fait, le docteur m’a dit de te voir. C’est parce que tu es un spécialiste magicien ? »

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Ven 21 Jan - 18:05

La chaleur corporelle de Kan contre ma peau, mon artère me réchauffe quelque peu. Le garçon sourit et soudain, ouvre le poingt, tandis que je réfléchis à ses dires. Etonné, je fixe l'ardeur pâle de la flamme. Joli coup! Il maitrise le Katon mieux que moi. Ses prunelles sont teintes d'une amuserie ravie, qui tords mes lèvres en un sourire tendre.
« Au fait, le docteur m’a dit de te voir. C’est parce que tu es un spécialiste magicien ? »
Un grand sourire dévore mon visage. Moi, magicien? Aha, oui! Mais uniquement de mes rêves et de mes pensées!
« Non... je veux apprendre l'Eisei. Je veux … devenir plus fort. En protégeant les autres. »
Je tends doucement la main pour récupérer entre mes doigts sa main délicate.
« Je ne veux plus qu'il y ait de cicatrices lorsque je peux agir. »
Mes prunelles étudient son visage, puis je saute à bas de mon lit, empli soudain d'une ardeur puérile, comme un gamin excité.
« Aaaaah!!! Je sais pas quoi faire, je m'ennuie!! »
Je me mets à longer la pièce, étudiant les lits, les meubles.
« Tu viens? On va faire un tour... en attendant un médecin... »
Un rire sadique se détache de mes lèvres et je me glisse vers la porte pivotante, au moment où Sien entre de nouveau. De surprise, je recule et Kan pousse un cri de frustration.


{Désolé, vraiment court, mais je ne sais pas trop comment tu veux faire avancer l'action, donc je mets Sien. J'édite si besoin.}


Spoiler:
 
Vaut il mieux oublier ou avancer?

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 22 Jan - 16:42

[You] « Eisei ? »

Ce mot était bizarre mais il semblait qu’il l’avait déjà entendu quelque part. You n’avait pas encore percé le mystère de ces « spécialités » mais ce garçon allait sans doute l’aider. Comme ça, quand il reverra la belle Azumi, il pourra lui montrer ses progrès.

Il avait encore quelques interrogations, il ne comprenait pas grand-chose et, surtout, il ne savait pas comment le demander. Mais son interlocuteur, d’une nature plutôt calme au premier abord, commençait à s’éveiller bruyamment. Et si on s’amusait un peu ?

Sauter sur les lits, bataille de polochon ou… un peu de feu ? C’est vrai que marquer cette pièce de son empreinte pour en faire un troisième lieu de pèlerinage le tentant beaucoup. Mais c’est quand il allait proposer son idée que Sien revint.

You eut le regard du garçon prit sur le fait, alors même qu’il n’avait pas encore bouger le petit doigt. Mais il y avait pensé et, avec quelques minutes de plus, il aurait certainement exécuté l’un des ces plans. Pourtant, ça suffisait à le mettre mal à l’aide devant le docteur, qui, les regardant rapidement, s’attarda sur You, comme s’il devinait quelque chose.

[Sien] « Un patient vient d’arriver, j’ai besoin de la place. Je vous dirais bien que je ne vous mets pas dehors, mais ce n’est pas mon genre. »

Le docteur s’exprimait d’une manière compliquée, You n’était pas non plus un super cerveau et sa léthargie n’avait sans doute pas joué en la faveur de ses capacités mentales. Il ne lui répondit qu’en le regardant de la manière la plus bête possible, soit on ouvrant la bouche et en écarquillant les yeux.

Le docteur eut un petit sourire et remit ses lunettes en place.

[Sien] « Je résume. »

Il les prit tous les deux par le dos et les jeta dans le couloir sans ménagement. Il se frotta les mains, fier d’avoir fait un peu de place. Vous comprenez, les hôpitaux manquent de place, tout le monde doit apporter sa petite contribution pour résoudre le problème.

You, lui, n’avait apparemment pas suivi toute l’histoire. Il regardait Sien toujours avec les mêmes yeux.

[Sien] « Quand je te donne un papier, lis-le. Elle vous attend dans le couloir des soins intensifs, deux étages au dessus. »

Toujours allongé au sol, You pensait écouter une langue inconnue. Il regarda son camarade, est-ce que lui avait compris quelque chose ?

[You] « A mais oui, un papier… »

Il sortit ce chiffon de sa poche, le même que Sien lui avait tendu il y a à peine quelques minutes. You l’avait déjà totalement oublié. C’est ce genre de petits détails sans importance qui ne valent pas le coup d’être gardé. Seul les piliers d’existence, des événements non seulement mémorables mais aussi ceux qui construisent la personne, méritent d’être retenus.
Mais bon, si Sien dit que c’est important…

Il défroissa le petit papier, une fois, puis deux fois. Il y avait un petit mot gravé avec une écriture de médecin, c'est-à-dire quasiment illisible. Mais on y reconnaissait quelques lettres.

[You] « Omo…shiroi Yoko. C’est quoi ? »

Il tendit le morceau de papier à son compagnon d’infortune. Ils s’engageaient dans une voie qui n’avait ni sens ni but, mais ça ne troublait pas le garçon. Il en avait l’habitude. Au moins, il n’avait pas à réfléchir à ce qu’il allait faire aujourd’hui, et c’était un luxe pour lui.

Bon, il ne restait plus qu’à monter deux étages. Deux chariots vides étaient stationnés au coin du couloir. You se mit à sourire…

[You] « Au fait je m’appelle You. On fait la course ? »

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 22 Jan - 20:57

Yoko sortait tout juste de la salle d’opération dans laquelle elle et une équipe de médecins suffisamment qualifiée s’étaient enfermées pendant environ une heure. La jeune fille portait des gants de plastique et une petite chemise blanche qui indiquait son appartenance à l’hôpital. Elle retira ses gants et mit une main dans sa chevelure verte. Elle souriait.

Le docteur Sien l’attendait au pied de la porte et il fut étonné de constater qu’aucune perle de sueur ne venaient souligner sa nervosité. C’était comme si Yoko pratiquait le chirurgie depuis des années, mais elle n’avait que quatorze ans. Tous les apprentis médecins âgés entre vingt et trente ans avaient du mal à s’occuper d’un patient mal en point sans trembler légèrement. Avec l’expérience qu’ils acquéraient au file des années, le tremblement cessait. Toutefois, Yoko semblait avoir brûlé cette étape. Ce qui créait, au fond du pauvre médecin, un sentiment d’infériorité qu’il n’osait s’avouer.

Sien – Ça va ?

Yoko – Oh, très bien. Merci. Et vous ? demanda Yoko en esquissant un léger sourire.

Sien – Le patient… Comment va-t-il ?

Yoko – Il va bien aussi. Son état était pitoyable, mais l’incroyable Juunin que je suis l’a remit sur pied ! Il est comme neuf. Dites, voulez-vous constater le résultat de mes efforts ?

L’homme déclina l’offre de la main. Il savait que si elle disait qu’il était comme neuf, c’est que c’était la vérité.

Aujourd’hui, l’hôpital manquait d’effectifs et, malheureusement pour le village, une équipe de ninja haut gradé revint d’une mission de rang A. Yoko avait participé à une multitude de missions de rang A. Elle savait très bien ce que lui réservait ce rang. Décidément, ce n’était pas le cas de tous les shinobis, puisqu’au moins trois blessés étaient entrés à l’hôpital dans un état plus que lamentable. Et c’était sans compter le gamin qui s’était brûlé les fesses en s’assoyant sur le poêle ou la grand-mère qui s’était crevé un œil avec une aiguille à tricoter. C’est à cause de ces nombreux cas qu’on demanda à Yoko d’aider l’hôpital pour la journée.

Yoko – Très bien. Parfait. Alors y a-t-il un autre ninja à réparer ?

Le docteur Sien fit non de la tête. Yoko, légèrement déçue, poursuivit :

Yoko – Donc, si vous n’avez plus besoin de moi, je crois que je vais rentrer à l’académie. Mon père serait très fâché s’il se rendait compte que je n’enseigne pas.

En effet, le père de Yoko était très dur avec elle. Dès son jeune âge, il l’obligea à apprendre l’art de guérir et d’enseigner son savoir à l’académie ninja afin de récolter une petite somme d’argent. Yoko ne détestait pas son travaille, bien au contraire. Elle détestait seulement le fait qu’elle était obligée de le pratiquer. Lorsqu’elle serait majeure, elle ouvrirait enfin sa propre académie de médecine. C’était son rêve depuis qu’elle était haute comme trois pommes.

La jeune fille salua le docteur de la main et parcourue quelques mètres dans le couloir avant que Sien ne rattrape.

Sien – Attendez, mademoiselle Omoshiroi. J’ai peut-être quelques gamins à vous recommander. J’en ai déjà dirigé un vers vous.

La jeune fille s’arrêta, intéressée. L’homme écrit sur un petit papier deux noms. You et Hiyoko Iseko. Deux garçons. Elle sourit. Des garçons. C’étaient le sexe avec lequel elle s’entendait le mieux.

***

Dans le couloir des soins intensifs, le dos appuyé au mur, Yoko attendait patiemment ses futurs élèves. Sa chevelure verte offrait un contraste hallucinant avec le mur blanc du couloir. Ses doigts fins caressaient la peinture d’un mouvement hypnotisant. Elle attendait.

Le docteur Sien lui avait dit que You, un gamin de neuf ans, devait déjà l’attendre en compagnie de son compagnon. Seulement, ils ne s’étaient toujours pas présentés. L’homme était donc parti à leur recherche. Après cinq minutes de détente, la jeune fille entendit un bruit strident provenant du couloir voisin. C’était comme si des roues grinçaient sur le carrelage froid de l’hôpital dans le but de freiner. Elle étira le cou. Rien à gauche. Rien à droite. Au bout du couloir, deux chariots se dirigeaient droit sur elle. Des objets métalliques émettaient des bruits particulièrement agaçants en s’entrechoquant. Yoko aperçut ensuite une petite tête dépasser de l’un des chariots. L’autre tête était invisible, mais elle savait qu’il y en avait une.

Elle tendit la main pour stopper les deux enfants.

Yoko – On s’immobilise, les gars. Il y a des malades qui ont besoin de repos ici.

Elle sourit et put enfin juger les deux gamins qui se tenaient devant elle. L’un d’entre eux semblait plus âgé qu’elle. Elle trouva son comportement enfantin, mais il était mignon donc ça excusait tout. Et puis, il y avait You. Âgé de neuf ans, haut comme un petit chimpanzé. Mignon aussi mais pas assez viril.

Yoko – Je me nomme Yoko Omoshiroi, konoichi, Juunin et professeur de médecine à l’académie ninja de Konoha. Enchanté.

Elle serra la main à chacun d’eux et poursuivit :

Yoko – Le docteur Sien m’a dit que vous vouliez apprendre la médecine. Bon choix. Très bon choix. Si vous êtes libre aujourd’hui, je suis prête à vous enseigner les bases. Donc, vous allez commencer par me dire les titres des ouvrages que vous avez lus jusqu’à ce jour afin de me faire une idée de votre culture. Et si on commençait par toi ?

Yoko observa Iseko puis sortit un petit calepin, s’apprêtant à écrire les titres qu’ils avaient consultés.

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 23 Jan - 4:09

Hiyoko hurla de rage. You, dans un superbe mouvement, venait de le dépasser dans le virage. Le jeune garçon, rieur, filait vers le deuxième étage. Hiyoko, les yeux furibonds, bondit à son tour, refusant de perdre cette course. Ses foulées, plus grandes, lui permirent de rattraper You, qui hilare, s'engouffra dans une cage d'escalier. Hiyoko glissa, comme une ombre à s apoursuite. Dévalant les marches, le jeune homme bouscula au passage une infirmière, mais sans un regard en arrière, atteignit le second étage le premier. Devant lui, deux obstacles se dressèrent presque aussitôt: des chariots métalliques. Kan poussa un pialliement de dissuation, mais les mains du jeune shinobi s'étaient déjà durcies, et à pleine vitesse, frappèrent l'anse de l'un des deux. Aussitôt, les méridiens plantaires s'activèrent à droite, et Hiyoko plaqua avec force son pied sur le support en métal, tandis que comme un boulet déchainé, son chariot fonçait en travers des couloirs. You le dépassa presque aussitôt.

Mes yeux se posèrent sur la fille au moment où les deux tarés que You et moi étions déboulèrent dans le couloir, des cris de terreur résonnant à notre passage. Je vis la main pâle se lever, comme un ordre silencieux. J'avais déjà vu une personne faire ce geste. Mes deux coudes se bloquèrent immédiatement en l'inverse de l'articulation, et avec force, je tirais les épaules en arrière, stoppant immédiatement le chariot, qui se souleva légèrement, avant de se reposer avec douceur. Mes prunelles étudièrent le visage de la fille, s'attardant sur la nuance de ses mèches, en comparaison au peu de couleurs du lieu. Un sourire étira mes lèvres, puis je contournais lentement le chariot, à la suite de You.

_ Je me nomme Yoko Omoshiroi, konoichi, Juunin et professeur de médecine à l’académie ninja de Konoha. Enchantée.

Elle était médecin. Et par déduction, était notre professeur. Les mots de Sien résonnèrent une seconde à mon tympan. "elle vous attend...". Mes doigts se crispèrent, et je les posais en pliant le coude, sur le dos de Kan, camouflé sous mes épaisses mèches drues. Le regard calme, je passais uen seconde de You à Yoko. Mes paupières se plissèrent, et avec un sourire, laissais mes doigts glisser jusqu'au bec de Kan.


_ Le docteur Sien m’a dit que vous vouliez apprendre la médecine. Bon choix. Très bon choix. Si vous êtes libre aujourd’hui, je suis prête à vous enseigner les bases. Donc, vous allez commencer par me dire les titres des ouvrages que vous avez lus jusqu’à ce jour afin de me faire une idée de votre culture. Et si on commençait par toi ?

Ses yeux tombèrent directement sur moi. Je sentis immédiatement ce gêne. Ce gêne lorsqu'on me parlait, qu'on m'affrontait directement, et sans alternative, me demandait de m'affronter, de m'opposer à ma propre entitée. Mes iris se dilatèrent.

_ Je lis la poésie des arbres. Ils parlent autant que les livres. Ou... que l'instinct. après, la culture ne se calcule par sur le nombre de livres déchiffrés...

Ca y est. Je ressentais cet étrange sentiment de rivalité qui renaissait en moi, comme lorsque j'étais avec Kaeto. Mon menton se releva presque automatiquement , et mon regard devint un tantinet méprisant.

_ Il est des gens qui savent lire, mais pas comprendre. Je préfère écouter et voir, que ne pas comprendre. Quel âge as tu? Tu as peur de la mort, toi?

Je cillais, et posais un regard froid, non sincère, comme un perroquet, regard directement volé à mon ancien rival.


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Vaut il mieux oublier ou avancer?

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 23 Jan - 18:20

La tête légèrement penchée sur son calepin, mais les yeux fixant Iseko d’un air amusé, Yoko écouta attentivement la réponse du garçon. La poésie des arbres. Bien. Très bien. Mais en quoi la poésie des arbres l’aiderait-il à devenir un médecin compétent ? Yoko comprit très vite que sa question n’avait pas été bien interprétée. Puis, jouant le malin, Iseko ajouta que la culture ne se calculait pas par le nombre de livre lus, mais il omit de dire par quoi elle se calculait. La juunin conclu qu’il n’en savait rien.

Son regard devint rapidement méprisant. Bon, c’était un gamin, Yoko l’excusa. Elle avait l’habitude de ces enfants à l’académie qui croyaient tout connaître et qui lui faisaient la moral seulement parce qu’elle avait le même âge qu’eux. Seulement, la différence entre Yoko et eux, c’était qu’elle avait réalisé de nombreuses missions de rang A, tendis que de leur côté, ils avaient du mal à mener à bien une mission de rang D.

Toujours souriante, Yoko jeta un coup d’œil à You qui suivait la conversation sans louper un seul mot. Il buvait leurs paroles, parce qu’il avait beaucoup à apprendre. Lorsqu’elle aurait réglé ce léger malentendu, elle pourrait s’intéresser au gamin.

Iseko - Il est des gens qui savent lire, mais pas comprendre. Je préfère écouter et voir, que ne pas comprendre. Quel âge as tu? Tu as peur de la mort, toi ?
Son ton était toujours aussi froid. La jeune fille écouta ses paroles, puis après avoir réfléchi durement, elle en vint à la conclusion que son point de vue n’était pas tout à fait ridicule. Elle consulta son calepin. Iseko. Elle dit d’une petite voix aigue :

Yoko – Je vois. Tu dois être Iseko, non ? C’est très bien. Très bien.
Ses lèvres étaient légèrement retroussées et elle dessina quelques cercles sur sa petite feuille de papier.

Yoko – Pour répondre à ta question, j’ai quinze ans. Toutefois, je déteste que les garçons ne me prennent au sérieux pour ce léger détail. On est d’accord ? Bien. Pour ta deuxième question, quoi que je n’en vois pas vraiment l’intérêt, oui, j’ai peur de la mort, puisque je suis de ceux qui ne croient en la vie après la mort. C’est bien ? J’espère que mes précisions t’ont aidé. Parfait.

Son ton n’était ni sarcastique, ni arrogant. Elle était médecin. Lorsqu’elle guérissait, jamais elle ne s’était cognée contre cet être immatériel que les croyants nomment « Âme ». Tout ce qu’elle voyait, c’était un corps, un être de cellules et de bactéries qui mourrait et qui ne revenait pas. Qu’importe la forme. Yoko avait peur, puisqu’elle était persuadée qu’il n’y avait rien dans l’au-delà. Que du vide. Rien. Même pas la conscience qu’il n’y avait que du vide. C’était plus que rien. C’était la fin, pas de deuxième chance. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle s’intéressait tant à la médecine. Elle voulait sauver le plus de gens possible de cette fin atroce.

Cette fois, elle s’adressa aux deux garçons.

Yoko – Ensuite, je tiens à préciser que mes méthodes d’enseignement sont surtout centrées sur les livres de médecine. Il est très important pour moi que vous lisiez les recueils principaux de la bibliothèque, puisqu’il est totalement impossible pour un professeur d’’Eisei de tout enseigner à ses élèves. Sachez que la médecine est une branche qui nécessite beaucoup de théorie, contrairement aux autres. Vous devez connaître chaque maladie, chaque partie du corps, chaque remède, poison ou fleur médicinale, si vous voulez devenir un bon médecin.

Elle souriait toujours. Mais ce n’était pas l’un de ces sourires arrogants qu’on voulait arracher sauvagement. Il était sincère. Elle enseignait toujours avec le sourire aux lèvres.

Yoko – Je peux très bien comprendre que tu préfères écouter ou voir, Iseko. La plupart des gens sont du même avis que toi. Mais aucun médecin dans ce village n’aura le temps ni l’envie de t’enseigner tous les secret de l’Eisei. J’espère que tu comprends.

Elle prit une pause pour s’assurer de l’état du jeune garçon. Yoko espérait qu’il n’allait pas monter sur ses grands chevaux pour une chose aussi frivole.

Yoko - Bon. Je crois que ma question de départ n’a pas été très bien comprise. Je voulais savoir quels livres de médecine vous aviez lu, puisque c’est le but de notre rencontre. Alors, You, quels sont les manuscrits de médecine que tu as consultés à ce jour ?

Parce que la poésie, c’était bien. Mais ça n’aiderait en rien un pauvre homme à l’agonie de lui parler en vers.

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 26 Fév - 21:40

[You] * Les âmes existent. *

Cette simple phrase fût prononcée par pensée. Elle était venue à lui, aussi inattendue qu’un courant d’air chaud au milieu de l’hiver. Il n’y avait pas réfléchi/ D’ailleurs, il ne s’intéressait qu’à moitié à cette conversation dont il ne comprenait que les méandres des bases de français. Mais ce que Yoko disait sur la vie et la mort n’était pas en accord avec ce que pensait le jeune garçon. Pourquoi ? Aucune idée. Il n’en savait rien à vrai dire, mais il savait que c’était vrai. You avait encore cette drôle de sensation, la même qu’il l’avait étreinte à la fin de la mission dans la forêt. C’était un sentiment de déjà-vu, reconnaissable sans pour autant en avoir ni le souvenir ni la raison de son existence. Il était là sans se l’expliquer et il forgeait l’instinct du shinobi en herbe.

[Yoko] « Alors, You, quels sont les manuscrits de médecine que tu as consultés à ce jour ? »

Il fût tiré de sa rêverie, de sa mélancolie du vide existentiel qui le prenait de temps en temps. Il s’était bien amusé, il était content avec cette course de chariot à l’hôpital. Mais ce questionnement d’adulte n’avait rien à faire dans un groupe d’enfants comme eux, si ? Et pourquoi il connaissait des choses, des images, des sensations sur… l’âme ? L’image d’un vieillard au chapeau rond et pointu lui était venue distinctement en tête…

Puis des manuscrits de… You n’avait pas bien compris puisqu’il n’avait pas vraiment écouté. Pour une fois que son esprit était occupé à quelque chose d’intriguant… Mais il fallait répondre. Il ne savait juste pas quoi dire. Il rougissait un peu. Il était un peu mal à l’aise devant Yoko, ce n’était pas comme avec Azumi.

[You] « Je… Je suis dans une équipe et… je voulais savoir ce que c’est que les spécialités et… le truc dont tu as parlé tout à l’heure Iseko. Les… quelque chose. Sinon je n’ai jamais vu un seul manuscrit… » Il crut voir la mine déconfite de son interlocutrice passer du blanc au bleu avec cette seule phrase, il essaya donc de se rattraper dans un seul souffle. « Mais on m’a dit que j’étais très doué pour faire des choses avec le chakra et on m’a justement passé genin à cause de ça. »

Il voulait se justifier car il n’aurait pas aimer se faire jeter ici et devant ce qui pourrait être un nouveau copain. Alors il se concentra un peu, s’énerva légèrement et fit apparaître une petite flammèche bleue dans sa paume droite. Au moins il commençait à maîtriser ce phénomène.

[You] « C’est joli hein ? »

Et il lui fît son plus beau sourire d’enfant.

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mar 1 Mar - 0:39

Le petit accrochage avec Iseko était déjà oublié. Yoko attendait donc, la pointe du stylo paisiblement posé sur son petit calepin d'un centaine de feuilles, à prendre en note ce qu'ils avaient lu. Toutefois, la réponse ne vint pas immédiatement. Il lui sembla que You cherchait ses mots, comme s'il ne se souvenait pas très bien des noms des livres de médecine qu'il avait consultés. Il est vrai que certains auteurs n'y allaient pas de mains fortes avec leurs titres souvent bâtards et imprononçables. Elle laissa donc le jeune Genin fouiller dans ses souvenirs sans l'interrompre.

Omoshiroi Yoko aimait bien cette manière de procéder. D'abord, elle demandait à ses élèves ce qu'ils connaissaient. Ensuite, elle était plus en mesure de les guider dans leur cheminement. Bien sûr, elle ne le faisait qu'avec ses élèves qu'elle voyait en privé. Les cours ouverts à tous, à l'amphithéâtre de l'académie ninja de Konoha, accueillaient bien trop d'élèves pour qu'ils puisent profiter de ce traitement de faveur. Toutefois, elle leur demandait quand même de revenir la voir dès qu'ils auraient lu un certain nombre de manuscrits afin qu'elle puise donner des cours un peu plus expérimentés, mais il y avait toujours de ces lâches qui disaient n'avoir pas le temps ou qui lui envoyaient en pleine figure quelques excuses clichées telles que « Mon chien a mangé mon livre », « Mon frère a déchiré les pages », « Ma mère a mangé mes lunettes »...

Elle s'apprêta à écrire lorsque You ouvrit la bouche, mais les mots qui sortirent ne semblèrent pas répondre à la question de Yoko.

You – Je... Je suis dans une équipe et... je voulais savoir ce que c'est que les spécialités et... le truc dont tu as parlé tout à l'heure Iseko. Les... quelque chose. Sinon, je n'ai jamais vu un seul manuscrit.

Yoko resta bouche-bée et le regarda la regarder sans dire un mot.

You – Mais on m'a dit que j'étais très doué pour faire des choses avec le chakra et on m'a justement passé genin à cause de ça.

La jeune fille se demanda rapidement ce que You avait fait pour devenir Genin. Il était totalement ridicule de donner des responsabilités à un étudiant qui n'avait jamais étudié. Le garçon de huit ans ne connaissait même pas les différentes voies que les shinobis pouvaient emprunter. Or, c'était l'une des premières choses que l'on vous enseigne à l'académie. Peut-être que ses parents étaient de riches marchands et que le simple fait de graisser la patte à l'académie avait permis à leur fils de devenir Genin. C'était la seule raison possible. L'académie n'était pas du genre à faire de si grosses erreurs. Du moins, c'est ce qu'elle croyait.

Quoi qu'il fût, You avait un très gros retard et Yoko ne pouvait laisser cela passer. S'il voulait devenir un grand ninja, alors il devrait travailler fort. S'il voulait rester Genin, alors il le devrait aussi.

Tout à coup, une petite flammèche bleue apparut au milieu de la main de l'enfant.

You – C'est jolie, hein ?

Il lui souriait. Yoko força un sourire et s'approcha rapidement pour étouffer la flamme avec sa propre main.

Yoko – Oui. Oh oui, You, très joli. Vraiment très joli. Mais cette flamme sert à détruire, et alors est-ce que c'est ce que tu souhaites ?

Elle revint s'appuyer contre le mur blanc, reformant avec lla peinture blanche un contraste hallucinant. Son sourire réapparut rapidement, rassurant l'enfant.

Yoko – Je peux vous expliquer en détail ce que sont les spécialités, ce qu'est ce quelque chose qui t'intrigues, You, et plus encore. Oui. Je peux faire de vous de bons médecins et m'investir dans votre apprentissage. Mais pour cette flamme, You, Iseko, qui vous sert à vous entre-tuer, ça, je ne l'enseigne pas, car il n'y a rien de pire que la mort. Les méchants ne la mérite pas plus que vous et moi.

Elle prit une pause pour regarder les deux jeunes pousses, son sourire indélébile scotché au visage. Elle ne reniait pas les shinobis qui se concentraient dans les voies de destruction telles que le Taijutsu, le Ninjutsu ou le Genjutsu. En fait, ce qu'elle reniait, c'était les voies elles-même. Pourquoi l'humain s'est-il développé en ce sens ? À quel moment de l'histoire la génétique a-t-elle jugé bon d'offrir à l'homme un moyen de défense aussi grand qu'est le chakra ? Les animaux peuvent bien se contenter de griffes, de dents, de venin. Pourquoi pas nous ?

Yoko – Si vous voulez faire le bien, être reconnus par vos paires et ce de manière positive, je vous conseille de vous dirigez vers la médecine défensive et de vous impliquez à fond, quitte à n'avoir plus de temps pour vous. Car, oui. Oui. Car peu de gens le comprennent à ce jour, mais il n'y a rien de pire que d'être reconnu parce que vous avez tuer. Rien de pire.

Elle songeait à ces gens. Ces shinobis qui avaient « sauvé le monde ». On ne sauve pas le monde en tuant. Non. On le détruit encore et encore et ce dans un cercle vicieux sans fin.

Yoko – Je vais être honnête avec vous. Vous me suivez et ce ne sera pas facile. Il y aura des hauts et des bas, des moments de découragement et de l'étude. Vous ne me suivez pas, vous choisissez la voie de la facilité. Oh, mais vous travaillerez aussi, ne vous inquiétez pas. Mais vous n'aurez pas la satisfaction d'avoir travailler sans vous souiller du sang de votre ennemi.

Elle rangea son calepin. Elle n'en aurait plus de besoin. Avant de partir, elle ajouta :

Yoko – Qui m'aime me suit !

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Jeu 27 Oct - 20:08

You :
: +18 XP
: +0% Bonus Inclus (Niveau)

Iseko Hiyoko :
: +8 XP
: +0% Bonus Inclus (Niveau)

Omoshiroi Yoko (As. Azumi) :
: +26 XP
: +50% Bonus Inclus (PNJ)

Je me suis permis de donner l'XP puisqu'ils ont tous déserté.

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Lun 7 Nov - 9:42

Cela faisait déjà trois jours que Masami travaillait à l’hôpital, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’avait vraiment rien à faire. Il remplaçait des agents de sécurité malades à cause d’une intoxication alimentaire dans l’hôpital qui avait grandement amoindrie les ressources humaines. Sa « pumission » consistait à rester à l’accueil de l’hôpital et à surveiller tous les gens louches sans pouvoir les interpeller pour vérifier ses doutes, et à accourir au service de la moindre personne qui pensait avoir besoin de lui ce qui en général se terminait par de plates excuses pour le dérangement.

Heureusement, le Genin avait rencontré quelques personnes avec qui il avait envie de faire plus ample connaissance. La première d’entre elles était Aiko, une infirmière présente depuis déjà quelques années et qui s’était montrée très accueillante avec lui, sachant bien comme il était difficile de s’intégrer sur un nouveau lieu de travail. Elle aimait aller le voir à ses pauses pour discuter un petit peu avec lui et se détendre. C’est grâce à elle que Masami savait désormais se repérer dans l’hôpital sans trop de difficulté et elle lui avait présenté une bonne partie du personnel.

C’est ainsi qu’il avait rencontré un des amis d’Aiko qui était ici depuis à peine plus longtemps que Masami. Yasuo était aussi un Genin de Konoha, il s’était spécialisé dans la médecine et passait beaucoup de temps à l’hôpital auprès de son maître. L’étudiant réagissait bizarrement : au début, il semblait plutôt tolérant avec Masami et puis au fur et à mesure qu’ils discutèrent, il se montra de plus en plus distant et finalement, il ne s’était pas beaucoup parlé depuis leur rencontre. Masami avait même remarqué une certaine animosité alors qu’il aborda Yasuo un jour dans le couloir, mais il mit ceci sur le compte du stress du milieu hospitalier.

Masami but lentement le café qu’il était parti chercher avec Aiko pour faire durer le plaisir en attendant qu’on l’appelle à nouveau pour une fausse alerte. Sa journée était découpée en phases qui commençaient toujours par un passage à la machine à café. Soudain, un brancard franchit brutalement la porte de l’accueil, l’homme qui était allongé dedans était recouvert d’un liquide rouge : du sang ! Le Genin fut légèrement écœuré à cette vue morbide et c’était la première fois qu’il voyait un patient arrivé en si mauvais état. Aiko était aux côtés de l’homme blessé pour le garder animé pendant qu’ils se précipitaient dans une chambre pour le soigner. Le manque d’effectif se fit alors ressentir, l’infirmière se retrouvait seule avec les deux brancardiers pour maintenir en vie un homme avec des blessures graves.

Aiko – Il s’est évanoui, préparer le matériel respiratoire !

Les deux brancardiers cherchèrent alors le fameux matériel sans rien trouver, ils sortirent alors de la chambre pour aller à la réserve, laissant Aiko toute seule pour contenir l’hémorragie. Celle-ci jeta alors un rapide coup d’œil dans le couloir avec un regard légèrement paniquée.

Aiko – Masami, vient m’aider ici !

Le garçon ne réagit pas, il n’était pas sûr d’avoir bien compris, elle s’était sûrement adressé à quelqu’un d’autre lui qui n’y connaissait rien en réanimation.

Aiko – Masami ! Dépêche-toi !

Plus de doute possible, le Genin accourut dans la chambre du blessé grave les bras ballants, sans savoir quoi faire. Aiko lui tendit alors un ballon souple relié à un masque. Elle lui expliqua comment s’en servir pour forcer la respiration du patient à se faire tout en s’occupant de sa blessure sanglante. Les brancardiers revinrent quelques minutes plus tard pour installer le matériel de respiration artificielle. Cet homme devrait passer un bon moment dans cette chambre mais il était tiré d’affaire et tout le monde s’en félicita.

***

Quelques jours plus tard, Masami buvait rapidement son café et se brula légèrement la langue mais était trop concentré sur sa lecture pour s’en plaindre. Depuis quelques jours, il lisait des livres de médecine qu’Aiko lui avait prêtés. Elle lui avait dit que ce serait bien pour lui de s’informer sur ce qui pouvait se passer sur son lieu de travail. Il serait ainsi plus réactif en cas d’urgence et une paire de mains supplémentaire n’était pas superflue en ce moment. Masami avait commencé à lire cela plus pour passer le temps que par réel intérêt au départ. Puis, il était devenu de plus en plus assidu dans ses lectures pour une raison qu’il n’osait s’avouer à lui-même. Il apprenait également à effectuer les premiers soins en accompagnant Aiko dans l’hôpital et il commençait à apprécier de plus en plus cette mission.
***

Masami était penché sur un des livres qu’Aiko lui avait généreusement prêté pour qu’il se cultive sur la médecine et passer un peu moins pour un idiot sur son lieu de travail. Il avait commencé par les premiers secours et maintenant, il s’intéressait à l’anatomie du corps humain. Celui-ci était constitué de tellement de petits éléments complexes que Masami avait du mal à imaginer qu’une personne puisse être incollable sur le sujet. En dehors de ce temps passé à lire, il n’y avait vraiment rien à faire en tant que vigile dans l’hôpital de Konoha. Chaque jour ressemblait au précédent, et ce n’était pas pour déplaire à Masami qui, malgré un profond ennui les premiers jours, avait trouvé de quoi occupé son temps sans pour autant se retrouver à chaque fois en situation inconnue.

Yasuo – Eh, le garde du dimanche ! On vient de trouver une utilité à ta présence ici.

Masami ne comprenait toujours pas pourquoi Yasuo, qui s’était montré tout d’abord très amical avec lui lors de leur première rencontre, était devenu si agressif avec lui à chaque fois qu’ils se croisaient. Aiko elle-même ne s’expliquait pas le comportement de son ami qu’elle pensait mieux connaître. Les deux garçons étaient pourtant du même âge et ils étaient tous les deux Genins, ils étaient donc sur un pied d’égalité mais Masami soupçonnait son collègue d’avoir un sacré melon à cause de sa spécialisation dans la médecine qui était une voie peu banale pour un Shinobi. Le vigile intérimaire se demandait ce qui pouvait bien se passer pour qu’il se fasse tirer de sa routine quotidienne par un futur médecin désagréable mais le regard noir de ce dernier l’encouragea à se dépécher pour le suivre vers la chambre d’un patient.

Yasuo montra alors à son camarade le contenu d’une poubelle, constitué pour l’essentiel d’emballage contenant de petite fiole vide. Masami se demandait bien ce qu’on attendait de lui, peut-être qu’on attendait de lui qu’il sorte les poubelles mais il était presque certain qu’il n’était pas obligé de céder à cet abus de pouvoir que Yasuo tentait de lui infliger. Celui-ci poussa un soupir d’exaspération et leva les yeux au ciel devant l’incompréhension de Masami et prit un des fameux emballages pour le lui tendre.

Yasuo – Ceci, puisque tu ne sembles pas savoir de quoi il s’agit, contient normalement des petites pilules à base de morphine. La morphine est une substance qui permet d’amoindrir la douleur. Comme tu peux le constater, il y en a eu une forte consommation dans cette chambre bien que le patient soit dans le coma depuis quelques mois. Cette dose l’aurait tué à coups sûr et personne d’à peine plus intelligent que toi n’aurait commis cette erreur. J’ai besoin que tu identifies le voleur et que tu ramènes quelques preuves pour pouvoir l’exclure de l’établissement.

Masami – Pourquoi tu me demandes ça à moi ?

Yasuo – On a besoin de garder les employés compétents à l’hôpital à cause de cette baisse d’effectif. Ce qui exclut tous les autres du service de sécurité pour ne laisser que toi.

Masami - Et comment je m’y prends ?

Yasuo – sert-toi du bandeau que tu as autour du bras…


~ Mission Rang D : les pilules du bonheur ~


Yasuo – Le voleur peut être n’importe qui, un junkie qui veut se faire un trip gratuit, un patient qui pense pouvoir se traiter lui-même, ou une mère qui n’a pas assez d’argent pour fournir à son fils malade tout ce dont il a besoin. Ceci dit, ces pilules représentent un sacré budget pour l’hôpital et je ne te parle pas de l’image si jamais quelqu’un en consomme trop et meurt, alors qu’elles peuvent sauver tant de vie quand elles sont utilisées avec précaution. Prévient-moi dès que tu as du nouveau.

Masami – O… K…

Masami ne savait pas trop comment si prendre mais Yasuo avait déjà quitté la pièce pour continuer les visites de ses patients. Le Genin regarda le bandeau que Konoha que le village lui avait confié en l’élevant au rang de Genin. La boutade de l’apprenti médecin avait fait mouche mais son collègue commençait à paniquer de ne pas savoir comment s’y prendre et de se diriger sur une voie inconnue. Toutes ces années d’études à l’académie pour se préparer à la vie d’adulte, de la théorie accumulée avec succès au prix de nombreuses heures de travail, dont les souvenirs étaient de plus en plus flous et lointain par manque de pratique. Finalement, il avait beau avoir passé de nombreuses années à l’académie, refusant presque de la quitter, il ne se sentait toujours pas prêt pour appliquer ses connaissances à la vie réelles.

Ne sachant que faire, le garçon retourna à son poste de surveillance en ce creusant les méninges. Il finit par demander de l’aide à ses collègues qui n’étaient plus qu’au nombre de deux. Heureusement pour lui, ils avaient pas mal d’ancienneté et ils s’accordèrent tous les deux pour dire qu’il s’agissait probablement d’un junkie ou d’un dealer qui pensait avoir trouvé le bon filon. On lui présenta alors un classeur contenant les cas précédents de vols de médicament avec les photos des différents coupables fichés. Le voleur rodait surement encore dans l’établissement à la recherche de plus de dose.

Le Genin se chargea de tourner dans l’établissement dans l’espoir de trouver un individu louche qui de surcroit correspondrait avec une des personnes fichées sur son trombi. Ce serait alors une parfaite réussite mais cela n’arriva pas. Après avoir passé plusieurs heures à déambuler dans l’hôpital et avoir effrayer quelques patients à cause de sa démarche soupçonneuse. Il rejoignit Aiko pendant l’une de ses pauses dans l’espoir d’obtenir quelques tuyaux. La jeune fille qui n’était pas habituée à l’exercice, n’avait aucune piste à proposer mais elle se révéla être la source d’informations précieuses.

Elle sortit un plan de l’hôpital d’un placard à l’accueil des infirmières et une pile de dossiers des différents patients. Aiko se mit alors à rajouter des notes sur le plan en consultant de temps à autres certains dossiers. Elle cocha, ainsi, toutes les chambres dans lesquelles devaient se trouver les fameuses pilules. Elle indiqua également la réserve où on stockait les produits dangereux et le lieu de livraison de cette cargaison spécialement bien sécurisée car il n’y avait que quelques personnes qui pouvaient connaître les horaires et dates exactes de livraison. Le garçon entreprit donc de faire un état des lieux des chambres concernées par le vol. Cela lui faisait un total de cinq chambres volées sur quinze et chacun des patients les habitant était inconscient à l’exception d’une personne ce qui lui donnait enfin une piste. Mais l’heure n’était plus aux enquêtes et Masami préféra rentrer chez lui pour la soirée et rencontrer cette personne le lendemain matin.

***

Après une bonne nuit de sommeil, Masami revenait à l’hôpital le sourire aux lèvres pour la première fois. Son uniforme avait été repassé la veille au soir et il se présentait sous un meilleur jour. Il commença la journée en allant dire bonjour à ses collègues du poste de sécurité puis à Aiko. Il entreprit alors de retourner à la question de ce fameux patient qui était le seul à ne pas être inconscient, une petite visite s’imposait. Le patient était un homme d’une quarantaine d’année et de forte corpulence, il était blessé gravement à la jambe suite à un accident violent sur un chantier. Pendant que le Genin lui posait des questions, il en profita pour vérifier la poubelle qui était vide, mais les pilules avaient bel et bien disparues du tiroir où elles devraient être rangées.

Masami – Avez-vous reçu de la visite hier ?

Manabu – Eh bien, mon médecin est venu me voir en début de journée comme chaque jour et ma femme aussi est passée dans l’après-midi. Sinon, il y a eu une visite d’un homme que je ne connaissais pas.

Masami - Est-ce que vous vous souvenez de comment il s’appelait.

Manabu - Il m’a dit être un psychologue de l’hôpital qui animait plusieurs groupes de discussion au sein de l’établissement et il voulait savoir comment j’allais.

Masami – Ah oui ? Et est-ce qu’il a fouillé dans les affaires des infirmières ?

Manabu – Il aurait très bien pu, je me suis absenté pour aller aux toilettes.

Masami – Pouvez-vous me le décrire ?

Le patient Manabu donna une description aussi précise que sa mémoire le lui permettait, cet homme inconnu avait des yeux noirs et les cheveux rasés très courts, un visage plutôt carré, une carrure assez imposante et une taille supérieure à la moyenne. Masami le remercia pour ces détails qui l’avait fait avancer très certainement vers le voleur de pilules. Il alla alors consulter le planning des groupes de discussion : il y en avait eu trois la veille et les animateurs ne correspondaient pas du tout à la description, ni aucun des autres animateurs d’ailleurs. Le Genin comprit alors que ça ne serait pas aussi simple qu’espérer mais il nota tout de même les prochaines séances pour vérifier si ce n’était pas un des membres qui s’était fait passé pour psychologue de l’hôpital.

***

Deux jours s’étaient écoulés et Masami n’avait toujours pas croisé la moindre personne à forte carrure, grande taille, visage carré et cheveux rasés. Il était pourtant allé observer les différents groupes de discussion et il avait demandé à ses collègues ainsi qu’Aiko s’ils avaient vu une personne de ce gabarit dans les couloirs de l’hôpital mais il ne reçut aucune réponse positive.

Masami, qui avait passé les derniers jours à déambuler dans les couloirs, recommençait à traîner au poste de sécurité pour étudier la médecine. Cela plus les quelques visites qu’il faisait en accompagnant son amie infirmière et qui lui montrait quelques interventions de premiers secours, le Genin se sentait presque capable de les reproduire sur un autre patient si une urgence se présentait mais il préférait tout de même laisser cette responsabilité à quelqu’un d’autre. Lorsque le garçon leva le bout de son nez pour regarder l’heure, il constata qu’il était déjà 10 heures passé et qu’elle n’était toujours pas venue le chercher. Un peu déçu qu’elle l’ait oublié ou qu’il ne l’ait pas encore vu ce jour-là, il se leva de sa chaise et rangea soigneusement son livre dans son casier pour faire une petite ronde dans l’espoir de voir l’infirmière.

Il l’a croisa enfin aux alentours d’un couloir alors qu’elle semblait être surmenée par son travail, ses cheveux montés rapidement en chignon étaient en train de se défaire. A force de courir partout avec des piles de dossiers de ses patients, elle avait le front en sueur mais elle n’en était pas moins charmante. Le garçon lui fit un petit signe de la main, pour ne pas trop la déranger mais un léger sourire apparut sur le visage de l’infirmière lorsqu’elle aperçut son ami. Elle posa tous ses dossiers et tira Masami par le bras qui n’eut pas d’autre choix que de là suivre dans une pièce à l’écart.

Aiko – Il y a eu d’autres vols. Deux chambres de comateux où on a retrouvé les emballages dans la poubelle et deux autres patients blessés gravement mais toujours conscients, et cette fois, on n’a pas retrouvé les emballages des fioles de pilules. Est-ce que tu avances ?

Masami – Pas vraiment, j’ai une description mais je n’ai pas retrouvé le suspect.

Masami prit un instant pour réfléchir, se mordillant légèrement les ongles comme si ça l’aidait à se concentrer.

Masami – D’ailleurs, je ne vois pas comment il y aurait pu avoir des vols supplémentaires sans que cette personne ne soit repérée, alors que je n’arrête pas de faire des rondes et que tous les vigiles ont sa description. Je crois bien que c’était une fausse piste. Est-ce que je peux avoir accès aux dossiers des patients ?

Aiko – Désolé, mais je ne peux pas te laisser faire ça : ils ne sont pas suspect et je dois faire respecter le secret médical. En plus, je ne vois en quoi cela va t’aider.

Masami – Il y a forcément un lien commun entre toutes ces personnes.

Aiko – Eh bien… Il y en a beaucoup qui sont inconscient mais ils sont tous ici pour des raisons différentes et il y a les autres qui…

Aiko semblait avoir trouvé quelques choses, elle retourna à sa pile de dossiers sans aucune explication et se mit à fouiller dedans pour en ressortir quelques-uns.

Aiko – Sur les quinze chambres fournies en pilules, nous avons eu neuf vols. Parmi ces neufs chambres, il y en a six dont le patient était inconscient. Sur les trois patients conscients, il n’y a à priori pas d’autres points communs. Mais à mieux y réfléchir, on peut trouver un lien entre ces trois patients et quelques-uns des six autres : il y a en tout six patients qui ont le même médecin. De plus, si on compare entre les premiers vols, et ceux d’hier, on remarque que les premiers concernaient principalement les patients inconscients de ce médecin, alors que les derniers concernent soit des personnes inconscientes, soit des personnes qu’il a suivi.

Masami – Comme si, il avait commencé par le plus facile, et que maintenant, il prenait un peu plus de risque.

Aiko – Oui, et ce médecin, c’est le Docteur Matsumoto.

Quelqu’un passa en courant d’air à côté d’eux, si vite qu’Aiko eut un sursaut d’effroi et fit tomber sa pile de doc. Elle pesta devant le tas de feuilles volantes avant de dire sa façon de dire à la personne qui lui avait peur sa façon de penser. Sa colère s’effaça aussitôt pour laisser place à l’effarement. Et pour cause, l’homme qui se dirigeait précipitamment vers la sortie du bâtiment n’était autre que le fameux Docteur Matsumoto que l’infirmière reconnut immédiatement et désigna à Masami qui ne l’avait jamais rencontré.

Celui-ci s’élança aussitôt à sa poursuite, esquivant les personnes qui étaient dans le couloir et lui lançait des regards noirs pour lui reprocher de courir dans les couloirs. Le docteur avait pris les escaliers et Masami le suivit en allant vers le rez-de-chaussée. Le Genin allait bien plus vite que le médecin quinquagénaire et il aurait dû le rattraper plus rapidement. Il comprit aussitôt que le docteur n’avait pas cherché à prendre les escaliers pour sortir de l’hôpital mais plutôt pour monter aux étages supérieurs. Un affreux doute s’insinua alors dans l’esprit du garçon et il gravit les quatre étages de l’immeuble en trombe pour atteindre le toit.

Son instinct ne l’avait pas trompé, le Docteur Matsumoto était dangereusement proche du bord du toit. Une chute de cette hauteur serait suivit de la mort sinon de blessures graves. Le médecin l’entendit déboulé sur le toit mais il n’y fit guère attention. Il avança pas à pas vers le précipice alors que Masami tentait de le rattraper sans l’effrayer. Il était encore à quelques mètres de lui lorsque le docteur était au bord du toit.

Masami – Mais… Pourquoi ?

Mastumoto – Je vous ai entendu discuter et je sais très bien ce qui m’attend maintenant. Je ne sais même plus comment je me suis retrouvé dans cette situation. J’ai passé ma vie dans une carrière qui ne me plaît pas pour espérer suivre le rythme de vie de ma femme. Au final, je me retrouve endetté jusqu’au coup et me voilà qui commet des crimes pour essayer de m’en sortir. Mais c’est fini, je ne pourrai pas tomber plus bas que ça.

Masami avait l’impression de se voir dans un miroir déformant, il voyait ce qu’il allait devenir : un homme soumis à son travail, sur une voie qu’il n’avait pas choisie mais la seule qui lui était apparue. Il sentait son avenir ce modelé à l’image de cet homme qui s’apprêtait au pire. Le Genin voulait l’en empêcher mais il ne le pouvait pas physiquement et il ne savait pas quoi dire pour l’éviter. Son émotivité le rattrapa et ses yeux devinrent humides alors qu’il sentait sa gorge se nouer et un lourd poids lui peser sur la poitrine. Sa bouche se tordit sous l’action des différents muscles de son visage qui tentaient de lui donner une expression plus neutre et ceux qu’il ne contrôlait plus.

Masami – S’il vous plaît !

Ses mots étaient à peine audibles mais le docteur avait entendu la détresse dans sa voie et il se retourna pour y faire face. Il regarda alors le Genin sans comprendre, mais il descendit du rebord. Le visage masqué par un ton neutre et froid, il avança lentement vers Masami. Il s’arrêta un instant à quelques pas du garçon et se gratta le menton. Puis, il continua son chemin et disparut dans la cage d’escalier. Masami se retrouva seul au sommet du bâtiment sans vraiment comprendre pour Matsumoto avait renoncé à sa simple demande.

Le garçon s’approcha à son tour du bord du toit et contempla le vide juste devant lui. D’ici, le sol avait quelque chose d’attirant, les personnes en bas ne l’avait pas remarqué mais lui il voyait tous les moindres détails, les différents oiseaux qui se cachaient dans les haies, un chat qui passait par là. Mais cette façon de faire ne plaisait pas à Masami, bien trop douloureuse et sans garantie absolu de fonctionner. Il avait déjà prévu comment se déroulerait ses derniers instants et ce n’était pas ainsi. Le Genin ferma les yeux et inspira profondément, comme ci il n’avait pas pu profiter de l’air frais sur son visage depuis des semaines. Une larme finit par couler sur sa joue, il l’essuya aussitôt et se frotta les yeux. Puis, il rentra à l’intérieur.

***

Yasuo – Bravo…

Masami – Merci !

Un seul mot avait suffi, le Genin ne s’était pas attendu à plus. A vrai dire, il n’aurait même pas imaginé que Yasuo le féliciterai d’avoir rempli la mission qu’il lui avait confié. La situation n’avait pas évolué entre les deux Genins mais elle ne changerait sûrement pas tant que Masami n’aurait pas compris quel problème il y avait entre eux deux. Matsumoto avait avoué tous ses vols la veille, et il avait rendu toutes les pilules qu’il n’avait pas eu le temps de vendre. Il était donc suspendu jusqu’à une réunion de la commission de l’hôpital. Masami de son côté avait repris ses lectures mais il avait du mal à se concentrer dessus, son passage sur le toit la veille l’avait épuisé et il se posait des questions sur ce qui avait fait renoncer Matsumoto alors qu’il n’avait rien fait pour cela.


Dernière édition par Masami Miura le Mar 8 Nov - 8:51, édité 1 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Lun 14 Nov - 10:58

J'ai toujours pas vu de fautes, chapeau!

Masami Miura
Mission validée!
+ 30 xp
+ 25£
Edit : +1 en répuation


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mer 16 Nov - 2:09

Masami était plongé dans un livre décrivant l’anatomie du corps. Et il apprenait la position, ou l’existence, des différents organes du corps humain. Il avait fini par reprendre son petit train-train quotidien depuis qu’il avait sauvé la vie du docteur Matsumoto mais désormais il s’attachait plus à la visite des différents patients de l’hôpital aux côtés d’Aiko. Il n’osait pas aller à leur rencontre sans l’infirmière car cela ne faisait absolument pas parti de son rôle de vigile. Ce jour-là sonnait sa deuxième semaine de peine à purger et il devait aller bientôt rendre visite à Mademoiselle Timura pour lui faire un compte rendu.

Aiko apparut dans le couloir, levant la tête et cherchant quelque chose en lançant des coups d’œil dans tous les coins. Son regard finit par se poser sur son ami et elle se mit à sourire et à avancer rapidement dans sa direction. Le Genin replia son livre et se leva pour aller à sa rencontre.

Aiko – Salut, j’aurais besoin que tu me rendes un service. Un patient vient d’arriver et il est complètement amnésique. On aurait besoin que quelqu’un pour retrouver son identité.

~ Mission Rang D : La mémoire dans la peau ~


Aiko – Il a subit un violent coup à la tête et les quelques fois où il a émergé, il n’avait aucun souvenir précédant son accident mais son état est plutôt critique et il faudrait prévenir quelqu’un de sa famille.

Masami – Ok, je vais voir si je peux faire quelque chose.

Le Genin releva le numéro de chambre et décida de commencer par aller rendre une petite visite au patient en question. Il ne semblait même pas avoir la trentaine, de taille moyenne mais plutôt baraqué, il avait les cheveux et une barbe courte qui lui aurait donné un côté sexy s’il n’avait pas eu un bandage lui recouvrant la moitié du crâne. Masami n’avait pas une once d’idée pour retrouver l’identité de cet homme. Il ne suffisait pas de consulter les extraits de naissances des trente dernières années, ce qui serait fastidieux et peu efficace. Cette idée lui en donna cependant une autre, un peu plus intelligente : il irait consulter le registre des disparus de Konoha, en espérant que cet homme faisait bien parti du village caché du Feu.

Masami ne voyait pas ce qu’il pourrait tirer d’avantage de son observation jusqu’à ce qu’il aperçoive une marque à un des doigts de l’homme inconscient. Il lui saisit la main pour mieux observer la marque et ressentit une sensation bizarre en touchant un patient inconscient, une sensation agréable mais de gêne également. Il reposa le membre délicatement au côté du corps dans l’instant. Ce genre de marque, à l’annulaire de la main gauche ne pouvait signifier qu’une chose, l’amnésique avait porté une alliance et faisait donc parti de la caste des hommes mariés, ou en avait fait parti. Cet indice inestimable serait peut-être suffisant pour trouver son identité s’il était couplé avec la liste des disparus. Masami décida donc de partir à la recherche de cette fameuse liste.

***

Masami arriva à l’hôpital dès huit heures pour commencer son service. Il avait passé la moitié de la journée de la veille dans les différents services administratifs du village. Tout d’abord à la mairie, il avait perdu une heure de sa vie à la mairie avant qu’on lui explique que c’était le poste de police qui avait une liste des personnes disparus dans le village. Il s’était rendu là-bas pour attendre une demi-heure avant qu’on lui demande ce qu’il faisait là, puis une demi-heure pour qu’on l’autorise à avoir la liste des disparus, complétée de la liste confidentielle des Shinobis du village qu’on n’avait pas revu. La liste représentait alors une quarantaine de personnes qui pouvaient correspondre au profil. A peine une heure trente plus tard, le Genin décida donc de retourner à la mairie pour obtenir la liste des jeunes mariés du village. Déjà bien tard, il était rentré chez lui pour comparer les deux listes ce qui lui prit toute la soirée.

Aujourd’hui, il lui restait une douzaine de piste. Bien sûr, il aurait pu rendre visite aux proches des disparus et leur demander de venir faire une identification, mais le processus serait long et il ne voulait pas créer une dizaine de faux espoirs pour seulement faire la joie d’une personne. Masami voulait réduire sa liste avant de commencer à aller à la rencontre des gens potentiellement concernés par le patient amnésique. Pour cela, il n’espérait pas obtenir plus d’information du blessé mais des affaires qu’il avait pu laisser ou de son dossier. Il alla donc voir son amie infirmière, Aiko pour lui demander plus d’information.

Masami – Bonjour, je me demandais si tu pouvais me laisser accéder aux affaires personnelles de l’amnésique et si tu pouvais me donner un peu plus d’infos sur lui.

Aiko – Il y a un carton dans un placard de sa chambre. Taro a été trouvé dans un bar. Apparemment, sa blessure vient d’une bagarre, mais bien sûr, personne n’a rien vu. Enfin, au moins, ils ont alerté les urgences pour l’amener à l’hôpital…

Masami – Taro ? Vous avez trouvé son identité ?

Aiko - Non, c’est juste que c’est mieux que « l’amnésique ». Je trouve ça vraiment inhumain de le considérer uniquement comme un corps mort.

Masami - Ah ok, tu as raison. Je te tiens au courant dès que j’ai du nouveau.

Le jeune homme retourna donc dans la chambre du fraichement baptisé Taro pour essayer de trouver quelques informations dans les affaires qu’il avait apporté avec lui. Taro avait visiblement subi une agression dans ce bar car il n’avait quasiment rien sur lui, juste une carte du bar, où il ne retournerait probablement jamais, et une photo qui avait miraculeusement survécu à la bagarre. Cette photo représentait deux petits enfants assis dans l’herbe verdoyante, à l’ombre au pied d’un arbre. Une écriture pleine de fioriture était presque effacée au dos. Masami plissa les yeux pour mieux lire et il crut distinguer l’inscription : « T.A. + Y.A. = <3 ». Parmi, la liste des « suspects » que le Genin avait gardée avec lui, des douze prétendants, il n’en restait plus que trois dont les initiales étaient T.A. ou Y.A.. Si Taro était bien le petit garçon sur la photo, Masami avait de grande chance de découvrir son identité en trouvant la Y.A. ou T.A. qui s’était mariée avec lui. C’est ainsi qu’il repartit à la mairie du village pour consulter à nouveaux les listes de mariages.

***
L’après-midi touchait à sa fin, et il avait enfin trouvé la véritable identité de Taro : Yamada Akio. Il était alors cherché sa femme pour la conduire jusqu’à la chambre de son mari. Mais Masami avait encore du mal à croire qu’il connaissait cette personne depuis peu de temps. Drôle de coïncidence car c’était elle qui lui avait donné pour mission de travailler à l’hôpital, lui qui venait de retrouver son mari. Akino, la conseillère d’orientation de l’académie, était toute tremblante lorsque le Genin lui expliqua la raison de sa visite. Il l’avait ensuite guidée jusqu’ici pour que le couple soit réuni. Mais une fois dans la chambre, l’émotion d’Akino gêna le Genin qui ne se sentait plus vraiment à sa place et il préféra sortir pour attendre devant. Il attendit un gros quart d’heure avant de se décider à partir mais, alors qu’il s’éloignait, Akino l’interrompit.

Akino – Merci…

Masami ne savait pas quoi répondre et, comme souvent, il préféra le silence s’installer. Tout aussi gênant fut-il. Il appréciait la reconnaissance de la personne qui l’avait punie de sortie même s’il ne pensait pas entièrement mériter celle-ci. Akino retrouva un peu de ses moyens et lui sourit gentiment.

Akino – On dirait que tu te plais bien ici. Tu as meilleure mine qu’il y a quinze jours. Reviens me voir à la fin de ta mission. Sauf si tu as besoin de me rencontrer.

Masami – Merci, Bonne soirée…

Elle le salua également, puis il tourna les talons pour rentrer chez lui et prendre du repos avant la journée du lendemain. Il ressentait encore cette même émotivité qui lui nouait la poitrine et le laissait au bord des larmes comme à chaque fois. Mais cette fois, cette émotion était positive et pleine de chaleur.


Dernière édition par Masami Miura le Mer 23 Nov - 10:56, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mer 23 Nov - 10:54

La journée se déroulait tranquillement. Le temps était passé si vite qu’il ne restait déjà plus qu’une semaine de « pumission ». Masami profitait de la banalité de son travail pour continuer à étudier la médecine à l’aide des livres qu’Aiko lui prêtait. Elle l’encourageait parfois à réaliser des soins mineurs qu’il avait appris à maîtriser. Il s’informait désormais sur les maladies les plus communes, se limitant pour l’instant à celles pouvant apparaître dans le pays du feu.

Yasuo passa en courant devant le poste de surveillance. Encore une urgence, il y en avait tellement que tous les employés ne réagissaient plus dans l’urgence, mais avec rapidité. Yasuo revint avec un brancard sur lequel reposait un petit garçon qui portait le symbole du village. D’autres ambulanciers arrivèrent avec de nouveaux blessés. Le Genin médecin appela alors Masami pour l’aider à s’occuper de l’enfant pendant qu’il gérait les autres patients qui venaient d’arriver. Masami dirigea le brancard vers une chambre libre et déposa aussi délicatement que possible le garçon sur le lit d’hôpital.

Son bras semblait avoir un angle anormal et de grosses ecchymoses ce qui tendait à faire croire à une fracture. Masami alla aussitôt chercher le matériel pour faire une attelle. Une fois avec deux planchettes de bois et une longue bande de tissus, il les disposa de chaque côté de l’avant-bras et les maintint à l’aide de la bande qu’il enroula autour, puis y fit un nœud. La solution semblait bien précaire mais cela devrait maintenir l’os en bonne position jusqu’à ce qu’un vrai médecin puisse s’occuper du petit garçon.

Masami ne savait pas quoi faire pour améliorer la santé du petit blessé à partir de là. Il vérifia qu’il était confortablement installé et alla chercher un de ses livres de médecine pour rester à côté de lui et le veiller. Le Genin se demanda comment un enfant si jeune pouvait s’être blessé si gravement et se retrouve à l’hôpital sans personne pour rester à ses côtés. Au bout d’un petit moment, il tenta de trouver un médecin pour vérifier l’état du garçon mais ils étaient tous surmenés et les infirmières avaient également beaucoup de travail. Aiko trouva tout de même un peu de temps pour examiner l’enfant et elle conclut que son état ne pouvait que s’améliorer à partir de là. Ne sachant pas comment il s’était mis dans cette situation, l’hôpital ne pouvait pas faire grand-chose pur lui tant qu’il serait inconscient.

Le Genin continua donc de le veiller, se demandant combien de temps il resterait inconscient. LE temps s’écoulait sans que personne ne vienne. Yasuo passa rapidement pour s’assurer que le garçon allait bien mais il ne put rien faire de plus qu’Aiko. La seule solution était de patienter jusqu’à son réveil.

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mar 17 Jan - 23:43

Masami: +14Xp +25£ +1 Réputation

Je ne connaissais pas ton personnage et je viens donc de découvrir son côté "calculateur" et sa logique. C'était un rp tout à fait basique avec une petite mission de rang D des plus sympathique. Je ne peux que t'encourager à sur cette lancée ^^



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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mer 25 Jan - 17:25

Une faible lumière vint éblouir fébrilement le visage de Tsuki. Les yeux clos, il ne réalisa pas tout de suite dans quelle situation il se trouvait.

Un peu endolori d’abord, la douleur n’était pas réellement présente, pas encore du moins. Il n’était pas pleinement réveillé. Il ne sentait que le moelleux du matelas et la chaleur des draps propres : une sensation qu’il n’avait pas éprouvé depuis un certain temps déjà.

Puis, au fil des secondes, la conscience prit le pas sur l’inconscient. Morphée lâcha prise doucement, picotements, éraflures, hématomes, fractures… Les douleurs se réveillaient une à une dans différentes parties de son corps bien distinctes. Et quand chaque de ses douleurs s’éveillèrent, il aurait voulu faire une chose : crier.

Mais il ouvrit les yeux et les larmes coulèrent seules. Un Senjago crie, et il crie beaucoup, c’est bien connu. Mais ils étaient bien plus connus pour leur excès de rage que pour leur intolérance à la douleur…

Tsuki pleura, et pleura encore, essayant à chaque fois de ne pas montrer une seule de ces larmes aux infirmières ou aux médecins qui passaient devant sa chambre sans jamais s’arrêter.

Quoi faire à part se plaindre, à part espérer sortir d’ici en courant à part prier qu’aucune infirmière ne vienne avec une satanée piqûre. Il n’y avait rien à faire. Rien.

[Tsuki] « Mihito. Tu es où putain. »

Coincée avec le bébé ou alors… Elle ne savait même pas qu’il était ici…

[Tsuki] « Ca craint, sérieux… »

Bon, tant pis, il n’y a personne. Donc personne à qui manquer. Il n’avait qu’à se lever.

Enlever le drap, ça, c’était facile. Poser les pieds à terre, ça par contre, déjà moins facile. Il y avait quelques vertiges, mais rien de bien méchants. Le plus chiant, c’était bien cette fichu seringue coincé dans son bras.

Tsuki la regardait avec un teint livide. Et oui, il faudrait l’enlever.

Donc et bien… un, deux et… trois !

[Tsuki] « Merde ça saigne. »

Il appuya mais les vertiges le reprirent avec un peu plus d’intensité. Ses yeux firent peut-être un quart de tour avant que ses jambes ne le lâchent. Et les paupières se fermèrent de nouveau pour aujourd’hui.

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mer 13 Juin - 16:50

Tsuki Senjago: +4 Exp



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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   

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