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 Hopital de Konoha

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MessageSujet: Hopital de Konoha   Ven 18 Mar - 21:20

Rappel du premier message :

Hopital de Konoha


Un bâtiment long et plat se situait dans les quartiers Nord du Village de la Feuille tout près de la Tour des Hokage. Il n’inspirait pas vraiment le respect mais plutôt une certaine tranquillité. En pénétrant dans la grande cours par une petite arche, sur laquelle un écriteau rouge serti de noir annonçait le lieu, on se sentait serein et protégé. Ici tous les maux des shinobis s’apaisaient. C’était un peu comme un lieu de renaissance où l’on retrouvait la vie comme une mère perdue.

L’air, qui était pourtant le même dans tout le village, semblait empli d'une vie renouvelée dans ce jardin. Un petit chemin, délimité par de jolies fleurs de toutes les couleurs durant le printemps et de petits cailloux l’hiver, menait dans ce lieu envoûtant. Les ninjas y rentraient la plupart du temps sans vraiment se rendre compte de la beauté architecturale, de la minutie apportée aux détails de chaque pan de mur. Mais ce n’était qu’une chose normale car on n’aimait rarement se rendre en cet endroit malgré son charme atypique. On y allait par obligation et on n’en sortait par envie.
Une porte à double entrée grise permettait aux hommes d’y pénétrer. L’air prenait alors une tout autre odeur, légèrement mixée entre l’effet d’une drogue douce et d'une pilule revigorante. On faisait alors face au comptoir où une charmante infirmière, portant une blouse blanche seyante, nous attendait avec un sourire qui se voulait rassurant.
Elle vous invitait du regard à la rejoindre pour connaître votre destination et vous guider dans le labyrinthe qu’était l’hôpital…

A l’Est du bâtiment, les couloirs se perdaient vers des salles plus complexes. Chaque porte était ornée d’une icône rouge indiquant l’importance des lieux. On pouvait sentir la tension des médecins confirmés s’y diriger ainsi que la relaxation de ceux qui en sortaient. Une pancarte simple nous annonçait que c’était la salle des opérations et des maladies complexes.

Mais de manière générale l’infirmière vous guidez du côté Ouest où une petite salle d’attente avait été mise en place. Des bancs bleu clair assez basiques permettaient de soulager nos maux dans un certain confort, même rudimentaire.

Une fois l’attente terminée les salles de repos nous étaient ouvertes. Spacieuses, elles accueillaient souvent plusieurs shinobis à la fois. L’intimité était moindre mais la plupart dormaient. Des rideaux blancs séparaient les petits lits en fer. Les matelas étaient plus petits que la moyenne mais répondait au nécessaire pour un bon rétablissement de la part des ninjas.

Un petit chariot voguait dans les couloirs d’un blanc toujours aussi éclatant et inspirant une propreté certaine des lieux. On pouvait y voir tout type de potions et autres remèdes dessus. Un mariage de couleur et d’odeur qui aurait pu exciter malencontreusement les narines les plus sensibles. Il se dirigeait calmement vers un bloc opératoire.

Une petite porte verte s’ouvrit doucement. La stérilité de l’air rendait le lieu assez solennel. Des lavabos propres étaient disposé le long du mur. La table d’opération prenait une grande place au centre de la pièce. Plate et froide elle inspirait une maîtrise respectueuse de l’art de la médecine.
Depuis des temps anciens les Eisei étaient respectés pour leur talent. Ils possédaient un droit de vie et de mort sur les patients qui avaient entièrement confiance en eux. Même si la plupart du temps il n’avait pas le choix. La profession de médecin était très importante.

L’hôpital était leur lieu de travail mais à travers cela on pouvait voir un endroit où les miracles naissaient.

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Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mar 4 Nov - 16:26

Sa blague fit boutade. Tant pis, il s’attendait juste à ce que Naoki lui révèle son autre secret ! Qu’est-ce qu’il attendait ? Dis le que tu es le frère d’Oni !

Naoki – Yosuke, l’heure est grave. Il faut à tout prit que tu m’aides à m’évader de l’hôpital. Sinon une personne du clan Hyuga finira par venir me chercher et se sera la fin pour moi. En plus, maintenant que je suis conscient je peux très bien me soigner moi-même, ça prendre peut-être plus de temps que si je reste ici mais je veux bien le sacrifier pour préserver mon secret.

C’est tout ? Yosuke tomba de très haut intérieurement. Mais peut-être qu’il fallait juste le pousser un peu… Naoki le fixait, il voyait bien que le genin avait quelque chose à lui dire, il pourrait… il doit y avoir un autre secret !

Naoki – Merci de m’avoir amené ici après notre combat mais maintenant il faut vraiment que je parte. Est-ce qu’il y a beaucoup d’infirmière dans les couloirs ? Sinon je pourrai peut-être me faufiler à l’extérieur. J’ai déjà beaucoup de chance d’être resté si longtemps à l’Hopital sans que personne ne soit venu me chercher pour me ramener au clan. Je ne veux pas compter sur la chance plus longtemps.

La chance, le destin… voilà c’est ça ! Il avait beau parlé en message codé, Yosuke comprenait tout. Il ne veut plus compter sur la chance, il doit accomplir son destin, Naoki est une sorte de prophète ou le héros d’une légende et les Hyuga sont là pour l’en empêcher !

[Yosuke] « D’accord, je t’aiderai, j’en fais mon devoir ! »

Il regarda tout autour de lui, l’air affolé. Qu’est-ce qu’on pourrait utiliser ? Quelle stratagème le héros va-t-il utiliser pour sortir de ces péripéties et aller sauver la princesse. Mais heureusement, le chuunin en lui arrivait encore à s’exprimer.

[Yosuke] « C’est juste une technique d’infiltration qu’il nous faut. Tu peux marcher ? Bien spûr que tu peux, tu es un héros ! Allez debout ! »

Dans toute l’ampleur de sa frénésie, Yosuke expliqua son plan tel un fidèle compagnon doit le faire.


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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mar 4 Nov - 17:24

Le plan était risqué mais il y avait des chances de le mener à bien, ils prirent le temps de tout mettre au point. Il ne restait plus à Naoki qu’à assurer dans le rôle qu’il devait jouer, c’est lui qui aurait le plus dur à faire mais c’était normale après tout, c’était lui qui avait besoin d’un plan pour échapper au gang des infirmières. Le jeune garçon se leva donc pour sortir de la pièce et abandonner son camarade ingénieux. Il pouvait marcher certes, mais en souffrance et pas aussi aisément que Yosuke mais il était bien obligé de faire comme si tout allait pour le mieux.

Naoki rentra dans la chambre et déjà sa couverture était sur le point de s’effriter. Il était inutile de cacher qu’il souffrait beaucoup d’avoir tant marché, tout « héros » qu’il était. Le jeune garçon était persuadé qu’il ne duperait personne à avoir prit l’apparence de Yosuke mais l’infirmière se précipita vers lui pour le soutenir et l’aider à rejoindre le lit de Yosuke. Il ne cacha pas son soulagement de se retrouver à nouveau dans un lit confortable, l’infirmière semblait inquiète.

Infirmière – Comment se fait-il que votre cas se soit aggravé ? Vous étiez pourtant presque en état de sortir de l’hôpital !

L’infirmière sortit rapidement, catastrophée. Naoki n’était pas inquiet, elle allait sûrement revenir avec plein de bandages pour le bichonner, qu’il soit recousu de la tête au pied. Et peut-être même qu’elle était en train de demander de l’aide à dés collègues aussi belles qu’elle, et elles se mettront à plusieurs sûr lui pour être sûr que tout va pour le mieux pour lui.

Quelle chance il pouvait avoir, ce Yosuke, entouré par ses parents et des infermières mignonnes et attentionnées. Finalement ce n’était pas si mal l’hôpital quant on n’essaye pas de cacher sa vraie identité pour se préserver. En tout cas maintenant ce n’était plus le problème de Naoki mais celui du Chuunin qui avait prit sa place. Il lui faisait confiance pour garder son secret, ça devait bien se passer pour lui. Alors que dans cette pièce, l’heure était grave, il fallait se préparer à se faire dorloter par le club des infirmières canons.

***


Quelqu’un toqua deux fois à la porte puis entra. C’était une jolie jeune fille blonde habillé en blanc. Elle avait un impressionnant amas de cheveux qu’on pourrait assimiler à une choucroute et une volumineuse poitrine qui étrangement ne paraissait pas très bien ronde, comme si elle avait été agrémentée de chaussettes males positionnées. Elle se montra au garçon convalescent et le visage aurait pu lui être familier s’il avait été le vrai locataire de cette chambre. L’infirmière sourit et parut satisfaite de sa petite plaisanterie.

Shirohime – Shirohime, pour vous servir, monsieur.

Elle secoua ses cheveux qui tombèrent sur ses épaules gracieusement et dévoilèrent par la même occasion Akasan, le chat roux. Il sauta rapidement du sommet du crâne de la jeune fille pour aller se coucher contre malade. Les têtes des deux autres chats finirent par sortir du décolleté de la fausse infirmière. Si le matou noir fut rapidement chassé de son petit nid douillet, la chatte eut le privilège de rester dans son coin bien au chaud.

Shirohime – Mission d’infiltration réussie ! C’est incroyable ce qu’on peut être amené à faire pour que ces trois là puissent te voir. Alors, comment ça va ?
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mar 4 Nov - 18:07

Une jeune fille à l’allure très très bizarre entra dans la pièce. Elle avait l’air de connaître Naoki, quel cachottier.

Shirohime – Mission d’infiltration réussie ! C’est incroyable ce qu’on peut être amené à faire pour que ces trois là puissent te voir. Alors, comment ça va ?

Infiltration ? Serait-ce à cause d’elle que Naoki voulait fuir ? A cause d’une fille ?! Yosuke commençait déjà à pester contre son soi-disant ami pour le coup bas qu’il venait de lui faire quand… tout à coup…

[Yosuke] « Un cha…atchoum ! »

La fille sortait des chats de son décolleté plongeant qui se dessécha rapidement pour devenir une planche à pain. Elle venait de perdre les seuls atouts qu’elle avait, et en plus des chats… il en était allergique. Il venait d’échanger une mort par empoisonnement avec une mort par éternuement. Les choix dans la vie sont toujours aussi… attractifs.

Le chat continuait à se blottir contre lui. Un deuxième, à l’air bien plus furieux et dangereux fut ejecté d’une manière qui n’avait pas l’air de lui plaire. Il le fixait bientôt dans les yeux…

Yosuke sentit les sueurs froides monter rapidement. Il avait lu que certains animaux avaient la faculté de ne pas se laisser berner par un henge. Est-ce possible que ce chat ait ce pouvoir ? Il continuait à le fixer sans bouger, l’air mauvais…

[Yosuke] * Ce chat me dit quelque chose… est-ce que ça serait celui que j’ai attaché comme un chien…*

Il vit comme une étincelle dans les yeux perçants de chat qui foutait les jetons.

[Yosuke] * Est-ce qu’il lit dans les pensées aussi ?*

Il sentit une légère pression au niveau de sa jambe. Le chat n’avait pas bougé mais sans rien dire à personne il commençait à sortir ses griffes. Dans un coup aussi violent que rapide, il prit d’assaut sa jambe droite.

[Yosuke] « Aie !! Foutu chat ! »

***


[infirmière] « Vite, dans le lit ! »

Les parents de Yosuke étaient abasourdis. Les bandages de leur fils étaient de nouveau emplis de sang, non pire, ils n’avaient jamais été aussi rouges depuis qu’il est arrivé à l’hôpital.

[Mme Hiromida] « Mais qu’est-ce qui se passe ?! Mon chéri, ha du sang ! »

Le père de Yosuke retenait sa mère par les hanches tandis que plusieurs infirmières s’attardaient à le placer dans son lit, à examiner les bandages et à appeler un médecin. Elles marmonnaient des choses comme plaie ouverte, hémorragie interne ou d’autres jargons que la mère ne comprenait pas. Bientôt, elle se retourna contre son mari.

[Mme Hiromida] « Tu vois que leur nourriture n’est pas saine pour le corps ! » Elle le tapa violemment dans le ventre. « Si tu m’avais laissé faire tout à l’heure, mais … c’est ça ! »

La mère se jeta presque à plat ventre sur sa théière, et même si le thé était froid, elle enfonça l’embout dans la bouche de son fils en y déversant le contenu.

[Mme Hiromida] « Je m’en fiche que tu n’aimes pas ce th, tu vas le boire, ta vie en dépend ! »

[Infirmière] « Mais arrêtez vous êtes en train de l’étrangler. Vous allez le tuer ! »

[Mme Hiromida] « Toi conasse, si tu dis que mon thé est empoisonné encore une fois je t’enfonce ton aiguille là où je pense ! »

Ils durent s’y mettre à quatre pour séparer les deux femmes. Meme Hiromida avait déjà attrapé une seringue quand son mari l’attrapa et l’infirmière ne savait plus trop quoi faire. Quand elle reçut un coup de talon aiguille dans les hanches et quand elle entendit le mot de « fille de joie », elle sauta sur la mère de Yosuke, sans doute une réminiscence de souvenir de l’enfance, pour lui arracher la langue.

Ils en étaient à s’arracher les cheveux quand le médecin arriva avec une armée de quatre infirmières pour séparer tout ce monde.


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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mar 4 Nov - 18:58

La mère De Yosuke était attentionnée et Naoki aimait ça mais il aurait préféré que les jolies infirmières se charge de le soigner. Tout le monde était évidemment inquiet pour le faux Yosuke alors que lui-même était étonnement calme. Bien sûr il était gravement blessé mais il s’était réveillé depuis la première fois depuis son combat avec Yosuke il n’y a pas si longtemps. Enfin, c’est normal qu’un Yosuke en plein hémorragie à son retour inquiète pas mal les parents et les infirmières alors qu’il se portait plutôt bien avant.

La scène qui se déroula alors devant ses yeux aurait pu être intitulé : Hystérie. Si seulement Mme Hiromida s’était contenté d’en vouloir à son marrie d’avoir laissé leur fils à l’hôpital et de manquer de tuer de le noyer en le forçant à boire du thé comme s’il elle cherchait délibérément à le torturer. Et pourtant Naoki aimait bien boire du thé, ça n’était pas bon mais à force d’en boire il se disait qu’il finirait bien par aimer. Le thé de Mme Hiromida était d’un amer délicieusement insupportable mais s’il n’y avait eu que ça, Naoki aurait put le supporter. Le bec de la théière lui donnait envie de vomir sans pour autant pouvoir le faire et le thé sortant du récipient lui brûlait tout l’œsophage.

Désormais, il se moquait bien des jolies infirmières, il voulait juste survivre à une mère trop attentionnée finalement. Il croyait avoir essuyé le pire, mais la chambre tomba dans une ambiance apocalyptique lorsque Mme Hiromida se mit à insulter tout et n’importe quoi. Tout et encore moins n’importe quoi n’appréciait pas trop se faire insulter gratuitement et la chambre se transforma en ring avec un combat de catcheuse. Il ne fallut pas moins d’un régiment d’infirmière pour séparer Mme Hiromida de l’infirmière. Le jeune garçon qui continuait gentiment à faire une sympathique hémorragie regretta de remarquer que les atouts des infirmières étaient plutôt musclés qu’autre chose.

Une fois la situation « sous maîtrise », une vieille infirmière toute ridée s’approcha du garçon avec une seringue dont l’aiguille ne faisait pas loin d’une dizaine de centimètre. Bien loin de ce à quoi il s’attendait, Naoki était partagé entre la satisfaction d’être enfin soigné et la peur de mourir transpercé par une aiguille dont la taille était suffisante pour qu’on appelle ça un stylet selon lui.

***


Shirohime – En tout cas, on peut dire que j’ai gagné le pari. Tu as donc intérêt à rester ici sinon c’est moi qui m’occuperais personnellement de ton cas. C’est là que tu as mal ?

Tout en parlant, elle tapa sur le ventre de Yosuke, puis elle s’y appuya de tout son poids, manquant de tomber « accidentellement ». Elle s’excusa sans conviction avant d’aller s’asseoir sur la chaise juste à côté du lit.

Shirohime – Ralala, les garçons, tous les mêmes. Qu’est-ce que tu va faire maintenant ? Tiens tu as la télévision !

Elle se saisie rapidement de la télécommande pour allumer la télévision et zapper. Bien sûr, elle en profita pour allonger ses jambes sur le lit sans délicatesse et évidement sur le ventre de Yosuke. Elle avait le don de savoir taper la où ça fait mal. Elle se confondit encore en de rapide excuse sans aucune sincérité.

Quelqu’un toqua à la porte et les chats disparurent en une fraction de seconde. C’était l’infirmière qui avait une allure étrangement différente d’avant. En effet, sa coiffure était complètement défaite, on pouvait presque voir un cocard à son œil gauche et sa lèvre inférieure était fendue. De plus, on pouvait remarquer des griffures sur ses bras. Elle regarda Shirohime qui avait retrouvé ses formes sans faire aucune remarque mais se renfrogna en regardant le formulaire qui n’était toujours pas remplit.

Infirmière – Vous avez l’air d’allez mieux. Remplissez donc ce formulaire que je puisse appeler vos parents. Je repasse dans cinq minutes et je veux que ce soit fait.

Une fois qu’elle eut quittée la chambre, les chats réapparurent comme par magie. Shirohime semblait absorbé par ce que diffusait la télévision. Les chats reprirent leurs activités.

Shirohime – Je me demande comment tu va faire maintenant…
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 30 Nov - 17:12

Cette fille n’arrêtait pas de s’appuyer sur sa plaie. Etait-elle sadique ? Lui qui l’avait trouvée plutôt jolie, il ne la voyait plus que comme un bourreau venu avec ses instruments à poils ras. Il mettait ses mains au dessus de sa plaie machinalement, elle l’avait déjà touchée deux fois et à chaque fois avec plus d’insistance encore. Hors de question qu’elle puisse recommencer. C’est pourquoi l’arrivée de cette infirmière amochée sonnait le glas de la libération. Plus de chats, plus de sarcasmes incompréhensibles et surtout plus de douleurs.

Infirmière – Vous avez l’air d’allez mieux. Remplissez donc ce formulaire que je puisse appeler vos parents. Je repasse dans cinq minutes et je veux que ce soit fait.

Elle s’en alla en claquant la porte. Les chats réapparurent mais peu importe, la mission sauvetage de Naoki s’avérait être en bonne voie. Il n’avait pas encore eu le temps de réfléchir à l’adresse qu’il mettrait sur ce document.

Shirohime – Je me demande comment tu va faire maintenant…

Qu’est-ce qu’elle avait le don de l’agacer ! C’en était trop. Il n’avait aucune idée des relations que Naoki entreprenait avec celle fille mais elle n’était pas du tout recommandable. Elle n’avait pas l’air de lui vouloir que du bien.

Dans un sourire qui allait d’une oreille à l’autre, Yosuke la regarda avec défi et un nuage de fumée blanche le remplaça rapidement. Yosuke avait récupéré sa véritable forme devant les yeux surpris de cette jeune effrontée.

[Yosuke] « Vous êtes chez Naoki mais il n’est pas là pour le moment. N’hésitez pas à laisser un message ! »

Il poussa le chat qui était déjà revenu sur ses jambes pour le mettre à terre aussi délicatement que ses allergies le permettaient.

[Yosuke] « Je ne sais pas qui tu es mais si tu comptes faire ce que tu m’as fait à Naoki, il est hors de question que tu le vois. »


***


[M. Hiromida] « Comment va-t-il ? »

[Vieille Infirmière] « Nous lui avons fait un piqûre de calmant. Il devra bien dormir et avec ce que je lui donnais, il fera de jolis rêves colorés. »



MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mer 17 Déc - 0:29

Le blanc. Tout était blanc. Comme si une gomme était passé par la. Mais au contraire, tous était noir dans mon esprit. Je ne comprenais plus rien. Comment avait-il pu me mettre à la mande ainsi. Serait-il plus prêt que moi de mon but ? Il ne connait même pas le vrai but d’un shinobi. Il ne pense même pas comme un shinobi. Il m’aurait achevé alors je n’aurais pas à me poser autant de question, mais je devrais le remercier, je peux continuer mon travail dans ce monde.

Tout ce blanc n’était rien d’autre que cette maudite chambre d’hôpital. Cela fait maintenant deux jours que je m’y trouve. Je suis impacté comme une momie. Impossible de bouger le moindre membre. Qui m’avait ramassé ? Pas ce con j’espère. Je préfère encore mourir plus tôt que d’entendre quelqu’un me dire que Yosuke m’a ramené ici. Oui se serait la honte. Fuir, oui je dois fuir. Impossible rien que de remuer le petit orteil fait apparaitre une douleur.

[Infirmière] « Oula. Non il ne faut pas bouger. Vous êtes encore loin d’être guéri. »

[Oni] « Oui je vois ça. Ouch. »

[Infirmière] « Vous avez eu beaucoup de chance vous savez. D’autre serait mort à votre place. »

[Oni] « La chance n’interviens pas pour les ninjas. C’est le pouvoir et l’endurance qui m’on maintenue en vie. Mais dites-moi. Qui m’a emmené ici ? »

[Infirmière] « Personne. Nous vous avons trouvé devant l’hôpital. Il semblerait que vous vous êtes trainé pour y arriver. »

*Je serais arrivé tous seul jusqu’ici ?*

Les souvenirs refirent surface. La bousculade puis son pied sal sur mon visage. Il n’y avait rien d’autre que la rage et la peur dans son visage. Puis vint le coup final. Mon nez cassé venait donc de la. C’est dernière parole résonnait encore dans ma tête.

[Yosuke] " Tu n'approcheras plus Kenji. Tu n'interrompras pas les projets que j'ai pour lui. Il ne s'abaissera pas à ton niveau, il te dépassera bientôt et sans aucun problème Tu vas aller voir Kenji et lui dire que tu ne veux plus le voir. Puis plus aucun contact, plus aucun message, tu disparais de sa vie... Sinon la prochaine fois je te tue ! "

Kof. Comme si un parasite comme lui pouvait me tuer. Il y avait trop de peur dans son regard. La peur de savoir qu’un jour son précieux élève le quittera pour toujours. La peur de savoir que je serais responsable de la mort de beaucoup de personne mais également de la naissance de beaucoup d’autre. Trop peu de rage. Je n’ose imaginer comment cela doit être lorsqu’il n’est pas énervé. Il doit être pire qu’une fille.

[Infirmière] « C’est l’heure de vos médicaments. »

[Oni] « Pour combien de temps en ai-je encore ? »

[Infirmière] « Je ne sais pas trop. Le médecin à dit que vos blessure étaient assez grave mais que vous guérissiez très vite. »

[Oni] « Combien de temps ? »

[Infirmière] « Une semaine ou deux tous au plus. »

[Oni] « Deux semaines… C’est parfait. »

*Je dois m’entrainer d’arrache pied. Et Kenji également. Nous n’avons plus beaucoup de temps et ma dernière défaite me rend de mauvaise humeur. Je sens que ma vengeance va m’emmené à quitter le village prématurément. Je vais profiter de ces deux semaines pour programmer mon entrainement et savoir quel jutsu apprendre.*




Arrow La pénombre des déserteurs


On attribue souvent le feu comme l'élément du diable... Dans ce cas... je suis le diable.


Dernière édition par Oni le Dim 21 Déc - 19:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 20 Déc - 15:10

Lorsque Yosuke révéla sa véritable identité, le sourire de Shirohime ne fit que s’élargir et aucun des chats ne fut surprit. Elle était d’un niveau bien supérieur à celui du Chunin pour se laisser duper par une technique si faible.

Shirohime – Je me demandais quand est-ce que tu allais arrêter ta supercherie. Naoki a de la chance d’avoir un ami comme toi-même si tu es un peu idiot. Mais crois-tu vraiment que t’enfuir maintenant déportera l’attention que l’hôpital à pour Naoki.

Quelqu’un toqua à la porte mais la jeune fille se chargea de maintenir cette personne en dehors de la pièce. Les chats continuaient à ne se soucier que de leur petite personne.

Shirohime – Bon alors comment tu vas faire maintenant ? Ca ne va pas être aussi simple que tu l’espérais je pense.

La fausse infirmière jeta un coup d’œil par la fenêtre, elle fit le tour de la pièce, comme si Yosuke n’avait jamais été là ; puis elle daigna s’intéresser à nouveaux à lui.

Shirohime – Bon en tout cas moi je vais te laisser, je n’ai pas que ça à faire.

Shirohime quitta la pièce en refermant soigneusement la porte derrière elle. Les chats avaient également disparut, ils avaient dut reprendre leur position initiale pour s’infiltrer dans l’hôpital. La chambre était à nouveaux plongée dans le silence le plus totale mais quelques secondes plus tard, une voix familière cria dans le couloir.

Shirohime – La personne qui est dans cette chambre n’est pas celui qui devrait y être !!

***

Naoki se réveilla avec l’impression d’avoir trop et pas assez dormit à la fois. Le couple Hirormida était toujours à son chevet et le garçon comprit à quel point son ami avait de la chance de vivre entouré par ses parents. Il avait toujours les paupières lourdes mas il essaya de se donner la meilleur mine possible, puis il vérifia ses blessures : elles étaient toutes suffisamment guéries pour qu’il puisse s’en occuper lui-même, grâce aux connaissances en médecine qu’il avait hérité de ses parents. Le garçon fixa la mère de Yosuke.

Naoki – Maman… Je veux rentrer à la maison, je me sens assez bien pour y aller et puis les infirmières me font peur.

Il n’était pas vraiment fier de manipuler une mère aimante mais il n’avait pas vraiment le choix. Naoki devait sortir au plus tôt de ce maudit hôpital qui avait des allure de prison pour convalescent pour lui.
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 21 Déc - 14:37

[Yosuke] « La garce. »

C’était bien joué, elle devait se marrer en le laissant dans une telle galère. Il se demandait si l’échange d’identité était si géniale que ça…

Il saisit rapidement le formulaire et remplit rapidement les cases sans réfléchir.

La porte s’ouvrit doucement, la tête intriguée et amochée de l’infirmière passa doucement la porte pour regarder à l’intérieur. Elle renifla légèrement, une très faible odeur de fumée parcourait la pièce. Son visage devint plus sévère.

[Infirmière] « Dis donc là, vous n’êtes pas en train de fumer j’espère ?! »

La silhouette de Naoki fraîchement apparue faisait mauvaise mine surprise. Yosuke avait peur qu’elle fasse rapidement le lien entre la fumée et le henge.

[Infirmière] « Et qu’est-ce que voulait dire cette fille qui vient de sortir de votre chambre ? »

Le chuunin suait un peu, espérant que ça ne se voit pas. Il paraissait au moins gêné, ça pouvait aider dans son jeu d’acteur…

[Yosuke] « Et bien… elle me couve trop alors j’ai du rompre… »

L’infirmière lui lança un regard si mauvais qu’il en sentait des frissons. Son œil au beurre noir lui donnait un faux air de pirate barbu et bagarreur qui se mariait très bien avec son physique de… armoire à glace.

Elle s’approcha, Yosuke crut sa dernière heure arrivée, et elle lui arracha le formulaire des mains. Elle le parcourait des yeux…

[Infirmière] « Ce n’est pas l’adresse du domaine Hyuga… Pourquoi Hiromida ? »

[Yosuke] « Ce sont des amis, je vis seul et… vous savez ce que c’est que le secret médical ? »

C’était à son tour de suer, ça ne sentait pas très bon d’ailleurs., mais Yosuke jubilait. Il tenta de se lever.

[Yosuke] « Je vais aller faire un tour si ça ne vous dérange pas. Vous comprenez, je ne voudrais pas que mon ex revienne pour me tuer. »

Il claqua la porte, se retrouvant dans le couloir sans demander son reste. Au moins l’objectif était atteint, il s’essuyait le front. Il préférait partir en mission que de retourner dans cette pièce. Pour sûr qu’elle ferait parti de ses cauchemars pendant un genjutsu cette grosse truie.

Doucement mais sûrement, il tenta de rejoindre sa chambre originale. Il avait rempli le formulaire en donnant sa propre adresse, il devrait donc expliquer tout ça à ses parents alors autant leur dévoiler la vérité tout de suite…

***


Les parents Hiromida étaient déconcertés… Une infirmière tenta de rentrer dans la chambre. M. Hiromida bloqua la porte tout de suite.

[Infirmière] « Arf mais c’est bloqué… »

[M.Hiromida] « On a une discussion sérieuse avec notre… fils. Vous pouvez repasser ? »

L’infirmière s’en alla sans comprendre réellement ce qui se passait.


Naoki – Maman… Je veux rentrer à la maison, je me sens assez bien pour y aller et puis les infirmières me font peur.

Ils firent une drôle de tête. Ne s’était-il pas rendu compte ?

[Mme Hiromida] « Je… enfin… »

Elle n’arrivait pas à parler. Elle se retourna et s’assit dans le fond de la salle un peu déconcerté. M. Hiromida paraissait tout aussi gêné.

[M.Hiromida] « Il… il y a eu un nuage de fumée pendant que tu… vous dormiez et… enfin. » Il tendit un miroir à Naoki. « Voilà quoi… »

[Mme Hiromida] « Où est mon fils ? »


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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 21 Déc - 15:49

Naoki jeta un œil dans le miroir mais l’image qui se reflétait n’était qu’une confirmation de ses craintes, Il avait reprit son apparence normale pendant son sommeil et le couple Hiromida était paniqué. Le garçon se leva rapidement et essaya de réfléchir à la situation alors que les parents de Yosuke le regardaient toujours avec un air ébahit.

Naoki – Je suis un ami de Yosuke et j’ai besoin de votre aide pour sauver votre fils. Il va falloir faire exactement ce que je vous dis. Henge !

A la place de Naoki se tenait désormais un jeune médecin d’environ vingt-cinq ans, une simple copie de Naoki vieillit avec une blouse et un stéthoscope autour du cou. Le docteur qui venait d’apparaître comme par magie poussa Mr Hiromida pour ouvrir la porte et faire face au gangster en blouse verte, tenant sa boîte de seringues remplies de calmant de manière menaçant. Le jeune médecin bomba le torse, inspira profondément et se prépara à faire scandale.

Naoki – C’est un scandale !!! C’est une honte !!! C’est inadmissible !!! C’est… tout bonnement incroyable !!! Comment à-t’on put ?.. A voici mon patient ! Vous pouvez me croire, vous pouvez vous attendre à un procès !

Coup du hasard ou non, Yosuke venait de pointer son nez au détour du couloir pour le bonheur de Naoki dans son rôle de médecin scandalisé. Un amas d’infirmière se forma suite aux cris du garçon, des murmures se faisaient entendre, elles semblaient toutes complètement dépassées par la situation, se demandant qui était ce docteur qui osait faire du bruit dans un hôpital.

Naoki – Comment ça qui je suis ? Mais je suis le Docteur Takanada, médecin de la famille Hiromida. Et je ne comprends pas comment vous avez put vous tromper et transférer mon patient dans une autre chambre. Imaginez un peu le choc psychologique de ses parents lorsqu’ils ont trouvé la chambre vide, Imaginez !!! Quand je vais dire ça à mon ami, le frère de la cousine d’un ami du fils de la tante du directeur de cet hôpital ! Allons-y mon garçon.

Naoki saisit Yosuke par l’épaule et l’entrainait déjà vers la sortie même si parfois il s’appuyait plus sur son ami qu’autre chose. Ses blessures s’étaient peut-être refermées mais il avait toujours plusieurs douleurs. Parfois le meilleur moyen de sortir la tête haute est encore d’être très culotés.

Naoki – Maintenant je vais m’occuper moi-même de mon patient, je ne le laisserai pas plus longtemps entre des mains inconscientes dans cet hôpital. Et surtout ne venez pas ennuyez la famille Hiromida car sinon vous entendrez à nouveaux parler de moi.

Ils étaient enfin sortit de l’hôpital, d’abord Naoki qui s’appuyait à moitié sur l’épaule de Yosuke et ensuite les parents du Chuunin qui étaient restés bouche bée du début à la fin de l’intervention du Docteur Takanada. Certes, c’était une très mauvaise interprétation de parents choqués par la disparition de leur fils mais Naoki s’était si bien accaparés la scène que personne n’avait dût le remarquer.

Le faux médecin les accompagna jusqu’à être hors de vue de l’hôpital. Ensuite, il s’empressa de faire ses adieux à Yosuke et à ses parents. Il n’avait pas vraiment envie d’expliquer le pourquoi du comment de toute cette scène à l’hôpital. Naoki préféra laisser cette mission à son ami. S’en reprendre son identité, il s’éloigna de la petite famille pour rentrer chez lui et se reposer encore un peu.

[ Arrow Entraînement de Naoki]

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Lun 22 Déc - 14:45

Naoki: + 42 XP (bonus genin inclus)
Yosuke: + 45 XP (bonus chuunin inclus)
Oni: + 9 XP (bonus genin inclus)

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mar 20 Jan - 7:22

Tenson ouvre les yeux sur une vitrée rayée de stores verticaux qui ne laisse passer que de faibles rais de lumières qui se déplacent au gré du vent. Une bourrasque plus soudaine vient chatouiller les narines du garçon. Il referme les yeux pour mieux apprécier ce souffle léger. Heureusement qu’il a profité de ce bref instant de bien-être, car les douleurs ne tardent pas à se réveiller. Tout son corps lui fait mal. Il se regarde et aperçoit quelques bandages sur ses bras et autour de sa poitrine. Brusquement, il se redresse, sous l’effet de l’adrénaline. Il se rend aussitôt compte que ce n’était pas une bonne idée...

*Aïe, mais bon sang qu’est-ce qui m’est arrivé ? Étant donné ces bandages je dois être à l’hôpital... Je me suis blessé ? Comment déjà ? Je ne me souviens plus... *


Alors qu’il réfléchit ainsi, il détaille la pièce autour de lui. C’est une petite chambre d’hôpital aux murs blancs immaculés. C’est une chambre double, mais il n’y a personne sur l’autre lit aux couvertures soigneusement bien disposées. À droite, il y a la fenêtre qui laisse entrer les murmures du soleil et du vent. À gauche, une fenêtre laisse entrevoir des infirmières et des médecins qui circulent dans tous les sens. D’ailleurs, une de celles-ci ouvre la porte. Tenson la regarde entrer en admirant sa remarquable chevelure foncée qui lui rappelle celle de Sayuri-senseï. Contrairement à cette dernière, l’infirmière a un teint très pâle et ses lèvres et ses pommettes sont assorties en un rose très doux. Elle a de grands yeux bleus et ne semble pas venir du coin. Un bref coup d’œil à son étiquette permet au Saishi d’apprendre qu’elle s’appelle Ai Takoshi. Splendide comme prénom.

Bonjour Tenson, comment te sens-tu ?


Il hésite un instant, se questionnant lui aussi sur son état.

Et bien... j’ai un peu mal partout mais sinon ça va... Depuis combien de temps je suis ici ? Qu’est-ce qui m’est arrivé, au juste ?

Épuisement des réserves de chakra lors d’un entraînement. On en voit souvent, ici. Tu es rentré hier soir.

Un entraînement ? Ah oui, ça me reviens j’étais avec... Il est où, grand-père ? Et maman qui va s’inquiéter ! Où là là, je suis dans de sales draps et en plus...

Chhhhhttt. Relaxe-toi. Ton grand-père a dit qu’il passerait vers treize heures. Il est presque midi présentement. Tu préfères déjeuner ou dîner ?

Déjeuner s’il-vous-plaît.

Je t’apporte ça dans quelques minutes. Repose-toi.


Le blessé essaie de se détendre un peu. Il repense à ce qui s’est passé la veille. Il s’en souvient, maintenant, il s’entraînait afin depuis cinq jours afin de maîtriser Honoo no Seki, un jutsu de feu qui pourrait s’avérer très utile dans de futurs combat. Le premier jour, il avait avancé assez rapidement dans les trois premières étapes. Le deuxième jour, la vitesse de progression avait considérablement ralenti. Plusieurs fois il avait senti sa volonté le quitter et avait voulu laisser tomber. C’est là le rôle que Sentetsu avait rempli. Il ne cessait de l’encourager et de lui donner des conseils. « Fais comme cela, n’oublie pas de te concentrer, tu prends trop de chakra ! ». Au bout du troisième jour, il arrivait enfin à bouger en gardant son aura de flammes active. Il se sentait si impressionnant avec cette barrière de feu que son principal obstacle était l’emballement qu’il éprouvait face à chaque petite réussite. Le quatrième jour, il arrivait à lancer une technique en gardant sa protection flamboyante. La clé de sa réussite à cette étape avait été les trucs du professeur Gesshoku. Il avait donné d’excellentes explications et Tenson avait tout noté. Le cinquième jour, et bien c’était la veille. Son objectif était d’arriver à bouger en lançant sa technique, comme dans un combat réel. Il poursuivait le clone de son grand-père en vue de lui lancer un Katon. Il esquissa un sourire en se rappelant qu’il avait réussi. Non seulement il était fier, mais son grand-père le serait également. À moins qu’il chipote sur son manque de réserves de chakra, ou plus probablement sur le fait qu’il ne connaisse pas ses limites.

Cependant, il ne s’agissait plus de considérer les limites de son corps, mais bien celles du temps. Dans quelques jours seulement débuterait le Tournoi Chuunin. Il doit être fin prêt s’il veut réussir à passer au moins le premier tour. Il a conscience qu’il est encore jeune, mais il ne veut justement pas se faire sous-estimer. Il utilisera son apparence vulnérable à son avantage. Il voit en sa faiblesse une force qu’il peut extraire et il a bien l’intention de le faire.

Midi sonna. Bipa, en fait, sur sa montre de rubis posée sur la table de chevet avec son bandeau et sa ceinture d’armes. En guise de réponse à ce bris de silence, la porte s’ouvrit à nouveau, répandant l’odeur d’un déjeuner qu’il avait hâte d’ingérer. Il remercie madame Takoshi qui lui adresse un sourire jovial. Puis, il attaque son assiette. Il jongle entre œufs et rôties, céréales et bacon.

*Grand-père a du les avertir que je mangeais beaucoup...*

Une fois le tout englouti, boit son verre de jus d’orange d’une traite et soupire de satisfaction. Sentetsu devrait arriver dans peu de temps, il est toujours en avance, car il n’aime pas être en retard. Le temps passe. Tenson remet sa montre, étant donné qu’elle a besoin d’être approvisionnée en chakra pour fonctionner. Sinon, il serait obligé de l’ajuster et... il ne sait pas comment faire. Inspectant les blessures sur son poignet, il a hâte d’être remis sur pieds pour pouvoir tester à nouveau sa nouvelle technique. Il ne doute pas qu’il sera encore capable de la réaliser, c’est comme Hiryuu-senseï avait dit : « Une fois acquise, cette technique est plutôt facile à refaire. ».

Soudain, on frappe à la porte, puis on entre.

Grand-père ! Je suis content de te voir ! J’ai réussi ! J’ai réussi !


Sentetsu répond d’un rire forcé qui cache quelque chose. Il s’approche du lit de Tenson et s’assoit sur une chaise à côté de celui-ci. Tenson s’étonne de son manque d’enthousiasme. D’habitude il sourit. D’habitude il est fier et le fait savoir. D’habitude il ne fait pas cette tête-là.

Ça va, grand-père ?

Oui, ne t’inquiète pas pour moi. Par contre, regarde dans quel état tu t’es mis.

Ce n’est rien, seulement quelques petites brûlures. Ce sera parti d’ici quelques jours. Je vais être remis pour le Tournoi.

Ce ne sont pas de simples brûlures, Tenson. Tu as endommagé tes tenketsus. Tu sais ce que cela signifie ? Tu le sais ?

Euh... bah...

Non tu ne le sais pas. Je vais te le dire, moi. Cela signifie que tu ne pourras plus utiliser de jutsus au moins jusqu’au Tournoi ! Tu te rends compte ?


Tenson baisse les yeux. Il ignorait que de telles conséquences étaient possibles. Plus d’entraînement jusqu’au Tournoi ? Ce n’était pas envisageable. Il ne serait pas prêt à temps. Intérieurement, il commence à paniquer. La dernière chose qu’il souhaite est de décevoir sa famille. Il ne peut pas se le permettre. Il a dit qu’il le ferait pour son père, comme tout ce qui concerne l’honneur. Qu’allait-il faire ? Utiliser tout de même son chakra ? Il est jeune et immature, mais pas à ce point. Il sait que ça ne ferait qu’empirer les choses. Il releva enfin le visage dans un regard suppliant vers son grand-père. S’étonnant encore une fois, il aperçut un large sourire ridé sur sa figure bienveillante.

Pourquoi cette tête ? Ça t’amuses, peut-être ? Je ne serai jamais assez entraîné pour le Tournoi...

Ha ha ! Je n’ai jamais dit que tu ne pourrais plus t’entraîner. Regarde ce que je t’ai amené.


Il sort de sa poche un étui plutôt long. De l’étui, il sort une arme qui ressemble à un mélange entre une épée courte et une lance. La lame, longue d’une cinquantaine de centimètres, brille d’un éclat tranchant. Tenson est émerveillé. Il ose à peine la prendre dans ses mains pour l’admirer.

Fais attention, c’est très coupant. C’est un épieu de haute gamme. Il m’a couté une petite fortune mais je tenais vraiment à te l’offrir en guise de cadeau de guérison.


Tenson est toujours absorbé dans la contemplation du métal. Il pèse son yari et esquisse quelques mouvements dans l’air.

Tu l’aimes ?

Si je l’aime ? MAIS OUI ! Il est trop cool ! Et ça veut dire qu’on va s’entraîner avec en attendant que je sois complètement guéri, c’est ça ?

T’as tout pigé.


Sentetsu lui fait un clin d’œil. Tenson le remercie mille fois et lui promets d’apprendre à bien s’en servir. Les prochains jours promettent d’être moins mornes qu’il ne l’avait prévu.

Dans combien temps je peux quitter l’hôpital ?

Je ne suis pas certain, mais je crois avoir compris qu’ils te laissaient partir dès ce soir.

Génial ! On s’entraîne demain, alors ?

Bien sûr, le Tournoi approche à grands pas !


Tenson est très heureux. Son grand-père a réussi à transformer la situation pour en tirer du positif. Il lui est très reconnaissant d’être là pour lui. Il lui rappelle son père, qui lui faisait souvent des cadeaux du genre. Et bien que ses cheveux soient virés au gris, il a toujours les mêmes yeux rouges pareils aux siens et à ceux de son père.

Sentetsu reste encore environ une heure, après quoi l’infirmière lui rappelle qu’il devrait laisser Tenson se reposer s’il veut pouvoir sortir ce soir. Ils se disent au revoir et se promettent de se voir le lendemain à la première heure. Les blessures de Tenson lui font encore mal. Il espère que la guérison se fera vite. Il inspecte encore une fois son épieu tout neuf. Complètement argenté, sa poigne est confortable et sa lame semble plus aiguisée que celle de ses kunaïs. Il a très hâte d’apprendre à s’en servir. Mais pour cela, il doit se reposer afin de permettre à son corps de tenir le coup. C’est pourquoi il range son arme dans son étui et la remet sur la table de chevet. Il s’allonge et ferme les yeux. Doucement, il chuchote :

Merci, grand-père...

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 24 Jan - 1:33

Tenson : +13 XP
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 7 Fév - 6:10

Cela faisait déjà plusieurs jours que Nara était cloitré dans son lit d'hôpital. Incapable de bouger le moindre membre. Elle n'avait encore reçu aucune visite sauf Yuro qui fidèle au poste était la tout les jours. Un lien s'était créé entre la kunoichi et le médecin. Soudain la porte s'entrouvrit et Nara cru que c'était Yuro qui venait lui rendre visite plus tôt que prévu mais ce fut Takame qui entra. Elle était en bien mauvais état. Ses vêtements étaient déchirés par endroit, des traces de brulûres jonchaient la peau autrefois parfaite de la kunoichi. Le combat avait du être extrêmement rude. Elle s'approcha du lit ou Nara était couché.

Nara- Takame. Mais que c'est-il passer?

Un sourire de tristesse passa furtivement sur le visage ecchymoser de Takame.

Takame- Ce devrait plutôt être moi qui te pose cette question. Ce qui c'est passer, c'est assez simple. L'Asahi a attaqué et j'ai combattu l'un de leur membre. Higame repose actuellement au soin intensif. Moi je viens à peine de pouvoir me lever et toi je vois que tu as combatu aussi. Raconte-moi. Qui ta mise dans cet état?

Une ombre de fureur parcouru les yeux de Takame durant la dernière phrase. Nara ne le remarqua pas.

Nara- Celui qui ma mise dans cet état n'est plus...

Aucun remord ne transparaissait dans la voix de Nara. Elle ne regrettait pas son geste. Elle n'avait fait que se défendre et si ce n'aurait pas été lui, s'aurait été elle. Déjà que Nara avait faillit y passer et si cela n'aurait été du hasard qui l'avait fait tomber sur le chemin de Yuro, elle y saurait passer...

Takame- Je vois. Je ne peux malheureusement en dire autant de mon adversaire…

Elle marqua une pause. La déception se faisait sentir dans sa voix lorsqu’elle continua.

Takame- Je suis tombé sur aussi puissant que moi.

Le combat avait du être au titre des légendes. Les légendes… Qu’était devenu Sabi? Avait-il réussi se qu’il devait faire? La question sortit de la bouche de Nara sans que cette dernière n’est pus la retenir.

Nara- C’est tu ce qui est arrivé a un genin du nom de Sabi Uchiha?

Takame fut surprise mais daigna répondre. Un masque de tristesse avait envahit son visage. Elle savait exactement ce qui lui était arrivé. Le pauvre. Il faisait maintenant partit des légendes de ce bas monde mais a quel prix?

Takame- Il est mort.

Qu’étaient donc les monstres qui avaient attaqué Konoha et qu’entendait Takame par « il est mort»?

Nara- Qu’entend tu par il est mort?

Takame lança un regard tendre à Nara.

Takame- Il a sacrifié sa vie pour rien.

Il avait ainssi donc sacrifier sa vie.

Takame- Guérit vite Nara. Je vais t'apprendre une nouvelle technique. Cette même technique qui ma sauver la vie durant mon combat contre ce membre de l'asahi.

Nara fut surprise par la proposition de Takame et lorsque cette dernière disparu derrière l'ambrasure de la porte, Nara avait un sourire au lèvre. Elle venait de deviner la technique que voulait lui enseigner Takame et elle jubilait d'avance devant la puissance qu'allait lui apprendre sa vieille amie. Dans une semaine au maximum elle allait pouvoir sortir de l'hôpital et alors elle allait se lancer corps et âme dans l'apprentissage de cette technique...

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Lun 23 Fév - 14:16

Nara : +4 XP

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 14 Nov - 19:06

La lune était apparue sans même que le jeune garçon ne s’en aperçoivent vraiment. Les secondes, les minutes et finalement les heures, avaient fondu comme la cire d’une bougie en éclairant une pièce sombre lors d’une douce nuit d’hivers. Mais ici, le cadre était loin des monts enneigés d’autre fois. Même si le début de la nuit avait quelque peu rafraichit l’atmosphère, une odeur de souffre et de cendre se faisait encore sentir. Tandis que la chaleur qui se dégageait des ruines pouvait se ressentir à l’œil nu. Tout était mort et figé dans une peinture que certains auraient pu trouver macabre, mais les vrais maîtres du feu verraient ici une ambiance de travaille studieuse et rare. Ces ruines représentaient le cœur même du pays du feu, le cœur moral de ce que le nom de ces terres voulait réellement affirmer. Les flammes le cesseraient jamais de brûler dans cet ancien village comme une malédiction qui aujourd’hui avait été maîtrisé.

Doucement, quelques nuages vinrent cacher la lisière de la forêt qui leur était proche. Mais les deux protagonistes, côte à côte, pouvaient très bien se distinguer. Kenji reprenait calmement ses forces tout en écoutant avec attention les paroles de Reiko. Sa chevelure sombre et son regard noir commençaient à se perdre dans la nuit étoilée qui se profilait. Il se passa doucement une main dans les cheveux mais s’arrêta avant de réellement accomplir le geste. Il vit que sa main droite avait été noircie par le chakra et dégoulinait de sang par endroit. Il jura en releva le bras gauche. Ce dernier était bandé, il déchira la bande de soin d’un coup de dent et mit ses deux avants bras côte à côte.

Ses yeux se fermèrent dans l’exaspération qu’éprouvait son visage.

A gauche, les milles oiseaux, technique la plus puissante de son répertoire. Son bras était tacheté de noir et une cicatrice entourait étrangement son poignet essayant de le dévorer comme un serpent. A droite, l’orbe tourbillonnante, le résultat était assez semblable, la cicatrice en moins. Les paroles de Reiko résonnèrent alors dans son esprit. Chaque pouvoir nécessite une contre partie, l’apparence de ses deux avants bras en était la parfaite conclusion. Mais la comparaison allait plus loin, car ces techniques ne demandaient que des sacrifices physiques. Malgré ce que disait l’enseignante, il l’avait toujours su qu’un jour il devrait faire des choix pour aller plus de l’avant et toujours repousser ses limites. Mais jusqu’où ses limites seront-elles résistantes ? A un moment, le choix de la morale se ferait et l’avenir du jeune garçon se dessinerait. Mais pour l’instant il était jeune et ne se souciait que de devenir fort, pour lui et…

La directrice de l’académie lui parla sur un ton tranchant et sérieux. Il fallait soigner son bras, il acquiesça en silence et ils partirent tous les deux en directions de Konoha. Peut-être était-ce à cause de la fatigue ou du silence guérisseur qui s’était installé entre eux, mais le trajet de retour parut au jeune garçon bien plus rapide que son homologue de départ. Il flirtait de branche en branche tout en suivant Reiko, sans un mot. Il devait se l’avouer, il était exténué et aligner plus de quelques mots aller relever de l’exploit.

Ses pas foulèrent enfin la terre sèche d’une journée marathon pour les commerçants. Il promit à Reiko de se rendre à l’hôpital mais sa parole de ninja fatigué ne devait pas peser bien lourde car elle insista pour le mener jusqu’aux portes du lui de guérison. Il n’eut pas la force d’argumenter et se laissa chaperonner encore quelques instants, et il s’avoua même, en son for intérieur, qu’il appréciait la directrice de l’académie.

Un dernier sourire sous les grandes arches de pierre délimitant l’entrée de l’hôpital et elle le délaissa. Un léger soupire sortit entre ses lèvres alors qu’il se retournait vers la maison blanche tout en délaissant les formes de Reiko s’évanouirent dans la nuit sombre qui était maintenant reine sur le village. Les derniers mots qu’elle lui avait dits hantèrent quelques secondes son esprit las et fatigué. Il savait que ces paroles n’allaient pas s’accomplir tout de suite. Il n’allait pas s’accrocher à un rêve fou qui se réaliserait peut être que dans de longues années. Elle n’avait pas réussi à éveiller la curiosité d’un garçon exténué et en décalage avec son temps.

Kenji pénétra dans l’hôpital le pas faible et les yeux mi-clos. Il n’eut le temps d’apercevoir qu’une salle d’attente vide et un médecin se jetant sur lui avant de s’écrouler de fatigue dans des bras qu’il ne connaissait pas. Il sentit une douce ambiance le bercer et le poser dans un cocon confortable. Il ne savait pas s’il avait la force d’ouvrir les yeux et il ne voulait pas vraiment le savoir, pour une fois, il se laissa aller dans cette atmosphère si oppressante par habitude. Les voix se mélangeaient dans son esprit comme un tourbillon irréel, il finit par ne plus y prêter attention et à rejoindre Morphée, tendrement.

Le lendemain matin, ses paupières s’ouvrirent dans une chambre semblable à tant d’autre. Il était allongé sur un lit prés d’une fenêtre ouverte sur un soleil matinal. Les rideaux blancs bougeaient au gré du petit courant d’air qui se faisait sentir. Il parcourait sa nuque dans un léger frisson qui éveilla son esprit ankylosé. Il se redressa doucement tout en massant sa nuque avec sa main gauche. Les draps blancs glissèrent sur le bas de son ventre tandis qu’il voyait qu’on l’avait changé. Il jeta un rapide coup d’œil dans la salle et n’y vit aucune présence. Des fleurs avaient été disposé sur sa table de chevet, il ne connaissait pas leur nom et ne savait pas d’où elle venait. Il détourna son regard et le baissa en direction de son bras droit. Ce dernier était complètement entouré de bandage et quelques tuyaux d’une couleur rouge sang en ressortaient. Il essaya de plier la main mais dût s’arrêter à la moitié de l’action. Il ouvrit alors grand les yeux et posa son autre main sur ces tuyaux qu’il comptait arracher d’un coup sec et déterminé.

[???] – Je ne ferais pas ça si j’étais toi.

Kenji arrêta son geste et leva des pupilles énervées autour de lui. La porte était ouverte et dans l’encadrement de cette dernière un médecin s’y tenait. Il posait un regard fatigué mais enjoué sur le jeune garçon, le saluant d’un signe de tête. Il finit par avancer de quelques pas et attrapa le dossier de l’Uchiha qui trônait au bout de son lit.

[???] – Reiko nous a expliqué la situation. Mais dis-moi qu’avais-tu en tête pour t’attaquer à une telle technique à ton âge ?

N’attendant pas spécialement de réponse, le médecin entama la lecture du dossier de Kenji. Il feuilleta les fiches, son sourire s’effaçant au fur et à mesure de la lecture. Le jeune garçon encore assit et légèrement déboussolé n’aimait que très peu cette situation.

[Kenji] – Qui êtes-vous ?

Le médecin soupira avant de reprendre un sourire de circonstance.

[???] – Je suis le médecin Chiyu et accessoirement celui qui a sauvé ton bras.

[Kenji] – Mais… Mais je n’avais que quelques brûlures dût à l’entrainement d’hier ?

Chiyu reposa le dossier sur le présentoir de son patient et fit quelques pas en sa direction avant de tirer la chaise qui était d’habitude réservée aux visiteurs. Il s’installa plus par fatigue que réelle attraction envers le jeune garçon. Ses yeux cernés possédaient toujours cette petite flamme de malice tandis qu’il croisait les bras dans un soupire.

[Chiyu] – Je ne parlais pas de ton bras droit… D’où viennent ces marques ?

D’un signe de tête il désigna le bras opposé de Kenji. Ce dernier le souleva tout en se demandant pourquoi le médecin lui posait une telle question. Ce n’était que les marques de brûlures dussent à l’électricité des milles oiseaux.

[Kenji] – Elles sont vieilles, elles proviennent d’une technique que j’ai maîtrisé il y a des années, les milles oiseaux…

[Chiyu] – Tu avais quel âge à cette époque ?

[Kenji] – Dans les quatorze ans…

Chiyu se redressa de son fauteuil approchant son visage du bras meurtri de son jeune patient. Sa main droite passa sur les marques de brûlure sans que Kenji ne réagisse vraiment. Il soupira et se rassit dans le fauteuil.

[Chiyu] – Apprendre une telle technique si jeune… C’est de l’inconscience pure… L’électricité de cette technique avait endommagé tes muscles et ton système nerveux le long du bras. Ce n’est pas dans les façons de faire de Reiko pourtant…

[Kenji] – Reiko Sama n’est pas mon sensei.

[Chiyu] – Qui est alors celui qui a faillit te faire perdre l’usage de ton bras ?

[Kenji] – Takeshi Uchiha.

Kenji sourit tout en se passant une main dans les cheveux. Voir les yeux du médecin s’ouvrirent en grand l’amusa. Mais soudainement, l’attitude de Chiyu changea, il devint plus froid, presque glacial. Il se releva subitement et prit la direction de la sortit sans un regard vers son patient. Sa longue blouse blanche voleta derrière lui avec un léger retard et sa main se posa avec raideur sur la poignée de la porte.

[Chiyu] – Tu pourra partir ce soir.

Kenji se redressa de son lit et se prit la tête entre les mains. Le changement d’ambiance avait été si soudain et déplaisant. Le nom de Takeshi n’était-il pas source de gloire et de bonté ? Chiyu ne devait pas penser cela. L’Uchiha soupira, il savait ce que faisait son maître et il l’avait accepté. Ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait lui en vouloir d’avoir faillit lui faire perdre son bras. La puissance qui en découlait maintenant était si impressionnante. La question que lui avait posé Reiko revint alors dans son esprit, jusqu’au irait-il pour être fort ? Il leva ses yeux sombres vers l’encadrement de la fenêtre. L’horizon matinal se délaissait peu à peu pour une journée quotidienne sur le village caché de la feuille. Le soleil disparaissait de son champ de vision tandis que quelques nuages se peignaient. Il murmura alors quelques mots portés par le vent d’un automne naissant.

[Kenji] – Loin… Très loin…

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Jeu 21 Jan - 12:56

Kenji : +14 XP

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Ven 28 Mai - 14:34

"A tout cas désespéré il y a un remède désespéré."

Hideki, lorsqu'il entra dans le hall de l'hôpital, se souvint du premier diagnostic que le chef de service lui avait anoncé.

[Médecin] "Bonne nouvelle: nous avons réussi à stabiliser son état. Cependant, il demeure grièvement blessé. Il a de multiples fractures, les plus graves au niveau du thorax. Une côte s'est fichée dans son poumon, causant une hémorragie interne, susceptible de repartir n'importe quand. A cause d'un puissant Genjutsu, certains de ses nerfs on carrément brûlé. Les rotules sont en ruine, et je ne garantis pas qu'il puisse remarcher un jour, vu l'état de son système nerveux. C'est déjà un miracle qu'il ai pu survivre au voyage. Il est sous assistance respiratoire et son coeur s'est déjà arrêté deux fois depuis son admission il y a 24 heures. Visites interdites jusqu'à nouvel ordre.

La dernière phrase avait fendu l'air comme un sabre qui achève une cérémonie d'hara-kiri. Uehara était effondrée. Elle, qui maîtrisait l'Eisei, avait une petite idée de ce que son mari était en train d'endurer. Elle aurait fait n'importe quoi pour soulager sa douleur. Hideki, quant à lui, ne saisissait pas entièrement l'ampleur de la chose, mais cela semblait douloureux, rien qu'a voir la réaction de sa mère, qui retenait ses larmes tant bien que mal. Le médecin, une fois l'annonce faite, s'en était retourner vaquer à ses occupations.

_______

Hideki fut arraché de sa rêverie lorsqu'il percuta un brancard dans le hall, poussé par deux urgentistes. Agacés, ces derniers lui firent comprendre qu'il était gênant. Le patient allongé, se tordant de douleur, gémissait. Hideki se déporta sur la droite. Le brancard roula à vive allure jusqu'au bout du couloir, avant de disparaître derrière deux battants qui séparaient l'accueil des urgences. L'étudiant prit place dans un fauteuil en face de la réception. Malgré leur facture douteuse, ses fauteuils étaient confortables, parfaits pour piquer un petit roupillon. Il eu envie d'en voler un. Mais aujourd'hui, il avait autre chose à faire. Il n'y avait personne dans le hall pourtant, pas même une infirmière à l'acceuil. L'hôpital était secoué d'une certaine agitation aujourd'hui, pour une raison inconnue. Il entendait les infirmières courir, les médecins donner des ordres, les brancards rouler, les patients souffrir.

*Ce doit-être la pleine lune.*

Il attendit qu'on vienne s'occuper de lui, mais personne semblait se préoccuper de son sort. Ses pensées s'émoussèrent, sa conscience s'affaiblît, avant de plonger doucement dans les bras de Morphée. Son sommeil fut léger, mais naturel. L'entraînement de ce matin l'avait épuisé physiquement, et retourner dans cet hôpital pour voir son père était éprouvant psychologiquement. Mais Hideki ne voulait pas qu'on le plaigne. Il était venu de lui même, après tout.

Il ne rêvait pas; en fait, il avait conscience qu'il dormait, mais il n'avait pas les forces de se réveiller tout seul. Son esprit embrumé rassemblait tout de même quelques idées floues, mais rien de précis. Il se trouvait quelque part entre le songe et la méditation. Evidemment, il se focalisait sur ce qui avait mis son père dans cet état. Une partie de pèche au Pays du Riz, qui avait mal tourné lorsque son oncle déserteur avait fait irruption, accompagné de deux hommes, avec l'intention de le tuer. Son géniteur s'était débarrassé facilement des deux hommes, mais le frère de ce dernier avait montré une résistance farouche. En fait, son père l'avait sous-estimé. Il ne pensait pas que son adversaire avait développé son Genjutsu à ce point. Alors il avait changé de tactique. Il avait appliqué le principe du : "Si ton adversaire est plus fort que toi, prépare toi à consentir le sacrifice suprême pour le terrasser." Malgré son niveau admirable, Keiichi Furosawa s'était fait dépasser par son frère. Immobilisé par l'illusion, il sentant sa fin approcher inexorablement, il sût que son frère se trouvait à proximité, prêt à l'achever à main nues. Il avait activé alors toutes ses notes explosives qui se trouvaient dans sa sacoche ninja. Il avait ainsi brisé l'illusion, blessé grièvement son adversaire, mais il s'était retrouvé encore plus mal en point.

Une infirmière le réveilla. Elle se tenait devant lui, l'air inquiet. D'un coup d'oeil par la fenêtre, il comprit qu'il avait dormir longtemps; la nuit tombait déjà.


[Infirmière] "Puis-je vous aider, jeune homme?"

[Hideki] "Je suis venu voir Keiichi Furosawa."

[Infirmière] "Attendez, je consulte le registre... Furosawa... Vous êtes de la famille?"

[Hideki] "Je suis son fils unique."

[Infirmière] "Chambre 206."

[Hideki] "Merci."

La chambre 206 se trouvait au deuxième étage. La pluie torrentielle qui avait commencé à tomber en fin d'après midi tapait sur les vitres dans une cadence chaotique et désordonnée. Il frappa à la porte. Pas de réponse; il entra tout de même. Son père, sous deux perfusions dormait paisiblement. Sur sa table de chevet, il aperçu une photo de famille vieille de plusieurs années, ainsi qu'un bouquet de fleurs dans un vase de porcelaine blanche. Apparemment, quelqu'un était venu récemment, car les fleurs n'étaient pas encore fanées. Hideki s'assit sur une chaise en face de son lit, et attendit tranquillement que son père se réveille. Il lui vouait un respect immense. Il lui devait la vie, naturellement, mais en plus de lui avoir donnée, il lui avait sauvée, au prix d'un sacrifice terrible.


[Keiichi] "Hideki... c'est bien toi?"

[Hideki] "Oui. je suis là."

Il se leva de chaise, et alla auprès de Keiichi. Celui-ci semblait terriblement affaiblit, chaque mot sortait de sa bouche dans la douleur, comme lors d'un accouchement. Il avait tant à lui dire, mais il n'en avait pas la force. De son côté, Hideki aussi, mais il préféra laisser son père poser les questions.

[Keiichi] "Tu vas... bien? L'ac...l'aca.... aaahhh..."

[Hideki] "Oui, je vais bien. Je vais bien à l'académie, j'apprends beaucoup. Regarde!"

Il disparu spontanément derrière un écran de fumée, et réapparu sous la forme de l'infirmière qu'il avait croisé dans le hall. Il vit son père sourire, ce qui le remplit de joie. Ses nerfs avaient brûlé, il devait souffrir terriblement. D'ailleurs, il avait remarqué des mouvements incontrôlés de la part de Keiichi, en plus de sa difficulté à s'exprimer. Il reprit sa forme initiale. Son père essaya de parler à nouveau. Il avait soif, et voulait que l'étudiant lui apporte un verre d'eau. La chambre disposait de toilettes, Hideki remplit un gobelet en plastique dans le lavabo. Il le tendit à son père. Le spectacle était pathétique. Keiichi n'arrivait même pas à boire, il en mettait les deux tiers à côté.

Quelqu'un toqua à la porte. Hideki alla ouvrir, pensant que c'était un membre du staff médical...

[Uehara] "Hideki!! Qu'est-ce que tu fais là?"

Elle semblait surprise et réprobatrice à la fois. Elle ne voulait pas que son fils voit son père dans cet état. Mais elle ne pouvait pas non plus le gronder pour ça. Et puis, il avait passé l'âge des fessés cul-nu. Ils en discuteraient plus tard. Elle contourna son fils, et alla embrasser son mari. Elle le cajola comme si ils étaient un tout jeune couple, ce qui fit tourner la tête à Hideki. L'étudiant préféra sortir. Au bout de quelques minutes, Uehara sorti également, prennant soin de fermer doucement la porte derrière elle.

[Uehara] "Il dort."

Elle le prit par la main et l'emmena plus loin pour parler sans risquer de le réveiller.

[Uehara] "Ca ne me fait pas plaisir que tu ailles le voir."
[Hideki] "C'est mon père, et c'est ma faute si il est dans cet état..."

Il baissa les yeux. Sa mère, attendrie, s'approcha de lui et lui toucha le visage. Mais cela n'allégeait pas sa culpabilité. A ses yeux, il avait été incapable de protéger sa propre famille. Même si affronter Jirô, son oncle, aurait été suicidaire. Uehara essaya de le réconforter avec des paroles complaisantes, du style "ça va aller." . Hideki sentait monter les larmes. Cependant, il parvint à les retenir. Pour lui, un homme digne
ne pleure pas. Même devant sa mère. Son père ne marcherait plus jamais, mais il fallait rester stoïque. Keiichi n'aurait pas voulu que des larmes soient versés à son égard. Justement, si il avait agit comme ça, c'est pour que son fils ai encore des occasions de rire.

[Hideki] "On devrait le faire opérer."

L'expression du visage de la kunoichi se tranforma. Elle s'était déjà renseignée sur la question, évidemment. Il en était hors de question. Il n'avait que de minces chances de survivre à l'intervention. Elle trancha.

[Uehara] "Non. Il n'a que 40% de chances de survivre à l'opération. Entre la vie sans Ninjutsu et la mort, le choix est vite fait."

Il réfléchit quelques instants. Son jugement était plein de sagesse. Elle avait dût retourner la question dans tous les sens. Mais Hideki avait un argument en béton.

[Hideki] "Je pense qu'en l'état actuel de choses, sa vie ne vaut pas grand chose. Il ne peut même pas boire correctement, ni parler... Il souffre en permanence. Il faut l'opérer."

Il avait raison. Uehara venait de se prendre une véritable gifle. Hideki semblait avoir mûrit si vite pour le coup. Elle ne trouva rien à répondre. Cependant, elle n'était pas encore prête à voir son mari risquer sa vie à nouveau.

Elle se rendit compte que son jugement était égoïste. Elle avait peur de se retrouver veuve. Si on prenait en compte le principal intéressé, il était clairement plus profitable qu'il se fasse opérer. Uehara s'adossa contre le mur, et se laissa glisser au sol, avant de s'asseoir en tailleur. Le système nerveux était touché. Cette opération était très lourde, elle n'avait pas le niveau pour le faire. D'ailleurs, il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas pratiqué un geste médical de cette envergure.

[Uehara] "Bien. Je vais demander au chef de service quand il pourra opérer."


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Nom: Furosawa; Prénom: Hideki; Age: 13; Village: Konoha


Dernière édition par Hideki Furosawa le Lun 31 Mai - 12:19, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 29 Mai - 19:33

[Hideki] "Et je viens avec toi."

La pluie maintenant tapait à tout rompre sur les vitres. Quelque part la foudre déchira le ciel. Mais dans l'hôpital, on avait entendu que le grondement de la foudre. Uehara hésita quelques instant. Son fils prenait de l'assurance. Si vite que ça la déstabilisait. Elle sourit, et acquiesça. Il retournèrent tous deux dans le hall, demandant à l'accueil si ils pouvaient rencontrer le chef de service. On leur répondit gentiment qu'il fallait prendre rendez vous.

A bout de nerfs, Uehara fit un scandale. Elle criait, que c'était inadmissible, que son mari souffrait et devait être opéré dans les plus brefs délais. Hideki, impressionné, avait reculé de quelques pas, comme si il avait un peu honte de sa mère. L'infirmière lui pria de se calmer. Sa priorité à elle, c'était d'assurer la tranquillité aux patients. Elle réussit à ramener un silence relatif dans les lieux lorsqu'elle annonça à la kunoichi qu'elle allait chercher le chef de service sur le champ.

Le médecin fit son apparition. C'était le même qui avait fait le premier diagnostic que Keiichi, il y avait quelques mois de cela. Il leur serra la main, et les convia dans son bureau. Il s'assirent tous les trois sur une chaise. Le chef de service s'efforça d'être complaisant.

[Médecin] "Que puis-je faire pour vous aider?"
[Uehara] "Nous faisons partie de la famille du patient Keiichi Furosawa. Nous souhaitons que son opération se déroule dans les plus brefs délais.
[Médecin] "Furosawa... laissez moi donc jeter un oeil à son dossier médical."

Il ouvrit un tiroir, fouilla dans ses papiers, et en sorti une feuille, qu'il plaqua d'une main sur son bureau. Il la parcouru rapidement, puis il montra à ses interlocuteurs de façon théâtrale que sa mémoire venait d'être rafraîchie.

[Médecin] "Ah oui, lui... Il est arrivé il y a 8 mois, dans un sale état. Nous avons pu faire quelque chose pour ses os, mais pour ses nerfs, je crains que ce soit inopérable."

La gifle claqua dans l'air, instaurant un silence pesant. Le médecin se tenait la joue, les yeux écarquillés, encore sous le choc. Cette femme venait de le gifler! Il voulu dire quelque chose, mais Uehara prit l'initiative.

[Uehara] "QUOI?! Inopérable?! Lorsque que je vous ai vu la dernière fois, vous m'aviez dit que l'opération était très lourde, et que Keiichi n'avait que deux chances sur cinq d'y survivre!

Hideki, choqué lui aussi, regardait sa mère avec crainte. Il ne pensait pas qu'elle pourrait gifler quelqu'un autre que lui. La victime remis ses lunettes et le col de sa blouse en place, que l'impact de la paume d'Uehara venait de déranger. Il fit comme si rien ne s'était passé, malgré la marque rouge sur sa joue gauche.

[Médecin] "J'ai dit ça, en effet... mais avec les moyens dont nous disposons, c'est malheureusement impossible. La chirurgie réparatrice des nerfs est un domaine que la recherche médicale de Konoha à négligé, j'en suis désolé. Cependant, la médecine à Kumo est très en avance sur nous. Si vous parveniez à aller jusque la-bas, les Immortels pourraient vous aider."

[Uehara] "Keiichi n'est pas transportable. De plus, il nous faudrait une dérogation des autorités compétentes pour un tel voyage."

[Médecin] "J'ai des relations, vous savez? Mon beau frère travaille à l'administration. Je peux le faire venir, si vous voulez..."

[Uehara] "Faites donc..."

Le médecin glissa sans se lever à l'aide des roulettes de sa chaise jusqu'à une cage recouverte de tissu. Il tira le voile, découvrant un petit oiseau, de la taille d'un moineau, doté d'un plumage vert citron. Il ouvrit la cage, saisit le volatile qui somnolait encore, et le prit dans ses deux mains. Il le réveilla doucement en lui soufflant sur le bec, lui murmura la destination, puis il ouvrit la fenêtre et le laissa s'envoler. Uehara et Hideki se regardèrent. Silencieusement, ils jubilèrent.

Quelques minutes plus tard, un shinobi fit irruption dans la pièce, sans frapper. Uehara le reconnaissait. Hideshi Kitamoto. Il se chargeait de lui donner les ordres de mission. Comme quoi, le monde est petit. Hideshi et Uehara échangèrent un regard surprit.


[Hideshi] "Une urgence?"

Le médecin le fit s'approcher, et lui détailla rapidement la situation dans l'oreille. Hideshi se redressa, adressa un sourire à Uehara (il l'avait toujours désiré, mais jamais il n'avait pu l'avoir), avant de déclarer:

[Hideshi] "Eh bien, je pense pouvoir accéder à ta requête. Mais il y a un hic. Uehara, tu es prise pour une mission de rang A. Tu ne participeras pas au voyage. Nous enverrons un de mes hommes, Hideki pourra venir, si il le souhaite. Quelques formalités restent à être réglés, mais je pense que ça ira."

[Uehara] "Il est hors de question que mon fils y aille sans moi.

[Hideki] "Je veux y aller!"

[Uehara] "Suffit."

[Hideki] "LA FERME!"

Dans le bureau du chef de service, le temps s'arrêta une nouvelle fois. Tous se figèrent, fixant l'aspirant, comme assommés. Hideki profita de l'ouverture, afin de poursuivre.

[Hideki] "Je suis responsable de tout ça. Je ne veux plus être mis à l'écart!"

Uehara baissa la tête, comme vaincue. Les deux hommes eurent un petit rire complice.

[Hideshi] "Très bien. Dans ce cas, rendez vous à 10 heures pétantes, aux portes du village."


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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Ven 4 Juin - 20:41

Je l'avais déjà lu. Cela me semble presque un chouillat trop facile, mais bon...

Hideki : + 22 XP
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Mer 9 Juin - 21:00

C'était un froid... D'eau peu être? Il ne savait pas, mai il avait froid. Comme si la mort elle même venait l'embrasser. Si il y à bien une femme qu'Hakai n'était pas capable d'embrasser c'était bien elle... Mais généralement, elle nous volait un dernier baisé avant de nous poignarder dans le dos et de nous offrir un sourire dément laissant apparaître toutes ses molaires. Mais il n'en était pas encore la. Une petite chaleurs, certes infime, le tenait encore à se monde qu'il détestait par moment. Cependant il s'y accrochait désespérément. Le monde était moche mais certain partie devait être préservé. Il ne pouvait se dire être le défenseur de ces choses juste... D'ailleurs il ne savait même pas se défendre lui même... Alors qu'il progressait, qu'il se croyait devenir plus fort, il y avait toujours quelqu'un pour le rabaisser, lui donner un sacré coup sur le crâne. Le taikutsu ne semblait plus être suffisant. Il était un Uchiha et pourtant il ne se servait pas de son don. Ce don convoité par certain, craint par d'autre. Une chose est sur, le maitriser ne pourrait que le rendre meilleur. Son pauvre niveau en ninjutsu serait dur à rattraper mais il pouvait cependant faire quelque progrès en genjutsu et tirer bénéfice de ses yeux.

Ses yeux qui d'ailleurs commençaient enfin à apparaître. Les paupières se levèrent pour laisser place à deux yeux sombres encore endolorie par le sommeil forcé... Tout son corps le faisait souffrir, plus que jamais... Et pourtant il n'avait en aucun cas utilisé les portes... Lui qui pensait combattre tranquillement, il s'était retrouvé dans un combat encore plus intense que ceux avec les lions. Qui était ce mec? Un psychopathe pareille devrait être enfermé dans un centre et enchainé au barreaux de son lit... Mais au moins... L'homme ne semblait pas avoir d'équimose importante... A première vu. Car sous le draps c'était autre chose.

L'homme ressemblait plus à une momie qu'autre chose... Recouvert de bandage sur tous le corps. Il pouvait sentir le liquide qui y avait été versé pour soigner les brulures de ses jambes. Un gros pansement était attaché à sa joue droit, pour soigner l'équimose laissé par le rasengan. Mais son torse... déjà affaiblit par le coup de katana... Les trois chidori devait avoir littéralement exploser le thorax de l'homme.

L'Uchiha restait silencieux mais ne croyait vraiment pas ce qu'il voyait. Enfaite... seul ses bras avaient été épargné. Un peu plus loin, posé dans une armoire ouverte, était posé ses vêtements. Avec tout le mal du monde, il réussit à se redresser. Il était six heures du matin en regardant l'horloge plaçait au dessus de la porte. C'était l'aube et le soleil commence peu à peu à pointer le bout de son nez. Pas question de rester pour la journée dans cette hôpital. L'homme devait au plus vite rentre dans le domaine du tigre.

Ses bras étant parfaitement entretenu, il n'eut au mal à enlever tous les bandages que Taka verrait. Une balafre légère était sur sa joue mais cela partirait très vite. C'était son torse qui était... moche. La cicatrice laissait par le katana était encore visible mais à son centre, la chair avait était déchiré, presque creusé. Cela laisserait des marques sans aucune doute. Il en voulait un minimum à ce fou qui l'avait agressé mais il s'en voulait avant tout à lui même.

Il toussa. Son état devait être suivit, mais pas à l'hopital. Il avait besoin de repos? Ok, chez Taka il était servit. Il n'avait vraiment aucune raison de rester plus longtemps ici. Les traitements avait été posé, l'homme pourrait les continuer chez la demoiselle.

Tant bien que mal, il passa son jean, tout en essayant de ne pas abimer le bandage à ses jambes. Le haut était un peu plus facile à enfiler. Son marcel, assez large, était très facile à enfiler. Seulement, lever les bras tirait sur tout le buste grandement endommagé. C'est donc après trente minute d'exercice douloureux qu'il était enfin habillé.

Pas question de sortir par les couloirs, le personnelle le reconnaitrait. Il se dirigea alors vers la fenêtre, posa sa main sur la poignet et l'ouvrit. Il n'avait plus qu'à sauter, si ses jambes le pouvait encore. Mais il n'eut le temps. Avant même d'avoir plié les genoux pour prendre assez de force, la porte s'ouvrit laissant entrer un homme que l'Uchiha n'avait jamais vu. Une chose était certaine, il n'était pas médecin.

[Hakai] « Désolé mais je n'ai pas le temps. »


Dernière édition par Uchiha Hakai le Dim 13 Juin - 19:43, édité 1 fois
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Sam 12 Juin - 19:05

[Yosuke] « Ah ? »

Il retrouva son adversaire en position pour le peu inattendue. Réveillé et habillé, celui-ci était sur le point de sauter par la fenêtre. Ca le fit sourire quelque peu.

Il s’approcha doucement, explora d’abord la chambre, s’assurant de leurs seules présences, puis, calmement, s’assit sur le bord du lit.

[Yosuke] « Je pensais qu’il y avait des portes pour ça. »

Après tout pourquoi sortir par la fenêtre, si ce n’est pour ne pas se faire repérer ? Ainsi plus près, il put voir une partie des dégâts qu’il avait causés. Son T-shirt ne cacha que grossièrement l’étrange blessure à l’abdomen. Yosuke se remémora ces instants.

[Yosuke] « C’est vrai que je t’ai vachement amoché. » et il fit la grimace en apercevant un peu plus la blessure. Le carnage était à la hauteur de la conviction d el’attaquant. Il n’avait jamais livré un tel combat jusqu’alors. Il pointa lui-même les bandages qu’il avait reçu la veille au soir par le médecin au niveau de son abdomen. Une teinte violacée inhabituelle habillait son corps et, elle non plus n’était pas jolie à voir, sans parler du pansement au niveau du menton.

Son interlocuteur avait sans doute percuté le message que venait de lui envoyer Yosuke. Il ne cherchait plus à sauter par la fenêtre, il l‘écoutait simplement. Il ne manquait plus qu’à savoir comment il allait réagir mais Yosuke avait bien la ferme intention de diriger la conversation.

[Yosuke] « Je suis sûr que tu as des tas de questions, et j’ai les réponses, et d’autres questions aussi. Pourquoi ne pas faire un échange de bon procédé ? Commence les tiennes et nous ferons les miennes ensuite, d’accord ? »

Il gardait le sourire même si ça lui tirait au niveau du visage et réveillait donc sa douleur. Il ne fera plus la même tête quand les calmants ne feront plus effet.

Hakai, lui aussi sourit légèrement, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.

[Hakai]"Tu paraissais beaucoup plus timbré hier soir..."

Ah, c’était donc ça. Yosuke aussi se sentait différent dans ce combat, il était peut-être un peu trop… enjoué à l’idée de frapper quelqu’un. Il n’avait pas de réponse à ca, il pouvait toujours en donner plusieurs et ça serait à lui de choisr.

[Yosuke] « Un peu trop motivé, excité ou déterminé, c’est à toi de voir. Disons que j’avais mes raisons… »

Il en avait bien plusieurs mais il avait fait un choix. Il l’avait laissé en vie, Hakai, Uchiha de son état et combattant utilisant le taijutsu. Il comptait bien rentabiliser les sharingan qu’il n’avait pas volé. Oui, Yosuke avait une mine rayonnante en pensant à tout ça. Il restait à savoir si c’était le bon choix.

[Hakai]"On a tous ses raisons pour combattre... Mais nous y sommes allez trop fort."

[Yosuke] « Pas du tout. » Il gardait le sourire qu’il arborait depuis le début de la conversation. « En réalité, nous avons fait exactement ce qu’il fallait faire. Un combat en conditions réelles, par surprise en plus et sans limite. Tout ce qu’il faut pour juger des vraies capacités d’un shinobi. »

Il l’examinait encore de haut en bas, comme il l’avait fait hier soir avant de l’amener à l’hôpital. Il était résistant, il récupérerait entièrement tôt ou tard. Physiquement, il correspondant au profil qu’il recherchait. Il ne restait plus qu’à le convaincre… ou à le persuader.

[Yosuke] « D’ailleurs si j’ai pris la peine de mettre en place ce petit scénario, c’était bien pour ça. »

L’Uchiha braqua ses yeux couleur ébène sur lui, et le fixait maintenant d’un air un peu plus réprobateur.

rkred]]"C'était quoi? Un test pour savoir si j'étais digne d'être genin? Ou Uchiha peu être? Tout ce que je sais, c'est que j'étais déjà blessé avant notre combat et que je le suis encore un peu plus aujourd'hui. »

Le sourire de Yosuke s’évada quelques instants mais la réaction était tout à fait naturelle.

[Yosuke] * Des reproches, enfin une réaction censée. * Il finit par lui répondre mais d’un ton un peu plus sec qu’il ne l’aurait voulu. « A la base, c’est le hasard qui nous a réuni. J’étais à l’arêne, j’ai vu ton annonce et là, j’ai eu envie de tester. D’abord parce que tu es un Uchiha et j’ai toujours été un peu curieux. Tu es le premier que je combats, je ne connais pas la norme de ce clan qui se dit être l’élite. Tout ce que je sais, c’est que l’emprise qu’exerce ton clan sur le village n’est pas très saine, ce n’est pas juste, des clans, il en existe des tas à Konoha. »

Il toussa un peu pour s’éclaircir la voix, la colère aurait pu monter sur cette phrase. Lui qui rêvait de rebâtir son clan à tout prix, il jalousait l’organisation, l’infuence et l’importance des Uchiha. Mais ce n’était pas le moment d’en parler, surtout qu’il en arrivait au point le plus intéressant.

[Yosuke] « Pour ce qui est de ta condition de genin, je t’ai testé. Et je peux te dire que tu as tout sauf un niveau de genin. Pour ton information, je suis chuunin et tu as bien failli me battre. » Il laissa les paroles qu’il venait de formuler prendre tout le poids qu’elle devait prendre chez le genin. « Maintenant, c’est à mon tour de te poser une question. Si tu es bel et bien membre du plus prestigeux clan de Konoha, et que, de plus, tu es un combattant doué, pourquoi n’as-tu pas la place que tu mérites ? Pourquoi n’es-tu pas chuunin, jounin, voir même anbu ? As-tu l’impression d’être à ta place ? d’avoir ce que tu mérites vraiment ? »

Yosuke essayait de comprendre. Etait-il victime d’un injustice ? Un paria ? ou le clan était-il si puissant ?

rkred]]"Je ne suis pas diplomate mais soldat... Ce n'est pas moi qui donne les ordres, qui promut les troupes. Je ne peux dire si oui ou non je mérite d'être chuunin ou autre chose. J'ai eu une occasion de pouvoir le devenir, j'ai échoué... Je ne peux qu'en prendre à moi même. »

C’était donc ça. Il avait sans doute passé l’examen et il avait échoué. Si ses capacités prouvaient le contraire, peut-être n’était-il pas encore prêt pour cela. Malheureusement, ce n’est pas l’Académie qui pourra l’aider concrètement. Leurs méthodes d’enseignement sont quasiment inexistantes.

rkred]]"Mais je ne suis pas à ma place. Je devrais être chef d'une équipe à faire le tour du pays pour la gloire du village... Pour ce qui est du clan... je déteste moi-même l'influence qu'il a sur le village. Pour beaucoup, nous ne sommes que des vantards, à peine capable du quart de que nous disons. Et à son sein c'est encore pire..."

Doigt sur la bouche, yeux concentrés, Yosuke avait écouté chaque explication avec politesse mais surtout intérêt. Il essayait de cerner l’homme qu’il avait en face de lui. Doué mais pas encore capable, suivant les ordres sans être capable de les donner, Hakai n’avait sans doute pas encore l’étoffe du chuunin. Mais il n’en était sans doute pas loin. En une question, Yosuke serait fixé sur son sort.

[Yosuke] « Tu as encore de l’honneur ? »

La question eut tôt fait de le surprendre, surtout que la question d’honneur était assez subjective. Yosuke n’était pas très fan de cette notion mais il essayait avant tout de toucher l’amour propre de l’Uchiha.

rkred]]"Je suis Uchiha... Cette réponse devrait te suffire."

[Yosuke] "Je ne parle pas d'un clan mais de toi. Est-ce que tu as encore ton honneur de shinobi ? Est-ce que tu sais te regarder dans une glace oui ou non ?"

Et un long silence s’installa. Yosuke ne pouvait voir les yeux de son interlocuteur mais la communication ne passait pas forcément par la parole, c’est d’ailleurs le manque de paroles qui en disait long ici.

rkred]]"Hum... C'est difficile par moment... Mais j'ai toujours donné le meilleur de moi-même... donc oui."

Yosuke rigola jaune, il était encore bien naïf, comme Yosuke, enfin l’ancien Yosuke. Mais ce rire n’exprima pas la joie, plutôt la moquerie et l’exaspération.

[Yosuke] "Tu dis que tu n'es pas à ta place, que ton clan t'exaspère et tu ne fais rien pour changer tout ça !"

La conversation ressemblait plus à une dispute ou à un règlement de compte mais la situation dans laquelle le ninja se trouvait avait don de mettre Yosuke en rogne. Comment pouvait-il rester là à ne rien faire ? Son clan ? Où il était hier soir quand il se faisait botter le cul ?

rkred]]"Et tu crois quoi? On ne peut pas s'opposer à un clan comme cela. Tu veux que je fasse quoi? Que je défie Akogare en duel? Redescends sur terre, je ne peux rien faire d'autre que de partir en mission. Encore faut il avoir une équipe..."

Akogare, c’était bien un ninja qui pouvait faire changer les choses, si seulement il se bougeait un peu. Non, on ne pouvait compter sur personne pour avoir ce que l’on veut, il faut le construire soi-même et c’est bien cette leçon qu’Hakai doit comprendre.

Yosuke fit une pause dans ses remontrances et préféra partir d’un autre point de vue pour arriver à ses fins.

[Yosuke] « "Je t'ai combattu et j'ai gagné. J'aurai pu te tuer là-bas, ou pire encore mais je ne l’ai pas fait. Je t’ai testé pour une seule et unique raison. Connaître ton niveau, savoir si tu savais te défendre ou défendre les autres. Si tu veux laver ton honneur, je te propose du changement"

Il resta perplexe, il ne comprenait sans doute pas où le chuunin voulait en venir mais il était temps de lever le voile sur tous ces mystères.

[Yosuke] « " Konoha, le pays du feu, et le reste du monde sont remplis d'injustices plus insupportables les unes que les autres. Le clan Uchiha ne fait pas exception, au contraire. Je souhaite créer une organisation, une organisation pour changer ça, pour ne plus rester là à ne rien faire, pour faire ce que les autres ne font pas, et pour rendre la vraie justice. »

Il stoppa net son explication pour s’exprimer directement et ouvertement à Hakai, lui faisant comprendre qu’il était important d’avoir une réponse.

[Yosuke] « Si tu veux quelque chose, il faut le faire toi-même. Peu importe ton grade, je n’en ai pas besoin. Mais si tu veux du changement, je te fais une offre : rejoins-moi et aide moi à bâtir cette organisation. »


Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 13 Juin - 18:24

Ce type... Après avoir blessé et voler l'Uchiha, voilà qu'il le rabaissait à présent. L'homme ne savait vraiment pas ce qui le retenait de tout simplement se casser, oubliant tout simplement se visage, se bouffon. Mais à chaque fois qu'il y pensait, ce type, dont Hakai ignorait encore le nom en rajouté une couche comme pour attirer l'attention de son public. Et cela marchait plutôt bien puisque le genin était toujours présent.

Le plus fatiguant était porté sur le clan. Il parlait comme s'il connaissait tout, comme si le clan était une abomination qui contrôlait le village d'une poigne de fer. Le conseil avait déjà bien du mal à tenir en laisse certain membre alors de là à dire qu'il avait une influence sur le village. C'était mal connaître le clan, très mal le connaître. Mais le genin ne pouvait en vouloir à cet homme. Il ne vivait pas à son sein, il ne pouvait savoir ce qu'il s'y passait. Et de plus, Hakai avait eu lui-même des difficultés à comprendre le fonctionnement du clan. Il ne comprenait pas tout d'ailleurs...

Son regard sombre, dont les ténèbres avaient pris le dessus sur la lumière fixait inlassablement cet homme. Bien que plus petit et plus frêle que lui, il l'avait réussi à le mettre k.o. Le temps ou seul la force et la rapiditée de l'homme était terminé depuis bien longtemps. A présent, tous jouissait d'un contrôle sur le feu, le vent, l'eau et le métal. D'autre extasiait en envoyant leur adversaire dans une autre dimension. Les plus timbrés bien souvent... Que fallait il qu'il fasse pour enfin rivaliser avec les autres? L'homme maîtrisait la grande partie du taijutsu générique. Seul le renard pouvait encore lui venir en aide. Mais surtout... Il devait enfin apprendre à maitriser son don, ne pas se limiter aux simple copies du sharingan. Enfin révéler tout son pouvoir.

L'homme partit ensuite sur un délire qu'Hakai n'écoutait que d'une oreille. Il était chuunin et pourtant il ne semblait pas être plus mure que l'Uchiha, si ce n'était plus. Tenir un tel dialogue, pensait-il vraiment que ceci était réalisable par deux mortels? Il fallait être une petite armée pour espérer avoir des résultats. Non, l'Uchiha pensait que cela ne tenait pas la route et pourtant, il restait planté là comme un con. Il voulait partir, mais comme piqué au vif par ce type, il écoutait jusqu'au bout.

[Yosuke] « Si tu veux quelque chose, il faut le faire toi-même. Peu importe ton grade, je n’en ai pas besoin. Mais si tu veux du changement, je te fais une offre : rejoins-moi et aide moi à bâtir cette organisation. »

Il semblait avoir terminé... Bien, tout cela était beau, mais que pouvait-il y gagner? Le bien des autres? Autre fois, il s'en soucierait mais aujourd'hui tout était différent. C'était sa propre survie qu'il devait maintenir et ce que proposait le chuunin n'allait pas dans ce sens. Comment trouver un remède en allant à droite et à gauche pour aider les gens, pour patrouiller? Pour l'instant cela ne ferait que lui faire perdre son temps.

[Hakai] « J'ai autre chose à faire... Quelque chose de beaucoup plus important que de jouer aux héros. »

Cette scène ou Kuzako lui annonçait cette terrifiante nouvelle agressa son esprit. Cette journée avait probablement été la pire de son existence. Cette annonce ne l'avait pas seulement infecté, mais avait également infecté Taka et son entourage... Pourquoi n'avait elle pas demandé à la chuunin de quitter la pièce? C'était quelque chose que le genin aurait aimé garder pour lui, surtout lorsque les médecins n'étaient pas capables de dire si oui ou non il était bien porteur de cette étrange maladie mortel.

Il regardait les yeux bruns de son interlocuteur. Plus le temps passé en sa compagnie et plus celui-ci devenait étrange. Un adversaire d'une nuit qui voulait à présent s'allier à l'Uchiha pour une cause certes juste, mais totalement délirante. Il attendait sa réponse dans un silence presque parfait. Seul le vent qui venait taper sur la fenêtre provoquait du bruit.

[Yosuke] " Je tiens à la vie, je veux juste la changer en mieux... SI tu veux rester là alors que l'Asahi entre dans Konoha comme dans un moulin , c'est ton choix. Mais Akogare ne sera pas éternel, il faut tenir la relève."

L'Asahi? C'était donc comme ceci que se nommaient les terroristes qui ont massacré tant de gens et détruit une bonne partie du village. Hakai ignorait toute cette histoire. A cette époque, il n'était qu'un simple étudiant fraichement arrivé de la compagnie du renard. Il ignorait alors tout, son clan, sa famille, ses possibles problèmes... Tout. Aujourd'hui avait il avancé? Le fait d'appartenir au plus grand clan du village l'avait il aidé? Le fait d'avoir participé à cette classe spéciale lui donnait il le droit de commander une équipe? Il n'en savait rien... Les dirigeants de ce village était trop compliqué à cerné. D'ailleurs l'Uchiha évitait d'y penser, peur d'être dégouté.

[Yosuke] "Tu as plusieurs choix : rester là et attendre qu'ils reviennent, te sauver en courant ou me rejoindre. Après tout, c'est toi qui choisit."

[Hakai]"Je ne sais même qui est l'Asahi. N'oublie pas que je ne suis qu'un simple genin...

Pourquoi tenait-il à avoir Hakai à ses côtés? Certes il était aussi fort qu'un chuunin et faisait partie du clan Uchiha. Mais il ignorait tant de choses. Même de ce village ou cela faisait maintenant plusieurs années qu'il y vivait. Il avait des qualités, c'était certain mais également des défauts.

[Yosuke] "Si tu crois que Konoha a été détruite par la volonté de dieu, tu te mets le doigt dans l'œil. C'est l'Asahi qui a fat tout ça. Et il est clair que ce ne sont pas nos amis."

Ce ne sont pas nos amis c'est sur, mais alors pourquoi n'ont-ils pas détruit entièrement le village? Au vus de leurs puissances, même le légendaire Akogare n'aurait pas pu les repousser et Hakai se souvenait de la panique qui avait régné ce jour-là. Pour un groupe de puissant ninja que ceux là, il aurait été facile de tout raser... Ils n'étaient donc pas nos amis, mais ne représentait plus une menace urgente. Ils étaient venus une fois, avaient causé des dégâts et ils étaient repartis... Cela ne collait pas. Détruire quelque chose ou tuer quelqu'un, cela était plus probable. Ils n'avaient plus rien à faire à Konoha. Mais l'Asahi n'était probablement pas les terroristes voulant massacrer du Konohéen.

[Yosuke] "Je n'étais pas la pendant l'attaque mais c'est encore plus traumatisant de revenir et de voir le village dans cet état."

Traumatisant? Il y avait pire, bien pire. Ce type n'avait visiblement pas vécu une enfance terrible. Il ne savait pas ce que cela faisait de vivre dans la rue, d'être constamment battu, d'être forcé de faire la manche toute la journée, de voler, de n'avoir personne sur qui compter et surtout... d'avoir un géniteur qui vous offre la mort. Non il n'avait pas vécu tout cela et pourtant la démence régnait dans son coeur. L'Uchiha ne savait ce que celui-ci avait vécu, il ne pouvait le juger...

[Hakai] « Ton nom? »

[Yosuke] « Yosuke, Yosuke Hiromida, enchanté »

[Hakai] « On se retrouvera. »

Il en avait fini. Cette réponse ne voulait rien dire. Ni oui, ni non. Pour le moment, l'Uchiha devait mettre les choses au point, il ne pouvait se lancer tête baisser dans une autre aventure dont il ignorait le tout. A présent qu'il connaissait le nom de ce type, il pourrait, le moment venu, lui dire sa réponse.

Se dirigeant vers la porte, il fit pivoter la poignée et celle-ci s'ouvrit. Son pas était lourd et douloureux mais l'homme en avait connu d'autre. Il referma derrière lui laissant seul dans cette pièce éclairait par une large fenêtre le chuunin.
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 13 Juin - 19:27

L’Uchiha prit parti de sortir de la pièce et de s’en aller, juste comme ça. Peu importe ses blessures ou le discours qu’avait tenu Yosuke, il s’en allait et puis rien d’autre.

Yosuke fronça les sourcils en voyant cette réaction. Ca le désola au plus au point. Peut-être, tout compte fait, avait-il fait le mauvais choix. Il le regarda passer devant lui sans rien dire. Pas un « au revoir » ou « à la prochaine », juste « on se reverra ». C’était trop vague, bien trop vague pour lui. Certes il n’y avait pas de réponse mais Yosuke le prenait presque comme un refus. Une légère lueur de folie étincela ses yeux l’espace d’un instant mais la raison resta maître du jeu…

Il s’installa à la porte, s’appuya contre le mur et observa la scène. Il partait définitivement, il faudrait lui faire changer d’avis. Il s’écria dans les couloirs à son encontre.

[Yosuke] « J’ai pris une garantie Hakaï, que tu le veuilles ou non, tu as déjà participé à sa construction ! »

Il sortit la petite bourse de ryos qu’il avait subtilisé après le combat. Le contenu de ce petit sac n’était peut-être pas grand-chose mais il payait un quart du QG qu’il comptait acquérir le jour-même.

Peut-être s’était-il retourné ? Peut-être pas. En tout cas ça ne changeait plus grand-chose maintenant. La flamme qui s’était allumé ce jour de démence ne s’éteindra plus, et heureusement pour tous, cette flamme avait un nom : les sentinelles.

Il referma la porte derrière lui, un peu moribond. L’entretien ne s’était réellement pas passé comme prévu. Yosuke pensait qu’avec ce genre de personnalité, remporter un combat à la loyale suffirait pour gagner leur respect et être pris au sérieux. Ce n’était pas le cas.

Il se mit à trottiner dans les couloirs en évitant les patients. Pour être pris au sérieux, il fallait réfléchir à un projet concret, avoir un plan d’action et quelque chose de réalisable. En quelques mots, Yosuke devait gagner en réputation. Et il n’y avait qu’une chose à faire pour ça : faire des missions.

Oui, Yosuke, à peine revenu, devait partir en mission avant d’être rappelé pour la mission de sa vie. Et si c’était ça, le projet de l’organisation ? Se préparer à affronter l’Asahi ?

Une autre lueur l’éclaira à nouveau.

[Yosuke] « Mais bien sûr ! »

Le véritable exploit dont il avait besoin, pour faire vivre son organisation, était une réussite retentissante, un projet ambitieux et réalisable.

C’était décidé, il partirait en quête des meilleurs ninjas du village. Il faudrait les tester, créer des affinités, se faire entendre et comprendre. Une longue route l’attendait et une longue série de combats également.

Pour qu’un shinobi fasse de l’esprit, il doit d’abord montrer ses muscles.


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MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Jeu 24 Juin - 20:58

Yosuke : +19 XP
Hakai : +15 XP

MessageSujet: Re: Hopital de Konoha   Dim 16 Jan - 14:51

La ballade dans la forêt interdite avait été assez mouvementée. You s’en était sorti mais il n’était plus tout à fait le même que lorsqu’il y ait entré. En effet, il avait rencontré Azumi. Etait-il amoureux ? Aucune idée, il avait encore beaucoup de progrès à faire sur les sentiments. Au moins, il avait su ce qu’était la peur.


Mais c’est certainement les explications de la Kunoïchi qui l’avait marqué. Une spécialité ? Qu’est-ce que c’est ? On avait beau lui avoir expliqué, c’était encore confus dans sa tête de jeune garçonnet. Mais il fallait lever le voile sur ce mystère. Il fallait que la prochaine fois, quand Azumi lui demandera sa spécialité, il puisse la crier haut et fort. Il ne voulait plus paraître aussi bête.

Seulement, il n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait faire pour trouver une spécialité. Car c’était un moment important, il le sentait, il avait décidé de retourner à l’endroit où le changement avait commencé : l’hôpital. C’était dans un lit comme celui-là que le docteur Sien, curieux personnage, lui avait donné une réponse à sa question. Si pour l’instant, You n’avait pas su se rendre indispensable, il y réfléchissait sérieusement.

C’est donc dans un des nombreux couloirs que le genin commençait son enquête : à la recherche du docteur Sien.

Mais il y avait beaucoup d’adultes, et You ne leur faisait pas confiance. A vrai dire, seul Hakaï et Sien avaient pour le moment le bénéfice du doute. Les autres, aussi nombreux soient-ils, avaient prouvé leur mépris par bien des égards. Après, il restait le cas de Ryu. You ne savait toujours pas dans quelle catégorie le ranger. Mais il verrait ça plus tard.

Une infirmière par ci, une autre par là, toute au moins âgée d’une vingtaine d’année, en somme des dinosaures pour You. Il continuait donc de fouiller chambre par chambre, discrètement, puis il s’enfuyait dès qu’on lui posait trop de questions. Mais c’est finalement au coin d’un couloir qu’il le croisa. Au moins, il n’était pas venu pour rien.

[You] « Docteur Sien ! »

Derrière son masque de chirurgie qu’il n’avait toujours pas quitter la dernière fois, le docteur ne consacra qu’une seconde à You, le temps de le regarder, puis de le dénigrer. You fît une moue des plus mémorables. Hors de question d’être venu pour rien, You courut dans sa direction malgré les remontrances des femmes aux alentours. Il arriva à sa hauteur.

[You] « Bonjour Docteur, c’est moi, You. On s’est vu il y a à peine quelques jours. »

[Sien] « Si tu veux une sucette, va voir la dame en rose, elle se fera un plaisir de t’en donner une. »

Cette remarque avait le don de l’exaspérer, mais rien à faire, il ne le lâcherait pas tant qu’il aurait ce qu’il veut.

[Sien] « Ecoute, j’ai des choses bien plus urgentes à faire que discuter avec toi, alors tu vas me faire le plaisir… »

Mais un bruit assourdissant coupa sa phrase. You, non content de la tournure que prenait la conversation, avait fait tombé un chariot d’objets médicaux. Son contenu, totalement renversé par terre, serait complètement inutilisable avant d’avoir été une nouvelle fois désinfecté.

Mais You ne s’arrêtait pas à ce genre de détail.

[You] « Peut-être que maintenant, je vais être prioritaire. »

Il prit un scalpel qui trainait par terre, et sous les yeux de l’asistance et surtout, sous les yeux du docteur, il s’incisa légèrement la paume de la main, suffisamment pour faire couler quelques gouttes de sang sur le sol. Tout le monde était consterné, Sien, lui, ne fit qu’esquisser un sourire.

[Sien] « La chambre à ta droite est vide. Installe toi. »

[You] « Ouais ! »

Et il y courut, ne comprenant pas la gravité de ses actes. Cette douleur, il l’avait voulu, il l’avait provoqué délibérément. Elle n’était pas agréable mais, encore une fois, elle lui prouvait qu’il existait. Et apparemment, voir du sang sur le sol le prouvait aux autres aussi. Encore un acte mémorable qui montre aux yeux de tous que You était bien là ! Il était fier de lui.

Il s’installa en sautant sur le lit, fier de son exploit. Mais il devint vite embarrassé quand il s’aperçut que la chambre n’était pas totalement vide. C’était une chambre de deux personnes. Il s’installa donc normalement, les yeux vers le bas. Il n’eût que le temps de s’apercevoir que c’était un garçon, sans doute plus vieux que lui. Enfin bon, sans importance.

Le docteur arriva rapidement avec quelques compresses. Il prit la main de You assez violemment.

[Sien] « Montre-moi ça. Petit écervelé. »

[You] « Vous prouvez que vous existez en soignant les autres. Alors si je voulais vous être utile aujourd’hui, il fallait que je sois blessé, sinon vous n’auriez jamais voulu me voir. Et comme vous me soignez, je me sers de vous pour prouver que je suis bien ici, à vous faire perdre du temps. Donc vous vous servez de moi et je me sers de vous. »

Le docteur n’en croyait sans doute pas ses oreilles. Ce discours était un peu trop arriviste pour un garçon de 8 ans. Pourtant, il ne pût réprimer son sourire au coin.

[Sien] « Tu as tout compris on dirait. »

Sien était un personnage un peu farfelu et il était le premier adulte à raisonner d’une façon compréhensible pour You. Tout devait être utile, ce qui ne l’était pas n’existait pas. Et c’était bien là le problème de You.

Le docteur examinait l’entaille. La même lueur verte apparut et c’est paume contre paume que le médecin soignait son patient.

[Sien] « Ca va prendre quelques instants. Pourquoi voulais-tu me voir ? »

You avait gagné ! Mais, il y avait ce garçon à côté qui pouvait écouter. Et ça le gênait un peu. C’est pourquoi il parlait à voix basse.

[You] « C’est à cause d’une fille. »

Le docteur éclata de rire aussitôt mais You continua sans vraiment comprendre.

[You] « Elle est dans mon équipe et elle m’a demandé ma spécialité. Sauf que je ne sais pas ce que c’est et je voudrais pouvoir lui répondre la prochaine fois… »

[Sien] « Et voilà, c’est terminé. »

L’entaille était guérie totalement, aucune cicatrice n’était visible, un travail parfait. Seulement You avait peur que le docteur s’en aille sans répondre à sa question. Ca aurait été tout à fait son genre. Au lieu de ça, il griffonna sur un bout de papier et lui tendit.

[Sien] « Des patients m’attendent. Va voir cette personne, et avant, présente toi au garçon d’à côté. »

Et il partit à toute vitesse vers d’autres horizons. You resta planté là, sans réelle réponse, avec un inconnu à qui il devait parler.

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