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 Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)

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MessageSujet: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 24 Déc - 14:43

Rappel du premier message :

[Je lance ce topic pour faire avancer la campagne de Kiri. Chronologiquement, les événements se passent après votre RP de l'incendie.]

Comme Shinji les en avait prévenus, Darok et Iba reçurent une lettre de convocation pour une mission. Ils avaient rendez-vous avec le nouveau dirigeant de Kiri à la mairie afin de recevoir leurs directives.

Les deux guerriers de la Brume furent très surpris de ne pas voir Nimuro, alors que ce dernier avait lui aussi était impliqué dans "l'incident" de la Fleur Polaire.


[Shinji]
"Bien, étant donné que vous êtes tous là, je vais vous expliquer les tenants et aboutissants de votre mission..."

[Darok]
*Tous là... ? Alors Nimuro-san ne vient pas avec nous... ?*

[Shinji]
"Nos éclaireurs aux frontières nous ont rapportés une activité certaine aux alentours du poste-frontière entre Kiri et Kumo..."

Iba ne put réprimer le frisson qui lui parcourut l'échine. Pour certains, ce lieu n'avait aucune signification, mais pour les plus anciens et pour lui, c'était le symbole de la honte, inéxorablement rattaché à la caste des Réprouvés.

[Iba]
"Le Fort de la Rivière Rouge..."

[Shinji]
"Celui-là même..."

[Iba]
"Mais pourquoi ??? Qui pourrait avoir intérêt à aller là bas ???"

Inconsciemment, Iba avait bondi de sa chaise et avait ostensiblement haussé le ton. Il fut vite ramené à la réalité par le "Hiyori" que Darok lui lança, ce de façon peu agréable.

[Iba]
"Veuillez m'excuser, Azechi-sama..."

[Shinji]
"Ce n'est rien. A présent écoutez-moi tous les deux. Ce fort est à l'abandon depuis dix ans déjà. Kumo et Kiri sont encore sous l'égide du traité de paix, Konoha est une nation pacifique, et Suna ne nous attaquera pas. Il y a de fortes chances que les personnes qui tournent autour du fort et l'aient peut être investi ne soient que des pillards ou une bande de voleurs cherchant un repaire.

Quoiqu'il en soit, je veux que vous y alliez tous les deux, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour vous faire quitter le village quelques temps et étouffer l'affaire d'il y a quelques jours. Deuxièmement pour régler cette affaire autour du fort. Et dernièrement, pour toi, Iba."


[Darok]
"Shinji-sama, Nimuro-san ne vient pas avec nous ? Après tout, il est impliqué lui aussi..."

[Shinji]
"J'ai réussi à étouffer son présence dans l'affaire. Vous avez fait tellement de dégâts à vous deux que personne ne se doutera de la présence d'un Médecin dans cette rixe. J'ai aussi grassement payé le tenancier pour qu'il se taise. De plus, je ne peux pas me passer de lui actuellement ; j'ai besoin de tous mes Jounin au village. Vous ne serez donc que tous les deux pour cette mission.

Shinji sortit une enveloppe de son tiroir et la tendit à Darok.

[Shini]
"Darok, tu trouveras là dedans une carte de la région ainsi que le rapport détaillé de nos éclaireurs. Etudie-les bien et prépare une stratégie pour ton élève au cas où vous devriez vous battre.

Sur ce, Enfants de la Brume, tout est dit. Rompez et équipez-vous en conséquence."

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Ven 6 Avr - 18:18

[Je ne sais pas si c’est à moi de poster ou pas Zab’…Darok m’avait dit que tu ferais une intervention avant qu’il touche les rouleaux, alors dans le doute…
Ps : c’est court, désolé, je ferais mieux ensuite Smile]

Etrange chose que la vie…

Elle perdure depuis une éternité mais peut en un instant vous être ôtée. Tel un château de sable que les vagues menacent, son gardien doit toujours être à l’affût d’un assaut maritime, creuser ses douves, fortifier ses remparts, il ne peut connaître nul répit car le moindre instant d’inattention l’enverrait tenir compagnie à Cerbère.

Mais qui peut se passer du repos ?

Les millénaires d’expérience tendent à prouver que la réponse est personne.
Un jour, tôt ou tard, l’éphémère barricade de sable s’efface face à la fureur de la mer. Peut-être certains même en arrivait à souhaiter ce moment.

Iba, venait de ressasser toutes ses idées à une vitesse folle. Il fallait dire que le kunai, à la lame légèrement émoussée, n’était vraiment pas passé très loin de son visage. D’autres shurikens traînaient non loin. Il s’en était fallut de peu. Déjà Karasu, puis le piège, décidément la Faucheuse semblait vouloir le rappeler.
Cette idée réveilla en lui un vieux sentiment de peur : il n’était pas tellement pressé de faire ses retrouvailles avec le Nocher.
Il déglutit, puis, avec son sempaï continuèrent d’avancer parmi le lugubre dédale. Peut-être touchaient-ils au terme de leur expédition, Iba l’espérait, ils avaient eut bien assez d’émotions.
D’un geste hésitant, Darok poussa une porte, qui s’ouvrit dans un grand volute de fumée, combiné avec un sinistre grincement. Sans grande surprise, les deux shinobis découvrirent ce qui semblait être les rouleaux convoités, les armoiries de Kiri l’ornant, faisant foi. Le garçon était soulagé, néanmoins ce sentiment fut de courte durée, car à peine avait-il pénétré dans l’enceinte de la salle, vieillit et sombre, que ses sens s’activèrent.
Darok et Iba avancèrent, malgré les questions sans réponse qui les assaillaient. Une était bien sûr récurrente : Pourquoi était-ce si simple ? Ou était donc le piège ?

Il y avait du danger, ce n’était pas normal. Inconsciemment ses yeux virèrent à l’azur. L’eau !…
La vapeur d’eau dans l’atmosphère…son flux était totalement désorganisé. Avant même qu’il n’eut put soufflé mot, Les Eaux étreignirent le tandem. Iba tenta de les repousser avec une injonction mentale, mais il se heurta un mur psychique. Aucun doute possible, l’entité à l’origine de ce tel déploiement de force leur était bien supérieure. Les Eaux les aspiraient, impossible de leur résister. Ils n’étaient plus que des pantins, obligés d’obéir.

Lorsque le mystique procédé s’arrêta, le duo se retrouva sur une plage inconnue. Peu de sable, mais beaucoup de galets. Les yeux redevenus normaux, Iba se rendit compte par la configuration du banc de sable qu’il devait être sur une île. Cependant il n’était pas au bout de ces surprises…

Des grelots tintèrent…

Un homme de forte stature se tenait au loin, un sabre de Kiri à la main…
Zabuza-sama ? Impossible, il était mort…à moins que…ces derniers temps, le garçon était très enclin à avoir des visions, alors pourquoi n’en serait-ce pas encore une ?

De nouveau les petits tintement furent perçut par le duo…

Et pour la première fois, Sorincha apparut aux yeux du jeune garçon. Petite fille au masque de renard, qui était-elle ? Une vive douleur traversa l’esprit du genin, on s’y introduisait de force. Ses forces mentales vacillèrent, puis se fut tout, la souffrance disparut, et les éléments s’éclaircirent…
La guerre de Suna…le dôme de ténèbres, il voyait ce qu’il n’avait put voir ce jour là. Lui qui avait crut que le sabre de Zabuza-sama bougeait, mû par sa propre volonté, celle de retrouver son maître, mais non, c’était cette enfant qu’il l’avait porté jusqu’à son possesseur.


«- Alors c’est elle… »

La surprise et l’étonnement étaient de mise, toutefois ils furent vite dépassé par l’horreur. L’homme détenant Kubikiri Houcho venait de transpercer la petite inconnue. Pourquoi ?
La scène qui se déroulait sous ses yeux était incompréhensible, tout autant que les sceaux qu’effectuaient l’homme au regard rouge. Jamais le garçon n’avait vu les doigts positionnés ainsi, à quoi rimait tout cela ?
Son corps se dissipait en volute de vapeur tandis que des Eaux océanes s’élevait un monstre marin gigantesque, et encore le mot était faible pour le décrire convenablement.

Un dialogue entre les deux étranges protagonistes s’en suivit. Forgeron…pacte…Tamafune…Kiri…
Tamafune semblait être un énorme serpent de mer avec lequel Kiri, le fondateur du village venait de sceller un pacte. Décidément c’était le jour des révélations aujourd’hui, à croire que le savoir était dangereux.
Le savoir tue, bon slogan, non ?
Ou encore le savoir c’est le pouvoir, il faut le cacher, voilà qui correspondait plus à la situation qu’il était en train de vivre.

Allant de surprise en surprise, ils en découvrirent une de taille lorsque l’esprit de Kiri, ou tout du moins ce qui semblait être son âme, ou quelque chose de la sorte, plongea dans la mer. Les flots se fondirent, le ciel hurla et se déchira, plus tourmenté que jamais, l’océan même, rugit sa puissance, déferlant sur les côtes, avec une force brute inimaginable. Une légère flamme bleue apparut alors à la surface de l’eau, et les éléments naturels se calmèrent aussitôt.

Avec une vitesse inouïe, la flamme se dirigeait vers ce qui semblait être une des îles sous la férule du village de la Brume. Dans son sillage, Darok et Iba suivait, leur vitesse était tout aussi impressionnante. Pas de doute, il s’agissait d’une vision. En réfléchissant bien, le genin comprit que l’on cherchait à lui montrer, ainsi qu’à son supérieur, un événement passé oublié ou inconnu.
La flamme rentra dans le corps d’un pêcheur, mais n’en ressortit pas.


[Iba] «- Zabuza-sama… »

[Darok] «- Ou du moins son sosie... Peut être son ancêtre si nous voyons ce que je crois... »

Les sens d’Iba lui indiquèrent une fois de plus que les choses n’allaient pas comme il le faudrait, ou tout du moins qu’elles étaient en train de changer. Vite, beaucoup trop vite pour que cela soit naturel. Mais qu’est-ce qui pouvait bien être naturel dans une illusion ? Ils furent de nouveau aspiré dans un vortex inter-temps.

Retour à la case Départ.

Le tandem se retrouvait de nouveau face aux parchemins. Iba s’étonna de voir que ses blessures causées par Karasu, le général d’Asahi avaient disparues. Comment était-ce possible ? Et si cela n’avait pas été qu’une simple vision…

Darok s’approchait dangereusement des rouleaux, il n’était plus qu’à quelques centimètres d’accomplir la mission. Iba lui restait sur ses gardes et retenait son souffle. Il y allait automatiquement avoir quelque chose qui allait leur tomber dessus, c’était trop facile. Obligé…

Il se tenait prêt…

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Mar 10 Avr - 21:56

Darok posa la main sur le rouleau des techniques interdites de Kiri. L'impression que quelque chose de négatif était sur le point d'arriver ne voulait pas le quitter. Le Chuunin referma la main sur l'objet tant convoité, attendit quelques secondes, puis soupira lorsqu'il se rendit compte que rien ne se passait.

[Darok]
"C'est bon, on peut..."

Le Patriote resta complétement hébété lorsque le rouleau lui glissa des mains et fila en direction d'un des coins de la pièce, puis remonta vers le plafond. La lumière du soleil couchant se refléta sur le fil ninja, quasi invisible à l'oeil nu, qui ramenait inéxorablement les secrets de Kiri.

"Et hop ! Par ici le joli rouleau ! ^___________^ "

Les deux kiréens levèrent la tête en direction du plafond. Une jeune fille, assez frêle d'apparence, y était collée par concentration de Chakra. Elle tirait sur le fil en sifflotant gaiement, sans vraiment regarder les deux guerriers de la Brume.

Iba se saisit de son kunai et amorça un geste pour le lancer en direction de l'inconnue, mais Darok l'immobilisa par le poignet et lui indiqua de ne rien faire d'un geste de la tête.


[Darok]
"Mauvaise idée... Si pendant tout ce temps on n'a pas réussi à la voir, c'est que ce n'est pas un shinobi ordinaire. De plus, si elle se met à découvert de la sorte, c'est peut être justement qu'elle nous réserve quelque chose... Restons méfiants..."

"Pas la peine de parler à voix basse, je vous ai entendu mes lapinous ! ^___^ "

[Darok]
"Qui es-tu ? Et de quel côté es-tu ?"

"Gros malpoli ! On se présente d'abord avant de demander ça à une dame ! Et de quel côté je suis, bah ça se voit non ? Je suis au plafond !

Question stupide, réponse stupide ! Et toi le petit gars essaye pas de me contourner pendant que ton sensei fait diversion ! Vu ! Soleil ! Tu bouges plus et tu retournes à ton point de départ !"


Iba marqua un temps d'arrêt. Sans même les observer alors qu'ils avaient décidés de leur plan en quelques regards, l'inconnue les avait mis à nu sans la moindre difficulté. Elle tira une dernière fois sur le fil et se saisit du rouleau, le glissant dans sa ceinture, puis bondit au sol, fixant les deux kiréens du regard.

"Bon, comme je suis de bonne humeur, je vais vous faire l'immense honneur de me présenter à vous ! ^____^

Je suis la sublimissime, la merveilleuse, l'incomparable kunoichi Saori ! Tadaaaaaaaaaaaaaaaaam !!! ^___________^ "


[Iba]
"Ah... Et... ?"

"Comment ça "ah.. et... ?" ???? >__________<

C'est tout ce que tu trouves à répondre à cette fabuleuse entrée en scène ??? Petit mal appris !

Tu pourrais au moins applaudir et me dire "Mademoiselle, vous êtes rayonnante". Tsssss ! Goujât !"


[Darok]
*Mais d'où elle sort celle là... ? S'il n'était pas mort, j'aurais juré que Shinzo-sensei a utilisé le Henge pour nous faire une blague...*

"Fini de rire ! Nous sommes venus récupérer ce rouleau sur ordre du Mizukage et nous ne repartirons pas sans !"

"C'est bien dommage parce que moi aussi je le veux. ^^

On fait comment ? Jan Ken Pon ? La marelle ? Le ni-oui ni-non ?"


Pour toute réponse, Darok leva la pointe de son sabre en direction de Saori, d'un air qui se voulait menaçant. Cette dernière ne se départit pas de son sourire niais et sortit un kunai de sous son kimono.

"C'est terrible ces jeunes garçons, ça veut toujours jouer les gros bras... Tu veux ce rouleau ? Viens le chercher ! :p "

La kunoichi agrémenta son argumentation en tirant la langue et en mettant son postérieur en avant, donnant une petite tape dessus. Darok frappa de taille avec son katana, coup rapidement paré. Utilisant l'avantage de longueur de son arme, le Chuunin repoussa son adversaire en arrière et frappa à nouveau.

Il marqua un temps d'arrêt, stupéfait de sa réaction. Elle venait d'arrêter sa lame d'une seule main. L'entaille semblait profonde, et le sang de Saori coula le long de lame, puis de la garde. Darok voulut se dégager lorsque le fluide chaud et cuivré toucha ses doigts, mais la poigne de la jeune fille semblait bien trop grande.


"Bah alors ? On a peur tout d'un coup ? Le gentil garçon à honte de blesser une jolie jeune fille ? Allons... Tu sais, il te faudra tuer encore et encore si tu veux accomplir tes idéaux, gamin..."

Le ton de Saori avait radicalement changé. Cette fois-ci elle ne semblait plus plaisanter ni avoir envie de rire. Le Chuunin se mit à paniquer ; de plus en plus de sang maculait sa main.

La kunoichi relâcha son étreinte et décocha un coup de pied en plein visage du kiréen, qui partit s'étaler quelques mètres plus loin. Puis elle s'accroupit, tenant sa main blessée.


"Aieuuuuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Ca fait maleuuuuuuh T____T "

Profitant de cette ouverture, Iba se mit à créer des sceaux dont seul lui avait le secret. L'humidité de la pièce se concentra en son centre puis se changea en treize flaques d'eaux, tout autour de Saori.

[Iba]
"Hyuton ! Les Démoniaques Miroirs de Glace !"

Les flaques s'élevèrent dans l'air et devinrent miroirs, formant une prison mystique, héritage ancestral des Maîtres de l'eau. Iba se doutait que cette technique n'arrêterait pas Saori, après tout il n'était qu'un shinobi débutant, mais elle permettrait peut être de gagner du temps.

La jeune fille s'approcha du miroir le plus proche d'elle et commença à se recoiffer, apparement insouciante du danger. Le Genin, lui, plaça le point final de son jutsu en entrant dans le dédale de glace.


"Hi hi hi comme je suis jolie. ^^

C'est gentil de m'offrir un miroir, mais il est bizarre, il est tout froid ^^; "


Saori posa une main sur la surface de glace et se mit à s'enfoncer dans le miroir, de la même façon que son créateur l'avait fait.

"Merci pour la porte de sortie ! Bisous bisous ! Bisous "

Darok était stupéfait, Iba n'était-il pas censé être le seul à pouvoir se fondre dans sa création ? Il resta assis au sol, complétement abasourdi, pendant que son élève se lançait à la poursuite de leur adversaire, dans un monde qui n'était déjà plus le nôtre.

[Iba, tu vas jouer avec Saori dans l'autre monde.

Darok, on voit ensemble sur MSN pour la suite.

On continue à poster sur ce topic.]


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Ven 13 Avr - 0:05

Un léger tremblement parcourut l’échine d’Iba, s’agissait-il de peur ou bien d’excitation. Peut-être les deux, qui sait…
Le chuunin venait de se saisir des rouleaux, et…
Rien ne s’était passé, pas de cataclysme, pas d’éboulement, pas d’ennemis. Les épaules du garçon s’affaissèrent de soulagement, mais il était bien trop tôt pour crier victoire. Les ennuis pointaient le bout de leur nez sous les traits d’une jeune fille, pieds collés au plafond. Le genin ne put s’empêcher de jurer mentalement. Comme si Karasu et les multiples visions n’étaient pas déjà une plaie suffisante !
La gamine venait de prendre possession des parchemins, et prompt à réagir, Iba se saisit d’un kunai. Son sempaï l’arrêta, les arguments qu’il exposait étaient clairs, même si elle ne payait pas de mine, la jeune fille devait être redoutable. Le garçon n’aurait fait que souligner son infériorité en l’affrontant directement. Toutefois, un regard de Darok, explicita au mieux ses paroles. Seul le tandem pouvait réellement comprendre ce qui venait d’être dit. Le chuunin lui indiquait très nettement de ruser pour abattre leur adversaire.


[Darok] «- Qui es-tu ? Et de quel côté es-tu ? »

Bien, c’était Darok qui s’y collait pour détourner l’attention de la kunoichi, et s’était à lui que revenait le rôle de prendre à revers l’ennemi. Il lui fallait rester discret, heureusement pour lui, la jeune fille semblait très imbue d’elle-même. Elle était focalisée sur sa tirade, se serait facile…

[Saori] «- Et toi le petit gars essaye pas de me contourner pendant que ton sensei fait diversion ! Vu ! Soleil ! Tu bouges plus et tu retournes à ton point de départ ! »

En fait, non, ce ne sera pas simple. Etonnante capacité de déduction ! Iba avait à peine bouger. Elle venait de ranger les parchemins à sa ceinture, le garçon en prenait bonne note. Elle se présenta à eux, vraiment égocentrique celle-là, peut-être un peu givré sur les bords aussi…
La représentation qu’elle donnait au duo était d’un lamentable. Qui aurait put croire qu’il s’agissait d’une arme de l’ombre, un ninja. Surtout qu’elle semblait plus s’y connaître en jeux qu’en techniques…
La situation ne semblait pas du tout convenir à Darok, il était pour lui hors de question de revenir les mains vides, et ce n’était certainement pas une petite fille qui allait être la cause de son échec. Peu importe qu’elle soit shinobi renégate ou que sais-je encore…

Le chuunin qui jusqu’alors avait préféré éviter l’affrontement direct, pour privilégier la ruse, fonça tête baissée. A la grande surprise des deux compères, elle, frêle jeune fille, stoppa à main nue l’attaque de Darok. Déjà le sang coulait, mais la demoiselle ne bronchait pas. Incroyable !
Elle tenait face au chuunin, sans même forcer, quel était donc son secret ? Il y avait obligatoirement quelque chose de caché derrière tout cela, ainsi, son supérieur avait vu juste, l’intrus n’était pas ordinaire, loin de là…

Pire ! D’un simple coup de pied, elle envoya Darok voler. Décidément ce n’était pas son jour, entre Karasu et Saori. Enfin pas le temps de palabrer, aux vues de la tournures des événements, elle pouvait très nettement être considérée comme une entrave à la mission, un ennemi. Ils ne pouvaient accepter l’échec.

Seule la Mort met fin au devoir.

Inutile de lésiner sur les moyens, il allait falloir tout donner. Iba allait procurer à son sempaï du temps, mais sûrement pas la victoire, seul le jeune garçon n’était pas de taille.
La force d’un Maître vient de son âme. Crois en toi et devient invincible…
Ces mots résonnaient encore dans tout son être. Pas de doute dans un esprit sans faille…
Ses yeux devinrent bleu luisant, l’air se rafraîchit. Un peu de glace se déposa dans ses cheveux, une légère brise les balayant. Devant lui le monde s’éveillait à nouveau. Sa vision était encore incertaine, mais il était sûr d’une chose, par instant, il pouvait voir la concentration en eau dans certains corps, objets…


«- Hyuton ! Les Démoniaques Miroirs de Glace ! »

Ils appelaient les Eaux à son aide, elles y répondirent, s’accumulant sous forme de grandes plaques verglacées. Le dôme azur finissait de s’élever, et déjà Iba l’intégrait, plongeant dans l’autre monde. Il se retrouva dans l’immensité du vide, jonché d’étoiles, de comètes. Rappelant à lui ses souvenirs, il trouva un petit chemin sablonneux dans cet espace froid et lugubre. Il devait le conduire à une porte en bois chêne. Prestement, il se déplaça, arrivant à la dite ouverture. Le genin pouvait d’ores et déjà l’apercevoir, mais soudain quelque chose d’inattendu se produisit. L’espace se mit à vibrer, onduler. Le chemin sous ses pieds menaçait de s’effondrer. Que se passait-il ?
Instinctivement, ses jambes se mirent à courir en direction de la porte, une peur incontrôlée, provoquée par l’inconnu, lui tiraillant l’estomac. Il arriva enfin à destination, posant comme à l’accoutumée la main sur la poignée. Le monde autour de lui semblait aspiré vers le néant. Tout cela ne s’était encore jamais produit avant qu’il ne tourne le loquet de la porte, où se trouvait donc la différence par rapport aux fois précédentes ?

Tire la chevillette, la bobinette cherra.

L’infini s’ouvrit alors devant lui, l’issue absorbée par un halo mystique de lumière. Le jeune garçon s’y engouffra à corps perdu. Il arriva sur la grande allée de Miroirs. Passé, Présent, Futur, tous s’y trouvaient, mais aussi tout les lieux possibles et imaginables. Pour s’y être promené plusieurs fois, le garçon connaissait bien cette galerie. Toutefois il ne manqua pas de remarquer un élément perturbateur dans son décor froid et figé.


[Saori] «- Tu en as mis du temps pour venir ! ^___^ !
Mais c’est lequel le bon pour sortir ? o__O ?
L’autre méchant, il a pas voulu me répondre… »


L’autre ? Shinobu ou Protéus ? Et puis comment avait-elle réussit à s’introduire ici ? C’était certainement elle qui avait provoqué des secousses dans le monde de transition. Avait-elle, elle aussi, des pouvoirs des maîtres de l’Eau. Non, certainement pas il l’aura senti. Néanmoins il n’était pas impossible que tout comme lui lorsqu’il se déplaçait entre ses miroirs en passant par le monde réel, elle est put perturber le champs de chakra entourant l’un des miroirs et s’y introduire. C’était à n’en pas douter l’hypothèse la plus plausible. Que faire, Darok n’avait pas été de taille tout à l’heure, commet, lui, pourrait-il l’être maintenant, qui plus est, en se battant dans un espace aussi confiné. Il fallait mener l’affrontement sur son terrain de prédilection.
Détourner son attention, en premier lui…


[Saori] «- C’est bon ? Tu as fin de réfléchir à ta stratégie de combat ? ^_____^
Ou bien tu vas me dire quel est le bon miroir ? »


Lisait-elle dans les esprits, si tel était le cas, ça allait être très dur. Un dragon aqueux surgit soudainement d’un des miroirs de glace, Saori fit un pas sur le côté et l’évita aisément.

[Saori] «- Ah ! Fais attention ! J’ai failli être mouillée. T_______T »

Promptement Iba avait sauté, minimisant la distance entre son opposante et lui. Ses yeux luisaient, sa gemme aussi, et du givre se formait sur son bras. Il relâcha un de ses plus puissants jutsu, déversant quantité d’eau. Trois petits pas en arrière permirent à Saori d’éviter les gouttes. Elle avait le regard rivé sur lui, c’était le moment, Iba, atterrissant sur le sol, décala un des miroirs qui se positionna juste derrière la jeune fille. Comme elle reculait, elle allait sans le savoir s’y enfoncer…

Du moins, il le croyait…

Saori réalisa un tour complet sur elle-même, et comme par magie, le miroir tomba en miettes.


[Saori] «- C’est pas drôle, je lis en toi comme…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase. La demoiselle venait d’être aspirée par un miroir placé sous ses pieds. Un voix venue d’un autre âge s’éleva alors…

[Protéus] «- Dommage que cela ne marche pas avec moi, Saori…
Iba, je t’ai aidé cette fois-ci. C’est un service qui appelle un retour. Souviens-t’en. »


Iba n’écouta qu’à moitié les paroles de Protéus, cet homme ne lui voulait clairement pas du bien, s’il l’aidait, c’était aussi dans son propre but. Rapidement, il se dirigea vers le miroir, et s’y plongea. L’endroit dans lequel il atterrit, lui était bien connu, Protéus avait bien fait les choses, au moins. Ils se retrouvaient sur l’aire d’entraînement où l’avait mené jadis son maître pour lui apprendre les arcanes de son sang : les démoniaques miroirs de glaces. Il s’agissait d’un énorme lac souterrain, une sorte de nappe phréatique, sans une seule parcelle de terre, et complètement entourée d’amoncellements de roches.

[Saori] «- Il est méchant celui là…*o*… »

«- Ta course s’arrête ici. Rends moi les rouleaux. »

[Saori] « - Si tu les veux tant que cela, tu n’as qu’à venir me les prendre. », et elle tira sa langue. Nullement intimidé, Iba fut prompt à répondre.

«- Tout à l’heure, j’ai eut un doute, mais maintenant j’en suis convaincu, tu ne peux pas appeler les Eaux. », les deux protagonistes se dévisageaient, tout en diffusant un léger flux de chakra dans l’eau pour se maintenir à la surface du lac.

[Saori] «- Et alors qu’est-ce que ça peut bien faire ? o__Ô ?

«- Tu n’as pas l’air de bien saisir, il n’y pas de sortie à ce monde hormis les Miroirs… », Iba coupa le flux de chakra sur ses pieds, tout en ordonnant aux Eaux de le maintenir à la surface. Ce qu’il décréta, fut.

Inutile d’en dire plus, l’expression sur le visage de Saori exprimait très nettement qu’elle avait compris les enjeux de la situations. Elle ne pouvait le tuer sans se condamner elle-même. Sans plus attendre, Iba attaqua, tout jouait en sa faveur, les énormes quantités d’eau à sa disposition, le lieu, dernier endroit où son maître lui avait transmis son savoir, ainsi que son pouvoir. Il ne pouvait pas se permettre de perdre.

Son dragon aqueux, bleu étincelant, comme ses yeux sans pupille, fondit sur la jeune fille. Encore une fois, elle l’esquiva sans problème, toutefois elle n’avait pas prévue les éclaboussures gigantesques dues à la retombée du monstre céleste. La pauvrette fut amplement mouillée…
Elle porta alors son regard sur Iba, furieuse. Ce dernier déglutit difficilement.


[Saori] «- Je suis toute trempée, maintenant. Sale rustre ! »

Elle se déplaçait trop vite, beaucoup trop vite. Le genin n’arriva pas à suivre ses déplacements. Elle était au corps à corps, vite ! Fuir ! Mais le temps lui manqua, et un superbe coup de pied vint vite se déposer sur sa joue avec une force et une vélocité inouïe. Iba s’envola, et rebondit à la surface de l’eau, faisant moult ricochets avant de pouvoir de nouveau se stabiliser.
Aussitôt il réattaqua, se propulsant sur le dos d’un autre dragon aqueux. Celui-ci fondit sur Saori, le jeune garçon avait sauté, sa position surélevée lui donnant un angle d’attaque avantageux. Pourtant ce ne fut pas suffisant…
La demoiselle disparut complètement de son champs de vision avant même que son dragon ne l’atteigne.
Où était-elle passée ? A gauche ? Non. Droite ? Un brusque mouvement d’air lui fit réaliser son erreur.

Au dessus…

Une fois de plus, le pied de Saori s’abattit, ouvrant légèrement l’arcade sourcilière gauche d’Iba et le propulsant à cinq bons mètres sous la surface du lac. Il lui fallut une bonne minute pour se remettre de ses émotions, et s’extirper hors de l’eau.


[Saori] «- Tu as l’air fatigué. Le jeu est fini ?

Elle se foutait ouvertement de lui et elle pouvait, la jeune fille le surclassait totalement. En affrontement direct, il n’avait aucune chance. il devait feinter, mais que faire ? Soudain, il sourit, une idée brillante venait de lui traverser l’esprit.

«- Je te défis… »

Saori semblait avoir un regain d'attention pour le jeune garçon.

«- Si je gagne, tu me donnes les rouleaux et tu repars gentiment, sans nous poser de nouveaux problèmes. Si je perds, je te ferais sortir d’ici. »

[Saori] «- C’est quoi le jeu, allez ! Dit quoi ! Allez !^________^ », elle était visiblement très emballée par l’idée d’Iba. Le garçon ne pouvait s’empêcher de sourire.

«- Je prends cela pour un « oui » »

La jeune fille trépignait sur place. Iba essayait de se maîtriser au mieux, faisant le calme en lui. Quoiqu’il arrive il ne pouvait pas perdre ici…

«- Je te défis…pour les rouleaux…au roi du silence. »

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Jeu 10 Mai - 12:48

"Pari tenu ! Quel que soit le jeu, Saori ne perd jamais ! Tiens toi le pour dit ! ^____^ "

Un sourire victorieux aux lèvres, la kunoichi des chemins trotta le long de la bande de sable, Iba ne la lâchant pas des yeux, jusqu'à ce qu'elle trouve un rocher convenable pour y poser son séant.

Le Genin fit de même et observa Saori un bon moment, attendant le moment où elle flancherait et ne pourrait plus se contenir. Elle fut tout d'abord sereine, contemplant le ciel en agitant les pieds devant elle, telle une enfant.

Très vite rongée par l'inactivité, elle sauta à même le sol et se mit à dessinner des formes dans le sable avec son index droit, formes pour le moins grotesques, tant et si bien qu'elle dût porter la main à sa bouche pour ne pas pouffer bruyemment.

Iba, lui, tentait de garder sa composition et son sérieux, chose à ne pas faire en présence de la kunoichi, qui jeta son dévolu sur lui. Elle s'approcha du petit garçon et le toucha entre les côtes du bout de son doigt ; aucune réaction, apparement il n'était pas chatouilleux. Bougonne, elle lui tourna le dos, mais fit volte face presque immédiatement.


"Attention ! "

[Iba]
"Cette feinte ne marche pas ! Tu as perdu !"

Prestement, Saori tendit le bras gauche, faisant apparaître une ombrelle de couleur rouge vive de nulle part, et la déplia d'un mouvement sec du poignet, puis la lança en direction du kiréen. Elle décrivit un arc de cercle autour de lui et le contourna. Iba se retourna, surpris d'entendre un bruit metallique derrière lui.

[Iba]
"Proteus !!!"

L'homme contre lequel son sensei l'avait mis en garde était là et avait tenté de le frapper dans le dos de son sabre, mais l'attaque avait été bloquée par le projectile improvisé de la kunoichi. Récupérant de la surprise, le Genin fit un bond en arrière et vint se poster au côté de celle qui avait dérobé le parchemin qu'il convoitait tant. Elle avait certes tenté de le doubler précédemment, mais il lui semblait que sur l'instant ils étaient du même bord.

Sans se précipiter, Saori avança en direction de Proteus. Son ombrelle tourbillonna à nouveau et revint dans sa main, repliée. Elle fixa tout d'abord l'étranger dans les yeux, puis sous toutes les coutures.


"Hihihi c'est rigolo ! ^______^ "

[Proteus]
"Qu'est-ce qui te fait tant rire... ?"

"Ta vraie forme. ^______^

En fait j'ai compris que..."


Saori fut coupée dans son discours et soulevée dans les airs par quelque force invisible la tenant par la gorge. Iba se saisit d'un kunai, la main tremblante, et se prépara à combattre.

"Allons, allons, Iba... Tu sais bien que toute resistance est inutile... Cesse de me voir comme un ennemi... Nous pouvons accomplir de grandes choses tous les deux..."

"Et c'est pour ça que vous avez tenté de me tuer il y a quelques minutes ???"

"Ca... ? C'était juste un petit test pour voir de quoi tu étais capable... Voyons, je ne t'aurais pas fait de mal..."

"Ne l'écoute pas... c'est qu'un gros menteur... Tout ce qui l'intéresse... c'est le pouvoir des miroirs..."

"Silence, femme !

Allez Iba, laisse toi ennivrer par le pouvoir... Viens avec moi..."


"Jamais ! Shinobu-sensei m'a mis en garde contre vous ! Jamais je ne me mettrai du côté d'un homme qui lui veut du mal !"

"Pourtant lui aussi a accepté mes pouvoirs en son temps..."

"Que... ?"

"Oui mais lui il avait la classe... et il a fait ça pour..."

Une nouvelle fois, Saori fut interrompue par une pression invisible sur sa gorge.

"Vous connaissiez Shinobu-sensei ? Qui êtes vous vraiment ?"

"Elle ment... Elle ne sait rien... Elle tente de te détourner de moi..."

"Oh mais maintenant ça suffit espèce de gros serpent visqueux !!! >_____<

Je vais te montrer si je suis une menteuse !!!"


Saori lâcha son ombrelle au sol et se servit de ses deux mains pour desserrer l'étreinte qui la maintenait dans les airs. Elle sembla saisir quelque chose de sa main gauche et le tira vers elle. Proteus fut soulevé et emporté vers la kunoichi, qui abbatit son poing droit directement sur son visage.

Il fut immédiatement projeté vers son point de départ et s'écrasa lourdement au sol, soulevant au passage une bonne quantité de sable. La kunoichi épousseta son kimono et ramassa son objet fétiche alors que son adversaire se relevait, crachant du sang.


"Non mais !"

"Comment se peut-il... Personne ne devrait pouvoir me blesser dans cette dimension... Qui es-tu à la fin... ?"

"Moi ? Je suis Saori ! La plus grande kunoichi de ce monde ! ^______^ "

"Foutaises ! Personne n'a jamais percé le secret de cette dimension hormis les vrais Maîtres de l'eau..."

"Ou les gens qui ont de bons yeux ! Regarde bien !

Chat qui rit !"


Rien ne se produisit. Saori resta figée sur place, son index tendu vers Proteus, l'air déconcertée. Seul un courant d'air vint rompre le silence.

"Euh... j'ai dû me tromper dans la formule quelque part... Attends ! Ca y est ! Harakiri !!!"

Toujours rien... Agacée Saori écarta légérement le pan de son kimono et regarda dans la doublure du vêtement.

"Hé ! Arrêtez de regarder tous les deux ! Petits cochons !

Voilààààà, j'ai retrouvé ce que je cherchais ; je savais que j'avais bien fait de l'écrire quelque part ! ^______^

Sharingan !!!"


Les yeux de la kunoichi changèrent alors de couleur et tournèrent au rouge vif, l'iris entouré de trois virgules noires. Iba resta stupéfait ; c'était la première fois de sa vie qu'il voyait la pupille légendaire. Proteus recula de quelques pas.

"Je comprends mieux..."

"Maintenant, Iba, je vais te révéler le secret de cette dimension. Elle n'est que la finalisation des pouvoirs de ceux de ta lignée, c'est-à-dire qu'elle n'est qu'un immense miroir parmi tant d'autres. Proteus, et je tairai son vrai nom, s'en sert pour te leurrer. Regarde plutôt sa véritable apparence et comprends ce qu'il y a à comprendre.

Kaï !!!"


Saori tendit la main vers le maître des lieux, légèrement en décalé du personnage. Le monde derrière lui se fissura, comme un miroir recevant un impact, et quelques morceaux tombèrent à même le sable. Iba porta la main à sa bouche ; il venait d'apercevoir une partie de la vraie forme de Proteus : une longue queue écailleuse et serpentine ; voilà donc ce qui avait immobilisé la kunoichi tout à l'heure.

"Tu vois ce que je veux dire ?"

[Je te laisse poursuivre. Le message pour Darok arrive.]


[Iba, Saori : +8 EXP RP]

[Darok : +5 EXP RP]


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Jeu 10 Mai - 13:45

Darok était encore sous le choc ; non seulement il venait de se faire dérober le parchemin de la façon la plus humiliante qui fut, mais leur antagoniste avait tiré profit du jutsu d'Iba pour s'enfuir, alors qu'en théorie nul ne pouvait s'échapper de la prison de miroirs.

Le Chuunin rengaina son sabre et toucha sa joue endolorie par le coup de pied ravageur de Saori. Elle n'avait l'air de rien, mais elle cachait bien sa force. Darok sourit cyniquement et intérieurement en imaginant la tête de Shinji lorsqu'il devrait lui faire état de la situation.

Lentement, le Patriote porta la main à sa ceinture et se retourna vers la porte, afin de faire face au nouvel arrivant. Il l'avait déjà vu à Kiri, et Nimuro lui en avait déjà parlé : Rezan, l'homme de main de Nezu, chef des Politiciens.


"Pas très discret comme approche ; il va falloir faire mieux.."

"Je ne suis pas du genre à attaquer les gens dans le dos. Quitte à me battre, je tiens à le faire loyalement et en face à face."

"Pfff... Je suppose que tu n'es pas là pour la forme ni pour faire des politesses..."

"Effectivement. J'imagine que tu te doutes de la raison pour laquelle je suis ici..."

"Laisse-moi deviner... Nezu t'as envoyé pour nous tuer Iba et moi ?"

"Tu es perspicace, Enfant de la Brume."

"Désolé de te décevoir, mais je ne compte pas me laisser faire !"

"C'est bien dommage... J'aurais préféré que ce soit bref et sans douleur. Ne crois pas que je prenne du plaisir à prendre la vie d'un autre, encore moins celle d'un patriote comme toi, mais je dois le faire. Pardonne-moi."

Darok fut surpris par ces derniers mots mais n'eut pas le temps de s'apesentir dessus, obligé de mettre les bras en croix devant lui pour bloquer le poing de son adversaire. Le coup le fit reculer de quelques mètres, et le Chunin profita de la distance laissée entre eux deux pour dégainer un deuxième kunai. Attaquer au sabre serait inutile ; Rezan était trop rapide pour laisser assez d'allonge à son adversaire en combat rapproché.

Le Patriote se plaça dos au mur, attendant le prochain assaut. Rezan ne se fit pas prier et se jeta sur son compatriote, enfonçant le pied dans sa poitrine lors d'une attaque sautée des plus artistiques. Mais le Darok touché se changea en flaque d'eau et le maître Taijutsu traversa le mur dans son élan, tombant dans le vide. La Permutation avait réussi.


"Suiton ! Suiryudan !"

Le Chuunin profita de l'ouverture dans la garde de son adversaire pour frapper. Le Dragon Aqueux s'éleva depuis la mer et fondit sur Rezan, dans une ascension fulgurante. D'un rapide coup de talon, l'émissaire des Politiciens fit pivoter le pan de mur qu'il avait arraché et s'en servit de bouclier ; rassemblant son Chakra dans la plante de ses pieds, il rebondit sur les éclats provoqués par l'impact du jutsu, jusqu'à l'ouverture dans la surface du bâtiment, et se saisit du bras de Darok, le tirant vers l'extérieur et l'écrasant contre la paroi de pierre.

Le maître Ninjutsu glissa sur quelques mètres et se ressaisit, remontant vers son adversaire en courant à la verticale sur le mur. Une course poursuite s'engagea entres les deux adversaires, et s'acheva lorsque tous deux se retrouvèrent sur le toit.


"Pas mal du tout ; tu me surprends pour une simple shinobi de rang intermédiaire. Je vois que les hommes du défunt Mizukage sont bien entraînés."

"Et tu n'as encore rien vu ! Nous avons survécu à la guerre et aux assauts du Kazekage ! Tu ne te débarasseras pas de moi !"

"Intéressant..."

Rezan écarta les pans de son kimono et extirpa ses bras et son torse hors du vêtement. Ces derniers étaient couverts de tatouages à l'éffigie de vagues et de tourbillons, motifs quasiment hypnotiques.

"Je t'attends. Viens m'affronter, Darok !"



[On poursuit sur l'arène.]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 13 Mai - 13:41

Je m’empare des rouleaux d’une main ferme, décidé à terminer cette mission drastique. Pourtant, je ressent une hésitation, qui me noue le ventre. Je ne repère pourtant rien d’anormal, ce qui m’incite à ramener les rouleaux à moi. Rien ne se déclenche, heureusement. Mais bien évidemment, ce fut trop facile. Les rouleaux me glissent des mains, comme mus par une force invisible, et vinent se figer dans celles d’une kunoichi, la tête vers le sol et les pieds au plafond. Cette dernière était restée invisible à mes yeux depuis un bon bout de temps.

[Saori] « Et hop ! Par ici le joli rouleau ! ^___________^ »

*Bon Dieu, sur quelle énergumène sommes-nous encore tombés ? Une femme qui se dissimule aux yeux d’un Chuunin accompagné d’un Genin… on aura tout vu de nos jours. *

L’Hiyori s’empresse de s’avancer, resserrant- son étreinte sur son arme blanche et acérée. Je l’arrête vivement d’un signe de main. Il s’immobilise. Je fixe ardemment la demoiselle toute fière de son œuvre. Qu’importe le prix, elle ne doit pas s’échapper d’ici.
Mais on ne peut pas risquer un affrontement direct, elle nous est de loin supérieure. La meilleure solution serait de l’immobiliser à l’intérieur d’une sphère aqueuse jusqu’à étouffement, mais l’attraper semble assez complexe. D’un mouvement demi-circulaire, je m’oppose entre elle et la sortie et répond à l’air interrogatif de mon subordonné.


« Mauvaise idée... Si pendant tout ce temps on n'a pas réussi à la voir, c'est que ce n'est pas un shinobi ordinaire. De plus, si elle se met à découvert de la sorte, c'est peut être justement qu'elle nous réserve quelque chose... Restons méfiants... »

Après une suite infructueuse de questions en vue d’un dialogue dont la solution pourrait se résoudre à l’amiable, je me vois obligé de dégainer mon arme. Je ressens encore de la douleur dans mes doigts. Je dirige la pointe de mon sabre dans la direction de la voleuse, d’un air qui se voulait menaçant. Si je ne me remémore pas mes mouvements préalablement travaillés, je suis cuit.

Le quatrième soir du trajet, l’avant dernière soirée, Darok se tenait une fois de plus éloigné de son disciple, pour perfectionner à son insu une technique difficile, semeuse de mort. En face de lui, se tenait une copie pour le moins parfaite. Le Chuunin tenait son sabre à deux mains, à l’horizontale, se concentrant. Il était couvert de sueur et de boue respectivement à cause de ses efforts et de ses échecs. Sa main droite était bandée, car couverte de trois ampoules le gênant considérablement. Son manche aussi était recouvert d’un fin bandage, pour limiter les frottements. Il maniait bien mieux son sabre, et se synchronisait de plus en plus au cours de la technique avec son clone. Leurs mouvements laissaient de moins en moins d’échappatoires à la cible.
Le Chuunin s’élançait à peine sur son ennemi que déjà il s’était démultiplié et abattaient leurs sabres pourfendeurs. Le clone pris pour cible n’avait le choix qu’entre la disparition en un nuage, ou la survie en se plongeant vers le faux attaquant, immatériel. Mais faire le bon choix semblait impossible, ou tout du moins difficile. Malheureusement, trop concentré sur son coup, il négligea les ordres données mentalement à son sosie, et il y eut comme une distorsion de l’avatar, qui devint flou. Le dupàlicata du shinobi, fin calculateur, remarqua ce détail et esquiva l’attaque à moitié, disparaissant en un nuage de fumée blanche.

Darok n’était toujours pas satisfait du résultat, ne pouvant s’en prendre qu’à lui. Ils arriveraient dans deux jours à peine au fort, et devait maîtriser cette technique avant d’y pénétrer. Qui savait quels ennemis puissants il pouvaient rencontrer ? S’ils savaient…
L’adolescent se remis en position, les deux mains sur son sabre à l’horizontal. Il fléchit ses jambes, et bondit, comme un jaguar. Rapide comme une flèche, il se dédoubla et abattit sa lame une fois de plus, une fois encore.

Ma pointe scintille grâce aux reflets du soleil couchant dont la lumière pénètre par l’entrée. J’ai l’impression de déjà-vu. Cette fille ne m’est certainement pas inconnue, mais son nom m’échappe. Peut-être que je ressens cette impression simplement parce que son comportement me rappelle le vieux ? Elle ne semble malheureusement pas effrayée ni par mon attitude, ni par ma lame, pourtant effilée comme un rasoir. Ne suis-je pas imposant ? Apparemment pas autant que je ne le pense. Elle se permet une critique désinvolte après avoir sorti un kunai de sous son kimono.


[Saori] « C'est terrible ces jeunes garçons, ça veut toujours jouer les gros bras... Tu veux ce rouleau ? Viens le chercher ! :p »

Elle me nargue de gestes enfantins. Vais-je résister à sa provocation ? Non, sinon ma menace n’aura servi à rien. L’important est de rester –ou de devenir- terrifiant, et de mettre en évidence que je gère dans mon domaine. Je dois être très agile, montrer que je sais me servir de mon arme, donner quelques coups qui la mettront en difficulté, éviter une possible riposte, puis revenir aux côtés de l’Hiyori. En bref, l’intimider afin qu’elle sache à quoi s’en tenir. Je ne dois pas encore me servir de ma technique, elle n’est pas finalisée. Je ne dois l’utiliser qu’en dernier recours. Bien, tout est en place dans ma tête, alors, j’attaque, mademoiselle.

Rapide, je frappe à la taille. Je suis véloce et puissant, mon arme ne peut pas être arrêtée facilement. Je mets quelques dixième de seconde avant de me rendre compte qu’elle l’a cependant paré avec son petit kunai et ses bras frêles. Je continue sur ma lancée et tente une percée à l’aide de la taille de mon arme. Je réussis à repousser mon adversaire qui ne se déséquilibre même pas.


* Je ne dois pas la juger sur son apparence, elle est redoutable. Mais d’après cet échange, je devrais pouvoir lui tenir tête, et peut-être même m’en défaire à l’aide d’Iba. Fini l’intimidation, je lui rentre dedans. Advienne que pourra. *

La lame du ninja fendit l’air et fut stoppée net par la main de la kunoichi. Darok fut étonné de ne pas la lui avoir coupée, mais l’entaille semblait néanmoins profonde. Le sang de la femme dégoulina le long de la lame, ce qui répugna le Chuunin qui voulut se dégager. Toutefois, la demoiselle retint l’arme d’une poigne imposante.

[Saori] « Bah alors ? On a peur tout d'un coup ? Le gentil garçon à honte de blesser une jolie jeune fille ? Allons... Tu sais, il te faudra tuer encore et encore si tu veux accomplir tes idéaux, gamin... »

Tu n’as pas à me faire la morale, et tu n’es pas une jolie jeune fille ! Voilà ce que j’aurais voulu répondre si je n’avais pas été éjecté d’un coup de pied dans l’abdomen. J’en eus le souffle coupé. Elle s’accroupit, se tenant la main et hurlant sa douleur comme une enfant. Comment ai-je pu me faire rétamer par ça ? Quand tout à coup, l’atmosphère changea radicalement, devenant humide, glaciale : Iba décomposait des signes. Mon épiderme se hérissa, l’aura dégagée par Iba me congelait le sang. Une multitude de miroirs se créèrent, encadrant la demoiselle pour le moins féroce et narcissique. Elle se retourna plusieurs fois sur elle-même, analysant la technique du Réprouvé très certainement.

Je suis spectateur de l’offensive Kiréenne, Iba ne devrait pas tarder à désosser cette charmante voleuse. Moi, je me tiens prêt à l’attendre si par chance elle sortait de ce lieu hermétiquement clos. Réellement clos ? Au comble de l’ironie, je la vois poser sa main sur le miroir après s’être longuement observée et se complimentant. Sa main s’enfonce dans le miroir. Mes yeux s’écarquillent, alors que son bras entier disparaissait.


[Saori] « Merci pour la porte de sortie ! Bisous bisous ! »

Puis je la vois se retournant vers moi, et me faisant un baiser éloigné. J’entends encore le « smack » que firent ses lèvres à ce moment là. Pourtant, la chose qui m’attira le plus, qui me paralysa, furent ses yeux.

Rouges.

Elle était rentrée dans le miroir, seul l’Hiyori pouvait maintenant s’en occuper. Même s’il s’agissait de son monde, de sa dimension, je n’étais pas rassuré du tout. Cette fille avait détourner le flux de chakra de l’Hiyori pour s’échapper. elle l’avait fait, à l’aide de ses pupilles. Des sharingans.


« Fais attention Iba, n’engage rien de stupide. »

Quand même, ce n’est pas mon jour aujourd’hui. Je me suis fait étaler par un Général d’Asahi, qui m’a épargné, puis je me fait battre par une fille excentrique et narcissique qui en prime me dérobe les parchemins assez honteusement. Comment l’annoncerai-je à Shinji si jamais elle parvenait à s’enfuir ? Un sourire se dessina sur mon visage en imaginant le savon que je me prendrai. Saori s’était peut-être échappée, mais l’Hiyori était à sa poursuite. Et moi, je devais trouver un moyen de le secourir, car jamais Iba ne sera en position dominante face à elle. Je rengaine mon katana, qui coulisse dans son fourreau jusqu’au bout. Finalement, je n’aurai pas encore eu l’occasion de tester ma technique.

Darok est essoufflé. L’Hiyori dors déjà, mais lui s’est relevé pour s’entraîner. Il a apposé un couvre-feu au garçon, qu’il ne respecte pas lui-même. Cependant le Réprouvé est beaucoup plus dérangé ces derniers temps car ils approchent du Fort, c’est pourquoi il a besoin de lus de sommeil. Le Chuunin, prompt à l’offensive, se saisit une fois encore de son katana, à la lame étincelante. Ses pas s’enfoncent dans la neige, devenue marron. Il saute, puis se démultiplie. La cible se déplace, afin d’esquiver l’assaut, mais le coup qui l’atteint semble porté de nulle part et de partout à la fois. Impossible d’y échapper, le clone fut découpé en deux avant de s’en rendre compte. Le vrai Darok atterrit sur la carcasse de sa copie, et, comme s’il s’agissait d’un vrai adversaire, lui plante l’épée dans la tête. Bien sûr, l’unique conséquence qui résulte cet acte est l’apparition de volutes de fumée.
L’adolescent tombe à genoux, s’appuyant sur son arme. Il fait disparaître la copie qui l’a aidé à leurrer, et reste seul, haletant, aux milieu des bois.

Cela fait bien dix minutes que je suis assis par terre, perdu dans mes pensées, quand une sensation hostile m’envahit. Je pose ma main sur la poignée de mon sabre. Je ne suis plus seul.


[La suite dans l’arène]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 24 Juin - 21:38

Le jeu était lancé, les règles établies. Le garçon riait encore intérieurement de son trait de « génie ». Il avait put observer son adversaire de trop longues minutes, et ses traits de caractères n’avaient pas manqué de resurgir, ainsi il avait décelé l’un des défauts de la demoiselle. Il était étonnant qu’elle soit si forte et pourtant manque à un des préceptes les plus fondamentaux de l’initiation aux arts ninja.
Cacher ses sentiments en tout endroit, à tout moment.
Etait-ce l’écart qui les séparait qui lui permettait une telle décontraction ? Peut-être… Elle avait bien accepté le duel. Les premiers instants se passaient plutôt bien, l’ennui se lisait très nettement sur le visage de sa concurrente, elle allait céder, le genin n’en doutait pas un instant. La jeune kunoichi tenta bien une feinte, le chatouiller. Le garçon contracta alors ses abdominaux latéraux, et fixa ses idées sur une pensée triste, pour cette dernière, il avait l’embarras du choix. Elle se lassa bien vite, voyant que cela ne prenait pas avec l’enfant. Soudain, elle s’écria…


[Saori] «- Attention. »

Bien tenté, mais cela ne prends pas avec moi…, voilà à peu près ce qu’il dût lui dire. Elle devait être mauvaise joueuse, en plus d’être particulièrement instable, puisqu’elle se saisit instantanément d’une ombrelle rouge, et la lança dangereusement dans sa direction. Encore une fois, il se trouvait pris de vitesse, ses réflexes trop lents. Il allait tenter une permutation, déjà il composait les signes. Son esprit cherchait à toute vitesse avec quoi il, pouvait interchanger sa place, mais il n’y avait rien ici, si ce n’est de l’eau, encore de l’eau, juste de l’eau à perte de vue. Ils se trouvaient sur une aire de combat gigantesque : un lac souterrain appartenant à une dimension, un plan inconnu.
A la dernière seconde, le funeste projectile aux teintes « sang » dévia de sa course, puis se stoppa dans les airs dans un grand bruit métallique. Aussitôt il se retourna, et quelle ne fut pas sa surprise.


«- Protéus ! »

Il y avait quelque chose d’étrangement dérangeant chez cet homme. Le garçon ne pouvait pas distinguer son visage, c’était comme si quelque chose l’empêchait de le voir, comme s’il l’on perturbait exprès sa vision des choses et qu’il en résultait une image floue. Protéus avait un faciès vaporeux, effacé avec le reste de sa personne, l’individu semblait faux, sonnait creux, par cette absence de traits concrets, de contours nets, pourtant il y avait quelque chose d’indescriptible dans la démarche, la physionomie de l’être qui lui était familière, presque même apaisante alors qu’il s’agissait sans conteste d’un puissant ennemi.
Saori continuait de faire des siennes, et commençait déjà à narguer l’ombrageux émissaire. Etait-elle de taille face à une tel pouvoir. Son ombrelle en main, elle s’extasiait, et se vantait d’avoir déceler la « véritable » forme de Protéus…
Une fois encore, l’esprit du genin fonctionnait à toute vitesse pour comprendre les échanges verbaux. Il était devenu coutumier du fait ; il lui fallait déchiffrer et assimiler prestement sinon il ne ferait pas de vieux os. En y repensant bien, son passé de « Réprouvé » avait développé cette faculté, celle de s’oublier pour ne plus qu’écouter les autres et l’espace d’un instant vivre les « bons » moments passés au travers de leur narration. Rebut, il n’avait plus eut le droit à la parole, mais on n’avait put lui enlever l’écoute. Intercepter une conversation de deux passants et être capable de saisir le sens de phrases était en quelque sorte devenu une espèce de jeu, de défi pour le garçon. Sa formation de shinobi n’avait fait qu’aller dans ce sens avec le développement de ses facultés physiques et mentales. Il maîtrisait aussi le système d’intonation, mais le jeune homme avait encore des difficultés à déceler le mensonge de la vérité, un faible tremblement dans la voix, une hésitation, et d’autres signes. Il manquait encore d’un peu d’expérience, mais il ne faisait aucun doute qu’il arriverait à dominer l’art subtil de la discussion, et plus tard qui sait il s’attellerait comme son maître à apprendre à lire sur les visages, déchiffrer les expressions ; le rictus de suffisance, la contraction d’énervement, l’affaissement de fatigue. Toutefois pour aujourd’hui la question n’était pas là, il devait interpréter l’échange entre Saori et Protéus. « Vraie » forme sous-entendait que l’apparence revêtue par son bourreau n’était qu’une illusion, cela n’expliquait pas pourquoi, s’il était sous l’emprise d’un genjutsu, l’image que l’on apposait à ses yeux était trouble, était-ce parce que l’être hostile était un piètre illusionniste? Très peu probable, d’après la force de l’individu, il excellait dans tout les domaines. Son esprit résistait-il au charme ? Aucune chance, Shinzo-sempaï, et les multiples hallucinations dont il avait été victime prouvaient sans conteste que ses barrières psychiques étaient d’un niveau lamentable.
Il ne put aller plus loin dans son raisonnement, stopper par un acte contre nature, la jeune fille flottait dans les airs, et aux vues des ses gesticulations, c’était contre sa volonté. Une puissance inconnue soulevait la kunoichi, par réflexe, le garçon s’arma d’un kunai, prêt à se défendre si l’on attaquait aussi.

La voix serpentine susurra doucement, avec un trop plein de mièvreries, qu’une alliance entre était possible. Son esprit, promptement accompagné par sa parole rejetèrent en bloc la proposition. Une fois de plus, les capacités intellectuelles du garçon furent durement sollicitées, pourquoi Protéus avait-il cherché à le blesser ? Il devait très certainement y avoir un intérêt quelconque là dedans. Le genin se refusait à croire que cette terrible personne s’amuserait à le tourmenter sans but précis, de plus ce n’était pas la première fois qu’il cherchait à le meurtrir, mais jamais à le tuer.

Jamais à le tuer…

Effectivement, une fois, il lui avait transpercer l’épaule, il aurait put l’achever, et il devait y avoir d’autres occasions de faiblesses où l’homme aurait put mettre fin aux jours du jeune shinobi. La conclusion apparaissait dans son esprit, Protéus ne pouvait, ou ne voulait pas le tuer, mais l’affaiblir. Une question restait en suspens :

Pourquoi ?

Il ne s’attendait pas à ce que le monstre à l’apparence humaine lui donne la réponse.


[Protéus] «- Allez Iba, laisse toi enivrer par le pouvoir... Viens avec moi... »

C’était donc cela, cette entité avait besoin de lui. Iba devait utiliser les pouvoirs de Protéus pour une obscure raison. Ainsi l’individu ne pouvait faire expirer son dernier souffle à l’enfant, mais pour l’obliger à faire appel à sa puissance, devait l’amoindrir. Shinobu l’avait déjà mis en garde, il ne se laissera pas prendre à ce petit jeu, pourtant…
Pourtant pour attirer Saori ici, il avait eut besoin de sa puissance. Il ne s’agissait pas d’un cas de force majeur, et néanmoins il avait dû…Que se passerait-il lorsqu’il serait dans une situation véritablement désespérée. Tôt, le Vieux lui avait enseigné à ne pas chercher de réponses, et Iba avait longtemps crut qu’il y avait une raison profonde, véritable qui poussait le mentor décédé à lui dicter cette conduite. Souvent il songeait qu’il était dans l’erreur et qu’on lui montrerait le droit chemin, le bon chemin. Mais il n’y a pas de «bon » et de « mauvais » choix, il y a juste ceux qu’on regrette d’avoir éviter et ceux qu’on regrette d’avoir fait. Il faut se poser des questions et chercher à y répondre. L’ancêtre avait juste voulu lui éviter la douleur des révélations. Celle qui suivit fut comme une lame enfoncée en travers de tout son être, il suffoquait rien que d’y penser. Protéus et Shinobu se connaissaient intimement, et surtout, après tant de mises en garde, son maître avait lui même franchit l’interdit et s’était allié avec son agresseur. Il était littéralement scié, ne sachant plus que penser.

Il s’était déroulé tellement de choses en une seule journée.

Les pièces d’un puzzle gigantesque s’étalait dans son esprit et les morceaux commençaient à s’imbriquer correctement. Il devait en apprendre plus pour accéder à la vérité, sa vérité…


«- Vous connaissiez Shinobu-sensei ? Qui êtes vous vraiment ? »

Le dialogue entre ses deux agresseurs reprit de plus belle, éludant avec aisance sa question. Il semblerait que Saori ait, en plus de sa force extraordinaire, des pouvoirs insoupçonnés. Cependant, elle continuait de se comporter par gaminerie, on aurait dit qu’elle possédait une double personnalité, c’était presque un passage du rire aux larmes. En fait, elle était plutôt incompréhensible, quel était donc son but ? Comment connaissait-elle Protéus ? Soudain ses yeux virèrent aux rouges. Il avait déjà vu ses pupilles, déjà redouté…

[Saori] «- Sharingan !Son esprit ne captais plus les paroles que par intermittence.
[…]Je vais te révéler le secret de cette dimension. Elle n'est que la finalisation des pouvoirs de ceux de ta lignée, c'est-à-dire qu'elle n'est qu'un immense miroir parmi tant d'autres.[…]
Kai !


Ses yeux…MAMORU…le monde se brisa, comme un verre tombé de trop haut.

***

Cela ne remontait pas à si loin, la guerre opposant Kiri no Kuni au village du vent. Sur la plage, il avait été dépêché pour évacuer les civils pour qu’ils ne soient pas prit dans les affrontements. Il se souvenait de l’odeur de la marée montante, les algues sur les rivages. Il pouvait encore sentir la sueur perler sur son front alors qu’il courait à vive allure. C’est là qu’il était apparu, le genin aux sharingan. Le garçon revoyait son affrontement dans les moindres détails, ressentait encore la douleur des coups, et plus que tout la rage de vaincre celui qui lui avait prit pour la seconde fois sa famille. La photographie aux coins cornés, jaunit par le temps était retournée à l’état de cendre et poussière. Là encore il avait fait appel à Protéus, invoquant un gigantesque raz-de-marée pour venir à bout de l’agilité démentielle de son adversaire. Cela avait-il suffit, il ne le saurait jamais…
En se remémorant ce morceau de passé, il se souvenait avoir été surpris par le changement de couleur au niveau des pupilles. A la fin de la guerre, il était allé trouver des renseignements à la bibliothèque, ou tout du moins ce qu’il restait du bâtiment. Une bonne partie avait été pris dans les flammes , le bâtiment n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été, comme bon nombre de ces confrères. Plusieurs pans de murs s’étaient même effondrés, on dénombrait des milliers de livres manquants, un vrai désastre. Le genin ne s’attendait bien sûr pas à découvrir facilement ce qu’il le préoccupait, pourtant se fut tout le contraire. Il n’aurait jamais crut que les Uchiwa soient une lignée si connue de par le monde. Il avait lu tout ce qu’il pouvait sur ces pupilles. Leur possesseur voyait ses capacités d’anticipation et de lecture des mouvements adversaires considérablement augmentées, mais ce n’était pas tout, les plus imminents représentants de cette caste arrivaient à copier des techniques lancées par leur adversaire. Cet œil représentait un considérable avantage. De répertorié dans les grimoires, il y avait le sharingan dit « deux » et à « trois virgule », toutefois nombre de ces ouvrages sous-entendaient qu’il existait très certainement d’autres formes ainsi que maintes autres utilisations. Si cela était vrai personne n’avait vécut assez longtemps pour rapporter ce fait.

Les livres s’envolèrent et la bibliothèque se dissipa.

Le genin retrouva la grotte froide et humide qu’il connaissait, entouré par deux individus peu recommandables. Soudain une énorme pression s’abattit sur le pauvre enfant. Il courba aussitôt l’échine, ses yeux se révulsèrent, et de la bave pour ne pas dire de l’écume pointèrent au niveau de ses lèvres. Cela dépassait tout ce qu’il avait connu, ce n’était pas douloureux, c’était autre…irrésistible. De nombreuses horloges de diverses tailles apparurent autour de garçon, l’encadrant avec rigueur. Elles tintaient toutes avec un son différents, créant une cacophonie abominable. Iba fut alors pris de spasmes, tandis que sur les cadrans sans aiguilles se gravaient des scènes de sa vie. L’une d’entre elles attira fortement l’attention du garçon, bien qu’à demi-conscient. Il s’agissait de lui, enfermé dans un cristal de glace…
Etrangement, il ne s’en souvenait pas, et une partie de son être lui criait que ce n’était pas vrai, ce n’était lui, il hallucinait. Iba se mit à suffoquer, pour l’air lui manquait-il ? Une douleur suraiguë se déclencha dans son esprit, il se tordit de douleurs, il ne contrôlait plus rien, seul son affinité avec les Eaux lui permettait, inconsciemment de se maintenir à le surface du lac. Une énorme horloge apparut au dessus de sa tête, elle avait des aiguilles, contrairement aux autres, et affichait minuit. Douze coups devaient retentir. Un, deux…

Il y eut un bruit d’éclats de verre, et quelqu’un hurla.


[Protéus] «- Sale garce ! Arrêtes cela immédiatement ! Il ne faut pas briser l’enchantement ! »

Trois, quatre…Malgré la vue floue d’Iba, il put voir fondre sur les Eaux une forme humanoïde armée d’une grande faux. Protéus, hors de lui, avait décidé d’attaquer directement Saori, et cela à une telle vitesse que les sharingan de la kunoichi furent inefficaces. Son déplacement faisait littéralement volé des quantités astronomiques d’eau, c’était tout bonnement extraordinaire. La maîtresse de l’assassinat reçut un terrible coup de genoux dans la mâchoire, couplé avec un coup de pied retourné, ce qui eut pour principal effet de la faire d’écouler à plusieurs mètres du sol. Elle s’écrasa par suite contre une des parois de la caverne dans un fracas assourdissant. Protéus prit un pied d’appui et se propulsa à son niveau, armant sa faucille. Il s’égosillait toujours comme un dément. Cinq, six…

[Protéus] «- CESSE ! »

Il relâcha le coup, fondant complètement la roche sur une bonne dizaine de mètres. Saori avait disparu dans un nuage de fumée. Sept…les cadrans s’étaient éclipsés, le visage de Protéus, si on avait put le voir, se serait décrispé. Iba quant à lui, pensait s’évanouir, son esprit s’enfuit, mais son corps resta debout, mû par une nouvelle volonté.

[Protéus] «- Encore toi ! ? »

Saori s’extirpa des décombres, une légère entaille sur la joue droite, et la lèvre inférieure fendillée. Elle était débrayée et couverte de poussière, ce qui apparemment ne semblait pas lui plaire du tout.

[Saori] «- Alors tu es revenu ? Shinobu… »

Iba releva la tête et parla, pourtant ce n’était pas sa voix. L’air se fit terriblement froid, et le vent se mit à souffler.

«- Finis de jouer…Hikke ! »

[Je poste la suite très prochainement]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 1 Juil - 18:39

Un froid intense venait d’envahir la salle aux murs de granits. Le lac sous les pieds d’Iba gelait. Saori, quant à elle, finissait de s’épousseter. Protéus, ou plutôt Hikke restait impassible, mais ce voile qu’il posait sur son visage n’abusait personne. Il enrageait intérieurement.

[Hikke] «- Alors c’est arrivé…Saori a brisé partiellement le sceau. Tu peux donc outrepasser certains des interdits, Shinobu…c’est fort regrettable. »

«- Epargne-moi tes sarcasmes, j’ai accumulé assez d’énergie dans l’entre deux mondes où tu m’as exilé pour te battre. C’est la fin, Hikke. »

Saori semblait suivre la discussion avec le plus grand des intérêts. Hikke, sous sa forme humaine, se mit à rire bruyamment. Il était comme pris d’un fou rire.

[Hikke] «- Tu crois sincèrement ce que tu dis ? Je vis dans chaque maître de l’Eau. Comment pourrais-tu me vaincre, c’est tout bonnement impossible. Tu n’es qu’un pantin parmi tant d’autres qui a eut besoin de mon savoir. »

«- Un pantin qui a vu clair dans ton jeu. »

Soudain l’apparence d’Hikke se modifia, ses traits se modifièrent. Il était devenu autre, quoique toujours humain, on pouvait désormais poser un nom sur le visage devenu familier du dénommé Protéus : Aku.
Le grand frère d’Iba était revenu d’entre les morts pour affronter le maître du genin. Le garçon déglutit.


[Hikke] «- Je me suis dis que tu apprécieras ces charmantes retrouvailles. Quand penses-tu ?

«- Immonde lézard…Tu m’as déjà pris un disciple, tu n’auras pas l’autre. »

[Hikke] «- Des mots, toujours des mots, seulement sept coups ont retentit, j’ai encore de la marge…Tu es comme moi, un menteur, un manipulateur. Le corps du gamin n’est pas assez grand pour deux conspirateurs. »

Hikke leva sa faux et s’apprêta à l’abattre sur Iba lorsqu’un cri retentit. C’était Saori qui venait de se rendre compte que sa robe avait été déchirée par les attaques récemment subites. En colère, elle se rua sur son ancien assaillant et lui assena un puissant coup d’ombrelle ce qui l’envoya valdinguer sur les flots. Iba mue par la volonté de Shinobu allait se lancer à l’assaut, quand son corps fut pris d’un déséquilibre.

«- J’ai compris mon garçon, les parchemins aussi… »

[Saori] «- Si tu les veux, il faudra venir les prendre. Qui que tu sois…Shinobu ou Iba. »

Tournant sa main, paume ouvert, l’enfant invoqua un sabre de glace. Le gel se forma sur ses sourcils et ses cheveux. Ses yeux devinrent d’un blanc teinté de bleu. Un halo d’énergie crépitant l’entourait. Hikke, Iba et Saori s’élancèrent, et il se forma une mêlée sans nom. Coups et techniques s’enchaînaient à une vitesse délirante. Le petit monde d’eau et de pierre tremblait comme jamais. Les fers se croisaient, bien qu’il aurait été plus exact de parler d’ombrelle, de faux et de katana. Aucun des combattants ne cédait un pouce de terrain à ses adversaires. La hargne et l’envie de vaincre se lisaient dans leurs yeux. Pourrait-il n’en rester qu’un ? Ou bien allait-il tous se tuer ? Par le fruit du hasard, Hikke et Iba attaquèrent simultanément la pauvre kunoichi qui ploya sous l’assaut et fut éjecté hors de l’affrontement, laissant seul à seul les deux autres protagonistes. Les deux lames en contact, les regards d’Hikke et d’Iba se croisèrent.

«- Tu ne peux pas me vaincre, se serait détruire ce corps pour y parvenir. »

[Hikke] «- C’est bien peu de chose comparé à la satisfaction de te savoir afin terrassé.
Tu faiblis, tes réserves s’épuisent beaucoup plus vite que les miennes, comme tu l’as dit ce n’est pas ton corps.»


Relâchant l’étreinte sur leur arme, ils s’écartèrent de plusieurs pas, pour se faire face. Saori revint dans le combat. Ils formaient un triangle parfait. Tous trois se mirent à accumuler du chakra, en quantité gigantesque. Les sharingan de Saori se mirent à luire de plus en plus fort. Elle allait copier la technique.
«- C’est la fin ! »

[Hikke] «- Tu te répètes. L’âge peut-être, passe la main… », le ton était narquois.

L’air se figea, gelé, par les énergies dégagées par les trois individus. Le poing droit d’Iba fut recouvert de glace. La faux d’Hikke étincelait. Les yeux de Saori brillait d’un rouge anormalement sanglant. Puis le monde s’effondra alors qu’il relâchait le jutsu ultime des maître ninjustu de Kiri.


[Hikke, Saori, Shinobu] «Suiton !Dai Hyogen no jutsu ! »

La glace devint maîtresse de l’affrontement, et une brume épaisse se forma, peut-être pour masquer les désastres provoqués par ces trois attaques simultanées à la puissance insoupçonnée. La grotte avait été ravagée, à tout jamais changé. Les parois étaient déchirées par des failles gigantesques, grêlées par la fureur des assauts. Il se mit à neiger, et chaque flocon mourrait en touchant la surface de l’eau. La vapeur se dissipait, dévoilant les vainqueurs, ou plutôt les survivants.
Saorie se tenait debout, haletante. Sa robe était en lambeau, mais tenait encore sur son jeune corps par une raison qui échappera sans doute toujours au commun des mortels. Plusieurs engelures courraient sa peau, ses yeux avait perdu leur teinte carmin.
Hikke, sous l’apparence d’Aku avait perdu le bras droit, complètement gelé. Un de ses propres mouvements le fit voler en éclats. Il rugit de douleur et de rage à peine contenues. Hurlant de plus belle, il se mit à maudire Shinobu. Son flanc droit était lui aussi très atteint. Soudain, il fit un pas, et se brisa en morceaux, disparaissant…
Sur le genin, il y avait de nombreuses lésions externes contenues par des croûtes de glaces. Néanmoins ce n’était pas suffisant et son sang perlait par endroit. Le plus inquiétant était sans aucun doute son regard perdu dans l’immensité du vide.


«- Iba…je sais que tu m’entends, où que tu sois. Je n’ai plus de forces. Je n’irais pas par quatre chemins, nous ne nous reverrons pas. J’ai utilisé les dernières réserves d’énergie qu’il me restait dans ce combat. Je ne pourrais pas regagner mon plan d’exil. Je vais mourir ou errer, faible à jamais, dans une autre dimension. L’important n’est pas là. Je suis…je suis fier de toi.

La voix se faisait de plus en plus tenue. La tête penchait dangereusement vers l’eau du lac.


«- Fais attention à toi, il reviendra…tu sais…l’important c’est de vivre pour ne pas avoir de regrets…soit ce que tu souhaites être. »

La voix se tût. Les yeux se fermèrent, puis se rouvrir, de lourdes larmes coulèrent sur les joues de l’enfant. Il peinait à se tenir debout.

«- Il est parti… », il y avait de l’amertume, de la peine, de la souffrance dans sa voix.
«- Il est parti, comme tout les miens… », l’enfant pleurait à chaudes larmes. Saori ne dit rien. La haine se fit plus forte que le désespoir.
«- Tout cela c’est de ta faute ! », il lui fallait un coupable. Saori le serait.

Il réprima un sanglot, puis un hoquet. Que devait-il faire ? C’était trop pour une seule journée. Un pan de sa mémoire sur un passé qu’il n’avait jamais envisagé lui était revenu, mais il avait perdu son maître pour cela. Pour un raison qu’il ignorait encore, Hikke l’avait enfermé durant six longues années, juste après l’attaque du fort, dans un cristal, l’empêchant de grandir. Les blocages sur les dates, ses trous de mémoires subits, tout prenait une explication logique.

Vivre sans regrets. C’était cela qu’il devait faire. Dans l’état actuel des choses, il lui fallait mener à bien sa mission. Pour cela il devait subtiliser les rouleaux à Saori, ce qui aux vues de son état et de leur écart de niveau se révélait quasi-impossible. Pourtant ce genre d’appréhensions ne le préoccupait plus, il n’avait pas l’esprit assez clair pour se faire de telles remarques et chargea tête baissée sur la kunoichi blessée. Elle l’esquiva sans mal, lui filant au passage un coup de pied dans le dos. Mais le genin ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Son chakra avait été préservé et celui de Shinobu dilapidé, donc il lui restait des forces, même s’il était physiquement diminué. Il appela à lui des copies aqueuses et ensemble ils s’empressèrent d’attaquer la jeune fille. Elle retrouva son sourire habituel et son ton espiègle.


[Saori] «- Ah ! On joue à chat maintenant ? Même à dix vous n’arriverez pas à me toucher. Tu es bien trop mauvais.

Elle esquiva sans mal, c’est désespérant. Soudain un Iba apparu dans le dos de Saori, traversant la surface lisse délimitant la séparation entre eau et air. Il s’était téléporté à l’aide d’un miroir sous l’eau. La main ouverte, il s’apprêtait à chaparder le rouleau, quand la kunoichi l’évita au dernier moment. Malgré ses blessures est restait extrêmement vive.

[Saori] «- Tu pensais vraiment que l’énergie dépensée pour créer un miroir passerait inaperçue ?

Une nouvelle main apparue derrière elle, coupée de son bras par une glace gelée. Cette dernière se saisit des rouleaux et s’en fut par là où elle étais venue.

«- Nimuro m’avait prévenu pour l’énergie. C’était juste suffisant pour créer une diversion et que tu ne te rend pas compte de mon autre miroir plus petit. Tu as enfin fait une erreur, je l’ai saisi. »

Iba, à plusieurs mètres de son opposante, tenait les parchemins dans sa main, un sourire nerveux sur le visage. Saori fulminait. Elle lui ordonna de les lui rendre et allait s’élancer pour lui flanquer une rouste monumentale, quand elle fut stoppée, le souffle court. Ses engelures n’étaient pas bénignes, et elle dut marquer un temps d’arrêt, ce qui fut suffisant à Iba pour créer un miroir et s’échapper de cette dimension.
Il réapparut à l’endroit où il avait lancé sa technique des miroirs démoniaques. Darok n’était plus là, il y avait des traces d’affrontement, un pan de mur avait été arraché, en bas se trouvait la mer. Qu’était-il arrivé ? Le genin avait la respiration saccadée, de la sueur plein le front. Son corps lui faisait mal, mais c’était encore supportable avec les coquilles de glaces. Il se releva, puis il fut parcourut par des frissons de mauvaises augures. Saori sortit d’une espèce de faille. Décidément, elle était plus qu’obstinée. Sans l’ombre d’une hésitation, le jeune homme se remit sur ses pieds, et s’élança vers la brèche dans le mur. Il devait faire vite, Saori ne commettrait pas deux impairs. La peur au ventre, il passa par le trou béant du mur, sautant dans le vide. La mer et les récifs se rapprochaient vite, très vite, trop vite. Saori avait, elle aussi, sauté. Bandant sa volonté, le garçon réussit à appeler un nouveau miroir, et disparut au travers de celui-ci. Cela le mena au milieu de la ville, aussitôt il se mit à courir, dévalant les ruelles. Le genin savait qu’il ne faudrait pas longtemps à sa poursuivante pour trouver l’endroit où son miroir l’avait transporté. L’enfant marchait sur les murs des maisons et autres bâtiments en ruine, à l’aide de l’adhésion de chakra, pour éviter de laisser trop de traces au sol et de se faire ainsi pister. Lorsque le souffle lui manqua, il entra dans un immeuble en ruine et s’y cacha. Combien de temps Saori mettrait-elle à le retrouver ? Il était presque certain de ne pas pouvoir la semer. Que faire ? Et il ne savait pas où se trouvait son sempaï…
Une terrible explosion le lui indiqua. Apparemment, Darok avait des problèmes. Mais le plus terrible dans tout cela, c’est qu’il ne savait pas s’il devait aller porter secours au chuunin. Ce dernier lui avait dit qu’il n’hésiterait pas à mettre sa vie en jeu pour accomplir la mission. En allant le secourir, il était sûr que Saori le retrouverait. Il ne ferait peut-être qu’empirer la situation. La mission doit passer en premier…
Les autres considérations sont secondaires. Voilà ce qu’on lui avait appris. Toutefois, seul pourrait-il semer la kunoichi ? S’il partait du fort maintenant et prenait la direction de Kiri, pourrait-il arriver sain et sauf ? S’il partait du fort maintenant, sans aider son sempaï, pourrait-il demain se regarder dans une glace ? L’important, c’est de vivre sans regrets. L’enfant ferma les yeux, calma sa respiration et prit sa décision. Il cacha les parchemins, dans un endroit que lui seul pourrait retrouver et s’en fut en direction du combat. Il avança au maximum de ce que son corps lui permettait sans plus se soucier d’attirer l’attention. Trois minutes plus tard, il fut intercepté par la terrible shinobi. La clameur de l’affrontement dans lequel était pris Darok s’intensifiait de minute en minute.


«- Pousse-toi ou je te tue. », c’était la première fois qu’Iba proférait de telles menaces.

On aurait put les tourner en ridicule, car elles étaient proférées par un garçon d’une douzaine d’années, pourtant la voix déterminée et glaciale leur prêtait un crédit absolu. Saori, pour une fois, ne répondit pas par un enfantillage. Elle semblait quelque peu excédée, ce qui pouvait sans peine se comprendre.


[Saori] «- Donnes moi les rouleaux. », là aussi l’injonction était impérieuse. Iba attaqua aussitôt à l’aide d’un suiton, la kunoichi se déroba comme à l’accoutumé.
«- Pousses toi ! », le ton était empli de colère et de fureur, l’enfant se refusait à laisser l’une des seules personnes qui comptait pour lui, mourir. Le genin avait sauté avec une vitesse qu’il n’aurait jamais crut posséder et attaqua derechef avec un jutsu qu’il ne connaissait pas.Hyuton ! Byakurai !. Il avait seulement vu son maître et Aku l’utiliser. Serait-il possible que la « fusion » de son corps avec l’esprit de Shinobu lui ait apporté plus qu’il ne l’aurait crut ? Toujours est-il que Saori esquiva d’extrême justesse le faisceau lumineux projeté par le garçon. Sans perdre un instant, le genin relança sa course effrénée. Un coup dans l’épaule l’envoya valser, et manger un tas de poussière.

[Saori] «- Les rouleaux… »

Iba lança une nouvelle offensive qui se solda par un cuisant échec. Il n’avait encore jamais touché la jeune fille, était-il à ce point inférieur ? Il attaqua encore et encore, son corps n’était plus que douleur. La gorge en feu, le nez et la lèvre inférieure en sang, les joues rougies par l’effort, il posa un genou à terre.

[Saori] «- Pendant encore combien de temps va-t-il falloir que je te tapes ? Je ne m’amuse plus du tout…Où as-tu caché les rouleaux ? »

Iba déglutit…La fatigue se faisait sentir, ses muscles étaient lourds. Il tenta sa dernière chance. Le destin lui avait déjà sourit une fois, pourquoi pas une deuxième ?

«- Si la mission venait à être vouée à l’échec, nous avions ordre de détruire les parchemins. Tu es bien trop forte pour moi…j’ai donc suivi les directives. »

Prendrait-elle au bluff ? Qu’importe, elle ne pourrait de toute façon pas trouver les rouleaux…

[Zab' je te laisse poursuivre.]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Mar 6 Nov - 12:18

[Iba : +15 XP RP
Darok: + 7 XP RP
Iba: Camouflage dans la Brume appris / + 3XP technique]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Lun 23 Juin - 21:52

[Pour replacer dans le contexte. Iba doit être level 13-14 et genin. Cela se déroule bien avant le tournoi chuunin et donc aussi avant son retour de ce dernier à Kiri. La refonte du staff, et d'autres impératifs nous ont empêcher de finir plus tôt cette mission.]

Non, il n'était décidément pas de taille face à cette kunoichi. Depuis le début de son affrontement il n'avait pas réussit à la toucher une seule fois. Une seule feinte, au demeurant fort complexe, lui avait permis de lui soutirer les rouleaux, mais elle restait trop forte et n'aurait certainement aucun mal à les lui reprendre.

Darok avait des problèmes. Il se devait d'aller son senseî...

"- Laisses moi passer !", sa voix avait perdu de sa témérité. Il était éreinté, même si Shinobi n'avait pas puisé dans ses réserves d'énergie, sa forme physique n'avait pas très bien supporté cette union contre nature. De plus, il avait attaqué sans relâche et surtout sans succès. Saori lui était bien supérieure, dans les domaines. Il ne luttait pas à arme égale.

Autour de lui, les ruines du Fort oppressaient sa mémoire. Ses récentes découvertes sur son passé le tourmentait. Il n'y avait là qu'une part de vérité parmi des mensonges tous plus important les uns que les autres. Il semblerait que comme son frère, il n'ait été qu'un jouet dans les mains de manipulateurs. Hikke avait dit que son maître en était un, devait-il le croire ? Le genin ne pouvait même pas s'y consacrer pleinement, à cause de sa terrible adversaire, mais son esprit ne pouvait pas totalement s'en détacher. C'est alors que retentit l'Ordre.

[Saori]"- Où sont les rouleaux ?"

La voix était impérieuse et ne souffrait pas la contestation. Iba l'entendait résonner dans son esprit. Genjutsu !
Elle essayait de le forcer à obéir. Il devait se protéger, barrer les accès mentaux à son esprit. Vite ! Ne pas céder de terrain, il s'agissait de son esprit. Le sien ! Il sentait une présence étrangère s'insinuer dedans. Il devait lutter, sinon la mission échouerait, il ne pouvait se le permettre. Darok était en train de se battre, il ne pouvait pas lui faire l'affront de tout faire rater en cédant maintenant. Le genin tomba à genoux. Il luttait, la mâchoire serrée, tout les muscles de son corps bander au maximum. Un seul obligation:

Ne rien lâcher, se battre jusqu'au bout.

La pression était si forte. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front. C'était comme si on utilisait un bélier pour forcer un mur de paille. Il se sentait vaciller. Le garçon allait être vaincu. Il ne supportait pas cette idée. Il devait trouver une alternative. Une feinte...

Rien ne venait, il n'arrivait pas à réfléchir avec l'intrusion de Saori. Il était battu, ou alors le serait d'ici peu. Il s'en voulait et il la détestait. Il ne devait pas perdre et pourtant...

Soudain quelque chose se brisa dans son esprit et il perdit le contrôle de son corps. Il n'était plus qu'un simple pantin. Elle lui ordonna de se lever, et il le fit dans l'instant. Il bougeait sans y penser. Il n'était plus que spectateur de ses propres mouvements. Avec ses yeux, il se voyait, mais tous ses ordres mentaux étaient ignorés par son cerveau. Il n'arrivait plus à imposer sa volonté.

C'était effroyablement terrifié.

Le garçon fut pris d'une crise de panique intérieure, alors qu'extérieurement, il semblait posséder la sérénité d'un moine zen. Elle lui demanda de le conduire aux rouleaux, il ne résistait plus et se mit à marcher. Quelques dédales de rues plus loin, elle l'obligerait à lui donner les rouleaux, puis tout serait fini.

C'était perdu.

Il ne pouvait rien face à un adversaire d'un tel niveau. Il était complètement dépassé par sa puissance. L'écart entre eux deux était trop grand, se battre contre elle c'était comme essayer de remplir un canyon avec du sable et une petite cuillère.

Toutefois Iba ne voulait pas encore s'avouer vaincu. Une lueur d'espoir jaillit en lui lorsqu'une idée lui vint. Il ne lui restait qu'une maigre chance de réussir, mais il s'accrochait à son espérance, comme on s'accroche à une bouée de sauvetage lors d'un naufrage.

Ils y étaient, sur le seuil de sa cachette. "Donnes les moi", hurla-t-elle mentalement dans son esprit. Saori ne rigolait plus. L'enfant aux allures candides et aux remarques tantôt cyniques, tantôt enfantines, n'était plus. Il ne restait qu'une personnalité froide. Iba rentra alors dans une petite maisonnée délabrée, poussa ce qui semblait avoir été une armoire. Elle tomba lourdement sur le sol. Derrière se trouvait les rouleaux. Le garçon se mit genoux et les prit dans une main.
"Donne les moi", répéta Saori, avec force, mais d'un coup, Iba qui était resté passif jusque là, relâcha son énergie brusquement. La kunoichi fut surprise, elle croyait avoir maté l'esprit du genin. Elle l'avait sous-estimée, et Iba avait bien fait de miser là-dessus. Retrouvant une partie de ses facultés, il se saisit d'une pierre sur le sol et la fracassa sur son genoux droit.

La douleur fut intense, mais salvatrice. Il avait chassé l'esprit de son ennemie. Aussitôt, il lâcha la pierre, puisant dans son courage et son inquiétude pour son sempaï, les forces lui permettant de nouveau de lutter. Il prit une grosse poignée de sable traînant sur le sol délabré de la bâtisse et le jeta aux yeux de son adversaire. Cela elle ne pouvait l'éviter. L'effet fut immédiat, elle hurla en se mettant les mains sur les yeux. Iba entreprit alors de se lever tout en agrippant les rouleaux. Il boitait...La sortie était à moins de deux pas, mais même privée de la vue, son adversaire lui était encore bien supérieur. L'odorat et l'ouïe lui furent suffisante pour attraper le garçon et à l'aide d'une force prodigieuse lui faire traverser le mur de la vieille maisonnée. Iba était complètement sonné. Du sang coulait le long de son visage, il ne savait pas où il était blessé et les couleurs dansaient dans ses yeux.

Une chose était sûr, il tenait toujours les parchemins et ne les lâcherait que mort.

Saori qui semblait l'avoir compris, s'apprêtait à exécuter sa sale besogne, quand une ombre surgit de nulle part. C'était Darok ! Il assena un magnifique coup de pied retourné dans le visage de la kunoichi. L'élément de surprise avait eut raison de sa capacité de réaction. Il était couvert de blessures, mais vivant. Comme toujours, en un regard, les deux shinobi surent se dire tout ce qu'il y avait à dire.

[Darok]"- Vas-y. Fais ce que j'aurais fait."

Il n'en fallait pas plus au genin pour comprendre. Concentrant ses dernières forces, le genin invoqua un miroir de Glace et se jeta dedans avec les rouleaux en main.

[Saori]"- NON !", cria-t-elle.

Plus prompt que la Foudre, elle se téléporta devant l'entrée du Miroir, passant outre la défense de Darok, et y rentra aussi.
Iba se déplaçait à travers l'espace, il ne savait pas où allait le mener ce Miroir, mais il devait aller le plus loin possible. Saori était à ses trousses. Le Miroir le ramena dans une forêt qui lui était inconnue. Aussitôt il réinvoqua un Miroir et sauta de nouveau dedans et le referma prestement. Saori aussi forte soit-elle n'avait pas la rapidité nécessaire pour suivre à la même vitesse Iba dans son propre Miroir. Le genin sut mettre ce gain de temps à profit et son adversaire ne put entrer dans la seconde plaque de glace avant qu'elle ne se referme.

Le genin avait réussit à piéger Saori, à des dizaines de kilomètres du Fort, et il n'était pas peu fier de l'exploit.

L'autre Miroir le ramena à Darok. Le genin est à bout, physiquement et mentalement.

[Darok]"- Je savais que tu comprendrais..."

Ils étaient tout deux essoufflés et ensanglantés et ils ne devaient pas rester trop longtemps ici. On ne savait jamais quel tour était encore capable de leur jouer Saori.

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Jeu 26 Juin - 10:03

Je venais de vaincre Rezan, ninja de classe supérieure et assassin sans merci. J’étais venu à bout de ce monstre à la force colossale ! Je n’en revenais pas moi-même et dû me le répéter plusieurs fois pour saisir l’étendue de mon acte. Désormais, j’étais la cible des assauts de Nezu et de ses hommes. Je déglutit, amer. Puis un sourire s’afficha sur mon visage : Nezu était lui aussi la cible des assauts des Enfants de la Brume, à partir de maintenant.

Mais où ai-je la tête ? Je dois vite aller secourir mon disciple. Plus tôt, une voleuse très compétente s’est immiscée dans la grotte et nous a dérobé les rouleaux. Puis Iba et elle se sont téléportés je ne sais où. Depuis j’ai perdu toutes traces de mon élève.
Ce Fort a été la scène du meurtre de toute sa famille, ou presque. Il est hors de question que je le laisse mourir ici aussi.

Mes jambes tremblent encore après l’ultime effort que j’ai effectué pour vaincre Rezan. Malgré la pilule de soin, je ne me sens pas encore tout à fait à l’aise. Alors que j’allais me diriger vers le lieux où j’avais entendu des bruits d’armes, de son côté, Rezan reprenait conscience suite à l’ingurgitation de ma pilule de soin. Mais bien qu’il le put certainement plus aisément que moi il ne se leva pas et sans même se retourner vers moi, il m’adressa la parole.

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Je devais courir, je n’avais plus le choix. La vie, c’est décidément trop beau pour être perdu. Je dois protéger celle d’Iba, coûte que coûte. Mes jambes vacillent, puis reprennent de l’assurance. L’effet de la pilule a réparé l’os de ma jambe, mais n’a pas pu faire d’autre miracle. Pourtant, ça me suffisait. Si la vie était trop simple, on perdrait le goût de l’effort.

De longues gouttes de sueur débordait de mes pores et ruisselaient le long de mon corps. Combinée à mon sang séché, le tout formait une mixture étrange qui collait mes habits à ma peau. Qu’importe ! Je me hâte.
La déclaration de Rezan avait ravivé en moi une vive émotion que je semblais avoir oublié depuis la mort de Zabuza-sama.

Ça y est ! Me voilà sur les lieux d’un autre affrontement. Mais je ne ressens aucune adversité. Il n’y a aucun esprit combatif dans la zone. Me serai-je trompé d’endroit ? Mon instinct me dit que non.
J’attends un peu. Iba est-il déjà mort ? Ou la kunoichi alors ? Cette première hypothèse m’horrifie. Et si… ? Et si j’étais arrivé en retard ? Les remords commencèrent déjà à m’engloutir, quand enfin, je ressentis une forte énergie d’opposition. L’esprit combatif de l’Hiyori s’était réveillé. Je me sentis alors pousser des ailes, et pris mon envol.

Mes pieds frappaientt le sol, puissamment. Chacun me portaient plusieurs mètres en avant. J’avait l’impression d’être très léger, de pouvoir voler, littéralement.

Soudain, je les vois, je vois mon disciple, vivant. Son genou est ensanglanté, Saori s’apprête à l’achever. Je puise dans mes ressources pour asséner un terrible coup de pied dans son visage. Je n’ai pas pour habitude de frapper les filles, mais celle-ci est bien trop dangereuse pour être considérée comme une simple fille.

Immédiatement je regarde l’Hiyori. Des mois de complicité nous ont permis de comprendre les intentions de l’un et de l’autre par un simple regard.

*Utilise tes miroirs pour la piéger ! *

" Fais ce que j’aurais fait ! " Il ne faut pas éveiller les soupçons de Saori, sinon, le plan tombe à l’eau.

Déjà, et c’est un bon point, l’Hiyori ouvre un passage dimensionnel grâce à ses miroirs. Nous nous sommes compris, je suis soulagé. Puis je fais mine de me faire passer par Saori, pour qu’elle suive Iba dans le dédale de glace.

Le miroir derrière moi se referme, subitement. Je compte sur toi, Iba.
Je m’assoit. Si Iba revient seul, on a gagné. Si Saori réapparait elle aussi, nous sommes perdus. Je profite de ce temps libre pour me rappeler les dernières paroles de Rezan…

______________________________________________________________

[Rezan] " Pourquoi ne m’as tu pas achevé ? " rugit-il.

Sa question me désarçonne. Je m’arrête d’avancer. Je ne le sais pas moi-même, au fond. Etait-ce de la pitié, ou bien un sentiment voisin ? Non, rien de tout ça.

" Je pense que ta vie vaut la peine d’être vécue. " J’arrête de lui tourner le dos, et tourne ma tête dans sa direction. " Mais surtout, ce qui m’a plu, c’est que tu dépasses tes limites pour ce qui te paraissait juste, et pour ce qui compte le plus à tes yeux. Et je me suis revu en toi…
Ta mort, un instant, j’ai bien cru que c’était la mienne. Si je dois trouver une raison, c’est celle-ci. "

Il se retourne vers moi, à son tour, le regard inquisiteur.

[Rezan] " Mais on m’a dit que Shinji ne t’avais donné que deux pilules de soin… Tu m’aurais donné celle de l’Hiyori ! ? " J’acquiesce d’un signe de tête. " Tu es… le plus stupide des ninja que j’ai jamais rencontré ! " vociféra-t-il.

Je baisse la tête. Quoi ! Je lui sauve la vie et c’est ainsi qu’il me remercie ?

[Rezan] " Et si à cause de ça ton disciple mourrait ou ta mission échouait ? Prendras-tu tes responsa… "

" Je n’y crois pas une seule seconde. " le coupais-je, calme. " Je ne pense pas que l’Hiyori puisse mourir. Il est fort, non seulement, mais aussi très rusé. Il se débrouillera toujours pour vivre, je le sais.
Mais toi, tu ne sembles pas content de vivre. "

[Rezan] " Si. "

Il s’était calmé. Ma phrase semblait lui avoir fait remarquer qu’il était encore en vie. Comme s’il venait tout juste d‘échapper à la mort. Non, il n'avait pas échapper à la mort, il avait ressucité. Il avait approché la Faucheuse de si près que c'était comme s'il avait mis un pied dans le royaume des morts.
Son envie de vivre prit le dessus sur sa rage et son honneur d’avoir été sauvé par l’ennemi. Il me retourna le dos et sembla trembler. Je m’approche ; il a un hoquet. Apparemment, il pleure, et ne veux pas le montrer.

[Rezan] " Merci…Merci Darok. " sanglota-t-il. " Je veux…je veux vivre. Je ne veux pas mourir. Il me reste trop de regrets… " Il renifla. Je n’avais jamais vu un shinobi aussi expert que Rezan verser une larme. " Je veux vivre…car il me reste au moins une dernière chose à faire. "

Une chose ?

[Rezan] " Je n’ai pas encore remercié Nezu, de m'avoir sauvé moi et mon petit frère… Je veux vivre, mais avant ça je veux surtout me venger. De toi, et de tous.
Une vie sans but ne mérite pas d’être vécue, non ? Merci Darok. Grâce à toi, je viens de m’en rendre compte. "

Mais, c’est bien sûr…
Je souris, puis m’en alla vers mon disciple. Lui aussi à un rêve. Il ne doit pas mourir avant de l’avoir réaliser. Surtout pas. Nous aussi, nous avons une vie qui mérite d'être vécue, car nous avons tous deux un but.

______________________________________________________________

Un miroir de glace s’ouvre à mes côtés. C’est l’instant de vérité. Saori ou pas ? L’Hiyori sortit le premier, je retint mon souffle.

Le miroir se referma. Ouf. Nous sommes hors de danger pour l’instant, mais si nous nous attardons, nous nous ferons attraper.

" Je savais que tu comprendrais. Maintenant il faut fuir. On ne sait pas ce que Saori nous réserve encore. "

Ensanglantés, à bout de force, c’est notre conviction qui nous a permit de nous débarrasser les uns après les autres de nos poursuivants.

" Comment va ton genou ? " La question était stupide, la réponse était négative. Me voilà bien embêté, la mission semblait fortement compromise.

" Bon, file moi les rouleaux. " L’échange fait, je pris l’Hiyori sur mes épaules. Mais ma faiblesse était encore trop présente. J’avais du mal à avancer, et en plus, nous étions lourdement chargé. Je me contentais alors de le décharger un peu, et nous partîmes à une allure constante.
L’Hiyori devra serrer les dents.

Au loin, je voyais la silhouette de Rezan lui aussi prendre le chemin du retour. J’ai pensé un instant qu’il pourrait m’aider à transporter l’Hiyori, mais je me retint de dire à mon élève que j’avais donné sa pilule à Rezan.

[Rezan] *Darok, tu es désormais le shinobi que je hais le plus : j'ai échoué à cause de toi. Mais tu es aussi celui que je respecte le plus aussi, pour m'avoir sauvé la vie. Une seule chose est sûre, je te vaincrai, bientôt...*

______________________________________________________________

Sur un arbre, Saori attendait. Elle semblait énervée.

" Je ne sais même pas où je suis. Où m’a-t-il téléporté ? Quelle direction prendre ? Je me suis faite avoir comme une débutante…
Bon, ce ne sont pas les élèves de…de Zabuza pour rien. " Elle se prit la tête dans les mains comme si elle fut prise d’une intense douleur frontale.
Elle voyait des images ressurgir. Quelle drôlerie, pensa-t-elle.


Dernière édition par Darok le Lun 7 Juil - 19:13, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 29 Juin - 13:20

Iba sortit du Miroir de Glace parmi les ruines du Fort, au grand soulagement de Darok. Son genoux endolori lui faisait légèrement mal, mais ce n'était rien vu l'euphorie qui manqua de s'emparer de lui lorsqu'il s'aperçut que Saori ne le poursuivait pas.

Ils avaient réussi...

Les rouleaux étaient en leur possession. Ils se mirent à rire nerveusement, puis de plus en plus en fort, c'était un fou rire incontrôlable qui s'était déclenché avec la retombée d'adrénaline, de stress, la disparition de la nervosité.

Ils avaient réussi...

Ensemble, ils avaient vaincu leurs adversaires et fait tombé les obstacles qui les séparaient de la réussite.Ensemble, ils pourraient rentrer au village de la Brume la tête haute. Darok essaya de porter Iba sur son dos, mais c'était peine perdue, il était aussi fatigué que le genin. Il décida alors juste de la décharger un peu de son équipement. Le garçon avait mal à son genoux, toutefois, il ne pensait pas que se soit cassé ou quoique se soit dans le genre. Cela avait été bien plus douloureux lors de l'effondrement de la maison du partisan de Zabuza. Inconsciemment de la glace se mit à se former sur sa blessure.

Le duo se mit alors en route pour rentrer à Kiri no Kuni.

Il était plus que temps. Rapidement, ils quittèrent ce lieu hanté de souvenirs maudits et des secrets honnis. Lorsqu’ils furent à une bonne distance du Fort, Iba se hasarda à demander ce qui c’était passé pour que son sempaï soit dans cet état.

[Darok] « - Il semblerait que Nezu souhaite aussi les rouleaux. Son homme de main, un dénommé Rezan, et moi avions donc quelques désaccords à mettre au clair. »

Le chuunin sourit, il n’en fallait pas plus à Iba pour comprendre. Il était content que tout cela se finisse ainsi, de son côté, il aurait des choses à mettre au clair sur les révélations qui lui avait été faite, mai cela pouvait attendre encore. De toute manière la route était encore longue avant d’arriver au village de la Brume, ils auraient le temps de discuter. C’était une certitude...

Cela devait faire plusieurs heures qu’ils marchaient, en discutant de tout et de rien. Puis Iba se risqua à poser une question.

«- Est-ce que l’on ne pourrait pas ouvrir les parchemins ? L’ordre de mission ne spécifiait rien à ce sujet, n’est-ce pas ? »

Darok ne répondit rien. Le tandem marchait près de la rivière qui les avait guidé jusqu’au Fort. Tout deux devaient se souvenir de la course poursuite avec l’ours, ils auraient de quoi rire aurpès d’un bon feu de cheminée en racontant ses anecdotes farfelues.

«- Je pense que nous avons le droit de savoir pourquoi nous avons risqué nos vies ? »

Le chuunin restait toujours silencieux, puis finit par hocher la tête, un signe affirmatif. Iba n’aimait pas les secrets, et il était bien content que ces parchemins n’en resta pas un pour lui. Enfin, il n’aimait pas les secrets qu’il ne connaissait pas, par contre, dans son esprit, cela ne le dérangeait pas de garder secret des choses aux autres. Les dérives des Maîtres de l’Eau commençaient déjà à se faire sentir sur son comportement.

[Darok] «- Nous regarderons ce soir lorsque nous nous arrêterons pour la nuit. »

Iba ne répondit pas, il était certes impatient, mais pas au point de ne pas pouvoir attendre ce soir. Il comprenait aussi Darok qui souhaitait mettre le plus de distance possible entre le Fort et eux et partageait sur ce point, complètement son opinion. Pour rien au monde, il ne souhaitait recroisé Saori ou Karasu...
Enfin tant qu’il ne serait pas en mesure de les corriger comme ils l’avaient fait.

Il y avait des progrès à faire, c’éatit une certitude, et elle lui permettrait de continuer à avancer.

La nuit finie par arriver, et ils installèrent leur campement. Les deux shinobi se réunirent autour d’un feu de camps. Darok et Iba, dans un premier temps nettoyèrent la plaie du genin puis la bandèrent. Une fois fait, ils mangèrent et burent. Puis le silence se fit, Darok se saisit des rouleaux et ensemble ils enlevèrent le crochet empêchant le papier de se dérouler. Ainsi sous la nuit étoilée, le duo apprit ce que renfermait les rouleaux du Fort de la rivière rouge.

***


Cela faisait maintenant une semaine qu’ils avaient pris le chemin du retour. Ils n’avaient eut aucun problème, pas même de nourriture, les rations avaient été pris en excès et ils avaient fort bien fait. Ils avaient profité du chemin du retour pour soigner leurs blessures et dormir plus qu’à l’accoutumé, se permettant même une fois de dormir jusqu’au déjeuné. Ils finirent par arriver devant les Portes de la ville. Darok s’identifia et on les laissa entrer.

Ensemble, ils se rendirent à la Mairie.

Shinji les y attendait. Darok remit les rouleaux au dirigeant intermédiaire de Kiri et fit un rapport succinct des évènements, la rencontre avec un des généraux d’Asahi, avec Saori, la kunoichi inconnue et l’affrontement avec Rezan. Tous ces faits ne manquèrent pas d’étonner Shinji.

[Shinji] «- Vous avez réussi et êtes revenus vivant et presque en forme, c’est le plus important. »

Il sourit aux deux shinobi. Le trio eut une longue discussion où ils relatèrent tous évènements plus en détail. Shinji décala deux réunions pour entendre la fin de leur récit. Enfin lorsque tout fut dit, il les remercia

[Shinji] «- Reposez vous bien car demain vous partez pour Kumo, là où se déroulera le prochain tournoi chuunin. J’espère que tu feras des étincelles Iba. Darok, je compte sur toi pour veiller au grain. »

Les deux ninja sortirent de la mairie. Ils allaient encore certainement passé un bout de la journée ensemble et demain, ils partiraient pour accomplir de nouveaux exploits.

[Le tournoi chuunin à Kumo est une concordance avec celui qui s’est déroulé dernièrement.]

MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   Dim 29 Juin - 13:27

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]


Mission de rang B: Le Fort de la Rivière Rouge : Accomplie

Kiri: + 6 points de Prestige

Darok:
+ 30 XP Mission
+ 14 XP RP (bonus chuunin inclus)
+ 450 £

Iba:
+ 30 XP RP
+ 25 XP RP (bonus chuunin inclus)
+ 450 £
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MessageSujet: Re: Mission B : Le Fort de la Rivière Rouge (Darok, Iba)   

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