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 Cours ouvert à tous

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MessageSujet: Cours ouvert à tous   Mar 3 Juil - 0:05

Il ferait beau, ce matin, à Konoha. Une douce brise venait caresser le visage de Syo durant sa ballade dans le parc. Il s’arrêta sur un banc trempé, qu’il essaya d’un revers de la main. Il y avait encore de la rosée sur l’herbe verte, au loin le soleil luisait déjà fort alors que l’on sortait à peine de l’aurore. Tout cela faisait que le gazon verdoyant semblait briller d’éclats inconnus. Syo sourit, il n’y avait jamais personne à cette heure, dans cette partie du parc. C’était sans aucun doute pour cela qu’il aimait s’y promener. Le shinobi sortit de sa poche un harmonica et commença à jouer une mélodie improvisée. C’était un bel instrument, en argent, finement ouvragé. Deux grandes ailes déployées, jointes par un soleil ardent, ornaient l’un des côtés. Il fit glisser l’objet le long de ses lèvres, tandis que résonnait des sons prisés. Un écureuil passait par là, Syo l’aperçut, et se mit soudain à jouer un air totalement différent. Les sonorités étaient entraînantes, joviales, même fêtardes. Le petit animal se déplaça dans sa direction , puis contre toute attente monta sur son épaule, sans la moindre crainte. Le ninja s’arrêta de jouer, posa son harmonica sur ses genoux, puis caressa avec son index la tête du petit animal. Une fois fait, ce dernier s’en fut. Syo sourit.

Que lui réservait cette journée ?

Il sortit un jeu de cartes d’une de ses poches, le mélangea. Il infligea deux pichenettes au jeu, puis brusquement tira la carte du dessus du tas, là laissant face cachée. Il maintient la pose une ou deux seconde, puis avec une dextérité inouïe, la retourna prestement. L’image dessinée sur cette dernière était celle d’un homme portant une robe à capuchon noire bordée d’argent. il se tenait debout près d’une table ;une de ses mains reposait sur une pile de parchemins. Son visage était à demi-caché dans l’ombre. Le sourire du chuunin disparut.

L’Erudit…

Il hésita à tirer une nouvelle carte, mais ne le fit pas. Il n’est pas bon d’en savoir trop à l’avance. Un oiseau se posa sur son épaule, une missive à la patte. Aujourd’hui, il apprit qu’il devait enseigner à une pléthore d’étudiants. Les cartes ne mentent jamais…

Dommage, la journée s’annonçait pourtant radieuse.

Il se leva, et décida de faire le tour du parc. Il avait du temps devant lui, et cela lui permettrait de se dégourdir les jambes avant de devoir rester toute la journée enfermé dans une salle de cours. Il en préférait presque s’en aller en mission pour pouvoir rester à l’air libre. Quoique…
Une bonne heure plus tard, les poumons plein d’air frais, il s’en alla, direction la bibliothèque. Il ne savait pas sur quels exécrables marmots, avides de jutsus, et pressés comme pas deux, il allait tomber. Autant être paré. Il arriva fort vite à l’édifice, salua le bibliothécaire en entrant, et se dirigea vers la section désirée. Là, il posa pas loin d’une vingtaine d’ouvrages différents abordant les techniques de combats, sur une table en chêne. Il y avait bien sûr, Taïjutsu, Ninjutsu, Genjustu, et Médecine réunis, soit au final pas loin de dix huit tomes. Un des gérants le vit et ne put s’empêcher de poser la question.


[Bibliothécaire] «- Vous comptez vraiment prendre tout ces livres ? »

«- Bien sûr…J’ai répertorié mes empreints comme il coutume de le faire, sur le livre au fond. », un sourire coin transparaissait du visage du jeune homme. Certainement à cause de l’air ébahis de son interlocuteur.

Syo claqua des doigts, et une carte apparut dans sa main. L’image représentait une silhouette enveloppée d’une cape verte chevauchant un alezan dans un paysage de neige. Le ciel est bleu profond et sans nuage. Nul ne sait s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. C’était le Messager.
D’un coup sec, Syo tapa sur tout les livres, les uns après les autres, avec sa carte. Une fois finis, tout les ouvrages disparurent. Il sourit de plus belle devant l’air déconfits de l’archiviste.


«- Je vous les rapporte après-demain, au plus tard. »

Puis il s’en fut, prenant le chemin de l’Académie. Il s’installa dans une salle qui lui avait été réservé. Il s’assit à son bureau, sortit le Messager et tapa une fois sur le bureau, aussitôt tout les livres apparurent. Les élèves ne devraient plus trop tarder, et son calvaire pourrait alors débuter. Profitant de ces derniers instants de liberté, il extirpa son harmonica de sa poche, et se joua un court morceau.

Sales mômes…


[Ce topic est fait pour ceux qui veulent apprendre des techniques…Premiers arrivés, premiers servis. Envoyez moi un MP pour me dire ce que vous souhaitez apprendre Smile]

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mer 4 Juil - 16:34

Il faisait bon dans la chambre exceptionnellement eclairée par le soleil du matin. Les volets n'avaient pas été fermés et la fenêtre grande ouverte laissait entrer l'air tiède et si doux du début de la journée. Oroken s'éveillait doucement, à l'image et au rythme de son village natal. Son entraînement de la veille l'avait assurément harassé, il gardait d'ailleurs quelques séquels.

Le jeune garçon se redressa timidement pour s'asseoir dans son lit. Il jeta un oeil à son réveil qui indiquait déjà huit heures et demie. Un peu surpris, il se leva en quatrième vitesse et fonça, habits en main, vers la salle de bain où il ne passa exceptionnellement que quinze petites minutes. Pas le temps de prendre un long moment à se prélasser dans le bain, pas le temps de se coiffer parfaitement, tant pis il fallait faire vite.

L'étudiant quitta la salle de bain et déboula jusque dans la cuisine. il ouvrit le réfrigérateur où il se servit simplement en lait. Il attrapa de l'autre côté de la table un peu de pain durci par l'air mais encore mangeable. Il avala le tout, accompagnant son pain de beurre et son lait d'un bon fruit frais. Sans plus de cérémonie, il posa toutes les affaires dans l'évier, attrapa son sac et quitta la maison.

Dans les rues de Konoha, tout le monde s'activait, les rues s'animaient, les gens parlaient haut et fort. Aux yeux du jeune garçon, la ville semblait plus joyeuse ce jour là que les précédents. Pourtant, il n'y avait à sa connaissance aucun évènement particulier qui puisse susciter autant de bonne humeur. Cependant il n'allait pas se plaindre, cela voulait dire que le village allait bien.

Le jeune Konomura parcouraient allée, rues et ruelles à toute vitesse en direction de l'académie. Il était déjà en retard et le savait très bien. Il ne serait sûrement accepté dans aucun cours, mais dans son esprit, il pouvait toujours tenter et n'avait rien à perdre. Après quelques minutes de course, il arriva au portail qu'il franchit à grandes enjambées. Il ouvrit brusquement la porte d'entrée et déboula dans le bureau de l'accueil qui se trouvait en plein milieu.


[Homme] Hé là jeune homme! Où va t-on comme ça? Et surtout à cette heure-ci?

[Oroken] Aie.. Tin ca fait mal... Je suis en retard pour les cours. Mais j'essaie quand même de me présenter en classe.

Son naturel froid débordait plus que jamais. Il regardait l'homme dans les yeux et attendait une réponse, ce même s'il n'avait posé de question. De toutes façons, la réaction de l'employé lui indiquerait immédiatement s'il avait sa place en classe ou non.

[Homme] C'est trop tard pour ça... Tu ne seras accepté nulle part. Une prochaine fois.

Enfin... Nulle part sauf en dans cette salle là. Disons que c'est ton jour de chance. Mais gaffe! Les ninjas sont soumis à des règles. La ponctualité est la première de celles-ci.


L'employé montra une pancarte affiché sur le bureau pendant qu'il parlait. Il sembalit bel et bien que la chance était du côté de l'étudiant. Il lut attentivement avant de remercier l'homme d'un signe de tête et de s'en aller en direction de la salle.

*Qu'est-ce qu'il leur prend de faire des cours toutes catégories confondues? Ils ne gèrent pas leur emploi du temps?*

Un petit peu pertturbé, Oroken s'approcha de la porte qui indiquait le numéro 33 comme l'indiquait la pancarte. Il balaya les interrogations de son esprit, jugeant qu'il n'avait pas à s'attarder dessus se prépara à frapper. Il s'interrompit un instant, le temps d'entendre résonner un harmonica de l'autre côté. Il tendit l'oreille juste une seconde et finit par cogner une fois.

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mer 4 Juil - 21:05

On tapait sur la porte. Syo arrêta de jouer, rangea son instrument dans sa poche de veste, puis prononça un sonore « entrez !». Il y eut un grincement puis un jeune homme s'avança. Le chuunin le dévisagea un instant. Sa corpulence le trahissait déjà comme un combattant adepte du corps à corps. L’homme aux cheveux bruns sourit, sortant son jeu de cartes.

Qui es-tu ?

Voilà ce que son sourire disait. Il mélangea son jeu de carte, sans prononcer un seul son, puis tira trois cartes. Les regarda et les remis dans le tas.


«- Assieds-toi Oroken. »

L’étudiant avait l’air ébahis. Avait-il vu cela simplement à l’aide de ces cartes ? Le chuunin sourit de plus belle et lui donna la réponse.

«- J’ai ton dossier sous les yeux. »

Comment pouvait-il savoir, parmi tout les étudiants, lesquels viendraient, et par conséquent quel dossier lire ? Leur regard se croisèrent, et le sourire de Syo disparut. Il tira une nouvelle carte de son jeu et la lança d’un geste fluide et maîtrisé.

«- Je pense pouvoir affirmer que tu ne viens pas ici pour apprendre la couture...»

La carte avait stoppé sa course au milieu de la salle, flottant dans les airs. Elle se mit à scintiller, en devant presque éblouissante. Il y eut un flash. Puis tout redevint normal, excepté que toutes les tables de la salle avaient disparu. Syo dévoila la carte qu’il tenait dans sa main, séparée du tas.

Le Messager.

Il rangea la carte et s’en saisis d’une autre. Soudain il disparut, apparaissant dans le dos d’Oroken.


«- Pour pratiquer le taïjutsu, il nous faut de la place. En temps normal nous serions aller dehors pour nous exercer, mais vu que j’attends d’autres élèves, tu devras t’entraîner ici. »

Il se déplaça de nouveau de façon trop rapide pour être vu. Il était de nouveau prêt de son bureau, un livre à la main.

«- J’ai bien une idée de ce que je vais t’enseigner, mais pour le moment tu es trop lent, un hamster tétraplégique, à trois pattes bougerait plus vite que toi. La preuve s’il en est, tu n’as pas put me suivre du regard lors de mes déplacements. »

A vrai dire, peu de personnes en auraient été capables, alors pour un étudiant, c’était demander l’impossible. Syo ne prenait aucun plaisir à enseigner, ni même à martyriser ses élèves, à les diminuer, voire à les encourager. Il n’aimait pas être professeur, peut-être à cause des responsabilités que cela engendrait. S’il avait put, il ne serait pas venu et aurait continuer sa ballade dans le parc tranquillement. Malheureusement, il ne pouvait pas : il était shinobi à Konoha et aussi pompeux et ennuyeux que cela puisse lui paraître il devait se plier aux ordres.

«- Il va donc falloir remédier à tes lacunes. »

Il choisit une nouvelle carte parmi son tas et tira un jeune homme vêtu d’un pagne. Le pied gauche détaché du sol. Ses cheveux étaient blonds et très longs. Les seuls éléments sur son visage étaient ses yeux gris, pas de nez, pas de bouche…de plus il était imberbe. Sur le fond de la carte, on pouvait voir se dessiner un croissant de lune, dans un ciel bleu profond.

La carte sans numéro : le Danseur

Le morceau de carton brilla, puis disparut. Devant Oroken se tenait l’homme qu’il avait vu calligraphié. Il était plus musclé que le laissait paraître l’image. Subitement l’individu se mit à bouger, ou plutôt danser, il virevoltait avec grâce et volupté, insaisissable. Ses mouvements étaient fluides, rapides, précis, mais surtout imprévisibles. Syo décida d’énoncer les règles.


«- Essayes de le toucher… Toutefois je tiens à te prévenir à chaque attaque ratée de ta part, tu subiras le contre. Ne le sous-estime pas, même si pour l’instant je bride sa force, il n’en est pas moins capable de te réduire en pièces. Allez, essayes de l’atteindre au moins une fois, on verra alors pour la suite.»

Le chuunin parlait avec un ton détaché, comme si l’affaire lui était étrangère. Que l’étudiant réussisse ou pas cela lui importait peu. Une seule chose comptait : l’horloge, indicatrice éternelle de la fin de journée. Il s’était rassis sur le fauteuil derrière son bureau, ressortis son harmonica et joua. L’air était vif, et la vitesse du Danseur s’en trouva décuplé. On aurait put croire qu’il y avait presque plusieurs personnages en face d’Oroken. Assurément le garçon allait passé un mauvais moment.

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Jeu 5 Juil - 1:28

A son entrée dans la salle, Oroken vit une disposition basique. Une classe et rien d'autre s'offrait à lui. De plus il était seul. Super... Ca risquait d'être super. Bien que la théorie soit un passage essentiel, le jeune Konomura n'appréciait pas trop de passer des heures sur une chaise à accumuler les informations, bien qu'il ,lorsqu'il y était, s'éfforçait d'en savoir le plus possible.

Le pas de la porte franchi, il s'avança vers la seule table occupée par le joueur d'harmonica. Ce dernier arborait un grand sourire, sans doute avec une pointe d'interrogation sans doute quelque part. L'homme tira un paquet de cartes dont il retira une fois de plus trois cartes. Soudain, il nomma sans problème Oroken qui, malgré son naturel impassible, ne put masquer un soupçon de surprise. L'action fut rapidement justifiée par la présence du dossier sur le bureau. Justifiée?


*J'arrive à l'improviste... Un pur coup de chance alors comment se fait-il que le dossier soit là?*

Oroken regarda à gauche, à droite, derrière lui. Il ne voyait pas d'immense pile de dossiers. La salle aurait au moins pu être au quart remplie avec le nombre d'élèves présents à l'académie. Le jeune Konomura, qui bne s'assit pas, posa les yeux sur la personne qui l'attendait visiblement. Une nouvelle carte en main. Elle flotta sur un ou deux mètre, et après qu'une vive lumière tranche la pièce, tout avait disparu. Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche, Oroken se demanda où il était. Il revint ensuite sur Syo, armé de bien peu d'assurance.

Un petit changement s'opéra rapidement dans les mains de l'instructeur et il disparut. Avant même que le garçon n'ait pu esquisser le moindre mouvement de pupilles, la voix de l'homme retentit à nouveau dans son dos.

De la même façon, l'enseignant revint jusqu'à son bureau. Oroken ferma encore plus son visage qu'à l'accoutumée. La surprise, l'interrogation, la méfiance et la crainte se mélangeaient dans son esprit de façon à créer une mixture qui fit instantanément monter une dose d'adrénaline. Les yeux se plissèrent un peu, montrant clairement qu'il n'y avait plus qu'un objectif qui s'affichait dans la tête de l'étudiant.


*Des lacunes... Facile à dire pour toi. J'ai déjà travaillé longtemps ma vitesse pour la permutation et les entraînements à l'esquive... J'en verrai jamais le bout.*

A nouveau, un petit morceau de carton fut présenté à Oroken. Cette fois-ci, la carte arborait un personnage très étrange semblant, même sur cette image figée, se mouvoir tel un danseur digne des plus grand folklores exotiques. Comme celle du Messager, la carte du Danseur brilla. Après la lumière, apparut cependant l'individu qui était, juste une seconde auparavant, dessiné. Comme prévu, il s'agissait d'une personne habile, aux mouvements très étranges et bien peu envisageables.

[Syo] Essaie de le toucher… Toutefois je tiens à te prévenir à chaque attaque ratée de ta part, tu subiras le contre. Ne le sous-estime pas, même si pour l’instant je bride sa force, il n’en est pas moins capable de te réduire en pièces. Allez, essayes de l’atteindre au moins une fois, on verra alors pour la suite.

Nouvel objectif. Il fallait réussir rapidement cet exercice pour passer à l'apprentissage de la technique. C'était exactement ce qu'avait dit Akogare, accumuler des jutsu était décidément la seule préoccupation des étudiants. Oroken regarda attentivement comment le Danseur se mouvait, désormais entraîné par la musique de l'harmonica.

Il ne savait pas comment s'y prendre. La situation le perturbait quelque peu, aussi il pri quelques secondes pour se calmer et remettre tout en place dans son esprit. Il ferma les yeux un instant et se concentra sur la façon d'agir la plus adaptée. Après un léger laps de temps, il ouvrit les yeux et se mit dans une position intermédaire, où l'écartement entre ses deux jambes permettait de se déplacer aussi bien devant, derrière que sur les côtés, ce à une vitesse qui s'avèrerait très bonne pour son niveau.


*Si je dois gagner en vitesse et en puissance, je peux m'appuyer sur l'entraînement d'hier. Il faut que je fasse attention aux changements de rythmes, et je peux... l'utiliser. De toutes façons pourrai pas encaisser indéfiniment.*

Oroken se concentra un peu plus, ne fixant son esprit que sur son adversaire et sur la musique, seul indicateur d'un possible changement de rythme. La salle était dégagée, le seul obstacle qui pouvait intervenir serait un mur ou l'enseignant lui même.

Donnant une impulsion grâce à sa jambe arrière dans un premier temps puis se propulsant ensuite avec la seconde, Oroken fonça sur son étrange adversaire. Lorsqu'il fut à deux doigts de le toucher l'autre esquiva aisément en un seul mouvement et décocha une frappe que l'étudiant n'eut même pas le temps de voir venir. En un seul et unique temps, Oroken toucha l'air et fut coupé en deux par un violent coup dans le ventre. Il recula de quelques pas et regarda à tour de rôle le Danseur et son invocateur.


*Des lacunes tu disais... Si un étudiant doit avoir ce niveau... j'e ai pour toute la journée.*

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Jeu 5 Juil - 12:40

Le chuunin s’arrêta un court instant de jouer, gardant l’harmonica à la main. Il ne souriait pas, non, ce cours était d’un ennui mortel, il aurait préféré continuer à jouer de la musique, mais s’il ne disait rien à l’étudiant pour qu’il progresse ou tout du moins essaye, on le lui reprocherait et l’on serait même capable de lui demander de revenir enseigner. Cette perpective ne l’enchantait pas du tout…
Il avait furtivement regardé les mouvements de son malheureux apprenti. Pour faire un bon maître taïjutsu, il était vraiment lent. Sa vitesse était sa seule défense, sans elle, il serait aussi démunis qu’un nouveau né devant un assassin. Vraiment c’était exaspérant, pourquoi ne pouvait-il donc pas comprendre du premier coup, agir correctement dès la première fois.


«- Ouvre bien tes esgourdes, Oroken, parce que j’ai horreur de me répéter. L’attaque frontale n’est pas une solution ici. A vrai dire j’ai t’es donné le truc depuis longtemps, mais il ne semblerait pas que tu ai été en mesure de le relever. »

Le chuunin poussa un long soupir. Devait-il dévoiler toute l’astuce à son étudiant ? Ainsi, il réussirait certainement et il en serait débarrassé. Toutefois, il n’était pas sûr que cela soit très profitable. Oh ! de toute façon, qu’est-ce qu’il en avait à faire que se soit « profitable » ou pas…Rien, absolument rien.

«- Je retire ce que j’ai dis tout à l’heure, ton attaque directe aurait put surprendre…enfin des étudiants, quoi…toutefois là tu n’as pas affaire à un étudiant, qui plus est ton adversaire est rivé sur la défensive. Passer en force te seras donc presque impossible, à moins que tu ne me révèles des dons innés, et te mettes à pratiquer un taïjutsu de haute volée, ce qui entre nous me semble hautement improbable…

Le chuunin se dandinait légèrement sur sa chaise, l’aiguille sur l’horloge avait à peine fait un quart de tour, et l’autre, traîtresse, n’avait même pas bougé. C’est long…
Il poussa un énorme soupir intérieur. Vraiment quelle plaie cette journée. Il reprit, son air oscillant entre boudeur et taquin.


«- Alors que fait-on lorsque l’on ne peut pas passer en bloc et foncer dans le tas comme une brute ?

La réponse était évidente, c’était sûrement pour cela que Syo ne laissa pas le temps à l’étudiant de répondre.

«- On feinte ! On frappe de biais ! On réfléchis ! »

Non, vraiment cette journée allait être insupportable. Autant passer ses nerfs sur quelqu’un, pas de chance pour Oroken cela allait tomber sur lui. Le chuunin se calma légèrement, passa sa main dans ses cheveux et reprit.

«- Tout à l’heure je t’ai dis que tu subirais systématiquement la riposte. Sers-toi de cette information. Attaque ton adversaire, pour le positionner où tu souhaites, et là, frappe de nouveau. Anticipe ton attaque, et même la sienne. Tu sais ce qu’il va faire, à partir de ce moment là, il ne t’est pas impossible de créer des opportunités. »

Oroken semblait saisir ce que lui demandait son supérieur.

«- Si tu es encore trop lent, c’est parce que tu réfléchis en même temps que tu attaques. Ce n’est pas comme cela que ça marche. Tu réfléchis avant et lorsque tu attaques, c’est tes réflexes qui entre en action, pas besoin du reste puisque tu sais ce qu’il va faire : ici, t’attaquer…
Allez, montre moi. »


Le chuunin posa ses jambes sur le bureau et se remit à jouer de l’harmonica. Pourvu que l’étudiant comprenne vite, qu’il puisse partir.

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Ven 6 Juil - 13:13

Une fois de plus, Oroken était tombé sur quelqu'un à caractère fort prononcé. L'homme, qui ne s'était pas présenté et n'en avait sûrement que faire, s'avaçait clairement sur sa personne et sur l'intérêt qu'il portait à ce genre de journée. Il était évident qu'il s'ennuyait à mourrir à donner des cours, ce même s'il s'impliquait une fois qu'il s'y trouvait. Un peu à la façon d'Akogare avec un style de personnage bien différent.

Toutefois, comparé au Hyuuga, les explications étaient généreuses et sans doute peu pédagogiques, car l'art du taijutsu nécessitait, la plupart du temps, que l'on comprenne les choses soi même. Oroken buvait les paroles de son entraîneur du jour sans montrer de grand intérêt bien qu'il y soit particulièrement attaché. Il regardait le Danseur pendant que Syo lui parlait.

Décidément, la façon de se déplacer de cette chose était plus qu'étrange. Pouvait-on en tirer quelque chose? Ou même influer sur son positionnement futur? Ca semblait peu probable à l'étudiant qui essayait quand même d'ouvrir son esprit sur cette thèse. Le seul argument qu'il pouvait trouver était de devoir se confronter à des bizarreries pour se retrouver moins démunis si, un jour, les choses viendraient à déraper.


*Feinter, frapper de biais, contourner... Anticiper mes actions et les siennes. Ca ressemble au jeu de go, sauf que les pions sont en fait les joueurs.*

Oroken continuait de regarder fixement son adversaire. Comme si la solution se trouvait sur ses mouvements et non pas dans la façon d'agir du jeune garçon. Selon lui il s'agissait d'un tout. Il devait forcément y avoir une faille dans une danse utilisée en combat. Pensant qu'il la trouverai dans l'action, le jeune Konomura se positionna comme précédemment. Il prit un inspiration récaputilant le tout dans sa tête et se lança.

Il donna une première impulsion et fonça plein front sur son adversaire. Comme lors de la première tentative, le Danseuresquiva aisément et balança un violent contre. Oroken qui avait déjà fait l'expérience une fois avait posé son pied un peu en biais afin d'avoir une réserve de puissance pour un nouveau déplacement. Il saisit le bras du Danseur et s'en servit comme pivot. Il se retourna pour lancer un coup de pied trop lent qui fut évité aussi facilement que l'on cueille une fleur.

N'étant que surune jambe, Oroken se retrouvait dans une situation critique et en fit immédiatement les frais. L'opposant frappa directement sur le seul lien entre le garçon et le sol. Ce dernier fut balayé par le coup et heurta violamment le carrelage. Malgré la douleur, il se releva et se remit en position de combat.


*Il faut que je l'emmène où je veux. Je ne peux pas continuer à m'adapter à son déplacement.*

La séquence suivante différa dès le départ. Le premier mouvement fut une attaque circulaire du pied gauche et à mi hauteur, qui visait à décaler le Danseur sur la droite du jeune garçon, du côté de son poing le plus rapide. Ce n'était pas très élaboré mais c'est tout ce qu'il avait trouvé pour l'heure. Juste après sa manoeuvre qui, sûrement par grande chance, réussit et la contra attaque fut esquivé par un léger pas de côté. Oroken tenta ensuite de balayer la jambe gauche de son adversaire grâce à son pied droit. Naturellement, la tentative échoua mais c'est là que le garçon voulait en venir.

A ce moment, le Danseur se retrouvait avec un seul appui au sol. Même si c'était aussi le cas d'Oroken, ce dernier avait placé son pied gauche de façon à pouvoir pousser sur l'avant et rentrer une attaque de plus. Cependant, sa vitesse lui permit de le faire juste après que le Danseur ait retrouvé son deuxième appui. En moins d'une seconde, l'étudiant se retrouvait face au vide avec un poing dans les côtes.

Il posa un genou à terre, le temps de reprendre son souffle et se redressa face à sa cible.


*J'ai pas le choix, je vais devoir compter sur mon chakra.*

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Sam 14 Juil - 11:04

[Oroken - +10 XP RP
Syo (as Iba) - +10 XP RP]

Le chuunin jouait. Il ne voulait pas faire attention à son étudiant, pourtant il le devait. On finirait par lui demander des comptes. Cette pensée l’exaspérait au plus haut point : il lui faudrait faire un rapport sur sa journée d’enseignement, pour voir s’il « méritait » bien son salaire. Si l’élève était un incapable, trop bête pour apprendre une technique, était-ce de sa faute, devait-il payer les pots cassés pour lui ? Assurément non.
Oroken n’avait pas l’air d’être un génie ; heureusement pour Syo il allait quand même un peu plus vite qu’une tortue.

Soudain le chuunin ferma les yeux…

Il ne regardait plus du tout les avancées de son élèves. Il se perdait dans les méandres de sa mémoire, se replongeant dans des souvenirs heureux qui lui semblait appartenir à une autre époque. Il se souvenait des parties de pêches avec son père et son grand frère. Les après-midi silencieuses passées sur les eaux calmes que seul quelques éclats de rires venaient troublés. La fierté d’avoir pris la plus grosse prise de la journée, ou bien la déception de l’avoir laissé s’échapper. Il était toujours très vite consolé par son père, quelques railleries, guère méchantes, juste espiègles de son frère. Le vent qui fait onduler les roseaux et virevolter les feuilles d’automne…
Les senteurs des bois, d’une vie insouciante, perdue. La petite maison en bois, chaumière trônant parmi les hauts pins. L’odeur du pot au feu passant par la fenêtre, le sourire unique du visage maternelle, accueillant leur retour triomphal.

Des pleurs, des cris, un feu…

Brusquement Syo rouvrit les yeux, ils avaient pris un bref instant un teint inhumain. Il s’était arrêté de jouer, comme si quelqu’un venait de stopper l’avance inexorable du temps. Oroken venait d’effectuer une série de mouvements complexes visant à déséquilibrer le Danseur, mais cela s’était pourtant révéler inefficaces. La mâchoire du chuunin était crispée, et son poing gauche se serra avec force. Brusquement le Danseur frappa, bras levé sur le côté droit de l’étudiant. Ce dernier chercha à se protéger, en vain, puisqu’à l’aide d’un rapide changement d’appui, le Danseur trouva un trou dans la garde du côté gauche. L’apparition éphémère prit soudain des allures bien plus concrètes lorsque son poing s’abattit dans les côtes d’Oroken. Avant même toute riposte, le Danseur était déjà hors d’atteinte.

Les épaules de Syo retombèrent légèrement, ses muscles se relâchèrent. Il avait réussi à fuir ses démons.

Oroken s’était relevé. Syo posa ses yeux sur lui. Son visage ne trahissait nulle gêne envers ce qui venait de se passer, ni d’anciennes crispations…il s’agissait juste d’un faciès neutre. Inspirant légèrement le chuunin prit la parole, sans laisser le temps à son apprenti de dire quoique se soit.


«- La seule question intéressante que tu aurais put me poser c’est pourquoi n’as-tu pas bloqué l’attaque ? »

Syo laissa quelques secondes la question en suspens pour que son étudiant ait le temps d’y répondre, ou tout du moins de réfléchir à des pistes, mentalement. Lorsqu’il jugea que se devait être bon, il entreprit d’expliquer. Pourvu que cet « abruti » comprenne et que Syo n’est pas à revenir demain pour continuer son « enseignement ».

«- J’ai toujours considéré que les pratiquants du corps à corps, soit le taïjutsu, étaient des brutes sans cervelle, ni finesse tactique. La preuve s’il en est c’est que vous êtes obligés de répéter sans cesse les mêmes mouvements pour qu’ils deviennent des réflexes, autrement dit pour ne plus réfléchir. J’ai pour habitude d’être direct…Je ne suis pas là pour jouer les baby-sister et te regarder « répéter » ton ballet. »

Il marqua une nouvelle pause pour être sûr que son étudiant le suivait. Il n’aurait plus manquer qu’il parle dans le vent. Ce que ce cours pouvait l’énerver. Il faisait beau dehors, et lui il était derrière les vitres. Saleté de gosses…

«- Tu es lent, c’est un affligeant constat. Et il n’y a pas trente-six manières de devenir rapide. Il y en a deux, et en gros ça donne, soit tu trimes comme une brutasse, durant des heures et des heures, soit tu deviens intelligent. Pour la première, je t’apporte un mannequin et je me tire, parce que j’ai quand même pas que cela à faire… »

Syo se tut. Il devait modérer un peu ses paroles, on pourrait lui en tenir rigueur et peut-être même lui infliger une autre journée d’enseignement.

«- J’ai préféré t’enseigner la deuxième méthode, à savoir la lecture des mouvements adverses en vue d’anticiper et ainsi de pallier à un éventuel retard dû à la coordination de tes mouvements ou encore de la transmission de l’information de ton cerveau vers les muscles. L’idée est complexe, l’application simple. Il faut peu de temps pour maîtriser les bases et obtenir des résultats satisfaisants. »

Syo avait posé son harmonica sur le bureau du professeur. Il se massa la nuque, puis regarda Oroken.

«- Comment feinte-t-on ? Avec son corps…l’autre décrypte alors des informations données par notre posture, et s’adapte en fonction. Donc si on donne de mauvaises informations, l’autre s’adapte mal. Premier point. Comment contre-t-on une feinte ? En la connaissant ou en l’anticipant. Il y a deux manières connues d’anticiper. Je vais te les dire et se sera mes derniers conseils, que tu réussisses ou pas.

il irait ensuite se chercher un café et un journal remplis de mots croisés. Le chuunin fit craquer ses doigts. Le Danseur sautillait gentiment dans un coin de la salle.

«- Dans plus de cinquante pour cent des cas, le bassin t’indique comment l’autre va feinter. Les épaules peuvent tromper, mais pas le bassin. Il t’indique de quel côté l’action va se passer. Deuxième tactique…
Elle est éreintant, mais intéressante dans les premiers temps pour progresser. Il s’agit de créer une cloche de chakra autour de sa personne, une espèce d’aura. L’air alors densifié par ton énergie, ralentira un peu plus les mouvements adverses. Le gros inconvénients, c’est que cela consomme très rapidement toutes tes réserves de chakra… »


Syo claqua de la langue, et le Danseur se remit à portée de coup de l’étudiant.

«- Allez… »

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Lun 16 Juil - 15:49

Une petite semaine après le terrible incident dont avait été victime Doufi, il se présente à l'académie. Son sac à dos en bandoulière, le shinobi arriva à l'accueil de l'académie.

[Doufi] " Bonjour, je viens prendre des cours de médecine niveau Genin ! "

[Hôtesse] " Salle 33, le professeur Chuunin, Syo Tainoka vous recevra. "

[Doufi] " Merci... "

Puis Doufi se tourne et se dirige lentement vers la salle qu'on lui à indiquer. En passant à côté d'une fenêtre il regarde dehors. Le ciel est magnifique, pas un seul nuage à l'horizon...

Enfin le shinobi arrive devant la salle 33, un cours a déjà lieux dans cette salle. Peut importe on lui a dit de se présenter ici...

Le Genin frappe puis sans attendre de réponse il entre. Il observe le professeur et son élève, l'élève est Oroken. Une personne qu'il a déjà rencontré. Mais le prof... Jamais vu.


[Doufi] " Salut. "

Le shinobi lance son sac dans un coin et s'assoit dessus.


[Doufi] " On m'a dit de venir ici pour des cours de médecin niveau Genin. "


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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Lun 16 Juil - 18:08

Syo venait à peine de terminer ses explications avec Oroken, qu’un nouveau marmot débarquait. En plus, il avait l’air aussi lent à la compréhension que son premier étudiant. Misère…
Il avait vraiment pas de chance. Son café devrait attendre encore quelques minutes. En plus l’attitude semi-rebelle genre j’ai pas encore fini ma puberté commençait déjà à échauffer les oreilles de Syo. Un pas de travers et ce nouvel étudiant s’en irait sur un brancard. D’un geste fluide de la main droite, le chuunin fit apparaître son jeu de cartes. Il tapa sur le dos et retourna une carte. Mélangea de nouveau son jeu, mais cette fois, il pris une carte du milieu du jeu.


»-Bon Doufi, je pense que la moindre des choses lorsque l’on est en retard c’est de s’excuser… »

Une petite demi-heure seulement. Syo sourit intérieurement. Cela lui faisait toujours plaisir de voir l’air déconfit de ses « apprentis » lorsqu’il les appelait pour la première fois par leur prénom alors qu’ils ne s’étaient jamais rencontrés auparavant. C’était vraiment pas de chance pour le gamin, le chuunin était d’une humeur plus maussade, avec des tendances prononcées pour le « massacrante ». Oroken avait déjà subit ses sauts d’humeur, Doufi n’allait pas en être exempt.

«- De plus, je suis assez grand pour savoir lire un dossier…
Il est donc parfaitement inutile que tu me rappelles, certes plus ou moins subtilement, ton grade, et encore moins que tu t’en gausses. »


Le chuunin marqua une pause, et dévisagea son étudiant. Non, une nouvelle certitude, lui aussi n’était pas un génie. Le café s’éloignait de plus en plus. Syo pesta intérieurement, tant pis, Doufi lui servirait à se défouler.

«- Deux remarques en moins d’une minute. Tu fais très fort pour un gamin. J’espère que je n’en aurais plus d’autres à formuler. »

Il claqua dans ses doigts, et subitement une carte y apparut. Il la tenait par une extrémité. Le chuunin semblait dubitatif, penseur. Puis son autre main fit claquer ses doigts et la carte disparut. Il soupira bruyamment.

«- Après le combattant présentant de fortes affinités avec la tortue et l’escargot, je me retrouve avec un médecin qui ne sait même pas complètement matérialiser son scapel. Nous voilà bien… »

Il souffla un nouvelle fois. Dur d’être enseignant…
Syo reporta son regard sur Doufi. D’après sa démarche et ses mouvements, il avait été blessé il n’y avait pas si longtemps de cela. C’était un comble, un médecin incapable de se soigner. Décidément on lui envoyait la crème de la crème. Syo étouffa un juron entre ses dents. Il irait chercher son café maintenant, un point c’est tout. D’un petit geste de la main, une nouvelle carte apparue entre ses doigts. Il la lança au milieu de la salle et elle s’agrandit.

La Tour.

Frappée par la foudre, elle est traversée de larges lézardes et sur le point de s’écrouler. Dans le lointain, on voit s’enfuir des gens et des chevaux. Syo lança alors une seconde carte.

La Tisseuse.

Une femme en robe verte assise devant un métier à tisser. Ses cheveux sombres retombaient librement sur son dos. Elle se tenait devant une fenêtre, la navette dans la main. Sa tapisserie représentait un arbre en fleur. Soudain les motifs tissés changèrent, et bientôt sur l’image on peut voir un édifice que seul les plus grands châteaux pouvaient espérer posséder. Un donjon, haut et fort. Robuste, en granit noir. Elancé car construit de main de maître. Il y eut un flash, et lorsque la lumière revint, les deux morceaux de cartons avaient disparu. Seul restait un épais mur de granit de trois bon mètres de large, sur deux de hauteur. Il avait simplement dix centimètres de profondeur.

Le chuunin se leva et prit la direction de la porte.


«- Je vais me chercher un café et certainement papoter avec l’une des charmantes demoiselles de l’accueil. Quand je reviens, je veux que tu ais brisé le mur Doufi…et simplement avec tes poings, compris. De toutes façons, je serais averti si jamais tu ne respectes pas mes consignes. »

Son regard s’était posé sur le Danseur. Il était ses yeux…
Tournant le loquet de la porte et s’engouffrant dans le couloir, il lança.


«- Et Oroken, poursuit tes efforts. »

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Lun 16 Juil - 19:32

Après s'être fait joliment sermonner par son nouveau professeur, le Genin se tourne vers Oroken.

[Doufi] " Et ben on as pas de chance de tomber sur lui ! "

* Tsss encore un exercice à la con. *


En tous cas Syo est un sensei plutôt étrange et doter de pouvoir plutôt bizarre.

Doufi fait le tour du mur, un assez grand mur.


* Bon aller je me lance. Par contre, c'est sûrement pas un mur normal, il doit être parcourut par un flux de chakra et si je veux le briser il faut que je stop ce flux. Je vais essayer de faire d'une pierre deux coups en éclatant ce foutu mur en stoppant par la même occasion le flux de chakra. *


Le Genin entame une petite série de sceau incantatoire...


[Doufi] " De la vie à la mort ! "

Une grande dose de chakra bleuter vient d'apparaître autour de la main du médecin, une dose plus que suffisante pour briser un mur de cette épaisseur normal.
Puis le shinobi lance son poing vers le centre du mur.

Aucune fissure, pas même un bruit.

Doufi regarde son poing, avec un tel choc il aurait dû avoir hématome mais rien.
Il relance donc son poing pour voir de nouveau le résultat, le même.


* Eh bah ça va pas être simple de casser ça. Je pense qu'il n'y a que le scalpel qui puisse l'exploser. Mais comme l'a dit Syo je sais pas extrêmement bien me servir du scalpel et c'est sûrement pour ça qu'il me fait faire cet exercice.

Bon bah au travail alors. *


Toujours face au mur, le shinobi commence une autre série de sceau incantatoire.


[Doufi] " Scalpels de chakra. "

En concentrant du chakra dans sa main droite, le Genin fait apparaître un scalpel grossier au bout de chacune de ses phalanges.
Une douleur intense lui parcourt le bras pour remonter dans sa blessure encore fraîche à l'épaule.

Il pose sa main libre sur son épaule et grince des dents.
La pression du scalpel est telle qu'un peu de sang coule de l'épaule du shinobi traversant son t-shirt blanc.


* Et voilà encore un vêtement de foutu. Tsss déjà que j'ai pas beaucoup d'argent... 'Fin bon. *


Doufi désactive quelques temps ses scalpels.

Le Genin enleva son haut et le jette à côté de son sac, puis il pause sa main sur la cicatrice de son épaule et y injecte de son chakra. Le sang s'arrête de couler.

La cicatrice sur son ventre lui fait horriblement mal lorsque un peu de chakra circule par les vaisseaux toucher par le katana, ses genoux ont du mal à le porter et ses deux épaules ne lui permettent pas grand effort. Mais pourtant Doufi se présente à son entraînement.


* Bon aller reprenons ! *


Doufi recommence sa série de sceau incantatoire et recréé de nouveau scalpel tout aussi grossier que les précédents. De telles lames de chakra sont totalements inutiles pour sectionner des muscles et blesser un adversaire. Mais il faut s'en contenter pour le moment.

Surpassant la douleur Doufi envoie ses scalpels en direction du mur de granit...


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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mar 17 Juil - 1:13

Des explications d'apparence très complexe étaient servies à Oroken. Il savait pourtant ce genre de choses mais avait du mal à les appliquer. Jusque là, il avait toujours réussi relativement rapidement à faire les choses, cette fois-ci il se retrouvait face à un mur qu'il avait du mal à franchir. Il se dit qu'il devait vraiment être stupide pour ne pas y arriver aussi aisément que précédemment. Pour se consoler, il pensa qu'on ne lui aurait pas proposé de saisir la méthode reposant sur l'intelligence s'il s'agissait d'un cancre.

La première technique de décryptage était selon lui la moins évidente. La lecture du corps adverse se révélait être une de ses plus grosses lacunes et il n'avait pas vraiment, en plus de ça, eu le temps de plancher dessus par manque de partenaires d'entraînement. La deuxième méthode de décryptage, à savoir la cloche de chakra, il l'avait utilisée contre Akogare lorsque celui-ci avait bien voulu prendre sur son temps pour qu'Oroken intègre les bases du Taijutsu.


*Je dois faire un compromis. Si j'ai les yeux mais pas le corps, je verrai ce que je peux faire mais n'aurait jamais l'occasion de l'accomplir. Si j'ai le corps mais pas les yeux, tout ce qu'il y aura à faire sera d'encaisser sans jamais contrer.

A l'heure actuelle, je manque de vivacité c'est sûr, et d'oeil sans doute. Je vais commencer par améliorer ma vue, et ensuite, je pourrai commencer à travailler mon corps de façon à augmenter ma vitesse.*


Oroken regarda Syo qui s'apprêtait à partir. Cependant, le Chunin fut bloqué dans son élan par quelqu'un d'autre qui s'introduisait dans la salle. Il reconnu une voix familière san spouvoir mettre de nom dessus. L'étudiant se retourna pour constater que Doufi Kajimo, Genin médecin de Konoha avait fait son entrée en matière. Il la trouva un peu décontractée et peu respectueuse des personnes présentes, surtout vis à vis d'un Chunin, cependant la politesse n'était, et n'est, pas une valeur propre à tous.

Ce fut avec un regard froid, à la limite du méprisant que l'étudiant regarda son "collègue" arriver. Il se concentra ensuite quelques secondes en plaçant ses mains non loin de son visage paumes vers le haut. Il matérialisa un ensemble de spirales de chakra qu'il mit en mouvement, un peu comme s'il voulait créer une illusion d'optique. L'espèce de tourbillon captiva complètement son attention. L'étudiant avait le regard plongé dans son item immatériel, l'esprit fermé autant que les sens.

En moins de dix secondes, on pouvait déjà voir les effets de l'exercice sur ses pupilles qui se mettaient à vibrer étrangement. Le blanc de ses yeux laissait apparaître quelques veines supplémentaires et ses sourcils se plissaient légèrement. Il ne dépassapas vingt secondes par série afin d'éviter qu'un violent mal de tête ne s'en prenne à lui et limita la session du jour à un dizaine de séries.

Pendant ce léger laps de temps, Doufi et Syo entamait une discussion. Enfin, un échange plutôt bref durant lequel il semblait que Doufi se fasse verbalement corriger par le Chunin. Oroken ne dit rien quand à ces paroles, il était content quelque part. D'abord parce qu'il n'était pas seul à entendre des paroles aussi crues, bien que bénéfiques, et ensuite parce qu'il avait peu d'estime pour Doufi qui s'en était pris à lui.

Syo quitta la salle. Immédiatement, Doufi s'adressa à Oroken, faisant savoir ouvertement son opinion sur leur professeur du jour. L'étudiant ne répondit pas il se tourna vers Le Danseur et commença à déployer du chakra sur une demi-sphère de rayon deux mètres. Il posa ses yeux sur son adversaire et décortica son corps. Il enregistra totues les informations possibles, retira les indices des futures direction qu'il était susceptible de prendre et fonça à l'attaque.

Le combat était d'abord à sens unique. Il prenait tous les contres, ne touchait jamais son adversaire. Cependant, ses attaques répétées lui permirent de savoir quels genre de mouvements allait avec quel style de position. Les fois où le Danseur avait été trop vif pour qu'il puisse le voir, il s'était servi des mouvements de son chakra pour savoir précisément quelles actions avaient été effectuées.

Les membres douloureux, du sang qui coulait de sa bouche, l'arcade légèrement entamée, Oroken se relelevait une fois de plus d'un coup assez mal placé. Il venait d'encaisser au foie et avait été plié en deux après le choc. Il avait du mal à se tenir debout, pourtant, ses yeux exprimait quelque chose d'étrange; quelque chose de bien différent de la fatigue et du découragement. Ses yeux renfermait une lueur de confiance et de détermination. Il rit légèrment.


[Oroken] Tu vas manger...

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mar 17 Juil - 23:42

Syo avait enfin quitté la salle de cours. Une demi-heure, un record de battu. Il exultait intérieurement. Vraiment c'était sans aucun doute la pire des corvées: enseigner. Il fit osciller sa tête de gauche à droite faisant ainsi craquer ses vertèbres, puis se massa légèrement le cou. Maintenant, après tant de dur labeur, il allait chercher le réconfort tant attendu et souhaité.

Direction l'une des salles de professeurs, objectif: la machine à café.

Il déambulait dans les couloirs, espérant qu'aucun autre élève n'aurait l'idée de venir s'incruster dans la salle de cours, ainsi qu'aucun de ses supérieurs. Le premier cas était quand même moins ennuyeux que le second. Enfin comme à chaque fois, il trouvait bien une excuse bateau si cet événement désastreux devait se produire. Généralement le "j'étais là où je ne peux aller que seul", pour l'anbu strict, ou "j’ai fait pleurer le colosse", pour le jounin blagueur, cela ne passait pas trop mal. Evidemment, il valait mieux éviter de faire comme la dernière fois, et revenir avec Lya sous le bras, un café dans l'autre.

Etonnamment, c'est tout de suite moins crédible. Allez savoir pourquoi...

La dite salle était en vue. Ô joie, bonheur et volupté. Ses sens et surtout les ricanements et gloussements débiles l'avertirent qu'il ne pourrait disposer d'un agréable temps mort. Akira et quelques unes de ses "fans" au quotient intellectuelle d'huître et encore c'était rabaisser ces dernières devaient être dans cette salle. Il hésita une petite seconde à rentrer, et une bonne minute à se demander ce qu'il allait faire à son homologue chunnin. Il ouvrit la porte et les rires se turent. Avec un sourire mi-humble, mi-sarcastique, voire démoniaque, Syo lança.


"- Et bien, ne vous arrêtez pas de pallier pour moi. Je ne fais que passer."

Il y eut un grand froid, une sorte de blanc intersidéral, puis Akira se décida à répondre.

[Akira]"- Un peu comme pour le travail"

"- Ou comme ta mère lorsque le médecin lui t'a apporté pour le première fois...tu sais, elle a ensuite demandé de quelque côté ça on devait te regarder?", Syo le détestait et c'était bien réciproque. Akira ne s'abaissa pas à répondre à une autre boutade très certainement parce qu'il n'en avait aucun sous le coude; dans l’immédiat.

[Akira]"- Qu'est-ce que tu veux?"

"Moi? Un grand crème et par la même occasion si tu pouvais dégager, toi et tes oies, se serait pas mal non plus.

Les demoiselles s'indignèrent. Excédé, l'autre chuunin agrippa son gobelet de café et le jeta à la figure. Trop lent, Syo ne put l'éviter. Il jura, tant et si bien qu'il en aurait fait mourir d'une crise cardiaque la pus aguerries des bonnes sœurs.

[Akira]"- Je croyais que tu voulais un café."

A ce moment précis, Oroken devait avoir pris la mandale du siècle et Doufi, un choc électrique de la part du mur suffisant à réveiller un mort. Akira sortit une cigarette de son paquet la porta à la bouche et chercha son briquet dans une de ses poches...

Il y eut un puissant bruit d'explosion, la porte de la salle des professeurs vola, arrachée de ses gongs. Syo en sortit, les cheveux légèrement décoiffés, du café plein ses vêtements, à peine sorti, il hurla...

"- Je croyais que tu voulais du feu! "

Un autre puissant juron retentit, Akira s'apprêtait à sortir de la salle, "en pétard", et l'expression n'était pas au figuré. Le ton allait plus que monter, heureusement d'autres collègues accouraient et empêchèrent tout autre débordement. Syo n'aurait pas de café et il s'apprêtait à pester lorsque Lya passa, à toute vitesse, le coin du couloir et vient le rejoindre en courant. Elle lui sauta dessus avant même qu'il n'est eut le temps de dire quoique se soit, et malgré la tâche marron de caféine. Grâce à l’élan, elle le plaqua au sol. Il était dos contre le sol, elle, à cheval sur lui. Lya s'apprêtait à mettre une gifle à Syo, mais celui l'arrêta, sans trop de facilité.

[Lya]"- J'en étais sûr! Au bruit cela ne pouvait être que toi. Tu t'es encore battu avec l'autre, mais c'est pas vrai vous êtres aussi abruti l'un que l'autre."

Moqueur, Syo répondit, non sans mettre les deux mains sur les hanches de la jeune demoiselle.

"- Il a commis de graves exactions envers Konoha, il devait être puni.

Lya fit une mine dépitée qui disait clairement, "Dieu! Quand se décidera-t-il à grandir?"

[Lya]"- Et depuis quand ta chemise passe pour être le symbole de Konoha?"

Syo claqua des doigts et une carte apparut. Il tapa quatre petits sur ces vêtements avec cette dernière et les tâches furent aspirées. LE couloir s'était presque vidé et tout le monde retournait à ses occupations. Lya sourit et se pencha sur le visage de son bien-aimé. Ils échangèrent un court baisé.

[Lya]"- Tu aurais put me dire que tu étais rentré..."

"- Hier, très tard. Je ne voulais pas te réveiller, et puis j'étais claqué."

Un grand sourit fendit le visage de la jeune femme. Elle était blonde, les yeux vert, quelques tâches de rousseur éparpillées sur le visage. Un nez aquilin, des pommettes relevées et des lèvres fines et suaves. Très certainement rehaussées par un peu de glove pensa Syo, avec un petit arrière goût de framboise sur la langue.

[Lya]"- Tu n'aurais surtout pas été brillant c'est ça?"

"- Pas du tout...", et il prit un air faussement gêné.

Ensemble ils se relevèrent, et comme à l'accoutumé la chuunin passa son bras dans le dos de son partenaire. Ce dernier posant sa main sur l'épaule la plus éloignée de lui, et rapprocha sa concubine de lui. Elle n'était pas très grande face à lui, un petit mètre soixante trois pour un bon mètre quatre-vingt cinq. Cela contrastait légèrement.

[Lya]"- Alors qu'est-ce que tu fais de beau ce matin."

Syo poussa un profond soupir.

"- J'enseigne..."

[Lya]"- Toi?", la chuunin était à moitié morte de rire, à moitié compatissante.
"- Tu dois y retourner quand?"

"- Le plus tard possible, c'est le mieux."

Ils sourirent mutuellement et se dirigeaient vers la sortie du bâtiment.

[Lya]"- Syo...un peu de sérieux que Diable.", le ton était ironique.

Ils étaient maintenant en dehors de l'Académie. Le couple se dirigea dans l'une des arrières cours. Il y avait généralement peu de passage et surtout pas aucune fenêtre ne donnait sur cette zone. Le duo s'assit sur un banc. Sur les insistances de Lya, Syo se s'assit d'une de ces cartes. Le messager...Il fit tourner la carte sur elle même dans les airs, et deux autres cartes firent leur apparition. La Tour et le Danseur. Syo se mit alors à parler à haute voix, tout ses mots seraient reportés par la bouche du danseur dans la salle 216.

"- Bon Oroken, c'est pas mal. Continues...et Doufi, bah, continues aussi tes efforts.

Il se retourna vers Lya et lui lança un regard: "bon ça s'est fait". Elle lui tapa gentiment sur l'épaule. Il dut concéder...

"- Oroken, tu commences à avoir l'idée juste, la pratique devrait suivre. Ce que tu peux faire aussi, si tu manipules assez bien ton chakra, c'est créer une coque de chakra autour de tes membres, poings et pieds, vidées de tout air. Le vide devrait te permettre de gagnez une demi-seconde, au mieux. Attention, on fatigue très vite avec cela. Commence peut-être par juste ton poing droit..."

Il marqua une pause pour reprendre son souffle et aussi parce que Lya s'était blottit contre son cou et commençait à il déposé des baisers langoureux. Trente secondes pas plus...
C'est indécent de faire attendre les dames.


"- Doufi, que se passerait-il si je tapais sur tes blessures à peine cicatrisées. Encore, encore et encore...
Je pense que tu aurais mal, non? Et si je continuais, encore et encore, tu aurais très mal, non?
Et bien pour le mur c'est pareil. Débrouilles toi avec cela. Tu es genin, non?


La dernière pique était sympathique, mais voulue. Le gamin lui rappelait sans le vouloir Akira. Pas de pot pour lui. Il finit...

"- Désolé les gars, je vais tarder un peu, on vient de me coller une pile monstrueuse de paperasse à remplir. Je reviens...bah, dans une grosse heure je pense"

Il coupa la liaison télépathique.

Je reviens jamais...oui!...

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mer 18 Juil - 11:55

Le poing du shinobi frappe violemment la pierre. Les scalpels passent à travers le mur de chakra créant cinq petits trous dans la paroi de granit.

* 'Tin... *


Le shinobi reçoit une décharge électrique très violente remontant tout le long de son bras. D'un coup il retire violemment son poing de la paroi, l'électricité se stop.

Le Genin pose sa main sur son bras, il tremble encore.

Peu après, il entend la voix de Syo derrière le mur, il le contourne et regarde le danseur qui se battait avec Oroken quelques secondes avant de prendre la parole.

Tout d'abord, il donne quelques conseils à l'étudiant puis s'adresse à Doufi.

[Syo] " Doufi, que se passerait-il si je tapais sur tes blessures à peine cicatrisées. Encore, encore et encore...
Je pense que tu aurais mal, non? Et si je continuais, encore et encore, tu aurais très mal, non?
Et bien pour le mur c'est pareil. Débrouilles toi avec cela. Tu es genin, non? "


* Mais je suis pas Taijutseur moi... *

[Syo] " Désolé les gars, je vais tarder un peu, on vient de me coller une pile monstrueuse de paperasse à remplir. Je reviens...bah, dans une grosse heure je pense. "

* Mais oui c'est ça ! *


Le Genin observe le danseur pendant quelques secondes puis retourne derrière son mur pensif.
Il se retrouve littéralement face à un mur dans les deux sens.

* Bah oui j'aurais mal, très mal même. Mais si je dois frapper sans m'arrêter un mur bourré de chakra... Peut quand concentrant une grosse quantité de chakra dans mes poings, ils stopperaient l'électricité avant qu'elle ne pénètre dans mon bras. *

Le shinobi regarde ses deux poings et se concentre. Une épaisse couche de chakra bleuter apparaît sur chacun de ses poings. Puis il relance son poing contre le mur.

Toujours aucune réaction, mais le médecin ne se prend pas non plus d'électricité. Premier bon point...

Puis persévérant Doufi relance ses poings de plus en plus rapidement vers le rempart. Petit à petit il sent la pression du chakra diminuer sous la puissance de ses coups.

* Aller encore un petit effort. *


L'une de ses épaules se remet à saigner mais, ne s'en souciant pas le shinobi prolonge sa série de coup.

Brutalement la pression du chakra du mur cesse.

Gémissent Doufi se stop. Il pose sa main endoloris à force de frapper sur son épaule et se soigne une nouvelle fois.


* Saloperie de blessures. *


Doucement il se dirige vers son sac, prend un rouleau de bandage et s'entoure le torse et les épaules avec, puis, de nouveau il s'approche du mur.

* Je serais bien allé voir ce que fait Syo avec un Bunshin mais, je suis sûr qu'il me repérerait. *


Un petit sourire ironique en coin le médecin regarde le mur.

* Bon aller reprenons. Encore un effort. *


Doufi posa sa main sur l'épaisse paroi de granit et tenta de sentir le flux de chakra. Plus rien, il devait avoir brisé la protection de chakra.

Puis dans un dernier effort il compose une rapide série de sceau incantatoire.

* Scalpels de chakra ! *


Puis sans doute une dernière fois le shinobi jette son poing sur la paroi...

[Je te laisse voir si le mut cède ou non. :p]


24 points de stats de rab

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mer 18 Juil - 13:57

Oroken avait les jambes légèrement fléchies et se tenait encore le flanc. Il regardait son adversaire avec insistance. Peu après sa légère provocation il perçut un bruit sourd dans les couloirs. Il se redressa comme il put et écouta plus attentivement.

*Qu'est-ce qu'il se passe?*

Un raffût du diable suivit le son de l'explosion. Il semblait que du monde accourait. Oroken ne savait pas trop quoi faire. Il se it que si quelque chose de grave était arrivé, un Chuunin serait entré dans la salle pour donner des consignes.

Se reconcentrant sur son entraînement, revint vers Le Danseur et se plaça à distance de combat. Il se concentra et de lança dans une série de tourbillons de chakra, comme il l'avait déjà fait, pour augmenter son accuité visuelle. Il en fit trois, durant lesquelles son adversaire s'adrressa à lui pour la première fois. Il fut un peu surpris au début mais ne le montra pas. Il écouta attentivement avant d'ajouter deux séries de plus à son entraînement visuel.

Sentant qu'il atteignait la limite de son cerveau pour un exercice du genre, et leva les yeux sur l'invocation. Il malaxa une grande quantité de chakra qu'il déploya d'abord autour de lui, conservant une réserve pour augmenter son travail musculaire.


*C'est pas l'air qui m'empêche de me déplacer rapidement... C'est la limite au développement musculaire imposée par mon cerveau. Si je mélange du chakra à l'air et aux nutriments, je devrais pouvoir la repousser un peu. Il faut que je pense aussi à utiliser du chakra dans l'impulsion de mes jambes.*

Stratégie d'attaque en place, Oroken se concentra pour malaxer plus de chakra encore que précédemment. Il répartit le tout entre ses bras etses jambes afin d'augmenter ses capacités motrices et sa force. Il posa une nouvelle fois les yeux sur Le Danseur qui n'attendait qu'une chose, l'affrontement. Le regard d'abord neutre du jeune garçon se transforma par une expression plutôt confiante. Un sourire en coin s'y ajouta. Les deux disparurent assez rapidement pour laisser place à un instinct plus combatif. Même si cette fois il n'y avait aucun trait pour la souligner, il était clair qu'Oroken allait au contact. C'était son aura qui le laissait entendre. Un zeste d'agressivité ponctuait sa détermination à aller jusqu'au bout de son entraînement.

Il chargea de face, feintant une première attaque plein front. Malgré son imprévisibilité, Le Danseur suivait les même schéma d'esquive quel que soit le côté de son mouvement. L'étudiant se retrouva sur le trois quart de son adversaire qui envoyait une violente frappe au visage. L'étudiant saisit le membre de l'opposant et s'en servit pour glisser jusque dans son dos. Il voulu frapper une nouvelle fois mais l'invocation était corriace. Elle évita le poing avec seulement deux pas et profita d'une rotation pour envoyer un circulaire encore une fois au visage du gamin.

Comme si c'était un boxeur, Oroken se préserva du crochet en baissant la tête et formant un arc de cercle avec le haut de son corps. Il se baissa et voulu balayer Le Danseur, mais il avait mal calculé la distance et il n'eut qu'à reculer d'un demi pas. Etant encore au sol, le gamin était plus que vulnérable et il le comprit rapidement lorsqu'il fut étalé par un violent coup de poing au visage. Son adversaire se remit immédiatement à distance pendant qu'il se relevait difficilement.


*C'est pas mal.... Je suis beaucoup plus vif qu'avant, je prévois soixant pourcents de ses déplacements. Je n'ai plus besoin de me vider de mon chakra avec la cloche. Je ne vais faire appel qu'à mes sens.*

L'étudiant se tourna vers son opposant et se mit en position. Comme précédemment, il utilisa son chakra en prenant soin de ne pa sle gaspiller dans une cloche qui l'entourait. Ses muscles s'emplirent du flux, prêts à exploser dans une série de mouvements plus rapide qu'à l'accoutumée. Oroken n'attendit pas plus longtemps et attaqua de nouveau.

*Je vais le défoncer...*

Au lieu d'attaquer de face, il tourna autour de son adversaire et prit directement par le flanc. Il se rattrapa sur sa jambe gauche juste à temps pour esquiver une frappe qui lui venait dans le dos et en profita pour jeter un coup d'oeil au corps du Danseur. Il se retourna de façon à pouvoir envoyer un circulaire de la jambe du côté supposé de la prochaine esquive. Son attaque échoua quand l'entité se baissa. Il se trouvait désormais en position de force. Il n'avait plusqu'à frapper vers le bas et aller lui tomber dessus de toutes ses forces. Son poing s'écrasa pourtant sur le sol.

Il n'y avait plus rien à l'emplacement où se trouvait Le Danseur juste une seconde auparavant. En utilisant son chakra dans l'impact, Oroken avait fait sauté un petit morceau de carreau. Il leva la tête et regarda autour de lui. Le Danseur se trouvait à environ cinq pas de lui dans son dos.


*Aurait-il augmenté sa puissance ou suis-je en train de faiblir?*

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Ven 20 Juil - 15:57

Il était bien, vraiment bien. Lya s’était blottie tout contre lui, sa poitrine se souleva doucement, au rythme de sa respiration et sa tête reposait sur son épaule. Elle trônait à cheval sur sa personne, les bras glissés sous les vêtements du chuunin. Ils étaient si proches que l’on aurait put croire qu’il ne formait qu’une seule et même entité. Une brise légère vint porter la chevelure de sa concubine sur le visage de Syo, il grommela tout bas. Lya se releva alors, pour se recoiffer, et rompant ainsi toute la magie de l’instant. Ils se sourirent. Cela faisait maintenant plus de trois semaines que le couple n’avait put se reformer. Trois longues et pénibles semaines c’est le temps qu’avait duré la dernière mission de Syo. Le pire était qu’il n’avait même pas put contacter à l’aide de ces cartes son aimée…
Il ne pouvait courir le risque de faire répérer son équipe en utilisant intempestivement son équipe, qui plus est la distance était certainement trop importante pour qu’une liaison puisse être établie. Elle lui avait manqué, comme le soleil souffre de l’absence du ciel.

Maintenant tout allait bien…

Jusqu’à ce qu’un terrible ennemi ne surgisse, brisant la si tendre atmosphère créée. Syo le détestait, le haïssait, ce cri infâme surgit des profondeurs abyssales d’un monde mécanique décadent. L’une des plus perfides inventions de ce monde: le biper…
Il s’agissait de celui de sa compagne, qui prestement s’en saisit. Tandis qu’elle lisait son message, la main de Syo remontait légèrement dans le dos de Lya, sans fi de toutes résistances vestimentaires…Depuis combien de temps avait-il abandonné ses élèves? Cela n‘avait aucune importance…et n‘en aurait jamais à ses yeux.


 « - Déjà ?… »

Elle sourit faiblement, et se baissa sur son visage. Ils échangèrent un baiser passionné, durant de longues minutes, qui parurent bien courtes au chuunin.

[Lya] « - Je crains que l’excuse du petit coin ne soit plus de circonstance…ça fait déjà plus d’une heure… »

 «- On est donc plus à une heure près ? », fanfaronna-t-il.

Sa main abattit les remparts de textile qui s’opposait à son passage, en se rayonnant un passage sinueux. Elle se posa sur le nuque de son aimée, et l’approcha tendrement de lui.

Après moult câlins et autres tendresses échangées, ils réussirent à se séparer. Le duo s‘était relevé et se dirigeait vers l‘entrée de l‘Académie.


[Lya] « - Ce soir ? »

 «- Où ? »

Leur direction divergeait, ils durent ses résoudre aux « aux revoirs ». En s’éloignant elle lui sourit.

 «- D’accord. »

Syo espérait que les gamins dont-ils avaient la charge ne s’étaient pas multipliés durant son absence et surtout qu’il en aurait fini rapidement avec eux. Toutefois le moment agréable qu’il venait de passer mitigeait l’humeur massacrante qu’il avait envie de prendre avec ses élèves. Il aviserait en fonction de ses résultats. D’après les données que lui transmettaient en permanence le Danseur et la Tour, Oroken et Doufi avait continué à s’entraîner correctement durant son absence. Les mouvements du spécialiste taîjutsu était beaucoup plus réfléchis, parfois même fluides, néanmoins l’exercice était éreintant et le pauvre hère faiblissait. Quant au médecin, c’était plus difficile à dire, il s’était contenter de respecter les consignes, peut-être avait-il cherché à les comprendre et n’avait pas réussi? Il fallait dire que Syo n’avait pas porté une grande attention eux deux garnements dont il avait la charge. A l’avenir il n’en porterait de toute façon guère plus.

Il allait changer l’exercice des jeunes, sinon ils allaient s’épuiser pour rien…
Il lui restait aussi deux points à éclaircir: l’espèce de dôjutsu que semblait vouloir employer Oroken, et la maîtrise du scalpel de Doufi. Il parvint à sa salle et ouvra la porte sans prévenir. Il la referma aussi sec puis claqua deux fois des doigts. Les deux apparitions disparurent pour laisser place à deux cartes dans les mains de Syo. Les marmots étaient en sueur, la pièce puait le renfermé. Sans un mot, ni une explication, le chuunin s’en alla ouvrir une fenêtre., puis une deuxième. L’air frais commençait en s’engouffrer dans l’espace empesté. Il se tourna vers ses disciples.


 « - Allez vous désaltérer rapidement, soit au toilette, soit à la buvette et si vous trouvez en chemin, mangez un truc. Ne traînez pas. »

Pour les deux, cela faisait plus d’une heure qu’ils se débattaient avec leurs propres capacités pour se dépasser. Ils avaient besoin d’un peu de repos et de calme, avant de reprendre. Les deux ministres sortirent de la salle. Syo décida de faire réapparaître deux chaises pour que ses « cancres » puissent s’asseoir à leur retour. Ils revinrent au but de plusieurs minutes.

 «- Bien reprenons… »

Il leur intima l’ordre de s’asseoir et commença son discours.

 «- Oroken, c’est pas mal. Tu arrives mieux à anticiper les mouvements du Danseur. Avec plusieurs jours d’entraînement tu arriverais sûrement à égalité avec lui. Toutefois pas trop de réjouissances, je n’ai utilisé que dix pour cent de ses capacités d’esquive. Tires en les conclusions…
Autre point, ton contrôle du chakra est bon, enfin meilleur que nombre de ceux que j’ai vu à ton niveau, c’est à atout à exploiter. Je pense que tu devrais sans trop de problème réussir à enflammer tes attaques.


Enfin, de toute façon, Syo ne pouvait pas utiliser à son meilleur niveau pus de quarante pour cent des capacité du Danseur. Il se trouvait trop gentil, trop mou…ça n’allait pas…presque toutes ses pensées étaient rivées sur: « ce soir »…
Le chuunin continua sur sa lancée.


 « - Toutefois c’est encore un peu tôt je pense. On devrait se concentrer sur l’exercice déjà entamé. Tout à l’heure j’ai volontairement omis une solution au problème avec le Danseur…
Il s’agit du redoublement d’attaque. Dangereux pour un novice, il est tout le temps utilisé par les maîtres combattants. Le principe est de délaisser sa défense, un bref instant, pour se concentrer sur son attaque. Le risque de contre est grand, inutile de dire qu’en combat, il devient mortel. Tu te dois d’être rapide, incisif, et anticiper les actions adverses, pour ne lancer cette offensive que lorsque le risque de contre est minimal ou inoffensif du fait du mauvais placement de l’adversaire etc…
C’est pour cela que je t’ai fait travailler sur ces deux points avant. L’adversaire anticipera ta première action, mais pas la deuxième. Avec l’expérience, ce ne sera plus deux attaques simultanées mais quatre, cinq. C’est ainsi que tu créeras des brèches dans la défense adverse. Compris ? »


Oroken approuva d’un signe de tête. Syo claqua des doigts et le Danseur se matérialisa de nouveau.

 « - Dès que tu te sens prêt, c’est à toi…
Bien, à nous Doufi. »


Le chuunin retourna son attention sur le susnommé. Il avait attendu patiemment sur sa chaise? En apparence tout du moins.

 «- Contrairement à ton camarade, ton flux de chakra est moins bien contrôlé, c’Est-ce que me révèle ton utilisation approximative du scalpel. Ce n’est pas étonnant, les techniques de médecins sont les plus pointues, voire minutieuses du point de vue contrôle d’énergie. Le problème vient en partie du fait tu ne régules pas correctement l’apport d’énergie à ta main. De même, tu manques de minutie dans tes mouvements. En quelque sorte, tu es trop fort, trop brusque. Un médecin opère, il se doit d’être subtil, dextre. Ta force de frappe, bien que non négligeable ne suffira pas pour être un bon médecin. On va donc travailler ce point plus en profondeur, l’exercice précédent n’étant apparemment pas assez adapté.
Il fit dessiner à sa main un cercle et un halo lumineux apparut. Il tapa des mains et le cercle diminua de taille jusqu’à n’être qu’un petit point de cinq centimètres environ. Syo posa son index sur le cercle et ce dernier se mit en mouvement, à une allure vive, puis le chuunin alla à son bureau s’asseoir.

 «- Touches le cercle avec ton scapel. A chaque réussite, le cercle diminuera de taille. Lorsqu’il aura disparut nous passerons à un autre exercice… »

[Désolé, je me relirais ce soir. J’ai profité d’un moment de creux et d’un bout de ma pause repas pour écrire cela…Il y a sûrement beaucoup de fautes, je les corrigerais ce soir. Là faut que je taff…]

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Ven 20 Juil - 18:45

Le mur tombe enfin. Épuisé, Doufi s'assoit tranquillement sur les ruines en attendant Syo. Malheureusement pour le Genin celui-ci arrive quelques minutes plus tard.

* Et merde... *


Doufi se lève, son professeur fait disparaître le danseur et les restes du mur.


[Syo] " Allez vous désaltérer rapidement, soit au toilette, soit à la buvette et si vous trouvez en chemin, mangez un truc. Ne traînez pas. "

* Ah cool... *


Le médecin attrape sont t-shirt et bien qu'il soit tacher de sang, l'enfile. Puis il sort de la pièce en premier et se dirige vers les toilettes assez rapidement. Arrivé là-bas, il ouvre l'un des robinets et se lave les mains. Il se passe ensuite de l'eau sur le visage et essaye sans le moindre résultat de sauver son haut. Le shinobi laisse tomber au bout de quelques secondes et boit quelques gorgés d'eau bien fraîche. Pour finir il sort des toilettes et se dirige vers la buvette. Là il demande une barre énergétique qu'il mange en retournant à la salle de court.

Syo attend ses deux élèves et leurs ordonnent de s'asseoir sur deux chaises qu'il a fait apparaître quelques instants plus tôt. Soulagé, Doufi s'assoit.

Le Chuunin commence par expliquer la suite du problème à l'étudiant. Pendant se temps-là le Genin se repose et n'écoute même pas ce que Syo raconte à Oroken.

Puis lorsqu'il entend son nom il se redresse sur sa chaise et écoute son sensei.


* Bon c'est vrai que je suis peut-être un peu bourrin, mais quand même je sais contrôler mon chakra... Premier bon point il avoue que j'ai un peu de puissance de frappe. Par contre il a raison, je manque cruellement de minutie. *


Effectivement on a déjà fait remarquer au médecin qu'il a plus l'air d'un taijutseur qu'autre chose.

Puis Syo commence à dessiner un cercle lumineux flottant dans les airs. Ensuite il explique à Doufi qu'il faut qu'il touche le cercle avec son scalpel, mais qu'il diminuera à chaque touché...

Le shinobi observe le petit cercle quelques secondes essayant de trouver le piège, car il est sûr que son professeur a ajouté un truc ou cas où il ratererait... Ne voyant rien de suspect il commence une série de sceau incantatoire et une fois de plus un scalpel grossier apparaît autour de sa main droite. Délicatement il touche le cercle, celui-ci reprend son mouvement et il s'arrête après avoir rétrécit de quelques millimètres.


* S'il diminue de deux millimètres à chaque fois à la fin je le verrai même plus ce truc... Mais bon je vais déjà commencer tranquillement puis on verra après ! *


Le Genin touche le cercle encore quatre fois avant de se rendre qu'une fois arrivé à quatre millimètres, il n'est plus assez précis.


* Et voilà les problèmes commencent. *


Doufi met sa main droite à côté du cercle pour voir le problème et se rend compte que le diamètre de son scalpel est bien trop grand. Il va devoir réduire un maximum le rayon.

Ses blessures recommencent déjà à lui faire mal ce qui va compliquer encore un peu l'exercice.


* Bon alors comment faire pour diminuer le diamètre ? Je pourrais concentrer la plus grosse partie du chakra dans la paume de ma main et laisser la plus petite dans le bout de mes doigts... Peut-être que ça fonctionnerait ? Bon une seule façon de le savoir... *


Le médecin s'exécute donc et ferme les yeux en se concentrant sur sa main droite. Il fait remonter un peu le flux de son chakra le long de ses doigts et lorsqu'il rouvre les yeux il se rend compte que c'est exactement comme ça qu'il faut faire.

Il touche encore trois fois le cercle et le diamètre redevient trop important.

Il répète l'exercice précèdent et diminue encore de quelques millimètres le diamètre de son scalpel.

Cette fois-ci il touche le cercle jusqu'à ce qu'il ne reste qu'environs huit malheureux millimètres. Le plus gros du travail reste donc à faire.

Avec une concentration presque exemplaire, Doufi réussi à diminuer encore un tout petit peu le diamètre, mais pas suffisamment. Peut-être qu'en enlevant une petite dose de chakra il pourrait en mettre un peu plus dans la paume de sa main...

Aussitôt pensé, aussitôt exécuté. Le Genin retire du chakra de sa main et réussi à avoir un diamètre minuscule, le scalpel est presque invisible.
Il touche le cercle qui se met une nouvelle fois en mouvement...


[Je te laisse voir si le cercle disparaît entièrement...]


24 points de stats de rab

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Sam 21 Juil - 15:07

Oroken se redressa. Dans son exercice qu'il trouva plutôt médiocre il se consola en se disant que sur les dernières attaques portées il avait réussi à se mettre dans une position telle que Le Danseur ne soit pas en mesure de retourner la situation. Son placement devenait meilleurs, sans qu'il devienne un réflexe. Syo voulait-il parler de cela? L'intelligence et la réflexion donnait place à un instinct de combat certain qui empêchait à l'étudiant de se crucifier lui même.

Le jeune Konomura se retourna vers son adversaire et se mis en position. Il était content de commencer à cerner le sujet et se délectait des maigres progrès qu'il avait accomplis. Il savait cependant qu'il n'avait pas fait le plus dur, aussi il se concentra de nouveau et de lança une fois de plus à l'attaque malgré la fatigue.

L'affrontement devenait intéressant. Oroken évita quatre contres bien placés et réussit même à se mettre dans des situations d'équité lorsqu'elles n'étaient pas avantageuses. Le Danseur semblait se faire de plus en plus timoré, si bien que le jeune garçon se demanda si le Chuunin n'avait pas oublié de préciser quelque chose proche du "il contre-attaquera s'il est sûr que ça ne le mets pas en danger" au lieu "à chaque fois".

Alors que les contacts disparaissaient peu à peu entre l'étudiant et son opposant, ce dernier disparut d'un coup. Pris dans l'élan, Oroken se poussa sur ses jambes et se mit à une distance conséquente de l'emplacement que le Danseur occupait moins d'une seconde avant. Il regarda autour pour se prémunir contre tout coup fourré et tomba sur Syo qui venait de passer la porte.

Le Chuunin rangea les cartes qu'il avaient utilisées pour l'entraînement des deux jeunes gens présents dans la salle et se dirigea vers les fenêtres pour les ouvrir en grand. Oroken sentit immédiatement un grand courant d'air le carresser, chose qu'il ne déprécia pas. Maintenant qu'il y faisait attention, il faisait très chaud et aussi très mauvais dans la salle qui empestait la sueur.


[Syo] Allez vous désaltérer rapidement, soit aux toilettes, soit à la buvette et si vous trouvez en chemin, mangez un truc. Ne traînez pas.

Oroken ne dit rien et se contenta de sortir après avoir laissé passer Doufi. Il arpenta les couloirs pour se rendre directement à la buvette alors que le Genin passait d'abord par les toilettes. Le jeune Konomura s'offrit une boisson sucrée et un peu de chocolat qu'il dégusta en allant jusqu'aux toilettes. Il croisa Doufi dans les couloirs mais ne lui dit rien.

Dans la nouvelle pièce, Oroken s'approcha des robinets. Certains venaient d'être utilisés, d'autres non. Il en choisit un au hasard et l'ouvrir en grand pour se passer la tête dessous. La fraîcheur lui coulait sur tout la tête et même jusque sous le t-shirt. Ses cheveux longs et clairs ruisselaient, lui donnant un charme supplémentaire. Il passa les mains dans ceux-ci, refaisant une ou deux de ses mèches avant de sortir des toilettes la boisson au quart pleine en main. Il marcha jusqu'à la salle où il entra, cannette vide et compactée.

Là, Syo attendait avec deux chaises libres. Après une brève phrase d'introduction - en fait, une phrase de deux mots - il invita les deux élèves à s'asseoir, ce qu'ils firent sans dire mot, et commença par le cas d'Oroken.


[Syo] Oroken, c’est pas mal. Tu arrives mieux à anticiper les mouvements du Danseur. Avec plusieurs jours d’entraînement tu arriverais sûrement à égalité avec lui. Toutefois pas trop de réjouissances, je n’ai utilisé que dix pour cent de ses capacités d’esquive. Tires en les conclusions…
Autre point, ton contrôle du chakra est bon, enfin meilleur que nombre de ceux que j’ai vu à ton niveau, c’est à atout à exploiter. Je pense que tu devrais sans trop de problème réussir à enflammer tes attaques.

Toutefois c’est encore un peu tôt je pense. On devrait se concentrer sur l’exercice déjà entamé. Tout à l’heure j’ai volontairement omis une solution au problème avec le Danseur…
Il s’agit du redoublement d’attaque. Dangereux pour un novice, il est tout le temps utilisé par les maîtres combattants. Le principe est de délaisser sa défense, un bref instant, pour se concentrer sur son attaque. Le risque de contre est grand, inutile de dire qu’en combat, il devient mortel. Tu te dois d’être rapide, incisif, et anticiper les actions adverses, pour ne lancer cette offensive que lorsque le risque de contre est minimal ou inoffensif du fait du mauvais placement de l’adversaire etc…

C’est pour cela que je t’ai fait travailler sur ces deux points avant. L’adversaire anticipera ta première action, mais pas la deuxième. Avec l’expérience, ce ne sera plus deux attaques simultanées mais quatre, cinq. C’est ainsi que tu créeras des brèches dans la défense adverse. Compris ?


Oroken fit un signe affirmatif de la tête. Il resta assis quelques secondes de plus, le temps de bien tout mettre en place dans sa tête. En théorie, l'exercice semblait simple, restait à voir si la pratique l'était tout autant.

Syo claqua des doigts et Le Danseur apparut de nouveau. Oroken se présenta à lui en face à face, se mit en position après avoir jeté la cannette - qu'il prévoyait de ramasser à la fin de l'entraînement - dans un coin de la salle.


*Je dois appliquer l'exercice d'avant et y ajouter une attaque rapide. Le fait est que je doive obligatoirement me retrouver dans une position favorable. Ici l'équité me mettrait trop en danger car il seraità même de me transpercer en une attaque, or j'ai déjà trop saigné aujourd'hui...*

L'étudiant se passa la main sur le visage qui était encore dégoulinant d'eau. La fraîcheur de l'or bleu qui recouvrait toute sa tête était intacte, c'était un bon point pour commencer. Il plissa les yeux et se lança à l'attaque. La première phase était d'assaillir l'opposant jusqu'à se retrouver avantagé dans le positionnement. Ce n'était que la première partie de l'entraînement mais ça restait une tâche difficile car la vigilance du Danseur rarifiait les occasion de travailler les redoublements d'attaque.

Il fallut attendre cinq mouvements environs avant que la première opportunité ne se présente. Oroken avait envoyé une attaque sur le flanc gauche de son adversaire avec ce même poing. Il avait pivoté de façon à se retrouver dans le dos du Danseur alors que celui-ci était encore en train d'esquiver. Là, Oroken bombarda ses bras de chakra, tellement que sans faire exprès il en relacha une partie à l'extérieur. Le flux avait alors été visible par les autres pendant un court instant.

Les muscles sur-gonflés, Oroken balança deux coups de poing en direction du dos du Danseur. Coup de chance ou alors instinct évolué, la première tentative fonctionna. Les deux coup rapides et relativement puissants s'écrasèrent sur l'entité qui avança de trois pas avant de se remettre en place.


*Je l'ai touché... Halucinant, je savais pas qu'autant de chakra pouvait augmenter ma vitesse comme ça. Par contre j'en ai trop gaspillé...*

Oroken eut un petit sourire en coin, marque de satisfaction. Il savait cependant que rien n'était joué. Il fallait encore beaucoup de travail pour arriver à maîtriser les enchaînements rapides. L'étudiant se lança à l'attaque une fois de plus. Cette fois-ci il essaya, tout comme la première fois, une attaque plein front, avec pour seule arme ses membres et son chakra. Il fonça tout droit et frappa une première fois au visage du Danseur. Ce dernier esquiva aisément plaçant logiquement Oroken en difficulté qui avait prévu un tel déplacement.

Alors qu'un contre arrivait à toute vitesses, le jeune Konomura dégagea du chakra par son pied gauche, en référence à ses premiers entraînements du contrôle des flux. L'énergie en contact avec le sol lui fit faire une rotation à toutes vitesses et lui permit d'envoyer un coup de pied retourné dans la tête du Danseur. Ce dernier avait, cependant, quelque chose en réserve. En effet, dans le même instant il envoya un grand coup de poing dans le sens opposé de la rotation.

Le choc fut violent. Oroken accusa le coup après avoir été frappé dans les côtes et le Danseur fut propulsé sur deux mètres par la force du pied qui arrivait dans son dos. Tout deux voltigèrent à leur façon. L'invocation, après avoir touché le sol, roula brièvement et revint sur ses deux jambes et Oroken s'écrasa dos au sol. Il cracha un peu de sang resta allongé.

Il avait du mal à respirer et la douleur qui le lançait sur son flanc droit l'empêchait de bouger. Il ne put que relever la tête pour regarder dans la direction de Syo, espérant que celui-ci daignerait le voir.


*Maintenant je saurais que quelles que soient les armes.... Une attaque de front n'est qu'un dernier recours, ou alors une grosse connerie.*
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Dim 22 Juil - 11:58

Kyria arriva à l'académie en courent, elle regardait autour d'elle, elle aperçut quelqu'un, elle sans approcha et le regarda, elle était vraiment petite comparer a tout le monde ici...

[Kyria] - Bonjour, je viens pour un cour je...

La personne se tourna toute suite et lui dit sèchement.

[???] - Salle 33 dépêche toi il a déjà commencé.

Elle se retourna et partie directement dans l'académie en courent sans même dire merci, elle n'allait pas dire merci à une personne qui lui avait mal parlé. Cherchant désespérément la salle en question elle tomba dessus par chance et entra, il y avait trois personnes qu'elle n'avait jamais vue, normale elle venait d'arriver.

[Kyria] - Bonjour on m'a dit qu'il y avait un cour ici alors je suis venue.

Elle s'inclina respectueusement, elle était vraiment toute petite comparée aux autres personnes.

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Jeu 26 Juil - 15:39

La situation semblait paradoxale à Syo. Il aurait put la trouver drôle, voire ses « élèves » tâtonner pour parvenir à un résultat mitigé par exemple, si à chaque fois cela ne lui rappelait pas que chaque échec, chaque retard dans l’apprentissage allait lui être reproché. Pourquoi ne pouvaient-ils pas apprendre en un instant ? Doufi et Oroken progressaient, encore heureux…mais lentement. Il savait pertinemment que cela n’avait rien d’étonnant. Le chuunin avait lu les dossiers, et donc s’attendait à ce qui arrivait, néanmoins cela ne l’empêchait pas de pester intérieurement. Combien de temps encore devrait-il attendre ? « Ce soir » lui semblait tellement loin. Le pire dans tout cela c’était qu’il ne pouvait même pas bâcler son travail. On verrait tout de suite qu’un de ses étudiants ne maîtrisait pas telle ou telle technique.

Doufi s’en sortait correctement, mais il brûlait des étapes. Cela finirait par se retourner contre lui. Quant à la prestation d’Oroken, elle était certes de bon goût. Jusqu’à ce qu’il réitère son idiotie de début de cours. Les deux étudiants avaient-ils seulement écouté ce qu’il avait dit. Syo avait presque l’impression d’avoir parlé dans le vent.

Le vent…

Le vent qui heureusement pour les deux gamins se leva et vint porter le reste de parfum de Lya imprégnée dans la chemise de l’instructeur. Il se radoucit légèrement, s’apprêtant à être plus pédagogue que jamais, quant une personne entra dans la salle. Le silence s’était fait dans la salle : une jeune fille…qui lui annonça qu’elle venait suivre ses cours.
Le poing de Syo se contracta alors involontairement, sous l’effet d’une crispation soudaine, ce qui n’eut pour autre effet que de faire craquer les articulations de sa main. Comme signe de bienvenue on avait déjà vu mieux, surtout si on ajoutait à cela le juron que l’homme se retint de lâcher furieusement. Nul doute que les vitres n’auraient pas supporté l’assaut verbal. Cherchant à se décontracter d’une façon quelconque, il posa sa main droite sur la nuque et se massa…
De sa main de libre, il tapota trois fois sur la table et une carte apparut. Il sourit faiblement, on aurait presque put croire qu’il cherchait à être amical. Il désigna du doigt une des deux chaises sans bureau que les deux autres étudiants avaient quitté.


«- Assied-toi, Kyria… »

Il ne dit rien de plus, et le silence se fit durant plusieurs secondes. Finalement le chuunin reprit la parole.

« - Oroken, on dirait que tu as fini par comprendre ce que j’attendais de toi, c’est toujours lent, mais pas mal. Tu sais sur quoi tu dois travailler maintenant…
Et évites les assauts directs, ce serait bête de mourir si jeune. Après tout, on dit bien « jeune et con »…»


Il marqua une pause, inutile d’en dire plus, ses sarcasmes étaient aisées à interpréter. Il claqua des doigts, le Danseur disparut, puis il s’humecta doucement les lèvres. Il allait dire quelque chose de plus à Oroken, mais c’était trop tôt pour le moment. Il se tourna vers Doufi, le jeune garçon semblait affligé par ses blessures, c’était plus que stupide de continuer, mieux valait le renvoyer chez lui…
Toutefois le chuunin savait que le genin n’accepterait pas, et au pire trouverait une autre salle pour s’entraîner. Il pouvait le faire seul, cela débarrassait Syo d’un poids, mais de toute façon il restait Kyria, donc lui restait obligatoirement ici.


«- C’est mieux, mais pas encore assez fluide. Tu ne devrais même pas penser à maintenir le flux de chakra dans ta main pour conserver ton scapel actif. Tes réflexes sont corrects et ta vue aussi . Si tu bloques c’est peut-être parce que tu es lent à la compréhension.»

Une petite pique, il fallait bien se venger, déjà que ses mômes lui pourrissaient sa journée. Une nouvelle fois, le chuunin claqua dans les doigts et une serrure apparut à une mètre du sol, face à Doufi. Il n’y avait ni porte, ni support, juste une serrure qui flottait dans les airs. Syo porta son regard sur le genin, quelque peu déboussolé.

«- Je veux que tu forces la serrure avec ton chakra en modélisant une clé grâce à ce dernier. L’exercice est complexe et complet. N’oublies pas, limpide et pas bourrin. »

Finalement Syo porta son regard sur la dernière venue. Il ne souriait plus, comme il l’avait fait pour Oroken, une carte apparue dans sa main et il se volatilisa, apparaissant alors derrière la demoiselle.

«- Que vais-je t’apprendre… »

Il soupira. Kyria s’était retournée, surprise, mais déjà Syo s’en était retourné à son bureau en un coup de vent.

«- Je sais, rien…parce que tu as plus d’une heure de retard. Et je ne veux pas d’excuse type le réveil n’a pas sonné, ma mère est malade ou mon copain bourré… »

Syo était en train de se remémorer qu’il les avait toutes au moins dites deux fois, en ajoutant une bonne centaine d’autres qu’il avait inventé pour couvrir ses propres retards. Oui, mais lui n’était pas un exemple à suivre…
La jeune fille ne semblait pas comprendre, faisait-elle une moue boudeuse, allait-elle pleurer ? Le chuunin espérait que rien de tel ne se produirait, il ne voulait surtout pas finir en baby-sitter, il préférait encore enseigner. Quoique c’est chasser un mal par un autre.


« - Bon d’accord la novice, je vais t’apprendre un truc… »

Il faillit rajouter : mais par pitié pleures pas. Syo réfléchit un court instant. Il montra quelques signes à l’étudiante. Elle devait s’entrainer à les réaliser rapidement. Une fois qu’il les eut fait plusieurs fois et qu’elle eut commencé à les répéter pour les apprendre, il s’exprima.

«- Ce sont les taos pour le clonage. Cette technique permet de créer un duplicata grandeur réel de soi-même. Cela sert à duper l’adversaire lors d’un combat, mission d’infiltration. Ainsi qu’à ramener des informations. D’un point de vue théorique, l’objectif est de créer un carcan de chakra pour englober une masse d’air et lui donner ton apparence grâce au henge. »

Il jeta une carte vierge dans les airs. Elle se stoppa au niveau de Kyria et s’agrandit pour atteindre des proportions humaines. Le morceau de carton était devenu un miroir. Méchamment, Syo lança.

«- Cries pas, c’est ton reflet…
Sers t’en pour faire un clone. Disons que c’est une aide mémoire, même si généralement de telles visions restent à jamais graver dans notre esprit. »


Cela pouvait être interprété de deux façons : vision féérique ou cauchemardesque. Syo s’apprêtait à jouer de nouveau de l’harmonica, quand Oroken sembla s’agiter. Le chuunin ne lui avait pas donné d’exercice. S’impatientait-il ? Franchement le jeune homme n’en avait rien à faire…
Le pauvre petit n’allait pas pouvoir apprendre de techniques. Il avait qu’à aller s’entrainer, lui et ses réflexes. Sans savoir pourquoi, Syo commis volontairement l’erreur qui allait lui coûter plus d’une heure d’enseignement supplémentaire.


«- Je peux t’apprendre à enflammer tes attaques, mais c’est dangereux. Tu veux tenter le coup quand même ? »

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Ven 27 Juil - 21:03

Oroken était encore allongé au sol quand une nouvelle personne entra dans la salle. Il tourna la tête pour voir de qui il s’agissait. C’était une fille pas très grande, sans doute une nouvelle venue car elle semblait perdue. Il tourna de nouveau la tête et pris son courage à deux mains. Quel courage ! Il avait réussi à se remettre sur pied. Un acte vraiment… basique puisque la douleur s’estompait peu à peu.

Une fois bien debout, il remua un peu pour faire craquer deux trois parties de son corps. Il se remit en position face au Danseur qui n’attendait qu’une chose, la prochaine attaque. Le Chuunin invita la nouvelle venu à s’installer sur une chaise pendant qu’il expliquait deux trois choses aux deux autres qui étaient là depuis un moment. Il commença par le jeune Konomura. Visiblement, il avait saisi l’exercice mais était toujours aussi peu performant. Il eut droit à une belle vanne sur son acte stupide, la deuxième fois qu’il attaquait de front.

Une fois l’explication terminée, il fit un léger signe du chef, n’ajoutant rien. Ca sautait aux yeux, il n’était pas bavard. Il ne se déconcentrait pas facilement à première vue et semblait poursuivre un objectif sans jamais en voir le bout. Son regard voyait toujours loin, ce n’était pas forcément quelque chose de bon puisqu’il risquait de rater ce qu’il y avait devant lui.

Syo claqua des doigts et Le Danseur disparut. Oroken devait attendre encore un peu pour recommencer. Attendre ? Hors de question… Il allait bombarder les deux autres d’explications alors autant en profiter pour ne pas perdre de temps. Il s’éloigna un peu et se lança dans un exercice qui visait à augmenter sa réactivité et aussi à travailler la reprise d’appuis rapide.

Il devait avoir l’air d’un vrai trisomique à s’exciter tout seul. Mais loin du regard des autres, il sentit au bout de même pas trente secondes de mouvements que ça lui faisait un bien fou. Il tendait à améliorer sa maîtrise du chakra et bien sûr son niveau de Taijutsu basique. Il put profiter de cet exercice qu’il exécuta pendant trois minutes sans arrêt. Syo vit rapidement qu’il faisait ça car il occupait un temps mort où il n’avait rien à faire. Aussi, il l’appela.


[Syo] Je peux t’apprendre à enflammer tes attaques, mais c’est dangereux. Tu veux tenter le coup quand même ?

Oroken s’arrêta net. Il se tourna vers Syo et s’approcha calmement. Il se demanda ce qui prenait le Chuunin tout d’un coup. Il réfléchit un moment puis se lança finalement avec cette voix froide et calme habituelle.

[Oroken] Si vous le proposez… Je vous écoute.

Il se posta devant le Chuunin, sans aucune manière quelconque et attendit au moins une ou deux explications.
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Sam 28 Juil - 2:22

Kyria venait à peine d'entrer dans la salle qu'elle se présentait au professeur, celui-ci lui demanda de s'asseoir et ce qu'elle fit en silence et sans attendre, elle c'était assit sur une des deux chaises que lui montrait Syo de la main, elle n'aimait pas la voix qu'il avait c'était déjà une chose qu'elle avait remarqué sur lui, une fois assise elle attendit les instructions du professeur, il semblait faire comme si elle n'était pas là, elle n'aimait pas être laissé de côté, mais ne dit rien.

Elle vit le professeur qui venait de disparaitre, elle pensa au départ qu'il avait été appelé par quelqu'un pour une mission importante, elle ne l'avait même pas senti apparaitre derrière elle, elle le cherchait dans la salle sans vraiment regarder derrière elle, elle trouvait sa bizarre que le professeur eut disparue comme cela alors qu'il n'avait même pas prévenue quelqu'un qui s'absentait.


[Syo] «- Que vais-je t’apprendre… »

Elle se retourna surprise d'entendre sa voix derrière elle, elle n'aiamit pas que l'on apparaisse comme cela derrière elle, cet effet de surprise elle détestait sa à un tel point qu'il n'aurait pas été son professeur elle lui aurait brulé le visage en lui lançant une flamme, elle n'avait pas senti la présence de celui-ci derrière ce qui lui fit penser qu'elle devait s'entraîner à détecter les présences des gens dans les environs, elle venait tout juste de ce retourné elle ne voyait pas le professeur qui normalement devrait se trouver derrière elle, c'était si elle avait entendu des voix, mais c'était surtout le professeur qui s'amusait avec elle c'est ce qu'elle eut compris bien vite, Kyria tourna la tête vers le bureau sachant qu'il était retourné la-bas.

Elle l'écoutait se moquer d'elle, mais elle ne broncha pas du tout, pourquoi la rabaissait-il autant, s'il ne voulait pas devenir professeur pour entraîner les élèves il n'avait, cas pas passer le concoure pour voilà tout, puis vin le moment intéressent pour elle, celui ou le professeur allait commencer à lui apprendre quelque chose, elle était venue pour cela et espérait qu'elle allait apprendre quelque chose et pas rester sur cette chaise, dans la salle il y avait deux autres personnes qui s'entraînaient avec Syo, elle ne les connaissait pas, mais celui qui utilisait des techniques de Taijustu était assez mignon.


[Syo] «- Bon d’accord la novice, je vais t’apprendre un truc… »

Elle le regardait dans les yeux avec un regard intéressé parce qu'il faisait bien que ce qu'il disait part fois était vraiment énervent à entendre, mais ne dit pas un seul mot, elle n'avait rien à dire, car elle savait qu'elle n'avait rien à répondre à ce professeur, car il trouverait toujours quelque chose à lui reprocher comme son retard, mais elle était énervée part les dires de ce professeur, il n'était vraiment pas gentil et semblait se croire plus fort que tout le monde.

Il commençait une série de signe pour une technique pas vraiment complexe, mais les signes aux yeux de Kyria était bizarre, mais elle savait que c'était les signes qui servaient à exécuter une technique, elle regardait les signes qu'il lui montrait avec beaucoup d'attention, elle ne devait pas oublier un seul signe, car elle savait qu'il ne les remontrerait pas une deuxième fois, vue son caractère tout ce qu'elle gagnerait à lui demander de refaire les signes auraient été le droit de sortir de la salle a coup-de-pied dans le cul, quand il eut finit elle les avait parfaitement en tête et était prête à passer à la suite...


[Syo] «- Ce sont les taos pour le clonage. Cette technique permet de créer un duplicata grandeur réel de soi-même. Cela sert à duper l’adversaire lors d’un combat, mission d’infiltration. Ainsi qu’à ramener des informations. D’un point de vue théorique, l’objectif est de créer un carcan de chakra pour englober une masse d’air et lui donner ton apparence grâce au henge. »

Elle hocha de la tête pour acquiescer les paroles qu'avait prononcé Syo, elle n'avait pas vraiment compris tout ce qu'il lui avait dit, mais elle se débrouillerait bien tout seul, celui-ci jouait avec une carte vierge comme un gamin avec un nouveau joué, mais il fut un geste e, d, t, a par ex.: il parle, elle comprend, il dit, il a."qui surpris Kyria.

Il lança la carte dans direction de Kyria il semblait sur de ce qu'il faisait, la carte en question s'arrêta nette devant elle, celle-ci commença à prendre un aspect bizarre devant Kyria et se fut dans un nuage de fumer épais qu'elle se transformât en un grand miroir qui faisait deux fois la taille de Kyria, elle fut un peu surprise de voir un miroir aussi grand apparaître, elle avait pensé à autre chose s'entraîner avec autre chose qu'un miroir...


[Syo] «- Cries pas, c’est ton reflet…
Sers t’en pour faire un clone. Disons que c’est une aide mémoire, même si généralement de telles visions restent à jamais graver dans notre esprit. »


Elle se mit immédiatement au travail en visionnant le miroir et surtout le reflet d'elle-même dans celui-ci, la première phrase que prononça Syo la mit en rogne, elle allait lui montrer ce qu'elle savait faire, il est important que tu viennes ce soir. Dans certains cas, le futur est aussi possible."bien qu'elle ne comprenait pas pas vraiment comment elle devait faire pour créer une copie ou plutôt un clone d'elle-même, elle se mit face au miroir, tout en commençant à apprendre les signes que Syo lui avait montré elle réfléchissait aussi comment elle allait faire pour créer son clone.

Elle faisait les différents signes de plus en plus vite jusqu'à les connaître par coeur et même les faire si vite que l'on ne voyait presque pas pas les signes qu'elle faisait, elle était contente du travail qu'elle venait de fournir, bien que pour apprendre les signes elle avait mis 5 bonnes minutes. Elle souriait contente d'avoir réussie à enchaîner les signes, elle se mit à regarder le miroir elle fixait ses yeux, elle fit les signes puis malaxa du Chakra en grande quantité, des petites onde de Chakra sortir du corps de Kyria il est important que tu viennes ce soir. Dans certains cas, le futur est aussi possiblebien qu'elle avait malaxer pas mal de Chakra.

Ces mêmes ondes commençait à se détacher du corps de Kyria et à aller sur le côté, elles prirent une forme bizarre puis créèrent une petite explosion, dans un nuage de fumer épais elle créa une copie d'elle-même, sauf que sur cette copie il manquait beaucoup de choses, des membres, des habits, une couleur dans les yeux, mais le plus important, ce clone n'avait pas de vie, il était inerte et ne bougeait pas elle compris que le manque de Chakra était du à cet échec, mais elle n'allait pas se laisser abattre par ça.

Son clone venait à peine d'apparaître avait disparue en même pas cinq secondes, elle serait les poings prête à recommencer l'expérience une centaine de fois s'il le fallait, elle commençait à refaire les signes de la technique tout en regardant le miroir avec plus de conviction, elle regardait tous les détails sur son corps, elle se retourna même pour voir dans son dos, car elle avait remarqué que dans le dos du clone qu'elle avait créée il n'y avait rien, pas une forme rien à part quelque chose de plat et blanc
.

[Kyria] - Aller tu vas y arriver Kyria tu peux le faire !

Elle malaxa son Chakra, ce concentrent son image dans le miroir, elle créa des ondes et de Chakra plus puissante, celle-ci tournoyait autour d'elle comme des anneaux et dans un nuage de fumer quelque chose se créa, plus la fumer ce dissipait plus la silhouette du clone apparaissait, quand cette épaisse fumer disparue elle laissa place à un clone qui lui ressemblait a quelque endroit près, mais pas partout, les vêtements étaient parfaitement identique à elle ceux de l'original, mais son visage était un peu déformée, ses cheveux était trop court et elle n'avait pas de bouche, Kyria rigola intérieurement en regardant son clone, mais elle ne laissait rien paraitre à l'extérieur.

Elle fit tomber son clone en arrière, celui-ci explosa d'un coup provoquant un léger nuage, plus léger cas la création, elle rigolait encore un peu intérieurement puis se calma, elle reprit son calme et commença à regarder son image dans le miroir, elle essayait de mémoriser chaque coin de ses habits, chaque endroit de son corps, son visage, elle se sentait prête cette fois.

Elle ferma les yeux et malaxa du Chakra, ses ondes de Chakra sortait de son corps, elle sentait ses ondes tourner autour d'elle a grande vitesse, puis dans son esprit elle commença à se visionner elle-même, elle avait vraiment besoin de se représenter dans son esprit pour réussir, c'était ce qu'elle avait calculé. Elle fit les signes rapidement et créa son clone, la fumer épaisse était toujours au rendez-vous d'une création de clone cela donnait un léger charme par moment, elle voyait la silhouette de son clone dans la fumer, quand celle-ci ce dissipa son clone était assit sur ses genoux en sourient, elle lui ressemblait comme deux gouttes d'eau elle avait enfin réussie à créer son clone.

Son clone et elle se regardait en sourient, elles avaient le même sourire toutes les deux et ensemble elles se levèrent une tête se glissa sur le côté droit du miroir et une autre tête se glissa vers la partie gauche du miroir, elles sortaient toute deux de derrière le miroir on aurait dit de véritable jumelle, mais la qu'elle était la vrai...

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mar 31 Juil - 12:19

Syo s’était assis, grognon. Evidemment qu’Oroken souhaitait savoir comment enflammer ses attaques, c’était comme demander si le soleil se levait tout les matins. En fait, le chuunin aurait mieux fait de ne pas poser la question, il s’en voulait profondément de cette erreur rhétorique. Enfin les faits étaient là et il ne pouvait plus vraiment reculer. Quoiqu’il ne lui était pas impossible de répondre au jeune gamin : « En fait non, j’ai pas envie. » Certes il ne s’en ferait pas un ami, mais l’amitié des shinobi de Konoha lui importait peu, pour ne pas dire aucunement.

Etrange paradoxe que de servir des forces qu’on rejette.

D’un autre côté, on pouvait qualifier Syo de bizarre, bien qu’il préférait entendre qu’il était plutôt hors du commun, appellation beaucoup moins péjorative. En y repensant il avait son charme et nombre de filles n’y avait pas été indifférentes. Son côté réservé, proche de la nature, et belle gueule avait évidemment fait chavirer des cœurs, mais seul celui de Lya avait vraiment trouvé grâce à ses yeux. Bien sûr il avait eut des flirts, plus ou moins marqués dans la durée, d’une nuit à un mois, néanmoins jamais rien de comparable avec ce qu’il vivait maintenant. Elle avait ce petit quelque chose qui en fin de compte fait toute la différence, Syo aimait à penser qu’elle le complémentait ; la chuunin comprenait, en tout cas, ce que les autres n’étaient même pas capable d’entrapercevoir. Et puis le fait qu’il soit avec elle faisait enrager Akira. Lya était une des seules à avoir subit la cour de l’Uchiwa et à l’avoir repousser. Un souvenir hilare restait gravé dans la mémoire du chuunin, celui de la découverte par Akira de sa liaison avec Lya. Un bon matin, ils étaient venus tout deux, en même temps, presque main dans la main à l’académie quand surgit le jounin. Il avait trouvé un prétexte pour éloigner sa « proie » de Syo, Lya se retourna alors vers son aimé et lui donna un langoureux baiser. C’était une de ses journées où l’on avait plutôt intérêt à se lever, d’un pour le baiser, deux pour l’air ahuri de son homologue ninja. Depuis ce jour, c’était plus qu’une guerre ouverte entre Syo et Akira…

Oroken semblait s’impatienter, ce qui ne manqua pas de tirer notre chuunin de sa rêverie. Il hésitait réellement à partir et à les laisser en plan. Sûr qu’il se ferait remonter les bretelles, mais en fin de compte cela n’avait plus trop d’importance depuis qu’Akira, grâce à ses influences lui avait volé sa promotion de jounin. Il n’aurait certainement pas d’autres opportunités avant deux à trois ans, et cela dans le meilleur des cas, autrement dit si Akira mourrait en mission. Il pensait à « ce soir », sa moitié n’aimerait pas savoir qu’il avait bâclé son travail, et il ne désirait nulle bouderie « ce soir »…Quel exercice allait-il pouvoir faire faire à son étudiant. Il en avait bien un en tête, mais le gamin risquait gros, et dans un certain sens lui aussi. Jusqu’à présent le môme ne s’était pas trop mal débrouillé, il était certes un peu lent, mais pas plus qu’un autre, et puis il semblait motivé. Peut-être un peu trop, si ce garçon surestimait ses forces, ils auraient des ennuis. Syo se dit qu’il allait le regretter…


«- Contrairement à tout à l’heure, on ne joue plus dorénavant. Je vais te placer dans une situation plus propice pour créer un halo de flammes autour de tes mains. En fonction de la chaleur qu’atteigne tes poings tu seras capable de mettre à nue les meilleures armures, même le beurre te semblera plus dure à transpercer. »

Il marqua une pause et porta son regard vers les autres étudiants. Kyria semblait s’en sortir raisonnablement, quant à Doufi, il progressait lui aussi. Chacun son rythme, bien que pour tous, ils soient lents, trop lent au goût de l’enseignant.

«- Pour continuer avec le théorique. Le principe est de créer un double carcan de chakra autour de tes poings, poignets et avant-bras, une couche d’air d’une dizaine de centimètres les séparant. Celui le plus excentré de ta peau sera celui contenant le début des flammes, celui le plus à l’intérieur t’en protégera, sauf si tu tiens à finir grand brûlé, mais alors j’émet des doutes quant à ta future carrière. »

Syo se tourna vers la jeune fille, la copie n’était pas trop mal, mais l’exercice se révélait trop simple grâce au miroir. Le chuunin décida de corser un peu le tout.

«- J’oubliais que se pomponner devant la glace était un des passes temps favoris de la gente féminine. L’exercice me semble donc un peu trop simple. Tu vas recommencer mais cette fois, je veux que ton double soit à même de séduire notre jeune garçon ci-présent. »

Il pointa du doigt Oroken. Il avait lu le dossier de ce dernier et l’avait eut plus d’une heure comme élève. On le disait concentré, peut-être même imperturbable. On allait voir…de plus cela lui fournirait un excellent test de self-control durant l’exercice qu’il allait infliger au garçon.

«- Tenue d’apparat avec maquillage et paillettes, dessous sexy ou même si le cœur t’en dit nudité totale, je m’en fiche, tu as le choix des armes, l’important est que tu le déstabilises avec l’apparition de ta copie. Note que tu peux aussi te vieillir de quelques années, mais la contrainte est que l’on doit pouvoir te reconnaître en voyant ton clone, quelque soit l’apparence que tu choisiras. Ne néglige pas cet exercice, le charme est une puissante arme des kunoichi.»

Une fois les instructions données à la jeune demoiselle, Syo se retourna vers son spécialiste taïjutsu. Il jeta un regard sur Doufi, ce dernier semblait ne pas avoir besoin d’être sermonné pour le moment.

«- Revenons à nos moutons…Comment créer des flammes ? Tout d’abord tu dois charger l’air entre les deux carcans en chakra, de telle manière que ce réceptacle autour de tes bras soit prêt à imploser. Il te faut ensuite faire tournoyer cet air à l’aide de ton énergie, et cela à une très grande vitesse pour que les particules s’entrechoquent. A ce moment là tu envoies une impulsion d’énergie, cela va créer une étincelle et enflammer tout l’air présent dans le réceptacle. L’air va être consommé très vite et les flammes s’éteindront. Comment maintenir les flammes actives, nous verrons cela plus tard. »

Il avait appuyé toute son explication avec des gestes, montrant ses bras, mimant les flux de chakra en espérant qu’Oroken aurait tout saisi à son explication.

«- Pour commencer, je vais m’occuper de la tâche la plus compliquée, à savoir maintenir le carcan extérieur hermétique, et faire tourner l’air et le chakra à l’intérieur. Toi tu devras maintenir le carcan dit de « sécurité » autour de tes avant-bras, injecter ton chakra dans le carcan extérieur, et fournir l’impulsion pour démarrer le feu. Cela devrait te permettre d’appréhender sans trop de risques la technique. Et surtout quoiqu’il arrive ne relâche pas ton carcan de « sécurité », si tu sens que c’est ta limite, crie « stop ». Pas d’héroïsme, cette manière d’apprentissage pourrait mettre feu à tout le bâtiment. J’espère que tu m’as bien compris. »

Syo ne plaisantait pas, un jour un autre professeur avait voulu employer la même méthode, seulement l’étudiant n’avait pas pu contenir correctement son énergie et le carcan extérieur avait cédé. L’étudiant ne contrôlait plus rien et s’était complètement vidé de son chakra devenant au passage une torche humaine. Sans trop de difficultés, le chuunin matérialisa les protections extérieures d’Oroken, et attendait que ce dernier l’ait chargé en énergie pour la mettre en mouvement. Il jouait avec le feu, et le savait, il y avait de fortes chances que Kyria réussisse à déstabiliser Oroken, à ce moment précis, il lui faudrait intervenir. Il devait rester aux aguets, et il avait horreur de cela. Néanmoins une fois que les étudiants auraient appris leurs techniques respectives, Syo serait libre de toutes contraintes, seule cette pensée le motivait.

«- Allez, au boulot. »

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Mar 31 Juil - 14:58

[Hop là !!! petit jeu de mot à la fin en plus !!! Very Happy]

Oroken s’était rapidement montré d’accord pour que le Chuunin lui fournisse de nouvelles compétences. Il s’était rapproché et après avoir apposé son affirmation attendit une réponse de l’homme. Une réponse qui se fit tardive. Syo s’était perdu dans ses pensées. De temps en temps il affichait un petit sourire, sûrement parce que sa rêverie faisait remonter de bons souvenirs.

Dans un premier temps, Oroken ne dit rien. Il se doutait vu son comportement et sa façon d’être que Syo n’aimait pas être là. En fait il devait probablement détester ça. Mais l’étudiant n’allait pas laisser passer une occasion d’apprendre une technique utile. C’était hors de question et complètement contraire à son objectif. Le jeune Konomura, trouvant bientôt l’attente indécente racla plus ou moins discrètement sa gorge. Juste de façon à ce que je le Chuunin puisse s’en rendre compte et que les autres élèves ne soient pas dérangés dans leur concentration. C’était plus pour Oroken qui ne voulait pas passer pour un impatient car, il le savait, les gens qui n’aurait pas assisté à tout auraient vite fait de se mettre à penser n’importe quoi. Parce que les gens ont toujours du mal à avoir des réflexions correctes quand ils arrivent à en avoir qui leur sont propres.

Oroken s’évada peu à peu dans ses pensées. Il fut ramené par Syo qui avait finalement réagi au petit appel que le garçon venait de lancer. Visiblement, le Chuunin cherchait encore dans son esprit. C’était différent cette fois, peut-être qu’avec un peu de chance, il se concentrait sur l’apprentissage du garçon. Le chuunin se tourna vers ce dernier et entama une longue série d’explications.


[Syo] Contrairement à tout à l’heure, on ne joue plus dorénavant. Je vais te placer dans une situation plus propice pour créer un halo de flammes autour de tes mains. En fonction de la chaleur qu’atteigne tes poings tu seras capable de mettre à nue les meilleures armures, même le beurre te semblera plus dure à transpercer.

Ca avait pour mérite d’être clair. Oroken ne se démontait pas parce que Syo annonçait un danger certain dans l’entraînement. Non pas qu’il aime se faire mal, mais c’était visiblement la façon la plus efficace d’intégrer le moyen d’enflammer ses poings avec succès. L’instructeur marqua un léger temps durant lequel il se tourna vers les autres élèves. Oroken lui se concentrait sur le Chuunin comme si ça allait lui permettre de ne pas perdre une goutte de ses paroles. D’ailleurs, à chaque nouvelle, c’est comme s’il l’inscrivait sur un cahier. Elle marquait sa mémoire pour ne plus en sortir. Au final, il y en aurait peut-être trop, il verrait par la suite.

*Un réceptacle de chakra. Avec au moins une paroi bien solide, celle qui me protègera. Il faut d’ores et déjà faire attention à ne pas trop gaspiller, non plus, d’énergie dans la protectioN. Sinon je ne pourrai jamais tenir un affrontement assez longtemps.*

Oroken s’arrêta net de réfléchir quand il entendit ce que Syo venait de dire à l’autre étudiante présente. Il tourna ses yeux sur la jeune fille cette fois, dont le rôle allait de séduire Oroken ? Non, Syo avait une autre idée. Il fallait entamer la concentration du jeune garçon. C’était pas une mince à faire. Le jeune Konomura, en plus de regarder la jeune fille, la toisa entièrement. Elle était plutôt mignonne, mais de là à arriver à déconcentrer Oroken… Il faudrait une bombe nucléaire. En fait, si l’on regardait hors des yeux d’Oroken, la jeune fille était en fait craquante. C’était juste qu’Oroken ne voyait qu’une chose, son entraînement et rien d’autre. C’était bien le mauvais moment pour essayer de l’influer.

Syo se tourna de nouveau vers le jeune Konomura. Il reprit ses explication, visiblement complexes en apparence, mais à chaque geste qu’il faisait pour expliquer et aussi grâce à la modélisation des choses que se faisait Oroken, l’exercice semblait plus simple que lorsqu’il était uniquement expliqué avec des mots.


*Une fois la protection créée, je bloque de l’air entre celle-ci et la couche supérieure. Cette dernière sera l’alimentation en gaz, mais il ne s’agit que d’un allumeur, il faut bien plus que ça pour faire des flammes apparemment. Donc je charge l’espace entre les couches en énergie. Si ça doit imploser, ça veut dire que je dois créer une dépression.

Pour ça il n’y a qu’une seule solution, il l’a dit je dois imprimer un courant à haute vitesse. Si je suis la théorie, je vais devoir enflammer le tout avec une impulsion de chakra. Je suppose que ce sera quand je sentirai la pression augmenter de nouveau, signe que la couche supérieure se sera rapprochée.

Putin mais je vais être une bombe vivante si je me lourde. J’ai pas intérêt à me rater.*


[Syo] Pour commencer, je vais m’occuper de la tâche la plus compliquée, à savoir maintenir le carcan extérieur hermétique, et faire tourner l’air et le chakra à l’intérieur. Toi tu devras maintenir le carcan dit de « sécurité » autour de tes avant-bras, injecter ton chakra dans le carcan extérieur, et fournir l’impulsion pour démarrer le feu. Cela devrait te permettre d’appréhender sans trop de risques la technique. Et surtout quoiqu’il arrive ne relâche pas ton carcan de « sécurité », si tu sens que c’est ta limite, crie « stop ». Pas d’héroïsme, cette manière d’apprentissage pourrait mettre feu à tout le bâtiment. J’espère que tu m’as bien compris.

*Alors cette fois on procède par étape. C’est que je vais être réellement à deux doigts de tout faire exploser. Il a dit que je devrai alimenter en chakra la couche supérieure… Ca doit sûrement être si je veux maintenir le feu en place. D’une façon ou d’une autre, il faudra maintenir aussi un apport en air dans le second cas. Enfin bref, ce n’est pas l’étape du moment.

Commençons d’abord par faire une flamme sans se faire exploser la gueule. En plus je risque aussi les doigts d’un Chuunin.*


[Syo] Allez, au boulot.

Sur les trois personnes concernées par l’exercice, deux étaient déjà concentrées. Il ne restait plus qu’Oroken qui finissait de mettre à plat tout ce qu’il venait d’entendre. La marche à suivre lui semblait de plus en plus simple. En fait, plus il y pensait, plus il envisageait les risques et s’en prémunissait contre par la même occasion. Le jeune garçon se mit en position. Syo était déjà prêt à agir. Oroken le fit patienter encore une seconde.

L’étudiant alla au plus profond de son corps, fermant momentanément les yeux. Il était serein, ne s’inquiétait pas du moment qu’il réfléchissait à ce qu’il faisait. Il sentit le chakra migrer jusqu’à ses mains, poignets et avant-bras. Il ouvrit les yeux subitement et extériorisa une couche de chakra, directement appliquée à sa peau. Ca semblait la chose la plus stupide à faire mais au moins, à cet endroit, il était sûr de s’assurer de la solidité de son énergie. C’était le temps qu’il sache quelle genre de compression il devait appliquer pour que sa protection soit efficace à une petit distance de ses bras.

L’action commençait réellement lorsqu’il sentit quelque chose sur superposer à sa protection. Syo avait fait vite pour créer le deuxième carcan et pour imprimer les mouvements dans le réceptacle. Oroken entendit une détonation, symptôme d’un clone créé. Il n’eut même pas un regard pour celui-ci ni même pour son invocatrice. Oroken se concentrait sur ses bras, légèrement tendus vers l’avant. Il sentait plein de choses, il avait envie de prêter plus d’attention à certaines qu’à d’autres mai sil ne se le permettait pas. Lorsqu’il sentit une dépression, Oroken s’empressa de charger la couche extérieure en chakra. Il fit tout de même attention au mouvement qu’il donnait à son flux car s’il l’envoyait, à la vitesse à laquelle il opérait, directement dans le volume en mouvement, il était sûr de tout faire exploser.


*Allez, deux étapes franchies… J’m’en sors bien. Pas de connerie, ça va aller très vite.*

Syo dût accélérer un peu plus le mouvement. C’est tout ce que l’étudiant put se dire quand il sentit une nouvelle baisse de pression. Il n’eut même pas le temps de réfléchir que déjà la couche externe allait écraser. Il n’était pas sûr de ce qu’il allait faire comme expérience. Cependant il ne prolongea pas son hésitation plus longtemps. Il envoya une impulsion, à peine trop puissante malheureusement.

Au lieu que ce ne soient des flammes que se forment, Oroken créa une explosion. Elle était suffisamment puissante et surprenante pour qu’il recule de quelques pas. Il n’avait cependant pas senti de douleur. Il regarda ses mains et ses bras. Même ses habits n’avaient pas été touchés. De la chance ? Ou une bonne maîtrise de la première couche ? Il ne savait pas vraiment malgré qu’il ait pris le temps de régler tous les paramètres de façon minutieuse. Oroken avait les jambes légèrement repliées car il venait de reprendre des appuis solides pour contrecarrer son mouvement de recul.

Il baissa les mains, leva les yeux sur Syo et tourna la tête vers Kyria qui était en double. Avec un air de défi, il fit un sourire en coin, à la limite du hautain destiné à motiver la jeune fille, et aussi à lui dire qu’elle était inefficace. Il se tourna vers Syo et fit un signe de tête affirmatif en guise de « on reprend, je vais faire mieux ». Il retira avant ça un bras de sa veste foncée, il était toujours vêtu de foncé, puis un deuxième. Il ne lui restait plus qu’un t-shirt noir collant à la peau, à manches courtes et en textile synthétique qui le mettait dans de très bonnes conditions pour se mouvoir. Il portait aussi des mitaines, avec un collier au niveau du poignet, qui remontaient sur les avant-bras. Le jeune garçon s’approcha de nouveau et leva les yeux sur Syo.


[Oroken] Encore une fois s’il vous plait, j’ai saisi le principe.

Essayant d’attirer un peu d’indulgence de la part de Syo, Oroken énonça cette phrase de façon neutre, il ne pouvait mieux. Le Chuunin, visiblement bloqué là pour un moment et surtout depuis un moment n’eut d’autre raisonnable choix que d’accepter. Une chose pouvait peut-être le satisfaire, Oroken était vraiment à l’aise avec la manipulation du chakra et il était clair qu’il n’aurait pas besoin de plus de trois ou quatre essais.

Chacun se remit en place. De nouveau Oroken appliqua une couche de protection aux parties du corps concernées par la technique. Il attendit que Syo face sa part du travail et commença à charger le carcan extérieur en chakra. Tout était plus net dans sa tête. Il aurait été difficile de réussir du premier coup car les sensations et les appréciations étaient à peine découvertes. Encore que la seconde fois aussi me dira t-on, mais avec une certaine application à la tâche, Oroken s’ouvrait beaucoup de portes.


*Dépression, Pression, Injection du chakra, Dépression, Pression encore et Enflammez !*

Oroken suivait toute l’action en temps réel. Se rappelant à chaque fois, mentalement, ce qu’il devait faire. Les actions étaient effectuées dans le bon ordre. La dose de chakra était convenable et il n’était pas dur d’imaginer le résultat. Le jeune garçon relâcha l’impulsion quand il lui semblait bon de le faire. Deux flammes d’une seconde chacune se créèrent. Elles étaient relativement de bonne qualité. Il y avait certes beaucoup de progrès à faire mais c’était un succès pour une deuxième tentative.

Encore une fois, Oroken n’avait même pas prêté attention à Kyria. Le but de l’exercice était de rester fermé et concentré sur la technique il l’appliquait. En situation réelle, il savait que ce serait autre chose. Il se redressa, n’explosa pas de joie devant son résultat. Il était satisfait point barre. Il ne le montrait pas, ne s’enorgueillissait pas. Beaucoup de simples auraient dit à cet instant qu’il était vantard et imbu de lui même dans son comportement. Lui savait qu’il n’était juste pas de nature à s’enflammer.

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Ven 3 Aoû - 14:40

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Syo était satisfait des résultats, ainsi que des progrès d’Oroken. Non pas, comme l’aurait pensé beaucoup parce que ces avancées traduisaient une bonne compréhension de la part de l’élève et par conséquent un enseignement de qualité, mais plutôt parce que les progrès du gamin rapprochaient rapidement Syo de l’horaire de la sortie. Exit, bye bye…

Il se voyait déjà « ce soir ».

Le gros point positif était qu’il n’avait fallut qu’une dizaine de minutes à Oroken pour saisir la première étape pour enflammer ses poings. Ils devaient continuer sur leur lancée, bien que la suite s’avèrerait plus difficile. Le chuunin était en train de se demander s’il pouvait sauter des étapes d’apprentissage avec le marmot. Comme il l’avait déjà vu auparavant, la gamin n’était pas un génie, peut-être lui en demanderait-il trop. De toute façon même s’il sautait des étapes avec ce dernier, il lui restait les deux autres à entraîner. Kyria s’en était élégamment sortie pour le test qu’il lui avait imposé, toutefois la nature imperméable d’Oroken et les avertissements de Syo avaient dû empêcher le charme d’agir, bien qu’il eut ressenti un faible frémissement dans le malaxage du chakra d’Oroken. Ce n’était pas très grave, le chuunin était sûr d’avoir vu un coup d’œil intéressé de la part de Doufi. Une pensée grivoise fit sourire Syo, peut-être que son étudiant n’était pas encore éveillé aux choses de la vie, ou bien ces centres d’intérêt n’étaient pas (encore) portés sur le beau sexe. Ce n’était pas forcément plus mal, cela ne pouvait pas vraiment le desservir en mission.

Un moineau s’était posé sur le rebord de la fenêtre entrebâillée.

Syo se leva, et s’approcha de la frêle créature. Il tendit l’index droit et l’oiseau vint s’y poser. Il semblait que le chuunin ne portait plus attention à ses élèves pourtant c’était faux. Il était plus aux aguets qu’au commencement du cours. Il était forcé de s’intéresser aux gamins, heureusement pas de les aimer, et encore moins de les comprendre. Il ne savait pas vraiment pourquoi il n’aimait pas les enfants. En s’analysant, il aurait dit que c’était parce que leur propre faiblesse lui rappelait celle qui avait été la sienne, autrefois. En remuant ces pensées, comme on déterre des morts depuis longtemps oubliés, il eut un vague à l’âme marqué. De sa main de libre, il caressa légèrement la tête du volatile. Ce dernier ne semblait pas du tout effrayé. Syo se retourna alors vers son premier étudiant.


«- L’exercice a été correctement effectué. Nous allons pouvoir continuer. »

Avec ses doigts agiles, Syo se mit à jouer avec l’oiseau sauvage. Il le chatouillait doucement, le déplaçait çà et là et l’animal ne s’envolait pas pour fuir son « oppresseur », lui aussi semblait s’amuser. Au moins, en jouant avec l’oiseau, Syo ne maugréait pas son malheur d’être enfermé dans une salle à materner des prétendus shinobi. Cependant, aussi étrange que cela puisse paraître, par moment les conseils de Syo pouvaient être paternalistes, au plutôt fraternels, comme s’il essayait de retrouver une ambiance, des sensations perdues dans les abîmes du temps.

«- Quand tu observes un feu de camps, tu peux le voir vivre. Il ne demande pas grand chose pour exister, un carburant, ici le bois, et un comburant, l’air. Tu ne portes pas de bûches de bois sur les avants-bras et l’odeur de la chair carbonisée n’est pas un souvenir que j’aime à me remémorer…
Tu as le comburant, mais où est donc le carburant ? »


Syo ne regardait toujours pas son apprenti et se débattait gaiement avec l’oiseau. Il avait fait apparaître une carte et s’amusait à faire escalader cette dernière par l’oiseau. Il la tournait dans tout les sens, si bien que le volatile manqua plusieurs fois de tomber de son estrade de carton.

«- Nous allons faire vivre ton feu. Pour cela je vais affaiblir la couche externe de chakra, ce qui permettra à l’air de filtrer au travers. Plus tard tu n’en auras plus du tout besoin, ni même du reste de cette mascarade que je t’enseigne. Une simple pensée suffira, toutefois, nous n’en sommes pas encore là. Tu vas me fournir le carburant : ton chakra.
L’exercice devient le suivant, pour toi, création du carcan de « sécurité », puis implosion. On rajoute à cela une autre étape, à savoir circulation et extériorisation du chakra dans le carcan de « sécurité ». On va faire brûler ton chakra, il devient ton carburant, c’est lui qui va maintenir en vie tes flammes. Selon la quantité investie, la flamme sera plus ou moins grande. Selon la concentration en un point, la flamme sera plus ou moins brûlante. »


Syo s’était tut et relâcha de son emprise le petit oiseau. Oroken semblait gêné, avait-il remarqué l’omission volontaire du chuunin par rapport à l’exercice précédent. Si oui, on pourrait peut-être tirer quelque chose du morveux.

«- Comme tu l’as peut-être remarqué, plus de déplacement d’air, ni d’investissement de chakra pour faciliter un départ de flammes. Cela c’est bon pour les mauvais, ça ne sert qu’à perdre du temps et de l’énergie, néanmoins l’approche pédagogique pour les première sensation est un plus. On peut faire beaucoup mieux. Lorsque tu te sers d’une gazinière, tu allumes le gaz et ensuite tu provoques l’étincelle. Ici c’est la même chose. »

Syo se tut et observa ses autres étudiants, ils travaillaient en silence. Il pouvait difficilement leur demander plus, bien que l’envie de leur crier dessus, de les exhorter à progresser plus vite ne lui manqua pas. Il se retourna vers Oroken et reprit son cours.

«- D’abord circulation de chakra dans le carcan de « sécurité » puis tu le dissipes sous forme gazeuse, c’est ce qu’il y a de plus simple, d’autres confrères préfèreront le liquide, plus de classe, mais personne n’a besoin de briller dans un combat, le tout c’est de survivre…
Donc, une fois fait, tu fournis une explosion. Attention on entre dans le vif du sujet. Tout à l’heure on pouvait encore se permettre des étourderies, genre apparition d’un fantasme féminin. Maintenant tu es tout à ce que tu fais. Lors de l’explosion, il n’est pas impossible que tout ton chakra s’enflamme, c’est-à-dire même celui qui est dans le carcan de « sécurité », autant te dire que là, tes bras c’est fini. »


Il marqua une pause pour que l’étudiant ait bien le temps de peser les paroles qu’il venait d’entendre, puis le chuunin reprit son discours.

«- Il faut donc rendre imperméable au transfert de chakra, ton carcan de « sécurité », au moment où tu lances l’explosion. Le plus dur c’est de le « rouvrir » un peu pour laisser de nouveau ton chakra passer pour alimenter les flammes sans te brûler, une fois l’explosion finie et que le feu a pris. Ton timing doit être précis et minutieux. Autrement dit il faut un bon contrôle du chakra. »

Les carcans extérieurs apparurent sur les avant-bras du garçon, cela voulait dire on y va. Syo était quand même un peu soucieux. Il avait sauté au bas mot, deux étapes d’apprentissage pour la technique. Il espérait ne pas devoir aller aux urgences aujourd’hui… »

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous   Sam 4 Aoû - 16:26

Oroken regardait les personnes présentes dans la salle. Un Genin médecin, une étudiante qui apprenait à peine le clonage, lui qui essayait d’enflammer ses bras et le Chunnin qui, visiblement, s’emmerdait bien à s’occuper de toute cette marmaille, ou jeunesse selon les apprentis.

Le jeune garçon le regarda se diriger vers la fenêtre où un petit oiseau venait de se poser. L’homme commença à jouer avec, comme s’il avait que ça à faire. Si ça l’ennuyait trop d’enseigner à deux trois personnes de passage et qu’il y avait été forcé, il valait mieux pour lui qu’il le fasse vite et bien afin de partir au plus tôt. Les élèves ne semblaient pas des attardés, et leur progrès avançaient, relativement bien au goût du jeune Konomura, alors où était le souci ?

De temps à autres, Syo daignait accompagner son amusement d’une phrase plus ou moins longue, explicative de la situation et des prochaines choses à venir. Oroken écoutait attentivement même s’il n’en donnait pas l’air. Il s’était assis par terre en attendant que le Chuunin veuille bien finir.


* Voir vivre un feu… Ce sera sûrement un apport continu de chakra qu’il voudra créer.. J’ai vu Ookami se servir uniquement de chakra pour utiliser son Katon, ici il me parle d’air… *

Oroken écoutait attentivement les interventions du Chuunin, imaginant des procédés simples en applications qu’il mettait bout à bout pour obtenir, en théorie, un résultat final plutôt proche de ce qu’il cherchait. Les explications n’avient rien de bien complexe, il fallait surtout faire preuve, dans la prochaine étape, de beaucoup d’habileté avec son chakra et aussi de sang froid car si erreur il y avait il pouvait dire adieu à sa voie de ninja.

*Alors, je vais créer un carcan de sécurité comme précédemment. Jusque là je suis. Maintenant il faut en faire une conduite pour le chakra… Bon, je pense que je vais un carcan double couche. Le mieux ce sera de créer une phase dense de protection depuis laquelle s’échappera du chakra, vers un « tuyau » moins rigide à résistance variable. Ca ressemnle beaucoup à l’entraînement u contrôle du chakra, sauf que là on joue avec le feu.

Je vais créer des espace de diffusion pour obtenir une flamme de taille moyenne à haute température.*


Le jeune garçon regarda ses avant bras. Il n’était pas inquiet, il cherchait juste les meilleurs endroits à utiliser pour laisser échapper son chakra. Il regardait partout, envisageant les possibilités lorsqu’il se trouvait en combat, et de toutes évidences, il retint que le poignet, le dos de la main et l’avant du poing consistait les meilleurs points de fuite. Il allait donc se concentrer sur quatre valves de dispersion du chakra.

* Donc, plus de déplacement d’air… L’implosion se fait encore entre les deux carcans. D’ailleurs pourquoi deux carcans et non pas un seul dès le départ ? *

Oroken leva les yeux vers le plafond. Il y avait quelque chose qui n’allait pas là. La seule réponse qu’il trouva à cette question, bien qu’elle ne soit pas logique, était que le carcan supérieur constituait un filtre à air, le purifiant légèrement afin qu’il ne reste que du dioxygène, facilitant la mise en flamme. C’était plus dur à maîtriser en soi, car ce carcan supérieur constituait un contrôle du chakra plus pointu, mais il permettait peut-être un rendu plus efficace pour un début. Oroken se dit qu’il essaierait probablement les deux techniques et qu’il choisirait la meilleure par la suite.

Le chuunin avait lâché son ami l’oiseau pour regarder les étudiants travailler. Le jeune Konomura lui, n’était pas du tout intéressé par la présence d’autres personnes. A vrai dire, il était déjà reparti dans son entraînement pendant que Syo parlait. En effet, l’adolescent avait déjà constitué sa couche de sécurité et s’entraînait à déplacer un chakra dense pour le rendre plus malléable. Il s’agissait de devenir le plus fin possible dans toutes les opérations qui concernaient l’énergie.

De toutes évidences, la méthode qu’il avait choisie était la plus instinctive pour lui, il ne restait plus qu’à pratiquer légèrement. Il regardait attentivement ses bras, bien que son esprit soit tourné sur les sensations qui lui parvenaient de ce même endroit. Il sentait qu’il arrivait à faire des choses et son aisance se faisait plus grande de seconde en seconde, bien qu’il ne s’en aperçoive pas car les résultats n’étaient pas non plus faramineux.


[Syo] D’abord circulation de chakra dans le carcan de « sécurité » puis tu le dissipes sous forme gazeuse, c’est ce qu’il y a de plus simple, d’autres confrères préfèreront le liquide, plus de classe, mais personne n’a besoin de briller dans un combat, le tout c’est de survivre…
Donc, une fois fait, tu fournis une explosion. Attention on entre dans le vif du sujet. Tout à l’heure on pouvait encore se permettre des étourderies, genre apparition d’un fantasme féminin. Maintenant tu es tout à ce que tu fais. Lors de l’explosion, il n’est pas impossible que tout ton chakra s’enflamme, c’est-à-dire même celui qui est dans le carcan de « sécurité », autant te dire que là, tes bras c’est fini.


Pendant qu’il continuait de s’exercer, Oroken écoutait encore ce que disait l’instructeur. Il saisissait ce à quoi il voulait en venir et s’attardait sur sa méthode en l’adaptant au mieux à ses facilités et difficultés ainsi qu’à la logique qu’il s’était déjà fixé. La fin de la phrase le stoppa net dans son entraînement. Il regarda Syo, se demandant s’il disait ça pour lui faire un peu trop peur, pour maintenir une marge de sécurité. Il sentait bel et bien qu’une technique ratée constituait un grand danger, pour les autres comme pour lui même. Il ne prendrait que plus de précaution, plus pour lui-même que pour les autres.

[Syo] Il faut donc rendre imperméable au transfert de chakra, ton carcan de « sécurité », au moment où tu lances l’explosion. Le plus dur c’est de le « rouvrir » un peu pour laisser de nouveau ton chakra passer pour alimenter les flammes sans te brûler, une fois l’explosion finie et que le feu a pris. Ton timing doit être précis et minutieux. Autrement dit il faut un bon contrôle du chakra.

*Je m’en doutais. Le fait qu’il le confirme tout en ayant une idée de mon caractère signifie bien que l’exercice prendra beaucoup de travail si je ne révèle pas un don inné… Ce qui n’est en soit pas le cas.*

Oroken fit un petit geste du chef, comme pour approuver ce que disait Syo, autant que pour dire qu’il avait saisi toute, mais vraiment toute la théorie. Il ne fallait laisser aucun écart, encore moins dans la base qu’ailleurs. Il voulait se préparer un peu, histoire de tout revoir dans sa tête, comme il le faisait à chaque fois qu’il abordait quelque chose de nouveau, cependant, Syo semblait pressé et avait déjà fait apparaître les couches extérieures. Le gamin regarda ses bras et décida finalement de se lancer, il verrait bien les résultats.

Rapidement, Oroken étala du chakra, qu’il densifia au possible, sur ses mains, bras et avant bras. Il cibla ensuite les endroits qui allaient constituer les valves de dispersion du chakra. Il commença à faire passer le flux d’énergie le plus dense dans la phase supérieur de son manteau de protection, ladite conduite, et accumula l’énergie prête à sortir aux quatre portes. Cette étape achevée, il plaça de l’énergie dans le carcan supérieur, l’allumeur du brasier. L’air semblait bien passer, Oroken le sentait malgré qu’il ne s’agisse pas de son chakra. Tout était imbriqué dans un petit périmètre, tout devait être minutieux, il le savait et ne se laissait pas démonter. Il se concentra de plus belle et laissa échapper le chakra de la conduite.


*Maintenant…………… On allume !*

Une étincelle, provoquée par la rapide et brusque condensation du carcan supérieur, se montra et plongea entre les deux couches de chakra. Oroken se concentra sur un flux continu en provenance du carcan de sécurité. Ses deux mains étaient en feu. Il les regardait brûler sans se consumer pour autant. Le jeune garçon leva les mains pour les mettre à hauteur de son visage, restant prudent dans ses mouvements.

*Allez… Allez ! Je peux encore contrôler le flux qui arrive… C’est comme lorsqu’on monte aux arbres. Il faut juste relâcher un peu de flux.*

Toujours concentré, mais satisfait de cette première performance, Oroken essaya quelque chose, d’encore, un peu compliqué pour son niveau. Il stoppa le flux un bref instant et voulut faire repartir la flamme instantanément. Aux yeux du Chuunin, l’erreur déduite ne pouvait être qu’une mauvaise régulation du chakra, le jeune garçon savait que c’était tout autre, aussi il ne relèverait pas de remarque à ce sujet.

Sans attendre, il remplit, de nouveau, toutes les couches de chakra, avec chacune leur dose et leur utilité. Il ferma son carcan de sécurité, pensant alors que sa méthode était la bonne pour lui. Il était content de savoir qu’il se connaissait et qu’il pouvait agir en conséquence, sûr qu’il tirerait un grand avantage de cette qualité en situation réelle, mission ou autre. Oroken ne patienta pas, il ralluma ses mains se forçant à se concentrer sur le flux de chakra qu’il envoyait. Le tout était d’arriver à un réflexe en fonction de l’effet voulu. Il essayait des débits plus ou moins grands, des concentrations variées en chaque endroit, tentant de saisir la pratique comme il l’avait fait avec la théorie.

Bientôt, il pourrait frapper des adversaires en leur brûlant la peau… Quelle joie !
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