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 Plage de Kiri

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MessageSujet: Plage de Kiri   Jeu 21 Sep - 16:01

Deux jours après l'annonce de la terrible nouvelles, des funérailles furent organisées pour le Mizukage et le Kazekage. Tous les kiréens ainsi que les sunéens restants avaient été regroupés sur la plage. Les corps des deux hommes avaient été posés sur un radeau ; ils étaient entourés de fleurs. Kubikiri Houcho reposait sur le torse de Zabuza, alors que les morceaux de Void étaient posés près de Satsushiki, terrible souvenir de l'affrontement qui avait fait trembler Kiri tout entier, ainsi que le ciel et la terre.

La pluie n'avait pas cessé depuis deux jours, mais tous les présents, vêtus de noir n'en avaient cure. Aujourd'hui, le village pleurait la mort des deux hommes les plus forts de ce monde ; deux hommes qui avaient donné leurs vies pour défendre cette dimension contre une menace si terrible... Ils semblaient paisibles, allongés côté à côte, dans un silence poignant. Enfin, ils pouvaient goûter à un repos bien mérité ; ils allaient quitter ce monde ensemble, maître et disciple.

Alors que certains pleuraient à chaudes larmes, d'autres gardaient un silence respectueux. Tous se turent lorsque Shinji Azechi s'avança, une lettre à la main et les regarda tous, un par un. La main tremblante, il enleva le sceau posé à même le papier et la déplia, puis prit la parole.


[Shinji]
"Mes chers compatriotes, nous sommes réunis en ce jour pour offrir un dernier hommage à notre chef à tous, le Mizukage Zabuza Momochi, ainsi que son maître, le Kazekage Satsushiki. Avant de commencer la cérémonie, je vais vous lire les dernières paroles du seigneur de Kiri.

Ces mots sont ceux qu'il a écrit avec ses dernières forces. Du moment où il s'est levé jusqu'à celui où il a fermé les yeux pour la dernière fois, il n'a cessé de penser à nous ; cette lettre en est le témoignage. Laissez moi vous en faire part..."


"Mes enfants,

Pardonnez-moi de vous laisser ainsi en ces temps troublés, mais ma vie touche à son terme. Mon esprit aimerait être avec vous encore, mais mon corps ne peut plus continuer à assumer ses fonctions. C'est avec grand regret que je dois vous abandonner pour un monde meilleur.

Satsushiki et moi n'irons sûrement pas au Paradis ; trop de crimes pèsent sur nos consciences. En ce qui me concerne, j'ai commis les pires qu'un guerrier puisse perpétrer : j'ai massacré sans répit, j'ai déserté, j'ai pris le pouvoir par la force, et bien d'autres encore.

Pourtant, tout ce que j'ai fait, je l'ai fait en pensant à une juste cause. Pas un instant je n'ai douté de mes actes, parce que je l'ai fait pour Kiri, pour l'avenir. Il y a un de cela, lorsque j'ai pris le titre de Mizukage, j'ai eu peur de ne jamais pouvoir rendre au village de la Brume sa grandeur d'antan. Mais c'est mon sensei, Shinzo, qui m'a fait réaliser de l'ampleur de ma réussite avant de nous quitter. Il m'a parlé de vous, il m'a dit à quel point il était fier de vous et à quel point vous croyiez en moi.

Ses mots m'ont fait chaud au coeur et m'ont donné la force de terrasser Tsukimaru. Votre aide, mes enfants, le Chakra que vous m'avez prêté, m'a permis de sauver Kiri. Et vous, vous m'avez sauvé, pas seulement ce jour, mais à chaque instant depuis notre rencontre.

Cette lettre, je l'écris avant tout pour mes disciples. Il y a tant de choses que j'aimerais vous dire encore, mais je dois faire vite et les coucher sur papier avant que mes forces ne m'abandonnent.

Darok, je suis fier de toi. Tu as toujours fait preuve de dévotion et de courage, tel un patriote. Tu feras un bon shinobi. Je te remercie de ta confiance. N'oublie pas tes idéaux, ne les perds jamais de vue, et avant d'être un shinobi, soit un homme pas un soldat.

Zen, je suis désolé de ne pas être arrivé à tant pour t'éviter cette affreuse blessure. Je sais que malgré ce, tu deviendra le meilleur instructeur que Kiri n'ait jamais compté en ses rangs. Ton génie n'a pas de limites ; ne doute plus jamais de tes capacités, tu es un guerrier de la Brume à part entière.

Chihiro, ma fille, je suis désolé de devoir t'abandonner à nouveau, mais cette fois, je ne peux plus continuer. Tu as bien changé depuis ton arrivée à Kiri et tu as été ma raison d'être pour le temps qui nous était imparti. Ne laisse pas la tristesse ronger ton coeur, va de l'avant, bats toi et trouve ton bonheur en ce monde.

Iba, mon con coeur est lourd lorsque je pense à toi. Ta vie est semblable à la mienne. Toi aussi tu as dû subir les brimades et l'exclusion toute ta jeunesse durant, mais tu as prouvé en te battant auprès de tes camarades que tu était un shinobi valeureux et qu'un nom ne signifie rien. Ne laisse jamais personne te blâmer pour ton passé, marche la tête haute, tu es un shinobi de la Brume toi aussi, et un des meilleurs.

Hyrungo, je n'ai pas eu le temps de bien te connaître, mais on m'a raconté le courage qui a été le tien sur les barricades lors de l'assaut de Suna. Tu es jeune toi aussi, mais comme tous les autres il y a cette flamme en toi qui brule intensément, celle qui unit tous les kiréens. Tu feras un bon Genin dès aujourd'hui.

Sana-khan, tu es la dernière arrivée parmi nous et j'ai été agréablement surpris de te voir combattre encore aux côtés de tes camarades à mon retour. J'ai été peiné de te voir brisée au sol par les ténèbres, mais je suis heureux que tu vives encore à présent. Tu as rempli ta part de notre marché, à moi de remplir la mienne. Je te rends ta liberté. Un laisser passer t'attends, je l'ai remis au docteur Azechi ; tu es à présent libre d'aller où bon te semble.

Nimuro, j'ai entendu dire que tu voulais quitter la voie du shinobi. Je ne peux te retenir, moi aussi j'ai vu les horreurs de la guerre et je sais quel impact elles peuvent avoir sur le coeur d'un homme. Sache cependant que si tu changes d'avis, un poste de Jounin t'attend. Kiri a besoin d'hommes de talent et de coeur comme toi.

Il y a aussi quelqu'un qui mérite d'être cité ici. Un jeune enfant du nom de Kentarô. Il n'avait que sept ans et n'avait pas de parents, pourtant il a donné sa vie pour sauver deux des nôtres. Je souhaite que son nom soit gravé sur la stèle des héros tombés pour Kiri, à côté du mien. Qu'il serve d'exemple de courage pour vous tous.

Mes dernières forces m'abandonnent, je dois vous laisser... J'ai le coeur lourd alors que mes yeux se ferment, mais je sais que vous, la nouvelle génération, construirez un Kiri comme j'en ai rêvé. Le Sanin Shinji Azechi saura me remplacer avec brio jusqu'à l'apparition d'un nouveau Mizukage.

Adieu, mes enfants, nous nous reverrons peut être un jour dans une autre vie. Je veillerai sur vous de là où je suis, en compagnie de Shinzo-sensei, Shinobu et Satsushiki..."


Zabuza Momochi, Mizukage


[La suite plus tard]

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Jeu 21 Sep - 16:31

Shinji replia la lettre et ferma les yeux quelques secondes. Parmi les Enfants de la Brume, les réactions furent diverses, mais tous témoignèrent de leur affliction à leur manière. Le seul absent au tableau était Darok.

Zen, qui était sorti de sa chambre d'hôpital pour l'occasion, s'appuyait sur l'épaule de sa mère pour tenir debout. Un sourire nerveux se dessinna sur ses lèvres, alors que son père lisait la lettre de celui qui fut autrefois son maître. Il était partagé entre colère, désespoir et tristesse. Levant la tête vers sa mère, il vit une larme couler sur la joue de la terrible Asuka, puis la baissa aussitôt pour ne pas la gêner et pour ne pas avoir à faire comme elle.

Chihiro cacha son visage dans ses mains et se mit à pleurer de plus belle. C'en était trop pour elle ; d'abord ses parents, puis Zabuza, elle ne voulait plus être confrontée à la perte d'être chers. Totalement effondrée, elle se laissa tomber à genoux au sol, sans force.

Hyrungo posa une main amicale sur son épaule, comme pour tenter d'apaiser sa peine, mais avait du mal à contenir les larmes qui roulaient sur ses joues. Il l'aida à se relever et pleurèrent dans les bras l'un de l'autre, tels deux enfants perdus.

Iba n'avait pas lâché du regard le corps du Mizukage, espérant que ce ne fut qu'une grotesque farce, qu'il se relèverait une fois de plus, comme il l'avait fait maintes fois face à Tsukimaru, mais cela n'arriva jamais. Lui aussi voulait pleurer, mais il se l'interdit. Les mots de Zabuza l'avaient touché et il s'imaginait mal le Mizukage verser une larme, même à onze ans. Il regarda la perle bleue incrustée dans sa main et eut une dernière pensée pour Shinobu et Shinzo. Lui aussi deviendrait comme eux trois, un vrai shinobi.

Sana-khan n'était pas du genre émotive, mais elle avait gardé la tête rivée au sol tout le long de la lecture, le visage caché dans le col de sa cape. Un frisson la parcourut lorsque Kentarô fut évoqué, ravivant la douleur en elle, mais elle fut encore plus surprise de sentir la main de Nimuro se saisir de la sienne à ce même moment. Lui aussi semblait perdu à cet instant, tel les enfants qu'il aimait tant.


[Shinji]
"Kiréens, nous allons à présent procéder à la cérémonie funéraire. Je vous demanderai d'observer une minute de silence alors que nous portons les corps de nos deux Kage à la mer et préparons la crémation."

Plusieurs shinobi de Kiri et Suna portèrent le radeau bord de l'eau et y mirent feu, le poussant vers les flots. Les corps de ce qui furent autrefois des symboles de puissance pour deux nations se consumèrent lentement, alors qu'ils partaient vers le lointain.

[Chihiro]
"Non ! Shihan !!!"

La kunoichi voulut s'élancer en direction du bord de mer, mais Hyrungo la serra contre lui, plus fort que précédemment, les larmes aux yeux.

[Hyrungo]
"Arrête Nee-san... Ca ne sert à rien..."

Côté sunéen, l'émotion étaut aussi vive, même si personne ne la montrait. Telles n'étaient pas les méthodes des shinobi du Sable, et Hazama s'employait à inspirer le calme parmi ses hommes. Il posa sa main au niveau de son visage, en signe de salut militaire alors que le corps du Kazekage disparaissait à l'horizon. Hiryuu l'imita et osa briser le silence respectueux que son maître observait.

[Hiryuu]
"Hazama-sensei... Qu'allons nous devenir sans Satsushiki-sama ? Que va-t-il advenir du village du Sable ?"

[Hazama]
"Nous obéirons à la volonté du Kazekage. Il avait prévu cette éventualité et m'avait laissé des consignes avant que nous ne partions. A compter de ce jour, je prends la tête du village du Sable, ce pour une durée indéterminée."

Les sunéens ne dirent rien, mais chacun savait qu'avec le Médecin à leur tête, la volonté du Kazekage Satsushiki serait perpétuée plus que jamais. Les kiréens de leur côté étaient incertains de l'avenir, mais avaient confiance en les dernières volontés de Zabuza ; ils se battraient sans relâche et tant qu'il le faudrait pour Kiri.

Ce jour là, un chapitre de l'histoire arriva à son point final, et un nouveau s'ouvrit...

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Mer 27 Sep - 20:16

Suite à la lecture de la lettre, Sakray ne réagit pas, et regarda autour de lui, constatant qu'aucun Sunéen ne montrait un signe suite aux récents évènements, alors que les shinobis de Kiris pleurèrent pour la plupart d'entre eux, et que l'une des kunoichis regardait fixement le sol...apparemment la perte de leur meneur était dure et douloureuse pour eux. Ils ne se réconfortaient même pas en pensant qu'il était mort au combat, que c'est la plus belle mort pour un shinobi.
Sakray croisa les bras, pensant à la suite des évènements, et à ce qu'il ferait lui-même.


[Sakray]*Puisque Satsushiki n'est plus, ce sera sans doute Hazama qui prendra la tête du village, si les politiciens ne s'en mêlent pas, ce qui ferait un beau désordre...*

[Tartanos]*Et avec la mort de Satsushiki, les choses n'en seront que plus faciles pour nous...nous pourrons imposer notre suprématie, et augmenter notre puissance, ce qui t'amènera à devenir le guerrier le plus puissant qui n'ait jamais existé.*

[Sakray]*C'est exact, tu as raison. Les seuls obstacles qui pourront éventuellement se dresser sur notre chemin sont Hiryuu et Hazama...pour Hiryuu, j'ai déjà ma petite idée, car j'arrive à estimer l'étendue de sa force. Dans l'état actuel des choses, il me dépasse en quelques domaines, mais pas tous...en force de frappe et vitesse, je suis le meilleur, et cela ne changera pas. Mais il progressera sans doute à notre rentrée au village, puisqu'il aura accès à plus de connaissances...il ne faudra pas chômer.
Pour ce qui est d'Hazama, la situation est plus complexe, je ne peux estimer l'étendue de ses forces, mais actuellement il est affaibli, et tenter quelquechose serait du suicide vu les forces présentes...il ne va pas falloir se reposer sur nos lauriers, c'est un médecin hors-pair, cela ne fait aucun doute...*


Alors que plusieurs ninjas, dont Sakray, se détachaient du groupe pour porter le radeau, un des membre présent pris la torche et alluma le produit inflammable présent sur le radeau, puis les porteurs le poussèrent au loin.
Le jeune homme regardait le corps des deux Kage se consumer en s'éloignant, et ce fût les yeux remplis du reflet des flammes qu'un sourire malsain se dessina sur le visage du Genin. Un sourire non-dissimulé aux yeux des autres. D'ailleurs, quelques-en d'entre eux ont dû l'apercevoir, mais qu'importe.
Satsushiki était mort, tant mieux.


[Chihiro]"Non ! Shihan !!!"

Sakray tourna la tête vers la voix, et vit qu'un des Kiréens qui pleuraient tentait de se diriger vers le radeau, mais elle fût retenue de force par un de ses coéquipier.

[Hyrungo]"Arrête Nee-san... Ca ne sert à rien..."

Sakray acquiesa silencieusement. Kiri n'en serait que plus faible sans son Kage, et donc une proie facile pour la suite.
Hazama porta sa main au front en signe de salut militaire, puis Hiryuu, en bon fanatique qu'il était, l'imita. Sakray se contenta de croiser les bras, regardant le radeau s'éloigner, puis disparaître à l'horizon.


[Hiryuu]"Hazama-sensei... Qu'allons nous devenir sans Satsushiki-sama ? Que va-t-il advenir du village du Sable ?"

[Sakray]*Tu poses trop de questions...*

[Hazama]"Nous obéirons à la volonté du Kazekage. Il avait prévu cette éventualité et m'avait laissé des consignes avant que nous ne partions. A compter de ce jour, je prends la tête du village du Sable, ce pour une durée indéterminée."

[Sakray]*J'en étais sûr...il prend la tête de Suna, Hiryuu sera sans doute son second dans cette histoire.*

Sakray se retourna vers Hazama et lui posa une question à propos d'un évènement qui serait déclencheur dans les plans du jeune homme.

[Sakray]"Quand repartons-nous ?"

Après avoir eu sa réponse, il s'en alla vers les rues, dans l'attente du départ.

[Si je pouvais avoir un post de réponse par rapport à la question, cela m'arrangerait, merci ^^]


T'as pas envie d'aller jouer au frisbee sur l'autoroute, pelle à merde ?
Mêle-toi de ton business !

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Jeu 28 Sep - 10:59

Hazama et les sunéens venaient de faire leurs adieux au Kazekage Satsushiki. Takeo et Jumimaru avaient imité leur chef et avaient adressé un dernier salut à celui qui fut leur professeur, mais il avaient l'air complètement abbatus. Hiryuu, lui, tentait de ne rien laisser transparaître, à l'instar de l'homme qui lui avait tout appris. Sakray de son côté, restait en retrait.

Le nouveau Kazekage resta quelques longues minutes face à la mer, l'observant. Hazama n'était pas du genre à s'émouvoir, mais la pluie, la mer et les embruns étaient des choses dont ils n'avaient entendu parler que dans les livres, lui qui venait du désert. L'air marin fit claquer son manteau de cuir une dernière fois, et il se retourna, en direction des rues de Kiri, ses hommes sur les talons.


[Sakray]
"Quand repartons-nous ?"

"Dans quelques heures, le temps de regrouper tout le monde et de récupérer les blessés à l'hôpital. Nous nous retrouverons aux portes de Kiri dans quatre heures. Jusque là vous avez quartier libre. Soyez à l'heure, aucun retard ne sera excusé et sera sanctionné. Il vous est aussi interdit de provoquer les kiréens ou de semer le chaos ici. Les kiréens sont nos alliés à présent, ce selon les dernières volontés de Satsushiki-sama. Les contrevenants seront exécutés sur le champ. Compris tout le monde ?"

[Sakray]
"Les kiréens... nos alliés..."

"Ne crois pas que cela m'enchante. Je n'ai rien contre les hommes de Zabuza ; ils se sont battus avec courage et honneur et méritent notre respect pour cela. Zabuza, par contre, est à mes yeux le dernier des chiens galeux et je regrette de ne pas l'avoir tué moi même. Cependant, Satsushiki-sama a ordonné cette alliance et je ne permettrai à personne de bafouer sa mémoire. Rompez, guerriers du Sable !"

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Sam 30 Sep - 21:42

Hazama partit quelques instants après avoir répondu à la question d'Hiryuu, puis répondit à celle posée par Sakray.

[Hazama]"Dans quelques heures, le temps de regrouper tout le monde et de récupérer les blessés à l'hôpital. Nous nous retrouverons aux portes de Kiri dans quatre heures. Jusque là vous avez quartier libre. Soyez à l'heure, aucun retard ne sera excusé et sera sanctionné. Il vous est aussi interdit de provoquer les kiréens ou de semer le chaos ici. Les kiréens sont nos alliés à présent, ce selon les dernières volontés de Satsushiki-sama. Les contrevenants seront exécutés sur le champ. Compris tout le monde ?"

[Sakray]*Alliés à ces chiens après leur avoir déclaré la guerre...vraiment pitoyable, preuve que Satsushiki était faible d'esprit.*

[Sakray]"Les Kiréens...nos alliés...
Après avoir tué bon nombre d'entre eux, semé le carnage, la mort et le désespoir dans leur sillage, nous voici alliés...Je ne vois pas l'utilité de leur déclarer la guerre dans un but qui nécessitait que les deux unissent leur force dans un but commun..."


[Hazama]"Ne crois pas que cela m'enchante. Je n'ai rien contre les hommes de Zabuza ; ils se sont battus avec courage et honneur et méritent notre respect pour cela. Zabuza, par contre, est à mes yeux le dernier des chiens galeux et je regrette de ne pas l'avoir tué moi même. Cependant, Satsushiki-sama a ordonné cette alliance et je ne permettrai à personne de bafouer sa mémoire. Rompez, guerriers du Sable !"

[Sakray]"Ils sont tous les mêmes...cela ne change rien..." conclut Sakray en s'éloignant, allant vagabonder une fois de plus dans les rues...et plus particulièrement dans une rue...


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Takeo
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MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Mer 4 Oct - 18:06

Depuis l'attaque du Démon, Takeo flottait dans une brume. Se mordre les joues n'avait servi à rien... Il ne rêvait pas.
Un grand homme était mort. Depuis Gaara, il était surement le meilleur de tous le Kazekage.
Mais voilà, la folie s'était emparée de lui et maintenant il était mort.
Se trouver là prés de personnes qu'il aurait combattu quelques temps auparavant était assez étrange.
Au moment de rendre le salut, tous les Sunéens restèrent digne dans la souffrance.


*Il part...*


Sakray se retourna pour poser un question à Hazama. Takeo retint des larmes de rage : rage contre Kiri, contre Sakray qui se fichait de la mort du Kage, contre Asahi qui dictait les Guerres, contre lui même de n'avoir rien pu faire.
Mais qu'aurait-il pu faire?
Et tandis que remontant la plage, les Sunéens silencieux imprimaient leur pas dans le sable ; tandis que Hazama leur expliquait les modalités de retour, Satsushiki s'éloignait au large, dernier voyage d'un grand homme.


Dernière édition par le Jeu 5 Oct - 15:54, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Jeu 5 Oct - 0:37


Hiryuu avait du mal à se dire que Satsushiki était mort. Plutôt étrange comme sensation, voir la dépouille de l'homme qui ne pouvait être vaincu par aucun homme. Finalement, en y repensant, aucun homme ne l'avait vaincu, c'était un démon qui l'avait fait, pas un homme.

Comme souvent dans ce genre de circonstances, on se rappelle certains moments passés avec la personne morte. Tout naturellement, c'est l'épisode dans la bibliothèque,lorsque le Kazekage l'avait attaqué, qui revint à l'esprit du jeune jounin. A cette époque, il avait pensé qu'avoir un Kage aussi instable ne pouvait apporter que des ennuis au village. Finalement, il s'était bien trompé car le démon intérieur du Kazekage lui avait donné la force nécessaire pendant la guerre mais aussi pendant sa vie de shinobi entière. Cet homme avait eu une volonté de fer et même dans cet instant, à la bibliothèque, il avait finit par reprendre contrôle de lui. Seul quelqu'un avec sa force de volonté aurait pû le faire et si quelqu'un devait porter ce fardeau en créant le moins de risques possibles pour ceux qui l'entouraient, s'était bien lui.

Hiryuu se força à revenir dans l'instant présent. Un bon nombre de shinobis et kunoichis dans les rangs de Kiri s'était mis à pleurer. Ca allait des quelques larmes qui n'avaient pas pû être retenues au crises de tristesses on ne peut plus explicite. Visiblement, tout extraordinaire guerrier qu'était feu le Mizukage, il ne leur avait jamais appris à maîtriser les manifestations émotionelles.


*He bien... Ils n'ont pas beaucoup de tenue. Ils pourraient au moins faire l'effort de rester fier, en hommage a leur Kage.*

Hiryuu tourna la tête pour observer les rangs de Suna. Les guerriers du Sable, eux, avaient bien compris que la meilleure façon de remercier leur défunt Kage était de rester dignes. Jumimaru et Takeo avait l'air abbatu mais n'avaient pas pour autant versé la moindre larme. Ces jeunes garçons pouvaient être fiers de ce qu'ils avaient accomplis. Ils avaient sans aucun doute mûris plus en cette seule soirée de chaos que durant ces trois dernières années. Son regard croisa Sakray qui regardait partir le radot flambant avec un petit sourire non dissimulé et très évocateur. L'expression d'Hiryuu devint plus dur. Se réjouir de la mort de son professeur et maître était une chose ignoble... Enfin de compte, cela s'accordait avec Sakray tout entier dont "ignoble" était effectivement l'adjectif qui venait à l'esprit quand on parlait de Sakray, à n'importe quel sens du terme.
Ce fichu démon mijotait quelque chose et le jounin n'aimait pas ça. Sakray ne faisait jamais rien dans l'intérêt de quelqu'un d'autre que lui-même. Même cette guerre, il y avait participé non pas pour servir Suna, mais pour servir sa soif de sang et de massacre. A la différence de Satsushiki, ce mec était un vrai danger et le démon pouvait surgir n'importe où n'importe quand. Il n'avait pas la volonté nécessaire.

Hiryuu chassa une nouvelle fois ces idées noires alors que le buchet flottant partait à la dérive. Son maître salua et, sans même y penser, il le fit également. Cela lui paraissait être la meilleure chose à faire dans un moment pareil.

Une question lui vint à l'esprit, mais il espérait bien connaître la réponse à celle-ci. Il la posa néanmoins à son maître pour en être sûr.


"Hazama-sensei... Qu'allons nous devenir sans Satsushiki-sama ? Que va-t-il advenir du village du Sable ?"

La réponse d'Hazama ne se fit pas attendre bien longtemps.

"Nous obéirons à la volonté du Kazekage. Il avait prévu cette éventualité et m'avait laissé des consignes avant que nous ne partions. A compter de ce jour, je prends la tête du village du Sable, ce pour une durée indéterminée."

La réponse de son professeur vénéré le conforta dans son idée. C'était évident, qui mieux qu'Hazama pourrait perpétuer les préceptes du Kazekage Satsushiki?

Alors que le radot funéraire finissait de se consumer, Hazama tourna les talons et ses disciples, Hiryuu en tête, lui emboitèrent le pas. Après quelques questions et remarques de la part de Sakray, et les réponses d'Hazama allant avec, le Maitre Taijutsu parti seul dans une ruelle.

Hiryuu le rattrapa vite et se plaça devant lui. Alors très près l'un de l'autre Hiryuu le regarda dans les yeux. Il retira sa capuche et abaissa son masque, révélant un visage que Sakray n'avait pas vu depuis longtemps. Le ninja-médecin prit alors la parole de sa voix froide. Il resemblait plus que jamais à Hazama.


"Ecoute-moi bien. Ce n'est pas le jounin qui te parle mais bien moi, Hiryuu, ton "pote de promo". Je t'ai vu sourire tout à l'heure. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans ta tête mais je te connais suffisament bien pour savoir que ce n'est rien de bien sympathique si tu vois ce que je veux dire. Alors pour l'instant que je sais pas ce que tu mijotes, mais sache qu'à partir de maintenant je garderais un oeil sur toi. Si j'ai besoin de faire usage de ma nouvelle autorité je le ferais sois en sûr. Ne fais rien que tu pourrais regretter..."


pts de stats: 52

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Jeu 10 Juil - 0:24

Quittant La Fleur Polaire, Akio l’entraîna au gré de ses envies.

"- Alors ici se trouve la mairie, là où notre mizukage règle les affaires du village … Là c’est la banque, je pense pas que tu y ailles de sitôt, sauf si tu veux faire un emprunt … Ici tu trouveras tout l’armement nécessaire, voire plus … Juste à côté de l’orphelinat – lieu où trop d’entre nous ont dû passer – il y a l’hôpital où je ne te souhaite pas d’aller … Plus loin c’est le parc, c’est l’endroit idéal pour croiser des gens que tu n’as pas forcément le temps d’aller voir … Les sources chaudes, souvent faîtes pour un autre type de rencontre …"

Sur cette anecdote, Akio fit un clin d’œil à Ayesha qui essayait de tout retenir, mais qui, manifestement, n’y arrivait pas. Il ne l’aidait pas trop non plus : il l’entraînait une fois à gauche, une fois à droite, faisait des boucles et autres virevoltes. Il voulait tellement tout lui montrer à la fois que leur chemin n’avait plus rien de cohérent. Heureusement Ayesha arrivait à peu près à s’y retrouver grâce à la position du soleil voilé. Elle ne devina pas qu’il été plus ordonné normalement, mais là il était toujours perturbé.

Il finit par l’amener sur la plage de Kiri d’où l’on pouvait voir le port en activité et les quartiers résidentiels au-delà. Ils s’assirent côte à côte en haut de la dune après s’être trempé les pieds dans l’eau fraîche. Le soir assombrissait progressivement le ciel. Ils discutèrent de banalités sur le paysage, du ciel de l’eau et des oiseaux … Comme la fraîcheur tombait également, ils se rapprochèrent, et Akio l’entoura de ses épaules. Ayesha n’avait plus connu la chaleur réconfortante des bras de quelqu’un depuis longtemps. Akio continuait de parler, exploitant les anecdotes locales pour éviter les blancs.

"- … et tous ceux qui assistèrent à la cérémonie se souviennent encore aujourd’hui de la force de l’émotion qu’il y avait. D’ailleurs, voudrais-tu que je te montre une technique ou deux ?"

Il allait se lever quand il se rendit compte qu’Ayesha s’appuyait fortement contre lui.

Elle s’était endormie.

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Ven 11 Juil - 0:20

Il y a des journées qui sont éprouvantes. Akio se souvenait tout particulièrement de la dernière journée de la deuxième épreuve de son tournoi chuunin. C'était à Suna, il faisait extrêmement chaud. Les examinateurs les avaient obligé à rester dans le désert en et cela pendant plus de trente jours, sans nourriture, ni eau. Chaque équipe possédait un rouleau, il y en avait des noirs et des blancs. Eux, ils avaient un blanc. Ils avaient dû se battre pour le noir, mais avant toute chose, ils s'était battu pour l'eau. Trois points d'eau au total pour pas moins de cinquante équipes.

Un carnage...

Cela avait une période très traumatisante et éprouvante pour le jeune homme, Taïki, un membre de son équipe était mort, dans les premiers jours, alors qu'ils engageaient le combat pour de l'eau.

Quarante à quarante cinq degrés à l'ombre...

Il ne restait plus que lui et Sü par suite. C'était une fille qu'il pensait fragile, dans son idéologie de l'époque, c'était à lui de la protéger, mais en fait, c'était l'inverse qui s'était produit. Si elle n'avait pas été là, il n'aurait jamais été chuunin ou alors il serait mort. En y réfléchissant bien, il était encore plus tête brûlée auparavant que maintenant, elle avait su le contrôler. Elle avait aussi su le réconforter quant il avait finit par toucher le fond, craquer comme on dit. Ils avaient pansé leurs plaies ensemble. Bien sûr, au début, son orgueil masculin en avait pris un coup, mais la nécessité de l'instant présent effaça bien vite ce sentiment.

Sû est forte, elle avait rapidement été nommé jounin après l'examen. Elle était morte peu de temps ensuite, en mission. Akio se souvenait encore de son sourire le matin où elle lui avait annoncé qu'elle partait avec l'Homme de Glace, aux côtés d'une légende vivante avait-elle dit. Il était revenu, pas elle.

Il y a des journées qui sont éprouvantes et celle-ci à sa manière l'était. Pas de chaleur étouffante, pas la peur de mourir déshydrater ou de la main d'un ennemi...

Juste quelques phrases avec une jeune femme.

Ils avaient décidé de visiter la ville, enfin, Akio servait plutôt de guide, mais d'une certaine manière, il redécouvrait le village sous le regard intéressé d'Ayesha. Ils marchèrent plusieurs heures, le chuunin parlait, sans arrêt. Il ne cessait de se passer la main dans les cheveux et de sourire, plus ou moins nerveusement. Par moment son ventre se rappelait à lui, il aurait dû finir son bol de ramen, mais qu'est-ce qui lui avait pris de le laisser presque plein ?

Ils finirent par arriver sur la plage. Le jeune kunoichi voulut tremper ses pieds dans l'eau glacée. Le chuunin fut d'abord retissant à cette idée, mais Ayesha se débrouilla pour l'y amener à grand renfort de: "Allez viens !", "Fais pas ta timorée..." en tirant sur son bras.

Elle était froide, Akio grommela mentalement, il n'avait pas besoin de rentrer dans l'eau pour le savoir.

Il hésita à prendre une grande rasade et à éclabousser sa compagne, mais se retint. Ils sortirent prestement, le chuunin était heureux de retrouver le contact du sable, plus chaud, et collant. Il aimait le sentir crisser sous ses pieds. Ils montèrent s'installer sur une dune et fixèrent l'horizon. Ils discutèrent beaucoup, Akio essayait de se montrer le plus intéressant possible. Au loin, le soleil commençait à se cacher. Doucement, d'un geste protecteur, presque inconscient, il enserra de ses bras le jeune femme.

La plage, ce lieu était plein de souvenirs. Le plus douloureux avait sans aucun doute été celui de son Mizukage. Il se souvenait...

Ce jour-là, pas un shinobi n'avait manqué à l'appel. Les pertes étaient innombrables, mais de toutes, celle-ci était la plus lourde. Enfant alors qu'il venait de quitter le dôjo des Miroirs d'Ambres pour s'inscrire à l'Académie, il avait rencontrer le Mizukage. Ils s'étaient croisés et n'avaient pas échangé un mot, mais le regard que cet homme lui avait lancé était d'une telle intensité. Puis il était parti, en souriant.

Akio demanda à Ayesha si elle souhaitait apprendre quelques techniques, pas de réponse. Il s'apprêtait à à la secouer légèrement pour obtenir une réponse, croyant à une quelconque espièglerie de la kunoichi, mais il n'en était rien. Elle devait être épuisée car elle s'était endormie...

Dans ses bras...

Que devait-il faire ? La réveiller ? La porter jusqu'à chez elle ? Il ne risquait pas de pouvoir, il avait passé tellement de temps avec elle qu'il n'avait rien fait de la paperasse. Elle n'avait pas de logement...pas encore, peut-être qu'en cherchant à l'Académie. Le chuunin faisait attention à ne pas faire de mouvement brusque. Il se sentait à moitié stupide, après tout,il lui aurait juste fallut la réveiller et lui dire qu'il était temps de rentrer, mais il n'osait pas. Se devait bien être la première fois (ou l'une des premières fois) qu'il n'osait pas faire quelque chose.

Alors il allait attendre là, toute la nuit ? Hé ! Pourquoi pas ?

Jamais il n'avait eut 'impression d'avoir quelque chose d'aussi fragile entre les mains. Le moindre mouvement et le sommeil disparaissait.

Les heures passèrent et le coucher de soleil laissa place à une nuit sans nuages. Akio avait des fourmis dans la jambes depuis plus de dix minutes. Il se décida à plier et déplier sa jambe, lentement.

Il dut ne pas être assez doux car Ayesha commença à émerger de son sommeil. Retrouvant peu à peu ses esprits, elle s'aperçut rapidement qu'il faisait nuit et lança un regard interrogateur à Akio.

"- Tu t'es endormi et je n'ai pas osé te réveiller...", dit-il d'une voix mitigée.

[Ayesha]"- Et tu as attendu tout ce temps ?"

"- Je ne l'ai pas vu passé...", mentit-il effrontément.

Quoiqu'il y avait une part de vérité. Il ne pouvait nier que sous certains aspects, la situation était très confortable, contrairement à ce que lui disait sa jambe depuis un bon quart d'heure.

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Lun 14 Juil - 13:50

Quand Akio bougea ses jambes Ayesha émergeât d’un sommeil sans rêve. Elle comprit qu’elle s’était endormie dans les bras du chunnin, un homme qu’elle ne connaissait pas 1 jours plus tôt. Ce qui fit prendre à ses joues un ton pivoine.

*Heureusement qu’il fait nuit en un sens … Il ne peut pas me voir m’empourprer …*

Cependant Akio eut tout le loisir de le voir car Tsukuyomi – la lune – éclairait fort bien le visage de la kunoichi. Entre temps, elle ne comprenait pas pourquoi il ne l’avait pas réveillée. La température avait chuté même si elle n’avait pas froid. Il lui dit qu’il n’avait pas vu le temps passer, mais le fait qu’il ait besoin de se détendre les jambes semblaient témoigner du contraire. Maintenant qu’ils étaient debout, ils allaient pouvoir rentrer. Ayesha se demanda l’heure qu’il était, son ventre se contracta, ce qui lui donna une semi-réponse. Elle se souvint qu’Akio n’avait pas pris ses ramens, et donc qu’il devait avoir faim aussi. Elle proposa alors :

«- Le port n’est pas loin … si on péchait un poisson, je pourrais nous le préparer.»

Akio allait protester parce qu’il était tard, mais il avait également faim. De plus, le léger sourire de sa compagne au clair de lune acheva de le décider.

«- Je n’ai pas de barque, mais je pense pouvoir emprunter la sienne à un ami sans qu’il ne m’en tienne trop rigueur. Et puis on y voit presque comme en plein jour alors que les poissons dorment … ça devrait être facile de nous trouver quelque chose.»

Ils allèrent donc au port, quittant le sable doux de la plage pour les chemins de terre et les quais de granite. Ayesha en profita pour noter, qu’entre les bateaux, il y avait quelques feuilles aromatiques. La petite embarcation ne payait pas de mine : une simple coquille de noix avec une paire d’avirons. Akio monta à bord le premier, puis tendit la main à Ayesha afin qu’elle le rejoigne. Il se mit d’office sur le banc de nage pendant qu’elle détachait l’aussière. Elle voulait aider Akio à ramer parce qu’elle n’aimait pas l’idée de jouer « la demoiselle que l’on promène », mais elle ne voyait pas comment elle aurait pu le faire sachant qu’elle n’avait mis les pieds dans un bateau depuis ses 5 ans. Akio ne semblait pas souffrir en ramant seul, au contraire. En passant entre les digues marquant l’entrée du port, il lui demanda :

«- Tu n’as pas peur de rencontrer Tamafune j’espère ?»

«- Qui ça ?»

«- Tamafune, le serpent de mer. Personne ne l’a jamais vraiment vu ici, mais on retrouve parfois des épaves déchiquetées sur les plages. J’attends de le voir un jour pour être sûr qu’il existe, mais, malgré certains faits marquant, il apparaît plus comme l’excuse du marin qui a fait une faute …»

«- Ah je vois, un orochi ? Quand j’étais plus petite, je me souviens d’une légende issue du Kojiki racontée par mon père. Ce conte disait que Susanoo, le dieu de l’orage, exilé du royaume des cieux, vint à Izumo. Il y trouva un vieil homme et sa femme pleurant le sort de leur fille Kushinada. Susanoo leur en demanda la raison. Le vieil homme expliqua qu'ils avaient à une époque huit filles, mais qu'un dragon octocéphale et octocaudal nommé Yamatano-orochi, avait mangé leurs sept premières filles et réclamait à présent que l'on lui donnât la huitième en pâture. Susanoo tomba amoureux de la jeune fille et promit à ses parents de la sauver en échange de sa main. Il transforma alors la jeune fille en un peigne qu'il cacha dans ses cheveux, et construisit autour de la maison une muraille percée de huit ouvertures. Il ordonna que l'on place dans chaque ouverture une table avec sur chacune d'elle un grand vase rempli de saké distillé huit fois. Attiré par l'odeur du saké, le dragon but tant et tant qu'il sombra dans le sommeil. Susanoo en profita alors pour anéantir l'ignoble bête. En découpant le monstre, son sabre buta sur une épée miraculeuse cachée dans l'une des queues du dragon. Cette épée fut plus tard offerte à Amaterasu, la déesse du soleil, sa sœur, et nommée Kusanagi.

Pendant qu’elle racontait ce mythe, Akio l’avait emmenée près d’une petite île, où il savait trouver aisément du poisson. Il écoutait avec attention le récit et s’étonnait qu’elle s’en souvienne si bien.

«- Dans le Guizang, on parle également du dieu du tonnerre qui devait affronter chaque matin une créature en forme de dragon ou de serpent, qui voulait capturer le soleil et plonger le monde dans les ténèbres. Cette créature créait des brouillards épais et des intempéries destructrices. Ce dragon s’appelle Panlong et ce doit être lui que tu appelles Tamafune.»

Voyant qu’elle parlé trop longtemps, elle voulu chercher une ligne avec hameçon ou un filet, mais elle ne trouva rien de la sorte. Devant son air perplexe – certainement à se gronder intérieurement de ne pas avoir vérifié ça – Akio offrit son grand sourire habituel en se recoiffant sa mèche rebelle.

«- Eh bien, tu en connais un rayon sur la mythologie ! Maintenant que l’on peut penser que Tamafune n’est pas dans le coin – c’est-à-dire pas de brouillard – il va falloir pécher. Mais une pèche sans matériel de pèche … ça peut te paraître bizarre je l’avoue. Alors regarde bien.»

Sous les yeux attentifs de la kunoichi, le chunnin se concentra et fit apparaître une sorte de boule de flammes dans sa main, diffusant une lumière chaude. Comme il n’était pas question d’enflammer l’eau comme son père enflammait la forêt lors de ses chasses, elle se demanda se qu’Akio voulait en faire. Elle ne tarda pas à avoir sa réponse : il dirigea sa main vers l’eau sombre, ce qui eu pour effet de réveiller les poissons. Ceux-ci s’affolèrent tellement qu’ils sautèrent à droite, à gauche, au dessus de leur tête, et mieux encore, dans la barque. Akio s’attarda sur le visage émerveillé d’Ayesha, puis lui tendit un de ses kunaïs. Elle revint à la réalité et prit l’arme pour tuer quelques poissons. Quand il s’arrêta d’illuminer la mer, il y avait tellement de poissons dans le bateau, qu’ils durent les prendre à pleines mains pour remettre les vivants à l’eau. Quand la bataille fut finie, ils partirent tous d’eux d’un fou rire comme ils n’en n’avaient jamais eu.

Finalement, Akio reprit les avirons et commença à ramer vers le port. Ils auraient aimé rester un peu plus sur l’eau, mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. De plus, ils n’étaient pas encore deux amis intimes … Il n’y eut pas de gène, mais un silence apaisant. La barque glissait calmement sur l’eau plate d’un noir sombre. La lune éclairait le plancton phosphorescent sous la pagaie. Ayesha avait déjà commencé à dépiauter leurs proies. Dans leur sillon, on percevait de temps en temps quelques agitations quand elle jetait les abats.

Ils finirent par arriver à quai, le jeune homme prit un filet pour porter les poissons. En retournant vers la plage, la jeune femme ramassât quelques feuilles. Ils se réinstallèrent sensiblement au même endroit. Akio proposa sa flamme pour cuire les poissons. Elle en garda néanmoins deux petits afin d’en découper des morceaux crus. Ils se régalèrent peu de temps après, Akio d’autant plus qu’il avait le ventre vide depuis longtemps. Et quand ils furent enfin repus, la question du couchage revint. Le soleil ne se montrerait que dans quelques heures et ils étaient maintenant aussi fatigués l’un que l’autre.

MessageSujet: Re: Plage de Kiri   Mar 15 Juil - 18:22

Ayesha: + 14 XP RP
Akio (as Iba): + 9 XP RP

On laisse la place à Haya pour sa mission.
Je vais poursuivre la soirée ici
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MessageSujet: Re: Plage de Kiri   

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