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 Amphithéâtre Genjutsu

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MessageSujet: Amphithéâtre Genjutsu   Dim 16 Mar - 13:10

Le grand amphithéâtre des illusions. Une petite pancarte criarde, rose et rouge, était accrochée sur l'un des doubles battants : "Vos rêves deviendront réalité... ou pas ♥ !", signée Ran. Les étudiants qui voyaient ce mot étaient pour le moins déboussolés. La tribune, tout en bas, était présidée par une belle jeune femme, adossée à sa chaise comme si elle était dans un bar, les jambes croisées. Elle observait les élèves descendre, un sourire gourmand sur ses lèvres pleines. Sayuri attendait.

À sa droite, Ran trépignait d'impatience. Elle poussait de petites exclamations joyeuses lorsqu'elle rencontrait le regard d'un étudiant (autrement dit, tout le temps) et répondait d'un grand signe de main. Elle babillait sur un sujet abscons (d'aussi loin que Sayuri avait écouté, il s'agissait de la culture des mollusques dans les rivières du Pays des Vagues) et applaudissait les maladresses des étudiants.

Sayuri jeta un regard sur sa gauche. Toraneko était assise, silencieuse, son chat tigré sur les genoux. Ces élèves seraient bien encadrés. Ou pas, comme dirait Ran.

[Sayuri] - Bien, bien...

Elle se rassit dans une position plus conventionnelle, et au son de sa voix posée et plus grave qu'ils ne l'auraient supposés, les étudiants se turent.

[Sayuri] - Nous travaillerons ici le Genjutsu, l'art de l'illusion. Si vous vous êtes trompés d'amphi, sortez vite, vous ne voudriez pas être là par hasard.

Elle sourit et cligna de l'oeil à l'attention d'un élève des premiers rangs, lequel se passionna pour ses chaussures, aussi rouges que lui.

[Sayuri] - Nous travaillerons dur car ce que nous enseignons est complexe et demande une concentration et un talent extrême.

Son sourire s'élargit.

[Sayuri] - Je vous apprendrais à avoir les deux. Je m'appelle Sayuri Uchiha.

Elle posa sa main sur l'épaule de Ran.

[Sayuri] - Je vous présente Ran Kokoro. Elle est une enseignante, au même titre que moi ou que ma collègue, aussi, je vous demande de lui témoigner autant de respect, malgré son jeune âge. Elle est extrêmement talentueuse, et elle vous apprendra beaucoup.

Ran bondit sur ses jambes, dans un semblant de salut militaire.

[Ran] - On va bien s'amuser !

Elle se rassit, et replia ses jambes sous elle sans quitter du regard la foule d'étudiant.

Sayuri présenta la femme à sa gauche.

[Sayuri] - Et voici Toraneko Chiyoko, qui vous enseignera la rigueur et la discipline, deux qualités fortement appréciées lorsqu'il s'agit de manipuler l'esprit d'autrui.

[Toraneko] - J'attends de vous l'attention la plus aiguë et un travail constant.

Sayuri hocha la tête doucement. Toraneko et Ran quittèrent de concert leurs places, et l'adolescente partit en courant dans les couloirs de derrière. Toraneko, suivie de son chat, lui emboîta le pas.

[Sayuri] - Et bien, je suppose que l'on va commencer...
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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Jeu 27 Mar - 22:51

[Cours pour Naoki Arrow]

Naoki arriva dans l’amphithéâtre affilié au Genjutsu. Le professeur était Sayuri Uchiha, le jeune garçon de 13 ans ne se rendait pas bien compte à quel point cette femme pouvait être belle et désirable. Il aurait préféré trouver Toraneko-sensei mais il aurait pu tomber sur pire aussi. La Jounin était en train d’expliquer quelque chose à une de ses élèves et il attendit patiemment qu’elle eut terminée.

Un grand sourire planait sur son visage, apparemment de bonne humeur et fière de ses élèves. Ca semblait être l’instant idéal pour lui demander son aide.

[Naoki] « Uchiha-sensei, s’il vous plaît ? »

[Sayuri] « Oui ? Tu es l’élève de Botan mais qu’est-ce que tu fais par ici ? »

[Naoki] « A vrai dire, je suis venu voir si il serait possible que vous m’aidiez à maîtriser le Kaï. Je me suis déjà entraîner seul avec l’aide d’Oni mais je voudrai essayer de le faire sous l’emprise d’un Genjutsu. Pouvez-vous m’aider ? »

[Sayuri] « Bien sûr, si tu parvient à le faire seul déjà tu devrai très vite réussir à maîtriser la technique parfaitement. Bon, on commence tout de suite. Je vais te faire une pupille de peur, n’oublie pas que la première étape est la prise de conscience du Genjutsu. »

[Naoki] « Très bien. »

Il attendit que le professeur exécute la technique mais elle ne fit rien. Cette absence d’action devenait de plus en plus pesante pour le garçon qui se trouvait face à elle. Rien ne se passait et il avait l’impression qu’elle lisait au plus profond de lui, pour connaître ses pires faiblesses : la peur de voir son secret révélé au grand jour. Il voyait les yeux du sensei pénétrer dans son âme.

Cette vision lui était insoutenable et il ferma les yeux mais les pupilles étaient comme imprimée sur sa rétine. Lorsqu’il rouvrit les yeux il sentit ses pieds s’enfoncer dans le sol. Il se voyait marcher sur des cadavres. Son pied glissa entre deux corps en décomposition et une odeur nauséabonde s’en échappa.

[Naoki] « Bon sang mais c’est quoi ça !? »

[Sayuri] « Ok on arrête, ça sert à rien. »

Naoki commençait à comprendre, elle avait réalisé le genjutsu et pourtant il y avait cru dur comme fer. Bien sûr il se doutait bien qu’une technique avait été réalisée mais il avait plus pensé à un Ninjutsu basé sur la nécromancie qu’à un quelconque Genjutsu.

[Sayuri] « Très bien, tu sais quoi ? Tu va d’abord commencer par me montrer ce que tu as apprit seul. Finalement ça risque d’être plus long que prévue. »

Naoki se concentra sur ce qu’il avait fait un peu plus tôt, il devait faire sa brièvement pour que ça marche tout en faisant attention à ne pas créer trop d’énergie. Il poussa un cri puissant et la douleur se fit dans tout son corps.

[Sayuri] « Non mais c’est quoi ça ? C’est ça que tu t’es entraîné à faire ? »

[Naoki] « Euh… Oui. »

[Sayuri] « Mais ça n’a rien à voir avec le Kaï. Je ne sais pas ce que tu cherche à faire avec ce… truc mais tu n’iras pas bien loin comme ça. En plus je n’ai jamais vue quelqu’un d’aussi facile à berner. Alors même que j’ai créé un Genjutsu le moins crédible possible tu y as cru sans aucune hésitation. Si tu ne te rends pas compte du Genjutsu ça ne sert à rien d’apprendre le Kaï, et quel Kaï ! »

Uchiha-sensei semblait au bord de l’hystérie. Visiblement l’attitude du garçon l’avait énervée mais il ne percevait pas bien pourquoi.

[Naoki] « Mais pourtant… Quand je le fait, j’ai mal, ça veut bien dire que ça marche, non ? »

[Sayuri] « Pauvre idiot… Ce n’est pas parce que tu as mal que tu pratique le Kaï. A mon avis tu n’as aucune compétence pour se qui touche de près ou de loin au Genjutsu. Franchement, tu devrais repasser plus tard une fois que tu seras plus doué. Si tu te fais mal avec ça, c’est sûrement parce que tu contracte tes muscles trop violemment. Pour réaliser le Kaï il faut détecter l’emprise du Genjutsu et se concentrer.

[Naoki] « Mais j’ai cumulé de la concentration. Oni me l’a dit. »

[Sayuri] « Eh bien écoutes, tu as peut-être effleuré ce qu’on appelle l’état de concentration et sûrement qu’Oni t’a dit cela mais alors tu t’en es très vite détourné. Tu crois sérieusement que la concentration est quelque chose qu’on stocke. Cherche à être concentrer et pas à avoir de la concentrer et encore. Revient me voir si un jour tu parviens à passer ce stade, on pourra peut-être faire quelque chose pour toi à ce moment là. »

La femme enseignante s’était radoucit au fur et à mesure de ses explication sur le Kaï, tellement ça l’a chagrinait de voir un Genin aussi médiocre au Kaï.

[Naoki] « D’accord… »

[Sayuri] « En attendant je te conseille d’éviter les maîtres en Genjutsu : tu es plus facile à manipuler qu’une marionnette. »

Sayuri Uchiha se détourna alors de lui pour aller aider ses autres élèves qui avaient regardé la scène avec amusement. Ca leurs semblait tellement pitoyable de ne pas connaître la technique du Kaï. C’était la base de tout selon eux et ils se demandèrent tous pourquoi Naoki était parvenu à passer Genin.

Lui, il s’en alla la queue entre les jambes. Il était démotivé pour la journée et il estimait avoir déjà avoir largement assez travaillé pour ce soir. Il décida donc de retourner à son appartement

[ Arrow Appartement de Naoki]


Dernière édition par Naoki le Sam 29 Mar - 13:23, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Ven 28 Mar - 0:18

Naoki : +7 XP RP.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Mer 2 Avr - 1:03

*Arrrrg j'suis en retard!!!*

Courant comme un fou dans les couloirs de l'académie, Shinji s'arrête devant la porte de l'amphi de Genjutsu le temps de reprendre sa respiration et d'essayer d'ouvrir la porte le plus discrètement possible pour se faire le moins remarquer. Il tourne la poignée et pénètre dans la salle en marmonnant à voie basse:

- Pourvu que ce ne soit pas Toraneko sensei!

Le souvenir du Genjutsu qu'elle lui avait infligée pour ne pas avoir été assez attentif au cours d'une leçon sur le kai le glacé d'effroi rien que d'y repenser, et c'est d'ailleurs pour cela qu'il revenait aujourd'hui en cours de Genjutsu, pour enfin réaliser ce kai et être une bonne fois pour toute débarrassé de ce mauvais souvenir, mais il espérait bien quand même que ce serait le professeur Shimizu dont la sereinité et les pouvoirs
impressionnait beaucoup Shinji.

Et finalement ce fut ni l'un ni l'autre, mais Sayuri sensei dont Shinji appréciait plus que tous le charme et la douceur, enfin certains jours...

*Cool, c'est quand même mieux que l'autre psychopathe de Toraneko*

Mais il compris rapidement que ce ne serait pas une partie de plaisir en voyant un genin la tête basse marcher vers lui en direction de la sortie.Shinji se demanda pourquoi un genin revenait il à l'académie...

Mais il ne se posa pas plus de questions sur ce garçon, Sayuri Sensei lui rappelant ou il se trouvait:

- Si tu veux le regarder, tu as qu'a le suivre chez lui libre à toi, ou alors tu FERME CETTE P****N DE PORTE ET TU REJOINS LES AUTRES!!!

-Heu... oui sensei! balbutia t il en inclinant sa tête en guise de marque de respect .

*Ok, j'vois que l'ambiance d'aujourd'hui est tendue,plutot intérêt à me tenir à carreau moi*

Shinji, descendit quelques rangs et s'assit rapidement près d'une étudiante qui semblait complètement absorber par le professeur Uchiwa.
Celle ci se mit a parler à l'attention de tous les apprentis ninja.

- Vous avez tous vu ce qui s'est passé? Enfin presque tous... , dit elle en pointant un regard accusateur sur Shinji.

- Ce Genin à voulu résister avec son physique, il à voulu affronter mon esprit au lieu de se consacrer à analyser le genjutsu, Que croyez vous? Que des esprits aussi faibles que les votres peuvent avoir une chance face à une experte telle que moi?


Puis elle regarda les élèves, fit un large sourire et se concentra d'un coup...
Shinji revint a lui, toujours dans l'encadrement de la porte, il mit un certain temps à se rendre compte de ce qui venait de se passer, il jeta un oeil dans la salle et vit cinq étudiants debout sur leurs pupitres se réveillant également, ainsi que tous les autres élèves complètement déboussolés par ce qu'il venait de se passer. Un autre signe qui troubla Shinji, l'étudiante à coté de qui il s'était assis avait disparue ou plutôt n'avait jamais existée, il retourna cependant s'asseoir à la même place comme attiré, la Uchiwa elle reprit la parole en le regardant:

-Toi c'est pour être arrivé en retard! Et sans même t'excuser!

puis elle se tourna vers les cinq étudiants qui avaient étés punis également:

-Et vous c'est pour vous montrer que vous n'avez à vous moquer de personne, car vous n'etes à l'abri de rien...

Cette dernière phrase fit frissonner Shinji, et il essaya d'analyser ce qui s'était passé, à quel moment l'avait elle mise sous l'emprise de l'illusion?
Comment ne s'était il rendu compte de rien pourtant, même s'il ne maîtrisait pas encore bien le kai, il avait pourtant appris à identifier un Genjutsu, a chercher les différences entre réel et irréel, pourtant la il n'avait rien vu.

*Comment, elle à fait? Pourtant je suis sur de ne pas l'avoir quitté des yeux... C'est peut être justement cela, par le regard qu'elle crée son Genjutsu. Mais en maintenant six étudiants sous illusions, elle n'a pas pu conserver exactement un genjutsu parfait, il y avait forcément des imperfections, des détails qui m'ont échappés...*

Sayuri sensei reprend son cours:

- Vu que le kai semble vous poser problème, je vais vous ré expliquer comment faire la différence entre un doute et une certitude, comment détecter un Genjutsu, et apprendre à lancer son kai au bon moment lorsque le doute n’est plus permis. Soyez parfaitement attentif à mon cours rien ne doit vous échapper, c'est ça que vous devez avoir pour comprendre le Genjutsu, de l'attention et de l'esprit d'analyse. Avant de commencer vous allez prendre quelques minutes pour vous concentrer afin de vous mettre en condition pour absorber parfaitement votre environnement, vous devez savoir parfaitement tout ce qui se passe à tous moment dans la situation ou vous étés, rien ne dois vous échapper ! Je vous laisse trois minutes. Sachez qu’a partir de maintenant, je ne veux plus entendre le moindre mot jusqu'à votre sortit de la salle.


La jeune fille se figea instantanément attendant la fin du compte à rebours qu’elle venait d’instaurer, aucun étudiant ne pu voir le moindre mouvement aussi faible soit il provenant de la Uchiwa. Shinji, bien décidé à tirer le maximum de cette leçon, suit immédiatement et à la lettre les consignes du Sensei :

*Tout d’abord je dois régler ma respiration pour qu’elle devienne la plus calme et la plus fluide possible, puis fermer les yeux, faire le vide totale dans mon esprit, pas un souvenir, pas un sentiment ne dois pouvoir troubler ma concentration, enfin rouvrir les yeux et capter toutes les données disponibles, visuelle, mais également auditives et odorantes*

Sayuri n’avait pas bougée d’un cil, les élèves tentaient de se concentrer, certains comme shinji avaient les yeux ouverts, regardant ce qu’il se passait, d’autres semblaient juste attendre la fin des trois minutes prenant cela comme une sorte de pause…

*Les détails, les certitudes, c’est ce que je dois trouver…*

Il observait, tous ce qui passer à porter de ses sens, et commença à recevoir et à digérer les informations, un garçon à deux rangs devant lui semblait avoir un tic à l’oreille mais Shinji, ne s’attarda pas la dessus, ce n’étais qu’une impression, il ne devait pas se perdre dans les doutes, rester dans le réel, voir et identifier avec certitude des détails dont seul lui pouvait avoir connaissance, le bruit d’une mouche lui arriva à l’oreille et il la vu passer vers les premiers rangs, il la mémorisa, et continua à scruter de tous ses sens la salle. A quoi pouvait il bien se raccrocher de réel pour pouvoir lutter contre une illusion, un bruit de pas dans les derniers rangs, un toussotement, des inscriptions sur les tables, la mémorisation des étudiants, enfin la professeur reprit la paroles :

- Bien, j’espère que vous étés tous prêts, car voici votre exercice : sortir de l’illusion dans laquelle vous étés tous enfermés !

Tous les étudiants furent surpris par ce qu’ils venaient d’entendre, et deux d’entre eux eurent la mauvaise idée de le faire savoir :

ETUDIANT1- Mais Sayuri Sensei vous deviez nous apprendre un tas de choses sur le genjutsu !
ETUDIANT2-Oui elle à raison, vous nous aviez dis que…

Sayuri- Et vous, vous deviez vous taire jusqu'à la fin ! Sortez tous les deux immédiatement !

Les deux étudiants comme dans l’incapacité d’entreprendre la moindre contestation, s’exécute et quitte la salle. Les autres à présent prévenus reste muet tout en commenssant la recherche de l’illusion.

- La leçon était dans l’énoncé : avoir la confiance absolu en ces sens et les utiliser au maximum de leur capacité pour etre en mesure d’identifier le reel de l’illusion, rester attentif à votre environnement, des choses ont changé depuis trois minutes, énormément de chose, car pour faire un Genjutsu parfait, le ninja doit reproduire à l’identique une scène pour pouvoir maintenir le plus lontemps possible son adversaire dans l’illusion, mais c’est quasiment impossible, il reste toujours des choses que le ninja oubli, un détail insignifiant, un son ou une image que l’utilisateur aurra oublier d’introduire dans l’illusion ou de le cacher…et c’est a cela que vous devez vous ratacher, maintenant allez y libérez vous !

Instantanément, de nombreux « KAI » retentirent dans l’amphi, et de nombreux étudiants se mirent à sortir, mais il n’y avait pas moyen de savoir si c’était pour la réussite ou pour l’échec du test, mais tout cela n’était peut être encore un effet de l’illusion.
Shinji se concentra au maximum qu’il pouvait, il devait réfléchir, se rendre compte…

*Elle m’a déjà fait subir l’illusion quand je suis entrer dans la classe, il doit bien il y avoir des similitude, a quel moment à t’elle lancée le Genjutsu ? non, non, non ce n’est pas la dessus que je dois me concentrer !! Que s’est il passé ? quels détail n’existent pas ? la mouche ? si je la voie encore, le tic du garçon ? non, je n’étais pas sur que s’en étais un !!arrrrf aller concentre toi, les bruits de pas au fond de la classe ? non, personne n’est entré et aucun étudiant ne s’est levé…
OUI ! Justement, je suis sur d’avoir entendu ses bruits et pourtant il n’avait aucune raison d’être la !*


Shinji fit le signe du kai comme il l’avait appris et,(le problème c’est que ça ne marchait pas souvent) il fallait qu’il synchronise l’incantation avec le détail qu’il pensé avoir identifié comme réel.
Apres quelques secondes d’attentes, il ferma ses yeux et sa voie retentit :

-KAI !!

*Ca a marché ?*


Il rouvrit ses yeux, et fit un tour d’horizon de la salle, rien n’avait changé.. rien sauf que le professeur Sayuri avait disparu ! Shinji se retourna dans un réflexe pour voir s’il avait eu raison, les bruits de pas venant des derniers rangs avaient bel et bien exister et la Uchiwa se tenait assise sur une table regardant ses élèves et maintenant l’illusion. Shinji remarqua aussi que certains élèves qu’il avait vu quitter la salle s’y trouvaient encore et que d’autres avaient disparus. Voyant que le cours était à présent finis pour lui et respectant la consigne de ne rien dire avant la fin, il s’éclipsa sans un mot, mais avec une pensée pour cette fille si impressionnante :

*Comment elle a fait ça ?*

Puis Shinji, a qui cette matinée venait de donner très faim quitta l’académie et pris la route de chez lui…

[va a la maison des Harrada]

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Dim 6 Avr - 1:21

Harrada Shinji : +30 XP RP-Etudes


Dernière édition par Oroken le Mar 15 Avr - 12:50, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Lun 14 Avr - 18:07

[viens de maison des Harrada]

*Allez j’entre, c’est aujourd’hui que je dois savoir si je maîtrise le kai ou non…Tout ce que j’ai à faire, c’est rester calme et concentré sur l’environnement , rien ne dois m’echaper…*

Shinji n’avait pas dormis cette nuit, mais son esprit était bien réveillé, et seul les légères cernes dessinées sous ses yeux étaient la preuve de sa nuit agitée. Le couloir était vide ce matin, il le traversa rapidement et vit que la porte de l’amphithéâtre de Genjutsu était ouverte et y pénétra donc en s’arrêtant sous l’encadrement de la porte pour jeter un oeil sur l’amphi, il était lui aussi presque totalement vide, seul cinq étudiants étaient éparpillés dans la salle attendant un professeur qui n’était pour le moment pas en avance. Shinji avança à pats lents, essayant de voir et d’analyser toutes les actions et situations qui pouvaient avoir lieu dans la salle à ce moment :

*Il y’a trois garçons et deux filles, l’un des garçons porte un bandeau ce qui signifie qu’il est Genin, il est assis à coté d’une fille qui dois avoir mon age, elle porte des bandelettes aux poignets et une tunique mauve, ils sont assis au troisième rang en partant du bureau des profs et ne semble pas se connaître, en tout cas ils ne se parlent pas, tiens le garçon regarde au plafond, c’est une araignée elle a attrapée une mouche ou un moustique, hmm quoi d’autres, je vais m’asseoir quelques rangs derrières eux, je pourrais voir tous les élèves et la porte comme ça…*

Shinji s’assoit et continu de scruter l’amphi :

*au premier rang il y’ a deux étudiants qui ont l’air d’être amis, ils rigolent et le plus grand des deux semble se moquer du pull-over de l’autre, et la dernière étudiante est a coté de moi, elle est brune, plutôt menue et lit un manuel de Genjutsu, et elle est…heu… assez mignonne et …*

Shinji absorbée par sa jolie camarade est rappelée à la concentration par une certaine activité, l’un des deux garçon de devant se lève et se dirige vers la sortie en exhortant son copain à faire de même :

[Etudiant1]- Allez Viens !! Tu vois bien qu’y a personne aujourd’hui, on ferais mieux d’aller dans la foret pour s’entraîner !

[Etudiant2]- On attend encore cinq minutes, le prof est pas encore trop en retard, on est pas pressé…

[Etudiant1]- boaf ! C’est bon, de toute façon ça sert à rien le Gen…

La vue du professeur Toraneko qui était presque apparue de nul part le figea sur place, Shinji pensa qu’elle était aussi effrayante que laide, il se tourna vers l’étudiante assise à ses cotés et d’après l’expression de son visage, semblait assez du même avis que le jeune Harrada.
L’experte genjutsu regardait fixement dans les yeux de l’étudiant qui voulait partir et ne lui de que quelques mots :

[Toraneko]- Alors, comme ça le genjutsu est inutile ?

[Etudiant1]-Heu !! Non Sensei ! Je suis navré professeur Toraneko ! , dit il sans aucun sang froid et terrifié…
L’étudiant ainsi que Shinji et tous leurs camarades savaient bien ce qui risquait de se passer pour lui, la légende des punitions de Toraneko était pour eux bien réelle et ils savaient tous que ce n’était pas quelque chose à souhaiter à quelqu’un, même à son pire ennemi… C’était d’ailleurs suite à l’une de ces fameuses punitions que Shinji s’était décidé à maîtriser le Kai.

Il regardait la prof intensément essayant de ne rater aucun de ses mouvement pour comprendre comment Toraneko attaquait, car elle allait forcément attaquer… Il remarqua un pan de la robe de la sensei qui semblait se soulever et son regard changea… Celui de l’étudiant aussi, il devient comme vide, et une expression de douleur commençait à apparaître sur son visage dont les nerfs se tendaient comme pour essayer de lutter, Toraneko restait immobile à quelques centimètre de l’étudiant, certaine que sa proie n’était pas dangereuse et n’avait pas la capacité de l’atteindre , elle maintient son attaque quelques secondes et relacha son emprise, elle s’avançait à présent vers son bureau passant tranquillement a coté de sa victime sans même lui adresser un mot ou un regard…

L’élève choqué et apparemment physiquement éprouvé se releva difficilement et sortit de la salle soutenu par son camarade. L’étudiante assise a cote de Shinji lui dit alors :

[Etudiante1]- C’est une pupille de peur ! elle s’en ai pris a son esprit !
[Shinji]- Glap, elle a l’air encore plus de mauvaise humeur que d’habitude, ça va être chaud…

La jeune fille ricana discrètement et se présenta :

[Irina]- Je m’appelle Irina, et toi ?

Le rythme cardiaque de Shinji augmenta considérablement, elle était mignonne et en plus elle lui parlé… Shinji était complètement sortit de l’état d’esprit qu’il avait en entrant dans la salle, complètement absorbé par la jeune fille, il n’était plus du tout concentré.

[Shinji]-Je m’appelle Shinji, enchanté de te connaître, mais c’est la première fois que je te vois à l’académie, tu es nouvelle ?

Irina ricana à nouveau, et regardait fixement Shinji, puis tout à coup la salle et tous ce qui s’y trouvait disparue, Shinji ne voyait plus qu’Irina qui flottait en face de lui comme sur une toile entièrement noire…

[Shinji]--Merde qu’est ce qui se passe ? Arrf je me suis encore fais avoir…

[Irina]- C’est beaucoup trop simple de te berner petit crétin !

L’image d’Irina que voyait Shinji commença à se déformer et prit l’apparence du professeur Toraneko… Shinji ne s’était apperçut de rien, encore une fois, il était prisonnier d’un Genutsu mais il n’allait pas se laisser faire, de toute façon il était venu pour ça…


[Toraneko]- Tout tes petits camarades ont déjà quittés la salle, aucun de vous n’est capable de résister un temps soit peu à une pupille de peur, ça à d’ailleurs était assez rapide aujourd’hui, enfin bon je vais en finir rapidement avec toi…

La prof allait passer à l’attaque, Shinji allait devoir maître en œuvre tous son savoir ninja pour réussir à se sortir du Genjutsu, mais cette fois ce n’était pas juste un monde illusoire, c’était la pupille de peur une attaque pouvant infligé de sérieux dommages à l’esprit, encore plus pour un maître en genjutsu comme l’était Toraneko.

[Shiji] * Il faut que je lui résiste…*

[Toraneko]-He He He… C’est que tu as l’air d’y croire en plus…Hi Hi tu vas être tellement déçu…

Toraneko Sensei intensifia d’un coup son regard, le plongeant complètement dans celui de Shinji, qui ressentit l’esprit de la prof comme un énorme poids sur sa volonté, l’attaque avait a peine commencée et le jeune Harrada était déjà assaillit par son adversaire, ressentant de moins en moins son corps, il commence a voir une énorme pupille se dessiner devant lui…

[Shinji]* Il faut que je… réagisse, je dois… reprendre le contrôle de mon esprit, mais je ne peux rien faire*

Shinji sombrait dans l’inconscience, son esprit n’était pas assez fort, il ne parvenait pas à revenir vers la réalité… Pourtant une ombre passe et Shinji parvient à revoir quelque chose, encore du noir, toujours du noir…

[Shinji]* Je connais ça… ce n’est pas nouveau…pour moi, le noir les ténèbres… je les combats depuis que j’ai l’age de conscience … mes nuits sont faites d’un noir pur, terrifiant mais réelle… Pas comme maintenant…si je peux me battre contre la nuit réelle pourquoi ne pourrais je pas la vaincre dans une illusion…*

Shinji parvint à rester conscient, et son esprit se redressait petit à petit, mais Toraneko était toujours la, à travers cette maudite pupille qui torturait le jeune ninja …

[Toraneko]-Oo, tu es encore la, j’aurrais crus que ça serait plus rapide…mais enfin bon d’un coté tant mieux… c’est un peu plus intéressant. Alors, que va tu faire maintenant ?

Shinji devait passer à l’action à présent, il devait comprendre et agir…

[Shinji]* Que disait le livre à la bibliothèque sur le kai… Ah oui ça y’est… il y a trois étapes : la détection du genjutsu, bon ba ça.. je le sais maintenant… ensuite trouver un point avec le réel auquel s’attacher… je trouverais bien quelque chose… enfin l’exécution du kai, en me faisant ressentir une douleur…Allez !!c’est partit*

Shinji fixa la pupille et se concentra pour sortir de l’illusion, il devait trouver le lien avec le réel, et pour cela il y avait le noir, cette ennemi tellement quotidien que Shinji le connaît à présent et a ce moment il allait lui servir.
Il serra les dents le plus fort qu’il pu jusqu'à la limite de la cassure pour créer une sorte d’onde de résonance dans sa boite crânienne, ce qui pourrait peut être lui permettre de sortir du Genjutsu, puis il relâcha sa mâchoire en criant « KAI »…

La pupille vacilla mais ne disparue pas non plus, mais pendant un centième de seconde Shinji crut voir à nouveau l’amphi…

[Toraneko]- Tu pense que serrer les dents peut te permettre de m’échapper ? C’est la véritable douleur que tu dois ressentir… celle qui broie les chaires et brises les os, celle qui détruit la volonté…

[Shinji]- Je vais y arriver !!

Shinji saisit alors son pousse droit avec sa main gauche et le brise en deux… la douleur est intense et l’étudiant saisit alors sa dernière chance…

[Shinji]- KAI !!!

La salle de classe réapparue, il était seul, le professeur Toraneko avait disparue… Apparament il avait réussit :

[Shinji]* Cette vielle…est complètement cinglée… mais je crois que c’est un excellent professeur…*

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Mar 15 Avr - 12:50

Shinji : +22XP RP-Apprentissage

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Ven 18 Avr - 16:21

*Oh non…* Ce fut la première pensée de Riku lorsqu’il se réveilla ce matin. Aujourd’hui il avait prévu d’assister au cours sur le Kaï, la technique qui permettrait de dissiper un genjutsu. C’est cette spécialité des ninjas que Riku détestait le plus, la capacité de créer une illusion et d’influencer l’esprit directement. Ca lui faisait même un peu peur mais ça il ne l’aurait jamais avoué à qui que ce soit. Le cours allait se dérouler dans l’amphi de genjutsu, ce qui paraissait assez logique car ceux qui pratiquent sont ceux qui savent le mieux comment contrer leur art, et c’est en traînant les pieds que Riku y entra, déjà démotivé.

*Il faudra quand même que j’y arrive si je veux moins craindre le genjutsu…*soupira t-il intérieurement.
Il partit s’asseoir bien au fond de l’amphi non loin des fenêtres, il chercha le prof du regard, et au passage reconnu quelques têtes d’étudiants, mais ne le trouva pas. Il savait déjà que son nom était Yamiyo Shimizu, un expert en genjutsu. Un frisson lui parcourut l’échine rien qu’a y penser. Un garçon se détacha du groupe et se plaça là où devait se tenir le professeur. Il était jeune, à peine plus vieux que Riku de deux ou trois ans, mais surtout il portait son bandeau frontal sur les yeux. L’homme se présenta et Riku eut du mal à avaler que ce gars était un jounin et surtout son prof de la journée.

*Je suis presque aussi grand que lui…*

- Le cours d’aujourd’hui sera long, je veux qu’en quittant cette salle tout le monde sache dissiper un genjutsu. Aujourd’hui votre esprit sera mis à l’épreuve, et surtout votre capacité à comprendre ce qui se passe sera vitale.

*Et voilà exactement ce que je ne voulais pas…Bordel !*

- Tout d’abord je vais vous mettre à l’aise, histoire que vous soyez bien concentrés.

La pièce changea d’un coup, Riku ne comprit pas ce qui s’était passé, les avait il transporté ailleurs ? Non c’était impossible, c’était déjà un genjutsu ! Il se sentait mal, cependant ce sentiment se dissipa au fur et à mesure qu’il regardait autour de lui. Il y voyait des choses qu’il appréciait, qui l’apaisaient. Il se rendit alors compte que le prof avait délibérément laissé le temps aux étudiants de comprendre ce qui leur était arrivé et de se calmer seuls.

-Bon nous voilà dans un genjutsu inoffensif, maintenant je vous demanderait de bien m’écouter pendant que j’expliquerais comment effectuer le Kaï.

Finalement, Riku voyait son aversion pour le prof diminuer voire réduit à néant mais il craignait toujours le genjutsu. Le cours commença, Yamiyo expliqua que la première chose à faire était de se rendre compte que l’on est dans une illusion, parfois cela est assez facile mais d’autres fois cela relève du défi lorsqu’on a à faire à un maître. Dans un second temps, il faut se blesser physiquement, s’infliger une douleur telle qu’on reviens au monde réel.

-Pourquoi croyez vous que l’expression ‘Pince moi je rêve’ existe ? demanda t’il avec un sourire.
Quelques murmures approbateurs se firent entendre. Yamiyo continua en expliquant que pour sortir d’un genjutsu, c’était comme un duel entre le talent du lanceur et la capacité de compréhension, l’esprit, de la cible. Bien sur plus la différence est grande plus il est difficile d’en sortir. Un étudiant assit au rang devant Riku semblait n’en avoir rien à faire et dérangeait son camarade qui lui semblait captivé, soudain ce même garçon se stoppa net et hurla qu’il était aveugle, qu’on lui avait arraché les yeux. Puis deux secondes après il se retrouva en sueur tout recroquevillé sur son banc, silencieux.

-Tu vois ce que ça peut faire ? Alors tu devrais écouter si tu veux pouvoir t’en sortir seul.

Cette intervention fit baisser l’estime que Riku avait du prof mais il se retint de tout commentaire. Ensuite Yamiyo finit ses explication théoriques et avec un léger sourire annonça qu’ils allaient passer à la pratique. Apparemment avec lui il ne fallait pas être pressé ni radin en efforts, il annonça que les élèves auraient à ses défaire de trois illusions successives pour pouvoir partir.

- Je considérerais le cours terminé et la technique maîtrisée quand vous serez rentrez chez vous.

Riku ne compris pas vraiment le sens de la phrase mais il ne l’aimait guère. Le professeur demanda l’attention de tout le monde, pour le premier genjutsu il seraient prévenus. Pour les deux autres, ils devraient se rendre compte par eux même qu’il a commencé.
L’environnement changea à nouveau, cette fois tout était sombre et angoissant un peu comme dans un film d’horreur on s’attendait à ce que des zombies débarquent. Riku savait depuis le début que c’était une illusion. *En même temps il nous avait prévenu…* Et avec conviction il mordit son avant bras, Pas au point de s'arracher de la chaire mais les marques resteraient au moins une bonne semaine. Il sentit la douleur parcourir son corps, la salle se redessina autour de lui, apaisante. Il lacha son bras qu'il avait toujours en bouche. Le professeur attendit que tous soient revenus à la réalité et les félicita, puis son humeur changea tandis qu’il donnait des conseils à certains. Il devint agressif voire presque violent et lorsqu’il se dirigea vers Riku, le garçon dû esquiver les attaques du prof en sautant à travers l’amphi, les autre étudiants se moquaient de lui en chuchotant des phrase sur sa nulité.

*Mais oui ! Je suis nul ! On est déjà dans le second genjutsu !* Riku arrêta de fuir se concentra, cette fois se mordre ne suffirait pas, il attrapa son kunaï feinta un coup en direction du faux prof et s'entailla l'avant bras au même endroit où il avait mordu. Il n'allait pas se pourrir tout le bras quand même et la douleur de l'entaille ranimerait celle de la morsure. Le sang gicla puis Riku retrouva le prof assis en tailleur sur son bureau. Riku regarda autour de lui et vit qu’il était le dernier à être sortit de l’illusion. Le professeur regarda ses étudiants et annonça le prochain exercice, qui serait plus dur à supporter. Soudain quelqu’un frappa à la porte et entra, la personne avait le visage masqué et demandait le professeur Yamiyo.
-Bonjour, je cherche Riku Yumemi. Dit la personne avec une voix de femme. Yamiyo tendit le doigt dans sa direction. La femme s’approcha et enleva le chapeau qui cachait son visage. Riku vit sa mère en sang, pleurant et demandant de l’aide.

-Pourquoi tu ne m’as pas aidé…POURQUOI ?

Riku tomba sous le choc et resta figé, ses membres tremblaient tandis que sa mère lui faisait des reproches. Pas une seconde il ne pensa que ce puisse être un genjutsu, bien qu’il l’ait enterrée de ses propres mains. A présent, Riku pleurait aussi et hurlait en écho aux lamentations de sa mère. Une voix résonna, elle disait concentre toi. Riku reconnu Yamiyo et compris, il récupéra son kunaï qu'il avait rangé et essaya de le planter dans son bras, mais il tremblait trop et ne parvenait qu'à s'égratigner, rien ne changea. Il dut recommencer plusieur fois avant de planter profondément son kunaï dans sa cuisse (évitant tout de même l'artère), tellement appeuré, ce qui s'approchait de la folie, il ne sentait presque pas la douleur et il du trourner le couteau dans la plaie pour réussir à dissiper l'illusion et retrouver la pièce apaisante. Tous les élèves le regardaient, mais le professeur prit la parole. Son bras et sa jambe gouttaient et le sang se répendait sur ses vêtement, cependant sa vie n'était pas en danger, il avait quand même mal.

- Vous voyez, le genjutsu peut être très efficace surtout lorsqu’un homme possède un lourd passé émotionnel. Maintenant rentrez chez vous, avez tous réussi à maîtriser le Kaï.
Les élèves se levèrent et sortirent, Riku se dirigea vers le prof.
- Monsieur, je ne crois pas que j’ai réussi à maîtriser cette technique… dit il à mi voix.
- Je le sais, tu es d’ailleurs le seul, mais mon cours est terminé je n’ai vraiment plus de temps pour toi. Rentres chez toi.
Le ton était implacable, et Riku sortit de l’amphi pour se diriger vers son appartement. En route, les gens semblaient bizarres, quelque chose n’allait pas. *Ce cours m’a vraiment perturbé…* songea t’il. Puis mal à l’aise avec cette ambiance lourde il accéléra le pas, il devrait se faire un bandage en rentrant pour que le sang arrête de couler. En plus que tout la sensation d’échec lui infligeait des remords et l’attristait. Il monta les escalier et vit sa voisine Kaori, elle lui adressa un sourire et lui parla.

-Ta journée est finie alors tu rentres chez toi ?

Sans perdre un instant il… pressa sa jambe blessée avec son bras en pas meilleur état, réactivant la douleur qui lui arracha un rugissement. Riku se retrouva dans l’amphi de genjutsu original, le prof assis, toujours sur son bureau. Riku descendit et demanda.
- Je peux rentrer maintenant ?
- Oui, certains n’ont pas encore fini, finalement tu as beaucoup progressé. Tu as été très touché par mon troisième genjutsu, mais tu a su te sortir d’une situation de fausse réalité. Après tout n’est ce pas plus difficile, lorsque tout semble normal, de se rendre compte que l’on est piégé ?

Cet argument était sans controverse. C’était les paroles de Kaori qui lui avaient mit la puce à l’oreille, car le prof avait décidé que tous maîtriseraient le Kaï en rentrant. Riku avait finalement réussi à maîtriser le Kaï, d’autre étaient encore sous l’emprise du dernier jutsu. Il se dirigea ver la porte et Yamiyo lui glissa un dernier conseil.
- N’oublie jamais ce qui est déjà arrivé. Sur ce bonne nuit et passe la à l'hopital... c'est mieux.

En effet le soir se tombait déjà et Riku avait terriblement faim. Le cours avait duré très longtemps, mais c’est soulagé que Riku partit dormir, il pourrait se sortir de ces jutsus de malheur qu’il détestait tant. Il frappa à la porte de l'hopital et demanda à passer la nuit. Des médecins s'occupèrent de son bras et de sa jambe tandis qu'il s'était déjà endormi. Un sommeil lourd et sans rêve, un sommeil réparateur.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Ven 18 Avr - 22:54

Riku : +13XP RP, +7XP Etudes-Apprentissage

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Dim 20 Avr - 19:40

Ten avait insisté, si bien qu'Akogare avait fini par venir. Ça lui semblait totalement étrange d'être assis là, au milieu d'adolescent qui, pour certains, avaient la moitié de son âge. Mais il souriait et discutait, comme si de rien n'était. Rien n'indiquait son grade, à part sa musculature saillante et l'espèce d'aura de puissance propre à ceux qui se battaient au plus haut niveau.

Ten devait apprendre une technique. Elle était membre des forces spéciales, l'une des toutes meilleures dans sa spécialité, elle avait accomplit quantité de missions, et elle était là, assise et charmante, à babiller avec ses voisins. Plusieurs étudiants les regardaient avec de gros yeux. Selon le sexe, l'un des deux leur adressaient des clins d'oeil taquins qui avaient tôt fait de teindre en rouge leurs joues.

Akogare, les bras sur les dossiers des sièges qui l'entouraient, se retourna pour voir la professeur entrer, en retard. C'était Ran. Il lui avait déjà parlé. Elle bondissait joyeusement, s'agrippait au dos de ses étudiants et riait comme si elle était elle-même étudiante. Ran - qui l'avait vu, bien qu'elle fit semblant de rien - dépassa sa rangée.

[Akogare] - Je déteste les profs' à la bourre.

Il cria bien fort, un large sourire aux lèvres. Les élèves se regardèrent, un début de terreur se répandit. La petite fille s'était arrêtée net.

[Ten] - Hu. Vous inquiétez pas, elle l'aime bien.

Ran poursuivit, toujours aussi guillerette. La voisine d'Akogare le fixait avec insistance, il lui souffla.

[Akogare] - Hey, c'est pas parce que c'est une naine qu'elle a le droit d'arriver en retard, tu ne crois pas ?

[Ran] - J'ai entendu ! ♥

Elle était assise sur son bureau et balançait ses jambes, les mains sur ses genoux. Il la sentait lui titiller l'esprit, tester ses défenses. Elle était vraiment charmante.

[Ran] - Ako-chou, tu es venu te cultiver ? Et tu m'as choisie moi, oh ! troooop mignon ! ♥

Ako-chou se garda bien de répondre - tout comme sa voisine de table, qui se baissa pour ne pas se faire remarquer. Avec ces deux fous à côté, sûr qu'elle allait finir lobotomisée. Ran avait commencé son cours, sur une obscure technique inutile. Ten ne prenait aucune note, elle écoutait les yeux fermés, comme si c'était une berceuse. Enfin, quand elle ne discutait pas avec Akogare.

[Akogare] - C'est quoi que tu veux faire ?

[Ten] - Écoute le cours, tu sauras.

[Akogare] - Je supporte pas sa voix. Je me concentre pour que mes oreilles filtrent cette bouillie infâme qui...

[Ran] - Nous allons élire démocratiquement un testeur. Ok ? Ah ! je vois que ça vous plaît.

Akogare sourit.

[Ten] - Euh... C'est une technique de haut niveau. La plupart des étudiants ici présents ne sont là que pour aborder les généralités du Genjutsu.

[Ran] - Je vote pour Ako-chou ! Le Hyuuga là, oui, le mignon.

Comme un seul homme, les trois-quart de l'amphithéâtre rejoint le vote de Ran qui applaudit gaiement.

[Akogare] - La coquinette.

[Ten] - Si tu vois de la lumière...

[Akogare] - Ouais ouais, je fais demi-tour.

Akogare se leva et descendit calmement au niveau du bureau de la professeur. Il faisait presque le double de sa taille.

[Ran] - Ça va être rigolo ; c'est un Taijutsu débile.

Akogare rit.

[Akogare] - Dis-moi, j'ai le droit de te frapper ?

La petite fille haussa les épaules. Elle allait attaquer.

[Ran] - Tu n'arriveras pas à bouger.

C'était faux. C'est pour cela que Ten était tranquille et même souriante, alors que tous - du moins, ceux qui avaient écouté la description de la technique - tous le pensaient déjà mort.

Akogare s'assit dans l'herbe puis se coucha, la tête au frais. Raunen se battait pour lui, au loin. Il n'avait aucun souci à se faire. Il gagnerait.

[Tenshi] - C'est une attaque puissante.

[Akogare] - Oui. Tom pouce est plutôt forte.

Tenshi s'allongea à son tour. Ils étaient bien là, sans soucis. Rien n'indiquerait qu'une petite fille essayait de lui saccager l'esprit, à moins de trois mètres. Le moment venu, il contre-attaquerait.

Raunen apparut près d'eux, essoufflé.

[Raunen] - Elle est puissante. C'est une bonne technique, qui joue sur les illusions.

[Akogare] - Noooon ? Je croyais qu'elle jouait sur les pas de danse ?

[Raunen] - Tu auras besoin de Tenshi pour t'en sortir. Je fais une brêche, tu attaques, et le combat se termine.

Ils firent ainsi. Ce n'était pas un combat. Un test, elle avait dit. Bien. Il aimait bien Ran. Elle était joyeuse. Un peu malsaine parfois, mais joyeuse. C'était une bonne qualité.

Akogare la tenait par la gorge, les veines ressortaient sur son visage pâle. Il la portait d'un bras, à une dizaine de centimètres du sol. La technique était brisée. Elle s'agitait faiblement, ses pieds raclaient contre le mur. Elle était totalement surprise et même si le Hyuuga ne pressait pas, elle suffoquait. Il relâcha la jeune professeur, son Byagukan s'éteignit.

[Akogare] - Ça a duré longtemps ?

Ran Kokoro était un peu vexée. Il lui sourit gentiment, tandis qu'elle se passait les mains sur le cou. Elle était un peu rouge, et ses cheveux roses lui tombaient devant les yeux. Elle cessa de bouder et le gratifia d'une tape amicale.

[Ran] - Moins de deux minutes. Tu as une défense étrange, Ako-chou. Ce n'était pas toi qui te défendait.

Akogare secoua la tête.

[Akogare] - Si. C'est simplement une partie que tu ignorais. Un jour, je te raconterais des bouts d'histoires - pour t'endormir.

Ran reprit son cours. Il touchait à sa fin. Elle expliqua que quand on avait affaire à un espèce de type qui cachait bien son jeu, le mieux c'était de, hé bien, mourir en silence. Elle rebondit sur les limites du Genjutsu.

[Ten] - J'aurais pu l'apprendre seule en fait. Mais j'avais envie de retrouver les bancs de l'instruction. C'est si... Nostalgique !

Akogare acquiesça. Les gens autour d'eux commençaient à ranger leur matériel et se lever. Le cours était fini. Ran sauta dans les bras de Sayuri, qui s'occupait du cours suivant. Mignonne elle aussi.

[Ten] - Et après on ira s'entraîner hein ? J'adore quand je m'épuise pour rien sur quelqu'un.

Un jour elle finirait par passer. D'un moyen ou d'un autre, elle n'abandonnerait pas.

[Akogare] - Oui. Demain matin. Vers midi.

Il adorait cette attitude.
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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Dim 22 Juin - 19:04

C’était la deuxième fois que je me rendais à l’Académie pour y recevoir un cours. Cette fois-ci, je m’étais réveillé plutôt tard, et je ne pu faire qu’un rapide, très rapide, brin de toilette et ensuite grignoter une petite pâtisserie achetée sur le tas. Le chemin vers l’Académie était devenu habituel. Trop habituel, non. L’Académie était importante pour commencer le métier, dur métier des ninjas.

Je suis arrivé, cependant, avec quelques minutes d’avance. Je regardais sur le panneau où était l’Amphi où l’on apprenait le Genjutsu. Le cours commençait bien à 10 heures. Ouf ! Je m’avançais dans le couloir quand une voie m’appela indiscrètement par un ‘Eh ! Toi.’ Et la politesse alors. Je me suis retourné. Ah, si seulement j’étais encore aveugle, j’aurais une excuse pour ne pas le voir me pointer avec son stylo. Le mec à l’accueil me demandait de venir le voir.

[Agent d’accueil] – Alors on traîne dans l’Académie, sans en avoir le droit. Je ne t’ai jamais vu ici, et t’es un peu vieux. T’es là pour faire des conneries, hein ? Sors !

Pas possible ce mec, il va me faire être en retard à mon cours. Quel boulet !

[Ehnion] – Euh, mon nom est Ehnion Keid, et c’est la troisième fois que je viens ici. Merci, je vais y aller, j’ai un cours de Genjutsu qui va commencer.

Je me suis retourné et dirigé vers l’Amphi Genjutsu, quand la même voix me rappela. Si je mettais sa tête à prix ? Non, pas assez d’argent.

[Agent d’accueil] – Attends un peu, je regarde mes fiches.

Et en plus il prend du temps pour le faire. Pas possible ce genre de mec, on ne va pas me dire qu’il fait son boulot, ça doit faire trois minutes qu’il cherche, et il ne trouve pas. 10 heures moins deux, il va vraiment me mettre en retard. 10 heures moins une, il n’a toujours pas trouvé, mais quel idiot. 10 heures.

[Agent d’accueil] – C’est bon, vas-y.

Ah, si je n’étais pas en retard, je crois que je lui casserais sa gueule, enfin, je lui dirais ses quatre vérités. Mais là, je suis à la bourre, et il paraît que les professeurs sont ponctuels ici. 10 heures une, j’ai trouvé l’Amphi. J’y entre. J’entends la voix d’une jeune fille gueuler.

[Ran] – C’n’est pas possible ! J’y crois pas ! Y’en a toujours un pour être en retard. Tu fais ça pour m’énerver.

Ah, c’est une prof, mais elle a quel âge, 15 ans à tout casser. Je gardais mon calme, ça ne servait à rien de bafouiller.

[Ehnion] – Je vous prie de m’excuser, l’agent d’accueil m’a fait prendre du retard pour vérifier que j’étais bien habilité à rentrer dans l’Académie.

Le ton le plus poli, avec le langage le plus soutenu. La recette pour calmer les esprits, mais peut-être pas sur une gamine. Heureusement, quelqu’un d’autre parla. C’est Yamiyo Shimizu, le prof aveugle qui m’avait conseillé d’améliorer mon ouïe et mon odorat.

[Yamiyo] – C’est bon, calme-toi Ran. Il n’a qu’une minute ou deux de retard et on n’a même pas commencé à se présenter. De plus, le gars de l’accueil peut être un trop zélé parfois. Et toi, assieds-toi vite, le cours va commencer.

Je me suis assis sur un banc du fond rapidement et sorti une feuille, prêt à prendre des notes si nécessaire. Cette fois, il y avait deux professeurs. Assez contrasté l’un et l’autre, d’un côté Yamiyo Shimizu, calme et grand et de l’autre la gamine dont je ne connaissais que le prénom, Ran, petite et excitée. C’était elle qui parlait.

[Ran] – Bon, reprenons, maintenant que l’autre s’est assis. Mon nom est Ran Kokoro, et voici Yamiyo Shimizu. On va jouer à un super jeu aujourd’hui. Mais nous allons d’abord vous expliquer ce qu’est la Genjutsu, un peu plus loin que la simple expression ‘art des illusions’.

Bon, ça promet d’être intéressant dès le début, pas comme l’autre cours. Ce fut Yamiyo qui prit la parole.

[Yamiyo] – Le Genjutsu, ou art des illusions et le domaine ninja qui consiste à emprisonner son adversaire dans un monde illusoire pour l’immobiliser, réduire ses capacités physiques et mentales. Cependant, ce n’est pas simple, il faut être capable de berner son adversaire, et plus il est fort plus ce sera dur. Aujourd’hui, nous allons apprendre à échapper au Genjutsu, donc, même ceux que ne voulaient pas apprendre la moindre technique de Genjutsu feraient mieux de rester.

Personne ne sorti donc, et les professeurs pouvaient donc continuer leur cours. Ce fut Ran qui parla cette fois, pour expliquer cette technique.

[Ran] – Donc, dissiper un Genjutsu s’appelle le Kaï, il consiste à prendre conscience qu’on est emprisonné dans une illusion, se rattacher dans un point réel, et s’automutiler pour sortir de l’illusion. Ca paraît simple comme cela, mais ça ne l’ai vraiment pas.

Voilà donc, la technique du Kaï. Simple ou pas, la question est comment on va s’entraîner, si personne ne connaît de Techniques de Genjutsu. On va bien voir. J’espère que ce ne sera pas trop dur.

[Yamiyo] – Bien, vous êtes maintenant sous l’emprise d’un Genjutsu. Il faut vous en défaire. Rappelez-vous bien, rattachez vous à un point réel, il y a en plein et automutilez-vous. Si ça ne marche pas recommencez. Mais pas trop quand même. Vous saurez quand vous ne serez plus sous l’emprise du Genjutsu. Pour vous mutiler, utilisez vos ongles, un stylo. Faites preuve d’imagination aussi.

Alors, un point réel. Réfléchissons un peu. Il faut déjà que ce ne soit pas animé, de plus il serait préférable que ce soit un objet déjà là quand je suis rentré. Attends, peut-être que dès que je suis rentré, j’étais sous Genjutsu. Donc un objet à moi. J’ai posé mon sac sur la table avec dessus ma feuille de cours et mon stylo. Voilà mon point réel. Je pouvais me servir de mes ongles, qui n’étaient pas trop courts. Voilà comment je me mutilerais.

J’étais prêt, je regardais mon sac. Je le fixais, pour être exact. Je commençais à rentrer mes ongles dans ma peau. Et d’un grand coup sec, je les fis rentre profondément. Pas assez visiblement, rien n’avait changé. Une deuxième et troisième fois, sans effet. Une dernière et si ça ne marche pas, je change de méthode. Cette fois, j’ai crié.

[Ehnion] – KAÏ !!!

Ca avait marché. Les deux professeurs n’étaient plus sur leur estrade et le tableau blanc était devenu tout gribouillé. J’ai rangé mes affaires et je suis sorti. A ma grande surprise, les deux professeurs étaient en dehors.

[Ran] – Tiens, le retardataire. Premier sorti. Bravo.

[Yamiyo] – Alors, c’était toi le retardataire. Je me souviens, c’est toi qui avais souffert de cécité. Tu as suivi mes conseils ?

[Ehnion] – Oui, j’ai suivi vos conseils. Mais, Kokoro-senseï, pourquoi me féliciter. C’était trop simple, je ne maîtrise pas entièrement le Kaï, n’est-ce pas ?

[Yamiyo] – En fait, si elle t’a félicité, c’est parce que tu étais le premier et que tu étais sous Genjutsu dès le début, dès que tu es entré dans l’Amphi. Quel point as-tu pris ?

[Ehnion] – Mon sac. Et pour la suite, c’est quoi ?

[Yamiyo] – Ton sac, très malin. Pour la suite, tu vas partir avec un Gennin spécialisé dans le Genjutsu, son but sera de te piéger et toi d’en sortir. Taya, viens voir. Tu vas aller avec Ehnion dans la forêt interne. Ehnion, elle est très douée, fais attention. Vous reviendrez quand vous aurez fini qu’on voit si tu réussis le Kaï.

La dite Taya avait environ mon âge, peut-être un peu plus vieille, je ne sais pas. Et avait un chat dans les bras. Je me méfiais de quelque chose.

Nous allions vers la forêt interne.
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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Lun 23 Juin - 12:54

[Venant de la Forêt Interne]

Nous marchions tranquillement jusqu’à l’Académie. J’allais de mieux en mieux, mais on ne pouvait pas dire que mon état s’améliorait vraiment. J’avais mal à la bouche, enfin à la langue, vu que je me l’étais mordue pour sortir des illusions lancées par Taya. J’avais du mal à marcher au début mais je sentais un peu mes forces revenir, lentement.

Le chemin vers l’Académie était plutôt long en fait, ou alors mon état psychologique et physique me faisait ressentir le temps plus long que ce qu’il était vraiment. Nous arrivions enfin à l’Académie. J’avais conscience que je n’étais pas vraiment en état d’y rentrer. J’étais sale et transpirant, mais il fallait retourner voir les professeurs pour avoir leur verdict sur la maîtrise du Kaï.

Nous avancions tranquillement vers les portes de l’Amphi. Il y avait des Gennins encore dehors. Certains ne s’étaient toujours pas sortis de la première illusion. Ca devait être des enfants, c’est normal qu’ils aient plus de mal dans la maîtrise du Kaï. Ran était en train de discuter avec un étudiant sur la suite des événements, et ce dernier parti avec un Gennin qui semblait ennuyé de devoir apprendre aux étudiants le Kaï. Peut-être était-ce le cas de Taya, je ne m’étais pas vraiment posé la question.

Nous étions devant les professeurs. Ran semblait vexée.

[Ran] – Encore toi en premier. Taya, il a vraiment réussi aussi vite ?

[Taya] – Aussi bizarre que ça puisse paraître, oui. Je voulais savoir si c’était vraiment un étudiant.

[Ehnion] – Oui, mais il est possible que j’aie quelques bases. Disons qu’il y a des événements dont je ne me souviens pas.

Ran semblait avoir un rictus en entendant ma dernière phrase. Elle est vraiment prof ?

[Yamiyo] – Taya, dis-moi quand a-t-il découvert la première illusion.

[Taya] – Trop tôt à mon gout. Dans la foule quand on allait vers la forêt. Quand aux autres, il s’en est sorti sans problème. Il a eut un peu de mal avec les Morsure de l’Âme et de l’Esprit et il semblait exténué en en sortant. Quant à la Pupille, il a juste perdu l’équilibre à la fin, il s’appuyait surement sur les tentacules.

Je déteste qu’on parle de moi à la troisième personne. Mais là, je n’y pouvais strictement rien.

[Yamiyo] – Je vais lancer un Genjutsu sur toi, sors-en. Tu ne devrais pas avoir besoin de beaucoup te mutiler pour en sortir.

En une fraction de seconde j’avais perdu ma vision. Il me fallait quelques secondes pour m’habituer, mais je me sentais parfaitement dans mon élément. Je n’entendais pas beaucoup mais j’ai réussi à percevoir la voix de Yamiyo.

[Yamiyo] – Taya, ce n’était pas très fair-play de lancer les deux Morsures en même temps, non ?

J’avais mon point de repère, ce serait la réponse Taya. Mais je n’avais pas une marge d’action très importante. Il fallait que je me concentre très tôt.

[Taya] – Bof, il m’a énervée à trouver mon déguisement alors...

[Ehnion] – KAÏ !!!

[Taya] – ...je me suis vengée.

[Ehnion] – Désolé, Yamiyo-senseï. Perdre la vue ne me fait plus rien.

[Yamiyo] – Bravo, tu as passé le test avec succès. N’hésitez pas, Taya et toi, à rentrer en contact pour améliorer vos capacités. Pour le moment toi, Ehnion, au Kaï, et toi Taya, au Genjutsu. Ehnion, vas te reposer, demain tu iras mieux, tu t’es infligé plusieurs blessures aujourd’hui.

[Ehnion] – D’accord, au revoir.

J’ai quitté l’Académie rapidement, j’étais vraiment fatigué. Mais je maîtrisais la Kaï quelle joie. Je susi arrivé chez moi, j’ai pris une douche et je me suis couché.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Jeu 3 Juil - 14:12

Ehnion : +22 XP RP
Akogare: +18 XP RP

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Mer 10 Juin - 18:17

Un Regard Vers l'Avenir I


Isei avala le thé qui fumait dans sa tasse. Avec une certaine tension il plaça, un à un, les boutons dans leurs anses et ferma son manteau. Ses doigts, eux, ne tremblaient pas mais le Nagashi sentait dans ses jambes tout le poids de son corps. Comme s’il avait doublé. Il n’en était rien, mais ce poids-là était bien réel. Celui de l’espérance, celui de l’attente et celui de l’avenir.

C’était un regard qu’il portait, loin. Très loin.

Nade, son père, s’était accroupi devant lui et tenait fermement son fils, une main sur chaque épaule. Sa vie n’en dépendait pas, mais c’était tout comme. Histoire de me mettre un peu plus mal à l’aise, encore, pensa l’enfant, pour lui-même.

Nade - Tu sais que tu n’es pas obligé de faire ça.

Sa voix se voulait sûre mais il y avait ce petite touche fluette qui la rendait exécrable.

Isei - Je suis prêt. Enfin…

Isei inspira.

Isei - Je crois.

D’un mouvement des épaules il repositionna la veste qu’il portait. Et se défit de l’empreinte de son père. Ses deux mains s’étaient fermées sur lui, un peu violemment. Et chaque seconde Nade fermait son poing, un peu plus fort encore. Si bien qu’il en eut mal.

Isei - Il y a certaines choses que je ne comprends pas, papa.

Nade - Je… me doute, oui.

Isei - Certaines choses que tu devrais m’expliquer.

Nade - Je ne suis pas sûr que cela soit le bon moment, fiston.

Isei avait dans l’esprit que ce ne serait jamais vraiment le bon moment. Des bruits de pas derrière lui, l’interpelèrent. Il tourna la tête et sourit à Nui. Un sourire un peu frisquet, à vrai dire.

Isei - Non, ça ne l’est pas.

Nade se releva.

Nade - Ecoute. Je veux que tu me fasses la promesse de te donner à fond. Je suis sûr que tu apprendras là-bas plein de choses formidables. Des choses que te n’auras jamais imaginé de toute ta vie. Que même l’école n’aura pu t’apprendre.

Isei - Je te promets de faire de mon mieux, papa.

Nade - Alors bonne chance.

L’enfant le remercia d’un hochement de la tête.

C’était une journée particulière. La première fois qu’il avait passé les portes de l’Académie, Isei avait senti ce souffle chaud qui le poussait. Il n’avait pas cédé à la panique mais il l’avait laissé le bercer jusqu’à l’entretien qui faisait de lui, un étudiant de l’Académie Ninja de Konoha. Pour lui cela représentait beaucoup. Mais Isei avait la ferme impression que cela représentait encore bien plus pour son père. Cet homme dont il commençait à douter. Nade n’était pas bête. Il connaissait son passé, il ne répéterait pas ses erreurs. Mais contrairement à la culture du combat, la vie de famille, les responsabilités du père et du mari n’étaient jamais que des données aléatoires, des paramètres qu’il fallait interpréter dans un sens ou dans un autre. Longtemps il avait essayé de chercher le bon côté, celui qui ne nuirait pas à sa famille, à ses enfants. A lui aussi, un peu. Aujourd’hui, plus que tous les autres jours, il se rendait compte avec une certaine pointe de violence qu’il n’y avait pas de bonnes, ou de mauvaises choses dans le rôle de père.

Il n’y avait que des décisions, des choix, qui parfois n’avaient aucune bonne solution. Il était temps d’assumer. Isei passa le pas de la porte et Nui s’avança. Elle vérifia d’un bref coup d’œil qu’elle était fermée. A double tour, oui, elle l’était.

Nui - Quand est-ce que nous lui expliquerons ?

Nade soupira.

Nade - Je lui expliquerais mon cœur. Je lui expliquerais.

Nui - Mince ! Nade ! Combien d’années ai-je supporté tes absences ! Combien de mois avons-nous vécu dans la peur du lendemain alors même que ton bandeau n’était plus qu’un trophée sur un mur. Cette vie que tu lui promets n’est… Ce n’est pas une vie.

Elle s’effondra en pleures, et Nade l’accueillit dans ses puissants bras, grands ouverts pour elle. Comme ils l’avaient toujours été.

Nade - Il n’y avait pas de bonnes solutions.

Nui - Qu’allons-nous faire ?

Il esquissa un petit sourire défaitiste. Il s’était résigné.

Nade - Rien. Espérer que nos deux filles n’aient pas mon héritage. C’est tout.

Nui éclata en sanglots. Lutter, c’était simple, assez simple. Sortir la tête de l’eau, remercier l’amour, l’espoir, la puissance, de corps et d’esprit. Lutter contre ses gênes, contre soi-même, était-ce vraiment possible ?

Nui ne le savait pas. Mais il n’était pas question de s’y astreindre. L’imaginer, même, la rendait folle. Isei avait prit la direction de l’Académie. C’était déjà trop tard.


¤¤¤



S’il y avait bien quelque chose que le Nagashi ne pouvait supporter, c’était le mensonge. Sans s’adresser niaisement à ses parents ou à ses sœurs, Isei avait toujours été plus ou moins franc. Bien sûr, il ne leur disait pas tout, il avait droit lui aussi, à ce brin de vie qui ne concernait que lui. Il y avait les cochonneries dans les cours de récréation, les exploits un peu bidon ou carrément pathétiques entre copains, les aventures secrètes qui ne menaient jamais bien loin. Découvrir son corps, découvrir celui des autres et jouer avec, non, décidemment ce n’était pas une bonne idée de partager cela.

Ils étaient parents, ils savaient tout ça, non ? Isei pensait ainsi. Après tout, il n’y avait rien d’étonnant là-dessus. Si les adultes ne comprennent pas tout, ils peuvent au moins imaginer. Ce qu’ils ont déjà fait, il y a trente ans. Cela lui paraissait une éternité.

La foule, elle, n’était pas infinie. De sa courte taille, Isei n’en voyait pas la fin, mais entre les jambes qui gambadaient un peu partout dans la cour de l’Académie, il estima qu’ils n’étaient guère plus qu’une petite quarantaine. C’était déjà assez. Assez pour trouver des amis, pour se faire des ennemis. Assez de filles pour choisir, assez de tête pour se faire oublier. Isei avait vécu nombre de ses années à l’école, scrutant toutes les possibilités. Relique de l’enseignement, ici était-ce bien différent. Le contenu lui, serait impressionnant, c’était certain. Il serait surprenant, pour la simple et bonne raison qu’aucun d’eux n’avaient idée de ce qui se tramait, là-bas, derrière les portes fermées.

Isei remarquait déjà ceux qui frimaient, ceux qui se sentaient tous petits et les autres qui, comme lui, décrivaient le tout d’un regard plus ou moins juge.

Les portes s’ouvrirent et le silence se fut. Quelques éléments perturbateurs ne manquèrent pas de se faire remarquer en criant toutes sortes de conneries qui n’avaient fait rire personne - à part eux-mêmes, et ceux qui, manquant de confiance, s’étaient rattachés aux charismatiques bonhommes de douze ans.

Reiko - Bonjour à tous et bienvenue à l’Académie Ninja de Konoha.

Elle remarqua qu’elle avait devant elle des grands yeux ébahis et maugréa quelque chose qu’Isei ne préféra pas entendre. Elle et sa forte poitrine - même si Isei voyait clairement ses pieds, il avait pu deviner qu’à la beauté de ceux-ci, le reste devait bien être égal, voire supérieur - se retournèrent et lâchèrent quelques phrases qui eurent le mérite de faire rire le professorat qui siégeait derrière, dans l’ombre. Certaines avaient de magnifiques jambes également…

Elle haussa la voix.

Reiko - Je m’appelle Reiko Kairi, je suis chargé de… Euh. De cette académie. Elle ria, seule. Mes collègues et moi allons vous conduire dans un amphithéâtre où nous pourrons parler plus sérieusement. Et vous, écouter avec attention.

Nous restâmes de marbre.

Reiko - C’est parti, ajouta-t-elle d’un splendide sourire.

La foule en délire, encore elle, se mouvait dans un brouhaha insolent vers l’entrée. Les étudiants n’avaient pas pris la peine de regarder un peu où ils pénétraient, parce qu’en dehors de leurs pieds, il y avait ceux des professeurs qui les laissaient passer et qui, malgré leur grande taille, passaient curieusement inaperçus.

Reiko - Je déteste ces discours…

Un homme puissamment bâti lui colla une frappe dans le dos, sensée rassurante. Isei eut à peine le temps de voir la shinobi faire un bon en avant, un sourire poli aux lèvres.

Minato - Arrête ! T’es la meilleure dans ce domaine-là. Ce n’est pas comme si tu faisais ça tous les ans…

Une pulpeuse bronzée grinça des dents puis pouffa d’un rire aigu et crissant.

Reiko - Merci Minato, vraiment. Merci…

Elle afficha une moue bougonne, et prit le train en marcher, derrière la dernière rangée, un grand sourire postiche aux lèvres. Les années passaient et se ressemblaient. Toutes.


Dernière édition par Isei Nagashi le Jeu 11 Juin - 17:41, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Jeu 11 Juin - 15:05

Ils s’assirent. Comme un seul homme, tous les étudiants se tournèrent vers l’immense tableau, en bas de l’amphithéâtre. Un tableau encore vide, mais qui, sans nul doute, se remplirait un peu plus tard dans la journée. Puis tout au long de l’année. Personne n’avait vraiment envie de sortir de ce lot quotidien de flânerie et tranquillité pour pénétrer dans un monde que certains savaient affreux, immonde, violent. Mortel. Ils étaient très peu en vérité, à se douter même du caractère si peu humain de la vie d’un bon petit shinobi. La plupart attendaient avec impatience de découvrir. D’ouvrir leurs yeux de voir, par eux-mêmes, dans quelle aventure ils se lançaient. Il y avait les légendes qui montaient dans leurs rêves toutes les nuits, l’histoire du village qui ruisselait d’action et d’évènements, les clans, les familles, qui amenaient chacune leur lot de héros et traître. Il n’était pas facile de deviner qui était immergé depuis dix ans dans cette vie sociale là. Il y en avait, c’était certain, avec des noms connus et reconnus. Isei pensa machinalement aux Uchiha et aux Hyuuga. Il n’en avait jamais vu, mais il en était certain aujourd’hui, dans cette foule, il y en avait. C’était peut-être ceux qui, confiants, n’hésitaient pas à prendre la parole et à se vanter des mérites de leur nom. Ou ceux encore qui ne disaient rien et qui s’en moquaient.

Parce qu’ils savaient pertinemment ce à quoi ils devaient s’attendre. Et honnêtement, ce n’était pas pour rassurer le Nagashi. Qu’est-ce qu’ils tiraient comme tronche ces gens-là… On avait l’impression qu’ils allaient mourir demain, tués par une souffrance insupportable.

Ils s’étaient donc installés. Le brouhaha inconsistant qui les suivait c’était peu à peu tassé et le calme avait rapidement pris place. Un silence accompagné des regards intéressés des professeurs, qui souriaient doucement. Il y avait Reiko, qui avait pris ouvertement la voix et qui, immanquablement, serait celle à qui les étudiants viendraient se confier en toute confiance. Et elle les accueillerait sûrement. Il y avait l’autre colosse qu’Isei avait croisé dans le couloir. Celui-là avait un rictus tendu, le visage sérieux, une imposante aura de tranquillité et de puissance émanait de lui. Il s’était posé contre le tableau, et Isei avait cru que le mur s’effondre, chancelant. Enfin, une jeune femme à la peau largement bronzée avait retournée une chaise et s’y assise, écartant ses deux magnifiques jambes. Son sourire amusé paraissait sincère et elle ne cessait jamais de l’afficher sans pour autant chercher à ce qu’on le regarde. De temps à autre, elle se balançait négligemment en arrière, faisant craquer les quatre pieds. Puis elle se remettait dans sa position, croisait les bras au dessus de sa poitrine et prenait appui sur le dossier, juste devant elle, le tout en lançant un coup d’œil sournois à Reiko, qu’elle voulait respecter pour ces habituels petits discours toujours très attrayants. Il fallait bien que quelqu’un fasse le sal boulot, non ?

La chargée de l’Académie s’avança, en guise de prise de parole et leur sourit doucement ;

Reiko - Vous êtes actuellement assis dans l’Amphithéâtre de Genjutsu. C’est un bon début. Je vais vous expliquer, brièvement, ce que nous attendons de vous et… un peu ce que vous attendrez, de nous. Je vous présenterais également les professeurs des différents filières auxquelles vous pourrez vous attacher, ce avec plus ou moins de… d’intéressement. Je vous l’ai donc dit tout à l’heure, je m’appelle Reiko Kairi, je suis professeur de Ninjutsu et directrice de l’ensemble du corps professoral. A ma droite, c’est Minato Hazeguru, enseignant le Taijutsu.

Elle lui sourit. Il l’esquiva, mais levant une main - une immense main - il salua son jeune public.

Minato - Salut. J’espère qu’on va bien travailler dans ce magnifique art qu’est le Taijutsu. La danse des corps, ça toujours été un élément majeur dans la vie de shinobi et il n’y a pas de plus belles et plus puissantes techniques que celles que je pourrais vous ensei…

Reiko - Oui. Oui, merci Minato, on aura compris.

Le professeur assis sur sa chaise à bascule pouffa du même rire frivole et ne manquait de jouir d’un certain à plaisir à voir son collègue répéter toujours les mêmes mots de bonté pour sa voie. Et Reiko le coupait toujours. Les deux femmes n’étaient pas dupes : Minato pouvait parler des heures durant de ses techniques, de ses aventures et des légendes qui peuplent son esprit. Oui, c’était un puits de science mais là, non, vraiment, Minato, ce n’est pas le moment.

Reiko - Derrière moi, je vous présente Sayuri Uchiha. Elle et ses collègues sont des professeurs de Genjutsu. Ils vous expliqueront eux-mêmes plus en détail de quoi il s’agit concernant cette voie particulière et complexe. On est chez elle ici.

Sayuri sourit, dévoila quelques dents pointues et ouvrit complètement ses grands yeux jaunes.

Sayuri - Hello.

Reiko - Vous êtes actuellement à l’échelon zéro : étudiant de l’Académie de Ninja. Notre but, tout au long de cette année - et plus encore, pour les moins chanceux - c’est de vous inculquer les bases afin que vous deveniez genin et que vous puissiez alors effectuer vos premières missions avec votre future équipe. Ici, vous ne risquez rien, Sayuri pouffa une nouvelle fois de rire, vous vous entraînerez avec vos professeurs qui répondront à vos questions et qui vous enseigneront une partie de leur savoir. Vous êtes totalement libre de choisir vos cours… ou de n’en choisir aucun ! A vous de trouver les clés et de faire en sorte de réussir votre passage ici. Cette journée vous servira principalement à vous donner une quelconque image des différentes voies afin que vous fassiez votre choix. Demain, les cours débuteront.

Bonne journée, finit-elle par annoncer avec un large sourire. Minato haussa les épaules, l’air de dire : « tu vois, c’était pas si dur… », et Reiko lui répondit en lui tirant une petite langue rose qui eut le mérite de faire sourire Sayuri - à vrai dire la juunin souriait beaucoup, c’était peut-être pour ça qu’il restait encore énormément d’étudiants dans l’amphithéâtre, alors qu’une bonne moitié avait préféré rejoindre l’un ou l’autre des cours. Finalement la salle se vida et les professeurs s’échangèrent quelques mots taquins et sortirent. Il ne restait que Sayuri. C’était une Uchiha mais cela ne représentait rien pour Isei. A vrai dire, il découvrait, comme certainement d’autres, la plupart de ce qui se passait ici, depuis des dizaines et des dizaines d’années. Avoir quelques jours pour tout découvrir…

Sayuri - On va faire une petite pause les enfants, dix minutes. On se revoit après… On se revoit hein ? Cool.

Isei - Sayuri-senseï !

Elle allait passer le pas de la porte, laissant la pièce alors vide, mais le Nagashi s’était lancé. Elle s’arrêta, puis se retourna avec le même sourire.

Sayuri - Eh, salut. C’est quoi ton p’tit nom ?

Isei - Euh.. Isei Nagashi, senseï.

Sayuri - Bonjour Isei.

Elle passa sa main dans les cheveux de l’enfant.

Sayuri - Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?

Isei - Je cherche un homme que j’ai rencontré hier. Il m’a dit qu’il était professeur ici. Il s’appelle Yamiyo.

Sayuri - Tu connais Yamiyo, demanda-t-elle, intéressée.

Isei - Euh… Un peu. Je l’ai juste croisé, une fois. Mais j’aimerais bien le revoir.

Elle lui sourit puis reprit son chemin.

Sayuri - Yamiyo est parti en mission dans la soirée, hier. Il reviendra dans quelques jours si tout se passe bien. Pour le moment, tu devras te contenter… de moi. Et encore, eh, je crois que c’est un cadeau !

Il n’en doutait pas. Isei ne lâcha pas Sayuri du regard et il la trouva charmante. Elle avait ce magnifique sourire, ce visage charmeur et cet air charismatique qui la rendait très agréable, à écouter comme à regarder - surtout à regarder pensa-t-il, au plus profond de lui-même. Une femme, une vraie apparemment. Bon, il y avait bien ce petit plus qui la rendait quelque peu aléatoire mais cela ne pouvait que renforcer son charme. Et puis Isei était un garçon très gentil, de problèmes il n’en aurait jamais. C’était… ce qu’il espérait.

Le Nagashi n’avait pas vraiment sourit. Il était là, las, aux pieds des escaliers du grand amphithéâtre, ne sachant que faire, vraiment. Plus contraint, tiré par une promesse. C’est fou comme une vie peut changer lorsqu’on sait, d’un jour sur l’autre, qu’il coule plus que du sang dans nos veines. Isei avait retenu le nom de Yamiyo mais il n’avait manqué son intérêt pour ce mot, cet art, cette voie : le genjutsu. Il ne savait absolument pas ce que c’était et à vrai dire, la seule chose qui l’intéressait c’était comme l’adolescent pouvait être si sensible, si attentif à tout ce qui l’entourait, les yeux bandés. Par son bandeau, et par cette brèche génétique qui avait fait de lui : un infirme.

Comment projeter son regard vers l’avenir alors qu’il dort, confiné quelque part en nous ? Isei n’avait pas répondu à cette question. Et lui qui voyait clairement ce monde, n’arrivait pas à se jeter dans le futur, il n’arrivait pas à trouver la chaire de sa chaire, son contenu, son fond, ce qui faisait de lui un Nagashi, un vrai.

Mais bordel, d’où il vient ce putain de chakra !


Dernière édition par Isei Nagashi le Jeu 11 Juin - 17:42, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Jeu 11 Juin - 17:40

Isei se sentait fatigué. Il n’avait pas fait grand-chose ce jour-là, en fait, il était très tôt et il n’avait qu’écouté le petit discours bien sympathique de Reiko, l’élan du colosse qu’était Minato et avalé le « Hello » bref mais amicale d’une Sayuri qu’il découvrait. Lorsque les professeurs étaient sortis, la moitité de l’amphithéâtre de Genjutsu s’était vidé aussi le Nagashi s’était-il dit que l’art en question était une valeur sûre. Quelque chose qui ressemblerait au primordial de la vie du ninja. Ils sortirent tous dans la cour. C’était un magnifique jardin avec une pelouse récemment tondue, de grands arbres comme on trouve partout dans Konoha et quelques parcs de fleur qu’on avait bien écarté, en sorte que les étudiants qu’on savait énergique ne les piétine pas en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.

Des groupes s’étaient déjà formés, apparemment. Certains plus restreints, s’écartaient et se cachaient pour parler ou jouer tranquillement. D’autres, plus imposants, parlaient à voix hautes. Isei, était tout seul. Comme beaucoup d’autres en fait. C’était leur petit groupe à eux. Les indépendants de la cour de récréation. C’était nouveau, lui qui n’avait jamais vécu que dans une école, dans sa cour, son bac à sable et sa structure. Les mêmes amis, les mêmes copines et les mêmes professeurs ; débarquer ici, c’était renouveler son entourage.

Garçon - Hé, salut !

Isei se retourna, surpris. Il trouva en face de lui deux garçons, dont le premier, un joli brun avec des yeux bleus pétillants, avait pris la parole. Isei n’était pas gêné, il leur sourit.

Isei - Salut. Je m’appelle Isei.

Garçon - Hé, cool ça. Moi c’est Tsubaku, et lui, Sinomaru.

Sinomaru - Bonjour…

Timide, il ne dit rien de plus.

Tsubaku - Hé, t’es nouveau ici, hein ?

Isei - Oui. Oui comme à peu près tout le monde ici, non ?

Il sourit dévoilant deux rangées d’immenses dents blanches. Notamment les deux premières, celles de devant qui descendaient un peu plus bas que les autres.

Tsubaku - A fond ! On débarque tous, c’est génial. Mais je connais Sinomaru, c’est un voisin. On se parle depuis qu’on est nait. C’est… mon meilleur ami, en fait. Hein ?

Il bougonna quelques mots incompréhensibles. Mais Isei comprit qu’il affirmait. L’explication, elle, restait quelque peu saugrenue aussi n’en demanda-t-il pas plus.

Tsubaku - Tu comptes prendre quel cours ? Je suis partant pour le Taijutsu. Minato a l’air génial. C’est l’genre de mec… hé, tu rigoles pas. TU donnes des grandes tartes, tu rentres dedans. Ce bonhomme-là, il doit en avoir dans l’bide. Hein !

Isei - Si tu le dis. Je ne le connais pas. Mais je préfèrerais quelque chose de plus calme. De plus subtil, de moins violent.

Tsubaku rentra dans un grand rire sauvage. A vrai dire, il lui faisait un peu peur. Frapper, frapper et encore frapper, était-ce cela le commun de tous les shinobi ? C’était leur seule motivation, faire mal ? Tuer, c’était un peu poussé. Bien sûr que non on ne tuait pas les gens. Du moins c’était ce que pensait Isei. Il ne saisissait pas très bien les motivations de Tsubaku et, étrangement, il ne désirait pas en savoir plus.

Tsubaku - Hé, on va pas t’apprendre à jouer aux cartes, Isei ! Mon père me l’a dit, Konoha, il nous demande de faire plein de trucs dégueulasses et dangereux. Ca va être cool, hein !

Isei sourit.

Isei - Si tu vois ça comme ça. Je préfèrerais toujours la diplomatie à la violence, lui répondit-il, pour ne pas le vexer.

Tsubaku - Hé… c’est nul comme philosophie.

Isei - Ce n’est pas une philosophie. C’est une promesse.

Et pour la première fois depuis le début de cette conversation, Isei vit Sinomaru sourire. Il témoignait enfin un sentiment autre que celui, bien fermé, de la timidité exprimé par la froideur de son rictus. Oui, Sinomaru était heureux. En fait, le Nagashi avait la nette impression qu’il jouissait littéralement de plaisir, que cette situation l’avait décadenassé, et qu’il y avait chez lui l’œil perfide d’un serpent qui allait mordre. Il frissonna. Isei n’avait pas peur, non, pas physiquement. On le frapperait peut-être, il n’avait jamais sous-estimé sa capacité, non à y répondre, mais à les encaisser. On l’avait déjà passé à tabac, quand il avait répondu un peu insolemment à un enfant, deux ans d’âge de plus, six kilos de muscles aussi, dans son ancienne école. Il lui avait bien amoché la gueule celui-là. Il l’avait défait, carrément. Mais Isei n’avait pas crié, il n’avait même pas réagi. A la violence, il se laissait faire et depuis ce jour, il n’avait plus peur de cette issue.

Mais Sinomaru était bien plus sournois qu’il ne voulait se voir combattant. Il avait ce petit quelque chose de malicieux, dans le mauvais sens du terme. De réfléchi. Et de dangereux. Il prit la parole, toisant son « ami » qu’apparemment il n’appréciait guère plus qu’Isei. Cela aussi il le lisait dans son regard.

Sinomaru - Une promesse ? Alors, ’es qu’un imbécile de lâche, Isei. Un imbécile de rêveur.

Tsubaku leva un sourcil, surpris par la violence des propos de son acolyte, découvrant une partie de lui qu’il avait préféré oublier. Et… ça avait marché. Isei ne se haussa pas. Jouer la carte du mec qui pouvait rivaliser, c’était peut-être la dernière chose à faire.

Isei - Je… Pourquoi tu me dis ça ?

Sinomaru - Fais pas l’enfant de cœur Nagashi. On est dans le monde réel. Peut-être bien que la moitié de cet Académie se fout les doigts dans le nez en pensant découvrir un monde de roses et de marguerites. Mais l’autre sait très bien que ce que nous avons à faire n’est pas propre. Si tu ne comprends pas ça, tu n’as rien à faire ici.

Isei - Ecoute…

Le Nagashi jeta un coup d’œil à son interlocuteur, toujours aussi froid, mais il n’avait plus cette touche hasardeuse, mal-assurée qui faisait de lui un être faible. Faible mais humain. Attirés par le voix de Sinomaru qui s’était accentuée tout au long de son petit discours sur ses raisons de sa venu dans cet Académie, d’autres étudiants arrivèrent et se regroupèrent autour d’eux. Tsubaku essaya de placer un mot mais le doigt sévère de son ami se leva. Il n’essaya pas plus d’argumenter la chose.

Isei - Ecoute, pense ce que tu veux, ça ne me concerne pas. Mais laisse-moi tranquille.

Il pouffa d’un gloussement rauque.

Sinomaru - Allez, fais l’enfant. On a que douze ans, mais on représente l’avenir non ? Si. Ne rêve pas, dans quelques mois tu comprendras. Et alors on verra lequel de nous deux aura raison. Toi. Ou moi.

Sayuri - Et moi ? Et moi, je peux jouer ! Alleeez, fais pas le mauvais joueur.

Ils se retournèrent. Tous. La mine grossie par un sourire béat de Sayuri était ravissante de plaisir. Elle semblait dans un élément qu’elle appréciait. Sinomaru rougit. Heureusement, lui, n’irait pas à son cour. Pas aujourd’hui en tout cas. Ni demain d’ailleurs.

Minato - Sayuri, c’est l’heure. Arrête de faire ta gamine.

Elle resta là, les deux seins juste au dessus de leurs bouilles d’enfants et écarquilla les yeux jaunes qu’elle avait déjà d’immenses. L’imposante carrure de Minato cachait le soleil aux quelques étudiants qui observaient la scène. Elle pointa un doigt rageur vers le ciel - comme s’il était le seul coupable de cette scène.

Elle se retourna et l’assiégea du regard. Un regard noir. Plein d’une colère un peu… excessive. Un peu pas très réelle. Mais elle avait envie de crier.

Sayuri - Dit le gros tas de muscles qui n’a jamais réussi à passer Juunin.

Minato - Ne commence pas…

Sayuri - Alors laisse-moi jouer. Merde à la fin. Si t’as envie de gâcher mon plaisir, je peux gâcher le tient. Tu veux ?

Elle l’affligea d’un large sourire moqueur et il grogna. Lorsqu’il fut parti, elle se retourna vers le groupe qui n’avait pas bougé d’un seul pouce et d’une moue bougonne, elle reprit la parole. Sans lever le doigt.

Sayuri - Bon. Le gros tas de muscle, il boude. Mais il a raison. Elle s’empara du collet de Sinomaru et le tria en arrière. Va mettre ton bavoir.

Isei ne sourit pas. Mais, bon sang, qu’est-ce qu’il en avait envie.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Ven 12 Juin - 12:26

Les premières expériences étaient souvent les meilleures. Non, pas les plus aboutis, ni les plus efficace, mais le simple fait de s’adonner à la découverte donnait cette petite touche de plaisir que jamais plus on ne pouvait retrouver. C’était une surprise, une étonnante première fois qui ne pouvait pas se décrocher des mémoires. Dans l’amphithéâtre, les regards, eux, ne mentaient pas : on voulait en savoir plus. On voulait se plonger dedans, les deux pieds joints, en fermant les yeux. Se lancer. Sayuri n’était pas là pour atténuer leur bonheur. La juunin ruisselait de plaisir à l’idée de trouver de nouvelles têtes, et cela se sentait. Les étudiants étaient là, assis sagement, mais au plus profond d’eux-mêmes ils bouillonnaient. Toute sorte de question se posait en eux, mais jamais ils ne prirent la parole pour les exprimer. Cela faisait partie de cette ambiance. La timidité, la discrétion. Ne pas se faire trop remarquer, pas le premier jour en tout cas. On suivrait les conseils, on noterait les remarques et le lendemain, on aviserait de la situation. Puis on agirait.

Sayuri avait repris sa chaise et s’y reposa, avec le même flegme. Elle attendit que la salle se calme de ses balbutiements de la matinée, certains ressassant les évènements qui avaient quelque peu agité leur pause. L’Uchiha, elle, l’avait déjà oublié. Elle préférait se lancer dans une course contre les bonnes bouilles, cherchant du regard quelques tronches qu’elle pourrait tripoter tranquillement. Et d’autres qu’elle écraserait contre le mur. Comme de vulgaires moustiques.

Sayuri - Genjutsu !

La salle se tut.

Sayuri - Mince. Ca vous intéresse.

Elle s’appuya contre le dossier de sa chaise, devant elle.

Sayuri - Non, vraiment, ça vous intéresse ?

Le silence restait roi. Apparemment, elle en serait la reine.

Sayuri - Bref. Certains d’entre vous auront fait le choix de la raison, et ils auront rejoint Keiko. D’autres auront préféré fermer les yeux sur le réalité, et auront suivi Minato - dans ces horribles cours de Taijutsu… Mais vous - oui, vous, surtout toi, là, le petit blond assis au dernier rang et qui, s’il n’arrête pas de mâcher son chewing-gum avec autant de… d’assurance, va descendre les trente marches avec une vitesse dont il doutera encore de l’existence…

Elle toussota, et l’enfant rougit.

Sayuri - Vous, vous n’avez choisi ni l’un, ni l’autre. La question est, pourquoi ? Réponse Une : Keiko n’est pas très canon, et Minato ressemble à un obus. Réponse Deux : vous trouvez que le nom de Genjutsu est plutôt marrant et vous voulez découvrir ce qu’il cache. Réponse Trois : parce que je suis très sexy. Réponse Quatre, et sûrement la moins crédible : parce que ça vous intéresse.

La salle rigola, quelques secondes, mais reprit son calme habituel très rapidement. L’Uchiha se leva avec grâce et tourna lentement autour de son bureau. Elle marquait dans sa mémoire chacun des visages, un à un. Ils étaient nombreux cette année, c’était vrai. Mais elle comptait bien épurer un peu ces artistes qui n’avaient aucune idée de là où ils mettaient les pieds. A la fin du cours, la moitié de l’amphithéâtre serait dégouté. La moitié du reste ne serait pas intéressée. Et parmi les dix étudiants qui resteraient, trois cèderaient au cours de l’année, et déserteraient les rangs. Cela lui ferait donc un total de six, voire sept étudiants. Et c’était déjà énorme, pensa-t-elle.

Sérieusement, la juunin n’avait jamais aimé enseigné à la masse étudiante. Elle perdait ce petit côté charmeur qui était bien plus appréciable en petit nombre. La majeure partie du temps, elle refilait ses classes pleines à Yamiyo, ou à Ran si elle voulait se venger de quelque chose. Car oui, Sayuri avait aussi ses mauvais jours. Elle souriait, toujours, mais derrière ce regard innocent, elle bouillonnait. Et parfois elle déportait son dévolu sur celui qui lui passait sous la main. Alors quand Ran n’était pas là pour subir tout sa colère, c’était cet étudiant qui prenait. Celui tout sage qui ce jour-là avait décidé de prendre la parole. Il se lançait, il sautait. Puis il tombait. De bien haut. Oui, il y avait des jours comme ça.

Sayuri - J’éluderais les réponses une, trois et quatre - quoi que la trois n’est pas difficilement explicable - pour vous faire une brève introduction au… au Genjutsu donc.

Elle prit une craie et gribouilla quelques mots sur le tableau d’ardoise.

Sayuri - Qu’est-ce que le Genjutsu ? Pour le comprendre, je vais vous décrire les trois autres voies possibles : le Ninjutsu, qui est le maniement brut et basique du chakra. C’est une sorte de… de truc, de chose un peu par défaut. Le Ninjutsu amène à la maîtrise des éléments naturels. Le Taijutsu vous inculquera l’art des corps à corps. Enfin la médecine, Esei-Nin, rassemble les complexes techniques du corps, de la mort et de la vie. Le Genjutsu ne ressemble à rien de ce que vous trouverez dans les autres cours.

La juunin attrapa le verre d’eau qui restait là, sur le bureau et avala son contenu, d’un coup.

Sayuri - Le Genjutsu, c’est l’art de l’illusion. C’est une technique subtile qui demande énormément de concentration - et de chakra. Le but de cette voie est manipuler l’esprit de votre adversaire, de modifier ses perceptions du moment, ou de lui faire partager des cauchemars extrêmement puissants. Le Genjutsu n’est pas physique, mais il n’en reste pas moins violent.

Une jeune rousse leva la main et prit la parole.

Etudiante - Il n’inflige aucun dégât physique ?

Sayuri - Eh, c’est gentil d’essayer de t’intéresser à mon cours ! Pour répondre à ta question : oui et non. De manière générale, vos illusions dérangeront l’adversaire, elles le mettront mal à l’aise ou le feront carrément rentrer dans de terribles psychoses. Mais non, l’impact est psychologique, il est indirect : il vous donnera de gros avantages sur votre combat. Vous verrez euh… plus tard - bien plus tard - qu’il existe cependant des illusions assez puissantes pour terrasser un adversaire, aussi bien qu’un coup de pieds dans… dans la figure.

Sayuri reprit sa craie et en dessous du titre, elle écrit plus noms.

Sayuri - Trois catégories d’illusions clairement différentes : les altérations, les chocs psychiques et les barrières mentales. Vous apprendrez en temps voulu, qu’il en existe une quatrième mais par pitié - bonhomme, ton chewing-gum… - par pitié, ne mettez pas la charrue avant les…

Etudiante - Les bœufs ?

La juunin sourit.

Sayuri - Ah. Oui, merci. Je retiens jamais la fin de cette expression. Bref. Les altérations, se sont des illusions plus ou moins puissantes qui ont l’avantage de pouvoir se combiner entre elles. Vous créerez des Illusions puissantes composées de plusieurs altérations que votre adversaire aura encore plus de mal à dissoudre. Ces altérations vous permettent généralement de déstabiliser l’adversaire et de prendre une grosse option sur votre combat.

Lentement, elle se rassit dans le bon sens de la marche. Elle passa une jambe sur l’autre et plia ses bras sous sa poitrine.

Sayuri - Les chocs psychiques sont des illusions plus complexes. Ce sont de véritables attaques psychiques qui vont bouleverser votre adversaire très violemment. N’oubliez cependant pas que ce sont illusions… et donc qu’elles ne sont pas réelles mais bien totalement virtuelles. Et qu’un choc psychique peut donc se retourner... eh bien… Contre vous. Enfin, les barrières psychiques sont bien différentes : ce sont des obstacles de chakra qui vous protégeront de tous vos camarades maniant le Genjutsu.

Elle se releva et entama quelques rondes juste devant le premier rang. Il n’y avait pas de mauvaises situations pour faire valoir son corps magnifique… La juunin prit un air faussement sérieux et sourit de toutes ses dents

Sayuri - Y a-t-il… des questions ? Allez, j’adore répondre aux questions. Lancez-vous.

Isei se leva. Lorsque tout la salle se tourna vers lui dans un reflexe machinal, il se sentit mal. Mais Sayuri ne cessa de sourire, ce qui lui facilitait quelque peu la chose.

Isei - Est-ce qu’une seule illusion peut venir à bout d’un homme ?

Sayuri - Oui et non bonhomme. Il y en a bien qui peuvent… ôter la vie… en dix huit secondes… Mais non, elles sont trop puissantes pour vous. D’ailleurs très peu se permettent de les utiliser. Généralement, le Genjutsu n’est pas utilisé seul. C’est un gros, gros - très gros - plus que l’illusionniste doit savoir combiner avec d’autres arts ninja - ce qui implique de suivre les cours de Keiko… pas un cadeau cette affaire. En pénétrant dans l’esprit de votre adversaire, vous pourrez trouver les clés d’un combat.

Elle se tut quelques secondes. Puis elle leva un doigt sérieux vers le plafond. Sayuri avait trouvé sa chute.

Sayuri - Mais c’est à vous, seul, d’ouvrir la porte.

Mon Dieu, que c’était beau, pensa-t-elle très fort.
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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Ven 12 Juin - 12:35

Isei : +39 XP

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Dim 14 Juin - 1:07

Sayuri l’avait impressionné. Elle ressemblait à ces femmes fortes qu’Isei avait souvent vues avec une certaine passion dans certains livres pour enfants. Il ne lui manquait plus que la robe de mariée usée, quelques gouttes de sang coulant de sa lèvre craquelée par le champ de bataille et cette grande lame à la ceinture.

Oui, Sayuri serait une très belle mariée. Et elle sauverait son mariage en sauvant son mari des griffes d’un grand méchant pas beau du tout. Au rire sournois et sarcastique. Isei avait très vite oublié ce genre d’histoires stupides. Mais elle, elle restait un peu dans son esprit.

Juste assez pour esquisser un sourire lorsqu’il la retrouva le lendemain.

Sayuri - Nom de…

Elle faillit jurer, mais non. C’était encore un enfant se souvint-elle in extremis.

Sayuri - T’es en avance, bonhomme.

Isei - Ah ?

Sayuri - Fais pas l’innocent, je lis dans tout sourire comme dans tous ceux des hommes avec qui je…

Ce n’était pas un juron. Pas en soi en tout cas. Mais ce n’était plus joli pour autant.

Parfois, elle s’en voulait d’avoir fait le choix de côtoyer des enfants pas plus hauts que trois pommes… Et puis elle se rappela combien l’adolescent était un être cupide d’amour et d’actes sexuels un peu fou.

Et combien leur regard était bien plus tendancieux qu’un petit homme de onze ans.

Sayuri - Bref. Tu vas bien ?

Isei - Oui, merci. Et vous ?

Elle réfléchit. Une seconde. Peut-être deux.

Sayuri - Bien sûr ! J’ai un petit étudiant tout mignon qui vient me dévoiler son amour, à huit heures du matin. Sinon, ça va.

Il rougit.

Sayuri- Allez vient, te force pas. Tu prends un café ?

Isei - Un thé, s’il vous plait.

Elle était encore tombée sur ces étranges ninja qui préféraient les boissons douces à l’amère violence d’un café. L’arôme alléchant du liquide noir, ses émanations sèches et orientales, mince ! Comment pouvaient-ils passer tous à côté de ça ?

Il fallait vraiment qu’elle arrête de faire ce genre de généralités.

D’une petite tape dans le dos, elle l’invita à la suivre. Ils sortirent de l’amphithéâtre et s’engouffrèrent dans un couloir sombre et étroit. La juunin ne disait rien mais ses lèvres bougeaient toute seule. Elle semblait fredonner une chanson qu’elle avait dans la tête.

Comme si on la lui avait clouée. Isei aimait bien cette image. Ca la rendait un peu plus bizarre qu’elle ne l’était déjà. Bizarre dans le bon sens, pensa-t-il très fort. Il sourit, amusé. Ses grandes jambes lui donnaient une allure plutôt svelte. Mais Isei remarquait surtout combien elle marchait vite. Et comment il devait multiplier le nombre de ses pas quand elle en faisait seulement un.

Ils déboulèrent dans un petit hall. Agréable à l’œil, une ambiance fraîche y régnait, plusieurs ouvertures faisant que ceci explique cela. Isei découvrait avec plaisir ces coins moins connus mais tout aussi intéressants de l’Académie. Il avait vraiment voulu croire que c’était quelque chose de plus qu’une structure remplie de salles. Et de professeurs, accessoirement. Sayuri ne s’arrêta pas et lui passa devant. Sans vraiment faire attention au bout de chou qu’elle amenait avec lui. Elle se retrouva devant une machine rectangulaire et y inséra deux pièces qui déclenchèrent un cliquetis mécanique.

Elle se retourna, lança son regard sur le plafond puis le reporta sur Isei. Thé ? Oui, thé. Pff, sal môme.

Avec un sourire généreux elle lui tendit le gobelet encore fumant. Ils firent quelques pas de plus pour trouver un table encadrée de trois chaises hautes. D’un geste de la main elle lui en tendit un et l’épia grimper avec une certaine agilité dessus. Ce n’était pas très gentil, mais mince, il fallait bien trouver autre chose que le physique chez un enfant.

C’était malsain, mais ça lui faisait plaisir, vraiment.

Sayuri - Alors, euh…

Elle sourit, dévoilant une rangée de petites dents toutes blanches.

Sayuri - C’est comment ton nom déjà ?

Isei le lui avait déjà dit, mais il ne bouda pas. Comme s’il manquait cela…

Isei - Je m’appelle Isei Nagashi.

Sayuri - Ah, merci Isei. On s’est déjà vu n’est-ce pas ?

Isei - J’ai participé à votre introduction, hier après-midi.

Elle écarquilla deux yeux ronds. Et jaunes. Surtout jaunes.

Sayuri - Tu as réussi à survivre à ça ?

Il sourit, amusé.

Isei - Oui. C’était bien.

Sayuri - J’aime pas vraiment faire ça. Mais si je trouve ça barbant, ça me parait indispensable.

Isei - Ah ?

Elle cligna des yeux et posa sa tasse de plastique sur le bord de ses lèvres.

Elle la retira très vite.

Sayuri - Tu sais dans notre voie, on est souvent seul. Le Genjutsu c’est un art un peu spécial et souvent les jeunes comme toi n’accrochent pas. C’est normal, le Ninjutsu, le Taijutsu, c’est plus spectaculaire sur le moment.

Finalement elle en prit une gorgée. Puis elle rougit.

Sayuri - Mais l’illusion a ça de plus que les autres qu’il est ouvert. Ce sont des rêves, tu sais. Des rêves de chakra, qu’on transforme en cauchemars. Quand tu grandiras, tu comprendras très vite que le corps peut endurer la souffrance, qu’il supporte la douleur. L’esprit, lui, il est rempli de nos regrets, de nos peines et de nos joies. Tout ça c’est vulnérables.

Isei - Et vous arrivez à manipuler tout ça vous ?

Elle gloussa de rire puis grimaça en reprenant une lopette de café. Une seule. Son œsophage était bien réelle, lui, et là il souffrait.

Sayuri - Oui, avec plus ou moins de réussite. Mais personnellement, je suis prêt à perdre un doigt pour m’éviter de mourir. Jamais je ne donnerais mes souvenirs, qu’ils soient agréables ou non. Ce sont des choses uniques qu’on a pas envie de partager. Sinon tout serait marqué sur notre front.

Une manière comme une autre de cacher un peu plus ses sentiments, remarqua-t-il. Oui, c’était une bonne idée vraiment. Il n’en avait pas trouvée de meilleure en tout cas.

Isei déporta son regard sur Sayuri et la trouva étrangement éloignée. Parler, comme ça, ça devait être perturbant. Peut-être avait-elle déjà été manipulée ainsi. Peut-être même avait-elle beaucoup perdu. Mais une chose était sûre.

Elle restait très belle. Et ce regard sincère la raviva.

Mince, elle n’était pas femme à pleurer !

Sayuri - Arrêtons de parler de mo… de l’Académie. Parlons plutôt de toi.

Il fut intrigué. Que pouvait-il bien raconter ? Raconter d’intéressant bien sûr.

Isei - Je ne saurais pas trop quoi vous dire. Mais j’ai bien une question en tête.

Sayuri - Tant que ce n’est pas gênant, vas-y, lance-toi.

Isei - Vous êtes mariée ?



Mariée ? Elle ?

Il lui semblait pourtant qu’elle ne répondrait pas aux questions embarrassantes. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher de glousser d’un profond rire moqueur lorsqu’elle entendait ce mot-là. Elle prit sur elle pour ne pas lui sortir un « le mariage, c’est le mal » et se persuada de ne même pas y penser. Oui, elle valait mieux que ça.

Sayuri - Ecoute, je ne suis pas sûre de devoir parler de ça avec toi.

Isei - Ah. Excusez-moi alors. Je ne pensais pas que ce sujet était si sensible.

Il ne l’était pas. Non il ne l’était pas. Mais Sayuri n’avait vraiment pas envie de parler de ça. Pas maintenant, pas ici.

Et pas avec lui.

Isei baissa la tête, plus gêné encore que ne semblait l’être la juunin par sa question. Il prit enfin son verre entre les mains et le posa sur ses lèvres. Le thé était chaud, mais pas brûlant. Juste assez pour être appréciable. Il en avala une bonne moitié et le reposa sur la table, béat.

Son regard se leva vers le plafond. Puis il se déporta vers les jardins qu’il apercevait à travers les baies vitrées qui faisaient office de murs. Ils étaient magnifiques mais Isei n’avait pas l’âme à sourire. Dans son esprit se mêlait l’incompréhension et l’ignorance. Il aurait tant aimé savoir. Quoi ? Quand ? Ce n’était pas à lui d’en décider.

Pourtant s’il avait pu, il aurait imposé à son père de lui expliquer pourquoi, et comment il s’était retrouvé ici.

Sayuri regarda profondément l’étudiant. Il n’était pas question de lui donner son point de vue là-dessus. Mais elle ne pensait pas qu’il fut possible de prendre un verre avec elle et de ne pas être joyeux. Non, c’était envisageable.

Elle passa une main sur son front, puis dans le creux de sa nuque et soupira.

Sayuri - Ecoute, je ne pense pas que la véritable question soit celle que tu as posée. Mais si ça peut t’aider, non, je ne suis pas marié et je ne le serais probablement jamais.

Elle s’arrêta quelques secondes et vit son regard se relever vers elle. Puis elle enchaîna sans qu’il n’ait le temps de s’exprimer.

Sayuri - Et ne me demande pas pourquoi, s’il te plait.

Isei - Merci.

Il ajusta un sourire fin et poli qui n’exprimait aucun sentiment heureux.

Sayuri - Maintenant tu vas répondre à ma question : qu’est-ce qui te rend si triste ?

Il écarquilla doucement les yeux, intrigué. Oui, affirma Sayuri d’un sourire un peu plus ouvert, tu as très bien entendu.

Il soupira une seconde fois.

Isei - Je croyais que mon père était fonctionnaire à la Mairie. Et ma mère est institutrice. Pourtant, j’ai ce chakra qui coule en moi. Je ne sais pas d’où il vient, sinon que mon père me l’a transmis.

Il bu un gorgée de thé puis reprit.

Isei - Il nous a menti, à ma mère et à moi. Pourtant je suis ici, et ça me plait.

Sayuri - Quel rapport avec le mariage ?

Il sourit, vainement.

Isei - Je croyais que le mariage, c’était un acte de confiance mutuel. Je me rends compte que ce n’est qu’un papier où l’on signe. Avec une petite pointe d’hypocrisie.

Sayuri eut envie de sourire.

Mais elle ne le fit pas.

Il restait un enfant. Une enfant attentif, certes. Mais un gamin de onze ans tout de même.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Dim 14 Juin - 17:13

La sonnerie eut raison de leur patience. Ils finirent d’avaler la liqueur qui stagnait au fond de leur verre, et d’un même concert ils jetèrent la tasse de plastique dans la poubelle. Isei sauta de son siège, Sayuri se leva doucement, dépliant ses grandes jambes bronzées. Lui marchait tranquillement, elle… Elle ne cessait de se demander ce qui se passait dans la tête de l’enfant. Non, cela ne l’intéressait pas, vraiment. S’occuper de ses affaires, c’était sa plus grande priorité - elle en avait tellement à gérer… - mais lorsque ses étudiants semblaient traverser une mauvaise passe, elle ne pouvait pas les laisser faire.

Oh, non, elle n’était pas nécessairement amoureuse de ses cours et de son métier, mais devant le nombre restreint d’élèves qu’elle trouvait tous les ans dans ses salles, elle se disait avec une certaine hésitation qu’il serait peut-être bien qu’elle protège sa… « clientèle ». La fidéliser. Il ne se sentait pas marchandé, mais après tout, Sayuri savait pertinemment bien qu’un ninja est, à un moment où à un autre de sa vie, voué à n’être qu’une marchandise, une valeur monnayable pour le village. Avoir en face de son nom un nombre, en ryos. Combien nous rapportera-t-il celui-là ? Plus ? Alors tant mieux.

On ne préparait pas à la mort des enfants pour le simple plaisir de hauts dignitaires. Et c’était tant mieux ainsi pensa-t-elle.

Ils arrivèrent l’un après l’autre dans le grand amphithéâtre. Sayuri décidé de laisser son étudiant seul, au milieu de la foule. Une foule de douze enfants…

Isei prit ses affaires et monta quelques marches. Silencieusement il s’infiltra dans les rangs et s’assit au milieu, à côté d’un autre garçon étrangement refermé sur lui-même. Ses épaules dessinaient un arc de cercle où sa tête basculait de temps à autre. Son regard vitreux se posait un peu partout dans l’amphithéâtre mais ne semblait viser personne en particulier. Il le jetait sur quelqu’un, ou sur quelque chose, et il le transperçait, comme si rien n’existait et qu’au-delà il voyait le firmament, magnifique. Ses mains paraissaient moites et se frottaient l’une contre l’autre, sans jamais s’arrêter. D’un mouvement incontrôlé de la tête, le garçon se tourna vers Isei, qui lui sourit. Ses pupilles froncèrent et il se repositionna face au tableau. Il ne lui adresserait jamais la parole. Et c’était tant mieux.

En bas, Sayuri chuchotait avec une autre jeune femme, peut-être un peu plus âgée qu’elle. Si elle ne l’était pas, alors elle faisait ses trente ans. Habillée sobrement, de manière plutôt traditionnelle, il dégageait une force concentrée et maîtrisée. Oui, le chakra qui émanait d’elle, autant que pouvait le lire Isei, était bien moins diffus que celui de Sayuri. Il s’était demandé si le chakra d’un homme reflétait sa personnalité. Il espérait doucement que non, parce que si Sayuri illuminait nettement la salle de son sourire radieux et innocent - parfois un peu trop d’ailleurs - la femme en question l’assombrissait. Il l’aurait comparé à une voute, un couvercle qu’on vous pose sur la figure pour que la vapeur ne s’efface pas, que la tension monte encore et encore et que finalement, vous explosiez.

Quelques stylos tombèrent, quelques feuilles se froissèrent mais la salle se tut. Isei aussi. Il avait hâte de découvrir ce nouveau personnage qui l’intriguait et l’intéressait à la fois.

Sayuri claque deux fois des mains et une fois qu’elle eut l’attention de la douzaine d’étudiants qui siégeaient-là, impatients, la femme à ses côtés se leva, avec la même mine froide et concentrée.

Sayuri - Bonjour tout le petit monde. Je vous présente Toraneko Chiyoko, une collègue à moi. Je suis dans l’obligation de lui céder ma place - comme c’était convenu - alors que d’autres affaires m’appellent ailleurs.

Elle les salua d’un large mouvement de la main chuchota un petit mot au professeur qui eut le mérite de la faire sourire. Isei ne la trouva pas plus belle pour autant.

En fait c’était presque pire.

Sayuri - Portez-vous bien, ajouta-t-elle alors qu’elle sortait de la salle à reculons.

Il la regarda partir avec un semblant d’amertume. Sans vraiment savoir pourquoi, il devinait qu’il la regretterait. Non, Sayuri avait ses défauts bien à elle, c’était certain, mais il l’appréciait beaucoup. Changer ainsi de professeur, deux jours après la rentrée n’était pas une excellente idée en soi. Mais Isei n’avait apparemment pas le choix.

Toraneko prit une chaise, l’installa silencieusement derrière le grand bureau de bois qui trônait tout en bas de l’amphi et s’assit avec la même discrétion dessus. Elle plia ses bras, uns à uns, sur les feuilles qui gisaient ça et là, mortes et ne dit rien. Il les observa, tour à tour et Isei suivit son regard, intéressé. Elle semblait les juger d’un premier coup d’œil pourtant elle n’émit aucune opinion à ce sujet laissant cette théorie dans un vaste placard qu’elle fermerait doublement à clé.

Il croisa son regard. Il était noir. Vraiment noir. Mais ils ne tremblaient pas, ni lui, ni elle, ni leurs quatre yeux par moments écarquillées, d’autres effilés. Puis elle hocha la tête et ses longues mèches noires curieusement désordonnées dansèrent autour de sa tête.

Toraneko - Bonjour.

Isei faillit sourire mais il nota rapidement que ce serait une très mauvaise idée. La voix de la jeune femme était profonde, elle résonnait violemment entre les murs de l’amphithéâtre et pénétrait dans sa tête, comme on creuse dans une terre déjà humide.

Elle faisait si simplement. Il ne sentait aucun chakra manipuler son esprit, manipuler le leur pourtant cette voix-là lui faisait peur. Et puis, il y avait le chat, juste à côté d’elle. Pourquoi ne l’avait-il pas remarqué avant ? Peut-être parce qu’il se mêlait au personnage et que sans, il ne serait plus cette femme aux yeux terribles et à la voix caverneuses et mystérieuse. Elle ne cessait de le caresser puis sa main s’étala finalement sur le bois du bureau.

Elle reprit.

Toraneko - Comme Sayuri Uchiha vous l’a dit, je me nomme Toraneko Chiyoko, Juunin de Konoha. Ici vous m’appellerez Toraneko-senseï, c’est simple mais primordial pour que vous et moi puissions travailler dans les meilleures conditions possibles. A partir d’aujourd’hui, et dans les semaines qui arrivent, vous allez travailler dur, très dur, afin que vous sortiez avec une solide formation d’illusionniste.

Le chat miaula, elle se tut.

Toraneko - J’espère que vous avez envie de progresser parce que si tel n’est pas le cas…

Elle finit par sourire quelques secondes mais lorsque la tension arriva à son comble elle ajusta son rictus tendu qu’elle semblait tant apprécier.

Toraneko - Si tel n’est pas le cas, répéta-t-elle machinalement, vous n’avez rien à faire ici.

C’était une invitation. A partir, certes, mais une invitation tout de même. Contrairement à Sayuri, Toraneko n’avait que faire du nombre d’aspirants à qui elle prodiguerait ses cours. S’ils n’étaient clairement pas motivés, prêt à faire des efforts, des compromis et à travailler dur, elle ne voyait aucune utilité à leur faire partager ses savoirs.

Les conditions étaient posées, elles étaient nettes et sans ratures. S’ils ne partaient pas, maintenant, alors ils ne pourraient plus faire marche arrière. Cette explication mit Isei mal à l’aise mais il ne renonça pas. Comme aucun autre d’ailleurs, à sa plus grande surprise. La juunin hocha curieusement la tête, et la mi-temps semblait terminée. L’arbitre sifflait, le match reprenait.

Toraneko - Bien. Commençons donc. Illusion, Domaine du Temps, Altération : Tejina ou communément appelé « Tour de Passe-passe ». Facteur à manipuler : la vue. Effet requis : perte de la sensibilité visuelle. Des questions ?

Ils notèrent sur leur carnet les informations qu’ils venaient d’engranger en un temps record. Isei n’avait pas même sorti une trousse mais il ne perdait rien des mots de la juunin. Sans même leur expliquer ce en quoi consisterait leur cours, elle venait d’énumérer plusieurs données dont il ne pouvait se passer, notamment le nom du Domaine. Il en déduit rapidement qu’il s’agirait de jouer sur la notion de vitesse de l’adversaire, de l’accélérer ou de la ralentir de sorte qu’il n’ait pas une vision réelle de ce qui se passe face à lui. Cela procurerait plusieurs avantages au lanceur, notamment d’un point de vue rythmique. Il s’arrêta, considérant qu’il n’avait pas besoin d’en imaginer plus pour le moment.

Du bout du menton, elle fit signe à une aspirante quelques rangs en dessous d’Isei de descendre. La jeune fille se retourna, mais non, il s’agissait bien d’elle. Elle semblait terrifiée mais face à la moue sévère de Toraneko, elle préféra suivre ses instructions. Ou comment craindre plus le caractère d’un homme plus que ses poings. En gros, c’était ça. La jeune femme revint vers son bureau et l’enjamba. Là, elle sourit - ce qui n’était pas un bon signe en soi - et s’empara de deux stylos. Certains, intrigués, commençaient à redouter ce qu’une illusionniste hors paire serait capable de faire avec deux simples crayons de bois, d’autres, subjugués attendaient avec impatience le résultat.

Parfois, on imaginait avec un certain plaisir les illusionnistes comme des magiciens et on attendait d’eux tout et n’importe quoi. Une fleur qui sort d’une manche, un oiseau d’une rare blancheur qui s’envolerait d’un chapeau, les magiciens étaient capables de surprendre leur public quelle qu’en soit la situation. Parfois encore, on oubliait qu’à l’académie, on apprenait indirectement à tuer. Et que si on ne leur demandait pas d’arracher le cœur de l’ennemi pour le moment, ils allaient très vite apprendre à endurer la souffrance qu’engendrerait la simple vision d’un tel spectacle. Oui, le Genjutsu était une magie comme les autres. Elle était seulement recommandée aux enfants de plus de douze ans.

Isei sentit le chakra de Toraneko se dissoudre dans l’air. C’était une dose infime qui disparu rapidement. Là, elle lança vers la jeune fille les deux crayons ensembles, l’un à côté de l’autre. Ils cherchaient tous la difficulté et l’étudiante, heureuse de participer à un exercice si aisé, reprit confiance. Elle attrapa le premier. Le second tomba au sol. Des rires moqueurs édentèrent les esprits.

Et elle, elle rougissait de honte, incompréhensible.

Toraneko n’avait pas changé de posture, ni d’expression. Elle se retourna vers les trois autres qui, au fond, laissaient parler leur plaisir. Ils se turent immédiatement. Puis, plus calme et plus douce, elle se déporta vers l’étudiante.

Toraneko - Sais-tu pourquoi on rigole de toi ?

Ses lèvres bougèrent, mais elle ne dit rien. Toraneko reposa sa question avec plus de fermeté. Elle hocha de la tête, négativement.

Toraneko - Combien as-tu vu de crayons ?

Aspirante - Un seul, Toraneko-senseï.

Elle sourit en réponse aux regards abasourdis des étudiants qui ne comprenaient pas comment elle n’avait pu voir qu’un seul projectile. C’était tout bonnement impossible.

Toraneko - En réalité il y en avait deux. Mais tes connexions nerveuses ont été brouillées par mon chakra et ton œil était alors trop lent pour s’approprier toutes les images qu’il recevait. Il y avait deux crayons, mais tu n’en as vu qu’un. C’est bien, merci à toi.

Sans demander son reste la jeune fille retourna s’asseoir et s’effondra sur sa table. Elle ne pleurait pas, elle craquait. Toraneko haussa les sourcils et soupira, mais non, elle ne la jetterait pas aujourd’hui, c’était sa première fois. Demain, peut-être bien…

La juunin s’empara d’une craie blanche et dessina un grand rond dans lequel elle marqua le mot « centre nerveux ». Ou cerveau n’hésita-t-elle pas à rappeler oralement. Puis, un peu plus loin sur la gauche, elle traça deux autres ronds qu’elle nomma « œil » chacun. Elle relia les deux derniers au premier et le long du trait elle ajusta un « nerf » à la va-vite. C’était son plan explicatif, pas très esthétique mais relativement pédagogique. Les traits étaient grossiers et tracés sommairement - voire nerveusement - mais la juunin s’y retrouvait et logiquement, ses étudiants avec elle. Le schéma était en place, il était temps d’expliquer quelle était la cause de ce dysfonctionnement neuronal qu’elle avait fait subir à la jeune fille qui suivait moyennement les explications de son ridicule. Un Z très étira signifia un stimuli visuel, une image donc que l’œil recevait et qui se répercutait par une différence de potentiel électrique le long du nerf. Le cerveau analyserait le message nerveux, il le lirait et l’interpréterait. D’un doigt sévère elle concluait en rappelant que le cerveau « voyait » donc deux crayons.

Toraneko - Le chakra vient aveugler les liaisons ici, elle tira un grand trait vertical croisant le nerf. Le stimuli « semble » trop rapide si bien que le cerveau ne peut pas l’analyser correctement. Il n’en interprétera qu’une partie, l’autre devient alors totalement invisible à l’adversaire.

Sa main se posa sur son chat tigré et le caresse langoureusement. Puis, avec un petit sourire abstrait, elle jeta son regard sur les trois ou quatre étudiants qu’elle avait menacé quelques minutes plus tôt et ajouta

Toraneko - Et pour ceux qui raillent de l’absurdité de lancer des crayons et de ne pas les rattraper, dites-vous simplement que la prochaine fois se sera votre tour.

Elle sourit méchamment.

Toraneko - Et que je lancerais des shuriken, évidemment.

Isei sourit mais ne fit pas part de son immense plaisir au reste de la classe. Il préféra se concentrer sur le tableau qui étrangement, ne lui donnait pas de réponses concrètes. Ce que la prof avait fait ne représentait, en soi, rien de bien extraordinaire sinon qu’il devait reproduire les bons signes, les bonnes lignes de conduites et ainsi prendre à part un adversaire potentiel par la seule force de son chakra. Chakra qu’il n’avait encore jamais utilisé sinon pour essayer de reconnaître celui de ceux qui l’entouraient, avec plus ou moins de réussite. Pourtant le challenge lui semblait intéressant.

Toraneko décida qu’il était temps de faire une petite pause et qu’il fallait « digérer » toutes ces connaissances que des aspirants comme nous ne pouvaient guère assimiler que de petites quantité de données qu’ils pourraient reproduire ensuite. Un homme la rejoint, et ils parlèrent dans le coin de l’amphi. Parmi les étudiants, certains sortaient carrément, d’autres préféraient attendre là, et blablater. Isei ne bougea pas et ne cessait de regarder ce tableau, de se ressasser les images qu’il avait vu tout en se demandait si c’était réel ou si sa camarade était réellement bigleu.

Yamiyo revint lui revint rapidement à la mémoire. Lui et son illusion. Peut-être que si, finalement, tout cela s’était passé comme « Toraneko-senseï » l’avait expliqué. L’homme s’éclipsa et la juunin reprit son air froid qu’elle avait pris l’habitude de s’habiller. Son chat sur les genoux, elle se remit à les scruter tous, à les assimiler, un à un. Pour que jamais plus elle ne les oublie.

En vérité, elle ne les oublierait jamais.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Lun 15 Juin - 0:25

Les découvertes avaient ça de beau qu’elles étaient unique et que leur issue, duale, était, ou n’était pas, satisfaisante. Heureusement, ou malheureusement, les découvertes ne se font qu’une fois et quel qu’en soit le résultat, elles resteront à jamais graver dans les mémoires de ceux qui les font.

Isei sourit de la délicate situation dans laquelle il était, et dans l’incertitude de son entreprise. Il ne comprenait pas vraiment que l’on puisse admettre que sauter à pieds joints dans la merde, c’était une découverte. Ce n’était pas, littéralement, ainsi que Toraneko l’avait prononcé, bien entendu mais curieusement, il ne lui vint que cette image-là. Il avait bien celui qui se jetait d’une falaise, mais il fallait être vraiment idiot pour penser faire ça.

Il fallait être aussi idiot pour se jeter dans une belle merde étalée sur un trottoir. Mais pas assez pour que cela soit mortel.

Toraneko le lui avait demandé, il était accouru. Elle avait mis sa main froide sur son épaule d’enfant, il n’en demandait pas tant. Sincèrement, s’il avait eu le courage, il lui aurait sourit et il lui aurait expliqué combien leur amour était simplement impossible. Mais la juunin ne comprendrait pas alors il se laisserait faire, juste pour elle. Juste pour ne pas briser ses espoirs, en éternuant dessus malencontreusement.

En découvrant les pupilles d’un noir argenté de la juunin, Isei soupira. Son regard s’éteint avec la seule interrogation qui soit : allait-il se réveiller ? Tout était noir autour de lui, mais il sentait encore son regard qui le léchait, de part en part. Il se serait cru gober, avaler, comme ça, directement. Il plongeait dans un estomac si grand que les parois en étaient trop éloignées pour qu’il puisse vraiment les voir. Il tendait les bras pour chercher un indice mais il restait dans le chaos le plus total.

Ah, si !

Toraneko - Retire ta main de mon menton et concentre-toi.

Il ne rougit pas, sûrement parce qu’il ignorait qu’ils le regardaient tous. Oh, ça devait être très probable, il était au milieu de l’amphithéâtre, les dix doigts fins et macabres de Toraneko griffaient ses deux épaules et il fermait les yeux pour chercher la source de sa colère. Ou de son chakra, jusque là il hésitait encore entre thérapie de groupe et véritable cours d’illusion. Mais il ne préféra pas vérifier. Il était seul, dans cet estomac. Et ça lui convenait très bien.

Toraneko - Base sur le chakra. Réception des deux énergies : corporelle et spirituelle. La concentration des deux dans votre estomac et la malaxation feront d'elles, le chakra.

Bien, il était déjà au bon endroit.

Toraneko - Circuit similaire au sang, profite à tous les organes, tous les muscles, il est présent dans chaque partie du corps. Peut-être concentrer, à l’intérieur, à l’extérieur de la peau ; ce qui nous intéresse pour le moment c’est la représentation physique de ton adversaire.

Isei - J’ai un adversaire ?

Elle lui mit un coup de pied dans le tibia.

Toraneko - C’est moi, idiot.

Isei - Ah. Je croyais que vous parliez d’un adversaire, Toraneko-senseï.

La juunin frappa une seconde fois son élève mais il ne peut s’empêcher de sourire, malgré la douleur, et de provoquer chez ses camarades un rire amusé que Toraneko interprétait comme une mutinerie qui viserait à saper son autorité.

Et, ça, c’était intolérable.

Toraneko - Concentre-toi, Isei.

Isei - J’essaye, j’essaye.

Il y avait toujours ce noir désagréable mais sinon… Sinon rien.

Toraneko - Tu sens ton chakra ?

Il hocha la tête avec hésitation.

Isei - Si ça provoque des douleurs dans les épaules, oui, je crois bien.

Toraneko - Ce sont mes doigts. Concentre-toi sur moi maintenant, ou on sera encore là cette nuit. Personne ne sortira tant que l’un de vous n’aura pas réussi cet exercice. Ce n’est qu’une simple passerelle, une base qui demande un peu de concentration, et un peu de tem…

Isei - Ah ! Je vous vois !

Elle eut envie de lui bander les yeux pour que jamais plus il ne les réouvre, mais Isei avait toujours les yeux fermés. Elle soupira et finit par sourire. Il sentit ses épaules se défaire de l’attention des mains de la professeur et se dit qu’elle était satisfaite. Il la trouvait très laide lorsqu’elle souriait aussi n’ouvrit-il pas les yeux.

Toraneko - Bien, c’est un premier pas. Maintenant calme-toi et malaxe ton chakra. C’est quelque chose d’innée. De lent, mais d’innée.

Isei - J’y arrive pas.

Toraneko - A quoi ?

Isei - A malaxer mon chakra.

Elle leva les yeux au ciel. Allez quoi, il n’y a rien de plus simple.

Toraneko - Fais un effort et surtout… Concentre-toi ! Les autres attendent.

Isei - Mais comment vous voulez que je me concentre, vous êtes toute nue !

Elle écarquilla les yeux.

Toraneko - Quoi ?

Isei - Vous êtes toute nue…

Toraneko - Dans ton esprit ?

Il haussa les épaules.

Isei - Bien sûr oui, dans mon esprit. Autant épargner ça au reste de la classe.

Toraneko - Habille-moi ! Sur le champ !

Il hocha la tête. Je vais faire ce que je peux avait-il l’air de leur dire. Mais il ne promettait rien. Non, vraiment rien.


¤¤¤



Isei ouvrit doucement les yeux. Avec la même lenteur, il inspectait le reste de son corps et retira un à un ses membres à la liste des parties perdues. Tout allait bien, en apparence : il était reposé, entier et n’avait pas faim. Nade n’était apparemment pas là et étrangement, Toraneko avait disparu du décor. En apparence seulement.

Lorsqu’il regarda ses mains, il les trouva immense. Peu à peu, et à mesure que son inspection se prolongeait il remarquait combien ses muscles s’étaient développaient, quelques parties de son corps étaient fournies de poil, notamment sous les bras. Il découvrait la désagréable sensation de la barbe qui sort de peau et qui commence à pointer avec ce piquant dru et noir. Ce corps-là ne lui appartenait pas. Il se souvenait pourtant de la Juunin, de Sayuri, de ses parents, d’Aeri et des cours de Genjutsu, tout cela était effectivement réel et tout proche.

Il restait un gamin dans un corps d’adulte. Et il ne se sentait pas à l’aise ainsi.

De l’herbe sortit du sol noir, une chaise longue remplaça le bois carré de celle sur laquelle il avait prit vie et un ciel bleu finit de délimiter un monde qui ne lui appartenait pas. Et auquel il ne ressentait aucune attache. Des arbres s’élevèrent, grands, beaux, fiers, communs à ceux de Konoha en tout point et un ruisseau prit forme, à quelques pas, où une fontaine conduisait l’onde à portée de main.

C’était une petite cour bien agréable où l’herbe était tondue, les pavés de pierre blanche récemment lavés et l’eau entretenue. En tant qu’enfant bien humain, Isei aurait aimé se retrouver ici comme il l’entendait. C’était une passerelle vers un monde calme et silencieux qui paraissait tout à fait à même de satisfaire les fatigues de tout homme. Mais il avait ces mains et ces pieds, tous immenses, cette barbe encore jeune mais bien là, présente. Non, il ne pouvait vraiment pas vivre ici.vivre au paradis avec le corps d’un autre.

Une femme arriva. Elle portait une grande toge blanche qui cachait les magnifiques formes qu’on devinait dessous. Oui, elle était très belle avec ses grandes mèches brunes qui tournoyaient dans le vide autour d’une barre invisible, irréelle. Elle marchait pieds nus, dans l’herbe et dans sa main droite un plateau. Il leva ses yeux, intrigué, vers la femme alors qu’il comptait une autre fois le nombre de tasse.

Il y en avait trois, Isei.

La jeune femme s’assit sur un banc de bois brun où reposait un fin matelas de coton blanc. Elle posa sur la table de métal, au milieu du jardin et sourit à peine.

Isei - Qu’est-ce que je…

Elle lui coupa nettement la parole. Ses deux lèvres toujours souriante s’ouvrir et s’agitèrent dans une danse magnifique. Sa voix chantait, elle se baladait autour de lui puis pénétrait ses oreilles pour marquer à jamais sa mémoire.

Âme - Tu dois avoir beaucoup de question Isei, mais le temps n’est pas venu pour nous d’y répondre.

Isei - Puisqu’il y a un temps pour tout, qu’allons-nous faire, maintenant ?

Elle ne réagit pas à sa provocation et termina de débarrasser le plateau.

Âme - C’est l’heure du thé et ça, nous n’y pouvons rien.

Esprit - L’heure du thé… Buvons, et parlons, ok ?

Âme - Nous avions pourtant dit que…

L’homme qui était apparut derrière eux était étonnement grand. Il émanait de sa grande carrure comme de la femme une aura particulière. Isei était certain qu’ils marchaient tous les deux, côte à côte, dans les rues de Konoha, on se retournerait sur leur passage. Leur grâce et leur sagesse semblaient comparables et en dévisageant un peu plus la jeune femme, il se rendit compte à quel point cela signifiait beaucoup…

Esprit - Bonjour Isei. J’imagine que tu dois te poser beaucoup de questions, notamment comment je connais ton nom, ou à qui appartient le corps dans lequel tu te loges. Franchement… franchement la réponse n’est pas très intéressante. Ce qui l’est plus, il bougea son bras et du bout de la main indiqua un point un peu plus loin, à la lisière de la forêt, c’est elle.

Et toi, manqua-t-il d’ajouter. Surtout toi, mais il n’était pas encore temps d’aborder le sujet.

L’enfant écarquilla les yeux puis pinça ses paupières afin d’atténuer la suave lumière blanche qui irradiait le jardin. C’était bien Toraneko, nue, qui s’allongeait dans l’herbe et qui s’étirait, avec ce même silence désagréable. Isei essaya de repousser cette pensée de son esprit.

Esprit - Tu ne peux pas, le coupa-t-il. Tu ne peux pas faire ça. Elle est déjà dans ton esprit et maintenant, elle n’en sortira plus.

Il avait toujours le même sourire poli mais peu agréable.

Esprit - Sauf si tu fais ce qu’elle te demande, et tu aurais raison de l’écouter. Cette fois-ci en tout cas.

Isei regarda l’homme du coin de l’œil, jugeant ses propos comme il jugeait son visage. Il se leva et s’avança vers la professeur qu’il avait quitté, quelques minutes plus tôt. Elle était allongée, sur le sol, attendant quelque chose ou quelqu’un. Isei s’arrêta à quelques mètres d’elle et l’épia. Son corps ne paraissait plus répondre mais son regard lui ordonnait de la rhabiller. Il était toujours si autoritaire quoi qu’ici, elle ne semblait jouir que de la réputation qu’elle s’était faite. Si sa bouche ordonnait, ses mains, elles, ne punissaient jamais, comme si elle n’était plus la reine chez elle.

Peut-être simplement n’était-elle plus chez elle.

L’homme suivit Isei et resta quelques pas derrière lui. Il s’accroupit et regarda d’un même lancé la jeune femme. Elle avait une peau très blanche et très fine. Si il s’était rapproché un peu plus, Isei était sûr qu’il aurait pu voir à travers. Il prit les vêtements que son compagnon avait pliés sur son bras et tendit la main, pour la toucher.

Il se heurta à un mur invisible. Elle résistait comme si elle refusait qu’il pose ses doigts sur elles. Mais il ne voulait que lui passer quelques pièces de tissu et de coton, qu’elle ne prenne plus froid et qu’elle lui montre ce pouvoir, ce chakra.

Isei se reporta sur l’homme qui derrière lui ne cessait de sourire sereinement.

Esprit - C’est le premier obstacle. Toraneko a dressé une barrière mentale afin de vérifier si tu exécutes correctement ses conseils. Tu vas avoir besoin de chakra pour passer outre.

Il inspira et essaya d’analyser la chose.

Esprit - Allez, ce n’est pas grand-chose, il suffit, tout comme moi, d’inspirer très fort et… de se lancer.

Il s’exécuta et son bras plongea vers la Juunin, sans aucune résistance. Il en ressortit aussitôt. D’un coup d’œil il lui fit comprendre qu’il fallait l’aide de la femme. Elle arriva, lui prit la main et caressa doucement ses cheveux noirs et secs. Presque cassant. Il se noya dans son souffle, s’en imprégna et retint sa propre respiration pour ne se fier qu’à la sienne.

Pourquoi le faisait-il ? Il n’en avait aucune idée. Ca venait, comme ça et ça repartait de la manière dont c’était arrivé. A eux deux, ils passèrent tranquillement. Isei habilla lentement sa professeur tout en fermant les yeux, préférant ne pas compromettre un alliage dont il aurait besoin dans un avenir proche. Parce que c’était elle son avenir.

A cette pensée l’homme sourit un peu plus, comme s’il savait qu’il se trompait. Et qu’il avait la solution, bien évidemment. La femme ne le lâchait pas mais à mesure qu’il la prenait dans ses puissants bras, elle s’éteignait. On aurait dit une fleur dont les pétales tombaient, lentement. Midi, à son apogée. Minuit, juste une agonie. Le monde entier reprenait sa couloir noir et sombrait dans l’insouciance du noir et de l’obscur. Sur ses lèvres, elle avait simplement accroché deux mots. Demain. Et lune.


¤¤¤



Toraneko recula violemment. Elle lâcha les épaules d’Isei avec une certaine surprise puis recula d’un pas, pour se stabiliser. Elle ne souriait plus, ça c’était certain, mais elle ne le lâchait pas du regard, lui qui ne réagissait pas. Il avait toujours ce plissement béat des lèvres que la majeure partie de la classe mettait sur le compte de ses deux dernières vannes un peu osées.

Elle, elle savait que c’était bien plus.

Toraneko - Il me semble que tu as assimilé les bases : création du chakra, maîtrise de l’altération, empreinte chez l’adversaire. Je ne comprends pas pourquoi j’ai eu l’impression que tu as traversé plusieurs fois ma barrière mentale, ni comment tu as réussi à y mettre autant de puissance mais…

Elle souffla.

Toraneko - Mais je verrais ça plus tard. C’est bien. Prenez-en exemple. Je vous souhaite une bonne fin de journée et nous nous reverrons demain. Surtout dormez bien, exercez-vous avec concentration et précision. Le travail, c’est la clé.

Elle rassembla ses affaires, toujours avec cette mauvaise idée en tête et fuit vers la sortie. Du verbe fuir, oui.
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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Lun 15 Juin - 12:32

Isei : +43 XP - Technique Validée

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Mer 3 Mar - 23:23

.:: Partie 1 ::.

Cela faisait à peine trente minutes que Ying était debout et, déjà, elle était prête à partir vers l'académie. Il faut être motivé pour devenir un bon ninja. Ces temps si l'aspirante c'était un peu relâché et il était temps de remédier à cette situation. À partir d'aujourd'hui c'est un entraînement très intensif qui attendait la jeune fille. Donc pour cela, Ying partait pour l'académie. Elle allait apprendre une technique de genjutsu. Laquelle n'était encore déterminée, mais bon ce n'est pas très important.

L'adolescente avait bien pris soin de ne pas faire de bruit. Personne ne l'avait entendu se lever et personne ne l'entendra partir. Elle ne voulait pas que Loraz l'accompagne ni que Logitomaru lui demande d'aller faire les courses ou que Daiku lui commence une conversation monotone et interminable. C'était peut-être un peu égoïste de sa part, mais Ying se fichait plus qu'un peu de sa famille. Dès qu'elle en aurais l'occasion c'est sûr qu'elle partirait...

Le vent était froid, mais tolérable. C'était l'hiver, rien de plus désagréable... La température désastreuse, le paysage devenu fade et déprimant, voir le peu d'animaux restant, le froid et encore le froid. Tout ça donne des envies de suicide chez certaine personne. Mais pas pour Ying. Oui bien sûr tout cela la désespère un peu, mais elle arrive à trouver du positif dans une saison aussi énervante que l'hiver. Comme par exemple : le chocolat chaud est moins cher ! Non pas du tout... Alors, il n'y a rien du tout de positif.

Durant la marche rapide de l'étudiante vers l'académie de Konoha celle-ci vit un petit restaurant de crêpe. Cela lui rappela qu'elle n'avait pas pris de petit-déjeuner alors, pourquoi ne pas y aller ? Rien ne lui en empêcha donc, elle y alla de ce pas. Une fois entrée dans le petit casse-croute elle alla au comptoir demander une crêpe au sirop d'érable. Ying alla ensuite s'asseoir à une table, mais juste avant d'arriver à la table qu'elle voulait un vieil homme lui dit :

[...] Excuser moi.

Ying ce tourna vers l'homme et lui répondu :

[Ying] Euh... Oui ?

[...] ce n'est pas un très bon restaurant ici ! Sur l'affiche dehors il est écrit avec service rapide et il faut dire que ça n'a pas été si rapide que ça.

Elle se gratta la nuque, se demandant pourquoi cet homme se plaignait de cela à elle.

[Ying] J'suis vraiment désolé pour vous monsieur, mais ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça.

[...] Bon alors, à qui je vais me plaindre ?

[Ying ]Et bien... À votre place, j'irais au comptoir.

[...] Plus tard ! Pour l'instant je veux mes crêpes ! Et...

L'étudiante l'interrompu brusquement.

[Ying] Vous n'avez qu'à aller commander !

[...] Qu'est-ce que tu crois j'essaye de faire ? Tu n'avais qu'à me laisser continuer. Bon, je veux une crêpe aux pommes avec du jus de pomme. Ça fait déjà assez longtemps que j'attends alors, j'espère que ça ne va pas tarder.

[Ying] Quoi ? Mais je ne travaille pas ici monsieur. Je suis venu manger tout comme vous. Juste au cas où vous ne seriez pas au courant : il faut aller là-bas pour commander si vous attendez ici, normal que personne ne vient.

Elle ria un peu de l'homme avant de partir plus loin en ignorant le reste des paroles que disait celui-ci. De toutes façons, Ying ne travaillait pas là et donc, ça ne la regardait pas. S'il voulait avoir des crêpes et porter plainte il fallait qu'il est en avant comme un grand.

Après avoir avalé son repas l'étudiante repartie très rapidement. Il ne fallait pas perdre une minute, car qui sait ce que réserve le destin ? Pas beaucoup de personnes. Alors, tout pouvait arriver à l'imprévu. Comme ce vieil homme au crêpe. L'aspirante ne prit même pas la peine de regarder le paysage ou les habitants, au cas ou un ami à elle se présenterait. Après environ dix minutes Ying fut déjà devant l'académie

Elle rentra à l'intérieur et demanda poliment à la réceptionniste :

[Ying] excuser moi ; j'aimerais savoir dans quelle pièce il faut aller pour apprendre une technique de genjutsu.

[...] B 34. Aujourd'hui c'est Yamio Shimizu qui enseignera. Il y a déjà plusieurs élèves d'arriver tu n'as qu'à y aller.

[Ying] Merci beaucoup, mais quelle technique il va nous apprendre ?

La femme lui fit signe qu'elle ne savait pas et continua son travail en écrivant quelque truc sur un papier. Alors, la jeune fille se rendit immédiatement dans la salle "B 34". la pièce était dans le deuxième couloir et c'était la deuxième porte. Un chemin simple et cour.

En entrant dans la pièce Ying vit plusieurs enfants et adolescent discuter ensemble. Le professeur ne semblait pas arrivé. Sauf s'il était aussi jeune que les élèves... Peut-être était-il dans la foule, mais restait discret. La jeune fille alla proche des autres et essaya de rester le plus discrète que possible aussi. Elle ne voulait pas attirer l'attention.

En s'approchant celle-ci remarqua que l'attention était surtout rivée sur un jeune garçon aveugle. Il portait un bandeau comme Jin', son gentil coéquipier. Il y avait une fillette qui lui demandait des renseignements sur le cours donc, cela voulait sans doute dire que c'était lui le professeur. Ying s'attendait surtout à voir une personne d'environ trente ans et plus, mais celui-là devait avoir environ dix-sept ans tout au plus.

.:: à suivre... ::.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Dim 11 Avr - 1:58

.:Partie 2:.

Deux élèves de plus entra dans la pièce, puis l'aveugle demanda à la classe de se placer en ligne plus loin pour que le cour puisse commencer. Ying exécuta immédiatement comme tout le reste du petit groupe. Ils attendaient tous, les explications et étaient tous impatient d'appendre une nouvelle technique.

[Yamio] Bonjour, je m’appelle Yamio Shimizu, juunin et spécialiste en genjutsu. Aujourd’hui je vais vous apprendre la technique du tremblement : Senritsu. Cette technique consiste à réduire les capacités de votre adversaire.

Il laissa planer quelques secondes de silence avant de continuer :

[Yamio] Elle n’est pas facile à apprendre, mais avec un peu de patience je suis persuadé que vous y arriverez tous. Bon, pour commencer j’ai besoin d’un volontaire.

Sans attendre une fillette leva la main en criant : « moi ! Moi ! Moi ! » Le sensei lui fit signe de s'approcher et sans hésiter la jeune fille bondit vers l'avant des autres élèves. Elle avait les cheveux blonds très clairs qui lui descendaient jusqu'au milieu du dos, elle avait des yeux verts sapins et était âgé d'environ dix ans, mais elle irait loin dans la vie et cela se voyait déjà. La fillette semblait avoir le goût d'apprendre et de réussir. Elle semblait avoir une bien trop grande confiance en elle et cela, elle le regretterait un jour lorsque quelqu'un lui donnera une bonne raclée. C'était sans doute méchant de dire ça, mais Ying, elle, lui souhaitai de tout son cœur.

*Qu’elle soit lapidée sur la place public ! *

Cette petite ne lui avait absolument rien fait, elles ne s'étaient même jamais adresser la parole. Pourtant, Ying voyait en elle un démon, une petite peste sans talent qui volera la réputation de pauvre enfant défavoriser plus jeune qu'elle ! Cela n'était pas surprenant, juste à voir son visage d'hypocrite n'importe qui pouvait croire ça.

Yamio expliqua brièvement le fonctionnement du chakra avant d'expliquer comment utiliser la technique. Il fit par la suite un essai avec la fillette. Au début elle semblait ne rien avoir, mais après quelques secondes ses habiletés avaient grandement diminués. Elle tenta de lancer un kunai sur une cible, mais elle lança très loin à coter.

Deux, trois personnes se mit à rire après l'affreux échec de la jeune fille et bien sûr Ying en faisait partie. Celle-ci faisait de son mieux pour rire assez méchamment pour montrer à la fillette qu'elle n'était pas trop appréciée par Ying. Malheureusement personne ne remarqua vraiment le « méchant » dans le rire de L'étudiante. Alors, personne n'avait vraiment pris conte de cela.

[Yamio] Bon, maintenant à vous d’essayer.

Enfin ! L'apprentissage de technique pouvait commencer. Ying voulu s'avancer un peu, mais s'enfargea dans son autre pied et tomba sur le sol. Les dieux voulaient certainement se vengé pour les préjugés que celle-ci avait eu envers la fillette de dix ans. Quoi qu'il en soit, elle se releva.

Après une bref observation des lieux l'étudiante aperçue un miroir à la vitre noir dans le fond de la sale. Enfaîte, il en avait plusieurs. C'était surement pour les élèves qui ne voulaient pas s'entraîner avec les autres, comme ça : Aucun risque d'avoir la honte que son coéquipier est réussit en premier et aucun risque de blesser quelqu'un en réussissant Senritsu.

Rapidement Ying se dirigea vers le premier miroir vers la droite. Elle hésita un moment : est-ce que quelqu'un testant une technique devrait l'utiliser contre elle-même ? C'est un peu risqué... Si elle manque son coup trop souvent et que la technique se transforme en quelque chose de mortelle ? Mais ce n'est surement pas possible alors, c'est simplement un peu stupide. Rien de très grave.

* De toute façon je nais rien à perdre. *

La jeune fille plaça ses mains dans la position du bélier pour lui permettre de mieux contrôler son chakra. Elle malaxa son énergie sans trop savoir où elle devait la diriger. Elle arrêta net. C’est vrai, à quoi ça peut bien lui servir de s’entraîner si elle ne sait pas comment ?

À ce moment un garçon, un peu plus vieux qu'elle, habiller en jaune et en bleu passa à coter. Il allait devant un autre miroir. Lui aussi avait envie de tester ses talents sur lui-même. Ying n'avait aucune envie d'aller poser une question au professeur pour ensuite passer pour une nulle qui ne sait pas se débrouiller. Alors, elle prie la sage décision de le demander au type qui se tenait juste à coter d'elle.

[Ying] Hey salut !

[??] Euh... Salut.

Elle lui sourit de toutes ses dents avant de continuer :

[Ying] Je me demandais comment faire la technique et bien j'veux dire... Euh... Où le chakra doit aller pour qu'on puisse atteindre les « sens » de l'ennemie ?

Après un court silence le jeune homme lui dit gentiment :

[??] Tout se joue avec les yeux. Il faut que tu sois capable de voir les effets de la technique. Plus précisément essayer de visualiser ce que c'est censé donner. Comme la métamorphose. Ton chakra, tu dois en mettre partout en toi, mais aussi dans tes yeux pour que, ce que tu vois, devienne une illusion pour ton adversaire.

[Ying] j'suis pas sûr d'avoir compris, mais merci.

Celle-ci se concentra à nouveau, mais tout en malaxant son chakra Ying essaya de visualiser ce qu'elle voulait provoquer. Elle se regardait droit dans les yeux, mais rien ne se produisit. Elle essaya quand même de lancer un kunai sur une cible pour voir si ses habiletés avaient changé. Se fut veine, car l'arme toucha presque le milieu de la cible.

Après avoir été chercher son kunai elle recommença, mais cette fois elle n'eut pas le temps. Le miroir se transforma en illusion. Ying ne se voyait plus à l'intérieur elle voyait plutôt un vieil homme qui balayait le plancher d'une grande pièce vaste. C'était ce garçon qui avait fait ça ? Celui-ci allait partir alors Ying s'empressa de lui dire :

[Ying] Waw ! Tu es vraiment doué !

Il se tourna avant de lui demander :

[??] Qu'est-ce que j'ai fait ?

[Ying] L'illusion du vieil homme qui ballait le plancher dans le miroir.

[??] Euh... Ce n'est pas une illusion... Ce que tu vois c'est une fenêtre et à l'intérieur il y a un concierge qui fait seulement son travail. Tout à l'heure les lumières étaient fermées de l'autre coter. C'est pour ça que tu arrivais à te voir.

L'adolescente préféra ne rien ajouter... ce type devait croire qu'elle était folle. Mais bon, ce qui est fait est fait. Alors, elle se devait de continuer. Pour remplacer son miroir elle se fit un clone. L'une technique qu'elle avait apprise il y a bien longtemps.

Elle se concentra de nouveau regarda sa proie droit dans les yeux. Elle voulait s'attaquer à son habilité et ce n'est pas chose facile. Son énergie était partout en elle, mais cette fois elle en avait mis un peu plus dans la partie de ses yeux, car c'est tout de même de là qu'est la technique.

Par la suite, elle lança un kunai tout comme son clone. La vue de la fausse Ying avait quelque peu changé. Il y avait quelques dédoublement avec embrouillement ici et là, mais rien d'assez grand pour provoquer une déstabilisation alors, le kunai avait dérivé de seulement cinq ou six centimètres de sa trajectoire.

Le fait de modifier la quantité de chakra à un endroit avait permis d'arriver à quelque chose donc, en modifiant encore un peu elle arriverait sans doute à la bonne chose. Ying était sur la bonne voie. Après avoir été chercher ses deux armes plantés dans la cible elle continua son entraînement. Elle resta toutefois avec la même base et fit seulement des modifications de chakra.

Plus loin, il y avait déjà plusieurs élèves qui avaient réussi, d'autres demandaient plus de conseil à Yamio et quelques-uns se reposaient parce que leur coéquipier avait réussi la technique sur eux. Pour faire partie des gagnants il ne faut pas ce décourager c'est donc pour cela que Ying recommença environ une dizaine de fois. Chaque fois elle avait modifié sa dose de chakra, mais cela n'a rien donné. Le résulta est resté exactement le même, mais ce n'est pas une raison de tout laisser tomber. Cela voulait seulement dire que le problème n'était pas le chakra. C'était certainement la concentration, Ying a toujours eu du mal à bien se concentrer sur quelque chose.

Ying recommença sept fois, mais cette fois en gardant la même dose de chakra tout le long. Elle tentait de se concentrer de mieux en mieux. Mais bizarrement ça n'y était toujours pas. L'étudiante s'apprêtait à recommencer, mais fut dérangé par une voie qui s'adressait à elle :

[??] Salut toi. Tu veux que je t'aide ?

Ying se tourna et aperçu la fillette de dix aux cheveux blonds clairs.

[Ren] Comment est-ce que tu t'appelles ? Moi c'est Ren. Enchanté !

[Ying] salut... Je m'appelle Ying. Par contre, j'nais pas besoin d'aide, mais merci quand-même.

Elle s'apprêtait se retourner pour continuer son entraînement, mais la fillette lui dit :

[Ren] Attend ! Tu as l'air de quelqu'un de bien sympathique alors, j'voulais venir t'aider. Moi j'ai réussi la technique. Il faut plus de chakra, de concentration et d'effort pour réussir. C'est ça le truc.

[Ying] Plus de chakra ? Et de concentration ? Hum... Oui j'crois j'ai compris ce qui n'allait pas. Merci Ren.

Elle fit son signe et malaxa plus de chakra et se concentra le mieux qu'elle pue, mais la fillette la regardait et cela l'agaçait. Mais qu'est-ce qu'elle voulait à la fin ? Mais bon, le clone avait été encore plus déstabiliser. Elle est à deux doigts de la victoire !

[Ying] Pourquoi est-ce que tu souris aussi bêtement ?


La pauvre fillette avait tout à coup l'air bien plus triste alors, Ying se reprit :

[Ying] Désolé je n'aurais pas du... C'est juste que j'ai peur de ne pas réussir la technique et ça me stresse de voir que tu n'arrêtes pas de me regarder... Mais prend le pas personnelle je n'ai rien contre toi.

Cela avait redonné un joli sourire à cette fillette qui lui répondit :

[Ren] C'est d'accord, mais désolé je ne voulais pas te déconcentrer.

Ren alla s'asseoir un peu plus loin et Ying continua son entraînement. Concentration, chakra, effort était la formule qui arrivait à fonctionner. Ce coup si fut la bonne, car le clone de Ying fut complètement déstabilisé. Son tir de kunai fut des plus imprécis. Le clone explosa laissant une fumée blanche autour de lui et l'adolescente toute en sourire dit à la jeune fille :

[Ying] J'ai réussi !

Tout comme Ying, Ren était toute en sourire. Celle-ci félicita sa nouvelle amie qui sautait de joua. L'étudiante finie par se calmer et dit :

[Ying] vraiment, merci. Sans toi j'aurais surement pas réussit.

Au loin le sensei leur dit :

[Yamio] Le cour est terminée, mais si vous avez besoin d'aide je peux encore vous aider.

Juste à temps. Un peu plus et Ying aurait dû s'entraîner chez elle pour compléter la technique. En même temps elle avait pu pratiquer ses tirs de kunai ce qui est très bien. Après avoir salué la fillette sympathique qu'elle avait rencontrée celle-ci reparti tranquillement chez elle se reposer. Elle l'avait bien méritée.

Fin de la session
demande validation pour la technique

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   Jeu 15 Avr - 12:00

Ying : +13 XP - Technique validée.
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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Genjutsu   

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