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 Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

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MessageSujet: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 24 Déc - 14:43

[Je lance ce topic pour faire avancer la campagne de Kiri. Chronologiquement, les événements se passent après votre RP de l'incendie.]

Comme Shinji les en avait prévenus, Darok et Iba reçurent une lettre de convocation pour une mission. Ils avaient rendez-vous avec le nouveau dirigeant de Kiri à la mairie afin de recevoir leurs directives.

Les deux guerriers de la Brume furent très surpris de ne pas voir Nimuro, alors que ce dernier avait lui aussi était impliqué dans "l'incident" de la Fleur Polaire.


[Shinji]
"Bien, étant donné que vous êtes tous là, je vais vous expliquer les tenants et aboutissants de votre mission..."

[Darok]
*Tous là... ? Alors Nimuro-san ne vient pas avec nous... ?*

[Shinji]
"Nos éclaireurs aux frontières nous ont rapportés une activité certaine aux alentours du poste-frontière entre Kiri et Kumo..."

Iba ne put réprimer le frisson qui lui parcourut l'échine. Pour certains, ce lieu n'avait aucune signification, mais pour les plus anciens et pour lui, c'était le symbole de la honte, inéxorablement rattaché à la caste des Réprouvés.

[Iba]
"Le Fort de la Rivière Rouge..."

[Shinji]
"Celui-là même..."

[Iba]
"Mais pourquoi ??? Qui pourrait avoir intérêt à aller là bas ???"

Inconsciemment, Iba avait bondi de sa chaise et avait ostensiblement haussé le ton. Il fut vite ramené à la réalité par le "Hiyori" que Darok lui lança, ce de façon peu agréable.

[Iba]
"Veuillez m'excuser, Azechi-sama..."

[Shinji]
"Ce n'est rien. A présent écoutez-moi tous les deux. Ce fort est à l'abandon depuis dix ans déjà. Kumo et Kiri sont encore sous l'égide du traité de paix, Konoha est une nation pacifique, et Suna ne nous attaquera pas. Il y a de fortes chances que les personnes qui tournent autour du fort et l'aient peut être investi ne soient que des pillards ou une bande de voleurs cherchant un repaire.

Quoiqu'il en soit, je veux que vous y alliez tous les deux, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour vous faire quitter le village quelques temps et étouffer l'affaire d'il y a quelques jours. Deuxièmement pour régler cette affaire autour du fort. Et dernièrement, pour toi, Iba."


[Darok]
"Shinji-sama, Nimuro-san ne vient pas avec nous ? Après tout, il est impliqué lui aussi..."

[Shinji]
"J'ai réussi à étouffer son présence dans l'affaire. Vous avez fait tellement de dégâts à vous deux que personne ne se doutera de la présence d'un Médecin dans cette rixe. J'ai aussi grassement payé le tenancier pour qu'il se taise. De plus, je ne peux pas me passer de lui actuellement ; j'ai besoin de tous mes Jounin au village. Vous ne serez donc que tous les deux pour cette mission.

Shinji sortit une enveloppe de son tiroir et la tendit à Darok.

[Shini]
"Darok, tu trouveras là dedans une carte de la région ainsi que le rapport détaillé de nos éclaireurs. Etudie-les bien et prépare une stratégie pour ton élève au cas où vous devriez vous battre.

Sur ce, Enfants de la Brume, tout est dit. Rompez et équipez-vous en conséquence."

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Lun 25 Déc - 1:06

Hier était une journée terriblement éprouvante. Et aujourd’hui ? Après un réveil en bonne et due forme, Darok se passe la tête sous l’eau, les idées encore ensevelis sous la brume de la somnolence. Il revint dans sa chambre, puis s’habilla, en n’oubliant pas ses armes. Il passa par le couloir et découvrit une missive sur son paillasson. L’ouvrant, le Chuunin découvrit qu’une mission l’attendait. Il se gratta la tête, las, et ses yeux se fixèrent sur le rang de la mission.

* C ? Ça sera ma première de ce grade…je dois me rendre avec l’Hiyori à la mairie. Il y aura certainement déjà Nimuro. Je devrai le remercier de m’avoir guéri ma côté cassée.*

Le départ n’était pas orchestré pour tout de suite, et Darok comptait avoir du temps pour se préparer, son armure étant déchirée de toutes parts et sa botte secrète pas encore développée à son maximum. En repensant à ce qu’il avait appris hier, le shinobi se rendit compte que plutôt que de se dérouiller, il s’était amélioré. L’idée d’être de plus en plus fort le mit de bonne humeur, et ne prenant qu’une clémentine pour petit déjeuner, il fila vers le bâtiment administratif.
Il avait froid sans sa veste de ninja, et songea qu’afin d’être prêts pour la mission, il devait passer par l’armurerie pour la réparer. Insistant sur le fait qu’il avait les moyens suffisants pour payer une œuvre de qualité, Darok déposa sa tenue aux forgerons. Puis il repartit dans les ruelles brumeuses et vides de monde en quête de la bâtisse mère de Kiri.

Quelques minutes plus tard, le voilà arrivé à destination. Il est certainement le premier, l’Hiyori traînant toujours les pieds. Ils devaient se présenter à deux devant le sanin, et Darok ne tolérait pas les retards. Presque ponctuel, le Réprouvé apparut au coin d’une allée sombre. Ils se regardèrent, sans mot dire, avant d’entrer dans l’immeuble glauque.
Vide, lui aussi, le duo s’avança vers le bureau du maître de la cité.


« Avant de rentrer, Hiyori, saches quand même que passer cette pièce tu seras entièrement sous ma responsabilité, encore plus qu’avant. Si l’on fait équipe ensemble, c’est parce que tu es mon disciple. Autrement dit, s’il y a des retombées négatives de la mission, c’est pour ma pomme.
Autrement dit, je veux que tout soit nickel… »


Il acquiesce après avoir déglutit, puis nous pénétrons dans le bureau. Derrière un meuble se dresse Shinji, debout. Aucune trace de Nimuro…malheureusement. Darok se demande où peut-il bien être, mais finalement, il lui apparut qu’il ne viendrait pas.
Shinji, grave, se tourna vers eux et leur expliqua leur mission. Comme si l’avoir sur ses épaules n’était pas un assez gros fardeau, l’Hiyori protesta envers le père de Zen à cause du lieu, certes traumatisant, qui l’a tant tourmenté dans sa jeunesse. Le chuunin le rappelle à l’ordre vivement. Shinji outrepasse cet excès et continue son explication, confiant une missive au plus sérieux shinobi du tandem.


[Shinji] "Darok, tu trouveras là dedans une carte de la région ainsi que le rapport détaillé de nos éclaireurs. Etudie-les bien et prépare une stratégie pour ton élève au cas où vous devriez vous battre.

Sur ce, Enfants de la Brume, tout est dit. Rompez et équipez-vous en conséquence."


Il ouvrit la correspondance, et ses yeux s’écarquillèrent, puis il hocha la tête et rangea la lettre dans la poche de son pantalon, précieusement. Les informations qu’elle contient devraient être brûlées pour qu’elles ne tombent pas entre les mains de l’ennemi, mais Darok espérait en voir l’utilité plus tard. Autrement dit, lorsque le moment sera venu, il la détruirait de ses propres mains.

« J’en ait pris bonnes notes. A quand le début de la mission ? »

[Shinji] « Dès que vous serez prêts. N’oubliez pas que cette mission est secrète afin que vous puissiez vous faire oublier un moment. »

Le Chuunin se retourna après avoir poliment salué son interlocuteur, puis s’éclipsa, sans attendre le Réprouvé. Alors qu’il lui avait fait la morale sur son comportement avant d’entrer, dès les premiers instants il se fait remarquer. Finissant par croire que pour être un vrai ninja, il faut savoir se retenir, Darok sortit de la mairie.
Il se dirigea, contrarié, vers l’armurerie…

La porte s’ouvrit en fracas, faisant résonner la sonnette d’entrée. Le forgeron sortit sa tête toute ridée de sa forge et indiqua d’un signe facial la bienvenue au jeune homme.


« Où en est mon armure, vieil homme ? »

[Vieil homme] « Hummm tu n’es pas sans savoir qu’Esiko est malade. »

« Autrement dit, elle n’est toujours pas prête ? » dis-je mécontent.

[Vieil homme] « Nous avons toujours des objets de très bonne qualité pour les situations comme celle-ci. J’ai à côté de moi, une armure excellente, qui fera de toi un combattant hors pair et invul… »

« Evite ton baratin. » lui intimais-je. « Combien tu en veux ? »

[Vieil homme] « Ohoh, tu n’es pas d’humeur aujourd’hui Darok-kun…
Pour ce travail, je n’en demande pas moins de 900£ »


« C’est cher… »

[Vieil homme] « Rapport qualité-prix, je trouve ça bon marché. Depuis combien de temps achètes-tu dans notre magasin ? Hum ? As-tu seulement été déçu une seule fois ? Je peux descendre à 875 mais pas en dessous.»

« C’est bon, je le prends. Et concernant notre petite affaire ? »

[Vieil Homme] « Oh, oui… « il » est prêt. Je te l’apporte. »

« Parfait. » Mes yeux pétillèrent d’envie…alors que l’Hiyori arrivait devant le magasin.


Dernière édition par le Mar 2 Jan - 18:40, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Lun 25 Déc - 13:17

Iba s’éveilla difficilement, il fallait dire que la journée d’hier avait été rude et chargée en émotions. Sa jambe lui faisait encore un peu mal, mais les soins de Nimuro étaient prodigieux. Il avait encore un peu de mal à se faire à l’idée que quelques heures auparavant, les os de sa jambe gauche étaient cassés.
Encore une fois, il était le dernier à se lever. Les autres enfants allaient finir par croire qu’il était fainéant.

Béni soit les ignorants…

Le garçon entreprit alors de se lever et de faire sa toilette. Il descendrait ensuite prendre un petit déjeuner frugal, s’il restait encore quelque chose à se mettre sous la dent. Connaissant un peu mieux Mme Kisako, il se dit qu’il lui resterait forcément quelque chose. Il faudrait qu’il la remercie, elle était d’une gentillesse excessive avec lui, et aussi avec les autres enfants. Un véritable sacerdoce…

L’eau froide finit d’aiguiser les sens du genin, qui vêtu d’affaires propres s’en alla rejoindre le réfectoire. Il restait encore quelques enfants attablés, mais la plupart était déjà en train de jouer. Un bol de lait et un biscuit constituerait son repas. Seul, il mangeait calmement. S’il avait suscité l’envie et l’intérêt au début, les orphelins s’en étaient lassés, et le voyait dorénavant comme une partie intégrante du groupe. Il n’y avait plus d’yeux ronds et scrutateurs qui le guettaient à chaque mouvement. Intégré au groupe sans vraiment l’être, voilà quelle était sa position. Sans vraiment le savoir les enfants avaient rangé Iba dans la catégorie adulte, ce qui avait eut pour effet de créer un fossé entre eux et lui. Il fallait aussi dire que le genin ne faisait pas grand chose pour leur faire changer d’opinion à son sujet.

Mme Kisako le sortit de ses réflexions, elle lui apportait une lettre. Il la remercia doublement, une fois pour la lettre, et une fois pour ses bons soins. La vieille dame lui dit qu’il n’avait nul besoin de le faire, et que ce qu’elle faisait était la moindre des choses. Iba aurait voulut protester, toutefois cela n’aurait servi à rien, la gouvernante était ainsi, à elle seule, elle devait avoir plus de générosité qu’une cinquantaine de personnes.
Elle le laissa pour retourner vaquer à ses occupations. Le garçon se saisit alors d’un couteau traînant sur la table, l’essuya sur sa serviette, et s’en servit pour ouvrir la lettre.
C’était l’ordre de mission de Shinji Azechi, le « remplaçant » de Zabuza-sama. Le garçon était convoqué à la Mairie à neuf heures trente. Un rapide coup d’œil sur la pendule du réfectoire lui apprit que s’il ne se dépêchait pas il serait en retard.
Il engloutit alors la fin de son petit déjeuner et s’empressa de retourner dans le dortoir, montant quatre à quatre les marches de l’escalier. En un temps record, il se lava les dents, se vêtit de son armure, déchirée par les aventures de la veille, et de son armement. Il redescendit aussi vite qu’il était monté les marches de l’escalier menant à l’étage, manquant de trébucher. Il tenait toujours l’ordre de mission dans sa main et tout en courant, il le relut…
Un détail ne l’avait pas marqué lors de sa première lecture…Il s’agissait d’une mission de rang C. Il ne put réprimer un frisson lui caressant l’échine, et une brève montée d’adrénaline. Il continuerait de faire ses preuves, deviendrait un grand shinobi, et imposerait la vérité aux yeux de tous. C’était son nindô.
Son coéquipier n’était autre que son sempaï Darok, s’il continuait ainsi, ils seraient bientôt plus partenaires que maître et disciple.
Sortant dans la cours de l’Académie, il croisa la gouvernante en coup de vent, et lui glissa quelques mots expliquant brièvement la situation. La vieille dame lui recommanda d’être prudent. Il lui promis, et s’en fut.

L’heure tournait.

Il courait, son rythme cardiaque montait. Le bruit de ses pas résonnaient sur les pavés glissants du village de la Brume. Il traversait à vive allure le dédale complexe de rues qui formait Kiri no Kuni. Darok ne lui pardonnerait pas d’être en retard, et lui non plus. Il arrivait, et se stoppa net, il ne manquerait plus que son homologue le voit essoufflé, inspirant correctement à plusieurs reprises pour se calmer, et essuyant la sueur qui commençait à perler sur son front, il se dirigea vers l’entrée de la Mairie. Le chuunin l’y attendait, ils entrèrent, d’un pas posé et maîtrisé.
Darok fit, avant d’entrer dans le bureau du sanin, une remarque sur la tenue que devait avoir Iba. Le garçon ne répondit pas, il avait l’habitude…

Ils entrèrent, faisant face au nouveau « maître de Kiri ». Comme Darok, Iba remarque aussitôt un absent, pas de Nimuro. Le garçon se tourne vers le chuunin. Ce dernier semble aussi surpris que lui, mais son regard lui intime de se taire. Le genin se permit de dévisager Shinji-sama. Le souvenir qu’il en avait lui disait qu’il avait maigri, et les cernes sous ses yeux lui disait que ses nouvelles fonction étaient éprouvantes.
D’entrée de jeu, le sanin leur annonça que le jounin médecin ne serait pas de la partie. Le cœur de l’enfant se serra, Nimuro était un soutien important, et sa présence apaisante. Néanmoins il devrait faire sans…

Et puis il n’avait plus besoin d’être materné !
Il était un shinobi de Kiri, où tout du moins le pensait-il…


[Shinji] «- Nos éclaireurs aux frontières nous ont rapportés une activité certaine aux alentours du poste-frontière entre Kiri et Kumo... »

Les yeux du garçon s’agrandirent, son corps fut prit d’un léger tremblement. Instantanément des images, des souvenirs affluèrent…
Le Fort de la rivière Rouge, murmura-t-il,à lui même plus qu’à l’assistance.
Il était abasourdi et en même temps hors de lui. Pourquoi…Pourquoi…Pourquoi !


«- Mais pourquoi ! »

Il ne posait pas de question. Il avait peur ? Non…peut-être. Il n’était jamais retourner sur les lieux où sa vie avait basculé. Une injonction de Darok lui rappela sa place, prenant sur lui, le garçon gredouilla de brèves excuses et se rassit.
Encore sous le coup de la nouvelle, Iba n’écoutait que d’une oreille distraite les propos de Shini-sama. Pourant un détail aurait dû l’alerter…

Dix ans…

Non, tout ce que voyait l’enfant, c’est qu’on lui demandait de se rendre sur les lieux de son malheur. Son esprit restait imperméable aux autres informations. La réunion se termina alors qu’Iba remuait toujours ses sombres pensées. Certaines informations lui étaient parvenues. Ils devaient vérifier qu’aucuns brigands n’avaient investit le fort, et il n’agissait certainement pas de ninjas.

Shinji-sama le congédia une fois la mission expliquée, le genin n’en revenait toujours pas. Darok l’avait laissé pour aller s’armer. Le garçon lui resta sur le pas de la Mairie, en proie aux doutes. Aurait-il le courage d’affronter son passé ?
Qu’aurait fait son frère dans cette situation ? Il n’aurait très certainement pas baissé les bras. Que dirait Shinobu s’il le voyait ainsi hésitant ? Le garçon, rouge de honte, n’osait même pas y penser. Il se releva, et s’empressa de rejoindre Darok à l’armurerie.

Il se demandait bien ce qu’il allait pouvoir s’acheter…son armure avait grandement besoin d’une réparation, mais il n’avait certainement pas les moyens. Dernièrement sa situation financière s’était un peu améliorée parce qu’il était nourris et logé au frais de la princesse, à savoir qu’il était pris en charge par l’orphelinat, et qu’il avait d’autres parts perçus des indemnités (médiocres certes mais fort appréciables) pour la destruction de son immeuble.

La boutique n’était plus très loin.

En entrant, le garçon fit sonner la petite clochette de la porte, le son était toujours aussi pur. Le chuunin venait de finir ses achats, Iba ne put s’empêcher de sourire en voyant que Darok « l’avait fait ». Le regard du genin se perdit sur l’attirail dont disposait le magasin, tout en « comptant » ses économies.


[Darok] «- Alors, que comptes-tu acheter ? »

Darok s’était approché de lui. Le ton était purement formel, amical peut-être, mais le garçon n’arrivait à trancher. Fixant sa protection, le garçon lui répondit.

«- Je comptais remettre à neuf ma combinaison… »

Sa voix mourut…Perspicace, il n’en fallut guère plus au chuunin pour comprendre la situation.

[Darok] «- Combien de temps va-t-il falloir que je m’occupe de toi ! Hein !…
Bon rejoins-moi à la Porte Nord rapidement."


Habile, le chuunin venait de glisser un billet dans la poche de la veste du garçon…
Le genin n’eut même pas le temps de le remercier qu’il était déjà parti…
Le tenancier alla lui chercher une protection de la réserve, après lui avoir confirmer que remettre à neuf son armure lui reviendrait plus chère que dans acheter une neuve. Fort de sa nouvelle acquisition, Iba se rendit au lieu-dit.

Il était prêt à affronter son passé.

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Sam 30 Déc - 14:08

Il avait rendez-vous sur la porte nord de l’enceinte de Kiri. Darok n’appréciait pas les retardataires, et encore moins les paresseux. Iba pressa le pas, lui non plus n’aimait pas être en retard, parce que cela donnait aux autres un motif pour le discréditer, d’une certaine manière, le garçon pensait se retrouver en position de faiblesse, et il avait horreur de cela.

Grimpant aisément sur un toit, il se mit en route à coup de bonds. La porte n’était plus très loin, mais cela faisait déjà une demi-heure que le duo s’était séparé. Le genin grimaçait déjà en imaginant les remarques désagréables que le chuunin trouveraient à lui dire. Même si Darok n’était pas un de ses pires détracteurs, on ne pouvait pas dire qu’il portait Iba dans son cœur. Toutefois le garçon était des plus étonnés par le respect du chuunin envers la hiérarchie. Il avait suffit d’une injonction, d’un ordre de Zabuza-sama, pour que Darok le prennent sous son aile, même s’il était évident que l’obligation lui déplaisait au plus haut point.
Cherchant à éluder ses pensées moroses, le genin se concentra sur ce qu’il voyait. Kiri no kuni…
La ville pansait toujours ses plaies, et il était certain que même des années plus tard, rien ne serait vraiment comme avant. Il se demanda alors pourquoi Zabuza-sama n’était pas resté à leurs côtés, lui qui était si fort, il avait chuté…
Mais il n’avait pas fui son destin, il l’avait affronté, tête haute, bras levés ;alors que lui, Iba, fuyait à l’heure actuelle ses responsabilités, ou plutôt l’adversité. Son esprit se scindait en deux parties, l’un s’accusant de couardise, l’autre se protégeant à l’aide d’arguments branlants, tel que : « je suis les ordres… ».
Finalement, il était plus simple de ne penser à rien, de se concentrer uniquement sur les tuiles humides des toits du village de la Brume.
Il était arrivé à la Porte Nord, et toujours pas de chuunin, cherchant prestement aux alentours, le garçon se rendit compte qu’il était le premier arrivé sur les lieux. Tant mieux.

Cinq minutes plus tard, Darok apparut à l’horizon, zigzaguant sur les toits des habitations. Les deux compères furent vite réunis. La cause du « retard » du chuunin était présentée sous la forme de deux imposants sacs à dos. Quelques explications plus tard, Iba savait qu’il leur faudrait pas moins d’une semaine pour se rendre au Fort, qui se situait à l’extrême limite des frontières de Kiri. Darok avait prévu de la nourriture pour chacun et pour une durée de trois semaines. De plus, le sac de Darok contenait une tente, tandis que celui d’Iba contenait une trousse de soins, avec tout le tralala pour administrer les premiers secours. Pour cette mission, Nimuro n’était pas de la partie.

Darok avait décidé de remonter la Rivière Rouge, d’après lui, ou plutôt la carte, il leur faudrait une petite journée pour l’attendre, ensuite, en se dépêchant, ils ne leur faudrait que cinq jours pour attendre leur destination. Une fois leur matériel vérifié, il se mirent en route. Quittant leur village, ils s’élancèrent alors dans la plaine, une vaste étendue d’herbe. Le décor était uniforme, et rapidement la monotonie s’installa. Le ciel semblait clément, clairsemé de peu de nuages, malgré les bourrasques qui balayaient de temps à autres les hautes herbes.
Les heures s’écoulaient, toutes identiques, un violent gargouillis provenant de l’estomac du genin lui indiqua qu’il ne devait pas être loin de deux heures de l’après-midi. Le chuunin sortit alors deux barquettes de son sac à dos, et en donna une à Iba.


[Darok] «- Même si ce n’est pas aisé, nous mangerons en marchant. Cela nous évitera de perdre du temps…

Il était inutile de discuter les ordres du sempaï, même si le garçon aurait bien apprécier une pause déjeuner. L’entraînement physique subit à l’Académie lui permettait sans trop de difficultés d’avaler les kilomètres qu’ils avaient à parcourir, et cela malgré le poids du sac.
Lorsque Darok avait dit que cela ne sera pas facile de manger en marchant, il n’exagérait pas. C’était presque mission impossible. Le garçon ne comptait plus le nombre de fois où il avait faillit renverser sa barquette. Le chuunin ne semblait guère mieux s’en sortir, même s’il le laissait moins paraître. Toutefois, Iba n’était pas dupe, il l’avait bien entendu jurer parce qu’il n’arrivait pas à ouvrir son emballage.
Une fois le repas fini, Darok montra au genin comment plier le paquet repas de façon à ce qu’il prenne le minimum de place dans le sac. Il était hors de question de jeter quoique soit par terre, car premièrement, c’était laisser des traces de son passage, et deuxièmement, on ne pollue pas !
Le décor avait légèrement changé, et était devenu plus boisé, même si les deux shinobis se déplaçaient toujours parmi des herbes hautes. Les deux compagnons n’avaient échangé que de maigres mots, et Iba, las du silence perpétuel, engagea le dialogue.


«- Darok-sempaï, d’après le rapport de Shinji-sama, les éclaireurs auraient aperçu des maraudeurs. De quoi peut-il bien s’agir ?

[Darok] «- Je pense pour ma part qu’il doit s’agir de squatters, de vagabonds. Peut-être aurons nous affaire à une bande de voleurs… Au pire du pire, il s’agirait de ninjas à la solde de quelqu’un ou d’une organisation.
Rien n’est moins sûr. Toutefois nous trouverons des individus sur place, et il nous faut être prêts à les affronter. »


Darok marqua une pause, inspirant légèrement. Une fine brise venait de s’installer, et les hautes herbes avaient diminuées de moitié en taille. Sans même adresser un regard sur son disciple, il reprit.

[Darok] «- L’autre jour dans le bar, on a eut pas mal de chance de combiner nos attaques de manière cohérentes. Il n’en sera pas toujours ainsi…
Nous allons donc mettre au point des formations. Deux pour le moment…
Une, offensive, et l’autre défensive. D’après ce que tu as appris à l’Académie, quand utiliserons nous l’une plutôt que l’autre ? »


Iba ressassa ses souvenirs, cherchant la réponse à la question de son supérieur. Il avait bien une idée, mais n’en était pas sûr. Et puis départager totalement les deux situations était assez ardues, tout reposait sur son jugement. Le binôme continuait à avancer, le village de la Brume, dans leur dos avait disparu. Se rendant compte que son temps de réaction allait être trop long, le garçon répondit, incertain.

«- Je pense que nous devrions utiliser une formation offensive contre des adversaires de niveau inférieur au notre, ou contre un combattant isolé, et préférer une attitude défensive lorsque le surnombre est trop important, ou les adversaires trop puissants. »

Le silence s’installa une fois encore, puis le chuunin hocha de la tête.

[Darok] «- C’est un peu près ce que j’attendais. Lorsque le rapport des forces est incertain, nous opterons immédiatement pour une position défensive. Nombreux sont morts d’avoir surestimé leurs capacités, ou inversement, d’avoir sous-estimé leurs protagonistes. »

Le chuunin marqua une nouvelle pause, le soleil descendait dans le ciel. Au loin, on voyait des scintillements, la Rivière Rouge. Iba frémit, repoussant des désagréables souvenirs. Darok avait raison, ils y seraient avant la tombée de la nuit. Ce dernier se racla la gorge et poursuivit.

[Darok] «- Après t’avoir observé, il m’est devenu évident que tes capacités aux corps à corps sont faibles. »

Darok ne ménageait pas le genin avec ses propos. Le garçon avait l’habitude que ses interlocuteurs ne mâchent pas ses mots face à lui…quoique…ces derniers temps…

[Darok] «- C’est donc moi qui irait au contact, lorsque nous adopteront une disposition d’attaque. Aidé de ceci, cela devrait aller…

Darok se retourna vers son apprenti et lui glissa un bref sourire, en tâtant son équipement. Le garçon lui rendit son sourire…carnassier.

[Darok] «- Je te ferais gagner du temps, et te procurerait des ouvertures. Tu me soutiendras à l’aide de tes jutsus, et tu éviteras dans la mesure du possible que je me fasse contrer ou contre-attaquer lors de mon assaut. Nous fonctionnerons en tandem, notre vie dépends des performances de chacun. J’espère que cela est bien clair dans ton esprit… »

Iba acquiesça d’un signe de tête. Il était vrai qu’il risquait leur vie à chaque instant. Ils étaient en mission. Le Fleuve se détachait enfin de l’horizon. Le chuunin poursuivit sur sa lancée

[Darok] «- Lors d’une formation défensive, nos éviterons si possible d’entrer en contact avec l’adversaire, en les tenant en respect avec nos jutsus, et armement. »

Le chuunin n’avait pas évoqué le cas de la fuite face à une adversaire beaucoup plus fort…peut-être parce le genin savait qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible lors d’un tel affrontement. Interloqué, Iba ne put s’empêcher de répondre, en biaisant.

«- Mais alors lorsque nous utilisons la formation défensive, c’est que nous sommes en difficulté…Nous préserverons nos forces avec une telle disposition, mais je doute que nous recevions des renforts…et… »

Darok le coupa aussitôt, un poil d’exaspération perçait dans sa voix.

[Darok] «- Et…d’un…il s’agit d’une mission de rang C, nous n’affronteront pas de monstres chimériques, ni de ninjas aux capacités défiant l’imagination…et de deux, la meilleure défense c’est l’attaque. Un précepte bien à Zabuza-sama. La formation défensive n’est qu’une sorte de replacement, ou d’étude de l’adversaire. Une fois les capacités des opposants décelées, nous pouvons alterner avec la position d’attaque. En se coordonnant correctement, nous devrions pouvoir jongler sur les deux dispositions, et ainsi créer des trous dans les gardes adversaires.
Toutefois, je doute que nous ayons à pousser l’affrontement jusque là… »


Iba ne répondit rien, et la discussion se finit ainsi. De toutes manières, il venait d’arriver à la Rivière Rouge. Les ténèbres menaçaient de tomber, et le chuunin décréta qu’il fallait monter le camps pour passer la nuit. Ils s’installèrent sous le couvert d’un gros chêne. La Rivière était à quelques centaines de mètres. Prestement le duo déballa la tente, et la monta. C’était une première pour Iba, qui ne manqua pas d’apprendre, et aussi de provoquer une ou deux fois la fureur de Darok…

Mais quel empoté…
Tu a deux mains gauches ou quoi !
C’est pas possible…


Un sourire en coin, les deux personnages achevèrent la construction de leur abris. Darok s’en alla planté plusieurs piquets à distances diverses de la tente. Le chuunin expliqua au garçon que cela permettait de signaler aux éclaireurs qu’ils étaient bien des ninjas de Kiri en mission.
Ils ramassèrent ensuite quelques branches, firent une cercle avec des pierres trouvées aux alentours, et allumèrent un feu. Darok eut d’ailleurs des démêlés avec…ce qui ne manqua pas de faire sourire le garçon.
Une heure plus tard, la nuit tombée, ils s’installaient près des flammes mouvantes et mangeaient leur ration. Ils discutèrent de tout et rien, surtout rien, évoquant promptement Nimuro…et Shinzo.

La marche de la journée les avait néanmoins fatigués, et aucun n’avait le cœur de veiller tard. Ils allèrent donc se coucher prestement. Selon le chuunin imposer un tour de garde était inutile et ajouta que s’ils continuaient à avancer à ce rythme, ils seraient au Fort dans cinq jours et non six. Le genin s’en remis à ses dires.

Plus que cinq jours avant d’avoir à affronter son passé.

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Lun 1 Jan - 14:22

L’aube se levait à grand peine, et les rayons d’un soleil timide transperçaient la toile de la tente, pour venir irradier le faciès des shinobis. Un grognement sourd de Darok, et une roulade vers un recoin obscur de l’édifice pour Iba, furent leur seule réponse. Presque en même temps, les deux garçons ouvrirent les yeux, découvrant le même monde que celui qu’ils avaient quitté hier.
La tente était une biplace, faite d’une double couche de toile imperméabilisée à l’intérieur comme à l’extérieur. Montée en forme de dôme, elle ressemblait à une demi-sphère. L’entrée, ou la sortie, selon le moment, était conçue comme un sas, on y laissait ses chaussures, et autres affaires susceptibles de salir l’antre. L’abri avait été réalisé pour permettre à ses occupants de survivre dans des conditions extrêmes, à savoir des très fortes bourrasques de vent, des pluies diluviennes, des températures avoisinant les moins quinze degrés Celsius…

Complètement éveillés, les ninjas s’extirpèrent de leur repère, sortant avec eux leur sac de couchage qu’il rangèrent prestement. Iba nettoya le reste de la tente, tandis que Darok lui retiraient les piquets indiquant leur appartenance à Kiri no Kuni. Le chuunin entreprit aussi de masquer leur passage, dispersant les braises et camouflant leurs traces. Il vint ensuite aider Iba à ranger la tente. Une fois prêts, ils se remirent en route, mangeant quelques barres de céréales en route, en guise de petit déjeuner. La Rivière n’était plus très loin, et en moins d’un quart d’heure, le duo se retrouva sur les berges.


[Darok] «- Bien, on y va… », lança le chuunin, alors qu’il commençait à marcher sur l’eau.

Mais Iba lui n’avança pas. Il fixait son reflet sur l’eau calme et paisible, son regard se perdait dans le vide.

La Rivière rouge

Etonnamment l’eau était clair, on n’avait aucune difficulté à percevoir les galets glissant au fond, s’empilant par moment les uns sur les autres. Des joncs parsemaient les berges, ainsi que par endroits de grosses roches, plus ou moins éloignées du lit de la Rivière.
Pourquoi faire resurgir le passé ? Pourquoi maintenant ?


[Darok] «- IBA ! »

Apparemment le chuunin l’avait appelé plusieurs fois, et semblait excéder de l’absence de réponse et de réaction de son interlocuteur. Il se rapprocha du garçon et le secoua vivement.

[Darok] «- Iba ! Iba ! Tu m’entends ? ! Est-ce que ça va ? ! »

Ramené à la raison, le garçon bredouilla des excuses, mais ne trouva nul prétexte pour se défendre. Le chuunin semblait rassuré de voir que son disciple allait bien, et en profita pour se mettre en colère…

[Darok] «- C’est la première et dernière fois que tu me fais un coup comme celui-ci ! C’est compris, Hiyori ! Nous sommes en mission, pas en excursion pour touristes à la recherche de quelques souvenirs ! Tu n’as pas intérêt à l’oublier. Nous sommes shinobis du village de la Brume, nous n’avons plus de passé. Rentres toi ça définitivement dans le crâne. »

Le garçon n’avait même plus la force de répondre aux multiples remarques de son supérieur. Il laissa filer et hocha faiblement la tête.

[Darok] «- Bien…reste concentré. Nous avons encore pas mal de chemin à parcourir. »

Darok semblait s’être radoucit. Le tandem se remit en route, marchant de bon rythme sur l’eau, le sac toujours sur le dos. Le chuunin ouvrait la marche, mais gardait toujours un œil sur le garçon. Se déplacer sur le cours d’eau était certes dangereux car ils étaient totalement exposé aux attaques sans pouvoir trouver de couverts, mais le risque de se faire attaquer frôlait le nul, de plus, la Rivière était l’allié des maîtres ninjutsu…
Le soleil commençait à monter, dans le ciel, indiquant que l’on se rapprochait des heures les plus chaudes. D’un geste de la main, suivi de brèves paroles du chef de mission, le duo bifurqua en direction des berges.
Ils s’assirent à l’ombre d’un arbre, et commencèrent à déballer leur paquetage pour déjeuner. Iba, remis de ses émotions du matin, demanda.


«- Pourquoi nous arrêtons-nous alors que nous avons pris le déjeuner en marchant hier ? Pour ne pas trop nous fatiguer ?

[Darok] «- Entre autre, nous devons arriver en forme sur les lieux, il est donc inutile de trop forcer. Qui plus est, avec la montée du soleil, nous risquons d’attraper une insolation avec les reflets sur l’eau.

«- Nous aurions put continuer sur la berge… »

Le chuunin ne répondit pas, et ils mangèrent leur repas sans plus s’adresser un mot. Le déjeuner achevé, ils se remirent en route de bon train. Le soleil jouait alors à une partie de cache-cache avec les nuages, et une légère brise secouait les feuilles pendantes aux branches…
Le décor changeait peu, généralement vallonné et parsemé de grands arbres. Iba laissa vaquer son esprit, concentrer son chakra dans la plante de ses pieds pour se maintenir à la surface de l’eau, étant devenu un jeu enfantin.
Il se demandait ce qu’étais devenu Sana-khan ? Etrangère rencontrée un soir…où était-elle ? Elle était partie, comme lui aurait bien aimé le faire, toutefois Nimuro l’en avait empêché.
Et lui que devenait-il ? Cela faisait à peine une journée qu’il était parti et le garçon s’inquiétait, certes guère outre mesure, mais un peu quand même…
Il devait certainement s’occuper de beaucoup de choses, entre autre l’orphelinat, avec Mme Kisako. Il espérait que la vieille dame n’avait pas trop de problèmes. Secondé par le jounin, tout devrait se dérouler correctement.
Soudain quelque chose le ramena à la réalité…
Le courant sous ses pieds s’intensifiait, l’eau était beaucoup plus vive. Tendant son esprit, Iba utilisa ses pouvoirs pour savoir ce qui n’allait pas. La petite manœuvre ne passa pas inaperçu aux yeux du chuunin, qui l’interpella presque aussitôt.


«- On approche de rapides, on ne pourra pas remonter le cours d’eau, nous n’arriverons pas à stabiliser notre chakra. Si on continue ainsi, c’est le bain assuré.

Etonné par le don de « prescience » de son élève, Darok ne put pas se retenir de demander.

[Darok] «- Comment sais-tu cela ? », sa voix était neutre.

«- Je le sais, c’est tout. C’est comme demander pourquoi l’oiseau vole…
Il faut me faire confiance. »


Darok acquiesça d’un hochement de tête, et les shinobis se rapatrièrent sur la berge, continuant leur chemin à pieds, au sec. Effectivement, quelques centaines de mètres plus loin, il y avait bien des rapides. Le courant y était très puissant, et fouettait les multiples rochers émergeants des flots. Devant une telle force de la nature, il devenait évident qu’ils auraient eut toute les difficultés du monde à rester sur le lit de la Rivière.
Subitement, ils s’arrêtèrent simultanément. Devant, un ours, pas très gros, cependant aussi grand, si ce n’est plus que les ninjas. Il pêchait, près du bord de l’eau, cela malgré le courant. D’un geste habile, il frappait la surface cristalline, éjectant alors un poisson. Sa précision était étonnante…
Toutefois les garçons n’étaient pas au bout de leurs surprises…

Un puissant grognement surgit, derrière eux. Un ours, dressé sur ses deux pattes arrières leur faisait face, et il n’avait vraiment pas l’air amical. Un autre grognement, encore plus puissant, tétanisa le duo. L’animal était immense, il faisait pas loin de deux fois leur taille.
Il ne fallut guère de temps aux garçons pour faire le lien avec l’autre petit ours brun : une mère et sa progéniture.
Elle avait du croire que les shinobis allaient s’en prendre à son petit, ou bien qu’ils envahissaient son territoire. Dans tout les cas, mieux ne valait pas s’attarder.
Darok s’était saisi de son fuma, mais c’était inutile, l’ours était retombé sur ses quatre appuis, et les chargeait. Le projectile ne serait guère plus qu’une piqûre d’insecte, pas le temps pour des jutsus. Seule solution : courir.
L’ourson avait fui, se cachant dans un quelconque couvert végétal. Les deux ninjas s’élançaient aussi vite que leurs jambes leur permettaient mais c’était peine perdue, l’animal était amplement plus rapide. Dans quelques foulées, le monstre les aurait rattrapé.


«- Les arbres ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Les deux ninjas concentrèrent leur énergie dans leurs jambes, et d’un bond s’élancèrent dans les airs. Iba avait visé un grand marronnier. Il atterrit dans les feuillage, fracassant de multiples branches, s’écorchant par endroit. Il réussit néanmoins à utiliser l’adhésion de chakra, et stoppa sa chute. Les secondes s’écoulèrent, l’ours s’approchait promptement de son arbre, et commençait à le secouer, pour faire tomber le genin comme s’il n’était qu’un fruit trop mûr.

[Darok] «- Hiyori ? Tu vas bien ?

L’ours continuait de s’acharner sur le pauvre tronc, et le garçon luttait tant bien que mal pour ne pas tomber. Il finit par stabiliser suffisamment sa position pour pouvoir sauter sur un autre arbre. L’ours n’avait rien vu…et le garçon s’empressa d’aller rejoindre son confrère.
Remis de leurs émotions, ils continuèrent leur chemin, et une fois les rapides passées, ils retournèrent sur l’eau.

Les heures qui suivirent s’écoulèrent sans problème, sans anecdote remarquable. Alors que le jour expirait, le chuunin ordonna l’arrêt, puis comme la veille, ils montèrent leur campement, puis se lavèrent dans l’eau glaciale de la Rivière, dînèrent et se couchèrent prestement. Une journée de marche était quand même éprouvante. Iba se massa les mollets, espérant ne pas avoir trop de courbatures le lendemain. Darok lui assura que non…

Ainsi se termina leur deuxième journée de voyage. Plus que quatre jours…
Shinobu
Mort
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MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Lun 1 Jan - 17:33

[???]
"Iba... Iba..."

La voix était lointaine, presque imperceptible, pourtant elle résonnait dans l'esprit du Genin. Ce dernier ouvrit les yeux, persuadé que la nuit vener de s'achever et que Darok tentait de le réveiller, et pourtant...

Iba était allongé sur cette plage au sable gris, si familière, au dessus de laquelle trônait un ciel aux teintes violacées. Il était une nouvelle fois passé de l'autre côté du miroir. Le regardant de haut, Proteus était là lui aussi.


[Iba]
"Qu'est-ce que.. ?"

[Proteus]
"Tu es enfin revenu parmi nous, Iba..."

Depuis combien de temps l'étranger n'était-il pas apparu devant le petit garçon ? Il lui semblait que cela faisait une éternité ; depuis la fin de la guerre avec Suna... Proteus n'avait pas changé, toujours le même air dérangeant et cette aura autour de lui, n'augurant rien de bon...

[Iba]
"Que me veux-tu... ?"

[Proteus]
"Tu le sais... Je suis venu te montrer la voie... Je feri de toi un maître de l'eau..."

L'étranger voulut saisir Iba par l'épaule. Sa main était glaciale et son contact envoya un message d'alerte au danger dans l'esprit du Genin, qui fit un bond en arrière et se redressa.

[Proteus]
"Allons, allons... Pourquoi me fuir ? Tu sais que c'est impossible..."

Une nouvelle fois, Proteus voulut se saisir du jeune garçon, mais sa main heurta un miroir de glace. Iba resta interloqué quelques secondes ; il n'avait pas commandé aux pouvoir des eaux... Les explications attendraient, la priorité était de partir loin d'ici. Ainsi Iba se jeta dans la surface cristalline.

[Proteus]
"Encore toi..."

Le voyage à travers les eux fut sans encombre. Iba se sentait en sécurité, enveloppé d'un Chakra familier et protecteur., presque palpable. Etait-ce un rêve ou la réalite ? Il n'aurait su le dire, mais Shinobu était bien présent de l'autre côté du miroir, l'attendant.

[Iba]
"Shinobu-sensei... ?"

"Cela faisait longtemps, Iba. Je t'ai observé ; ta maîtrise sur l'eau s'est considérablement accrue depuis la dernière fois, mais tu as encore un long chemin à parcourir..."

[Iba]
"Sensei... Pourquoi n'êtes vous pas apparu avant... ?"

"Mes pouvoirs sont limités depuis que j'ai quitté le monde physique. Je ne peux plus traverser les miroirs pour sortir d'ici, et toi tu n'es pas encore assez fort pour ouvrir les portes entre les monde qui nous séparent. De ce fait, je ne peux intervenir que lorsque Proteus t'attire ici..."

[Iba]
"Mais qui est-il ? Et que me veut-il ?"

"Je ne peux te le dire... Mais tu le sauras bien assez tôt... Le temps nous est compté avant qu'il ne nous retrouve alors écoute moi bien..."


[Je te laisse la possibilité d'apprendre une des techs de ta BL si tu le souhaites, étant donné que tu ne peux le faire autrement Wink]

[Darok : +5 EXP RP]

[Iba : +12 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Mar 2 Jan - 17:58

Ce soir là, le feu de camps crépitait doucement à l’extérieur du village, diffusant une douce chaleur aux alentours du campement. Iba, plongé sous sa couverture, cherchait le sommeil, mais sa seul trouvaille restait un état comateux, somnolant, malade.
Le marchand de sable refusait volontairement de passer…
Le garçon se retournait de temps à autre sur lui même, se mettant en boule, et s’étendant de tout son long, cherchant la position salvatrice qui lui apporterait le repos tant attendu. Malheureusement ces remuements n’avaient eu pour seul résultat d’arracher un grognement sourd du chuunin, un peu comme l’ours de ce matin…
Il faisait complètement nuit, et le genin entendait parfaitement l’eau se déplacer dans son lit, impassible, sereine.
Pour la énième fois, le garçon se retourna.


[ ? ? ?] «- Iba…Iba… »

Sur le coup le genin jura en silence, il devait avoir réveiller son sempaï, ce dernier n’allait certainement pas apprécier. Il attendait que l’épée de Damoclès s’abatte, pourtant rien ne vint. Darok dormait à poings fermés, tel un nouveau né. Mais qui alors ?
Subitement le décor changea, les pans de tentes se disloquèrent, retournant à la poussière. Le monde s’écroulait sur lui même, pour ne plus être que néant. L’apocalypse rends aveugle…

Toutefois, l’Appel, lui, perdurait…

Traversant les Âges et les Mondes, Iba retrouva la vue, apposant à ses yeux, une réalité qui lui était devenue familière. Il était sur la plage, et déjà l’air marin s’imposait à lui, les vagues se fracassaient sur le rivage. Voilà bien longtemps qu’il n’était pas revenu en ces lieux.
Allongé sur le sable gris, les contours flous du monde se firent clairs…
Toutefois le garçon regretta aussitôt de ne pas être rester privé de son sens premier. Il était là, démon de la Première heure, le lorgnant de haut. Aussitôt la peur s’insinua, se distilla dans tout son être, et le garçon se redressa légèrement, cherchant à fuir…
Quelle utopie !
Il l’avait bien appris à ses dépends, ce Monde ne connaissait pas d’échappatoire. Un sourire malsain se dessina sur ce qu’Iba pensait être, ou ressembler à des lèvres. Tout ce qui émanait de cet individu se rassemblait en une seule certitude, il n’était pas humain. Personne, non, personne ne pouvait avoir un tel regard, si froid, si cruel…


«- Que me veux-tu ? » finit-il par bredouiller.

Son sourire s’étira encore plus, déformant complètement son visage. Cette chose ressemblait au Nocher, le troisième Gardien des Limbes. Son aura était moins imposante, mais n’en demeurait pas moins terrifiante.

[Protéus] «- Tu le sais... Je suis venu te montrer la voie... Je ferai de toi un maître de l'eau... »

Sa main se posa sur l’épaule du garçon, instantanément, un frisson lui parcourut l’échine. Par réflexe, il bondit pour échapper à l’emprise glaciale de son interlocuteur. Le genin était prêt à s’élancer, courant dans le sable, il lui fallait déguerpir au plus vite, surtout ne pas rester une seconde de plus avec cette chose. Pourtant l’un comme l’autre savaient que nul fuite n’était possible ici-bas. Protéus, amusé ne manqua d’en faire le rappel à Iba. Sarcastique, l’homme au sourire défiguré, tenta une nouvelle fois d’agripper le garçon.
Cependant sa main fut stopper dans son action. Un mur cristallin s’opposant à sa volonté, ou plutôt un Miroir de Glace. Il était là, flottant dans les airs, indépendant de sa volonté. C’était sa sortie, son issue de secours et sans même savoir où l’éphémère plaque translucide le mènerait, le garçon s’y engouffra, laissant seul, le monstre devenu rageur et haineux.
Une nouvelle fois, le décor mourut, pour mieux renaître et se façonner sous un nouveau jour. Son voyage n’était pas encore achevé mais déjà le garçon savait ce qui l’attendait.

Il allait enfin revoir son maître…

Sortant du miroir de Glace, son pieds se posa sur une surface étrangement lisse, irréelle. En fait il s’agissait d’un disque d’une dizaine de mètres de diamètre. Passé les limites du cercle, il n’y avait que l’immensité du vide. Par moment des Miroirs de tailles et de coloris variés venant accoster les bords de l’étrange surface. Son maître, Shinobu-sama se trouvait là, au centre de la structure. La gorge du garçon se noua, beaucoup trop d’émotions se succédèrent en quelques instants. Il l’avait crut parti à jamais. Les mots semblaient mus par une volonté propres, refusant de s’échapper par sa bouche. De nouvelles secondes s’écoulèrent avant que le garçon ne puisse redevenir son propre maître.


«- Shinobu-senseï ?… »

Sa voix était teintée d’étonnement, de surprise, d’indécision, de mélancolie, de joie, d’égarement, et tant d’autres sentiments. Cet assemblage d’émotions hétéroclites déstabilisait complètement le genin…
Les premiers mots de son maître furent une délivrance. Soulagé, il se décontracta, si bien qu’il enchaîna aussitôt avec une question…


«- Sensei... Pourquoi n'êtes vous pas apparu avant... ? »

La réponse de Shinobu avait de quoi faire grincer les dents. Il était prisonnier de ce petit monde, et lui, Iba était encore trop faible pour se déplacer à travers les plans. Celui qui manipulait tout c’était Protéus. Encore et toujours lui…Mais pourquoi ? Pourquoi s’acharnait-il sur lui ?
La réponse de son maître à cette question était évasive, incertaine…


[Shinobu] «- Je ne peux te le dire... Mais tu le sauras bien assez tôt... Le temps nous est compté avant qu'il ne nous retrouve alors écoute moi bien... »

Un sablier géant venait d’apparaître, le décompte avait déjà commencer. Les yeux d’Iba, perdu, firent un aller-retour sur l’objet et sur son maître.

«- Si vous savez, pourquoi ne rien me dire, Maître ? Je ne comprends pas… »

Shinobu soupira, puis se tut un instant, perdu dans ses pensées, comme s’il luttait contre lui-même. Redressant la tête, il s’adressa au garçon.

[Shinobu] «- Il y a des choses que l’on peut dire, mais qu’on ne peut pas entendre, et encore moins comprendre…
Le temps joue contre nous, au dernier grain de sable, tu seras enfermé ici à jamais alors maintenant ne m’interrompt plus, je vais essayer d’éclaircir ton esprit. »


Il prit une courte pause, fit plusieurs pas, puis fixa son élève.

[Shinobu] «- En premier lieu, je pense que tu l’as rencontré…Tu l’as certainement surnommé « le Vieux », je me trompe ? »

D’un hochement de tête, Iba lui confirma son hypothèse. Au début de sa formation de ninja, il était venu à plusieurs reprises sur la plage au sable gris. Là, il avait rencontré « le Vieux », mais peu avant la Guerre contre Suna, alors qu’il errait sur ce monde sans fin, le Vieux s’était fait tué…par Protéus. Iba se souvenait clairement de cette scène, sa première rencontre avec cet être.

[Shinobu] «- En temps normal, il s’agit d’un Gardien, un mentor si tu veux. D’après ce que je sais, tout les Maîtres de l’Eau l’ont vu au moins une fois. J’ai lu tout les écrits à a disposition, parlant de cet individu, et il existe deux principales hypothèses le concernant. La première est qu’il s’agirait d’une spécificité d’un de nos gènes, l’autre, plus mystique prétendrait que le Vieux ne serait autre que le premier maître de l’Eau, guidant les nouvelles générations. Quoiqu’il en soit ce protecteur est mort…enfin pour toi.
Protéus l’a supplanté. »


Iba voulut répliquer, mais un regard de son maître le remit en place. Il avait dit : Pas d’interruption.
Soudain le sablier, dont la partie supérieure était encore au trois-quarts remplie se reversa, créant la stupeur sur le visage du maître comme de l’apprenti. Shinobu lâcha un juron…


[Shinobu] «- Vil serpent…
Iba nous n’avons plus de temps, il faut que je te renvoie dans le monde réel. J’aurais aimer t’apprendre plus de choses, mais le sort ne nous est pas favorable. »


Le shinobi entama alors un série de signes extrêmement rapide, qu’Iba serait bien incapable de reproduire. Un miroir aux éclats bleu foncé commençaient à se former à la circonférence du disque.

«- Je croyais que vous ne pouviez plus utiliser les Miroirs », dit-il d’un ton surpris.

[Shinobu] «- Je peux les invoquer, pas les traverser…
Iba, tu demanderas à Darok de t’enseigner le camouflage dans la Brume. Tu en auras besoin…
Dernier point, n’oublies pas que les apparences sont parfois trompeuses. Ne tombes pas dans l’illusion.
Maintenant va, je ne pourrai pas maintenir le portail très longtemps. »


Le Miroir était là, mais pourtant Iba hésitait. Il ne pouvait pas abandonner son maître ainsi…
Shinobu saisissant le dilemme qui tiraillait le garçon, s’exprima, malgré l’effort qui se lisait dorénavant sur son visage.


[Shinobu] «- Allez ! Ne t’inquiète pas, nous nous reverrons bientôt, mon…disciple.»

Iba s’en fut, en adressant un dernier regard à son maître, puis le Monde s’éteint.
Il se réveilla en sueur dans la tente, il suffoquait presque. Darok, à ses côtés, dormait paisiblement. Les paupières du garçon se firent alors subitement lourdes, si lourdes qu’il n’avait pas la force de repenser aux récents événements, encore moins d’en faire part à son sempaï. Il ne pensait plus qu’à dormir, ce qu’il fit sur le champs, le plongeant dans un repos sans rêve.

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 7 Jan - 14:34

Le début de la mission s’était déroulé sans encombre, il s’agissait d’un voyage, ni plus ni moins. Le Réprouvé avait de temps en temps des pertes d’activités cérébrales, dû certainement à des souvenirs submergeants, et le Chuunin l’avait réprimandé sèchement à ce sujet. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre du temps dans le passé. A présent il fallait vivre le présent et se tourner vers l’avenir.
Après une interminable journée de marche, le duo atteignit le Fleuve Rouge, malhabilement nommé au vu de sa couleur actuelle pourrait-on penser. Mais ce fleuve fut bien plus rougeoyant autrefois, lorsque l’élément le plus présent dans cet eau fut le sang. Lieu du plus sévère revers militaire connu par Kiri, il était aujourd’hui rayonnant de clarté. Aussi incroyable soit-il, il n’était pas gelé, mais assurément froid. La première nuit tomba sur le pays de la brume, et un bout de chemin avait été parcouru par les deux shinobis. D’après les estimations du chef de l’équipe, le voyage pour aller jusqu’aux abords du fort devrait prendre un peu moins d’une semaine, environ cent quarante heures… soit six jours.

Heureusement qu’il avait prévu à manger et une tente biplace pour dormir, car le Genin était passé à côté de ces éléments. Il était jeune, et Darok n’arrivait pas à se résoudre à lui dévoiler les véritables aboutissants de la mission. L’arrivée au Fleuve Rouge l’avait persuadé que son choix restait le meilleur pour son disciple.
Il fallait le ménager, ses souvenirs traumatisants le perturbaient déjà suffisamment. Il opta pour garder le silence durant le trajet : ça économise les forces et leur permettra d’arriver plus tôt à destination et en meilleure forme.
Ils montèrent la tente, puis s’endormirent, un peu entassés. Ce bordel rappela au Chuunin son appartement, il ne lui sera pas difficile d’y dormir.

Le lendemain fut remarquablement long et lassant. Le tandem fut réveillé par les rayons solaires qui traversèrent la toile – fine mais hermétique – de la tente. Ils se rincèrent le visage dans le fleuve transparent, limpide, puis reprirent leur route sur ce même courant, avançant rapidement mais à découvert. Darok avait adopté ce chemin car c’était le plus court, la vision était nette, et il y avait beaucoup d’eau à proximité. Cependant il n’avait pas prévu que le soleil tape si fort en cette saison qu’avec le reflet sur l’eau, ils puissent attraper mal. Une insolation, c’est le comble pour un ninja de la brume, tout de même.
Après avoir prit son déjeuner sur la berge pour se refroidir les méninges, le duo reprit la route, ou plutôt la rivière. Pendant quelques heures, il coururent, faisant travailler leurs jambe et leur chakra. La forêt était paisible, et le vent était doux, balayant les branches mortes des arbres hivernaux. C’est dans ce décor qu’un événement improbable et inexplicable se produisit. L’Hiyori devina la tournure de la rivière à des centaines de mètres de distance, après un coude. Impossible qu’il l’ait aperçu, Darok fit confiance à son subalterne et tous deux se dirigèrent de concert vers la rive, par endroit enneigée. Selon son disciple, il y avait des rapides sur lesquelles les shinobis seraient tombés, impuissants et pas assez rapides.

Sur le bord de la rivière, la terre était boueuse. Quelques herbes commencèrent à repousser ; c’était bientôt le printemps…enfin, dans quelques mois. Tout d’un coup, le Chuunin dressa un bras devant le Genin pour lui indiquer de ne plus faire de bruit.


« A partir de maintenant, fais le silence le plus complet. On passe à côté discrètement.»

Le Genin acquiesça sans savoir d’où venait la cause de cet affolement. Lorsque Darok dégagea son bras, le garçon admira une magnifique bête, de leur taille. Au pelage brun, l’ours qui leur faisait face devait être un nourrisson. Mais dans ce cas, où était la mère ?
Il y eut un grognement sourd derrière eux qui donna la réponse à son interrogation au moins gradé. Sur ses deux pattes arrières, elle abattit un de ses puissants bras sur le sol dans un violent coup destiné à démembrer les shinobis. Le vent déplacé par le geste aurait pu faire reculer un oiseau en plein vol. L’ours mesurait une taille démentielle, et nul doute que les petites armes blanches telles que le kunai ou les makibishis n’aurait aucun effet sur une telle masse de la nature. Pas le temps de réfléchir, Darok sortit un fumaa shuriken de son matériel, mais la mère n’attendit pas sagement de se faire tuer et donnant un deuxième coup encore plus féroce, elle fit reculer le ninja de moyenne classe. Le duo tenta de s’enfuir, mais l’ours connaissait le terrain, et avec ses grands membres, il les rattrapa avec une facilité déconcertante. Leur seul espoir : se cacher pour s’enfuir lors d’un moment d’inattention. Les arbres de la région étaient suffisamment hauts pour que, malgré sa taille, l’ours ne soit pas en mesure de les toucher.

Les ninjas montèrent aux arbres grâce à l’adhésion de chakra et s’y cachèrent, derrière les branches. Le Chuunin était sauvé, lui, alors que la mère secouait l’arbre où son disciple était monté. Il s’agrippait à une branche qui ne tarderait pas à craquer. L’ours possédait une force titanesque, et Darok se saisit une nouvelle fois de son fumaa shuriken. Si l’ours devenait trop entreprenant, il mourrait. Darok n’aimait pas tuer des animaux, mais il en allait tout de même de la vie de l’Hiyori…
Tout à coup, le Réprouvé sauta de son arbre en direction d’un autre. La mère semblait toujours occupée à secouer le premier arbre, elle ne devait pas avoir vu le changement d’arbre du garçon. Les shinobis se rejoignirent, soufflants à pleins poumons, puis repartirent en direction de la rivière une fois les rapides franchies.

Ils installèrent, à la tombée de la nuit, la tente pour dormir, alors qu’à son accoutumée, Darok déposait des balises de reconnaissances kiréennes. Iba brilla par son manque d’habileté avec la tente, mais finalement, tout rentra dans l’ordre, et ils purent se coucher. Darok s’endormit paisiblement, alors que le Réprouvé, trop éprouvé par la journée, ne trouva pas le sommeil auquel il aspirait. Il se remuait dans tous les sens, ce qui réveilla le Chuunin. Alors qu’il allait le réprimander, le corps du Genin, s’arc-bouta brusquement pour ensuite revenir à son état normal. Le Genin dormait sur ses deux oreilles. Etrange.

Le lendemain, Darok se réveilla les cheveux en batailles, et pour la première fois depuis le début de l’excursion, il était debout avant son disciple. Après s’être habillé, le Chuunin le réveilla. Emettant un grognement, l’Hiyori ouvrit les yeux, et lorsqu’il revint à la réalité il s’assit en sursaut, postillonnant.


« Calme toi. Je te trouve bien agité ces derniers temps, Hiyori. »

Le garçon regarda son supérieur, interrogateur. Puis, écarquillant ces yeux, il lui attrapa sa veste brutalement.

[Iba] « Sensei, apprenez-moi le camouflage dans la brume ! »

Surpris, le Chuunin resta sans voix. Qu’avait-il bien pu se passer pour que le Genin soit si bouleversé ? Ne répondant pas à l’injonction de son subordonné, Darok ne réagit pas immédiatement. Puis, pestant intérieurement, il lui attrapa le poignet et lui brisant sa garde, il le força à lâcher prise. Il lui lâcha ensuite un regard féroce.

« Ne recommences jamais à m’agripper de cette manière.

Sinon, on est en mission, pas en entraînement ici. Cette technique t’es en plus inaccessible. La dernière fois, ton bouclier aqueux était trop diffus, il faudra faire beaucoup plus pour maîtriser ce jutsu, fierté de notre nation. Partons maintenant, il n’est plus question d’apprendre. »

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 7 Jan - 14:35

[Désolé c'était trop long pour être posté en une fois.]

Le Chuunin sortit de la tente, laissant l’Hiyori, tête baissée, méditer seul. Le tandem repartit sur le fleuve après avoir nettoyé les traces de son passage. Sur le chemin, le Réprouvé tenta à nouveau de convaincre son professeur de lui apprendre la technique convoitée, mais rien ne fit changer l’avis de ce dernier. Le chemin se poursuivit marqué par le mutisme des deux shinobis. Darok se demandait vraiment ce qui avait pu se passer chez son élève pour le secouer à ce point, mais ne laissait rien paraître sur son visage.
Le soleil continuait son ascension dans le ciel tandis que les jeunes hommes commençaient à ressentir un peu la fatigue. Chaque jour, ils faisaient plusieurs dizaines de kilomètres, et quelques courbatures tenaces ne s’en allaient plus avec les étirement habituels.

Ils s’arrêtèrent sur la berge pour déjeuner et se reposer un peu, et Darok, magnanime et voyant son élève essoufflé, rallongea un tant soit peu la pause. Le vent soufflait fort en ce début d’après midi, et les arbres servaient de couvert aux jeunes hommes. Le Chuunin relaxait ses mollets en les secouant alors que l’Hiyori s’était assis en tailleur dans une position propre à la méditation. Il tentait de faire le vide en lui, de retrouver son calme et sa froideur habituels, mais la rencontre de Shinobu revenait perpétuellement dans son esprit. Il n’arrivait pas à se détacher de cette image, de cette scène. Il rouvrit les yeux, lentement, et son regard se perdit dans le vide. Les souvenirs resurgirent des tréfonds de sa mémoire. Il revit la mort de ses parents et de son frère contre les shinobis de Kumo attaquant le fort –leur destination –, herse levée. Inconsciemment, il se souvint du Genjutsu qui l’avait affecté lors de sa première rencontre avec Shinzo. Cette attaque l’avait d’ailleurs profondément troublée. Sentant une main sur son épaule, Iba revint à la réalité. Son sempaï lui demandait de se lever afin de repartir sur le fleuve, ce qu’ils firent.

L’après-midi se déroula sans encombre, mais la brume tomba plus tôt que d’habitude. Les shinobis auraient pu continuer leur route mais Darok s’arrêta et invita l’Hiyori à en faire de même. Décontenancé par cette attitude nonchalante et peu représentative du Chuunin, le Réprouvé lui demanda pourquoi ils perdaient du temps en se reposant, alors que la veille ils mangeaient en marchant. Le plus gradé répondit immédiatement.


« N’est-ce pas toi qui boudait pour apprendre une technique il y a quelques heures de cela ? » Un sourire narquois se dessina sur son visage. L’Hiyori rougit un petit peu, phénomène très rare.

[Iba] « Je n’aurais jamais cru que tu considérerais ma demande avant l’objectif de la mission. »

« Ne me tutoies pas, Hiyori, on a pas gardé les cochons ensemble à ce que je sache.
Mais bon, au vu de ta faiblesse actuelle, je me suis dit que tu serais un poids mort pour moi. Je ne veux pas que tu me déranges, alors on va profiter du sale temps pour te former un peu… à ma manière, cette fois. Finis les gentils préceptes de Shinobu-sama, si tu veux apprendre le camouflage dans la brume, il va falloir en baver. »


Le Genin déglutit en silence, écoutant son précepteur parler. L’évocation de son premier et unique maître le fit frétiller mais il tenta de conserver son calme et son attention.

« Pour commencer, on va établir un planning. Tu ne t’entraîneras que les soirs. J’ai évalué notre marche, et il nous reste environ trois jours complets avant d’arriver à destination. Autrement dit, il te reste trois soirs pour maîtriser ton jutsu, cette nuit comprise. A partir d’un certain horaire –que je fixerai -, on arrêtera l’entraînement et on ira s’enlever la crasse dans la rivière (faut pas avoir froid), après quoi on ira dormir.

Ce soir tu vas t'exercer sur le bouclier aqueux. Il faut qu’il soit dense mais fluide. De ce que j’en ai vu dans la maison de Masara, tu t’en sors pas mal, mais j’ai remarqué que t’as des dispositions avec l’eau. Autrement dit, ton bouclier aqueux devrais être meilleur que le mien, ce qui n’est assurément pas le cas. Il y a donc un problème dans ton jutsu.
Je veux que tu profites de la brume pour perfectionner ton style.
Moi je t’observerai mais je ne te donnerai aucun indice. A chaque échec pathétique tu auras le droit à un coup. Si ton bouclier est efficace, tu n’auras pas trop mal. Sinon…je te plains. »


*Petite rectification pour moi-même : un clone l’observera. Je pourrais même faire un sorte qu’une autre copie le frappe. Ça le troublera et il sera désorienté. Pendant ce temps, moi, je pourrais m’entraîner tranquillement à ma technique. Il me manque un petit quelque chose pour qu’ « il » soit imparable.*

Prétextant un besoin pressant, Darok se cacha. Il fit deux répliques parfaites de lui-même, une retournant auprès de son élève, et l’autre partie s'embusquer, à l’affût pour porter un coup traître au Genin.
Le vrai Chuunin, lui, sortit son équipement, et s’éloignant un peu de l’aire « d’entraînement » de son disciple, se prépara à « sa » maîtrise.

Iba malaxa son chakra, et de l’eau s’éleva autour de lui. Il tenta de contrôler le flux, qui forma une sphère quasi-parfaite autour de son corps. Le clone devant lui ne bronchait pas, stoïque. Derrière un arbre, à l’abri des regards, la deuxième copie avait sorti un shuriken. Sa cible : la jambe droite du Genin. L’eau tourbillonnait assez vite autour du garçon, mais pas encore assez pour dévier une arme blanche. Le Réprouvé semblait satisfait de sa technique. Il regarda son sensei en attendant une critique, mais rien ne vint. Soudain, il sentit une douleur à la cuisse droite. Il baissa les yeux et vit qu’il avait une entaille. Le clone devant lui sourit.


[Clone] « Apparemment, Hiyori, ton bouclier n’était pas suffisant. Réessaye. »

Iba regardait tout autour de lui, afin de savoir d’où était partie l’attaque. Mais il ne savait même pas quand il avait été blessé, alors découvrir la source du jet était ardu. Il se résigna à recommencer sa technique. L’eau s’effondra sur le sol. Ses cheveux bleuirent à nouveau, tout comme ses yeux. Consciencieusement, il effectua les signes incantatoires et l’eau se mit à tournoyer autour de lui plus rapidement que précédemment. Iba se concentrait sur sa tâche et uniquement sur elle. L’emplacement du tireur n’avait plus d’importance car si son bouclier aqueux était parfait, il ne recevrait pas de blessure. Embusqué, le clone avait étudié la scène avec attention. Il se doutait bien qu’une arme simple ne suffirait plus pour traverser cette paroi aqueuse. Il se saisit alors d’un autre shuriken qu’il entoura d’une aura bleutée. Dorénavant, il attendait le moment précis pour lancer son attaque furtive. Sa cible : l’épaule gauche du Genin.
Le réprouvé détacha ses mains l’une de l’autre et contempla le résultat de sa concentration. Il n’y avait rien. Pas de sphère aqueuse comme d’habitude, il voyait son sensei parfaitement, sans interruption. Et pourtant il sentait que son énergie était drainée par une force. Il avança sa main qui rencontra une surface humide : son bouclier était si rapide qu’il ne voyait plus l’ondulation de l’eau autour de lui. Pleinement satisfait, l’Hiyori s’attendait maintenant à une attaque « surprise »… qui ne tarda pas à arriver. Trop rapide pour être esquivée, l’attaque pénétra la défense du Réprouvé et lui entailla l’épaule gauche.


[Clone] « J’avais dit fluide et dense. Tu as réussi le fluide mais échoué sur le dense. Retentes ta chance, Hiyori. »

Agacé par l’attitude hautaine du Chuunin, Iba ferma les yeux, faisant corps avec l’humidité ambiante. L’eau revenue au sol recommença son ascension, en ondulant gracieusement autour du Genin. Puis subitement, il rouvrit les yeux, terminant au passage sa série de signes. Les ondulations s’étendirent et formèrent une boule aqueuse. En rotation, l’eau gravitait sans problème près de la silhouette du garçon. Le clone devant lui fronça les sourcils, remarquant une très nette progression à chaque essai. Cette fois, le Réprouvé avait prit une quantité d’eau plus importante et la sphère, bien que plus épaisse, restait fluide et translucide. De son côté, le clone prépara un autre shuriken de chakra. Sa cible : l’avant-bras droit du garçon. À nouveau, l’adolescent s’attendit à une attaque.
Le projectile fusa vers son objectif à une vitesse vertigineuse. Laissant une petite traînée de chakra derrière lui, il pénétra dans le bouclier aqueux. Mais cette fois, la protection du Genin fut suffisamment efficace et l’arme fut déviée. Elle passa à côté de son but…


« C’est très bien, Hiyori. » dit le vrai Chuunin en applaudissant. « Tu m’as surpris, je ne pensais pas que tu y arriverai aussi facilement. » Les deux clones disparurent dans un nuage de fumée.

[Iba] « Vous m’avez bien eu, sensei. Je suppose que vous n’êtes pas restés les bras croisés, n’est-ce pas ? » dit-il en regardant mon équipement.

« En effet, j’y suis presque. Maintenant, allons nous laver. »

*Plus que quelques jours. Il faudra bien que je lui dise à un moment ou à un autre...*


Dernière édition par le Dim 7 Jan - 20:51, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 7 Jan - 15:12

[Darok, Iba : +15 EXP RP]

[Darok attention au vocabulaire qui se parle mais ne s'écrit pas et casse ton style : "bug", "taffer". Ca tranche de trop avec le reste de ton texte Wink

Sinon c'est très bien. Poursuivez.]

[J'attends la réponse d'Iba pour valider le BA.]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 14 Jan - 14:16

[Désolé pour l’attente, je poursuis, et je spoile un peu sur mon background (ah ! si j’avais le temps j’écrirais…)]

Le disque solaire pointait faiblement à l’horizon, et une chaleur tenue se diffusait lentement à l’intérieur de la tente. C’était l’aube du quatrième jour de mission.
Le levée fut plus ardu pour Iba, ce jour-ci. Ses membres étaient légèrement engourdis et son épaule gauche endolorie par l’attaque traîtresse de son « senseï ».
En y repensant cela n’avait pas été une mince affaire de convaincre Darok de lui apprendre le camouflage dans la Brume, comme lui avait dicté Shinobu. Toutefois, il ne pouvait tout de même pas révéler sa vision au chuunin, ce dernier l’aurait immédiatement catalogué au rang de fou, voire bouffon. Déjà que leurs relations étaient « tendues » par moment… pour ne pas dire tout le temps…

Cependant le garçon était bien obligé d’admettre que Darok avait raison sur un point, ils devaient faire passer la mission avant tout. L’entraînement ne pouvait pas lui damer le pion. La seule alternative restante était bien sûr de s’entraîner lorsque la nuit tombait et qu’il n’était pas raisonnable de continuer la marche.

Les deux shinobis avaient évacué la tente, et commençaient à ranger leur attirail. Les gestes devenaient mécaniques, même si quelques erreurs ou oublis venaient se glisser sur la route du genin. Le garçon, genoux pliés, enlevait les attaches au sol de l’abri. Une fois fait, il s’appuyant sur son bras gauche pour se lever, ce dernier le lançait quelque peu. Pourquoi Darok lui avait fait travailler sa maîtrise du « Bouclier aqueux » hier ?
Il devait apprendre la Brume, pas le bouclier…
Etait-ce sensé vérifier ses acquis ? Il lui semblait que la première technique n’était nullement nécessaire pour apprendre la seconde.
Son supérieur semblait satisfait, aujourd’hui il lui montrerait le camouflage. En fin de compte, apprendre la protection n’avait pas été difficile, vu qu’il avait vu et dû utiliser une forme de jutsu similaire lors de l’incendie de la maison du politicien. La pratique dans des conditions extrêmes avait considérablement accélérer son apprentissage, d’autant plus que ses capacités lui permettaient assez aisément de contrôler le sort. En résumé, beaucoup d’éléments qui jouaient plus au moins en sa faveur.

Iba n’aimait pas la façon dont Darok lui avait dicté de dominer les Eaux pour s’en fabriquer un rempart. Créer une sphère de protection, uniforme, fluide et dense…cela revenait à vouloir exercer un contrôle absolu sur les Eaux. Le garçon voyait cela comme une force et une faiblesse. Plus il y réfléchissait, plus il pensait que cette version du bouclier aqueux ne faisait que brider ses pouvoirs.
En fait, il suffisait de demander aux Eaux de le protéger, et de leur donner du pouvoir : son énergie. Néanmoins le genin s’en était rendu compte, son compère n’était pas capable de leurs parler…

Le camps était levé, plus aucune trace de leur passage : ils pouvaient reprendre le voyage. Comme la veille, ils se mirent en route sur le lac. Leurs pas créaient à chaque fois des dizaines de cercles sur la surface opaque et transparente, mourant quelques instants plus tard. Ephémères mais immortels, car ils renaissaient avec un simple mouvement…Etrange…
Le trajet se poursuivait en silence, et comme à l’accoutumer, l’enfant laissa ses pensées errer. La rivière semblait parfois mystérieuse, intrigante, lorsque cachée, tenue par le décors, la lumière du jour éclairait faiblement leur chemin. Ils avaient put observer plusieurs biches venant s’abreuver, vivement effarouchées par le passage des deux inconnus, cependant elles ne détalaient pas aussi vite que les lapins ou autres rongeurs. Qui aurait put penser en voyant la faune que si peu de temps auparavant…
Soudain, le soleil transperça ses terribles ennemis gris, imposant la clarté au monde entourant le tandem, et un puissant reflet éblouis le gamin, manquant de lui faire perdre sa concentration.
Darok semblait lui aussi ne pas avoir été épargné par l’assaut lumineux. Rapidement remis, ils s’autorisèrent un léger détour, par simple curiosité. L’éclat était venus de la berge droite, parmi de longs roseaux, et d’algues.
Il ne fallut guère longtemps au duo pour trouver la cause du méfait. Iba eut un léger sursaut, Darok déglutit difficilement, tout deux fermèrent les yeux, une ou deux secondes. Sous un couche de mousse se trouvait, les restes d’un corps, depuis longtemps devenu squelette. Malgré l’état déplorable de sa combinaison, déchirée, lacérée en de multiples endroits, on pouvait clairement reconnaître l’uniforme des shinobis datant, les parties métalliques l’ornant étant pour la plus part rouillées, mais pas toutes…C’est ainsi qu’ils avaient put remarquer le corps.


«- On approche… », sa voix se voulait forte…se voulait…

[Darok] «- Le corps à dû dériver depuis le lieu de l’affrontement sur la Rivière Rouge et être stopper par la végétation…
On l’a trouvé parce qu’on était au bon endroit, au bon moment. »


D’un signe de tête, Darok ordonna de reprendre leur marche. Ils n’offriraient pas de sépulture au cadavre, faute de temps mais aussi parce que les éléments avaient gommé le sigle sur son bandeau : Kiri ou Kumo ?
Peu importe, il était mort, certainement pour défendre ce qu’il croyait juste, le camps changeait, pas les aspirations. Une réflexion d’adulte, pour un enfant désillusionné…
Iba n’était pas inconscient de ces états de faits, il refusait tout simplement de les admettre car c’était mettre au même rang sa famille, et ses assassins. Il y a des blessures que seul le sang apaise, tout du moins le croyait-il.

Le soleil allait bientôt atteindre son zénith, et pour les mêmes causes que les jours derniers, le chuunin indiqua qu’il ferait une halte dans peu de temps. Au loin, on pouvait apercevoir une clairière qui longeait la rive droite. C’était étonnant, on aurait dit qu’il y avait une césure de la nature. Il n’y avait pas un seul arbre dans la petite sorte de prairie, il était entouré par des vallons boisés. Le contraste visuel était flagrant, ce qui ne laissa que peu de doutes dans les esprits des ninjas : le « champs » n’était pas naturel, on avait volontairement déboisé cette petite région : seulement voilà, pour quoi faire ?

Le tandem décida de faire halte non loin de la plaine, pour se restaurer. Le jeu : le roi du silence, semblait s’être installer entre les deux compagnons, ce qui ne déplaisait pas trop au garçon, ainsi il pouvait rêvasser, et ne recevait aucune critique de son supérieur…
De toutes façons, ils n’avaient rien à dire. Subitement, alors qu’Iba finissait sa barquette-repas, un frisson lui parcourut l’échine. Il avait la chair de poule. Pour une fois, Darok trop absorbé par le contenu de son repas n’avait rien vu. Iba posa son plat à moitié vide sur le sol, le chuunin adressa aussitôt un regard interrogateur à son acolyte.


«- J’ai besoin d’aller réguler les pressions internes/faire pleurer le colosse/ là où je ne peux aller que seul… »

L’excuse bidon allait-elle prendre ? Darok continuait de mâcher, n’avait-il pas entendu ce qu’il venait de dire ? Pourquoi tardait-il à lui donner son approbation ? Parce qu’il l’avait démasqué ? Attendait-il la vérité ?

[Darok] «- Va, et évite de te perdre. »

Le garçon s’élança alors, passant les minces couverts végétaux, zigzaguant entre les arbres, débouchant sur la plaine. Il en était sûr, il le sentait, quelque chose l’appelait. Il ne pouvait le décrire, mais cette force l’attirait, lui, de tout son être. Il courait maintenant, prenant garde à ne pas buter sur une pierre. Il se dirigeait vers ce que l’on aurait put qualifier de « centre » de la clairière. Là ! Il y avait une forme…une construction…C’était de taille humaine.
Ses jambes accéléraient le mouvement sans bien savoir pourquoi, ni comment. Le genin arriva en sueur prêt de l’édifice. quel ne fût pas son étonnement, sa surprise…
Il s’agissait d’une stèle de commémoration aux victimes de l’affrontement sur la Rivière Rouge. On disait qu’il y en avait plusieurs disséminées dans toute la région. Tant de noms, des centaines et des centaines…pour ne pas dire des milliers. Il n’aurait jamais crut qu’il y ait tant de ninjas à Kiri no Kuni.
Pourtant sa stupéfaction augmenta encore lorsqu’il aperçut un deuxième édifice, plus petit, le marbre avait cédé sa place au fer, rouillé, rongé, attaqué par la mousse. Ses pulsations cardiaques augmentèrent d’un coup : c’était cet objet qui l’attirait.
Promptement, il se débarrassa de la mousse, lichens et autres plantes masquant les inscriptions. Son cœur battait à grand coups, ses mains étaient moites, sa bouche sèche.

Que leurs noms et leur sang soient à jamais honnis


*Réprouvés…*

Là encore beaucoup de noms lui étaient inconnus, néanmoins son regard se stoppa sur l’un deux : Katsura Hoshino
Du bout des doigts, il effleura le nom. Un grand froid le prit soudain, et dans un tourbillon glacé, la réalité changea. Il était assis à l’avant d’une roulotte, à ses côtés se tenait une jeune femme d’une vingtaine d’années, les cheveux noirs jais, un nez aquilin, un sourire envoûtant. Le véhicule était tiré par des mulets, et cahotait doucement sur une chemin rocailleux entourés de grands arbres.

J’avais six ou sept ans ?…

Brusquement, la jeune femme se retourne vers moi, l’air contrarié, elle me sourit, quoique difficilement. Ses poings se serre sur le tissu de son pantalon. Les mots peineraient-ils à sortir ?


[Katsura] «- Dis-moi Iba, tu penses qu’Aku aime vraiment Mya ? »

Pas le temps de répondre, ma vision se déchire, le voile de cette réalité se tort pour finalement retourner au néant.

Iba en sueur, venait de retirer ses doigts de la stèle. Il était haletant, ce qui venait de se passer était tout bonnement surnaturel, il avait l’impression d’avoir complètement revécut la scène. Son esprit lui jouait-il des tours ? Il devait en avoir le cœur net. Derechef sa main glissa sur la construction, témoin du passé :
Kido Hoshigaki.

Nouveau plongeon, nouveau monde, le passé devint le présent, pour mieux s’imposer à mes yeux. Je fais face à un monstre, un géant, il me charge, mais je ne bouge pas. Il tient à une main, un sabre d’au moins deux mètres de long. C’est la fin, je ne pourrais jamais l’éviter. Tout à coup, l’agresseur disparaît, projeté une dizaine de mètres plus loin, son corps se fracassant contre un grand chêne.
Mon sauveur est la réplique même de mon attaquant. Leur physionomie correspond, et lui aussi est détenteur d’une de ses armes gargantuesques. Il s’appelle Kibo…je me souviens…
Son visage est ensanglanté, tout comme son bras gauche. L’assaillant se relève comme si de rien n’était, il vient pourtant de voler sur plusieurs mètres de distance !


[Kibo] «- Tu allais t’en prendre à un enfant sans défense ! », sa voix tonne, laissant transparaître sa colère.

[ ? ? ?] «- Les règles sont faites pour être entravées, Kibo ! Toi, plus que quiconque tu devrais le savoir ! l’échange verbal me fit trembler.

[Kibo] « - Iba, va vite de cacher dans une roulotte ! Je m’occupe de lui. Allez, pars ! »

Je m’exécute, et je pars, fuyant l’affrontement pour finalement me retrouver dans un autre monde, sans danger, au beau milieu d’un champs.
Iba aspirait goulûment l’air environnant, son esprit s’adaptant de nouveau à son environnement. Il tremblait comme une feuille morte. Cette fois, le doute n’était plus possible, il arrivait bien à se projeter dans son passé, mais comment ?
Incertain, son regard épiait dans les moindres recoins la stèle. Remontant légèrement les yeux, il finit par y parvenir…
Hiyori…
Ses dents claquaient, ses yeux s’humidifièrent. Doucement, avec une précaution infinie, sa main frôla les noms gravés.

Assis sur le sable tiède, je regarde les vagues s’échouer sur le rivage, j’entends les mouettes qui piaillent. Les senteurs marines remontent vers moi, j’inspire profondément, se doit être la première fois que je vois la mer. Au loin, l’astre solaire s’en va, décrivant un arc oranger, et miroitant sur l’eau. une main affectueuse vient m’ébouriffer les cheveux.


[Aku] «- C’est beau… »

J’acquiesce en silence, je le regarde, il me sourit.

[Aku] « - Allez viens petit frère, les parents veulent prendre une photo de toute la famille sur le bord de plage avec le soleil dans le dos…
Dépêchons nous, ou sinon on va se faire tirer les oreilles. »


Mais je n’ai pas le temps, ni la force d’aller plus loin, déjà on me rappelle…
Iba ouvrit les yeux, Darok le secouait comme un prunier tentant vaguement de lui faire retrouver ses esprits. Il avait l’air qu’à moitié soulagé de le voir conscient, quoique transis.


[Darok] «- T’es vraiment borné…je t’avais dis de faire vite. »


Dernière édition par le Lun 19 Fév - 13:07, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 14 Jan - 21:03

[Je croyais que tu finirais l'apprentissage du Bouclier Aqueux dans ton post Wink

Bon, pas grave, comme récompense de vos RP communs et de qualité :

Iba : +3 EXP Bouclier Aqueux Appris

Darok : +1 EXP Enseignement]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 21 Jan - 21:14

[Zab’ on saute quelques étapes du trajet qui seront mises sous forme de flash-back dans nos prochains posts.]

Le Chuunin avait remarqué depuis la matinée que le Genin agissait de manière distraite. Silencieux comme jamais, il avançait dans l’ombre de son mentor, se contentant de hocher la tête pour répondre à une question posée. Inquiet mais ne le laissant pas paraître, Darok continua sa route sur le fleuve. Ils s’arrêtèrent pour manger et se reposer quelques instants. L’Hiyori semblait effaré, troublé, comme si une présence le dérangeait, comme s’il était appelé par une entité supérieure, divine. Inconsciemment, il ne se rendait pas compte que ses gestes devenaient imprécis, confus, distraits. Ses baguettes laissèrent s’échapper de nombreux grains de riz à chaque ascension vers l’orifice buccal, lui qui était par habitude si consciencieux. Il se leva, incapable de résister à l’appel, et prétexta un besoin pressant. Darok réfléchit rapidement, à savoir si le laisser partir dans cet état était responsable, et si le genin pouvait se protéger seul en cas de danger. Sur la carte, une croix notée par Shinji lui-même indiquait une sépulture… à éviter si possible.

*Il a besoin de la voir, je pense. On ne se sépare pas de son passé ainsi. Peut-être comprendra-t-il par lui-même que se raccrocher comme il le fait à une époque révolue est démodé. Là-bas, ce qu’il trouvera ne le contenteras peut-être pas… Que faire ? *

Il regarda le Genin qui lui lançait un regard timide, affable, presque séduisant. Darok mit un peu de riz sur ses baguettes, qu’il porta à sa bouche. Puis, il acquiesça d’un signe de tête, ajoutant de ne pas être trop long. L’Hiyori quitta les lieux promptement, se déplaçant à vive allure, alors que Darok terminait paisiblement son repas. Lorsque la boîte fut vide, il rangea ses affaires, et prit celles de l’Hiyori.

*Je vais pas tarder à aller le chercher, il doit déjà y être…*

_____________________________________________________________

Darok venait de prendre les provisions pour quelques semaines. Avant de se rendre pour la porte Nord où devait déjà l’attendre son disciple, il se dirigea vers la mairie, passer prendre quelques informations supplémentaires. Il poussa la grande double-porte. La secrétaire au guichet lui indiqua que Shinji-sama n’était pas en rendez-vous. Il monta alors les marches, et se retrouva une fois de plus devant le bureau du dirigeant. Il toqua deux fois, s’arrêta, puis retoqua une fois : c’était un signe qui permettait à Shinji de savoir qu’un membre des Enfants de la Brume lui rendait visite. D’une voix forte, il lui intima d’entrer. Il s’exécuta. Le fauteuil tourné vers la baie vitrée, dos au Chuunin, le sanin s’exprima.

[Shinji] « Darok, il est dangereux pour toi, comme pour moi, de nous voir ensemble. Pourquoi es-tu là ? »

« A votre demande, j’ai étudié la carte, que vous avez marqué d’une croix. Qu’est-ce qu’elle signifie ? »

Le sanin se retourna vers son interlocuteur. Des cernes se formaient sous ses yeux.

[Shinji] « Il s’agit là d’une sépulture des morts au fort. » Darok sembla interpellé. « De manière exceptionnelle, j’aimerai que tu la contourne. On ne sait pas comment pourrait réagir Iba-kun. J’ai bien peur, que son passé, son présent, et son futur ne s’entrechoquent au cours de cette expédition. N’ayez pas peur, Enfants de la Brume. »

« Ce qui m’effraie n’existe pas…

[Shinji] …Ce qui me tourmente n’existe plus. Pars maintenant.
Fais attention à lui. »


_____________________________________________________________

« Il est l’heure.
J’espère qu’il a fini. »


Il mit son sac sur son dos, et pris sous l’aisselle celui de son disciple. Il inspira une longue bouffée d’air et s’en fut vers la croix. Ses pas étaient rythmés sur le sol. Au loin, une forme noire se dessinait sur le sol un peu enneigé. Le Chuunin ne ralentit pas sa course. Petit à petit, les contours de la silhouette se faisaient plus distincts. Le Réprouvé était à genoux devant une sépulcre de petite taille, fissurée. De la mousse était à sa base et en recouvrait une majeure partie. L’Hiyori ne remarquait pas la présence du Chuunin à ses côtés, effleurant les doigts de la sépulture comme s’il touchait le visage de ses parents défunts. L’instructeur posa sa main sur l’épaule du garçon, le ramenant à la réalité.

«- T’es vraiment borné…je t’avais dis de faire vite. »

Le garçon semblait ému, troublé. Il tenta de parler, mais qu’avait-il à dire ? Lui-même ne le savait pas, il avait tout simplement besoin de parler à quelqu’un. Il pleurait, visiblement affecté plus profondément que ce que le chuunin l’aurait crut. Se rendant compte de sa faiblesse, il cacha ses pleurs d’un revers de la manche, puis se releva.

[Iba] « C’est certainement le seul endroit où le nom de ma famille est écrit. Et même ici, il est dégradé, humilié. »

« Il est temps d’y aller, Hiyori. »

Il renifla bruyamment, et cacha son visage dans son avant-bras. Il lança un regard affectueux envers la plaque aux multiples noms, et le Chuunin reposa sa main sur son épaule, l’entraînant. Le genin se résolut à partir au bout de quelques instants. Darok se questionnait, voyant l’état de son disciple. Avait-il bien fait de le laisser voir la sépulture ? S’il ne l’avait pas consentit, le Réprouvé n’aurait pas détaché son attention de « l’appel », mais voilà qu’il se retrouve à pleurer, ressassant le passé.

« Allons, ressaisis-toi, tu es un shinobi de Kiri tout de même. Les larmes ne servent qu’à nous distraire, tu n’en as pas besoin. N’oublies pas la maxime de Zabuza-sama… »

[Iba] « Oui…oui, vous me l’avez répétée maintes fois, sensei. »

Darok sembla étonné. Rare fut les fois où, de la voix du genin, émanait du respect pour son supérieur. Généralement, il ne disait sensei que par pure formalité, mais cette fois, sa voix semblait réellement humble. Comment interpréter ce changement ?

*Shinji-sama ? J’aurai peut-être dû vous écouté et jouer la carte de la sûreté…*

Le tandem reprit la route en direction du fleuve. S’ils suivaient le cours d’eau, ils ne pouvaient pas s’égarer. Cette fois, le fleuve circulait au milieu d’une plaine si vaste qu’on n’en voyait pas le bout. Il n’y avait aucun couvert à l’horizon. Plus les garçons se rapprochaient de leur destination, plus l’ambiance devenait macabre, l’air se faisait insoutenable. Pourquoi ?
Un autre dilemme s’offrait au Chuunin : il devait à un moment ou à un autre dévoiler le but de la mission à l’Hiyori. Mais lui dévoiler ici et maintenant ne ferait sûrement que le déboussoler davantage. Le Chuunin ne trouva pas cela nécessaire. Ils continuèrent ainsi leur route la journée durant. Le soir, sur la plaine, ils s’arrêtèrent. Le fort n’était pas encore visible. Sûrement, demain il apparaîtrait. Ce soir, le duo monta le camp. La nuit était fraîche, mais par chance, il n’y avait pas de brouillard. L’Hiyori était un petit veinard… Darok installa ses petits piquets. L’Hiyori avait complètement oublié que ce soir, le Chuunin lui montrait une technique très populaire : le camouflage dans la brume. Ce jutsu était très difficile à manipuler correctement. C’est lorsqu’il réussit à le maîtriser, que le village s’intéressa de plus près à Darok. Le supérieur eut une pensée pour Ao, un de ses anciens sensei, jamais revenu d’une de ses missions.
L’Hiyori était assis, les bras enserrant ses jambes. Darok le sortit de ses songes d’un appel brusque.


« Hiyori, à partir de ce soir, je te demanderai toute ton attention. La technique que je m’apprête à te montrer se situe à un rang B. Autrement dit, se sera la technique la plus difficile que tu aies jamais eu à apprendre.
Voilà comment nous allons procéder… »



Le pied du Chuunin foula la terre, cendrée, noire, et morte. L’endroit était lugubre, malsain, détruit qui plus est. Darok s’approcha frôla la pierre obscure du bout des doigts. Elle était sèche, ce qui était plutôt rare dans ce pays. De l’autre côté, un mur semblait humide… dit d'une autre façon, il y a eu un feu de grande envergure ici. Darok renifla, plusieurs odeurs se mêlèrent, et en formèrent une, répugnante : celle de la mort. Ce lieu, insalubre, avait été le tombeau de nombre de shinobi.

C’est donc ça le Fort ?…

Les garçons adoptèrent une formation de combat, le Chuunin devant le Genin. Sur leur garde, ils avancèrent furtivement, tels de vrais shinobi. Darok n’avait pas trouver le courage de dire à son élève que leur but n’était pas juste de faire partir les intrus… Dans le fort, il y avait quelque chose de plus précieux que l’argent, plus précieux encore que la renommée.

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 21 Jan - 21:16

Ils y étaient enfin, devant les portes du Fort. Les six jours de voyages achevés. Iba n’avait pas reconnu les environs, peut-être parce que plus jeune, il n’avait pas fait attention au trajet. La gorge du garçon se noua, il avait beau s’être préparé mentalement autant que possible, le choc restait rude. Déjà, rien que lorsqu’il l’avait aperçu au loin, il s’était mis à frissonner. Décidément il n’aimait vraiment pas cet endroit.

Le Fort se tenait à l’embouchure de la Rivière Rouge et de la Mer, dans le temps, il servait à contrôler les flux maritimes…et à éviter les raids par la voie des eaux. Aujourd’hui il ne restait plus grand chose de ce qui avait été autrefois un vaillant point d’ancrage pour les troupes kiréennes. Le feu l’avait rongé en partie, ainsi que la colère des familles des victimes. Etrangement, par endroit, la pierre était noire, brûlée, calcinée, à d’autres, elle suintait des gouttelettes transparentes. De mémoire combinée avec ce qu’il avait put en voir en approchant, le fort faisait pas loin de trois kilomètres de circonférence, délimité par des murailles, brisées, qui s’élevait sur cinq bons mètres. On pouvait masser jusqu’à mille habitants.

Le tandem se tenait devant l’entrée principale du Fort, avançant prudemment. Vu qu’ils n’avaient remarqué aucune attitude suspecte, pas de feu, ni de campement aux abords, ni quoique se soit qui montre une activité interne au Fort, les deux garçons s’avançaient sans être à couvert, juste sur leurs gardes. Il ne restait rien de la herse, ni des lourds battants en bois gardant l’entrée : des cendres et des regrets…
L’amertume vint rapidement à la bouche du garçon, il ne devait plus se laisser submerger par ses souvenirs, surtout pas comme il y avait de cela deux jours, près de la dalle de commémoration. Darok l’avait une fois encore réprimandé pour son attitude irréfléchie. Le genin lui n’avait put que serrer les dents, sachant que son supérieur n’avait pas tort., pour ne pas dire qu’il avait même entièrement raison.

Un ninja doit tuer ses émotions.
Un ninja ne verse pas de larmes.
Un ninja…

Beaucoup d’édits qu’il enfreignait d’un seul coup, heureusement pour lui la fin de journée s’était plus bien passée. Il n’y avait aucun autre incident à déplorer, et la nuit tombée, Darok avait commencé à lui enseigner le camouflage dans la Brume. Le chuunin n’était pas un tendre, c’était le moins que l’on puisse dire…


***


[Darok] «- Bon, nous y voilà. Regardes les taos à effectuer…, et il s’exécuta.
- Là, tu as vu ? Bon je recommence encore une fois, parce que tu m’as l’air un peu empoté…J’espère que ce ne sera qu’un « peu ». Compris ?

Le chuunin réalisa une nouvelle fois l’ensemble des signes, Iba lui le dévorait des yeux. Shinobu-sama lui avait dit d’apprendre la technique, il ne pouvait pas échouer. Neuf signes, en tout.
Le garçon portait toute son attention sur son sempaï. On aurait put tirer un canon à ses côtés que ses yeux n’auraient pas démordu de son supérieur.


[Darok] «- Passons au choses sérieuses. Je te donne une explication et tu cherches, tu te débrouilles, et tu finis par maîtriser cette technique tout seul. C’est le meilleur moyen pour apprendre. Si je guide trop l’handicapé que tu es, tu risques de t’emmêler les pinceaux durant un affrontement, et j’ai nullement l’envie de te sauver la peau à chaque fois. »

Un sourire narquois perçait sous son masque de rigidité. Le chuunin chauffait son apprenti pour le motiver, même s’il n’y avait pas un grand besoin en l’occurrence. Darok voulait former son élève de la meilleure manière qui soit, en faire un ninja et plus un pleurnichard. Il subirait un entraînement à la dure, « à la Zabuza ». Cela lui ferait les pieds.

[Darok] «- La consigne est : interdiction de créer de l’eau de n’importe quelle manière que se soit. Seul l’air doit t’aider. Attention, je ne veux pas non plus que tu augmentes à l’aide de ton chakra, la quantité d’eau de l’atmosphère nous environnant. Ce que tu dois faire c’est simplement condenser les rares molécules d’eau, pour qu’elles deviennent bruine, puis brume. »

Ce que demandait Darok était hautement improbable, puisque la brume ne pouvait se former que lorsque l’atmosphère était saturée en eau. S’il avait interdiction de le faire comment pouvait-il lancer son jutsu. Le garçon dû prendre un air hébété puisque le chuunin soupira profondément.

[Darok] «- Qu’est-ce qu’il y a, tu ne comprends pas c’est cela ?, le ton était faussement provocateur.

«- Non, c’est juste que… », Darok le coupa net.

[Darok] «- C’est juste que tu ne seras jamais dans des conditions idéales pour lancer un jutsu. Crois-tu que dans les déserts de Suna, il y ait de l’eau en abondance ? Non…
Nombres sont les endroits où elle te manquera. Dis-moi face à un ennemi, si ne peut plus lancer de jutsus, combien de temps penses-tu survivre ? »


Iba avait baissé la tête, derechef son sempaï avait raison. Ce dernier lui fit signe de s’exercer seul, et s’en fut. Le garçon commença…

Deux longues heures s’étaient écoulées, Iba suait sang et eau, mais rien à faire, il n’avait pas put invoquer la brume, les conditions imposées par Darok rendait l’histoire impossible. Sans dépasser le seuil de saturation, le genin ne voyait pas comment réussir, c’était physiquement impossible, c’était vouloir aller contre la Nature elle-même.
Le chuunin revint, il n’avait pas l’air en meilleur état que lui, s’était-il aussi entraîné. D’un air absent, il demanda :alors ?
Iba hésita un instant à lui révéler son échec, de toute façon cela ne servait à rien de lui mentir puisqu’il lui demanderait de montrer la technique. Alors tant qu’à prendre une réprimande autant que ce soit simplement pour avoir échouer et non pas, en plus, pour avoir menti.


«- Je n’ai pas encore réussi… », dit-il entre deux bouffées d’air.

[Darok] «- Montres-moi. »

Sitôt dis, sitôt fait. Le genin effectua les signes prestement et injecta du chakra dans l’air, avec vélocité, prenant soin de juste vouloir transformer l’air des environs en brume, et de ne pas le saturer en eau.
Le chuunin opina de la tête, il semblait satisfait.


[Darok] "- Allons nous coucher."

Frustré par la réponse de son supérieur, le garçon s’en allait répondre, toutefois Darok l’arrêta, d’un regard froid, suivi d’un : « j’ai dit demain… »

***


Une dizaine de mètres les séparait dorénavant de l’entrée du Fort. La mission commençait véritablement et les deux shinobi venaient d’adopter une formation de combat, Darok sur les avants pour agresser l’ennemi, Iba en arrière pour couvrir. Si le danger était trop grand, retour à une position défensive. Le garçon se rappelait les conseils tactiques de son sempaï.
Ils avançaient à pas de loup…le lieu délabré, le ciel était terne. Tout le contraire de sa première visite.


***


Il y a avait une bonne quinzaine de roulottes prêt des portes de l’immense forteresse, attendant patiemment qu’on leur ouvre. Il s’agissait des renforts promis. Aku discutait avec plusieurs gardes, moi, je l’observais, avare de ses faits et gestes. Maman était vite venue me rappeler à l’ordre. il avait encore fallut attendre une heure, mais sous le reluisant soleil se n’était pas désagréable. Le ciel était bleu, pas de nuage à l’horizon. Aku s’approcha de notre charrette, là où Maman et moi étions assis. Les battants de bois et de fer s’écartait, nous autorisant l’accès.

[Aku] «- On y va ? »

***


Darok et Iba se trouvaient juste sous l’arche de l’entrée principale, le chuunin hôcha la tête, résolu, autant que le genin était incertain.

«- On y va. », souffla le garçon.

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Mar 23 Jan - 23:32

Le Fort de la Rivière Rouge... Place hautement stratégique pour Kiri au cas où Kumo voudrait attaquer le village de la Brume, et cadre d'un des plus sanglants événements de l'histoire de ce dernier.

Le général d'Asahi, tout de blanc vêtu comme à l'accoutumée, avançait, nonchalant, les bras croisés dans le dos, vers le monolithe de cristal posé à même le sol.

Peu de gens connaissaient l'existence de cette pièce secrète, cachée au dernier sous-sol du bâtiment, mais Karasu était certainement la dernière personne vivante à se souvenir.


*Hikke... Alors c'est ainsi que tu l'avais enfermé il y a six ans de cela... Et toi, Shinobu, me détestais-tu tant que tu aies préféré pactiser avec notre pire ennemi pour que je ne prenne pas ta succession ?*

Le maître de l'eau passa son index le long du rebord de la structure et le ramena vers son visage, soufflant dessus pour faire s'envoler les copeaux de minéral cristallin.

"Sois maudit, Shinobu... Tu m'as toujours tout volé... Tu es né quelques minutes avant moi et tu as été le favori du clan... Tu as été élu par les Eaux et moi laissé à l'abandon... Quant cet enfant est né, tu as choisi de lui transférer tes pouvoirs... Et moi ? Qui suis-je pour que tu me considères si peu ???"

Le frère jumeau de l'ancien Mizukage faisait à présent les cent pas autour du cercueil de cristal, regardant vers le plafond, d'où s'écoulaient de nombreuses gouttes d'eau.

"Viens, Iba Hiyori... Je t'attends depuis des années... Cette perle qui est incrustée dans ta main, je te l'arracherai et te ferai me supplier de t'achever...."

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Sam 3 Fév - 17:46

Un pas, puis un autre. Chaque mouvement, chaque bruit, même le plus infime, s’entendait dans le fort, car le silence régnait en unique maître. Cependant, comme détrôneur de fortune, un vent glacial s’opposait de temps en temps au règne de son adversaire, faisant retentir sa voix et glaçant les os des deux garçons. Ces derniers venaient de faire irruption à l’intérieur du tombeau. Il était immense, s’étendait presque à perte de vue, mais Iba, savait, qu’au loin, minuscules, se dessinaient des murailles protectrices, contours de cet incroyable édifice.

Un pas, puis un autre. Chaque effort s’imprégnait dans leur chair et leurs muscles, éprouvés depuis le début du trajet. Les calculs de Darok s’étaient retrouvés erronés, à cause de l’Hiyori. Ce premier avait prévu de passer deux nuits à s’entraîner, mais au bout de cette dernière, la technique convoitée n’était toujours pas acquise. La sienne, à laquelle il s’entraînait durement, manque de précision. Ce dernier rien, il l’acquerra en combat réel, pensa-t-il.

Devant eux, une bâtisse. Gigantesque. Même s’il n’en reste qu’une petite moitié, de son apogée, cet immeuble devait être spectaculaire. Il n’y a plus cette architecture depuis longtemps à Kiri, au moins une décennie.
Ils pénétrèrent dans la construction délabrée, le chef d’équipe en premières lignes, aux aguets. Ils ne devaient plus être loin… sa conscience le critiquait. Ne pas prévenir l’Hiyori serait injuste. Ici, il doit savoir. Darok aurait voulu lui laisser plus de temps, il ne faut pas qu’ils se choque.


*Il faut que je lui en parle… mais pas de tout.*

« Hiyori, il y a quelque chose que tu dois savoir à propos de cet endroit. » L’enfant prêta l’oreille. « Il y a, dans ces sinistres décombres, une chose que l’on doit ramener à tout prix. Même ma vie – mais c’est mieux si je survis, hein ? Shinji-sama m’avais remis une lettre tu t’en souviens ? Elle contenait non seulement une carte détaillée du paysage, le rapport des éclaireurs, mais aussi une note…

…Concernant le véritable but de la mission ! »


L’hiyori écarquilla les yeux. Malgré lui, l’air se rafraîchit. Instable ces derniers temps, si ses pouvoirs continuaient de s’éveiller, il se pourrait que même le Chuunin ne puisse plus le contenir. Se rassurant lui-même, Darok continua.

« Dans un des immeubles de ce fort, voire dans une pièce secrète ou je ne sais quoi, est déposé un rouleaux de ninjutsu interdits. Et il se pourrait que des personnes malintentionnées tentent de s’en emparer. Notre mission change ici. Non seulement, on doit dégager les squatteurs de ce lieux, mais on doit aussi revenir avec le parchemin.
Je te préviens maintenant, Hiyori. Si j’ai cédé à ta demande, c’est parce que je savais qu’il y aurait des gens puissants ici. Autrement dit, la première position que l’on adoptera devant chaque adversaire sera la défensive. Dès qu’on crée une ouverture dans sa garde, je l’attaque avec ça. »
dit-il en montrant son équipement. « Si jamais ils étaient trop forts pour nous, on se replie en attendant des renforts. La fuite n’est pas envisageable dans cette position. Donc on épie en se cachant, on guette le moment propice à l’offensive, et on tue, comme le ferait n’importe quel shinobi de Kiri.»

Le Genin déglutit à l’idée de tuer des humains. La dernière fois qu’il l’avait fait, autrement dit sa première fois, au bar, il avait ensuite été rongé par les remords des jours durant. Le silence regagna la place, accompagné de son fidèle serviteur, l’angoisse. Aux aguets, rien ne pouvait échapper au regard scrutateur du Chuunin, pas le plus infinitésimal mouvement qui fut.
De la brume commençait à se former autour d’eux…de la brume…

____________________________________________________________

« Non, non, et non ! Hiyori, tu n’arriveras à rien comme ça ! »

Le Genin arrêta de concentrer son énergie. L’air devint moins dense, il était sur la bonne voie, et le clone de Darok le savait.

[Iba] « Je sentais que ça venait ! Pourquoi m’avoir arrêté ? »

« Parce que ta tentative était trop vaine. » Il afficha un air dépité. Le clone se mit à rire faiblement. « Comment donc comptes-tu créer un brouillard sans utiliser tes dispositions aqueuses ? C’est tout simplement impossible hehe… »

[Iba] « Mais sensei, c’est vous qui m’aviez dit de ne pas utiliser mon chakra pour augmenter l’eau ambiante. »

« Alors je vais reprendre le même exemple que précédemment. Penses-tu vraiment que dans les déserts de Suna, il y ait assez d’eau pour la condenser et en faire de la brume ? Evidemment non. C’est bien de suivre les consignes de son maître, mais si on le fait aveuglément, cela te conduiras à ta perte. C’est l’enseignement que j’en ai tiré lors de notre confrontation avec comme spectateur principal, Feu Shinzo-sensei. Si toi aussi, tu n’arrives pas à te démarquer par ta souplesse d’esprit, alors tu ne vaux pas mieux que le rat crevé d’un Yasuo. Et encore, c’était un rat bâtard. »

Iba qui avait pendant le discours de son sensei baisser la tête comme signe d’appréhension, remarqua cependant la pique incisive de son sempaï. Toujours les mêmes, humiliantes et rabaissantes. Mais même répétitives, elles blessaient le jeune garçon au plus profond de son être. Décidé à écouter, analyser puis comprendre les ordres, Iba adopterait dorénavant le quatrième comportement, celui d’être son propre chef lorsqu’une situation plus envisageable, plus raisonnable se proposait à lui.

« Si tu as compris ta position, alors tu devrais pouvoir m’être utile pendant la mission. Réessaye, Hiyori. »

_____________________________________________________________

* A ce moment… ce que j’ai senti au fond de moi, au plus profond de mon être…*

Darok se calma, la brume se dissipa un peu. Il ne fallait pas se perdre, il ne fallait pas échouer. Les parchemins pouvaient être n’importe où. La brume s’intensifia, le duo ne voyait plus le bout de son nez. Brume naturelle ? Comité d’accueil déjà présent ? Le Chuunin ne ressentait aucune présence hormis celle de son disciple.

Personne.

La brume s’atténua légèrement. Darok respira un grand coup. Brume naturelle. Rien d’incohérent. Il avance à petit pas, sûr de lui. Un mouvement ? De l’air lui chatouille les chevilles ? Quelqu’un ? Le vent ? Il se retourne, empoigne Taoshi vivement.

Personne.

Il scrute la zone brumeuse. Son disciple réagit un peu tard. Dans ses mains, un shuriken. Le duo transpire, non pas d’effort, mais de sueur froide. Il y a une pression ici bas. Une pression à rendre malade. Il faut sortir de cet immeuble. L’adolescent ressent un danger imminent. Darok avance, la brume s’intensifie. Quelqu’un…

Personne ?

Des bribes de souvenirs lui reviennent inconsciemment. Devient-il fou ? Que se passe-t-il ? Un déplacement d’air. Cette fois le vent n’y est pas responsable. Ses doigts se crispent sur la garde de son Kunai. Stressé, il ne bouge plus. D’un geste, il arrête le mouvement de son disciple. Il tourne sa main, tâte son « équipement ». Il est là, tout est en ordre.


*A ce moment… ce que j’ai senti au fond de moi, au plus profond de mon être…
De la peur ?*

_____________________________________________________________

L’air se condense, et pour la première fois, le Chuunin se sent écrasé, impuissant. Le genin quant à lui, tente tant bien que mal de déverser son chakra dans l’air. Les molécules d’eau se démultiplient, se condensent. Il utilise toute son affinité avec l’élément, et le résultat ne se fait pas attendre. Il tombe, inconscient. Est-il mort ?
Darok s’empresse de tâter son pouls ; il est vivant. Le garçon prends son élève sur son épaule et l’emmène au bord de la rivière. Il a bien mérité une douche froide. Il le jette dans la rivière et quelques secondes plus tard, une tête dépasse rejetant de l’eau.
L’Hiyori sort totalement trempé du Fleuve Rouge. Il a incroyablement froid. Normal. Il regarde son sensei comme pour demander ce qui s’est passé.


« Sombre abruti. Tu t’es tellement vidé de tes forces que tu en est tombé inconscient. Tu n’as donc rien dans la cervelle ? »
_____________________________________________________________

L’Hiyori frôle l’épaule de son maître, qui retrouve alors ses sens. Il est dorénavant bien placé pour lui parler d’incapacité à se contrôler. Le lieu, c’est le lieu, lourd de souvenir, qui procurait cet effet soporifique. Indiquant une direction du doigt, le Genin désigna la route à suivre. Sans même savoir pourquoi, le Chuunin savait que l’accompagner était la bonne solution. Il gardait cependant, en lui, dans sa bouche, un goût amer.

*De la peur…*

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Sam 3 Fév - 21:22

[Darok, Iba : +10 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Jeu 8 Fév - 21:25

Au cœur des ténèbres, là où lumière et espérance ne sont que le fruit de l’imagination de quelques êtres aliénés, se trouvait le plus étrange rendez-vous qui soit. Dans ce plan obscur, dénudé de chaleur, de vie, deux entités…profondément antagonistes et intimement liées. Tel un duo d’astres funèbres, luisant de couleurs ternes, deux miroirs se faisaient face. L’un semblait s’éveiller tandis que l’esprit de l’autre était à l’affût. Une voie gutturale s’éleva alors…

[Protéus] «- Shinobu ? !…
Serais-tu devenu subitement stupide pour oser m’appeler?


Alors même que ces mots résonnaient dans l’immensité du vide, la surface d’une des barrières de glace se striait. En réponse son opposée s’ondula, la voix était posée et détendue.

[Shinobu] «- Nullement…
Je n’ai rien à craindre de toi, ni de personne, puisque je n’outrepasse pas les Règles… »


Les coloris des glaces changèrent légèrement, l’une se teintant d’un bleu foncé et scintillant, tel la voûte céleste, un soir d’hiver. Son homologue, lui devenait aussi bleu foncé, mais l’on pouvait percevoir un léger dégradé intégrant ainsi des couleurs chaudes, un reste éparse de violet et de rouge dilué, une nuit d’été. Hiver se plia sur lui même.

[Protéus] «- Tu ne cesseras donc jamais de biaiser… »

[Shinobu] «- Et c’est toi qui me fait cette remarque…je trouve cela terriblement drôle. », sa voix était devenue incisive.

[Protéus] «- Je n’ai que faire de tes sarcasmes. De moi plutôt pourquoi je suis obligé de te supporter. »

[Shinobu] «- D’où te viens ton nouveau pouvoir ? »

[Protéus] «- Tu connais pertinemment la réponse…alors pourquoi perdre ton temps à poser la question. Cette réunion contre nature ne durera pas. Je ne peux pas encore t’atteindre mais il ne s’agit plus que d’une question de patience. L’ancêtre y est passé, tu es le suivant. »

[Shinobu] «- Il y a longtemps que tu ne m’effraies plus. Même un épouvantail pourrait faire mieux. Enfin, je ne suis pas là pour te remettre une fois de plus à ta place.
Arrête d’utiliser ton pouvoir sur le petit : il n’y survivra pas…


Eté semblait s’être bombé pour paraître plus imposant, toutefois Hiver ne se laissa pas impressionner et répliqua sèchement, en se tordant dans tout les sens.

[Protéus] «- Qu’en sais-tu ? Rien…
Il est totalement différent de ses prédécesseurs. Karasu, Aku, toi, et tant d’autres…Lui, ses fils du Destin ne sont pas encore démêlés, impossible de lire son futur, seules des possibilités restent accessibles, leur champs d’action semble illimité. Il deviendra mien, il ne résistera pas, il voudra savoir, et il n’y aura que moi pour le lui donner. »


[Shinobu] «- Jouer avec les morts et leur mémoire pour apposer la vérité aux yeux du garçon, cela va le mener à la folie. Ce pouvoir te dépasse complètement, seul le Nocher en est le maître.

L’univers lui même se déchirait tandis que le ton montait entre les protagonistes. Hiver et Eté, brillant d’un éclat insoupçonné, se livrait un concours de sculpture moderne, une bataille de flash, une guerre de mots.

[Protéus] «- Qui es-tu pour contredire les décisions d’un tel être. Il nous dépasse complètement, dans tout les domaines imaginables et plus encore. Quitte a changer d’allégeance et de maître, je le choisit lui…au moins, ma puissance grandit.

Mais le temps passe, et ma présence n’est plus requise. Disparaît bouffon et admire mon succès, sans pouvoir rien y changer. »


Les deux miroirs explosèrent instantanément. Hiver et Eté s’en furent, et leur monde mourut.

***

Loin de ces tourmentes, inconscient de ce terrible démêlé, Iba avançait parmi les décombres de ce qui avait été autrefois une des fiertés de Kiri. Chaque pas lui semblait lourd de conséquence, sa gorge nouée, s’asséchait de seconde en seconde. Il était crispé, et sans le vouloir la tension montait petit à petit. Darok lui aussi semblait dérangé. Sans bien comprendre, il souffla pour lui même :

«- Hiver et Eté… »

Le garçon était pris de frissons, ils étaient maintenant dans l’allée principale de l’ancien fort. C’est alors que le chuunin se décida à lui révéler le véritable but de leur mission. Le genin tomba des nues…

Il ne s’agissait pas d’écarter quelques squatters, ou que sais-je encore. Non, cette fois, il y avait un réel danger : il pouvait rencontrer un adversaire maîtrisant les arts ninja. Voire même plusieurs…
La nouvelle n’était pas bonne, pas plus que le véritable motif de cette expédition : des parchemins de techniques.
Apparemment ils devaient avoir beaucoup de valeur puisque Darok lui avait clairement fait comprendre qu’il fallait à tout prix, même le plus élevé, les ramener.
Le visage de son supérieur s’était fait encore plus grave qu’à l’accoutumé, ce qui n’était pas fait pour rassurer l’enfant. Ils allaient donc devoir inspecter toutes les bâtisses, ou tout de moins ce qu’il en restait pour mettre la main sur ces fameux rouleaux.

De la brume commençait à se lever, et la pression sur le genin s’accentua encore. Alors que ces nerfs s’apprêtaient à craquer, à cause de ses récentes visions, et de ses tumultueux souvenirs, un de ses derniers resurgit plus profond et plus terrifiant que jamais. Son voyage dans les limbes, et les terribles yeux du Passeur se rappelèrent à lui. Cette ancienne peur balaya instantanément la nouvelle, et son retour sur les lieux de son passé lui parurent alors moins difficile à surmonter.
Serrant les dents, il se persuada qu’il pouvait continuer. Enfin, il essayait de s’en convaincre…

Mais les Puissants de ce monde n’en avaient pas fini de se rire du garçon.
Marchant indécis, les yeux d’Iba se vidèrent, sa présence s’enfuyant vers un passé méconnu.


***

De longues murailles en pierres brutes, un roc invincible. Il ne s’agit de rien d’autre que du fort au temps de son apogée. Plusieurs torches sur le chemin de rondes sont éteintes, bizarre…
Soudain une silhouette, emmitouflée dans une cape aux couleurs abyssales surgit des méandres de la nuit, atterrissant sur un créneau non éclairée. Elle jette un regard circulaire autour d’elle, puis hoche la tête.


[ ? ? ?] «- C’est bien… »

Une ombre semble bouger, aurais-je rêver ? L’étrange personnage lève sa main, on y perçoit un éclat argenté. Puis apparaissant de nulle part, de multiples formes se posent sur le chemin de garde. Le vent souffle, déplaçant les nuages, dévoilant ainsi l’astre lunaire.
Les formes prennent vie sous la lumière pâle, elles ont toutes un point commun : le bandeau de Kumo.


***

Iba revenait doucement à lui, Darok avait juste parcourut quelques mètres, il devait se dépêcher de le rattraper. Cela faisait longtemps qu’il avait renoncé à trouver une explication rationnelle à ses visions, toutefois, un goût amer restait dans sa bouche. Deux pas, et il se retrouvait au niveau de son supérieur, quand un tremblement le prit, son environnement changea…pourtant Darok était devant lui, toujours présent.
Le jour avait laissé place à la nuit en un instant, des cris s’élevaient de tout côté, les hurlements de batailles, une cacophonie infernale. Les décombres du Fort brûlait d’un feu nouveau, et cependant Darok ne semblait pas se troubler plus que cela, comme…comme si de rien n’était. Etait-il la cible d’un genjutsu ? Non sinon le chuunin aurait lui aussi disparut, quoique pouvait-il en être certain ?
Levant la main Darok indiqua à son disciple de s’arrêter, le garçon s’exécuta aussitôt. Avait-il entendu lui aussi les déchirements de sons…ou bien…
Tout venait de disparaître, plus de bruits, plus de flammes, plus rien…rien à part le silence, et son sempaï. C’était incompréhensible. De la sueur froide perlait sur son front, le chuunin recherchant activement la présence d’ennemis ne faisait que légèrement attention à Iba, ce qui expliquait amplement pourquoi il ne remarquait pas l’état désastreux de ce dernier. Il fallait se reprendre, inspirant une grande bouffée d’air, il essaya de se calmer, sans grand succès. Subitement, il entendit un rire cristallin, trop souvent entendu pour être oublier : une de ses sœurs disparues. Le genin tournant activement la tête dans tout les sens pour trouver la source de son émoi. Une ombre disparut au coin d’une ruelle. Le garçon savait pertinemment sur quoi l’allée débouchait…

L’ancienne tour de guet. On y avait installé un dispositif lumineux pour alerter les autres Kiréens en cas d’attaque. Oui, il se souvenait bien de cela, car tout les habitants du Fort, même les enfants, avaient pour mission d’alerter les secours en cas d’assaut. Ils avaient eut le droit à un sermon à leur arrivée, il y avait des années de cela…

D’un geste vif, il prévint le chuunin de son intention, et pointa la direction du doigt. Ce dernier accepta. Ensemble, ils s’y dirigèrent…leurs mouvements incertains.
Peu de temps après, ils arrivèrent sur place, alors s’apposa aux yeux du genin une vision insensée : la Tour de Guet était encore intacte. Impossible ! Le garçon voulut immédiatement prévenir Darok, mais les mots refusèrent de sortir.
Le jour faisait place à la nuit. Un craquement sonore retentit, tandis que toute la partie supérieure de la Tour s’effritait. Elle explosa dans un grondement retentissant. Un individu en cape noire s’en extrait aussitôt suivi de près par une silhouette familière, le bâtiment s’écroulait sur lui même.
Mais déjà un individu s’interposait entre les deux protagonistes, ce qui lui voulut d’être immédiatement criblé de bouts de glace, et de s’écrouler inerte sur le sol dur.
L’étranger à la cape atterrit sans problème sur la terre ferme, alors que son opposant créait un disque de glace sous ses pieds, pour rester dans les hauteurs. A peine était-ce fait qu’un violent éclair jaillit d’une des maisonnées, visant l’homme, flottant dans les airs. L’attaque fut immédiatement absorbé par un Miroir de glace, apparut à une vitesse déconcertante. Un second miroir se créa, retournant la foudre sur son lanceur, qui périt dans un gémissement atroce.
L’atmosphère devint subitement atrocement lourde et glaciale, et l’avant bras droit de l’individu volant se chargea d’une énergie inouïe.


«- Hyuton ! Byakurai ! »[La foudre blanche]

Un rayon de lumière brute, s’échappa alors du bras du combattant, tordant la réalité, gelant toute vie, et vint frapper l’homme en cape, élevant ainsi un énorme nuage de poussière. La fumée se dissipa peu à peu, et une voie retentit, l’homme à la cape n’était visiblement pas mort…

«- Tu es vraiment surprenant. Décondenser les molécules d’eau et éloigner les molécules d’oxygène pour créer un faisceau d’azote liquide, c’est vraiment très impressionnant, tout comme ta maîtrise des Eaux. »

«- Tu sembles me connaître ? Qui es-tu ?

De nouvelles silhouettes apparaissaient, elles arboraient le sigle du village de la Foudre. L’homme à la cape, qui était d’ailleurs réduit à l’état de vêtement calciné, leva la main gauche, tandis que la poussière finissait de retomber.

«- Il est à moi seul…Je suis sûr que cette idée te plaît, Aku. »

Il n’y avait plus de fumée, on pouvait à présent voir le visage de l’homme au sol.

[Aku] «- Toi ? ! »

Son frère si vite retrouvé, disparu derechef, alors que le jour redevenait maître sur la nuit. Darok semblait effaré, c’était peut-être parce qu’Iba était étrangement pâle ou alors parce que son pouls était devenu faible.

[Darok] «- Reprends toi, on est en mission, bordel ! », il ne pouvait pas crier de peur qu’on ne l’entende, néanmoins ses yeux trahissaient clairement son énervement. Iba hocha la tête, il devait à tout prix ne pas se laisser déborder par les émotions. Plus facile à dire qu’à faire…

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Lun 12 Fév - 19:44

Toute trace de combat avait disparu, seules les ruines restaient. La Tour de guet était couverte de mousse, délabré, gisante à l’abandon depuis des années. Rien que le souffle du vent suffisait à effriter la pierre noire qui constituait l’essentiel de la bâtisse.
Le garçon reprenait sa respiration, sous le regard inquiet de son supérieur. Il n’y avait pas de doute à avoir, il avait bien vu un morceau de son passé. Toutefois, le plus troublant n’était pas là. Des visons, il en avait eut d’autres, mais cela, elle ne lui appartenait pas, jamais il n’avait vu cette scène. Alors comment pouvait-il, maintenant…
Etait-ce ce lieu ? Ou des esprits, démons le hantant qui venaient tourmenter l’enfant ? Il n’y avait pas de réponse et Darok ne lui laissa pas le temps d’en chercher une.


[Darok] «- Cela suffit ! Expliques-toi. Les premières fois j’ai laissé courir, mais à présent tu as intérêt à me donner une explication en béton armé. On est en mission, Hiyori. Bon sang, tu comprends ! »

Il était clairement remonté, et le pire était qu’il ne pouvait rien lui révéler sans que son homologue le prenne pour un aliéné. Le chuunin ne semblait pas vouloir en démordre, et le genin, toujours en état de choc ne savait que répondre. Il bredouilla vainement…

«- Je vois des choses…des souvenirs… »

Darok soupira, tout en fermant les yeux. Il savait que ce ne serait pas facile d’emmener l’Hiyori avec lui. Toutefois c’était indispensable. Si personne n’avait trouvé les rouleaux jusqu’ici, c’est qu’il y avait une raison, le garçon et sa mémoire leur permettraient certainement de mener cette mission à bien. L’un devait se montrer patient, l’autre courageux.

[Darok] «- Admettons., dit-il d’une voix posée.
«- Il faut que tu surmontes tout ces événements, pour te concentrer sur notre objectif. Je sais que ce n’est pas simple, mais ainsi est faite la vie du shinobi. »

Il marqua une courte pause, comme pour se laisser le temps de réfléchir, tout en vérifiant que personne n’approchait, ou ne les épiait. Rassuré par son bref contrôle, il reprit la parole.

[Darok] «- Je sais que cela date, mais te souviens-tu d’un endroit dont l’accès t’était interdit, ou bien une salle spéciale, un endroit du fort où les parchemins seraient susceptibles d’être abrités ? »

Iba secoua la tête, il n’en savait rien, et puis il ne voulait plus se souvenir, c’était beaucoup trop douloureux. Il déglutit lentement, il savait qu’ils en auraient pour des jours et des jours à fouiller les décombres du fort, et ils n’étaient même pas sûr, au final d’arriver à trouver ce qu’ils désiraient.

[Darok] « Fais un effort…Tu dois bien te rappeler de quelque chose. Non ? Pourquoi m’as-tu dit de venir à la Tour de Guet ? »

Iba dévisageait son supérieur, incrédule.

«- Tu ne l’as pas entendu ? »

[Darok] «- Mais entendu quoi, Hiyori ?, son supérieur commençait à perdre patience et il y avait de quoi (note pour une fois que ce n’était pas à cause du tutoiement). Ils parlaient à voix basse, mais le rouge sur les joues du chuunin état révélateur.

«- Les rires de la petite fille… »

Darok le dévisagea comme s’il était un dément, il posa sa main sur le front du garçon, cherchant à savoir s’il avait de la fièvre. Il n’en était rien, il ne divaguait pas.
Soudain, les deux shinobi se retournèrent en même temps. Cette fois, ils étaient victimes d’une illusion.

Tout deux avaient distinctement perçu des tintements de clochettes, suivi d’un petit rire cristallin.

Ils se regardèrent, cherchant à savoir si l’autre avait aussi entendu la même chose. Ce n’était pas sans remémorer à Darok une anecdote sur la plage.


[Darok] «- Démon. », on eut dit qu’il crachait.

***
Le cinquième jour s’était écoulé rapidement et sans encombre, d’autant plus que tout l’esprit d’Iba était tourné vers l’apprentissage de sa technique. Il ne voyait toujours pas comment Darok comptait lui faire maîtriser le camouflage sans créer une forte concentration d’eau dans l’atmosphère. Pour l’instant la seule chose qu’il avait réussit à faire c’était injecter avec rapidité son chakra dans l’air. Alors oui, il faisait cela très promptement maintenant, de l’ordre de la seconde, mais il ne créait toujours pas de brume. En résumé le garçon ne comprenait pas ce que son sempaï voulait lui faire faire, ou tout du moins comprendre.

Le soleil se couchait, et l’heure de reprendre l’entraînement arrivait. Reprenant le même rituel que ces derniers jours, les ninjas installèrent leur campement pour la soirée. Une fois fait, Iba reprit son apprentissage sous l’œil aiguisé de son instructeur.
Les essais s’enchaînaient, et à chaque fois, il s’agissait d’un échec. Evidemment, il était impossible de réaliser la technique sans condenser l’eau de l’atmosphère, alors pourquoi continuer ?
Le chuunin après avoir réprimandé son élève pour son manque de clairvoyance et surtout d’initiative lui expliqua le but de sa manœuvre.


[Darok] «- Comme je te l’ai déjà expliqué, dans les déserts, il n’y a pas d’eau, toutefois il ne tiens qu’à toi d’en créer. Les conditions sont bien sûr beaucoup plus contraignantes, pourtant tu ne dois pas perdre en efficacité. C’est pour cela que je t’ai d’abord fait travailler ta vitesse d’extériorisation. Je pense que tu as un peu prêt compris comment libérer beaucoup d’énergie en un temps minime.

Comme à son accoutumé, il marqua une pause pour laisser le temps à son disciple de comprendre ses paroles. Après une période qu’il dû juger suffisante, il repris son explication.

[Darok] «- Avant tu n’aurais pas put réussir le camouflage dans la Brume parce que tu aurais été trop lent, tout ton chakra se serait dissipé dans l’air au fur et à mesure que tu l’aurais extérioriser. Dorénavant, cela devrait fonctionner. Allez essayes ! »

Iba ne se fit pas prier, et il libéra son énergie dans l’air. Ce dernier devint lourd et glacial. Immédiatement le métabolisme du garçon réagit, ses gènes s’activèrent, ses yeux prenant une teinte bleu argenté. Un léger sifflement courait dans l’air : la gemme à sa main droite s’était mise à luire profondément. Le genin était décidé, il allait en mettre plein les yeux à son sempaï, et surtout Shinobu-sama serait fier de lui, tout comme sa famille.
Encore…Encore ! ENCORE !
Son énergie se déversait sans fin, la brume commençait à apparaître, épaisse et grise. Subitement la garçon fut prit d’un hoquet, puis tout s’arrêta. Il avait voulut aller trop vite, trop bien faire, son corps quant à lui n’avait pas suivi. Il s’écroula inconscient, c’était rageant…si prêt du but.


***

Darok et Iba suivirent le son des clochettes à travers le dédales des ruelles dévastées. Ils ne courraient pas, et restaient prudents. L’ennemi pouvait être n’importe où et frapper n’importe quand. Les tintements disparurent tandis que les ninjas se trouvaient au beau milieu d’une allée.
Il n’y avait rien si ce n’est les cendres d’un passé douloureux.
La respiration du genin commença à être haletante, ses mains tremblèrent, il n’en fallut guère plus à Darok pour comprendre ce qu’il se passait.


[Darok] «- Allez, Iba ce n’est rien, ça va passer. Je suis là. »

Cependant rien n’y faisait, déjà les hurlements d’agonies surgissaient, les bâtisses se remettaient à flamber, et les combats datants reprenaient vie. Un mur sur la droite du garçon explosa, il sursauta vivement. Un monstre de muscles brandissant une arme géante était la cause de ce désordre. Dans sa main de libre, il tenait la tête d’un de ses opposants qu’il alla fracasser contre une paroi d’une maison.
Se retournant prestement il parvient de justesse à esquiver partiellement une série d’aiguilles. Il sourit alors que son attaquant s’approchait. En une seconde, le géant se retrouva derrière ce qui allait être sa future victime. Une fois son grand sabre abattu, il ne restait plus que de la pulpe sanguinolente du soldat kuméen.


[Izaki] «- Kibo, attention ! »

Un homme d’une quarantaine d’années se jeta entre l’attaque d’un kuméen et sa cible. Le ninja des nuages avait été particulièrement silencieux, se fondant à la perfection dans les ombres. Même Iba, étranger à la scène ne l’avait pas vu arriver. La lame de l’assaillant trancha comme du beurre la protection de l’homme qui s’était interposé, il tomba lourdement, son visage alors éclairé par les feux environnant.

«- Papa ! », hurla-t-il.

[Darok] «- T’es fou…tais-toi ! », dit-il en secouant le garçon.

Izaki, étendu au sol ne bougeait plus, le kuméen tenta de pousser son avantage espérant que la mort de son camarade déstabiliserait la masse nommée Kibo. Mauvais pari.
Sa tête fut prestement décroché de son corps. Aussitôt fait, le ninja de Kiri s’agenouilla et mit en position assis, adossé contre un mur encore stable, Izaki. Iba pleurait à chaudes larmes…
L’homme perdait beaucoup de sang et en crachait encore plus.


[Kibo] «- Parle moi, vieil homme ! », le ton était terriblement inquiet.

[Izaki] «- La lame était empoisonnée…c’est trop tard… », il toussait trop, et était peu compréhensible. Kibo s’approcha et le regarda dans les yeux.
«- Protège les miens… », ses mots moururent dans sa bouche ensanglantée.

Kibo ferma les yeux de l’homme et se redressa en empoignant son sabre.

[Kibo] «- Tu as ma parole, vieil homme. Kyl est au forum, je vais aider Aku à la Tour, et ensuite nous reviendrons te donner un sépulture digne de ce nom. »

La vision venait de se dissiper et pourtant Iba tremblait toujours. Heureusement pour eux, l’exclamation du garçon n’avait fait aucun grabuge. Darok lui avait bien du mal à savoir quelle attitude adoptée avec le garçon, qui venait de se recroquevillé sur lui même en répétant des « il est mort »…
Un « qui ?» brutal du chuunin lui arracha un « mon père ».
Il fallut cinq minutes à Iba pour reprendre pleinement possessions de ses moyens…


«- Je pense qu’on devrait essayer d’aller voir le forum… »

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Mer 14 Fév - 1:11

"Et moi je pense que vous n'irez pas plus loin..."

Darok se retourna, Taoshi en main. Il n'avait pas entendu l'homme venir, pas plus qu'il n'avait détecté sa présence. Le Chuunin voulut mettre en garde son binôme, mais ce dernier s'élançait déjà vers le nouveau venu, non pas pour l'affronter, mais comme un enfant qui courrait vers son père.

[Iba]
"Shinobu-sensei !"

[Darok]
"Shinobu... ? Mais il est reporté mort... Iba ! Attention !"

Mais le petit garçon venait d'entourer la taille du général d'Asahi de ses bras. En temps normal, il aurait été beaucoup plus méfiant, mais le flux de souvenirs douloureux qui l'accablait depuis quelques jours pesait trop sur son âme. Il avait envie de s'abandonner, d'oublier tout ce qui lui faisait mal. Karasu passa un main qui se voulait compatissante dans les cheveux d'Iba.

"Allons, allons... Quel gentil garçon... Tellement gentil que j'en ai la nausée !"

Darok voulut bondir vers l'inconnu, mais il croisa son regard et resta tétanisé sur place. Ses yeux étaient d'un bleu irréel, mais plus que tout, ils lui renvoyaient un tel sentiment de haine et de malice que le guerrier de la Brume en perdit ses moyens. La main du général de Kiri se crispa et il tira violement la tête d'Iba en arrière, afin de le forcer à le regarder.

"Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends !"

[Darok]
"Un frère... ?"

Karasu lâcha les cheveux d'Iba et le rattrappa au niveau de la gorge, serrant comme un damné. La vision du Réprouvé se troubla, alors que son compatriote essayait de faire cesser les tremblements dans ses membres.

"Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi !

Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs !"


Karasu fit volte face et se saisit du poignet de Darok. Ce dernier avait retrouvé ses esprits et son sens du devoir face à la menace. Son honneur de kiréen lui interdisait de laisser son élève se faire tuer sous ses yeux, tout autant que de laisser un traître à sa nation en vie.

Le Chuunin força sur son bras, afin d'enfoncer son kunai dans la gorge du félon, mais son adversaire semblait bien plus fort et plus sûr de lui. Il esquissa un sourire narquois et projeta le Patriote au loin, d'un coup de pied. Puis tirant un Iba inanimé par le bras, il avança lentement vers son adversaire, tel un tigre approchant de sa proie.

Les cheveux du général étaient aussi blanc que son kimono d'appârat, son obi d'un bleu aussi pur que ses yeux. Mais derrière cette apparente clarté, se cachait un des coeurs les plus sombres que le Pays de la Brume ait jamais connu : parjure, fratricide, ses crimes étaient bien plus nombreux et innomables.

Darok tentait de reprendre son souffle et bondit sur ses pieds lorsqu'il vit Karasu tenir Iba au dessus du vide, à travers le trou dans le mur, vestige du passé. Il tenta de se jeter sur lui pour l'en empêcher, mais le général lâcha prise avant et se retourna vers lui, formant des sceaux à toute vitesse.


"Suiton ! Suiryudan !"

Le Dragon Aqueux sortit de nulle part et vint frapper le kiréen en plein torse, le projetant contre une des parois du couloir. Le traître se pencha et regarda en contrebas : rien à part des récifs, quelques un maculés de sang. Les vagues portées par la mer venaient lécher la base du fort ; les courants marins étaient quelques peu déchaînés aujourd'hui. Le soleil était au zénith, astre doré au milieu d'un magnfique tableau bleu. La journée s'annonçait radieuse pour Karasu.

"Une bonne chose de faite... Chuunin Darok, c'est ça ? Je te laisse, je n'ai plus de raison de rester ici, même si te voir agoniser sous mes yeux me procurerait la plus grande des satisfactions. Si tu peux encore bouger, va et cherche le rouleau des techniques interdites de Kiri ; il ne m'intéresse pas.

Rapporte le à ta nation de faibles, lis le même si ça t'amuse en prévision du jour où je reviendrai mettre le feu à l'héritage de Zabuza et Shinobu. Adieu, faible kiréen..."


Darok ne voyait plus rien ; du monde extérieur, il ne percevait plus que le son des vagues et des pas de Karasu sur les dalles de pierre. Un filet de sang coula de sa bouche alors qu'il sombrait petit à petit dans l'inconscience.

[Darok]
"Iba..."


***



Les embruns et la sensation de l'eau autour de lui sortirent Iba de sa torpeur. Pendant quelques minutes, le jeune garçon se refusa à ouvrir les yeux ; il se sentait bien dans ce liquide auquel il commandait.

Il avait l'impression que quelque chose était accroché à sa main. Lentement il ouvrit les paupières et releva la tête. La perle incrustée dans sa paume... une chaîne semblait en être sortie et s'était enroulée autour des rochers, ralentissant sa chute et lui évitant une morte certaine.

La chaîne de cristal bleu... il l'avait déjà vue, enroulée autour du bras de Shinobu. Ainsi, par delà la mort, son maître lui avait à nouveau sauvé la vie...


[Shinobu]
*Je serai toujours avec toi, Iba...*

[Iba]
"Shinobu-sensei..."


[Je vous laisse poursuivre comme vous le souhaitez pendant quelques posts, puis je reprends la suite. Enjoy Wink]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 18 Fév - 21:32

[Karasu] « - Et moi, je pense que vous n'irez pas plus loin... »

La voix avait surgit du néant. Pourtant à l’instant d’avant, Darok venait de vérifier qu’aucune présence n’était aux alentours, comment celle-ci avait-elle put passer la vigilance du chuunin ? Un tel fait semblait improbable, dotant plus que son sempaï avait les nerfs à fleur de peau, comme l’avait prouvé son volte face instantané, dès que les premiers mots avaient retentit.
Iba se retourna, puis le temps se figea…
Le garçon n’en croyait pas ses yeux, Impossible
Il devait encore avoir une vision. C’est impossible.
Impulsivement, l’enfant perdit le contrôle de ses faits et gestes, se laissant totalement submerger par le trop plein d’émotions qui le tiraillait depuis le début de la mission.

Ce n’était pas possible. Shinobu ne pouvait pas se tenir, droit, là, devant lui.

Les larmes commencèrent à couler, alors qu’à ses yeux s’apposaient le corps de son père agonisant, face au visage placide de Kibo. Il se mit à courir en direction de la silhouette si familière, sans même prendre garde aux injections de Darok, ni même à son état de nervosité avancé. Shinobu-senseï avait réussit à quitter sa prison, c’était tout ce qui comptait. Il serra son professeur dans ses bras frêles, ici bas, le temps ne jouait plus contre eux. D’un geste affectif, ce dernier passa la main dans les cheveux du garçon, puis arrivant au niveau de la nuque, il tira un coup sec, cambrant le genin sur lui-même. Iba n’y comprenait plus rien…
Pourquoi ? Pourquoi ? Cela n’avait pas de sens…
Le regard d’Iba croisa alors celui du général d’Asahi, les yeux bleus de ce dernier étaient identiques à ceux de son maître, mais la haine qu’il y lisait venait de le convaincre qu’il ne s’agissait pas de Shinobu.


[Karasu] «- Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends ! »

Karasu ? Asahi ? Frère ? Cela faisait beaucoup d’informations d’un seul coup, toutefois la vivacité d’esprit de l’enfant, et sa position très inconfortable, lui permirent d’assimiler toutes les données du problème en un temps record. Il n’avait pas le choix, il lui fallait comprendre vite, pour réagir vite, et surtout correctement. Shinobu avait un frère nommé Karasu, venant d’Asahi, une faction ou un groupe. Général, qu’il avait dit, cela voulait dire qu’il était puissant, tout comme son maître l’était. Le danger était donc énorme. De plus, au ton de sa voix, on pouvait en déduire que l’amour fraternel n’était plus, et n’avait peut-être jamais été. Pour conclure, la situation ne s’annonçait pas sous son meilleur jour pour les deux shinobis de la Brume.

L’étreinte sur sa masse capillaire se relâcha, mais c’était troquer un maux pour un autre, puisque aussitôt la main de Karasu vint enserrer la gorge du garçon, pressant vivement sur la trachée. Bien qu’il n’en ait pas l’air, ce général possédait la poigne d’un ours, et rapidement la vision d’Iba devint floue, la réalité lui échappant encore une fois. Il lui fallut rassembler toute sa force mentale et sa volonté pour ne pas sombrer dans l’inconscience. Il essaya vainement de se débattre, donnant de maigres coups, qui n’eurent pour autre effet que d’augmenter la rage de son assaillant.

Mais que faisait donc Darok ?


[Karasu] «- Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! »

Mauvaise nouvelle. Au moins maintenant il savait vraiment à quoi s’en tenir. Il allait falloir se battre pour survivre. Ses deux mains s’agrippèrent au poignet de son opposant, tentant de lui faire lâcher prise. Douce utopie.

[Karasu] «-Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... »

Non ! C’est faux ! Il n’avait pas tué Shinobu…Son maître n’était pas mort. Iba se débattait avec toute la vigueur dont il pouvait faire preuve, mais ce n’était pas suffisant. C’était insignifiant. Le garçon avait vu juste, Karasu haïssait son frère, et maintenant il avait reporté son attention sur lui, le disciple de Shinobu.

[Karasu] «- Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi ! »

Zabuza-sama, et…Hikke ? Que venaient-ils donc faire dans cette histoire ? Et que lui voulait donc ce Hikke ? Il ne pouvait guère continuer de réfléchir tout en frappant son adversaire. Ces assauts n’étaient plus, d’autant plus que l’oxygène commençait à lui manquer.

[Karasu] «-Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarrasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs ! »

Rassemblant toutes ses forces et son courage, il attaqua une nouvelle fois Karasu sur son poignet, diminuant l’espace d’un instant la pression exercée sur son pauvre cou, ce qui lui permit de reprendre son souffle. Il lui cracha alors au visage, d’une voix étouffée, brisée.

«- Mon maître n’est pas mort… »

Mais le général d’Asahi n’avait que faire des dires d’un triste personnage dont la vie prendrait fin dans quelques minutes, dans le meilleur des cas. Il avait retourné son attention sur Darok, qui s’était enfin décidé à agir. Enfin l’exploit restait quand même impressionnant, car l’aura de terreur qui régnait autour de Karasu en aurait pétrifié plus d’un. Malheureusement pour le chuunin, le général le surclassait totalement. Il ne lui fallut que quelques secondes pour retourner l’offensive sur son lanceur, mettant à genoux le sempaï d’Iba.

Une fois fait, il retourna son attention sur le garçon, puis affirmât son emprise sur ce dernier, ce qui n’eut pour autre effet que de lui faire cracher un filet de bave. Il avait cessé de se débattre, les forces lui manquant. Sa volonté céda et le monde matériel disparut pour ne plus laisser place qu’aux ténèbres.

Il se sentit chuter, une longue descente aux enfers ? Ou plutôt aux limbes…
Qu’importe, il n’avait rien pu faire contre Karasu, il était simplement trop fort, ou bien c’était lui qui était trop faible.
Soudain, l’air ne vint plus lui caresser les joues, il ne tombait plus. Après plusieurs secondes de doutes, il se permit d’ouvrir les yeux. Il était juste au dessus du vide. En contrebas, des récifs, aiguisés comme des couperets ; au dessus, un surplomb qui masquait toute visibilité, en face se tenait une espèce d’entrée de grotte creusée, très certainement par des hommes, d’après les cisaillements qui entaillaient la roche. Quant à lui, il tenait sur une toile cristal, tissée par une chaîne dont une des extrémités sortait de son bras, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qui venait de se porter à son secours. Une fois de plus, il l’avait sauvé…

L’amertume, la peur, voilà ce qui restait de sa confrontation avec Karasu…mais ce dernier était-il bien parti, ou allait-il revenir finir son office. Iba voulut se rapprocher de la paroi pour se cacher un peu plus, cela eut pour effet de faire bouger toute la roche. Un cliquetis sonore retentit, alors qu’un crâne décharné tombait sur les jambes du garçon. Il eut un soubresaut de terreur, mais ne put laisser s’exprimer sa peur plus clairement, déjà on l’emmenait dans une autre époque, à un autre endroit.

Il faisait nuit, il était au Fort, les maisons brûlaient. De sa position il pouvait voir tout l’intérieur du camps. Il n’y avait qu’un seul endroit où il était possible d’avoir une telle vue d’ensemble, sur le toit du forum. Là se tenait plusieurs Kiréens, pas tous en tenues de combat, certains n’étaient vêtus que de chemises de nuit en guise de protection. Après avoir fait voguer son regard sur les silhouettes, il en reconnu deux : Kyl, un membre de l’équipe d’anbu de son frère, et Naru, sa sœur aînée, celle qui avait tenté de passer le tournoi chuunin. Kyl devait avoir une vingtaine d’années tout au plus, une coupe de cheveux en brosse, déjantée, tout comme l’était le personnage. Une vraie tête brûlée…Des ombres couraient sur les toits, s’entrechoquant parfois violemment. Au loin, il y avait une série d’explosions près de la Tour de guet. Que faisait donc Aku ?


[Kyl] «- C’est trop dangereux pour une fillette de ton âge, et de ton grade de rester ici. », malgré la gravité de la situation, le ton restait enjoué.

[Naru] «- Tu auras besoin de tout les bras. Maman et Négami sont restées auprès d’Iba, à cause de sa fièvre intense. Moi, je ne leur suis d’aucune utilité là-bas. »

Tout à coup, une ombre s’approcha très rapidement du toit, si rapidement que Naru n’eut pas le temps de réagir. Heureusement ce n’était pas le cas de Kyl. Un énorme pic de glace sortit de son avant-bras, puis il l’abattit sur son adversaire, contrant et terrassant l’ennemi, surpris.
[Kyl] «- T’inquiètes pas ! La seule chose que je ne sache pas faire, c’est perdre. », lui lança-t-il avec un sourire racoleur.

Les ombres arrivaient, encore et toujours, les Kiréens étaient clairement dépassés, en sous-effectif, ils se faisaient décimés, fauchés comme du blé par la terrible offensive de Kumo. Naru tenta de lancer un jutsu, elle n’eut même pas le temps de finir sa série de signe que sa tête se détacha de son corps, derrière elle, un ninja de Kumo, il bougeait à la vitesse de la foudre. Iba avait envie de vomir, de pleurer, de hurler sa rage envers celui qui lui infligeait ce supplice, maudire son impuissance. L’assassin avait abattu sa sœur à l’aide d’un os, déjà Kyl fonçait sur lui, hurlant pour Iba, toute sa haine. Des pics de glace transpercèrent son épiderme, tandis que des os faisaient de même chez son opposant. Il y eut un bref échange de coup avant que trois katana ne viennent transpercer la cage thoracique du l’anbu de la Brume. Ils étaient beaucoup trop nombreux…
Kyl s’effondra sur le sol, vaincu, comme tout ceux qui occupaient des positions sur le toit, déjà les bruits des affrontements s’atténuaient. Sombrant peu à peu dans l’inconscient, il parvint à entendre des brides de conversations.


[ ? ? ?] «- Le Fort est tombé…Exterminez les tous, je ne veux aucun survivant, ni vieillard, ni enfant. Puis camouflez toutes traces de combat, jetez les corps trop amochés aux Eaux, disposer des preuves évidentes de trahison dans quelques bâtiments. Un quelconque pacte fera l’affaire. Je veux que les autorités de Kiri croient que ce sont les habitants du fort qui les ont trahis. Cela devrait mettre assez de pagailles pour nous laisser progresser tranquillement dans le territoire…

Le corps de Kyl fut donc porté à la falaise donnant sur la mer. Il y fut jeté, son être dévalant la roche, ses membres lacérés par cette dernière. Dans un élan de survie, il réussit à faire preuve d’assez de lucidité pour stopper sa chute avec plusieurs pics de glace, tout droit sortit de ses membres. Il s’agrippait fortement à la paroi.

[Kyl] «- Je ne dois pas mourir…pas maintenant…Je dois prévenir les… »

Il rendit alors son dernier soupir, à même la roche de la falaise, ses blessures étant beaucoup trop importantes. La réalité revint à Iba, qui tenait fermement le crâne de Kyl dans ses mains, il pleurait dorénavant à chaudes larmes. Il en avait presque oublié sa rencontre avec Karasu. Toute ses années, il avait été brimé par ses semblables, sa famille traînée dans la boue…alors que…alors qu’ils devraient être traité comme des héros. Tout cela à cause de Kumo. Il les haïssait, oui, c’était le seul sentiment qui lui restait. Tout son être réclamait vengeance, le brûlait intérieurement.

Maintenant, il avait un coupable.

Il savait à qui s’en prendre. Il la sentait monter sa rage. Il irait chercher son dû…
Kumo était à la racine de ses tourments…Haine, Kumo, tuer, Kumo…les larmes contenaient d’affluer, et le garçon ne lâchait pas le crâne d’un des nombreux héros du Fort. Oui, il irait chercher son dû de sang. Il prendrait sa vengeance, la revanche de sa famille s’abattrait sur le village des nuages. Il se ferait instrument du châtiment, il s’en faisait le serment.

Il avait un coupable.


[Darok] «- Iba ! Iba !…
Allez dis-moi que tu n’es pas mort…Iba ! »


Ses pensées se chevauchèrent, il avait complètement oublier son sempaï qui était resté affronter Karasu. Combien de temps s’était-il écoulé ? Pas mal à en juger par la position actuel du soleil. Peut-être était-ce un piège ? Avec le henge, le général d’Asahi pouvait très bien imiter la voix du chuunin. Toutefois cette dernière semblait trop désespérée pour être un leurre, tout du moins c’est ce qu’Iba préféra croire. Il répondit à l’annonce de son supérieur, lui expliquant qu’il était caché par un surplomb, il ne fallut pas longtemps pour que, à l’aide de l’adhésion de chakra, Darok vienne le rejoindre. Il était blessé, mais pas mortellement, il avait toutefois des difficultés à se mouvoir. Il semblait soulagé de retrouver Iba, sain et sauf, quoiqu’un peu secoué psychologiquement.

[Darok] «- Il nous faut nous reconcentrer sur la mission. Elle prime avant tout. Pour ce qui est du reste, les explications peuvent attendre. Donc pas de question, ni de réponse pour le moment, trouvons ces foutus rouleaux et tirons nous après. »

Toutefois, Iba ne put s’en empêcher, et il posa sa question. Elle lui brûlait trop les lèvres.

«- Karasu ? »

[Darok] «- Envolé…il te croit mort, et moi, mourant. Toutefois restons sur nos gardes. »

Iba, indiqua l’entrée de la grotte à Darok. Cachée par le surplomb, elle faisait un abri parfaitement indécelable pour les rouleaux. Le chuunin lui sourit alors qu’il comprenait où Iba voulait en venir, le genin lui rendit son sourire. Etonnante capacité qu’ont les enfants d’être capable de passer des larmes au rire.

«- Dix contre un que les rouleaux se trouvent là. La chance va peut-être enfin nous sourire. »

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 18 Fév - 22:52

[Iba : +15 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Lun 19 Fév - 15:16

Le Genin se perdit une fois de plus dans ses pensées, laissant le Chuunin affronter seul la pression diabolique du lieu. Il voyait des choses ? Pathétique, s’il a la berlue, Darok en référerai en haut lieu. Soudainement, il cria. Brusquement, le supérieur se jeta sur lui, lui couvrant la bouche et l’obligeant à se taire. Le gosse n’avait plus toute sa tête, il n’aurait jamais dû venir. S’il continuait ainsi, ils auraient toutes les chances de mourir. Darok ne relâchait en rien l’attention qu’il avait sur les alentours. L’Hiyori semblait avoir recouvert ses esprits et indiquait le forum. Darok était vraiment préoccupé. Une voix surgit alors de derrière lui, et instinctivement, il se retourna, fulgurant.

! ! !

La vision qu’il eut le déstabilisa brièvement. Shinobu ? ! Non, se ressaisissant il se convainquit qu’il s’agissait d’un henge ou d’une supercherie. Peut-être étaient-ils tous deux dans une illusion magistralement orchestrée ? En tout cas l’homme qui leur faisait face ressemblait en tout points à son congénère. Les mêmes cheveux blancs, les mêmes yeux bleus, le même teint, les mêmes habits d’un blanc immaculé. Mais Darok s’interdisait de tomber dans un piège si grotesque.


« Shinobu… ? Mais il est reporté mort… Iba ! Attention ! »

D’un geste de main, Darok voulut mettre en garde son élève, mais inconscient du danger et malmené par les événements, L’Hiyori était parti rejoindre son « maître », l’enserrant et l’étreignant. « Shinobu » sourit, machiavélique. Il s’apprêtait à attaquer son disciple ! Ce n’était pas le maître de l’eau, s’en était désormais certain. Darok, empoignant fortement Taoshi avança d’un pas, puis s’immobilisa. Il ne pouvait plus bouger. Un simple regard de l’individu l’avait paralysé. Quel regard... son esprit divagua.

Darok revint au Fort, son élève était tenu par « Shinobu » au niveau des cheveux, la tête tirée en arrière. Il devait agir pendant qu’il n’était pas encore trop tard ! Mais éprouvé comme il l’était, ses membres ne purent que s’entrechoquer. Sa main tenant le kunai était ensanglantée, tellement le Chuunin serrait fort.
L’homme prit la parole.


[Karasu] "Ecoute moi bien, petite vermine ! Je suis Karasu, général d'Asahi en charge de Kiri ! Ne me confonds plus jamais avec mon frère Shinobu, tu entends !"

« Un frère ? »

*Asahi, encore cette organisation maudite qui met son nez dans toutes les affaires. C’est une chance, si on pourrit un général ici, ils seront affaiblis. Il faut… juste que j’arrête de trembler comme une fillette ! *

Le général passa aux choses sérieuse et étrangla le Genin. Vite, le Chuunin devait réagir ! Mais ses membres refusaient toujours de lui obéir. Damnée impuissance !

[Karasu] "Iba Hiyori ! Si tu savais à quel point je te hais ! Shinobu m'avait tout pris de son vivant ! Mon destin, mes pouvoirs, mon rôle ! Lorsque je l'ai tué pendant la guerre contre Suna, je me suis dit que mes déboires étaient terminés, mais non ! Ce chien t'as tout enseigné hein... Il t'a transmis ses pouvoirs, et ce rat de Zabuza a repoussé Hikke pour qu'il ne s'approche pas de toi ! «

*C’est lui qui as tué Shinobu ? L’enflure… et… Zabuza n’est pas un RAT ! * Pris de rage, l’enfant recouvra la possession de son corps. Il allait s’attaquer à l’ennemi pour l’honneur. De son élève, de Shinobu, de Zabuza et de Kiri.

[Karasu] « Mais aujourd'hui tout s'arrête ! Je vais me débarrasser de toi aussi et reprendre mon dû ! Shinobu est mort ! Zabuza aussi ! Plus personne ne peut m'empêcher de devenir le Gardien des Miroirs !"

Mais le Chuunin se trouvait déjà derrière le traître et l’empêcherait coûte que coûte de mener à bien ses sinistres desseins.

« Shinobu est mort, Zabuza aussi, et toi ça ne vas pas tarder ! » dit-il en lançant la pointe de sa lame vers le cou de l’homme.
Mais c’était sans compter sur les réflexes admirables de l’adversaire, qui lui attrapa le poignet . Le traître venait de retourner une fois de plus la situation à son avantage. Darok tenta d’enfoncer la lame dans la gorge de l’opposant, mais Karasu était bien plus fort que lui. Sa poigne, incontestablement, valait bien celle d’un ours. Soudain, un pieds vint se figer au niveau des côtes du Patriote, l’éjectant assez loin. Il s’écrasa sur le sol lourdement, mais se releva.

Le général s’avançait maintenant avec l’Hiyori en main, vers sa nouvelle proie.


* Comment vais-je l’attaquer ? Je pourrais tenter de pénétrer son ma’ai avec ma technique dernièrement développée. Mais elle n’est pas efficace à 100%. Je préfère me contenter d’une attaque ninjutsu basique. Il va cracher, le parjure ! Dès qu’il s’est bouffé mon suiton, je l’emprisonne dans une prison aqueuse et basta. Mais… Que fait-il ? il est fou ! *

Alors qu’il croyait que le Général allait l’attaquer, voilà qu’il allait jeter l’Hiyori dans un trou d’une profondeur gigantesque. Rapide et oubliant son plan, Darok se jeta sur le membre de l’organisation.
Trop tard.
Karasu lâcha Iba dans le gouffre avant de se retourner et d’effectuer à vive allure des signes incantatoires.


*Non ! Iba !*

Un dragon aqueux frappa le Chuunin qui s’écrasa contre un mur du couloir, à demi conscient. Il entendit les dernières paroles de l’homme en blanc, qui s’assurait que le Genin avait bien dépérit de sa chute. Suffisant, il s’en alla, ne daignant même pas achever son œuvre. Quelle humiliation !

[Karasu] « Une bonne chose de faite... Chuunin Darok, c'est ça ? Je te laisse, je n'ai plus de raison de rester ici, même si te voir agoniser sous mes yeux me procurerait la plus grande des satisfactions. Si tu peux encore bouger, va et cherche le rouleau des techniques interdites de Kiri ; il ne m'intéresse pas.
Rapporte le à ta nation de faibles, lis le même si ça t'amuse en prévision du jour où je reviendrai mettre le feu à l'héritage de Zabuza et Shinobu. Adieu, faible kiréen... »

* Profites bien de ses instants, car ils seront les seuls où tu seras victorieux. La prochaine fois qu’on se croise, infâme bâtard, pourceau sanguinolent, je te…je te… *

Sans plus attendre, le Chuunin sombra dans les méandres comateuses de l’inconscience. Vaincu sans même avoir touché son adversaire. La honte s’était emparé du lieu : quiconque y viendrait croupirait dans l’amertume.
Son réveil fut délicat : la douce pluie pénétrait par le plafond détruit par le sortilège du Général et heurtait le front du Chuunin. Il ouvrit un œil, et grimaça. Il devait avoir quelques côtes cassées. En tout cas, il n’était plus en état d’affronter qui que soit. Il n’arrivait pas à bouger le moindre membres, hormis ses yeux et sa bouche. La pluie lui caressait le visage, endormi.
Sa tête se pencha, et Darok sombra dans un sommeil curatif. Il entendait le roulis des vagues qui se brisent sur les récifs. Il entendait le tonnerre gronder, le vent souffler, la pluie tomber. Le paysage était familier, oui, le temps était son seul et unique allié.
Darok rouvrit les yeux, trempé jusqu’à la moelle. Le froid engourdissait ses membres, mais à la suite d’un ultime effort, il se leva. Sa plaie à la main s’était arrêtée de saigner. Boitant, il marcha jusqu’au trou par lequel son apprenti avait été jeté. Il s’y agenouilla et baissa la tête. Il appela son disciple, désespéré de le revoir un jour. Aucune réponse ne vint. A ce moment, loin de tous regards, Darok aurait voulu pleurer. Il aurait voulu pleurer sa souffrance, son mal-être. Il aurait voulu extérioriser sa haine, son amertume, sa honte. Mais à part un hoquet, aucun larme ne coula de ses yeux. Il s’était habitué à ne plus pleurer, et ne pouvait certainement plus pleurer.

Il appela vainement son disciple, persistant dans son effort, espérant qu’il n’était pas mort, que tout ceci n’était qu’un cauchemar atroce. Il appela ainsi son élève pendant des heures entières, espérant un miracle de la Providence. Il ne se lassait pas, la pluie non plus. Le Chuunin était complètement trempé, l’eau suintait sur chaque centimètre carré de ses habits et de sa peau. L’adolescent était blessé dans son âme. Son disciple mort, lui, laissé pour mort et vaincu, la mission échouée. Fallait-il rentrer maintenant ou rester sur place ? Est-ce que des renforts allaient arriver ? Darok était las de cette situation insoutenable et méprisable. Mais il n’arrêtait pas d’appeler son élève, plus ou moins faiblement.


« Iba…Iba…
Iba. Iba… Iba ! Ibaaa !
Iba…Iba. Iba ! Iba !…
Allez dis-moi que tu n’es pas mort…Iba ! »


Une voix camouflée par une respiration saccadée surgit finalement de derrière un roc. Darok avait du mal à l’entendre, mais il s’agissait bien du Genin.

[Iba] « Je… caché par un rocher… sensei… surplomb… »

Aussitôt, Darok, émerveillé par la survie de son élève se précipita de malaxer son chakra sous ses pieds –après avoir tout de même vérifier que Karasu n’était plus dans les parages- et vint rejoindre son disciple, suspendu dans le vide à une chaîne bleutée. Son grade l’obligea à remettre les choses au clair. Ils discuteraient de ce passage plus tard. Là, il fallait trouver ces fichus parchemins et se tirer de cet endroit qui empeste la mort le plus vite possible.

« Il nous faut nous reconcentrer sur la mission. Elle prime avant tout. Pour ce qui est du reste, les explications peuvent attendre. Donc pas de question, ni de réponse pour le moment, trouvons ces foutus rouleaux et tirons nous après. »
Mais le Genin ne pouvait pas attendre et soulagea sa langue d’une question importante.

[Iba] « Karasu ? »

« Envolé…il te croit mort, et moi, mourant. Toutefois restons sur nos gardes. » répondit-il.

D’un geste du doigt, il indiqua une entrée, une grotte, masquée par le surplomb, le même qui l’avait caché aux yeux de Karasu. Que dieu bénisse ce rocher. Iba semblait certain que les parchemins étaient cachés ici. Darok, lui se montrait méfiant. Ils ne retomberont pas une deuxième fois dans le piège de Karasu. Iba avait le bras droit écorché, sûrement à cause d’une chute sur un rocher. Le garçon était toutefois souriant. Darok, lui, était sérieux et plus que jamais aux aguets. Tous ses sens en alerte, il assumait la pleine responsabilité de la blessure du Genin. S’il avait été plus fort, il aurait sauvé son disciple.
Il remontèrent jusqu’à l’entrée de la grotte. Le passage leur permettait de marcher droit, sans se courber. C’était en effet une planque idéale pour des parchemins secrets. Peut-être trop idéale… qui sait ?
Le duo avançait à pas de loup, dos contre les parois. Darok était devant l’Hiyori, sur le mur de droite, et main gauche proche de la poignée de son sabre. Iba était sur le mur de gauche, la main proche d’un fumaa shuriken.

Au bout du « couloir » rocheux, il y avait un aménagement, une sorte de porte. Les shinobi s’avancèrent vers le fond de la grotte, vérifiant qu’il n’y ait pas de piège. Leur prudence leur valut la vie. Une rafale de shuriken partit du mur droit et vint se figer dans le mur gauche, surprenant le tandem. D’autres pièges étaient à prévoir.


« Si l’on ne fais pas assez attention, ces pièges auront notre peau. Hiyori, n’oublies pas ton bouclier aqueux dès que tu sens quelque chose de néfaste arriver. »


* La chance va peut-être nous sourire. Mon œil. *


[Zab, on te laisse décider de ce qui se trouve dans la salle.]
[Darok : - 250£ Katana FQ]


Dernière édition par le Jeu 10 Mai - 22:19, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Mer 21 Fév - 23:01

Le Genin et son sensei se collèrent dos au mur, chacun d'un côté de la porte. Darok sortit de son sac le katana qu'il avait acheté chez l'armurier avant le début de la mission et inspira un grand coup, tentant de réprimer la grimace qui se dessinait sur son visage ; l'attaque de Karasu ne l'avait pas laissé indemne.

Iba le regarda, l'air inquiet, mais se ressaisit. Ils étaient en mission de la plus extrêmes importance et devaient à tout prix ramener ces rouleaux au Sanin Azechi, quel que soit le prix à payer...

Darok poussa la porte de la pointe de son sabre. Cette dernière grinça sinistrement et s'ouvrit lentement, déplaçant des volutes de pousière au sol. Les deux shinobi se regardèrent, acquiescèrent d'un geste de la tête et s'engouffrèrent dans la pièce.

A travers les meurtrières, la lumière orangée du crépuscule léchait le sol sur lequel était tracé un énorme sceau bleuté. En son centre était posé un rouleau de la même couleur, fermé avec les armoiries du pays de la Brume.


[Iba]
"Vous croyez que c'est ce que nous sommes venus chercher, Darok-sensei ? Ca semble si facile..."

[Darok]
"Je ne sais pas, le piège de la porte était grossier, de plus je ne connais pas les scellés tel que ceux qui sont tracés à même le sol. Le piège réside sûrement là dedans. Regarde la configuration de la pièce, il n'y a pas de place pour quelconque mécanisme, c'est une bête salle de stockage..."

N'écoutant que leur courage et leur sens du devoir, les deux kiréens avancèrent en direction de la relique tant convoitée. Iba s'arrêta ; l'air autour d'eux était chargé de particules d'eau, rien d'anormal en soi vu la position du fort, si cela n'avait pas été de l'eau de mer. Un maître de l'eau pouvait sentir cette différence, et le jeune garçon voulut prévenir son sensei, mais trop tard !

Tous deux eurent la sensation d'être aspiré par le courant marin, pourtant, ils n'avaient pas bougé d'un pouce. Le décor se mit à changer ; ils se trouvaient à présent au bord d'une plage de galets, sur la rive d'une île. Autour d'eux, l'océan semblait s'étendre à l'infini.

Un peu plus loin, un homme de grande stature était assis en tailleur, à même le sol. Une lame gigantesque était posée à ses côtés.


[Darok]
"Kubikiri Houcho !!! Mais qu'est ce que... ?"

Le Chuunin marqua un temps d'arrêt. Une forme familière venait de se dessiner derrière l'inconnu, flottant à quelques centimètres de hauteur : la petite fille au masque de renard. Un son de clochette retentit dans l'air...

[Iba]
"C'est elle..."

L'homme ouvrit des yeux rouges et se saisit du Grand Sabre, l'enfonçant d'un mouvement rapide et précis dans le corps de l'Enfant. Il passa la paume de sa main sur la lame, laissant échapper du sang bleuté par terre et entama une série de sceaux complexes, puis lacha l'arme légendaire, symbole de la toute puissance de Kiri.

"Désolé, Sorincha, mais il en est ainsi... Tout est ma faute, mais un jour, il viendra et tout deviendra clair..."

[Darok]
"Cette voix... Zabuza-sama !!!"

Mais ce n'était pas lui, quand bien même la ressemblance fut frappante. L'étranger entama une nouvelle série de sceaux ; son corps se mit à s'évaporer, se changeant en brume, et prit une forme serpentine. Une vague gigantesque se forma à la surface de l'eau et s'abattit en direction de la plage, se mélant aux volutes grises.

Darok et Iba portèrent leurs bras aux visages, prêts à être subermergés, mais le temps semblait s'être figé. Une voix terrfiante retentit ; à la place du tsunami se tenait un colossal serpent de mer, un des orochi de légende.


*Tu as fait le sacrifice de ton corps pour m'appeler, Forgeron... Formule ton souhait et nomme moi... Je te servirai par le pacte qui nous lie...*

"Ce n'est pas moi que tu serviras, orochi. Un jour, mon héritier viendra sur cette même île. Ce jour là, tu devras être là et te lier à lui. Jusqu'à ce jour, je veux que tu observes le pays de la Brume et sois son gardien. Déchaîne les tempêtes sur ses ennemis, et guide mes enfants sur le chemin qui est le leur.

Quand il arrivera, tu devrais lui réveler ce qu'il doit savoir, et le mener vers son destin..."


*Très bien... Donne moi un nom et j'accomplirai ta volonté, Forgeron...*

"A compter d'aujourd'hui, le monde te connaîtra sous le nom de Tamafune."

*Ainsi le pacte est scellé, Kiri...*

[Iba]
"Kiri ??? Mais alors, c'est le fondateur du village ???"

Darok ne répondit pas, perplexe. Il avait déjà vu Tamafune de par le passé, le jour même ou Zabuza avait pris le pouvoir à Kiri no Kuni ; il était revenu, chevauchant le grand serpent de mer...

De l'homme qui semblait être le fondateur du village de la Brume, il ne restait plus qu'une forme fantômatique. Son corps et son sang n'étaient plus de ce monde, seul son esprit subsistait encore. Il avança vers le bord de l'eau et se laissa tomber dedans.

La mer entière sembla prise dans la tourmente. Des éclairs zébrèrent le ciel et déchirèrent les nuages. Les vagues atteignirent des hauteurs telles que les deux shinobi n'en avaient jamais vues. Une petite flamme bleutée émergea et fila à vive allure en direction du village de la Brume.

Le Genin et son sensei eurent la sensation d'être emportés dans son sillage. Le paysage marin défila à toute vitesse devant leurs yeux et se figea brusquement. L'âme du Forgeron vint frapper en pleine poitrine un pêcheur qui tentait d'éviter que sa barque ne se retourne de toutes ses forces.


[Iba]
"Zabuza-sama..."

[Darok]
"Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... Mais que se passe-t-il ici ???"

Dans un flash lumineux, la vision prit fin. Les deux kiréens étaient à nouveau face au rouleau entouré de sceaux...

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Sam 17 Mar - 17:28

[Désolé de tarder autant. Dans ce texte, je dévoile un peu la suite du Rp dans les ruelles, délaissé, malheureusement, ces derniers temps. Quelques éléments de ce Rp seront dévoilés sous peu car fondamentaux.]

Darok sentit les parois rugueuses dans son dos, et il sut alors que ce dernier était désormais couvert. De l’autre côté, plus en retrait, son disciple était lui aussi sur ses gardes. Ce tunnel « mortel » pouvait bien les conduire à leur perte. Déjà tout à l’heure, les shurikens l’avaient éraflés et s’il n’avait pas été aux aguets, il serait à cette heure étalé sur le sol, sans vie. Au bout du sombre couloir, il y avait une porte. Nul doute que cet accès caché renfermait d’autres surprises. Le Chuunin prit son katana en main, bandée par ailleurs – ce qui lui rappela de fâcheux souvenirs de son entraînement.

Quelques jours plus tôt, alors que l’Hiyori s’exerçait encore à la maîtrise de son bouclier aqueux, Darok s’était éloigné de la rivière vers un lieu plus reclus, au sein de la forêt enneigée. Ses pieds s’enfonçaient dans la poudreuse, froide et lisse. Elle n’était qu’une variante de l’élément qu’il contrôlait, mais pouvait s’avérer tout aussi dangereuse. Il déposa un sac sur le sol duquel tout un tas de cliquetis s’échappa. Il réajusta son col, afin de se protéger du froid, plus intense dans cette humide forêt qu’en ville. Une brume éparse commençait à se former entre les troncs. Le Chuunin regarda attentivement l’environnement paisible dans lequel il venait de pénétrer : Les arbres étaient démunis de bourgeons, tout comme le sol l’était d’herbe. Quelques roches faisaient leur apparition entre deux mottes de neige, mais ces premiers étaient généralement gelés.

Darok se saisit de son katana, réparé par le forgeron. L’épée émoussée avait disparu et se tenait à sa place une magnifique lame avec de minimes inscriptions dorées. Le manche était d’un bois d’ébène, et à quelques endroits il était recouvert d’un fin bandage. La garde, assez rustique comparée aux autres attributs du sabre, n’en était pas moins admirable : le métal était parfaitement lisse et la taille de celle-ci équilibrait avec brio le sabre. Même lourd, la lame restait facilement maniable, et tout aussi effilée. Adoptant une position étudiée dans sa jeunesse, Darok fit apparaître un Bunshin, qu’il envoya proche d’un arbre.
L’entraînement pouvait commencer.

Il se précipita alors vers sa copie, préparée à l’offensive. Cette technique, instinctivement, il l’avait réalisée, mais maintenant, il devait la perfectionner, atteindre le paroxysme de son efficacité et de son potentiel. Il se dédoubla une fois encore, et le clone s’en trouva désemparé. Toutefois, peu de temps avant le coup d’épée, le double distingua son créateur de son homologue. D’un mouvement de hanche précis et rapide, il évita la lame. Dans son élan Darok détruisit sa feinte en lui éraflant la joue. Le seul double restant s’était placé dans le dos du Chuunin, incapable de réagir.
Echec cuisant pour une première tentative…

Le Chuunin se trouvait de nouveaux dans le tunnel. Son élève, toujours en retrait, avançait vers le bout du couloir, attentif comme pas deux. Allait-il jouer la carte de la prudence et envoyer des clones détruire les pièges au fur et à mesure, ou bien celle de l’économie, au cas où Karasu ou un autre ennemi se présenterait face à eux ?
Il ressentit une vive douleur dans les doigts, dues aux brûlures de son entraînement passé. Son ventre aussi lui posait problème, car le coup de pied du Général n’avait pas été indolore. La porte n’était plus qu’à quelques mètres de lui, et aucun autre piège n’était à déplorer pour l’instant.

Il abattit son épée devant lui ; aucun mécanisme ne s’était enclenché. Il s’accroupit alors, et fixa son élève. D’un geste de main, il lui indiqua qu’il allait ouvrir la porte. Si rien ne se déclenchait, il fallait s’y engouffrer le plus rapidement possible, dans la même disposition qu’actuellement.
De la pointe de sa lame, fine, il poussa le battant de la porte qui grinça sinistrement. Des volutes de poussière s’élevèrent du sol et se dispersèrent dans les airs.
Ni une ni deux, le Chuunin déplia ses jambes et traversa l’entrée. Ce qu’il vit le décontenança. Il mit sa main sur une de ses côtes le meurtrissant ; ses doigts de la main droite étaient complètement bandés, car brûlés, mais il tenait quand même fermement ce sabre si difficilement maîtrisé…

Le troisième soir du trajet vers le Fort, la brume était plus intense – faute à l’Hiyori. Le Chuunin courait dans la neige, ses pas écrasant la blancheur du paysage, avant de frapper sec et fort vers sa cible. Son sabre se planta dans l’avant bras d’une de ses copies, et lui coupa la main. Il disparu en fumée instantanément. A côté de lui, son leurre rangea la lame dans son fourreau. Darok avait réussi à être plus rapide que lui-même. Il n’était toutefois pas content de son résultat. Après trois soirs d’acharnement, il n’arrivait toujours pas à tromper complètement l’ennemi. Ici, il pouvait se concentrer, mais en combat il n’en aurait guère le temps. L’adolescent serra les poings rageusement, voici une technique qui lui posait de sérieux problèmes.


*Sapristi, il m’a encore reconnu avant que je ne le frappe. Il n’avait plus le temps d’esquiver, alors il a mit son bras pour parer. Dans cette situation, je serai la cible de nombres d’attaques faciles…
Suis-je… ?
Je suis une proie facile ? *


Darok regarda sa paume de main, des ampoules s’étaient formées entre ses doigts. Non seulement il manquait d’hygiène, mais il tenait pendant plusieurs heures chaque soir un manche en bois. Même avec ses gants, des morceaux de chairs s’étaient détachés de son index et de son pouce.
D’une sacoche, il sortit des bandages, qu’il enroula précautionneusement autour desdits doigts. Il avait terminé l’entraînement pour ce soir, plus que deux autres avant d’arriver à destination.


[Iba] « Vous croyez que c'est ce que nous sommes venus chercher, Darok-sensei ? Ca semble si facile... »

La voix de son disciple résonnait dans la salle. Le soleil se couchait sur l’horizon bleu, et sa lumière pénétrait la grotte par le tunnel, et dessinait la forme de la porte d’entrée sur le sol. Cette lumière orange détruisait un cadre magnifique, de bleu azur virant sur le violet à quelques endroits. La salle avait été peinte en bleu, elle aussi avec des motifs, indescriptibles à cause de l’usure, sur les murs. Au centre de la pièce, dans un halo de lumière, flottait un rouleau, scellé avec le cachet Kiréen. Il s’en dégageait une aura non pas diabolique, mais effrayante. Il s’agissait d’un effroi peu commun, car on ne savait pas si l’objet en question était dangereux ou non. Tout ce que l’on en savait, ressentait, c’était qu’il était attirant, et de ce fait angoissant. Tout semblait imprudent dans cette salle, chaque action, considérée ou inconsidérée était lourde de conséquences.

« Je ne sais pas. » Aurait-il voulu se contenter de dire, mais il continua, comme obligé de parler, faire part de ses impressions. « Le piège de la porte était grossier, de plus je ne connais pas les scellés tel que ceux qui sont tracés à même le sol. Le piège réside sûrement là dedans. Regarde la configuration de la pièce, il n'y a pas de place pour quelconque mécanisme, c'est une bête salle de stockage... »

Son analyse de la salle était très détaillée, rien à sa connaissance n’avait été manqué d’étudier, cependant, quelque chose d’inconnu se préparait.
Le tandem avançait à petits pas, en direction de leur objectif. L’Hiyori sursauta alors, Darok avait compris qu’il avait ressentit quelque chose d’anormal. Il n’eut pas le temps de dresser une quelconque protection qu’il fut happé par un flot marin. Il tenta d’y résister, et lorsque la vague termina son office, le duo se retrouva sur une plage, rocailleuse, aux abords d’un îlots. Ce décor leur était familier à l’un comme l’autre.


*Nous… n’avons pas bougé, et pourtant, nous sommes dans un contexte totalement différent. Qu’est-ce qui c’est passé ? Quel est ce piège ? Quel sort a-t-on lancé à notre encontre ? *

Tu es une proie. Il est le chasseur. Il te tuera.
Darok détourna la tête. Il aurait juré entendre une voix, même s’il n’était pas sûr du contenu de ses paroles. A sa droite, l’île surplombé d’une falaise. A sa gauche, l’océan. Immense, comme à l’accoutumée.
Devant lui… un homme, en tailleurs, une lame gigantesque plantée à même le sol.


« Kubikiri Houcho !!! Mais qu'est ce que... ? » La surprise pouvait se lire facilement sur le faciès du ninja.
Derrière l’homme, de forte stature, flottait une gamine avec un masque de renard. A sa ceinture, il y avait quelques clochettes qui tintaient à ses moindres mouvements. Cette fille, il l’avait déjà aperçu sur la plage le jour de la mort de Zabuza. L’Hiyori parla, mais Darok n’était pas assez concentré pour entendre son chuchotement.
Comme enragé, le colosse se saisit du grand sabre et l’abattit sur une enfant, la tuant sur le coup.
D’un geste vif, il s’entailla la paume de la main, entama une série de sceaux complexes, insaisissables à l’œil nu, et se débarrassa de la plus dévouée compagne de son maître.
Puis il se mit à marmonner. Même éloigné, Darok reconnaissait ce timbre de voix.


« Cette voix... Zabuza-sama !!! »

Mais l’homme n’entendait pas l’appel du shinobi, entamant une deuxième série de signes. Autant, la première était constituée de signes connus mais trop rapidement exécutée, autant celle-ci était complètement extraordinaire. Les doigts de l’homme prenaient des positions mystérieuses. Suite au dernier tao, l’homme s’évapora, un sourire aux lèvres. Le gaz s’allongea et pris une forme reptilienne. Tout à coup, une immense lame surgit de la mer, prêt à se fracasser sur l’île.

Darok et Iba se protégèrent comme ils purent, attendant que l’immensité aqueuse ne se déferlent. Mais rien ne vint. Darok ouvrit un œil, et découvrit une identité dont il n’avait jamais soupçonné l’existence.

Un orochi de la légende.


*Tu as fait le sacrifice de ton corps pour m'appeler, Forgeron... Formule ton souhait et nomme moi... Je te servirai par le pacte qui nous lie...* Sa voix tonnante imposait le respect aux mers et gouvernait le ciel. Même le plus puissant humain qu’ai jamais porté la Terre ne serait qu’une vulgaire abeille face à ce monstre aux proportions démesurées.
Et pourtant, ce serpent mythique prêtait allégeance à l’humain devant eux.


[Humain] « Ce n'est pas moi que tu serviras, orochi. Un jour, mon héritier viendra sur cette même île. Ce jour là, tu devras être là et te lier à lui. Jusqu'à ce jour, je veux que tu observes le pays de la Brume et sois son gardien. Déchaîne les tempêtes sur ses ennemis, et guide mes enfants sur le chemin qui est le leur.

Quand il arrivera, tu devrais lui révéler ce qu'il doit savoir, et le mener vers son destin... »


*Très bien... Donne moi un nom et j'accomplirai ta volonté, Forgeron...*

« A compter d'aujourd'hui, le monde te connaîtra sous le nom de Tamafune. »

*Tamafune ? Mais si j’ai bonne mémoire, c’est le nom que porte le Kuchyose de Zabuza-sama… Alors, l’Homme devant nous, serait…
son ancêtre ?*


*Ainsi le pacte est scellé, Kiri...*

[Iba] « Kiri ??? Mais alors, c'est le fondateur du village ??? »

Perplexe, le supérieur ne répondit pas. Ce dragon était bien plus grand que dans ses souvenirs. Zabuza l’avait déjà invoqué de par le passé, il s’en souvenait maintenant. Mais même si son pouvoir était terrifiant alors, il n’y avait rien à voir avec le monstre qui se dressait devant eux. Cette aura néfaste qui se dégageait de ses yeux pétrifiaient le Chuunin à l’idée d’un affrontement – soyons francs et utilisons plutôt le terme de suicide.
Zabuza…n’utilisait pas toutes les capacités de ce monstre ? Ne le voulait-il pas, ou ne le pouvait-il pas ?

Le fondateur, transparent, s’approcha de l’eau, et sa silhouette disparut dans les flots, qui se déchaînèrent immédiatement. Tumultueuse, la mer semblait pleurer la perte de cet être. Le ciel fut déchiré par des multitudes d’éclairs alors que les roulis des vagues effleuraient les nuages.

Un courant atmosphérique emporta les deux shinobi dans le sillage d’une petite luciole bleue. Elle naviguait seule, au dessus de la mer en furie. Les ninja, volants, esquivèrent quelques rouleaux. Darok reçu même quelques éclaboussures sur le visage. Il mit sa main à sa joue, puis son index dans sa bouche. L’eau était salée.


*Bon sang, ce n’est pas qu’une simple vision ! Si jamais ces flots nous percutent, on peut dire adieu à la vie ! *

Les distançant de quelques mètres, la lumière bleue traversa une vague immense, entraînant les garçons à sa suite. Darok ferma les yeux, mais au comble de la surprise, il ne fut pas arrêté par la vague. Grâce à la vitesse qu’il avait acquise plus tôt, il avait pu la traverser. Mais ses vêtements étaient trempés.
A l’horizon on pouvait apercevoir une île. Kiri. La lumière accéléra encore. Le vent fouettait aux oreilles des adolescents, leurs bouches s’étiraient sous l’action de ce premier. La boule bleutée pénétra dans le corps d’un homme dont la physionomie était connue par les deux ninja. Ceux-ci arrêtèrent leur course d’un seul coup lorsque la luciole s'infiltra dans le torse du pêcheur. Iba cracha un mince filet de sang à cause de l’arrêt. Rien de grave indiqua-t-il à son sensei juste après.

Ils regardèrent d’un même œil l’Homme qui était la victime des flots, impétueux.


[Iba] « Zabuza-sama...»

« Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... » répliqua-t-il aussitôt. « Mais que se passe-t-il ici ??? »

Un cercle de lumière apparut alors, illuminant les ténèbres de ce monde, et englobant les deux jeunes shinobi. Ils étaient de retour dans la salle aux parchemins. Les vêtements de Darok n’étaient plus mouillés, et l’Hiyori n’avait plus de traces de sang.

Les rouleaux n’étaient qu’à une poignée de main, mais lorsque Darok avança la sienne, il eut l’impression que les parchemins reculaient.
Non, en fait, c’est que son bras tremblait tellement qu’il n’avançait plus. Il avait peur de ces rouleaux, mais il devait s’en emparer. Affirmant son statut de supérieur, il avança le bras et se saisit d’une poigne assurée des manuscrits scellés.
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