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 Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté

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MessageSujet: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Jeu 7 Sep - 22:02

Nom: Mizuchin.
Prénom: Takedo.
Taille: 1m77.
Poids: 73 kg.
Epoque: 82 - 109 après le premier Hokage.
Age du décès: 27 ans.

Caractéristiques physiques : Takedo était un adulte de taille et de constitution correctes. Il portait un foulard de couleur bleue autour du cou, qui ondulait souvent selon le vent. Il revêtait soit une tenue jounin de très grande qualité, soit un costume noir serré au niveau des épaules, qui ne permettait guère de mouvements amples. Il possédait de beaux yeux noisettes, qui allaient de pairs avec ses cheveux, de la même teinte. Ses bras étaient couverts de cicatrices à cause des risques qu’il entreprenait dans son ancien métier.

Caractéristiques mentale et psychologique : Takedo a changé de mentalité en changeant de fonction. Sa promotion en tant que ministre à chambouler son soi intérieur. Il est posé et calme. Il n’accepte cependant pas de vieillir, et tente par tous les moyens de se faire plus jeune qu’il ne l’est. Certains de ses anciens amis ne le reconnaissent plus. Il est assez méfiant, car nombres sont ceux qui voudraient voir sa chute. Par ces temps troublés, il ne donne plus sa confiance à tout le monde, et choisit précautionneusement ses interlocuteurs. Il commence à plonger dans une paranoïa et un isolement peu recommandable. Il n’y a que deux personnes avec qui il partage son reste de jovialité… Il est assez populaire, notamment grâce à des lois et des traités visant la paix.

Takedo Mizuchin est une personne importante et respectée dans le village de la feuille, Konoha. Sa témérité, son impulsivité et sa chance au cours de ses différentes missions lui avaient permis de monter rapidement en grade. Il n’a pas fait une longue carrière militaire. Aussi incroyable que cela fut, avec l’âge, il s’est calmé et s’est assagit. Nommé à l’intérieur du gouvernement, il avait imposé certaines lois au sein même de Konoha, ce qui l’avait rendu encore plus populaire. Il ne s’intéressait pas au succès, il ne voulait qu’une vie qui comblerait celle de sa femme, la belle Nya. Cette jeune femme avait un succès peu important chez les garçons, car son caractère en avait refoulé plus d’un. Elle était la femme de sa vie. Elle était sa vie et son seul vrai amour. Elle était tout ça…
Ministre des affaires extérieures, soumis à quelques pressions de faibles envergures, femme au foyer et un nourrisson de quelques mois, nul ne sait ce qui l’a poussée au « suicide ». Certains experts affirment un meurtre, mais rien n’a été prouvé jusqu’à aujourd’hui...

Tap tap…
Mes pas résonnaient sur le sol, une fuite, une course, une chasse. Le gibier était pris au piège. Aucune issue possible. Je courait néanmoins, au sens opposé à mon traqueur. J’avais peur, comme tout être humain exposé à une intense pression. Mes mains tremblaient, elles étaient moites, comme tout mon corps. Mon costume me gênait, je le déchirai pour bénéficier de meilleurs mouvements. Un croisement, de quel côté aller ? La gauche…il faut brouiller les pistes, même si cela ne servira à rien…
Au bout du couloir, une salle fermée à clé. Je tente de la défoncer, rien n’y fait. Cette vieille issue ne va pas m’empêcher de sortir ? Pas moi ! La porte ne cède pas, elle est trop lourde.
Je suis bloqué…
Je ne veux pas voir ce qui va arriver, mais je ne le sais que trop bien…je n’ait pas été assez prudent, ils m’ont eu…

A l’intersection, une ombre grandit. Il arrivait. J’avais peur, si peur. Mon cœur battait vite, si vite. Et j’avais mal, si mal. Mon épaule gauche me faisait souffrir. Il paraît qu’il y avait du poison sur son arme. C’est donc pour ça que je ne pouvais plus malaxer mon chakra…
Un homme s’avançait en marchant. Il n’était nullement troubler par les événements. Il était grand, si grand. Il était silencieux, si silencieux…il était cruel…si cruel… La combinaison dont il était vêtue était une petite merveille, si étincelante et si meurtrière. Et puis, son calme ! Il était si calme que c'en était énervant. Mais c’était normal, il n’avait rien à craindre, car c’était lui le chasseur.

Il tenait dans sa main gauche une lame-papillon luisant de mille feux, qu’il m’avait présentée comme étant « Brise ». Elle était enduite de produits chimiques différents, aux vertus toutes aussi incroyables les unes que les autres. Pas de doute, c’était un pro. Un vrai.
Il tenait dans sa main droite un corps immobile, mais marmonnant des phrases trop faibles pour que je puisse les entendre. Il s’approchait toujours aussi lentement, il savourait ce moment, tout du moins c’est ce que je pensais. Il m’avait pris au piège, et ça devait lui plaire beaucoup. Mon cœur se serra… Venant à la lumière d’une lampe murale, le corps qu’il tenait à la main droite se révélait comme étant celui de ma femme.
Quand avait-il eut le temps de… ? Le salaud ! Ce n’était pas possible…pas elle.
Ma douce, ma tendre…ma…


[Tourment] « Re - Bonjour, Takedo. Je t’ai amené quelqu’un que tu connais. J’ai pensé que tu aurais aimé lui dire « au revoir »…
Remercies ma profonde générosité. Comme quoi, je ne suis pas ce que tu m’a appelé tout à l’heure…qu’était-ce déjà ? »


Il fit mine de ne plus se souvenir. Je déteste ce genre d’attitude hautaine. Que comptait-il faire avec ma…ma…Les larmes me montèrent aux yeux, bien que je tentais de les refouler. Sa voix était froide, métallique.

[Tourment] « Ah oui. Tu m’avais traité de monstre.

Mais vois-tu, ta femme n’es pas encore morte. Non… elle souffre actuellement. Et toi seule peux la sauver. »

Ma face afficha un pathétique air de surprise mêlé à de la pitié. Je pouvais encore sauver ma femme, cette phrase trouva un écho dans ma tête.
« Je m’explique : je l’ai blessé avec « Brise ». Autrement dit, elle va subir le même sort que l’autre. Je suis sûr que tu te souviens de lui… »

Un instant, mon esprit s’arrêta de haïr cet individu, pour voguer sur les rives du passé. Revoir un instant ce visage si clair, si lumineux… mon ami…
Mais ma rage revint au galop. On lui avait pris sa vie trop tôt, bien trop tôt. Revenant au temps présent, je fixais mon adversaire dans les yeux. Alors que je m’apprêtais à lui bondir dessus, il me lâcha une réplique cinglante, bien plus froide que toutes les autres.


[Tourment] « Attention, tu bouges, elle meurt. Tu cries, elle meurt. Tu te débats, elle meurt... » Il s’arrêta un instant, pour reprendre avec un ton moins sec. La pression qui remplissait ce couloir était énorme. Il dégageait une aura terrible, quand il le voulait. Cependant, il arrivait aussi à la cacher. Cet homme est extrêmement dangereux, un criminel de la pire espèce.
« Savais-tu qu’il existait un antidote ? Et oui, ton ami aurait pu être sauvé. Pas de chance qu’il ne l’ait pas eu à temps… »

Il remuait le couteau dans la plaie… Savoir qu’il y avait un moyen de le sauver…C’est rageant. Les larmes me piquèrent les yeux, je ne pouvais plus les retenir bien longtemps encore. Je serrais mes poings, fort, toujours plus fort. L’individu rengaina sa dague, dans son dos, puis tâta sa ceinture pour en sortir une toute petite fiole. Elle contenait un liquide blanchâtre. Il se tourna vers le corps inanimé de ma femme.

[Tourment] « Voilà l’antidote. Cependant, tu te doutes que je ne vais pas lui injecter sans rien en retour. »

Il voulait quelque chose. Que lui donner ? Je n’ai plus rien…Je n’en peux plus. Sa présence est insoutenable. Je ne peux plus le voir en couleur, je veux parler de lui au passé ! Le temps passe, et aucun son ne sors de sa bouche. Pourquoi se tait-il ?! Ma femme n’a plus beaucoup de temps, parles ! Parles ! Parles !

« PARLES ! QUE VEUX-TU ?! »Ma voix n'était plus contenue par ma peur. C'est ma rage qui s'exprimait.

Il garda son silence mortuaire. C’en était trop, je ne tiendrai plus…je ne tiens plus, les larmes débordent. J’ai un hoquet épuisant et gênant. Je n’ai plus la force de bouger, et je n’en ai plus le courage. Je m’effondre sur le sol, suffoquant. Que m’arrive-t-il ? Le poison ferait déjà effet ? Je vais mourir ?…
Enfin…enfin, il prend la parole. Sa voix est neutre…si neutre. Il est immobile, droit. Et il est froid, si froid…


[Tourment] « Où est le contrat ? »

Je n’avais pas bien compris ce qu’il me voulait. Il parlait d’un « contrat » ? J’en ai tellement fait… Mais de quoi parle-t-il à la fin ? J’ai peut-être mal entendu. Il faut que je me concentre…mais c’est dur, si dur. J’ai mal, si mal.
Ma vue se trouble. Je sens que je vais bientôt perdre connaissance.
Je bafouille ce que je peux, face contre terre…


« De…de quoi parlez vous ? »

Apparemment, ce n’était pas la bonne réponse, car il lâcha ma femme sur le sol. Elle n’était qu’à quelques mètres de moi, je voulait tant la toucher, la voir. Mais j’ai mal, si mal. Il me répond sèchement tout en sortant un objet métallique. Le bruit d’une lame qui sort de son fourreau, je me sens encore plus mal à l’aise. La transpiration suinte mon corps, j’ai des difficultés à parler comme à respirer…

[Tourment] « Ne joue pas au plus malin avec moi. Tu sais bien de quoi je parles. » Puis il reprit sa froideur habituelle. Tout ceci n’est qu’un jeu pour lui. J’enrage.« Je compte jusqu’à dix. Si à dix, tu ne m’as pas donné satisfaction, je donne le coup de grâce à ta femme. Mon contrat n’est pas de vous tuer, mais juste de détruire l’accord et de vous faire renoncer à en refaire un. Je répète. Où est le traité ? »

Il recommence avec sa question…mais qu’est-ce que j’en sais, moi ? Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? Pourquoi le destin est-il si cruel ? Je vais tenter de répondre, même si je ne comprends pas ce qu’il veut. C’est une question de vie ou de mort… sans sens figuré.

« Le… le traité ? Qu… quel traité ? »

[Tourment] « 1. »

L’enfoiré ! Je veux bouger, je veux sauver ma femme. Je veux le tuer, je veux ce remède. Je veux partir d’ici. Mais je suis immobilisé. Je me rends compte que mes jambes ne m’obéissent plus. Je veux me lever, elles restent au sol. Saleté de poison. Que faire ? Il ne m’écoute pas, ne me répond pas. C’est comme s’il s’attend à ne pas avoir de réponse. Je ne sais pas quoi faire, mais je sais ce que je veux: je veux sauver ma femme.

[Tourment] « 2. »

« At…attend. On peut trouver un compromis. Je…je ne ferai pas cet arrangement. Je te le jure. »

Il s’approche de moi. Son aura malsaine m’envahit, je retiens une nausée. Il est tout près de moi, il est inodore, il est insonore. Ce type est une vraie arme. J’ai peur, si peur. Je ne sais pas ce qu’il va se passer, et ça m’inquiète fortement.

[Tourment] « Bien, on avance. Maintenant, où est le document d’accommodement ? »

Voilà, j’ai un pied dans la tombe. Je ne sais pas de quel contrat il parle. Je ne sais pas son emplacement. Et je ne sais pas si j’ai un avenir. Tout est sombre autour de moi, si sombre. Les lumières clignotent, je suis effrayé. Mon épaule est de plus en plus douloureuse. Je ne peux plus bouger le petit doigt. La pression atteint son paroxysme, je réprime une nouvelle fois ma nausée…

« Je… on… peut trouver une voie d’entente ? »

Il s’immobilise. Aurai-je trouver le moyen de nous sortir de cette situation ? Ma femme ne doit plus avoir beaucoup de temps à vivre. Il lui faut cette antidote et au plus vite. L’assassin ne réagit plus, je tente de le raisonner.

« Je…je peux sûrement vous payer plus cher que votre employeur. Ça… ça vous intéresse ? »

Il semble réfléchir, pris d’une hésitation. Je suis sur la bonne voie. Je vais réussir à nous sortir de ce mauvais pas. Et après, celui qui nous a collé ce type à nos trousses va en démordre. Le meurtrier reprend la parole après un petit toussotement.

[Tourment] « Hum, c’est une proposition intéressante. J’ai toujours dit que c’est celui qui avait le plus d’argent qui avais la vie sauve… » Oui, j’ai réussi ! Nous voilà saufs. Je préfère me ruiner et survivre. Chérie, je t’ai sauvée…je nous ai sauvé. Le bébé n’a plus à s’en faire. Quel soulagement…
« Le problème, vois-tu, c’est que l’antidote n’est pas en quantité suffisante…
C’est soit toi, soit ta femme…alors ? »


Mon cerveau ne comprit pas tout de suite le problème qui se posait à nous, enfin, à moi. J’étais si content de vivre de nouveau, mais la mort vient de s'afficher sur mon visage et semble se cramponner à mes vêtements. Une pensée me traverse, je ne m'en sortirai pas. Comment choisir entre sa vie ou celle de sa bien-aimée ? C’est impossible, un dilemme auquel il n’y a pas de réponse.

Une fois de plus, l’assassin se jouait d’eux. Enfin, plutôt le destin cette fois. Mais il était bel et bien trop tard pour que les deux aimants soient sauvés. Ils allaient mourir dans d’atroces souffrances.


*Si je décide de vivre, je pourrai payer l’individu et donc préserver la sécurité de mon fils. Mais je ne peux pas laisser ma femme mourir ainsi… Si maintenant, je demande que ma femme vive, comme elle est évanouie, elle ne saura rien de ce qui s’est passé en ce moment. Elle sera donc la cible de cet homme une fois de plus. Merde, je n’arrive pas à me décider. Ma femme va bientôt mourir si je ne fais rien, je dois dire quelque chose…Merde. Takedo, tu n’as pas le droit de ne penser qu’à toi.*

« Je… Sauves…sauves…. Sauves ma femme…! »

Il me toise, et je sens un rictus se dessiner sous son masque.

[Tourment] « Tu sais quoi? Mon contrat vient de changer, je dois vous tuer tous les deux maintenant. J’ai adoré voir tes espoirs détruits au fur et à mesure. C’était vraiment adorable. Tu l’as certainement déjà entendu, mais je te le répète, je ne laisse jamais personne me voir....
Au fait, c’est du lait…il n’y a jamais eu d’antidote à ce poison.
10.
Adieu. »


Je n'ai même pas eu le temps d'assimiler l'information...que tout...devient...sombre. J'entends une triste mélopée. Qui est-ce? La mort? Je t'attendais...


Dernière édition par Darok le Sam 5 Avr - 15:57, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Dim 1 Oct - 22:28

Prélude :

Nya :

Le feu brûlait tout, s’imprégnant dans les poutres en bois, et les faisant craquer sous la chaleur. De lourdes parcelles du toit s’effondrait sur le sol, ne laissant guère d’échappatoire aux personnes situées en dessous. La fumée dégagée par l’incendie faisait suffoquer les habitants de la petite demeure. Un vieil homme, courbé et appuyé de tout son corps sur une pauvre canne, peinait à se défaire des flammes. Elles recouvraient le sol et les murs à une vitesse incroyable. Le vieil homme était pris au piège, et allait finir sa vie sous peu, asphyxié. Une silhouette surgit des flammes incandescentes alors que le vieillard allait s’évanouir. Le rattrapant avant sa chute, le sauveur traversa les flammes pour sortir du pourpier. Alors qu’il franchissait le seuil d’entrée de la bâtisse, cette dernière s’effondra. Juste à temps pour les deux hommes, qui avaient réussit à sauver leurs vies respectives.


[Sauveur] « Bien, est-ce que tout le monde est là ? Je viens de rechercher grand-père… »

Toussotant, le vieux reprit ses esprits petit à petit. Il réalisait que sa maison et celle de ses enfants et petits enfants venait de partir en fumée. Il n’en restait que des cendres… Leur terrain commençait à être attaqué par les flammes lui aussi, mais les réserves, étant à distance, ne risquaient pas d’être touchées. Le bienfaiteur de l’aïeux tournait la tête dans un sens et dans l’autre, effaré. Les yeux exorbités, il regardait partout, cherchant quelqu’un.

[Sauveur] « Mais… Où est ma petite Nya ? Nya ? Où es-tu ? ! »

Sortant de derrière la foule, une jeune fille chétive, le regard perdu dans ses pensées, une robe à moitié déchirée et brûlée aux extrêmités, le visage aux joues foncées, répondit faiblement.

« Je suis là, papa… »

Le père, prit d’un soulagement impulsif, serra sa fille dans ses bras. Pendant un moment, ils avaient oubliés tous leurs soucis… Mais le feu n’était pas encore dompté. Tout le village s’était rassemblé pour calmer les flammes, et, au fur et à mesure que le temps passait, les flammes s’estompaient de plus en plus. A la fin, il ne restait plus rien de cultivable sur leurs terres, et leur habitation n’était plus que ruines. Les parents de Nya venaient de perdre toutes leurs richesses. Comment la vie avait-elle put être si dure en ce jour ?
Tout avait commencé si vite, et s’était emballé à la même vitesse. Il ne fallut qu'une lampe à huile, trop vieille et abîmée, pour ruiner la vie d’une famille entière. Il fallait tout reprendre depuis le début. Tout…

Nya avait neuf ans lors de cet incendie. Elle était assez timide et naïve, mais elle était courageuse. Elle et ses parents habitaient chez leur oncle, le temps que la maison soit reconstruite. Quand elle voyait le visage de ses parents, alarmés par leur situation, elle ne pouvait que se sentir malheureuse pour eux. La jeune fille voulait le bonheur de sa famille autant que cette dernière voulait le sien. Elle décida donc de travailler pour ramener une source d’argent supplémentaire. Malheureusement, elle était trop jeune pour être acceptée pour un quelconque travail. Le seul poste qu’on lui offrit, fut couturière, avec sa mère. Elle refusa l’offre poliment.
Intérieurement, elle savait ce qu’elle pouvait faire pour aider ses parents. C’était risqué mais mieux payé que la plupart des autres activités. Devenir ninja ne demandait ni un âge, ni un sexe spéciaux. Elle en avait déjà entendu parler, lors de contes racontés par sa mère. Un vieillard du village avait été ancien shinobi, qui plus est, et cela l'excitait de raconter ses anciennes péripéties.
Si Nya trouvait un lieu d’accueil, un village caché, elle pourrait aider ses parents. Mais jamais elle n’arriverait à les convaincre. Non, jamais, en tout cas, pas sans préparation. Pour ne pas perdre de temps, elle devait trouver des arguments avant la discussion.
Mais plus le temps passait, plus l’évidence était flagrante. Même avec les meilleurs arguments du monde, elle ne pourrait pas les persuader. Elle devait partir sans leur demander, fuguer. Mais elle en avait peur.

Nya profita alors des moindres moments où ses parents n’étaient pas là pour commencer les préparatifs. Elle faisait des allers-retours à la réserve de nourriture. Elle prépara plusieurs gourdes de petite stature. Plaçant tout ça dans un sac de taille moyenne, qu’elle noua solidement, elle s'essuya son front, sur lequel des perles de sueur moroitaient. Sa valise allait être assez lourde, mais si elle n’arrivait pas à marcher avec elle, il n’était même pas question d’emprunter la voie de l’ombre.

Elle habitait une petite ferme dans un petit village loin de tout, sauf d’une petite forêt. Un soir, persévérante, elle quitta son taudis tranquille, pour les risques mais l’argent. Ne connaissant pas le chemin ni la procédure pour devenir shinobi, elle décida de marcher sur un petit sentier. Il finira bien par me mener quelque part, pensait-elle. Naïve jusqu’au cou, naïve jusqu’au bout. Elle aborda plusieurs passants, sans réponse concrète. Sa route fut longue et fastidieuse et dura plusieurs jours à l’intérieur du bois. L’enfant ne se décidait jamais à sortir du petit chemin de terre et de boue, même pour manger ou faire ses besoin. Elle arriva finalement à l’orée de la forêt et admira pour la première fois une étendue plate qui s’alignait jusqu’à perte de vue, au loin, à la bordure de l’horizon, touchant le soleil à sa plus basse position. Elle voyait quelques habitations dissimulées ici et là. Elle en fut émerveillée, incrédule.


*Le monde est donc si grand que ça ? Que c’est beau. J’espère qu’au bout du chemin, je trouverai ce que je cherche.* Elle observa l’immense territoire, et songea un moment qu’elle ne deviendrait jamais ninja… C’était inespéré. Elle ne savait même pas où l’on devenait shinobi.
*J’aurai peut-être mieux fait de rester chez moi. Mes parents me manquent. J’ai peu de chances d’atteindre mon but. Et si j’échouais ?
…Non c’est impossible. Papa dit qu’on obtient ce qu’on veut vraiment. Moi, je veux absolument les aider. Alors je vais les aider. Par où avancer ?*


Elle reprit son trajet de plus belle, suivant un chemin caillouteux. Elle commençait à avoir mal aux pieds, mais refusa de s’arrêter. Courage ou futilité ?


Dernière édition par Darok le Sam 5 Avr - 21:21, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Dim 1 Oct - 22:30

Quelques heures de marche plus tard, à la tombée de la nuit, elle déboucha sur une vieille auberge. Ses cheminées recrachaient des masses de fumée noire et chaude. Nya entendait des rires et du bruit à l’intérieur de la bâtisse au toit de chaume. Respirant un grand coup, elle avança un pas devant l’autre. Une mélodie répétitive était jouée à l’intérieur… une mélodie attirante. La porte d’entrée était à quelques mètres seulement, mais quelque chose la rebutait. Allait-elle être acceptée parmi tous ces gens qui rient ensemble ? N’allait-elle pas les perturber, les troubler ? Un cri remplaça les rires, un cri de femme, puis des bruits de coups, de tables brisées, et enfin, plus rien.
Le portique s’ouvrit avec fracas, et un homme dont le nez virait au violet fit irruption à l’extérieur de la taverne. Il portait des habits déchirés et boueux. Son visage était couvert de rides, ses dents étaient jaunâtres, et deux furoncles ornaient son visage : un sur le nez, l’autre sur le menton. Poussé avec force, l’ivrogne fut jeté à terre, tête la première. Il se protégea de la chute avec ses mains, amortissant le contact avec le sol rugueux. La lumière dégagée de l’intérieur se reflétait sur le sol, et éclairait de dos l’homme.


[Barman] « Et ne retouches jamais une de nos serveuses ! » hurla le serveur tout en claquant la porte d’entrée.

Le clochard s’essuya les mains sur son pantalon crasseux, et pesta contre le maître des lieux. Puis, à sa grande surprise, il découvrit la jeune Nya, à quelques mètres de lui. Il fut tout d’abord étonné de voir une présence féminine si jeune roder seule la nuit, et voyant que la petite fille ne reculait pas devant son visage hideux, il sourit perfidement.


[Ivrogne] « Eheh…ma jolie, avances vers Tonton Jack… Je ne vais pas te manger. » *C’est pas mieux que l’autre danseuse, mais je suis affreusement en manque. Cette gamine va payer l’affront que ces crétins m’ont fait subir… hinhin.*

Un petit filet de bave coula de la lèvre inférieure de l’homme. Nya n’avait pas envie de s’approcher du personnage. Elle était peut-être innocente, mais elle se souvenait parfaitement que ses parents lui interdisait tout contact avec des personnes « louches ». Ce clochard en faisait partie. Si elle avait eu le choix, elle serait rentrée dans la taverne pour se réchauffer, mais voilà que l’affreux personnage venait de lui attraper la cheville.

[Jack] « Tu ne m’échapperas pas ! Pas toi ! Déjà l’autre grognasse m’a filé entre les doigts, je ne peux pas renouveler cette humiliation deux fois dans la journée ! »

Voilà qu’il remontait sa main sur la cuisse de l’enfant. Elle émit un cri strident, aigu, à la limite du soutenable. Mais l’homme ne s’arrêtait pas et caressait la jambe douce et ferme de la jeune fille. De chaudes larmes lui remplirent les yeux. Elle commença à se débattre, donnant des coups de poing sur la tête difforme de l’ivrogne. Elle le frappait, sans pour autant le déranger. Elle lui tirait les cheveux, lui mit les doigts dans les yeux, tenta de lui donner des coups de pieds si bien que l’homme fut obligé d’attraper les frêles poignets de Nya, l’immobilisant. Il rit sournoisement, savourant sa supériorité.
Mais soudain, la porte de la taverne se rouvrit, aussi soudainement que la première fois. Trois hommes sortirent brusquement et se saisirent de l’ivrogne nommé Jack. Ils le décollèrent de la jeune fille qui pleurait abondamment, et l'un lui donné le plus violent coup de poing qu’il eut jamais été donné de voir en ce bas monde. Quelques instants plus tard, le violeur était au sol, agonisant. Deux des adultes continuèrent à injurier le misérable.


[Homme 1] « On t'apprendra à toucher les filles sans leur permission, enfoiré. » dit-il en lui faisant un signe peu catholique avec sa main droite (et plus particulièrement son majeur).

[Homme 3] « C’est pas beau à voir un homme qu’a trop bu. Mais c’est encore moins beau à voir après ce qu’on vient de te faire. T’as intérêt à ne plus jamais tenter ça. »

Se retournant vers Nya, le seul homme qui était resté silencieux s’accroupit, et lui présenta sa main. Il lui sourit amicalement. Il était plutôt jeune, moins de la vingtaine.Il faisait plusieurs têtes de plus que Nya. Mais qu’il était beau… Son visage était agréable à regarder, comme le reflet de la lune sur un lac. Une douce et fine pluie commença à tomber.

[Homme 2] « Tu n’as plus à avoir peur. Si tu n’avais pas crié aussi fort, nous ne t’aurions pas entendu. Viens à l’intérieur te réchauffer. Si tu restes dehors, tu vas attraper froid. »

L’eau commençait à ruisseler dans les cheveux de la jeune fille. Elle coulait sur son visage, se mêlant à ses pleurs. D’un bref geste de main, elle s’essuya les joues tout en se séchant les yeux et se saisis de la main du jeune homme. Ce dernier l’aida à se relever.

[Ryô] « Je me présente. Je m’appelle Ryô, et voici mes deux meilleurs amis, Takana et Misono. »

Ils entraînèrent Nya à l’intérieur, l’aidant à marcher. Les gens les regardèrent attentivement entrer. Leurs habits mouillés laissaient de fines gouttes sur le sol. Nya restait interdite. Elle n’osait piper mot devant ses sauveurs, bien qu’elle l’aurait voulu. Elle avait des questions à poser, des questions qui l’avancerait forcément dans son périple. Toutefois, elle restait sous le choc de son aggression et ne pouvait plus parler. Seul un hoquet répétitif sortait de sa bouche. Son nez coulait abondamment. Le dénommé Misono discutait à voix basse avec une dame et un autre homme.

[Misono] « Jack a voulu la violer, la pauvre. Ça a dû lui faire un choc psychologique. »

[Dame] « On n’en sait rien, mais on ne peut pas la laisser seule dehors avec Jack dans les parages. Je propose de la laisser dormir ici pour la nuit. »

[Homme] « Je suis du même avis. »

Les trois individus en firent part à Ryô et Takana, qui se mirent d’accord pour héberger la petite fille une nuit. Bien sûr, Nya ne refusa pas. Les gérants de la bâtisse lui offrirent un repas chaud et une tasse de thé. La jeune fille n’était pas totalement remise du choc de la soirée et avait encore des petits hoquets. Elle éternua violemment, astiquant le sol d’une multitudes de postillons. Ryô s’approcha d’elle, furtivement.

[Ryô] « Comment te sens-tu, maintenant ? J’espères que tu n’as plus froid. »

La jeune fille grelotta un maigre « ça va » puis mis à sa bouche la tasse de thé chaud…

[Ryô] « Est-ce que tu peux nous expliquer un peu pourquoi une fille de ton âge se baladait dehors seule, à cette heure ? »

« Je… je souhaites devenir ninja pour aider ma famille… et je cherchais un endroit qui pouvait m’enseigner comment en devenir un. »

[Ryô] *Cette petite souhaite devenir shinobi ? Je lui souhaite bien du courage.* « Et sais-tu seulement où trouver une académie ninja ? »

« Parce qu’il y a des académies qui forment les ninjas ? » répondit-elle après coup.

Ryô semblait désemparé face à la réponse que lui procurait la jeune fille. Elle était parti sans connaissance de cause ? Elle n’avait ni fait de recherches sur le compte des villages, ni sur comment y entrer. La laisser partir serait pure folie : elle mourrait à coup sûr. Mais il n’avait pas le droit de la garder ici non plus. La seule chose qu’ils pouvaient faire, c’était lui donner des informations.


[Ryô] « Bien, je veux bien t’aider à trouver une académie ninja. Mais se sera dur d’être accepté dans les rangs, au moins aussi dur que d’y rester. Te sens-tu prête à faire cette expérience ? Et je veux que tu me répondes franchement. Si tu penses « si c’est possible, j’aimerais le faire », alors arrêtes toi maintenant. Tu n’y vas, que si tu es fermement convaincu qu’il n’y a pas d’autre solution. »

« C’est ce que je pense, depuis que je suis partie. » dit-elle sans réfléchir. Son regard semblait inflexible, en acier, et sa volonté sans faille. Sa naïveté paraissait sans limite. Ryô soupira et répondit brièvement.

[Ryô] « Si nous avons placé notre auberge ici, c’est en raison de sa proximité avec le village caché de Konoha. Un petit sentier de terre s’étend sur plusieurs kilomètres vers le nord. Longes le mais ne va jamais dessus. Ensuite, quand tu arriveras dans une clairière traversé par un fin ruisseau, tu longeras ledit ruisseau vers l’ouest. Tu devrais arriver au village. Fais attention, le méchant homme de tout à l’heure traîne tard la nuit. C’est pourquoi Misono t’accompagneras. Ainsi tu devrais arriver sans problème au village » lui dit-il en souriant. « Mais maintenant, il est l’heure d’aller au lit. »
Et il la poussa, contre son gré, à monter à l’étage supérieur afin de dormir.

Le lendemain matin, elle se leva de bonne heure. Accompagnée du jeune homme, elle était protégée. Suivant le chemin indiqué tantôt, le duo finit par aboutir aux remparts de la ville, immenses.


[Misono] « C’est ici que je te laisses, Nya. Ce fut un plaisir de voyager avec toi. » dit-il en lui tendant sa main.

« Tout le plaisir fut pour moi. » en attrapant sa main.

[Misono] « A la revoyure… »

Son destin était à quelques mètres d’elle, elle s’approcha, écoutant le chant des oiseaux. Le vent soufflait paisiblement dans les feuilles. La jeune fille se sentait bien, en symbiose avec la forêt. Hors de question d’échouer si près du but. En haut des remparts, un garde l’accosta…ce fut le début du commencement.
Elle fut acceptée de justesse à l’académie. Ses premiers essais étaient laborieux, car elle ne s’impliquait pas assez. Lorsqu’elle reçut sa première convocation pour une mission, elle paniqua. La jeune fille ne se voyait pas du tout effectuer ce genre de travail, mais étonnamment, sur le terrain, elle apprécia le risque et les dangers d’une telle entreprise. Aussi, lorsqu’elle rentra avec son équipe, à Konoha, elle s’appliqua et étudia ses cours, jusqu’à en passer Genin. Le salaire n’était pas suffisant pour nourrir une famille entière, mais les allocations se chargeaient de maintenir en vie le reste des parents.
Elle avait réussi.


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MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Dim 15 Oct - 20:21

Takedo :

Takedo est un enfant de la rue. Il ne connaît pas son père tout en ne doutant pas de sa survie. Il est ce qu’on appelle un bâtard. Sa mère se prostitue dans les bas quartiers de la ville, les quartiers chauds. Dans Konoha, il y a, comme dans toutes les autres grandes villes, une décadence sociale : plus on s'éloigne du centre-ville, plus les rues sont pleines de gens pauvres, et dans un petit coin de la ville, il y a des bidonvilles. C’est là que réside le jeune garçon. Avec ses amis, il ne craint rien, ils forment la bande la plus unie de Konoha, comme ils aiment se le dire. Ils étaient neufs, et Takedo était un peu le porte-parole de la bande, sans pour autant en être le chef. Il avait un don pour la diplomatie, qui les tirait à chaque fois des pires situations… quand ils n’avaient pas recours à la force, bien sûr. Voleur de pommes et de poules, la bande régnait sur le bidonville.

Dans une petite cabane, dont le toit était troué par l’usure et les intempéries, la mère de Takedo se reposait le jour, alors que son fils volait à l’étalage avec sa « brigade » pour leur assurer la survie. Et la nuit, Takedo s’endormait à poings fermés pendant que sa mère faisait son office.
La vie n’était pas la meilleure au monde, mais elle leur suffisait. Pas très difficiles, mais espérant un sort du destin qui changerait leur vie à tous, Takedo et la bande faisaient leur possible pour influencer la fatalité. Lorsqu’un personnage important s’abaissait à passer par ses quartiers, toujours polis, les jeunes garçons s’occupaient des services manuels faciles en échange d’une petite rémunération. Cireur de chaussures, porte-charrette ou tout simplement guides, le groupe tentait de se faire repérer par tous les moyens imaginables. Mais jamais rien n’y fit.
Alors, lorsque les rues étaient désertes de voyageurs, ils reprenaient leurs activités clandestines, attirant l’attention de marchands pour leur prendre leur bourse ou des marchandises. Chaque membre avait une particularité bien spéciales, mais tous en avait une en commun : l’habilité. Il n’était pas réalisable qu’un humain soit plus adroit que n’importe lequel d’entre eux.

Mais voilà, au fur et à mesure que les garçons se côtoyaient, leur personnalité commencèrent à se creuser, et des disputes eurent lieu. La troupe se sépara en trois groupes de respectivement quatre, trois et deux gamins. Takedo n’avait jamais été pour cette séparation, mais son caractère hautain et le fait que chacune de ses entreprises les menaient dans des situations difficiles ne plaisaient pas à tout le monde. Aussi, il resta avec son meilleur ami de la bande, et aussi le premier qu’il connut. Ikari.
Jeune enfant qui vivait avec son père, sa mère morte d’une épidémie de fièvre l’année dernière. Elle aurait pu survivre si on lui avait prodigué les soins nécessaires. Mais la famille était trop pauvre. Voilà pourquoi il répétait sans cesse que les misérables sont condamnés. Et en effet, dans ces amas de détritus, les maladies se développaient plus vite que n’arrivait le châtiment divin sur le bas clergé breton. Ici, les gosses matures devenaient adultes très tôt. Ikari était assez sage pour son âge, et c’est la raison qui les poussait à l’écouter. Voilà pourquoi il commandait la bande autrefois, rabâchant que pour sortir de cette vie minable, seul trouver un emploi restait possible. Mais qui voulait de gosses mendiants ? Et qui les accepterait pour un travail correctement rémunéré ? Personne. Personne à part peut-être l’académie, mais l’on dit que lorsqu’on y rentre, on y voue corps et âmes au village. Hors si les jeunes avaient une chose, une seule, qu’ils ne voulaient pas qu’on leur prenne, c’était bien la liberté.

Ils étaient pris dans un dilemme interminable, un choix qu’ils ne savaient faire. Abandonner sa vie, ou en continuer une de basse qualité, s’enchaîner et vivre pleinement, ou rester libre, et vivre miséreux. Cette première solution était si attirante, si voluptueuse, mais en même temps, empoisonnée, vicieuse si bien qu’aucun des enfants ne se décidait à tenter sa chance.

Quand une année, survint un terrible drame. Le froid. Lorsque Takedo atteint l’âge de onze ans, un vent du nord enroba le pays de la feuille, glaçant les plantations et allongeant l’hiver sur les autres saisons. Ce fut la moins bonne récolte de toute l’Histoire du pays du feu, et nombres de gens moururent de faim, et de froid à travers la contrée. Le pays sombra, pendant une maigre année, dans une désolation totale. Le nombre d’habitants du territoire diminua d’un quart. La patrie avait été sauvagement attaquée par l’un des plus puissants éléments de notre planète. Les politiciens oligarchiques trouvèrent cette situation étonnement intéressante, supprimant les pauvres et les faibles de la nation. Mais le grand conseil ne pouvait rester les bras croisés, alors que son peuple courait un grave danger. Cependant, aucune solution ne fut trouvée.

À Konoha, les bas quartiers étaient plus sinistres que jamais. La quasi-totalité de ses habitants avaient dépéri dans des conditions atroces. Les marchands n’avaient guère de nourriture, et Takedo et Ikari furent contraints de se blottir avec le reste de la bande afin de ne pas mourir de froid. C’est ainsi que la troupe se reforma, un peu par nécessité. La chaleur humaine des neufs garçons et leurs habits vétustes leur permettait tout juste de résister aux basses températures. Cependant, ils n’avaient pas de quoi se nourrir correctement et les marchands avaient si peu de nourriture que les voler relevait d’un délit important. Le bon vieux temps était passé.
Takedo sentait la mort dans l’air, comme si lui et ses compagnons ne survivraient pas à cet hiver. Quatre jours passèrent depuis le début de cette vague de froid, lorsque leur premier ami succomba de la sous-nutrition.


*Nous sommes habitués aux pires conditions de vie, et pourtant, nous trouvons le moyen de tomber encore plus bas. Quand cette chute vertiginieuse s’arrêtera-t-elle enfin ? Quand aurons nous enfin de bonnes conditions de vie ?

Les garçons passaient leurs journées collés les uns contre les autres, et leurs parents ramenaient le peu d’argent qu’ils pouvaient, afin de les nourrir. Comme la tension montait parmi les habitants du pays du feu, ils étaient plus agressifs. La mère de Takedo se fit frapper alors qu’elle était dans l’exercice de ses fonctions. Battue, elle ne rentra pas un soir, incapable de se mouvoir. Elle fut retrouvée le lendemain, morte de froid pendant la nuit, allongée dans une tâche de sang sèche. La misère avait gagné Takedo, ainsi que les occupants du lieu. Une rentrée d’argent en moins, signifiait encore plus de privations de la part des enfants. Des parents, dont le père d’Ikari, commencèrent à renier leurs filiation avec leurs enfants afin d’avoir assez de nourriture pour eux. Et enfin, arriva, rapidement, l’inflation des prix. Le pris de la nourriture était devenue exorbitant. Les membres de la bande n’avaient plus de quoi se nourrir, nul doute qu’ils allaient bientôt tous mourir.

C'était la déchéance.

A ce stade, ils n’avaient plus rien à perdre… ils n’avaient même plus leur liberté, le monde la leur avait volé…


[Ikari] « …
On ne peut pas rester ainsi, ou on va tous mourir…
Il faut trouver une solution. »


[Garçon 1] « C’est bien beau de dire ça, mais tu penses qu’on fait quoi de nos journées, abruti ? On n’arrête pas ! »

« Ne mens pas, si tu réfléchissais, rien qu’un petit peu, on verrai de la fumée sortir de tes oreilles, et on aurait bien assez chaud… » Ikari explosa de rire. L’humilié se leva et empoigna férocement Takedo. Il lui asséna ensuite un violent coup de poing dans la mâchoire ; les deux partis eurent mal.
Il furent séparés par les autres membres de la « brigade », avant qu’une grosse erreur ne soit commise.
Puis, se reblottissant les uns contre les autres après ce passage mouvementé, ils reprirent la discussion de plus belle.


[Garçon 6] « Quand tu parlais, tout à l’heure, Ikari. Tu avais déjà une idée, n’est-ce pas ? »

[Ikari] « En effet. » Il s’arrêta un moment et tous les autres soutinrent un regard intéressé. « Devenons Ninja. Ça ne demande pas de qualifications, tu es nourris et logé…»

[Garçon 3] « Mais tu dois ta vie au village ! Ce village qui nous maltraite et nous ruine notre vie ! Mes parents m'ont même renié ! »

« Cette vie, tu es sur le point de la perdre. Réfléchissez tous. Moi, je pense qu’Ikari a raison. Je vais me présenter avec lui à l’académie. »

[Garçon 2] « Laisses tomber, ils ne t’accepteront jamais, tu es pauvre et faible. Et puis la mortalité infantile est très grande. Sur les fronts, tu seras l’appât. Tu mourras tôt. »

« Mais moins tôt que si je reste ici. A vous de voir » dit-il en se levant. « Pour moi, le plus dur sera de traverser la ville par ce froid. Après, on sera au chaud à l’intérieur de l’académie pendant que vous gèlerez dans une hutte trouée par endroit. On a aucune chance de s’en sortir, si ce n’est par ce moyen. » Puis, se tournant vers Ikari, il l’aida à se lever. « On y va, de toutes façons, on a rien à emporter… » Les autres adolescents ne semblaient pas tout à fait convaincus.

[Garçon 2] « On rigolera bien quand on vous verra revenir plus tard, si vous revenez…. »

Et les deux garçons quittèrent la cabane de métal, se dirigeant vers le centre-ville. Le blizzard venait de cesser , mais pas la chute de flocons. Les deux jeunes gens courraient pieds nus dans la neige, portant leur tristesse sur le dos pour unique bagage.
Les rues se ressemblaient toutes dans les bas quartiers : boueuses et insalubres, glaciales et sombres. Il y eut un changement radical en passant un pont en bois, dont les planches étaient vermoulues. Les rues étaient pavées de dalles toutes plus brillantes les une que les autres, où les flocons n’osaient se déposer par peur d’abîmer cette magnificence. Il y avait des lampes accrochées aux maisons, afin d’éclairer la nuit. Des arbres étaient plantés ci et là, et même morts, ils respiraient la vie. Cette vision empreint un instant Takedo et Ikari de bonheur, elle les enchanta, les émerveilla. Ils n’étaient jamais allés aussi loin dans la ville, de peur de se faire battre par les gardes. Mais avec ce temps, personne ne traînait dehors, à part quelques gamins qui faisaient des batailles de boules de neige.


« Allons plus loin. On trouvera bien l’académie ! »

Ikari hocha la tête, il n’arrivait pas à parler , marqué par ce mirage, cette beauté illusoire. Si en montant encore plus haut dans la ville, les quartiers étaient plus riches, le garçon n’osait imaginer les rêves qu’il entreprendrait la nuit.
Courant plus vite, plus loin, le duo passa un autre pont, en bois verni, renforcé par du fer et du étal de bonne qualité. La sensation était douce sous les pieds.


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MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Dim 15 Oct - 20:22

A l’intérieur de la cabane de métal, les adolescents débattaient sur l’idée des deux garçons. Certains affirmaient que c’était courir à sa perte, foncer dans un mur et se casser le crâne. D’autre rejoignaient le point de vue de Takedo et jugeaient que leur vie n’étant plus que très courte, il fallait faire un choix et sacrifier les autres. Pas besoin de dire que ces derniers étaient minoritaires.

[Garçon 5] « Takedo nous a souvent mis dans la merde, c’est vrai, mais je crois qu’en cette époque de l’année, nous n’avons plus le temps d’hésiter. Quelle que soit la difficulté du chemin, quelle que soit l’épaisseur de ce mur, on trouvera un moyen détourné pour le franchir, car c’est comme ça qu’on est toujours restés en vie ! »

[Garçon 2] « Je vais te remettre les idées en place une bonne fois pour toute. Ce n’est pas que j’apprécie Takedo ou non, mais ce garçon est frappé. Il ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes, et un jour, ça le mènera à sa perte, crois moi.
Les gardes à l’entrée de l’académie vont le recaler sec, et tu sais pourquoi ? Parce qu’il est pauvre ! Tu comprends ? L’argent, l’argent, toujours l’argent. Ce monde ne fonctionne que comme ça, c’est le plus riche qui survit ! Les pauvres n’ont qu’à crever comme des chiens, du moment que notre petite personne est tranquille, du moment que ma conscience ne me tare pas trop la gueule ! Voilà ce que se disent ces sales politiciens. Le peuple crève ? On s’en fout, il est pauvre ! »


[Garçon 7] « Mais ta Gueule Sosumi ! Tu te prends pour qui à lâcher tes vérités au beau milieu de cette discussion ? On vient de te dire qu’on s’en moquait de ce qui allait nous arriver, puisque dans tous les cas, si on reste ici, on va crever ! »

La personne qui venait de parler était la plus corpulente de la bande. C’était aussi la plus grosse tête brûlée, qui n’hésitait jamais à exécuter un plan tordu si les risques entrepris étaient grands. Il s’appelait Mashiro.

[Mashiro] « Tu comprends pas ? Même si Takedo et Ikari sont refusés, au moins ils seront à l’abri à l’intérieur de l’académie. Ici, on se les pèle, on va bientôt finir congelés. Moi, je pars pendant que la tempête se calme. »

[Sosumi] « Tu mourras, tout comme eux. Je ne peux pas te retenir Mashiro, mais fais bien attention, et tâches de ne jamais oublier, c’est celui qui a le plus d’argent qui a la vie sauve! »

Deux des six garçons restants se levèrent et s’époussetèrent leurs pantalons déchirés. Mashiro invita le reste des garçons à se joindre à eux. Ils acceptèrent à condition que Sosumi les suive. Ce dernier leur indiqua de partir sans lui, de ne pas se préoccuper de son sort. Je vais et irai très bien continuait-il à bouder. Les enfants sortir de la hutte et se mirent à courir. Bien que la chute de flocons ne fut pas très violente, elle l’était déjà plus qu’il y a quelques minutes. Le typhon allait reprendre sous peu, mais rien n’entamait leur course effrénée, et rien n’ébranlerait leur courage.

Takedo et Ikari arrivèrent devant la bâtisse aux tuiles rouges et à l’emblème de feu. Ils étaient passés par différents quartiers de statut aisé, mais aucun n’avait procuré la même sensation de gaieté que le premier. La richesse monte vite aux yeux et à la tête. L’argent embrouille, même les plus pauvres et surtout les plus riches. Aucun garde n’était placé devant l’entrée, le temps trop froid, mais Ikari pouvait discerner des silhouette à l’intérieur du bâtiment. Un moment qui leur parut une éternité, ils hésitèrent. Les paroles de Sosumi, dites tantôt, résonnaient encore dans leur tête. Ils ne t’accepteront jamais, tu es pauvre et faible.


*Pauvre, pauvre, il n’a que ce mot à la bouche, le con. Je m’en vais lui montrer qu’on refuse pas si facilement un Mizuchin !*

Ikari et lui s’accordèrent d’un mouvement de tête et avancèrent. Juste avant de toquer à la double-porte, un son les retint. Les autres membres de la bande couraient à vive allure et les avait vite rattrapés. Leurs jambes s’alternaient rapidement, soutenant le corps, le poussant, le soutenant, le poussant, ainsi de suite. Mashiro salua le duo d’un signe de main digne d’un futur militaire, doigts liés le tout contre la tempe. Il y avait maintenant, devant l’entrée de l’académie, non seulement un gros tas de neige, mais aussi sept enfants âgés entre onze et quatorze ans. A sept, ils auraient vite fait de déblayer le tas qui empêche l’accès au bâtiment. Travail fini, ils retinrent tous leur souffle et Ikari frappa à la porte.
Elle s’ouvrit doucement, laissant apparaître un jeune homme, tout juste majeur, portant des lunettes noire et un long manteau beige. Ses cheveux en mousse, d'un brun très foncé, sa peau très pâle et sa corpulence peu développée ne lui procurait pas un physique étonnant, cependant, une aura charismatique se dégageait de son corps et de ses paroles. Ce type était fait pour diriger, se disait Takedo en le voyant. A moins que ce ne soit propre à tous les ninjas.


[Shino] « Salut les jeunes, moi, c’est Shino. Enchanté. »

Takedo rougit, on ne l’avait jamais salué aussi poliment de sa vie. Même sa mère ne lui avait guère dit plus, aussi loin que remonte sa mémoire. Fasciné, il ne pouvait plus abandonner, ils ne pouvaient plus abandonner, il ne devait pas se relâcher, ils ne devaient pas se relâcher, pas si près du but.
Il a fallu d’un salut, d’une simple considération anodine, d’un simple regard pour changer la vie de sept adolescents. Ni plus, ni moins…

A quoi bon l’argent pour des gens qui sont emplis de bonheur au moindre regard qu’on leur porte ?


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MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Mer 1 Nov - 21:13

Prologue , partie 1 :

Takedo, bâtard d’un quelconque père, et Nya, fille de fermiers, n’avaient rien en commun. Mais comme dit le proverbe, les extrêmes s’attirent. Nya était rentrée deux ans à l’académie plus tôt que Takedo, mais n’avait pas creusé un fossé inséparable. Turbulente et fière, elle ne montrait jamais ses faiblesses, et aimait jouer les gros bras, mais au fond d’elle, elle méprisait sa violence. Takedo, lui, ne se souciait jamais de lui, considérant qu’il avait déjà échappé à la mort lors du cataclysme. Il aimait foncer dans le tas, tête baissée. Ces deux êtres ignoraient totalement l’existence de l’autre. Nya s’était nouée d’amitié avec une jeune fille peu prometteuse, mais amicale. Takedo s’était séparé du groupe, mais avait quand même gardé contact avec son meilleur ami.

C’est sur un coup du hasard que Takedo et Nya se rencontrèrent, firent connaissance, puis créèrent des liens solides…

Après leur réussite à l’examen ninja qui se déroulait à Kumo, eux et trois autres shinobis nouvellement promus Chuunin se rassemblèrent dans une seule et même salle. Elle était ronde, les murs légèrement entaillés, et le pavé en mauvais état lui aussi. Elle ne servait plus qu’au tirage au sort des équipes. Une urne en bois était posée sur une table du même composant. Les trois autres ninjas de moyenne classe avaient des spécialisations bien à part.

Le premier était Ikari lui-même. C’était un jeune adolescent, approchant la quinzaine d’année. Il maîtrisait tous les ninjutsus ayant un rapport avec le feu. Cette affinité avec l’élément Katon lui avait valu beaucoup d’ennuis lors d’une mission à Kiri, mais son sang-froid et sa tempérance l’avaient toujours sortis d’affaires. Il faisait parti de la même équipe que Takedo lorsqu’ils n’étaient que Genin, et ils agissaient en parfaite complicité. Tous les deux étaient les meilleurs amis du monde depuis leur plus jeune enfance, comme ils aimaient se le dire. Il lui plaisait de garder une brindille dans la bouche, il trouvait que ça lui donnait un certain style. Et il n’avait pas totalement tort : beaucoup de filles craquaient pour son attitude et son charisme naturel. Posé, il n’agissait jamais sans retenu et donnait de temps en temps des conseils admirables.

Le deuxième, enfin, la deuxième, était assez âgée. Elle environnait son vingt deuxième printemps, et pourtant, elle gardait la fougue de ses jeunes années. Elle avait l’expérience en plus, et ne se privait pas pour le faire remarquer. Ses cheveux blonds se terminaient en une unique couette qui pendait jusqu’au haut du torse, souvent en zigzaguant. Au bout de cette tresse était accrochée une petite boule en acier peinte en rose, et il lui arrivait de donner des coups de nattes avec cette dernière. Elle portait généralement un collier que son père lui avait offert en tant que porte-bonheur quand elle avait été acceptée à l’académie. Elle se nommait Sikuri, nom qu’elle trouvait agréable à prononcer. Elle recouvrait ses yeux d’une fine lentille, afin d’augmenter la qualité de ses illusions, et utiliser moins de chakra. Une fille très subtile, mais arrogante.

Le troisième et dernier était très spécial. Tashimaru…
Un enfant solitaire qui ne souhaitait aucun contact, si ce n’est avec sa famille. Il méprisait le travail en équipe, préférant agir seul. Sa force de frappe le convainquait que personne ne pourrait jamais l’égaler. À ce jour, il n’avait subi que les défaites que son instructeur s’obligeait à lui donner, afin qu’il garde la tête froide. Ses yeux rouges, non sans spécificité, était très utiles et utilisés. Sa carrure l’aidait aussi à remporter les combats psychologique face à ses adversaires. A première vue, il ressemblait au parfait macho, mais en réalité, il était assez timide et réservé. Le jour du tournoi Chuunin était aussi celui de sa majorité. Il avait eu un très beau cadeau d’anniversaire.

A cette époque, Takedo et Nya avait tous les deux atteint leur seizième année. L’adolescent, tout comme son ami Ikari, s’était spécialisé dans le ninjutsu. Cependant, il n’avait pas le même talent dans les sorts enflammés. Il se rattrapait en déployant un arsenal d’armes, une agilité et une habileté étonnants. Nya, elle, préférait les soins au combat, ayant choisi la puissante voie de la médecine. Elle était tout à fait capable de se défendre, comme elle l’avait prouvé pendant les matchs du tournoi. Pour elle, sa promotion la réjouissait énormément car cela signifiait une moins grande restriction alimentaire pour elle et pour sa famille. Elle comprenait aussi que les risques lors des missions étaient plus grands, et d’un côté, ça l’excitait.

Le silence se faisait pesant dans la salle, les shinobis attendant un ordre d’un supérieur. Ils avaient tantôt reçu une convocation. Ils espéraient tous ne pas avoir à passer trop de temps enfermés à l’intérieur du bâtiment. S’il y avait un point commun entre tous les membres de la pièce, c’était le désir de liberté et pouvoir respirer le grand air. La paix fut rompu par des bruits de pas sur le sol. La porte de la salle s’ouvrit et laissa apparaître un homme tout de noir vêtu.
Grand de deux petits mètres , un peu balafré de cicatrices, il portait un manteau en cuir qui lui descendait jusqu’aux chevilles. Ses gants n’étaient pas verts, comme d’ordinaire, mais bel et bien noirs. On aurait dit quelqu'un s'apprêtant à torturer un condamné à mort.
Nya le reconnut, pour l’avoir déjà vu lors de rassemblements importants, comme étant le chef des services secrets actuels. L’homme ouvrit la bouche. Sa voix imposait le respect, lourde et grave.


[Chef des services secrets] « Bonjour et bravo à vous cinq. Comme vous pouvez le constater, vous n’êtes pas très nombreux cette année. Aussi, vous avez connaissance de votre nouvelle équipe : les gens qui sont dans cette salle sont vos coéquipiers. Le nom de code de votre équipe sera « Tempête de feu ». Cette année, il n’y aura pas de tirage au sort. Maintenant que vous en êtes informé, vous pouvez disposer. J’espère ne pas avoir été trop long. »

Lorsque l’homme se tut, les membres de la nouvelle équipe se regardèrent et se défigurèrent les uns après les autres. Au moins, le discours avait les qualités d’être bref et précis. Le plus gradé sortit de la salle, laissant les nouveaux promus seuls. Takedo se leva de son siège et s’étira discrètement.

« Enfin libre… » dit-il en faisant craquer les ossements de sa nuque et de ses doigts.

Son équipe l’approuva. Ils allaient bientôt recevoir leur convocation pour une mission, ils en étaient sûrs, alors ils décidèrent d’une réunion pour se mettre au point au niveau de l’organisation…
Pour Konoha, ce n’était qu’une équipe de Chuunin supplémentaire, mais pour Takedo et Nya, c’était le début d’une relation de confiance qui allait aboutir au mariage, a une vie de couple, puis plus tard encore, a un nouveau-né…

Au cours des trois années qui suivirent leur passation au grade de Chuunin, l’équipe « Tempête de feu » enchaîna les missions à une cadence peu fréquentes. Toujours prêts et toujours en forme, les shinobis ne se sentaient eux-mêmes uniquement lorsqu’ils étaient sur le terrain. C’était dans leur nature. Il y avait quelque fois des altercations entre Tashimaru et Ikari, mais ils étaient souvent remis en place par le reste de l’équipe.
Lors de cette dernière année, Takedo et Nya se fiancèrent, après des opérations toutes plus dangereuses les unes que les autres. Ils avaient alors dix neuf ans et étaient en pleine possession de leurs moyens. Nya était devenu un médecin réputé et brillant, pour avoir écrit un livre à propos des différents symptômes suite à une blessure dûe au chakra. Takedo, lui, après avoir brillé lors des multiples missions qu’on lui confiait, s’était vu muté avec son camarade Ikari dans une équipe de grade supérieur.

Ce changement de fonction et d’équipe n’avait ni abîmé ni restreint le lien d’amour qui unissait les deux personnages. Ce sentiment ne pouvait être détruit que dans la mort... et encore. Les tourtereaux se plaisaient et avaient réussit à bâtir une énorme confiance et un gigantesque espoir en l’autre. Leur ami Ikari était tout aussi content que ses amis aient trouvé l’âme sœur. Lui même recherchait désespérément, la femme qui le comblerait de bonheur. Mais frugal, il ne tenait pas longtemps après avoir trouvé une compagne, et passait souvent trop vite au stade supérieur. Les fiancés, eux, avaient pris une importante décision dans leurs vies.

A l’âge de vingt et un ans, le couple se maria avec comme invités les plus importants la joie et la bonne humeur. Leurs amis étaient eux aussi présents et avaient animés la soirée. C’était une fête réussie sans aucun doute. Mais c’est bien connu : le mariage, c’est l’art de régler à deux des problèmes qu’on aurait jamais eu seul… L’avenir annonçait le pire.

La suite s’était enchaînée très rapidement : Nya fut transférée dans l’un des principaux hôpitaux de Konoha et Takedo a été muté à des hauts postes administratifs, tous deux retirés des escouades à cause de leur âge. En effet, le couple avait atteint le quart de siècle, et leur corps était éprouvé par toutes les missions exécutées à l’extérieur du village. Ils avaient vécu quatre années superbes, l’amour les rendant aveugles aux problèmes internes à la cité et aux différents pouvoirs qu’y trônaient à la tête du village.

En effet, leur allié, le village de Kumo s’apprêtait à lancer une offensive de grande envergure sur Kiri, bien décidé à renverser la ville qui s’était affaiblie à cause de son chef pathétique. Leurs espions étaient déjà infiltrés dans la ville. Si Konoha devait prendre part à l’assaut, ses relations avec l’étranger seraient considérablement affaiblies, car elle se ferait passer pour un pantin de Kumo. Cependant, si elle n’y envoyait pas ses forces, l’accord avec la cité de l’éclair serait rompu, et elle se priverait d’un allié de choix. Cruel dilemme. Les politiciens étaient partagés, mais certains extrémistes qui voyaient là une chance de s’enrichir, n’empêcheraient pas quelques tragédies d'arriver aux opposants.
Le village était en proie à un morcellement interne, dû à une cupidité sans faille, et à une inhumanité hors norme.

Takedo est l’espoir. Après sa nomination en tant qu’intermédiaire de l’Hokage et du Raikage, il démontra une facilité à dialoguer et à trouver les accords les plus intéressants, avec une aisance déconcertante. Son talent pour la diplomatie lui valut une rapide affectation au poste de ministre des affaires extérieures. Takedo tentait de consolider les relations entre Konoha et Kiri, en vue d’une alliance possible et d’une réconciliation avec Kumo… La chance tourne cependant, et l’apogée de sa vie ne durera pas lonptemps.

¤o¤o¤o¤o¤o¤


Pendant ce temps, dans une vaste salle circulaire, close, sombre, se tient une personne, parlant à son ombre. La silhouette était grande, vêtue d’un costume révélant un statut riche, une canne à la main. Elle commença à lire à voix haute, seule.


« Nom de code : ‘Tourment’.
Fonction : Tueur à gage.
Contrat temporaire : assassinat de Mizuchin Takedo et de toutes les personnes qui viendraient empêcher ce contrat d’aboutir.
Durée du contrat : deux jours.
Employeur : inconnu.
Récompense : immense. »


Il ricana faiblement, mais aucune réponse ne vint. C’était normal d’ailleurs, la salle était vide de toute présence. Enfin, Ikari l’espérait. Caché dans le sol, grâce à un sort de terre, il épiait le fameux personnage. Cet homme s’appelait Sosumi, il était le secrétaire d’un personnage riche, contrôlant une entreprise basée sur la production d’armes, mais surtout, il était le petit garçon abandonné par la bande, lorsqu’ils étaient enfants. Pour eux, la guerre était un moyen de gagner énormément d’argent en un minimum de temps. Ikari avait eu raison de le suivre. Maintenant, la chose était sûre : cet homme était prêt à tuer pour qu’une guerre éclate. Il préféra rester en observateur encore un moment avant d’agir. Il fallait dire que le comportement du personnage était plus qu’étrange.

Une personne apparut soudainement, sortant de son invisibilité temporaire. Il était vêtu d’une combinaison qui recouvrait tout son corps. Elle était bleue et noire, sans épaulette, et il portait une lame papillon de grande qualité dans son dos, un masque arborant des sigles inconnus sur le visage. Il émanait une aura terrifiante et rien que sa présence oppressait le shinobi, pourtant sûr de son niveau et de ses qualités.


[ ? ? ?] « C’est intéressant…»

L’autre lui tendit le papier, l’unique preuve du complot. Le Jounin se demandait comment pouvait-il s’en emparer autrement que par la force… Dans tous les cas, il devait revenir pour faire son rapport et informer Takedo. Sinon, la conspiration pourrait avoir des fins dramatiques pour Konoha. Ikari pensait sincèrement que cette guerre était loin d’être utile, et que, causant plus de morts qu’autre chose, elle ne ferait que nuire aux deux villages.

[Sosumi] « Une dernière chose, « Tourment ». Il semblerait que quelqu’un d’autre que nous deux soit dans la salle. Considérons, s’il vous plaît, qu’elle se met en travers de l’exécution de votre contrat. »

[Tourment] « Cette besogne supplémentaire sera gratuite…pour cette fois. Je ne laisse jamais personne me voir. »

Puis il sortit sa lame papillon, et ricana sadiquement…


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MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Dim 3 Déc - 12:52

Prologue, partie II :

Le soir tombait sur la charmante ville de Konoha. Les nuages recouvraient en partie un ciel azur qui commençait à virer vers le rose, dû au coucher de soleil. La fraîcheur d’un soir d’été était au rendez-vous, offrant un temps agréable aux habitants du village caché de la feuille. Les romantiques aussi étaient présents, assis sur un banc du parc, à admirer le coucher de soleil, main dans la main. Les arbres étaient resplendissants, couronnés de leurs feuilles et de leurs fleurs de toutes les couleurs.
Takedo, lui, rentrait d’une journée de travail comme les autres : fatiguante et ennuyante. Cependant, aujourd’hui, les rapports avec Kiri no Kuni s'étaient détendus, de telle sorte qu’ils avaient même réussi a convaincre le Mizukage de l'époque de venir signer un traité de paix avec Konoha. La diplomatie Kuméenne s’opposait fortement à ce genre de contrat passé avec l’ennemi, mais elle n’eut pas son mot à dire. Certains hauts placés, comme le Hokage ou les membres du conseil (dont Takedo), étaient au courant de la guerre surprise qui s’annonçait entre Kumo et Kiri. Et c’est pourquoi, ne voulant pas s’affaiblir dans un affrontement qui ne les mènerait à rien, une tentative de réconciliation avait été élaborée. Autant leurs rapports s’amélioraient en flèche avec la Brume, autant les nuages lançaient leurs éclairs sur des arbres sans défense…

Empruntant le chemin le plus court pour rentrer chez lui, Takedo passa par la ruelle de l’hôpital. Sa femme devait encore être à l’intérieur en train de sauver des vies. Elle était vraiment formidable, il avait épousé une femme exceptionnelle se rappelait-il tous les jours. De bonne humeur, il s’aventura dans la clinique. Il s’avança vers la préposée à l’accueil…


[Takedo] « Bonjour Kin, pourrais-tu me dire ce que fais ma femme actuellement ? »

Kin était une jeune fille qui n’avais pas reçu de formation militaire. Si elle travaillait en tant que préposée, c’était non seulement parce qu’elle aimait le blanc et l’odeur du chloroforme, mais aussi parce qu’elle n’avait trouvé aucun autre travail. Celui-ci lui convenait à merveille : les journées étaient longues, à cause du travail de nuit, mais elle était bien rémunérée. De plus, elle avait fait la connaissance de Nya et par conséquent de Takedo. Et qui dit Takedo dit Ikari, son meilleur ami. Kin était une gentille fille un peu naïve sur les bords, mais très aimable et patiente. Pourtant aujourd’hui, elle semblait à bout.
L’infirmière regarda le ministre dans les yeux, les larmes au coin.


[Kin] « Elle…elle est salle de réanimation… » elle essuya un sanglot.
« C’est… Ikari… »

Il y eut comme un déclic. Le temps s’arrêta, interrompant son cours habituel. Reprenant d’un point de départ quelconque, il montrait au ministre des images diverses, de tout temps, mais le représentant toujours avec Ikari. Se tenant par le cou, se serrant la main, souriant, se battant, toute leur jeunesse n’avait été qu’amitié. Ils avaient partagé leur vie, ils avaient partagé leurs passions, ils avaient partagé leurs rêves…mais ils ne pouvaient partagé leur mort.
Takedo n’attendit pas un instant, et déposant ses affaires sur le sol, courut vers ladite salle. Son costume de réunion le gênait considérablement dans ses mouvements, il était serré et les épaules ne pouvaient bouger correctement. Son cœur battait fort, envoyant du sang qui pulsait à ses tempes, de plus en plus gonflées. La sueur s’imprégnait dans sa chemise blanche et sa cravate volait à côté de lui. Son souffle était de plus en plus court. Il avait perdu ses aptitudes physiques, après plusieurs années loin des combats et des dangers. Il n’arrivait plus à courir longtemps, il s’était snobé dans ses affaires et aujourd’hui, son ami de toujours était dans un état critique.

Haletant, il arriva devant la double-porte blanche, illuminé d’un cadran rouge. Il y avait du bruit à l’intérieur, des hurlements et des toussotements… Des bruits de pas se faisant entendre. Des personnes angoissées, voire affolées, semblaient tourner en rond. N’importe qui aurait pu entendre la trajectoire en cercle des marcheurs, même un novice. Il y eut un cri. A n’en pas douter, c’était la panique à l’intérieur de la pièce… et ce l’était aussi à l’intérieur de Takedo.
S’il ne l’avait pas envoyé en mission de filature, il ne serait pas dans cet état. C’était en partie à cause de lui si son meilleur ami se retrouvait dans cet état. Sosumi y était aussi pour quelque chose, bien sûr, mais dans l’état actuel des choses, Takedo ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, et le seul coupable à réprimander n’était autre que sa personne. Toutes ses précautions pour s’assurer sa survie avaient tournées au vinaigre, et Ikari s’en repentait maintenant. Une question lui trotta dans la tête… Et s’il mourait ?…


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Nya marchait paisiblement dans les couloirs de son hôpital, un petit calepin à la main. Aujourd’hui, elle avait renvoyé chez elle une dame atteinte de leucémie. Cette maladie du sang cancérigène et dangereuse se traitait de manière spéciale. Il fallait lui injecter par dose constante du chakra mélangé à de l’eau afin d’empêcher les cellules malades de proliférer. Défectueuses, ces dernières affaiblissaient le système de protection de la victime en déformant les globules blancs. Malheureusement, ce traitement coupait toutes les cellules qui se renouvelaient rapidement. Un peu comme un jardin, où de la mauvaise herbe poussait : elle venait de passer la tondeuse et attendait que l’herbe repousse, après avoir mis de l’engrais et planté des graines. La dame, qui avait dû perdre ses cheveux, était en aplasie totale, soit des défenses immunitaires inexistantes. La moelle osseuse allait reproduire des cellules correctes, et la dame serait hors de danger. C’était un travail éreintant, mais sans cela, cette femme serait morte. Aujourd’hui, elle avait passé un cap important et pouvait rentrer chez les siens, profiter de nouveaux de la vie.

Elle descendit à l’accueil où elle rencontra Kin, souriante comme toujours. Le téléphone sonna, par trois fois, avant que la main gracieuse de la préposée ne s’en empara. Kin aurait préféré que ce coup de fil n’ait jamais existé, elle aurait tant aimé que ce ne soit pas sa main qui ait prit le combiné ni sa bouche qui ait répondu à l’appel. La voix qu’elle entendit lui glaça le sang. Elle enclacha machinalement le haut-parleur.


[ ? ? ?] « Un petit cadeau pour Takedo Mizuchin et sa femme dans l’impasse de la rue Sa’Kyo. Je vous conseille d’être rapide et d’amener des ambulanciers, hin hin. »

Puis la ligne fut coupée. Nya avait les yeux écarquillés, le cœur battant à la chamade. Une bouffée de chaleur prit possession de son corps, et le rouge lui monta aux joues. Une goutte de sueur perla de son front lorsqu’elle tourna la tête vers Kin, qui elle au contraire était livide, le téléphone toujours en main . Pendant quelques secondes, rien ne se passa, comme si l’on avait ralentit les deux personnages. Et elles restèrent là à se regarder, les yeux dans les yeux. Puis le court du temps redevint normal et elles récupérèrent leur fonction cérébrale et s’activèrent. Nya se retourna et cria dans l’hôpital.

[Nya]« On se dépêche ! Une ambulance rue Sa’Kyo, quartier nord. Brancardiers ! »

Une équipe de quatre médecins se regroupa rapidement, tout de blanc vêtu et une croix bleue, emblème de l’hôpital, sur le front. Ils disparurent dans un nuage de fumée aussitôt les instructions données. Nya frappa du plat de la paume sur le bureau d’accueil.

[Nya]« Qu’est-ce qui se passe, bon sang? »

Immobile mais tremblante, la directrice de l’hôpital n’avait plus la force ni l’envie de marcher. Alors elle attendit, debout, l’arrivée de la « surprise », anxieuse. Imaginant le pire, des larmes lui coulèrent sur les joues. Kin tenta de la rassurer en lui disant que ça pouvait être un canular peu drôle d’enfants gâtés. Mais elle savait, même si sa patronne ne répondait pas, ce qu’elle pensait de cette hypothèse.
Impossible.
La voix venait d’outre-tombe et gelait le sang des têtes brûlées les plus coriaces. Quel gamin pouvait imiter ou posséder un timbre aussi effrayant, atrabilaire et misanthrope ? La réponse était claire : aucun. La menace était réelle, et Nya sentait une épée de Damoclès tourner au dessus de sa sérénité, près à la trancher en deux comme on coupe un grain de riz.

Les gardes-malade arrivèrent en tohu-bohu, poussant la porte, un blessé grave sur la civière, teintée de rouge. Nya se détacha du meuble et accouru aux côtés des arrivants. Lorsqu’elle vit le visage du mutilé, elle mis sa main devant les bouches et poussa un cri d’affolement. Les yeux embués, elle reconnut son meilleur ami, couverts de contusions et baignant dans son sang.
Ce n’était pas le premier corps qui arrivait dans cet état dans son hôpital, mais Nya ne pouvait pas se résigner à l’idée qu’Ikari trônait dans le brancard, statique et les battements de cœur irréguliers. Kin pleurait déjà à chaudes larmes, ce qui ressaisit la dirigeante. Elle se mit du baume au cœur en pensant qu’il n’était pas trop tard, et repris sa fonction, plus décidée que jamais.


[Nya]« Déplacez-le en salle d’opération d’urgence, amenez le matériel de réanimation et faites venir des médecins libres. Je veux les deux meilleurs, qualifications, niveau d’études, parcours, opérations difficiles réussies, je veux les plus performants. Je ferai moi-même l’opération ! Ikari, je vais te sauver, restes avec moi… »

[Nya]*Je ne sais pas qui nous a appelé, mais il se trompe sur un point. Je sauverai Ikari. *

La porte d’urgence se referma, après l’entrée des médecins et aides soignants. L’icône d’opération vira au rouge, et plus aucun son ne sortit de la pièce…

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Sosumi s’avança dans la triste pièce en piteuse état après le combat qui avait opposé Ikari et l’assassin. Il remit en place sa cravate et déplissa sa chemise d’un coup de main. Il se redressa et s’avança vers l’homme en combinaison. Sa démarche était lente et posée, celle d’un homme fier de lui.

[Sosumi] *Ikari, tu es rayé de la liste des vivants. Ta mort me fait succomber de plaisir. Voir ton visage émietté et sanguinolent, c’était jouissif… hinhin.
Ahhh, tu n’as pas intérêt à survivre… Ohhh que non…
Quelque chose me turlupine néanmoins. Pourquoi Tourment a-t-il téléphoné ? On aurait de toutes façons retrouver le corps au petit matin, rue Sa’kyo… *


Il mesura bien ses paroles et s’adressa au meurtrier sur un ton délicat et mielleux comme il savait si bien s’y prendre. Sosumi s’était fait remarquer dans le monde des escrocs grâce à sa capacité à dissimuler ses vraies pensées.

[Sosumi] « Tourment, pourquoi avoir communiqué la position du corps à la femme Mizuchin ? »

L’homme releva la tête et fixa de derrière son masque mortuaire le secrétaire. Sosumi dévia faiblement le regard : il lui était impossible de croiser le regard du tueur. Ses yeux semblaient rouge et ses pupilles s'avéraient si petites que sa férocité n’en était que grandie…
Il se leva et laissa retomber ses épaules, remontant ses pectoraux. Son armure fine et étincelante, reflétait le plus petit rai de lumière de la pièce. Il passa sa main au dessus de son armure, et son esthétique changea du tout au tout.


[Tourment] « Le nom que tu m’attribues ne prends son véritable sens que si ma proie fond dans un désespoir et une folie absolues avant de rencontrer la mort. Ikari n’est que le début de mon terrible dessein. Ils comprendront avec son trépas que rien ne peut les sauver et vont vivre dans l’attente de la mort. » Ses aspects continuèrent leur mutation. « C’est uniquement à ce moment que je frapperai, lorsqu’ils seront dans l’anxiété la plus complète, et je te décrirai leurs visages horrifiés au moment de leur décès. » Il continua de bouger sa main au dessus de sa protection, troquant ses apparences contre d’autres. « Toutes ses images reflète mes anciennes victimes. Cette combinaison merveilleuse me permet d’enregistrer parfaitement le physique des individus pris pour cible. C’est pourquoi je préfère le surnom « d’assassin aux mille visages ». »

Sosumi déglutit. Son mercenaire était bien lugubre et sinistre, mais même s’il était compétent, il n’avait pas le droit de faire échouer la mission pour son simple ego.

[Sosumi] "Mais ne risque-t-il pas de renforcer sa protection?"

[Tourment] " Et quand bien même ce serait le cas, pourquoi crois-tu que ça fait une dizaine d'années que les Anbus me recherchent?... Le nom est quelque chose de divin. Celui que tu viens de me donner, n’est qu’une de mes facettes, mais je vais l’exploiter à tel point que sa simple évocation fera trembler les plus braves, tomber des cités, et déposer armes à terre aux armées…"

Les deux silhouettes furent pris d’un rire machiavélique qui emplit la salle d’une ambition aveuglante.

___________

Takedo tournait en rond devant la salle d’opération, les larmes aux yeux et imaginant le pire. Ses doigts étaient pris d’une nervosité sans précédente. Il n’arrive pas à se calmer. Si Ikari avait été blessé, c’est probablement lorsqu’il filait Sosumi. Ce dernier avait donc engagé un mercenaire de niveau supérieur à celui de son ami. Son cœur lui faisait mal contre sa poitrine. Il avait peur…
Soudainement, une voix retentit à l’intérieur de la salle.


[ ? ? ?] « IKARI ! »

[ ? ? ?] « Calmes toi Nya, il est mort depuis longtemps ! Tu le sais très bien ! »

[Nya] « Non ! Tu mens ! ! Il n’est pas…il n’est pas…mort. »

[Médecin] « Le poison dans son corps était incurable. On a fait tout ce qu’on a pu. Je suis désolé pour toi. »

La double porte s’ouvrit et le boîtier lumineux s’éteignit. Un grand médecin sortit, il portait des lunettes protectrices et épaisses, un livre à la main et un masque autour du cou. Il remarqua Takedo qui le dévorait des yeux. Il secoua la tête et le ministre s’effondra en larmes, au sol.

[Médecin] « C’était impossible de le sauver. Les blessures n’étaient pas trop nombreuses, mais dans son corps circulait un venin inconnu. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais quiconque ingurgite ce poison, est condamné… »


Dernière édition par Darok le Dim 6 Avr - 15:26, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Dim 4 Fév - 17:10

Interlude :

Nom : Kempachi
Prénom : Taoshi
Taille : 1 m 59
Age : 38 ans
Epoque : 78 – 128 après le premier Hokage.
Age du décès : 50 ans.

Caractéristiques physiques : Taoshi est petit. Sûrement un problème de croissance, voire une musculation trop poussée pendant sa jeunesse dont a résulté une malformation osseuse. Il s’est arrêté de grandir un peu avant la quinzaine, et depuis, n’arrête pas de complexer sur sa stature. Sa petitesse ne l’a cependant pas gêné dans son parcours militaire, et il occupe à l’âge démesuré de 38 ans la place de lieutenant dans une unité stratégique d’élite. En outre, il impose fortement le respect parmi les gradés et les habitants du village de la brume, et côtoie les membres du conseil et de temps en temps le Mizukage lui-même. Il porte son bandeau autour de la taille et porte généralement des habits rayés verticalement, afin de se faire passer pour plus grand. Il maîtrise un Genjutsu de haute volée et sait adapter ses capacités en fonction de la situation.

Caractéristiques mentale et psychologique : Taoshi se soucie très fortement de sa taille. Il s’irrite souvent et rapidement à ce sujet sauf lorsqu’il s’agit de sa femme, qu’il chérit plus que tout. Il voudrait lui faire des enfants, mais stérile, il en est incapable. Cette impossibilité de donner la vie se métamorphose en une tristesse débordante et prends peu à peu le pas sur sa jovialité naturelle. Accumulée à l’âge, elle transforme le personnage, passant par toutes les humeurs possibles et imaginables. Il devient de plus en plus fermé sur le monde, plus égoïste, moins attentif. L’homme aimerait partir à la retraite, mais il y a comme un vide dans sa vie, il manque une personne. En attendant, il tente de combler ce manque en restant dans le corps d’armée. Sa femme voudrait adopter un enfant, mais Taoshi s’y refuse, espérant un jour un miracle, un cadeau du ciel afin d’avoir leur progéniture.

J’ai trente-huit ans. Ce n’est certes plus la fleur de l’âge, mais j’ai encore des capacités dans mon corps rabougri et je le sais. On peut dire ce que l’on veut, mais Kiri n’est pas à son apogée. Le Mizukage est faible et les politiciens tenaillent la ville. Heureusement, un dénommé « Démon de Kiri » régit nos troupes : c’est un valeureux combattant, détenteur du titanesque Kubikiri Houcho. C’est un leader hors-pair, et je suis sûr que le Mizukage le nommera à sa suite.
Même si le calme plat règne dans nos ruelles, je ne suis pas dupe. Nos relations sont tendues avec le village de la foudre et je crains un accrochage entre nos deux nations. Nous, soldats, en sommes bien conscients, mais eux, les chefs, semblent ignorer totalement ces faits. Zabuza est de notre côté, et je crois qu’ainsi nous sommes capables de nous protéger de la foudre.

Le village de la feuille, allié à Kumo a récemment demandé une armistice entre nos deux pays, et les dirigeants ont décidés de partir pour Konoha afin d’y sceller le traité. Je ferai parti de l’escorte.
Il y a peu, le tournoi Chuunin a été annoncé. Sa date est prévue pour dans moins d’un mois, ça promet d’être intéressant. Cette année, à Kiri, plusieurs grandes familles se départageront, au cours de la dernière épreuve, je suppose.

Quant à moi, je rentre à la maison, et je vais devoir expliquer mes blessures à ma femme. Je reviens d’une mission de rang C aux abords du fort à la frontière du pays. On y aurait vu des brigands. Lorsqu’on a constaté que ces impétueux maîtrisaient les arts ninjas, on a classé l’expédition dans le rang B. Je me suis, par mégarde, pris un coup de katana dans l’épaule. Le médecin de l’équipe, talentueux, n’a en revanche pas pu me guérir totalement par manque de chakra. Il est temps de me faire gronder à cause de mon manque d’attention. C’est un signe de l’âge ça, la perte de réflexe dans des situations dangereuses et oppressante. Elle va me faire la morale, me dire d’arrêter ce métier car je suis trop vieux, je vais la contredire, elle va me faire la gueule, je vais tenter de la consoler, et demain tout ira de nouveaux pour le mieux. C’en devient lassant tellement c’en est prévisible.
Mais perdu dans mes pensées, je ne me rends même pas compte que je suis déjà devant chez moi. Un court instant j’hésite à rentrer maintenant…Ne devrais-je pas plutôt aller à l’hôpital afin de me guérir entièrement. Ça éviterait les conflits. Est-ce que j’y vais ? J’y vais pas ?…

Allez, j’y vais.


[Yusui] « Ah, te voilà. Je t’attendais. J’ai besoin de te parler. » cria ma femme en ouvrant la fenêtre de la bâtisse.

Trop tard, j’aurai mieux fait de m’enfuir plus tôt. Instinctivement, je me dit que cette fois, je ne m’en sortirai pas aussi facilement que d’habitude. J’ouvre la porte en bois lentement, afin de faire une entrée en douceur, mais la maudite grince sur le sol et mes cheveux se hérissent à ce son crispant.
Belle comme à son habitude, ma femme me dévisage. C’est insensé, j’arrive à être froid, implacable lorsque je suis ninja, mais quand je deviens mari, mon visage trahit toutes mes émotions. Impensable. Toutes ces années de pratique pour en arriver là ? A partir de là, pas difficile de deviner que je suis anxieux. Yusui me regarde attentivement, se doute qu’il y a quelque chose qui ne va pas, mais elle ne dit rien.

Là, je m’étonne.
Elle ne m’a pas habitué à cela. Que faire ? Quelle réaction adopter ? Je me retrouve immobile, sans savoir que dire, face à la femme que j’aime. Monotone, elle balaie le carrelage de la maison. Elle ne daigne même pas me remarquer. Tout à coup, elle haussa le ton.


[Yusui] « Taoshi, il paraît que tu vas escorter le Mizukage à Konoha ? »

J’acquiesce, c’est en effet la vérité. Nous serons une trentaine, et avons chacun notre permis de séjour, d’achat comme de vente. Le pays de la Feuille a été très raisonnable à ce sujet. Un grand politicien régit là bas nos relations. Il s’appelle Mizuchin Takedo, un nom plutôt propre à nos contrées. J’attends la suite.

[Yusui] « Tu sais, à Konoha… est-ce que tu… enfin, tu sais, ce dont on a parlé si souvent. »

« Non, c’est non, Yusui. »

[Yusui] « Mais pourquoi ? Il paraît qu’il y a un orphelinat très grand à Konoha ! »

« Je ne vais pas adopter un enfant sans toi quand même! De plus, si l’on adopte un enfant de Konoha, qu’en pensera la communauté ? »

[Yusui] « Tu es sérieux quand tu parles là ? Tu te fous de moi ? Tu dis ça pour me contredire, n’est-ce pas ? Ce n’est pas possible de penser à l’avis des autres quand on aborde ce sujet.
Tu… tu es vraiment… trop égoïste ! »
dit-elle en éclatant en sanglot.

« Ecoutes, Yusui. Je sais que tu aimerais vraiment avoir un enfant, tout comme moi, mais je préférerai que se soit le notre. »

[Yusui] « Et comment ? ! » dit-elle en larme. « Tu es stérile ! Fais toi à cette idée ! Moi, si tu pouvais me faire ce cadeau... Moi...Je...Je veux un gosse ! J'en veux un !» Elle lâcha son balai et se colle à moi, sanglotant. Elle s'aggripe à mes vêtements. Je ne l’avais jamais vu aussi fébrile. Il faudrait peut-être que je change d’attitude… Après tout, je l’aime. Je me résigne, sa vision m’horripile. Je ne veux pas la voir souffrir. Ma main passe dans ses cheveux, machinalement. Je l'aime.

« Yusui… je verrai. Si j’en ai le temps, je te promets de passer jeter un coup d’œil à l’orphelinat. »

Tout à coup, elle arrête de sangloter. Elle n’essuie pas pour autant ses larmes et vient se blottir contre moi. Elle est prise d’un hoquet.
Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire.
Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais plus quoi dire.

Il faut vraiment que je change d’attitude. Je me mets à mon tour à verser une larme, silencieuse.


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Abattu. Dépité. Dégoûté. Ruiné. Démoralisé. Les termes sont nombreux. Le sens reste presque le même. A genoux, implorant Dieu – s’il existe - Takedo, le visage en larme, ne peux plus parler. Immobile, devant la salle d’opération d’urgence, plus rien ne semblait compter pour lui. Dans la pièce gisait le cadavre de son plus ancien, de son meilleur ami, Ikari. Ils avaient été vagabonds, shinobis, amis, séparés. Triste et cruelle est la destinée. Sa tête devient lourde, et se penche naturellement vers le bas. Qui fut la vraie victime de l’assassinat de Tourment : Ikari ou Takedo ? Et qui fut le véritable assasin d'Ikari : Tourment ou Takedo ?

Peut-être bien que Takedo avait été à la fois meurtrier et victime.

Nya, elle, adoptait à peu près la même attitude et posture que son conjoint. Complètement effondrée, elle pleurait à chaudes larmes. Le mort leur pesait sur les épaules, comme si la fatigue et les blessures qu'ils avaient essuyés depuis leur naissance venaient tout juste de se rappeler à leurs souvenirs. Juste quelques jours après la fin de son congé maternité, elle était déjà éprouvée. Que penseraient les gens de l’attitude d’un membre du Conseil et de la gérante du plus célèbre hôpital s’ils les voyaient ? A vrai dire, l’un comme l’autre, les Mizuchin n’y songeaient pas. Des images du défunt leur revinrent en mémoire, et plus nombreuses, les larmes affluèrent à nouveaux.

Les médecins tentent de les relever, mais aucun des deux ne peux plus bouger le petit doigt. Ils essayent de les remettre sur pieds, de les consoler, mais rien ne leur enlève la peine qui est la leur. Ils finiront bien par s’en remettre, pensèrent les soignants, et les déposèrent sur des bancs. Ils ressemblaient à des automates, sans réaction, livides. Rien ne les changeait.

Des heures durant, ils restèrent là, le regard vide. Personne ne venait les déranger, personne n’osait les déranger. Côte à côte, plus proches de l'attitude de mannequins que d’e celles d'êtres humains, leur mains s’entrelaçaient. Takedo fut le premier qui revint à la raison, les souvenirs submergeants s’étant arrêtés d’affluer. Il mit sa tête dans ses mains, et se remis à pleurer, toujours silencieux. Pas un son n’était sorti de sa bouche depuis plusieurs heures. Il se leva, tout aussi silencieux que ces derniers temps, appuya une main ferme sur l’épaule de sa femme, qui revint à son tour à la réalité. Ensemble, chagrinés, « tourmentés », ils rentrèrent vers leur domicile, recroquevillés l’un contre l’autre. Personne ne leur adressa la parole, pas une seule fois.

La police avait atteint la rue Sa'Kyo, mais l'enquête ne semblait pas progresser.

Ils sortirent de l’hôpital, l’adjoint de Nya ayant pris la relève. Il faisait plutôt chaud dehors, un temps radieux aussi, les étoiles étaient visibles et aucun nuage ne couvraient le ciel obscur. Combien de temps avaient-ils passé « inconscients » dans l’hôpital. La fatigue les assaillaient, lorsqu’ils ouvrirent la porte de leur maison. A l’intérieur, il y avait un silence de imperturbable. Takedo alluma la lumière, et fut surpris un temps, voyant devant lui une silhouette féminine. Sikuri se tenait là assise sur une marche d’un escalier en bois vétuste. Elle semblait ennuyée. Elle se leva en direction du ministre.


[Sikuri] « Tout va bien, il dort là haut, Takedo-sama. »

« Ne m’appelle pas ainsi, Skuri-san, tu as oublié que nous étions dans la même équipe avant. » la supplia-t-il une fois encore. Sikuri avait perdu son attitude arrogante. Trop âgée pour continuer la voie de l'ombre, elle était désromais nourrice che les Mizuchin.

[Sikuri] « Non, mais les choses ont changé. Je ne peux plus me permettre les mêmes appellations qu’auparavant. Nous ne sommes plus les mêmes que dans le passé. »

« Alors, à partir d’aujourd’hui, ou tout au moins, juste aujourd’hui, reparlons du passé, ensemble. »

Sikuri sembla interpellé par l’attitude du ministre, elle hésita avant de demander.

[Sikuri] « Mais que s’est il passé, Takedo-sama ? »

Plus personne ne dit mot, le silence pesa, lourd, sur les épaules des habitants. Takedo baissa les yeux, mimique indiquant qu’il se remémorait une bribe du passé. De son passé. Sikuri remarqua sans difficulté qu’elle venait de poser une question tabou, et se demanda si changer de sujet pourrait effacer cette erreur. Le ministre reprit la parole relevant la tête, triste et grave à la fois.

« L’important, c’est que vous vous portiez bien, tous. Bientôt, je mettrai fin aux troubles qui assaillent notre pays : le Mizukage va venir, nous signerons une armistice. Nous vivrons en paix. Enfin… » Hochant la tête Sikuri répondit par l’affirmative. « Je vais voir, mon fils. Nya, ne sois pas si troublée. Tout ira pour le mieux. Je ferais payer l’homme qui a fait cela. Par tous les moyens. Légaux… ou illégaux. »

Sikuri, toujours ignorant le drame, commençait à sérieusement angoisser. Tout en sachant que les Mizuchin ne répondraient sûrement pas, elle tenta alors de détourner sa question.

[Sikuri] « Takedo-kun. » Suite à l’appellation de son ancienne coéquipière, l’homme se retourna promptement. « Tu voulais parler du passé ensemble. J’accepte. Et en souvenir du passé, je t’en prie, dis moi ce qui se trame. » Sa voix se voulait implorante, triste, émouvante. Mais elle était bien plus que ça. Profonde, troublante, touchante, le ministre en eut la vue embuée. S’il y avait une personne à qui se confier dans ce monde sanglant, il s’agissait bien d’elle. Nya le savait, elle aussi émue et en proie aux larmes.
D’une même voix, d’un ton monocorde, brisé, le couple répondit.


« Ikari est mort. »

La phrase fut plus accablante que la plus accablantes des sentences, plus déplorable que la plus déplorables des pertes. Un instant, Sikuri crut que le monde à proximité implosait, sous le courroux d’une force mystérieuse et inconnue. Elle mit de nombreuses secondes à se remettre de ce choc. Encore sous le choc, elle demanda.

[Sikuri] « Co…comment est-il mort ? »

[Nya] « Un poison inconnu l’a achevé. J’ai été incapable de le sauver. »Elle semblait avoir dit cettephrase comme pour e punir elle-même.

A son tour, Sikuri fondit en larmes. Les trois anciens membres se serrèrent, étouffant des sanglots continus. A l’étage, une quatrième personne pleurait, cette fois loin de cette peine, loin de l’agressivité du monde. Il avait faim, et sa voix portait, couvrant celle des adultes. Il avait plusieurs mois, de longs mois pendant lesquels sa mère, affectueuse, l’avait chérit. C’est ainsi que la maison fut remplie de tristesse, chacun à sa manière. La nuit fut froide, la température ayant radicalement chuté. Le lendemain s’annonçait nuageux.


Dernière édition par Darok le Dim 6 Avr - 21:38, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Dim 4 Fév - 17:10

Changer d’attitude, ce n’est pas donné à tout le monde. On peut y arriver, néanmoins. Moi, suis-je seulement capable d’essayer ? Mon comportement hautain, ma conduite égoïste, puis-je seulement les effacer ? On dit que les climats des pays sont très différents, que l’on a du mal à s’acclimater. Je trouve cette fable dérisoire. Ici, je me sens bien, le ciel est nuageux, il ne fait pas trop chaud. La verdure est luxuriante, et l’on croise de nombreux animaux sur notre trajet. Nous sommes nombreux, autour de la « diligence ». A l’intérieur, notre Seigneur Mizukage repose fièrement. Nous sommes nombreux, autour de la « diligence », trop nombreux. A l’intérieur, notre Seigneur Mizukage semble bien frêle et lâche.
Zabuza est resté à Kiri. Quant à moi, je suis plutôt heureux, je rentrerai à temps pour le tournoi Chuunin. Plusieurs grandes familles s’y sont déjà inscrites : parmi elles, les Yasuo. Leur aîné est un vrai génie, il est déjà Anbu.

Face à moi s’érigent de lourdes murailles en pierre, en acier, et en bois, en haut desquelles nombres de gardes rodent. Dès qu’ils nous virent, un appel rapide fut lancé. Sans avoir besoin de s’arrêter devant les lourds battants, ceux-ci s’écartèrent, faisant place à une somptueuse cité –ce qui me dépayse un peu, car, je dois l’avouer même si cette idée ne m’enchante guère, Kiri est actuellement délaissée, et les rues se dégradent. S’allier à Konoha sera sûrement la meilleure idée jamais concrétisée par notre actuel maître.

Le cortège pénètre dans la ville, silencieusement. Devant lui, une ligne de shinobi, rangée, ordonnée, saluait. Ils étaient tous somptueusement habillés, de tout âge, de toute physionomie. En y réfléchissant, je ne me souviens pas avoir jamais eu une mission au pays de la feuille, et je ne suis jamais rentré dans un autre village ninja. C’est donc pour moi une première. Je me sens un peu anxieux. Mais pourquoi ? Je sers uniquement d’escorte. Nous nous arrêtons d’avancer. De la troupe de shinobi se démarque un homme. C’est sûrement lui, l’Hokage. Une aura de charisme l’entoure ; il est réellement différent de notre Seigneur.

Quelle est cette sensation de joie intense, d’excitation extrême que je ressens ? Je ne sais pas. Je ne sais pas vraiment. Je ne sais vraiment pas.
Je suis enfin à Konoha.
Comment m’en rendre compte ? Nombre sont ceux à qui cette chance n’a jamais été offerte. Lorsque j’étais jeune, mon rêve était de voyager, de traverser le monde et les épreuves qui s’ensuivent. Maintenant que je suis là, mon cœur bat vite, mais même impressionné, je ne ressens pas la même impulsion que jadis. L’âge, ou bien voilà que mon caractère revient ? Fier, pourrais-je jamais comparer cette cité à ma ville natale ? Je ne sais pas. Vraiment ? Vraiment pas.
Je suis enfin à Konoha, mais est-ce que pour autant, je pourrais changer, tel que je le désire, tel que ma femme le désire ? Pourrais-je espérer un changement, comme j’espère depuis plusieurs années un enfant ? Indécision, tu me tenailles, mais même pris sous ton joug, je te résisterai… Puis-je seulement essayer ?

Je ne sais pas exactement…


Dernière édition par Darok le Dim 13 Avr - 16:21, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Mar 28 Aoû - 13:00

Prologue, partie III :

Le soleil se lève à l’horizon. Teinté de rouge, il transperce les nuages brumeux du matin. Ils sont si fins qu’on dirait qu’il ne s’agit que de volutes de fumées éparses, sortant d’une cheminée d’une chaumière quelconque, sur un sentier inconnu.
Il est là, l’astre illuminant nos vies. Je l’ai attendu toute la nuit, j’avais besoin d’une réponse. J’espère qu’il va me la communiquer. Je n’ai pas pu en dormir, elle me tourmentait. Elle s’était emparée de mon corps, me privant du sommeil – ô Dieu ! combien réparateur. Et pourtant, dans quelques heures, je devrai descendre de mon balcon, pour manger avant de partir négocier avec le gouvernement kiréen. Je l’ai vu arriver, de ma balustrade, mais je n’ai pas pu m’en séparer, je n’ai pas pu me déplacer. Je manque de force, je suis exténué. Si aujourd’hui je ne suis pas convaincant, il se peut que ma patrie soit entraînée de force dans un conflit sanguinaire : je n’ai pas le droit à l’échec.
La couleur du ciel se teinte de celle du Soleil, rougeâtre. Je frémis, en repensant à Ikari. Il m’a quitté au moment où j’avais presque le plus besoin de son soutien. Mais je ne dois pas m’effondrer, car je porte en moi l’espoir du peuple. Cependant, comment parvenir à nos espérances sans lui, mon ami de toujours ?

J’entends un bruit dans l’escalier, ma femme s’est levée. Elle s’approche de moi, sans que je ne me retourne ni ne lui distingue une quelconque émotion, si ce n’est de la froideur. Elle m’enlace tendrement le dos, et repose sa tête doucement entre mes deux omoplates. Son corps est chaud, sa tiédeur envahit peu à peu mes membres engourdis. Je devine qu’il faut que je m’habille, ce n’est pas très décent d’être torse nu sur un balcon d’une prestigieuse villa de Konoha. Je me retourne alors, les yeux rougis par la fatigue et les remords. A mon tour, j’étreigne ma femme. Puis, rapidement, je la quitte et me dirige vers le premier étage. Je me débarbouille, mon apparence sera déterminante.
Je n’ai pas faim. Je m’habille. J’embrasse ma femme. Je quitte la maison.

Je porte une petite serviette à la main, contenant des fiches sur lesquelles, mes arguments contre cette guerre, préparés au préalable, sont inscrits. Une sinistre mélancolie s’empare de mon être à chacun de mes pas, et plus je m’avance dans les ruelles de Konoha, plus mon cœur s’assombrit. Plus je me rapproche de la salle de réunion, plus le monde alentour, les passants, la vie, ce qui forme un tout, absolument chaque chose, m’apparaissent comme superficielles. Depuis que tu n’es plus là, à mes côtés, il y a un vidé béant. Le néant s’y installe, le comble et dévore mon âme. Je n’ai jamais autant souffert depuis le Grand Froid, datant de mon inscription à l’académie. Je ne sais pas pourquoi j’ai cette sensation affreuse d’être à part, d’être hors d’atteinte des maux de cette planète, mais à vrai dire je m’en moque. La vérité, c’est que j’ai peur. Mais ça, je ne le sais même pas. Cette peur me détruit de l’intérieur, me consume. Le bruit de mes pas résonne en moi comme si je montais sur un échafaud. Je monte sur la première marche.

Je ne peux plus reculer, m’échapper, je dois m’y confronter, à cette réunion. Pourtant, paradoxalement, je sais que je n’y serai pas vraiment, ailleurs, reclus dans un coin de mon âme et de mes pensées. Et, sans but, je m’avance, à petits pas. J’aimerai finalement m’enfuir de mes responsabilités, partir, ne plus m’acquitter de ma charge envers mon peuple. Après tout, qu’ont ils à voir avec moi ? Je ne suis pas un de leurs parents. Je ne les connais pas personnellement. Qu’est-ce que leur mort peut bien m’apporter ? Douleurs et souffrances ? Je ne crois pas. Indifférence, c’est le terme. Leur vie ou leur mort ne compte plus à mes yeux, puisqu’eux même n’ont pas su me tenir vivant. Que dis-je ? Suis-je déjà mort ? On peut dire ça ainsi, puisqu’Ikari n’est lui même plus de ce monde. Alors, sa mort m’entraîne-t-elle dans les abîmes, ou bien deviens-je simplement fou ? Est-ce que je ressens encore l’envie de vivre ? Oui, mais vivre pour qui ? Pour quoi ? Je me prends la tête dans les mains, lâchant ma valise. Je m’emporte. Je m’embrouille. Ça devait être pour le moins étrange de voir un homme, au milieu de la rue, ainsi déstabilisé.

Le temps s'écoule, lentement. Quelle suite d’idées m’a amené à renier des milliers de vies par égoïsme ? Qui suis-je pour avoir le droit de vie ou de mort sur eux ? Toutes ces absurdités renient ce en quoi j’ai toujours cru, et aujourd’hui, tout s’effondre… Bon sang, mais cette réunion, c’est l’aboutissement de toute une préparation, de toute une carrière, de toute une vie ! Résigné, je relève la tête, reprenant confiance. Je dois y aller. Tout le monde place ses espoirs sur mes frêles épaules.

Une silhouette fine passe près de moi. Mon cœur bondit. Je m’arrête.

C’est impossible, je crois avoir rêvé, je me frotte les yeux. Et il continue son chemin, insouciant, sans même faire semblant de me porter un regard. Pourtant Ikari n’est qu’à quelques mètres de moi. Je le suis, d’un pas rapide, ou en tout cas, plus rapide que le sien. Il tourne dans une ruelle. Je m’y engouffre quelques secondes après lui, mais ces secondes lui suffisent pour disparaître. Il n’y avait dans cette ruelle qu’un vieil homme, au nez magenta. Je lâche ma malle, elle tombe sur le sol et rebondit dans un bruit sourd. Une fois de plus, je me prends la tête, me donne un claque, et bois une gorgée d’eau depuis ma bouteille personnelle. Puis, expirant, je m’en retourne vers le futur de ma cité, et vers cette maudite réunion.

Dans la ruelle, le vieil homme change d’apparence, jusqu’à se trouver revêtu d’une armure noire terrifiante. Sa tête est masquée.


[Tourment] « Encore un peu, et tu sombreras dans la folie, mon petit Takedo. » Puis il ricana faiblement, et d’un saut, s’enfuit vers une destination quelconque.

_____________________________________________________________

Devant la salle de réunion, Taoshi, droit comme un piquet, et du haut de toute sa petitesse, les mains croisées dans le dos, servait de garde du corps. Il tenait la porte de la salle de réunion en compagnie de deux de ses camarades et de deux autres ninja de Konoha. Il était impatient que la réunion commence, et encore plus qu’elle se termine. Il n’était pas à l’aise, ici, entouré de toutes ces personnes capables de l’attaquer, ou d’attaquer son Mizukage. La tension montait, pourvu que tout commence vite.

« Mais qu’est-ce qu’il fout ce Takedo ? » dit-il, énervé de l’attente. Il sentit ensuite une main chaude et crispée se poser sur son épaule.

[Ninja de Konoha 1] « Il n’est jamais en retard, la réunion débute dans quinze minutes, il sera à l’heure. » dit un des gardes à sa gauche. Il portait un bandeau sur un œil, peut-être était-il borgne ?

« Tu sembles placer une grande confiance en lui. On peut savoir pourquoi ? » La réplique avait été lancée sur un ton tout à fait calme, et qui ne se voulait pas du tout agressif. Cependant, Taoshi ne put s’empêcher de regarder d’un œil mauvais la main du garde.

[Ninja de Konoha 1] « Eh bien, pour commencer, il a toujours tenu ses promesses et c’est un homme d’une grande droiture. Le peuple est avec lui. »Il hocha de la tête tout en parlant.

Taoshi se tut. Il n’avait pas son mot à dire sur cet homme, et ne pouvait en l’occurrence rien lui reprocher. Il s’agissait juste de son stress qui grognait, et rien d’autre. Le garde retira sa main de son épaule, et se remis à sa place. Il réajusta son bandeau pour qu’il lui recouvre mieux son œil.
Au bout du couloir, il entendit le bruit d’une porte qui s’ouvrait et se referma en se claquant. Puis il distingua le son de pas rapides sur le sol. Il se tint encore plus droit qu’avant. Soulagement, le shinobi de Konoha avait raison, il n’était pas en retard...
Mais la personne qu’il aperçut n’était pas Takedo, malheureusement. Il s’agissait ni plus ni moins du troisième garde du village de la feuille qui, lui, n’était pas en avance.


[Lo] « Désolé du retard, les gars. » dit-il, suivi d'un geste amical de la main.

[Ninja de Konoha 1] « Ça te ressemble pourtant pas d’être en retard, Lo. Surtout pour une occasion comme celle-ci. » Le garde avait tendance à beaucoup parler.

[Lo] « Désolé, j’avais plus à faire ce matin que je ne le croyais. Maintenant laisse moi prendre ma place, Byaku. » dit-il avec un sourire extravagant. Le garde s’écarta après l’avoir longuement regardé.

[Byaku] « Tu es drôlement souriant, aujourd’hui, Lo. On peut savoir ce qui te mets de si bonne humeur. » La question était pourtant simple, mais le dénommé Lo mis du temps à répondre. Toujours souriant, il se retourna vers Byaku.

[Lo] « Je ne sais pas, l’excitation peut-être. Je me demande comment tout ça va se finir. »

[Byaku] « Pourtant hier… » Il fut stoppé dans sa rétorque, car ils entendirent des bruits de pas, très pressés sur le dallage du couloir. Ils se remirent tous en position, même Lo. Un homme avec une valise à la main fit son apparition. Il était décoiffé, et son nœud de cravate était mal fait. Son costume, taillé au millimètre près, commençait à le boudiner. Il avait dû prendre un peu de ventre. Les gardes de Konoha entamèrent un salut militaire, avant de lui ouvrirent la porte. En passant, l’homme fit un signe de tête, pour dire bonjour et merci à la fois. Juste avant d’entrer, il rajusta son ensemble marron.

Puis les portes se refermèrent.

Taoshi souffla, surpris : l’homme qui était passé à côté d’eux, qu'il était banal ! Un homme, tout ce qu’il y avait de plus normal. Peut-être qu’il s’agissait juste d’une impression, mais cet individu ne dégageait rien de spécial alors que Taoshi s'attendait à un homme avec une grande prestance. Il était à peine charismatique. Pourtant, on sentait que quelque chose n’allait pas chez lui. Il n’avait pas le regard de quelqu’un qui allait concrétiser sa vie, non, mais plutôt de celui qu’on envoie à l’abattoir.


*Lui, un grand politicien ? Je mettrai ma main au feu qu’il s’est passé quelque chose. *

[Byaku] « Tu sembles soucieux l’ami. » devina le garde.

Taoshi hocha la tête.
« Je m’imaginais Takedo moins épuisé. »

[Byaku] « Oui, ça a été un coup rude d’apprendre ça juste avant les négociations, mais il vient juste de perdre son meilleur ami. » Taoshi fit un signe de tête compréhensif. Dans son coin, Lo étouffait ses rires.

_____________________________________________________________

Environ une demie heure plus tôt…

[Tourment] « Encore un peu, et tu sombreras dans la folie, mon petit Takeo. » Puis il ricana faiblement, et d’un saut, s’enfuit vers une destination quelconque.

Le vent fouettait son armure, créant ainsi une mélodie funèbre. Sur ses bras, les plastrons voguaient au vent, laissant apparaître de temps en temps le tissu noirâtre qui composait la base de sa protection. Tourment avait mené son enquête, et savait parfaitement comment exécuter son plan machiavélique. Il se dirigeait vers une maison au toit bas, et aux murs de bois. Il se plaqua contre une poutre près d’une fenêtre, puis renifla.

[Tourment] « Humm… Il n’est plus là. Héhé, les choses se corsent. » Puis il repartit, aussi vite qu’il était venu, un sourire se devinait sous son masque.
Au loin, un homme dans sa veste ninja, marchait paisiblement. Tourment pris l’apparence d’une de ses anciennes victimes et interrompit la marche de sa proie. Il s’agissait d’une rue commerçante, et même à cette heure matinale, elle était loin d'être vide.


[Lo] « Qui es-tu ? Je dois me dépêcher, je ne suis pas en avance. » s’insurgea le ninja.

D’une autre voix, Tourment lui répondit. « Je sais où tu vas, et je compte m’y rendre aussi. » Sous le regard interrogateur du Jounin, Tourment continua. « Oui, ce traité ne m’arrange pas. Je vais tuer le Mizukage et l’Hokage. Qu’en dis-tu ? » Lo sortit un kunai immédiatement, sous le coup de la funèbre annonce.

[Lo] « Tu n’es pas sérieux ? » Dit-il espérant une plaisanterie. Mais l’espoir était bien mince.

Tourment ricana.
« Moi ? Pas sérieux ? Tu en jugeras par toi-même. » Et il dégaina sa lame papillon, accrochée à la ceinture du personnage. Lo fronça les sourcils, et plaça son kunai entre lui et son adversaire.
*Il y a des gens tout autour de nous. Qu’espère-t-il faire ? *

Tourment abattit sa lame sur le kunai de Lo, se baissa et passa sous sa garde. Puis arrivé derrière lui, il sauta d’un bond en arrière et partit s’engouffrer dans une artère de la ville. Lo jura, puis, conscient que Tourment l’amenait où il voulait, décida malgré tout de le suivre.
Il parcourut quelques dizaines de mètres avant de se rendre compte que l’assassin l’attendait. Il avait repris sa véritable apparence. Ce dernier dit d’une voix froide, glaçant le sang.


[Tourment] « Même en sachant que c’est un piège, tu as quand même foncé tête baissée dedans ? »

Lo ne répondit rien au début, puis, un sourire en coin. « Pas si tête baissée que ça, finalement. » Et un clone tomba du toit d’un des immeubles encadrant la ruelle, arme en main. Dégainant la même arme blanche que tout à l’heure, Lo attendit l’esquive de Tourment pour le poignarder. Mais il n’en fut rien, et il ne vit rien. Son dernier souvenir, fut une triste mélopée, envoûtant son âme. Puis la douleur, et enfin le noir total.

Rengainant son arme, le meurtrier déclara, une fois de plus. « Je ne laisse jamais personne me voir. »
_____________________________________________________________

Takedo pénétra dans la salle de réunion, une grande salle lumineuse au milieu de laquelle une grande table était encastrée. Autour de celle-ci, les plus prestigieuses personnes de chacun des deux pays siégeaient. Takedo les salua cordialement, avant de partir s’asseoir sur une chaise dont le dossier et le coussin était recouvert d’un cuir rouge très confortable. Il posa sa valise à côté de lui, sortant les documents qui montrent les avantages de cette union.
L’Hokage se leva de son siège, dans sa tenue blanche.


[Cloud] « Que la réunion commence »

[Lo/ Tourment] * Oui ! Que la réunion commence ! *


Dernière édition par Darok le Mer 30 Avr - 0:38, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Jeu 27 Mar - 0:23

Les participants à la réunion se turent, pour écouter ce que chacun des partis avait à prononcer, quels avantages ils souhaitaient obtenir de ce contrat. Takedo salua son assistant, à voix basse, présent à la réunion afin de lui rappeler les principales idées qu’il ne devait absolument pas oublier. Il hocha la tête, mais resta silencieux. Leur tour de parole viendrait. Chacun de Kiri et de Konoha devait tirer un maximum de privilèges l'un de l’autre.

L’Hokage, après de multiples salutations, engagea la discussion.


[Cloud] « Le village de la feuille est fier de compter à sa table d’aussi éminents représentants de l’honorable village de la pluie. Aujourd’hui, nos deux pays, bien plus que de s’allier de manière éphémère, vont créer des liens solides entre eux, par le biais de leur village respectif. Que commence la réunion. »

Quelques personnes applaudirent, faiblement, d’autres hochèrent simplement la tête. Comme personne ne semblait vouloir prendre la parole, l’Hokage rajouta.

« Bien, j’invite désormais le village de Kiri à prendre la parole et nous expliquer les avantages qu’il souhaite tirer de notre union. »

Un homme aux cheveux blancs, très courts, se leva. Il portait un long manteau bleu, dont le col cachait ses maxillaires.

Derrière la grande porte, Lo, était redevenu sérieux, un court instant, puis se remit à ricaner, nerveusement. Ses épaules étaient prises de spasmes. Son camarade le jugeait d’un œil sévère.


[Byaku] « On peut savoir ce qui te rend si euphorique, Lo ? A ce que j’ai entendu dire, tu ne portes pas les Kiréens dans ton cœur, depuis qu’ils t’ont infliger cette énorme cicatrice sur le torse. »

Lo ricana plus encore. Il se mit la tête dans la main, et trembla de tout son corps. Il semblait pris de démence. Taoshi, sur ses gardes, s’apprêtait à intervenir en cas d’urgence. Byaku s’approcha de son camarade, qui n’en finissait plus de rire.

[Byaku] « Tu devrais prendre l’air, reviens quand ce rire te sera passé. » Lo sourit, et toujours hilare, hocha la tête.
Il se décolla du mur, lentement, et s’écarta, semblant se diriger vers la sortie d’un pas traînant. Quand il fut assez loin, Byaku porta à sa bouche un petit émetteur.


[Byaku] « Unité 4. Un homme s’apprête à sortir du bâtiment. Il est suspect, je répète, il est suspect. N’hésitez en aucun cas à l’abattre s’il montre une attitude dangereuse à l’égard de quiconque. Fin de la transmission.»

« Mais enfin, il s’agit de votre partenaire ! » s’écria le petit homme. Byaku le fixa à son tour, de son regard profond.
[Byaku] « Je n’en suis malheureusement pas sûr… »

-----------------

Lo marchait dans le couloir, silencieux. Il avait cessé de rire, n’en trouvant plus l’utilité. Il était désormais débarassé de ses « camarades » et savait pertinemment que la réunion avait commencé. Il ne lui en fallait pas plus.

*Bien, les vieux sont dans la salle et n’en sortiront pas avant un petit moment. Je tuerai Takedo ce soir, alors que le contrat viendra d’être consenti, ou le sera très prochainement. Sosumi veut une guerre pour faire tourner son entreprise, et moi je veux une mission parfaitement orchestrée.
Maintenant que j’ai alerté l’attention des deux guignols à la porte, je risque d’être surveillé par des Anbu. Tant mieux, je pourrai prendre l’apparence d’autres personnes. De plus, ça dispersera un peu leur troupe et me facilitera la tâche quand il s'agira de frapper…
En attendant, il me reste autre chose à faire. Il me semble que ce cher Takedo a une femme. Amusons nous un peu à lui briser ce qui lui est le plus cher, et à lui couper toute retraite… *


L’assassin avançait, prudent et maître de sa démarche. Il descendit un escalier, somptueux, avant de trouver la sortie du bâtiment.
1, 2, 3, 4… Les forces spéciales étaient au rendez-vous. Malgré sa toute-puissance, l’assassin craignait d’être blessé s’il venait à affronter l’escouade entière en face à face. Qui plus est, si une escouade de protection du bâtiment ne faisait pas son rapport en temps et en heure, la surveillance des vieux dans la salle de réunion allait être accrue. Tourment avait les pieds et poings liés, concernant ses surveillants.

Il adorait ces situations dangereuses, avec une si infime marge d’erreur. A vrai dire, il essayait souvent de s’en créer, comme dans ce cas, pour pouvoir s’en dépêtrer par la suite. Lo se remit à rire, discrètement. Il allait devoir attendre un peu, au pieds de la bâtisse. Un plan diabolique se dessinait dans son cerveau malsain… Bientôt, très bientôt, il retournerait la situation à son avantage. Il était intarissable, lui, et son milliers de visages.


_____________________________________________________________

[Sikuri] « Pose ça tout de suite ! Nya, ton fils ne veut rien entendre de ce que je lui dit. » justifia-t-elle son cri. Elle désigna pour cible de sa fureur un petit bonhomme, qui s’amuser à faire le perroquet.

[Nya] « Nozomi chéri, écoutes donc Sikuri et poses moi ce jouet. » L’enfant la regarda, amusé. Il appuya sur un bouton, et du son sortit du micro, caché dans la bouche de l’objet.

[Jouet] « Nozomi chéri, écoutes donc Sikuri et poses moi ce jouet. ». L’enfant eut un gloussement, puis Sikuri, de force, lui prit le jouet des mains. Il commença à crier mais il fut rapidement calmé par l’union des deux femmes.

Le petit être avait les cheveux bruns, qui se teintaient déjà de violet ci et là. Vous vous en doutez, ce bout d’homme était amené à être, plus tard, shinobi de Kiri, appelé Darok. Pourtant, en le voyant, souriant, et avide de caresse, personne ne pouvait se douter que son innocence allait être saignée et bafouée.

Nya rangeait des affaires dans un sac, dont une blouse blanche aux longues poches déchirées par endroit.
« Je suis en retard. » se répétait-elle sans cesse, comme si elle eut voulut que quelqu’un l’entende et le lui pardonne. Elle serra son fils dans ses bras, qu’elle embrassa, puis étreignit Sikuri. « Prend bien soin de lui. Je te le confie. »

[Sikuri] « Comme d’habitude, je m’en occuperai, avec la plus grande attention, Madame. » Elle ne l’appelait plus par son prénom. On aurait dit une véritable servante, alors qu’elles avaient été coéquipières dans le passé. Nya n’aimait pas cette appellation, et le lui fit remarquer une fois de plus. Sikuri se contenta d’écouter. De toute façon, elle l’appellerait Madame la prochaine fois.

[Nya] « Bon, je vais à l’hôpital, maintenant. »

La machine infernale semblait s'être mise en route, sans l'avis des protagonistes de cette sinistre tragédie.

_____________________________________________________________

Lo sortit une cigarette de sa poche, qu’il porta à sa bouche. Habitué, il l’alluma, et en tira quelques bouffées.

*Je déteste cette odeur. Quel goût atroce.* se disait Tourment. Mais c’était un bien nécessaire. Il savait que Lo fumait, et en rentrant dans le personnage, il prenait moins de risque d’être suspecté. Son but, c’était de séparer les membres de l’escouade d’Anbu afin de les priver partiellement de leurs membres.

*Maintenant, la chère épouse de Takedo, Nya si je me souviens bien….elle doit se diriger vers l’hôpital à l'heure qu'il est. Il y a du monde là-bas... Peut-être qu’elle est restée chez elle, aujourd’hui. Après tout, ce n’est pas une journée ordinaire. *

Il tira une autre bouffée.

* Hum, oui. C’est fort probable qu’il reste quelqu’un chez Takedo. L’endroit le plus éloigné du centre-ville, entre l’hôpital et sa demeure, c’est sa demeure. Donc il passera d’abord par l’hôpital. C’est par conséquent chez lui que je dois vérifier en premier lieu s’il n’y a pas de victimes à éliminer, car ce sera le dernier endroit qu'il visitera. Après cette clope, je rentre.*

Sitôt dit, sitôt fait. Il jeta son mégot par terre, qu’il écrasa de son pied, puis s’en retourna à l’intérieur. Quand il fut sûr qu’il n’y avait pas d’œil indiscret, il exécuta, imperceptible, les signes du clonage. Lo, partit rejoindre Byaku. Il semblait calmé.

Ses bruits de pas résonnaient dans le couloir. Il revint vers les deux gardes, et vers la salle de réunion depuis laquelle émanaient des paroles inaudibles.


[Lo] « Désolé, me revoilà. » Il accompagna ses paroles d'un geste futil de la main.

[Byaku] « L’air frais t’as fait du bien ? » le questionna-t-il.

[Lo] « Je pense oui. Ma cicatrice m’a brûlé hier. J’ai dû trop forcé sur les médocs. Ça va un peu mieux. » Et sans s’échanger un mot de plus, il reprit sa fonction.

Cependant, le vrai Tourment, lui, était ressorti de l’immeuble, et se dirigeait vers la maison de Takedo. Il revêtait désormais l’apparence d’une de ses très anciennes victimes, une de celles dont il ne se souvenait même plus la mort - et Dieu sait qu'elles sont peu nombreuses. L’escouade le regarda. Après un bref échange avec Byaku, il convinrent que Lo était bien revenu à sa place. Toutefois, ils ne pouvaient laisser quelqu’un sortir du bâtiment sans surveillance.


[Tourment] *Un seul Anbu me suit ? C’est presque trop facile… *

Il était le meilleur, et il le savait.

MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   Mer 30 Avr - 12:33

[ADD ON: correction orthographe, conjugaison, syntaxe, suppression de hors-RP.]
[La suite toujours pas écrite T___T]
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MessageSujet: Re: Darok, Jounin spécial de Kiri - Accepté   

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