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 ~ Uchiha Sabi ~ Accepté

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MessageSujet: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 11:46

Fiche de Personnage



Nom : Uchiha
Prénom : Sabi ~ Sérénité ~
Age : Treize ans

Rang souhaité : Etudiant
Blood Limit : Clan Uchiha

Description physique :
Visage terni par le sang. Par les coups. Tout de lui aurait pu mourir un jour, avant l’heure. Si il y a une heure. Ses cheveux, noirs. Ses yeux, noirs, aux doux reflets d’émeraude. Le long de sa tempe, une cicatrice porte encore les marques d’un combat récent. Lorsqu’il ferme ses paupières, comme un nourrisson pour s’endormir, il a tout de ce gamin battu dans la rue. Un grand kimono noir vient faire sa fierté. Cachant jusqu’à son menton, il recouvre même ses chevilles. Quelques sandalettes qui tomberont un jour, en ruine. Un collier qu’il garde depuis sa naissance et qui aujourd’hui, lui serre affreusement. Pourtant, ça lui donne cette petite touche d’enfant prodige. Une classe informe et désorganisée émanait de lui. Il n’avait que treize ans, certes. Mais lui, la mine défaite, les yeux prodigieusement vides, le visage en parti caché par son grand habit noir, n’avait rien de commun. Il ressemblait au corbeau. Au travers d’une rue, dans un coup de vent désordonné, la nature soulève parfois l’important manteau de tissu obscur : un paradoxe se tisse, l’apocalypse retombe. Le meurtrier, le vengeur, le sanguinaire s’efface. L’homme redevient homme. Le noir de son caractère s’efface, avec les ailes du merle s’envole pour ne jamais revenir. Ses yeux de l’enfer, ses cheveux de malheur, son teint obscur, tout se mélange au sourire sincère et enfantin. Les passants retrouvent leur esprit : il est petit, il a ses petits yeux doux. L’homme, après être redevenu homme, devient enfant. La chaleur qui se dégage de ses lèvres est intense. Le bonheur qui émane du garçon est plus fort encore que le contraste qu’il transporte. Sous ses airs de faux, il reste un enfant. Et dans ses yeux alors vide, se comble un léger sentiment de joie. La joie. De vivre.


Description morale et état psychique :
Tout d’apparence est sombre. Tout est façonné selon une seule logique : la vie est moche. Les gens sont méchants. L’autre doit être nié et renié, puis il mourra. Et peu à peu le soleil deviendra réellement lumineux. L’amour étonnement clair. L’amitié sans revers.
La fin est belle le début est tragique. C’est la vie qu’on lui avait prédit. Jusqu’au jour il refusa de tuer, il s’en inspira. Puis il oublia. Périodiquement, méthodiquement, il oublia tout. Le monde n’était pas moche, il est complexe. Les gens ne sont pas méchants, ils sont à l’image du monde, car ils le font. L’autre doit être accepté, puis aimé. Sinon il reniera lui aussi, et la chaîne n’en finira plus d’être bouclé. Tout son corps témoigne de cette ascendance à la haine. Mais il y a ce sourire, qui détrompe et atteste tout. Cette folle envie de vivre, de remarquer les gens. Sa façade n’est qu’une belle tromperie. Les gens n’osent pas tourner leur regard vers lui, il a tout le temps pour les observer. Ils sont si beaux. Il ne connait ni l’amour ni l’amitié, mais il sait déjà qu’il les aime. Il a connu la haine et la colère, toutes se sont échappées. Aucune ne lui résiste.


Histoire :
Elle appartient à un nom. Lequel ? Il n’ose le dire. Cela fait longtemps qu’il le connait, il est gravé dans sa mémoire, c’est la seule chose qu’on lui a laissé. Et ce n’est pas un cadeau. Il gravit lentement les rues de Konoha, ses pavés autrefois si magnifiques, aujourd’hui désordonné. Le temps et l’homme les a déformé. Ils ne sont plus de cette assembla si blanc et si parfait qui faisait sa gloire. La luminescente cité du feu… Sabi y ramasse ses immondices. Caressant doucement sa joue, il remonta légèrement vers la tempe, tout doucement. Puis, dès qu’il s’en approcha, il s’écarta rapidement de la blessure. Elle était encore fraîche. Elle était nette cependant, et à force de s’y approcher, il en saisissait l’emplacement et la texture. Elle était ferme, elle n’avait pas gonflée. Une marque rougeâtre signalait qu’il avait saigné. Mais ses mèches noires cachaient chaque reflet, chaque sentiment qui le façonnait. Le sang, comme sa colère ou son inquiétude ne se voyait pas et il continuait sa lente progression. Chaque jour il effectuait des dizaines de kilomètres. Il repassait toujours par les mêmes endroits, et à l’exception des marchands et des autres mendiants, il y rencontrait rarement les mêmes personnes. Konoha était assez grande pour lui offrir sa couverture, à défaut de lui pourvoir d’un lit. Chaque jour, il refaisait le même trajet, et il regardait avec une étrange habitude, chaque coin de rue, chaque déhanchement. N’importe quel indice aurait été bon à prendre. Il n’en trouvait jamais, mais il savait qu’un jour la marque reviendrait à lui. Le soleil allait cependant passer derrière les montagnes. Eclairer d’autres terres. Apporter la vie à d’autres forêts, et d’autres hommes. Il en était jaloux. Il le voulait pour lui tout seul. Mais faire plier la nature était quelque chose d’exceptionnel. L’obscurité atteint très rapidement la basse cité. Longeant les remparts, il s’enfonça alors une dernière fois dans le quartier populaire. Relevant la tête, il fit apparaitre son menton qui sortait de son grand manteau noir. Un petit panneau de bois, finement taillé en forme de cheval, ou de licorne, personne ne savait si la pointe n’avait jamais existé où si elle avait disparu avec le temps, le fit stopper. Il poussa la porte tranquillement, puis pénétra dans le bar. Là il ôta son grand manteau qu’il suspendu à un crochet sur le mur. Il faisait cela comme si chaque soir il en avait la nécessité. Il ne regardait même plus. Il savait.

« Sabi-kun ! Je te sers quelque chose à manger ? »
« Et à boire aussi, s’il te plait. De l’eau suffira, Tsuko-san. »

Il saisit un tabouret à pieds haut et s’assit dessus. Il n’était pas bien grand. Il était rare de le voir ainsi déshabillé. Cependant dans le petit restaurant, une chaleur et une tranquillité inhabituelle régnait. Il s’y sentait bien, et depuis de nombreuses semaines il s’y rendait. Un T-shirt noir protégeait sa peau, et une veste zippée du froid. Enfin, une ceinture noire retenait son pantalon qui était lacé à son mollet. Quelques bracelets, un collier, tout cela, il l’avait depuis qu’il était né. Du moins s’était-il toujours connu ainsi. Le bonhomme revînt avec une tranche de lard et une boisson fumante. Sabi trempa doucement ses lèvres dans la tasse, puis se brûlant légèrement, il la retira. Un sourire un peu plus grand se dessina sur ses lèvres, et il posa la tasse sur le bar à côté de son assiette. Il respira l’air chaud imprégnait du lard, puis d’un coup de couteau il piqua, cisailla, et mangea avec un certain appétit.

« Sabi-kun, il y a deux personnes qui sont venu ce midi. »
« Elles ont dit quoi ? »
« Elles te cherchaient. »
« Evidemment. »
« Si ça continue comme ça tu vas devoir partir… »
« J’étais chez toi ce midi ? »
« Non. »
« Alors ? Je paye, n’est-ce pas ? »
« C’est vrai, mais si jamais ils te trouvent ici… »
« Ils ne me trouveront simplement pas. »

Il avait parlé avec dédain. Finalement Tsuko ne valait pas mieux que les autres. Cependant, il savait où aller. Cette présence quelque peu insupportable des hommes noirs lui confirmait la thèse qu’il avait quelque chose à faire à Konoha. Ces indices n’avaient jamais existé auparavant et depuis quelques années pourtant, quelqu’un le cherche. Pourquoi ? Il avait une partie de la réponse. Mais son instinct lui disait qu’il faudrait qu’il trouve avant eux. Il souleva son assiette, et en but le contenu. Le jus coula à flot et rempli sa bouche. Il avala tranquillement et sortit quelque pièce.

« Tu sais que tu peux attendre pour payer. Il y a plus que pour le repas. »

Il s’empara de son manteau noir et le mit sur son épaule, le retenant d’un doigt.

« Tu diras aux messieurs qui sont là-haut, que je n’ai aucun objet de valeur dans ma chambre, et qu’à l’occasion, se soir je vais faire un tour. Tu n’as qu’à garder la monnaie, Tsuko-san. Il parait que maintenant il faut payer pour être déçu. »

Il fit un léger clin d’œil au barman, puis passa la porte, qu’il referma avec cette même sérénité. Il sourit. Puis, enfilant son manteau, son visage reprit cette allure d’inflexibilité. Il semblait insensible à tout. Changeant radicalement de tenue, il courut en tout hâte à travers les ruelles de Konoha, il devait retrouver quelqu’un.
Puis, au détour d’une rue sombre il s’arrêta. Il devait faire le point sur sa situation, comme il aimait le faire. Son trait lucide s’accentua, et la sérénité qu’il n’avait jamais perdue redevint un maître mot. Depuis quelques mois, des hommes le cherchaient. Pourquoi ? Il ne préférait pas y répondre. Cependant, il ne pouvait en être certain. Pour qui ? Parce qu’il était évident qu’ils étaient à la poigne d’un individu autre, peut-être plus puissant, du moins plus influent. Et puis il y avait cette femme. Il ne l’avait jamais vu, pourtant c’était comme s’il avait déjà ressenti sa puissance. Il avait un nom, certes, mais aucune image. Mais son instinct, d’animal avant tout, d’homme ensuite, enfin d'Uchiha lui sommait de disparaitre, de ne jamais la trouver. Ces hommes semblaient bien infimes par rapport au danger qu’elle représentait…


Il y a douze ans.
Les bras grelottant de la jeune femme dénonçait son appréhension et sa peur. Le dégoût qu’elle avait pour son geste également. Les larmes, c’était simplement parce qu’elle savait qu’elle n’avait pas le choix. Son bébé était beau. Il souriait déjà, il avait plus d’un an. Le pavé était froid à l’époque, il était glissant. Entouré de quelques vêtements sommaires, il ne criait pas. Il ne pleuvait pas, mais les nombreuses larmes de la jeune femme commençaient à l’inonder. Ses mains le déposèrent doucement sur le sol de Konoha. Puis elles se retirèrent bien contre leur volonté. Mais derrière elle, affichant une ombre sordide, l’homme régnait sur tout.


« Tu sais très bien que nous ne pouvons pas le garder. »

Elle lui fit un petit sourire obligée, et elle regarda l’enfant, qui semblait tout petit vu de si haut.

« Il s’appellera Sabi. Uchiha Sabi. »
« Oublie-le. Si elle nous avait trouvé, nous serions morts avec lui. »
« Nous l’aurions caché. »
« Il se cachera mieux que quiconque. Ou il mourra.Elle ne fait pas de différence, tu le sais pourtant. Toi et ta famille êtes maudits. Maudit par elle. »

Sabi. La sérénité. Elle avait peur, mais elle ressentait une petite pointe de confiance. Un orgueil qui ressortait. Les Uchiha avaient toujours vécu dans la douleur, depuis qu’ils n’existaient plus officiellement. Finalement Sabi serait comme les autres : il luttera pour vivre. En soit, il ne diffèrera pas des autres individus.
Laissé sur le pavé glacé de Konoha, il comprit peu à peu. Son nom resta gravé à jamais dans sa mémoire. Comme le sien. Peut-être même plus. Le véritable danger venait d’elle. A un an, il ne connaissait rien d’elle, sauf cette perpétuelle lame qu’elle met sur sa tête, et sur celle de ses frères, de ses cousins, et de tous les autres Uchiha. Puis c’était l’oubli. D’autres bras se refermèrent sur lui, l’emportant dans de nouvelles séquences noires de sa vie. Peu à peu il les a oubliées. Lorsqu’il apprit à marcher, à courir, à voler, il se donna à la rue, pour ne plus jamais s’en séparer. Il n’avait pas même besoin de parler. Un enfant se faisait toujours comprendre. Il avait survolé admirablement toutes les épreuves. Il avait appris à taire son propre nom. Plusieurs fois, la simple prononciation de « Uchiha » était un ébat de coups et de gerbes de sang. Peu à peu il comprit les hommes. Leur rancune, leur désir éternel de puissance. Et leur complexité. Son sourire ne disparut alors plus. Le teint blafard, froid lui évitait les regards discordieux et méprisants. Et pourtant sous la coupe de son grand manteau noir, se sourire éternel montrait sa joie de vivre.


Il ne restait à ses yeux qu’une seule solution de résoudre tous ses problèmes. Développer le pouvoir qui est en lui, faire la lumière sur toutes ses zones d’ombre, qui pourtant ajoutent à sa vie un peu de piquant. Une vie inestimable. Il savait ce que signifiait Uchiha. Il en connaissait les conséquences. Il en appréciait tout autant l’histoire. Ce pouvoir au demeurant violent. Demain, il irait à l’académie. Il passerait les lourdes portes de l’élite de Konoha. Il mit les mains dans ses poches et retrouva confiance lorsqu’il surprit ses économies encore au rendez-vous. Le monde shinobi n’est qu’un éternel combat, mais il serait en sécurité le temps de devenir plus fort qu’il ne le faut. Il n’avait pas l’envie de tuer. C’était simplement… un jeu. Durant treize années on l’avait fait souffrir, il n’éprouvait aucun besoin de vengeance. Cependant… Il aimait comprendre. Simplement.

Il était cet Uchiha un peu spécial. Poussé par on ne sait quel argument, quel sentiment ou émotion, des parents l'avaient lâché dans les rues de Konoha, où il avait grandi avec cette crainte mélangé d'une sérénité de porter un nom tant synonyme d'un passé riche et violent. L'Académie auarait été un chemin logique et admirable pour une personne de ce clan. Lui n'en faisait l'expérience qu'à ce jour. Le chakra il le connaissait, il coulait en lui depuis ses premières lunes. Le Sharingan se profilait doucement sous ses pupilles. C'était seulement du ressenti. Un inconscient particulier. Son long manteau noir tomberait. Ses frasques, son sourire égal au plus grand bonheur, à l\immense confiance qu'il pouvait placer et en qui on pouvait placer, tout cela ne serait à jamais perdu tant qu'il serait dans les propres murs de l'académie de Konoha. Là, il y découvrirait la véritable puissance. Tranchante, à demi dangereuse, pour les autres comme pour lui-même. Il passa le ponton, reniant l'ombre qui s'y dégageait. Un sentiment de sécurité l\'envahit. Uchiha Sabi. Tel était son nom, celui qu'il avait du cacher durant treize soleils. Se révéler doucement. Konoha l'accepterait comme il avait accepté tous ses frères et soeurs. Bientôt cette vie du jour pour le jour s'effacerait. Mais jamais il n'oublierait. Il souria poliment à la jeune demoiselle qui trônait dans le grand hall, puis il se dirigea vers elle. Un formulaire, un nom, une signature. Tout arriverait si vite.


Dernière édition par Uchiha Sabi le Dim 20 Avr - 12:54, édité 3 fois

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 12:16

[C'est presque parfait. J'aime beaucoup le style. Pour moi la BL t'es acquise, toutefois, il faudrait que tu t'introduises comme étudiant à l'Académie...
Une fois fait, je t'acceptes illico.

Bonne journée Smile ]

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 12:25

Bienvenue ! En revanche, n'inscris pas tes statistiques ici, tu les enverras à un modérateur du village Wink
Et évite aussi le blanc, autant que possible, c'est chaud pour lire :p

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 12:32

#Fiche de Stats retirée

#Couleur changé (je pensais pas que le fond était si clair >.<)

#Dernier paragraphe rajouté =)

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 12:34

Pas de tech de base souhaitées ? Smile

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 12:35

Non.

Je commence étudiant. Je ne suis pas sensé avoir de techniques de bases.

Euh... Par contre je ne sais plus si le sharingan est inné ou pas... S'il l'est, alors je prends le premier niveau ^.^

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 12:53

Ok ! Il y a un problème de slash au dernier paragraphe (sans importance). J'ai bien aimé ta présentation Very Happy

Uchiha Sabi : +16 XP RP - Présentation.

BL accordée. Tu peux poster dans tout le village, suivre les cours dans les amphi et te créer un appartement/maison au centre-ville ! Bon jeu et bienvenue parmi nous Very Happy

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 20 Avr - 12:55

@Problème rélgé (à la main il doit en rester... >.<)

@Merci pour les compliments et pour l'accueil ^.^

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 28 Sep - 19:11

*** ***


La salle était sombre. Si sombre que l’homme, sans paniquer, bouscula quelques objets placés sur le bureau, à la recherche d’une bougie, et d’un paquet d’allumettes. Il y parvint finalement, et dans un délicat coup de poignet, fit jaillir une grande flamme. Soufflant dessus avec une réserve discrète, la flamme s’amplifia, quelques centimètres, puis une bonne dizaine. La lumière attrista encore un peu plus l’ambiance, mais bientôt le feu n’eut plus aucun pouvoir de brûler. Le bois, crissait à mesure qu’il s’effondrait sur lui-même se transformant en une cendre voluptueuse dont il était impossible de suivre le mouvement. Pourtant un courant d’air fustigeait la pièce, et devait l’emmener un peu plus haut pour redescendre quelque part dans un coin. On aurait dit qu’il pouvait jouer avec ce feu durant des années. Mais bientôt il fut obligé de tendre le brasier vers le bout de tissu qui dépassait de l’objet. Alors la lumière s’étala, diffuse, sèche et régulière. Le coup de vent se calma et bientôt la flamme dansait toujours sur les mêmes pas. L’homme jeta ce qui restait de la brindille sur le sol. Personne ne faisait le ménage ici. Et personne ne verrait.

Il marchait constamment sur ce qu’il restait de ses dernières œuvres pyromanes.

Non, personne ne rentrait ici sans sa permission. Et pour l’avoir, il fallait être un peu plus qu’un ami, être plus fervent qu’un fidèle, quelque chose de plus fort que l’amour. Et cela n’existait pas. En fait, il fallait être lui. Malgré la nouvelle source de lumière, on ne pouvait deviner sa taille. L’homme, bien que situé, gardait le secret sur celle-ci. Mais vu sa tête, garnie de cheveux noirs et sales, qui tombaient directement sur son visage mince aux os saillants, on n’avait plus aucune envie d’en découvrir plus. Il faisait déjà assez pitié comme cela. Pourtant, lorsque parfois, au cours de quelques mouvements rapides et mal contrôlé, ses mèches grasses et enrouées de nœuds infâmes nous laissaient voir un peu plus ses yeux, ce n’était plus aucun sentiment de compassions qui nouait notre gorge. Non, une simple peur, terrifiante et terrifiée, notre regard ne bougeait plus. Le sien était noir, froid ; rouge, dangereux.

Il était ce genre d’homme qui n’avait pour femme, qu’un être à la poitrine plus rebondie qu’un homme, aux yeux plus malins et aux membres fins et gracieux. Il n’avait cette femme que pour lui. Elle était si belle qu’il la cachait. Il n’était pas jaloux, il aimait simplement prendre au monde ce qu’il avait de plus beau. Pour que plus jamais personne ne puisse constater que sa création est grandiose. Il la cache quelque part dans leur immense maison. Un pavillon vide, en périphérie de Konoha. Sa femme n’était ni plus ni moins intéressant que cette flamme qui luisait, brûlant sur sa mèche, entretenue par une huile plus vieille que les montagnes. Il était l’huile. Jouer de ses allumettes était sûrement plus amusant que passer son corps sur le sien, dégageant un amour inespéré comme tout homme l’aurait fait avec celle qu’il aime. Car lorsqu’il entreprend ses ébats, elle ferme les yeux. Elle sait que lorsqu’il est dans cette pièce, il ne lui fera rien. Ce n’est pas aujourd’hui que son corps comme son âme se remettront à saigner non. Aujourd’hui elle cautérise et panse, en prévision du lendemain.

Idji frappa deux fois à la porte. Pas une de plus, pas une de moins. Sanobu releva doucement la tête, pris d’une fureur indescriptible. Il aurait aimé souffler sur cette flamme pour que son huile soit libre. Mais comme tout homme, il était amoureux. Et sans elle il ne pouvait plus rien…

[Sanobu] – Entre.

Elle passa doucement la porte. Elle avait bien fait attention à éteindre toute lumière au dehors, afin de ne pas plonger la pénombre dans un sursis que l’homme aurait trouvé révoltant. Gratifiant ses mèches noires d’un petit coup de main, essayant tant bien que mal de se mettre présentable devant une femme qu’il violait tous les soirs, il ne broncha pas. Elle, son corps svelte et suave, des lignes au tracé si fin qu’elle en était un ange si il ne lui avait pas manqué les ailes, elle se sentait déjà mal à l’aise. Elle faisait tout pour calmer sa colère, parce qu’elle l’aimait. Du moins un jour, elle l’avait aimé. Maintenant, elle ne savait plus. Il avait été si beau et si homme autre fois. Aujourd’hui il n’a d’humain que le dégoût, le reste est animal. A chaque fois qu’elle le revoyait, elle pleurait. Il restait enfermé des heures ici, et lorsqu’il sortait, au mieux il l’ignorait. Mais ces moments à deux étaient si rares qu’à chaque fois qu’il rentrait encore dans son anti-chambre, elle oubliait comment son corps avait si brute avec elle, et qu’elle ne disait rien, jamais. Alors elle gardait espoir. Et à chaque fois elle pleurait. De voir une telle déchéance renaître et effacer ses rêves de quelques minutes. Quelques gouttes lavèrent le sol jonché de détritus. Elle passa doucement sa main blanche sur sa peau, séchant ses larmes. Mais elle ne pouvait pas le regarder. Il se leva, leva la main.

Elle plongea sur sa joue.

[Sanobu] – Arrête de pleurer.

Son corps jonchait alors les centaines de brindilles de bois qui faisaient office de moquette. Un parquet bien spécial. Puis, sans rien dire, il se rassit, bousculant au passage la chaise devant son bureau.

[Sanobu] – Assis-toi.

Elle se releva, et la tristesse passé, son espoir une nouvelle fois envolé dans cette prison de couleur, elle exécuta son ordre.

[Idji] – Qu’est-ce que cela veut dire, Sanobu-sama ? Je n’ai pas le droit de rentrer ici.

Il plongea sa tête entre ses mains, comme sans espoir lui aussi.

[Sanobu] – Tais-toi.

La femme ne comprenait pas. Elle aimerait tant que son mair lui livre tout ! Elle encaissait déjà sa colère, pourquoi ne partagerait-il pas sa douleur ? Sa tristesse ? Il savait qu’il pouvait tout lui dire, de toute manière, elle ne sortait jamais du domaine, elle restait cloitrée ici comme un chien que l’on tient en laisse pour pas qu’il aille chercher des os imaginaires.

[Idji] – Je t’en prie, ne reste pas comme ça ! Je serais toujours là pour toi ! Tu le sais pourtant…

Il continuait de plonger sa tête dans le creux de ses mains, ses coudes s’enfonçant dans le bois de la table. On aurait dit que s’il avait pu, il aurait plongé dans ses paumes, pour ne plus jamais en ressortir. Quelques secondes passèrent, il ne disait rien. Comme s’il réfléchissait. Puis il se redressa sur son siège, et se retrouva dans ce monde qu’il haïssait tant : la réalité.

[Sanobu] – Tais-toi ! Tais-toi ! Je t’ordonne de te taire ! Je ne veux plus que tu dises un mot ! Tu ne diras plus rien ! TAIS-TOI !

Elle ne disait pourtant rien.

Quelques gouttes se mirent à nouveau à couler sous ses yeux, puis un flot de larmes s’effusèrent pour s’égoutter sur la table. Il ne dit rien. Il semblait pris entre deux mondes, le sien où tout se passait comme il l’aurait aimé, preuve qu’au moins il était conscient de sa déchéance et de celle de ceux qu’il entraînait avec lui, et la réalité, celui où sa magnifique femme porte encore les hématomes de la journée d’hier, celle où il avait vidé son corps sans aucun plaisir pourtant. Il avait presque oublié où ils l’avaient fait, la dernière fois. Il ne parle pas d’amour, ce genre de pratique se fait toujours à deux. Dans ces moments-là, il était seul. Toujours seul, et il le comprenait mais il ne pouvait rien changer. Il se leva subitement et sa rapprocha de sa femme.

[???] – Elle ne porte même pas de bandeaux, Sanobu-san, elle n’est… qu’une femme. Sans elle tu ne serais rien. Tu ne t’en es pas rendu compte ? Pas encore ?

L’homme lâche prise, laissant Idji libre de ses quelques mouvements. L’homme avait la voix profonde et rauque. Dans l’ombre de la pièce, il avait facilement pu se cacher. On n’y voyait rien. Seul le bureau était encore illuminé et de ce fait, l’homme n’y était pas.

[Sanobu] – C’est… C’est à cause d’elle ! C’est encore à cause d’elle ! Elle qui porte ! Elle qui crée ! Elle qui donne !

[???] – Tu deviens insultant, Sanobu-san. Encore plus que d’habitude.

L’homme s’avança alors, sortant de son masque d’ombre. Il portait une grande tunique que n’importe quel shinobi bien éduqué aurait reconnu. Mais Idji n’avait aucunement conscience des enjeux de ce monde. Alors pour elle, ce grand homme à la large tunique, au grand chapeau circulaire empli de confettis qui descendaient jusqu’à son nez, cela ne lui disait rien. Elle n’avait au repère.

[Sanobu] – Gomen, Noya-sama…

[Idji] – Qui est-ce, Sanobu-san ?

L’homme resta la tête penché comme voulant toujours s’excuser, n’osa pas prendre la parole devant celui qu’il venait de classer comme supérieur hiérarchique. Il s’avança et son sourire chaud la réconforta. Il posa sa main sur son épaule dégarnie de tout vêtement, réchauffa sa peau froide.

[Noya] – Tu n’as pas besoin de savoir, Idji Uchiha. Sache que ton mari n’a pas tenu ses promesses, et qu’il dera en payer les conséquences.

Ses yeux tournèrent au rond, et elle se mit à dévisager en profondeur le visage de l’homme qui était le premier depuis longtemps à mettre un peu d’humain dans cette maison.

[Idji] – C’est aussi simple ?

Son sourire la scotcha. Quelle évidence.

[Noya] – Oui, c’est aussi simple.

Idji se leva, elle regarda autour d’elle, réfléchissant comme elle pouvait aux derniers évènements qu’elle venait de vivre. Elle était dans une salle que Sanobu lui interdisait l’entrée depuis plus de huit ans, elle était face à un homme qui avait fait plier son mari, et qui apportait plus de complicité et de respect à elle qu’à lui. Tout cela paraissait dénué de sens.

[Idji] – Mais qu’est-ce que je fais ici ?

Noya se tourna vers Sanobu, et d’un sourire un peu plus poussé, lui somma de lui expliquer. Il n’avait pas besoin de mot, cet homme ordonnait par sa simple carrure. Et Sanobu connaissait sa puissance, comme tous les autres morts avant lui, comme tous ceux qui le recherchent encore. Et puis il y avait également ceux qui travaillaient pour lui, et qui le craignaient. Indirectement, ils travaillaient pour Asashi.

[Sanobu] – Je… Enfin tu vois… Nous devons payer… Nous devons être puni.

Alors son sourire s’effaça. Son visage devenait blême. Noya changeait de couverture, il changerait d’aspect. Il devenait autre chose, un autre homme. Il avait laissé une chance à l’homme, il ne la prenait pas. Il n’aurait donc plus aucune fierté jusqu’à la fin de ses jours. Non il n’allait pas le tuer, il ne méritait sûrement pas cela. Cependant il ferait en sorte que le simple fait de poser son regard sur un miroir le face vomir de dégoût. Et elle, ne comprendrait rien. Peut-être pourrait-elle partir.

[Noya] – Vous portez un enfant. Vous portez *son* enfant, Idji-chan. Je ne prendrais pas la vie de votre homme. Je prendrais celle de son fils.

Elle comprit. Il parlait de son fils, elle comprenait bien mieux. Les femmes avaient ce genre d’instinct, d’esprit de survie et une intelligence étonnante lorsqu’on parlait de leur enfant. Tout de suite elles semblent plus humaines et plus fortes.

[Idji] – Non ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Pitié ! Ne prenez pas la vie de mon fils, prenez la mienne !

Noya répondit simplement d’un sourire, chose évidente et qu’il maîtrisait parfaitement. Tout pouvait avoir un lieu, lorsqu’on maîtrise son visage.

[Noya] – Il ne possède rien, il ne vous possède même pas. Sanobu Uchiha doit payer, et pour cela je vais lui prendre la seule chose qui lui appartient. Son fils. Il n’est aucunement le votre. Vous allez l’abandonner, pour que jamais ce petit homme ne découvre qui était son père, c’est tout le bien que nous pouvons faire pour lui, et ce sera son plus grand remord. Il en mourra sûrement.

Il disait tout cela comme s’ils étaient seuls. Mais Sanobu écoutait attentivement. Il était pris dans un espèce de coma. Ce que réalisait le Nuke-nin était atroce, et il savait qu’il avait parfaitement raison. Rien ne pouvait lui faire plus mal.

[Noya] – Il vivra. Difficilement, mais il ne deviendra pas ce que son père est devenu. Ainsi sera sa punition. Et aucunement la votre. Vous partirez avec moi, une fois la chose faite. Attendez qu’il est un an, et faites que Konoha l’adopte.

Elle baissa la tête. Ce n’était pas un mauvais choix. Pour elle c’était une nouvelle vie qui commençait peut-être. Et elle ne faisait rien de mal. Elle rendait son fils presque libre. S’il survivait…

[Sanobu] – Je ne veux pas ! Je n’attendrais pas ! Je partirais avec lui avant ! Je…

Ses yeux rouges de colère ne pouvaient rien face au dédain que portait Noya dans son regard. Que pouvait-il faire ? Pauvre lavette. Il touchait à l’enfant, c’était lui qui mourrait. Mais ce serait une bien trop facile solution. Et le shinobi préférait le voir souffrir que le voir mort. Tel était le prix à payer lorsqu’on désobéissait…

[Noya] – Comment s’appellera-t-il ?

La femme le regarda. Qui était cet homme ? Qui était-il ? Comment pouvait-il exister, un homme si bon qui venait la sauver de tous ses malheurs, et qui pensait même au nom d’un enfant dont il n’était même pas le père. Elle, et Sanobu non plus d’ailleurs, ne s’étaient jamais posées la question. Aujourd’hui elle avait le privilège de le choisir, pour elle et pour son enfant. Parce qu’elle l’aimerait jusqu’à sa mort. Noya continua de fusiller Sanobu de son regard puissant. Non il ne dirait rien à sa femme. Tous ses agissements depuis ces années, à travailler dans l’ombre de Konoha, du clan également. Quel bel imbécile il faisait. Ces gens-là étaient utiles à l’Asashi, mais Noya haïssaient ces imbéciles qui n’avaient aucune conscience, aucune valeur morale. Il l’obligeait à détruire une famille parce que huit ans plus tôt, Sanobu n’avait pas eu le courage de s’opposer à leur puissance, et aux songes des hommes. Aujourd’hui il payait, tout simplement.

[Idji] – Il s’appellera Sabi…

Un bref coup de vent balaya la pièce, et fit plonger l’Uchiha à terre, sur ses deux genoux. Il n’avait plus que ça. A côté de lui, Idji était debout, et comme une étrange inversion, elle semblait forte, lui tout petit devant elle. Ainsi était fait le monde.

Quelques gouttes lavèrent le sol. Noya n’était plus là. Sanobu, pour la première fois, pleurait.

*** ***


[Si y'a un prob, MP, j'édite =)]


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MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 28 Sep - 22:46

D’après moi, il n’existe pas de moment où l’on puisse dire : un jour, j’y suis arrivé, j’ai changé. Cela serait bien trop prétentieux. Il n’y a rien qui puisse faire que l’on affirme avec assurance que notre personnalité naisse comme un renouveau, soignant l’ancienne de ses maux. Non, il n’y a ni ancienne ni nouvelle, il n’y a qu’un trou sans fond, une immense abysse dans laquelle nous plongeons depuis que nous sommes nés, et comme une chose incongrue et innée nous ne nous battons pas pour arranger, ou détruire cela. C’est un acquis qui est, comme humain, en notre pleine conscience, absolu et totalement définitif. Là aussi je dis faux. Du moins je le pense. Il n’y a rien de révocable, il n’y a rien d’inéluctable. Nous peuplons ce monde et le constituons. Nous sommes la saveur comme l’odeur, nous en sommes le commencement comme la consécration, la base comme la finition. Nous sommes grossiers et étrangement unique l’un et l’autre. Chacun de nous est différent, et pourtant nous ne faisons qu’un bloc. C’est cette unité de tant de personnalité qui me pousse à dire que nous sommes en perpétuel mouvement.

J’étais froid. J’étais ce gamin, au visage barbouillé de sang. Depuis ces quelques années, je n’ai pas changé, j’ai toujours ce bandeau autour de main qui couvre ma plaie béante. Un entraînement que j’avais poussé un peu trop loin avec un Anbu spécial, sans grande sentimentalité en fait. Mais je l’aimais bien. Lorsque je suis arrivé à l’académie, j’ai tout de suite sorti mon épine du jeu. Je voulais tuer d’un simple regard, et je savais qu’un jour, j’y arriverais, parce que je porte ce nom. Il m’est encore des choses inconnues sur mon histoire, sur mon passé. Sur ce clan, que je désapprouve maintenant. J’étais noir également, et j’adorais ce grand manteau qui descendait jusqu’à mes genoux. C’est celui de ma mère, enfin je pense. Je le portais depuis tout petit, et dans les moments difficiles, il me tenait chaud. Dehors, c’est la jungle et même à Konoha l’hivers, il fait froid.
Mais ce manteau n’était que l’image de moi-même. A l’académie, j’avais une facheuse tendance à n’en faire qu’à ma tête, et du débrouillard que j’étais et qui faisait de moi un grand confiant je devenais hautain, prétentieux, et provocateur. Je n’ai aucun remord quant à la correction que j’ai mis à certain, même si maintenant à y repenser, je n’en tire aucune gloire pour autant. D’autant qu’aujourd’hui, les mêmes sont toujours là, et ils s’endurcissent. Et puis le clan m’aidait. Takeshi était un brave homme, et j’étais un peu triste d’être parti ainsi, en ne laissant derrière que des larmes qui m’appartiennent et qu’il n’oubliera jamais. Cependant je n’ai pas peur pour lui, c’est un homme de foi et de courage. S’il a fait sur moi quelque chose que je ne crois pas supporter, il en avait sûrement l’ordre. Former un Uchiha qui n’a rien de la personnalité du clan est une chose ardue. La fierté, l’ambition, la puissance, la prétention, tout cela je ne l’avais pas encore, même si comme tout gamin je me sentais le meilleur. Je n’étais pas le moins bon.

C’est ce jour-là que tout à changer, c’est ce jour-là, lorsque j’ai laissé Keïko, Takeshi et Sayuri sur place et que je suis parti parler de fesses et d’histoires en tout genre chez Riku que tout a basculé. Lui, Riku, ce frère qui m’a vu évolué avait toujours un base solide. Il gardait constamment ses idéaux, il avait un caractère propre à lui, ce dont je n’étais pas pourvu. Il y avait si peu de monde dans ma vie que je ne m’étais jamais rendu compte à quelle point elle était vide. D’ami, je n’avais pas grand monde. De filles. Pour ne pas dire personne. De famille… Riku, Sayrui, Keïko, et quelques profs qui m’accordent encore une confiance que je prends comme un compliment. Et sinon ? Même mes ennemis se faisaient rare. J’avais une vengeance personnelle à faire, Oni ne s’en tirerait pas pour si peu, après ce qu’il m’a fait. Ginko, aussi. J’avais faillit l’oublier. C’est aussi grâce à elle si tout avance. Je n’ai pas grand monde, certes, mais peu à peu les portes s’ouvrent, et aujourd’hui j’affirme que j’étais noir.

Mais que je ne le suis plus.

Ma vie reste un infini bordel. Je pense sans le savoir, je ne mets plus les ordres dans leur chronologie. Akogare vient avant Ginko, Riku après Hakuba. Pour moi les repères ne font que revenir. Vivre la vie au jour le jour n’est plus quelque chose que j’affection.

Akogare nous avait demandé, à moi et Kyuza, un autre genin de Konoha que je ne connais pas mais qui semblait sympathique, pourquoi nous nous battions. Dans une argumentation facile mais efficace, lui ne montrait aucune compassion ni aucune passion. Simplement sa richesse. De corps et d’argent sûrement. L’Anbu devait être un des plus puissants éléments de Konoha, et donc un des plus riches. Mais si Akogare n’avait à première vue, rien de bien intéressant mise à part la science du combat qui coulait en lui, il avait le mérite de leur avoir posé cette question. Ce n’était pas la simple interrogation que l’on peut demander à des étudiants lorsqu’ils entrent à l’académie, ou que des parents poseraient à leurs enfants, en guise de bonne inquiétude de leur avenir. Non, c’était quelque chose de plus profond, de plus subtil également et à y réfléchir… Je n’avais pas trouvé de réponse. C’était pour moi une impasse. Après la fuite du domaine Uchiha, c’était pour moi la deuxième principale ouverture sur ce que j’étais vraiment. Alors qu’est-ce qui motivait ma vie ? La puissance ? La folie ? La richesse ? La loyauté ? Il y avait tellement de réponse que lorsque j’en cherchais une qui me convenait, je n’en trouvais pas. J’étais un Uhiha tout comme Akogare était un Hyûga, et lui comme moi avions comme destin de nous battre, d’aller à l’académie et de devenir genin. De pénétrer dans des terres inconnues de passer l’examen Chuunin, et plus si affinité. Lui était tout de même aller jusqu’au rang d’Anbu… Finalement, n’étions-nous pas de simples créations de Konoha pour toujours avoir de la matière.

Peu importait, je n’étais plus un Uchiha, pas dans la forme en tout cas. J’avais toujours cet œil maudit, que j’utilisais le moins souvent possible mais qui faisait partie intégrante de moi. Je vivais avec.

Ce petit bonhomme, Zaka m’avait également ouvert les yeux sur le bonheur et la joie de vivre. Pendant tout ce temps, où j’avais réintégré le clan, je n’avais jamais sourit. Un Uchiha ne sourit pas. Il tue. Je tuerais, mais je saurais pourquoi. Je ne fais pas plier du regard, j’invite. Je sourie, et demande à ce que l’on me réponde. Sabi signifie sérénité, que j’en sois la plus belle représentation.

Alors ma tenue se décontractait, mes yeux étaient moins sévères. Je gardais toujours chez moi la grande veste de ma mère, c’était mon seul souvenir d’elle. Ma chemise était ouverte, mes hanches légèrement avancé. Je marquais bien inconsciemment, que mon sérieux continuel s’évanouissait légèrement pour faire place à une motivation bien plus plaisante. J’avais toujours mon Kusarigama pas loin de ma main, et un jour il faudra bien que je lui trouve un petit nom, tout comme Riku l’avait fait avec son Katana.

Alors peut-être changer du tout au tout est-il totalement impossible. Evoluer est une chose que je crois bien plus. La seule différence ? On n’oublie jamais vraiment son passé…


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MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Lun 3 Nov - 17:19

Sabi : +28 XP

MessageSujet: Re: ~ Uchiha Sabi ~ Accepté   Dim 4 Jan - 16:17

Fiche Rôlistique



Personnages :
° Keïko Uchiwa, cousin éloigné de Sabi, 18 ans.
Membre imminent du clan Uchiwa. Cas à part, par sa personnalité, farfelue, son caractère, dantesque, et sa spécialisation, rare. En effet, Keiko est le seul Uchiwa connu qui se soit tournée vers la Médecine et reconnue par ses pairs comme un véritable Eisei-Nin. Il a une fâcheuse tendance à sourire bêtement pour tout et n'importe quoi, ce qui lui vaudra l'amitié d'un grand nombre de personnes. Chuunin sans complexe, honnête et joueur, il lui arrive de temps à autre de révéler une flemmardise encore inconnue chez les Uchiwa. C'est un des premiers soutiens de Sabi, chez qui il trouva une personne intelligente et unique, plutôt qu'un nom portant un insigne. Il est celui chez qui Sabi trouvera toujours du réconfort, et fut dans ses plus basses heures, l'un de ses principaux Senseï - bien qu'il n'avait que rarement les qualités requises...

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° Izumi Uchiwa, frère de Keïko Uchiwa, 15 ans.
On connait encore peu de chose de Izumi, mise à part que c'est un garçon intelligent qui porte dans son coeur certaines valeurs communes à son frère comme l'humour, la joie, la confiance. De ces deux personnages, on ne retrouve que rarement les clichés qui cernent le clan : orgueil, fierté, arrogance, impertinence. Fait remarquable en soit, il devient très rapidement un grand ami de Sabi, les deux jeunes du même âge se ressemblant comme deux gouttes d'eau. Fin amateur du ninjutsu, il utilise le Katon comme s'il s'en faisait partie intégrante, et possède une fougue toujours intéressante au combat.
Mais plus que tout, Izumi reste un personnage nouveau, qui de part ses récentes aventures avec Sabi, va sûrement devenir, quelqu'un d'incontournable.

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° Mia Ukitake, petite copine de Sabi, 15 ans.
Mia est une ravissante jeune femme que le Genin rencontra lors d'une première soirée à la Feuille Royale, en boite de nuit. Ouverte et sensible, elle fit très rapidement un portrait assez juste du jeune homme qu'elle portait dans son coeur, connaissant peu à peu chacun de ses défauts et de ses qualités. Relation ambiguë, tournant autour du métier de shinobi, ils comprennent vite que la vie à deux n'est pas fait pour ceux qui se battent, et s'accrochent un peu comme ils peuvent. S'impliquant souvent dans ses entraînements, ou dans sa vie quotidienne, Mia fera tout pour sourire, même face au désarroi de son ami. Civile fêtard et charmeur, elle reste avant-tout, une très belle jeune femme.

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° Shinzei, personnage fictif.
On ne sait pas encore vraiment qu'est-ce que Shinzei représente. Il correspond bien à quelque chose chez Sabi, mais il reste un inconnu parfait, que le protagoniste n'a rencontré qu'en de rares occasions, lorsqu'il ferme ses yeux et se laisse voguer dans son propre esprit. On notera qu'il fait son apparition à chaque fois que Sabi approche la porte de son esprit, Porte découverte au tout début de son histoire, et qu'il sut dompter puis ouvrir, renfermant toute la puissance de sa personne. On peut en déduire que Shinzei est une sorte de Gardien, symbolisant l'éminence du clan chez Sabi, sa force intérieure, et, à plus long terme, peut-être bien le nom de son Sharingan.

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Elle sera peu à peu compléter. J'essayerais de voir pour un suive de tous mes RP... plus tard !


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