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 Amphi de Médecine

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MessageSujet: Amphi de Médecine   Ven 28 Mar - 0:18



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MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Ven 11 Avr - 21:45

¤,.°o°O Chapitre 1 : Vie et Survie O°o°.,¤
« Devant Juutai-sama ( Partie 1 ) »


Comme il l'avait escompté, Sho se faufila de rue en rue, de quartier en quartier, jusqu'à retrouver la route de l'académie qu'il avait emprunter la veille. Tout de noir vêtu, hormis la ceinture de lin blanc qu'il portait à la taille, Sho ne put éviter les nombreux regards dès son arrivé sur le parvis de l'académie. Étranger de tous ? Différent par sa tenue ? Bien heureusement, il n'y attacha une trop grande importance et continua donc sa route sans se soucier des murmures qui allaient bon train. Une fois à l'intérieur de la bâtisse, il retomba sur le même grand hall qui donnait sur l'accueil. L'ayant déjà franchit la veille, il s'avança d'un pas assuré et bifurqua au premier couloir qu'il trouva sur sa droite. Une pancarte y indiquait très clairement la direction de l'amphithéâtre de médecine. Longeant le long couloir jusqu'à un autre croisement qu'il prit à gauche, Sho arriva finalement devant deux portes en bois massif au-dessus desquels une nouvelle pancarte présentait l'amphithéâtre qu'il avait souhaité rejoindre. Un léger sourire aux lèvres, il appuya les paumes de ses mains contre le bois noble et ouvrit les portes jusqu'à faire irruption au plus haut des gradins de l'amphithéâtre. Quelques têtes, une trentaine tout au plus, se retournèrent alors vers lui puis reprirent progressivement leur position initiale, la nuque légèrement plus courbée, comme s'ils s'échangeaient quelques paroles secrètes. Décidemment, il commençait à croire que tous ces murmures le suivaient partout où il allait.

Quelques marches descendus et Sho s'installa au beau milieu d'une rangé totalement vide de monde, à quatre rangs de l'entrée, sur la gauche de l'escalier centrale. Son sac à peine posé au sol qu'il sentit une personne se glisser sur la place qui se trouvait sur sa droite. Se relevant lentement pour finalement posé ses avant-bras sur le bureau, il logea discrètement ses pupilles dans le coin droit de ses yeux, sans même bouger sa tête, et découvrit une fille visiblement du même age aux cheveux dorés. Son regard était d'un bleu glace plus que surprenant et son visage finement taillé. Autour de son cou elle portait le bandeau de Kumo, le même qu'il portait lui à son bras gauche. Étrangement, la moitié des places de l'amphithéâtre étaient vides et pourtant cette fille était venu s'assoire à côté de lui. Mais à peine eut-il le temps de se poser la question de sa présence qu'elle s'exclama à son attention.

· ? · Toi, tu es nouveau n'est ce pas ?

· Sho · C'est aussi probant que ça ?

· ? · Plutôt, oui. Je m'appel Setsuko, Setsuko Oïshi. Enchanté ?

· Sho · Enchanté Setsuko ... moi c'est Sho, Sho Nagoshi.

Ayant pivoté sa tête vers son interlocutrice, de manière à ne pas paraître irrespectueux, Sho croisa immédiatement son regard perçant. Là, elle lui adressa un sourire léger mais visiblement sincère. Sourire auquel il répondit par une légère courbure de lèvres à son tour.

· Setsuko · Tu dois te demander pourquoi je suis venu m'assoire à tes côtés ?

· Sho · Probablement pas parce que tu n'en avais pas envie ...

· Setsuko · C'est résolument pour cette attitude ... un nouveau, seul, distant et incroyablement mystérieux aux premiers abords. Un cocktail plutôt détonant je trouve, surtout quand on compte bien le nombre de garçons qui s'engagent dans la médecine. D'habitude, vous avez d'avantage tendance à vous tourner vers le ninjutsu ou le taijutsu. Les quelques exceptions sont donc exceptionnels ... chacun à leur manière ...

· Sho · ... belle analyse

La jeune femme eut un petit rire et posa à son tour ses avant-bras sur la longue table qui prenait la largeur de la rangée, son regard désormais tourné vers le grand tableau en léger contrebas. Sho l'observa pendant un long moment sans que jamais elle ne se tourna vers lui, se sachant pourtant bel et bien observé. Soudainement, les grandes portes s'ouvrirent pour laisser entrer une femme à la tenue plutôt " légère ", à l'interminable chevelure noire et au regard aussi sombre et ténébreux que le chaos. L'allure désinvolte dont elle faisait preuve surpris Sho au plus haut point. Certes, elle était d'une beauté particulière mais elle avait également cette part de ténèbre en elle, comme une personne capable de jouer aussi bien du bon que du mauvais.

· Setsuko · C'est Juutai-sama ... notre instructrice juunin. Elle peut paraître venimeuse au premier coup d'oeil mais en réalité elle est plutôt sympathique si on s'y prend bien. C'est une spécialiste en poisons.

A ces paroles, Sho ne répondit rien. Son regard, perdu à suivre l'instructrice en question, en disait long sur l'intrigue que venait de soulever cette femme en lui. Blottissant son menton dans le creux de sa main droite, il attendit patiemment le début de son cours lorsqu'elle s'installa, jambes croisées, sur son bureau pour ensuite fusiller la totalité des élèves présents du regard. Drôles de manières que celles-ci ...

· Akai Juutai · Je remarque que l'amphithéâtre s'est rempli de quelques nouvelles têtes. Je ne peux que leur souhaiter la bienvenue dans mon antre. Mais venons-en au fait de la journée. Aujourd'hui, je vais vous parler de la Régénération. Une technique de base, certes, mais essentielle pour n'importe quel médecin, quel qu'il soit. Certains s'accordent à dire qu'une simple pilule achetée chez l'alchimiste suffirait à rétablir un individu et rendrait totalement obsolète l'utilisation de la régénération en combat ou dans la vie courante. En ce qui me concerne, je vous dirais purement et simplement que ces individus ne sont que des crétins finis. La médecine se base sur la connaissance du corps dans son enveloppe charnelle aussi bien que spirituelle. Une pilule n'aura qu'un effet momentané et purement énergétique. La régénération, elle, aura un effet réparateur sur les cellules mortes de votre corps. Est-ce que vous notez la nuance ou devrais-je plutôt dire le fossé qui sépare la pilule de vitalité de la régénération ?

En posant cette question, l'instructrice plongea son regard dans celui d'une fille assise au premier rang, du côté droit de l'escalier central. La fille en question répondit d'un hochement de tête et ajouta clairement que si avec la régénération on pouvait par exemple réparer des tissus musculaires brûler par une attaque, la pilule de vitalité ne le pouvait. Immédiatement, Sho associa l'intérêt de cette technique aux multiples cicatrices qui recouvraient son dos et son torse. Peut-être était-ce là la technique qu'il avait tant souhaité acquérir pour en venir à bout ? Si c'était le cas, alors il y avait fort à croire que les jutsus supérieurs seraient d'une puissance inconsidérable. Après tout, ce n'était là que le premier cours de l'année et voila qu'il était sur le point d'apprendre une technique qu'il ne croyait obtenir qu'après bien des années de pratique et d'étude. Se pouvait-il que la médecine regorge de plus grands effets encore ? Sho semblait béa.

· Akai Juutai · C'est exactement ça, jeune fille. Pour entrer d'avantage dans les détails, la régénération accélère la régénération " naturelle " des cellules de votre organisme. Ce qui pourrait prendre des années voir plusieurs vies à se reconstituer naturellement, peut avec cette technique ne prendre qu'une seule heure à plusieurs jours entiers selon les dommages les plus graves. Mais regardez plutôt ...

Sur ces mots, la juunin sortit un kunai d'une poche secrète de sa ceinture et s'entailla le bras sur dix bons centimètres. Quelques exclamations de frayeur se mêlèrent dans l'amphi mais ni Sho ni Setsuko y acquiescèrent. Concentrés, ils froncèrent tous deux les sourcils et fixèrent la blessure avec intérêt. Là, l'instructrice se débarrassa de son kunai et joignit ses mains à hauteur de sa poitrine sans réellement se soucier du sang qui s'était mis à couler de sa blessure. Rapidement, elle enchaîna cinq symboles, serpent - cheval - coq - chien - buffle puis prononça le mot régénération. Aussitôt validée que la technique commença à faire son effet. Sous les yeux ébahis de certaines shinobis, le sang cessa de couler, la plaie devint cicatrice, puis la cicatrice devint croûte jusqu'à ce que cette dernière s’effaça totalement pour ne laisser qu’un bras pur sans la moindre trace de blessure.

· Akai Juutai · ... voyez comme cette technique peut s'avérer utile. Mais comme vous le savez bien, toute technique possède une faiblesse. Dans le cas présent, une faiblesse de taille, notamment si vous venez à l'utiliser au cours d'un combat. En effet, cette régénération consomme une grande quantité de chakra. Quantité qui pourrait triplée voir quadruplée en fonction de la régénération souhaitée. En plus de cela, vous perdrez en vitesse d'action. Pourquoi me direz-vous ? Et bien ... parce que vous irez contre nature ou plutôt, en accélérerez le processus. Aucun corps, aussi corrompu soit-il, ne peut encaisser une telle vitesse de régénération sans entraîner une fatigue excessive et donc une perte de vitesse proportionnelle aux soins promulgués. Gardez bien ça en tête et essayez, dans la mesure du possible, de ne pas utiliser cette technique en plein combat. Vous viendrez à apprendre des techniques plus intéressantes dans un tel cas, pour les plus persévérantes et persévérant d'entre vous, j'entends. Maintenant que vous avez vu la technique en action et que je vous ai expliqué son effet réel, nous allons attaquer à présent son action profonde.

Après quoi, Akai applaudit deux fois. En réponse, les portes de l'amphithéâtre s'ouvrirent et deux shinobis en blouses grises et en lunettes noires entrèrent avec chacun une mallette en main. Le premier s'occupa des rangées de gauche et le second de celles de droite. En quelques minutes, ils ouvrirent leur mallette et disposèrent deux flacons devant chaque élève avant de quitter la salle, mallette en main. Étonné, Sho abaissa son regard émeraude sur les deux flacons en question. Le premier était rempli d'un liquide vert feuille et le second d’un autre liquide mauve, cette fois-ci.

· Setsuko · Qu'est ce que c'est à ton avis ?

· Sho · Tu as dis qu'elle était spécialiste en poison, toute à l'heure. Je suppose qu'on doit se trouver devant les substances vertes et mauves qui pullulent dans son antre.

Setsuko haussa les épaules et se pencha un peu plus pour porter ses deux iris azur au plus prêt des deux flacons. Sho, lui, leva son regard vers l'instructrice et se mit à observer ses mouvements, ses manies, son regard, en espérant qu'il noterait une étrangeté quelconque qui expliquerait son comportement et ses méthodes des plus étonnantes.

· Akai Juutai · Maintenant que ces fioles se trouvent sous vos petits yeux, nous allons jouer à un petit jeu. Un petit jeu qui sera, à coup sûr, vous apprendre la première loi qui régit la médecine et l'utilisation de la régénération ...

Akai Juutai s'était exprimée avec un sourire grandissant aux coins des lèvres. Dès lors, Sho réalisa que quelque chose de malsain se dissimulait derrière ce " petit jeu " ... mais quoi exactement ? Il allait bientôt le découvrir ...


¤,.°o°O ... O°o°.,¤

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Mer 16 Avr - 19:32

¤,.°o°O Chapitre 1 : Vie et Survie O°o°.,¤
« Devant Juutai-sama ( Partie 2 ) »


L'amphithéâtre tout entier était plongé dans un silence de marbre. Tous les élèves présents étaient partagés entre surprise et incompréhension. Seul deux d'entre eux, Sho et Setsuko, avaient gardés leur calme et leur parfaite analyse de la situation. Tous deux avaient leur regard fixé sur l'instructrice, comme s'ils s'attendaient à ce qu'elle bondisse sur eux d'un moment à un autre. Après quelques minutes d'un lourd mutisme, la juunin se leva et s'approcha du tableau pour y inscrire une série de mots que Sho associa rapidement à des composants. Dans la colonne de gauche, il nota très clairement les mots suivants: racines de fraisiers, eau dilué et pétales de rafflesia. Dans la colonne de droite: sérum à base de venin, lait de platycerium et poudre de minerais. Un léger sourire se dessina alors aux coins de ses lèvres comme s'il était soudainement amusé par la situation. Son regard émeraude dévia vers les grandes baies vitrés qui se trouvaient sur sa gauche et donnaient sur les bâtisses du village. Pendant un long moment, il resta ainsi, le menton logé dans le creux de sa main. Cela même quand l'instructrice s'adressa directement à sa voisine de table.

· Akai Juutai · Setsuko. Peux-tu me dire laquelle de ces deux fioles contient un poison et l'autre un antidote ? En sachant que chaque colonne inscrite sur le tableau correspond soit au poison soit à l'antidote.

Prit sur le vif, Setsuko hésita un court instant. Son regard se déplaça du tableau jusqu'aux deux fioles une bonne dizaine de fois. Puis se disant qu'elle n'avait rien à perdre, elle désigna la fiole au liquide vert comme étant l'antidote et la fiole au liquide mauve le poison. L'instructrice eut un petit rire étouffé et secoua sa tête de gauche à droite pour lui faire comprendre qu'elle avait faux. Ses yeux sombres parcoururent alors les quelques centimètres qui la séparait de Sho et avec un sourire encore plus étrange, elle lui posa exactement la même question, croyant qu'il n'avait rien suivit de l'affaire, préférant peut-être la vue qui lui était offert du village plutôt que les cours qu'elle lui dispensait.

· Akai Juutai · Et qu'en penses ton voisin ...

· Sho · Ni l'une ni l'autre

Sur ces quelques mots, une grande majorité des shinobis présents se retournèrent pour regarder Sho avec des yeux plus ronds que jamais. Calme et détendu, ce dernier semblait ailleurs d'apparence bien que tout son esprit fut focalisé sur le cours. Maintenant qu'il se savait observer de toute part, il lui venait encore moins l'envie de reprendre sa posture originelle, regard tourné vers l'instructrice. Dehors, il pouvait voir les bancs d'oiseaux aller et venir dans le ciel de Kumo comme s'ils avaient trouvés en ces lieux, le havre de paix idéal. Point de vue que Sho partageait au plus haut point depuis qu'il avait eut à faire à l'hospitalité rassurante des habitants du village caché des nuages. Mais là n'était pas la question du moment, comme le lui rappela la voix délicate mais insistante de l'instructrice.

· Akai Juutai · Ni l'une ni l'autre ?

· Sho · Oui, ni l'une ni l'autre. La fiole verte ne contient ni antidote ni poison aussi bien que la fiole mauve.

Aucun bruit ne s'éleva au sein de l'amphithéâtre. Tout le monde semblait fixé aux lèvres de Sho, comme on s'attachait à voir un fou s'exprimer. Alors que tout semblait calme et paisible des rires commencèrent à éclater dans tout l'amphithéâtre. Autant de rires qui furent réprimandés par le regard sévère de la belle et troublante juunin. Aussitôt les rires s'estompèrent et un nouveau silence s'installa dans la vaste salle. Un silence qui mêlait aussi bien la gêne que l'intrigue qui était né autour de cette réponse. Akai Juutai s'exprima alors de nouveau à l'intention de Sho.

· Akai Juutai · C'est en effet la bonne réponse. Comment es-tu arrivé à une telle conclusion ?

La tête tournée vers la gauche, Sho logea ses pupilles dans le coin droit de ses yeux de manière à croiser le regard de son interlocutrice. De sa voix assurée, il commenta:

· Sho · Toute question se base sur une hypothèse. L'hypothèse ici, était que chaque liste écrite au tableau était associable aux composants des deux solutions. Hors, de ce que je sais, la rafflesia est une plante plutôt rare qui ne se trouve que dans des endroits très reculés et en nombre extrêmement réduit. De ce fait, je ne pense pas que Kumo en possède ne serait-ce qu'une quinzaine de ces pétales. Ce qui est donc trop peu pour concevoir le nombre de fioles qui se trouve aujourd'hui dans cet amphithéâtre. Par conséquent, j'ai émis l'hypothèse que la votre était fausse et donc que ni l'une ni l'autre de ces fioles n'était un antidote ou un poison.

· Akai Juutai · Très intéressant ... votre camarade soulève là la première règle de médecine : l'étude complète du sujet. Que vous vous trouviez face à des fioles étrangères ou face à un individu blessé, il vous faudra toujours analyser le contexte et le corps ou la matière sur laquelle vous comptez travailler. La médecine est une discipline rigoureuse qui demande un sens de l'observation accru et une bonne connaissance du sujet de travail. Vous ne pourrez réaliser une bonne régénération sur un individu blessé si vous n'avez pas prit connaissance de la zone touchée avec minutie. Surface à traiter, états des tissus ou des cellules touchés, veines ouvertes etc autant d'informations essentielles au bon fonctionnement de votre technique. Gardez bien cette notion en tête car elle vous sera utile dans chacune des techniques que vous viendrez à apprendre dans mon cours.

Sho reprit sa posture originelle et eut un petit rire amusé lorsqu'il croisa le regard étonné de sa voisine. Elle semblait figée dans une expression de stupeur indescriptible. Désormais gêné, il passa une main dans ses longs cheveux noirs et reporta son regard en contrebas, vers l'instructrice. Cette dernière s'était assise derrière son bureau et analysait maintenant un paquet de feuilles blanches. Une heure s'était écoulée déjà depuis le début du cours et Sho ne rêvait plus qu'à son terme. Son désir l'appelait vers les terrains retirés de Kumo où il pourrait s'exercer à la régénération. Fallait-il encore que le cours prenne fin. C'est alors qu'un tintement de cloche se fit entendre dans tout l'amphithéâtre et probablement l'académie toute entière. Aussitôt, les shinobis présents rangèrent leurs affaires et enfilèrent leur sac sur leurs épaules, prêts à quitter l'amphithéâtre de médecine d'un moment à un autre.

· Akai Juutai · J'ai ici les feuilles récapitulatives des signes et des prédispositions nécessaires au bon fonctionnement de la régénération. Pour ceux et celles que cela intéresse, je vous les laisse sur mon bureau.

Ayant retenu toutes ces informations, Sho ne ressentit le besoin de prendre la feuille et sortit de l'amphithéâtre son sac en bandoulières autour de son épaule droite. Il lui fallait désormais trouver un endroit tranquille pour s'exercer à cette technique. Mais alors qu'il avait franchit le hall d'entrée et descendait désormais les marches de l'académie des cries s'éveillèrent derrière lui. C'était Setsuko.

· Setsuko · Sho .... Sho ! Attends-moi !


¤,.°o°O ... O°o°.,¤


Arrow Rocher de Kumo, Aire d'Entraînement de Sho

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Ven 18 Avr - 11:47

[Sho : + 24 XP RP. J'ai rien à dire...c'est parfait ^^]

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Ven 5 Sep - 3:44

Taiki allait vers la petite pièce où il prenait ses cours. Il avait correctement assimilé les bases, et progressait chaque jour.

[Taiki] - Ouais, enfin, pour le moment, t'écoutes, tu retiens, tu récites, et on recommence. T'as encore rien fait d'extraordinaire, alors prends pas la grosse tête...

Effectivement, pour le moment, les bases était essentiellement - et même exclusivement - de la théorie. Essentiel, mais absolument pas de quoi se sentir capable déplacer des montagnes.

[Taiki] - Et puis on déplace pas des montagnes avec du Ninjutsu médical ... Enfin, c'était une image quoi ...

Il arriva dans la petite pièce, sombre, et ... vide. Vide à l'exception d'un parchemin, sur la petite table, qui lui indiquait de se rendre, ce matin, à l'amphithéâtre de médecine.

[Taiki] - Bon, ben ... reste plus qu'à y aller ... Ca devrait pas être compliqué.

Et il partit. Puis fit demi-tour, rapidement. Retourna sur ses pas. S'engagea dans différents couloirs, pour retomber sur la petite pièce. Recommença. Tourna encore un peu, et .. se retrouva devant la petite pièce... Grommela, re-fit demi-tour, et prit d'autres couloirs, qui le menèrent à la ... petite ... pièce ... Il grogna franchement, pris encore une autre direction, ouvrit une porte, esquiva un shuriken et ferma la porte, courut sencore dans une autre direction, et ... retomba sur ... la ... ...Et pendant qu'il marchait encore, dans une enième direction :

[Taiki] - Raaah, mais c'est pas vrai, je suis un crétin, ou quoi ?
[Taiki] - Oui, mais ça c'est pas nouveau !
[Taiki] - Bon, la ferme, j'essaye de trouver !
[Taiki] - Tu trouverais pas tes pieds même avec une carte !
[Taiki] - Ouais mais là, j'ai pas de carte !
[Taiki] - Ooooh, alors forcément, ça devient extrêmement dur de s'y retrouver dans un environnement si imposant ...
[Taiki] - Bon, ferme là, et cherche, imbécile !
[Taiki] - Ah, ça, pour être un imbécile, c'est sur : pas moyen de trouver -
[Taiki] - J'ai compris, mais -

Taiki stoppa net. Deux gamins. 8 ou 10 ans. Qui le regardait. D'un air ... bizarre...

[Taiki] - *Ouais, enfin, sur ce coup, c'est moi qui ai l'air bizarre ...*

[Taiki] - Hé hé hé, c'est rien, je m'entraine, je m'entraine ...
[Garçon] - Ah ? Et tu t'entraine à quoi ?
[Fillette] - Ouais, ça avait pas vraiment l'air utile ...
[Taiki] - Vous comprendrez plus tard, quand vous serez grand ... C'était ... très ... important ...
[Garçon] - Ouais, ben je préfère pas devenir grand si c'est pour avoir l'air -

Ridicule... Pour ne pas changer ...

Taiki sourit bêtement, et s'en alla sans demander son reste.

[Taiki] - *Raaah, mais c'est pas vrai, je suis vraiment un crétin, j'ai l'air de quoi, moi ?! Incapable de trouver une porte, qui parle tout seul, mais je suis quoi, comme ninja ?! Non, mais franchement, je - tiens, c'est quoi cet endroit ? Y'a une porte, avec ...*

Avec "Amphithéâtre de Médecine" inscrit en grand dessus ... Taiki soupira, se prépara à donner ses excuses, et ouvrit la porte.

[Taiki] - Pardon, je -
[???] - Tu es en retard.
[Taiki] - Oui, je -
[???] - La ferme. J'ai horreur d'attendre.
[Taiki] - Oui, c'est que -
[???] - La ferme.

Taiki ferma la porte, doucement, tête baissée, et s'avança dans la pièce. Il releva les yeux, et -

[Taiki] - *Wahou ...*

Et whaou, oui, on pourrait dire ça comme ça ... Il se trouvait devant une superbe jeune femme, assez peu vêtue. Mince, cheveux long, élancée et gracieuse, la femme devant lui aurait fait tourner le coeur de plus d'un homme si -

[???] - On va peut être pouvoir commencer, si tu arrête de baver par terre en me regardant. J'ai horreur des gens qui se fiche de l'heure, j'ai horreur d'attendre, et j'en ai marre de perdre mon temps, alors si tu pouvais te dépêcher un peu, ça m'arrangerais. Sauf si tu souhaite mon prochain sujet d'étude. Je pourrais intituler ça "Comment torturer et disséquer vivant les ahuris" en deux leçons, par Akai Juutai.

- si elle n'avait pas eu ce caractère ...

[Akai Juutai] - Je suis professeur de médecine dans cette université, au cas où tu n'aurais pas encore compris. On m'a dis que tu avais quelques facultés dans le domaine médical, et qu'il fallait t'entrainer. A vrai dire, j'avais autre chose à faire, mais c'est mon travail de m'occuper de cet entrainement , donc je fait ce que l'on me demande.
J'ai cru comprendre que tu avais eu le droit aux bases théoriques. La théorie, c'est bien, mais ça sert assez peu sur le terrain. Quand un Ninja est en train de mourir devant toi, il se contrefiche de savoir pourquoi. La seule chose qu'il veut, c'est être soigné. On va donc passer à la pratique.


Elle s'avança dans la pièce, ouvrit un petit meuble, et en sortit divers instruments. Instruments, qui, dans ses mains, avait un air assez peu engageants : scalpels, fioles pleines, bandages et onguents, et d'autres choses encore, rarement sympathiques...

Taiki la regardait, légèrement apeuré.

[Taiki] - *Je suis très mal, là ...*

[Akai Juutai] - Je suppose qu'on t'as déjà dis que lorsqu'on parle de guérir, on parle de blessures. Donc si on veut t'entrainer à soigner, va falloir des blessures. En général, on évite de faire ça sur les élèves, mais vu que tu as réussis à me faire perdre une heure et à me mettre en colère, je vais faire une exception sur toi.

[Taiki] - *Je suis très très mal, même ...*

[Akai Juutai] - Dans un sens, tu as de la chance : avant de pouvoir te faire subir milles tortures - Taiki déglutit bruyamment - je vais être obligée de t'apprendre une autre technique. Sinon, tu ne vas jamais tenir, et tu vas tomber dans les pommes à la moindre égratignure.

Elle s'approcha de lui, leva un scalpel - il déglutit d'autant plus fort, sans bouger pour autant. Puis elle tendit sa main vers l'avant, et l'entailla. Sans broncher.

[Akai Juutai] - Tu dois arriver à ce résultat. Subir une blessure sans broncher. Pour énormément de raisons. C'est, dans un sens, une des techniques les plus importantes. Une idée ?

[Taiki] - Je suppose que -
[Akai Juutai] - La ferme. Lorsque une équipe est sérieusement touchée, le seul qui peut la remettre sur pied est le Ninja médical. Il doit donc être le dernier à tenir sur ses jambes, et faire fît de sa propre douleur. Compris ?
[Taiki] - ...
[Akai Juutai] - J'ai demandé si c'est compris.
[Taiki] - Et bien -
[Akai Juutai] - La ferme.

La main de l'enseignante continuait de saigner. Elle la levait, et regarda le sang couler doucement par terre.

[Akai Juutai] - Tu devra arriver à ça. Ne plus sentir la douleur. La laisser filer dans son corps. Si tu as aussi bien compris les bases que l'on me l'a dit, tu devrait réussir à faire ça sans trop de problèmes. Mais attention. La douleur est une information, certes désagréable au possible, mais utile. Elle t'indique où en est ton corps, ce qu'il peut encore subir ou pas, si il risque de flancher ou pas. Cette technique est utile, mais ne doit pas être utilisée de façon inconsciente au risque de devenir très dangereuse. Des questions ?


[Taiki] - ...
[Akai Juutai] - J'ai demandé si tu avais des questions.
[Taiki] - ...
[Akai Juutai] - Bien. Tu es peut être un ahuri, mais un ahuri qui comprends vite. Ca pourra nous être utile.

Elle approcha alors sa main indemne de l'autre, et la posa sur la blessure. Elle resta un moment comme ça, puis retira sa main. Il n'y restait plus aucune trace de la blessure.

[Akai Juutai] - Ce sera le second résultat que tu devra obtenir. Etre capable de soigner. Ca parait essentiel pour un médecin, mais ce n'est pas la seule optique.

La jeune femme reposa ses mains l'une sur l'autre, puis les releva. de nouveau, un mince filet de sang coulait.

[Akai Juutai] - En un sens, ce sera le troisième objectif. Cette technique est la même que la précédente, mais dans une utilisation opposée. Si tu maîtrise la première forme, tu comprendra très vite la seconde. Blessé peut paraître surprenant de la part d'un médecin, mais c'est pourtant complètement logique : avant d'être un soigneur, le Ninja maitrisant les techniques Eisei est un chercheur dans le domaine du corps. Ce qu'il apprend et découvre peut donc aussi bien lui permettre de guérir que de blesser.
On va maintenant mettre en pratique. Viens là.


[Taiki] - *Allez, c'est partit pour le cours de torture ... Bon sang, tu pouvais pas arrivé à l'heure, sombre crétin ? J'ten foutrait, moi, des sens de l'orientation pareille ...*

Il s'approcha lentement de la jeune femme, le ventre noué...


Dernière édition par Taiki Fujiwara le Sam 6 Sep - 0:26, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Sam 6 Sep - 0:26

[Akai Juutai] - Bon, dans un premier temps, on va essayer de voir si tu est capable de comprendre comment tout cela fonctionne. Comme je l'ai dis, le premier objectif, c'est de faire en sorte que tu ne ressente pas la douleur. Ca permettra de travailler directement sur ton propre corps. Outre le fait que ça devient immédiatement plus motivant pour apprendre a soigner, ça te permettra aussi de t'entrainer seul. Enfin, s'y tu t'entraine évidement...
Bien, alors dans un premier temps, à ton avis, comment fonctionne cette technique ?


[Taiki] - ...
[Akai Juutai] - Réponds, maintenant. On va arrêter ce petit jeu, sinon on avancera jamais.
[Taiki] - ...
[Akai Juutai] - ... C'est pas croyable, mais qui m'a foutu un imbécile pareil ... Réponds à la question, ou je t'entaille le bras jusqu'à l'os.

[Taiki] - Euh .... Oui, pardon ... - Taiki déglutit bruyamment, encore une fois - Et bien, la douleur est une information communiquée au cerveau par les nerfs. Je suppose que le but de cette technique est d'utiliser son chakkra comme un fluide, de le faire glisser le long des connections nerveuses, et de les entourer de chakkra afin de stopper l'information .... non ?
[Akai Juutai] - ... Hum ... Tu es peut-être un ahuri un peu moins ahuri que je ne le pensais. Bon, alors imaginons que tu reçoive une blessure à la main, comment procède tu pour bloquer la douleur ?
[Taiki] - Et bien ... je pense que l'idéal serait d'utiliser son chakkra jusqu'aux nerfs de la main, et bloquer chaque messages nerveux...

Elle le regarda un moment, puis se mit à sourire. Taiki en était encore à se demander si cela présageait quelque chose de bon ou pas, quand elle lui pris le bras, et approcha son scalpel.

[Akai Juutai] - Alors, si je t'entaille là - Aiie ! - ici - Aaaaiiiie !!! - - Arrggh, nom de - et là - Gnnnnnnn ... - dis moi comment tu fait pour bloquer la douleur ?

Taiki regardait son bras, en serrant les dents. Quatre coupures bien nettes commençait à saigner. Il leva les yeux :

[Taiki] - Mmmmmhhhh ... Ca va pas ?! Aarrrggnnn, ça fait un mal de chien !
[Akai Juutai] - Réponds, bougre d'âne. Je ne te soigne pas tant que je n'ai pas ma réponse.
[Taiki] - Arrrggh .... Je ... Ggnnn ... Je suppose qu'il faut étendre .... son chakkra.... Arrrhh... sur toute les zones touchées... et ... et bloquer le ... maximum de connections....

Et elle sourit de nouveau.

[Taiki] - *Pas bon pas bon pas bon !!!*

[Akai Juutai] - Donc, si j'entaille encore -
[Taiki] - Noooon !! J'ai compris ! Plus le nombre de blessures augmente, plus il devient impossible de bloquer toute les informations ! Il faut bloquer la douleur à la réception du message nerveux, et pas à son émission !
[Akai Juutai] - Et bien voila, on y arrive. Je t'avais dis qu'on progresse bien plus vite quand c'est son propre corps qui souffre.

Elle lâcha son scalpel, et posa sa main sur le bras de son jeune élève. Celui-ci ressentit la chaleur du chakkra qui venait résorber les plaies, et bientôt, il ne sentit plus aucune douleur.

[Taiki] - *C'est impressionnant... De le savoir, c'est quelque chose, de le voir faire, c'est dingue, mais de le ressentir, c'est ... terrifiant ... Les techniques médical sont vraiment ...impressionnantes ...*

[Akai Juutai] - Bien, on à dis qu'il fallait bloquer la douleur à sa réception. Donc, où ça ?
[Taiki] - Je dirais -
[Akai Juutai] - Ah, petite chose, à partir de maintenant : chaque mauvaise réponse te coutera une coupure. Essayes de ne pas trop te tromper.
[Taiki] - Euh ... oui ... - *Elle est folle* - Je ... pense que ce qu'il faut faire - il avala sa salive - c'est de ... de stopper le message nerveux au niveau même de la colonne vertébrale ... Enfin, de la moelle épinière ... Ainsi, elle ne va pas jusqu'au cerveau.
[Akai Juutai] - Hum ... Tu me gâche mon plaisir. Oui, c'est bien ça. C'est même le but de cette technique : c'est plus facile, et donc tu n'utilise qu'une infime portion de ton chakkra, et tu bloque toute les transmissions nerveuses concernant la douleur. La difficulté vient du fait de ne stopper que l'information de la douleur, et pas le reste. Se retrouver paralyser en plein milieu d'un combat, c'est en général assez peu utile, et ça ne présage rien de bon.

Elle s'en alla retourner fouiller dans le meuble, tout en continuant à parler :

[Akai Juutai] - Donc c'est pour cela qu'il faut de très bonne connaissances médicales : trop peu de chakkra, tu ne réussis pas à bloquer suffisamment l'information, trop de chakkra, tu bloque trop d'informations, chakkra utilisé au mauvais endroit, tu ne bloque pas les bonnes informations.

Elle revient vers Taiki, et se plaça derrière lui.

[Akai Juutai] -Ce qu'il faut, c'est trouver le bon endroit, et doser son chakkra correctement. Cet exercice te sera utile par la suite, dans d'autre techniques où le chakkra doit être correctement dosé.

Taiki ressentit une vive douleur dans sa nuque, allant en s'amplifiant de secondes en secondes.

[Taiki] - Aiiie, mais qu'est ce que -
[Akai Juutai] - La ferme. J'ai placé une aiguille à l'endroit où tu doit concentrer ton chakkra. C'est assez pratique, parce que cela permet de te faire ressentir à la fois la douleur, et l'emplacement idéal pour la stopper. Maintenant, c'est à toi de jouer : concentre toi, malaxe ton chakkra, et stoppe l'information nerveuse. Pendant ce temps, je vais reprendre les recherches sur lesquelles je travaillais avant qu'on ne me dérange pour m'occuper des ahuris. Applique toi.

Et tandis que Taiki serrait les dents en essayant simplement de ne pas de pas craquer et retirer l'aiguille, sa Sensei s'en allait dans le fond de la pièce travailler sur diverses fioles.

De longues minutes passèrent, puis plusieurs dizaines. Taiki transpirait à grosses gouttes.

[Taiki] - *Non, plus bas, là je bloque rien ... Gnnnnn, plus de chakkra !! ... Bon, ça va mieux, mais je n'arrive plus à bouger ma jambe droite ... Aiiie !!! Non, j'ai lâché l'endroit !! Concentre toi, concentre toi !! ...*

Il reste ainsi presque deux heures, avant de revenir voir l'enseignante, couvert de transpiration, mais sans broncher.

[Taiki] - Sensei, je -
[Akai Juutai] - Tu as réussis. Je sais, je ne t'entends plus grogner depuis environ 2 minutes. Reste encore assis pendant 10 minutes de plus, et reviens si tu as réussis à maintenir ton chakkra jusque là.
[Taiki] - ...

Il repartit s'assoir par terre, en tentant de contrôler son chakkra au mieux ... et ...

[Taiki] - Arrrgggh .....
[Akai Juutai] - Recommence.

... et fini par succomber.

Et il réessaya, pendant une heure de plus, avant de retourner la voir.

[Taiki] - -
[Akai Juutai] - Pas la peine de causer, je sais. Ca fait 10 minutes. Retourne t'assoir, et tiens 10 de plus.

Et encore une fois, il retourna s'assoir, pour cette fois revenir 10 minutes plus tard sans être obligé de recommencer.

[Akai Juutai] - Hum ... tu progresse vite. Bien, je vais te retirer l'aiguille, rappelle toi où tu as focaliser ton chakkra.

Le futur Ninja serra les dents, mais sans utilité : il n'avait encore rien sentit quand elle posa l'affreux instrument sur la table devant lui.

[Akai Juutai] - Cet après midi, on va voir si tu maitrise cela correctement. Plus tard, tu devras être capable de faire ça instinctivement, sans réfléchir, mais pour le moment, le but, c'est juste que tu t'en sorte pour agir à chaque blessure, suffisamment rapidement.

Et l'après midi fût une longue suite de blessures soignées, de plaies résorbées, et de tentative plus ou moins réussies.

...

[Akai Jutai] - Ca ira pour aujourd'hui.
[Taiki] - Pheeeeww .... Merci -
[Akai Juutai] - La ferme. Tu commence à maîtriser cette technique correctement. C'est le début du Teikoni Kutsuu. La deuxième étape viendra demain. Tu continuera de t'entrainer à résister à la douleur, mais on parlera aussi du renforcement de ta peau afin de la rendre moins sensible, et ainsi de faciliter le blocage de l'information.
[Taiki] - Sensei, est ce que -
[Akai Juutai] - Quoi ? Tu veux déjà abandonné ? Si c'est le cas, fait le vite, cette technique est loin d'être la plus difficile.
[Taiki] - Non, je ... Je souhaiterais vous emprunter quelques aiguilles...
[Akai Juutai] - Pardon ?
[Taiki] - Et bien ... je sais que je ne suis pas très doué, alors ... je vais essayer de m'entrainer, pour mieux réussir... Et avec des scalpels, je ne pourrais pas me soigner... alors que ... Avec une aiguille, je pourrais avoir mal sans trop de risque ...
[Akai Juutai] - ... Tu me surprend... Bien fait comme bon te semble. Mais je te préviens, pense à te reposer, demain ce sera loin d'être facile.
[Taiki] - Merci beaucoup !

Taiki salua, et sortit de la salle avec un jeux d'aiguilles.

[Akai Juutai] - ... Effectivement. C'est un crétin fini, mais ... un crétin avec du potentiel ...


Dernière édition par Taiki Fujiwara le Lun 8 Sep - 2:04, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Lun 8 Sep - 2:04

Taiki arriva le lendemain à l'amphithéâtre les yeux cernés, vitreux, vides, bref, il était fatigué. Mais il arriva à l'heure, et ... il souriait !

[Akai Juutai] - Je t'avais demandé de te reposer.
[Taiki] - Oui, Sensei, mais -
[Akai Juutai] - Si je te demande de te reposer, ce n'est pas pour rien. Que tu veuille parfaire ta technique, c'est une chose. Que tu ne soit pas apte à en apprendre plus parce que tu te fatigue, c'est stupide. Mais venant de ta part, je ne suis pas surprise ...
[Taiki] - Pardon, Sensei, je -
[Akai Juutai] - La ferme. Je te préviens tout de suite, je ne te ferais pas de cadeau parce que tu es assez bête pour ne pas suivre mes conseils.

La jeune femme continua à parler tandis qu'elle allait chercher des instruments dans le petit meuble au fond de la pièce.

[Akai Juutai] - Comme je te l'avais dis hier, tu va apprendre la fin du Teikoni Kutsuu. Si tu arrive bien à contrôler la première partie, la seconde devrait être plus simple. donc avant d'aller plus loin - elle se redressa et brandit un jeu de scalpels - on va voir si le fait que tu soit arrivé ici avec les yeux dignes d'un crétin fini t'ai été utile.

Elle s'avança de lui, prit son bras, et lui entailla la peau. Taiki ne broncha pas. Elle haussa un sourcil, et recommença. Pas plus de réaction. Une fois encore, sans rien de plus.

[Akai Juutai] - Tu place ton chakkra en continue, à ce que je vois. Comme je te l'ai dis, c'est efficace, mais dangereux. Cela dit, tu maîtrise bien cette partie, c'est bien.

[Taiki] - Euh ... Sensei ?
[Akai Juutai] - Oui ?
[Taiki] - Je ne le place pas en continue, mais à chaque blessure.
[Akai Juutai] - Huuuum ? - L'enseignante semblait vaguement surprise - C'est à dire ?
[Taiki] - Et bien, vous aviez dit que de placer le contrôle en continue est dangereux, alors je me suis entrainé à trouver le point le plus efficace et à y placer mon chakkra à chaque sensation de douleur. C'est ... un peu instinctif, vous comprenez ?

Plutôt deux fois qu'une, oui : c'était exactement ce qu'il convenait de faire. Il s'était sans doute épuisé, mais cela avait porté ses fruits : il parvenait parfaitement au premier stade de la technique. Elle ne laissa rien paraître, mais elle était satisfaite : il progressait vite.

[Taiki] - C'est ... ce qu'il faut faire ?
[Akai Juutai] - Oui, cela va nous simplifier la suite. Tu devrais réussir à maîtriser le reste dans la matinée. Commençons.
[Taiki] - Euuuh ... pardon, Sensei, mais ... vous pourriez soigner les coupures avant ? Je n'ai pas mal, mais ça saigne un peu ...
[Akai Juutai] - Hum ? Oh, oui, donne ton bras ...

Une fois soigné, Taiki écouta silencieusement et consciencieusement sa professeur.

[Akai Juutai] - La deuxième partie est plus simple : le but est de renforcer sa peau, afin de limiter l'impulsion nerveuse. Cela t'évitera d'avoir à utiliser ton point de contrôle pour les blessures superficielles. Dans un sens, c'est assez simple : tu va devoir utiliser ton chakkra pour favoriser la vie cellulaire de l'épiderme, et le renforcer. Tu comprends ce que je veux dire ?
[Taiki] - Je crois, mais est ce que ça veut dire que cela empêche les blessures ?
[Akai Juutai] - Non. La blessure sera bien là, mais tu ne la ressentira pas, si elle est superficielle. Pour ça, je ne peux pas te montrer quoi que ce soit. Je peut juste te guider, t'expliquer, mais tu dois trouver par toi-même.
[Taiki] - Je... je vais essayer.
[Akai Juutai] - Bien. Je vais reprendre mes recherches, appelle moi si tu as besoin d'aide.

Et Taiki reprit ses aiguilles, et recommença ce à quoi il avait passé sa nuit : planter dans la peau, grincer des dents, malaxer son Chakkra et le laisser glisser dans les zones concernées, recommencer ses piqures, et retenter...

La matinée passa doucement, sans qu'il ai l'impression d'avancer. Plusieurs fois, il vient demander des conseils à sa Sensei, mais il semblait bloquer sur quelque chose ... Et petit à petit, en s'acharnant, il finit par ressentir les sensations de moins en moins ... Son bras était constellé de traces de piqures, mais il souffrait de moins en moins.

Et, alors que l'après midi était bien entamé, il revint voir sa Sensei.

[Akai Juutai] - Tu as terminé ?
[Taiki] - Oui, je -
[Akai Juutai] - Je ne peux rien vérifier. Cette technique, c'est toi qui la maitrise. Si c'est le cas, tu le sais, sinon, tu le sais aussi. Pour le Teikoni Kutsuu, je t'ai enseigné tout ce que je savais.
[Taiki] - Bien, Sensei.
[Akai Juutai] - Je dois admettre que tu progresse vite. On va donc continuer, et tu va en profiter pour améliorer ta technique. Je vais essayer de t'inculquer les bases des techniques de soin. Cette technique s'appelle Jinsei Noshi, "De la Vie à la Mort". Comme je te l'avais dit, elle te permettra de soigner les blessures superficielles, mais aussi, en utilisant les même méthodes, de blesser tes ennemis. L'entrainement va être simple : je te blesse, tu essaye, et on recommence tant que tu ne réussit à rien. C'est compris ?
[Taiki] - Oui.
[Akai Juutai] - Bien. Dans un sens, c'est un peu le même principe que la technique précédente : tu dois utiliser ton Chakkra pour accélérer l'activité cellulaire, mais en allant directement au sein même de la blessure. Ainsi, à la différence de tout à l'heure, tu l'utilise immédiatement, et non pas juste en dose limitée. Compris ?
[Taiki] - Oui, je ... je crois.
[Akai Juutai] - Alors testons.

Et encore une fois, le scalpel travailla, entaillant la peau, recommençant à chaque soin.

[Akai Juutai] - Tu dois doser correctement ton Chakkra. Encore une fois, trop, c'est du gâchis, et pas assez, tu ne réussira pas la technique. Tu dois doser exactement selon chaque blessure. Ca parait logique, mais c'est loin d'être simple. Recommence.

Elle lui montrait régulièrement comment elle procédait sur elle même, puis le soignait afin de limiter le nombre de ses plaies. Cela lui permettait aussi de ressentir le Chakkra glissant dans son corps, et de mieux comprendre comment agir.

Il comprit aussi pourquoi il avait commencer par le Teikoni Kutsuu : les blessures était nombreuses et régulières, et il aurait sans doute souffert le martyr à tenter de comprendre cela directement. Et de travailler sur ses propres blessures lui facilitait la tâche.

[Akai Juutai] - Tu commence à comprendre, donc on va changer. Tu va utiliser toi même le scalpel, sur mon bras, puis tu soigne. Soigner ses propres blessures, c'est différent. Commence.

[Taiki] - Euuuh ... Que je vous coupe ?
[Akai Juutai] - Si tu n'es pas capable de faire ça, alors je ne sais pas à quoi tu va servir dans un combat, gamin. Allez, dépêche toi !

Et les rôles s'inversèrent : il blessait, puis soignait du mieux qu'il pouvait, épuisant régulièrement son Chakkra par manque de contrôle.

Et, encore une fois, petit à petit, il commençait à comprendre. Ses soins devenaient plus rapide, lui demandaient moins d'efforts.

[Akai Juutai] - On arrête là pour aujourd'hui. En fait, on arrête là tout court. Tu maîtrise suffisamment la technique pour le moment. A partir de demain, tu va prendre les cours normaux. Essaye de continuer à travailler, et repasse me voir lorsque tu veux approfondir.
[Taiki] - C'est ... suffisant, Sensei ?
[Akai Juutai] - Non. Mais pour le moment, tu ne pourras pas aller plus loin. Avec ça, tu pourras déjà soigner les premières plaies de tes coéquipiers, quand tu sera en équipe. Au fur et à mesure que tu comprendra le fonctionnement de ces techniques, tu comprendra peut être d'autre chose. Mais surtout, si tu veux être utile pour Kumo, tu ne peux pas te contenter de n'apprendre que des techniques de soin.

Elle se retourna, et repartit vers son poste de travail.

[Akai Juutai] - Maintenant, si tu veux bien aller voir ailleurs, je vais reprendre mes recherches. J'ai déjà pris trop de retard pour t'apprendre des bases faciles.
[Taiki] - Sensei ... - Il s'inclina respectueusement - Merci beaucoup.

Taiki quitta l'académie, et rentra chez lui. Il comptait bien profiter de la nuit pour continuer à s'entrainer. Maintenant qu'il arrivait à se soigner, il devrait s'en sortir tout seul...

HRP a écrit:
Voila, pour ce qui est de l'acquisition de mes techniques de base. Si cela n'est pas suffisant, je reprendrais ce qu'il manque.

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Lun 8 Sep - 13:18

[Taiki : +20xp et techniques (tjs) validées]

(Tu en as fait assez, ce sont des tech d'inscription donc ya largement de quoi ! Si tu souhaites approfondir la partie "offensive" tu le peux mais ce n'est pas nécessaire.)

J'aime toujours, mais maintenant, tu peux essayer d'améliorer en augmentant tes parties descriptives. Ou pas. Le dialogue, tu maîtrises, mais la description yen a pas :p Alors à toi de voir Very Happy De temps en temps c'est agréable à lire, un ptit passage narratif.



MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Jeu 9 Oct - 0:43

¤,.°o°O Chapitre 4 : Une longue route O°o°.,¤
« La connaissance du corps »

Comme tous les matins, Sho se leva aux aurores. Torse nu, les cheveux encore plus ébouriffés qu'à son habitude, l'Eisei-nin se dirigea tranquillement vers le balcon de sa chambre. Au contact de l'air frais du matin, il se laissa attendrir par la pureté du moment et écarta ses bras au maximum dans une sorte d'étirement continu. A cette heure, les rues du village étaient encore endormies bien que quelques commerçants s'afféraient déjà à rejoindre leur établissement d'un pas plutôt hâtif. Kumo dormait mais ses shinobis ne goûtaient plus que légèrement aux joies du sommeil depuis que la confirmation du tournoi Chuunin leur avait été apportée au cours de ce fameux regroupement. Les esprits ne cessaient de cogiter sur l'importance d'un tel tournoi, celui de Sho ne dérogeait pas à la règle bien qu'il semblait beaucoup moins emporter que la grande majorité d'entre eux. Sa volonté était de servir le village, aussi bien qu'il pouvait le faire. S'il lui était permis de participer à ce tournoi alors il s'en montrerait honoré ; si ce n'était pas le cas, il s'efforcerait de poursuivre son chemin avec toujours autant de conviction et de détermination qu'aujourd'hui.

A cette pensée, Sho laissa d'ailleurs un léger sourire tordre ses lèvres au même moment qu'il s'accoudait aux rambardes du balcon. Le vent tombait à présent en cascade dans son dos comme un fluide délicat, alors que le disque solaire apparaissait désormais au 3/4 de sa forme complète au-dessus de l'horizon. Le temps semblait suspendu à cette toile de maître allant d'un bleu foncé au plus loin du soleil, à un jaune orangé très vif au plus près de ses rayons dorés. Mais l'heure continuait pourtant bien de tourner, obligeant Sho à avaler un bon petit-déjeuner composé de quelques fruits coupés en dés avec pour accompagnement des céréales au lait, en l'espace de quelques minutes. Le temps lui était compté. Un cours plus que spécial allait être donné aujourd'hui à l'amphithéâtre de médecine, il se devait donc de rejoindre l'Académie avec un peu d'avance. La rumeur avait couru la veille que Yoigoshi Ibaru, l'un des trois professeurs de médecine, allait apprendre aux plus avancés des shinobis en présence le moyen de résister à la douleur. Bien évidemment, rien n'avait été confirmé par le corps enseignants de l'Académie mais au contraire démenti, peut-être par peur de voir des dizaines et des dizaines de shinobis, sans la moindre compétence en médecine, se présenter dans l'amphithéâtre. Par désir d'apprendre plus que par curiosité, Sho avait pourtant décidé de se présenter à l'Académie ce matin là avec l'espoir qu'il réussirait à mettre la main sur cette technique cruciale.

Une fois ses bandages au torse et aux bras placés, sa tunique rouge brique enfilée, son katana dissimulé sous un pan de cette dernière, le shinobi du village Caché des Nuages prit la direction de la sortie et ne manqua pas de fermer la porte de son appartement de fortune à double tour. Le pas lent, les bras le long du corps, il se dirigea vers l'Académie sans se soucier de rien. Pour une fois, son cheminement entre les différentes ruelles du village se fit dans le plus grand silence qui soit, à en croire presque qu'il était le seul habitant encore présent sur les lieux. Au croisement de deux rues, il vit bien quelques marchands de légumes déballés leur étalage sur un trottoir mais rien de bien sensationnelle comparé à ce qui se verrait ici, dans ce même endroit, à la mi-journée. Kumo, la grande, vivait et frétillait que lorsque l'astre jour quittait son trône du zénith pour redescendre sur la terre. Pour l'Académie en revanche, l'après-midi n'était jamais guère plus active que la matinée, allez savoir pourquoi. L'esprit des shinobis était sans doute plus vif dans cette période là, qui sait. Quoi qu'il en soit, quand Sho eut franchi les portes d'entrée, il découvrit avec un certain étonnement que quelques uns de ses camarades de classe étaient déjà présent sur les lieux, en groupe plus ou moins éparpillé tout autour de la porte qui donnait sur le haut de l'amphithéâtre de médecine. Visiblement, le démentit n'avait que peu refoulé les convictions des élèves. Que faire ? Attendre et voir était le plus judicieux à son sens. C'est alors qu'une jeune femme à la peau métissée se présenta dans le couloir. Sur son passage, les élèves s'éparpillèrent comme s'ils redoutaient ne serait-ce que de la frôler. Sho, lui, resta de marbre devant pareil spectacle, son intérêt était ailleurs.

La jeune femme s'arrêta devant les portes de l'amphithéâtre et se tourna vers l'assemblée de shinobis réunis aujourd'hui. Sho chercha dans la foule la moindre trace d'une personne familière, en vain. La voix de la jeune femme s'éleva alors parmi tous les chuchotements, leur annonçant que ne pouvait entrer aujourd'hui dans cette amphithéâtre que les élèves qui connaissaient au moins quatre techniques. Des contestations eurent beau s'élever parmi les shinobis en présence, la jeune femme les tût d'un seul claquement de doigts. Elle se tourna ensuite vers la porte et l'ouvrit à l'aide d'une clé en argent avant de faire signe aux concernés qu'ils pouvaient à présent entrer dans l'amphithéâtre. Rentrant dans la catégorie de gens que la jeune femme avait désigné, Sho se faufila à l'intérieur de la grande pièce et s'installa à sa place habituelle, soit au milieu des rangées de tables, sur la gauche. L'oeil vif, il remarqua un garçon plus jeune que lui au bout de sa rangée, cheveux courts et noir comme le jais, yeux émeraudes et mine terriblement épuisée à en juger les cernes qui ornaient ses yeux. Ne lui prêtant guère plus d'attention qu'il en avait porté la première fois à son amie Setsuko, Sho reporta son attention sur la jeune femme qui était venu se placer tout juste derrière le bureau des enseignants, au plus bas de l'amphithéâtre. Après un court moment d'observation, celle-ci s'exclama :

· Yoigoshi Ibaru · Soyez tous et toutes la bienvenue à ce cours particulier de médecine générique. Je m'appelle Yoigoshi Ibaru et vais m'efforcer d'être la plus claire possible quant à la raison de notre présence à tous aujourd'hui. Je sais que vous avez tous été mis au courant de ce cours par une rumeur née de je ne sais où. L'administration de l'Académie avait bien évidemment prit la décision de démentir cette rumeur mais je vois que cela n'a pas suffit à décourager les plus téméraires d'entre vous. Vous avez donc passé la première épreuve et de loin la plus facile, je vous en félicite. La seconde épreuve consistait à sélectionner les shinobis capable d'atteindre le but fixé à la fin de cette séance, c'est pourquoi j'ai demandé à ceux qui ne connaissaient que peu de techniques de repartir chez eux. Pour arriver à vos fins aujourd'hui, il faudra jouer sur l'expérience du vécu en terme d'entraînement physique et spirituel. La troisième et dernière épreuve va à présent commencer. Chacun ira à son rythme, mais en général, l'exercice reste tout de même assez aisé à compléter si vous vous êtes bien entraîné jusqu'ici. Car aujourd'hui, sachez que je vais vous apprendre le Teikoni Kutsuu ou Résistance à la douleur. C'est une technique de base, simple, qui ne demande qu'une seule incantation au cours d'une vie entière. Ce qui veut dire que son effet sur votre organisme sera permanent dès aujourd'hui et jusqu'à votre mort. Gardez bien ceci en tête.

Silencieux, attentif, Sho écouta avec une grande attention le discours de la jeune femme, qui ne s'avérait autre que le dernier membre du trio de Juunin qui enseignait l'art de la médecine à l'Académie. Ainsi, toutes ces péripéties avaient été orchestrées par les hautes instances de l'Académie afin de reconnaître ceux et celles qui seraient capables d'apprendre le Teikoni Kutsuu. Il avait bien entendu parler de cette technique mais ne s'y était guère pencher, au vu du peu d'information qu'il avait cherché sur la médecine générique. Tout ce qu'il avait apprit de cette sous branche n'était que la technique de Régénération. Aujourd'hui, c'était toute autre chose. La douleur était un sentiment qui pouvait être manipulé, il le savait, mais à quel point cette nouvelle technique était capable de repousser ses effets ? Voila une question à laquelle, il ne possédait aucune réponse mais que l'enseignante ne tarda pas à déchiffrer comme si elle venait tout juste de lire dans son esprit.

· Yoigoshi Ibaru · La technique dîtes de Résistance à la douleur est une technique qui va avoir pour principal effet de renforcer la membrane épithéliale de votre peau, ce qui augmentera considérablement votre résistance aux dégâts de toutes sortes. Elle vous permettra également de maîtriser l'afflux nerveux dans votre corps, vous permettant de réduire l'influence de la douleur sur votre esprit. Ce qui est une chose primordiale pour un Eisei-nin digne de ce nom, surtout lorsqu'il viendra à encaisser la douleur de ses coéquipiers. Bien. A présent levez-vous et écoutez-moi plus attentivement que jamais. Le Teikoni Kutsuu est une technique de rang D qui ne demande que peu de chakra, vous allez suivre mes instructions à la lettre et tout devrait très bien se passer. Vous allez donc vous détendre dans un premier temps, respirez et expirez profondément en fermant vos yeux. Allez-y ... Ensuite vous allez éveiller votre chakra et le faire affluez vers votre peau, en le retenant bien de jaillir hors de votre corps. Une fois ceci fait, vous figerez vos mains dans le posture du rat et vous prononcerez la phrase suivante : " Teikoni Kutsuu, que ta douleur s'amenuise, Teikoni Kutsuu, que ta force reconstruise, Teikoni Kutsuu, que ton souhait m'immunise ". A ce moment là, vous noterez une légère différence dans vos mécanismes de défense. Ca n'aura sans doute pas une grande signification dans l'instant présent, mais vous verrez le jour où vous viendrez à être blessé, vous verrez.

Comme tous les shinobis présents dans l'amphithéâtre, Sho Nagoshi se leva et accompagna les enseignements de la jeune femme par les gestes. Fermant ses yeux et respirant aussi profondément qu'il le pouvait, il refoula la moindre de ses pensées et se focalisa entièrement sur sa propre respiration. Il pouvait sentir l'air entrer puis quitter ses poumons avec légèreté, aussi bien qu'il sentait son chakra brûler au fond de son âme puis se répandre progressivement dans chaque cellule de son corps jusque dans celle de sa peau. A ce degré précis du travail à accomplir, il joignit ses mains l'une contre l'autre et les figèrent sous le signe du ras, la main droite entièrement refermée sur le pouce, l'index et le majeur de la main gauche, tandis que l'annulaire et l'auriculaire restaient pliés sur eux-mêmes. D'un souffle de voix ni trop fort ni trop faible, il prononça ensuite distinctement l'incantation " Teikoni Kutsuu, que ta douleur s'amenuise, Teikoni Kutsuu, que ta force reconstruise, Teikoni Kutsuu, que ton souhait m'immunise ". Au terme de celle-ci, Sho sentit son chakra disparaître subitement et toute sensation avec lui. Intrigué, il rouvrit les yeux et se demanda s'il n'avait pas raté son incantation quand l'enseignante apparut en une fraction de seconde sur sa droite et le félicita pour avoir réussi l'apprentissage de la Résistance à la douleur. Visiblement déconcerté par la simplicité avec laquelle il était arrivé à ses fins, il vint même à se demander si l'Académie avait réellement bien fait d'écarter tant de shinobis pour une chose si simple. Mais peut-être dans le fond, n'y était-il arrivé que parce qu'il s'était rudement entraîné jusqu'à maintenant.

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

[ Je demande la validation de la technique Teikoni Kutsuu - Résistance à la douleur avec ce RP, en espérant que ça suffira ]

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Jeu 16 Oct - 15:03

Sho : +19 XP

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Mer 7 Avr - 0:51

Petite ou grande expérience.




« - Hé ! Mais c’est le garçon bruyant de l’autre fois ! »

Pour comprendre d’où venait cette voix, ou même pourquoi cette phrase avait été prononcée, il convenait de faire un bref retour en arrière.


Kaori avait connu, la veille, une journée éprouvante, et avait accompli, sans même le savoir, sa première mission en tant qu’aspirant genin. Mater des saoulards ne lui avait pas semblé, sur le coup, d’une importance capitale, mais la nuit lui avait fait comprendre qu’assurer la sécurité d’un village et de ses habitants même de la plus humble des façons contribuait à devenir un véritable shinobi au sens où son mentor l’entendait. Il n’était donc pas peu fier de ce petit exploit et, quoique fatigué, il s’était levé enthousiaste. De plus, les discussions de la veille et du début de matinée avec la secrétaire chargée des logements et Seiki-san lui avaient donné une meilleure vision d’ensemble de la discipline ninja. Il connaissait désormais globalement l’organisation hiérarchique des shinobis, et possédait de vagues connaissances sur les différentes voies qui menaient à la défense de Kumo. Parmi celles-ci, une l’intéressait en particulier : celle de la médecine. L’eisei, ainsi que beaucoup l’appelaient, était un art qui supposait de bonnes connaissances anatomiques, ce que son professeur n’avait eu de cesse de lui enseigner pendant près de 2 mois, et une bonne maîtrise du chakra, ce que le garçon pensait posséder. Il avait donc, au terme d’un soliloque qui importe peu, décidé de venir tenter sa chance dans cet amphithéâtre afin d’apprendre à soigner ses camarades et se rapprocher toujours un peu plus de l’image qu’il se faisait du ninja : un fort qui aide les faibles pour résumer au plus simple. Sa vision était bien plus naïve que ce que son attitude mature aurait pu laisser supposer, mais comme beaucoup de ces enfants à qui on accorde peu d’espace pour grandir émotionnellement, il s’attachait à des valeurs qui le faisaient sentir digne. Quelques années à l’Académie effaceraient sans doute cette candeur, mais cela ne serait pas sans troubles… Mais refermons cette page sombre pour l’instant et intéressons-nous plutôt à la voix suave qui vint happer les oreilles de Kaori alors qu’il pénétrait dans la salle de classe.

Cette dernière était très différente de la salle de Genjutsu qu’il avait déjà eu l’occasion de visiter. Ici, les schémas se multipliaient sur les murs, et des tableaux couverts d’équations étranges hantaient le fond de la pièce. A côté de ces tableaux, justement, se trouvait un moine. Ou du moins, c’est, à première vue, ce que Kaori conclut. Mais ce moine était particulier. Fort d’un physique imposant tant par sa corpulence, que la flasque pendant à ses côtés semblait expliquer, que par sa taille. Kaori se sentait minuscule, et le fait de ne pas même reconnaître celui qui venait de le héler le mettait plutôt mal à l’aise… Pour autant, en de tels cas, la bienséance aurait été de s’approcher de l’homme, ce que fit Kaori non sans appréhension. Cependant, à mesure que le garçon s’approchait, il percevait l’aura bienfaisante de son interlocuteur et regagna assez vite une confiance en lui suffisante pour se présenter :


« - Je m’appelle Kaori Zenryuu, et je suis venu pour apprendre les arts de la médecine auprès des instructeurs de Kumo. Puis-je vous demander qui vous êtes ? Vous semblez me connaître, mais je me vois obligé d’admettre que moi non… »

La bonhommie émanait décidément du bonze qui répondit avec une voix toujours aussi chaleureuse :


« - Et bien bonjour. Je m’appelle Souryo, et je suis enseignant ici. Je t’ai vu hier sur la place alors qu’étais au bar… Je me spécialise dans la médecine qualifiée d’offensive, mais pour un élève comme toi qui m’a l’air de débuter dans cette voie, mes connaissances de base te suffiront amplement. Et puis de toute façon, tous mes collègues sont occupés… »

A ces mots, l’homme fit un large geste du bras, et Kaori examina les lieux. En effet, les adultes présents, que Kaori supposait être professeurs, étaient tous occupés avec un ou deux élèves. Cela lui sembla d’ailleurs étrange, son unique moyen de comparaison étant l’amphithéâtre de Genjutsu, que si peu d’élèves soient présents.

« - Mais… Il faut attendre son tour pour avoir un cours ? Il y a un planning, ou quelque chose comme ça ? Si il faut que je repasse dans quelques heures ou demain, dites-moi…

- Non non, c’est juste que la voie pour devenir médecin est ardue, et nombreux sont ceux qui y échouent… »

Devant l’air contrit du garçon, son nouveau professeur s’empressa d’ajouter :

« - Non mais après certains y arrivent, et pas forcément les plus doués… La médecine est juste un art particulier qui nécessite des acquis mais surtout beaucoup de travail, or le travail n’est jamais inné… Enfin bon, je suis quand même dans l’obligation de remplir quelques « formalités » d’usage pour les enseignants. Tu m’as dit que tu t’appelais Kaori… Alors, Kaori, que peux-tu me dire de la médecine ? »

La question prit de court l’aspirant qui découvrait à peine cette nouvelle vie et pour qui la médecine n’était rien d’autre que l’application de cataplasmes ou l’ingestion d’herbes aux vertus miraculeuses…

« - Hum, globalement, je dirais qu’il s’agit de l’art de soigner le corps afin d’éviter les infections des plaies, de guérir les maladies, d’éliminer les différentes toxines en se servant des propriétés de tous les éléments naturels qui nous entourent… Cela peut prendre la forme de pommades, de tisanes ou même, plus récemment, de pilules constituées à base d’herbes… »

Le professeur semblait décontenancé bien que Kaori n’eut pu déterminer pourquoi, mais l’enseignant se reprit :

« - Admettons… Et que sais-tu du corps humain ?

- Le corps humain se compose de quatre couches, de la plus profonde à la plus superficielle : les os, les muscles, les nerfs et l’épiderme qui est en réalité une forme particulière de nerfs. Evidemment, des organes comblent tout cela. Les énumérer n’est pas utile, si ? Les os sont susceptibles de bris, les muscles de torsion ou de déchirure, les nerfs de chocs et de déformation, et l’épiderme peut se couvrir de plaies. Ce sont là les maux qui menacent notre corps. Certains points sont bien entendu plus sensibles que d’autres, comme ici, à la base du plexus solaire. En fait, pour bien soigner, je suppose que connaître tout cela est essentiel… Oh, j’oubliais presque d’évoquer la communication du corps. Le corps communique par signaux nerveux, mais aussi par des conduits, des veines, des vaisseaux, qui relient les organes et permettent un fonctionnement harmonieux de l’être. »

Le professeur était médusé. Lui qui possédait une capacité d’analyse élevée marqua cependant un arrêt avant de trouver les mots justes pour ne pas blesser Kaori :

« - Hum, je ne connais pas tes origines, mais tu manques d’une certaine maturité de shinobi, ce qui me laisse penser que tu n’es pas d’ici, ou alors depuis peu de temps. Bien sûr, tes informations ne sont pas « fausses » mais elles sont par trop incomplètes. Tu n’as, à aucun moment, évoqué le chakra ou ses portes… Bien sûr, cela n’est pas handicapant pour toi dans ta vie de tous les jours, mais tu as de nombreuses lacunes dans le sujet à moins que tu ne sois juste très étourdi, mais cela me surprendrait… »


Le visage de Kaori se décomposait à mesure que son professeur énonçait ses failles. Mais il était faux de dire que le concept de chakra lui était étranger, ou du moins il en était convaincu. Mais l’enseignant semblait décider à continuer son énumération :

« - Un problème d’ordre plus… moral… est que tu sembles concevoir le corps humain comme un ensemble d’objets destructibles ou du moins comme autant de points faibles pour l’adversaire. Bien sûr, c’est aussi en quelque sorte l’objet de l’eisei offensif, mais ta façon d’en parler me semble presque trop malsaine pour ce type d’art… »


Le garçon était presque à deux doigts de pleurer. Il connaissait ses limites, mais il se savait profondément féru de justice, et il savait que la médecine n’aurait pour lui d’autre but que de soigner ceux dans le besoin. S’entendre dire qu’il pouvait abuser de ce pouvoir lui était difficile et presque insupportable.


« - Je vais t’enseigner quand même… Je vais te donner les connaissances théoriques de base même si je doute qu’avec ta connaissance du chakra actuelle tu puisses en faire quoi que ce soit… Mais par curiosité intellectuelle, parce que tu sembles quand même motivé et parce que tes yeux tristes m’attendrissent quelque peu, je peux bien consentir cela. »

L’homme avait parlé. C’était à peu près ça… Kaori se sentait impuissant. Il ne pouvait pas admettre que ce que Souryo avait dit était vrai, mais le ton ne souffrait pas de contestation. L’homme était plus expérimenté, et, dans les faits, il avait été plutôt objectif. Seulement Kaori voyait à chaque échec ses perspectives de rester dans ce monde nouveau diminuer.

« - Tiens, je te donne ceci. Il est à toi, fais-en ce que tu veux. Il s’agit d’un schéma fait à partir d’études réalisées par des ninjas disposant du pouvoir de voir les veines de chakra et les différents points en assurant le contrôle : les Hyuuga. Ces informations étaient autrefois confidentielles, mais les choses aussi importantes filtrent vite, et les relations entre Kumo et Konoha quoique toujours ambiguës, comme l’est d’ailleurs la politique, ne sont pas si mauvaises. Quoi qu’il en soit, tu vois ici les points qui contrôlent l’ouverture du chakra. Ces informations peuvent te sembler purement théoriques, mais, dans la pratique, le fait de les voir permet aux Hyuuga d’épuiser ton chakra tout en infligeant des dommages physiques.

- Mais quel besoin y’a-t-il de les voir ? Je suis sûr qu’en quelques mois je connais ce schéma par cœur… Quelqu’un capable de frapper vite n’aurait pas grand mal à y porter des coups, si ?

- Hum, effectivement, cela peut te sembler aisé… Mais les Hyuuga ont également des techniques leur permettant de charger en chakra leurs propres coups, ce qui rend leurs coups efficaces…

- Mais ça aussi c’est possible… Enfin je veux dire, je peux bien charger mon bras en chakra, alors pourquoi pas mon poing ou mes doigts ?

- Héhé… Et bien mon jeune ami, te voilà engagé sur une voie bien complexe et ce n’est pas moi qui te l’enseignerai. Mais, qui sait ? Peut-être réussiras-tu là où tant d’autres se sont cassé les dents. Je te crois quand tu dis que tu sais manier le chakra, même si ce n’est que pour un seul usage, et vu ta méconnaissance totale du sujet, j’en déduis que tu es un garçon beaucoup plus fort qu’on ne pourrait le penser... En tout cas ta perception semble très bonne à moins que ce ne soit ton intelligence… »

Kaori prit connaissance du parchemin, de taille modeste. Le dessin était propre quoique les traits fussent grossiers. Il était difficile de compter tous les points dépeints ici, mais ils dépassaient allégrement la centaine. Pour autant, leur disposition était, à peu de choses près, calquée sur un assemblage des points vitaux et des lignes de veine, ce qui rendait les choses plus aisées à appréhender. Cependant, huit points supplémentaires étaient de couleur différente que les autres.

« - Hum, pardonnez-moi mais que sont ces points ?

- Oh, ce sont les portes… Mais ce n’est pas le moment de l’évoquer, pas plus que ce n’est à moi de le faire. Tu l’apprendras sans doute si mes suppositions se révèlent exactes et si tu es prédisposé à l’apprentissage du Taïjutsu… Bon, je conclurais mon bref cours sur le chakra en évoquant ses deux composantes : le chakra corporel, physique, et le chakra spirituel, mental. Ce sont deux éléments d’un même tout : le chakra. Chacun devrait être à part égale dans sa composition, mais, dans les faits, il faut des années de pratique pour y parvenir. Je t’invite à t’exercer à analyser ce que tu fais lorsque tu concentres le chakra dans ton bras. Le chakra corporel est totalement naturel et est produit par ton corps. Il fait de chaque individu un ninja en puissance, mais toute la différence se fait par l’énergie spirituelle qui, elle, requiert de l’entraînement. Le mélange, ou la fusion comme on l’appelle, est parfait lorsque les deux quantités de chakra sont égales. Dans tous les autres cas, quel que soit le type de chakra qui prédomine, la technique que tu veux réaliser ne sera qu’à moitié efficace. Prends le temps de le sentir en toi, et tu deviendras un bon shinobi. Je pense que ce sera tout pour aujourd’hui.

- Merci Souryo-sama. Vous m’avez beaucoup appris… »

Le parchemin à la main, Kaori rejoint la porte, l’esprit encore embrumé par la quantité d’informations absorbée mais aussi par les questions naissantes qui semblaient ne jamais vouloir quitter son esprit. Tournant le dos à son professeur, il s’arrêta cependant à mi-chemin pour se retourner et prononcer ces mots :

« - Ce n’est pas du tout un cours de médecine, n’est-ce pas ?

- Etait-ce seulement ce que tu étais venu chercher ? »

Kaori sourit et prit la porte. Sa carrière de médecin s’achevait sur ce bruit de gonds, mais il commençait à savoir ce qu’il était venu faire ici. Il savait travailler, et même s’il ne l’avait pas clairement dit, Souryo-senseï avait parfaitement compris cela. Tout handicap se compensait par le travail. Si sa naissance ne le prédestinait à la voie qui était maintenant la sienne, il allait tout faire pour changer cela. Souryo avait parlé de Taïjutsu, et il ne restait donc plus maintenant à Kaori qu’à mettre au feu ses dernières alternatives et illusions en empruntant le chemin de l’amphithéâtre de Ninjutsu. Après cela, son destin serait scellé, et il n’aurait plus qu’à emprunter la voie qui l’avait choisi, lui, pour être son plus fervent défenseur. Mais il ne fallait pas qu’il ait de regrets et pour ça, il lui fallait affronter les arts qui lui resteraient sans doute les plus obscurs tant qu’il n’aurait pas acquis les bases des aspirants.


Chapitre 2.1




Dernière édition par Kaori Zenryuu le Mer 21 Avr - 18:33, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Ven 9 Avr - 12:36



    Kaori : +10 XP


MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Mar 3 Mai - 12:31

Assis au sommet de l’amphithéâtre de médecine, Kitsuke suivait le cours qui avait lieu. Ils étaient une dizaine de genins à assister à la démonstration théorique de l’enseignant. Hormis son monologue rythmée par les grattements de papier, la salle était étouffante de silence. Assidûment, tous s’efforçaient de prendre en note les explications qui s’enchaînaient. Depuis sa place en surplomb, il observait les autres. Absorbés par la leçon qui leur était donné, ils ne prêtaient aucune attention à ce qui les entourait. Ce n’était pas que le cours ne l’intéressait pas, mais Kitsuke avait déjà les notions qui leur étaient transmises.

Au dojo familial des Kusanagi, Kaoru lui avait enseigné l’anatomie et le fonctionnement du corps humain ; les os, les organes, les muscles, et tant d’autres choses encore. Comme elle ne pardonnait pas la moindre erreur, son disciple avait assimilé chaque leçon. Apprendre, mémoriser, répéter… Jusqu’à faire s’envoler toute hésitation. Il s’avérait que le petit kuméen était un bon élève et par dessus tout, il se ravissait de voir la fierté illuminer le regard de sa préceptrice. Il avait conscience qu’il lui devait la vie, même si son geste avait été parfaitement désintéressé, et pour cela, il se devait de ne jamais la décevoir. Ainsi, pendant ses longues années dans les montagnes, il avait assimilé chaque leçon, maîtrisé chaque technique, relevé chaque défi, sans la moindre fausse note. Qu’importait la difficulté, il ne travaillait que plus dur, et n’oubliait jamais.

Aujourd’hui encore, il visualisait les séances d’apprentissage théorique de son jeune âge, faisant le lien avec chacune des explications qu’il recevait au sein de cet amphithéâtre. Plus complet, certes, mais fondamentalement semblable, ce cours était plus une épreuve pour les nerfs. Sans marquer une pause, l’enseignant traçait à la craie des schéma et des représentations de corps humains, sur le tableau noir, ponctuant chacun d’eux par d’interminables explications.

Ici, il n’y avait pas de place pour les cancres. Ceux qui choisissaient la voie de la médecine connaissaient la difficulté de la formation qui les attendait. Cependant, de par son histoire, Kumo no Kuni était le pays de la médecine, et pendant des générations les ninjas du village caché avaient poursuivis les recherches de leurs aïeuls et perfectionné leurs techniques. C’était un honneur d’évoluer sur ce chemin que les forces médicales nomment entre elles « la noble voie ». Lorsque il avait été invité à considérer les voies qui s’offraient à lui en terme d’apprentissage à l’Académie, Kitsuke avait été séduit par la carrière médicale. Il avait alors fait vœu de suivre cet enseignement. Ebloui qu’il avait été par les techniques dont usaient les shinobis grâce à leur chakra, il s’impatientait de voir les applications médicales qu’ils en avaient. Malheureusement, il lui fallait d’abord repasser par un apprentissage de base sur le fonctionnement et les composants du corps humain.

Au terme des premières heures de cours, son attention avait décliné. Ses pensées résonnaient dans sa tête, transformant les logorrhées du professeur en un bruit de fond indistinct. La rythmique du grattement des plumes et du froissement des parchemins le berçait, engourdissant son esprit, faisant naître des images sur une musique que lui seul entendait.

[Tomoe Yabuki] - Hum...

Sans qu’il s’en aperçoive, son professeur été venu se planter en face de lui et son léger raclement de gorge l’avait sorti de sa rêverie. Il ne savait pas combien de temps il avait laissé son esprit s’égarer mais cela n’avait pas échapper à son instructeur. Il jeta un coup d’œil à la ronde et s’aperçut que tout les têtes étaient tournées dans sa direction. Apparemment, il s’était distrait bien plus longtemps qu’il ne l’avait cru.

[Tomoe Yabuki] – Ce que je dis ne t’intéresse pas ?

Pris au dépourvu par la remarque, Kitsuke bafouilla quelques mots pour se repentir.

[Kitsuke] – Non… Ce n’est pas ça… Je…

[Tomoe Yabuki] – Je suis soporifique alors ?

[Kitsuke] - Non, non… Bien sûr que non… Je…

Elle s’approcha encore un peu plus, les mains posées sur les parchemins remplis de notes de Kitsuke. Sa joue effleurait celle du jeune homme qui s’était crispé sur son banc, mal à l’aise. Il pouvait sentir le souffle chaud de sa respiration sur son lobe. Elle usa d’une voie suave et volontairement aguicheuse quand elle susurra au creux de son oreille.

[Tomoe Yabuki] – Mmmh… J’ai toute ton attention maintenant, n’est ce pas ?

Le genin, figé, hocha imperceptiblement la tête, en guise de réponse. La voix provocatrice murmura de nouveau…

[Tomoe Yabuki] – Je peux poursuivre ?

Cette fois encore il acquiesça d’un hochement de tête. Ses yeux était fixés sur le sceau violacé au dos de sa main. Celui ci semblait pulsé, comme doté d’une volonté propre, et au fond de lui, Kitsuke présentait que cela n’augurait rien de bon. Il ne connaissait pas grand chose en matière de Fûuinjutsu et il n’aurait pu dire d’où lui venait ce sentiment, mais son instinct ne mentait jamais…

[Kitsuke] – Je vous prie de bien vouloir m’excuser, Sensei. Cela ne se reproduira plus…

Elle se dégagea pour le regarder avec amusement. Elle affichait un sourire mais le kuméen ne s’y trompa pas.

[Tomoe Yabuki] – Je n’en doute pas…

De son doigt tendu, elle effleura le bout du nez de son élève. Le contact glaça le genin qui sentit un frisson lui parcourir l’échine.

Sur ces mots, elle redescendit prendre place sur la chaire et reprit son argumentation là où elle l’avait abandonner. Elle redevint le centre de l’attention générale y comprit celle de Kitsuke. Avec un tempérament semblable à celui de son Maître, elle venait de s’offrir un étudiant des plus discipliné. Il se saisit de sa mine et la laissa courir sur le parchemin vierge qu’il venait de placer devant lui, ne manquant aucune des informations qu’elle venait à dire. Laissant sa plume coucher sur le papier les mots qui se suivaient en un flux continu, il ne quitta plus une seule fois des yeux son professeur.

De taille moyenne et svelte, la kunoichi du nom de Tomoe Yabuki avait vite était promu chunin. Elle était jeune, très jeune, à peine plus âgée que le jeune homme, pourtant l’aîné de sa promotion. Les bruits de couloirs la décrivaient comme un génie. Née de parents Eisei, elle avait été plongé dès son plus jeune âge dans les sciences médicales. Et elle y excellait.

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Dernière édition par Kitsuke Raïto le Mer 15 Juin - 18:34, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Amphi de Médecine   Mer 4 Mai - 12:07

    Kitsuke ( Niveau 5 )
    : +0% Bonus Inclus
    : +8 XP

    : Un texte simple et efficace. J'ai bien aimé le lire =) par contre, on a pas rédigé les fiches des profs PNJ de l'académie pour rien Wink ça serait bien de les utiliser, ils sont là pour ça. Après si en dehors de l'académie tu veux utiliser un PNJ de ta création pour t'apprendre tes techniques, je n'y vois vraiment aucun inconvénient. Mais à l'intérieur de l'académie ce sont les profs de l'académie qui règnent =)
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