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 Amphithéâtre Taijutsu

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MessageSujet: Amphithéâtre Taijutsu   Dim 16 Mar - 15:49

Si les bancs destinés aux étudiants prennent une large part de l'amphithéâtre, un espace conséquent sépare la tribune des professeurs et les premiers rangs. Cet espace est ordinairement consacré aux démonstrations physiques des techniques, ou des enchaînements spécifiques. Il faut savoir que les étudiants ne peuvent pas eux-mêmes s'exercer dans cette salle, ils ne peuvent qu'observer leur professeur décomposer les mouvements, et prendre frénétiquement des notes pour espérer reproduire l'enchaînement une fois le cours fini.

Les élèves rentrent doucement, il n'est pas encore l'heure. C'est Minato Hazeguru qui s'occupe de la présidence cette fois-ci. Yukenshi est d'un grade supérieur, mais il a catégoriquement refusé à l'aide de l'une de ses armes fatales, le simple : "Non", qui ne peut exciter nulle revendication.

Minato est très fier de lui, c'est évident. Ses deux bras puissants posés sur la table, le regard alerte et aiguisé, il attend son heure. Yukenshi est assis à ses côtés, les bras croisés sur sa poitrine noire. Des filaments or courent sur sa peau nue. Il garde ses yeux fixés sur le plafond. Asana contraste avec l'impatience difficilement contenue de Minato. Elle est parfaitement calme, souriante même. Maintenant que les bancs se sont largement remplis, Minato se saisit de son micro.

[Minato] - Bonjour à tous. Je suis Minato Hazeguru, professeur de Taijutsu. Je suis là pour vous enseigner les bases et les approfondir, de telle sorte que vous deveniez des combattants un tant soit peu talentueux. J'attends beaucoup de vous tous.

Il désigna son sombre collègue.

[Minato] - Voici Yukenshi Oobaru. Oui, le Yukenshi Oobaru, vous ne rêvez pas. Apprenez tout ce que vous pourrez, vous avez la chance d'avoir un être d'exception à vos côtés, tâchez de ne pas le perdre de vue.

Yukenshi se contenta d'un hochement de tête sec, et cela était déjà énorme. Minato poursuivit, en posant familièrement sa main sur le bras de sa collègue.

[Minato] - Et voici Asana Koshi, qui vous apprendra à vous battre comme une fille.

Asana se contenta de poursuivre comme si de rien n'était.

[Asana] - J'espère que nous ferons de grandes choses ensemble. Si vous avez besoin de moi, je serai sans doute dans la salle des professeurs, n'hésitez pas.

Elle se leva, murmura quelque chose à l'oreille d'un Minato souriant, et s'éloigna en compagnie de Yukenshi.

[Minato] - Bon, commençons, on a beaucoup à faire et peu de temps.
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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Dim 30 Mar - 11:53

[Appartement de Naoki Arrow]

Lorsque Naoki pénétra dans le bâtiment de l’académie, il fut surprit par une voix qui l’interpella, c’était quelqu’un de familier, une jeune fille aux cheveux roux, deux ans de plus que lui, petite mais déjà une forte poitrine, la gentillesse transpirait de son visage, c’était Nana Hyuga. Il n’eut même pas le temps de craindre le Byakugan que le charme de la jeune fille avait opéré sur le garçon.

[Nana] « Naoki ! Tu viens étudier aujourd’hui ? »

[Naoki] « Salut, Nana ! Moi, j’allais me rendre à l’amphi Taijutsu pour apprendre de nouvelle chose et toi ? Tu es de quelle spécialisation ? »

[Nana] « Eh bien, ma sœur jumelle m’a dit que je suis bonne à rien mais je lui ai dit que j’aimerai être ninja médecin ou alors faire du Genjutsu. Elle m’a répondu que j’étais vraiment trop mauvaise pour espérer un jour être ninja médecin donc j’essaye d’apprendre le Genjutsu… »

[Naoki] « Elle n’est pas sympa ta sœur, pourquoi elle te dit des choses aussi méchant et toi pourquoi tu l’écoutes ? »

[Nana] « Eh bien, elle est Anbu, c’est elle qui m’a pistonné pour le stage au poste de police, elle ne veut que mon bien. Mais mon stage est finit, ils ont dit qu’ils en avaient assez de es gaffes à répétition. Je m’en veux tellement d’avoir fait honte à ma sœur. »

Les larmes commencèrent déjà à perler dans ses yeux et Naoki ne put que se sentir ému face à elle et il tenta de la réconforter.

[Naoki] « Mais non, je suis sûr qu’elle ne t’en veux pas. Tu devrais travailler dur et comme sa ta sœur sera fier de toi. »

[Nana] « Ca m’étonnerait que Yume soit fier de moi un jour. Mais j’aimerai bien voir la même étincelle de fierté dans les yeux de mon père quant il me regarde moi, comme ma sœur. »

[Naoki] « Tient, tu ne m’as jamais parlé de ton père, comment s’appelle t’il ? »

[Nana] « Mon père s’appelle Hisoka Hyuga, il est Jounin de Konoha. »

Le garçon avait souhaité changer de sujet mais il ne s’attendait pas à cette claque la : il venait de rencontrer sa sœur. Il avait les yeux écarquillé et Nana le remarqua, elle lui lança un regard interrogateur, mais il s’enfuit.

[Naoki] « Excuse-moi, je suis pressé je ne voudrai pas rater le début du cours. A une prochaine fois ! »

A vrai dire il ne savait pas exactement s’il avait envie de la revoir. Jusqu’à son admission au titre Genin, il avait plutôt bien évité le clan Hyuga mais depuis, le destin semblait vouloir que le garçon soit révéler au clan, d’abord il y avait eut son père, puis Yoshi, et enfin Nana qui s’avérait être sa sœur. Ca faisait trop pour lui en quelque jour. Il parvint enfin à l’amphi Taijutsu et s’assit à une des places encore libre, Hazeguru-sensei avait déjà commencé ses explications et était en pleine démonstration d’une technique que Naoki ne connaissait pas.

Le professeur se trouvait à une petite distance d’un poteau en bois, il décomposait ses mouvement le plus lentement possible pour que tout ses élèves puisse comprendre l’enchaînement important à réaliser. Il sauta en direction du poteau et, après une rotation sur lui-même, il explosa le poteau en bois.

[Minato] « L’important est la précision du geste, le fait de tourner si vite sur soi même permet de donner une grande force d’inertie à votre coup de pied mais ça peut aussi vous déstabiliser et vous faire perdre votre équilibre. D’abord entraîner vous à même le sol, c’est plus simple. Penser aux patineurs sur glace : plus leur corps est proche de l’axe de rotation, plus il prenne de la vitesse, le fait d’étirer la jambe vous ralentit donc, mais ceci est mit à profit pour donner de la puissance à votre coup. De ce fait, emmagasiner de la puissance en tournant très vite, puis étirer la jambe pour frapper. Très bien maintenant passons à la seconde technique que je souhaitais vous enseignez : Insaisissable tel le vent ! »

Tout les élèves dans l’amphi était pendu à ses lèvres, on avait entendu des Oh et des Ouah lors de sa démonstration et on pouvait voir de l’admiration dans les yeux de presque tous. Le professeur reprit :

[Minato] « Cette technique nécessite la maîtrise de trois points essentielle : souplesse, rapidité, reflexe. Si vous êtes doués pour ces trois caractéristiques, vous n’aurez aucun problème à maîtriser la technique puisqu’il s’agit simplement d’améliorer votre capacité à l’esquive. La maîtrise de cette technique ou non est ce qui fera la différence entre une esquive réussite parfaitement et une esquive partielle. Malheureusement, une démonstration de ma part ne vous serait pas d’un grand secours. Vous devez développer les trois points que j’ai cité plus tôt et alors vous passerez maître dans l’art de l’esquive. Le cours est terminé. »

Naoki réfléchit et il décida d’aller s’entraîner tranquillement dans la forêt, seul et sans personne pour le déranger. Il était bien conscient que sur ces techniques se jouait la justification de son grade de Genin : s’il échouait alors c’est qu’il n’avait vraiment pas les capacités pour être Genin.

[ Arrow Entraînement de Naoki]


Dernière édition par Naoki le Dim 6 Avr - 10:52, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Dim 30 Mar - 19:52

Naoki : +4 XP RP.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Dim 13 Avr - 13:08

Kyuza venais de se réveiller d’un long sommeil. Rien de tel que de dormir dans sont propre lit avant une journée placée sous le signe de l’entraînement et de l’effort intensif. Depuis le tournoi, le genin n’avait pas fait un seul entraînement, mais il ne ressentait pourtant pas qu’il était moins fort.
Après s’être préparer et avoir remarqué qu’il était déjà quinze heure.

« Quoi !!!! »

Le ninja se précipita à l’académie pour ne pas encore foutre la zone en arrivant en retard. Sans compter qu’il ne savait toujours pas quel professeur était disponible l’après-midi.
Une fois arrivé dans l’académie le jeune homme se dirigea vers l’accueille et s’adressa à la secrétaire avec un large sourire. L’adolescent ce sentait d’humeur particulièrement joviale.

« Bonjour ! »

La dame leva les yeux de sa fiche pour le poser lentement sur le jeune homme qui était en face toujours avec son sourire. Elle lui répondit d’un façon totalement désintéressée.

[Secrétaire morose ] : « Bonjour. Que puis-je pour vous ? »

Le garçon perdit toute sa bonne humeur en quelques secondes.

« C’était juste pour savoir si il y avait un prof Taijutsu qui n’aurais pas commencé son cours ? »

Sans lui adresser un regard, la femme prit son téléphone et se renseigna sur la question. Chaque choses qu’elle faisait avait l’air d’une lourde tâche, même relever les yeux pour lui répondre.

[Secrétaire morose ] : « Oui effectivement… »

Cinq secondes s’écoulèrent…

« Et ?… »

[Secrétaire morose ] : « C’est M.Soba, dans l'amphi salle deux cents deux. »

Exaspéré par la dame le genin la remercia et ce rendis devant la salle.

Il y avait déjà un dizaine d’élèves devant la salle et aucun qu’il connaissait. Au bout de quelques minutes le professeur arriva du bout du couloir et s’arrêta à quelques mètres de ces élèves.

[Hakuba] : « Venez ! Suivez-moi ! »

D’un geste de la main il imagea ce qu‘il venait de dire, puis fit volte-face. La plupart des personnes présentes le suivirent sans posé de question et sans être étonnés. Kyuza se sentit assez seul à ce moment là et les suivit en hésitant.

*Pourtant je ne me suis pas trompé de salle …*

Au bout de quelques minutes la classe se retrouva dehors, disposé en arc de cercle autour du sensei.
Ce dernier prit la parole pour ce présenter.

[Hakuba] : « Bon ! Pour ceux qui ne me connaissent pas. »

Il fixa son regard sur Kyuza.

[Hakuba] : « Je parle surtout pour toi gamin. Je me présente : Hakuba Soba, prof de Taijutsu.
Aujourd’hui je vais vous apprendre à exécuter une technique que tout les spécialistes du corps à corps doivent connaître : La furie enflammée de Konoha. »


Les élèves étaient assis à même le sol et regardaient Hakuba d’un air interrogateur. Il sourit et repris la parole.

[Hakuba] : « Haha ! Vous aimeriez bien savoir à quoi pourrait bien servire cette technique hein ? Hé bien tout d’abord, grâce à cette techniques vous allez pouvoir frapper plusieurs cibles en même temps dans les restriction de votre portée. En revanche je préfère vous prévenir ce ne sera pas de la tarte. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’elle va vous demander de combiner votre vitesse mais aussi votre chakra. Je sais que pour le moment y’a pas de lézard. Le truc c’est juste que pendant que vous l’exécuterait il vous faudra concentrer votre chakra dans vos poings et vos pieds de tel sorte à ce que vos membres soit en feux, c’est à dire qu’il y ai une aura de flamme autour. De cette façon vous serez sûr de faire beaucoup de dégât en un laps de temps très court. Bon, je vois que ça ne vous parle pas beaucoup. Je vais donc vous montrer. »

Deux rondins de bois étaient positionnés autour de lui. Le sensei ce mit en position et ce lança sur la première cible avec une forte impulsion sur sa jambe droite pour frapper avec la gauche. Au moment du contacte avec le rondin un étincèle apparut entre le pied et la cible qui se craqua en deux parties. Immédiatement il se rattrapa sur ces jambes et fit le même genre de saut que la fois précédente mais cette fois il frappa avec le poing. La même scène se produisit.

[Hakuba] : « Et voilà le travail ! Alors vous seriez capable de la reproduire ? »

*Pas vraiment nan.*

Hakuba montra du doigt un élève pour faire une démonstration et cet élève était Kyuza.

[Hakuba] : « Aller mon petit, on ne t’a pas encore vue à l’œuvre. Montre nous ce que tu as compris.
Au pire si tu te chie dessus, je te reprendrais et t’expliquerais, donc tu n’a rien à craindre. »

Kyuza ce leva et traversa la foule pendant que l’enseignant remis deux rondins. Le genin avait la pression. On lui demandait de faire une technique qu’il n’avait vue qu’une seule fois devant toute un classe.

[HRP] : La suite plus tard Mr. Green

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Lun 14 Avr - 16:54

Ce matin là, lorsque Oroken se réveilla il n'avait à l'esprit qu'une seule pensée. Celle de Kohei qui lui avait promis qu'il prendrait une patée monstrueuse au moment où il reprendrait sérieusement son entraînement. Quand ses pieds conduirent le reste de son corps, un flash récurrent fit surface. Ce jour là était sûrement arrivé. Car ce jour là rimait avec "Académie".

Cette fois ci, il n'y allait pas - même s'il avouait que c'était rare - pour y prendre responsabilités. En fait la raison de son séjour là était son propre apprentissage. Certes ca ferait presque tâche un Chuunin sur les bancs de l'école mais il s'en foutait car il n'en aurait bientôt plus besoin. Le jeune garçon quitta donc sa chambre direction le reste de l'appartement pour le rituel quotidien. Au programe, laver la carrosserie, remplir le réservoir d'essence - essentiellement composée de jus d'orange - et puis départ de la maison.

Le tout se passa sans encombre et sans bruit. Akane dormait encore, il fallait dire qu'il était tôt. En même temps, le cours de la très charmante Asana Koshi se tenait à huit heures pétantes. Il aurait été malvenu de la part d'un gradé de se présenter en retard en fournissant pour seule excuse "Mon réveille avait quinze minutes de retard". Il avait dépassé cet âge là et, un peu malgré lui, se devait de fournir un exemple digne de son statut administratif. Quelque part, Oroken sentait sa fierté naturelle revenir, ce n'était sans doute pas si mauvais à faible dose.

Le trajet qui le séparait de l'académie était un peu long mais toujours aussi agréable. Il y observait l'éveil quotidien du village, le quelques nouveaux étudiants qui se pressaient toujours de peur de ne pas être devant la salle avant leur professeur. Il sourit un peu à cette idée et se prit au jeu. Jetant un oeil à sa montre, il constata qu'il ne lui restait que dix minutes pour se retrouver devant l'amphithéâtre qui lui délivrerait son savoir. Oroken s'arrêta une seconde et chercha une sorte de tremplin. Il trouva bien vite satisfaction et se retrouva moins de deux secondes plus tard en train de cavaler sur les toits.

Se rappelant de vieux souvenirs, il arriva bien vite à l'académie dans laquelle il déboula en trombe jusqu'à arriver devant le bon amphi'. Même pas essouflé, il se plaça tranquillement face à la porte et constata bien vite ô combien les cours de la jeune Chuunin étaient populaires. Pour dire vrai, la classe allait bien vite être pleine et le plus rassurant c'est qu'il n'était pas le seul Chuunin en tant qu'élève. Certes, cinq participants c'était peu sur la totalité, mais c'était déjà c'est cinq là en plus d'Oroken.

Asana arriva à huit heures moins deux, ouvrit la porte à ce même moment et alla s'installer à son bureau pendant que ses chers élèves prenaient place, généralement par groupe de même niveau, comme si la diversité était chose proscrite. Les cinq Chuunins, tous des garçons, allèrent se placer en plein milieu de la salle, presque devant en fait.

*Attention les gars, Vous bavez.*

Oroken les regarda puis dans un haussement de sourcil alla se placer entre quelques étudiants et quelques Genins qui le regardèrent avec stupéfaction. Un élève lui adressa même la parole.

- Tu viens vraiment t'asseoir... ici?

- Bien sûr. C'est interdit?

- Hein! Euh non... Non! C'est plutôt rare..

- Il faut de tout pour faire un monde.

Grand sourire aux lèvres, sourire bright en fait, et clin d'oeil accompagnèrent l'affirmation du Chuunin. Il s'installa, sortit un vague cahier à couverture de cuir qui ressemblait plus à un journal intime. Il l'ouvrit et fit défiler les pages sous les yeux curieux des étudiants qui n'avaient pas encore écrit sur plus d'une dizaine de pages. Oroken attrapa son crayon et commença à dessiner quelques croquis de certaines parties du corps sachant que le thème était : La maîtrise du chakra.

Asana prit alors la parole, pile dans les temps et avec un sourire qui fit presque tourner de l'oeil les Chuunin amoureux un peu plus loin.

- Déjà, bonjour à tous. Aujourd'hui nous allons traiter l'utilisation du chakra dans les attaques.

Un grand silence s'installa, comme si chacun devait digérer les paroles. Elle reprit ensuite.

- Le principe de base est simple. Lorsque vous portez un coup classique, vous provoquez des dégats de surface. Le chakra peut être utilisé pour amplifier ces dégats voire les approfondir. Sans acquérir l'efficacité du scalpel des médecins, le chakra provoque des vibrations qui peuvent perturber momentanément les cellules musculaires et transmettre d'intenses douleurs. Pour ce cours-ci j'aurais besoin d'un assistant.

Naturellement...

*Les cinq gogolitos du premier rang s'excitent.*

Asana sourit, comprenant rapidement de quoi il retournait. Ces types là devaient avoir l'âge d'Oroken et malgré de sûrement grandes capacités semblaient bien peu mûres. Elle parcourut l'assemblée jusqu'à ce qu'elle tombe sur notre Chuunin Instructeur. Elle lui sourit et lui fit signe.

- S'il te plait? Tu veux bien nous faire ce plaisir?

Sans dire mot, Oroken se leva et alla jusqu'au bureau d'Asana qui le remercia d'un signe de tête. Elle donna quelques indications puis passa à la démonstration.

- Nous allons d'abord lui faire subir un coup classique. J'espère que tu n'est pas trop frêle.

Sûr de lui, Oroken fit un non de la tête. Il se concentra rapidement afin de se préparer à encaisser une belle prune. En fait, il ne connaissait que trop bien le mauvais tour des apparences. C'est pourquoi il sentait qu'il valait mieux éviter de faire le malin. Et il avait raison. Asana frappa une première fois. Oroken plia un peu sous le coup mais ça allait bien. Elle reprit ensuite.

- Maintenant, pour une frappe équivalente, je vais injecter du chakra.

Elle procéda de nouveau. Mais cette fois, le Chuunin dût plier de façon très apparente sous la frappe. Il se redressa immédiatement sans vraiment accuser le coup mais surpris de ne pas avoir pensé qu'une telle maîtrise du chakra pouvait provoquer cet effet. Elle le remercia puis il retourna à sa place.

- Maintenant, voilà comment exécuter la technique. A la façon de concentrer le chakra pour adhérer à un arbre, vous allez accumuler le chakra dans l'extrémité de vos membres. Dans un premier temps, prenez le temps de le relâcher à l'instant voulu, dans un second exercez vous en pleine action. Le tout étant d'être à l'écoute de son corps et de ne pas trop faire souffrir ses tenketsus.

Son explication terminée, Asana laissa place à des travaux pratiques. La classe entière se déplaça jusque dans la cours où du matériel l'attendait. Par petit groupe, les élèves eurent recours à divers ateliers durant lesquels Oroken se dispensa de la présence des autres Chuunins. Il choisit plutôt un groupe d'étudiants généralement agés de dix ans, et en profita pour les aider un peu quand il le pouvait. Quand venait son tour qu'il respectait scrupuleusement, il frappait peu fort mais avec suffisamment de chakra pour faire souffrir sa cible... Un rondin de bois.

*En trois étapes...*

- Dis... Comment tu fais pour frapper aussi fort?

- Hein? Ah... Euh... Pour faire simple. Malaxe ton chakra et rend le le plus fluide possible. Ensuite il faut que tu le fasses migrer très rapidement dans tes membres. Là, au moment où du frappes, tu profites de la pression accumulée pour multiplier la puissance du coup. Il suffit de relâcher très rapidement ton chakra par les tenketsus de tes poing et pieds.

L'explication n'était sans doute pas très clair pour un garçon de cet âge. Mais Oroken ne trouvait pas d'autre méthode d'explication.

- C'était plutôt pas mal... Comme résultat et comme explication.

Asana venait d'arriver par derrière. Oroken se retourna puis la regarda. C'est vrai qu'elle était très charmante. Il aurait bien voulu... Non il ne fallait pas divaguer, c'était une prof'. Certes il était Chuunin Instructeur mais pour l'heure ce n'était pas la question, et ça en la serait sûrement jamais.

- Il me faudra encore quelques minutes d'entraînement je suppose.

- Bien sûr... Comme tout le monde. Enfin non... Comme toute personne de notre niveau.

Elle lui sourit puis s'en alla s'occuper de ceux qui en avaient le plus besoin. De loin les autres Chuunins avaient vu ce petit échange et semblait ne pas l'apprécier. L'heure du changement d'atelier sonna et le groupe croisa Oroken.

- Tu crois qu'on t'a pas vu?

- Moi? Croire ça? Noooon! Jamais. Je sais très bien ce que vous avez vu et ce que vous interprétez mal.

- Te fous pas de nous... On sait très bien ce que tu faisais. Tu penses pouvoir avoir Asana hein?

- Woa... Je pensais pas qu'on pouvait concentrer autant de connerie dans une idée.

- Tu me cherches peut-être?

- Ah non... jamais! J'ai pas envie d'avoir un rapport sur le dos parce que je me serai battu avec un gars qui se fait des idées. Ca n'en vaut pas la peine.

- Je n'en vaux pas la peine? Hein? Ecoute moi... rendez vous après le cours à la lisière de la forêt. On ira voir qui en vaut la peine ou non.

Oroken haussa un sourcil.

- Ma foi. Si t'aimes perdre ton temps. C'est d'accord.

Il se quittèrent sur ces mots. Le dénommé Ikki semblait aussi stupide que sûr de lui. Le cours toucha à sa fin. Les élèves quittèrent la classe sachant qu'il était l'heure de pratiquer vraiment. Oroken partit parmi la foule s'assurant de dire au revoir de façon visible à Asana qui lui répondit tout sourire comme à chacun.

[Suite sur l'aire d'entrainement]

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Mar 15 Avr - 17:47

Kyuza : +10 XP RP
Oroken: +25 XP RP (je me disais bien que les TAI avaient les hormones qui les travaillaient, plus que pour les autres spécialités Very Happy)

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Mer 7 Mai - 19:03

Kyuza était dans la cours de l’académie et continuait son apprentissage pour acquérir la furie enflammée de Konoha.
La situation était embarrassante pour lui, il devait exécuter la technique devant tout le monde et il le savait, ce n’était pas vraiment une lumière lorsqu’il fallait apprendre un mouvement.

Pendant qu’il se levait et qu’il se dirigeait sur le devant de la « scène », Hakuba lui, ce chargeait d’apporter deux nouveaux rondins qu’il posa à proximité de l’élève.
Le sensei se positionna à côté avec la main posée sur le bois et regarda le
jeune homme.

[Hakuba] : « Bon. T’as bien compris le principe ? »

Avec un sourire il lui répondit.

« On verra bien le moment venu. »

Pour dire vrai le genin était complètement perdu, il n’avait pas comprit grand chose à par le fait qu’il fallait qu’il concentre son chakra pour qu’il brûle … Et encore, il savait pas comment faire.
Le professeur se dégagea et fit signe à Kyuza de se jeter.

Il se concentra et ce mis en position de combat.

*Bon si je me propulse ave mon chakra comme pour la tornade de Konoha, ça devrais me donner pas mal de forte dès le départ. Ensuite il me suffira de concentrer le plus de chakra possible dans mon pieds et taper le plus fort possible.*

Il prit appuis sur son pied droit et se propulsa comme il l’avait pensé, une fois dans les airs il concentra son chakra dans son pied gauche et frappa la cible laquelle s’explosa. Une fois retombé par terre il refit la même action en essayant de laisser le moins de temps possible entre les deux coups. L’effet fut le même que précédemment.

Le garçon attendait le verdict avec impatience et anxiété. Pour ce donner un aperçut il dévisagea les autres élèves dans l’espoir de voir la même expression chez tout le monde, de cette façon il pouvait se faire une idée.
Evidemment, personne n’avait le même visage. Certain avaient le sourire aux lèvres, d’autres se moquaient totalement du cours ou encore quelques un étaient attentif etc…

Hakuba se releva et pris le jeune homme par les épaules et fit face à la classe avec un petit sourire que le jeune homme n’apprécia guère.

[Hakuba] : « Pas de doute, ce garçon maîtrise parfaitement la tornade de Konoha. »


Un des élève ria à pleine voix sans aucune gène.

*Tocard … *

Le sensei le montra du doigt et parla plus fort que d ‘habitude.

[Hakuba] : « En tout cas il la maîtrise beaucoup mieux que toi Masigashi ! Et certainement mieux que pas mal de personnes ici. Mais là n’est pas la question. »

Il fit signe à Kyuza de retourner à sa place et le remercia.

[Hakuba] : « Si j’ai demandé à Kyuza de venir faire une démonstration c’est que je savais qu’il allait faire des erreurs. Ensuite je voudrais que l’on s’en serve pour ne pas les refaire.
Le problème dans la démonstration c’est qu’il est partit trop vite sans se préparer. Il faut pré malaxer votre chakra pour en avoir le plus possible en réserve le moment venu. Ensuite dès que vous commencés à vous lancer il faut concentrer vote chakra dans vos pieds et vos mains.
Ces deux étapes ne sont que la préparation, votre réussite en dépendra. Pour finir il vous faudra faire sortir votre chakra le plus vite possible de tel sorte à ce qu’il s’enflâmes.
Bon je vais vos noter tout ça sur le tableau, comme ça vous pourrez consulter les étapes pendant l’entraînement. »

Il se retourna et marqua sur le tableau qui était lui aussi dans la cours les trois étapes.

1ere : Pré malaxer son chakra.
2nde : Le concentrer dans les membres voulus.
3ème : Le faire sortir le plus vite possible.


[Hakuba] : « Ha oui aussi. Le mouvement de rotation facilitera l’incandescence de votre chakra.
Bon. Il nous reste trente minutes, donc échauffez-vous vite fait et essayez ça. Bon courage, je suis là si vous avez besoin. »


Les élèves se dispersèrent dans la cours avec chacun deux rondins.
Kyuza était dans le groupe mais à une distance raisonnable.
Pour commencer il se prépara bien comme il le faut en faisant en sorte d’avoir comme une réserve de chakra. Le plus dure allait venir, il lui fallait maintenant le concentrer dans ses jambes et même temps qu’il se propulsait avec pour aller plus vite.
Il s’élança et tapa la cible, mais rien ne se passa.

*Merde … Je n’aurais sûrement pas du me propulser avec mon chakra, j’en perd trop d’un coup.*

Le genin peaufina sa technique jusqu’au moment ou une flammèche sortit entre sa main et la cible.

[Hakuba] : « Bravo Kyuza ! On a un cinquième élève qui y est arrivé, aller les autres. »

Il était maintenant six heure trente du soir, il était temps de rendre les armes.

[Hakuba] : « Hopopop les gars c’est fini pour aujourd’hui, vous avez bien travaillés. N’oubliez pas que je suis dispo si vous avez besoin. Bonne soirée. »

La cours ce vida, chacun partit en disant « au revoir » au sensei.
Une fois sortit de l’académie Kyuza vit que le soleil commençait à ce coucher et il ne s’en était pas rendu compte à cause de l’excès de concentration.

*Bon au moins je n’aurais pas chômé aujourd’hui. Une clope s’impose pour finir.*

Comme à son habitude il alluma sa cigarette et ce rentra tranquillement chez lui.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 9 Mai - 11:58

Kyuza : +6 XP RP.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Dim 25 Mai - 17:05

Il portait encore les marques de son entraînement au Genjutsu. Il s'était rendu compte du danger que pouvait représenter ce type de combat, et était déçu de ne pas connaître d'autres techniques dans l'art Uchiha. Il connaissait bien quelques Katons, une technique de Taijutsu, ou encore le Sharingan. Takeshi, et Ooromi d'ailleurs, avaient voulu rester mué et secrets devant la poursuite des évènements. Il savait qu'ils lui cachaient quelque chose. Mais comme l'avait dit le vieil ermite, il fallait qu'il apprenne à chercher à surtout à trouver par lui-même.
Takeshi, la veille, lui avait conseillé de participer au cours sur le Taijutsu. Il connaissait la plupart des professeurs qui siégeaient là-bas et il les trouvait tous formidable. Il avait volontairement l'entraînement aux techniques du corps à corps. Il avait juste fondu son corps dans des exercices difficiles mais payant. Son corps était maintenant sculpté. Déjà, les courses dans les rues, pour échapper à un homme, pour voler de quoi manger le soir l'avait habitué au travail physique. Si les exercices subis depuis son entrée à l'Académie relevait d'une toute autre difficulté, Sabi avait cette haine d'aller jusqu'au bout de tout.

Il arriva donc dans une branche de l'Académie que l'étudiant ne connaissait pas. Les cours de Reiko l'avait toujours amené dans la zone spéciale au Ninjutsu. Il avait pensé que c'était le mieux pour commencer. Dans les bases, maîtriser son chakra était un exercice indispensable. Mais depuis, il avait progressé, il fallait qu'il se spécialise. La révélation des deux tomoe lui ouvraient des portes, et puisqu'il ne portait pour le moment aucun intérêt au Genjutsu, il devait se dépêtrer du corps à corps. Et puis il aimer courire contre le vent, voir son corps en osmose dans la nature, des coups fluides, une danse harmonieuse, et l'autre tomber sous ses coups. Comme un fantasme, presqu'un rêve.
Takeshi ne lui avait pas conseillé de professeur en particulier. Il lui avait expliqué que chacun d'eux avaient laissé une fiche à l'entrée de la zone Taijutsu. Il choisirait selon ses sentiments, ses émotions.


[Secrétaire]"Bonjour. Vous voulez voir les fiches ? Bien sûr, elles sont juste derrière vous."

Pour une fois il tombait sur une grande personne sympathique. Elle n'en faisait pas trop, son sourire n'était pas poussé à son paroxysme. Elle n'était ni exagérée ni introvertie. Son visage exprimait une honnêteté joviale et une franchise agréable. Pour la première fois, Sabi lui sourit gentiment s'inclinant poliment. Puis il se retourna et se dirigea comme elle le lui avait indiqué, vers la table sur laquelle différents papiers avec photos étaient posés. Il enregistra un à un les informations, oubliant avec promptitude les colonnes réputations et pédagogie : il s'en foutait bien. Il s'intéressait surtout à l'apprentissage qu'il pourrait lui promettre. Son choix fut vite fait, et lançant un dernier sourire à la jolie demoiselle il se dirigea dans le grand couloir qui séparait les différentes salles.
Cependant, il ne pensait pas y trouver tout ce monde. Effectivement, un bon tiers des quarante personnes qui assistaient avec lui au cours avec Reiko se retrouvaient dans ce couloir, attendant avec une certaine impatience que le professeur arrive ou ouvre la porte d'une nouvelle matière. Puis l'atmosphère changea, comme sous pression. Les uns et les autres n'osaient plus le regarder et préféraient loucher sur leurs chaussures. S'avançant insensible à ce regain d'émotions, il comprit alors lorsqu'il vit Nishigo au bout du couloir, avec ses deux boul-dogs.


[Sabi]*Shubaka fait du Taijutsu...*

Il comprit alors pourquoi tous s'étaient renfermés sur eux-mêmes, de peur de voir un nouveau conflit entre les deux groupes.

[Nishigo]"Toi ! T'aurais pas du revenir ! J'vais te détruire sal rat ! Reiko doit penser que je suis un imbécile maintenant !"
[Sabi]"Tu parles trop."
"Arrête avec ton air supérieur. J'vais te réduire en miette."
"Ici ? Maintenant ? Si tu perds, s'en est fini. Et puis si un prof arrive..."

L'autre rougit en repensant au dernier épisode du cours de Ninjutsu. Effectivement, s'il pouvait éviter de se prendre un nouveau dame, il n'en serait que plus heureux. Et puis s'il perdait, car il savait qu'il pourrait perdre contre un inconnu comme lui, il serait mis en echec devant une grosse partie de la classe qui se précipiterait de tout répéter.

"Répété, déformé, amplifié, tu connais hein ?"

Il bouillait intérieurement, mais il ne pouvait pas. Pas maintenant. D'ailleurs n'était-il pas ici pour satisfaire sa soif de vengeance. Surpassait l'Uchiha, et lui mettre la raclée de sa vie. Cela se lisait sur son front. Sabi était satisfait de donner un but à la vie d'un être si inutile. Il sa cala devant la porte. Il était seul. Non, ils étaient deux. Une autre jeune fille qui était plus bas dans l'Amphi de Reiko et un garçon, qu'il n'avait jamais remarqué. En fait oui, ils n'étaient que trois. Bizarrement d'ailleurs. Il n'y avait pas tant de professeurs que cela. Mais en regardant plus précisément, il trouva un groupe intense composé d'une petite dizaine d'étudiants. Shubaka et ses deux larves étaient dedans. Il se souvint alors d'une fiche et d'un nom. Yukenshi Oobaru. Le Yukenshi Oobaru. Cela devait être cela. Sa renommé le précédait bien évidemment et son nom avait largement fait le tour de l'Académie et du village. Mais finalement, dans la douzaine de mômes qui se pressait devant sa porte, il n'en voyait qu'un ou deux correspondre à son profil.

*Ils sont idiots...*

Soudain, la porte sur laquelle il était appuyé s'ouvrit. Sabi se reprit rapidement et fit face. Une jeune femme, leur proposa d'entrée. Elle avait des cheveux mi-longs, bruns foncés, et un sourire parfaitement bien dosé sur les lèvres. Ils restèrent debout, en ligne, alors qu'elle refermait la porte et se postait devant eux.

[Yasu]"Bienvenue à vous trois. Je m'appelle Yasu Nakagawa, professeur de Jutaijutsu."

Les trois étudiants s'inclinèrent respectueusement et un à un ils se présentèrent.

[Sabi]"Uchiha Sabi, étudiant avec Reïko-senseï."
[Koromaru]"Nakashi Koro, genin."
[Iro]"Togihiwa Iro, étudiante avec Reïko-senseï."
[Yasu]"Bonjour !"

Elle les invita à s'asseoir, et se plongèrent sur le premier rang. Sabi prit quelques secondes à les décrire. Il regarda d'abord le garçon. Il était genin, il avait été étonné de le trouver ici. Mais il démontrait par cet acte qu'il était motivé et n'avait pas peur de découvrir tant de choses à son rang. Il était de taille moyenne, peu épais, une tignasse blonde avec de belles mèches. Il portait un bermuda marron et une veste blanche. Décontracté, poli et respectueux, le genin ne serait pas un problème. Il se reporta ensuite sur Iro. Elle par contre... Non pas qu'elle paraissait cruche bien au contraire. Elle semblait très intelligente. Mais il doutait de son caractère sensible. Il l'avait déjà aperçu en train de l'épier durant de longues secondes. Il désespérait qu'elle éprouve pour lui le moindre sentiment. Et même si cela avait été réciproque, Sabi aurait été capable de le cacher. Pour elle, cette situation semblait bien plus complexe. Enfin Yasu était directe mais calme. Réservée lorsqu'il le fallait, la jounin savait aussi hausser sa voie. Du moins était-ce comment il voyait leur nouvelle senseï.

"Cela doit vous changer des cours avec Reiko-chan hein ? Oui, dans cette Zone, nous avons souvent le privilège de travailler en petit groupe. Et pour un art aussi précis qu'est le Taijutsu et notamment le Jutaijutsu, cela ne peut-être que bénéfique. D'autant plus que vous avez sûrement du le voir, Yukenshi est conseillé par tous les parents et rafle la plupart des élèves. Il n'en est pas satisfait d'ailleurs."

Elle étouffa un petit rire qui montrait sa relation complice avec les autres professeurs.

"Bien. Est-ce votre premier cours de taijutsu ?"

Les trois aspirants se regardèrent.

[Iro]"Eh bien... Non. Mais je n'en fais qu'un tout petit peu."
[Koro]"Oui, pour moi le tout premier. J'ai absolument besoin de m'entraîner."
[Sabi]"Non, mon parrain m'a plusieurs fois sommé de travailler mon corps. Mais je ne pense pas avoir subi de cours techniques..."

L'Anbu, qui laissait tomber le masque durant ses intérims et redevenaient aux yeux de tous une jounin comme les autres, les écouta un à un et sourit.

"Le Taijutsu par définition est un art qui mélange le chakra et le corps à corps. Il est découpé en de multiples autres arts, comme le traçage, le physique, l'évasion, ou encore l'assassinat. Dans tous les cas, un taijuiste ne doit jamais oublier son corps. Ainsi Sabi, un exercice physique est aussi un entraînement au taijutsu. D'ailleurs, aucun shinobi, même s'il ne pratique pas le corps à corps devrait entretenir son corps. Mais c'est un autre débat.
Personnellement, et j'espère que c'est pour cela que vous êtes ici, je suis une adepte du Jutaijutsu. C'est un style basée sur l'esquive, sur l'évasion, sur l'approche de l'autre et d'une combinaison de prise. Aussi j'espère également que vous ne m'avez pas choisi parce que vous vouliez éviter l'exercice physique pur, il est aussi important, si pas plus, que pour les autres styles. Cependant, c'est votre premier cours, vous aurez simplement à entretenir votre corps cette après-midi. Aujourd'hui, nous allons voir quelques bases."


Il déplia le tableau noir, et sortit quelques craies.

"Vous l'avez compris, le taijutsu est basé sur un système de réplique : offensif-défensif. Certains voient là une offensive permanente joué sur la masse musculaire, la force de frappe. Ils s'exposent donc à une parade ou une esquive bien que tout autre. Mais cette masse musculaire jouera aussi le rôle de résistance, d'où la possibilité de se découvrir ainsi. Dans notre cas, le but serait de frapper vite, fort, et surtout bien. Je m'explique. Le Taijutsu ce n'est pas seulement lancer ses poings sur l'adversaire. C'est en quelque sorte une danse, un enchaînement. Car dans votre esprit, il faut toujours que prévoyez le coup suivant, puis celui encore après. Sans quoi vous vous ferez doublé. Lorsque vous perturbez cette danse, l'adversaire se retrouve dans une situation corporelle instable. C'est là que vous frappez. L'une des manières de déstabiliser la combinaison pourtant solide est de l'imposer à modifier cette suite. Sabi, lève toi et attaque moi."

L'Uchiha étonné, ne marqua aucunement sa surprise. Il se leva, laissa tomber son manteau sentant toujours le regard admiratif de la Togihiwa. Il s'inclina respectueusement devant la jounin, et une fois qu'elle lui ait rendu la pareille il se lança. Il envoya son poing droite avec une vitesse intéressant vers le coeur abdominale de Yasu. Celle-ci d'une rotation l'esquiva et se reporta juste à côté de lui. Mais l'Uchiha avait anticipé cette réaction qu'il voyait comme logique. Son genoux se plia, son dos aussi et d'un mouvement contraire il effaça son pieds au niveau du jolie visage de Yasu. Elle se baissa et fouetta le sol. Balayé, l'Uchiha tomba au sol. Elle lui tendit sa main et l'aida à se relever. D'un large sourire, elle l'incita à reprendre sa place alors qu'Iro ne disait rien mais restait toujours admirative de la vitesse de Sabi.

"C"est bien ! Non vraiment ! Mais tu vois, il m'en a suffit de peu pour te mettre à terre. Il faut que ton enchaînement soit parfait. J'ai été étonné que tu en fasses un déjà, mais il n'était pas parfaitement exact, il me laissait une ouverture béante. Ton coup de pied aurait été plus bas, je n'aurais pu soudoyer ta jambe porteuse, ton pied d'appui. Cependant, le dilemme résidait dans le fait que si tu baissais ta jambe, tu prenais trop de temps. Et moi, j'avais le temps de réagir. Tu soulèves donc un problème très important et toujours présent chez le Taijuitse : la vitesse et l'initiative. C'est pourquoi je vais vous donnez la base d'une technique de Taijutsu que vous aurez à travailler chez vous, et demain midi on en reparlera -en espérant que Reiko ne vous garde pas...-. Cet enchaînement vous donnera un élan suffisant pour que vous puissiez combattre plus vite, ou contre plusieurs personnes. Vous serez... insaisissable tel le vent ! Le jeu principal se situe dans les pieds, en manipulant le poids de votre corps sur la pointe ou sur le talon, votre corps réagit et bouge en conséquence. Mais bien sûr, cela va pour chaque partie qui pourrait toucher le sol, les mains, les poignets, les bras, les jambes. C'est tout un jeu de ressenti de la force par rapport à votre poids. Vous devez avant-tout ressentir ce que votre corps vous dit. Vous pouvez toujours aller un peu plus loin que lui parce qu'il bloque vos performances par des limites virtuelles. Mais ne vous amusez pas à les dépasser."

Elle sourit devant le discours qu'elle venait de déballer. Elle se promettait que la prochaine fois, elle les ferait suer. Elle avait déjà concocter des petits exercices avec des poids, ou des entraînements sur la rapidité d'exécution. Mais l'heure sonnait déjà. Sabi devait retrouver Takeshi qui avait préparé son entraînement. Ils saluèrent Yasu et sortirent de l'enceinte de l'Académie. Elle serait enfin libre jusqu'à demain matin...


Dernière édition par Sabi le Mar 13 Jan - 23:04, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Mar 27 Mai - 21:33

Sabi : +15 XP RP

On essaye de taper sa prof' alors ? :p

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Mar 8 Juil - 2:12

Les premiers pas (Part 1)


Les deux amis entrèrent dans l'académie avec enthousiasme.

« Bon, je vais à mon cours Youso, on se rejoint à la pause ? »
Dit Cathi, heureuse d'être enfin à l'académie.


«Oui, on se retrouve à l'entrer, on mangera ensemble .»


«Oui, à tantôt. »

Cathi alla dans un des nombreux couloirs de l'académie et tourna dans un autre. Youso, maintenant seul, alla voir la femme qui était assise sur une petite chaise d'école et qui l'attendait. Il se rapprocha et alla se positionner devant elle.

«Oui, tu es ici pour aller à ton cours de Taijutsu ? » Dit la femme assise.

«Oui, c'est bien Taijutsu. »

«Alors, va dans le couloir et tourne ensuite à droite et prend la quatrième porte sur ta gauche. Compris ? »

«Euh, oui, oui, d'accord. »

«Passe un bon cours. » La femme lui fit signe de la main pour lui dire au revoir.

Cette femme n'était pas comme sa tante qui faisait toujours la ''baboune''. Décidément, il avait beaucoup à apprendre sur les ''vraies personnes''. Youso tourna donc à droite et pris la quatrième porte sur sa gauche. Lorsqu'il entra il vit deux personnes assises sur deux petites chaises.

«Tien, Salut Youso !» Dit une fille qui était assise sur une des chaises.

«Salut Cathi, que fais-tu ici ? Depuis quand tu fais du Taijutsu ? »

«Je voulais justement te poser cette question. J'ai toujours fait du Taijutsu, je suis la meilleure de ma famille. Oui, oui la meilleure. »

«Tu as fini de parler si fort.» Dit un garçon assit plus loin. Cathi dit en le pointant d'une manière très féminine :

«Je t'ai causé, toi ! Tu veux peut-être mon poing ? »

«Je le voudrais bien.» Dit le garçon avec un ton arrogant.

Cathi, avec fureur, se leva et tapa sur le bureau avec son poing. Comment une personne pouvait-il lui parler sur ce ton ? Non mais franchement, tout ça la rendait folle. Déjà qu'elle était sur les nerfs à cause de son premier cours de Taijutsu. Une chance que Youso était la pour la défendre s'il arrivait quelque chose avec ce garçon. N'empêche qu'il ne pouvait pas faire grand-chose pour elle, car Cathi était plus forte que Youso et pouvait très facilement se défendre sans lui.

«La ferme vous deux !» Dit une femme en entrant dans la classe et en claquant la porte derrière elle.

«Va t'assoir jeune homme.» Youso, comme lui avait demandé la jeune, alla s'asseoir à coter de Cathi qui regardait toujours le garçon qui avait osé lui parler sur ce ton.

*Rigole avant que je te bute * pensa Cathi.

La jeune femme était très belle. Elle avait les cheveux bruns et les yeux verts. L'enseignante de Taijutsu était grande et habillé d'un gilet blanc et d'une jupe très courte à l'avis de Cathi. Mais correcte pour Youso. Wink C'est sûr que ce n'était pas une façon d'enseigner à de jeunes enfants de douze ans, mais Youso ne put s'empêcher de regarder sa poitrine. Pourtant, ce n'était vraiment pas le genre de celui-ci d'être aussi pervers. Mais Youso vieillissait comme tout le monde et pensait que c'était normal de reluquer ces profs. Celle-ci déclara :

«Je serais votre professeur de Taijutsu pour le reste de l'année et je n'accepte pas le comportement que vous avez eu tout à l'heure. J'espère que je me fais comprendre ! Je m'appelle Ayame Otawara. Appeler-moi Madame Ayame et je serais gentille avec vous tant que vous serez gentils avec moi, mais également entre vous. Je vois qu'il n'y a que trois personnes, D'ailleurs, je ne suis pas surprise, nous allons faire les présentations rapidement. À toi jeune homme aux cheveux noirs. »

«Je m'appelle Miyako Kosake, je viens d'un village non loin de Konoha. J'ai treize ans et je veux devenir professionnelle de Taijutsu. J'habite actuellement chez mes parents. Benn... c'est ça. »

«Bon d'accord, jeune homme aux cheveux bruns, c'est à toi. »

«Je m'appelle Youso Shi, je viens de Otofaku gai, un village proche de Konoha, j'ai douze ans et j'habite avec ma tante. Ça fait le tour là ... »

«C'est à moi ? Bon d'accord, je commence. Je m'appelle Cathimaru Hiroki, je suis née à Konoha, mon père était un professionnel de Taijutsu, mais il est malheureusement mort aujourd'hui et j'ai décidé de suivre ces pas. Je vis avec ma mère dans une jolie petite maison proche du grand marché, vous connaissez ? Enfin, peux importe, j'adore habiter dans une aussi grande maison que celle-ci. J'ai un petit chien qui s'appelle Snoopy ! Je l'adore beaucoup. Mon plat préférer est ... »

«Tu la fermes ! Nous nous foutons de ta vie privée, on veut seulement connaître la base... Et même encore là, je m'en fous.» Dit Miyako.

«Bon ! Ça suffit Miyako. » Dit Ayame. «Je ne suis pas ici pour vous apprendre le respect. Je suis la pour le Taijutsu et si sa continu, je vais vous faire sortir. Bon. Aujourd'hui je vais vous expliquer la base du Taijutsu. Tout d'abord, il s'agit d'une méthode de combat à main nues, au corps à corps si vous voulez. Autrefois appelée Koshi no Mawari, le Taijutsu est composé de 2 kanjai : Tail ( corps ) et Jutsu (art, moyen, technique.) Le Taijutsu consiste à envoyer des coups à l'adversaire sur les poins vitaux, osseux, musculaires ou internes. Il consiste aussi à pratiquer des techniques de saisies, d'évasion, de clefs et de luxations. Tout se passe avec votre corps et avec celui des autres. Le tailjutsu nécessite une force considérable et une importante vitesse de déplacement. Nous allons tout faire pour améliorer c'est petit os mou que vous avez. Ce type de Jutsu n'utilise habituellement pas de Chakra, il s'agit, comme je l'ai dit tout à l'heure, d'un ensemble de coups de poing et de coups de pied, de blocages et de détérioration osseuse, de sauts, de déplacement agiles et de parades. Toutefois, l'ajout de Chakra a la capacité de perfectionner ou de renforcer une technique. Nous allons commencer, aujourd'hui à pratiquer la technique : Tornade de Konoha qui est une belle base pour les débutants. Des questions ? »

Elle attendit un petit peu, mais vu qu'il n'avait pas de questions, elle poursuivit :

«Nous allons nous rendre dans un endroit pour pouvoir expliquer et pratiquer la technique que je vous ai proposé tout à l'heure. Nous y resterons jusqu'à l'heure du souper. Veuillez me suivre. »

Les trois enfants sortirent de la classe pour aller dans leur lieu d'entraînement.

PS : Désoler pour le peut de narration mais je ne vois pas comment j'aurais pu en faire plus dans ce contexte.

Pour lire la partie suivante ici

Pour voir la liste des chapitres c'est ici


Dernière édition par Youso Shi le Dim 12 Avr - 4:42, édité 10 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Dim 13 Juil - 20:38

Cela faisait... trois jours. Pas plus ? Non, seulement trois jours qu'il n'avait pas rejoint ces deux autres camarades de classe, dans la section taijutsu de l'académie. C'était pitoyable. Il était pitoyable. Il avait fait tellement de progrès qu'il en avait pris peur. Alors il s'était renfermé sur lui-même et aujourd'hui, ressortant la tête de l'eau qu'il s'était lui-même coulé, il se sentait en retard. Alors il essayait de combler tant bien que mal le manque qu'il avait laissé s'accumuler entre lui et ses camarades.

Il passa le pas de la porte, ne savant pas quelle attitude prendre pour minimiser les dégâts face à Yasu. En fait, il essayait de deviner comme elle prendrait ses absences chroniques, mais il avait beau chercher, il ne pouvait avoir la réponse. Finalement, comme tous les autres profs de l'Académie, ils étaient tous un peu fêlés, alors que penser d'eux ? Elle pouvait réagir comme des antipodes... Peu prévisibles, en soit. Alors il décida de bien se tenir, et de rester poli et intéressé.


[Yasu]"Ohayooo Sabi-kun !"

Une grosse goutte pendait derrière la nuque de l'Uchiha. Décontractée. Possible ? Pire que ça. Si elle ne s'était pas aperçue de sa non présence ces trois derniers jours, cela aurait été pareil. Bref, tant mieux.

"Oha, Nakagawa-sempaï."

Son flegme régnait toujours, et le garçon ne se laissait pas distraire par le joyeux sourire que la jeune femme développait avec beaucoup de franchise et d'emportement. Elle aurait fait rire une bande de désespéré ayant déjà la corde autour du cou, en dépit de croire à la vie, préférant juger la mort. Il passa doucement la tête dans la grande salle de l'amphithéâtre. Personne.

"Rentre, Sabi-kun ! Ca faisait..."

*Kso...*

"... Un bail !"

Pfiou, le pire était passé. Il s’approcha de la porte et pénétra dans la salle, vide. La jeune femme avait ouvert en grand les portes du terrain d’entraînement, à l’air libre. Dehors, de nombreux panneaux d’exercices commençaient à faire frissonner l’étudiant. Il regardait avec une certaine peur ce qui pourrait l’attendre. L’étudiant s’avança, et bifurqua finalement pour s’asseoir à la première rangée de l’amphi. La jeune femme rangeait quelques affaires, et regardait l’heure. Personne ne venait. Sabi prenait du bon temps, en prévoyant que celui qui arrivait serait sûrement bien plus coriace, pour lui, et pour ses amis. Mais lorsqu’elle referma violemment un livre, la salle toujours vide d’étudiant, il comprit qu’il serait le seul, aujourd’hui, et vu son sourire, elle s’en contentait largement.

"Bon, on va commencer ! Je ne vais pas attendre des heures moi."

L’Uchiha se leva, et regarda sa professeur qui continuait d’avoir le sourire.

"Puis-je poser une question, Nagawaka-sempaï ?"

Elle le regarda de travers.

"Maintenant ?"

Sabi fut encore plus surpris d'une telle réponse. Mais la jeune femme se rapprocha de lui, et lui sourit poliment.

"Question stupide, réponse stupide jeune padawan. Je n'ai jamais obligé personne à s'intéresser à mon cour, loin de là cette idée saugrenue..."

Effectivement, tout semblait clair dans son esprit, et cette simple phrase rappelait comment être un Uchiha c'était être antipathique et démagogique. Mais Yasu, dans sa grande générosité avait un esprit influent sur son élève, et le remettait quelque peu dans le droit chemin, moral. En fait, Sabi s'y trouvait bien, dans cette salle avec elle. Elle était gentille, attentive, et surtout ses cours avaient toujours été très bien ordonnés et structurés. Non pas qu'il la juge, ou qu'il la note, simplement qu'il se serait déjà tirer d'une salle dans laquelle il ne voyait là qu'un imbécile qui ne comprenait rien à la pédagogie, et à l'enfance.

*Je suis sûr que Yasu ferait un très bonne mère !*

Mais il repensait à ce qu'il disait, lui qui n'avait jamais eu ni mère ni père, et qui aujourd'hui ne côtoyait pratiquement pas les grands personnages de son clan, mise à part un cousin éloigné, Keiko, et un oncle tutorat, Takeshi. C'était débile. Il était sûr qu'elle avait bien d'autres problèmes à régler dans sa vie. Cette envie tirait au ridicule.


"Pourquoi vous faites ça ? Vous vous sentez obligé ?"

Yasu le regarda une nouvelle fois de travers, ce qui le mit mal à l'aise, embarrassé par sa question quelque peu indiscrète. Ne l'avait-il pas prévenu ?

"Obligé de quoi, Sabi-kun ?"

"Nous sommes trois à chaque cours, depuis trois jours je ne suis pas venu, et aujourd'hui je suis seul. Pourtant, vous êtes là, et vous allez m'apprendre quelque chose. Vous ne perdez pas votre temps ?"

Elle sourit à nouveau. Elle était très belle, quand elle souriez, et juste pour ça, il était heureux d'être venu. En la regardant, il trouvait sa question encore plus stupide que la précédente. Elle ne répondit pas. Mais il avait compris. Qu'importe les efforts et les sacrifices qu'elle aurait à faire, c'était ses élèves, il était de son devoir de les faire progresser. D'un bref signe de la main, l'Uchiha comprit qu'il devait se lever, et se posta en face de la jeune femme. Elle regarda attentivement son élève... Et passa subitement sa main dans ses cheveux, alors qu'il ne cherchait pas à s'en débattre.

"Déjà genin ? Je vais moins vous voir alors."

Sabi réfléchit, mais il ne voyait pas la raison de cette phrase. Une nouvelle fois on voulait le rassurer. Cela ne marcherait pas. Il ne voulait pas.

"Koro aussi est genin. Et puis... J'ai pas encore assez progressé. Mais si vous ne voulez plus de moi..."

Elle balança son genoux dans le thorax du jeune homme, qui se plia en deux sous la douleur, crachant quelques gerbes de salives sur le parquet. Nouvelle question stupide, nouvelle réponse moralisatrice. Il n'avait donc pas encore compris ? Etait-il si têtu ? Non, c'était un Uchiha réfléchit. C'était ce qu'elle semblait vouloir lui faire comprendre. Mais il ne reniait rien. Il souriait devant la douleur. Elle s'en aperçut rapidement, et fut satisfaite d'une telle réaction. Elle souleva son épaule et l'aida à se remettre sur ses deux jambes, bien droit, haut et fier.

"Comme un Uchiha !"

Elle marquait un nouveau point et enfonçait le gamin.
Mais la journée ne faisait que commencer. Il venait de récupérer son bandeau dans un combat acharné contre une jounin en chaleur, découvrant par la même occasion un coéquipier multinomique et un clone patronymique. Il s'était échauffé avec une secrétaire qui avait, pour une fois, son dossier, mais qui l'avait vidé auparavant dans un autre, et qui d'ailleurs, ne l'avait pas encore retrouvé lorsqu'il était parti. Il avait fait la connaissance de deux chiens, trois chats, une marchande de viennoiserie, et se retrouvait seul dans l'amphi. Une salle journée quoi.
Elle l'entraîna à l'extérieur, dans un jardin où l'ombre d'arbres de quelques mètres de hauts était fraîche et agréable. Une petite fontaine déversait son eau dans un petit étang, toujours à l'ombre. Finalement, l'espace de verdure était bien plus grand que ce que l'on pouvait voir de l'intérieur. Ils s'installèrent dans une petite clairière, et Yasu y déposa son sac, qui semblait étrangement lourd.


"J'espère que tu t'es entraîné, Sabi-kun."

"Bien sûr. J'ai pris dix jours, pour aller dans la forêt. J'ai beaucoup travailler ma résistance à l'effort, peu ma technique. Je voulais simplement être plus fort, plus rapide. Moins vulnérable en soit..."

"C'est parfait. Aujourd'hui, je vais te donner les bases d'une formation de Taijutsu bien particulière."

Elle ouvrit délicatement la sangle de son sac, et contractant ses bras fins et blancs elle sortit quatre épais bracelets de métal. Ils étaient larges de cinq ou six centimètres, d'un noir profond et fermés par un cadenas tout aussi imposant. Deux étaient plus larges, et sûrement pour les pieds. Il étais longs de dix centimètres environs, si bien qu'ils ne remontaient pas très haut sur le membre. Sabi regardait avec attention les objets qui sortaient un à un du sac à dos d'une matière inconnu pour supporter un tel poids. Yasu prit à un à un les quatre membres de Sabi, les deux poignets, et les deux chevilles, et les lui fixa. Elle lui demanda de se relever, acceptant le défi avec joie. Mais.. C'était peut-être un peu plus dur qu'il ne l'avait prévu. Mais il se souvenait de cette géniale idée qu'il avait eu en se soupesant de deux lourdes pierres dans la forêt. Son entraînement physique devait obligatoirement payé, il ne pouvait pas être redevenu le faiblard, rapide, et agile, certes, qu'il était avant. Ses bras pendaient par terre, leur masse attirée par le sol si proche.
Il contracta machinalement les muscles de son dos, puis ses abdominaux, et enfin, c'est tout ses bras reliés aux pectoraux qui se solidifièrent pour fournir l'effort suffisant pour remonter les épaules. Il entreprit rapidement l'opération. Le plus restait à venir : il devait encore tenir.

La température déjà haute n'arrangeait pas la chose. Il commençait à être chatouillé par quelques gouttes de sueurs qui descendaient le long de ses deux joues, puis qui ruisselaient dans son cou, déclenchant quelques frissons de picotement.


"Tu sais qu'il existe une technique, un ninpo, qui te permet, en concentrant ton chakra, de gonfler tes muscles. Ce que je veux te faire bosser-là, afin de te faire comprendre le principe, c'est ce qu'on appelle la maîtrise du chakra offensif. La technique semble simple : tu dois manipuler ton chakra de telle sorte que chaque coup de pieds ou de poing endommage d'autant plus ta victime. Alors viens, attaque-moi."

Encore ? C'était presque une habitude chez elle. Leur première cour, il y a de ça deux semaines déjà, elle lui avait demandé de foncer, sans chercher. Peut-être était-ce la meilleure façon de lui faire rentrer quelque chose dans la tête. Quoi qu'il en soit, il avait déjà eu du mal la dernière fois, il ne voyait pas comment il pourrait cette fois-ci rivaliser ne serait-ce que quelques secondes. D'ailleurs, il ne savait même pas s'il pouvait se déplacer.
Il essaya de marcher, mais cela lui demandait un effort surhumain. Il fit quelques pas, épongea avec le même effort la sueur qui coulait sur son visage, soulevant difficilement ses propres bras. Elle avait parlé de chakra, cet exercice devait bien avoir un objectif. Enfin cela paraissait clair. Elle voulait lui apprendre à concentrer son chakra dans ses membres. Il ferma les yeux quelques secondes, se concentra sur un monde noir d'intérieur que personne d'autre ne pouvait contempler, et entreprit d'ouvrir les deux portes qu'il avait appris à ne plus craindre depuis la dernière fois. Une effluve de chakra s'emprit de lui, et tranquillement, il le malaxa, lui donnant une petite touche de sérénité et d'orgueil. Le diffusant par ses canaux dans ton son corps, il bloqua la plupart de ses tenketsus de façon à ce que le chakra ne soit condensé que dans ses membres, qui souffraient d'un excès de poids flagrant. Le tout était de trouver le véritable compromis entre faiblesse et excès. Il voulait trouver une stabilité dans son corps, afin de se déplacer selon des règles de mesure de son chakra tout à fait proche de la valeur zéro, et ainsi il aurait très peu d'effort psychique à faire quant à la régulation de son chakra.

Une fois cela entreprit, il rouvrit ses yeux. Quelques secondes à peine venaient de s'écouler. Il se jeta sur l'Anbu en permission. Bien sûr, il était moins rapide, et les premiers gestes furent parmi les plus complexes. Il continuait de chercher ce plancher stable et concis, sur lequel il pourrait s'assoire pour se battre de toute ses forces. Il n'oubliait évidemment pas de contracter ses propres muscles, sans quoi l'opération était évidemment impossible. Alors il liait, dans un même mouvement, les mollets, les bras, les avant-bras, les abdominaux et le dos, qui devait soutenir tout le haut du corps, afin qu’il ne tombe pas. Le chakra s’imprégna alors de cellules musculaires, alors que Sabi l’avait appliqué sur ses propres muscles. Il sentait alors enfin l’effet de cette action que lui avait prédite Yasu. Il fonça sur elle, dans la relative rapidité dont il était capable. Balançant son point gauche, elle se baissa légèrement et ses épaules se décalèrent légèrement. Mais déjà Sabi levait son pieds droit afin de mener son genoux du même côté vers l’abdomen de la jeune femme. Elle entreprit une rotation de 180degrés, puis une fois retournée elle n’arrêta pas son mouvement mais se baissa, allongeant sa jambe parallèlement au sol. Elle fouetta alors le pieds d’appuie de Sabi, qui, emporté par la masse, se défit de toute structure. L’Uchiha s’étala sur le sol.


"Tu as sûrement compris l’opération. Mais ce que tu me fais là, c’est du ninjutsu. Tu dois apprendre à utiliser automatiquement ton chakra de manière à ce que ton coup soit violent, et extrêmement rapide, afin de toujours t’enfoncer un peu plus sur l’adversaire. C’est ça, une offensive."

Le gamin ressentait surtout l’effort qu’il avait à faire. Sans chakra il n’aurait même pas pu se déplacer, mais il devenait de plus en plus fatigué, et sa journée ne l’aidait pas. Mais il voulait tenir. Il s’était entraîné de longues heures pour se montrer à lui-même qu’il pouvait tenir. C’était simplement un combat mental, une épreuve pour l’esprit. Le corps pourrait tenir, il lui suffisait d’être commandé. Et puis il y avait son chakra. Il devait être plus agressif, plus solide, et surtout plus violent. Le tout n’était pas de lui permettre de se déplacer uniquement, mais d’accélérer ses mouvements. Les accélérer jusqu’au maximum.

La jeune femme s’approcha de lui et lui retira les bracelets de métal. Il aurait pu voler, tellement il se sentait léger.

"Cela demande beaucoup de travail. Ce n’est pas une technique, c’est un réflexe, une habitude. A un moment donné, tout se fera tout seul. Mais à ton niveau, tu dois le provoquer. Avec le temps tout changera, Sabi-kun."

Elle reprenait son air triste. Avec le temps, tout changera. Non, il y a des choses qui ne peuvent changer et il savait que c’était cela qui l’attristait. Mais il ne voulait pas chercher à savoir. Yasu s’en était souvent voulu de ses sautes de joies et de ces alternances entre bonheur et rancœur. Aussi Sabi laissa-t-il passer. Il n’y avait sûrement que cela à faire. Le soleil tombait de haut, il devait rentrer. D’un sourire amical, il lui dit au revoir, et courut dans l’amphi. Rassemblant ses affaires, il sortit de la section Taijutsu et rejoint Takeshi au Domaine du Cygne. Demain, il savait ce qu’il aurait à faire.


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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 18 Juil - 18:14

Yousu : +7 XP RP, évite d'utiliser des smiley dans tes RPs, c'est plus agréable sans Smile
Sabi: +17 XP RP

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 19 Sep - 0:09

D'après-moi, il n'y avait pas de bonnes ou de mauvaises journées. Il y avait juste un Karma qui faisait qu'on méritait qu'une fois cuit, l'oeuf tombe correctement dans l'assiette ou qu'il lui arrive diverses aventures tout à fait insolites. Quelques exemples ? Le plus simple et le plus courant serait qu'il se perce, que le jaune se répande dans le blanc et tel le Ying et le Yang, les deux couleurs forment un pâté façon Cruela, quelque chose d'immonde que l'homme a pour habitude de détester dans son assiette. Cependant, la cuisiner aura pour ordre moral de prendre la part défaite de sa structure habituelle par pur respect pour ses collègues de table. C'est pour dire la considération.
Vous avez ensuite les chutes les coquilles, souvent les petites. Il serait trop facile de retirer avec les doigts les grosses parties protectrices du fils du coq et de la poule. Quand je pense qu'on mange des poussins le matin, ça me donnerait envie de gerber. Non, les petites, les fines et coupantes son bien plus intéressantes.

On plonge ses doigts dans le liquide mortuaire que nous inspectons comme des médecins juristes.

[Patient] - Alors Docteur, de quoi est-il décédé ?

Et l'homme dans sa grande blouse blanches, les lunettes d'Einstein mais avec des verres progressifs - tout de même ! de lui rétorquer.

[Docteur] - Madame... Je suis désolé... Votre poussin a avalé une mouche. Il est mort hier soir.

Interloqué, la femme ne comprend pas.

[Patient] - Comment est-ce possible Docteur ?

A lui d'étendre ses bras et dans ses grands muscles de juriste gallinacé réconforter la poulette aux fesses fermes et à la poitrine comme il en voit tous les jours sur les poulettes qui font le trottoir et que les poulets lui ramènent chaque soir, un couteau par ci, du plomb par là. Le médecin juriste est pédagogue, il tchatche avec les parents du défunt, et chatouillant sa crête rouge huilée de ses plumes dorsales, il dresse le tableau d'une morte annoncée.

[Docteur] - La mouche a bloqué l'estomac. Votre poussin a fait une crise de foie. Il est bon pour l'emballage. Toutes mes Gondoles et Hanz Madame.

Et il n'oubliera pas de rajouter :

[Docteur] - Si vous avez besoin de quoi que se soit Madame, n'hésitez pas à me becqueter.

Les feux d'un amour version poulice scientifique. Oui, on retire alors le morceau de coquille dissident - ne perdons pas de vue l'objectif - on trouve sur le bout de ses doigts le mucus laiteux et gluant qui recouvre le plat tant aimé. Le mucus blanc gélatineux en fait reculer plus d'un, et c'est avec un certain dégoût que l'homme jette la coquille origine de la crise dans la poubelle - qu'il loupera et dans un juron qui aura pour mérite de réveiller les voisins ramassera pour remettre dans le sac noir de la poubelle.

[Docteur] - Ah Madame, une dernière chose... Quelque peu délicate... Mais on ne fait pas une omelette sans casser les oeufs....

Ne savant plus que penser, totalement déboussolée, la poule n'a plus comme unique solution que d'écouter les dernières recommandations freudiennes du coq à la bouse liquide et à la blouse blanche.

[Docteur] - Votre poussin a eu une relation sexuelle avant de mourir. J'ai sur l'organe génital un dépôt de sperme.

Voila, maintenant, avant de plonger vos doigts dans l'oeuf encore fraîchement cassé, vous y penserez à deux fois !

Mais il peut encore arriver un certain nombre de problème que je n'aurais pas le temps d'expliquer ni même de citer maintenant. Alors effectivement, il s'agit de savoir comment un oeuf peut réguler la vie d'un homme. On a coutume de dire qu'il suffirait de choisir le bon pied pour voire sa journée passé du tout au tout. Non, malheureusement, la chance n'est pas divisée en deux, et le karma reste plus complexe, gloire à nos amis gallinacés de la basse-cour.

*** ***


Mon oeuf s'étalait dans mon assiette sans aucune imperfection. Je les aimais bien cuit, la valve protectrice d'un blanc pulpeux me dégoûtait plus qu'autre chose et je me délectais de la voir cuire avec souffrance, éclatant en une couche crissant sous la dent. Finissant mon petit-déjeuner avec une certaine fraîcheur, je tenais ma journée. Du moins le début. Une petite douche finit de me réveiller et les odeurs palpitantes du savon me rappelaient que j'étais toujours seul et que ce n'était pas les professeurs de l'académie de Konoha qui m'ouvraient les portes du grand amour. A force d'entraînement, je n'avais plus le temps de faire attention aux femmes, aux filles. Riku lui trouvait le temps, mais il gardait sa technique secret. On était voisin pourtant...

Je claquais la porte et m'enfuyait dans les grandes ruelles de Konoha. Mes longues mèches brunes volaient à mon pas, alors que dans le village, pas un seul vent ne venait déranger les habitants encore endormis. Par-ci par-là je croisais quelques vieilles personnes qui savaient que la journée appartenait à ceux qui se lèvent tôt - ils savent aussi que le marché c'est le matin, ou c'est jamais ! Quelques cabas dans les mains, les personnes à l'âge avancé me souriaient au passage. Je le leur répondais, leur sourire et continuait ma route, traçant comme un filet de vent sinuant dans les carrefours.

J'entrevoyais déjà les portes de l'académie, les grandes planches de bois qu'une large poignée devait fermer chaque nuit. Pourtant, pour être déjà passé devant de nuit, les lumières traversant les grandes baies vitrées, il était fort probable que certaines veillaient très tard. Je courrais dans les couloirs vide d'âme. Il était encore un peu trop tôt, mais il valait mieux cela que d'avoir à s'intégrer à une masse d'étudiants encore frénétiques devant l'innocence de la réalité de la vie du shinobi. Je freinais finalement l'allure pour respirer à plein poumon l'air frais qui s'était imprégné dans tous les murs du grand site académique. Je jetai de temps à autre mon regard dans une ou deux salles ou quelques femmes d'une quarantaine d'années lavaient les vitres ou faisaient la poussière. Drôle de vie. D'autres préparaient certaines affaires, disposaient des bouquins ou rangeaient quelques feuilles. L'administration était vraiment un domaine ennuyeux.

[Yasu] - Ohayo Sabi-kun, quel plaisir de te voir ici !

J'aurais reconnu cette voix entre mille. Yasu avait son masque d'Anbu sur le côté, et un sac prêt à endurer un nombre inimaginable de chocs. Je ne l'avais jamais vu ainsi.

[Sabi] - Oha, Yasu-sempaï !

Je lui jetais un petit sourire joyeux. J'avais toujours retrouvé la professeur avec un très grand plaisir. Et il semblait être réciproque. Cependant cette situation m'interloquais quelque peu.
Elle s'en rendit rapidement compte, et j'imaginai mon visage avec un écriteau sur le front, un message en grosses lettres rouges qui défilait : interrogateur. Elle gloussa quelques pouffements de rire qui eurent le mérite de me faire rougir.

[Yasu] - Ca change hein ! Je pars en mission, on a certaines choses à... régler en dehors de Konoha. Je peux pas t'en dire plus Sabi-kun. Tu comprends n'est-ce pas !

Elle me faisait ses petits yeux attendrissants que je détestaient au plus haut point tellement ils étaient efficace. Je fronçai les sourcils, et elle passa sa main dans mes cheveux bousculant avec vigueur mes nombreuses mèches.

[Yasu] - Va falloir que je change de technique hein ! J'espère que tu as progressé depuis la dernière fois !

[Sabi] - J'aimerais pouvoir vous l'affirmer...

[Yasu] - Mais si tu es ici, c'est qu'il y a encore du boulot pas vrai ?

Elle visait juste et son regard doux qui se posait sur moi me fit une nouvelle fois grincé des dents, quelques rougeurs sur mon visage en plus.

[Sabi] - Qu'est-ce que je vais faire si vous partez ?

Elle parut touché par ce que je venais de dire sans que je comprenne vraiment en quoi je visais quelque chose d'attendrissant. Puis elle pouffa de rire, et avança de quelque pas, passant une nouvelle fois sa main dans mes cheveux et me décoiffa avec un mouvement du poignet tout à fait exceptionnel (...).

[Yasu] - Je ne suis pas toute seule ici ! Il y a...

Je l'interrompis tout de suite.

[Sabi] - Non je veux pas l'autre connu. Je ne me souviens même plus de son prénom...

Elle ne voyait pas vraiment ce que je voulais dire puis finalement à force de se remémorer les différents collègues avec qui elle travaillait depuis le début de l'année, elle trouva.

[Yasu] - Oobaru-san !

[Sabi] - Ouais, ça doit être lui.

Elle me remonta les joues à l'aide de ses deux fines mains, pensant peut-être que je m'étais transformé en poupée. Je ne reconnaissais pas vraiment la Yasu que j'avais connu avant, même si son côté accueillant n'avait pas changé. Mais je me disais que la professeur devait si peu partir en mission que cette nouvelle avait du interagir avec ses hormones...

[Yasu] - J'dois y aller Sabi-kun. Va au fond du couloir, tu trouveras un collègue charmant ! Et n'oublie pas : âme et corps ne font qu'un, même dans l'exercice de notre art.

Elle se mit à courir dans le couloir si bien que j'entendis à peine ses dernières paroles. D'un large signe de la main elle me disait au revoir avant de tourner dangereusement dans un autre couloir.

Je devais poursuivre mon chemin. Je devais une nouvelle fois découvrir un nouveau professeur, et cela m'embêtait plus qu'autre chose. Toujours s'adapter, nouvelle personne nouvelle personnalité. Je ne savais pas comment prendre ces débuts de relation, parce que celle entre un élève et son sempaï son toujours très fortes. Je frappais deux fois à la porte avant d'en pousser la poignée.

[Sabi] *Harmonie entre le corps et l'esprit...*


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MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 19 Sep - 11:51

Le bois crissa mais la porte tint bon, et s'ouvrit sous la pressions que j'exerçais sur elle. Je passai le parvis, pénétrant dans une anti-chambre de l'académie, sûrement les coulisses d'un amphithéâtre, et dans une lumière sourde et atténuée malgré le soleil montant haut dans le ciel maintenant, je cherchai quelque chose à regarder. Je détestais ça.

Puis, un choc me perturba, et alors que je voulus m'avancer pour comprendre toute la signification de la chose, je me rendais compte que mon bras restait bloqué, un kunai avait unis ma manche et le mur de pierre. Pour le meilleur comme pour le pire. Dans un mariage trop précoce à mon goût, j'élevais la voix, et rompait le silence du "si quelque veut s'opposer à cette union, qu'il prenne la parole maintenant !"

[???] - Euh, excuse-moi, j'ai pas fait exprès !

La voix d'un homme traversa la salle pour parvenir à mes oreilles. Cependant je n'osais m'avancer un peu plus de peur de lier cette fois une partie physique avec ce mur, ce dont je n'avais absolument pas envie. D'un coup la lumière jaillit, alors que je découvrais un personnage fort bien bâti à côté des rideaux qu'il venait de soulever et ainsi laissant pénétrer la douce lumière matinale dans la grande pièce. Plutôt dans le genre poseur que dans l'attitude sérieux, l'homme aux cheveux blonds était jeune et gardait cependant une allure de gamin pré pubère, du genre je me la pète je plais aux filles. Et j'suis l'plus fort. Je souris en découvrant ce personnage que j'aurai autrefois détesté, mais que j'appréciais aujourd'hui, j'en était convaincu.

Il se rassit à son bureau ou je pouvais observer des immenses tas de feuilles, et étalée sur le bureau un encrier dégoulinant et quelques plumes. Il soupira et posa sa tête dans les creux de ses deux mains réunis, les coudes sur le bois de la table.

[???] - Euh... Ah oui, j'suis désolé. Je dééééteste faire de l'administratif. Euh... il m'a échappé ! 'Scuse-moi bonhomme !

Oui, décidemment il me plaisait. Mais peut-être n'était-il qu'un secrétaire, un vulgaire pantin commandé par l'administration pour l'administration. Enfin, vu la dégaine et les dires du personnage, je me permettais d'en douter. Et puis la salle était vide et je pouvais faire confiance à Yasu.

[Sabi] - Oha, je m'appelle Sabi. C'est Yasu qui m'a conseillé de venir ici. Elle... elle doit partir. Je perds mon prof en fait...

Il sauta sur sa chaise, fit basculer le bureau où toutes les feuilles s'envolèrent puis se posèrent délicatement sur le sol. Enfin, l'encrier se renversa et inonda le papier d'une immense tache noire. Pourtant cela ne parut pas le déranger.

[Hakuba] - T'es tombé sur la bonne personne mec ! Moi c'est Hakuba Soba, prof de Taijutsu à mes heures et de Dakentaijutsu quand je peux - mais c'est une autre histoire. Tu peux pas savoir comment j'suis content de te voir ! Ca fait déjà.... trois bonnes et longues minutes que je me suis assis à cette chaise et j'en peux plus !

Je passais ma main dans mes cheveux histoire de lui faire comprendre que le bonheur que je lui procurais était bien indépendant de ma volonté, mais que si ça pouvait lui faire plaisir, alors tant mieux. Il continuait de sautiller sur place, remerciant par des incantations tout à fait étranges Yasu de sa grande bienveillance. Des trucs stupides quoi, mais qui me faisaient bien sourire. J'avais pas envie d'avoir un prof moribond et qui faisait toujours la gueule. Pour une fois que je tombais sur quelqu'un de *vraiment* motivé.

Inconsciemment, mes pensées vinrent à Ginko.

Mais si la juunin savait être une flemmarde par excellence, elle avait bien d'autres qualités.... Parler aux tortues ?

[Hakuba] - Bon, on commence quand ?

Il avait l'air plutôt pressé, ça tombait bien moi aussi.

[Sabi] - Ba... maintena...

A peine avait-il compris qu'on démarrait sur le fer de lance qu'il ne me laissa pas finr ma phrase et m'emporta directement dehors. Je découvrais avec plaisir un jardin, serre d'entraînement, au grand soleil, quelques arbres, un lagon, un filet d'eau et une herbe verdoyante qui cohabitait avec des zones sablonneuses.

[Hakuba] - Allez, attaque-moi.

Encore ? Ils s'étaient tous donné le mot ou quoi ? Ils pouvaient pas regrouper les informations, de sorte que je n'ai pas à toujours faire les mêmes mouvements débiles et inutiles pour montrer que j'étais une biquette en puissance et qu'il me restait cinquante ans de travail ? Akogare m'avait quelques jours plus tôt sorti la même chose, et Yasu, il y a deux ans avait bien évidemment commencé notre premier cour de Taijutsu par cette même phrase. Je n'oubliais pas la petite maxime qui régissait la vie de l'Anbu. Harmonie entre corps et âme.

D'un seul mouvement, sec, cassant ma cadence habituelle, je me positionnais sur mes pointes de pieds et me projetais vers Hakuba, je faisais des petits pas et zigzaguait, changeant de réaction sur un coup de tête, puis dans un objectif incongru je lançai mon poing vers sa tête. Le chuunin se baissa et répliqua par un coup de pied. Je le bloquai avec mon autre main, et tournai autour de celui-ci. Profitant de ma vitesse de rotation, je fis tournoyer ma jambe et visa avec approximation ses côtés. Ses hanches s'affaissèrent et pliant sa jambe droite, il balaya mon pied d'appui avec un son autre jambe. Je m'effaçais sur le sol, un sourire aux lèvres. Je m'étais bien amusé.

[Hakuba] - Eh ! C'est pas mal, j'aime plutôt ton style. Manque peut-être d'assurance physique, mais ça change de comment on voit le corps à corps n'est-ce pas. Et puis... tu as été formé par Yasu !

Il sourit en repensant à sa collègue.

[Hakuba] - La logique aurait voulu que je te fasse travailler l'évolution musculaire de ton corps, mais... j'ai pas envie. Et puis c'est pas marrant. Non, je préfère largement te confirmer dans ton style, et voir comment tu peux tirer un maximum parti de ta rapidité et de ton agilité. J'ai bien un enchaînement pour toi...

Il fit quelques pas, pénétra dans une réserve et revint avec deux mannequins dans les bras. Il les posa sur le sable, les enterra à la base, afin qu'ils soient bien droit, et me positionna face à eux.

[Hakuba] - Cette technique se nomme La Furie enflammée de Konoha. C'est une maîtrise plutôt complexe dans la maîtrise du Taijutsu, puisqu'une fois maîtrisée elle te permet de toucher plusieurs adversaire. Alors, en un minimum de temps, tu vas m'exploser ces deux mannequins de bois.

Je le regardai, perplexe. Maintenant ? Tout de suite ? Et puis un rejeton pourrai frapper deux pantins qui ne bougeaient même pas.

[Sabi] - On fait pas de... d'explications avant ?

[Hakuba] - Ca sert à rieeeeen ! Au lieu de parler, on y va ! Une fois fait, on ira dans les bois, pour s'entraîner.

[Sabi] - Vous faites ça avec vos élèves, vous ?

D'un affirmatif hochement de tête il me certifiait que oui. Finalement, Hakuba avait une vision de la pédagogie assez originale mais tout à fait appréciable. Je regardais les deux pantins. Ma première réaction aurait été de foncer tête baissée et de leur infliger un coup de poing le plus rapidement possible. Mais en condition réelle c'était trop juste. Largement trop. Je fonçai. Je sautai dans les airs et entamai une rotation. A cent quatre vingt de gré, je dépliai ma jambe qui vint percuter, encore volant, le torse du premier. Puis, terminant ma ronde, j'enfonçais mon poing dans la tête du second.

[Hakuba] - Eh ! C'est pas mal ! Maintenant on va faire autre chose.

Il retira un mannequin, et d'un signe de la tête m'ordonna de l'attaquer. Il y avait un piège ? Quelque chose que je ne voyais pas ? Que je ne saisissais pas ? Pourquoi faire cela, c'était trop simple. Mais comme il me l'ordonnait, je m'en allais buter ce connard de pantin de bois ! De la même manière que j'avais lancé l'offensive contre le chuunin, je m'avançai vers le mannequin pour lui infliger un magistral coup de poing. Mais dès que je touchai mon adversaire, Hakuba sortait de derrière ma première cible pour admettre le coup qu'il avait préparé. Je basculais vers l'arrière, régissant une première fois mon centre de gravité. Mon talon me fit tournoyer et je changea alors de bord pour prendre le chuunin de dos. Au dernier moment il se baissa si bien que ma main fouetta l'air et me fit tomber dans le mouvement, dans le sable fin.

[Hakuba] - Ba voila !

Je me relevais tant bien que mal, et fis la moue devant le visage dégarni d'un sourire vainqueur du professeur. Effectivement, en mouvement c'était *un peu* plus difficile.

[Hakuba] - Allez, quelques explications. Cette technique demande une très grande agilité afin d'avoir une réaction à chaque changement de mouvement. L'objectif est de pouvoir toucher plus adversaire dans un même mouvement, très rapide évidemment, et ainsi les empêcher de réagir. Tu devrais te faufiler entre les corps, et ne crois pas qu'ils te regarderont faire. Non, c'est ton corps et sa flexibilité, ta vitesse d'action et de réaction qui devront te permettre de modifier toute position pour frapper. Si tu n'es pas le plus rapide, tu le verras bien assez vite....

Il me sourit, et rangea les deux pantins dans la salle d'entraînement. Je commençais à croire qu'il pensait en avoir terminé avec moi.

[Hakuba] - Des questions ? Non, ba tant mieux, on va dans la forêt maintenant !

Je soupirai puis suivai avec plaisir ce nouveau prof pour moi. Je l'aimais bien. Dans une allure rapide mais pas encore trop poussée nous traversions dans le sens inverse Konoha pour se plonger dans la grande forêt de Konoha. J'avais un endroit privilégier pour m'entraîner au Taijutsu. Nous retrouvions le grand chêne...

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 19 Sep - 16:28

Sabi : +28 XP

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Mar 21 Oct - 22:11

Kenjyn avait passé la soirée a travailler son Taijutsu en vu de son premier cours le lendemain, tellement excité il n'était aller se coucher qu'au petit matin.

*J'ai le temps, ce dit-il.*

Il commençait effectivement a 15H mais n'avait pas pensé a régler son réveil.
quelques heures plus tard il se réveilla.


"Je suis en forme!"

Il regarda son réveil et s'habilla, à ce moment le doute s'empara de lui, il tourna lentement la tête en direction de se réveil et aperçut avec horreur qu'il était 16H:

"P*tin! Jsuis' pas trop dans la mouise moi!"

En a peine une minute Kenjyn avait enfilé ses vêtements et prit de quoi mangé en route.
Il devait traverser tout Konoha pour se rendre a l'académie et il courut vite, comme si sa vie en dépendait.
Arrivé devant l'académie il poussa la porte, une secrétaire le regardait méchamment:


"Jeune homme, quel effronterie d'arrivé a une heure aussi.."

Kenjyn s'en même écouter ce que lui voulait cette dame courut vers les escaliers, une fois arrivé au premier étage, il se rendit compte de son erreur.

* M*rde, je dois aller ou moi?Je vais quand même pas redescendre voir la vielle pour lui demander dans quelle salle je suis censé être..*


Il réfléchit quelques secondes puis se dit qu'avec un peu de hasard il trouverait la bonne salle.Il eu comme un pressentiment et s'approcha de la porte 66.

* Aller , c'est là!* Se dit Kenjyn tout confiant.

Il tourna la poignée, poussa la porte et entra.La salle était obscure, les volets fermés ne laissaient passer qu'un ou deux rayons de soleil.Il regarda rapidement et aperçut deux garçons de son âge qui semblait apeurés et en même temps fascinés par ceux qui se tenait devant eux.

"Bonjour je suis désolé, mais j'ai oublié de.."

" Chut! Assied-toi et tais-toi." Me coupa une sinistre voix.

La "créature" qui m'avait répondu avait une peau sombre et des lignes faites d'or semblaient coulé sur lui.Son corps semblait dur comme de la pierre, tout en lui me repoussait mais quelques chose faisaient que je n'arrivais pas a détourner le regard.
Je m'asseyais rapidement à côté des deux autres étudiants:


"Moi, apprendre à vous les bases du Taijutsu."

Il ne prononçait pas une parole en trop, il minimisait ce qu'il avait a dire pour gagner du temps:

"Toi, dit-il en me regardant.Tu vas me donner un coup de pied."

Je me leva, et attaqua en ne retenant pas mon coup.Il ne flancha pas, et me regarda en soupirant:

"Sa ce n'est pas bien.Toi pas avoir appris a concentrer ton chakra dans les jambes."


Je le regarda d'un air bête.

* De quoi il me parle là, je tape et c'est tout.Je sais malaxer mon chakra mais j'ai jamais entendu parler de sa! *

" Bon, ton corps contient du chakra, et tu dois te concentrer pour l'appliquer a tes pieds, cela aura pour effet de décupler la puissance de ton attaque."

J'écoutais avec attention les conseils de ce mystérieux personnage, qui semblait en savoir long sur la manière de pratiquer le Taijutsu.Moi et les deux autres étudiants commencèrent a malaxer notre Chakra.Il nous regarda et nous dit:

"Appliquer le sur vos jambes" Nous dit-il

Nous nous exécutèrent et je ressentis une drôle d'impression dans les jambes.L'instructeur me regarda et me donna un ordre:


"Tape"

J'avança vers lui et je lui redonna le même coup de pied que tout à l'heure, cette fois au contacte de son corps je ressentis que le chakra décupla l'impacte du coup.

" Sa peut aller, me répondit-il de sa voie appeurante "

Le cour continua avec cette mystérieuse personne.

Qui est cette instructeur sortant tout droit de l'enfer?
Que va apprendre Kenjyn et ses compagnons d'infortune?

Vous serez tous cela dans mon prochain Rp.

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 24 Oct - 20:30

Kenjyn : +8 XP

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 24 Oct - 21:02

Kenjyn sentait l'adrénaline monter en lui, cela arrivé quand il gagnait en puissance.En effet, en quelques heures d'apprentissage, son mystérieux professeur avait réussi a apprendre a lui et à ses compagnons d'entraînement les bases du Taijutsu combiné au chakra.Ils manquaient tous trois d'expérience mais de tels progrès pour la première journée d'entraînement, Kenjyn n'en revenait toujours pas.

" Bon, sa peut aller.Dit le ténébreux professeur"

"Sensei, est-ce que je pourrais vous demandez votre prénom s'il vous plaît?Demandais-je curieusement."

"Oobaru, Yukenshi Oobaru.Me répondit-il"

* "LE" Yukenshi Oobaru!?Je ne l'aurais même pas imaginé en rêve.Se dit Kenjyn*

Kenjyn remerçia son sensei, et il décrocha un sourire, il avait comme entraîneur Yukenshi Oobaru, il n'était pas réputé pour sa grande pédagogie mais il était connu dans tous le pays.Rien que sa présence semblait booster la motivation de Kenjyn.
Les deux autres étudiants semblaient eux aussi rêveurs, ils devaient sans doute connaître la réputation de ce maître ninja.

"Je vous ai appris les bases, il ne vous reste qu'à vous entrainer, a demain peut-être..."

Et il disparut dans un nuage de fumée.

Les deux étudiants partirent et Kenjyn se retrouve seul, après s'être étiré un peu il quitta lui aussi l'académie, mais il en avait encore un peu sous le sabot et décida de partir dans la forêt interne histoire de finir son entraînement.


( Suite dans mon aire d'entraînement)

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Mar 28 Oct - 1:18

Kenjyn : +2 XP

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Lun 3 Nov - 0:29



Je reconnaissais facilement les longs couloirs de l’académie. Quelques parties m’étaient encore inconnues, mais même dans mes domaines incomplets j’avais mené à bon point la recherche de soutes et de passages nouveaux, qui diversifiaient déjà ma carte. Je payais aujourd’hui la rançon de mon intelligence… Enfin du peu de passion que j’avais à l’époque. Je tournai brusquement, mes mains s’accrochaient contre le mur, que je ne perde pas la route. Il ne manquerait plus que je me ramasse par terre. Ils ne me faisaient pas vraiment peur ces rustres, ces sots, mais si je voulais rapidement en finir, autant me donner toutes les chances. Je pliais mes jambes, mes genoux allaient craquer, puis bondissaient.

Une colonne d’une dizaine de bambins, certains bien jeunes, d’autres qui se rapprochaient de mon âge, s’emporta dans l’étroit corridor. Rien. Cinq autres déboulèrent, un peu plus fort, froncèrent les sourcils en découvrant que devant les dix premiers, il n’y avait que le vide. Effectivement, j’étais bien caché. Du haut de mon perchoir, j’entendais la voix d’un prof qui continuait son cours, comme si rien ne se passait. Et dire qu’on peut vivre si innocent, sans se préoccuper des problèmes qui nous entourent.

[Nishigo] – Trouvez-le, il n’a pas pu disparaitre.

Cette voix me rappelait quelques souvenirs. Pourtant un trou noir se trouvait sur mon chemin, et je décidais de remettre à plus tard cette vaste opération de remémoration. Faire un scanner complet de tout mon système sensoriel pour me rappeler d’où provient cette tonalité, c’était un peu poussé. Ils commencèrent à se mettre à bouger, certains s’avancèrent un peu plus profondément dans le couloir, vérifiant qu’il n’existait pas de passages dits secrets, d’autres se tournèrent vers d’autres directions, alors que les cinq derniers restaient béats, attendant que leurs ordres apportent des réponses à leurs attentes. Ils auraient aussi bien pu ne rien faire, et continuer leurs magouilles jusqu’à ce que je réapparaisse. Mais ils étaient assez coopératifs, et dans l’histoire ils mettaient leur honneur en jeu. Il suffisait de frapper juste, et ils suivaient tous, parce qu’ils ne supportaient pas l’insulte que je leur faisais.

Il fallait juste me laisser le bon timing. Les laisser chercher, mais pas trop, qu’il ne s’énerve pas, en s’impatientant, qu’ils soient juste assez tendus pour qu’un simple coup de pouce les éteigne. J’avais les bras tendus, une aura bleue de chakra qui me maintenant dans cette situation un peu saugrenue, les jambes écartes, les paumes et les plantes écrasées contre le mur. Collé contre le plafond, j’attendais mon heure, et je voyais leur crâne chevelu qui défilait sous moi. Alors que deux groupes se formaient, l’un qui s’enfonçait dans le couloir, l’autre qui revenait sur ses pas, je me laissais tomber vers le sol, arrachant à ses rêves un jeunot qui restait posé au milieu du corridor. Il était achevé net. Non, certainement pas mort, juste bien sonné. Lorsqu’on lui raconterait la fin, sûrement se dira-t-il qu’il a eu beaucoup de chance. Son corps rebondit avec une telle violence que cet imbécile, bien involontairement réussit tout de même à avertir ses frères d’armes qu’il ne se passait pas quelque chose de normal. C’était peu dire.

[---] – On l’a trouvé ch…

J’avais déjà balayé le sol, ramassant deux ou trois paires de jambes, et le gusse un peu plus réactif que les autres rappelait la compagnie. J’infligeai des coups rapides, j’essayai d’être précis. Jusque là j’avais le monopole de l’action, mais bientôt l’effet de surprise fut dépassé. Autour de moi, quatre étudiants gisaient sur le sol, inertes, ils n’avaient rien pu faire. Les esquives se firent de plus en plus faciles, et les parades un peu plus violentes. J’en mettais deux de plus au carreau, alors qu’un visage se détachait entre les têtes qui se ressemblaient toutes. Dans l’étroit couloir, j’avais pensé l’avantage qu’au pire, je ne pourrais me battre que contre deux adversaires en même temps. J’avais oublié qu’il pouvait en arriver des deux côtés. Je me dépêchais de m’occuper de ceux qui s’attaquaient à moi par derrière, ils étaient les moins nombreux. Et puis, il y avait devant le groupe de cinq, deux mecs qui ressemblaient à des gorilles version rejetons, deux autres à l’œil un peu plus fin.

La danse commençait. Enfin. Quelque chose me poussait à entamer ce duel à mort. Moi contre elle, en infériorité numérique, le challenge semblait correcte et équitable. Ils étaient étudiants, ils avaient pour eux l’expérience de la rue, des couloirs, les enseignements théoriques, à eux de réfléchir. Momentanément je me transformais en professeur. Alors : qui aura son bandeau aujourd’hui ? Qui mérite vraiment de continuer sur le long chemin de la gloire ? Je jouissais d’une promotion, sans me prendre la tête.

La danse commençait, et bientôt les âmes voleront pour soutenir mes poings, qui eux ne s’arrêteront jamais. Non, je ne lâcherais rien, vous pouvez me croire les gars. De moi vous ne connaissez rien, pas même le nom, juste que je possède ce bandeau dont vous ne voulez pas, parce qu’apparemment vous n’y mettez pas du votre, à traîner ainsi entre les cours, enflammer les être dans votre subite et succincte passion d’anarchie. Combien d’entre vous ne font que suivre ? Combien en avez-vous embobiné ? Combien ne font que traîner ? Ouais, j’vous parle à vous, les cinq loubards de derrière, qui attendent encore qu’on vous rapporte mon corps.

La danse commençait, et déjà sur le sol cinq mômes s’endormaient. Pour eux tout était terminé. La danse commençait, ouais, et j’avais l’impression qu’un flot musical me traversait de part en part. Surfant sur le tempo saccadé dont j’étais le seul compositeur, le seul auteur, je vous foudroierais. Sentir mon cœur ainsi battre, à la limite de l’explosion, tu ne peux pas comprendre, toi, seul étudiant qui pour seule adrénaline n’a eu qu’à jeter dans les couloir des pilules aux odeurs nauséabondes…

La danse commençait, le premier se saignait la lèvre tellement il mettait de force dans son point. Trop lent. Je m’effaçai, reculai d’un pas, balayai d’un rapide coup de pied. Je choppai son collet et mon poing sur son nez, la tête contre le mur il reculait de peur, alors que je reculais d’astuce. Je n’avais aucune haine contre lui, il me barrait simplement la route, et dans ma danse, cette transe, ne laissait aucun doute. Deux doigts s’enfoncèrent dans mon estomac, je retenais mon cri de douleur, arrachai sa main de mon corps, et doucement je tournai. Il rompait, la souffrance sûrement trop intense. Deux venaient de tomber. Je concentrai fébrilement mon chakra, donnai un violent coup de poing qu’il évita avec une bonne dose d’agilité. Dommage, c’était le second dont il fallait se méfier. Le chakra fouetta ses côtés, pourtant il ne tomba pas. Premier véritable rempart ? Pas franchement épais, mais stylement filiforme, il me donnait une bonne impression. Son coup de pied faillit me décapiter, mais je me baissais rapidement. Il ne laissait pas grand-chose au hasard, et enchaînait directement avec une autre salve, évitant de voir sa jambe d’appui se dérober sous son poids, et sous ma force. Il avait un magnifique jeu de jambe. Mais dans cette danse il n’était bon qu’à faire mumuse, entraîner les enfants qui attendent leurs parents. Mes mains se lièrent alors que je me protégeais comme je pouvais de ses attaques acides. Une série de signe, une intense concentration de chakra, il comprit. Je le voyais à sa mine dégarnie. Il aurait aimé prévenir ses camarades derrière, mais il n’en eut pas le temps.

[Sabi] – Taitou Suiryoku…[center]


Dernière édition par Sabi le Lun 3 Nov - 0:34, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Lun 3 Nov - 0:30

Quelques mots, et la danse continuait. Il vola de quelques mètres, fit tomber les deux autres qui suivaient derrières, et inerte, il ne se releva pas. J’étais agressé des deux côtés, alors qu’il ne devait rester, face à moi, qu’une demi-douzaine de personnes. Etrange. Un flux de chakra traversa mon corps, une sensation habituelle mais qui me faisait toujours frissonner de peur, et mes yeux virèrent au rouge. Je ne m’en étais pas rendu compte, mais mon sharingan prenait une sérieuse tendance à se noircir et je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait vraiment. Quelques secondes, mon adversaire fut surpris. Il lança un regard derrière lui, et entre deux têtes, j’apercevais enfin celui dont la voix ne pouvait que me rappeler quelque chose. Toi ? Quel était ton nom ? Avais-je fait un tel deuil du passé ? A ce point là, que d’avoir tout oublié, même les ennemis qui sonnaient plus comme des adversaires de la course au bandeau ? Ce qui forge l’enfance ? Merde…

Mes deux mains sur le sol, je faisais valdinguer quelques mecs, ils m’importaient maintenant peu. Je jouais de leurs prises, celles qu’ils croyaient maîtriser.

[Sabi] – Shubaka…

Oui, c’était lui ! Lui ! Encore lui ! Il était encore là, à nuire, celui qui déjà n’arrivait à rien, tant d’années ont passé et il faisait toujours partie de cette rixe universitaire. Pitoyable.

[Nishigo] – Choppez-le.

Toujours aussi bien rembourré, il avait à ses côtés un mec aux cheveux blonds, des yeux bleus pénétrants, et une tenue relativement prétentieuse. Son sourire malicieux me faisait bien plus peur que celui, imposant certes, mais grotesque de son chef. A sa droite, un petit bonhomme, un peu plus jeunes qu’eux, au semblant frêle. Ses quelques mèches brunes mal coiffées laissaient apercevoir cependant un regard surprenant d’intelligence. Ce crétin s’était tout de même entouré de merveilles… Une marre de bonhomme tout aussi blond envahit l’étroit couloir, et se jetèrent sur moi, le gros lard ne bougeait cependant pas. Les deux autres s’énervaient d’impatience, à leur manière. Un grand sourire prétentieux et confiant, un autre malin presque fourbe. Je ne me laissai pas surprendre. Je ne devais pas être surpris, nuance. Mon sharingan me donnait certains avantages, pas encore celui du nombre. Mon chakra circulait à une vitesse folle dans mon corps. Je connaissais une danse, Hakuba l’appelait : la furie de Konoha…

Je m’éclipsai entre les corps déjà pas bien rapides, et rendis de petits coups bien placés. Pourtant cet enfoiré de blondinet renouvelait toujours les corps. Comme s’il voulait me prouver qu’il maîtrisait parfaitement le clonage. Je n’avais jamais vraiment les binshins, maintenant je les hais. Pourtant ce fut une main bien ferme qui s’empara de mon épaule. Puis une seconde. Les deux loubards m’avaient attrapé avec une facilité déconcertante. La marée de blonds se dissipa et rendit à son propriétaire une bonne dose de chakra. Ses deux complices me collèrent contre le mur, sans que je ne résiste vraiment.

[Nishigo] – On se retrouve…

Il serra mes joues dans sa grande main, et regarda mes yeux.

[Nishigo] – C’est bien toi. Ils sont toujours aussi laids.

Il se retourna, comme un grand chef, tournant autour du pot. Il avait tout son temps, maintenant. Il le croyait.

[Nishigo] – Alors tu reviens ici toi qui possède ce magnifique bandeau, et en plus tu fous le bordel chez moi.

[Sabi] – Je vois que les affaires marchent depuis la dernière fois... Vous saviez pas les gars ? Votre boss et moi étions dans la même classe, la même génération et déjà il savait jouer les gros lourdauds.

Ca aurait été plus simple sans moi hein ? T’aurais pas perdue une année.

Il se retourna violemment et frappa de toutes ses forces dans mon abdomen, sans se rendre compte qu’une fine couche de chakra séparait mon corps de ses mains. Je feignais de douleur.

[Nishigo] – Ta gueule. Ca me dit pas ce que tu viens faire ici…

Je rigolai d’impertinence. Oui, un bon rire jaune, parfois ça faisait du bien, et ça me rappelai quelques phrases du passé….

[Sabi] – Qu’est-ce que ça peut foutre, Shubaka ?

Lui, avait oublié cette insulte à son égard. Il avait oublié également comment je l’avais remis à son lit d’enfant, comment j’avais manipulé Reïko pour qu’il ne soit plus que le maillon faible, celui que tout le monde détestait parce qu’il n’était ni puissant ni intelligent alors que quelques jours avant mon arrivée, il rackettait les sentiments humains. Il réitéra la violence pure et inutile, mais il avait les yeux éteints par la colère. Défier sa fierté était quelque chose d’impardonnable.

[Sabi] – D’accord… Tu vois, il y aussi des mecs qui bossent, et d’autres qui permettent à ces mêmes mecs de bosser. Et tu vois ces gens, ba ils en ont marre. Alors j’suis là pour eux, parce qu’ils on toujours été là pour moi.

Il sourit largement laissant apparaitre quelques dents à demi propre.

[Nishigo] – Toujours la vertu moralisatrice qui sort de ta bouche, hein ? Sabi, plus fort que les autres parce que c’est un Uchiha. Tu vaux rien mon pote. Aujourd’hui t’es dead. Et pas moi. C’est ça la différence entre toi et moi.

On va en finir avec toi maintenant.

Je sentis une forte impulsion de chakra. Il devenait oppressant, il fallait peut-être que je me réveille. Shubaka devenait un peu dangereux dans ma position. Ma main monta le long du dos du blond, puis choppa sa tête et l’écrasa contre le mur alors qu’il lâchait mon épaule. Le brun se prit mon pied et ricocha sur l’autre bord.

[Nishigo] – Descend-le merde !

Le brun avait plus d’un tour dans sa poche, et aussi petit soit-il, aussi jeune paraissaitt-il, il entama une série de signe. Trop longue à mon gout. Réaction bien humaine, je fuyais. Stratégiquement bien sûr. Juste assez en avance pour éviter la déflagration venait de trouer le mur, révélant sous nos huit yeux ébahis une salle entière remplie de petits bonhommes que nous étions il y a quelques années encore. L’air furieux d’Hakuba faillit me faire peur, mais lorsqu’il découvert mon visage, il répondit par un sourire que la classe ne savait pas comment prendre. Le Katon que le gnome avait lancé m’obligeait à réfléchir quant à la qualité de ce garçon. Je sautais le montant qui n’avait pas brûlé, et déboulait dans la pièce où le professeur dispensait ses cours. Interloqués, les étudiants ne pouvaient pas encore voir ce qui se déroulait en dehors, et restaient sur leur faim. Trois blonds se mirent à ma poursuite, Le plus petit sortit deux kunais et m’assaillit. Il dénotait d’une incroyable agilité au combat, bien qu’il manquait un tantinet de puissance physique. Bien plus rapidement qu’il ne l’aurait fait, mes mains se lièrent composèrent une incantation chakratique. Libérant les oublis de mon sharingan, je retrouvais Oni, ce combat qui n’était qu’un test et qui termina en débâcle complète. Mon bras se mit à brûler, pourtant ce jutsu convenait parfaitement à la situation, et serait d’une incroyable puissance. J’avais à peine le temps de remarquer le soupir d’Hakuba qui voyait déjà sa salle tomber en lambeaux – pour la bonne cause – et je me replongeais dans cette douleur. L’intense pouvoir du sharingan. Peu à peu je ressentais ce que j’avais subi, quelques mois auparavant. La même poussière qui se soulevait dans l’air, le même regard de tueur et la chaleur qui augmentait. Lentement, j’analysais chacun de ses gestes, le mouvement de ses mains, de son chakra, tout ce qui faisait qu’il pouvait réaliser ce jutsu. Il n’était pas bien original, mais je savais l’homme d’une incroyable et insolente puissance.

[Sabi] – Kâton !

Les flammes ravagèrent le parquet de bois, elles dévastèrent les tables qui se trouvaient à côté de moi, et dans une onde de choc de chaleur, elle balaya rapidement les trois clones, projetant mon adversaire à plusieurs mètres du lieu d’impact. Shubaka eut le temps de se cacher derrière un pan de mur, je voyais encore son visage disparaitre. Les flammes couvrirent les cris, les hurlements que le salle projeta, de peur, ou d’admiration, comment savoir ? Le petit avait perdu connaissance, et c’était tant mieux pour lui, je m’en serais voulu d’abîmer une si belle chose. Le blond revenait au paquet, je bousculai les chaises et montai rapidement les grandes marches de l’amphithéâtre. Hakuba surveillait qu’aucun élève n’ait la malveillance de mettre ses doigts là où ça faisait mal et ses oignons là où il ne fallait pas. Puis, d’un autre œil, il regardait avec un certain plaisir ce qui se déroulait devant ses yeux. Je ne faisais pas attention à lui, mais une nouvelle fois il me devra quelque chose. J’adorais faire chanter les profs. Juste retour de bâton… Je sautai, comme un félin, il suivait, et faisait cela très bien. Cependant il n’avait pas autant de technique, et lorsque la lame de son shuriken s’arrêta sur une seconde peau, il fut étonné une seconde de trop, une seule seconde qui me permit de lui infliger le coup de poing de sa vie, une flamme de chakra qui le faisait dégringoler jusqu’en bas.

Je redescendis lentement les escaliers, et m’affaissa sur une chaise, juste en face de son bureau, quelques têtes un peu trop curieuses se dévoilaient de par la porte.

[Sabi] – Un dans le bureau, une quinzaine dans le couloir, et lui.

[Hakuba] – Lui ?

Shubaka sortit de son trou noir. Un sourire encore sadique sur son visage. Avait-il oublié que ses trois acolytes étaient tombés ? Ce mec était étrange, il m’étonnera toujours, bien que je n’éprouvai pour lui qu’une certaine pitié, de faiblesse, non de compassion. Fier dans la défaite, voila de quoi j’avais pitié : de sa folie. Ce mec perdrait sans même se battre, alors que tous les autres eurent au moins le mérite de lever le poing, de faire rempart de leur corps. Et pour qui ? Pour un mec qui les ignore...

[Sabi] – Faut que je rentre, quelques blessures, et puis j’vais dormir.

Hakuba sourit, et lança un regard amusé à Hakuba.

[Sabi] – Tu m’expliques quand même pourquoi vous vous en êtes pas occupé ?

Il parut vouloir répéter le même argument qu’au début de la journée, mais ma question signifiait autre chose : je n’étais pas encore complètement idiot…

[Hakuba] – Eh bien… Disons qu’on connaissait celui qui maniait tout ça, et Reïko eut la magnifique idée de te filer cette tâche, se disant que tu serais amusé de retrouver un vieil camarade.

Je me disais bien que son attitude était un peu louche. Je me levais en jetais un sourire confiant à Shubaka. Puis je quittais l’Académie, de la même manière que j’étais arrivé, aussi anonymement, le même sourire aux lèvres, la même bonne humeur. Ce soir, j’vais emmerder le voisin, ouais, ça me semble bien !

FIN

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Ven 7 Nov - 16:43

Sabi : +39XP

Sabi nous a tous sauvé :')



Reisui : Sabi ? Un héros ? On y est les enfants ! Le Jugement Dernier est là !

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Lun 5 Jan - 4:26

Arrow Venant de : Les maisons de Youso.

Part 1 de l'apprentissage.


Youso poussa la porte de l’académie, laissant place à l’air climatisé. La fraîcheur était plus que réconfortante, car à l’extérieur, un steak cru posé au soleil aurait très bien pût cuire. Il n’avait jamais prit le temps d’inspecter lieux, mais si on regardait de plus près, l’accueille était incroyablement bien décorée. Bien que la couleur laisse à désirer, une touche réconfortante comme l’air qui y habitait laissait croire que le bâtiment était un endroit calme et chaleureux. Certes, c’était complètement le contraire. Plusieurs choses se produisaient en ces murs. Des combats, des pratiques, du Ninjutsu, des entraînements, du Taijutsu, des examens, des impolis, des superficiels, de cris de victoire et de douleur, des enfants qui jouent ici et là, des tournois, des cours, des missions, du Genjutsu et encore plein de chose qui pouvaient stresser un Shinobi lambda.

La secrétaire était assise à un bureau blanc, entouré de plantes de toute sorte. Elle semblait porter aucune attention aux gens qui passaient devant elle. Tout ce qui la préoccupait, était la fiche qu’elle tenait entre les mains. Le Genin s’avança vers la dame, et voyant qu’elle ne répondit pas, il activa la petite sonnette ridiculement posé sur le bureau.
Elle baissa ses lunettes et dit d’un ton contrarient.

[Secrétaire] Je vous ai vue, monsieur Youso. Vous n’avez pas besoin de vous agitez de la sorte pour attirer mon attention. Seulement, comme vous pouvez le constater, je suis occupé à lire la liste des participants aux prochains examens des Chuunin. Je crois, et m’en voyez désoler, que c’est plus important que de vous indiquer une sataner porte.

Ne laissant pas l’étudiant regarder la mystérieuse fiche, la dame aux cheveux bruns plaça la feuille en dessous d’une pile de documents. Les yeux fixé sur son rouge à lèvre d’un rouge éclatant, Youso répondit calmement.

[Youso] Je voulais seulement vous demander quel cours était disponible pour le Taijutsu. Je voudrais savoir à quelle heure commence le…

[Secrétaire] Le prochain cours, oui… C’est toujours pareil avec les gens comme vous. Personne ne sais lire la liste d’horaire, placer juste à votre droite, que nous prenons la peine de plastifier. Mais, m’en voyez désoler monsieur Youso, vous ne pourrez pas regarder la liste que je viens de ranger, car cela, voyez-vous, ne vous… Regarde pas. D’accord. Alors je vous demande de prendre la peine de chercher avant de me déranger. Mon boulot à moi, c’est faire du café. Pas indiquer des portes aux jeunes Genins comme vous.

Un petit rire sarcastique venant de la secrétaire ce fit entendre dans le hall vide en cette heure tardive.

[Youso] Comment vous…

[Secrétaire] Comment je connais votre nom, monsieur Youso ? Sachez qu’être Shinobi dans ma tendre enfance n’a pas servit à rien. J’avais moi aussi des rêves comme vous, monsieur Youso. Mais j’ai terminé secrétaire après de malencontreux accidents qui, malheureusement, ne vous regarde pas. Cela n’étant pas la seule raison de ma connaissance. Vous savez, être secrétaire et synonyme de savoir. J’ai avec moi de nombreux document dont je ne peux vous révéler le contenue. Par contre, il ne m’est pas interdit de vous dire que vous êtes…

Elle tira sur la feuille qu’elle venait de cacher et chuchota ces mots d’un ton moqueur.

[Secrétaire] Sur la liste des participants à l’examen des Chuunin. Je sais que vous êtes très faible comparer aux nombreux Genin que j’ai eu le plaisir de rencontrer, contrairement à vous. Ainsi que l’équipe quatre au complet. J’aurais tant aimé ne pas vous revoir après votre randonner dans la forêt interdite. Mais vous vous en êtes sortit grâce à la chance, sans aucun doute.

Ne sachant pas trop quoi dire devant cette dame étrange qui l’avait complète bouche bée. Youso Répondit :

[Youso] Je vais m’arranger seul.

[Secrétaire] Faites donc cela…

Dit-elle en retournant à ses occupations, sans même adresser un sourire. Il dit avant de se retourner vers la fiche d’horaire.

[Youso] Vous n’y connaissez rien ! Rien n’arrive pour rien. La chance n’était pas concerner dans cette affaire.Ha désoler, j'avais oublié. Votre tâche à vous… C’est faire du café.

Son petit rire anodin raisonna une seconde fois. Elle était sans aucun doute vexé par ce que Youso venait de lui dire et se défendit en criant :

[Secrétaire] Vous pensez que la phrase que vous venez d’ajouter était intelligente ?I Vous pensiez peut-être faire une finale digne de ce nom comme dans les histoires ! Laisser moi vous dire une chose jeune prétentieuse. La chance y était ! Hahaha… Oh oui monsieur Youso, elle y était !

Sa chaise grinça lorsqu’elle tapa violement sur le bureau. La cinglée disparut aussi vite dans la noirceur d’une pièce que le paquet de feuille poser sur le bureau. Le vent occasionné par celle-ci fit voler quelques documents au sol. Youso était là, les yeux grands ouverts, fixant la poignée, attendant de la voir tourner et de voir une vieille femme sortir de l’ouverture. Mais rien de tout ça. La porte resta soudée.
Le jeune Genin reprit enfin ses esprits. Par chance, personne d’autre que lui n’avait assisté à cette scène hystérique. Même pas un garde d’entrer, personne. C’était vide comme au restaurant du coin. Peut-être que c’était l’heure du dîner. Youso étira sa tête pour trouver une horloge et en trouva une au dessus du bureau blanc. Elle indiquait 6h30. C’était belle et bien l’heure de dîner.

Comme la secrétaire lui avait indiqué, la liste des horaires était positionné à sa droite. Il prit la feuille plastifié et alla tout en bas de la liste.

Taijutsu : La Hargne du Combattant
Cours donné par : Nakagawa, Yasu
Heure : 18h40 à 19h40
Sale : 102

C’était le seul cours qui se donnait ce soir. Il n’avait jamais entendu parler d’une technique nommé La Hargne du Combattant. Le meilleur moyen de connaître en détail cette technique était d’aller suivre le cours prévue à cet effet. Il emprunta le couloir droit au rez-de-chaussée pour apercevoir finalement la salle 102. Il prit la poigné d’une main et la tourna lentement. L’amphithéâtre ne comptait qu’une vingtaine de personne. Il fallait croire que les cours du soir n’étaient pas très populaires. Ce qui était le plus étonnant, c’était qu’il y avait quatre groupes divisés dans la salle. Un groupe de fille qui parlait de leurs nouveaux souliers Ultra à la mode. Un groupe de garçon, surement les plus sportifs. (En voyant leur tenu.) Un groupe mixte qui ne parlait pas et préférait dormir sur le siège. Et cinq autres personnes dispersés dans la salle, les yeux complètement vides, comme ceux de Kenji. Le Genin déduit que c’était le groupe d’assoiffé de pouvoir. Mais il y en avait une, confortablement assise, les livres ouverts, le sourire aux lèvres qui semblait penser à quelque chose d’étrangement drôle. C’est elle que Youso choisit comme compagne de classe aujourd’hui. De toute façon, si elle n’aurait pas été là, il se serait assit seul.

Il descendit les quelques marches qui le séparaient de la jeune femme et lui proposa :

[Youso] Euh, excuse moi, je peux m’assoir à ici?

Il pointa la chaise jouxtant celle de la demoiselle. Cette dernière leva ses yeux d’un vert éclatant et regarda intensément Youso avant de lui sourire de ses dents parfaitement blanche et droites. Elle lui répondit d’un ton amical.

[Fille] Bien sûr ! Pourquoi pas ? Moi c’est Karen.

Elle poussa la chaise pour laisse place à Youso et tendit la main pour le saluer. Le jeune garçon posa son sac et prit la main qui était incroyablement douce. Karen émit un petit rire au contacte de la peau du jeune homme.

[Youso] Moi c’est… Youso.

Elle se tourna vers le bureau du professeur, qui n’était toujours pas arrivé, ce qui fit voler ses cheveux noirs attachés en queue de cheval.

[Karen] Enchanté… Youso. Alors tu viens… Euh… De la campagneemff..

Elle dit le dernier mot en pouffant de rire. Mais on sentait bien que ce n’était pas pour se moquer. Youso sourit sous le magnifique sourire de l’étudiante. Ou peut-être même Genin, qui sait ?

[Youso] Euh, ouais effectivement… Hum… pourquoi cette question ? Et toi tu as l’air d’être du genre à prendre beaucoup de note… À prendre l’académie… Au sérieux.

Évidemment, il faisait allusion aux multitudes de livres qui traînaient sur le bureau de la jeune femme.

[Karen] Non… Bien sûr que non. Je fais cela pour le professeur qui est quelque peu… Euh disons que lorsqu’il est là il faut… Donner le bon exemple, vois-tu ? Tu vois cette clochette là sur le bureau du Prof
[Youso] Oui.
[Karen] Et bien dès qu’elle sonnera, Yasu entrera dans cette salle. Pas une seconde en retard. Et si tu n’es pas prêt lorsqu’elle se déclenchera, la prof ne te lâchera pas du cours.

Dit-elle d’une voie magnifiquement douce. Il y avait effectivement une clochette qui trônait sur le bureau. Elle était suspendue au plafond, et était quasiment invisible. Un nouveau venu dans l’amphi Taijutsu ne l’aurait jamais aperçue.

[Youso] Ha bon ?
[Karen] Oui.
[Youso] aussi étrange que ça ?
[Karen] Hoooo oui… !

Dit-elle avec de grands yeux. C’était la première fois, depuis son acceptation à l’académie, que quelqu’un lui parlait aussi vite et répondait à toutes ses phrases. À la moindre exclamation de la part du jeune homme, Karen répondait sans hésiter.
Youso étira sa main pour retrouver son sac. Sans toutefois quitter Karen du regard. De son coter, elle fixait la clochette comme une élève modèle. Lorsque qu’il eu finalement trouver son sac, il l’ouvrit délicatement et prit son bloc-notes, sa plume et l’encre et les déposa confortablement sur son bureau.

[Karen] Tient elle est jolie ta plume. Moi j’ai une marque qui ne vaut rien. Quand je la regarde, j’ai envie de gerber. Hihihi…

Elle soupira de honte. Avant de reprendre la parole.

[Karen] Tu sais…

La cloche raisonna dans l’amphithéâtre. La porte s’ouvrit comme prévue. Toutes les têtes se tournèrent énervement vers la jeune prof qui avait l’air si fragile et gentille. Comment les élèves pouvaient-ils la craindre de la sorte ? Les mains de Karen se crispèrent lorsque le regard de l’anbu s’arrêta sur elle. Mais par chance, celui-ci continua son chemin. Yasu mit un pied en avant pour descendre une marche, puis une autre, puis un autre. Jusqu’à ce qu’elle soit arrivé à mi-chemin. Chaque personne s’efforçait de lui faire un sourire de bienvenue, même les plus rebelles. Par contre, Yasu rendait le sourire, mais d’une façon si froide…

[Yasu] Yori, ne met pas tes pieds sur la table. Naraki, assied toi. Inega, réveille-toi. Karen… Je vois que tu as sortis ton matériel, c’est bien ! Par contre, n’essai pas de faire la gentille avec moi, aujourd’hui, ça ne fonctionnera pas.

Contrairement à d’autre classe, personne ne rit des interventions de la jeune femme. Tous les élèves étaient nerveux et cela rendait mal à l’aise le jeune Shinobi.

[Karen] Elle est de mauvais poile aujourd’hui. Vaut mieux ne pas la déranger.

Elle continua de descendre jusqu’au bureau et s’assit confortablement. Elle prit un ton grave et autoritaire.

[Yasu] Pour ceux qui ne me connaisse pas et qui n’ont pas eu la chance de m’avoir comme professeur, je me nomme Yasu. Je ne crois pas qu’il soit utile de savoir mon nom, ni même de le prononcer. Car voici la règle que TOUT LE MONDE, ici présent, sera obligé de respecter. Lorsque quelqu’un voudra me parler, il devra me nommé en utilisant le mot de politesse MADAME. Il est interdit de parler pendant mes cours, si ça ne fait pas votre affaire, sortez. Les toilettes et autres déplacements inutiles ne seront pas tolérés. Ainsi que la violence ou les injures envers toute personne ici présente ou hors de cet établissement. Me fais-je bien comprendre ?

Aucune mâchoire ne bougeait, aucune tête ne bougeait pour acquiescer. Tout le monde la fixait et téléchargeait chaque mot dans leur cerveau.

[Yasu] Bien ! Maintenant que nous nous entendons sur ce point, je vais vous parler du plan du jour. Aujourd’hui, nous allons commencer par faire de petits endurcissent physique. Tout le monde est obligé. Nous ne sommes pas en médecine ici. Guérir les lapins blessés c’est pour les petits gars ! Ici nous sommes dans un cours de Taijutsu. Nous allons, par la suite, passer par la partit théorique de la technique que vous aller apprendre aujourd’hui. Pour la partie pratique, vous ferez, ça chez vous !

Elle marqua une pose et se leva. En agitant les bras elle dit :

[Yasu] Vous êtes chanceux ! C’est la première foi que j’enseigne cette technique à quelqu’un ! Hey oui, les entraînements du soir son parfois avantageux. Nous allons dès maintenant apprendre la Hargne du combattant !


Dernière édition par Youso Shi le Dim 12 Avr - 3:48, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Amphithéâtre Taijutsu   Mer 7 Jan - 3:55

Part 2 de l’apprentissage.


Yasu déclara avec fierté qu’ils allaient apprendre une technique nommé la Hargne du Combattant. Une technique de Taijutsu, que la Chuunin n’avait encore jamais enseigné. On pouvait voir dans ses yeux qu’elle était fière d’être la première de l’académie à l’enseigner. Une technique qui, selon elle, n’était pas très forte. Mais cela ne changeait rien au fait que c’était la première fois. Elle cessa de parler quelque minute pour prendre le temps de placer plusieurs tapis aux milieux de la salle. Il y en avait une dizaine, donc logiquement, des élèves allaient s’y asseoir. Mais pour faire quoi ?

[Youso] dis…

Chuchota Youso à sa voisine.

[Youso] Toi qui as l’air de bien connaître cette prof, tu sais ce qu’elle fait ?

Les yeux verts de Karen se déplacèrent en direction du Jeune Genin pour ce concentré uniquement sur lui. Ayant peur de se faire prendre, elle prit quelques secondes avant de répondre, pour s’assurer que Yasu ne regardait pas en sa direction. Elle dit d’une voie basse, qu’à peine une mouche aurait pût entendre.

[Karen] Et bien, elle va nous faire faire des endurcissements physiques. Elle fait cela à chaque début de cours, car selon elle, c’est une des choses les plus importantes. Mais lorsqu’elle sort les tapis, c’est soit pour faire des pompes ou des redressements assis. Ce qui n’endure pas vraiment ton corps. Enfin… Contrairement aux exercices qu’elle donne en temps normal.

Karen, cette fois-ci, ne souriait pas. Elle devait être sérieuse. Cette prof était-elle folle à ce point ? Les entraînements d’endurcissement physique se font hors des cours à l’académie. Pas pendant ces derniers ! Le jeune Genin commençait à regretter sérieusement d’avoir voulu prendre un cours de Taijutsu ce soir. Les gens que Youso rencontrait aujourd’hui, sauf Karen bien entendu, étaient… Bizarres.
Comme pour lui répondre, Yasu déclara :

[Yasu] Plusieurs d’entre vous n’ont pas l’air de comprendre le pourquoi du parce que je fais ce que je suis en train de faire. Je sais que je dis souvent ça dans mes cours mais tout ceci est un travail d’harmonie entre le corps et l’esprit, le physique et le mental. J’espère que cette fois-ci, vous le retiendrai.

Dit-elle en fixant les deux Shinobi assit en plein milieux de l’amphithéâtre. Tous les regards se tournèrent vers eux. En l’espace de quelques secondes, Youso sentit le sang monter jusque dans sa tête. Il ressentit, avant que tous les regards se retournent vers l’avant, une chaleur éclatante. Il était devenu bien rouge sous le regard de la jeune femme. Celle-ci termina son discours qui concernait entièrement Youso et Karen en disant :

[Yasu] poursuivons.

Elle replaça un tapis et alla s’asseoir mélancoliquement sur sa chaise.

[Yasu] J’ai installé quelques tapis. Dix, pour être précise. Et puisque vous êtes… cinq... dix…

Elle compta par groupe de cinq les quelques élèves présents dans la salle.

[Yasu] …Vingt. Dix d’entre vous ne pourront pas utiliser ces tapis. Ils devront faire l’exercice au sol. Mais espérant être claire sur ce point, seulement les fillettes n’étant pas capable d’affronter un ennemi sans pleurer sont invitées à utiliser ces tapis. Par contre, ceux qui on du cran et qui pense pouvoir faire sans coussinet confortable, sont prié de rester à leur place pour le moment.

Elle marqua une courte pose pour que tous ses élèves puissent enregistrer les informations.

[Yasu] Les fillettes, lever vous et venez me rejoindre… N’ayez pas peur, personne ne rira de vous, n’est-ce pas ?

Elle parcouru la salle d’un regard calme. Ne laissant personne sonder son cœur.

[Yasu] Alors, personne ?

Tout les élèves, même les plus endormit, fit un bref tour de la salle pour voir si un ‘’courageux’’ aurait l’envie de se présenter à l’avant, devant tout le monde.

[Yasu] Bien…

D’un coup sec, elle recula sa chaise et sous un grincement, ramassa tout le tapis pour les remettre à leur place de.

[Yasu] Puisque le sol n’effraie personne, je laisse tomber cet exercice. Mais sachez que si l’un d’entre vous s’était levé, il aurait quitté cette salle rapidement. La technique que vous aller apprendre aujourd’hui n’est pas pour les p’tits gars. Jamais je n’aurais cru que l’un d’entre vous était pour se présenter à l’avant. Je voulais seulement vous faire réaliser quelques petites choses. Maintenant, commençons la partit théorique.

Au coter de lui, Karen soupira longuement.

[Karen] Je pensais que tu allais te lever.
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