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 Arai Tsumetai - Accepté

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MessageSujet: Arai Tsumetai - Accepté   Ven 11 Juil - 2:12

¤ ???¤
« Bonjour docteur Tsumetai. Vous allez bien aujourd’hui ? »

La porte se referma doucement tandis que le médecin pénétrait la pièce d’un blanc dérangeant. Pourtant ils s’y étaient habitués à force, chaque jour y entrer, ou y vivre. L’odeur également chamboulait leurs sens, odeur pleine de sens pour cette femme mourante depuis bien trop longtemps. Elle s’accrochait la bougre, tenant à sa vie plus qu’elle n’aurait jamais tenu à celle de ses proches, contre toute attente. Autrefois charmante, pleine de joie et de bon sens, aujourd’hui la malade n’était qu’une coquille partiellement vide. Enfin, aujourd’hui, un présent vieux datant depuis quelques décennies.

¤Arai Tsumetai¤
« Arrête maman, je t’ai déjà dit de me tutoyer, et de ne plus m’appeler ainsi. »

¤Mme Tsumetai¤
« Je m’en rappellerais demain. Les examens sont-ils bons ? »

Le même scénario depuis trois ans. Chaque jour cette phrase lorsqu’il entrait dans la chambre 54, chaque jour cette conversation qui s’en suivait. Mais jamais d’amélioration. Les examens dataient de sa première nuit à l’hôpital, ils furent bien entendu renouvelés par la suite, mais dans son esprit à elle, une seule séance avait été donnée. Comme si elle ne voulait pas admettre la fatalité du diagnostique, son cerveau éradiquant tout nouveau souvenir. Les médecins avaient cru bon de lui répéter chaque fois qu’elle posait la question, mais ils arrêtèrent au bout d’une semaine. Depuis ce jour les examens étaient en effet ‘bons’.

¤Arai¤
« Comme toujours, ils sont excellents. »

Ils continuaient cependant à tenter de réveiller le cerveau, lui rappeler que le temps passe et qu’il ne se répète pas indéfiniment. Aucun résultat pour le moment. En trois ans.

¤Arai¤
« Et comment va père ? »

Un grognement retentit dans le coin gauche de la salle. Celle-ci avait été séparée en deux, une vitre épaisse traversant les lieux, installant ainsi deux espaces distincts. Le second malade de la pièce tenta de bouger dans ses liens de cuirs. Il était couché sur un lit peu confortable, pieds et poings liés par des sangles solides bien qu’usées, un bâillon sur la bouche. La vitre atténuait assez le son pour laisser On’wa Tsumetai dormir la nuit, bien qu’elle ne se serait surement pas souvenu du dérangement, un trouble aurait pu s’additionner à son psyché plutôt troublé. Le médecin s’avança près de la porte de verre et en actionna l’ouverture. Un léger bruit d’évacuation de gaz vint rompre le silence, les bruits de pas suivirent. La tension habituelle régnait. Il ne s’y était pas fait, finalement.

¤Arai¤
*Le pouls est bon, la surdité n’a pas encore commencé. Ils s’accrochent durement ces deux là. Je n’aurais jamais cru ça d’eux. Père, mère… Est-ce un test ?*

Aucune vie ne semblait installée dans ces yeux. Vides depuis si longtemps. Arai se demanda s’il avait un jour connu ses parents sous un jour plus heureux. Ses souvenirs ne semblent pas remonter assez loin.
La porte s’ouvrit de nouveau, et cette fois-ci une femme entra et salua ses occupants.
Charmante comme il le fallait, elle amena un peu de gaité dans cette pièce, bien que cette aura contrastait un poil trop avec la folie régnant ici.

¤Infimière¤
« Arai-san, tu es encore là ? Tu sais très bien que tu n’es pas en charge de tes parents. C’est un dossier trop sensible pour toi. De plus, tu n’as pas encore le droit de consulter sans l’avis d’un médecin à part entière. Tu n’es…

¤Arai¤ (la coupant)
« … toujours qu’un apprenti. Oui je sais ! »

¤Infirmière¤
« Laisse les moi, et va t’occuper des rangements comme te l’a demandé Alucard-sama. »

La tension monta un peu plus tandis qu’Arai s’avançait vers la sortie.

¤Arai¤
« Alucard-sama nous a abandonné ! Je n’ai que faire de ses ordres. »

La porte claqua, surprenant même celui qui en fut l’auteur. Arai n’était pas ainsi habituellement. Etait-ce en raison de ses parents malades depuis tant d’années ? Ou le départ imprévu du médecin en chef l’avait vraiment troublé ?
Arai n’avait pas vraiment connu ce sombre ninja. Il avait assisté quelques fois à ses réunions médicales, et donc avait pris connaissance de ses devoirs en tant qu’assistant, cependant, il s’était senti trahi face à ce vide. Le jeune homme quitta le couloir et se rendit dans la réserve. Il y rangea comme convenu les caisses et les dossiers, sa tension comme disparue. Une fois le travail fini il s’assit sur le rebord de la fenêtre, ouverte. Il observa la nature, il s’arrêtait souvent à cet endroit, suivant du regard les oiseaux passant dans son champs de vision, jusqu’à ce que sa concentration soit interrompue. C’est alors que, comme chaque jour, il sortait un carnet noir de sa poche, retirant le crayon de sa blouse, il commença à en tourner les pages. Une fois au bout il écrivit machinalement la date du jour, et l’heure.

« Aujourd’hui encore maman m’a posé cette question. Et une nouvelle fois j’ai dû lui mentir. Papa également ne semblait toujours pas remis. J’attends et j’espère toujours.
Les dossiers avaient été mélangés, je ne sais pas quel imbécile s’est chargé du rangement hier soir, mais j’ai dû tout remettre à sa place. Il faut absolument que j’aille voir un médecin de l’académie demain. Peut-être qu’ils en auront appris plus quant au départ d’Alucard-sama. En attendant je vais rentrer, tenter de m’échapper comme je le peux avant de me replonger dans mes souvenirs. J’avance que trop lentement. Je dois comprendre ce qu’il s’est passé. »


Avant de ranger le carnet dans sa poche, il regarda une fois de plus aux premières pages. Une photographie de ses parents le portant chaleureusement dans leur bras y était collée. Un instant d’absence et il reprit son geste, fermant le zip de sa blouse après y avoir mis le crayon.

Il sortit de l’hôpital le cœur lourd, arpentant comme chaque soir la rue ‘malade’ qui s’en suivait. Il n’aimait pas cette rue, il trouvait qu’elle s’était trop imprégnée du malaise figurant dans chaque ventre qui la parcourait. Les malades avaient déteint sur elle, et y marcher devenait difficile.
Bientôt il atteignit la maison dans laquelle il vivait depuis que ses parents ne pouvaient plus s’occuper de lui. Bien que cela fasse un moment déjà, il ne la considérait toujours pas comme étant sa propre maison. Même si son tuteur n’aurait pas pu être mieux choisi.

L’habitat était modeste, un jardin bien entretenu, un certain goût pour l’esthétique, l’intérieur ne manquait pas non plus de simplicité ni d’humilité. Sa chambre se trouvant à l’étage, il y monta l’escalier de bois, connaissant chaque note du grincement quotidien de chacune de ses marches. La porte coulissante quant à elle était d’un silence contrastant. Ni trop rangée, ni trop bordélique, la pièce laissait entrer assez de lumière pour garder une once d’humanité en y vivant. Une fois la porte donnant sur le balcon ouverte, l’air s’y infiltra et le coassement des crapauds ne tarda pas à suivre. Sur le côté de la chambre se trouvait un bureau sur lequel était empilé un bon nombre de carnets comme celui qu’Arai gardait dans sa poche. Chacun était rempli de la vie du garçon, jour après jour, année après année, sa mère, puis son tuteur et enfin lui, avaient noté ce qui composait son existence. Le premier débutait le jour de sa naissance, un peu avant sa mère, On’wa, écrivit le futur heureux événement qui l’attendait. La joie pouvait se ressentir dans son écriture.
Arai les lisant souvent. Il les connaissait quasiment par cœur depuis le temps. Cependant il ressentait encore le besoin de les consulter le plus régulièrement possible, comme si un détail avait pu lui échapper malgré son attention.
Alors qu’il allait se replonger dans l’un de ces carnets, la porte du rez-de-chaussée grinça. Kazoku, son tuteur, était donc rentré. Arai sortit alors de sa chambre et descendit les escaliers en glissant sur la rambarde, tel un enfant. Le bruit de ses pieds percutant le parquet à l’atterrissage retentit dans la maison. Kazoku pénétrait dans le jardin quand le jeune homme le rejoignit, retirant sa blouse qu’il portait toujours.

¤Kazoku¤
« Bonjour Arai, bonne journée ? La ‘même’ j’imagine ? »

Arai prit place sur le rocher, aux côtés de son tuteur.

¤Arai¤
« Exactement comme la précédente. J’ai l’impression de ne rien vivre depuis trois ans… »

Le silence plana un instant, ils y étaient habitués.

¤Kazoku¤
« Si tu as confiance en nous, cela va surement s’arranger. Seulement, tu ne dois pas aller les voir. Tu vois bien dans l’état que ça te met ? Les médecins à ma charge font tout ce qu’ils peuvent. Tu le sais. »

¤Arai¤
« J’ai tout de même l’impression que ça n’avance pas. Peut-être la médecine classique n’était pas une solution. Je me suis peut-être trompé sur toute la ligne. Je dois faire des recherches. »

¤Kazoku¤
« Tu penses donc que tout ce que nous avons accompli n’aura servi à rien hormis te montrer que tu t’es trompé ? La voie médicale t’est vouée. Tu es fait pour ça, il n’y a aucun doute là-dessus. Ceci dit, j’ai eu des nouvelles de ce ninja de l’académie. »

Arai se tourna alors vers lui, son intérêt comme de nouveau éveillé.

« Il veut bien te recevoir dans la semaine. Demain si tu as du temps. »

¤Arai¤
« Super ! Enfin une bonne nouvelle. Maintenant, il me reste qu’à espérer qu’il pourra faire ce qu’il faut. »

¤Kazoku¤
« Tu pourrais très bien faire ce qu’il faut. Seulement, tu ne me sembles plus motivé en ce moment. Aurais-tu perdu ta motivation ? Tes facultés de connaissance sont sans limite. Tu sauras trouver le moyen de les guérir, seulement il faut t’en donner les moyens. »

¤Arai¤
«… Tu sais Kazoku-san, je crois que je n’ose simplement plus avancer. »

¤Kazoku¤
« Ha je vois. Tu repenses encore à ce que t’as dit ce ninja. Ne crois pas que ça arrivera demain. Evolue, prend le temps de compléter ta formation. Il n’y a que toi pour enclencher le processus. Hormis… »

¤Arai¤
« Une lettre de recommandation, oui. Et c’est bien de ça qu’il avait parlé. »

¤Kazoku¤
« Tu sais, il va bien falloir qu’un jour tu assumes ton génie, et que tu perces dans les grades, non pas pour risquer ta vie durant des missions que j’ai pu accomplir par le passé, mais pour accéder à une source de connaissance bien plus grande, ainsi qu’à des moyens bien supérieurs. Passer au rang suivant ne t’apportera que du bon. Prend ça comme un tremplin. Pas une punition. »

¤Arai¤
« Je… Je ne suis pas sûr d’en être capable. Trop de responsabilités. J’ai peur de ne pas être à la hauteur et de malmener une équipe, qu’elle soit composée de ninjas, ou bien d’infirmières. Le grade de Juunin médical est trop important pour que je prenne cette décision à la légère. Je suis trop jeune. »

¤Kazoku¤
« Asagiri Sakaku avait 7 ans de moins que toi lorsqu’il fut promu chuunin ! Tu peux bien avoir une petite équipe derrière toi non ? »

¤Arai¤
« Ca n’a rien à voir ! Sakaku-san est un expert de la tactique, les genjutsu-ka sont élus pour établir des stratégies ! Je ne suis qu’un médecin, simple soutien ! Je ne fais qu’aider les membres d’une équipe bien supérieurs à moi ! »

Ces mots clôturèrent la discussion, Arai disparaissant dans la maison, laissant son tuteur seul face à son mécontentement.

¤Kazoku¤ (chuchotant)
« Tu ne fais « que »… le médecin est bien plus primordial et indispensable que tu ne l’imagines. Tu dois en effet être trop jeune pour ça. Pourtant à tes débuts… »

Arai retourna dans sa chambre, lieu où il pouvait relâcher tout ce qu’il contenait, et également où il pouvait se plonger pleinement dans ses souvenirs. Il était irrité, cette discussion lui apporta de nouvelles questions. La médecine était-elle vraiment la voie à laquelle il était destiné ? N’aurait-il pas mieux fait de s’orienter vers l’art de l’esprit ? Peut-être aurait-il pu ainsi déjouer le mal en ses parents. Ils étaient sa seule motivation. Aussi loin que ses souvenirs remontent il les as toujours vus sur ces lits d’hôpital, jamais en tant que parents véritables, socialement parlant. Attrapant un carnet, non pas au hasard, il se plongea dedans, se remémorant le plus loin qu’il put.


Dernière édition par Akogare Hyuuga le Ven 9 Jan - 16:21, édité 3 fois (Raison : [accepté])

MessageSujet: Re: Arai Tsumetai - Accepté   Ven 11 Juil - 2:18

~~~

24e jour du mois d’Aout, année XXXX, par Kazoku.
Arai a visiblement du mal à comprendre ce qui arrive à ses parents. Je m’occupe de lui depuis l’incident et chaque jour passé en sa compagnie fut un réel trouble. Le petit, à peine aussi grand qu’un tabouret, rend visite tous les matins à sa mère et à son père. Il n’a pas saisi ce qu’il se passe, cependant il semble comprendre qu’ils ne sortiront pas d’ici tout de suite. Je l’entends qui pleure la nuit, je vais naturellement le réconforter.
Cet après-midi il a beaucoup questionné une infirmière à propos de son métier. Ca serait bien amusant s’il choisissait une carrière médicale ! Je pourrais ainsi m’occuper pleinement de son apprentissage. Cela dit, il n’a pas encore atteint l’âge de décider vraiment son orientation future. Laissons-lui le temps de trouver ce qui l’attire le plus.
Sa mère le câline comme elle peut, elle est au bord du gouffre disons. Un pas de plus et sa mémoire va flancher. Je ne sais pas quand je pourrais en parler avec Arai. Il a besoin de savoir, mais il est encore bien trop jeune. Patience mon garçon…

18e jour du mois de Novembre, année XXXX, par Kazoku. [deux ans plus tard]
Nous venons de déménager. Il nous a fallut un peu de temps avant de tout ranger comme il le fallait, mais Arai semble bien décider à vivre ici. Après tout il a grandit. C’est d’ailleurs lui qui m’a suggérer l’idée de venir habiter près de l’hôpital, se rapprochant ainsi davantage de ses parents. Comme il faisait l’aller-retour au moins deux à trois fois par jour, autant lui faciliter la tâche. Qui plus est j’avais vraiment envie de changer d’air. Cette petite baraque ne m’en aidera que d’autant plus !
Il s’installe déjà dans sa chambre, je lui ai laissé celle de l’étage, qu’il ait la sensation d’avoir un lieu bien à lui. Je trouve que c’est important à son âge, afin qu’il puisse se construire, même s’il n’a encore que 7 ans.
Il m’a dit qu’aujourd’hui la maitresse leur avait demandé le métier qu’ils désiraient faire. D’après lui, beaucoup ont répondu « Ninja de Kumo » d’un ton fier. Lui n’a fait que répondre : « Moi je veux aider mon papa et ma maman. » Je ne pensais pas qu’il finirait par s’orienter vraiment là dedans. Peut-être qu’il va changer d’avis, mais il semble que le soin qu’il peut apporter le préoccupe beaucoup. Je vais lui suggérer l’idée d’un parcours médical.
Tiens, je me rends compte que ce carnet est bientôt terminé. Une fois fini je vais en donner un neuf à Arai. Il pourra ainsi prendre le relais.

Jour 6 du mois de Mars, année XXX [l’année suivante]
Ojourdui j’ai sauver une greunouille ! Elle été sur le bor de la route alor je les ramené a lécole. La maitresse elle été contente, et elle a fé de la magie pour la soigner et puis aprais on la mise dans un aqouariome pour que la greunouille elle nage. Cétai trop bien ! Elle et trop forte la maitresse ! Jaimerai etre come elle plu tar.


{ Arai observa le dessin qu’il avait fait étant plus jeune à la suite de ce paragraphe. Une grenouille, quelque peu diforme certes, y figurait, entourée par plusieurs personnes, sûrement la maitressse, avec les longs cheveux, et les élèves à côté. Il sourit. Ce genre d’anciens écrits l’amusait, les fautes à répétitions, les dessins. Cette naïveté qu’il faudrait savoir parfois garder. Il attrapa encore un autre carnet.}

Jour 3 du mois de Mai, Année XXXX [7 ans plus tard]
Il était temps, je suis enfin rentré dans cette école. Une carrière de ninja m’attend ! Kazoku me la conseillait depuis un bout de temps déjà mais j’ai enfin pris la décision d’y pénétrer. Je crois qu’il désirait vraiment que je m’oriente vers l’académie ninja. Lui-même y est passé, rien de plus normal pour un tuteur qu’au fond il désire que je fasse pareil.
Après mes cours j’ai pu rendre visite à maman et papa, elle va bien, juste un peu excentrique, mais lui ne s’améliore pas vraiment. Son corps est toujours aussi calciné. Les médecins travaillent dur pour lui refaire une nouvelle peau. Maman me parle tout le temps, alors que lui n’a pas ouvert la bouche une seule fois, hormis pour pousser des cris gutturaux et incompréhensibles.
Haaa, mes pensées s’entremêlent, je ne sais plus organiser correctement mes paragraphes. Revenons à cette académie fraîchement visitée ! J’ai eu un prof d’attribué mais je ne l’ai pas encore rencontré. Demain sûrement, j’espère que nous allons apprendre à maîtriser notre chakra. Bien sûr Kazoku m’a déjà montré plusieurs fois mais je n’ai jamais réellement essayé. Aujourd’hui la motivation est grande ! Je vais faire quelqu’un de moi. L’école classique m’agaçait. Apprendre toutes ces notions dites générales, c’était bien gonflant. Heureusement que l’académie n’a pas d’emploie du temps fixe et qu’on peut s’y inscrire quasiment n’importe quand durant l’année.
J’ai aperçu mes prochaines camarades. Ils étaient à la réunion d’insertion eux aussi. Deux filles et un garçon. Je pensais pourtant que nous étions forcément par groupe de trois. Peut-être que le système évolue.

Jour 4 du mois de Mai, Année XXX [le lendemain]
Oulah dure journée ! Tout d’abord une visite matinale à mes chers parents, toujours dans le même état. Papa a simplement retrouvé un peu de couleur si je puis dire…
Ensuite, l’académie ! J’avais rendez-vous dans une salle en fin de matinée, j’y ai retrouvé mes camarades d’équipe. Les deux demoiselles sont bien charmantes ! Elles n’arrêtent cependant pas de jacasser. Le garçon quant à lui semble très timide, il n’a quasiment rien dit durant toute la séance. Nous avons tous un âge différent, Aniko a 12 ans, Izawa en a 16, tandis que Kurotsu avoisine les 10. Ils sont vraiment jeunes. Sont-ils des surdoués ? Ou ont-ils simplement choisi leur formation bien avant moi ? Izawa doit être dans le même cas que moi.
Notre professeur est un homme d’une bonne trentaine d’année. J’ai réussi à oublier son nom. Ca commence bien ! Il a plutôt l’air sur de lui, et de bien maitriser ce dont il parle. Tant mieux, je n’aurais pas aimé être mené par un moins que rien. Il nous a questionnés sur nos habitudes, et un peu notre vie. Nous pouvions garder certaines informations pour nous, ou pour lui dans un temps où nous serions seuls en sa compagnie. Puis vint la question fatidique : « Avez-vous choisi votre voie de prédilection ? » Je l’attendais vraiment pas celle-là ! J’hésite vraiment, et je lui en ai fait part. Aniko et Kurotsu comptent choisir le Ninjutsu élémentaire et Izawa le Taijutsu. Ils étaient si sûrs de leur choix. Lorsque j’ai dit que j’hésitais entre le Genjutsu et la Médecine, Izawa me répondit avec un sourire qu’elle m’aiderait à trouver le chemin. Elle qui a l’air si… je ne sais pas, mais en tout cas sa remarque m’a étonné, et ému je dois le dire. Sa séance a continué sur un test écrit, histoire d’évaluer nos connaissances. Je crois m’en être bien sorti. Puis l’heure a sonné et le prof’ nous a dit que demain nous apprendrions peut-être à ressentir le flux de notre chakra. Nous n’avons pas eu le temps aujourd’hui donc c’est reporté. J’ai hâte !
- Je réécris ici plutôt que d’en commencé un autre. Je suis repassé voir mes parents ce soir. Et j’ai annoncé à maman que j’avais intégré une équipe de ninjas, que je débutais mon apprentissage. Elle m’a répondu tendrement : « Tu n’as qu’à devenir médecin ! Tu travailleras surement ici et tu t’occuperas de ton père et moi. De plus ton père a lui aussi été médecin durant sa jeunesse. C’était une réelle passion. Cependant il a dû tout arrêter bien vite. » J’ai demandé à Kazoku pourquoi mon père s’était arrêté, comme mère n’avait pu me répondre, un trou de mémoire surement. Il me dit que mon père avait dû rentrer d’une mission pour cause de malaise. Paradoxal pour un médecin, il était lui-même atteint d’un mal inconnu. Il ne parvint bientôt plus à parler, et ils le classèrent comme inapte à continuer son métier. On ne sait toujours pas ce qui l’a rendu ainsi. C’était peu après ma naissance. Je crois donc avoir pris ma décision. Je proposerais mon choix à mon équipe, et on verra bien s’ils veulent d’un médecin à leurs côtés !


~~~

Arai avait pris sa décision définitive peu après. Ses camarades l’avaient accueilli à bras ouvert comme étant leur médecin officiel. Izawa lui avait sourit d’autant plus lorsqu’ils échangèrent un regard, presque de satisfaction commune. Leur emploi du temps était sectionné en deux, il passait la moitié de leur temps en équipe, à apprendre les lois de la solidarité, puis l’autre moitié chacun dans son amphithéâtre, approchant les bases de leur voie respective. Arai était partagé, il aimait beaucoup en apprendre plus sur la médecine, mais il était tout aussi pressé de rejoindre son équipe et la jeune Izawa avec laquelle il commença à nouer un lien fraternel. Aucun des deux ne semblait attendre plus et rentrer dans le sentiment, ils s’aimaient simplement tels des jumeaux rassemblés. Son rapport avec les deux autres membres de l’équipe n’était pas mauvais, juste qu’ils ne dépassaient pas le statut de coéquipiers.
Arai ne perdaient pas pour autant de vue son objectif principal, s’occuper de ses parents et chercher un moyen de les guérir. Chaque jour il continuait de leur rendre visite. L’état de son père ne s’arrangeait pas, celui de sa mère fonctionnait par pallier plus longs. Ce n’est que relativement récemment qu’elle commença à perdre vraiment le sens du temps. Les médecins la diagnostiquaient régulièrement, et un matin ils ont découvert que son cerveau avait une anomalie inexpliquée, et inexplicable. Devant la fatalité de la nouvelle, On’wa perdit le control de son encéphale. Ce dernier joua à remonter le temps chaque jour, et ce depuis trois ans maintenant. A peine un an après son insertion à l’académie, Arai devait assister à son manque d’espoir pour rétablir l’état de sa mère. Il persista tout de même dans l’apprentissage de sa voie.

Quatre coups retentirent sur le bois de la porte d’entrée. Arai en reconnu inconsciemment la sonorité, le rythme, et par extension leur auteur. Il descendit l’escalier comme à son habitude et ouvrit la porte. Une magnifique jeune femme lui sauta au coup et dans un mouvement synchronisé ils tournèrent tout deux autour d’un axe qu’ils jugeaient bon d’incliner et d’orienter selon leurs désirs. Izawa salua Kazoku d’un amical clin d’œil lorsque ce dernier pénétra le salon, puis les deux amis retournèrent à l’étage. Ils s’installèrent sur le balcon, chacun un carnet à la main.

¤Izawa¤
« Dis Arai, tu sais ce que j’ai réussi aujourd’hui ? »

Elle resplendissait de joie. Son sourire aurait pu illuminer l’infinie noirceur de l’espace. Arai indiqua non d’un geste nonchalant de la main, les yeux tout de même curieux. Izawa laissa durer l’attente en fixant son ami, comme si elle attendait un peu de réflexion de sa part. Mais rien ne vint. Elle non plus n’ajouta mot. Et soudain un éclair bleuté traversa leur champ de vision. Arai posa machinalement son regard vers les mains de son amie. La demoiselle venait de créer un magnifique chidori dans sa main droite. Son chakra prit place dans la discussion, comme s’il avait quelque chose à dire. Quant à elle, elle débordait de fierté. Arai ne put s’empêcher de mêler son contentement à de la jalousie.

« T’as vu ça ? Bon j’avoue celui-ci est un peu minable, mais c’est que je suis un peu épuisé après cette journée d’intense apprentissage ! »

¤Arai¤
« Attends, tu trouves ce Chidori minable ? J’y crois pas. Je suis incapable d’en préparer un moi ! Tu te rends compte de ton niveau ? T’as toujours été excellente, mais là, tu dépasses les limites. »

¤Izawa¤ (tout en éteignant sa technique fraîchement acquise)
« Ohhh Arai-chan ! Fais pas la tête ! Tu es très doué toi aussi ! »

¤Arai¤
« Tu parles… Je sais à peine soigner quelqu’un. J’ai le même niveau en médecine que tu avais en Tai quand tu es entré à l’académie. »

¤Izawa¤
« Eclaire moi un instant, cela fait combien de temps que tu as appris cette technique de soin ? Trois ans à ce qu’il me semble non ? Et depuis plus rien ! Je sais que les résultats d’examen de ta mère t’on grandement affecté. Il en aurait été de même pour moi. Mais là, il faut dire que ça prend des proportions un peu trop grandes tu ne penses pas ? Regarde, en trois ans les progrès que j’ai pu accomplir ! Et pareil pour Aniko et Kurotsu. Seulement toi, tu as perdu toute motivation… Heureusement qu’on n’a pas eu à partir en mission. Notre seul médecin n’est pas à jour dans son apprentissage… Alors, que dois-je faire pour remédier à ça ? »

Arai observa un instant le vide les séparant. Puis serrant son carnet, il répondit.

¤Arai¤
« Je ne vois pas ce que tu pourrais faire… Ramener ma mère et mon père, probablement. »

¤Izawa¤
« Faux ! Si je les ramène tu n’auras pas plus de motivation ! Tu iras certes mieux mais tu stopperas ta carrière de ninja pour te lancer dans la musique. Non pas que j’aime pas ce que tu fais en matière de musique, mais j’aimerais mieux t’avoir avec moi… Et il faut dire que tu es plutôt doué en tant que médecin. Tu as mis à peine un an à apprendre ces quatre seules techniques que tu connais. Certains étudiants ont mis trois fois ce temps pour en apprendre la moitié. Tu as même été promu genin cette année là ! Et je t’ai vu arriver avec ta tenue spéciale deux ans après. Soit trois ans seulement en tant que ninja et te voilà Chuunin ! »

¤Arai¤
« Tu sais bien qu’ils m’ont désignés Chuunin car ils manquaient de personnels. »

¤Izawa¤
« Non ! Ils t’ont nommé parce que tu étais le seul genin à réaliser ces soins comme tu le fais ! Certes tu n’es pas un chuunin instructeur, mais tu as ton utilité, et tu en imposes de par tes connaissances… Arai, tu m’écoutes ? Raaaah tu m’agaces ! »

Elle se leva subitement et tourna le dos à son ami. D’un geste brutal elle attrapa la poigné et tira la porte. Sans le regarder, elle ajouta :

« On part demain matin en mission. J’étais venu te l’annoncer. Sois prêt. »

La porte claqua, le bruit résonna et s’estompa, laissant Arai dans un silence de réflexion. Sa motivation était-elle toujours de mise ? L’avait-il perdu ce jour il y a trois ans ? Et cette mission, qu’était-elle ? Cela n’allait pas être une partie de jeu. Il n’en avait pas exécuté beaucoup, et il stressé chaque veille de départ. C’est dans ce genre d’instants qu’il regrettait de ne pas avoir poussé son apprentissage plus loin. Mais une fois passé il ne pouvait s’y mettre vraiment. Qu’est-ce qu’il lui fallait pour reprendre confiance en lui et assumer son rôle dans l’équipe ?
La nuit fut longue.

MessageSujet: Re: Arai Tsumetai - Accepté   Ven 11 Juil - 2:20

Lorsque le soleil pointa le bout de son nez, illuminant péniblement les coins de leur jardin, Arai était toujours éveillé. Ses yeux trahissaient sa fatigue, mais également son impossibilité à pouvoir s’endormir. Il tremblait, ses paumes étaient chaudes et moites. Son dos craqua de tout son long quand il se leva, et c’est sans grande conviction qu’il alla se préparer.
Kazoku était déjà parti travailler. Il l’avait entendu se lever et fermer la porte. C’est avec étonnement qu’Arai trouva un mot sur le buffet. Kazoku lui souhaitait bon courage pour la mission d’aujourd’hui. Izawa avait dû le prévenir avant de quitter leur maison la veille.
Attrapant son paquetage en passant, il sortit, le pas lourd et absent.

Izawa l’attendait au carrefour, elle semblait avoir oublié leur dispute de la veille. Lorsqu’ils se retrouvèrent il ne put s’exclamer de joie. Elle prit ça pour du stress dû à la mission. Lui aussi avait tiré un trait sur la querelle passée. Ils rejoignirent silencieusement leurs équipiers. Izawa était Chuunin instructrice, elle était donc la chef de l’équipe, c’est pourquoi leur professeur n’était pas là. La mission n’allait pas être d’une grande difficulté.
Après avoir vérifié le contenu de leur équipement commun et respectif, ils se mirent en route. Ils devaient se rendre dans un petit village non loin de là afin d’aider une famille à retrouver leur enfant disparue. La petite avait été aperçue pour la dernière fois la veille dans la forêt, en montagne, alors qu’elle se promenait avec sa mère.

Les quatre ninjas arrivèrent au village trois heures de marche plus tard. Ils trouvèrent aisément la famille de la jeune fille puisqu’ils les attendaient à l’entrée du domaine. Une rapide discussion répartit le groupe en deux. Aniko et Arai iraient chercher la petite dans la montagne, menés par un chien de la famille connaissant apparemment l’odeur, et Izawa et Kurotsu resteraient au village afin de rassembler le maximum d’information puis ils rejoindraient le premier groupe plus tard dans la journée.

L’ascension était difficile, le chien suivait une piste mais il faisait souvent de longs détours. Les deux ninjas espérèrent que c’était la bonne. Le temps passer à la chercher pouvait être trop long, il fallait espérer que la petite ne s’était pas blessé en tombant sur un rocher, ou s’être faite attaquée par un animal errant. C’est pourquoi ils décidèrent d’accélérer le pas. Le chien était relié à une laisse plus ou moins longue, le laissant marcher à sa guise sans pour autant le perdre. Le stress montait alors que la journée passait. Ils finirent par trouver un morceau de vêtement de l’enfant, mais la piste ne s’arrêtait pas là. L’animal continuait son parcours, guidé par un lien invisible aux yeux des humains, ni perceptible par leur sens olfactif.
Soudain, après qu’ils aient traversé un passage rempli d’arbres étroitement rapprochés, le chien s’arrêta, baissant les épaules et aboya et grogna. Quelque chose n’allait pas. Il reculait peu à peu, la queue entre les pattes. Aniko et Arai arrivèrent derrière lui, préparés, et contemplèrent ce qui effrayait visiblement leur guide. Un ours se dressait face à eux. Il semblait en position d’attaque bien qu’il n’ait encore assailli le groupe. Son regard pétillait de férocité.
Instinctivement Aniko invoqua un clone afin de se dissimuler. Les deux jeunes femmes préparèrent un Jutsu au cas où cela tournerait mal. A la fin de leur incantation elles se figèrent, attendant le signal. Arai lui activa sa technique de régénération. Il s’attendait visiblement à prendre des dégâts. Trois billes vertes commencèrent à tourner autour de lui, chercher une plaie à recouvrir.
C’est alors que l’ours passa à l’attaque. D’un geste vif Arai ordonna le tir, et Aniko invoqua la foudre. Criant un « Raiton » plus que nécessaire elle foudroya leur agresseur. Mais un instant après son clone disparu, un nuage de fumée s’estompa derrière et laissa apparaître un deuxième ours qui ne manqua pas sa cible. Aniko tomba au sol après avoir volé quelques mètres, la poitrine en sang. Le nouvel ours semblait fou, des étincelles secouaient sa patte avant après l’impact, dérangeant son assaut et l’effet de surprise qu’il avait créé. Arai sorti alors son kunai et invoqua deux clones. Ceux-ci vinrent entourer l’ours afin de le distraire tandis que leur créateur se dirigeait vers son équipière blessée. Le constat fut délicat. Sa blessure était sérieuse. Arai exécuta les signes nécessaires à sa technique de soin et appliqua ses mains sur la poitrine ouverte. Un vent vert se dégagea de ses paumes et infiltra les tissus endommagés, les revigorant, recréant les cellules manquantes. Aniko finit par se réveiller, toussant et crachant un peu de sang. Arai était encore penché sur elle lorsqu’il vola à son tour. L’ours s’était débarrassé de ses clones et il revenait à la charge. Aniko ne bougea pas d’un poil, elle ne le pouvait pas. Le chuunin s’écrasa sur un rocher un peu plus loin, tombant aux côtés d’une dépouille fraîchement morte. La vue trouble il tenta d’observer la scène dans son ensemble. L’ours approchait, ignorant Aniko, tandis que lui était allongé près d’une enfant, la robe tâchée de sang. Tout devint net en un instant. Ils l’avaient retrouvé, mais bien trop tard. Mais ce n’était pas le moment de se soucier de ça. Les billes vertes s’activaient autour de son épaule, régénérant ses tissus et ses muscles. L’ours allait réattaquer lorsque le chien sauta à son coup, laissant un peu de temps à Arai pour finir de se préparer.
C’est alors que tout se figea.
Qu’avait-il fait qui n’allait pas ? Tout semblait perdu, la situation allait empirer, la fatalité attendait simplement que l’ours ne tue le chien gêneur. Y avait-il une faille dans ce qu’il avait exécuté depuis dix minutes ? Arai chercha l’erreur. Le timing d’Aniko était parfait, le premier ours avait été maîtrisé, seulement il y en avait eu un deuxième. Là ! Elle était là son erreur. Ne pas avoir anticipé, ne pas être resté sur ces gardes tandis qu’ils venaient d’abattre le premier prédateur. Il avait mis alors en danger la vie de son équipière, qui était sous ses ordres. S’il ne fait rien pour elle son état sera trop grave pour qu’elle soit sauvée à temps. Si seulement… là était alors son autre erreur, de plus grande envergure. Si seulement il avait connu un soin plus important, une technique plus efficace. Ou deux… Une pour sauver sa camarade, une autre pour l’aider à combattre, ou bien pour prévenir ses blessures avant qu’elles n’arrivent. Arai allait bientôt avoir quatre mourants sur les bras, lui compris. Il avait failli en tant que leader, et en tant que médecin.
Il entraperçut, dans le flou constant de sa vue, leur guide voler au vent et s’écraser violement contre un rocher dans un cri de douleur. Peu à peu l’ours se rapprochait tandis qu’une ombre longue, froide, et sifflante passait sur le corps du chuunin. Et tout devint que noirceur et absence.


Arai sentait du monde autour de lui, il ne pouvait émerger de son sommeil, mais il ressentait de nombreuses présences qui allaient et venaient. Des odeurs, des voix, il les reconnaissait sans pouvoir mettre de noms dessus, ni d’explication.
Deux jours passèrent.

¤ ???¤
« Bon tu te réveilles vieille bidoche ? »

Cette voix si familière, et si inconnue, retentit dans sa tête. Et il sentit un contact sur sa main droite. Peu à peu son état s’améliora et il finit par entrouvrir les yeux.

¤ ???¤
« Haaa, ba te voilà ! Ca fait deux jours que je t’attends sur cette chaise. »

C’était Izawa. Elle semblait contente. Elle remonta le coussin du patient afin qu’il puisse discuter avec elle. La chuunin ne désirait visiblement pas attendre un rétablissement complet.

¤Izawa¤
« Heureusement que je suis arrivé à temps tu sais. Enfin, même si c’est Kurotsu qui a achevé l’ours, c’est moi qui l’ai guidé jusqu’à vous ! Manquerait plus qu’il me pique la vedette et le rôle de sauveur ! »

Arai tenta de parler mais il semblait encore trop tôt. Il la laissa donc monologuer.

« Cela dit, l’ours n’était pas très en forme. On se demande si la dépouille de serpent à vos côtés était sa victime ou la votre… »

Ses derniers instants de consciences lui revinrent d’un coup, tel un flash. Cette ombre, ce serait ce serpent ? Il aurait mis à mal l’ours… Cela devait en être un très gros. Pourquoi ne les a-t-il pas dévorés en douce ? Peut-être les deux prédateurs se sont-ils battus pour le droit de manger en paix.

« Quoiqu’il en soit vous avez retrouvé la petite fille… Bien qu’elle soit morte, et le chien aussi. Les médecins disent que l’elle a succombé a de lourde blessure minutes avant notre arrivée. Aniko, qui oui est toujours en vie et déjà rétablie, nous a dit qu’elle n’avait pas vu la petite. J’imagine que toi si, étant donné que tu étais à moitié couché dessus… Mais il devait être déjà trop tard quand tu l’as trouvée, n’est-ce pas ? »

Arai ferma les paupières, tout simplement. Le message était passé. S’il avait connu une technique plus importante, il aurait guéri plus rapidement la blessure d’Aniko et il aurait eu le temps de secourir l’enfant. Bougre d’âne ! Une colère inhabituelle monta en lui. Ses poings se crispèrent sur ses draps blancs, sa respiration se fit plus saccadée, et chaque fois qu’il gonflait le torse une douleur difficilement supportable l’envahissait. La frustration d’avoir été aussi faible et de toujours l’être s’ajouta à son état peu recommandable. Son rythme cardiaque augmenta, alertant les médecins alentours. La porte s’ouvrit et l’un d’eux entra. Il se dirigea vers les appareils et examina le patient.

¤Kazoku¤
« Calme toi Arai. »

Dit-il en posant un masque sur le visage de son patient. Peu à peu la respiration devînt normale et le cœur se détendit. Tous les trois attendirent un moment avant de parler de nouveau. C’est Kazoku qui déchira le silence.

« Ton rendez-vous avec le Genjutsu-ka a été décalé. Il a été mis au courant de ton état, alors je… »

¤Arai¤ (le coupant)
« Kazoku-san. »

Le chuunin intensifia son regard.

« Fais de moi le meilleur que tu peux. »



Rang demandé : Chuunin
Keggai Gekkai demandée : Orochimaru
Techniques demandées: Henge, Bunshin, Régénération, De la Vie à la Mort.

MessageSujet: Re: Arai Tsumetai - Accepté   Sam 12 Juil - 0:01

[Welcome back Buddy]

[Bon, je vais juste te demander un peu de patience, j'ai un peu pas beaucoup de temps pour moi en ce moment pour cause de négociation de vacances mais je te répondrais instamment]


"Une goutte d'eau de mon passé représente l'Océan pour moi. Mais cet océan serait bien vide sans ton image qui se refléterait dessus, Toi, ma Lune. Pour cela, et pour tout le reste aussi... Merci."

MessageSujet: Re: Arai Tsumetai - Accepté   Jeu 17 Juil - 14:48

Arai: + 40 XP RP / Techniques, grade, et KG validés

J'ai vraiment aimé Smile. Et puis on a bien une petite anecdote pour la Kg donc cela me va.

MessageSujet: Re: Arai Tsumetai - Accepté   Jeu 17 Juil - 16:05

Je te remercie Iba. Riku a réussi à me faire douter à la fin, prétextant à raison que j'avais pas assez parlé de ma KG. Enfin peut importe !
Tant mieux si tu as aimé, j'essaierais à présent de garder ce résultat Wink

En tant que grand nooby, comme le croyaient Riku, Sia et tant d'autres héhé, je fais quoi maintenant xD ?
Signature à poster où ? J'ai perdu mes vieilles habitudes avec toutes ces réformes Smile
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MessageSujet: Re: Arai Tsumetai - Accepté   

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