Partagez | 
 

 Maison des Yoshiki

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

MessageSujet: Maison des Yoshiki   Dim 24 Juin - 21:22

Il pouvait maintenant se détendre. Il n’avait plus à subir les regards de toutes ces personnes qui peuplaient la bibliothèque. Les rues de Kiri étaient en pleine effervescence.
L’air se faisait de plus en plus frais. Quelques nuages semblaient annonçer la pluie qui arrivait.
Malgré le climat, les commerçants ne s’arrêtaient jamais et ce n’était pas une petite pluie qui les gêneraient. Ils avaient déjà eut droit à la neige, la grêle, le vent glacial. Ils étaient parés à toute situation.

De son côté, Tenrou avait toujours aussi faim. Sa maison n’était maintenant plus très loin et il ne tarda pas à l’apercevoir.
La porte était des plus banale. Seule une petite inscription la distinguait des autres. Il y était gravé son nom de famille sur une petite plaque ne mesurant pas plus de cinq centimètre de hauteur.
Arrivé devant l’entré, il tourna la poigné délicatement. Comme à l’accoutumée, la famille ne fermait jamais la porte à clé. Après tout la maison ne restait jamais vide. Il y avait toujours au moins une personne à l’intérieur.

La maison se divisait sur deux étages.
Au rez de chaussée, se trouvait le salon décoré le plus sobrement possible. La pièce ne dégageait aucune sensation particulière et laissait à ses visiteurs un grand vide dans leurs têtes. Au milieu de celle ci, on pouvait trouver de quoi s’asseoir et une petite table. Autant dire le strict minimum.
A ce même étage se trouvait la chambre de ses parents. Lieu sacré dans lequel les enfants avaient la strict interdiction de pénétrer. On pouvait également apercevoir à gauche en entrant, le coin cuisine.
Un petit escalier en bois menait à l’étage ou se trouvait deux chambres pour les enfants et une salle d’eau.

Tenrou pénétra dans la maison le plus silencieusement possible. Son attitude était étrange. Il semblait inspecter la pièce comme s’il était à la recherche de quelque chose ou peut être de quelqu’un.
Tenrou depuis qu’il était entré n’avait pas bougé. Il se tenait toujours devant la porte le regard suspect.
Une ombre semblait bouger à l’étage. Trop rapide et rusé pour que Tenrou la remarque. Elle se tenait en haut des escaliers et s’était maintenant immobilisée. Tenrou quand à lui se décontracta, relâcha ses épaules et poussa un petit soupir.


*C’est bon, il n’y a rien à craindre. Ce coup ci je suis tranquille.*

[???]«Trop facile ! BANG ! »

Le bruit venait de l’étage. Tenrou eût à peine le temps de lever la tête que trois fléchettes habilement lancées l’atteignirent en plein visage. L’une se planta sur son front, une autre sur son nez et la dernière sur sa joue. Les fléchettes possédaient des sortes de ventouse en leur bout pour adhérer à la surface qu’elles toucheraient; en l’occurrence ici le visage de Tenrou.
Il ferma les yeux de dépit s’en voulant d’avoir été aussi naïf. D’une main il retira les trois fléchettes. Son visage changea alors d’expression. Ses sourcils se plissèrent et il respira un grand coup.


« MITSUI !!! »

C’était bien l’œuvre de son petit frère. Il n’y avait que lui pour faire de tels farces à son aîné. Mais c’était de bonne guerre. Tenrou avait profité de son statut de grand frère les premières années. Et maintenant que son cadet avait enfin les armes pour se défendre, il lui rendait la pareille.
Comme tous les Yoshiki, Mitsui avait ce petit quelque chose en plus qui caractérisait son visage. Dans son cas, il avait les cheveux couleur argent et les yeux couleur or.


[Mitsui] « Pfff…C’est toujours pareil. T’es vraiment nul ! »

Le petit garçon n’attendit pas la réponse de Tenrou qu’il courut s’enfermer dans sa chambre le jouet à la main. Tenrou le poing serré voulu le rattraper mais au même moment, il entendit une porte grinçait à sa droite. Il desserra aussitôt son poing et jeta les fléchettes qu’il tenait encore dans sa main.

[???] « Qui fait tout ce bruit ? »

Une femme s’avança, elle avait une magnifique chevelure brûlante comme le feu et de petit yeux aussi bleu que l’océan. Elle semblait avoir des difficultés pour marcher. C’est pourquoi elle se tenait aux murs. Tenrou se précipita vers elle venant lui apporter son aide. Il passa son bras autour du sien et la guida jusqu’à une chaise.

« Désolé Maman.
Mais tu devrais te reposer tu sais. Il n‘est pas bon que tu fasse trop d‘effort.»


Sa mère le fixa et lui souri légèrement. Un sourire qui avait l’air de dire ne t’en fait pas. Le garçon aurait bien voulu ne pas s’en faire mais il s’agissait de la santé de sa mère. Il ne pouvait pas rester de marbre.
Quelqu’un d’autre qui ne pût rester de marbre et qui se manifesta dans les quelques secondes qui suivirent fut son ventre. Un bruit saccadé s’échappa de son estomac qui n’échappa pas à sa mère.


[Shinoda]« Au lieu de t’inquiéter pour les autres, tu devrais plutôt t’en faire pour toi même.
Étant donné que tu n’est pas rentré à l’heure du déjeuner, je t’ai laissé de quoi manger sur la table. Et ne me dis même pas que tu n’a pas faim. Je veux que tu finisse tout ! »


Malgré son état, elle restait tout de même pleine de vigueur. Elle ne cessait d’ailleurs de répéter qu’elle allait bien. Quoiqu’il en soit, Tenrou se pencha vers la table et pris le bol à deux mains. Il y avait là tout ce qu’il aimait. Des nouilles, du poisson et quelques légumes. C’était les restes de ce midi qu’elle avait pris le soin d’emballer pour les laisser au chaud.
Tenrou ne se fit pas prier et entama son bol sous le regard attentif de sa mère.


[Shinoda]« Mais dit moi, ce n’est pas dans tes habitudes de sortir si tôt le matin. Et encore moins de manquer un repas.
Qu’est ce qui t’arrive tout d’un coup ? »


Tenrou s’arrêta net de manger. Le poisson était à moitié dans sa bouche et encore à moitié dans son bol. La question de sa mère était tout à fait légitime et avait le mérite d’être posée. Mais Tenrou n’était pas encore prêt à lui dire. Il ne voulait surtout pas l’inquiéter. Il avait choisit un chemin difficile et qui demanderait beaucoup d’efforts. Il aurait très bien pût rejoindre son père à la tannerie mais c’est comme cela qu’il avait le sentiment d’être le plus utile au plus grand nombre.
Après ce temps de réflexion, il avala son poisson et le mâcha méticuleusement.


« C’est vrai que ce n’est pas vraiment dans mes habitudes mais je crois bien qu’il va falloir s’y faire. A vrai dire j’ai décroché un travail. Un travail qui va sûrement me prendre beaucoup de mon temps. Je serais au service d’un grand commerce qui assurera à la fois ma formation et ma profession. Rien de bien extraordinaire en soi. Une course par ici, une livraison par là…Avec le temps, les tâches à accomplir seront sûrement plus diversifiées. »

Tenrou avait essayé d’être le plus crédible possible. Dans un sens, il n’avait pas vraiment menti à sa mère et c’est ce qui le confortait. Il avait réellement obtenu un travail. C’est juste sur la nature de celui ci qu’il n’avait pas été très clair. De toute manière sa mère n’avait aucune raison d’avoir des doutes. Et c’est pourquoi elle se réjoui aussitôt pour son fils manquant de l’étouffer en le serrant dans ses bras.

« Maman voyons…Je ne suis plus un bébé. »

[Shinoda]« Mon fils va travailler pour la première fois de sa vie. Laisse moi être contente !
Et puis tu sais, tu seras toujours mon bébé à moi.
Enfin, il était vraiment pas trop tôt quand même. J’en avais marre de te voir tout le temps à la maison !
En tous les cas ça se fête ! Le premier travail de mon garçon ! Et sûrement pas le dernier… »


La jeune femme aimait bien taquiner son fils. Il savait pertinemment qu’elle plaisantait et qu’elle l’aimait de tout son être. Mais il ne pouvait s’empêcher de ronchonner comme un enfant gâté. Heureusement personne n’était là pour écouter les égarement de sa mère à son sujet.
Le repas fini, il se leva pour déposer son bol dans la cuisine. Tenrou n’avait rien laisser au hasard, il n’avait pas laissé la moindre miette à tel point qu’on aurait pu croire que le bol était propre. Il pris tout de même la peine de le laver et alla se rasseoir aux côtés de sa mère.

Se posait maintenant un autre problème: sa petite sœur. Il avait pris l’habitude ces dernières années de s’occuper d’elle. Et son admission à l’académie chamboulait toute ses habitudes. Il n’aurait sûrement plus autant de temps à lui consacrer et il ne voyait personne qui pourrait le remplacer. Son père et son grand frère s’occupait de la tannerie, sa grande sœur travaillait également à plein temps et il était totalement inutile de compter sur Mitsui. Ne restait donc plus que sa mère. Mais si Tenrou avait pris l’initiative de s’occuper de sa petite sœur c’était justement pour permettre à sa mère de se reposer pleinement. Ca serait donc revenir en arrière que de la lui laisser. D’ailleurs ou était elle ?


« Maman, ou est Nina ? Je ne l’ai pas vu ni entendu. D’habitude à cette heure ci elle est toujours à la maison. D‘habitude aussi, je suis toujours à la maison…»

[Shinoda] « Je commence à te connaître mon garçon. Sachant que tu était parti aussi tôt, je me doutais bien que tu ne reviendrais pas de suite. A vrai dire j’aurais pensé que tu serais rentré encore plus tard. Enfin bon, je me fais vieille.
Tout ça pour dire qu’elle est avec son père. Et je sais très bien ou tu veux en venir. Je ne suis pas encore enterrée, j’ai encore des forces. Je vais très bien ! Assez pour m’occuper d’un cinquième enfant. Après tout j’ai déjà fait grandir quatre beaux enfants. Des enfants bien plus turbulent que Nina d’ailleurs. Il n’y a donc là rien d’insurmontable pour moi. »

L’enthousiasme de sa mère l’avait à demi convaincu. Nina était une petite fille calme et posée. Elle n’était pas aussi dispersée que ses deux grand frère et ne causerait donc sûrement aucun souci à sa mère. Mais comme tous les enfants, elle débordait d’énergie et Tenrou se demandait si elle serait dans son état encore capable de gérer cela. De toute manière, il n’avait pas vraiment le choix. C’était la seule solution viable qui se présentait.

« Si c’est toi qui le dis, c’est que ça doit être vrai. En tous les cas, je ne serai jamais très loin si tu as besoin d’un petit coup de main.
J’ai encore des choses à faire. Je vais donc te laisser.
Avant de partir, laisse moi t’aider à aller jusque ta chambre. »


[Shinoda] « Je ne suis peut être plus toute jeune mais je peux quand même encore marcher. Aller file avant que je m’énerve !»

Tenrou ne chercha pas matière à discuter et se leva aussitôt. Il se dirigea en vitesse vers la porte et avant de sortir fit un rapide signe de la main. Sa mère lui souri. Elle ne le lâcha pas du regard jusqu’à ce qu’il eût quitté la maison.
Ce petit arrêt avait revigoré le jeune garçon. Le ventre plein, il était près à passer à la prochaine étape.

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Lun 25 Juin - 11:36

[Tenrou: + 6 EXP RP. Post bien sympa Smile ]

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Dim 29 Juil - 19:01

L’air était frais et le matin calme. Tout doucement la ville s’éveillait. Les marchands déballaient leurs échoppes tandis que les ouvriers commençaient à affluer. Les volets des habitations s’ouvraient les uns après les autres et non loin de là, une famille débutait sa journée ou tout du moins ce qu’il restait de celle ci.

Comme les autres habitants du village, certains avaient déjà quitté le domicile pour le travail. Le patriarche et les deux aînés Yoshiki, Norou et Yuki s’en étaient allés à leurs activités respective. Les uns pour faire tourner la tannerie et d’autre pour remplir leurs obligations au restaurant du village.

La maison resta calme quelques instants après leur départ. Il n’y restait plus que trois âmes. Deux d’entre elles ne tardèrent pas à se mettre en activité. C’était les deux cadet de la famille Yoshiki. A l’étage, on commença à entendre du bruit. Des bruits de pas décidés frappaient le parquet. C’était un enfant qui courait. L’enfant se dirigea droit devant. Une chambre faisait face à la sienne. Il se précipita en direction de celle ci et ouvrit la porte avec fracas.


[???] « Teeeennnnnnnnn- »

L’enfant avait les bras bien écartés, il avait un visage radieux et semblait tout enjoué. Son chemin était connu. Il savait très bien ou il allait. On avait le sentiment que cela était un rituel quotidien pour l’enfant. Ce dernier se propulsa sur ses jambes sautant les deux bras en avant et poussa un ultime cri.

[???] « -Rouuuuuuuuu »

L’enfant plongea sur le lit ne manquant pas de casser une ou deux lattes et s’accrocha à la première chose qu’il trouva. Il serra fort ce qu’il pensait être son grand frère. Mais il n’en était rien. Tenrou n’était pas dans son lit, il avait du sortir avant tout le monde très tôt le matin. Ou peut être n’était-il pas encore rentré. L’enfant serrait fort dans ses bras l’oreiller de l’étudiant croyant avoir à faire à son frère. Il semblait prendre du plaisir à frotter sa joue contre l’oreiller.

Dans la chambre se trouvait un autre lit à quelque pas du premier. Un mouvement commença à se dessiner sous la couette de laquelle on pût entendre sortir un soupir. Son autre grand frère y dormait. Enfin, il devait sûrement s’être réveillé avec tout le bruit causé par l’enfant. Il se redressa quelque peu. Un coude sur le matelas, il regardait l’enfant dépité.


[Mitsui] « Nina, laisse cet oreiller tranquille. Tu vois bien qu’il n’y a personne. Il est parti depuis longtemps. Enfin, je sais même pas s’il est rentré… »

L’enfant décolla son visage de l’oreiller l’air incrédule. Il pris un instant pour bien se rendre compte du fait qu’il était en train de serrer dans ses bras un oreiller. L’enfant ou plutôt Nina, la cadette de la famille relâcha son étreinte et tapa à plusieurs reprises sur l’oreiller avec ses petit poings. Elle était du genre à faire la tête pour un rien mais ne s’énervait jamais longtemps. Elle était de toute manière tellement attachante qu’on avait du mal à lui en vouloir. Avec ses petits yeux noisette et sa tignasse rose, elle en avait détourné plus d’un.

[Nina] « Pourquoi y m’a laissé toute seule…? C’est pas juste! Et puis toi t’es même pas drôle…Tu veux jamais jouer avec moi! »

Mitsui s’en fichait pas mal que sa petite sœur ne l’apprécie pas plus que ça. C’est toujours pareil entre frère et sœur. Un jour on est aimé et un autre moins. Et c’est encore plus vrai quand il s’agit d’une fillette de cinq ans. Mitsui ne se gêna donc pas pour faire valoir son statut de grand frère sur la petite fille. Sans sommation, il lui jeta un oreiller sur le visage. Le but n’était pas de faire mal mais plutôt de faire peur.

[Mitsui] « Allez, va-t-en maintenant. Laisse moi dormir tranquillement un peu. »

Pour la petite fille, une attaque restait une attaque qu’elle fasse mal ou non. Elle était plus touchée sur le plan psychologique que physique. En recevant cet oreiller, elle pensait avoir mal même si ce n’était pas le cas. Elle croyait avoir mal tout du moins. D’un bond, elle se mit debout sur le matelas et sauta sur le plancher. Elle commençait à gémir et cherchait une parole réconfortante. Chose qu’elle ne trouverait certainement pas avec son grand frère. Elle courut jusqu’au seuil de la porte où elle s’arrêta pour regarder une dernière fois son bourreau.

[Nina] « J’vais le dire à Maman! »

Ni une ni deux, elle déboula l’escalier et traversa la pièce qui la séparait de la chambre de ses parents. De son côté, Mitsui se remis à son aise dans son lit portant sa couverture sur son buste sans se soucier du reste.
La petite fille ouvrit la porte de la chambre sans crier garde. Elle alla tout de suite sur le grand lit, là ou était allongée sa mère. La femme ne dormait pas, elle se reposait. Le déboulé de sa fille ne la surprit pas. Elle y était déjà préparée.


[Nina] « Maman! Maman! Mistui m’a frappé! »

[Shinoda] « Allons, allons. Calme toi. Viens t’asseoir près de moi et explique moi tout. »

La petite fille fit le tour du sommier pour rejoindre la place vacante sur le matelas. En l’occurrence, celle de son père qui était parti travailler plus tôt. Sa mère se redressa, elle plaça quelques oreillers derrière elle sur lesquelles elle reposa son dos. Nina quand à elle avait pris place assise en tailleur sur le lit. Les rayons du soleil venaient caresser la chevelure des deux protagonistes alors qu’on pouvait entendre l’agitation qui montait de plus en plus dans les rues de Kiri. Agitation qui contrastait énormément avec l’environnement calme et paisible que dégageait la pièce.

[Nina] « Je me suis levée et je suis parti directement dans la chambre de grand frère. Je croyais qu’il était là alors j’ai sauté sur son lit. Et puis je l’ai serré fort dans mes bras. Mais en faite c’était pas lui parce que j’ai vu que grand frère était plus là. Alors j’ai arrêter de le serrer dans mes bras. Et puis là, j’ai commencé à taper sur le lit. J’ai tapé aussi fort que je pouvais. Et puis là, PANG ! Mitsui m’a jeté son oreiller dans la tête… »

La petite fille avait parlé très vite et commençait à gémir. Le fait de reparler de ce qui s’était passé lui avait fait ressentir la « douleur » qu’elle avait perçue à ce moment là. Elle avait tendance à faire une montagne pour un rien mais elle était encore petite, on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Elle releva ses cheveux qui tombaient sur son front pour montrer l’endroit ou l’avait heurté l’oreiller. Bien sur il n’y avait rien. Pas une marque, pas une bosse, rien. Sa mère passa sa main sur le front de la petite fille et souffla sur l’endroit désigné par son enfant.

[Shinoda] « Ca y est, c’est fini. Tout va bien maintenant, tu n’a plus rien. Allez, viens là. »

La petite fille plongea dans les bras de sa mère. Elle se sentait maintenant rassurée et de nouveau prête à s’amuser. Peut être avait-elle justement simulé sa « blessure » pour ressentir ce bien être, pour pouvoir serrer fort sa mère. Shinoda embrassa l’enfant sur le front et relâcha son étreinte. Elle se leva doucement prenant d’abord le temps de s’asseoir sur le bord du matelas pour ensuite se lever d’une traite. Elle poussa un petit soupir et tenait son dos durant cet effort. Sa petite fille la suivait de près, elle avait le regard inquiet et tirait par accoup sur la robe de la femme.

[Nina] « Maman, pourquoi tu marches doucement comme ça ? Tu as mal quelque part ? C’est moi qui t’ai fait mal…? Je veux pas que maman ait mal à cause de moi… »

La femme s’arrêta, elle s’immobilisa un instant tandis que Nina en fit de même. Sa mère s’accroupi pour se mettre au niveau de la petite fille. Elle esquissa un large sourire, un sourire qui se voulait rassurant. Elle posa alors ses deux mains sur chacune des épaules de la fillette.

[Shinoda] « Je ne veux plus que tu te fasse du souci pour moi. Maman va très bien. Alors ne t’en fait pas pour moi. Je suis juste un peu fatigué c’est tout. »

La petite fille resta un moment statique devant sa mère. Elle était trop petite pour comprendre quoi que ce soit mais ce sourire là, l’avait touchée au plus profond d’elle. Elle acquiesça d’un hochement de tête les dires de sa mère répondant au sourire de Shinoda par un autre sourire innocent. La femme pinça la joue de la petite fille et se releva.

[Nina] « Aieuuuh…Pourquoi t’as fait ça Maman ? »

[Shinoda] « C’est pour que tu te souviennes ce que je t’ai dit aujourd’hui.
Allez, viens maintenant on va faire peur au méchant qui t’as frappé. »


[Nina] « Ouais! Ouais! On pourra le taper nous aussi ?! »

Shinoda se remis en marche alors que la petite fille était survoltée et sautillait partout. Elle avait retrouvé des forces. Et l’idée de pouvoir se venger de son grand frère la mettait d’encore plus bonne humeur.

[Shinoda] « On verra bien. »

La femme relança un sourire à son enfant. Sa dernière réplique avait eût l’effet d’une décharge électrique pour la petite fille. Elle se mit à courir toute seule dans la maison et à crier de sa petite voix. Elle avait de l’énergie à dépenser à la différence de sa mère. Celle ci se dirigeait tout doucement vers la cuisine. Il était l’heure de préparer le petit déjeuner. Aucun des trois protagonistes qui était encore présent dans la maison n’avait encore manger. Shinoda mit de l’eau à bouillir et prépara la table. Un bol et une tasse cela allait être suffisant pour nourrir le reste de la tribu jusqu’au prochain repas tout du moins. Il n’y avait là que deux récipient alors qu’ils étaient pourtant trois.
La femme signifia d’un geste de la main à sa fille de s’arrêter de courir. Celle ci s’exécuta et resta tel un piquet à l’endroit ou elle s’était stoppée.


[Shinoda] « C’est le moment de faire payer le méchant. »

Nina contint son enthousiasme et s’en alla prendre une chaise. Elle l’installa en face de l’escalier d’ou descendrait son frère. Elle ne voulait surtout pas rater ce qui allait se passer. Shinoda sourit en voyant la réaction de sa petite fille. Elle retourna vers le coin cuisine surveiller l’eau qu’elle avait mit à bouillir. Il lui restait encore un peu de temps avant de pouvoir préparer sa mixture.

[Shinoda] « Mitsuiii ! Descend ! »

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Lun 30 Juil - 21:04

Le garçon avait entendu son nom. Il ne dormait déjà plus. Le déboulé de sa petite sœur avait mis en route sa journée. Il était allongé dans son lit et ne semblait pas vouloir bouger. Il se retourna dans sa couette recouvrant de celle ci tout son corps jusque sa tête. L’appel de sa mère ne l’avait pas fait réagir ou plutôt il voulait le faire croire. Il poussa un petit soupir. Il savait très bien pourquoi elle l’appelait et préférait feindre de dormir. Assurément le jeune garçon était malin mais sa mère l’était encore plus.

Au rez de chaussé, la petite fille s’impatientait. Elle balançait ses pieds dans le vide comme une horloge bien rodée. Shinoda quand à elle surveillait toujours ce qu’il y avait sur le feu. Elle attendit un instant avant de relancer son fils.


[Shinoda] « Regarde bien ma fille comment on séduit un homme. »

La femme agrémenta sa réplique d’un petit clin d’œil envers sa fille alors que celle ci hocha la tête en retour. Elle sorti un bocal d’un placard qu’elle posa près de l’eau qui commençait déjà à bouillir. Le garçon quand à lui toujours dans son lit espérait que sa petite mise en scène ait découragé ses opposantes.

[Shinoda] « Mitsuiii ! C’est l’heure de manger ! »

A cet instant, un courant d’air traversa la maison. La couette du jeune garçon virevolta dans les airs. Elle n’était pas encore retombée qu’il déboulait déjà les escaliers trois par trois. La femme de maison avait apparemment touché un point sensible en évoquant la nourriture. Elle savait cuisiner et jouait de cela en quelques rares occasion pour obtenir ce qu’elle voulait de son mari ou de ses enfants.
Le garçon se retrouvait maintenant dans le salon. Il faisait la girouette cherchant apparemment le lieu où était scellé la nourriture. Rien à droite, rien à gauche. Il se décida finalement à poser la question.


[Mitsui] « C’est par où ?! »

La femme lâcha un petit sourire. Un sourire qui avait l’air de dire « c’est trop facile ». Un sourire qui venait également démontrer l’innocence de son plus jeune garçon. Il n’était qu’un enfant après tout. Shinoda se saisit du bocal et versa l’équivalent de trois cuillère à café de la poudre qu’il contenait. De son côté Nina avait observé la scène et se mit à applaudir devant son grand frère qui devenait interrogateur.

[Nina] « Bravo Maman ! Bravo ! »

Elle l’avait dit, elle l’avait fait. Shinoda avait amené son enfant là ou elle l’avait voulu et ceci devant une petite fille admiratrice du « talent » de sa mère. Mitsui quand à lui face au silence de sa mère et l’attitude de sa sœur commençait lentement à comprendre ce qui lui arrivait. Il s’était fait avoir. Il n’y avait d’ailleurs rien de prêt encore. Lorsqu’il s’en rendit compte, il se tapa la tête avec la paume de sa main. Il avait été naïf ce coup ci. Et même si cela venait à se reproduire, il plongerai pour sur encore une fois tête baissé dans le piège tendu par sa mère. Il y a des choses contres lesquelles on ne peut lutter. Pour les hommes de la famille Yoshiki, cette chose était leur ventre.

Le garçon se retourna promptement. Une main sur la rambarde, un pied déjà sur l’escalier. Il s’apprêtait à remonter dans sa chambre, refaire le chemin inverse qui l’avait conduit jusqu’ici.


[Shinoda] « Tut tut tut…Tu restes ici. Je crois que tu as des choses à nous dire. A moi et à ta sœur. »

Le garçon crispa son visage, il était maintenant pris dans la toile sans aucun moyen de s’échapper. Il devait faire face à ses responsabilités. Il se retourna vers ses détracteurs. Nina l’observait avec attention. Après tout, c’était elle l’instigatrice de tout ceci. Shinoda quand à elle remua le liquide qui s’était maintenant parfaitement homogénéisé. Encore un tout petit peu et ce serait bon. Mitsui n’avait pas beaucoup de temps pour réfléchir à ce qu’il allait dire. Et plus il mettrait de temps à prendre la parole, moins il serait crédible. Au bout d’un instant il se lança bien malgré lui.

[Mitsui] « En faite, la vérité c’est que je suis somnambule…Il m’arrive de jeter des objets pendant mon sommeil. Je ne voulais pas te le dire pour ne pas t’inquiéter mais maintenant ça ne sers plus à rien de se cacher. Heureusement cette fois ci, ce n’était qu’un orei… »

Shinoda posa avec force la casserole sur une table. Le garçon s’interrompit. Elle transvasa le liquide d’un récipient à un autre. Cela ne l’empêchant pas de lancer un regard vers son enfant. Son histoire n’avait assurément pas convaincu l’intéressée. Nina de son côté se demandait bien ce que le mot « somnambule » pouvait bien dire. En l’absence de question et donc de réponse, la petite fille se contentait de compter ou tout du moins d’essayer de compter les syllabes sur ses mains.

[Shinoda] « Tu as autre chose à me dire je crois… »

Le garçon réfléchit un moment.

[Mitsui] « Heuu…Pardon ? »

La femme, le récipient à la main s’en alla le déposer sur la table ou était déjà posé la vaisselle nécessaire au petit déjeuner.

[Shinoda] « Non, autre chose encore… »

Le garçon se gratta la tête. Sa mère ne voulait apparemment pas écouter son histoire ni entendre ses excuses. Il ne voyait pas quoi dire de plus. Il prit tout de même le temps de la réflexion mais en vain. Il ne voyait définitivement pas ce que voulait de plus sa mère. Il haussa alors les épaules pour signifier son manque de clairvoyance. La petite fille quand à elle réfléchissait également de son côté. Elle mimait très mal les grandes personnes dans cet exercice. La main sur le menton et le regard rivé sur le plafond. Elle avait pris cette habitude de son père. Mais sur une fillette de cinq ans, le résultat était beaucoup plus attachant que sur un solide quadragénaire.

Sa réflexion terminée, elle leva la main avec entrain comme si elle se tenait dans une salle de classe face à un professeur quelconque. Elle gigotait sa petite main dans les airs, elle avait apparemment très envie de soumettre sa réponse.[color=green]

[Nina] [color=violet]« Moi je sais, moi je sais ! »


Sa mère qui avait fini de préparer la table se réjoui de l’initiative de sa fille. Bonne ou mauvaise réponse, ce serait de toute manière positif. La petite fille attendait « l’autorisation » de sa mère pour répondre. Elle ne savait pas si elle devait laisser son frère chercher encore ou attendre l’amont de sa mère. Celle ci lui signifia d’un geste de la main qu’elle était libre de répondre.

[Nina] « Bonjour !! Quand on se lève, on dit bon-jour ! »

Sa mère la félicita en tapant dans ses mains de manières inaudible. C’était bien la bonne réponse. Elle regarda un instant sa fille qui toute fière se tenait le dos droit. Les mains posées sur les cuisses, elle voulait cacher sa satisfaction.

[Shinoda] « Excellent !
J’espère que tu as entendu jeune garçon. »


La mère tourna son visage vers celui de son fils. Elle lui portait un regard accusateur. Elle en rajoutait assurément un peu mais c’était de bonne guerre. Nina se faisait un plaisir de narguer son frère. C’était elle maintenant qui était en position de force. Elle multipliait les grimaces envers le garçon qui ne pouvait répondre. A ce moment là, il aurait bien voulu avoir un autre oreiller sous la main pour pouvoir le lui jeter à la figure. Mais face à son impuissance, il se contenta de serrer le poing pour contenir sa frustration.
Il est de ses jours où on ferait mieux de ne pas se lever du tout. Pour Mitsui c’était l’un d’eux. La journée ne faisait que commencer et déjà qu’il était appelé à la barre.


[Shinoda] « Tu sais ce qu’il te reste à faire maintenant… »

La femme fit un mouvement circulaire avec son index. Il n’en fallait pas plus à Mitsui pour comprendre ce qu’elle attendait de lui. Il poussa un petit soupir. Mais fût vite repris par le regard inquisiteur de sa mère. Le garçon fit demi tour. Cette fois ci, il allait bien remonter l’étage. Il entama sans enthousiasme son ascension posant lourdement son pied sur chaque marche. Il touchait au but, plus qu’une marche maintenant.

[Shinoda]« Et je veux voir ton plus beau sourire ! »

Il ne fallait pas lui en demander tant mais il n’avait pas vraiment le choix. Il était maintenant arrivé au bout. Il prit le temps de se reposer, de souffler un peu, surtout qu’il en avait besoin. Il plaça ses deux mains sur son visage. C’était nécessaire pour effacer les péripéties passées et adopter la bonne attitude en redescendant. Enfin adoptée l’attitude que sa mère voulait serait plus juste.

Plus bas, Nina était parti rejoindre sa mère à table. Cuillère à la main, elle n’attendait plus que Shinoda la serve pour commencer à manger. Mitsui lui commençait à descendre. Il descendait lentement contrairement à son premier passage. Ses pommettes remontaient jusqu’au oreilles. On pouvait difficilement faire un sourire plus faux que celui que le garçon arborait. Qu’importe du fond, seul la forme comptait pour lui. Sous l’œil avisé des deux femmes présentes dans la maison il s’était immobilisé. Elles semblaient maintenant l’ignorer jetant quelque coup d’œils de tant à autre vers lui, elles chuchotaient entre elle.


[Shinoda] « Tu lui donnerais combien pour sa petite prestation ? »

[Nina] « Huuum….Deux ! »

La petite fille appuya sa réponse en montrant le chiffre avec ses doigts.

[Nina] « Sur vingt bien sur ! »

[Shinoda] « Aïe…Tu trouves pas que t’es un peu dur avec lui ? Il a quand même fait l’effort de remonter puis redescendre. Et puis il a quand même sourit… »

[Nina] « Bon d’accord, c’est vrai. Alors…Heuuu…Deux ! »

[Shinoda] « Mais c’est toujours pareil. Tu l’as trouvé si nul que ça ? »

Le garçon commençait à s’impatienter. Toute ces messes basse ne lui disait rien. Il en avait plus qu’assez de rester planté à attendre. Pourquoi deux femmes lui dicteraient leurs lois ? Après tout c’était lui l’homme de la maison et il comptait bien faire valoir son droit.

[Mitsui]« Ca suff… »

[Shinoda, Nina] « Chuuuuuut !!! »

Ce coup ci, Mitsui devait laisser son orgueil de mâle de côté. Le rapport de force était bien trop déséquilibré et il s’en était bien rendu compte. Il n’avait pas d’autre choix que de rester à sa place et attendre que sa mère et sa sœur ait fini leur conversation. Tout ce qu’il pouvait espérer, c’est qu’elles finissent vite.

[Shinoda] « Alors, tu reste toujours sur ton deux ? »

[Nina] « Oui, mais sur dix ! C’est déjà mieux même s’il est nul quand même. »

[Shinoda] « Oooh, t’es méchante avec ton grand frère. Il sait être gentil avec toi quand il veut quand même. »

La petite fille pivota la tête sur le côté. Signe de sa désapprobation, elle croisa également les bras. Elle était tout de même vraiment dur avec ce pauvre Mitsui dont le seul crime avait été de vouloir dormir.

[Nina] « C’est qu’un méchant ! J’préfère Ten-Ten d’abord ! »

[Shinoda] « Tenrou n’est pas là, alors y faut bien que tu l’acceptes. Mitsui aussi peut jouer avec toi. »

La petite fille ne répondit pas. Elle s’enferma dans sa négation, refusant de voir Mitsui comme elle le devait. Mais si son grand frère Tenrou continuait d’être si souvent absent, elle finirait bien par s’habituer à cela. Et peut être même sympathiserait-elle avec son ennemi du jour.
Shinoda n’essaya pas plus longtemps de convaincre sa petite fille. Elle commença son rituel comme chaque matin. Trois pilules avant le petit déjeuner, deux l’après midi et encore trois le soir. C’était sans cesse la même chose. Les trois pilules à la main, elle était sur le point de les avaler.


[Nina] « Maman, j’peux avoir des bonbons moi aussi s’il te plaît ? »

La femme sourit et posa sa main sur la tête de la petite fille. Elle agita celle ci sur son crâne puis la retira. Entre temps, elle avala ses pilules le tout accompagné d’un peu d’eau.

[Shinoda] « C’est des bonbons pour les grandes personnes. Pour que Maman reste en forme…Et puis on est encore le matin alors pas de bonbons. Tu te contentera de ce qu’il y aura dans ton bol. »

La petite fille déplia sa lèvre inférieur vers l’extérieur. Elle voulait en faisant cela faire fléchir sa mère mais c’était peine perdu. Mitsui de son côté toujours plus ou moins à la même place baissa les yeux lorsque sa mère prit ses médicaments. Il savait bien que ce n’était pas des bonbons et savait également très bien à quoi ils devaient servir. Depuis qu’elle était tombé malade, Mitsui l’avait vu sans cesse ingurgité ce type de médicament mais sans grand résultat.
Sa mère tourna la tête vers lui. Il se redressa instantanément l’allure fière. Sa mère le fixa un instant pour finalement sourire.


[Mitsui] « Quoi ?! Qu’est ce qu’il y a ? »

[Shinoda] « Si c’est pas mignon. Mon fils qui s’inquiète pour moi. Je savais bien qu’au fond de toi tu m’aimais. »

Le garçon tourna la tête rapidement. Il bougea finalement se dirigeant vers un placard dont il sortit un bol. Il était dos à sa mère maintenant, elle ne pouvait plus le voir. Il se mit alors à sourire devant le placard. Assurément, il aimait sa mère mais préférait ne pas trop le lui montrer non plus. C’est pourquoi lorsqu’il se retourna pour faire face à sa mère et à sa sœur, son sourire avait disparu. Le bol à la main, son visage ne trahissait aucune émotion. On aurait même dit qu’il était mécontent.

[Mitsui] « Tssss….N’importe quoi ! »

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Mar 31 Juil - 12:40

[Tenrou: +15 EXP RP]

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Mar 31 Juil - 23:47

Le jeune garçon s’assit auprès de sa mère et de sa soeur. Il allait enfin pouvoir faire ce pourquoi il s’était levé de son lit ce matin là. Manger, manger et encore manger. La journée débutait à peine que le ventre du jeune garçon faisait déjà des siennes. Céréales, tartines, fruits…Tout y passait. Un vrai petit déjeuner à l’occidental. Il ne lui en fallait pas plus pour satisfaire son appétit matinal.
Plus sobre, ses deux compagnons de table se contentèrent respectivement d’un peu de café pour Shinoda et d’un bol de chocolat chaud pour Nina.
Des étrangers auraient pût être choqué par l’attitude du garçon mais pour les membres de sa famille, c’était presque banal. Elles s’en servaient même parfois pour se moquer de lui.


[Shinoda] « Hé bien, il fallait me dire que tu mourrais de faim. A croire que ce que la pièce de viande entière que tu as mangé hier soir ne t’as pas suffit.
Je me demande bien où passe toute cet nourriture que tu avales… »


Mitsui trop occupé à manger ne prit même pas la peine de répondre. Il écoutait sans vraiment écouter trop pris dans son activité du moment. Nina entre deux gorgée de chocolat chaud esquissa un début de réponse sur la destination finale de tous les aliments que son frère ingurgitait.

[Nina] « En tout cas pas dans sa tête… »

Le ton était moqueur. La petite fille profitait un peu trop de la présence de sa mère. Elle se savait à l’abri de toute attaque impromptue de la part de son frère. En tous les cas, ces quelques mots eurent le mérite de faire s’arrêter Mitsui; un bout de pomme encore dans la bouche qu’il mâchait avec soin. Il se tourna vers sa petite sœur, le regard accusateur.

[Mitsui] « Parle Pour Toi… »

Il avait mit le ton sur les premières consonnes de chaque mot prenant soin de bien accentuer leur intonation. C’était voulu. Et pour cause, en faisant cela, il avait recraché une bonne partie des bouts de pommes qu’il avait mâché postillonnant par la même occasion sur le visage de sa jeune sœur. Certains morceaux de fruits allèrent s’écraser sur le faciès de la petite fille tandis que d’autres morceaux atterrirent dans le bol encore à moitié plein de celle-ci.

Nina face à cette agression eût tout juste le temps de fermer les yeux et de reculer légèrement sa tête. Mais le mal était déjà fait. Elle s’essuya énergiquement le visage à l’aide ses deux mains. Son regard passa de son frère à sa mère.


[Nina] « Maman ! Y m’a postillonné dessus ! Il l’a fait exprès j’en suis sûr ! »

La petite fille la cuillère à la main se rendait compte de l’ampleur des dégâts. Les morceaux de pommes remontaient à la surface du liquide pour son plus grand désespoir. Elle observait le phénomène toute chagrinée et ne sachant pas quoi faire.


Shinoda se retourna vers son fils. Elle poussa un petit soupir. Les chamailleries de ses deux enfants semblaient ne jamais vouloir finir. Qu’est ce qu’ils trouveraient encore comme bêtises à faire après cela ? Elle n’en savait rien mais les deux enfants devaient déjà avoir leur petite idée sur la question.
Elle regarda un court instant Mitsui. Le regard ne se voulait pas agressif ni moralisateur. Il semblait dire « Pourquoi ? Pourquoi as-tu fait cela ? ». On sentait également un peu de lassitude à travers celui ci. Mitsui haussa les épaules, les yeux braqués sur sa nourriture.


[Mitsui] « Pas fait exprès… »

Le jeune garçon reprit tranquillement ses gloutonneries. Sa mère cette fois ci ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle voulait finir de prendre son petit déjeuner tranquillement. Il restait juste à régler le cas de sa petite fille qui se lamentait sur son pauvre bol.

[Shinoda] « Donne moi ton bol, je vais te resservir. »

[Nina] « Nan, j’ai plus faim ! »

La petite fille d’un geste de la main poussa le récipient pour le mettre loin d’elle. Elle regarda alors brièvement son frère qui ne faisait même plus attention à ce qui se passait. Le visage bouffi et les bras croisé, elle fixait le rebord de la table.
Sa mère poussa un énième soupir. Elle avait bien compris que Nina ne mangerait plus et ne voulu pas insister. Même si en faisant cela, elle savait pertinemment qu’elle trouverait les mots pour la convaincre. Mais elle était fatigué et son café commençait déjà à refroidir.


[Shinoda] « Fait comme tu veux…Mais ne vient pas me dire après que tu as faim parce que je ne te donnerais rien. Tu devra attendre midi. »

[Nina] « M’en fiche…J’ai même pas faim d’abord. »

La voilà qui était prévenu. Le petit déjeuner pouvait maintenant se poursuivre sans aucun accroc. Mitsui avait fini de manger, Shinoda de boire son café et Nina boudait toujours sur sa chaise.

Le garçon avait débarrassé la table. Il n’avait de toute manière pas trop le choix. C’était lui qui avait le plus « consommé » et qui s’était fait le plus remarquer jusque maintenant. D’un signe de la tête, sa mère lui signifia de faire également la vaisselle. Mitsui essaya bien de se révolter mais sans succès. Il grommela quelque chose alors qu‘il ouvrait le robinet d‘eau.


[Mitsui] « C’est toujours pareil ici…Mitsui fait ci….Mitsui fait ça…Mitsui dit bonjour…Et Nianiania et Nianiani…Pffff... »

[Shinoda] « Tu as quelque chose à dire ? »

Le garçon s’était saisit d’une éponge, il commençait à frotter la vaisselle.

[Mitsui] « Non, non, rien… »

C’est à contre cœur qu’il entreprit son dur labeur. Pour sur, il n’y mettrait aucun entrain. Un petit sourire se dessina sur son visage. Il s’imaginait être à la place de sa mère et donner les ordres. Il y prendrait certainement un grand plaisir. Mais la situation était telle qu’il ne pouvait que caresser ce doux rêve. La réalité le rattraperait bientôt. Frotter, laver, rincer…

Shinoda était toujours face à sa fille. Celle ci n’avait pas fini de bouder. Quoique, la situation de son grand frère l’avait quelque peu réjoui. Pas assez pour la sortir de son entêtement mais sa mère s’occuperait maintenant du reste. Il n’était pas vraiment difficile d’influencer un enfant de cinq ans. Et c’était encore plus vrai quand il s’agissait de son propre enfant.


[Shinoda] « Bon, je vais aller dans la chambre moi. Ne faîtes pas trop de bêtises les enfants. »

La femme s’exécuta et avança lentement jusque ladite chambre sans porter d’attention particulière à sa petite fille. Mitsui se frottait déjà les mains rien qu’à l’idée de savoir qu’il se retrouvait seul à seul avec sa petite sœur. Celle ci ne trembla pas, fermement décidé à rester plantée sur sa chaise. Le jeune garçon multipliait les incitations à la fuite frottant par moment deux couteaux avec énergie. Nina ne les voyait pas mais le seul bruit suffisait à lui faire perdre son assurance. Lentement elle commençait à devenir moins sûr d’elle et beaucoup plus fébrile. Mitsui se retourna alors vers elle avec vivacité. Il fit un pas en avant, un pas qui fit beaucoup de bruit sur le parquet.

[Mitsui] « Bouuuu ! »

[Nina] « Aaaah !! Maman, me laisse pas toute seule ! »

La petite fille bondit de sa chaise. Et sans perdre une seconde, elle se dirigea dans la chambre de sa mère. Elle aurait voulu faire de plus grandes enjambées mais ses petits pieds l’en empêchaient. Mitsui retourna à son activité du moment poussant un petit soupir. Il avait tout juste commencé et se dépêcherait d’en finir.

Nina ouvrit la porte avec fracas. Elle sauta dans les bras de sa mère qui attendait déjà l’arrivée de sa fille. Elle n’avait cependant pas eût à attendre longtemps. La petite fille serra fort sa mère un court instant puis relâcha son étreinte pour s’asseoir à côté de celle ci.


[Nina] « Mitsui, il a voulu… »

La femme passa sa main sur la joue de la petite fille lui lançant un léger sourire. Celle ci se tût alors.

[Shinoda] « Je sais, je sais…Calme toi. »

Elle sortit de son dos une peluche. Elle représentait un lion. Sa tête était ornée d’une couronne. Et son expression se voulait des plus attachante.
Les yeux de la petite fille s’ouvrirent en grand. Son sourire laissa apparaître toute ses dents et l’excitation montait peu à peu.


[Shinoda] « Tadaaaaa !! »

[Nina] « Ouaiiiis ! Léo est là ! »

Shinoda la peluche à la main commençait tout doucement à la faire marcher sur le matelas. Nina la regardait faire en sautillant sur place ce qui n’était pas vraiment pour aider sa mère dans sa manœuvre.
La femme changea le timbre de sa voix, elle commençait sa narration.


[Shinoda] « Voici que le lion arrive, en tête du cortège, c’est le premier en piste.
Il est beau, courageux, grand, intelligent.
Il marche fier, très lentement, la tête en l’air. »


[Nina] « Ouais, Léo c’est le meilleur ! »

La femme stoppa la marche du lion. Elle prit une voix plus inquiétante.

[Shinoda] « Quand soudain… »

La petite fille s’arrêta net. Elle se figea, sa mère s’apprêtait à sortir quelque chose d’autre de son dos. Léo était en danger, il allait lui arriver malheur. Non, c’était impossible se raisonna la petite fille. Léo était un lion, c’était le roi de la jungle. Il n’avait donc rien à craindre.

Shinoda sortit finalement une autre peluche qu’elle posa avec force sur le lit. La peluche représentait cette fois ci une poule. Elle semblait avoir du vécu et était recousu en de nombreux endroits.


[Nina] « Oh non, pas lui ! Pas Kuro ! »

C’était l’une des premières peluche de la petite fille. Et avec le temps, elle l’avait délaissée et avait tentée à de nombreuse reprise de « l’assassiner » mais c’était sans compter sur la vigilance de sa mère qui à chaque tentative prenait soin de la raccommoder. Léo l’avait maintenant remplacé dans ses favoris.

La poule dirigé par la mère marchait sur le matelas discrètement derrière le lion sans éveiller les soupçons. Léo balançait sa queue devant le bec de Kuro.


[Nina] « Attention Léo derrière toi ! Retourne toi ! »

La femme poursuivit.

[Shinoda] « Une poule arrive en se dandinant derrière lui et mord sa queue, fort, si fort que le lion courageux, mort de trouille, prend la fuite en courant. »

La mère fit repartir le lion au pas de course le rangeant aussi discrètement qu’elle l’avait sorti derrière son dos.
La petite fille ne semblait pas d’accord quand au déroulement des événements et le fit savoir.


[Nina] « Léo c’est un lion, pourquoi il aurait peur d’une poule ? Les poules, il les mangent ! »

[Shinoda] « Tout le monde peut avoir peur, même le roi de la jungle. »

La petite fille posa ses mains sur chacune de ses hanches. Ses sourcils retombèrent.

[Nina] « Et depuis quand les poules ont des dents d’abord ? »

La femme agita la peluche avec entrain. Elle la faisait bondir par moment sur le matelas, l’exhibant sous le nez de sa fille.

[Shinoda] « Ce n’est pas n’importe quel poule, c’est Kuro. Kuro l’immortelle. »

La petite fille ne semblait pas convaincue. Elle n’acceptait pas que sa mascotte soit ainsi mise à mal. Le scénario ne lui appartenait cependant pas. Et Shinoda se plaisait de la tournure des choses.

**

Du temps s’était écoulé depuis les événements du matin. Mitsui n’était pas sorti, il avait préféré rester à la maison. Plus précisément, il était resté dans sa chambre. Rattraper son sommeil l’avait occupé la majeur partie du reste de la matinée. Il s’était couché tard et fait réveiller tôt. C’était compréhensible, il avait besoin de repos.

Shinoda et Nina était toujours dans la chambre. Tout un tas de peluche était étalées sur le matelas. Il y avait là un éléphant, un zèbre, une tortue et tout un tas d’autres animaux. Léo était également là en tête du cortège. Il avait regagné sa place de Roi. Kuro lui avait repris sa place de reclus. Seul, à l’écart de la troupe.
La voix de la femme était maintenant plus enjouée. Léo se tenait droit et fier dans la main de Shinoda comme le devait être normalement un lion.


[Shinoda] « À la fin du défilé, tous les participants organisent une danse collective.
Le roi de la jungle est devant, il chante et les autres l’accompagnent en dansant. Une fois la danse terminée, ils s’agitent tous pour se précipiter sur les gâteaux. »


L’histoire avait pris une tournure complètement différente. Et cela pour le plus grand bonheur de Nina. Shinoda avait su embellir une histoire qui commençait plutôt mal pour le pauvre Léo.
Le carnaval touchait maintenant à son terme. La petite fille se saisit de la peluche la serrant fort dans ses bras.


[Nina] « Léo c’est le plus fort ! »

Au même moment, la porte d’entrée se claqua. Quelqu’un était rentré. A sa façon d’ouvrir la porte, Shinoda l’avait déjà reconnu. Elle fit un signe de la tête à sa petite fille et lui lança un petit sourire.

[Shinoda] « Il est arrivé…Celui que tu attends depuis ce matin. »

Effectivement, Tenrou venait de franchir le seuil de la porte. Il tenait dans sa main un étrange et long rouleau. Il semblait plutôt réjoui. Son petit frère dormait. Il ne se ferrait pas agresser en rentrant aujourd’hui.

La petite fille n’avait pas perdu de temps. Elle était déjà dans le salon à portée de vue de Tenrou. Elle avait laissé le lit de sa mère encombré de peluches. Léo dans sa main droite, elle courait vers son grand frère qui ne l’avait pas encore remarquée.


[Nina] « Teeeeeeen-Teeeeeeen !! »

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Ven 10 Aoû - 12:45

[Tenrou : +7 EXP RP]

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Mer 8 Juil - 16:54

Plus tôt dans la matinée…

Au détour de la rue principale, dans l’une des nombreuses ruelles de Kiri était un restaurant. Il avait l’allure sobre et son emplacement ne semblait le destiner qu’à une clientèle d’habitués. Quelques néons s’allumaient le soir tombé pour signaler son emplacement aux quelques personnes qui voulaient bien s’arrêter là.

C’est dans cet établissement qu’on retrouvait le jeune garçon. L’étudiant était assis au comptoir. Sa boisson bien entamée disait qu’il était là depuis déjà un petit moment. Derrière lui quelques personnes commandaient déjà leurs repas en cette heure avancée de la matinée.
Le garçon discutait avec l’une des serveuses qu’il semblait bien connaître.

[Tenrou] – Il faudrait peut être que tu penses à changer d’établissement. C’est un peu perdu par ici.

[Serveuse] - C’est peut être perdu mais ça reste tout de même actif. N’importe qui ne peut pas trouver cet endroit. Ceux qui viennent ici viennent en connaissance de cause. Une sorte de tri naturel…On évite ainsi de récupérer tous les ivrognes de la ville.

Tenrou pivota sur sa chaise et posa ses coudes sur le comptoir. Il balaya la salle du regard. Il cherchait quelqu’un.

[Tenrou] - Toujours au même endroit…Au fond, dernière table à droite…

[Serveuse] - Une exception…Juste une exception. Il en faut tout de même quelques unes.

L’homme ciblé se tenait avachi sur sa chaise. Une bouteille à la main de si bonne heure. Le buste à moitié sur la table, c’était la débauche totale. Il était connu de l’établissement et n’avait pas toujours était comme cela. Une peine de cœur ou peut être un problème professionnel avait dû le pousser vers l’alcool. C’était les deux explications les plus censées mais personne ne savait vraiment dans l’établissement ce qui lui était arrivé sauf peut être quelques serveuses.

[Serveuse] - Tu serais certainement devenu comme lui, amer et triste si tu avais connu la même histoire.

[Tenrou] - Mouais…

Le garçon ne connaissait pas vraiment l’homme en question. Il ne lui donnait de toute manière pas envie de le connaître. Peut être la serveuse avait elle raison. Tenrou serait devenu alcoolique s’il avait eût le même parcours. Cela restait tout de même difficilement imaginable pour le jeune garçon qui n’avait jusqu’à lors jamais touché à une goutte d’alcool.

La serveuse se retira. Elle s’en alla dans la réserve pour réapprovisionner en boisson en tout genre. Tenrou continuait à siroter sa boisson toujours tourné vers la salle. Un homme attira son attention. Il ne l’avait encore jamais vu ici. Pour dire, il n’avait pas vraiment le profil de l‘établissement. La main droite portée sur le cœur, il semblait avoir des difficultés pour respirer et transpirait abondamment.
Personne ne semblait faire attention à lui. Tenrou l’esprit volontaire se dirigea vers lui légèrement inquiet.

[Tenrou] – Monsieur, vous allez bien ?

L’homme était vieux et de plus près, on pouvait percevoir quelques gémissements. Ses longs sourcils blancs recouvraient ses yeux à demi clos.
Tenrou s’était mis à son niveau. L’homme toujours aussi mal en point fixait le sol.

[Vieil Homme] - J’ai un peu mal au cœur…

C’était donc bien son cœur. Le garçon désormais fixé s’inquiétait d’autant plus de la situation du vieil homme.

[Tenrou] - Vous transpirez beaucoup. Je vais appeler de l’aide.

L’étudiant n’était encore qu’un apprenti médecin. Il devait bien là reconnaître son impuissance. Face aux maux de son interlocuteur, il ne pouvait rien faire d’autre que de demander de l’aide.

Le vieil homme leva un œil vers l’étudiant laissant apparaître une iris d’un noir nacré. C’était la première fois que son regard croisait celui du garçon.

[Vieil Homme] - Fiston, peux-tu m’emmener dans un endroit avec un peu moins de monde ?

La demande du vieil homme était quelque peu farfelue. Il avait mal et voulait s’isoler. Tenrou leva les sourcils d’étonnement et accepta sans vraiment faire d’histoire.
Il sorti du restaurant avec l’homme qu’il soutenait sur son épaule. Il marcha quelques mètres avant de trouver un banc sur lequel il le déposa délicatement.

Le vieil homme était assis, sa tête bascula lourdement en avant. Il semblait complètement inanimé et désarticulé. Tenrou lança vers lui un regard interrogateur.

[Tenrou] - Monsieur, vous êtes sûr que ça va ?

Aucune réponse…Cela devenait inquiétant. Tenrou se rapprocha du vieil homme. Une main sur l’épaule de ce dernier, il commença à le secouer avec énergie.

[Tenrou] - Monsieur ! Répondez moi ! Monsieur !

L’homme se redressa brusquement un œil grand ouvert. Tenrou trébucha dans l’action pour se retrouver quasiment allongé. L’étonnement du jeune garçon fit vite place à la stupéfaction. Le regard du vieil homme avait complètement changé. Il se voulait plus sérieux et plus concentré. Assis sur son banc, les paumes de ses mains ouvertes vers le ciel, il respirait profondément. Son ventre se gonflait allégrement à chacune de ses expirations. Autour de ses mains apparaissait puis disparaissait ce qui ressemblait à un flux. Sa couleur bleue avait l’air familière.

Les yeux de Tenrou s’ouvrirent grand face au spectacle qui lui était offert. Doucement le halo lumineux recouvrait l’ensemble du corps du vieil homme pour l’entourer entièrement. Il n’avait rien perdu de sa concentration. Il rapprocha alors lentement ses deux mains au niveau de son abdomen. Toute l’énergie qui s’était accumulé convergea en un seul et même point. Entre ses deux mains se formait maintenant une sphère d’un bleu scintillant. Des rayons s’échappaient même de celle ci.

Le vieil homme rapprocha encore plus ses deux mains compactant ainsi la sphère. Il la porta dans un seul mouvement à sa bouche; les deux mains posées sur celle ci. Son ventre gonfla brusquement comme lors d’une explosion, comme un impact puis revint à son état premier. Mais cela ne semblait toujours pas fini. Le vieil homme abaissa brusquement ses deux mains en direction du sol. Ses deux yeux s’ouvrirent en grand pour la première fois. Un scintillement éclatant jaillit alors.

Tenrou avait eût le temps de se relever. Il était maintenant debout et avait observer la scène quelque peu émerveillé. Le vieil homme se releva comme si de rien était, comme si qu’il n’avait jamais eût mal au cœur. Il s’étira un instant avant de prendre la parole l’air enjoué.

[Vieil Homme] - Je vais mieux. Merci pour ton aide, fiston !

Le vieil homme ne s’attarda pas plus longtemps. Il fit demi tour et commença à marcher dans la direction opposée. Tenrou resta un moment statique. Il ne s’était apparemment pas encore remis de ce qu’il avait vu.

[Tenrou] - Attendez ! Monsieur !

L’étudiant avait maintenant rattrapé l’homme. Il n’était pas allé bien loin, tout juste quelque mètre devant. Ce dernier s’arrêta lorsque Tenrou arriva à ses côtés.

[Vieil Homme] - Qu’est ce que je peux faire pour toi ?

[Tenrou] - Ce que vous venez de faire…Vous connaissez le…euh…

L’étudiant se cogna la main contre la tête. Il avait un trou. Sa précipitation ne l’aidait pas non plus à avoir les idées claires.

[Tenrou] - Quel était cette vague de chaleur qui se dégageait de vos mains ?

[Vieil Homme] - Une vague de chaleur ?

[Tenrou] - Et puis cette boule ! Cette chose qui a fait BAAAM à la fin !

L’étudiant accompagna le geste à la parole mimant maladroitement l’effet de la sphère qu’il venait de voir.

[Tenrou] - Qu’est ce que c’était ?

Le vieil homme resta un moment impassible puis fini par sourire.

**


[Serveuse] - Aaah vraiment…Il suffit qu’on tourne le dos une minute pour qu’il en profite pour filer. Il a même pas fini son verre en plus.

Un chiffon à la main, elle astiquait un verre qu’elle tenait dans son autre main. A la regarder faire, on aurait dit qu‘elle parlait à son verre. Un des clients au comptoir le remarqua. Il jeta un coup d’œil curieux vers la jeune femme. Coup d’œil qu’il réprima bien vite en la voyant se tourner vers lui.

[Tenrou] - Je suis là ! Désolé !

Le jeune homme s’annonça énergiquement en entrant sans se soucier des clients. La serveuse quitta des yeux le verre qu’avait laissé presque vide l’étudiant pour se tourner vers lui alors que ce dernier se rapprochait d’elle. Il resta debout à côté de la place qu’il avait quittée plus tôt.

[Serveuse] - T’es vraiment intenable. Tu pourrais au moins prévenir quand tu pars.

[Tenrou] - Je sais, je sais. Pardon.

Le jeune garçon but une petite gorgée de sa boisson avant de lever un sourcil au plafond.

[Tenrou] - Oh, c’est vrai, je n’ai pas le temps pour ça. Je suis juste revenu pour te prévenir.
Je vais devoir te laisser. J’ai quelque chose de plus urgent à régler.


[Serveuse] - Quelque chose ?

Le garçon ne fit pas attention à ce que lui dit la jeune femme et commença à s’en aller.

[Tenrou] - On se voit plus tard !

Arrivé devant la sortie, la serveuse l’interpella. Il se retourna un instant vers celle ci toujours au pas de course.

[Serveuse] - Attend ! Tu n’as même pas fini ton…

[Tenrou] - Désolé sœurette, j’ai pas le temps !

Le jeune étudiant passa le rideau qui couvrait la sortie pour arrivait dans la ruelle. Une voix semblait encore sortir de l’établissement.

[Serveuse] - Ne m’appelle plus sœurette ! Ici, c’est…

La voix de la jeune femme s’intensifia alors que Tenrou était désormais déjà loin.

[Serveuse] - …Yuki ! Yuuu-kiiii !

L’employée débarrassa le verre de son jeune frère sous l’œil médusé du client assis au comptoir.

[Yuki] - Non mais…!

Il n’arrivait toujours pas à décrocher son regard de la serveuse. Il ne devait pas être un habitué du bar ou sinon il aurait agit comme la plupart des gens qui se tenait là. Il aurait tout simplement baissé la tête.

[Yuki] - Qu’est ce que vous voulez ?! Vous voulez que je vous resserve ?!

La femme ne laissa pas le temps à l’homme de répondre et poursuivi.

[Yuki] - Non, hein ! Je pense pas non. Alors regardez votre verre plutôt vous serez gentil.

L’homme en question s’exécuta sous l’aval d’un des clients. Il ne valait mieux pas voir la femme en colère. L’homme resta silencieux et se décala de quelque place tout en sirotant sa boisson.
Yuki, elle, continuait d’essuyer quelques verres surveillant d’un œil avisé le moindre faux pas du malheureux client.

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Jeu 9 Juil - 13:30

Tenrou : +10 XP RP

Content de te revoir parmi nous ^^

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Ven 10 Juil - 14:03

[Tout le plaisir est pour moi Very Happy]

[Vieil Homme] - Merci, fiston. Tu es même venu me rendre visite après m’avoir aidé.

Tenrou était assis. Une petite soucoupe devant lui, il émiettait ses mains. Face à lui se tenait le vieil homme. Debout, il nettoyait quelques étagères.

[Tenrou] - Et bien, merci pour les gâteaux.

L’étudiant était arrivé depuis un petit moment déjà. Il avait rejoint le vieil homme dans ce qui semblait être une maison de thé. Les nombreux bocaux remplit d’herbes et de feuilles le laissaient à penser.

[Vieil Homme] - Désolé je ne peux pas plus. Le jeune homme qui m’aide souvent n’est pas là aujourd’hui.

L’homme parlait lentement et gardait toujours ce regard mi clos. On n’arrivait pas vraiment à savoir si il était fatigué ou si il était tout simplement accoutumé du fait. Les péripéties récentes du vieil homme n’étaient pas là pour rassurer l’étudiant.

[Tenrou] - Mais monsieur, vous êtes sûr que vous allez mieux ?

Le vieil homme posa un bocal qu’il tenait à la main pour porter celle ci sur sa poitrine. Son regard se voulait un peu plus rassurant.

[Vieil Homme] - Quand tu auras mon âge, tu auras aussi des problèmes.

C’était plutôt évident. Avec l’âge, le corps devenait plus faible. Mais les problèmes liés au cœur ne sont pas à prendre à la légère. Et cela même si le jeune garçon n’était qu’un médecin en devenir, il le savait bien assez.

Le vieil homme poursuivit.

[Vieil Homme] - J’ai ces petites attaques assez souvent.

L’homme parlait toujours aussi lentement. Ce n’était finalement sans doute pas dû à ses récents problèmes. A l’heure où il lui parlait, il avait plutôt l’air de se tenir en forme.
Le vieil homme tourna le dos à l’étudiant pour poser un bocal sur une étagère un peu plus haute.

[Vieil Homme] - Les docteurs me prescrivent des médicaments, mais j’ai mieux.

[Tenrou] - L’énergie de votre esprit et de votre corps…

Le vieil homme hocha la tête affirmativement. Cela devenait de plus en plus intéressant pour le garçon. Il avait peut être là un début de solution aux maux de sa mère. Il pourrait peut être même espérer la guérir complètement en apprenant plus du vieil homme.

[Vieil Homme] - Tu es un ninja, c’est ça ?

Quelque peu surpris par la remarque, Tenrou bascula légèrement sa tête en arrière. Il passa sa main sur sa nuque également quelque peu gêné.

[Tenrou] - Et bien, en quelque sorte.

Il n’était encore qu’un apprenti connaissant à peine les bases. Le qualificatif de ninja ne voulait encore rien dire pour lui. Il en était encore loin et suivait tout doucement la route de l’apprentissage.

[Vieil Homme] - Ce que tu as vu avant est une sorte de régénération du corps, le mouvement du chakra.

[Tenrou] - Le mouvement du chakra ?

L’étudiant voulait en savoir plus. La chose semblait complexe mais terriblement utile. Le vieil homme simplifiait les choses. Il ne lui disait pas tout.
L’homme croisa les mains dans son dos. Il se mit à sourire.

[Vieil Homme] - Ce n’est pas quelque chose que tout le monde peut voir. Ce n’est pas courant pour quelqu’un d’aussi jeune.

Tenrou était pourtant sûr du contraire. Il avait déjà vu des démonstrations plus ou moins similaires de ce « mouvement du chakra ». Chez Takeo pour ne prendre que lui.
L’homme n’avait pourtant pas le visage d’un menteur. Son attitude réfléchie et posée inspirait plutôt la confiance.
L’étudiant n’écoutant que son cœur se leva d’un seul mouvement de sa chaise. Les dires du vieil homme avaient fait mûrir sa curiosité et c’est le regard plus déterminé que jamais qu’il s’adressa à son interlocuteur.

[Tenrou] - Monsieur, s’il vous plaît enseignez moi ce qu’est ce mouvement du chakra dont vous parlez !
Quel est son secret ?


L’homme leva un œil vers l’étudiant. Celui ci croisa le regard déterminé du jeune garçon. Il semblait s’attendre à cette réaction. Le vieil homme finit une nouvelle fois par sourire.

[Vieil Homme] - Très bien ! Je voulais te remercier de toute façon.

Tenrou tout réjoui s’inclina légèrement.

[Tenrou] - Merci beaucoup !

[Vieil Homme] - Nous ne pouvons pas le faire ici. Allons derrière.

**


[Yuki] - Quelque chose d’urgent ?

La jeune femme accoudée au comptoir repensait à la sortie précipitée de son jeune frère. Encore une fois elle parlait toute seule à voix haute. Heureusement, il n’y avait à cette heure là que peu de monde. Peut être n’y était elle pas étrangère.

[Yuki] - Je me demande bien ce que ça peut être…La dernière fois qu’il a dit ça c’était pour acheter des friandises à Nina. Enfin, il avait l’air un peu plus sérieux cette fois ci…

La serveuse armée de son fidèle chiffon commença à astiquer le présentoir. Elle faisait des mouvements fluide et circulaire.
Au bout du comptoir avait survécu à l’exode du matin un unique client. Yuki fit un signe de la tête vers ce dernier pour capter son attention.

[Yuki] - Et vous alors, vous savez pas ce qu’il avait à faire de si urgent ?

Le client quelque peu surpris haussa les épaules et fit non de la tête. Heureusement, il connaissait les manières de la femme. Elle n’était pas agressive juste un peu rentre dedans.

[Yuki] - C’est pas grave. Laissez tomber.

Cette façon d’être lui avait d’ailleurs déjà valu quelques problèmes notamment avec la gente masculine. Voyant dans l’attitude de la jeune femme des avances implicitement prononcées, ils savaient se faire tout de suite très collant. Malheureusement pour eux, il n’y avait qu’une place dans son cœur et elle était déjà prise. Face à ces assaillants qui n’en démordaient toujours pas, elle savait se défendre. Un bon coup de pied ascendant entre les jambes, c’était ce qu’elle savait faire de mieux. Simple, efficace. Cela suffisait à mettre à terre n’importe quel homme.

[Yuki] * Pfff…J’m’ennuies…*


**


Les deux hommes étaient passés dans l’arrière salle. Tout deux assis autour d’une petite table, le vieil homme apporta un peu de thé.

[Tenrou] - Merci bien.

[Vieil Homme] - Détends-toi fiston.

Le jeune homme acquiesça avec énergie et en profita pour jeter un coup d’œil autour de lui. La pièce dans laquelle ils se trouvaient était plutôt sombre. Elle était largement décorée en revanche. Il y avait là des lances ou encore des épées qui semblaient avoir appartenu à un autre âge. De l’autre côté du mur se trouvait des écrits et quelques peintures.

L’une d’elle retint justement son attention. Le regard de l’étudiant croisa les yeux verts de l’homme représenté sur la toile et s’y arrêta un moment. Il fini par entrevoir la toile dans son intégralité. Un homme était assis en tailleur su un rocher, une barbe noir et un drap orangeatre enroulé autour de lui. Des inscriptions incompréhensibles scellées dans des sphères gravitaient également autour de lui. Mais le plus frappant restait ce qui se trouvait au niveau de son abdomen. La même sphère qu’il avait vue plus tôt était représentée. Des faisceaux partaient de celle ci pour rejoindre de nombreuses directions de l’espace.

Le vieil homme face au mutisme dont faisait preuve l’étudiant l’observa un moment. Le jeune garçon était comme transporté par la toile. Cela n’échappa pas au vieil homme qui après avoir ciblé ce qui monopolisait toute l’attention du jeune garçon se tourna vers la toile en question.

[Vieil Homme] - Oh, ça ? C’est le grand Izanagi.

[Tenrou] - On dirait que c’est vous !

Le garçon était sincère même si c’était dit sous le coup de l’étonnement. Le vieil homme quand à lui ne pu s’empêcher de rire à grande bouche. Un rire sourd et vieilli.

[Vieil Homme] - Je suis honoré ! Izanagi a inventé la médecine que tu as pu entrevoir.

[Tenrou] - Vraiment ?!

[Vieil Homme] - C’est une légende.

La tête du garçon bascula lourdement en avant. Il était quelque peu déçu et s’attendait sûrement à autre chose après une telle révélation. La surprise laissa place au faux semblant. Une légende…

[Vieil Homme] - Mais j’y crois !

Le regard du vieil homme se fit alors plus insistant. Il lui cria presque ces quelques mots. L’homme avait trouvé un sérieux et une conviction que l’étudiant ne lui connaissait pas jusque là.

[Vieil Homme] - Après de longues années de méditations dans le temple d’une montagne du Pays de la Foudre, il a acquis la sagesse…Et a écrit deux livres.
Le premier avait été en plus appuyé par un ancien physicien, qui instaura les bases de techniques de respirations. De nos jours, nous l’englobons dans ce que nous appelons la régénération autrement dit, le contrôle du chakra.


Les yeux de Tenrou étaient grand ouverts. Que dire alors de ses oreilles. Légende ou pas, le vieil homme semblait convaincu et il n’en fallait souvent pas plus pour conquérir un public déjà acquis.

[Tenrou] - Régénération…?

[Vieil Homme] - Tu dois comprendre que l’univers est maintenu par une énergie appelée chakra, ainsi est fait le corps humain.
La technique de régénération demande un contrôle minutieux du chakra dans son propre corps.


Les mains posées sur ses cuisses, le regard du vieil homme plein de malice se fit plus insistant. Tenrou avait bu quelques gorgées du thé qu’avait si généreusement préparé le vieil homme.

[Vieil Homme] – Ce n’est qu’une question d’entraînement.

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Ven 7 Aoû - 20:38

Le regard concentré, une main devant l’autre. Le poids de son corps réparti sur ses deux jambes. Le regard sérieux, sa tête alignée à son dos. Son centre de gravité s’abaisse. L’air calme, ses épaules et sa poitrine se relâche. Il ne bombe pas le torse mais respire normalement. Les yeux de la foi, imagine sa conscience bouger dans son abdomen. Il sent le chakra entrer dans son estomac ou en tout cas le devrait.

[Vieil homme] – Ce que tu fais s’appelle de l’immobilisme actif.

Le regard de l’étudiant se fit tout de suite plus inquisiteur mais surtout plus perplexe.

[Tenrou] – Tout ce que je fais c’est rester debout mais…c’est plutôt dur…

[Vieil homme] – Tu dois garder cette position quarante à cinquante minutes pour focaliser ton chakra.

Tout ce temps ?! Il avait pensé tout bas mais son corps c’était chargé de le dire tout haut. Tous les mouvements effectués plus tôt se perdirent dans le désordre de sa surprise. C’était beaucoup trop long et il aurait sois fini par s’endormir sois par souffrir de crampes généralisées. Son enthousiasme venait d’en prendre un coup.
Le vieil homme pouffa de rire allégrement. Moqueur ? Peut être. Tenrou, le sourire crispé était resté immobile dans une posture à mi chemin entre celle décrié par son sensei du jour et si on l’avait surpris nu.

[Vieil homme] – Ne t’en fais pas, fiston…Je vais te montrer quelque chose de plus simple.

Les gens manquaient décidément de logique. C’était évidement par là qu’il fallait commencer, par le plus simple. On n’apprend pas à jongler avec cinq balles avant de savoir déjà en manier deux ou trois. Mais pour l’instant ce qui rassurait Tenrou c’était de savoir qu’il n’aurait pas à rester debout pendant une heure dans une position qui ne l’accommodait pas vraiment.

L’homme de son côté s’en alla chercher une bougie laquelle était placée sur une petite soucoupe en métal. Il l’a déposa sur une table en face de lui et de l’étudiant qui était plus intrigué que jamais. Il se recula de quelques pas et entama une série de gestes avec minutie.
Les paumes de ses mains dirigées vers le plafond, il inspira d’abord profondément. Il expira ensuite plus lentement tout en décrivant des cercles avec chacune de ses mains. La main droite légèrement en avant tournait dans le sens horaire tandis que la gauche suivait le chemin inverse. Parfois même elles se croisaient. Ceci ne dura pas longtemps. Tout au plus quelques secondes. Des secondes qui semblaient cependant s’écouler au ralenti tant le vieil homme paraissait concentré.

Ses mains tendues finirent par former un cercle unique. Un cercle dont la trachée serait le centre. Il effectua une dernière rotation avant de ramener ses mains au niveau de sa hanche tout en pivotant légèrement son corps. Les paumes de ses mains collées l’une à l’autre, il se figea. Et d’un mouvement brusque tendis ses bras vers la bougie, ses mains prêtent à la croquer.

FIUUUU…fit la boule de feu.

De ses mains n’étaient rien sorti. Ni boule de feu ou autre rayon de la mort. Il semblait que l’homme aux sourcils blanc s’était contenté de brasser de l’air. C’était en fait vers la bougie qu’il fallait porter son attention. Suite au dernier mouvement, elle s’était éteinte. Il était pourtant trop loin pour avoir souffler la flamme avec le coup de vent provoqué par ses mains. Tenrou resta stupéfait.

Une, deux, trois…

La bougie se ralluma. Deux flammes et deux combustibles. L’étudiant brûlait intérieurement. Curieux. Il agressa quasiment son interlocuteur quand il lui demanda comment il avait pu faire ça. Il voulait savoir. Même si ça semblait plutôt inutile d’éteindre une bougie à distance surtout quand il suffit d’appuyer sur un bouton pour s’éclairer.

[Vieil homme] – C’est juste un petit tour, fiston. Comme je te l’ai dit plus tôt, c’est avant tout un traitement médical.

Pour l’étudiant, c’était important de comprendre. Il s’agissait d’un contrôle minutieux du chakra. C’était forcément cela. Ce contrôle, il se devait de l’avoir pour la suite, pour l’avenir. La voie qu’il avait choisie ne pardonnait pas les erreurs, les approximations, tout ces gestes que l’on réalise sans grande conviction.
L’homme était toujours aussi souriant. Et comme s’il savait ce à quoi penser Tenrou, il lui rappela ce qu’il savait déjà et qu’il s’efforcer de se remémorer.

[Vieil homme] – C’est un art très méticuleux. Un art qui entraîne à la fois l’intérieur et l’extérieur du corps.

Qu’attendait-il de lui finalement ? L’étudiant n’avait guère le temps d’y réfléchir. Son attention se porta sur la petite bougie délaissée qui un temps avait été au centre de tout pour le jeune homme. Son expression changea au fur et à mesure qu’il la scrutait. De la détermination. Oui, c’était cela. Il allait le faire. Tenrou effectua quelques pas en arrière. Il était définitivement prêt à passer à l’acte.

A la manière du vieil homme, il répéta les mouvements qu’il avait vu faire. Des petits cercles puis des plus grand. Le vieux monsieur tout sourire observait en silence. Curieux à sa manière, il gardait ses yeux mi clos comme à son habitude. L’étudiant pivota sur sa jambe droite et ramena ses mains au niveau de sa hanche. Il se figea. Le mimétisme était excellent et les gestes parfaitement maîtrisés. Bientôt, le creux de ses mains semblait plus lourd presque flou. Dans le désert, sous la chaleur écrasante, l’horizon avait cet air là. Déformé.

Les yeux du vieil homme s’ouvrirent grand. Surpris ? Stupéfait ? Quelque chose l’avait en tout cas interpellé. Tenrou trop concentré continuait son exercice. Il élança ses bras en direction de la bougie poussant un petit cri pour accompagner l’effort. Rien, il ne se passa rien. Tout était devenu à nouveau limpide. L’étudiant, souffla avec sa bouche mais c’était peine perdu. Il était trop loin et trop ridicule. Il se mit à rire seul. Un peu gêné mais satisfait. Aujourd’hui, il avait appris un peu plus.

[Tenrou] – Je suppose que c’est au dessus de moi. En tous les cas, c’était très intéressant. On m’attend chez moi.

Il s’inclina respectueusement et remercia son interlocuteur. L’homme restait figé, le visage crispé, il observait l’étudiant. Il semblait ailleurs. Dans le passé peut être. Un passé très proche qu’il le renvoyait face à l’étudiant et sa démonstration ratée.

[Tenrou] – Monsieur ?

Le jeune garçon l’interpella. Le vieil homme sorti de sa torpeur et repris son air habituel sans que cela ne gêne l’étudiant plus que ça. Il était vieux et sa forme inconstante malgré des qualités indéniables.

[Vieil homme] – Oh…Tu dois partir. J’avais espéré que tu restes un peu plus longtemps.

L’homme pria l’étudiant de l’attendre. Il avait eût une idée et se dirigea droit vers la toile représentant celui que la légende nommait Izanagi. Il décrocha celle-ci et s’efforça de l’enrouler du mieux qu’il pu si bien qu’on aurait dit un parchemin aux proportions plus grandes. Il tenait l’objet comme une offrande face à Tenrou. Il voulait en faire cadeau à l’étudiant. Celui-ci agita sa main en signe de refus. L’homme arborait un sourire chaleureux et sincère. Il ne pouvait pas accepter ce présent.

[Tenrou] – Vous m’avez déjà beaucoup appris, il est inutile d’en faire plus. Je vous remercie sincèrement de votre attention mais je ne peux pas accepter. Cela doit être précieux pour vous…

L’homme resta impassible. Le regard complice et toujours ce même sourire aux lèvres.

[Vieil homme] – Fiston, il y a maintenant une force que tu dois trouver. Un jour, tu seras face à un mur et tu ne sauras pas ou aller. Lorsque cela arrivera, le grand maître sera là pour t’aider.

Il restait désormais silencieux tout sourire. Il avait ce côté attachant d’un grand père. Un grand père bienveillant et dévoué. Finalement, le jeune garçon ne pouvait pas refuser le présent de son interlocuteur. On lui avait appris à ne pas décliner les invitations ou en tout cas le moins possible lorsqu’elles étaient raisonnables.

[Tenrou] – Merci beaucoup ! J’en prendrai soin !

L’étudiant se saisit alors de la toile ne manquant pas de s’incliner légèrement face au vieil homme. Au même instant, croisant le regard de son interlocuteur, Tenrou leva un sourcil au plafond. Quelque chose lui avait échappé.

[Vieil homme] – Masaharu…Mais Masaru suffira.

Décidemment…

[Tenrou] – Moi c’est Tenrou. Yoshiki Tenrou.

[Vieil homme] – Reviens me voir quand tu veux fiston.

L’étudiant acquiesça avec énergie. Il avait encore beaucoup à apprendre. Il reviendrai, c’est sûr.

**


Aoutch.

A peine eût-il franchi la porte que sa petite sœur l’avait percuté. Volontairement, bien sûr. Son rouleau fraîchement acquis roula par terre soulevant la curiosité de la petite fille. Le jeune garçon s’accroupit et serra fort sa petite sœur manquant de lui faire lâcher sa peluche. Il était si bon de rentrer chez soi. Une porte et quelques murs. C’est ce qui le séparait de la violence qu’il avait pu constater à l’extérieur, à l’académie avec les quelques personnes avec qui il avait pu parler et la chaleur réconfortante du cocon familial. Sa maison, c’était là qu’il se sentait le mieux.

Le jeune garçon ramassa la toile à l’effigie du grand maître. Il la déposa un peu plus loin sur une étagère. L’accrocher aurait sans doute été une mauvaise idée. Toute décoration devait d’abord recevoir l’assermentation de la maîtresse de maison. Et cette toile ne l’aurait sans doute jamais. Pas assez en harmonie, trop perturbante pour Nina…Toutes les raisons sont bonnes lorsque l’on a décidé qu’elles l’étaient. Et puis il devait faire profil bas sur ses activités.

La petite fille suivait l’itinéraire de son grand frère à la trace. Percutant même celui-ci lorsqu’il s’arrêtait brusquement pour ouvrir un placard. Mais elle n’en avait que faire. Elle l’avait attendu toute la matinée et elle aurait ce qu’elle voulait. Une séance de jeu exclusive.

[Tenrou] – Je viens d’arriver. Laisse moi au moins aller dire bonjour à maman.

Nina était déjà plus compréhensive lorsque sa mère était impliquée. Elle patienterait donc encore quelques minutes mais pas plus longtemps. Tenrou passa dans la pièce voisine et salua sa mère qui rangeait les peluches de la petite dernière. Il lui signifia d’arrêter et lui fit un baiser sur le front. L’étudiant pris en cours la tâche de sa mère non sans un léger sourire.

[Shinoda] – Tu as grandi…

La femme aux cheveux de feu scrutait son fils. Le visage plein de chaleur et les yeux pétillants malgré une santé fragile.

[Tenrou] – Je ne me suis pas mesuré depuis longtemps, c’est possible.

Il avait dit ça sur un ton nonchalant à la quintessence de la démotivation, un zèbre dans la main droite et un éléphant dans la gauche.

[Shinoda] – Arrête de faire le candide. Je ne parle pas de ta taille et tu le sais bien. Peut être est ce à cause de ce nouveau travail…

Le jeune garçon tenait la poule laissée pour compte dans sa main. Il plongea ses yeux dans ceux de Kuro. Il n’était pas encore prêt à tout lui déballer. Il ne voulait pas finir comme cette pauvre bête. Plein de cicatrice. Oublié dans un coin parce qu’on à voulu trop bien faire. Heureusement, il pouvait éluder la conversation. Il tourna son visage vers le pas de la porte. Nina bondissait sur place et s’impatientait. La peluche dans sa main, Tenrou se dirigea vers la petite fille avant de se tourner une nouvelle fois vers sa mère.

[Tenrou] – Repose toi bien.

Le frère et la sœur s’en allèrent refermant la porte de la chambre parentale. Il serait mieux à l’étage pour ne pas déranger leur mère. Tenrou ne manqua pas d’embarquer la toile afin de la ranger dans sa chambre. Shinoda avait pris sa place habituelle. Elle n’avait pas bougé. En faite, elle ne bougeait que rarement.

[Shinoda] – Je ne fais que ça…

**


[Masaru] – Tenrou…On dirait que tu ne réalises pas ce qui est en toi.

Le vieil homme était assis seul sur un tabouret de sa boutique. Un théière sur le comptoir, il avait rempli sa tasse du liquide fumant.

[Masaru] – Je suis curieux de voir …

Il était énigmatique, le visage plein de malice. Il semblait finalement en savoir plus sur le jeune étudiant que ce qu’il laissait penser.

[Masaru] - …si tu suivras le même chemin que lui.

MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   Sam 24 Oct - 15:42

Tenrou : + 27 XP (bonus genin inclus)

Technique validée (si tu le souhaites =))
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Maison des Yoshiki   

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Maison de Nara
» Maison de Riiko
» La maison de Evans Paul vandalisee par les siens
» Maison de retraite
» Cherchons une bonne "maison" pour un bouc nain

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Coeur du Village-