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 Les cascades chaudes

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MessageSujet: Les cascades chaudes   Dim 20 Avr - 16:01

Rappel du premier message :

Les cascades chaudes

~ L'eau est source de vie. Elle est chaude, réconfortante, hydrate le corps et l'esprit dans un même soucis de bien être. Elle se faufile dans tous les interstices où il y a de la place pour sa petite personne. Elle n'a pas d'égal, car elle est la plus puissante. Ni ennemi, ni amis, l'onde est seule face à une destinée impérissable. Les forêts, les praires, rien ne serait sans cette entité de notre monde mystique, pas même le ciel, les nuages, ceux qui font là où l'eau n'existe pas, les nuages qui cacheront le soleil de nos peaux abîmées ; et là où elle existe, le pouvoir d'une source supérieure.
De la petite source, l'eau infime qui s'égoutte chaque minute, pour donner ses petites flaques dans lesquelles les enfants aiment à jouer. Un petit filin d'eau, comme un tissu qui se propage, un long serpent qu s'étale dans les crevasses de nos pensées. Et ce filin s'agrandit, il grossit, prend de l'assurance. Il devient ruisseau, et déjà, s'il est encore manipulable, il est puissant et inarrétable. Personne ne pourra se soulever contre lui, c'est une première victoire. Les pluies, puis tous les autres réseaux se mêlent à lui pour former la grande famille des rivières, des fleuves, des mers des océans ! Le cycle de l'eau est la force qui ne pourra pas être déstabiliser par n'importe quelle querelle humaine. Rien ne donnera la peur à telle nature, elle est opulente, elle vénérée, ou détestée, on la cultive, on l'utilise. Mais en ce lieu plein de tristesse et de chaleur pourtant, l'eau qui coule abondamment de cette cascade est pure. Aucune particule ne l'a touché pour la polluer de ses cellules virusées. ~

~ Les sources bien plus haut dans la montagne sorte d'un magma en pleine ascension. Réchauffé par la composition géologie de nos plaques, elle descend, prend vitesse et assurance, et tout en bas, à son paroxysme, elle se jette durant plusieurs secondes sur quelques dizaines de mètres, provoquant une nuage de brumes, de vapeur qui entoure finement une stèle. Celle qui amène l'ambiance si triste sans pourtant y amener aucuns regrets.
Il n'y avait rien autour de cette stèle placée au milieu du petit lac qui était le réceptacle de l'onde bouillante. A ses côtés, juste, une petite baraque de feuilles et de branches, une activité similaire à l'hôte des bois. Qui connait celui qui vit ainsi et ici ? Personne, la question n'est pas là. Ce qui est intéressant, c'est le nom sur la stèle, celle des douleurs et des pleurs, celui d'un homme qui releva fièrement Konoha dans ses tragédies comiques, dans un combat âpre et impossible, dans des missions plus ambitieuses que réalistes, il n'avait jamais eu l'impression de faire tel travail, il est aujourd'hui trop tard pour lui de prendre le recul et de se considérer comme un véritable sauveur, si sauveur il y a eu. ~

~ Ce nom effacé, donnait encore le ton lugubre et pourtant si chaleureux. Des cascades au doux son mielleux... ~


Dernière édition par Uchiha Sabi le Dim 20 Avr - 17:12, édité 2 fois

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 3 Sep - 13:25

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu Keïko, et bien contre ma volonté, mon bonheur me surpris et laissa échapper quelques gouttes de bonheur. Ce n'était pas ce genre de scènes que les filles raffinent, de voir les homme pleurer, qu'importe soit la raison. Personnellement, même si j'avais énormément changé, contrôler mes sentiments restait quelque chose que j'appréciais et qui me sortait souvent de passes dont je ne trouvais aucune autre solution.

*** ***


Cela faisait longtemps que je n'avais pas revu Ooromi. Le vieux Sendu restait caché dans sa demeure au fond de la cascade. Et plus le temps passait, plus il prenait sagesse et aisance dans l'âge, moins il sortait. Ce que je trouvais bien évidemment fort dommage et de plus en plus étrange. Pourtant, je sentais que le vieux devenait un peu plus aigri chaque année. Alors je le laissais tranquille, dans sa chaumière de pierre.

Pourtant, une fois, il n'y a pas longtemps de ça, alors que je traînais les pieds dans l'eau sans trop savoir quoi faire sauf regarder les étoiles grimper sur leur lit bleuté, attirées par une lune céleste et pleine, il est venu me voir, je-ne-sais pour quelle raison. Il avait apporté une théière qui fumait et dégageait une odeur de menthe tout à fait délectable. Je lui avais souris, et sans répondre à mon appel, il s'assit à côté de moi, laissant ses chevilles au sec cependant.

[Sabi] "Quelque chose ne va pas, Ooromi-sama ?"

Il dédaigna enfin se tourner vers moi. Je l'aimais bien le vieux, finalement. Même si son âge se reportait de plus en plus sur son visage, et que je devinais avec aisance qu'il savait sa fin prochaine, je déployais une certaine affection pour lui. Un jour je m'étais demandé si cela relevait plus de la pitié qu'une véritable sensation d'amitié. J'avais sûrement raison. Mais je m'en contentais, et prenait le Sendu comme Sayuri avait pu me prendre.

[Ooromi] "C'est toi, tu me fais peur."

Etonné par sa réponse, je me tournai doucement vers lui. J'avais lâché les étoiles de mon regard d'enfant, et les posai maintenant sur le vieil homme. Je ne savais pas vraiment comment prendre ses propos. Dans sa bouche, aucune intonation particulière ne pouvait m'indiquer quoi que se soit.

[Sabi] "Moi ? Ou quelque chose en moi ?"

Je lui parlais comme si j'avais en face de moi un enfant de cinq ans. Pourtant, c'était la seule façon de me faire comprendre... et de le comprendre.

[Ooromi] "Tu as changé, Sabi-kun. Depuis la dernière fois."

Il commençait sérieusement à m'énerver. Je m'occupais le plus possible de lui, et... il ne voulait rien voir. Critiquer les autres était une chose qu'il savait admirablement bien faire...

[Sabi] "En même temps tu sors tellement peu souvent de ton trou que, j'ai largement le temps d'évoluer oui."

Ma colère passait. C'était une petite pointe de tristesse, une mélancolie absurde certes, mais bien présente qui achevait mes retrouvailles avec Ooromi. A la question : pourquoi devait-il me faire ça ? je n'avais aucune réponse. Je me défendais, comme je pouvais. Tout avait tant changé, effectivement, depuis la dernière fois où il me parlait de l'histoire d'un clan auquel je n'ai plus aucun lien, mise à part cet oeil maudit.

[Sabi] "C'est toi qui m'avait expliqué qu'il fallait toujours progresser. Cela fait plus de deux ans ! Comment comptais-tu me retrouver aujourd'hui ? Avec la même bouille d'antan ? Les mêmes caprices les mêmes colères ?"

Il dédaigna tout de même tournée sa tête, recouverte d’une grosse capuche. De son visage que je devinais aisément, je ne voyais que le bout de son nez aquilin qui dépassait allègrement. Le reste n’était qu’un tapis d’ombre, une chape que le vieil homme s’amusait à greffer entre lui et moi.

[Ooromi] « C’est à dire que… »

Je m’énervais.

[Sabi] « Que quoi ? »

[Ooromi] « Tu n’entends que ce que tu veux bien écouter, Uchiha-kun. »

Le pompom, la cerise sur le gâteau. Sans bondir, je sortis rapidement de l’eau, et comme une furie, me penchai vers ma victime assise à mes pieds.

[Sabi] « Non ! *Vous* faites ce que bon vous sembles ! *Vous* ne voulez pas écouter ! Vous et encore vous. Cela fait un an que je ne porte plus ce nom. Les choses changent sans que vous vous en rendiez compte, et… vous ne voulez ni comprendre ni voir que je ne suis plus le petit Uchiha fier et égoïste. Je suis… »

[Ooromi] « Tu es ? »

Ma colère passa une nouvelle fois. Je devenais presque lunatique. Lui ne voulait exprimer aucune émotion. Comme un défouloir, il était pour moi le purgatoire de tous mes malheurs. Parallèlement à mon changement d’humeur, je retrempai mes pieds dans l’eau tiède.

[Ooromi] « Tu as changé… »

[Sabi] « Vous ne l’avez pas déjà dit ? »

[Ooromi] « Je n’ai pas dit que tu t’étais rabaissé… »

[Sabi] « Alors quoi ? »

Il prit une grande inspiration, et jeta son dévolu sur l’onde qui remuait fébrilement.

[Ooromi] « Tu as raison, tu n’es plus le petit enfant que j’ai trouvé chez moi. Tu as évolué. En bien. Mais il reste toujours cette petite partie de toi que tu rattaches à quelque chose d’indissociable. »

Je cherchai avec une certaine impatience la suite de son discours. Mais je ne trouvais pas. A vrai dire, voyant les secondes s’écouler sans que le Sendu ne réagisse, je commençais à croire que lui non plus… ne savait plus trop ce qu’il disait.

[Ooromi] « Il faut que tu écoutes un peu plus encore tes sentiments, Sabi-kun. Tu dois arrêter de vouloir les maîtriser. Ils sont là… pour toi, et sont à ton image. Il n’y a rien de plus vrai qu’eux, même si tu peux en avoir honte.

Tu ne sais pas ce que tu es, ni qui tu es. Eux, ils le savent. Ils sont ce que tu es. Il *suffit* de comprendre ça… »


Je le regardai, plongé dans sa capuche. J’avais envie de lui botter les fesses. Mais en y réfléchissant, une nouvelle fois il parlait juste. *Trop* juste.

*** ***


Alors même inconsciemment, j’avais intégré ses conseils. Je ne l’avais plus revu depuis, mais ses paroles, comme toutes les autres, restaient gravées dans ma mémoire. Je sentis les larmes monter. Je ne comprenais toujours pas pourquoi c’était aussi dur. Mais avec un peu plus de motivation, j’y étais arrivé.

Ruisselant comme l’onde qui polissait la pierre des cascades, je balayai le sol des quelques gouttes de bonheur qui glissaient sur mes joues. Je plongeai mes bras dans ceux de Keïko qui m’accueillait avec un sourire que je n’avais pas revu depuis un an. L’homme d’une vingtaine d’année me laissa quelques minutes, puis, accompagnée de Sayuri, un immense sourire dévoilant ses petites dents polies et blanches, il m’accompagna jusqu’aux cascades.

Je revoyais le vieux Ooromi, assis à côté de moi. L’entraînement pouvait maintenant commencer.

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 3 Sep - 16:45

Premier jour. Sayuri ne m'avait donné aucune information supplémentaire. Je savais juste que cela durerait un temps indéfini et souvent plus proche du long que du court. J'en déduisais sans peine que cela pourrait aller de la semaine à l'année. Bref, le flou complet en gros.

[Keïko] "Mais tu vas voir, ça se passera bien..."

Il me lança un regard du genre "je suis là il peut rien t'arriver, alors arrête de t'inquiéter". Je me doutais bien que sa présence ici, en temps que rare perle médecine du village, et du clan qui plus est, me permettait de me faire mal jusqu'au sang sans que je n'ai besoin de brailler dans toutes les rues de Konoha jusqu'à l'hôpital.

[Sayuri] "Bon, Sabi-chouuuu ! J'vous laisse entre hommes, moi j'ai un rendez-vo... des choses à faire ! On se revoit demain pour voir comment ça se passe okay ?"

J'avais bien envie de l'ennuyer un peu plus en lui disant que j'avais envie qu'elle reste, mais connaissant le caractère de ma cousine, j'évitai le cataclysme nucléaire contre un bref tête à tête avec Keïko. Je le dévisageai une dernière fois, afin de bien imprégner son visage dans ma mémoire de moucheron. Ses grands mèches brunes étaient nouées en un seul noeud derrière la nuque. Il avait des yeux prunes qui ruisselaient d'intelligence. Je n'avais pas passé beaucoup de temps avec le juunin, mais je le savais d'une finesse technique sans égale - sauf peut-être le doigté divin de Tsubaki, mais je reste dans la catégorie *encore humain* de la chose. D'un bref signe de la main, je terminai les bonjours en pleurs et laissai voguer Sayuri à ses activité... paranormales.

Peu à peu ma curiosité reprenait le dessus, et je voulais simplement savoir comment on aller procéder. C'était la première fois que je découvrais cette technique que je savais puissante, à l'image d'un rasengan parfaitement bien maîtrisé. Keïko, me regardait, moi et mes étoiles dans les yeux. Il me lâcha un sourire dantesque, et dans une position à la Nice Gay, son pouce venait de frotter les narines.

[Keïko] "Okay... Cours théorique !"

Vladadam je retouchais terre dans un choc critique.

[Sabi] "Théorique ?!?"

Amusé par mon étonnement, qu'il avait également prévu, comme il l'avait eu lors de sa propre découverte du Chidori, il me dirigea au centre de la petite clairière.

[Keïko] "Le principe, c'est de donner à ton chakra une pression telle qu'il en deviendra d'un électrique puissant. En concentrant ton chakra en un point précis, tu bouscules carrément les molécules qui doivent crisser de la force que tu leur impose.

Tu le devines alors, le Chidori requiert énormément de chakra, sur une superficie restreinte. La difficulté réside principalement dans le fait que tu dois résoudre l'équation qui régit pression/concentration."


J'étais déjà submergé par tous ces mots complexes.

[Keïko] "On va commencer par un exercice simplet, mais qui sera la base même de la technique. Tu vas concentrer ton chakra dans ton bras droit, du poignet jusqu'aux doigts."

Pourquoi il me demandait ça ? C'était pas compliqué, on faisait ça à l'académie. Je malaxai doucement mon chakra dans mon organisme, mélangeant avec finesse mon énergie spirituelle - celle que je déployais en ouvrant largement les deux portes de mon esprit, chose que j'avais appris à faire sans peur - et mon énergie corporelle. Le courant froid traversait mon corps, plongeant sa substance dans toutes les cellules de mon corps. Puis j'accélérai progressivement le rythme afin de créer un véritable flux de chakra. Concentré dans les cellules de mon corps, les deux énergies d'une folle puissance se scindaient, puis se regroupaient pour créer un chakra fluide et homogène.

Libérant la puissance de mes tenketsus, je bloquai peu à peu toutes les sorties possibles de mon corps pour laisser ouvertes celles de mon bras droit. Le chakra affluait et comme un coulis de fraise sur une boule de glace vanille à teneur bourbon, la substance bleuté recouvrait peu à peu toutes les cellules musculaires et mon poignet de ma main. Dès les prémices de la réalisation je sentis mon membre tenir en son sein une puissance extraordinaire. Mais c'était les bases de la concentration du chakra et jusqu'à maintenant je ne voyais pas de grandes différences avec les premiers cours sur le chakra en présence de Reïko.

[Sabi] *Sauf qu'elle est quand même carrément plus canon que Keïko...*

Je souris de ma remarque totalement idiote, et Keïko voyant mon ange de soubresaut des lèvres ne voulut pas chercher plus loin.

[Keïko] *Amuse toi tant que tu peux, tu verras après... Huhuhu*

Je restai concentré. Les minutes passèrent, et je continuais d'augmenter la teneur en chakra de mon membre. La pression devint telle que je commençai à souffrir quelque peu de la torture que j'infligeais à mon chakra, reclus dans un si petit endroit. Je me vidai progressivement de mon chakra, et m'obligeai d'en créer un peu plus chaque minute. Une aura bleuté aux reflets azur émeraude s'émana du bout de mon majeur jusqu'au poignet.

[Keïko] "Tu ressens quoi ?"

Surpris par sa prise de parole, je levai les yeux vers lui, une certaine crispation se dessinant sur mon visage.

[Sabi] "Ca commence à être gênant. Presque douloureux."

Il sourit de satisfaction, me faisant presque peur.

[Keïko] "C'est good alors. Continue."

Grrr le vilain. Il me laisse dans mon amateurisme des plus affligeants qui soit. Pourtant je ne me décourageais pas. Mes jambes commencèrent à trembloter et je pris logiquement la décision de m'asseoir. Mon fessier écrasa avec attention l'herbe verte qui amortissait pour mon plus grand bonheur, mon appui sur le sol. Repliant mes jambes en tailleur, je fermai finalement mes yeux, même si je n'aimai pas vraiment cela. Mais je n'avais pas vraiment le choix et je devais accélérer le processus. Le chakra devenait oppressant, pourtant je devais continuer de le concentrer avec acharnement et force.

Les minutes passèrent. Bientôt les heures. A rester prostré, assis toujours dans la même position, mes yeux fermés, mes dents mordillant mes lèvres, et mon bras qui s'épuisait de recevoir tant de chakra. C'était impossible que cela ne fonctionne pas. Je concentrais tant de chakra sans voir de changement que je me demandais presque s'il n'y avait pas des *fuites*. Cela semblait improbable qu'il s'évapore sous les effets du soleil ou de je-ne-sais quel autre facteur. Mais lorsque l'astre divin commença à descendre peu à peu, puis lorsqu'il passa derrière les grands arbres, je commençais à me dire que j'avais peut-être perdue une journée.

[Keïko] "Rien n'est jamais perdu, Sabi-kun."

Il lisait dans mes pensées ou quoi ? Je le regardai, étonné, voire surprise. Presque choqué. Il me sourit de ce même plissement de lèvre qui voulait dire "mec, j'ai fait ça avant toi"... Je détestais être compris par tout le monde. Sayuri, Keïko, Ooromi, ils se donnaient le mot ou quoi ?

[???] "Sabi-chouuuuuuu !"

Tout en gardant un oeil sur mon bras, je me retournai comme je pouvais, accompagné par mon cousin Uchiha, pour découvrir Sayuri débouler dans la clairière alors que la nuit commençait à s'annoncer comme fraîche.

[Sayuri] "Keïko-chou, j'ai rame..."

[Keïko] "J'tai déjà dit de plus m'appeler comme ça !"

Le juunin dépité ne semblait plus savoir quoi faire pour calmer les ardeurs de sa cousine. Les gros yeux façon *chat demandant câlin instantanément* de Sayuri n'avaient bien évidemment plus aucun effet sur lui, mais elle continuait. Et puis contrarier Sayuri était souvent synonyme de torture les plus viles qui soient - comme s'il était vachement bien au courant...

[Sayuri] "Pardon, Keïko-chou - pourquoi tu grimaces ? J'ai apporté les tentes !"

[Sabi] "Les ten..."

[Keïko] "On est pas encore couché..."

Sayuri posa enfin son regard de félin sur moi, mon bras dans ma main gauche, une vilaine aura bleu en émanait avec opacité tellement j'avais concentré de chakra.

[Sayuri] "Ca marche pas ?"

D'un succin signe de la tête je lui signifiai que non.

[Sayuri] "Elles sont nazes tes techniques, Keïko-chou."

Elle s'assit devant moi, découvrant son décolleté mal fermé - des ébats de la journée certainement - et ses cheveux en bataille. Puis, plaçant son coude droite sur son genoux en tailleur, elle leva la main vers moi. Elle voulait quoi ? Un bras de fer ? Son sourire défait m'indiquait clairement que oui.

[Sabi] "C'est le moment ?"

Keïko derrière elle commençait à rigoler. Elle ne changerait donc jamais ? Hochant joyeusement la tête, elle m'indiquait que - apparemment - oui. Je mettais ma main dans la sienne. Mais elle ne me laissa pas vraiment le temps de savourer sa peau douce, me serrant les doigts avec une force qui faisait presque peur venant d'elle. Je ne pouvais que rétablir l'écart, et je forçai alors également. Le duel commençait. Peu à peu je prenais le dessus, son bras commençant à flancher. Mais d'un rictus sadique elle concentra une petite touche de chakra et renversa carrément la tendance. Je me voyais défait dès les premières attaques. Impossible. Je contractais mes muscles, jouant d'ailleurs sur tout mon corps, et pourtant, elle ne cédait pas. Je gonflait mon bras de chakra, sans même en prendre conscience. Je modifiais légèrement sa structure et le condensait encore un peu plus. Pénétrant au plus profond de mes cellules, il dévastait tout. Je sentais progressivement que j'allais jusqu'au bout de mes limites et que dans quelques secondes je ne tiendrai pl...

Un cri effroyable déchira la forêt. Quelques oiseaux froissèrent les branches et s'envolèrent dans le ciel éclairé par une magnifique lune. Je tombai de douleur, tenant mon bras dans lequel le chakra s'était dissipé. Le vacarme n'avait duré que quelques secondes, mais il avait été strident. Presque convaincant. Cela ressemblait à quoi ?

[Keïko] "Milles oiseaux. C'était à peu près ça oui. Bien joué Sayuri-chan."

Elle me releva, encore groggy. J'avais l'impression que mon bras avait éclaté.

[Keïko] "On va se coucher, tu dois être crevé. Demain on continue, mais voila déjà une bonne chose de faite."

Son sourire réconfortant, et les mains douces de Sayuri effacèrent toute douleur. Je m'endormais sans même me rendre compte que la rosée commençait à purifier la forêt.

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Jeu 4 Sep - 16:58

Quelque chose me chatouilla le nez. J'ouvrais un oeil désespéré, puis le refermait immédiatement, agressé par la lumière du jour. Ouvrant progressivement ma paupière jusqu'à ce que je m'habitue à l'idée que le soleil devait m'en vouloir de me réveiller si tard, je remarquais le corps fin d'une sauterelle, cherchant je ne sais quoi dans ma narine. Attirée par ma respiration sourde et jusqu'alors souple et tranquille, elle semblait se dorloter de la chaleur que dégageait mon organisme par les seules aérations que l'homme possédait. Je devais réagir. Je réagissais. Levant ma main dans un geste frivole et dénué de sens pur, je chassai un peu à la manière d'un ivrogne l'insecte malheureux qui venait combler mes orifices nasaux.

Soulevant mon corps fin, je me reposai sur mes deux coudes, frottant comme je pouvais mes yeux endoloris et encore un peu endormis. Dans un état de latence tout à fait extraordinaire j'avais l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur. Malgré la lumière ambiante, il y avait quelque chose qui bloquait les rayons de l'astre et qui flirtait avec la morosité d'une couche purificatrice : rien que ça ! Calfeutré derrière une toile, quelqu'un avait caché le soleil de ses sujets ! Horrifié je me levai d'un bond et percutai une tige de métal. Dans un crac dont je ne connaissais pas encore toute la signification mais que je savais porteur d'une mauvaise nouvelle, un corps chuta sur moi, m'étalant à nouveau sur le sol.

*** ***


Quelque chose me chatouillait le nez. Puis, comme pris dans une torpeur sans nom, j'avais l'impression de glisser sur le sol, passant d'un confort plastique à une couche chatouillante et humide, mon dos en première ligne.

[???] "Sabi-chouuu ! Faut se lever !"

Depuis quand les sauterelles parlaient-elles ? J'écarquillais mes deux prunes de gamin, et dans une rondeur infernale, mes yeux se louvèrent vers la source d'une telle bêtise. Dirigeant en toute logique la sauterelle s'était métamorphosée en un doigt fin et rose, qui appuyait avec amusement sur mon appareil nasale, plissant avec amusement mes deux narines. Je passais alors régulièrement du cochon à l'homme, sans comprendre d'où provenaient les glouglou moqueurs et amusés de deux consonances différentes.

[???] "Sabi-kun, faut y aller maintenant."

Oui, oui, j'avais compris. Satanée sauterelle. Ou satané doigt, peu importait la cause de ce réveil débordant d'ironie. De la même manière, je me reposai sur mes deux coudes et dans un élan de motivation, ouvris les yeux. Le soleil n'était pas le même et la lumière bien plus chaude. Durant quelques minutes, toujours mué par cette position plutôt désagréable - en plus de sauterelles qui se transformaient en doigt et qui appuyait sans cesse sur mon pif, des milliers de fourmis s'attaquaient à mes deux bras, pénétrant même la chair, incompréhensible - je m'habituai à cette nouvelle ambiance. Je découvris - presque - surpris deux visages que je connaissais bien, pouffant de rire. Sayuri et Keïko gloussait dans leur barbe - façon de parler - comme deux gamins, de mon âge, voir moins encore. Ils m'aidèrent à me lever, et passant mes mains dans une grande bassine d'eau froide, je finissais de réveiller mon corps. Débarbouiller par une douche froide digne des plus grande pluie de Konoha, je m'étirai largement, comme s'il me prenait l'envie de gratter le soleil avec mes petits doigts.

[Keïko] "Bon, la journée commence plutôt bien..."

Il pouffa une nouvelle fois de rire, et Sayuri ne put s'empêcher de le suivre. Avec la même bouille d'incompris, je les regardai rire de désespoir. Ces deux-là...

*** ***


Il était six heure du matin. Lorsqu'on m'annonça l'heure du lever j'aurais voulu que mon chidori soit au point pour clouer au sol les deux acolytes qui me tenaient compagnie. Trouvant ma tente complètement détruite, je comprenais que mon premier réveil - du à cet stupide sauterelle - avait eu plus de conséquence que ce que j'avais voulu penser. La barre métallique qui maintenant la tente avait cédé devant mon levé quelque peu brutal, croyant voir le soleil couvert d'une couverture, alors que ce n'était que le feutre brun qui me protégeait d'une éventuelle pluie et qui, bien évidemment, reposait sur cette fameuse barre de métal.

[Sayuri] "Ba, on t'a réveillé. Mais comme tu étais endormi sous la tente totalement défaite, on a pris la seule chose qui dépassait : tes pieds - huhuhu. Et on a tiré !"

[Keïko] "L'herbe était pas trop fraiche ?"

Ils gloussèrent une nouvelle fois de rire. De véritables dindons. Je faisais la moue devant cette journée qui commençait *merveilleusement* bien.

[Keïko] "Sa va on rigoooole Sabi-kun !"

Son même sourire rassurant me rappela qu'il ne se moquait pas - trop - de moi, et qu'une fois que nous aurions bien mangé, je serais de nouveaux en forme pour la suite des évènements. Ils allumèrent la gazinière de poche, invention de Dieu certainement, et firent chauffer l'eau déjà tiède des cascades. Plaçant le lait de soja dedans, il ne tarda à prendre une telle température qu'il fut bientôt impossible de tenir les briques dans les mains. Si bien qu'on du attendre encore quelques minutes avant que la température ne baisse et lorsqu' on me servit le liquide beige dans un petit gobelet façon Poly-Pocket des temps modernes, il était froid. Le rire amusé de Keïko lorsqu'il se rendit compte que son verre était trouvé et que le liquide s'était étalé sur son vêtement me rappela qu'il fallait que je continue à prendre tout du bon côté des choses.

[Sabi] *Après tout, ce n'est que du lait... Humhum...*

Dans le plus grand silence nous avons fini de manger, il devait être six heure et demi, et les animaux, comme par enchantement nous laissèrent ce plaisir d'écouter les arbres respirer. Cela devenait presque glauque. Jusqu'au moment où le soleil s'imposa doucement mais sûrement dans la petite clairière et qu'on retrouvait avec joie la douce lumière heureuse qui illuminait Konoha chaque jour.

*** ***


Mon poignet commençait déjà à me faire mal. Cela faisait une heure que j'essayais de réitérer le même exploit que la veille. Je concentrai mon chakra avec la même intensité, cependant la douleur ne venait pas. A croire qu'il fallait que j'ai mal pour que ça marche. Non, ce n'est pas tout à fait ça, mais disons que c'était un indice de progression. Depuis la réussite d'hier, je ne ressentais plus rien, sauf l'éternelle douleur musculaire d'un mauvais geste lors de notre bras de fer monumental avec Sayuri-chan. Alors je ne cessais de densifier mon chakra. Peu à peu, je changeais sa structure, reconnaissant ce dont j'avais besoin. Je faisais en sorte qu'il soit plus compréhensible pour que je puisse le tasser encore un peu plus. Keïko m'avait bien affirmer qu'une fois ce cap passé, cela viendrait *tout seul*. Façon de parler j'imagine, mais d'un certain côté il avait raison puisque quelque chose avait changé, comme si une fois la limite repoussée, voire dépassé, je pouvais passer outre et museler mon chakra un peu plus profondément dans ma chair.

Comme un courant électrique, un onde étrange, mon bras s'éprenait d'une couleur blanche pétante, puis des filaments de la même couleur s'emmêlèrent les uns aux autres...

[Sabi] "Chidori..."

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Sam 6 Sep - 18:22

Le crépitement éternel restait gravé dans ma mémoire, remplaçant les plus grands souvenirs de ma vie. Devant la lumière encore faible que dégageait le Chidori, tout s'effaçait, les grandes marques d'une histoire, tout un passé que je voulais ou non oublier, je ne pouvais choisir. La puissance du ninjutsu m'interpellait et m'envoyait dans un avenir totalement nouveau, une nouvelle conception du combat.

Les étincelles blanches modelaient mon bras comme un grand bec, comme emprit d'une pression que je ne connaissais pas. Leur ruisselante puissance déformait mon chakra transformé en une véritable torpille de mort.

Pourtant ce n'était qu'un début, et malgré les congratulations de Sayuri, Keïko savait parfaitement qu'il restait encore du travail, et que, malgré le bon début que je leur promettais ne devait pas s'arrêter ici, en chemin presque.

*** ***


Les jours passèrent, et paradoxalement, se fut bien plus difficile que je ce que j'aurais pu penser. Les nuits étaient courtes et je dépensais énormément de chakra, fatigué par tous mes traits. Les réveils durs, et tenir une concentration hors norme, de chaque instant, me demandait encore plus d'énergie. La spirale infernale se mettait en route.

Les trois premiers jours, Sayuri et Keïko durent réutiliser la technique du bras de fer, chose farfelues et enfantine mais qui marchait avec un franc succès à chaque essai. Puis, mon chakra diffus, j'essayais tant bien que mal de le sculpter de sorte qu'il tienne dans la durée. C'était le programme. Tenant mon bras dans mon autre main, j'appuyais pour éviter toute évaporation du chakra, il ne devait y avoir aucune sortie possible pour lui.

Fermement, j'occultais mon chakra, lui donnait plusieurs textures possibles, essayant de trouver une combinaison qui aurait marcher à tous les coups. Peu à peu mon Chidori se stabilisait. Le cri qu'il dégageait devenait de plus en plus strident et sa forme taillée un peu plus en lame, aiguisé, je n'osais touché de ma propre main mon majeur, dépassant de la structure et pointant comme le paroxysme de mon jutsu.

*** ***


Le quatrième jour, enfin, j'arrivais finalement à trouver une dose adéquate de chakra. Rompant avec toute technique utilisant le chakra, je m'allongeais sur l'herbe chaude de la clairière.

[Keïko] "On a fait le plus dur, Sabi-kun."

Je le regardais, interloqué.

[Sabi] "On a pas fini ?"

Son sourire m'indiquait que je continuais encore à être un tantinet niais quant à mon niveau et à celui de la technique que j'essayais d'apprendre depuis plus d'une semaine. Keïko se leva, on était seuls, lui et moi, Sayuri pris par l'obligation de retrouver son amphi d'amants et de fans. Autour de nous, les arbres nous regardaient, ils nous épiaient et chacun de mouvements, intriguants, les menaient dans une danse nouvelle. Plongés dans l'esprit d'une nature bien vivante, Keïko se mit face à moi, et alors ils comprirent.

[Keïko] "Regarde bien..."

Il leva légèrement son bras, retroussant doucement sa manche, et pendant une demi seconde, un éclair balayait la clairière. La pression augmentait, et un flux contraire vint brasser mes mèches noires aux doux reflets pourpre. Son bras entièrement recouvert d'éclairs, pouvait être comparé à un véritable générateur électrique.

Une centrale sur patte.

Il pointa sa main vers moi, un léger sourire sur son visage. Le Chidori changeait le visage d'un homme.

[Keïko] "Lève toi."

J'eu besoin de quelques secondes pour me sortir de ma torpeur pour comprendre qu'il me parlait, et que dans cette danse, il m'invitait. Pourtant, son assurance, habituelle certes, me faisait craindre quelque chose. Keïko n'était pas un shinobi qui aimait étaler sa science, et ce regain de puissance, ce spectacle en tout point, m'intriguait.

A ses ordres, je me mettais sur mes deux pieds, mais je chancelais tellement la lumière quelques secondes avant douce et harmonieuse, maintenant agressive m'éblouissait. Le cri strident me broyait les tympans, et pourtant je l'enviais. Devant lui je ressemblais à une fourmis qu'il écraserait d'un simple mouvement du pieds, sous sa semelle, morte pour rien, morte d'un rien.

Instinctivement, je laissai ma veste au sol, la jetant au loin derrière moi, découvrant mes bras.

[Keïko] "Allez."

Mon étonnement était l'égal de ma petitesse.

[Sabi] "Maintenant ?"

Son sourire devenu sadique s'accentua, et me fit presque peur. Mais non, il voulait m'inclure dans un challenge, une mission, la véritable forme des Milles oiseaux. Je voulais les voir voler, déployant leurs ailes, mêmes courtes, couvrant le ciel. Je voulais m'emparer de leur bec, long ou court, et regarder dans leurs grands yeux le reflet d'une mer d'appréhension.

Mon reflet.

[Keïko] "A toi de voir..."

Il bougea. Cela faisait plusieurs secondes que nous étions tous deux immobiles l'un en face de l'autre, et j'étais resté cloîtré dans cette situation d'attente. Une latente souffrance. J'étais tiraillé, d'un côté l'envie d'en découdre, de l'autre la peur de souffrir.

Mais je n'avais pas le choix.

Une effluve de chakra traversa mon corps. J'échappais un relent de sa puissance, puis me ressaisissait. Le flux soudain et violent prenait le contrôle de mon corps. Je plongeais au plus profond de mon âme, retrouvé ces immenses plaines ,ces forêts vierges de toute présence humaine. Non, là-bas, chez moi, je n'étais ni homme ni animal, j'étais entité. Je retrouvais les animaux, d'une complexité buissonnière tout à fait exceptionnelle, je retrouvais l'air sain et pur que j'avais laissé lors de mon précédent passage. Et dans un élan divin je me soulevais pour ouvrir définitivement, dans le plus grand des angles possibles, les deux portes de mon esprit. Pris dans une vague dont je n'avais plus aucun contrôle, je me laissais porter par cette énergie que je libérais. Parcourant les chemins les plus âpres, voguant comme un ange entre les fosses et les abîmes, survolant d'une fierté sans nom les ravins et les coulisses de la terre des ombres, la foule poussait pour sortir sans que je puisse satisfaire chacun.

[Keïko] "Hum... Je préfère ça..."

Campé sur mes deux jambes qui sous la pressions s'enfonçaient dans le sol, mon chakra s'infusait dans chaque cellule de mon bras. Pris d'une foudre sans effroi, l'éclair, le tonnerre, la décharge électrique même, comme un Raiton dont on ne pouvait mettre de nom, je concentrais tellement de matière qu'il se transformer avec subtilité mais puissance en une véritable arme de guerre. Le chakra crépita, et je me délectai du doux son de ce millier d'oiseaux. Qu'importe leur nom, qu'importe leur espèce.

Tant qu'ils apportent puissance.

Mon sourire répondit finalement au sien. Lui, comme moi, nous nous sentions bien. Terriblement bien.

Puis, nos chevilles annoncèrent le décalage. Les siennes d'abord. Elles se levèrent, ses doigts prenant tout le poids de son corps, prêt à bondir. Je l'imitais, dans une posture qui me rappelait un grand félin. Nous étions noir.

Comme la panthère.

Vitesse, endurance, une certaine majesté. Nous partîmes tous deux, volant dans les airs, à une vitesse ahurissante, fouettant le sol d'une légère pression, soulevant à notre passage un fin nuage de poussière. Les crocs, nous les avions. L'envie, la rage, celle du tigre, celle du grand roi qui va se battre. Nos deux bras en retrait, parés au choc...

D'une même voix, d'un même ton, nos cordes vocales se turent pour mieux crier. Nos lèvres se mouvèrent, décrivant les mêmes mouvements. Puis, dans une rage folle, nous lancions la dernière action. Nous avions leurs ailes pour planer, et leur vitesse pour frapper.

[Keïko] "Chi..."

[Sabi] "...Do..."

[Keïko] "...Ri !"

...Les Milles oiseaux...

*** ***

J'étais épuisé. Je regardais mon bras fumant, et me demandais combien de chakra j'avais dépensé. Je n'en avais aucune idée, mais la puissance de ce dernier m'impressionnait. Keïko semblait moins subir cet entraînement. Le juunin s'envoyait pourtant avec la même fougue que moi, il lâchait tout et ne négligeant rien, il mettait tout sa rage dans ses actions. je le découvrais, véritable visage d'un génie calme, d'un Uchiha si spécial. Peu à peu, les flammes électriques montèrent jusqu'à mon coude, m'offrant un véritable bras de foudre. Je le taillais à ma manière, fin et poli par mon chakra. Le cri strident s'accentuait, et je poussais vers les aigus sa consonance jusque là trop grave. Je ne voulais pas celui faiblard de la mouette ou de la pie. Non, je désirais plus que tout les prémices de l'aigle, le vautour carnassier planant dans les montagnes et plongeant, lacérant de ses immenses serres sa proie, si infime pourtant.

Aucune chance de survie.

Deux jours passèrent, et je jetais mon dévolu sur la forêt. Désolé de lui faire subir mes envies de puissance, mais c'était pour elle une contribution à mon évolution. Je creusais le bois, et plus je m'appliquais plus je m'enfonçais facilement et profondément. Bientôt, l'impact devenait tel que j'en avais presque peur...

*** ***


[Sayuri] "Sabi-chouuuu ! Comment tu vas !"

[Sabi] "J'ai le droit de dire que ça va pas ?"

Elle me foutu une droite sur la tête, qui m'avait fait chauffer le cuir chevelu.

[Keïko] "Pfou.. j'en peux plus moi..."

Sourire de satisfaction, j'avais quand même réussi à le crever un peu. Me passant rapidement la main dans les cheveux, je frottais avec vigueur mes cheveux afin de faire disparaitre le plus vite possible la douleur.

[Keïko] "Dix jours à dormir sur l'herbe et à pas revoir la civilisation... j'en peux plus !"

Désillusions.

Il me passa la main dans les cheveux, puis, toujours avec le même sourire rassurant et confiant, il m'entraîna vers le campement afin de ranger toutes les affaires. Effectivement, dans quelques heures j'allais retrouver mon lit douillet. Pour quelques jours à peine je m'en doutais, bien sûr. Demain, j'aurais quinze ans. Et comme cadeau d'anniversaire, le passage de toute une vie. L'examen Chuunin.

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Ven 19 Sep - 15:44

Sabi : +75 XP

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Jeu 30 Oct - 2:20

Tel était le prix que je devais payer. Dans l'antre obscure s'illuminait d'une telle allégresse m'éblouissait pour que je puisse tout de même mettre un pied devant l'autre sans trembler de honte. La poigne de mon adversaire était d'une assurance su provocatrice que je n'avais aucune idée de la conclusion de mon mouvement.

[???] - Alors

La lame d'un argent finement écaillé m'agressait simplement. Le chuunin n'exécutait que de simples pas, et pourtant je ne pouvais distinguer le mouvement de ses chevilles. Elles fouettaient le sol si vite que j'avais à peine le temps de voir le petit nuage de fumée qu'elles soulevaient. Je le suivais à la trace de cette poussière fébrilement légère. Mon chakra s'accentua doucement d'une teinte aigu ; et je sentais le fluide me traverser de part en part. Quel était l'origine d'une telle puissance ? Comment les hommes avaient-ils un jour découvert la possibilité de développer une telle énergie ? Si dévastatrice ? Il fallait être un fou. Et un grand sage : pour en soustraire la complexité. J'étais déçu qu'aujourd'hui la puissance de la sagesse des âmes humaines est oubliée l'utilité d'une telle connaissance.

Je maniais avec un certain tact un élément dont je n'avais que très peu de précisions. Perdu dans la simple utilisation un mode d'emploi tout à fait proscrit et inutilisable dans ces condition. Pourquoi au fond de moi j'imaginais que les livres comme les anciens, seules religions de ce monde, nous cachaient la véritable puissance qui ruisselle en nous comme un courant naturel et contrôlable ?

Akogare m'apportait la preuve que ce monde était sournois, fourbe, qualifié d'une once d'orgueil et recouvert d'un onguent malsain. Le village n'a pas confiance en nous certes, mais nous ne sommes pas ces bêtes de scène – et de sexe pour certains – qu'ils veulent croire avoir créer. Il est un stade de la vie où tout shinobi arrête de remercier l'intendant formateur. Il est un croisement de réflexion où l'homme choisit d'être ou de ne pas être dans sa consistance en tant qu'homme, se plier ou se relever. La nature discrète et secrète d'une haute administration inflige un tel débat interne. Alors que faire ? Rester cette bête, brute fragile ou devenir l'indomptable ennemi politique.

Et par conséquent physique.

La démonstration révèle peu de choix. Là où l'organisation d'une monde ne laisse pas de place à la rhétorique d'une caste, alors que dire de la morale d'un peuple entier ? Accepter ou mourir, bien au delà de mes convictions, je n'ai guère de choix à prendre, une telle décision ne m'appartient pas. Assumer la souveraineté sans la proposer relève à dire qu'elle tire d'une magistrature particulière. Quel est ce mot proscrit ? La dictature ?

Continuer ainsi relèverait de moi un rebelle intellectuel. Chose incongrue. Je resterais alors, cette brute fragile moralement, révolté par tant de secrets et si peu de conclusions.


La douleur que m'infligeait le katana se fit intense, cisaillait mon bras d'une nette et longue mais peu profonde entaille. Je n'avais jamais été du genre à me soustraire à la blessure, encore moins à la souffrance. J'aimais user de ce que l'adversaire pouvait apporter comme préjugés, même si Hakuba préférait me voir ainsi. Il était au courant, bien évidemment. Je ne pouvais attendre que le rapatriement vers lui de la lame de mort n'aggrave un peu plus la fine cicatrice qui me piquait à outrance. Ma main se referma sur la lame alors que l'autre passait sous mon bras pour conclure le mouvement. Elle s'agrippa à la garde du katana, fit vaciller le poids de l'arme. Ouverture fracassante, le poignet fébrile pour quelques secondes, j'appuyais de part et d'autres – au manche et à la pointe – et obligeait au porteur à briser son poignet. J'espérais la conclusion assez violente pour qu'il lâche son manche de combat mais son mouvement de hanche changea la donne et décala le centre de gravité de la posture que nous adoptions tous deux, dans un magnifique tableau. Il n'eut qu'à tirer sèchement pour se soustraire de mon emprise et cisailler le même bras juste ne dessous du premier point d'impact. Hakuba ne s'arrêta pas. Son décalage des hanches lui conférait une posture peu sécuritaire dans un corps à corps mortel. Il perpétua son mouvement et tourna entièrement sur lui-même, ses talons comme de véritables toupies qu'on donne aux gamins pour qu'ils se détournent quelques heures des problèmes de leurs parents. Penché légèrement en arrière afin d'accélérer la chose il contrebalança cette variation soudaine de la répartition de sa masse en tendant ses deux bras de sorte que son katana soit parallèle au sol et qu'il puisse ainsi décapiter toute personne, chose, trucs, se trouvant sur sa route, le tout en une infime seconde, tout à fait insignifiante. Pour le moment c'était plutôt mon coup blanc qui me faisait peur, et j'imaginais mal pouvoir enfin voir mes dessous de bras, la tête sur le sol, le reste bien droit devant moi...

Il ne me laissais pas le temps de m'en remettre cet enfoiré ! Je crissais de douleur mordillant avec une sanguine violence ma lèvre inférieur. J'avais à peine le temps d'analyser la ligne directrice de son arme et de me rendre au simple fait que mon joli cou de gamin serait bientôt diminuer de moitié ; pour me baisser et reposer le poids de mon corps sur mes genoux pliés. Lorsque la lame passa au dessus de ma tête, j'eus droit à une explicite et succincte séance chez le coiffeur. Mon bras droit se dessouda du reste de mon corps et arrêta brutalement la dangereuse danse du chuunin.

*Ne pas réitérer la même prise ; ne pas lui laisser le temps ni les moyens de réagir*

Je tenais fermement son poignet d'une seule main, aidé par la position de mon adversaire relativement fragile à l'état de repos. Fermant sur les siens, j'exécutais un demi-tour à genoux fabuleux, qui eu pour mérite de lui indiquer clairement qu'une clé de bras pouvait mettre à terre toute sorte de personne. Le bras plié dans le dos, le katana avait suivi et le bougre n'avait pas décidé de le lâcher. Il faut toujours qu'il rend les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà. Après que ma conscience me rappelle que le chuunin était un maître du Dokentaijutsu, j'accélérais le mouvement. Gonflant mes cuisses je bondis et me retournai sans relâcher le poignet de ma cible. Je fis alors face à son dos et accentuai sa position de soumission en impliquait un peu plus ma clé de bras dans la processus.

Chose intéressante que le maître prit à son propre jeu.

J'allais loin, sûrement trop, mais que faire face à l'emportement ? Je ressemblais à un gamin qui allait recevoir le cadeau qu'on lui avait promis depuis plusieurs mois et qui est finalement déçu de n'avoir qu'un jouet, celui qu'il avait tant convoité, il n'avait jamais oublié ses formes onduleuses, sa couleur pure, et ses qualités toutes justifiables. Un gamin, un regard candide et une vue de l'esprit. Ce jouet, il sera pour moi. Et lorsque le papier cadeau tombe, il emmène avec lui la joie que le petit a pu développer dans son attente. Le désir désiré...

J'avais mené ma danse jusqu'à son terme, mais devant l'objectif placide que je me mettais, je bloquais. Alors ? Finir ainsi ? Hakuba ne sera sûrement pas content. Et puis il me donne l'impression d'une bête qui se plie sous ma volonté, une sale merde le bras dans le dos, acculé par une puissance qu'on lui impose. Pfff, j'suis qui pour faire ça ? J'suis qui pour mener à bien de telles et magnifiques armes ? Un Uchiha peut-être et pourtant cette posture me dégouttait. Les violences de mon passé reprenaient leur droits, et ma main déjà fébrile se mit à trembler. Les coups, dans le visage, puis dans le torse, plus loin encore que les seules scènes habituelles de la rue ! Cette succursale, cet homme avec son grand chapeau, une aura qui m'oppressait. Elle m'empêchait presque de respirer. Et puis dans un voile noir mes rêves s'envoler, la lame chatouillant mon cou. Ouais, j'avais encore perdu pieds, cela arrivait trop en ce moment. Hakuba avait la mine sombre : sans blague. Je décevais, mais je m'en foutais. Dire que les autres importaient peu aurait été hautain, non. Je me décevais plus que je décevais les autres. En ça, je regardais le jouet argenté, celui qu'un gamin avait vu maintes et maintes fois dans une vitrine pour jeune de plus de dix-huit ans. Étaler une orgueil. Je me tournais vers le sol, alors que mon dos se soulevait doucement. Si je pouvais éviter de me faire embrocher.

*** ***


La salle est sombre. Juste assez pour que je n'apercevoir pas le visage décharné du chuunin, et que son katana luise comme la parole divine. Je n'avais pas peur, et pourtant un sentiment d'insécurité dédaignait se montrer, comme opportuniste. Salop, toujours là lorsque la situation est profitable. Je déteste cette indice de la peur qui m'immisçai alors que personne n'avait besoin de lui. Je me surprenais à trembler. Enfoiré... Une vision noire et psychotique de ma position. Pas besoin de voir son faciès, la seule expression de son arme approuvait ma conclusion.

[Sabi] – Hakuba-senseï ?

Il s'avança doucement vers moi et plus il se rapprochait, moins je me sentais bien. Doucement mes pieds me lâchèrent, puis mes mains. La peur ? Pfff, gaminerie. Et pourtant...

En quoi j'avais déçu ? Qu'avais-je encore fait ? Ras le cul de voir toujours les flics de Konoha me froisser les tripes. Alors ? Hakuba, j'étais hier encore digne de lui, et aujourd'hui son sourire se métamorphosait en un rictus tendu et morbide. Peu à peu chacun de mes professeurs ne voulaient plus voir en moi qu'un éternel genin. Mon sourire ne touchait plus, mes mains n'exécutaient plus, et je restais comme un pantin dans les mains d'une branche maîtresse. Un pantin.

La bouderie de toute une caste, incompréhensif.

Dans quelques semaines, les crieurs hantent mes pensées. L'examen chuunin tomberait et emporterait avec moi mes camarades, et depuis, les mines s'assombrissent, les âmes s'enclavent elles-mêmes. La mort nous emportera. C'était la manière la plus sûre de ne pas avoir à choisir de vie. Entre vie ou mort, je choisis de vivre dans la mort, et qu'importe les penseurs, ces intellectes qui me chauffent les oreilles de leurs balivernes d'une utopie trop réelle pour être crédible. Mourir, c'était une si belle solution... Belle, mais lâche.

[Hakuba] – Ce sera ton dernier cours.

Son ton grave n'était pas une surprise. Je le voyais déjà lancer une gerbe de fleur sur mon cercueil. Si peu de confiance. Qu'ils aillent faire foutre tous, je les emmerde ! Je n'ai ni nom, ni honneur à porter, je suis libre comme le vent de devoir exécuter et obéir. Que leur mauvaise humeur se perpétue, peu importe, il y a dans mon regard ce dédain vengeur qui les renvoie dans leur basse fonction de professeur. Alors ce cours m'annonçais une mort certaine. Que d'émotions. J'éprouvais un profond dégoût pour ma situation, et celle de mon bled. Comme un envie de me barrer, alors que je savais très bien que je ne pouvais pas. Alors on me tournait le dos. Et puis j'avais envie d'être vulgaire. Revenir à ma noirceur habituelle. Uchiha j'étais, Uchiha je resterais. Hum, finalement peut-être que tout ce que m'avait enseigné Tsubaki n'était pas pure fantaisie. Il ne fut pas difficile de repousser cette sensation. Non, tout cela faisait parti du passé.

Il y avait quelque chose qui avait changé dans leur regard à tous, et la question n'était pas de savoir pourquoi ? Mais bien quelle réponse était la plus plausible. Devant leur silence cérémonial, je devais deviner seul les causes de ma sentence. J'avais fait tellement de choses idiotes que je ne savais plus que choisir, alors je m'amusais à faire un classement de mes conneries, qui devait conclure sur celle la plus ignoble possible, de leur point de vue. Et doucement la liste se rétrécissait.

[Sabi] – A cause d'une sombre histoire de clan ?

Hakuba se rapprocha un peu plus vers moi, la mine défaite.

[Hakuba] – Une simple histoire de clan ? Tu te fous de qui ? UNE SIMPLE HISTOIRE DE CLAN !

Uchiha sonnait comme une révélation d'honneur et de beauté. Pour tous. Tsubaki faisait très bien son boulot de propagande, et ce même sans moi. Très peu de remords le vieux finalement, peu de sentiments, je ne m'étais pas trompé sur son compte, et je me rassurais sur mon geste âgé de deux ans déjà. La colère montait dans ma gorge et lorsqu'elle arrive jusqu'à ma bouche, nos deux corps se collèrent presque, et une émanation de chakra balaya la pièce.

[Hakuba] – Tu n'as aucune idée de ce à quoi tu touches. Ton doigt enfantin s'enfonce dans des points un peu trop sensibles...

Nos deux visages se rapprochèrent assez pour que nous puissions notre respiration haletante sur nos joues.

[Sabi] – Merci de m'ouvrir les yeux, j'avais pas remarqué que tout le monde me faisait la gueule.

Idiot, c'était sûrement ce qu'il devait se dire. Il se retourna. Ma tête tomba entre mes deux épaules, et mon énergie se dissipait comme bouffée.

*** ***

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Jeu 30 Oct - 2:24

*** ***


[Sabi] – C'est quoi ces secrets ? Qu'est-ce que tu caches derrières ton visage insensible ? Toi ! Le vieil énarque des gouvernements Uchiha, tu as décidé un jour de t'occuper d'un enfant que tu pensais porteur d'une puissance nouvelle, tu m'as dit un jour que tu ferais de moi la terreur de demain. Pourtant je viens de la rue, le pavé comme mère le trottoir comme père. Les gouttes d'eau qui fondent sur moi la seule source d'eau pure, les caniveaux paniers de fruits des déchets qui peuplaient mes repas, mes amitiés !

Tu as sorti un merdeux de la misère, pour faire un monstre de terre ! Tu n'as pas cherché pour me trouver, on m'a amené, et toi l'ancêtre sage des âges, tu drapes ma peau d'une nouvelle nappage.

Y'avait quoi sur le front de ce gamin aux yeux noirs et à l'aura de sertis brins ? Qu'as-tu lu dans ses prunelles pour m'emporter sur ton aile ?

Je veux savoir, Tsubaki-sama, trouver et ouvrir les tiroirs, de ma pensée comme hériter d'un passé que je connais pas. Tu sais tout ici, tu mènes nos vies, et la mienne t'échappes comme une goutte d'eau entre tes mains, la pomme que tu ne peux croquer à pleine dents... Mêmes yeux, mêmes peau, sale, même haleine chaude, mêmes vêtements déchirés, qu'ai-je de plus que tous les autres qui pourrissent dans les périphéries des grands de Konoha ?


L'homme qui avait pris un coup de vieux ressemblait toujours à celui que j'avais connu, d'abord cru, puis renié. Dans ses prunelle la même envie de pourrir mon monde. S'il pouvait encore le faire, il n'hésiterait pas, à la moindre hésitation de ma part c'était sa part qui m'enlaçait. Mais je ne tremblais pas, cela faisait longtemps que je n'avais plus peur de cet individu.

[Tsubaki] – Tu étais un Uchiha en détresse – comme aujourd'hui d'ailleurs – c'était mon devoir.

Mon sang bouillant éclatait. Mon coeur prenait ses ailes et soulevait les montagnes jusqu'haut dans le ciel. Paroles inutiles dans un profil immuable.

[Sabi] – Toi et ta bonne conscience ? Toi et tes grands pas de danses ? Je ne suis pas la scène de tes jeux politiques, je ne suis ni à convertir ni à voir pourrir, j'demande juste une réponse de plus aux questions que je me pose.

Ignorant je suis, ignorant je resterais, un ennemi inoffensif. Qu'est-ce que le nom d'un père ? Celui d'une mère ? Un nuage blanc, d'une candide splendeur couvre l'esprit d'un garçon et du dédaignes l'aider ? Peut-être aurait-il préférer se voir grignoter la dent des honnêtes gens. Je sais qui ils sont, je vois comment ils se sont amenés jusqu'à moi.

On appelle ça parent, mais lui n'est rien pas vrai ? Elle n'est pas plus forte ; encore que j'entends ses regrets, je sens sa tristesse, elle n'est pas loin, elle m'attend, et toi vieux fou tu m'empêches de réaliser le rêve qu'un enfant a toujours voulu souhaiter réaliser. Demain l'examen chuunin fera d'entre nous des ninjas d'honneurs, fiers et d'une puissance vindicative. On nous utilisera encore un peu plus, comme si nous avions assez de temps pour nous construire une vie.

Je sais plus de choses que tu ne peux croire. Il n'y a pas que la science de l'exacte, tes bouquins, les paroles de témoins, il y a plus haut, l'esprit. Le mien m'assure qu'un jour je les retrouverai, et que je les tuerais avec la même froideur que j'achèverais les tiens, Tsubaki-sama, pour te remercier de tes services.


Une impulsion de chakra m'envoya contre le mur, son attitude avait changé, du tout au tout en quelques secondes à peine. Il me maintenait contre le mur avec une main invisible. Ses yeux imbibés de sang disparaissaient sous de longs cils à l'effigie d'un mauvais esprit.

[Tsubaki] – Mes parents ne sont pas plus présents que les tiens, Baka !

Ah ? Lui aussi orphelin d'un jour ? Je n'y croyais pas un mot. Ses parents étaient bien vivant, tout comme les miens. Répondant à son mensonge – parce qu'il ne savait faire que ça – je souris. Que peux-tu faire contre l'innocence d'un enfant ? Tu m'as appris à ne plus avoir peur, alors tues-moi et tu verras les conséquences de ton geste. Je n'ai pas peur moi, d'arracher ton coeur et de me le mettre autour du cou, comme un trophée qu'un assassin s'honorerait de scander la gloire.

[Sabi] – Alors peut-être prendras-tu pour eux.

Son chakra changea d'allure et devient un peu plus violent. La force était dissociable de cette puissance. La raison ou la passion, le vieillard sénile avait choisi son camp. La main qui me clouait au mur devint bien réelle et l'Uchiha me tenait maintenant fermement, ses yeux contre les miens comme pour m'obliger à le regarder. Ils virèrent au rouge, découvrant un shuriken noir que je ne connaissais pas. Sans un mot, ce sharingan s'emprit de moi, sans que j'en apprenne ne serait-ce que le nom.

Le monde changea, le temps se compressa comme une toupie et je tombai vers d'autres sphères. Cloué sur une croix de fer, un clou dans chaque membre, les vautours qui tournent autour de moi. Je crie, ne savant que faire. Ce cauchemar me prenait de tout mon plein et ni mon coeur ni mon centre nerveux ne pouvait sortir d'une telle situation. Pris au dépourvu par mon propre corps. Mais cette petite voix au fond de moi souriait encore. Prendre un Uchiha à son propre jeu... Gesticulant mon chakra comme un enfant, mes pupilles se transformaient pour découvrir les deux virgules que je haïssais tant. Peu à peu le flux de chakra qui modelait ce monde m'apparut plus clair, et la douleur s'effaça sans que je ne sois décroché de mon trône de métal.

Puis sans que je bouge, la croix toujours plantée profondément dans le sol, les images défilaient devant moi. Deux sharingan dans un même songe, quelles en sont les conséquences ? Je ne souffrais pas, du moins ne le sentais-je pas. Alors j'ouvrais mes yeux pour constater le spectacle grandiose qui défilait devant moi. Des bulles de temps noires s'ouvraient puis se refermaient. Elle se déformaient laissant apparaître quelques images largement déformées, comme si je me regardais à travers un savon mousseux. Le chakra affluait comme une vague immense sans pourtant fouetter ce qu'il touchait. C'était un simple débit intense d'énergie. Ce Genjutsu était magistralement réalisé, mais je ne pouvais certifié si ce que je voyais était une volonté de Tsubaki, ni si c'était bien lui qui me maintenait encore dans cette austère ambiance, alors que quelques gouttes de sang tachaient le sol.

Je vis cette femme, un corps magnifique, une prestance autrefois grandiose, aujourd'hui enfermée au plus profond d'elle-même. Je ne savais pas qui elle était, mais je ne me lassais pas de la regarder. Puis un homme noire, dans une grande cape qui recouvrait la majeur partie de son corps, laissant simplement ses mains et son visage à la lumière du jour. J'aurais préféré qu'il cache aussi cela, il avait croqué à pleines dents le mensonge et son visage déformé par la colère et la violence ne m'inspirait qu'un dégoût profond. Et puis il y avait ce sang, rouge, comme le mien, comme celui de tout être qui se revendique homme – car il existe des espèces à la couleur un peu différente... Cette goutte tombait devant moi, juste sous mes yeux, et venait se confondre dans la grande flaque que mes mains meurtries avaient crées. Alors elle s'y mélangea, comme si elle ne faisait qu'un avec le mien. Je ne savais pas pourquoi cela me choquer : mélanger de substances identiques provoquait toujours la même réaction, mais ici, je voyais mon reflet, dans cette goutte morbide, qui plongeait comme une meurtrière dans le mien, comme pour m'assassiner.

Lui ? Comment cela était-ce possible ? De cette goutte simple, conforme à toutes les autres , un sentiment de dégoût profond s'immua en moi. Je dépensais le peu de chakra qu'il me restait pour conserver mon sharingan, et profiter du peu de répit que j'avais dans ce violent genjutsu afin de voir clair à travers son esprit. Il savait, je le sentais, mais il ne pouvait rien faire. Puis la femme tomba, enseveli sous son même sang, alors que l'homme continuait de vivre. Ses lignes devenaient de plus en plus net, et peu à peu je voyais le visage de celui que j'aurais comme tout bon enfant appelé père.

Puis tout s'effaça, le noir totale mais la douleur bien réelle s'accentua moins qu'elle ne redevenait vraiment présente. Ma résistance s'atténuait peu à peu et je sentais la sienne vaincre mais s'effondrer. Dans un dernier soupir, je vis un homme caché d'un grand chapeau, dans cape qui recouvrait tout son corps. Une aura magnifique l'entourait, et quelque chose de lumineux me permit de l'imaginer, dans une dernière vision. Puis la femme toujours aussi belle sortir de l'étang de sang...


Je retombais sur le sol, inerte. Takeshi me souleva par les épaules et s'amusa de quelques gifles légères pour me faire rouvrir les yeux.

[Takeshi] – N'attend plus rien de moi...

Je le regardais, sans même avoir le choix, et lui répondis d'un regard vide, comme si je voulais lui dire que je n'avais jamais rien attendu de lui.

[Takeshi] – Tu vas pouvoir jouir de ma qualité. Ta vie deviendra un enfer, Sabi-kun, mais tu l'a bien cherché. Je ne sais pas ce que tu as vu, mais je vais faire en sorte que tu n'es plus personne à qui le raconter.

Il me lâcha et sortit rapidement. Je retouchais le sol froid. Un mal de crâne atroce, et une grosse marque rouge au niveau de la gorge que le chakra avait creusé. Elle était si profonde que je la sentais rien qu'en passant les doigts dessus.

*** ***


[Hakuba] – Ni Takeshi, ni les instances du clan ne sont des gens à prendre à la légère. Tu aurais du te douter que tout ça te retomberait dessus...

Je le regardais à peine, avec dédain.

[Sabi] – Et alors ? La vie de shinobi est faite de tellement de danger que si l'on devait renoncer à chaque fois que l'on doit prendre un risque en pleine connaissance de cause, on ne ferait plus rien.

Il baissa la tête. Il était facile de deviner que tous les autres professeurs suivraient les mêmes directives. Je ne pouvais rien savoir quant à Ginko, ni même Sayuri ou Akogare – et même si je m'en fichais royalement – ces individus étaient tellement... intellectuellement indépendants que je ne saurais prévoir leur réaction. Avec une moue significative de son désarroi devant la situation, le chuunin m'expliqua les règles du désarmement, jeu du rapport de force entre les différentes équations de la répartition des masses, sur l'appui de la lame, de la faiblesse des juxtapositions tels que le poignet, ou encore les phalanges. Puis, dans quelques exemples concrets, l'attention de la lame, l'importance du manche...Si bien qu'une fois que je bloquai son bras derrière son dos, balançant son katana à quelques mètres de notre lieu de combat, il me fit un faux-sourire, et d'un bref cassement du dos, me retourna dans tous les sens pour me coincer contre le sol. Son visage s'arrêta tout près du mien que je commençais à me demander s'il voulait pas m'embrasser...

[Hakuba] – C'est bien. Mais n'oublie pas que l'arme n'est atout, et qu'il suffirait de deux doigts pour qu'on te décrète mort...

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 5 Nov - 8:07

Fin de la Session

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 5 Nov - 8:09

Assis sur l’herbe touffue qui entourait les cascades chaudes, Sabi regardait le soleil. A côté de lui, sa sacoche cuisait. Oui, le noir n’avait jamais réussi à personne par ce temps, et s’il ne fondait pas, poser sa main dessus devenait quelque chose d’un peu complexe.

Mia – D’après-toi, je ne devrais pas être là ? Tu m’expliqueras pourquoi mon chou ? Hein, il faudra que tu m’expliques. Parce que moi je ne comprends pas…

Sabi aimait sa façon de parler. Elle était si simple, pas sotte pour deux sous, et dans son ironique il reconnaissait un certain plaisir. Tout était léger, et cela lui faisait un bien fou. Elle avait voulu le suivre, comment aurait-il pu refuser ? Il l’aimait n’est-ce pas ? mais il ne regrettait pas, il passait la plupart du temps seul les quelques moments où il pouvait profiter des ondes de vapeur de la cascade.

Mia – Et puis… Ce n’est pas vraiment le lieu idéal pour venir seul ? Tout est si…

Elle plongea dans ses bras, colla son front contre le sien, et dévora des yeux son visage, un regard de tueuse.

Mia – Si romantique.

Sabi restait de marbre. Il ne connaissait pas encore tout aux secrets de l’amour, et il avait, en vérité, pas mal de choses à apprendre. Il s’était donné une règle simple : il se laissait porter, et en toute franchise, il ne trouvait pas cela vraiment difficile.

Mia – Tu ne trouves pas.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre .Leur deux bouches s’entrelacèrent, et peu à peu, ils glissèrent dans la lagune, une mare d’eau claire et chaude, dégageant des vapeurs reposantes. Il retira sa chemise, elle retira la sienne, peu à peu ils laissèrent leurs vêtements sur l’herbe humide. Barbotant dans l’eau, Sabi jouait encore comme un enfant. Mais le jeune couple se prêtait au jeu, et ne voyait aucun inconvénient à partager en toute intimité des moments de détente, et physique, et mentale.

Les deux adolescents continuaient de batifoler jusqu’à ce que la nuit tombe. Aux pieds des cascades, que l’on soit dans, ou en dehors de l’eau, il ne faisait jamais froid. Cela ne les empêchait pas de se serrer dans leurs bras, l’un contre l’autre.

Sabi – J’ai ressorti un bouquin de mes affaires. Un livre que j’avais… emprunté à la bibliothèque. Mais avec tous ces évènements, j’ai vraiment oublié de le rendre alors… Je l’ai emmené.

Elle le regarda bizarrement. Qu’insinuait-il ? Qu’il allait lire ? Maintenant ? C’était grotesque. Mais Mia ne cherchait plus à s’attendre de quelque chose de son ami, Sabi restait un être étrange, et elle l’aimait ainsi.

Mia – Tu veux vraiment faire ça maintenant ?

Il la coula, et par les épaules la sortit de l’eau. Il l’embrassa, et joua, nez contre nez, son front contre le sien.

Sabi – Voila, tu as compris pourquoi tu ne devrais pas être là.

Il sortit rapidement de l’eau, se sécha, bien que c’était presque inutile. L’eau s’évaporait d’elle-même aux cascades chaudes. Serrant sa ceinture, il oublia sa chemise sur le bord de l’étang, et s’assit. De sa sacoche il retira un épais livre, à la couverture quelque peu abîmée. Il s’en souvenait, il avait déjà lu quelques pages, notamment celles concernant le sharingan, celles qui, à l’époque, l’avaient intéressé.

Elle le rejoignit, et s’enroula dans une serviette. Elles s’assit derrière lui, leurs jambes s’entremêlèrent, et elle laissa ses mains descendre le long de son torse. Elle lirait avec lui, puisqu’il en était ainsi.

Sabi – Il existe plusieurs conséquences du sharingan, du pouvoir héréditaire que les Uchiha développèrent à mesure du temps. D’ailleurs, l’on ne saurait dire exactement à quelle date remonte tous ces évènements, la biologie cellulaire est une chose bien trop complexe, et encore floue pour nous. Quoi que peu importe, il faudra savoir que l’Uchiha possèdera une maîtrise du feu toute particulière. C’est un élément inscrit dans ses gênes, quelque chose d’héréditaire, et qu’aucun d’eux ne peut nier. Les Uchiha sont des êtres étranges.

Elle pouffa de rire. Interloqué, il referma le livre doucement, regarda les mains de Mia, puis sourit. Il rouvrit le recueil, et se remit à lire à voix haute.

Sabi – Les Uchiha sont des êtres étranges…

Leur approche au feu est tout à fait surprenante. Peu à peu, le clan confectionna ses propres techniques, alors que nulle part, il n’existait de maîtrise de l’élément. Ce sont notamment les piliers de culture qui font de Konoha un village au brasier ardent, un village du Pays du Feu, le nom est tout trouvé en soit.


Il s’arrêta subitement. Ses doigts sur son dos lui procuraient des frissons. Il comprenait vraiment pourquoi il était impossible de s’entraîner correctement avec une femme. Elle lui sourit : mais que pouvait-il faire réellement ? Cela lui faisait un bien fou, c’était bien la première fois qu’il effectuait un entraînement dans ses conditions.

Etrange au début. Plaisant, en recul.

Sabi – L’une de ces techniques est connue sous le nom de Gokakyû, la boule de feu suprême. L’écriture de ce jutsu peut différer selon les œuvres, les auteurs, et les branches familiales. Cependant, toutes s’accorderont à dire qu’il s’agit d’une technique dévastatrice connue sous la forme d’une immense boule de feu et de chakra. Le Gokakyû demande une certaine technicité du chakra et de l’élément Kâton. Le feu est toujours indomptable, alors si vous simple homme, voulez vous amuser à essayer de provoquer les flammes de l’enfler, préparez-vous un bon bol d’eau fraîche.

Ils étaient absorbés tous deux par cette lecture, pour l’un, instructive, pour l’autre folle. Cependant, il leur vint à l’esprit une même évidence : de l’eau froid ici, ça risquait d’être compliqué d’en trouver.

Mia – C’est pas grave, tu n’es pas un homme normal… Hihihi !

Elle n’avait pas le droit de jouer ainsi avec lui, mais ça l’amusait. La bonne humeur de la jeune fille était toujours bien reçue, elle avait le mérite de le calmer.

Sabi – L’élément feu et son utilisation se concentre sur le système digestif : ainsi le chakra devra être rassemblé dans l’estomac, puis malaxé de sorte qu’il prenne une consistance fluide, virevoltante et désinvolte. Il faut que le chakra vive, qu’il chauffe. Une fois correctement malaxé, le chakra monte dans la bouche. Cette séquence est assez douloureuse, puisque si la technique n’est pas correctement préparée, l’œsophage s’en fera sentir.

Il avala de travers. Il rigola une nouvelle fois, en s’imaginant Sabi vomir son chakra brûlant et se tortiller dans tous les sens. Décidemment, la vie d’un shinobi semblait hilarante. Elle avaiy bien fait de venir…

Sabi – Lorsque le chakra pénètre dans la bouche, il faut continuer de le malaxer pour qu’il ne perde pas la forme donnée. Puis, en plaçant les deux index et majeurs de part et d’autre de la bouche, il faut faire évoluer la pression, afin que le chakra soit expulsé avec force et vigueur. Il est alors à même d’ériger une boule gargantuesque de flammes…

Ce bouquin était taré, Sabi en était convaincu. Il voulait se tuer lui-même, il devait avoir quelque chose à se reprocher. Il réfléchit quelques secondes, toujours sous les caresses de Mia, ce qui n’arrangeait pas son efficacité de connexion mentale, mais il ne trouvait pas. Alors, s’il était un Uchiha, il réussirait.

Mia – Tu vas vraiment essayer ? Mais tu vas être ridicule avec tes doigts – elle imita un cul de poule d’une excessive caricature !

Il se souleva du sol, laissant sa belle aux bras de la nature, et soupira. Impardonnable, cette fille était impardonnable, mais il l’aimait alors. Elle était si belle. En fait, c’était leur première vraie soirée à deux, et dans quel décor ! Il se rendait compte que ce bouquin gâchait encore tout. Mais Mia souriait, et si elle ne se sentait pas bien, elle ne sourirait pas. Alors tout allait bien. Une fois qu’il aurait maîtrisée cette technique, alors… Peut-être se décidera-t-il à poursuivre cette soirée dans d’autres conditions.

Sabi – Nianiania ! C’est moi qui te protègerais des missants, alors s’il faut faire le pitre avec ses doigts…

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Jeu 6 Nov - 18:51

Sabi avait l’impression de changer, petit à petit il s’ouvrait. Mia y était sûrement pour quelque chose, évidemment, il n’avait jamais autant été proche de quelqu’un d’autre quelle, et il était fier de s’être réservé tout ce temps, juste pour elle. L’amour faisait bien des choses. Encore qu’il ne savait pas ce que c’était, il ne s’avait pas s’il aimait. Il n’y avait pas de définitions précises de l’amour, il n’y en avait pour personne. Mais chaque homme ou femme aimant, sent au plus profond de lui-même, ce petit quelque chose qui lui tord le cœur, qui lui coupe l’appétit et qui l’empêche de dormir. Sabi avait toujours fermé son cœur, c’était sa manière à lui de ne pas ouvrir les yeux devant les immondices de ce monde. Akogare avait beaucoup participé à cela, sans qu’il le lui reproche. Il avait été la première personne à exorciser ce mythe du village protecteur. Il avait été également le seul à être si pessimiste sur la vie du shinobi. Sabi avait eu l’impression de parler avec un homme qui n’avait plus aucune raison de vivre, sinon celle de protéger sa propre vie. Et l’Uchiha, n’en pas plus, de raisons.

La première arrivait avec le bonheur, éphémère comme une feuille qui vit, qui tombe, puis qui s’envole, sans que jamais elle ne retrouve son sol. Mia avait égayé son cœur, mais de marbre, froid et blanc, la mine livide du jeune garçon n’était pas un défi facile.

Sabi s’était toujours fermé, les états d’âme du shinobi à tuer, bien qu’ils aient tous envie de le cacher, sont mortels. Sombrer dans la folie. Non, il ne fallait pas. Il ne fallait surtout pas. Aimer était un risque à prendre, et Sabi doutait sincèrement qu’Akogare puisse un jour aimer quelqu’un. Il n’en était pas sûr, mais s’il cernait à peu près le personnage qui lui ressemblait étrangement, l’acte d’amour n’avait rien à voir avec le sentiment. Aujourd’hui, il devait faire un choix : serait-il seulement l’objet aimant, le membre physique d’un cycle naturel obligatoire, ou l’émotion globale qui entourait les ébats, ce qui faisaient d’eux des hommes, et non des animaux.

Ce choix était trop dur à prendre. Sabi le repoussa, ce qui fut tout aussi difficile. Devant lui, Mia dans sa serviette de plage l’attirait plus que tout. Il soupira doucement, juste assez pour que la jeune femme ne l’entende pas, et repensa à quelques extraits du livre. Il se récitait intérieurement le spectacle d’assemblage de la technique.

Gokakyû. Pendant quelques instants, il eut des remords à utiliser une technique générique de son clan. Mais de la même manière qu’il repoussait l’image de Mia qui enclavait son esprit, il ferma les yeux, inspira profondément. Et il oublia. C’était simple. Aussi simple que d’écraser un insecte sur son pieds, mais cela ne procurait pas le même plaisir. Alors il revoyait cette fourmi, sous son pied. Ouais, c’était trop facile.

Il eut peur. Il eut peur que tout soit si facile, alors qu’il savait que cela devait être difficile. Il eut peur de lui-même, il eut peur de ce qu’il était capable de faire. Puis, subitement, il essaya de faire un bref topo de sa situation. Il avait échoué lamentablement contre un shinobi fou, il avait provoqué une razia dans une boîte de nuit et s’était fait un genin de bas de gamme. Finalement, il n’était dangereux pour personne d’autre que pour lui-même. Il baissa la tête.

Mia – Ca ne va pas…

Le chakra lui brûlait l’estomac, il n’avait pas l’habitude de le concentrer ainsi. D’habitude, c’est une substance implicite avec laquelle il s’amusait, il changeait sa constitution, il l’expulsait de son corps, et la condensait, mais à chaque nouvel apprentissage il découvrait une nouvelle forme pratique. Le chakra lui brûlait l’estomac. Mia se leva, inquiète. L’Uchiha avait toujours la tête baissée. Quelques larmes perlèrent son visage, elles roulèrent le long de ses joues. Puis le grand plongeon. Sabi était encore en pantalon, torse nu, il ne faisait pas froid. Mais il ne savait pas pourquoi il ne s’habillait pas, pour l’entraînement. Il ne savait pas non plus pourquoi il se préoccupait de choses aussi futiles. Mia ramassa la serviette et l’entoura autour de sa poitrine. Peu à peu, elle se rapprochait de lui. Il respirait fort. Il sentait son cœur bouillir. Les quelques larmes qui coulaient encore ne donnaient qu’une opaque vapeur d’eau. Sa peau devenait étrangement chaude.

Toujours la tête baissée, le genin lia ses mains comme il l’avait fait avec celle de Mia. Mais ce n’était pas du tout la même sensation. Il touchait son propre corps, celui de la jeune femme était plus doux. Il lui donnait des frissons. Elle activa la marche. Ses doigts exécutèrent une série de signe. Cela ressemblait à une procédure sectaire, et bientôt, le genin rentrerait en transe…

Non, mais l’ambiance était particulière. Le soleil tombait, ils étaient éclairés par l’eau émeraude qui ruisselait un peu partout, et la chaleur continuait d’augmenter. Sabi se prit d’une douleur à l’œsophage, bientôt sa bouche se remplit, la pression était intenable. Il plaça ses deux doigts de part et d’autre de sa bouche. Mia s’arrêta.

Mia – Qu’est-ce…

Sabi rugissait. Ou il vomissait. Elle n’aurait su le dire. La jolie brune crut voir la mort arriver devant elle, puis elle se reconcentra sur les capacités d’un shinobi. Il semblait souffrir. Les flammes illuminèrent la forêt. La petite clairière si calme, plongée dans la nuit, se réveilla, pendant quelques secondes. Puis, comme si on avait coupé la source d’un tel incendie, elles se turent. Sabi tomba à terre, assommé.

La jolie brune se jeta sur lui, il avait encore la peau toute chaude.

Sabi – Plus dense le chakra…

Il s’en voulait de penser à un point technique là maintenant. Doucement, la main de Mia souleva son menton, et elle lui releva la tête. Sur son visage, il ne lisait pas de peur. Pas cette peur, celle qui l’aurait fait fuir. Elle était encore là. C’était à cause de lui, encore, il n’aurait jamais du accepter qu’elle vienne avec lui. Une nouvelle fois l’Uchiha faisait preuve d’égocentrisme, il ne pensait qu’à lui. Quelle idée de s’entraîner ici maintenant avec elle…

Mia – Tu te fais trop de soucis, Sabi, pour moi.

Elle parlait tout près de sa bouche. Les dernières larmes se séchèrent d’elles-mêmes.

Mia – Et pour toi.

Elle posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Il frissonna, son corps se refroidit, puis revit. Une nouvelle fois, il avait failli tomber dans un état psychotique. Il était habitué, mais il détestait cette situation. Il était heureux.

Il était heureux qu’elle soit là.

Sabi – Il faudrait …

Il faudrait que je recommence.

Mia – Je vais me tremper en attendant.

Ils se séparèrent, Sabi haussa les sourcils, puis il sourit. Ouai, il sourit. Il inspira, une respiration vive. Elle n’était pas poussé, elle ne fut pas forte, elle était tranquille, elle se voulait sereine, elle le remit en confiance. Mia était son inspiration. Il ne lâcha pas son corps qui s’immergeait doucement dans l’eau. Entre les vapeurs d’eau, elle était un peu plus belle encore. Ses sentiments l’assaillaient. Cela devenait de plus en plus inacceptable de les repousser. C’était inhumain presque. C’était, finalement, un excellent exercice pour l’Uchiha.

Son chakra se gonfla, il tournoyait dans son estomac, il prenait une consistance étrange, qu’il ressentait lorsqu’il exécutait son Katon. Cependant le genin avait eu le privilège de ne pas avoir à vivre la phase d’apprentissage, l’œil maudit lui servait peut-être à quelque chose… C’était ancré en lui, le livre l’avait dit, le sharingan aussi, il n’avait qu’à débloquer la petite case « mémoire » et tout irait tout seul. Mais son cortex n’était pas un ordinateur de bureau sur lequel les secrétaires de la banque ou de la mairie pianotaient sans cesses, dirigeant avec une main habile leur souris.

Le chakra remontait. Comme dans une grosse cheminée, la pression augmentait et obligeait le chakra à remonter. Plus il avançait plus il devenait intense, et dense. Peu à peu sa vitesse augmentait. Sabi plaça ses doigts autour de sa bouche, et sculpta son chakra afin qu’il soit à sa mesure. Il voulait voir une belle bille, une grosse boulle avec laquelle il pourrait jouer. Il voulait qu’elle soit étincelante de lumière. Il voulait lui offrir. S’il avait pu sculpter une rose, il l’aurait fait.


Mia se laissa flotter à la surface de l’eau, dévoilant ses formes d’adolescente, déjà très belles. Sabi risqua un coup d’œil. Ce n’était pas qu’il n’osait pas la regarder. Mia se laisser apprécier à sa guise, elle était plus belle que tous les diamants du monde, ceux dont on ne peut même pas ouvrir les yeux tellement leur beauté éblouit. La sienne était douce. Elle était blanche, et calme. La beauté est à l’image de la femme, si complexe mais tant appréciable. Il tressaillit. Son chakra brûlait. Il ouvrit la bouche, et cria sa flamme.
Le gokakyû n’était pas réussit, ce n’était pas une boule, mais un feu d’artifice, un véritable mastodonte du spectacle. Mia regarda avec attention les réussites de son amant. Comment faisait-elle pour deviner que c’était volontaire, ou non ? Elle ne cherchait simplement pas, elle regardait, et elle profitait.

Sabi – Merde…

Il sourit devant son chef d’œuvre, bien qu’incomplet.

Il réitéra.


Mia sortait de l’eau, le corps presque sec. Elle semblait ravie de cette onde chaude et relaxante. Sabi se pressait, il préférait économiser ses réserves, et ses premiers essais en avaient demandé beaucoup. Durant une bonne demi-heure, il regarda sa jeune amie se prélasser sur les bords du petit étang, et il se concentrait, comme il pouvait, il jouait de cet amour. N’avait-il pas trouvé une nouvelle force ? Une force bien humaine, celle-ci, elle n’était pas noire, elle n’était pas sordide. Elle ne venait pas de lui. La boule fut magnifique, peut-être manquait-elle de puissance. Sa lumière l’éblouit. Comme les plus beaux joyaux du monde. Oui, elle éblouissait. Pas autant qu’elle…

Ils avaient tous les deux la peau chaude. Lui son entraînement, elle son bain. Lorsqu’ils se réunirent, elle devint brûlante. Leur cœur battait la chamade, les mains se tissaient sur leur peau d’enfant. Cette fois-ci, Sabi ne repoussa pas les attentes de Mia. Il oubliait ce livre, il oubliait son chakra, ses yeux et cette flamme. Il l’éteignait, pour la rallumer un peu plus forte encore.

Mais dans ses bras.

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Dim 4 Jan - 19:48

Sabi : +49 XP

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 1 Avr - 0:35

[Suite de l'académie]

Tamashii no Ketsugou - L'union des âmes


C’était l’esprit empli de doutes et le cœur comblé d’émotions que Taka quitta l’ombre des bâtiments pour la dure et cuisante chaleur du soleil. Dans Konoha, comme souvent, les gens allaient le sourire aux lèvres, les enfants s’amusaient ne se souciant de rien d’autre que leur jeu. C’était toujours le même petit monde, les mêmes petits faits dans les mêmes conditions, bien que celles de la reconstruction aient peint de nouveaux décors dans le panorama de la cité cachée.

La jeune fille allait le long des rues, oscillant entre nombre d’idées sur tant de sujets qu’elle s’était perdue elle même dans sa réflexion. Son regard, jusqu’ici bas, se releva pour prendre quelques informations autour d’elle, notamment le chemin à emprunter pour rejoindre sa destination. D’ailleurs, elle se rappela qu’elle n’en connaissait la localisation que très vaguement, se basant plus sur du ouï dire que tout autre chose. Peu importait, elle savait que cet endroit là, même sans l’avoir jamais vu, serait une solution à son problème, à ses problèmes. Des soucis qu’elle ne tarda pas à se remémorer.

**


Dans la pièce modérément éclairée, trois personnes étaient encore assises autour de la table. Trois sur cinq initialement présentes car deux s’étaient retirées gagnant leur lit, car il était déjà tard et le repas était terminé depuis belle lurette. Ainsi, autour de la desserte, deux hommes et une jeune fille restaient là dans un silence si dense qu’il en était étouffant. Pourtant, elle n’aurait pu croire que la parole qui suivrait tout ceci serait encore pire que l’étau qu’elle connaissait déjà.

[Kiyouji] – Il faut se faire à l’idée que tu n’es pas au niveau. Ta récente promotion est un pas, mais elle ne compte que peu pour nous. Certains Genin l’ont déjà là où tu stagnes.

Elle baissa la tête. Elle avait beau appartenir à la part la moins obtus de ces personnes là, le poids de porter ce sang n’en restait pas moins effectif. Elle tourna la tête vers son père, le regard désolé, empli d’une certaine culpabilité mais ce dernier se contenta de la regarder de façon neutre. Elle n’aimait pas la façon dont il se comportait en présence de Kiyouji. Elle n’aimait pas cette inhumanité marquée d’un cynisme des plus débordants, un manque de réaction émotionnelle tel qu’il laissait supposer que cet homme était une coque vide, un pantin de bois, une marionnette qui ne pouvait rien exprimer tant qu’on ne lui tirait pas les ficelles. Oui, s’il y avait bien une chose qu’elle reprochait à son père, c’est de toujours acquiescer aux décisions de Kiyouji.

[Kiyouji] – Soit tu ne travailles pas… Soit tu n’en as pas la qualité. Rappelle toi seulement qu’y accéder est une démarche personnelle. Aucune action extérieure, comme lors de la première fois, ne pourra t’aider. Tu es la seule à pouvoir trouver ce qui te manque. Encore faille-t-il que tu le veuilles.

Oh oui ! Cette fois là, elle lui aurait volontiers fait manger le bois de la table. Cependant, rien ne s’afficha chez elle. Elle restait droite, la tête basse, dans une position inférieure mais digne tout de même, ne présentant que sa faiblesse aux yeux de ces deux là. Elle n’était qu’un élément moyen et le supportait depuis de nombreuses années. Y avait-il une donnée trop subjective dans ce ressenti ? Ce n’était pas improbable, mais rien ne lui disait que c’était le cas. Ainsi donc, elle était convaincue qu’elle ne faisait partie que de la seconde division des shinobis que le clan ait pu porter.

[Kiyouji] – Tu as toujours ces lacunes, depuis longtemps. Fais ce qu’il faut...

Puis dans un nouveau silence, les deux hommes se regardèrent. Le père de la jeune fille ne fit aucun signe particulier, l’autre adressa un signe de tête et se retira. Après qu’il ait quitté la demeure familiale, Nobuo, maître de la maison se leva à son tour et s’approcha de sa fille. Il ne posa qu’une main sur son épaule, traduisant toute la compassion qu’il avait pour elle, et tout ce que lui même avait déjà connu.

*Désolée, père.*

Elle laissa ses yeux regarder le dessous de la table, restant sans bouger alors que l’homme gagnait sa couche. Ce soir là, la lumière resta longtemps allumée dans le séjour, très longtemps.


**


Repenser à tout ceci prenait du temps. Elle basculait de nouveau dans ce gris monde du doute et de l’interrogation, une dimension qu’elle connaissait toujours plus, les jours passant. Elle finit par atteindre la lisière de la forêt interne, cet endroit même qui respirait la transpiration et la détermination des jeunes shinobis du village qui se destinaient tous à devenir des grands là ou seul certains en avaient le talent. Elle parcourut nombre de sentiers, de chemins et traversa plusieurs bosquets avant de percevoir un lointain bruissement. Ce n’était non pas celui du vent, mais bien celui qu’elle voulait entendre. L’air était devenu plus humide et la chaleur un peu plus étouffante en raison de cette eau en suspension. Elle continua de marcher, se rapprochant toujours plus du léger murmure qui se transforma en un torrent de bruit pour finalement devenir une cascade hurlante aux abords d’un lac de petite taille. Non loin, dans la brume que dégageait l’imposante chute d’eau chaude, une stèle dessinait ses contours.

C’était donc bien là.

On parlait d’un endroit à l’apparence mystérieuse, dissimulant la mémoire d’un être par le biais d’un monument et d’une cabane. C’était à la mémoire d’un inconnu car les nouvelles générations n’ayant pas eu la chance de le côtoyer ne pouvait qu’admirer des lettres effacées par le temps et les éléments sur cette petite construction. Taka s’enfonça un peu plus dans le brouillard toujours plus épais, jusqu’à ce qu’elle longe la chute elle même. Profitant du couvert qu’il lui octroyait, elle commença par se dévêtir avant d’aller prendre place dans l’eau, ou plutôt, sous l’eau. Elle laissa ses habits finement pliés sur la rive pour laisser couler l’or bleu le long de son entière anatomie.

De l’or chaud, baignant son corps dans un milieu des plus reposants, des plus agréables et des plus propices aux instants de calme et de recherche de soi. Elle avait profité d’un rocher un peu plus haut qui cassait le parcours de l’eau, évitant qu’elle ne finisse écrasée sous le poids du fluide qui la dominait mais sur lequel elle marchait si aisément. Elle diminua un peu la résistance de son chakra en contact avec la surface du lac, s’enfonçant dedans jusqu’à la taille, masquant par la même occasion certaines intimes zones.

C’était la première fois qu’elle procédait ainsi. D’habitude, elle se contentait de sa demeure, une après midi où personne ne pouvait la déranger, ou d’une place calme dans la forêt. Elle aurait pu utiliser le jardin, mais elle ne voulait en aucun cas qu’il devienne un site ayant rapport de près avec sa vie de kunoichi. Elle avait l’impression de trouver là un nouveau temple dans lequel son esprit rencontrerait paix et plénitude. Elle joignit les mains formant un sceau que jamais elle n’utilisait dans d’autres contextes. Un signe à la croisée du serpent et du tigre, où seul les deux index posent l’un contre l’autre là où tous les autres doigts s’entrecroisent et se mêlent, ne faisant plus qu’un étrange nœud solide et fragile à la fois.

Taka ferma les yeux, laissant cette douce sensation qu’apportait l’écoulement de l’eau sur sa tête, ses épaules, son dos, sa poitrine et son ventre l’envahir. Elle entama une longue et lente respiration, faisant le vide. Puis elle commença à puiser dans ses ressources spirituelles, dirigeant une infime quantité d’énergie qui circulait dans toute sa boite crânienne. Une seconde passa, puis deux… Encore une troisième. Le bourdonnement de la cascade disparaissait lentement mais l’atmosphère humide et chaude restait. La lumière visible par delà les paupières closes et au travers du brouillard de la cascade s’estompa pour virer au noir de suie. Taka sembla plonger dans un autre monde, un univers où tout allait à un autre rythme, où toute perception était nuancée. Elle avait déjà franchie cette porte une fois, mais avait renoncé par crainte d’elle ne savait quoi.



Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun


Dernière édition par Uchiha Taka le Mer 1 Avr - 19:43, édité 6 fois

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 1 Avr - 0:36

Juste devant les yeux, une grande porte à double battant s’impose. La coupe stylisée dans du bois semblant presque être du fer, avec une poignée imposante, cet accès ressemble plus à un portail qu’à autre chose. Quel terrain y a-t-il derrière ? Quelle cours ou quel domaine cache-t-il ? Chose sûre, ce qu’il renfermr n’est pas normal. Déjà à cet endroit l’on peut se sentir quelque peu étouffé par une étrange atmosphère, comme si l’on était observé, comme si aucune parcelle de notre corps et de notre âme n’avait de secret pour on ne savait quoi ou qui. L’hésitation parcourant la moindre de vos cellule, vous vous sentez envahie d’une peur atrocement poignante. Vous baissez le regard sur vos mains qui se tiennent mutuellement, un peu à la façon de deux marmots paralysés par la terreur face à un danger.

Mais ce n’est pas la première fois que cette porte vous domine de la sorte. Ce n’est pas la première fois que nombre de vos moyens vous délaissent face à cette entrée restée inviolée. Vos mains finissent par se délier et votre poing gauche se serre pendant que les doigts de son homologue de droite s’approchent doucement de la poignée qui vous sépare de cet inconnu. Au premier contact, vous sentez clairement que rien n’est traditionnel ici, rien n’obéit aux lois physiques et naturelles que vous avez toujours connues et pour finir, rien ne vous dit que vous pouvez vous sentir à votre aise. Et dans ce chaos qui vous imprègne toujours plus, votre poignet pivote, pour faire résonner le cliquetis métallique du mécanisme de la serrure. La grande porte se débloque, tournant sur ses gonds, et dans un grincement ne vous rassurant à aucun moment, elle s’ouvre pour que ce qu’elle cachait vous aspire soudainement.

Entrainée de force, vous semblez tomber dans un couloir sans parois et surtout… horizontal. Des volutes grises et noires se succèdent, ne laissant en rien distinguer quelque chose de reconnaissable. Parfois, de brèves images viennent vous sauter à la figure, défilant si rapidement que vous n’avez qu’à peine le temps de les voir passer. Mais vous avez reconnu là une petite fille qui vous ressemble sur bien des points, physiquement parlant. Peu après, vous croisez ce salon que vous connaissez par cœur, dans lequel le seul détail que vous avez eu le temps de percevoir était le grand éventail placardé au mur en guise d’emblème. D’autres images se succèdent, des gens, des endroits, des paysages, de la lumière comme de l’obscurité. Tout ceci vous appartient, vous le sentez et vous le savez, mais vous ignorez toujours où vous êtes. Et ce n’est pas le fait d’arriver entre deux murs parallèles, sur un sol ferme, qui vous fait comprendre ce qu’il se passe autour de vous.

Le vertigineux voyage que vous venez de faire dans ce couloir étrange vous a coupé le souffle. Vous vous courbez et posez les mains sur vos genoux le temps de reprendre une respiration normale mais vous vous rendez bien vite compte que ce ne sera que très peu possible. Il faut plus chaud qu’à l’entrée et vous affichez une certaine tendance à suffoquer. Vos yeux finissent par vous faire prendre conscience que le plancher est totalement uni, de couleur noire, vous les levez alors pour constater que tout est sombre autour de vous. Il n’y a pas une seule couleur vive, pas une seule source de lumière proprement dite, pourtant vous y voyez, certes pas très bien, mais vous y voyez. Devant vous se dessine une allée entre les deux murs parallèles. Derrière vous une autre paroi vous coupe toute retraite. Ainsi, à partir de là, vous n’avez pas la possibilité de reculer.

Prenant votre courage à deux mains, vous vous redressez et décidez de faire un premier pas, mais un rire féminin à la sonorité sadique, malfaisante et diabolique vous glace le sang et vous avez vite fait de vous arrêter sur place, agitant votre tête pour trouver d’où il vient. Mais autour de vous, rien ne vit, rien n’est animé. Vous êtes la seule chose qui puisse se mouvoir, le seul objet qui semble exister, d’ailleurs vous vous demandez même si tout ceci n’est pas qu’illusion. Pourtant ce rire retentit de nouveau, et cette voix vous est familière.

[ ??] – Pauvre et insignifiante créature… Jamais tu n’auras le droit de te distinguer.

Comme si elle vous connaissait, elle vous pique à vif sur un des points les plus sensibles. Une question d’honneur et de fierté que vous vous rabâchez sans arrêt dans le but d’avancer encore et toujours. Vous avez failli lâcher le morceau à bien des reprises, mais vous vous dites que si vous êtes là, c’est que vous n’avez pas fait les mauvais choix.

[ ??] – Jamais…

Un écho survient après cette dernière intervention. Le domaine semble vaste et vous venez d’y entrer. Vous semblez prise d’une impulsion de courage qui n’efface pas vos craintes et votre peur, et vous poser à nouveau un pied devant l’autre, puis un autre et encore un autre. Vous avancez dans ce corridor sombre jusqu’à ce qu’une fourchette se propose à vous. Quelle allée prendre ? A gauche ? A droite ? Rien n’indique quel est le bon chemin et pourtant il vous faut choisir. Vous avez quelque chose à y gagner, vous cherchez quelques chose sans savoir vraiment quoi et l’un de ces deux chemins y mène.

De nouveau, l’hésitation vous submerge vous vous tournez vers la droite, faites un pas puis décidez de changer de direction. Alors que vous vous engagez dans le chemin de gauche vous vous arrêtez soudainement, une goutte de sueur glissant dans votre dos où une étrange présence se fait sentir. Vous faites volte face et voyez une lueur pâle en forme de sphère tomber devant vous. Vous la regardez attentivement mais vous êtes obligée de vous masquer les yeux car lorsqu’elle touche le sol, un grand flash lumineux vous aveugle. En face, la sphère a disparu, laissant place à une petite fille aux cheveux sombres et le regard noir. Elle semble avoir la dizaine et elle vous est plus que familière. Elle a une apparence spectrale, comme s’il ne s’agissait de rien de consistant, elle vous regarde et contrairement à ce que vous avez l’habitude de voir chez elle, il n’y a pas de bonne humeur et pas de sourire…

[Fillette] – Tu vas réussir, hein ? Dis Onee-sama… Tu t’occuperas de moi ?

Elle vous regarde avec insistance, et cette lueur triste dans ses iris à la couleur de l’onyx vous fend le cœur au même titre qu’elle vous rappelle que vous vous êtes fait la promesse de la protéger au prix même de votre vie. Elle vous fixe encore et toujours et même si vous ouvrez la bouche pour lui répondre, vous n’articulez aucune parole. Le dépaysement et la nouvelle atmosphère ne vous ont pas aidée, mais si vous n’avez rien dit d’audible, l’enfant a su lire dans vos pensées vaillantes et a fini par sourire. Elle s’avance vers vous, vous attrape la main et vous entraine dans le couloir de droite. C’est plus confiante que lors des instants précédents que vous vous laissez guider.

L’ectoplasme de l’enfant semble éclairer un peu la route, mais vous ne distinguez toujours que peu de choses. Après une dizaine de pas elle se tourne vers vous et lâche l’emprise sur votre main. Elle sourit encore.

[Fillette] – Tu y arriveras seule à partir de là… Mais je reste près de toi.

Vous aimeriez qu’elle reste avec vous, mais vous n’avez le temps de rien faire. La silhouette redevient une sphère et se met à flotter à côté de vous.

*Toujours là… n’est-ce pas ? Suzu… Protéger, je dois la protéger.*

C’est le premier sourire que vous esquissez. Et rapidement, vous reprenez un air grave en tournant les yeux vers la suite du couloir. Les sourcils froncés, la détermination dans le cœur, vous reprenez votre marche avec ce même tiraillement dans les entrailles. Il ne vous a pas quittée depuis le début de l’aventure. Désormais, une ou deux flammes bleutées éclairent sporadiquement le corridor. Les murs sont formés de briques noires dont les jointures apparaissant en grisâtre semblent fines. Le bruit de vos pas résonne dans toute l’allée, allez savoir ce qui vous attend.



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Dernière édition par Uchiha Taka le Mar 7 Avr - 0:29, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 1 Avr - 0:36

La réponse se trouve au bout de quelques pas. Vous arrivez devant un escalier qui se présente face à vous. De part et d’autre, vous apercevez lorsque vous balayez la nouvelle zone que deux couloirs partent dans deux directions opposées. Quel choix faire ? S’enfoncer dans le néant ? Choisir le côté du cœur ? Ou celui qui s’y oppose ? Le doute s’installe encore. La petite fille devenue une sphère blanchâtre s’écarte un peu, vous montrant le côté droit. Pourtant il vous semble qu’elle est dans l’erreur. Vous fermez les yeux et cherchez au plus profond de vous… quand un flot lumineux venu de nulle part vient troubler l’obscurité. Dans cette colonne de lumière qui dévoile brièvement tout l’endroit, un garçon apparaît, l’air confiant, lui aussi la chevelure sombre. Il vous regarde en se passant une main dans les cheveux, il est fier et a le torse bombé.

[Garçon] – Perdue ?

Lui aussi n’est pas un inconnu. Vous lui jetez un regard noir… Vous avez l’impression qu’il se moque, mais en arrivez à la conclusion que pas du tout. Il est comme ça, il n’a pas l’air humain, pas l’air sensible mais vous l’aimez bien au final.

[Garçon] – Tu n’as pas le droit. Nous sommes des êtres supérieurs. Le sang de l’élite coule chez nous. Nous devons l’honorer et nous honorer de sa présence.

Il n’insiste pas plus. Il sait qu’il a dit ce qu’il avait à dire. Le flot de lumière se restreint en un filet dans lequel il se fond jusqu’à ce que vous ne le voyiez plus. Puis ce rayon se compacte jusqu’à donner une petite sphère de couleur jaune. Elle tourne sur elle même puis rejoins la première avec qui elle décrit un mouvement de gravitation mutuelle dont le centre… C’est vous. Vous regardez ce nouvel orbe lumineux se distinguant de la première par sa couleur.

*Le pouvoir d’être un Uchiha. Merci Kenji… Je te revaudrai ça.*

Vous fermez les yeux un instant, le temps qu’une légère variation vienne perturber vos sensations et lorsque vous les ouvrez, il n’y a plus qu’une route devant vous. Vous distinguez la mort sur votre gauche, l’oubli sur votre droite… Il n’y a que ces escaliers qui donnent l’impression de vous conduire en enfer. Vous vous approchez un peu plus pour vous rendre compte qu’en bas c’est un peu plus clair. Les deux fées virevoltant avec vous passent devant et vous avez vite fait de les suivre. Le sol ressemble plus à celui d’un vieux donjon de pierres qu’à celui que vous avez foulé jusque là, et seulement quelques pas plus tard, la sortie de ferme derrière vous, vous isolant de tout ce que vous avez déjà connu. Encore une fois, pas le choix, vous y êtes alors autant continuer.

L’escalier aboutit à un couloir plus large. Il est éclairé par des torches, vous donnant l’impression d’être au moyen âge dans un autre pays. Vous avez l’impression de vous diriger vers des oubliettes mais vous avez le sentiment que ce n’est pas l’ignorance que vous trouverez mais son antagoniste. Vous progressez encore pour tomber sur une cage pendante contenant un squelette, l’évitant soigneusement, vous continuez votre route jusqu’à ce que vous trébuchiez. Sous votre pied, une pierre s’est enfoncée et vous vous retrouvez face à deux personnes ayant laissé un vague souvenir dans votre tête. A peine apparues, elles dégainent chacune un sabre et vous chargent. Vous esquivez une attaque puis deux puis trois. Vous sautez en arrière afin de prendre un peu de distance quand les deux fées décident de s’interposer. Vous les attrapez avec vivacité et les maintenez en arrière. Rapidement vous exécutez quelques signes et vous mettez à cracher une corolle de boules de feu. Aucun souci pour vous, vous les aviez déjà battus de la sorte…

Le calme retombe dans le couloir et les deux entités se consument sur le sol sous le regard impitoyable de vos iris qui ont viré au rouge depuis quelques minutes, depuis que le chemin s’est révélé à vous. Vous les regardez avec mépris puis vous décidez de passer votre chemin. Un peu plus loin, un grand panneau de pierre vous barre la route, et cette fois, pas d’issue possible. Vous attrapez une torche afin de l’examiner plus en détail. Rapidement, vous vous rendez compte qu’il y a un symbole marqué dans la pierre, juxtaposé à un second.

[Vous] – Rigueur… et amour… Père ? Mère ?

Vous avez vu juste et plus rapidement. Avant même que ces deux personnes ne se présentent, vous vous êtes retournée. D’une étoile se dessinant devant vous débarque une jeune femme, elle est calme et douce et vous pouvez sentir une affection débordante qui émane d’elle. Elle vous aime et vous le lui rendez du plus profond du cœur. A côté d’elle, par une porte flottante et immatérielle, arrive un homme, la stature presque fière avec un regret dans les yeux. Les deux vous regardent avec bienveillance puis chacun prend la parole à son tour.

[Homme] – Applique-toi, ne laisse rien au hasard. Tout vient à celui qui travaille, je te fais confiance.

[Femme] – Tu es kunoichi, mais tu es aussi une femme. Aime-toi et affectionne ceux qui te sont important. Ils seront la force qui viendrait à te manquer.

Et comme les deux autres, vous ne répondez que par un signe affirmatif de la tête. Comme les deux autres, ces deux personnes qui vous sont si proches prennent la forme de deux fées, de deux sphères lumineuses… Votre mère est celle à qui correspond le rose, votre père a acquis la couleur noire, celle de la rigueur et de la droiture.

*Merci… Je vous dois tout, ou presque tout.*

Vous vous retournez vers le mur qui vous entrave. Votre estomac ne vous gène plus. Vous cous sentez presque sereine et il ne manque plus grand chose pour que vous soyez complète. Vous posez vos deux mains sur la paroi et dans un infime instant de concentration la faites voler en éclat grâce à deux explosions que votre toucher à déclenché. Derrière, se cache un gigantesque hall lumineux avec un tapis en son centre, étendu jusqu’à une grande porte, une porte à l’encadrement doré digne des plus grands lieux de cultes. De part et d’autre de l’allée formée par la draperie du sol, des armures de guerriers et de shinobis sont disposées comme dans un hall d’exposition, comme la décoration d’un grand palais pour un riche monarque.



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MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Mer 1 Avr - 0:37

Toute crainte a disparu, vous foulez le tapis du pied pour vous rendre jusqu’au bout de ce dernier, pour pousser cette porte. Mais soudain vous vous arrêtez et vos compagnons font de même. Il y a quelque chose d’étrange ici, hors mis le fait que tout est clair et tout est beau, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Vos yeux toujours actifs, vous vous avancez encore de quelques pas quand un objet sifflant derrière vous vous force à vous retourner. Vous l’attrapez au vol pour vous rendre compte qu’il s’agit d’un kunai. Sans attendre, vous vous en servez pour dévier ceux qui arrivent ensuite.

Des shuriken sortis du plafond s’abattent sur vous et vous les esquivez en sautant en arrière, vous assurant que personne n’est touché. Mais avant que vous ne soyez de nouveau en position, les différentes cuirasses qui était en place ici et là se regroupent devant vous et leur nombre indique clairement qu’il est impossible de les combattre. Vous reculez en cherchant une solution…

[Armure] – Tu n’iras pas plus loin !

C’est faux, vous savez que c’est faux. Vous ne pouvez vous arrêter là, et vous n’en avez pas l’envie. Vos mains se joignent formant des sceaux incantatoires mais vous ne relâchez aucune technique. Ce n’est pas la bonne décision. C’est là que vous apercevez une crainte naissante chez vos opposants. S’il avait s’agit d’adversaires réels, ils auraient déjà terminé le travail… Et pourtant, ils semblent prêts à en découdre, mais pas avec vous… Avec vos guides.

*Protège-les !*

Rien ne vous vient… Vous êtes perdues l’espace d’une seconde jusqu’à ce que vous réalisiez le pourquoi de votre venue.

*Je suis chez moi… Je suis en moi… C’est moi. Ici c’est moi. Ca l’est depuis le début !*

[Vous] – Pas un pas de plus !

[Armure] avec un rire sadique – Et que vas tu faire gamine ?!

[Vous] – Vous réduire à l’état de poussière en ne créant plus votre existence dans mon esprit !

Les armures s’arrêtent… Elles se redressent et vous regardent dans les yeux. Vous leur faites face, sûre de vous, sûre de vos paroles. Et soudain, elles se dispersent en deux groupes et se rejoignent les unes les autres en deux nouvelles entités. Deux hommes portant tout deux la veste des gradés du village dans lequel vous vivez. L’un est blond, à peine plus âgé que vous. Il est important pour vous, il vous a été cher et le restera. L’autre au la chevelure courte, au regard vif et l’œil perspicace n’est autre que votre professeur quand vous étiez plus jeune. Ces deux là sont une partie indéniable de votre personne.

[Blondinet] – Tu n’as rien oublié de nous… Tu n’as rien oublié de ton entourage. Nous avons la chance d’être une part de toi, d’être dans ton cœur. La chance d’être tes amis.

[Homme] – N’oublie jamais de prendre le temps de comprendre. Tu est intelligente, la connaissance viendra, la sagesse aussi… Analyse et tu auras toutes les portes ouvertes.

Le garçon blond s’approcha, et même si sous cette forme vous ne sentez presque pas le toucher de vo proches, vous pouvez ressentir une multitude de choses lorsqu’il dépose un baiser sur votre front. L’autre vous pose la main sur l’épaule et tout deux sourirent. Les quatre autres rencontrés en cours de route quittent leur forme de fée pour se joindre aux deux derniers. Tous les regards sont tournés vers vous…

[Ensemble] – Il ne reste plus que toi… Taka.

Ils sourient tous ensemble puis prenant leur première forme, ils se dirigent vers la porte en bout de pièce. Vous les suivez, enfin avec l’impression de ne manquer de rien. Lorsque vous vous approchez, vous distinguez trois encoches sur chaque porte. Sans savoir vraiment pourquoi, vous vous tournez vers tous et leur faite un signe de tête, le signal qu’ils peuvent y aller. Chaque fée prend la forme d’une sphère solide, minérale, comme un joyau et les six se disposent dans leur encoche respective. Il ne reste plus que celle correspondant à votre main, juste en face de vous. La pièce tombe dans le noir, sans préavis, et vous ne voyez plus que cette empreinte devant vous. Vous soufflez un instant, imperturbable, puis prenez votre courage à… une main que vous posez à l’endroit prévu. Un déclic se fait entendre…

La porte disparaît dans un petit sifflement et vous vous retrouvez plongée dans le noir. Soudain, un autel apparaît devant vous, bordé de deux coupes sur pied, comme deux graals, dans lesquelles vivent deux feux vifs et ardents. Juste derrière l’autel, dans la pénombre, vous distinguez une paire de jambes sur ce qui semble être un trône, mais vous n’en êtes pas sûre. Vous ne voyez que le bout des accoudoirs, le devant du siège et ces deux jambes qui dépassent. Intriguée et soudain moins confiante, vous vous approchez un peu, mais deux yeux rouges comme le sang apparaissent dans le noir et se plongent dans les vôtres. Des yeux à vous glacer le sang.

[ ??] – Comment oses-tu ?!

Cette voix… Impossible de se tromper, c’est celle qui ricanait lorsque vous étiez à l’entrée. Là, c’est de la haine, de la colère et de la frustration… Cette voix n’est plus sadique, elle vous en veut, elle s’en veut sans doute aussi, vous ne savez pas vraiment. Mais vous n’aimez pas cette personne, elle vous effraie et vous avez le sentiment de la combattre depuis bien longtemps, comme vous la craignez depuis autant de temps.

[ ??] – Tu as osé pénétrer dans ce sanctuaire… Il t’était fermé !

Vous ne répondez rien. Les deux yeux vous fixent, des yeux comme des rubis emplis de rage. C’est terrifiant, vous ne pouvez plus bouger, plus parler, presque plus respirer. L’air, redevenu agréable un moment, vous étouffe de nouveau. Vous sentez que vous perdez pied, vous sentez que vous n’êtes pas là comme il se doit, que vous n’êtes pas à la hauteur, que c’est trop tôt.

D’ailleurs, cette personne le sent. Elle se lève et doucement, le haut de son corps quitte la pénombre. A votre plus grand effroi, vous remarquez à la lueur dansante des flammes que la personne à qui vous faites face n’est autre que… Vous.

Pourtant ce n’est pas un miroir, ce n’est pas un reflet. Cette personne est comme vous, elle est votre identité, mais elle n’est pourtant pas ce que vous êtes. Il s’en dégage une malfaisance ignoble, un mépris et une haine insondables. Elle ne veut que du sang et ses yeux le disent. Elle vous détruirait au moindre faux pas et vous le savez. Vous reculez d’un pas mais trébuchez sur une marche. Vous tombez du petit palier sur lequel gisent l’autel et le trône… Vous vous affalez sur un tapis rouge, tâché de sang. Dans une panique incontrôlable, vous tremblez et vous poussez un peu en arrière pour vous éloigner, mais vous ne pouvez qu’à peine bouger.

En face de vous, l’autre vous pose ses mains sur l’autel. Le regard perçant vous traverse de part en part et vous n’y pouvez rien. Puis la silhouette disparaît et réapparait devant vous.

[Silhouette] – Alors ! Que veux tu ?! Déchet…

Une douleur vous prend à la poitrine, elle vous tord, vous retourne, vous dépèce. Vous être en train de crever comme une merde devant un pouvoir que vous ne saisissez pas. La silhouette vous attrape par le col et vous tire à elle.

[Silhouette] – Deux larmes ? Deux larmes ! C’est pour ça que tu es là ?!

Vous regardez ses yeux en écarquillant les vôtres. Dans ses pupilles… il y a non pas deux larmes noires… mais trois. Vous essayez de vous dégager de la prise mais rien n’y fait, alors vous fermez les yeux et soudain ressurgissent des images… De mort, de faiblesse, de manquement au devoir. Puis chacune des personnes que vous avez croisées refait surface. Vous vous souvenez du geste qu’elles ont fait, vous vous souvenez avoir perdu l’une d’elles.

*Plus jamais… Plus jamais ! PLUS JAMAIS !*

Une rage vous envahit soudain. Vous attrapez la main de la silhouette, surprise par un revirement pareil. Vous avez plus de force, plus de volonté, plus de détermination. Votre tête et votre poitrine vous font mal, la poigne de cette personne qui n’est pas vous mais le pourrait être est violente mais il faut faire avec. Sans vraiment réfléchir, vous décochez un coup de poing monstrueux qui la fait instantanément saigner. Elle desserre un peu sa prise et vous vous relevez. A votre tour vous la saisissez, mais au cou.

[Vous] – Pourquoi je suis là ? Pourquoi ?! Parce qu’on doit négocier…

Elle vous regarde effarée l’espace d’une seconde puis en revient au fait.

[Silhouette] – Négocier quoi ?! Tu n’as rien pour toi ! Que veux-tu ? Tu ne mérites rien !

Vous serrez votre poing pour lui mettre une nouvelle droite. Votre ton devient glacial, vous êtes d’humeur assassine, vous auriez presque envie de meurtre. Mais vous finissez par reconnaître qu’il s’agit de vous en face et que si vous l’abattez, vous vous abattez.

[Vous] – Tu ne mérites pas plus ce que tu as. Tu n’es qu’une entité qui vit n chacun de nous.

[Silhouette] – Qu’une entité ? Hahahahaha ! Alors pourquoi ne me maîtrises-tu pas ?!

[Vous] – Parce que je ne maîtrise pas les choses, parce que je m’en sers plus que ce que je les domine.

Elle se tait. Pendant deux secondes, c’est le silence plat. Vous vous jaugez et éprouvez toutes deux des douleurs atroces. Des douleurs que vous partagez, pour la première fois que vous partagez quelque chose.

[Silhouette] – Je te l’ai dit, tu n’es rien…

[Vous] – Sans moi, tu n’es pas plus, tu ne vivras jamais réellement. Tu resteras sur ton trône à regarder le monde à travers mes yeux que tu considères comme faibles… Tu seras spectatrice, tu n’auras aucune influence alors que j’en aurai toujours un peu. Qui est la faible ?

De nouveau aucun commentaire. Votre œil droit vous brûle. Quelque chose ne va pas… Trop de tension ? Trop d’énergie ? Sans doute trop de tout, trop de haine, trop d’attente, trop de désespoir et surtout… trop d’ambition. Un complet panache de tout et n’importe quoi en excès vous dévore. Vous ne vous êtes jamais sentie comme ça, mais ça ne vous déplait pas car le monde s’ouvre à vous, un nouveau monde.

[Silhouette] – Ecoute-moi Uchiha ! Tu n’as pas l’étoffe de ton rang ! Tu n’as pas ce qu’il faut de talent !

[Vous] – Serais-je ici, si tout ceci était vrai ? Ce monde est mien… Et l’extérieur… j’en suis actrice. Je t’offre la liberté, tu m’offres le pouvoir. Le pouvoir d’être quelqu’un de respectable, quelqu’un de protecteur.

[Silhouette] – HAHAHAHA ! Toi ? Protectrice de quoi ? De qui ?!

[Vous] – Protectrice des valeurs de la famille, protectrice du pouvoir de la famille… Ma sœur ! Garante de notre éducation, celle que je reçois, celle de Kenji-kun !

[Silhouette] – Pourtant tu détestes l’idéologie Uchiha !

[Vous] – Elle vit en moi… Et c’est toi. On ne peut changer son sang. Mais je ferai du mien une noblesse jamais connue. Sans être le guide d’un clan ou d’une nation, sans être le chef de file ou le fer de lance… Je serai la qualité la plus absolue. Une kunoichi de renom car elle n’aura fait aucune faute, une mère de talent car elle aura su prendre soin de son cercle proche, une sœur modèle… et une fille digne.

Votre œil gauche vous brûle. La silhouette devant vous devient peu à peu votre miroir, peu à peu vous devenez les mêmes. Ce que vous gagnez en hardiesse, elle l’obtient en tempérance et en sagesse. Vous fusionnez… Vous ne ferez bientôt plus qu’un. Dans un même corps, deux entités s’affrontaient, vous et elle. Certes, vous sentez qu’il lui reste des ressources, mais vous sentez que l’essence de ce qui fait que vous êtes une Uchiha est dans vos mains. Tout ça est devant vous, tout ça… vous le touchez enfin.

[Silhouette] – Tu es surprenante jeune fille. Ne compte pas sur ma vassalité, nous serons désormais…


Elle ouvrit les yeux si soudainement, toujours baignée par sa chute d’eau.

[Taka] – Uchiha Taka !

Du sang coulait de son nez, une veine saillait sur sa tempe, sa respiration était saccadée et intense. L’eau s’était échauffée autour d’elle et elle sentait que ses yeux la brûlaient. Mais elle était fière de son progrès. Elle referma les paupières un instant, revoyant tous ses proches qu’elle remercia du fond du cœur. Dans son cœur comme dans chacun de ses yeux, une nouvelle larme avait marqué son existence. Une nouvelle larme noire au creux d’un disque rouge.

[Au passage je demande la validation de la technique, si souci, Mp me pour précisions ^^']



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MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Ven 17 Avr - 5:29

[Venant de Les maisons de Youso Arrow]

Après avoir passé une rude journée dans la forêt, là où repose son rocher préféré, il décida d'aller prendre l'air. Question de se changer un peu les idées et peut-être même de faire de nouvelles rencontres. Car les personnes qu'il avait rencontrées jusqu'à présent n'étaient pas très sympathiques ou sombraient maintenant dans le cimetière. De plus, il commençait à se sentir étrangement seul chez lui, depuis que sa tante avait désertée la maison et avait laissée des tonnes de factures non payées. Youso y avait pensé depuis quelque temps. Soit il mettait les clés à la porte et irait vagabonder dans la forêt près de l'académie, soit il se trouvait un petit boulot pour payer les factures puisque son métier de Ninja ne lui venait vraiment pas en aide question argent. Peu importe, il pensera à cela plus tard. Aujourd'hui il avait prévu de se détendre et il espérait ne pas tomber sur Karen.

Il venait de passer deux jours dans la forêt et avait passé une nuit couché sur un rocher. Son dos était donc endolorie. Il réfléchit à une solution pour se détendre et reprendre ses forces. Une promenade dans Konoha ne ferait qu'empirer son état. Une visite chez quelqu'un qu'il connait était impossible puisqu'il ne connaissait personne d'assez intéressant avec qui passer la journée

Kenji était une personne égocentrique dont personne appréciait la compagnie. Nara était d'une jeunesse hors du commun et n'avait absolument aucune maturité. Hiyori n'avait pas été aperçu depuis longtemps. Yosuke était parti en mission. Sabi était maintenant six pieds sous terre, mort et complètement en décomposition. Les participants au tournoi chuunin semblaient tous rentrés dans leur pays. Cathimarue avait complètement disparue de la surface du globe, aucune trace d'elle. Miyako était d'une hypocrisie impossible à endurer. Eimi était jeune et ne connaissait rien à la voie du Shinobi. Karen était... Voyons voir... Avait-elle déjà exister ? Elle semblait présente, mais Youso ne la voyait pas.

Après s'être posé mainte et mainte fois la question, il trouva enfin l'idée idéale pour se détendre. Il en avait déjà entendu parler mais n'avait jamais tenté d'y mettre les pieds. Cette journée était parfaite pour y passer un moment en toute tranquillité. Les cascades d'eau chaude.

Lorsqu'il se décida enfin, il était environ 14 heures. Quelques nuages crémeux étaient présents dans ce ciel bleu azure. C'était une journée idéale puisqu'il ne faisait ni trop froid, ni trop chaud pour aller se baigner. Youso ne prit pas la peine de prendre quelque chose pour se mettre sur le dos lorsqu'il entrera dans l'eau croyant que personne ne serait présent. Il ne savait pas vraiment si cet endroit était fréquenté ou non et ce n'était pas l'une de ses priorités.

Youso prit la rue marchande, s'approchant à chaque pas de la lisière de la forêt. Quelques minutes plus tard, il aperçu la cime des arbres pointant ce vaste ciel. Une lueur de réconfort se fît sentir au plus profond de lui. Le village, il le craignait. La forêt, il l'adorait. Il se sentait à sa place face à cette étendu vert. Il aimait respirer la vie et entendre le vent filtrant les feuilles. Un gigantesque calme régnait la plupart du temps sur ces lieux. Il n'y avait qu'un petit soucis. À chaque fois que Youso écartait une branche, espérant trouver un nouvel endroit ou se détendre, il débarquait sur l'air d'entraînement d'un Ninja et se faisait chasser ou lapider. Ces Shinobi devenaient de plus en plus fous. Et Youso insistait sur un clan en particulier. Comment s'appelait-il ? Ha oui, Uchiha.

Le clan qui croit être Le clan. Le clan qui croit surpasser tous les autres. Leur fierté n'était pas près de s'éteindre. Youso savait de quoi il parlait pour en avoir fréquenté un, un peu trop souvent. Il savait de quoi il parlait, car il était constamment en présence d'un Uchiha. Heureusement, l'équipe quatre avait eu un peu de recule depuis ces derniers temps. Youso ne pouvait tolérer la présence de Kenji, c'était plus fort que lui.

Il finit par débarquer dans la forêt. Le soleil, cacher par les feuilles, se fît de moins en moins voyant. Le laissant profiter de l'ombre rafraîchissante. Il arpenta quelques sentiers à la recherche des cascades d'eau chaude. Youso savait très bien qu'elles étaient asse élever dans la montagne et la promenade qu'il ne voulait pas faire, était fait. Plus il s'approchait du bruit des chutes, plus cela le réconfortait.

Enfin arrivé à destination, il fît le tour d'un arbre et s'installa sur un rocher glissant. Il s'appuya contre une racine pour ne pas tomber. Il inspecta les lieux rapidement. Une petite cabane abandonnée construire à base de feuilles et de bois était poster près des cascades. Elle avait l'air complètement déserte. Non loin, d'une cascade coulait dans un petit lac. En son milieu, une petite stèle, vieille et à peine perceptible, décorait l'endroit. Youso ne pût voir ce qu'il y était inscrit puisqu'une petite brume l'aveuglait, chaude, mais pourtant réconfortante. La vapeur montait au ciel créant ainsi de petits nuages. Les yeux de Youso longèrent la chute et fixèrent un point précis. Des vêtements étaient posés sur la rive. Il ne savait pas que cet endroit était côtoyé. Le jeune Genin se leva paresseusement et s'avança vers les vêtements bien pliés. Dans cette brume, il cru apercevoir un ours s'abreuver, mais en y regardant de plus près, il remarqua que c'était une jeune femme. Ses yeux étaient fermés et elle semblait perdu dans ses rêves. Peut-être était-elle morte ?

Elle finit par bouger. Ses yeux s'ouvrirent et elle prononça une phrase que Youso ne comprit pas. Elle ne semblait pas avoir remarquée sa présence. Youso allait la saluer, mais il stoppa net lorsqu'il remarqua qu'elle était complètement nue. Comment une jeune femme réagirait-elle si un jeune homme sortit des buissons allait la saluer sachant qu'elle est complètement dévêtue ? Youso n'osait pas se l'imaginer. Les femmes peuvent être très violentes et elles sont très attachées au respect de leur intimité.

Il recula, craignant s'être fait remarquer. Il allait rebrousser chemin et trouver paix et détente ailleurs, mais dès qu'il posa le pied sur la rocher glissante, il perdit pied et fit un saut prodigieux jusque dans le lac. Elle ne pouvait pas ne pas l'avoir remarqué. Le ''plouf'' avait été si fort qu'en ce moment, elle devait le fixer.

Youso se tourna lentement vers la jeune femme et se gratta la tête. Lui et ses vêtements étaient complètement mouillés. Ne sachant pas quoi faire face à une femme nue, il sourit et dit d'un ton gêné.

[Youso] Hé euh, bonjour.

Et dans un souffle il entendit au plus profond de lui :

[Karen] Elle est comme toi.


Dernière édition par Youso Shi le Dim 19 Avr - 0:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Ven 17 Avr - 12:37

Taka : +45 XP - Techniques validée (si c'est pas déjà fait...)
Youso : +8 XP

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Ven 17 Avr - 19:36

Il m'a vue nue! You-nii le pas si pervers.


Sa respiration était encore haletante, malgré le calme qu’elle s’efforçait de retrouver Taka n’arrivait pas à contrôler son corps. Sa tête lui faisait horriblement mal et son nez continuait de saigner. Comme si elle s’était vraiment frappée… Ce n’était que de la méditation à la base, ça c’était transformé en un Genjutsu qu’elle s’était jetée à elle même. Elle comprenait peu à peu que le Sharingan chez elle n’était pas qu’un aspect de plus mais quelque chose bien vivant. Quelque chose avec presque une conscience propre, ou en tout cas un semblant suffisamment fort pour que la scission entre elle et lui soit nette et permette la conversation entre deux êtres dans un même esprit. Ainsi… Taka était une malade mentale ? Le dire de la sorte en était presque risible, mais c’était un fait avéré, elle était comme une schizophrène.

*Tss ! J’en reviens pas… Faire un pacte avec une fille faiblarde comme toi.*

*T’as le droit de fermer ta gueule sur ce coup.*

*Hein ? Pour qui tu te prends, gamine ?!*

*Tu as beau dire ce que tu veux… Nous sommes deux à partir de maintenant.*

Elle se rappela soudain les paroles de son ancien professeur, celui même qui l’avait inscrite, en compagnie de son équipe, à l’épreuve des Chuunin un an auparavant. Cet homme avait dit voir deux Taka… Celle qu’elle était et celle qu’elle devrait être. Elle ne savait pas s’il pouvait avoir connaissance de tout ça, mais il ne pouvait avoir plus raison qu’à cet instant. Le tout était d’espérer qu’un jour, les deux se rencontreraient, comme il l’avait prédit. Mais le temps devait agir, comme souvent. Et c’était lui qui déciderait de la réunion de ces deux personnes dérivant de la même essence.

La jeune fille gardait les yeux fermés. Elle était bien, elle était à son aise sous cette cascade, dans l’intimité de la brume qui s’en élevait. Elle était seule, elle était avec elle même, rien de mieux que des journées comme ça pour ponctuer une vie parfois compliquée à partir de rien. En fait, non loin de là – et elle ne l’avait pas encore remarqué car elle n’était pas totalement remise de ses émotions – un jeune homme semblait se balader, transformant son agréable trajet en une séance de voyeurisme. Petit pervers ! Il était en train de mater le peu de formes que Taka avait à présenter. Enfin… Bon oui il fallait l’avouer, elle ne faisait pas de bonnet C, ni même dans du quatre vingt-dix… Ce n’était pas ce genre pinup qu’on accroche à son mur pour certains plaisirs personnels, ce n’était pas non plus une bombasse que l’on croise et qui nous fait nous retourner tout en bavant.

Au lieu de ça, Taka était une jeune fille relativement mince, dégageant plus quelque chose de l’ordre du mignon, de l’ordre du charme, enfin c’est ce que disaient certains. A première vue, elle présentait toutes les caractéristiques basique de la gente féminine – et oui, c’était surement une fille – mais dans une mesure modérée d’autant plus pratique pour son métier. Mais bon… Quelque part, elle faisait encore très jeune physiquement et elle semblait prendre du bon temps en laissant couler l’eau sur ses épaules. Le voyeur s’attarda quelques instants sans qu’elle ne remarque, puis décidant que ce qu’il faisait n’était sûrement pas moral, il se retourna pour… Pour glisser lamentablement sur le rocher qu’il dominait jusque là. En un magnifique saut, il se retrouva trempé de la tête aux pieds, et surtout face à face avec la kunoichi qui ouvrit soudain les yeux.

Le garçon sortir de l’eau puis se tourna vers elle en se grattant la tête. Il semblait gêné au plus au point et énonça quelques mots. Dans le flux d’adrénaline qui montait en elle, Taka ne perçut aucune parole. Son corps se raidit un instant avant d’être parcouru d’un intense champ électrique. Ses yeux d’abord surpris devinrent soudain assassins puis elle posa une main avec force sur la tête de Youso pour le couler momentanément. Elle se propulsa hors de l’eau puis attrapa une partie de ses vêtements pour les enfiler rapidement. Honnêtement, elle n’aurait jamais cru pouvoir s’habiller si vite, même en partie. Puis debout sur le bord de la rive, elle le pointa du doigt, la faucheuse se matérialisant presque derrière elle.

[Taka] – Qu’est-ce que tu fais là ?

Le coup de la gêne et de la colère se faisait sentir. Elle se décrispa, une goutte apparaissant sur le côté de sa tête qu’elle finit par secouer.

[Taka] – Tu… tu… tu… Tu m’as vue ?!!!

En un instant, elle passa de cette aura froide et méprisante caractéristique de la plupart des Uchiha à quelque chose de totalement opposé. Elle semblait normale à première vue… Tant mieux ou tant pis ? Elle n’en savait rien. Tout ce qu’elle comprenait c’était qu’un inconnu venait de la surprendre nue… Et qu’il s’était sûrement rincé l’œil.

*Tue le !*

*Imbécile ! On va avoir des problèmes si on fait ça !!*

C’était un sacré conflit interne qui s’était engagé. Taka resta paralysée sur la rive attendant la réaction du garçon. Elle avait au moins mis quelque chose… même légèrement vêtue… elle était plus à l’aise.



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Dernière édition par Uchiha Taka le Sam 25 Avr - 17:30, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Sam 18 Avr - 2:12

Youso, toujours aussi embarrassé par la situation, regarda la jeune femme dans les yeux. Elle était jolie d'un certain angle, si seulement la surprise ne l'avait pas autant déformée. Elle semblait plutôt jeune, environ la même âge que le Genin. La jeune femme avait de jolie cheveux noir et, bien entendu, était complètement nue.

Elle ne sembla pas écouter les paroles que le garçon lui avait dis. Elle posa rapidement la main sur la tête du Genin et plongea sa tête dans l'eau bouillante. Youso ne vu que des bulles. Lorsqu'il leva enfin les yeux, la jeune femme s'était complètement habillée... Ou presque.

La voix de Karen l'intriguait. Il tourna la tête, espérant ne pas voir sa tête. Il n'y avait personne d'autre qu'elle et lui. Un joli son se fit entendre. La jeune femme ne sembla pas l'entendre, car cela se passait dans le coeur du jeune Genin.

[Karen] Il était un petit...

La voix s'étouffa dans le hurlement de l'inconnue.

[Taka] - Qu'est-ce que tu fais là ?

Youso tombait sur une jeune femme nue, dans les cascades d'eau chaude et s'était elle qui lui demandait qu'est-ce qu'il faisait là ? Il faut avouer que ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un spécimen de la sorte se balader complètement à poile dans la forêt de KONOHA, là où plusieurs ninjas arpentent les sentiers, je vous le rappel. Visiblement, la jeune Ninja pensait être la seule à côtoyer cet endroit et bien entendu croyait avoir le droit de se dévêtir et de se baigner, seule, nue et s'endormir dans les cascades.

*Mais, jeune fille, et vous, qu'est-ce que vous faites complètement nue !?*

Une question qui ne se pose pas il parait.

[Youso] Hein ? Je me détendais, mais apparemment c'est foutu. Et toi, on ne t'as pas prévenu que cette forêt n'était pas prévue pour le nudisme ? Tu faisais quoi sans tes vêtements ? Tu savais que tu n'étais pas la seule à venir ici au moins ?

Bien entendu, Youso ne pouvait lui avouer qu'il avait prévu de se baigner nu, lui aussi. Mais maintenant, puisque ses vêtements étaient complètement mouillés et qu'une Shinobi était présente, il allait se baigner habillé.

[Taka] - Tu... tu... tu... Tu m'as vue ?!!!

Quelle question idiote ! Bien sûr qu'il l'a vue !

[Youso] Presque pas.

Youso n'osait pas fixer la jeune femme dans les yeux. Il savait quelle sorte de regard il aurait affaire.

[Youso] Ce n'était pas mon intention de te surprendre alors que tu n'avais pas tes vêtements. J'ai glissé et j'ai perdu pied.

S'excusa Youso.

[Youso] T'inquiètes je suis sans défenses. Pas besoin de me faire ce regard. Je suis Youso.

Il pointa le bandeau de la jeune femme et essaya d'être le plus sympathique possible. Une autre preuve qu'il faisait des efforts insuportables pour paraître ''bien''.

[Youso] Tu es Shinobi assurément...

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Sam 18 Avr - 17:38

Quelle scène pittoresque… Un jeune homme trempé, encore dans le bassin d’eau chaude, une jeune fille désormais en sous vêtements le pointant du doigt depuis la rive à seulement quelque pas. Autour d’eux, toujours cette même brume et derrière elle, la lisière de la forêt qui les isolaient plus ou moins du monde extérieur.

A cet instant là, Taka n’était pas vraiment Taka. Pour commencer, la rencontre avec son Sharingan qui ne voulait plus quitter ses yeux, suivie de ce type tombé un peu de nulle part et la surprenant dans un moment d’intimité finalement mal choisi. Le garçon s’était retourné un instant intrigué par quelque chose puis il avait fini par écouter la kunoichi qui, il fallait l’avouer, avait haussé le ton. Elle qui s’avérait constamment si calme avait légèrement perdu son sang froid pendant quelque secondes.

[Youso] Hein ? Je me détendais, mais apparemment c'est foutu. Et toi, on ne t'as pas prévenu que cette forêt n'était pas prévue pour le nudisme ? Tu faisais quoi sans tes vêtements ? Tu savais que tu n'étais pas la seule à venir ici au moins ?

Le doigt tendu se transforma en poing serré et coude replié. Sur la tempe de la jeune fille, une veine avait fait son apparition jusqu’à ce que soudain tout s’estompe… Après tout, elle était clairement en tort mais ce n’était pas cette partie là qui l’interpellait. Elle sembla virer au blanc spectral, perdant toute once d’âme qui l’habitait.

[Youso] Presque pas. Ce n'était pas mon intention de te surprendre alors que tu n'avais pas tes vêtements. J'ai glissé et j'ai perdu pied.

Elle soupira légèrement et quitta sa posture agressive pour se redresser. Le garçon semblait désolé, il n’osait même pas la regarder. De plus il avait quand même la politesse de se présenter. Finalement, la jeune fille redevenait elle même, mais ça ce Youso ne pouvait pas le savoir puisqu’il ne la connaissait pas. Il fallait l’avouer, elle était pas mal écœurée de la tournure des choses, mais maintenant qu’ils y étaient, autant ne pas faire la co-conne et puis partir en courant en le laissant là.

*Tu… n’as qu’à lui dire de payer pour ce qu’il a vu, hin hin hin.*

*Hein ? Mais je suis pas une… Hééééé ! Pas bête… hin hin hin.*

Elle ouvrit de nouveau les yeux – le soupire les avait clos – pour les poser sur Youso. Malgré leur mauvaise couleur, ils ne semblaient rien dégager de franchement mauvais, à part peut-être un brin de malice effrayant, juste l’espace d’une seconde. Elle finit par lui adresser un léger sourire, puis s’assit sur le bord du lac.

[Youso] Tu es Shinobi assurément...

Même si ses pupilles parlaient d’elle même, autant que ses habits et le bandeau rouge qui trônait sur les affaires pliées, elle s’autorisa une réponse verbale. Sa voix semblait douce, comme si jamais rien ne s’était passé. Elle sourit de nouveau.

[Taka] Autant que toi je suppose.

Ses jambes se balancèrent lentement dans l’eau pendant qu’elle fixait le Genin. Il était carrément mignon après tout. Il aurait pu un peu plus soigner son entrée mais elle concluait là qu’elle avait sa part de responsabilité dans tout ça. Enfin bon, elle savait quand même qu’elle ne pourrait plus prendre du bon temps de la sorte aux cascades. Elle regarda ses vêtements trempés puis lui tendit la main.

[Taka] Tu es forcé de te baigner maintenant… Donne moi tout ça, je peux les faire sécher un peu plus rapidement. Ca écourtera peut-être la compagnie d’une nudiste…

La fin de cette phrase était teintée d’une fausse sincérité. Pourtant, elle essayait de masquer par tous les moyens le plan qu’elle avait mis en place dans son esprit. C’était si… machiavélique qu’elle ne savait même pas si elle pouvait s’y tenir. Enfin bon, il fallait commencer par créer un contact. C’est là qu’elle se rendit compte qu’elle ne s’était pas présentée.

[Taka] Ah ! Et je m’appelle Taka... Enchantée.

Sourire angélique, tête légèrement sur le côté… Cette petite semblait jouer d’atouts dont on l’avait maintes fois qualifiée. C’était, pour dire vrai, la première fois qu’elle s’en servait de la sorte… Et le seul encouragement qu’elle entendait était le rire malin qui résonnait dans sa tête. Enfin bref, qu’il donne ou non ses vêtements, Taka continua la conversation.

[Taka] Tu te contentais réellement d’une promenade dans le coin ? Ou tu étais venu t’entraîner ?



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MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Sam 18 Avr - 18:51

Il ne pouvait revenir d'où il venait. Sa journée détente était maintenant à l'eau. La jeune femme semblait vouloir lui sauter dessus et un combat serait sûrement déclenché. Mais elle ne fît rien. Ses yeux devinrent soudainement doux et fixèrent ceux du Genin. Décidément, Youso ne comprenait rien aux femmes. Qu'avait-il dit pour qu'elle change subitement de comportement ?

Non seulement il était prit d'un malaise incontrôlable, mais il ne comprenait rien à la situation. Taka semblait être une jeune fille intelligente. Pourquoi s'attarder à un garçon qui l'avait surprit dans les chutes complètement nue ? Soit elle était stupide, soit elle avait perdu la tête. Voilà les seules options possibles, du moins, pour le moment. Le sourire qu'elle présentait ne pouvait tromper personne. Vue de cet angle, elle avait l'air d'un ange. Pas la moindre trace de méchanceté dans l'air. C'est cela que Youso trouvait le plus étrange.

Elle s'assit sur le bord d'un rocher et balança ses pieds. Profitant de l'eau chaude. Youso la regardait d'un air intrigué. Elle devait avoir complètement oublié ce qu'il s'était passé. Tempi, autant en prendre l'avantage.

Youso fût étonné de ne pas l'avoir remarqué avant. Son Sharingan était donc activé. C'était sans aucun doute une Uchiha. Une autre. Rien de plus qu'un pantin, rien de plus qu'une machine de guerre. Sérieusement, qui a eu la 'Brillante'' idée d'inventer ces créatures. Maintenant, il y en a autant que de la mauvaise herbe. Ça se propage comme la peste.

Youso éprouva un certain dégoût face à la jeune femme qui semblait draguer le jeune garçon. En même temps, il ne voulait pas paraître désagréable. Sabi était un Uchiha et était sympathique. Bien qu'un peu étrange. La jeune femme dit d'une voix douce et claire.

[Taka] Autant que toi je suppose.

Elle souriait bêtement, balançant ses pieds dans l'eau. Youso ne pût s'empêcher de sourire aussi. Comment faire autrement face un visage divin ? Il hocha finalement la tête pour approuver ce que disait la jeune fille. Elle lui tendit la main.

[Taka] Tu es forcé de te baigner maintenant... Donne moi tout ça, je peux les faire sécher un peu plus rapidement. Ca écourtera peut-être la compagnie d'une nudiste... Ah ! Et je m'appelle Taka... Enchantée.

Youso fronça les sourcils, mais sourit finalement. Il s'avança d'un pas lourd vers l'Uchiha, poussa une petite branche qui flottait sur l'eau et lui dit tout en la fixant.

[Youso] Te le donner ?

Il sourit sincèrement

[Youso] Je me demande bien quel est ton truc pour faire sécher les vêtements. De toute manière, ne suis-je pas en train de me baigner présentement ?

Taka s'était présentée. Elle l'avait finalement fait. Mais elle n'avait pas prit la peine de dire son nom de clan. Peut-être était-elle comme Nara ? Elle n'aimait peut-être pas ses origines.

[Taka] Tu te contentais réellement d'une promenade dans le coin ? Ou tu étais venu t'entraîner ?

Youso soupira et mis les mains sur le rocher où Taka était poster. Il monta dessus et se leva, laissant une longue traîner d'eau causer par ses vêtements complètement mouillés. Il mit la main sur son chandail et l'enleva. Il se débarrassa de son pantalon et de ses chaussures, tout en gardant ses sous-vêtements. Il prit la boule de vêtement et les balançant sur une branche.

[Youso] Ils sécheront seuls.

Il entra dans l'eau. Il ne savait pas trop ce que Taka allait faire, mais il continua la conversation.

[Youso] Pour répondre à ta question de tout à l'heure, je suis venu ici dans le but de me détendre. L'entraînement, aujourd'hui, j'en ai marre. J'ai passé deux jours dans la forêt à m'entraîner. J'ai cru qu'une journée de repos ne serait pas de trop, n'est-ce pas ?

Il faisait référence à l'entraînement au rocher de marbre. Si cet entraînement avait bien eu lieu. Il ne savait même pas si Karen était bien réelle.

[Youso] Et toi, que fais-tu ici ? Pourquoi gardes-tu ton Sharingan activé ? Tu te méfis de moi ?

Il sourit à cette idée. Il n'était pas le genre d'humain dangereux.

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Sam 18 Avr - 20:41

Bon point, il n’était pas si distant que ça, au moins cette partie là était réglée. Taka sentait qu’elle avait établi un contact et il ne restait plus qu’à trouver l’opportunité de s’en servir pour parvenir à ses fins. Jusque là, il fallait explorer le personnage afin d’en cerner tous les aspects. Il semblait intrigué à certains moments, comme si le comportement de Taka lui semblait atypique. Elle était prévenue, il lui fallait faire attention à ce qu’elle disait et à la façon dont elle le présentait.

Malgré ces premiers pas ensembles, il subsistait une barrière que la kunoichi ne pouvait expliquer. Quelque chose de plus profond sans doute que le temps révèlerait… ou non. Mais le souci n’était pas là et elle fut rapidement rappelée à l’ordre par les évènements. Youso était en train d’avancer vers elle, écartant de son chemin une brindille qui flottait là au gré des courants. Il vint se hisser juste à côté de Taka qui le regardait faire sans lui répondre immédiatement.

*Crr ! Espèce de petit con ! Tu vas voir je t’aurai…*

Son sourire se fit plus timide, il tomba progressivement puis une expression volontairement sérieuse et effrayante s’installa sur son visage. Elle transperça Youso avec ses yeux, comme s’ils avaient été des lances acérées, prêtes à perforer tout ce qui se présentait sur leur route. C’était un air presque diabolique sur l’instant. Comme si elle s’apprêtait à déchaîner les enfers. Youso n’était qu’une cible parmi un décor, à ce moment précis.

[Taka] Pour les sécher ? La chaleur aurait suffi. De quoi les désintégrer en moins d’une seconde…

Puis elle redevint normale. Petit coup de pression pour l’embêter, pour lui faire savoir qu’il paierai tôt ou tard d’avoir eu droit à telle vue quelques minutes avant ça.

Youso avait raison. Elle acquiesça lorsqu’il mentionna le fait que le bain était déjà commencé. Puis comme s’ils s’étaient fréquenté depuis un certain temps, le garçon se déshabilla – pas entièrement et heureusement – afin de faire durer l’instant. Le tas d’habits vola jusque sur une branche pas loin. La jeune fille les suivit pendant leur trajet jusqu’à ce qu’ils s’immobilisent sur l’arbre.

[Youso] Ils sècheront seuls.

Ca avait le mérite d’être clair. Elle ne pourrait pas faire semblant d’avoir mal dosé son chakra et d’en entamer une partie. Tant pis… Elle avait de quoi trouver une autre occasion de l’emmerder sévèrement, si le cœur lui en disait. D’ailleurs, le garçon entra de nouveau dans l’eau et nagea brièvement pour s’écarter un peu de la roche tout en poursuivant la conversation. Ce n’était que peu de surprise. La forêt du village servait pour les mêmes raisons à tout le monde et Youso n’exceptait pas à la règle. Ces innombrables végétaux offraient généralement matière à s’entraîner sans relâche pendant des jours et des jours, souvent à l’abri des regards grâce à la densité des bois… mais… souvent seulement. Taka grimaça à cette idée d’intimité qui n’avait pas fait preuve d’une belle illustration ce jour là.

[Taka] C’est à toi de savoir si tu as plus besoin de repos que d’entraînement… Je ne peux pas intervenir là dessus. Pour ma part… C’était de l’entraînement aus…

Elle s’arrêta net dans sa phrase. Il avait mentionné le nom du dôjutsu sans même sourciller, comme s’il l’avait fréquenté avant. Ca lui était donc familier et il avait sûrement matière à en parler. Elle plissa légèrement les yeux puis se propulsa dans l’eau pour profiter de la chaleur de cette dernière. Ce type savait-il des choses ? En tout cas, dans l’esprit de Taka, une conversation s’était engagée avec elle même. Si étrange que cela puisse paraître, ce garçon semblait commencer à intéresser la jeune fille ainsi que son attribut héréditaire qui n’arrêtait plus de parler.

[Taka] Qui ne se méfie pas des voyeurs ? Plus sérieusement… je n’ai pas le choix pour l’instant, il doit rester ainsi.

*D’ailleurs, vivement que je récupère mes pupilles noires…*

*Ah bah ça ! Ca n’en tient qu’à toi, ma grande !*

*Te fous pas de moi ! On est censé arriver à s’accorder un minimum. Et dans ON il y a MOI mais aussi TOI.*

[Taka] Tu en as déjà vu un ?

Elle était plutôt directe dans son genre. Elle avait commencé sur un ton plaisantin avec sa blague du voyeur mais une fois de plus s’était avérée être très versatile, passant d’une expression à une autre, d’un état d’esprit à un autre. Elle en prenait conscience petit à petit, le Sharingan influait grandement sur ses réactions. Ce n’était pas forcément qu’un mal, mais il fallait encore une fois s’habituer à ce nouveau mode de vie, s’habituer à être soi et quelqu’un d’autre pendant un certain temps. Après… Adviendrait que pourrait.

[Taka] Peut-être en as-tu même affronté un?

Elle semblait assez curieuse tout de même. Après tout, ce n'était pas souvent que l'on pouvait avoir l'avis des gens sur une capacité que l'on découvrait. C'était d'ailleurs dû à la mauvaise habitude de mourir après avoir croisé ces deux iris là. Sans être d'une prétention navrante... Car beaucoup de ces paires là étaient aussi tombées au combat et parfois lamentablement. Ainsi, Taka était presque impatiente de la réponse du garçon.



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MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Dim 19 Avr - 2:49

Ils se regardaient. La jeune femme qui se tenait devant lui était très étrange. Elle semblait cacher quelque chose et au fond de lui, il s’en foutait un peu. Ce qu’elle faisait avec son clan ne le regardait pas. Ce qu’elle faisait avec Kenji, il ne voulait absolument pas le savoir. Sa vie ne l’intéressait pas, mais qu’elle ne vienne pas le faire chier avec ce regard étrange qu’ont les Uchiha. Si elle se méfiait de lui et utilisait le Sharingan pour prévoir une éventuelle attaque, elle perdait son temps. Youso n’avait aucune envi de combattre et surtout pas avec une fille de la même espèce que Kenji. Elle ne le méritait pas, du moins, pas maintenant.

Les préjuger qu’il avait envers les Uchiha ne disparaitront jamais. Pour lui, ils étaient tous les mêmes. Des tueurs incontrôlables qui s’amusent avec leurs yeux bidons. C’est à ce demander s’ils ne se mettent pas des verres de contact, faisant croire au monde qu’ils possèdent le précieux Sharingan. La jeune femme ne devait pas venir dans l’eau car elle ne voulait pas les perdre.

Il sourit à cette idée sans vraiment écouter Taka qui semblait, d’une certaine manière, amusée par la situation. N’essayait-elle pas, quelques secondes plus tôt, de le draguer. Elle avait encore subitement changer de comportement. Peut-être pensait-elle que Youso n’embarquerait pas dans son jeu qui semblait fort amusant du coter de la Chuunin. Tout à coup, elle grimaça et dit :

[Taka] C’est à toi de savoir si tu as plus besoin de repos que d’entraînement… Je ne peux pas intervenir là dessus.

La question que le Genin avait posé quelques minutes plus tôt n’en était pas vraiment une. Il fût surprit que la jeune femme ne l’ai pas remarquée. Elle avait beau porter des verres de contact, cela ne faisait pas d’elle une fille plus intelligente qu’une autre.

[Youso] Tu as raison.

Soupira Youso.

[Taka] Pour ma part… C’était de l’entraînement aus…

Youso attendit qu’elle termine sa phrase, mais elle ne fît rien. Était-ce si secret ? Peut-importe, si Taka devait protéger quelque chose, elle se laissait emporter dans la conversation, car elle avait faillit dévoiler ses véritables buts de sa venue ici. Mais encore une fois, Youso se foutait de ses véritables intentions et le pourquoi elle l’avait pousser à se dévêtir.

Elle sauta à l’eau et s’approcha du jeune garçon. Sans trop s’approcher bien sûr.

[Taka] Qui ne se méfie pas des voyeurs ? Plus sérieusement… je n’ai pas le choix pour l’instant, il doit rester ainsi.


Il ria et dit d’un ton sarcastique.

[Youso] Voyeur ? Tu ne trouves pas ça un peu vulgaire pour me qualifier ?

Il nagea vers la jeune femme. L’eau chaude le détendait plus qu’il ne l’avait cru et le dédain qu’il avait éprouver pour la jeune femme s’estompait peu à peu. Elle était étrange, mais elle lui plaisait bien. Il s’arrêta suffisamment loin pour que la jeune femme ne se méfie pas de lui. Pour qu’elle ne pense pas qu’il veut la reluquer alors qu’elle prend son bain. Il posa ses pieds au fond de l’eau et la regarda parler. Si intrigante...

[Taka] Tu en as déjà vu un ?

Ses sauts d’humeur commençait vraiment à l’énerver.

[Youso] Bien sûr.

Il lui sourit, montrant toutes ses dents et s’éloigna.

[Youso] Un membre de ta famille m’a menacer avec.

Il ria et plongea sa tête dans l’eau, s’approchant de la jeune femme. Ils étaient maintenant à deux mètres de distance. Rien de très dangereux.

[Youso] Je ne l’ai pas affronté. Cet Uchiha m’a fait des menaces et est partit en boudant.

La jeune fille devait mourir d’envie de savoir qui était cet Uchiha dont Youso parlait.

[Youso] Il semblerait que les Uchiha sont plus résistant face à leur propre colère.

Il mit un pied à l’avant et dit :

[Youso] Tu dois le connaître, il est bougon, il se prend pour un génie, il adore faire peur et fait semblant d’aimer personne. Kenji Geneki.... Uchiha pardon.

Il soupira et remit son pied à sa place. L’envie de parler de Kenji ne lui venait pas vraiment. Mais puisque la conversation était déjà engagée, pourquoi ne pas en finir. Taka allait sortir de ce lac en colère comme tous les autres. Et Youso sortira peut-être une dent en moins, qui sait ?

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Dim 19 Avr - 15:41

Le jeu ne durerait pas longtemps. Pour dire vrai, Taka n’éprouvait presque plus l’envie de se venger de quelque chose. Sa principale préoccupation était de ramener de l’ordre dans sa tête autant qu’autour d’elle même. Youso nageait vers elle, relevant la façon dont elle l’avait appelé pour le taquiner. En réponse, elle ne lui adressa qu’un sourire sympathique soulignant le côté humoristique de la chose. Bien entendu, sur l’instant elle avait été près de le penser mais à retourner la situation dans tous les sens possibles, c’était un malheureux concours de circonstances.

Le Genin semblait garder la bonne humeur face au sérieux si soudain chez la jeune fille. Il lui sourit avec une large expression, se rapprochant encore un peu d’elle et contant les quelques altercations verbales qu’il avait connues avec un Uchiha. Pas étonnant, ils étaient pour la plupart hautains et prétentieux. Ils aimaient les grandes élocutions à la gloire de leur sang et de leurs capacités, parfois, ils semblaient même qu’ils se prennent réellement pour des personnes hors du commun. Quelque part, oui, la génétique en avait faits des êtres différents. Meilleurs ? C’était encore à voir, encore à décider. Chose était sûre, il n’y avait pas l’ombre d’un doute pour que Taka réagisse comme Youso si elle n’avait eu l’occasion de faire partie de cette lignée majeure de Konoha. Elle soupira légèrement.

*Il y a du boulot… Ils sont désespérants d’un côté comme de l’autre.*

*Qui donc ?*

*Les nôtres avec leur comportement si… alléchant. Les autres qui n’ont pas le temps de savoir pourquoi ils sont comme ça. Remarque… Pourquoi chercher à savoir quand cela pourrait venir d’un adulte, enfin quelqu’un de jugé sage et responsable.*

*Va savoir, on est comme ça un point c’est tout. Et on a raison !*

*Ou pas…*

[Youso] Je ne l’ai pas affronté. Cet Uchiha m’a fait des menaces et est partit en boudant.

Elle se retint de rire. Ce n’était pas vraiment discret mais cette légère moquerie envers un des siens annonçait plus ou moins la couleur quant à sa position dans tous ces conflits sociaux. En fait, elle imaginait clairement le ninja les yeux couleurs sang en train de rouspéter comme un enfant. Il avait du avoir un rictus hautain, tourner le dos et partir dans son coin. La plupart du temps, c’était comme ça avec les gens. Taka ne voyait pas la fin de ces bêtises qui ne semblaient que des détails mais qui en fait étaient surement à la base de tous les malentendus et dans tous les domaines. Elle se rappelait pourtant que les choses s’étaient passées relativement normalement dans son équipe. Certes, ce n’était pas le grand amour et d’ailleurs elle n’avait plus grand contact avec ses anciens partenaires, mais ils arrivaient à passer des jours ensemble sans escarmouche. Pourquoi les Uchiha étaient si bornés ?

[Youso] Il semblerait que les Uchiha sont plus résistant face à leur propre colère.

Elle plissa légèrement les yeux à nouveau. Quelque part, c’était vrai. Elle en était l’exemple même au quotidien. Même si parfois des ratées tâchaient son parcours, Taka était quelqu’un qui ne laissait filer que peu de choses de ses impressions, jusqu’à ce qu’elle les dise clairement. La jeune fille était comme ça depuis toute petite, souvent calme, à ne pas dire grand chose, si bien que lorsqu’elle parlait, on l’écoutait. Dernièrement, les choses avaient changé, un équilibre précaire entre une nouvelle personnalité et celle connue de toujours avait fait son apparition et l’objectif était la stabilité, mais ça vous l’aurez compris. Elle garda le silence devant la réplique du jeune garçon qui s’avança d’un pas sans savoir, tout de même, qu’il subsistait sans doute une erreur dans son discours… Le membre des Uchiha qui l’avait menacé, n’était pas forcément de sa famille.

[Youso] Tu dois le connaître, il est bougon, il se prend pour un génie, il adore faire peur et fait semblant d’aimer personne. Kenji Geneki.... Uchiha pardon.

Ses yeux s’écarquillèrent l’espace d’une seconde avant qu’une expression neutre ne vienne s’appliquer sur son visage à la façon d’un masque. Une phrase revint soudain en mémoire, une phrase de Kenji lui même avait prononcée lorsqu’ils étaient ensemble. Elle mesurait donc l’ampleur du gouffre qui séparait le garçon du « monde extérieur ». Il voulait que les gens comprennent. Face à ça, Youso soupira visiblement peu emballé par l’envie de parler des Uchiha. Elle se demanda ce qu’il envisageait à cet instant mais au vu de ses dires, il s’attendait surement à voir un autre boudeur de plus dans les rangs du clan. Au lieu de ça, elle baissa la tête un instant puis plongea ses yeux dans ceux du Genin.

Autre chose la perturbait… Ce nom, Geneki. Il n’en avait pas fait part, sûrement car il s’était approprié celui des Uchiha. Que cachait son passé ? Mis à part la vie dans un village spécialiste du traitement de la pierre et de la terre. Mais Youso n’était pas la personne à qui il fallait parler de tout ça. Le mieux, c’était de revoir Kenji pour connaître les choses dans leur intégralité, ou presque.

[Taka] Nous sommes nombreux dans le clan, ce n’est pas comme si tout le monde connaissait tout le monde. Et puis l’organisation des choses chez nous ne doit pas être connue réellement des gens de « l’extérieur » comme certains les appellent. Mais quelqu’un comme moi dirait qu’il ne faut pas lui en vouloir…

Elle marqua un petit temps d’arrêt. Elle se reconnaissait là. Il y avait un sursaut de ce « elle » qu’elle avait toujours été, et étrangement, le Sharingan ne s’était pas manifesté sur ce coup. Reconnaissait-il l’aptitude de la jeune fille dans ce genre d’épineux problème ? Si c’était ça, c’était une avancée fulgurante pour le très court temps de travail effectué.

[Taka] Il est sûr que nombre des Uchiha s’enferment bêtement dans cet esprit stupide. Il est compréhensible que tu ne les apprécies pas, que tu les méprises… Comme beaucoup de monde je suppose. Mais pour des jeunes comme Kenji et moi, il faut aussi penser au pourquoi qui se cache derrière tout ça.

Elle s’approcha de Youso, brisant la distance physique aussi bien que sociale. La mission commençait là. Même dans ce clan méprisé il y avait des exceptions et il était temps d’ouvrir les yeux, pour les uns comme pour les autres, il était temps d’arriver à comprendre que l’on pouvait vivre avec des racines sans qu’elles n’étouffent l’existence. Une chose restait sûre dans la façon dont elle parlait, c’est que malgré le grand nombre des porteurs de ce sang, elle connaissait Kenji, sans doute mieux que quiconque.

[Taka] Il est aveugle lui aussi. Vu le ton employé et le connaissant, ça m’étonnerait que tu n’aies pas dit quelque chose de travers.

Moment de vérité… Allait-elle lui faire exploser la tête ? Allait-elle donner du poids supplémentaire à sa façon de voir les choses ? Elle avait déjà la réponse à tout ça, Youso allait bientôt le découvrir.

[Taka] Ca ne veut pas dire que tu aies forcément tort.

C’est tout ? Elle jeta de l’eau au visage de Youso puis passa à côté de lui, tout près. Elle commença à nager sur le dos et tout en le regardant et s’éloignant, elle changea de sujet. Il ne fallait pas trop tirer sur la corde et sans doute aurait-elle l’occasion d’y revenir plus tard.

[Taka] Et toi You-nii ? Qu’est-ce qui te motive ? Qu’est-ce qui fait de toi ce que tu es ?

Son sourire était aussi léger que sympathique et il fallait l’avouer, il paraissait vraiment bienveillant. Sacré contraste tout de même, ces yeux, ce sang et pourtant l’absence d’une fierté apparente, un discours qui taillait directement dans les mœurs du clan autant que dans les gens qui n’en faisait partie. A coté de Kenji, elle dégageait une aura des plus appréciable, mais dans l’absolu, chacun pouvait donner son ressentiment.



Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun

MessageSujet: Re: Les cascades chaudes   Dim 19 Avr - 18:38

[Correcteur d'orthographe complètement bousillé.]

Taka écarquilla les yeux lorsque Youso prononça le nom de l’Uchiha. Il était donc évident qu’elle le connaissait, voir très bien. Était-ce une amie ou une autre qui ne fait que servir sur un plateau d’argent de la puissance pour Kenji ? La jeune femme redevint neutre en quelques instants. Essayait-elle de cacher ses sentiments ? Il fût aussi très surpris que Taka ne lui saute pas dessus à coup de griffes. Un garçon simple qui venait d’insulter le Grand clan Uchiha ne l’affectait pas ? Peut-être se retenait-elle ?
La jeune femme plongea ses yeux dans ceux du Genin. Elle semblait s’interroger sur quelque chose, mais Youso n’en prit pas compte. Elle prit finalement la parole.

[Taka] Nous sommes nombreux dans le clan, ce n’est pas comme si tout le monde connaissait tout le monde. Et puis l’organisation des choses chez nous ne doit pas être connue réellement des gens de « l’extérieur » comme certains les appellent. Mais quelqu’un comme moi dirait qu’il ne faut pas lui en vouloir…

En fait, Youso ne connaissait rien aux Uchiha. Il en avait côtoyé deux : Sabi et Kenji. Il ne savait pas comment cela se passait à l’intérieur des murs du clan Uchiha. Il ne savait pas s’ils étaient une sorte de famille. Donc Taka avait raison lorsqu’elle disait que le monde extérieur ne connaissait rien à l’organisation des choses.
Il écoutait attentivement les mots que prononçaient Taka. Jusque là, il tait d’accord avec elle.

[Taka] Il est sûr que nombre des Uchiha s’enferment bêtement dans cet esprit stupide. Il est compréhensible que tu ne les apprécies pas, que tu les méprises… Comme beaucoup de monde je suppose.

*Hé toi, t’es bien une Uchiha ?*

Ce que Taka lui disait le surprenait. Elle était une Uchiha et comprenait très bien quel était leur problème. Elle le fascinait, mais en même temps, elle le dégoûtait. Il ne pouvait décrire ce qu’il ressentait envers la jeune femme. Peut-être que tout le négatif venait de ses origines.

[Taka] Mais pour des jeunes comme Kenji et moi, il faut aussi penser au pourquoi qui se cache derrière tout ça.

Même s’ils avaient vécu une enfance impossible, même s’ils avaient été témoin de quelque chose d’épouvantable, même s’ils étaient possédés du diable, cela n’excusait rien. Les autres n’avaient pas à payer pour leur comportement débile. Ils n’avaient pas à mourir pour leur malheur. Youso croyait que c’était plutôt ça qu’il éprouvait un grand dédain envers les Uchiha. Ses yeux se durcirent et il dit :

[Youso] Je me fou un peu du pourquoi ils se cachent derrière ‘’tout ça’’. Ils ont peut-être vécu la pire enfance possible, ils n’ont pas à marcher sur les pieds du monde extérieur. Ils n’ont pas à les pousser pour prendre plus de place. Ils y en a qui croient être les maîtres et qui rêvent de régner sur le monde. Et cela me dégoûte un peu qu’on les laisse faire. Donc je crois que toutes les souffrances que des jeunes comme vous pouvez ressentir, cela ne devrait pas se répercuter dans le monde extérieure.

Tous ces ‘’ils’’ faisaient surtout référence à Kenji. Youso espérait ne pas avoir vexé la jeune femme en parlant de la majorité. Et qu’est-ce qui ne prouvait pas que Taka n’était pas comme son compagnon d’équipe ? La jeune fille avait l’air de cacher des tas de chose et Youso était surprit de lui faire autant confiance. Elle faisait quand même partit de l’un des pires clan de tout Konoha.

Elle s’approcha de Youso, ce dernier recula d’un pas. Elle ne sembla pas s’en rendre compte et continua son discourt.

[Taka] Il est aveugle lui aussi. Vu le ton employé et le connaissant, ça m’étonnerait que tu n’aies pas dit quelque chose de travers.

Il était vrai que Youso n’avait pas été très calme le jour où il avait insulté Kenji. Mais il semblerait que cela soit la seule manière de le résonner. Youso avait tenter de toucher quelques points sensible chez l’Uchiha et ceci avait plus ou moins fonctionné. Youso avait déjà essayé de lui faire comprendre qu’il n’était pas un génie et que la puissance ne servait à rien dans son cas, mais il avait complètement ignoré l’intervention du Genin. Youso avait donc profité du rassemblement d’équipe pour lui dire carrément ce qu’il pensait. Il n’avait donc aucun remord. L’uchiha était seul et devait le rester jusqu’à ce qu’il comprenne. Taka avait plusieurs raisons de le prendre par pitié, car il faut avouer que Kenji faisait vraiment pitié.

[Taka] Ca ne veut pas dire que tu aies forcément tort.

Youso leva la tête, il le savait déjà. La jeune femme sembla profiter de son moment de songe pour lui jeter de l’eau dans la figure.

*Mais c’est quoi ce comportement !?*

Il enleva l’eau sur son visage et sourit. Il regarda la jeune s’éloigner.

[Taka] Et toi You-nii ? Qu’est-ce qui te motive ? Qu’est-ce qui fait de toi ce que tu es ?

La question qui frappe. Il cessa de sourire. Pourquoi tout le monde cherchait-il à savoir quel était le but d’un tel. La motivation n’était plus. Les entraînements qu’il faisait était forcés. Il avait même songer un moment à abandonner complètement le métier de ninja. Mais une peur étrange régnait sur lui. Que ferait-il une fois qu’il auras tout laisser tomber ? Il ne s’imaginait pas vagabonder dans les rues de Konhoa et finir comme marchand. Il ne s’imaginait pas fonder une famille dans un milieu pareil. De toute manière, pourquoi donner la vie lorsqu’on ne l’aime pas forcément... ?

Il leva doucement son bras vers sa bouche, mais s’arrêta à mi-chemin. Il mordit sa lèvre inférieur et dit en souriant.

[Youso] Mais beaucoup de chose, Taka.

Il ne pouvait lui avouer qu’il n’avait aucun but dans la vie. Qu’il était aussi seul que Kenji. Qu’il craignait devenir complètement fou à cause de cette fille qui s’amusait à rende les chose irréel, réel. Ça ne lui regardait pas et de toute manière, elle s’en foutait.

[Youso] La puissance n’est pas l’une de mes priorités. Le combat non plus. C’est surtout cela que les gens ont de la difficulté à comprendre. Ils me demandent : Alors pourquoi es-tu devenu ninja. Que veux tu protéger.

Il prit une courte pose et se posa la même question que Taka venait de lui poser.

*Qu’est-ce qui te motive ? *

[Youso] À quoi s’attendent-ils si la seule réponse que je peux leur donner c’est moi ?

Et que tout cela était faux.

Il se tourna vers la jeune fille et lui sourit.

[Youso] Et puis, cessons de parler de moi, je n’ai rien d’intéressant. Et toi, c’est quoi ton but ?
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