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 Centre d'Incarcération de Kumo

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MessageSujet: Centre d'Incarcération de Kumo   Mer 26 Sep - 23:51

A éditer.

MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Ven 15 Aoû - 0:07

Asuna s'était levée bien tôt ce matin, et cela n'augurait pas vraiment de bonnes choses pour le reste de la journée. Sans qu'elle sut vraiment pourquoi, quelque chose en elle disait que cette journée n'allait vraiment pas être une des meilleures de son existence... au contraire. Perpétuellement titillée par cette sensation d'une catastrophe en arrivée imminente sur sa vie, Asuna décida de ne pas essayer en vain de se rendormir et alla préparer son petit-déjeuner. Quitte à passer une mauvaise journée, autant la passer avec un ventre plein dès le matin...

Une fois rassasiée plus que de rigueur, Asuna remarqua qu'une note avait été glissée sous sa porte. Cette dernière était ornée d'un sceau que la jeune demoiselle n'avait jamais vu auparavant, et ce fut avec une certaine curiosité mais avec néanmoins appréhension que la jeune femme lut la note.

Citation :
Kagurazaki Asuna, invitée à se présenter
à la salle 12 du Centre d'Incarcération au plus tôt. Dépassé le délai
de midi, une équipe viendrait vous chercher.

Forces Spéciales de Kumo no Kuni.

L'étonnement serait le meilleur qualificatif pour résumer les sentiments d'Asuna à cet instant. Que pouvaient bien lui vouloir les Forces Spéciales de Kumo? Elle pensait n'avoir rien de réellement répréhensible dans le village. Enfin, elle avait bien une petite idée de ce qui aurait pu être à l'origine de cette convocation mais rien n'était moins sûr.
C'est avec calme que la jeune femme posa la lettre sur sa table, avant de filer prendre sa douche afin d'être présentable lors de cet entretien. Elle avait encore un peu de temps avant midi, aussi la demoiselle ne se pressa pas vraiment: cela l'aurait énervée et stressée et personne n'a jamais dit qu'il était bon de se rendre à un entretien dans de tels états d'esprit.

Asuna finit ses préparatifs lorsqu'onze heures sonna à sa pendule. Elle était toujours dans les temps. La jeune élève enfila ses chaussures et se prépara à sortir de chez elle. La visite du village qu'elle fit avec le ninja Fûji lors de ses premiers jours à Kumo lui a permis de connaître l'emplacement du lieu du rendez-vous; aussi ne serait-elle pas obligée de demander son chemin, ni de courire dans tous les sens à la recherche de cet endroit.

La jeune demoiselle ne mit pas plus de vingt minutes pour arriver dans le centre d'incarcération de Kumo. Lorsqu'elle y posa le premier pied à l'intérieur, Asuna commença à ressentir une légère appréhension quant au déroulement de sa convocation avec les Forces Spéciales du village. Même si elle était parfaitement consciente de n'avoir commis aucune infraction, selon ses lois à elle, la jeune fille ne pouvait s'empêcher tout de même de ressentir une pointe de nervosité au fond d'elle. Mais ce n'était pas cela qui allait l'empêcher de se rendre dans cette "salle douze" afin d'y rencontrer l'expéditeur de la note de ce matin.

Arrivée devant la porte de cette salle 12, Asuna fixa longuement cette dernière puis dans un élan de courage, elle toqua fermement. Une voix à l'intérieur dont Asuna ne put déterminer le sexe l'autorisa à entrer dans la salle, ce qu'elle fit...

[HRP: désolé, pas vraiment d'inspiration sur ce coup... =p]



MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Sam 16 Aoû - 12:00

Arai était rentré de l’hôpital la veille, il était content de pouvoir bouger librement, marcher enfin, retrouver Izawa et les autres. Asuna lui avait rendu visite avant sa sortie, il en avait été heureux. Maintenant qu’il était son sempai il allait la revoir assez vite, et souvent qui plus est. Souseiji, tel était son prénom, dormait toujours dans sa veste et l’accompagnait partout où il allait. Le serpent ne semblait pas en désaccord avec ce prénom désignant leur lien étrange, puisqu’il signifiait « jumeaux ». Arai avait prit l’habitude de l’appeler Sousei, plus rapide et moins lourd à prononcer. Le sens n’en était pas pour autant amoindri au fond.
Le chuunin exécutait ses soins quotidien lorsque Kazoku vint le voir, il était tôt le matin et il partait travailler. D’un air sérieux il tendit une enveloppe bien formelle à son protéger, qui ne tarda pas à finir ses soins. Ceux-ci faits, il put remettre sa chemise et prendre connaissance de la nouvelle. Son nom figurait sur l’enveloppe, et le papier qu’elle recouvrait était écrit avec précision et droiture. Quel genre de…

Citation :
Tsumetai Arai, invité à se présenter à la salle 12 du Centre d'Incarcération au plus tôt. Dépassé le délai de midi, une équipe viendrait vous chercher.

Forces Spéciales de Kumo no Kuni.

Qu’est-ce que… ? Arai tourna la tête par reflexe en direction de son tuteur, lequel était sur le point de quitter la maison. Cependant, comme s’il n’attendait que ce coup d’œil alarmé, Kazoku réintégra les lieux, la mine sombre. Il savait, visiblement. Mais savait-il pourquoi ?

[Kazoku] – Je suis désolé, Arai. Tu étais à l’hôpital lorsqu’ils sont venus me voir, je leur ai dis que tu devais attendre ton rétablissement… Et faut croire que c’est ce qu’ils ont fait. On ne peut aller à l’encontre des forces spéciales.

[Arai] – Oui, ça je m’en doute bien, là n’est pas le problème… Mais… As-tu une idée du pourquoi de cette lettre ?

Géné, il s’assit aux côté du chuunin, sur ce rocher si familier.

[Kazoku] – Tu te souviens de cet homme que tu m’as apporté une nuit ? Dans un état assez moche.

Arai fit oui de la tête, silencieux, à la recherche d’une réponse. Et bien qu’il fut sur la voie, Kazoku continua.

Je pense que c’est à cause de ça. Tu ne m’as d’ailleurs jamais expliqué ce qu’il était passé là bas, avant que tu ne m’amènes ce marchand. Mais mon petit doigt me dis que ce n’est pas anodin et que tu as des remords à te faire. Que tu en sois responsable ou non.

Foutu marchand ! Quelle merde, ça a drôlement dégénéré. Quoiqu’il en fut, Arai était responsable. Mais, avait-il la force, aujourd’hui, d’assumer et de surmonter le châtiment prévu ? Quelle embrouille, ce n’était même pas certain que ce marchand soit la raison de cette lettre. Arai n’en savait rien. Il préférait garder un brin d’espoir. Peut-être était-ce une convocation annuelle depuis sa montée en grade… Non, Kazoku l’en aurait prévenu. A moins que ça ne soit pour lui faire peur. Raah torture mentale. Arai ‘ferma’ ses fonctions cérébrales, tentant de ne pas penser et de laisser le temps passer, jusqu’à ce qu’il sache.
Et si Asuna était elle aussi convoquée… ?
Non non non, ne pas y penser. Mais ce serait de sa faute, de l’avoir entraînée là dedans, Arai s’en voudrait un moment… Il fallait que ça soit autre chose. Il le fallait.
Kazoku se leva d’instinct et parti à l’hôpital, laissant Arai seul. Ce dernier ne put s’en remettre qu’à Sousei, qu’il fit sortir de sa veste, doucement. ‘Mon ami…’ pensa-t-il dans un élan de désespoir. L’animal s’enroula autour de son coup lui susurrant de doux sons, du moins des sifflements qu’Arai percevait tel que, et finit par se rouler sur lui-même, dans le creux des jambes de son maître et compagnon.
Cette présence rassura le chuunin, et il attendit une petite heure, à compléter ses soins et travailler sa concentration. Le délai passé, il se leva, attrapa sa veste dans laquelle Sousei était revenu et sortit de la maison.

Sur le chemin, il se sentit mal.

Le centre d’incarcération, pour ne pas appeler ça brutalement une prison, n’était pas bien difficile à trouver. Les gardes abondaient devant celui-ci par dizaines. Rangés avec disciplines ils parcouraient la totalité du terrain par groupes. Une défense assurée en ce lieu. A croire qu’ils protégeaient les gens s’y trouvant… Arai posa le pied sur la première marche et sentit un pincement à l’estomac. Ce n’était pas cette petite marche qui allait le faire reculer. ‘Avancer’ était nécessaire à toute forme de vie. Il ne faisait pas exception à la règle.

L’intérieur était bien froid, mais pourquoi s’attendre à autre chose ? Arai trouva les indications menant à la salle douze et arpenta les longs couloirs la précédent. Descendant un étage sous le sol, il parcourut un escalier étroit se rapprochant davantage du donjon caverneux que de la prison de haute sécurité. Comptaient-ils l’enfermer de suite sans lui expliquer le pourquoi de sa convocation ? Tsss, Arai accéléra le pas. Sousei ne semblait pas à l’aise en ce lieu, lui non plus…

La porte en vue, le chuunin ne prit pas le temps de respirer et frappa. Une voix étrange lui répondit et lui indiqua d’entrer sans attendre. La porte de fer lâcha un grincement que les dents d’Arai désiraient ardemment imiter. La pièce était tout aussi glaciale que le bâtiment dans laquelle elle avait été construite. Un respect d’ambiance générale imagina Arai. Une table se trouvait en son centre et une personne y était installée. Une autre attendait adossée contre un mur. Ce n’était pas n’importe qui, deux anbus, tous deux venant à peine de revêtir leurs masques. Son arrivée avait fait débuter les choses. A en croire leur formes, un homme et une femme… Deux forces spéciales, pour un apprenti Chuunin, n’était-ce pas un peu trop ? Arai les salua avec grâce et ordre, tandis que la voix féminine s’éleva.

[Karin] – Et bien finalement c’est lui qui a été le plus rapide ! Alors on fait quoi ? On y va et on la bouscule un coup ?

*Que… ? Bien agitée celle-là…*

A cet instant la porte toqua de nouveau. A croire que tellement perturbé par sa convocation, Arai n’avait pas remarqué la présence le suivant… L’anbu surexcitée répondit au nouvel arrivant d’une voix bien hâtive, renfermant sa féminité dans un placard bien profond. Le grincement reprit et ce fut une tête bien familière qui apparut.

*Oh non… Asuna…*



MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Sam 16 Aoû - 16:00

Ils y étaient finalement. Se fut une poigne d'homme qui toqua le premier. Karin lui indiqua – avec une élégance relative, mais une efficacité certaine – d'entrer. Elle n'avait quitté son masque que quelques minutes, pour boire son café et s'allumer une cigarette. Masashi la suspectait de trouver un sombre plaisir à demeurer dissimulé, à maintenir les gens autour d'elle dans l'incertitude sur ses traits. Karin était jolie, pourtant, même si elle n'y attachait aucune importance. Même si elle détestait cette sensation.

[Karin] - Et bien finalement c’est lui qui a été le plus rapide ! Alors on fait quoi ? On y va et on la bouscule un coup ?

Masashi, ou plutôt son masque d'ours, secoua la tête.

[Masashi] - Silence.

Ils n'avaient pas le droit de s'appeler par leurs prénoms lorsqu'ils portaient leurs masques. C'était un sentiment étrange, comme si dès que le visage était caché, leur identité cessait d'être pour se transformer en une surface lisse, blanche, et sérieuse. Un masque. D'ordinaire, ils se nommaient par rapport à des numéros qu'ils déterminaient avant leur mission. Ou encore des pseudonymes. Le goût du secret, pour protéger leurs proches.

Oui, les forces spéciales avaient les mains trempées de sang, et son odeur attire les vengeances les plus légitimes.

Avant qu'ils n'aient pu dire quoi que ce soit, une deuxième personne frappa à la porte. Bien, les participants étaient là. Karin ordonna une nouvelle fois d'entrer. La jeune fille entra et referma derrière elle.

[Masashi] – Asseyez-vous je vous prie, Tsumetai, Kagurazaki.

Ils s'exécutèrent. Masashi observait leurs faits et gestes. Arai était inexpérimenté – un débutant. Son visage et ses gestes trahissaient le fait qu'il avait quelque chose à se reprocher. Généralement, ces séances étaient inutiles. A ce stade, il n'est plus l'heure de plaider son innocence, la culpabilité étant avérée. Il vaut mieux expliquer clairement les raisons de son geste, si raisons il y a, et être prêt à assumer les conséquences de ses décisions.

Masashi sourit, même si cela demeura invisible. Sans doute que lui aussi aurait saisit au col cet incapable d'Isumo. Mais son regard aurait été bien suffisant pour prévenir le marchand qu'un mot de plus serait dramatique pour la bonne tenue de son intégrité. Asuna n'était pas encore très impressionnante. A la limite, Isumo avait pu lire de la colère dans son regard et quelque part, dans un scintillement, une envie de tuer maladroite. Elle apprendrait à faire de son regard une arme contre les faibles. Et Arai l'apprendrait avec elle.

[Masashi] – Nous avons été averti par le marchand itinérant Isumo Katagi qu'il avait été, je cite "ignoblement molesté, meurtri aussi bien dans mon amour-propre que dans mon anatomie remarquable et", je vous passe les détails sur ladite anatomie, "et j'estime qu'il est du devoir des autorités de Kumo de faire justice. Mon corps parle pour moi. C'est la petite gourde qui m'a frappé à mort".

Masashi arrêta là sa lecture, et reporta son attention sur Arai.

[Masashi] – Bien sûr, il est toujours vivant. Il a fait une description de la "petite gourde" en question, et cela rejoint celle des témoins que vous avez croisé pendant votre mission.

[Karin] - C'est toi chérie. Tu as eu une poussée d'hormones ?

[Masashi] – Nous sommes allés voir la Chuunin Suzukaze Eimi, celle à qui avait été confié la mission en premier lieu.

Il fixait toujours Arai. Ils avaient frappé à sa porte à un peu moins de six heures du matin. Ce fut son frère, Jounin et très bon ami de Masashi qui avait ouvert. Il avait les sourcils froncés et barrait sans en avoir l'air l'entrée de sa maison aux forces spéciales. Un grand moment ! Ils étaient une escouade complète de quatre, et pourtant Ashiro Eimi demeurait devant eux sans faire mine de bouger.

Il était allé réveiller sa sœur, qui les a ensuite rejoint dans le salon en chemise de nuit. Suzukaze était une belle fille, même avec ses petits yeux ensommeillés, seule marque visible de sa fatigue. Elle s'était assise, et semblait sincèrement surprise d'apprendre ce qu'il était arrivé à la suite de la mission. Oui, elle l'avait bien confiée à Arai, mais elle ignorait s'il était accompagné d'une fille. Elle ignorait même comment s'était terminée la mission, Arai ne l'avait pas prévenu de la suite des événements.

Ashiro dévisageaient les personnes présentes. Si lui aurait été capable de mentir à une escouade de quatre Anbu, ce n'était pas dans les capacités de Suzukaze. Elle avait écopé d'une retenue de salaire, et d'un avertissement. Suzukaze n'avait pas réagi, leur avait souhaité une bonne journée, et était retourné se coucher.

Elle avait sa main posée sur la rambarde de l'escalier qui menait vers sa chambre lorsqu'elle s'était arrêtée, tournée vers eux avec un étrange sourire aux lèvres :

[Suzukaze] – Il méritait d'être frappé. Au moins une fois dans sa vie.

[Masashi] – Elle nous a confirmé qu'elle s'était déchargée de sa mission sur vous, Tsumetai, et qu'elle était partie sans attendre votre consentement. J'ai du mal à saisir ce qui a pu vous faire croire que vous pouviez laisser Kagurazaki agresser le marchand.

[Karin] – Selon nos informations, vous n'étiez pas présent au moment de l'action. Avez-vous une justification ? Autre celle qu'Isumo est un fameux conn…

[Masashi] – Silence.

Karin haussa les épaules. Elle avait déjà eu affaire à cet abruti.

Masashi l'avait bien dit… Les deux Anbu observaient les jeunes gens qui leur faisaient face.

MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Jeu 30 Oct - 1:45

Asuna, une fois entrée dans la pièce, dévisagea rapidement les personnes présentes : mis à part Arai, étaient présents deux personnes inconnues aux yeux de la demoiselle, portant chacun un masque dissimulant leurs traits.

* Alors, voilà à quoi ressemble un membre des forces spéciales. Je dois avouer que c’est assez impressionant… et un peu intimidant aussi. *

C’était la première fois qu’Asuna faisait la rencontre d’une personne appartenant à ce groupe mais Fûji lui avait brièvement expliqué ce que les forces spéciales représentaient et le genre de travail auquel ils étaient affectés, lors de son tour de découverte de Kumo. De cette discussion, la demoiselle s’en était fait une opinion de ninjas sans émotions qui ne juraient que par leur mission, sans se préoccuper des dégêts collatéraux qu’ils pouvaient causer pour l’accomplir à bien… d’où cette appréhension au moment où elle vit ces deux masques dans la pièce.
Un rapide coup d’œil en direction d’Arai lui permit de discerner une lueur d’inquiétude dans son regard également. Ce simple détail et sa simple présence lui permirentt de confirmer la raison de sa présence dans cette salle. La jeune élève s’assit sur une des deux chaises encore inoccupées, à côté de celle d’Arai et se tint prête à écouter le masque à la voix d’homme exposer la raison de leur convocation au centre d’incarcération du village.

Asuna demeura totalement silencieuse pendant toute la durée de l’exposition des faits. Elle ne réagit pas aux provocations de l’autre Anbu non pas parce qu’elle s’en fichait. Simplement, elle pensait que le fait d’y répondre aggraverait encore plus son cas qu’autre chose. Aussi se retint-elle de faire tous commentaires sur lesquels le masque à la voix féminine n’aurait certainement pas hésité à rebondir dessus pour tenter de l’enfoncer encore plus.
Comme elle s’y attendait, la raison de leur présence ici, à Arai et à elle-même, était l’incident qui avait eu lieu pendant leur mission. Ce léger incident avait pour eu pour conséquence, ainsi que lui avait rappelé le masque masculin, des bleus et quelques côtes cassées à un dénommé Isumo, marchand à ses heures perdues et pervers à temps complet.
Lorsque ce même masque lui demanda des explications pouvant justifier un tel acte, Asuna se leva de sa chaise, et prit la parole avant Arai. Ce dernier allait surement tenter de sauver les apparences mais la demoiselle n’était pas prête à jouer le rôle de la demoiselle en détresse, aussi fit-elle sauter le tour de parole du ninja. Sa voix tremblait un peu, signe de sa légère nervosité mais la demoiselle tenta de la dissimuler derrière une voix forte et neutre.

« Je suis la seule responsable de cet incident. Tsumetai-sempaï n’a rien à voir la dedans : il avait mené la mission jusqu’au bout et m’avait demandé de livrer des objets, achetés au près d’Isumo, à deux marchands dans le centre-ville, afin de pouvoir aller faire son rapport. Ce vieil homme s’est sans doûte senti pousser des ailes suite au départ de mon supérieur et a commencé à faire des propositions indécentes à mon sujet.

J’ai réagi comme toutes les femmes auraient réagi dans ma situation : j’ai frappé là où ça fait mal et une fois bien sûre qu’il avait compris que je n’étais pas un objet uniquement destiné à soulager ses délires pervers, je suis partie livrer les deux objets comme me l’avait demandé Tsumetai-sempai. »


Asuna s’arrêta quelques secondes, s’efforçant de reprendre petit à petit le contrôle sur son cœur qui battait à un rythme plus rapide que la normale.

« Je suis consciente de ne pas avoir agi comme un ninja aurait dû agir, mais je ne regrette surement pas d’avoir fait cela. C’est peut-être parce que je ne suis pas encore un vrai ninja, et qu’on ne m’a pas appris à contrôler mes émotions et mes gestes. Cependant, si c’était à refaire, je le referai sans aucune hésitation. Punissez-moi comme vous le souhaitez, mais je ne m’excuserai pas pour ce geste. »

Ces dernières phrases, Asuna les avait prononcé sans aucun tremblement dans sa voix. Même si elle était consciente qu’elle venait peut-être de perdre sa seule chance de devenir kunoichi dans ce village, la demoiselle avait des principes et peu importe le nombre de coups, de remarques qu’elle se prendrait ou de chances qu’elles perdrait à cause de ceux-ci, il était hors de question pour la jeune demoiselle de ne pas suivre ces fameux principes. Ses yeux brillaient d’une lueur de détermination aussi vive que lorsque le ninja lui avait demandé ses motivations pour devenir ninja, le jour de son arrivée à Kumo.



MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Jeu 30 Oct - 2:16

Masashi secoua lentement la tête, sans quitter la jeune fille des yeux.

[Masashi] – Tu n'es pas la plupart des femmes, enfant. Tu n'es pas destiné à le rester.

Il n'ajouta rien, mais empêcha Arai de s'exprimer d'un unique geste de la main. C'était suffisant. Il conserva le silence, et même Karin ne jugea pas nécessaire de faire la moindre remarque. Le fait de devenir un shinobi impliquait d'accepter une certaine part de puissance. Cela était un plus lourd fardeau qu'on pouvait l'imaginer. Plus on allait loin, plus on devenait fort, plus la facilité nous attirait. Pourquoi discuter, quand on peut écraser ? Combien sont tombés à ce jeu, combien de génies ont été salis, réduits à néant ? Réduits à néant par Masashi, abattus comme des traîtres, d'un coup dans le dos et leur dernier soupir pour sa seule oreille.

Combien d'amis assassinés, parce qu'ils avaient cédé ?

[Masashi] – Tu souhaites devenir kunoichi de Kumo no Kuni. Tu es destinée à acquérir de la puissance. Tu seras surprise, dans quelques années, quand tu regarderas en arrière. Tu te diras : "j'ai déjà parcouru tout ce chemin ?"

Sa tête bougea à peine. Il n'imaginait pas Asuna comme cela. Pas physiquement, il avait vu la photo. Elle s'exprimait clairement, avec des hésitations, mais c'était un signe de bonne santé. Elle n'essayait pas de tricher, de se montrer plus grosse qu'elle ne l'était. Être humble quand on doit l'êtr, c'était sans aucun doute une recrue de qualité pour Kumo. Et pourtant, elle était là, devant eux pour une affaire qui aurait pu être éludée face à des yeux plus laxistes. Mais la direction - la jeune direction - de Kumo le savait : c'était du laxisme que naissaient les plus grandes catastrophes. Il n'y avait qu'à regarder feu le plus grand ennemi de Kumo, Heitachi, Karan. Rien de plus qu'un déserteur.

Un déserteur mort.

[Masashi] – Nous ne sommes pas là pour que tu t'excuses. Ni envers nous, ni envers le marchand, ni envers toi-même. Ce n'est pas notre travail, je ne suis pas ton ami.

L'expérience de Masahi lui disait qu'en règle général, il valait mieux ne pas aborder le sujet des parents. Bien souvent, ils avaient été abattus, ou disparus, et cela ne faisait que détourner la discussion en détours… ennuyeux. De plus, il connaissait son histoire à elle. Souvent, on en apprenait beaucoup en parcourant les dossiers sur chacun des membres de Kumo. Beaucoup de tragédies qui auraient pu être évitées avec la puissance recherchée. C'est si facile, comme raisonnement. Si j'avais été puissant, j'aurais pu. "Avais été". Tout est là. Vivre tourné vers le passé était assurément le plus courant, dans cet univers de shinobi.

[Masashi] – Tu te dis peut-être que c'est exagéré. Votre présence ici, et la nôtre. Mais il y a une question qu'on se pose. Quand tu seras bien plus forte, est-ce que tu régleras les problèmes avec ta force ? Ce sera plus impressionnant que de simples bleus. Plus facile, aussi, moins salissant.

Son regard se porta sur Arai.

[Masashi] – Tuer est plus facile qu'on ne l'imagine, quand on a appris à le faire. Et c'est ce que tu es en train d'apprendre, que tu en sois consciente ou non.

Il se leva. Il pouvait l'insulter, la pousser dans ses retranchements, exercer une pression psychologique. Il connaissait son dossier. Il savait où appuyer. Pour la rendre furieuse, pour voir sa réaction, pour l'évaluer. Mais ce ne serait pas nécessaire. Masashi avait toutes les informations qu'il cherchait. Son corps, trop jeune, et sa voix parlaient pour elle. Elle était trop… sincère. Un défaut, sans aucun doute, mais un défaut appréciable.

[Masashi] – Tsumetai. Elle était sous votre commandement. Quand on demande son aide à quelqu'un et qu'on est son supérieur, on en assume les conséquences. Non ?

[Karin] – Un Chuunin qui est incapable de s'occuper d'une mission D ? Mais sur quelle planète tu vis, me…

[Masashi] - Non. Non, pas de ça. Ce n'est pas du tout le sujet, et ça ne le sera jamais. Tsumetai.

D'un signe de la tête, il l'invita à s'exprimer.

MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Mar 4 Nov - 15:25

Qui étaient-ils ? Ces personnages… Car, oui, à ce stade ce n’était plus à des humains qu’Arai avait à faire, mais bel et bien à des personnages, cachés sous leurs masques à représentation animale, sans nom ni identité propre. Des êtres sans émotion. Normalement. La voix féminine, enfin davantage que l’autre, semblait moins sereine, plus à cran. Une faiblesse dans leur jeu, mais ça, Arai ne l’avait pas vu, et il n’allait pas le voir. Rien que d’être entré dans le bâtiment lui avait noué l’estomac, alors se retrouver en face de ces deux anbus frôlait la crise de panique. Bien qu’il soit intelligent, Arai était en aucun cas expérimenté, son rang de chuunin était comme apparu dans une enveloppe surprise. Les étrennes d’une grand-mère haut placée et très éloignée. Sait-on jamais.
Quelque soit la provenance de cette promotion, Arai était aujourd’hui aussi frêle qu’un roseau, même Asuna semblait plus forte que lui. Alors que les féroces, mais placides, animaux qui leur faisaient face l’assénaient de questions plus ou moins implicites, Arai restait immobile, tétanisé.

L’homme parla de Suzukaze Eimi, la chuunin qui avait confié la mission à Arai. Ou plutôt qui s’en était déchargé sur lui. Elle s’était volatilisée si rapidement, et lui était si naïf et si gentil qu’il se laissa avoir. Faible, il l’était, et les anbus n’allaient pas cesser maintenant de lui faire comprendre. Phrase après phrase, regard après regard. Car oui, même s’il ne percevait pas nettement leurs yeux derrière ces masques, il pouvait ressentir la puissance de leur regard, ne pouvant que s’écraser sous cette force. Force qu’il n’avait pas, la domination. C’était bien la chose dont il ne pensait pas avoir besoin en tant que médecin… Mais, avait-il réfléchis à son statu de ninja ? Avant d’être médecin, il était chuunin, et pour cela il aurait du, et allait devoir apprendre à maîtriser cette arme. Peut-être allait-il se révéler être un expert dans la torture mentale, lui aussi… Sousei pouvait l’y aider, probablement. D’ailleurs le serpent se manifesta, il bougea dans la veste d’Arai, rappelant à son maître qu’il était toujours là, pour le soutenir et le rassurer. A moins que ce ne fut qu’un simple mouvement somnambule.
Quoiqu’il en fut, le chuunin repris un brin de confiance, Sousei lui avait depuis le début apporté assurance et sérénité. Pourquoi cela changerait-il aujourd’hui ? L’animal avait comme un pouvoir empathique puissant. Ce lien était à analyser, et à approfondir.

[Masashi] – Elle nous a confirmé qu'elle s'était déchargée de sa mission sur vous, Tsumetai, et qu'elle était partie sans attendre votre consentement. J'ai du mal à saisir ce qui a pu vous faire croire que vous pouviez laisser Kagurazaki agresser le marchand.

La laisser agresser le marchand. Comme si Arai avait prévu cet incident, ou dans le cas contraire l’avait toléré. Cet anbu était dans la faux, et le chuunin resta bloqué sur cette erreur d’analyse, il n’entendit pas les mots de la femme, et alors qu’il allait répondre au premier, cet ours au regard de glace, Asuna prit les devant et coupa la parole à Arai avant même que celui-ci n’ai put émettre le moindre mouvement buccale.

Bien qu’elle racontait la vérité, les anbu n’avaient pas la réponse à leur question. Oui, elle avait réagit à ces avances avec un manque de tact indigne d’une ninja, oui elle était têtue et n’accomplissait que ce qu’Arai lui avait demandé. Mais… Pourquoi Arai avait-il laissé faire cela ? Pourquoi était-il parti, la laissant seule ?

[Masashi] – Tu n'es pas la plupart des femmes, enfant. Tu n'es pas destiné à le rester.

[Arai] *Quoi ? Asuna n’en est qu’au début de sa formation ! Tu le dis toi-même, elle n’est pas destinée à le rester, autrement dit elle a le temps d’apprendre !*

Cette pensée n’eut pas le temps de s’extériorisé, tout était allé si vite, l’anbu bloqua Arai dans son élan, d’un simple geste.

Si frêle…

L’homme continua, il semblait expliquer des choses importantes à Asuna, des choses qu’Arai n’aurait jamais pu dire. Non pas parce qu’il n’en était pas capable, mais car il n’y avait jamais réfléchis. Il est certain qu’elle était en tort. Cet ours était cette fois-ci dans le vrai… Mais, connaissait-il assez Asuna pour deviner qu’elle ne changerait pas par la suite ? Non, c’était autre chose. Il voulait simplement s’assurer que c’était ce qui allait se passer. L’avertir, la prévenir de la multitude de chemins qui s’offraient à elle, et que beaucoup d’entre eux étaient dangereux. Parfois, ce message était non pas uniquement destinée à la kunoichi, mais semblait également être adressé au chuunin. Cet anbu était encore plus doué que prévu. Un excellent membre de Kumo. Si grand devant Arai, celui-ci en restait bouche bée d’admiration. Il ne devrait pas. Être impressionné aussi facilement ne révélait rien de bon pour sa carrière, surtout au stade où il en était… Chuunin. Mais quelle blague.

[Masashi] – Tsumetai. Elle était sous votre commandement. Quand on demande son aide à quelqu'un et qu'on est son supérieur, on en assume les conséquences. Non ?

[Karin] – Un Chuunin qui est incapable de s'occuper d'une mission D ? Mais sur quelle planète tu vis, me…

[Masashi] - Non. Non, pas de ça. Ce n'est pas du tout le sujet, et ça ne le sera jamais. Tsumetai.

La femme l’avait bien compris elle, l’incapacité du chuunin assis en face d’elle… Arai sombra davantage dans le doute. Ils avaient réussi à le briser. Méritait-il cette place ? Son professeur de ne s’était-il pas trompé, une fois de plus ? Depuis ces quelques années Arai n’avait pas évolué le moins du monde, sa stagnation représentait parfaitement son niveau général. Il n’était pas à la hauteur. Et même pour une mission de rang D, accessible aux simples étudiants…
Le silence régnait, les anbus s’impatientaient-ils ? Arai n’avait pas ouvert la bouche depuis quelques secondes, longues secondes, alors qu’un signe l’eut autorisé à le faire.

Il serra ses poings sur ses genoux, agrippant le tissu de ses pantalons de ses mains moites, et releva la
tête, tentant de faire face. Il allait bientôt la rebaisser.

[Arai] – Etant le supérieur de Kagurazaki-san, c’est à moi d’en assumer les actes, erreurs et réussites, je suis responsable de ses agissements. Lorsque Suzukaze-san m’a confié cette mission, je n’ai pu qu’accepter de lui offrir mon aide. Cela dit, je ne m’attendais pas à ce qu’elle ne s’éclipse aussi vite.

Il tenait, les bras tendus et tremblants. Mais il tenait.

Pris par la panique, car oui, j’ai paniqué et ce fut ma première erreur, j’ai profité de la présence salvatrice de cette jeune kunoichi pour lui demander son aide, à mon tour. Kagurazaki, qui était alors de congé ce jour-ci, eut la bonté d’accepter. Elle est entièrement dévouée à la cause de Kumo, que ça soit pour sa politique que pour ses habitants, elle prit sur son temps libre pour accomplir une mission qui ne lui était pas officiellement attribuée. Et en passant, à moi non plus, cette mission n’était pas officielle.

Alors qu’il venait de tenter sa propre défense, Arai baissa les yeux. Résister était trop difficile, le poids sur ses yeux tira sa tête vers le bas. Il fixait dorénavant les pieds du bureau face à lui.

Je n’ai laissé Kagurazaki seule qu’à la fin de notre mission, lorsque je su que tout était fini. Enfin, mon intension première était de lui confier la livraison de ces deux cartons, afin de voir comment elle gérait seule une affaire comme celle-ci. En lui disant que je partais donner mon compte rendu, je ne faisais que la mettre en condition, lui faire comprendre qu’elle était maintenant vouée elle-même. Ceci dit, je comptais la filer, et observer ses agissements, afin d’étoffer mon rapport au sujet de la mission, ainsi qu’à son sujet auprès de l’académie.

Cependant… J’ai failli. Alors que j’étais sur le point de partir, nous avons eu une légère altercation. Et de part cette faiblesse qui me poursuit, j’ai été anormalement perturbé. Alors que j’étais parti sur les toits, j’ai, oui, entendu la dispute qui les opposa, elle et Isumo. Mais… Je…


Cette fois ci c’était ses propres pieds qu’Arai fixait. Il était littéralement écrasé sous la pression.

Je n’ai pas levé le petit doigt, je n’ai pas émis la moindre intention de les arrêter. Je n’y ai même pas pensé… Je n’ai pas laissé volontairement faire, je n’ai juste pas pu réagir.

Arai se força, aidé brièvement par Sousei, à relever la tête. Pour ces derniers mots, il devait faire face. Il avait un minimum de dignité. Ne pas faire honte au village, pas une fois de plus.

Je prends la responsabilité de cette histoire, la cause de tout ceci étant mon incapacité à gérer une mission en équipe. C’est ma seconde erreur de ce type. Si le meilleur moyen d’y remédier est de me destituer de mon rang, qu’il en soit ainsi. J’en assumerais les conséquences.
La seule erreur qu’elle ait pu faire c’est d’être humaine. Et en tant qu’étudiante, je crois que c’est on ne peut plus normal. Moi, je ne dis pas.


Décidément, ils étaient vraiment bons.



MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Mar 4 Nov - 16:45

Pendant qu'Arai parlait, le regard de Karin passait de l'un à l'autre des accusés. Lentement, un sourire étira ses lèvres. Non... ? Quand même pas... ? Dans sa vie, elle avait observé quantité de visages. Sans pouvoir prétendre avoir vu chaque émotion humaine les déformer, elle en avait dénombrer une bonne part. Elle avait décelé les plus évidents ; haine, colère, joie, mais aussi jalousie, méfiance et désir. Ce qu'elle voyait à présent n'appartenait ni tout à fait au désir, ni tout à fait à l'amour. C'était aussi beau que quelque chose qui naissait - Karin n'avait jamais apprécié à sa juste valeur la naissance d'un enfant, pour elle c'était avant tout bruyant, angoissant et douloureux, sans doute.

A peine Arai avait-il fini que Karin lâcha.

[Karin] - Vous, vous sortez ensemble. Excellent.

Juste la pointe mélodramatique qui manquait à cette entrevue. Masashi ignora superbement sa remarque, comme si cela relevait de peu d'importance. Ou bien l'avait-il remarqué avant elle ? Non, certainement pas. Masashi n'est pas aussi bon qu'elle pour ce qui est de l'analyse comportementale. Il n'arrivait pas à trouver les petits signes traitres, ceux qui dénoncent un mensonge, un non-dit, une évidence que l'on essaye de cacher.

Karin était un peu vexée, mais pas tellement. Masashi était trop... droit. On lui avait donné une mission, un caractère à juger, il s'en tenait là. A la limite, même s'il apprenait que Tsumetai avait entreposer une cinquantaine de cadavres dans sa cave, il ne réagirait peut-être pas.

[Masashi] - Non, ce serait trop facile Tsumetai. Le chef d'équipe peut dire que tout est de sa faute. L'erreur n'en est pas moins présente. Comprenez bien... On ne cherche pas de responsable, on ne mène pas d'enquête. On a déjà tout ce que nous voulons.

Il s'interrompit un instant, puis répondit à la question que se posaient peut-être les deux convoqués.

[Masashi] - Si vous êtes là aujourd'hui, c'est essentiellement pour qu'on puisse... juger... de la façon dont vous présentez les choses. On est pas là pour enfoncer des portes ouvertes.

[Karin] - Tu te trompes Masashi. Ce n'est pas comme s'il n'était pas présent. Il l'a dit lui-même, il était là et il n'a pas réagi. Tu voulais quoi, te venger ? Peuh... C'est quand même hallucinant de trouver deux personnes aussi peu dans leurs rôles que vous.

Masashi prit le parti de laisse Karin s'expliquer. D'après ce qu'elle venait de dire, son point rejoignait le sien. La jeune femme désigna Asuna du menton.

[Karin] - Toi, incapable de faire la différence entre ta force de kunoichi et ta force d'avant. On est pas dans la rue ici. Quelqu'un t'insulte, tu l'insultes en retour : on s'en fout de ça. Il se plaindra, mais on ne viendra jamais t'emmerder pour ça. S'il te frappe... C'est que t'es vraiment nulle à chier. Tu *es* une kunoichi, tu le sais ça non ? Alors comporte-toi comme telle. Quand tu es en mission, et quand tu n'y es pas. Et toi...

Elle désigna Arai. Ils ne pouvaient pas le savoir, mais Karin souriait.

[Karin] - Qu'est-ce que tu as dans la tête ? Je connais pas ton dossier et je m'en fous. Mais depuis quand une étudiante peut-elle être livrée à elle-même ? Tu sais quoi ? Même les Genin ont des chefs d'équipes. Même les *Chuunin*, ne sont pas considérés comme "livrés à eux-mêmes". Même nous, on n'est pas livré à nous-mêmes. Nos limites, ce sont les clauses qu'on a accepté de remplir quand on a accepté une mission. Tu avais accepté d'aider le marchand, pas de lui casser la gueule. C'est suffisamment évident, ou tu veux que je te le chante ? Qu'est-ce que tu crois ? Qu'on est pas humain parce qu'on ne laisse pas nos émotions de petite fille vexée nous guider ? Tu crois qu'on ne se dit jamais "Je ne devrais pas être là, cette mission ne devrait pas exister" ? C'est ce que je me dis aujourd'hui, et c'est pas la première fois. Merdeux.

Masashi était surpris. Karin était curieusement claire. D'ordinaire, elle se perdait en litanie d'insultes, s'embourbait dans ses propres exaspérations, pour au final en arriver au même constat : seule une bonne claque pouvait exprimer avec suffisamment de clarté sa colère et son indignation. Ce qui la rendait vraiment malade, ce n'était pas l'argumentation de Tsumetai. Elle était déficiente, mais pas irrecevable. Masashi aurait pensé qu'il se cacherait davantage derrière Suzukaze, mais il n'en avait fait mention qu'une fois ou deux. Mais prendre les responsabilités d'un acte, ça, ce n'est valable que dans les livres. Seul celui qui l'a commis peut dire que tout est de sa faute. S'il a plus de huit ans. Ce qui semble être le cas ici.

Non, Masashi n'était pas prêt à tout excuser aux étudiants. Sans doute Tsumetai disait-il vrai. Sans doute qu'Asuna était dévouée à son village, et qu'elle n'avait fait qu'un excès de zèle. Mais sa conduite n'est pas pardonnable. Utiliser sa force, même pour frapper un misérable, quelqu'un qui le mérite, quelqu'un qui provoque, cela ne doit pas être. Quand on a le pouvoir, on n'a pas le droit d'être cruel, de céder à la facilité. C'est une charge terrible, une réelle tentation. Il faut la repousser à chaque fois. Tuer, passé un certain stade, devient si facile, si évident, que l'acte s'impose parfois comme couler de source. Un coup de kunai, bien placé, et des problèmes s'évanouissent. Oui, Isumo méritait de mourir quelque part. Asuna n'en savait rien, et elle n'en saurait jamais rien, mais il avait déjà été suspecté de viols au sein même de Kumo. L'enquête n'avait pas aboutie, et cela pour une raison fort simple : Isumo apportait beaucoup d'argent. Le gouvernement d'alors n'avait pas même fait remonter cela au Raikage. Ils avaient simplement pris l'initiative d'annuler cette poursuite.

Quelle ironie que lui, Masashi Mura, se retrouve à défendre celui qu'il accusait quelques années plus tôt... Quand il avait lu le nom, l'envie de rire lui était venue.

Masashi ne le dirait pas, mais il n'avait rien contre le fait de se faire justice soi-même. Mais dans ce cas, Kagurazaki s'était trompée. Simplement frapper Isumo ne suffisait pas. Il avait dépassé ce stade depuis longtemps. Il aurait fallu le tuer. Cela aurait été plus honnête, moins... hypocrite. tant qu'à prendre une décision, autant l'assumer jusqu'au bout.

Mais Masashi ne dit rien de tout cela. Il se contenta de murmurer.

[Masashi] - Quelque chose à ajouter ?

Je pense qu'on a fait le tour de cette affaire, encore une fois. C'était un procédé assez fascinant, à bien y regarder. La première fois, Masashi avait été stoppé dans son élan de justice par l'administration. Et aujourd'hui, c'était lui l'instrument de l'administration. Peut-être que son esprit s'uniformisait. Il devenait plus lisse. Peut-être. Mais, en fait, une vérité étrange lui était apparue. Une vérité qui bouscula tout ce qu'il avait cru apprendre, alors qu'il progressait vivement.

[Masashi] - Un ninja n'est pas là pour rendre justice. Ni à lui-même, ni même parfois aux autres. On est toujours l'injuste de quelqu'un, non ?

Son regard n'avait pas quitté Asuna.

Il n'attendait pas de réponse.

[Masashi] - Kagurazaki, vous serez assignée à deux semaines de prison. Tsumetai, vous êtes relevé de vos fonctions de médecin pendant une durée de deux mois. Faites en sorte que nous ne nous revoyons jamais. Karin, amènes-la.

MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Jeu 6 Nov - 1:35

Le discours d'Asuna fut démonté phrase par phrase par l'individu qui lui faisait face, peut-être pas tout à fait mais c'était tout comme. Chaque mot, chaque justification qu'elle avait prononcé avait été retourné contre elle par cet homme, avec une voix qui claquait comme un fouet aux oreilles de la demoiselle. Cependant, c'était plus sa manière de balancer les vérités à la figure, avec une dureté qui aurait pu faire flancher une montagne, qui était le plus flippant chez ce personnage. La jeune élève ne pouvait faire autrement que d'encaisser en silence, sans pouvoir réagir et encore moins tenter de le contredire, sous peine d'encaisser encore plus de vérités qui lui frapperaient au visage avec la force d'un bloc de pierre.

Les questions que lui posaient cet homme et auxquelles elle n'était pas sensée répondre, Asuna en connaissait déjà les réponses. Elle connaissait ses propres forces et encore plus ses faiblesses: elle s'était déjà rendu compte que depuis son arrivée à Kumo, sa puissance et ses aptitudes physiques avaient énormément augmenté, conséquences de ses nombreux entraînements dans le but d'acquérir de nouvelles techniques. Elle était également consciente que grâce à cela, ou peut-être à cause de cela, il lui était possible de prendre la vie d'une personne ordinaire beaucoup plus facilement qu'auparavant. Asuna savait cela, tout comme elle était certaine qu'elle ne franchirait jamais cette ligne, jamais elle n'ôterait la vie de quelqu'un gratuitement. D'ailleurs, elle n'avait jamais tué personne et l'idée de devoir peut-être le faire un jour, dans le cadre d'une mission qu'on lui confierait, ne lui plaisait pas du tout. Cependant, la demoiselle était certes têtue et obstinée, mais pas stupide au point de s'entêter à avancer dans la mauvaise voie: si cet homme avait prononcé ces paroles, c'était certainement pas simplement pour les prononcer. S'il avait jugé obligatoire de dire ces mots, c'était surement parce qu'il parlait en connaissance de cause... Asuna n'était qu'une nouvelle venue dans ce monde, elle serait bien orgueilleuse de prétendre le connaître entièrement, contrairement à cet homme qui avait baigné dedans bien plus longtemps qu'elle.

Les paroles de Masashi firent leur chemin dans l'esprit de la jeune femme. Peut-être avait-il raison. Surement avait-elle tort. Elle était prête à assumer les conséquences de ses erreurs, mais apparemment les deux individus n'avaient pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. Après s'être acharnés sur sa personne, les deux membres des forces spéciales jetèrent leur dévolu sur Arai. Depuis son arrivée, Asuna n'avait pas encore observé son compagnon aussi se permit-elle de lever les yeux sur le Chuunin.
Arai faisait peine à voir. Il semblait avoir du mal à supporter la situation car il gardait constamment ses yeux rivés sur le sol. Il avait, semblait-il, également perdu la capacité de se mouvoir car le Chuunin était totalement tétanisé sous les regards implacables de deux ninjas. Asuna souhaitait vivement rassurer son camarade, mais elle risquait de dévoiler leur relation si jamais l'une des deux personnes s'amusait à lire entre les lignes... et Asuna ne savait pas comment les hautes sphères directionnelles du village prendrait le fait qu'un Chuunin sorte avec une jeune élève, l'une de ses élèves en plus. Aussi s'abstint-elle d'amorcer un geste rassurant en faveur d'Arai.

Ce dernier semblait vouloir devenir tout petit face à la présence imposante du ninja masqué. Il avait perdu tout ses moyens et ne parvenait même plus à regarder en face les deux personnes qui le questionnaient. Mais il parvint tout de même à prendre assez sur lui pour enfin prendre la parole et tenter de se défendre. Comme Asuna s'y attendait et comme s'y attendait certainement les deux ninjas, Arai prit toute la responsabilité de cet incident et tenta de couvrir Asuna.
A peine Arai avait-il terminé de parler que la femme masquée prit la parole et dévoila au grand jour le secret des deux ninjas. Par elle ne savait quel moyen utilisé, elle était parvenue à découvrir que les deux ninjas se fréquentaient.

* Elle est forte... *

Asuna jeta un coup d'oeil en direction d'Arai, à la recherche d'un éventuel geste qui lui dirait quoi faire ou quoi dire mais elle ne vit rien qui aurait pu être interprété comme tel. La demoiselle resta donc tranquille, et ne dit ni ne fit rien d'autre qu'un hochement de tête pour confirmer sa supposition. Ce détail n'avait rien à faire dans cette histoire, alors il ne servait à rien de débattre sur le sujet, si ce n'était compliquer encore plus leur situation.
L'homme masqué profita de ce silence pour prendre à son tour la parole et comme s'y attendait Asuna, il démonta une par une chaque justification d'Arai et en particulier, celle où il affirmait qu'Asuna ne devait pas être tenue responsable de tout ces problèmes étant donné qu'il était celui qui était chargé de la mission, en plus d'être le supérieur de la demoiselle. Apparemment, le fait de n'être qu'une élève ne changeait en rien la culpabilité d'Asuna aux yeux de cet individu. Si Asuna souhaitait devenir une kunoichi, aussi devait-elle être jugée comme telle et cela elle l'acceptait, pas totalement bien sûr mais si elle avait le droit d'accéder aux avantages que possède un ninja, elle devait également accepter les devoirs qu'un tel rang exigeait.

Karin prit la suite des opérations et balança les quatre vérités au visage d'Asuna et d'Arai. Si l'homme masqué avait le don de lancer ses mots avec dureté au visage, la femme qui l'accompagnait en avait fait un art à part entière: elle ne se contentait pas seulement de les lancer avec dureté mais en plus, elle appuyait bien fort pour que cela s'enfonçait bien profondément dans le cerveau des personnes... et elle n'y allait pas de main morte.

Finalement, ce fut à l'homme au masque que revint l'honneur de conclure cet entretien particulier, ainsi que d'annoncer la sentence que chacun d'eux allait écoper. Asuna respira bien profondément, dans l'attente du verdict. Ce dernier tomba tel un couperet et Asuna ainsi qu'Arai étaient désormais fixés sur la peine que chacun devrait purger afin de rendre justice.
La demoiselle demeura silencieuse: elle ne dit rien, elle ne chercha pas à contredire cette punition, ni à hurler à l'injustice. Non, elle n'en fit rien. Asuna demeura simplement quelques secondes immobile, se leva lentement, faisant racler les pieds de sa chaise sur le sol, et s'apprêta à suivre la femme au masque afin de se rendre sur le lieu de sa punition. Elle fit une légère courbette afin de saluer l'homme impassible qui se tenait toujours assis devant Arait.

Elle allait passer deux semaines en prison, sans rien ni personne aussi, à cet instant précis, Asuna se fichait éperdument de ce que les gens hauts placés, ou même ces deux personnes pourraient penser de la relation qu'elle entretenait avec Arai. Avant de partir, elle posa l'une de ses mains sur le visage du Chuunin avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.

« A bientôt. Ne fais pas de bêtises en mon absence hein? Aussi non, ça va chauffer pour toi dans deux semaines. »

Elle lui dédia un joli sourire rassurant avant de rejoindre la femme masquée. Jusqu'ici, elle n'avait pas craqué et il était hors de question qu'elle le fasse ici. Pas devant tout le monde. Elle le ferait lorsqu'elle serait seule, enfermée dans son cachot avec pour seul compagnon de cellule des insectes.



MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Sam 8 Nov - 22:14

[Karin] - Vous, vous sortez ensemble. Excellent.

Que... ?! Arai venait de terminer son explication qu'une première gifle retentit dans les airs. Ces simples mots avaient fouetté le silence qu'attendait le chuunin. Cette première réplique le replongea dans ses hésitations, son malaise, tête baissée, les mains crispées sur ses genoux. Ses yeux écarquillés de surprise n'arrêtaient pas de faire le point sur sa vue, floue, nette, de nouveau floue... Comme si son cerveau avait été déréglé.

Mais, en quoi cette phrase pouvait-elle le mettre dans cet état ? C'était en fait cette succession d'événements, de mots, de silences, de tensions et de peur. Bien qu'Arai ne s'en fichait pas de "sortir" avec Asuna, cette dite phrase sortie lors d'un autre contexte ne lui aurait fait ni chaud ni froid. Là, c'était différent. Car ici, il se sentait accusé, pour quoique ce fut. Et ces mots, venant de cette femme, ne sonnaient pas bienveillance. C'était comme si elle leur reprochait cette liaison. Alors non, bien évidemment. A croire qu'un contexte particulier pouvait déformer bien des propos.

C'est alors que l'ours poursuivi, répondant au discours du chuunin, détruisant son argumentation. Arai était si faible en cet instant. Ils n'étaient pas là pour trouver un coupable, mais juger de la sincérité des accusés, au final. Il fallait parler sans parler. Aurait-il dû mentir ? Non, ça aurait été synonyme d'accusation envers Asuna. Arai n'aurait pas pu faire une telle chose, même si c'était vrai ? Bonne question... Jusqu'où pouvait-il aller pour protéger autrui dans la culpabilité ? sûrement pas prendre toutes les charges sur lui et éviter toute punition à l'autre. Ce qui veut dire que... ce qu'il avait dit tout à l'heure n'était qu'improvisation ratée ? Il ne désirait au fond pas prendre tout sur lui ?

Il n'y avait tout simplement pas réfléchis. Simplement élancé par son coeur pour protéger quelqu'un de cher. Rien d'autre qu'un acte émotionnel.

Et voilà la femme qui repris le flambeau, de sa voix masculine et son ton tout aussi peu courtois. Elle semblait rugir, détruire les deux jeunes ninjas qui lui faisaient face. Si elle avait fait un geste supplémentaire, Arai aurait cru se faire dévorer sur place. Mais pour le moment, c'était à la limite, de la simple tétanie. Pour le coup, ses yeux avaient fixé un point, ses mains avaient cessé de tremblé, heureusement que ses poumons, eux, fonctionnaient encore. On aurait dû interrompre tout ce bordel pour éviter la mort d'un naze. Remarque... Ils n'auraient peut-être rien vu, ou alors auraient préféré ne rien faire, profitant de l'occasion pour éradiquer un microbe de plus dans Kumo.

Elle attaquait autant Asuna qu'Arai, réduisant à néant tout leur discours précédent. Pire que l'ours. Le chuunin ressenti soudainement un élan de sympathie pour cet homme, remerciant sa présence parmi eux.

Et le suspens monta.

Quelle allait être leur peine commune, ou respective ? Allaient-ils être condamnés à la prison pendant des mois, voire des années ? Allaient-ils être assignés à des travaux publiques, ou privés, comme par exemple aider le marchand pendant X temps ? Allaient-ils... garder leur statu et rang de Ninja ?

Déjà qu'il était pas brillant, alors être rétrogradé, même si c'était ce qu'il avait suggéré, n'allait pas être une victoire dans sa vie. Avoir mis autant de temps à devenir genin, puis Chuunin, pour tout perdre sur une erreur pareil... Ceci dit, il l'aurait mérité. D'où sa demande, au final.

[Karin] - [...] Merdeux !

Ce mot, aussi, résonna.

Un petit moment passa, et l'ours commença à clore le dossier. Non, rien à ajouter. Et, oui, on est toujours l'injuste de quelqu'un. Seulement, pouvait-on être l'injuste de sa propre vie ? Arai resta fixé sur cette phrase.
Jusqu'à ce que les sentences soient prononcées. Enfin.

[Masashi] - Kagurazaki, vous serez assignée à deux semaines de prison. Tsumetai, vous êtes relevé de vos fonctions de médecin pendant une durée de deux mois. Faites en sorte que nous ne nous revoyons jamais. Karin, amènes-la.

Elle était tombée. Deux semaines de prison, et deux mois de silence professionnel, telle était leur punition respective. Deux mois sans pratiquer la médecine sur autrui... ou même sur lui-même ? Deux mois de perdus ? Non, Sousei était là. Il roula, pour le faire rappeler.

Asuna brisa le silence, faisait frotter sa chaise sur le sol. Le bruit résonna dans toute la pièce, introduisant son mouvement d'érection. Alors qu'elle allait quitter les lieux, en compagnie de son bourreau, elle s'arrêta aux côtés du chuunin et lui susurra ces quelques mots doux, le tout précédé d'un baiser. Inattendu.

Mais si réconfortant.

Arai ne pensait pas être capable d'en apprécier le sens, le goût et l'instant. Mais si.
Finalement, elle partit, laissant seul le chuunin et l'anbu, entre hommes. Etait-ce mieux ?...

Il n'osait pas bouger. Jusqu'à ce qu'au bout d'un moment, il prit les devant.

[Arai] - Puis-je... quitter les lieux ?

Un signe de tête lui indiqua que oui. Discret mais compréhensible. L'anbu avait fini sa journée, probablement. A moins qu'il n'était assigné à une autre mission de 'justice'. Quelques heures avant Arai l'aurait plaint, mais là, il s'en contrefichait. Il se leva à son tour, prenant garde à ne pas faire de bruit, ne pas produire ce son si désagréable de chaise raclant le sol rugueux.
Avant de passer la porte, tête baissée, Arai se retourna et regarda timidement son juge. Il lui posa une question.

[Arai] - Excusez-moi, comme c'est la dernière fois que j'ai le droit de vous voir, je voudrais savoir, pour ma sentence. Je n'ai plus le droit de soigner qui que ce soit ? Y compris moi même ? Ou bien est-ce seulement d'ordre professionnel... ?

Cette question allait organiser tout son prochain programme. Au moins, lui il pouvait prévoir quelque chose. Pas comme Asuna... Alors autant en profiter.

D'ailleurs, s'il le pouvait, il irait lui rendre visite...

Et... ai-je le droit de rendre visite à Kagurazaki, durant son séjour ?



MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Ven 21 Nov - 0:48

Être un ours n'avait pas toujours été facile. Masashi se souvenait du jour où on lui avait proposé le poste. L'idée lui avait effleuré l'esprit enfant, lorsqu'il peinait à reproduire une métamorphose digne de ce nom. Puis elle s'était dissolue au fil du temps, pour finalement disparaître totalement de son esprit. Arrivé Juunin, Masashi avait déjà atteint un aboutissement dans sa carrière. Il n'enseignait pas, cela ne l'attirait pas, mais il partait fréquemment en mission. C'était un chef, une qualité moins commune qu'il n'y parait, même parmi les shinobi. Il n'était pas atteint par les rumeurs, par ce qu'on pensait de lui ; il prenait les décisions, et on les suivait. Aveuglément. Ses ordres n'étaient pas remis en cause, sa force jamais suspectée. Il était le roc sur lequel s'appuyaient ses coéquipiers, celui qui permettait de ne jamais se noyer totalement.

Puis on lui avait proposé d'intégrer les forces spéciales du village. Devenir une épée parmi d'autres dans la nuit, devenir un masque ; plus de nom, plus d'avenir. C'était tellement plus rassurant… Masashi accepta sans hésitation. Il n'abandonnait rien. Une femme à qui mentir ? Non. Des amis ? Oui, mais qui ne mentait pas à ses amis ? C'était sans conséquences. Quand on lui demandait s'il pouvait sortir ce soir, Masashi se contentait d'un sourire et d'un refus poli. J'ai quelque chose d'autres de prévu. Une femme ? Haha. Ils pensaient tous qu'ils étaient un invétéré coureur de jupons. C'était ça, les chefs. On leur inventait des excuses qui n'existaient pas. Une couverture pratique, qu'il endossa sans plus y penser.

Alors quand ils voyaient ces jeunes gens, il trouvait cela assez amusant.

Bien sûr, eux, les forces spéciales et à travers eux, les autorités du village, avaient une finalité pédagogique. S'assurer qu'Asuna ne devienne pas un élément gênant, une menace qui couvait. S'interroger sur la reliabilité d'Arai. Est-il vraiment capable ? Dans le sens le plus général du terme. Masashi n'en était pas sûr après cette entrevue. Arai était timide, faible, presque pathétique, et il avait l'air triste. Mais il arrivait à tomber amoureux. Sans se laisser aller à un romantisme importun, Masashi trouvait cela important.

Cela sera structurant pour lui. Cette fille, Asuna, sera structurante. Il n'y a pas de honte à apprendre de plus jeune que soi. De son élève. D'une femme. Quel que soit le point gênant ici.

[Masashi] – C'est d'ordre professionnel uniquement. Vous n'avez pas le droit de donner de consultation, et vous ne serez pas appelé à en faire. Mais si vous voyez quelqu'un mourir dans la rue, ou si vous êtes blessé, nous serions ravi que vous agissiez.

Masashi avait parlé d'une voix profonde, dépourvue de nuances. Il ne voulait pas se montrer ironique, blessant. Cette expérience était sans doute suffisamment dure pour ne pas en rajouter davantage.

[Masashi] – Vous pourrez rendre visite à Kagurazaki.

Arai alla pour sortir mais Masashi l'arrêta.

[Masashi] – Vous savez...

L'ours regardait le Chuunin droit dans les yeux. Arai l'ignorait, mais il souriait.

[Masashi] – Si quelqu'un vous attaque sur votre relation, défendez-vous. Défendez-vous comme si c'était elle qui était attaquée. Vous n'aviez pas à être héroïque aujourd'hui. Vous aurez à l'être plus tard. Je représente une autorité. Ce n'est pas le cas de tout le monde dans le village.

Si on se moque, agis. L'indifférence est propre aux faibles dans ces situations.

[Masashi] – Cela t'aidera, toi, personnellement. Kagurazaki a eu raison de faire ce qu'elle a fait. Parfois, il faut se faire justice soi-même. C'est ainsi. Et on sera toujours là pour punir. C'est ainsi. Fais les chois qui t'apparaissent les plus justes au moment où tu les fais. Tes choix. Adieu, Tsumetai.

Sans un mot de plus, Masashi disparut.

***


Karin avait mené sa prisonnière en silence. Elle ne la touchait pas, marchait calmement devant elle et la dirigeait dans l'escalier. Les murs, d'un blanc presque aveuglant, étaient agressifs. Aucune marque ne les maculait, comme les tableaux parfaits d'un peindre sans inspiration. Karin n'avait jamais rien entendu à l'art ; une perte de temps et d'intelligence.

Les deux femmes débouchèrent sur un long couloir. Le poste de garde dépassé – Karin n'adressa pas le moindre regard au Chuunin de garde – les cellules commencèrent à fleurir. La kunoichi les dépassa sans s'y intéresser. Parfois, quelqu'un derrière les barreaux leur jetait un coup d'œil.

[Karin] – Pas beaucoup de luxe, mais les cellules ont le mérite d'être propre.

Karin y avait séjourné de longs mois cumulés. Cela devait bien lui faire deux années d'incarcération en tout. Pour des broutilles. Une mauvaise blague à un professeur, la perte du bras d'un abruti – il lui avait pincé les fesses ! – la pose d'une bombe faite maison chez une rivale de cœur. Elle n'avait même pas explosée en plus… C'était un peu sa deuxième maison et, quand elle montait la garde – presque jamais grâce aux missions qui lui étaient attribuées – Karin était étrangement nostalgique. Peut-être qu'il s'en était fallu de peu pour prendre une direction différente, mais les choses étaient ainsi.

[Karin] – Normalement cela n'arrivera pas, mais si quelqu'un est irrespectueux avec toi, tu peux le massacrer. C'est… ironique… de dire ça quand on sait pourquoi tu es là, mais parfois il y a des petits débordements, même si vous ne pouvez pas malaxer de chakra ici.

Elle murmura pour elle-même.

[Karin] – Il y a des gros tas qui pensent qu'on est plus faibles sans chakra. Un coup de genoux dans les boules à ils crachent leurs poumons.

Karin ouvrit la porte avec une carte, puis la rangea dans sa veste. Asuna entra, Karin ferma la porte.

[Karin] – A dans deux semaines. Si tu as des proches – en plus de l'amoureux là-haut – qu'il faut prévenir, transmet-le au garde il fera le nécessaire. Bon courage.

Karin s'éloigna d'un pas égal.

MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Lun 24 Nov - 16:42

Deux semaines plus tard

Première heure. Levé. Deuxième heure. Lavé, rasé, peigné. Mais toujours nu. Kei se gratta le sommet du crâne, pensivement assis sur son lit. Il était triste de constater que toutes ses matinées se ressemblaient. Il observait avec une fascination sinistre ses cernes s'alourdir autour de ses yeux, même si son sourire perpétuel – son insupportable sourire perpétuel, diraient ses détracteurs – illuminait considérablement les traits de son visage. Les choses étaient ainsi faites ; il ne pouvait pas se coucher plus tôt que minuit, il ne pouvait pas se coucher sans faire l'amour à Mya, et il ne pouvait pas se lever plus tard que cinq heures. Il s'agissait d'un ordre trop établi – et trop important – pour qu'il puisse le remettre en cause aujourd'hui, simplement par paresse. Lui, paresseux !

D'autant qu'aujourd'hui, il avait une mission à la fois intéressante et joyeuse, ce qui n'était pas plus mal. Bon, oui, elle se passait en prison, mais cela ne voulait – presque – rien dire. Il allait libérer quelqu'un, voilà.

Mya s'agita dans le lit. En fait, elle lui donna un coup de pied inconscient – comme souvent les coups de pieds – pour qu'il se pousse. Kei envoya chier son inconscient. Elle ne pourrait pas râler, elle dormait. Il posa une main sur la jambe qu'il devinait sous les bras, et posa son menton sur sa paume libre. Devenir Chuunin n'avait pas été une si bonne affaire qu'il le pensait. Oui, il avait un peu de prestige et oui, il avait des collègues de travail de toutes les couleurs – dans tous les sens du terme, il y en avait une avec les cheveux bleus, canon, au passage. En plus, il partait en mission à l'étranger, et c'était tout bénéf'. Mais quand même, où sont donc les matinées à lambiner joyeusement, en ignorant les appels forcenés de son sensei ?

Le bon vieux temps, si tant est qu'un temps puisse être goûté – et apprécié, de surcroît.

Kei se leva du lit, s'habilla en vitesse mais avec l'attention de quelqu'un qui s'apprête à annoncer une heureuse nouvelle. Oh, en Chuunin consciencieux, Kei s'était intéressé à son cas du matin. Elle s'appelait Asuna Kagurazaki, elle était très mignonne – il s'était procuré son dossier pour ne pas avoir l'air trop à côté de la plaque – qui avait fait eu affaire aux services spéciaux du village. Elle commençait tôt. Une sombre histoire de bastonnade de marchand.

Avant de partir, Kei déposa un baiser sur la joue de Mya – qui ne réagit pas – et fila dehors. Où il faisait froid. Le Chuunin rajusta son écharpe et ferma sa veste. Il ferait le beau un peu plus tard, quand il serait au chaud, avec, si possible, une bonne tasse de café dans les mains. Ce plan machiavélique en tête, Kei se hâta vers la prison. Il se présenta au poste de garde, expliqua les raisons de sa venue – qui était prévue, de toute façon – se saisit de la clef, et s'éloigna en prenant connaissance de la cellule où il devait s'arrêter. Cinquante-huit. Il y avait vraiment cinquante-huit cellules ici ? Après une volée de marches, Kei se trouva dans l'un des couloirs occupés par les prisonniers. Ils n'étaient pas nombreux. Un nouveau garde, plus loin… Hmm… C'était tout de même bête de se perdre dans un couloir blanc et linéaire. Il était au numéro quarante-cinq, puis la cellule d'après c'était le numéro soixante-deux. Quand même, il fallait avouer que c'était mal foutu. Kei se tourna et, ne trouvant personne sur qui râler, poursuivit son chemin. Il retrouva les cinquante quelques portes plus loin, pour une raison inconnue et qui ne méritait sans doute pas qu'on s'y attarde. Il s'arrêta devant la cinquante-huit, relu ses notes, et appela.

[Kei] – Ahem… Kagurazaki Asuna ?

La jeune fille se réveilla, et Kei se trouva un peu stupide, là, devant une adolescente qui se frottait les yeux. Il devait être un peu moins de six heures, tôt pour le commun des mortels. En même temps, les minutes qu'elle passait ici n'était pas bien riches et confortables, et elle pourrait retourner dormir chez elle, le cœur léger et un oreiller mou sous la tête.

Il lui adressa un sourire fin. D'un coup de poignet, il ouvrit la porte. Celle-ci s'ouvrit mécaniquement.

[Kei] – Je m'appelle Kei Kuragi. Tu peux sortir. Je sais pas toi, mais je trouve ça stressant de pas sentir son chakra. C'est comme s'il me manquait une main.

Il se gratta la tête et regarda autour de lui. Comment ils faisaient ça, d'abord ? Ce devait être une sorte de sceau, à tous les coups, posé sur les lieux. Mais un sceau puissant, et caché, de toute évidence, parce qu'il était de notoriété publique que tous les sceaux pouvaient être brisés. Et étant donné les sauvages qui sont parfois enfermés ici…

[Kei] – Et une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule…

Kei sortit de sa poche un tissu étrangement métallique, avec l'emblème de Kumo. Il tapota sur le bandeau qui lui entourait le bras.

[Kei] – Tu es désormais Genin de Kumo, félicitations !

Bon… Ce ne serait pas un moment inoubliable pour elle, il le sentait bien. Déjà, les brumes du sommeil envahissaient toujours sa tête, en plus, il faisait froid et le lieu ne lui rappelait pas forcément ses plus beaux souvenirs. Et pour finir, c'était un total inconnu qui lui donnait son bandeau, pas son sensei ou même un ami.

La loose quoi. Mais Kei faisait de son mieux pour ne pas qu'elle se sente déçue, ou surprise. Il agita le bandeau pour qu'elle le prenne.

[Kei] – Ta mission était une réussite, l'intendant et son conseil pensent que tu feras une très bonne Genin, pleines de promesses. Ils m'ont dit de te dire – ils peuvent pas venir eux-mêmes, en fait, désolé mais je représente pas grand-chose – que tu seras forcément amenée à faire de nouveaux mauvais choix, et que les mauvais choix d'ordre judiciaires étaient bien les moindres. Il faudra juste que tu apprennes à vivre avec, et que ces mauvais choix protègent toujours les civils, ceux pour qui on se bat chaque jour. Je crois que c'est tout… Ah et ils te félicitent bien sûr ! … Je l'ai déjà dit.

MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Dim 28 Déc - 0:09

Asuna : +16 XP
Arai : +29 XP
Ako : +42 XP

Je ne sais pas si c'est fini, à vous de voir.

MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Dim 28 Déc - 1:29

[Masashi] – C'est d'ordre professionnel uniquement. Vous n'avez pas le droit de donner de consultation, et vous ne serez pas appelé à en faire. Mais si vous voyez quelqu'un mourir dans la rue, ou si vous êtes blessé, nous serions ravi que vous agissiez.

Ouf... Soulagement soudain. Etre privé d'un droit aussi divin que celui-ci aurait été désastreux. Il aurait fallu prier tout le jour que rien n'arrive, que rien ne puisse nécessiter son intervention. Mais là, ils seraient même ravis qu'Arai utilise ses... aptitudes, pour venir en aide aux nécessiteux.
Quelle ironie cela aurait-il pu être... Un chuunin blessé, interdit de se soigner, condamné à agoniser en attendant les secours, ou la grande faucheuse.

[Masashi] – Vous pourrez rendre visite à Kagurazaki.

Second souffle d'apaisement. Aller la voir semblait être une obligation, à lui-même pour qu'il se sente bien ? Ou vis à vis d'elle ? Peut-être simplement les deux, humainement, les deux. Après une profonde inspiration, Arai, gêné, attrapa la porte et il avait presque disparu lorsque l'Ours se fit entendre.

[Masashi] – Vous savez... Si quelqu'un vous attaque sur votre relation, défendez-vous. Défendez-vous comme si c'était elle qui était attaquée. Vous n'aviez pas à être héroïque aujourd'hui. Vous aurez à l'être plus tard. Je représente une autorité. Ce n'est pas le cas de tout le monde dans le village.

Ces mots, ils sont de ceux qui arrêtent le corps entier d'Arai, suspendant autant son souffle que les battements de son coeur. Enfin, c'est tout comme.

[Masashi] – Cela t'aidera, toi, personnellement. Kagurazaki a eu raison de faire ce qu'elle a fait. Parfois, il faut se faire justice soi-même. C'est ainsi. Et on sera toujours là pour punir. C'est ainsi. Fais les chois qui t'apparaissent les plus justes au moment où tu les fais. Tes choix. Adieu, Tsumetai.

Et l'homme disparu, laissant Arai encore accroché à la porte. Il n'avait pas fait un seul geste depuis ce commentaire, depuis ces conseils, il était bloqué, focalisé sur une sensation d'agression. Alors que l'anbu ne faisait que l'aider, au fond, Arai avait l'impression d'être la cible direct, il transformait les mots, même positifs, en lames le transperçant de toutes parts. Jugé, il détestait ça, il se sentait écrasé par le poids des déclarations, des regards. Un vrai soumis.
Un chuunin... étonnant.

Il fallait défendre son honneur, de pas se faire marcher sur les pieds. L'Ours avait piqué là où il fallait, il remettait en cause 17 années de vie et de principes non contrôlés. Comment changer ça aussi vite ? Comment évoluer dans cette voie ?
Pour se défendre, il fallait commencer par avoir confiance en soi, et Arai en était bien loin. Deux êtres seulement lui donnaient la sensation d'être quelqu'un : Asuna, et Sousei. La première était sa petite amie, aujourd'hui en prison par sa faute, de par son manque d'expérience en tant que chef, et l'autre était un serpent... un vulgaire serpent. Que pouvait-il avoir de bien spéciale ?

Peut-être rien, simplement qu'il était un réceptacle à toutes ces tentions que le chuunin accumulaient, un déversoir pour ses émotions en surplus. Mais, alors, si l'animal était pour le chuunin uniquement un objet de décharge, pourquoi il restait en sa compagnie ? Quel était son intérêt à rester avec un humain, cet humain là ?
Fallait-il croire en quelque chose de plus compliqué ?

Pourquoi se prendre la tête pour le moment, il y avait des problèmes quelque peu plus urgents.

Arai parvint à bouger, arrêtant de fixer le mur opposé, il passa le pas de la porte, referma celle-ci derrière lui et s'orienta vers la sortie. Il monta les marches de pierres qui l'avaient mené ici avec un arrière goût de stress. Comme si, rien que de les voir de nouveau lui rappelait cette tension qui le submergeait une heure auparavant.

Alors qu'il avait atteint la dernière salle avant l'air frais de l'extérieur, Arai fut stoppé par la présence d'un homme. Bien qu'il ne se trouvait pas sur son chemin, il dû s'arrêter. Un coup d'oeil autour de lui, et malheureusement plusieurs personnes assises là, à attendre on ne savait quoi... Lequel était-ce ? Qui lui avait imposé cet arrêt ?

Soudain, un jeune homme se leva, un manteau sombre, les cheveux gris foncés, les yeux... inhabituels. De couleurs différentes, ils surprenaient de par leur harmonie. Ils étaient comme le reflet d'une multitudes de pensées simultanées, et provoquaient en conséquence un malaise étrange. Une aura guère neutre se dégageait du personnage, son allure même n'était pas commune... Sans savoir pourquoi, ni comment, il ne fallut que quelques secondes au chuunin pour murmurer une identité, la superposant à cet homme, instinctivement.
Il transpirait cette identité.

[Arai] - Alucard-san...

[Alucard] - Tout juste ! avait-il répondu d'un sourire si enfantin, alors que de sa voix émanait l'expérience de deux vies... Tu as quelques minutes ?

[Arai] - Euh... Je... suppose oui.

Un signe de main en direction des autres personnes présentes et tous deux sortirent des lieux. Le bâtiment était bien plus agréable une fois dehors, comme si l'intérieur compressait automatiquement quiconque s'y trouvait. Alucard enfila sa capuche à peine ils avaient traversé la porte. Arai avait entendu une rumeur comme quoi ce shinobi supportait difficilement la lumière, mais personne n'avait su répondre pourquoi sans inventer des histoires saugrenues de vampires et autres démons de la nuit.

Le chuunin se laissa guider dans les ruelles. De toute manière, il avait la sensation que s'il ne bougeait pas ses pieds, quelqu'un le ferait pour lui. Alors, autant suivre consciemment.

[Suite à la banque]



MessageSujet: Re: Centre d'Incarcération de Kumo   Jeu 2 Avr - 11:53

Arai : +10 XP
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