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 Amphi pour les cours de Genjutsu

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MessageSujet: Amphi pour les cours de Genjutsu   Lun 31 Mar - 19:13

Kenji ne disait rien, peut-être parce qu'il n'y avait rien à dire. Il réajusta ses lunettes sur son arête nasale, et jeta un regard circulaire sur la salle vide; Il n'y avait encore personne et le jounin savourait les brefs instants de quiétude qui lui restaient, avant que les élèves ne rentrent en scène, et ne commencent leur brouhaha usuel.

Comme à chaque fois il faudrait mettre les points sur les "i".

Il savait qu'il n'aurait aucun scrupule à briser un étudiant, si ce dernier sortait des limites de la bienséance ou alors s'il ne respectait pas les consignes du "maître des Doutes". Sans se laisser bercer par la nostalgie d'instants perdus à jamais, Kenji se remémora la signification de cet ancien surnom; Il y eut comme une légère commissure au coin de ses lèvres, pourtant généralement imperturbables. Rokugo fit son entrée dans la salle, et aussitôt que leur regard se croisèrent, le visage de ce dernier prit l'apparence de celui de Kenji.

Le vieux shinobi soupira. Il détestait l'attitude de Rokugo, mais il était "différent", bien que le plus souvent "indifférent" à tout ce qui pouvait l'entourer. Pour avoir déjà essayer de le sonder, Kenji savait que l'homme était un malade mental, il devait forcément avoir une déficience mentale pour justifier un comportement si énigmatique. Jamais il n'avait vu une telle construction de l'esprit, et jamais il n'avait été repoussé aussi violemment. L'homme, que l'administration dénommait Rokugo, était un mystère insondable ...

D'un geste machinal, Rokugo alla s'assoir sur une chaise réservée à un enseignant. Kenji commença à rouler une cigarette. L'atmosphère était glaciale. Isis venait d'arriver, mais elle semblait ne pas vouloir se montrer, il ne fallut pas longtemps au jounin pour comprendre pourquoi. Il s'agissait sans aucun doute d'une blague réservée à l'encontre d'un nouvel étudiant, un de ses "tours"...

Il grogna.

[Kenji]"- Viens t'assoir, Isis."

Il y eut un "mais" de désapprobation, mais l'aura que dégagea subitement Kenji dissuada la jeune fille de poursuivre sa négociation. Rokugo restait impassible, il avait toujours le visage de Kenji, mais dès que les élèves commenceraient à entrer dans la salle, ce dernier prendrait tous les faciès à sa disposition. Cela risquait d'en déstabiliser plus d'un.

Il y eut des ondulations dans l'air. L'image d'un pan de mur se faisait floue, puis devint de plus en plus nette. Isis venait d'apparaître.

[Tachï]"- T'es pas drôle Kenji..."

Le jounin tira une bouffée sur sa cigarette. Egal à lui-même, il renvoya la jeune fille à sa place.

[Kenji]"- On ne me paye pas pour être "drôle", jeune fille."

Elle se renfrogna, mais n'ajouta rien. Les élèves commençaient à arriver à remplir l'amphi. Tous les professeurs de genjutsu n'étaient pas encore présents, mais qu'importe, il allait commencer le cours sans eux.

Cinq minutes plus tard, Kenji se leva, ce qui suffit à faire taire l'entière assemblée.

[Kenji]"- Bonjour à tous.", sa voix était neutre et maîtrisée.
"- Je me présente, Kenji Eichino. Voici Isis Tachï, ainsi que", il marqua une courte pause, il n'était pas tellement sûr que dire un nom eut une quelconque utilité. La réaction terrifiée de certains étudiants, en voyant le visage sans cesse modifié de Rokugo, étaient presque comique.
"- et Rokugo Norikage. Nous vous enseignerons les bases en matière d'illusions, de contraintes et pièges mentaux."

Nouvelle pause.

[Kenji]"- Si vous êtes rigoureux et travailleurs, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Sinon..."

Il laissa la fin de sa phrase en suspens, mais la pression mentale qu'il exerça sur l'assemblée ne laissait aucun doute à ce qui arriverait à ceux qui auraient des "problèmes"...

[Kenji]"- Inutile de perdre plus de temps, et commençons..."

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Jeu 19 Juin - 12:38

INITIATION A LA MORSURE DE L’ÂME
Professeurs : Eichino Kenji & Tachï Isis


Je rentrais dans l’amphithéâtre avec une certaine appréhension. Les cours que j’avais suivis ici même auparavant avaient été dirigés par Tachiï Isis, une jeune femme, âgé de seulement trois ans de plus que moi, et qui pourtant connaissait très bien l’art du Genjutsu. Grâce à elle j’avais put assimilé la technique Pupille de Peur, après beaucoup de travail. En classe elle n’avait pas la fibre pédagogue mais savais se trouver très persuasive. Et je savais de quoi il en retournait, ayant moi-même été une victime d’un de ses tours. J’en garde d’ailleurs un souvenir très amer et grâce à elle je fais désormais tout pour m’empêcher de succomber à la tentation de m’endormir en cours.

Je disais donc, que mon appréhension était assez grande. En effet Isis allait aujourd’hui être accompagné par un autre professeur, à la réputation beaucoup moins reluisante que celle de Madame Tachï et en même temps infiniment plus grande que celle de celui qu’on surnommait [Car cet homme n’avait pas de réelle identité] : Rokugo Norikage. Mais bon, j’allais devoir faire avec. Et un jour viendrais où je devrais faire face aux méthodes d’apprentissage, certes pratiques, mais peu orthodoxe, de l’homme sans visage. En y regardant de plus près on se rendait d’ailleurs compte que tout les professeurs de Genjutsu avaient un grain dans leur tête.

Il y avait peu de monde pour ce cours. En même temps il fallait dire que les apprentis professionnel en Genjutsu étaient peu nombreux, et se faisaient même de plus en plus rare, mais cela permettait aux présents d’acquérir des connaissances plus approfondies et ainsi d’espérer plus tard enseigner à leur tour, ce savoir qui se transmet de génération en génération. Une fois que neuve heures fut passé d’une seconde, Eichino Kenji commença par un long discours.


[Kenji] « Très bien, ceux que j’attendais sont là. Nous allons donc pouvoir commencer. Comme vous l’avez remarquez aujourd’hui nous sommes deux à faire cours. La raison qui explique cela est simple : Nous voulons que vous soyez formé du mieux possible, nous mettons donc toutes nos chances de nos côtés, et du votre bien sûr. Qui plus est vous êtes peu nombreux, et Genin. Il nous est donc indispensable de vous faire part du meilleur enseignement possible, histoire de ne pas vous faire tuer en mission par exemple… Ah oui j’oubliais! Le cours portera sur la Morsure de l’Âme. Pour le moment ce sera juste une petite initiation. Normalement dans un mois ou deux vous aurez acquis cette technique! Que le cours commence!!! »

Isis s’avança alors au devant de l’estrade. Moi, je surplombais la salle, je m’étais mis tout en haut de l’amphi, je pouvais ainsi apprécier la vue panoramique qu’offrais le dernier rang. Il est vrai que nous étions peu nombreux, j’aurais dis une trentaine. Et pour toutes les places qu’il y avait c’était vraiment peu. J’avais ouvert mon cahier où j’avais l’habitude de prendre des notes sur le Genjutsu.

[Isis] « Coucou les gens! J’espère que vous allez bien aujourd’hui, parce que ça ne va pas durer. Comme l’a dit mon collègue, aujourd’hui nous faisons une initiation à la Morsure de l’Âme, et que vous vous devez de savoir en quoi consiste la technique, je vous prierai de bien venir jusqu’à moi, un par un, dans le but de subir cette épreuve douloureuse. Notez tout ce qu’il se doit dans votre petite tête surtout! »

Tout le monde descendit. Même moi, qui n’étais pas vraiment entrain à subir un Genjutsu, qui plus est de la part de cette folle allié. En plus elle avait à ses côtés cet ours, Wäl, qui ne m’inspirait pas trop confiance… Et en plus, depuis quand on fais subir des sévices aux élèves, juste pour leur faire tester une technique, c’est comme ci on faisait infliger un Suiton à un élève, ce qui causerait beaucoup de dégâts. J’étais plongé dans mes pensées, est-ce que l’éthique permettait cela. Une fois en face d’Isis et de son ours, je décidais de lui poser la question.

[Hotaru] « Vous êtes sûr que c’est légal ce que vous faites? »

La réponse fut froide et direct :

[Isis] « Parce que tu crois que le Genjutsu c’est légal? S’introduire dans le cerveau des gens je ne trouve pas ça très juste pour ma part. Tout dans le Genjutsu est illégalité et entrave à la loi… Maintenant prépare toi bien… »

Il était vrai que le Genjutsu n’était pas un art qui faisait appel à la conscience et à l’éthique. Je me décidais donc de me mettre ça dans la tête. A partir de maintenant je devais me rendre à l’évidence que je ne pourrais réellement arrêter d’être dans l’illégalité. Moi qui avais décidé d’arrêter de voler, j'allais tout compte fait continuer en tâchant de s’améliorer… Et puis tant qu’à faire, pourquoi ne pas user de mes jutsus? Ce serais un bon entraînement… Mais pour le moment cet entraînement, c’était Isis qui me le faisais subir. De brefs signes incantatoires, instant en suspens. Tout se floue. Mais je ne panique pas, je sais que le Genjutsu est un art ou tout est illusion. Je suis toujours dans l’amphithéâtre, mais seul. J’essais de bouger, mais je n’y arrive pas.

Des ombres sont en train de me retenir. Je ne peux plus faire aucun geste, et je me sens maussade, je perds de mon entrain, de ma vie en quelque sorte… Mais je ne panique toujours pas. Mon cerveau va sans sortir, il peut combattre! Un! Deux! Trois! Je suis délivré de l’illusion. Apparemment la barrière entre la réalité et le monde illusoire avait été très fine, sans doute était-ce la volonté d’Isis. Quoi qu’il en soit une fois cette mauvaise expérience passée, je pus retourné à ma place. Tout le monde y passais, et les élèves ressortaient de l’illusion assez secoué il fallait le dire. Kenji-sama pris la parole. Le cours allait commencer, réellement, je prenais des notes :


[Kenji] « Très bien. Il est donc temps de passer à la phase analyse de cette technique. Car tout Genjutsu a une particularité. Veuillez bien me dire ici quelle est la particularité de la morsure de l’âme? »

Quelqu’un leva sa main, mais d’une façon assez peu engagé, tout le monde connaissait la réponse, mais énoncé celle-ci à l’homme le plus froid et terrifiant de l’académie, c’était autre chose.

[Eleve 1] « La morsure de l’âme est particulière dans le sens où elle mes en scène des ombres Kenji-sama! »

[Kenji] « Oui c’est ça… Et qu’est-ce que causent ces ombres? »

Une autre personne fut interrogé :

[Eleve 2] « Une perte de vitalité et une paralysie partielle! »

J’adorais ce genre de cours. Les élèves avaient envie d’apprendre, les professeurs avaient envie d’enseigner. C’était vivant, malgré ce que pouvaient penser les mauvaises langues qui disaient que le Genjutsu était un art ennuyeux. Non, on ne pouvait pas dire cela. Désormais la salle de classe était plongé dans un esprit d’émulation. Tout le monde voulait montrer qu’il savait, qu’il voulait savoir.

[Kenji] « Très bien. Vous aurez donc compris que le but de l’illusion est de faire croire à son adversaire qu’il est pris dans un étau, par des ombres. Ainsi, essayant de se débattre, il va perdre de ses forces vitales et devra automatiquement produire des efforts surhumains dans le but d’attaquer ou d’entreprendre quoi que ce soit d’autre. »

Isis pris à son tour la parole, elle allais sans doute nous montrer comment produire ses ombres. Elle fit apparaître un cerveau au tableau, comme par magie. Elle coloria alors plusieurs parties. Deux.

[Isis] « Tout réside dans ces deux parties! Nommés les moi et dites moi quel doit être le mode d’action de l’utilisateur de la Morsure de l’Âme sur ces parties! »

Je levais la main, je fus interrogés.

[Hotaru] « Les parties coloriés sont des cortex, celui qui est colorié en jaune est le cortex moteur primaire, quand à l’autre c’est le cortex somatosensoriel… En utilisant la Morsure de l’Âme le ninja doit introduire son chakra dans ces parties du cerveau pour faire dysfonctionner ces parties. Ainsi en agissant sur le cortex moteur primaire l’adversaire sera en partie immobilisé et en attaquant le cortex somatosensoriel il aura l’impression d’être pris dans un étau, par des ombres… »

[Isis] « Parfait! Bien sûr il faut agir aussi sur la partie du cerveau qui commande la vue pour faire croire l’existence des ombres… Mais ça vous êtes tous capable de le faire! Bon! Nous en avons fini pour aujourd’hui, je vous prierai de bien vouloir assister au prochain cour qui se tiendra la semaine prochaine, en attendant veuillez étudiez cette technique de plus près, plus précisément en cherchant à comprendre le fonctionnement du chakra dans le cerveau de l’adversaire! »

Kenji pris le dernier mot :

[Kenji] « Vous me ferez aussi un paragraphe argumenté répondant au sujet : La Morsure de l’Âme est-il un nom approprié à la technique? Cela nous fera avancer sur les fondements même du Genjutsu…»

Ce fut un cours passionnant, qui plus est il se trouve que le devoir que nous avions à faire pour dans une semaine m’inspirait. J’allais pouvoir m’éclater!

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Dim 22 Juin - 12:43

Hotaru: +12 XP RP

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Mer 11 Fév - 19:09

[précède le CE]

Ine s’installa dans l’amphi, cachée dans l’ombre bien au fond. Le professeur n’était pas encore là et il n’y avait guère d’élèves ; moins d’une dizaine. Sans doute beaucoup déjà s’étaient rendu à Konoha pour assister au Chuunin Exam. Bien qu’un peu en retard, Ine avait décidé de parfaire son Genjutsu avant de partir. Voilà pourquoi elle se trouvait à ce cours de Genjutsu Générique.

L’entraînement avec Kenji l’avait convaincu sur la force des jeux d’esprit, qui étaient devenus son nouvel objectif. Mais pour l’instant elle était loin d’avoir le niveau, et ouvrir sa perception plus encore au Genjutsu ne pouvait que lui être bénéfique. Elle avait donc surmonté son dégoût des cours théoriques. Egoïstement, elle préférait avoir un professeur pour elle ; Ine avait besoin de prendre confiance en elle, avant de faire confiance aux autres. Elle le savait, c’était une lacune énorme dans son cursus.

Assise sur sa table au fond, Ine se demandait pourquoi les autres élèves avaient sorti papiers et crayons. Après Zen et Kenji, elle se demandait aussi quel énergumène allait bien pouvoir se prétendre professeur. Elle en avait assez des asociaux et des torturés, et cela l’aurait rassuré de voir quelqu’un d’à peu près normal se rendre sur l’estrade.

Raté ! Ine ouvrit des yeux ronds. Les Maîtres Genjutsu choisis comme professeurs devaient être testés pour déviance mentale avant d’être embauchés, ou alors c’était le Genjutsu qui les rendait tous fous !

Au moins n’était-elle pas la seule à être surprise. L’adolescente qui venait d’entrer -flanquée d’un ours polaire !- avait l’air si gamine qu’Ine crut à une blague. On aurait dit une petite fée, virevoltant d’un pas dansant sur l’estrade. Puis elle s’arrêta et se tourna face aux élèves.

« Bonjour ! »lança-t-elle à la cantonade. "Je suis Tachï Isis, et je serai votre professeur pour aujourd’hui n_______n ! »

*Oh non… * pensa Ine, affligée. Elle se demanda si elle ne ferait pas mieux de se lever et de partir immédiatement pour Konoha, mais elle avait quelques heures à tuer avant de récupérer son équipement remis à neuf. D’ailleurs, en repensant à Ren’ai, elle était passablement énervée.

« Toi ! »

*Oh non, repérée -__- .*

Ine se redressa sur sa table, poursuivit des regards inquisiteurs et des ricanements des quelques élèves présents aux premiers rangs. Isis pointait un doigt dans sa direction tout en fronçant les sourcils.

« Oui ? »

« Viens me rejoindre sur l’estrade. »

*Et mince, pourquoi est-ce que je dois toujours servir de cobaye ?*

Malgré tout, Ine descendit les marches de l’amphithéâtre d’un pas résigné et elle sauta prestement sur l’estrade pour rejoindre le Maître Genjutsu. Derrière l’adolescente, l’ours grognait, dévoilant une rangée de dents à dresser les cheveux sur la tête. Quand Ine fut face à elle, Isis retrouva un air joyeux et elle tendit les mains vers le kuchyose :

« Je te présente Wäl ! Vous devriez bien vous entendre ! »

*Par les Fortunes, Kenji doit difficilement la supporter, ou alors je veux bien me passer de ramen à l’ail pendant une semaine !*

Ne sachant pas ce que la jeune fille attendait d’elle, et pressée de retrouver sa place, Ine métamorphosa sa tête en ours polaire et adressa au dénommé Wäl un grognement qui se voulait dire « Enchantée ! ». Le silence régna dix secondes et une mouche passa. D’abord choquée, Isis se mit à battre des mains :

« Formidable ! C’est la première fois qu’on me retourne ma blague de cette façon-là ! > <’ »

Ine sentit l’intrusion dans sa tête et elle la repoussa violemment. Le visage d’Isis se fit plus grave, et elle marmonna :

« Alors tu es l’élève de Kenji ? »

D’un geste de la main, elle renvoya Ine s’asseoir avec les autres. Puis elle commença à trancher dans le vif du sujet.

« Bon, c’est assez ! Aujourd’hui je vais vous apprendre des techniques de Genjutsu générique. Elles sont appelées comme ça car ce ne sont pas des techniques à proprement parler, plutôt des ouvertures d’esprit. Si vous comprenez, non mieux, si vous sentez ce que je vais vous raconter, alors c’est comme le vélo, vous aurez appris pour la vie ! : ) »

Ine se rassura. Quand elle voulait, l’adolescente pouvait être sérieuse, mais elle n’avait pas l’air de le rester longtemps. Enfin, elle ferait avec ; Isis avait éveillé en elle une lueur d’intérêt. D’ailleurs la jeune professeure se leva de nouveau du bureau sur lequel elle était assise et se mit à tourner en rond sur l’estrade, comme si elle réfléchissait en même temps qu’elle parlait.

*Elle ne tient vraiment pas en place !*

« Tout d’abord, je voudrais vous enseigner l’Eiensei. Quelqu’un sait de quoi il s’agit ? »

Un élève empressé leva la main, manquant d’éborgner son pauvre voisin avec son coude.

« L’Eiensei, ou Esprit Infini, permet de combiner plusieurs altérations. »

*Bien joué petit, où est l’ouverture d’esprit là-dedans ?*

Comme piquée par une épingle, Isis se tourna vers Ine et demanda :

« Tu as raison. Qu’en dis-tu, toi ? »

Blasée -____- . Ine songea qu’elle devait énerver plus d’un élève dans l’amphithéâtre, alors qu’elle était, à la base, seulement venue écouter et s’instruire. Elle soupira et s’orienta vers celui qui avait parlé :

« Si ce que tu dis est vrai, et je n’en ai pas la moindre idée puisque je n’ai pas lu la théorie, alors cela implique qu’il faut non seulement bien maîtriser l’utilisation des altérations en question mais en plus trouver le moyen de les envoyer ensemble. C’est une vraie souplesse d’esprit qu’il faut avoir pour en envoyer une, mais alors deux… »

Isis se mit à rire joyeusement.

« Oui Oui Oui. C’est là que vous êtes encore novices dans la discipline les enfants ! »

Sa frimousse fut recouverte d’ombre, ses yeux brillèrent et elle agita les mains devant son visage comme une sorcière maléfique.

« Le Genjutsu… ce n’est pas une, mais plusieurs possibilités d’affecter son adversaire. L’esprit est tourné de façon bizarre, et une petite impulsion peut le rendre complètement dingue ! Il suffit d’y mettre du cœur, et de veiller à la vraisemblance de l’illusion, parce que c’est généralement ce qui vous manque le plus. Mais alors, pourquoi combiner deux altérations ? »

L’éborgneur de voisin récidiva, mais Ine fut plus prompt :

« Deux altérations tissées ensemble se renforcent mutuellement ? Ca les rendrait plus difficile à dissiper pour l’adversaire, non ? »

Isis applaudit :

« Tout à fait ! Un essai, tu possède bien le kaï n’est-ce pas ? »

Et, youpla boum ! Sans prévenir, l’amphi s’effaça aux yeux d’Ine, ne laissant que l’écho de la voix un brin moqueuse d’Isis. Ine soupira, lassée d’être une fois encore celle qu’on choisissait pour la torturer, et s’attendit au pire. Mais le monde de merveilles qui s’étalait devant elle – un jeu d’esprit ! – semblait magique : un ciel rose bonbon avec des nuages violets, des arbres aux fruits de guimauve, des fleurs en sucre candie, des ours polaires qui sautent entre les collines… DES OURS POLAIRES QUI SAUTENT ENTRE LES COLLINES ?!!!! oO

Bloup ! Isis apparut à son tour dans l’illusion. Ses doigts dansèrent une danse complexe qu’Ine ne connaissait que trop, et la kunoichi retrouva l’environnement hivernal tristement familier, les arbres noirs, la neige gelée, et le brigand des montagnes.

« C’est assez ! » s’entendit-elle crier, avant se s’entailler superficiellement la cuisse pour se retrouver, haletante, dans le monde merveilleux. Isis la dévisageait d’un air étrange. Avant qu’Ine put se remettre de ses émotions elle lança :

« Tu vois, une bête pupille se dissipe facilement. Maintenant, essaie de te débarrasser de ça : »

Ine voulut protester, mais trop tard. Elle retourna dans la même forêt enneigée, avec en prime cette fois un frissonnement qui ne tarda pas à gagner tout son corps, comme si elle tremblait de froid et de peur, mais de manière trop exagérée. Ine devina qu’elle se trouvait sous l’emprise de la technique Senritsu. Elle ressortit le kunaï d’une main tremblotante, se coupa. Se recoupa. Se rerecoupa. Il n’y avait rien à faire. Ni les tremblements intempestifs, ni l’illusion ne se dissipèrent, et Ine commença à prendre peur. Heureusement, tout s’arrêta bientôt. Blanche, elle rouvrit les yeux sur l’amphi et les élèves qui la fixaient, l’air compatissant. Isis sourit largement :

« Tu as vu la différence ?! » n____n

« Comment faites-vous ça ? » souffla Ine, qui se remettait doucement. Mais Isis se planta face à un autre élève auquel elle fit subir le même sort, et ainsi de suite pour tous afin de leur faire ressentir la puissance de la technique.

*Elle semble s’amuser follement* pensa Ine. *C’est malsain le Genjutsu -_-*

Quand Isis eut achevé sa tournée funèbre, laissant tout le monde plus ou moins pâle, elle sauta légèrement sur l’estrade, enlaça Wäl pour un gros câlin qui ne le rendit pas plus sympathique, et se retourna enfin vers eux.

« C’est à vous de jouer maintenant ! Vous n’avez qu’à visualiser les différentes altérations que vous voulez tenter, et enchaîner très vite les jutsu. Cela nécessite un peu de pratique, mais je suis sûre que vous y arriverez. Mais vous vous arrêtez dès que ça a fonctionné, ou pas, OK ?! »

Ine se retrouva bientôt face à l’éborgneur de voisins, qui ne semblait pas très apprécié des autres élèves.

« Je commence ! » lança-t-il d’un air timide. Ine acquiesça d’un hochement de la tête, et se laissa emporter par les illusions du jeune garçon. Elle reconnut la morsure de l’âme à la douleur qui lui tordit les boyaux, mais pas la deuxième technique, une altération de temps qui lui était inconnue. En tout cas le gamin était doué : il avait réussi du premier coup. La douleur cessa aussitôt et le garçon fit une grimace contrite qui fit sourire Ine.

« C’est à moi ! » La jeune kunoichi décida de combiner la morsure à l’horreur, qui accentuerait la douleur. Faire à la fois face à la dichotomie de la pensée (Pense douleur, pense horreur !), à l’enchaînement des jutsus, à la barrière de l’esprit de l’enfant était malaisé et Ine remercia intérieurement l’entraînement dont Kenji l’avait pourvue, et qui rendait les choses tellement plus faciles. Son premier essai fut également un succès, et elle libéra son jeune adversaire le sourire aux lèvres, fière d’eux deux.

« Comment tu t’appelle ? fit-elle en souriant.
-Zagato. Satoru Zagato. »

Ine tendit la main et Zagato la prit timidement.

« Je suis Ine, Watagumo Ine, et je suis enchantée de t’avoir pour adversaire Zagato ! »

L’enfant devait avoir une dizaine d’années. Ses cheveux raides tombaient sous ses omoplates et une frange couvrait en partie ses yeux violets. Son air timide s’illumina de l’attention que lui accordait Ine. Il allait dire quelque chose quand Isis se planta entre eux, souriant elle-même (souriait-elle toujours ainsi ?) et leur adressant un clin d’œil.

« Vous êtes doués tous les deux, mes champions ! Je dois m’occuper des autres, mais vous de devriez pas attendre pour avancer. » Elle se tourna vers Zagato. « Que sais-tu de la Funshikanbasu ?
-Euh, la toile de perdition ? Il faut tisser les illusions en un réseau complexe pour en augmenter la puissance et les rendre encore plus difficiles à dissiper.
-Oui. Il ne suffit pas d’imposer l’illusion à l’esprit de l’adversaire comme un bourrin, il faut rendre le flux de chakra plus fin, et multiplier les points d’impacts. Le nom de la technique est explicite ! Visualisez la toile de l’araignée…
-Mais ! »

Mais Isis était déjà partie, sautillante, du côté d’autres élèves plus en difficulté. Ine fronça les sourcils et croisa le regard de Zagato, tout aussi perplexe qu’elle.

« Elle est bizarre ! lâcha-t-il d’un ton si drôle qu’Ine ne put s’empêcher de pouffer.
-Oui, elle est spéciale. Tu as lu la théorie ?
-Elle n’est pas plus explicite qu’Isis. »
Zagato grimaça.

« Je crois, commença-t-il, qu’il faudrait conserver un flux conséquent pour forcer les barrières de l’esprit adverse, et puis seulement à ce moment le faire exploser en pleins de petits filins…
-… et après construire l’illusion autour de ces filins comme une araignée tisse sa toile. Joli, Zagato-chan, tu veux essayer ? »

Le visage de Zagato s’éclaira, mais il refusa la proposition car il avait commencé l’Eiensei. Ine sourit. N’ayant pas eu de frère ou sœur, elle se sentait portée vers l’enfant qui lui semblait très intelligent pour son âge. Comme il l’avait dit, elle lança un flux de chakra « normal » pour passer la barrière de l’esprit de Zagato. Sa jeunesse s’y reflétait en un parc d’attractions où l’apprentissage était encore un jeu. Ine envia cette innocence. Elle aurait voulu cacher l’échiquier froid qui se jouait dans sa tête. Les yeux brûlants, elle visualisa l’explosion du flux de chakra qui ne survint pas, perturbé par sa distraction. La kunoichi se retira du parc, mais Zagato l’encouragea :

« Réessaie, Ine-san. »

Ine hocha la tête. De retour dans l’esprit du garçon, elle fit exploser immédiatement le chakra, qui alla s’accrocher en plusieurs endroits. En effectuant ses jutsus, Ine s’imagina lier les symboles autour des fils fins. Une toile de chakra finit par illuminer le parc et Ine sut qu’elle avait réussi. Stoppant immédiatement l’afflux de chakra, elle se frotta les yeux.

« Bravo ! »
Zagato battit des mains. Il essaya lui-même sur Ine et y parvint sans peine du premier coup. Ine allait le féliciter mais Isis interpella tout le monde du haut de son estrade :

« Hey ho, vous avez tous réussi !!! Wäl est content de vous, hein Wäl ? »

Grognement. >w<

« Quoi qu’il en soit, je suis fière de vous et nous allons continuer un peu. Deux d’entre vous ont pris un peu d’avance avec la Funshikanbasu, Zagato pourra donc vous aider. »

Ine s’avança pour protester un peu, mais Isis la coupa net en la scrutant du regard, soudain très sérieuse :

« Ine, il serait temps de partir pour Konoha, tu ne crois pas ? »

Ine stoppa, soufflée. Elle adressa un sourire gêné à Zagato qui la regardait avec admiration, puis elle acquiesça de la tête en se mordant la lèvre :

« Oui, j’y vais. Merci pour l’enseignement. »

La jeune femme s’inclina brièvement, avant de remonter quatre à quatre les escaliers. D’abord l’armurerie, pour récupérer ses affaires. Puis les routes. Isis avait raison : il était plus que temps d’aller jouer son destin à Konoha.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Sam 28 Fév - 21:57

Ine : + 13 XP (bonus genin inclus) - Technique validée.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Mer 5 Aoû - 18:34

Un étudiant talentueux avait eu une bonne idée.

Quand Haya est entrée dans la salle, une salle qu’elle n’avait jamais regardé que de loin parce qu’elle n’avait rien à y faire, un homme se tenait sur la scène du professeur. Il s’agissait d’un vieil homme au visage marqué par les batailles, les yeux dissimulés derrière d’épaisses lunettes noires. Ses bras derrière son dos, il observait d’un air sévère sa classe s’assembler. Il était encore un peu tôt ; les gens se regroupaient selon les amitiés et les affinités nouées au cours de l’année écoulée. Ils formaient de petits conciliabules animés, s’appelant les uns les autres de l’autre bout de la salle.

Haya se sentait un peu seule.

Elle ne faisait pas partie de ces sordides personnages qui mettaient un point d’honneur à n’entretenir aucune amitié avec qui que ce soit du genre humain, mais la plupart de ses amis venaient des mêmes études qu’elle. Elle ne passait pas ses journées à l’académie et au final, les opportunités de fréquenter d’autres ninjas étaient curieusement rares. D’après son expérience, les différentes spécialisations ne se côtoyaient pas outre mesure, hormis grâce aux équipes. Et encore, Haya aurait été bien en peine de citer trois médecins à part ses coéquipiers.

Elle observait cela du seuil et finit par se décider pour une rangée relativement éloignée du professeur. Elle s’installa aux côtés d’une jeune fille qui observait le plafond d’un air mélancolique. Haya la trouvait jolie et doté d’un visage sympathique, ce qui représentait un excellent profil pour qu’elle s’asseye avec. La jeune fille, une genin d’après ses vêtements, cligna des yeux en sortant de sa rêverie et les posa sur Haya. Elle lui adressa un sourire.

? – Salut.

Haya répondit d’un mouvement de la tête.

? – Tu es nouvelle ? Je ne crois pas t’avoir déjà vue. Je t’aurais reconnue, je pense.

Elle jeta un coup d’œil au garçon à ses côtés. Il paraissait beaucoup plus jeune (Haya lui donnait dix ans).

? – Qu’est-ce que tu en dis Zachi ?

Le dénommé Zachi tourna lentement la tête, les yeux mi-clos. Il dévisagea Haya (qui commençait à vrai dire à être vaguement gênée), et secoua tout aussi lentement la tête. Lorsqu’il parla, ce fut de la voix la plus lénifiante qu’Haya n’ait jamais entendue, un timbre grave et bas, complètement monocorde.

Zachi – Non. Je ne l’ai jamais vue ici. Bonjour.

Il n’y avait aucun ton particulier, aucune nuance, il aurait tout aussi bien pu lire sa liste de course. Haya lui adressa un signe de tête. La jeune fille se retourna vers elle, visiblement soulagée d’un poids indicible.

? – Moi c’est Hitomi. Je suis genin. On est tous genin en fait, on fait partie de la même équipe. Là c’est Zachi, et à côté c’est Kaon… Kaon ? KAON !

Une fille qu’Haya n’avait pas remarquée se réveilla en sursaut, hagard dans un premier temps puis très vite très concentrée, comme si elle était prête à répondre à une question particulièrement difficile.

Hitomi – Si c’était Kenji qui t’avait réveillée, tu serais en train de hurler pour qu’on t’épargne.

Hitomi sourit à nouveau à Haya, d’une façon tout à fait naturelle.

Hitomi – Kaon a des problèmes d’alcool. Elle essaye de faire passer cela pour une fatigue chronique alors chut. On t’ennuie ?

Elle avait l’air un peu gênée. Haya s’empressa de secouer la tête. En toute sincérité, elle les trouvait plutôt amusant.

C’est à ce moment là que le professeur tomba de la petite scène. Il avait une main sur son cœur, étendu sur le dos et appuyé sur un coude. Cela semblait si incongru qu’Haya ne fut pas surprise de le voir exploser dans un nuage de fumée pour laisser apparaître un jeune étudiant aux grands yeux, occupé à bredouiller une explication.

Sur la scène, un adulte observait sa classe avec le visage de l’étudiant. Il ignora ce dernier en s’installant comme il devait le faire chaque jour derrière son bureau. Le silence s’imposa instantanément, tandis que l’étudiant partait rejoindre en courant à moitié son groupe d’amis. Haya se demandait comment Norikage avait pu savoir qui était derrière cette illusion. Peut-être était-ce habituel, comme plaisanterie ou à tout le moins, pas tout à fait nouveau. Ou bien si ce qu’on racontait sur lui était véridique, Norikage avait pu démêler l’auteur de l’illusion rien qu’en l’observant. Haya n’aurait pas pu déterminer si elle appréciait ou non Norikage. Il était angoissant par bien des aspects, mais quelque chose d’indéfinissable lui inspirait un sentiment de paix. La sensation étrange et injustifiée qu’à ses côtés, il ne pouvait rien lui arriver. Peut-être une autre illusion…

Hitomi – Lui c’est Norikage. Moi je l’aime bien. Il propose un cours très recherché et c’est toujours intéressant. Mais bon, il a de sales manies.

Zachi – Un jour, il s’est transformé en ma mère. C’était vraiment trop bizarre. J’ai eu très peur.

Haya ne put s’empêcher de sourire. Le ton avec lequel il s’exprimait semblait contredire toute émotion. Elle l’imaginait terrifié, avec son même regard mi-clos et parfaitement sérieux.

Norikage – Vous m’avez demandé la dernière fois de retravailler avec vous la façon dont on peut se protéger d’un genjustu. Nous allons étudier à nouveau la technique dite Kai, qui nous donnera les bases d’une technique différente, basée sur la prévention.

Norikage était debout à présent. Il portait toujours le visage de l’étudiant qui avait fait cette petite plaisanterie, comme s’il n’y pensait plus, et marchait à présent le long de l’estrade.

Norikage – Rapidement, pour quitter une illusion il faut absolument la reconnaître. Pour cela, vous devez vous soumettre à des illusions et avoir une grande confiance en vous. Vous n’aurez pas le droit de douter, car le genjutsu est basé sur l’insinuation, les tromperies et le mensonge. Ensuite, vous vous concentrez pour imposer votre réalité. Si l’illusion est trop forte pour vous, il faudra un rappel physique qui réveillera votre esprit. Vous devrez vous infliger une blessure bénigne pour mettre en garde votre cerveau.

Norikage s’arrêta. Son visage se transforma, les traits qui apparurent n’étaient pas connue d’Haya.

Norikage – Vous travaillerez par deux. Un expose son partenaire à un genjutsu simple, l’autre essaye d’en sortir. Prenez vingt minutes pour mener cet exercice.

Il retourna s’installer, joignit ses mains sous le menton qui ne lui appartenait pas et observa sa classe d’un regard aigu. Hitomi soupira.

Hitomi – Au moins ce n’est pas dur. Tu sais faire ?

Haya secoua la tête.

Hitomi – Super on va s’entraîner ensemble alors. Zachi et Kaon vont travailler à deux. Ils marchent au même rythme.

Elle hocha la tête d’un air décidé et la chuunin se demanda si tout cela était bien raisonnable. Le genjutsu lui apparaissait comme une voie obscure et inconnue. Elle n’était toujours pas très familière au monde des shinobi, elle n’avait pas grandi dans ce milieu là. Pour elle, le genjutsu était plus qu’une spécialisation qui n’était pas la sienne. Elle avait un peu peur qu’on puisse regarder des souvenirs à elle ou pire, les lui retirer, ou pire encore, les transformer pour qu’elle ne sache pas la vérité. Comme si elle lisait dans ses pensées (ce qui n’était pas pour la rassurer tout bien réfléchi), Hitomi déclara :

Hitomi – Oh ne te fais pas de soucis. Je vais faire quelque chose de très simple, tu vas voir.

Le temps d’un regard, Haya perçut une infime variation dans ses sens. Avant qu’elle ne puisse analyser et comprendre ce qui se passait, elle fut surprise de voir autour d’elle un monde uniformément bleu, sans meuble et sans personne vivante alentour. C’était comme une gigantesque salle dont on peinerait à discerner les contours par trop d’homogénéité. Elle percevait la voix irrégulière d’Hitomi, tout autour d’elle.

Hitomi – Voilà, c’est mon illusion… Elle n’est pas très travaillée, mais je trouve cela moins agressif que d’essayer de fouiller ton cerveau, tu vois. J’ai toujours détesté qu’on regarde dans ma tête… J’imagine que toi aussi.

Haya ignorait si elle pouvait lui répondre. Elle supposa que dans son cas, c’était peu vraisemblable.

Hitomi – Comme tu sais qu’il s’agit d’une illusion, ce ne devrait pas être très dur. Concentre-toi, calme ton esprit et redonne-lui le sens de la réalité. Dis-lui où se trouve ton corps, il est un peu désorienté. C’est comme… une petite belette, tu sais.

Haya ne savait pas exactement à quoi ressemblait une belette mais elle saisissait le sens général de ces paroles. Elle essaya de se souvenir de la salle dans laquelle elle se trouvait avant cela. Une salle de classe, avec des étudiants. Elle n’en connaissait aucun, elle se souvenait de son sentiment d’être un peu écarté. Les traits d’Hitomi lui revenaient, un joli visage pâle, avec de longs cheveux noir. Elle dégageait un parfum de… lavande, peut-être. La voix de Zachi, parfaitement monocorde.

Hitomi – Tu peux rouvrir les yeux tu as rompu ma technique.

Hitomi lui souriait joyeusement, en se balançant sur sa chaise sans qu’elle ne fasse le moindre bruit.

Hitomi – Tu as pensé toute seule à te souvenir de ce que tu ressentais ? C’était super ! L’odeur en particulier. Un des sens qui s’imprime le plus dans ton cerveau, tu pourrais te souvenir d’une odeur d’enfance sans même pouvoir mettre de nom ou de date dessus. C’est un excellent moyen de contourner les genjutsu de faible niveau. Après, quand la technique devient un peu plus puissante… enfin si ton esprit est fort, tu n’auras pas de mal, mais autrement tu auras du mal à le discipliner.

Haya acquiesça lentement. Elle comprenait parfaitement ce dont parlait Hitomi. C’était sensé. Un esprit désordonné et mal maîtrisé peinerait forcément face à une attaque en règle. Il donnerait trop d’informations, trop d’armes qu’une personne malintentionnée pourra réutiliser contre lui. A l’inverse, un esprit solide et bien campé dans la réalité ne se laissera pas impressionné, il contestera cette prise de pouvoir. Elle avait imaginé, sans bien savoir pourquoi, que le genjutsu était une voie nébuleuse et hasardeuse, sans réelle structure. C’était tout à fait stupide. Quelque part, Haya se demandait pourquoi elle s’était lancée dans le ninjutsu. Elle ne parvenait pas à se remémorer du moment où elle a réellement choisi le ninjutsu. Ce n’est pas comme s’il s’agissait de la voie la plus évidente. Pour Haya, ce n’était pas du tout le cas. En arrivant à kiri, le monde ninja lui était aussi étranger qu’un pays au-delà des mers. Le ninjutsu n’évoquait rien chez elle de plus que le genjutsu, ou toutes les autres voies qu’on lui a fait connaître lors de ses premiers jours à l’académie. Plus elle y pensait, là, dans cette salle de classe, et plus Haya se disait qu’il n’y avait pas eu de moment où elle a choisi le ninjutsu. C’est arrivé, tout simplement.

Zachi – Elle est dans un nouveau genjutsu ?

La voix légèrement de nez de Zachi la fit sursauter. Il la regardait de ses yeux mi-clos, une vague lueur de curiosité dans le visage. Elle lui sourit.

Hitomi – Ah, le genjutsu fait souvent réfléchir les gens. On se dit souvent qu’on est peu de choses et qu’on en maîtrise bien peu. Mais je ne crois pas que ce soit vrai.

Haya leva le menton doucement, pour montrer qu’elle écoutait et qu’elle était intriguée. Hitomi hésita, mais lorsqu’elle parla sa voix était ferme et tranchante.

Hitomi – On maîtrise beaucoup des aspects de nos vies. Si on est honnête avec soi-même, on se rend compte qu’on a une influence avant les événements, et après qu’ils se soient passés. Pendant qu’ils se passent… on n’est plus forcément les seuls à agir. Mais notre vie est déterminée par les événements antérieurs et postérieurs. Les regrets, les remords, tout ce qui ancre les choses dans un présent toujours dépassé : c’est là qu’on perd la maîtrise de notre vie. On maîtrise la totalité de nos choix, quels qu’ils soient, et c’est déjà la majeure partie d’une vie.

Norikage – Il s’agit d’une position intéressante et, si vous me permettez, absolument parfaite. Son seul défaut, s’il s’agit d’un défaut, c’est que la perfection ne peut exister. La chose qui se rapproche le plus de la perfection s’appelle le cynisme et l’indifférence, car alors tous les éléments qui composent une vie sont dépossédés de leur valeur.

Hitomi manqua sursauter. Haya n’avait pas entendue Norikage s’approcher. Il portait son masque blanc, son visage le plus vrai peut-être. Il parlait bas, sans chercher à se faire entendre des autres élèves même si la plupart avaient cessé leurs activités pour observer la scène. Dans l’espoir, un peu vain, qu’il se passe quelque chose d’impressionnant.

Hitomi – Je...

Elle ne sut pas quoi dire de plus et se tût.

Norikage – Je pourrais vous proposer une vision qui vous ferez douter de votre position, une vision qui vous mettrait face à un choix impossible. Mais la vérité, c’est que j’aime assez votre idée de maîtrise car c’est certainement l’idéal vers lequel nous devons nous diriger.

Norikage se fendit d’un léger mouvement du bras.

Norikage – J’espère que votre vie de kunoichi ne vous détournera pas de cette pensée. Car elle est sans aucun doute très vraie et très sage. Mais nous ne vivons pas une époque très vraie ou très sage.

Norikage s’éloignait déjà et, une fois qu’il eût atteint la petite estrade, expliqua la suite du cours. Hitomi se gratta la joue. Elle dévisagea Haya comme si elle la voyait pour la première fois et murmura.

Hitomi – Parfois je me dis qu’il entend tout ce qu’il se passe ici. Flippant…

Haya sourit. Elle assista à la fin du cours mais dût admettre que cela dépassait ses compétences. L’exercice pourtant simple que leur proposait Norikage lui échappait et elle ne parvint pas à l’achever avant la fin du cours. Kaon, parfaitement réveillée désormais, se plaignait de mourir de faim. Hitomi proposa à Haya de les accompagner manger et, comme elle n’avait rien de prévu, elle accepta.

Alors qu’elle remontait le couloir en compagnie de la petite troupe de genin, Haya se promit de revenir un peu plus tard. Il lui paraissait intéressant désormais de s’intéresser aux autres voies en plus de la sienne, pour mieux les cerner. Quelque chose lui disait que quoi qui lui arrive dans le futur, elle serait fatalement amené à les rencontrer dans un contexte beaucoup moins amical. Et elle ne souhaitait pour rien au monde que son ignorance soit la cause d’une défaite.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Lun 10 Aoû - 15:55

Haya : +20 XP

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Jeu 10 Sep - 22:24

Crevèe, je suis crevèe.
Finalement, j'y ait pas été à mon premier cours, mais de ce que j'ai appris par le si charmant encu... Euh, enfoiré ?... D'accord, par le truc qui sert d'assistant au profs que la première journée était une journée relache d'habitude. On s'y entraînait mais en fait on faisait surtout connaissances avec les autres.
Et comme j'ai aucune intention de socialier avec cette bande de demeurés pendant que je serait là-bas on va juste dire que j'ai rien perdue, okay ?... Oui, merci de me rappeller que pendant un temps je vais faire partie de ces demeurés, vraiment sympa, gros con... Je t'ignore maintenant.

Bref, je suis crevèe et ça se sent, enfin se vois... Non je pue pas la fatigue, attend... Comment tu sais l'odeur que ça ala fatigue ?... Deviant va...
Je suis actuellement dans ma chaise dans l'amphi de genjutsu, les pieds sur la table, l'oeil clos.
Et j'attire l'attention.
Tu m'étonne... Une sorte de naine très court vêtues, et le peu de tissu que j'ai il est pas terrible coté fashion, borgne qui plus est, les deux pieds surla table et qui baille depuis qu'elle est arrivée à s'en faire décrovher la machoire... C'est pas un signe que la majorité de ces connards doivent voir souvent... Surtout qu'ils puent, pour la plupart, le fils, ou fille, à Papa et que ce qu'ils connaissent de la vie c'est ce qu'ils en entendent en histoire par leur familles... J'ai invie de gerber.

Note : Je m'en cogne, si un d'entre eux essaye de me parler je lui colle mon pire regard, ça devrait suffire... Pourquoi je leur en collerait pas une ? Ben, plus trop le droit de les cogner maintenant que je suis dans une ville avec des lois relativement strictes et des autorités relativement compétentes... Mais tout cela reste relatif, je suis persuadée que je pourrais en assomer un et faire passer ça sous l'excuse de "ma main à glissée"... Je suis sure que ça passe.

Ah, ils arrivent, et tout ces cons n'ont rien vus.. Faut dire, ilssont un peu occupés à socialiser comme on dis donc c'est excusable... Oui et comme j'ai rien à foutre j'ai fait qu'observer la porte à attendre l'arrivé des profs... Va dormir un peu.
Ils sont pas beaucoup, une demi-douzaine, mais y en a trois qui sortent vraiment du lot.
Une sorte de vieillard qui aurait plus sa place dans une maison de retraites qu'à l'académie.
Un "truc" qui a déjà changer de formes trois fois, prenant par trois fois l'apparence de ses confrères.
Et une gamine... Qui semble boudeuse et qui jette des regards noirs au viellard.
C'est "ça" qui dois nous enseigner à devenir d'excellent ninja ? Que Kami nous préserve, s'il vous plait...

Ils se posent tous, plusieurs m'ont lancé un regard noir quand ils ont vus comment j'était installée mais je les ignore, comme d'hab... Quoique, je me demande si c'est vraiment une bonne idée de le faire, mieux vaut éviter d'attirer l'attention dès le début, je le ferrait suffisament comme ça durant l'année.
Je m'asseoit normalement donc, mais pas sans lancer un regard sinistre vers les profs m'ayant fait une remarque. Bordel, je sent que ça va être long comme journée.. Je devrais voir si je pourrais pas demander une dérogation, un truc pour mémpêcher de perdre du temps ici alors que je...

[Kenji Eichino]
"Silence !"

Je retire ce que j'ai dis. Il a du coffre lecon pour un vieux débris !

[Kenji Eichiro]
"Maintenant que j'a votre attention je vais pouvoir commencer. Je suis Kenji Eichiro, mais ici vous pouvez m'appeller Dieu."

Plusieurs étudiants ricanent, pas moi, et pas d'autres. Vu leur visage, soit il est sérieux, soit il la prouvé.

[Kenji Eichiro]
"Compte tenu du grand nombre d'étudiants cette année nous allons répartir votre classe en trois groupes. Un groupe sera sous la responsabilité des enseignants Ikinama Youshi et Rokugo Norikage, un autre sera sous la responsabilité de Hiei Shin et... Tachï Isis et enfin le dernier groupe sera avec moi."

A chaque fois qu'il parler de quelqu'un il le désigne et c'est là qu'on peut voir un truc bizarre. Ce Norikage là, il me fous les jetons comme pas permis ce type... A choisir je préfère être dans le groupe de la gamine qui fait de grands saluts avec son bras.
Sérieux, c'est quoi son problème à ce type. Dés qu'on croise son regard il se transforme en nous tout de suite, c'est perturbant ça...

[Kenji Eichiro]
"Je vous le dis tout de suite. Dans ma classe je n'accepte que les meilleurs ou ceux qui m'impressionent le plus. Faites le et vous pourrez me rejoindre sinon ne venez pas m'emnuyer. Voici les groupes !"

Ah, on y est, j'ignore le Norikage, il me fille vraiment les jetons... Ou alors c'est mon reflet qui fait ça ? Aucune idée, je préfére pas trop y penser, ça mène à des pensées déprimantes sinon...

[Kenji Eichiro]
"... Motoko Houjuu..."

Ah ! Voilà mon nom et je suis dans le groupe de... La gamine... Bon, mieux vaut que je me morde la langue sinon je vais faire des remarques très désobligeantes. Et les idiots à ma gauche semblent tout disposer à faire ces remarques pour moi, tant mieux !

[Kenji Eichiro]
"C'est tout, suivez vos enseignants attitrés."

Et le "bonne journée" ou le "bonne chance" connard ? Ah, nan, me gourre, ta pas la tête à le souhaiter ça...

Bon bah c'est partit pour un tour, je me lève comme une petite douzaine d'autres personnes et on y va. Elle est vraiment toute excitée la gamine. Elle a pris par la main l'une des filles du premier rang et est en train de la traîner avec elle tout en discutant avec entrain. Et l'autre grognasse qui sourit en rougissant, j'espère que t'es mal à l'aise ! Fayotte va !
Oula, me fait pas du bien de me retrouver dans une académie moi, voilà que je descend à leur niveau...

On arrive enfin dans la salle de classe, on va pouvoir faire des choses constructives et apprendr... Bordel ça fait mal ! Comment j'ai pu rentrer dans le mmur ? Comment la demi douzaine d'autres à coté de moi à pu rentrer dans le mur ? Pourquoi ils rigolent ? Pourquoi elle rigole ?! Je sent que je vais la haïr...
Et voilà comment commencer une première journée de très mauvais poil...

[Tachï Isis]
"Roooh, bouder pas, c'était une petite blagounette ! Ça vous apprendras à faire plus attention à ce qui se passe autour de vous, na !"

Petite blague ? Je vais t'en mettre moi des petites blagues, tu va voir...

[Tachï Isis]
"Z'êtes tous pas drôle, d'accord, d'accord on va travailler, mais ce serait plus marrant si on faisait ce que je fait, nan ?"

Je crois que le "nan", mien compris, de tout ceux qui se sont fait piéger doit avoir diminuer son esprit blagueur... J'espère...

[Tachï Isis]
"On va faire simple alors, okay ? Huuum, voyons voir, par quoi je pourrais bien commencer ?"

Y a que moi qui aime pas le regard qu'elle nous lance là ? Pitié, pas moi, c'est tout ce que je demande pour aujourd'hui, pas moi...

[Tachï Isis]
"Je sais ! Nakusu !"

Oula c'est quoi ce délire ? Qu'est ce qui se passe là ? Et pourquoi ils fouillent leur poches eux ?

[Tachï Isis]
"Et hop ! Magie ! Y en a plus d'objets !"

Ah d'accord, une illusion... Qui fait disparaître les objets ? Nan, trop facile. ça fait quoi alors ?

[???]
"Putain, où j'ai pu oublier mes shurikens ? Papa va me tuer !"

... Je dirais rien... Insiste pas.

Panique dans la classe, la majorité semble avoir oubliés ce qu'ils ont foutus de leurs affaires, y en a que deux ou trois comme moi qui sont tranquille et qui les regarde, amusés... Et la prof qui se marre comme une perdue.

[Tachï Isis]
"On se calme. Kai ! Et voilà ! Magie ! En fait, c'était une illusion, un petit tour qui nous permet de faire croire aux autres qu'ils ont oublier leurs affaires chez eux. Très divertissant, surtout quqnd on fait croire a un garçon qu'il a oublié son pantalon."

Rire général de la classe, même de cibles de l'illusion. Pas sure que je me serait marré si j'avait été touchée mais vu que c'est pas le cas...
Elle continue le cour, mieux vaut prendre notre, putain, ça me fait bizarre.
Semblerait que pour que cette technique marche il faille s'infiltrer dans l'esprit adverse, okay, si c'est comme pour une attaque mentale je devrais m'en sortir sur ce point mais ensuite ? Aaaah, effectivement, au lieu d'attaquer on fouille, logique.

Je n'écoute plus, j'ai les premières infos dont j'ai besoin, le reste, je ferrais au feeling.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Lun 14 Sep - 18:04

Je suis pas quelqu'un de souvent sage et je suis encore plus conne et tête brûlée quand on cherche à me forcer la main... Exactement, comme une gamine immature.
Alors pourquoi est-ce que cette gamine avec son chapeau pointue à réussit à me faire "rentrer dans le rang" ?... Ah ouais, Wäl...
J'admets j'ai fait une erreur : je me suis endormie dans son cour. Pas trop ma faute aussi, qu'est-ce que je m'en cogne de savoir les effets de tels ou tels trucs ? Ou de connaître pourquoi machin est mort en se servant de cette technique ? J'apprends sur le tas moi, si j'échoue et que je me blesse je me relève, c'est pas en restant assit qu'on deviens fort.

Et je me serrais fait un plaisir de lui tout ça si deux petits trucs m'en avait pas empêcher : ma gorge et... Wäl...

Elle a eut le culot de me réveiller en sursaut, et j'allais lui mettre les points sur les "i" quand je l'ai vu.
Le premier truc que j'ai pensé c'est "il a ses vaccins à jours ?", le second ce fut "il a déjà manger ?".
Imagine : tu te réveil devant une série de dents qui ont l'air particulièrement aiguisées et une odeur de furet crever depuis un sacré moment. Après ta une sorte de gosse se prenant pour une sorcière qui te dis que ce monstre s'appelle Wäl, que j'allais devenir son ami et qu'il allait "m'aider" a rester concentrer. En gros elle la fait s'asseoir juste à coté de moi avec pour consigne de me "réveiller" si je venais à piquer du nez.
Je tiens à préciser que jamais j'ai suivie un cour avec autant d'attention et putain ce que c'était chiant et difficile !

Essaye de suivre un cour donné par une sorcière avec un ours polaire s'appelant "Wäl" qui te souffle dans la nuque et reviens me parler.

Pourtant le cour était pas trop chiant, enfin si, mais ça c'est juste parce que j'arrive pas à blairer ce genre de cour théorique ou rien ne se passe... Quoique ici, difficile de dire que rien s'y passe.
Je sais pas si c'est à cause d'une carence en sucre ou si elle est juste comme ça, mais cette gamine aime vraiment faire chier son monde.
Encore, Wäl, je peut encaisser, c'était ma faute je comprends la punition.
Mais explique moi pourquoi elle a fait en sorte que tous les garçons du cour croient qu'on était des sortes de hyènes. Si si je te jure. Y en a même un qui a commencer à paniquer avant de s'enfuir du cour, tout ça sous l'œil amusée de la prof.
Mais c'était pas le plus bizarre encore... Comment, le cour ?

Ben, il parlait d'une manière de combiner plusieurs altérations en même temps, attends, laisse moi retrouver mes notes... Oui je prends des notes, obligée avec Wäl dans le dos. Ah, les voilà.
Voyons voir, selon la prof, la technique s'appelle : Eiensei, l'esprit infini, joli nom.
Son effet ? Ben, grosso modo je peut combiner des illusions entre elles histoire de pourrir comme il faut l'esprit des gens... Utile ? Ben carrément ouais, vu que cette prof semble aimer mettre en pratique ce qu'elle dis donc bon, on peut voir, ou "profiter" des effets en premières loges, si c'est pas de la chance ça...

Mais comme dis, c'était pas le plus étrange. Nan, le plus étrange c'était cette peluche que la prof tenait fermement entre ses bras.
Car cette saloperie bouge, parle, insulte et crie fort.
Mr T. ça s'appelle ce truc.
J'ai vue son nom dans la liste des profs de l'académie.
Cette chose est un prof.
Nous sommes tous maudis...

"ça" est rentré y a bien une demi-heure dans la salle et vu sa tête, "ça" c'était tromper de salle. Je pense que "ça" à bien tenter de partir sans que la prof le voie, mais semblerait qu'elle ait un sixième sens pour repérer ce truc vue la vitesse avec laquelle elle s'est retournée avant de se jeter, littéralement parlant, sur la peluche ambulante.
Et c'est comme ça que depuis la prof continue son cour tout en pouponnant ce truc.
Si j'étais normale je dirais que les pleurs et cris de ce machin me font de la peine. Mais jusqu'à ce que j'ai une preuve que ce truc est vivant, je vais juste le considérer comme une poupée animée particulièrement réaliste... C'est mieux pour ma santé mentale.

??? - Tu crois que c'est vivant ?

??? - Ouiii, il l'est j'ai eut cours avec... c'est bizarre de se faire enseigner par une peluche, mais ça allait, sauf qu'il fait vraiment des blagues très nazes...

Oups, voilà que mon pote Wäl commence à grogner ! Fermer vos gueules devant ou je vais prendre, et si je prend je vais faire de vos vies un cauchemar ambulant !
Ah ? La cloche ? Les cours sont finies ! Libre ! Je suis libre !

M'enfuir, vite, loin, ne pas se retourner, ignorer la peluche, ignorer Wäl, appartement, bière, lit...

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Ven 18 Sep - 0:41

Motoko : + 18 XP

Jolie mise en scène du corps professoral, avec ton style si...cinglant ^^ Je me demande ce qu'il se passerait si tu rencontrais le cynisme de notre Idan =)
D'après ton RP c'est un chouillat juste pour valider une technique, mais comme c'est une de base, si tu veux la valider, cela me convient Smile

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Ven 7 Mai - 20:24

Hideo s’installa dans les gradins vides de l’amphithéâtre. Comme on pouvait s’y attendre de la part d’un élève aussi discret que lui, et n’ayant que l’embarras du choix concernant sa place assise, il s’assit au dernier rang, dans un coin. Il était tôt. Très tôt. Les premiers élèves, les bons et sérieux, les chouchous des profs, n’arriveraient pas avant vingt bonnes minutes.

Le genin croisa les bras et y posa sa tête. Il ferma les yeux quelques instants, tentant vaguement de se remémorer la dernière fois qu’il avait mis les pieds dans cette grande salle. Ça remontait à quelques mois, lorsqu’il avait suivi cette longue formation généraliste sur le genjutsu. Le sujet ne l’avait pas vraiment transcendé, si bien qu’il se demandait un peu pourquoi il était revenu commettre la même erreur aujourd’hui.

Les minutes s’écoulèrent lentement. Hideo, affalé sur sa table, ne craignait pas de s’endormir. Après tout, il avait passé les huit dernières heures à chercher désespérément un sommeil qui ne daigna jamais lui accorder ses faveurs. Au fond, il n’avait pas volé ses insomnies : le rythme de vie qu’il avait adopté cette semaine n’avait rien de bien sain.

Les premiers élèves entrèrent dans la salle et prirent place, privilégiant en général les premiers rangs. Certains remarquèrent la silhouette recroquevillée qui les avait précédés, d’autres non. En tout cas, aucun n’y prêta attention. Hideo le leur rendit bien…
Il lui avait pourtant semblé en reconnaître un ou deux. Mais c’était improbable. La génération d’étudiants qui l’avait accompagné à l’époque, au moment de passer genin, avaient eu tout le temps de progresser depuis. Il était peu probable qu’il les retrouve aujourd’hui, lors de la présentation d’une technique aussi basique. Les rares têtes qui lui étaient connues, il avait juste dû les croiser par hasard dans la rue.

Le professeur entra dans la salle. Le prospectus sur le tableau d’emploi du temps indiquait que le cours devait être assuré par Eichino, mais ce fut le controversé Rokugo Norikage qui s’avança sur l’estrade. Son apparition ne manqua pas de déclencher râles et protestations dans le public, protestations qui se muèrent rapidement en une rumeur étouffée de chuchotements angoissés lorsque la danse des visages commença.

Hideo ne partageait pas le malaise de ses camarades. Rokugo était certes étrange, mais il était surtout inoffensif. A la rigueur, il préférait le professeur aux milles visages à Eichino, ne serait-ce que parce que les cours, en règle générale, l’ennuyaient profondément. Au moins, celui ci serait plus animé.

« Muryoku est une technique basique et primordiale dans le répertoire de n’importe quel … »

Hideo ne prêtait qu’une oreille distraite aux explications dispensées par le professeur. Il avait vite compris la nature de la technique, ainsi que ses principaux ressorts. Il ne s’agissait pas là de génie de sa part, ni d’une quelconque prétention mal placée, c’était juste qu’il avait déjà étudié des choses très similaires par le passé. Lorsqu’il avait décidé de reprendre ses cours à l’académie, peut être s’était il simplement légèrement sous estimé…
Le genin reporta son attention sur Rokugo. Les rumeurs allaient bon train sur ce personnage, mais elles s’accordaient toutes à dire que sa bizarrerie avait un début. Son origine, en revanche, était source d’intarissables suppositions aussi diverses que fanfaronnes. Hideo n’avait pas d’idée arrêtée sur la question, mais sa curiosité était aiguisée. Il tâcha de se souvenir des rares autres cours qu’il avait suivi avec cet étrange énergumène. Il se rappelait qu’à chaque fois, il avait tenté, sans succès, d’identifier un seul visage parmi ceux qui défilaient sur le masque blanc qui n’était pas présent physiquement dans la classe. S’il en avait trouvé un seul, il en aurait déduit qu’il s’agissait, si non du véritable visage de Rokugo, au moins d’une personne importante. Car s’il ne faisait aucun doute que la psyché du chuunin s’était complètement effondrée, pour une raison ou une autre, Hideo restait persuadé qu’il devait rester là-dessous les germes d’une personnalité originale.

Le genin soupira en se prenant la tête entre les mains. La migraine revenait lui dire bonjour. Il s’en serait passé.

Un silence tout relatif se fit dans la salle. Les explications étaient arrivées à leur fin et la plupart des élèves s’efforçaient à présent de passer à la pratique. Hideo passa quelques minutes à observer ses camarades, et s’émerveilla un instant de la diversité qu’il y trouva. Les plus jeunes et inexpérimentés s’emmêlaient gaiement les doigts dans leurs vaines tentatives de reproduire les signes. Quelques un d’entre eux n’eurent pas ce genre de difficulté et étaient apparemment plongés dans la plus pure concentration … futurs génies de l’illusion ?
Il y avait les sceptiques, qui regardaient avec une moue d’incompréhension leurs mains jointes et espérant une intervention divine. Ceux là ne persisteraient probablement pas longtemps dans la voie du genjutsu.
Il y avait les sérieux, qui se mettaient naturellement en duo pour pratiquer immédiatement. Les blagueurs, qui prenaient pour cible un de leur camarade insouciant. Les cruels, qui ne se différenciaient de la catégorie précédente que par leur rictus dénué d’humour, et malheureusement souvent aussi par un certain talent.

Le genjutsu est un art cruel. Un art de sadiques. Hideo avait pu s’en rendre compte au contact de shinobis plus expérimentés. Souvent, les chuunin, ou même certains genin ayant déjà passé un examen et l’ayant échoué, avaient un regard empli d’un je-ne-sais-quoi qui donnait à Hideo des sueurs froides. Leur corps était épargné, au contraire de leurs homologues qui s’étaient concentrés sur d’autres branches du combat et qui arboraient déjà quelques cicatrices, mais, les rares fois que l’enfant avait pu côtoyer des spécialistes de l’illusion, il avait eu la désagréable impression de percevoir les cicatrices de leur psyché. Il ne voulait pas en arriver là à son tour.

Mais peut être tout ceci n’était il que le fruit de son imagination. Et il était conscient que sa propre psyché n’était pas dans le meilleur état non plus…

Il se demanda un instant dans quelle catégorie lui-même se plaçait. Il n’était plus un débutant, comprenait suffisamment les principes appliqués au genjutsu pour ne pas se ranger auprès des sceptiques, et n’étaient pas dans le bon état d’esprit pour faire des blagues. Il n’était pas non plus sérieux, n’ayant pas daigné pratiquer de la session. Ne resteraient ils que les cruels ? Non, car au fond, il n’aimait pas ça les illusions, les chocs psychiques, les intrusions et les barrières mentales. Il éprouvait un dégout profond à l’idée de s’immiscer dans ce que l’être humain a de plus intime : son esprit. Et pourtant, il était doué pour ça…

La cloche sonna. Hideo sursauta. Il avait passé toute la séance à rêvasser. Heureusement qu'il connaissait déjà les grandes lignes de ce qui s'y était dit...
Les bancs se vidèrent à une vitesse impressionnante. Hideo descendit calmement les marches et fut le dernier à sortir de la pièce. Lorsqu’il passa devant Norikage, ce dernier lui renvoya le reflet d’un visage fatigué, aux traits tirés par l’épuisement et l’angoisse. Le genin ne s’arrêta pas. Aucun des deux ne prononça un mot.

MessageSujet: Re: Amphi pour les cours de Genjutsu   Mer 14 Juil - 21:15

Hideo : + 10 XP

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