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 Amphi de Ninjutsu

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MessageSujet: Amphi de Ninjutsu   Ven 28 Mar - 0:06

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MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Sam 10 Oct - 13:21

Takeshi connaissait les rudiments de la musique. Dans le bar où il travaillait et résidait, il y avait une scène, où parfois quelques groupes pouvaient jouer. La veille, d’ailleurs, il y avait un guitariste qui était venu. Son instrument, d’une forme assez spéciale, avec une caisse assez large, accompagnée d’un manche fin et long, avec quatre ou cinq cordes. Le joueur arrivait à créer une musique rythmée. Bizarrement, il était accompagné d’un piano noir droit, avec une centaine de touches, qui émettaient des sons différents. Ils jouèrent tous deux une magnifique concert. Cela plut tellement à Takeshi qu’il alla les voir à la fin du concert pour leur demander les rudiments de la musique.

Ils lui expliquèrent tout, avec une gentillesse rare. Tout y passa, les rythmes, la puissance, quelques notes au piano, quelques notes à la guitare. Takeshi, heureux d’avoir eu accès à toutes ces connaissances, les remercia et leur proposa de leur rendre ce qu’ils lui avaient donné. Il lui dirent de bien protéger le village, et que cela ferait l’affaire.

Takeshi était maintenant assis sur l’encadrement de la grande baie-vitrée de l’appartement au premier étage du bar. La nuit était sombre, le froid était mordant, et le vent était glacial. Il ne pleuvait pas. Il n’ y avait pas d’éclairs. Simplement des nuages. Ces nuages avançaient rapidement. Trop rapidement. La puissance du vent les faisait aller trop vite au goût de Takeshi. D’ailleurs, on entendait un bruit continu, parfois nuancé, aigu, comme si une flûte géante jouait un air sinistre. On entendait parfois des volets claquer, quelques paroles, quelques sons anormaux.

Takeshi leva les yeux au ciel. La lune était cachée. Mais on pouvait apercevoir, parfois, quelques reflets lumineux sur les flancs des nuages noirs. C’était une ambiance plutôt sinistre. Takeshi frissonna. Son attention se reporta sur la rue en contrebas. Il n’y avait personne. Tout le monde dormait. La ville était plongé dans un profond sommeil. Un sommeil qui protégeait de l’angoisse qu’aurait pu susciter la météo en cette heure.

On entend un bruit sourd, effrayant, mais très court. Un son qui stoppe la monotonie du vent, une croche parmi les blanches. Il s’agit du tonnerre. C’était prévisible. Plus le vent est fort, plus la différence de chaleur entre le sol et l’air augmente. Les nuages arrivent, et c’est l’éclat. La lumière illumine le village d’une clarté démoniaque, tellement blanche sur un fond noir, tellement dévastatrice sur le sol rocheux. A chaque éclair, à chaque son strident, le visage de Takeshi brille d’une lueur sombre. Tandis que le vent continue sa longue complainte, les croches se rapprochent, de plus en plus. Le son augmente, passant de « piano » à « forte », et la musique discordante et effrayante semble se rapprocher.

Le son se fait plus violent, la lumière plus éclatante. Les dégâts se rapprochent. La mort approche, la destruction approche ! Des gouttes de pluie commence à tomber, et les éclairs se calment. Le vent se fait moins puissant, et la pluie commence à entonner une mélodie rythmée, l’accalmie de la symphonie. Les gouttes s’abattent faiblement sur les toits, sur les pavés, sur le bois, sur tout. Les sonorités diffèrent, elles s’accélèrent, puis se ralentissement, comme la respiration secouée de tremblements d’un homme endormi. Il dort paisiblement. Il rêve calmement. Cela dure, encore, paisiblement. La pluie s’estompe. Le vent reprend le dessus sur le reste, mais il est plus calme, maintenant. Une heure s’écoule, la lune commence à apparaître, les orages se dont de plus en plus lointain.

Soudain, la lune disparaît derrière des nuages plus sombres que précédemment. Le vent s’accélère, il se déchaîne. La pluie s’abat de nouveau plus violente, plus lourde, mais plus rapide. L’orage revient, plus rapidement que jamais. La lumière, les sons, tout est plus violent. Cela en devenait une cacophonie monstrueuse. Un dérèglement de l’orchestre, l’orgue de barbarie perd le fil du morceau. Les éclairs se répandent à travers la pluie, et frappent le sol devant Takeshi.

Il revient à la réalité, et tombe sur le parquet de la pièce principale de l’appartement de son employeur. Il se relève rapidement, mais ne ferme pas la fenêtre. La musique s’arrête. Lentement, lentement, très lentement, et les nuages s’estompent, le vent s’essouffle, et la pluie disparaît. A la place, un ciel de couleur lilas, avec une lune sur la voie du couchant. Le soleil n’est pas là. Mais il porte déjà son influence sur le ciel.

Il était six heures du matin. Takeshi inspira profondément, et ferma la fenêtre. Il n’avait pas dormi de la nuit, et il devait se préparer à une journée de cours intenses. Il était déjà habillé de sa tenue habituelle, à savoir une veste de cuir noire, un pantalon de la même couleur, son bandeau vert sur le front, et son bandeau de pirate sur l’œil droit. Il gardait ses cheveux de couleur feu en pics diagonaux. Il passa dans sa chambre prendre son sac, et descendit aux cuisines. Là, comme à son habitude, il piqua un morceau de pâtisserie, et laissa une pièce sur le plan de travail. Là, il mangea quelques minutes, puis sortit à l’air libre, alors que le soleil commençait à peine à sortir de derrière les montagnes. Le ciel prenait une teinte rouge, couleur qui s’estompait vers l’ouest, laissant apparaître un ciel bleu.

Takeshi regarda autour de lui. La vie commençait à émerger, les lumières s’allumaient, les premiers sons, les premières voix lui parvinrent, et déjà quelques personnes sortaient dans les rues. Takeshi entreprit son court voyage vers l’académie. Arrivé, après quelques minutes, il poussa les battants de la double porte à l’entrée, et pénétra dans le hall. Là, il prit le couloir à droite, grimpa une escalier, tourna à gauche, et arriva devant une salle de classe dont la porte était encore fermée. Il attendit donc que quelqu’un vienne ouvrir, et c’est ce qui se passa quelques minutes plus tard. Leur professeur arriva.

C’était un jeune homme de grande taille, dans la vingtaine, un sourire inscrit sur le coin inférieur droit de son visage, et un morceau de gâteau à la framboise dans la main gauche.

« Bonjour ! T’es en avance, toi, dis-donc ! Tu viens pour mon cours ? Allez, entre, je vais ouvrir. »

Takeshi ne répondit pas, intimidé. Il s’agissait de Shayou Tasogare, un de leurs professeurs. Une fois la porte ouverte, tout deux pénétrèrent dans la pièce, et Takeshi s’assit au premier rang. Le prof, quant à lui, s’assit au bureau, et finit d’engloutir sa pâtisserie. Une fois cela fait, Shayou lui demanda :

« Bon, puisqu’on est tous seul, ça te dirait de savoir de quelle affinité tu es ? »

Takeshi ouvrit grand les yeux, surpris, mais joyeux. Il allait savoir de quelle affinité il était ! Enjoué, il répondit :

« Bien sûr, monsieur !
-Bien ! Prends cette feuille. Elle est normale, mais elle est assez fine. Ca devrait te faciliter la tâche. »

Takeshi se leva, et alla au bureau du sensei, qui tendait la feuille, et la prit, lentement. Ensuite, ne sachant pas comment faire, il demanda :

« Qu’est-ce que je dois faire ?
-Tu dois concentrer du chakra dans tes doigts. Selon ce qui se passera, on aura le résultat. »

Takeshi se concentra. Il avait appris récemment à contrôler son chakra, et il pouvait en mobiliser pas mal. Il se concentra. Une énergie émergea du centre du corps, et se dirigea à grand vitesse vers ses doigts. Le papier, n’eut aucune réaction. Takeshi concentra de plus en plus de chakra. Encore, encore, encore. Enfin, la feuille réagit.

Elle se froissa. Takeshi leva les yeux vers son professeur, qui acquiesça.

« Tu es d’affinité de l’éclair. L’affinité Raiton. A toi de la maîtriser le mieux possible. »

Takeshi était content. Il pouvait maîtriser l’éclair ! C’était magique ! Il sauta de joie, les bras en l’air, envoyant la feuille n’importe où. Wahou ! Takeshi se calma. Bon, il était Raiton, et alors ? A quoi cela lui servirait s’il n’avait pas de techniques ? Tasogare-sensei, qui semblait lire dans ses pensées, lui lança :

« Ca te dirait d’apprendre une technique ? »

Takeshi le regarda avec des grands yeux. Apprendre, une technique, déjà ? C’était possible mais c’était très dur. Takeshi n’était pas prêt. Il fallait d’abord s’entraîner. Il fallait commencer à maîtriser l’affinité.

« Oui, mais je sens que je ne suis pas prêt, monsieur.
-D’accord c’est ton choix. D’ailleurs, aujourd’hui, c’est cours pratique. La majorité du cours que je voulais faire ce matin consistait à vous expliquer ce qu’était une affinité, mais je pense que tu n’as pas besoin de réécouter le cours. Je te propose d’aller faire un tour à la salle de littérature.
-D’accord, monsieur.
-Par contre, reviens cet après-midi, ce sera un court pratique sur la maîtrise des affinités. Je voudrais voir comment tu te débrouilles.-Oui, monsieur.
-Allez, file. »

Takeshi prit son sac, remerciant Tasogare-sensei, et partit en direction de la salle de littérature. Il prit un couloir à droite, l’escalier, croisa Shinju, lui expliqua la situation, et continua son chemin. Il arriva enfin à la salle de littérature.

[Il y a un changement de temps passé-présent dans la première partie, et je sais. C'est fait consciemment. C'est pour donner plus de vie.]

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Lun 12 Oct - 20:00

[ Takeshi : +6 XP ]

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Mar 13 Oct - 5:18

Choumanin; la Surcharge!
Ou comment se faire charger par un éclair...


Un cours… si tôt le matin..?
Ren s’était levée et avait avalé un grand verre de jus d’orange avec une omelette avant d’attacher le bandeau de Kumo au niveau de son front, la jeune fille sortit de la maison, disant au revoir à ses parents qui le lui rendirent un sourire affectueux sur le visage. Kumo n’était pas désert mais pas achalandé non plus, les gens faisaient comme à l’habitude leurs courses, ou alors on pouvait voir des équipes de genins se plaindre de leurs missions trop matinales. Elle se dirigea vers l’académie de Kumo, académie ressemblant à toutes les autres avec sa grande cour où les aspirants lançaient des shurikens et des kunais. L’adolescente franchit le seuil de la grande porte en bois avant de se rendre dans l’un des amphithéâtres de l’académie, en gros était écrit « Ninjutsu ». Déjà plusieurs élèves –genins ou chuunins- étaient assis sur des bancs, les coudes sur la table longue devant eux. Ren prit place dans la troisième rangée, le professeur n’était pas encore là, le tableau était toujours fraîchement lavé de la veille et le bureau d’en avant, vide. La jeune fille, encore fatiguée de son entraînement de la veille dans les montagnes, fixait un point vide du mur blanc –presque- immaculé.

Soudainement, un bruit assourdissant retentit de la porte d’entrée qui coupait en deux les estrades de l’amphithéâtre, petit à petit, le son s’amplifiait et des élèves se bouchèrent vivement les oreilles, les habitués s’en fichaient mais se taisaient, ne pouvant plus parler sans hurler. Ren mit ses deux mains sur ses oreilles et regarda la table en fermant, les yeux le temps que cette cacophonie s’arrête. La porte s’ouvrit dans un « bam » retentissant comme un écho sur les murs tandis qu’un jeune homme, dans la vingtaine à coup sûr, entrait, une grande radio à la main. Cette dernière devait être très vieille vu que sa qualité de son n’était pas terrible et la musique qui y jouait devait dater du Nidaime Raikage. Le jeune homme –un casque lui permettant de rester impassible devant le son cacophonique sur sa chevelure rousse-, augmenta le volume presque au maximum. La seconde d’après, un « boum » retentissant parcouru la salle, un groupe de filles sursauta dans un cri commun. Ren ôta ses mains de sur ses oreilles et réajusta ses manches vertes en regardant le professeur, le sourire aux lèvres, qui reposait son casque sur le bureau et s’assit, mine de rien, sur le bureau en frappant dans ses mains, faisant signe alors aux élèves de s’asseoir et d’écouter attentivement. Ren était toute ouïe.

- Bonjour tout le monde, si vous n’avez pas encore entendu parler de moi, je suis Shayou Tasogare, professeur de ninjutsu à l’académie depuis… un certain temps.

Il sourit. Sourire charmeur et quelques filles derrière Ren avaient lâché une exclamation de fangirl totale. Mon Dieu, où allait le monde avec ses demoiselles? L’adolescente n’aimait pas ces hommes de type dragueur, de toute façon. Elle préférait clairement quelqu’un d’attentionné…

Shayou plia ses jambes en position assise et désigna la radio.

- Ne vous inquiétez pas, je l’ai juste trouvé dans la décharge par hasard et comme elle a l’air en bon état, je l’ai essayé et j’ai été surpris qu’elle marche, alors j’ai eu cette idée de l’amener en cours.

Le visage de plusieurs élèves eut une soudaine surprise sur le visage, la jeune fille y comprit, qu’est-ce qu’une vieille radio pouvait bien avoir avec un cours?
Le professeur semblait confiant et ne fléchit pas malgré le fait qu’il ait remarqué la changeante réaction de ses chers élèves. Il dit simplement :

- Aujourd’hui, nous allons apprendre la technique de la Surcharge. Comme sur la radio, un adversaire ne pourra pas tenir très longtemps si vous l’utilisez de façon efficace; c’est-à-dire de façon de plus en plus forte, ne lui donnant aucun répit.

Ren avoua qu’il avait du bon sang, elle était quand même impressionnée par le fait qu’il ait rendu sourd la moitié des jeunes juste pour un exemple… à croire qu’il aimait ça. Il n’en restait pour autant pas moins qu’un professeur sympathique, le sourire toujours aux lèvres.

- La technique Choumanin –Surcharge-, comme son nom l’indique, permet de surcharger une technique de Raiton pouvant être compatible avec cette dernière. Vous savez vous et moi que les techniques ne durent pas éternellement, en particulier celles de la foudre bien que puissantes, ne durent pas une éternité. Choumanin vous permet de prolonger le laps de temps de votre technique en cours lorsque vous concentrez intensément votre énergie. Un exem…!

Il s’interrompit, fixant un jeune garçon qui ronflait sur la table, apparemment il s’était endormi, après s’être bouché les oreilles. Ses camarades autour n’y prêtaient pas attention, c’était lui le pire dans l’histoire après tout. Shayou concentra son chakra dans ses bras, qui se matérialisa brutalement dans ses bras, il atteignit ensuite un point d’énergie, tout le monde le regardait sans rien dire. Puis soudainement, il concentra son énergie d’une autre façon et propulsa son chakra; un éclair parcouru l’amphithéâtre et vint s’abattre sur le mur à côté de l’élève qui sommeillait qui se réveillant en hurlant, des morceaux du mur attaqués tombèrent, le chuunin regarda son professeur qui souri en haussant les épaules, ce qui valu un bon rire général. Reprenant son petit sérieux, le jeune homme roux reprit son discours.

- Donc vous voyez, bien sûr je n’ai pas utilisé Inzuma à son maximum –sinon on m’aurait renvoyé pour que je n’enseigne plus ici-, mais j’ai utilisé la surcharge, ce qui m’a permis d’augmenter considérablement la puissance. C’est ce que je vais vous apprendre, donc. Vous savez tous comment concentrer votre chakra correctement, alors je…

Et il continua d’une façon dynamique, accrochant ses élèves, certains levaient la main pour poser des questions soient d’ordre pédagogiques ou alors des jeunes filles curieuses demandaient des choses sur sa vue personnelle que Shayou y répondit rapidement, apparemment il ne voulait pas s’attarder là-dessus bien qu’il tenait au fait que ses élèves se sentent bien dans la classe, apparemment il ne savait pas que son côté charmeur avait eu de l’effet sur des jeunes genins qui l’écoutaient et pas qu’un peu…

Après cela, il commença à sélectionner des élèves, quatre en tous. Puis il se tourna vers Ren qu’il pointa du doigt, la seule fille à partir de maintenant.

- Allez ma jolie, viens à l’avant avec les autres.

L’adolescente haussa un sourcil lorsqu’elle entendit le « ma jolie », mais elle ne fit aucune remarque et obéit, les regards des autres filles pesaient sur son dos. Le professeur fut alors formel; il fallait utiliser Choumanin devant tout le monde, ce n’était pas grave si quelqu’un ratait, il voulait juste encourager des élèves à pratiquer. C’était un peu trop rapide que l’on passe tout de suite à la pratique, mais bon. Mieux vaut trop tôt que trop tard, disait un dicton.

Le premier était un genin, qui finit par s’évanouir soudainement avant de reprendre ses esprits quelques secondes après, apparemment il avait concentré son chakra trop fortement au même endroit et son corps n’avait pas pu le supporter, tout était allé trop vite.
Le second était un chuunin accompli qui après un assez long moment, matérialisa un sabre de foudre avec son chakra et utilisa brillamment Choumanin malgré quelques petites difficultés pour une première fois, son sabre rayonna et fut plus long, Ren voulait que le sien le soit autant.
Elle fut la dernière, les autres élèves ayant essayé avaient eu des résultats satisfaisant variables. Des jeunes désintéressés par les autres essais discutaient maintenant entre eux en chuchotant, se taisant dès que le professeur leur jetait un œil. Ren regarda Shayou; il lui sourit doucement et lui dit qu’elle allait y arriver, ce fut encourageant bien qu’elle le prit légèrement comme des paroles en l’air.

Ren concentra son chakra et créa son sabre de foudre, elle s’était entraînée et connaissait désormais bien cette technique. Ne voulant pas ressentir un malaise comme les autres, elle décida de concentrer le chakra pour la surcharge dans son bras gauche qui attrapa celui de droit, l’énergie se transporta facilement mais lentement, lui permettant d’assimiler ce surplus d’énergie sans se sentir fatiguée. Au moment culminant, une explosion se fit dans un nuage de chaleur; le tout venait d’exploser. Ren se tint sur solidement sur ses jambes ainsi que les autres, une personne trop dans la lune tomba sur les fesses et se releva presque aussitôt.

La jeune fille s’excusa poliment, Shayou lui dit :

- Ne t’inquiète pas, encore un peu plus d’entraînement et tu l’auras. Et quand tu sauras cette technique, ma jolie. Et quand tu sauras l’utiliser, tes adversaires tomberont comme des mouches!

La jeune fille sourit, au moins il était amusant et encourageant.

Le cours continua ainsi, puis quelques élèves voulurent essayer et durent venir à l’avant pour ne blesser personne. À l’instant, le chuunin dit un message à toute la classe :

- Souvenez-vous d’abord que Choumanin peut s’utiliser de plusieurs façons, autant dans son nombre de techniques que dans le moment le plus propice. La façon de faire est aussi unique que l’individu…
* Je suis unique… comme tout le monde. * se dit Ren avec un sourire intérieur.

Un bon nombre de fois Shayou donnait des petits surnoms aux filles, ce qui amusa bien la jeune fille, de quoi riait-elle? Elle ne le savait pas trop elle non plus. Aller sur les bancs de l’académie lui faisait un drôle d’effet. Cela lui faisait prendre conscience que malgré son rang de chuunin, elle avait encore beaucoup à apprendre.

C’est le cours finit que lorsque tous les élèves finirent et que la bande de jeunes filles eurent finis de poser leurs questions au professeur –simplement pour lui parler, non?-, que Ren s’approcha de ce dernier et lui demanda de réessayer, ce dernier sembla hésiter et regarda l’horloge. Demandant pourquoi, il lui répondit timidement :

- Heu… c’est qu’en fait je voudrais aller à la pâtisserie avant de rentrer chez moi, je ne voudrais pas arriver pendant que le vendeur prend sa pause… mais ne t’inquiète pas, je suis d’accord pour que tu réessayes.

L’adolescente rit un peu et recommença le même processus que plus tôt. Ayant désormais toute son attention, Shayou la conseilla sagement en réussissant quelques fois à dire quelque chose de drôle, détendant l’atmosphère. Au cours de ses essais, Ren fit exploser de nouveau une fois son sabre, par inattention, les autres fois elle ne mettait pas assez d’énergie ou trop, sa façon de faire avait un défaut… bref, ajouter un complémentaire à une technique était plus difficile qu’il n’y paraissait. Serait-ce là son tendon d’Achille dans l’apprentissage des techniques?

La jeune fille amplifia son chakra cette fois-ci en méditant presque, se vidant l’esprit, elle ne pensait qu’à l’énergie et son transfert. Son sabre grossit, puis son blanc devint plus immaculé, l’électricité parcourant toute la lame et son avant-bras de manière étincelante. Le professeur était content de voir que finalement elle l’avait réussi. Posant sa main sur le dessus du crâne de son élève, il la félicita, la Aisawa s’apprêtait à commencer à quitter l’amphithéâtre quand la porte s’ouvrit brusquement; un homme que l’on pouvait juger comme un colosse arriva, sa musculature n’était d’égal que son regard froid et presque effrayant. Ren le reconnaîtrait parmi tous; Hikari lui en avait tellement parlé, de lors de ses cours de Taijutsu il avait horreur de ce professeur qui pourtant de façon contradictoire, enseignait d’une façon étrangement claire.

Shayou sembla presque embarrassé non par son collègue, il s’avança et n’eut pas le temps de parler que Genkotsu prit la parole :

- Shayou, Akai te cherche partout, pourquoi es-tu encore en classe? Je ne sais pas ce que…
- Oh! Genkotsu! Haha, je suis… très content de te voir, attends je suis un peu pressé –tu sais la pâtisserie et tout ça, moi et mon point faible…-, et si tu me disais tout ça dehors, hein?


De loin on aurait presque dit que le professeur de ninjutsu était un petit pois vu la différence de taille. Ren comprit que ce dernier cherchait à cacher le trou qu’il avait fait au début du cours, son aîné était si occupé à chercher un moyen de détourner la situation qu’elle n’avait pas eu la chance de saluer l’homme de quarante-deux ans. Alors que le roux dirigeait son collègue vers l’extérieur de l’amphithéâtre, ce dernier malheureusement ne réussit pas à ne pas faire en sorte que le trou béant se fit remarquer en plus des dégâts que les débris avaient fait sur la table.

- Mais qu’est-ce que ..?!
- Ah, ça! C’est… hm…
- Tu sais combien ça prendra de temps à réparer?! C’est ton élève qui a fait ça?!


Il fixa Ren d’un regard qui la figea sur place. Elle se demanda comment Hikari avait pu survivre à cette attitude… lourde. Shayou se plaça entre eux, ne cachant tout de même pas la vue aux deux individus vu les deux mètres et plus de l’expert en corps à corps.

- C’est moi qui ait fait ce trou… une petite… démonstration.
- Mais où avais-tu la tête en faisant ça?!


La « dispute » commença à s’embraser avec le caractère violent du colosse, Shayou ne savait pas non plus vraiment où se mettre devant son collègue. Ren ne préféra pas s’en mêler et discrètement mais sûrement elle s’éclipsa de l’amphithéâtre.

* Désolé sensei de vous abandonner, la prochaine fois je vous apporterai un gâteau… *


Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres.

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Ven 16 Oct - 16:52

[ Ren : +13 XP | Technique validée ]

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Mar 18 Jan - 20:44

Les rideaux de l’hôpital commençaient à filtrer les premiers rayons du soleil, timide et rare en cette saison basse. Dehors, s’élevant des allées des jardins de l’aile ouest du bâtiment, les sifflements des oiseaux redonnaient un peu de gaité au cœur des résidents.
Pour Sûu, ses premiers rayons indiquaient la fin de son service. La fatigue était devenue une amie proche, qui l’accompagnait de près tout au long de ces longues journées sans fin. La médecine lui prenait un temps fou ses dernières années, sans parler de sa nouvelle vocation de shinobi. Pas vraiment une vocation à proprement dit, mais qui restait pour elle un objectif certain à atteindre. La mort de Nawa lui avait ouvert les yeux, et donné toute son importance à la carrière de ninja. Mais entre la théorie et la réalité, il y avait souvent tout un monde. Comment la jeune et impétueuse Kasawa pouvait espérer suivre des cours de perfectionnement en médecine, et s’entrainer en temps que shinobi ?
Son niveau actuel ne lui permettait pas non plus de suivre des cours d’eisei, donc au finale, la réussite paraissait comme un rêve lointain et idyllique. Néanmoins Sûu n’en démordait pas. Posant délicatement sa blouse au vestiaire, et rangeant avec précaution sa thèse pour son brevet, elle se préparait pour son deuxième job. La nuit avait été longue, enchainant les heures de permanences, et le repos s’annonçait bien loin.
C’est donc avec une volonté de fer, que la jeune femme quittait l’hôpital pour prendre le chemin de l’académie ninja de Kumo. Sac de cours à l’épaule, elle travaillait dur dans l’optique de perdre le moins de temps possible. Accompagnée de sa fatigue et de ses cernes, Sûu profita du trajet pour se griller une petite clope, seule véritable amie et réconfort dans ce monde de brute.
Ses pas étaient léger, et sa démarche gracieuse. Elle arrivait après quelques minutes de marches au pied du bâtiment académique. Jetant son mégot au loin, et comme tout espoir de se reposer était perdu, elle décida de se prendre une minute de pause afin de pouvoir profiter une dernière fois de ce petit vent frais qui arpentait les rues de Kumo.

D’un pas résolu elle franchit la porte d’entrée et se dirigeait droit vers l’accueil. La présumée secrétaire, rangeait de manière assez monotone les documents présents devant elle. D’un âge certain, et d’une amabilité sans égal, elle lança
:

- C’est pourquoi ?

Devant une telle morosité, et un ton aussi las, la motivation de Sûu s’en retrouva un peu ébranlée. Mais la jeune femme se résigna, et décida de passer outre. Son entrainement était plus que nécessaire.

- Je viens pour un entrainement et …

- Nom, Prénom, grade … La coupa la vielle femme qui ne relevait même pas la tête de ses dossiers.

Sûu d’un naturel plutôt déconcertant, lui répondit avec tout le contrôle qu’elle pouvait exercer sur ses nerfs.

- Kasawa Sûu, Raikage …

La vielle se décida quand même à lever le bout de son nez, mais gardait quand même cet air si agaçant dans son timbre de voie.

- Ha ha … Je vois qu’on à le sens de l’humour …rétorqua la secrétaire sans la moindre expression faciale.

- Quelle perspicacité vous m’impressionnez ! Vous n’avez jamais pensez à faire shinobi ? Non parce que sérieusement quand je vous parle j’ai envie de me pendre. Vous êtes une tueuse vous …

La secrétaire qui fixait toujours la jeune femme, ne se donna même pas la peine de répondre, surement habitué aux remarques faites sur son caractère. Devant le grand blanc qui s’insinuait, Sûu lâcha prise et abdiqua. Elle rendit la feuille que lui avait donnée la secrétaire, et chercha dans son sac son bandeau de shinobi. Objet qui pour elle ne signifiait pas grand-chose, à part un objet encombrant qu’on lui demandait de promener un peu partout.

Il n’empêche que la jeune toubib eut beaucoup de joie en recevant se bandeau frontale. Cela signifiait pour elle la fin de ses longs cours théorique sur l’utilisation du chakra, l’apprentissage de la hiérarchie ninja et toute base nécessaire à tout étudiant. Cela signifiait aussi la fin de ses longues heures passés aux coté de gamins plus puérils et enflammés les uns que les autres. Son rang de Genin lui laissait quand même un peu plus de liberté, et en général le corps enseignant laissait à Sûu une certaine marge de permission de part son statut d’interne en médecine.
La jeune Kasawa avait passé l’âge de perdre son temps et savait pertinemment ce qu’elle souhaitait et surtout ce qu’elle ne voulait pas. La secrétaire lui signa sa feuille, laissant à Sûu le soin d’aller et venir à l’intérieur du bâtiment. Une bâtisse que ses homologue shinobi connaissait bien, contrairement à la jeune femme qui avait plutôt tendance à faire passer sa carrière de Eisei avant le reste. Elle se demandait encore comment elle avait bien pus obtenir le rang de Genin, sans connaitre la moindre technique. Sa modestie était tout à son honneur et c’est ce qu’il plaisait chez ses mentors. Maturité, rigueur et application dans son travail. Des qualités qui lui étaient indiscutables, et qui faisait passer ses mauvais cotés à la trappe. Tel que le sarcasme, l’humour noir et son franc parlé.
Elle remit une mèche rebelle en place, déboutonna le premier bouton de sa veste, et d’un pas ferme, s’orientait vers sa nouvelle salle de cours.


[A suivre]

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Sam 29 Jan - 17:38

[hrp : Je change de position narratif. Passant ainsi de la troisième personne à la première. Je trouvais mes texte un peu vide de sentiments et de ressentis. J’espère que cela ne vous gênera pas trop quand à la lisibilité de mon rp. ]

Les couloirs se perdaient à pertes de vues. Droite gauche, gauche droite, toujours les même murs qui me paraissaient si familiers. Plus le temps passait et plus je me disais que la vielle de l’accueil aurait pus me filer une carte plus détaillée du bâtiment. A moins qu’il ne s’agissait là d’une sorte de test pour étudiant fastidieux. Tournée en rond m’exaspérais au plus au point. Des minutes précieuses de perdues, que je pouvais consacrer à l’hôpital. Mon brevet de médecine approchant, je devais me consacrer au maximum dans mes études. Arrivera bientôt la fin d’année et mon choix de spécialisation. Choix bien que dur mais cruciale. Jiguya-sensei, m’apprenait en ce moment l’étude d’un cadavre lambda. Bien que la répugnance fut mon premier avis, côtoyer les morts ne me semblais plus si difficile que ça à présent. Ils avaient ce quelque chose qui me plaisais grandement… le silence.
Un don rare en ce bas monde, trop désireux de vouloir l’ouvrir quand il faudrait la fermer. Droite gauche, pff je n’y arriverais jamais. Et j’avais beau tourner ce morceau de parchemin illisible dans tout les sens, rien n’y faisais. Une petite clope ? Non cela ne serait pas raisonnable dans un établissement aussi prestigieux. L’envie contre la raison, quels durs choix moraux.
Sans un bruit je regardais alors ce petit groupe de genins passer à mes cotés. Comme perdues dans mes réflexions je les enviais et les laissaient filer tranquillement. Je ne savais toujours pas pourquoi l’idée de demander ma route m’eut semblée si difficile. La honte peut être ? Oui ça devait être surement ça …

Après quelques laborieuse recherche et quelques allez retour, j’ai finit par comprendre que mon sens de l’orientation laissait vraiment à désirer. Un défaut que je me tenais bien de garder pour moi. Moi qui prônait la supériorité féminine sur le sexe fort, qu’elle honte. Je vois bien d’ici les moqueries de ces chers collègues de la gente masculine. « Alors Sûu, on se ballade ? » Oui, j’adore visiter des labyrinthes sans intérêt, c’est tout moi ça …
Aile B, normalement je me rapprochais du but. Et puis merde, n’importe qui pouvait se paumer dans ces couloirs, ils se ressemblaient tous. Trouver un cours n’aura jamais été aussi laborieux pour moi. Qu’elle idée ais-je bien pus avoir de me lancer dans cette carrière de ninja. J’espère que de ton petit chez toi là-haut tu apprécie tout les efforts que je fais. Mais à l’allure où vont les choses tu ferais bien de me réserver une place. Perdue et morte desséchée dans les couloirs vides et froids de l’académie. Qu’elle fin atroce…

M’extirpant de mes pensées morbides, mon œil se fixait sur la petite tablette accroché à la porte. Salle 59, Ninjutsu. Je ne serais peut être pas résignée finalement à errer sans fin dans l’académie. Une nouvelle qui me fit chaud au cœur. Ces quelques kilomètres de marches m’avaient écœuré. Qu’une seule chose apparaissait à mon esprit alors. Une bonne cigarette ! Malheureusement, le temps de trouver la sortie, deux jours pouvaient s’écouler. Ne pas prendre de risques inutiles, règle n°1. Quand à la règle n°2, heu… bref la salle tant convoitée se matérialisait devant moi, je n’avais pas de temps à perdre en réflexions inutile. Et puis les cours académique étaient tellement chiant aussi, difficiles de tout mémoriser quand la fatigue venait frapper à ma porte. Je revois encore le morveux de la chaise d’à coté mâchouillant son bonbon à longueur de temps. Dur moment de solitude intense, ou un tabouret et une corde pouvaient faire office de véritable amis. Je me perdais de plus en plus dans mes pensées. La fatigue faisait encore des sienne. Mais il fallait tenir coute que coute. Cette nouvelle vie impliquait de lourd sacrifice et une implication totale.
Déterminée, et gonflée à block d’assurance, je laissais ma main rentrée au contact de la porte en bambou. Trois coups retentirent derrière, mais aucune réponse ne s’en échappait. Je priais toutes les entités supérieur qu’elle quelque soit, que ma visite ne soit pas veine. Alors que je commençais à échafauder des plans pour camper devant la porte, celle-ci s’ouvrait à la volée. Je sursautais aussitôt bien évidement, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir un homme de corpulence moyenne se dresser devant moi.

-Shalut ! Me dit-il d’un naturel assez déconcertant pour quelqu’un parlant avec un beignet dans la bouche.
- Ces beignets sont un vrai délice, je me demande comment ils arrivent à créer autant de plaisir et de saveurs dans une aussi petite chose. Termina-t-il tout comme sa pâtisserie.

Je le regardais d’un air assez écœuré. A en juger par la grosse boite qu’il tenait dans ses mains, l’homme n’en était plus à son coup d’essai. Comment pouvait-on manger autant de matière grasse sans ressentir la besoin de tout régurgiter ? Le garçon était jeune, je lui donnais à peut près ma tranche d’âge. Une fois mon dégout passé, je reprenais le cour de mes pensées.

-Et vous êtes ? Lui dis-je sans retenue
-Comment pouvez ingurgiter de tels beignets bien gras dès le matin ? Bonjour pour éliminer toutes ses calories après.



Il me regarda tout sourire, comme si mon dégout ne l’atteignait pas. L’homme avait une certaine prestance, qui se rajoutait à son charme naturel. Tout sourire et des cheveux en bataille, il paraissait de bonne composition et d’un naturel gai. Il me regardait et répondit par une pirouette à ma question.

-Je suis … tout à fait charmer mademoiselle. C’est vraiment sympa de trouver d’aussi beau sourire dans les couloirs d’académie un matin de weekend.

Le weekend, la boulette qu’elle gourde je faisais. Le temps passait tellement vite que j’en oubliais le calendrier. Décidément la journée s’annonçait vraiment particulière. L’homme continuait, et rétorqua à mon écœurement.

-Vous savez ce qu’il y a de plus important dans la vie ? …
-Le cholestérol ?
-C’est de ne pas se privée et se retenir pour les choses que l’on aime. Car après, il est toujours trop tard.

Et bam, encore un moraliste à deux balles. Je regrettais amèrement de ne pas avoir pensée à prendre de la morphine en quittant mon service. M’échapper loin de se monde de fou, et être seule, entièrement seule. Il ne me restait plus qu’à faire demi-tour. Je n’avais même plus le courage et l’envie pour lui demander la sortie. Après tout, je trouverais bien un coin de couloir ou dormir. Je me retournais il me retint par le bras.

-Je suis Tasogare Shayou, et j’enseigne dans cette salle. Je n’ais pas trop pour habitude de donner des cours pendant mes jours de repos, mais pour mon infirmière préférée je veux bien faire une exception.

Il remontait sa manche droite, et me laissait découvrir sa longue cicatrice sur son bras. J’ai eu beaucoup de mal à me remémorer son visage, le nombre de patient que je soigne par jour étant considérable, dur de remettre un nom sur un visage. Peut être l’avais-je soigné par le passé. A en juger par l’allure de la cicatrice, cela devait bien faire plusieurs moi. Sa main était toujours posé sur mon bras, m’empêchant doucement de faire marche arrière. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis rentrée dans cette salle vide. Et sans le savoir, j’allais recevoir mon premier cour pratique de Ninjutsu.

[A suivre]

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Jeu 22 Sep - 13:29

Le chemin qui séparait la résidence où vivaient Genji et Reiko de l'Académie n'était pas bien long : trois rues, que la jeune fille traversa au pas de course. Elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où elle devrait aller, alors il valait mieux prendre un peu d'avance. Certes, elle avait déjà accompagné Genji, mais n'avais jamais mis les pieds à l'intérieur du bâtiment. Refermant son poing sur la bandoulière de son sac de cours, Reiko prit une grande inspiration, s'appliqua à avoir l'air confiante, et entra.

Elle tomba nez à nez avec un homme aux cheveux blancs qui tenait une pile de dossiers.


" Oups ! Excusez-moi."
" Ca fait rien, va, il en faut plus que ça pour perturber le grand Hoshi-sama ! "

Hey ben il ne se prenait pas pour un vieux déchet, celui là... Reiko lui répondit par un sourire poli, et se faufila dans le bâtiment, à la recherche d'une indication. Elle finit par tomber sur une porte qui portait la mention "secrétariat, accueil, inscriptions", et frappa, d'abord timidement, puis, comme personne ne répondait, plus fort. Une voix désagréable lui répondit presque aussitôt :

" Entre ! "


La jeune fille entra, serrant bien fort la bandoulière de son sac. Elle jeta un oeil sur le visage de rapace de la secrétaire, puis inclina la tête, mécaniquement, avant de lancer un petit Bonjour.


" Alors, qu'est-ce que tu veux ? "

" C'est pour une inscription. "
" Nom, prénom, grade. "
" Euuh... Tak... Ozuma Reiko, étudiante. "
" Tu peux épeler ?"
" O-z-u-m-a R-e-i-k-o. "
" Signe ça, maintenant. "

Le manque de politesse de la secrétaire amplifia si c'était possible l'anxiété de Reiko. D'un autre côté elle était dans un village caché, maintenant, il ne fallait pas qu'elle s'attende à être prise par la main. Sans un mot, la jeune fille prit le papier, sortit un stylo et signa. C'était un simple formulaire complété par une décharge de responsabilité. Bah bravo. Toujours dans le silence, elle rendit le formulaire.

" Les horaires des cours sont indiquées sur le panneau d'affichage. Bonne rentrée. "
" Merci, au revoir. "

Bon, ça c'était fait. Un coup d'oeil à l'horloge du hall d'entrée lui indiqua qu'il lui restait dix minutes pour trouver sa salle de cours. L'Académie n'était pas immense, ça serait probablement suffisant. Le panneau d'affichage indiquait un cours de ninjutsu en amphi Sakae Samura. Reiko n'avait pas la moindre idée de qui pouvait être Sakae Samura, mais elle savait où se trouvait le plan qui lui même lui donnerait l'emplacement de la salle. Après quelques minutes d'errement dans le labyrinthe des couloirs, à se laisser guider par le bruit, le plan, et la chance, Reiko tomba sur l'amphithéâtre de ninjutsu. Enfin ! Après un coup d'oeil à l'intérieur, elle repéra une place libre, à côté d'un type seul à l'air déprimé, et juste derrière un gros et grand bonhomme. Parfait. Elle ne se ferait pas remarquer, et n'aurait pas à tenir une conversation.

Installée à sa place, Reiko sortit son cahier et ses stylos. Les fournitures avaient un petit air de déjà-servi, rien de plus normal puisqu'elles avaient appartenu à Genji. Les deux ne roulaient pas sur l'or, et J n'avait pas écrit grand-chose sur ses cahiers. Reiko les parcourut tranquillement, en attendant l'arrivée du prof. Un sourire traversa son visage lorsqu'elle vit que Genji avait tracé sur toutes les pages le symbole de kumo. De nombreux mots encadrés étaient aussi inscrits, en vrac, dans la marge, et portaient la mention "à chercher dans le dico". La petite famille ne possédant pas de dictionnaire, Genji avait dû rester longtemps dans l'ignorance. D'ailleurs, il sembla qu'à partir d'un certain moment il avait arrêté d'essayer de comprendre les cours, puisque les pages du cahier étaient recouvertes de petits textes de rap.


J'ai essayé de grimper au mur
Avec mon chakra très pur
Mais une seule chose est sûre
C'est que le sol est dur

Quelques pages plus loin, on pouvait lire :


A Konoha y a que des rats
A Kiri ils ont des petits kikis
Mais à Kumo on est tous des gosses-beaux

Reiko haussa les sourcils, ricanant dans sa barbe. Genji avait sans nul doute le pouvoir de la mettre de bonne humeur. Pour la première fois, elle envisageait l'avenir sereinement. Certes, la vie de Shinobi n'était sans doute pas simple, mais elle avait quelqu'un sur qui compter, et personne à combattre. Pour le moment, du moins.

La jeune fille fut tirée de sa rêverie par le bruit d'une porte qui claque. Elle redressa la tête, et dégaina son stylo, prête à noter à toute vitesse. La femme qui venait d'entrer en imposait. Elle avait du charisme, une bonne éducation, une bonne tenue. Ca se voyait à sa façon de se tenir, de bouger. Un petit air hautain, peut-être, mais une expression dure. Pas de sourire. Reiko connaissait ce genre de profs : c'était le genre de profs qu'il valait mieux ne pas contrarier.


" Bonjour à tous. Je m'appelle Okamoto Shina, professeur de ninjutsu non élémentaire. J'enseigne également d'autres spécialités de ninjutsu, nous aurons donc probablement l'occasion de nous revoir. "

Elle parcourut la salle du regard, parvenant à trouver un angle pour voir Reiko malgré les précautions de cette dernière pour rester en retrait. Le silence était tel qu'on entendait voler les mouches. Impressionnant. Apparemment, cette femme faisait partie des élus qui possédaient le don de maintenir le silence dans une assemblée, si grande soit-elle.

" Si certains d'entre vous savent déjà ressentir leur chakra, et réaliser les techniques de base henge, bunshin et suimen, qu'ils sortent, mon cours ne les concerne pas. "

Une dizaine d'étudiants sortirent en vitesse, et le silence se fit à nouveau.

" Je voudrais commencer par une petite mise au point. Quelques uns parmi vous s'imaginent sans doute, comme chaque année, que le métier de shinobi est amusant. J'invite ceux là à envisager une autre carrière. Notre métier n'est pas fait pour les têtes brûlées. Il exige discrétion, finesse, et intelligence, qualités dont certains manquent cruellement. Ne vous attendez pas à partir faire de petits missions gentillettes avec vos meilleurs amis, et à revenir tout souriant et indemne avec la prime. Chaque jour vous risquerez votre vie et celle de vos camarades pour mener à bien vos missions. Vous subirez des blessures, voire des mutilations, vous verrez probablement vos amis mourir, ou vous mourrez sous leurs yeux. Si vous êtes capturés par un ennemi, vous passerez par des salles de torture. Notre métier exige une grande force morale. Les faibles, disparaissez, ce n'est pas pour vous. "

C'était rude, comme entrée en matière, mais Reiko savait très bien pourquoi elle était là. Elle avait déjà tué, elle avait déjà vu la mort. Pas seulement celle du gros chat, non, la sienne aussi, et celle de son frère. Elle n'était pas si faible que ça. Perdue dans ses pensées, la petite blonde n'entendit pas tout de suite que son professeur avait recommencé à parler. Vite, elle saisit son stylo et s'empressa de noter sur son cahier un gros titre :

LE CHAKRA

A mesure que la kunoichi faisait son cours, la main de Reiko volait sur les pages de son cahier. Elle avait tout à apprendre, il ne fallait pas qu'elle oublie quoi quoi ce soit. Parce que d'après ce qu'elle avait constaté en regardant le cahier, ce n'était pas Genji qui l'aiderait pour tout ce qui concernait la théorie.


Le chakra est une énergie qui circule dans le corps de tous les êtres vivants, et a son propre système circulatoire, comme le système sanguin. Il faut le ressentir puis le contrôler pour exécuter chaque technique ninja, et pas seulement le ninjutsu. Il existe deux types de chakra :

Corporel : produit par les cellules, pas possible d'en maîtriser la quantité
Spirituel : produit par l'esprit, la méditation. On peut l'augmenter avec l'entraînement

Il faut mélanger les deux pour lancer une technique, à l'aide des signes incantatoires [à approfondir].
...

A la fin des trois heures de cours, les notes de Reiko s'étalaient sur une quinzaine de pages. Il fallait dire que la prof parlait vite, et ne prenait pas la peine de répéter. Elle n'avait pas vraiment le type "institutrice de cours préparatoire qui s'assure que tout le monde a compris avant de continuer". Non, là, si quelqu'un était largué, il n'avait qu'à partir. Un seul étudiant avait osé lui poser une question, et il avait été superbement ignoré. Au moins, tout le monde savait à quoi s'en tenir.

Reiko survola ses notes, d'un air absent. Elle en avait écrit, des trucs. Ca allait nettement plus vite qu'au collège. Maintenant il allait falloir qu'elle apprenne tout ca, et surtout qu'elle le mette en pratique. Certes, les explications sur le chakra, le henge, le bunshin et le suimen étaient très complètes, mais passer à la pratique quand on n'a que la théorie, ce n'est pas forcément très simple. Genji l'aiderait, peut être que le voisin aussi pourrait lui donner un coup de main, songea Reiko en rangeant ses affaires dans son sac.

En sortant de la salle, elle passa devant un petit groupe d'étudiants surexcités. Ils ne devaient pas avoir plus de huit ans. Des enfants de Shinobi, probablement. Ils discutaient vivement, et Reiko n'eût aucun mal à entendre leur conversation :


" Pfff ! Trop facile, ce cours, pas vrai, Hiroshi-kun ? "
" Ouais, c'était de la rigolade ! "
L'un des petits imita le ton sec de leur professeur :
" Le henge est une technique très utile qui vous permettra de prendre l'apparence que vous souhaitez. Pfff ! Tu parles, on sait déjà tout ça ! HENGE ! "

Sur ces mots, le gamin prit la forme du type aux cheveux blancs que Reiko avait croisé en arrivant à l'Académie. Ses camarades l'applaudirent, et la jeune fille s'éloigna, serrant son sac contre elle, bien décidée à ne pas se faire ridiculiser par des gamins idiots qui n'avaient pas l'air de se rendre compte de ce qui les attendait.


Rentre à l'appartement de Genji et Reiko

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Sam 24 Sep - 14:42

    Reiko ( Niveau 3 )
    : +0% Bonus Inclus
    : +12 XP

    : Un texte très amusant, un personnage attachant, bref un bon cocktail pour faire de ce court passage à l'académie quelque chose de très intéressant =) continue comme ça.

MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Jeu 9 Aoû - 0:50


Hachidan by Yamato Ensemble on Grooveshark

__________________________________________________________

Depuis peu, un nouvel arrivant s'était fait enregistré au village de Kumo. Peu banal, cet homme de vingt-trois ans n'était autre qu'un jeune samouraï en quête d'informations, de vérités, de connaissances. Répondant au doux nom de Musashi Miyamoto, ce gaillard de presque deux mètres s'était mis en tête d'apprendre les rudiments de combat de cette nouvelle société, les shinobis. Loin d'être naïf, il voyait bien qu'ils étaient la nouvelle génération de guerriers, ceux qui prendraient la relève des samouraïs, eux qui ont tant donné et tout sacrifié pour accomplir les desseins de leurs Seigneurs. Peu rancunier, les samouraïs s'adaptaient comme ils pouvaient tout en gardant leurs valeurs et leurs traditions. C'est pour cela que Musashi s'était rendu en ce jour à l'académie de Kumo, il se sentait prêt à apprendre ce qui faisait la force de ces gens. Suivant à la lettre la Voie du samouraï, il ne se bornait pas à un seul art et partez donc à la conquête du chakra et des Arts Ninja. Ayant déjà vu quelques-uns de ces hommes à l’œuvre, il savait à quel point ils étaient redoutables et imprévisibles.

Pénétrant dans l'enceinte du bâtiment, l'homme se dirigea vers le guichet d'accueil où une jeune femme l’accueilli avec sourire.


    Secrétaire _ Bonjour monsieur. En quoi puis-je vous aider ?
    Musashi _ Salutations. Je voudrais devenir un apprenti de Kumo. J'aimerais en apprendre plus sur l'Art et les techniques Ninja.
    Secrétaire _ Très bien. Je vous conseille alors de suivre l'un de nos cours en amphithéâtre. Il y en a plusieurs dans le bâtiment et chaque salle vous permet de suivre un cours différent, vous permettant ainsi de choisir un apprentissage selon vos préférences et vos envies, et cela toute la journée et selon les disponibilités des enseignants. Cependant, ne vous inquiétez pas si vous ratez un cours qui aurez pu vous intéresser, les professeurs font souvent des cours de rappel pour les nouveaux venus ou ceux qui n'auraient pas tout compris la première fois. Tenez, je vous offre aussi un manuel sur les bases qu'il vous faudra connaître pour passer Genin. Si vous êtes prêt à suivre notre formation, je vous demanderais une simple signature sur ce registre.
    Musashi _ Merci bien, vos explications m'ont bien éclairés sur cet endroit.
    Secrétaire _ Merci monsieur, passez une agréable journée.
    Musashi _ Vous de même.


Après une rapide griffe sur le registre, l'homme salua une dernière fois la femme qui venait de l'accueillir avant de la quitter. S'éloignant du guichet, le samouraï commença à feuilleter le livre qu'on venait de lui remettre. Observant rapidement le sommaire, l'homme fut vite perdu lorsqu'il passa le regard sur les titres des catégories. Cela parlait de Ninjutsu, de Taijutsu, de chakra, de jutsus, tous ces mots n'étaient qu'un charabia incompréhensible pour lui, il n'en avait jamais entendu parler ou alors très peu. Plongé dans sa lecture, il ne remarqua pas une jeune fille qui avançait, distraite, dans sa direction. A cause de sa grande taille, l'homme renversa malencontreusement la gamine qui tomba sur le sol. Gêné, il se dépêcha de la relever et s'inclina de nombreuses fois pour s'excuser.

    Musashi _ Excusez-moi ! Je suis vraiment désolé !
    Gamine _ Oh ce n'est rien Senseï-sama ! J'étais distraite et je n'ai pas vu que vous étiez là ! A bientôt Senseî !
    Elle s'enfuit en courant, gênée.
    Musashi _ Sen... seï ?


Après quelques secondes de réflexion, Musashi regarda la population autour de lui et un élément le frappa: tous les étudiants ici présents n'étaient que des gamins, des adolescents tout au plus. Aucun d'entre eux ne devaient dépasser les treize ou quatorze ans. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix et de ses vingt-trois ans, le samouraï passait plus pour un professeur plutôt qu'un élève. De cette donnée, il se rendit compte que tout comme lui, les ninjas étaient formés assez jeunes pour en faire plus tard des adultes accomplis, forts et intelligents.

Sortant de ses pensées, il rangea son bouquin et se remit en route. Arrivé devant une porte, au hasard, il lut l'inscription notée sur la porte.


Citation :
Amphithéâtre de Ninjutsu.
Cours actuel: apprentissage du Henge no Jutsu (Métamorphose).

Sans trop savoir à quoi s'attendre, il pénétra dans la pièce sans se faire remarquer puis alla s'installer sur un siège, face à un homme roux un peu plus en contrebas qui parlait de vive voix, l'enseignant visiblement. Péniblement, Musashi allait devoir saisir et comprendre des termes inconnus pour lui. Un peu d'aide ne serait pas de refus.

[Intervention de votre personnage, si vous le voulez. Il donnera un coup de main à Musashi pour comprendre les bases et les termes. Le professeur qui fait le cours est Shayou Tasogare, professeur de Ninjutsu].


Takuan
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Jeu 16 Aoû - 16:54

Les paupières se fermaient. Lourdes, si lourdes, tellement lourdes qu'elles en faisaient presque mal. Takuan se sentait prendre racine, s’enfoncer dans le sol boise de la salle de classe. Tout au fond de la salle, les bras croises, il regardait un prof quelconque faire un cours quelconque sur une technique quelconque. Le Henge en soi était une bonne introduction au maniement du chakra. Mais enseigner le Henge de cette manière consistait tout bonnement en un attentat à la pédagogie la plus élémentaire. Les élèves, tout autour de lui, s’ennuyaient tout autant, à moitie attentifs devant l’expose méticuleux et aussi pratique que la description d’une porte en bois dans un roman naturaliste. On lui avait pourtant recommande d’assister au cours de quelques collègues, histoire de se familiariser avec leurs méthodes en vue d’enseigner bientôt lui aussi. Il n’avait pas été contre au départ, mais après ce second essai non concluant, il commençait sérieusement à se demander si le doyen ne parlait pas d’un ton ironique en lui proposant pareille formation.

Il regarda par la fenêtre, happe par la forme des nuages dans le ciel, l’un des spectacles les plus fascinants de Kumo no Kuni. Un visiteur, lors de ses premiers jours a Kumo, ne se devait pas de contempler les constructions toutes en hauteurs. Même si l’architecture se défendait plutôt bien, elle ne combattait clairement pas dans la même catégorie que ces grosses boules de coton moelleuses et inaccessibles, aux formes tantôt intriguantes, tantôt rigolotes, qui ne représentaient qu’un rêve au loin, intouchable, et paradoxalement, voila ou résidait toute sa beauté : l’homme s’extasie toujours de ce qu’il ne peut toucher du doigt. L’indicible, l’impassible, l’opium de la nature humaine.

Le bruit de la porte retentit a ses oreilles, et il vit soudain un homme, de son age environ, entrer de maniere un peu confuse et timide dans la salle. Le professeur leva les yeux, puis continua son cours alors que les eleves tournaient la tete vers la nouvelle attraction de cette seance de somnolance avancee. Il n'avait pas l'air d'un professeur, plutot d'un gars un peu perdu, qui venait d'atterir la sans trop savoir pourquoi. Ne voyant pas de place assise disponible, il s'approcha de Takuan l'air embarasse puis commenca a ecouter le cours. Le Chuunin comprit alors que ce garcon etait la pour le cours. Un autre neophyte de ce village, tout comme lui, quelle heureuse surprise. Takuan prit alors l'initiative de quitter la piece en emportant le nouvel arrivant avec lui, apres lui avoir murmure a l'oreille.


Takuan - Si tu souhaites avoir un cours particulier, suis moi.

Des gamins de 10 ans pouvaient se permettre de perdre leur temps dans une salle a ecouter un hypnotiseur en chef. Celui la, Takuan sentit qu'il n'etait pas fait pour ca. Autant rendre l'entrainement plus pratique, et profiter du grand air...
Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: Amphi de Ninjutsu   Jeu 30 Aoû - 15:52

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