Partagez | 
 

 Asakura, les bas-fonds de Kumo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

MessageSujet: Asakura, les bas-fonds de Kumo   Lun 25 Déc - 2:21

[Ce RP est entièrement atemporel et ne tient nullement en compte, les évenéments scénaristiques récents. C'est juste un petit texte que j'écris pour me faire, et j'espère aussi vous faire, plaisir.]

Shosuki rentra chez lui en sifflotant en ce jour de Noël. La journée avait été calme, le Raikage offrant congé à ses shinobi. Pourtant, il y en avait à Kumo qui n'avait nulle famille ni endroit où aller en ce jour festif.

C'est ainsi que le Jounin avait réveillonné en compagnie de ses compatriotes Alucard et Kempachi, ainsi que tous leurs Etudiants, qui comme eux, vivaient seuls.

Après avoir bordés les plus jeunes, les trois instructeurs, prirent la route en direction de leurs logis respectifs. Shosuki rentra donc en compagnie de Sieg, ce dernier machant encore un os qu'il avait réussi à chiper alors que l'on débarassait la table.

Le maître Ninjutsu ouvrit la porte de chez lui et fit rentrer son animal de compagnie, qui alla se coucher sur le tapis sans regarder son maître, lui tournant le dos.


"Hé Sieg, fais pas la gueule parce que je vais voir Tia..."

Pour tour réponse, le canidé bougea légérement et montra son postérieur au shinobi en guise de mépris. Le guerrier de la Foudre ouvrit le sac en papier qu'il avait ramené avec lui et déposa les restes de dinde dans la gamelle de son compagnon à quatre pattes. Tout en fermant la porte, il s'adressa à lui :

"Puisque monsieur boude, je sors. Si tu as faim tu as de quoi te régaler demain. Bonne nuit, jaloux !"

Le bruit de clé fermant la porte fut accompagné de grognements canins. Une fois le bruit des pas de Shosuki dans l'escalier lui parvenant aux oreilles, Sieg se leva et alla dévorer une partie du repas laissé par son maître, puis retourna se coucher comme un bienheureux, repu.

***


Il neigeait à Kumo en cette période de fêtes. Shosuki marcha d'un pas rapide, les mains dans les poches et s'arrêta devant un très grand escalier de pierre, celui qui menait à Asakura, le quartier le plus populaire et mal famé de tout Kumo.

Le shinobi esquissa un sourire mélancolique et descendit les marches. Cela faisait bien longtemps qu'il ne vivait plus dans ce quartier, pourtant il y avait toujours quelque chose qui le faisait revenir. Quelque chose et aussi quelqu'un...

Rapidement, il déambula à travers le dédale de coupe gorges, et se retrouva devant un des nombreux bars d'Asakura. A cette heure avancée de la nuit, il n'y avait plus personne à l'intérieur, mais Shosuki savait que s'il poussait la porte vitrée, celle-ci s'ouvrirait. Ce qu'il fit.

Tia essuyait les dernière verres consciencieusement, et le Jounin s'assit au comptoir, en face d'elle, posant les coudes sur la structure en bois laqué.


[Tia]
"Je suis désolé, monsieur, mais nous sommes fermés et ne servons plus les alcooliques retardataires."

"Vous ferez bien une exception pour le plus beau saoulard de tout Kumo !"

[Tia]
"Tout dépend de quel monnaie de singe il dispose..."

Shosuki plongea son regard dans les yeux gris de la jeune fille, lui adressant son sourire le plus charmeur. Cette dernière repoussa la mèche de cheveux rebelle qui lui tombait sur le nez, riant sous cape, tout en essuyant son verre.

[Tia]
"Je ne sais pas trop... Ce n'est pas très poli de venir le soir de Nöel sans cadeau..."

"Je croyais qu'on en offrait seulement aux enfants sages..."

[Tia]
"Et qu'est-ce qui te dis que je ne l'ai pas été ? Non laisse tomber, je sais ce que tu vas répondre... Je te sers comme d'hab ?"

Sans attendre quelque réponse que ce soit, Tia remplit le verre de son compagnon, puis se servit à son tour, trinquant avec lui.

[Tia]
"Alors comment se fait-il que tu sois là ? Tu ne passes pas la soirée en amoureux avec ton chien ?"

"En fait, je me suis dit que j'avais pas eu assez de dinde ce soir, alors comme je passais dans le coin..."

Shosuki évita la giffle qu'il avait consciemment cherché, plus par habitude que par réflexe, et bonditsur le comptoir, s'accroupissant et approchant la tête de celle de la jeune femme.

"Encore râté, ma belle..."

[Tia]
"Je te hais..."

D'un mouvement habile, le chien fou de Kumo descendit de son perchoir et se retrouva dans le dos de Tia et la serrant par la taille. Cette dernière répondit par un coup de coude bien placé et s'esquiva, décrochant sa veste du porte manteau.

[Tia]
"Tu n'as pas l'air bien. Allez, je suis dans un bon jour, je t'emmène prendre l'air."

Les deux jeunes gens sortirent du bar et se promenèrent dans les rues, le long du canal. Shosuki s'arrêta et posa son regard sur l'étendue d'eau, pensif. Tia passa un bras au dessous du sien et posa la tête sur son épaule.

[Tia]
"A qui penses-tu ainsi ? A ta dernière conquête, vil playboy ?"

"Non, je me disais que ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas retrouvé comme ça tous les deux. Je pensais aussi aux gens avec qui j'ai passé la soirée. Je me dis que nous avons de la chance de vivre ici, d'être en paix et heureux..."

[Tia]
"J'aurais dû prendre de quoi t'enregistrer... Ce n'est pas tous les jours que tu dis des choses aussi profondes et intéressantes..."

Shosuki esquissa un sourire et passa le bras autour de l'épaule de celle qui partageait sa vie. D'habitude, elle l'aurait repoussé, juste par défi, mais ce soir, il y avait quelque chose d'indéfinissable dans l'air.

"Et si on rentrait ?"

Tia aquiesça de la tête et tous deux marchèrent à pas lents, profitant de ce moment de calme. Il n'y avait pas âme qui vive dans les rues ce soir ; le monde était à eux.

Ce soir, il neigeait sur Kumo...

MessageSujet: Re: Asakura, les bas-fonds de Kumo   Sam 10 Fév - 17:15

Il était temps de rentrer. Le Juunin avait passé une journée étrange. Un renvoi. Cela ne lui était jamais arrivé de renvoyer un candidat. De quel droit se permettait-il de juger l'incapacité d'un enfant alors qu'il ne le connaissait qu'à peine ? Après réflexion, il attribua ce droit à son statut de Juunin, et de bras droit du Raikage. Kumo devait prendre de la force, et non s'affaiblir. Une grande leçon apprise il y a quelques jours de cela...

Seulement quelques gouttes tombaient des nuages en cette soirée paisible. Alucard prit un chemin qu'il n'avait pratiquement jamais emprunté pour rentrer chez lui. Asakura... Quel lieu étrange. La misère y régnait, le juunin n'imaginait pas tant de pauvreté au sein même du village. Maintenant que Kumo allait prendre un nouveau tournant, il fallait en profiter pour rendre ce quartier plus riche, et cela en offrant au moins un emploi à ses habitants... Mais voudront-ils de cet emploi ? En général, de ce qu'Alucard a pu connaître, non. Ils se plaignent de la misère et rejettent l'aide qu'on leur proposer, voir tranchent la main qu'on leur tend.
L'ambiance ne le rassurait pas. Pourtant, un Juunin ne devrait pas avoir 'peur' dans ce genre d'endroit. Dans sa ville qui plus est. Cependant, Alucard n'appréciait guère les petites ruelles, quelque peu clostrophobe peut-être.

C'est en marchant dans rue la plus large possible du quartier qu'Alucard aperçut quelque chose au loin, sur son chemin. Deux personnes au moins agissaient. Reconnaissant vaguement une forme animale entre les deux protagonistes, le Juunin s'avança d'un pas plus rapide. Que faisaient-ils ? Qu'était-ce entre eux deux ? Alucard entendit un couinement, suivit par plusieurs autres lorsque les hommes commençèrent à donner des coups de pieds dans l'animal. Ce cri...
Une seconde à peine après avoir reçu une volée d'images dans son esprit, Alucard se trouvait déjà devant les deux personnages aux traits assassins.


"Que faites-vous là !!" dit-il d'un ton étrange.

Les hommes rièrent, donnèrent un nouveau coup dans le ventre de l'animal et partirent en courant. Alucard ne les intercepta pas de suite, il préféra vérifier l'identité de la victime... Au pelage noir et blanc, cela ne pouvait-être que son panda... A peine plus gros que Sieg, l'animal avait une bonne carrure. Pourtant il s'était fait piétiner par ces hommes. La rage monta, Alucard osculta rapidement les blessures de Bubba, tel était son nom, et créa un clone afin de le soutenir dans sa tâche.
Il se leva, laissant le clone s'occuper de son ami. Il lui transféra du chakra afin qu'il puisse soigner au mieux l'animal. Il lui ordonna avant de partir, de se trouver un endroit tranquil pour ne pas être dérangé par d'autres vermines...

La colère grandissante, Alucard commença à courir. Toucher à un être si important pour lui... Mais comment était-il arrivé ici ? Bubba était censé être dans son domicile, à s'amuser et surtout dormir comme chaque jour. Le Juunin se posait trop de questions, et afin d'en éliminer un maximum, il invoqua un nouveau 'lui-même' qu'il envoya vadrouiller autour de son habitat.
La course était trop lente. Les hommes avaient dû emprunter des ruelles qu'Alucard ne maîtrisait pas. Il sauta alors sur un toit. Une impulsion dans le pied gauche et le tour était joué. Il scruta à l'aide de ses yeux Blancs les environs... Un faible chakra, comme il en réside en chaque être vivant, semblait se mouvoir rapidement au Nord. Il ne tarda pas à en suivre la trace, le Byakugan toujours activé.

Il serra le poing, de plus en plus fort. Un sentiment qu'il ne connaissait pas bien monta en lui. Autrefois gentil et timide, Alucard sentait une certaine assurance grandir, un certain goût pour cela également. Il aimait de plus en plus se mettre en avant... Lors du renvoi de la jeune Nara, Alucard s'était senti comme lui-même. Il s'était retrouvé. Caractère sadique, mais sûrement hérédité paternelle. Pourquoi le chasser dans ce cas ? Autant profiter de ce qu'il était intérieurement. Il fallut dire qu'il appréciait la course poursuite. Un sourire s'élargit sur son visage décrispé. La rage qui naquit quelques minutes plus tôt prit davantage d'ampleur en lui, et décontracta tout son être. Plus prêt, encore plus prêt de ses proies !

Le Juunin entra dans une ruelle où il était sûr que les hommes se cachaient au fond de celle-ci. Il distinguait leur flux de chakra, immobiles. Ils l'attendaient... Prit par la colère, il s'avança sans prendre garde. De plus, son byakugan l'empéchaît de voir correctement ce qui l'entourait... C'est alors qu'il sentit quelque chose fuser vers lui. Un piège ! Des fils fins l'empoignèrent, le serrant à chaque mouvement. Il sentit son sang commençant à couler le long de son membre supérieur droit, le gauche ne craignait rien. La rage lui fit perdre toute attention, il venait, malgré son statut et son expérience, de se faire piéger stupidement. Mais en quoi était-ce un problème ? Si la rage l'avait amené jusqu'ici, pourquoi l'amenerait-elle pas plus loin ?
C'est ainsi qu'il força sur tous ses muscles. Les fils coupant s'enfoncèrent davantage dans sa peau, tailladant son corps de toute part. Ils semblaient fixés aux murs, car lorsqu'Alucard avançait, une certaine résistance se fit sentir. Mais le Juunin n'étant pas né de la dernière pluie, il tira plus fort, sa forme physique lui permettant d'arracher les fixations au fur et à mesure de ses pas lents.


"RaaaaAAAAAH !" cria-t-il en montant la voix.

La douleur s'empara de lui. Les fils s'étaient ancrés trop profondément. Ses muscles lui tiraient atrocement, il brûlait de l'intérieur. Sa respiration se fit de plus en plus accentuée, elle était à présent audible à plusieurs mètres. Il se concentra sur son objectif: atteindre ces deux hommes qu'il entendait rire à gorge déployée quelques pas devant lui. Heureusement pour eux qu'Alucard ne fut pas dans un état plus serein, il aurait eu l'intelligence de couper les fils à l'aide d'un scalpel...
Mais aujourd'hui, et après ce qu'ils avaient fait, le Médecin ne put se focaliser que sur ce qu'il allait leur faire, ignorant les difficultés du moment. Les outrepassant avec force et inattention. Ses blessures s'aggravaient à mesure qu'il avançait au milieu de ce piège, mais il ne renonça pas. Oh que non !

Il vit soudain un troisième homme accoster près des deux autres, quelque chose dans les bras. Bubba ! Il avait réussit à prendre à son clone l'animal blessé ! Une colère plus profonde encore s'extériorisa en une fraction de seconde, lui permettant d'avancer sans aucune entrave. Les fils le déchiraient de toute part ? Tant pis, la douleur ne l'atteignait plus. Enfin si, mais il avait une volonté telle qu'il ignorait la douleur. Sa vitesse de marche était à présent rapide. De son bras métallique, il déchira les fils coupant en quelques mouvements. Et de cet instant là naquit pour quelque temps une bête. Alucard se retrouva nez à nez à l'un des enfoirés encore le rire aux lèvres. Un coup de poing gauche s'enfonça littéralement dans son visage, le Juunin sentit l'ossature de son crâne se briser tel du crystal sur de la roche. L'homme tomba à trois mètres, mort.

Les autres perdirent aussitôt leurs rires, et leurs yeux trahissaient maintenant la terreur qu'Alucard leur provoqua. L'un fut tétanisé devant une telle violence. Alucard ne s'en préoccupa donc pas, il fallait réduire en miette celui encore capable de bouger. Il fit alors un saut vrillé, tournant à plus de 720°, il encastra son pied gauche dans la tête de sa victime, qui vînt à son tour s'encastrer dans le mur. La tête broyée par les deux impacts d'une violence extrême.
Quelque peu soulagé, Alucard s'approcha du dernier homme, récupéra dans ses bras le panda et le posa à terre. Il tendit alors de nouveau son regard de rage dans celui de sa future victime. Il la plaqua contre le mur et lui asséna un puissant coup de poing dans l'intérieur de la cuisse droite. Un craquement se fit entendre et l'homme cria de douleur. Une marque voilette prenait déjà naissance sur le membre brisé.


"Que faisiez-vous ?" lui dit-il 'calmement'.

L'homme ne répondit pas. Sa bouche tremblait, ses yeux se révulsèrent, et du sang coula de ses oreilles. Que se passait-il ? Alucard ne lui avait rien fait impliquant de telles conséquences ! D'un oeil attentif, le Juunin observa discretement les alentours... Personnes pourtant. Afin de réveiller l'homme il lui décocha une droite, lui délogeant deux dents. Contrairement aux attentes du Médecin, cela fonctionna. Quelque chose clochait dans cet homme. Mais autant profiter de son état de conscience.


"Que faisiez-vous à cet animal ?" grogna-t-il.

"Ca se voit pas connard ? On lui f'sait sa misère!" dit-il avant de lâcher un petit rire déplacé.

Rire qu'il ravala rapidement lorsqu'Alucard lui enfonça son poing métallique dans la bouche. La bouche dilatée, l'homme semblait peiner, sa peau se craquela au bord de ses lèvre. Le contact froid du membre gris ne devait pas être très agréable. Des larmes commencèrent à perler au coin de ses yeux sans vie. Alucard lui retira son poing de la bouche et l'écouta parler.


"Il arrive, celui que tu veux tant voir !"

Un sourire de trop s'afficha sur son visage maintenant broyé par un violent coup de tête. Coincé entre le mur et le crâne du Juunin, celui de l'homme se fissura et laissa échapper un filet de sang rougeoyant.
Le Juunin se retourna et allait voir son panda... Qui n'était plus là. C'est quoi ce bordel ? se demanda-t-il. Un autre personnage devait être au dessus de tout ça, comme l'avait témoigner sa dernière victime. Un cliquetis de cadenas retentit à cet instant précis. Le Juunin fit volte face et se retrouva nez à nez avec un homme massivement imposant. Une cage se trouvait à quelques pas derrière lui, le panda à l'intérieur.


"Je peux avoir des explications ?" dit Alucard en serrant les poings.

"Il se pourrait que oui."

"Qui es-tu et que me voulez-vous ?"

"Takayanagi Itsuiro, et je cherche un enfant du nom de Kazuma."

Le calme le plus sincère régissait les paroles de cet homme. Alucard ne le connaissait pas. Mais son nom de famille iniquait bien qu'il était de la lignée de Kazuma... Les souvenirs de cette personne affluèrent, et le Juunin serra de plus belle ses pongs, crispé de tristesse.

"Il est parti. Que lui voulez-vous ?"

"Le ramener à son domicile véritable."

"Il m'a toujours dit que sa famille le maltraitait. Je ne vois rien de bien à ce qu'il revienne parmis vous."

"Au contraire, il nous servira énormément. Va le chercher."

"En tant que son professeur, et connaissant son histoire, je ne peux vous le confier. Vous êtes un danger à sa vie future."

Dire ces mots lui brûlaient la gorge. Comment annoncer que Kazuma était mort ? Mais pourquoi le faire de toute façon ? Sa famille l'avait humilié, et maintenant ils voulaient faire pire. Alucard se doutait bien qu'ils n'allaient pas le traiter comme un Roi, mais comme un esclave...
L'homme fendit l'air de son poing droit et frappa le Juunin à l'estomac. Celui-ci cracha et se releva non sans peine. Quelle force ! Et quelle vitesse !


"Je t'ai demandé de me le ramener. Magnes-toi !"

L'homme, voyant qu'Alucard ne comptait pas bouger, recula de quelques pas. D'un geste rapide et inconnu du Juunin il projetta plusieurs fils en sa direction. Le médecin n'eut pas le temps de se pousser, et fut plaqué contre le mur. Dos à celui-ci, les fils d'une résistance bien plus élevées que ceux de tout à l'heure l'étreignaient jusqu'au sang. Encore bloqué par ces fichus fils. Alucard s'était fait avoir deux fois par le même piège, en quelque sorte. Mais cette fois-ci c'était pire, il était totalement bloqué.
Itsuiro approcha d'un pas lent et lui flanqua un crochet du gauche. Il lui demanda pourquoi il ne voulait pas bouger. Mais rien ne put sortir de la bouche, pâteuse, du Juunin. Résolu à le faire parler, l'homme attrapa un Kunaï dans son manteau et jongla avec. Il approcha l'arme du ventre du Juunin, lentement, et l'enfonça au ralenti, tournoyant légèrement afin d'étendre la douleur.
Un cri sortit enfin au milieu de la nuit. Alucard n'avait pas perdu la parole. Mais il refusa de parler... Encore et encore. Kazuma, même mort, n'avait rien à faire avec ces gens. Ils l'avaient presque abandonné, il devait le protéger. Son corps serait à Kumo, et nulle part ailleurs.


"On va voir combien de temps tu résistes..."

L'homme enfonça plus profondemment le Kunaï dans le ventre d'Alucard, lui arrachant un nouveau cri. Du sang coula de nouveau sur ses vêtements. Il fit tourner l'objet plusieurs fois, accélérant ou ralentissant à sa guise. Alucard dut se concentrer au maximum pour ne pas s'évanouir. Il n'avait jamais subi un tel suplisse. Il sentit ses yeux se retourner à plusieurs reprises. Il tremblait de tout son long, mais tentait un maximum de contracter les muscles de son ventre. Il devait faire arrêter cette torture, il devait ralentir puis bloquer l'arme. Mais il ne put. Une résistance trop faible. Même s'il sentait avoir dépassé depuis longtemps un seuil de douleur inconnu... Il s'évanouit.
[A suivre]

MessageSujet: Re: Asakura, les bas-fonds de Kumo   Sam 10 Fév - 17:16

Alors que l'homme se trouvait étendu à quelques mètres, les vicères extraites, et du sang sur la totalité des murs, Alucard ouvrit les yeux. Il eut un sursaut et sa respiration fut bloquée un instant. Que c'était-il passé ? Une vraie boucherie, Itsuiro avait perdu un bras, et celui-ci gisait à plusieurs pas, déchiré. Alucard s'approcha tant bien que mal du mort et observa son visage. Une expression horrifiante y régnait. La bouche déformée par la douleur, les yeux à l'envers, le nez explosé, les oreilles coupés, les joues trouées... Soudain Alucard eut un choc, des images volèrent à son esprit, lui infligeant milles tourments. Il revut la scene.
Alors qu'il s'était évanouit, le sang de sa plaie remonta le long du kunaï puis du bras de l'homme. Prit de peur, il avait reculé, tentant par de larges mouvements de retirer le liquide vivant. "Alucard" se releva ensuite, arrachant avec une facilité déconcertante les fils qui le retenaient. Il marcha près de l'homme, lui attrapa le bras et serra avec puissance. Le bout du membre blanchit rapidement tandis qu'Alucard tira d'un coup sec, son autre main retenant l'articulation de l'épaule.
Alors retentirent un craquement sonore mêlé à des bruits de déchirure, d'effusion sanguine et d'un hurlement rauque. Le liquide rouge giclat sur le visage du Juunin, obstruant sa vue, et les souvenirs s'effacèrent. Son inconscient fermait lui-même ses portes aux images suivantes, trop insupportables, trop inhumaines...

Le Juunin se contenta parfaitement de celles qu'il avait vues. "Il" avait tuer le Père de Kazuma, probablement... Au fond il savait qu'il n'avait pas directement commis l'acte meurtrier. Son père s'en était mêlé, indubitablement. A présent assis devant la cage de son animal, Alucard pleurait malgré lui. Tant de violence, le voulait-il vraiment ? Depuis peu il avait changé, substituant sa peur à sa colère. Etait-ce le résultat de cet échange ? Allait-il pouvoir vivre avec ? Ou plutôt, les autres arriveraient-ils à cohabiter avec lui ? Le Juunin repensa à Kempachi... Peut-être s'était-il construit ce masque sadique et bestial afin de se protéger contre la tristesse d'avoir perdu un être aussi important que lui. Il n'aurait pu le déterminer seul, en si peu de temps. Si la réponse devenait obligatoire à être découverte, il la chercherait. Dans le cas contraire, il préférait laisser ces questions dans l'ombre.

Le panda ne bougeait pas, et c'est ce qui sortit son maître de son état de perdition. Pourquoi restait-il couché dans sa cage, alors que son maître était venu le délivrer ? Alucard ne préféra pas perdre trop de temps à se poser toujours plus de questions. Il activa ses scalpels, intensifiant la concentration en chakra afin de les rendre les plus coupants possible. D'un coup puissant il trancha le cadenas en deux et se précipita à ouvrir la porte. Récupérant son animal, Alucard dut forcer sur ses muscles. Le poids était important et les bras du Juunin saignaient encore de leur surutilisation. Après l'avoir poser sur le sol, il vérifia qu'il respirait toujours... Paniqué il tendit davanatage l'oreille, observant le ventre de l'animal, espérant voir un mouvement abdominal. Mais rien. Alucard trembla une nouvelle fois ce soir, il chercha une blessure importante sur le corps du panda... Là. Du sang coulait abondamment de son crâne. Le maître paniqua de plus belle, cela pouvait être d'une gravité extrême ! Il forma une série de signes rapidement et appliqua ses mains salvatrices sur la plaies ouverte. Envoyant une bonne dose de chakra, il constata que cela ne suffirait pas... MERDE ! Son esprit s'affola, tout se chamboula dans sa tête, des images, des sons, des goûts, des connaissances... Sans en connaître les raisons, son esprit diffusait une image particulière à plusieurs reprises, finissant par s'arrêter dessus et en précisa le contenu.
C'est un livre, ouvert à une certaine page, Alucard put lire le titre... "Guérison". Une technique médicale ! Alucard en avait lu l'explication quelques semaines plus tôt... Il n'avait pas trois heures devant lui, il invoqua un clone qui maintiendrait le jutsu curatif pendant qu'il chercherait les secrets de la technique inconnue.

Une dizaine de signes, compliqués qui plus est, une importante dose de chakra, une grande concentration exigée, une précision nécessaire... Le Jutsu était visiblement difficile à appliqué dans un état d'urgence. Alucard relu et relu les passage du livre qu'il avait, par miracle, retenu. Le clone manqua de chakra et dut s'arrêter. Alucard perdu patience et essaya d'appliquer la Guérison sur Bubba, mourrant... Pendant ce temps le clone essaierait le massage cardiaque... Il fallait tenter le tout pour le tout. La vie d'un être vivant, et innocent, était en jeu.
Alucard enchaîna avec application les onze signes nécessaire à l'activation de la technique. Il ne tremblait plus, la pratique de la médecine lui était dédiée, c'était son domaine et rien ne pouvait l'ébranler durant ces instants. Il malaxa son chakra, et et en déchargea la plus grande quantité sur la blessure du panda. Les mains à quelques centimètres de son crâne, le chakra dessinait un trajet visible entre les deux. Le corps de l'animal était secoué par le massage cardiaque, pendant qu'Alucard envoyait encore et toujours son énergie bleue sur la plaie à guérir.


*Je suis un Juunin ! Merde ! Je ne dois pas faiblir devant une technique moyenne ! *

S'apercevant de sa faiblesse, Alucard pria au fond de lui une nouvelle intervention paternelle... Cela faisait bientôt vingt minutes qu'il appliquait son chakra en continue sur la blessure du panda, quand tout à coup la couleur de son énergie tourna au violet... Pourquoi un tel changement ? Après coup il comprit que son paternel avait envoyé quelque peu de sa substance, et le rouge se mélangeant au bleu donna le violet. Cette nouvelle couleur entoura complètement la tête de Bubba, soignant chacune des petites blessures et s'attardant ensuite sur la principale...
Petit à petit Alucard vit enfin un changement, mais n'arrêta pas pour autant le jutsu curatif.

Au bout d'un moment, le clone repéra une amélioration du rythme cardiaque, la respiration avait repris depuis quelque peu... Le panda était sortit d'affaire. De son côté Alucard avait pratiquement terminé de refermer la blessure.
C'est vidé de toute énergie qu'Alucard renvoya son clone et s'assit aux côté de son animal, l'opération terminée... Il devait à présent l'emmener à l'hôpital, mais pour cela il fallait se déplacer... Par chance le clone qu'Alucard avait envoyé consulter les alentours de sa maison revint. En voyant le massacre il ne prit pas la peine de faire un rapport à son maître, préférant prendre sur son dos les deux blesser et les emmener plus loin. Alors qu'il marchait, le Juunin lui ordonna de les conduire à l'hôpital. Ce qu'il fit. Ils arrivèrent à l'hôpital au levé du jour...


[Alucard: +3xp Résistance à la Douleur.]
[Alucard: +3xp Guérison.]
[Alucard: +6xp pour RP]
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Asakura, les bas-fonds de Kumo   

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La Suisse débloque les fonds de Jean-Claude Duvalier
» Haiti-Politique :Fonds national d’éducation : illégale, la méthode utilisée
» SECURITÉ DE PREVAL ET ARISTIDE: L'ETAT DOIT METTRE FREIN AU GASPILLAGE DES FONDS
» Dilapidation des fonds de Pétrocaraibe en préparation
» Haïti: J-C Duvalier pourra récupérer ses fonds bloqués

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Asakura-