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 Mairie de Konoha

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MessageSujet: Mairie de Konoha   Lun 16 Mai - 19:21

Rappel du premier message :

"C'est ici que vous pourrez trouver toutes les informations nécessaires en ce qui concerne Konoha."

Il s'agissait de l'un des plus vieux batiments de Konoha, en bois ancestral et depuis renforcé par des poutrelles de métal, agencées de façon à ne rien gâcher de son esthétisme naturel. Son rez-de-chaussée était une surface assez large et ne comptait qu'une seule pièce, destinée à l'accueil et à l'information. Des comptoirs accolés aux murs et placés aux extrémités des pièces étaient chacun dédiés à une fonction différente, cependant ils centralisaient tous au moins plusieurs aspects d'une même fonction administrative, afin de simplifier la tâche des employés et officiels...malgré tout, l'administration reste l'administration, et même si cette pièce ouverte évitait le dédale labyrinthique, elle était pour le reste en tout point semblable à un batiment administratif, du moins au niveau de cet étage.
Ensuite, les étages se réduisaient à chaque fois légèrement en surface, bien qu'ils restent longtemps d'une superficie assez importante. Il y en avait une bonne dizaine, et le toit était bien assez large pour qu'une trentaine de personnes s'y tiennent assises en tailleur. Qui plus est, elle offrait une magnifique vue sur la falaise, comme pour rappeler l'autorité des Kage sur le village.

Le Conseil des Jounins siégeait au deuxième étage. L'escalier qui menait au premier et au troisième ne faisait que s'aplanir le temps d'un palier pour permettre de se placer devant une porte bien souvent close et gardée, comme s'il n'y avait rien d'intéressant pour le public en ce lieu.
Des tentures rouges masquaient partiellement les fenêtres blindées, auxquelles aucun shinobi ne tournait jamais le dos, ni ne faisait face. Nul siège pour prendre place, la seule consigne était que jamais le doyen ni le guide ne devaient être visible immédiatement par quelqu'un ouvrant la porte. Tout était fait pour éviter lecture sur les lèvres, assassinat à la volée ou attaque surprise. Les teintes de la pièce lui donnaient une connotation assez sombre, toutefois atténuée par la lueur qui venait du dehors.


Dernière édition par le Mer 1 Juin - 12:08, édité 1 fois

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Sam 12 Juil - 18:39

Bouh ! L'avait pas l'air joyeux le nain ! Huhu. C'est Simplet qui se tape Blanche Neige de toute façon, il a bien raison. Mais pour une raison obscure, Ginko garda cette pensée philosophique pour elle-même.

[Sabi] - Alors on fait quoi, maintenant ? C'est pas l'heure de la douche, si ?

[Ginko] - Boh ! Moi j'm'en fous de ce que vous faites, mais moi c'est la douche. A plus !

Elle se retourna, ouvrit la porte en grand, et s'apprêta à sortir. Elle oubliait quelque chose. Il fallait qu'elle trouve. C'était important. Mmh... Douche, ok. Manger, ok. Et, euh, la best-list il y avait quelque chose... d'autre... Dormir ! La fameuse DMD liste. Procédé mnémotechnique très performant qui lui avait sauvé bien des déboires. Oublier de dormir, c'est vraiment pas conseillé en semaine. Ça avait failli lui coûter sa promotion.

Mais bien sûr !

Elle se retourna vers ses élèves, les mains sous son chemisier et elle en sortit...

[Ginko] - C'est pour vous ! Ch'ais pas où vous voulez les mettre, moi c'est autour du cou, ou de la cuisse quand je porte un pantalon, ou du bras quand je suis assez bronzée sinon ça fait une marque blanche trop trop laide, vous demanderez à Tsuby, elle a une marque blanche sur les fesses ça fait trop trop laid, mais ne lui dite pas que je vous l'ai dit sinon elle va me faire la tête et je devrais lui payer un repas, ou l'inviter au restau, ce qui revient au même notez bien.

Elle reprit brusquement sa respiration et agita devant elles les deux bandeaux. Jugeant les élèves trop lents (peut-être occupés à digérer le flot d'informations à l'intérêt douteux que venait de dégurgiter Ginko), elle leur balança leurs bandeaux frontaux.

[Ginko] - Vous êtes Gai-nin maintenant, vous avez intérêt à sourire à partir de maintenant.

Sa mine perdit tout sourire et s'assombrit dangereusement alors que son regard rencontra celui de Sabi.

[Ginko] - Sinon je te tue.

Elle se redressa, rajusta sa casquette, et de nouveau son sourire illuminait la pièce, comme si de rien n'était. Elle s'était toujours trompée sur l'orthographe du mot Genin. Ou peut-être pas. Mais personne ne lui avait démontré qu'elle se trompait.

[Ginko] - Bon, j'y vais moi. Amusez-vous bien les nains. Kishikatomo, on se revoie demain dans les ruelles ok ? Pour s'entraîner.

Elle se téléporta...

... quelque part.

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Dim 13 Juil - 14:23

Et blablabla et blablabla. Il n'y avait donc rien qui changeait d'un individu à un autre ? Celle-là était pire que la précédente. Elle était la pire, sûrement. La gente féminine comptait dans ses rangs la dictatrices de celle masculine parfaite. Il n'y avait rien à lui reprocher : blabla en tout genre, fresque mesquine de la non sérieusité, inventivité burlesque, jupe pour demoiselle de douze ans, et culotte de couleur non assortie au reste du vêtement. Petite astuce pour nos lecteurs qui ne comprendraient pas l'importance de la chose : c'est pour ça flash. Elle est sûre qu'on la voie.

D'ailleurs, on la voyait...

Finalement, Sabi commençait à comprendre pourquoi, l'autre imbécile de bonhomme qui venait d'échapper à un calvaire atroce, ne partait pas en courant, intéressé fortement par les dessous du dessus. C'était sans-dessus-dessous. Il avait changé du tout au tout. Ce n'était finalement plus la femme en elle-même, du moins son caractère qu'il trouvait pitoyable, mais également celui de l'homme, agglutiné devant une beauté plus provoquée que désirée.

*Pfffff.....*

Mais il en sourit. Oui, il n'avait plus que ça à faire. Par moment, son regard percutait celui de son coéquipier, pour continuait de se parler par expression mutuelles. Enfin, Ginko s'intéressa un tantinet à eux, et leur balança sans autre forme de procès, un bandeau chacun, qui ne pouvait se refuser, tellement lesigne était fort.


[Ginko] - Vous êtes Gai-nin maintenant, vous avez intérêt à sourire à partir de maintenant.

Tout en accentuant la seconde partie de sa phrase, elle regardait avec insistance l'Uchiha, qui continuait de dédaigner quelque peu la provocation grimpante de la jeune senseï, sur lui comme sur son entourage proche, qu'elle connaissait ou non. Il préférait passer à travers, sinon il exploserait. Et il ne pouvait pas, parce que s'il explosait, elle l'exploserait... Et là, la situation serait sûrement plus difficile à gérer...

[Ginko] - Sinon je te tue.

La réaction ne se fit pas attendre. Voila quelque chose qui plaisait, enfin, au nouveau genin à la prunelle maudite. Il se tourna vers sa senseï, et lui fit un sourire forcée mais serein, dévoilant avec amusement toutes ses dents. Une vraie menace, avec l'air méchante toussa toussa donnait finalement un air si frais à Ginko, que Sabi se voyait ravi d'avoir pour professeur une femme qui savait être méchante... Héhé. Mais, lachant quelques mots mal assumés, elle déguerpit sans laisser la moindre once de chance de pouvoir la suivre.

"J'suis crevé... Cette journée m'a... tué. Moi c'est Sabi, toi c'est... comment déjà ?"

La situation était amusante. Il n'avait pas retenu son nom, pour la simple et bonne raison qu'elle en avait prononcée trois différents, et que sur un coup d'oeil confiant, le garçon lui avait expliqué qu'elle ne s'en rappellait jamais et que ce n'était pas nouveau, et que ça ne s'arrêterait sûrement jamais.
Alors il avait bien entendu attendu que la jounin s'en aille à ses occupations du DMD, pour prendre la parole et s'intéresser un tantinet soit plus à son nouveau camarade. Il était, certes, un Uchiha, avec sa fierté et son orgueil, mais il restait un gamin, également. Et la culture Uchiha n'avait jamais renoncé aux amis, et au respect de ceux-ci, mais s'il savait qu'au fond d'elle-même, Ginko avait un profond amour pour eux.

*Enfin profond...*

Ils sortirent tous deux de la maire, respirant avec un bonheur sans égal l'air de Konoha, bien moins vicié que celui de la mairie.


"Je pense qu'on va pas s'ennuyer... Elle est toujours comme ça ?"

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Dim 13 Juil - 15:08

Lorsque la senseï leur lança les bandeaux, Riku mit sa main dans sa sacoche pour vérifier un truc. Ce truc, c’était la présence du précédent bandeau frontal, celui qu’elle lui avait donné plus tôt. Apparemment elle l’avait récupéré sans mal pour que la mise en scène de la remise et de la promotion se passe à sa guise.

D’ailleurs, lorsqu’elle annonça leur montée en grade, Riku lut dans ses yeux la malice et la complicité qui avouait l’acte avec une certaine prétention de supériorité. De toute façon c’était le cas. La seconde partie de la phrase était destinée tout particulièrement au Uchiha. Il était vrai que son coéquipier ne souriait pas beaucoup, comme plongé dans ses sombres pensées.

Le tout nouveau genin aux cheveux blanc regarda son opposé aux cheveux noirs, il semblait faire face à l’affront tel un mur, ou peut être n’en tenait-il même pas compte. Puis Ginko changea l’atmosphère en parlant d’un ton grave, elle le prévenait et avec sérieux ce qui inspira une pensée ironique au garçon.

*En tout cas elle ne fait pas trop de saute d’humeur…*

Riku regarda à nouveau Sabi, un sourire se dessina sur son visage. Il devait entrer dans son domaine, vu le sens réel que prenait son sourire. Ainsi la mort était belle et bien l’ami du Uchiha, ainsi que le disait les livres qu’avaient lus Riku sur les différents clans. Celui de l’éventail, comme il aimait l’appeler, était sombre, avec un penchant vers la solitude et le plaisir dans le combat.

*Bah ! Il n’est peut être pas comme c’est dit dans le livre, c’est que de l’encre…*

Ginko disparut instantanément laissant ses deux genin seuls dans les bâtiments administratifs. L’ambiance redevenant plus calme, Sabi en profita pour prendre la parole. Maintenant qu’ils avaient rencontré leur senseï aussi bizarre qu’elle soit, ils allaient faire connaissance entre eux. La journée avait été épuisante en effet, et encore Sabi n’avait pas passé le bon quart d’heure de folie avec Ginko.

[Riku] – Moi aussi, ça m’apprendra à être arrivé en avance…tu vois ce que je veux dire… Et mon vrai nom est Riku, Yumemi Riku…

Rien que ce début de conversation fit oublier les mots couchés sur le livre de la bibliothèque, ce ne devait être des traits que chez les adultes qui avaient marqué les esprits des habitants de Konoha. Les deux garçons n’étaient peut être pas si différents, ils allaient faire plus ample connaissance sur leur motivations et leurs désirs.

La partie connaissance des capacités, points forts et faibles dans un combat viendrait par la suite. Sans un mot ils se dirigèrent hors de la mairie qui était un lieu pas très convoité par les shinobi, Riku fut content de constater que Sabi aussi semblait heureux de sortir.

[Riku] – En effet ce sera mouvementé, et oui elle est toujours comme ça… Au début c’est déroutant, puis ça devient amusant et au final ben… on s’y fait…plus ou moins. Mais bon je ne doute pas de sa puissance, je suppose que tu l’as remarqué toi aussi ?

Riku faisait allusion à tous les signes qui trahissaient sa force et sa dextérité. La Rien que la tape sur la main et le sérieux de son avertissement en étaient des preuves. Le genin au sabre sur le dos se demandaient ce qu’ils pourraient bien faire, et il n’eu aucune idée.

[Riku] – T’as quelque chose de spécial à faire ? D’ailleurs je me demande bien qui sera le troisième dans l’équipe parce qu’on est sensé être trois non ?

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Dim 13 Juil - 18:32

D'une manière ou d'une autre, pour les deux garçons différentes, puisque le retard de l'Uchiha, et l'avance de Riku les avait tous les deux crevés de la même manière, la journée s'annonçait difficile, si elle n'était pas déjà terminée.

*Cette femme est un démon...*

Mais il devait l'accepter. Il voyait déjà les soirées qu'ils passeraient tous ensemble, lors d'une bonne grosse mission. Au moins, il ne s'emmerderaient pas. Il se voyait également dans une situation difficile, face à des adversaires de valeurs, et elle, gambadant parce que leur chef serait mignon, et de la même façon, ce contexte laisserait une originalité débordante dans la vie de l'équipe. C'était des moments qu'ils ne pourraient oublier, en bien ou en mal, d'ailleurs.

*Yumemi Riku... Va falloir que je m'en souvienne. J'espère qu'alzeihmer c'est pas contagieux !*

Mais il imprima rapidement ce nom dans sa petite boite cranienne, il aurait à faire à lui dans peu de temps, il s'en doutait fort. Et même s'il jouait avec le nom de leur nouvelle senseï, il se souvenait parfaitement de son nom.

*Genko ? Nan... Ginjo ! Non plus. Euuh... enfin ça ressemble à ça quoi !*

Pas de commentaires...Non, mais il faisait exprès. Du moins, si la mémoire défaillante de la jounin était propre à elle-même, la peur qu'elle transmettait à celle qui en subissait les foudres contribuait largement à la transformation d'une crainte, en une phobie. Il passa largement le sujet, et oublia comme il put qu'il ne se souvenait plus du nom de sa senseï.

Mais Sabi ne se plaignait de rien. Le chakra de son coéquipier semblait tout bonnement intéressant, la jounin est au delà du réel dans le terme "originale" et ils attendaient de savoir ce qu'il en adviendrait de leur troisième petit camarade.


"Bien sûr. Pour être aussi fou qu'elle, il faut être fort. Si la folie vit seule, elle n'est qu'une couche hypocrite. Elle... a le mérite d'être vraiment folle."

Effectivement, un spectacle de toute beauté serait de la voir se battre. Si elle avait montré qu'elle pouvait tout à fait être sérieuse, la plupart du temps, cela devait être une véritable fête. Jouant avec les mots, et avec les nerfs de son propre adversaire, sa qualité de comédienne ne jouant absolument pas la comédie devait valoir le coup. Un jour peut-être...

"Je dois me rendre à l'académie. J'suis déjà en retard. Nakagawa-sempaï va m'attendre sinon..."

Il regardait l'heure de l'imposante horloge qui trônait au dessus du parvis de la mairie, et repositionna son sac sur dos.

"Si tu trouves le troisième... Préviens-moi !"

Il lui tourna le dos, lançant un petit sourire simpathique et s'enfuit en courant, prenant la direction de l'imposant site académique...

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Dim 13 Juil - 19:54

Sabi : +34 XP RP (bonus inclus)
Riku: +21 XP RP (bonus inclus)
Akogare (Ginko): +25 XP RP (bonus inclus)

Bravo à vous, vous êtes désormais officiellement Genin ! Very Happy
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Lun 22 Déc - 15:01

La journée d’hier avait été éreintante et beaucoup trop chargée en émotion et en d’autres choses aussi fatigantes.

Il revenait de l’hôpital, les choses s’étaient mal passées… Il était urgent qu’il passe à la mairie pour connaître la situation.

Son esprit était perdu. Des sensations lui faisaient croire des choses abominables. Heureusement ou malheureusement ses blessures étaient là pour le ramener à la réalité. Il était confus, très confus. Il n’avait pas été confus depuis la mort de Mogbo. Mais aujourd’hui ça n’avait plus rien à voir…

Un courant d’air siffla, Yosuke accéléra la cadence, la mairie serait bientôt en vue…

Un bond, un silence… le bâtiment se trouvait devant lui. Ni majestueux, ni gigantesque, ces murs de briques passaient inaperçus dans le quartier. Seul l’emblème de Konoha, la feuille, trahissait la fonction du bâtiment. Le chuunin s’arrêtait à contempler ce symbole, il avait le tract.

Il poussa la porte battante, l’intérieur n’avait plus rien à voir. La carrelage était lisse et brillant. La décoration liant plante verte, tableau et art militaire était strictement dosé et tout était à sa place. Yosuke avançait dans ce couloir qu’il ne connaissait pas bien, il stressait, il ne savait pas quoi dire. Il se perdait dans son discours.

Ses doutes revenaient à la surface l’un après l’autre sans discernement aucun. Et sans se rendre compte ni comment ni pourquoi la secrétaire l’emmena dans un bureau. Il se réveilla lorsqu’elle claqua la porte. Il cligna des yeux… Etait-ce le résultat de sa nouvelle technique ou les calmants qu’on lui avait prescrit à l’hôpital ? Mais l’obscurité de la pièce rendait le bureau brun très flou.

Il se surprit à se tenir la tête. Avait-il des vertiges ? Le stress, la fatigue ? Ce n’était pas le moment de paraître affaibli, et surtout faible. Il avait un rapport à donner et cela aurait sans doute des répercussions dangereuses sur sa carrière de shinobi…

Il pensa s’asseoir quelques instants mais l’idée n’alla pas plus loin dans son esprit. Les sueurs froides et la montée d’adrénaline le forçaient à essayer de préparer un discours, organiser son argumentation, de justifier ses choix mais il se rendait compte qu’il avait déjà totalement oublié ce qu’il avait déjà préparé cinq minutes plus tôt.

Il préféra abandonner, fermant les yeux une nouvelle fois. Serait-il capable de dormir dans un endroit pareil ? Non, il fallait montrer l’exemple. Il se tenait raide comme un piquet, le teint dangereusement blême et ne sachant toujours pas qui allait le recevoir.


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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Mar 23 Déc - 14:46

Naoki Courait vers la mairie. Il sortit la liste de Botan et raya deux autres techniques. Il en restait tout de même encore six, il lui avait vraiment donné beaucoup de boulot. C’était impossible pour qui que se soit de tout apprendre avec le temps dont il avait disposé. Le jeune garçon manqua de percuter une vieille dame alors il rangea rapidement le bout de papier et continua à courir jusqu’à ce qu’il arrive à un bouchon dans la rue crée par une livraison. Il ne restait plus qu’une seule solution pour un shinobi digne de ce nom : Naoki concentra rapidement un peu de chakra dans ses pieds et il marcha sur les murs pour atteindre les toits. Se déplacer sur les toits était une chose que le Genin avait rarement fait et qui était pourtant fort agréable, au moins il n’y avait pas de dispute de charretier sur les hauteurs et la vue était plus agréable qu’en bas.

La mairie était en vue, Naoki redescendit dans la rue et s’arrêta. Il était légèrement essoufflé et il transpirait. Le garçon attendit de se calmer. Pendant qu’il essayait de reprendre son souffle, il songea à la raison pour laquelle Botan l’envoyait là. Il repensa à sa précédente mission et se souvint avec horreur qu’il n’avait toujours pas fait son rapport à la mairie comme Syo-sensei le lui avait demandé. Il allait donc sûrement se prendre une soufflante par l’un de ses fonctionnaires de l’administration du village mais au moins il s’y était un petit peu préparé. Et quand Botan apprendrait qu’il ne s’était pas assez entraîné ses derniers jours, il se prendrait une seconde soufflante. Le garçon commença à conjecture sur les excuses bidon qui pourraient passées pour expliquer son manque de zèle.

De plus il était en retard, mais il avait enfin un souffle régulier et il se décida à pénétrer dans l’imposant bâtiment administratif. L’intérieur était plutôt froid et sombre, Naoki s’empressa d’aller voir la seule personne qui se trouvait là : la secrétaire de l’accueil.

Naoki – Euh, excusez-moi… On m’a dit que je devais venir ici le plus rapidement possible mais je ne sais pas pourquoi.

Secrétaire – Eh ben moi non plus ! Comment tu t’appelles ?

Naoki – Heionkemono Naoki.

Secrétaire – Je vais regarder… Ah oui, vous êtes convoqués dans ce bureau.

Elle pointa rapidement son doigt sur un petit carré qui constituait le plan du bâtiment et le garçon fit de son mieux pour retenir le trajet qu’il devait faire pour atteindre cette salle. Il remercia rapidement la secrétaire et se rendit au fameux bureau.

Secrétaire – Bientôt il faudra même leur dire comment ils s’appellent. Les jeunes d’aujourd’hui pourraient quand même s’intéresser un peu plus à ce qui leur arrive. Je suis sûr que sa mère n’arrête pas de le couver.

Naoki n’était pas assez loin pour ne pas entendre ce qu’elle venait de dire. Ces propos blessants lui firent repenser à sa mère qui se trouvait loin du pays du feu et toute sa famille lui manquait. Mais ce n’était pas le moment d’être mélancolique, le Genin se précipita vers le bureau qu’on lui avait indiqué. Il toqua à la porte mais personne ne répondit alors il décida de rentrer dans la pièce qui s’avéra être plutôt sombre et déserte à première vue. Le garçon sursauta lorsqu’il remarqua qu’il s’était trompé, il y avait bien quelqu’un, en train de dormir le menton appuyé sur le torse. Naoki avait l’impression de connaître cette personne…

Naoki – Yosuke ..? Qu’est-ce que tu fais ici ? Mince j’ai dût me tromper de pièce. Ben nan pourtant. Toi aussi tu as rendez-vous ici ?

L’adolescent ne comprenait pas vraiment pourquoi il se retrouvait avec son ami Yosuke qui était en train de dormir alors qu’il était persuadé qu’on lui avait indiqué ce bureau et pas un autre. Il s’assit sur une chaise et se résolut à attendre que quelqu’un arrive pour lui donner des explications.

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Mer 24 Déc - 18:02

Tago était une personne chaleureuse, avec un tact et une facilité de langage étonnante. Il avait les yeux vifs, le teint clair et un petit sourire mystérieux. Ses capacités d'analyse sur le moyen et long terme étaient des atouts précieux dans les négociations et ces derniers cumulés à son aisance naturelle pour dialoguer et sa sociabilité en avait fait un éminent représentant diplomatique du village de la feuille.

Aujourd'hui, il avait troqué ses armes de ninja pour une plume et un bloc note et s'occupait généralement des affaires courantes, la paperasse, les fonds publiques. Parfois des affaires moins courantes, comme l'assignation de missions dangereuses.

Tout ceux qui avaient un pied dans ce monde savaient pertinemment qu'il ne s'agissait que d'une histoire de mois peut-être même de semaines avant que l'homme n'entre au sein du conseil de Konoha. Mais ses anciens camarades pouvaient aussi en témoigner, Tago était un redoutable combattant et il aurait été de la folie de vouloir le défier au corps à corps. Même si son entraînement n'était plus aussi rigoureux qu'avant, on pouvait clairement voir dans sa physionomie que fracasser des murs avec ses poings restait toujours à sa portée.

C'est l'air serein et détendu qu'il ouvrit une petite porte menant à la salle où l'attendant Yosuke et Naoki. Il leur adressa un sourire chaleureux et les salua.

"- Bonjour. Je vous prie de m'excuser pour ce léger retard, mais j'ai cru que je n'en finirai jamais avec ma précédente réunion."

Il s'installa doucement derrière son bureau et demanda à ses interlocuteur de prendre leurs aises.

"- Je me présente Tago Shimaru. C'est moi qui ai demandé cet entretien."

L'homme leur serra la main. Il avait des dossiers sous le bras et les posa devant lui. Sur deux d'entre eux étaient écrit:

Yosuke Hiromida et Naoki Heionkemono

Il les ouvrit tout les deux, ne cherchant pas à les cacher et dévoilant les photos d'identités ainsi que toutes les informations les concernant.

"- Bien, Messieurs, ou si vous me permettez Naoki et Yosuke. J'ai lu vos états de services et je dois bien avouer qu'ils sont très satisfaisant."

Ses interlocuteurs ne semblaient toujours pas vraiment détendus, il n'avait aucune raison de faire durer un quelconque suspens, d'autant plus qu'il avait encore beaucoup de travail.

"- En conséquence, pour services rendus au village, le conseil a décidé de vous montez en garde. Tous les deux."

La surprise se lisait sur leurs visages, Tago leur laissa le temps de digérer cette nouvelle, mais voyant qu'il y avait une absence de réaction reprit la discussion.

"- Yosuke, aux vues des excellents progrès de vos élèves et des divers rapports que j'ai reçu, cette promotion au rang de jounin me semble méritée. Quant à vous, Naoki, vos progrès et votre niveau vous classe au-dessus des genins, se serait négliger vos capacités que de ne pas vous proposez d'accéder au rang de chuunin."

Tago marqua une nouvelle pause, mais son regard s'était fait légèrement changeant, indiquant clairement son intention de reprendre la parole. Ses deux homologues gardèrent alors le silence.

"- Ce que je vais vous dire maintenant ne doit pas sortir de ce bureau."

Il était tant de passer aux choses sérieuses. Les promotions étaient en partie là pour les mettre à l'aise. C'était la partie immergé de l'iceberg. Une petite introduction pour ne pas trop effaroucher ses compagnons du moment.

"- Ces promotions sont à mes yeux la concrétisation de vos efforts mais aussi la reconnaissance par Konoha de vos capacités. De ce fait, et à juste titre, le conseil a décidé de vous charger de remplir une mission de rang A."

Cette fois, il lut de la stupeur dans le regard de ses homologues. On ne jouait plus au petit ninja dorénavant. Une mission d'un tel rang signifiait que le danger serait de tous les instants. Mais il était loin d'avoir fini avec les nouvelles ...

"- Avez-vous entendu parler d'Asahi ?"

[Je vous laisse répondre pour dire deux choses:
- Si vous acceptez votre montée en grade
- Si vous connaissez l'Asahi.
Vous êtes libre de faire parler Tago en ce qui concerne votre choix pour le grade. Il abondera dans le sens que vous souhaitez si vous avez de bons arguments.
Si jamais vous souhaitez faire des dialogues un peu plus poussés et avez besoin d'informations supplémentaires pour faire avancer le RP, envoyez moi un MP sur le compte d'Iba.]
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Mer 24 Déc - 20:47

Il crut se perdre dans d'étranges nuages. Ses rêveries l'appelaient, son lit se dessinait devant lui, ses draps et son oreillet moelleux venaient d'eux même se poser sur lui, le priant de se reposer et, encore une fois, de quitter Konoha pour les toits de Kumo. Sa tête se baissa doucement...

Il n'était pas allé sur ce toit depuis la dernière fois, là-bas, à une centaine de mètre, il reconnaissait une silhouette blafarde et livide qui lui souriait. Cette vue était des plus horribles, le toit n'avait plus rien de chaleureux ou de reposant.

Son voeu était de partir de cet endroit, de fuir cette réalité qui le rattraperait tôt ou tard. C'est à ce moment qu'une vibration sonore parvint à ses oreilles. Dans ce bureau inconnu et sombre de la mairie, son corps avait entendu quelque chose. Il s'accrocha désespérement à ce sens, à ce cliquetis de poignet pour s'engouffrer dans le tunnel qui le raménerait à la réalité.

Là-bas, tout là-bas, la silhouette ricanna. Son rire lui glaça le sang mais ce fut pire encore quand Yosuke l'aperçut en train de courir dans sa direction. Allait-il le rattrapper ? Il ne fallait pas, pas maintenant, plus jamais !

Naoki – Yosuke ..?

Le chuunin repiqua du nez manquant de tomber. Les yeux presque collés, les cernes béantes, il essaya de regarder devant lui.

[Yosuke] " Euh oui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? "

Il fixa devant lui pendant une douzaine de secondes, quelqu'un était en train de lui parler, puis de fermer la porte. Les yeux blancs immaculés du garçon lui piqua aux yeux et à la main droite. La douleur fut comme un électrochoc, son cerveau se remit en route.

[Yosuke] "Euh... Naoki ?"

Oui, c'était son ami et camarade d'entraînement qui était devant lui à un moment si impropice et inattendu. Il lisait la même incompréhension, la même surprise dans ses yeux blancs cachés de bleu. Que faisait-il ici ? Non, ça ne valait pas la peine d'être dit.

Il se secoua la tête, frotta ses yeux. Il était fatigué. Il se passait tellement de choses bizarres à la fois. Tout avait commencé avec ce test, sa superbe idée, et tout s'était compliqué très vite. Il regarda autour de lui, il n'avait pas bougé. Le bureau ne laissait rien présager sur la personne qui allait les recevoir. Il ne savait toujours pas comment expliquer son geste.

[Tago] "- Bonjour. Je vous prie de m'excuser pour ce léger retard, mais j'ai cru que je n'en finirai jamais avec ma précédente réunion."

La porte s'était fermée aussi vite qu'elle avait été ouverte et dans un silence absolu. La personne qui venait de s'assoir était grande, forte, plutôt impressionnante et élégante. Sa locution paraisait parfaite, haut responsable de Konoha ?

Encore une fois il réfléchissait trop et son cerveau n'était plus en état d'assurer cette fonction aussi rapidement que d'habitude. Il s'assit donc en second, au moins dix bonnes secondes après Naoki. Il lui était difficile de paraître crédible avec sa tête si fatiguée.

[Tago] "- Je me présente Tago Shimaru. C'est moi qui ai demandé cet entretien."

Entretien ? Le mot ricochait dans sa tête. Il se tourna vers Naoki, lui aussi paraissait troublé. Yosuke n'avait jamais reçu de convocation, il était là pour son rapport. Entretien voulait-il dire étude de dossier ? Les papiers qu'il tenait en main annonçait en tout cas cette direction. Devait-il y avoir des sanctions sans qu'il puisse donner aucue explication ? Dans ce cas pourquoi Naoki serait-il ici ? Non, tout cela ne tenait pas. Il préférait ne pas parler, de toute façon il ne s'en sentait pas capable. Tago imposait le respect, il n'avait pas donné son statut, il valait mieux rester prudent.
Il déplia les cartons, laissant béantes toutes les informations personnelles sur les carrières des deux shinobis respectifs. C'était le même genre de papiers dont il avait pu avoir accès pour ses élèves. Nara, Youso et Kenji, il avait pu en apprendre tellement sur eux avant leur rencontre qu'il avait l'impression de déjà les connaître. C'était aussi plein de préjugés. Il y avait toujours l'art et la manière d'interprêter ce genre de documents classés top secrets.

[Tago] "- Bien, Messieurs, ou si vous me permettez Naoki et Yosuke. J'ai lu vos états de services et je dois bien avouer qu'ils sont très satisfaisant."

Mais ? Il devait forcément y avoir u mais quelque part. Avaient-ils fait quelque chose d'illégal ? Yosuke ne s'en souvenait plus. Les seules fois où ils avaient été ensemble étaient pour des entraînements. Il y avait bien la fois où Yosuke avait bu un produit de nature douteuse, ce qu'il l'avait rendu totalement ivre d'ailleurs mais on n'a jamais vu qu'un shinobi avait été renvoyé pour avoir bu un verre d'alcool. Il y avai aussi la fois ou Naoki l'avait embrigadé dans une mission très bizarre où ils se sont fait attaqués par une anbu spécialiste du genjutsu. Mais l'affaire n'avait jamais fait de vagues et elle datait de plusieurs mois maintenant. Il ne restait donc plus que... l'entraînement au chidori.

Yosuke regarda Tago dans les yeux, n'osant penser au seul sujet qui pourrait faire tâche sur leurs étâts de service. Ses yeux étaient vifs mais aucunement blancs... Yosuke se tourna vers Naoki. Se pouvaient-ils qu'ils soient au courant ?

[Tago] "- En conséquence, pour services rendus au village, le conseil a décidé de vous montez en garde. Tous les deux."

...

...

...


[Yosuke] * Pardon ? *

Tago souriait, attendant notre réaction. Yosuke se tourna vers Naoki, bouche bée. Mais le cerveau était toujours coincé à cette même phrase : pardon ?

[Tago] "- Yosuke, aux vues des excellents progrès de vos élèves et des divers rapports que j'ai reçu, cette promotion au rang de jounin me semble méritée. Quant à vous, Naoki, vos progrès et votre niveau vous classe au-dessus des genins, se serait négliger vos capacités que de ne pas vous proposez d'accéder au rang de chuunin."

Il était totalement d'accord en ce qui concernait Naoki. Il avait combattu l'un contre l'autre deux fois et à chaque fois le combat avait été très serré. osuke n'avait pu gagné qu'en utilisant sa pleine puissance. C'était d'ailleurs pour ça qu'il ne comprenait pas cette décision. Il ne se sentait pas capable comme chuunin instructeur, il n'avait même pas la puissance d'un vrai chuunin ! Et aujourd'hui il était venu pour faire son rapport, parler de l'incident de la forêt, du fait que son équipe toute entière se trouve à l'hôpital ! Ses états de service mon oeil, il n'avait pas fait une seule mission depuis l'examen chuunin de l'année passé ! Quelle connerie, qu'elle était la corvée qu'on voulait leur faire faire ?

Il était à la fois heureux, soulagé mais aussi en colère. Il était en colère contre eux, les autorités de Tago pour ne pas remarquer sa véritable valeur, c'est à dire quelqu'un qui ne pouvait pas être jounin, et contre lui, lui incapable de pouvoir assumer ce rôle quand on avait besoin de lui...

Fallait-il dire merci ? Dire comment ? Pourquoi ? Oui ou non ? Yosuke l'aurait bien mais le ton et l'expression faciale de son interlocuteur était bien différente du sourire bienveillant qu'il avait entraperçu. Les soupçons de Yosuke se révélaient être exactes, il y a anguille sous rôche...

[Tago] "- Ce que je vais vous dire maintenant ne doit pas sortir de ce bureau."

N'avait-il pas vécu tout cet enfer pour arriver à ce point ? N'avait-il jamais voulu connaître les secrets du village, du monde quand il lisait les journaux étant plus jeune ? N'accepterait-il pas les responsabilités et la promotion rien que pour effleurer les dossiers top secret ? C'était bien la curiosité qui le poussait à ne rien dire, à douter et à se taire pour boire les paroles... Mais le pressentiment était bien trop grand pour goûter à ce plaisir... Pourquoi avait-il besoin d'eux ? Akogare ne pouvait-il pas se charger de ça? Il jeta encore une fois un oeil à Naoki... Pourquoi eux ? A vrai dire s'il y avait bien une personne à faire venir dans ce bureau à côté de lui, c'était Naoki.

[Tago] "- Ces promotions sont à mes yeux la concrétisation de vos efforts mais aussi la reconnaissance par Konoha de vos capacités. De ce fait, et à juste titre, le conseil a décidé de vous charger de remplir une mission de rang A."

La stupeur ? Non, la panique. Cette peur interdite à un shinobi, cette appréhension du danger. Yosuke manquait de pratique, il ne se sentait pas capable... Un jounin faisait des missions de rang A, pas Yosuke. Il ne pouvait pas être jounin. Mettre sa vie et celle de Naoki entre ses mains... comment pouvaient-ils lui demander ça ? N'avaient-ils pas de gens plus compétents ? Il sentait le stress et la tétanie dans ses muscles. Il ne parlerait pas maintenant car sa machoire ne répondrait pas corectement et il trahirait son stress avec une voix tremblante. Il préférait nourir l'illusion, ne pas parler, hocher la tête autant que faire se peut.
Alors écoute Yosuke, et ne tremble pas.

[Tago] "- Avez-vous entendu parler d'Asahi ?"

Ca suffit ! Non, pas d'embrouilles en plus ! C'est quoi ces histoires ?! Dans quoi tu nous emmenes, tu peux pas y aller toi-même ?! Et puis qu'est-ce qu'on s'en fout laisse moi aller me coucher !

Il ne souriait pas, il restait concentré.

[Yosuke] " Qu'est-ce que c'est ? "

[Tago] "Plutôt qui c'est."

Yosuke haussa les épaules, regarda son camarade d'infortune assis à côté de lui. Il avait l'air aussi perdu que lui.

[Yosuke] "Je m'excuse mais... je... enfin je pensais être ici pour effectuer mon rapport. Vous savez, l'incident de la forêt, la zone interdite." Il se leva bien droit, pour montrer l'importance de ses propos et son sérieux. L'affaire était d'ailleurs assez grave. " Ils ont été aggressé par des animaux sauvages mais ils témoignent aussi d'une personne, d'un monstre ou de quelque chose qui parle. Il faudrait... il faudrait patrouller, rechercher cette créature le plus tôt possible !"

Il venait de donner un conseil, presque un ordre, à un supérieur hiérarchique. Il devint rouge pivoine, sua à grosses gouttes, fixa le plafond.Il finit par se rassoir, iln'avait jamais eu aussi honte.

[Yosuke] "Pardon... Je... non je ne connais pas l'Asahi."

La réunion était top secrète et ce n'était certainement pas pour cet incident, pas pour lui mais pour un problème plus grave. Il avait agi en égoïste et démontré une fois de plus qu'il n'était pas encore assez mature pour cette promotion.

Il écouterait les explications maintenant. C'est certain.


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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Mer 24 Déc - 23:02

Naoki n’eut pas à attendre longtemps pour qu’une troisième personne les rejoigne. Cet était inconnu du Genin mais ce n’était pas le genre de type à passer inaperçu, même dans la foule. Il avait incontestablement un certain charisme et sa posture présageait un entraînement quotidien et donc, une force au dessus de la moyenne. La poignée de main qu’il lui fit ne vint que confirmer cette première impression. En dehors de cette apparence d’homme fort, il semblait avoir une position politique assez importante au sein de Konoha. Du moins, il avait des tâches administratives à régler et il avait accès aux fichiers top secret du village d’après les dossiers respectifs des deux camarades parmi tant d’autres, qu’il posa nonchalamment sur son bureau.

Le dénommé Tago Shimaru était arrivé si rapidement que Naoki n’avait pas encore eut le loisir de se demander pourquoi il était là. Certes, sa première idée fut qu’il allait devoir faire le rapport de la mission qu’il avait effectué avec son équipe ou au pire, se faire réprimander pour ne pas l’avoir déjà fait. Mais la présence de Yosuke venait souffler toutes ses certitudes. En effet, pourquoi son camarade Chuunin serait-il présent pour une histoire de rapport de mission à laquelle il n’était même pas présent ? Il devait donc s’agir d’autre chose qu’on leur reprochait à tous les deux.

Naoki sonda sa mémoire et le seul point litigieux qu’il avait commit était les événements de l’hôpital. Cependant, personne ne savait que Naoki était ce membre inconnu du clan Hyuga à part Yosuke et ses parents. Il n’y avait donc qu’une seule explication à sa présence ici avec le Chunin, on l’avait dénoncé, probablement le couple Hiromida mais vus le malaise qu’affichait son ami, l’option qu’il l’ait trahit n’était pas à exclure. Le Genin avait du mal à croire que son camarade d’entraînement ait osé le trahir mais si l’hôpital avait enquêté sur cette affaire, il n’était pas si difficile de comprendre que les parents de Yosuke n’avaient rien à gagner en couvrant l’ami de leur fils ou que Yosuke n’avait pas d’autre que de le dénoncer. Le Docteur Naoki Takanade avait été une très mauvaise idée finalement.

Naoki ne savait plus quoi penser, il ne s’était jamais posé de questions à propos de la délation. Il s’en voulait plus de ne pas avoir su protéger son secret de ses amis que d’être trahit par un de ses mêmes amis. Mais son esprit fut vite détourner de ces interrogations grâce aux propos du Jounin qui démentaient complètement toutes les conjectures que la pensée de Naoki avait émit.

Tago Shimaru - En conséquence, pour services rendus au village, le conseil a décidé de vous montez en garde. Tous les deux.

On était donc bien loin de l’idée première que Naoki s’était fait de cette, ce qui expliquait pourquoi il avait cet air stupéfait à travers le regard. Le sourire du Jounin ne semblait pas indiquer une quelconque plaisanterie. Le Genin sentit le regard de son voisin se poser sur lui et il tourna la tête pour le lui rendre. Yosuke avait l’air tout aussi surprit que Naoki qui haussa légèrement les épaules comme si son visage ne suffisait pas à montrer toute sa stupeur. Il écouta avec une attention renouvelée les explications du Jounin sur leur promotion et il aurait bien aimé donner son opinion à ce sujet si seulement on lui en avait laissé le temps mais le Jounin semblait décidé à les surprendre un peu plus à chaque phrase.

Tago Shimaru - Ce que je vais vous dire maintenant ne doit pas sortir de ce bureau.

Et maintenant on lui confiait des informations top-secrètes, Naoki était si surprit qu’il faillit en oublier de respirer. Le Jounin leur annonça qu’ils allaient être chargé d’une mission de rang A. Le jeune garçon avait cessé d’essayer de réfléchir, repoussant sans cesse les « Pourquoi moi ? » et toutes les autres questions du même genre qui lui venaient à l’esprit.

Tago Shimaru - Avez-vous entendu parler d'Asahi ?

Et le garçon fut bien obliger de remettre les engrenages en routes. Yosuke s’emporta mais Naoki n’écoutait plus. Il savait qu’il avait déjà entendu ce mot : Asahi mais il ne se rappelait plus de quel bouche ou quel livre il avait apprit ce mot. Les informations qu’il détenait à ce sujet était bien maigre en réalité. C’était sûrement Syo qui avait dût en parler brièvement lorsqu’ils étaient en mission sinon qui d’autre ? Peut-être que ça remontait à plus longtemps que ça, alors ce pouvait être aussi Botan-sensei mais sa mauvaise réputation le tenait à l’écart des sujets importants du village et il ne s’intéressait plus guère à autre chose qu’à la pédagogie et l’enseignement. Il pouvait aussi s’agir de Yoshi dont l’incroyable talent avait certainement finit par le rapprocher des secrets du village et la sœur de Nana devait en connaître un rayon sur Asahi mais le Genin ne voyait pas comment il aurait pu obtenir l’information d’elle. Définitivement, ça devait être Syo-sensei ou Yoshi qui avaient prononcé ce mot devant lui.

Naoki – Asahi… C’est une bande de criminels qui sont dans le bingo book de Konoha et probablement des autres villages aussi, non ? Mais…

Naoki n’avait pas l’intention de laisser la parole à quelqu’un d’autre alors que son cerveau commençait seulement à assembler toutes les pièces du puzzle. Il comprenait maintenant pourquoi on avait décidé de le promouvoir au grade de Chunin. Mieux, il comprenait pourquoi Botan-sensei lui avait donné cette liste de techniques qui se trouvait toujours dans la poche de sa veste, contre son cœur. Son ancien professeur l’avait obligé à se préparer à cette fameuse mission de rang A. Ces derniers jours, le Genin avait apprit plusieurs techniques auxquelles il ne se serait sûrement pas entraîné si son sensei ne l’avait pas menacé. Finalement, le garçon constata a quel point il manquait d’autonomie et il était reconnaissant envers Botan-sensei qui l’avait poussé à maîtriser des Jutsus basique qu’il aurait dût connaître depuis longtemps en tant que Genin digne de ce nom.

Le Genin montra un certain malaise, lui seul le savait mais sur la dizaine de techniques qu’il aurait du apprendre dans le peu de temps qu’il avait, il n’en avait réellement maîtrisé que quatre. Du fait, il ne se sentait pas vraiment à la hauteur en tant que Chunin. Mais d’un autre côté, il avait besoin de cette promotion pour tous les privilèges qui allaient avec. Si jamais il devenait Chunin, il obtiendrait une plus grande liberté de mouvement, mais d’un autre côté, il aurait également plus de responsabilité et il n’était pas sûr d’être capable de les assumer. Naoki repensa à toute son évolution depuis qu’il était Genin et il repensa surtout à son apprentissage du Chidori et à son premier combat contre Yosuke. Tout d’abord, le Chidori n’était pas une technique de base, il avait dut travailler durement pour le maîtriser et par la même occasion, il avait apprit à maîtriser l’élément foudre. Ensuite, il s’était beaucoup amélioré depuis son premier combat contre Yosuke qui était déjà un Chunin à l’époque et il avait faillit le battre. Cette simple idée effaça tous ces doutes, Naoki était conscient qu’il ferait sûrement un piètre Chunin mais il avait trop besoin de cette promotion pour ses objectifs personnels et, de toute manière, il ferait toujours meilleur Chunin que cet ancien Yosuke qu’il avait faillit battre il y a longtemps.

Cependant, quelque chose d’autre le dérangeait et ça se résumait à une simple lettre de l’alphabet, la première : A. Entre A et C, il y a avait B et c’était précisément la différence entre sa dernière mission et celle qu’on allait lui donner. Si Naoki était prêt à prendre un titre qu’il ne pensait pas mériter, il n’avait aucune intention de se jeter à corps perdu vers une mort certaine. Le garçon aurait facilement accepté une mission de rang B mais il avait vraiment la sensation que le A était bien trop haut pour son niveau. Même accompagné des meilleurs Shinobis du village qu’il soit, il craindrait de les gêner et de faire échouer la mission par sa simple présence.

Naoki – C’est avec grand honneur que j’accepte la promotion que le village a décidé de m’offrir mais je ne suis pas absolument certain d’être prêt pour participer à une mission de ce rang. Comme vous devez certainement le savoir après la lecture de mon dossier, je n’ai, pour l’instant, réaliser que deux missions de rang C. Ceci dit, si le village estime que je suis capable d’effectuer cette mission, je me plierais à sa volonté, mais je vous demande de ne pas me surestimer.

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Jeu 25 Déc - 0:21

Comme il s'y attendait, il avait suscité de vives réactions chez ces interlocuteurs.après tout ils ne pouvaient pas rester constamment de marbre face à ses annonces toujours plus fracassantes. Tago savait maintenant où ses homologues pêchaient.

Ils n'avaient absolument pas confiance en leurs capacités. Ou tout du moins pas assez à son goût.

Il ne laissa rien paraître, même lorsque Yosuke se leva, tout comme sa voix. Tranquillement, il attendit que le chuunin se rassoit et répondit d'un ton calme, posé et toujours amical, ou tout du moins cordial.

"- Je suis au courant de ce démêlé dans la forêt. Des hommes ont déjà été dépêché pour retrouver la trace de cet agresseur. L'affaire sera traitée en temps et en heures, soyez en assuré."

Yosuke faisait pâle figure. Ce garçon n'aurait aucune chance en politique. Un tel coup d'éclat et s'était la fin de sa carrière avant même qu'elle n'est commencée. Tago se voulait rassurant.

"- Ce n'est rien. Je connais les effets de la fatigue et du stress cumulés."

Puis vint le tour de Naoki, qui exprima lui aussi ses doutes quant à ses capacités à remplir une mission de rang A. Le jounin spécial leur devait quelques explications, c'était plus que nécessaire pour les rassurer.

"- Commençons par le commencement. Asahi est un groupe de shinobi, effectivement classés dans le bingo book. Le simple fait qu'un individu puisse appartenir à une telle organisation le range dans la catégorie S. Je vous prie de croire que pour nombre d'entre eux cette classification n'est pas suffisante pour expliciter dans une juste mesure leur véritable puissance."

Son sourire n'était plus et son visage, sans être dur, était teinté de sérieux. On ne pouvait se permettre d'être tendre ou "amical" sur un tel sujet.

"- D'après nos informations, un seul de leur homme est responsable de la disparition de notre défunt Hokage, du sannin Jiraiya et d'une équipe complète d'anbu. Les combats se seraient déroulés avec plus ou moins une semaine d'intervalle. Nous ne savons pas s'il a reçu du soutien, mais si ce n'est pas le cas, c'est un véritable exploit. Malheureusement pour nous..."

Ses propos ne semblaient pas rassurer Yosuke et Naoki, loin de là. Mais Tago était un fin orateur, il savait où il menait sa barque et ses deux interlocuteurs ressortiraient d'ici plus motivés qu'ils ne l'avaient été en rentrant.

"- Nous savons aussi que cet homme n'est pas leader de l'organisation. Cela peut sous-entendre plusieurs choses, soit il est moins influent, soit il est tout simplement moins fort."

Cette révélation était encore plus effrayante. Il existait donc quelqu'un encore plus fort que le monstre qui avait battu un Hokage, un sannin et une équipe d'anbu ? Difficile à croire. C'était tellement improbable.

"- Le leader se ferait appeler Kikuria."

Il laissa de nouveau le silence s'installa pour être sûr de bien avoir l'attention de ses interlocuteurs et que ces derniers avaient bien assimilés l'ensemble des informations qu'ils venaient de leur donner.

"- Maintenant que Konoha a identifié ses ennemis, nous avons décidé de passer à l'offensive et c'est là que vous intervenez."

Il lança un regard à Yosuke et Naoki. Ils n'osaient de nouveau rien dire. Ils attendaient impatient les objectifs de leur mission.

"- Votre mission consistera à rassembler des informations concernant les objectifs de cette organisation. Certains de nos espions ont remonté l'information qu'ils seraient à la recherche de la Main de Dieu. Konoha souhaiterait avoir de plus ample informations à ce sujet."

Continuer à marquer des temps d'arrêt pour ne pas les perdre sous le flot de données, leur laisser le temps d'assimiler. Sourire de nouveau, continuer de les mettre en confiance.

"- Comprenez bien que si cette mission est d'un rang si élevé, ce n'est pas tant à cause de sa réelle difficulté mais du risque que vous encourez. Normalement, il ne s'agit que de collectes d'informations, pas de probabilité d'affrontement. La mission sera longue, vous serez souvent en autonomie complète pour des périodes d'au moins plusieurs semaines. Le risque vient du fait que vous enquêterez sur les agissements de ce qui est certainement la plus dangereuse des organisations du globe. Si cela venait à trop s'ébruiter, vos jours pourraient être en danger."

Il était inutile de prendre pour des idiots les deux compères qui lui faisaient face. Il devait leur dire ce qu'ils risquaient, présenter la chose sous son meilleur jour, mais ne pas omettre un élément dépréciateur pour autant.

"- Se devrait donc être votre capacité à récolter des informations discrètement, votre furtivité qui seront mises à rude épreuve, pas vos talents de combattants. Yosuke. Naoki. Je ne vous cache pas qu'en apprendre plus sur les objectifs de nos ennemis revêt un caractère capital pour le village."

Il lui restait encore des atouts pour les convaincre, mais abaisser toute sa main d'un seul coup était une erreur de débutant qu'il n'était pas près de faire.

"- Je vous ai donc choisi pour vos capacités de discernement et de réflexion. Mais je vous ai aussi choisi vous, Yosuke, car votre première destination n'est autre que la bibliothèque de Taki."

Tago sut alors qu'il avait tapé juste en voyant s'allumer l'œil du bibliothécaire. Un bâtiment tel que la bibliothèque de Taki, contenant plus d'un million d'ouvrages ne pouvait le laisser indifférent.

[En gros, je vous laisse répondre pour dire si vous êtes convaincu ou non. Si oui, je conclus avec plus de détails sur les objectifs de votre mission et ensuite: roulez jeunesse !
Si vous avez des questions, MP à Iba. vous pouvez faire parler Tago.]
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Jeu 25 Déc - 15:00

[Tago] "- Je suis au courant de ce démêlé dans la forêt. Des hommes ont déjà été dépêché pour retrouver la trace de cet agresseur. L'affaire sera traitée en temps et en heures, soyez en assuré."

Il avait donc réussi à faire son rapport. Qu’une personne si importante dans les fonctions du village soit au courant de ce genre d’affaire ne pouvait être que rassurant. Yosuke n’avait donc plus à se faire de soucis, plus avec ça du moins…

Il était fatigué, et Tago était là pour remplacer un poids par un autre au moins aussi gros, si ce n’est plus. Une mission de rang A, un grade de jounin, tout ceci le pesait. Yosuke ne s’en cachait plus, il se frottait les yeux tout en essayant de réfléchir d’autant que Tago avait tôt fait de lui faire la remarque, si amicale soit-elle. Non quelque chose clochait ici, dans toutes ces informations.

Il faudrait régler ça en temps et en heure, là il y avait plus urgent. On lui présentait la crème de la crême des shinobis, ou plutôt le dessus du sac qu’on voudrait émincer. On les confrontait à des puissances qu’on qualifiait d’inclassables. Des criminels de rang S, Yosuke pensait que cette catégorie n’était qu’un mythe et on lui en servait toute une organisation à la fois.

[Tago] "- D'après nos informations, un seul de leur homme est responsable de la disparition de notre défunt Hokage, du sannin Jiraiya et d'une équipe complète d'anbu. Les combats se seraient déroulés avec plus ou moins une semaine d'intervalle. Nous ne savons pas s'il a reçu du soutien, mais si ce n'est pas le cas, c'est un véritable exploit. Malheureusement pour nous..."

Une seule personne était donc responsable du statut politique de Konoha. La disparition du dernier hokage, que tout le monde ou presque avait oublié, était l’œuvre d’un seul et unique homme, un criminel de rang S… Il ne fallait pas en comprendre plus pour savoir que l’affrontement signifierait la mort… On les envoyait à la mort.

Le leader s’appelle Kikuria, voici donc le nom de la peur. Mais il ne fallait pas avoir peur, un ninja n’a jamais peur hein ? Yosuke se demandait maintenant s’il était vraiment un ninja. Il avait déjà subi des blessures, quelques unes plutôt grave mais jamais au péril de sa vie. Pour l’instant, il ne faisait que jouer au ninja. Le chuunin, peut-être futur jounin, regardait Tago dans les yeux. Ce qu’il leur demandait était bel et bien au dessus de leurs forces, même un étudiant l’aurait compris. Il devait y avoir des raisons pour les choisir eux.

Une mission d’infiltration, une récolte d’information, mais ils n’avaient pas vraiment les qualités pour ça. Il fallait de l’agilité, de la rapidité, de la discrétion bien sûr mais aussi un moyen de secours, quelque chose pour faire diversion, quelque chose pour passer inaperçu. Leurs nindos permettraient-ils vraiment de faire ça ? Il le faudrait puisque la mission était si important, pouvaient-ils seulement refuser ?

La promotion était là pour les encourager à accepter, à partir au suicide et elle était autant un cadeau qu’une épine car Tago s’était crée un moyen de pression redoutable. Refuser maintenant signifiait arrêter sa carrière pour un bout de temps. Fallait-il s’avoir si sa carrière de shinobi était si importante à ses yeux, car quel est le plus important pour Yosuke ? Difficile à savoir en ce moment. Il avait des responsabilités, il devait partir à la recherche d’un sanctuaire Kotodama dont personne ne connaissait l’existence. Est-ce que c’était ça le plus important ? L’héritage d’un clan ?

[Tago] « "- Je vous ai donc choisi pour vos capacités de discernement et de réflexion. Mais je vous ai aussi choisi vous, Yosuke, car votre première destination n'est autre que la bibliothèque de Taki."

Ses yeux s’ouvrirent en grand. Un frisson de terreur lui parcourut l’échine de bas en haut. Comment pouvait-il savoir ?

Son premier reflexe fut d’essayer de saisir les documents le concernant qui étaient posés sur le bureau. Il les regardait avec avidité, avec une envie pressante de les brûler. Il se resaisit, le sourire lui revint même un court instant.

[Yosuke] « Je vois que vos dossiers sont rigoureusement remplis… » Il s’attardait sur le visage de Naoki, sur ses yeux. S’il avait découvert son secret, aucun doute qu’ils connaissaient aussi selon du jeune Hyuga. Mais peut-être qu'ils ont juste eux connaissance du métier de ses parents et de sa passion pour la lecture. Difficile à savoir sans ces documents. *Je serai curieux de pouvoir y jeter un œil, si j’en ai l’autorisation. *

Il se plongea dans son fauteuil, la tête regardant le plafond. Il n’avait pas fier allure mais peu importe. Il avait besoin de crier, il se retenait, il attendrait d’être seul. Il préféra souffler, longuement et sans retenue, épargnant ses interlocuteurs de son haleine de chacal de garçon pas peigné. Ils l'avaient choisi pour ça, pour son affinité avec les livres. A vrai dire c'était plutôt astucieux.

[Yosuke] « Bien… je le ferai.» C'est son envie des livres qui primait sur le tout.

[Yosuke] « J’accepterai de superviser la mission si vous laissez de côté la promotion… je ne la mérite pas, pas encore… » Il n'avait pas assez confiance en lui pour ça et surtout il n'assumerait pas. Il lui fallait plus d'expérience, cette mission lui en apporterait.

Mais il ferait tout pour l’avoir un jour. Avant les responsabilités face au village, il avait des responsabilités face à son clan, mais aussi face à lui-même.

[Yosuke] "Je ne sais pas si j'ai pû apporter quelque chose à mes élèves mais... si vous jugez les résultats satisfaisants, si je puis me permettre... Il devait jouer le tout pour le tout car il ne parlait pas pour lui, chuunin de Konoha mais pour eux, équipe quatre. " Ce sont eux qui ont progressé, pas moi. Ce sont eux qui méritent vos félicitations."


Il s'était un peu mis en avant par rapport à son coéquipier. L'idée de faire équipe avec naoki lui plaisait beaucoup, il était tant de mettre de côté son égocentrisme pour revenir à sa nouvelle mission...

Il laissa un blanc, laissant la parole à celui qui la reprendrait. Naoki ou tago ? Aucune idée, mais pour lui, il devait conaître le détail de cette mission, chacun d'entre eux avaient de la valeur et il devait tout enregistrer.

Il avait pensé à sortir son livre, son Keitou, et tout écrire en lettre de chakra, code inviolable, pour ne rien oublier. Mais c'était impossible et il le savait. Il faudrait lutter contre la fatigue encore un peu pour tout enregistrer et ne rien oublier.


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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Jeu 25 Déc - 23:40

Naoki appréciait la sincérité de Tago vis-à-vis de l’organisation Asahi mais il aurait préféré qu’il arrête dans faire l’éloge et de vanter la puissance démesurée de chacun de ses membres. Cette présentation fut brève et forte intéressante mais elle ne fit qu’empirer le sentiment de faiblesse du Genin. Il comprenait bien que cette mission ne concernait pas directe entre le pauvre petit Heionkemono et l’organisation Asahi. Un anonymat relatif était censé les protéger, il suffisait juste de récolter des informations sur l’organisation. Cependant, si jamais, ils se faisaient repérer, lui ou Yosuke, alors sa signifiait la mort du duo. Si jamais ce Kikuria prenait conscience de leur existence, alors c’était l’homme qui aurait droit de vie ou de mort sur eux.

Tago avait beau essayé de les rassurer, Naoki craignait de comprendre les véritables intentions de konoha à son égard, ou du moins d’une famille puissante dans le village. Pourquoi lui accordait-on tellement de confiance à lui ? Botan-sensei l’avait pourtant souvent mis en garde, il ne lui avait jamais caché que sa mauvaise réputation risquait de dégouliner sur chacun de ses élèves, alors pourquoi c’était tout le contraire ? Le plus probable était qu’on cherchait à se débarrasser d’un élève du Chunin gênant mais alors la présence de Yosuke dans cette mission restait un véritable mystère. Une autre solution était que son passage sous les ordres de Syo Tainoka avait fait penché la balance ne sa faveur. Le Chunin avait sûrement laissé sa trace dans le dossier de ses disciples mais il n’était pas prêt de le savoir.

Et pourtant la réponse ne s’était jamais trouvée aussi près de lui, moins d’un mètre. Il pouvait même y lire quelques informations à son sujet, son nom, sa date de naissance, son entrée à l’académie ninja… Bref, rien qu’il n’ignorait pas déjà, sa photo apparaissait nettement, elle semblait le narguer avec son air moqueur, un véritable défi à l’encontre du Genin : « Osera-tu regarder plus loin ? » Mais il en était bien sûr incapable, un Jounin était là pour remarquer ses moindres faits et gestes. Il était impossible pour lui de lire son propre dossier sans se faire remarquer par Tago Shimaru.

Tago Shimaru - Je vous ai donc choisi pour vos capacités de discernement et de réflexion. Mais je vous ai aussi choisi vous, Yosuke, car votre première destination n'est autre que la bibliothèque de Taki.

Aussi étrange que cela puisse paraître, cet argument rassura le Genin. Au moins il était désormais sûr et certain que le Chunin qui allait l’accompagner n’avait pas été choisit au hasard. Il ne savait ce que la bibliothèque Taki avait de spécial ni même où elle était mais il savait que le Chunin avait un lien étroit avec les livres et qu’il baignait dans la littérature depuis son plus jeune âge grâce à ses parents. Cependant, la réaction de Yosuke à la simple évocation de cette bibliothèque n’échappa pas au Genin et il comprit que ça devait avoir une grande importance à ses yeux.

Naoki avait du mal à croire que Konoha ait des raisons pour éloigner Yosuke du village contrairement au Genin. I les demanda si on cherchait aussi à éliminer le Chunin et de faire de cette mission une pierre deux coups. Ceci dit, il ne pouvait pas vraiment lui poser ouvertement la question dans la situation actuelle. En supposant que le village ait vraiment confiance en Yosuke, alors Naoki avait également été choisit en toute confiance pour mener cette mission à bien. Cependant, la question « Pourquoi moi ? » revenait continuellement à son esprit. Le garçon redoutait que le village l’ait choisit lui pour ses capacités exceptionnelles qu’il avait hérité du clan de son père. Il était certain que le Byakugan pouvait s’avérer très utile pour obtenir des informations invisibles aux yeux des autres mais le doute subsistait.

Mais il ne voulait pas croire à cette hypothèse. Il restait persuader d’avoir été surestimé. Des qualités de réflexions et de discernement plus que des aptitudes au combats, voilà qui voulait dire tout et n’importe quoi. Le Jounin essayait sûrement de les rassurer en les valorisant outrageusement de qualités qu’il avait sûrement, mais pas de manière aussi évidentes que chez certains autres qui, soi dit en passant, avait probablement en plus des capacités en combat immensément plus élevées que celle du Genin.

Malgré tout, Naoki se sentait piégé. Yosuke pouvait sûrement se payer le luxe d’accepter la mission et de refuser la promotion qu’on lui avait si généreusement offerte. Le Genin n’avait pas ce droit là, la promotion n’était qu’un acompte pour la mission. Il ne pouvait pas prendre son nouveau grade de Chunin et s’en aller en disant simplement au revoir. Et pourtant, il voulait tellement cette promotion et tellement pas faire cette mission trop dangereuse à son goût. Il n’avait donc plus le choix.

Naoki – J’accepte donc cette mission, mais…

Il faut croire aimait bien conserver la parole alors qu’il faisait une pause, rien que grâce à ce petit mot magique de quatre lettres. S’il cédait au sujet de la mission de rang A, il n’avait pas l’intention de partir sans lever le voile sur les doutes qui l’assaillaient.

Naoki – En admettant que j’ai ces qualités pour récolter des informations facilement et discrètement, j’aimerai quand même savoir pourquoi vous m’avez choisit moi plutôt qu’un autre. Ce n’est tout de même pas simplement à cause des bonnes relations que j’entretiens avec Yosuke !

Le garçon avait légèrement haussé le ton, pas suffisamment pour se montrer parfaitement insultant envers un supérieur quel qu’il soit, mais suffisamment pour qu’il en éprouve lui-même de la gêne. Naoki affaissa ses épaules et sa tête pivota de plusieurs degrés vers le bas fixant ses jambes, bien droites l’un contre l’autre, avec les genoux pliés à l’équerre sur lesquelles ses doigts se crispaient. Le sang lui monte un peu aux joues, assez pour que ça se voit.

Naoki – Pardon…

Naoki se sentait vraiment mal de s’être laissé emporter mais c’est qu’il avait tellement envie de comprendre les mystères qui accompagnait sa sélection pour cette mission. Et puis il se serait peut-être sentit moins honteux s’il ne s’était pas trouvé face à un Jounin aussi impressionnant que Tago Shimaru. Non seulemnt cette homme avait une carrure qui ne donnait pas envie de le contrarier mais en plus, son comportement, sa façon de parler interdisait toutes envies de contradictions. On avait plus naturellement envie d’abonder dans son sens que de chercher à lui rendre la tache plus difficile. Alors Naoki, qui n’était qu’un jeune Genin, n’était pas de taille à affronter un lion pareil, il n’était que le petit lionceau qui s’en veut d’avoir déranger le mâle dominant.

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Ven 26 Déc - 0:54

Tago savait que cela ne serait pas simple, il avait choisi ces deux-là parmi un grand nombre de dossiers. Il avait des questions, il devait maintenant, et comme à chaque fois qu'il passait des "entretiens" de ce genre, savoir s'il avait des réponses.

Il savait pertinemment que s'ils se retrouvaient sur le chemin d'Asahi, il y avait pu de chance pour qu'ils rentrent à Konoha. Ces deux interlocuteurs devaient l'avoir compris aussi. Ils leur manquaient encore des éléments pour pouvoir saisir l'entière complexité de la situation.

Tago lui savait. Cependant, il ne les prenait pas de haut pour autant, non, c'était la pire des choses à faire. Il devait obtenir leur confiance, c'était indispensable. De ce fait, il les écouta jusqu'au bout, nota par instant de deux trois mots au coin d'une feuille, mémorisant le reste.

Son attention fut attirée par la réponse étrange de Yosuke, mais surtout par l'intonation de sa voix. Il y avait des rumeurs qui circulaient. Le jounin devait avoir vu juste, le dossier n'était pas aussi complet que semblait le croire son homologue. Il décida de le rassurer.

"- Pour un fils de bibliothécaire, amateur de livres de surcroît, l'intérêt me semblait évident. J'espère ne pas mettre trompé ?"

Inutile de sourire. Il n'y avait pas d'erreur, il le savait, Yosuke l'avait avoué sans le vouloir. Tago exerçait l'art de la rhétorique depuis trop longtemps pour se faire duper à ce petit jeu là. Ses soupçons sur les capacités du garçon n'étaient pas écrit sur le papier, Yosuke attraperait certainement la perche qu'il venait de lui tendre surtout s'il tenait à ce que le jounin ne creuse pas plus profondément le sujet.

Le chuunin reprit la discussion. Il ne voulait pas de la promotion. Qu'à cela ne tienne, Tago n'en avait cure. Il recommandait ces étudiants, le jounin le nota pour faire bonne mesure, mais la décision ne viendra pas de lui.

Puis ce fut au tour de Naoki d'exprimer ces doutes. Tago avait bien vu qu'il se triturait les méninges pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette discussion. Le ton monta d'un cran. Non, décidément il n'était pas fait pour la politique c'est deux-là.

"- Passons..."

Il se leva pour aller s'assurer que la petite porte par laquelle il était entré était bien fermée et demanda à Naoki de faire de même avec la porte par laquelle Yosuke et lui étaient entrés. Doucement, sans prononcé de mot, Tago retourna s'assoir et attendit que le genin fasse de même. il avait fait exprès d'aller vérifier les portes pour bien faire comprendre que ce qui allait se dire ne devait pas sortir de ces murs.Par cette gestuelle, il était plus que certain que l'information était bien passée.

"- Vous ignorez les enjeux politiques auxquels Konoha doit faire face."

Silence.

"- Dernièrement des troupes de shinobi aguerris, dirigés par Kanda Shiuuku, ont tenté de marcher sur Konoha. Les commanditaires de cet assaut se sont servis de la réputation de Kanda pour tenter de nous leurrer. Ils espéraient que nos défenses seraient assez affaiblies pour pouvoir nous attaquer alors que nous faisions barrage à l'avancée de Kanda sur les terres du pays du feu."

Nouveau silence. Les deux interlocuteurs entraient dans un cercle fermé, celui de ceux qui savent.

"- Il s'agissait bien d'une diversion, mais nous avons demandé un appui du dojô des Six Lions. Avec leurs aides, nous avons vaincu sans trop de difficultés l'assaut aux alentours de Konoha, par contre le corps d'expédition, dirigé par Akogare Hyuuga, a subit de très lourdes pertes. Beaucoup de nos meilleurs combattants y sont restés et les rares qui sont revenus sont encore très affaiblis."

Ils devaient commencer à comprendre. Tago, comme à son habitude leur laissait le temps d'assmiler ses propos, puis continuait, parlant d'une voix maîtrisée, et correctement ponctuée.

"- Nous accueillons cette année le tournoi chuunin. Konoha ne peut pas se permettre de faire pâle figure à ce tournoi, qui n'est autre qu'une vitrine pour exposer nos capacités militaires. La sécurité sera à son maximum durant cette période de "festivités", toutefois nous ne pouvons, même à l'approche d'un tel évènement, négligez nos adversaires."

Ils avaient une vue schématique de la situation de village caché de la feuille.Tago ne souhaitait pas rentrer plus dans les détails, cela complexifierait trop les choses.

"- Nous avons donc dû faire des choix. Une équipe de deux, en autonomie quasi-totale, bénéficiant de passe-droits et de fonds pour une mission de renseignement de longue durée. Nous nous devions de trouver les plus aptes à cette tâche fastidieuse malgré nos "difficultés" actuelles."

Tago savait qu'il le comprenait. Toujours garder des atouts. Ne jamais prendre de haut ses interlocuteurs. Etre de leur côté et savoir les écouter, c'était une des clés de la réussite sociale.

"- Vous n'êtes pas connu des autres villages, ni même dans le pays du feu, vous pouvez donc être n'importe qui, n'importe où et pourtant, quoique vous en disiez, vous avez reçu des enseignements ninja, qui vous rangent dans la catégorie des combattants expérimentés. De plus, votre camaraderie et les connaissances littéraires de Yosuke sont des plus indéniables. Voilà ce qui a motivé nos choix."

Ils les regarda dans le blanc des yeux, l'un après l'autre.Ils avaient peut-être encore quelques réticences de principes, mais Tago les savait acculés. Il prit le temps de se redresser dans son fauteuil. Surtout ne pas surcharger ses homologues d'informations.

"- En fonction de vos choix, vous disposerez de plusieurs faux papiers vous permettant de voyager sous couvert de par le monde. Un passe-droit vous sera attribué, vous devrez éviter d'en abuser pour éviter que l'on ne vous catalogue comme shinobi de Konoha. Il devrait cependant vous ouvrir de nombreuses portes, mais pas celle de la bibliothèque de Taki. Enfin vous aurez un accès partiel, mais il y a fort à parier que vous ne trouverez rien d'intéressant dans la section à votre disposition, c'est pourquoi je vous déconseille de vous présentez avec le passe-droit. Trouvez un moyen d'avoir accès à l'ensemble de la bibliothèque et ainsi trouver les informations que nous cherchons sur la Main de Dieu."

Il marqua un nouvel arrêt. Il devait avoir des questions ? Ils avaient toujours des questions.

[Envoyez moi vos questions par MP sur le compte d'Iba, je vous donnerais les réponses que vous pourrez mettre dans votre RP, histoire que l'on ne traîne pas trop en longueur. Smile]
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Ven 26 Déc - 16:31

Yosuke écoutait les instructions avec calme. La situation était en effet bien plus grave qu’on ne pouvait imaginer même si, il s’en doutait, on ne leur disait pas tout. Mais il acceptait ces conditions, rien de plus normal. C’est ce qu’on appelle la hiérarchie.

Il avait été plus particulièrement troublé par ce qui aurait pu s’apparenter à une attaque, une déclaration de guerre. Tago, lui, préférait parler de diversion.

[Yosuke] « S’il s’avérait que ce soit une diversion, quel était le but final de la manœuvre ? »

Car si Tago avait raison, une organisation comme l’Asahi ne pouvait employer de si gros moyens si ça n’en valait pas la peine. Pourquoi faire sortir le gros des troupes de Konoha si ce n’était pour diviser et affaiblir. Cette tactique est en effet apparue de nombreuses fois au cours des grandes batailles et si la plupart des tacticiens la connaissent, la stratégie pour la contrer en est beaucoup moins évidente. Mais tout ça, le haut conseil de Konoha a dû y réfléchir plus longuement.

[Tago] "Le but final de la manœuvre est inconnue. L'hypothèse la plus probable est une tentative d'intimidation plus qu'une réelle envie de détruire complètement le village de Konoha."

Une intimidation, une guerre ouverte ? Ca paraissait difficile à croire, surtout pour une organisation qui prend ton le soin de rester dans l’ombre. Si leur but était la Main de Dieu, l’hypothèse la plus simple serait qu’ils aient quelque chose à faire à Konoha qui y soit directement lié. Mais ça, Tago ne l’avouera jamais.

[Yosuke] « Quelles sont les informations dont vous disposez sur la Main de Dieu ? »

Car si recherche il doit y avoir, Yosuke aurait forcément besoin d’un point de départ, d’une description, d’une image, de quelque chose car même pour lui lire tous les livres d’un bibliothèque n’est pas abordable. Il lui fallait quelque chose pour commencer ses lectures.

[Tago] « Elles sont très rares et certaines se contredisent. Il s'agit d'un artefact sans âge...
On a juste le nom de ce que recherche l'Asahi. »


Et le nom de cet artefact avait dû coûter la vie à de nombreux shinobis comme lui, il en était certain. C’était donc à lui de continuer ce travail de fourmis dans des conditions plus qu’hostiles. La Main de Dieu, un nom étrange pour un artefact inconnu…

Il devrait alors dépouiller le rayon de théologie et coutumes, légendes et fables de cette bibliothèque de Taki. Il ne savait pas exactement où se trouvait ce pays, donc encore moins où étit la bibliothèque mais il irait se renseigner dès que possible.

Naoki était à côté, son don extraordinaire ne l’aidera pas à mieux lire les livres mais si Taki a quelque chose à cacher, Naoki le saura. Bien, il comprenait exactement pourquoi on les avaient choisi, à moins que ce ne soit que le hasard.

Il était sans doute inutile de chercher dans la bilbiothèque de Konoha avant de partir, mais pourquoi Taki ? pourquoi pas Kiri ou Kumo ? Suna peut-être… Pourquoi Taki qui n’a pas de villages ninja.

[Yosuke] « Pourquoi commencer à chercher à Taki ? Ce pays n’a pas l’air d’avoir une grande influence… »

Tago répondait toujours à ses questions qui n’avaient pas l’air de suivre de fils conducteurs sauf pur quelqu’un qui pouvait lire dans ses pensées. A chaque question Tago paraissait encore plus gêné qu’à la précédente. Il n’avait cependant pas le choix que de répondre à moins de leur tirer une balle dans le pied dès le début.

[Tago] « Taki est certe un petit pays, économiquement et militairement… Mais à cet endroit réside la plus grande source d'informations dont nous disposons puisqu’accessible sans trop de difficulté. »

Y avait-il un signe par là, oui c’est certain. Il ne devit pas user de son passe droit mais la bibliothèque était accessible, infiltrable était le mot qui conviendrait le mieux. Très bien, cela voudrait dire que l’information qu’il recherchait ne serait pas forcément là-bas. La recherche sera longue, dangereuse et fatigante… Un vrai travail de rat de bibliothèque.

Tago continuait à les fixer, n’ayant apparement plus rien à dire. Naoki écoutait attentivement, peut-être dépassé ? Non, puis ils referont le point très bientôt. Yosuke ne voyait plus rien à ajouter. Les informations dont il avait besoin étaient absentes ou top secretes, c’était son travail de faire la lumière sur ce que Konoha leur cache, et sur ce que l’Asahi compte faire.

Cette Main de Dieu devra révele son mystère. Il existe toujours des sources d’informations cachées, le clan Kotodama en était la preuve. Il existerait sans doute un lieu comme celui-là à rechercher.

Il avait un but, l’œuvre d’une vie entre les mains et sans doute aussi indirectement le sort de Konoha. Yosuke en devait plus lucide encore, il fallait se hâter.

Il se leva mais ne se risqua pas à un salut militaire ou d’autre nature que ce soit. Il voulait juste dire, on y va.

[Yosuke] « Si nous trouvons des informations importantes à vous communiquer, comment devons nous procéder ? »

Tago repondit en se levant, la réunion touchait à sa fin, commençant ansi la longu aventure des deux coéquipiers : l’Asahi, une mission de rang A, la Main de Dieu…

[Tago] « Par un moyen qui vous semble sécurisé ou en revenant faire votre rapport, une fois que vous estimez avoir recueillit le maximum d'informations. »

Il avait répondu le plus simple du monde. Il continuait à les fixer dans les yeux, usant de son calme apparent mais de la sévèrité de son regard. Oui, nous avons compris, c’est une mission importante, c’est top-secret…

Yosuke s’adressa pour la première fois à son coéquipier, ils étaient désormais tous les deux chuunins, ils avaient le même grade, ils étaient à égalité, enfin.

[Yosuke] « Nous y allons. », se retournant vers le jounin, « Est-ce qu’Akogare Hyuga va bien ? »

Un sourire sur ce visage réapparut, tout allait pour le mieux…

Il claque la porte derrière eux, cette réunion était la plus bizarre de sa vie. Il était rentré chuunin instructeur, fatigué et honteux de sa faute, il en ressortait toujours chuunin, futur jounin mais surtout missionnaire du pays du feu. Et aujourd’hui, bien plus que les autres jours, le soleil brillait haut dans le ciel, comme pour l’encourager.

Il répondrait à l’appel du village car c’était pour en arriver là qu’un jour, il était devenu shinobi.

Naoki ne disait décidement rien, Yosuke arrivait à contrpoler son état d’esprit, qu’en était-il pour lui ? Il n’était certainement pas du genre à s’abattre.

[Yosuke] « Des questions ? »

Ils étaient sur les marches, dehors au grand jour. Devait-il se croire espionner, certainement pas. Konoha était sa ville, il ne se sentirait pas menacer ici.

[Yosuke] * Naoki, sais-tu qu’en cet instant, je n’ai jamais été aussi fier d’avoir un coéquipier ? D’être en mission, avec toi. Nous avons du travail. *


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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Ven 26 Déc - 20:05

Naoki était un garçon de quatorze ans. Il assistait à une réunion avec deux autres personnes, son camarade Yosuke qui avait au moins deux ans de plus que lui et il était Chunin depuis plus de quelques minutes et Tago Shimaru, un Jounin adulte qui ne passait pas inaperçu. L’adolescent se sentait écrasé par ses deux êtres bien plus expérimentés que lui, il n’osait plus parler dans cette pièce. Naoki n’avait plus son mot à dire dans cette réunion, il avait accepté la promotion et la mission, il ne savait toujours pas pourquoi on l’avait choisit lui mais apparemment sa bonne entente avec Yosuke avait joué en sa faveur.

Et de toute manière, il n’en avait pas l’utilité, les explications du Jounin étaient très claires et Naoki comprit ce que signifiait « Top-secret ». Ce n’était pas agréable d’apprendre que Konoha avait été sérieusement attaqué alors que l’information n’avait jamais circulée parmi les villageois. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il comprenait pourquoi les dirigeants du village n’avait pas révélé cette information, pour éviter les mouvement de panique peut-être, ou bien pour éviter une seconde attaque d’un autre groupe d’opportuniste.

Toga Shimaru leur disait vraiment des choses que beaucoup ignoraient, le garçon se sentait privilégié par ces confidences. Avant, il pensait qu’Akogare était un Jounin comme les autres, un type étrange qui devait aimer la provocation, sinon il ne se serait-il pointer dans une bibliothèque avec un casque audio sur les oreilles et des lunettes de soleil sur le nez. Maintenant, il savait qu’Akogare Hyuga était un puissant Shinobi, il était peut-être même plus fort que Shimaru et pourtant il ne dégageait pas du tout la même énergie, sûrement parce que le Jounin qui était devant lui était un homme de l’administration du village et l’autre non.

Les moyens mis à leur disposition pour mener à bien étaient effrayant, encore une preuve du caractère capitale qu’elle revêtait pour le village. Naoki était surprit qu’on lui offre la possibilité d’utiliser plusieurs identités différentes ou de disposer d’un passe droit pour ouvrir des portes qui resteraient close pour n’importe qui d’autres. Et pourtant, on leur laissait également une totale liberté de mouvement, on les avait soulagé de toutes contraintes. On pouvait dire qu’ils avaient carte blanche pour réaliser cette mission ou bien Naoki était incapable de voir les limites à ne pas dépasser. Il en aurait presque oublié la dangerosité de l’organisation Asahi.

Et dire que Yosuke avait encore la force de poser des questions au Jounin. Naoki en était incapable lui mais il écouta attentivement les réponses aux questions qu’il aurait posés si Yosuke ne l’avait pas fait avant lui. Ainsi, ils ne savaient rien, ils n’avaient aucune piste et ils ne savaient même pas comment ils devraient communiquer au village ce qu’ils allaient peut-être découvrir. Voilà qui présageait pas mal de travail à réaliser.

Yosuke - Nous y allons.

Naoki avait l’impression de se réveiller d’un long rêve assez agréable. Par cette simple phrase, Yosuke venait de lui dire qu’il fallait agir, redevenir acteur de cette scène. Naoki se leva et sortit à la suite de son équipier en souhaitant un au revoir à l’intention du Jounin qui était resté assis à son bureau. Hiromida montrait le chemin et son équipier se contentait de suivre. Il constata un regard désagréable de la part de la secrétaire de l’accueil mais il n’en tint pas compte. Ils étaient enfin ressortis de la mairie, en espace ouvert. Le privé et le top-secret l’étouffait et il était content de retrouver l’espace pur des zones publiques où on pouvait parler sans crainte de choses dont la popularité n’était égalé que par la futilité des propos.

Yosuke - Des questions ?

Naoki –Hum ?!

Naoki ne s’était pas attendu à ce qu’on lui demande s’il n’avait pas une question à poser. Après tout, tout était clair comme de l’eau de roche. Ils allaient partir pour une mission de récolte d’information. Il n’y avait plus aucune question à poser mis à part :

Naoki – Quand est-ce qu’on part ?

Il se rappelait de la joie qu’il avait ressentit lorsqu’il était rentré de sa mission avec Tainoka, Oni et Shinji, il avait eu l’impression qu’il resterait longtemps au village. Ca faisait déjà un bon bout de temps mais ça n’était pas assez à ses yeux. Son retour au village s’était rapidement dégradé avec le décès de son père et de son cousin et finalement ce n’était pas plus mal de déjà repartir. Ce plus, il pourrait peut-être apprendre quelque chose sur leur assassin. Pour l’instant, tout ce qu’il savait, c’était qu’il devait être un Shinobi originaire du village de la foudre. Peut-être que cette bibliothèque qu’ils devaient examiner ne se trouvait pas loin de Kumo, il en avait aucune idée.

Naoki – On se rejoindra aux portes de la ville ? J’ai besoin d’un petit peu de temps pour faire mes bagages, prévenir mes proches… Et puis il faut encore que j’aille à la bibliothèque…

Naoki n’eut pas à se tourner pour comprendre que Yosuke le regardait. Il était certainement surprit par la dernière phrase prononcée par le garçon. Et pourtant, il n’y avait rien de mystérieux à cela. Naoki devait se rendre à la bibliothèque avant de partir par pure nécessité.

Naoki – Oh ça n’a rien à voir avec ça, il faut juste que je ramène des livres si je ne veux pas avoir une amende à notre retour.
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Mar 30 Déc - 14:42

[Yosuke] « La bibliothèque ? »

Yosuke avait encore un nombre assez important de livres qu’il avait emprunté, sources d’informations presque inépuisables sur le domaine du feu. Il fallait absolument qu’il garde ce document, et qu’il en prenne d’autres.

[Yosuke] « Tu sais quoi ? Je t’accompagne à la bibliothèque ok ? »

Il pressa le pas à côté de Naoki qui s’était déjà éloigné. Etait-il pressé ? Je ne sais pas, mais c’est vrai qu’il y avait tellement à faire.

[Yosuke] « Tago m’a donné un certain nombre d’autorisation dont celle d’emporter des livres de la bibliothèque avec nous. Il faudra qu’on se mette d’accord sur quoi emporter pour qu’on puisse voyager léger. Ca marche ? »

C’est ainsi que la nouvelle équipe qui ne portait ni nom, ni numéro commençait son travail d’investigation. Yosuke et Naoki étaient des inconnus pour l’extérieur, l’un fils de bibliothécaire, l’autre fils caché d’un clan qui ne soupçonnait pas son existence. Ils partiraient ensemble à la conquête du monde extérieur. Ils ne savaient pas encore qu’est-ce qui les attendaient, l’envergure de leur tâche mais le monde ne s’attendait pas non plus à quoi il s’exposait désormais.

[Yosuke] « Naoki, la bibliothèque, c’est pas plutôt de l’autre côté ? »


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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Mar 30 Déc - 15:15

Naoki *Je partirai, je vais partir, je pars, je suis partit.*

Naoki était tellement pressé de régler quelques petites affaires qu’il n’attendit pas une seule seconde la réponse de son coéquipier. Il avait bien réfléchit à tout ce qu’il devait faire ; tout d’abord, aller rapidement chez lui pour récupérer les livres et aller les rendre à la bibliothèque du village ; ensuite, faire un petit tour à l’armurerie pour voir s’il n’y avait pas quelques nouveautés intéressantes et enfin, rentrer pour préparer ses bagages et prévenir ses proches de son départ, quoique Shirohime serait sûrement au courant de tout avant même qu’il ne lui en parle.

Yosuke - Naoki, la bibliothèque, c’est pas plutôt de l’autre côté ?

Naoki s’arrêta brusquement et se retourna pour regarder son ami. Ainsi donc il voulait également aller à la bibliothèque pour récolter quelques informations avant de partir. Il est vrai que le garçon n’allait pas du tout dans la bonne direction pour la simple raison qu’il se rendait à son appartement. Mais finalement il décida de rebrousser chemin et d’aller directement à la bibliothèque.

Naoki – Tu as raison, excuses-moi.

Le nouveau Chunin était impatient de voir l’étendue des privilèges que lui donnait ce fameux passe-droit par rapport à n’importe quel autre Chunin. Il se voyait déjà en train de le montrer à la bibliothécaire pour qu’elle leur ouvre les salles secrètes renfermant, certainement, un tas de livre que peu de monde avait eut l’occasion de tourner les pages.

[ Arrow Bibliothèque ]

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Dim 25 Jan - 17:47

Naoki: + 50 XP (bonus chuunin inclus)
Yosuke: + 50 XP (bonus chuunin inclus)
Tago (as Iba): + 36 XP (bonus MJ inclus)
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Lun 9 Mar - 4:54

Précédemment

Les vallées de la mort sont de belles, ô oui de très belles, formes voluptueuses aux grands arbres froids et noirs dans lesquels vit et survit une population enragée de haine et de colère atrocement douloureuses. On y traverses champs d’éventails pourris jusqu’à la moelle, des villages entiers de cadavres sanguinaires et ventripotents, le tout dans une sordide ambiance à vous glacer les os et vous donner une chaire de poule comme même un poule n’en a jamais vu. Oui, les vallées de la mort, cette magnifique métaphore qui enveloppe l’esprit de tourment et de songes profonds et sans limites, entourées de deux superbes montagnes blanches et pures où des entités vivaces vous annonce avec plaisir le prix à payer pour vivre, et non plus survivre. Deux seins que le soleil n’aurait jamais pu bronzer séparées par une rangée de poils.

Tout de suite ça calme.

Les vallées de la mort, combien d’auteurs, de peintres, de poètes et de charlatans empruntant le nom d’artiste à modeste titre les ont exprimés ces dix dernières années ? Tout un tas. Mais d’artistes ils n’ont que le nom. Les vrais, les seuls, les uniques, les archanges de toutes ces rupestres peintures et autre beuveries que la vie vous offre sans concession aucune sinon celle de feindre un large sourire, de lier vos deux vos dix doigts et vos autres orteils en dégageant une moue époustouflée et faussement étonnée et d’annoncer avec une voix mielleuse et crépitante combien ce tableau-ci vous tient à cœur de vous rappeler votre enfance douloureuse après la mort de votre père toujours en vie ; les vrais, les seuls, les uniques, les archanges de toutes ces rupestres peintures et beuveries que la vie vous offre sans concession aucune, ce sont vous, mes chers amis. Oui, vous qui tenez entre vos mains, non pas un magnifique pinceau en poil de paon ou un crayon de bois avec lequel votre prose onirique baillera sans cesses les timbres de ces vallées-là, mais bien un long et étincelant katana, un fin et filant shuriken, ou une simple baguette que le moindre passant digne de ce nom reconnaîtra comme un ustensile pour manger vos boulettes de riz épicées au curry.

Si seulement les gens pouvaient imaginer ce qu’on pouvait faire avec un senbon.

Iki dévala les escaliers avec une étonnante joie de vivre. Oh non, rien de bien méchant, c’est une simple question de métabolisme. Qu’est-ce qui vous autant chier sur cette planète : les gens qui sont passionnés par leur propre existence et qui croit en jouir avec un foldingue amour fusionnel. Qu’est-ce qui vous rend malade : se sentir vivre. Paradoxe. Ah ! La médecine ne remettra jamais assez à sa place le caractère psychologique et si ridicule de l’être humain. Alors comment un être aussi fantasmatique peut-il survivre dans ce monde, où il déteste ceux qui vivent, et où se sentir lui-même vivant le fait mourir à petit feu - l’entraînant dans d’étranges quêtes où la simple récompense est ce misérable flacon d’antidépresseurs qui gisait dans la poche du Chuunin ? La réponse est simple. Puisque la vie est nécessaire, et que la mort l’est tout autant pour se sentir vivre, il suffirait de la braver. Trop compliqué, et surtout très dangereux - Iki n’avait aucune envie de se louper de veine en s’entaillant le poignet et de voir tout son rouge de sang se répandre dans la cuvette de ses toilettes où il était assis alors qu’il vomissait ses boulimiques repas d’anorexiques, la vie est vraiment mal fichue. Non, le simple fait d’emmerder les gens qui se sentent bien dans ce monde cruel rend tout de suite le plaisir bien plus appréciable. Briser le cœur des gens est une passion tout à fait honorable : elle les rend réaliste. Il paraissait qu’un jour, il y a fort longtemps, un bonhomme assez ingrat avait crié sur une place publique à un aveugle « lève-toi et marche ! ». Charlatan, les vallées de la mort t’iraient parfaitement bien tatouées sur la fesse droite, et sur la fesse gauche « God bless Konoha » afin d’équilibrer le poids de l’encre de part et d’autre du corps. C’était revenir à dire à môme de quinze ans en pleine illusion d’optique quant à notre place sur le monde « imbécile, regarde la merde qui t’entoure, et goute là, tu verras qu’elle a bon gout »

Mais ça franchement, ça n’a rien d’exceptionnel.

Alors voila, Okugane, malgré toute la pestilentielle hypocrisie qui émanait de sa petite personne, de l’immonde et acariâtre manipulation qui gisait comme un résidu de défection dans une toilette à la chasse d’eau bouchée à ses moindres faits et gestes, Okugane donc, lui laissait l’autorisation de répandre tout autour de lui, la divine odeur de la médiocrité humaine. Mieux, il l’obligeait. Ca lui aurait presque gâcher son plaisir, mais non, cela faisait trop longtemps qu’Iki devait achever le moindre obstacle qui se dressait devant lui sans lui laisser la chance de l’enfoncer un peu plus dans une léthargie rhétorique qui, s’il avait été un Administratif tel que son juunin de chef, lui aurait provoqué une érection, qu’il ne se priverait pas d’un passager moment de jouissance intense et passionnelle avec ce que l’on appelle : la descente en flèche du plaisir de vivre d’une bande joyeux lurons adolescents et encore tout heureux d’avoir sur le petit front tout blanc et tout poli cette vilaine plaque de métal qui faisait d’eux les pires êtres que le monde n’ait jamais porté - après les femmes et le chou : le Genin.

Iki n’allait pas se remémorer son dernier séminaire sur le place de cette petite bête dans les rangs sociaux du village, séminaire où il était interlocuteur et seul spectateur, mais il était tout aussi plaisant et malsain de revoir les discours que sont capables d’émettre les professionnels en la matière. Les douces joies des amphithéâtres de l’esprit.

Le Grand Schtroumpf, avec ses doigts bleutés par le stylo et la chape rouge Konohéenne avait parlé. Vingt minutes, plus que dix maintenant, en espérant qu’ils soient à l’heure, c’était tout ce qu’il avait à attendre. Quel discours, quel entraînement, quelle préparation, pour déboucher sur la question ultime, celle qu’ils poseraient tout de suite en arrivant avant même de lui dire leur nom et leur prénom ce qui pourrait être tout à fait utile étant donné que son ordre de mission - trois jeunes enfants recherchent nounou, allaitement recommandé - n’était arrivé il y a à peine dix minutes et que le seul indice qu’on lui avait laissé étaient… qu’ils étaient genin, ce qui en soit était totalement stupide, cette espèce là est, malheureusement, en voie de reproduction intensive, cette question ultime était donc : pour quelle future mission ?

Ah les joies des camps en pleine nature, du pipi entre deux arbres et des bestioles qui rentrent et ressortent cinq fois de vos organes, les deux premières par le nez, les trois dernières, une fois dans la bouche, une fois par l’oreille et enfin je vous laisser deviner la conclusion, sachant que la cinquième est emplie de salive, de suc gastrique et d’une immonde et pustulante chapelure couleur guimauve qui s’effrite au toucher lorsqu’elle s’assèche et qui vous fait étrangement penser à la dernière diarrhée de votre grand-mère lorsqu’elle s’humidifie..

Indice : c’est après le colon.

Voila, les dès étaient lancées. Ces petites préparations morales, ces préliminaires carrément schizophrène mais qui lui faisaient un bien fou le mettaient totalement en condition. Chauffé, bouillant, explosif, il pourrait réduire un éléphant à l’état de lavette hygiénique par la seule force des mots. Iki zyeuta avec une moue dubitative le comprimé qu’il avait intercalé entre ses deux doigts puis l’envoya valser dans les airs avant qu’il ne retombe dans sa bouche. Ces trucs là n’avaient aucun gout et c’était sûrement mieux.

Iki se calma. Les idées fusaient dans sa tête comme des armes que l’on jetait lors d’un combat de toute violence. Lui en avaient d’uniques, mais le rendu était le même. Il était maintenant prêt, continuer sur cette lancée ne ferait qu’envenimer la chose. Et à défaut de cuisiner ses futurs élèves afin de mieux les déguster, ils les avaleraient trop cuis, et cela serait exécrable, c’est indéniable. Il prit sa tête entre ses deux mains et regarda avec un soupçon de tristesse le tube qui gisait entre ses deux mains. Où en était-il rendu pour qu’on lui inflige cela ? Qu’est-ce qui avait tant changé depuis le premier jour ? Peut-être le fait que sa colère légitime se soit transformée avec le temps, en une flamme inutile qu’il n’oubliait pas de raviver chaque matin. Tout cela ne rimait sûrement à rien, mais c’était ce que voulait Okugane, qu’il oublie tout, Kawazi, les Six Lions. Iki devenait sûrement fou, mais il ne laisserait pas ce plaisir là à son supérieur. Il ne deviendrait jamais ce chuunin de Konoha dont il rêvait tant. Cela faisait trois ans que son projet n’avançait plus, et malgré les réussites que rien n’avait pu ternir du Namikaze dans tout ce qu’il faisait, le Juunin n’avait pas toujours reçu la promotion tant attendue.

S’imaginer un épais dossier dans un de ses placards, un dossier qui amènerait la gloire mais qui par la force d’un homme, par la force de ce dossier-même, ne s’arrêterait jamais de gonfler. Un jour, il exploserait.

Il n’acceptait pas pour autant de subir ce genre de procédés. Les antidépresseurs ne serviraient pas à grand-chose sinon à calmer quelque peu ses ardeurs. Mais il resterait intact, propre à lui-même. Okugane pouvait toujours déplacer des hommes, manipuler les pions avec une dextérité politique affligeante mais oui, efficace, il ne pouvait utiliser les sentiments. Sinon il l’aurait déjà fait.

Une cigarette vint se poser sur ses deux lèvres et le jeune homme l’alluma sans broncher. Yasu avait du détaler, pleurer à un endroit quelconque et se remettre à travailler sans dire un mot de plus, prouvant à elle-même la femme forte qu’elle était. Ou qu’elle voulait être. Il faisait son beau, le chuunin au bob posé sur la tête cachant ses mèches décoiffées, oui, il se voulait fort, il se voulait sûr, mais il n’était rien de tout cela. A vrai dire, il ne s’était jamais senti aussi faible, aussi largué depuis qu’il les avait tous quitté. Ce n’étaient pas ces fiches comprimés qui allaient lui prouver le contraire. Iki sourit. Il n’allait pas voler son propre plaisir. Il avait enfin matière à rebondir, à reprendre un peu de sa fugacité passée, et il allait en profiter, à fond. Jusqu’à ce de l’autre côté ils craquent. Quitte à sacrifier une équipe.

Konoha n’était pas son village. Il ne le serait jamais.

Adossé contre le mur, il extirpait doucement la fumée du tabac brûlé de sa clope. Le bob toujours sur la tête, il le raffermit un peu de sorte à cacher son regard aux yeux des autres. Il les attendrait ici. Ses deux joues se soulevèrent pour faire apparaitre un sourire malsain mais vrai. Ils avaient intérêt à être en retard.

Ca n’en serait que plus amusant.


Dernière édition par Iki Namikaze le Lun 16 Mar - 19:48, édité 1 fois
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Sam 14 Mar - 21:21

Toujours le même quotidien, les mêmes choix, les mêmes actions. La vie d'un shinobi n'est vraiment pas amusante quand rien ne semble vouloir troubler l'imperturbable. Six heures du matin, début de l'entrainement matinal. Pompe, abdominaux, traction. Sept heures, début des vingt kilomètres. Et tout cela dans la bonne humeur et la rigolade, car lorsque l'on a pleuré toutes les larmes de son corps en criant à l'injustice et que l'on a la chance de changer son destin comme moi, on croque la vie à pleine dent. Dix heures, petit-déjeuner de beignet. J'en étais devenue accroc. Il faut dire que c'est un vrai délisse les beignets de cette échoppe. Après avoir dégusté la petite dizaine de beignet, c'était rebelote pour finir les quelques kilomètres qui restaient. Une fois cela terminait, c'est la balade quotidienne dans les rues fréquentés de Konoha jusqu'à l'heure du déjeuner. C'est dans la petite maison qui longe la route principale de Konoha que je mange tous les midis. C'est ici que j'avais déjeuné avec Taka. J'avais passé un bon moment avec elle alors je mettais décidé de devenir fidèle au chef cuisto.

« Veuillez vous rendre à la mairie de Konoha à treize heures. Votre professeur d'équipe vous serez présenté. »

Le silence régnait dans l'appartement. J'avais du mal à réaliser. Je m'entraînais tous les jours depuis un bon mois pour espérer avoir la chance de participer à des missions, mais la on me dit que je suis carrément dans une équipe. Cependant, ma joie fut très vite effacée. Il était déjà deux heures et je devais me rendre là-bas à une heure. J'hurlais tout en prenant ma veste. Je me précipitais dans les rues de Konoha à la recherche de la mairie. Je n'y avais jamais mis les pieds.

[Vieille] « Continue tout droit mon garçon et tu y arriveras. »

Et en effet, au bout de plusieurs minutes de course, j'apercevais le bâtiment administratif se rapprocher mètre après mètre. Du monde rentrais et sortais du bâtiment par ses portes magnifiques, on aurait pu croire de l'or au rayon du soleil. Je pénétrais à mon tour à l'intérieur en bousculant bon nombre de personne.

[Hakai] « Ouf ! J'y suis. »

Je regardais les alentours. Aucune personne semblait être shinobi. Tous habillaient en costume cravate sauf... un homme au bob. Nan y pouvait pas être shinobi. Au plus on dirait qui dort contre le mur. Je me dirigeais alors vers la secrétaire.

[Hakai] « Excusez-moi. On m'a dit de venir ici pour intégrer mon équipe. »

[Secrétaire] « Oui attendait un moment. Je vais chercher votre professeur. »

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Dim 15 Mar - 22:31

Deux jours se sont écoulés depuis son passage au rang de genin.
Yuri, se réveillant, se sentit particulièrement de bonne humeur. Le sourire retenue, elle se mit en hâte de se vêtir, réjouie à l’idée, semble t’il, de pouvoir porter autre chose que son fringuant kimono. A moins que ce ne soit l’excitation de cette nouvelle expérience ?!
Le fait est qu’elle s’était déjà trouver convenante et habillée à l’arrivée de ses parents ; une avancé fort extraordinaire, puisqu’à présent, il avait fallu pieds et mains pour ne serait ce que la réveiller. Ils s’osèrent même pendant un instant, à en espérer davantage ; des rêves mirobolants qui se brisèrent bien vite quand d’un geste de la main, elle leur peste de déguerpir de sa chambre.

Ramassant les kunais qu’elle leur a lancés, elle les range à nouveau dans sa blouse verdâtre, et se remet à ses préparatifs. A commencer par le haut de son crâne, auquel elle ajoute le bandeau dûment gagné. Vient ensuite la préparation à ses affaires. Ne sachant que prendre pour cette première journée, elle ouvre simplement un grand sac, et y déverse tout le contenu de sa table basse. Les feuilles, plumes et pots d’encre se mélangent ainsi dans un grand fouillis, et il est même plutôt chanceux qu’un verre ne se soit brisé dans la manœuvre. Ceci fait, elle flanque le tout sur son dos, et s’en va direct à la mairie, prenant au passage brioches qu’elle engouffrera sur le chemin...

Là voilà maintenant aux portes. Bien que sans détour, sa marche est loin d’avoir été pressé par les évènements, et c’est donc sans surprise qu’elle constate sur sa montre un léger retard. A peine entrée, la jeune Yuichi peut constater une queue déjà fort allongée ; effrayant quand on sait que la secrétaire n’est pas en face de l’entrée. Au vue du nombre de personnes qui stagnent devant elle, son retard de deux minutes ne va pas tarder à se transformer en bon quart d’heure. Ça ne l’aurait pas gêné davantage, mais là, à rester debout, ses jambes vont subir plus de douleur qu’elle n’est prête à en supporter. Certains ne sont là en plus que pour boucher ; obligé quand l’espace est si serré. Un genin ne s’embarrasse pas ; il pousse et fait sa place. Opportuniste la grenat en profitera pour suivre son sillage.

- « Excusez-moi. On m'a dit de venir ici pour intégrer mon équipe ».

* Tiens, lui aussi est venu pour intégrer une équipe. *

Yuri est quelque peu surprise qu'on lui vole sa réplique, mais elle s'en remet bien vite.

- « Oui attendez un moment. Je vais chercher votre professeur ».

* Parce qu’elle sait déjà de qui il s’agit ? Ça doit être la seule équipe prévu aujourd’hui. Je peux donc en déduire que je vais être avec lui. Et que c’est mon responsable qu’elle va chercher également ; attendons donc *
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Dim 15 Mar - 22:58

Iki dévisageait les passants, un à un. Toi, tu as un méchant bouton. Toi ton pas est mal assuré. Bombe le torse et regarde la vie comme elle vient, tu verras que la demoiselle qui t’ignore mais que tu scrutes depuis de longues et belles minutes verra très vite qu’elle s’est trompé sur ton compte. Jouer un jeu, c’était si simple. Jouer le jeu de l’autre, c’était tant difficile. Difficile mais jouissif.

Posé contre le mur le chuunin, retraçait avec animosité sa modeste journée. Des journées comme on n’en vivrait pas deux. La seconde étant la dernière, à priori.

Il se demandait comment est-ce que cela allait se passer. Iki n’avait été que rarement professeur, chef d’équipe qui plus est. Remplacements succins, accompagnements opportuns, la vie est pleine de surprises, mais celle-ci n’est ni un cadeau, ni une idée lumineuse. C’est un cadeau empoisonné, une idée dont la scintillante lumière serait cachée par une chape d’ombre. La fumée qui émanait de sa cigarette recouvrait le soleil. Eteins-toi morne astre. Ressasser les faits de sa propre existence n’est jamais une bonne chose. Sa rencontre avec Kawazi s’était faite en dépit de toute logique, de toute rationalité. Parfois nos pas nous mènent sur des chemins dont nous ignorons tout. Le grand Lion l’avait pris entre ses deux bras massifs et s’était fait de défi de former ce petit être. Jugeant même que les règles érigées pouvaient être surpassées. Contournées.

Nous ne faisons que des compromis. Lorsqu’à l’autel, je récite le meilleur comme le pire devant une mariée en tenue de blanche puritaine, je feins. Nous sommes accrochés au meilleur comme au pire, en toute circonstance, en tout lieu, à tout moment. Le contexte se joue de nous, l’histoire rigole et nous pauvres crétins, nous pleurons de ne pas avoir une vie meilleure. Mais la vie est faite de compromis, le dire et le redire ne servirait à rien. Les hommes ne changent pas, les hommes ne changent jamais. Ils ne font qu’effriter le peu mur qui les sépare de ce qu’ils sont vraiment. Alors oui, les compromis sont de ce que nous sommes, et non de ce que nous paraissons être. Pour le meilleur comme pour le pire. Un mariage en bonne et due forme, sans alliance, sans tenues et sans condiments. Avec pour seul accompagnement ces deux parents qui vous tiennent dans leurs bras chaleureux. Oublier que dans quelques années leurs cordes vocales jureront par monts et par vaux de ce que ces compromis seront capables de faire faire à leur propre marmaille.

Règles il y a, règles il y aura toujours. Iki s’envolait vers des sommets meilleurs, ceux où les seules règles seraient d’écouter ce que la foi dirait de tout cela. Cette même foi qui nous sacrifie pour un corps, pour une entité. Ne sommes-nous pas ici pour cela ? Aujourd’hui était un jour sain, parce que la vie l’avait attaché par une chaîne aux mailles invulnérables à ce qu’il détestait le plus au monde : lui-même.

Cette jeunesse, cette passion, cette envie ambitieuse de progresser plus vite que son voisin. Iki n’avait jamais été le petit sage que Kawazi avait espéré, qu’il aurait aimé comme son fils. Un faux fils, une brèche dans l’amour familial. Non, tu ne m’as pas tenu dans tes bras, mais lorsque ces barrières s’échappent, lorsqu’on oublie ces règles, celles-là mêmes que tu as outrepassé pour m’éviter la pénitence des loups et des lions, pour m’empêcher de subir le jugement divin : le seul qui le soit vraiment, celui de la nature. Oublier tout cela, et recommencer depuis un début frivole.

Il se sentait coupable, et finalement, il n’y pouvait rien.

La plus grande peur des hommes, c’est de décevoir. Le bonheur, c’est de voir la fierté chez celui qu’on aime. Ah sottises, sentiments improbables, les hommes ne changent pas, ils mentent. Il suffit de dire la vérité, et vous verrez ce que les hommes sont capables de faire…

[ ???] - Dites, il y deux personnes qui vous attendent là-bas.

Surpris, le chuunin tourna la tête vers la jeune femme au décolleté saillant de pudeur. Son ton rugueux indiquait avec certitude une certaine impatience. M’engueulez pas, je n’y suis pour rien, n’osa-t-il pas lui répondre. Sur le cadran horaire, les aiguilles tournaient depuis maintenant une bonne heure et on l’attendait. Cela méritait réflexion mais il avait, apparemment, mieux à faire.

[Iki] - Ils attendent… ou ils vous mattent. Je sais pas bien encore. Merci quand même.

De dédain il jeta sa cigarette sur le trottoir et laissa la secrétaire en plan. Offusquée, sûrement. Son parfum enflammait trop les hormones masculines pour qu’elle subisse un régime de faveur. Dans le grand hall, la même agitation gardait cette ampleur étrange d’une existence sommaire. Dans la grande fourmilière, on ne s’ennuyait pas. Les passants ronchonnaient derrière les quelques personnes qui patientaient devant elles, les secrétaires ne cessaient de répondre de leur yeux globuleux et maquillés, à des questions saugrenues. Les gens croient que leurs problèmes sont intéressants. Alors on peut compatir, le métier du secrétariat pourrait ne pas être une simple partie de plaisir. Mais les grandes blondes aux langoureuses jambes épilées ont toujours cette petite pique qui rend le problème plus que problématique. Tout est raison d’état, tout est à même d’accélérer, d’aggraver et de rendre qui n’était autrefois qu’une histoire, une véritable raison de s’enduire de mousse hydratante et de boire des litres entiers de café. Oui, le stress est facteur d’énervement. L’énervement est facteur de stress. La boucle est bouclée, le monde continuera de tourner tant qu’on ne se rendra pas compte que l’administration de Konoha n’a que faire des soucis du peuple.

Les talons de la secrétaire clapotaient contre le carrelage. Etrangement, ils avaient cette façon de claquer qui induisait un excès volontaire. A l’accoutumée, les femmes se grandissent, se font remarquer, par le seul son que produisent leurs chaussons sur le sol ; c’est involontaire, mais c’est voulu. Paradoxe féminin. Mais le sourire mirobolant qui affichait sur le visage crispé de la jeune indiquait sérieusement qu’elle n’était pas de bon poil, et que chaque pat ressemblait à une ultime punition, un peu plus violente à chaque fois. Elle dépassa Iki et renforça cette petite touche déjà mal jouée. D’un hochement de la tête elle lui indiqua un bonhomme et une jeune fille, adolescente sûrement. Iki s’arrêta et se mit à les contempler.

On ne sait pas bien pourquoi, mais le genin est toujours fascinant. Iki ne savait rien de lui, et il n’en devinait rien de plus, même si sa posture menait à cette conclusion. L’air sérieux, il se détache du tableau, simplement parce que sur son front git le bandeau du village, mais que cela ne lui donne aucun autre privilège. Sinon celui d’être vu. C’est bien dommage que le respect ne prouve rien, sinon le genin aurait pu être privé d’un des plus plaisirs que le monde couve. Mais au fond de lui-même, il y a cette crainte qui le rend fragile. Il est en retard, et il ne connait rien de son futur professeur. Peut-être sera-t-il lui aussi en retard et dans ce cas il serait heureux d’apprendre qu’il existe du laxisme dans les rangs du village. Peut-être comprendrait-il et qu’il lui ferait part de la petite importance de la chose. Ou alors sera-t-il un bourreau, un homme sans cœur ni passion, qui voit à chaque minute passée, sa vie s’éternisé en un monotone récital de recommencement. Ce genre de questions est à même de détourner le genin de sa propre utilité ici. Il n’y avait pas d’archétype du professeur. Mais Iki défaisait toutes les lois, il n’avait absolument rien, d’un professeur…

[Iki] - Salut gamins. Je suis Iki Namikaze. Je dirigerais votre nouvelle…

Il tourna sur lui-même, jeta un œil derrière le jeune homme, à côté de la genin, puis derrière lui et se ravisa.

[Iki] - .. équipe.

Votre nouvelle nounou, en fait. Oui, nounou, il aimait bien ce terme, cela définissait à peu près ce qu’il pensait du rôle de professeur. Cela induisait l’incapacité du genin à se morfondre dans le monde, à prendre sa place à travers les autres, et à trouver ce qui est juste et ce qui ne l’est pas.

[Iki] - Suivez-moi.

Iki s’enfonça dans un sombre couloir et passa quelques portes avant de trouver ce qu’il cherchait. Ouvrant son bras il poussa la porte et d’un signe de la tête laissa passer les genin dont il ignorait encore le nom. Quelques tables étaient alignées comme une bonne salle de classe. Iki monta sur le bureau et s’adossa contre le tableau d’ardoise. Il s’empara d’une craie et se mit à jouer avec, jonglant entre ses cinq doigts.

[Iki] - Je m’appelle Iki Namikaze, je suis Chuunin de Konoha. On m’a mis ce matin au courant que j’étais maintenant en charge d’une équipe. Equipe qui normalement est constitué de trois éléments. Vous êtes deux, soit, vous expliquerez au dernier, si dernier il y aura, de quoi il est question. Mettons les choses au clair tout de suite. Je ne suis pas votre ami, je ne suis ni votre frère, ni votre père, pas même un mur derrière lequel vous devez vous rabattre en cas de soucis. Je suis votre nouvelle nounou, mais je ne donne pas le sein, et je ne change pas les couches. Pour moi il n’y a pas de travail plus irritant que de s’occuper de bonshommes dans votre genre, mais je n’ai pas le choix. Le monde n’est pas beau, le monde n’est pas rose ou blanc, il est obscur, malsain et cruel. Et en son sein, vous n’est qu’une petite chose insignifiante. Il n’y a rien à attendre de lui, il n’y a rien à attendre des autres.

Nous le sommes tous, pensa-t-il.

Il inspira un grand coup afin de reprendre sa respiration et regarda les deux genin qui lui faisaient face. Ils ne s’étaient pas encore enfuis, ils n’étaient pas morts de trouille, ou morts tout court. C’état déjà un bon point. Iki fronçait tant les sourcils, qu’il en avait mal. L’hypocrisie, il n’y en aurait pas. Du respect, un peu tout de même. Mais propre à lui-même, il ferait comme bon lui semblerait, et comme il avait toujours fait. Si les mots existent, c’est bien qu’il y a des choses à dire. Alors autant ne rien mâcher. Il vaut mieux souffrir violemment quelques secondes, que lentement pendant une éternité.

Souvent l’éternité ne suffit même pas.

Le chuunin se détendit. Un sourire aurait été de mise, mais il n’était pas encore arrivé au moment où il appréciait d’être ici. Son ton serait cependant plus calme, plus lent. Le pire était passé, se cachait-il dans un coin de son esprit.

[Iki] - Il y a beaucoup de choses de moi que vous ne saurez jamais. A vous de comprendre où, comment et quand ériger une barrière entre vous et moi. Je me donne uniquement au Taijutsu, les corps en mouvement sont ma seule passion.

Il marqua une pause. Ce repos fatal qui indiquait qu’il faille prendre le pas, le premier pas. Avancer un pion, et le couvrir.

[Iki] - J’aurais préféré étudier à l’avance vos cas. Ce n’est pas possible, alors essayez de me dire ce qu’il en ait pour vous.
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Sam 21 Mar - 14:09

Finalement, le mec au bob était bien ninja. Il était même semble-t-il mon sensei. Entre temps une jeune femme un peu plus jeune que moi ou même Taka s'était incrusté, il semblerait que j'ai trouvé ma première coéquipière. L'homme au bob nous demanda de le suivre d'un léger signe et nous conduit dans une salle qui ressemblait comme deux goûtes d'eau à une salle de cour à l'académie.

*Pourquoi avoir une salle de cour dans la mairie?*

L'homme sauta sur le bureau et nous primes place alors chacun sur l'une des nombreuses tables, pas trop loin, mais ni trop prêt. On ne peut avoir ce qu'il nous réserve.

[Iki] - Je m’appelle Iki Namikaze, je suis Chuunin de Konoha. On m’a mis ce matin au courant que j’étais maintenant en charge d’une équipe. Equipe qui normalement est constitué de trois éléments. Vous êtes deux, soit, vous expliquerez au dernier, si dernier il y aura, de quoi il est question. Mettons les choses au clair tout de suite. Je ne suis pas votre ami, je ne suis ni votre frère, ni votre père, pas même un mur derrière lequel vous devez vous rabattre en cas de soucis. Je suis votre nouvelle nounou, mais je ne donne pas le sein, et je ne change pas les couches. Pour moi il n’y a pas de travail plus irritant que de s’occuper de bonshommes dans votre genre, mais je n’ai pas le choix. Le monde n’est pas beau, le monde n’est pas rose ou blanc, il est obscur, malsain et cruel. Et en son sein, vous n’est qu’une petite chose insignifiante. Il n’y a rien à attendre de lui, il n’y a rien à attendre des autres.

Pas très éloquent le bonhomme. Ainsi donc selon lui, le fait d'être chef d'équipe était une gêne. Alors pourquoi est-il devenu ninja? Cet homme ne sait ce qu'il veut. De plus, pourquoi juger ses élèves sur le premier coup d'oeil? Croit il vraiment que j'ai besoin d'une nounou? C'est vrai que cette fille semble un peu fragile mais les apparences sont souvent trompeuse. Taka par exemple.

[Iki] - Il y a beaucoup de choses de moi que vous ne saurez jamais. A vous de comprendre où, comment et quand ériger une barrière entre vous et moi. Je me donne uniquement au Taijutsu, les corps en mouvement sont ma seule passion.

Au moins il y avait une bonne nouvelle. Malgré que sa nouvelle fonction lui prenne la tête, je pourrais lui montrer mes mouvements. Peut être est-il même un membre de la compagnie qui n'est pas entré en contact depuis un moment.

[Iki] - J’aurais préféré étudier à l’avance vos cas. Ce n’est pas possible, alors essayez de me dire ce qu’il en ait pour vous.


[Hakai]"Je dois dire que jamais je n'aurais cru cela. Un chuunin instructeur qui n'aime pas instruire. Je peux vous dire de profiter de la chance que vous avez, car il y en a d'autre qui vous envie et je sais de quoi je parle."

Le silence retombait. Le premier dialogue entre l'élève et son maitre n'avait pas été courtoi, mais il fallait se dire la vérité, pas de mensonge, c'est ainsi que je vois l'état d'esprit d'une équipe.

[Hakai]"Mais pour vous répondre, je pratique également le taijutsu. Les corps en mouvement c'est ma spécialité. Avec moi, pas de coup qui crée des cratère, tout en finesse. Je tente également de pratiquer le ninjutsu, mais ce n'est pas évident."

J'avais fini de me présenter. Il ne m'inspirait pas confiance alors pour le moment cela suffira. J'avais su me montrer gentil et agréable avec Taka, mais pourquoi le saurais je avec cet individu incapable de voir la chance qu'il a. Non, s'il ne change pas, je ne pense pas en être capable. Attendons maintenant la présentation de la jeune femme.

MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   Jeu 7 Mai - 13:01

Iki : +30 XP
Hakai : +7 XP


Edit Iki : Hakai, désolé de ne pas avoir continué ce début de chemin. Aussi je te propose de rejoindre mon PNJ dans l'Arène de Konoha pour ta nouvelle équipe. Tute.
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MessageSujet: Re: Mairie de Konoha   

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