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 Oni un jour, honni toujours

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MessageSujet: Oni un jour, honni toujours   Jeu 3 Mai - 18:28

[Début d'un long RP en collaboration avec Rakurai. Le topic a été crée spécialement dans ce but, car comme vous le savez on ne peut normalement faire de jeu avec un membre d'un autre village à moins que celui-ci ne soit à nos côtés.
L'histoire se déroule dans une autre dimension, ce qui nous permet cette petite "entorse" au règlement.
Pour le contexte chronologique, Rakurai se dirige vers Kiri, et Iba est rentré de la mission au Fort.
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire, que nous en avons prit à écrire.]

Oni un jour, honni toujours.


Il est des jours où l’on se dit qu’on aurait mieux fait de ne pas se lever, mais pourtant rester sur sa couche, sous le couvert protecteur d’un duvet, pétris par une douce chaleur, n’est pas supportable.
Il ne s’agit pas d’appréhension d’un moment futur, d’une date fixe, approchant inexorablement qui rends ce lever si déplaisant. Ce n’est pas l’anxiété qui forme ce léger dégoût au fond de notre bouche, cet épuisement avant même d’avoir entamé la première tâche d’une journée fade et sans saveur. Quand bien même nos jours seraient inédits à chaque instant, totalement nouveaux, exaltants, il resterait toujours en nous un soupçon grandissant d’insatisfaction. Une impression vague qui nous susurre doucement, au creux de l’oreille que nous ne sommes pas à notre place, c’est alors que retentirait un appel latent d’un monde inconnu, ignoré de tous, et surtout de nous-même. Tantôt plus faible qu’une brise ténue dans les herbes hautes, parfois rugissant comme le pire des ouragans, toujours entendu, mais jamais écouté. On dit que ces terres mystérieuses sont différentes pour chaque individu, une sorte de mirage s’altérant infiniment. Certains pourraient voir une oasis parmi le sable, d’autres de verdoyants coteaux parmi les pans abruptes d’une falaise, quelques uns, rien…

Notez l’emploi de mon conditionnel, car si tout les Hommes peuvent percevoir le cri de leur âme, seule une poignée est capable d’en saisir la signification, car tels les Cités d’or, ces contrées bénites sont insaisissables…

Je sens votre excitation poindre, une seule question posée sur vos lèvres :
Comment y parvenir ? Voilà qui demande à être étudié.
Les rumeurs vont de bon train, ici bas, mais l’explication qui retient le plus l’attention reste sans aucun doute le naibu sekai. Vous êtes bien avancés ? Mais peut-être devrais-je avant de continuer, revenir sur des notions essentielles. L’Homme est composé de trois éléments indispensables, son corps, son esprit et son âme ; si une de ces composantes est manquante, on ne considère plus cela comme « humain ». Par exemple lorsque vous mourrez, vous perdez votre statut d’être humain.

Intriguant, n’est-ce pas…

Alors qu’est ce que le naibu sekai ? Un être ? Un objet ? Une idéologie ? Pour être franc, aucun des trois. Chacun des trois éléments de l’Etre humain possède d’innombrables capacités, toutes plus étranges les unes que les autres. D’où vient cet énergie nommée « chakra », qui se déverse dans le corps comme un puissant tourbillon ? Pourquoi notre esprit se bloque face à certaines situations, refusant de voir la (trop ?) dure réalité ?

Naibu sekai, ou monde intérieur, est créée par l’âme, notre âme, reflétant des désirs profonds. Il pourrait permettre une fuite du monde réel, une sorte d’échappatoire. Si le corps était brisé, cette dimension agirait comme une soupape d’arrêt d’urgence, permettant à l’esprit d’échapper à des souffrance trop grande.
Tout bon tortionnaire qui se respecte vous le dira, supplicier un pauvre être inconscient est d’une inutilité flagrante. D’ailleurs, on peut estimer leur niveau dans ce domaine en fonction du temps durant lequel le maître parvient à maintenir sa victime éveillée, tout comme pour être crédible, ils doivent être capable de faire vomir le médecin légiste. Enfin je divague…

Donc je disais que l’esprit pouvait venir se réfugier dans cet abri modelé par l’âme, toutefois s’il peut être protection, ce monde peut aussi être prison. Replier sur soi-même, l’esprit n’est plus capable de réintégrer le corps, je crois que l’on appelle cela « folie » dans votre langage. Enfin, le terme reste très général, paranoïa, psychose, hystérie chronique, schizophrénie et j’en passe sont tous des états distincts de ce que l’esprit a subit.

Réjouissant ? Vous ne trouvez pas ?

Il est courant d’entendre dire que le naibu sekai du premier Hokage était semblable au Jardin d’Eden, que nulle endroit sur le globe ne pouvait rivaliser de finesse, de beauté, de charme et même d’élégance avec ce lieu divin. Ils me font bien rire, pas vous ? Franchement, qui a put aller vérifier, j’aime à penser que ce monde n’était que terres brûlées, jonchés de cendre, l’air empestant souffre et mort.

Comme certains le murmurent, il reste encore une énigme à laquelle je n’ai pas répondu…
Pourquoi si peu d’élus ?

Parce que pour accéder à cette dimension, il faut passer par le kyakuma (salle de réception). Là, il y a une porte, le plus souvent. Il faut juste l’ouvrir et la passer. Rien de bien compliqué en somme, à ceci près si on exclut les onis. Vos yeux effarés m’en dise long sur votre méconnaissance du sujet. Démon et oni sont deux mots pour désigner la même entité, un être ayant obtenu l’essence en échange de son corps. Ils sont donc composés de l’esprit, l’âme, et l’essence. Il existe huit sortes de démons, la neuvième ayant disparue depuis des âges immémoriaux. Ambré, Incube, Sarephin,, Opalin, Carmin, Déchus, Abyssialis et Obsidien.

Les Ambré sont les plus faibles de tout les démons, cette classe regroupant en son sein d’autres groupement, mais rien de bien intéressant. On dit que les Ambré seraient composés en fait d’Azurin, l’équivalent d’un diablotin dans votre langue, de Safran, je serais bien en peine de vous expliquer la singularité de ce groupe, et les Vermillons qui sont les plus forts de cet ensemble pathétique, bien que ces derniers restent très largement au dessus de la force que peut espérer atteindre un humain moyen.

Les incubes sont des créatures terriblement attirantes, sensuels au possible. Si ma mémoire ne me joue pas de tour, je crois bien qu’ils sont hermaphrodites…
Enfin se sont surtout les rois, les maîtres, les seigneurs incontestés de la traîtrise. Ils modèlent leur physique de manière à vous séduire, et lorsque vous avez abaissez votre garde…je crois préférable de ne pas rentrer dans les détails, je préfère laisser votre santé mentale intacte.

Les Sapherins ont été crée par un commun principe d’équilibre entre le Mal et le Bien, notions très abstraites et surtout indéfinissables. Bref, ils s’agit traits pour traits des antagonistes angéliques, les Séraphins, qui rappelons le sont des anges de septième rang (soit le plus bas). Les Sapherins possèdent des ailes aux plumes noirs jais, qui s’assemblent plutôt bien avec leur peau très sombre.

Les Carmins sont eux aussi très singuliers, en ce sens, que se sont eux qui servent d’escortes (j’aurais bien tendance à dire de valet de chambres) aux Haut Diables, qui commande à tout démons. Tout du moins sont-ils sensés. Pour être plus juste, les Carmins sont les démons les plus puissants acceptants le joug des Haut Diables.

Les Abyssialis et Obsidiens sont les plus puissants de tous, on prétends qu’ils sont des pouvoirs égaux à ceux des Haut Diables. Mieux ne vaut pas en croiser sauf si vous avez de violentes tendances masochistes. Quant à savoir ce qui les différencie, je n’en sais rien, et je ne suis pas pressé de le découvrir, encore moins d’aller leur demander.

Les Déchus, comme leur nom l’indique sont des anges dont les plumes sont devenues grises. Ils ont renié les lois divines de leurs sanctuaires, brisant souvent les tabous, et quelques crânes au passage. Usuellement, ils préfèrent errer seuls, mais parfois certains rejoignent les rangs.



Qui y a-t-il ? J’ai oublié une classe ?
Normal, on garde toujours le meilleur pour la fin. Qui sont les Opalins ? Ils s’agit de démons créés par l’Homme. Comment me direz vous ? C’est on ne peut plus simple. Ils sont formés à partir du ressentiment des humains. C’est un peu inexact, pas des humains, mais d’un humain. Les Opalins sont abrités au cœur de chaque homme, nourrit par ses sentiments, son vécu. Il est lié à lui, car il doit garder la porte qui mène au naibu sekai.

Qui je suis ?
Cela vous intrigue ?

Je suis Hiai, la Mélancolie, opalin d’Iba Hiyori. Et j’entends que quelqu’un arrive…

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Ven 4 Mai - 15:54

Les couloirs tortueux des esprits humains est une chose profondément malléable ne pensez vous pas ? Tellement d'émotions inutiles, tellement de sensations contraires, tellement d'hypocrisie dans un seul organisme vivant. Organisme, pourquoi ne parlerions nous pas "d'humain" ? Et pourquoi pas ? Vous ne comprenez pas ? Permettez moi de vous éclairez.

D'aucuns disent que les démons sont des créatures malfaisante pouvant réduire mondes et espoirs à néants. Mais ces démons, aussi fort machiavélique et malfaisant soient ils, ne peuvent accéder à notre dimension "humaine", cela leurs est impossible, comme cela leurs est impossible d'exister au sens propre ou nous l'entendons. Mais cela n'explique toujours pas pourquoi nous avons employé le terme d'organisme et pas celui d'humain ? Nous y venons, nous y venons, un peu de patience.

Les huit races de démons sont intraséquement lié à leurs univers corrompus, mais cela est un univers sans en être un. Comprenez que les démons ne vivent pas, ne se nourrissent pas hormis de l'essence vitale de l'organisme dans lequel ils se trouvent. De ce fait, tous comme les êtres céleste, symbole de pureté vivent dans un monde baigné de vie et de lumière, les démons et Hauts Démons vivent dans les Abymes du Néant, une zone où ni les Ténèbres, sombre envoyé du Malin Suprême, ni les âmes ne peuvent exister sans se faire dévorer. Et c'est là, sous forme inconsistante, pouvant n'être comparé qu'à une ébauche pour utiliser un terme humain, qu'existent les démons et Hauts Démons. Mais si les démons existent sous forme spectrale, venteuse, les Hauts Démons, eux, disposent d'une intégrité physique né d'un amoncellement particulier d'âmes humaine portant en eux la haine, la jalousie, l'envie de destruction.

Mais comment alors ces démons parviennent ils à exister dans les coeurs des hommes, dans leurs naibu sekai ? Peut être car ils ont toujours élu domicile dans ce lieu...

Nous remarquons que cela viens de rehausser votre attention, vous semblez perplexe, c'est compréhensible. Comment une entité non physique pourrait elle exister dans deux mondes sans exister réellement dans aucun ? Curieux paradoxe que voici, paradoxe dont la solution semble inextricable, sauf si l'on rajoute le dernier élément de ce si audacieux puzzle des Ombres.

L'Homme. Imparfait. Jaloux. Changeant. Lunatique. C'est l'Homme qui se trouve être l'ultime ingrédient à cette recette étrange et contre nature. A la base, le démon existe dans son univers du néant, cependant, un être humain, en naissant, naît avec des émotions propres, des ambitions propres, un Destin propre. Personne ne sais quel destin, quels émotions, quels émotions, mais l'univers du néant, que beaucoup pensent être la représentation spectrale du Malin supérieur, commandant les Hauts Démons et se servant des démons. Cet univers donc, ressent cet être humain, il ressent ses capacités latente, ses capacités future. Il ne peut pas voir à travers le temps mais il peut deviner avec exactitude quels seraient le, ou les démons les plus adapté à pénétrer dans son organisme afin de le parasiter une fois qu'il leur aura donné forme grâce à ses émotions, à ses envies à ses doutes et peurs. En cela, l'univers du Néant, que nous appellerons Néant pour la suite, imprime l'empreinte du ou des démons susceptibles de pouvoir vivre dans cet organisme, si l'organisme n'est pas le bon, il mourra, entraînant avec lui la perte du ou des démons en lui.

Comprenez vous mieux l'emploi d'organisme et non d'être humain ? Bien, il est donc temps pour nous de nous présenter.

Ou plutôt, je vais retirer ce masque du pluriel et passer celui du singulier, après tout, nul autre que moi n'est au courant ici. Je suis Osore, opalin de Rakurai Yugen, mais pas l'unique opalin. Il en existe deux autres avec moi, Tsuyosa et Kurushimi. Dans le Néant, nous étions des simples Ambré, créatures ridiculement faibles comparé aux autres démons. Mais chaque démons sortant du néant pour intégrer l'organisme d'un vivants deviens un opalin, une logique dont je n'ai toujours pas compris le but.
Notre force peut paraître immense au vu des simples créature pathétique que sont les hommes, mais il n'en est rien. Nous ne pouvons évoluer, nous ne pouvons accroître cette puissance mais les hommes, eux, le peuvent. Et quand je pense que c'est en partie grâce à notre existence ou à celle des parvenus de la Lumière que les hommes peuvent devenir puissant, cela me rend malade.

Comment ? Vous ignoriez cela ? D'où pensez vous qui viens le chakra ? Est ce qu'un simple mélange de deux éléments suffirait à produire une énergie aussi puissante ? Ne me faites pas rire !
Tandis que nous ponctionnons votre triste existence, vous avez le droit, pour les plus doués d'entres vous, à ponctionner notre maîtrise de ce que vous appeler chakra, mais cela à un prix : notre sommeil.
Chaque démons, quelque que puisse être sa puissance dans le Néant, tombe dans un sommeil éternel sans possibilité de réveil à une seule condition. Que l'organisme qui sert de réceptacle aux Onis parviennent à trouver son naibu sekai. Et cela est très rare, souvent le naibu sekai est découvert suite à un traumatisme chez quelqu'un. Pour éviter de mourir, l'esprit de l'organisme atteint alors son naibu sekai, à un degré de visibilité différent selon les personnes. Certains, ceux étant réellement fort, peuvent voir complètement son naibu sekai ou réside les démons. Les faibles, ne distinguent que les ténèbres, devant découvrir, en explorant cette zone, ce qu'il renferme.

Chaque naibu sekai est différent mais tous ont un point en commun : l'existence d'une porte conduisant directement au Néant. Seul un démon peut l'ouvrir, mais pénétrer dans le néant avec un corps physique signifie la disparition de ce corps et le retour à l'état d'inexistence dans le néant, avec la perte de tout ce que cela implique.
Généralement, la perte d'un corps physique ne dérange en rien le démon, mais moi cela me dérange, j'ai toujours hais ces Hauts Démons et leurs arrogante supériorité, j'ai toujours hais ma faiblesse, et quand je fut choisit pour intégrer un organisme, j'en fut heureux, enfin je tenais l'occasion de me venger. Mais je n'avais pas prévus que deux autres Onis seraient présent, mais cela importe peu, j'ai réussit à les convaincre de suivre mon projet, mon projet qui avance, il nécessite seulement d'un peu d'énergie, d'un tout petit peu d'énergie et j'arriverais à concevoir mon rêve. Mais où trouver cette énergie ?

Cette question ma très souvent tourmenté. Malgré toute la prudence que je fait preuve si Rakurai découvre mon projet il serait capable de vouloir s'en mêler, et à part le tuer, je ne pourrais le convaincre. Et si il meurt, je meurt aussi et ça je le refuse. Alors comment faire pour créer encore plus d'énergie sans éveiller de soupçons ? Je n'ai découvert cette réponse que très tardivement, en explorant le naibu sekai de Rakurai. Une porte se trouvait là, cette porte n'était relié à absolument rien, ni mur, ni bâtiment. Elle n'était relié qu'au vide. L'apparence même de cette porte était surprenante, tout en bois, légèrement pourri. J'ai tenté de l'ouvrir, rien, j'ai tenté de la détruire et j'ai faillis mourir. Mais récemment, quand Rakurai à faillit mourir, cette porte s'est ouverte seule. J'ignore où elle me conduirait, j'ignore complètement si mon corps physique survivrait au trajet, mais ce que je sais, c'est que l'on m'attend par delà cette porte. Tsuyosa et Kurushimi savent que je vais l'emprunter, mais ce qu'ils ignorent c'est que la raison est plus profonde qu'une simple recherche, c'est, je comptais dire viscéral mais mon statut me l'interdis. Je ressent un appel comme la foudre est appelée par le paratonnerre. Et aujourd'hui j'ai passé cette porte.

Où me conduira t-elle ?

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Dim 6 Mai - 11:14

Quelqu’un vient, c’est une certitude, mais je ne sais pas d’où, et surtout je ne sais pas qui. C’est profondément agaçant. J’espèrais bien que se soit mon petit « protégé », mais après avoir étendu mes sens, je me suis aperçue que cela ne pouvait pas être lui.

Je dois bien l’avouer, je suis déçue.

Voilà maintenant plus de douze ans que j’habite son corps, et jamais il ne m’a rendu visite. Le pire dans toute cette histoire, c’est que le garnement a déjà réussit à accéder à son naibu sekai…et le tout sans passer par la porte du kyakuma (salle de réception), celle la même à laquelle je suis attachée.

C’est rageant.

Il a dû trouver un moyen pour passer outre, ce qui est théoriquement impossible. Enfin avec lui…
Soyons reconnaissant, il m’a éveillée d’un long sommeil. Se fut certes un peu brusque, mais maintenant cela va mieux. Il est quand même bizarre comme organisme, le petit…
Il est impressionnant de voir le nombre de personnalités qui peuvent interagir avec ce corps. Il y a d’abord eut, cet espèce de vieux précurseur, les dénommés Shinobu et Protéus, et pour conclure, un VIP, dans le genre connu, je crois que le gamin a touché le gros lot : Charon, le Nocher.
Me voilà bien lotit avec ces quatre là…plutôt trois, le premier ayant expiré sous la lame du troisième. Bagatelle !

Et ce n’est pas tout. La porte qui me reliait à mon ancien plan d’existence a disparut, au même instant un escalier a prit sa place. C’était au moment où le gamin est allé faire une « promenade de santé » dans les Limbes. Je sais que l’escalier mène dans une des parties de l’Enfer…

Je ne me souviens plus de ce qui m’a prit de vouloir devenir Opalin, parce qu’il faut le dire, on s’ennuie monstrueusement.

C’est calme, c’est silencieux…c’est barbant.

Franchement qu’est-ce qui a bien pu me pousser à devenir Opalin ? J’ai juste à faire un petit effort de mémoire, cela ne remonte qu’à douze ans. Cessez de rire ! On verra si vous vous souvenez de tout lorsque vous aurez vous aussi mille deux cent cinquante trois ans et dormi dans un sommeil hivernal de pas moins de onze ans. Pardon, j’oublie à chaque fois que vous avez des durées de vie ridiculement courtes, quatre vingt ans, avouons-le c’est peu.
C’est d’ailleurs pour cela que peu de démons souhaitent de leur plein gré devenir opalin. Si l’organisme meurt, vous aussi. Donc se lier avec un organisme revient à écourter considérablement sa durée de vie, enfin dans mon cas, parce que je ne suis pas sûr que tout les démons aient la même durée d’existence. Je crois que cela croît avec la puissance de l’entité, mais je ne suis pas catégorique.

J’étais Sapherin, c’est une certitude, j’ai participé à la septième contre-croisade de Baal, oui, Messieurs ! Vingt et un ans à assiéger le sanctuaire d’Eya. Quelle déception qu’en j’y repense, nous avions presque fait tomber les derniers remparts, les défenseurs agonisaient, ils étaient prêts à se rendre, exsangues et las, et il a fallu que Mickaël, archange, vienne à la rescousse des « opprimés ». Je dois bien avouer que si je n’avais pas vu de mes propres yeux, enfin pas au sens propre du terme, je ne l’aurais pas cru. Mettre à bas deux Obsidiens, puis faire plier l’échine à un Haut Diable, Baal, je suis contraint de l’admettre ça impose le respect.
Après cela, mon « maître », je n’aime pas ce terme, disons plutôt commandant, n’étant plus, j’ai dû me ranger sous les ordres d’un autre Haut Diable, Mephisto. Après moult péripéties, j’ai été capturé par les troupes de son opposant direct à l’époque. Je dis à l’époque parce que cela change environ tout les cinquante ans et que cette histoire s’est déroulé il y a pas moins de huit cents ans. Par un rapide calcul vous devez bien vous rendre compte qu’à l’heure actuelle où j’essaye de vous inculquez quelques notions de culture, ce ne doit plus être le cas. Où en étais-je ? Oui, l’opposant, Isaar, m’a proposé la chose suivante :


[Isaar] «- Soumets-toi, ou je renverrais ton essence au Néant. »

Pour les lents d’esprits qui n’auraient pas compris, le choix se traduisait par : Marche ou crève…
Dans ses grandes lignes, bien sûr, ce qu’Isaar avait sous-entendu était qu’avant de renvoyer au Néant, j’allais certainement être torturée de bien des manières différentes, durant une bonne décennie, plus précisément, jusqu’à ce que mes bourreaux se lassent d’entendre mes cris de souffrance et d’agonie. Face à cette perspective future peu réjouissante, j’ai très vite juré allégeance.

Qu’est-ce que cela veut dire « renvoyer son essence au Néant » ?

Comme dit précédemment, un démon est constitué de trois éléments : l’âme, l’esprit et l’essence.
Lorsqu’il devint Opalin ou dans un cas bien plus enviable, Haut Diable, il acquière un corps. L’essence vient du Néant, et par définition, retourne au Néant petit à petit. Sans son essence le démon meurt, ou en réalité disparaît. C’est comme si son existence, toute consistance de lui s’évaporait d’un coup. C’est pour cela que l’on peut dire qu’un oni peut « mourir », sauf une exception, ceux qui détienne un corps.

Pourquoi ?

Parce que l’essence est enfermée dans le corps et ne peut plus s’en échapper. Oui, je vois que vous avez saisi…en théorie, un Opalin, comme un Haut Diable est immortel.
Je pourrais vous faire un récit autobiographique de ma vie entière, mais quelque chose me dit que vous racontez plus d’un millénaire d’existence ne vous passionnera pas. Dommage, vous perdez beaucoup…Ce n’est que partie remise.

Donc qu’est-ce qui m’a poussé à devenir Opalin ?

Pas cette pseudo-immortalité, puisque l’on disparaît dès que l’organisme meurt. Tout à commencer il y a environ cent ans, je commençais à avoir une petite réputation. Comprenez, il est rare pour un Sapherin d’avoir eut pas loin de dix-sept commandants et d’être toujours « vivant ». On disait que j’avais un don pour survivre parmi les affres de la guerre perpétuelle et des multiples trahisons, alors même que je n’étais qu’un faible oni. Sapherin, dans les castes, c’est juste au dessus de Vermillon, mais de pas beaucoup. Ils avaient raison, mais j’ai aussi toujours eut beaucoup de chance. Sauf ce jour-là (bien qu’il n’y ait pas distinction entre la nuit et le jour, c’est plutôt la date)…

Bataille d’Amertume, durant la Guerre Noire.

Comme toujours je me retrouve en première ligne, mais ça va j’ai l’expérience. Les assauts des deux camps sont repoussés, cela va finir en affrontement de positions, on est parti pour au moins dix ans, me disais-je à l’époque. Au bout d’un an d’offensives infructueuses, l’Abyssialis Nuris, un des chef du camps opposé décida de lancer une percée dans nos lignes pour pouvoir, très certainement, camper sur les positions derrières les nôtres et donc nous prendre en étaux avec ses forces qui seraient restées face à nous.
Comble de malchance, Nuris a lancé son attaque sur la section à laquelle j'étais rattachée. Certains « jeunots » d’Ambrés et de Sapherins, parmi mon contingent tentèrent de s’en prendre directement à l’Abyssialis. J’entends parfois encore leurs hurlements de douleurs...
Et comme si cela ne suffisait pas, dans le tumulte de la bataille, il a fallut que je me trouve engagé avec lui. Un Carmin m’épaulait, il a foncé sur Nuris. Trente secondes, tout au plus, c’est le temps qu’il a fallut au grand démon pour terrasser son confrère. Pas fou, ni même patriote au point de donner ma vie, j’ai pris mes jambes à mon cou, fuyant promptement. Quelle utopie !
Sa vitesse de déplacement était grandement supérieure à la mienne, et il me rattrapa instantanément. Il allait me frapper, quand soudain il fut stopper dans son élan. Rien ne le retenait, je ne comprenait rien sur le moment, puis il s’est mit à hurler d’une voix gutturale, puis il s’est dissipé.

Son Essence était retourné au Néant.

La bataille se figea. Tout le monde me regardait…puis un Ambré de mon camp s’égosilla :
« Un Sapherin a battu Nuris l’Abyssialis ! »
Une clameur de joie monta parmi nos rangs, j’étais fière, les adversaires, démoralisés furent rapidement mit en déroute. Je ne me doutais pas encore du cadeau empoisonné que je venais de recevoir.

Plus tard, j’appris que Nuris avait un jumeau, nommé Nora. Ce dernier était aussi fort que son homologue, si ce n’est plus. Nora avait décidé de venger la disparition de son jumeau, et il était bien décidé à me renvoyer au Néant. Personne ne pouvait se mettre sur sa route et surtout aucun ne le ferait, j’étais seule, et un jour, je devrais l’affronter. Bien entendu, il ne se passerait pas la même chose qu’avec Nuris. J’étais en quelque sorte condamnée, une épée de Damoclès au dessus de la tête, et qui ne tarderait pas à s’abattre. Je n’avais pas d’échappatoire, ou tout du moins le pensais-je.
Fort heureusement pour moi, on m’informa que j’avais été choisi pour intégrer un organisme. En temps normal, j’aurais tout fait pour éviter cela, mais je n’étais pas dans une situation où l’on peut faire des caprices.

Je suis donc devenu Opalin…l’Opalin d’Iba.

Mais cette personne qui arrive, est-ce Nora qui vient se venger ? A-t-il réussit à me retrouver ?
Un grand carré lumineux apparut dans ma salle de réception. Je frémis. Un être en sortit…


« Qui es-tu ? »

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Dim 6 Mai - 21:10

Osore poussa un petit cri quand la porte, juste après qu'il l'ait passé, se referma brutalement dérrière lui avant de le happer vers une sorte de tourbillon où une lumière indéfinissable, tantôt blanche laiteuse, verte de jade, noir de jais, jaune d'or, semblait vouloir rendre fou l'opalin de Rakurai. Mais ce tourbillon n'était pas seulement un amalgame de lumière étrange et agressive contre lui, non, c'était bien plus que cela.

Il semblerait que j'ai sous estimé le danger que représente cette porte. Mon cri fut involontaire mais venant d'une peur réelle. Cette lumière, si vive, si puissante, si dérangeante va me rendre fou à continuer de tourner ainsi sans réel but. Le noir suivi du jaune m'aveugle douloureusement tandis que le blanc me fait souffrir atrocement et que le vert m'inquiète terriblement. Mais quel est donc cet endroit ?! Une porte de lumière ou bien autre chose ?
Ah ! Quelque chose s'ajoute aux lumières, des images, changeant selon la couleur de la lumière; Des sons viennent enfin ce mêler à cet étrange ballet, mais qu'est ce que c'est ? Je connais ces sons, je connais ces images. C'est... Impossible, non, totalement impossible ! Ces images, ces sons, c'est mon passé en tant que Ambré des démons, simples chairs à bombarde lors des guerres, esclaves la plupart du temps; Ces images, ce passé, c'est ce qui ma fait prendre conscience d'une chose. Je ne suis pas né opalin comme les autres. j'ai longtemps détesté ma misérable existante sans comprendre pourquoi j'était à ce rang misérable. Je n'ai jamais accepté l'arrogance de ceux au dessus de nous, ceux se croyant supérieur, et, malgré tout mon dégoût, ils étaient bien supérieur à moi, que ce soit au niveau de la puissance que du reste, mais je ne comprenais pas pourquoi.

J'ai vécu bon nombres de guerres, j'ai vu bon nombre d'Ambré tombé sous les coups des anges, d'autres sous les attaques des Hauts Démons qui ne faisaient aucune distinction entre alliés et ennemis. Et comme la majorité des troupes étaient composé d'Ambré qui allaient au front, c'était eux qui mourraient le plus souvent, mais pourquoi s'en plaindre ? Après tout, les Ambré étaient la race de démons la plus nombreuse, donc quelques centaines mourrant sous les coup de Hauts Démons ne changeaient pas grand chose. Moi même avait faillit succomber sous les coups 'un Haut Démon : Amon. C'est sans doute l'un des Hauts Démons les plus terrifiant, tant par sa puissance que par sa cruauté. Une fois un autre Haut Démon à voulu lui tenir tête, le souffle d'après il avait perdu le sien. Amon ne fait aucune distinction entre ses troupes et celle des anges, peu lui importe le moyen tant que la victoire est acquise au final et ceux fuyant étaient promis à une éternité de souffrance.
Parmi les Ambré, je suis ce que les humains appellent un vétéran, j'ai vu beaucoup de guerre mais mon rang reste égal à ceux des jeunes Ambré, c'est à dire misérable, peu importe le nombre de batailles que j'ai faites, peu importe le nombre d'ennemis que j'ai occis, les louanges revenait aux Hauts Démons et aux démons plus puissant que les Ambré, funeste sort que le mien.

Mais voilà Rakurai allait naître et fait rare il lui fallait un démon pour ponctionner sa vie. Je fut choisit en premier et enfin j'ai caressé l'espoir d'échapper à ma triste condition d'Ambré, mais bien évidement, je n'était en rien au courant du fait que j'allait être plongé dans un sommeil éternel quand je serai slié à Rakurai. Mais éternel était un bien grand mot, disons dans un sommeil égale à la durée de vie de l'organisme dans lequel j'aurais été choisit. Cela, je ne l'ai découvert qu'une fois projeté dans le corps de Rakurai, dans une zone ténébreuse, sans naibu sekai. Et pourquoi en serait il autrement ? Après tout, tant que l'esprit de l'organisme ne s'est pas développé, il ne peut rien créer. Je me suis donc endormis, auprès de deux autres Ambré dont je ne connaissait en rien le nom, dans un état plus proche de celui de la larve que de l'Ambré que j'était. Je me sentait souillé, humilié et finalement, cela est devenu une obsession de ma part, je n'avait plu qu'une seule idée en tête, me venger du Néant, des Hauts Démons et des Enfers. Et c'est là que quelque chose cloche; Le sommeil est un sommeil sans rêve, sans rien d'autre que le néant pour l'accompagner, mais moi, j'ai rêvé, j'ai rêvé de la destruction des Enfers par mes mains, mes mains ! De mon statut d'Ambré j'avais de longue griffes à la place ed main, je ressemblait à Tsuyosa et Kurushimi, plus proche de la bestiale apparence d'un monstre que de la forme élancé et humanoïde des démons de rang supérieur. Mais dans mes rêves, c'était avec des mains humaines que je détruisait les Enfers, je ne comprenais pas comment ni pourquoi. Et, terriblement, cela ne me dérangeait pas. Durant près de dix ans ce sommeil à alimenté ma haine, ma donné une forme particulière, JE me suis construit. JE me suis donné une nouvelle image. Et si j'était capable de beaucoup plus grâce à l'esprit de Rakurai ?

Quand ce dernier est finalement arrivé dans son naibu sekai, qui ressemble à un immense sanctuaire avec divers temple, trois pour nous, Onis, et deux autres. Un qui renferme l'identité de Rakurai et un autre gravé d'un simple sceau : un scorpion rouge. J'ai souvent tenté d'ouvrir ces deux portes, mais si la première ne faisait que me résistait, la seconde ma carrément attaqué. Depuis, je n'ai plus tenté de les ouvrir.
Une fois réveillé, j'ai caché ma forme humaine aux deux autres Opalin. J'avais leurs rangs dans le Néant mais ma forme humaine me plaçait plus au rang d'ange, non pas celui des déchus mais celui des anges. Ma peau était d'un blanc laiteux, mes doigts fin et élancé, mes yeux d'un gris-blanc dérangeant et hypnotisant tandis que mes cheveux, oui, mes cheveux ! Étaient d'un noir de jais. J'avais acquis la forme de nos plus fidèles ennemis et je ne comprenais pas pourquoi ni comment. Serait il possible que ma haine m'ait forgé ce corps quand j'était au stade de larve ? Si oui, pourquoi ne ma t-elle pas donné le corps d'un Haut Démon, celui d'Amon par exemple ? Je ne comprenais pas mais cela importait peu. Cachant mon identité donc, nous remarquâmes que nous avions une sorte d'autel se trouvant au centre des tous les temples. Cet autel semblait vide à première vu mais en nous approchant nous pouvions voir trois candélabre avec gravé dessus, dans les signes cabalistiques des démons, nos noms sur chaque candélabres. C'est ainsi que nous apprenions qui nous étions tous.

Durant les années qui suivirent je passais mon temps à expliqué mon plan pour me venger des Enfers aux deux autres Ambrés, les convaincre ne fut pas difficile, ce qui fut difficile fut de leurs faire accepter le fait que je doive cacher mon apparence. Cependant je parvint à avoir leurs accords pour la réalisation de mon plan, pauvres fous inconscient qui ignorent que je ne fait que me servir d'eux avant d'en disposer, mais conservons une certaine discrétion vis à vis de mon plan, en parler maintenant manquerait de jugement.
Tout était près, il ne manquait qu'un nouveau passage de Rakurai pour finaliser mon plan, mais voilà quand enfin ce dernier se montra de nouveau dans son naibu sekai, il avait tout oublié de ce lieu et de qui nous étions. Cela compliquait beaucoup les choses. Je ne comprenais pas pourquoi il nous avait oublié mais cela mettait tout mon projet à néant, une simple donné aussi stupide que la mémoire humaine venait de me faire perdre l'une des dernières lueur d'espoir que j'avais. Mais Kurushimi m'expliqué qu'il était possible de lui rendre la mémoire, ce qui n'était pas faux, cependant, nous devions aussi en profiter pour tester sa puissance, ce qui allait s'annoncer intéressant. C'était décidé, chaque fois qu'il avait décidé de récupérer un pan de mémoire nous allions l'affronter jusqu'au moment final ou il se souviendrait de tout et ou il m'aiderait à finaliser mon plan. Il à déjà réussit à se souvenir de nos nom et du visage de Tsuyosa, il se souviens aussi de son naibu sekai; Encore un peu de patience, encore un tout petit peu de patience...

Voilà où j'en était de mon histoire, une histoire né de la haine, de la violence, une histoire qui probablement me conduirais à ma perte mais peu importait, je voulais ma vengeance, dusses ai- je en mourir.
Finalement, la fin de ma traversé se fit via une éblouissante lumière, un flash aveuglant ne me permettant pas d'y voir et finalement, un choc, sourd suivis d'un son, celui d'une voix, une voix me demandant qui j'était. Mais qui suis je ? Suis je toujours le Ambré du Néant ? Ou bien suis je devenu autre chose ? J'ai acquis un nom en devenant Opalin, pourrais je acquérir autre chose comme une identité propre ? Je l'ignorais mais je répondit quand même à la voix, les yeux toujours clos.


¤Osore¤
"Je suis... Je suis Osore, je crois. Et toi ? Qui que tu soit, qui est tu donc ?"

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Jeu 17 Mai - 12:04

L’être venait d’apparaître, dont ne sait où, et surtout comment. Les ombres, formées grâce au halo de lumière blanchâtre derrière lui, dessinaient intimement ses formes. Quelques pas suivirent, et je pus enfin le « voir ». Il n’était pas spécialement beau, quoi que ce critère soit plus que difficile à définir pour un démon. Car l’individu en était bien un, les griffes qu’il ornait à la place de ses mains ne laissaient aucun doute possible à ce sujet.
Il disait se prénommer Osore. Cela ne me disait rien, vraiment rien. Cette entité avait décidé de se présenter à moi avec une forme proche de l’humaine, était-ce voulu ou non ?

Il y a tellement de choses que vous ignorer sur notre vraie nature, vous, les Humains…

L’une d’entre elle, est que nous pouvons modeler notre apparence, les Incubes par exemple excellent dans ce domaine. Toutefois il y a toujours une limite de temps qui nous incombe lorsque nous changeons d’aspect, généralement on ne peut dépasser la journée, pour les meilleurs, le mois, et les moins bons…Qui s’occupe des mauvais ? Après quoi il nous faut reprendre notre forme primaire ou de repos. C’est un exercice ardu, vous savez, un peu comme essayer de garder un voile sur son visage alors que le vent souffle de tout côtés, avec force.
Soudain je me rends compte que j’ai très certainement raté ma première apparition. On n’a jamais deux fois l’occasion de faire une première bonne impression. Profonde comme réflexion, vous ne trouvez pas ? Mon état actuel est celui d’hibernation, à savoir une simple sphère, teintée de gris et d’une pointe de rouge, dont l’éclat varie à chaque instant. Forcée de reconnaître qu’on a déjà vu plus imposant pour affirmer sa prestance.

Une chance pour moi, son apparence correspondait avec ma forme principale, comprenez celle qui m’est le plus facile de maintenir. Pourquoi je dis « une chance » ; bonne question, vos esprits sont fort aiguisés pour de simples bipèdes bavants et poilus…
Sommairement, je pense, et cela n’engage que moi, qu’il est plus aisé d’engager un dialogue avec un individu si ce dernier peut s’identifier un peu en vous. Je doute qu’un humain puisse se reconnaître dans une brise de novembre, mon apparence élémentaire, ou dans un cygne, chantant complainte et destin funeste, mon apparence bestiale. Mais à quoi bon ménager mon interlocuteur me direz-vous, alors que je pourrais très certainement le tuer ? Deux raisons à cela, l’une est que je n’ai pas encore put jauger complètement ses capacités, l’attaquer pourrait me réserver des mauvaises surprises. L’autre, même si son aura est très inférieure à celui de Nora, il se pourrait très bien que ce dernier ait délégué des démons sous-fifres pour me retrouver, plutôt que de faire le « sale boulot » lui même. Il me fallait donc « tirer » le plus promptement possible les vers du nez de mon invité.

Réfléchie ? Je sais, mille deux cents ans et des poussière d’expérience quand même, prenez en de la graine, ignares.

Je quittais mon état sphérique pour prendre une forme appropriée, et une fine silhouette s’esquissa. Une jeune femme, d’environ un mètre soixante quinze, généreusement dotée par la nature, fit son apparition. Les cheveux blonds, tels des fétus de paille jetés négligemment sur un crâne, atteignaient les épaules. Mes yeux luisaient d’un bleu gris pluie, quelques tâches de rousseur se débattaient sur ma peau terne, d’un rose cendrée. Les pommettes relevées, un nez aquilin, de fines lèvres, souples et tendres, qui contrastaient d’ailleurs un peu avec le reste de ma sombre personne. Puis se déployèrent mes ailes, plumage noire ébène. Elles mesuraient bien un mètre chacune, une des sources de ma fierté. Quelques unes de mes articulations craquèrent, mes muscles me lançaient. Normal après douze années d’abandon, je m’étais un peu engourdie. J’étais simplement vêtue d’un ample bustier délavé, laissant entrevoir la totalité de mes bras, ainsi que mon bas ventre. Un simple morceau de tissu passé couvrait le haut de mes délicates jambes. Mes pieds gambadaient libres de toutes entraves.

Il s’agit, j’en conviens, d’une apparence un peu rustique, bergère ? Mais allez savoir pourquoi je l’apprécie. Est-ce absurde ? Un pur caprice ? Je ne me suis jamais vraiment posé la question. Il n’y a que votre espèce pour se tourmenter inutilement avec des futilités.
Pourtant j’ai connu, l’espace de quelques mois, un oni au raisonnement « humain ». Il se disait supérieur parce qu’incompris de tous, solitaire, parce qu’abandonné. Zetchu…
Il était fou à n’en pas douter, pourtant il y avait quelque chose d’intrigant dans sa personne, peut-être était-ce sa différence ? Toujours est-il qu’il est l’unique démon à avoir mit fin à ses jours, sans y être soumis par la force des choses. Triste…non, juste stupide. Stupide et faible.

Une volute de fumée incolore se forme autour de ma main droite, s’allongeant et s’affinant pour finalement prendre la forme d’une flûte traversière. La consistance s’accentue, pour ne plus être que constituée d’un cristal éteint. Elle apparaît comme un objet de roc qu’on aurait taillé grossièrement, pourtant Iki est bien plus que cela. Irremplaçable compagne de mon éternité, son nom signifie « souffle », parce que les sons qui s’en échappent, sont tels une respiration, tantôt calme et posée, parfois haletante, même saccadée, naissant au contact de mes douces lèvres, mourant sur ma seule demande. Je suis maîtresse, elle, esclave, parfois alliée.


«- Osore ? Tu te trouves ici dans le naibu sekai d’Iba Hiyori », une voix neutre, pour une discussion assurément stérile.

Inutile de lui dire ma fonction, même s’il est bête comme ses pieds, il aura comprit que je suis un Opalin. Par prudence, je préfère « oublier » de mentionner mon nom. Je ne sais toujours rien sur mon étrange visiteur. Méfiance guide mes actes.
Le cadre, blanc éblouissant, flottant juste au dos de mon « invité » est terriblement dérangeant. Et il le devient encore plus lorsque de multiples tentacules aux formes hétéroclites en surgissent, se saisissant du dénommé Osore. Elles l’enserrent de toutes parts et il se débat mollement, son esprit semble encore un peu engourdi. Il a dû enfreindre un interdit, les Lois des Univers sont inaltérables, il vient d’une autre dimension et il ne devait pas y avoir de liaison entre cette dernière et la mienne.

Enfin quand je dis « inaltérables », cela ne veut pas dire que l’on ne peut les transgresser, comme on dit chez vous : « c’est à ses risques et périls. »

Ces sales formes ont la mauvaise idée de s’en prendre aussi à moi. Je me retrouve avec deux « cordes » noires, qui m’étreignent le mollet droit et le pied gauche. Sales bêtes !
D’un mouvement leste, je monte Iki à ma bouche, j’inspire, mes paupières s’abaissent. J’expire, mes doigts glissent sur les orifices de l’instrument.


* Zen'sou ! Niban'me kyoku : Satsubatsu eikyuu !* [Prélude ! Deuxième mélopée : Cruelle éternité !]

Les notes s’élèvent, fortes et puissantes. Je retrouve des sensations depuis trop longtemps oubliées. Le naibu sekai vibre, tremble, il est agité de sombres sursauts. Le tempo s’impose, rythmé, violent. L’espace se déchire, arrive l’envolée du morceau. Mes doigts bougent, mus par leur propre volonté. Je bande ma concentration sur mes assaillants, aussitôt, mes ténébreuses entraves se contorsionnent, prisent d’une terrible douleur. Leurs mouvements sont d’abords brutaux, vifs, virulents ; les secondes passent, et ils ne sont plus que spasmodiques, agonisants, morts. Les tentacules implosent d’elles-mêmes. Je souris intérieurement, je n’ai pas perdu la main, quoiqu’il serait plus juste de dire « les ».

L’ennemi bat en retraite, vaincu.

Osore n’a rien, je ne l’ai pas pris pour cible. Il a apparemment retrouvé toutes ses facultés, ou tout du moins c’est ce que suggère son faciès éclairé d’une intelligence nouvelle. Je m’apprête à annoncer la victoire, mais l’espace se fissure.

« A ses risques et périls », avais-je dit ?

De multiples brèches apparaissent de tout côtés, et d’innombrables tentacules s’en extraient. J’entr’aperçois un œil géant et globuleux au travers d’une des ouverture. Cette fois, les lianes d’ébène attaquent aussi bien mon « compagnon » que ma personne, j’en manque presque de laisser échapper un véhément juron.
En fait ce n’est pas plus mal, cela me donnera l’occasion de voir de quel bord se trouve mon « invité ». Juste avant de commencer ce nouvel affrontement, je ne peux m’empêcher de demander…


«- Qu’as-tu fait pour provoquer les Lois ? »

J’attends sa réponse, Iki et moi s’apprêtons derechef à fusionner dans une irrésistible étreinte. Un fin frisson me parcourt, jusqu'au bout de mes ailes. Je n’ai pas peur, je suis forte.

Je suis Hiai, la Mélancolie.

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Mar 12 Juin - 4:03

J'ignore qui était mon hôte, ou plutôt, j'ignorais ce qu'était mon hôte actuel. Mon esprit était encore embrumé par de multiples images issues de mon passé, de mon présent, et de fausses images issue d'un futur n'existant pas, mais qui sait ? Qu'avais je donc traversé ? Était il possible que j'ai traversée un couloir de Résonance ? La Résonance, il 'agit d'une vielle légende issue du royaume des démons, au royaume des anges je crois qu'ils appellent ça l'espace du Tout et du Rien, allez savoir pourquoi, vous les hommes, vous nommeriez plutôt cela comme une brèche temporel. mais reprenons, si j'ai réellement traversé une brèche, ce peut il que les images d'un futur que je pense faux existent vraiment ? Se peut il que les images de guerres, de souffrances, de paix et de destructions soit réels ? Je l'ignore, je ne souhaite pas le savoir, toute mon existence repose sur la haine et l'espoir de l'accomplissement de mon projet, si je perd l'un, je perd irrévocablement l'autre. Autrement dis, si jamais ces images me montraient aussi le futur et que ce futur ne me soit pas favorable, je pouvais très bien me laisser mourir.

Mais laissons de coté cette digression personnelle sur le futur, le passé et le présent, cela est une quadrature du cercle où je risquerais de m'empâter et d'anéantir, par ma seule stupidité, tout mes projets.
Finalement mon hôte, à défaut de me donner son nom, me donna une indication non négligeable, j'était ici dans le naibu sekai d'un humain nommé Iba Hiyori, je ne connaissais rien de ce nom mais cela n'était pas étonnant vu la taille de cette planète. Si j'était dans un naibu sekai, il y avait donc de très grandes chances pour que mon hôte se trouve être un Opalin, mais la question était, de quel type de démons venait il ? Au vu de sa prestance, nous pouvons d'ores et déjà éliminés les deux premières castes de démons. Même moi, avec ma haine, je ne réussit pas à changer de forme à volonté. Tout ce que j'espérais, c'était qu'il ne s'agissait pas d'un Abyssialis, mais il valait mieux être prudent, après tout, même si il était rare que de tel démons deviennent un Opalin, il était toujours possible qu'un humain particulièrement puissant le devienne, et si tel était le cas, alors rencontrer Iba Hiyori mettrait fin à tout espoir.

Mais pour l'heure, je me devais de tenter de retrouver mon équilibre spirituel. Ces images m'avaient beaucoup plus choqué que je ne l'avais prévus, pourquoi , Car celles de mon passé étaient vraies, elles m'avaient rappelés ma faiblesse, ma haine, la folie de mon projet, pour un peu, si une image en particulier n'était pas apparus, je serais alors devenu fou devant l'énormité de mon projet.
Mon apparence ne laissait rien entrevoir de qui j'aurais pu être ou était, de même que celle de mon hôte, taisant toujours son nom, mais, même si je pensais que l'apparence qu'il, ou elle, après tout, hormis les incubes, les autres races de démons étaient sexués, donc l'apparence qu'il ou elle avait prise était probablement fausse, sa première apparition laissait entrevoir la possibilité qu'il s'agissait d'un, ou une Déchue.
Si j'avais été humain, j'aurais sans doute été frappé par sa beauté, tout dans son apparence, que cela vienne de son physique à sa prestance aurait pu attiré irrémédiablement n'importe quel humain entre ses griffes, d'ailleurs,je souris à l'idée que Rakurai pouvait lui aussi se laissait avoir comme cela, bien que chez lui, cela viendrait plus d'un manque physique quelconque que d'un désir charnel immédiat.

Enfin, peu importe son apparence, peu importe mes digressions sans fin et sans logique. Je savait qu'une chose était importante, c'était que ce lieu pouvait peut être m'aider, si jamais son propriétaire voulait bien m'aider, évidement, dans le meilleur des cas oui, dans le pire elle me tuerais, tuant de ce fait mon plan, bien que je ne doutait pas que les deux autres Opalins de Rakurai tentent, avec maladresse, de poursuivre cet insensé projet.
Je me tournais vers la Déchue, selon son apparence, quand un sentiment profond de malaise s'emparas de moi. Je n'avais pas besoin de chercher pour savoir d'où venait ce malaise, il me suffisait de tourner la tête vers mon dos pour découvrir que le passage que j'avais emprunté ne s'était pas refermé. Mais pourquoi ? La porte avait pourtant claqué chez Rakurai, pourquoi pas ici ? Était ce dû à la Déchue ? non, il ne semblait pas vu son état de surprise. Mais je n'avait pas le temps de pousser plus avant cette intéressante discussion intérieure avec vous et moi que déjà des tentacules noires, aussi noire que le néant, venaient de m'attacher férocement et tentaient de me tirer vers la porte resté ouverte. Que se passait il donc ?!

J'était tétanisé, impossibilité totale de bouger, d'esquisser un mouvement, de tenter d'hurler même. J'était happé par une chose inconnue et je ne tentait absolument rien pour l'en empêcher. Je serais probablement retourné dans le couloir de Résonance si la Déchue, appelons la comme cela pour le moment, n'avait été elle aussi attaquée par ces étranges lianes. J'ignorais ce qu'elle faisait, mais à un moment donné je fut frappé de plein fouet par une étrange mélopée, issue des Limbes accompagnant les âmes errantes. Cet air était à la fois doux et triste, puissant et fragile, invincible et mortel. J'ignorais ce qu'elle avait fait, mais, bien que je n'avait rien physiquement, j'avait été écrasé sous le poids de son air, de sa mélodie, de sa puissance. A genoux devant elle, j'observais les restes de nos "ennemis" implosés, je ne serrais pas les poings, je n'avait pas le visage transformé par la haine, mais plutôt par le dépit. C'était tout ce donc j'était capable ? Être frappé de terreur quand un ennemi inconnu frappe ? J'était affublé du stupide nom de "Peur" et j'était celui qui la subissait le plus ? Qu'était je donc devenu ? Un démon Ambré ou Opalin, ou un faible et fragile humain ?
Peut être les deux, j'avais perdu quelque chose en changeant mon apparence, je croyait qu'ils 'agissait de mon asservissement aux démons supérieurs, mais il n'en était rien, il suffisait de voir ma position actuel vis à vis de ma supérieur Opalin présente ici afin de me rendre compte que je n'avais pas perdu cela. Non, ce que j'avais perdu, c'était l'essence du Démon, pas son âme, son essence.
Je pourrais développer ici en détail ce qu'est l'essence d'un démon, mais vos cerveaux atrophiés ne pourraient comprendre les subtile nuances d'une chose aussi parfaite que celle ci, peut être plus tard.

En attendant, je tentait de lever les yeux vers ma supérieur quand, de nouveau, l'espace derrière moi se fissura. Il semblerait que nos assaillants aient compris la leçon et soit revenus en plus grand nombre, après tout, si ils étaient faibles, ils devenaient fort en nombre, comme les rats, ou les hommes. Encore une fois, je fut pris du même malaise qui me plaça d'emblée dans un état de stupeur hypnotique, je ne comprenais pas pourquoi !
C'est alors que l'impériale voix de la Déchue s'éleva de nouveau dans l'air. Des Lois ? De quels Lois parlait elle ? Qu'avais je fait ? Qu'avait je violé comme Lois ? Je l'ignorais, mais un élément particulier m'empêche de poursuivre cet introspection juridique éthérée. Enfin notre ennemis montrait son visage, et ce que je vis glaça ce qui me servait de sang.
Maintenant que je le voyais, maintenant qu'il ne se cachait plus, je savait qui nous affrontions et je compris dès lors que ce que j'avais traversé n'était pas un couloir de Résonance, non, c'était bien pire que cela. Nous étions en train d'affronter le Gardien du Néant, la créature immortelle et invincible du Néant absolue, se manifestant sous les traits d'une hideuse créature afin de rappeler les démons ayant fautés pour les punir à jamais dans le Sous Néant, ou Espace Mort. Il était venu pour moi, mais la Déchue s'était retrouvée sur le trajet et maintenant qu'elle l'avait attaquée, il devait la capturer aussi pour la jugé.
Ce que j'avais traversé était donc un couloir de Néant. Ces couloirs étaient une chose contre nature. Le Néant n'oubliait jamais rien, ni visage, ni âmes, ni démons. Il les engloutissaient, certes, mais Il gravait aussi leurs images en lui. Ayant vécu dans le néant, il était normal que des images de mon passé m'apparaissent quand j'ai traversé ce couloir, je suppose que si Tsuyosa venait à prendre le même couloir, il verrait son propre passé. Quand à l'avenir, et bien ils emblerait que le Néant soit encore plus vicieux que prévus, il semblerait qu'il copie les démons devenant Opalin. Après tout, il ne fallait pas perdre de chair à bombarde pour l'éternel guerre opposant Ciel et Enfers.
Le futur que j'avais vu était donc mon futur, en tant qu'Ambré, celui qui à continué sa route ne sachant rien de l'Opalin qu'il est devenu ni même du plan insensé qu'il tentait de mettre en place.
Si la situation n'était pas aussi critique, j'aurais sûrement explosé de rire, car dès lors que j'avais compris ça, je venais de comprendre aussi pourquoi le Gardien venait me chercher, il fallait éviter que cette nouvelle ne s'ébruite, imaginez un peu une horde d'Opalin et leurs homonymes Ambré, Incubes, Déchus, Abyssialis, etc., etc. ne se soulève et prennent les armes contre les Hauts Démons ? Cela serait la fin des Enfers tel qu'il est aujourd'hui, mais aussi de l'Ordre Chaotique du Néant qui s'évaporerait dans... Dans l'infinie. Le Néant ne disparaîtrait pas, il se disperserait.

Ma situation était donc peu enviable, déjà chassé par les Enfers, me voilà qui allait être jugé, mais il n'était pas question que je me laisse faire sans combattre, désormais, je n'avais plus rien à perdre, cela allait beaucoup plus loin qu'un simple projet fou pour tenter de se venger, là nous parlons de l'anéantissement des Enfers tel qu'ils se trouvent aujourd'hui, et JE comptais bien en profiter.
Me débattant vainement, je tentait de canaliser mon énergie, après tout, j'était Osore, la Peur, j'insufflait cette dernière en mes adversaires, non l'inverse, et Gardien immortel ou pas, il allait comprendre ce que cela signifiait.
Concentrant mon énergie dans mon fragile corps d'Opalin Ambré, j'avais décidé d'utiliser l'ensemble de mes capacités magiques, que vous appelez chakra, afin de frapper avec tout ce que j'avais le Gardien, et tans pis si mon âme venait à ne pas résister à cela, comme déjà dis, je n'ai plus rien à perdre.

Tendant mon bras gauche, je ferme mes yeux quelques instant, ce que je compte faire est probablement hors de ma portée, mais aujourd'hui je me sent d'humeur dévastatrice.


¤Osore¤
"Kyoukou ! Kyuukyoku Kurai : Kon'ran Hateshinai !" [Terreur ! Ultime Rang : Chaos Sans Fin !]

Aussitôt, mon corps sembla se fondre dans les tentacules, comme happé par ces dernière, il n'en était rien, le Chaos commençait, et le meilleur moyen d'engendre la peur était de faire en sorte que l'ennemi vois sa propre attaque se retourné contre lui. Une fois fondu dans la masses, contrôlant, physiquement, les tentacules qui étaient attachés à moi, je commençais à les diriger vers le Gardien, peu m'importait qu'il soit immortel, peu m'importait de le vaincre, tant que je puisse lui tenir tête. C'était lancé, ma dernière attaque de la Terreur allait frappé, je ne me leurrais toutefois pas, seul, je n'avais aucune chance, seul la Déchue pouvait peut être faire quelque chose, et encore.

Advienne que pourra.

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Mer 20 Juin - 23:05

Si le niveau de puanteur olfactif était un facteur déterminant pour juger d’une situation, je pense que l’on pourrait très clairement dire que je suis dans la merde. Forcée de reconnaître que j’ai été quelque peu présomptueuse…

Apparemment mon nouveau « camarade » ne devait pas savoir faire dans la demi-mesure, et nous nous retrouvions dans une situation fort embarrassante. Il y avait encore une ou deux secondes de cela, je pensais que mon invité avait traversé un couloir de Résonance. Je ne m’étais donc guère inquiéter de cette tentative d’attaque perpétrée par une entité connue de tous et que nous appelons couramment les Sermonneurs. Ce sont des êtres chargés de faire respecter les Lois, où plutôt de limiter les disgressions abusives. Effectivement, ils ne peuvent pas vraiment faire mieux, aux vues de leur puissance ridicule. Ils perdraient en un contre un avec un faible Ambré, lamentable, non ? Toutefois, pour vous, humains, ils représentent un summum de force, l’élite à l’état pur.

Risible…

Enfin la situation s’annoncerait trop bien ainsi. Il a fallut que Monsieur n’empreint pas les chemins de tout le monde, il lui a fallut être l’exception, et surtout, il a atterrit ici : dans mon naibu sekai.
Mais quelle plaie !
J’enrage, pourquoi ? ! Il a ramené, avec lui, comme compagnon de voyage, le gardien du Néant. Ce démon est passé par le vide absolu et en est revenu, sa simple existence, le fait même qu’il respire encore et se trouve là devant moi, est un exploit digne de renom éternel, mais le Grand Marionnettiste, celui qui orchestre tout, commande tout, décide de tout, ne doit pas apprécier que le viole ainsi son domaine. Il nous a donc envoyé un de ses sbires, et pas des moindres, son gardien. Les instants s’écoulent inlassablement tandis que je mesure graduellement l'ampleur du désastre. Il n’y a aucun échappatoire possible, je n’ai pas le pouvoir nécessaire pour créer un couloir de Résonance. Affronter le colosse revient à creuser sa propre tombe, pour une simple et bonne raison, c’est que cet individu, ô combien peu recommandable, est immortel.

Rien que cela me direz-vous ?

Non, se serait bien trop simple, l’entité, en déployant son pouvoir entier, est capable d’aspirer des systèmes entiers dans l’infini éternité du non-être. Si je peux être plus clair ? Bien sûr. Disons pour faire simple, que cette « chose » est capable de détruire plusieurs milliards de milliards de vies en quoi, trente secondes ?

Nous sommes deux…

Et cela doit bien faire deux minutes que nous sommes assaillis. Je vois que vous avez saisi l’incohérence. Je ne trouve qu’une seule explication, plus ou moins logique à un tel exploit. Il est impossible au gardien du Néant de se matérialiser entièrement dans un naibu sekai. Pourquoi, je n’en sais rien, mais si j’ai raison, la chance nous sourit aux pires de moments. Cependant, j’observe un nombre croissant de lianes ténébreuses s’extrayant, encore et toujours, d’orifices inter-plan. Je pense qu’il est nécessaire de revoir mon hypothèse : il faut une certaine période de temps avant que l’annonciateur de l’ultime châtiment puisse développer au maximum ses capacités.

En bref, ça sent vraiment le roussi…

Il est hors de question que je retourne au Néant. Même si je n’ai actuellement rien à faire, question de principe. Je ne dirai pas d’éthique, parce que j’en ai aucune…passons.
Osore sembla se réveiller, l’énergie qu’il dégage est importante, mais bien inférieur à celle d’un oni de haut rang. Un profond frisson me parcourut l’échine, inconsciemment mon bras droit se met à trembler, ma « peau » se hérisse, la « chair de poule » comme on dit dans votre monde pourri.

Aurais-je peur ?

Les ténèbres s’emparent de moi, je suis condamnée, personne ne peut rien contre l’émissaire du Néant, pourtant l’autre oni essaye, et des milliers de tentacules jaillissent de nul part attaquant notre oppresseur. Je dois avouer que c’est plus qu’impressionnant, je ne pensais pas qu’un oni de niveau équivalent au mien serait capable de pareil prodige, décidément, ce numéro là est plus que surprenant. L’ouverture visée se referme doucement, son attaque ne parviendra pas au but.

Vais-je expirer ?

Quelle question stupide ! Je refuse. Mon aura devient cinglante, brûlante. Mes entraves s’estompent dans un grésillement sourd et une odeur âcre de pestilence. Il va falloir se « sortir les tripes », tout comme l’autre. J’intensifie au maximum mon énergie, un pentacle gigantesque apparaît sous mes pieds. Il est d’un vert pâle luisant, couvert de multiples inscriptions, incompréhensibles à tout novice à mon art. Je ne peux pas me permettre de jouer la carte de la sécurité, bien que je rechigne généralement à utiliser cette technique, d’un parce qu’elle épuise quasiment toutes mes ressources, et deux, cela dure au mieux sept malheureuses secondes.

De loin on pourrait croire que je me consume dans un halo d’énergie crépitante, ce n’est pas si loin de la vérité.

Mon aura piquante repousse, pour une brève accalmie, mes multiples assaillantes ébènes. Je n’ai même pas entamé son sortilège que déjà la sueur commence à perler sur mon front. Je n’aime pas cela, la transpiration, c’est désagréable, et après vos vêtements vous colle à la peau…
Je dois rester concentrer, ne pas laisser mon esprit dériver, sinon je suis perdue. Mes muscles se crispent un court instant, je les relâche, il faut que je me calme, pour entamer l’incantation, détendue. Lentement ma flûte monte à ma bouche, et épouse mes lèvres. Prudemment, je positionne mes doigts. Je ferme les yeux, cela va être ardu, je le sais, mais je n’ai pas le choix.


* Koukyoukyoku mujou ! Tsumetai soshite kun'puu !* [Impitoyable symphonie ! Cœur gelé et brise d’été]

Une douce mélodie s’envole, parsemées de notes chaudes, conjuguées à des tons tristes. Grisante, exaltante, on en oublie son existence, le temps n’a plus d’importance, il n’a en fait jamais existé. Tout n’est qu’éternité et fin imminente.

Est-ce mourir pour mieux renaître ou renaître pour mourir de nouveau ?

Le monde est devenu vide, gelé. L’écoulement du sablier infini a cessé, les horloges des mondes, arrêtées. Au loin, l’entité nommée « temps » vient de stopper sa course. La douleur va croissante, j’ai fait attention de ne pas incorporer Osore dans les effets de ma technique. Les tentacules ennemies ne bougent plus, figées, seules celles de mon « allié » pourfendent les airs en direction de l’ennemi. Je ne pourrais plus tenir très longtemps, des picotements parcourent mon corps, je serais bientôt pris de spasmes, mon souffle me manquera, et la mélopée prendra fin, brisant le charme. Enfin les frappes du oni parviennent au but, je relâche aussitôt tout effort, je suis exténuée, mon « partenaire » aussi. Un terrible hurlement de douleur retentit, faisant vibrer le naibu sekai avec intensité, et manquant de vriller mes tympans. Je tombe à genoux.
Les assaillants se rétractent, fuyant le champs de bataille. L’œil a disparut…

Avons-nous gagné ?

Bien sûr que non, le Gardien est immortel, il va revenir à la charge, bien trop vite à mon goût. Il faut sceller les portes menant au Néant, c’est notre seule chance de nous en sortir. Je dois faire vite. Je tente de me relever, mais mes jambes vacillent sous mon poids, ma vue se trouble et ma tête tourne. Finalement, mieux vaut rester à terre. Je veux le prévenir, il doit m’aider…


«- Fermes les … », ma voix est faible…

Trop tard, un gigantesque poing noir vient de sortir d’une faille. Je n’aurai pas le temps d’esquiver. La masse sombre me heurte avec une violence inouïe, me projetant en l’air tel un vulgaire fétu de paille. Je sens mon corps se briser, mes côtes doivent être en miette, mon souffle est coupé, je crache une grosse gerbe de sang. Voilà ce qui en coûte de prendre une forme humaine…
Mon cerveau ne réponds plus, seule la souffrance reste. Heureusement, je ne suis pas une femme « normale », disons plutôt fatale. Instantanément, mes pouvoirs de démon régénèrent mon enveloppe écharpée. J’ai du mal à maintenir mon apparence physique, et par moment, l’image que j’appose aux yeux de tous, zèbre, se dilate, apparaissant floue et incertaine. Déjà je subis un nouvel assaut, la main d’au moins cinq bons mètres tente de m’aplatir contre le sol. Je déploie mes ailes pour une tentative d’esquive, qui se soldera pour un cuisant échec.
Dans un ultime effort, j’arrive à lancer une faible incantation.


«- Kaikin' … »[Ouverture]

Cela ressemble plus à un couinement qu’autre chose, néanmoins j’ai réussi et la main ne m’aplatit pas car à la place du sol j’ai ouvert une porte donnant sur un escalier apparemment sans fin. Mon opposante, trop grande, s’est retrouvée bloquée par les bords de l’orifice. Ce n’est pas passé loin cette fois-ci.
L’escalier mène en fait à une succursale unique, disposant de plusieurs couloirs de Résonance. Aucun humain ne dispose d’un tel « dispositif » dans son naibu sekai, sauf Iba Hiyori et je suis bien incapable de vous dire pourquoi. Allez savoir, peut-être est-ce à cause de sa rencontre avec le Nocher, ou bien de Protéus, ou que sais-je encore. Une chose est sûr c’est ma voie de sortie, je ne pourrais jamais fermer les failles menant au Néant, autant m’échapper. Le problème c’est que si j’avais put le faire avant, je l’aurais fait, parce que la succursale est gardée par une gargouille ennuyeuse et barbante. Pour passer la porte il faut répondre à une de ses questions et je n’ai jamais su quoi répliquer et surtout rétorquer juste. Qu’importe cette fois j’y arriverai…

Osore ?

Qu’il reste là où il est. Il occupe le gardien…
Vous n’avez tout de même pas crut que j’allais risquer ma vie pour lui…

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Jeu 13 Sep - 20:22

Le silence, c'était beau. Perdu tel un enragé dans ce combat désespérer je ne m'était même pas rendu compte du silence majestueux qui régnait. mais ce silence semblait "faux" comme si on avait retirer à ce naibu sekai la possibilité d'émettre le moindre bruit. Ce n'était pas que rien ne faisait du bruit, c'était plutôt que le bruit semblait s'être envolé. Mais que se passait il donc ? Le Gardien de Néant lui-même semblait s'être apaisé, mais qu'est ce qu'il s'était passer ? Il semblerait que la source de tout cela soit mon hôte. Comment mon hôte avait il réussit à geler le gardien immortel dans les limbes du Temps immuable, unique force que ni le Néant, ni les Ténèbres ni la Lumière ne pouvaient contrôler. Alors comment "elle" pouvait elle réussir à manipuler l'espace-temps ? Manipuler l'espace-temps signifiait manipuler toutes les galaxie de tout les univers.

Dépité, j'étais dépité, tellement que mon attaque s'annula d'elle même je venais, oui, je venais d'être vaincu sans avoir livré le moindre combat. Anéantis par la force de mon "alliée" je venait de tout simplement sombrer dans le désespoir. A genoux, une fois de plus, devant mon supérieur, je ne savais que faire. J'avais imaginé tellement de possibilité, tellement de moyens, tellement de méthodes pour parvenir à mon but et enfin m'éveiller au rang de Dieu et de Diable que, pour la première fois depuis que j'ai eut conscience de ce que j'était, je ne savais plus quoi faire. Tout les efforts que j'avaient fait durant ces vingt dernière années humaines, tout ces efforts, toutes les fois ou je du augmenter mon propre pouvoir, j'était devenu confiant en mes capacités, trop confiant sans doute. Tout ces efforts ne devaient sûrement rien représenter pour "elle". C'était comme courir très vite le long d'une route et se faire dépasser par quelque un qui vole. Moi qui avait penser atteindre un jour mon but je trouvais que cela ressemblait de plus en plus à une utopie.

Une utopie ?

Non ! Ma volonté m'a permis de survivre lors des nombreuses bataille de l'éternel guerre entre anges et démons, j'ai acquis par cette volonté, et à travers ma faiblesse, le titre honorifique de vétéran des combats. Titre sans aucune espèce d'importances pour tous les autres types de démons car je restait de la chair à bombarde sacrifiable si le besoin s'en faisait sentir mais si j'avais réussit, jusqu'à ce jour, à survivre à tout ces combats, je pouvais encore survivre aujourd'hui et demain, et pour toujours jusqu'à atteindre, enfin, mon but.
Je me tournais vers mon hôte, ce dernier semblait être épuiser par l'utilisation de sa technique, mais peu importe. Sa puissance était phénoménal, capable de geler le temps, cela en faisait un adversaire quasi divin, ou un allié fort appréciable. Mais quoi qu'il en soit je n'était ni chez moi et sûrement pas désiré à rester ici. Sans compter que désormais je serais traquer par le Gardien, devenant impossible pour moi de retourner me terrer dans l'esprit de Rakurai. Mais peu importait, j'était aller trop loin pour rebrousser chemin. J'était faible, cette douloureuse vérité était accepter. Toutefois, tout faible que j'était, il me restait un moyen d'atteindre mon but, un dernier et ultime moyen d'obtenir l'énergie nécessaire à mon but. Je croyais avoir passer un couloir de Résonance mais je m'était tromper, un couloir de Résonance ne dispose pas du Gardien du Néant comme "passeur", j'ignorais ce que j'avais traversé, mes connaissances étaient après tout celles d'un simple Ambré, un esclave que l'on ne mettait au courant de rien, sauf du prochain combat et des sacrifices qu'il devrait faire. C'était peut être d'ailleurs pour cela que le Gardien du Néant cherche à m'éliminez, pas parce que j'ai traverser un simple couloir angoissant mais plutôt parce que je l'aurais découvert ? Si mon ancien statut de démon viens à me poursuivre en tant qu'opalin, cela risque de se compliquer pour moi, mais ceci est un autre problème.

"Elle".

Oui, je l'avoue, c'est "elle" mon problème actuel, sa force est prodigieuse, son calme et son charisme semblent m'étouffer tellement ils sont imposants. Et même fatiguée après son exploit, "elle" continue de me faire peur. Je n'ai pas besoin de savoir que même dans son état sa puissance me surclasse largement, après tout, nous démons, que ce soit dans l'univers du néant ou celui des Hommes, avons une puissance immuable, une force qui n'augmentera jamais à travers les millénaires, ceci permet donc de délimitez complètement les place de chacun, car nous avons tous une place pré-déstiné que rien ne changera jamais. La mienne était d'être son inférieur, la sienne, l'égale d'un Dieu ? Je l'ignore et ne souhaite pas le savoir, mais sa force, si elle est aussi grande,devrais pouvoir me servir, enfin, si j'arrive à la convaincre de m'aider. Mais pour cela il me faut poser la question. Poser cette question pourrait mettre fin à mon existence mais je ne peut me contenter de continuer à la regarder d'un air ébahis et, je vous l'avoue, légèrement crétin.


¤Osore¤
"Comment Est-ce que tu, non, vous, comment vous appelez vous ?"

La question était posée mais il n'eut ni le temps d'attendre la réponse ni même savoir si elle l'avait entendue. En fait, je ne savais même plus si j'avais poser la question. Convaincu de la victoire de l'opalin sur le Gardien du Néant, j'avais relâché tout mes sens, fatale erreur. Car, non content d'être toujours vivant, le Gardien avait réussit à faire recouler le temps dans son axe originale. Cette "créature" si je peut dire cela, était définitivement d'engeance divine. Mais, son réveil avait augmenter sa puissance et cette dernière était désormais sans commune mesure avec les quelques tentacules qu'il arrivait à déplacer à l'intérieur du naibu ski de ce Iba je ne sais plus comment est son nom de famille. Désormais il s’agissait de gigantesque mains d'ébènes qui venaient frapper les deux opalins présents. Il était inutile de contrer ces mains, inutile de les attaquer, tout espoir était vain.

Tout ?

Possible, j'ai perdu de vu l'opalin, cette dernière, après avoir esquivée quelques attaques s'est réfugiée dans une sorte de trou dans le sol, la main du Gardien étant trop grande il n'a pu y pénétrer mais cas cela ne tienne, ce dernier se retourna contre l'unique autre personne présente ici bas : moi. Mais après avoir vu autant de démonstration puissance, j'était complètement étourdis, vivre ? Mourir ? Ca ne me dis rien, je suis faible, si faible…

Faible ?

Est-ce que j'était faible ? Oui. Mais Est-ce que cela devait m'arrêter ? Non ! Non ! J'avais un but, des projets, une vengeance à accomplir, et rien ni personne ne saurait se mettre sur mon chemin, le Gardien y compris. Je devais réunir toute ma puissance en moi pour la diriger, non pas contre mon adversaire mais contre moi-même, il était de bon ton d'user d'une méthode un peu plus… Violente que d'habitude pour augmenter ma puissance, si cela fonctionnait, je pourrais échapper aux attaques du Gardien. Ce dernier leva lentement sa terrible main noire avant de l'abattre avec force sur moi, je ne pouvais esquiver, je en devais esquiver, réunir toute mon énergie demandais un immobilisme total de ma part. L'attaque du Gardien me brisa sur le sol, était je encore seulement en vie ? D'après tout ce que je ressentait : oui. Mais je n'avais guère le temps de m'en réjouir que déjà le Gardien s'apprêtait à réitérer son action. Mais peu importait, j'avais réunis assez d'énergie.


¤Osore¤
"Kyoukou ! Kurai Tagaichigai : Kon'ran Tainai ! [Terreur ! Rang Alternatif : Chaos Intérieur !]"

La Terreur est une chose si facilement muable, pouvant être source de faiblesse ou au contraire de force. Utiliser normalement la chaos fait naître les pires peur et fait perdre toute volonté de combat, c'est pour cela que j'ai survécut si longtemps dans les guerres divines. Mais, récemment grâce à Rakurai et ses primitives émotions. Quand il était soumis à une violente émotion comme la peur, il arrivait à dépasser ses propres capacités humaines, des capacités bien limités si vous voulez mon avis. De là j'ai réfléchit, et si il était possible pour moi aussi de dépasser mes capacités inhérentes d'Oni grâce à la peur ? Et étant le démon de la Peur, quoi de plus facile que de la faire naître en moi afin d'éveiller des possibles capacités latentes ou tout du moins me forcer à combattre comme jamais.
Et cela fonctionna, persuader d'avoir la pire terreur de ma vie et donc combattre était l'unique option, je me relevais du sol. Je ne sais pourquoi, mais je sent quelque chose de différent, ma force n'aurait pas du autant augmenter. Pourquoi ? J'arrivais à "repousser" les assauts du Gardien, de repousser c'était contenir ces derniers. Pourquoi ? J'ignore exactement quand, mais ma cape s'est retirer de mes épaules laissant voir l'amalgame grotesque de mon corps, fusion entre celui d'un Ambré et celui d'un ange, toutefois, mon corps luit d'une faible halo. Pourquoi ? Dans mon esprit je suis soumis à une peur indescriptible mais mon corps semblent être totalement libérer de la contrainte de mon esprit, ce dernier agissant avec beaucoup de naturel. Pourquoi ?

Pourquoi ?

Finalement, ce qui devais arriver arriva, le Gardien me décolla une gifle qui aurai suffit à souffler deux ou trois de vos villes, et je l'ai passablement sentis. Mais, coup du Destin, ou hasard du sort, cette dernière m'envoya valser directement dans l'ouverture laisser par l'opalin. Tombant dedans, je me relevais assez difficilement, mon corps n'étant plus que douleurs, j'observais un instant mon hôte, attendant de savoir ce qui allait se passer.

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Mar 6 Nov - 12:20

[Iba et Rakurai: + 28 XP RP]

MessageSujet: Re: Oni un jour, honni toujours   Lun 17 Déc - 19:46

Mon esprit était en alerte, tout mes sens aux aguets. Je descendais quatre à quatre les marches d'un escalier en apparence sans fin. J'avais mal, mon essence se regénérait, mais les blessures étaient lentes à disparaître. Soudain j'entendis un bruit sourd provenant de derrière moi. Quoi? Ou plutôt qui ?

Osore...

Son état était calamiteux. Nul doute il ne faisait pas bon affronter le Gardien du Néant. Les parois et la structure même de l'édifice commençaient à trembler. L'infâme monstre essayait de nous enterrer vivant, ou bien, souhaitait-il simplement se frayer un passage jusqu'à nous.

Heureusement pour moi, cet escalier était un lien entre deux mondes, tout du moins c'était la seule réponse plausible que je trouvais pour expliquer le fait que le Gardien n'ait pas encore réussit à nous atteindre. Comme pour le naibu sekai, il devait se matérialiser dans l'escalier, lente descente vers les "enfers". Je me saisi de mon "compagnon", non par compassion, ni par héroïsme (seuls les humains sont assez stupides pour croire que ces motifs poussent à agir), mais dans mon propre intérêt.
Les idées se mettaient lentement en place dans ma tête. En bas, tout en bas, dans les profondeurs insondables de cet entre deux univers se trouvait une lourde porte en bois. Il était impossible de la détruire, j'avais tout essayé, même des moyens qui dépassent votre entendement limité et étriqué. Il y avait là une petite statue sur le bas côté, une sorte de gargouille difforme, d'une laideur à faire pallir un Haut démon. Cette petite peste n'octroyait le droit de passage que si l'on répondait à une énigme. Je n'avais jamais sut y répondre, toutefois Osore serait peut-être.

S'il trouvait nous aurions peut-être une porte de sortie, sinon ce n'était qu'une question de secondes.

L'air vibrait, le Gardien devait rager, s'il continuait ainsi, nous suffoquerions bientôt des simples causes de son énervement et de la puissance qu'il développait. Il fallait faire vite, mais le bas de l'escalier tardait à venir. C'était un problème que je n'avais pas pris en compte dans mon raisonnement. La durée de descente est variable, je veux bien essayer de vous expliquer, pendant que je descends inlassablement les marches, chargé d'un démon nilpotent. Il y a des lois qui régissent les Univers, elles peuvent varier des uns aux autres, mais la macro-structure reste toujours là même. Là où ça se complique c'est durant les passages entre deux mondes. Effectivement, les Lois ne s'y appliquent plus, ce qui explique pourquoi les forces supérieures tiennent tant à nous en tenir éloignés. Vous n'avez pas saisi ?! Décidément, vous êtes vraiment une race inférieure...
Par faire simple, en passant d'un univers à un autre, ce que les hauts placés redoutent c'est un inversion de l'ordre, la conservation de la matière, des consciences, des essences, et autres sources de puissance n'étant plus de mises, cela veut dire, que vous pouvez partir simple troufion, passez par un entre deux monde, et ressortir Haut démon. Notez que l'inverse est tout aussi possible...

Mais alors que se passera-t-il pour nous ? Enfin "pour moi", Hiai, parce que c'est la seule chose qui compte vraiment.

Et bien je n'en sais fichetrement rien. Je pense que le plus probable est que "nous" conservions nos forces et formes actuelles pour la simple et bonne raison que l'espacement entre les deux univers que semble relier cet entre-deux monde est peu importante. J'imagine sans peine que passer au travers d'une terrible déchirure espace-temps, vous projettant dans un monde où les Lois sont considérables bouleversées par rapport à votre point de départ, se doit être un peu plus douloureux qu'une petite descente de marches.

Toujours est-il que la fin n'arrive pas, et que les grondements semblent s'accentuer. J'accélère le mouvement, mon poids mort semble murmurer des broutilles, laissons le divaguer un peu, j'ai besoin qu'il soit frais lorsque nous arriverons en bas, bien que je commence à douter de pouvoir arriver enière à destination. Je me dis que dans le pire des cas, je n'aurais qu'à laisser la dépouille de l'autre en pature au Gardien, cela le calmera peut-être. Il s'agit d'un "peut-être" sans aucune assurance...
Je descends, encore et toujours, sans discontinuer. Je ne sais plus depuis combien de temps, dix minutes, une heure, deux ? Les rugissements retentissent encore dans le lointain, et qui me motive pour ne pas ralentir la cadence. Mon "coéquipier" semble somnoler, le Gardien n'a pas été tendre avec lui. J'ai du mal à réfléchir convenablement, en gardant ce rythme effrené. Ai-je à ma disposition un moyen de faire de parvenir plus rapidement à la fin de mon parcours ? Pas de solution à l'horizon, il va falloir patienter, rien que d'y penser, cela me fait horreur. Prendre son mal en patience, je n'ai fait que cela durant plus de douze années terrestre. Il est temps que tout cela cesse. Il y a de quoi devenir fou à descendre sans cesse les mêmes marches. Nul doute que vous auriez succombé depuis longtemps au doux repos que procure l'inaction et la satisfaction peu commune de laisser voguer son esprit dans des eaux troubles et détraquées.

Ceci me semble interminable.

Depuis combien de temps est-ce que je descends ces maudites marches? Je ne serais dire...
J'enrage, je peste, j'exécre cette situation. Tout cela c'est de la faute au malendrin que se transporte. Pourquoi me donner autant de peine pour un individu qui m'a plongée dans une course poursuite à l'issue heureuse bien incertaine ? La seule réponse recevalbe est qu'il pourra peut-être m'aider à m'échapper de cet entre deux monde en ouvrant la porte qui m'emmène ailleurs. Tout d'un coup, je peds l'équilibre et manque de tomber. Toute la structure de l'escalier spiralée vient de trembler d'un coup sec, le monstre se rapproche.

Hourra, je vois la fin de mon calvaire. Enfin, la dite porte en bois...

La petite statue, laide comme un poux, se tourne vers moi. On dirait qu'elle s'éveille d'un long sommeil. Je pose mon coli sur une surface plane et tente de la remettre d'aplombs le plus rapidement possible. Il faut qu'il écoute...et surtout qu'il réponde juste, sinon tout cela n'aura servi à rien. L'immondice figée dans le granit va prendre la parole, d'une voix impérieuse, j'ordonne à Osore d'écouter attentivement.


[Statue]"- Je suis ce qui n'a pas de fin, ni de début. Eternel, je meurs comme je nais, et mon plus grand malheur n'est d'être que ce que je suis, mais qui suis-je donc pour désespérer ainsi?

Comme à chaque fois, la réponse m'échappait, j'espérais de tout coeur, si celui-ci existait vraiment, qu'Osore allait avoir un éclair de génie car bientôt l'autre serait là, et ce ne serait sûrement pas pour réfléchir avec nous à l'énigme.
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